Le devoir, 1 octobre 1998, Cahier A
V (( L .I.X X .\ I X N " 2 2 2 LE DEVOIR M O N T U K A L .I.K .1 E l! I) I I ' " 0 (' T « U H E I !) !» 8 T A X R S = I $ / To I! 0 X T 0 I $ PERSPECTIVES Les demi-vérités Forcé par une échéance législative à dévoiler son jeu, le gouvernement fédéral tente de convaincre tout le monde que ses cogitations sur le surplus de l’assurance-emploi sont motivées par un souci d’équité à l’égard de tous les citoyens.Les arguments utilisés laissent toutefois planer un doute.Le gouvernement fédéral doit décider sous peu ce qu’il entend faire du surplus attribué au programme de l’assurance-emploi.Diminuera-t-il les cotisations, comme l'exige la loi, ou utilisera-t-il le surplus de cette année, qu’on estime à sept milliards de dollars, pour financer d’autres mesures politiquement plus rentables?Le premier ministre Chrétien et le ministre des Finances, Paul Martin, soutiennent qu'aucune décision n’est encore prise.I>es arguments qu’ils utilisent laissent toutefois transparaître leur préférence sans pour autant donner un portrait juste de la situation.¦ Premier argument: un débat sur les priorités des Canadiens doit avoir lieu d’ici le prochain budget.En vertu de la loi, le gouvernement doit annoncer avant la fin de l’année le taux de cotisation pour l’année 1999.Il pourrait, exceptionnellement, le changer lors du dépôt du budget, mais comme il s’agit d’un taux annuel, il devrait rendre sa décision rétroactive au 1er janvier, ce qui compliquerait la vie des employeurs et du gouvernement lui-même.¦ Deuxième argument: le déficit a été éliminé grâce à une approche prudente qu’il faut maintenir.Le déficit est éliminé, c’est vrai, mais parce qu’on ne tient pas compte des sommes théoriquement dues au compte de l'assurance-emploi et qui atteindront 19 milliards à la fin de 1998.Depuis 1986, à la recommandation du Vérificateur général de l’époque, le gouvernement intègre les revenus et les dépenses du programme de l’assurance-emploi au calcul de ses finances.Depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont resserré les règles d’accès tout en maintenant un taux de cotisations supérieur aux besoins, d’où le surplus dont on parle depuis.Pour justifier le procédé, le gouvernement Chrétien a modifié la loi en 1996 afin d’exiger le maintien d’un surplus suffisant pour protéger le programme des soubresauts de l’économie.On disait vouloir éviter — et c’est louable — de se retrouver, au tournant d’une autre récession, (huis la même position que les conservateurs au début de 1990.Confronté à une flambée du chômage, le gouvernement Mulroney avait dû, au pire moment pour l’économie, augmenter les cotisations des employés et des employeurs.Mais la prudence alléguée en 1996 était aussi théorique que l’est devenu le surplus.Advient une nouvelle récession et le gouvernement fédéral sera forcé d’emprunter ou de hausser les cotisations pour payer les chômeurs.Le coussin pour les imprévus a servi ailleurs, ce qui permet à Ottawa de n'afficher aucun déficit.¦ Troisième argument: une diminution d’impôts profiterait à tous les citoyens contrairement à une baisse des cotisations.Ce n’est pas tout à fait exact.Si vous êtes salarié et gagnez plus de 2000 $ par année, vous payez des cotisations d’assurance-emploi jusqu’à concurrence de 39 000 $ de revenus assurables.L’an dernier, M.Martin se félicitait d’avoir augmenté les exemptions personnelles de base et d’avoir ainsi soustrait 400 000 Canadiens à l’impôt sur le revenu des particuliers.Une réduction d’impôt, contrairement à une baisse des cotisations, ne profiterait donc pas à tous les particuliers puisque les plus bas salariés n’en paient pas.Et ils seraient encore davantage laissés pour compte si on suit la logique des deux hommes car leurs cotisations, elles, demeureraient inchangées.Bref, les travailleurs les plus mal pris financeraient l’allégement du fardeau fiscal des autres contribuables, y compris celui de ceux qui ne versent rien au fonds, soit les personnes retraitées, les travailleurs autonomes, les cadres d'entreprises, les professionnels comme les médecins et les avocats et même les députés.¦ Dernier argument: contrairement à une réduction d’impôt, une diminution des cotisations bénéficierait davantage aux entreprises qu’aux travailleurs.Il faudrait plutôt parler d’employeurs, ce qui signifie non seulement des entreprises mais aussi des patrons qui ne paient pas d’impôts fédéraux.On pense aux gouvernements provinciaux et municipaux, aux hôpitaux, aux commissions scolaires, aux organisations sans but lucratif, aux organismes communautaires.Une baisse des cotisations des employeurs leur profiterait, lias une baisse des impôts.Et même s’il ne s’agissait que d’entreprises.Faut-il rappeler que les employeurs contribuent à la caisse non pas en fonction de leur capacité de payer mais de leur volonté de créer des emplois?D’où l’expression de «taxe à l'emploi» qu’utilisent les organisations patronales pour décrire les cotisations excessives qu’on leur impose.MM.Martin et Chrétien ne s’encombrent pas de ces détails, bien qu’ils reconnaissent de plus en plus ouvertement qu’ils perçoivent les cotisations à l’assurance-em-ploi comme une simple taxe.En un mot, comme une assurance-déficit.Une réduction d’impôt ne profiterait pas à tous les particuliers Ai a il o il C o r il e /1 i e r ?M E T E ü Montréal Pluie intermittente.Frais.Québec Pluie.Max: 12 Min: 8 Max: 13 M in: 9 Détails, page B 7 1 N 1) E X Annonces.B 6 Le monde A (î Avis publics.B 7 B 9 Ix*s sports B 8 Économie.B 3 Mots croisés.B 7 Éditorial .A 8 Politique A 5 Horizons .B 1 Télévision B 9 www.ledevoir.com MONTRÉAL Bourque suspend 74 préposés et congédie dix cadres, page A 3 LES ACTUALITÉS Trente médecins ont quitté le CHUM en quatre mois, page A 4 LES ACTUALITÉS L’éthique des médias: la nouvelle croisade de Guy Bertrand, page A 4 Savard remplacera Brochu La survie des Expos à Montréal semble assurée GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le maintien des Expos à Montréal est quasi assuré.Le Devoir a appris qu’il ne reste, en fait, qu'à défaire cette structure de société en commandite pour coiffer l’organisation d’une structure administrative traditionnelle, moins atypique.Qu’il ne reste, en fait, qu’à s’entendre sur le rachat des actions détenues par Claude Brochu.Le scénario retenu prévoit l’arrivée de Serge Savard à la présidence du club, une réinjection d’argent de la part de certains actionnaires actuels — le Fonds de solidarité accepterait une contribution additionnelle pouvant atteindre les 20 millions — et l’acceptation, par les autres actionnaires, d’une dilution afin de permettre l’arrivée d'autres actionnaires et d'amasser au moins entre 100 et 150 millions.Il est même question que Serge Savard, appuyé par le développeur immobilier montréalais Phil O’Brien, de Devencore, se porte acquéreur des actions de M.Brochu.Sauf que l’actuel président des Expos, et commandité, se voudrait particulièrement gourmand, exigeant 20 millions pour sa participation de 7,6 %.«Ça ne vaut pas cela.À nos yeux, ces actions valent huit millions.Je présume que M.Brochu fait ses estimés à partir du montant qu’il re- cevrait s’il vendait la franchise à un prix de 250 millions.Sauf que les Expos ont perdu plus de 30 millions au cours des neuf à dix dernières années.Et n’oublions pas que M.Brochu n’a pas investi d’argent au départ, alors que les actionnaires ont injecté 104 millions qui, pendant neuf ans.n 'ont rien rapporté.Je crois que M.Brochu comprendra cette situation», a souligné un actionnaire, qui a requis l’anonymat.Selon une autre source, Claude Brochu accepterait finalement de partir s’il était plus riche de 12 millions.«Une fois ce rachat effectué, il nous faudra rétablir une VOIR PAGE A 10: EXPOS Une radio audacieuse —*89,3 FM , • , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une partie de la folle équipe de CTSM, la radio étudiante de l’Université de Montréal.Au centre, David Legault, animateur de l’émission Le Chauve et ses repousses.A gauche, le directeur des programmes Jean-François Rouleau s’époumone tandis que «Mimi la twisteuse», animatrice de Dans le garage, se concentre sur la bonne note.En face d’elle, Isabelle Rousseau, celle qui animera 36 métiers, 36 plaisirs.Dans le coin supérieur droit, le grand chef Claude Durand reste discret dans tout le brouhaha.Les grands magasins cèdent aux pressions de Bill Johnson Bouchard fera tout pour préserver la paix linguistique MARIO CLOUTIER JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR / Le premier ministre Bouchard juge inacceptable la décision imminente des magasins à grande surface québécois de céder à la campagne (l’Alliance Québec en revenant à + l’affichage bilingue à Montréal, à Laval, à Brassard, à Anjou et à Saint-Bruno.Jugeant la paix linguistique désormais menacée, le premier ministre Bouchard, dans un geste exceptionnel, a accepté de rencontrer aujourd’hui ou demain les représentants des magasins Eaton, I*i Baie, Sears et Wal-Mart afin de leur faire comprendre la portée de leurs gestes.«Nous allons essayer de les convaincre de ne pas céder aux intimidations d’un radical comme M.Johnson, de ne pas faire basculer le Québec dans une autre crise linguistique.» Le premier ministre se dit «alarmé», et c’est pourquoi il veut rencontrer ces hommes d’affaires, de Toronto essentiellement, afin de leur expliquer clairement la situation québécoise, s’ils l’ignorent, et leur faire1 comprendre qu’on ne doit pas céder à la provocation de William Johnson et de son groupe.«Je trouve extrêmement inquiétant de voir que des gens, qui connaissent assez peu le Québec, l'histoire du Québec, VOIR PAGE A 10: MAGASINS MONTRÉAL À TUdeM, c’est Pepsi.L> Université de Montréal s’apprête à ' signer une entente d’exclusivité de dix ans avec Pepsi, qui lui rapportera 10 millions.Cette entente est une première au Québec.Elle correspond .cependant à une pratique répandue aux Etats-Unis et qui gagne du terrain au Canada anglais.«C’est une tendance qui progresse, compte tenu de l'état du financement des universités», souligne la direction.Nos informations, page A 3 A Ondes de choc / Eclatées, polyglottes, multicolores, les radios universitaires montréalaises cultivent la différence Oubliez les animateurs au discours «super beach party, super week-end, super non-stop, super super cool, ça déménage, énergie, c’est quoi ton âge Mêla nie?».Oubliez les paroles de chansons comme «Do you really really really want what I really really really want» ou «I’m made of plastic it’s fantastic».Oubliez les discussions profondes sur les déboires du «Canayen» ou le scandale des «biii-S».Les étudiants ont signé leur manifeste et vous invitent à les écouter.Bienvenue aux radios les plus à gauche, sur la bande FM.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Cette semaine, Skaferlatine, Manu Chao et Exhaust sont en tête des palmarès radio montréalais.Enfin, de certains palmarès, ceux des deux radios étudiantes montréalaises.Entre les radios commerciales et les stations communautaires, CISM 89,3 de l’Université de Montréal et CRUT 90,3 de l’université McGill font leur nid en se réjouissant de leur dif- férence.On y fait de la radio éclatée, multicolore, risquée, polyglotte et.étudiante.Etudiante surtout dans le cas de CISM, qui présentait hier sa nouvelle programmation annuelle, la huitième depuis quelle diffuse sur la bande FM.Etonnamment, CISM se targue d’être, au Canada, la radio étudiante la plus fréquentée par les étudiants, qui représentent les trois quarts de ses 275 bénévoles.«Les radios de campus au Canada anglais sont beaucoup plus communautaires que nous parce qu’il n’existe pas ou très peu de radios communautaires au Canada, dit Claude Durand, directeur général de la station.Alors, le pendant communautaire est assuré par les radios étudiantes.Ça une incidence sur la fréquentation des étudiants.» À CRUT, la doyenne des radios étudiantes montréalaises avec une dizaine d’années de diffusion sur la bande FM, la présence étudiante est déjà un peu moins importante.«Nous sommes une radio étudiante-communautaire, explique le directeur musical John Braithwaite.Mais beaucoup communautaire, parce que nos intérêts débordent le milieu étudiant seulement.» La moitié des bénévoles sont étudiants de McGill, de Concordia et aussi de l’UQAM.On n’y parle pas que l’anglais: 10 % de la programmation est française et une autre tranche de 10 % VOIR PAGE A 10: ONDES Bouchard et Charest chassent les mêmes têtes Péquistes et libéraux courtisent l'économiste Dominique Vachon PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Lucien Bouchard et Jean Charest sculptent leur équipe électorale à même les forces vives de la haute finance.Les chasseurs de têtes du Parti libéral du Québec et du Parti québécois courtisent la banquière Dominique Vachon.Sollicitée dans un premier temps par le comité de recrutement libéral que préside l’homme d’affaires Charles Sirois, elle aura aujourd'hui même un entretien avec Jean-François Lisée, le conseiller principal du premier ministre, a-t-elle confié mardi au Devoir.Vice-présidente de la Banque Nationale du Canada, Mme Vachon en çst également l’économiste en chef.A ce titre, elle est sans le moindre doute une candidate potentielle éminemment minis-trable et il est tout à fait logique que les partis politiques se la disputent.Mais autant sa candidature s'imbriquerait harmonieusement dans les tendances centre-droite du PLQ, autant elle se sentirait à l’étroit dans la philosophie politique centre-gauche du PQ.Cette analyse s’impose à la lumière des entrevues que Dominique Vachon a accordées aux médias et des textes VOIR PAGE A 10: TÊTES Dominique Vachon 778313000672 Choisir un entrepreneur accrédité à la nouvelle Garantie des maisons neuves~j|^^| de l’APCHQ, c’est se mettre à l’abri des problèmes.L’achat d’une maison neuve est trop important pour prendre des risques.Protégez-vous en choisissant un entrepreneur accrédité à la nouvelle Garantie des maisons neuves de l’APCHQ, le choix de plus de 90% des entrepreneurs actifs dans la construction de maisons neuves au Québec.Pourquoi la nouvelle Garantie des maisons neuves de l’APCHQ?î L’APCHQ a été la première à offrir un plan de garantie pour les maisons neuves au Québec en 1976.?fcBta Plus de 275 000 acheteurs de maisons neuves ont déjà bénéficié de la garantie sans problème de l’APCHQ.?daiStf Le gouvernement du Québec s’est inspiré de la première garantie des maisons neuves de l’APCHQ pour établir son plan de garantie obligatoire dès le ier janvier 1999.?dal# En tant qu’administrateur du nouveau plan de garantie des maisons neuves, l’APCHQ n’accrédite que des entrepreneurs qui répondent à ses critères rigoureux.I.K I) E V O I H .I.E .1 E H I) I I tH O C T O B II E I l> » H_ *MONTREAL* Québec agrandira le Palais des congrès sans attendre Québec avancera les 58 millions manquants à l'agrandissement du Palais des congrès afin de lui permettre de rester compétitif sur les marchés internationaux et se fera rembourser plus tard par Ottawa.