Le devoir, 9 septembre 1998, Cahier A
-?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR Vol.I, X X X I X N " 2 0 :i M () N T II K A I., I.K M K II C II K 1) I !) S K I» T K M II II K I !) !) S T A X K S = I $ / T lî 0 X T (• I $ PERSPECTIVES Festival contre festival Le FFM se clôturait lundi.Le Festival de Toronto démarrera jeudi soir.Voici deux rendez-vous de cinéma presque en tête à queue, avec un fossé qui se creuse entre eux.Le FFM de Montréal possède un as de pique dans son jeu: il s’appuie sur un immense succès populaire.Le fidèle public répond présent chaque année et se met en file pour prendre d’assaut les salles.Il n’y a qu’à faire un saut au Parisien pour voir bourdonner le complexe comme une ruche.N’empêche.En amont du festival, dans les coulisses en somme, le portrait paraît moins rose et vire en fait au gris.Bien des chroniqueurs se sont alarmés cette année du manque d’effervescence, d’ambiance, qui régnait au Wyndham, le quartier général du FFM tenant du champagne sans bulles.Le FFM n’a jamais particulièrement suscité le sens de la fête, mais cette 22 édition brillait par sq morosité.Le marché, nerf de la guerre dans un rendez-vous cinématographique, paraissait déserté, les participants clairsemés.Que le FFM s’avère trop souvent en panne de stars, passe encore, mais tout est lié.Les stars et les grands réalisateurs suivent l’industrie qui apporte filfns et visiteurs sur un plateau d’argent quand les acheteurs se pointent le nez dans l’arrière-cour.Or les acheteurs en question ont déserté Montréal au profit de Toronto.Les deux rendez-vous canadiens sont si rapprochés, leurs dates collées aussi sur celles de la Mostra de Venise.Le milieu du cinéma doit faire des choix.Le marché de Toronto, pourtant informel, est devenu un monstre d’activité.Les majors américaines sont là-bas, les acheteurs et les vendeurs européens suivent derrière.Si Le Violon rouge de notre compatriote François Girard est projeté en première nord-américaine lors de la soirée d’ouverture du Festival de Toronto, c’est parce que l’industrie se trouve là-bas.La personnalité controversée de Serge Losique cause ici problème.La seule façon dont Monique Mercure a été nommée présidente du jury à la onzième heure, la veille de l’ouverture, alors que la direction du FFM espérait manifestement un gros canon étranger qui n’est pas venu, montre qu’au chapitre de la diplomatie, il y a eu quelques ratés.L’an dernier, le comédien Alan Rickman, qui accompagnait son premier film comme réalisateur au FFM après avoir été forcé de prononcer un discours imprévu, a juré qu’il ne remettrait jamais les pieds ici.Des ponts se sont coupés avec l’étranger au fil des ans pour cause de conflits de personnalité, de carences dans les structures d’accueil.Pourtant, Montréal est une ville plus agréable que Toronto, les cinémas plus rapprochés, le public si-bon public, et cinéphile en plus.Mais ça ne suffit pas.Cela fait bientôt quatre ans qu’Unifrance Film, le parapluie des producteurs français, n’est plus représenté au marché du FFM.Et Dieu sait qu’il a les pieds bien arrimés dans la Ville reine.Que le milieu, distributeurs et acheteurs, n’inscrive plus de toute évidence le rendez-vous de Montréal sur la liste de ses priorités a des effets directs sur la qualité des oeuvres présentées.Cette année, la défection du distributeur Lions Gate, qui n’a pas mis ses films français au FFM, résonne comme un signal d’alarme.Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau, Le, Dîner de cons de Francis Weber, La Vie rêvée des anges d’Erick Zon-ca ou Lautrec de Roger Planchon nous sont passés sous le nez et iront à Toronto.Montréal, bassin naturel pour les œuvres de la francophonie, se fait de plus en plus damer le pion par la Ville reine au chapitre non seulement des grandes premières américaines — et, après tout, qu’ils les gardent: Hollywood est trop présent à Toronto de toute façon — mais aussi des films européens et français, ce qui s’avère vraiment dramatique.Le fait que Montréal s’adresse davantage aux cinéphiles qu’à l’indusr trie fait reculer certains distributeurs qui ont peur de brûler la couverture médiatique de leurs films en les lançant d’abord au FFM et préfèrent jouer leur va-tout au moment de la sortie commerciale.Ici, le public est donc au poste, mais les cinéphiles sont nombreux à délaisser la couverture systématique de la compétition, trop inégale, pour faire leurs choix hors concours.Et même dans les sections parallèles, on trouve trop de films, le bon grain et l’ivraie.Les spectateurs courent de plus en plus les valeurs sûres en misant moins sur les découvertes, faute de pouvoir se fier à une programmation si fourre-tout bi tendance actuelle dans les festivals internationaux est de réduire le nombre de films pour miser davantage sur la qualité, mais le FFM persiste à en aligner 400.Pourquoi, au juste?Le Festival de Toronto peut pavoiser en comptant Tom Cruise, Meryl Streep, Sylvester Stallone, Holly LIunter, Helena Bonham Carter et Isabelle Huppert au nombre de ses invités; là encore, on se dit que Montréal peut se passer de ces gros noms.Mais quand des cinéastes comme Roberto Benigni et Nanni Moretti, qui ne se sont pas pointés au FFM, se proposent d’atterrir à Toronto — en autant que la grève d’Air Canada, cauchemar des deux rendez-vous, ne multiplie pas les défections —, ça fait mal.Et quand des gens importants de l’industrie venus d’Europe nous disent qu’au rythme où la morosité s’institutionnalise ici, il n’y aura plus de FFM dans trois ans — ou sinon, dans quel état?—, le milieu s’affole, et il a raison.Odile T rem b lay ?- METEO Montréal Nuageux avec éclaircies.Frais.Max: 18 Min: 10 Québec Ciel variable.Max: 15 Min: 10 Détails, page B 4 INDEX Agenda .B G Le monde A 5 Annonces .B 6 Les sports B 5 Avis publics.B 4 Montréal A 3 Culture .B 8 Mots croisés.B 4 Économie .B 1 Politique A4 Éditorial .A fi Télévision B 7 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Les Bourses nord-américaines rebondissent, page B 2 ?LES ACTUALITÉS Swissair: le pilote pourrait avoir provoqué la catastrophe, page A 2 ?BOMBARDIER ÉCONOMIE Un nouveau jet de 90 places pour Bombardier, page B 1 Trou de 65 millions à la CUM La STCUM sera appelée à régler le problème pour le budget de 1999 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Communauté urbaine de Montréal est aux prises avec un casse-tête de 65 millions dans la préparation de son budget pour l’année 1999.Et le transport en commun sera encore une fois l’une des voies empruntées pour résorber le problème.Comme l’a appris Le Devoir, le tiers de cette délicate situation est issu de l’implantation de la police de quartier.Projet piloté par Jacques Duchesneau, aujourd’hui candi- dat à la mairie de Montréal, la police de quartier représente entre autres une augmentation de quelque dix millions des frais de financement des immobilisations du Service de police.Cela correspond à la construction de nouveaux bâtiments pour la police de quartier; 1999 est la première année de remboursement de la dette contractée.S’ajoutent à cela le déménagement du quartier général ainsi que la hausse des salaires chez les policiers à compter du 1er janvier prochain.Ce dernier élément constitue à lui seul une dépense supplémentaire de huit millions.Environ 40 millions de l’impasse de 65 millions pro- viennent de la solution trouvée l’année dernière pour équilibrer le budget de cette année et qui n’est pas récurrente.11 s’agit de l’utilisation pour 20 millions des surplus actuariels de la caisse de retraite des policiers pour remplir l’obligation gouvernementale de récupérer 6 % de la masse salariale.Ce fut un gain réel mais limité à un seul exercice financier.De la même façon, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ne peut puiser dans ses surplus accumulés.VOIR PAGE A 8: CUM Campagne antiélectorale JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦ COLL OR IG TAPIS Sl£ MESUREj C’EST pas de la tarte! Le maire Pierre Bourque a été pris d’assaut hier par les Entartistes, qui disent avoir ainsi inauguré la campagne qu’ils souhaitent antiélectorale.M.Bourque a été couvert de crème fouettée que son attachée de presse, Madeleine Champagne, a tenté tant bien que mal défaire disparaître.