Le devoir, 19 octobre 1998, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR v O i.i.x x xix - x • 2 :n; ?PERSPECTIVES Joe le sage Favori dans la course au leadership du Parti conservateur, Joe Clark offre au Canada sa sagesse, son expérience et les cicatrices que lui ont laissées ses échecs politiques comme lettres de créance attestant de sa capacité à diriger, et d’abord à garder uni, ce pays.Mais ne lui demandez pas de décrire les solutions qu’il propose.Il dit ne pas les avoir découvertes.Dans son Plaidoyer pour un pays mal aimé publié en 1994, l’ancien et éphémère premier ministre du Canada, Joe Clark, relate le temps où il était connu, au Québec, sous le sobriquet de «Joe Binne».Se moquant de lui-même, acceptant volontiers que l’on fit sur lui des blagues de ce genre, il ajoute que, au moins, c’était là un progrès sur «Joe Who?» et qu’il n’a jamais subi au Québec, en 20 ans de vie politique, la méchanceté que les caricaturistes lui réservaient dans le reste du Canada.Déjà, Le Devoir a dit de lui qu’il était le politicien cana-dien-anglais qui connaît le mieux le Québec.Est-il encore celui qui le connaît le mieux?En tout cas, il le connaît assez pour mesurer la force et pour comprendre les motivations du mouvement souverainiste, autant ses racines historiques que ses aspirations modernes, qui relèvent de la fierté et de la confiance plutôt que de l’insécurité et du ressentiment.Il a saisi mieux que bien des fédéralistes, même d’origine québécoise d’ailleurs, qu’une majorité de Québécois, sans tous prôner pour autant l'indé-pendance, n’ont plus de lien solide avec le Canada.Ce n’est pas pour rien qu’il disait encore, mercredi dernier, lors de son passage au Devoir, que battre les souverainistes n’était pas suffisant pour garder le Canada uni.Il faut, disait-il, insuffler de l’enthousiasme pour le Canada.Dans son livre, il parlait de la nécessité {Je se fixer des objectifs communs.A Val-d’Or, en août, il évoquait une «vision nationale».Et il croit que son expérience politique antérieure fait de lui l’homme de la situation.Mais pourquoi le croirait-on?Pourquoi cet homme, qui fut à l’origine de l’accord de Charlottetown en 1992, accord répudié par une majorité de Canadiens, saurait-il aujourd’hui, mieux qu'hier, trouver un terrain d’entente entre toutes les communautés, pour reprendre son vocabulaire, qui forment le Canada?Le fait d’avoir échoué avec Charlottetown, dit-il, lui donne un avantage.Il sait ce qui n’est pas faisable.Mais surtout, il insiste: le référendum sur l’accord de Charlottetown a été un échec, mais pas la négociation.Cette négociation a conduit à une entente entre les provinces, les dirigeants autochtones et le gouvernement fédéral.C’est sur sa capacité à faire travailler ensemble les dirigeants des diverses composantes du Canada qu’il mise pour convaincre d’abord les militants conservateurs, et ensuite les Canadiens, qu’il saurait comment s’y prendre pour réussir.Mais à plusieurs reprises durant l’entrevue qu’il nous accordait, M.Clark a dit modestement qu’il n’avait pas en main, aujourd’hui, la solution, la recette qui permettrait de créer cet enthousiasme pour le Canada.Pourtant, l’aspirant chef conservateur a prononcé à Toronto, le 24 septembre, un discours dans lequel il esquissait les grandes lignes d’une solution.Il proposait un plan «qui met l’accent sur l'interdépendance économique et sociale de tous les éléments de la fédération, un plan qui met l’accent sur la nécessité d'un véritable partenariat fé-déral-provincial dans l'élaboration des politiques, la prise des décisions et la gestion de l'union économique et sociale.Ce partenariat pourrait reposer sur un organisme de coopération, par exemple un conseil des premiers ministres».En fait, M.Clark s’inscrit dans le courant qui domine actuellement chez les fédéralistes.La séparation des pouvoirs entre Ottawa et les provinces devient dans leur esprit, comme dans celui de M.Clark, plus ténue.La collaboration est de mise, sous un leadership fédéral incontournable.La recette de M.Clark, car il en a une même s’il prétend le contraire, c’est la recette de Jean Charest.L’idée, c’est de retrouver une volonté de vivre ensemble, from coast to coast, en déterminant conjointement, fédéral et provinces, les grands objectifs des politiques publiques au Canada, en matières sociales et économiques.Voici une approche qui heurte de plein fouet la volonté traditionnelle des Québécois en faveur de l’autonomie du Québec au sein de la fédération.Certes, M.Clark s’entendrait fort bien avec M.Charest et avec d’autres premiers ministres provinciaux.Mais ce nouveau schéma du fonctionnement de la fédération correspond-il aux vœux des Québécois?Rien n’est moins sûr.En tout cas, aucun parti politique n’a encore pris le pouvoir au Québec avec une proposition de ce genre.Et en 1997, le Bloc québécois, qui prône une vision opposée, celle de la souveraineté, a remporté la majorité des sièges du Québec aux Communes.Est-ce avec cette approche que M.Clark pourrait ravir aux bloquâtes les sièges dont il a besoin pour prendre le pouvoir?Ottawa et les provinces doivent déterminer conjointement les grands objectifs des politiques publiques au pays, estime Clark M i c h e I Ve il il e ?.yïm'vi M É T É 0 Montréal Québec Nuageux Ciel variable, avec éclaircies.Max: 13 Min: 9 Max: 14 Min: 10 Détails, page A 5 INDEX Annonces.B 7 Les sports.B 5 Avis publics.B 3 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 8 Le monde.A 6 Idées.A 9 Mots croisés.B 3 Religion.B 6 Planète.B 4 Télévision.B 7 www.lcdevoir.com M (I X T II É A I, , I.E I.I’ X I) I I !) LES ACTUALITÉS Les cols bleus boudent r Equipe Montréal, page A 3 0 ( T (Mil! E I il !» « L’ENTREVUE Susan George: une voix discordante, page B 1 8 7 c + T A X K S = I $ / T 0 It 0 \' T 0 I $ LE MONDE Sommet israélo-palestinien: la pression de Clinton ne suffit pas, page A 10 Le PLQ nouveau est arrivé Jean Charest consacre le virage à droite de sa formation en attaquant Lucien Bouchard MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Saint-Jean — C’est un Parti libéral du Québec nouveau que Jean Charest compte présenter aux Québécois pendant la campagne électorale qui commence.Face à l’ambiguïté du Parti québécois quant à la souveraineté «peut-être», le chef libéral table sur «un vrai choix» à présen- ter à l’électorat.C’est celui d’un parti renouvelé qui, dit-il, sortira des sentiers battus, en laissant au PQ les «vieilles formules» et en faisant profiter le Québec d’un nouveau Canada, dirigé par une nouvelle classe politique qui prône les nouveaux intérêts du Québec.«Nous allons vous proposer quelque chose de différent, a-t-il déclaré devant ses militants et la population en général, quelque chose de nouveau.Notre vision est différente de celle de nos adversaires, mais aussi différente de celle que l’on a partagée avec vous dans le passé.» Dans un premier grand discours électoral d’une quarantaine de minutes, le chef libéral a nettement pris ses distances de son prédécesseur Daniel Johnson.Il a plutôt voulu renouer avec un passé libéral plus glorieux, celui de Jean Lesage.En effet, le chef du PLQ n’hésite pas à comparer les changements qu’il propose à ce qui est survenu durant la Révolution tranquille.