Le devoir, 26 août 1998, Cahier A
tZimC?- 'IMYj/X tiaaoii xuiaaoîi 3i .yf.CW^W*' mm suciaav '*# ** -?FONDÉ EN 19 10 ?— LE DEVOIR On est là pour le comprendre / on esl la pour I accepter/ mais faut que lu saches vendre/a loul prix la liberie (lilherl Lan^evin, «On est la» Montréal Ciel variable.30 % de probabilité d'averses.Max: 25 Min: 16 Québec Ciel variable.Max: 22 Min: 15 Détails, page B 6 Agenda.B 6 Annonces.A 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 N I) E X Le monde.A 5 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com PERSPECTIVES La pente raide JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente de la CSDM encourage toutes les écoles à suivre l'exemple de celles qui ont déjà instauré une période de lecture de 15 ou 20 minutes le matin, estimant que «ce moment de calme prépare aux activités intellectuelles à venir».Violence et pauvreté, les priorités de l’école montréalaise PALI LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La nouvelle Commission scolaire de Montréal (CSDM) s’attaquera en priorité à la violence dans ses écoles, pour que ies élèves retrouvent «les conditions de sérénité, de quiétude et de sécurité qui devraient y prévaloir».En inaugurant, hier, l’an un de la CSDM (qui remplace la CECM), sa présidente, Diane De Courcy, a établi quatre priorités pour l’année qui commence, soit, outre l’opération «Paix à l’école», la lutte contre la pauvreté, l’accès élargi à la formation professionnelle et l’amélioration de la qualité du français.Mme De Courcy a dévoilé les projets de la commission scolaire hier matin à l’école Le Plateau, devant 800 personnes, essentiellement des employés de la commission (qui en compte 10 000).Le chercheur Camil Bouchard a prononcé une allocution qu’il a conclue en souhaitant «que chaque élève se trouve chanceux d'être enfant parmi vous».Pour briser le silence qui entoure la violence, Mme De Courcy a annoncé hier la mise en place de la ligne Info-Paix, «où chacun pourra exprimer pes craintes et obtenir de l’information».Une ligne Info-Education sera ensuite disponible, afin que les personnes aux prises avec une forme ou une autre de violence ou d'agression sachent où obtenir de l’aide.Le jeune conseil des commissaires, formé de représentants des écoles secondaires, sera invité à donner son avis sur la question.Et chaque conseil d’établissement sera appelé à faire un portrait de la situation dans son école.Si la violence physique et verbale contre les professeurs est au cœur du débat, ia commission scolaire veut aussi inclure l’extorsion et le taxage; elle veut aussi réduire le VOIR PAGE A 8: ÉCOLES Lire aussi en page A 3 ¦Québec devrait 25 millions aux écoles montréalaises Les médecins ne désertent pas le Québec, ni le Canada LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La publication annuelle des données sur le nombre de médecins au Canada laisse supposer qu'il n’existe pas d’exode des spécialistes et des omnipraticiens, ni au Québec ni au Canada.C’est la conclusion qu’ont tirée séparément la Fédération des médecins omnipraticiens et la Fédération des médecins spécialistes à la lumière de la publication de ces statistiques par l’Institut canadien d'information sur la santé.Il y a bien eu des départs de médecins du pays et de la province, mais on ne peut parler d’exode.L’institut indique que les effectifs médicaux par 100 000 habitants sont restés relativement stables au Québec et au Canada, ces dernières années.Ainsi, le Québec affichait en 1997 un taux de 102 omnipraticiens par 100 000 habitants et de 105 spécialistes pour 100 000 habitants, alors que l’année précédente les taux correspondants étaient de 103 et 104.En 1997, le Canada avait 93 omnipraticiens et 90 spécialistes pour 100 000 habitants.En 1996, les chiffres correspondants étaient de 95 et 90.Fait notable, le nombre de médecins qui ont quitté le pays a diminué entre 1996 et 1997, passant de 731 à 659 départs.Ces dernières années, le nombre de départs avait fluctué, passant de 689 en 1992 à 635 l’année suivante, puis à 777,674,731 puis 659.Au Québec, les départs ont été de 133 en 1992, puis de 112 en 1993, de 106 en 1994, de 87 en 1995, de 108 en VOIR PAGE A 8: MÉDECINS Peut-on user d’euphémisme et dire que ça ne va pas très bien par les temps qui courent chez les Expos de Montréal?Et on ne parle même pas de ces dégelées à répétition, ni de ces 36 matchs et quelques qui les séparent du premier rang qui appartient à une autre ligue, ni de ce déficit de plus d’un demi-million de spectateurs par rapport à l’an dernier, qui déjà ne cassait pas de briques.Ce passage à vide, après tout, était hautement prévisible.Depuis que la direction des Expos a choisi de procéder à l’envers en démantelant d’abord la grande équipe du milieu des années 1990 et en tentant ensuite de s’appuyer sur un squelette pour vendre un projet aussi ambitieux qu’un nouveau stade de 250 millions — au lieu de jouer le tout pour le tout en conservant ses meilleurs joueurs et en servant un ultimatum au public: vous remplissez le stade ou on fout le camp —, on savait qu’il y avait un long, très long tunnel au bout de la lumière.Nous sommes en plein dedans, avec pour seule veilleuse l’espoir qu’on parviendra peut-être à sauver, comme Vladimir Guerrero, une des dizaines de vedettes de demain que produit le meilleur système de filiales du baseball majeur.Mais les ennuis sur le terrain, de banals contretemps sportifs dont des franchises beaucoup plus prestigieuses ont connu des exemples bien pires — les vénérables Cubs de Chicago, au plus fort de la course au quatrième as cette saison, n’ont pas gagné la Série mondiale depuis 1908! —, se doublent d’autres problèmes qui, eux, mettent en danger l’existence même des Expos à moyen terme.Si le nouveau stade au centre-ville est Jean aussi indissolublement lié à la sur-D i o n vie l’équipe à Montréal que le prétendent depuis le début ses promoteurs, on doit reconnaître qu’on est très loin du compte.En juin 1997, Claude Brochu et ses associés s’étaient donné un an pour dénicher des engagements de 100 millions auprès de la communauté des affaires et ainsi enclencher la «phase II» de financement, un appel aux gouvernements et aux citoyens dont, pour des raisons obscures, on s’est toujours refusé à préciser la nature.Puis, il y a deux mois, constatant qu’on était allé un peu trop vite en affaires, on repoussait l’échéance au 30 septembre.Mais on voit mal, dans l'état actuel des choses, comment une décision aussi cruciale pourra être prise de manière définitive aussi tôt.Pour mener à bien leur projet, les Expos ont choisi d’emprunter une voie à la fois logique et contestable: courtiser d’abord les gens d’affaires et seulement eux, sachant que le nerf de la guerre s’y trouve, pour ensuite, forts d’un appui qu’ils espérajent enthousiaste, se présenter bétonnés devant l’État, les contribuables et les amateurs.Cette approche en vaut une autre, quoiqu’en laissant le public à l’écart, elle s’exposait à laisser entendre que celui-ci n’avait rien à dire, bien qu’au bout du compte son soutien financier fut requis pour faire tourner la machine à engraisser des millionnaires américains.Le moins que l’oq puisse dire, c’est que la stratégie a montré des failles.A ce jour, les sommes recueillies auprès du milieu des affaires restent bien en deçà du seuil fixé.Et ceux pour qui la cohésion était un élément essentiel ont commencé à se chamailler en public — la sortie de Jean Coutu et la réplique de Claude Brochu — ou, de façon plus subtile, à remettre en question le leadership du président des Expos, que la population ne considère d’ailleurs plus comme l’homme de la situation, Serge Savard lui étant largement préféré.En outre, si la phase I a des ratés, rien ne laisse présumer que la suite des choses, si on ne laisse pas tout tomber le 30 septembre, sera plus aisée.M.Brochu a beau déclarer, comme il l’a fait la semaine dernière lors d’une tournée de promotion à Baltimore, que «les Québécois veulent un autre stade», les sondages indiquent exactement le contraire.Déjà, en mai, une enquête publiée par Le Devoir donnait près des deux tiers des répondants opposés à toute aide publique au sport professionnel; samedi dernier, un nouveau sondage publié par Le Journal de Montréal révélait que 54,4 % des personnes interrogées désapprouvent la construction d’un nouveau stade.L’écart favorisant les opposants tend à diminuer, mais on ne peut vraiment pas parler d’un vent de folie.De même, en fin de semaine, Lucien Bouchard réitérait qu’il était hors de question que le gouvernement du Québec envisage d’appuyer financièrement un projet de cette nature.Il serait d’ailleurs étonnant qu’il dise quoi que ce soit d’autre à moins d’un bouleversement considérable — et préélectoral — de l’opinion publique.Bref, la pente à gravir reste raide.Et il ne suffit pas de savoir, comme on l’a entendu si souvent, que des hommes comme MM.Savard et Coutu ne prêtent pas leur nom à des entreprises destinées à l’échec pour que tout se règle comme par magie.Même dans la meilleure des hypothèses, il restera encore 150 millions à trouver dont le fournisseur est fort bien caché.Il faudra donc du temps.Du reste, les Expos en ont plus qu’ils s’en sont donné.Car même si on a fait équivaloir impossibilité de financement d’un nouveau stade et vente de l’équipe, une grande question demeure: vendre à qui?Et pour aller où?LE MONDE Blair annonce un train de mesures antiterroristes, page A 5 Montfort, ou la réaffirmation francophone ARCHIVES La décision de transformer l’hôpital spécialisé Montfort en grosse clinique, après avoir songé un moment à le fermer tout à fait, provoquait il y a un an presque jour pour jour une levée de boucliers chez les francophones d’Ontario.Une décision aujourd’hui contestée devant les tribunaux, mais qui se révèle le coup d’envoi d’une véritable réaffirma-tion culturelle de la communauté franco-ontarienne.HÉLÈNE