Le devoir, 20 août 1998, Page(s) complémentaire(s)
?F 0 N I) E EN 19 10 4- LE DEVOIR ‘ |)ciis(' quo le jour rsl mie chance où duicr dans 1 inslincl de (lefairc les horribles oiii|>ôchcmriils ( lande lieausoleil «La vie singulière» V o L.I, X X XIX • N "ISO 4 M O N T I! E A I.I.!•; .1 K I I) I 2 O A O T I I O O S S 7 T \ X E S = I $ / T O II O X T O I $ PERSPECTIVES KatUle e n Lève s ii u e Un mal qui s’incruste L’administration du maire Pierre Bourque a fait avorter lundi dernier le débat réclamé à hauts cris par l’opposition sur l’état des finances de Montréal.Devant un dossier aussi indigeste et un compte de taxes qui n’a pas augmenté depuis quatre ans, les contribuables peuvent être tentés de hausser les épaules.Mais c’est faire fi qu’il puisse y avoir derrière cet écran de fumée un mal qui s’incruste, qui ronge et dont la résurgence pourrait gruger le porte-feuille des Montréalais.éficit technique, manque à gagner, budget virtuel, décroissance du fonds de réserves, réorganisation administrative improvisée.N’en jetez plus, la cour de Montréal est pleine.Oh! bien sûr, le maire Bourque soulignera avec raison que, depuis son arrivée à l’hôtel de ville en 1994, les dépenses ont été freinées pour ne plus alourdir le fardeau fiscal des contribuables montréalais.Les taxes foncières n’ont pas grimpé, la surtaxe sur les immeubles à bureaux, commerciaux, industriels et institutionnels a été éliminée presque en entier, le déficit actuariel hérité de l’époque de Jean Drapeau a été abaissé d’un milliard et la paix syndicale est assurée jusqu’en 2001.Mais ce coup de barre a été permis grâce à des interventions du gouvernement du Québec, inélégantes souventes fois, mais toujours nécessaires.Il est également le résultat d'acrobaties comptables qui ont démontré depuis trois ans un déficit technique comblé à partir des réserves fia seule police d’assurance de la Ville de Montréal), qui ont littéralement fondu.Oui, la facture des propriétaires * ?* n'a pas enflé, mais c’est à coups d’expédients comme l’aide gouvernementale reçue depuis quatre ans à la veille de la présentation du budget; à coups de haute voltige comme l’éventuelle création de la Société Marie-Victorin, en lieu et place d’un pacte fiscal aussitôt promis aussitôt jeté aux oubliettes; à coups de génuflexions de la part de l’administration municipale qui a consenti à ne plus rien demander pour les trois prochaines années; à coups d’à-peu-près comme le gel du rôle d’évaluation dont les répercussions se feront sentir dans un an.Oui, Pierre Bourque peut bien se gargariser d’un bilan qui flatte à court terme la poche des contribuables et le clamer dans ses multiples visites dans les quartiers de Montréal, mais c’est en oubliant d’expliquer que la trêve peut coûter cher.Mais dans l’immédiat, il y a également une impasse que M.Bourque escamote.Montréal fait face à un manque à gagner de 29 millions dans ses opérations courantes, et c’est sans compter la facture de la crise du verglas que Québec n’a pas entièrement encore payée et ce, même s’il a adopté des décrets pour soutenir les municipalités.L’administration affirme, sans démonstration détaillée pour l’instant, que l'impasse de 29 millions sera résorbée de moitié d’ici la fin du mois d’août.Il resterait donc néanmoins un trou de quelque 15 millions à combler ix>ur assurer l’équilibre budgétaire.Quatre scénarios peuvent être mis de l'avant.¦ Dans le meilleur des mondes, l’administration Bourque fait des compressions tout en douceur, sans toucher aux services directs à la population.Le débat meurt de sa belle mort, glissant politiquement entre les mains des adversaires politiques du maire sortant.Mais voilà, le nœud du problème, soit la chute libre du nombre de contraventions émises par les policiers, se poursuit.¦ Une variante de ce scénario consisterait à effacer le manque à gagner en pigeant dans le bas de laine que sont les réserves.Après tout, l’habitude existe déjà.Cela permettrait de maintenir les services tels quels mais de fragiliser encore un peu l’avenir financier de Montréal.¦ A cause de l’approche du scrutin du l,r novembre, l’administration pourrait choisir de retarder les compressions, évitant ainsi de bousculer les électeurs.Cette hypothèse implique une coupe draconienne et rapide dans les dépenses de la municipalité en toute fin d’année budgétaire.Cela peut également signifier que le problème incomberait à une prochaine équipe.¦ I.e dernier recours serait l’adoption d’un compte de taxes supplémentaires après bien sûr les élections, La loi adoptée par Québec en décembre dernier, qui a permis l’existence d’un budget comportant un manque à gagner de 125 millions, ouvre la porte à cette possibilité.Cette idée est d’autant plus perverse que la possible défaite de Pierre Bourque laisserait un héritage empoisonné à la prochaine administration.S’il faut donc sérieusement s’inquiéter qu’il n’y ait pas eu de débat lundi dernier sur l’état des finances à Montréal, une prochaine assemblée spéciale est d'ores et déjà assurée le 28 septembre.Les élus d’Equipe Montréal et de Parti Nouveau Montréal ont joint leurs forces — non, il n’y a pas de fusion en vue! — et ont obtenu hier soir les vingt signatures nécessaires pour imposer à l’administration d’ouvrir ses livres.Iœ répit de 1’administration Bourque aura été de courte durée et n’aura servi qu’à bafouer la démocratie une fois de plus.M K T E 0 Montréal Ensoleillé.Ennua-j) gement en soirée Max: 25 Min: 15 Québec Ensoleillé avec passages nuageux Max: 24 Min: 12 1 N I) K X Agenda .B 6 Le monde A 5 Annonces .B (i Les sports B 5 Avis publics.B 4 Montréal A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 4 Économie .B 2 Régions B 1 Éditorial .Ali Télévision B 7 www.ledevoir.com ACTUALITÉS Les banques n'en font pas assez pour les démunis, page A 4 a QB LE MONDE Les rebelles de ïex-Zaïre sont prêts à discuter, page A 5 ÉCONOMIE La CIBC hausse ses taux hypothécaires, page B 2 Chicane chez nos Z’Amours f ANDRE FORGET LE DEVOIR LE PRESIDENT des Expos, Claude Brochu, n’avait pas perdu le sourire, hier, malgré les déclarations du coprésident de sa campagne pour l’établissement d’un nouveau stade au centre-ville, Jean Coutu, qui a réclamé sa démission.Lui et un groupe de 70 hommes d’affaires et représentants gouvernementaux se sont embarqués pour un voyage éclair à Baltimore afin de s'inspirer du stade des Orioles.Voir nos informations à la page A 3.Le tennis victime de la concurrence Les courts attirent plus de spectateurs, mais de moins en moins de joueurs A ERIC DESROSIERS LE DEVOIR lors que les Internationaux de tennis féminin du Canada fracassent des records d’assistance, le sport lui-même se révèle en perte de vitesse à Montréal et au Québec.Soumis à la