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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-07-23, Collections de BAnQ.

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^ T 17 hPUAI D ^ JL D V C, Culture Page B 6 I ^ 1 | 1 Économie Page B 2 II III Les sports Page B 5 1 1 1 1 i 1 IION!' 1 1.E I) E V O 1 It .1.E J E 11 I) 1 2 3 .1 11 ! 1.i.K T 1 !» !) 8 A Iles-de-la-Madeleine Les deux derniers gardiens de phare du golfe Lauréat Leblanc et Luc Arseneault ont vécu des années sur le Rocher-aux-Oiseaux J KAN CHARTIER LE DEVOIR Lauréat Leblanc, le dernier gardien de phare dans le golfe du Saint-Laurent, a regardé les bateaux au large pendant 20 ans, installé sur le Rocher-aux-Oiseaux, la première des îles de la Madeleine, la plus petite, la plus haut perchée, celle que Jacques Cartier voyait en premier quand il arrivait de Blanc-Sablon, et qu’il appela l’île aux Margaulx, tant il y avait de fous de bassan.Le gardien du phare dit qu’il y a 300 000 oiseaux sur l’île.Depuis son départ, ils ont pris possession des lieux.Le vert a disparu sur le Ro-cher-aux-Oiseaux.Autrefois, à 40 mètres de hauteur, on préservait le côté jardin.Tout a blanchi sous la fiente.Lauréat vivait sur son rocher pendant un mois, été comme hiver, puis il se rendait voir sa famille en hélicoptère.Par tout temps, il humait le vent.Ça ne l’embêtait pas.Mais pour lui, le bonheur, c’est l’île Brion, l’île fertile à mi-chemin entre le Rocjier-aux-Oiseaux et la pointe Est des Iles-de-la-Madeleine, tandis que son île se dresse au loin, à 24 kilomètres.Lui, il gardait le chenal laurentien à l’est, sur la route maritime du détroit de Cabot.Il a vécu sur l’île Brion un été, une île six fois plus grande que son rocher, à mi-chemin de l’archipel, mais la garde côtière a fermé ce phare dix ans avant le phare du Rocher-aux-Oiseaux.Au milieu des oiseaux Luc Arseneault, lui, a vécu trois étés, un printemps et un hiver sur le Rocher-aux-Oiseaux, une vie de moine.Il dit qu’il criait au loup à la pleine lune, effrayant les oiseaux pour la beauté du geste.Il lisait Alexandre Dumas sur son rocher et tenait son journal de bord.Le jour de Pâques, il a préparé un festin pour un autre gardien du phare, Philip Quinn.Mais ce résidant de l’île de la Grande-Entrée lui a dit que chaque gardien se faisait à manger lui-même au phare.C’était la tradition depuis 100 ans.Il n’y dérogea pas.laïc n’en est pas revenu de son repas refusé par le deuxième ermite.Maintenant, il tient l’auberge de la P’tjte Baie à Havre-aux-Maisons.A l’époque, il regardait les maca- *&$&*»* JEAN CHARTIER I.E DEVOIR Luc Arseneault et Lauréat Leblanc, les deux derniers gardiens dç phare du Rocher-aux-Oiseaux, se tiennent devant les falaises de L’Etang-du-Nord, près du Cap du Phare.A cet emplacement, on a rasé la maison du gardien et l’ancien phare pour construire à 100 mètres un nouveau phare automatique en fibre de verre.reux moines, les oiseaux aux gros becs orange et jaune, ainsi que les fous de bassan qui criaient sans cesse sur le rocher, même à proximité du sentier balisé, la voie du bâtiment pour la corne de brume.Il s’occupait du feu, le point de repère au loin, en mer.Plus personne ne descendait à la mer par l’escalier de bois, celui-ci étant devenu une ruine.Luc utilisa l’escalier de fer très étroit, de l’autre côté du rocher, malgré le treuil d’origine cassé, en suivant la pente abrupte du cap.«Avec des notions d’alpinisme, on pouvait descendre à une petite plage, dit Luc Arseneault.Mais les bateaux n’approchaient pas.Parfois, le gardien Mclxnie tirait des gros phoques à tête noire.Parce que le cheptel des phoques était trop gros.En 1985, on donnait un bonus pour ça.» Tout le ravitaillement des gardiens se faisait par hélicoptère sur le rocher surélevé, près du chenal Lau- rentien de 150 mètres d’eau.Luc entendait à la radio les hommes de bateau.«Mais on ne pouvait pas parler à notre femme.C’était idiot.Jamais un bateau n’a arrêté.Il y a des hauts fonds autour du Rocher-aux-Oiseaux.», explique-t-il.Avec leurs quilles, les bateaux risquaient de toucher le fond en s’approchant.Il y a eu des naufrages, assez loin du rocher.«Moi, je n’en ai pas vu», ajoute cependant Luc Arseneault., Lauréat Leblanc habite à l’Étang-du-Nord depuis sa retraite, après 20 ans sur le rocher en compagnie des fous de bassan.Il a vu les bateaux de l’Iron Ore cesser leur trajet, les pétroliers devenir moins nombreux, et les bateaux de pêche en difficulté, avant l’abandon définitif du rocher.Il dit que les bateaux passaient à trois kilomètres et qu'il les distinguait très bien; mais il se souvient surtout d’un petit bateau de pêche qui ne pouvait plus démarrer.Le drapeau acadien flotte au seuil de sa maison aux couleurs pastel.Il raconte que son ancêtre, Daniel Leblanc, est venu du Massachusetts, où il avait été déporté, et qu’il s’installa d’abord à l’île Miquelon avant de venir à l’Etang-du-Nord, l'un des premiers villages des Iles-de-la-Ma-deleine.Lauréat Leblanc a pêché à l’île d’Anticosti dans sa jeunesse et a navigué de Halifax à Resolute Bay, dans le Grand Nord, pour la garde côtière.11 s’est installé sur l’île Brion avant d’être déplacé sur le rocher abrupt, petite île austère dans le golfe, le rocher inaccessible devenu phare en 1870.Lauréat Leblanc se souvient du passage de la frégate Le Colbert en 1967, qui avait le général de Gaulle à son bord.Luc Arseneault, lui, parle du Pouchkine, une ville flottante illuminée qui passa en pleine nuit, près de l’île.Tout à coup, l’île était habitée d’une rue principale.D’Anticosti à Brion «Je suis venu au monde marin, raconte Lauréat Leblanc.J’ai pêché la morue à trois cents la livre, le homard «Avec des notions d’alpinisme, on pouvait descendre à une petite plage» à trente cents.Une année, à la pêche, on gagnait 12 000 $, une autre année, 4000 $.J’avais mon bateau.J’ai pêché le homard à la pointe Est d’Anticosti.» C’était payant, la pêche à Anticosti, mais loin, «à 145 milles des lles-de4a-Madeleine», ce qui signifie un éloignement de neuf semaines pour le homard.Mais de façon générale, «c’était pas "vargeux”, la pêche dans ce temps-là, pas comme aujourd’hui», dit-il.En 1959, il a navigué à Halifax, à Sydney, à Saint-John’s.Il a fait le saut de marin à gardien de phare en 1966.Il a séjourné sur l’île Brion, une terre rouge avec des blés jaunes et des arbres verts quand il y avait un quai.Il y a séjourné avec sa famille.Un rêve.Même si on a recensé 40 naufrages à Brion, la même chose qu’au Rocher-aux-Oiseaux.Il raconte que les mouettes arrivent le 15 mars sur le rocher de 250 mètres par 100, avant les fous de bassan, et que c’est en mars que la visibilité est la meilleure.«C’est le seul temps où tu vois le Cap-Breton, le cap Nord avec sa silhouette très haute.L’intérieur du Cap-Breton, c’est des montagnes», dit-il.Les marmettes de Troïl, qui ressemblent à de petits pingouins, arrivent par la suite.Leur viande, selon Lauréat Leblanc, goûte comme l’ou- tarde.«Des loup-marins, on en a tué pas mal.1m mâchoire valait 25 $ jusqu’en 1985, payé par le ministère, mais il fallait le nettoyer, une corvée.» Lauréat pêchait parfois à un kilomètre du rocher, ou sur la pointe, le maquereau.Quand l’échelle s’est brisée, il ne pouvait plus descendre à la plage et aller â la pêche.Ce phare, le premier dans le golfe, indiquait la route aux marins de Cabot à Anticosti.Lauréat nettoyait les vitres pour le feu quand on a remplacé le vieux phare, celui qui éclairait à l’huile de charbon, le kérosènè.Mais le feu a été automatisé et en 1987 on a installé une lumière à batterie.Néanmoins, le phare du Rocher-aux-Oiseaux a conservé un gardien, en raison de son grand isolement, pour aider les marins en déperdition.Il n’y a plus personne.À l’île du Cap-Breton, le gardien du phare de l’île Saint-Paul, près du cap Nord, marquait l’imminence du détroit de Cabot, en face de Port-aux-Basques, le troisième cap à 100 kilomètres.Le gardien de Nouvelle-Ecosse est le seul qui soit resté en poste après Lauréat Leblanc.«Ils ont tout fermé, dit cet Acadien, c’est criminel.Ils ont même fermé la radio météo à Cap-aux-Meules cet été.Un bateau au large ne va plus avoir que la météo Internet.» - i ms* « bSEM sp» - m,.4 L& Le Rocher-aux-Oiseaux à 24 kilomètres à l’est des îles-de-la Madeleine, un îlot d’une centaine de mètres de large sur 250 mètres.Le coup du crabe d’Alaska Les crabiers du golfe ont eu une saison moins extraordinaire en raison de la faiblesse du yen et du doublement des quotas de pêche dans cet Etat américain GOLFE SAINT- LA RENT (LES DE U MADELEINE QUÉBEC CAPE BRETON f ISLAND « ILt UU rPn«>n> CAP-BRETON ( Ctl.llC.BIOr d.Wl" .1 E A N CHARTIER LE DEVOIR Les Japonais achètent le crabe par conteneurs, soit par lots de 28 000 livres, aux Iles-de-la-Made-leine.Mais la compétition de l’Alaska est terrible depuis le printemps.Les Pêcheries Gros-Cap aux Iles-de-la-Madeleine expédient leur crabe des neiges par Halifax sur des porte-conteneurs qui traversent le canal de Panama et le Pacifique.Si le crabe prend la voie de Moncton, il se rend à Vancouver par train.Les trajets du crabe vers le Pacifique paraissent imprévisibles.Jean-Yves Cyr, le directeur général de Pêcheries Gros-Cap, évoque la compétition forcenée de l’Alaska à l’égard des pêcheurs de Cap-aux-Meules depuis le début d’avril.Son usine envoie à un grossiste japonais 600 000 livres de crabe pour 60 clients.Jean-Yves Cyr dit que le crabe des neiges d’Alaska se vend moins cher que le crabe des neiges du golfe.On trouve aussi du crabe des neiges en mer de Russie.Mais le crabe du Saint-Laurent est plus coloré, plus rouge quand il cuit.Quant au King Crabe, il est plus cher que le crabe des neiges.Jean-Guy Cyr explique; «En Alaska, ils ont doublé les quotas de crabe aux pêcheurs en 1998.Alors, le prix est tombé de 4 $ la livre à 1,50 $.» Autrement dit, la meilleure pêche dans le golfe du Saint-Laurent, depuis le moratoire sur la pêche au poisson de fond, a pris un coup dur.«Vous savez, 98 % de notre crabe va au Japon.Le prix est basé sur la qualité, mais c’est 134 yen au dollar américain au lieu de 84 yen.Alors, le prix en prend un coup.» Pour lui, la demande de crabe des neiges à Montréal reste très faible.La conjoncture apparaît donc mauvaise, même dans cette pêche qui était la meilleure de la décennie.La livraison à Montréal ne lui paraît pas évidente.«Vous savez, 2000 livres de crabe des îles livrées en 24 heures à Montréal, ce n’est pas intéressant.De Rimouski, il n’y a que sept heures de route au lieu de 24.Alors, on n’est pas vraiment en compétition avec eux.» Aux Îles-de-la-Madeleine, les usines emploient des Japonais pour l’inspection du crabe des neiges à destination de leurs clients.C’est le cqs à Gros-Cap, â Havre-Aubert et à l’Etang-du-Nord.Le retard du plan de pêche Ce printemps-ci, la pêche au crabe n’a commencé qu’à la fin d’avril au lieu du début en raison du retard du plan de pêche du ministre Anderson, précise Michel Leblanc, le directeur adjoint de l’usine.«Le crabe le meilleur se pêche au début d’avril.Alors, cette année, le crabe était moins beau.» La situation s’est détériorée par rapport au printemps 1997, qui était une moins bonne saison que 1996.Le directeur général de l’usine lève les bras au ciel: «On a 40 000 livres de crabe de moins comme quota par pêcheur, 170 000 livres au lieu de 210 000.Quatre bateaux nous livrent depuis 1990 le crabe.Les mêmes pêcheurs.Et les mêmes biologistes déterminent la pêche chaque année.» Les deux années précédentes, Pêches et Océans avait accordé des hausses dans les quotas de pêche au crabe.Des permis ont été donnés à des pêcheurs côtiers.En 1995, 1996 et 1997, les petits pêcheurs ont obtenu des quotas.Mais ce printemps, il n’y a eu que quelques permis dans une zone exploratoire.Michel Leblanc dit que les quatre pêcheurs indépendants qui approvisionnent l’usine ont obtenu 1,75 $ la livre pour 170 000 livres de crabe, ce qui donne 300 000 $ de revenu brut à un crabier.C’est cinq fois plus qu’un homar-dier, mais on est loin du million de dollars de revenu brut que touchait le crabier en 1994.Le malaise se perçoit dans toutes les discussions sur la pêche aux Îles-de-la-Madeleine.Jean-Yves Cyr résume la situation: «Im région administrative du Québec dans la question des pêcheries se réfère à Moncton, et les gros décideurs viennent de Terre-Neuve et de la baie de Fundy.Vous savez, même le directeur de cabinet du ministre de Pêches et Océans, Max Short, vient de Terre-Neuve.C’est lui l’homme fort pour le golfe.» On dit qu’il y a eu un contrôle de Terre-Neuve sur les pêches depuis vingt ans, ce qui tombe sur les nerfs de tout le monde.«Ce qu’il y a de particulier avec Terre-Neuve, c’est que cette province gère les 200 milles de côte et en plus les nouvelles richesses dans les crustacés.Et ils ont leur propre région administrative, contrairement à nous.Nous, on n’a même pas droit à un petit contingent.» Le directeur général de Pêcheries Gros-Cap dit que son usine a une vingtaine de bateaux de pétoncles mais que «les fonds sont pas mal épuisés».Vers l’île d’Entrée, le fonds est vide.«On fait de l’ensemencement, de l’élevage.On ferme des zones pour qu ’elles grossissent.» La lie achetée par l’ACDI L’autre problème des usines de poisson vient de ce que l’ACDI n’achète plus que des résidus de poisson à bon marché.L’ACDI achète du poisson.Mais l’agence internationale s’en tient à des soumissions à bas prix.Elle achète le hareng à rabais pour les pays sous-développés.«Alors, l’usine de Corner’s Brothers au Nouveau-Brunswick, une filiale d’irving, obtient les contrats avec les prises de seineurs à deux ou trois cents la livre.Nous, on paie huit cents la livre aux pêcheurs côtiers.» Le directeur général de Pêcheries Gros-Cap explique que le gouvernement demande dans sa soumission de livrer à Saint-John ou à Black Harbour, au Nouveau-Brunswick.le produit à destination de l’ACDI.«Nous, on est défavorisés de 2,50 $ pour chaque caisse au transport.Au printemps, du poisson, on en a trop.Mais le poisson est expédié frais du Nouveau-Brunswick ou de la Nouvelle-Écosse.» Il y a 10 ans, les poissonneries des Îles-de-la-Madeleine obtenaient 5 $ la livre.Ce temps est loin pour l’AC-DI.Michel Leblanc dit: «L’Office des produits de la pêche achetait son poisson de toutes les conserveries des îles et de quelques conserveries des Maritimes.On avait un prix ferme pour le maquereau, 27 $ la caisse pour 30 000 caisses.L’an passé on a eu 23 $ pour 8000 caisses seulement.» Les Îles sont bien situées dans le golfe pour la pêche, mais elles sont pénalisées par Moncton, le chef-lieu de la gestion des pêcheries du sud du golfe pour Pêches et Océans.«On est désavantagés, affirme Michel Leblanc.Au Nouveau-Brunswick, ils ont des amis à Ottawa.Im semaine dernière, la filiale des Irving a eu le contrat de 700 000 $ de l’ACDI.» L’usine de crustacés de Gros-Cap ne traverse pas ses meilleures années.«Vous savez, dit Jean-Yves Cyr, 1000 travailleurs ont perdu leur emploi à cause du moratoire sur le poisson de fond.Je déplore que le ministre n’ait même pas accordé des quotas minimaux à MadeliPêche pour garderait moins cette usine en veilleuse.» Le ministre Anderson a refusé de donner ce coup de pouce à MadeliPêche au printemps;, ce qui choque tout le monde aux îles.Cela accule l’usine de MadeliPêche à la faillite.Tous les Madelinofs craignent que les pêcheurs des îles perdent les quotas de pêche attachés à MadeliPêche pour le sébaste.L’occupation des bureaux de Pêches et Océans à Cap-aux-Meules pendant deux semaines par 300 ouvriers témoigne de cette difficulté.On parle d’une migration depuis 1992, la population des Madelinots passant de 17 000 à 14 500.«La pêche, conclut Jean-Yves Cyr, ce n’est jamais facile; on finit notre saison de pêche et ça veut dire 150 sans-emploi à notre usine.» i.K i) K v ii i h , i.k .1 k r H i •> :t .1 r i i.i.k t i h r B 2 —-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Le dollar canadien tombe sous les 67 C .et la Banque du Canada ne peut rien y faire, selon les économistes GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Au moment où le dollar a fracassé record par-dessus record pour tomber, hier, sous les 67 C US, de plus en plus d’analystes se rangent derrière l’immobilisme de la Banque du Canada.On reconnaît la pertinence de son refus à amplifier le recul de la croissance économique en se lançant à la défense d’un dollar en perdition.Constatant l’impuissance d’une intervention pour contrer la glissade continue d'une devise malmenée par la crise asiatique, ces analystes n’essaient même plus de prévoir où le dollar pourrait trouver son point d’ancrage.«Au point où nous en sommes, une remontée notoire des taux d’intérêt ou une action directe sur le marché serait probablement fictile, et très coûteuse», a reconnu l’économiste en chef de la Banque Toronto-Dominion, Ruth Getter.Son homologue chez Midland Walwyn Capital, Mark Mullins, a qualifié de «contre-productive» une action de la banque centrale allant dans le sens d’une hausse des taux directeurs.«L'attitude actuelle de la Banque du Canada est pro- bablement la bonne, d’autant plus qu’il n’y a aucune raison pour durcir la politique monétaire.» Encore hier le dollar canadien établissait de nouvelles marques historiques.En atteignant un creux de 66,82 C en cours de séance, et en fermant à 66,88 C US, en baisse de 14 centièmes.La devise a, une nouvelle fois, subi les effets de ce mouvement vers les titres obligataires américains, considérés comme étant des valeurs refuges.Un mouvement amplifié hier par les doutes des investisseurs quant à l’impact qu’aura le nouveau gouvernement nippon sur la restructuration et le redressement de l’activité économique au Japon.Vers le 66C ?«On s’en va vers les 66 C», a lancé François Dupuis, économiste et stratégiste au Mouvement Desjardins.«Le prochain objectif des cambistes est 1,50 $ [soit 66,67 C US], C’est le prochain support technique, un support qualifié de très important.Et l’on pense qu'il pourrait être franchi à la baisse.» A l'instar de ses collègues, M.Dupuis n’ose s’aventurer à prévoir le niveau ou s’arrêtera le dollar.