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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-08-18, Collections de BAnQ.

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^ FONDE EN 19 10 LE DEVOIR Décaper l'intimité/ soulever une ombre, puis une autre, il y a tant de résistance jusqu a I histoire vraie,/1 ossature $'êle qui protège I âme Denise Dcsaulels.«Faction indice, n.^0» V o l .L X X X 1 X N “ I 8 7 ?M O N T R E A 1., I.E M AUDI 18 A O U T I !» 0 8 8 7 c + T A X K S = I $ / T (I K 0 X T O I $ Mari o Cloutier PERSPECTIVES Deux étés indiens Huit ans après Kanesatake et Kahnawake, Lis-tuguj nous rappelle encore une fois le fragile équilibre de notre coexistence avec les communautés autochtones.Les conflits séculaires qui divisent les Amérindiens nuisent aussi à l’établissement de solides rapports extra-communautaires.Mais peut-on vraiment comparer les deux étés indiens?es crises d’Oka et de Iistuguj diffèrent à plus d’un point de vue.D’abord, l’ampleur même de l’été indien de 78 jours en 1990 dépasse largement ce qui survient présentement en Gaspésie.Les communautés mohawks de Kanesatake et de Kahnawake comptent plus de 7000 membres, alors que la réserve de Listuguj est composée d’un peu moins de 2000 habitants.La crise d’Oka a dérapé lors de l’assaut de la Sûreté du Québec, causant la mort du caporal Marcel Lemay.En 1990, le trésor québécois déboursait un million par jour pour les seuls effectifs de la SQ.En ce moment, les coûts de la police provinciale sont minimes et les compensations à verser atteignent près de deux millions.Malgré tout, il ne faudrait pas penser que les revendications des Micmacs de Listuguj datent pour autant d’hier.En 1981, une guerre du saumon a opposé les Micmacs, dont le chef de bande était à l’époque l’oncle de Gary Metallic, Alphonse, au gouvernement québécois.Plusieurs barricades se sont élevées sur la route 132 au cours des 20 dernières années et, en 1993, dans une entrevue au Devoir, le nouveau membre du Conseil de bande d’alors, Gary Metallic, expliquait que les Micmacs tenaient à leur autonomie gouvernementale.?«Si Québec et Ottawa ne veulent pas nous reconnaître l’autonomie gouvernementale, nous le ferons nous-mêmes.Nous en avons le droit.C’est inscrit dans les traités», soutenait-il.Il est probablement faux de prétendre que Gary Metallic n’est qu’un entrepreneur qui fait valoir ses intérêts financiers avant tout.Penser que Ronald Jacques est un chef de bande qui ne vise que le bien-être de sa communauté relève de la même naïveté.Entre ces deux feux, ces deux clans qui se partagent le pouvoir au sein du Conseil de bande depuis des dizaines d’années, il reste donc l’incontournable question de la légitimité.Comment la communauté mic-maque considère-t-elle ses leaders?En 1990, les dissidents mohawks ont érigé des barricades à Kanesatake et sur le pont Mercier.D’abord partagées, leurs communautés ont fini par les appuyer tout comme l’a fait, à un certain moment, une partie de l’opinipn publique québécoise, voire même internationale.A Listuguj cependant, les Metallic ne peuvent sérieusement prétendre qu’une centaine de membres de la communauté, réunis un beau jeudi soir, représentent l’expression de la majorité.Le Conseil de bande élu, composé des huit membres qui sont favorables au chef Jacques et des quatre dissidents, représente le véritable corps politique représentatif reconnu comme tel.Mais on ne peut nier que cette structure, imposée il y a longtemps par le gouvernement canadien, cache le fait qu’il y ait aussi des appuis incontestables au sein des communautés, chez les anciens notamment, envers les leaders traditionalistes.Entre ces deux réalités, que pensent les 1850 Micmacs de Listuguj, que veulent-ils vraiment?Hier, à nouveau, up vent d’optimisme soufflait sur la réserve de Listuguj.A la suite d’une réunion du conseil de bande, le chef Jacques déclarait qu’il s’était entendu avec les dissidents.Le résultat de ces négociations devait toutefois être soumis en soirée à l’ensemble des partisans du leader des dissidents Gary Metallic.Mais, finalement, l’entente s’est matérialisée: vers 20h30, les barricades tombaient, après plusieurs semaines de siège.Après tous ces revirements, un fait demeure: la voix de l’ensemble de la communauté ne s’est à peu près pas fait entendre.Dans le doute, devant le gouffre qui séparait les clans Metallic et Jacques, face à la paralysie gouvernementale qui surnageait au sein une communauté déchirée, n’aurait-il pas été souhaitable, malgré tout, que l’ensemble des Micmacs de Listuguj votent?Malgré cette entente obtenue à l’arraché, le malaise micmac ne peut plus être repoussé sous le tapis com-:me l'ont fait les gouvernements précédents.Le problème dépasse clairement les demandes pour du bois de coupe, s'inscrivant en fait dans l'esprit même de la nouvelle politique gouvernementale de «responsabilisation et de développement».Dans une communauté où le taux de chômage dépasse les 70 %, le travail forestier ne représente qu'une des solutions au problème.Ainsi, bien que les micmacs aient dit Oui à Québec, le ministre aux Affaires autochtones, Guy Chevrette, devra passer aux actes.Muni de son nouveau plan d'action gouvernemental, il trouvera à Listuguj un laboratoire propice à démontrer que le gouvernement péquiste veut sérieusement améliorer le développement économique des communautés amérindiennes au Québec.METEO ~>i Montréal Dégagement Québec Ciel variable.graduel le matin.Max: 24 Min: 17 Max: 22 Min: 15 Détails, page B 4 INDEX R fi Éditorial .A8 Annonces .B 6 Le monde .A6 Avis publics.B 4 Les sports .B 5 Bourse .B 3 Montréal .A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 6 Economie .B 2 Télévision .B 7 ÉCONOMIE Le débat sur les finances de Montréal tombe à Veau, page A 3 POLITIQUE L’équité salariale divise le caucus libéral, page A 5 [¦**«•/* J ÉCONOMIE La Russie lâche H le rouble et suspend ses remboursements, page B 2 Clinton avoue «J’ai trompé le public, y compris ma femme.Je le regrette profondément» AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président Bill Clinton a reconnu hier soir, au cours d’une allocution télévisée, avoir entretenu une relation déplacée avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky, contrairement à ce qu’il avait toujours affirmé, et a regretté d’avoir trompé les Américains dans cette affaire.«En effet, j’ai eu une relation avec Melle Lewinsky qui n’était pas convenable», a déclaré M.Clinton.«En fait, c’était une erreur.Cela constitue une très grave erreur de jugement et un manquement personnel de ma part, dont je suis le seul et l’entier responsable».«Mais j'ai dit au grand jury, et je vous le dit ce soir, que je n’ai jamais demandé à qui que ce soit de mentir, de cacher ou de détruire des preuves ou de commettre une quelconque illégalité», a-t-il ajouté sur un ton très ferme.