Le devoir, 30 juillet 1998, Page(s) complémentaire(s)
-?FONDE EN 1910 4- LE DEVOIR Les banlieues sont des braises d orange Marie l gu a y «Autoportraits» V a l .I.X X X I X N " I (î !) 4 M () N T II E A L , I.E ,1 E II I) I 3 O .1 II I I.I.E T 1 !) !) 8 8 7 C + T A X E s = I $ / T O K O X T II I $ PERSPECTIVES Jocelyn Coulon Insaisissable Karadzic Selon des informations publiées par le New York Times, les forces de l’OTAN auraient renoncé à capturer le chef de guerre bosno-serbe Radovan Karadzic, inculpé de crimes contre l’humanité.Pourtant, son arrestation est considérée comme une des conditions à l’établissement d’une paix juste en Bosnie.st-il besoin de présenter en long et en large le criminel de guerre numéro un de la planète?Rappelons que, pendant les trois ans qu’a duré le conflit en Bosnie, le chef des Serbes bosniaques, Radovan Karadzic, a dominé les bulletins d’actualité de toutes les télévisions du monde.Avec son physique imposant et sa tignasse poivre et sel, qu’il rabattait constamment vers l’arrière, on l’apercevait, sur le terrain, ordonner le bombardement d’une ville bosniaque ou, à Genève, discuter d’égal à égal avec les négociateurs occidentaux.Puis, tout d’un coup, en 1995, à la faveur de son inculpation pour crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international (TPI) sur la Yougoslavie et de la signature des accords de paix de Dayton, il devenait infréquentable.Un an plus tard, il perdait son poste de président de la République bosno-serbe aux mains de gens tout aussi répugnants que lui.Depuis, Radovan Karadzic vit en toute liberté mais sous forte escorte.Insaisissable, il nargue les troupes de l’OTAN, qui ont pourtant reçu comme mandat d’arrêter tous ceux qui ont été inculpés par le TPI.Selon le New York Times, Karadzic et son complice, le général Ratko Mladic, échapperont à la capture.Après de vigoureux débats entre les partisans de la manière forte — les civils — et ceux qui prônent la prudence — les militaires —, le gouvernement Clinton aurait abandonné ses efforts pour arrêter Karadzic et Mladic.Tant la CIA que la National Security Agency avaient pourtant consacré des dizaines de millions de dollars à traquer les deux criminels et à entraîner des commandos spéciaux pour les capturer.Selon le Times, on aurait conclu, à Washington, qu’il serait trop coûteux, humainement et politiquement, d'organiser une opération coup-de-poing pour arrêter les deux anciens chefs de guerre bosno-serbes.Une pareille entreprise pourrait entraîner la mort de plusieurs centaines de personnes — militaires de l’OTAN et gardes du corps des deux criminels — et réveiller la combativité des Serbes.Le gouvernement américain craint qu’une telle opération ne relance la guerre dans un pays où les trois communautés refusent obstinément de se réconcilier.La position américaine est confortée par les tactiques obstructionnistes de la France, dont les soldats patrouillent la zone où Karadzic réside.Dans le conflit bosniaque, la France n’a jamais caché son parti pris pro-serbe et a tout entrepris pour bloquer ou, pire encore, faire échouer les tentatives de capture de criminels de guerre, en particulier le premier d’entre d’eux.L'an dernier, le procureur du TPI, la juriste canadienne Louise Arbour, avait dénoncé vigoureusement le manque de collaboration entre son institution et le gouvernement français, qui refusait que ses soldats témoignent devant cette juridiction lors de procès impliquant des criminels.Après avoir traité Mme Arbour de tous les noms, Paris, discrètement, avait fait amende honorable.Puis, en avril, la presse américaine révélait qu’un officier français avait rencontré Karadzic sur une longue période en 1997 et qu’il en aurait profité pour, l’informer des plans de l’OTAN visant à le capturer.A Paris, les officiels avaient alors poussé de nouveaux cris d’orfraie en laissant entendre que l’officier — rapatrié en catastrophe — avait agi de son propre chef, une affirmation qui n’a dupé personne.Il est vrai que, quelques semaines avant cette affaire, le président Jacques Chirac avait accueilli, en lui baisant la main, la nouvelle dirigeante bosno-serbe, Biljana Plavsic, ci-devant théoricienne du nettoyage ethnique, qui continue toujours de protéger son