«Tout ce que la Banque du Canada peut ou doit espérer, c'est que tôt ou tard les cambistes et les spéculateurs vont réaliser que le dollar est tombé trop bas.On l’a vu avec le dollar australien.Il est passé de 80 t à 58 C US en un an.Il est remonté depuis trois semaines pour osciller aujourd’hui autour des 62 C.» On souhaite, ainsi, que le «fondamental» de l’économie canadienne réussisse à s’imposer et à provoquer un renversement de tendance.«Selon la théorie des pouvoirs d’achat, la juste valeur marchande du dollar canadien se situerait entre 77 et 80 t US.C’est très imprécis comme approche, mais je dirais que le dollar est, tout de même, 10 t sous sa valeur présentement», a estimé M.Dupuis.François Dupuis joint sa voix à nombre d’économistes et d’analystes pour reconnaître que la Banque du Canada fait bien de ne pas commander une hausse des taux d’intérêt.«Nous voyons de plus en plus de signaux faisant ressortir un ralentissement de l’activité économique au Canada.Im baisse du dollar va contribuer à rééquilibrer le commerce extérieur et ce, sans que ces effets soient contrecarrés par un étouffement de la demande intérieure, qui résulterait d’une hausse des taux d’intérêt.» Selon la lecture de l’économiste de Desjardins, les cambistes font présentement valoir qu’il faudrait une hausse d’au moins 100 points de base des taux directeurs de la Banque du Canada, et ce pour «peut-être» arrêter la glissade du dollar, sans plus.«Or, quels seraient les dégâts d’une j telle hausse sur l’activité économique?Il faut choisir le J moindre mal.» Il rappelle que le dollar est, certes, en difficulté, et qu’à 1,50 $ (66,67 C US), il s’enfoncerait davantage dans une I zone grise, ce qui pourrait inciter la banque centrale à bou- I ger.Or «le phénomène est mondial.En parallèle notre dollar se maintient face aux autres devises, l'économie ralentit et il n’y a toujours pas d’inflation.Il ne faut pas, non plus, oublier que les cambistes sont très puissants.Il peut se négocier, chaque jour, 30 milliards de dollars canadiens.Ce n’est pas avec ses 20 milliards de réserve que la banque centrale peut faire quelque chose.Si les cambistes veulent jouer à la baisse une devise, tout sera interprété négativement.Même une hausse des taux d’intérêt, et son effet de ralentissement sur l'activité économique.» Conflit chez Abitibi-Consol Une section de l’usine Wayagamack est exclue des négociations ¦SS mm m % ARCHIVES LE DEVOIR L’usine Wayagamack de Trois-Rivières Les exportateurs français haussent le ton contre la SAQ GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Une fissure est apparue dans le front commun du syndicat des employés d’Abitibi-Consolidated alors qu’il s’apprêtait à rencontrer hier le conciliateur québécois nommé dans ce dossier.Les représentants du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) ont expulsé des négociations la section locale 222 de l’usine Wayagamack de Trois-Rivières.Les membres de la section n’auront plus droit aux prestations du fonds de grève spécial, qui s'élevaient à 117 $ cette semaine.Cette somme s’ajoutait aux prestations régulières de 200 $ par semaine.Le fonds de grève spécial est fourni par les sections locales d'autres entreprises, qui espèrent bénéficier du contrat type que pourront obtenir les travailleurs d’Abitibi-Consolidated.Le président de la section locale 222, Jean-Pierre Lebel, et cinq représentants de cette section n’ont pu participer à la réunion convoquée hier à Montréal par le conciliateur Fernand Matteau.Ils ont dû reprendre le chemin de Trois-Rivières.«C'est sûr que nous sommes déçus, a déclaré M.Lebel aux journalistes.Si la démocratie c’est ça, je n’ai plus de commentaires à faire.» Le représentant national du syndicat, Claude Gagnon, a affirmé hier que les membres de la section locale 222 s’étaient eux-mêmes exclus du GORD MCINTOSH PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Société d’assurance-dépôts du Canada prévoit qu’elle aura remboursé, ce mois-ci, tous les fonds quelle avait dù emprunter d’urgence au Trésor fédéral dans le but de demeurer à flot, lors de la vague de faillites d’institutions financières lancée au début des années 80.Dans son rapport annuel déposé à Ottawa, hier, elle a également fait savoir que son déficit opérationnel, qui atteignait plus de 1,7 milliard il y a quatre ans, serait finalement chose du passé, cette année.I>a société de la Couronne, qui assure les dépôts effectués par la plupart des banques et fiducies, s’est retrouvée au bord de la faillite dès 1984, alors qu’elle fut contrainte de rembourser ses déposants à mesure que s’accumulaient les faillites, tout au long des années 80 et durant la première moitié de la présente décennie.Depuis, la Société d'assurance-dépôts du Canada a établi un fonds de prévoyance de 400 millions devant lui permettre de faire face à toute crise qui, à l’avenir, pourrait secouer le secteur financier.La société est habituellement subventionnée a même les primes que lui SNC-Lavallin au Liban (Le Devoir) — Postes Canada et Groupe de Gestion Profac, une société détenue conjointement par Bracknell et SNC-Iavalin, ont reçu du gou- groupe de négociation en tenant un vote secret sur le retour au travail, il y a une dizaine de jours.La section locale 222 a décidé de ne pas dévoiler les résultats lorsque les membres de la section locale 216, de la même usine, ont exprimé à main levée leur volonté de ne pas reconsidérer le vote de grève.La section locale 216 compte 450 membres, alors que la section locale compte environ 170 papetiers.M.Gagnon a affirmé que les 23 sections locales des usines d’Abitibi-Consolidated en grève avaient approuvé une série de règles pour les négociations, et notamment de mettre de côté leur autonomie coutumière le temps de négocier un contrat type.La section locale 222 a passé outre à cette règle, a-t-il déclaré.Il s’agit d’une question particulièrement importante pour le syndicat parce qu’il tient à négocier avec l’employeur une entente type, qui s’appliquera à toutes les usines.Rencontre avec le conciliateur Abitibi-Consolidated ne veut pas d’une seule table de négociations et préfère négocier usine par usine.M.Gagnon a déclaré que îorsque cette question sera réglée, les négociations pourront déboucher rapidement sur une entente.Les représentants syndicaux des cinq usines québécoises d’Abitibi-Consolidated en grève sont arrivés hier à Montréal avec l’espoir que le conciliateur pourra faire avancer les versent les institutions financières quelle assure.Toutefois, elle n’était pas prête à faire face à la succession de faillites de ces dernières années.Dans son rapport, l’organisme indique qu’il mettra en place un système en vertu duquel les institutions chancelantes devront payer davantage si elles souhaitent voir leurs dépôts assurés, en 1999.De toute l’histoire de la société fondée il y a 31 ans, 1992 fut la pire année.Le total de;} prêts d’urgence consentis par l’Etat, donc par les contribuables, atteignait alors 3,7 milliards tandis que le déficit accumulé était de 1,6 milliard.Rien qu’en 1992, cinq compagnies de fiducie comptant 13,2 milliards de dépôts assurés se sont retrouvées dans le rouge.Durant les années 80, 27 institutions financières comptant plus de 8,3 milliards en dépôts assurés ont fait faillite.Quatre de celles-ci étaient des banques.Di Société d’assurance-dépôts du Canada a indiqué quelle devait 402 millions au gouvernement durant l’année fiscale close en mars dernier, comparativement à 865 millions un an auparavant.Son déficit accumulé atteignait 539 millions lors de l’exercice qui vient d’arriver à terme, contre 1,17 milliard un an plus tôt.B R E F vernement libanais un contrat d’une durée de 12 ans pour la restructuration et l’exploitation du service postal au Uban.Les trois partenaires mettront sur pied une société d’exploitation libanaise qu’ils géreront conjointement et dont le mandat sera de reconstruire le système jxistal du pays.choses à ce sujet.«Si on avance d’un pouce, ce sera toujours mieux que zéro», a déclaré M.Gagnon.En fin d’après-midi, le conciliateur avait rencontré les deux partis, sans qu'une des deux parties ait signalé quelque progrès que ce soit.Les travailleurs du local 222 ont exigé un vote sur le retour au travail parce qu'ils craignaient que l’entreprise ne ferme l’usine Wayagamack, un établissement moins rentable PRESSE CANADIENNE Toronto — Les deux plus grands brasseurs au pays, Molson et La-batt, comptent sur leurs produits régionaux pour stopper la progression des bières de type artisanal produites par la concurrence.La Brasserie Labatt tient compte de la popularité des produits régionaux de type artisanal en offrant des marques populaires telles que la Kokanee en Colombie-Britannique et la Keith’s dans les Maritimes, ainsi qu’une boisson alcoolisée à base de citron et de malt, la Boomerang, au Québec.Pour sa part, Molson offre une bière à saveur de limonade ainsi que la Dave’s Honey Brown, afin de repousser la concurrence du brasseur Sleeman de Guelph, en Ontario, qui produit lui-même une populaire bière honey brown.Malgré les guerres de prix qui ont eu lieu récemment au Québec, certains observateurs estiment que la guerre qui oppose traditionnellement les deux produits-vedettes canadiens — la labatt Bleue et la Molson Canadian — est en veilleuse.«C’est le printemps le plus calme que j’aie vu depuis des années, dit l’auteur-expert Stephen Beaumont.Molson et Ixibatt sont tellement occupés que je me demande s’il leur reste du temps pour lancer un nouveau produit.» Ije mois dernier, Les Compagnies Molson a complété la transformation de la Brasserie Molson en une entreprise canadienne a 100 %, en rachetant au coût de un milliard la participation d’un brasseur australien, le Foster Brewing Group.Di Brasserie que d’autres.Abitibi-Consolidated avait fait savoir que l’usine perdait des clients, ce qui remettait en cause sa survie.Quatre usines d’Abitibi-Consolidated en Ontario et deux usines dans les provinces de l’Atlantique sont également en grève.En Ontario, une décision de la Commission des relations de travail a déjà obligé le syndicat à prévoir des tables de négociations séparées.l^abatt se remet pour sa part de son 150 anniversaire célébré l’an dernier, alors qu’elle avait réduit ses prix à l’occasion d’un long week-end de festivités, rapporte la porte-parole Sharon Paul.Michael Palmer, analyste chez Loewen Ondaatje McCutcheon de Toronto, constate que les grands brasseurs laissent leurs services de marketing livrer bataille plutôt que d’entreprendre des guerres de prix coûteuses ou de lancer de nouveaux produits.Les Canadiens ont consommé en mai 179 millions de litres de bière domestique— l’équivalent d’environ 525 millions de bouteilles et de canettes de format régulier — comparativement à 167 millions de litres en mai 1997, soit une augmentation de 8,8 %, rapporte l’Association canadienne des brasseurs.I>es données de juin n’ont pas encore été rendues publiques, mais l’an dernier, ce mois avait été le plus rentable avec près de 200 millions de litres de bière.Ix*s résultats de juillet avaient été encore plus élevés avec 208 millions.Molson et Labatt contrôlent ensemble environ 90 % du marché canadien, alors que l’industrie artisanale, les microbrasseries et les produits importés se partagent le reste.Sleeman est une source d’irritation pour Molson et labatt en Ontario et au Québec, surtout depuis que le brasseur a acquis le mois dernier une entreprise québécoise, la Brasserie Seigneuriale, sa deuxième transaction en six mois après avoir racheté pour 28 millions la Upper Canada Brewing Co.Les voies diplomatiques empruntées à la mi-juin ne semblant pas vouloir faire bouger rapidement les choses, la Fédération des exportateurs de vins et de spiritueux de France entend emprunter la voie des tribunaux pour forcer la Société des alcools à régler le différend autour de la commercialisation des vins de cépage.Dans un envoi daté du 21 juillet, la puissante fédération a, au nom de ses 500 membres, mentionné que «son conseil d’administration, qui s’est réuni la semaine dernière, a décidé de saisir officiellement les autorités françaises et européennes afin qu’une action forte soit entreprise auprès des autorités canadiennes pour faire respecter les dispositions relatives aux modalités de vente des boissons alcooliques par les titulaires de permis épicerie».Concernant les «dérives auxquelles on assiste dans la présentation et la promotion des vins distribués par le réseau des épiceries au Québec», la fédération, qui représente tout ce qui se vend comme vins français au Québec, avait, en juin dernier, formulé ses exigences: ¦ «soit d’étendre aux vins importés en bouteilles l’accès au réseau des épiceries»', ¦ «soit de revenir à une application stricte des règles de commercialisation applicable à ce réseau».A l’option diplomatique, la Fédération des exportateurs de France entend greffer une démarche juridique afin d’obtenir des tribunaux un jugement déclaratoire avec injonction.Un bureau d’avocats montréalais a été mandaté à cette fin.A cette démarche viendra s’ajouter celle de la California Wine Institute, sous l’impulsion du plus grand fabricant de vin au monde, Gallo.L’institut californien a également mandaté un bureau d’avocats montréalais afin de «monter» le dossier, a-t-on appris de sources sûres.On veut, ainsi, forcer la SAQ à rétablir les pratiques commerciales en conformité avec sa propre loi constitutive, qui établit clairement que «seuls les vitis de table sans appellation FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Afin que soit représenté «l’intérêt public», la Régie de l'énergie du Québec payera ou remboursera les frais des groupes de consommateurs qui participeront, à compter de la fin août, aux audiences publiques sur les coûts d'exploitation que doit supporter un détaillant de produits pétroliers.Dans une décision rendue publique mardi, la régie a rejeté les quatre demandes en révision — dont la principale concernait le paiement ou le remboursement des frais — qu’avaient effectuées conjointement en avril dernier les pétrolières Impériale, Shell, Pétro-Canada et Ultramar.Elles reprochaient à la régie d’avoir octroyé «des frais préalables à la Fédération nationale des associations des consommateurs [FNACQ] et à Option consommateurs jusqu'à un montant maximal de 20 000 $».I,es quatre pétrolières contestaient notamment l’absence de compétence de la régie pour payer ou rembourser des frais aux groupes de consomma- d’origine et sans indication de cépage, embouteillés au Québec sous des marques exclusives», peuvent avoir accès au réseau des détaillants en alimentation.A défaut de quoi les producteurs étrangers exigent la réci-procité et un traitement similaire aux pratiques acceptées par les embou-teilleurs présents au Québec.Version de la SAQ À la SAQ, on est conscient delà gravité de la situation.«Il est évident pour tous que si la situation dans les épiceries n’est pas réglée rapidement, les pays exportateurs de vins exigeront la réciprocité, c'est-à-dire le droit de vendre eux aussi des vins de cépage en épicerie.On peut imaginer le danger pour les succursales de la SAQ si tes quelque 12 000 épiceries du Québ'e'c avaient le droit de vendre des vins importés mis en bouteilles en pays d'origine.Ce serait le début de la fin pouf nos succursales», a écrit le président de la société d’Etat, Gaétan Frigon, dans une lettre aux employés datée de mardi.Et il a reconnu l’illégalité de la situation qui prévaut actuellement au Québec.«La saga judiciaire actuelle joue donc contre la SAQ car, en continuant, elle risque de rendre normale en épicerie une situation qui ne Test pas et ne doit pas le devenir.» > .La SAQ doit déjà se débattre avec une poursuite en Cour supérieure intentée par l’agence Vins Philippe Dandurand, une démarche qui a reçu dernièrement l’appui des quelque 40 membre de l’Association des agents en vins, bières et spiritueux représèm tant la quasi-totalité des fabricants importateurs de vins vendus par ty SAQ.Se retirant de la voie des tribunaux pour se lancer, plutôt, à la recherche d’un compromis, la SAQ fàit un faux pas, dit-on.On déplore qu’au lieu de tout simplement faire respéc-ter la réglementation actuelle, la SAQ cherche à obtenir un consensus local et à faire accepter, en recourant à des «tordages de bras» au besoin, de nouvelles politiques commerciales qui demeureraient, de toute façon, èn contravention avec des accords internationaux et, donc, contestés par les exportateurs étrangers de vins.teurs, et, par extension, des frais préalables lors des audiences publiques i concernant les produits pétroliers.Dans sa décision, la Régie affirme | qu’elle est dans son bon droit de ¦ payer ou de rembourser ces frais ] puisque sa démarche répond à ces cinq conditions: ¦ l’intérêt public doit justifier le 1 paiement; ¦ c’est la régie qui paie et non un j distributeur; ¦ la nature des frais (dépenses et | frais d’experts) justifie la démarche; ¦ la régie paie à des groupes de per- J sonnes réunies; ¦ la régie paie pour la participation à J des audiences publiques.Enfin, selon la régie, «sans un fi- | nancement adéquat, les deux associa- I fions de consommateurs [la FNACQ et | Option consommateurs] seraient, à | toutes fins utiles, exclues et il ne reste- 1 rait plus au dossier qu’un seul organis- | me [le CAA] voué à la défense de cer- | tains consommateurs.Or la crédibilité a de la décision à être rendue dépend, en I partie, du fait que tous les points de vue I soient entendus et non seulement cer- 9 tains intérêts».L’assurance-dépôt aura Les grands brasseurs bientôt payé ses dettes doivent tenir compte de la production artisanale E N Audiences sur les coûts de l’essence La Régie de l’énergie paiera pour les consommateurs J 4 J I.E I) K V 0 I H I.K .1 K 11 1) I 2 :ï .1 r I I.1.K T I !l !l S li 3 E G 0 N 0 M IE Annulation abrupte d’une conférence de presse Jean Coutu ne veut pas parler ni entendre parler de tabac Le bénéfice net du groupe a augmenté de 11 % Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) o 2448 Allemagne (mark) 0Æ359 Arabie Saoudite (riyal) 0,4139 Australie (dollar) 0Ï9637 Autriche (schilling) 0^1222 Barbade (dollar) 0 7883 Belgique (franc) 0^04150 Bermudes (dollar) 15119 Brésil (real) i]3253 Caraïbes (dollar) n 