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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-09-04, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1 9 1 O ?- LE DEVOIR Il courU il court, il n’arrivera jamais / le train était parti, le bateau coulé /1 avion n était AAC/ ri - - nuL I t-BMSKi ationI AMGno u “uBjczN PVC t.RA BAS VLB g BP LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit üH SS 3S I I EXTÉRIEUR DE MONTREAL A 35 MIN.MTL.M0NT-ST-GRÉG0IRE dans montagne, petite maison 3 c.à c„ 2 s/b, terrain 15 000 p.c., boisé, gazebo, grde terrasse.Beaucoup d'inclus.Idéal couple cherchant endroit tr.paisible.107 000$.(450)358-4070.APPARTEMENTS-LOGEMENTS A ••OUTREMONT*- Immense h.-duplex.qualité exceptionnelle.Rue tranquille, 3 c.à c„ 2 s/b, garage, rangement, i 950$ (chauffé) 272-3098.996-3098.A LACHINE 31/2-41/2-51/2 CHAUFFES ASCENSEUR, PR.SERVICES, 637-5799 PROPRIETES A VENDRE Propriétaires ! 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Trottier, Constantin ef Thérèse Panaioli, Roland et Marguerite Rivesl, Jean et Marie Drouaulf.Michel Trottier, ainsi que plusieurs oncles et tantes, neveux et nièces, et ami(e)s.Direction: Centre Funéraire Côte-des-Neiges.Montréal (514) 342-8000.MÊMES PROBLÈMES LA SOLIDARITE (514) 257-8711 1-888-234-0533 www dovp.org * DÉVELOPPEMENT ET MIX I.E DEVOIR.I.E V E X I) R EDI I S E I’ T E M B II E I !» !» S A T) -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Clauses discriminatoires La Chambre de commerce du Québec sermonne Rioux Question référendaire La proposition de Parizeau mérite d’être regardée, estime Bouchard MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement a donné le mauvais exemple en incitant le milieu municipal à recourir aux clauses discriminatoires lors des négociations sur les coûts de main-d’œuvre, soutient la Chambre de commerce du Québec.Mécontents de voir le patronat accusé de recourir à de telles clauses, les porte-parole membres de cet organisme issu du milieu des affaires québécois ont invité le ministre du Travail, Matthias Rioux, à faire un examen de conscience.«Il y a beaucoup de passion et d’hypocrisie dans ce débat, il faut le dire clairement, je serai très clair», a déclaré le président de la Chambre de commerce, Michel Audet, lors des travaux de la commission parlementaire qui étudie le phénomène des clauses discriminatoires.«Ceux qui ont eu recours le plus [aux clauses discriminatoires] jusqu’à maintenant, je vous signale que c'est le gouvernement et le secteur public en particulier.Je ne veux pas vous relancer la balle, mais s'il y a une place où commencer, c'est par là.Et si vous voulez donner l’exemple, appliquez-le d’abord dans vos propres lois», a-t-il ajouté.Au grand désarroi du ministre Rioux, Michel Audet a rappelé que la loi 414 adoptée en mars dernier per- mettait de maintenir le statu quo dans les conditions de travail des employés en place et de modifier à la baisse (salaires, vacances, etc.) celles des employés embauchés après la date de signature des conventions.Ce faisant, le gouvernement a, pour ainsi dire, dédouané le recours aux clauses discriminatoires.«Ce qui s'est fait dans le cas des municipalités, c’est que le gouvernement, en insérant de telles clauses [dans la loi 414], a établi le principe.C’est ça le problème.Vous avez établi le principe qu’on devait obligatoirement respecter les acquis des personnes qui étaient à l’emploi à ce moment-là», a insisté Pierre Martin, également de la Chambre de commerce.La Chambre de commerce prévient le ministre Rioux qu’une législation en ce domaine serait un précédent en Amérique du Nord et pourrait mener loin.L’ancienneté, une des pierres d’assise des conventions collectives au Québec, ne serait plus une notion inattaquable.Selon M.Martin, les clauses relatives à l’ancienneté sont, objectivement, les plus discriminatoires qui soient.La Chambre de commerce presse le ministre de confier ce dossier au Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre.M.Rioux a répondu que le patronat demande un acte de foi difficile, compte tenu de l’apparente prolifération des clauses discriminatoires au cours des dernières années.Les jeunes seront au cœur du prochain mandat, dit Boisclair NORMAN I) ELISEE PRESSE CANADIENNE Québec — Les jeunes vont être au cœur d’un deuxième mandat du Pàrti québécois, promet le ministre responsable des dossiers jeunesse au sein du gouvernement, André Boisclair.«Les jeunes vont être au cœur de ce deuxième mandat, comme le déficit zéro aura été au cœur du premier mandat», a déclaré M.Boisclair en entrevue, alors qu’il traçait un bilan de sa tournée de consultation à travers le Québec sur la politique jeunesse du gouvernement rendue publique en juin dernier.Selon le ministre Boisclair, qui était accompagné du député de Fabre, Joseph Facal, le gouvernement reverra notamment au cours de son prochain mandat le cadre législatif et réglementaire pour les travailleurs autonomes, un statut que prennent plusieurs jeunes qui accèdent au marché du travail.Il faudra envisager pour ces travailleurs autonomes des solutions pour améliorer leur protection sociale, garantir un meilleur financement pour leurs projets et améliorer la fiscalité.Déjà, le bilan depuis 1994 du gouvernement à l’endroit des jeunes est «impressionnant», soutiennent MM.Boisclair et Facal.Les frais de scolarité dans les universités ont été gelés, des mesures ont été adoptées pour ga- rantir le financement du Régime des rentes (dont les jeunes jouiront plus tard), la loi sur les prêts et bourses aux étudiants a été révisée et un plan d’action jeunesse a été mis en place, avec 433 millions de dollars, dont 355 millions d’argent neuf.Le ministre Boisclair s’est moqué des prétentions du nouveau chef libéral Jean Charest à défendre les jeunes.M.Charest a promis d’indexer les frais de scolarité dans les universités, ce qui implique une hausse de ces frais, a noté M.Boisclair.De plus, il promet de mettre fin à l’obligation faite aux entreprises d’investir dans la formation professionnelle de la main-d’œuvre et refuse de légiférer pour interdire les clauses discriminatoires («orphelin»).Le député Facal a relevé par ailleurs la demande de l’Action démocratique d’abolir la sécurité d’emploi dans la fonction publique aux fins de faire de la place aux jeunes.«Ce n'est pas en abolissant les conditions de travail des uns qu’on fait de l’emploi pour les autres», a dit M.Facal.Le gouvernement préfère des mesures comme des retraites anticipées négociées pour les employés du secteur public, qui ont permis l’arrivée de 9000 nouveaux visages dans les réseaux de l’éducation et de la santé, ou les 400 stages de deux ans dans la fonction publique que le Conseil du trésor vient de débloquer.Industries Davie Charest réclame plus de clarté LE DEVOIR Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, ne s’est pas aventuré à condamner la décision de Québec de ne pas intervenir pour assurer la survie du chantier maritime des Industries Davie, à Lévis.Mais il a réclamé plus de clarté de la part du gouvernement Bouchard pour savoir ce qui s’est réellement passé.«Avant de dire si c’était sage ou non [la décision de ne pas injecter des fonds publics dans une énième opération de sauvetage], encore faudrait-il qu’on nous dise ce qui s'est passé.Le contribuable québécois ne sait pas de quelle façon son argent a été dépensé.Le gouvernement doit rendre des comptes, doit expliquer de quelle façon il a pris sa décision et sur quelle base.Et ça, c’est loin d’être clair.Il faut connaître les tenants et les aboutissements (sic) de cette affaire», a-t-il déclaré au cours d’une tournée à saveur électorale, à Laval hier après-midi.M.Charest faisait ainsi référence aux 327 millions de dollars investis par le gouvernement dans la MIL Davie entre 1984 et 1995, ainsi qu’aux 55 millions supplémentaires dont était assortie la cession de l’entreprise, pour un dollar symbolique, à la Dominion Bridge Corporation en 1996.«Dans la mesure où on prend l’argent des contribuables et que les compagnies s’engagent à réaliser certaines choses, elles ont elles aussi des comptes à rendre.» M.Charest a malgré tout émis le souhait que soit relancée Industries Davie afin de préserver les emplois des travailleurs, tout comme il a admis ne pas être nécessairement contre l’injection de nouvelles sommes lorsque la lumière sera faite sur le dossier.«Notre première préoccupation, c’est que tout soit mis en œuvre pour que les opérations soient reprises par quelqu 'un d'autre et qu'on puisse fournir du travail ata gens de la MIL Davie.[.] On n'exclut pas [l’option de verser encore de l’argent dans l’entreprise], mais je ne veta pas, pas plus que c’était le cas la dernière fois, créer de fata espoirs.C’est pour cela que c'est important d’en avoir le cœur net, de savoir où l’argent est allé, quels engagements ont été respectés et lesquels ne l’ont pas été.» PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — La suggestion de l’ex-prenuer ministre Jacques Parizeau sur le libellé de la prochaine question référendaire n’a aucunement embêté son successeur, I-ucien Bouchard, qui y a cependant vu une confirmation que le débat souverainiste se porte bien «et est très vivant».«C’est une proposition qui mérite d’être regardée, a-t-il dit.Il y en aura sûrement plusieurs autres qui seront faites.Il est tout à fait normal que les gens qui s’intéressent à la question, d’un côté comme de l’autre, puissent avoir des idées là-dessus.C'est la somme de ces idées qui va nous permettre de rédiger une question qui se rapprochera le plus possible de ce qu’on peut exiger d’elle.» M.Bouchard n’a pas pour autant endossé les propos attribués à M.Parizeau voulant que la question posée en 1995 n’ait pas été vraiment claire.«Je pense qu’elle était suffisamment claire pour 94 % des gens qui ont participé au scrutin référendaire», a-t-il précisé.D’ailleurs, M.Parizeau a réagi hier à l’interprétation de ses propos en af- firmant qu’il avait été mal cité.«Une rédaction, a expliqué M.Bouchard, c'est toujours le fruit d'un travail collectif.Il y avait un cabinet, des partenaires, et la question a été rédigée à la suite de plusieurs propositions.Il y a eu un apport enrichissant à l’ensemble du processus de rédaction.» Pour le premier ministre, le débat est d’autant plus vivant qu’on en parle et que les gens s’y intéressent.«Le débat sur la souveraineté, a-t-il précisé, est très vivant.Elus il y aura de gens qui participeront à ce débat, qui feront des propositions constructives, plus on arrivera à des solutions avantageuses pour la poursuite de ce dossier.» Pour M.Parizeau, la question claire qu’il propose se lit comme suit: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain (ou indépendant)?» En proposant ce libellé, M.Parizeau est revenu à la question qu’il a toujours voulu poser même s’il s’était rangé en 1995 à l’opinion de ceux qui voulaient qu’on y mentionne un voiet sur la négociation d'un partenariat avec le reste du Canada advenant un OUI.Ce faisant, il rejoint l’avis de la Cour suprême, qui souhaite une question claire.La question claire de Charest: voulez-vous un autre référendum ?HÉLÈNE BUZZ ETTI LE DEVOIR Jean Charest a fait ses choux gras hier de la confession de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, à savoir qu’il estimait lui aussi, à l’instar de ses détracteurs, que la question posée lors du référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec n’était pas assez claire.«Je suis content de voir que M.Parizeau avoue que la question du dernier référendum n’était pas claire.C'est assez frappant.C’est un aveu extrêmement important de la part de celui qui avait la responsabilité de la formuler la dernière fois.» Dans une lettre ouverte adressée aux juges de la Cour suprême publiée dans notre édition d’hier et dont la suite apparaît aujourd’hui en page A 11, Jacques Parizeau a en effet reconnu qu’il aurait préféré poser une question plus simple et plus courte, et va jusqu’à en proposer une pour un éventuel prochain référendum: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain (ou indépendant)?» Reconnaissant voir dans cette nouvelle question de M.Parizeau «une attitude plus directe et beaucoup plus claire que la dernière fois», M.Charest a quand même insisté pour ramener le débat aux enjeux électoraux que cette sortie publique met selon lui en évidence.«La question proposée par M.Parizeau rend encore plus claire pour moi la question de la prochaine campagne électorale: voulez-vous débattre les questions claires de M.Parizeau, de Stéphane Dion et de Jacques Brassard, ou préférez-vous plutôt parler d’économie et d’emploi?a-t-il demandé avec son efficacité rhétorique habituelle.Pour moi, la question est claire, et c’est celle de la prochaine campagne: voulez-vous oui ou non un autre référendum?» À quand le métro?Par ailleurs, M.Charest s’est moqué du premier ministre Bouchard qu’il accuse d’avoir voulu «se bidonner comme il faut» en annonçant le prolongement du métro vers Laval.«Toutes les études étaient terminées.S’il avait voulu faire quelque chose pour le métro, M.Bouchard, le gouvernement péquiste n’avait qu’à procéder il y a quatre ans.» Les juges de la Cour suprême ont été piégés par le fédéral, conclut Parizeau PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Vous avez été piégés par le gouvernement fédéral», écrit Jacques Parizeau aux juges de la Cour suprême.Cette observation émerge de l’analyse que l’ancien premier ministre a faite de l’avis que le plus haut tribunal du pays a rendu le 20 août sur la sécession du Québec.En conclusion de la lettre ouverte qu’il vient d’adresser aux juges, et dont Le Devoir publie la deuxième tranche en page A11 de cette édition, l’ex-leader du PQ écrit notamment: «Dans un sens, vous avez été piégés par le gouvernement fédéral.Il voulait se servir de vous et de votre prestige pour ajouter un obstacle sur le chemin de la souveraineté du Québec.» Cela dit, il convient que les juges étaient incapables de se désister et qu’ils ne se sont pas trop mal débrouillés.Il leur indique que l’accent qu’ils ont mis sur les expressions «question claire» et «résultat clair» provoque un débat entre les politiques mais laisse les décisions entre les mains du gouvernement du Québec.Selon M.Parizeau, c’est précisé- ARCHIVHS LE DEVOIR Jacques Parizeau 1 •: Jh .‘à ment le fait d’avoir laissé autant de matières aux politiciens qui a amené le tribunal à porter une foule déjuge ments sur des questions de fait, sur des impressions ou même sur des états d’âme qui n’ont pas grand-chose à voir avec le droit.Dans la première partie de cette lettre ouverte, dont Le Devoir publiait RENÉ MANCINI PARIS EN EXCLUSIVITÉ CHEZ SERGE & RÉAL 1359, AVENUE GREENE, WESTMOUNT (514) 933-3600 hier le texte intégral, il dévoile le libellé de la question qu'il suggère de poser lors du prochain référendum, à savoir: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain (ou indépendant) ?» Il y rappellait par ailleurs avoir toujours été partisan de la clarté: «On nous a souvent dit que la question de 1995 n’était pas claire.C’est vrai, comme je l’ai souvent souligné, que la question que j’aurais voulu poser était la suivante: Voulez-vous que le Québec devienne un pays en date du.?» Ce paragraphe était intégralement reproduit à la page A 9 de notre édition d’hier.Dans l’avis qu’elle a transmis au gouvernement fédéral, la Cour suprême consacre un long chapitre aux négociations que déclencherait obligatoirement une victoire du OUI au référendum.Puis elle conclut que de telles négociations ne seraient pas aisées.Dans la seconde tranche de sa lettre au tribunal, M.Parizeau se demande ce qui se passerait si les négociations échouaient et il interpelle les Tirage du 98-09-02 9 20 26 34 44 49 Numéro complémentaire: 18 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 6 219 11 933 233 278 LOTS 2 105 016,60$ 105 250,80$ 2 306,80$ 81,10$ 10,00$ Ventes totales: 14 539 585 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 S Tirage du 98-09-02 1 10 11 12 18 35 Numéro complémentaire: 33 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 10 500$ 4/6 1 191 50$ 3/6 20 863 5$ Ventes totales: 532 990,50 S 3 31 Gagnants Lot 48 49 48 2 083,33 S | TP tfra Tirage du gtlA 98-09-02 NUMÉROS LOTS 857546 100 000$ 57546 1 000 $ 7546 250$ 546 50$ 46 10$ 6 2$ Les modalités cTencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas do disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.juges: «Vous ne répondez pas directement à la question.» L’ancien premier ministre traite abondamment du sujet litigieux de l’intégrité des frontières du Québec, avant et après avoir changé de statut politique.Il leur rappelle que l’intégrité des frontières du Québec est protégée par la Constitution du Canada jusqu’au prochain référendum et qu’elle le sera par le droit international au lendemain de l'accession à la souveraineté.A cet égard, il adresse aux juges cette remarque abrasive: «Votre avis nous rappelle souvent, nous, les Québécois, à nos devoin à l’égard de l’Etat de droit.Quel droit?Celui que l’on étale, celui que l’on cache, ou les deux?» Cette lettre aux juges de la Cour suprême se termine par une citation des propos que tenait en janvier le cardinal Jean-Claude Turcotte au Devoir.«C’est au peuple de décider et non pas à la Cour suprême.» (9» mm Tilley Endurables 1050, ave.Laurier Ouest (514) 272-7791 Obtenez un catalogue gratuit en composant le" 1-800-465-4249 I.!•: I) K V 0 I It , I.E V E N I) I! E I) I IS E I* T E M B II E I !) !) 8 A 6 L’appareil a modifié sa route deux fois AGENCE FRANCE-PRESSE Peggy’s Cove, Nouvelle-Écosse — L’appareil de la compagnie Swissair qui s’est abîmé mercredi soir au large de la Nouvelle-Ecosse, entraînant la mort de 229 personnes, a modifié deux fois sa route alors qu’il se préparait à un atterrissage d’urgence, selon les responsables de l’enquête.D’après les éléments établis à la suite de l’écoute des échanges avec le centre de contrôle aérien de Moncton, le pilote, constatant la présence de fumée dans le cockpit, aurait décidé de retourner vers Boston, alors qu’il avait déjà largement dépassé cette zone.Le contrôle aérien de Moncton lui aurait alors fait savoir qu’il était plus près de l’aéroport d’Halifax au nord-est.Le pilote aurait accepté de suivre le conseil des contrôleurs aériens et aurait infléchi sa route vers Halifax, en commençant, semble-t-il, à larguer du carburant.Mais l’appareil de type MD-11 qui reliait New York à Genève ne devait pas pouvoir arriver jusqu’à la capitale de la Nouvelle-Écosse, s’abîmant en mer à quelques minutes de la piste.Pressé de questions par les journalistes, Dick Derden, qui dirige l’enquête menée par le Bureau de la sécurité des transports du Canada, a souligné que l’avion était à seulement 80 kilomètres d’Halifax quand il s’est écrasé.M.Derden a reconnu n’avoir pas eu le temps d’écouter les bandes magnétiques des échanges avec les contrôleurs aériens et a estimé enfin qu’il fallait «refaire tout le profil de ce vol» et qu’il était «trop tôt pour se prononcer».«Nous n 'avons pas la séquence globale», a souligné pour sa part Benoît Bouchard, président du Bureau de la sécurité des transports, pour qui il est évident que «l'enquête prendra un certain temps».«Si les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports trouvent des preuves qui portent à croire qu'il y a eu des délits criminels, ils les transmettront immédiatement à la Gendarmerie royale du Canada afin d’aider toute enquête nécessaire», a déclaré encore M.Bouchard.L’enquête examinera notamment «la navigabilité et l’état de fonctionnement des composantes et des systèmes de l'appareil, la pertinence de tous les aspects du rendement de l'équipage de conduite et du personnel au sol, le contrôle de la circulation aérienne, la maintenance de l’appareil, la gestion de la sécurité de la compagnie et la surveillance réglementaire», a ajouté M.Bouchard.Selon les spécialistes, une enquête de ce type, qui impliquera des responsables de trois pays, le Canada, la Suisse et les Etats-Unis, prend généralement près d’un an.Les équipes de recherche, qui avaient repêché hier soir 44 corps parmi les 229 victimes de l’accident, ont indiqué qu’il n’y aurait désormais plus de comptabilisation des corps retrouvés, vu leur état.Une soixantaine de sacs ont été remplis hier soir de restes humains, dont l’identification selon les enquêteurs devrait prendre quelque deux semaines.Tant que le commandant des recherches en mer n’aura pas estimé qu'il n’a plus d’espoir de retrouver des survivants, «la priorité est toujours à la récupération des victimes», a affirmé M.Bouchard.Il a estimé qu’on accordait aussi «une priorité immédiate» à la récupération des enregistreurs de bord.Plus d’une centaine de proches des victimes devraient arriver aujourd'hui à Peggy’s Cove, à l’invitation de )a compagnie Swissair.Le premier ministre de Nouvelle-Écosse, Russell MacLellan, a indiqué que la province pourvoirait au confort de leur séjour.La liste des passagers n’a pas été rendue publique pour l’instant, mais les Nations unies ont affirmé hier que six .fonctionnaires de l’organisation internationale se trouvaient dans l’avion.Des sauveteurs secoués Il n’y avait personne à sauver PRESSE CANADIENNE Peggy’s Cove, Nouvelle-Écosse — La mission de sauvetage les laisse dans le noir et sous la pluie.Ils reviennent sur la rive les mains vides, frustrés et pleins de • ressentiment.! De petits bateaux et des navires se sont dirigés un peu au large du petit village de Peggy's Cove, hier, espérant retrouver des survivants de la catastrophe de la Swissair.Ils .n’ont trouvé que des débris de métal et de la chair déchiquetée.John Campbell a mené son embarcation qui sert à observer les baleines à l’extérieur du petit port vers minuit.Une heure et demie plus tard, le mot s’est passé: l’épave avait été repérée et Campbell s’est dirigé vers le lieu de l’impact.