BUZZ ETTI LE DEVOIR La décision de la Commission de restructuration des services de santé d’Ontario était tombée comme un verdict de mort lente: Montfort, le seul hôpital universitaire francophone en Ontario, resterait théoriquement ouvert, mais son budget passerait de 38 à 22 millions de dollars, le nombre de lits chuterait de 173 à 66 et l’hôpital spécialisé perdrait ses services généraux et son urgence, conservant uniquement des soins ambulatoires, d’obstétrique de base, de psychiatrie et de chirurgie d’un jour.Prévu pour la fin-août de cette année, le transfert de lits n’a toutefois pas encore été opéré.D'abord parce que le nouvel établissement censé les accueillir, l’hôpital d’Ottawa, n’est pas encore en mesure de le faire, la fusion des quatre centres dont il doit naître n’étant pas encore achevée.Mais surtout parce que la décision de la Commission fait maintenant l’objet d’une VOIR PAGE A 8: MONTFORT CULTURE Dion n’exclut pas qu’Ottawa impose les règles référendaires, page A 4 Des changements dans la continuité à la radio de la SRC, page B 8 La Régie rejette la proposition tarifaire d’Hydro-Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Selon diverses sources dignes de foi, la Régie de l’énergie aurait refusé l’essentiel de la proposition tarifaire d’Hydro-Québec, qui consistait essentiellement à définir une fois pour toutes le «coût de production» de son électricité plutôt que de l’obliger à ouvrir tous ses livres devant l’organisme de surveillance.Cette conclusion, dont les conséquences techniques, fi- nancières et juridiques pourraient, constituer un revers majeur pour la première société d’État québécoise, apparaît dans l’«Avis» émis le 11 août dernier par la Régie.Cet avis, requis par l’article 167 de la nouvelle loi gouvernant cet organisme, devait être remis au gouvernement six mois après la promulgation de cette partie de la loi, ce qui a été respecté à la lettre, jour pour jour, ces articles ayant été promulgués le 11 février.L’avis en question, qui a donné lieu aux premières grandes audiences de la Régie en mai et en juin, suscite depuis le 11 août des sessions d’analyse intensives au ministère des Ressources naturelles oit on s’affaire à mesurer l’impact du rejet de la pierre angulaire de la nouvelle stratégie hydro-québécoise.Du côté des groupes sociaux et environnementaux, où on ignore les conclusions de l’avis en question, on a cependant appris avec stupeur que le gouvernement était le seul à en avoir obtenu copie depuis le 11 août.On a même cru VOIR PAGE A 8: HYDRO 778313000665 I.E I) E V OIK.I.E M E It < It E I) I 2 ti A 0 t’ T I !l !) S Le patronat tient aux clauses orphelin MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Décriées par les porte-parole des jeunes, les clauses dites orphelin constituent «la moins pire des solutions» aux problèmes financiers des entreprises et des gouvernements, estime le Conseil du patronat du Québec.Le CPQ soutient que les entreprises ont absolument besoin de cet instrument dans leur coffre à outils pour résoudre des problèmes qui se traduiraient autrement par des mises à pied.Il presse donc le gouvernement de ne pas forcer leur abolition par voie de législation.«Nous demandons au gouvernement de permettre aux parties concernées de faire une sérieuse réflexion, un forum au sein du conseil consultatif du travail et de la main-d'œuvre», a déclaré le président du CPQ, Gilles Taillon, devant la commission parlementaire qui entreprenait hier des consultations publiques sur le phénomène des clauses orphelin dans les conventions collectives.Selon le CPQ, ces clauses ne sont pas nombreuses dans le secteur privé, sauf dans le commerce de détail.Si elles sont plus nombreuses dans les conventions collectives du secteur public, c’est parce qu’elles ont été perçues comme des solutions acceptables aux yeux de ceux confrontés aux problèmes des finances publiques.«Les clauses orphelin apparaissent toujours quand les entreprises, privées ou publiques, traversent une mauvaise passe (.) Le recours aux clauses orphelin correspond à une si-tution ponctuelle et ne nécessite pas une mesure coercitive mur à mur comme une législation», a insisté M.Taillon.La prolifération des clauses orphelin a pourtant des effets dévastateurs sur certains travailleurs, a-t-on constaté hier.Chez les agents correctionnels du ministère de la Sécurité publique, «on vit un holocauste dans les conditions de travail», a déploré l’agente Louise Bernier en demandant au ministre du Travail, Matthias Rioux, de mettre fin aux injustices.«Il y a des gens qui n’ont pas eu sept jours de congé d’affilée en dix ans.Ça veut dire aucun Noël, aucun Jour de l’an, aucune fête avec nos enfants», a renchéri sa collègue Anny Morin.Les Fédérations étudiantes universitaires et collégiales demandent au gouvernement de modifier les normes du travail, et non pas seulement le Code du travail, afin de mettre à l’abri des abus causés par les clauses orphelin le plus grand nombre de travailleurs possible.Les étudiants privilégient la voie législative parce que, croit-on, un «pacte social ou un consensus patronal-syndical» sera insuffisant pour contrer ce phénomène.«Les déclarations de principe n’ont pas servi les intérêts des jeunes», a insisté Nicolas Ducharme, porte-parole des étudiants universitaires, en rappelant les coupes dans l’éducation et les conventions collectives discriminatoires dans la fonction publique.«Les jeunes forment la première génération qui sera plus pauvre que celle qui l’a précédée», a soutenu Jean-François Simard, de Génération Québec, une organisation de jeunes professionnels et de gens d’affaires souverainistes qui presse le gouvernement de ne plus tolérer cette situation.Si rien n’est fait, on assistera à l’instauration d’un marché de l’emploi à deux niveaux.Selon M.Simard, une loi prohibant les clauses orphelin est devenue à ce point nécessaire qu’elle aura autant d’impact sur l’emploi et les jeunes qu’en ont eu la loi sur le zonage agricole sur le monde rural ou la loi 101 sur la langue française.t Equité salariale: le fédéral hésite PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien hésite toujours à se conformer à un jugement sur l’équité salariale qui pourrait coûter des milliards de dollars au gouvernement.A l’issue d’une réunion du cabinet, plusieurs ministres ont refusé hier de révéler si le gouvernement entendait porter la cause devant la Cour fédérale, se contentant de déclarer que la décision finale serait rendue publique vendredi.Un tribunal des droits de la personne a statué le mois dernier que le gouvernement devait verser jusqu’à 13 années d’arriérés à quelque 200 000 employées fédérales afin de combler le fossé salarial entre elles et leurs collègues masculins.Le premier ministre Chrétien s’en est tenu hier à ce qu’il avait déjà laissé entendre, c'est-à-dire que les arriérés de quatre milliards de dollars présumés par le tribunal coûteraient trop cher au trésor public.«Nous avons fait une offre de 1,3 milliard et elle est toujours sur la table», a-t-il dit, faisant allusion à une proposition soumise à l’Alliance canadienne de la fonction publique avant que le tribunal n’ordonne le versement d’indemnisations plus généreuses.Le dossier divise les députés libéraux, les femmes soutenant que le gouvernement doit s’acquitter de sa dette, peu importent les coûts.A l’inverse, les plus réticents, tels Jean Chrétien, affirment que le versement d’une indemnisation de quatre milliards pourrait menacer d’autres postes budgétaires, comme la santé.Il était évident hier que le débat était toujours aussi vif avant la réunion du cabinet.«Je suis ici pour veiller à l’autonomie économique des femmes et c’est ce que j’entends faire aujourd'hui», a déclaré Hedy Fry, secrétaire d’Etat sur le statut de la femme.Le président du Conseil du trésor, Marcel Massé, a déjà laissé entendre que le gouvernement avait prévu un certain montant dans le cadre d’une entente.Droits autochtones en Basse-Côte-Nord Chevrette s’entend avec les Montagnais Aucune barricade ne bloquera la route 138 Les Montagnais, les alliés traditionnels des francophones du Québec, menaçaient de suivre les Micmacs sur le chemin des barricades routières.Le ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, se retrouvait devant une éventuelle fermeture de la route 138, sur la Côte-Nord, juste après avoir réussi à faire rouvrir la 132 en Gaspé-sie.Grâce à l’entente intervenue hier avec les Montagnais, on peut dire qu’il vient de déblayer la route une deuxième fois.en été! LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, a conclu hier une entente de principe avec les quatre bandes montagnaises de la Basse-Côte-Nord en vertu de laquelle elles se sont engagées à ne point ériger de barricades sur la route 138 en échange d’une accélération sensible des négociations dans le dossier des droits autochtones sur les terres de cette région.L’entente, intervenue hier matin à Mingan avec les représentants des quatre bandes, prévoit par ailleurs que Québec et les Montagnais vont aussi négocier une entente sectorielle sur le saumon, a confirmé au Devoir l’attachée de presse du ministre Chevrette, Shirley Bishop.Cette deuxième table de négociation servira à mettre en place des moyens de former les autochtones à la conservation du saumon et à la gestion des rivières habitées par ce cheptel très recherché.Après avoir rencontré les chefs amérindiens à Mingan en avant-midi, le ministre Chevrette s’est rendu à Havre-Saint-Pierre rencontrer les représentants municipaux qui suivent de très près l’évolution du dossier autochtone.Présente à ces rencontres, la sous-ministre en titre du ministère de l’Environnement et de la Faune, Diane Gau-det, a promis au nom du ministre Paul Bégin que ce ministère n’émettrait plus de baux à droits exclusifs à des pourvoyeurs ou à des clubs privés tant que les négociations sur les droits des autochtones sur ce territoire et ces ressources n’auront pas abouti.Mme Gaudet a par contre déclaré, selon Mme Bishop, que la justice suivrait son cours en ce qui a trait aux poursuites intentées contre les autochtones qui ont continué de pécher au filet dans la rivière Étamamiou malgré l’existence d’une injonction interdisant cette pratique.Cette deuxième crise autochtone de l’été a débuté lorsque les Montagnais ont défié l’injonction obtenue par la société Donohue, propriétaire de la pourvoirie à droits exclusifs autorisée par Québec sur cet affluent de la rivière Romaine.Les autochtones étaient non seulement mécontents de l’octroi de droits exclusifs sur un cours d’eau qu’ils estiment partie intégrante de leurs territoires ancestraux mais aussi par le fait que cette pourvoirie censément commerciale ressemblerait fort à un véritable club privé.Réagissant hier à cette entente, le président de la Fédération québécoise du saumon atlantique, Jean-Pierre Mail-hot, l’a qualifiée de «fort intéressante».