5798 Chili (peso) 0^00332 Chine (renminbi) 01868 Égypte (livre) 0^4533 Espagne (peseta) 0,01021 États-Unis (dollar) 1,4953 Europe (écu) 1 ^6943 France (franc) 0,2493 Grèce (drachme) 0JJ05313 Hong-Kong (dollar) 0,1989 Inde (roupie) 0,0372 Italie (lire) 0,000877 Jamaïque (dollar) 0,0453 Japon (yen) oj)1058 Mexique (peso) 0,1802 Pays-Bas (florin) 0,7641 Pologne (zloty) 0^4475 Portugal (escudo) 0,008510 Rép.dominicaine (peso) 0,1005 Rép.tchèque (couronne) 0,0492 Royaume-Uni (livre) 2,4583 Rqssie (rouble) 0,2475 Singapour (dollar) 0^8964 Slovaquie (couronne) 0,0445 Suède (couronne) 0,1939 Suisse (franc) 1,0169 Taïwan (dollar) 0,0448 Thaïlande (baht) 0,0375 Venezuela (bolivar) 0,00276 MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Longueuil — Jean Coutu a refusé d’aborder la question de la vente des produits du tabac avec les journalistes hier.D a même été jusqu’à annuler abruptement une conférence de presse qui devait porter sur les résultats financiers positifs de son entreprise.Le Groupe Jean Coutu a fait couler de l’encre dans les médias au cours des dernières semaines au sujet de la présence de produits du tabac dans ses établissements.Le 19 juin dernier, le Tribunal des professions a statué que le commerce du tabac était incompatible avec l’exercice de la profession de pharmacien.Il a déclaré Jean Coutu coupable d’avoir vendu des produits du tabac dans un local adjacent à une de ses pharmacies de Montréal.Quelques jours plus tard, l’ordre des pharmaciens du Québec a ordonné aux pharmacies de cesser immédiatement la vente des produits du tabac.Jean Coutu a demandé une révision judiciaire de la décision du Tribunal des profession.Il a également poursuivi la vente des produits du tabac.Mardi, le vice-président aux activités professionnelles du Groupe Jean Coutu, Richard Mayrand, a longuement expliqué les arguments de l’entreprise aux journalistes au cours d’une conférence de presse convoquée uniquement pour l’occasion.Hier, Jean Coutu devait tenir une conférence de presse au siège social de l’entreprise, à Longueuil, sur un tout autre sujet, plus flatteur les bons résultats financiers du Groupe Jean Coutu pour l’exercice financier 1997-1998.D’entrée de jeu, M.Coutu a refusé d’être enregistré iwr un journaliste de la presse radiophonique, expliquant qu’il préférait accorder des entrevues plus élaborées en direct.Lorsque la première question posée a porté sur la vente des produits du tabac, M.Coutu a refusé de répondre, rappelant que M.Mayrand avait fait le tour de la question.11 a immédiatement mis fin à la conférence de presse.La relationniste de l’entreprise s’est contentée de distribuer aux quelques journalistes présents une copie du communiqué de presse sur les résultats financiers du Groupe Jean Coutu.On y apprend que l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 1,9 milliard en 1997-1998 — un nouveau sommet —, soit une hausse de 13,4 % par rapport au chiffre d’affaires de 1,7 milliard enregistré l’année précédente.Le Groupe Jean Coutu a attribué cette augmentation à l’amélioration de la productivité de l’ensemble des établissements franchisés Jean Coutu au Canada et des pharmacies porporatives Brooks Pharmacy aux Etats-Unis.Ix> groupe a également invoqué l’intégration des 19 franchises acquises de Cumberland vers la fin de l’exercice financier 1996-1997.Le bénéfice net du Groupe Jean Coutu a atteint 63 millions en 1997-1998, ou 1,20 $ par action, par rapport à 57 millions, ou 1,08 $ par action, l’année précédente.Il s’agit d’une augmentation de 11 %.E N Bénéfice net accru de 59 % chez Donohue (lx Devoir) — Le bénéfice net de Donohue, pour la période de six mois terminée le 30 juin, a été de 97,3 millions ou de 1,09 $ par action, soit une augmentation de 59 % sur celui de 61,1 millions (68 C par action) pour la période correspondante de 1997.Les ventes nettes ont atteint 977,1 millions, en regard de 856,7 millions, ce qui repésente une augmentation de plus de 14 %.L’augmentation des ventes nettes résulte en partie de l’acquisition des deux usines de papier journal de Champion International Corporation au Texas le 1er juin dernier.L’amélioration du bénéfice net provient principalement du prix de vente plus élevé du papier journal, d’une augmentation des expéditions à la suite de l’acquisition des deux usines du Texas et d’un taux de change du dollar canadien favorable aux exportations.Les revenus de Sap en hausse de 68 % (Le Devoir) — SAP Canada, four- B R E F nisseur mondial de logiciels de gestion d’entreprise, a vu ses revenus du deuxième trimestre de son exercice croître de 68 % par rapport à ceux du trimestre correspondant de 1997, pour se chiffrer à 63,2 millions.Les ventes du semestre se terminant le 30 juin se chiffrent à 100,6 millions.SAP a souligné que depuis le début de 1998, elle a créé 172 emplois à temps plein, ce qui porte le nombre total de ses employés canadiens à 521.Ixi société-mère d’Allemagne, SAP AG, affiche des revenus de 2,2 milliards DM (1,2 milliards US) pour le deuxième trimestre, soit une augmentation de 59 % par rapport à la même période l’an dernier.Les ventes du premier semestre ont augmenté de 61 %, atteignant 3,9 milliards DM (2,1 milliards!} US).SEARS CANADA INC.DÉCLARATION DE DIVIDENDE Un dividende trimestriel de 6 cents par action a été déclaré pour toutes les actions ordinaires de la Société.Ce dividende sera payable le 25 septembre 1998 aux porteurs d'actions les détenant au 14 août 1998.Par ordre du Conseil d’administration R.Vezér, secrétaire Toronto, Ontario Le 21 juillet 1998 LE MARCHÉ BOURSIER Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) ($) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 17691 3738.24 -40.77 -1.1 XCB:Bancaire 5830 7410.27 -99.91 -1.3 XCO:Hydrocarbures 3025 2546.53 +5.03 0.2 XCM:Mines et métaux 2527 1999.45 -1.69 -0.1 XCF:Produits forestiers 1147 2416.16 +6.84 0.3 XCI:Bien d’Équipement 4671 4123.53 -7.31 -0.2 XCUiServices publics 6892 4319.44 -44.80 -1.0 La Bourse de Toronto TSE 35 22309 404.67 -2.49 -0.6 TSE 100 35714 451.04 -3.64 -0.8 TSE 200 15468 421.73 -3.45 -0.8 TSE 300 51183 7349.89 -59.54 -0.8 Institutions financières 6763 10098.66 -121.33 -1.2 Mines et métaux 2345 3395.44 +15.43 0.5 Pétrolières 7788 6046.34 -38.63 -0,6 Industrielles 9220 5329.33 -27.87 -05 Aurifères 3479 5910.27 -28.76 -0.5 Pâtes et papiers 1591 4319.60 -22.28 -0.5 Consommation 1118 12037.86 -81.47 -0.7 Immobilières 487 2659.58 + 11.57 0.4 Transport 3741 7096.14 -152.65 -2.1 Pipelines 2296 6664.08 -24.58 -0.4 Services publics 4986 8129.83 -17.34 -0.2 Communications 1546 15547.36 -156.89 -1.0 Ventes au détail 4752 6445.62 -185.45 -2.8 Sociétés de gestion 1062 9822.49 -183.45 -1.8 La Bourse de Vancouver Indice général 14437 508.18 -3.33 -0.7 Le Marché Américain 30 Industrielles 90991 9128.91 -61.27 -0.7 20 Transports 10144 3445.53 +10.17 0.3 15 Services publics 9110 289.20 +0.96 0.3 65 Dow Jones Composé i 110246 2896.02 -7.37 -0.3 Composite NYSE * 588.81 -1.86 -0.3 Indice AMEX * 733.03 -0.93 -0.1 S&P 500 * 1164.08 -0.99 -0.1 NASDAQ * 1969.75 -9.39 -0.5 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) ($) ($) (%) MANALTA COAL IR 5413 2.25 2.15 2.19 +0.18 9.0 LIONS GATE 4503 2.35 2.00 2.34 +0.24 11.4 TSE 35 INDEX 3573 40.05 40.50 40.55 -0.25 -0.6 BCE INC 2691 66.50 64.85 65.95 +0.50 0.8 AIR CANADA 2086 10.60 10.10 10.45 +0.10 1.0 BOMBARDIER INC B 2044 21.95 21.20 21.95 +0.50 2.3 TRANSCDA 1772 25.40 24.65 24.95 -0.10 -0.4 LOEWENGRP 1698 35.60 28.10 29.60 -6.60 -18.2 BK OF NOVA SCOTIA 1613 37.05 36.00 36.30 -0.70 -1.9 NORTH TELECOM LTD 1404 91.75 86.50 88.00 -3.00 -3.3 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) CALL-NET ENTR B 583 26.35 25.75 25.75 -1.20 -4.5 REPAP ENTR INC 391 0.23 0.22 0.22 -0.01 -4.3 BCE INC 372 66.45 65.00 66.00 +0.50 0.8 AIR CANADA 345 10.60 10.10 10.45 +0.10 1.0 SEARS CANADA INC 300 28.70 28.00 2800 -0.10 -0.4 NORTHSTAR ENERGY 300 11.25 11.25 11.25 - DENISON MINES LTD 270 0.23 0.22 0.22 -0.01 -4.3 MACMILLAN BLOEDEL 246 16.25 16.05 16.05 -0.05 -0.3 SNC-LAVALIN GRP 243 10.95 10.80 10.95 +0.10 0.9 CGIGRPINC A 188 33.50 32.90 33 50 +0.30 0.9 DECISION-PLUS Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.decisionplus.com Suivez leur remontée tous les samedis dans .g.1-:.:.—_____ ;— LE DEVOIR Montréal XXM 3738,24 Toronto TSE 300 I 7349,89 New York Dow Jones 9128,91 Dollar 1 $ canadien 66,880 us Or à New York 294,20$us Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.A B ABL Can.2.050 0.850 4300 1.300 1.280 1.300 ?0.050 |Aur Res 7.000 2.650 500 69 2.750 2,750 2.750 •0.100 Abitibi-C 28400 16,400 29869 19,900 19.350 19.350 •0.450 fAeterna 8.000 3,500 15200 5.950 5.850 5,950 ?0.200 Agmco E 14,400 6.250 2450 7.100 7,000 7,050 •0,050 jAgritek 1,750 0.760 59000 0.870 0.800 0.800 •0.150 Air Canda 15.400 10,100 345249 4 10.600 10.100 10.450 ?0.100 (AirCan.A 14,400 9.200 58835 3 9,450 9,200 9.350 •0,050 Altaenerg 36,850 25.800 11679 26 36.850 36.250 36.300 -0.250 Alcan Alu 55.500 35.250 6225 15 40,000 39,400 39.650 ?0.050 f|Algene 2.900 0,600 3200 0,620 0,600 0.600 Âlim.CT.a 21,500 10.300 4200 21,000 20,500 21,000 ?0.250 fAliCT.b 21,750 10,200 10700 18.250 17.750 18,250 ?0,300 fAlliancNv 32.500 12,000 6490 32,400 31.750 32.250 •0.200 AlliancVt 32.250 12.100 200 19 32.250 32,250 32.250 ?0.100 Amisco 7,000 3.250 500 12 6,350 6,350 6,350 •0.050 |Angl Swis 0,970 0.260 14000 0,280 0.260 0.260 •0.020 lArden 2.200 0,950 13300 7 2.150 2.150 2.150 lArmistc 0.490 0.105 5000 0.110 0,110 0.110 Asbestos 34,550 15.250 100 22 17.000 17.000 17.000 •1,500 Ashlon 6,750 2,550 2500 2.800 2.680 2.800 ?0.120 fAtco 1 38,500 28.500 3632 13 36.400 36.200 36.300 ?0.100 Athabasca voir plus bas jAugyva 0,200 0,060 2000 0.080 0,080 0,080 jAurigmor 0.450 0,065 13710 0.110 0,085 0.085 •0.065 lAurizon 1,450 0.520 6000 0,530 0,530 0.530 •0,020 Avcorp 4,700 2.600 2800 23 3.850 3.750 3.850 ?0.100 Axcan 15,000 10,250 5625 387 11.600 11.300 11.600 •0.050 jAzimut 1,000 0.200 1052 0,350 0,350 0.350 -0,050 BCGAS 34,000 23.000 45970 35 32,000 31.300 31.500 •0.250 BC Telec 61,000 32,050 8414 19 49,750 47,250 47,500 •2.200 BCE Inc.68,000 37.000 372941 66,450 65,000 66.000 ?0.500 BCE Mbl 51,500 31,850 6323 52 41.900 40,500 41.250 •0.500 Bgr.pm.A 15,000 9,500 500 10,600 10.600 10.600 •0.250 fBMTC.a 24,000 13.000 2000 14 24,000 23,900 24,000 ?0 250 BPI II,U voir plus bas Bq.Laur 38,450 23,000 14622 11 30.200 29,950 29,950 •0,050 Bq la ir 27,900 15.600 11700 19,650 19.500 19.500 Bq.lau.sr6 29,800 27.750 200 28.300 28.300 28,300 *0.450 Bque Nat 31.850 16.750 151920 14 27,750 27,250 27.550 •0.050 BquNat.no 16,200 11,650 1900 16,200 16.100 16,200 ?0.050 BquNat.nk 10,950 8.050 1500 8.700 8.700 8700 -0.100 BquNat.nt 17,300 12,500 4300 17,050 16.950 17.050 •0.150 Bg.na.sr12 28.350 26.200 800 27.050 27,050 27.050 Bq Royale 92,000 60.850 34406 16 89 900 88.100 88,350 •1.500 Bq.Ry.srK voir plus bas Bq Ry.srF 29.150 26,350 1200 26,850 26.800 26.850 ?0.100 Bg.Ry.stH 31.850 29,300 500 29.900 29.900 29.900 Bq.TD 74.550 39.550 4395 17 65,500 65.150 65,200 •0.600 B,imp,sr15 27.950 26.000 200 27.300 27.300 27,300 Bq C.lmp 59,500 35.250 13960 14 49.800 49.200 49.450 •0.300 Bque Mtl 86.950 51.950 74056 16 82.800 81350 81.350 •1.500 BM0,Bsr4 26.000 24,850 1000 25,800 25,650 25.800 ?0,100 BM0.Bsr5 26,200 24,800 2200 26.100 26.000 26.000 •0.200 BMO sr2 voir plus bas BMO Sr3 27,650 26,200 300 27.000 27,000 27.000 Bq.N.Ecos 44,600 27.880 126028 12 37.050 36,000 36.300 •0.700 B ne Sr12 25.350 25,050 2575 25.300 25.300 25.300 •0,050 B NE Sr9 30.100 28.100 500 29,100 29.100 29.100 B NE Sr6 29,850 28.050 250 28.800 28.800 28.800 Barnck 34,850 21.500 7740 27,600 27.250 27.500 ?0.100 Bamck.ir 23,000 15.100 200 17,150 17.150 17.150 •0,300 Banngton 6,600 3,250 11450 3.300 3,250 3,300 •0.050 Beau Can 4,100 1.750 1500 9 1,820 1,810 1.820 ?0,020 IBehavr.B 3,200 0,850 8500 1,310 1.250 1.270 •0,120 Bell Intl 38,750 17,000 9860 34.500 33.500 33.750 •0.900 (Bennett 6.850 2,300 16000 3.900 3.300 3.300 •0.500 Bentall 24.500 15,000 3800 15 17.250 17.000 17.000 -0.250 Benvest 3,050 1.800 300 17 2.600 2.600 2.600 ?0.150 Bestar 8.350 1,200 32100 24 7.750 7,050 7.100 -0.550 Biochem 45,000 25.000 150063 47 39.750 38.650 38.850 •0.900 Biomira 7,250 2.750 2400 3,200 3.150 3.150 ?0.020 iBioniche 1.100 0.520 4500 0.700 0.700 0.700 Bocenor 2.400 1.400 1000 17 1.710 1,710 1.710 •0.040 Boliden 12.350 6.500 8000 7 6.750 6,700 6.700 ?0.100 Bomb A 22,200 12.500 29976 35 21.900 21,250 21.900 ?0,500 IBomb B 22.100 12.630 187140 35 21.950 21.250 21.950 ?0,450 Bomb.Sr2 26,750 25.050 1300 25.850 25.800 25,800 •0.100 Boralx.A 5,750 4.100 8810 445 4.450 4.300 4 450 ?0.050 tB.Brick.A 6,750 3.150 200 8 4,750 4.750 4.750 •0.150 (BrCon.Oil 0,450 0,340 1500 0,450 0.450 0.450 Bruncor 32.500 16.630 1050 25.750 25.250 25.750 ?0.600 C D C-MAC 32,000 16.750 6275 31 25,400 25.100 25.100 -0.100 CAE Inc.13.650 10.400 142445 19 12.300 12.100 12.250 -0.200 fCCUn.B 19.800 14,800 1000 16 19.000 18.550 18.550 -0.300 fCGI Gr.A 34.850 4.340 188868 202 33.500 32.900 33,500 ?0.300 Corn Dev 40,200 8.000 4829 15 8.400 8.000 8.000 •0.700 CT Fin.68,000 43.200 685 24 57.250 57.000 57,250 ?0.250 Cabano 4.250 0.900 9625 33 3.000 2.850 3.000 ?0,050 fjCSii 2.400 1.700 1000 1.750 1.750 1.750 ?0.010 Call-Net 29.500 18,000 377 94 26.650 26.400 26.400 ?0,150 tCall-N.B 29.750 19.000 583355 92 26.350 25.750 25 750 •1.200 jCvalley.a 2,700 1.070 5000 1.350 1,350 1,350 Cambior 16.600 6.700 10350 25 7,600 7.400 7.400 -0.050 Cambridg 16.700 10.500 7980 180 13,250 12.600 12.600 •0.150 Cameco 56.850 36,250 112936 24 37,750 36,500 37.500 -0.300 fCanCap.p 26.500 25.500 500 26.000 26.000 26.000 ?0.150 Cdn.Nat 95.950 64,600 500 17 86.500 85.750 85.750 •1,050 Cdn Oxy 40.750 24,500 4032 63 29,100 28.250 28,800 ?0.450 CP Ltd 45.850 31.800 54150 14 38.650 38.250 38,250 -0.750 Can Resll voir plus bas fCTireA 45,000 25,250 1502 24 43.350 43.150 43.350 ?0.050 fC Utilit.A 48.700 37.000 1000 16 48.100 47,900 47,900 -0.200 C Utilit B 48,750 37,250 700 16 48.250 48.000 48.000 fCmnac.A 5.700 3.850 11345 11 4.500 4.400 4.400 Cantrex 5.500 2.750 10050 11 5.050 5.050 5.050 ?0.050 fCaraOp.A 8.000 5.250 14500 20 7,450 7.300 7.300 -0.100 Cascades 11.500 9.000 9500 10 10.450 10.400 10.400 Celestica 36,400 26.500 13865 33,200 31.550 31,850 •1.550 jCAsia 0.590 0,050 Z10 0.070 0.070 0.070 (Chesbar 1.820 0.830 5000 0,950 0,950 0.950 ?0.030 iCimatec 0,350 0.110 43000 0.200 0.200 0,200 ?0.030 La Bourse de Montréal 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.ICinar Lv 37.000 22.000 100 61 32.500 32.500 32.500 Cmram 29.000 19.000 3889 34 23.200 22.800 22.950 •0,250 fClearnt a 24 650 14,350 1900 17.200 16,950 17,200 ?0,050 Clmic.A 12.500 8,150 z63 8.500 8,250 8,250 Co-Steel 25.250 17.500 100 20 21.300 21.300 21.300 -0.200 fCog.Cabl 17.750 10.250 2000 23 17,150 17.000 17,150 ?0.150 iCogeco 18.150 9.050 4850 15 17 950 17.800 17.950 ?0.150 (Coleraine 0,415 0,100 10000 0.115 0.115 0.115 -0.005 Cominar 6350 6.000 150 6.000 6.000 6.000 Cominco 40.500 18.750 200 21.500 21,500 21.500 ?0,150 iCancom 18600 8,750 300 49 16.750 16.750 16.750 jConcert 3.400 1,850 200 3,000 3.000 3.000 ?0.100 |Con Abit, 0.450 0.100 3000 0,165 0.165 0.165 -0.015 tConsoltex 5,700 3300 1000 11 5.500 5.450 5.450 -0,200 ICorbyB 71,000 52.450 550 16 68.700 68.700 68,700 ?0.150 Coscien.a 6.900 2.750 32199 27 6.900 6,650 6.900 ?0.300 Cott 18.250 8.050 3330 13.000 12.750 12.850 -0,150 Cteslat 27.850 15.500 500 15,750 15,750 15,750 •0.350 DTM Info 8.500 3,750 2050 26 6.700 6,250 6.700 ?0.300 Datai» 3.000 2.100 200 2.430 2.430 2.430 ?0,180 Datalx.wt 0.750 0.300 13000 0,610 0,600 0.600 -0.010 Datamark 4,950 2.050 4000 11 2.400 2.400 2.400 Demson 0.480 0,225 270440 3 0.230 0.225 0,225 -0.005 fDesiar.A 27.000 16.850 5200 12 23,500 23.500 23,500 iDiadm 1.400 0,300 600 0.390 0.390 0,390 •0,060 jOiagnCur 4040 1.850 500 1.850 1,850 1.850 -0.050 jDianor 0.930 0,120 34000 0.270 0.230 0,230 -0.040 Dofasco 30.300 20,500 4205 10 22,100 21,850 22,100 ?0.150 Domco 20.000 15.750 z91 15 16.000 16.000 16,000 Domtar 12,700 8,350 37903 27 9.400 9.250 9.350 tDonohua 36,700 23 000 2400 17 34,100 33.400 34.100 ?0.350 IDorel.B 50.500 24.500 200 23 50.250 50.250 50.250 -0.250 Oylex 9.500 4,250 2250 10 6.050 5.900 5900 •0,200 iDynaeor 0,660 0.150 4500 0,325 0,325 0.325 ?0.005 E F Eagle 19.200 14,150 100 14 15,000 15.000 15,000 Echo Bay 8.050 2,350 7500 3.120 3.100 3.120 -0.080 lEcudor 0.530 0.160 33000 0.250 0,240 0.250 ?0.010 lEdpbra.A 30.000 22,000 1482 6 25,100 25,000 25.100 -0.350 Eicon 5.950 2.400 41950 3.750 3.450 3.500 •0,200 Emco Ltd 17.750 10,350 2000 10 11.250 11,000 11.000 -0.500 fEmpire.A 30,600 18.150 150 13 30.150 30.150 30.150 -0.350 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas Extndi.mv 23.250 10,350 300 16 13.000 13,000 13.000 fExtndi.sv 23.400 10.050 5992 14 12.400 11.250 11.250 •1,250 (Fairstar 1,450 0.250 500 0,280 0,280 0.280 ?0,030 Falcnbrdg 29.950 15.550 100 110 16.500 16.500 16500 ?0.250 Fi.Desj.sl 19.250 15.500 200 19.000 19.000 19.000 iFieldex 0.320 0.100 16000 0.120 0.120 0,120 -0.030 Finning 20,550 13.000 700 16 14.350 14.350 14.350 ?0,050 IFst.Mr.A 25.750 17.000 3000 7 24,000 23.100 23,100 •1,350 FirstPrem voir plus bas FirstPr us voir plus bas jForex.a 7,000 3.400 1450 6.900 6,600 6.600 •0,200 tForex.b 6.800 3,500 7080 6.650 6,600 6,600 -0.150 Fortis Inc 48.250 34.200 1707 20 45.400 45,000 45,400 ?0.150 fFourSeas 59.000 35.550 1000 37 47,850 47.000 47.000 •1.300 Fracmast 27.250 9.200 8100 10 9.450 9.250 9 250 -0.350 Frhoid.UN voir plus bas iFreewcan 0.700 0.280 10000 0.310 0.310 0.310 ?0.010 ( G H tGtc.tra.A 17.350 10.500 670 16 15.950 15.950 15.950 Gaz.Metro voir plus bas IGentra 5.550 2.810 25314 11 4.000 3.930 3.950 •0,040 jGeoNova 0.480 0.130 5000 0.145 0.130 0.130 -0.010 fGildan.a 12.900 9.250 1775 12.900 12.500 12.900 ?0.350 Global Eq 3,850 2.400 2000 2.600 2.550 2.550 iG.Briar 0.195 0.060 25000 0.090 0.085 0.090 ?0.020 G Kmght 4.550 0.710 500 0.750 0.750 0,750 G.W.hfeco 54 200 31.250 4700 37 53.750 53.000 53.000 •1.200 iGreensh 0.250 0050 3000 0090 0.090 0.090 -0,010 Grilli A 0,620 0.150 Z400 0.250 0.250 0.250 Grilli B 0,650 0.130 Z100 0.300 0.300 0,300 Infrmsion 15.700 10.350 11900 44 11.950 11.750 11.900 •0.050 Gult Res 13.700 6,150 9100 14 6.300 6.150 6.150 -0,150 Gulf.R.p.a 4.840 3.910 10925 3.950 3.920 3,950 -0.040 lHaemacr 8.000 1.750 4700 6,100 5.800 5.900 •0.250 Hartco 17.750 9,200 300 16 15.550 15.550 15.550 jHebron 0,430 0.060 3000 0,260 0.260 0,260 •0.040 Heroux 6,750 3,490 5500 32 5.750 5.750 5.750 H Bay Co 38.000 25.650 79520 32.150 31.650 31.650 •0.600 H Bay it 19,750 7,800 3000 13.600 13.600 13,600 I J IPL Ener, 69.650 48,750 2542 21 67.600 67.000 67.400 -0,600 IPL Inc.A 16.050 11.100 1090 14 13,300 13.300 13.300 •0.200 |ITI Educ 12.250 6.000 7600 73 8 800 8.700 8.700 ?0.150 Imasco.ltd 30.350 19.250 7520 24 30.150 29.800 29.850 ?0,050 Imper.Oil 30.680 23,000 2518 16 27,250 26.700 26.700 •0.450 flmpr.Obr 28.500 20,150 20325 18 28.500 27.350 28.500 ?1,250 lmp.Qbr.2 25,450 24.750 65400 25 350 25.300 25.350 ?0,050 Imutec 1.500 0.650 2000 0.780 0.780 0.780 inMedia 1.920 0.400 9500 0.400 0,400 0.400 •0.100 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 27,500 9.000 600 10.050 10,000 10.000 •0.500 Inco Ltd 43.900 18,200 5990 18.500 18 200 18.350 •0.050 Inmet 8.000 4.000 500 4,500 4,500 4.500 •0.100 llnterstar 1.850 0.300 3200 0.350 0.350 0.350 ?0.050 Intraw.Pr 3.150 2.600 270 2.700 2,700 2.700 -0.100 Intrawest 31,450 20.600 24604 26 31.450 31.000 31.000 *0.100 Inv Grp 28.170 16,420 2000 37 27.250 26,000 27.250 flrwm A 4.550 2,160 1235 2400 2.160 2.160 -0,140 Island Tel 30.400 15.180 100 21 26.500 26.500 26.500 -0,100 lvaco,si2 23.100 20.000 150 22.050 22.050 22.050 lvaco.sr5 26000 23.600 610 25000 25,000 25,000 ?0.100 (JAG.Mm 1.490 0.115 5194 0.150 0.130 0.130 •0040 Jannock 22.250 16.000 1187 14 17.150 17.000 17.000 -0.900 fJean.Ct.A 25.400 14.150 11993 20 23 900 23.500 23.900 ?0.400 iJilbey 0.250 0,120 6000 0,130 0,130 0.130 K L Kaufel.A 5.250 3,000 1000 10 4.900 4 900 4.900 *0.100 Kaufel.B 5.250 3,500 2000 10 4.750 4.750 4.750 ?0.050 Kimpcx 0,200 0.055 50000 0.100 0.090 0.100 ?0.025 iKormor 0.450 0.040 30000 0.080 0,075 0.075 -0.005 (LGS Inc.20.400 7.850 2600 117 15 300 15.150 15.250 •0.250 iLaidlaw 23,400 13,900 15369 11 16.550 15.750 15.850 -0.600 ILapVer.A 6.500 4.500 6300 10 4.750 4.700 4 750 Lap.Ver.B 6.500 4.600 1100 9 5.000 5,000 5.000 fLasond a 19.750 17.200 2900 17 18.950 18.750 18.750 Leader 1 4.950 0,600 3000 24 3.000 2,950 3.000 ?0.100 Titre 52 dern.sam.