«Au moment où la Révolution tranquille a commencé, il y avait bien des gens au Québec qui résistaient à l’idée de changement.Il y a encore bien des gens qui vont résister aux changements qu'on leur propose.Ils vont VOIR PAGE A 10: PLQ MARTIN C.CHAMBERLAND LE DEVOIR «Nous allons vous proposer quelque chose de différent, a déclaré Jean Charest devant ses militants, quelque chose de nouveau.Notre vision est différente de celle de nos adversaires, mais aussi différente de celle que l’on a partagée avec vous dans le passé.» «Une tentative de démantèlement de l’État» Landry fustige Charest HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Le vice-premier ministre du Québec et ministre d’Etat à l’économie, Bernard Landry, a répliqué sans détour aux nouvelles orientations du Parti libéral annoncées par Jean Charest ce week-end qu'il associe ni plus ni moins à une «tentative de démantèlement de l’État national» en rupture avec la tradition sociale-démocrate du Québec.Accusant le chef libéral d’être irresponsable en s’engageant à baisser de 10 % les impôts, M.Landry a refusé de promettre des réductions à tout prix dont il ne peut assurer qu’elles pourront être accordées sans endetter davantage la province.«Alors que les grands pays occidentaux, face à l’angoisse de leur population par rapport à la mondialisation des marchés et des perturbations qu’elle crée, se tournent vers des gouvernements progressistes et font confiance à des gens comme Tony Blair, Lionel Jospin ou Schroder, Jean Charest nous propose Mike Harris comme modèle de développement.Il veut que nous remplacions la concertation, la discussion, les sommets parles manifestations, l’amertume sociale, les ruptures de contrat social que l'on a vus en Ontario.Il veut en pratique que nous cédions davantage de contrôle sur notre économie nationale, et qu 'un peu à la manière de l’Ontario nous ayons une espèce d’économie de succursale, peu importe où sont les centres de décisions.» Un virage à droite, donc, qui ne correspondrait pas aux désirs des québécois qui seraient encore «des gens progressistes».Pour étayer ses accusations, M.Landry a cité le rapport d’un groupe de travail sur l’économie et l’emploi soumis au PLQ recommandant le gel des dépenses du VOIR PAGE A 10:: LANDRY «On ne peut pas ignorer que l'argent dans la SGF est emprunté à 5 ou 6 % d'intérêt et est investi à 8 ou 9 %, ce qui nous permet de dégager un surplus» Attention politiciens : mentir ne paie pas ! Entente harmonieuse à l’OSM Élections et promesses vont toujours de pair.La prochaine campagne québécoise n’y échappera pas.Les politiciens devront toutefois être sur leurs gardes car ils s’apprêtent à affronter des citoyens qui se méfient plus que jamais d’eux.Selon une étude rendue publique la semaine dernière à Ottawa, les Québécois sont, contrairement aux préjugés de certains, les Canadiens les moins tolérants face aux mensonges, aux promesses non tenues et au favoritisme.DE MANON CORN ELU ER NOTRE BUREAU D’OTTAWA Lucien Bouchard, Jean Charest, Mario Dumont et leurs troupes auront été avertis.Mentir ne paie pas en politique, surtout pas au Québec.Les Québécois souffrent, comme les autres Canadiens, d'une solide allergie aux stratagèmes et aux combines mais ils en souffrent de façon encore plus aiguë.«Pour les politiciens, les promesses électorales sont un projet ouvert et négociable qui peut être ou non mis en œuvre se- , Ion l’évolution des données de bases et des options du gouvernement.Pour le public, des promesses sont des promesses, purement et simplement.Elles ne devraient jamais être formulées sans qu’il existe une volonté ferme de les respecter», préviennent les auteurs d’une étude sur l’éthique en politique, rendue publique vendredi à Ottawa.Et au Québec, c’est 68 % des gens qui estiment qu’il n’est «jamais acceptable» de briser une promesse.«Quand il existe des différences régio- WALT DISNEY nales, les Québécois appa- productions laissent comme les plus critiques.Ils semblent dire que le Québec est une société moderne qui impose des normes très élevées à ses politiciens», ont noté les cinq universitaires, dont le professeur André Blais de l’Université de Montréal.Leur recherche, intitulée A Question of Ethics, Canadians Speak Out et publiée par Oxford University Press, s’appuie sur un x sondage réalisé en janvier et février 1996 auprès de 1419 personnes qui ont été interrogées par téléphone pendant en moyenne 35 minutes.Iœurs conclusions devraient aussi servir de leçon aux libéraux fédéraux qui sont confrontés à plusieurs controverses.On pense aux propos du 7 Solliciteur général Andy Scott au sujet de l’enquête sur les incidents de l’APEC, des questions soulevées par les dernière chiffres du ministre des Finances Paul Martin ou encore par ses véritables intentions à l’égard du surplus de l’assurance-emploi.___ Les Canadiens veulent bien être tolérants face à VOIR PAGE A 10: MENTIR La grève des musiciens est terminée.La direction mise sur les dons promis.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR En avant la musique.La grève des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal est terminée.La direction et les musiciens de l’OSM se sont entendus cette fin de semaine sur leç termes d’un nouveau contrat de travail qui prévoit des augmentations de cachets de 19 % réparties sur une période couvrant les années 1996-2002.L’entente de principe est intervenue dans la nuit de samedi à dimanche, au terme d’un blitz de négociation amorcé jeudi dernier.L’accord a été entériné en assemblée générale, hier après-midi.Grâce à ce contrat, en partie rétroactif, les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal ont déjà acquis, depuis le mois dernier, la parité salariale avec leurs collègues de Toronto.A partir de septembre 1999, ils obtiendront une augmentation de 3 % par année.A la fin de l’entente, en 2002, le cachet hebdomadaire de base d’un :«wji ORCHESTRE SYMPHONIQUE DEMON! VOIR PAGE A 10: OSM LES ACTUALITÉS Des BPC à quelques mètres du pont Victoria ¦ À lire, page A 2 » « 778313000641 i.y.i> !•: \' h i i! .i.!•: i.r x ni i !» » r t » it it k mi » k a r> , E S A1T I! A I, IT E S & CONFERENCES RENCONTRE DE LA POÉSIE ET DE L’HUMANISME: ALBERT SCHWEITZER ET JEAN-SÉBASTIEN BACH Couvent Saint-Albert-le-Grand 19 octobre Cercle: 279-2846 I l •' Albert Schweitzer (1875-1965), sur-5 tout connu pour son œuvre de méde-; cin missionnaire en Afrique, fut également un théologien, un philo-: sophe, un musicien et un musicologue de renom.Jean-Sébastien 1 Bach (1685-1750), «le musicien-poète» i ainsi qu’il le qualifiait, fut l’objet privi-»' légié de sa ferveur esthétique.C’est : à cette rencontre fascinante de deux ; grands humanistes que sera consa-crée cette première soirée.Anima-: teur: Stéphane Stapinsky, historien et mélomane.L’EMPIRE DES WINDSOR Centre Alexandre-de-Sève 20 octobre Renseignements: 525-9600 En 1714, la couronne d’Angleterre passe à la famille allemande de Hanovre.Magali Deleuze en retrace l’histoire.POUR DES ORGANISATIONS INTELLIGENTES: MÉTHODES ET OUTILS DE VEILLE Université de Montréal 19 et 20 octobre EBSI: http://www./as.umontreal, ca/EBSl/ varia/veille La veille comme pratique stratégique et formelle des organisations prend 1 de plus en plus d’importance en Oc-r- cident.Alors que la capacité à obtenir la bonne information au bon moment a un impact majeur sur la compétitivité et la performance des organisations, il est essentiel pour l’entreprise de maximiser sa capacité à obtenir l’information stratégique par une pratique de veille efficace.L’EB-SI et le CRIJM invitent les entrepreneurs, les chercheurs et les étudiants à y assister.FAUT-IL OU NON NUMÉRISER?Centre AAQ 20 octobre Martine Rousseau: (450) 635-6687 Certains sujets sont de plus en plus d'actualité devant la prolifération des systèmes informatiques, des banques de données et de l’échange de fichiers informatiques.La numérisation en est un.Faut-il ou non numériser, et si oui, comment?Danielle Drouin, de la Ville de Saint-Hyacinthe, vous informe.GEORGES DE LA TOUR Auditorium Saint-Albert-le-Grand 21 octobre ACFXR: 3324126 Michel Grenier vous fera découvrir ce magicien des ombres et des lumières