«Elle est intéressante parce qu’elle ouvre la porte à une gestion de qualité de la rivière et de sa ressource comme cela se fait par les autochtones sur la rivière Mingan et par les gestionnaires de la pourvoirie amérindienne Ilipou, sur la Nata-shquan.Notre fédération, qui vise à améliorer le potentiel des rivières à saumon par le développement de la pêche sportmt se réjouit de ce qu’on veuille accélérer le processus de négociation sur les droits autochtones et qu ’on tente de leur fournir dit meilleurs moyens de gérer rivières et saumons.» La «pourvoirie» de la Donohue été achetée d’une autré société commerciale dont c’était carrément le club privé.1 Au moment de «déclubber» les territoires publics au début des années 80, Québec avait épargné les clubs privés à' saumon sur plusieurs rivières par déférence pour les élites économiques dont ils constituaient et constituent encore le fief.Les membres de certains de ces clubs, murmurait-on à l’époque, pquvaient même influencer la cote de crédit du Québec aux Etats-Unis.C’est ainsi qu’on retrouve encore — à deux ans de l’an 2000! — des «clubs privés» appartenant à de gros intérêts économiques comme Molson sur des rivières à saumon comme la Godbout et la Bonaventure, des clubs améri-cains comme sur la Grande-Cascapédia et même des intérêts français, comme sur la Grande-Rivière.Parfois, Québec rachète un club sur son propre territoire pour le remettre dans le patrimoine public, comme il vient de le faire par l’entremise de la Société des établissements de plein air sur la rivière Saint-Jean.Mais une partie non négligeable des clubs privés continuent de fonctionner au Québec sous le couvert de pourvôi-ries commerciales: c’est le cas de ces pourvoiries dont l’essentiel des places intéressantes pour la pêche est acheté par une ou deux compagnies.Pour éviter qu’on les attaque, plusieurs de ces clubs et pourvoyeurs ont négocié au cours dès dernières années des ententes avec les ZEC, des organismes destinés à rendre ces rivières accessibles au public, qui leur cèdent des droits d’accès aux portions de rivières sur lesquelles ils détiennent des droits exclusifs.Attentat à la bombe dans un Planet Hollywood, au Cap L’explosition a fait un mort et une tentaine de blessés REUTER Le Cap — Une femme a été tuée et entre 25 et 30 personnes ont été blessées mardi dans une explosion au restaurant Planet Hollywood sur le front de mer très fréquenté du Cap, en Afrique du Sud, ont rapporté des témoins.Une organisation baptisée Musulmans contre l’oppression mondiale (MCOM) a déclaré par téléphone à une radio locale avoir lancé la bombe en représailles aux frappes américaines de la semaine dernière en Afghanistan et au Soudan.L’explosion s’est produite vers 19h20, alors que touristes et clients habituels avaient envahi le restaurant de la chaîne américaine.La police a rapidement bouclé le quartier, et fait savoir qu’il faudrait attendre l’analyse d’experts en explosifs pour savoir s’il s’agissait d’une bombe.Une correspondante de Reuter présente sur les lieux a compté au moins 20 personnes portées hors du restaurant, pour la plupart couvertes de sang.Une serveuse a déclaré avoir vu une femme dont les jambes avaient apparemment été sectionnées par l’explosion.«Nous étions assis pour dîner, et nous avons entendu une forte explosion derrière nous», a raconté un client du restaurant qui dînait dans une partie épargnée.«Alors des débris sont tombés sur nos assiettes, et je me suis retourné, et j’ai vu tous ces gens étendus, certains sa>is bras ou jambes.C’était affreux.» Une petite minorité de musulmans vit au Cap, dont certains se déclarent farouchement anti-américains et manifestent régulièrement contre les opérations menées par les Etats-Unis dans le monde musulman.Lors de la visite du président Bill Clinton au Cap en mars, l’organisation qui a revendiqué l’attentat avait brûlé un drapeau américain en accusant Clinton d’être un «assassin».Principal site touristique d’Afrique du Sud, Le Cap est aussi le théâtre d’une escalade de la violence, jusqu’ici confinée dans les quartiers populaires, entre les trafiquants de drogue et des militants musulmans déclarant lutter contre le gangstérisme et la drogue.REUTERS Des secouristes évacuent un enfant blessé lors de l’explosion d’une bombe dans un restautant Planet Hollywood, hier, au Cap, en Afrique du Sud.Une cassette d’Yvon Deschamps a dû etre retiree des LE DEVOIR Les marchés d’alimentation Maxi et Maxi & Cie ont décidé hier de cesser définitivement la distribution gratuite d’une cassette contenant un des monologues d’Yvon Deschamps, Les Olympiques, précédé d’un extrait de son monologue Nigger Black récité par Normand Brathwaite.fa cassette était offerte gratuitement par Maxi et Maxi & Cie aux clients contribuant à la campagne de financement pour le Club des petits déjeuners du Québec qui offre des déjeuners aux enfants en milieu scolaire défavorisé et dont M.Deschamps est porte-parole.«Cette décision a été prise devant l’incompréhension qui semble persister dans certaines communautés quant au supermarches sens à donner à ce monologue antiraciste et dans le but de ne pas porter ombrage à la levée de fonds», indiquait le communiqué.La cassette avait soulevé la controverse alors qu’un anglophone de Pierrefonds, ne parlant pas français, avait conclu en entendant les deux mots nigger et black qu’il s’agissait d’un texte anti-Noir, sans comprendre qu’il s’agissait en fait d’une dénonciation du racisme en poussant l’absurde à son extrême.L’homme en question était en outre choqué qu’un tel monologue soit associé à un programme s’adressant à des enfants.La direction avait d’abord décidé de n'offrir la cassette que sur demande, mais devant la persistance des critiques, le monologue ne sera plus du tout disponible.Le traitement de la SLA ( i Santé Canada tarde t • à approuver le précieux riluzole ;! ISABELLE PARÉ LE DEVOIR t Même si elle tue au Québec plus de personnes que là sclérose en plaques, la fibrose kystique, la maladiè de Huntingdon et la dystrophie musculaire réunies, là sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Lou Gehrig, demeure grandement méconnue dû public et boudée par les chercheurs.Pourtant, une de ses victimes, Sue Rodriguez, une mère de Colombie-Britannique, a littéralement ouvert un débat national sur l’euthanasie en livrant bataille jusqu’en Cour suprême du Canada en 1993 pour obtenir le droit de choisir librement du moment et du lieu de sa mort.Si Mme Rodriguez revendiquait ce triste choix, c’est qu’à l’époque, aucun espoir n’était encore possible pour les patients atteints de SIA que la maladie emporte entre deux et cinq ans après le diagnostic.Atteints de paralysie des muscles moteurs, les malades deviennent quadraplé-giques en quelques mois même si tous leurs sens restent en éveil.Emprisonnés dans leur corps paralysé, les patients, parfaitement conscients, finissent par décéder d’une défaillance respiratoire.Délais administratifs Or, comme si ce terrible diagnostic ne suffisait pas, les patients atteints de SLA doivent également faire face depuis 1995 aux tracasseries administratives de Santé Canada, qui tarde à approuver le seul médicament connu à ce jour pour retarder la progression de cette maladie dégénérative.Bien que le riluzole, découvert en 1982 par des chercheurs de la compagnie Rhône-Poulenc Rorer, soit maintenant approuvé d;ins plus de 29 pays de par le monde, la Direction générale de la protection de la Santé à Ottawa multiplie les contrôles et ses révisions sur le produit.«Ixi raison pour laquelle ce médicament est important, c’est qu’il est le seul que nous avons à offrir.Il peut prolonger la vie de trois mois, ce qui est déjà beaucoup pour des gens qui n’ont plus que deux ou trois ans à vivre avec leur famille», affirme le Dr Angela Gen-ge, neurologue à l’Institut neurologique de Montréal.Santé Canada aurait remis en question l’efficacité du médicament, étant d’avis que le prolongement de vie observé chez les malades n’était pas assez «significatif».Chose certaine, les personnes atteintes de SLA au Canada n’ont pour l’instant pas accès au traitement offert ailleurs sur le reste de la planète.