concurrence du golf mais aussi aux multiples autres activités sjxirtives maintenant offertes, le tennis cherche aujourd’hui à réintéresser ses anciens adeptes et à aller en chercher de nouveaux et ce, particulièrement chez les filles.Bien que l’on ait de la difficulté à mesurer l’importance du phénomène, le monde du tennis est conscient que le nombre de ses adeptes s’est sensiblement réduit depuis quatre ou cinq ans.A Montréal, les terrains publics ne sont occupés l’été que la moitié du temps disponible et ce, malgré que l’on évalue que 85 % des joueurs pratiquent leur sport à l’extérieur durant cette saison, La situation serait sensiblement la même ailleurs.Au Québec, on évalue qu’en-viron 2500(H) personnes jouent au tennis.On ignore toutefois à quelle fré- J quence ces personnes pratiquent le ! sport et on reconnaît quelle doit être très faible chez certains.Les raisons de cette baisse de popularité s’avèrent multiples.Selon la directrice du développement des athlètes à Tennis Québec, Andrée Martin, elle serait principalement due à la variété grandissante des activités maintenant offertes au public.i Que ce soit le vélo, le patin à roues alignées ou les activités de plein air, les gens ont maintenant l’embarras du choix.«On n’entendait pas ça avant, donne en exemple la porte-parole de la fédération sportive provinciale, quelqu'un qui disait: je vais aller faire de la randonnée pédestre et du camping cette fin de semaine.» De son côté, l’agent de développement aux sports de raquettes à la Ville de Montréal, Daniel Savard, croit que cette concurrence vient plus particulièrement du golf, une activité qui ¦ j h a connu une expansion et une démocratisation importante, notamment dans la région de Montréal, avec l’aménagement de nombreux nouveaux parcours.«C'est particulièrement vrai pour les femmes, qui jouent de plus en plus au golf’, constate-t-il.Et puis, poursuit-il, avec le vieillissement de la population, il n’est pas étonnant que les gens recherchent des activités relativement moins dures que le tennis.La baisse s’avère dans un certain sens paradoxale lorsque l’on constate — et les Internationaux de tennis à Montréal en sont un bon exemple — que le sport professionnel gagne en popularité.Le directeur du tournoi, Richard Legendre, rapportait justement, plus tôt cette semaine, que la moitié des spectateurs qui assistaient aux matchs disaient jouer très peu, voire pas du tout au tennis.Où sont les filles?A Tennis Québec, on dit s'inquiéter aussi du peu de joueuses qui s’intéressent à la com-iV pétition.Si, chez les jeunes joueurs, la proportion des garçons et des filles se révèle comparable, la proportion de ceux qui essaient de faire de la compétition tombe à une fille pour dix garçons.Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, Andrée Martin ne s’en désole pas moins.«C’est une question d’attitude, croit-elle.Les filles n ’aiment pas les sports de confrontation.Elles sont nom- , VOIR PAGE A 8: TENNIS ANDRE FORGET I.E DEVOIR Jeunesse, grâce et puissance: la joueuse russe Anna Kournikova est un modèle du nouveau tennis féminin.La Gaspésie est en colère Rejet unanime du plan Anderson sur la pêche à la morue CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Suinze jours après avoir provoqué de vives réactions de la part des pêcheurs des Ilesde-la-Madeleine et de la Bas-ôte-Nord à la suite d’une décision en catimini qui favorisait l’industrie terre-neuvienne dans la partie nord du golfe Saint-Laurent, le ministère fédéral des Pêches et Océans vient de faire l’unanimité en Gaspésie contre une autre dérision qui affecte considérablement le quota historique du Québec |x>ur la pêche dans la partie sud du même golfe.Il s’agit d’une goutte d’eau qui s'ajoute à plusieurs autres et qui a provoqué des manifestations spontanées.Une flottille de pêches se rendra à Gaspé lundi prochain; les pêcheurs marcheront ensuite jusqu’aux bureaux de Pêches et Océans Canada.On promet un mouvement pacifique mais déterminé.VOIR PAGE A 8: GASPÉSIE Ottawa et le renvoi en Cour suprême L’heure de vérité M A N O N CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les jeux sont faits.C’est aujourd'hui que le gouvernement fédéral saura s’il a gagné son pari en demandant à la Cour suprême de juger de la légalité ou non d’une déclaration unilatérale d'indépendance.Ottawa a joué gros avec ce renvoi.Même si personne ne prévoit sa défaite, tous les experts prédisent un jugement nuancé qui ne lui donnera pas entièrement raison.Satisfait ou non, le gouvernement fédéral devra s’y plier car cela a beau être «un avis consultatif sous forme de jugement», il s’agit quand même «d’un avis émanant du plus haut tribunal du pays [et] on en considère la portée obligatoire», indiquent bien les documents d’information du ministère fédéral de la Justice.«Peu importe ce que la cour dira, ce sera the law of the land», répétait-on hier dans les officines fédérales.Toute la stratégie du plan B, axée sur la clarification des règles et des enjeux d’une sécession, se retrouve dans la balance avec, en prime, le risque de durcir les positions au Québec où le renvoi fait l’unanimité contre lui, de donner des munitions aux souverainistes et de nuire aux libéraux de Jean Charest à la veille des élections provinciales.Le fédéral est confronté à une autre inconnue: l’étendue du jugement.Ottawa veut des réponses mais ne les veut pas toutes.Depuis le début, il enjoint à la cour de s’en tenir strictement aux trois questions posées et de ne pas s’arrêter à d’autres interrogations qui pourraient en découler.En fait, il aimerait que les juges ne disent rien sur les droits autochtones et des minorités et surtout rien sur la formule d’amendement constitutionnelle appropriée.VOIR PAGE A 8: VÉRITÉ Une «équipe du tonnerre» version Charest ?P I E R R E O ’ N E I L L LE DEVOIR Lors des prochaines élections québécoises, Jean Charest ne sera pas le seul atout du Parti libéral du Québec, qui misera également sur la notion d’équipe.Chasseur de têtes désigné par le chef du parti pour recruter des aspirants candidats, Charles Sirois est en voie de bâtir «une équipe du tonnerre».En fait, des dizaines de recrues prometteuses ont déjà été repérées, dont de nombreuses personnalités connues, pour la plupart ministrables.Des aspirants dont l’engagement sous la bannière du PLQ ne manquera pas de surprendre, affirmait l’autre jour au Devoir celui qui préside le comité chargé de cibler et de débusquer les candidats potentiels.Le surnom d’«équipe du tonnerre» réfère à l’époque de la Révolution tranquille, à la campagne électorale de 1960, alors que l’équipe libérale de Jean Lesage avait défait l’Union nationale d’Antonio Barrette en présentant des gros noms, des candidats prestigieux