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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-09-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X XXIX • N " 2 O » ?PERSPECTIVES Festival contre festival Le FFM se clôturait lundi.Le Festival de Toronto démarrera jeudi soir.Voici deux rendez-vous de cinéma presque en tête à queue, avec un fossé qui se creuse entre eux.Le FFM de Montréal possède un as de pique dans son jeu: il s’appuie sur un immense succès populaire.Le fidèle public répond présent chaque année et se met en file pour prendre d’assaut les salles.Il n’y a qu’à faire un saut au Parisien pour voir bourdonner le complexe comme une ruche.N’empêche.En amont du festival, dans les coulisses en somme, le portrait paraît moins rose et vire en fait au gris.Bien des chroniqueurs se sont alarmés cette année du manque d’effervescence, d’ambiance, qui régnait au Wyndham, le quartier général du FFM tenant du champagne sans bulles.Le FFM n’a jamais particulièrement suscité le sens de la fête, mais cette 22' édition brillait par sa morosité.Le marché, nerf de la guerre dans un rendez-vous cinématographique, paraissait déserté, les participants clairsemés.Que le FFM s’avère trop souvent en panne de stars, passe encore, mais tout est lié.Les stars et les grands réalisateurs suivent l’industrie qui apporte films et visiteurs sur un plateau d’argent quand les acheteurs se pointent le nez dans l’arrière-cour.Or les acheteurs en question ont déserté Montréal au profit de Toronto.Les deux rendez-vous canadiens sont si rapprochés, leurs dates collées aussi sur celles de la Mostra de Venise.Le milieu du cinéma doit faire des choix.Le marché de Toronto, pourtant informel, est devenu un monstre d’activité.Les majors américaines sont là-bas, les acheteurs et les vendeurs européens suivent derrière.Si Le Violon rouge de notre compatriote François Girard est projeté en première nord-américaine lors de la soirée d’ouverture du Festival de Toronto, c’est parce que l’industrie se trouve là-bas.La personnalité controversée de Serge Losique cause ici problème.La seule façon dont Monique Mercure a été nommée présidente du jury à la onzième heure, la veille de l’ouverture, alors que la direction du FFM espérait manifestement un gros canon étranger qui n’est pas venu, montre qu’au chapitre de la diplomatie, il y a eu quelques ratés.L’an dernier, le comédien Alan Rickman, qui accompagnait son premier film comme réalisateur au FFM après avoir été forcé de prononcer un discours imprévu, a juré qu’il ne remettrait jamais les pieds ici.Des ponts se sont coupés avec l’étranger au fil des ans pour cause de conflits de personnalité, de carences dans les structures d’accueil.Pourtant, Montréal est une ville plus agréable que Toronto, les cinémas plus rapprochés, le public si-bon public, et cinéphile en plus.Mais ça ne suffit pas.Cela fait bientôt quatre ans qu’Unifrance Film, le parapluie des producteurs français, n’est plus représenté au marché du FFM.Et Dieu sait qu’il a les pieds bien arrimés dans la Ville reine.Que le milieu, distributeurs et acheteurs, n’inscrive plus de toute évidence le rendez-vous de Montréal sur la liste de ses priorités a des effets directs sur la qualité des œuvres présentées.Cette année, la défection du distributeur Lions Gate, qui n’a pas mis ses films français au FFM, résonne comme un signal d’alarme.Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau, Le, Dîner de cons de Francis Weber, La Vie rêvée des anges d’Erick Zon-ca ou Lautrec de Roger Planchon nous sont passés sous le nez et iront à Toronto.Montréal, bassin naturel pour les œuvres de la francophonie, se fait de plus en plus damer le pion par la Ville reine au chapitre non seulement des grandes premières américaines — et, après tout, qu’ils les gardent: Hollywood est trop présent à Toronto de toute façon — mais aussi des films européens et français, ce qui s’avère vraiment dramatique.Le fait que Montréal s’adresse davantage aux cinéphiles qu’à l’industrie fait reculer certains distributeurs qui ont peur de brûler la couverture médiatique de leurs films en les lançant d’abord au FFM et préfèrent jouer leur va-tout au moment de la sortie commerciale.Ici, le public est donc au poste, mais les cinéphiles sont nombreux à délaisser la couverture systématique de la compétition, trop inégale, pour faire leurs choix hors concours.Et même dans les sections parallèles, on trouve trop de films, le bon grain et l’ivraie.Les spectateurs courent de plus en plus les valeurs sûres en misant moins sur les découvertes, faute de pouvoir se fier à une programmation si fourre-tout La tendance actuelle dans les festivals internationaux est de réduire le nombre de films pour miser davantage sur la qualité, mais le FFM persiste à en aligner 400.Pourquoi, au juste?Le Festival de Toronto peut pavoiser en comptant Tom Cruise, Meryl Streep, Sylvester Stallone, Holly Hunter, Helena Bonham Carter et Isabelle Huppert au nombre de ses invités; là encore, on se dit que Montréal peut se passer de ces gros noms.Mais quand des cinéastes comme Roberto Benigni et Nanni Moretti, qui ne se sont pas pointés au FFM, se proposent d’atterrir à Toronto — en autant que la grève d’Air Canada, cauchemar des deux rendez-vous, ne multiplie pas les défections —, ça fait mal.Et quand des gens importants de l’industrie venus d’Europe nous disent qu’au rythme où la morosité s’institutionnalise ici, il n’y aura plus de FFM dans trois ans — ou sinon, dans quel état?