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.Legacy,ir 6,250 4,400 6500 4.500 4.400 4.400 -0,100 Legacy.un (Leroux B voir plus bas 7.500 4.100 7650 6 6.150 6.150 6.150 jLithos 1.390 0.250 59102 0.400 0.370 0.400 ?0.050 Loblaw 37,500 18.700 5435 39 36 500 35.550 35550 •1.050 Loewen 49,500 29.550 20860 40 35.500 29 550 29.600 •6,500 Loew srC 29000 23.100 800 26000 23.100 24000 -3.000 (Log.G.Inf 1250 0,700 1500 400 0.800 0.800 0.800 ?0.100 iLyonLake 0 640 0.160 10000 0,220 0,220 0.220 ?0,020 M N IMPACT 15.850 2.400 35830 13.950 13,000 13.450 •0.400 MSV 0.430 0.120 2000 0.230 0.230 0.230 ?0.040 Maax 20,500 10.000 11015 25 19.000 18.500 18.750 •0,150 McM Bldl 21.550 13.750 246300 16.250 16.050 16,050 •0,050 Mackenzie 23,750 14.180 16685 33 21,900 21,300 21.550 •0.350 IMagna A 112.000 82.500 d320 15 107.000 107,000 107.000 Mam Tel 23850 13.800 1285 25 21.300 21.200 21,300 Mple.Leaf 23.000 14,000 600 18.500 18.250 18.500 •0.300 Marconi C 23.500 17,600 600 466 19.250 18.650 18,650 -0.350 IMarshllA 3.150 2,500 428 55 2.750 2.750 2.750 MarshIIB 3.150 2.400 328 B 2.700 2.700 2,700 ?0,100 Mazarin 1,550 0,360 30500 0,590 0,520 0.530 •0.060 jMcWatter 2.400 1.000 3499 1.500 1.400 1,450 -0.050 Memotec 4.700 0,800 7100 1,190 1.160 1 190 ?0.010 Methanex 13.400 10.750 7630 10 11,500 10.950 11,500 -0.150 fMetroR.A 22,100 14.500 59720 14 20000 19500 19.550 •0.400 Met B 52.000 20.500 3168 44.900 42,250 42,600 •2 550 iMetwerks 15.300 7,800 6883 8.700 8,500 8.700 ?0.100 M.Tempus 1.000 0.250 54500 25 0.330 0.320 0.320 -0,020 Microcell 18.750 8.000 10703 13,750 13.350 13,500 Mdlnd.wal 38.200 14.950 4500 22 36.250 35.000 35.750 ?0.300 iM.DuNd 1.510 0.450 17100 0.720 0.650 0.650 (Minorca 1.640 0.490 4000 0,550 0.530 0.530 •0.020 (Mirandor 0.850 0.220 158000 0.320 0,305 0.310 •0.020 Mitée Tel.10.150 5.600 2120 22 6,050 5.900 6.050 Mitel.Corp 24,000 9.000 20219 26 21.300 20.700 21.300 ?0.150 IMolson A 28,000 21.600 32065 13 24,500 24.100 24,500 ?0.300 Molson B 28.000 22,950 100 13 25,000 25.000 25.000 •1.400 Montrusco 32,000 24,000 600 20 24.300 24.000 24,000 •0.050 Moore 31.000 18.000 6750 41 19.450 19,000 19.000 •0,150 MlReal 3.350 2.580 5480 3.250 3,200 3,200 Multfd.un 17.200 14.850 1400 15.000 15.000 15.000 •0,250 (Murgor 0,800 0.200 53367 0.270 0.230 0.270 ?0.040 |NAR Res 5.650 1.400 15360 460 4.600 4.500 4.600 ?0,100 NceDiv.U voir plus bas Nce nrgy voir plus bas Nce Pet,u voir plus bas iNamex 2.450 0,420 1000 42 0,420 0.420 0,420 fNelvana 35.250 21.400 544 35 30.500 30.500 30,500 ?0,050 Newcastle voir plus bas (Nora exp 1,350 0.600 5200 0.680 0.650 0,650 -0.050 Nor.Forst 10,200 7,250 500 88 8,750 8.750 8.750 ?0 550 Noranda 30.300 21.900 11834 7 24.600 23,750 24.600 ?0.800 Nor Tel 100,000 56,500 2112 51 89,750 87.000 87,000 •4.750 Northstar 13,000 8.150 300000 17 11,250 11.250 11.250 NovaCorp.31,850 25,350 75837 42 26.550 25.800 25.800 •0,500 N.S,Power 20.100 14.050 2900 20 19.400 19,300 19.300 •0.050 jNoveder 1.010 0.270 16570 0.450 0.380 0,450 ?0,050 jNovic 5.800 3,250 1600 25 3.760 3.750 3.760 ?0.160 iNymox 19,000 7.250 23700 9.000 8.300 8,500 •0.350 O P O&Y Prop 13.000 6.800 808 12 7.650 7.600 7,600 •0.150 jO Donnell 17.250 4,600 7540 5.900 5.550 5,750 -0.250 fOcel.En.b 8.200 5.300 900 30 5.400 5.400 5.400 •0.200 Olco.A 0,650 0,330 5000 0.410 0.410 0.410 fOnexCorp 37,000 25,000 Z35 43 35.000 35.000 35.000 fOptiGen 9.250 5.000 800 55 6.000 6,000 6.000 •0,750 (Orezone 0.750 0,210 5700 0,450 0.450 0.450 jOrient 0.150 0,040 58000 0.050 0.050 0.050 fOsha A 28.050 20.900 500 19 27.950 27.950 27.950 •0.050 |Pan Amr 0,500 0.050 10000 0.100 0.100 0.100 ?0.020 Pancdn.Pl 27.750 19.750 773 28 23,400 22.850 22.850 ?0.350 Peerless 3,950 1.500 23800 8 2.700 2.600 2.700 f|Pegaz,a 0.650 0.200 500 0.280 0.280 0.280 Pengr.Enr voir plus bas Petro Can 29,500 21.800 7520 28 24.500 24,250 24,500 Philip 27.400 4.000 839 4,800 4.700 4,700 -0.150 PhoemxLS 14,500 7,000 6350 44 13,750 12.750 13.750 -0.200 Pla.Oome 27.250 14.950 3550 16,650 16,450 16,650 •0.050 iPlexmar 0.620 0.030 z375 0.100 0.100 0.100 Poco Petr 16.900 10.500 100145 36 15.500 15.400 15.400 •0.200 iPositron 16,000 7,500 700 15.000 14,000 15.000 ?2,000 PCS Inc, 137.900 100,300 d2553 14 113.000 112.200 112.500 •0.750 fPowr Cr 37,500 18.500 28485 21 35.250 34,600 34.900 •0.400 Power.Fm 37.500 17,250 15843 19 35,150 34.800 35.000 -0.250 Premdor 16,700 11.500 150 67 13 800 13.800 13,800 ?0.100 Primetech 12.000 10,000 2500 11.350 11.300 11.300 -0.050 (Procolor 0.610 0,080 26100 0.430 0,380 0.410 ?0.010 Provigo 10.750 6.750 109218 11 10.300 9.250 10,200 ?0.550 Q R QuebecTel 20.880 12,630 17110 19 17.750 17.150 17,250 ?0.200 QuebecoA 32,500 23,600 3480 14 30.800 30.300 30.300 -0.200 (QuebecoB 32.400 23.500 61854 14 30.750 30250 30.400 ?0.100 RPMTec 1.500 1.000 1400 12 1.500 1.500 1,500 IRadio.A 19.000 6 880 200 18 17,000 17.000 17.000 ?0.500 iRadisson 1.120 0.150 10000 0.200 0.200 0,200 -0.010 RangerOil 14,650 7.900 2407 10,750 10.550 10,550 •0,200 Renaisnce 37.500 21.550 5050 33 21.800 21,750 21,750 tRepap 0.395 0.100 391666 0.230 0.215 0.220 •0.010 Richelieu 19.000 9.750 800 15 17,800 17,800 17,800 •0.100 Richmont 5,900 2.700 2769 15 3.900 3.800 3.900 ?0,200 Rio.Algom 35.100 19.500 1000 19 20,850 20.750 20.750 •0.150 Roctest 5.950 4.000 1800 16 5.100 5.100 5.100 IRCanlel.b 30.000 9.300 200 19.500 19.500 19.500 •0.500 IRogerC.B 13,600 4,900 40630 13.000 12.950 12.950 ?0.400 Rolland 9.000 4,070 19150 12 8.700 8.250 8,500 ?0.400 Royal.Avi 6.950 3.100 1900 27 5,400 5.400 5400 fRoyal G.48.000 31,000 3050 30 39,250 38,750 38.950 •0.300 Royal.Lpg 12.000 5.550 1999 9 5.850 5.800 5.800 -0.100 iRoyalStd 1.500 0.100 12500 0.250 0.250 0.250 ?0.030 S T jSRIO&G 1.550 0.800 3437 0.950 0,900 0.900 -0,090 iSAMSys 1.850 0,290 1000 0.300 0.300 0.300 SNC-Lav 17,000 10.600 243586 13 10.950 10.800 10.950 ?0.100 SR.telcom 9.450 4.350 9700 15 4800 4.600 4.600 -0.100 ISan.Fr.B 12.400 5.000 500 11.400 11.400 11.400 ?0.100 SamGest.a 7.050 4,500 1100 13 7.050 7.000 7,000 ?0.200 Saputo 41.500 19,000 18077 31 38.750 38,600 38 650 -0.050 (Saturn.S 5.400 2,300 5730 13 4.400 4.050 4.050 -0.200 Seagram 67.600 43.500 1750 19 59.050 58.900 59,050 •0,200 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.iSchgold 0.850 0.300 6500 0.650 0.650 0.650 Sears Can 29.000 18.750 300429 23 28.700 28.000 28.000 -0,100 iSharpe 3.900 0,700 22500 0.780 0.700 0780 ?0,010 Shell Can 28,900 20,750 2350 17 27.150 26.850 27,100 ?0,300 Shermag 18.400 12.800 3085 22 16.950 16.750 16,950 -0.050 Shirmax 6.000 3.300 950 11 6.000 6,000 6.000 Sico 19.000 12.000 650 16 14.500 14.500 14.500 -0500 Small Fry 9,800 3.770 1500 8 3.950 3.950 3,950 ?0.150 Sodisco 0,285 0.080 178000 0.195 0.190 0,195 Southam 30.250 24.500 1633 18 29.000 28.750 29.000 ?0,250 ISpec.prm 22.200 10.000 300 35 19.000 19,000 19.000 StLaurent 24.700 14.550 1520 15.700 15,600 15.600 ?0.150 Stelco A 14.400 8.750 3737 9 10.050 9,850 10,050 ?0,100 Stela.Jone 3.250 1.500 2600 7 2.200 2.150 2.200 •0,050 jStrat.Val, 4.250 1.650 2100 10 1.800 1.780 1.780 •0.070 (Sulliden 3.950 1,050 12000 1.150 1,050 1.050 SunMedia 17.250 12,850 250 54 15,550 15,550 15.550 •0,200 Suncor 55.300 38.200 2128 25 53000 52.600 52.950 ?0.150 iSundust 1,900 0.250 8000 0.450 0,420 0.450 jTSITelsy 1,500 0.175 39500 0.230 0.200 0.220 •0.030 fTVA.b 15,000 7.670 2200 17 13.600 13.450 13.450 -0,150 TVX Gold 9,050 3.200 25800 4,200 4.140 4.170 ?0.020 Talisman 55.100 35,000 1850 124 41.000 40.450 41.000 ?0.600 jTandem 1.000 0,300 3000 0.330 0,330 0,330 Tarragon 17,650 8,750 1400 32 14.150 14,150 14,150 ?0.050 Techmire 1,450 0,400 6800 1.450 1,400 1,400 Technilab 10,850 7,850 5200 28 10.250 10.000 10.100 -0,100 (Teck B 29.500 14,900 4694 16.150 14.950 14.950 •0.950 Teklogix 10.000 2.350 5600 7.400 7.050 7.250 •0.250 Teknor 8.000 4.000 8359 4.900 4,250 4,300 •0.450 Telco.Cap 29.500 11,850 1300 26.000 26.000 26.000 •0.400 Telebc0sr7 26.000 25,000 1000 25,600 25.600 25,600 ?0100 Teleglobe 45.400 20.300 9503 33 38,900 37.200 37.250 -1.650 jïeiek Av 1.500 0.350 12500 1 0,360 0.350 0,350 •0,010 iïelmobile 35.500 16.650 1895 32,000 31.600 31,650 -0,150 Telus 45.450 25,500 36184 36.150 35,500 35.550 •0.700 Tembec.A 14.050 6,500 13635 12 7.500 7.350 7.350 Templ.em voir plus bas Theratech 6.250 3.500 5100 4,250 4.100 4.150 •0.100 Therat.wt 1.620 0.650 11550 1.000 0.900 1,000 ?0,200 35Spltcap 17.100 16,350 3000 16,950 16.650 16.650 •0,400 ThomCor 45.800 31.000 17338 33 43.000 42.050 42,300 •0,600 jTiomin 2.500 0.350 z268 0.400 0.400 0,400 fTorstr B 27,000 21.500 4400 7 23.450 22.600 22.900 •0,250 TrAlta.Co.25.400 16.700 10290 20 23,300 22.950 23.150 ?0.050 T.Ca.G.U 25,600 25.150 2000 25,400 25.400 25,400 TrCan PI 34.550 24,700 187556 14 25,350 24,700 24.900 •0,250 TrCan 2.8 51.500 49.000 370 50.500 50,500 50.500 •0.500 T.Can.P.U voir plus bas Transat 13.600 8.400 24120 10 8,800 8.400 8,750 ?0.100 Trimac 12,350 8.950 500 7 10.250 10,250 10,250 ?0.100 Trimark 42,000 20.880 7633 26 23,250 22,850 23.100 -0.200 Tntech 39.500 29.500 200 18 32.750 32,750 32.750 -0,750 fTnzHahn 37,800 30.000 3315 23 33.750 33.550 33.650 •0.100 TriHa.wtA 8.800 4,250 3387 6.000 5,900 6,000 ?0,050 jTroymin 1.070 0,450 8400 0.560 0.530 0.530 -0.010 (AP.In.A 19,500 15.250 z50 13 17,750 17.750 17.750 "* ¦ '-TT.T " ' -1 U Z Uni-Selct 32.500 16.500 350 17 29.500 29.100 29.500 ?0.750 fUnibroue 6.000 4,500 1100 16 5,550 5.550 5.550 -0,050 Unican.A 35,750 28,750 200 33 35.750 35.750 35.750 ?0,750 tUnican.B 35,500 28.000 1354 32 35,250 35.050 35.050 •0.050 fUniforet 6.200 1,500 28800 2.300 2.000 2,250 ?0.400 lUmgold 3,650 0.400 8600 2.700 2.600 2.700 ?0.050 Un.Domin voir plus bas (V.Houtte 34,250 17.130 4195 40 29,000 28,650 28.650 -0.350 jVantex 0,380 0.110 10000 0.135 0,110 0.110 •0.025 jVasogen 3.300 1.300 9900 1,500 1.450 1.450 fVeian 30,400 23.500 z90 19 28.500 28,500 28.500 (VenCan 1.150 0.300 22800 0.400 0,330 0.330 -0.020 fVideotron 22.850 9.300 59154 20,950 20.750 20.750 Vmcor 19,000 12.000 z50 22 18,500 18.500 18.500 (Vior 0.300 0.100 2000 0.100 0.100 0.100 -0.010 (Virginia 3.500 0.910 9000 1.100 1,050 1,050 ?0.010 (Vogue 3.000 0.700 79322 1,750 1.350 1.600 ?0.250 Westaim 11.100 5.750 1273 8.500 8.450 8.450 Westburne 19,700 15.500 1850 14 17.250 16.850 17.100 ?0,350 Wcstcoast 36.250 25.550 12265 17 31.100 30,800 31.050 ?0.100 iWstrnPac 1.100 0.170 29600 0.230 0,230 0.230 WestStar 44.750 24,500 275 17 26,500 26,500 26.500 •0.150 Westr IU voir plus bas Westrll u voir plus bas |X-Cheqr 0,450 0.100 34200 0,150 0,120 0.120 -0,050 Yield, ir 12.800 5.750 900 6.000 5.750 6,000 -0.600 (Yorb.CIA 0.340 0.110 33000 0.200 0.190 0.200 -0,010 total des ventes 8352 461 FONDS AMÉRICAINS Bq.Ry.srK 27.400 26.000 1420 27.050 26.950 27.050 BMO sr2 27.300 26.050 1500 27.000 27.000 27.000 ?0.100 Inco.Pr.E 53.200 39.100 1975 40.900 40.150 40.150 •0.750 total des ventes 4 895 OBLIGATIONS (en milliers) cBoralex7% 109.000 100,000 d7 102.350 102,300 102.300 -0.100 cForex 8% 109.950 97.000 d35 109.750 105.300 109.450 ?0,450 cShernBNdb 92.750 85.000 75 86.000 86,000 86.000 -1.000 cTD hybrid 104.000 98.950 d83 102.750 102.250 102.750 ?0.350 total des ventes 200 000 UNITES en fiducie Athabasca 27.600 16,000 14440 18.400 18,200 18,350 ?0.050 BPI II.U 9.100 5.750 750 5.750 5.750 5.750 •0.250 Can Resll 10.750 7.150 1800 20 7.800 7.700 7.800 EnerMark 7.450 5.150 49335 24 5.350 5.300 5.350 ?0,050 EnpFnd.G 4.800 3.400 38168 12 3.600 3.500 3.500 -0,050 FirstPrem 30.500 26,500 350 6 27.150 27.150 27.150 •0,100 FirstPr us 25,500 21.000 4400 24.800 24,600 24.650 -0.250 Frhold.UN 11.900 5.850 7151 7.950 7.850 7.850 •0.100 Legacy.un 10,100 8.400 5000 8.450 8.450 8.450 Nce Div.U 5.450 3.450 6600 3.500 3,500 3,500 Nce nrgy 9.550 5,200 600 5.200 5.200 5.200 •0.050 Nce Pet.u 4.200 3.500 4843 13 3.600 3.500 3.500 •0,050 Newcastle 21.000 17.050 5000 17.950 17.950 17.950 Pengr.Enr 22.250 13 500 3400 16 13,700 13,600 13.600 Templ.em 15.350 8,650 1250 19 9,600 9.600 9,600 ?0.100 Westr 1U 11.050 7.850 1000 12 7.900 7.900 7.900 -0,050 Westrll u 10.700 7.800 2000 15 8.500 8.500 8.500 total des ventes 146 087 UNITÉS PARTAGÉES Gaz.Metro 19.500 16.750 33616 14 18.550 18.200 18.500 ?0.100 T.Can.P.U 30,650 26.350 7520 12 28.300 28.000 28.150 •0.250 total des ventes 41136 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) Un.Domm 49.800 33,500 2100 10 46.300 45,900 46,300 +0.050 I.E I) E V OIK, L E .1 E I! I) I 2 3 .1 H I I.I.E T !!»!)« B 4 ?ECONOMIE* Deuxième trimestre Les revenus de BCE augmentent de 8 % Bell radie 392 millions Statistique Canada révise à la hausse ses prévisions d’investissements États-Unis Les petits salariés ne peuvent plus se loger à prix abordable ERICA NOONAN ASSOCIATED PRESS Boston — À l’instar de beaucoup, X, un sans-abri de 33 ans, habite dans un foyer de Boston malgré un salaire hebdomadaire de 300 $.La raison: le boom .économique que connaissent les Etats-Unis a aussi fait monter en flèche le prix des logements.«L’économie est en plein essor pour quelques-uns, mais pour les nécessiteux l'écart se creuse», reconnaît Tom Lyons, directeur général d’un foyer de sans-abri de la ville.Selon lui, le séjour moyen dans son foyer est passé en deux ans de huit mois à plus de 14 mois.«Nous encourageons constamment les hommes et les femmes à reconstruire leur vie en trouvant un travail, mais au bout du compte nous ne leur trouvons pas de logement», déplore-t-il.Un salarié gagnant le revenu horaire minimum de 5,15 $ devra travailler environ 88 heures par semaine pour payer un petit deux-pièces à Miami, alors q,ue, dans le comté de Westchester (Etat de New York), la même personne devra travailler 150 heures par semaine pour un trois-pièces, selon les statistiques.Un marché immobilier galopant, une classe moyenne de plus en plus nombreuse et une demande croissante ont contribué depuis quelques années à réduire le nombre des logements abordables.Selon un rapport publié au mois d’avril par le département du Logement et du Développement urbain, le nombre de logements abordables pour les personnes touchant de faibles revenus a ainsi baissé au niveau national de presque un million entre 1993 et 1995.Trouver un logement pour un prix abordable est toujours possible dans des villes telles que Joplin (Missouri) ou Flint (Michigan), mais ces zones proposent moins d’emplois.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR BCE a dévoilé hier des revenus en hausse de 8 % au terme du deuxième trimestre alors qu’ils passaient de 8,4 à 9,1 milliards.Son bénéfice net, avant éléments exceptionnels, a augmenté de 32 % pour atteindre 376 millions.Les éléments exceptionnels, représentant une charge nette de 104 millions, l’ont toutefois fait reculer par rapport au même trimestre de 1997.Le bénéfice net, tout élément spécial compris, a diminué de 19 millions pour se retrouver à 272 millions.Chez Bell Canada, les revenus ont pratiquement fait du surplace, passant de 5,1 à 5,2 milliards.Ses revenus des services locaux et d’accès ont progressé de 10 % tandis que les recettes en provenance de l’interurbain ont chuté de 8 %.En trois mois, la part du marché de l’interurbain détenue par Bell a diminué de 0,5 %, pour s’établir à 61,5 %.Bien que son bénéfice avant éléments exceptionnels se soit élevé à 262 millions au cours du deuxième trimestre contre 184 millions pour la même période l’an dernier, Bell a absorbé des charges spéciales de 392 millions après impôts, ce qui a résulté en une perte nette de 104 millions.