comme Georges-Emile Lapqlme, René Lévesque, Pierre Laporte, Paul Gérin-Lijoie.Eric Kierans çt autres.Tous d’ardents promoteurs du rôle moteur de l’État dans l’activité économique.VOIR PAGE A 8 : ÉQUIPE Charles Sirois 778313000672 I.K I) E V 0 I H .I.E .1 Ë U D I 2 (I A I) H T I il i) « A 8 —-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES GASPESIE Un juge approuve la vente des actifs de la Croix-Rouge PRESSE CANADIENNE Toronto — Un juge a approuvé hier la vente des services transfusionnels de la Croix-Rouge aux deux nouvelles agences responsables du programme du sang au pays, la Société canadienne du sang et Héma-Québec.Le juge Robert Blair a approuvé en principe la transaction, mais certaines conditions devront être remplies avant que le transfert officiel de ces actifs aux nouveaux gestionnaires ne soit pleinement approuvé par le tribunal.Le juge de la division générale de la Cour de l’Ontario veut d’abord que toutes les parties s’entendent sur la formulation de l'ordre de vente, et a ordonné au gouvernement et aux acquéreurs des activités transfusionnelles de mettre de côté jusqu’à deux millions de dollars pour une fiducie devant servir à payer les frais juridiques des victimes de la tragédie du sang contaminé.La Croix-Rouge fera tout ce qu’elle peut pour accélérer le processus de transfert, a indiqué hier le Dr Pierre Duplessis, secrétaire général de la Croix-Rouge canadienne, par voie de communiqué.«Nous espérons effectuer le transfert dans les meilleurs délais, mais nous réalisons aussi le besoin de le faire dans un climat harmonieux avec l’appui du plus grand nombre possible de victimes de la tragédie du sang [.] Nous allons donc faire tous les ajustements nécessaires.» La veille, les avocats des victimes avaient réclamé qu'il soit clairement stipulé, lors de la transaction, que le produit de la vente des actifs, placé en fiducie, serait sous la supervision de la cour.Pamela Huff, une conseillère des hémophiles ayant reçu des transfusions de sang contaminé entre 1986 et 1990, souhaitait également s’assurer que toute réduction possible du prix de vente soit supervisée par la cour, en cas de désaccord éventuel sur ces fonds.Après avoir négocié avec les représentants de la Croix-Rouge tard mardi soir, et encore une fois hier, Mme Huff s’est dite confiante qu’on tiendrait compte de ses préoccupations.Si les parties concernées peuvent s'entendre sur les conditions de la vente, celle-ci sera rendue officielle sur une simple signature du juge Blair.S'il n’y a pas d’accord, alors la question sera soumise au tribunal.EN BREF Chrétien reste fier des Forges du Saint-Maurice Trois-Rivières (PC) — Près de 400 dignitaires, invités, visiteurs et descendants d'ouvriers ont assisté hier après-midi au lancement animé du livre Us Forges du Saint-Maurice: les débuts de l’industrie sidérurgique au Canada, 1730-1883, en présence de l’instigateur même de ce lieu historique national, Jean Chrétien.«Pour avoir présidé à sa création alors que j’étais ministre responsable de Parcs Canada en 1973, je suis très heureux d'être ici», a dit le premier ministre du pays, lors de la cérémonie organisée sur les terrains situés au nord de Trois-Rivières et qui cojinci-dait avec le 25' anniversaire de fondation des Forges-du-Saint-Maurice.Les Forges, qui attirent quelque 30 000 visiteurs par année, ont été le premier site historique national à commémorer l’industrie canadienne.«Ce lieu historique témoigne plus que jamais que c’est un milieu de forts travailleurs».a déclaré pour sa part la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps.Quant au maire de Trois-Rivières, Guy LeBlanc, il y voit un symbole toujours d’actualité sur le potentiel de développement de la rivière Saint-Maurice.SUITE DE LA PAGE A 1 L’arraisonnement lundi dernier de deux équipages en mer par la garde côtière canadienne, qui a utilisé la force (hommes-grenouilles avec mitraillettes et gaz lacrymogènes) pour stopper une pêche à la morue interdite par la loi, fut perçu par les pêcheurs comme une autre injustice dans cette région où la route principale fut bloquée pendant plus de 10 jours par un groupe d’autochtones.Depuis au moins une semaine, les pécheurs et l’industrie de la transformation du poisson dénonçaient l’incurie du ministre David Anderson, qui n’avait toujours pas annoncé le plan de pêche à la morue avec des engins fixes dans la zone 4T (partie sud) alors que cela était attendu pour le 20 juillet au plus tard.Hier, le ministre a fait connaître ce plan.Il a provoqué un rejet instantané et général.Historiquement, le quota québécois dans cette partie du golfe a toujours été de 61 %.M.Anderson a décidé que ce serait 25 % cetfe année.Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et l’Ile-du-Prince-Edouard auront aussi chacune une part de 25 %.Le Québec demandait à Ottawa d’accorder un quota d’environ 3 % pour la cueillette de la biomasse dans ce secteur, ce qui aurait totalisé 6000 tonnes de morue.Le ministre a fixé la limite à 600 tonnes, ce qui laisse une part de 150 tonnes pour le Québec au lieu de 366 tonnes, si son droit historique de 61 % avait été respecté.Or, fait remarquer Gérald Fortin, porte-parole d’une soixantaine de pêcheurs à Sainte-Thérèse en Gaspésie, le même ministre accorde aux pêcheurs de Terre-Neuve le droit de capter une part de 20 à 22 % de la biomasse.Il y voit l’application de la règle des deux poids, deux mesures.Les communiqués de protestations de la part des pêcheurs et de l’industrie pleuvaient hier dans les salles de rédaction.L’industrie de transformation gaspésienne de la morue a fait bloc pour dénoncer ce plan de pêche.Les dirigeants de six entreprises qui emploient 350 personnes ont signé une déclaration commune: «Ce plan de pêche ne respecte pas les parts historiques du Québec et avantage indûment une province [on ne la nomme pas, mais c’est Terre-Neuve] par rapport aux autres.Nous demandons au ministre de Pêches et Océans Canada de respecter l’équité dans le partage d’une ressource qui appartient à tous les Canadiens et de retirer son plan injuste et inapproprié pour l’industrie gaspésienne de la pêche.» En 1989, il y avait 14 entreprises de transformation de poisson en Gaspésie.Il en reste six en exploitation cette année.Guy Julien, ministre québécois chargé des pêcheries, a tout autant dénoncé ce plan de pêche qui contrevient, souligne-t-il, aux déclarations épistolaires des ministres Anderson et Pettigrew, l’une le 15 juillet, l’autre le 7 août, affirmant accorder une importance capitale au respect des parts historiques et qu’ils en tiendraient compte dans leur décision.Au ministère québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, on craint que cet accroc au quota historique