«Nous en avons soupé de toujours voter pour le moins pire, alors nous apportons le dessert.Tant que les partis ne présenteront pas de véritables idées, comme fermer les pawn-shops lprêteurs sur gages], légaliser les squeegees, et surtout, pas de Loblaws ni de nouveau stade, nous continuerons d’entarter», ont signé les Entartistes.Jacques Duchesneau avait également goûté à cette médecine lors de son lancement de campagne, au printemps dernier, devant 2000 militants.«Majorité claire» Un professeur propose 50 % + 1.des électeurs inscrits MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un professeur de science politique de l’Université de Montréal, Louis Massicotte, croit avoir trouvé une façon de calculer une «majorité claire» lors d’un prochain référendum sur la souveraineté du Québec.Selon lui, le seuil majoritaire requis pour gagner le prochain référendum devrait être non pas la majorité absolue (50 % + 1) des votes valides, soit la règle présentement en vigueur et défendue par le gouvernement du Québec, mais la majorité absolue des électeurs inscrits sur la liste électorale, a-t-il fait valoir au cours d’un entretien avec Le Devoir.Aux yeux du professeur, cette règle, appliquée en Slovénie lors du référendum sur l’indépendance tenu en 1991, a l’avantage d’augmenter le niveau d’appui requis pour déclencher le processus de sécession tout en s’en tenant à VOIR PAGE A 8: RÉFÉRENDUM Québec refuse de recevoir Boutros-Ghali Les conditions imposées par Ottawa sont un «assaut» contre les prérogatives du Québec, dit Bouchard MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard se dit contraint de renoncer à un tête-à-tête avec le secrétaire général de la Francophonie, Boutros Boutros-Ghali, afin de protéger de cette manière le statut et les prérogatives du Québec au sein de cette organisation internationale.M.Bouchard a lui-même confirmé cette information, hier, en expliquant que s’il acceptait les conditions dans lesquelles Ottawa veut que se déroule la visite du plus haut responsable politique du regroupement des pays ayant le français en partage, il se trouverait à sanctionner une «érosion» des pouvoirs du Québec sur la scène internationale.Selon M.Bouchard, «le gouvernement fédéral a décidé de rompre les accords implicites qui avaient jusqu’ici reconnu le fait que le gouvernement du Québec a les coudées franches quand il reçoit les hauts fonctionnaires de la Francophonie et quand il traitait avec la France».«Il y a des précédents.Chaque fois qu’ils sont venus au VOIR PAGE A 8: GHALI + Russie : le ras-le-bol des petites gens Le premier ministre russe désigné Viktor Tchernomyrdine a annoncé hier soir une série de mesures économiques afin d’accroître les rentrées en devises du gouvernement et de lutter contre les commerçants qui profitent de la crise économique, a indiqué l’agence Interfax.Ainsi, le géant gazier Gazprom et 14 compagnies pétrolières russes seront autorisées à payer leurs impôts en devises étrangères.Les droits de douane pourront aussi être payés en devises, renversant une réglementation datant de janvier 1994 faisant du rouble l’unique moyen de paiement en Russie.Le gouvernement va aussi lancer demain une vaste opération contre les détaillants qui ont augmenté leurs prix de manière injustifiée.NATALIE NOUGAYRÈDE LE MONDE Moscou — Loin des palaces et des boutiques de luxe où les Russes aisés comptent leurs pertes après l’éclatement de la bulle financière, les petites gens du marché de la gare de Kiev se livraient hier à une occupation chaque jour plus hasardeuse avec la chute du rouble: se battre pour sa survie quotidienne et celle de sa famille.Tûîssia, infirmière à la retraite, reconvertie dans la vente de bananes «venues d’Argentine» et de raisins «turcs», qui s’amoncellent devant elle, a une solution toute trouvée à la crise économique: «Il faut récupérer tout cet argent qu’ils ont mis dans les banques suisses pendant toutes ces années!» En août, elle n’a pas touché sa pension de 439 roubles (33,50 $ au taux de change actuel, contre 110$ voici un mois) et dit que la «situation dans le pays est catastrophique».Les bananes sont «trois fois plus chères qu’il y a trois semaines», alors ce stock de fruits sera peut-être son dernier.Mais elle relativise ses problèmes: «À Moscou, il y a encore un peu de vie, on se débrouille, alors que dans les provinces, datis les kolkhozes, depuis cinq ans déjà, ils ont oublié la couleur des billets de banque!» Elle en est persuadée, «le peuple va se soulever, il VOIR PAGE A 8: RUSSIE Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer 778313000665 I.K I) K V OIK.I.K M K K C K E l) 1 !) S E I* T E M K K E I I) () 8 A 2 LES ACTUALITES Hydro-Québec devrait davantage tenir compte de l’opinion publique 82 % de la population est critique envers la société d’Etat, selon un sondage PIERRE O’NEILL LE DEVOIR A travers sa culture du décret, Hydro-Québec semble avoir semé le germe de la méfiance.La très grande majorité des Québécois (81,9 %) croit que la société d’Etat devrait davantage tenir compte de l’opinion des citoyens dans la planification de ses projets.Une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sondagem pour Le Devoir et l’émission de télévision Les Règles du jeu met en lumière la détérioration de l’image de l’entreprise au sein de la population.Seulement 11 % estiment qu’Hydro peut réaliser tous les projets qu’elle juge nécessaires sans au préalable procéder à des consultations auprès des milieux concernés.Effectué du 15 au 20 août auprès de 1041 personnes, ce sondage servira d’amorce à la nouvelle émission intitu- lée Les Règles du jeu, animée par Anne-Marie Dussault et qui sera diffusée le mercredi à 21h à l’écran de Télé-Québec.L’émission de ce soir comportera en outre un dossier sur la cruauté envers les animaux et une entrevue avec le pharmacien Jean Coutu.Depuis le verglas de janvier dernier, le style dominateur d’Hydro-Québec a souvent prêté flanc à la contestation.L’illustration la plus éclairante de cette prise de conscience est la mise sur pied du comité de citoyens du Val Saint-François pour faire obstacle au passage de la ligne électrique Hertel-Des Cantons.Le groupe a multiplié les manifestations pour dénoncer les décrets gouvernementaux autorisant