«Nous avons profité du fait que la vente de notre intérêt dans Cable and Wireless a produit un gain important pour faire certaines radiations», a souligné hier Jean Monty, président et chef de la direction de BCE.Ces charges exceptionnelles sont imputables, en premier lieu, à la réorganisation de l’entreprise, qui a entraîné la réduction des effectifs de 1500 personnes cette année, soit environ 100 millions, a-t-il précisé.Une partie des frais reliés à la transférabilité des numéros de téléphone, une condition au déploiement de la concurrence dans le service local, a été portée aux pertes, soit environ 150 millions.Les frais d’implantation de deux inforoutes basées sur le câble, à Repentigny et à London en Ontario, comptent pour l’essentiel du solde de la charge spéciale de 392 millions, a laissé savoir M.Monty.Rappelons qu’au quatrième trimestre de 1997, Bell Canada avait radié une somme de 2,7 milliards, principalement en diminuant la valeur de ses immobilisations pour tenir compte de la perte de son monopole dans le service local.Nortel a produit une perte de 53 millions pour BCE, compte tenu des frais de recherche-développement radiés en rapport avec les acquisitions de Broadband Network et d’Aptis Communications.La quote-part de la perte de BCE dans sa filiale internationale BCI s’est élevée à 23 millions tandis que BCE Mobile, engrangeant des nouveaux abonnés avec les frais supplémentaires que cela comporte, n’a fourni aucun apport au conglomérat contre 17 millions au cours du même trimestre de 1997.BCE Mobile compte maintenant 1,8 million d’abonnés, une croissance de 17 % depuis un an.Au'cours du trimestre, les radiations chez Bell et Nortel furent atténuées par le gain net de 490 millions lié à la vente de la participation de BCE dans la société britannique Cable and Wireless Communications.La cession de la participation de BCE dans le câblodistributeur américain Jones Intercable n’étant pas encore conclue, elle n’apparaît pas encore dans les résultats du holding.M.Monty garde espoir que la transaction, qui se traduirait par un gaiji, se conclura au début de 1999.A la Bourse de Montréal, la valeur des actions de BCE a progressé de 55 C pour s’établir à 66 $.PRESSE CANADIENNE Ottawa — La confiance des dirigeants d’entreprises dans l’économie canadienne n’a pas été entamée par la chute du dollar, s’il faut en croire les dernières données de Statistique Canada sur les prévisions d’investissements.Et les données sont particulièrement reluisantes pour le Québec.L’agence fédérale a fait savoir hier qu’elle avait révisé à la hausse ses prévisions d’investissements privés et publics pour l’année 1998.Celles-ci devraient être supérieures de 7,7 % au total de l’année dernière, alors que les prévisions de février établissaient la AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo — Le Japon a dégagé au premier semestre un excédent commercial de 6567 milliards de yens (47 milliards de dollars), en progression de 66 % sur la même période de 1997, en dépit du moindre dynamisme de ses échanges, a indiqué hier lé ministère japonais des Finances.«Ce que nous voyons là est le résultat de la faible croissance des exportations et d’un recul continu des importations», a relevé Junji Ota, économiste au Okasan Economie Research Institue (groupe Okasan Securities).«Les importations ont chuté plus que je ne l’attendais, mais, ce qui est plus important, la croissance des exportations ralentit plus nettement que ce à quoi on pouvait s'attendre», a souligné l’économiste nippon.Sur la période de janvier à juin, les exportations nipponnes n’ont progressé que de 2,2 %, à 25 268 milliards de yens, en dépit de l’atout décisif que hausse à 6,2 %.I^es données sont particulièrement reluisantes pour le Québec, dont les investissements en 1998 devraient marquer une progression de 12,8 % par rapport à l’année dernière.Seule la Nouvelle-Ecosse devrait faire mieux que le Québec, avec une croissance des investissements de 22,9 %.Le seul secteur des services publics devrait injecter sept milliards dans l’économie québécoise pour la reconstruction des infrastructures détruites lors du verglas de janvier.Ces prévisions de Statistique Canada sont établies d’après les résultats d’un sondage mené entre avril et juin auprès de 23 000 entreprises, administrations représente la dépréciation du yen.Mais le Japon a souffert de la crise dans le reste de l’Asie, une zone qui absorbait 40 % de ses ventes, et a dû faire porter ses efforts sur les économies en croissance d’Europe et d’Amérique du Nord.Ses importations se sont contractées dans le même temps de 9,9 %, à 18 701 milliards de yens, ce qui reflète essentiellement l’atonie de la conjoncture dans l’archipel mais aussi la baisse des prix du pétrole brut.L’«effet pétrole» a contribué pour un tiers à la baisse globale des importations, selon le ministère.La crise asiatique Sur le semestre, le Japon a vu son excédent baisser de 26,8 % vis-à-vis de l’Asie .Mais il a amélioré de 37,7 % sa performance à l’encontre des Etats-Unis et surtout de 89,7 % sur l’Union européenne, a précisé le ministère.Dans ces deux pays, l’offensive nipponne est menée par l’industrie auto- publiques et institutions au pays.Le taux de réponse à ce sondage a été de 78 %.Ces prévisions d’investissements intéressent grandement les économistes, qui y voient un signe précurseur de la performance économique pour les mois à venir.«C’est très important, a déclaré Carlos Leitao, économiste de la Banque Royale.Cela vient confirmer que le niveau de confiance des entreprises demeure élevé.» Mardi, Statistique Canada révélait que le Canada avait enregistré son plus fort gain de productivité depuis 1984, ce qui avait incité M.Leitao à prédire que le dollar canadien se rétablirait une fois passée l’incertitude créée par la crise asiatique.mobile, confrontée à un profond marasme sur son marché intérieur.«Une poursuite de la baisse des exportations vers l’Asie est inévitable au vu des difficultés des économies régionales, selon M.Ota.La tendance devrait être durable car leurs économies auront besoin de plusieurs années avant de retrouver la croissance.» Sur le semestre écoulé, les exportations nipponnes se sont effondrées dans les pays les plus touchés par la crise: -37,2 % vers la Thaïlande et -53,7 % vers l’Indonésie.Mais les principaux débouchés régionaux du Japon ont bien résisté: +8,7 % à Taïwan, +6,7 % en Chine, -0,7 % à Hong-Kong et -15,6 % à Singapour.Seules les exportations vers la Corée du Sud — grosse acheteuse de biens d’équipement nippons — sont en fort recul (-38,6%).Le ministère a souligné que la demande pour les biens durables made in Japan avait enregistré une forte dégradation dans toute la région.Résultats du premier semestre L’excédent commercial a progressé de 66 % au Japon Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com VENTE AUX ENCHÈRES (POUR LE CURATEUR PUBLIC) AVIS PUBLIC est donné que le 24 juillet 1998 à 10h00, seront vendus aux enchères à l'adresse: 975, rue Notre-Dame à Lavaltrie, province de Québec.' LESDITS BIENS SUIVANTS, À SAVOIR: 1 véhicule de marque Ford, modèle Ranger Année: 1987 Immatriculation: 925 AVQ Cylindres: 6 Transmission: manuelle Série: 1FTCR15T1HPB48897 MISE À PRIX: 800,00 S Michel Gaucher, huissier de justice, (514) 654-6511 N.B.Les ventes seront faites sans aucune garantie, de plus, les paiements devront être faits en argent comptant ou par chèque certifié ou par mandat-poste à l'adjudication (dans ces derniers cas libellé à l'ordre de Gaucher, Tessier & Associés en fidéicommis)., Gaucher, Tessier & Associés 264, rue De Boisbriand Repentigny (Québec) * J6A 8A1 ' Tél.: (514) 654-6511 *' Fax: (514) 654-0341 MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8- 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Affection due à l'inhalation des poussières de coton.— Ruisse-let.2- Carnivore mustélidé.— Vente.3- Unité de résistance électrique.— Hideux.— Ceinture.4- Essayiste français (1911-1995).— Fragment.5- Adversaire du nazisme.6- Manière d'accueillir — Rôtie.7- Tailla en biseau.— Connu.8- Qui ne peut se perdre (Théol.chrét.).9- Pronom.— Einsteinium.— Vagabondera.10- Absurde.— À vous.11- Pâté de maisons.— Champion.— Achevé.12- Écorce.— Gerçure de la peau.VERTICALEMENT 1- Masse compacte.— Maganait.2- Alcaloïde de l’ergot de seigle.— Lantha- ne.3- Lutte du Japon.— Risqua.— Particule.4- Stère.— Peu souvent.5- Elle habite Belfast.6- Le non-être.— Usages.— Terme de golf.7- Mouche.8- Casanier.9- Pendant.— Navigateur portugais du XVe siècle.— Brome.— Note de musique.10- Plante voisine du chou.— Ville du Québec.11- Déprécierons.12- Joint.— Se dit entre intimes.— Partie du monde.* Solution d’hier JJ A S é 7 I » 'O >1 U ¦ ZjTAlP A\L I [S SIAIP |£T¦ > flfÉM / WA N T [EiGR I N nolMTlE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Paulette THIBAULT (MAHEU), en son vivant domiciliée au 6334, 12e Avenue, Montréal, Québec, H1X 3A7, survenu le 8 avril 1998, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Aimé MAHEU, le 17 juillet 1998, devant Me Lomer Gervais, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté au bureau de Daniel Lavoie, C.A., situé au 5855, boul.Taschereau, bureau 206, Brassard, Québec, J4Z1A5.Donné ce 21 juillet 1998 Me Lomer Gervais, pour le liquidateur.TAMARA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-242661-985 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille - Divorces) PRÉSENT: Greffier adjoint MARIE PERPETY JEAN Partie demanderesse c.BEAUCLAIR LAPLANTE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à BEAUCLAIR LAPLANTE de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.@T:Une copie de la Déclaration en divorce etde l'Avis de dénonciation de pièces ont été remises au greffe à l'intention de BEAUCLAIR LAPLANTE.Lieu: Montréal (Québec) Date: 17 juillet 1998 RITACADIEUX PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-04-014381-983 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: Greffier adjoint FERNANDE KIMBERLY GAYNOR, Requérante c.SHERWIN SEEBRAN, Intimé ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur Sherwin Seebran de comparaître au Palais de justice de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec, salle 2.17, en date du 21 août 1998.Une copie de la requête pour garde d'enfant et pension alimentaire a été a* Hydro Québec APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d'offres ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur: 1-800-324-1759 VILLE MONT-ROYAL X TOWN OF MOUNT ROYAL % APPROBATION ET ENTRÉE EN VIGUEUR DU RÈGLEMENT N' 1310-52 MODIFICATION AU RÈGLEMENT DE ZONAGE N-1310 (CRÉATION DE LA ZONE C-202) AVIS PUBLIC est donné par la soussignée aux PERSONNES INTÉRESSÉES que Le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté a sa séance ordinaire tenue le 20 juillet 1998, le RÈGLEMENT N41310-52 modifiant le Règlement de zonage n* 1310 L'objet du règlement n* 1310-52 est de permettre la création, à môme une partie de la zone C-201.de la nouvelle zone C-202 et l'addition des spécifications de la zone C-202.Aucune demande valide de participation à un référendum n'a été reçue des personnes intéressées ayant le droit de signer une telle demande, dans le délai de 8 jours suivant la publication d'un avis à cet effet le 18 juin 1998 Conformément au Règlement n* 113 de la Communauté urbaine de Montréal, le Règlement n* 1310-52 n'a pas à être soumis à la Communauté urbaine aux fins de l'examen de sa conformité aux objectifs de son schéma d'aménagement et des dispositions du document complémentaire Toute personne intéressée peut consulter le Règlement n* 1310-52 au bureau de la greffière, 90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal, durant les heures normales de bureau Le Règlement rr* 1310-52 entre en vigueur a la date de la publication du présent avis ?ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR DU RÈGLEMENT N-1323-4 AVIS PUBUC est donné aux RÉSIDENTS DE VILLE MONT-ROYAL et è QUI DE DROIT qu'à sa séance ordinaire tenue le 20 juillet 1998.le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté le Règlement n- 1323-4 modifiant le Règlement n1 1323 sur la distribution de circulaires Les personnes intéressées peuvent consulter ce règlement durant les heures d'ouverture, au bureau de la greffière, 90.avenue Roosevelt.Vile Mont-Royal le Règlement rf 1323-4 entre en vigueur è la date de la publication de cet avis.?Donnés â Ville Mont-Royal le 23 /uillel 1998 La grelfiére, Marie Turenne, om remise au greffe à l'intention de l'intimé.Lieu: Montréal Date: 17 juillet 1998 RITACADIEUX CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE UVAL NO: 540-05-003865-981 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT VILLE DE UVAL, personne morale de droit public, légalement constituée, ayant son siège social au 1, Place du Souvenir, ville et district de Laval, province de Québec, H7V 3Z4, Créancière-REQUÉRANTE.C.CÉLINE DAGENAIS, dernière adrese connue: résidant et domiciliée au 7707, boulevard Lévesque est, ville et district de Laval, H7C 2P1.Codébitrice-INTIMÉE.ET FRANCOIS HOULE, résidant et domicilié au 7707, boulevard Lévesque est, ville et district de Laval, H7C 2P1.Codébiteur ASSIGNATION ORDRE est donné à Céline Dagenais de se présenter au greffe de cette cour, situé au 2800, boulevard St-Martin ouest, en la ville de Laval, pour prendre copie de l'avis d’hypothèque légale et de la requête pour mode spécial de signification par la voie des journaux déposées en ce lieu à son intention.Lieu: Laval Date: Le 21 juillet 1998 DIANE UNIEL CANADA Province de Québec District de Montréal No: 500-12-242683-989 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) DENISE BEAUCAGE Requérante -Vs- EDWARD DUPONT Intimé PAR ORDRE DE U COUR: L'intimé EDWARD DUPONT, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs.Une copie de LA DÉCLARATION EN DIVORCE a été laissée à son attention au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 Est, rue Notre-Dame à Montréal.De plus, prenez avis qu’à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la requérante procédera contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE Montréal, ce 21 juillet 1998 RITACADIEUX GREFFIER DE LA COUR Avis de vente aux enchères sous contrôle de justice CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-05-042556-983 COUR SUPÉRIEURE AVIS DE VENTE IMMOBILIERE AUX ENCHERES SOUS CONTROLE DE JUSTICE EN VERTU DES ARTICLES 1757 À 1766, 2765, 2791 À 2794, 3000, 3069 C.C.Q.ET 897 À 910 C.P.C.DANS L'AFFAIRE DE: BANQUE DE DÉVELOPPEMENT DU CANADA Requérante c.ROBERT B LAIN et Intimé L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS, CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE CHAMBLY Mis-en-cause ès qualité IMMEUBLE DU 755, 757 ET 759 Boulevard Ste-Foy, Longueuil (Québec) J4J 1Z4.LIEU ET DATE DE LA VENTE: LE 5 AOÛT 1998 À 11h30 AU: 1000 LAGAUCHETIÉRE OUEST #2900, MONTRÉAL, Qc DÉSIGNATION Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro MILLE QUATRE CENT VINGT-NEUF de la subdivision officielle du lot originaire numéro CENT QUARANTE (140-1429) de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, circonscription foncière de Chambly.À distraire: une partie dudit lot numéro 140-1429 du susdit cadastre, mesurant six pieds (6') dans ses lignes Nord-est et Sud-Ouest, sur six pieds et trois dixièmes de pied (6,3') dans ses lignes Nord-Ouest et Sud-Est; ayant une superficie de trente-sept pieds carrés et huit dixièmes de pied carré (37,8 pi.ca.); bornée, ladite partie, au Nord-Ouest par partie du lot numéro 140-292-3, au Sud-Ouest par le lot numéro 140-292-2, au Nord-Est et au Sud-Est par le résidu du lot numéro 140-1429; tous du susdit cadastre.La partie distraite correspond à l'ancien lot numéro 140-292-1, aujourd'hui remplacé.Avec bâtisse dessus construite portant les numéros 755, 757 et 759, boulevard Ste-Foy, Longueuil (Québec) J4J 1Z4.MISE A PRIX 165,375.00 $, PAYABLE PAR CHÈQUE CERTIFIÉ.Signé à St-Eustache ce 21e jour de juillet 1998 PHILIPPE, TREMBLAY, DION 8, ASSOCIÉS S.E.N.C.Par Jacques Philippe, Huissier de justice 165, Du Moulin, St-Eustache J7R 2P5 Tél : (450)491-7575 - Fax:(450)491-3418 Consultez nos APPELS D’OFFRES sur INTERNET AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi cliquez ici pour entrer httpdloffres.ledevoir.com Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche Samedi Dimanche iWrt max 28 / VT' / min -)6 » wrn max 23 yj = /'//'/ !'! f IvENTEUX DROUILLARD PLUIE AVERSE OHAOE Températures : MAX / MIN 20/12 * Goose Bay 16/10 Blanc Sablon Kuujjuarapik l 12/7 ¦ 15/9 La Grande IV 25/15 ¦ 23/17 îles do la Madeleine Chibougamau 20/10 ¦ 24/13 ¦ Chicoutimi Québ( ,25/14 jw - ¦ 20/9 Lever 5h29 Coucher 20h33 Val d'Or 26/15 w rois-Rivières f Ük 28/16 ^ Montréal^' iherbrooke y‘/t)/hT Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche min "I 4 11/25 13/24 Yi'Vlj Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche min “I 4 14/24 15/25 Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source x \ 1 15 I.K i) E V I) I 11 , I.K .1 K I I) I .1 I I I.I.E T I II II S B 5 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS TOUR DE F K A N C E Pantani au sommet REUTERS fe3S* S #5-48 Mm, L’Allemand Jan Ullrich reste détenteur du maillot jaune mais il a longtemps souffert hier.Il est ici pourchassé par l’Américain Julich et l’Italien Rinero.Bulls de Chicago Un universitaire succède à Jackson Chicago (AFP) — L’entraîneur de l’université de l’Iowa, Tint Floyd, un des candidats les plus souvent cités à la succession de Phil Jackson, a été nommé au poste d’entraîneur des Bulls de Chicago.Floyd, un technicien de 44 ans, n’ayant jamais officié en NBA, a démissionné de ses fonctions auprès de l’université hier et sera officiellement annoncé aujourd’hui au cours d’une conférence de presse à Chicago.Officiellement, au siège de l’équipe six fois championne NBA en huit ans, on ne confirme ni ne dément, un porte-parole des Bulls se contentant d’indiquer qu’aucune conférence de presse n’était prévue pour hier.Le choix de Tim Floyd, s’il est confirmé, pourrait signifier le déman-tellement de l’équipe et la retraite de Michael Jordan, qui n’a fait aucun commentaire mais avait souligné il y a quelques jours qu’il n’accepterait pas de jouer sous les ordres d’un «jeunot ou d'un collégien».