qu’est Georges de la Tour.Son œuvre, divisée en scènes diurnes et nocturnes, nous donne une meilleure connaissance de l’homme depuis la découverte de tableaux inconnus jusqu’à tout récemment.De lui, on retiendra surtout les sujets épurés, se limitant à quelques personnages, souvent coupés à la taille.BISEXUALITE - REPENSER LA PRÉVENTION Université Concordia 22 octobre Evelyne Abitbol: 8484879 Le prestigieux sociologue militant brésilien vivant à Paris, Rommel Mendès-Leite, sera le premier invité du Cycle des conférences Concordia Glaxo-Wellcome sur le VIH-sida.Il traitera de l’importance problématique contemporaine de la bisexualité, particulièrement en relation avec les pratiques sexuelles et la prévention du VIH-sida.Ija conférence se déroulera en français.LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT Hôtel Crowne Plaza Métro-Centre 23 octobre CRD: 987-6781 Edgar Pisani, Houchang Hassan-Yari, Sylvain Simard et plusieurs autres nous entretiennent des coûts de l’instabilité, des perspectives de sécurité, d’enjeux politiques, de la question de l’eau, de perceptions Orient-Occident et des rapports entre le Québec et les pays de la région aux plans politique, culturel et social.Une riche réunion d’experts et d’idées.Isabelle Quentin : iquentinduisim.qc.cu Le président du Conseil consultatif de pharmacologie est formel Les compagnies pharmaceutiques «travaillent l’opinion publique» Elles veulent que leurs nouveaux produits soient sur la liste de Vassurance-médicaments ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les compagnies pharmaceutiques ferraillent vigoureusement pour obtenir que leurs produits se retrouvent sur le marché canadien et soient ensuite placés sur la liste des substances dont les coûts sont couverts pas l’assuranee-médieaments.Elles n’hésitent pas à entreprendre des campagnes médiatiques de longue haleine oû la rigueur scientifique cède souvent le pas au mélodrame.C’est du moins l'avis du président du Conseil consultatif de pharmacologie (du Québec), Jean Cusson, qui considère que les compagnies «travaillent l'opinion publique» pour faire passer les coûts croissants des médicaments développés.«C'est encore sorti cette semaine.Mme Une telle a la maladie d'Alzheimer, elle aurait besoin de tel médicament miracle qui est sur le marché mais qui n'est pas remboursé», a raconté M.Cusson, pharmacologue, qui préside le conseil consultatif chargé de conseiller le ministre de la Santé et des Services sociaux sur l’intérêt d’ajouter tel ou tel médicament à la liste des médicaments dont les coûts sont remboursés par le programme d’assurance-médicaments.Celui-ci souhaite que la population en arrive à mieux voir les enjeux et ne croit pas d’emblée que la substance dont on vante les mérites est aussi miraculeuse que le fabricant le prétend.Cette prudence s’impose d’autant plus, de dire le spécialiste, que pour les médicaments qui arrivent sur le marché, «on a de moins en moins de preuves d’efficacité».«Sur la base d’une étude de trois mois ayant démontré des bénéfices secondaires, Ottawa a accepté l'ARlŒr il y a un peu plus d’un an pour traiter l’Alzheimer.Les fabricants n'ont jamais eu à prouver que les gens iraient moins dans les institutions et qu’ils auraient moins besoin d’encadrement.Us n'ont pas encore prouvé que cet investissement vaut la peine», a fait valoir M.Cusson.Avec 100 (XX) Québécois qui pendant sept à dix ans prennent un médicament qui coûte 1500 $ par année, on arrive à des coûts d'environ un milliard de dolkirs.«Est77 / /Riviere-du-Loup ¦ 12/0 OIIIUVUUIIII Québec w wr/r 13/3 13/4 -Rivières 14/5 ¦ ,13/4 ^Sherbrooke ontréal Val d’Or Lever Coucher 18h02 wyfi Aujourd'hui ' Ce Soir Mardi 0 c_ hH hH hH hH Mercredi rdfrr Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi hH H ! hH hH iffij 0 Météo-Conseil 1 900 565-4455 x Frais applicables La météo à la source - l+l Environnement Canada Demain dès 11 In To ikei - i '.W mmm 0 ' -mA «JE mm M ' fi M .’ vh' A#*r» En direct de Kahnawake W • • Chef Billy Two Rivers CKAC 730 Le pouvoir des mots Gilles Proulx S ^067 A K) I.K I) K V OIK.I.K I, U X I) I I !) O C T O B K K I !l !) K ACTUALITÉS «Nous sommes dans la dernière ligne droite» Les négociateurs israéliens, palestiniens et américains se rencontrent à nouveau aujourd'hui pour prolonger les discussions AGENCE FRANCE-PRESSE Wye Mills — Négociateurs israéliens, palestiniens et américains vont se rencontrer à nouveau aujourd’hui pour prolonger les discussions qu’ils ont depuis jeudi à Wye Plantation (Maryland) sur les moyens de relancer le processus de paix au Proche-Orient, bloqué depuis 19 mois.Malgré la pression intense exercée par le président Bill Clinton et plusieurs membres du cabinet américain, Israéliens et palestiniens n’ont pu boucler hier cette négociation au sommet, comme les responsables américains l’espéraient.«Nous pensons qu'il est dans l’intérêt du processus de paix et des deux parties de poursuivre les discussions», a annoncé hier soir le porte-parole du département d'Etat James Rubin.Il a précisé que le secrétaire d’Etat Madeleine Albright continuerait aujourd’hui de conduire les négociations.Il n’était pas en mesure de dire avec certitude si Bill Clinton, qui doit regagner la Maison-Blanche hier soir, serait de retour aujourd’hui à Wye Plantation.«Nous sommes dans la dernière ligne droite [.] nous avons un sentiment d’urgence et nous essayons de le trans- mettre» aux deux camps, avait auparavant déclaré Rubin.Les choses, avait-il dit, évoluent «rencontre après rencontre» et un éventuel accord dépendra «de la volonté politique des deux parties de prendre des décisions difficiles».Le président Bill Clinton, arrivé en lin de matinée pour sa troisième intervention personnelle en quatre jours dans les négociations, a d’abord rencontré pendant quarante minutes les deux ministres israéliens qui ont rejoint hier les discussions, Ariel Sharon (Affaires étrangères) et Yitzhak Mordehaï (Défense).Accompagné du vice-président Al Gore, il a ensuite déjeuné avec le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, avant de rencontrer le président palestinien Yasser Arafat.Ce dernier a profité de ses loisirs, et de la douceur de l’été indien, pour se livrer à un passe-temps qu’on ne lui connaissait pas: la bicyclette.Keffieh au vent, il a pédalé pendant une heure et demie dans les allées du parc de Wye Plantation, suivi à grand peine par ses gardes du corps.La méthode choisie par Washington pour rapprocher les positions des deux camps prend du temps.Selon des responsables palestiniens, négociateurs américains et pa- lestiniens ont élaboré un projet de compromis sur plusieurs des points litigieux, que Clinton a transmis à Néta-nyahou au déjeuner.Nétanyahou et Arafat ne se sont plus vus en tête-à-tête depuis vendredi.la négociation tourne autour du deuxième retrait de l’armée israélienne de Cisjordanie.Les deux camps sont d’accord en principe sur son ampleur — 13,1 % de la Cisjordanie — mais pas sur les mesures anti-terroristes qui l'accompagneraient.Selon les Palestiniens, des progrès ont été faits avec les médiateurs américains sur ce point, de même que sur ne aide économique supplémentaire pour les territoires palestiniens autonomes et sur le troisième et dernier retrait militaire israélien prévu par les accords d’Oslo de 1993.La définition de ce retrait serait laissée à un comité israélo-palestinien qui présenterait ses conclusions dans les six mois.Mais M.Nétanyahou a refusé de s’engager sur une date par crainte d’irriter l’aile droite de sa coalition gouvernementale.Il propose un retrait de 1 % seulement, rejeté par M.Arafat.Aucun accord non plus n’est en vue sur le sort des 3500 palestiniens en prison en