«J'ai trompé le public, y compris ma femme.Je le regrette profondément», a déclaré M.Clinton.«Je peux simplement vous dire que je l’ai fait pour de nombreuses raisons.D’abord de me protéger de la honte de ma propre conduite.J’étais également très soucieux de protéger ma famille».«J’ai également pris en considération le fait que ces questions m’avaient été posées dans le cadre d'une enquête politiquement motivée, qui a depuis été classée», a encore déclaré Bill Clinton.«Cela n'a que trop duré, trop coûté et blessé trop de personnes innocentes».Bill Clinton a également jugé qu’il était grand temps de tourner la page sur cette affaire.«Maintenant, cette affaire ne relève que de moi, des deux personnes que j'aime le plus, ma femme et notre file, et notre Dieu», a-t-il dit.«Je dois réparer cela et je suis prêt à faire tout ce qui sera nécessaire pour y VOIR PAGE A 10: CLINTON ¦ Autres informations en pages A 8 et B 1 REUTERS Bill Clinton paraissait dévasté quelques instants avant de s’adresser au peuple américain.«Une profanation de la présidence» La féministe américaine Camille Paglia commente Vaffaire Lewinsky Féministe hors norme, Camille Paglia est professeur de sciences humaines à l’University of the Arts de Philadelphie.Auteur de trois best-sellers (1), elle s’est imposée aux États-Unis comme une commentatrice spécialisée dans le comportement sexuel de ses compatriotes et la place du sexe dans la pop-cul-ture américaine.En prenant la défense de la pornographie, elle s’est illustrée par ses critiques du comportement «politiquement correct» des grandes figures du féminisme américain, leur préférant Madonna comme symbole de la libération de la femme.Clinton.11 y a encore peu, la plupart d’entre nous considéraient que nos dirigeants devaient agir comme des «family men», s’occupant de leur femme et de leurs eqfants, discrets dans leur activité sexuelle.A en juger par les réactions récentes, on s’oriente vers le modèle européen selon lequel l’on ne doit pas se soucier de la vie sexuelle des hommes politiques aussi longtemps qu’ils se LIBERATION Les Américains sont-ils plus tolérants qu’hier sur la vie sexuelle de leurs hommes politiques?Il n’y a aucun doute que l'attitude des Américains à l’égard du type de comportement sexuel toléré de la part des politiciens a changé à cause des scandales visant Bill comportent bien dans leurs fonctions officielles.Faut il donc laisser Clinton en paix?, C’est précisément le problème.A la différence de la plupart des féministes américaines, au moment où l’affaire Paula Jones a éclaté en 1994 j’ai pris cette femme au sérieux.Quoi qu’on puisse penser de la vie privée d’un homme politique, baisser son pantalon devant une employée de son administration est une offense sérieuse! D’autant plus sérieuse qu’elle vient de la part d’un homme qui a fait avancer la cause des femmes (j’ai voté deux fois pour lui!) De même avec l’affaire Lewinsky ce n’est pas son comportement privé qui est en jeu: cette histoire se déroule sur son lieu de travail.VOIR PAGE A 10: PAGLIA Les Micmacs lèvent les barricades «Nous avons gagné cette bataille» MICHEL HEBERT PRESSE CANADIENE Listuguj — Les rebelles micmacs ont enterré la hache de guerre et levé les barricades sur la route 132, à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, hier soir.Des dizaines de personnes se sont précipitées sur les monticules de terre désertés par les Warriors.Hommes, femmes et enfants arrachaient à qui mieux qiieux branches, feuillages, drapeaux.A coup de pelles et de pioches, on déplaçait la terre en attendant l’entrée en scène des béliers mécaniques.L’accès à la scierie GDS étant dégagé, la centaine d’employés de l’homme d’affaires Guildo Deschênes ont pu reprendre le travail ce matin.C’est autour d’un feu symbolique que les clans rebelles de la réserve de Listuguj ont accepté les termes de l’entente arra- chée au conseil de bande par les dissidents de Gary Metallic, qui obtiennent de substantiels droits de coupe sur la forêt gas-pésienne.«Nous avons gagné cette bataille.Les compagnies ont ouvert la porte, nous l’ouvrirons plus largement l’an prochain.Nous venons marquer le pas pour les autres nations autochtones du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et d’ailleurs qui, comme nous, veulent sortir du carcan de la lj)i sur les Indiens», a déclaré Gary Metallic, entouré d’une centaine de ses partisans, rassemblés à quelques pas des barricades.Pour l’essentiel, l’entente conclue avec le chef Ronald Jacques fait en sorte que les clans associés à Gary Metallic héritent de la moitié des droits de coupes accordés aux Micmacs de Listuguj, soit 15 000 mètres cubes de bois d’une valeur marchande de 750 000$.Le conseil de bande a cédé les 5000 mètres cubes de bois que lui avait accordé Québec et qui s’ajoute aux 10 500 mètres cubes dont disposaient déjà les entrepreneurs associés aux Metallic.Aux 110 emplois prévus par les accords précédents, s’ajoutent encore dix emplois auxquels est assujettie une enveloppe de 100 000$.Globale VOIR PAGE A 10: MICMACS En plus de l’entente d’une valeur de 2 millions conclue avec Québec, les Micmacs obtiennent la «totale immunité» pour les actes criminels posés depuis un mois.Julien Green (1900-1998) Entre la chair et l’esprit Il fut un des monuments du siècle, avec sa plume d’épure pourtant si foisonnante, Julien Green l’écrivain de Mont-Cinère et de Moïra, l’auteur d’un mythique journal publié en 17 volumes, vient de s’éteindre après une vie d’écriture hantée, placée sous le double signe de l’angoisse et du mysticisme.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR www.ledevoir.com Il était un enfant du siècle et aura péri juste avant d’en voir la fin.Naître en 1900, c’est avoir connu et vécu tous les soubresauts, les errances, les délires, les découvertes et les contradictions du XX'' siècle.Julien Green témoigna de tous les irréconciliables au long d’une œuvre-fleuve largement teintée d’autobiographie, comme au fil d'un journal passé à la légende.Le titre de son dernier roman Jeunesse immortelle apparaît comme un pied de nez à la mort qui rôdait et une promesse de survivance.Considéré comme une des plus belles plumes de l’époque, une de ses plus prolifiques aussi, entré de son vivant à la Pléiade, canonisé des lettres, également photographe, grand voyageur, traduit dans plusieurs dizaines de langues, il fut assez célébré pour trouver les honneurs dérisoires, vivait réglé comme une horloge, matinal, digne jusqu’au bout, entouré de milliers de livres aux belles reliures de cuir qui portaient comme lui le cachet de noblesse d’une autre époque.L’auteur de Mont-Cinère, de Varouna, de Moïra et de Autoportrait VOIR PAGE A 10: GREEN a 778313000658 A 10 I.E 1) E V «IR.L E M A RDI 18 A O l! T I !» i) 8 -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES MICMACS SUITE DE LA PAGE 1 CLINTON «c'est une question privée» ment, les Micmacs auront donc conclu avec le gouvernement une entente à plusieurs volets d’une valeur de 2 millions.En plus, ils obtiennent la «totale immunité» pour les actes criminels qui ont été posés depuis un mois, a indiqué Allison Metallic, dissident du conseil de bande.Ces gains sont bien loin des revendications de Gary Metallic.