«Nous avons repéré des débris, a-t-il dit d’une voix triste et solennelle.Les vapeurs de soufre étaient amplifiées par l’essence.Il y avait des débris, beaucoup de débris.Et il y avait les corps.» La déception fut cruelle.«Nous étions tous optimistes, je crois, quand nous avons entamé les recherches.Mais quand la réalité est devant toi, c'est dur à avaler.» Même les sauveteurs de la Marine étaient secoués.«Les équipes de sauvetage ont vécu quelques tragédies, précisait hier le lieutenant-commandant Glenn Chamberlain.En revanche, je crois que personne n'est jamais prêt à participer à quelque chose de ce genre.Il faut s’arrimer ferme et plonger au fond de vos réserves de discipline et de professionnalisme.» Le lieutenant-commandant Chamberlain a déclaré que la Marine espérait encore, envers et contre tous, retrouver des survivants.«S'il y a le moindre espoir, nous allons poursuivre les recherches, dit-il.On doit bien ça aux familles.» Les sauveteurs n’ont retrouvé que des indices rappelant l’intensité de l’écrasement.Le pasteur Richard Walsh a parlé avec plusieurs des sauveteurs.«Ce fut plutôt horrible, dit-il.Rien que des corps.Tu entames des recherches avec l’espoir de trouver quelqu’un, mais une heure après, ils ont renvoyé tout le monde au rivage parce qu'il n'y avait personne à sauver.» Jimmy Mayo, capitaine du bateau Peggy’s Light, est demeuré en réserve à la demande de la Gendarmerie royale.Après avoir discuté avec ses confrères qui revenaient, il s’est dit qu’il avait fait la meilleure affaire.«D’après ce qu'ils m’ont dit, je préfère rester sur la terre ferme que d'aller là-bas.» Il a alors regardé l’océan Atlantique au loin, écoutant les lamentations des mouettes.Morgue provisoire sur une base canadienne Peggy’s Cove (AP) — Iæs corps de 26 des 229 personnes qui ont trouvé la mort dans l’accident du tri-réacteur MD-11 de Swissair qui s’est abîmé en mer mercredi soir au large de Halifax, avaient été repêchés hier en fin de matinée.Une morgue provisoire a été installée sur la base canadienne de Shearwater située à 50 km du lieu de la catastrophe.Les équipes de secours ont localisé une partie du fuselage de l’avion qui serait intacte à 35 metres de profondeur.Mais de fortes vagues entravent les recherches.Swissair assurera aujourd’hui le transport de plusieurs des familles des victimes qui se rendront à Halifax depuis Zurich.la compagnie a indiqué que la liste des passagers ne serait probablement pas diffusée avant demain dans l’attente que toutes les familles aient pu être prévenues.ECRASEMENT l)D VOL Le Canada, la Suisse et les États-Unis prendront part à l’enquête Une action terroriste n’est pas exclue ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Des enquêteurs provenant de trois pays seront retenus pour la cueillette de preuves visant à établir les causes de l’écrasement du vol 111 de la Swissair au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, mercredi soir.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada sera le principal enquêteur dans cette affaire puisque le pays dans lequel s’écrase un quelconque avion est responsable, a priori, de découvrir ce qui est survenu.L’aide proviendra de la Suisse, où l’avion était enregistré, et des États-Unis, pays qui représente le manufacturier et les instances de vol, a déclaré Dave Austin, du Bureau canadien de la sécurité.M.Austin a précisé, hier, qu’une telle enquête demande environ un an afin d’être menée à bien.Deux éléments sont essentiels afin de découvrir les causes de l’accident: les enregistrements des conversations des membres de l’équipage et ceux des paramètres de l’appareil — altitude, vitesse, etc.John Maxwell, directeur du bureau des enquêtes, pense que les «boîtes noires» sont probablement encore dans l’océan, par 50 mètres de fond.«Sans ces enregistrements, il faudrait en revenir aux techniques de base en matière d'enquête et cela pourrait être laborieux», a-t-il dit.Il a par ailleurs déclaré que les enquêteurs devront préciser l’endroit où ils ont récupéré des portions de l’appareil afin de reconstituer avec le plus de précision le suivi des événements.REUTERS ,UH v«* • C’est un appareil identique à celui-ci qui s’est abîmé près de la Nouvelle-Écosse.Les derniers échanges entre les pilotes et la tour de contrôle de Moncton ont été sauvegardés.Ijes enquêteurs accorderont une importance particulière aux autopsies des corps repêchés, autopsies menées par les coroners provinciaux.Jim Burnett,,ex-président du Bureau de sécurité des transports des États-Unis, a déclaré qu’un attentat terroriste n’était pas exclu.«Nous ignorons les nouvelles formes que peut prendre le terrorisme, a-t-il dit en provenance de Washington.Je ne crois pas que nous pouvons exclure quoi que ce soit présentement.» Les aéroports américains ont renforcé leurs normes de sécurité à la suite des attentats terroristes commis le 7 août dernier aux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya.Benoît Bouchard, qui dirige le Bureau de la sécurité des transports du Canada, a précisé que les diverses instances examineront de près des aspects tels la navigabilité des systèmes de vol de l’avion, le trafic aérien, le travail du personnel au sol ainsi que la fréquence de l’entretien et des contrôles de routine.La compagnie Swissair précise que le dernier contrôle du MD-11 de McDonnell Douglas a été effectué le 10 août.Les deux pilotes, qui avaient effectué un vol dans le même avion quelques jours avant l’écrasement, n’avaient rien décelé d’anormal.Russ Young, de Boeing Cor])., qui manufacture dorénavant le MD-11, a déclaré que l’avion avait été livré à Swissair au mois d'août 1991 et avait depuis effectué plus de 6000 liaisons et comptait 35 000 heures de vol.Peu d’accidents impliquant le MD-11 ont,été relevés récemment par le Bureau de la sécurité des Etats-Unis et la plupart d’entre eux avaient été causés par des erreurs de pilotage.Le 1er août 1997, un cargo de FedEx s’est écrasé et a brûlé au sol en tentant de se poser à l’aéroport Newark International.Deux pilotes et trois passagers s’étaient extirpés du cockpit après que l’avion se soit retourné.Selon Tracey Martineau, de l’Organisation civile internationale, basée à Montréal, les enquêtes visent à éviter des catastrophes ultérieures.«Nous ne cherchons pas à blâmer qui que ce soit», dit-elle.Certains ont évoqué des similitudes avec le vol 800 de la TWA qui a explosé en vol et plongé dans l’Atlantique peu de temps après son départ de New York en 1996, tuant 230 personnes.Les enquêteurs n’ont toujours pas déterminé la cause exacte de cet accident mais ils soup-çonnent que des vapeurs d’essence ont été enflammées par le système électrique.tfMU ¦¦ (BÎMnm Les morutiers ont quitté le Louisbourg pour permettre les recherches Une entente de principe est intervenue avec Ottawa HÉLÈNE B UZZETTI LE DEVOIR Les 53 morutiers gaspésiens ont abandonné leur occupation du Ixjuisbourg un peu avant midi hier afin de permettre au navire de la garde côtière, qu'ils occupaient illégalement depuis huit jours, d'aller récupérer les débris de l’avion Swissair qui s’est écrasé en mer au large de la Nouvelle-Écosse.Un abandon des moyens de pression qui s’est soldé par une entente de principes entre les pêcheurs et Ottawa.Ix*s pêcheurs n’ont pas hésité une seconde, assuraient-ils hier, à laisser partir le bateau pour remplir ses fonctions de sauvetage comme ils avaient promis de le faire au début de leur occupation si un accident devait survenir, lu Sûreté du Québec n’aura donc pas eu à faire respecter l'injonction déposée contre le Groupe Forillon vendredi dernier les enjoignant à quitter le Louisbourg.Ix-s pêcheurs représentés par le groupe manifestaient contre la décision de Pêches et Océans Canada de leur accorder des prises de morue d’à peine 3000 tonnes, alors que la biomasse dans la zone de pêche est évaluée à 80 000 tonnes, au moment où Terre-Neuve a obtenu la même quantité pour une biomasse trois fois moindre.De plus, les pêcheurs contestaient le fait que les 3000 tonnes accordées doivent être partagées également entre le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et i’ile-du-Prince-Edouard alors que, traditionnellement, le Québec obtenait 61 % des quotas.I>es pourparlers avec le ministère entamés lundi et dont l’archevêque du diocèse de Gaspé, Bertrand Blanchet, assurait la médiation ont pris fin en soirée dans la satisfaction générale.Le Groupe Forillon a obtenu qu’il serait reconnu par Pêches et Océans comme interlocuteur officiel.Ix?tonnage de morue ne sera cependant pas augmenté, ni les quotas entre les provinces modifiés, la saison de pêche arrivant à sa fin.Mais il a été convenu qu’une rencontre visant à faire le point sur la situation du poisson de fond dans les maritimes entre tous les intervenants et Ottawa se tiendrait d’ici deux semaines à Montréal.«Nous sommes très contents de cette entente de principes, a reconnu Gérald Fortin, porte-parole des pêcheurs.U dialogue est très bon.Di rencontre de Montréal permettra de regarder la situation des pêcheurs de poisson de fond.U moratoire dure depuis trop longtemps et l’enjeu, c’est la fin ou l'avenir d’un groupe de pêcheurs.» REUTERS Des volontaires, à bord de petits bateaux, ont prêté main-forte aux autorités afin de récupérer des débris, et parfois des restes humains, à la surface de la mer.REUTERS Des morceaux de l’avion comme celui-ci ont été repêchés par les secouristes.Ils seront fort utiles aux enquêteurs.REUTERS Le joueur de tennis suisse Marc Rosset I,’a échappé belle.Battu à l’Open des États-Unis, il devait rentrer par le vol 111 de la Swissair.Mais il s’était ravisé pour profiter de quelques jours de repos.REUTERS Des proches des victimes de l’écrasement étaient sous le choc, hier, à l’aéroport de Genève.REUTERS Le drapeau flottant au-dessus du parlement suisse était en berne hier.Clinton offre ses condoléances depuis l’Irlande Armagh, Irlande du Nord (AP) — Le président américain Bill Clinton a exprimé hier les condoléances de son pays aux familles des 229 victimes de l’accident de l’avion de la compagnie Swissair qui s’est abîmé au large de Halifax.«je demande aux Américains d’avoir une pensée dans leurs prières pour les familles qui ont perdu des êtres chers sur ce vol», a déclaré Bill Clinton dans un communiqué diffusé durant sa visite en Irlande du Nord.Selon les premiers bilans, 136 citoyens américains ont péri dans le crash du vol 111 de Swissair qui effectuait la liaison New York-Genève., Le chef de l’État a déclaré que son épouse et lui-même avaient été profondément attristé par l’accident.Il a remercié le Canada pour «la façon extraordinaire dont il a répondu à la tragédie».«Des centaines de personnes dont de nombreux volontaires, ont participé toute la nuit aux recherches», a rappelé Bill Clinton.Le président américain a ajouté que les États-Unis continueraient à faire tout leur possible «pour assister les autorités canadiennes et suisses dans la recherche de survivants et pour déterminer les causes de cet accident».L’un des pires accidents d’avion au Canada PRESSE CANADIENNE Voici la liste des pires tragédies aériennes de l’histoire au Canada: ¦ le 12 décembre 1985:256 Américains perdent la vie lorsqu’un DC-8 nolisé d’Arrow Air transportant des membres du 101' Régiment aéroporté s’écrase au décollage de Gander, à Terre-Neuve.¦ le 2 septembre 1998: 229 personnes perdent la vie lorsqu’un appareil de Swissair s’abîme dans la mer au large de la Nouvelle-Ecosse.¦ le 29 novembre 1963: 118 personnes meurent dans l’écrasement d’un DC-8 de Trans-Canada Air Lines à Sain-te-Thérèse-de-Blainville, quatre minutes après le décollage de Montréal.¦ le 5 juillet 1970: 109 personnes perdent la vie lorsqu’un DC-8 d’Air Canada qui faisait route de Montréal vers Ix)s Angeles s’écrase à l’aéroport international de Toronto.¦ le 11 août 1957: 79 personnes meurent dans l’écrasement d’un DC-4 de Maritime Central Airways à Issoudun, à 40 km au sud-ouest de Québec.¦ le 9 décembre 1956: 62 personnes perdent la vie lorsqu’un appareil North Star de Trans-Canada Air Lines disparait au cours d’un trajet de Vancouver à Calgary.L’avion est retrouvé le 13 mai 1957 sur le Mont Slesse, près de Chilliwack, en Colombie-Britannique.¦ le 8 juillet 1965: 52 personnes qui prenaient place à bord d’un DC-6B de CP Air perdent la vie lorsque l’appareil explose en plein vol et s’écrase près de 100 Mile House, à 270 km au nord-est de Vancouver.¦ le 26 janvier 1950: 44 personnes perdent la vie lorsque l’avion d’un transporteur américain qui faisait route vers le Texas disparaît au-dessus du Yukon.¦ le 11 février 1978: 43 victimes lors de l’écrasement, au moment de l’atterrissage, d’un avion de Pacific Western Airlines à Cranbrook, en Colombie-Britannique.¦ le 30 octobre 1974: 32 victimes dans l’écrasement d’un D)ckheed Electra de Pan-Arctic Oils près de Rea Point, dans les Territoires du Nord-Ouest.¦ le 10 mars 1989:24 victimes, dont deux sont décédées plus tard à l’hôpital, lors de l’écrasement d’un Éokker F-28 d’Air Ontario peu après son décollage de Dryden, en Ontario.¦ le 19 octobre 1943:24 pertes de vie à la suite de l’écrasement d’un bombardier Liberator de l’Armée de l’air canadienne près de Saint-Donat ¦ le 9 septembre 1949:23 morts lorsqu’une bombe placée à bord d’un DC-3 de Canadian Pacific Airlines fait exploser l’appareil au-dessus de Sault-au-Cochon.¦ le 29 mars 1979:17 victimes dans l’écrasement d’un F-27 de Québecair au moment du décollage de l’aéroport de Québec, à L’Ancienne-Lorette.¦ le 18 juin 1998: 11 morts lorsqu’un bimoteur Fairchild Metroliner de Propair prend feu en plein vol et explose en atterrissant à l’aéroport Mirabel.¦ le 29 mars 1985:10 membres de l’armée de l’air perdent la vie lorsque deux C-130 entrent en collision au-dessus de la base d’Edmonton.¦ le 10 novembre 1993: sept décès dans l’écrasement d’un turbopropulsé d’Air Manitoba dans une forêt près de Sandy Dike, dans le nord-ouest de l’Ontario.¦ le 26 septembre 1989: sept personnes meurent dans l’écrasement d’un appareil Fairchild Metro III à Terrace, en Colombie-Britannique.¦ le 30 octobre 1991: cinq pertes de vie lorsqu’un Hercules C-130 de l’Armée de l’air canadienne s’écrase près d’Alert, dans lesT-N.-O., pendant un vol de ravitaillement régulier. I.K I) K V OIK.I.K V K X I) Il K I) I I S K I' T K M K II K I II !» S A 7 ?L'ECRASEMENT DU VOL I II ?Un spécialiste du sida au nombre des victimes Plusieurs fonctionnaires de l’ONU ont également trouvé la mort Ottawa promet de faire toute la lumière AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — Un spécialiste international du sida, l’Américain Jonathan Mann, et plusieurs fonctionnaires des Nations unies ont été tués dans l’accident d’un avion de Swissair qui a fait 229 morts au large du Canada, ont déclaré hier l’ONU et son programme anti-sida.M.Mann, ancien directeur du programme anti-sida à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et sa femme Mary-Lou Clements-Mann, figurent parmi les victimes du vol qui reliait New York à Genève, a déclaré un porte-parole d’ONUSIDA, Usa Jacobs.M.Mann avait démissionné de l'OMS en 1990 après un conflit avec le directeur général de l’époque Hiroshi Nakajima, a déclaré un porte-parole de l’OMS.Le couple Mann devait participer à une réunion organisée par ONUSIDA à Genève.Mme Clements-Mann était une spécialiste du vaccin contre le virus VIH du sida.Le directeur exécutif d’ONUSIDA, Peter Piot, a rendu hommage au disparu.Il a rappelé que pendant quinze ans Jonathan Mann avait été un pionnier et un «visionnaire» dans la lutte contre un fléau qui touche aujourd’hui plus de 30 millions de personnes dans le monde.Après son départ de l’OMS, Jonathan Mann avait travaillé à la Harvard School of Public Health (Etats-Unis).Il avait été nommé en janvier doyen de la faculté de médecine de l’université Allegheny de Philadelphie.Le nouveau directeur général de l’OMS, Mme Gro-Harlem Brundtland, a aussi rendu hommage au disparu et s’est dite consternée par sa mort.Par ailleurs, «on compte parmi les victimes plusieurs fonctionnaires du système des Nations unies», selon un communiqué de l’ONU à Genève.1 •JERUSALE m msm.Le drapeau de l’ONU sera mis en berne aujourd’hui au siège européen de Genève.Au total, de six à dix fonctionnaires sont parmi les victimes de la pire catastrophe aérienne de l’histoire de la Suisse, selon une source qui a requis l’anonymat.Certains travaillaient à Genève, d’autres dans d’autres pays d’Europe ou aux Etats-Unis.Il y aurait notamment un fonctionnaire de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dont le siège est à Rome.Le directeur général de l’ONU à Genève, M.Vladimir Petrovsky, a exprimé ses condoléances aux familles et au gouvernement suisse.D’autres informations sur les victimes ayant appartenu à l’ONU seront données ultérieurement.Il n’y aurait pas de très hauts responsables des Nations unies parmi les victimes, selon une source de l’ONU.REUTERS Le D'Jonathan Mann PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien a offert ses condoléances, hier, aux familles des personnes décédées lors de l’écrasement du vol 111 de la Swissair.«Nos pensées et nos prières accompagnent les parents et amis des personnes disparues lors de cette terrible tragédie», a laissé savoir le premier ministre par voie de communiqué.Le gouvernement Chrétien mettra également tout en oeuvre afin que la lumière soit faite sur cet accident.«J’ai écrit au président de la Suisse, Flavio Cotti, pour l’assurer que toutes les ressources dont nous disposons sont affectées aux efforts de récupération et à l’enquête», poursuit le premier minisitre.Pour sa part, le ministre des Transports, David Colle-nette, a annoncé la nomination d’un observateur ministériel.«Son rôle sera de me tenir informé quant à la progression de l'enquête et de toutes les informations touchant la sécurité de l’aviation au Canada», a déclaré le ministre Colle-nette, également par communiqué.Ce dernier ajoute qu’il a contacté le secrétaire des Transports des Etats-Unis, Rodney Slater, afin de l’assurer de la coopération du Canada dans cette enquête.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Service du greffe Aliénation de biens immobiliers ou autres AVIS PUBLIC est donné que la Ville de Montréal a aliéné, au cours du mois d'août 1998, autrement qu'à l'enchère ou par soumissions publiques, en faveur des personnes, compagnies ou organismes mentionnés ci-dessous, aux prix indiqués en regard de leur nom, les biens immobiliers ou autres suivants: 2.- terrain situé au sud-est de la rue Boyer et au sud-ouest de la rue Saint-Claude et un terrain situé à l'ouest de la rue Saint-Paul et au sud-ouest de la rue Saint-Claude - Société de développement de Montréal - 560 000 S.1.