Israël que M.Arafat veut faire libérer progressivement.L’arrivée de MM.Sharon et Mordehaï pourrait accélérer une décision sur les mesures anti-terroristes.M.Nétanyahou peut difficilement se passer du feu vert de ce général qui a fait de la sécurité d’Israël son cheval de bataille.Bill Clinton a décidé de mettre tout son poids dans la balance pour arracher un accord.Il avait déjà passé dix heures samedi dans le centre de conférence isolé en pleine nature où les négociateurs sont réunis à huis clos et sous haute surveillance.Madeleine Albright, le conseiller du président pour la sécurité nationale Samuel Berger, le coordinateur américain |x>ur le Proche-Orient Dennis Ross et le directeur de la CIA George Tenet sont aussi sur place.Selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, l’ambiance était tendue au déjeuner Clinton-Nétanyahou, les Israéliens rejetant plusieurs des idées du projet de compromis américano-palestinien.Ijà télévision a cité Yitzhak Molkho, un des proches collaborateurs de Nétanyahou, qui a affirmé: «Nous sommes revenus un mois et demi en arrière par rapport aux accords qui étaient intervenus avec les Américains».PLQ «M.Bouchard n'est pas un homme libre» SUITE DE LA PAGE 1 dire qu’on ne peut pas toucher [aux acquisj et qu’il faut continuer comme avant.» Le PLQ compte donc proposer aux Québécois un plan de croissance économique «conservateur», basé sur de$ baisses d’impôt, la réduction du rôle de l’Etat et une participation accrue du secteur privé.Il retient d’ailleurs de la Révolution tranquille l’occasion qu’elle a donnée aux hommes et femmes d’affaires d’ici de réaliser leurs rêves.«Il faut être capable d’assumer ces succès-là et de passer à autre chose.lui Révolution tranquille chez nous c’était quelque chose, ça a été réussi, mais maintenant il faut assumer cette réussite-là pour en faire autre chose.» Jean Charest dit avoir un seul objectif: faire en sorte qu’on soit «les meilleurs au Québec» parmi les plus performants de notre économie.Cela résume d’ailleurs le slogan de la campagne libérale qui a été dévoilé hier et qui se retrouvera sur tous les panneaux et affiches publicitaires du PLQ au cours des prochaines semaines: «Pour un Québec plus fart».Référendum Prononçant son discours de clôture devant quelques centaines de militants enthousiastes hier au Conseil général du PLQ à Saint-Jean-sur-Richelieu, M.Charest s’en est pris vertement à ses adversaires politiques, traitant le ministre Bernard Landry de «sa magnificence» et «sa suffisance».Il a longuement souligné les ambiguïtés qui continuent d’éinailler le discours du premier ministre Bouchard quant à la tenue d’un prochain référendum sur la souveraineté.«M.Bouchard n ’est pas un homme libre.(.) Il doit parler de souveraineté.En ce sens-là, le choix de M.Bouchard est simple.Ou il sera chef du Parti québécois et parlera de souveraineté à chacun de ses discours pen- dant la campagne; ou il n'en parlera pas et il sera le chef de qui et de quoi?» Il somme M.Bouchard d’expliquer aux Québécois durant la campagne électorale ce que sont réellement les conditions gagnantes pour le prochain référendum.Le PLQ offrira, lui, un autre choix à l’électorat.«Comme le disait si bien M.Parizeau, on n’a pas l’intention de vivre dans le monde du peut-être, de flagosser".(.) Si on choisit de voter pour un gouvernement libéral, il n’y en aura pas de référendum.» Bientôt, explique le chef libéral il n’y aura donc plus d’ambiguïté sur l’avenir du Québec, contrairement à ce qu’entretient le chef du parti québécois Lucien Bouchard, à qui il oppose constamment les propos de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau.M.Charest croit que l’avenir du Québec doit être réglé une fois pour toutes.«Quand on aura réglé cette affaire-là, ce choix-là, on saura à quoi s'en tenir pour tout ce qui entoure les grands choix du Québec.On n’a pas le droit d’être ambigu.On ne peut pas constamment jouer au chat et à la souris non plus.Il faut à un moment donné se brancher.C'est trop important et les conséquences sont trop lourdes.» Même s’il qualifie Lucien Bouchard d’homme et de politicien «très habile» et qu’il dit le respecter beaucoup, Jean Charest ne voit pas la bataille électorale comme un match sans merci entre lui et le chef du PQ.L’électorat choisira ultimement, selon lui, qui servira le mieux les intérêts du Québec.Là-dessus, il rappelé que son approche bénéficie d’appuis considérables au Canada même s’il refuse de s’en prendre directement au premier ministre canadien Jean Chrétien.Médias Samedi, le chef libéral s’en est plutôt pris aux médias et aux titres «faciles» des articles décrivant son plan de croissance économique comme une recette inspirée par le chef conservateur Mike Harris en Ontario.Parlant d’un plan «fait sur mesure» pour le Québec et de son refus d’appliquer des mesures toutes faites, M.Charest n’a pas du tout prisé le fait d’être comparé à un leader que les Québécois n’ont pas en odeur de sainteté.Pourtant, même s’il dit refuser les étiquettes, il continue de citer le premier ministre ontarien en modèle.Sachant que son discours «conservateur» fera toutefois bondir les centrales syndicales, qui attendent beaucoup du gouvernement lors des prochaines négociations du secteur public, il a vite remis hier au rang des forces québécoises, la fonction publique.«Il faut le dire de temps en temps.Pour réussir dans l’économie du Québec, il faut aussi y avoir à l'intérieur de la fonction publique des hommes et des femmes qui sont motivées, d’une très grande compétence.» Répondant aux questions de ses militants la veille, le chef du PLQ a expliqué qu’il ne pourrait pas refaire l’histoire à la tête du gouvernement.Ainsi, il ne saurait rendre aux municipalités l’argent de la facture de 375 millions prélevée l’an dernier.Mais il promet de donner aux villes les moyens d’assumer leurs responsabilités accrues.Le même jour, les militants libéraux ont adopté une quarantaine de résolutions devant servir à alimenter leur programme électoral.Ils ont parlé d’éducation notamment en réclamant la fin des compressions budgétaires.Le PLQ veut assurer le financement en se basant sur des indicateurs de performance.Au primaire, les libéraux souhaitent que la scolarisation des enfants commence dès la maternelle.En outre, ils pensent que l’anglais devrait être enseigné dès la première année.Le seul véritable débat concernait une proposition des jeunes libéraux de tenir les élections à date fixe.Après un vote, les libéraux ont décidé de renvoyer cette résolution à la commission politique.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, O'' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 t«] Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l'agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par 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tendance à se ranger derrière le politicien plutôt que les médias dont elles critiquent le rôle en matière de vie privée.Mais leur indulgence s’arrête là.Mentir dans le cadre de leurs fonctions et au sujet des affaires publiques vaut aux politiciens une désapprobation quasi unanime.«La malhonnêteté autour d’enjeux de fond provoque toujours des retombées politiques délétères.Ce que l’étude montre, c’est que les électeurs insistent beaucoup pour qu'on leur dise la vérité, peu importe les conséquences.» L’équipe de chercheurs a entrepris cette enquête afin de mieux comprendre les attentes des citoyens et d’en informer les politiciens afin de freiner l’érosion constante de la confiance du public.Selon leur sondage, 20 % des gens ne font pas du tout confiance au Parlement et 34 % ont à peine confiance.Seulement 5 % expriment beaucoup de confiance.