«Le premier médicament n’est jamais celui qui apporte la solution parfaite.Il faudra probablement trouver une combinaison de médicaments.Comme pour le sida, jl faut bien commencer quelque part.Il est immoral d’empêclter des gens de profiter de ce qui existe», soutient Omise Gagné, présidente de la Société de la SIA du Québec.Pour l’instant, quelque 200 patients reçoivent le riluzole au Québec, distribué gratuitement pour des raisons humanitaires par le fabricant Rhône-Poulenc.Puisque la maladie frappe sept ou huit personnes par 100 000 habitants par an, on estime que jusqu’à 600 malades pourraient bénéficier du riluzole au Québec.Oi sclérose latérale amyotrophique est une maladie très différente de la sclérose en plaques.La SLA est plus connue sous le nom de maladie de Uni Gehrig, un célèbre joueur de baseball américain décédé de cette maladie èn 1941.Mao Tsé-toung, l’acteur britannique David Niven et le fondateur de la maison québécoise de sondage CROP, Yvan Corbeil, sont tous décédés de cette maladie encore trop souvent ignorée.Pour vos amours «jjgj;* / 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 - I - / • • • • • * Elimination des mines antipersonnel Ottawa crée un centre des technologies du déminage JOCELYN COULON LE DEVOIR Le gouvernement canadien a annoncé hier la création d’un centre des technologies antimines visant à rendre le déminage humanitaire plus rapide et plus sécuritaire.Trois ministres, Lloyd Axworthy (Affaires étrangères), Art Eggleton (Défense nationale) et John Manley (Industrie), ont déclaré hier que le centre en question sera établi grâce à une mise de fonds de 17 millions de dollars sur cinq ans, puisée à même le Fonds canadien d’action contre les mines d’une valeur de 1(X) millions de dollars.Le nouvel institut de re- cherche sera rattaché au Centre de recherches pour la défense de Suf-field, en Alberta.fa création de ce centre des technologies antimines vient renforcer les mesures adoptées par le gouvernement canadien en vue de promouvoir l’élimination des mines antipersonnel.En décembre dernier, le Canada avait réussi à réunir plus d’une centaine de pays à Ottawa pour signer la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel.A ce jour, 127 pays ont signé le traité et, de ce nombre, 29 l’ont ratifié.La convention deviendra une loi internationale six mois après que le 40e Etat déposera son instrument de ratification auprès des Nations unies.Le nouveau centre aura pour mandat de développer du matériel de neutralisation des mines antipersonnel, des équipements de protection pour le personnel et des véhicules et des appareils de détection des mines.Le centre permettra également d’échanger les résultats des travaux de recherche au sein d’un réseau international de scientifiques travaillant dans des laboratoires qui se spécialisent dans l’action antimine.Contrairement au déminage militaire, qui porte en priorité sur l’ouverture rapide de routes dans les champs de mines, les travaux de déminage humanitaire visent essentiellement au repérage et à la destruction systématique de toutes les mines enfouies dans une région.Il s’agit donc d’opérations plus longues et délicates, puisqu’elles exigent une vérification de chaque pouce carré de la région à déminer.Elles nécessitent aussi le développement de nouvelles technologies adaptées au terrain (terres basses, montagneuses ou boisées).Ive centre travaillera en étroite collaboration avec l’industrie privée, dont il financera une partie des travaux, et les Forces armées qui ont acquis une vaste expérience du déminage humanitaire, notamment à Chypre, au Koweït, en Bosnie, en Somalie, au Cambodge et au Rwanda.i t L E I) E V OIK, L E M E K ( K E I) I 2 (i A O Û T 19 9 8 A :i LE DEVOIR MONTREAL EN BREF Inconvénients d’une grève (Le Devoir) — la Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ) réclame une intervention immédiate du gouvernement dans le conflit qui, depuis le 3 août, oppose l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) aux 145 employés d’entretien.Selon la FLHLMQ, les locataires, dont la moitié sont des personnes âgées, sont pris en otages puisqu’ils sont malgré eux au centre de cette grève.Michel Perreault, directeur du Service de gestion des immeubles à l’OMHM, soutient que les locataires se montrent inutilement alarmistes actuellement.M.Perreault convient toutefois qu’ils subissent des inconvénients notamment en ce qui a trait à l’entretien des édifices et aux réparations mineures qui sont retardées.M.Perreault souligne par ailleurs qu’un nouveau conciliateur vient d’être désigné et qu’il a rencontré vendredi dernier les parties en cause.«Nous sommes dans un processus encadré devant permettre la relance des négociations», soutient Michel Perreault.Petites entorses électorales (Le Devoir) — Chaque campagne électorale comporte sa part d’entorses, plus ou moins graves, aux règles.En effectuant récemment du porte-à-porte, la conseillère municipale et candidate pour Vision Montréal dans Ahuntsic, Hasmig Belleli, a laissé à quelques reprises de petits cartons marqués de la bannière de Vision Montréal dans la porte de citoyens absents de leur domicile.Cette méthode traditionnelle permet aux résidants de téléphoner à la candidate.Or, Mme Belleli a broché au petit carton sa carte d’affaires de la Ville de Montréal, sur laquelle se trouve donc le numéro de téléphone de l’hôtel de ville.Hier, Mme Belleli a reconnu qu’il s’agissait là d’une erreur commise sans intention malveillante.Au début de l’été, Vision Montréal a été pris en flagrant délit pour avoir installé des pancartes à saveur partisane sur des poteaux à travers la ville.Rapidement, le parti du maire Pierre Bourque a fait marche arrière car le règlement municipal ne permet l’affichage qu’à compter du déclenche ment officiel des élections, soit le 4 septembre prochain.Loblaw: Perreault attend Bourque (Le Devoir) — Le ministre d’Etat à la métropole, Robert Perreault, réitère sa demande au maire Pierre Bourque pour que ce dernier prenne clairement position concernant l’éventuel projet de construction d’un magasin à grande surface Loblaw dans la cour Papineau.Farouchement opposé à ce projet, le ministre Perreault a rencontré hier les représentants du Canadien Pacifique à qui appartient le terrain et qui ont confirmé qu’un changement de zonage était nécessaire pour répondre aux besoins d’un éventuel acheteur commercial.Il y a deux semaines, le ministre Perreault écrivait à M.Bourque qui n’a toujours pas répondu à l’invitation d’exprimer sa position.Vision Montréal: lancement de campagne (Le Devoir) — Vision Montréal lancera officiellement sa campagne électorale lundi soir prochain en faisant une démonstration d’un vaste appui populaire.Le maire sortant Pierre Bourque et son parti politique comptent entrer dans la bataille devant une foule d’au moins 2000 personnes et souhaitent même en attirer 3000 au Centre Pierre-Charbonneau.Ce méga rassemblement prendra vraisemblablement l’allure d’une séance de motivations pour les troupes.la plate-forme électorale, soit tous les engagements de l’équipe de M.Bourque, sera dévoilée au fur et à mesure que la campagne progressera.Paul Cotroni succombe (PC) — Paul Cotroni, le fils de Frank Cotroni, emprisonné pour une affaire de stupéfiants, a succombé à ses blessures hier à l’hôpital Sacré-Cœur.Âgé de 42 ans, il avait été atteint de trois projectiles d’arme à feu, dimanche dernier, au moment où il regagnait sa résidence de Repentigny, à l’est de Montréal.Des témoins ont vu deux hommes prendre la fuite à pied après l’attentat Les policiers ont aussi retrouvé deux armes à feu à proximité du domicile de Cotroni.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec sont toujours à la recherche d’indices relativement à cet attentat Taxes scolaires Humble coiffe Quebec devrait 25 millions aux écoles La nouvelle présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, ne fait aucun mystère de son intention d’obtenir le maximum d’argent et de services revendiquer 25 millions de plus parfaite illustration.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La Commission scolaire de Montréal a découvert que le gouvernement du Québec «piquait» 25 millions aux commissions scolaires montréalaises pour le redistribuer ailleurs en province.«Nous devons faire reconnaître l'importance de la pauvreté des enfants montréalais et faire corriger l'iniquité scolaire qui prive nos écoles de 25 millions par année», a déclaré Diane De Courcy hier, la nouvelle présidente de la Commission scolaire de Montréal.Mme De Courcy estime que les débats qui entoureront la réforme de la fiscalité municipale cet automne, et qui se dérouleront en commission parlementaire, fourniront l’occasion de mettre cette question de partage de la taxe scolaire sur le tapis.Les gens du Mouvement pour une école ouverte et moderne, maintenant au pouvoir à la CSDM, ont fait cette découverte d’un trou de 25 millions il y a un an.«Personne n’en parle jamais», disait hier la directrice de cabinet de la commission scolaire, Danielle Ripeau.Deux règles encadrent l’imposition de la taxe scolaire.Les commissions scolaires ne peuvent dépasser un certain montant par élève, ils ne peuvent non plus imposer une taxe qui irait au delà de 35 C par 100 $ devaluation.À Montréal cependant, en raison de la nature du parc immobilier, le plafond par élève est atteint avant que la taxe n’atteigne 35 C.La taxe s’arrête donc à 32 C du 100 $ d’évaluation.pour «ses» écoles.Sa décision de en taxes scolaires en fournit une Et, comme les montants en taxes sont élevés à Montréal, qui est une ville populeuse, le gouvernement, soutient la CSDM, soutire 25 millions aux commissions scolaires montréalaises pour les redistribuer aux commissions scolaires dont l’assiette fiscale est trop petite, selon des règles de péréquation fixées par Québec.Ce montant représente près de 10 % du total des taxes scolaires sur l’île.La frustration découlant de cette péréquation est d’autant plus grande que les commissions scolaires ne peuvent aller chercher la totalité des 35 C par 100 $ d’évaluation.