- deux immeubles ayant front sur la rue Joliot-Curie, connus et désignés comme étant les lots 1 075 294 et 1 075 295 du cadastre du Québec - madame Juliette Girard - 46 000 S; Montréal, le 4 septembre 1998 Le greffier, M‘ Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville Montréal, à sa séance prévue pour le 23 septembre 1998 à 14 h, sera saisi d'une demande d’autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement à la propriété sise au 5185, rue de la Savane (S980762085) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande, doit le faire par écrit au plus tard le 14 septembre 1998, à l'attention du greffier, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.L'autorisation permettrait i'usage conditionnel «atelier d'entretien et de réparation de véhicules automobiles» du bâtiment, conformément aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Montréal, le 4 septembre 1998 Le greffier, M‘ Léon Laberge Société québécoise d’assainissement des eaux Travaux dans la ville de Rivicre-du-Loup Comté de Rivicre-du-Loup Appel d'offres no : 0303-30-13-41-38 Partie "A" - Travaux d'assainissement Fourniture et installation de conduites (200 mm) et de regards d'égouts, construction de fondation de rues, pavage et autres travaux connexes.Partie "B" - Travaux municipaux Fourniture et installation de conduites (200 à 900 mm) et de regards d'égouts, de conduites (200 mm) d'aqueduc avec accessoires, branchements de service, construction de rues (fondation, pavage, bordures, gazon) et autres travaux connexes.DOCUMENTS DISPONIBLES : Par commande téléphonique uniquement.SQAE, Service gestion des contrats, Montréal - Tél.: (514) 873-7411.PRIX : 150,00 $ (taxes incluses) non remboursable, par chèque visé ou mandat payable à la SQAE.De plus, pour cet appel d'offres, les soumissionnaires devront prendre connaissance du "Cahier des clauses générales d'appel d'offres, Société québécoise d'assainissement des eaux”, publié par Les Publications du Québec (édition 1989).Ce cahier fait partie intégrante du document d'appel d'offres.LIEUX DE CONSULTATION : Hôtel de Ville de Rivière-du-Loup; Ass.de la construction de Montréal et de Québec; ACRGTQ; Ass.de la construction du Québec, Région Bas-St-Laurent - Gaspésie-Les îles; SQAE à Montréal et Québec.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Hôtel de Ville de Rivière-du-Loup : a/s M.Marc-Yves Beaulieu, directeur général, 65, rue de l'Hôtcl-de-ville, casier postal 37, Rivière-du-Loup (Québec) G5R 3Y7.Le : jeudi 24 septembre 1998 à 15 h 00.GARANTIES DE SOUMISSION : Partie "A" - Cautionnement.(24 000,00 $) ou chèque visé ou autre.(12 000,00 $) Partie "B" - Cautionnement.(120 000,00 $) ou chèque visé ou autre.(60 000,00 $) N.B.: "autre" signifie autre garantie de soumission spécifiée au document d'appel d'offres.RENSEIGNEMENTS : M.Carol Lachance - Ici.: (514) 873-7411 ou (418) 643-2616.Seules sont admises à soumissionner, les personnes, sociétés et compagnies, ayant une place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, qui détiennent une licence appropriée en vertu de la Loi sur le bâtiment et qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement de la Société québécoise d'assainissement des eaux.La SQAE et la ville de Rivière-du-Loup ne s'engagent à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Marc Pinsonnault, LL.B., B.Sc.Vice-président administration et secrétaire général CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR du Québec.Chambre civile, N0.500-02-050715-965, LUCIEN LÉVESQUE INC., Partie demanderesse -vs- 9041-0382 QUÉBEC INC.-DELTA TAXI’.Partie défenderesse.Le 16ième jour de septembre 1998 à 10hp0, au 4351, ST-DOMINIQUE., MONTREAL, QC., district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: 9041-0382 QUÉBEC INC., saisis en cette cause, consistant en: 1 système informatique comprenant écran, clavier, souris & boîtier coul.beige & acc., 1 fax de marque Murafec M4500 LTR LGL coul.beige & acc., 1 photocopieuse de DONNÉ À LAVAL ce 4 septembre 1998 marque Minolta coul.beige & gris & acc.1 système téléphonique de marque Meridian coul.noir & acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de MONTRÉAL.Albertson S Associés, HUISSIERS - 514-278-2414 - Fax.278-9667, 7012, bout St-Laurent, suite 205, Montréal.PQ.H2S 3E2 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Numéro 500-12-242545-980 COUR SUPERIEURE PRÉSENT L'HONORABLE JUGE JULES BLANCHET HUMBERTO RAMON ROSARIO Partie demanderesse c.ANA RAMONA HERNANDEZ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ANA RAMONA HERNANDEZ de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 Est, Notre-Dame.Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce, de l'avis de dénonciation des pièces et de la liste des pièces ont été remises au greffe à l'intention de ANA RAMONA HERNANDEZ.Lieu: Montréal Date: 31 août 1998 AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de DOLORES VINCENT, en son vivant domiciliée à Montréal, Province de Québec, au Centre Hospitalier St-Georges, survenu le douze mars mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit (1998), un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, MESSIEURS RAYMOND VINCENT et DENIS GAREAU le deux septembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit (1998) devant Me François Gareau.notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté pa les intéressés, à l'étude de Me François Gareau, notaire, sise au 2394 rue Sherbrooke Est, à Montréal.Province de Québec, H2K1E6.Donné ce deuxième jour de septembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit (1996) RAYMOND VINCENT, liquidateur DENIS GAREAU, liquidateur AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie -GESTION DE RESTAURANTS STE-CATHERINE INC." demandera à l'inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Nathalie Jodoin, notaire procureure de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu’on recevra à l’hôtel de ville, des soumissions pour l’exécution des travaux suivants: No 7835 Travaux d’égouts, d'aqueduc, de drainage, d'excavation et de fondation granulaire dans le prolongement de la rue Lauzon et des rues portant les numéros 28-582 et 28-583 du cadastre de la paroisse de Ste-Dorothée (règlement numéro L-9155-D) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1, Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 22 septembre 1998 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie, 3, Place Laval, bureau 300, Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement de 8h15 à 12 heures (midi), et ce, moyennant un dépôt de 40,00 $ non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.M' Guy Collard, greffier Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 13/23 10/23 max 21 min 10 max 23 X/ — VV /'/ f VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE Températures : MAX / MIN 14/8 Blanc Sablon Goose Bay Kuujjuarapik 1 15/8 ¦ 15/9 La Grande IV Sept-îles ¦ 18/13 îles de la Madeleine Chibougamau 15/7 ¦ '1 ' jRivière*du*Loup 20/9 ¦ f 2°>10 Chicoutimi / I Québec fcrss** ¦ 15/7 ,21/10 ^riv Lever 6h20 Coucher 19h26 rey/r 22/10 Trois-Rivières Val d'Or ¦ 21/10 iherbrooke 23/10 lontréal W - - Dimanche Lundi Aujourd'hui Ce Soir Samedi T' min J0 > 13/23 11/23 max 21 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source DISSOLUTON PRENEZ AVIS que la compagnie INVESTISSEMENT B.T.C.-M.E.C.INC./B.T.C.-M.E.C.INVESTMENT INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, le 12 septembre 1998 MARTINEAU WALKER, S.E.N.C.Procureurs de la compagnie J/otre (/on f/n memoria/n, t y uites-le entre (/eux lattements (/e coeur.G’est^Jîtd/e, /’instant (/’un coufx (/e fi/.Tél.; (514) 871-1551 ou 1 800 567-8563 et nous enverrons (me carte à /a mémoire (/e /’être c/ier.FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Pour Médecins du Monde ce! enfant est louché cJci/x fois» à la tête, un»- fois p.ir l>.i!1«\ «me fois pii» L> mo»t de ses parents Nous soignons les blessures qui se voient et aussi celles qui ne se volent pas.Four information, fair* un don ou devenir «oientairt, temmumquti HT "Yti avec nou» au (S 14) 04J-787S VILLE Di VERDUN APPEL D’OFFRES Soumissions cachelées.visant la fourniture de marchandises, l'exécution de travaux ou services énumérés ci-après, adressées au Greffier de la Ville.4555.rue de Verdun.Verdun (Québec) H4G IM4.seront reçues jusqu’à 10:30 heures à la dale d'ouverture déterminée.On peut se procurer les documents de soumission au Module greffe, bureau 212, à l’adresse ci-dessus lx*s soumissions seront ouvertes publiquement à l’endroit, à la date et à l’heure indiqués ci-dessous.DISPONIBILITE DES DOCUMENTS : 8 septembre 1998 PROJET : No.S98/556 Location d'équipements mécaniques pour le déblaiement de la neige (avec opérateur) OUVERTURE : Date : Iaï mardi 22 septembre 1998 Heure : 10:30 heures Endroit : Hôtel de Ville Salle 302 4555.rue de Verdun Verdun (Québec) H4G IM4 GARANTIE DE SOUMIS-SION EXIGEE : 1500,00 $ par équipement ou un cautionnement pour le même montant Tout versement par CHÈQUE VISE OU MANDAT sera fait à l'ordre de la Ville de Verdun Seules les personnes, corporations et compagnies qui auront obtenu le dossier d’invitation directement du bureau sus indiqué sont admises à faire une soumission La Ville de Verdun ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et à n'encourir aucune responsabilité pour les frais ou pertes subis par les proposants Donné à Verdun, Québec ce 4 septembre 1998 G.Cyr, o.m.a.Greffier AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu’on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No 7836 Travaux de pavage.1re couche MB-3 dans le prolongement des rues de Chevillon et de Périgueux ainsi que sur une partie des lots 344 ef 345 du cadastre de la paroisse de St-Martin, secteur 3 (règlement numéro L-9542-D) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1, Place du Souvenir, Chomedey.Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 22 septembre 1998 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l’hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions.de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie, 3, Place Laval, bureau 300, Chomedey, Ville de Laval, du iundi au jeudi inclusivement de 8h15 à 12 heures (midi), et ce, moyennant un dépôt de 40,00 $ non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 4 septembre 1998 M‘ Guy Collard, greffier MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Pluie.— Râpeux.2- Graissé.— Crêpe vietnamienne.3- Obtempérer.— Particule modifiant un mot.4- Qui opère une sélection.— Pronom.5- Rôtir.6- Alcool.— Nickel.— Partie tournante d'une machine (Élect.).7- Rhénium.— Criti-queuse.8- Énjolive.— Américium.— Tissu.9- Plante des montagnes.— Époque.10- Exercice scolaire.— Carte.— Cinq cent un.11- Vagabondai.— Citadin.12- Écrivain français (1899-1986).— Venus au monde.VERTICALEMENT 1- Fermé.— Réprimander.2- Provoquer un rougissement de la peau.— Iridium.3- Fils d'Adam.— Don- 4- na l’aspect de la nacre.Égosiller.— Breuva- 5- ge.Qui rappelle le bouc.6- — Coquillard.Arbre.— Manouche.7- Bébête.— Copain.— 8- Le premier.Peine.— À une heure 9- avancée.Titre de noblesse.— 10- Antimoine.Plat.— Allonge.— 11- Période.Position du coeur à 12- droite.Oiseau d'Australie.— Peins à nouveau.Solution de la page A 4 1 î 3 4 5 6 7 S 9 10 II 12 MARGOT uni A.X omA.iLeûoic.Ru i dAMKEÂir eTié Les marchés demeurent volatiles EN BREF —-?LE ?- ECONOMIE Le dollar remonte contre vents et marées Toronto (PC) — Le dollar a continué sa lente progression sur les marchés de change internationaux, hier, pendant que le dollar américain était confronté à un yen japonais plus fort et à une volatilité croissante à Wall Street.Le dollar canadien, qui a connu sa plus forte hausse de deux jours en 10 ans, plus tôt cette semaine, a gagné hier un autre 17 centièmes de cent pour terminer la journée à 65 C US.Le dollar a notamment été aidé par une autre chute de la Bourse de New York et de son principal indice, celui des industrielles Dow Jones.«Les marchés monétaires ont été encouragés parla performance de l’indice TSE comparativement au Dow Jones, explique Peter Hann, cambiste pour TD Securities de Toronto.Les investisseurs ont recommencé à s’intéresser au Canada.Les marchés sont plutôt fatigués de la volatilité des cours, surtout à New York.» L’indice Dow Jones a en effet perdu 100,15 points, hier, pour clôturer la journée à 7682,20.Depuis le 17 juillet, l’indice a chuté de près de 2000 points, dont 650 en deux jours seulement, lundi et mardi derniers.Toute cette volatilité, alliée aux rumeurs que la banque centrale américaine s’apprêterait à réduire les taux d’intérêt, ont érodé la confiance des investisseurs face au dollar américain.Pour sa part, le yen japonais a affiché une belle performance face à la monnaie américaine, hier, alors que circulait la rumeur que les détenteurs de dollars américains s’apprêtaient à inonder le marché de billets verts si le yen atteignait une certaine valeur.La tendance à la hausse de certaines matières premières, l'or notamment, a également donné, un coup de pouce au dollar canadien.À la Bourse de Toronto, l’indice composite TSE 300 a subi une forte pression des vendeurs mais a quand même clôturé à la hausse, avec un gain de 28,70 points à 5711,18.La volatilité des marchés en Amérique du Nord est largement alimentée par la chute du prix des actions en Europe, pendant que les marchés asiatiques connaissent des fluctuations dans tous les sens.Une aggravation de la crise financière asiatique et l’effondrement des finances russes font également craindre à plusieurs que les marchés d’Europe et d’Amérique latine ne soient entraînés dans la tourmente, ce qui aurait pour effet de faire crouler les profits des sociétés à travers le monde.Et pour couronner le tout, d’autres mauvaises nouvelles sont venues du Japon, où l’un des plus grands manufacturiers, Hitachi, a annoncé une perte pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale.La compagnie s’est engagée à supprimer 4000 emplois d’ici mars prochain, réduisant ainsi sa main-d’œuvre à 66 000 travailleurs.Quant à la sidérurgique japonaise Toa Steel Co., elle a fait savoir qu’elle abandonnait ses efforts de restructuration et allait mettre fin à ses opérations à la fin de l’année financière, en mars.Il s’agit de la plus importante faillite de l’histoire manufacturière japonaise.Dans ce cas, 400 travailleurs seront mis à pied.Vers l’Amérique latine À New York, les opérateurs de la Bourse américaine avaient hier les yeux fixés sur l’Amérique latine en raison de la réunion à Washington des grands argentiers des pays de cette région avec les responsables du Fonds monétaire international et du Trésor américain.Les milieux financiers américains craignent de voir la crise financière qui a déjà ravagé l’Asie et la Russie s'étendre à l’Amérique latine, l'un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.Le secrétaire au Trésor américain, Robert Rubin, a multiplié au cours de la journée les commentaires rassurants, mais la firme de notation financière Moody’s a dans le même temps abaissé les notes du Brésil et du Venezuela et placé sous revue en vue d’un éventuel abaissement celles de l’Argentine et du Mexique.Obligation de desservir la Floride à partir de Mirabel Royal Aviation se dit peinée de la décision d’Aéroports de Montréal GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Royal Aviation s’est dit très peiné par la décision des Aéroports de Montréal de ne pas reconnaître le statut de transporteur régulier de la nouvelle filiale Royal Express et d’obliger la compagnie aérienne à desservir la Floride à partir de Mirabel.Les arrangements seront pris pour accommoder les passagers devant partir aujourd’hui de manière à se conformer à la volonté d’ADM, mais on promet que Royal Express n’est pas mort et qu’«0« n’a pas dit notre dernier mot».Royal a pris connaissance de la décision d'ADM dans Le Devoir.«ADM ne nous a pas fait part de sa décisimi», a souligné hier matin Louise Saumier, vice-présidente à la vente et au marketing, et responsable du dossier Royal Express chez le transporteur.«Nous aimerions recevoir l’avis officiel avant de commenter plus à fotui.Nous aimerions connaître les raisons qui sous-tendent cette décision d'ADM», a-t-elle ajouté.«Nous sommes évidemment très peinés.Ça fait plus de six mois que nous travaillons là-dessus.Nous y avons consacré beaucoup de temps, d’énergie et d’argent [500 000 $].Nous avons reçu notre certificat d'exploitation.Nous avons obtenu les droits pour le Canada et les États-Unis, et nous sommes conformes à la réglementation de ces pays.Nous sommes également sur les écrans des systèmes de réservation informatisés.Mais nous ne sommes pas admis à Dorval.C’est à n'y rien comprendre», a renchéri Mme Saumier.«lœs compagnies américaines ont le droit de faire du Dorval-Floride, mais pas nous.» Dans sa lutte pour maintenir a Dorval ses vols sur la Floride, Royal (conjointement avec Canada 3000) avait, en octobre dernier, présenté en Cour supérieure une demande d’injonction interlocutoire.I£ transporteur voulait, alors, conserver ses droits acquis sur la Floride et se soustraire de la décision d’ADM de confiner les spécialistes en vols nolisés à l'aéroport de Mirabel.Dans sa décision du 11 août dernier, le juge Dalphond n’a pas retenu son argumentaire, le préjudice d’une desserte de la Floride à partir de Mirabel n’ayant pu être démontré.Royal concoctait en parallèle un projet de filiale, Royal Express, devant abriter ses vols domestiques et transfrontaliers.Avec pour mission de développer un réseau de services réguliers à tarifs réduits sur le triangle Québec-Montréal-Toronto, avec Dorval pour base, et l’établissement de liens de correspondance avec d’autres transporteurs pour des destinations telles la Floride.Au moment où il annonçait avoir reçu son certificat d’exploitation pour cette filiale, Royal soulignait également avoir conclu une entente avec TWA et First Air.«Nous sommes également en discussion avec des compagnies québécoises régionales pour des correspondances.On pense à InterCanadien.On devrait en arriver à une entente une fois que les nouveaux propriétaires compléteront l’acquisition avec Canadien International», a renchéri Louise Saumier.Pas convaincus Dans un communiqué émis en soirée mercredi, ADM annonçait sa décision de ne pas donner une suite positive à la demande présentée par Royal Express d’effectuer ses vols entre Montréal et la Floride à partir de Dorval.Lors d’un entretien au Devoir le président de l'organisme de gestion aéroportuaire, Richard Cac-chione, a indiqué que Royal «ne nous a pas convaincus.Les ententes évoquées ne se sont pas conclues ou elles étaient expirées.C’était un peu artificiel, c'était un réseau virtuel».Pour M.Cacchione, le projet de Royal était une façon de contourner les règles, et l’objet de ces règles.Conséquemment, «à l’instar des autres tramporteurs nolisés, les vols de Royal entre Montréal et la Floride partiront de l’aéroport de Mirabel, à compter du 4 septembre».Au cours des prochains jours, Royal Express a inscrit à son horaire des vols vers la Floride aujourd’hui, demain et lundi.«Four ces vols, nous allons nous conformer à la décision d’ADM.Nous allons nous occuper de nos passagers en les accueillant à Dorval et en assurant une navette terrestre vers Mirabel.Mais je peux vous dire que nous n’avons pas dit notre dernier mot.» [/mise Saumier insiste: «Royal Express n'est pas mort.Il va rester.Royal Express, ce n’est pas uniquement la Floride.C’est du domestique aussi.Ce n'est pas uniquement une astuce pour jouer un tour à ADM.C’est une véritable compagnie aérienne qui se développe.» L’expression des visages des travailleurs de la Dominion Bridge à Lachine en dit long sur leur état d’esprit en ces temps d’incertitude.¦K>fr \\.y'¦ * ' ,.> n .' .il| JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dominion Bridge La FTQ n’investira pas un sou dans l’usine de Lachine ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Incapable de s’entendre avec la Banque de New York, créancier de premier rang de Dominion Bridge Corporation, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) n’investira pas dans l’usine de Lachine de la société.«C'est avec regret que le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (Fl'Q) a essuyé le refus de la Banque de New York de lui fournir les garanties nécessaires pour qu’il puisse investir dans l’usine de iMchine», écrit le Fonds dans un communiqué émis hier.Il s’agissait d’une avance de fonds d’environ cinq millions qui aurait permis à l’usine de Lachine de maintenir ses activités pendant 90 jours, le temps que Dominion Bridge Corporation, qui s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite, conçoive un plan de relance et présente une proposition à ses créanciers.Les 220 employés de l’usine de Lachine de Dominion Bridge, dont quelque 100 travailleurs représentés par le Syndicat des métallos (FTQ), n’ont pas reçu leur paie.En outre, la société annonçait, hier, la fermeture du chantier d’industries Davie, à Lauzon, à la suite du refus du gouvernement du Québec de garantir le financement des contrats en cours visant trois plateformes pétrolières: Spirit of Columbus, promise à une filiale de la société pétrolière brésilienne Petrobras, et Amethyst II et III, promises à la société américano-brésilienne Petrodrill.Les employés d’industries Davie ont toutefois reçu leur paie jeudi.Tout comme sa société mère, le chantier Davie a eu recours à la protection de la Loi sur la faillite.Hier, le vice-premier ministre et ministre d’Etat de l’Economie et des Finances, Bernard Lindry, a rencontré des représentants de Dominion Bridge à Montréal, a mentionné le porte-parole de la société, Daniel Larouche.