Le devoir, 18 juillet 1998, Cahier D
I.K I) K V (MR.I.K S S A M K I» I IS K T I) I M A N ( Il I I !» .M ill.K T I !l II S ?LE DEVOIR ?Lettres québécoises Page D 3 1m chronique de Robert iMlonde Page 1) 4 ?David Im Chapelle Page D 5 Grille télé du week-end Page D 7 Formes Page D 8 F I C T I O N ET ESPACE Le corps ardent de la compassion Abla Farhoud et l’espace de l’exil Dans quelle mesure et de quelle manière l’espace dans lequel s’inscrit le quotidien des auteurs devient-il un espace mental qui inspire, nourrit ou construit l’écriture?Des réponses à ces questions posées aux écrivains francophones d’ici, afin d’apprendre d’eux les mécanismes mentaux, les affinités électives qui les ont incités à métamorphoser un espace géographique en espace de la fiction et, au bout du compte, à plonger dans la fiction de l’espace.BLANDINE CAMPION Amorcée avec Quand j'étais grande et te Filles du 5-10-15, l’œuvre de création d’Abla Farhoud explore non seulement des espaces variés, mais se trouve elle-même à la croisée de plusieurs chemins.Cette dramaturge et romancière éprise d’espaces ouverts, à partir desquels le regard |x.*ut embrasser aussi bien l’horizon que le rêve et l’imaginaire, n’a pas peur des carrefours, de ceux au tournant desquels la fiction passe* du Liban au Québec, de la scène au récit, de l’exil à l’enracinement.Au cœur de ces changements, de ces passages d’un lieu réel ou fictif à l’autre, l’espace reste primordial, incontournable et la conscience de son caractère essentiel est irrémédiablement liée aux premiers souvenirs, tels que les évoque l’auteure: «Mon premier souvenir de ma première année d'école ici, est le mot “où”.J'avais trouvé une petite image à côté de mon pupitre, et à l'époque je ne savais pas encore parler français du tout.Je vais donc porter la petite image à la sœur qui nous enseig>ie.File me dit: “Où l’as-tu trouvée?Où l’as-tu trouvée Ce fut une horreur parce que je ne comprenais pas ce “Où", et je me suis sauvée de la classe.Je ne me sgis rappelé cette histoire que bien des qnuées après mais, finalement, je me suis aperçue que ce “où" a marqué ma vie: Où es-tu?D’où viens-tu?» Où et quand, questions de l’exil De même que l’espace est fondamental dans l’histoire de cette québécoise1 d’origine libanaise, venue au Québec à l’âge de six ans, le temps constitue une autre notion clef, fortement chargée sur le plan affectif pour cette exilée de l’enfance.Lucide sur les ressorts de sa propre écriture, l’écrivaine peut ainsi affirmer: «Dès que fapprofondis ma relation à l'espace, j'arrive tout de suite au temps.C’est-à-dire que je ressens très profondément le fait qu'un immigrant change de temps en changeant d'espace.C’est peut-être pour cela que, lorsque j'écris, je ne traite pas le temps de la même façon que quelqu'un qui n’a jamais quitté son lieu d’origine.Je suis toujours à la recherche du temps.Toute mon écriture, dans son premier cycle que j'ai appelé “le cycle de l’immigration ou de l'exil”, est à la recherche de ce temps de l'enfance qui est en même temps un espace de l'enfance.» Ce temps de l’enfance, c’est avant tout celui de la déchirure première, dont les traces résistent au temps et au nouvel enracinement VOIR PAGE I) 2: FARHOUD Peut-on oublier l’immortelle Eliza-¦krTHHPr beth Taylor, dans le rôle de Cléopâtre, déboulant d’un tapis roulé aux pieds de ^ César, dans la grande salle du palais impé- rial d’Alexandrie?De quelle perfection, de quel éclat inaltérable l’actrice du célèbre film de Mankiewicz a-t-elle revivifié l’héroïne égyptienne! Kn même temps, cette année, trois livres destinés au grand public paraissent, qui lui sont consacrés.Elle a toujours tout L fait en grand.Rien de ce qui la concerne ne passera donc jamais inaperçu ! m G U Y LA I N E MASSODTRE uel bonheur de se laisser guider avec intelligence dans la prestigieuse métropole, capitale d’une civilisation gréco-égyptienne dont l'apogée se situe au III siècle avant J.C.sous le* règne de la brillante dynastie des Ptolémée!.Creuset des religions, lien de rencontre et de perdition de deux grandes civilisations, Alexandrie engrange le savoir dans son extra-¦T ordinaire bibliothèque.Des savants du monde entier viennent y déchiffrer des centaines de milliers de papyrus.Les palais royaux occupent un tiers de la ville.Des dizaines de temples et de sanctuaires y déploient leurs fastes.On l'appelle «la ville palimpseste», car toutes les étapes de l’histoire y ont gravé leur empreinte.Aujourd’hui, il ne reste rien des murs de la cité antique.La bibliothèque a brûlé, on le sait, à deux reprises, et Rome la supplante dans le monde méditerranéen.Le christianisme ouvre bientôt une ère nouvelle.Mais le règne de Cléopâtre, née en 69 avant J.-C., scelle la transition orientale du chemin qui va d’Athènes à l’Occident moderne.VOIR PAGE D 2: CLÉOPÂTRE mfK Trois biographies pour cépharaon dont le règne scelle là transition orientale t ^ Égj| 1 âu chemin qui va d'Athènes à l'Occident moderne I.h i) t V (i I II , L h .s N A Al h II l IN Kl II I M A .N l II h I !» .Ill I.I.K I I !l !» * CLEOPATRE La fleur d'Alexandrie L SI ITE DK LA PAGE D 1 Avant elle, l'inimitable, elles ont été au moins neuf à se prénommer Cléopâtre.lilies descendent de Lagos, leur ancêtre, et elles ont été mariées entre cousins, frères et oncles, au point que la filiation se perd et se confond.Le poison et le poignard font leur office dans cette famille sanglante, où le pouvoir exerce une fascination sans bornes.Si bien qu’à seize ans, une jeune reine est déjà une vipère dangereuse et consciente de son empire.La gloire est toute son ambition.César convoite Alexandrie, le Nil et ses trésors.Il manipule Le Pipeau, père de Cléopâtre, héritier opiniâtre d’une riche civilisation, bientôt bafouée par les camouflets romains.Rome attend que sa proie expire, traquée par ses sbires et ses mouchards.Arriviste et cupide, fin politique et lettré, Cesar se dispose à confronter celle qui aiguise son brillant esprit parmi les livres d’histoire.Elle écume la Bibliothèque et le laboratoires du Musée.Elle parle grec, latin et bien