«Je ne connais pas Tim Floyd et je n’ai rien contre lui, avait ajouté Jordan.Il ne me connaît pas.Il ne sait pas comment je joue et ne sais pas comment il entraîne.Tout cela signifie qu’il faudrait tout recommencer et c’est justement ce que je ne veux pas.» Jordan, 35 ans a été directement à l’origine des six titres de champion remportés en huit ans par les Bulls.JEAN MO NT OIS AGENCE FRANCE-PRESSE Plateau de Beille — L’Italien Marco Pantani (Mercatone Uno) est passé à l’attaque dès la première arrivée au sommet du Tour de France, hier, dans la onzième étape entre Luchon et le plateau de Beille, dans le massif des I'yérénées.Dans la montée finale, Pantani a repris 1 min 40 sec à Jan Ullrich (Telekom) qui a sauvegardé toutefois son maillot jaune de leader.L’Allemand a rétabli pour l’essentiel une situation délicate provoquée par une crevaison au pied de la dernière montée, longue de 15,7 kilomètres.A l’altitude de 1747 mètres, Pantani a devancé de près d’une minute et demie le Suisse Roland Meier, qui a mené une longue échappée dans cette étape de 170 kilomètres franchissant quatre cols avant la montée vers Beille.Meier, en tête dès le 70' kilomètre, a distancé ensuite ses compagnons malgré une chute spectaculaire pour aborder l’ultime ascension avec près de trois minutes d’avance.Mais, à six kilomètres du sommet, il a été rejoint par Pantani qui avait contre-attaqué à 12 kilomètres de l’arrivée.Ullrich, esseulé, a trouvé de l’aide auprès de l’Italien Leonardo Piepoli durant la montée.Mais il a semblé payer dans le final les efforts prodigués pour revenir rapidement sur la tête du peloton après sa crevaison.Dans le dernier kilomètre, il a même lâché quelques secondes supplémentaires à ses compagnons (Julich, Eoo- gerd, Piepoli, Escartin, Rinero).Le champion de France Laurent Jalabert a légèrement fléchi comme la veille.Le numéro un mondial a cédé une vingtaine de secondes à Ullrich alors que le Danois Bjarne Riis, en difficulté dans la montée de Beille, a franchi la ligne plus de trois minutes après son coéquipier maillot jaune.Le tir groupé des Cofidis Outre Pantani, la bonne opération du jour a été réalisée par le tir groupé de l’équipe Cofidis qui a placé quatre coureurs dans les dix premiers (Meier, Julich, Rinero, Livingston).En revanche, le Français Luc Leblanc s’est situé en retrait en perdant 2 min 55 sec par rap|x>rt à Pantani.Au classement général, l’Américain Bobby Julich s'est rapproché à 1 min 11 sec d’Ullrich.Pantani a accédé à la quatrième place dans le même temps que Laurent Jalabert, troisième à 3 min 01 sec du leader.L’Espagnol Abraham Olano, un autre des prétendants au podium, a abandonné peu après la mi-course.Son équipe a précisé qu’il souffrait d’une hanche, à la suite de sa chute de la veille.Pantani, 28 ans, a enlevé sa cinquième victoire d’étape dans le Tour.Le vainqueur du dernier Giro, considéré comme le meilleur grimpeur du monde, s’est déjà imposé à deux reprises à l’Alpe d’Huez (1995 et 1997), une fois à Guzet-Neige (1995) et à Morzine (1997).«Je ne suis pas à 100 % de mes moyens, a expliqué Pantani.J’ai déjà fait beaucoup mieux que dans cette montée.J'ai attendu qu'Ull rich soit rentré après sa crevaison.Je voulais attaquer plus tôt.Je pensais 9 8 B 6 7 ?AGENDA CULTUREL* CINÉMA ANGRIGNON: 7077, boul.Newman, Lasalle (366-2463) — Lethal Weapon 4 13h15, 14h, 16h20,16h45,19h05,19h45, 22h05, 22h30 — Mulan 12h, 14h, 16h, 18h40, 2)1 h — Six Days, Seven Nights 13h20, 16h20,19h10, 21 h30 — Armageddon v.t.12h15,15h30,19h15,22h20 — Mulan v.f.42h45, 14h45, 16h45, 18h50, 21h10 — Armageddon 12 h 3 0, 12h45, 15h45, 16h 10, 18h45, 19h30, 22h, 22h40 — Small Soldiers 13h, 15h45,19h, 21h45 ATWATER: Place Alexis-Nihon (935-4246) — The Mask ot Zorro 12h30, 15h45, 18h30, 21 h25 — Doctor Dolittle 13h30, 15h30,17h30,19h30, 21h30 — The Opposite ot Sex 19h, 21 h10 — Madeline 12h45,14h45,17h BERRI: 1280, rue St-Denis (288-2115) — Titanic v.t.13h, 16h50, 20h35 — L’objet de ma tendresse 13h50, 16h40, 19h20, 21 h50 — Le destin de Will Hunting 13h30,16h10, 19h, 21h40 — La cité des anges 13h10,16h, 18h30, 21h — Le gardien 13h20,18h40 — Couleurs primaires t5h40, 21 h10 BOUCHERVILLE: 20, boul.de Mortagne ^49-6404) — Le masque de Zorro tàh30,15h25, 18h30, 21h30 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h10, 15h45,18h50, jl:h25 — L’arme fatale 4 13h05,15h50, J$h35, 21 h35 — Meurtre partait 12h50, 1&h45 — Aux frontières du réel 15h10, ffh15 — Docteur Dolittle 13h20,15h35, 17h40, 19h40, 21h50 — L'arme fatale 4 1.3h25, 16h10, 18h55, 21 h40 — Le Masque de Zorro 12h20, 15h15.18h20.S+»20 — L’impact 21 h45 — Madeline 13h15, 15h20, 17h30, 19h35 — Titanic v.f.13h, 16h50, 20h35 — Petits sol-JSts13h30,16h, 18h40,21h10 BR0SSARD: 2150, Lapinière, Mail Cham-pjain (465-5906) — Petits soldats 13h40, 16h30, 18h55, 21h20 — X-Files 13h10, féhio, 19h10, 21 h50 — L’arme fatale 4 V3h05,15h50,19h15,21h55 — Madeline fâh50,16h05,18h30 — Le Show Truman &h — Doctor Dolittle 13h30, 15h40, féh40 — Out of Sight 21 hi0 — There’s »mething About Mary 13h20, )20,18h50, 21 h30 — The Mask of Zorro 13h, 16h, 19h,22h CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour (6^-3684) — X-Files 12h50, 15h50, 18h50, 21 h40 — Petits soldats 13h20, 16h20,19h05, 21h30 — The Mask of Zorro 13h10, 16h10,19h, 22h — L’arme fatale 4 13h,16h, 18h45, 21 h45 — Doctor belittle 13h50, 16h05, 19h15, 21 h20 — (,'arme fatale 4 13h30, 16h30, 19h10, 21h50 CAVENDISH: 5800, boul.Cavendish (485-7111) — Out of Sight 13h, 15h30,18h20, 21 h — Doctor Dolittle 13h10, 15h15, 17h20,19h20, 21h25 — The Mask of Zorro 12h50, 16h, 19h, 21 h50 — Mulan 12h20, 14h40, 16h50, 19h30, 21h35 — 9tx Days, Seven Nights 13h20, 15h40, 18h30 — The Mask of Zorro 21 h50 — There’s Something About Mary 13h30, 16h10,19h10, 2ih45 — Lethal Weapon 4 12h40,15h50,18h50, 21h40 — Madeline 12h30, 14h30, 16h40, 18h40 — X-Files 21 hi 0 CENTRE EATON: 705, rue Ste-Catherine Ouest (985-5730) — Lethal Weapon 4 13h, 14h, 16h10, 16h45, 19h10, 19h45, 22h, 22h30, ven.sam.24h40 — Mulan 12h15,13h45,14h30,16h, 16h40,18h40, 21 h, ven.sam.23h, jeu.13h45,16h, 21 h — Small Soldiers 12h30, 15h10,18h30, 21 hi0, ven.sam.23h45 — Chinese Box ven.sam.dim.lun.mar.mer.19h30, 21 h40, ven.sam.23h50 — The Truman Show 13h20, 15h40, 18h50, 21 h30.ven.sam.24h, lun.13h20,15h40, 21h30 CENTRE LAVAL: 1600, boul.Le Corbusier (688-7776) — Armageddon 12h25, 13h05, 15h30, 16h10.18h45, 19h25, 21 h50, 22h25 — Lethal Weapon 4 13h25, 13h55, 16h20, 16h40, 19h15, 19h35, 22h05, 22h20 — Mulan 12h40, 14h50, 16h50, 21 hi5 — Six jours, sept nuits 13h45, 16h05, 19h05, 21 h30 — Armageddon v.f.12h50,15h55, 19h10, 22h15 — Le Show Truman 13h10, 15h30, 18h55, 21 h10 — Six Days, Seven Nights 13h30, 16h15, 19h05, 21 h30 — Mulan v.f.12h15, 13h15, 14h30, 15h20, 16h45, 17h20, 19h30, 21h25 — Small Soldiers 13h, 15h45,19h, 21h40 — The Truman Show 19h10, 21h20 CINÉMA SAINT-LÉONARD 2,18 $: 9480 boul.Lacordaire (324-9227) — Titanic v.f.ven.mar.mer.jeu.19h30, sam.dim.15h30, 19h30 — La cité des anges ven.mar.mer.jeu.21 h30, sam.dim.15h30, 21 h30 — Un sacré bon gars ven.mar.mer.jeu.21 h30, sam.dim.15h30, 21 h30 — Le gardien ven.sam.dim.mar.mer.jeu.21 h30 — Le Grand Lebowski ven.mar.mer.jeu.18h45, sam.dim.15h30, 18h45 — Perdu dans l’espace ven.sam.dim.mar.mer.jeu.18h45 — L’homme au masque de fer ven.sam.dim.mar.mer.jeu.18h45 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001, rue Université (849-3456) — Gone with the Wind 14h, 19h25 — Madeline 14h05,16h25 — Godzilla 18h30, 21h25 — Sliding Doors 13h45,16h, 19h, 21h15 — Godzilla v.f.13h40,17h20, 21 h — A Perfect Murder 14h10,16h30,19h15, 21h45 — Spanish Prisoner 13h50,16h15, 18h55, 21h30 — Smoke Signals 13h55, 16h05,19h05, 21 h35 — Passion dans le désert 13h30, 15h50, 19h10, 21 h40 — Wilde 13h35, 16h10,18h50, 21 h20 COMPLEXE DESJARDINS: 1, Place Desjardins (288-3141) — La maman et la putain 12h, 16h, 20h — L’homme est une femme comme les autres 12h10,14h25, 16h40, 19h, 21 h20 — Gadjo Dilo (sous-titres français) 12h30, 14h45, 17h, 19h20, 21 h30 — 100 % Arabica 12h20, 14h35, 16h50, 19h10, 21h10, jeu.12h20, 14h35,16h50 CÔTE DES NEIGES: 6700, Côte-des-Neiges (849-3456) — Lethal Weapon 4 13h30, 16h20, 19h20, 22h — Armageddon 13h, 16h, 19h, 21 h50 — Madeline 12h40, 14h45, 17h, 19h — Armageddon 21 h40 — Small Soldiers 13h10, 15h45, 18h40, 21 h — There’s Something About Mary 13h20,16h10,18h50, 21h30 — The Mask of Zorro 12h30,15h30, 18h30, 21h20 — Doctor Dolittle 12h50,15h, 17h10,19h10, 21 h10 DAUPHIN: 2396, rue Beaubien Est (721-6060) — Armageddon v.f.12h30,15h30, 18h30, 21 h30 — Docteur Dolittle 12h45, 14h50,17h, 19h15, 21 h15 D0RVAL: 260, Dorval (631-8586) — Lethal Weapon 413h30, 16h20, 19h10, 22h10 — The Mask ol Zorro 12h30, 15h45,19h, 22h20 — There’s Something About Mary 13h50,16h30, 19h20, 21h50 — Armageddon 12h50, 15h50, 18h50, 22h ÉGYPTIEN: 1455, rue Peel (843-3112) — The Mask of Zorro 13h, 15h50, 18h40, 21 h30 — High Art 14h, 16h20, 19h, 21h20 — X-Files 13h30, 16h10, 18h50, 21 h40 FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK: 993, boul.Taschereau (672-2375) — Six Days, Seven Nights 13h05,15h45,19h45, 22h30 — Armageddon 12h45, 16h, 19h30, 22h40 — Small Soldiers 13h30, 16h30, 19h20, 21 h50 — The Truman Show 14h, 16h45, 19h40, 22h05 — Mulan 12h30,14h45, 16h50, 19h15, 21h30 — Lethal Weapon 4 13h, 16h10,19h10, 22h — Armageddon v.f.12h20, 15h30, 19h,22h10 —Mulan v.f.12h, 14h15, 16h20,18h45,21 h FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Six Days, Seven Nights 13h30, 15h50, 19h10, 21 h40 — Small Soldiers 12h40, 13h30, 15h30, 16h30, 18h40,19h20, 21h, 21h50 — Mulan 12h50, 13h15, 15h15, 15h35,17h20, 17h45, 19h25, 21h30 — The Truman Show 13h20,16h, 18h50, 21 h20 — Armageddon 12h30, 13h, 15h45, 16h15, 19h, 19h30, 20h, 22h15, 22h45 FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616, rue Ste-Catherine Ouest (932-2230) — There’s Something About Mary 13h45, 16h30,19h15, 21h50 — Out of Sight 13h, 15h45, 18h55, 21 h30, jeu.13h, 15h45, 21 h30 — There’s Something About Mary 13h 15, 16h, 18h40, 21 h15 — Déjà vu 13h30,16h15,19h05, 21h40 GALERIES LAVAL: 1545, boul.Le Corbusier (849-3456) — Docteur Dolittle 12h20, 14h30,16h40,18h40, 21h — Docteur Dolittle 13h10, 15h15, 17h20,19h30, 21h35 — Le masque de Zorro 12h30, 15h30, 18h30, 21 h30 — There’s Something About Mary 13h30,16h10,19h, 21h40 — Madeline v.f.12h50,15h, 17h10,19h20 — Meurtre parfait 21 h25 — Madeline 12h40, 14h50,17h, 19h10 — Aux frontières du réel 21 h20 — Out of Sight 15h40, 21 h45 — Loin des regards 13h, 18h20 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h20,16h, 18h50, 21 h50 LANGELIER: 7305, rue Langelier (255-5482) — Aux frontières du réel 19h10, 21 h40, ven.sam.23h55 — Docteur Dolittle 13h15,15h15,17h15,19h15, 21h15, ven.sam.23h15 — L’arme fatale 4 13h, 15h30, 19h, 21 h30, ven.sam.23h55 — Le masque de Zorro 13h, 15h45, 19h, 21 h45, ven.sam.23h55 — Madeline v.f.13h15,15h15, 17h15 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h15, 15h45, 19h 15, 21 h45, ven.sam.23h55 — Petits soldats 13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21h20, ven.sam.23h25 LASALLE: 7852, boul.Champlain (365-5659) — Docteur Dolittle 13h35, 15h35, 18h05, 20h05 — Le masque de Zorro 12h30, 15h25, 18h20, 21 h15 — There’s Something About Mary 13h40, 16h15, 19h, 21 h50 — Madeline 13h05, 15h10, 17h15, 19h25 — Out of Sight 21h40 — L’arme fatale 4 12h40,15h30,18h15, 21h — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h15, 16h05, 18h55, 21 h45 — Petits soldats 12h50, 15h50, 18h25, 20h50 — X-Files 12h35, 15h15, 18h, 20h40 — Doctor Dolittle 13h45, 15h45,18h40, 21h10 — The Mask of Zorro 12h45, 15h40, 18h35, 21 h30 — L’arme fatale 4 12h55, 16h, 18h50.21 h35 — Madeline v.f.13h, 15h05, 17h20, 19h30 — The Truman Show 21 h55 LOEW’S: 954, rue Ste-Catherine Ouest (861-7437) — Armageddon 12h30, 13h, 15h45,16h15, 19h, 19h30, 22h15, 22h45 — Small Soldiers 13h30, 16h, 18h45, 21 h20 — The Horse Whisperer 13h10, 16h40, 20h15, jeu.13h10 — Six Days, Seven Nights 13h20, 16h30, 19h20, 21 h50, mer.13h20,16h30, 21 h50 LONGUEUIL: 825, rue St-Laurent Ouest, Centre Commercial (679-7451) — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h20, 16h, 18h50, 21 h25 — Le masque de Zorro 13h, 15h50,18h40,21h35 — Aux frontières du réel 18h30, 21h — Madeline v.f.13h10, 15h30 — Docteur Dolittle 13h40,15h40, 19h10, 21 h10 — L’arme fatale 4 13h30, 16h15,19h, 21 h45 PALACE: 698, rue Ste-Catherine Ouest (866-6991) — Titanic 12h, 12h45, 16h, 16h45, 20h, 20h45 — Wild Things 12h40, 15h10,19h30, 22h — Good Will Hunting 12h20, 15h20, 18h50, 21h30 — The Big Hit 12h30, 14h40, 16h50,19h20, 21h50 — City of Angels 12h10,14h50,19h10, 21 h40 PARISIEN: 480, rue Ste-Catherine Ouest (866-3856) — Titanic v.f.12h20,16h40, 20h25 — L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux 20h — Le Show Truman 13h20, 16h30,19h10, 21h30 — Armageddon v.f.12h30, 13h, 15h45, 16h15, 18h45, 19h15, 21 h50, 22h10 — Mulan v.f.12h15, 13h15,14h30,15h30, 16h45, 17h30, 19h, 21h20 — Six jours, sept nuits 13h30,16h, 19h20,21 h40 POINTE-CLAIRE: 6341, Route Transcanadienne (630-7286) — The Mask of Zorro 12h30, 15h30, 18h30, 21h30 — Doctor Dolittle 12h40, 14h45, 16h50, 19h10, 21 h05 — X-Files 13h30, 16h10, 18h40, 21 h20 — The Mask of Zorro 12h50, 15h50,18h50, 21h45 — There’s Something About Mary 13h40, 16h20, 19h, 21 h40 — Out of Sight 13h, 15h40,18h35, 21 h15 QUARTIER LATIN: 340, Emery (849-4422) — Le masque de Zorro ven.sam.dim.11 h30, 14h35,17h45, 21h, lun.mar.mer.jeu.14h35,17h45, 21 h, ven.sam.24h — La prisonnière espagnole 12h25,15h10, 18h25, 21 h05, ven.sam.23h40 — Petits soldats ven.sam.dim.10h45, 13h30, 16h10,18h45, 21 h25, lun.mar.mer.jeu.13h30, 16h10, 18h45, 21h25, ven.sam.24h05 — Docteur Dolittle ven.sam.dim.11 h, 13h05,15h20,17h30, 20h, lun.mar.mer.jeu.13h05,15h20,17h30, 20h, ven.sam.22h45 — Loin des regards 12h45, 15h50,18h50,21 h55 — Aux frontières du réel 12h25,15h30,18h40, 21h30 — Madeline v.f.14h, 16h25,18h55 — Meurtre parfait 21 h50 — Le masque de Zorro 12h30,15h40,19h, 22h — Marie a un je-ne-sais-quoi ven.sam.dim.10h50, 13h40, 16h30, 19h20, 21 h55, lun.mar.mer.jeu.13h40,16h30,19h20, 21h55 — Le masque de Zorro 12h, 15h05,18h10, 21 h20 — Madeline v.f.12h20,14h30, 16h55,19h35 — Aux frontières du réel 22h05 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h10,16h, 18h50, 21 h35 — Docteur Dolittle 12h10,14h45,17h05,19h30, 21h45, ven.sam.23h50 — L’arme fatale 4 12h15, 15h15, 18h15.21h15 — L’arme fatale 4 ven.sam.dim.11 h15, 14h15, 17h15, 20h15, lun.mar.mer.jeu.14h15, 17h15, 20h15, ven.sam.23h15 — Marie a un je-ne-sais-quoi 12h40, 15h35, 18h20,21 h10, ven.sam.23h55 — L’arme fatale 4 13h15,16h15,19h15, 22h10 ST-BRUN0: 1495, boul.St-Bruno (653-4848) — L’arme fatale 4 13h30, 16h20, 19h05, 21 h50 — The Mask of Zorro 13h, 16h, 18h50, 21h40 — Marie a un je-ne-sais-quoi 12h50,15h40,18h40, 21h15 — Madeline v.f.13h10, 15h20, 17h20, 19h20, 21 h20 — Aux frontières du réel 21 h20 — Docteur Dolittle 13h10, 15h10, 17h10,19h10, 21 h05 — Le Show Truman 13h50, 19h25 — Six jours, sept nuits 16h30, 21 h55 — Armageddon 12h20, 15h30, 18h45, 21 h45 — Mulan v.l.12h40,14h45,16h45, 18h55, 21h — Petits soldats 13h40, 16h10,18h45, 21h10 — There’s Something About Mary 12h, 15h50,19h, 21 h30 — Armageddon v.l.12h, 15h, 18h35, 21 h35 ST-EUSTACHE: 282, rue Hector-Lanthier (472-6666) — Petits soldats 12h05, 14h25,16h45,19h05, 21h25 — Six jours, sept nuits 12h15, 14h35, 17h05, 19h25, 21 h45 — Mulan v.f.13h05, 15h05, 17h05,19h05,21h05 — Lethal Weapon 4 13h40, 16h20, 19h, 21 h40 — Armageddon v.f.12h35, 15h35,18h35, 21h35 — Meurtre parfait 21 h40 — Madeline v.f.12h20, 14h20, 16h20 — L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux 18h20 — Le Show Truman 12h20, 14h35, 16h55,19h10, 21h20 — L’arme fatale 4 13h30,16h10, 18h50, 21h30 — Docteur Dolittle 13h10, 15h 10, 17h10, 19h10, 21 h10 — Armageddon 12h30, 15h30, 18h30, 21h30 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h55, 16h25, 18h55, 21h25 — Le masque de Zorro 13h05, 15h55,18h45, 21 h35 ST-JÉRÔME (CARREFOUR DU NORD): 900, boul.Grignon (436-5944) — Petits soldats 13h, 15h30, 19h, 21h30 — Le masque de Zorro 13h, 15h45,19h, 21 h45 — Docteur Dolittle 13h, 14h55, 16h50, 19h, 21 h —Armageddon v.f.13h, 15h45, 19h, 21 h45 — Mulan v.f.13h, 14h55, 16h50, 19h, 21 h — Madeline v.f.13h, 14h55, 16h50 — Six jours, sept nuits 19h, 21 h30 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h, 15h30,19h, 21h30 — Le Show Truman 19h, 21h30 — Godzilla v.f.13h, 15h35 — L’arme fatale v.f.13h, 15h30, 19h, 21 h30 STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard (979-3866) — Armageddon v.f.13h, 15h50, 19h, 21 h50 — Docteur Dolittle 13h15,15h15, 17h15,19h15, 21 h15, ven.sam.23h15 — L’arme fatale 4 13h, 15h30,19h, 21h30, ven.sam.23h55 — Le masque de Zorro 13h, 15h45, 19h, 21h45, ven.sam.23h55 — Madeline v.f.13h, 15h, 17h — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h15, 15h45, 19h15, 21 h45, ven.sam.23h55 — Mulan v.f.13h15, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 — Petits soldats 13h, 15h05, 17h10, 19h 15, 21 h20, ven.sam.23h25 — Six jours, sept nuits 19h, 21 h15, ven.sam.23h30 TERREBONNE: 1971, Chemin du Coteau (849-3456) — Armageddon v.f.13h, 15h50, 19h, 21 h50 — Docteur Dolittle 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15, ven.sam.23h15 — L'arme fatale 4 13h, 15h30, 19h, 21 h30, ven.sam.23h55 — Le masque de Zorro 13h, 15h45, 19h, 21 h45, ven.sam.23h55 — Madeline v.l.13h, 15h, 17h — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h15, 15h45, 19h15, 21h45, ven.sam.23h55 — Mulan v.f.13h15,15h10, 17h10, 19h10, 21 h10 — Petits soldats 13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21h20, ven.sam.23h25 — Six jour, sept nuits 19h, 21 h15, ven.sam.23h30 VERSAILLES: 7275, rue Sherbrooke Est (353-7880) — Lethal Weapon 4 13h, 16h10,19h25, 22h25 — Armageddon v.f.12h30, 15h45, 19h, 22h10 — Mulan v.f.12h15, 14h30, 16h45, 18h45, 21 h — Small Soldiers 13h30, 16h30, 19h20, 21 h50 — Le Show Truman 13h10,15h30, 19h30, 21 h45 — Armageddon 12h45, 16h, 19h15,22h15 À QUÉBEC ?CINÉMA STE-FOY: 2500, boul.Laurier (418-656-0592) — Armageddon v.f.13h,16h, 19h, 22h — Docteur Dolittle 13h45 — L’arme fatale 4 15h45,19h10, 21 h45 — Le masque de Zorro 13h15, 16h15,19h20, 22h10 GALERIES CAPITALE: 5401, boul.des Galeries (418-628-2455) — Six jours, sept nuits 13h15,16h15,19h10, 21h40 — Armageddon v.f.12h 10, 12h45, 13h15, 15h25,15h55,16h25,18h40,19h, 19h30, 21 h50, 22h15, 22h40 — Mulan v.f.12h30, 13h30, 14h30, 15h10, 16h40, 17h 10, 18h45, 20h45 — Armageddon 13h, 16h10,19h20, 22h30 — L’arme fatale 4 12h, 12h50, 13h50, 14h45, 15h45, 16h35, 17h10, 19h, 19h25, 21h40, 22h, 22h30 — Small Soldiers 12h55, 15h30, 19h15, 21 h35 — Madeline v.f.12h20, 14h35,16h30,19h25, 21h25 — Le Show Truman 19h, 21 h30 PLACE CHAREST: 500, rue Du Pont (418-529-9745) — Armageddon v.f.12h30, 15h30, 18h30, 21 h40 — Mulan v.f.13h55,16h20,18h20, 20h30 — Madeline v.f.14h05,16h40,19h40 — Loin des regards 21 h45 — Docteur Dolittle 14h15, 16h30,19h20, 21h30 — Le Show Truman 12h45,15h10, 19h, 21h25 — Marie a un je-ne-sais-quoi 13h10, 16h, 18h40, 21 h15 — Le masque de Zorro 13h, 15h50, 18h50, 21 h50 — L’arme fatale 4 13h20,16h10,19h10, 22h CINÉMAS RÉPERTOIRES ?CINÉMA DU PARC: 3575, ave du Parc (287-7272) ! CINÉMA ONF: 1564, rue St-Denis (496-6895) CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 335, boul.de Maisonneuve Est (842-9768) CONSERVATOIRE: 1400, boul.de Maisonneuve Ouest (848-3878) GOETHE INSTITUT: 418, rue Sherbrooke Est (499-0159) IMPÉRIAL: 1430, rue de Bleury (848-0300) PARALLÈLE: 3682, boul.St-Laurent (843-6001) THÉÂTRE NATIONAL: 1220, rue Sainte-Catherine Est (521-0025) UNIVERSITE DE MONTRÉAL: Ciné-Campus (343-7682) abonnez-vous/ mflbonnez-vons dès maintenant et recevez Xe devoir à la maison du lundi au samedi Le paiement est prélevé directement de votre compte avec opérations ou de votre carte de crédit tous les mois Livraison du lundi au vendredi : avant 7h Livraison du samedi : avant Oh par mois 'valide pour la livraison \ar cameloP^jlement LE DEVOIR Composez pour Montréal le 985-3355 • Pour l'extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 L E I) K V (Ml!, 1.K .1 E l! I) I 2 3 .1 T I L I.E T 1 !M) 8 B 7; ?CULTURE* En spectacle mercredi soir Faces et attrapes De Nouveaux Visages pleins de charme au cabaret STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Bon, ça y est, on est en business, comme disent nos cousins germains franco-français.Après Maka Kotto et Juste pour rire, ce sont les jeunes «de la relève» d’ici et de là-bas qui auront encore fait monter d’un bon cran le niveau des présentations au Cabaret du Musée Juste pour rire, avec leur spectacle intitulé Les Nouveaux Visages, lancé hier soir, à Montréal.Plus de 80 prétendants ont été auditionnés, en France et au Québec, pour cette promotion 98 qui n’a finalement retenu que six groupes ou individus (des groupes solos, quoi): Isabelle Constant, Laurent Paquin, Mathieu Gratton et les Chic’N Swell du côté québécois; Christophe Alévêque et le duo choc frontal du côté de l’accent pointu.lui préparation de cette belle brochette a été confiée à la femme de théâtre Denise Guilbault.Avec celle-là aux commandes, on pouvait s’attendre à beaucoup.On l’a eu.lui metteure en scène a imaginé un MARTIN BILODEAU LE DEVOIR a performance solide, efficace et .