devienne un précédent qu’utiliseront les autres provinces pour développer leur propre industrie au détriment de celle du Québec lorsque le moratoire sur la pêche à la morue sera levé.Le comité de développement de Rivière-au-Renard, qui est l’un des plus importants centres de pêche en Gaspésie, a bien senti cette menace.Son porte-parole, Jean-Claude Plourde, voit dans ce plan de pêche «une attaque directe à la survie êcommique de tout un milieu».Il demande à M.Anderson de venir négocier avec les Gaspésiens, mais il ajoute aussi ceci: «Si M.Anderson est incapable de comprendre les intérêts du Québec, nous demandons au premier ministre du Canada, M.Chrétien, de se lever debout et de prendre faits et causes en faveur des pêcheurs de sa province.» Le nombre de pêcheurs sur des embarcations de moins de 65 pieds et à engins fixes (ce qui écarte les chalutiers) est tout de même important au Québec.On ep compte 350 en Gaspésie, 308 sur la Côte-Nord et 173 aux Iles-de-la-Ma-deleine.Avant-hier, à la demande de M.Julien, le ministre fédéral acceptait de participer à une réunion qui aurait lieu au début de septembre en présence des principaux représentants du monde des pêches au Québec.Pour ce qui est des deux équipages arraisonnés, ils ont été amenés à Shipagan au Nouveau-Brunswick, où ils devaient être pris en charge par la GRC.Me Marc Vaillan-court, l’avocat mandaté par les pêcheurs, a réussi à éviter l’incarcération des deux capitaines et de 16 hommes d’équipage.Tout ce monde était sorti en mer en compagnie de 45 équipages, qui voulaient protester contre l’interdiction de pêcher la morue.Les pêcheurs soutiennent que la ressource est suffisamment abondante maintenant pour permettre une plus grande récolte, sans pour autant mettre fin au moratoire.Nez présidentiel S REUTERS LES MENSONGES de Bill Clinton seraient-ils tellement fréquents et constants qu’ils deviendraient une nouvelle unité de temps?Une compagnie de Seattle a récemment lancé sur le marché une montre représentant de profil le président américain dont le nez s’allonge du double, puis du triple toutes les dix secondes, six fois par minute, 360fois par heure.Vendue pour la modique somme de 29,95 $, la montre a été imaginée par le designer Al Johnson et est fabriquée à Hong-Kong.Voir nos informations sur l’affaire Lewinsky en page A 5.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 53 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Is Devoir «*st publié flu lundi au samedi par \*‘ Devoir Inc.dont le sie^e social est situé au 2050.rue de Bleury.O’ étage.Montréal.(Québec), H3A 8M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LiSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc , 812.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans l.e Devoir Ae Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Lival.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.VÉRITÉ SUIT DE LA PAGE 1 Le gouvernement québécois a, pour sa part, refusé d’intervenir dans le renvoi car, à son avis, l’avenir du Québec est une question politique que seuls les Québécois peuvent trancher dans le cadre d’un exercice démocratique.Cette position a d’ailleurs obligé le tribunal à nommer un avocat ami de la cour.Me André Joli-Cœur, pour donner la réplique au fédéral.Le jugement rendu aujourd’hui n’a rien de précipité.Iœs juges y songent depuis le 26 septembre 1996, date à laquelle le gouvernement fédéral s’est adressé à eux afin, disait-il, d’obtenir des réponses aux questions soulevées par le juge Pidgeon, en août 1996, dans le cadre de la cause Bertrand sur la légalité d’une démarche unilatérale.Cette cause devant la Cour supérieure du Québec est actuellement suspendue en attendant le résultat du renvoi.Le gouvernement fédéral a toujours affirmé reconnaître aux Québécois le droit de se prononcer sur leur avenir et sa ferme intention de ne pas les retenir contre leur gré.Une démarche d’accession à la souveraineté devra cependant, a-t-il maintes fois répété, se faire dans le respect de la «primauté du droit», être négociée et sanctionnée par un amendement constitutionnel.Il conteste le droit du gouvernement du Québec de déterminer seul le processus et la question.Les questions posées à la cour et les principaux arguments offerts lors, entre autres, des audiences de février pourraient se résumer ainsi.Question 1: «L’Assemblée nationale, la législature, ou le gouvernement du Québec peut-il, en vertu de la Constitution du Canada, procéder unilatéralement à la sécession du Québec du Canada?» Selon le fédéral, la Constitution canadienne ne permet pas à une province de procéder de façon unilatérale.Les formules d’amendement existantes offrent par contre tous les mécanismes nécessaires pour permettre une sécession négociée.Ottawa refuse cependant de préciser laquelle des formules devrait être utilisée.De plus, la ministre fédérale de la Justice, Anne McLellan, a failli torpiller son propre mémoire en affirmant, en février, qu’un OUI pour la souveraineté représenterait «un ensemble de circonstances extraordinaires qui ne sauraient être accommodées dans le cadre constitutionnel existant».Me Joli-Cœur estime pour sa part que le droit du Québec de déclarer unilatéralement son indépendance relève davantage d’un principe de droit international dit «d’effectivité», principe qu’il dit implicitement reconnu dans le préambule de la Constitution de 1867.Selon ce principe, on pourrait dire que la création d’un Etat souverain résulterait de la capacité de cet Etat d’assurer le contrôle de son territoire et d’y exercer tous les pouvoirs.La reconnaissance internationale découlerait de la reconnaissance de cet état de fait par les autres pays.Question 2: «L’Assemblée nationale [.] ou le gouvernement du Québec possède-t-il, en vertu du droit international, le droit de procéder unilatéralement à la sécession du Québec du Canada?