«Ultimement, si les gens perdent foi dam le système politique, ils auront tendance à s'écarter de la politique dans son ensemble.Ils cesseront de faire des efforts pour s’informer, prendre position ou même voter.Im démocratie ne peut pas bien fonctionner si la population ne s'en soucie pas», écrivent les auteurs.Les problèmes d’éthique en politique forment, au-delà de cas clairs prévus dans le code criminel, une zone grise empreinte d’ambiguïté.Ainsi, en matière de favoritisme, les répondants sont moyennement d’accord pour qu’un député aide un militant local à obtenir un emploi subalterne au gouvernement.Cela mine pourtant la neutralité exigée de la fonction publique.Par contre, 64 % jugent inacceptable de nommer un partisan au poste de président de Radio-Canada.Ils sont encore plus critiques face à la nomination des juges.Ils préféreraient que leur choix soit laissé à un comité non partisan.Là encore, les Québécois se révèlent comme les moins tolérants face au favoritisme.«Cela pourrait en surprendre plusieurs étant donné les anciennes traditions de favoritisme de la province.Cependant, les Canadiens se sont fait rappeler régulièrement que le Québec des années 90 n’est pas celui des années précédant la Révolution tranquille, période durant laquelle semblent s’être forgés les stéréotypes», indiquent les auteurs.Ils ont aussi tenté de cerner la perception des citoyens face aux conflits d'intérêts et aux cadeaux et avantages dont peuvent jouir les députés.Chaque fois, la sévérité était au rendez-vous.Pour les auteurs, certains jugements montrent toutefois que les citoyens connaissent mal les contraintes de la vie des élus.Par contre, ces derniers affichent une méconnaissance tout aussi importante du seuil de tolérance de leurs électeurs.Les universitaires ont donc cru utile de cerner quelques règles d’or auxquelles devraient se soumettre les politiciens.D’abord, ils ne devraient pas se soucier de l'invasion de leur vie privée.«Gardez vos amis mais gardez-les loin des coffres de l’Etat» serait une meilleure ligne de conduite.Les députés devraient, même s’ils ont parfois raison, ne pas se plaindre de leur salaire ou de leurs conditions de travail.Ils doivent d’abord reconquérir la confiance des citoyens et la meilleure façon d’y parvenir est de faire leur travail avec diligence.Les politiciens devraient écouter la population au lieu des journalistes.Et plutôt que de s'adresser uniquement aux médias, ils devraient parler aux citoyens à travers ces médias.Un code de conduite quelconque qui préciserait les règles du jeu en matière de conflit d’intérêts ferait beaucoup pour restaurer la confiance.Et surtout, «ne faites jamais une promesse que vous ne compteriez pas, ne devriez pas ou seriez incapables de tenir Rien ne nuit davantage à votre réputation.Vous finissez par avoir l'air d'un menteur ou d’un imbécile», concluent les auteurs.Qu’on se le tienne pour dit.LANDRY SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement dans les programmes pour quelques années à l’exception «d’injections nécessaires d'argent» pour les services de santé et d’éducation.«Cela veut dire que c’est la fin de la capacité de l’État d’agir dans les programmes deformation d'Emploi Québec, le programme de la politique jeunesse, l’action communautaire, la nouvelle politique familiale, le programme d'innovation — par exemple tout ce qu’on a fait pour le multimédia.Ça signifie couper dans les programmes d’appui à l’exportation alors que le Québec exporte 55 % de sa production.» Lorsqu’on lui a rappelé que son gouvernement avait coupé des milliards de dollars en éducation et en santé et que l’orientation sociale-démocrate du Parti québécois était de plus en plus remise en question, Bernard Landry a répondu que lui et ses collègues étaient «des progressistes à gestion rigoureuse».«Etre de gauche, ce n’est pas favoriser le désordre, le gaspillage et l’endettement des générations futures.Nous avons géré l’État à la manière des progressistes occidentaux.Nous n’avons pas dit moins d’État, mais mieux d’État.» Quoiqu’il se soit refusé à ramener le débat à une lutte personnelle, M.Landry a toutefois décoché une flèche envenimée à l’endroit de Jean Charest en mettant sérieusement en doute ses compétences économiques, en particulier dans le dossier de la Société générale de financement dont Charest voudrait se réapproprier les fonds pour subventionner ses promesses de baisses d’impôts.«Je dis aux libéraux qu’ils ont remplacé leur leadership par pire que ce qu’ils avaient.Daniel Johnson avait un MBA à Harvard et ne confon- dait pas le compte d’exploitation avec le compte d’investissement et Robert Bourassa n’aurait pas fait cela non plus.On ne peut pas ignorer que l’argent dans la SGF est emprunté à 5 ou 6 % d’intérêt et est investi à 8 ou 9 %, ce qui nous permet de dégager un surplus.Si on reprend cet argent, on ne peut pas le passer dans les dépenses courantes.Il doit retourner au service de la dette.Autrement, c’est faire une dépense avec de l’argent que l'on n ’a pas.» «On ne peut pas dire n’importe quoi en campagne électorale quand on aspire à être premier ministre.» Le vice-premier ministre a également descendu en flammes la promesse du chef du Parti libéral de réduire les impôts des entreprises et des «grosses sociétés» de 1,2 milliard de dollars en cinq ans.«Notre fiscalité des entreprises n’est pas inadéquate, elle n’est pas déficiente», a-t-il défendu, associant par ailleurs à la pensée magique l’idée que les réductions d’impôts promises par Jean Charest relanceraient l’économie de la province.«Au Québec le PNB est de 200 milliards et M.Charest veut retourner un demi-milliard.C’est comme si on remettait un dollar à une personne qui a un revenu de 400 $ en lui disant que cela relancerait ses dépenses!» Bernard Landry promet que tout surplus ira principalement à des baisses d’impôts, mais il ne veut pas s’engager à promettre un pourcentage précis ni même un échéancier.«L’essentiel de nos surplus ira aux individus et aux PME, mais pas aux grosses sociétés», ajoutant que c'était «à partir [du déficit] zéro que la marge de manœuvre» commençait à se bâtir.«Ce ne serait pas très honnête de donner des chiffes précis alors que nous n’avons pas encore l’argent.On ne promettra pas ce qu’on n’a pas.» OSM SUITE DE LA PAGE 1 musicien montréalais sera de 1325 $ pour 46 semaines de travail par année.La grève a été déclenchée le 26 septembre à minuit et aura finalement duré trois pleines semaines, soit environ la moitié du temps du dernier conflit de travail important, en 1977.Cette fois, les musiciens ont d’abord réclamé une hausse salariale de 38 %, ramenée ensuite à 27 %.La contre-offre de la direction proposait une augmentation de 9 %.Plusieurs concerts ont été annulés au cours de ces 22 jours de silence forcé.L’Orchestre sera de retour, dès mardi soir, pour une série de deux concerts, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.De plus, l’OSM a confirmé sa présence annuelle au Carnegie Hall de New York, le week-end prochain, avec la pianiste Martha Argerich.Les deux parties se sont déclarées satisfaites de la nouvelle entente qui comprend aussi de nombreux ajustements normatifs.Elles conviennent toutefois que de nombreux défis attendent encore l'organisation, notamment parce que la direction a engagé des fonds quelle n’est pas encore absolument assurée de recevoir.«Nous sommes soulagés mais nous comptons plus que jamais sur l’appui de la communauté montréalaise et québécoise qui, au cours des deux dernières semaines, a signifié clairement son désir de maintenir à Montréal un orchestre de calibre international», a déclaré hier soir Mme Michelle Courchesne, directrice générale de l’OSM.