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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-07-21, Collections de BAnQ.

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V o L .I.X X X I X FONDE 19 10 LE DEVOIR ,Jc veux partir dans ma tête 1res loin très loin, cl revenir dormir ici tous les soirs.Emile Martel «Le train de l’évasion»' N " I 6 I ?M O N T II E A I., I.K M A II I) I 2 1 .1 II I I.I.E T 10 0 8 8 7 C + T A X E S = I $ —- I T O II (I X T O I $ PERSPECTIVES Le vrai duel Bouchard-Charest LES ACTUALITÉS LE MONDE Grave accident L’Algérie se défend d’autocar en Gaspésie, à Genève, page A 4 page A 5 ?DOSSIER L’ancien Walt Street chinois au Patrimoine de l’Unesco, page B 1 Ma r i o Cloutier ?Plusieurs observateurs ont comparé le prochain combat Bouchard-Charest à une lutte des générations, et ce, avec raison.D’un côté, le père autoritaire mais juste qui promet un bon gouvernement, de l’autre, le jeune vendeur sympathique qui nous offre l’assurance de ne plus nous déranger avec un référendum.ien qu’il soit excellent négociateur et ardent partisan de la concertation, M.Bouchard représente en politique des valeurs qui, sont plus celles de l’État représentatif, des réalités de l’État omnipotent et autocratique.Homme d’honneur et de parole, il ne laissera pas tomber les valeureux guerriers qui ont combattu pour des difficiles mais nécessaires réformes.Il défend son ministre de la Santé, Jean Rochon, par exemple, même si le consensus social et les critiques inlassables des libéraux de Jean Charest en font le responsable des lacunes du virage ambulatoire.Malgré tout, le premier ministre croit par-dessus tout que le mérite d’un bon gouvernement saura convaincre les électeurs de le choisir à nouveau pour les représenter.Or, le mérite et le courage n’ont plus vraiment leur place dans une démocratie fonctionnelle où la représentativité triomphante choisira plutôt de s’intéresser aux besoins pressants, aux idées montantes et aux images qui séduisent plutôt qu’aux travaux éreintants.Jean Charest représente cette nouvelle tendance, cette réalité politique pragmatique.Il arrive au Parti libéral en rapatriant des éléments de gauche et de droite, en visant et l’arbre et l’écorce et entre les deux.Jean Charest est un surfeur formidable, un caméléon qui s’adapte ou adapte son discours selon les circonstances économiques, sociales et culturelles; qui tend la main à tout le monde et qui repasse pour ne pas oublier personne.Insaisissable, il paraît soutenir l’option de la superficialité, selon certains analystes, mais il n’est que mouvance et récupération.Citant les grands chefs libéraux d’antan, il se les réapproprie, les vampirise sans vraiment les vider de leur substance, mais en les présentant au goût du jour, en les pliant à sa propre vision.Sa force réside en ce qu’il peut rallier tous les indécis à sa cause, ayant lui-même l’air de l’être un peu beaucoup par moment.Il peut ainsi attaquer de façon incessante le gouvernement sur des dossiers chauds en défendant et les uns et les autres.Sous son impulsion et ses séances de motivation où chaque député est amené au sein du caucus libéral à se fixer des objectifs face aux membres du gouvernement, le PLQ a transformé la période de questions de l’Assemblée nationale en foire d’empoigne.Visant la santé et des dossiers à parfum de scandale, les interventions des troupes de Jean Charest ont réussi à semer le doute.Et quand vient le temps de parler constitution, le chef libéral occulte le sujet.En fait, il dit implicitement que cette problématique n’est pas l’ordre du jour.L’important, dira-t-il en entrevue, demeure de «rallier le plus de gens à une cause commune» en persuadant les gens.En fait, voilà le discours du politicien qui a fait sien le principe de représentativité politique.Dans cette mouvance, la question nationale prend inévitablement un •rôle secondaire.A moins que les sondages ne démontrent un soudain regain d’intérêt pour la souveraineté et la tenue d’un référendum, le nouveau chef libéral ne s’encombrera jamais volontairement de cette question.Et si le vent tourne réellement, il restera toujours à M.Charest la possibilité de reprendre son discours nationaliste.Il saura fouetter l’ardeur des patriotes avec les «Maîtres chez nous» et autres formules réappropriées quand Ottawa exagérera sa mainmise sur les compétences québécoises.En politique contemporaine, M.Charest démontre que l’important n’est plus de prévoir, mais de savoir s’adapter.Certains analystes voient pourtant peu de différence entre les chefs libéral et péquiste.On y voit deux avocats régionaux, ambitieux et conservateurs au sens propre et figuré du terme.Paradoxalement, si dans la démocratie fonctionnelle en action, les choix se confondent et les intérêts convergent, sur l’échiquier, les choix sur la question nationale seront désormais plus clairs.D’un côté, les souverainistes, de l’autre les fédéralistes.Tenant compte de l’aversion de l’électorat pour un référendum sur la souveraineté, le nouveau chef libéral assume le parti pris d’écarter carrément la thématique constitutionnelle.Il met fin au fédéralisme nationaliste du PLQ en décidant que la place du Québec au Canada n’est ni une priorité, ni un enjeu.Il en a décidé ainsi parce que les électeurs en ont décidé ainsi.Le raisonnement est logique, clair.Mais, faut-il le rappeler, les électeurs refusaient de se prononcer lors de la tenue d’un nouveau référendum sur la souveraineté en 1995 quelques mois seulement avant de voter «presque oui».Charest démontre que l’important n’est plus de prévoir, mais de savoir s’adapter.MÉTÉO Montréal Ensoleillé se couvrant en après-midi.Max: 31 Min: 16 Québec Ensoleillé le matin, couvert l'ap.-midi Max: 28 Min:13 Détails, page B 4 -Q 00 INDEX Agenda.B 6 Éditorial.A 6 Annonces.B 6 Le monde.A 5 Avis publics.B 4 Les sports.B 5 Culture.B 8 Montréal.A3 Dossier.B 1 Mots croisés.B 4 Économie.B 2 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Des médecins dans les filets du fisc Le ministère du Revenu attrape 60 professionnels de la santé qui doivent un million en impôts MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministère du Revenu du Québec vient de mettre la main au collet de 60 médecins et professionnels de la santé qui avaient omis de déclarer leurs revenus pour les années 1994 à 1996 et à qui il réclame un million de dollars en impôts impayés.Cette découverte découle de la comparaison des fichiers du fisc avec ceux de la Régie de l’assurance-maladie du Québec, de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et de la Société de l’assurance-automobi-le du Québec.Le rapport d’activité résultant de la comparaison, du couplage ou de l’appariement des fichiers de renseignements, daté du 31 mars 1998, indique que 352 professionnels de la santé ont reçu des honoraires de ces trois organismes au cours des trois années en cause sans, par contre, produire de déclaration de revenus.De ce nombre, le ministère a constaté que 146 individus ne devaient pas produire de rapport d’impôt au Québec puisqu’ils résident à l’étranger ou dans une autre province canadienne.Les honoraires qui leur ont été versés servaient à couvrir des soins obtenus par des Québécois en voyage à l’extérieur du Québec.Far contre, le fisc a expédié des avis de cotisation à 60 autres médecins et professionnels de la santé pour un total d’un million de dollars en impôts impayés pour les trois années en cause, a précisé au Devoir le sous-ministre adjoint responsable de la planification et des programmes, Michel Bordeleau.VOIR PAGE A 8: FISC Pièce montée RENÉ MATHIEU LE DEVOIR m Tu ~ A ü-* LES AMBULANCIERS ont envahi les rues du Vieux-Québec hier dans le but de sensibiliser le gouvernement à leurs demandes.Ils ont occupé l’édifice du ministère des Finances et dressé une imitation de lance-missile sous les fenêtres du ministre.Plus d’informations en page A 2.Black acquiert un morceau de son futur quotidien Il met la main sur The Financial Post en échange de quatre quotidiens ontariens ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Conrad Black, par l’entremise de Southam, est finalement parvenu à mettre la main sur The Financial Post.Le journal financier torontois sera intégré au nouveau quotidien national que Southam lancera dans la première semaine d’octobre.Southam a pris une entente pour acquérir l’intérêt de 80 % que détient Sun Media Corporation dans The Financial Post Company qui publie The Financial Post, un quotidien financier d’envergure nationale qui tire à 100 000 exemplaires en semaine