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC e gouvernement du Québec en a assez d’attendre dans ._/ le dossier de l’agrandissement du Palais des congrès c e Montréal.Le conseil des ministres a décidé hier de c onner le feu vert au début des travaux même si les 57 millions attendus du gouvernement fédéral ne sont pas encore en vue.Québec dit agir ainsi parce qu'il en va de l’obtention de contrats cruciaux pour le Palais des congrès.«Nous commençons à perdre des congrès faute de surface.U gouvernement du Canada, visiblement, tergiverse, a déclaré le ministre d’Etat de l’Economie et des Finances, Bernard Landry.Nous mettons en demeure Paul Martin, ministre des Finances, et M.Cauchon, responsable du Québec, de faire rapidement leur travail.Nous avons payé nos taxes à Ottawa comme tout le monde et nous sommes en droit de compter sur le montant qui nous est dû.» Evitant d’en faire un nouvel imbroglio fédéral-provincial, M.Iandry a toutefois ajouté qu’il ne doute pas de la bonne foi du gouvernement fédéral dans ce dossier, même si Ottawa a déjà remis à deux reprises l’annonce de sa décision finale.«Je n’ose pas leur prêter d’intentions.[.] La bonne foi se présume.On aime ça quand on la présume à notre égard, alors on fait de même à leur égard.» Au cours des prochaines mois seulement, ce sont près de 150 millions que pourrait perdre le Palais des congrès si le projet d’agrandissement ne va pas de l’avant et n’est pas confirmé sur le marché des congrès internationaux, pense le gouvernement Le dossier est trop important, conclut-on, pour laisser attendre plus longtemps Montréal et le Québec.«Ça fait un an qu’on en discute avec Ottawa, soutient le ministre d’État à la métropole, Robert Perreault On a déjà perdu des congrès et on sait que, au mois d’octobre, il y a quatre grands groupes américains qui ont des décisions à prendre et qui attendaient une confirmation.» De son côté, Bernard Landry pense qu’Ottawa n’aura pas le choix et devra éventuellement se commettre.Québec lui demandera alors des comptes.«On ne peut pas concevoir qu’Ottawa ne contribuera pas, a affirmé le ministre Landry.On pense qu'il s’agit de délais indus, de lenteur de décision, mais que la question de fond ne peut pas faire de doute.» Il a indiqué que le fédéral a payé entièrement les coûts du Pillais des congrès de Vancouver et 30 % de celui de Toronto.Li décision d’agrandir le bâtiment actuel a été prise le 3 juin dernier.Les travaux débuteront dans quelques mois, a indiqué le ministre Landry, et se termineront en 2001.La décision d’hier déclenche le processus d’expropriation des terrains et immeubles nécessaires à l’agrandissement dans le quadrilatère Jeanne-Mance-De Bleury-Viger-Saint-Antoine.Le coût des travaux, qui serviront à doubler la superficie d’exposition du Palais des congrès pour atteindre 200 000 pieds carrés, est estimé à 185 millions, et Québec s’attend à ce que le gouvernement fédéral participe à hauteur de 58 millions.Li construction devrait signifier des emplois pour 2000 personnes, et l’agrandissement, des emplois pour 1000 autres personnes dans l’industrie touristique.Les retombées fiscales pour le gouvernement fédéral, selon le ministre Perreault, s’élèveraient à 6,5 millions par année.Or, a-t-il ajouté, la contribution demandée au gouvernement fédéral représente une somme de cinq millions annuellement.«Même sur une stricte base d’affaires, Ottawa n'a aucune raison de ne pas contribuer.» Retour du péage routier Le secteur privé montre son intérêt Brassard confirme les visées du gouvernement au sujet de I’autoroute 30 MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Plusieurs firmes ont démontré leur intérêt à investir de l’argent dans le réseau autoroutier québécois.C’est ce qu’a indiqué hier le ministre des Transports, Jacques Brassard, en commentant la manchette du Devoir.M.Brassard confirme que son gouvernement est à la recherche de partenaires privés pour prolonger l’autoroute 30 jusqu’aux portes de Montréal par un pont à péage.Mais aucune compagnie n’a soumis de projet concret jusqu’à maintenant «On a lancé un appel à l’implication du privé, mais au moment où je vous parle, je n'ai pas entre les mains une proposition bien précise de la part d'un consortium ou d'une entreprise privée prévoyant son implication financière dans un projet de développement autoroutier.» Des firmes privées discutent entre elles et avec le ministère des Transports de partenariat et d’investissements majeurs.Les compagnies québécoises se montrent également intéressées à participer au montage financier d’un autre projet du MTQ, celui du prolongement de l’autoroute 25 au nord-est de Montréal.Dans les deux cas, le ministre Brassard ne croit pas que les projets puissent se mettre en route avant plusieurs mois.En fait, le MTQ attend l’autorisation du ministre de l’Environnement, Paul Bégin, avant de pousser le dossier de l’autoroute 30 plus loin.M.Bégin devrait bientôt se prononcer sur la recommandation favorable accordée par le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) au projet en février dernier.Le ministre Brassard rappelle que l’ouverture du gouvernement à une implication du secteur privé dans le développement du réseau routier québécois remonte au discours du budget de 1996.Mais le privé ne fera pas de tels efforts bénévolement, reconnaît M.Brassard.«C'est évident qu’il ne fait pas ça pour le plaisir.Il veut un retour sur son investissement, donc il y a un remboursement qui doit être prévu.L’une des façons les plus connues, c’est l’instauration d’un système de péage.» Ce système a déjà existé au Québec et le partenariat re- cherché par Québec se base sur des expériences similaires faites ailleurs au Canada et dans le monde.Deux façons s’offrent alors aux gouvernements pour le retour sur investissement du privé.«C’est soit que le gouvernement verse au consortium impliqué une redevance annuelle sur une certaine période pour lui permettre d'être remboursé, soit qu’on l’autorise à mettre en place un péage.» Le péage est plus simple sur un pont Le gouvernement Bouchard n’a pas pris de décision définitive au sujet de cette solution alternative.Une chose est sûre, les péages routiers ont évolué depuis la disparition des dernières guérites sur les ponts Jacques-Cartier et Champlain reliant la rive sud à Montréal.Il existe maintenant des systèmes électroniques et plus rapides.Le ministre Brassard estime toutefois que l’instauration d’un système de péage est plus simple sur un pont que sur toute une autoroute.«U projet de la 30 est d’un demi-milliard et la structure la plus importante est un pont sur le canal de Beauharnois, à peu près 138 millions.C'est la structure la plus coûteuse.C’est un scénario possible que la construction du pont soit confiée au privé et qu'on lui permette d'installer le péage sur le pont.» Le retour du péage routier et l’implication du secteur privé dans la construction de telles infrastructures font consensus au gouvernement, assure le ministre des Transports.Il précise toutefois que cette implication ne se fera pas dans le cas du réseau existant mais uniquement pour le développement du réseau.Le projet de prolongement de l’autoroute 30 comprend son parachèvement sur 35 kilomètres jusqu’à l’autoroute 20 dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges.La route irait de Châ-teauguay jusqu’à l’échangeur des autoroutes 20 et 540 à Vaudreuil-Dorion et l’autoroute 30 actuelle à Saint-Timothée.Ix* tronçon projeté traverse ainsi une dizaine de municipalités.Il comprend un total de cinq ponts majeurs ainsi que 12 autres ponts et viaducs de moindre importance dont le coût s’élèverait à 328 millions.Le [>ont à péage enjambant le canal de Beauharnois coûterait à lui seuî, 138 millions.Doré entend décloisonner les services HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Jean Doré est revenu à la charge hier lors de la présentation du deuxième volet de son programme électoral avec son intention de décentraliser la livraison des services municipaux.Des 19 directions de service existant à la Ville, une administration Doré en regroupera plusieurs pour n’en conserver que quatre, soit les finances, le service de prévention des incendies, le développement économique et l’urbanisme, et les services-conseils auprès du comité exécutif.Pour tous les autres services (sports et loisirs, culture, déneigement, entretien des parcs, voirie, etc.), Equipe Montréal entend créer neuf arrondissements auxquels seraient affectés les employés municipaux et qui disposeraient chacun d’une enveloppe budgétaire décloisonnée, déterminée selon l’état des équipements du secteur, le kilométrage des rues et la population.Il reviendra au directeur d’arrondissement d’offrir les services selon les besoins spécifiques du secteur, créant du coup une sorte de guichet unique pour les citoyens qui pourront faire part de leurs priorités.Chaque directeur re-lèvçra de la direction générale de la Ville.Equipe Montréal évalue que ce sont pas moins de 26 500 déplacements annuels d’employés d’un secteur à l’autre et d’un service à l’autre qui seront évités, des déplacements dictés pour l’instant par les conventions collectives qui stipulent que les employés absents doivent être remplacés par les employés selon leur ancienneté.M.Doré espère qu’en stabilisant ainsi les équipes de cols bleus par secteur et en les affectant aux travaux les plus urgents, leur motivation et leur sentiment de responsabilité vis-à-vis de l’état général du secteur s’accroîtront, augmentant ainsi la qualité des services.«Un employé me contait à la blague l'autre jour que lorsqu’il se fait dire de réparer un trou, à la rigueur, il peut décider de ne pas le faire parce que le lendemain, il sera affecté ailleurs et que quelqu'un d'autre le fera à sa place.Là, si l’employé ne répare pas le trou, il devra le réparer le lendemain en plus de celui qu’il aura à réparer ce jour-là.» Jacques Duchesneau propose également une forme de décentralisation, soit la création de mairies de quartier, mais M.Doré l’a qualifiée de retour de «quarante ans en arrière» car elle investirait les élus du pouvoir «de donner des ordres» et de gérer la livraison des services.Par ailleurs, Jean Doré s’est engagé à restaurer le budget total alloué au déneigement à hauteur de 60 millions, une somme qui avait été réduite à 56 millions sous Pierre Bourque, contribuant ainsi à l’effondrement des fonds de réserve de la Ville.Les candidats débattront de culture ÆTAPCHk __ — ASSOCIATION PROVINCIALE DES CONSTRUCTEURS D HABITATIONS DU QUÉBEC INC Pour connaître les entrepreneurs accrédités à la nouvelle Garantie des maisons neuves de l’APCHQ dans votre région, appelez le î 877 427-2684 ou consultez notre site Internet: www.apchq.com.MARIE-ANDRÉ E C H O U I N A R I) LE DEVOIR Le débat des candidats a la mairie sur les arts et la culture à Montréal réunira finalement les quatre chefs en lice, Pierre Bourque et Jacques Duchesneau ayant finalement accepté de se prêter au jeu des questions culturelles, le 5 octobre prochain.Après quelques hésitations et peut-être aussi un jeu d’agenda ayant permis de libérer la case-horaire de lundi soir prochain, les chefs des partis Equipe Bourque/Vision Montréal, Pierre Bourque, et Nouveau Montréal, Jacques Duchesneau, ont changé de cap et accepté l’invitation du Conseil québécois du théâtre de participer à un débat sur les enjeux culturels de la métropole.Ixi semaine dernière, le premier souhaitait y envoyer un représentant, une option refusée par les organisateurs du débat, et le second réfléchissait encore à la nature dp sa participation.Avec Jean Doré (Equipe Montréal) et Michel Prescott (RCM), ils se prêteront de bonne grâce à une séance de questions de deux heures dirigée par l’animatrice Denise Bombardier.Celle-ci interrogera les candidats à la mairie sur leurs ambitions culturelles, et ce autour de quatre thèmes: Montréal, une métropole culturelle à la recherche d’un maire affirmant son leadership; le soutien financier au secteur culturel; la visibilité des arts dans la vil- le; et la reconnaissance de la contribution du milieu culturel au développement économique de Montréal.Ce débat se fera en présence d’acteurs connus du milieu culturel, explique-t-on au Conseil québécois du théâtre: entre autres personnalités, seront présents Lorraine Pintal, directrice artistique du Théâtre du Nouveau Monde, Gaétan Morency, vice-président à la planification et au développement au Cirque du Soleil, Alain Fournier, président du Conseil québécois du théâtre, Pierre Curzi, président de l’Union des artistes, Pascal Assathiany, à la tête de l’Association nationale des éditeurs de livres, et Marie Lavignfe, présidente du Conseil des arts et des lettres du Québec. I.E I) K V 0 I H .I- K .1 E II I) I I ' " 0 C T 0 IS H E I 9 9 8 A A -?LE DEVOIR ?—- MONTREAL L’UdeM signera un contrat d’exclusivité avec Pepsi Après avoir ouvert la porte aux affiches publicitaires, l’IJniversité de Montréal s’apprête à devenir la première université québécoise à conclure une entente d’exclusivité avec un fournisseur, en l’occurrence Pepsi.PAULK DES RIVIÈRES LE DEVOIR L5 Université de Montréal s’apprête à signer une entente > d’exclusivité de dix ans avec Pepsi, qui lui rapportera 10 millions.Cette entente est une première au Québec.Elle corres-IMjnd cependant à une pratique répandue aux Etats-Unis et gagne du terrain au Canada anglais, où une quinzaine d’universités renflouent leurs coffres grâce à des ententes d’exclusivité avec un fournisseur.L’université Queen’s de Kingston est la dernière en ligne.Dans trois semaines, ce sera au tour de l’Université de Montréal de signer avec Pepsi, qui a été préféré à Coke.! «C’est une tendance qui progresse, compte tenu de l'état du financement des universités, souligne le vice-recteur au développement et aux affaires publiques, Patrick Robert.Nous avons des problèmes.Que doit-on faire?Fermer le CEFSUM [Centre d’éducation physique de l’université]?» L’institution présente un déficit accumulé de 75 millions.Presque toute la communauté universitaire est d’accord avec le projet, à commencer par les dirigeants de la Fédération des associations étudiantes, qui ont été associés aux négociations dès le début, et ce autant sous la nouvelle administration, nommée en juin, que sous la précédente, qui avait approché une firme de marketing dans l’espoir de trouver un fournisseur intéressant Les étudiants n’avaient qu’une seule objection, ils ne voulaient pas que de la publicité additionnelle vienne garnir les murs des salles d’étude de l’université, déjà assez colorés merci.«L'exclusivité ne fait pas une grosse différence.Pepsi veut habituer la clientèle à un produit et devenir en contrepartie nos partenaires», explique pour sa part la secrétaire générale de la fédération étudiante, Karine Gé-linas, qui entend bien utiliser les redevances de Pepsi pour garnir les bibliothèques, consolider le réseau Inter- net de l’université et bien d’autres choses encore.L’entente apportera environ un million par année à l’université.Sur dix ans, Pepsi versera quelque sept millions en redevances pour l’exclusivité et trois millions seront versés en guise de rabais découlant des volumes de vente.Certains des éléments de l’entente ont été négociés par les étudiiuits.Ainsi, il est acquis déjà que 25 (XX) $ par année iront à des bourses étudiantes; il est acquis également que 25 000 $ iront chaque année aux associations étudiantes pour l’organisation d’activités.Les 19 cafés étudiants se partageront 07 (XX) $ et la fédération étudiante recevra 20 (XX) $.En tout, sur dix ans, la moitié des dix millions de dollars sera versée aux associations étudiantes et l’autre moitié, à la direction de l’université.Cette dernière décidera de l’utilisation des fonds après avoir reçu les recommandations d'un comité où siégeront étudiants et administrateurs.Dissidence des étudiants en médecine Une seule voix discordante s’est fait entendre, venue de l’Association des étudiants en médecine.