«C'est ce même appui qui nous a permis de prendre le risque de nous engager sur une période de quatre ans.On a multiplié les rencontres pendant les derniers jours et nous avons eu des témoignages suffisamment importants pour prendre ce risque.» Par contre la directrice refuse de dévoiler maintenant la teneur exacte de cet «appui».Elle explique toutefois que le gouvernement du Québec, tout en ne s’engageant pas à injecter de nouveaux fonds dans l’Orchestre, a assuré «que des moyens seront développés pour inciter la communauté des affaires à donner davantage».Michelle Courchesne explique alors que l’OSM annoncera dès cette semaine des «mesures très concrètes» pour augmenter son financement.«Avec le règlement du conflit, les équipes de commandite, de communication, de collecte de fonds de même que celle du Fonds de dotation de l’OSM auront maintenant les coudées franches pour aller chercher de nouvelles sources de revenus pour l’Orchestre, dit-elle.Mais la situation demeure préoccupante et il faut maintenant que la communauté montréalaise manifeste concrètement son appui, par l'entremise de dons, de commandites, etc.» Le maestro Charles Dutoit mise aussi sur ces promesses à tenir.«Cette prise de conscience ne doit pas faiblir car la santé de notre orchestre demeure fragile, a-t-il déclaré dans le communiqué émis hier.En démocratisant la musique classique, l’OSM a su la rendre accessible à tous.C’est donc à tous que je réitère aujourd'hui mon appel pour qu'un appui massif, soutenu et sans équivoque lui soit apporté.C’est seulement ainsi que je pourrai mener l'OSM au XXI' siècle.» L’altiste Jean Fortin, président du Comité de négociation, juge de son côté que l’entente «permettra aux musiciens de poursuivre leur travail dans des conditions acceptables».La convention collective a été complètement retouchée et plusieurs clauses normatives importantes sont maintenant entièrement refondues.Les musiciens obtiennent par exemple deux sièges d'observateurs au conseil d’administration de l’orchestre.Ils vont également être consultés sur les horaires de répétition mais vont par contre devoir s’exécuter le vendredi et le samedi soirs, ce qui frétait pas acquis auparavant.«Il y avait une sorte de culte du silence ici vous savez, résume le musicien.Des mécanismes sont mis en place pour favoriser la communication entre nous.Il reste toutefois encore énormément de travail à faire.Les problèmes sont énormes et il faut maintenant que les engagements de la communauté se concrétisent.» Harris déclare la guerre aux syndicats Ottawa (PC) — Le premier ministre conservateur de l’Ontario Mike Harris a promis toute une panoplie de nouvelles mesures politiques pour la prochaine campagne électorale, une campagne qui sera une véritable déclaration de guerre aux syndicats.L’assemblée annuelle de trois jours du Parti conservateur, qui a pris fin hier, devrait donc être la dernière avant les élections, et les organisateurs n’ont pas manqué leur chance d’encourager les troupes et d’identifier clairement leur véritable ennemi.Pas le Nouveau parti démocratique ou le Parti libéral, a in- diqué le président du PC, Peter Van Loan, mais les riches syndicats qui ont juré de faire battre Harris dans une véritable «guerre de tranchées».C’est une bonne stratégie que d’identifier les syndicats comme l’ennemi et c’est probablement une perception réaliste, a estimé le consultant en politique Graham Murray, qui assistait à l’assemblée en tant qu’observateur.«Je pense que cela réussira à fouetter les membres et fera en sorte qu’ils comprennent bien.qu’ils pourraient être confrontés à une opposition beaucoup plus farte des syndicats du secteur public, des fédérations d’enseignants et auttrs, a dit M.Murray.y I ! *1 ( î.K i> !•: v o i it .i.!•: I, ii \ i) i i o o c r o h ii k i uns I! !) -* LE' ?-=: LES SPORTS Dans la LNF REUTERS La course de Flutie (7) vers l’extérieur sur une distance d’une verge, alors qu’il ne restait que 18 secondes avant la fin du match, a permis hier aux Bills de Buffalo de disposer des Jaguars de Jacksonville au compte de 17-16.Flutie mène les Bills à une victoire surprise ASSOCIATED PRESS Le Canadien affronte Chicago ce soir Qu’attend Koivu pour se mettre en marche ?Doug Flutie a encore réussi.Avec ses jambes, cette fois, lors d’un jeu raté.La course de Flutie vers l’extérieur sur une distance d’une verge, alors qu’il ne restait que 13 secondes de match, a permis hier aux Bills de Buffalo de causer l'une des plus importantes surprises de la saison en disposant des Jaguars de Jacksonville, invaincus jusqu’ici, au compte de 17-16.Flutie, qui en était à son premier départ dans la NFL en neuf ans — lui qui a passé les huit dernières années dans la Ligue canadienne —, avait marqué l’imagination en 1984 avec sa longue passe désespérée pour un touché qui avait permis à Boston College de battre Miami, une autre surprise.Hier, après avoir peiné durant une bonne partie du match, Flutie a réussi les jeux décisifs.Tirant de l’arrière 16-10, les Bills (3-3) ont repris possession du ballon avec moins de deux minutes à faire.Flutie a rejoint Thurman Thomas sur deux courtes passes avant d’en compléter une longue à Eric Moulds sur 38 verges.Le touché semblait confirmé, mais les arbitres ont jugé — avec raison — que les deux genoux de Moulds ont touché au sol lorsqu’il plongeait vers la zone de but.Sur un quatrième jeu et une verge à faire, Flutie devait remettre k* ballon a Thurman Thomas, mais ce dernier n’a pas entendu la commande en raison de la foule qui hurlait.Il a alors foncé au centre.Flutie ne s’en est nullement formalisé.Il s’agissait du troisième touché de Flutie dans la NFL, son dernier (1988) se voulant également un touché gagnant sur une course de 13 verges pour permettre aux Patriots de vaincre les Colts.Il a terminé la rencontre avec une fiche de 13en-39 pour 228 verges.«Nous n’aurions jamais dû laisser faire un tel jeu, a déclaré l’entraîneur des Jaguars (5-1), Tom Coughlin, qui fut l’entraîneur des quarts quand Flu-tie était à Boston College.Mais il l’a fait et il faut lui rendre le mérite qui lui revient.» Tombeurs de géants, les Bills remportaient une deuxième victoire face à une équipe invaincue cette saison.Us avaient disposé de Steve Young et des 49"' de San Francisco il y a trois semaines.Vikings 41 Redskins 7 Randall Cunningham a dirigé deux passes de touché et Ixroy Hoard en a inscrit deux autres sur des courses au sol, hier, alors que les Vikings du Minnesota ont marqué 41 points consécutifs lors d’un éclatant triomphe de 41-7 face aux minables Redskins de Washington.Les Vikings (6-0), qui connaissent leur meilleur début de saison depuis 1975, ont renversé (lus Frerotte derrière sa ligne de mêlée cinq fois.Minnesota demeure la seule formation invaincue dans l’Association nationale.Falcons 31 Saints 23 En dépit de la perte du quart Chris Chandler, les Falcons d’Atlanta ont vaincu les Saints de la Nouvelle-Orléans 31-23, hier, avec le vétéran quart Steve DeBerg aux commandes.Chandler a été blessé aux côtes et à l’épaule gauche à la fin de la première demie, mais DeBerg, âgé de 44 ans, a brillament pris la relève.La défensive des Falcons (5-1) a neutralisé les Saints (3-3) lors des deux derniers quarts et ils ont même marqué un touché sur un retour d'interception de 25 verges d’Eugene Robinson.DeBerg a complété sept de ses 10 tentatives de passes pour 60 verges et il a mené les Falcons à un touché à la suite d’une poussée de 50 verges au quatrième quart.Giants 34 Cardinals 7 Danny Kanell a récolté un sommet personnel de 259 verges de gains et trois touchés, hier, alors que les Giants de New York ont connu leur meilleur match en attaque de la saison dans une victoire 34-7 