«Tout le monde était d’accord pour dire qu’il faut rouvrir le chantier Davie.Quant au scénario, ça va se préciser prochainement», a-t-il dit.Pour l’usine de Lachine de Dominion Bridge, les choses sont moins claires.«Nous avons dit à nos employés de revmir mardi.Ce qui est urgent, c’est de trouver de l’argent pour les payer» et dénicher un financement intérimaire le temps de présenter une proposition aux créanciers.Ce n’est pas seulement le sort de l’usine de Lachine qu’il faut régler, mais l’en- semble des affaires du holding qui doit 140 millions à ses créanciers.Trois créanciers détiennent des créances garanties qui s’étendent à l’ensemble des filiales du groupe: la Banque de New York avec 32 millions.Lunar, liée à l’actionnaire de contrôle de Dominion Bridge, Deere Park, avec 15 millions, et Wellgate International, une société appartenant aux dirigeants de Dominion Bridge, Michel Marengère et Nicolas Matossian, avec 7,4 millions.Investissement Québec continue En dépit du refus gouvernemental, Investissement Québec continue de travailler au dossier d’industries Davie.Hier, Louis Roquet, président-directeur général de l’agence gouvernementale, a souligné que le financement de 500 millions des plateformes était «un financement standard» qu’Investissement Québec est en mesure de réaliser.Ce qui a fait achopper le plan de sauvetage, c’est le risque de voir Industries Davie faire faillite ou être entraînée dans la faillite de sa société mère avant la fin des contrats, soit dans 18 mois.Le risque était trop grand.«Il faut sortir Davie de Dominion Bridge et trouver un bon opérateur de chantier maritime prêt à renflouer l'entreprise.Ça ne prend pas des milliards», a dit M.Roquet.Certaines sociétés, dont Industries Océan, de Québec, se sont montrées intéressées.«Il y a une grosse différence entre MIL Davie il y a deux ou trois ans et aujourd’hui», a-t-il rappelé.Il y a deux ans, le chantier n’avait pas de contrats en main, et aujourd’hui, il détient un carnet de commandes de 500 millions.La relance, qui passe par une proposition aux créanciers, pourrait s’amorcer d’ici quelques semaines.Hier, MM.Marengère et Matossian s’en sont pris au porte-parole de Dominion Bridge, Daniel Iiirouche, qui affirmait dans l’hebdomadaire Les Affaires que les nouveaux acquéreurs de la société avaient eu «des surprises quand ils ont vu ce qu’ils venaient d’acheter».MM.Marengère et Matossian ont qualifié de «diffamatoire et sans fondement» l’allégation voulant que les états financiers présentés au moment de la transaction n’étaient pas conformes à la réalité.Leur porte-parole, François Morin, a indiqué que Wellgate n’avait pas pris part aux discussions entre la Banque de New York et le Fonds de solidarité.«Nous ne voulons pas compromettre notre créance garantie.Mais il est faux de prétendre que Wellgate est en mesure d'influencer la Banque de New York ou le gouvernement du Québec», a dit M.Morin.Air Canada met à pied 11 000 employés GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR En raison de la grève des pilotes qui paralyse ses activités, Air Canada a fait parvenir à 11 (XX) employés syndiqués un avis de mise à pied technique, qui entre en vigueur à minuit ce soir.Ainsi, en comptant les pilotes, c’est plus de 55 % des effectifs du transporteur qui se retrouvent ainsi sans emploi, dans l’attente d’un rè-glepient au litige.A ce chapitre, et quoique les deux parties ont, aussitôt la grève déclenchée, manifesté leur ouverture à une reprise des négociations, il n’y avait toujours rien de tel au moment de mettre sous presse.«Il n’y a rien de nouveau», a souligné la porte-parole du transporteur, Nicole Couture-Simard.De part et d’autre on attend que l’autre partie fasse le premier geste.«En appelant une reprise des négociations, cela voudrait dire que nous avons quelque chose de mieux à proposer.Or, nous avons fait une offre que nous qualifions d’excellente.Tout ce qu'on pouvait offrir a été offert.Nous avons été au maximum.On ne peut aller plus haut.Nous devons garder à l’esprit ce souci d'équité, pour l’ensemble de nos employés.» Parmi les négociations à venir, il y a cette convention collective des agents de bord, qui est échue depuis le 31 août.Les employés du service à la clientèle vont également suivre dans les prochaines semaines.On ne peut donc se permettre de créer des précédents, avec une masse salariale de un milliard.Un différentiel de 3 % Les parties se sont laissées, dans la nuit de mardi, avec un différentiel de 3 % sur deux ans, Air Canada offrant des augmentations salariales de 9 % sur l’intervalle alors que les pilotes ont ramené leurs demandes de 20 à 12 %.Ces derniers ont donc accusé le trans-porteur de choisir l’annulation de ses 600 vols par jour, de forcer 60 000 voyageurs quotidiens à s’en remettre à des solutions de rechange et de subir une ix-rte de revenu de 13 millions pour chaque jour de grève, au lieu de verser une somme additionnelle de six millions sur deux ans aux 2100 pilotes.En regardant par l’autre bout de la lorgnette cependant, on peut avancer que les pilotes ont opté pour la grève et la paralysie complète du transporteur pour un écart après impôt équivalant à 2 $ par jour par pilote.Entamant sa troisième journée de grève générale, Air Canada doit donc procéder à des mises à pied temporaires, ou techniques.Quelque 11 (XX) employés syndiqués ont reçu leur avis temporaire, entrant en vigueur à minuit ce soir.«Le nombre exact de mises à pied va varier par la suite», a renchéri Mme Couture-Simard.I/>s centres d’appels ne seront pas touchés.De même que le personnel d’entretien et d’aéroports nécessaires à l’exercice des contrats avec des tiers ou au soutien des activités des filiales régionales et des autres compagnies aériennes partenaires d’Air Canada.Soutenir le dollar coûte très cher Ottawa (PC) — Il en a coûté à Ottawa 5,8 milliards — soit plus du quart de ses réserves en devises — pour porter secours au dollar canadien en août, a fait savoir hier le ministère des Finances.C’était le plus important montant à être utilisé pour soutenir le dollar.Une somme de 4,3 milliards avait été | dépensée en septembre 1992, alors que le dollar canadien était affecté par l’échec de l’accord constitutionnel de Charlottetown et la faiblesse de la livre britannique.En guise d’alternative à la hausse des taux d’intérêt, il arrive fréquemment que la banque soutienne la valeur du dollar en utilisant des dollars américains en réserve pour acheter une grande quantité de devises cana- diennes.Mais ses efforts n’ont pas donné tellement de résultats et au mois d’août, le dollar canadien a perdu 2,19 C US de sa valeur, pour clôturer à 63,76 C US.Avec ses interventions, en août, la Banque du Canada a maintenant dépensé 13,5 milliards $ US depuis octobre 1997 pour protéger la devise contre la crise asiatique.Près du tiers des travailleurs sont syndiqués Ottawa (PC) — Moins d’un travailleur sur trois était syndiqué au cours du premier semestre de l’année, a rapporté hier Statistique Canada.Selon ies données de l’Enquête sur la population active, environ 3,6 millions ou 30,7 % de travailleurs étaient membres d’un syndicat au cours de cette période.En outre, 294 000 employés, soit 2,6 % de l’ensemble, étaient couverts par une convention collective.Dans l’ensemble, les travailleurs à temps plein syndiqués gagnaient en moyenne 19 $ l’heure contre 15,64 $ l’heure pour les non-syndiqués.La différence était encore plus marquée chez les employés à temps partiel parmi lesquels les syndiqués gagnaient 16,55 $ l’heure, soit près du double du salaire des non-syndiqués (9,71 $ l’heure).Les actions de Bombardier à Francfort (PC) — Bombardier a inscrit ses actions hier à la Bourse de Francfort.Pour l'instant, cependant, il n’est toujours pas question de les inscrire à la Bourse de New York.Bombardier a décidé d’inscrire ses actions de classe B, à droit de vote subalterne, à la Bourse de Francfort afin de permettre à ses actionnaires européens de les négocier plus facilement.L’Europe est un important marché pour Bombardier.L’entreprise y a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2,2 milliards lors de l’exercice financier clos le 31 janvier 1998, soit plus du quart de son chiffre d’affaires total de 8,5 milliards.ICI ferme des usines (Le Devoir) — ICI Canada a annoncé hier la cessation des dernières activités de son usine de production d’explosifs au complexe de McMasterville.La production de PETN cessera le 11 septembre, celle de nitrate d’ammonium cessera le 31 octobre et celle des explosifs empaquetés le 26 février.Ces fermetures occasionnent une réduction de l’effectif de 131 postes horaires et cadres.Ces fermetures d’usines sont le résultat d’une décision prise en 1997 par ICI Canada de vendre son commerce d’explosifs Orica.Rectificatif Dans notre édition d’hier, il était rapporté que l’Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux avait convoqué ses membres à une assemblée générale extraordinaire, prévue le 10 septembre, afin de réitérer la position adoptée le 30 avril, une position qui consiste à ne pas se présenter à la table de concertation et à exiger le retour à l’orthodoxie en matière de commercialisation du vin au Québec.La présidente de l’association, Christiane Langevin, a tenu à préciser que le dossier avait évolué depuis et que l’objet de cette assemblée ne visait pas à réitérer la position du 30 avril mais, plutôt, à proposer une solution dans ce différend autour de la commercialisation des vins de cépage en épiceries.Desjardins: les trop-perçus sont en hausse (PC) — Au cours du trimestre se terminant le 30 juin 1998, les trop-perçus avant ristournes du Mouvement des caisses Desjardins se sont élevés à 87,4 millions, comparativement à 107,8 millions au même trimestre l’an dernier.Exprimés par tranche de 100 $ de l’actif moyen du réseau coopératif, les trop-perçus avant ristournes se chiffrent à 0,60 $, soit 0,16 $ de moins que celui obtenu pour la période correspondante en 1997.Au terme du premier semestre de 1998, le Mouvement des caisses Desjardins du Québec affiche une rentabilité de 167,5 millions, soit un fléchissement de 19,6 millions par rapport aux résultats enregistrés pour la même période en 1997.Li progression des frais d’exploitation, qui tiennent compte d’investissements importants liés au projet de la réingénierie des processus d’affaires, a influencé ces résultats.En ce qui a trait aux ristournes comptabilisées aux résultats, elles atteignent 46,2 millions pour les six premiers mois de 1998, soit une croissance significative de 23,9 % par rapport à l’an dernier.Au 30 juin 1998, l’actif global du Mouvement des caisses Desjardins, y compris celui des caisses et des fédérations de l’Ontario, du Manitoba et de l’Acadie, s’élevait à 72,4 milliards, en hausse de 2 %, soit de 1,4 milliard, depuis un an.D1C I.K I) K V 0 1 li .I.K V K X I) I! K I) I I S K l> T K M B 11 V.I il !) 8 \ 9 C 0 N 0 M * ?Les devises Les marchés mobiliers et l’expansion aux Etats-Unis mis en cause R E L A T I O N S 1) E T RAYAI L Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2580 Allemagne (mark) 0,8824 Arabie Saoudite (riyal) 0,4253 Australie (dollar) 0,9158 Barbade (dollar) 0,8101 Belgique (franc) 0,04420 Bermudes (dollar) 1,5532 Brésil (real) 1,3430 Caraïbes (dollar) 0,5958 Chili (peso) 0,00335 Chine (renminbi) 0,1919 Égypte (livre) 0,4625 Espagne (peseta) 0,01087 États-Unis (dollar) 1,5385 Europe (écu) 1,8053 France (franc) 0,2629 Grèce (drachme) 0,005464 Hong-Kong (dollar) 0,2043 Inde (roupie) 0,0381 Indonésie (rupiah) 0,000154 Italie (lire) 0,000933 Jamaïque (dollar) 0,0464 Japon (yen) 0,01119 Mexique (peso) 0,1644 Pays-Bas (florin) 0,8128 Philippines (peso) 0,0364 Pologne (zloty) 0,4313 Portugal (escudo) 0,009046 Rép.dominicaine (peso) 0,1023 Royaume-Uni (livre) 2,5762 Russie (rouble) 0,1207 Singapour (dollar) 0,8955 Suisse (franc) 1,1150 Taïwan (dollar) 0,0455 Trinité-Tobago (dollar) 0,2569 Turquie (livre 0,00000576 Ukraine (hryvna) 0,5450 Venezuela (bolivar) 0,00272 La CIBC accuse une baisse de ses bénéfices trimestriels Le bénéfice net par action est passé de 90 C à 52 C PRESSE CANADIENNE Toronto — Ixi Banque CIBC a rapporté hier une baisse importante de ses profits pour le troisième trimestre, attribuable à une baisse des revenus des marchés des valeurs mobilières et aux coûts associés à son expansion sur le marché américain.Son bénéfice net s’est établi à 245 millions, soit une baisse de 39 % par rapport aux 401 millions du troisième trimestre de l’an dernier.Ijc bénéfice net par action est passé de 90 C à 52 C.La CIBC avait prévu le coup, le mois dernier, à cause d’une baisse des revenus tirés des transactions boursières et des coûts associés à l’acquisition de la firme Oppenheimer, à New York.Sa division Marchés mondiaux CIBC a généré un revenu net de 77 millions mais a engagé des coûts après impôts de 69 millions liés à l’acquisition et à l’intégration de la firme new-yorkaise Oppenheimer, de sorte que le revenu net trimestriel s’est établi à huit millions.Malgré cette contre-performance, le président du conseil de la deuxième plus grande banque canadienne, Al Flood, s’est dit convaincu d’être dans la bonne voie.Ix?s résultats de la CIBC sont les pires rapportés par les six grandes banques canadiennes pour le trimestre de mai à juillet, période au cours de laquelle les marchés financiers et des devises ont été passablement malmenés.Mais à moins que les économies canadienne et américaine ne s’écroulent cet automne et que les marchés finan- ciers ne plongent encore davantage, les grandes banques canadiennes peuvent encore es|)érer encaisser une fois de plus des profits records.Au cours du trimestre de mai à juillet, les profits des six plus grandes banques canadiennes ont été de 1,83 milliard, une baisse de 7 % par rapport au 1,97 milliard rapporté un an plus tôt.Mais si elles maintiennent ce rythme, leurs profits de 1998 devraient aisément surpasser les 7,5 milliards de 1997.Chez les autres banques Le mois dernier, la Banque TD et la Banque Scotia ont rapporté une légère baisse de profits, alors que la Banque de Montréal a vu ses bénéfices grimper de moins de 2 %.Quant à la Banque Royale, ses profits ont bondi de 8 %, tandis que ceux de la Nationale et de la Laurentienne ont grimpé respectivement de 12 et 17 %.La Banque de Hongkong du Canada, la plus importante banque étrangère faisant affaire au Canada, a vu ses profits trimestriels augmenter de 11 %.L’actif total de la Banque CIBC s’élevait à 274,7 milliards, en hausse de 10,3 milliards par rapport au deuxième trimestre, en raison principalement de la conversion de devises.Le rendement des capitaux propres a été de 9,2 %, une baisse marquée par rapport au rendement de 17,8 % mesuré l’an dernier.Ixi Banque CIBC a par ailleurs annoncé son intention de racheter jusqu’à 20 millions d’actions, soit un peu moins de 5 % de son capital-actions ordinaire en circulation.La CSN fustige la Banque Nationale FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accuse la Banque Nationale d’intimider les quelque 150 employés de la division télécommercialisation de son centre MasterCard de Montréal qui tentent de se syndiquer.«Im Banque Nationale multiplie les embauches pour gagner du temps pour que les travailleurs abandonnent leur projet légitime de se syndiquer», a dénoncé hier la CSN dans un communiqué.Depuis le dépôt de la requête en accréditation, le 10 juin dernier, a ajouté la confédération, «la banque modifie les conditions de travail et ses superviseurs exercent une surveillance abusive des employés.C'est carrément de l’intimidation!».Pour sa part, la Banque Nationale a préféré ne pas commenter hier les accusations de la CSN, soulignant que cette question allait être entendue par le Conseil canadien des relations de travail (CCRT).«On s’en remettra à sa décision», a déclaré le responsable des communications à la Banque Nationale, Jocelyn Dumas.Plus tôt cet été, la CSN avait déposé devant le CCRT des plaintes de «pratiques déloyales>* contre la Banque Nationale, en vertu du Code canadien du travail — les banques sont sous juridiction fédérale.La confédération entend aussi démontrer devant le CCRT, lors des audiences prévues pour débattre de la requête en accréditation, que la Banque Nationale a congédié deux personnes du centre MasterCard de Montréal «parce qu’elles ont œuvré à la campagne de syndicalisation», selon les prétentions de la CSN.I)u côté d’Alfred Dallairc Par ailleurs, toujours sur le front syndical, la Cour supérieure a cassé hier un jugement du Tribunal du travail, du 16 mars 1998, accréditant la CSN pour représenter des travailleurs de l'entreprise de pompes funèbres Alfred Dallaire, qui n’étaient toutefois plus à son emploi depuis plus de deux ans.Ixi Cour supérieure demande au Tribunal du travail que la requête en accréditation soit émise exclusivement en faveur du syndicat du nouvel employeur, soit Gestion Hélène Maurice.La CSN a fait savoir hier qu’elle irait en appel de ce jugement de la Cour supérieure.LE MARCHÉ BOURSIER ) Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) (S) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 41172 2937.37 +21.53 0.7 XCB:Bancaire 18519 4867.90 -124.36 -2.5 XCO:Hydrocarbures 4971 2018.36 +75.05 3.9 XCM:Mines et métaux 11403 1625.00 + 112.46 7.4 XCF:Produits forestiers 1588 1904.20 +23.95 1.3 XCLBien d'Équipement 6948 3459.82 -20.70 -0.6 XCU:Services publics 4970 3740.16 + 1.22 0.0 La Bourse de Toronto TSE 35 42827 315.47 +2.60 0.8 TSE 100 58919 350.18 +1.73 0.5 TSE 200 30989 328.93 +1.79 0.5 TSE 300 89908 5711.18 +28.70 0.5 Institutions financières 20613 6790.35 -150.21 -2.2 Mines et métaux 6346 2735.24 +139.26 5.4 Pétrolières 14911 4617.45 +115.38 2.6 Industrielles 10491 4365.52 -28.42 -0.6 Aurifères 16866 4959.98 +442.87 9.8 Pâtes et papiers 2666 3282.43 +55.30 1.7 Consommation 1502 9901.23 -32.29 -0.3 Immobilières 733 2080.24 +0.21 0.0 Transport 2554 5805.45 -29.37 -0.5 Pipelines 1302 6097.95 +84.27 1.4 Services publics 5401 6531.45 +25.05 0.4 Communications 1754 13292.87 +41.39 0.3 Ventes au détail 3228 4976.87 -68.24 -1.4 Sociétés de gestion 1534 8236.97 +285.11 3.6 La Bourse de Vancouver Indice général 12938 400.73 +4.59 1.2 Le Marché Américain 30 Industrielles 106647 7682.22 -100.15 -1.3 20 Transports 13374 2624.47 -78.08 -2.9 15 Services publics 13971 272.36 -0.51 -0.2 65 Dow Jones Composé i 133993 2421.55 -35.97 -1.5 Composite NYSE * 489.89 -4.74 -1.0 Indice AMEX * 598.70 -3.91 -0.6 S&P 500 * 982.26 -8.22 -0.8 NASDAQ * 1571.86 -20.99 -1.3 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) ($) (S) ($) (%) CDN IMPERIAL BK 7486 30.20 28.60 29.00 -1.20 -4.0 BARRICK GOLD CP 4196 23.75 20.90 23.40 +2.15 10.1 RESEARCH IN 3552 5.45 5.00 5.15 -0.25 -4.6 RESERVE ROYALTY 3388 1.10 0.90 0.90 -0.10 -10.0 TOR BK 3376 41.35 39.25 39.30 -2.20 -5.3 NORTH TELECOM LTD 3128 79.90 77.00 78.00 -2.25 -2.8 INMET MINING CP 3091 3.15 2.55 3.05 -1.55 -33.7 BK OF NOVA SCOTIA 2402 26.60 25.40 25.50 -0.85 -3.2 ROYAL BANK OF CDA 2211 61.45 58.50 58.90 -1.55 -2.6 BANK OF MONTREAL 2068 57.50 54.50 56.00 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) (S) ($) (7r) REPAPENTRINC 1120 0.15 0.13 0.14 +0.01 7.7 SEARS CANADA INC 912 19.00 18.50 18.50 -0.50 -2.6 AIR CANADA 817 7.05 685 7.00 -0.05 -0.7 BARRICK GOLD CP 664 23.65 20.90 23.30 +2.10 9.9 INMET MINING CP 501 3.10 2.60 3.10 -1.66 -34.9 BOMBARDIER INC B 410 18.70 17.15 18.45 +0.75 4.2 NORTH TELECOM LTD 325 79.70 77.25 77.90 -3.15 -3.9 BIOCHEM PHARMA 309 28.25 26.60 27.35 -1.50 -5.2 MOLSON COS LTD A 277 20.25 20.00 20.05 -0.55 -2.7 CGIGRPINC A 268 23.45 22.50 23.00 DECISION-PLUS Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies 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v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.A B ABL Can.2.050 0800 15500 80 0.860 0 800 0800 -0,100 ADS 11.100 4,500 1500 32 4 800 4,750 4.750 -0,250 lAFCAN 0330 0,120 2000 0,150 0,150 0,150 40,010 lAur Res 6.050 2.050 1500 2,500 2,470 2,470 40.320 jAbcourt 0.375 0.100 30500 0.130 0,130 0.130 40.030 Abitibi-C 25.250 12,000 82259 17 13,150 12,900 13,100 40,100 lAeterna 8.000 3.500 13830 6.300 5.900 6,300 40,100 AgncoE 14 400 4.350 34600 5.700 5,100 5 600 40,300 jAgritek 1.750 0.600 14245 0660 0,600 0,600 -0,070 Air Canda 15400 6.500 817683 3 7,050 6850 7,000 •0,050 fAirCan A 14400 6,100 257285 3 6.400 6,300 