^/intelligente de Wendy Liebman, ( ernière comédienne à faire son tour ( e piste dans le cadre du spectacle An Evening at Eve’s Tavern, hier soir dans un Club Soda transformé en sauna par une climatisation déficiente, a fait regretter deux choses, lui première: que le numéro de stand-up de cette Américaine de 37 ans, sorte de Car-ly Simon de l’humour avec ses deux grands rateaux de dents employés comme un torpilleur de gags tous plus délirants les uns que les autres, n’ait pas duré plus longtemps.La seconde: que la qualité du numéro de celte humoriste, qui se confie au public par l’intermédiaire d’une alter égo névrosée, qui achève ses répliques en se répondant à elle-même, qui a atteint son «peak sexuel et sa limite de crédit» et invite ses amants à trouver son point G dans leur portefeuille, canevas tout simple qui recrée la journée des auditions, avec un simili-directeur de casting (Raul Ahmarani), blasé comme il se doit — il s’exprime avec un pur accent de l’UdeM, c’est vous dire.Les «néovisageux» s’inscrivent donc au concours et se font voir un à un, avec possibilité de retour.Pour le dire tout net, chacun vaut le déplacement et la somme de tous ces numéros laisse au total un très agréable goût de revenez-y.Allons-y de façon un peu plus ordonnée.Christophe Alévêque ouvre cette marche à l’humour avec un brillant monologue livré par son personnage de pauvre mec frustré par les femmes.Il est chez son psy et confie ses angoisses de petit mâle minable.Par exemple: «Les femmes sont moins payées que les hommes.C’est normal, ça ne fait qu’un siècle qu'elles travaillent.» Un autre?«Les fetnmes organisent l'annihilation de la race éjaculine.» Les suivants, Xavier Chavari et Bruno Durand (Choc Frontal), continuent dans cette veine très française de l'humour à (très bon) texte avec une préoc- n’ait pas servi de barème à ce très inégal spectacle d’humour au féminin animé par la chanteuse canadienne Jann Arden, en remplacement de l’Américaine Kathy Griffin, qui s’est désistée au dernier moment.Non pas que Mme Arden éprouve du mal à remplir une salle ou même à l’animer, elle que des mélomanes acclament à longueur d’année sur les scènes d’Amérique du Nord, où elle a imposé, à coups de chansons pop-folk-country de son cru, un style sans-façon et une voix pleine de charme.Une voix qu’elle a mise en valeur à quelques reprises hier soir en interprétant ses succès Ode to a Friend et Insensitivity, s’en servant à l’occasion comme tremplins d’humour.Or, ceux qui l’ont vue en spectacle en attestent: Jann Arden est aussi une diable d'humoriste, et ses monologues-charnières génèrent toujours autant d’applaudissements que ses chansons.Hier soir pourtant, limitée qu’elle sem- cupation sociopolitique presque inexistante sur les planches québécoises.Cette fois, un cuisinier explique à un animateur comment préparer une.guerre mondiale.La liste des ingrédients est prétexte à une enfilade de jeux de mots délirants.D faut notamment lancer dans le chaudron, pêle-mêle: un conflit de connards, 10 à douze pays (ça dépend du régime de chacun), des grosses légumes (un sac étiqueté «parlement»), beaucoup d’oseille, un paquet de famine, un peu d’ambuscade, quelques grains de sémites (pas trop, il faut être économe.), jusqu’aux champignons atomiques,«disponibles en toute saison».On en mange! Le Québécois Mathieu Gratton n’est pas en reste.Avec ses deux numéros et sa chanson, le jeune a reçu les plus belles ovations de la soirée, particulièrement avec son récit surréalisant où un employé de Bureau-Dépôt expliquait comment il avait perdu la main et se l’était fait remplacer par une agrafeuse.Un prétexte pour enfiler des tirades attribuées de manière très personnelle, blait être par une série de trois monologues sur l’envie de pisser, les spectateurs n’avaient devant eux qu’une chanteuse en mal de guitare, qui tourne le dos à un décor (des toiles illustrant la ville, un bar, des bouteilles et un vase contenant des marguerites) dont aucune des huit participantes ne tirera profit.Les premières à sortir des coulisses furent Penelope Lombard et Victoria Jackson.Dans son numéro de «dumb-blonde-pas-si-dumb», la nasillarde Lombard a provoqué quelques éclats d’hilarité, notamment par un long monologue sur sa dent sucrée.Grassette en bas résille, affublée d’un déshabillé noir serré, Jackson a quant à elle donné une performance fatiguée, à peine relevée par sa complainte du tapis, bas sommet de son numéro.Dans un registre plus politisé, Martha E.Chaves a relevé la barre.Immigrante polyglotte établie à Montréal, Chaves nourrit son numéro de ré- dont celled: «We were there before you», institutdelinguistica-t-elle.» Laurent Paquin itou chante Jdes sérénades rurales, du genre: «À cheval sur mon cheval.»).11 raconte aussi, mais en pur stand up, tout seul avec son micro.Efficace, le bonhomme.Pas de temps mort Des phrase s-chocs qui frappent comme des uppercuts, dont il est souvent la victime.Par exemple pour sa pilosité excessive: «Une de mes blondes m’a quitté à cause de mes poils.En fait, c’est parce qu’elle était asthmatique.» Et quoi encore?Isabelle Constant a imité Céline, à quatre ou cinq moments de sa carrière, avec deux constantes toutefois: son gros chum René et sa propre anorexie.Efficace et bien rendu.Les Chic’N Swell (Daniel Grenier, Francis Cloutier et Ghyslain Dufresne) ont proposé deux sketches, dont un particulièrement apprécié où deux savants fous remontaient dans le temps.Ces Nouveaux Visages se montrent la.farce jusqu’au 26 juillet inclusivement, toujours à 19h.On le redit pour bien se faire comprendre: allez-y, un point à la ligne, et c’est tout flexions socioculturelles, se confiant tantôt sur son enfance dans son Nicaragua natal {«J’ai été élue par mes camarades de classe au titre d’élève la plus encline à parler sous la torture»), tantôt s’inquiétant de ses bourrelets suspects («Bonjour Canada, je suis l’enfant d'UNICEFsque vous nourrissez depuis 15 ans»).Un numéro hilarant et raffiné, en somme, qui dépasse — enfin — les préoccupations personnelles et apolitiques du spectacle en général, où le summum de la subversion semblait consister à dénoncer les publicités de Calvin Klein et l’adversaire masculin.Au ton donné, celui de la démission politique et intellectuelle, le numéro de femme fatale de Colleen Cruise, ainsi que le tour de chant du duo Kiss It, n’ont pas dérogé.Reste maintenant à savoir si la participation exceptionnelle de Kate Clinton au spectacle de ce soir (à 19h), saura sortir An Evening at Eve’s Tavern des ornières de l'humour de taverne au féminin.CONCERTS Pour se FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Frédéric Chopin: Nocturne en si majeur, op.32 n" 1; Barcarolle en fa dièse majeur, op.60; Berceuse en ré bémol majeur, op.57; Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur, op.61.Joaquin Turina: Très danzas fantasti-cas, op.22; Is^ac Albeniz: Im Vega\ Navarra.Eglise de Lavaltrie, le 21 juillet 1998 FRANÇOIS TOUSIGNANT Après les découvertes et les tentatives, le Festival international de Lanaudière présentait une sorte de récital hommage mettant en vedette la pianiste Alicia de Larrocha.Foule nombreuse venue rendre hommage à cette grande dame du piano qui a 75 ans bien sonnés, foule enthousiaste qui a écouté avec attention le court programme présenté.Si la sonorité de la pianiste reste toujours belle et ronde, l’agilité commence à lui faire défaut et, chaleur aidant (l'église de lavaltrie était un four, mais ça, ça fait partie du jeu du festival), rate plusieurs notes.Dans des œuvres à tempos lents, on note ce symptôme de fatigue auquel mêmes les plus grands — Cortot, Rubinstein et Kempff en tête — sont restés sourds et qui fait qu’on évalue ce genre de prestation sur un mode plus sentimental et révérencieux que strictement objectif-Du Nocture en si majeur, la pianiste choisit la fin en majeur plutôt que la correction de Chopin qui voulait qu’il se termine en mineur.Faute de goût ou esprit d’indépendance?En tout cas, assez choquant comme effet, qui détruit tout le climat de la magistrale et révolutionnaire coda.La Barcarolle et la Berceuse reçoivent une bonne lecture.La main gauche reste trop uniforme: dès qu’Alicia de Larrocha trouve une idée, elle n’en démord pas.L’objet joué est donc toujours dans une belle lumière monochrome.Dans des pièces en ostina-tos, cela peut toujours passer, mais rend la Polonai- CLASSIQUES souvenir se-Fantaisie longue et ennuyeuse.Il faut une oreille harmonique sensible pour intéresser à cette longue improvisation qui faisait défaut.Une jolie version, soit, mais pas une grande in-^ terprétation.La deuxième partie du récital est.' consacrée à la musique espagnole,) sorte de marque de commerce de De) Larrocha.Les pièces de Turina sont5 marquées, sans cli.ché, d’un sens du' rythme séduisant.A l’opposé du Chopin précédent, ici la palette de couleurs devient somptueuse et magnifie* un triptyque somme toute assez ordi-i naire, mais d’une légèreté amusante.» Quant aux deux morceaux ci’Al be-,, niz, c’est d’un ennui mortel.Le corn-’ positeur n’a pas voulu les inclure dans ses collections importantes et la pianiste semble reprendre ces pièces faciles car incapable de s’attaquer aux; virtuoses et splendides pages d’Ibé-^ ria.Peut-on lui en vouloir?Pas vraiment: entendre Alicia de Larrochaf reste encore un privilège pour la1 beauté du son et le souvenir de certaines soirées d’antan où les frissons étaient plus présents.; SOURCE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Alicia de Larrocha n’a peut-être plus lé doigté d’antan, mais il est toujours agréablé de l’entendre.‘ An Evening at Eve’s Tavern Femmes en stock Dommage qu'elles n'aient pas toutes le talent de Wendy Liebman à LA TELEVISION NOS CHOIX CE SOIR Martin Bilodeau SEINFELD Les réseaux américains n’ont jamais eu peur des reprises.Dans le cas de Seinfeld, c’est tant mieux.Une fois, deux fois, trois fois, c’est toujours tordant.et intelligent.CFCF-12, 17h30; Global, 20U30 et 21 h THE WORLD FASHION PREMIERE FROM PARIS Isabella Rossellini, la reine de Lancô-me, et Anne Archer, l’épouse-modèle du cinéma américain, unisent leurs efforts pour animer, depuis la Ville lumière, ce défilé des collections automne-hiver des grands couturiers, dont Lagerfeld, Gaultier et Delacroix.ABC-22, 2lh COUP D’ŒIL Reportage sur l’expédition des Canadiens Jamie Clarke et Alan Hobson qui, l’année dernière, ont atteint le sommet de l’Everest R-C, 21h LES PTITS BONHEURS DE CLÉMENCE Pour voir comment une humoriste de talent peut perdre son temps, à l’invitation de la télévision d’Etat, en essayant de jouer les Martha Stewart.R-C, 14h ¦ O 2 ™ Mmrzjo i|C9i m :i2] Ira Sur la piste Watatatow Lingo Ce soir le) 03 CE (U Pourquoi pas?(18:30) O Chez nous (18 30) Jardin d'aujourd'hui Je vous ai tant aimés' La Fureur Coup d'oeil Le Téléjournal Le Point (22:27) Nouvelles du sport Cinéma/LA PROMESSE (5) avec Corinna Harfouch, Meret Becker (23:20) HO 5 6 |o0 9 aGOiïDiïS mm La Belle et la Bête Chez nous, chez vous / Nicole Leblanc, Martin Fontaine Le TVA Scènes de rue/Claude Legault, Patrick Huard Beethoven Un Monde de chiens Cinéma /ILYA TOUJOURS UN TRUC (4) avec Peter Falk, Anthony Andrews Le TVA TVA Sports / Loteries (22:49) Cinéma / LES DE LA PEGRE avec Wayne C Martin Hewitt SEIGNEURS (5) rawford, 22:55) HsDGEdD |J(1S) SD Allô prof Boumbo/ Madame Pepperpote Rémi Heidi L'Étalon noir / Culture éclair (18:55) La Grande Saga des animaux Omni science Lumière sur le monde Cinéma / UN ANGE A MA TABLE (3) avec Kerry Fox, Alexia Keogh Téléscience (23:39) lui rj m BEE) (35) (49) Les Simpson Le Grand Journal Partis pour l'été./Mario Pelchat Pas de vacances./ J.-M.Lapointe Madison Cinéma / RIEN NE SERT D'OUBLIER (6) avec Shelley Long, Helen Shaver Plus ça change, plus c'est pareil?/ Les grossesses chez les adolescentes Pas de vacances.Le Grand Journal Sports Plus B nm Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Un tas de poussière Le Journal RDI RDI à l'écoute Atlant./ Ontario Éd.québécoise Éd.de l'Ouest Mm Le Jeu.Journal suisse Pyramide Paris Lumières Envoyé spécial Journal FR2 Tendances Le Quatuor de l'exil La Rivière Espérance Journal beige Peuples de la foret ¦ce 20e Siècle Cosmos 1999 Animalier/Un tigre en Écosse Destination / Antilles françaises I Parcours inédits Biographies / Nostradamus 20e Siècle / La Guerre du Golfe Cinéma/LE JEUNE MARIÉ (5) ¦ce La Vie.(16:00) Allô docteur / Femmes et Tabac Bougez! Combat.chefs Jeux de société | Cinéma / LE COEUR EN FEU (5) avec Leslie Ann Warren, Torn Sherritt Table ronde Victoire Point de vue Allô docteur Mm M.V.(12:00) La Courbe Les Bombes Le Mix Vidéoplus Musique vidéo Box-Office Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 1 hOO.H (M X) MusiMax ColU ÎCtion (14:00) Midnight Special Country Max | Midnight Special » CL Garfield Spirou .Intrépides Joy.Naufragés Le Studio Bttf: Ned.triton Scooby Doo Capitaine Star Le Zinzin.Bêtes à craquer Santo Bugito | Sacrés Dragons Donkey Kong Ren et Stimpy Les Simpson Y'en a marre Arsène Lupin Highlander Les Simpson Ren et Stimpy Birdsi Golf SPGA (15:30) Superbike Sports 30 Mag Baseball / Blue Jays - Red Sox Monde du sport Sports 30 Mar 3 RDS Motorisé So Family The Simpsons Fresh Prince Newswatch World of Discovery Cinéma / MATINEE (4) owqp Inhn GnnHman Pnth\/ Mnriartv The National / CBC News The National Update News ta 4 Matters Newsday _ jui i iui i, uuu iy i mmm Oprah (16:00) Am.Videos Home Improv.News Wheel of.Jeopardy Promised Land Diagnosis Murder ER CTV News a cEi Mad About You Seinfeld Puise E.T.CanPro Awards Puise /Sports Bgbli The Young am J the Restless Global News Global Tonight Fitst Nat.News The Simpsons .Wilderness Friends Seinfeld Frasier King of the Hill South Park Traders Mm Little Star Country Mouse Arthur Pumped! The Intrepids .Explorer Great Parks Studio 2 Ghosts The View from Here Studio 2 Bcîd ÊH13) Rosie.(16:00) News ABC News Baseball / Sea Dogs - Thunder ABC News Special / Fashion News Nightline (23:35) Montel.(16:00) E.T.Mad About You | ABC News Special: Fashion / Ronuh/ World Fashion Premiere ABC News ¦(22) 101 Dalmatians Grace Linder.M‘A*S*H I News The Simpsons Frasier l ^ News/Simpsons H(?) ROSie.(16:00) Mad About You Seinfeld News CBS News E.T.Promised Land Diagnosis Murder 48 Hours News Late Night (23:35) gg(8) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy H® Flome Improv.Oprah NBC Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Suddenly Susan Seinfeld Just Shoot me ER The Tonight Show (23:35) jlCDD Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition Seb Kratt’s.Bill Nye C.Sandiego iNewshour Nightly Busin.Talk of Vermont This Old House Hometime Mystery/Chandlers Co Airport Cinéma /THE JA iGGED EDGE (4) 3(57) Wishbone C.Sandiego Bill Nye ITN News Nightly Busin.Newshour Nature / Hunters of the Sea Wind Nova / Lightning Tread: The Movie Charlie Rose Bimmi Master T MuchMegaHits OnDemand Classic.Pop-Up Video I Spotlight RapCity VideoFlow Wired for Sound (Pop-Up Video MuchMegaHits Beavis.Spotlight Bctsm, Golf SPGA (15 :30) .Volleyball Off the Record Sportsdesk Baseball / Blue Jays - Red Sox Cycling | Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable CINÉMA ! au petit écran; I I QU’EST-CE QU’ON ATTEND j POUR ÊTRE HEUREUX?j (4) Fr.1982.Comédie dramatique de ; C.Serreau avec Henri Garcin, André j Julien et Mathé Souverbie.Les corné-; diens réunis pour le tournage d’un ; film publicitaire se révoltent contre ! les exigences du réalisateur.CanalD 14h .’ 1 LE DÉFILÉ (4) (Dogfight) É.