d’autres langues.On dit qu’elle partage les secrets des pharaons.Irène Erain prétend qu’«/7 y a de l'homme en cette Cléopâtre».Au début de son règne, elle s’entoure d’eunuques comme conseillers.Sa politique est d’emblée celle de la guerre tacticienne.Pour plaire au puissant César, elle lui fait livrer la tète de son rival, Pompée, dans une urne de sel.Violence sèche que l’im-perator de 53 ans, rompu au détachement comme à la barbarie des combats, accueillit avec un flot de larmes.C’est bien par la ruse quelle se jette, ficelée comme un paquet, aux pieds de César.Elle a 21 mis, devient la maîtresse de ce fin matois, au lourd passe de politique au lit.11 faut suivre le récit des intrigues de palais, entendre le rire corrosif de César, comprendre l'aplomb de la tragique Cléopâtre, brûlant au contact du maître de sa ville.Quand l’incendie ravage la flotte romaine, gagnant la Bibliothèque, il enferma les amants dans un piège.Mais César en sortit avec force batailles, tandis que Cléopâtre, rayonnante, mettait au monde Césarion.La splendeur de César s’étend sur les peuples.Rome le consacre dans une apothéose à laquelle il convie la pharaone domptée.Au défilé de la grande procession romaine, elle touche le ciel, dans son char croulant d'or, tandis que sa sa ur, Arsinoe, passe enchaînée, escortée par les injures de la foule.Mais les présages ne trompent pas.L’empire a deux têtes et, comme dit la chanson, «y en a une de trop».Or, c’est la plus haute qui va tomber.L'assassinat de César s’accompagne de cataclysmes.On a cru à la fin du monde.Rome se purge ainsi de ses terreurs, aveuglee par le tyran polygame au pouvoir absolu.Cléopâtre, (lui n’a que 26 ans, se dissimule dans l’ombre, comme les grands félins, il il ,\\ MU III I THIBAUX lui reste treize ans à vivre.Mais, en coulisse, elle guette les mouvements de l’histoire, y arrimant son destin une nouvelle fojs.Repliée en Égypte, elle refait patiemment sa flotte, son faste et ses forces.Jusqu’à ce que le bel Antoine, se hasarde auprès de la femme fatale, aussi pernicieuse qu’Hélène face à Paris, que Circé ou Calypso devant les compagnons d'Ulysse.C’est le délire, la revanche, l’ivresse d’une nouvelle alliance entre deux fauves.Antoine est à son tour captif de la Cité d’Or.Bonheur de courte durée, puisque de retour dans Rome, Antoine épouse Octavie, blanche beauté dont il est épris.Mais Cléopâtre, enceinte, donne naissance à des jumeaux : un garçon, Soleil, et une fille, Lune.N’est-ce pas un cadeau des dieux ?Comme jadis, elle s’insinue par la ruse entre le couple, envoûte l’homme qui perd la tète.Cela lui a pris trois ans.Elle se fait épouser en Orient, altière et menaçante, et lui donne encore un fils.Comment succombera-t-elle, sous l’aversion d'Octave?Il faut laisser Irène Erain finir de le comprendre pour nous, digérer les mystères du temps qui nous séparent de ces êtres sans bornes, créateurs des plus grands désordres par leur emprise sur tant de vies humaines.Les peuples et les dieux même œuvrent à leur solde, au gré de leurs impérieuses passions.Demandez également à Hortense Dufour les secrets de la séductrice orientale, bille les possède en détail.Son sens de la majesté et de la grandeur lui fait pénétrer la puissance des gestes inouïs et des images sacrées.Sous sa illume, les hommes de Cléopâtre chancellent et s'imprégnent de sa présence irradiante.Si Irene Erain excelle dans le sixième sens politique.Hortense Dufour gravite dans les grands décors, d’une théâtralité exceptionnelle.Quant à Jean-Michel Thibaux, pou- vait-il y ajouter son mot ?On dirait qu’il a pressenti l’efficacité des phrases courtes, incisives.Son roman repose sur des dialogues vifs.La grande prêtresse d’Isis y est plus hautaine, colérique, statue de marbre ani-mée de froideur sidérante.César et ses amis sont des acteurs eux aussi figés dans la légende qui les met en scène.Ils ne sont plus guère humains, mais incarnent de grandes figures découpées sur un fond cratnoi-si.Ils grincent au milieu des sarcophages, (iui les attendent, tandis que leur passage sur la terre fait figure de cataclysme ravageur.Jean-Michel Thibaux a enseigné l'histoire des civilisations anciennes à l’Ecole supérieure d’art et de communication de Paris.Irène Erain est agrégée de Lettres classiques, depuis longtemps spécialiste de l'Orient grec.Hortense Dufour, dont nous recensions récemment la biographie de la Comtesse de Ségur, est une romancière talentueuse.Ces deux auteurs ont une langue éclatante, un style ciselé qui convient à la légendaire Égyptienne, héritière d’Hathor aux oreilles de vache et aux desseins de faucon.Après Plutarque, après Shakespeare, ces signatures reconstituent la parfaite œuvre d’art idéalisée des têtes couronnées.L’INIMITABLE Irène Erain Eayard, Paris, 1998,577 pages CLÉOPÂTRE LA EATALE Hortense Dufour Elammarion, Paris, 1998,382 pages LE ROMAN DE CLÉOPÂTRE Jean-Michel Thibaux lYesses de la Cité, Paris, 1998, 368 pages ACTES SUD ans de découvertes croquer avec I Christyne Brouillet Du lundi au jeudi à 19 h Une réalisation de Christophe Rodrigue/ tP iff Radio-Canada première chaîne e 1 prix Un bon d’achat chaque semaine des éditions Actes Sud, d’une valeur de 100 $ (taxes incluses) Une sélection des oeuvres publiées aux éditions Actes Sud, d’une valeur de 1000 $ (taxes incluses) 1 irage 27 août Un forfait champêtre d’une fin de semaine pour deux personnes dans un des établissements du réseau Hôtellerie Champêtre d’une valeur de 600 S - t irage 27 août.Pour participer écoutez rémission Un été à croquer ,mimée pur Christyne Brouillet, diffusée du lundi un jeudi de 19h à 2II) sur les ondes de lu première chitine de Rudio-Cunudu.Chaque semaine, une nouvelle question sera proposée.trouvez lu réponse sur le site internet InJoculture de lu rudio de Rudio-Cunudu nu httpdlrudio cnnudu.cn/infoi ulture Remplissez le coupon-réponse qui sera publié tous les mardis et samedis dans Le Devoir du 7 juillet au 22 août.Le tirage se fera h tous les jeudis de chaque semaine.Faites-le parvenir il l'adresse suivante Le Devoir Concourt Ailes Sud, 20 uns de découvertes / Un été u i / oquer» 2050.rue de Hlcury, )e étage Montréal (Québec) H3A3MV N'oubliez bus d‘incline également le nom et l'adresse de votre libraire préféré.En collaboration LL DEVOIR I alq Hôtellerie Champêtre I a 0 0 7 I * • I 1 H Question : Comment sont baptisés les appartements du V étage de la maison Trinity Street ?Réponse Nom Adresse Ville- Téléphone (bur.) Ma librairie préférée (rés.) Adresse (téléc.) Code postal (e-mail) Les fac-similés sont acceptés, pas les photocopies.Ixrs participants doivent avoir 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles au Service à l’auditoire de Radio-Canada.FARHOUD À la place de l’autre XYZ éditeur Daniel Pigeon La proie des autres Pierre Tourangeau Larry Volt SUITE DE LA PAGE D 1 JACQUES NAIlEAU LE DEVOIR son appartement où elle a souvent navigué en quête du mot juste, de l’expression exacte.Ce besoin de bouger en écrivant que ressent Abla Earhoud trouve un écho direct dans sa fiction.En effet, le décor dans lequel la dramaturge aussi bien que la romancière en elle fait évoluer ses personnages ne prend réellement vie pour le spectateur ou le lecteur que lorsque le personnage en prend possession, par la vue, le toucher, l’odorat, ou tout simplement en y évoluant concrètement.Chez Earhoud, l’espace est lieu d'ancrage corporel, lieu d’incarnation profonde: «Un corps vivant, c’est un corps qui bouge dans l’espace et ce dernier ne prend corps que lorsqu’il est habité.Tout lieu est comme une auberge, on y prend que ce que l’on y apporte» nous dit chacun de ses textes.Et ce qu’Abla Earhoud a apporté au Québec, en le choisissant une seconde fois après un séjour de plusieurs années au Liban et en France, c’est son énergie, son amour de la langue et des gens d’ici, avec lesquels elle dit partager une large part de son imaginaire, sa passion pour la langue française et son agacement face a l’hiver! Son territoire, Abla i arhoud l’a trouvé ici, tout en gardant une part de son cœur, de son esprit, de son corps, ailleurs: «Tout ce que j’ai écrit se passe ici, avec l’ailleurs qui est toujours un es-pace imaginé / imaginaire, qui a été vécu sans que l’on sache quand ou comment.Quand on me lit ici, cela se vais que je viens d’ailleurs, mais pour l’étranger.je fais partie des écrivains d'ici.Je pense moi aussi que je fais partie d’ici, avec ce que j'ai acquis, ce que j'ai vécu, avec ma différence, mais comme chaque auteur a sa différence, ni plus ni moins.Je viens d’ailleurs et d’ici.» Issue d’un espace conditionné par l’exil, axé sur le passé et les traces qu’il laisse sur l'être, Abla Earhoud entre a présent, selon ses propres termes, dans un nouveau cycle d’écriture.En effet, elle présente le roman sur lequel elle travaille actuellement comme étant le fruit d’une écriture plus intériorisée, qu’elle mettra au service d’un nouvel espace à connaître, à saisir, à comprendre: «Un espace où la femme que je suis devenue n’est plus seulement ni immigrante, ni femme, mais aussi et surtout un corps qui s’en va vas la mort.Ce n'est plus l’espace de ce qui est passé qui m intéresse, mais celai de ce qui est à venir.Donc, d’une certaine manière, je suis plus au présent.Mon espace de fiction sera désormais plus tourné vers ce qui reste à vivre, et non plus vas ce qui a été vécu.Aujourd'hui je cherche, à travers l'écriture, à arriver sereine a la mort.» — Daniel Pigeon La proie des autres XYZ Cette douloureuse coupure brutale de la séparation avec le sol natal conditionne et nourrit l’imaginaire d'Abla Earhoud.Elle reconnaît qu’il lui est particulièrement difficile d’opérer la fusion entre deux temps, deux espaces puisque son existence a été à jamais marquée par un avant et un après: «Il y a toujours en mai une séparation nette entre avant six ans et après six ans.entre avant mon voyage de retour au pays de mon enfance, qui n’était plus le pays de mon enfance, et après ce voyage.C'est sans doute pour cela que je ressens le besoin si vif, quand j'écris, de nommer l’espace, un espace bien particulier, parce que c’est lui qui donne sa tonalité au discours.Ne plus pouvoir le nommer , par exemple à cause d'une rupture si grande dans la personne que Ton ne sait plus où finit la personne et où commence l’espace, équivaut à la folie.» Et rien n’est plus affreux, plus déstabilisant pour les êtres qui naissent sous la plume de l’écrivaine que le statisme sous toutes ses formes: la folie, l’impuissance et, ultimement, la mort, constituent des empêchements dramatiques dans la mesure où ils constituent des états de «non mouvement».En effet, que ce soit dans les pièces Rue de l’Alligator et Jeux de patience ou dans le roman Le Bonlieur a la queue glissante, le mouvement, et plus précisément celui qui consiste à se déplacer vers l’autre, à tenter de se mettre «à sa place» pour partager son expérience, sa douleur, est au cœur de tous ses personnages.Ces derniers, qu'ils évoluent sur la scène théâtrale ou qu'ils s’inscrivent dans le récit, «ten- ^|., dent vers» quelqu’un ou quelque chose.Rien n’est pire pour eux que la stagnation qui les coupe d’une relation privilégiée à l’autre passant par le mouvement, le déplacement et, surtout.la compassion.Toute l’écriture d’Abla Earhoud est elle-même nourrie de ce sentiment fait à la fois de tendresse et d'empathie qui tisse des liens ténus mais solides entre les êtres.L’auteure parle d’ailleurs avec une grande émotion de sa propre capacité à se laisser pénétrer par le malheur qui atteint d’autres êtres, et ses fictions sont tramées sur les ruines de pays détruits par la guerre, sur les larmes de tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants qui ont perdu un être cher, un morceau d’eux-mèmes dans les luttes de toutes sortes qui déchirent et entament aussi bien la chair que l’esprit: «C’est la compassion, peut-être plus même que la tendresse, qui définit le mieux mon espace intérieur.Certes, en tant quécrivain, j'écris pour toucher l’autre, pour entrer en contact avec l’autre, quel qu’il soit, sans d’ailleurs jamais être sûre du résultat, mais plus que tout, j’écris parce que je suis touchée de ce qui arrive aux autres à travers le monde.Leur souffrance devient ma souffrance, leur faim, ma faim.» L’écriture est alors un moyen de Earhoud contrer l’impuissance, la passivité, un moyen de faire face aux souvenirs, de recoller les morceaux et de retrouver un espace et un temps habitable.