«C’est vrai mais c’est une première étape, a-t-il expliqué hier soir.Des négociations auront cours cet automne et l’hiver prochain, nous demanderons plus.Nous voulons une part plus grande de cette industrie.» Si ces négociations ne débouchent pas sur une entente globale accordant aux Micmacs un droit de regard sur les terres forestières de la Gaspésie, «on fera une deuxième ronde, dit-il, on verra si le gouvernement du Québec veut vraiment donner aux Micmacs leur juste part de cette ressource.Mais nous pouvons garder la tête haute parce que nous avons gagné cette bataille», a-t-il lancé à ses partisans.Les événements de la journée n’annonçaient pas un tel dénouement.Gary Metallic et ses alliés tenaient mordicus à la tenue d’un référendum portant sur les offres du ministre Guy Chevrette.Ils menaçaient de maintenir les barricades sur la route 132 tant et aussi longtemps que le chef Ronald Jacques n’accepte cette consultation.En fin d’après-midi, après deux heures de délibérations, les dissidents avaient un accord de principe sous le bras.«Nous avons une entente», disait simplement le chef Jacques.Le conflit micmac venait ainsi de prendre fin après un mois de barricades, de menaces et de guerre verbale.Il restera aux clans opposés de la réserve à panser les blessures causées par les injures lancées de part et d’autre.EN BREF Deux noyés retrouvés à Oka (PC) — Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont retrouvé hier les corps de deux jeunes hommes qui se sont noyés en début de soirée dimanche à la plage d’Oka, dans le lac des Deux-Montagnes, près de Montréal.Les plongeurs ont retrouvé les cadavres à près de quatre mètres de profondeur dans un secteur où la visibilité de l’eau est très mauvaise.Les deux jeunes hommes ont coulé à quelque 24 mètres de la berge.Les deux Montréalais, âgés de 19 et 26 ans, se baignaient, vers 18h00, dans la partie du lac où il n’y a pas de surveillance.Selon des témoins, un des deux hommes aurait perdu pied et n’aurait pu remonter à la surface.Un deuxième individu aurait tenté de lui porter secours, mais se serait également noyé.Implant d’un «os» humain développé en laboratoire Boston (AFP) — Un «os» de pouce développé à partir de cellules humaines a été implanté pour la première fois sur un homme à la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts à Worcester, a-t-on appris hier auprès de cet établissement.Raul Murcia, 37 ans, avait sectionné accidentellement au début de l’été son pouce gauche au niveau de l’articulation.Récupérant des cellules de la partie tranchée de cet appendice, le Pr Charles Vacanti, un spécialiste de la culture de tissus, a réussi à les faire multiplier en laboratoire.SUITE DE LA PAGE 1 parvenir», a-t-il ajouté.«Rien n'est plus important pour moi personnellement mais c’est une question privée et j’ai l’intention que ma vie de famille revienne à ma famille.Ca ne regarde personne d'autre que nous».«Même les présidents ont une vie privée (.) Notre pays a été distrait par cette affaire depuis trop longtemps et j'accepte ma part de responsabilité (.) Maintenant, il est plus que temps de tourner la page», a conclu le président La déclaration de Bill Clinton intervenait quelques heures après sa déposition de plus de cinq heures devant le grand jury fédéral de Washington, au cours de laquelle il a reconnu avoir une relation déplacée avec Monica Lewinsky.Dans une brève déclaration lue à la presse à l’issue du témoignage présidentiel, l’avocat de Bill Clinton, David Kendall, a indiqué que son client avait témoigné «sincèrement» à propos de ses relations avec Monica Lewinsky et sur le contenu de sa déposition dans l’affaire Paula Jones.«Nous espérons que le témoignage du président va mettre enfin un terme à l’enquête du procureur indépendant, qui a duré plus de quatre ans, coûté plus de 40 millions de dollars et qui a abouti à une enquête sur la vie privée du président», a ajouté M.Kendall.«Le président a souhaité que je lui laisse le soin d’évoquer lui-même son témoignage et il le fera ce soir au cours d’une allocution à 22h00 locales», a conclu l’avocat Juste avant la déclaration de M.Kendall, le procureur indépendant Kenneth Starr a quitté la Maison-Blanche avec ses collaborateurs sans faire le moindre commentaire.Son porte-parole Charles Bakaly s’est lui aussi refusé à toute déclaration.«Nous ne pouvons rien dire sur ce qui s’est passé», a-t-il déclaré aux journalistes à sa sortie du tribunal fédéral de Washington.M.Clinton avait débuté sa déposition sur la nature exacte de ses relations depuis 1995 avec Monica Lewinsky, âgée aujourd'hui de 25 ans, à 13h heure locale dans la salle des cartes de la Maison Blanche.Pendant plus de cinq heures, il a répondu, en présence de trois de ses avocats, aux questions du procureur indépendant Kenneth Starr et de plusieurs de ses adjoints.Son témoignage était retransmis en direct, via un circuit vidéo interne, aux 23 membres de la chambre populaire de mise en accusation (grand jury) du tribunal fédéral de Washington chargée de l’enquête.Pendant toute la journée, la Maison-Blanche a été le théâtre d’une intense activité médiatique.Toutes les grandes chaînes de télévision américaines ont interrompu leurs programmes pour annoncer le début du témoignage présidentiel et diffusé en direct la déclaration de son avocat David Kendall.Tout au long du week-end, le président a été exhorté par ses anciens conseillers lors des «talks-shows» télévisés à présenter ses excuses à ses concitoyens, un tradition courante dans la vie publique américaine débordante d’exemples de déchéances et de rédemptions spectaculaires.