6,300 -0,100 Alta.energ 36.850 25.800 149158 30.200 29.400 29,400 •0,250 Alcan Alu 49900 28.850 21985 13 33,500 30,700 32.950 41,350 AlcanMC 25,900 25.000 26000 25.000 25,000 25,000 •0,800 IjAlgene 2.900 0.250 62500 0,300 0250 0.300 40.050 AlgoA 0,910 0.300 500 4 0.350 0,350 0,350 lAliCT.b 21.750 10600 100 15000 15.000 15,000 Allelix 15.500 3.500 650 3.510 3.510 3.510 •0,040 AiiiancVt 32.250 14,600 200 17 22.850 22.850 22,850 AiliForest 34.250 14 450 270 19 14.450 14.450 14.450 •0,300 lAllican 0.610 0080 39500 0,320 0,300 0,310 •0,090 Amalg.ln voir plus bas lAngl.Swis 0.800 0260 36000 0,360 0,310 0.360 40.030 jArrmstC 0.440 0.060 137000 0,110 0,105 0.110 Asbestos 34 550 10000 750 16 15,000 12.000 15.000 42,500 IAIC0 I 38500 29.500 1627 11 31.150 31.000 31.150 Athabasca voir plus bas lAurizon 1,450 0.400 175000 0,440 0,400 0,440 40,030 Avcorp 4500 2.600 2600 16 3.450 3,250 3.450 Axcan 15,000 7.500 4050 88 10.000 9300 9,700 -0,050 BCGAS 34.000 24.000 29600 22 28.950 28,250 28.300 •0,200 BC Telec 61,000 32.050 6447 37.500 35.000 35,750 -2.250 BCE Inc 68.000 37,000 55186 52,650 50,800 52,000 40.100 BCE Mbl 51,500 31.850 12900 81 36,750 35,000 36,500 40,500 Bgr.pm.A 14.650 7.550 3100 8.450 7.800 8,450 40.650 Bq.Laur 38,450 22.500 21015 9 24.000 23.350 24.000 40,150 Bq.la.ir 27.900 10 000 3950 13.450 13.250 13.450 40.100 Bq.lau.sr6 29.800 26.500 200 27,850 27,850 27.850 41,350 Bque Nat 31,850 17600 126487 10 20.650 19.900 20,250 •0,050 Bq.na.sr10 30.000 26800 300 27,000 27.000 27,000 40.200 Bq.na.sfll 29.500 25.800 700 26250 26.000 26.000 -0,250 BquNat.no 16.250 11.650 400 14.250 14,250 14,250 40.250 BquNat.nk 9.850 8.050 7600 8.650 8.550 8,550 •0.100 BquNat.nt 17.300 12 500 1600 14.650 14,500 14.500 -0.100 Bq.na.srl2 28350 24.500 1000 25,850 25.750 25,750 Bq Royale 92.000 57.500 111795 11 61,450 58.500 59.000 •1,350 Bq Ry.srJ 29950 27,000 3600 27.250 27,250 27,250 40,250 Bq Ry.srK voir plus bas Bq Ry.srF 29.150 26,000 755 26.500 26,300 26.500 Bq.Ry.srl voir plus bas BTD.SrG voir plus bas Bq T-D 74,550 39250 108152 10 41,300 39.300 39,300 •1,200 B.imp sr15 27,950 25,000 48200 26,150 26.000 26,150 40.400 Bq.C.lmp 59,500 28.300 192900 8 30,100 28,700 29,000 -1,200 Bque Mil 86.950 52,050 48279 11 57,250 54,500 56.100 40,100 BM0.Bsi4 26.000 23.250 1200 24.750 24.700 24,700 BM0.Bsi5 26.250 24.000 800 24.750 24.750 24,750 -0,050 BMO Sr6 25.750 24.200 45000 24.250 24,250 24.250 40.050 BMO Sr4 29,200 25.500 785 26,150 26,000 26,150 40.150 BMO sr2 voir plus bas BMO Sr3 27 650 24,750 80300 25,750 25,500 25.650 40.350 Bq N.Ecos 44,600 24.900 145089 8 26,550 25.450 25.450 •0,900 B ne Sr12 25.600 24 000 1560 24,900 24.500 24.900 40.400 B ne Sri 1 28.250 27.000 70000 27.000 27.000 27.000 -1,100 B NE Sr6 29.850 27.250 100 27.500 27,500 27,500 Barnck 34,850 20,400 664280 23,650 20,900 23,300 42,100 Barrick.ir 23,000 10.600 1000 13.000 13,000 13,000 42,400 Barington 6.300 2.750 S2400 3.700 3.700 3.700 40,100 Beau Can 4.100 1450 7878 9 1,570 1,510 1,510 -0.040 IBehavrB 2.050 0 900 2000 1,000 1.000 1,000 •0,030 Bell.lntl 38,750 17.000 39250 18 450 17,750 17.900 -0.650 iBennett 6.850 2.500 1292 3.100 3.000 3,100 •0,350 Bentall 24.500 13.250 775 16 14.150 14100 14,150 40.150 Bestar 8.350 1,200 1850 15 5900 5850 5.900 40,050 Biochem 45000 23.400 309451 33 28,250 26.600 27,350 •1.500 Biomira 7250 1.910 4100 2200 2.050 2,100 40.090 Bocenoi 2400 1,000 108100 10 1.250 1.100 1.150 •0,150 Botiden 12.350 3.500 3438 4.490 3,700 4,490 40.490 Bomb A 22400 12.500 10030 26 18.700 17,150 18 000 40.300 IBomb B 22.500 12630 410107 27 18.700 17.150 18.450 40.750 Bomb.Sr2 26.750 24,000 1990 25,000 24,750 25.000 40.250 Boralx A 5.750 2.600 3000 3.300 3 250 3.300 40,150 iBoteale 0690 0.170 z133 0.180 0,180 0.180 fB.Brick A 6.750 3.250 500 6 3,700 3,700 3,700 40,450 |Btex 0.230 0.025 27500 0.040 0.030 0,030 40.005 Bruncor 32,500 16,750 1300 24,500 23,000 24.500 41,000 C D C-MAC 32,000 16.750 8300 26 21,950 19.250 21.500 ?1.750 CAE Inc.13,650 8,400 247901 13 8.750 8,400 8.700 ?0,100 ICGI Gr.A 34,850 8,000 268172 138 23.450 22,500 23,000 Corn Dev 40,200 5,750 2455 11 5,900 5.750 5,900 •0.350 CT Fin.68,000 43.200 200 21 49.950 49,950 49,950 ?0,750 Cabano 4,250 0.940 31100 31 2,750 2.400 2,750 •0.030 iCaldera 0.880 0.050 12500 0,075 0,075 0,075 Call-Net 29,500 15,250 300 16.000 16 000 16 000 tCall-N.B 29,750 15,000 900 16.850 16.850 16,850 ?0.600 Cambior 16,250 6.500 38216 24 7.750 6.800 7,750 ?0,750 Cambndg 16.700 9.750 500 98 9.800 9800 9.800 Camco 6.550 3.500 1200 10 4,000 3,500 3,500 •1,000 Cameco 56.850 25.250 103061 21 28.800 27.000 28.000 ?0,500 Camp Res 1.030 0.360 5500 0.440 0,420 0,440 ?0,020 CampR.wt 0.250 0,015 10000 0,020 0,020 0,020 •0,020 fCanCap.p 26.500 24,000 1000 25.000 25,000 25,000 ?1,000 CanUI6.90 29,550 26.500 4000 26,500 26,500 26,500 •1,150 Cdn.Nal 95,950 64.600 32100 14 70.600 69,000 70,500 -0,250 CdnOxy 40,750 18,150 19105 95 19,350 18.250 19.050 ?0.550 CP Ltd 45.850 27,050 3245 13 32,550 30,900 32.550 ?1,850 IC Tire A 45,000 26.950 83290 17 34.050 33,250 33,750 •1.200 IC Utitit.A 48.700 37,100 1410 13 39.250 38,900 39,250 C Utilit B 48,750 37.250 100 13 39500 39.500 39.500 •0.150 ICmnac.A 5.150 3.650 23200 8 4.050 4.000 4,050 ?0.050 iCancor 0.560 0,210 6300 45 0.500 0.450 0.450 -0,050 jCanspr.A 0.350 0.085 13000 0,250 0.200 0,250 ?0,030 Cantrex 5.500 2.750 742 12 5.050 5.050 5,050 Cara Oper 7.500 5.250 100 16 5,650 5.650 5.650 ?0,150 ICaraOp.A 8.000 5,000 1689 16 5.850 5,350 5.850 ?0,750 Cascades 11,500 6.600 13503 8 7,750 7,150 7.750 ?0.450 Cased s a.voir plus bas Celanese 28,950 20,050 972 9 20,500 20,050 20,150 •0,150 Celestica 36,400 21,250 1802 23.500 22,500 23,500 ?0,100 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.fChateau 13,250 8,250 300 7 8.400 8.250 8250 -0.650 iChesbar 1,820 0,480 41714 0.700 0610 0.700 ?0.050 fCmar Lv 37,000 22,700 260 49 25 750 25.750 25.750 -1.000 Cmar Mv 46.000 22,500 120 59 31500 31,500 31.500 ?3.500 Cmram 29.000 15.000 8775 25 16.800 16.250 16,800 -0,200 tClearnt.a 24,650 9550 2100 10.500 9.850 9.850 •0.950 Clinic.A 12.500 6100 229 6,600 6.600 6.600 ?0,100 Co-Slecl 25,000 13.700 500 16 15600 15.600 15,600 ?1.450 tCog.Cabl 17.750 10,250 800 19 14650 14.650 14.650 ?0.300 ICogeco 18150 9.050 5854 12 13500 13250 13.500 ?0.050 iColerame 0.400 0075 20000 0.100 0.075 0.100 ?0,020 Cominar 6.350 4,500 2000 4.900 4 750 4900 ?0.150 Commco 36,500 13.500 7000 16,000 14.300 16.000 ?1.700 iCon Oas 0.160 0.020 10000 0030 0030 0.030 IConsoltex 5.750 3.500 1400 8 3.900 3.900 3,900 jContin pr 1.400 0.300 3000 0,350 0.350 0.350 ?0.050 Coscten.a 7 000 2.750 13325 19 5.000 4 600 4.900 ?0,300 Cou 18.250 8.000 4640 8,650 8,400 8.450 •0.200 iCovitec 1.250 0.500 15700 13 0 680 0.620 0.660 ?0,040 Crestar 27.850 11.550 243800 12.200 11950 12.200 ?0.650 Datalex 3.000 1,500 7500 2000 2,000 2.000 •0.050 Datalx.wl 0.800 0.300 10000 0.650 0650 0.650 ?0.050 Datamark 4,950 1800 1000 7 2.250 2,100 2.250 ?0.300 Denison 0,480 0.150 152000 3 0.180 0.170 0,180 ?0,010 Desj.pr.A 26.250 24,500 3500 24 750 24.750 24.750 -0.150 iDiabex 0,200 0.010 2500 0.050 0.050 0050 iDiadm 1,400 0.160 68777 0260 0.240 0.240 iDiagnCur 3.800 1.120 7100 1.340 1.150 1.340 ?0.040 iDianor 0.930 0.120 5000 0.255 0.255 0,255 ?0.045 iDitem 5.50C 1.500 1000 400 1.600 1.600 1.600 Dofasco 28,400 15.300 22260 8 17.450 16,750 17.250 ?0.200 Domco.wt 9,250 0.750 3000 0 800 0.750 0.800 •0.200 Domtar 12,700 6,900 44490 16 7.700 7.350 7,650 ?0.300 IDonohu.a 36.700 23,000 2446 13 27,250 26,000 27.250 ?0.600 Dorel.A 25,630 13.800 600 18 21.000 21,000 21.000 fDorel.B 25.800 13.520 28800 17 20.500 20.250 20.300 •0.100 iDynacor 0.600 0.150 13850 0320 0270 0.300 -0,080 E F lEcudor 0.500 0.130 81100 0.230 0180 0,230 ?0.020 (Edpbra.A 30.000 18.550 5200 4 19,250 18.700 19,250 ?0550 Eicon 5.950 2,600 28088 15 3.230 3.000 3.000 -0.300 Emco Ltd 17.750 7.950 1100 9 8.200 8,000 8 200 ?0.250 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas fExtndi.sv 23.000 9.250 10475 12 10.000 9.600 9.950 ?0.200 FPI Ltd 7,700 5.000 800 9 5,000 5,000 5.000 Falcnbrdg 26.400 11.750 112100 94 14.500 13.000 14,050 ?0.950 Finning 20.550 11.600 3206 14 12.650 12.050 12.650 ?0.450 IFst.Mr.A 25.750 17.000 1050 6 18.500 18,250 18 350 ?0.350 FirstPrem voir plus bas Flet.Can.a 24.100 14,750 500 6 15.500 15.500 15,500 |Forex,a 7,750 3.400 1300 6.750 6,450 6.450 fForex.b 7,750 3.500 1200 6,850 6,850 6850 -0.100 FtChi A u voir plus bas Fortis Inc 48,250 34.600 5276 17 36,900 36.650 36 900 ?0.150 Forzam 4,500 2 750 2900 5 3000 3.000 3,000 ?0.250 IFourSeas 59.000 35.550 300 26 36,750 36.600 36.600 •0.600 Fracmast 27,250 5.250 200 10 5250 5.250 5.250 -0.500 Frhold.UN voir plus bas iFreewcan 0.700 0.220 49500 0.280 0.270 0.280 ( G H IGtc.lra.A 17.350 10,500 81259 13 12,250 11.500 12.250 ?0.650 GTC.tra.B 17,250 11.000 600 12 12.000 11.950 12.000 ?0.500 Gaz.Metro voir plus bas fGentra 5.550 2,250 10200 7 2.400 2 250 2.400 •0.040 iGeoNova 0.480 0,070 161500 0.100 0.080 0.090 •0.010 fGildan.a 14.500 9.250 1300 9 11.100 11.100 11.100 -0.400 Global Eq 3,850 1,450 5500 1.750 1.700 1.750 ?0.150 fGIdcrp.A 3,350 4,000 2560 5.400 5.050 5.400 ?1,250 G Kmght 4,550 0,450 13000 0500 0.455 0.495 •0,095 Goodfellw 12.750 6,750 1700 6 6.750 6.750 6.750 G.W.lifeco 54,200 31.250 3700 28 42,750 42.500 42.750 ?0.350 g.w.hf7,75 30,650 27.000 3400 27.750 27.000 27.750 ?0500 iGreenhop 0,550 0,150 9500 0.200 0,200 0.200 iGreensh 0.250 0,030 2000 0.070 0.070 0.070 -0.010 Grilli A 0.490 0,100 3000 0,100 0,100 0.100 Infrmsion 15,700 8050 3107 33 9300 9,000 9.000 -0.400 Gulf Res 13,700 4.300 25944 16 4.980 4.810 4.900 ?0.040 Gulf.R.p.a 4 840 2,250 16500 2 540 2 500 2.520 ?0 090 lHaemacr 8 000 2.150 5200 5.250 5,050 5,050 •0200 Hartco 17.750 9.850 4300 12 12.000 11.900 12.000 ?0.250 lHelix Ht 2.050 1,050 16000 1400 1.300 1.400 ?0.150 Heroux 6.750 3,510 1600 24 4.250 4.250 4.250 Hubbard 2.350 1.250 6000 5 1.300 1.300 1.300 •0.100 H Bay Co 37.950 20,000 104243 20.750 20.000 20.000 •1.000 H Bay it 19.750 1.800 4000 2,000 1.800 1,800 -0.450 I J IBEX 6.500 0.630 1000 0.650 0.650 0.650 IPL Ener.69.650 50.000 1176 18 60.100 59.950 60.000 ?0.500 IPL Inc A 16.000 11.000 500 12 11.500 11.250 11.500 |ITI Educ 12.250 5000 129001 46 6 000 5.250 5.500 (Icon 0,950 0.100 500 0.130 0.130 0,130 Imasco.ltd 30.350 19.250 187907 18 27.300 26.350 27.050 ?0.050 Imper.Oil 30.680 21,000 39531 14 22.150 21.000 22,000 ?0,750 flmpr.Qbr 30.000 20,150 1388 17 28.100 27.700 28.000 lmp.0br.2 25.450 23.750 20000 24.300 24.300 24 300 ?0300 Imutec 1.500 0.460 1900 0,580 0.580 0.580 ?0.040 InMedia 1.920 0.300 79000 0 600 0.300 0.600 ?0.300 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 27.500 6,000 200 6.850 6,850 6 850 -0.250 Inco Lld 37,800 12,500 12395 14,650 13.550 14.650 ?0.600 Inmel 7.500 2.600 501500 3.100 2.600 3,100 •1.660 tint Data 0.540 0.250 8000 1 0.280 0.280 0.280 •0.020 Intraw.Pr 3150 2.600 1600 2.800 2.800 2.800 •0040 Intrawest 31450 20.600 100 20 23.750 23.750 23.750 •0 300 Inv Grp 28.170 16.800 17750 25 20,250 18.500 20.250 ?0.750 flrwin A 4.550 2.000 1500 2.010 2.000 2.010 Island Tel 30.400 16.000 701 17 21.800 21.200 21.800 ?1.450 Ivaco.srS 25 950 22.500 1002 23.750 23.600 23.750 ?0.250 fJAG.Mm 0.640 0.100 47000 0.130 0.100 0.100 •0 030 Jannock 22.250 12.500 141 13 14000 14.000 14.000 fJean.Ct A 25,400 14.150 7883 18 22,000 21.150 21.850 ?0.050 jJilbey 0.250 0,080 44000 0.100 0.080 0,085 •0,015 K L Kautel.A 5.250 3.000 2000 10 5.000 5.000 5.000 Kaufel.B 5 250 3,500 22400 10 5.000 4.800 4.800 •0200 iKnowHse 1.100 0.430 17000 333 1.000 0.950 1.000 ?0.100 iKorinor 0.450 0.040 5000 0.080 0080 0.080 ?0.010 LG Tech 6 000 1.100 500 2 300 2 300 2,300 •0.100 ILGSInc.20.400 7,250 27993 77 10.150 9.200 10.000 ?0.250 iLabphrm 5.400 1.100 17900 1.300 1.100 1.200 •0,050 tLaidlaw 23.400 13600 49820 10 14.450 14.150 14 400 •0.250 ILapVer.A 6500 3.350 3400 8 3 900 3.850 3,900 ?0.100 Lap.Ver.B 6.500 4.600 2300 8 4.700 4,600 4600 •0.100 ILasond.a 19,750 17.200 1000 16 18 000 18.000 18.000 •0.250 Leader 1 4.950 1.000 5750 21 2.600 2.500 2.600 ?0,100 Legacy.ir 6.250 2.000 3900 2,100 2,000 2.000 •0.100 Legacy.un voir plus bas Titre 52 dern.sem.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.fLeroux B 7.500 4,100 500 5 5,250 5250 5.250 ?0150 LBL.mc 1,450 0.420 2300 175 0,700 0,650 0,700 ?0.100 jLexam 2.050 0.210 8750 0.260 0.220 0.220 -0.040 iLithos 1.200 0,250 132500 0,350 0.320 0,320 •0,025 Loewen 42.650 16,900 3215 46 18,100 17.600 18.100 -0.150 M N |MDSI 33.150 13 000 1000 14.000 14,000 14,000 •0.050 IMPACT 15,850 2,750 91367 11.500 10.050 10.600 ?0.700 Maax 20.500 10,000 1820 22 16450 16.050 16.050 -0200 McM Bldl 21.550 11.750 50000 12.800 12.800 12800 ?0.200 Mackenzie 23.750 13.500 107405 22 15.100 14.300 15.000 ?0.100 (Magna A 112.000 82.500 12700 13 93.500 92.700 93.400 •0.350 Mam Tel 23.850 13 800 9746 20 18200 18.100 18.100 •0050 Mpie.Leat 23,000 12.300 200 12,550 12.550 12.550 •0.200 iMatamec 0800 0.250 3C30 0.300 0.300 0.300 ?0.050 Matcob 2.150 1.100 1600 5 1.550 1.510 1.510 ?0.010 iMaude 0,350 0.105 500 0.150 0150 0.150 ?0045 Mazann 1.490 0.360 50000 0430 0390 0400 •0,025 jMcWatter 2.300 1,000 2100 1.270 1.180 1.270 ?0.140 iMelkior 1,240 0,250 8500 0300 0.290 0.290 •0.060 Memotec 3,750 0.750 20800 0.800 0,780 0.800 ?0.050 iMenora 0,450 0.060 17480 0.150 0.150 0.150 ?0 060 Methanex 13.400 8.600 2100 20 9.550 9.050 9550 ?0.250 IMetroR.A 22.100 14,500 44109 13 18.450 18.150 18.400 ?0.300 Met B 52.000 20.500 900 29500 29.000 29.500 ?0,500 iMetwerks 15.300 4.000 9575 4.850 4,550 4,700 ?0,100 M.Tempus 1.000 0.200 27560 18 0.250 0.230 0,230 •0.020 Microcell 18.750 8.000 19520 9,500 9.000 9,000 •0.400 IMicrotec 5.100 2.900 8600 4.000 4.000 4.000 ?0.250 jMimiska 0.130 0.020 30500 0025 0.025 0.025 -0.005 |M DuNd 1.510 0450 36700 0,650 0.570 0650 ?0.050 jMinorca 1,600 0,410 23500 0,520 0,465 0.520 ?0.050 iMirandor 0820 0.120 19000 0.195 0.190 0.195 iMispec 1.200 0.070 8792 0,130 0,130 0.130 Mitée Tel, 10,150 4.500 33185 19 5.150 5.000 5,150 ?0.250 Milei.Corp 24.000 9350 173920 20 16 000 15.250 15.700 IMolson A 28.000 20.000 277750 5 20.250 20.000 20.050 •0,550 Moore 30.650 14 600 14690 15,150 14.750 15.100 -0.150 MiReai 3.350 2.580 19300 3.050 2.950 3.000 Multtd.un 17.200 12.500 1900 13.000 12.600 12.600 •0.150 iMurgor 0.700 0,150 3000 0.190 0,190 0.190 |NAR Res 5.650 0.670 29300 84 0.850 0.700 0.840 ?0.140 NceDiv.U voir plus bas Nce nrgy voir plus bas Nce Pet u voir plus bas Nation.sea 9.750 5.050 1400 7 8250 8.250 8.250 fNelvana 35.250 22000 200 31 29500 29.500 29.500 •0.500 Newcastle voir plus bas Newcourt 79.000 44,500 3550 65 52.500 49 750 51.200 •2.050 Newcrt.ir 61.000 27.150 400 34.000 33.000 33.000 •2.000 iNiocan 0.900 0.410 6500 0.740 0720 0.720 •0.030 |Nora exp 1.350 0.500 12800 0,550 0,500 0,550 •0.050 Nor.Forst 10,150 6850 4542 50 7,200 7.000 7.050 ?0.050 Noranda 30,000 15850 86845 6 18.750 17.250 18.750 ?0.950 Noran.srF 26,050 24.000 24000 24000 24.000 24,000 •1,600 Normandy 17.250 9.750 4800 10.100 9.750 9,750 •0.400 Nor Tel 100.000 56.500 325560 72 79.700 77.250 77.900 -3,150 N Tel Sr5 26.050 24.250 1000 24450 24.250 24 450 ?0.200 Northstar 13.000 8.150 50000 13 8500 8500 8.500 •0.400 NovaCorp.31.850 17.750 41511 43 18650 17.750 18,500 *0.100 NS.Powet 20.100 14 050 20565 17 15900 15.350 15.650 ?0,350 NS.Powes 26.800 26.000 26000 26.000 26.000 26000 jNoveder 0860 0250 87200 0.300 0.250 0.290 -0.010 iNovic 5.800 2.600 15400 28 2.950 2,700 2 850 ?0.050 iNymox 19.000 4,500 3800 5,500 4.950 5,000 ?0.050 O P |0 Donnell 17.250 3.150 980 3.800 3.600 3.600 lOcel.En.b 8.200 3.050 3000 5 3.150 3050 3,050 -0.250 0lco.A 0.650 0.330 2000 0.410 0.410 0.410 tOnexCorp 37.000 25,000 839 12 27.750 27.600 27.600 ?0,850 |0rb ex,A 0.310 0,060 4000 0.060 0.060 0,060 -0.010 jOrezone 0.750 0,210 5000 0.350 0.350 0,350 ?0.010 lOrient 0,130 0,025 20000 0.030 0.030 0.030 |Pac.Tiger 1.500 0.100 4000 0.190 0.190 0,190 ?0.090 |Pan Amr 0.500 0.030 17000 0.055 0.050 0.050 Pancdn.Pi 27,250 16.500 250 28 22.500 19.750 22.500 ?4,650 Paprboard 6.500 2.700 105500 55 2.750 2.750 2.750 ?0.050 iPebercan 3,750 0.210 z50 1 0.210 0.210 0.210 Peerless 3.950 1,500 25400 8 2.300 2.150 2.250 ?0,100 Pengr.ir 12.450 1,600 2705 1.850 1.800 1.850 ?0.250 Pengr.Enr voir plus bas Perkms.P 7.700 5.000 600 9 5500 5.500 5 500 •0.250 iPerlite 0300 0150 10000 0.240 0.240 0,240 ?0.060 Petro Can 29500 14.750 168628 21 16,600 15200 16.400 ?0.750 Philip 27.400 1.650 9800 1.780 1,740 1.740 ?0.040 PhoemxLS 14.500 7000 7150 30 9.250 9.250 9.250 •0.250 Pla.Dome 27.250 12.550 21926 15.600 13.900 14.850 ?0.850 Poco Petr 16.900 10.500 38100 30 13,000 12.400 13000 ?0.750 jPositron 20.800 7.500 100 20.400 20.400 20.400 -0.100 PCS Inc, 137.900 75.000 2769 11 84.000 82.300 83 000 •1.000 IPowr Cr 37.500 19,000 42702 15 29,500 28.500 29250 •0 300 Power.Fin 37,500 17.980 35025 14 29.850 28800 29.250 Premdor 16.700 10.300 53500 40 10.750 10.500 10,500 ?0.200 Premier.a 2.410 1.560 2000 12 2.120 2.100 2,100 •0020 fPremiu.a 17.000 11.050 200 4 12.250 12 250 12.250 ?1.200 Primetech 12.000 7.000 500 38 8.150 8.150 8.150 •0.050 fjProMtic 2.000 1.100 5400 1.370 1240 1.370 ?0.120 Promatek 2.800 0,990 1500 7 1,900 1.850 1,900 ?0.150 Provigo 11.750 6.750 204539 11 9.800 9.200 9,800 ?0250 Q R QuebecTel 20880 12,630 43245 15 15.500 14.950 15.500 ?0250 QuebecoA 32,500 23600 505 12 28.250 28.250 28.250 •0.500 tQuebecoB 33.250 23.500 24055 12 28250 27.850 28.000 •0.300 ‘R A S3 RPM Tec 2 000 1.000 5500 13 1.600 1.600 1.600 fRadio.A 19.000 6,880 165975 13 12.750 12 250 12.750 •0.050 iRadisson 0880 0.125 5000 0.125 0.125 0,125 •0.005 RangerOii 13.650 7,900 1378 8 800 8.700 8 800 ?0.050 iRaudm 0.450 0 050 1000 0.095 0.095 0.095 •0.005 tReitmn A 23.000 15.000 1200 10 18,200 18.000 18200 ?0.200 Renatsnce 36950 15.750 2575 36 18.450 17,500 18.000 -0.400 IRepap 0.395 0.100 1120360 0.150 0.125 0.140 ?0,005 Richelieu 19.000 10.750 1800 14 17.000 16.500 17,000 ?0.500 Richmont 5.900 2.700 3657 13 3.650 3.520 3 520 •0.130 Rigei 15.800 9 250 1400 10 750 10.500 10,750 ?1000 Rio Algom 31.700 16.150 2000 21 17.300 17.000 17.300 ?0.250 Roctest 5.950 4.000 3100 16 5.000 5.000 5.000 tRogerC.B 13.600 4,900 2100 14 9.400 9.300 9.400 •0.250 Rolland 9.000 4.750 1400 8 6550 6500 6.550 ?0.300 Royal.Avi 6950 3 500 1500 20 4.250 4000 4.000 -0150 IRoyal G 48.000 27.250 2535 22 29.850 29.600 29.850 ?0550 Royal Lpg 12000 3.000 400 5 3,200 3.200 3.200 ?0.200 iRoyaiStd 1.500 0,100 13000 0.200 0.200 0.200 •0.050 S T iSAMSys 1.850 0.290 39000 0450 0,400 0.450 ?0.070 SNC-Lav 15,750 10,000 33832 11 10,200 10.100 10.200 ?0.050 SR.telcom 9.450 3260 3450 13 3,850 3.600 3,750 San.Fra A 13500 7.250 2600 15 9.350 9 250 9.350 ?0.050 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.fSan.Fr.B 12400 5.000 15000 9.000 8.750 9.000 ?0500 Sam Mo a 1.500 0.730 1500 0,730 0,730 0.730 •0070 Saputo 41.500 19 000 12280 29 34.350 33.500 34.200 ?0700 Seagram 67600 43.500 9080 13 49.400 47 500 49,100 iSchgold 0.870 0.300 21500 0.650 0.610 0.650 ?0 040 Sears Can 29000 18.400 912850 15 19,000 18.500 18,500 -0.500 jSharpe 3,900 0,400 3000 0.450 0.450 0.450 Shell Can 28.900 21.500 1310 13 23.450 23300 23.300 ?0300 Shermag 18,400 13.500 350 18 14000 14.000 14.000 ?0.250 Shirmax 6.100 3.300 880 7 4.000 3.800 4000 •0400 Sico 19.000 12.300 400 14 13.150 12.750 12.750 •0.400 iSinos 0.490 0070 3000 0110 0.110 0.110 Sodisco 0285 0080 240950 0,170 0.155 0.170 ?0.010 Southam 30.250 24.500 246245 11 27.400 27 000 27.400 ?0.600 StLaurent 24,000 9.250 3610 9650 9.250 9500 -0 800 Stelco.N 26.200 24.800 730 24.800 24.800 24.800 •0 200 Steico A 14,400 6 900 12192 6 7.000 6.900 6 900 •0.350 iStrat Val.4.250 0 850 4200 5 1.000 0.950 0,970 •0.030 Strongco 17.500 7.750 400 6 8 000 8 000 8 000 SonMedia 17.250 12.000 200 44 12.250 12250 12.250 •0150 Suncor 55,300 42.650 14038 22 46.250 42,650 45.500 ?1.150 jSundust 1.540 0.250 1000 0350 0.350 0.350 jTecsys 6.850 2.250 3200 3.000 2,250 2.500 -0.750 jTSITelsy 6.900 0,700 900 0,850 0.850 0.850 ?0.050 fTVA.b 15.000 7.670 4400 15 12.000 11.500 12.000 ?0.250 TVX Gold 9.050 1,750 143015 2.500 2.000 2.430 ?0.330 Talisman 55.100 23.000 10218 85 27.250 25.150 26.450 •0.700 iTandem 1.000 0.150 11000 0,200 0.150 0.150 •0020 Techmlab 10.850 7.850 1152 25 9100 9.000 9 000 Teck A 28.500 9.500 100 10.500 10500 10500 iïeckB 28,700 8.850 12490 10.950 9,350 10.550 ?0.850 Teklogix 10.800 2.350 1300 7.950 7.950 7950 Teknor 7.450 3,200 3700 3.300 3.200 3300 •0.100 Telco.Cap 29,500 12,200 2138 19.000 18.900 19.000 ?0.750 fTelco.Pr 26,250 23.000 168 25.000 25.000 25.000 ?0.200 Teleglobe 45.400 20.300 71490 30 37.750 36.000 36.600 •1.050 Telglo5.4°e 27.000 24,750 250 25,000 25.000 25000 ?0.250 iTelmobile 35.500 18.750 3040 19.500 19.050 19,050 •0950 