«On trouve ça épouvantable, a déclaré hier une porte-paro-le de l’association, Myritun Bellazi.Nous faisons ici un choix idéologique pour les dix prochaines années», ajoute-t-elle en rapjxdant que la multinationale est loin de faire l’unanimité, notamment pour son rôle dans certains pays.De plus, du jxîint de vue de la santé, les étudiants en médecine ne sont pas convaincus que les jus de fruits Ocean Spray que Pepsi leur servira désormais sont aussi bons pour la santé que, par exemple, un jus de pommes entièrement naturel, sans sucre ajouté.Car le contrat prévoit que Pepsi est le seul fournisseur de boissons froides dans les domaines où il offre un quelconque produit.Il ne fournira donc ni le lait ni le café mais, en revanche, les étudiants devront boire son jus, son eau et son eau gazéifiée à saveur de fruits.Le contrat avec Pepsi prévoit que le nombre de distributrices passera sous peu de 100 à 200.Un porte-parole de Pepsi a déploré récemment au journal des étudkuits de l’université, Quartier libre, le fait que «les étudiants doivent parcourir cinq ou six étages dans certains pavillons pour trouver une machine».Des promotions adaptées aux étudiants universitaires seront sous peu développées.Bourque refuse d’aborder les finances de la Ville durant la campagne KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le maire Pierre Bourque a reconnu hier qu’il n’était pas politiquement rentable pour lui d’engager un débat sur les finances de Montréal, ce qu’exigent ses adversaires et souhaite le ministre des Affaires municipales.«Uy a des élections dans un mois.Je n'ai pas intérêt à partir un débat là-dessus.Ce serait l’enfer», a déclaré hier le maire de Montréal devant la Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales, à laquelle il venait de présenter ,1e mémoire de la Ville.À plusieurs reprises, les membres de la commission ont souligné à M.Bourque que le dépôt d’un plan de redressement des finances, tel qu’exigé par le ministre Rémy Tru-del, presse pour démontrer que Montréal a la capacité de faire le ménage dans sa cour avant d’exiger des mesures de compensation du gouvernement.«Je ne peux pas le faire tout de suite: on est en campagne électorale», a indiqué M.Bourque.Yvon Cyrenne, fiscaliste chez Raymond, Chabot, Grant, Thornton et membre de la Commission nationale, souhaite voir l’administration Bourque changer son fusil d’épaule, question de donner une raison à la commission de se montrer sympathique à ses demandes.«Il nous dit qu’il n’a pas besoin de plan d’action.Il faut qu 'il revoie cette position», a affirmé M.Cyrenne.Devant un équilibre budgétaire qui n’est pas tout à fait atteint pour 1998 et une impasse de 70 millions dans la préparation budgétaire pour l’an prochain, le ministre Rémy Trudel estime insuffisantes les informations que lui a transmises jusqu’à présent la Ville de Montréal pour conclure que le redressement financier à long terme de Montréal est garanti.Pierre Bourque a décidé d’ignorer les craintes ministérielles et a surtout misé hier sur des solutions structurelles qui nécessitent l’intervention gouvernementale.L’administration montréalaise demande de bénéficier d’une dotation globale de fonctionnement et d'appui au développement de la richesse économique sur son territoire.En clair, la Ville réclame que le gouvernement lui cède une partie des impôts prélevés dans des secteurs de pointe.Montréal espère ainsi obtenir 200 millions par année.En contrepartie de cette dotation, Montréal abaisserait entre autres les taxes foncières de 20 %.Cette somme s’ajoute à la reconduction de l’aide provisoire de trois ans, prévue par l'entremise de la Société Marie-Victorin (53,6 millions), la taxe d’amusement et la TGE, pour un total de 81,2 millions.Montréal revient également à la charge sur la nécessité de recevoir une compensation pour son rôle de métropole, ce qui représenterait un montant de 111 millions.La Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales poursuit ses audiences à Montréal jusqu’à samedi et continuera son travail en région au cours des prochains mois.Un rapport doit êfi-e déposé le 31 mars 1999.Bourque congédie dix cadres Les 74 préposés impliqués ne sont pas renvoyés mais suspendus sans solde pour trois mois Vignettes illegales MARTIN CHAMBËKLAND LE DEVOIR i-TWfc*.WW L’œil torve et l’index menaçant, le maire Pierre Bourque a réaffirmé sa détermination à sévir dans l’affaire des vignettes illégales.K A T H L K E N L É V E S Q U E LE DEVOIR Arguant le laxisme dans la gestion du service de la circulation, le maire Pierre Bourque a congédié hier les dix cadres mais a réduit les sanctions aux 74 préposés au stationnement accusés de ne pas avoir émis de contraventions aux automobilistes garés en infraction et détenant une vignette V.I.P à une suspension de trois mois sans salaire.D’entrée de jeu, le maire Bourque s’est défendu d’avoir changé son fusil d’épaule, lui qui avait promis A'«estomaquer» la population par la fermeté des sanctions aux employés fautifs.«C’est aussi d’une grande sévérité», a justifié M.Bourque, qui a ajouté plus tard que la Ville «aurait pu aller jusqu'au congédiement» avec les preuves quelle détient.M.Bourque a expliqué qu’à la suite des rencontres qu’a effectuées la directrice du Service des travaux publics, Johanne Falcon, avec 45 des employés suspendus depuis dix jours, de nouveaux éléments avaient modifié sa compréhension du système illicite.«Im responsabilité des cadres est plus grande.Ils étaient responsables des déficiences administratives, de l’image et de l'intégrité du service», a dit M.Bourque.Ce dernier a également annoncé que d’autres mesures disciplinaires devraient suivre pour une cinquantaine de fonctionnaires qui détenaient une vignette collée sur la plaque d’immatriculation de leur voiture.Quant à la plainte déposée au criminel, elle suit son cours.M.Bourque a également dit souhaiter que l’enquête administrative au sein du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal se termine dans les meilleurs délais et que les «responsables soient identifiés et sanctionnés».La «broue dans le toupet», les adversaires politiques du maire sortant ont accusé ce dernier de se faire du capital politique sur le dos des préposés au stationnement.«En agissant ainsi, M.Bourque est en train de nous démontrer qu ’il est plus pressé de se faire une réputation de M.Net que d’homme juste», a lancé l’aspirant maire Michel Prescott.«C’est un menteur quand il dit qu’il n’a pas parlé de congédiement.[.] C’est trop tôt pour prendre de telles représailles», a jugé le candidat à la mairie Jacques Duchesneau.«Même si on n ’a pas encore le portrait d’ensemble alors que la police n’a pas terminé sa propre enquête, il fallait bien envoyer quelqu'un en sacrifice», a ironisé pour sa part le conseiller municipal Pierre Goyer.Ce dernier a également souligné que Mme Falcon avait indiqué que des préposés avaient été l’objet d’intimidation de la part de policiers au cours de l’enquête de la Ville.Du côté syndical, personne ne pavoisait.«Ce n’est pas un soulagement de se voir traités de cette façon-là.[.] Ça ne diminue pas notre ardeur à défendre ces gens-là», a affirmé le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique, Luc Chabot.Aucune aide financière n’est toutefois prévue pour aider les syndiqués à compenser la perte temporaire de leur rémunération.Le syndicat des cols blancs contes- tera toutes les mesures disciplinaires et souhaite un arbitrage accéléré.«On n’a pas l’intention de faire durer te calvaire», a souligné M.Chabot.Chez les cadres, l’Association a pris la défense de ses membres en affirmant que les cadres avaient émis des directives interdisant aux préposés au stationnement de prendre en compte les vignettes V.I.P À partir du 5 octobre UN APPEL DE MONTRÉAL À TORONTO SERA UN APPEL LOCAL r — • (ET VICE VERSA).NOKIA CARTEL 1 800 462-4463 "Rogers Cantel Inc." AT&T Corp.Utilisé sous licence. I, !•: I) K V 0 I li , I.K .1 K U I) I I 0 C T 0 H I! E I !l !l K A 4 I A C T l! A LIT ?Trente médecins ont quitté le CHUM en quatre mois | Le juge Carrier poursuit trois réseaux de télé MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Le juge Louis Carrier, qui s’était retrouvé au centre d’une controverse à la suite de la sentence imposée aux auteurs d’un viol, poursuit en Cour supérieure du Québec les réseaux de télévision TVA, TQS et Télé-Québec.La poursuite, souligne son avocat, Guy Bertrand, est l’occasion de provoquer un débat sur l’encadrement du travail des journalistes.C’est la première fois, a souligné Me Bertrand, qu’un juge intente ainsi une poursuite liée à l’exercice de ses fonctions.«Le juge Carrier agit en son propre nom, mais aussi pour sa profession, pour défendre l’intégrité de la magistrature, qui subit de plus en plus de telles attaques», a ajouté l’avocat, dont la plus récente «cause célèbre» a été le | renvoi, devant la Cour suprême, de la légitimité d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec.I Le juge Louis Carrier, de la chambre criminelle de la l Cour du Québec, à Québec, réclame au total des dommages de 2,3 millions des trois réseaux et de leurs journalistes.La cause doit être entendue le 14 octobre.Le 6 octobre 1997, le juge condamnait à un peu plus de quatre ans de prison trois hommes qui avaient violé et séquestré une jeune femme.Toutefois, en tenant compte du temps déjà passé par les accusés en détention préventive, la sentence à compléter a été estimée à moins de deux tins.Tollé médiatique La sentence, jugée trop clémente, et certains propos du juge avaient soulevé un tollé dans les médias.Divers groupes de pression avaient ensuite fait circuler des pétitions et déposé des plaintes devant le Conseil québécois de la magistrature.Le ministre de la Justice, Serge Ménard, avait mis en doute la pertinence du jugement par des commentaires dont il s’est excusé par la suite.La plainte a finalement été rejetée par le Conseil de la magistrature, qui a jugé notamment que les propos controversés avaient été rapportés hors contexte.Dans sa requête, le juge Carrier reproche entre autres aux médias poursuivis d’avoir extirpé des extraits de la sentence en les citant hors contexte, d’avoir «faussé la vérité pour [le] tourner en dérision et ternir à jamais sa réputation», A'«avoir soulevé une véritable hystérie médiatique».Les émissions mentionnées sont Im Commission Mongrain, animée par Jean-Luc Mongrain, alors diffusée à Télé-Québec, J.E.en direct et Salut bonjour, à TVA, Quoi de neuf?et Le Grand Journal à TQS.Dans les médias concernés, où l’on était encore à prendre connaissance des détails de la pour-1 suite, on ne fait pour l’instant aucun commentaire.Mécanismes de contrôle Le juge estime avoir été «traîné dans la boue, dénigré, discrédité, humilié et exposé au mépris et au ridicule».«Les juges ont à la fois peu et beaucoup de pouvoir, dit Guy Bertrand.Face à de telles attaques, ils sont impuissants.» Les ; médias, souligne-t-il par contre, peuvent agir en toute impunité.«Il existe des mécanismes de contrôle pour régir le .travail des avocats, des ingénieurs et même des agents d’immeubles, dit Guy Bertrand.Mais n’importe qui peut être < journaliste.Et les journalistes peuvent dire n'importe quoi, , causer beaucoup de dommages, sans en assumer les conséquences.» Le législateur, dit-il, devrait songer à établir un ordre professionnel, régi par le Tribunal des professions.Les membres de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ) ont élaboré leur propre code de déontologie volontaire, et le Conseil de presse du Québec peut émettre des blâmes et des recommandations.«Mais le Conseil de presse n’a aucun pouvoir, ce n’est pas sérieux», dit Guy Bertrand.Pour le président de la FPJQ, la suggestion de Guy Bertrand ne l’est guère plus.«Un ordre professionnel n’existe nulle part dans le monde occidental pour les journalistes, dit Michel C.Auger.D’abord parce que, contrairement à d’autres professions, plusieurs formations peuvent mener au ' journalisme, et c'est ce qui fait sa richesse.Un baccalauréat en chimie peut être une bonne formation, tout comme en sciences humaines, en génie, ou même pas de diplôme du tout, comme en ont fait foi certains très bons journalistes, dont un certain René Lévesque! Ensuite, un tel tribunal irait à l’encontre de la liberté de la presse, garantie par la Charte ¦ des droits et libertés.Les journalistes sont déjà régis par diverses lois, dont la Loi de la presse et la Loi sur le libelle.Le : législateur a toujours estimé jusqu'à présent que le public est ¦ mieux défendu par des lois générales.» Marois rend public un nouveau document sur les universités PAULE DES RIVIÈRES i ; LE DEVOIR Le ministère de l’Éducation a rendu public hier un nouveau document sur les universités qui est plus succinct » qu’un premier projet de politique décrié de toutes parts par ! le milieu universitaire pour son imprécision.Ce nouveau i ; document se situe tout de même dans la foulée du premier.Le nouveau document préparé par Pierre Harvey, fera l’objet d’une consultation au mois de novembre.Cependant, hier, ni les dates ni les modalités de cette consultation n’ont été précisées.Le document aborde cinq grands thèmes; chacun de ces chapitres prend fin avec une ou deux questions.Il est donc question de la mission de l'université, de son accessibilité, de la formation et de l’encadrement des étudiants, de la recherche universitaire dans un contexte où le secteur privé est très présent et enfin des services collectifs attachés à l’université.| Le document aborde brièvement les compressions budgé-i taires qui brillaient par leur absence dans le document initial ^ rendu public en février dernier, ce qui avait grandement mé-; contenté les représentants étudiants, les syndicats de profes-v seurs et les recteurs.Tous avaient en effet noté qu’il était fllu-soire de discuter d’orientation universitaire en faisant abstraction du contexte budgétaire.le nouveau document rappelle 1 que les compressions ont été effectuées pour réduire la dette ; publique et signale que l’université devrait pouvoir éventuelle-• ment profiter de l’amélioration des finances publiques.; Au sujet des frais de scolarité, le document rappelle que • le gouvernement a déjà pris des engagements mais que la I 1 hausse de ces droits partout ailleurs rendra la position du i Québec «de plus en plus singulière».Les réactions n’ont pas été nombreuses hier, plusieurs î porte-parole n’ayant pas encore pris connaissance du nou-;¦ veau projet.L‘ président de la Fédération des professeurs •1 d’université du Québec, Roch Denis, a pour sa part relevé un aspect lui semblant dérangeant, soit que le gouvernement re-• mette sur le tapis son projet d’inciter, par des mesures finan-’ cières, les étudiants à privilégier certaines disciplines menant ; aux formations en demande sur le marché du travail.