Hydro-Québec à procéder à la construction de la ligne sans se soumettre aux procédures habituelles de consultation publique et d’évaluation environnementale.Le gouvernement Bouchard a adopté un deuxième décret, forçant cette fois l’expropriation des résidants sur une emprise de 80 mètres pour l’érection fies pylônes.Le comité de citoyens a contesté devant les tribunaux la légalité des décrets dans l’espoir d’obtenir un délai supplémentaire jusqu’à ce que la commission Nicolet, chargée de faire la lumière sur les causes de l’effondrement du réseau pendant la crise du verglas, publie ses recommandations.Dans l’attente du jugement de la cour, les contestataires exigeaient l’arrêt des travaux, une requête que le juge a rejetée.L’autre bloc de l’émission de ce soir est constitué d’un reportage saisissant qui tend à démontrer que l’absence de législation a favorisé l’émergence des «usines à chiots», une industrie de reproduction dont les exploitants maltraitent les chiens.A l’aide d’une caméra dissimulée, l’équipe de l’émission Les Règles du jeu a filmé des scènes horrifiantes, comme des chiens mourant de faim et de soif, un chiot hurlant de douleur alors qu’il est tatoué à froid, des chiens entassés dans des cages trop petites, un chien aveugle dont les yeux crevés sont en proie à l’infection, une chienne épuisée et malade, aux mamelles gonflées.Cœurs sensibles s’abstenir.Le gouvernement fédéral ne régit pas l’industrie de reproduction des chiens, considérant qu’il s’agit là d’une matière de compétence provinciale.La seule législation fédérale qui puisse être invoquée en de telles situations est l’article 446 du Code criminel, relatif à la cruauté envers les animaux.La loi québécoise sur la protection sanitaire des animaux (appelée communément P-42) comporte toutes les dispositions nécessaires pour régir les «usines à chiots».Elle a été adoptée en 1993 mais n’a jamais été mise en vigueur.Le pilote de Swissair pourrait avoir provoqué la catastrophe Le recouvrement des fils du MD-11 serait en cause PRESSE CANADIENNE Halifax — Le pilote du vol 111 de la Swissair pourrait avoir littéralement précipité la fin tragique de son avion avec 229 personnes à bord en remettant le contact sur un disjoncteur alors que l’avion descendait sous les 3000 mètres, affirment des spécialistes de l’aviation.Le pilote Urs Zimmermann suivait probablement la procédure en ramenant son Boeing MD-11 à une altitude lui permettant d’ouvrir une fenêtre dans la cabine de pilotage pour faire sortir la fumée, estiment des spécialistes.Mais c’est ce qu’il ne savait pas qui l’a probablement tué.Le filage électrique à bord du MD-11 était isolé avec un ruban adhésif d’aromate de polyimide, ou Kapton.Ce matériau est largement utilisé en aéronautique mais l’armée américaine l'a interdit sur ses appareils il y a 11 ans parce qu’il n’était pas fiable et pouvait encourager la formation d'arcs électriques.«Il y a des milliards de pieds de Kapton en l’air, a déclaré Edward Block dans une entrevue.C’est un bon matériau tant qu'il n'y a pas formation d'un arc électrique.Mais quand cela se produit, vous vous retrouvez avec la pire situation imaginable.» M.Block, un expert en filage électrique qui enquête sur l’écrasement du vol 800 de TVVA, survenu en 1996 au large de New York, a ajouté que dans les procédures d’urgence, il est souvent recommandé de tester les circuits électriques une fois que la fumée qui a envahi la cabine de pilotage après un incendie d’origine électrique a été évacuée.Si l’on s’en tient aux transcriptions des conversations entre l’équipage du MD-11 et les contrôleurs aériens, il semble que M.Zimmermann et son copilote Stephan Loew suivaient une telle procédure dans leurs efforts pour résoudre la situation d’urgence dans laquelle ils se trouvaient.Toutefois, selon M.Block, cette procédure était la moins recommandable en ce qui concerne un filage électrique enduit de Kapton.En remettant en circuit le disjoncteur, vous remettez le courant dans un fil dont l’isolant a été calciné, ce qui déclenche un arc électrique.Le MD-11 possède trois génératrices ainsi qu’une pile d’urgence pour assurer l’alimentation électrique de l’avion en cas de panne, mais selon les experts, tous les systèmes d’urgence ne peuvent compenser pour le genre de situation que peut produire un arc électrique dans des fils recouverts de Kapton endommagé.«Chaque fois que vous montez dans un avion dont le filage est enduit de Kapton, vous volez dans une bombe incendiaire prête à sauter à tout moment», a déclaré Patrick Price, un technicien de Boeing expert dans le phénomène des arcs électriques.Des pièces endommagées par la chaleur Des débris provenant de la cabine de pilotage du vol 111 de Swissair montrent des signes de dommages dus à la chaleur, a révélé hier l’enquêteur en chef.Mais il est encore beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions, ajoutait Vie Gerden, du Bureau de sécurité des transports du Canada.Il est aussi trop tôt pour déterminer quelle partie de l’avion a été affectée par la chaleur, ou le rôle que cela a joué dans l’accident qui a fait 229 victimes.Le peu de débris de l’avion ré- Cela fonctionne dans un sous-marin; cela fonctionne tout aussi bien dans une Rolex.^"Voûtes les montres Rolex Oyster sont complètement étanches, car elles possèdent un remontoir Twinlock à double protection ou Triplock qui se visse contre le boîtier, à la manière d'un sas de sous-marin.w ROLEX cupérés à ce jour indique que la portion endommagée sous l’effet de la chaleur est à proximité de la cabine de pilotage, a déclaré M.Gerden en conférence de presse.Par dommages dus à la chaleur, on entend, selon le Bureau, le gauchissement, la décoloration, la déformation, la présence de bulles ou de matériaux fondus.Les pilotes du vol 111 avaient fait part de la présence de fumée dans le poste de pilotage.On ignore s’il y avait de la fumée dans la section de l’appareil occupée par les passagers.Les enquêteurs qui vérifient les renseignements tirés de l’enregistreur des données de bord à Ottawa ont par ailleurs confirmé que les six dernières minutes du vol fatal n’ont pas été enregistrées.Cela ne signifie toutefois pas que l’avion a subi une panne électrique totale parce que l’appareil possédait plusieurs systèmes électriques et que l’enregistreur de vol ne fonctionnait qu’à partir d’un seul de ces systèmes.Cela laisse croire qu’un problème électrique est survenu à peu près au moment où on croit que le pilote a largué du carburant en prévision d’un atterrissage d’urgence.Les recherches des débris de l’avion se sont poursuivies hier.Mais le mauvais temps a empêché les plongeurs de descendre en eaux profondes pour tenter de retrouver la deuxième boîte noire, l’enregistreur des conversations de bord, sur le fond de l’océan.L’enregistreur émet un signal sonore qui était toujours capté hier.Le capitaine de la marine Phil Webster s’est dit confiant de pouvoir récupérer la boîte noire aujourd’hui, si le temps le permet.Le USS Grapple, un navire de ravitaillement américain, devait arriver aujourd’hui sur les lieux.Il est équipé de grues spéciales capables de soulever les grosses sections de l’appareil que les chercheurs ont trouvées dans les eaux de la baie St.Margaret.Identification à l’ADN