«Les Américains forment un peuple miséricordieux, ils veulent mettre tout cela derrière eux», a déclaré hier lors d’une conférence de presse le sénateur républicain de l’Utah, Orrin Hatch, ajoutant que M.Clinton «doit maintenant s’exprimer sans fard et franchement devant le peuple américain».Selon un sondage publié cette semaine par l’hebdomadaire Newsweek, une majorité d’Américains, soucieuse d’en finir avec le scandale qui embarrasse la présidence depuis plus de 7 mois, s’affirme prête à pardonner à M.Clinton s’il reconnaît maintenant n’avoir pas dit toute la vérité sur l’ancienne stagiaire.S’il admet avoir menti, selon Newsweek, 52 % d’Américains indiquent que leur opinion du président ne changera pas tandis que 22 % d’entre eux affirment même qu’ils auront une meilleure opinion de lui.S’il répète ses dénégations passées, 73 % d’Américains ne changeraient pas d’opinion à son sujet, et seuls 29 % d’Américains croient qu’il devrait être destitué, selon Newsweek.Au tout début de l’affaire, M.Clinton avait affirmé à plusieurs reprises publiquement qu’il n’avait jamais eu de liaison avec Monica Lewinsky, une ancienne stagiaire de la Maison Blanche qui avait 22 ans lorsqu’il l’a connue en novembre 1995.De9 excuses en Arkansas M.Clinton, lors de sa longue carrière politique, a déjà passé avec succès l’épreuve des excuses contrites et de la confession.En 1981, après avoir perdu son poste de gouverneur de l’Arkansas et sur les conseils pressants de son ancienne éminence grise maintenant déchue, Dick Morris, M.Clinton s’était excusé auprès des électeurs de l’Arkansas d’avoir pris la décision qui s’était révélée fatale pour sa réélection: l’augmentation de la taxe automobile.Il avait été réélu gouverneur lors des élections suivantes.Cette fois pourtant s’il décide de regarder à nouveau l’Amérique dans les yeux, il faut «pour sa famille et son pays qu’il présente des aveux complets, des excuses intégrales», estimait dimanche sur ABC un autre ancien conseiller de la Maison Blanche, George Stephanopoulos.«Il fera un mea culpa parce qu’il est avant tout un animal politique pragmatique et qu’il comprend que c'est à peu près tout ce qu'il peut faire maintenant», parie pour sa part Dick Morris.«Même les présidents ont une vie privée (.) Notre pays a été distrait par cette affaire depuis trop longtemps et j’accepte ma part de responsabilité (.) Maintenant, il est plus que temps de tourner la page» PAGLLA SUITE DE LA PAGE 1 Elle ne s’est pas produite pendant son temps libre mais dans un bureau attenant au bureau ovale, c’est-à-dire au centre historique et politique du pouvoir exécutif.C’est une profanation de la présidence.Et pourquoi?Si l’on en croit ses confidences à Linda Tripp publiées par la presse, Monica Lewinsky s’est plainte d’avoir été une parmi quatre femmes offrant ses «services» à Bill Clinton.Si c’est vrai ne mérite-elle pas plus pour cela qu’un t-shirt et une tasse ramenée de Marthas’ Vinyard [les«cadeaux» que d’après la presse Bill Clinton aurait offerts à l’ancienne stagiaire].Comment l’a-t-il traitée?Autant que l’on puisse comprendre, elle n’aurait reçu aucune gratification sexuelle en échange de ses «faveurs» parce qu’il ne voulait rien faire contre Hillary.Ce n’est pas une relation sexuelle il s’agit d’un service effectué pour le président, une relation servile pour lequel elle aurait dû au moins être rémunérée par un statut, des vacances, des repas! Il la traite comme un morceau de viande.C’est une dégradation déshonorante au centre historique de la présidence américaine.Voilà le vrai scandale! Et s'il n'a commis aucun délit?Même si l’on apprend au bout du compte que Monica n’a fait pour lui que des strip-teases et que le fait qu’il se soit masturbé en la regardant ne constitue pas à proprement parler une «relation sexuelle», cette histoire est choquante à cause de l’hypocrisie en jeu.Si le débat porte sur le fait de savoir si fellation ou masturbation ne constituent pas une relation sexuelle, l’infantilisme de cette affaire n’en est que plus affligeant.Le fait qu’il ne prenne pas plus de responsabilité pour sa vie sexuelle est désolant Son idole John F.Kennedy avait de nombreuses femmes dans sa vie mais il n’a pas été aussi stupide! Est-ce parce qu’il a tellement peur de maman Hillary qu’il avait besoin de faire entrer cette fille en douce?Si c’est le cas pourquoi choisir une fille dont le comportement montrait clairement qu’il ne pouvait pas lui faire confiance pour rester silencieuse?Il ne s’agit pas d’une relation mûre et adulte.Des milliers de femmes rêvent paraît-il de faire l’amour avec Bill Clinton.Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.Si c’était une histoire d’amour ou une maîtresse de Bill Clinton les choses seraient différentes.Non, l’affaire Monica est une preuve de sa stupidité.J’ai 51 ans, le même âge que lui et comme lui je suis un produit des années soixante.Comme lui j’ai commis des erreurs de ce type.Mais c’était il y a vingt ans! Ce dont on parle ici ce sont des erreurs grossières de jugement sur les gens à qqi faire confiance.Le président des Etats-Unis se repose sur une groupie californienne, manifestement instable émotionnellement, le type de fille qui peut poser de gros problèmes à un politicien parce que leur comportement est incontrôlable.Au delà des questions de sécurité nationale c’est son jugement politique qui est en cause.Cela ne justifie probablement pas sa destitution mais une motion du Congrès exprimant sa désapprobation me paraîtrait une bonne solution.Les médias ne parlent que de cela et pourtant les Américains s’en moquent?Nos médias relèvent de l’industrie du spectacle et le sexe y occupe une bonne place.Les «soap opéras» à la télévision ont l’air bien pâles comparés à la véritable histoire qui nous vient de Washington.Cela dit, la plupart des gens ne regardent pas la télévision tout le temps! Surtout pas au mois d’août! C’est vrai, cette obsession médiatique n’est pas une obsession du public.L’économie va bien.Les médias nationaux sont basés à New York et Washington, leur couverture traduit la distorsion liée à cette implantation.Kenneth Starr, enfin, est impopulaire.Est ce la fin du puritanisme américain?L’impact de l’héritage puritain demeure évidemment puissant.Mais la révolution sexuelle des années soixante l’a sérieusement écorné.Depuis, quoi qu’on en dise, chaque décennie voit la poursuite de la libéralisation des attitudes des Américains par rapport au sexe.Malgré la persistance de certains discours, nombre de stigmates associés à l’homosexualité et au sexe avant et hors du mariage ont disparu.Le simple fait que le public puisse accepter aujourd’hui que Clinton ait eu des liaisons extramaritales et que ça ne soit pas tellement important est la preuve que les choses changent.Après tout, Ronald Reagan était un homme divorcé et ça n’a jamais été un sujet de débat ce qui aurait été inconcevable trente ans plus tôt.Les gens acceptent beaucoup plus aisément les peccadilles sexuelles de leurs politiciens.Mais l’affaire Lewinsky est beaucoup plus complexe qu’une simple réaction puritaine.Propos recueillis par Luc Lamprière (1) Sexual Personae: Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson, Sex, Art and American Culture and Vamps and Tramps.Les procédures de destitution d’un président américain REUTERS Les Cuntrera-Caruana détenus un mois de plus Toronto (PC) — Dix hommes et une femme arrêtés lors d’une importante opération contre la famille Cuntrera-Caruana ont comparu en cour à Toronto, hier, pour leur enquête sous cautionnement mais ont appris qu’ils devront rester en détention au moins jusqu’au 23 septembre.La Gendarmerie royale du Canada estime que le groupe fait partie d’un important réseau international de trafiquants de drogue lié à la mafia, et dont le chef serait Alfonso Ca-ruana.Caruana vivait ouvertement en banlieue de Toronto, même s’il était recherché par les autorités italiennes.