ancien mentor, Radovan Karadzic, qu’elle jugeait trop doux envers les Musulmans bosniaques à l’époque où ils guerroyaient ensemble.Ceci explique sans doute cela.Les informations du New York Times ont été démenties par le département d’Jïtat.Son porte-parole, James Rubin; a souligné que les Etats-Unis gardaient «toutes les options ouvertes» pour s’assurer que les criminels de guerre bosniaques, et en particulier Radovan Karadzic, soient déférés devant le TPI.Mais le doute persiste sur leur volonté réelle, doute alimenté par les propos de Richard Holbrooke, ancien négociateur américain en Bosnie et maintenant ambassadeur désigné à l’ONU.Dans un livre publié il y a quelques semaines, il affirme qu'«aucune initiative n’a été prise pour monter, ou même planifier, une opération contre Karadzic en 1996 ni en 1997».Holbrooke déplore cette inaction, d’autant plus qu’il estime que l’arrestation de Karadzic constitue la clé d’une paix juste et durable en Bosnie.Mais tant à Washington qu’à Paris on espère tout au plus que Karadzic se rende paisiblement aux soldats de l’OTAN.États- Les 5-Unis craignent une relance de la guerre M E T E 0 Montréal Ciel variable avec 30% de probabilité d'averses.Max: 24 Min: 15 Québec Ciel variable.30% de probabilité d'averses Max: 23 Min: 11 Détails, page B 6 I N D E X Agenda B 6 Le monde A 5 Annonces B 4 Les sports B 5 Avis publics.B 6 Montréal A3 Culture B 8 Mots croisés.B 6 Économie B 2 Régions B 1 Éditorial A 6 Télévision B 7 www.ledevoir.com RÉGIONS Splendeurs dans Vile des Moulins à Terrebonne, page B 1 ** MONTRÉAL Repli stratégique de Verdun à Vile des Sœurs, page A 3 , $ \ h ' V.//.fl CULTURE Le Violon rouge à Venise hors compétition, page B 8 Le jugement sur l’équité salariale aura des répercussions sur le secteur privé Le Tribunal des droits de la personne tranche un conflit vieux de 14 ans en faveur des fonctionnaires fédéraux FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le jugement «historique» rendu hier en faveur de 200 000 employés et anciens employés de la fonction publique fédérale aura des répercussions bien au delà du gouvernement, estime la présidente de la Commission canadienne des droits de la personne.Les employés travaillant dans une entreprise soumise à la juridiction fédérale fies banques, les compagnies aériennes et de télécommunications, les ports nationaux, etc.) qui s’estiment victimes n’iniquité salariale pour un travail équivalent pourront désormais porter plainte en vertu de ce jugement, a expliqué Michelle Falardeau-Ram-say dans une entrevue accordée au Devoir.Même les employés œuvrant au sein d’entreprises qui ne sont pas soumises à la juridiction fédérale pourraient «s’inspirer» du jugement, a-t-elle précisé.Par exemple, des employés qui décideraient de porter plainte dans une province pourraient s’inspirer de la jurisprudence créée par le jugement.Toutefois, il doit y avoir en vigueur dans cette province une loi en matière d’équité salariale.Au Québec, le jugement n’aura pas de répercussions pour les entreprises de juridiction provinciale, et ce en rai- son de la nouvelle Loi sur l’équité salariale de la ministre Louis Harel.Puisque cette loi est pro-active, c’est aux entreprises de prouver qu’elles se conforment à la loi et non aux employés de prendre action.Dans son jugement de plus de 200 pages, le Tribunal canadien des droits de la personne a donc reconnu que les 200 000 employés membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) — dont la plupart sont des femmes — n’avaient pas la parité salariale avec d’autres corps d’emplois de la fonction publique à prédominance VOIR PAGE A 8: ÉQUITÉ XVM PASCAL PAVANI AFP Avec à sa tête les membres de l’équipe néerlandaise TVM, le peloton des cyclistes du Tour de France a franchi la ligne d’arrivée à un «rythme de sénateur».Les cyclistes avaient enlevé leurs dossards, rendant impossible tout classement.L’étape a été annulée.Rien ne va plus dans la célèbre course cycliste.Le Tour de France près du K O.L’étape d’hier dans les Alpes a été annulée Étape annulée, coureurs en grève perlée, perquisitions dans les hôtels de plusieurs équipes, audition du numéro un mondial, Laurent Jalabert, qui quitte l’épreuve: le Tour de France a vécu une des journées les plus agitées de sa longue histoire, entre Albertville et Aix-les-Bains.D’APRES AFP ET AP Sf estimant «traités comme des animaux», les coureurs ont explosé de colère, et le Tour de France 1998, emporté par un vent de folie, a failli s’arrêter définitivement, hier, dans sa dix-septième étape entre Albertville et Aix-les-Bains.Le chaos à défaut du K.