et à 200 000 le samedi.The Financial Post affiche des revenus annuels de 75 millions.Le solde de 20 % est détenu par la société britannique Pearson et il faut s’attendre à ce que Southam cherche à l’acheter à brève échéance.VOIR PAGE A 8: BLACK La Croix-Rouge se met à l’abri des saisies ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Société canadienne de la Croix-Rouge a obtenu hier de la Cour de l’Ontario d’être placée sous la protection de la loi de la faillite.La démarche vise à donner du temps à l’organisme, qui fait l’objet de poursuites civiles de plus de cinq milliards, pour arriver à une entente à l’amiable avec ses créanciers.Son négociateur en chef, l’ancien premier ministre ontarien Bob Rae, a dit espérer que l’on pourra assurer la survie du plus grand organisme caritatif au pays.Arrivée la semaine dernière à un accord avec les gouvernements des provinces et des territoires sur le transfert de ses actifs dans le domaine de la collecte et de la distribution du sang aux deux nouvelles agences du sang qui la remplaceront la Croix-Rouge s’est engagée à verser tous les profits de cette vente à un fonds de dédommagement aux victimes de l'hépatite C.Alors que le prix de vente des actifs à la future Société canadienne du sang et Héma-Québec VOIR PAGE A 8: CROIX-ROUGE Le stand-up comic, c’est du sérieux Marielle Léveillé, humoriste, est également une des rares diplômées universitaires sur l’histoire de l’humour au Québec.Elle observe que le genre stand-up comic a le vent dans les voiles ici comme ailleurs.Par exemple avec Maxim Martin, un des jeunes humoristes les plus prometteurs en ce moment, qui lance son premier spectacle solo ce soir, dans le cadre du Festival Juste pour rire.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Fallait le faire.Elle l'a fait.Marielle Léveillé a fait le lien entre Gilles Latulipe et Gilles Lipovetsky.On répète, pour bien se faire comprendre: l’humoriste Marielle Léveillé, que l’on vient encore de voir dans un spectacle du Festival Juste pour rire, mercredi dernier, a fait le pont entre le king des variétés québécoises et le prince de la sociologie française, théoricien de la postmodernité.On ne rit pas.Et on s’explique.Avec son personnage d’Anita, «taie Mme Tu-perware», l’humoriste de 44 ans vient juste de terminer une tournée de 84 représentations, aux quatre coins du Québec, dans la troupe de Gilles Latulipe.Mais un peu avant de partir dérider la province, Mme Léveillé a obtenu une maîtrise de l’UQAM en déposant un mémoire de théâtre sur l'histoire de l'humour au Québec.Hier encore, en entrevue, pendant qu’elle réfléchissait VOIR PAGE A 8: COMIC JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maxim Martin, un des jeunes humoristes les plus prometteurs > 778313000658 I.K I) !•: V OIK, I.K M ,\ |{ DI 2 I .1 11 I I.I.K T I !» !l S I, E S A C T DALI T É S ?Un mort et 15 blessés dans un accident d’autocar Le véhicule, qui roulait vers Amqui, était rempli de touristes américains PRESSE CANADIENNE Saint-Moïse — Une personne a perdu la vie et 15 autres ont été blessées dans la spectaculaire embardée d’un autocar de touristes américains, sur la route 132, à quelques kilomètres de Saint-Moïse, dans la vallée de la Matapédia, hier, vers 9h30.La victime est une femme de 63 ans de la région de New York et, ironie du sort, elle célébrait hier son anniversaire.Selon plusieurs témoignages, l’autocar aurait fait au moins un tonneau, peut-être même plusieurs avant de s’immobiliser sur un poteau d’Hydro-Québec après être tombé dans un fossé d’une hauteur d’un peu moins de deux mètres.À la sortie d’une courbe plutôt difficile, le conducteur de l’autocar qui roulait en direction est aurait perdu la maîtrise de son véhicule sur une chaussée humide, peut-être après un dépassement de quatre motocyclettes ou d'une voiture, selon des versions contradictoires recueillies hier.Plusieurs des passagers ont été éjectés du véhicule.L’autocar appartient à la compagnie Community Coach Inc.de Passaic au New Jersey.Les passagers étaient âgés de 55 à 70 ans.Les causes officielles de l’accident demeurent toutefois encore du domaine de la spéculation, allant de la perte de maîtrise sur une chassée humide jusqu’au bris technique d’une des pièces majeures du véhicule ou une erreur humaine.L’autocar devrait normalement faire l’objet aujourd’hui d’une inspection technique.A la Sûreté du Québec, l’agent de relations publiques Claude Ross affirme que les premiers secours sont arrivés dans un délai de 15 minutes.Les premiers secours ont été donnés par des voisins immédiats.Les pompiers, les ambulanciers et les policiers de la Sûreté du Québec sont arrivés sur les lieux de l’accident qui a exigé une interruption temporaire de la circulation sur la route 132 très achalandée en cette fin de juillet touristique.Seules quatre des 16 grandes fenêtres du véhicule ont résisté à cet accident.Le spectacle de la vitre avant fracassée, du toit du véhicule brisé, du volant tordu, de l’arrière de l’autocar enfoncé et des pneus crevés donnait plus l’impression d’une catastrophe routière ne pouvant que causer que plusieurs morts.Tout le matériel d’aération et d’éclairage du plafonnier s’est retrouvé sur les passagers, plusieurs pièces du mobilier de l’autocar étaient éparpillées sur la route ou dans le fossé.Les blessés ont été transportés dans trois centres hospitaliers du Bas-Saint-Laurent, à Amqui, Mont-Joli et à l’hôpital régional de Rimouski ainsi qu’à Québec pour les cas les plus graves.Raymond Bérubé, de Saint-Moïse, était aux premières loges lorsque l’accident s’est produit.Il a été le premier à porter secours aux passagers de l’autocar.«Je sortais de mon garage.J'ai entendu un bruit.J’ai tourné la tête.L'autocar était en train de faire son tonneau de côté, a relaté le témoin.J’ai vu des blessés sortir de l’autocar.J'ai fait téléphoner à 9-1-1 et je suis allé directement sur [le lieu de] l'accident.J’ai vu dans l’autocar une personne sur le côté, d'autres qui ne grouillaient pas.J’ai demandé au chauffeur combien ils étaient.Comme il parlait anglais, je ne le comprenais pas.» L’un des motocyclistes d’origine ontarienne, qui suivait l’autocar, est venu à son tour porter secours aux passagers.«Avec une autre personne, j’ai réussi à sortir un passager coincé qui avait un bras cassé.J'ai vu des gens éjectés par les châssis.Il y en avait cinq sur l’asphalte et dans le fossé.Les secours ont pris une quinzaine de minutes [pour arriver]", a déclaré l’homme, sur un ton calme.Une automobiliste a aussi porté secours aux accidentés.«Moi, j'ai vu du monde rouler sur l’asphalte après être sorti de l’autocar.Peut-être cinq personnes.Il y avait une dame dans le fossé qui criait beaucoup.Elle avait une épaule cassée.J'ai ramassé un banc d’autocar et je l'ai adossée.Elle paniquait», a relaté Louise Ouellet, qui a eu l’occasion de mettre en pratique dans des circonstances difficiles ses cours de secourisme.Les réfugiés du Sud affluent Khartoum, capitale de la misère AGENCE FRANCE-PRESSE T7"hartoum — Sur la terre ocre, iVpoussiéreuse du camp de réfugiés d’As Salam, près de Khartoum, les femmes se sont réfugiées avec leurs enfants sous de dérisoires abris de branchages, de cartons et de plastiques pour échapper à la cruelle morsure du soleil soudanais.On voit peu d’hommes valides.Ils sont partis à la ville louer leurs bras pour de petits travaux qui permettront de ramener quelques subsides.Beaucoup, selon les témoignages recueillis, sont morts lors de combats ou ont simplement disparu dans la tourmente des vastes mouvements de populations qui affectent aujourd'hui cette ancien grenier à blé de l’Afrique baigné par les deux Nil, le bleu et le blanc.As Salam n’est qu’un regroupement de tentes, de cahutes et de masures, de terre séchée, à vingt-cinq kilomètres du centre de Khartoum, où des vagues successives de populations du Sud Soudan se sont établies au fil des ans pour échapper à la guerre et à la famine qui ravagent le Soudan méridional depuis quatre dé cennies.Plus d’un million de réfugiés de ' cette guerre sans merci entre musulmans d’un côté et chrétiens et animistes de l’autre sont désormais, selon des chiffres des organisations humanitaires internationales, venus grossir la ceinture de misère qui enserre Khartoum dans quatre grands camps.L’afflux des réfugiés désireux d’échapper aux combats et au manque de nourriture au Sud ne se tarit pas, loin de là.Selon Abbas al-Jack, responsable des contacts avec les organisations humanitaires au département de l’aide humanitaire, un organisme gouvernemen- tal, l’afflux