À cet égard, en vertu du droit international, existe-t-il un droit à l’autodétermination qui procurerait à l’Assemblée nationale [.] ou [au] gouvernement du Québec le droit de procéder unilatéralement à la sécession du Québec du Canada?» Pour Ottawa, les Québécois ont le droit à l’autodétermination, mais à l’intérieur du Canada.En vertu des textes internationaux, dit-il, ce droit des peuples ne se traduit pas par un droit de faire sécession et de porter, du même coup, atteinte à l’intégrité territoriale du pays d’origine.Seuis les peuples opprimés ou vivant en situation coloniale peuvent invoquer ce droit de se séparer, et encore.L’approbation du pays d’origine ou sa désintégration sont, à une exception près depuis 1945, un préalable à la reconnaissance internationale.André Joli-Cœur ne conteste pas que le droit à l’autodétermination des peuples ne donne pas nécessairement le droit de faire sécession.Il soutient toutefois qu’un peuple peut vouloir démocratiquement pousser l’exercice de pon droit à l’autodétermination jusqu’à la création d’un Etat souverain.Entrerait alors en jeu le principe d’effectivité.L’accession à la souveraineté deviendrait possible si ce peuple réussissait à transformer son désir démocratique de créer un pays en un état de fait.De plus, soutient-il, contrer cette volonté démocratique en exigeant l'assentiment du reste du pays irait à l’encontre de la primauté du droit dont un des buts est d’éviter le chaos et le désordre.Me Guy Bertrand, qui était un des 14 intervemints dans cette cause, n’a pas nié cette possibilité mais il a,rappelé que le Québec ne pourrait s’imposer comme un Etat souverain sans l’assentiment du fédéral puisque ce dernier contrôle de nombreux pouvoirs exercés sur son territoire.Et si le fédéral refuse de les céder, seule la force, soutient l'avocat, pourrait permettre au gouvernement québécois d'assurer utrcontrôle effectif de son territoire.Question 3: «lequel du droit interne ou du droit international aurait préséance au Canada dans l’éventualité d’un conflit [.]?» Iœ gouvernement fédéral croit évidemment que le droit interne prévaudrait alors que Me Joli-Cœur estime que la question ne se pose pas puisque chaque système s’applique à des sphères légales distinctes.Avant tout, la cour devra déterminer si elle a juridiction pour entendre le renvoi, ce que conteste l’ami de la cour.Et si elle a ce pouvoir, devrait-elle s’abstenir?Me Joli-Cœur le croit étant donné la nature, à son avis, «hypothétique», «théorique» et «politique» des questions.EN BREF McDonald’s syndiqué (Le Devoir) — Les 80 employés d'un McDonald's de Squamish, en Colombie-Britannique, pourront dorénavant bénificier d'une accréditation syndicale qui leur a été accordée par le Conseil des relations de travail, annonçait hier le syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA).Le directeur québécois des TCA, Luc Desnoyers, espère que cet exemple aura un «effet domino» pour les autres restaurants McDonald's qui luttent à cet effet et croit qu'«il appartient maintenant aux propriétaires québécois de franchises McDonald à démontrer leur bonne foi».100 millions aux victimes New York (AP) — L’assureur italien Assicurazioni Generali versera 100 millions de dollars pour dédommager des miliers de survivants de l’Holocauste, a-t-on appris mercredi.Les victimes de l’Holocauste et leurs héritiers poursuivaient l’assureur, ainsi que d’autres sociétés d’assurance italiennes, allemandes, françaises et suisses, pour non-remboursement des polices d’assurance contractées avant la deuxième guerre mondiale.TENNIS SUITE DE LA PAGE A 1 breuses dans les sports comme la gymnastique et la natation, où l’athlète se mesure à elle-même, mais elles n’osent pas faire de la compétition dans un sport où il faut battre l’autre.Pas juste mieux jouer qu’elle, mais aussi trouver ses faiblesses et lui faire rater des coups.» \jà venue à Montréal des vedettes montantes du sport professionnel devrait aider à changer les choses, espère-t-elle.Beaucoup plus que leurs aînées, les Kournikova, Hingis et Williams inspirent le plaisir de se battre, le plaisir de parfaire sa technique et ses stratégies mais, surtout, le plaisir de jouer.Bien que le tournoi arrive un peu tard dans la saison, Daniel Savard aussi s’attend à voir grimper sensiblement la fréquentation des terrains à Montréal durant les semaines qui suivront les Internationaux de tennis.«On ne parle que de ça sur les terrains», dit-il.Pour aider la cause du tennis, de nombreuses initiatives ont été récemment entreprises.Depuis un an, Tennis Québec s’est associé avec le fabricant de raquettes Wilson pour mettre sur pied le programme «Vive le tennis», qui offre pour 70 $ au joueur débutant une raquette, des balles et six leçons techniques.Une grille d’auto-évaluation a également été élaborée, en collaboration avec la fédération américaine, pour permettre aux joueurs de mesurer leur niveau d’habileté et se trouver plus facilement des partenaires de leur calibre.Une multitude d’outils pédagogiques, comprenant des mini-raquettes, de grosses balles de styromousse et des manuels d’apprentissage, ont été inventés.Un programme déformation des enseignants et des entraîneurs a été lancé.À la Ville de Montréal, une activité portes ouvertes s’adressant particulièrement aux famines se tiendra en début de saison l’an prochain.A Montréal, les premiers terrains publics payants ont été aménagés dans le parc Lafonfidne en 1933.Six ans plus tard, on en comptait 17.Ce nombre est passé à 71 en 1959.Il s’élève aujourd’hui à 134, sur 12 sites, plus 68 non payants.L’aménagement du parc Jarry n’aura pas seulement profité aux professionnels et à l’élite, des heures d’accès aux huit terrains couverts du Pavillon Bell sont réservées au public durant l’automne et l'hiver.Les quatre terrains couverts du Centre Claude Robillard s’ajoutent à ce nombre.Par ailleurs, il n’en coûte que 8,50 S (7 $ avec la carte Accès Montréal) à des adultes pour jouer une heure sur un terrain extérieur et 2,75 $ pour les joueurs de moins de 17 ans.Ce montant passe à 16 $ le jour et 20 $ le soir pour les terrains couverts.«Ce n’est pas vrai que le tennis coûte cher, assure Andrée Martin.Et puis, c’est tellement un beau sport, qui permet de bouger et de rester éveillé mentalement.» ÉQUIPE SUITE DE LA PAGE A 1 Aujourd’hui, la conjoncture économique est complètement transformée, les électeurs vibrent à d’autres valeurs et leurs héros ont de nouveau^ visages.En cette ère du néolibéralisme, les apôtres de l’Etat interventionniste ne figurent plus dans les plans des partis politiques traditionnels.Conséquemment, l’entreprise privée sera largement représentée au sein de la nouvelle équipe libérale.Cette caractéristique sera d’autant plus dominante que Charles Sirois est lui-même une étincelante illustration de réussite en affaires.Détenteur d’une maîtrise en finances, il a débuté en 1980 à la tête de la minuscule entreprise de téléavertisseurs que lui a cédée son père.Aujourd’hui âgé de 43 ans, il apparaît comme le plus talentueux entrepreneur de sa génération.Depuis, il a créé Télésystème National, qui chapeaute des actifs de trois milliards et est la plus grande entreprise de télécommunications à capital privé au Canada.la moitié de cet avoir consiste en un bloc d’actions de 20 % de Téléglobe, le monopole canadien des télécommunications internationales, une entreprise dont il est également président.De l’évocation de ce parcours lumineux, il ne faudrait pas conclure que l’équipe électorale du PLQ ne sera faite que de gens d’affaires.Ami de Jean Charest, dont la confiance lui est assurée, Charles Sirois jouit sans doute d’une bonne marge de manœuvre pour sélectionner les candidats potentiels.Et il convient d’emblée que les constitutionnalistes, les politologues et tous les autres logues n’exercent pas sur lui un grand attrait.Néanmoins, le chasseur de têtes qu’il est se fait un devoir d’explorer tous les secteurs d’activités de la société.