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction ©ledevoir .com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par U Devoir Inc dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor l^aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Washington — Alors que le président Bill Clinton a avoué avoir eu une liaison avec Monica Lewinsky, l’éventualité d’une procédure de destitution fait l’objet de toutes les conversations dans la capitale américaine.En 200 ans, jamais un président américain n’a été contraint à démissionner pour «trahison, concussion ou autres crimes et délits graves», les justifications données pour l’«impeachment» par la Constitution.Mais il s’en est fallu de peu à deux reprises.En 1974, Richard Nixon avait préféré démissionner pour éviter le procès devant le Sénat dans le cadre du Watergate, une affaire d’écoutes illicites au quartier général du Parti démocrate.En 1868, Andrew Johnson avait échappé au vote sanction à une voix près devant le Sénat, la Chambre des représentants s’étant prononcée pour l’im-peachment en raison d’un désaccord sur la reconstruction du Sud après la guerre de sécession.C’est l’article Ô de la section 4 de la Constitution qui définit les procédures que doit suivre le Congrès pour destituer (e président, le vice-président, ou tout autre représentant de l’Etat pour «trahison, cmcussion, ou autres crimes et délits graves».Cette procédure de destitution, longue et complexe, car elle est le reflet des formalités du XVIII'' siècle, a rarement été utilisée et n’a jamais abouti pour un président.Ifviathan, a disparu en catimini, jeudi dernier, selon ses vœux.Ce n’e^t qu’hier, la dépouille déjà ensevelie, que son fils Jean-Eric Green annonça la nouvelle de sa mort.Avec lui s’évanouit un des derniers représentants d’un certain style nourri d’une exigence littéraire teintée de classicisme, pétrie d’idéal, école à laquelle appartenait aussi François Mauriac et le grand ami de Green, Jacques Maintain.Il avait beau rejeter l’étiquette d’écrivain catholique, elle le suivit tout au long de sa vie, accolée à un nom qu’elle poursuivra outre-tombe.Julien Green s’est voulu et fut un pont humain dressé entre deux continents: la France qui fut sa terre natale et d’adoption, les Etats-Unis dont la tradition familiale le berça et qu’il découvrira à 19 ans.Si la patrie de Victor Hugo lui donna la langue d’écriture de la majorité de son œuvre et l’inscrivit au panthéon de ses meilleurs auteurs, jamais il ne renonça à la nationalité américaine léguée par ses parents.En quittant il y a deux ans son fauteuil à l’Académie française (qu’il occupait depuis 25 ans après avoir succédé à François Mauriac) il s’était défini comme Américain avant tout, et peu friand d’honneurs.L’Hexagone avait protesté devant cette défection, le milieu littéraire poussé les hauts cris.Mais allez faire changer d’avis un quasi-centenaire, depuis toujours hors normes, qui s’ennuie chez les consacrés.Julien Green: le nom évoque une écriture fignolée, épurée, un peu surannée, une âme angoissée en quête de Nixon avait ainsi préféré devenir le premier chef de l’État à démissionner que le premier à être destitué.Il avait ensuite été «grâcié» par son successeur Gerald Ford.Au moment de sa démission, l’affaire du Watergate était déjà depuis huit mois devant le Comité judiciaire et il aurait fallu attendre de longs mois avant que la Chambre des représentants ne vote l’impeachment et que le Sénat ne mène le procès.Dans le cas de Bill Clinton, beaucoup d’observateurs pensent que le procureur indépendant Kenneth Starr va remettre à la Chambre des représentants un rapport dans lequel il détaille les charges qui pèsent contre le président américain.Dans un premier temps, les représentants devront alors demander l’ouverture d’une enquête pour étudier le bien-fondé de ces accusations, enquête qui est confiée au Comité judiciaire, actuellement présidé par le repésentant républicain de l’Illinois, Henry Hyde.Si les charges sont jugées recevables et que la Chambre des représentants vote — à la majorité simple — l’ouverture d’une procédure d’impeachment, comme ce fut le cas pour Andrew Johnson, le procès sera ensuite mené par le Sénat, présidé pour l’occasion par le premier juge de la Cour suprême.Pour que le président soit démis de ses fonctions, le Sénat devra confirmer le bien-fondé des accusations de la Chambre à une majorité des deux-tiers.sens, éprise de mysticisme, mais aussi l’odeur d’une certaine droite catholique, croix et bannière en majesté.Il faut chercher la vérité de cet homme en des zones de contradictions dont sa vie fut tissée.Le combat entre la chair et l’esprit qui hanta son œuvre répondait au conflit intérieur de son existence, entre sensualité et recherche de Dieu, dissociant l’esprit et la matière.Julien Green témoigna roman après roman de cette aspiration à la spiritualité, de son commerce avec le surnaturel.Il pourchassait la vérité dans un ailleurs lui échappant toujours mais qu’il ne désespérait jamais d’atteindre.Sa foi religieuse, parfois teintée de doutes, fut son rempart contre le désespoir, les tourments et les déchirements de sa nature.A 86 ans, il notait dans son journal cette étrange impression d’être un étranger partout: «Chaque fois qu'il m’arrive d'avoir à dire mon nom, et mon prénom, j'éprouve un léger choc et je me dis: «Ce n’est pas moi, je ne suis pas celui-là».Une autre personne est en moi, et je ne la connais pas, ni ne peux la connaître.C’est sans doute elle qui écrit mes livres.» Ses racines entremêlées lui donnaient un grand-père corsaire, des parents hantés par les souvenirs de la guerre de Sécession mais c’est ce Paris où il vit le jour (et habita la majorité de sa vie) qui fit également de lui un enfant de la France.