\ «Nous sommes contre le fuit de favoriser certains sec-'¦ leurs.Cela entraîne une désarticulation de l’université, et I •> souvent, les formations en demande ne le sont plus quelques années plus tard.» Les départs de médecins se poursuivent au CHUM, où l’incertitude continue de heurter les effectifs médicaux.Alors que 80 avaient quitté au cours des 18 premiers mois, une trentaine sont partis depuis avril dernier.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Depuis avril, la saignée des effectifs médicaux se poursuit au CHUM, où une trentaine de médecins de toutes les spécialités médicales ont tiré leur révérence au cours des derniers mois.En mars 1998, le premier bilan des retraites et des départs survenus depuis le regroupement des hôpitaux Saint-Luc, Hôtel-Dieu et Notre-Dame faisait déjà état d’au moins 80 départs de médecins depuis la fusion.Depuis avril, la tendance semble se poursuivre et fait toujours mal au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), où le manque d’effectifs entraîne des problèmes préoccupants, notamment dans des secteurs précaires comme l’anesthésie et la radiologie.Le plus récent des relevés effectués fait état de 31 départs en date d’avril dernier, dont 17 démissions et 14 congés de service.Ces congés de service, accordés d’ordinaire pour une année, ne sont qu’un tampon de sécuri- té avant que la défection effective des médecins n’entre en vigueur.Évidemment, plusieurs de ces départs sont dus à des retraites et un autre, en radiologie, au décès d’un médecin.«En anesthésie, nous avons eu au moins trois départs récents.Dans ce secteur, il y a un problème pour retenir les gens autant que pour les attirer.L’urgence d’un pavillon demeure aussi toujours fragile.Nous nous attardons à régler ce problème», affirme le Dr Louis Dufresne, directeur des services professionnels.Seule consolation, durant la même période, le CHUM a recruté 21 médecins, des jeunes pour la plupart.Le seul hic, c’est que plusieurs d’entre eux, même s’ils bénéficient d’une promesse d’embauche, iront d’abord compléter un fellowship, une formation postdoctorale à l’étranger.Lors de cette formation, nécessaire pour obtenir un poste dans un hôpital universitaire comme le CHUM, plusieurs jeunes médecins se font offrir des postes alléchants et certains ne reviennent malheureusement jamais au bercail.«Une chose qui est importante à dire, c’est qu’il y a aussi des entrées dans une foule de spécialités médicales.Mais malheureusement, ce n 'est souvent pas dans les secteurs où on en a le plus besoin.Ça ne règle pas notre problème en anesthésie et en radiologie», convient le Dr Dufresne.Le manque d’anesthésistes, qui touche la plupart des hôpitaux du Québec, a un impact direct sur le volume de patients opérés et sur les délais d’attente dans plusieurs spécialités chirurgicales.La radiologie, très fortement affectée par les compressions budgétaires, est aussi touchée de plein fouet par l’érosion de ses effectifs.Un radiologiste quittera en janvier prochain et le décès d’un autre, cet été, est venu accentuer le problème.Pour renverser la vapeur, les médecins estiment qu’il faut pouvoir proposer un projet attirant aux jeunes qui sont effrayés par l’instabilité qui règne au sein du CHUM.«Peut-être que si on réussit à préciser notre concept dti CHUM, avec des projets clairs d’ici octobre, ça va amener des gens qui ont pris des congés de service à changer d’idée»( espère le Dr Dufresne.Toutefois, malgré tout le climat d’incertitude qui pèse sur la réorganisation des trois hôpitaux fusionnés, le recrutement se poursuit malgré tout dans certains départements comme celui de médecine.Dans ce département, on a recruté autant de médecins qu’il y a eu de départs.On fait état d’un fort roulement, d’environ 10 % par année.Malgré tout, le directeur des services professionnels s’encourage du fait qu’on parvient encore à recruter des médecins de haut calibre, en rhumatologie, en cardiologie, en neurochirurgie et en hématologie.Plus encore, on parvient même à attirer des médecins du Centre universitaire de santé McGill, où on vit aussi les problèmes associés aux fusions.«Oui, les départs sont inquiétants, mais il faut regarder ces arrivées, survenues malgré la grogne, malgré l'incertitude, dit-il.Je ne suis pas d’un optimisme délirant mais d’un optimisme réaliste.» Manifester.pour se syndiquer JACQUES NADEAU LE DEVOIR i# ¦t* Aj, MO» 52ES3 EX£ —.uSi77 ¦g‘»TAXI.iji-îoTpr.) yJEJi -“-«F J ,IS?73 2-135 LES CHAUFFEURS DE TAXI ont causé tout un embouteillage, hier midi au centre-ville de Montréal, en manifestant pour avoir le droit de se syndiquer.Im manifestation devant le bureau du premier ministre Lucien Bouchard a amené une bonne centaine de taxis devant l’édifice d’Hydro-Québec.Les voitures stationnées en triple file occupaient plusieurs quadrilatères en plein cœur du centre-ville.f Vigie-Energie a deux solutions pour éviter Hertel-Des Cantons LOUIS-GILLES KRANCŒUR LE DEVOIR Vigie-Énergie, une coalition d’organismes environnementaux et sociaux représentant plus de 350 000 personnes, a proposé hier à la commission Nicolet une «alternative» à la construction de la ligne à 735 kV entre les postes Des Cantons et Hertel, en face du centre-ville de Montréal.Comme l’avait fait la veille devant la commission Nicolet l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le groupe s’en est pris au motif d’urgence invoqué par Québec et Hydro-Québec pour court-circuiter le processus d’audiences publiques.Même le premier ministre Lucien Bouchard, ont noté les porte-parole de la coalition, ne savait pas encore tout récemment que la ligne Hertel-Des Cantons ne serait pas prête l’hiver prochain alors qu’on invoque l'urgence de ce nouveau lien pour justifier la précipitation entourant ce dpssier.Vigie-Énergie fait siennes deux des priorités à la source de ces projets, soit le bouclage du poste Saint-Césaire par une autre Québec vient de dévoiler un plan de consolidation du caribou de la région de Charlevoix, qui passe par un meilleur contrôle des prédateurs et un contrôle volontaire des promoteurs d’écotourisme, une nouvelle menace qui pèse sur cette espèce en difficulté.Ix ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) n’entend toutefois pas effectuer de contrôle direct sur les prédateurs que sont les loups et les ours dans le parc des Grands-Jardins, comme il l’a fait pour une autre harde de caribous des bois en difficulté dans le parc de la Gaspésie.A cet endroit, c’est la prédation par les coyotes qui menaçait le troupeau.Ix MEF entreprendra par ailleurs au cours des trois prochaines années une (‘tilde de l’écologie du caribou de Charlevoix ligne et l’ajout de lignes spécifiques en vue de renforcer l’approvisionnement du centre-ville de Montréal.Mais au lieu d’installer une nouvelle ligne de 735 kV de plus de 300 millions, la coalition préconise d’utiliser les emprises existantes de cette région pour augmenter leur puissance et renforcer les liens entre les principales villes de la Montérégie.Son plan alternatif reposerait sur un nouveau lien à 315 kV reliant le poste Hertel à la ville de Saint-Jean, une nouvelle traversée du Richelieu vers le poste Iberville et un bouclage entre ce dernier et Saint-Césaire.Par ailleurs, le renforcement du centre-ville s’effectuerait par une autre ligne à 315 kV, construite dans une emprise existante.Cette ligne relierait les 1500 MW de Beau-harnois, la plus grosse génératrice dont une métropole puisse rêver, au poste Aqueduc du centre-ville, doublant ainsi par une ligne réservée l'approvisionnement en provenance du poijte Hertel.Pour Vigie-Énergie, Beauharnois étant branchée en priorité sur l’Ontario et les Etats-Unis, qu’elle alimente en priorité, la métropole francophone pourrait ainsi, en cas de pépin, compter sur près de 3500 avec un grand nombre d’appareils de télé-métrie.Il saura ainsi où sont situées les aires de mise à bas et les zones fréquentées par la harde selon les saisons.Cela permettra, a expliqué hier Robert Parent, du MEF, de raffiner les modalités d’intervention en fonction des problèmes réels vécus par cette espèce.Ixs caribous de la région de Charlevoix rencontrent un nouveau problème, soit l'écotourisme, qui amène dans son sillage des motoneigistes en hiver, des randonneurs en été, etc.Des pourvoyeurs, dont les caribous fréquentent les territoires en hiver, y voient une nouvelle manne à exploiter.Ix MEF entend réunir tout ce beau monde et imposer la discipline par un code d'éthique.Quant aux loups, leur densité est trop forte actuellement, soit environ huit par KKK) kilomètres carrés.Ixs biologistes estiment qu’il faut ramener cette concentration autour de cinq par 1000 kilomètres MW grâce à l’appui des réseaux du Sud.Il faudrait cependant construire deux nouveaux liens, l’un entre Beauharnois et le poste Châteauguay, un des cinq postes de la ceinture à haute tension de la métropole, ainsi qu’une double ligne entre Châteauguay et Hertel.Ix coalition, qui n’a pas chiffré ces différents projets, a cependant tenu à déposer ce plan pour montrer que le plan d’Hydro-Québec «comportait de sérieuses lacunes».Ix coalition a notamment montré que le comité d’experts mandaté par le conseil d’administration d’Hydro-Québec avait lui-même préconisé «l’intégration rapide des centrales de Beauharnois et de Carillon au réseau de Montréal» et mis en lumière la nécessité d’accorder une priorité égale au raccordement de Montréal à Beauharnois à un nouveau lien avec le poste estrien Des Cantons.Pour la coalition, la modernisation des équipements de transport aux portes de Montréal aurait un autre avantage, soit celui d’augmenter le potentiel de service de ces lignes dans un réseau périurbain en plein développement, en plus d’augmenter leur fiabilité.carrés, ce qui permettrait à la harde d’augmenter ses effectifs d’environ 5 % par année.Ix MEF espère y arriver en encourageant le frappage autour du parc sans avoir à intervenir à l’intérieur.Il reste trois hardes de caribous des bois au Québec, dont deux sont protégées en partie dans les parcs des Grands-Jardins et de la Gaspésie.Une troisième harde, la plus menacée car elle ne compte qu’une cinquantaine de têtes, se trouve en plein territoire d’exploitation forestière de la région de Val-d’Or.Paradoxalement, sa valeur génétique est la plus importante car il s’agit des derniers survivants des hardes qui peuplaient autrefois le sud du Québec.Ix MEF a encore toutes les difficultés du monde à amener les exploitants forestiers, privés et gouvernementaux, à protéger la forêt dont dépend la harde de Val-d’Or.Celle du parc des Grands-Jardins a été réintroduite en 1967 à partir de la harde de Schefferville.EN BREF 151 000 $ pour Montfort (Le Devoir) — Sept semaines après le lancement de sa campagne de financement, dont une opération télévisée sur RDI, S.O.S.Montfort a réussi à amasser 151 000 $ en plus d’obtenir l’appui de la Société Saint-Jean-Baptiste et de la CSN.Cet argent servira à financer le recours devant les tribunaux contestant la décision de la Commission de restructuration des soins de santé de l’Ontario, qui condamne l’hôpital spécialisé Montfort, le seul hôpital universitaire francophone en Ontario, à devenir une grosse cli- • nique.Une requête en révision judiciaire de cette décision a été déposée le 30 juillet et la date de l’audience de la cause devrait être connue très bientôt.Les organisateurs avaient lancé un appel aux Québécois pour qu’ils leur manifes-; tent leur appui dans cette lutte, devenue; un véritable symbole de la résistance du fait français à l’extérieur du Québec.Ils , se disent satisfaits de la réponse puisque environ 40 % des dons téléphoniques, par le moyen d’une ligne 1-900, proviennent de la Belle Province.De son côté, la Société Saint-Jean-Baptiste versera aujourd’hui 5000 $ au Fonds de résistance et devrait être imitée par la CSN alors qu’une proposition de don de 5000 $ sera examinée par son conseil confédéral du 8 octobre prochain.CEQ: les enseignants changent d’image (Le Devoir) — La Fédération des en-, seignantes et enseignants des commissions scolaires, le plus gros groupe de la CEQ, change de nom pour devenir la Fédération des syndicats de l’enseignement.Cette modification survient au moment où les 75 000 membres de cette fédération s’apprêtent à négocier le renouvellement de leur convention collective avec le gouvernement.Un nouveau logo a aussi ; été préparé pour accompagner ce ; changement de nom.i i I La Fondation Louis-Pasteur a pignon sur rue à Montréal L’Institut Pasteur a choisi Montréal pour loger la deuxième de ses fondations créées pour recueillir des fonds afin dé contribuer aux recherches sur les maladies infectieuses parasitaires et immunitaires du célèbre institut fondé en 1,887; par Ixuis Pasteur.Après celle des Etats-Unis, la fondation canadienne Louis-PaS-teur à Montréal sera appelée à dévelopf per des programmes de collaboration et de formation entre des chercheurs canadiens et de l’institut.Une soirée-bénéfi-j ce est d’ailleurs prévue le 23 octobre ! prochain afin de financer ces nouvelle^ activités.i Les conseils d’établissement sont en place • Ixs écoles avaient jusqu’au 30 septembre pour mettre sur pied leur conseil d’établissement, une nouvelle structure constituée de parents et de membres dû personnel.Il semble bien que les chosds se soient déroulées fondement dans la j plupart des écoles.A la Commission scolaire de Montréal, toutes les écoles pri-; maires et secondaires, soit 163, ont leur conseil.Dans la majorité des écoles pri) maires, six parents siégeront au conseil, et dans la majorité des écoles secondaires, ce seront huit parents.Ces conseils, qui ont des pouvoirs assez étendus sur la vie de l’école, sont présidés : par un parent.Ix directeur n’y a pas droit de vote.Québec dévoile son plan de consolidation du caribou dans Charlevoix LO U I S - G I L L E S FRAN C (EU R LE DEVOIR I.K I) E V 0 I H , I.E .1 E I' I) I I 0 < T 0 15 lî E I !» !» S LE' POLITIQUE Sortie retentissante de l’ex-actuaire en chef fédéral Bernard Dussault affirme qu ’on lui a demandé à deux reprises de modifier son rapport sur le Régime de pensions du Canada afin de ne pas embarrasser le ministre des Finances Le renvoi de l’actuaire en chef Bernard Dussault n’a été motivé que par un différend administratif tenace, soutient son patron, le surintendant des institutions financières, John Palmer.Mais les soupçons de motivations politiques se sont accentués hier après que M.Dussault eut révélé que M.Palmer lui avait demandé de modifier certains calculs relatifs au Régime de pension du Canada afin de ne pas embarrasser le ministre des Finances.MANON C O K N E L LIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le surintendant des institutions financières a tenté à deux reprises de faire modifier un délicat rapport sur le Régime de pensions du Canada dans le seul but de ne pas embarrasser le ministre des Finances, affirme Bernard Dussault, l’actuaire en chef aujourd’hui congédié.