Évoluer sur une scène Si les séquelles de l’exil ont été particulièrement douloureuses pour Abla Earhoud, l’âge adulte a tout de même été l’occasion de rencontres fondamentales, dont celle avec la scène.La reconquête de soi, cette dramaturge l’a tout d’abord effectuée comme comédienne: «Quand j’ai été déplacée d'un lieu à un autre, quand je n’avais plus de place comme enfant, c’est seulement dans l'espace théâtral que je me sentais renaître et revivre, exister.C'est pour cela que je suis devenue comédienne: l’espace théâtral était pour moi un véritable espace vital.Je ne pouvais exister à ma mesure qu ’en sentant mon corps évoluer sur une scène.L’écriture dramatique n’est venue qu’après.J’avais besoin de lu parole publique, j'avais besoin d'entendre, dans un espace, un corps qui disait ce que j’avais à dire.» Écrire est donc aussi, et avant tout, un mouvement dans l’espace pour cette auteure qui avoue avoir compté des milliers de fois les 38 pas qui séparent les deux extrémités de Pierre Tourangeau Peut-on se foutre de tout puis prendre en otage le PDG d'une multinationale au nom « Ce roman, qui parle beaucoup du Brésil, traite de la possession et de la sorcellerie.Larry Volt XYZ d’un mouvement imaginaire ?Oui, si on s'appelle Larry Volt ! La proie des autres s’inscrit parfaitement bien, par son architecture, sa thématique et ses procédés narratifs, dans la modernité d’un Québec métissé.» PENS EZ - Y le Parchemin QUARTIER L A T I N « - Quoi?- Si on se repentait?- De quoi?- Eh bien.(.) - D’être né?- On n’ose même plus rire.- Tu parles d’une privation.» À l'intérieur du Métro Ikrri-UQAM Téléphone : (514) 845-5243 éditeur mrrj 1781.rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 XYZ éditeur Téléphone: 525.21 70 • Télécopieur: 525.75.37 Courrier électronique: xyzed@mlink.net 1 f I.K II E V (MR, L K S S A M EDI IS E T l> I M A \ au/ I M A \ ( Il I I !l .M il I K I I II !l S i) r> ARLES 1 9 9 8 L’ordinaire dans toute sa splendeur Les 29e Rencontres de la photographie explorent le quotidien RENCONTRES INTERNATIONALES DE IA PHOTOGRAPHIE 1998 Ailes Jusqu’au 16 août CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR EN EUROPE Arles — Pour une fois, la ville ne croule pas sous la chaleur.Pour une fois l’humidité ne pénètre pas chaque fissure.Pour une fois, Arles respire une fraîcheur exotique au cœur des marais qui encerclent et asphyxient généralement ces rencontres internationales de la photographie.La photo de l’affiche montre d’ailleurs une plage rafraîchissante.Une plage sans chic, avec ses parasols, ses ménagères et sa centrale nucléaire au fond.Une plage qui n’a rien pour attirer le gratin international, mais autour de laquelle s’ébroue la foule ordinaire.la vie tout simplement.Un nouveau paysage humain, tel est le thème de ces 2P Rencontres internationales de la photographie d'Arles.Car la photo a contribué comme peu d’arts à traduire la vie en images.Ht surtout à permettre l’enregistrement de la présence de l’homme dans ht mémoire, à trouver du merveilleux sous les trait de l’ordinaire.Alors que la peinture restait réservée à quelques-uns, la photographie permettait à chacun de devenir objet de mémoire.C’est cette vaste idée que les 29' rencontres ont confié à Giovanna Calvenzi.Photographe vedette de nombreux magazines ita- liens, Calvenzi a enseigné l’histoire de la photographie pendant plusieurs années, publié de nombreux ouvrages sur la photo tout en rejoignant le magazine Vanity Fair en 1990 et en assumant la direction photo de Specchio, supplément du quotidien 1m Stampa.Un pied dans la théorie, l’autre dans la mode, Calvenzi a donc concocté une exposition qui, comme elle, va fureter dans toutes les directions.De Madonna à l’homme de la rue Personne n’illustre mieux cette façon de voir que David lit Chapelle, le photographe vedette révélé en 1996 par la publication d’un premier livre, 1m Chapelle iMiid.Affrontant des vedettes aussi connues que Madonna, Elton John et Tricky, La Chapelle ne craint rien.Ses couleurs éclatent dans la quotidienneté, elles explosent avec irrévérence dans la modernité.Ce disciple d’Andy Warhol marche à contre-courant de la photographie de mode, ne craignant jamais de choquer et de rompre l’unité d’un décor ou d’un paysage.Il a d’ailleurs fait ses débuts à Interview, le magazine du célébré maître.La Chapelle aime surtout déranger, ce qui est plus rare qu’on ne le croit dans le monde de l'apparence.A cent lieues de cette explosion de couleurs, Arles nous présente par ailleurs deux étonnants photographes américains d’une autre époque.Eugene Goldbeck fut au début du siècle le spécialiste de la photographie panoramique.Ça vous dit quelque chose, ces photographies qui contenaient des centaines de modèles et s’étalaient parfois sur un mètre de large?Goldberg y met un art peu commun, parvenant à vous amadouer là où l’œil devrait passer sans le moindre intérêt.SOURCE STALEY WISE GALLERY.NEW YORK 1996, de David La Chapelle Filon John Interview, En 1947, la base aérienne de Lack-land, à San Antonio, créa pour le service de la propagande un gigantesque «insigne vivant» rassemblant 21 765 hommes.Prise de 60 mètres de haut, la photographie exigea deux mois de réalisation.On ne sait pourquoi, ces immenses photos de finissants, d’équipe de football ou de régiments ont quelque chose d’humain qui capte l’attention.Le singulier derrière l’ordinaire Toute autre est l’optique de Mike Meyer (aussi appelé Disfarmer), photographe de l’Arkansas dans la petite localité de Uerber Spring dans les années 40.Son œuvre dut attendre 1976 pour être découverte, tant Meyer cachait son talent sous le couvert d’un portraitiste ordinaire.Derrière ces femmes et ces hommes venus se faire photographier pour quelques sous, Meyer révèle une humanité peu banale.Certaines photographies sensées être l'équivalent de nos photomatons d’aujourd’hui respirent le drame et l’inquiétude.D'autres dégagent une joie communicative.