-U.1991.Drame sentimental de N.Savoca avec River Phoenix, IJli Taylor et Richard Pane-bianco.A la veille de s’embarquer pour le Vietnam, un fusilier marin fait la connaissance d’une jeune fille avec qui il passe la nuit TVA 16h IL Y A TOUJOURS UN TRUC (4) (Columbo Goes to the Guillotine) E.-U.1988.Drame policier de L Penn avec Peter Falk, Anthony Andrews et Karen Austin.Un détective rusé démasque un devin qui a tué un magicien.TVA 20li UN ANGE À MA TABLE (3) (An Angel at My Table) N.-Z.1990.Drame biographique de J.Campion avec Kerry Fox, Alexia Keogh et Karen Fergusson.Une jeune auteure, qui a été internée pendant huit ans à la suite d’un diagnostic psychiatrique erroné, parcourt l’Europe après que son premier roman eut été primé.TQ 21h I.E I) E V (Il K .I.E .1 E U l> I 2 3 .1 11 I I.I.E T I !» !» 8 B 8 LE DEVOIR ci.CULTURE == Un gars, une fille, un mardi soir Précédé par une réputation de briseur de tabous sans vergogne, l’humoriste Maxim Martin a fait une entrée fracassante avant-hier soir au Cabaret du Musée Juste pour rire.Avec Tolérance Zéro, présenté jusqu’au 26 juillet, il ne laissera personne indifférent.Ici livré, un doublé critique, version fille, version gars.STÉPHANE BAILLARGEON / LE DEVOIR Si Un avertissement en commençant: cette critique n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, surtout pas les petites mineures et les grosses sensibles.Si la grossièreté vous choque, arrêtez-ici.Parce que cette fois encore.Le Devoir, malgré l’obligation morale du même nom, va appeler une chatte une chatte.C’est pas moi le coupable, c’est lui.Maxim Martin, donc.À mon sens, la révélation de la série Cabaret du festival.Un monologuiste atypique, habile, audacieux et intelligent qui birasse la cage de nos habitudes humoristiques.H n’a que 28 ans et est déjà maître es stand up.Martin est seul en scène et ne représente que lui-même, un jeune baveux fumeux de pot, courailleux, mais bon gars malgré son franc, très franc-parler, qui lui fait dire fif ou fellation, et dix fois plutôt qu'une.Il harangue la salle, échange avec elle et l’agresse parfois.Dès l’intro, après avoir souligné les travers racistes ou homophobes de bien des Québécois, il dit ironiquement comprendre que ses spectateurs ne veulent pas rire d’eux-mêmes mais «des épais qui ne sont pas icitte».Il répond aussi d’avance à ceux qui lui reprocheront d’être vulgaire que la vrai vulgarité se trouve ailleurs, partout ailleurs, dans les médias ou les perversions sexuelles, celles des zoophiles notamment: «Si tu Jais l'amour à une chèvre, c’est pas parce que tu sors les bougies qu’elle va se sentir “spéciale”.» Pas de personnage donc, même dans ces courtes séances de confidences chez Jacques, son psychologue.Ces plages introduisent des phases de transition et imposent une unité narrative à l’ensemble, jusqu’au dénouement fatal.Le jeune loup a la dent humoristique longue et mordante.Que des gags courts et efficaces, avec un rythme de frappe aux cinq ou six secondes, ,ou moins: «Je me promenais au parc Lafontaine.de jour.» A deux reprises, il fait même semblant de faire chuter ses bouts de monologues sur des petites morales à cinq sous.Martin ne moralise pas.Il juge.Il critique.Il gueule.Contre quoi?Une multitude de sujets d’actualité, plus ou moins développés, la drogue, la pollution ou les conflits intergénérationnels.Sur les baby-boomers: «Ils ont crié Peace and Love mais ils n’étaient pas capables de s’endurer en couple plus de trois ans.» Sur la génération X, celle de cet humoriste XXX: «Pour nous être père ça veut dire un chèque par mois, pis une fin de semaine sur deux.» Il peut aussi glisser vers le délire surréalisant, par exemple quand il s’imagine réincarné en araignée.Quand il parle des rapports hommes-femmes en général et sexuels en particulier, ce brûlot ambulant chauffe la salle jusqu’au point d’ébullition.Le récit du gars qui marche derrière une fdle, la nuit, est un pur délice.La pauvre se sent menacée par la seule présence du «violeur potentiel».Après avoir tout tenté pour la rassurer (la dépasser, l’interpeller, changer de trottoir.,.) Maxim saute dans un taxi et annonce sa destination: «À cinquante pieds en avant d'elle!» Le cul est le liant de cette sauce.Paradoxalement, Martin s’en sert aussi pour critiquer nos travers sociaux.Après avoir noté l’omniprésence des seins dans la pub, il se demande s’il ne pourrait pas laisser tomber la proie commerciale pour l’ombre poitrinaire: «[au téléphone] Je vais commander deux gros seins.Un blanc et un noir.Je vais aussi prendre un petit chinois et je vais m’en servir comme pouf.» Le très habile monologuiste réussit même à matraquer les pédophiles tout en parlant de ses propres obsessions: «Le poil pubien est nécessaire; c’est notre seul excuse pour ne pas trouver le clitoris.» L’éternel et universel sujet sexuel se défend évidemment tqut seul.Tout y passe, en fait: tout ce qu’on peut faire en solo, à deux, en groupe, tout ce qui se filme, tout ce qu’on rêve de faire, qu’on rêve de se faire faire ou qui demeure interdit.En bout de course, il propose même une leçon de fellation.«C’est pas compliqué, c’est un pénis, dit-il.Si on écrivait un manuel d’instruction, ce serait juste écrit: pénis.» Le petit macho, futé comme un singe, tombe donc dans les pires obscénités, avec tous les gestes cochons en prime.N’empêche, le troublant et original Maxim Martin sort des sentiers battus, force chacun à s’interroger sur les limites de la tolérance et de la bienséance (mais ce n’est pas du Howard Stern) et fait rigoler, mais alors beaucoup, beaucoup, tous ceux qui savent apprécier.Que jjeut-on demander de plus à un premier one man show d’humour?M A R I E - A N 1) R É E C H O III N A R I) LE DEVOIR Suivons le petit guide d’emploi suggéré par Maxim Martin lui-même: «Y a-t-il des épais dans la salle?» Silence.Adaptons l’interrogation à cet exposé écrit «Ya-t-il des intolérants chez les lecteurs?» Re-silence.Cœurs chétifs, s’abstenir.Âmes curieuses, ne rien suspendre.D’entrée de jeu, il faut dire: avec un titre tel celui-là (Tolérance zéro), une réputation qui déjà le précède, et tout le tabac qui a entouré ce premier stand up, on y allait avec l’équipement d’un jeune scout prêt à une rencontre avec le méchant loup.L’audace y était, et elle est unique à plus d’un égard, le franc-parler, les jurons et la spontanéité aussi, mais il n’y a rien là de trop étranger au plus mémorable des partys de gars ou à la plus arrosée des réunions de filles.Dans un délectable chassé-croisé entre le divan du psy et un tête-à-tête avec le public, Maxim Martin vide son sac et celui de la société dans laquelle nous vivons.«Comment ça se fait qu'on tolère c’te marde-là?On dirait que le système est faite pour encourager répai-isme".» L’humoriste en avait gros sur le cœur: devant un public de toute évidence prêt à tout entendre, il volè-te du «nègre» et du «fif» au viol, à l’inceste et à la pédophilie, s’attardant à la masturbation, aux sempiternels conflits de générations, la drogue, la nécrophilie, la zoophilie, l’environnement, la mort et l’adultère.Au delà des mots, ceux qui ont été entendus et ceux qu’on essaie maladroitement de reproduire, reste quelques notables choses: le sceau de qualité d’un humoriste réfléchi et réfléchissant, son caractère unique à côté de tentatives de stand up trop souvent blafardes, et un cri retentissant destiné à réveiller les troupes assises devant lui: comment supporter l’insupportable sans mot dire (ou maudire)?Pourquoi donc va-t-on voir et entendre Maxim Martin?Pour se faire savonner les oreilles, un peu, beaucoup, mais à la fin pas assez Oes filles sont très épargnées par le coup de poing Martin mais les boys y goûtent, avec de la remontrance balancée à coups de sacres et de postillons bien envoyés).Après lui avoir reproché d’outrepasser les limites de la décence et de la respectabilité, on pourra difficilement oser lui demander d’augmenter la dose.Déplorant le manque de profondeur du monde qui nous soutient Maxim Martin régurgite sur scène sa grande intolérance face aux maux auxquels on finit par assister sans sourciller.«On me dit que je suis vulgaire! C’est pas moi qui est vulgaire, c'est les bulletins de nouvelles pis ce qu’on met dans les journaux!» Rares aujourd’hui sont les humoristes qui ne flirtent pas avec la vulgarité.Sur scène, pour enflammer la foule, il semble que la recette soit vendue — à ce sujet notons que le public d’avant-hier soir semblait prêt à tout avaler, et surtout ça.Maxim Martin a balayé du revers de la main la vulgarité fast food, renvoyant à cette salle supposément emplie d’êtres pourvus de la plus grande intelligence — «Ya pas d'épais ici?On va rire des épais qui sont pas ici, c’est ça?» — un reflet parfois peu reluisant.«Tu feras pas le frontpage du journal en traitant ta blonde de vache.Ben non.Faut que tu la coupes en morceaux pour avoir le front Pis encore là, c’est si le Canadien gagne pas le même jour.» Maxim Martin décrit habilement justement, les inepties dont on nous nourrit et qu’on finit trop souvent par ne plus voir.Des composantes de l’eau embouteillée — «Où est le H«0 là-dessus?Pourquoi est-ce qu on me dit qu ’il yaOCuet 14 HC03.C’tu bon pour moi ça?— à une frénésie sur les conflits de génération — «La génération X, notre problème, c’est qu’on n’a pas de leader.Pas de John F.Kennedy, pas de Martin Luther King, pas de John Lennon.On n’a personne qui mérite d'être tiré.» — en passant par une (très) brève allusion à la politique — «Un tas de marde, c’fun tas de marde.Tu fais le tour plutôt que de piler dedans.» —, l’humoriste se paie un généreux délire sur les vertus du pot — «Imaginez un peu ce qui se passerait sur la planète si tout le monde filmait un bon joint en même temps.» — et les bienfaits de la masturbation — nous arrêterons ici la ronde des guillemets.L’on sait déjà que pour s’y rendre et entendre ces «confidences sur la scène», il faut laisser l’intolérance au vestiaire.Tolérer quelques jurons et applaudir à la franchise la plus pure ne nécessitent pas de grands efforts et font même grand bien! Mais on sort de cette petite salle enfumée en se disant qu’il vaudrait mieux parfois la dépoussiérer, cette intolérance, plutôt que de voguer dans ce monde noir l’âme un peu trop en paix.ARTS VISUELS Des petits pots et des grands MARTIN BILODEAU LE DEVOIR C> est samedi que débute, sur le site extérieur de la galerie Val-David, dans les Laurentides, la 10e édition de l’événement 1001 Pots.Jusqu’au 16 août, les visiteurs pourront contempler 25 000 pièces réalisées par 122 céramistes et potiers et découvrir, à travers une série d’activités mises sur pied parallèlement, les différentes techniques de fabrication, de cuisson et de refroidissement.Ainsi, les tables et les présentoirs du lieu champêtre seront jonchés de vases, de pots, d’amphores, de soupières, de théières, d’objets utilitaires ou décoratifs, faits de grès, de porcelaine, de faïence ou de terre à raku, de couleurs vives ou mates, façonnés sur des tours ou à la main, cuits dans des fours électriques ou à gaz, aux finis rugueux ou lisses, aux glaçures lustrées ou mates, d’aspects timides ou d’allures autoritaires: bref, de tout et que du beau, si on se fie à l’échantillonnage présenté hier midi aux journalistes, en avant-goût de l’événement — le plus important en son genre en Amérique du Nord —, déclenché samedi midi par un important vernissage auquel le grand public est convié.Il faudra retrouver, parmi les tables réparties sur plusieurs secteurs distincts (la cour, l’atelier, la galerie, la boutique, etc.), les superbes vases de couleur sable et au fini mosaïqué de la céramiste Catherine Auriol, dont les couvercles représentent la tête d’un homme chauve qui semble interpeller le soleil.Les beaux grands vases de Marie-Ange Samon, ancienne tisserande convertie à la terre qu’elle modèle à la main, en y apportant une infinité de détails, de reliefs et de couleurs, interpellent l’œil par leur majesté.Aussi, le vase en forme de courge verticale d’André Floyd, objet d’une pureté exceptionnelle, ainsi que la grande amphore-ballon de Gigi Pépin, qui rappelle une cabane à moineaux par son ouverture circulaire sur le côté, sont des pièces admirables qui, à en juger par le nombre d’expo- Les droits et les artistes au CNA CLEMENT TRIIDEL LE DEVOIR Dans le cadre des événements qui soulignent les 50 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), le Centre national des arts tient, à compter d’aujourd’hui et jusqu’à samedi, un symposium intitulé L'artiste et les droits de la personne.11 s’agit d’une initiative du CNA et du Centre de recherche et enseignement sur les droits de la personne (Université d’Ottawa) dont le directeur est le professeur Errol P.Mendes.Les trois jours de rencontres intitulées L’artiste et les droits de la personne donnent l’occasion d’examiner le cadre d'application de la liberté créatrice que revendiquent artistes et écrivains.Taslima Nasreen, qui a dû s’exiler en raison de menaces proférées contre elle au Bangladesh, sera là pour en témoigner, de même que le dramaturge et acteur ougandais (Come Good Rain) George Bwanika Seremba.Il s’agira également de voir les moyens qu’a à sa disposition un artiste pour aider à la promotion des droits de la personne, comme l’a fait l’artiste Folon, par exemple, en offrant gracieusement son talent d’illustrateur pour réaliser une édition multilingue largement diffusée de la DUDH adoptée en décembre 1948 par l’assemblée générale de l’ONU.Le symposium d’Ottawa ratisse large.Il est appelé à s’interroger sur la culture de masse (Sonne-t-elle le glas de la défense des droits?), sur le rôle des médias et, davantage, sur les voue multiples de l’art et sur le Nouveau dialogue: réconciliation pour le millénaire à venir (ce dernier volet ayant comme modérateur l’écrivain John Ralston Saul).On y a convié des personnalités du domaine des arts tels René-Daniel Dubois, Margie Gillis, Martine Beaul-ne, Monique Mercure et bien d’autres, ainsi que nombre de personnalités de domaines scientifiques ou juridiques, tels John Polanyi et le juge Richard J.Goldstone, de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud (ex-procureur du Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie et sur le Rwanda).Le mot de la fin sera laissé, samedi, à un petit-fils de Gandhi, Rajmohan, qui a dirigé en 1990 la mission indienne auprès de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, à Genève.On note la présence à ce symposium de l’actuel président du PEN international, le Mexicain Romero Aricl-jis, prolifique écrivain, diplomate et en-vironnementaliste, qui a reçu en 1987 le prix Global 500 du Ifrogramme des Nations unies pour l’environnement.Selon le professeur Mendes, cette rencontre sur l’artiste et les droits de la personne est une occasion sans précédent pour le public de mesurer le rôle de l’artiste et «la fonction cruciale des arts dans notre société».JACQUES NADEAU LE DEVOIR Julie Tremblay exhibe ici une des œuvres de l’exposition.sants et de pièces montrées au public (pour la vente et le regard), ne sont que la pointe de l’iceberg.1001 POTS Du 25 juillet au 16 août La galerie Val-David //jn féïass assufiie Ç^Hydro Québec présente LANAUDIéRE n collaboration a FESTIVAL INTERNATIONAL DU 29 JUIN AU 1 AOUT 1998 vendredi 24juillet 20 h Les beaux airs des grandes héroïnes tragiques et comiques de Rossini, avec la contralto Ewa Podles, vedette de La Scala, (ovent Garden, La Fenice et l’Opéra de Trieste.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN JOSEPH RESCIGN0, direction EWA POOLER contralto colorature ROSSINI Ouvertures et airs d'opéra m Amphithéâtre 42 $ 34 $ 25 $ Gazon 15 $ samedi 25 juillet 20 h Bell Un poème mystique intense et grandiose, de la plume d’un symphoniste français parmi les plus originaux du 20e siècle, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUT0IT, direction ANTHONY DEAN GRIFFEY, ténor IWAN EDWARDS, chef de choeur Charles Tournemire.Sublime ode à CHOEUR SAINT-LAURENT la paix, pour ténor, choeur, orgue et orchestre.SAINT-SAËNS Symphonie no 3 avec orgue TOURNEMIRE Symphonie no 6, pour ténor, choeur et orchestre, op.48 (f) Amphithéâtre 42 $ 34 $ 25 $ Gazon 15 $ IS dimanche 26 juillet I4h30 (^1 Desjardins ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE TROIS-RIVIERES GILLES BELLEMARE, direction CLAUDE LÈVEILLÉE, chansonnier, pianiste LÉVEILLÉE Un événement Léveillée symphonique.(f) Amphithéâtre 19 $ 15 $ 14 $ Gazon 10 $ r CLAUDE LEVEILLEE lundi 27 juillet 20 h Un jeune violoniste lithuanien de 22 ans, au sens musical d’une grande profondeur, dont la virtuosité défie toute difficulté.Quatre chefs-d’oeuvre de musique de chambre pour violon et piano.Radio-Canada JULIAN RACHLIN, violon ITAMAR GOLAN, piano BEETHOVEN Sonate no 5, op.24, « Printemps » BRAHMS Sonate no 2 en la majeur, op.100 PROKOFIEFF 5 Mélodies, op.35bis FRANCK Sonate en la majeur |^i Église de Saint-Paul Mardi 28 juillet 20 h Radio-Canada Chaîne culturelle et Télévision Arcadi Volodos, un jeune pianiste de Saint-Petersbourg que la critique compare déjà à Vladimir Horowitz.Une virtuosité spectaculaire et une grande sensibilité.ARCADI VOLODOS, piano RAVEL RACHMANINOV BIZET/ HOROWITZ SCHUMANN LISZT |^| Église de l’Assomption En collaboration avec la Corporation Hector-Charland Venez pique-niquer à l'Amphithéâtre ! Sur présentation de votre billet de concert, il est possible de pique-niquer sur le * gazon » à compter de 18 h les vendredis et samedis et à midi les dimanches.¦¦¦ rjl Avtobv» -U FESTIVAL-EXPRESS» 5J Offert tous les vendredis soir et samedis soir.Départ i 17 h 45 au «Centre Infotouriste», 1 800 561-4343 1001, rue du Square-Dorchester (près du Métro Peel).Arrêt au côté sud-est de Berri/ Ste-Catherine (au coin d’Archambault Musique, métro Berri-UQAM).Prix: 13 S (aller-retour, taxes incluses).Nombre de places limité.Billets disponibles à tous les points de vente.«» 759-4343 www lanaudlere org Enfants de 12 ans et moins Admis gratuitement, dans la section «gazon », si accompagnés d'un adulte.Spécial concert et buffet champêtre Vendredi et samedi : 59 $ ( 31 juillet 47 $ ) Dimanche : 34 $ Canadien Iromportw» ofhitl nuiur m Développement Canada Economie économique Canada Development
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