Telus 45.450 25.500 32602 32 000 30.250 31.350 ?1.050 Tembec.A 12.750 6,250 6139 11 7450 7.350 7.450 Tempi, em voir plus bas Theratech 6.250 2.100 40450 3.000 2,750 3000 ThomCor 45.800 31.000 10268 8 36.500 34.000 35,300 •0.700 jTiomin 2.350 0.160 1000 0.250 0.250 0250 jTom 0,495 0.080 30000 0.150 0.140 0140 -0.010 fTorstr B 27,000 16.000 74190 5 17.000 17.000 17.000 ?0.200 TrAlta.Co.25.400 17.150 15111 16 20550 20.050 20.300 •0.200 T.Ca.G.U 26,100 24,500 1700 24,700 24.500 24.700 •0,150 TrCan PI 34 550 21,200 125859 13 23,250 22.500 23,200 ?0.500 TrCan 2.8 51,500 49.000 200 49,500 49 500 49,500 •0500 T.Can PU voir plus bas Transal 13.600 7.100 7275 8 7.700 7.100 7,100 •0350 Triax.Un voir plus bas Trilon Fin 13,850 9,000 4200 2 9.250 9.050 9.100 •0300 Tnmac 12.350 7.000 600 7 8.000 7,500 8 000 ?0.250 Tnmark 42.000 16.300 7727 19 16.900 16.350 16,700 •0.050 fTnzHahn 37.800 25.650 5072 16 27.100 26.900 27.100 ?0.100 TnHa.wtA 8.800 1.850 6698 2.250 1,900 2.250 ?0.150 (Troymin 1.070 0.300 13100 0.400 0320 0.320 -0060 U Z fUAP.In.A 19,750 15.250 370 12 17.900 17.500 17,500 Um-Selct 32.500 16.500 6360 13 24.250 24,000 24.000 HJnibroue 6.000 4.000 1000 13 4.600 4.500 4.500 •0.150 Umcan A 35.750 28.800 230 30 32.650 32,650 32.650 ?2.600 lUmforet 6.200 1.500 6800 1.950 1,820 1.820 -0080 jUmgold 3,650 0,420 13600 1,140 1.060 1.060 •0 090 Un.Domm voir plus bas fV.Houtte 34.250 19.500 3600 38 26.950 26.250 26.950 •0.050 iVasogen 3.300 0810 18443 1.150 1.000 1.150 ?0050 fVeian 30400 23500 Z100 16 24.450 23.500 23 500 iVenCan 1.150 0.300 3000 0.330 0.330 0.330 -0.110 fVideotron 22,850 9,300 7320 18350 18 000 18000 •0250 jVior 0,265 0.080 11000 0,080 0.080 0.080 •0.010 jVirgima 3.500 0.600 47875 0.710 0.680 0.700 iVogue 3.000 0.700 7300 1.300 1.200 1.200 Westaim 11.100 5.650 3500 6.000 5.750 6.000 ?0.100 Westburne 19.700 12.050 10100 10 13,250 12.500 12,500 •0.300 West6 90% 26.000 26.000 10000 26.000 26 000 26.000 •0650 Westcoast 36250 27.350 5749 18 28400 28.150 28,350 ?0100 West5.50S> 24.000 23.100 3500 23800 23.500 23.750 •0250 jWstrnPac 1,100 0.160 44500 0.190 0.170 0.190 jWstr.wt 0.650 0.300 2000 0.300 0.300 0,300 -0,050 WeslStar 40.750 24050 400 16 25 250 24.650 24,650 •1100 Weston 53,750 34,330 400 23 45.250 45.250 45 250 ?0250 Westrll u voir plus bas Yield.ir 12.800 2,750 3670 3 000 2.990 3000 ?0250 lYorb.ClA 0,340 0.100 500 0.130 0.130 0.130 total des ventes 15073 686 FONDS AMÉRICAINS Bq Ry.srK 27.400 25.750 1400 26250 26.000 26000 •0500 BqRy.srl 29.750 26.100 1150 27.000 27.000 27.000 ?0.500 BTD.SrG 27.000 25,000 1000 25 400 25.350 25.400 ?0400 BMO sr2 27.250 25.300 800 26.100 26.100 26.100 ?0.300 Inco.Pr.E 50,900 36.000 1600 36.500 36 050 36 500 ?0.050 total des ventes 5950 OBLIGATIONS (en rr.il.ers) cBoralex7% 109.000 90,000 46 96.100 95.000 95,000 •1100 cLer 7,25°o 117.500 100,000 5 100.000 100.000 100.000 •1.000 cScoBooms 107.250 98000 d40 100.250 100.250 100,250 ?0.250 cTD hybrid 104.000 98.000 d15l 100.300 100.000 100.300 ?0300 cUnifo83» 115000 60.000 6 64.000 60.000 64.000 ?4.000 total des ventes 248000 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 27.600 14.000 20530 15200 14.350 15,200 ?0.700 EnerMark 7.450 3,250 38692 18 4,050 3 700 4050 ?0300 EnpFnd.G 4800 2.110 17208 8 2.550 2.450 2.500 ?0050 FirstPrem 30500 23 700 1000 5 24.200 23.700 24.100 •1150 FtChi A u 8100 5.750 15600 21 6.000 5 900 5.900 ?0.100 Frhold.UN 11.900 4,550 5700 5.900 5.850 5850 Legacy.un 10.100 6.050 400 6050 6.050 6050 •0100 Nce Div.U 5.350 2800 13333 3000 3.000 3000 Nce nrgy 9.250 2.500 1000 3.450 3.250 3.250 Nce Pel u 4 200 2050 18933 8 2,570 2.250 2,250 -0.220 Newcastle 20,950 13 000 9000 13 500 13.000 13.000 •0.500 Pengr.Enr 22.250 10,300 239 12 10.600 10.600 10.600 ?0.200 Tempi,em 15.350 5.750 500 11 5.800 5.800 5,800 •0.250 Triax.Un 13.900 11.300 400 18 12.350 12.200 12.350 +0.250 Westrll u 10.700 6.200 500 13 6.950 6.950 6.950 ?0.300 total des ventes 143 035 UNITÉS PARTAGÉES (Amalg.ln 10.250 6.250 6810 7.050 6.950 7050 •0.200 Gaz.Metro 19500 14.250 20245 13 16950 16 600 16.700 •0150 T.CanPU 30.650 23.800 800 16 25.200 24,750 25.200 -0050 total des ventes 27 855 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) Cased s a.7.250 5.050 1000 6.750 6.500 6.500 •0250 Un.Domm 49.800 33.500 4022 8 37.500 36.900 37.350 •0.150 A 10 1, K I) I-: v o I H I.K V H N I) H E I) 1 I S E P T E M B H E 19 9 8 ÉDITORIAL Québec est responsable ! Jean-Robert Sansfaçon Le gouvernement du Québec ne peut plus nier sa responsabilité dans le cirque financier qui perdure au chantier maritime des Industries Davie inc., mieux connu sous son ancienne appellation de MIL Davie.L’avouer devrait suffire à le convaincre de résister à tout nouvel appel d’injection de fonds publics dans une aventure qui aurait dû prendre fin il y a longtemps déjà.1 n’est pas inutile de rappeler qu’il y a quatre ans, à la veille des élections provinciales, les candidats Jacques Parizeau et Jean Ga-ron promettaient aux habitants des îles de la Madeleine et aux travailleurs du chantier maritime de la MIL Davie que s’il était porté au pouvoir, le Parti québécois construirait un traverser ultrara-pide, tout en aluminium du lac Saint-Jean et ce, avec ou sans l’aide du gouvernement fédéral.Pour mille bonnes raisons, le projet ne fut heureusement jamais réalisé et les Madelinots achetèrent un bon gros traversier de seconde main, confortable et rapide, dont Ottawa assuma le coût Québec n’eut rien à payer et le chantier de Lauzon, propriété du gouvernement du Québec, en fut quitte pour quelques contrats de remplacement totalisant 66 millions: des broutilles, selon le syndicat habitué aux plantureux contrats fédéraux d’antan.Un an plus tard, placé devant l’évidence d’une incapacité persistante à remplir un carnet de commandes désespérément vide, Québec en vint à se résoudre à vendre le chantier.Comme il fallait s’y attendre, il n’y eut pas de bousculade au portillon.Seulement deux entreprises se montrèrent intéressées: Verreault Navigation des Mé-chins, près de Matane, et le Groupe Cedar, un conglomérat enregistré au Delaware, ayant son siège social à Lachine et dont le titre était inscrit à la bourse spéculative de Vancouver.Créée quelques années auparavant, Cedar était déjà propriétaire de Dominion Bridge, le grand chantier de transformation de l’acier de Lachine acquis en 1994, de Steen Constructors en Ontario et de McConnell Dowell en Australie.Au total, Cedar disait détenir un carnet de commandes de 750 millions de dollars, ce qu’il fallait croire sur parole.Le grand patron de Cedar, un dénommé Michel Marengère, était inconnu du grand public.mais un peu mieux connu du milieu financier qui garda pourtant le silence sur ce curieux personnage.Aux dires du ministre de l’Industrie de l’époque, Daniel Paillé, le choix de l’équipe Marengère était le meilleur pour assurer un rayonnement international de la MIL Davie et protéger le millier d’emplois.L’alliance entre la Dominion Bridge et la MIL Davie devait générer d’importants contrats, notamment dans la construction de plates-formes de forage.Au contraire, le projet de Verreault fut jugé plus «local» et trop modeste.De plus, a-t-on laissé planer, il aurait exigé une mise de fonds publics plus substantielle.Ainsi fut vendu le chantier de Lauzon pour la somme symbolique de un dollar.et l’engagement par Québec d’une injection de 55 millions pour effacer les dettes, dépolluer le site et contribuer aux investissements futurs.De son côté, le groupe de Michel Marengère promit d’investir 60 millions au cours des cinq années suivantes pour moderniser le chantier.Or, loin de marquer la fin de l’aventure, force est de constater aujourd’hui qu’elle ne faisait que commencer.Moins de 17 mois plus tard, ces millions se sont ajoutés en pure perte au milliard qui avait été littéralement jeté dans le gouffre sans fond du chantier depuis 1985.Comme si l’argent qui sort des coffres des gouvernements n’était pas de l’argent On aurait dû savoir que les acheteurs de la MIL Davie n’étaient pas des gens sérieux.réel.À elle seule, la vente du chantier a coûté l’équivalent de 1000 $ d’impôts à plus de 100 000 travailleurs et travailleuses qui auraient eu bien d’autres priorités que celle-là si on leur en avait donné le choix.Ces 55 millions équivalaient à donner une subvention de 55 000 $ par emploi maintenu.en attendant la fermeture du chantier quelques mois plus tard.Si le gouvernement du Québec et ses conseillers avaient bien fait leur travail en 1996, ils auraient su que ce Michel Marengère était un homme d’affaires peu crédible; que toutes les entreprises acquises (sauf une) étaient des canards à la jambe cassée; qu’à titre de président d’une société de haute technologie, il s’était déjà vu refuser une inscription à la Bourse de Montréal parce que son entreprise du moment, Fidu-tech Technologies, n’affichait qu’un chiffre d’affaires dérisoire de 821 000 $ dont 683 000 $ pour la réalisation d’un sous-contrat avec.le gouvernement du Québec.Les syndiqués de la MIL Davie qui ont appuyé le choix de Dominion Bridge ne pouvaient pas savoir tout cela (et bien d’autres choses encore.), mais les experts, eux, les conseillers et les ministres du gouvernement, ne le savaient-ils pas?Et ces millions injectés il y a 17 mois, où sont-ils allés puisqu’on n’a pas dépollué le chantier ni investi pour le moderniser?Tout indique qu’ils ont été siphonnés par le conglomérat créé par l’équipe Marengère pour remplacer Cedar: Dominion Bridge inc.Puis, le printemps dernier, après des mois de guerre conduite sur la place publique par des actionnaires insatisfaits de la gestion de Marengère, le conglomérat criblé de dettes fut finalement acheté par un actionnaire américain jusque-là minoritaire, Deere Park Capital Management, qui dut allonger des millions pour se débarrasser de l’équipe Marengère.Malgré leurs efforts pour renflouer les coffres du groupe, les nouveaux actionnaires n’y sont pas parvenus.Ce qui les a forcés, il y quelques semaines, à se placer sous la protection de la Loi sur les faillites.En refusant plus tôt cette semaine de garantir des emprunts de près d’un demi-milliard qui auraient servi à sauver le conglomérat, Québec a pris la seule décision qui s’imposait.Une décision qu’il doit maintenir.Cela entraînera peut-être la faillite du groupe et le rachat à rabais de ses filiales, ou encore la vente d’actifs à des sociétés intéressées avant la date fatidique, ce qui serait un moindre mal.On parle, entre autres, de la société torontoise American Eco, active dans le même secteur et dont le propriétaire de Dominion Bridge, Deere Park, est aussi un des actionnaires importants.Quelle que soit la suite des événements qu’on souhaite la plus heureuse possible pour les milliers de familles affectées par ce drame, Québec doit tirer la seule leçon qui s’impose: toutes les finasseries financières des 15 dernières années imaginées à la veille de campagnes électorales dans le but de prolonger l’agonie du chantier ont coûté terriblement cher et fait plus de mal que de bien.Si le chantier de lauzon doit revivre malgré la concurrence d’une virulence extrême que lui font les pays asiatiques, c’est au secteur privé qu’il revient d’y voir et non au gouvernement d’une petite province tout juste capable de rendre les services publics les plus essentiels à sa population.Le scandale de la rentrée Cette journée devait être extraordinaire.Elle était d’ailleurs marquée d’une croix blanche sur notre calendrier.Imaginez: fiston allait vivre sa première rentrée! Depuis quelques jours, déjà, on le préparait en douce, sa maman et moi.On évoquait devant lui le plaisir de lire, les futures amitiés, les mille et une activités à éventuellement inscrire au bilan de cette première année à l’école.Attentif, fiston nous écoutait, une lueur dans les yeux.On le sentait graduellement s’accrocher à l’idée en même temps, il est vrai, qu’un petit peu effrayé.Cette journée, vous dis-je, se devait d’être extraordinaire.Comme tous les parents dans notre cas, nous avions reçu, quelques semaines auparavant, des directives précises et notamment une liste d’effets à se procurer.En famille, on s’était donc attelés très sérieusement à la tâche, écumant les papeteries du quartier pour se doter du matériel scolaire requis.Fiston s’était chargé personnellement de vérifier que rien ne manquait Et je vous jure que rien ne manquait.\a veille, notre garçon avait choisi lui-même ce cju’il allait porter: ses «culottes vertes et rouges avec plein de poches».Ix* soir, le sommeil avait tardé à le gagner.Et le lendemain matin, LETTRES -+- il s’était levé bien avant que ne sonne le réveil, trépignant d’impatience, excité comme s’il s’était tapé à lui tout seul un litre entier de crème glacée.Et puis on s’est tous pointés dans la cour d’école, très émus, le cœur gros, intimidés pour lui par ce passage obligé vers l’âge adulte.«Voici ton école», ai-je alors solennellement lancé.Il lui restait encore à découvrir «sa» classe, «son» groupe de camarades et surtout, surtout, «son» professeur.Ce qui, en principe, ne devait pas tarder.Cette journée devait donc — et aurait donc dû — être extraordinaire.Mais, à franchement parler, ce fut un véritable flop, une monumentale déception, un vrai scandale.Car au lieu du miracle attendu, au lieu de ce premier contact qui fait foi de tout, fiston en a été quitte pour une première journée à l’école.sans professeur.«Celui-ci n'a toujours pas encore été engagé», se fit-on en effet expliquer, d’ailleurs assez platement.Comment?C’est la rentrée et tous les professeurs ne sont pas engagés?Devant notre air incrédule, à nous qui cherchions à comprendre, on s’empressa d’ajouter, comme pour nous rassurer: «Vous savez, c’est cette année partout pareil à la grandeur de Hie en raison de la fusion récente des commissions scolaires.» Or, loin d’être encouragés par cette confidence, nous y vîmes plutôt le signal inquiétant d’une improvisation générale consentie sur le dos des enfants.Car enfin, ce n’est pourtant pas un mystère: la rentrée scolaire a lieu quelque part entre la fin d’août et le début de septembre, ce qui laisse, à ce qu’il semble, suffisamment de temps pour parer au plus pressant: l’embauche des enseignants.Et cet autre professeur, à qui on demanda de nouvelles explications, de nous répondre: «C’est la faute à la direction».qui, elle-même, s’en remet à la commission scolaire qui, de son côté, blâme les syndicats, lesquels montrent du doigt la ministre Marois, qui à son tour évoque l’inaction du gouvernement précédent pour justifier le.caractère précipité de sa réforme par ailleurs justifiée.Mais à travers ce brouhaha où tout le monde se passe la faute comme on se débarrasse d’une pierre chaude, alors qu’on se dit que Kafka a, cette année, élu domicile sur file, il s’en trouve peut-être des centaines, voire des milliers de petits qui, comme fiston, avant même de commencer leur première année, ont déjà des envies irrésistibles de décrocher.Car, que croyez-vous que mon garçon, ayant finalement bien appris sa première leçon, m’a annoncé le même jour, à l’heure du souper?«Papa, c’est décidé, je ne veux plus aller à l'école.» D’où la présente sortie d’un papa en furie qui ne pouvait décemment passer sous silence le scandale de la rentrée.François Desrochers Montréal, 31 août 1998 0 ®v / MW ,r'Y^ g,!.QuESr C est plus fort que moi, il semble toujours que je doive me justifier.Cette habitude, je l’ai acquise dès l’école primaire.Je me sentais dès lors vaguement coupable de quelque chose.Le maître houspillait-il ses élèves, dénonçant par exemple un laisser-aller blâmable à ses yeux, il paraissait me viser.Or, j’étais un premier de classe.Il y a belle lurette que je ne suis plus le premier en quelque matière que ce soit.Toutefois, je me crois obligé de me justifier à la moindre occasion.L’autre jour, un ami m’a mis en garde contre la propension que j’ai, dans ces pages, à m’en prendre à de plus puissants que moi.Pourquoi, par exemple, envoyer des flèches en direction de l’ex-professeur Dion que je ne réussirais jamais à égratigner quoi que j’en aie?Pourquoi ne pas plutôt me concentrer, écrire de meilleurs romans?Il a même ajouté que les Québécois seraient les premiers à me désavouer à la première occasion.Depuis 1760, estime-t-il, nos compatriotes ont .une longue habitude des désaveux.À intervalles réguliers, ils ont voulu un instant la liberté pour la refuser peu de temps après.Je ne suis pas sûr qu’il ait tort.Mais d’en convenir ne me porte pas au silence pour autant.Convaincu que le Canada soit l’unique sauvegarde du Québec, je n’aurais de cesse de chanter ses louanges sur tous les tons.Il appert toutefois que je suis de plus en plus persuadé du contraire.\ja viabilité du projet d’indépendance me paraît évidente.Difficile mais évidente.Le jugement de la Cour suprême, les plans A ou B, le murmure EhÜ%> Gilles Archambault Justifications d’hostilité systématique venant de partout n’ébranlent en rien mes convictions.N’ayant jamais voulu «briser» le Canada, songeant plutôt au pays à naître, il me semble normal d’en parler.À ma façon.Qui n’est pas celle d’un journaliste politique.Plutôt celle d’un citoyen faisant profession d’écrivain.J’ai parfois l’impression, de toute manière, que les analystes chevronnés se penchant sur les mêmes problèmes avec un admirable esprit de sérieux oublient l’essentiel à l’occasion.Habitués à suivre les politiciens dans leurs moindres retranchements, ils en deviennent légers.Je n’ai jamais compris, par exemple, qu’ils continuent à parler des «idées» du premier ministre du canal Rideau alors qu’il n’en a jamais eu.Comment cet homme, comme Réal Caouette naguère, peut-il continuer à faire illusion?Comment ne pas frémir ou mourir de rire à chacune de ses déclarations?La dernière à propos des poissons ne sachant s’ils fraient dans les eaux québécoises ou terre-neu-viennes mérite de faire partie de tous les sottisiers.Je sens le besoin de me justifier parce qu’on ne manque pas de me reprocher mes attitudes trop naïves.Bien sûr, je suis à la superficie des choses, bien sûr, ce n’est pas à moi que l’on s’adressera pour d’éventuelles solutions.Tout ce beau monde voué en principe à la défense et à l’illustration de la démocratie me manipule comme il vous manipule tous.Je vous ai touché mot de la bêtise de la publicité, je vous entretiendrai d’un autre fait de société, mais pour- quoi ne vous ferais-je pas part de mes indignations ou de mes interrogations au sujet de la politique?Quelle idée avait en tête Lucien Bouchard quand il a avancé la semaine dernière que la prochaine question référendaire serait «plus claire»?N’était-ce pas admettre que les deux autres ne l’étaient pas?Ses adversaires ont dû s’en lécher les babines de contentement.Même ceux d’entre eux qui n’en ont pas.Du moins, c’est cç qu’il semble au citoyen que je suis.A la place du président du Parti québécois, je laisserais ces interrogations — engendrées par le jugement de la Cour suprême, etc.— à ceux qui les ont provoquées.L’essentiel est ailleurs.Dans le projet d’indépendance, par exemple.C’est ce dont on doit parler.Dire que j’aimerais entendre cet homme à ce sujet est un euphémisme.Assez du déficit zéro et d’une réforme du système de santé qui nous a déjà suffisamment nui.Comment se fait-il que si peu d’écrits ou de propos diffusés actuellement fassent état d’une réalité toute simple?Près de la moitié de la population du Québec s’est déclarée par référendum il y a peu pour la séparation.Cette opinion n’avait pas le soutien de la haute finance et ne pouvait compter non plus sur la très grande majorité des médias d’information (ou autres), contrôlés qu’ils sont par les forces adverses.Cette idée a donc fait son chemin contre vents et marées.Pour bon nombre de nos concitoyens, le Quebec a toutes les apparences d’un éventuel pays.Sans estimer que l’avenir en pareille situation serait aisé, nous savons que nous ne pouvons qu’aller de l’avant.Pas question de nous renier.C’est pour cette raison que je quitte parfois le monde de la fiction.Voilà pour ma justification.A P H, 0 P 0 S -?