-0.Sur le plan sportif, l’attitude des coureurs, qui ont mis deux fois pied à terre et ont finalement disputé la course sans dossard, a précipité l’annulation de l’étape.Au total, cent-seize coureurs ont franchi la ligne d’arrivée et pourront poursuivre la Grande Boucle, aujourd’hui, vers Neuchâtel, en Suisse.Les ONCE du champion de France Laurent Jalabert, ainsi que les équipes Banesto et Riso Scotti, qui n’ont que partiellement participé à l’étape, sont considérés comme hors de course.«Ce qu’on a fait, c’est pour sauver le Tour, pour sauver le cyclisme, a affirmé le Danois Bjarne Riis à la fin de l’étape.Demain, ce sera une nouvelle course.J’espère que nous pourrons arriver à Paris.» Mais les coureurs sont manifeste VOIR PAGE A 8: TOUR Affaire Lewinsky Clinton témoignera sur vidéo Kenneth Starr a accepté le compromis proposé par les avocats du président ASSOCIATED PRESS \XTashington — Cité à comparaître dans l’affaire Mo-VV nica Lewinsky, Bill Clinton fournira le 17 août pro- + chain au procureur indépendant Kenneth Starr un témoignage enregistré sur vidéo à la Maison-Blanche, a annoncé hier David Kendall, avocat personnel du président américain.Dans le but «de parvenir à une résolution rapide de tout ce dossier, le président fournira volontairement son témoignage le 17 août 1998 au bureau du procureur indépendant», a brièvement déclaré M.Kendall aux journalistes devant la Maison-Blanche.L’avocat, qui n’a pas répondu aux questions de la presse, a simplement précisé que le témoignage de M.Clinton serait enregistré sur vidéo à la Maison-Blanche, en présence des avocats du président américain.Ce compromis négocié avec le procureur indépendant évite à Bill Clinton une comparution directe devant un grand jury fédéral, que la Maison-Blanche cherchait à éviter à tout prix.David Kendall avait reçu la semaine dernière du procureur Starr une citation à comparaître, contenant une convocation pour Bill Clinton à se présenter dès le mardi 28 juillet devant un grand jury, chambre de mise en accusation.Les avocats du président ont fait valoir qu’une déposition vidéo paraissait mieux adaptée qu’un témoignage à sensation, au cours duquel, de plus, Bill Clinton n’aurait pas pu disposer des conseils immédiats de ses défenseurs.VOIR PAGE A 8: CLINTON Ottawa cherche une nouvelle façon de protéger les magazines canadiens Une réglementation sur la publicité remplacerait les tarifs douaniers À LIRE EN PAGE B 8 Le travail dans l’industrie de l’automobile L’illusion des nouveaux modes de gestion Des sociologues avaient vu venir les problèmes de General Motors Les employés en grève de General Motors ont accepté hier un nouveau contrat de travail, mettant fin à près de huit semaines de grève (voir nos informations en page B 4).Des chercheurs s’étaient déjà penchés sur les conditions de travail de l’industrie de l’automobile et ils ont présenté hier les résultats de leurs travaux au Congrès international de sociologie.Le problème qui a surgi chez GM en juin ne les a pas surpris.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Parmi ceux que les récents conflits de travail chez GM n’ont pas surpris, il y a au moins trois chercheurs, deux Canadiens et un Britannique.«Les nouvelles philosophies d’organisation du travail dans l’industrie de l’automobile ont été présentées, par les dirigeants, comme des moyens de donner plus de pouvoir et d’initiative aux travailleurs, soulignait hier Charlotte Yates, une politicologue de l’université McMaster, d’Hamilton en Ontario.Mais les travailleurs sont loin d’avoir le même point de vue.CONGRÈS MONDIAL DE SOCIOLOGIE avant tout des façom pour les entreprises d’augmenter la charge de travail des employés.» » Mme Yates, conjointement avec Wayne Lew-chuk, un économiste de la même université, et Paul Stewart, un sociologue de la Cardiff Business School, en Angleterre, a interrogé, en 1996, les travailleurs d’usines de