À chaque fois, Meyer transgresse la normalité et fait apparaître l’étrange derrière les sujets les plus conformistes.Tel pourrait d’ailleurs être le thème récurrent de ces 29' rencontres qui cherchent un peu partout le singulier derrière l’ordinaire.Thème toujours actuel puisque l’exposition nous présente une série de photographes britanniques issus de la récession du début des années 90.Ces artistes sont les successeurs des critiques virulents des années Thatcher.Nick Waplington nous présente notamment Living Room, la chronique sans fioritures de deux familles habitant un HLM de Nottingham.«Je cherche à travers ces images à questionner notre trajectoire à travers le troisième millénaire», écrivait le photographe en 1994.Ces témoins exceptionnels travaillent aux limites du documentaire.Certains sombrent même dedans, comme Gordon Mac-Donald (Common Complaints, 1997) qui nous renseigne plus sur l’anatomie des furoncles que sur l’angoisse de cette fin de siècle.Mais la plupart parviennent à trouver cette touche d'étrangeté qui transforme la banalité en aventure.En terminant, les rencontres de cette année pouvaient difficilement oublier qu’il y a 30 ans, les photographes s’en donnaient à’cœur joie, gravant pour toujours sur la pellicule la jeunesse révoltée des événements de 68.Une année que Time appela Hie Year that shaped a generation.Quoi de mieux pour illustrer cette explosion que de rappeler les photographies de l’agence Magnum prises pairies reporters de plusieurs pays?Les clichés semblent le fruit d’un théâtre permanent où les festivaliers rock le disputent aux G.l.américains, quand ce n'est pas aux étudiants français.Un peu comme dans cette exposition où l’actualité et le témoignage sont omniprésents, mais laissent sans cesse transparaître un sens plus profond à la rencontre de l’art.ft V i m J Groupe La Mutuelle Consejo Nacional H para la Culture y las Arles Imaginaires mexicains m MUSEE DE LA CIVILISATION MEXICRNFt /TV 85, Dalhousie, Québec (418) 643-2158 www.mcq.org Une vaste fresque de lame mexicaine oii se dessine en couleurs éclatantes la culture riche et diversifiée de ce grand peuple.Une exposition coproduite avec le Consejo Nacional para la Cultura y las Arles par l'entremise de la Direcdôn General de Culturas Populares et du Museo Nacional de Culturas l’opulares.Québec ?a a n Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications.( cuire t ullurcl de l’ointe ( l.iirc I 76, Bord du I «i A M K I) I I .s I.I DI M A \ « Il I.I !l .1111.! I I I 9 !l M I) LE DEVOIR A LA TELEVISION SAMEDI NOS C 11 O I X Stéphane Baillaipeon LES GRANDES ENIGMES DE L’HISTOIRE Plusieurs criminels de guerre ont échappé à la justice au lendemain du second conflit mondial.U* documentaire explore l’hypothèse de Ixi Filière Odessa, du nom d'une organisation secrète d’anciens SS qui se serait portée au secours des monstrueux personnages.Canal I), 15h ODYSSEY OF SURVIVAL Un survol de l’exploration spatiale depuis le lancement du premier Spoutnik, en 1957, jusqu’aux projets de colonisation de Mars, en 2057.CTV, I5h LE BASEBALL DES EXPOS Ixi troupe montréalaise affronte les Pirates de Pittsburgh au Stade olympique.Les Pirates sont à une dizaine de points des Astros de Houston dans leur division.Quant aux Expos.SK C, Wli BIOGRAPHIES La vie et l’œuvre d’Adam et Eve, et rien de moins.Le documentaire explore le mythe fondateur de la civilisa tion judéo-chrétienne.Canal I), 21 II OCDSJ 1§JŒ)Q CE) BIOS CD Branché Vie de chalet Chez nous 98 Le Téléjournal O Ce soir Le Vent des années 60 Baseball / Pirates - Expos Le Téléjournal Les Nouvelles du Sport (22:27) Cinéma/A TRAVERS LES YEUX D'UN TUEUR (5) avec Marg Helgenberger, Richard Dean Anderson (22:50) OCSQD OOÜ3 CD Üli OS (4® Cinéma / L'AMOUR À SEIZE ANS (5) avec Molly Ringwald.Anthony Michael Hall (16:00) Le TVA Cinéma / WHO'S THAT GIRL?(4) avec Madonna, Griffin Dunne Cinéma / LE LIEN (4) avec Dennis Quaid.Meg Ryan Le TVA Sports (2324) / Loteries (2340)/ Cinéma / LES FRERES BLUES (4) (23 50) SU CDD d® (3® (46) Les Nouvelles Aventures de Skippy Heldi L Étalon noir Monde merveilleux de Disney/ Culture éclair (18:55) National Geographic / La Magie du cirque Himalaya / Tibet, un monde à part Les Pays du Québec Cinéma/ EPOUSES Et CONCUBINES (2) avec Gong Li.He Caifei Cinéma/MAUVAISE FILLE (5) avec Florence Pernel, Daniel Gélin (23 07) mm s® ED (M) S® Box Office Passion plein air Grand Journal (2) Hebdo Sports (17:40) Dehors les chefs Cinéma / PRESUME COUPABLE (5) avec Martin Sheen, Caroline Kava Cinéma / POLICE FÉDÉRALE L A.(4) avec William L.Petersen, Willem Dafoe Le Grand Journal Cinéma / ÉTÉ SENSUEL (6) avec T.Case (BSD Le Journal FR2 Aujourd'hui Bull, jeunes Simplement.Rivières Monde ce soir Un Canadien .I Afrique du Sud / Albanie Le Journal RDI | Entree des | trajectoires [.journaliste Inondations au Saguenay SD Vins.Journal suisse Les Pieds.Thalassa Journal de FR2 Pour la gloire / Festivals (20:45) Surprise Party / Sylvie Vartan et les chants d'amour Journal belge | Bon Week-end CED Le Corps (16 00) Les FrancoFolies / Carole Laure M'A’S'H .juste pour rire Les Châteaux américains Le Goût du monde Biographies / Adam et Éve Monde et Mystères Cinéma/A CORPS PERDU (3) CD Bougez! Allô docteur / La dépression Fête des bébés Combat.chefs Solo / Relations passées Diagnostic/Trauma Tango / Préparation au mariage Jeux de société Éros et Compagnie / Aînés Médecine enq.(MB Beastie Boys SPAM Musique vidéo Fax Box-Office Musique vidéo | Concert Plus: Ciao Italy [Bouge! Groove (MS MusiMax Collection (14 00) Top 30 MusiMax Les Grands Concerts / Bee Gees: One Night Only Keppel Road: The Life and Music of the Bee Gees CED Le Génie.Billy le chat .Sucroé Joy.Naufragés Le Studio Chahut, Bahut Shlak (!!!) Scooby Doo Le Diable.Les Jetson Torn et Jerry Yogi fours ?ifi Brindauer Bêtes à craquer Splat! | Ned triton Les Simpson Capitaine Star I [Patrouille.Highlander Les Simpson Ned.triton (BED Super Stock Car Tour de France Sports 30 Mag Formule Indy Motu X .le plus tort [Boxe/ Freddie Norwood - Luis Mendoza Les Superstars WWF J Sports 30 Mag Tour de France B CD Baseball / Blue Jays - Yankees (16 00) Auto Racing Witness Cinema/FOR IHOSE WHO HUNT IHE WOUNDED DOWN (4) avec Callum Keith Rennie, Brent Stait Saturday Report Cinéma/THE CHALLENGE GDSD CQ Player's Toyota Race (16:00) Entertainment Now News Regional.pA/heel of.