des réfugiés du Sud sur Khartoum a été de dix-huit mille pour les seuls mois de mai et juin.La plupart de ces réfugiés, «en très mauvais état» selon lui, proviennent des provinces méridionales du Bahr eKîha-za1 ou d’Equatoria.Ils ont marché sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres, avant de prendre un avion, un camion ou un bus pour Khartoum depuis Juba, Wau ou Gogrial, une des villes du Sud toujours entre les mains des gouvernementaux.Dans le dénuement qui les frappe, ces familles sont mêlées aux chrétiens, aux musulmans échoués sur des lambeaux de sol aride et caillouteux où un vent mauvais fait tourbillonner la poussière et obscurcir les yeux.Hashoul, une chrétienne de Gogrial dans le Bahr el-Ghazal, la région la plus touchée par la famine au Sud, a vécu une véritable odyssée.Elle a marché jusqu’à Abei puis El-Obeid, bien plus au nord, avant de pouvoir gagner Khartoum en camion.Cette Din-ka, une tribu sudiste, est seule avec deux enfants sous une pauvre cabane de branchages et de sacs de jute.Son mari a disparu il y a un an.Elle va à Khartoum faire des ménages et attend les «fathers», des pasteurs protestants soudanais qui, «de temps à autre», apportent de la nourriture.Mary, une veuve à peine arrivée de Maridi, non loin de la grande ville sudiste de Juba, tient dans ses bras une petite fille visiblement mal en point.«Elle souffre de la chaleur et a une infection de peau», explique la jeune mère.Il y a deux jours, elle est allée à la clinique locale demander des médicaments.Il n’y en avait pas.«Pas assez de financements pour en acheter», résume avec un sourire triste un responsable de l’Unicef.Vice-président Finances et Administration a direction du Devoir recherche un Vice-président Finances et Administration.La personne choisie assumera la responsabilité de la direction de l’exploitation financière et saura optimiser le rendement du journal en respectant ses objectifs ainsi que les normes d’exploitation existantes.Ce poste relève directement de la Directrice du journal, Lise Bissonnette, et son titulaire fait partie du comité de direction en plus de diriger l’ensemble des activités de trésorerie, de planification stratégique, de commercialisation, de ventes, de production, de distribution, de gestion des ressources humaines et des technologies de l’information.Afin de relever ce défi, le candidat sera bien entendu membre d’un ordre professionnel, soit celui des CA, des CMA ou des CGA, et aura également une solide expérience de direction financière, idéalement au sein d’une maison d’édition ou de publications à grand tirage, ou de sociétés de services.Et puisque cette personne représentera Le Devoir auprès de différents intervenants, il serait primordial qu’elle s'identifie bien à la vocation de ce dernier et qu’elle ait des aptitudes marquées pour les communications orales et écrites.De plus, elle devra faire preuve d’une éthique sans reproche, d’une pensée stratégique, d’un sens aigu des affaires, et de qualités lui permettant de gérer l’innovation et l’atteinte des résultats.Veuillez faire parvenir voire curriculum vita• en toute confiance à Mme Sylvie llérubé, en prenant soin de mentionner la référence UIH7I4.Nous ne communiquerons qu 'avec les personnes dont la candidature aura été retenue.Brassard & Associés Recherche de Cadres inc.1/55, bout.René-Lévesque Ouest, bureau 3450 Montréal (Québec) 1/31/ 3T3 Télécopieur : (514) H75-4205 Tél.: (5/4) t/75-9123 Courriel : sberube@brassard.ca Campbell scorr Reuters «Les survivants hébétés et blessés émergeaient lentement de la jungle où ils s’étaient réfugiés.» Lendemains de deux séismes en Papouasie-Nouvelle Guinée Les survivants pleurent les morts «J'ai regardé autour de moi et partout je n'ai vu que des cadavres» SARAH STEWART AGENCE FRANCE-PRESSE Vanimo (Papouasie-Nouvelle Guinée) — De nombreux cadavres flottaient encore hier à la surface du lagon de Sissano sur la côte nord de la Papouasie-Nouvelle Guinée, où un raz-de-marée provoqué vendredi par deux séismes a fait selon les secours 3000 morts et des milliers de sans-abri.En raison de l’odeur pestilentielle qui émanait des cadavres, les secouristes et les volontaires étaient obligés de couvrir leurs visages pour repêcher les corps des victimes, tandis que les survivants hébétés et blessés émergeaient lentement de la jungle où ils s’étaient réfugiés.Visiblement bouleversé, le premier ministre Bill Skate a marché silencieusement autour du lagon toujours couvert de cadavres, parmi lesquels de nombreux enfants.«Ceci est la pire chose qui nous soit jamais arrivée», a-t-il déclaré, promettant de se rendre dans l’intérieur des terres pour convaincre ceux qui s’y sont réfugiés de revenir.«J'ai regardé autour de moi et partout je n’ai vu que des cadavres», a déclaré pour sa part le gouverneur de la province du Sepik occidental, John Tekwie, ajoutant que «la puanteur des cadavres était suffocante».Des vagues hautes de 10 mètres, déclenchées par deux séismes de forte amplitude au large de la Papouasie-Nouvelle Guinée, ont submergé vendredi 30 km de côte en emportant sept villages très peuplés le long du lagon de Sissano.Palmiers déchiquetés De ce lagon paradisiaque il ne restait plus hier que des palmiers déchiquetés, des bouts de fer rouillé et des mares d’eau croupie d’où émanaient des relents de corps en décomposition.Les survivants, indifférents à la visite du premier ministre, dont les apparitions publiques déclenchent d’habitude des mouvements de foule, erraient en silence autour des ruines de leur village, essayant de sauver ce qu’ils pouvaient des décombres de leurs foyers.Les secours ont estimé à 6000 le nombre des sans-abri.D’autres survivants, assis sur des monticules de sable, se contentaient de pleurer les morts qu’ils venaient d’enterrer dans la hâte pour éviter qu’ils ne soient la proie de la canicule et des charognards.700 personnes ont été inhumées jusqu’à présent, selon les secours.Un père de 24 ans, Bonney Suie, expliquait qu'il se trouvait vendredi devant son domicile, dans le village d’Arok, avec son fils et sa femme enceinte lorsqu’ils ont entendu le bruit qu'ils ont pris pour celui d’un avion.Emporté par la vague dans le lagon derrière le village entièrement détruit, il n’a eu la vie sauve que grâce à un tronc d’arbre auquel il a pu s’agripper.Il a réussi à sauver son fils âgé de trois ans mais sa femme a péri.«Ma femme et mes enfants sont partis maintenant, je n 'ai pas pu les sauver des eaux.Je suis tout seul maintenant», constatait tristement un autre survivant, Aran Make, qui a échappé à la mort en s’agrippant à un cocotier.Inondations et corruption en Chine «Nous n’avons pas reçu un centime» Hukou (Chine) (AFP) — Des victimes d’inondations bloquées depuis deux semaines dans un village du sud de la Chine ont accusé hier de hauts responsables d'être corrompus et d’avoir détourné les secours qui leur étaient destinés.I>es quelque 2000 habitants du village de Hukou (province du Jiangxi) ont passé les derniers jours au deuxième étage de leur maison, alors que les rues sont recouvertes par deux mètres d’eau.Le bateau est devenu le seul moyen d’accès au village depuis que le Yangtsé, le plus long fleuve de Chine, est sorti de ses digues.«Nous n'avons pas reçu un centime.Tout ce que nous avons obtenu, ce sont trois kilos de riz par famille.Cela ne suffit même pas pour nourrir un enfant», se plaint M.Li, un agriculteur âgé de 63 ans.«Nous avons un bon gouvernement.Nous savons qu’il a débloqué des fonds, mais une fois qu’ils sont passés par tous les échelons administratifs, nous, les paysans, nous n 'avons plus rien», accuse-t-il.«Il y a delà corruption, on n’y peut rien», a-t-il lancé à des journalistes parcourant le village dans une barque.Une villageoise, également du nom de Li, a indiqué qu’elle avait entendu dire à la télévision que le gouvernement avait envoyé des fonds pour soulager les zones sinistrées.«Ce ne sont que des mensonges.Je n'y crois pas parce que je n'ai pas vu d’argent», a déclaré Mme Li, 43 ans.«Les cadres mènent la grande vie, mais nous, les petites gens, nous sommes vraiment misérables», a-t-elle ajouté.Alors que les deux paysans parlaient aux journalistes, un jeune responsable local leur a reproché d’avoir déclaré que les villageois buvaient l’eau des cours d’eau en crue.Certains villageois se rendent en effet en bateau vers le milieu du fleuve pour pêcher, ainsi que pour prélever de l’eau, qu’ils jugent plus propre que celle qui recouvre leurs champs de coton.Avant de la boire, ils font dissoudre des pastilles de stérilisation, qu’ils ont reçues avec 500 grammes de sel et deux boîtes d’allumettes.D’autres, pagayant à bord d’une baignoire, expliquent qu’ils doivent se contenter de boire l’eau qui passe dans la rue.