face aux Cardinals de l’Arizona.Les Giants (3-4) ont amassé 390 verges d’attaque totale et leur unité défensive a été solide, notamment le pla-queur Robert Harris qui a réussi 2,5 des huit sacs de son équipe.Les Cardinals (3-4) subissaient un 14' revers en 15 rencontres au Giants Stadium.Jake Plummer, victime de deux interceptions, n’a dirigé qu’une seule séquence valable en attaque avant d’être remplacé par Dave Brown Steelers 16 Ravens 6 Malgré l’absence de Jerome Bettis et la léthargie prolongée de Kordell Stewart, les Steelers de Pittsburgh ont battu les Ravens de Baltimore 16-6, hier, lors d’un affrontement plutôt moche.lx*s Steelers (4-2) ont juste assez bien fait pour l’emporter, eux qui n’ont pas inscrit plus de 20 points lors de l’une ou l’autre de leurs victoires cette saison.Mais les Ravens (2-4), qui avaient les devants 6-3 à la demie, n’ont pas été foutus de marquer un seul point en deuxième portion de rencontre pour un deuxième match de suite.Buccaneers 1G Panthers 13 Les Buccaneers de Tampa Bay ont effacé un déficit de 10 points au quatrième quart, hier, pour infliger une sixième défaite de suite aux Panthers de la Caroline.Trent I filter a décoché une passe de 29 verges à Karl Williams avec 1:39 à faire pour couronner la remontée.John Casay a raté un botté de précision de 47 verges pour les Panthers qui aurait créé l’égalité avec cinq secondes à faire.Ixs Buccaneers (3-3) présentent une fiche de .500 pour la première fois de la saison alors que les Panthers (0-6) ont maintenant subi huit revers de suite en tenant compte de la fin de la dernière saison.F R A N COIS 1.E M E N U PRESSE CANADIENNE Les joueurs du Canadien ont pu profiter d’un congé dominical pour se remettre du match de samedi contre les Sabres de Buffalo.Un match dur, joué avec intensité.Une rencontre qui a aussi laissé des traces.Dave Manson a dû retraiter au vestiaire à la deuxième période, victime d’une élongation musculaire à la hanche.Turner Stevenson, courageux, est parvenu à terminer la rencontre malgré une profonde coupure à un bras.«C'est vraiment dommage pour Manson, a dit Scott Thornton après le match.Il me disait qu'il y a longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien.» Cela n’augure rien de bon pour le match qui opposera le Canadien aux Blackhawks de Chicago, ce soir, au Centre Molson.Samedi, le Tricolore a dû affronter Buffalo privé de deux éléments.Shayne Corson souffre d’une contusion à une côte, tandis que Patrice Brisebois soigne des maux de dos.FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE On ne peut trouver joueur plus heureux que Trent McCleary dans le vestiaire du Canadien.Invité au camp d’entraînement, cet attaquant a suffisamment attiré l'attention du personnel d’entraîneurs pour mériter d’entreprendre la saison à Montréal.Il a d’ailleurs participé à trois des quatre premiers matchs de l’équipe.«C’est fantastique d’être ici», dit ce sympathique athlète natif de la Saskatchewan.«Je suis de retour dans la Ligue nationale et je me retrouve dans la plus prestigieuse organisation du hockey.» McLeary avait entendu dire que le Canadien traitait ses joueurs aux petits oignons.Il s’est vite rendu compte qu’il ne s’agissait pas de bobards.«Ici, tout est de première classe, tes joueurs sont vraiment choyés.On ne manque jamais de rien.Il y a tout un personnel pour s’occuper de nous.Le responsable de l'équipement a un adjoint, qui a lui-même un adjoint.«On a aménagé une petite cuisinet- ASSOCIATEI) PRESS New York — Les Yankees de New York ne sont plus qu’à deux victoires de conclure en beauté leur saison de rêve.Une solide performance au monticule d’Orlando Hernandez combinée à une attaque de 16 coups sûrs ont permis aux Yankees de l’emporter 9-3 hier contre les Padres de San Diego et de s’emparer d’une avance de 2-0 dans la Strie mondiale.Dans l’histoire de la Série mondiale, 75 % des clubs ayant remporté les deux premiers matches ont enlevé les grands honneurs.Ix troisième match de la série sera présenté demain à Surfers Paradise, Australie — L’Italien Alessandro Zanardi a profit,é d’un arrêt aux puits pour devancer l’E-cossais Dario Franchitti et filer vers la victoire dans la 18 el avant-dernière épreuve de la série de championnat CART FedEx qui s’est déroulée à Surfers Paradise, en Australie.la course*, écourtée de 65 à 62 tours, s’est terminée sous drapeau jaune.Pour Zanardi, qui rejoindra le cirque de la Formule un en 1999 au sein de l’écurie Williams, il s’agissail d’une septième victoire cette saison, lui qui est déjà sacré champion de la série pour une deuxième année consécutive."Samedi, j’ai éprouvé de problèmes avec la boîte de vitesses, a dit Zanardi.J’étais déçu de lui | Franchitti | céder la position de tête après les qualifications.Mais ce circuit semble être fait sur mesure pour moi.Je suis très content de sortir d’ici avec la victoire.» Zanardi, qui fêtera ses 32 ans vendredi, a célébré sa victoire en effec- Et voilà que les Blackhawks arrivent en ville après avoir vaincu les Stars de Dallas, peut-être la meilleure formation de la Ligue nationale.Où est Saku?Pour l’emporter, le Canadien devra obtenir un effort de chacun.En particulier de Saku Koivu, qui tarde à se mettre en marche.En quatre matchs, le Finlandais a été limité à un but et une passe.Contre Buffalo, il n’a réussi qu’un maigre tir au but malgré 29 présences et près de 24 minutes de glace.C’est peu comme contribution pour un joueur qui vient de signer une entente de trois ans de plus de 10 millions.De plus, le petit joueur de centre était sur la patinoire lorsque Vaclav Varada a marqué le but de la victoire au milieu de la troisième période.«Je suis en excellente forme», a-t-il pourtant affirmé après le match inaugural contre les Rangers.«Il y a deux ans, j'avais fait de la musculation au cours de l’été et mon poids avait augmenté.J'étais plus lourd et j’avais perdu un peu de rapidité.Mais cette an- te où les joueurs peuvent déjeûner le matin, poursuit-il.La salle de musculation est très bien équipée, il y a des saunas et des bains tourbillon.On voyage en vol nolisé et les repas qu’on nous sert sont excellents.Je sais de quoi je parle pour avoir passé par d'autres organisations.» McCleary n’a pas apprécié sa dernière expérience.A la fin de l’été, il a conduit de Swift Current jusqu’à Boston pour se faire dire par les Bruins qu’on ne voulait plus de ses services., Il avait pourtant tenté de rejoindre la direction des Bruins avant de partir mais seins jamais obtenir de réponse.Un joueur détesté McCleary est un des joueurs les plus détestés de la ligue.Il possède un style fougueux.Il semble aussi connaître tout le répertoire des coups salauds.Il a pourtant été accueilli comme un frère à son arrivée à Montréal.«tes gars ont été extraordinaires.Je me suis tout de suite senti intégré à l’équipe.Des joueurs comme Mark Rec-chi me demandaient quand j’allais si- San Diego.Les Yankees enverront David Cone au monticule.Il sera opposé à Sterling Hitchcock.Hernandez, le demi-frère de Livan, le joueur par excellence de la Série mondiale de 1997 avec la Floride, a bien espacé six coups sûrs en sept manches.Il a lancé avec l’aplomb d’un vétéran, enregistrant sept retraits au bâton.Apres avoir donné un simple à John Vander Wal à la deuxième manche, il a retiré les 10 frappeurs suivants.Les Padres ont réussi à remplir les buts contre lui à la septième mais Hernandez est parvenu à se tirer d’impasse en forçant le redoutable Greg Vaughn à frapper une faible tuant cinq tête-à-queue volontaires au voliuit de sa Reynard-Honda.U i troisième place est allée au Brésilien Christian Fittipaldi, suivi de l'Américain Scott Pruett et du Finlandais JJ.UTito.Sept voitures n’ont pas terminé la course après des accrochages en piste, dont celles des anciens vainqueurs de l’épreuve Michael Andretti (1994), Paul Tracy (1995), Jimmy Vasser (1996) et Bobby Rah al.Greg Moore, de Maple Ridge (C.