—, le milieu s’affole, et il a raison.MÉTÉO Montréal Québec Nuageux avec Ciel variable, éclaircies.Frais.Max: 15 Min: 10 Max: 18 Min: 10 Détails, page B 4 Odile T rem b lay ?INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M (I N T 11 É A I., L E M E 11 (' I?K D I !» S E P T E M 11 11 E I IM» 8 ÉCONOMIE Les Bourses nord-américaines rebondissent, page B 2 LES ACTUALITÉS Swissair: le pilote pourrait avoir provoqué la catastrophe, page A 2 8 7 C + T A .X E S = I $ / T O II 0 X T 0 I $ UVlLin*/.LES SPORTS Un 62 circuit pour McGwire, page B 5 Trou de 65 millions à la CUM La STCUM sera appelée à régler le problème pour le budget de 1999 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Communauté urbaine de Montréal est aux prises avec un casse-tête de 65 millions dans la préparation de son budget pour l’année 1999.Et le transport en commun sera encore une fois l’une des voies empruntées pour résorber le problème.Comme l’a appris Le Devoir, le tiers de cette délicate situation est issu de l’implantation de la police de quartier.Projet piloté par Jacques Duchesneau, aujourd’hui candi- dat à la mairie de Montréal, la police de quartier représente entre autres une augmentation de quelque dix millions des frais de financement des immobilisations du Service de police.Cela correspond à la construction de nouveaux bâtiments pour la police de quartier; 1999 est la première année de remboursement de la dette contractée.S’ajoutent à cela le déménagement du quartier général ainsi que la hausse des salaires chez les policiers à compter du 1er janvier prochain.Ce dernier élément constitue à lui seul une dépense supplémentaire de huit millions.Environ 40 millions de l’impasse de 65 millions pro- viennent de la solution trouvée l’année dernière pour équilibrer le budget de cette année et qui n’est pas récurrente.Il s’agit de l’utilisation pour 20 millions des surplus actuariels de la caisse de retraite des policiers pour remplir l’obligation gouvernementale de récupérer 6 % de la masse salariale.Ce fut un gain réel mais limité à un seul exercice financier.De la même façon, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ne peut puiser dans ses surplus accumulés.VOIR PAGE A 8: CUM Campagne antiélectorale _________;____ JACQUES NADEAU LE DEVOIR COLLEC ORIGIN) TAPIS SU?MESURE) C’EST pas de la tarte! Le maire Pierre Bourque a été pris d’assaut hier par les Entartistes, qui disent avoir ainsi inauguré la campagne qu’ils souhaitent antiélectorale.M.Bourque a été couvert de crème fouettée que son attachée de presse, Madeleine Champagne, a tenté tant bien que mal défaire disparaître.«Nous en avons soupé de toujours voter pour le moins pire, alors nous apportons le dessert.Tant que les partis ne présenteront pas de véritables idées, comme fermer les pawn-shops [prêteurs sur gages], légaliser les squeegees, et surtout, pas de Loblaws ni de nouveau stade, nous continuerons d’entarter», ont signé les Entartistes.Jacques Duchesneau avait également goûté à cette médecine lors de son lancement de campagne, au printemps dernier, devant 2000 militants.«Majorité claire» Un professeur propose 50 % + 1.des électeurs inscrits MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un professeur de science politique de l’Université de Montréal, Louis Massicotte, croit avoir trouvé une façon de calculer une «majorité claire» lors d’un prochain référendum sur la souveraineté du Québec.Selon lui, le seuil majoritaire requis pour gagner le prochain référendum devrait être non pas la majorité absolue (50 % + 1) des votés valides, soit la règle présentement en vigueur et défendue par le gouvernement du Québec, mais la majorité absolue des électeurs inscrits sur la liste électorale, a-t-il fait valoir au cours d’un entretien avec Le Devoir.Aux yeux du professeur, cette règle, appliquée en Slovénie lors du référendum sur l’indépendance tenu en 1991, a l’avantage d’augmenter le niveau d’appui requis pour déclencher le processus de sécession tout en s’en tenant à VOIR PAGE A 8: RÉFÉRENDUM Québec refuse de recevoir Boutros-Ghali Les conditions imposées par Ottawa sont un «assaut» contre les prérogatives du Québec, dit Bouchard MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard se dit contraint de renoncer à un tête-à-tête avec le secrétaire général de la Francophonie, Boutros Boutros-Ghali, afin de protéger de cette manière le statut et les prérogatives du Québec au sein de cette organisation internationale.M.Bouchard a lui-même confirmé cette information, hier, en expliquant que s’il acceptait les conditions dans lesquelles Ottawa veut que se déroule la visite du plus haut responsable politique du regroupement des pays ayant le français en partage, il se trouverait à sanctionner une «érosion» des pouvoirs du Québec sur la scène internationale.Selon M.Bouchard, «le gouvernement fédéral a décidé de rompre les accords implicites qui avaient jusqu’ici reconnu le fait que le gouvernement du Québec a les coudées franches quand il reçoit les hauts fonctionnaires de la Francophonie et quand il traitait avec la France».«Il y a des précédents.Chaque fois qu’ils sont venus au VOIR PAGE A 8: G H ALI Russie : le ras-le-bol des petites gens Le premier ministre russe désigné Viktor Tchernomyrdine a annoncé hier soir une série de mesures économiques afin d’accroître les rentrées en devises du gouvernement et de lutter contre les commerçants qui profitent de la crise économique, a indiqué l’agence Interfax.Ainsi, le géant gazier Gazprom et 14 compagnies pétrolières russes seront autorisées à payer leurs impôts en devises étrangères.Les droits de douane pourront aussi être payés en devises, renversant une réglementation datant de janvier 1994 faisant du rouble l’unique moyen de paiement en Russie.Le gouvernement va aussi lancer demain une vaste opération contre les détaillants qui ont augmenté leurs prix de manière injustifiée.NATALIE NOUGAYRÈDE LE MONDE Moscou — Loin des palaces et des boutiques de luxe où les Russes aisés comptent leurs pertes après l’éclatement de la bulle financière, les petites gens du marché de la gare de Kiev se livraient hier à une occupation chaque jour plus hasardeuse avec la chute du rouble: se battre pour sa survie quotidienne et celle de sa famille.Taïssia, infirmière à la