Entre-temps, les efforts d’identification des victimes, notamment à l’aide de l’analyse d’échantillons d’ADN, se poursuivent.Plus de 200 personnes y travaillent.Jusqu’à présent, une seule victime a été identifiée avec certitude et une autre identification pourrait être concluante.Il s’agit PETER JONES REUTERS Une croix portant le numéro du vol tragique de Swissair a été plantée au bord de la route près de Peggy’s Cove.Des cérémonies à la mémoire des 229 victimes sont prévues cette semaine à Halifax et au siège des Nations unies à New York.d’une tâche lourde et macabre puisque les pathologistes doivent travailler sur des restes humains très mutilés.Plusieurs des familles des victimes ont quitté Halifax, après avoir visité Peggy’s Cove et assisté à des cérémonies commémoratives, mais jusqu’à une quarantaine d’autres familles devraient arriver dans la région plus tard cette semaine.Boutros Boutros-Ghali, l’ex-dirigeant des Nations unies, a effectué une brève visite à Peggy’s Cove, hier, pour déposer une gerbe de fleurs sur les rochers en souvenir des travailleurs de l’ONU et des autres passagers qui ont perdu la vie dans la tragédie.Le premier ministre canadien Jean Chrétien et le président suisse Flavio Cotti devaient assister à une cérémonie commémorative aujourd’hui, à Indian Harbour.Certains parents des victimes ont dit qu’ils tenaient le pilote responsable de l’accident.Mais à Zurich, Swissair a rejeté ces accusations, les qualifiant d’irresponsables.Swissair a aussi nié l’information propagée par certains avocats, voulant que les familles des personnes tuées dans l’accident pourraient devoir signer une renonciation à toute poursuite future pour avoir droit à un montant de 20 (XX) $ US.Le vice-président du transporteur, Walter Vollen-weider, a indiqué que Swissair cherchait simplement à aider les familles à payer leurs frais d’hôtel et autres pendant leur séjour à Halifax.oYsrr.R pi m n al submariner Nous sommes fiers d’etre votre bijoutier agréé Rolex.Pj^Mcmterie Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 ^srr.i » JEAN BOURGET 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 Le PLQ propose une grande coalition sur le débat énergétique Les libéraux estiment que Von assiste «à un véritable complot pour détourner Hydro-Québec de sa mission de base» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Parti libéral du Québec a proposé hier aux groupes impliqués dans le débat énergétique de former une «grande coalition arc-en-ciel» qui s’élargirait à tous les groupes d’intérêt afin de faire échec rapidement à la proposition tarifaire d’Hydro-Québec, rabrouée la semaine dernière dans le premier grand avis de la nouvelle Régie de l’énergie.C’est ce qu’a déclaré hier le porte-parole libéral au dossier, Christos Sir-ros, ancien ministre des Ressources naturelles et actuel président de la commission parlementaire chargée de la surveillance de la première société d’Etat québécoise.M.Sirros n’avait pas voulu réagir la semaine dernière juste après la publication de l’avis de la Régie, qui rejette la proposition d’Hydro-Québec au profit d’un examen public de ses coûts de production, parce qu’il voulait préalablement «mûrir» sa prise de position en en parlant avec son chef, Jean Charest, et d’autres acteurs sociaux.Le Parti libéral, ajoute Christos Sirros, estime actuellement «que seule une coalition la plus large possible de tous ceux qui veulent défendre la transparence et un contrôle indépendant d’Hydro-Qué-bec peut faire échec aux efforts d’Hydro pour amener le gouvernement à ignorer l’avis de la Régie».Le porte-parole de l’opposition va plus loin et ajoute que «personne n’a jamais voulu aller aussi loin dans la déformation de la mission de base d'Hy-dro-Québec, laquelle devrait être un service public et non une machine à taxes déguisées.C’est pourquoi nous pensons faire de cette question un enjeu électoral de premier plan afin qu’Hy-dro-Québec revienne à sa mission fondamentale, qui est de produire et de rendre l’électricité disponible au meilleur coût à toutes les catégories de consommateurs».Le porte-parole libéral s’en prend aussi à un dossier plus délicat pour sa «Hydro-Québec devient de plus en plus une société à risque pour les consommateurs», affirme Christos Sirros formation, celui du programme de la production privée, lancé par le gouvernement dont il faisait lui-même partie, «Notre formation a lancé ce programme de bonne foi à la fin des années 80.On pensait que c’était dans l’intérêt public.Mais on n’est plus à la fin des années 80: on a aujourd’hui dans les mains la réflexion de la commission d’enquête Doyon, qui a coûté des millions à la population à la demande du ministre Chevrette lui-même.Im commission a démontré que ce programme n’était pas rentable pour Hydro-Québec et qu’elle doutait de sa rentabilité sociale.Il faut manifestement regarder ce dossier d'un œil nouveau et valider rigoureusement ce qu’on prenait pour une évidence.» «Or, poursuit Christos Sirros, on voit le ministre Chevrette foncer dans ce dossier sans tenir compte de \a recommandation centrale de la commission, qui demande de justifier le recours à cette filière devant une instance neutre.Le ministre n’en fait rien et demande à la Régie de s’en tenir aux modalités du programme.Pas à sa pertinence.Cela indique à quel point le gouvernement ne recherchait pas l’intérêt du public dans ce dossier mais plutôt d’utiliser la commission à des fins partisanes.» Le Parti libéral, poursuit son porte-parole, estime qu’on assiste présentement «à un véritable complot pour détourner Hydro-Québec de sa mission de base» en transformant ce service public en une entité commerciale dont le gouvernement empocherait les profits en prélevant le maximum d’argent dans les poches des consommateurs.«Qu’il s'agisse du projet Churchill, des petites centrales ou de la proposition tarifaire, une constante s'impose: Hydro-Québec devient de plus en plus une société à risque pour les consommateurs, qui ont de moins en moins un mot à dire dans son développement, et [.] le gouvernement, pour rencontrer son objectif de déficit zéro, essaie de soustraire de plus en plus aux règlements par le biais des décrets ou même à ses propres lois, comme celle de la Régie», conclut M.Sirros.Plus d’un million de Québécois souffriraient d’illettrisme CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Pour Antoine (nom fictif), les problèmes scolaires ont commencé tôt Dès la troisième année du primaire, au moment où on lui prescrit du Ritalin pour soigner son hyperactivité, il découvre aussi qu’il fait de l’asthme et qu’il est affecté par plusieurs allergies.Chez lui, souligne-t-il, «les mots sont rares».Il est souvent recalé en milieu scolaire.Issu d’un milieu familial pauvre et difficile, il est ballotté entre sa famille d’accueil et sa famille d’origine, traverse des périodes d’assiduité scolaire et d’autres d’inactivité complète.A18 ans, il se retrouve à La Boîte aux Lettres, organisme d’alphabétisation de la rive sud de Montréal, après avoir échoué les examens de l’éducation des adultes et passé plusieurs années de sa vie en classes spéciales et en foyer d’accueil.Tout récemment, à 21 ans, Antoine a été classé en cinquième du primaire au centre Le Retour à Longueuil.Les travaux qu’il fait à La Boîte aux Lettres lui ont «ouvert la parole».