quatre entreprises: General Motors, Chrysler, Ford et une usine de CAMI, née d’une entente entre GM et Suzuki.Entre autres résultats, plus de la moitié des 2400 répondants ont fait état d’un rythme de travail trop rapide, et plus de 70 % d’entre eux estimaient qu «il était difficile de changer des choses qu’ils n’aiment pas à propos de leur travail».Et une des sur- Et, quand on les analyse, les changements se révèlent prises qu’ont rencontrées les chercheurs est la per- formance lamentable de General Motors.Pour toutes les questions, sans exception, les travailleurs de GM et de CAMI dominent le palmarès quant à l’insatisfaction (voir tableau en page A 8).«General Motors est aussi l’endroit où les travailleurs ont le plus fait état de problèmes de santé et de sécurité», a ajouté Mme Yates.Les explications avancées par les chercheurs pour de si piètres résultats recoupent, sur bien des points, celles qui ont été fournies, ces derniers temps, par bien des analystes financiers pour expliquer l’aggravation des conflits de travail.Ainsi, soulignent les chercheurs, General Motors était, dans les années 1970, le constructeur américain le mieux placé: en plus de dominer ses concurrents dans le marché, GM disposait de plus de réserves financières, et donc de plus de latitude pour faire face aux bouleversements du marché et à l’émergence de la concurrence étrangère.Mais plusieurs tentatives de «restructuration» mal réussies ont érodé la marge de manœuvre de la compagnie et, au milieu des années 1980, GM était aux prises avec de sérieux problèmes financiers et les pressions de ses VOIR PAGE A 8: GESTION « 4 > 778313000672 I.K I) K V 0 I lï .I.K .1 K 11 I) I 3 0 .1 I! I I.I.K T I «Ml 8 A .1 ?Le' «-— LE MONDE La «sale guerre» contre les séparatistes basques Un ex-ministre socialiste est condamné à dix ans de prison Ce verdict «historique» pourrait provoquer une forte détérioration du climat politique en Espagne PASCAL REYNARD AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — Le Tribunal suprême espagnol a condamné hier à dix ans de prison l’ex-ministre socialiste de l’Intérieur José Barrionuevo pour avoir participé à la «guerre sale» menée dans les années 80 contre les séparatistes basques de l’ETA.La condamnation de M.Barrionuevo, 56 ans, patron du ministère de l’Intérieur entre 1982 et 1988 et proche de l’ancien président du gouvernement socialiste Felipe Gonzalez, constitue un fait sans précédent dans l'histoire de la démocratie espagnole: aucun ministre ou ex-ministre n'avait été jusqu’ici condamné à une peine de prison depuis la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.Le verdict dans l’affaire des Groupes anti-terroristes de libération (GAL) porte un coup très dur aux socialistes, au pouvoir entre 1982 et 1996, et devrait avoir un énorme impact sur la vie politique espagnole.Le jugement, qui condamne également à dix ans de prison l'ancien numéro deux du ministère, le socialiste Rafael Vera, a été lu hier lors d’une audience publique dans les locaux du Tribunal suprême.MM.Barrionuevo et Vera ont été reconnus coupables des délits de détention illégale et de détournement de fonds publies dans l’enlèvement, en décembre 1983 au Pays basque français, du Français Segun-do Marey, qui était au centre du premier grand procès des GAI.Représentant de commerce d’origine espagnole, M.Marey avait été enlevé par erreur car il avait été confondu avec un dirigeant de l’organisation séparatiste basque ETA II avait été séquestré durant dix jours dans le nord de l’Espagne, avant d’être relâché en France.Ce rapt avait été la première action revendiquée par les GAL, responsables entre 1983 et 1987 de 28 assassinats dans les milieux proches des séparatistes basques, commis la plupart dans le sud-ouest de la France.Les dix autres accusés dans le procès des GAL, anciens responsables de la lutte antiterroriste et policiers, se sont vu infliger des peines variant de deux ans et quatre mois à dix ans de prison.Ils avaient tous reconnu avoir participé à l’enlèvement de M.Marey, contrairement à MM.Barrionuevo et Vera qui avaient démenti tout lien avec les GAI.