retraite, reconvertie dans la vente de bananes «venues d’Argentine» et de raisins «turcs», qui s’amoncellent devant elle, a une solution toute trouvée à la crise économique: «Il faut récupérer tout cet argent qu'ils ont mis dans les banques suisses pendant toutes ces années!» En août, elle n’a pas touché sa pension de 439 roubles (33,50 $ au taux de change actuel, contre 110$ voici un mois) et dit que la «situation dans le pays est catastrophique».Les bananes sont «trois fois plus chères qu’il y a trois semaines», alors ce stock de fruits sera peut-être son dernier.Mais elle relativise ses problèmes: «A Moscou, il y a encore un peu de vie, on se débrouille, alors que dans les provinces, dans les kolkhozes, depuis cinq ans déjà, ils ont oublié la couleur des billets de banque!» Elle en est persuadée, «le peuple va se soulever, il VOIR PAGE A 8: RUSSIE Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer « > 13649392 778313000665 L K I) K V 0 I It .I.E M K It C It K I) I !» S E I* T E M I! It E !!)!»« A 8 * LE DEVOIR ACTUALITES REFERENDUM SUITE DE LA PAGE 1 des balises les moins arbitraires possible.Si la majorité absolue des inscrits avait été exigée en 1995, le OUI aurait dû récolter l’équivalent de 54,5 % des votes valides compte tenu d’un taux de participation de 94 %.Si le taux de participation avait été le même qu’aux élections de 1994 (81 %), îe OUI aurait dû recueillir l'appui de 62 % des suffrages exprimés.Avec cette formule, plus le taux de participation est faible, plus la proportion de votes valides pour le OUI doit être élevée.Tout seuil majoritaire fixé au delà de la ligne de la majorité absolue, comme le propose le premier ministre canadien Jean Chrétien, est forcément arbitraire, plaide M.Massicotte.Pourquoi 55 plutôt que 60 ou 66 %?Les parties adverses ne seront jamais d’accord.En revanche, la suggestion du professeur a pour avantage de permettre aux adversaires de trouver un compromis.M.Massicotte est l’un des rares professeurs québécois à s’intéresser depuis longtemps à ce genre de sujet.Il était, jusqu’à tout récemment, un défenseur de la règle de la majorité absolue (50 % + 1) des votes valides.Son argumentation tenait à plusieurs choses, principalement qu’il est impossible de réunir un consensus sur un autre seuil que celui-là.M.Massicotte trouvait d’autre part inéquitable et malhabile de la part du camp fédéraliste de vouloir changer une règle acceptée lors des référendums précédents.En outre, si on exclut le cas particulier de l’archipel de St.Kitts and Nevis, dans les Antilles orientales, où il faut 66 % des votes valides en faveur de la sécession, pour qu’elle ait lieu, M.Massicotte n’a trouvé que deux Etats américains — et aucune démocratie occidentale bien établie — qui prévoient la ratification qui requiert une majorité qualifiée lors d’un référendum.Enfin, d’après le politicologue, il est logique d’imposer des procédures plus astreignantes lorsqu’une décision lourde de conséquences pour l’ensemble du peuple relève de quelques centaines de parlementaires.«Mais quand le peuple souverain prend lui-même la décision, le risque de déformation du sentiment populaire est moindre», dit-il.M.Massicotte maintient ces réserves.Sauf que depuis le référendum de 1995, plusieurs éléments de nature politique l’ont amené à modifier son jugement, notamment l’avis de la Cour suprême relatif à la sécession du Québec.La cour affirme qu’un vote qui aboutirait à une majorité claire au Québec en faveur de la sécession, en réponse à une question claire, conférerait une légitimité à la sécession et devrait conduire à des négociations de bonne foi avec le reste du Canada.Or l’insistance de la cour sur la notion de majorité claire indique que le tribunal veut que les politiciens déterminent un seuil qui exclut la possibilité, comme le disait Daniel Johnson, que l’indépendance se fasse sur un recomptage judiciaire.En même temps, le fait que la cour se soit prononcée sur le sujet fait que cette notion de majorité claire fait désormais partie du droit positif, estime le politicologue.«Le débat ne se fait plus dans l’abstrait.» En outre, de manière constante depuis huit ans, les citoyens québécois affirment dans des sondages qu’une majorité absolue (50 % + 1) ne suffit pas pour faire l'indépendance, y compris chez les francophones.Un sondage SOM publié par Le Soleil samedi indiquait que même 46 % des électeurs péquistes croient qu’il faut au moins 55 % des voix.M.Massicotte pense qu’on ne peut pas ignorer le sentiment populaire.Le débat, a constaté le professeur, est devenu plus acrimonieux et plus divisif.«Une réalité politique est en train de s’imposer», dit-il.Le professeur pense aussi qu’on ne peut pas laisser flotter la norme.Des gens disent que le seuil est de 50 % + 1 mais ajoutent que ce n’est pas suffisant pour réussir la sécession.Mais qu’adviendrait-il si le OUI l’emportait par 50,4 % et que Lucien Bouchard disait: «Je ne fais pas la souveraineté, l’appui est trop faible?» «Il y aurait des émeutes dans le PQ, dit le professeur.Ce serait intenable.» Par contre, en utilisant l’expression -‘majorité claire», la cour n’a pas voulu nécessairement dire -majorité qualifiée», estime le professeur qui a consulté tous ses dictionnaires de droit constitutionnel et de science politique.En ce sens, elle n’a pas nécessairement voulu évoquer des seuils de 60,66 ou 75 % qu’évoque Jean Chrétien.C’est en prenant en compte ces considérations que lui est venue l'idée d’une majorité absolue calculée sur l’ensemble de l’électorat, deux notions qui ne sont pas arbitraires et dont, outre la Slovénie, s’inspire aussi le Danemark (où on exige 40 % des inscrits) pour toute modification constitutionnelle.