«Il me faudra toucher, prendre et ouvrir davantage les livres que j'aurai à ma portée», ajoute- este motivé à DECORATION VENTE DE TAPIS 1- TAPIS de première qualité 2- Sous-tapis de première qualité 3- Installation professionnelle 3 pour 1 à seulement 1895S 210* TAPIÇ Siitphiü MOQUETTE „ d inventaire CARPETTE 5( H 1090 av.Laurier Ouest (coin Querbes) Outiemont, (514)274-1090 3645, boul.St-Joseph E.(coin 16" Avenue) Montréal, (514) 729-0891 poursuivre ses études.«Je vais m’arranger pour que les efforts donnés depuis trois ans et demi à Im Boîte aux Lettres puissent continuer dam la même lancée et me rapportent encore plus de bonheur.Un jour, je pourrai écrire, dans mon autre récit, que je suis rendu maintenant au cégep, que dans ma famille, ça va mieuxt et qu'en moi, je peux trouver des faiblesses et des forces», écrivait-il cette année dans une autobiographie construite au cours d’un atelier de La Boîte aux Lettres.L’histoire d’Antoine s’ajoute à celle de 1,1 million de Québécois qui ont du mal à lire, à écrire et à faire des opérations mathématiques simples.Hier, dans le cadre de la Journée internationale de l’alphabétisation, le Regroupement des groupes populaires en éducation lançait le premier site Web francophone en alphabétisation, http://www.alpha.cdeacf.ca.Selon les données de la Fondation québécoise en alphabétisation, 51 % des personnes considérées analphabètes ont un revenu annuel de moins de 10 000 $ par année.On dit aussi que la majorité des assistés sociaux placés sous curatelle sont analphabètes.Ces gens doivent cependant s’adapter à un environnement compétitif et aussi de plus en plus complexe technologiquement.En février 1999, la fondation, qui vient de lancer sa campagne de financement, lancera le Centre Option-Compétence, qui s’ajoutera à la ligne Info-Alpha pour aider les personnes analphabètes.Le regroupement, qui réunit quelque 70 organismes membres sur le territoire québécois, revendique un plan d’action national d’alphabétisation qui s’attaquerait aux différentes causes de l’analphabétisme: la sous-scolarisation, la pauvreté et le décrochage scolaire.A La Boîte aux Lettres de Longueuil, on reçoit environ 75 jeupes par année, âgés de 16 à 25 ans.Les animatrices y tiennent avec les participants des activités journalistiques, produisent des émissions de radio, s’y intéressent à la littérature et tiennent un atelier d’autobiographies.«J'allais à cette école pour apprendre, écrit Antoine.J’ai même pas eu l’idée de penser négativement quand j’étais à l'intérieur de l’école.» EE I.K i) K V 0 I K , I.K M E U ssi-bilité que Québec soutienne Montréal par cette voie.Équipe Montréal souhaite également récupérer les taxes foncières que le gouvernement, en tant que contribuable montréalais, ne paie que dans une faible proportion.Le gouvernement du Parti québécois s’y était pourtant engagé en 1980 en échange du retrait des municipalités de l’accès à un pourcentage de la taxe de vente.Ce manque à gagner est évalué à 50 millions.«Les problèmes de fond de cette ville ne sont pas réglés.C’est simple, les Montréalais n’en peuvent plus de payer pour les autres.[.] C’est fini le temps que les citoyens paient deux fois.Ça n’a pas de sens», a souligné M.Doré.De plus, ce dernier s’est engagé à réclamer une compensation de 100 millions pour les dépenses qu’assume Montréal mais qui bénéficient à l’ensemble de la région (maintien et entretien de certains équipements et infrastructures).Le maire Bourque a haussé les épaules devant un tel engagement, soulignant le peu de crédibilité de Jean Doré dans ce dossier alors qu’il avait adopté des budgets inflationnistes tout au long de son passage de huit ans à l’hôtel de ville.«Envisager être maire en 1998 sans vouloir réduire le fardeau fiscal des contribuables, c’est ça, être irrespo?isable», a rétorqué M.Doré.Le remplacement du pylône du mont Royal agace Les Amis de la Montagne HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR La Ville de Montréal estime que l’organisme Les Amis de la Montagne dramatise en dénonçant l’érection d’un nouveau pylône de retransmission sur le mont Royal puisque l’impact visuel de la tour sera le même qu’il a été depuis vingt ans et que l’ajout d’une antenne supplémentaire, celle de Look Communication, ne présente aucun risque pour la santé des randonneurs.Le sommet du mont Royal est couronné depuis une vingtaine d’années d’un pylône de 177 pieds de haut sur trois pieds et demi à la base, propriété de la Ville de Montréal et servant d’artère de télécommunications aux divers services publics comme la Sûreté du Québec ou le Service de police de la CUM.Cette tour a été démontée la semaine dernière puis remplacée par un mat temporaire en vue de la construction d’un nouveau pylône de dimensions quasi identiques.Ces travaux étaient devenus nécessaires parce que la tour ne répondait plus aux critères actuels de résistance aux éléments: le pylône ne pouvait recevoir que 25 millimètres de verglas.Ce chiffre sera augmenté à 40.Aussi, Look Communication, une entreprise de télédistribution numérique dont l’actionnaire principal est Téléglobe Entreprises Média, avait besoin d’espace sur la tour pour y |x>ser une antenne.«Il aurait fallu éventuellement apporter ces changements à notre pylône, explique Marc Fluet, du Service d’approvisionnement et de soutien technique à la Ville de Montréal.En les faisant maintenant, cela nous donnait l’occasion de les faire payer par Look Communication.» Les travaux devraient coûter approximativement 250 000 $ à Look, qui versera ensuite 48 000 $ à la Ville pour sa place sur la structure, un loyer qui atteindra 108 000 $ au terme du contrat de sept ans.Malgré que la nouvelle construction ressemblera en tout point à celle qui existait avant et qu’elle ne coûtera pas un sou aux Montréalais tout en apportant des revenus additionnels, Les Amis de la Montagne, un organisme sans but lucratif veillant à la protection du mont Royal, proteste contre ce remplacement, invoquant qu’un débat aurait été nécessaire sur l’avenir de ces tours défigurant le «lieu exceptionnel» qu’est le mont Royal.