À la mort de sa mère, alors qu’il était âgé de 14 ans, il se tourna vers l’invisible, et protestant de naissance, se convertit derechef au catholicisme.Romanesque, pétri d’idéal, il s’enrôla à 16 ans, lors de la Grande Guerre, combattit au sein de l’unité américaine aux côtés Clinton avait déjà dû s’expliquer AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — En 1992 Bill Clinton, candidat à la présidence, s’était déjà expliqué à la nation lors d’une intervention télévisée sur des rumeurs d’infidélité conjugale émanant d’une ancienne chanteuse, Gennifer Flowers.Le 26 janvier, sa femme Hillary à ses côtés, il avait participé à une émission extrêmement populaire, «60 minutes» sur CBS, juste après le Super Bowl, la finale du championnat de football américain.Il avait démenti, avec son art consommé des demi-vérités, les accusations de Mme Flowers, qui affirmait avoir eu avec lui une liaison de 12 ans.«Cette allégation est fausse», avait-il dit.Il avait rappelé qu’il avait reconnu précédemment «avoir causé de la peine dans son mariage».Quand le journaliste avait insisté, lui demandant s’il démentait «catégoriquement» une liaison avec Gennifer Mowers, il s’en était sorti en répondant : «Cest ce que j'ai dit auparavant.Et elle aussi».Mais il ne l’avait pas répété.Il avait ajouté que Mme Flowers était motivée par l’argent reçu d’un tabloïd.Des millions d’Américains avaient compris à tort qu’il n’a jamais eu de liaison avec Gennifer Flowers.En janvier, sous serment, M.Clinton a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec elle.Hillary Clinton était à l’époque, main dans la main avec son époux : «Je l'aime, je le respecte et je suis fière de ce que nous avons traversé ensemble», avait-elle dit.d’Hemingway et de Dos Passos.Green en garda toujours qne horreur de la guerre.De 1919 à 1922, il s’installa aux États-Unis, y poursuivit des études de langue et de littérature.Mais il eut tôt fait de retrouver Paris pour se lier bientôt avec Gide et Maintain.Les premiers écrits de Julien Green furent des essais dont une étude sur Ulysse de James Joyce et un Pamphlet contre les catholiques de France trop tièdes à ses yeux.Dès 1926, son premier roman Mont-Cinère lui valut la notoriété.Suivront Adrienne Mesurât, Ifviathan, L’Autre Sommeil.Il écrira frénétiquement toute sa vie, titre après titre, essais, pièces de théâtre, romans ainsi que le célèbre journal qui n’en finissait plus de prendre du volume, devenant écrivain mythique — un mythe qui l’aura mis jusqu’au bout mal à l’aise.Outre l’étrange, le surnaturel qui hantent des œuvres comme Minuit, et le troublant Varouna — où les destins individuels sont les maillons d’une chaîne éternelle — le questionnement religieux inscrit au cœur de Moïra et de Chaque homme dans sa nuit, Green aura exploré d’autres thèmes liés à ses origines sudistes, notamment à travers Sud ayant pour cadre une plantation à la veille de la guerre de Sécession.Mais son œuvre entière demeure marquée par la conviction que si le malheur et la souffrance sont au cœur de la condition humaine, une aspiration à la transcendance peut permettre de les surmonter.Voici que par sa mort, il échappe désormais à ce qu’il décrivait comme «ce vague sentiment de danger que j'ai toujours éprouvé simplement à vivre dans le monde».GREEN SUITE DE LA PAGE 1 I .• •* • L K I) K V OIK.L H M AUDI IS A O I' T I !» !» S B 5 EN BREF Lareau en difficulté New Haven (AP) — Après avoir perdu le premier set, le Québécois Sébastien Lareau semblait s’être retrouvé lors de son premier match au tournoi de New Haven.Lareau avait cédé le premier set à son adversaire, MaliVai Washigton, par la marque de 6-4.Toutefois, l’athlète de Boucherville menait 3-1 au set suivant lorsque la pluie a obligé les organisateurs à interrompre le match jusqu’à aujourd’hui.Un seul match a été terminé.Geoff Grant a défait Slava Dosedel en deux manches de 6-2 et 6-3.Le prochain adversaire de Grant sera le finaliste du tournoi de Wimbledon, Goran Ivanisevic.Smith revient au jeu Calgary (PC) — Les Flames de Cal-gary ont perdu un entraîneur-adjoint mais ils ont regagné un défenseur quand Steve Smith a mis fin à sa retraite.Smith, qui a joué durant 13 ans avec les Oilers d’Edmonton et les Blackhawks de Chicago, a annoncé qu’il revenait au jeu et qu’il endossera l’uniforme des Flames la saison prochaine.Le défenseur s’était joint à l’équipe d’entraîneurs des Flames au début de la saison 1997-1998 après avoir pris sa retraite en raison de problèmes de dos.Smith, âgé de 35 ans, ne prévoit pas jouer les 82 matchs au calendrier mais le directeur général de l’équipe, Al Coates, a affirmé que Smith demeure un joueur intimidant capable d’exercer le leadership dont l’équipe a grandement besoin.Crowe s’entend avec les Sénateurs Ottawa (PC) — Les Sénateurs d’Ottawa ont fait signer un nouveau contrat d’un an au robuste Phil Crowe.Crowe a passé la majeure partie de la dernière saison avec les Vipers de Detroit de la ligue internationale avec lesquels il a marqué six buts et amassé 13 passes en 55 matchs.En neuf rencontres avec les Sénateurs, l’ailier droit de 28 ans a inscrit trois buts et écopé de 24 minutes de pénalité.Frentzen «va bien» Vienne (AFP) — Heinz-Harald Frentzen, le pilote allemand de l’écurie Williams-Mecachrome, malade et très éprouvé à l’issue du Grand Prix de Hongrie de Formule 1, «va bien», a annoncé hier le service de presse de l’hôpital central de Vienne AKH.Frentzen a quitté le Hungaroring dimanche soir en ambulance pour être transféré par avion privé vers le AKH viennois.Selon l'établissement, le pilote allemand «ne veut pas donner plus d'information».Le service de presse a simplement ajouté qu’on «saura cet après-midi si Frentzen pourra quitter ou non l’hôpital aujourd’hui».Frentzen souffrait de diarrhées depuis vendredi.Avant le départ de la course, dimanche, il avait été examiné par le médecin de la Fédération internationale automobile.A l’issue du Grand Prix, qu’il a terminé à la cinquième place, il a été pris de nausées et de spasmes.Malone veut au moins 20 millions • Salt Dike City (AP) — Le nouvel agent de Karl Malone a placé la barre très haute.Dwight Manley, l’agent de la vedette du Jazz de l’Utah depuis le mois dernier, a indiqué qu’il entreprendra des pourparlers avec comme base une somme de 20 millions par année quand son client deviendra joueur autonome après la prochaine saison.