«Ce n’est pas seulement le milieu des affaires qui est ciblé.On recherche des hommes et des femmes du côté économique, social et culturel.» Di première règle de base du comité Sirois tient à l’incontournable nécessité de bâtir une équipe de jeunes parlementaires, quitte à choisir des néophytes de l’action politique.Les aspirants candidats du PLQ doivent être d’inconditionnels fédéralistes.Qu'ils soient militants conservateurs ou libéraux sur la scène fédérale, cela n’a aucune importance.Ils peuvent même se dire nationalistes, ce en quoi Charles Sirois ne voit pas d’incompatibilité avec des convictions fédéralistes.On peut néanmoins présumer que les gens de la gauche ayant «des chances de se sentir inconfortables au PLQ» seront plutôt rares.L’on y trouvera par ailleurs bon nombre d’élus municipaux, notamment des maires de petites villes et de paroisses.Aucun leader syndical connu n’a encore accepté de se présenter sous la bannière libérale.En somme, les étiquettes de gauche et de droite, ou de bleu et rouge, ne figurent pas dans la grille d’évaluation de Charles Sirois, qui fonde essentiellement ses choix sur l’intelligence, le dynamisme et le goût de changer des choses.«Si l’on réussit à faire atterrir les gens qui sont présentement en réflexion, ce sera une équipe du tonnerre.Vous allez être surpris.» I, K I) E V OIK, I.E -I E l! I) I 2 0 A (l V T I !» !l S LES SPORTS b r> Internationaux de tennis féminin du Canada Il o c K K Y Rien n’est acquis pour les favorites Arantxa Sanchez-Vicario et Anna Kournikova négocient arrachent leur victoire difficilement üy GUY K O H 11.LA Kl) PRESSE CANADIENNE REUTERS Arantxa Sanchez-Vicario a pratiquement remercié le ciel après avoir battu Karma Habsudova.Ixi favorite du public montréalais, deux fois gagnante et une fois finaliste au stade du Maurier, a apprécié les encouragements de la foule qui l’a ovationnée lorsqu’elle a enfin gagné un jeu au deuxième set.«C’était line forte ovation et de toute évidence, ils [les spectateurs] voulaient voir un meilleur match et que je revienne dans celui-ci.Ça m’a aidé à me motiver davantage.» Cela dit, Sanchez-Vicario considère avoir repris le contrôle à partir du moment où elle a comblé un déficit de 0-40, à (S-5 au deuxième set.17 de suite Novotna, quant à elle, en était à son tout premier match en plus d’un mois, soit depuis le championnat de son pays en République tchèque.Gagnante de ses trois derniers tournois, la championne de Wimbledon, qui connaît la saison de sa carrière, en était hier à sa 17' victoire de suite.«J'ai eu besoin de plus d’un set juste pour retrouver la sensation de jouer, a-t-elle confessé.Je n'avais participé qu'à un tournoi depuis Wimbeldon et je n 'ai pas vraiment été surprise de ce qui s'est passé.C'est très naturel.» Quant à Kournikova, elle en était à son deuxième match après une absence de trois semaines due à une blessure à une main.Déjà la veille, elle avait perdu en double face à cette même Dragomir, une Roumaine qui avait accédé au 15' rang mondial il y a exactement un an.«Je savais que c’était une bonne joueus, a déclaré Anna Kournikova.Elle se sert de tout le court et j’ai eu de la difficulté à m'adapter au premier set.C’était vraiment venteux et elle utilisait bien le court.» Un match historique des Expos en Arizona Les 520 victoires de l’entraîmeur des Expos La route a été longue pour Felipe Alou MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Phœnix, Arizona — L’homme est fier.Ceux qui le connaissent, ceux qui le côtoient quotidiennement le savent bien.Et mardi, Felipe Alou ne tentait même pas de dissimuler sa joie.F.P.Santangelo lui avait remis la balle qu’il avait captée au champ gauche pour le dernier retrait du match.La balle reposait devant lui sur le bureau et elle aura une place de choix dans sa salle de trophées.«Oui je suis fier, a avoué Alou.Il faudra beaucoup de talent et de patience pour qu’un autre gérant d’origine latine puisse atteindre ce plateau.Je compare cela un peu à l’exploit de Dennis Martinez, qui avait décidé qu’il allait être le lanceur d’origine latine avec le plus de victoires.Il lui a fallu de la confiance, de la patience et de la détermination pour y arriver.» Felipe Alou est fier de ce qu’il a accompli.Tout semblait être contre lui.Après une belle carrière de joueur dans les ligues majeures, il a dû passer 12 ans dans les ligues mineures pour faire ses classes comme instructeur et gérant avant qu’on fasse appel à lui.Alou savait qu’on ne lui faisait pas confiance et qu’on ne lui donnait pas sa chance.Il a même parlé d’un bien drôle d’incident au sujet d’un livre d’instructions publié par l’organisation des Expos au cours des années 1980.«Je travaillais au sein de l’organisation depuis des an- nées.On a demandé à des instructeurs des ligues mineures d’écrire quelques chapitres du livre.Certains de ces instructeurs sont même ici avec nous et je vous dis que le livre est bien fait.Mais on ne m’a jamais demandé de contribuer.Je n’étais peut-être pas assez bon pour participer à la rédaction du livre, mais voilà que je suis capable de devenir le gérant qui compte le plus de victoires dans l'histoire de l’équipe.Oui, c’est un plateau important pour moi.» Et Alou était fier de dire qu’il avait dû se bagarrer souvent pour atteindre les 520 victoires.«Oui, il a fallu de la patience.Nous n’avons pas eu de grandes vedettes très longtemps.Nous avons dû reconstruire souvent.Nous avons perdu nos bons joueurs, mais nous y sommes tout de même parvenus.» Santangelo, fait ironique, a effectué le dernier retrait en reculant jusqu’à la clôture pour capter un ballon d’un ancien joueur des Expos Yamil Benitez pour mettre fin au match.Comme Felipe Alou, Santangelo a dû attendre longtemps avant d’atteindre les ligues majeures.Il était fier de donner la balle au gérant.«Je ne sais pas vraiment ce que ça représente pour lui parce que nous n’en avons jamais parlé, a dit Santangelo.Mais je sais que ça veut dire beaucoup.J’étais fier de capter la balle.Je ne pensais pas qu’elle allait franchir la clôture.En fait, j’aurais aimé qu'elle soit frappée encore plus loin.J’aurais aimé grimper sur la clôture et voler un circuit à Benitez pour que ce soit encore plus spectaculaire.» Record de victoires pour un lanceur Maddux célèbre sa 200e victoire Ottawa (PC) — Après avoir passé l’été à mettre des joueurs sous contrat, les Sénateurs d’Ottawa vont maintenant tenter de s’entendre avec leur entraîneur Jacques Martin.Martin rencontrera le directeur général Rick Dudley dans les bureaux des Sénateurs lors des prochains jours.Il ne reste que trois semaines avant le début du camp d’entraînement.