«Le débat de la présence des pylônes sur le mont Royal dure depuis longtemps: tout le monde dit que [le mont Royal], ce n ’est pas leur place, mais tout le monde sait aussi qu’il n’existe pas d’endroits alternatifs pour l’instant, reconnaît Sylvie Guilbault, porte-parole.Malgré tout, à moyen et à long terme, les pylônes devraient disparaître.Or, en ce moment, on est en train de les renforcer.Nous allons datts le setts opposé.» Tout en déplorant que les travaux aient débuté sans véritable consultation, Les Amis de la Montagne aurait souhaité une réflexion en profondeur sur l’avenir des tours de retransmission, en particulier pour envisager à moyen terme les possibilités de les déménager et en réévaluer les menaces potentielles sur la santé des randonneurs.Des objections que M.Fluet qualifie de complètement farfelues.Les technologies n’ayant pas évolué en la matière, les pylônes doivent encore être juchés sur le point le plus haut de la ville, et la concentration d’ondes que leur présence apporte reste bien en deçà des normes.Télévision numérique Fort d’un permis du CRTC obtenu en février dernier, Look Communication entend offrir des services télévisés numériques dont l’avantage est de présenter une meilleure qualité sonore et visuelle en plus de permettre une plus grande flexibilité dans la composition du bouquet de canaux.Trente-cinq antennes seront ainsi installées à travers le Québec d’ici 15 à 18 mois, et la compagnie espère s’accaparer environ 6 % du marché québécois au cours des sept prochaines années.Marois est priée de venir au secours du Conseil scolaire de Montréal PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Devant l'impasse qui persiste au Conseil scolaire de Montréal, la Commission scolaire de Montréal souhaite «l’aide» de la ministre de l’Éducation, Pauline Marois.Un des membres du conseil représentant le gouvernement transmettra pour sa part, sous peu, une demande d'intervention en bonne et due forme.Les membres du Conseil scolaire ont tenu hier leur sixième réunion dans le but, encore une fois, d’élire un président et un comité exécutif.Mais, comme ce fut le cas précédemment, ils n’ont même pas réussi à élire un président d’assemblée.«Nous avons besoin d’aide.Toute forme d’aide serait appréciée», a lancé Kenneth George (Commission scolaire de Montréal) après une courte réunion au cours de laquelle les membres de l’organisme, qui regroupe des commissaires dès cinq commissions de l’île, ont vite réalisé qu’ils ne s’entendraient pas.Ix- litige porte sur le contrôle du comité exécutif.Di Commission scolaire de Montréal réclame trois des sept sièges de l’exécutif, faisant valoir qu’elle est de loin la plus importante.Les trois délégués du gouvernement réclament aussi un siège (ils font front commun avec la Commission scolaire de Montréal), ce qui en laisse trois pour.les quatre autres commissions scolaires.Les quatre commissions scolaires — Marguerite-Bourgeoys, English Montrçal, Lester B.Pearson et Poin-te-de-l’île — ont refusé une proposition précédente selon laquelle la présidence et la vice-présidence du CSIM seraient alternées aux deux ans, de manière à ce qu’elles ne soient pas systématiquement entre les mains de la CSDM.Définir un milieu défavorisé Cette dernière possède cinq sièges au Conseil scolaire.Les quatre autres commissions scolaires en ont huit.Ijes trois membres du gouvernement se rangeant du côté de la CSDM, aucun groupe n’arrive à dominer.Mais les quatre commissions scolaires appuyant un retour de Jacques Mon-geau à la présidence dénoncent l’appétit de pouvoir de la CSDM.Les représentants de cette dernière disent vouloir, pour une fois en un quart de siècle, prendre la place qui leur revient.Ils disent également que le règne de M.Mon-geau, dominant le conseil depuis 25 ans, a assez duré.Hier d’ailleurs, ce dernier, visiblement excédé par les commentaires négatifs rapportés dans les médias ces derniers temps relativement à son aide aux enfants défavorisés, a pris le temps de rapporter les propos louangeurs que la ministre de l’Éducation avait eus à son endroit en mai dernier.«Que l’on cesse, dans le but d’obtenir des postes, de laisser croire que le Conseil n’a pas fait une bonne job depuis 25 ans», a dit M.Mongeau, qui ne croit pas que Mme Marois devrait encore intervenir pour dénouer l'impasse qui paralyse l'organisme.Le CSIM, rappelons-le, fut mis sur pied en 1973 afin d’assurer une meilleure équité entre les différentes commissions scolaires de l’île.Encore aujourd'hui, il est responsable de la distribution de larges sommes aux écoles les plus défavorisées de Tile.L’identification de ces écoles est en filigrane du débat actuel puisque la Commission scolaire de Montréal semble vouloir modifier les critères d'admissibilité pour en exclure 10 000 enfants défavorisés, mais moins défavorisés que d'autres, et vivant à l’extérieur de son territoire, de manière à ne garder que les 30 000 enfants réellement très défavorisés et fréquentant, eux, les écoles de la CSDM.Même écourtée, la réunion d’hier a donné lieu à quelques vifs échanges.Un des délégués du gouvernement, Juan José Hernandez, a déclaré qu’«z7 est temps que la ministre prenne ses responsabilités.Je suis prêt à demander l’intervention de la ministre mais je ne suis pas prêt à rester ici à ne rien faire», a-t-il dit Prise de notes rapide ou imagée Centre de lecture rapide Durée : 18 heures 19 septembre au 31 octobre 1998 (514) 484*9962 Le procès de «Mom» Boucher est fixé au 2 novembre PRESSE CANADIENNE Le grand patron des Hell's Angels, Maurice «Mom» Boucher, subira son procès, à compter du 2 novembre, pour le meurtre prémédité de deux gardiens de prison.Menotté et debout dans l’enclos fait de verre pare-balles installé dans une salle d’audiences de la Cour supérieure, Maurice Boucher balayait du regard, hier, la salle d’audience pour y trouver un visage connu, au moment où les avocats fixaient la date de son procès.L’avocat de la Couronne, Jacques Dagenais, évalue qu’il lui faudra six semaines pour faire la preuve que l’accusé, le chef des Nomads, le grou-pe «guerrier» des Hell’s, a commandé l’assassinat de deux gardiens de prison.Il s'agit en l’occurrence de Diane Lavigne, âgée de 42 ans, abattue le 26 juin 1997, et Pierre Rondeau, 49 ans, le 8 septembre suivant.La preuve contre «Mom» Boucher repose essentiellement sur de l’écoute électronique et le témoignage du délateur Stéphane Gagné, un ancien membre des Hell’s.Celui-ci a reconnu avoir tué la gardienne de prison lavigne et a été condamné à 25 ans de prison.L'avocat du motard, Jacques Larochelle, n’a pas voulu dire combien de temps il lui faudra pour défendre son client.L’enquête préliminaire de Boucher, en mars dernier, s’est déroulée sous haute surveillance.Des fouilles nombreuses et fréquentes ont été effectuées dans les salles de toilette et ailleurs par des agents de sécurité sur les dents.«Mom» Boucher est gardé à la prison de Tanguay, un centre de détention pour femmes, dans le nord de Montréal, où il se trouve seul dans une aile spéciale ayant requis des travaux d’une valeur de un million.Il s’est adressé à la Cour supérieure, il y a quelques mois, pour obtenir Radoucissement de ses conditions de détention.Il a maintenant droit à des visiteurs et peut plus facilement rencontrer ses avocats.Une fois arrêtée la date du début de son procès, «Mom» Boucher a, le sourire aux lèvres, repris le chemin des cellules.CHIMIE 534 Pour la 5' secondaire Plus de 800 exercices et problèmes Matériel conforme au nouveau programme du MEQ Cahier d’apprentissage 360 pages, 18,95 $ Approuvé par le MÉQ Manuel 456 pages, 51.05 $ Guide d’enseignement 712 pages, 130,90$ Luc Bachund Guy Petit Philippe Vanier Ce manuel permettra aux élèves d’atteindre, voire de surpasser les objectifs des cinq modules du nouveau programme de chimie, 5e secondaire.Ils découvriront, à travers les 17 chapitres, la chimie, ses applications et ses impacts sur l’environnement.Pour chaque chapitre, on trouvera des Focus sur la CHIMIE et à la fin de ceux-ci on trouvera les sections Termes à connaître, Résumés ainsi qu’un grand nombre d'exercices et de problèmes (plus de 800 au total).Les solutions aux évaluations et aux exercices se trouvent dans le guide d’enseignement.Siège social : LIDEC inc.4350, avenue de l’Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2115 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http:/Avww.lidec.qc.ca D1C I, K I) E V 0 I R .I, E M E It C It E I) I !) S E I* T E M It It E II) !» 