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Es) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 CUM SUITE DE LA PAGE 1 Pour faire face au manque à gagner de l’automne dernier dans l’élaboration du budget 1998, la CUM a vidé cette réserve de 20 millions.Pour compléter ce tableau préliminaire, la chute du dol-ar canadien coûte cher à la CUM qui a des emprunts sur e marché américain.Entre juin et jeudi dernier, alors que es membres du comité exécutif de la CUM ont été mis au parfum des prévisions budgétaires pour l’année 1999, le problème s’est accentué à cause du taux de change, passant de 62 millions à quelque 65 millions.La présidente de la CUM, Vera Danyluk, a refusé de formuler quelque commentaire que ce soit sur ce dossier.Joint hier en fin de journée, Frank Zampino, maire de Saint-Léonard et président de la Commission de ’administration et des finances de la CUM, a refusé de se montrer alarmiste.«Les travaux du comité du budget vont démarrer cette semaine.Je '^w suis assez confiant de réussir à équilibrer le budget même si ça devient de plus en plus complexe compte tenu des compressions des cinq dernières années», a indiqué M.Zampino.Ce dernier a également précisé au Devoir que la Société de transport de la CUM (STCUM) devra faire un effort pour assurer la présentation d’un budget équilibré à la fin de l’automne, comme l’exige la loi.Comme l’a expliqué M.Zampino, la STCUM n’avait pas rouvert, l’année dernière, les conventions collectives qu’elle venait de conclure.Ce faisant, la CUM s’est retrouvée avec les 52 millions de récupération de 6 % de la masse salariale plutôt que les 25 millions qui lui étaient expressément dévolus.«La STCUM doit nous retourner l’ascenseur.De quelle façon?C’est prématuré pour l'instant», a clairement tranché Frank Zampino.Si les employés de la STCUM n’ont pas poussé à la roue (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) en 1998, selon M.Zampino, les services de transport en commun ont toutefois été largement mis à contribution dans la résolution du problème de préparation budgétaire.Après un premier effort de neuf millions, soit une baisse équivalente de la quote-part des 29 municipalités membres de la CUM, la STCUM s’est retrouvée avec une nouvelle exigence de six millions.Du coup, le gel des tarifs ne pouvait plus être assuré.Entre 1992 et 1998, la contribution de la CUM au transport a chuté de 50 millions.D’autres débats orageux risquent fort d’éclater entre le comité exécutif et le coloré président de la SJ CUM et maire de Montréal-Nord, Yves Ryan.La Communauté urbaine de Montréal n’en est pas à ses premières acrobaties automnales dans la préparation budgétaire.En 1997, l’im-passe qui se chiffrait à quelque 19 millions avait été aggravée par l’annonce d’un plan de sau-f S»» vetage de la Ville de Montréal, présenté par le mi-nistre des Affaires municipales Rémy Trudel.Ce “ dernier avait permis à Montréal d’escompter, dans son budget 1998, 71 millions dans ses coûts de main-d’œuvre, dont 30 millions correspondaient à la quote-part montréalaise à la CUM.Plusieurs scénarios de règlement du problème avaient alors été envisagés et pourraient d’ailleurs refaire surface cette année.Chose certaine, une quelconque augmentation de la quote-part des municipalités est hors de question.Le message des municipalités à cet effet est clair: c’est le gel.Ainsi, Vera Danyluk avait entrepris en vain des discussions avec le ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, pour obtenir une compensation du dédoublement des services spécialisés de la police.Les citoyens de l’île de Montréal paient à la fois pour la Sûreté du Québec et pour le SPCUM, soit 64 millions (35 millions à la Ville de Montréal).# E '•r i m ÏS ?W-< V' -' .-*>>• -N-' r J* ‘.REUTERS La classe politique n’inspire qu’un commentaire à Anna: «Ils volent, ils nous trompent, ils parlent, parlent, parlent, et n’agissent pas.» RUSSIE SUITE DE LA PAGE 1 attend le moment, pendant que les partis politiques discutent de leurs affaires».Elle est contente que Viktor Tcherno-myrdine n’ait pas été investi par la Douma, «il ne fallait pas, il a volé comme les autres», jnais ajoute: «Il est le seul à bien connaître l'appareil [de l’Etat]; pour un nouveau, ce sera plus difficile.» Elle finit par s’emporter: «Berezovski [un financier proche de la famille Eltsine], il faudrait le fusiller, il est le voleur numéro un! C’est lui qui a fait réélire ce Eltsine malade en lui donnant de l'argent!» Anna, venue avec son fils d’une campagne près de Moscou, étale un tas de mais sur une table.Si tout se vend, elle en tirera «de quoi acheter un kilo de sucre et un kilo d’huile», dit-elle amèrement Retraitée d’un combinat chimique, elle n’a rien touché depuis trois mois.In classe politique ne lui inspire qu’un commentaire: «Ils volent, ils nous trompent, ils parlent, parlent, parlent, et n'agissent pas.» Regrette-t-elle l’époque communiste?«J’avais alors de quoi vivre dans un appartement de trois pièces.» Elle espère que les choses vont s’arranger: «Peut-être que quelqu’un d’intelligent va arriver, prendre le pays en main.» Elle ne voit pas qui., Originaire du Caucase, Géorgienne réfugiée d’Abkhazie, d’où sa famille a fui après la guerre de 1992-93, Nana a une combine simple pour survivre.Le matin, avec ses frères, elle achète des sacs de graines de tournesol et d’abricots secs à des intermédiaires arrivant par le train de Moldavie, pour ensuite les revendre à l’autre bout de Moscou avec une marge.Elle est inquiète, tout est devenu trop cher, les clients sont plus rares, et il faut continuer de payer un loyer, «200 $!», s’écrie-t-elle, une fortune désormais.«Quand un peuple n'a rien à perdre, qu’esta Sûreté du Québec aurait d’ailleurs l’intention de commander 50 véhicules.Déjà, un véhicule de police de marque Volvo est à l’essai à Sainte-Agathe, dans les Laurentides. B 2 0 PORT- DANIEL Un projet malvenu dans la conjoncture de Vindustrie du ciment SUITRE DE LA PAGE B 1 M.Damphousse n’a rien contre la venue d’une autre cimenterie dans un marché déjà déséquilibré.