«Et l’argent ne va pas nécessairement aux municipalités les plus pauvres.Je ne vois pas, par exemple, pourquoi les gens de Saint-Henri paieraient pour les gens de Sillery», lançait hier Mme Ripeau, à l’issue d’une conférence de presse de la présidente de la CSDM.Lorsqu’elle dénoncera publiquement ce manque à gagner en commission parlementaire, Mme De Courcy proposera aussi la mise sur pied d’un Fonds de solidarité pour enfants, qui pourrait même être étendu à la grandeur du Québec si tout le monde trouvait l’idée bonne.Cette idée était contenue dans le rapport du chercheur Camil Bouchard intitulé Un Québec fou de ses enfants.Sans élaborer sur la manière dont les sommes investies dans ce fonds atterriraient dans les écoles, Mme De Courcy estime qu’il aurait au moins l’avantage de ne pas imposer de nouvelles taxes aux Montréalais «déjà fortement sollicités par les fiscalités locales».JACQUES NADEAU I.E DEVOIR LA REINE Victoria adopte ces jours-ci une tenue populaire pour conquérir les travailleurs de la construction! Les travaux que poursuit l’un de ses soupirants touchent la devanture du pavillon de musique de l'université McGill.ipp Éf|PS MÊsmà r M Doré se fera moins discret Des 35 candidats connus de son équipe, 18 sont des femmes KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le candidat à la mairie Jean Doré se met finalement sur le mode électoral après avoir été fort discret depuis?le congrès de fondation de son parti Equipe Montréal en juin dernier.Se disant prêt pour la bataille, M.Doré a expliqué qu’il avait bâti «méthodiquement» son équipe et le plan d’action qui sera présenté dimanche prochain lors du congrès à la plateforme.«En bout de ligne, c’est la force de l’équipe et du programme qui va faire la différence», a-t-il assuré.C’est d’ailleurs dans cette foulée que l’aspirant maire a présenté hier neuf autres candidates, visant toujours à atteindre la parité entre les femmes et les hommes au sein de son parti.Sur les 35 candidatures annoncées jusqu’à présent, on compte 18 femmes.En comparaison, Vision Montréal a 16 femmes dans ses rangs sur un total de 45 candidats.Chez Parti Nouveau Montréal, la proportion est plus faible avec 12 femmes sur 43 candidatures.Quant au Rassemblement des citoyens de Montréal, seulement 24 candidats sont choisis actuellement, dont sept femmes.Pour Jean Doré, il est hors de question de présenter des femmes dans son équipe «parce qu’elles sont des femmes, ce qui en ferait des femmes-alibis».M.Doré les a toutes présentées comme des femmes de tête, de cœur, d’expérience et d’engagement «On n’a pas l’intention d’être des plantes vertes à l’hôtel de ville», a ren- chéri la candidate et ancienne conseillère municipale Martine Blanc, qui est responsable du recrutement des femmes.Selon cette dernière, la tâche est d’ailleurs ardue pour convaincre des femmes.Les femmes se questionnent beaucoup sur le temps qu’elles devront investir et, par conséquent, sur leur absence auprès de leur famille, a expliqué Mme Blanc.Chacune des candidates présentées hier a expliqué son désir d’implication politique ou son cheminement passé dans la communauté.Ainsi, Diane Barbeau, défaite à l’élection de 1994, tente un retour dans le district de Louis-Hébert.Ses collègues sont toutes des nouvelles venues en politique.Il s’agit de Ginette Beaudry (Pointeaux-Trembles), Cécile Clou- tier (Émard), Micheline Jourdain (Sault-au-Récollet), Danielle Lachance (De Lorimier), Maria-Ines Osses (Saint-Henri), Carolle Piché-Burton (Jeanne-Mance).Deux autres candidates retiennent l’attention.Bracha Udashkin, une juive hassidim (une première au Canada), a affirmé le plus candidement du monde que son plus grand accomplissement est ses deux enfants.Tant de franchise peu étonner en politique.Elle se présente dans le district de Victoria.Sur un autre ton, Gail Campbell, qui briguera les suffrages dans le district très anglophone de Snowdon, a dit son attachement pour Montréal en soulignant que l’une des forces de Montréal est d’être une ville bilingue.Mais voilà, elle l’a exprimé uniquement en anglais.Sprint Canada Monsieur Philip E.Bates, président et chef de l'exploitation Sprint Canada ine., a le plaisir d'annoncer les nominations suivantes : La direction de la nouvelle équipe des ventes est confiée à : S B 2 Monsieur Robert Carignan qui œuvrait précédemment chez Fonorola depuis 1990.Il occupera dorénavant le poste de vice-président, Québec.Monsieur Philippe Sicotte accède au poste de directeur, Comptes principaux, Québec.Il était membre de l'équipe Fonorola depuis 1991.Monsieur Réjean Beaudin accède au poste de directeur, Services aux entreprises, Québec.Il s'est joint à Fonorola en janvier 1998.Monsieur Dominique Lamanuzzi se voit, pour sa part, confirmé au poste de directeur, Service technique, Québec.Il s'est joint à Sprint Canada en 1995.Sprint Canada inc.est la première société canadienne à offrir une solution de rechange en matière d'interurbains, avec des services de téléphonie, de transmission de données et de services en ligne à l'échelle du pays.Sprint Canada exploite 53 bureaux et emploie plus de 2900 Canadiens dans tout le pays.UNE JHISTOIRE DU QUEBEC PAR SA LITTERATURE 1914-1939 784 pages.35 $ Robert Lahaise Docteur en histoire de l'Université Laval et en littérature de l'Université de Montréal, Robert Lahaise — professeur honoraire de l'Université du Québec à Montréal — est l’auteur de nombreux essais sur la culture traditionnelle québécoise.— Une histoire du Québec par sa littérature?Parce que.avant la révolution elite tranquille, le Québec n’ayant guère eu le loisir de s'adonner à «l’art pour l’art», notre littérature prolongeait essentiellement l'histoire dans ses thèmes dominants.— 1914-1939?En 1914.face à «l’Europe en folie», nous nous recroquevillons sur un Québec idéologiquement rural, mais pratiquement en voie d’industrialisation.Ce déphasage ne tient plus avec la Deuxième Guerre mondiale.— Deux tomes en un volume?Un essai intégrant la littérature à l'histoire : Dieu le ber.Des documents illustrant cette osmose : De ta guerre à la «sainte Misère!» — Résultats?Résurrection des années 1914 à 1939 telles que perçues par les chansonniers, poètes, romanciers et essayistes.Siège social : GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet : http://www.guerin-editeur.qc.ca FONDATION DES MALADIES DU COEUR Merci L E I) E V OIK.L E M E K (' R E l> I A O I’ T I !l !» 8 A 4 2 (i LE DEVOIR ^ POLITIQUE Dion n’exclut pas qu’Ottawa impose les règles référendaires Le gouvernement fédéral souhaite ardemment qu’aucun autre référendum sur la souveraineté n’ait lieu au Québec.Si le contraire se produisait et qu’Ottawa ne pouvait s’entendre avec Québec sur certains principes de base, il n’exclurait pas la possibilité d’adopter une loi précisant la question et le résultat nécessaires à la tenue de négociations.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral ne privilégie pas mais n’écarte pas non plus l’idée d’adopter une loi précisant le résultat et la question référendaires qu’il jugerait acceptable pour entamer des négociations sur la sécession.«Nous ne l’écartons certainement pas», a indiqué le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, à l’issue d’une réunion du cabinet hier.«Cependant, nous ne comptons pas agir de cette façon.Nous souhaiterions ne jamais avoir à le faire parce que ce n’est pas la façon souhaitable.Il vaudrait mieux qu’on s’entende sur les règles pour ensuite se concentrer sur le fond du débat.» Il ne prévoit pas avoir à franchir ce pas, surtout pas avant les prochaines élections provinciales.«Nous ne voulons pas entreprendre une nouvelle initiative législative parce qu'il n’y aura pas d’autre tentative de sécession avant les prochaines élections au Québec et qu’il est peu probable qu 'il y en ait une après», a-t-il indiqué.Si le Parti québécois devait l’emporter, cependant, Ottawa préférerait, plutôt que de présenter une loi portant sur la question et le résultat référendaires, que le PQ modifie son projet afin de le rendre conforme au jugement de la Cour suprême du Canada.Dans son avis rendu la semaine dernière, la plus haute cour du pays a déclaré illégale, tant en droit canadien qu’international, toute déclaration unilatérale d’indépen- dance.Cependant, si le Québec obtenait un appui clair à une question claire sur la sécession, le reste du pays serait tenu de négocier de bonne foi.L’idée des réformistes Le Parti réformiste défend depuis longtemps, et avec succès dans l’Ouest, l’idée de présenter une loi fédérale stipulant les conditions à respecter en cas de référendum sur la souveraineté.Le gouvernement Chrétien a toujours évité de prendre un engagement à ce sujet, bien qu’il n’ait jamais rejeté cette solution.Comme son chef, le ministre Dion ne conteste pas à l’Assemblée nationale le droit d’établir la question, mais cette dernière doit satisfaire les vis-à-vis de Québec pour qu’il y ait négociations.«L'Assemblée nationale est libre de poser la question qu’elle souhaite.Si la question apparaît confuse, elle ne peut cependant pas mener à une négociation puisque la négociation doit reposer sur une question claire sur la sécession», a-t-il ajouté.Imposer la question serait toutefois «la dernière chose» qu’Ottawa voudrait faire, a-t-il tenu à préciser.11 refuse tout autant de préciser le résultat que le fédéral jugerait acceptable.Certains médias déduisaient hier que le premier ministre Jean Chrétien avait fixé la barre à 67 %.Ils en venaient à cette conclusion après avoir entendu M.Chrétien citer certains de ses exemples favoris sur les ondes d’une radio de Colombie-Britannique.Comme il l’a souvent fait par le passé, le premier ministre a rappelé qu’il fallait l’appui des deux tiers des cardinaux pour en nommer un nouveau ou l’appui de deux tiers des membres d’un syndicat pour en changer la constitution.Interrogé à ce sujet, M.Dion a rejeté la conclusion des journalistes.«Nous n’avons jamais dit qu’il fallait un seuil précis.Nous préférons centrer notre attention sur les principes et sur les raisons pour lesquelles il serait dangereux, dans le cas d’une décision si importante, de s’en tenir à 50 % plus une voix.C’est là où nous en sommes», a-t-il indiqué.Bouchard continue de défendre âprement la réforme de la santé En Abitibi hier; le premier ministre a promis de nouvelles baisses de taxes et d’impôts MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Val d’Or — Le premier ministre Bouchard entend défendre âprement la réforme de la santé entreprise par son gouvernement sous l’impulsion du ministre Jean Rochon.Sachant très bien qu’il s’agira là d’un thème fondamental de la prochaine campagne électorale, M.Bouchard a tenu à dire devant 200 gens d’affaires abitibiens hier que la réforme a été dure et rapide, mais qu’il la croit toujours nécessaire puisqu’elle donne des fruits.