8 A 4 LE DEVOIR POLITIQUE Les sondages se trompent, affirme Charest «On est resté à peu près au même niveau», affirme le chef du PLQ LIA LEVESQUE PRESSE CANADIENNE La Prairie — Le chef du Parti libéral Jean Charest nie que l’écart se soit rétréci entre lui et Lucien Bouchard, malgré ce que laisse voir la série de sondages réalisés depuis son arrivée à la tête du PLQ.«Au contraire.Nous, nos chiffres ont été très constants depuis le mois de juin dernier.On est restés à peu près au même niveau.Je ne vois pas où les gens voient des écarts.Il y a des fluctuations peut-être de l’autre côté, mais peu importe.» M.Charest a fait ces commentaires en conférence de presse hier à La .Prairie, sur la rive sud de Montréal.Le dernier sondage Angus Reid diffusé en fin de semaine démontrait que le PLQ ne dispose plus que d’une avance de cinq points sur le PQ, comparativement à huit points en juin dernier, se-ion la même firme de sondage.Entre le 26 août et le 3 septembre, 47 % des gens auraient voté pour le PLQ et 42 % pour le PQ.Au début de juin, le PLQ attirait 48 % des électeurs et le PQ 40 %.Même constat pour ce qui est des chefs.Interrogés à savoir qui pourrait le mieux diriger le Québec, 46 % des électeurs ont choisi Jean Charest et .45 % Lucien Bouchard.Ils sont donc à égalité aujourd’hui, alors qu’en juin, la même firme accordait une avance de cinq points à M.Charest.«Prenez pour acquis qu'on va être nez à nez, point.J’en ai assez vu de sondages, en quatorze ans de carrière politique incluant le niveau fédéral, pour Jean Charest: «Nous, nos chiffres ont été très constants.» dire, et c'est ce que je dis à mes troupes, qu’on va être nez à nez.Prenons-le pour acquis et la campagne compte.» Devant les journalistes qui insistaient en citant des sondages précis laissant voir cette tendance, il a lancé: «Si le régime péquiste pense que les sondages leur sont favorables, eh! bien, qu'on aille en élection.» Il a refusé de donner tant de crédibilité aux sondages.«L’élection décide.Les sondages, c'est une chose.L'élection, c’est autre chose.» Le Parti libéral du Québec est prêt pour des élections dès cet automne, a-t-il assuré.Le PLQ a déjà choisi une cinquantaine de candidats sur 125.M.Charest a fait ces commentaires après s’être adressé aux militants libéraux de La Prairie, un comté jadis représenté par la péquiste Monique Simard.Une élection complémentaire doit y être déclenchée d’ici le 1" novembre en vue d’être tenue au plus tard au début décembre.M.Charest se trouvait d’ailleurs aux côtés de sa candidate Lyne Rowley.Pas de Dumont au PLQ M.Charest a aussi nié que son parti ait sollicité le chef de l’Action démocratique Mario Dumont, contrairement à ce que celui-ci a affirmé sur les ondes du réseau TVA, précisant même que c’est Marcel Aubut qui l’avait sollicité.«C’estfaux.Personne n’a été autorisé d’approcher M.Dumont.Je n’ai aucune connaissance de ça.Aucune autorisation n'a été donnée à qui que ce soit pour approcher M.Dumont», a catégoriquement affirmé M.Charest.Les étudiants universitaires se feront entendre des politiciens La FEUQ demande de réinvestir dans l’éducation PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le temps est venu pour les élus, les ministres des Finances, Bernard Landry à Québec et Paul Martin à Ottawa, de cesser d’équilibrer leur budget sur le dos des étudiants, estiment les porte-parole de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).Hier, ils ont tenu une conférence de presse, à la veille du début des travaux de la Commission de l’éducation qui doit entendre les dirigeants des établissements de niveau universitaire, pour lancer un sérieux avertissement aux deux niveaux de gouvernement.«Il n'y a pas que les chiffres dans la vie, a lancé le président de la fédération, Nikolas Ducharme.Il n'y a pas seulement une ligne comptable à remplir et un déficit à éliminer.Il est temps que ces politiciens réalisent l’ampleur des dégâts qu'ils ont causés à tous les niveaux dans le système d'éducation.» Pour ce représentant des étudiants universitaires, le temps est enfin venu d’utiliser les surplus budgétaires, qui commencent à se dégager, pour réinvestir dans l’éducation.Cette fois-ci encore, il promet de prendre les mesures nécessaires pour forcer les gouvernements à écouter les revendications des étudiants.«Il faut faire réaliser à l'ensemble de la société que le réseau est en péril, a indiqué M.Ducharme.La prochaine campagne électorale sera, semble-t-il, l’occasion pour les étudiants de faire pression sur tous les partis politiques afin de décrocher des engagements fermes.C’est ainsi que dès la prochaine réunion du conseil d’administration de la FEUQ, a promis son président, des mesures seront proposées.«Ne vous inquiétez pas, pendant la prochaine campagne électorale, on entend bien se prononcer haut et fort en faveur de celui des aspirants qui promettra d’être le gouvernement de l’éducation», a-t-il dit.Au moment où les élus entreprennent, en commission parlementaire, l’étude des rapports 1996-97 des universités, M.Ducharme a tenu à rappeler que «le désistement financier des gouvernements se traduit, dans la réalité, par des problèmes très graves».Il a cité, entre autres, la diminution du nombre de professeurs et le non-renouvellement du corps professoral.«On comptait effectivement 912 professeurs de moins en 1997-98 qu'en 1994-95 dans tout le réseau universitaire», a-t-il dit.i Lui et ses collègues des associations membres de la FEUQ ont aussi noté le sous-équipement dans les bibliothèques universitaires et la baisse constante de l’encadrement.«Quand on sait que certaines salles de cours comptent plus de 500 étudiants, on T K M 15 H K I !l !) 8 LE DEVOIE LE MONDE Y aura-t-il de «vraies négociations congolo-congolaises» à Addis Abeba?Pour la rébellion, la guerre continue Lappel à la trêve n’a pas d’effet sur le champ de bataille congolais Pour l’heure, la rébellion congolaise entend poursuivre ses opérations militaires, autant pour renforcer sa position avant d’éventuelles négociations inter-congolaises que pour se mettre à l’abri de raids aériens.Ses dirigeants ont confirmé qu’ils ne se sentaient «pas partie prenante» à l’appel au cessez-le-feu lancé par les chefs ÉTATS-UNIS Nervosité au Congrès Le procureur Starr pourrait déposer son rapport d’ici deux semaines FRANCIS ClIRTA AGENCE FRANCE-PRESSE i » Washington — Les membres de la Chambre des représentants affichent leur nervosité face à la double in-i certitude des prochaines semaines, l’échéance électorale de .novembre et l’imminence d’une possible procédure de destitution à l’encontre du président Bill Clinton.•1 Selon le leader de la majorité républicaine au Sénat, Trent - Lott, le président de la Chambre, le républicain Newt Gingri-! bh, s’attend à ce que le procureur indépendant Kenneth Starr remette à la Chambre, dans les deux semaines qui .viennent, son rapport sur la liaison de Bill Clinton avec l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky.Ce rai> >• port, qui précisera si le président a commis des actes de par-' jure, de subornation de témoins et d’obstruction de la justice pour cacher sa liaison avec Mlle Lewinsky, est à la base des discussions en cours au Congrès sur l’ouverture d’une éventuelle procédure de destitution contre le président.L’avocat du président, David Kendall, vient d’ailleurs de demander que M.Starr lui remette une copie de son rapport avant qu’il ne le présente à la Chambre pur qu’il puisse préparer une défense adéquate.