«Si des capitaux privés veulent tenter l’aventure au risque de se casser les dents, c'est leur problème.Nous en avons toutefois à cet engagement de la Caisse de dépôt dans le projet.Nous déplorons que l’argent des contribuables soit ainsi mis à contribution, soit ainsi risqué.Je peux comprendre que l'on veuille créer des emplois en Gaspésie.Mais pas au détriment des emplois dans d’autres régions.» Financement problématique Beaucoup de points d’interrogation, donc, pour un projet malvenu dans la conjoncture actuelle de l’industrie du ciment.D’abord ces coûts de transport, primordiaux dans la réussite ou l’échec de ce type de projet.Port-Daniel, c’est loin de la côte Est américaine.Et que mettre dans ces énormes bateaux sur le chemin du retour?Puis il y a ce financement, toujours problématique malgré l’implication de la Caisse de dépôt et dont on attend toujours d’en connaître les modalités.L’institution québécoise a déjà engagé quelque 20 millions dans l’aventure, selon le porte-parole Kevin Dougherty, tout en acceptant de faire passer sa participation à 33 %.Un engagement qui a apporté au projet ses lettres de noblesse mais qui n’a toujours pas encouragé la venue d’autres pourvoyeurs de fonds.Selon le document présenté en février 1998 par Stratégie Capital, la Caisse de dépôt devait injecter 11,6 millions pour 29 % des actions ordinaires de Cim-bec et 40,4 millions de dollars en dé-bentures subordonnées.Stratégie Capital, pilotée par Paul Gobeil et Yvan Bussières, a bien concocté un projet de société en commandite qui devait injecter 30,3 millions dans l’aventure, avec l’appui conditionnel de la Banque Nationale.Mais ça n’a pas fonctionné.Le placement comprenait des unités composées d’actions ordinaires et de dében-tures subordonnées et laissait miroiter un taux de rendement de 25 %.Mais rien n’y fit Même son de cloche au Fonds de solidarité de la FTQ, qui a invité les promoteurs du projet à revoir leur plan d’affaires.«Nous avons déjà reçu une demande, en 1991.Mais le dossier a été fermé en mats 1992 et il n’a pas été ouvert depuis», a précisé Sylvie Brous-seau, porte-parole du Fonds.Effet tonifiant des rumeurs de baisse des taux Les Bourses nord-américaines rebondissent Le nouveau quotidien de Black s’appellera le National Post PRESSE CANADIENNE Toronto — Les rumeurs de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis ont eu un effet tonifiant sur les Bourses nord-américaines, hier, Wall Street fracassant un nouveau record et la Bourse de Toronto connaissant une hausse comme elle n’en avait pas connu depuis une dizaine d'années.A New York, l’indice industriel Dow Jones a gagné 380,53 points, soit une hausse record d’environ 5 %.Le Dow Jones a clôturé à 8020,78 points, dépassant le gain record de 337,17 points enregistré le 28 octobre 1997.Pendant ce temps, à Toronto, l’indice TSE 300 a clôturé en gagnant près de 235 points, soit plus de 4 %, à 5977,05.Il s’agit du deuxième gain le plus élevé de tous les temps.Les cours ont également clôturé en hausse à la Bourse de Montréal, hier.L’indice XXM a gagné 138,30 points pour fermer à 3079,10.Quant à lui, le dollar canadien a connu une bonne journée hier, ayant gagné 14 centièmes pour clôturer à 65,84 C US sur les marchés des devises nord-américaines.«Les marchés adorent entendre parler de baisse des taux d’intérêt», a indiqué le directeur du marché des actions à la Banque Scotia, Conor Bill.La rumçur au sujet d’une baisse possible des taux d’intérêt aux Etats-Unis a commencé à enfler, vendredi dernier, quand le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a déclaré que ceux qui tirent les ficelles de la banque centrale étaient sur le point soit de baisser les taux d’intérêt, soit au contraire de les hausser.Malgré son contenu pour le moins équivoque, cette déclaration a été interprétée comme une annonce prochaine d’une baisse des taux d’intérêt.M.Greenspan a aussi déclaré que la banque centrale, qui contrôle la politique monétaire américaine, était de plus en plus préoccupée par l’impact des difficultés financières enregistrés par les marchés en émergence.«Il y a eu un changement d’attitude de la part de la Réserve fédérale, selon M.Bill.Et le changement, dans ce casamer< Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 I.E I) E V OIK.L E M E It (' It E I) I !) S K I* T E M K K E I II!) S B 5 LES SPORTS Elat tie la reserve collective (le sauf.; La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 832-0873 Groupes sanguins Réjean Houle et la difficile tâche de négociations contractuelles de contrat, pas de camp.FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Laval-sur-le-Lac — Vingt-deux des 27 équipes de la Ligue nationale ‘ont prévenu leurs joueurs sans contrat de ne pas se présenter au - Camp d’entraînement.C’est ce qu’a ' fait savoir Alain Vigneault, hier, tout : ën précisant que le Canadien ne fait • pas partie de ce groupe.«L’équipe n’a pris aucune décision en ce sens, a affirmé l’entraîneur du Tricolore.U faut se rappeler qu'il y a une cen-‘ taine de joueurs toujours sans contrat à ; travers la ligue.Le Canadien n’est pas différent des autres équipes.Mais M.‘ Corey est positif.Il faut seulement laisser \ à Réjean Houle le temps défaire son tra-i vail.Il travaille fort pour que le Canadien ait une équipe compétitive.On se croise les doigts pour que tous les dossiers ' Se règlent prochainement.» •> • Vigneault admet avoir élaboré di-> vers scénarios advenant l’absence de * quelques joueurs-clés lors de l’ouverture du camp d’entraînement, dimanche, à Saint-Jovite.On pense évidemment à Saku Koivu, Brian Savage, Martin Rucinsky, Patrice Brisebois et Vladimir Malakhov, cinq joueurs dont les demandes salariales n’entrent pas dans l’enveloppe budgétaire du directeur général du Tricolore.