[Dbl Exposure Cops America's Most Wanted Once a Thief CTV News News World Championship Wrestling Puise Home Teams Star Trek: Voyager Neon Rider Puise / Sports Xena.(1600) The Simpsons A.Hitchcock pake and the Kid [Ready or Not Myster.Island Holly Cole temptation I raders I lie Outei Limits Inside Country Sat.Night Live æ Stuff Get a Life Planet Video Story Studio Wine Tour Wind, Grass, and Sky fCinénia / PSYCHO (1) avec Anthony Perkins, Janet Leigh Conversations | Cinéma / THE CAT.(4) (2220) Wydltle (23:40) CD (13) (2® Soccer (15:00) Tour de France Special News World News Wheel of.[Jeopardy Tirnecop Cinéma/REALITY BITES (5) avec Ben Stiller, Winona Rydei News PSI Factor Pub Roseanne World News Pub Star Trek: Deep Space Nine Roseanne Baywatch CD (8) Ameritech Senior Open Golf (16 00) J\lews CBS Evening News Entertainment this Week Early Edition The Magnificent Seven Walker, Texas Ranger News Hercules Wheel of.Jeopardy X-Files (23:35) CD CED Basketball / Liberty - Mercury (16 00) NBC News Jeopardy N.Y.Wired World Greatest Magic Unmasked: The Secrets of Deception Saturday Night Live Extra Weekend ES dz) Points North I Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show Mulberry .Being Served Keeping Up.No Place Like.Austin City Limits / Clay Walker Monty Python's |Cinéma/ PRINCESSE.(5) Classic Homes Week in Bus.Wall Street.Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Yes, Minister Goodnight.Mouthy.Faith.Future Vicar ot Dibley Sessions at West 54th |P.O.V.(MM) VideoFlOW (14:30) Miami Spice MuchMegaHits MuchOnDemand Fax Pop-Up Video Intimate & Interactive with Sloan Miami Spice | Fax Beavis & Butt-Head SIS) Baseball / Giants - Astros (16 00) | Baseball/Expos - Pirates | Cycling Sportsdesk CINEMA AtJ I* E T I T É CRAN POLICE FEDERALE LA.(4) (To Live and Die in L.A.) É.-U.1985.Drame policier de W.Friedkin avec William L.Petersen, Willem Dafoe et John Pankow.Un agent du gouvernement tente par tous les moyens de coincer un habile faux-monnayeur.TQS 20h30 ÉPOUSES ET CONCUBINES (2) Chin.1991.Drame de mœurs de Z.Yimou avec Gong Li, He Caifei et Cao Cuifeng.Dans les années 20, en Chine du Nord, les quatre concubines d'un riche seigneur se livrent une lutte sournoise.TQ 21 li À CORPS PERDU (3) Can.1988.Drame psychologique de L Pool avec Matthias Habich, Johanne-Marie Tremblay et Michel Voï-ta.A son retour d’un éprouvant séjour en Amérique centrale, un photographe vit péniblement la rupture du ménage à trois où il trouvait son équilibre émotif.Canal I) 23h LES FRÈRES BLUES (4) (The Blues Brothers) È.-U.1980.Comédie de J.Landis avec John Belu-shi, Dan Aykroyd et Carrie Fisher.Deux frères entreprennent de venir en aide à l’orphelinat où ils ont été élevés en donnant un concert.TVA minuit Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — Ci) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable DIMANCHE NOS CHOIX Stéphane Baillargeon POUR TOUT L’ART DU MONDE Dernier volet d’une série de six.L’arrivée des films parlants oblige l’industrie à s’adapter rapidement et transforme à jamais l’histoire du cinéma.SRC, 13li30 LES BEAUX DIMANCHES Le guitariste de jazz John Pizzarelli était de passage à Montréal la semaine dernière.11 était accompagné par son frère Martin à la contrebasse et par le pianiste Ray Kennedy.U' trio a joué les plus célèbres mélodies des Beatles.La performance a été enregistrée.Qu’est-ce qu’on dit?Merci.SRC, 20li30 BIOGRAPHIES Attila (395453) a unifié les Huns et érigé un empire gigantesque avant que ses troupes ne soient vaincues aux champs catalauniques.Canal l), 21 h CLASSICAL MUSIC SPECIAL De la Scala de Milan, Riccardo Muli dirige l'Orchestre philharmonique de Vienne dans l’interprétation de la Symphonie n° 9 de Franz Schubert.RBS, 22h CANAUX 16H30 17h00 17h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 2ih00 21h30 22h00 22h30 23h00 23H30 ICD® imcDQ 9 oa 12) F 5 I 6 I CB 1.9.J ICE) HD 113) @0) QEQzJdD (30) @6) (21(41 16 S3 (35) @9) D CE (TTF) I 4 ) 8)Cl3i ICO GBL) L'Arche de Noé Les Contes d'Avonlea Cinéma / HARRY LT LES HENDERSON (5) avec John Lithgow.Melinda Dillon (16 ooi Les Nouvelles Aventures de Skippy Passion plein air Le Journal FR2 .forêt (16:00) Le Corps (1600) Evasion Heidi Pas si bête que ça! Aujourd'hui Journal suisse L'Etalon noir Le Grand Journal Bull, jeunes Gourmands Les Oiseaux de nuit Allô docteur / Retraite à 50 ans Le Téléjournal O Ce soir Le TVA Découverte Drôle de vidéo Le Monde merveilleux de Disney / Culture éclair (18:55) YUL .Pacifique Parfis pour l'été / Raymond Bouchard Horizons École des fans / Festivals (18 45) M*A‘S‘H Guérir autrem.juste pour rire Combat.chefs Musique vidéo (14 00) MusiMax Collection (14 00) Emprunteurs Scooby Doo Billy le chat 2 Stupid Dogs Boxe (16 00) .Sucroé Cléo et Chico Monde du golf Adrienne Clarkson (16 00) Cinéma (15:00) Wine & Cheese Mechanics Imprint.