«Nous sommes face à un fait particulièrement grave», car les accusés ont séquestré M.Marey «dans des conditions inhumaines» alors qu’ils étaient «censés protéger la liberté et les droits des citoyens», a expliqué le Tribunal suprême dans son jugement.Peines En raison de multiples recours possibles et des vacances judiciaires d’août, les douze condamnés ne devraient pas aller en prison avant septembre, indiquait-on de sources judiciaires.Les peines sont inférieures à celles requises par le Parquet lors du procès qui s’est prolongé du 25 mai au 14 juillet.Le procureur avait réclamé des peines allant jusqu’à 23 ans de prison contre MM.Barrionuevo et Vera, les accusant de détention illégale, de détournement de fonds publics et aussi d’appartenance à bande armée, délit très grave qui n’a finalement pas été retenu.la plupart des accusés ont annoncé leur intention de déposer des recours devant le Tribunal constitutionnel ou de demander au gouvernement conservateur des mesures de grâce.«Ma condamnation est in- juste et impensable dans un pays démocratique», a déclaré M.Vera.Les peines sont «démesurées» et «n’aident pas au prestige de la justice», a affirmé l'avocat de Julian San-cristobal, ex-directeur général de la Sécurité condamné à 10 ans de prison.M verdict «historique» des GAL devrait provoquer une forte détérioration du climat politique qui s’était déjà considérablement durci ces derniers jours.Un dirigeant de la coalition pro-commu-niste Izquierda Unida (1U), Willy Meyer, a réclamé aux socialistes de faire une «lecture politique» du jugement et de «demander pardon» à la société pour les crimes des GAI.M.Meyer a même appelé Felipe Gonzalez à abandonner la vie politique car, selon lui, l’ex-chef du gouvernement a «coparticipé» aux actions des escadrons de la mort antiséparatistes basques.Face à ces accusations, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), première force d’opposition, a répondu dès lundi qu’il continuerait à défendre «l'innocence» de MM.Barrionuevo et Vera et à dénonçer la volonté des autres partis de «massacrer», à travers l’affaire des GAL, l'héritage «brillant» de 14 ans de socialisme.REUTERS Le ministre birman des Affaires étrangères Ohn Gyaw semble s’amuser des propos de son homologue canadien Lloyd Axworthy à l’issue d’une rencontre à Manille, aux Philippines, entre ministres des Affaires étrangères de pays occidentaux et de l’Association des nations du Sud-Est asiatique.la Birmanie a rejeté hier un appel de plusieurs pays pour que des diplomates étrangers en poste à Rangoon soient autorisés à prendre contact avec la dirigeante de l’opposition, Aung San Suu Kyi.Après six jours d’affrontement avec l’armée birmane Aung San Suu Kyi décide de rentrer chez elle AP ET AFP Le problème des réfugiés Des Albanais lancent un appel à l’aide F VICTORIA STEGIC AGENCE FRANC E - P R E S S E alisevo (Yougoslavie) — Des responsables albanais IRLANDE DU NORD Londres consent à la libération des prisonniers de LIRA ISABELLE LIGNER AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le gouvernement britannique a décidé hier de donner son feu vert aux libérations anticipées de prisonniers de TIRA — malgré quelques soupçons de rupture du cessez-le-feu — et des grandes milices protestantes qui ont officiellement renoncé à la violence.Seuls quatre groupes extrémistes devraient être exclus des mesures de clémence présentées hier par la ministre à l’Irlande du Nord Mo Mowlam à la Chambre des communes: la Force des volontaires loyalistes (LVF), et trois dissidences de l’IRA — LIRA de la continuité (CIRA), l’Armée de libération nationale irlandaise fi N LA) et l’IRA «véritable».Ces groupuscules, qui comptent un peu plus d’une cinquantaine de personnes dans la prison de haute sécurité du Maze, sont soupçonnés d’être à l’origine de plusieurs attentats depuis l’accord de paix du 10 avril, qui stipule que seuls pourront bénéficier des libérations, étalées jusqu’à l’an 2000, les groupes qui ont clairement renoncé à la violence.LIRA «véritable» serait derrière la tentative d'attentat déjouée à Londres le 10 juillet, selon la police, qui est sur la piste de la LVF pour l'incendie de dix églises catholiques début juillet.La loi fixant le principe d'une libération de quelque 400 paramilitaires emprisonnés en Ulster, l’un des points très controversés de l’accord de paix, a été entérinée par la Chambre