«Ceux qui ont des bateaux peuvent pêcher dans le fleuve pour survivre, mais dans cette eau-là, il n'y a pas beaucoup de poisson», explique M.Li.«Ceux qui n'ont pas de bateau doivent prendre leur faim en patience», ajoute-t-il, alors que ses petits-enfants s’affairent à écoper le canot familial.M.Li a assuré que les villageois n’attendaient pas d’argent de la part des autorités, mais plutôt des travaux pour renforcer le système de défense contre les crues.«Nous voulons que l'Etat paie pour renforcer les digues et que ce genre d’inondations ne se reproduise pas», déclare-t-il.Les habitants du village ne s’attendent à aucune amélioration prochaine de la situation, le niveau du Yangtsé continuant à s’élever à la suite des pluies qui se sont abattues en amont.Selon un bilan officiel, les inondations ont déjà fait un millier de morts dans le sud de la Chine.Le bateau est devenu le seul moyen d’accès au village depuis que le Yangtsé est sorti de ses digues La mer rend le corps de Tabarly Brest-Dublin (AP) — La mer a rendu le corps d’Eric Tabarly.L’autopsie pratiquée, hier, sur le corps repêché en mer d’Irlande par un chalutier breton confirme qu’il s’agit bien du célèbre navigateur, disparu en mer dans la nuit du 12 au 13 juin dernier.Le corps décomposé a pu être formellement identifié grâce aux empreintes dentaires envoyées par la France au médecin légiste de l’hôpital de Waterford (sud-est de l’Irlande), qui a pratiqué une autopsie dans la matinée et a conclu à un décès par noyade.Cette autopsie n’a fait que confirmer de fortes présomptions ainsi que la conviction de l’équipage du chalutier breton An Yvidig, qui avait ramené le corps dans ses filets dans la zone où avait disparu le marin.En outre, le cadavre portait des vêtements identiques à ceux du navigateur au moment de sa disparition: bottes bleues, pantalon de coton rouge, ciré jaune et surtout pull-over portante nom d’Eric Tabarly.Yannick Le Maguer, un des amis du couple, assureur à Concarneau, s’est rendu en Irlande, hier, pour épargner à Jacqueline la douloureuse épreuve de reconnaître la dépouille de son mari qu’il a formellement ideptifiée.A l’issue de l’enquête qui devrait être ouverte dans la semaine, le corps d’Eric Tabarly devrait être incinéré sur place à Dublin dans la plus stricte intimité.Dimanche, sa veuve avait fait savoir à la presse que la suite ne concernait absolument que la famille.Et à Gouesnac’h, la commune où Tabarly avait jeté les amarres depuis 18 ans, tous s’élevaient contre le nouveau déferlement médiatique ayant suivi l’annonce de la découverte du corps.Le recteur de la commune, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, insistait sur la nécessité de faire silence et de «respecter le deuil de la famille.Tout commençait à cicatriser, la découverte du corps ravive la peine de la famille».Tabarly était tombé à l’eau, sans gilet de sauvetage, au sud-ouest de Milford Haven (pays de Galles).Ix‘ marin avait été déclaré mort deux jours plùs tard, le 14 juin.Payez la mère ou le père ! Ottawa (PC) — Un comité libéral s’apprête à recommander que le parent qui reste à la maison pour prendre soin des enfants reçoive une allocation du gouvernement fédéral, a indiqué le président du comité.Selon le président du comité formé de membres du caucus libéral, le député Paul Szabo, les mères ou les pères qui cessent de travailler à l’extérieur du foyer pour s’occuper des enfants devraient toucher 50 $ par semaine, ce qui les placerait sur un pied d’égalité avec les parents qui travaillent, et jouissent d’avantages fiscaux assortis aux dépenses engagées pour la garde des enfants.«La réalité, c'est que notre loi de l'impôt sur le revenu est discriminatoire à l'endroit des familles qui choisissent de s'occuper elles-mêmes de leurs enfants», a déclaré hier M.Szabo, à son bureau de comté de Mississauga, en Ontario.Ce qu’il propose, ajoutait-il, c’est quelque chose de semblable à la façon dont fonctionnait l’allocation familiale, ou à l’actuelle prestation fiscale pour enfant, c'est-à-dire un paiement direct à la personne qui prend soin des enfants.Le comité libéral ad hoc a été formé en avril dernier à l’instigation du ministre des Finances Paul Martin, pour examiner des solutions possibles au problème du travail non rémunéré à la maison.L’initiative faisait suite à une plainte déposée en mars dernier par des femmes de Cal-gary devant la Commission de l’ONU sur le statut des femmes. I.K I) K V 0 I H , I.K M A I! I) I 2 I .1 I I I.I.K T I !» il K l> r> -* LE DEVOIR ?-= LES SPORTS Villeneuve passe chez BAR demain D’APRÈS PRESSE CANADIENNE Tout indique que le pilote québécois Jacques Villeneuve annoncera dès demain son passage chez la nouvelle écurie de Formule 1, British American Racing (BAR), en prévision du prochain championnat de course automobile.Un porte-parole de l’écurie à Londres a en effet déclaré hier qu’un communiqué de presse sera émis demain à propos des noms des deux pilotes de BAR pour la prochaine saison, «si tout marche comme sur des roulettes».Le même porte-parole de BAR a aussi mentionné la possibilité que l’annonce ne soit faite que le lendemain, sur le site de la prochaine épreuve du Grand Prix d’Autriche.Craig Pollock, directeur exécutif de BAR mais aussi agent et ami de Villeneuve, avait déjà qualifié le pilote à la chevelure mauve «de meilleur candidat» au poste de premier pilote de son écurie, qui prendra la place de Tyrrell dès l’an prochain.Selon une rumeur entendue la semaine dernière, BAR aurait offert près de 15 millions par année au pilote québécois, en plus de bonifications selon les résultats enregistrés, üi rumeur est allée aussi loin que de prétendre que Ville-neuve obtiendrait des parts dans l’entreprise, qui a par ailleurs érigé son siège d’opérations à quelques pas de Silverstone, en Angleterre.Le pilote britannique Damon Hill et le meneur de l’actuelle saison en série CART, Alex Za- nardi, seraient aussi convoités par Pollock.D’autre part, le nom de Zanardi a aussi étendu dans la succession de Villeneuve chez Williams.Originaire d’Iberville, Villeneuve a plusieurs fois mentionné qu’il aimerait se joindre à une écurie qui a des chances réelles de remporter le championnat de F-1, mais qu’il cherche aussi une écurie dont «la chimie» est omniprésente.Pollock aurait répondu que ces deux éléments peuvent être offerts par BAR La toute première voiture BAR dispose d’un châssis Reynard et d’un moteur Supertec, développé par Renault et assemblé par Meeachrome.D’ordinaire, il faut quelques années avant qu’une nouvelle voiture puisse obtenir de tels résultats.Le partenaire financier de BAR, la British American Tobacco, détient 40 % de l’entreprise montréalaise Imasco, qui dirige le programme de développement de pilotes chez Player’s, duquel Villeneuve est issu.Des spéculations vont bon train chez Mc Lire n aussi, déçue du rendement de son n" 1, Mika Hakkinen qui, malgré la plus rapide voiture à sa disposition, n’a pu endiguer la menace Ferrari, vainqueur des trois dernières courses.Le nom de l’Américain Jimmy Vasser a été entendu comme collaborateur de Villeneuve chez BAR.Pollock l’a rencontré en fin de semaine à Toronto.«Il a gagné le championnat CART l'année suivant le titre de Jacques, a dit Pollock.C’est un pilote dont on mésestime le talent.» TOUR DE FRANCE Van Bon, en attendant les Pyrénées JEAN MONTOIS AGENCE FRANCE-PRESSE Pau — L’attaque a payé, hier, dans le Tour de France dont la neuvième étape a été enlevée par le Néerlandais Leon Van Bon (Rabobank), à la veille de la première journée de mon-tagpe dans les Pyrénées.A Pau, Van Bon s’est imposé à ses trois derniers compagnons d’une longue échappée lancée à plus de 150 kilomètres de l’arrivée.Il a devancé l’Allemand Jens Voigt, l’Italien Massi-miliano I^elli et le Français Christophe Agnolutto.Le Français Laurent Desbiens (Co-fidis) a gardé le maillot jaune de leader après cette étape de 210 kilomètres courue par une forte chaleur.Il a franchi la ligne dans le peloton des favoris, 12 secondes après les fuyards.Pour la cinquième place, le champion d’Allemagne Erik Zabel s’est montré le plus rapide devant l’Australien Robbie Mc Ewen.Voigt, premier attaquant du jour, a lancé l’échappée de huit coureurs (Voigt, Casagranda, Knaven, Van Bon, Benitez, Agnolutto, Lelli, Sivakov) qui s’est réduite au fil des kilomètres.La position de Desbiens n’étant pas en danger, son équipe s’est contentée de mener une allure modérée.Aucune formation de sprinteur ne l’a relayée, surtout après l’abandon de l’Italien Mario Cipollini à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée.Agnolutto a été distancé dans les 30 derniers kilomètres mais le vain- queur du Tour de Suisse 1997 est parvenu à revenir sur le trio de tête qui a temporisé dans les quatre derniers kilomètres et a perdu l’essentiel de son avance, encore de 2 min 25 sec sur le peloton à 10 kilomètres de l’arrivée.Voigt, de loin le plus généreux dans l’échappée, a trouvé la force de lancer le sprint en tête dans la dernière ligne droite.Il n’a été devancé par Van Bon que dans les derniers mètres.Van Bon, 26 ans et professionnel depuis cinq ans, a terminé troisième l’an passé du Championnat du monde de Saint-Sébastien.Considéré comme un des espoirs du cyclisme néerlandais, le coureur originaire d’Apel-doorn a déjà remporté une étape de la Vuelta 1997.Ce pistard de formation, médaillé d’argent aux JO de Barcelone 1992, participe pour la cinquième fois au Tour.