«La réforme n’était pas de faire des compressions.La réforme, c’était de moderniser le réseau et c’est ce qu’on a fait.» Dans un discours prononcé devant la Chambre de commerce de Val d’Or, M.Bouchard a expliqué qu’il s’agissait en fait de mieux utiliser les sommes imparties à la santé, notamment dans les soins à domicile et dans certains secteurs de chirurgie.Le temps et l’argent du gouvernement fédéral ont manqué, a-t-il répété, mais les bases du nouveau système sont solides et les futurs surplus budgétaires iront en premier lieu dans le réseau.«Nous aurions donné notre chemise pour la faire en quatre ans de plus avec sept milliards de plus.Mais nous n’avions pas le choix.Et nous l’avons fait.» Le premier ministre Bouchard refuse de blâmer son ministre de la Santé, Jean Rochon, pour une perception de la réforme qui aurait mal passé aux yeux de la population.En tant que «communicateur en chef», il compte bien démontrer aux Québécois au cours des prochains mois qu’ils ont «le meilleur système de santé au monde».Indiquant que la date des élections n’était toujours pas arrêtée, «pas d’ici un mois» a-t-il dit, le premier ministre a mentionné qu’après des investissements dans la santé et l’éducation, son gouvernement allait continuer de baisser les impôts et les taxes des contribuables québécois dans son prochain budget.Il compte aller plus loin que les 500 millions dont ont profité les Québécois cette année.Et si ce n’est pas une promesse électorale, il s’agit sans doute d’un début de programme destiné à cette fin.M.Bouchard compte apporter des ajustements aux réformes dans les prochains mois en continuant de faire appel aiqc électeurs pour leurs avis, propositions et priorités.A Rouyn, lundi soir, quelques centaines de militants pé-quistes lui ont expiiqué que les besoins étaient nombreux et variés.Il a répondu hier par un engagement de 100 millions supplémentaires dans le domaine de l’exploration minière, un secteur particulièrement créateur d’emplois dans une région où le taux de chômage atteint les 16 %.Le premier ministre a confirmé que les sondages internes du Parti québécois étaient favorabies à son gouvernement.En fait, les deux partis seraient à égalité présentement.Il a insisté pour dire que son gouvernement ne devait pas pour autant arrêter de travailler, non pas en fonction d’élections, mais «pour rencontrer les préoccupations des gens».M.Bouchard a également promis hier de ne pas ouvrir de nouveaux dossiers malgré le fait que les nouvelles initiatives se compteraient par centaines, 800 pour être plus précis, dans les tiroirs des divers ministères québécois.«On en a pas mal fait.On a été un gouvernement hyperactif.Il faut tenir compte de la capacité digestive de la population.» La tournée qu’il poursuivra cette semaine dans les Lau-rentides lui permettra donc de donner des nouvelles du gouvernement et d’en prendre de la population.Clairement, il entend s’inspirer des attentes des gens pour préparer un budget qui pourrait devenir «imminent» dans l’éventualité d’un scrutin qui aurait lieu avant la fin de l’année.Le surplus du déficit zéro sera celui des Québécois, laisse-t-il entendre.«Nous avons fait beaucoup mais nous n’avons pas fini.Nous sortons de notre période de grandes réformes, nous avons encore un certain nombre de mois avant de présenter un bilan final aux électeurs du Québec, de leur présenter de nouvelles propositions.» L’an dernier, a-t-il expliqué, le gouvernement voguait vers un surplus de un milliard, mais la crise du verglas (600 millions) et la chute du dollar canadien (300 millions) auront grugé l’essentiel de ce coussin financier.M.Bouchard a dressé un bilan des réalisations de son gouvernement.Il estime que les réformes ont assuré une meilleure vie familiale avec les garderies à cinq dollar, les maternelles à temps plein et l’allocation familiale unifiée.Il croit avoir donné aux jeunes des outils pour éviter le décrocha- ge scolaire et améliorer la formation professionnelle.Chute du dollar En point de presse, le premier ministre Bouchard s’en est aussi pris à son homologue fédéral, Jean Chrétien, en critiquant sévèrement son attitude face à la chute du dollar canadien.Il ne croit pas que la hausse des taux d’intérêt soit une solution efficace.«Le remède, en réalité, est entre les mains du gouvernement fédéral.Il est du côté d’une baisse des impôts.[.] Il [M.Chrétien] s’abstient d'en parler.; Il refuse de considérer la question.Qu'est-ce qu'il attend?À quelle profondeur abyssale du dollar canadien va-t-il intervenir?» L’attitude passive du gouvernement fédéral coûte des investissements à l’économie.De plus, dit-il, fonder les exportations sur un dollar faible deviendra éventuellement malsain pour les entreprises d’ici.«On peut demander au premier ministre du Canada d’assumer ses responsabilités, d’intervenir comme il le doit.» Au Québec, la majorité des emprunts du gouvernement pour le remboursement de la dette sont contractés en dollars américains, ce qui rend périlleuse la situation du Québec.Par contre, une autre partie de ces emprunts sont libellés en yens japonais, ce qui renverse la tendance des remboursements du Québec.«Nous espérons que les plus vont compenser pour les moins», a simplement déclaré M.Bouchard en précisant que le ministère des Finances suivait la crise monétaire de près.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I «N *P * E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit AMERICAN! ¦ EXPRESS PROPRIETES A VENDRE AHUNTSIC sur Grande-Allée, duplex détaché en pierre, résidence de prestige 396 000$.(514)381-4769 CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS ILE PATON 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Frappes en Afghanistan et au Soudan Financement du RPR et emplois fictifs présumés à Paris -?LE DEVOIR ?- LE MONDE Les cachotteries du Pentagone JIM MANNION AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Finies les images de «frappes chirurgicales» diffusées à l'adresse des téléspectateurs, les conférences de presse où des généraux expliquaient dans le détail les dommages causés par la dernière attaque: au Pentagone, le secret est de retour.Les attaques américaines lancées jeudi simultanément contre des objectifs situés en Afghanistan et au Soudan ont montré que le «tout communication» mis en place pour la guerre du Golfe en 1991 n’était plus de mise.Le Pentagone se prépare à une guerre d’un nouveau genre, livrée par un réseau terroriste international financé par des capitaux privés.«Je dois vous prévenir», a déclaré jeudi le secrétaire à la Défense William Cohen en annonçant les frappes.«Il n'y aura pas beaucoup de détails sur ces opérations», a-t-il ajouté, une semaine après les attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es Salaam qui ont fait 257 morts, dont douze Américains.M.Cohçn disait vrai.Officiellement, les États-Unis n’ont toujours pas reconnu avoir utilisé des missiles de croisière, même si des responsables du Pentagone ont affirmé sous couvert d’anonymat que quelque 75 missiles de ce type avaient été tirés depuis sept navires se trouvant en mer Rouge et en mer d’Oman.Des membresclé du Congrès ont été informés des conditions dans lesquelles ces frappes ont été effectuées et semblent maintenant satisfaits, écartant ainsi les allégations selon lesquelles il s’agissait d’une opération de diversion liée au scandale Lewinsky.' Mais plusieurs questions demeurent sans réponse.Quels ont été exactement les dommages causés ?Les frappes contre des camps d’entraînement afghans ont-elles eu lieu en pleine réunion de dirigeants terroristes ou bien av:uit la réunion ?Un missile a-t-il été perdu en cours de route, comme l’affirme le Pakistan ?«Les dommages causés ont été cotisidérables», a seulement affirmé lundi le porte-parole de la Maison Blanche, Michael McCurry, ajoutant que les dernières estimations dont dispo-1 Sait Washington semblaient très précises.Or, les preuves établissant le lien entre le milliardaire saoudien fondamentaliste Oussama ben Inden et les attentats au Kenya et en Tanzanie demeurent secrètes.Il en va de même des «preuves matérielles» que les responsables américains affirment détenir, montrant que l’usine pharmaceutique al-Chifaa de Khartoum fabriquait des composants chimiques servant à la production du gaz neurotoxique VX.«Nous sommes pratiquement certaim que ces bâtiments fabriquaient des âmes chimiques et des [éléments dits] précurseurs», a dit lundi le porte-parole de la Maison-Blanche.Une nouvelle fois, aucun détail n’a été donné.Le but de cette nouvelle approche basée sur le retour au secret est, selon des responsables américains, de «semer la confusion» parmi les groupes terroristes, en ne leur livrant aucune information sur les opérations américaines.