Âgé de 45 ans, Martin était l’entraîneur de la LNH le moins bien payé la saison dernière.Il y a eu des discussions pour une prolongation de contrat durant l’été mais Martin a été incapable de s’entendre avec les Sénateurs.«Nous allons nous rencontrer dans les deux prochains joins et nous verrons ce qu’il va en ressortir, a dit Martin.Espérons qu’on en viendra à une entente.» Martin doit gagner 350 (XK) $ canadiens cette saison lors de la dernière année du contrat qu’il a signé quand il a été engagé par les Sénateurs en janvier 1996.Il demande une augmentation substantielle et il voudrait un contrat de trois ans.Martin serait à la recherche d’un contrat d’environ (XX) (XX) .$, 7(X) (XX) $ et 800 000 $ américains par saison semblable à celui accordé par les Blues de StLouis à Joel Quenneville.Les Sénateurs veulent engager l’ex-entraîneur des Maple Leafs de Toronto, Mike Murphy, pour remplacer Craig Ramsay au poste d’entraîneur-adjoint.Cependant, Murphy ne veut pas signer le contrat de deux ans qu’on lui offre tant que Martin n’aura pas réglé ses affaires avec les Sénateurs.De plus, les joueurs autonomes Dackell, Prospal, Neckar, Murray, Bi-canek et Cassivi sont toujours sans contrat en vue de la prochaine saison.BASEBALL TENNIS EN BR E F Sanchez-Vicario aime bien Montréal (PC) — Arantxa Sanchez-Vicario a repris hier sa déclaration d’amour pour Montréal, où elle a gagné en 1992 et 1994 et été finaliste en 1996, battue par Monica Seles.«J’ai toujours aimé ce tournoi, que ce soit à Toronto ou à Montréal, mais j'ai toujours eu plus de succès ici.J’y ai plusieurs ami(e)s et la foule m’a toujours beaucoup encouragée.Je me sens comme chez nous, un peu mieux [qu’ailleurs] donc, Je n’ai rien contre Toronto, mais j’ai toujours mieux réussi ici.» Encore hier, la Catalane a donné crédit à la foule qui l’a aidée à renverser la vapeur pour finalement triompher de Karina Habsudova en trois sets.Graf, toujours au sommet (PC) — Les six joueuses actives qui ont gagné le plus de tournois de la WTA sont à Montréal: Steffi Graf (103), Monica Seles (41).Conchita Martinez (33), Arantxa Sanchez-Vicario (26), Jana Novotna (25) et Martina Hingis (18).La Spice Girl du tennis (PC) — Anna Kournikova s’est encore fait demander, hier, comment elle réagissait au fait d’être considérée comme la «Spice Girl» du tennis et de voir une partie de sa vie privée étalée en public.Cela l’affecte-t-elle?«Je ne pense pas, a-t-elle répondu./e ne peux pas dire.En fait, je ne me concentre pas là-dessus et je n’y accorde aucune attention.Je me concentre seulement sur mon tennis.» Pauvre Sergei Fedorov, son soupirant venu la retrouver à Montréal.En passant, éliminée çlu double mardi, la Russe élevée aux Etats-Unis n’avait pas encore eu la chance de découvrir Montréal, si ce n’est d'un restaurant japonais.MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Phoenix, Arizona — Felipe Alou est maintenant le gérant qui a remporté le plus de victoires dans l’histoire des Expos quand son équipe a mis fin à un voyage difficile sur une note positive en battant les Diamondbacks de l’Arizona 8-2., C’était la 521' victoire de la carrière de gérant d’Alou, qui avait rejoint la veille Buck Rodgers au premier rang.; Les Expos avaient perdu les sept premiers matches du voyage, mais ils reviennent au Stade olympique après avoir remporté leurs deux derniers matchs.Le droitier Dustin Hermanson (11-9) a fort bien lancé.En sept manches, il n’a permis que trois Coups sûrs et a retiré huit frappeurs Sur des prises.Il a cédé deux points, résultat des circuits en solo de Bernard Gilkey et de Matt Williams.Et c’est encore une fois Vladimir Guerrero qui a donné le ton à l’attaque des Expos avec un circuit de deux points, son 30' de la saison, et Un ballon-sacrifice.Guerrero a ainsi rejoint Rusty Staub pour le pins grand nombre de circuits par un voltigeur de droite dans l’histoire de l'équipe.Staub avait réussi pareil exploit en 1970.Le receveur Chris Widger a lui aussi contribué à l’attaque avec un double de trois points en septième.Amaury Telemaco (4-8) a subi E X I* O S Telford et Kline en tête Phœnix (PC) —Anthony Telford et Steve Kline, des Expos, dominent la Ligue nationale pour le nombre de matches auxquels ils ont participé, soit 61.Telford ne se plaint pas du tout du surplus de travail.«J’ai déjà lancé près de 200 manches par saison comme partant dans les ligues mineures et je suis encore très résistant, a dit Telford.Je ne me plains pas, bien au contraire.Je me cherche un job dans les ligues majeures pour l’an prochain.J’espère que ce sera encore ici avec les Expos, c’est certain.Quand je vois tous les bons jeunes partants qui m'entourent — les Favano, Thurman, Powell, Vazquez, Hermanson — je me dis que je voudrais rester avec cette équipe.Mais là je n 'ai pas à me plaindre.Je viens de parlerai! téléphone avec mon ami Shawn Boskic, qui habite tout près d’ici.Il vient de subir une opération au genou.Moi, je lance encore dans les ligues majeures.» Ix> une troisième défaite de suite quand il a cédé six coups sûrs et quatre points, dont trois mérités en six manches de travail.Lejeune Dominicain a surtout été malmené par deux de ses compatriotes, les frères Guerrero.Du champagne pour Felipe Felipe Alou a bu du champagne dans le vestiaire pour la première fois depuis 1962 quand les Giants de San Francisco avaient battu les Dodgers de Los Angeles dans un match éliminatoire pour remporter le championnat de la Ligue nationale.Pour célébrer sa 521' victoire comme gérant des Expos, PJ.Loyello, directeur des relations avec les médias, lui a offert le champagne.«Oui, c'est la première fois, a dit Felipe Alou./e pensais que de telles célébrations étaient réservées à des équipes championnes.C’est un geste que j’apprécie.» Alou n’a appris que tard dans la rencontre d’hier que Vladimir Guerrero avait lui-même égalé un record de Rusty Staub en claquant son 30 circuit.«Je ne le savais pas, mais je peux vous assurer que tous les records d’équipe sont en danger de tomber avec Vladimir Guerrero dans les parages.» Alou a aussi louangé le travail de Dustin Hermanson.«Il a bien lancé contre les Diamondbacks et il a aussi bien fait à ses deux ou trois derniers départs, a dit le gérant.Les Diamondbacks sont une jeune équipe et ils ont encore de la difficulté.» travail de lanceur de longue relève est ingrat.Telford le sait mieux que quiconque.