«Karl Malone est le pire cauchemar pour la ligue, car tous les amateurs pensent qu’il ne devrait recevoir un salaire juste et équitable», a déclaré Manley.L’attaquant de 35 ans gagnera environ six million la saison prochaine.Lloyd sur la voie du retour Buffalo, New York (AP) — Un mois après avoir été libéré par les Stee-lers de Pittsburgh, Greg Lloyd est sur la voie du retour.Lloyd, âgé de 33 ans, a été libéré par les Steelers après avoir souffert de blessures au cours des deux dernières années.Il a depuis signé un contrat d'un an avec les Panthers de la Caroline.Le secondeur a joué pendant deux quarts contre les Bills de Buffalo, vendredi, et il a réussi un sac.Plusieurs croient qu’il pourra retrouver la forme du début des années 1990, alors qu’il était l’un des joueurs défensifs les plus redoutés de la ligue.Lloyd n’a disputé que 13 matchs au cours des deux dernières saisons, lui qui a totalisé 50 sacs dans l’uniforme des Steelers.Il a participé aux matchs du Pro Bowl de 1991 à 1995.?LE DEVOIR ?LES SPORTS Fiat de la réserve coller live de sang La Société canadienne de la Croix-Rouge Groupe sanguin Internationaux de tennis féminin du Canada Kournikova revient en forme Patty Schnyder n’a pas tenu devant Florencia Labat ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Anna Kournikova n’était pas rouillée, hier soir, pour une jeune femme qui renouait avec la compétition après une période d’inactivité de deux mois.Affichant sa fougue habituelle, la Russe a pris la mesure de la Française Alexandra Fusai 6-2, 6-4 dans un match de l’Omnium de tennis du Maurier présenté en soirée sur le court central.Kournikova, IS" tête de série à Montréal et classée 15e au monde, n’avait pas joué depuis la mi-juin, soit depuis qu’elle s’était blessée au poignet droit lors du tournoi de Eastbourne, en Angleterre.«J’avais hâte de revenir au jeu parce que je trouvais le temps long.Pour me garder occupée, j'ai fait beaucoup d’activités à l’extérieur, comme de la moto-marine, mais le tennis m’a beaucoup manqué au cours des deux derniers mois.J’étais fatiguée de m’exercer.» Kournikova a affiché une belle forme de jeu.«Physiquement, je me sentais très forte.C’est au plan psychologique que tout n’est pas encore à point.J'aurai besoin de quelques matchs pour que tout rentre dans l’ordre.» Kournikova, qui affrontera la Roumaine Ruxandra Dragomir au deuxième tour, a connu son seul relâchement au deuxième set «Je lui ai donné la chance de revenir dans le match et elle a failli en profiter.Son service avait plus de mordant, mais je me suis ressaisie à temps.» Fusai, 40e joueuse mondiale, s’en voulait de n’avoir pu profiter des nombreuses chances qu’elle a eues au deuxième set.«J’ai l’impression de lui avoir donné le second set, a-t-elle .mm if I ï ** irsaeaa SfcA h :W> w SHAUN BKST, REUTERS La Belge Dominique Van Roots a battu ta Canadienne Jana Nejedly hier, aux Internationaux de tennis féminin du Canada.P M N du Maurier j v ¦¦¦¦¦niHHBNBSiB “T—-J :1 rj JM avoué.J’étais en avant 3-1 à un point de faire 4-1, et j’ai raté plus tard une occasion de faire 5-3.» «J’ai trop voulu précipiter les choses et j’ai joué bêtement.J’aurais dû prendre davantage mon temps.C’est très décevant.» Dans le second match de la soirée sur le central, la Canadienne Vanessa Webb, championne cette année de la NCAA aux Etats-Unis, n’a pu résister aux coups dévastateurs de l’Allemande Anke Huber (no 21 au monde) qui a gagné 64,6-1.«Je n’ai pas l’occasion de me mesurer à des joueuses de ce calibre parce que je suis encore aux études.L’expérience ce soir a été fort enrichissante au plan personnel», a commenté la Torontoise.Il ne reste donc plus qu’une Canadienne en lice en simple, soit Sonya Jeyaseelan qui retrouvera sur son chemin ce soir la Roumaine Irena Spirlea (no 9).Labat l’emporte Par ailleurs, la Suissesse Patty Schnyder a été la première tête de série à tomber sur les courts du Stade du Maurier, hier.La numéro 10 du tableau principal de l’Omnium de tennis féminin — et 10 joueuse mondiale — s’est inclinée 64,6- 3 contre l’Argentine Florencia Labat Une autre tête de série, la Française Nathalie Tauziat (numéro 11), a eu chaud sur le court central en après-midi contre la qualifiée américaine Sandra Cacic, mais elle est revenue de l’arrière pour gagner 4-6,64,6-2.«Ce n’était tout simplement pas ma journée, a expliqué Schnyder après sa contre-performance.Je ne me sentais pas bien du tout et je n’étais pas à l’aise sur cette surface dure.» Accusant un retard 5-1 dans le premier set Schnyder n’était qu’à un point de créer l’égalité mais elle a laissé la manche lui filer entre les doigts.BOXE Mike Tyson! sera entendu i le 15 * septembre ! * Las Vegas (AP) — Mike Tyson, qi)i tente d’obtenir un nouveau permis de boxeur, sera entendu devant (i commission athlétique du Nevada jp 15 septembre.Le boxeur avait tenté d’outrepasstjr la commission de cet état en demandant un permis au New Jersey, mais il s’est désisté quelques jours avant Çi première audience.Tyson a été banni par la commission athlétique du Nevada après avoir mordu les oreillt$ d’Evander Holyfield dans un combat de championnat le 28 juin 1997.Le permis de Tyson avait été révoqué et il avait écopé d’une amende de trois millions de dollars quelqiuÿ jours plus tard.Le directeur exécutif de la commission, Marc Rainer, s’étend à ce que Tyson soit présent c^r les commissaires ont des questions à lui poser.Quant au président de U commission, Elias Ghanem, il a indj-qué que la décision de son organisme ne tarderait pas.«Nous voteroi\s sur le champ et nous ne reporterons pas notre décicion», a proups Ghanem.Ce dernier a indiqué que Tyson dp-vra prouver aux cinq membres delà commission qu’il est prêt et disposéjà retourner dans le ring.La semaine dernière, le quotidien The Star-Ledger de Newark au Nefv Jersey, avait écrit que deux des trois membres de la commission athlétique de cet état était contre le retour de Tyson et que le troisième n’était pas prêt à voter.Le CIO et le dopage Samaranch ne fait pas l’unanimité VOILE Bruno Peyron remporte son pari Paris (AP) — Un dirigeant du Comité international olympique (CIO), Alexandre de Mérode, a critiqué le président Juan Antonio Samaranch pour avoir proposé de retirer un certain nombre de produits dopants de la liste des susbtances interdites.Dans un article publié hier dans le quotidien français Le Figaro, de Mérode, le président de la commission médicale du CIO, a affirmé que le comité sur le dopage devait continuer ses travaux afin de freiner l’utilisation de drogue, d’uniformiser les règlements sur le dopage et d’améliorer la prévention.De Mérode a aussi souligné que les récentes déclarations de Samaranch l’avaient choqué.Dans un journal espagnol, le président du CIO avait souhaité une réduction du nombre des produits dopants interdits.Selon lui, seuls les produits qui menaceraient réellement la santé des athlètes devraient être interdits.«Le président a droit à son opinion, a affirmé de Mérode.Je ne la comprends pas et elle m’atterre.» De Mérode a rappelé que Samaran- ch s’était toujours prononcé contre le dopage et avait continuellement appuyé les décisions de la commission.