«Ix 19 man et le 18 avril 1998, M.Fainter m ’a demandé: “Change ce chiffre parce que ça va embarrasser le ministre"», a confié Bernard I kissault hier au Devoir.L’ancien actuaire en chef, qui conteste son congédiement, a décidé de rendre ce fait public après avoir vu son ancien supérieur, le surintendant John Palmer, attaquer ses qualités de gestionnaire sur la place publique et soutenir avec insistance n’avoir jamais remis en cause son indépendance.M.Palmer a soutenu en conférence de presse hier que le renvoi de M.Dussault, à la fin d'août, n’était attribuable qu’à des «différends persistants en matière de gestion».Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que ce congédiement n’était pas relié à un litige sur l’indépendance de l’actuaire ni à ses travaux sur le Régime de pensions du Canada.«Je n’aurais pas révélé cette affaire, mais il a trop insisté.Il a poussé trop loin», de dire Bernard Dussault.Il n’a aucune preuve écrite pour prouver les graves accusations qu’il porte, mais il se dit prêt à les répéter sous serment ou même à se soumettre à un détecteur de mensonges.Ses dernières révélations viennent attiser les soupçons de motivation politique qu’expriment, depuis le début, les partis d’opposition.L’Institut canadien des actuaires, les réformistes et les conservateurs ne cessent de s’interroger sur le moment choisi pour le mettre à la porte.L’actuaire en chef a pour tâche d’établir de façon indépendante des prévisions actuarielles d’une foule de régimes de pensions.Le plus gros morceau à son menu, et le plus délicat sur le plan politique, est le Régime de pensions du Canada (RFC).Or, le renvoi de M.Dussault est survenu alors qu’il complétait une évaluation en profondeur de la viabilité du RFC.Ce rapport triennal sur le RPC est confidentiel tant qu’il n’a pas été remis au ministre, mais les rumeurs voulaient que certaines de ses conclusions soient embêtantes pour le gouvernement, en particulier pour le ministre des Finances, Paul Martin.Le rapport aurait montré que les hausses des cotisations au RFC, amorcées en janvier dernier, étaient insuffisantes pour assurer la viabilité à long terme du régime, contrairement à ce qu’avait assuré avec véhémence M.Martin.Pressé de questions, M.Palmer a nié toute ingérence politique.rtantes pourraient être prises très bientôt.Milosevic, a souligné le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, sera désormais jugé «sur ses actes, et non ses mots».Les 6 et 7 octobre, Kofi Annan se prononcera devant le Conseil de sécurité sur le respect par les parties en conflit de la résolution 1199 de l’ONU qui réclame l’arrêt immédiat des hostilités, l’ouverture de négociations entre Belgrade et les séparatistes de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), et des mesures d’urgence pour les réfugiés afin d’éviter une «catastrophe humanitaire» cet hiver.La résolution stipule que l’ONU prendra des «mesures supplémentaires» — sans en préciser la nature —si ses clauses ne sont pas respectées.Que Milosevic bouge.Après des entretiens téléphoniques avec ses homologues de l’Union européenne et le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright, Robin Cook a déclaré que Milosevic «ferait bien de commencer à bouger».Cette mise en garde fait suite à la publication des informations sur le massacre d’une trentaine de personnes au Kosovo, notamment samedi dernier dans le village de Gornje Obrinje, à 30 kilomètres à l'ouest de Pristina.«La plupart des victimes itaient des femmes et des enfants.Ce n’était pas un acte de guerre.C'était un crime de sang froid», a dit Cook aux journalistes.«Il ne doit pas y avoir d’immunité pour un tel acte de haine ethnique.» Belgrade a démenti toute responsabilité dans ces massacres et déclare que ses opérations militaires contre les séparatistes kosovars sont terminées.Cette affirmation est démentie par les faits — des combats sont toujours signalés dans la province serbe — et mise en doute par les Occidentaux.Un correspondant de Reuters a rapporté mardi avoir vu les corps de 16 civils — des femmes, des enfants, des vieillards — morts égorgés ou tués d’une balle dans la tête par des hommes de la police serbe et de l’armée yougoslave.Et hier, un jeune homme de souche albanaise a affirmé à Reuters être le seul survivant du massacre de 14 personnes, samedi, par l'armie serbe dans le centre du Kosovo.Par la voix de son porte-parole, Koli Annan a «condamné vivement ces actions» et enjoint les autorités yougoslaves à ne pas les reproduire.De son côté, la Maison-Blanche voit dans ces massacres — qui démontrent selon elle la brutalité des autorités serbes — une justification supplémentaire de la nécessité de l’emploi de la force.Paris a pour sa part estimé que l’avertissement lancé à Belgrade par l’ONUet le Groupe de contact à propos de la situation au Kosovo ne semblait pas avoir été entendu et a rappeli que «toutes les options, y compris militaires», restaient ouvertes.La Russie a toutefois de nouveau fait savoir qu’elle était hostile à l’option militaire.L’Autriche, qui préside actuellement l’Union européenne, et la Grande-Bretagne, ont demandé l’ouverture d’une enquête internationale sur les exécutions de civils.Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Sadako Ogata, a dénoncé pour sa part, de retour d’une mission au Kosovo, «un usage excessif de la force» par la police serbe.A Genève, la commission internationale des juristes, qui cherche à faire appliquer le droit international sur la planète entière, a accusé Milosevic d’imposer «un règne de la terreur injustifié».CISJORDANIE Des grenades font 23 blessés à Hébron Israéliens et Palestiniens s'en rejettent mutuellement la responsabilité Javier Solana, secrétaire général de l’OTAN EN BREF Meciar annonce un départ prochain Bratislava (Reuters) — Le premier ministre slovaque Vladimir Meciar a annoncé hier qu’il ne participerait pas au prochain gouvernement, après la cuisante défaite de sa coalition aux élections légéslatives de dimanche dernier.«Compte tenu des résultats des élections, j’ai annoncé au président du Parlement, Ivan Gaspa-rovic, que je n’accepterai pas de former un gouvernement ou de participer sous quelque forme que ce soit à un nouveau gouvernement», a-t-il expliqué à la télévision, dans sa première apparition publique depuis dimanche.Meciar n’a pas précisé s’il démissionnait.Mais il a laissé entendre à plusieurs reprises que c’était la dernière fois qu’il participait à l’émission intitulée «Et maintenant, M.le premier ministre?».Notre nouvelle collection Automne-Hiver est arrivée! $lulo 402 -HOMMC* À votre service depuis 20 ans COSTUMES importés d’Italie au prix de gros 1 0 0 % laine Coupe exclusive De 299 $ à 499 $ le costume Du lundi au vendredi De 9 h 30 à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O., Suite 200, Montréal (514) 861-3636 ABU IIAIKAI.REUTKRS Des Palestiniens fouillaient hier les débris d’un taxi.Vf,!*-—» 0ÜÜ AGENCE FRANCE-PRESSE Hébron — Vingt-trois personnes, douze militaires israéliens et onze Palestiniens, ont été blessées hier par l’explosion de deux grenades à Hébron en Cisjordanie, selon des témoins et des sources militaires israéliennes.Des témoins palestiniens ont affirmé que les grenades visaient les Palestiniens et ont été jetées par un colon juif qui a pris la fuite.Mais des sources militaires israéliennes ont démenti cette version, affirmant que les grenades avaient été jetées par un Palestinien sur une jeep de gardes-frontières israéliens.Le Palestinien a ensuite été blessé par les militaires mais a pu s’enfuir en zone autonome palestinienne, selon les mêmes sources.L’incident a eu lieu dans la partie de Hébron occupée par l’armée israélienne.Les explosions ont endommagé la jeep militaire, blessant ses passagers et des gardes-frontières à pied autour, ainsi que des Palestiniens dans deux voitures avoisinantes qui ont pris feu.Un des gardes-frontières a été blessé grièvement et deux autres sérieusement, selon les sources militaires israéliennes.Le propriétaire d’une des voitures endommagées, M.Yasser Moussa Taraïra, 23 ans, lui-même blessé, a raconté à l’AFP: «J’étais près de ma voiture quand j’ai vu une voiture métallisée qui s’est enfuie.J'ai vu le conducteur, un colon, jeter la grenade qui est tombée juste sous le chassis de ma Peugeot».Le conducteur de l’autre voiture palestinienne, M.Mohammed Chéhadé Abou Zahra, 38 ans, a déclaré quant à lui: «J’étais assis dans ma voiture quand j’ai entendu une explosion.J’ai vu un colon jeter quelque chose».L’attentat a eu lieu le jour de Kip-pour (Grand Pardon), le jour le plus saint du judaïsme, pendant lequel les juifs pratiquants doivent jeûner et s’abstenir de toute action, notamment de conduire en voiture.Aussitôt après l’explosion, des soldats ont ouvert le feu, blessant à la jambe l’une des victimes palestiniennes.Des Palestiniens ont aussi jeté des pierres et des colons ont essayé d’entraver l’évacuation de blessés vers des hôpitaux palestiniens, selon des témoins.L’armée a aussitôt imposé le couvre-feu sur la zone sous son contrôle.Cette mesure ne s’applique pas aux quelque 400 colons juifs qui y sont installés.Hébron, dans les montagnes du sud de la Cisjordanie, est un foyer de tension israélo-arabe, en raison notamment de la présence des 400 colons juifs installés au coeur de la ville de 120.000 habitants.Lundi, une Israélienne de 40 ans avait été blessée dans cette ville quand un Palestinien avait tiré au pistolet sur un groupe d’Israéliens en visite.Par ailleurs, les services de sécurité palestiniens ont découvert ces derniers jours un atelier d’explosifs dans le secteur de la ville de Hébron sous leur contrôle, ont indiqué hier des sources de sécurité.Trois cent kilogrammes d’explosifs prêts à sauter ont été trouvés dans cet atelier situé dans la maison d’un sympathisant du Mouvement de la Résistance islamique (Hamas), selon les mêmes sources.Une demi-tonne de matériel chimique destiné à la fabrication d’explosifs supplémentaires a été également découverte.Le propriétaire aurait été en contact avec deux chefs militaires du Hamas, les frères Adel et Imad Awadallah, tués par l’armée israélienne le 10 septembre dernier près de Hébron.La branche armée du Hamas, le groupe Ezzedine al-Kassam, a menacé Israël d’attentats à grande échelle après la mort des deux frères.Un autre activiste du Hamas a été tué mardi par l’explosion d’une bombe à Ramallah et les Palestiniens ont accusé les services israéliens de l’avoir assassiné.Israël a évacué la majeure partie de Hébron passée sous le contrôle de l’Autorité palestinienne en janvier 1997, mais a maintenu une forte présence militaire dans un cinquième de la cité, autour des maisons transformées en camps retranchés où vivent les colons.prochaines sessions: ?Les jeudis à parti du 1er octobre ?Les samedis à pai ?Les lui COURS DE CUISINE POUR TOUS TECHNIQUES DE BASE ?Les du 5 Cours offerts en après-midi et en soirée Horaires flexibles Académie Culinaire 360, rue du Champ-dc-Mars, Montreal Métro Champ-de-Mars • Slat, jtuhlie :(5!4)393-8111 1 DIRECTEMENT DE L'IMPORTATEUR n/m/wr/fi/to n laca rcli Q^no, Depuis 25 ans .M,„(l00V*Vîi .Vêtements et accessoires de marques renommées au prix de gros 10 h à 18 h SAM 10 h à 16 h Soir sur rendez-vous 2015 Drummond (coin Maisonneuve) Montréal (514) 845-6067 MÊMES PROBLÈMES FlESSrâSEa LA SOLIDARITÉ (514) 257-8711 1-888-234-8533 www.devp.org f DËHELOPPEvWENr EfPXIX Sur la «route de la mort» AGENCE FRANCE-PRESSE Colombo — Une féroce bataille entre armée et guérilleros tamouls a fait rage pour le quatrième jour hier clans le nord du Sri Lanka pour le contrôle, au prix de centaines de victimes, d’une route stratégique baptisée «route de la mort».L’armée srilankaise a annoncé avoir capturé la ville de Mankulam, aux portes de laquelle elle butait depuis le début de l’année, après des affrontements ayant fait 100 morts chez les soldats et les rebelles des Tigres de l’Ea-lamTamoul (LTTE).Les guérilleros ont de leur côté fait remettre aux autorités les cotps de 600 soldats tués les jours précédents dans la bataille pour deux villes voisines, Killinochchi, tombée aux mains du LT LE, et Paranthan.Plusieurs dizaines de milliers de soldats srilankais tentent depuis mai 1997 d’ouvrir sur 75 kilomètres la route stratégique sud-nord Vavuniya-Killinoch-chi.Cette voie cruciale relie au reste de l’île la péninsule septentrionale de Jaffna, anciep bastion du LT l’E qui lutte pour un État indépendant dans le nord et l’est du pays.Plusieurs milliers de soldats et de guérilleros ont trouvé la mort en près d’un an et demi de combats le long de cette route, parmi les plus féroces depuis le début, il y a un quart de siècle, de la guerre contre le LTTE, qui a fait plus de 55 000 morts.Selon un communiqué militaire, Mankulam est tombée hier matin aux mains de l’armée.«Les terroristes utilisaient Mankulam comme leur point le plus stratégique, avec des bunkers renforcés et des positions défensives.Ils ont subi de lourdes pertes au cours de ces combats», a indiqué le communiqué.Les analystes notent cependant que cette victoire, si elle est confirmée, n’est qu'une consolation pour la perte mardi, selon des sources de défense, de Killinochchi, ancien bastion tamoul repris p;tr les rebelles, à 30 kilomètres plus au nord.L’armée avait indiqué mardi que les combats (xtur le contrôle de cette localité avaient fait 200 morts parmi les soj-dats et 377 parmi des séparatistes en trois jours.Mais le LTTE a remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) 600 corps de soldats qui auraient été tués au cours de ces mêmes combats, selon le CICR.«Six cents corps nous ont été remis.Nous allons les transporter et les remettre aux autorités militaires de Vavu-niya», a précisé un responsable du CICR à Colombo, joint par téléphone depuis New Delhi.Selon la radio des Tigres, ces derniers devaient de leur côté enterrer dans leur «cimetière des héros» 240 de leurs hommes tués dans la bataille pour Killinochchi, menée personnellement par le chef des Tigres, Velupillai Prabhakaran.Les autorités srilankaises étaient d’autre part toujours hier à la recherche d'un avion civil qui a disparu mardi lors d’un vol entre Jaffna et Colombo avec 54 personnes à bord.Selon un responsable de la compagnie, Iiontür, l’appareil aurait pu être détourné, le LTTE ayant récemment menacé d’abattre les avions de Lionair et d’une autre ligne privée, Monara, si elles n’arrêtaient pas leur trafic aérien avec Jaffna.Ix LTTE accuse notamment les compagnies d’acheminer dans cette ville isolée du reste du pays par la guérilla des soldats habillés en civil.MALAYSIA Anwar est brutalisé en prison REUTERS Kuala Lumpur — L’ancien vice-premier ministre malaysien Anwar Ibrahim, limogé le 2 septembre et arrêté le 20, a été victime de sévices (rendant sa détention, a déclaré hier un médecin après l’avoir examiné.