des communes mardi soir, à Londres.Soupçons concernant TIRA En dépit de l’opposition déclarée des protestants, Mo Mowlam a finalement décidé de ne pas remettre en cause la libération anticipée des prisonniers de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), officiellement en cessez-le-feu depuis le 20 juillet 1997.Pas plus que celle des membres des deux grandes milices protestantes, l’Association de défense de l’Ulster (UDA)-Combattants pour la liberté de l’Ulster (UFF) et la Force des volontaires de l’Ulster (UVF).La semaine dernière, la police d’Ulster avait pourtant porté ses soupçons sur l'IRA après le meurtre d’un catholique à Belfast victime d’une attaque punitive, ce type d’opérations étant fréquemment menées par les groupes armés en leur sein afin de «punir» les éléments «déviants».Mais elle n’a pour le moment pas confirmé ses soupçons, laissant au ministre la possibilité d’inclure l’IRA dans les libérations, alors que le gouvernement juge cruciale l’implication de l'Année républicaine dans le processus de paix.Mo Mowlam devait néanmoins se heurter hier soir à l’opposition virulente des députés protestants d’Ulster aux communes.«C’est incroyable.Je ne vois pas comment l’IRA peut remplir les critères exigés par l’accord de paix alors qu 'elle a déjà violé son cessezfefeu de nombreuses fois», a affirmé le député Jeffrey Donaldson, l’un des membres de la frange dure du grand parti protestant UUR Plusieurs unionistes protestants avaient déjà immédiatement appelé à l’éviction du Sinn Fein, l’aile politique de l’IRA, des nouvelles institutions créées après l’accord de paix, à l’annonce des soupçons de la police.Ils s’opposent aux libérations des prisonniers des groupes armés avant que ces derniers aient rendu leurs armes.Aux termes de l’accord de paix, les paramilitaires ont deux ans pour les rendre.Selon les chiffres officiels les plus récents, 235 membres de LIRA (dont 60 condamnés à la prison à vie), 104 membres de l’UVF, 112 membres de l’UDA-UFF, 30 de l’INLA et 22 de la LVF sont actuellement détenus au Maze après 29 ans d’un conflit qui a fait 3500 morts.Le Parlement israélien se prononce en faveur d’élections anticipées LAURIE COPANS AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Le Parlement israélien a voté hier en faveur d’élections générales anticipées, ce qui constitue un revers symbolique, mais sans conséquence immédiate, pour le premier ministre Benjamin Nétanyahou.Un total de 60 députés sur 120 ont adopté en lecture préliminaire une proposition de loi de dissolution de la Chambre présentée par deux députés de l’opposition.Six ont voté contre et un s’est abstenu.La plupart des députés de la coalition gouvernementale ont boycotté le vote, mais quatre ont voté en faveur du projet, qui stipule des élections anticipées aussi bien pour le Parlement que pour le poste de premier ministre.Les élections générales sont, en principe, prévues en l’an 2(XX) en Israël.Parmi ceux qui ont voté pour la motion se trouvent deux anciens ministres de M.Nétanyahou, MM.David Lévy, qui détenait jusqu’au début de l’année le portefeuille des Affaires étrangères, et Dan Méridor, qui était ministre de Injustice.Pas d’influence à court terme Le succès enregistré par l’opposition travailliste et de gauche a cependant été terni par une tempête politique suscitée par les propos d’un député travailliste, jugés discriminatoires pour les juifs d’origine marocaine.En outre, le vote ne devrait pas avoir d’implication à court terme pour le gouvernement nationaliste-religieux de M.Nétanyahou, la Knesset étant désormais en vacances d’été pour trois mois.Le projet d’élections anticipées nécessite encore, pour avoir force de loi, trois lectures successives qui ne pourront pas avoir lieu avant fin octobre au moins.De plus, ces trois lectures requièrent une majorité absolue de 61 voix, alors que la lecture préliminaire ne requérait qu’une majorité relative.Ix*s commentateurs politiques ont toutefois souligné l’importance du score obtenu par l’opposition, la moitié des députés.Outre M.Méridor qui, contrairement à M.Lévy, fait toujours partie de la coalition au pouvoir, trois députés centristes de la Troisième Voie, un parti membre du gouvernement, ont voté pour la dissolution