«L'impartialité élémentaire impose que nous soyons autorisés à répondre à tout “rapport" que vous adressez à la Chambre, au moment de sa diffusion», a affirmé M.Kendall dans une lettre à M.Starr.! Les difficultés du président démocrate devraient faire le bonheur de la majorité républicaine au Congrès, à la veille des élections législatives du 3 novembre.Mais la popularité du président dans les sondages d’opinion et l’absence d’indications précises sur le contenu du rapport du procureur Starr incitent les républicains à la prudence et les démocrates au silence et ce, malgré une première volée de critiques la semaine dernière au .Sénat.M.Gingrich a prévu de s’entretenir aujourd’hui avec le leader de la minorité démocrate à la Chambre, Richard Gephardt, pour tenter de définir les règles du jeu parlementaire en réponse à un rapport de M.Starr.Parlementaires divisés 1 > Pour le moment, les membres de la Chambre demeurent 1 divisés sur la façon de procéder et l’opportunité de rendre public le rapport Starr une fois qu’il leur sera transmis.La session parlementaire doit théoriquement s’achever le i 9 octobre, mais certains législateurs, dont les membres de ' fa commission judiciaire chargée d’un premier examen du i dossier, pourraient être appelés à poursuivre leurs travaux tout au long de l’automne dans l’attente de la rentrée du nouveau Congrès, en janvier prochain.M.Loti a toutefois iestimé hier qu’une procédure de destitution nécessiterait «pas mal de temps», voire des mois de préparation.La Chambre doit examiner les accusations contre le président avant de recommander, éventuellement, une destitu-' tion.Il incomberait alors au Sénat de juger l’affaire et de décider, par une majorité de deux-tiers, si le président doit être chassé.Un premier sondage de 91 membres de la Chambre, publié cette semaine par le magazine Time, relève que 28 d’entre eux — tous républicains — sont d’ores et déjà prêts à voter en faveur d’une destitution.Et 57 républicains estiment que M.Clinton devrait démissionner de lui même.Outre les conséquences sur la campagne électorale de l’étalage au grand jour des accusations contre le président, certains législateurs craignent qu'une bataille partisane au Congrès ne débouche sur une foire d’empoigne où tous les coups seraient permis, y compris une remise en cause de leur vie personnelle.; 1 Le président de la commission des Affaires gouvernementales à la Chambre, Dan Burton, un des leaders républicains les plus critiques à l’égard du président, vient d’ailleurs de révéler être le père d’un enfant illégitime, affirmant qu’il prenait les devants pour éviter un scandale de presse orchestré par la Maison-Blanche.EN BREF Les dissidents de TIRA décrètent un cessez-le-feu Dublin (Al3) — Les dissidents de l’Année républicaine ir- • landaise (IRA) responsables de l’attentat d’Omagh en Irlande du Nord ont décrété hier un «cessez-le-feu complet».1 m faction dissidente, surnommée «l’IRA-Véritable» et opposée au processus de paix en Irlande du Nord, avait revendiqué • l’attentat du 15 août dernier qui avait tué 28 civils et blessé ! plus de 330 autres à Omagh, en Irlande du Nord.Une 29 victime, morte de ses blessures, avait été enterrée lundi.L’IRA-Véritable n’a présenté aucune excuse pour l’attentat.Les dissidents avaient déjà déclaré le 19 août une «suspension» des «opérations militaires».Le premier ministre irlandais Bertie Ahern a accueilli ce communiqué avec prudence.«Si ce communiqué rentre entièrement dans les faits et est définitif, cela représenterait un développement à la fois important etpositi, a déclaré Bertie Ahern.Malheureusement, cela ne ramènera pas à la vie les victimes d’Omagh, ne soignera pas les blessés ni ne réconfortera les families.» Le premier ministre britannique Tony Blair a jugé lui aussi que ce communiqué était le bienvenu, mais a promis que les autorités «continueraient à poursuivre les responsables, auteurs et commanditaires de l'attentat d'Omagh».Hun Sen fait disperser les manifestations de l’opposition Phnom Penh (AIT) — L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, a mis à exécution hier sa menace de disperser les manifestations de l’opposition, afin de tenter de restaurer l’ordre à Phnom Penh, mais la situation reste volatile dans la capitale.la police anti-émeute a investi en début d’après-! j midi le parc de l’Assemblée nationale, occupé depuis deux î ; semaines par des partisans de l’opposition qui y avaient ins-» j tallé un campement de fortune rebaptisé par eux «Place de T j la Démocratie».Ijes manifestants se sont enfuis lorsque Û cinq camions de pompiers ont arrosé la foule et que les poh-15 ciers les ont menacés avec des matraques électriques, bat-A j tant ceux qui résistaient La police a ouvert le feu en l’air il \ afin de disperser les manifestants qui tentaient de se re-; grouper, apparemment sans faire de victime.Les tirs spora-, 11 diques se sont poursuivis toute l’après-midi.Lundi soir, un !> i chauffeur de moto a été tué et au moins trois autres per- • • sonnes blessées lorsque les policiers ont tiré en 1 air pour ! repousser une foule agglutinée devant le grand hôtel Cam-¦ bodiana, où s’est réfugié l’opposant Sam Rainsy.Un moine , bouddhiste aurait aussi été tué par la [Milice mais 1 informa-’ tion n'a pu être confirmée.d’Etat africains à Victoria Falls (Zimbabwe).PHILIPPE B ERNES-LA SS ERRE AGENCE FRANCE-PRESSE G orna — La guerre continue pour la rébellion congolaise, après un week-end de bombardements et de combats meurtriers dans l’est du pays, et en dépit d’un appel au cessez-le-feu qu’elle ignorera dans l’attente de négociations directes avec Kinshasa.La rébellion a annoncé lundi des combats dans la zone de Kalemié, ville du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) qu’elle contrôle sur le bord du Lac Tanganyika: 40 soldats de la coalition gouvernementale et deux rebelles y ont trouvé la mort Ces victimes, ajoutées à celles du bombardement aérien de lundi sur Kalemié même, porte le bilan à 67 morts dont 25 civils, et 40 civils blessés depuis le week-end sur le front sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon le décompte fourni à la presse par Lunda Bululu, coordinateur de la rébellion.Le dirigeant du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, branche politique de la rébellion) a confirmé que le mouvement ne se sentait «pas partfe prenante» à l’appel au cessez-le-feu lancé par les chefs d'Etat africains à Victoria Falls (Zimbabwe).«La seide condition à un cessez-lefeu est qu’il soit entre [le président congolais Laurent-Désiré] Kabila et nous», a ajouté M.Bululu.La rébellion, soutenue par l’Ouganda et le Rwanda, avait indiqué en marge du sommet qu’elle n'en attendait qu’une «prise de contact» entre pays impliqués en RDC, et la préparation de «vraies négociations congolo
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