«Cela les force à ne plus compter sur des sources publiques.Ils doivent s’appeler entre eux et cela peut s’avérer précieux pour les services de renseignement», a souligné un responsable du Pentagone.Les réticences des diplomates peuvent avoir également joué un rôle prépondérant, puisque pour frapper des sites en Afghanistan les missiles de croisière américains devaient obligatoirement violer l’espace aérien d’un pays voisin, a affirmé un autre responsable.M.Cohen a précisé ce weekend qu’aucun pays n’avait été prévenu de ces attaques.Washington est également soucieux de ne pas dévoiler les identités des militaires ayant participé à ces opérations, selon des responsables américains.Cette nouvelle approche contraste fortement avec les points de presse quotidiens qui, ixmdant la guerre du Golfe, vantaient de façon spectaculaire la technologie américaine capable de mener une «guerre propre».L’étalage de la supériorité américaine dans le cadre d’un conflit conventionnel a pu avoir, selon les experts, un effet néfaste: rendre le recours au tel rorisme plus attractif encore que par le passé.Les terroristes «doivent s’appeler entre eux et cela peut s’avérer précieux pour les services de renseignement».Erreur sur la cravate Rome — La cravate à losanges jaunes or et bleus, portée par le président américain Bill Clinton récemment lors d’une cérémonie télévisée, ne lui a pas été offerte par Monica Lewinsky mais par son frère Roger Clinton, a affirmé une Italienne de Varese, Marina Castelnuovo, dans la presse d’hier.Mme Castelnuovo a assuré qu’avec son époux elle avait accompagné Roger Clinton d;uis des magasins de Rome en décembre 1996 à la recherche de cadeaux pour le président américain, sa femme Hillary et leur fille Chelsea.Mme Castelnuovo, qui avait été présentée à Roger Clinton par des amis communs américains, a déclaré avoir reconnu à la télévision la fameuse cravate, choisie par ses soins.Elle était en revanche incapable de se souvenir dans quel magasin celle-ci avait été achetée.I.e New York Times avait rapporté la semaine dernière que les procureurs de l’équipe de Kenneth Starr avaient questionné Bill Clinton au sujet d’une cravate offerte par Monica Lewinsky et qu’il portait le jour où celle-ci a témoigné devant le «grand jury», craignant qu’il ait ainsi voulu lui envoyer un «message».La cravate avait été offerte par l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche à M.Clinton, avec le message suivant: «Lorsque je vous verrai porter cette cravate, je saurai que je suis proche de votre coeur», affirmait le journal.M.Clinton arborait cette cravate le 6 août, lors d’une cérémonie dans la roseraie de la Maison-Blanche, le jour même où Monica Lewinsky a comparu devant le «grand jury».Ix's procureurs se demandent, selon le quotidien américain, si ce choix vestimentaire était guidé par le souhait (l’envoyer un «message de solidarité» à Mlle Lewinsky avant sa comparution.Interrogé lors de sa déposition depuis la Maison-Blanche le 17 août par vidéo interposée devant le «grand jury» sur le choix particulier de cette cravate, M.Clinton, déconcerté, avait souri.Il avait estimé possible que la jeune femme lui ait donné cette cravate, mais avait nié avoir voulu lui adresser de la sorte un quelconque message, qui pourrait constituer une tentative d’obstruction de la justice, selon le journal qui citait un proche conseiller du président.Agence France-Presse Kabila promet d,«écraser» la rébellion Juppé est inculpé Une chute de Kinshasa semble écartée Les forces en présence dans la région des Grands lacs % Forces qui soutiennent Q Kabila ^ let rebellai r 140 000 hommes selon Kabila _ 144 blindés donl Ç#»~T-59 T-62 75, 85, 40 â 55 000 122.130 mm nommes —-g/mt 124 blindés donl 80 T-54/55 5 Mi-17 CONGC Kisangani joma 76 mm 122 mm B-K3VU KMSHASA Cabinda (Angola) i A\ZAK E 62 000 hommes Principaux combats Blindés donl BTR, RG-31 105 mm 122 mm ANGOLA O W" 100 500hommet 2 Mi 24 ZV-'BE 350 blindas donl T54/55.T-62.T-72 76, 85.100 122,130 mm 39 000 homme» 26 dont Mi-25 35 160 blindes dont 27 dont Mg-23 Su-22, Su-25 Mig-21 T-59T-69 56 donl Hunter Hawk et Mig-21 122 mm Le Rwanda a menacé hier d’intervenir directement au Congo, alors que les forces angolaises continuaient d’infliger des pertes aux insurgés tutsis opposés au régime de Laurent Kabila.AFP ET LE DEVOIR Kinshasa — De retour hier à Kinshasa après plus de dix jours d’absence, le président Laurent-Désiré Kabila a prédit une victoire écrasante contre les forces rebelles qui ont essuyé une série de défaites depuis quelques jours.Hier, l’aviation angolaise a lancé des raids aériens contre les positions des rebelles congolais à Kisangani, à 1300 km au nord-est de Kinshasa, amenant l’Afrique du Sud à lancer une nouvelle initiative de paix pour éviter l’embrasement de la région.Les raids de chasseurs-bombardiers angolais sur Kisangani, que les rebelles disaient avoir pris dimanche, pourraient être liés à la volonté de Luanda de figer les positions sur le terrain avant d’éventuelles discussions, selon des observateurs à Kinshasa.Les bombardements aériens, qui se poursuivaient hier à la mi-journée, ont fait plusieurs morts dans des poches tenues par la rébellion, selon des sources indépendantes et militaires à Luanda.La possibilité d’une chute de Kinshasa aux mains de rebelles semble écartée grâce à l’offensive terrestre de l’armée angolaise contre les positions reb,elles sur le front sud-ouest.À Kinshasa, M.Kabila, a déclaré qu’«»7 faut écraser l’ennemi» et appelé les Congolais «à prendre les armes, les armes traditionnelles, les flèches et les lances pour écraser l’ennemi, sinon on va être l’esclave des Tutsis».M.Kabila a affirmé à plusieurs reprises que la rébellion déclenchée début août par des combattants banya-mulenge, Congolais tutsis d’origine rwandaise, est une agression du Rwanda et de l’Ouganda, ses anciens alliés.Pour sa park le Rwanda menace d’intervenir ouvertement au Congo pour préserver ses intérêts de sécurité, affirme le représentant de Kigali à l’ONU.L’ambassadeur du Rwanda, Gideon Kayinamura, écrit dans une lettre au Conseil de sécurité rendue publique hier que «le Rwanda se réserve le droit d’intervertir et d’aider le peuple congolais dans sa recherche d’une paix durable, de quelque manière qu'il jugera appropriée».Hier, Kampala a reconnu pour la première fois avoir engagé des trou|)es en RDC, soulignant quelles y sont pour défendre les intérêts de sé- curité de l’Ouganda.Selon Kampala, des rebelles ougandais disposent de bases dans l’est de la RDC.«Si je veux défendre mes intérêts ici, je ne fais pas de la place là où je suis assis, j’établis ma ligne de défense plus en avant.Voilà pourquoi nous avons effectué le déploiement militaire approprié en RI)C», a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Eriya Kategaya.L’Ouganda avait déjà averti qu’il ne resterait pas passif devant des interventions «unilatérales» en RDC.Ces avertissements n’ont pas semblé impressionner Luanda, qui a engagé son armée en fin de semaine aux côtés de M.Kabila.Le Zimbabwe a également dépêché des hommes pour défendre Kinshasa contre les rebelles.Depuis le quartier général de la rébellion, à Goma dans l’est, un de ses dirigeants, Bizima Karaha, a déclaré que «les avions angolais et zimbabwéens ont bombardé les civils à Kisangani».M.Karaha a également accusé les Angolais et les Zimbabwéens d’avoir bom-bardé lundi Kasangulu, aux portes de Kinshasa.Aucun écho d’une telle canonnade n’est parvenu jusque la capitale, privée d’électricité [xiur la deuxième semaine et où aucun dispositif militaire particulier n’était visible.Malgré ces raids, Iaianda, soucieux de rétablir l’ordre dans le sud-ouest de la RDC, région limitrophe des champs pétroliers angolais, s’est prononcé ouvertement pour la première fois depuis le début de la crise pour une solution politique.Face à ces nouveaux combats.l’Afrique du Sud, qui a déjà organisé un sommet d’urgence ce week-end ayant abouti à un appel au cessez-le-feu, a lancé une nouvelle initiative de paix hier.Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Alfred Nzo, à la tête d’une délégation de ministres africains des Affaires étrangères (Mozambique, Tanzanie, Zambie) s’est rendu à Addis Abeba, siège de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).Le ministre a l’intention de pro|x>ser le déploiement d’une force de maintien de la paix au Congo.Meurtre de religieuses À Montréal, le Conseil pour la paix dans la région des Grands Lacs africains a annoncé hier l’organisation d’une manifestation vendredi pour sensibiliser l’opinion publique aux événements qui se déroulent en Afrique centrale.Bwana Constant a indiqué que la manifestation rassemblerait des Zaïrois, des Rwandais et des Burundais qui veulent ainsi démontrer leur solidarité.La manifestation débutera à llh au coin de la rue St-Hu-bert et du boulevard Maisonneuve et les participants défileront devant les consulats américain et français.M.Constant a rappelé que les rebelles, ainsi que leurs alliés rwandais, avaient tué des religieuses dans la région de Bukavu dans l’est du Zaire et que cet acte ne laissait rien présager de bon pour les élites locales qui sont prises en otages depuis le début de la rébellion au début août Selon cet expatrié congolais, les rebelles auraient tué d’autres personnalités du Kivu et en déporteraient certaines au Rwanda GRANDE-BRETAGNE Blair annonce un train de mesures antiterroristes AGENCE FRANCE-PRESSE Omagh— Le premier ministre britannique Tony Blair a annoncé hier à Omagh, la ville dévastée dix jours auparavant par un attentat de l’IRA-véritable, sa décision de rapix1-ler le Parlement en vacances pour voter en urgence une série de mesures antiterroristes.M.Blair a qualifié de «draconiennes» les dispositions destinées à faciliter la condamnation de membres d’organisations hors-la-loi, qui seront soumises aujourd'hui à la chambre des communes et demain à la Chambre des Lords.Le train de mesures s’inscrit dans le cadre de l’offensive conjointe anglo-irlandaise décidée après le pire attentat enregistré dans la province en 29 ans de conflit, avec son bilan de 28 morts et 220 blessés.L’opposition conservatrice a fait savoir quelle ne s’opposerait pas à la ri|X)ste législative contre les adversaires du processus de paix en Irlande du Nord.Au nombre des aménagements figurent la possibilité de condamner des terroristes présumés sur la foi d’une déposi-tion sous serment d’un haut responsable de la police, et l’utilisation comme preuve devant les tribunaux d’enregistrements de conversations téléphoniques.Par ailleurs, le refus de répondre aux questions des enquêteurs et la rétention d’informations seront dorénavant traités comme délits.Certaines