«En tant qu’expert, [je peux dird] qu’Anwar Ibrahim a été touchi à ta tempe gauche et au cou et qu'il a subi des traumatismes qui ont entraîné des plaies résiduelles au-dessus de la paupière gauche», écrit le D' Ahmad Shu-kri Mohamed dans son rapport, effectué à la demande de l’épouse d’Anwar.Le premier ministre Mahathir Mohamad avait auparavant estimé que son ancien ministre s’était infligé lui-même ces blessures.Ibrahim a plaidé non coupable hier des nouvelles charges retenues contre lui.Ut veille, au Palais de justice de Kuala Lumpur, la justice lui avait notifié neuf chefs d’inculpation pour corruption et crime sexuel.Hier, il comparaissait au tribunal de Petaling Jayà, une ville proche de la capitale, où il a été inculpé de sodomie. I.K i) E V OIK.I.E .1 E I I) I I * 11 O ( T O I! It E I !l !1 K A ?|i J .\l 0 N I) I < ?j t Affaire Stepinac Le pape réveille le passé nazi en Croatie LO U I S - M A RIE TATT EVIN AGENCE FRANCE-PRESSE Zagreb —Jean-Paul II, attendu demain à Zagreb, va béatifier le cardinal Stepinac, un acteur controversé de la période oustachi, au moment même où la Croatie tente de régler enfin ses comptes avec son passé.I.e pape a décrété en juillet qu’Alojzije Stepinac était mort en martyre, accréditant la thèse de son empoisonnement par les communistes yougoslaves, et relançant du coup l’affaire Stepinac.C’est non seulement sa mort en 1960 à 62 ans, de maladie ou assassiné, mais toute son action comme archevêque de Zagreb, sous le régime oustachi allié d’Adolf Hitler, qui alimente encore la polémique.le nouveau pouvoir croate de Franjo Tudjman l’a réhabilité en 1992, mais fait lui-même face à des accusations de révisionnisme dont il tente de se dégager par des avances en direction d’Israël et le procès d’un tortionnaire oustachi, Dinko Sakic.Stepinac a collaboré avec le régime nazi d’Ante Pavelic et était au courant des massacres de Juifs, Serbes, ou Tziganes, écrivait en juillet le quotidien serbe Politika, résumant les accusations des communistes yougoslaves contre le prélat après la deuxième guerre mondiale.«Le cardinal Stepinac a clairement et ouvertement parlé en faveur des juifs, et il l’a fait à un moment où beaucoup de religieux dans d'autres pays européens ne voulaient pas en faire autant», rétorquait récemment l’archevêque de Zagreb, Josip Bozanic.Stepinac a été condamné en 1946 à seize ans de prison, et a achevé sa peine en 1951 en résidence surveillée dans son village natal de Krasic où il est mort neuf ans plus tard, après avoir été nommé, cardinal par Pie XII en 1953.À Split, le port sur l’Adriatique où Jean-Paul II dira la messe dimanche, il y a encore dans la vieille ville une rue Mile Budak, un ministre oustachi signataire des lois'raciales qui identifiaient un «problème juif».Rt ce nom ne date pas de la guerre, mais de 1992: c’est le gouvernement Tudjman qui a rebaptisé ainsi des rues dans une dizaine de villes.1 M.Tudjman, accusé de révisionnisme après la publication d’un livre où il minimisait l’Holocauste et le rôle du ré-giiùe fasciste croate dans l’extermination de 30 ()()() juifs, essaie depuis deux ans de se rendre en visite en Israël, malgré l’hostilité exprimée par des parlementaires israéliens et le centre Simon Wiesenthal de Jérusalem.les choses bougent finalement: les deux pays ont établi des relations diplomatiques en septembre 1997, et le ministre des Affaires étrangères Mate Granic s’est rendu en mai dernier à Jerusalem où il a demandé pardon pour «les persécutions, les souffrances et la tragédie imposées aux juifs de Croatie parle régime oustachi».Il a encore été question du régime oustachi avec l’extradition d’Argentine en juin de Dinko Sakic, qui commandait le camp de concentration de Jasenovac, où des dizaines de milliers de Serbes, Juifs, Tziganes, Croates anti-fascistes, 500 000 selon le Centre Wiesenthal, ont été exterminés.Sakic, 76 ans, sera jugé bientôt à Zagreb en compagnie de son épouse Nada, 72 ans, elle aussi ancienne gardienne d’un camp nazi, dont Zagreb a également demandé l’extradition.Ix»s pays étrangers qui poussent la Croatie sur la voie de lit démocratie, Etats-Unis en tête, ont déjà mis en garde le gouvernement contre un procès Sakic escamoté, et Zagreb a donné des assurances.Le nom de M.Tudjman sera donc probablement de nouveau prononcé, lui qui avait — selon Sakic lui-même — remercié le président argentin Carlos Menem à Buenos Aires en 1994 «de ce que l’Argentine a recueilli les patriotes croates à la fin de la guerre».M.Tudjman essaie depuis deux ans de se rendre en visite en Israël, malgré l’hostilité exprimée par des parlementaires israéliens et le Centre Simon Wiesenthal En quête d’une Europe sociale Onze des quinze gouvernements de l’Union sont de gauche L’élection de Gerhard Schroder à la Chancellerie en Allemagne change la donne dans l’Union: les quatre principaux pays membres ont désormais une majorité de gauche.Ils souhaitent infléchir la construction européenne vers plus de solidarité.Reste à trouver une politique étrangère commune.GARETH WATKINS RKCTKRS Contexte et amitiés aussi: le premier ministre français Lionel Jospin (à droite) recevait hier le chancelier élu Gerhard Schroder à l’hôtel Matignon.ERIC LE BOUCHER LE MONDE La victoire de Gerhard Schrôder aux élections législatives allemandes place les dirigeants européens devant une «lourde responsabilité» a déclaré Lionel Jospin à l’occasion de la journée parlementaire du Parti socialiste, à Tours, mardi 29 septembre, à la veille de sa rencontre avec le futur chancellier allemand.Celle de bâtir une Europe plus sociale, plus solidaire, plus «au service des peuples européens», comme l’a expliqué Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale.Onze gouvernements parmi les quinze pays membres sont maintenant à majorité de gauche; seuls échappent l’Espagne, l’Irlande, la Belgique et le Luxembourg.L’alternance en Allemagne va installer, à la Chancellerie de la première puissance économique européenne, un socialiste dont la première déclaration a été: «Mon objectif principal sera de combattre le fléau du chômage».«Un tronc commun» L’Europe sociale ?Jusqu’ici les socialistes au |X)uvoir, en particulier en France, ont toujours expliqué qu’il ne |X)uvaient engager telle ou telle réforme «de gauche» parce que l’Europe, depuis 1958, était une construction libérale.Et le fait est que la liberté, de produire et d’échanger, est l’inspiratrice du Traité de Rome.Agriculture, marché commun, monnaie unique, les pierres se sont ajoutées les unes aux autres, dans une volonté d’intégration qui signifiait toujours plus de libre concurrence entre les Six, puis les Neuf puis les Douze puis les Quinze.Onze gouvernements de gauche peu-vent-il infléchir ce cours?Le contexte semble favorable.lit crise asiatique, transformée en tempête financière mondiale, a jeté le doute dans les esprits les plus orthodoxes: le marché ne conduit-il donc pas forcément au monde idéal?Lejaisser-faire a-t-il besoin d’une régulation, l’Etat a-t-il encore un avenir?Bill Clinton lui même, président de la plus grande puissancecoeur du capitalisme, vient d’inviter «les dirigeants progressistes» de la planète à fonder «une troisième voie», concept très flou mais dont on comprend qu’il se décale de l’idéologie libérale triomphante des années 80 et 90.Contexte et amitiés aussi.Ijes douze dirigeants roses se fréquentent depuis longtemps.Certains ont des liens organiques au sein du parti des socialistes européens et ils ont noué des relations personnelles, s’invi-tant l’un l’autre à leur domicile.Leurs philosophies diffèrent, concède-t-on côté du gouvernement français, mais ils partagent «ttn tronc commun» qui devrait permettre cette construction progressive d’une Europe sociale.Quatre axes sont avancés, tous économiques.Le soutien de la croissance, d’abord.Que ce soit en suivant l’idée avancée par Romano Prodi, président du Conseil italien, qui veut utiliser les réserves des banques centrales, ou bien par pression sur ces banques centrales pour quelles abaissent les taux comme l’a demandé Oskar Lafontaine, ou bien encore par une politique budgétaire moins soucieuse de rigueur maastrichienne.L’important est que l’en- semble soit coordonné, tel est le deuxième axe.Ia‘ troisième est de l’ordre de ht régulation: le principe de concurrence doit pouvoir s’accompagner de règles communes définies autrement que par «le moins disant».Ce peut-être le cas en matière de services publics ou de fiscalité du capital, le SRI ) allemand étant favorable à l’imposition de minima européens.Reste, enfin, le cadre des institutions européennes elles-mêmes.On assure à Paris que tous les gouvernements de gauche partagent une volonté d’aller vers plus d’intégration.Est-ce crédible?Les difficultés de bâtir une Europe sociale sautent aux yeux.Outre les divergences sans doute plus fondamentales qu’on ne le dit à Paris entre les onze roses — M.Schrôder aspire à «un nouveau centre» et pas à une nouvelle gauche —, le plus dur sera de vaincre le retour du sentiment de «l’intérêt national » partout en Europe.M.Schrôder est décrit comme «d'abord allemand» avant d’être social-démocrate.MM.Jospin et Chirac vantent la nation.Ia1 test sera budgétaire: sans argent, l’Europe sociale restera un slogan, or personne pour l’instant n’est prêt à contribuer plus au budget communautaire.En politique étrangère, l’Europe rose n’existe pas L'EUROPE DE GAUCHE Ixts socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes sont à la tête de onze gouvernements.En dehors de l’Allemagne et de la France, il s'agit des suivants: CLAIRE TRÉAN LE MONDE Le fait que l’Europe soit désormais majoritairement sociale-démocrate ne suffira sans doute pas à donner un nouvel élan à sa politique étrangère commune.L’effet de cohésion ne semble guère devoir jouer dans ce domaine, où les insuffisances et les ratages n'ont jamais eu pour cause l’appartenance des gouvernements à des familles politiques différentes.Si l’on s’en tenait aux positions prises par le SPD dans l’opposition et par les Verts au cours de l’histoire récente, on pourrait même redouter le contraire.Il suffit de se souvenir de l’époque héroïque du pacifisme allemand, au début des années 80 : c’est à Helmut Kohl que François Mitterrand alla prêter main-forte, lorsque socialistes et écologistes s’opposaient massivement à l’installation de nouvelles armes nucléaires en Allemagne.Pour socialiste qu’il fût, le président français jugeait que le «parti frère» était dans l’erreur et manquait à des alliances plus fondamentales que les solidarités partisanes.Le SPD a certes évolué.Mais il est resté jusque très récemment fortement imprégné de ce pacifisme, contre lequel le chancelier Kohl luttait pour appeler l’Allemagne à ses responsabilités internationales.La guerre sévissait en Bosnie.Helmut Kohl, qui avait poussé à l’indépendance des Républiques ex-yougoslaves et qui devint au lil des mois de plus en plus partisan d’une intervention forte de l’Occident contre l’agresseur serbe, était ligoté par une totale absence de consensus chez lui.Il a fallu attendre juin 1995 jxiur que le Bundestag autorise pour la première fois la participation de la Bundeswehr à une mission de combat, celle de la Force de réaction rapide déployée en Bosnie à l’initiative de la France et de la Grande-Bretagne.Oskar Lafontaine, à l’époque, avait pris la tête des «pacifistes», Rudolf Scharping était lui aussi non interventionniste.Gerhard Schrôder en revanche, devant l’indignation que soulevait dans l’opinion allemande le «nettoyage ethnique» en Bosnie, fut de ceux qui estimèrent le moment venu de réviser des dogmes qui n’avaient plus d’autre motif qu’un jeu politicien étroit.Quant aux Verts, pas plus tard qu'en mars, lors de leur congrès de Magdebourg, ils en étaient encore à réclamer — à une très faible majorité il est vrai — un retrait des soldats allemands de la force déployée par l’OTAN en Bosnie pour y garantir les accords de paix; puis, plus récemment encore, la dissolution de l’OTAN, carrément.Leur chef de file, Joschka Fischer, qui, sur tous ces sujets, a pris des ixisitions inverses, estime aujourd’hui avoir mérité le poste de ministre des Affaires étrangères.Si ne comptaient que ces seules considérations, le changement de gouvernement à Bonn devrait donc plutôt inquiéter l'Europe, qui dit aujourd’hui ne pas vouloir rejouer à propos du Kosovo la même partie perdante qu’à propos de la Bosnie.C’est sous l’impulsion non pas des Etats-Unis mais de la France cohabitationniste et de l’Allemagne de Kohl, avec l’appui désordonné de Tony Blair, que les Européens sont parvenus en 1995 à initier contre Milosevic une réaction occidentale à peu près cohérente (dont l'issue reste au demeurant incertaine).Gerhard Schrôder, dans ses déclarations de lendemain de victoire, a paru quelque peu en retrait sur le sujet, mais plus par ignorance du dossier que par conviction.Si l'on y ajoute le fait que certains ténors du SPD, promis aujourd’hui à de hautes fonctions, sont passés à côté de l’Histoire, en particulier au moment de la réunification de l’Allemagne, tout porterait à s’inquiéter plutôt qu’à fêter benoîtement l’avènement de l’«Europe rose».Mais les hommes changent au pouvoir, et les partis s’amendent.Gerhard Schrôder a déjà dit qu’il opterait globalement pour la continuité en politique étrangère et que la «dissolution» de l’OTAN, notamment, lui paraissait hors de propos.L’Allemagne restera vraisemblablement, avec lui, d’abord atlantiste plutôt que francophile et européenne sur toutes les questions qui touchent à la sécurité.Des questions à propos desquelles, d’ailleurs, l’Internationale socialiste n’a pas de positions affirmées.Les appartenances politiques, les solidarités partisanes, n’ont que peu d’influence sur les sujets de politique étrangère commune, beaucoup moins en tout cas que les sensibilités historiques ou les intérêts nationaux.¦ Autriche: gouvernement de grande coalition entre les sociaux démocrates (SPO) et les conservateurs (OVP).Chancelier Viktor Klima (SPO) ¦ Danemark: gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates (SD) et radicaux.Premier ministre: Poul Nyrup Rasmussen (SD).¦ Finlande: gouvernement de coalition entre le parti social démocrate (SDP), le parti de la coalition nationale (Kok, centre droite), le parti suédois (SFP) l’Alliance de gauche (V) et les Verts (GL).Premier ministre: Paavo Lipponen (SDP).¦ Grèce: gouvernement socialiste (PASO K).Premier ministre: Constantin Similis (PASOK).¦ Italie: gouvernement de coalition entre le parti démocratique de gauche (PDS), le p;irti populaire italien (PPI), Rinnovamento Italia-no (Id), les Verts, l’union démocratique.Résident du Conseil: Romano Prodi (PPI).¦ IViys-Bas: coalition entre le parti travailliste (INclA), le parti jxipulaire pour la liberté et la démocratie (WD, libéral) et Démocratie 66 (centriste).Premier ministre: Wim Kok (IVdA).¦ Portugal: gouvernement socialiste.Premier ministre : Antonio Guterres (PS).¦ Royaume Uni: gouvernement üavailliste.Premier ministre : Tony Blair (Labour party).¦ .Suède: le gouvernement n’a pas encore été formé.Le parti social-démocrate reste la première formation, mais doit chercher des partenaires pour une coalition.À partir du 5 octobre UN APPEL DE MONTRÉAL À VANCOUVER SERA UN APPEL LOCAL » * ’ ' ’ 'V- • ' .•••.(ET VICE VERSA).• .-«4 i NOKIA CARTEL RESOLUMENT ! 