«L’étape a été éprouvante à cause de la chaleur», a estimé Desbiens, qui a remercié ses «anges gardiens» pendant l’étape, les Français Nicolas Jalabert et Philippe Gaumont.«Nous avons laissé partir une échappée avec un coureur de notre équipe [Lelli] dans le groupe.Celçi nous a évité de trop travailler.» A la veille de la grande étape des Pyrénées, qui présente quatre cols à franchir, le Nordiste a conservé une avance de 14 sec sur le champion d’Italie Andrea Tafi au classement général.L’Allemand Jan Ullrich est pointé à la cinquième place, à 3 min 21 sec, mais de grands bouleversements sont à attendre au cours de la prochaine journée.Les directeurs sportifs demandent la mise en place de contrôles de santé Pau (AFP) — Les directeurs sportifs ont demandé hier à Pau la mise en place immédiate des contrôles de santé pour les coureurs sans attendre le 1" janvier 1999, date prévue de leur instauration.Les directeurs sportifs se sont exprimés par la voix de l’AIGCP (Association internationale des groupes cyclistes professionnels).Son comité directeur s’est réuni dimanche à Mon-tauban après les «événements graves du début du Tour».L’AIGCP a également demandé à l’Union cycliste internationale (UCI) la convocation d’une table ronde, avec sponsors, directeurs sportifs, médecins et dirigeants du cyclisme.La mise en place des contrôles de santé a été annoncée par l’UCI la semaine dernière.«Les tests sanguins et les contrôles de santé ont été introduits réglementairement à la demande des coureurs, des médecins d’équipes et des directeurs sportifs, et la commission de l’UCI [.].Cela doit être pris comme une preuve de bonne volonté de toutes les parties prenantes du cyclisme, preuve aussi qu’une majorité de personnes travaille pour trouver des solutions.».«Cela fait presque deux ans que les tests sanguins ont été instaurés en attendant que l'EPO soit retrouvée dans les urines.Or, aucun progrès ne semble avoir été fait.Il faut une vraie volonté politique et financière de la part du Comité international olympique, de l'UCI et des instances gouvernementales.» Les directeurs sportifs ont demandé par conséquent à l’UCI: ¦ une charte des directeurs sportifs ; managers d’équipe; : ¦ d’imposer un médecin d’équipe | responsable devant les instances; ; ¦ d’imposer aux groupes sportifs des ; ‘assistants masseurs licenciés et salariés ¦ la mise en place immédiate des ; contrôles de santé prévus au 1,T janvier 1999 (réglement accepté par le comité directeur de l’UCI le 16 juillet 1998); ¦ la convocation à une grande table ronde avec les sponsors, les direc- teurs sportifs, les médecins et les dirigeants du cyclisme.L’UCI favorable Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), le Néerlandais Hein Verbruggen, s’est félicité hier soir, à Pau, de la position des directeurs sportifs réclamant la mise en place immédiate des contrôles de santé pour les coureurs.«Cette décision est un signe fort de leur part», a déclaré Hein Verbruggen.«Je leur dis oui sans la moindre hésitation.» Le président de l’UCI s’est exprimé également sur le problème de la lutte antidopage: «Il y a deux choses à distinguer.Pour les produits détectables, nous procédons à des contrôles antidopage.Pour les autres, comme l’EPO, nous faisons des contrôles sanguins pour éviter l'abus de produits que, malheureusement, les laboratoires ne peuvent pas déceler.» Le président de l’UCI s’est déclaré également très satisfait que la justice se soit saisie de l’affaire.«L'UCI ne peut pas fouiller dans les voitures.» Dans le cas de l’équipe néerlandaise TVM, dont deux membres du personnel semblent impliqués dans une affaire de détention de produits dopants, il a annoncé qu’il avait demandé l’ouverture d’une enquête auprès de la Fédération néerlandaise.Sur ce sujet, Verbruggen a tenu un langage ferme: «Nous traiterons les cas de la même façon.Si c’est la même situation que pour M.Roussel, nous prendrons la même mesure.» Il a rappelé toutefois que l’UCI n’avait pas le pouvoir d’exclure une équipe du Tour de France.«Le doping, c’est comme la criminalité dans notre sport, a poursuivi le président de l’UCI.Dans la société, la criminalité existe.On la combat mais on ne peut pas la terrasser complètement.Il y aura toujours un peu de tricherie.C’est malheureux, c’est mauvais pour le sport, mais pourquoi le sport serait-il à l’écart de la société ?» A-V*; m ’-yST tËjsStk V .i jlj MS ' ’NT '¦#t - ; T* '• ?r* « .’ ¦ atf.'VC.*.•»'.«• -4 ’ „ J# ; •1 w JACKY NAEGELEN REUTERS Petite oasis dans un Tour de France passablement banalisé par un scandale ayant trait à la drogue.Hier, lors de l’étape de 210 kilomètres, les pistards ont pu profiter d’une accalmie météorologique.La route, les conduisant de Montauban à Pau, offrait cette perspective ombragée aux cyclistes.À compter d’aujourd’hui, le Tour s’insérera dans les Pyrénées, où les rigueurs des cimes seront de la partie.Le dépistage de l’EPO se heurte à la législation, selon un spécialiste SOPHIE HUET AGENCE FRANCE-PRESSE Montpellier — Le dépistage de l’érythropoïétine (EPO), substance dopante à l’origine de l’affaire Fes-tina au Tour de France cycliste, se heurte actuellement à des problèmes juridiques, a déclaré hier à l’AFP Michel Audran, auteur de travaux sur cette hormone.L’EPO, hormone stimulant la fabrication des globules rouges transporteurs d’oxygène, disparaît du sang avant de produire ses effets qui peuvent durer jusqu’à 15 jours, explique M.Audran, professeur de biophysique à la faculté de pharmacie de Montpellier.Or, la loi requiert l’identification directe du produit dopant dans le sang ou les urines.En janvier et février 1997, le professeur Audran a testé l’EPO sur une dizaine d’athlètes, dont le triathlète français de haut niveau Olivier Hue, afin de trouver une méthode de dépistage.L’EPO a été administrée pendant un mois à faible dose (50 unités/kg/jour) sur les sportifs.Le protocole a été interrompu avant terme sur trois athlètes qui présentaient un taux d’hématocrite supérieur à 50 %.Ce taux, qui mesure le volume des globules rouges dans le sang, se situe normalement entre 40 et 48 %.Cher dosage L’EPO agit immédiatement au niveau de la moelle osseuse et disparaît au bout de trois jours, selon le professeur Audran.«Issglobules rouges n’apparaissent que cinq jours après la prise alms qu’il n’y a plus de trace du produit dans le sang», dit-il.La dissipation rapide de l’EPO oblige les spécialistes à recourir à une méthode de dépistage indirecte.Elle consiste à identifier la présence d’une protéine découverte en 1995 et baptisée «récepteur soluble à la transférine», qui augmente considérablement lors d’un traitement à l’EPO.Le dosage de ce récepteur est facile à réaliser, mais il est relativement cher: entre 670 et 1100 $ pour 40 dosages, selon, M.Audran.À ce stade, le problème est surtout d’ordre juridique: le «récepteur soluble à la transférine» augmente également avec d’autres traitements.Il devient donc difficile de prouver devant un tribunal qu’il y a eu dopage à l’EPO.Des contrôles sanguins inopinés pour vérifier le taux d’hématocrite chez les skieurs ou les cyclistes sont déjà pratiqués, mais ceux-ci n’aboutissent qu’à des arrêts de travail, car la preuve du dopage ne peut être faite.Tests à Sydney Selon le professeur Audran, l’EPO augmente la performance musculaire d’environ 10 % et ralentit la fréquence cardiaque.