des applications pourraient cependant viser des étrangers liés au terrorisme international, notamment isla- mique.M.Blair a en effet précisé que l’intention de son gouvernement était de faire reconnaître comme crime passible de poursuites en Grande-Bretagne «la conspiration en vue de commettre un acte terroriste à l’extérieur du Royaume-Uni».Il a indiqué qu’une telle disposition était réclamée de longue date par des gouvernements étrangers «estimant que des ressortissatits de leur pays utilisaient le Royaume Uni comme tremplin pour planifier des actions terroristes».Pareille accusation a notamment été portée par l’Égypte.De manière très symbolique, le Parlement irlandais a été convoqué les deux mêmes jours de la semaine prochaine afin d'entériner le tour de vis «draconien» annoncé par le premier ministre Bertie Ahern.Les législations parallèles de Ijondres et Dublin pourraient être adoptées dès avant la visite politiquement importante du président américain Bill Clinton, du 3 au 5 septembre à Belfast et Dublin.M.Blair a confirmé la panoplie largement attendue après une émouvante visite sur les lieux dévastés par l’attentat Accompagné du ministre à l’Irlande du nord, Mo Mowlam, il a notamment rencontré des rescai)és, des parents des victimes, des agents hospitaliers et des membres des services de secours confrontés à de véritables scènes de guerre, le 15 août.Il devait notamment s’entretenir en fin de journée à Belfast avec le chef du gouvernement local, le protestant modéré David Trimble, et le président du Sinn Fein, l’aile politique de l’IRA Gerry Adams.RUSSIE Un appel du pied aux communistes ASSOCIATED PRESS Moscou — La Russie s’oriente vers un gouvernement de coalition.En pleines consultations pour la formation de son équipe, le nouveau premier ministre Viktor Tchernomyr-dine a laissé entendre hier que des membres de l’opposition dirigée par les communistes pourraient faire leur entrée au gouvernement.M.Tchernomyrdine, de retour aux affaires après le limogeage dimanche de son prédécesseur Serguei Kirienko, a en effet appelé de ses voeux un «gouvernement d’accord» lors d’une réunion avec ses partisans à la Douma (Chambre basse du Parlement).Cet appel du pied en direction de l’opposition vise à amadouer une Douma dominée par les communistes et leurs alliés, avant la procédure de confirmation.Selon la Constitution russe, un vole des députés doit confirmer le choix du président Boris Eltsine pour le poste de premier ministre.Une telle proposition constitue un revirement — et un signe de faiblesse politique — de la part de Boris Eltsine.Jusqu'à présent, le chef du Kremlin avait toujours repoussé les appels à la formation d’un gouvernement de coalition lancés par les communistes.Sans attendre de former son cabinet le nouveau chef du gouvernement a approuvé un plan de rééchelonnement de la dette intérieure à court terme de l’État qui s’élève à 40 milliards de dollars, dont plus de 11 milliards sont détenus par les investisseurs étrangers sous forme d’obligations.In devise russe a encore perdu 10 % de sa valeur hier face au dollar, soit sa plus forte baisse depuis quatre ans, en terminant la journée à 7,86 roubles pour un dollar, contre 7,14 roubles pour un dollar lundi à la clôture.Pour anticiper une éventuelle crise aigue de liquidités, trois des plus grandes banques du pays, Oneximbank, Bank Menatep et Most Bank, ont annoncé leur intention de fusionnner d’ici le 1" janvier prorchain, ce qui leur permettra d’unir leurs ressources.AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La justice française frappe désormais au sommet du système du financement illégal du parti gaulliste RPR, avec l'inculpation de l'ancien premier ministre Alain Juppé, qui pourrait embarrasser le président Jacques Chirac.M.Juppé a été mis en examen (inculpé) vendredi pour une affaire d’emplois présumés fictifs à la mairie de Paris dont auraient bénéficié les permanents du parti, sur le budget de la mairie, tenue par M.Chirac pendant 18 ans jusqu’à son élection à la présidence de la république en 1995.L’actuel maire de Bordeaux, ex-patron du RPR et adjoint aux finances à la mairie de la capitale de 1983 à 1995, a été inculpé par le juge Patrick Desmure pour «prise illégale d'intérêts», «recel d'abus de confiance» et «détournement de fonds publics».L’ancien ministre RPR de la Coopération et ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac à la Mairie, Michel Roussin, a également été inculpé dans cette affaire.Interrogé sur la chaîne TF1, M.Juppé a estimé que lorsqu’il était devenu secrétaire général du RPR en 1988 la législation sur le financement des partis était dans une «confusion totale».«Lorsqu’en 1995 j’ai cessé d’être secrétaire général, puis en 1997j’ai cessé d’être président du RPR, tout avait été régularisé à ma connaissance», a-t-il dit.«Si on a mis trop de temps, il y a peut-être là en effet quelque chose qui peut être reproché», a-t-il reconnu.Plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes depuis 1994 sur de possibles financements illégaux du RPR, fondé en 1976 par Jacques Chirac.Certaines visent en particulier la mairie de Paris, ses emplois présumés fictifs mais aussi la gestion de son parc immobilier.Le nom de Jacques Chirac est apparu la semaine dernière dans l’hebdomadaire satirique l«e Canard enchaîné.Le journal a publié une note de M.Juppé demandant en 1990 à M.Chirac de permettre l’avancement d’un collaborateur travaillant au RPR et occupant, selon l’hebdomadaire, un emploi fictif à l’Hôtel de Ville.Une annotation manuscrite signée d'un simple «C» figurant sur cette note et attribuée à Jacques Chirac par l'hebdomadaire d’investigations Le Canard enchaîné, aurait été transmise, selon ce journal, au juge Desmure.En mai dernier, un ancien directeur de l’administration de la mairie de Paris, Georges Quémar, avait fait état de quelque 200 emplois fictifs dans les années 80, accusations récusées par l’actuel maire RPR de la capitale, Jean Tiberi.M.Juppé avait à l’époque nié toute implication, tandis que la présidence de la république démentait avoir mis en place, comme l’affirmait la presse, une «cellule de crise» destinée à anticiper une éventuelle inculpation de l’ancien premier ministre.M.Juppé a qualifié sur TF1 d'«hypothèse complètement absurde» l’éventualité d’une mise en cause de M.Chirac, qui à l’époque des faits était à la fois maire de Paris et président du RPR «Le président du RPR donne les grandes orientation politiques, et puis il y a un secrétariat général qui assure l’organisation du parti.Je n’ai jamais eu l’habitude de me défausser de mes responsabilités sur les autres», a affirmé M.Juppé.Le numéro deux du Front national (extrême droite) Bruno Mégret s’est étonné hier que ce ne soit pas Jacques Chirac qui soit mis en examen.«Ce qui m'étonne, c'est que l’on mette en examen l’ancien adjoint ata Finances et pas le maire de Paris qui ne pouvait pas ne pas être au courant», a-t-il déclaré.Le député RPR Patrick Devedjian «ne croit pas» pour sa part que l’enquête remontera jusqu’à M.Chirac, qui «ne suivait pas la réalité du dossier de chaque personne».Contrairement aux États-Unis, «le président de la république bénéficie, et c’est heureux, dans notre pays d’une immunité totale», a-t-il ajouté.Pour Bertrand Delanoe, président du groupe socialiste à la mairie, cette mise en examen «illustre l’indépendance» de la justice.Procès sur l’affaire Lockerbie Tripoli répondra aujourd’hui AGENCE FRANCE-PRESSE Tripoli — La Libye donnera sa réponse aujourd'hui à la proposition américano-britannique de faire juger aux Pays-Bas par un tribunal écossais les deux Libyens soupçonnés dans l’attentat de Lockerbie, a :mnoncé mardi soir l'agence officielle libyenne J AN A.«Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice et leurs experts sont très occupés à étudier le message envoyé par les gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni au secrétaire général de l’ONU et transmis par le bureau de ce dernier à la représentation libyenne à l’ONU», a indiqué JANA.«À ce sujet un communiqué détaillé sera publié demain [mercredi]», a ajouté l’agence.Revenant sur leur exigence d’obtenir l’extradition vers les États-Unis ou l’Écosse des deux suspects libyens, Washington et Londres ont annoncé simultanément lundi avoir proposé à Tripoli de les juger aux Pays-Bas, à la Haye, devant une cour écossaise et selon la loi écossaise.Ils ont repris ainsi une idée libyenne proposée depuis trois ans et appuyée par de nombreux pays.Cette proposition a été évoquée hier par le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, et le président sud-africain Nelson Mandela lors d’un entretien téléphonique à l’initiative de ce dernier, selon JANA.M.Mapdela s’est «chaleureusement réjoui» de la décision des États-Unis et de la Grande-Bretagne, selon JANA Le numéro un libyen s’est également entretenu au téléphone avec le chef d’Etat égyptien Hosni Moubarak qui lui a annoncé qu’il allait dépêcher «un émissaire personnel» à Tripoli aujourd’hui, a indiqué JANA sans plus de précisions.Hier, Washington et Londres ont présenté au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution suspendant sous condition les sanctions imposées à la Libye depuis 1992, «immédiatement» après que le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan aura informé le Conseil de l’arrivée aux Pays-Bas des deux Libyens, Abdel Basset Ali el-Megrahi et Al-Amine Khalifa Fhiniah.L’explosion en vol d’un Boeing 747 de la PanAm au-dessus du village écossais de Lockerbie, en décembre 1988, avait fait 270 morts.Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid a prédit hier que Tripoli acceptera la proposition.M.Méguid a estimé qu’un refus de la Libye n’était «pas envisageable, car la proposition est dès le départ une proposition arabo-libyenne». I.K I) K V OIK.L E M K li (I K E I) I > 0 A
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