- .de l'absentéisme au travail En 1997, près d’un demi-million de travailleurs rémunérés à temps plein (5,5 %) se sont absentés pour des raisons personnelles.Au total, environ 66 millions de jours de travail ont été perdus en raison de ces absences.Chaque travailleur à temps plein a perdu en moyenne 7,4 jours de travail pour des raisons personnelles, soit 6,2 jours pour cause de maladie ou d’incapacité et 1,2 jour en raison d’obligations personnelles ou familiales.A l’exclusion du congé de maternité, les femmes se sont absentées en moyenne 9,1 jours en 1997, soit environ une fois et demie la moyenne de 6,3 jours chez les hommes.Toutefois, si le congé de maternité avait été pris en considération, les femmes auraient perdu 13,8 jours de travail.Les mères d’enfants d’âge préscolaire perdent trois fois plus de jours de travail en raison d’obligations personnelles ou familiales que l’ensemble des femmes.Quant aux pères d’enfants d’âge préscolaire, ils perdent deux fois plus de temps que l’en- semble des hommes.Le temps perdu augmente également avec l’âge.Les jeunes travailleurs à temps plein ont enregistré, en moyenne, un peu moins de cinq jours d’absence comparativement à près de 11 jours chez les travailleurs âgés de 55 à 64 ans.L’écart est surtout attribuable à des absences pour cause de maladie ou d’incapacité.Les travailleurs syndiqués s’absentent près de deux fois plus que leurs homologues non syndiqués, soit 10,7 jours comparativement à 5,6 jours.Rien détonnant à cela, puisque la plupart, sinon la totalité, des conventions collectives prévoient le droit à des congés de maladie payés.L’absentéisme est le plus élevé chez les travailleurs à temps plein de l’administration publique et des transports et communications, avec une moyenne de 8,9 jours perdus dans les deux cas.Infomat, n° 11-002F au catalogue, Statistique Canada, avril 1998.LE DEVOIR FONDÉ P A K II K N R I B 0 U R A S S A LU 10 JANVIER 1310 Rédacteur en clicT BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE B E A II R E (i A RI) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE.NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adj o i n t JEAN- RO BERT SANS F AÇ0N Rédacteur en chef adjoint CHRISTIAN Tl F F ET Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 20 5 0, rue de BI e u ry, 9e étage, Montréal (Québec) H 3 A 3 MO.T é 1.: (5 1 4) 98 5 • 3 3 3 3 FAIS C E Q U E I) 0 I S I.E I) E VOIR.I.E V E X I) It EDI I S E I' T E M It It E I !> 11 8 A II IDEES Lettre ouverte aux juges de la Cour suprême Et si les négociations échouaient ?, Lavis de la Cour suprême rappelle souvent les Québécois à leurs devoirs à l’égard de l’Etat de droit.Quel droit ?Celui que l’on étale, celui que l’on cache, ou les deux ?ARCHIVES LE DEVOIR Jacques Parizeau JACQUES PARIZEAU Ex-premier ministre du Québec Dentier de deux textes ue se passerait-il alors?Vous ne répondez pas directement à la question.Nous, souverainistes, devions pourtant y répondre en 1995.C’est une élémentaire responsabilité que l’on a en démocratie que de dire où l’on va et comment on va s’y rendre, en examinant des alternatives.Voici ce que le projet de loi n° 1 de 1995 prévoyait à l’article 86: «Les négociations relatives à la conclusion du traité de partenariat ne doivent pas dépasser le 30 octobre 1996, à moins que l'Assemblée nationale n'en décide autrement.«Im proclamation de la souveraineté peut être faite dès ue le traité de partenariat aura été approuvé par l’Assem-lée nationale ou dès que cette dernière aura constaté, après avoir demandé l’avis du comité d’orientation et de surveillance des négociations, que celle-ci sont infructueuses.» Evidemment, si on en arrive là, il faut s’assurer de ses arrières, c’est-à-dire s’assurer que la reconnaissance internationale ne sera pas trop longue à venir.C’est ce qui explique tous les efforts déployés pour amener la France et plusieurs pays de la francophonie à reconnaître un Québec indépendant.C’est ce qui explique aussi le jeu de bascule compliqué utilisé pour faire pression sur les Etats-Unis, ou en tout cas pour leur faciliter la décision.Voici ce que vous dites dans votre avis: «155.Même s’il n'existe pas de droit de sécession unilatérale en vertu de la Constitution ou du droit international, c’est-à-dire un droit défaire sécession sans négociation sur les fondements qui viennent d'être examinés, cela n'écarte pas la possibilité d'une déclaration inconstitutionnelle de sécession conduisant à une sécession de facto.Le succès ultime d’une telle sécession dépendrait de sa reconnaissance par la communauté internationale qui, pour décider d’accorder ou non cette reconnaissance, prendrait vraisemblablement en considération la légalité et la légitimité de la sécession eu égard, notamment, à la conduite du Québec et du Canada.» En somme, vous ne répondez pas à la question posée, mais vous évoquez la seule issue possible.Autrement, le Canada n’aurait qu’un intérêt dans les négociations: les faire échouer.Et les Québécois devraient dire merci?Merci de ne pas avoir suggéré cela.En fait, il me semble que la seule façon d’amener le Canada non seulement à négocier, mais à faire en sorte que les négociations aboutissent, c’est que le gouvernement du Québec convainque les Canadiens que, en cas d’échec, les Québécois ont les moyens et la volonté de réaliser la souveraineté.11 y aura alors de bonnes chances qu’une entente intéressante soit acceptée par les deux parties.Les frontières Le plus grand risque de faire échouer les négociations, c’est pour Ottawa de remettre en cause les frontières du Québec.Vous faites deux allusions à cette question des frontières avec une légèreté regrettable.Voici les deux passages: «96.[.] La question des frontières territoriales a été invoquée devant nous.[.] Nul ne peut sérieusement soutenir que notre existence nationale, si étroitement tissée sous tant d’aspects, pourrait être déchirée sans efforts selon les frontières provinciales actuelles du Québec.[.]» et: «139.Nous ne voulons pas clore cet aspect de notre réponse à la question 2 satis reconnaître l’importance des arguments qui nous ont été présentés relativement aux droits et aux inquiétudes des peuples autochtones et aux moyens appropriés de délimiter les frontières du Québec, en cas de sécession, particulièrement en ce qui concerne les territoires nordiques occupés principalement par des peuples autochtones.[.]» Voilà; c’est tout.Je vous avouerai que ce n’est pas «sans efforts» que je dois garder ma plume dans l’étroit corridor du respect que l’on doit à la Cour suprême.Cette question des frontières d’un Québec souverain — vous ne pouvez pas l’ignorer — a été abordée dans un cadre juridique qui ne devrait pas être passé sous silence.Ce n’est pas à moi de vous rappeler que si la Constitution canadienne, même après le coup de force de 1982, est muette quant à la sécession d’une province, elle n’a jamais été muette à l’égard des modifications de frontières des provinces.Vous ne pouvez d’autre part ignorer les dispositions, du droit international sur l’intégrité des frontières des États souverains.Quant aux territoires nordiques qui sont l’objet de votre sollicitude, vous ne pouvez ignorer l’existence d’une entente sur les territoires de la Baie-James dans laquelle les Inuits, les Neskapis et les Cris renoncent à leurs droits territoriaux.(C’est l’article 2.1 pour les juristes.) Cette entente a fait l’objet d’une loi fédérale entérinant la cession de ces droits et agençant en conséquence les responsabilités fiduciaires du gouvernement fédéral.Votre avis nous rappelle spuvent, nous, les Québécois, à nos devoirs à l’égard de l’État de droit.Quel droit?Celui que l’on étale, celui que l’on cache, ou les deux?Cette question des frontières, dans son cadre juridique, est examinée systématiquement au Québec depuis fort longtemps: sauf erreur, depuis la parution de i’ouvrage du juriste Jacques Brassard publié en 1976 et intitulé L'Accession à la souveraineté et le cas du Québec.Quant à l’examen des possibilités de partition, il commence, je crois, avec la publication de Partition: The Price of Quebec’s Independence, en 1980, par William F.Shaw et Lionel Albert.Plutôt que de faire allusion à chacune des études entreprises, je me contenterai de me référer à l’avis juridique demandé en 1992 par la Commission parlementaire sur l’accession du Québec à la souveraineté auprès de cinq constitutionnalistes dont, je l’espère, vous avez entendu parler, En Angleterre, Rosalyn Higgins et Malcolm Shaw; aux États-Unis, Thomas Francz; en France, Alain Pellet, et en Allemagne, Christian Tomuschat.Ce dernier était alors président de la Commission de droit international des Nations unies.L’avis juridique est unanime et clair.En voici un extrait: «Le Québec ne peut être obligé à renoncer contre son gré à une portion quelconque du territoire qui est actuellement le sien; avant l’indépendance, une telle amputation autoritaire est exclue par la Constitution du Canada; après l’accession à la souveraineté, elle le serait par les exigences fon- damentales de la stabilité des frontières internationales qui traduit le principe du respect de l'intégrité territoriale des États.Entre ces deux situations, il n'y a pas de solution de' continuité, pas d’interstice du droit, pas de moment où une mutation territoriale pourrait, licitement, être imposée au Québec sans son consentement.» Dois-je ajouter que tous les premiers ministres du Québec, depuis une trentaine d’années, se sont faits les champions de l'intégrité du territoire québécois, quel que soit l’avenir que les Québécois choisiraient.Cela devrait vous indiquer que le négociateur fédéral qui voudrait négocier, en s’appuyant sur les sympathies que vous avez exprimées — le retrait des deux tiers du | territoire québécois réclamé par 20 000 Cris et Inuits — aurait peu de chances d’aller très loin dans sa tentative de négociation et qu’à l’égard de l’opinion internationale, le Québec ne serait pas nécessairement mal placé.Cela veut-il dire qu’il n’y aura pas de négociations avec Ottawa au sujet des autochtones?Bien sûr que non.Toute négociation au sujet du statut des autochtones, de la définition et des caractéristiques des droits territoriaux et de leur développement communautaire doit se faire avec les onze «nations distinctes» que nous, Québécois, avons officiellement reconnues en 1985, mais en y associant le tuteur légal de la plupart de ces nations, le gouvernement fédéral.Cela a été fait, nous l'avons vu, dans le cas de l’Accord de la Baie-James en 1975, dans la préparation d’une «proposition globale» en décembre 1994 faite aux Attikameks et aux Montagnais, et dans la préparation d’un gouvernement inuit en 1995.Et cela continuera.Conclusion L’avis qui a été remis au gouvernement fédéral comporte donc des éléments qu’un souverainiste peut recevoir avec un certain sourire.11 est évident aussi que l’étonnant accent que vous avez placé sur les expressions «question claire» et «résultat clair» provoque un débat entre politiciens qui laisse cependant les décisions entièrement entre les mains du gouvernement du Québec.Enfin, en laissant autant de matières entre les mains des politiciens, vous êtes amenés à porter une foule de jugements sur des questions de fait, sur des impressions ou même sur des états d’âme qui n’ont pas grand-chose à voir avec le Droit, tout le Droit.Dans un sens, vous avez été piégés par le gouvernement fédéral.Il voulait se servir de vous et de votre prestige pour ajouter un obstacle sur le chemin de la souveraineté du Québec.11 faut bien convenir que, incapables de vous désister, vous ne vous êtes pas trop mal débrouillés.Je reste convaincu cependant, comme tant de gens au Québec, de ce qui a été admirablement bien résumé par l’archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte: «C’est au peuple de décider, et non pas à la Cour suprême.» "t" La baisse de la clientèle du réseau collégial pourrait aller en s’accentuant Uéconomie du savoir passe par la formation collégiale Laccessibilité et la diplomation au niveau collégial sont essentielles et doivent être améliorées _______— ________Tl -—j JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le réseau collégial mise traditionnellement sur un fort bassin de clientèle provenant du secondaire.RÉGINALD LAVERTU Directeur général du Collège de Rosemont et président du comité sur la formation et l’emploi scientifiques pt techniques du Conseil de la science et de la technologie Premier de deux textes t —.a rentrée pour l’année scolaire 1998-99 a eu Llieu récemment.Cette rentrée est une bonne occasion pour réfléchir aux enjeux importants qui attendent le réseau collégial au cours des prochaines années en raison, notamment, de s^==J îa baisse de clientèle du réseau, phénomène qui pourrait aller en s’accentuant.La formation collégiale, une formation essentielle! Iœ Comité sur la formation et l’emploi scientifiques et technologiques a remis son rapport au Conseil de la science et de la technologie au début du mois de juin dernier.Le Conseil a fait sien ce rapport et l’a récemment rendu public sous le titre Des formations pour une société de l’innovation.Ce rapport confirme, sans l’ombre d’un doute, que la formation collégiale et la formation universitaire sont les assises de l’économie du savoir dont la croissance semble maintenant vouloir s’accélérer.Selon le rapport du Conseil de la science et de la technologie, «en 1990, il y avait au Québec 1 829 000 emplois exigeant un diplôme d'études secondaires réussies, ou un niveau moindre.En 1996, il n'y en avait plus que 1 530 000, une baisse de 16 %.Au cours de la même période, les emplois de niveau universitaire ont crû de 421 000 à 575 000, une augmentation de 37 %.Ceux de niveau collégial sont passés de 922 000 à 1119 000, une hausse de 21 %.Parallèlement à cette évolution en matière de scolarité, on assiste aussi à une augmentation très marquée des emplois de professionnels et de techniciens reliés ata sciences naturelles et au génie.En effet, entre les recensements de 1971 et 1996, ceta-ci ont plus que triplé, passant de 52 435 à 179 710.Au cours de la même période, l’emploi n ’a augmenté que de 56 %».À peu près au même moment, la Fédération des cégeps pubjiait son document, Miser sur la formation technique - Etat de la situation et plan stratégique de développement.Cette publication non seulement confirme la tendance dénotée par le Conseil de la science et de la technologie mais lance également quelques signaux d’alarme.En s’appuyant sur des données du ministère de l’Education (MEQ), la Fédération des cégeps constate que 50,2 % des emplois au Québec en 1996 requièrent une formation technique ou professionnelle tandis que 12,2 % nécessitent un diplôme universitaire.Toutefois, en analysant le niveau de diplomation des finissants pour tous les ordres d’enseignement en 1994-95, l’organisme déplore le fait que «43 % des jeunes quittent le système scolaire sans qualifications professionnelles ou, du moins, sans être directement préparés à entrer sur le marché du travail.C’est aussi dire que moins de 30 % des jeunes obtiennent un diplôme de formation professionnelle ou de formation technique, alors que lorsqu’on observe la structure du marché de l’emploi, on constate que plus de 50 % des emplois requièrent ce type de diplôme».La Fédération des cégeps souligne, à juste titre, que le recyclage de la main-d’œuvre s’appuie sur une bonne formation de base.Or, dans la mouvance actuelle du marché du travail — lequel est condamné à évoluer constamment —, les travailleurs doivent s’attendre à devoir se recycler au cours de leur carrière ou, à tout le moins, à suivre des activités de perfectionnement pour de nouvelles fonctions qu’ils auront à occuper.Une main-d’œuvre n’ayant pas de qualifications précises ni de solides connaissances aura de la difficulté à se recycler ou à se perfectionner.Il est indiscutable que la nouvelle économie requiert de plus en plus une main-d’œuvre ayant une formation postsecondaire.Les besoins en main-d’œuvre sont également élevés dans les entreprises faisant partie du secteur tertiaire moteur.Nous avons donc l’obligation et la mission de former, au cours des prochaines années, des techniciens en nombre suffisant afin de pou- voir répondre à ces besoins indiscutables.Nous contribuerons ainsi à améliorer substantiellement la préparation de la société québécoise aux exigences de l’économie de l’innovation.Une clientèle étudiante en diminution Notre mandat à cet égard peut-être toutefois hypothéqué.La clientèle étudiante des collèges a commencé à décliner depuis quelques années et si nous laissons aller les choses, nous connaîtrons vraisemblablement d’autres diminutions de clientèle au cours des prochaines années.Ce phénomène est imputable à deux causes principales, l’une démographique, l’autre économique.Premièrement, nous assistons au début d’une baisse démographique qui devrait se poursuivre pour plusieurs années à venir.Selon Statistique Canada, il y avait au Québec 103 031 jeunes de 17 ans au 1" juillet 1997, alors qu’à la même date, il n’y avait que 86 587 enfants d’un an.Ce constat est confirmé par la Direction des statistiques et des études quantitatives du ministère de l’Éducation.Selon des prévisions du ministère de l’Éducation, l’effectif scolaire des élèves en 5'' secondaire passera de 65 059 en 1997-98 à 59 814 en 2001-02.Cette courbe démographique décroissante chez les jeunes montre quelques regains ponctuels, mais la tendance est nettement à la baisse.Voilà qui représente déjà une première source de préoccupation pour les intervenants de l’enseignement supérieur.Le réseau collégial mise traditionnellement — en particulier pour ses programmes préuniversitaires — sur un fort bassin de clientèle provenant du secondaire.On a pu observer précédemment que les universités doivent également former de plus en plus d’universitaires pour les besoins de cette économie du savoir.Moins d’étudiants dans les programmes préuniversitaires signifie une clientèle moindre pour les universités dans un proche avenir.Deuxièmement, la reprise économique que le Québec connaît présentement a de nombreux effets bénéfiques pour la population.Toutefois, on constate le fait que plusieurs jeunes, dans ce contexte, préfèrent accéder immédiatement au marché du travail plutôt que de poursuivre des études collégiales, ce qui a pour effet de réduire encore sensiblement la clientèle du réseau collégial.Choix à courte vue, diront certains, mais le résultat reste le même.Les facteurs d’immigration ne pourront à eux seuls corriger la baisse démographique et la diminution de clientèle que le réseau collégial subira au cours des prochaines années.L’ÉQUIPE DU DE LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoin! au directeur de l'information) .Sylvain Blanchard.Jean litiques clos et Legault Claude Marie-Hélène Àlarie (secrétaire à (directeuradjoint), Carole Dallaire (avis dne Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Christian Vieil, Olivier Zuida.SERVICE comptables), Jeanne-d'Arc Iloude (secrétaire directeur général) Stéphane Baillarge.- t, François Normand.Claude Turcotte ; A l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).Guy Taillefer (éditorialiste).(correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l'information sportive : Yves d'Avignon ; 1 Jerome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau A 12 L K I) R V 0 I H .I.K V E X I) l( E I) I -I S E I* T E M B U E I » it S -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Bouchard dit non à Claude Brochu MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard a répété de vive voix à Claude Brochu et à ses collaborateurs que le gouvernement ne mettra pas d’argent dans la construction d’un nouveau stade pour les Expos.«Il fallait qu'ils sachent ce qui en est», a expliqué le premier ministre, hier.«Ils souhaitaient recevoir la réponse clairement et formellement, de sorte que maintenant, ils sont saisis de la position du gouvernement», a précisé M.Bouchard.Le président du club de baseball de Montréal a rencontré le chef du gouvernement à Québec mercredi.Les Expos auraient proposé plus d'un scénario, dont celui d’utiliser les impôts des joueurs pour financer la construction d’un stade au centre-ville de Montréal.Le premier ministre Bouchard avait déjà écarté cette hypothèse et répétait depuis plusieurs semaines que son gouvernement investirait dans la santé plutôt que dans la construction d’un stade de baseball.M.Bouchard avait aussi rappelé que le Stade olympique, où évoluent les Expos depuis des années, était toujours à la charge des contribuables québécois.Le premier ministre a admis que ce refus du gouvernement constituait un handicap pour les Expos, mais qu’il revenait aux dirigeants du club de trouver une autre solution à leur problème de financement.