«Le danger, dit-il, c’est l’abus.» Cette substance épaissit le sang, provoquant un risque de thrombose et de fatigue cardiaque.Des travaux sur le dépistage de l’EPO ont également été conduits en Norvège, avec des dosages encore plus faibles, a-t-il indiqué.En Australie, une équipe de scientifiques de l’Institut des sports a élaboré un test pour dépister la présence d’EPO, selon le ministre australien des Sports, Andrew Thomson.Ce test doit être expérimenté sur 24 sportifs et pourrait être suffisament fiable pour être utilisé aux lors des Jeux olympiques de Sydney en l’an 2000, selon M.Thomson.Le 10 février, le laboratoire de recherche contre le dopage de Cologne (Allemagne) avait annoncé avoir mis au point une méthode détectant l’EPO.«Nous avons développé une méthode indirecte d’identification permettant de déceler sans ambiguïté la présence de l’EPO dans le sang, jusqu'à deux à trois jours après la prise de la substance interdite», avait alors précisé son directeur, le Dr Wilhelm Schanzer.j ?Expos 1, Phillies 3 Les Expos au sommet.des erreurs PRESSE CANADIENNE Pour la première fois de la saison, les Expos sont tombés à 20 matchs sous la barre de .500.La saison est déjà longue.Devant 9792 personnes, les Expos se sont inclinés 3-1 contre les Phillies pour subir une quatrième défaite de suite.Il faisait un temps superbe mais ce n’était pas beau sur le terrain.Les Expos ont commis trois erreurs pour porter leur total à 105, un sommet dans les ligues majeures.Ils n’ont réussi que cinq coups sûrs contre Curt Schilling — deux à la neuvième.Vladimir Guerrero a réussi son 19e circuit, un coup en solo à la septième.Carlos Perez (7-10) a subi la défaite même s’il n’a donné qu’un point mérité en six manches.Il n’a alloué que quatre coups sûrs et un but sur balles.La défensive l’a laissé tomber à la sixième quand les Phillies ont inscrit deux points non mérités à la suite d’erreurs par Shane Andrews et Ron-dell White.Après avoir effectué un beau jeu pour saisir un roulant de Gregg Jefferies, Andrews a relayé hors cible au premier but, puis Rondell White a échappé un coup à l’entre-champ de Mike Lieberthal.White a été blessé sur le jeu.Il a quitté le match à la manche suivante.La balle a ricoché contre l’annulaire de sa main droite.L’autre erreur des Expos a été commise par Mark Grudzielanek, sa 21*'.Il a amorcé la rencontre en ratant un coup de Doug Glanville, le premier frappeur des Phillies.Perez a été brillant dans les quatre premières manches.Le premier coup sûr des Phillies n’a été réussi qu’à la cinquième.Il a été l’oeuvre de Mike Lieberthal, après un retrait.Des simples de Mark I^wis et Schilling ont ensuite donné le premier point.U' simple de Schilling a été réussi sur le premier lancer de Perez.Il n’avait que lui à blâmer.Schilling (10-9) a enregistré neuf retraits au bâton pour prendre la tête à ce chapitre dans les ligues majeures (198).Il a franchi la septième mancjie ixiur la 21' fois en 22 départs.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dili Atlanta 65 33 .663 — New York 48 45 .516 141/2 Philadelphie 49 46 .516 141/2 Montréal 39 58 .402 251/2 Floride 37 60 .381 271/2 Section Centrale Houston 58 39 .598 — Chicago 53 44 .546 5 Milwaukee 48 48 .500 91/2 St.Louis 45 52 .464 13 Cincinnati 45 53 .459 131/2 Pittsburgh 45 53 .459 131/2 Section Ouest San Diego 64 34 .653 — San Francisco 53 45 .541 11 Los Angeles 49 49 .500 15 Colorado 41 57 .418 23 Arizona 35 62 .361 281/2 Dimanche Pittsburgh 6 Montréal 1 Atlanta 11 Milwaukee 6 San Diego 7 Cincinnati 6 Philadelphie 7 Mets 6 (10 m) Houston 4 San Francisco 3 (12 m) Cubs 7 Floride 6 (12 m) St.Louis 5 Los Angeles 4 Arizona 6 Colorado 4 Hier Philadelphie à Montréal Milwaukee en Floride Pittsburgh à Mets Cubs à Atlanta Colorado à Houston Cincinnati à Los Angeles St.Louis à San Diego Arizona à San Francisco LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dill New York 68 24 .739 — Boston 56 40 .583 14 Toronto 50 50 .500 22 Baltimore 48 51 .485 231/2 Tampa Bay 36 61 .371 34 1/2 Section Centrale Cleveland 54 42 .563 — Minnesota 44 53 .454 101/2 Kansas City 43 54 .443 11 1/2 Chicago 43 55 .439 12 Detroit 41 54 .432 121/2 Section Quest Texas 54 44 .551 — Anaheim 53 44 .546 1/2 Oakland 46 51 .474 71/2 Seattle 45 54 .455 91/2 Dimanche Detroit 3 Boston 1 Toronto 9 Yankees 3 Chicago White Sox 8 Cleveland 1 Oakland 5 Minnesota?Kansas City 4 Seattle 1 Texas 7 Tampa Bay 4 Baltimore 7 Anaheim 4 Hier Detroit à Yankees (2) Cleveland à White Sox ( L K I) K V 0 11$.L E M A 1$ I) I 21 .1 V I L L K T I !» !» H B 8 —-* Le devoir ?CULTURE En spectacle hier soir Le renouveau de Pimpro MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Il suffît parfois de quelques brins de fraîcheur pour redonner à un vieux succès un second souffle: voilà ce à quoi on pense en se tapant sur les cuisses devant le spectacle Impro-Per-formance offert hier soir à un public visiblement ravi au Medley.Une scène.Sept improvisateurs, tous avec le goût de la péripétie.Pas de patinoire, pas d’arbitre, pas même de claque et encore moins de vote.En lieu et place de la traditionnelle improvisation à laquelle la LNI nous a habitués, les concepteurs ont ici imaginé une formule composée de différents jeux «improvisés» — mais fichtre-ment bien organisés — que le multimédia vient colorer.Cette formule inventée par un groupe de Québec — le concept y a d’ailleurs déjà été présenté —, était éprouvée hier par Pierre-François Legendre, Rémi-Pierre Paquin, Patrice Robi-taille, Marie-Josée Bastien, Tammy Verge, Martin Drain-ville et Ghislain Taschereau.Impro-buzzer.on demande au public de trouver une phrase qui servira de tremplin à un improvisation.«J'ai oublié de prendre ma pilule!», crie-t-on du fond de la salle.Sur la scène, deux joueurs entament le jeu mais devront, au son du buzzer, changer complètement le sens de ce qu’ils venaient de dire.Impro 4 coins: quatre joueurs occupent les coins de la scène.Le public doit cette fois trouver un thème (le retour à la nature) et chacun des joueurs improvisera lorsque le projecteur s’allumera sur eux.Attention! A chacun est assignée une contrainte: ici, ce sera l’impro «annonces classées».Là, le genre islamique: là-bas, le super héros, et puis enfin de ce côté, le genre sensuel.Martin Drain-ville, sur le retour à la nature à la manière du super héros: «Bonjour, je suis super Firmin, l’agriculteur à mains nues.Je laboure avec mes phalanges, je trais les vaches avec mes dents, et coupe le foin avec mes broches!» Blitz mot-mystère: un joueur monte sur scène.Un autre est tenu à l’écart pendant que le public cherche un mot que le premier joueur devra faire deviner au second, tout en improvisant.Pour asperge, tornade, bible et grilled cheese,que de drôleries! Le clou de cette première partie du spectacle — l’heure de tombée nous sommant de rentrer tôt au bercail — revient à Ghislain Taschereau et, indirectement, à Robert-Guy Scully: par l’entremise de la vidéo, on a recréé une fausse entrevue entre eux deux, à partir d’une émission véritablement télédiffusée.Sur le thème de la famille royale britannique, l’ancien humoriste des Bleu Poudre s’est transformé en interlocuteur hilare.11 faut retenir de cette heureuse tentative un rythme soutenu, une variété qui ne laisse personne en reste.La participation du public à la «création» ajoute à ces cascades théâtrales: le vote ou de claques par la tête ne nous manque pas: les rires de l’assistance disent tout.La découverte de cette soirée aura peut-être été le film produit par une équipe de comédiens et d’un réalisateur partis tourner pendant toute la durée du spectacle, à partir de quelques données choisies par le public fle titre du film: Ridicule Rendez-vous, la phobie d’un personnage: celle des cantaloups, ou le trait de caractère d’un autre: sourd).Ou encore cette chanson-performance, exactement sur le même modèle que le précédent exploit visuel, où Marc Déry, du groupe Zé-bulon, devait composer une chanson à partir d’indices soufflés par les spectateurs.Voilà longtemps (20 ans) que la formule improvisation a fait son tour du chapeau.Serait-on en train d’essayer de la dépoussiérer en lui refaisant une beauté?Jean-Philippe Pearson, producteur délégué des activités d’impro du festival, interviewé peu avant la représentation, hésite, mais affirme enfin que la LNI telle qu’on la connaît a encore ses adeptes.