1 800 462-4463 Rogers Cantel Inc." AT&T Corp.Ulilisé sous licence. I.K I) V.V OIK.I.K .1 K V I) I I O (' T 0 It It K I II II R A 8 EDI T 0 R, I A L Des élections cet automne Bernard Descôteanx Ije Québec est en campagne électorale virtuelle depuis la rentrée d’automne.Chaque geste du gouvernement, chaque revendication d’un groupe de pression, tout prend depuis un mois une saveur électorale.En multipliant les indices tantôt en faveur d’une élection à l’automne, tantôt en faveur d’une élection au printemps, le premier ministre Lucien Bouchard crée une incertitude malsaine.L e déclenchement d’une élection est la décision la plus cruciale qui soit pour un chef de gouvernement.Elle mérite réflexion car au bout du compte, c’est l’avenir de son gouvernement et son avenir personnel qui sont en jeu.Pierre Marc Johnson et son frère Daniel peuvent témoigner qu’il est difficile de survivre à une défaite électorale.On comprend que le premier ministre Lucien Bouchard veuille mesurer la température de l’eau, lui qui en sera à sa première rencontre à titre de chef de parti avec l’électorat depuis qu’il a pris les rênes du gouvernement québécois.Dans une entrevue au Devoir au mois d’août, il disait de cette prochaine élection quelle serait «certainement le plus grand combat politique que j'aurai livré dans ma vie».Que les partis politiques et leurs chefs se préparent à un prochain scrutin est chose entendue.11 y a maintenant un peu plus de quatre ans que les Québécois élisaient le Parti québécois et les prochaines élections devront avoir lieu avant la limite légale de cinq ans qui est septembre 1999.Mais que le Québec soit déjà atteint de fièvre électorale — et que cette fièvre risque de se prolonger encore un an — n’est pas chose raisonnable car, à partir de maintenant, toute décision que prendra — ou ne prendra pas — le gouvernement sera analysée à l’aune électorale.Ainsi, qu’il s’agisse des négociations avec les producteurs de porc, de l’avenir des Expos ou du conflit à l’OSM, comment ne pas se demander si l’intérêt soudainement ravivé de Lucien Bouchard pour ces dossiers ne participe pas d’un calcul politique.Il serait naïf de penser que les stratégies électorales n’entrent pas pour une part dans les décisions gouvernementales et aussi naif de croire que les groupes de pression ne tenteront pas de profiter de la situation.L’impatience du chef péquiste, qui n’a d’égale que celle du chef libéral, montre que le Québec est mûr pour des élections.Les deux grands partis sont prêts et sont en mesure de proposer aux Québécois des choix clairs, que ce soit en matière de Lucien Bouchard doit laisser les Québécois choisir les politiques qui leur conviennent.constitution, d’économie, de santé ou de gestion gouvernementale.Des choix qui, dans certains cas, doivent être débattus rapidement.Il en est ainsi par exemple de l’utilisation éventuelle des surplus budgétaires une fois atteint le déficit zéro.Doit-on diminuer les impôts, augmenter les dépenses en santé, commencer à rembourser la dette accumulée?Voilà autant de questions auxquelles il ne faut pas laisser le ministre des Finances répondre dans son prochain budget sans avoir au préalable obtenu l’opinion de l’électorat.Le premier ministre Bouchard qui a, sans les consulter, imposé aux Québécois cette grande bataille du déficit zéro, doit maintenant les laisser libres de choisir leurs priorités pour l’avenir.11 est d’autant plus opportun de faire ce débat.dans le cadre d’une campagne électorale d’automne, que l’on s’apprête à engager le processus de négociations pour le renouvellement des conventions collectives des employés des secteurs public et parapublic.Seront alors sur la table près de la moitié du budget de l’État et, par voie de conséquence, une bonne partie de la marge de manoeuvre financière du gouvernement.Il ne serait d’ailleurs pas sain pour personne, pour les syndiqués comme pour le gouvernement, que ces négociations aient lieu dans un contexte électoral.I.e premier ministre Bouchard a lui-même créé le climat actuel en multipliant depuis la mi-août les indices d’élections qui, selon les circonstances, devenaient tardives plutôt qu’hâtives ou vice-versa.Mardi, il relançait volontairement les spéculations en évoquant une élection début décembre.Ses hésitations personnelles, si elles sont sincères, ne devraient pas être étalées ainsi sur la place publique.Plutôt que de jouer au chat et à la souris avec ses adversaires et le public, il devrait prendre exemple sur Robert Bourassa qui, en 1989, avait annoncé ses couleurs trois mois à l’avance dans un contexte similaire de négociations avec le secteur public.Rien ne lui interdit d’indiquer dès maintenant qu’une fois la loi électorale amendée et les élections municipales de Montréal passées, il y aura scrutin début décembre.Vers un nouveau NAS M i ch el Venne est tellement gros qu’on aurait envie d’en rire: il y a quatre millions de cartes d’assurance sociale en circulation de plus que de gens recensés au Canada.Le NAS est devenu la clé universelle qu’utilisent les fraudeurs.Quelqu’un a réussi à s’en faire émettre 40 différents.Pour ça, il a purgé trois ans de prison.Sitôt sorti, il a recommencé.On a envie d’en rire mais évidemment, ça ne peut pas être drôle, surtout quand l’information sort de la bouche du Vérificateur général du Canada.Pourtant, ce n’est pas d’hier que l’on sait possible d’avoir une fausse identité au pays.En 1991, un auteur américain avait d’ailleurs publié un livre à ce sujet.bijou de manuel du parfait faussaire au Canada.Au début des années 1990, des journalistes de The Gazette avaient mené une enquête qui leur avait permis de démontrer qu’il était possible de faire émettre un passeport canadien à un.singe.En effet, ça donne envie de faire la grimace.Les constatations du Vérificateur général sont étayées.En lisant son rapport, on se pose des questions comme celle de savoir comment il se fait que personne, parmi les très sérieux et très dignes hauts fonctionnaires fédéraux payés justement pour y voir, n’ait seulement songé un jour à mettre une date d’échéance à la validité d’une carte d’assurance sociale.Comment se fait-il que l’on puisse obtenir un NAS à l’âge de dix ans et le conserver sans autre vérification toute sa vie?Bref, le fouillis est à peu près total.D’où la recommandation intelligente de faire le ménage.Mais M.Desautels n’est pas le premier à y penser.Les ministres responsables des programmes sociaux du gouvernement fédéral et des dix provinces ont reçu en juillet 1997 un rapport leur recommandant de doter chaque Canadien d’un numéro d’identification unique, qui serait utilisé autant au niveau fédéral qu’au niveau provincial.Ce numéro unique, un «NAS modernisé», faciliterait la comparaison des fichiers entre les différents gouvernements.Dans le domaine de la santé, la même idée circule.Hier, un comité consultatif a remis à Allan Rock un rapport intérimaire sur «l’infostructure de la santé au Canada» dans lequel on recommande au fédéral et aux provinces de combiner leurs systèmes d’identification des patients afin que l’information sur chacun d’eux puisse circuler plus facilement d’un établissement à l’autre à travers le Canada.Nous sommes a l’ère du «un citoyen, un numéro».Le Vérificateur général, Denis Desautels, recommande la tenue d’un débat public sur ce sujet.Il souhaite que les parlementaires participent à ce débat.Il a raison, il ne faut pas que les technocrates se substituent aux démocrates dans la discussion sur un sujet comme celui-ci.Ni que les seuls politiciens fédéraux décident en une matière qui relève tout autant sinon plus des provinces.Car la nécessité d’un numéro unique pancanadien est loin d’avoir été démontrée.En fait, les incidents soulevés par M.Desautels dans son rapport devraient mettre en garde les décideurs contre la tentation d’un identifiant universel.Le NAS, qui devait servir à des fins spécifiques, sert aujourd’hui à n’importe quoi.Et c’est depuis qu’il sert à n’importe quoi que n’importe qui l’utilise à des fins pas toujours honnêtes.I.a solution n’est pas forcément dans cette direction.Au contraire.\ / CI^cTi'onS ^o/ Ho! QDÎ \1qü$ CfoiREÇA?O C>& LuTi* j)ü PÈW ^ ^ ll.lt LAVAI perçu# écAfM/ûTrt: %if. To Rc o fç* 3o Du poivre dans l’assiette de Chrétien uand, à la clôture de la conférence économique des chefs d’Etat des pays de l’Asie-Pacifique (APEC), Jean Chrétien y est allé de sa remarque: «I^e poivre, je le mets dans mon assiette», tout le monde s’est esclaffé.C’était en 1997.Aujourd’hui, personne n’en rit.Lundi prochain, une commission chargée d’enquêter sur les plaintes à l’encontre de la GRC tient ses premières audiences.On y examinera de près le rôle des policiers et du personnel politique dans l’utilisation du poivre de Cayenne contre les manifestants à l’Université de la Colombie-Britannique.Parfois, en politique, il y a des incidents qui incarnent à la fois une image et une idée, une personnalité et un principe, qui touchent les valeurs personnelles et la politique.Les manifestations contre le président Suharto, l’ex-dictateur indonésien, et la réponse musclée des policiers en fournissent un échantillon parfait.Parfois, l’image est cruellement injuste.Le fait que Robert Stanfield ait laissé tomber un ballon de football, une fois, en jouant avec des journalistes, n’a iras plus de liens avec ses capacités de leader que ce désormais fameux bonnet de plastique dont avait été affublé le leader du Bloc québécois, Gilles Du-ceppe, en visite dans une fromagerie durant la campagne électorale de 1997.Comme la vie, la politique n’est pas toujours juste.Nous avons ici un incident qui a suscité plusiquers questions restées sans réponses et qui comporte plusieurs éléments susceptibles de marquer de façon définitive la carrière d’un Jean Chrétien.Le premier ministre a-t-il lui-même exigé que les manifestants soient tenus à l’écard,des yeux et des oreilles des chefs d’État?Il y a des notes griffonnées dans des marges et des aide-mémoire qui laissent entendre qu’il est possible — mais on n’en a pas la preuve — que tel fut le cas.Peter Donolo, directeur des relations publiques du premier ministre, dit que les citations retenues le sont de manière sélective et G r a h a m F r a se r ?que l’un des indices de l’intérêt porté par M.Chrétien (dans le sens d’ingérence dans le travail policier) a trait à une réunion où il était question de terrorisme, non pas de manifestations.Le Canada a-t-il donné à Suharto l’assurance qu’il n’apercevrait pas l’ombre d’une pancarte, qu’il ne percevrait pas même l’écho de voix dissidentes à son égard?Les informations rendues publiques à ce jour laissent entendre qu’en effet, au cours des tractations qui ont précédé la tenue du sommet de l’APEC, le Canada a fait tout son possible pour rassurer ses vis-à-vis de l'Indonésie et le président Suharto sur le fait que rien de gênant ne risquait de se produire.L’information continue de filtrer.Les rapports entre la GRC et M.Chrétien sont-ils si hostiles, après l’invasion du 24 Sussex, les fissures dans l’appareil de sécurité qui ont permis la confrontation avec William Clennettet l’humiliation subie à propos de l’enqête policière sur Airbus, que les policiers seraient à la source de ces fuites embarrassantes?Au niveau de la politique étrangère, une révision s’impose.Depuis un certain temps, Ottawa a justifié notre politique commerciale avec les dictatures en disant que les relations commerciales allaient de pair avec l’exportation de nos valeurs démocratiques, simultanément avec nos biens et services.Comme le fait remarquer un observateur canadien, c’est le contraire qui s’est produit; c’est nous qui importons leurs valeurs politiques, soit un respect excessif pour la dignité des chefs et du mépris pour ce qui est de la liberté d’expression.Lloyd Axworthy, qui a réussi à effectuer un virage significatif quant à une politique purement mercantile manifestée par son prédécesseur André Ouellet — il s’est montré plus actif sur la scène des droits civils —, éprouve de la difficulté à expliquer ce paradoxe.Et Jean Chrétien?Il s’est avec constance présenté à la population canadienne comme un homme simple, direct, sans prétention ni artifice, comme un politicien qui s’exprime avec candeur.Depuis 35 ans — c’est un cas fort rare —, il a réussi, du moins au Canada anglais, à projeter une image conforme à celle qu’il voulait qu’on retienne.Un homme ambitieux, dur, rompu à la concurrence et rusé, qui a réussi à façonner son image publique de telle sorte qu’elle corresponde à celle d’un homme affable, aimable, doté au surplus d’une certaine sagesse paysanne.Avec l’incident où on l’a vu aux prises avec Bill Clennet, c’est maintenant un homme agressif et insensible que l’on a devant nous.Pendant une semaine, M.Chrétien s’est tenu sur la dér, fensive.Presque quotidiennement, aux actualités, on nous a servi ses remarques empreintes de mépris tandis que l’on revoyait la scène de policiers grimaçants agitant leur bombonne de poivre de Cayenne.Terry Milewski, de la chaîne de CBC à Vancouver, revient à répétition, le soir, avec des notes de service compromettantes qui indiquent, sans pourtant en apporter la preuve, l’intérêt sinon l’ingérence de M.Chrétien dans cette affaire.Est-ce que ces aperçus d'un Jean Chrétien dur vont avoir un impact sur l’opinion publique au Canada anglais?Se laissera-t-elle influencer par ces images entrevues montrant ainsi Jean Chrétien?Il est probable que non, du moins pas dans le court terme.Les Canadiens anglais ont l’impression de connaître depuis longtemps Jean Chrétien, ses forces et ses faiblesses.La réaction négative se situe dans l’opposition et dans les médias; les conseillers de M.Chrétien ont d’ailleurs noté cette semaine avec soulagement que les questions de l’opposition en Chambre n’ont pas ciblé ce dossier de F APEC.La popularité de M.Chrétien se maintient.Ce qui l’aide énormément à se perpétuer, c’est que Preston Manning et ses troupes sont des défenseurs plus ou moins plausibles de ceux qui manifestent contre les dictateurs.Mais l’image de dureté passagère qu’a projetée M.Chrétien restera longtemps gravée dans la mémoire des Canadiens.Quand il réfléchira sur son avenir dans deux ans, M.Chrétien deyrait prendre en compte cet élément.A un certain stade, les électeurs ont tendance à se souvenir des traits les moins aimables de leurs leaders.P R 0 P 0 S -?