«Il faut s’assurer de bien préparer les joueurs qui seront sur place, dit Vi- )!:i ' _____ gneault.Nous, les entraîneurs, sommes déjà prêts.Les joueurs le sont également pour la plupart.Plusieurs s'entraînent au Centre Molson depuis deux semaines.Patrick Poulin est une véritable machine.Vincent Damphousse n’a jamais été dans une aussi belle forme depuis que je suis à Montréal», fait-il valoir.Un contexte difficile Vigneault reconnaît que le contexte de travail est loin d’être idéal.Il souhaite pouvoir compter sur tous les éléments de l’équipe dès le premier jour du camp.Mais il comprend que le hockey n’est plus seulement un sport mais aussi une industrie où il se brasse des millions.«Les entraîneurs sont pris entre les deux.Notre travail est de diriger et c’est aux dirigeants à gérer.» Vigneault soutient que le Canadien évalue son personnel dans un contexte de hockey tout en admettant que l’équipe doit aussi tenir compte de ses ressources financières.«Nos décisions sont d'abord des décisions de hockey, assure-t-il.Mais le facteur business entre de plus en plus en ligne de compte.Comme bien des gens, je suis préoccupé par la direction que prend le hockey», admet l’entraîneur qui risque d’entreprendre son deuxième camp d’entraînement privé de ses meilleurs sujets.Quatre absents Les premiers effets des négociations de contrat qui opposent la direction du Canadien à quelques-uns de ses joueurs ont été ressentis, hier, à l’occasion du tournoi de golf annuel de l’équipe.Quatre joueurs toujours sans contrat brillaient par leur absence à moins d’une semaine de l’ouverture du camp d’entraînement.Koivu, Rucinsky et Savage de même que le défenseur Malakhov ont préféré demeurer chez eux plutôt que de fouler les allées du club de golf La-val-sur-le-Lac.Le défenseur Patrice Brisebois, les attaquants Turner Stevenson et Scott Thornton, et le gardien José Théodore, également sans contrat, ont pour leur part accepté l’invitation du Tricolore.«C'est ma dernière partie de golf de l'année.Je suis sans contrat et j’espère enlever quelques dollars à mes compagnons de jeu», a blagué Brisebois.«Je fais encore partie de l'organisation du Canadien et je veux mettre toutes les chances de mon côté, a-t-il ajouté plus sérieusement.J’ai toujours été loyal envers l'équipe.Je n’ai jamais refusé de participer à une promotion.» Brisebois admet que les négociations sont difficiles.Son conseiller Don Meehan et le directeur général Réjean Houle doivent se rencontrer au cours de la semaine dans l’espoir d’en arriver à une entente.«Le camp d’entraînement commence samedi», a rappelé le défenseur âgé de 27 ans.«Je ne veux pas que les négociations s'éternisent pendant une ou deux autres semaines.Je suis prêt à faire ma part pour qu’on en vienne à une entente», a laissé entendre celui qui a été le meilleur défenseur de l’équipe la saison dernière.Question d’heures Le dossier de Stevenson semble progresser plus rapidement.Le robuste ailier droit s’attendait même à recevoir un coup de téléphone de son agent Don Meehan au cours de la journée.«Nous sommes près d’une entente», a dit Stevenson, qui recherche une entente portant sur plusieurs saisons.Les dossiers de Thornton et Théodore, en revanche, ne semblent pas devoir débloquer.«Je me croyais près d'une entente il y a deux semaines», a déclaré Thornton comme si les négociations traînaient en longueur sans qu’il ne sache trop pourquoi.Hier, Houle a préféré s’enfermer dans son bureau du Centre Molson plutôt que de jouer au golf.Ixj temps presse en effet et on peut se demander combien de joueurs manqueront à l’appel lorsque l’équipe entreprendra son camp à Saint-Jovite.;> FORMULE 1 i i Ça se I précise chez Williams ¦ i » PRESSE CANADIENNE -.\ Tout indique que les jeux sont fait chez Williams en vue de la saison ¦ prochaine.La mise sous contrat de 1 ‘l’Italien Alessandro Zanardi sera ¦ ¦confirmée ce week-end au Grand Prix 1 d’Italie et il devrait avoir pour coéqui-’ pier en 1999 le jeune allemand Ralf Schumacher.Si l’annonce du retour de Zanardi en Formule 1 est attendue depuis plusieurs semaines, le statut de Ralf Schumacher est toujours confus.Le pilote qui est actuellement lié à Jordan aurait conclu un «contrat • •confidentiel» de deux ans avec ; ;Williams, où il remplacerait son ; .compatriote Heinz-Harald Frentzen.î !Ni l’équipe Jordan ni le gérant du pi-j dote n’a toutefois voulu confirmer j jl’information.Herbert chez Stewart Ford Le Britannique Johnny Herbert, âgé de 34 ans, a pour sa part signé un contrat pour les deux prochaines sai-: ; ’sons avec l’écurie Stewart Ford.On 11! ignore encore qui de Jos Verstappen j ’ :ou Rubens Barrichello se retrouvera ; sans volant «Rejoindre l’équipe Stewart-Ford en ; 1999 est une fantastique occasion pour ; moi, a confié Herbert qui quitte Sau-! ber.L'équipe n'en est encore qu’à ses 1 • .débuts.Je crois qu’avec les améliora-1 dons du chassis pour 1999 et les efforts ; de Ford au niveau moteur, j’aurais la ; possibilité de leur amener mon expe-; rience pour les aider à intégrer le grou-; pe des trois ou quatre meilleures écu-! ries de Fl.» Pour Jackie Stewart, le patron de l’écurie qui porte son nom, l’arri-| vée d’un pilote britannique est très j importante.; «Nous sommes très content de pou-* voir compter sur Johnny en 1999.Four 1 une équipe britannique, c’est bien d’avoir un pilote anglais dans ses t rangs.En plus, Johnny a beaucoup | d’expérience, c’est très bien pour l’évolu-j tion de l'équipe», a confié l’ancien ; triple champion du monde.Expos 6 Braves 3 Rafter, Bjorkman et Kucera sur 48 heures New York (AFP) — Le tenant du titre, l’Australien Patrick Rafter, tête de série numéro trois, le Suédois Jonas Bjorkman (n” 12), demi-finaliste en 1997, et le Slovaque Karol Kucera (nu 9) ont rejoint l’Américain Pete Sampras (n° 1) en quart de finale de l’US Open de tennis, hier à Flushing Meadows, à l’issue de rencontres étalées sur 48 heures.Rafter a facilement remporté le duel l’opposant au Croate Goran Ivanisevic (nu 14), qui avait été interrompu