de la Knesset.M.Nétanyahou est confronté non seulement à l’opposition de gauche, mais aussi a la grogne de certains députés de sa coalition, les uns lui reprochant de refuser le compromis avec les Palestiniens, les autres l’accusant au contraire de faire trop de concessions.Rangoon, Birmanie — Malade et affaiblie par le manque de nourriture, le Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a décidé hier de retourner chez elle après être restée bloquée six jours sur un pont par les soldats de la junte birmane, a annoncé le gouvernement.Selon le communiqué du gouvernement birman, des hauts dirigeants du parti politique du Prix Nobel de la paix sont venus sur le pont, à l’ouest de la capitale Rangoon, pour tenter de la persuader de retourner chez elle.Aung San Suu Kyi a finalement décidé de quitter le pont à23h, heure locale.1 xjrs d’une rencontre avec des diplomates en poste dans la capitale Rangoon, la junte au pouvoir avait affirmé que Mme Suu Kyi était en bonne santé et qu’elle avait été empêchée de poursuivre sa route afin de prévenir de possibles troubles.Aung San Suu Kyi, un conseiller et deux chauffeurs, étaient bloqués sur ce pont par les soldats de la junte birmane depuis vendredi matin, à 32 km de Rangoon.L’opposante âgée de 53 ans voulait se rendre dans la ville de Bassein pour y rencontrer des ineipbres de son parti.Di communauté internationale, Etats-Unis en tête, avait augmenté la pression sur la junte birmane hier |X)ur qu’elle ouvre un dialogue avec la dirigeante de l’opposition birmane.Au cours d’une brève escale sur la route de Sidney, le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright avait renouvelé sa demande à la junte militaire birmane «d’ouvrir un dialogue.» avec l’opposition conduite par Aung San Suu Kyi et avait exprimé son «inquiétude sur la santé» du Prix Nobel de la paix.Les États-Unis s’efforcent toujours d’organiser une rencontre entre leur ambassadeur a Rangoon et Aung San Suu Kyi, ainsi qu’avec de »hauts responsables du gouvernement» birman, a indiqué hier à Sidney le porte-parole du département d’Etat, James Foley.Le haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Mme Mary Robinson, avait demandé pour sa part à la junte birmane de laisser circuler librement Aung San Suu Kyi.Mais la junte au pouvoir à Manille a rejeté un appel international pour que des diplomates étrangers en poste à Rangoon soient autorisés à prendre contact avec la dirigeante de l’opposition.du Kosovo ont appelé hier les organisations humanitaires internationales à venir en aide aux Albanais qui ont fui en masse la région de Malisevo lors de la reprise par la poljce serbe de ce bastion séparatiste.A Pristina, chef-lieu du Kosovo, une délégation de l’Union européenne a réclamé l’arrêt immédiat des violences dans cette province du sud de la Serbie et la relance des négociations sur le statut du Kosovo entre les responsables albanais et Belgrade.Et le mçdiateur américain Christopher Hill, ambassadeur des États-Unis à Skopje, a rencontré au Kosovo, selon une source informée, des responsables de l’Armée de libération du Kosovo (UCK).Au lendemain d’une nouvelle opération spectaculaire de la police, qui a repris le contrôle total de Malisevo et de ses alentours en ne rencontrant qu’une résistance limitée, des responsables albanais ont demandé de l’aide pour «les dizaines de milliers de réfugiés qui ont passé la nuit à ciel ouvert et qui sont sans nourriture».L’appel émanait de Bajazit Nushaj et de Jusuf Dedushaj, qui dirigent respectivement le Comité pour les droits de l’homme et la Croix-Rouge, deux institutions parallèles al-banaises.Dès la confirmation de la chute de Malisevo et de sa région, le service d’information des Albanais a affirmé que des dizaines de milliers de civils albanais fuyaient vers le village de Ponorc, à une dizaine de kilomètres.EN BR E F Efforts diplomatiques en Ethiopie (AFP) — Iœs efforts diplomatiques en vue de régler le conflit territorial entre l’Ethiopie et l'Erythrée s’intensifient alors que les troupes des deux pays sont toujours face à face sur quelque 1000 kilomètres de frontière.Les ministres des Affaires étrangères d’Addis Abeba et d’Asmara devraient se rencontrer dimanche à Ouagadougou, pour la première fois depuis