- .des jeunes devant le tribunal I, E T T R.E S En 1996-1997, les tribunaux de la jeunesse ont entendu 110 065 causes, ce qui représente une faible baisse par rai> port à l’année précédente et un déclin de 4,4 % depuis 1992-1993.S’établissant à 455 causes pour 10 000 jeunes, le taux global du nombre de causes était de 8,5 % inférieur à ce qu’il était en 1992-1993.Le taux de crimes contre les biens a régressé de 20,6 % entre 1992-1993 et 1996-1997.Durant ces cinq années, le taux des crimes contre la personne a augmenté de 1,9 %.Depuis 1992-1993, environ la moitié des causes de crimes contre la personne ont comporté des voies de fait mineures.Les infractions contre les biens étaient les crimes les plus répandus, particulière- ment les vols de biens évalués à 5000 $ et moins, ainsi que les introductions par effraction.Venaient ensuite les causes comportant une infraction à la Loi sur les jeunes contrevenants, c’est-à-dire le défaut de se conformer à une décision d’un tribunal de la jeunesse.Les causes d’infractions liées à la drogue représentaient 5 % du nombre de causes.Parmi les provinces, les taux les plus faibles du nombre de causes opt été observés au Québec, en Colombie-Britannique, à l’Ile-du-Prince-Edouard et au Nouveau-Brunswick.In foin at, n° 11-002F au catalogue, Statistique Canada, mai 1998.L’autre sensibilité sur la langue Enfin, un article d’une autre sensibilité concernant la question linguistique.Dans «L’Entrevue» du 14 se|>-tembre dernier, le lexicographe Martyn Back, qui travaille aux Dictionnaires Le Robert, exprime son point de vue de linguiste vis-a-vis de nombreuses idées reçues qu’il rejet-île, des idées criant à la dérision et a la piètre qualité du français québécois.Il faut savoir que le dénigrement de la langue ne tient qu'à des attitudes et des appréciations arbitraires motivées historiquement et socialement.Cet avis pourrait être plus largement répandu si des linguistes se prononçaient ou s’imposaient davantage publiquement pour sensibiliser la population afin que nous nous débarrassions, ou du moins pour qu'il s’amoindrisse, du complexe de notre français dont nous nous accusons d’en faire le pire des usages.Une langue n’existe pas sans variations géographiques, régionales et sociales, mais sur le plan de la communication et de l’intercompré- hension, toutes les variétés répondent à l’efficacité.Ce complexe linguistique ne tient à aucune valeur inhérente à la langue, mais Irouve son origine dans la dépréciation de ces variations.Cessons de souffrir de «l’appauvrissement•• de notre français.U“ cas du français québécois dévalue vis-à-vis du français international est l’exemple parfait du phénomène social de valorisation d’une variété de langue aux dépens des autres, accusées alors d’être «patoisantes».Annie Durand Montréal, 25 septembre 1998 LE DEVOIR F (I N I) Ê PAR HENRI B 0 II R A S S A LE I 0 JANVIER I III 0 It é (I a c I c n r en chef It E R N A It I) I) K S C Û T EAUX Directeur il c I ’ i n f o r m a t i o u C L AIII) E It E A IIR E (I A It I) I) i r « c t c n r s adjoints il c I ’ i n f n r m a lion PIERRE It E A II 1.1 E IJ, PI E RR E C A V 0IIE T T E, N 0 It M A N I) T II É R I I! é il a c t c u r c n chef a d j oint J E A N - R0 B E RT SANSFAÇ0 N Rédacteur en chef adjoint CHRISTIAN TIF F E T Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2 0 5 0, r n c de Rien ry, D' étage, Montréal (Qu é lice | Il 3 A H M !).Té 1.: ( 5 II) !) R T> :t :t :t :{ FAIS C E igagés», a ajouté cette source.Le Fonds de solidarité en remettrait Déjà, dimanche dernier, certains des actionnaires des Expos ont élaboré les principaux points devant être à l’ordre du jour de la réunion du lendemain soir.Un ordre du jour qui devait servir à confirmer l’engagement de chacun et les principaux obstacles à surmonter.Au sortir de cette réunion des propriétaires, qui s’est tenue sans la présence de Claude Brochu, certains actionnaires se sont engagés à réinjecter de l’argent dans l’aventure.«Ceux qui peuvent le faire sont ceux qui peuvent signer un chèque sans demander la permission de leur conseil d’administration», a fait remarquer une source proche du dossier.Le premier nom venant à l’esprit est celui du Fonds de solidarité des travailleurs FTQ, qui retient déjà 10,1 % des actions mais qui accepterait d’injecter une somme additionnelle pouvant atteindre les 20 millions.«N’oublions pas que le Centre Molson a été bâti par des employés syndiqués FTQ.Il en sera ainsi pour le futur Parc Labatt.» On pense aussi, mais dans une moindre mesure, à la firme de courtage Nesbitt Burns, dirigée par l’actuel président du conseil des Expos, L.Jacques Ménard, egalement actionnaire du club avec une participation de 1,4 %.On pense, aussi, à la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, dont la participation actuelle se chiffre à 10,1 %.La Fédération ne s’est pas engagée à investir davantage, mais elle n’a pas écarté un tel scénario.D’autres n’ajouteront pas de sommes mais ont accepté une dilution de leur placement et de travailler au recrutement de nouveaux actionnaires.«Im contribution de ces actionnaires serait également positive même s’ils n'injectent pas de nouveaux fonds.Ils acceptent une dilution pouvant atteindre les 50 % sur un placement qui, pendant neuf ans, ne leur a rien rapporté.» Un de ces actionnaires s’est déjà mis à la tâche de recruter de nouveaux partenaires.En deux jours, il a reçu plusieurs appels de gens d’affaires intéressés à investir chacun entre trois et dix millions.«Je n'ai pas entendu parler des noms soulevés, soit Paul Desmarais, Charles Bronfman ou Laurent Beaudoin.Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne participeront pas», a ajouté cet actionnaire.Au total, on pense donc réunir rapidement les 100 millions manquants une fois cette structure de commandite démantelée.Car s’il y a un consensus parmi ces actionnaires voulant que les Expos seront sauvés, ils ont tous reconnu lors de cette réunion qu'il y avait toutefois un problème à régler: la structure de propriété.«Nous sommes devant une situation où les actionnaires n'ont aucun mot à dire dans la gestion du club, cet aspect tombant sous la responsabilité du commandité [Claude Brochu|.Nous sommes devant une situation où on apprend, dans les journaux, le départ de Felipe Alou.On ne l’a vraiment pas apprécié», a déclaré un des actionnaires, également sous le couvert de l’anonymat, qui ajoute: «Cela va se régler!» MAGASINS Johnson jubile SUITE DE LA PAGE 1 peuvent décider de céder à des marginaux et à des radicaux.Je trouve ça extraordinaire qu'on donne à plein dans les stratégies de Bill Johnson.» De son côté, le président d’Alliance Québec, William Johnson, est très content de l’intention des magasins de revenir à l’affichage bilingue même si «les magasins n'avaient pas à aller voir le gouvernement» pour changer leur réglementation.«Le gouvernement exerce un chantage, il montre sa vraie volonté de faire disparaître les anglophones du Québec», a lancé Bill Johnson, qui a appris la nouvelle lors du point de presse de la ministre Louise Beaudoin.«Iœgouvernement tient mordicus à brimer nos droits linguistiques, comme si notre langue était de la pollution.» L’intention des grands magasins montre le sérieux de la campagne d’Alliance Québec, selon Bill Johnson.«Ce ne sont pas quelques extrémistes anglophones mais plutôt l’ensemble de la communauté anglophone.» Alliance Québec prévoit toujours tenir une manifestation du genre de celles tenues la semaine dernière au magasin Eaton du centre-ville montréalais cette fin de semaine.Ce sera le tour de la succursale du Fairview Pointe-Claire d’être la cible des manifestants d’Alliance Québec.Beaudoin en émoi I-e conseil des ministres a été saisi de cette question en toute urgence hier après-midi par la ministre responsable de la loi 101, Louise Beaudoin.La ministre a rencontré lundi les dirigeants des grands magasins en compagnie du président du Conseil québécois du commerce en détail, Gaston Lafleur.«Ce qu'ils m’ont dit, c’est que [.] leur sentiment était que le restant de la société québécoise, n ’ayant pas manifesté de la même façon [que les militants d’Alliance Québec], ils avaient conclu qu'ils pouvaient revenir à l’affichage bilingue.» «Nous avons convenu que ces représentants ainsi que M.Lafleur seront convoqués par le bureau du premier ministre à Montréal dans les meilleurs délais pour leur expliquer jusqu'à quel point il nous semble important de ne pas rompre la paix linguistique, je dirais l’équilibre actuel tel qu’il a été atteint.Il faut répéter que la société québécoise est très attachée à cet équilibre actuel et il faut donc que les représentants des grandes surfaces entendent ce message.» Le gouvernement pense-t-il à durcir sa loi linguistique?«Je pense que le bon sens a prévalu jusqu'à lundi, en tout cas.Mais ce n'est pas vrai qu'un certain nombre d’extrémistes de la communauté anglophone vont venir rompre la paix.» La premier ministre Bouchard rappelle que la paix ou l’équilibre linguistique est survenu à la suite de plusieurs années d’efforts et de débats de toutes sortes.Même si la vigilance s'impose, il ne croit pas, comme il l’a indiqué à plusieurs reprises, qu’il soit nécessaire de légiférer à nouveau dans le domaine linguistique, préférant travailler plutôt au «maintien de l’équilibre».«Nous savons que la loi actuelle comporte un espace qui n 'est pas totalement occupé et c’est à l'intérieur de cet espace ]1 que l’équilibre a été atteint.» Il s’est souvenu hier des propos de celui qui a fait adopté la loi 86 sur l’affichage bilingue, avec prépondérance du français, Claude Ryan, qui disait que les entreprises adopteraient, selon lui, une attitude modérée face à la latitude offerte par la loi.On peut se fier à l’esprit de responsabilité des entrepreneurs, disait en quelque sorte M.Ryan en 1993.«C’est là-dessus que nous, affirme M.Bouchard, les dirigeants du parti [québécois] et les membres du gouverne-ment, nous nous sommes battus au Congrès du parti il y a maintenant deux ans.Nous avons rappelé au parti qu’il y avait un équilibre, qu'on pouvait s’asseoir sur l’équilibre.» Charest veut abolir la taxe sur le capital PRESSE CANADIENNE Sherbrooke — Le chef libéral Jean Charest a ouvert la porte à la disparition de la taxe sur le capital des entreprises, qui, estime-t-il, effraie les gens désireux d’investir au Québec.Lors de la visite d’une entreprise à Sherbrooke, hier après-midi, le chef du Parti libéral du Québec a déclaré que les entreprises créatrices d’emplois au Québec, et particulièrement les PME, étaient étouffées par une bureaucratie gouvernementale trop lourde et inefficace ainsi que par une fiscalité non compétitive.Soutenant que «le Québec détient le record du plus bas niveau d’investissement privé», il a indiqué que «la taxe sur le capital est une taxe qui freine l’investissement.Qui dit moins d’investissements dit moins d’emplois».Pour le chef libéral, l’un des graves problèmes de l’économie québécoise, c’est que la part québécoise des investissements privés canadiens ne cesse de diminuer.«Je veux que le gouvernement arrête d'investir dans les structures et qu'on ose investir da>is nos PME, a-t-il dit Notre économie a besoin d’un véritable coup de barre.» Jean Charest a promis d’injecter davantage d’argent dans l’éducation de manière à permettre aux universités québécoises d’assainir leurs finances.Il a également accusé le gouvernement de Lucien Bouchard d’avoir procédé à une réforme de la santé à des fins politiques.ONDES De véritables radios alternatives Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8ha16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au sarner i par U- Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue de Bleury.9* tag< .îontréal, (Québec).H3A : M9 II est imprimé par Imprimerie Québécor DiSalle, 771 .rue de Bourdeau, divisi m de Imprimeries Québécor Inc., 012.rue Saint-Jacques ( uest, Montréal.L'agem e 'resse Canadienne est autorisée a employer et a diffus les informations publiée dans Le Devoir.U Devoir est distribue par M< agerie Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc , 900, boulevard Saint-Martin Ouest, -aval.Envoi de publication — Enregistrement n*0858 Dépôt légal: Bibliothèque nation de du Québec SUITE DE LA PAGE 1 laisse la place à l’espagnol, au créole et même.au japonais! «C’est notre mandat du CRTC, dit John Braithwaite.Nous laissons la place aux aspects de la société qui ne sont pas couverts par les autres médias.» Di différence entre les radios communautaires et étudiantes se pose plus dans le cas de CISM, souvent confondue avec la station communautaire CIBL.Pour Claude Durand, la différence se trouve dans les intérêts des auditeurs et des animateurs.«Il y a une préoccupation qui ressort en ondes.Il suffit de syntoniser la station en fin de session pour comprendre.En ce moment, il ne se passe pas une heure sans qu'un animateur souhaite “bonne rentrée" aux auditeurs! Au delà de ça, il y a tous les sujets sur l’éducation en général, comme les prêts et bourses, ou plus larges, comme l’environnement.Us préoccupations ne sont pas nécessairement les mêmes dans les radios communautaires, où la moyenne d’âge est plus élevée.» Le contenu musical compte également beaucoup dans la particularité du son des radios alternatives.«Il suffit de simplement ajouter un œuf, de l’eau, un peu de pou-poudre et de miel et de bien mixer et de mouler tout cela bien réchauffé autour d'une chanteuse ou d’un chanteur pour en faire (recette en main) un succès planétaire et nous faire croire ensuite que c’est un succès qui nous ressemble», dé- nonce le manifeste de CISM.Les radios étudiantes — comme plusieurs stations communautaires — sont branchées sur les nouvelles tendances musicales.Le ska côtoie le punk, le garage, le techno, le jazz et le reggae.«Nous, on le sent que ça bouge, on est dedans, dit Claude Durand.Mais lu masse, elle, bouge plus lentement.» L’autre mandat Mais qui dit jeunesse dit inexpérience.Dans les radios étudiantes, on ne cache pas que, parfois, les animateurs trébuchent ou hésitent en parlant.«Et même si, quelquefois, c’est douteux, odieux, irrévérencieux, politically incorrect ou même complètement débile, cabotin, pervers et baveux, c’est et ce sera toujours avec sincérité», dit le manifeste de CISM.«Je pense qu’on prend plus de risques, dit Claude Durand.Je ne dis pas que les autres radios ne peuvent pas être décapantes, loin de là.Sauf que c’est peut-être plus inné chez les jeunes.» C’est pourquoi la radio étudiante de l’Université de Montréal a deux mandats, celui de refléter la vie universitaire et celui de former la relève en radio.Et pas seulement en animation, mais aussi en journalisme radio, en relations publiques et en gestion.«On doit inculquer une certaine culture organisationnelle, dit Claude Durand.Ça demande une certaine rigueur.» Les animateurs ne font pas d’improvisation, ils doivent remettre le programme de leur émission deux jours à l’avance.Un comité d’écoute formé de bénévoles étudie les émissions et veille à 1 ’«andré-ar-thurisme».«Il y a parfois des écarts, reconnaît Claude Durand.Alors, on sort les pompiers qui vont éteindre le feu.» L’argent, toujours l’argent Chaque étudiant de McGill paie 8 $ par année pour financer la station CKUT.Ut part des étudiants ne représente que 40 % du budget de la radio, l’autre partie vient d’une campagne de financement annuelle que les dirigeants tiennent chaque année.A l’Université de Montréal, 1 ou 2 $ sont versés par chacun des étudiants pour constituer 62 % du budget de CISM.L’argent amassé servira principalement à rémunérer les employés permanents de la station et à renouveler l’équipement électronique.«Si on avait plus d’argent, dit John Braithwaite, on se payerait plus de personnes ressources, plus de magnétophones, plus d’ordinateurs avec Internet.» A CISM, on rêve d’une meilleure coordination à la salle des nouvelles.Mais une chose est sûre, même avec plus de moyens, ces radios ne changeraient pas de mandat.Et même avec l’avènement de la radio digitale, les radios étudiantes ne craignent pas la concurrence.«On ne deviendra pas comme CKOI ou Radio-Canada!, rigole John Braithwaite.Je ne pense pas qti 'on est en concurrence avec les radios commerciales, on offre quelque chose de vraiment différent.» D1C
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