(16:00) Indy Cart Auto Race (1500) Nature of Thing Seventh Heaven Horses Ihe Simpsons Fashion TV Dave's World Blood and Belonging Golf / British Open Ameritech Senior Open (16 00) Golf / Big Apple Classic (16:00) Money Game Cooking in Fax Living Edens Healthweek | Travels Europe Les Beaux Dimanches/ Ozias Leduc Comme l'espace et le temps Fort Boyard / Evelyne Gélinas.Francis Reddy En pleine nature Hercule Le Monde.Journal FR2 Entrée des Cap Aventuie Les Châteaux américains Médecine enq.Santé en.Fax Présentations spéciales / Andy Gibb - T lie Bee Gees Chahut, Bahut .Naufragés Le Diable Tour de France Le Studio Yogi fours Spohs30 May The Wonderful World ot Disney News Puise Myster.Isïand Dialogue News World News Sunday News News Pub News Animais.UN Wild Focus MuchMeyaHits Tiavel Travel Talking Heads Allan Gregg World News M*A*S‘H Seinfeld News NBC News Lost Animals Religion, Ethics MuchOnDemand _____________ Golf PGA/Omnium biilannique Dernière ronde [spoitrnim.k Classification des films (It Clicf-d'ocuvri Shlak Bêtes à craquer Fifi Bnndacier Marathon des sables Emily of the New Moon Due South 6Ü Minutes Great Paiks I Undersea,.Cinéma/BLACK BEAU IY (5) avec Sean Bean.Andrew Knott Les Beaux Dimanches / Festival international de jazz de Montréal - John Pizzarelli Cinema / f KIBUNAL FAN IOME (b) avec Dan Aykroyd.Chevy Chase On aura tout vu Les Pays du Québec Le Téléjournal Le TVA Cinéma/CHEB (4) avec Mouiad Vounaas, Nozha Khouadra Cinema/JAMAIS SANS MA FILLE (4) avec Sally Field, Alfred Molina Sport (22 31) TVA Sports (22 24) / Loteries (2240) Montagne / Les Tarahumaras (22:29) Cinéma/LA COMTESSE DE HONG KONG (4) avec Sophia Loren.Marlon Brando (2250) Vins et Fromages (2247) Faune nordique / Le Phoque gris (22 57) Salle d'urgence Evangélisation 2000 (23:17) / Pub (23.47) Pause musicale (23:26) Le Grand Journal Europe riotie histoire (2/3) Un Siècle d écrivains Le Goût du monde / Frioul La Vie après la mort Le Journal RDI Viva (2U 45) Scully RDI | Funérailles du Tsar Nicolas I Bons Baiseis d Amenque i Journal belge Biographies / Attila | Monde et Mystères / Les sectes Victoire [Des Histoires de famille Lignes de vie Alice Verso Cinéma/ROLES PARLANTS (4) Tango / Préparation au mariage Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 3hü0 Les Giands Concerts / Bee Gees: One Night Only MusiMax Collection Capitaine Star jNed triton jLes Simpson jhnage p.u image Basebaii / Dodgers Cardinals Cinéma/WATERWORLD (4) avec Kevin Costnei.Dennis Hopper (2/2) Sunday Report Undercurrents Comedy Now Touched by an Angel Simpsons |Mng „! Im.it,., Hannsh Macbeth 60 Minutes TV Censored Bloopers Anyplace WildjNaturescene Ballykissangel Combat des clips Cycling Touched by an Angel Dateline NBC Cinema/SO HARD TO FORGET avec Polly Shannon, fini Dutton World s Greatest Magic IV Impniit with Maiy Hyiits 11 In; View horn Here Cinéma/SLEEP, BABY.SLEEP (5) avec Tracy Gold, Kyle Chandler Miniséries / Scarlett avec Joanne Whalley-Kilmer, Timothy Dalton (1/4) Frasier Working Savage Earth Evenings at Pops Solti's Bartok in Budapest Law and Order The Rockies by Rail Richardu Muti / Schubert VideoFlow jwkBaseball Baseball/Dodgers Cardinals (2) Excellent%— Ci) Tics bon — (4) Bon — (5) Passable Intimate 6 utt active v.-itn The Smashing Puiapki .VideuFlow Les Simpson Sports 30 Mag Sunday Report CTV News Heart of Allan Gregg News Ned.triton Formule Indy Sports Late Night News Pulse/Sports Newsweek Footnotes Pub E,T, this Week The Entertainers Mad About You News Pensacola Xena (23:35) Viper News NY Wired Mystery Cinéma/MEN IN WHITE (5) | Inti Intimate.i ti) Med; 17) Minable r A U I» E T I T E CHAN CHEB (4) Fr.1991.Drame social de R.Bou-chareb avec Mourad Vounaas, Nozha Khouadra et Pierre-Loup Rajot.Ex- • pulsé de France par décision judiciaire, un jeune beur se retrouve en Algérie où il a du mal à s’adapter à ses nouvelles conditions de vie.TQ21h LA COMTESSE DE HONG-KONG (4) (A Countess from Hong Kong) G.-B.1966.Comédie sentimentale de C.Chaplin avec Sophia Loren, Marlon Brando et Tippi Hedren.Pour échapper à sa vie de déclassée, une danseuse se cache sur un paquebot dans la cabine d’un diplomate.SRC 22h50 ROLES PARIANTS (4) (Speaking Parts) Can.1989.Comédie dramatique d’A.Egoyan avec Michael McManus, Arsinée Khanjian et Gabrielle Rose.Un garçon d’étage dans un hôtel prolife du séjour d’une scénariste pour faire progresser sa carrière d’acteur.Cana! 1) 23h LE PAYS DES SOURDS (4) Fr.1992.Documentaire de N.Philibert.Des malentendants décrivent leurs expériences et leurs rapports avec le reste du monde.Canal D 41i I) 8 i !•: i> k \ nil!, i.I-: s s \ m !•: it i i ,s i: t i> i m a x c K I !l .1 I! I i.i.i: T I II II s LE PRÉCISION A tout seigneur, tout honneur.La semaine dernière.la page Formes portait sur les «conceptions» de la firme montréalaise Scéno Plus.Afin d'éviter toute ambiguïté possiblement introduite par la réfé rence aux projets «conçus par Scéno Plus», il faut bien préciser que cette compagnie a participé de diverses manières à différents projets, aussi bien au Québec qu’à l’étranger, mais n’a commencé que récemment à offrir des services d’architecte à ses clients.Auparavant, surtout pour les salles québécoises, Scéno Plus a agi comme gérant de projet ou concepteur des équipements scéniques.Mais pas comme architecte.Les théâtres du Gesù et d'Au-jourd’hui ou l’Usine C et la Cinémathèque québé coise ont par exemple été conçus et réalisés par la firme d’architectes Saucier et Perrote.Stéphane Baillargeon FORME Jil LE PONT ALAMILLO, bâti à l’occasion d’Expo 1992, à Séville, se caractérise par son pylône de 142 mètres, dont l’inclinaison de 58° est la même que celle de la pyramide de Chéops, et dont le poids suffit à contrebalancer le tablier, ce qui élimine le besoin de haubans à l'arrière.Félicitations à.Parlant de ponts, et de fusion entre ingénierie et architecture, notons que l’Institut canadien de la construction en acier a décerné, en mai, deux prix d’eàr-cellence.Ils couronnent deux projets où se manifeste une belle collaboration entre les bureaux d'ingénieurs et ceux des architectes impliqués.Il s’agit du Centre de formation professionnelle des Manoirs, à Terrebonne, et du pont qui continue la rue Notre-Dame, derrière Faubourg Québec dans le Vieux Montréal.Autre alliage à succès entre design et technologie, cette fois à l’échelle du meuble : le système de piètement de table Palma, à base d’extrusion d’aluminium, a permis à deux Québécois de remporter un prix à Milan, dans le cadre de la première édition d’un concours appelé Ex-truso.Bravo donc au designer industriel Charles God-bout, de Topo Design, et à l’architecte laïc Plante.S.G.Un quart d'heure de gloire Parlant de stades (encore!), on a pu en voir de splendides pendant la fameuse Coupe du monde de football, vous l’avez sans doute remarqué.Il y a bien deux ou trois semaines, à l’émission de variétés française diffusée par TV5, Stars & Co — pas précisément reconnue pour ses topos sur les arts visuels et autres sujets intel-los de même acabit —, on a pu survoler le stade de Saint-Denis (celui où s’est déroulée la finale) en hélicoptère, en compagnie de Johnny Halliday, qui devra y chanter bientôt.Ensuite, de retour en studio, l’animateur Michel Drucker demanda au public présent, fort nombreux, d’applaudir chaleureusement les architectes de ce stade, vraiment magnifique.Et la foule de s’exécuter, avec force bruits et signes d’enthousiasme.Verrons-nous un tel événement se dérouler un jour chez Julie Snyder?Ou, pourquoi pas, Oprah Winfrey?