«Comment peut-on croire qu’il a proposé une réduction du nombre des produits interdits alors que nous avons, en un court laps de temps, circonscrit le problème», a-t-il souligné.De Mérode a livré ses commentaires trois jours avant la réunion du comité exécutif du CIO qui doit se pencher sur la question.Au cours des récentes semaines, de nombreux scandales liés au dopage ont frappé le sport: le Tour de France a été terni par les révélations concernant le dopage dans le cyclisme, la nageuse et médaillée d’or d’Atlanta, Michelle Smith, a reçu une suspension de quatre ans pour avoir de fausser un échantillon d’urine, les athlètes américains, Randy Barnes et Dennis Mitchell ont été suspendus après avoir échoué un test de dopage, l’entraîneur du AS Rome a laissé sous-entendre que plusieurs joueurs du championnat italien se droguaient «La situation présente est inacceptable», a lancé de Mérode.GOLF Le Fidjien Singh cause la surprise ISwEJft?®, LE DEVOIR Explorer, le catamaran du navigateur français Bruno Peyron, est arrivé dimanche à San Francisco.tt* ¦ -ggâagjagjr Paris (AP) — Les négligés ont triomphé dimanche dans les deux dernières levées du Grand chelem qui se disputaient de chaque côté de l’Atlantique.Le nom du Fidjien Vijay Singh ne figurait pas plus dans la liste des favoris du championnat de la PGA que celui de l’Américaine Sherri Steinhauer sur celle des possibles gagnantes de l’Omnium britannique féminin.Vijay Singh a remporté sur le parcours de Sahalee près de Seattle le premier majeur de sa carrière.Les deux victoires n’ont évidemment pas la même signification, la victoire de la seconde apparaissant plus «ordinaire» que celle du premier, dans laquelle se rejoignent l’histoire d’un pays et l’histoire du golf.«Nous sommes très fiers de cette victoire.C'est la plus prodigieuse réussite sportive de toute notre histoire», a déclaré le chef du gouvernement fidjien, Sitivini Rabuka.Un triomphe pour ce petit état plus connu pour la qualité de ses joueurs de rugby et qui ne compte que 19 professionnels pour 10 parcours et 2000 joueurs; un sacré camouflet infligé à ces Britanniques qui les avaient exclus du Commonwealth lors de leur déclaration d’indépendance en 1987.Et Singh a triomphé magistralement, prenant la tête dès vendredi soir après avoir égalé le record du parcours (alors de 66, battu le samedi), augmentant son avance le jour suivant pour terminer dimanche avec 68 et un score total de 271 (neuf sous la normale), un coup devant Steve Strieker et deux coups devant un ancien vainqueur de l’épreuve, l’Australien Steve Elkington.Certes, Singh à 35 ans n’était pas un inconnu.Il possédait déjà un impressionnant palmarès de 23 victoires (dont le Trophée Lancôme en 1994) depuis ses débuts professionnels en 1982.Il avait déjà triomphé cinq fois sur ce circuit américain qu’il dispute depuis cinq ans.Travailleur infatigable, il connaît tous les coups de golf à I exception d’un putting souvent erratique qui lui fit souvent changer de putter et de grip cette saison.Sous une apparente nonchalance, ce joueur au physique de joueur de rugby cache une volonté de fer forgée sur tous les parcours du monde.San Francisco (AFP) — Le navigateur français Bruno Peyron, à bord du catamaran Explorer, a battu dimanche le record de traversée du Pacifique nord en reliant Yokohama, au Japon, à San Francisco en 14 jours, 17 heures et 22 minutes.Bruno Peyron a ainsi battu de deux jours le précédent record détenu depuis août 1995 par l’Américain Steve Fossett qui avait parcouru les 8400 km séparant les deux ports en 16 jours, 17 heures et 21 minutes.L’arrivée de Bruno Peyron a pratiquement coïncidé avec l’annonce que Steve Fossett avait échoué dans sa tentative de tour du monde en ballon.Une centaine de personnes attendait à terre le navigateur français, ainsi qu’un message du président Jacques Chirac adressant ses «plus chaleureuses félicitations» pour «ce triomphe, résultat d’une préparation minutieuse et d’une détermination sans faille».Au cours d’une conférence de presse, le navigateur a attribué son succès à «la capacité du bâteau, une équipe très professionnelle [.] et un peu de chance».«Nous n ’avons jamais rencontré de difficultés.Le temps était avec nous», a-t-il souligné.Dès son départ du Japon le 2 août, Bruno Peyron avait été en avance sur le tableau de marche de Steve Fossett.Après vingt cinq heures de course, il avait déjà 121 milles d’avance sur le record par rapport à la route théorique la plus courte (orthodromie).Cette tentative de record est une des étapes de promotion d’une course autour du monde sans escale que Bruno Peyron prépare pour le nouveau millénaire, baptisée «The Race/La course du Millénaire».Bruno Peyron, 43 ans, était accompagné dans sa tentative par le skipper américain Skip Novak, le Français Nicolas Pichelin, l’Australien Paul Larsen, les Japonais Kojiro Shirashi etToru Ki-kushi, et l’Italienne Elena Caputo.Explorer est un catamaran de 25,66 mètres de long et de 13,58 m de large dont le mat central s’élève à 32 mètres.Il peut atteindre une vitesse d’au moins 36,7 noeuds et a été concu en 1987 par l’architecte Gilles Ollier.BASEBALL LIGUE NATIONALE ?(Partie en Arizona non comprise) Section Est G P Moy.Dfff Atlanta 82 42 .661 •1— New York 66 55 .545 141/2 Philadelphie 61 62 .496 201(2 Montréal 49 75 .395 33 Floride 44 80 Section Centrale .355 38 Houston 76 49 .608 -J— Chicago 68 56 .548 71(2 St.Louis 59 63 .484 151/2 Milwaukee 59 65 .476 161(2 Cincinnati 56 68 .452 191/2 Pittsburgh 56 68 Section Ouest .452 191(2 San Diego 80 44 .645 — San Francisco 66 58 .532 14 Los Angeles 62 62 .500 18 Colorado 57 67 .460 23 Arizona 46 77 .374 331/2 Meilleur deuxième Chicago 68 56 .548 — New York 66 55 .545 1/2 San Francisco 66 58 .532 '.2 Los Angeles 62 62 .500 •6 Hier Philadelphie 4 Houston 0 Colorado à N.Y.Mets (remis à cause de la pluie) Montréal en Arizona Aujourd'hui San Diego en Floride, 19h05.Los Angeles à Pittsburgh, 19h05.Houston à Philadelphie, 19h35.Colorado à N.'Y.Mets, 19h40.San Francisco à Atlanta, 19h40.•»; St.Louis à Chicago Cubs, 20h05.j' Cincinnati à Milwaukee, 20h05.* Montréal en Arizona, 22h05.'2 LIGUE AMÉRICAINE (Parties à Kansas City et sur la côte ouest non comprises) Section Est G P Moy.Diff New York 90 30 .750 — Boston 71 50 .587 191/2 Baltimore 66 58 .532 26 Toronto 62 61 .504 291/2 Tampa Bay 48 74 .393 o43 Section Centrale » Cleveland 68 55 .553 Chicago 55 66 .455 M2 Kansas City 55 68 .447 ;i3 Minnesota 54 69 .439 .14 Detroit 48 73 .397 ;19 Section Ouest i Anaheim 66 57 .537 i— Texas 65 57 .533 -3/2 Seattle 55 66 .455 ’10 Oakland 54 69 .439 ;}l 2 Meilleur deuxième A Boston 71 50 .587 A » Texas 65 57 .533 6-1/2 Baltimore 65 58 .528 ’J7 Hier Texas à Boston (remis, pluie) ; Cleveland 4 Tampa Bay 3 Baltimore 3 Minnesota 2 N.Y.Yankees à Kansas City Toronto à Oakland Chicago White Sox à Anaheim i Detroit à Seattle Aujourd'hui Texas à Boston, 13h05.Toronto à Oakland, 15h15.Tampa Bay à Cleveland, 19h05.Minnesota à Baltimore, 19h35.N.Y.Yankees à Kansas City, 20h05.; Chicago White Sox à Anaheim, 22h057 Detroit à Seattle, 22h05.
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