«C'est un concept qui a 20 ans, c'est vrai.Et c’est vrai aussi que j’ai voulu apporter quelque chose de nouveau avec le spectacle Im-pro-Performance, explique le producteur de 24 ans.En ajoutant des difficultés, en mariant l'impro à l’audio-vi-suel, on canalise l’information et on la soutient de différentes façons.» Une autre séance d’Impro-Performance aura lieu ce soir au Medley (20h30).Le Mondial d’improvisation prend son envol demain, avec un match de démonstration (20h30, Medley).Le Québec y affrontera la France, la Belgique et la Suisse.Jeudi, la LNI se mesure à des humoristes.Le Mondial se poursuit les 24, 25 et 26 (finale) juillet avec d’abord le Québec contre la Suisse et puis la Belgique contre la France.Mission accomplie MARIE LACHANCE Pour l’essentiel, les objectifs visés par le comité organisateur du 3P festival d’été de Québec ont été largement atteints et à bien des égards dépassés même.Ceux-ci se résumaient à maintenir un certain équilibre dans une programmation archi-diversifiée, à mettre l’accent sur les musiques du monde, à remplir un horaire s’échelonnant de midi à tard dans la nuit et à augmenter la présence des arts de rue.D’un premier abord, tous ont le sentiment de la mission accomplie.On pense à Circo-cité qui a connu un succès de foule prodigieux, chose qui était au départ difficile à prévoir compte tenu du fait que ce site familial était localisé sur le territoire du Vieux-Port, soit passablement en dehors du trajet piétonnier habituel.En fait, l’issue de cette initiative est à ce point heureuse que la prochaine édition de Circo-cité pourrait bien prendre de l’ampleur.On pense également au retour des spectacles de nuit sous le label «Dégèle Rock».Une formule très appréciée, et par le public (bien que l’achalandage n’ait pas toujours été à la hauteur des espérances), et par le jury des Miroir, puisque ce dernier a attribué deux des cinq prix à des artistes ayant offert une performance au Kashmir, bar attitré de ce volet (le Miroir de la Chanson d’expression française aux Colocs, le Miroir Révélation à Basta).Mais le seul baromètre qui soit vraiment fiable et dont l’aiguille indique avec haute précision s’il y a réussite ou échec demeure sans conteste la réponse du public.Et dans ce casci, elle a été plus que favorable.On pourrait même avancer que rarement Québec aura connu si grande affluence, de jour comme de soir, de semaine comme de fin de semaine.Il faut dire qu’une série de facteurs non négligeables ont pesé lourd dans la balance: un dollar canadien qui a atteint les bas fonds et une grosse pétarade autour de l’événement Rodin — détails plus qu’alléchants pour les touristes —, une réglementation municipale pour une première fois plus flexible quant aux fameux couvre- feux et un portefeuille de commandites qui a triplé par rapport à il y a quatre ans.Résultat, des ventes de produits dérivés qui ont connu une hausse notoire, notamment en ce qui a trait aux macarons «spécial 10e anniversaire» des Prix Miroir, dont les objectifs de ventes s’élevaient à 100 000 et qui ont aisément atteint les 110 000.Un gros festival, donc, qui a reçu non seulement la faveur du public, mais a également gagné celle de la presse internationale.Une centaine de journalistes, venus entre autres du Japon, de la Corée, de l’Angleterre et de la France, ont ainsi couru l’événement, jusqu’à signer les contrats de diffusion de certains spectacles sur leurs chaînes télé.Des quelques ombres au tableau, car il y en a tout de même, on retient celle du nouveau site, trop bruyant, du volet classique.Bien qu’encore là, l’initiative de sortir à l’extérieur les orchestres est plus que louable et a été saluée par un public qui dépassait, pour certains concerts, le millier de personnes.Aussi celle de la très inconfortable Esplanade du Parlement qui a neuf fois sur dix pris les allures d’un gigantesque bain de boue.Dans ces deux cas, il est question d’apporter quelques correctifs ou encore d’opter carrément pour l’installation de nouveaux sites, d’autant qu’il y a, de la part des festivaliers, une forte demande pour la musique de nouvelle tendance.Demande à laquelle les organisateurs prévoient donner réponse par l’ajout de scènes.Cette expansion est en partie soutenue par la garantie, pour les trois prochaines années, d'une injection de 810 000 $ de la part de Développement économique Canada, jumelée aux sommes déjà importantes de l’Office du tourisme et de Tourisme Québec et de la présence assurée de du Maurier pbur les deux prochaines éditions du festival.Avec un bilan à ce point positif et un avenir des plus prometteurs, les organisateurs du 31e Festival d’été de Québec ont de quoi être fiers : ils ont rempli avec brio leur double mandat, celui de diffuseur culturel et d’animateur urbain.Prochain rendez-vous le 8 juillet 1999.L’«autre» festival Rire en anglais Cette année encore, Vanglophonie se révèle sous toutes ses facettes, toutes ses nationalités et toutes ses allégeances MARTIN BILODEAU LE DEVOIR La partition du Québec commencerait par l’humour que nous ne serions point surpris.En effet, à voir le traitement (ou le peu d’égard) accordé par les médias anglophones, et respectivement, à l’événement Juste pour rire/Just for Laughs du camp adverse, on finit par trouver suspect, voire irritant, ce voisinage poli.D’autant plus que Just for Laughs, volet duquel nous avons tout à découvrir, surclasse bien souvent celui des francophones, trop assujetti au poulailler qyébécois et à son incubateur qu’est l’École nationale de l’humour.Ainsi, à travers Just for Laughs, l’anglophonie se révèle, cette année encore, sous toutes ses facettes, toutes ses nationalités et toutes ses allégeances, qu’elles soient nationales, sociales, politiques ou sexuelles.Quelques chiffres, juste pour se situer: les dépisteurs affectés au volet francophone du festival assistent, au total, à quelque 350 spectacles d’humour par année.Chez les anglais, on en voit près de 1700, pour une sélection d’égale proportion.Moins susceptibles que nous, qui avons du mal à accepter les humoristes français (parlez-en à Valérie Lemercier et Charlotte de Turkheim, qui ont promis de ne pas revenir), le volet anglophone accueille cette année un large éventail d’humoristes, qui va du Canada à la Nouvelle Zélande, en passant par la Grande-Bretagne et les États-Unis, ce dernier bassin assurant néanmoins la portion la plus importante du volet Et les noms des artistes attestent de son prestige.Ainsi, les cinq soirées-galas, qui débutent demain soir au Théâtre Saint-Denis, seront animées par des artistes aussi prestigieux que Don Rickies, le doyen des humoristes américains, Nathan Lane, star de Broadway qui a sauvé le film The Birdcage de la vulgarité, ainsi que les «sitcom-men» Rob Schneider (Men Behaving Badly), Ray Romano (Everybody Loves Raymond) et Fred Savage (Working).Du beau monde.On dit par ailleurs le plus grand bien du britannique Lee Evans qui, jusqu’à dimanche au Gésù, présente son «one-man-show» surexcité intitulé Same World, Different Planet.Sous le même drapeau, Britcom (ce soir et demain), florilège de «stand-up» britanniques, promet de dérider ceux qui ont l’oreille accoutumée aux accents multiples qui risquent fort de s’y faire entendre.Comedy Night in Canada (jusqu’à samedi), rassemblement similaire, ne devrait pas être moins dépaysant pour le francophone égaré.' Just for Laughs, contrairement à son homologue, divise sa programmation par degré d’audace.Ainsi, au courant dominant dont on vient de fai- re une description très sommaire, s’ajoutent les Club Soda Series et le Fringe Series.Le premier propose des spectacles irrévérencieux, où les questions de sexe (Queer Comics, dimanche dernier), de genre sexuel (An Evening at Eve’s Tavern, ce soir et demain) et de religion (Bar-Mitz-vah Show, dimanche) sont le lot des humoristes qui se succèdent sur la petite scène de l’établissement de l’avenue du Parc.Le second, destiné à des spectateurs plus aventuriers, invite des artistes provocants, tant dans leur style que dans leur propos, à défier la censure, à flirter avec le scato et à arracher l’assistance au joug du bon goût Un coup d’œil aux délirantes Topp Twins (dès demain jusqu’à dimanche), duo de lesbiennes fraîchement débarquées de Nouvelle-Zélande où elles font un malheur, suffiront à gagner le tout Montréal à la cause marginale qu’en d’autres saisons, on croirait perdue.Info-spectacles: (514) 790-HAHA En spectacle dimanche Gaietés estivales JACQUES NADEAU LE DEVOIR 0 ' I N •i wnmti!