-B.) et Patrick Carpentier, de Joliette, tous deux de l’équipe Player’s, ont terminé respectivement huitième et neuvième.Tracy, de Toronto, a été classé 23'.Zanardi accusait moins d’une seconde de retard sur Franchitti quand les deux ont choisi de s’arrêter aux puits au 13' tour à la suite d’une sortie de piste du Mexicain Michel Jourdain Jr.Quand les deux coureurs, sur Reynard-Honda, sont sortis des puits, c’est Zanardi qui détenait une légère avance, priorité qu’il n’a plus jamais cédée.«Notre course se résume malheureusement à cet arrêt, a déclaré Franchit- néej’ai retrouvé mon poids idéal.» Koivu a raté une bonne partie du camp d’entraînement pour des raisons de contrat.Cela pourrait expliquer son lent départ même s’il s’est entraîné en Finlande avec son ancienne équipe de Turku.Le capitaine Jusqu’ici, le Canadien profite du rendement du trio Brunet-Dam-phousse-Stevenson.Ces trois joueurs ont encore une fois excellé contre Buffalo.Ix capitaine Vincent Damphousse a marqué un but en plus de préparer ceux de Benoit Brunet et de Vladimir Malakhov.Mais pour l’emporter, le Tricolore devra aussi miser sur la contribution de son premier trio.Mark Recchi (six passes en quatre matches) n’a rien à se reprocher.Mais on ne peut en dire autant de Koivu et Corson.Il est temps que ces deux joueurs passent de la parole aux actes.Le directeur général Réjean Houle a fait sa part à leur offrant de généreux contrats.A eux de prouver qu’ils méritent tout cet argent.gner mon contrat.Ils avaient hâte que toutes ces histoires se règlent.D’autres m’ont offert de les accompagner après les entraînements pour casser la croûte.J’ai vraiment apprécié.» Ix joueur de centre âgé de 26 ans dit bien s’entendre avec Alain Vi-gneault, qu'il a bien connu à Ottawa.«Vigneault comprend les joueurs de hockey, dit-il.Il sait que les saisons sont longues, que les joueurs accumulent une fatigue autant morale que physique.Nous apprécions vraiment ces journées de congé qui nous permettent d’oublier le hockey pendant quelques heures.C’est pourquoi les joueurs ont toujours hâte de venir au Centre Molson même si nous nous entraînons depuis déjà six semaines.» McLeary ignore ce que l’avenir lui réserve.Il vit toujours à l’hôtel, l’équipe ne lui ayant fait aucune promesse.Le retour éventuel de Brian Savage et Martin Rucinsky pourrait signifier son renvoi à Fredericton.«Je dois faire mes preuves à chaque soir, dit-il.Pour l’instant, on me donne l’occasion de me faire valoir.Je ne peux en demander davantage.» chandelle à l’arrêt-court.Les Yankees ont rapidement donné le ton au match en inscrivant trois points dès la première manche.Une erreur de Ken Caminiti leur a ouvert toute grande la porte.Bernie Williams a porté la marque à 6-0 à la manche suivante en réussissant son premier circuit en éliminatoires.Ix vis-à-vis d’Hernandez, Andy Ashby, ne l’avait tout simplement pas.Il a cédé sa place à Brian Boehringer à la troisième manche après avoir donné un double d’un point à Ricky Ledee.En seulement deux manches et deux tiers, il a cédé sept points, dont quatre mérités, sur 10 coups sûrs.ti qui est parti de la première position.Nous avons laissé Alex prendre les devants et plus rien n ’a fonctionné parla suite.» Carpentier heureux En terminant neuvième, Carpentier, parti de la huitième rangée en 16' position, a ramené son premier résultat dans les points depuis sa septième place récoltée le 9 août sur le circuit routier Mid-Ohio.«Je suis surtout heureux d'avoir terminé la course dans les points, a-t-il dit.Nous avons débuté la course avec un mauvais jeu de pneus, mais la voiture j roulait très bien, tes deux derniers drapeaux jaunes [55' et 60' tours] m'ont coûté quelques positions car ni tehto, ni Fernandez, ni Pruett n’ont été obligés de faire un autre arrêt en fin de course.» Au classement des pilotes, Zanardi a ajouté à son avance et cumule 271 pointscontre 160pour Franchitti et 148 pour Vasser.Moore occupe la cinquième place avec 124 |x>ints et Carpentier est 19 avec 27.HOCKEY LIGUE NATIONALE Samedi Buffalo 4 Montréal 3 Philadelphie 1 Caroline 1 Ottawa 3 Nashville 1 Edmonton 4 New Jersey 2 N.Y.Rangers 3 Pittsburgh 3 Chicago 4 Dallas 3 N.Y.Islanders 1 St.Louis 0 Vancouver 4 Toronto 1 Hier Calgary 0 Detroit 2 Washington 4 Tampa Bay 1 Colorado 5 Los Angeles 5 Boston à San José Aujourd'hui Chicago à Montréal, 19h.Nashville à Toronto, 19h30.Boston à Phoenix, 22h.BASEBALL SÉRIE MONDIALE Samedi, 17 octobre San Diego 6 New York 9.Hier San Diego 3 New York 9 (New York mène la série 2-0) Demain New York à San Diego, 20h20.Mercredi, 21 octobre New York à San Diego, 20h20.Jeudi, 22 octobre x-New York à San Diego, 20h20.Samedi, 24 octobre x-San Diego à New York, 20h.Dimanche, 25 octobre x-San Diego à New York, 19h55.FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Vendredi Hamilton 34 Saskatchewan 31 Samedi Montréal 38 Toronto 28 Hier Winnipeg 23 Calgary 39 C.-B.31 Edmonton 7 LIGUE NATIONALE Jeudi Green Bay 20 Detroit 27 Hier Arizona 7 New York Giants 34 Baltimore 6 Pittsburgh 16 Caroline 13 Tampa Bay 16 Cincinnati 14 Tennessee 44 Jacksonville 16 Buffalo 17 N.-Orléans 23 Atlanta 31 Washington 7 Minnesota 41 Indianapolis 31 San Francisco 34 Philadelphie 10 San Diego 13 St.Louis 0 Miami 14 Dallas 12 Chicago 13 Lock-out dans la NBA L’arbitre tranche le litige aujourd’hui ASSOCIATED PRESS New York — L’arbitre John Fee-rick décidera aujourd’hui si la NBA doit respecter les contrats garantis de quelque 200 joueurs même si un lock-out a été décrété par les propriétaires du basketball majeur le 29 juin dernier.Si l’arbitre donne raison aux joueurs, les propriétaires devront verser environ 800 millions en salaires garantis.Si c’est le cas, ils ont promis d'interjeter appel.Di ligue a d’ailleurs déjà intenté une poursuite visant à déterminer la légalité des jugements portés par Feerick.«Si nous gagnons, ça servira de tonique aux joueurs», a commenté le directeur de l’Association des joueurs Billy Hunter.«Mais je ne crois pas qu'il y aura lieu de célébrer parce que ça ne signifie pas la fin du lock-out.«Le jugement dira qu’ils [les propriétaires] doivent payer un certain nombre de joueurs, mais on sait déjà que la décision sera portée en appel.Ils vont tout faire pour éviter de payer.«D’une manière ou d'une autre, les joueurs ne recevront pas de chèque de paye le 15 novembre.» Si l’arbitre donne raison aux propriétaires, les joueurs auront perdu la seule carte maîtresse qui leur restait dans ce conflit qui perdure depuis le 29 juin et qui a déjà causé l'annulation des matchs hors concours et le report des premières rencontres prévues au calendrier régulier.Ixs négociations sont rompues depuis mardi dernier et aucune rencontre n’est prévue pour cette semaine.La plupart des joueurs engagés pour la saison 1998-99 devaient recevoir un premier chèque de paie le 15 novembre.K N H R K F DiMaggio à Pécoute (AP) — Ix légendaire Joe DiMaggio repose toujours à l'hôpital où il soigne une pneumonie, mais il a quand même vu le premier match de la Série mondiale entre les Padres et les Yankees à la télévision.DiMaggio, qui est âgé de 83 ans, a regardé lé match en compagnie de son ami êt conseiller Morris Engelberg.«Il croit que les Yankees vont l’emporter en quatre», a rapporté Engleberg.McCleary est heureux comme un poisson dans Peau à Montréal Yankees 9 Padres 3 Ashby donne sept points en deux manches Championnat CART Une autre victoire pour Zanardi ASSOCIATED PRESS Ë&I&S3 A1C
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