«On ne gagne pas beaucoup de matches.Mais on en perd souvent.On n'obtient pas de sauvetages.Mais il faut un pont entre ces jeunes lanceurs et Ugueth Urbina.Je sais fort bien que je n 'obtiendrai jamais 5 millions.Mais je veux obtenir un autre contrat.» De retour à Montréal (PC) — Après un long et pénible voyage où on a changé de fuseau horaire trois fois, les Expos sont rentrés à Montréal à 5h ce matin.Ils affrontent les Rockies du Colorado dès ce soir.Darryl Kile (9-14, moyenne de 5,67) sera le partant des Rockies ce soir.Il affrontera le jeune Mike Thurman (2-1, moyenne de 4,38).A son dernier départ dimanche à Cincinnati, Thurman a été atteint à la tête par un coup en flèche de Jeffrey Hammonds.Il se dit complètement remis.Atlanta (AP) — Greg Maddux a atteint un nouveau sommet mardi en devenant le 94' lanceur des ligues majeures à atteindre le cap des 200 victoires quand les Braves d’Atlanta ont battu les Giants de San Francisco 84.Maddux a sablé le champagne et garder la balle du match mais il semblait pour lui qu’il s’agissait d’une soirée comme une autre.«Je n’avais jamais pensé à 200 avant cette année», a dit Maddux en haussant les épaules comme s’il ne pouvait comprendre qu'on fasse autant de cas de sa 200'' victoire dans les ligues majeures.«Peut-être que si je me rends à 286, alors je penserai à 300 avant cette année-là.Mais qui sait?» Seulement trois lanceurs toujours actifs ont atteint le cap des 200 victoires dans les ligues majeures, et deux évoluent avec les Braves.Dennis Martinez a enregistré sa 244' victoire la semaine dernière pour devenir le lanceur originaire d'Amé- Les têtes d’affiche de l’Omnium du Maurier ont toutes connu la victoire sur le court central hier après-midi, mais ce ne fut pas facile.Arantxa Sanchez-Vicario a même été humiliée 6-0 dans le premier set avant de venir à bout de Karina Habsudova 0-6, 7-5, 6-3; Anna Kournikova a aussi perdu son premier set avant de rétablir la situation face à Ruxandra Dragomir (4-6, 6-2, 6-4); et Jana Novotna, si elle n’a eu besoin que de deux sets pour disposer d’Elena Likhovtseva 7-5, 6-2, a souffert au premier.Une tête de série a par ailleurs été éliminée, Dominique Van Roost (12'), sortie 7-5, 6-3 par Yayuk Basuki.Les Françaises Nathalie Tauziat et Sandrine Testud ont cependant accédé à la troisième ronde, tout comme Anke Huber, Magui Serna et Silvia Farina.Cette dernière a éliminé (7-5, 6-3) Mary Joe Fernandez, tombeuse la veille de Mary Pierce.La favorite Martina Hingis affrontait Sylvia Plitschke en soirée.L’aide de la foule Sanchez-Vicario et Novotna avaient l’excuse d’en être à leur premieère sortie.«C’était le premier match de la journée, c’est difficile, et c'était aussi mon premier», a constaté Sanchez-Vicario, qui n’en a pas moins rendu hommage à sa rivale, laquelle avait atteint le 10' rang mondial pas plus tard que l’an dernier.«Elle a joué incroyablement bien au début.C’est vrai que j’ai eu un mauvais départ, mais elle en a tiré avantage et je ne voyais presque pas du tout la balle.» rique latine à avoir remporté le plus de victoires tandis que Roger Clemens, des Blue Jays de Toronto, présente une fiche de 227-124.Des trois, Maddux a sûrement les meilleures chance?d’atteindre le cap des 300 victoires.A 43 ans, Martinez est en fin de carrière.Clemens, lui, a 36 ans.Il lance encore avec force mais le temps joue contre lui.Maddux affiche un dossier de 200-114 dans les ligues majeures.Il est quatre ans plus jeune que Clemens et il n’a jamais séjourné sur la liste des blessés.Maddux présente une moyenne de 17,6 victoires par saison au cours de la dernière décennie.S’il maintient le même rythme, il pourrait remporter une centaine de victoires en moins de six saisons.«Maddux n’est pas le genre de gars qui effectue 130 et 140 lancers par match», a dit Norm Charlton, qui a obtenu les quatre derniers retraits du match.Dans la plupart des matchs, il effectue une centaine de lancers.Il ne semble pas être trop exigeant pour son corps.Il a toujours le contrôle de la situation.Il n’y a aucune raison pourquoi il ne pourrait pas remporter 300 victoires.» Maddux, lui, n’est pas si sûr.«En toute honnêteté, je ne m’attends pas à remporter des victoires au même rythme, a-t-il dit.Pensez-y.Il faudrait que je lance de la même façon dans la trentaine que je l’ai fait entre 26 et 29 ans.Ce n’est pas impossible mais il faut être réaliste.» Di 200' victoire de Maddux (16-6) n'a pas été une grande performance.11 a effectué 96 lancers en sept manches, égalé un sommet en saison en donnant trois buts sur balles et il a même effectué un mauvais lancer qui a donné un point.«Il a probablement effectué plus de lancers qu’il voulait, a dit le gérant des Giants, Dusty Baker.C’est une bonne chose à faire quand on n à pas sa meilleure étoffe et qu’on parvient à limiter l’autre équipe à deux points.» LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dili Atlanta 83 42 .664 — New York 69 55 .556 13 1/2 Philadelphie 61 64 .488 22 Montréal 51 76 .402 33 Floride 45 81 .357 38 1/2Section Centrale Houston 78 49 .614 — Chicago 69 57 .548 81/2 St.Louis 60 64 .484 161/2 Milwaukee 60 66 .476 171/2 Pittsburgh 58 68 460 191/2 Cincinnati 57 69 .452 201/2 Section Ouest San Diego 81 45 .643 — San Francisco 66 59 .528 14 1/2 Los Angeles 62 64 .492 19 Colorado 57 70 .449 24 1/2 Arizona 47 79 .373 34 Meilleur deuxième New York 68 55 .553 — Chicago 69 56 .552 —• San Francisco 66 59 .528 3 Hier Cincinnati 8 Milwaukee 2 St.Louis 8 Chicago Cubs 6 (10 manches) Montréal 8 Arizona 2 Floride 6 San Diego 0 Pittsburgh 6 Los Angeles 5 Houston 4 Philadelphie 3 N.Y.Mets 2 Colorado 1 San Francisco à Atlanta Aujourd'hui San Francisco à Chicago Cubs, 14h20.St.Louis à N.Y.Mets, 2,17h05.Arizona à Philadelphie, 2,17h05.Colorado à Montréal, 19h05.Los Angeles en Floride, 19h05.Cincinnati à Pittsburgh, 19h05.San Diego à Atlanta, 19140.Houston à Milwaukee, 20h05.LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dit! New York 92 30 .754 — Boston 74 50 .597 19 Baltimore 68 58 .540 26 Toronto 63 62 .504 301/2 Tampa Bay 48 76 .387 45 Section Centrale Cleveland 69 55 .556 — Chicago 56 68 .452 13 Kansas City 55 71 .436 15 Minnesota 54 70 .435 15 Detroit 49 74 .398 191/2 Section Ouest Anaheim 67 58 .536 — Texas 65 59 .524 1 1/2 Seattle 56 67 .455 10 Oakland 56 70 .444 11 1/2 Meilleur deuxième Boston 73 50 .593 — Baltimore 67 58 .536 7 Texas 65 59 .524 8 1/2 Hier Oakland 6 Chicago White Sox 0 Baltimore 6 Tampa Bay 4 Boston 11 Kansas City 1 IM.Y, Yankees à Minnesota Cleveland à Texas Detroit à Anaheim Toronto à Seattle Aujourd'hui Boston à Kansas City, 14h05.Tampa Bay à Baltimore, 19h35.N.Y.Yankees au Minnesota, 20h05.Cleveland au Texas, 20h35.Chicago White Sox à Oakland, 22h05.Detroit à Anaheim, 22h05.Toronto à Seattle, 22h05.E N BREF t f
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.