- !i «HH ***': Kate Clinton, animatrice de Queer Comics et auteure de Don’t get Me Started, a participé à une séance de signature, hier après-midi, à la librairie Paragraphe.MARTIN BILODEAU LE DEVOIR C* est dans un Club Soda pétillant, gay mais surtout très joyeux, que la branche politique du festival Just For Laughs se prolongeait dimanche soir avec Queer Comics, spectacle d’humour à l’enseigne de la différence, de la désobéissance, de la délinquance, bref, une ronde de «jokes de tapettes» accréditées par la minorité qui persiste et signe.Kate Clinton, surnommée «Madame President of Comedy» en dépit de l’absence de parenté génétique et spirituelle qui l’unit au résident de la Maison Blanche, jouait les maîtres de cérémonie avec un aplomb et une éloquence qui, d’entrée de jeu, attestaient du professionnalisme du spectacle qu’elle présentait.Un spectacle que cette ancienne institutrice et nouvellement écrivaine (elle est l’au-teure de Don’t Get Me Started, sorti au printemps) a ouvert par un monologue railleur et croustillant sur la récente persécution des homosexuels américains, redevenus la cible d’un lobby composé de prédicateurs acharnés (Pat Robinson, l’Église bap-tiste du Sud, etc.) et de joueurs de football bigots (Reggie White) enflammés par la sortie du placard, à la ville et à la télé, de la comédienne Ellen De Générés.Venin pour venin, celui craché par Clinton a fait au moins autant de victimes, et semé l’hilarité au passage.Une expérience qu’elle se promet de renouveler ce soir et demain, alors qu’elle participera au spectacle d’humour au féminin intitulé Ah Evening at Eve’s Tavern.Avantageusement mis en perspective par la tiède performance du san-franciscain Dan Rothenberg, qui s’est vu confier l’ingrate tâche de briser la glace, le virginien Steve Moore et les Topp Twins, duo débraillé venu de Nouvelle Zélande où leur émission quotidienne a fait d’elles des vedettes du petit écran, ont volé le spectacle.Le premier, après avoir défini les canadiens comme des «américains désarmés et dotés d’une assurance-santé», s’est lancé dans une charge contre le système de santé et les compagnies d’assurances américaines, émaillant son monologue d’observations fines sur la société américaine, et foudroyant l’auditoire, en plein milieu de sa performan- ce, par la déclaration de sa séropositivité.Un ange est en effet passé; mais le rire est revenu sitôt après, le sourire et la verve de Moore faisant foi de sa ferme prise sur le monde des vivants.Vêtues d’une jupe à carreaux et d’une chemise de satin rose bonbon surmontée d’épaulettes à franges et coiffées de chapeaux de cow-boy, les Topp Twins ont quant à elles livré un délirant numéro musical dédié à la vivante Dolly Parton.Un sketch «superb», «shocking» et «outrageous», intelligemment mis en scène et ponctué de chansons country mêlées de vocalises tyroliennes.Si ce petit résumé vous intrigue, risquez un petit détour par le Centre interculturel de la rue Jeanne-Mance où, dès demain, et pour cinq soirées consécutives, les Topp Twins feront les belles heures du volet Fringe de Just For Laughs.En bout de course, on s’étonne toutefois du déséquilibre du spectacle, les meilleurs comédiens ayant fait leur tour de piste avant l’entracte, après laquelle, outre le mordant numéro de Kate Clinton sur l’affaire du salon ovale («L’idée que Bill et Monica aient pu discuter des affaires de l’Etat m'effraie davantage que cette prétendue fellation», dira-t-elle), le line up manquait de punch.Ainsi, la personnalité agressive de Georgia Ragsdale cadrait mal avec ce spectacle très souriant, et celle de Bob Smith, bien que sympathique, avait du mal à faire oublier le feu roulant des Topp Twins.L’été du Boston Symphony Pas de pause pour les vacances L’orchestre et l’équipe d’encadrement prennent leurs quartiers d’été à Lenox, en plein cœur du Massachusetts avec le Boston Pops RENAUD MACHART LE MONDE Lenox — Les musiciens américains ne s’arrêtent jamais.A peine la saison officielle de l’Orchestre symphonique de Boston dans le Symphony Hall est-elle terminée que celle des Boston Pops commence.La plupart des musiciens du célèbre orchestre que dirigèrent Pierre Monteux et Charles Munch quittant, au début du mois de juillet, Boston pour le Festival de Tangle-wood, le Boston Pops Esplanade Orchestra prend donc la relève pour donner des concerts en plein centre de la ville, au milieu d’un parc situé au bord de la rivière Charles.De leur côté, les solistes de l’Orchestre de Boston se rassemblent sous le nom de Boston Symphony Chamber Players et partent en tournée.L’orchestre et l’équipe d’encadrement artistique et administratif prennent donc leurs quartiers d’été à Lenox, en plein cœur du Massachusetts, où se trouve un paradis de verdure nommé Tanglewood et qui donna son nom au célèbre festival créé par Serge Koussevitsky, en 1937.Cette retraite estivale dans l’un des lieux les plus paradisiaques qui soient ne veut en aucun cas dire qu’ils chôment ou se dorent la pilule au bord d’une piscine: il s’agirait plutôt d’un enfer pour syndicalistes patentés à la française: quand la représentation syndicale d’un orchestre parisien voulait refuser, il y a quelques années, de jouer dans un festival de la Côte d’Azur parce qu’on n’avait pas servi de repas chaud aux musiciens, dans l’avion affecté au trajet Paris-Nice, les membres de l’Orchestre symphonique de Boston, l’un des tout premiers orchestres au monde, acceptent de dormir pendant l’été au sein d’une école et de soutenir un planning infernal.Faisons les comptes: du 3 juillet au 30 août, le Boston Symphony donne une trentaine de concerts, dont deux sous le nom des Boston Pops.Il est assez fascinant de le voir assurer quatre programmes différents entre le 31 juillet et le 4 août, dont un consacré à une pièce aussi rarement jouée et difficile que Songfest, de Leonard Bernstein, et un deuxième programme marathon pour la célèbre journée de musique de Tanglewood on Parade, le 4 août.Qui dit mieux?En fait, la tradition consistant à enchaîner la saison d’hiver et la saison d’été remonte aux débuts des Boston Pops.Lorsque cette série de «concerts promenades» de musique populaire fut imaginée, en 1885, les membres de l’Orchestre symphonique de Boston, fondé quatre années plus tôt, demandèrent q continuer de jouer pendant l’été.A cette époque, la pleine saison ne durait que six mois et les musiciens devaient trouver des engagements temporaires ici ou là pour gagner leur vie.I-a tradition perdure, et le Boston Symphony, sous le nom de Boston Pops, continue de donner, de mai à juillet, un type de programmes dont on n’a plus guère idée en France, même si ce concept fut imaginé à Paris et expérimenté au Cirque d’hiver, puis repris à Londres dans le cadre des Promenades Concerts.Il s’agissait, selon leur créateur, Henry Lee Higginson, de «donner à Boston autant de concerts de musique sérieuse qu’il était désiré, mais aussi, à d’autres moments, notamment pendant l’été, des concerts de musique d’un genre plus léger, au cours desquels serait entendue de la bonne musique de danse».Les Pops Concerts avaient un autre avantage, très apprécié dans Boston la prude: on pouvait y circuler, fumer le cigare, boire et manger.Dans ses premières années, la formule connaît quelques difficultés, le conflit s’établissant très nettement entre la musique, fût-elle légère, et le public venu avant tout pour se divertir entre amis: on bavarde, les bouchons de bouteille sautent.Les archives de l’orchestre témoignent de certaines soirées occupées exclusivement par des anciens élèves des grandes écoles bostonniennes jouant aux plus insupportables potaches jusqu’à incommoder le chef et lui faire quitter l’estrade.Les Pops connaissent leur maturité sous la direction d’Arthur Fiedler, le flamboyant directeur musical de cette institution pendant presque cinquante ans, de 1930 jusqu’à sa mort, en 1979.Fiedler devait devenir l’«accoucheur» des Pops modernes, un mélange incomparable (sinon à La Dernière Soirée des Proms, de Londres) de classiques favoris européens, de musicals pour Broadway, de musique de films ou de publicité, de numéros comiques dans le goût de Hoffnung, de mélange des genres (il invita Élvis Presley), de délicieuse mauvaise musique.Le compositeur John Williams, célèbre pour ses partitions pourHolly-wood (La Guerre des étoiles), lui succéda en 1980.Depuis 1995, le jeune Keith Lockhart a repris le flambeau avec succès.Musicien précis, leader dynamique, il a pour lui d’être de surcroît extrêmement photogénique (ce dont profitent les pochettes de ses disques pour RCA Victor) et de plaire aux jeunes filles comme à leurs mamans.Charme, sex appeal, sérieux musical: le cocktail est parfait et les Boston Pops ne faillissent pas à leur tradition de grand succès populaire de qualité.La tradition consistant à enchaîner la saison d’hiver et la saison d’été remonte à 1885 ( « t
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