le début du conflit le 6 mai, ont annoncé des médiateurs dans le conflit.Assassinats: la Colombie reconnaît sa responsabilité (AFP) — Le président colombien Ernesto Samper a re- , connu publiquement hier la responsabilité d’agents de l’Etat dans des tueries et assassinats ayant fait 49 morts entre 1991 et 1993.Au cours d’une cérémonie de «réparation» envers les familles des victimes, M.Samper a déclaré depuis le Palais du gouvernement qu '«au regard de nos obligations internationales et particulièrement des engagements pris devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme, nous acceptons la responsabilité de l’Etat colombien dans les graves événements qui ont coûté la vie à 49 Colombiens et Colombiennes».C A M II O I) (, E Hun Sen propose un gouvernement de coalition PHILIPPE AG R ET A G E N C E F RANCE- PRESS E Phnom Penh — L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, qui est en passe de remporter les élections législatives, a offert hier a celui qu’il a évincé du pouvoir il y a un an, le prince Norodom Ranariddh, de former un gouvernement de coalition pour débloquer l’impasse politique.«Sur la base du gouvernement actuel, nous inviterons le EUNCINREC [le parti du prince) à nous rejoindre dans un gouvernement», a déclaré le second premier ministre à une chaîne de télévision thaïlandaise.Mais il a averti que son parti, le Parti du peuple cambodgien (PPC), devrait rester au pouvoir si l'opposition met à exécution sa menace de boycotter l’Assemblée nationale issue des élections.Le prince Ranariddh, chef de l’opposition royaliste, avait été évincé par la force du jxis-te de copremier ministre il y a un an au terme d’une cohabitation acrimonieuse avec Hun Sen.I>e prince Ranariddh et l’ex-ministrc des Finances Sam Rainsy ont refusé de reconnaître la validité du scrutin en affirmant qu’il a été entaché de «sérieuses irrégularités».Ils ont réclamé de nouvelles élections dans les circonscriptions contestées.Hun Sen a indiqué que, conformément à la Constitution, l’Assemblée nationale serait dissoute le 24 septembre, et que son gouvernement resterait en place tel qu’il est, si l’opposition mettait en œuvre sa menace de boycottage.Le parti de Hun Sen, selon ses projections, revendique 67 des 122 sièges de députés disputés dimanche, devançant le FUNCINPEC (42) et le Parti de Sam Rainsy (13).Ix*s résultats à l’échelle nationale sont attendus samedi.des institutions.Il est hautement improbable que de nouvelles élections puissent être réorganisées, même partiellement comme le demande l'opposition, puisque la com-ipunauté internationale — à l’exception des États-Unis —, par ses observateurs, a jugé que le scrutin avait été «libre et honnête».A1C I.K I) K V 0 I It .I.K .1 K I I) I :i I) .1 I I I I.K T I !) !l N LES SPORTS o :Yh mm **fC X'f.\ ;*SSSg.tÊrJJF •* Miy*! 1 T a ;,w - , * .¦ \àÆ' gjjyT: JH ri|N»L v -V * PHOTOS REUTERS Le cycliste belge Wilfried Peeters s’est assis sur la chaussée pendant l’arrêt du cortège entre Albertville et Aix-les-Bains.Les coureurs ont protesté contre la façon dont la police française a enquêté sur les coureurs de l’équipe TVM à propos du scandale du dopage.Ci-dessous, un membre de l’équipe Banesto s’est effondré en larmes dans le véhicule qui l’emmenait après qu’il eut abandonné la course.' % Y Expos 6, Giants 0 Les Expos sont comme le huard.R1 C H A K 1) MIL O PRESSE CANADIENNE Les Expos ressemblent au huard.Comme la devise canadienne, ils arrêtent leur glissade de temps en temps.Devant 8293 personnes, les Expos l’ont emporté par jeu blanc pour la deuxième fois cette saison en battant les Giants (>(), hier.11 s’agissait d’une deuxième victoire dans les 13 derniers matchs.Depuis la pause du match des étoiles, les Expos présentent un dossier de 7-14 mais les Giants ont une pire fiche: 5-13.Vladimir Guerrero a pris les choses en mains dès la première manche en claquant un circuit de deux points, son 24' de la saison.Brad Fullmer a produit trois points à l’aide d’un simple et d’un triple.Il s’agissait du 10" circuit de Guerrero en juillet, ce qui lui a permis d’égaler une marque des Expos que détient Bob Bailey depuis juillet 1970.Fullmer, lui, prenait part à son troi- ~~p>oy\n
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.