«Ça devient une donnée du problème.Je comprends que ça ne les aide pas, mais la parole est à eux maintenant», a expliqué M.Bouchard à son arrivée aux bureaux du ministère des Finances où il devait discuter avec le ministre Bernard Landry des moyens possibles de sauver les chantiers maritimes Industries Davie.Pour financer les 250 millions d’un nouveau stade, Claude Brochu souhaite une contribution de 150 millions des gouvernements; le reste proviendrait du secteur privé.La date limite pour trouver un tel financement a été fixée par les Expos au 30 septembre prochain.Il leur reste maintenant 26 jours.Le président des Expos de Montréal, Claude Brochu, s’est dit très déçu de la réponse du premier ministre Bouchard, qu’il a qualifiée de «dur coup» pour Montréal et tout le Québec.Il a cependant fait savoir, dans un communiqué, qu’il n’a pas l’intention d’abandonner, qu’il poursuivra ses efforts pour la vente de sièges et tentera de trouver d’autres solutions pour convaincre les instances gouvernementales d’ici le 30 septembre.Serge Savard, qui participe à un comité mis en place pour faire la promotion d’un nouveau stade de baseball à Montréal, regrette lui aussi la décision du gouvernement.«Je trouve ça malheureux, parce qu’on est en train de bâtir un toit de 50 millions sur un stade que personne ne veut, puis on refuse d'aider un nouveau stade.On va possiblement perdre les Expos à cause d’une décision comme ça», a-t-il commenté à l’antenne de RDI.Le président du club de hockey Le Canadien de Montréal, Ronald Corey, s’est dit lui aussi déçu de la réaction de Québec.Mise au point La synthèse que nous avons publiée en page A 1 de notre édition d’hier du texte de Jacques Parizeau, intitulé «Lettre ouverte aux juges de la Cour suprême», comportait une citation incomplète qui, de ce fait, changeait le sens de son propos.Nous avons écrit; «On nous a souvent dit que la question de 1995 n’était pas claire.C’est vrai.» Nous avons mis un point après le mot vrai.La citation intégrale était la suivante: «On nous a souvent dit que la question de 1995 n’était pas claire.C’est vrai, comme je l’ai souvent souligné, que la question que j’aurais voulu poser était la suivante: “Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain en date du.?”» Nos excuses à M.Parizeau pour la confusion qui a pu en résulter.La direction S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 Les francophones hors Québec répètent à Lucien Bouchard qu’ils craignent la souveraineté NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les francophones hors Québec demeurent convaincus que le fédéralisme canadien demeure la meilleure façon de préserver leur avenir.«C’est difficile de voir comment un Québec souverain pourrait intervenir pour la protection des minorités francophones», a déclaré le président de la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA), Gino Leblanc, après avoir rencontré hier pendant une heure le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, et le ministre des Affaires intergouvemementales, Jacques Brassard.«On ne s’entend pas sur l’option politique à privilégier.Mais on se sent néanmoins solidaires pour partager notre langue et notre culture», a dit M.Leblanc.Le premier ministre Bouchard a soutenu, au lendemain de l’avis de la Cour suprême sur le droit du Québec à l’autodétermination, qu’un éventuel Québec souverain serait mieux placé lors des négociations postréférendaires pour contribuer au maintien des droits des autres francophones du Canada.«Mais pour nous de la FCFA, c’est un scénario qui est de l’ordre de la science-fiction.C’est l’inconnu, ce sont des appré- d’agrandissement du pourvoyeur amputerait ce territoire public de 20 % et que la superficie des lacs de la ZEC, prisée pour ses truites mouchetées, serait réduite de 33 %.Le promoteur Massé a décroché l’appui de plusieurs édiles municipaux en leur faisant valoir que ses investissements allaient augmenter la valeur du rôle d’évaluation et., les taxes récoltées.Pour «mieux évaluer le projet en public», précise le directeur régional du MEF, Pierre Martel, le ministère impose «aux deux parties une grille d’analyse de leur position» à deux volets: un compare les impacts fauniques et l’autre, les impacts économiques! Le président de la ZEC, Jean-Pierre Sansregret, n’hésite pas à dire qu’on ne «s’en va pas dans ce dossier vers une consultation publique mais vers une exécution publique du premier partenaire faunique du ministère, un précédent majeur pour l’avenir des territoires structurés du Québec et en particulier des zones d’exploitation contrôlées» — les ZEC — qui gèrent les territoires des anciens clubs privés, abolis par René Lévesque en 1978.Le directeur général de la Fédération québécoise de la Faune (FQF), Alain Cossette, s’est dit fort inquiet hier de voir le MEF exiger d’une ZEC qu’elle se compare sur le plan économique avec une pour voirie «parce que ce n’est pas leur vocation et que ça ne doit pas l’être».M.Cossette estime que, «si ce projet pose un précédent susceptible d’affecter le moindrement un territoire public structuré, le ministre doit préalablement à toute consultation régionale le soumettre au Groupe Faune, chargé de le conseiller en matière politique».Le projet d’agrandissement du pourvoyeur Réal Massé est dans l’air depuis plus d’une décennie.Mais le pourvoyeur avait la dent moins longue à l’époque.Il se contentait de réclamer environ 12 kilomètres carrés du territoire de la ZEC, une demande qui est actuellement multipliée par quatre.Il avait failli obtenir l’approbation de l’ancien titulaire libéral du MEF, Pierre Paradis.Ce dernier aurait compensé la ZEC par une partie de la réserve faunique Mastigouche, située juste à côté.Mais le risque politique d’une privatisation déguisée du patrimoine public avait eu raison du projet.Le dossier suscite actuellement une mobilisation générale des ZEC des Laurentides et de Lanaudière en raison du précédent éventuellement créé.Le MEF empiète tous les ans un peu plus sur leurs prérogatives et toujours au profit des intérêts privés: d’abord il a permis aux pourvoyeurs de chasser l’ours sur le territoire des ZEC et il vient tout juste d’autoriser la chasse à l’orignal en période de rut chez les pourvoyeurs, ce que les ZEC ont dénoncé comme une injustice qui réserve à leurs voisins commerciaux la crème de la récolte régionale.Mais le dossier Réal Massé prend de l’ampleur en raison de l’appétit des pourvoyeurs locaux eux-mêmes.Un voisin du fief délimité par les moustaches noires, la Pourvoirie Saint-Damien, a décidé de présenter elle aussi une demande pour obtenir certains lacs et territoires convoités par Réal Massé.Qu’à cela ne tienne, un troisième pourvoyeur de la région, du côté de Saint-Zénon, récla- hensions énormes, et on demeure optimistes que le fédéral et les provinces vont trouver une voie pour le renouvellement de la Constitution», a dit M.Leblanc.La fédération «reconnaît les demandes historiques du Québec mais rejette le scénario de la souveraineté comme mécanisme idéal de la protection des francophones hors Québec », a expliqué M.Leblanc.Malgré cette divergence fondamentale, le représentant du million de francophones hors Québec et le premier ministre du Québec sont tombés d’accord sur un certain nombre de points, selon le rapport de l’entretien fait par M.Leblanc à l’issue de la réunion à huis clos.Tous deux se réjouissent que le récent avis de la Cour suprême rende obligatoire la consultation des minorités dans l’avenir.Les francophones du reste du Canada «sont devenus incontournables», a-t-il fait valoir.De plus, le Québec a décidé de maintenir et de renforcer son plan d’action et les tables de concertation qu’il a établies avec les francophones hors Québec en matière d’économie, de communications et de culture.Enfin, les deux hommes se réjouissent de l’impact extraordinaire qu’aura, pour l’Acadie et les francophones des Maritimes, le prochain Sommet de la Francophonie qui se déroulera à Moncton.me depuis quelques semaines des territoires de l’autre côté de la ZEC! Le porte-parole du pourvoyeur Massé, André Langevin, reconnaît que la ZEC attire sûrement plus de monde qu’un pourvoyeur.Mais il estime que les retombées économiques de la pourvoirie seront plus importantes, ce que nie le président de la ZEC, Jean-Pierre Sansregret.Selon ce dernier, les bénéfices de l’énorme clientèle de la ZEC, qui profitent à l’ensemble des commerces de la région, vont plutôt se concentrer dans les poches du pourvoyeur Massé et ne susciteront «qu’un transfert d’emplois».La ZEC des Nymphes n’a que 263 kilomètres carrés, ce qui en fait probablement la plus petite des Laurentides.Mais c’est probablement la plus proche de Montréal et, selon M.Sansregret, c’est une ZEC fréquentée par des gens à revenus modestes de la métropole et de Lanaudière et, partant, un pilier de la politique d’accessibilité à de bons territoires fauniques.à bas prix.En 1996, la ZEC a enregistré plus de 13 000 jours-personne de pêche, comparativement à 10 000 dans une ZEC cinq fois plus vaste, comme la Petawaga, dans les Laurentides, qui compte à peu près le même nombre de membres et qui suscite 10 000 jours-personne de pêche.A la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ), la secrétaire générale, Suzanne Saint-Amour, n’hésite pas à parler de «dossier qui sent la magouille» car, dit-elle, le ministre Bégin a passé outre aux règles de sa propre politique de développement de la pourvoirie.«Ce projet, affirme Mme Saint-Amour, n’était pas recevable à sa face même et selon les propres règles du ministère.» Cette politique, entérinée au récent Sommet sur la faune, postule qu’il n’y aura «aucun agrandissement du territoire d’une pourvoirie à droits exclusifs» dans le secteur des Laurentides en raison des besoins d’accessibilité.La politique ministérielle prévoit un dispositif de dérogation mais uniquement pour les projets faisant «l’objet d’un consensus entre intervenants locaux», ce qui u’est pas le cas ici, les gestionnaires bénévoles de la ZEC luttant d’arrache-pied contre le projet Massé.Les «critères de recevabilité» du document ministériel stipulent qu’aucun projet n’est recevable s’il vise autre chose qu’un territoire «libre», ce qui n’est pas le cas d’une ZEC, un territoire «structuré».On précise même que la demande d’agrandissement d’une pourvoirie doit être accompagnée d’une résolution favorable du conseil d’administration de la ZEC en cause.Au cabinet de Paul Bégin, on répond que «la politique en question, c’est une orientation et que cela n’a pas force de loi.Comme dans ce dossier, le pourvoyeur a plusieurs appuis, on veut vérifier si le projet fait consensus à l’échelle régionale», précise Mme Drouin.Quand on demande à André Langevin comment le projet Massé a pu passer par-dessus autant d’obstacles, il répond que c’est grâce «à une volonté d’ordre politique de la part de ministres».Invité à les nommer, il précise que le député Baril a mobilisé en faveur de son projet le ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, et même le ministre des Finances, Bernard Landry! Au MEF, on jure ne rien savoir de cette brochette d’appuis politiques.SURVIVANTS SUITE DE LA PAGE 1 On retrouve aussi sur cette liste deux réputés médecins américains, Jonathan Mann, l’un des pionniers de la lutte contre le sida, et son épouse, Mary-Lou Clements-Mann, une spécialiste mondiale des vaccins.Les équipes de recherche, auxquelles se sont joints des pêcheurs, ont passé la journée à scruter l’océan pour trouver les corps des 229 personnes qui ont perdu la vie lorsque le biréacteur MD-11 de Swissair reliant New York à Genève s’est abîmé dans 20 mètres d’eau.Les plongeurs utilisaient des sonars pour retrouver les débris et les deux «boîtes noires» de l’appareil.En début de soirée, les quelques dizaines de corps retrouvés ont été transportés à une morgue temporaire mise en place à la base des Forces armées canadiennes de Shearwater.«H est impossible de divulguer le nombre exact de corps retrouvés jusqu’ici», a dit un porteparole des équipes de recherche, le lieutenant-commandant Glenn Chamberlain.Les premières autopsies ont eu lieu hier après-midi.Aucun corps ni aucun débris de l’appareil ne portait de trace de brûlure, ce qui exclut l’hypothèse d’une explosion ou d’un incendie, a indiqué le capitaine Roger Girouard, chef des opérations navales des Forces armées à, Halifax.Les autorités médicales de la Nouvelle-Ecosse ont par ailleurs précisé qu’une fois tous les corps repêchés, l’identification des victimes pourrait prendre jusqu’à deux semaines.Halifax deviendra au cours des prochains jours le centre nerveux de ces recherches et le point de ralliement des proches des victimes.La compagnie Swissair et plusieurs agences gouvernementales ont déjà réservé plus de 900 chambres.Plus d’une centaine de personnes arriveront aujourd’hui à Halifax à bord d’un Airbus A-310 parti de la Suisse.Le transporteur suisse a par ailleurs promis de verser «une indemnisation immédiate» de 30 800 $ CAN par passager aux familles des victimes.L’offre a cependant étonné les avocats des proches de victimes d’autres catastrophes aériennes.Selon eux, il s’agit d’une proposition honnête, mais la bataille juridique qui va s’amorcer contre Swissair risque tout de même d'être longue.La compagnie Swissair a décidé d’imposer des contrôles de sécurité sur ses 15 autres MD-11 tout en précisant qu’elle ne prévoyait pas pour l'heure retirer du service les biréacteurs.«Il s’est écoulé 16 minutes entre le moment où [les pilotes] ont rapporté une situation d’urgence — de la fumée dans la cabine de pilotage — et le moment où l’appareil est disparu des écrans radar», a commenté Roy Bears, du Bureau de la sécurité des transports, l’une des principales agences participant à l’enquête.«Rendu là, rien ne permet à l’équipage de croire qu’il s'agit d’un acte terroriste.» Immatriculé HB-IWF Vaud, le McDonnell-Douglas assurait le vol SR 111 New York-Genève.L’appareil avait décollé mercredi à 20hl8 heure locale de l’aéroport new-yorkais John F.Kennedy en direction de Genève, où il aurait dû atterrir jeudi à 9h30 heure locale.Après un décollage normal, le commandant de bord Urs Zimmermann, 50 ans, et le copilote Stephan Loew, 36 ans, tous deux pilotes et instructeurs expérimentés, ont constaté de la fumée dans le cockpit ^lors que le MD-11 se trouvait à 10 000 mètres d’altitude.Ecartant l’aéroport de Boston, trop distant, ils ont préféré faire route vers Halifax pour s’y poser d’urgence, larguant au passage 208 tonnes de kérosène dans la baie de St.Margaret.Mais à 21h20, l’appareil s’abîmajt en mer, à sept milles nautiques des côtes de la Nouvelle-Ecosse, non loin du village de pêcheurs de Peggy’s Cove.Dès la disparition de l’appareil des écrans radar, de nombreux hélicoptères, avions de reconnaissance, bâtiments de la marine canadienne et navires de pêche ont ratissé la zone avec des projecteurs.L’appareil se serait désintégré au contact de l’eau, projetant des débris dans un rayon de plus de dix kilomètres carrés.Sept minutes avant l’écrasement, l’équipage a déclenché le signal de détresse radio «Pan! Pan! Pan!», l'avant-dernier signal de détresse avant celui de l’urgence absolue, «Mayday», sur l’échelle des signaux.«Dix minutes de plus et l’avion aurait atterri», a déclaré à Zurich le patron de Swissair, Philippe Brugisser, au bord des larmes.Les débris ont permis de conclure que l’équipage avait bien préparé l’atterrissage d’urgence.«Beaucoup de victimes portaient un gilet de sauvetage», a-t-il dit.H n’y a donc aucun survivant parmi les 229 personnes à bord, dont 136 Américains, 41 Suisses (parmi lesquels 13 membres d’équipage) et 30 Français.Il y avait également six Anglais, trois Allemands, trois Italiens, deux Grecs, un Saoudien, un Yougoslave, un Afghan, un Iranien, un Espagnol, un Russe et un ressortissant de Saint-Kitts et Nevis (archipel des petites Antilles).Le MD-11 accidenté avait été mis en service en août 1991.Il avait subi une révision complete en 1996 et une révision de routine le 10 août dernier, selon la Swissair.Fabriqué par Boeing, le MD-11 est une version actualisée du DG10.A Washington, le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) a décidé de dépêcher dix enquêteurs sur place.Swissair n’a pas été souvent victime de graves accidents au cours de ses 67 ans d’existence.L’accident survenu mercredi au large de Halifax est le premier depuis 19 ans.Le 7 octobre 1979, un DC-8 était sorti de la piste et avait pris feu lors de l'atterrissage à Athènes; 14 personnes avaient été tuées.Le plus grave accident jusqu’ici remontait au 4 septembre 1963: une Caravelle s’était écrasée près de Duerrenaesch, en Suisse, faisant 80 morts.ZEC Un projet irrecevable selon les règles du MEF SUITE DE LA PAGE 1 PLANTES Le jardin des sens sera principalement destiné aux aveugles La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est aitué au 2050, rue de Bleury, ïr étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal.’ Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 dans les serres pour identifier les espèces.«La grande frustration pour les non-voyants dans les musées, c’est qu’il est interdit de toucher», dit-il.L’éveil des sens Aujourd’hui, c’est lui, avec l’équipe du Jardin botanique, qui procédera à la sélection des espèces qui formeront le jardin des sens, particulièrement destiné aux aveugles, qui devrait ouvrir ses portes en mai prochain au Jardin botanique de Montréal.Au total, on devrait y dénombrer une trentaine d’espèces, toutes plus odorantes et intéressantes au toucher les unes que les autres.À l’occasion, on pourra y goûter la sauge, la bourrache et autres plantes comestibles.Et on intégrera aussi des éléments sonores, peut-être une fontaine, qui stimulera aussi l’ouïe.«On pourra aussi y identifier les arbres par les écorces», précise Gilles Vincent, le directeur du Jardin botanique.Mais le jardin des sens ne s’adressera pas qu’aux aveugles ou amblyopes: il se voudra aussi une invitation à l’éveil des sens pour la population voyante, une idée qui a déjà (xirté fruits, notamment à New York, à Paris, à Nantes et à Pontoise.A Montréal cependant, on pourra toucher j les espèces, quitte à devoir les remplacer régulièrement.| «Si on doit remplacer les plantes, c’est qu'on aura atteint notre objectif», dit M.Vincent.De quelque 200 mètres carrés, il sera aussi doté de renseignements en braille ou en gros caractères et le plancher pourrait permettre d’identifier les arrêts suggérés.Car les plantes échappent souvent à la perception de l’aveugle.C’est par hasard, par exemple, que Martin a appris à connaître l’éryngium, une plante aux pétales doux et au cœur rigide qui lui donne l’allure d’un chardon.«Je l’ai découverte en marchant dans le jardin des plantes alpines, quand j’ai frôlé cette plante avec ma main», dit-il.Chez lui, dans son jardin personnel, Martin cultive le plus possible des fleurs qui se prêtent a la fois au toucher et à l’odorat.On y trouve entre autres du jasmin de nuit, qui embaume du coucher du soleil à quatre heures du matin, des orchidées, suffisamment robustes pour se laisser caresser sans s’effeuiller, un camphrier et une plante qui a la texture et la douceur des queues de lapin.Juste avant la sortie du jardin, le guide s’oriente vers un buisson de stachys, aux petites pousses recouvertes de poil blanc.«On les appelle oreilles-de-mouton en anglais, dit-\\.J’aimerais m’en faire une couverture.» Un jardin des Premières Nations Pour 2001, le Jardin botanique cultive également le projet d’un jardin amérindien, qui représenterait le rapport à la nature de toutes les Premières Nations du Canada.«Nous avons entrepris des pourparlers avec les Premières Nations à ce sujet», dit M.Vincent.Ce dernier ajoute que les réserves amérindiennes ont souvent gardé leur flore intacte.«A ce sujet, pense-t-il, ils ont encore des choses à nous apprendre.» C’est le cas de Kahnawake, dit-il, où on trouve encore plusieurs plantes rares.On arriverait à un résultat final en jouant sur les paysages végétaux: plaine, forêt, rivage: un projet à fort potentiel touristique.Plus onéreux, le projet de serre-musée de plantes médicinales du Jardin botanique attend toujours de voir le jour.Ces plantes viendront principalement d’Asie mais pourraient voisiner des éléments de la pharmacopée européenne ou amérindienne.Le tout se baserait largement sur les travaux menés durant un an, en Chine, par le Dr André Bouchard, de l’Institut de recherche en biologie végétale, qui loge sur le site du Jardin botanique, qui y a recensé 300 espèces qui reviennent souvent dans la pharmacopée.Le projet, qui pourrait coûter jusqu’à 3,5 millions, pourrait intéresser une firme française, spécialisée dans la vente de produits naturels.Car les plantes n’ont peut-être pas encore livré tous leurs secrets à l’espèce humaine.Des chercheurs sondent encore les propriétés du monde végétal.On poursuit par exemple des travaux sur le taxus, ou if du Canada, qui produit le taxol et aurait des vertus anticancérigènes, et on s’intéresse à la pervenche de Madagascar, qui pourrait, elle aussi, traiter le cancer.
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