Le devoir, 10 octobre 1998, Page(s) complémentaire(s)
Exigez votre Télé choix ! -?FONDÉ EN 1910 ?- 1Mx‘ 1 (jlOlI ; ¦ricxrcM DEVOIR V o i.I.X XIX X • 2 3 O M O X T I! K A L .LES ACTUALITÉS Tchang Tchong-Jen, celui qui a inspiré Hergé, est mort, page A 8 I.K S SAMEDI 10 CAHIER SPÉCIAL Enseignement privé: le retour des beaux jours, page E 1 K T I) I M A X C ME II O C T O B II E LE MONDE Ariel Sharon est nommé ministre des Affaires étrangères, page C 10 I !) !) 8 (> (' A II I E II S i .o r> $ + t a x k s = 2.2 r> s LES ARTS La chronique d'Odile Tremblay: Les plateaux du Plateau, page B 10 PERSPECTIVES Une promesse à tenir La vieille garde du PQ s’accroche Elections: Bouchard mettra fin au suspense la semaine prochaine C’est avec aisance que le Canada a été élu, jeudi matin, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mandat de deux ans.Le Canada doit réaliser sa promesse de transformer ce forum, qui se comporte de plus en plus en gouvernement mondial dirigé par les cinq Grands, en un lieu où la voix de tous les autres Etats membres de l’ONU serait entendue.LJ élection du Canada au Conseil de sécurité ne faisait pas de doute.Ceux qui pensaient que la Grèce était un concurrent potentiel et dangereux n’avaient sans doute pas mesuré toute l’influence dont jouit encore Ottawa sur la scène internationale et le peu d’appuis dont dispose Athènes.En réussissant à rassembler 131 voix en faveur de sa candidature, le Canada a rallié tous les pays qui ont appuyé depuis deux ans ses grandes initiatives internationales, comme la ratification d’une convention mondiale sur l’interdiction des mines et la création d’une Cour pénale internationale pour juger les crimes de guerre.Côté grec, Athènes n’a véritablement rien offert à la communauté internationale pendant les quatre années qu’a duré la campagne pour obtenir un siège au conseil.Au contraire, on pourrait même dire que l’attitude ?pro-serbe de la Grèce dans les conflits en Bosnie et au Kosovo, ses incessantes querelles avec ses partenaires de l’Union européenne et sa virulente rivalité avec la Turquie au sujet de Chypre ont éloigné les Etats les plus disix>-sés à voter en faveur d’un pays qui n’a siégé qu’une seule fois au Conseil de sécurité depuis sa création en 1945.Obtenir un siège au Conseil de sécurité apporte à l’heureux élu un gnutd prestige et une influence certaine.\a dernière fois que le Canada avait occupé un siège dans cette enceinte, c’était pendant une période charnière de l’histoire du monde, entre 1989 et 1990, au moment de la chute du mur de Berlin et de la guerre du Golfe.le Canada s’était illustré pendant le conflit contre l’Irak en insistant constamment auprès des Etats-Unis pour que l’ONU entérine toute la stratégie de la coalition multinationale.Lors du fameux vote sur la résolution autorisant le recours à la force, le Canada avait même dépêché à Cuba — alors membre du conseil — une de ses meilleures diplomates, Louise Fréchette, pour convaincre Castro de voter en sa faveur.La mission avait échoué de peu, mais aujourd’hui, Mme Fréchette se retrouve numéro deux des Nations unies.Il n’y a sans doute pas de lien entre les deux événements, mais le hasard fait bien les choses.Avec ce nouveau mandat de deux ans, le Canada pourra-t-il laisser sa marque?Peut-être.Pour faire mousser sa candidature, le Canada a fait la promotion d’un ambitieux plan de réformes du Conseil de sécurité, qui porte principalement sur l’accroissement du nombre de ses membres et l’adoption de règles qui rendraient ses débats plus démocratiques et plus transparents.Selon la diplomatie canadienne, «la crédibilité du Conseil de sécurité est de plus en plus mise en cause» par l’opinion mondiale parce que les membres permanents, les cinq Grands, ont une fâcheuse tendance «à contrôler de plus en plus l'ordre du jour du conseil» et «à marginaliser ainsi les membres élus».Cette prise d’otages a pour conséquence de «concentrer toute l'attention [du conseil] au règlement des problèmes d'une région et [de] rester indifférent à ceux d’une autre», une référence directe aux situations au Kosovo et dans l’ex-Zaïre.Comment faire |X)ur que cela change?Ottawa propose d’agrandir la table, qui passerait ainsi de 15 à 20 sièges.En accueillant les deux nouvelles puissances occidentales, l’Allemagne et le Japon, et trois Etats du Tiers-Monde, le conseil serait plus représentatif de la répartition du pouvoir à l’échelle internationale.De plus, le Canada réclame, tapt pour les membres non permanents que pour tous les Etats membres de l’ONU, une [tins grande participation aux débats et aux décisions du conseil.Les propositions canadiennes ne passeront pas comme une lettre à la poste.Les cinq membres permanents ne cachent plus leur désintérêt pour la réforme du Conseil de sécurité et savent pertinemment que les non-permanents, comme le Canada, ne sont là que pour deux ans.Commentant sa campagne, le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a affirmé qu’elle a été l’une des plus laborieuses de sa carrière.Avec la promesse qu’il a faite au sujet du Conseil de sécurité, le ministre sait que le plus difficile reste à faire.S’il échoue, il aura le mérite d’avoir essayé.S’il réussit, qui sait, Mme Fréchette pourrait succéder à Kofi Annan en 2001.M É T É 0 Nuageux.Averses.Québec Nuageux avec averses.Max: Il Min: 8 Détails, page A 4 -Q I N Annonces.C 12 Les Arts .B 1 Avis publics.C
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