lundi soir par la pluie sur le score de 6-3, 3-2 en sa faveur.L’Australien s’est imposé en quatre manches 6-3, 6-4, 4-6, 6-1 et sera opposé à Bjorkman, vainqueur du Néerlandais Jan Siemerink 64, 2-6, 6-2, 6-2 dans une rencontre qui avait été suspendue sur le score de 4-1 pour Siemerink dans la deuxième manche.L’Américain André Agassi (n" 8), en sursis face à Karol Kucera, dans le troisième match qui n’avait pu se terminer lundi soir, n’aura pas réussi à retourner totalement la situation.Le Slovaque s’est finalement imposé 6-3,6-3,6-7 (5/7), 1-6, 6-3 dans une rencontre qui s’était arrêté à 3-0 en faveur d’Agassi dans la quatrième manche.Il y aura deux Suédois en quart de finale.Bjorkman a en effet été rejoint par Thomas Johansson, vainqueur d’Evgue-ni Kafelnikov (n" 11).Le Russe, dont l’arme à répétition était enrayée mardi, a cédé en 155 minutes, 3-6, 6-3, 6-3, 7-6 (8/6) à la troisième balle de match.Johansson, un joueur de 23 ans, 33r joueur mondial, que le Russe avait battu quatre fois en cinq rencontres, avait la réputation de manquer de résistance.Cette fois-ci le Suédois, qui avait profité au tour précédent de l’abandon du Néerlandais Richard Krajicek (n" 5), a parfaitement tenu la distance pour atteindre pour la première fois de sa carrière les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem.REUTERS Le Suédois Thomas Johansson, non classé, gagnant surprenant du Russe Evgueni Kafelnikov.Hingis bat Seles Par ailleurs, la Suissesse Martina Hingis, tête de série numéro un et tenante du titre à Flushing Meadows, s’est qualifiée hier pour les demi-finales où elle retrouvera la Tchèque Jana Novotna qui l’avait éliminée au même stade de l’épreuve à Wimbledon.Hingis, jouant son meilleur match depuis le début du tournoi, a dominé l’Américaine Monica Seles (N.6) 6-4, 6-4 en 72 minutes d’une partie jouée à une cadence infernale.Seles, sonnant la charge d’entrée, entamait le match à 1(X) à l’heure et dominait les trois premiers jeux, sans tou- tefois réaliser le break qui aurait entamé la confiance de la Suissesse.Le jeu était de grande qualité, les points gagnants succédant aux points gagnants.Hingis, qui répliquait du tac au tac, laissait passer l’orage pour ensuite prendre petit à petit l’ascendant.Ixi numéro un mondiale réalisait le break au 9' jeu pour conclure ensuite la manche en 24 minutes en n’ayant commis que 7 fautes non provoquées (contre 13 â Seles) pour 12 points gagnants (16 pour Seles).Contre-performance de Maddux RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE î ! (’^ * était le soir de Mark McGwire.' * V_/ Pas celui de Greg Maddux, le meilleur lanceur de sa génération.Sa performance ne passera pas à l’histoire.Devant 7216 personnes, les Expos l’ont emporté 6-3 contre les Braves d’Atlanta dans un match qui a été in-.: terrompu par la pluie pendant une heure et 14 minutes.• Il faisait aussi un froid de début ' • d’hiver dans l’enceinte de béton du > Stade olympique et il ne restait que 5 >.quelques centaines de spectateurs à la fin du match.Maddux (17-8) a donné six coups sûrs, quatre buts sur balles et six points, cinq mérités.Il a aussi atteint un frappeur et effectué un mauvais lancer.Maddux a totalisé 113 lancers, 69 prises seulement.Ce n’est pas lui.Sa moyenne de points mérités, la meilleure des ligues majeures, est passée de 2.07 à 2.20.A sa décharge, il était au monticule à la première quand la pluie s’est mise à tomber.A la reprise des activités, les Expos ont envoyé 10 frappeurs au bâton pour inscrire quatre points, trois mérités.Une erreur de Chipper Jones au troisième but n’a pas aidé la cause de Maddux.Avec les buts remplis, F.R Santangelo a produit un point à la première quand il a été atteint par un tir.Après trois manches, les Expos menaient 6-2 contre Maddux.Wilton Guerrero a réussi un simple de deux points, à la troisième.Gagnant du Cy Young à quatre reprises, Maddux traverse une mauvaise période.A ses quatre derniers départs, il a donné 19 points mérités en 26 manches.Andruw Jones était au bâton à la troisième quand Mark McGwire a claqué son 62' circuit à St-Louis pour battre le record de Roger Maris.Il a demandé un temps d’arrêt à l’arbitre du marbre quand on a présenté le circuit de McGwire sur l’écran géant du champ centre.Mad-dux peut se consoler à l’idée qu’il a réussi son 2()(X)e retrait au bâton.Il a atteint ce plateau en retirant Miguel Batista sur trois prises, â la première.Batista (3-5) était le partant des Expos.Il a bien travaillé pendant six manches.Il n’a donné que quatre coups sûrs, cinq buts sur balles et trois points, deux mérités.Andruw Jones a réussi un circuit en solo, son 29' de la saison.Ugueth Urbina a enregistré son 29 sauvetage.McGwire frappe son 62e circuit ASSOCIATED PRESS St.Louis — Sans le moindre doute ni astérisque, Mark McGwire a inscrit som nom dans le livre des records du baseball, hier, en fracassant le record de circuits de Roger Maris bien avant la fin de la saison régulière.McGwire a réussi son 621' coup de quatre buts après deux retraits en quatrième manche contre Steve Trachsel, le lanceur partant des Cubs de Chicago.Il a expédié la balle par-dessus la clôture du champ gauche, provoquant du même coup des célébrations monstres au Busch Stadium de St.Louis.Dans sa joie, McGwire a omis de toucher au premier coussin en le contournant et il a dû rebrousser chemin pour réparer sa faute.Il a ensuite poursuivi sa route autour des sentiers en recevant l’accolade de tous les joueurs d’avant-champ des Cubs et du receveur Scott Servais.Le voltigeur des Cubs Sammy Sosa, qui toUdise 58 circuits, a quitté sa position |X)ur idler saluer son rival.I^e nouveau roi des circuits a été littéralement assailli par ses coéquipiers rassemblés près du marbre où l’attendait aussi son fils de 10 mis, Matt.McGwire s’est ensuite dirigé vers les gradins pour donner l’accolade aux membres de la famille de Roger Maris, celui dont il venait de briser le record vieux de 37 ans.Contrairement à ce que l’on avait craint, il n’y a eu aucune bousculade pour récupérer la balle historique qui aurait pu valoir jusqu’à lmillion$.La balle a voyagé sur 341 pieds — le plus court circuit de la saison de McGwire — pour aboutir tout juste derrière la clôture du champ gauche où aucun amateur n’a accès.C’est un préposé au terrain, Tim Forneris, qui s’est emparé de la balle et il a déclaré qu'il la remettrait à McGwire.«Je savais qu’elle allait sortir du terrain, a-t-il dit.Et elle a tout juste franchi la clôture.J’ai couru sur le terrain pour la récupérer.» Pendant que la foule applaudissait à tout rompre, McGwire s’est emparé d’un micro pour leur adresser la parole: «À toute ma famille, à mon fils, aux Cubs, à Sammy Sosa.C'est incroyable! Merci, St.Ijjuis.» Parti pour la gloire À sa première présence au bâton dans les petites ligues, McGwire a claqué un circuit.Plusieurs années plus tard, il a établi une marque pour le plus grand nombre de circuits par une recrue.Il était un des «frères Bash» lorsque les A’s d’Oakland ont enlevé la Série mondiale en 1989.Il a redonné un nouveau souffle de vie au baseball et ses muscles ont fait la une des journaux tout au long de sa quête à la marque des 61 circuits de Roger Maris.«J’ai commencé à jouer à l’âge de neuf ans, a raconté McGwire.Etais-je bon?Je devais l'être mais pas tant que ça.» McGwire est né le 1er octobre 1963, deux ans après que Maris eût frappé son 61* circuit.Et coincidence, il a égalé la marque de Maris le jour du 61* anniversaire de naissance de son père.A l’Université Southern California, McGwire a établi une marque de la conférence Pacifique-10 en obtenant 32 circuits.Il a ensuite été un membre important de l’équipe nationale des Etats-Unis aux Jeux olympiques de 1984.lorsqu’il a amorcé sa première saison dans les majeures, il étaitprêt «A sa première saison à Oakland, nous n’avions personne de meilleur que Marc McGwire», a raconté Tony La Russa, son entraîneur à l’époque et qui est encore son entraîneur aujourd’hui.McGwire a établi une marque cette saison-là en claquant 49 circuits à sa première année.Il avait aussi produit 118 points, un total qu'il n’a surpassé que cette saison.McGwire et José Canseco sont devenus célèbres sous le surnom des «Bash Brothers» lorsque leur puissance au bâton a aidé les A’s à devenir champions de la Ligue américaine en 1988, 1989 et 1990.En 1988, les A’s ont même enlevé la Série mondiale contre leurs voisins, les Giants de San Francisco.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.DIH Atlanta 92 53 .634 — New York 80 65 .552 12 Philadelphie 68 76 .472 231/2 Montréal 56 89 .386 36 Floride 48 96 .333 431/2 Section Centrale Houston 92 53 .634 — Chicago 80 65 .552 12 St.Louis 71 73 .493 201/2 Milwaukee 69 76 .476 23 Pittsburgh 66 77 .462 25 Cincinnati 66 79 .455 26 Section Ouest Lan Diego 91 53 .632 — San Francisco 78 66 .542 13 Los Angeles 72 72 .500 19 Colorado 67 78 .462 241/2 Arizona 58 87 .400 331/2 Lundi Milwaukee 6 Pittsburgh 3 Mets 8 Atlanta 7 St.Louis 3 Chicago 2 Colorado 15 Floride 10 Houston 1 Cincinnati 0 Arizona 4 Los Angeles 2 San Francisco 5 San Diego 4 Hier Montréal 6 Atlanta 3 Pittsburgh 8 Milwaukee 7 Philadelphie 16 N.Y.Mets 4 Houston 13 Cincinnati 7 St.Louis 6 Chicago Cubs 3 Floride au Colorado Los Angeles en Arizona San Francisco à San Diego Aujourd’hui Pittsburgh à Chicago, 14h20 Atlanta à Montréal, 19h05.Mets à Philadelphie, 19h05.St.Louis à Cincinnati, 19h35.Milwaukee à Houston, 20h05.Floride au Colorado, 21 h05.Los Angeles en Arizona, 22h35.San Francisco à San Diego, 22h35.LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.DIH y-New York 101 41 .711 — Boston 82 61 .573 191/2 Toronto 78 66 .542 24 Baltimore 71 72 .497 301/2 Tampa Bay 55 87 .387 46 Section Centrale Cleveland 79 64 .552 — Chicago 68 76 .472 111/2 Kansas City 65 78 .455 14 Minnesota 64 79 .448 15 Detroit 54 91 .372 26 Section Ouest Anaheim 79 64 .552 — Texas 77 67 .535 21/2 Oakland 66 77 .462 13 Seattle 65 77 .458 131/2 y-assuré d'une place dans les séries.Lundi Toronto 15 Cleveland 1 Texas 6 Minnesota 0 Chicago 7 Detroit 5 Boston 4 Yankees 3 Seattle 11 Baltimore 1 Hier N.Y.Yankees 3 Boston 2 Texas 7 Kansas City 6 Chicago White Sox 12 Detroit 6 Tampa Bay à Seattle Baltimore à Oakland Minnesota à Anaheim Aujourd'hui Baltimore à Oakland Tampa Bay à Seattle Yankees à Boston Cleveland à Toronto Kansas City au Texas Detroit à Chicago Minnesota à Anaheim FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est PJ V D N PP PC PTS Hamilton 10 8 2 0 268 160 16 Montréal 10 8 2 0 242 214 16 Toronto 10 5 5 0 236 186 10 Winnipeg 10 0 10 0 165 300 0 Section Ouest Calgary 10 7 3 0 333 216 14 Edmonton 10 6 4 0 202 229 12 Saskatchewan 10 3 7 0 207 264 6 C.-B.10 3 7 0 154 241 6 Vendredi Calgary à Edmonton, 21 h.Samedi C.-B.à Toronto, 13h.Dimanche Hamilton à Montréal, 13h.Saskatchewan à Winnipeg, 14h.LIGUE NATIONALE Dimanche Baltimore à Jets Buffalo à Miami Caroline en N.-Orléans Chicago à Pittsburgh Cincinnati à Detroit KC à Jacksonville Minnesota à St.Louis Phil’phie à Atlanta SD au Tennessee TBàGB Arizona à Seattle Dallas à Denver Giants à Oakland Indianapolis en N.-Angleterre Lundi SF à Washington Votre choix.Votre avenir.Votre fierté.Vous cherchez un emploi ?Vous désirez apprendre un métier?Dans les Forces canadiennes, nous offrons autant aux hommes qu’aux femmes la possibilité de devenir opérateur, technicien ou employé de soutien.Faites partie de notre équipe et obtenez des compétences pour le restant de votre vie dans un esprit canadien empreint de fierté.Pour de plus amples renseignements, passez à un centre de recrutement ou composez le 1 800 856-8488 www.mdn.ca FORCES ; mW": • ' 'T; -• MDôlenso National nalionnle Dolonco Sic Canad3 VOTRE CHOIX.VOTRE AVENIR.VOTRE FIERTÉ.«
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