«Et une bonne main d’applaudissement pour les architectes du projet Machin!» Il n’est pas interdit de rêver.S.G.un Vinci de l'an 2010 SANTIAGO CALATRAVA, par Philip Jodidio, éditions Taschen, Paris, 176 pages.SOPHIE O I K O N N AY Il se prénomme Santiago.Comme les bottes western légendaires.Mais s’il connaît l’art d’écraser, d’un coup de talon, la médiocrité et l’ennui, s’il sait faire mordre la poussière à ses détracteurs, qui cherchent à chaque nouveau projet à le discréditer avant même que les travaux commencent (pour mieux l’encenser après coup, on connaît la chanson.), ce Santiago-là n’a rien d’un cow-boy.Santiago Calatrava est un génie! Plus on examine les photos et plus on détaille les explications fournies par la nouvelle monographie de chez Taschen, et plus on en demeure convaincu.Si on voulait bien engager Calatrava pour construire un stade de baseball au centre-ville, je jure que je virerais ma veste en cinq secondes et que je me ferais la défenderesse du projet avec dix fois plus d’acharnement que j’en ai mis à dénigrer le stade Brochu.Un stade Calatrava à Montréal.Ah là là, ce serait trop beau ! Né en Espagne en 1951, cet architecte-ingénieur basé en Suisse est, comme l’écrit Philip Jodidio, «un personnage avec lequel il faut aujourd’hui compter et l'un des chefs de file d’une génération qui commence à dominer l’architecture internationale».Homme universel, parlant couramment quatre langues, il a étudié les arts puis l’architecture dans son pays natal et ensuite l’ingénierie civile à Zurich, où il a terminé, en 1981, une thèse de doctorat sur «le pliage des structures tridimentionnelles».Dieu sait si, depuis l’apparition de ce nouveau métier qu’est l’ingénierie, l’architecte et l’ingénieur sont, d’ordinaire, frères ennemis, tandis que l’artiste, dans son coin, fait figure de cousin pauvre.La particularité de Calatrava, fondée sur sa formation tripartite, est précisément de fusionner, en une seule et même personnalité créatrice, les connaissances et les talents du sculpteur, de l’ingénieur et de l’architecte.Il s’est fait connaître, surtout, avec le pont Ala-millo de Séville, en 1992, ou encore la gare TGV de Lyon-Satolas, ouverte en 1994.Pour les Jeux olympiques de Barcelone de 1992, il réalisait la tour de communications Montjuic.Cette année-là, l’architecte passait à deux doigts de remporter, par concours, la commande de restaurer le Reichstag de Berlin (il proposait de coiffer le cœur de l’édifice d’une coupole ultralégère, contrainte de l’intérieur par un réseau de câbles.Sous la surface mince de ce dôme, des éléments en jrétale se seraient ouverts ou refermés comme une fleur pour diffuser la lumière du jour vers la salle du parlement, située juste en dessous).En plus de l’aéroport de Bilbao, son projet le plus vaste à ce jour est sans doute la gare Oriente de Lisbonne, réalisée à l’occasion de l’Exposition universelle de cet été (y compris une gare de trains à huit voies, une gare routière, un parking, une station de métro et une galerie commerciale).On a comparé ses constructions à des raies manta, à des oiseaux préhistoriques, et même à des symboles maçonniques, comme celui de l’œil.Calatrava jure, lui, qu’il n’a rien prémédité: «Je veux être comme un navire en mer: derrière le sillage, et rien devant.» Les calculs de résistance et autres contraintes techniques sont des facteurs determinants dans le travail de conception qui le conduit à la forme finale, et ce sera aux observateurs d’y voir, ensuite, bête fabuleuse ou signe secret.Calatrava n’en traite pas moins ledit «ouvrage d’art» — considéré, depuis la Seconde Guerre mondiale, comme un exercice archifonctionnel — avec l’imagination audacieuse du libre sculpteur.Sous sa patte inspirée, les équipements les plus arides deviennent de fantastiques armatures tenant de l’imaginaire bédéiste, de l’efflorescence gothique ou de l’histoire naturelle.En prime, ces équipements transfigurent savamment le paysage urbain.Ports relégués aux confins de la ville, quartiers sinistrés, abords glauques: toutes ces zones deviennent joie et magie, quand y passent les ponts et les gares de Ca-iatrava.Et cette fois, l’effet est voulu, consciemment et longuement mûri par cet aspirant urbaniste.«Aujourd'hui, dit-il, je pense que l’une des tâches les plus importantes est de reprendre en main la périphérie des villes.La plupart du temps, les travaux réalisés par les collectivités dans ces zones sont d'ordre purement fonctionnel, alors que même situés près des voies de chemin de fer ou franchissant des voies d’eau polluées, les ponts peuvent exercer un effet remarquablement positif.En créant un environnement approprié, ils sont en mesure d'offrir un impact symbolique dont les ramifications vont bien au-delà de leur site immédiat.» Sa réalisation la plus proche de nous (géographiquement parlant) se trouve, à l’inverse, dans un site plutôt prestigieux, au centre du quartier des affaires de Toronto.C’est la Bell Canada Enterprises Place, Gallery & Heritage Square.Avec ses arches gothiques toutes de verre et d’acier peint en blanc, ce simple passage couvert reliant deux tours à bureaux provoque, sur le piéton, transporté, l’effet d’une cathédrale lumineuse spectaculaire.A New York, Calatrava a bien failli métamorphoser, de la même manière, la plus vaste église néogothique du monde, la St.John the Divine, sise à Manhattan près de Central Park.Une sorte de biodôme de verre aurait traversé l’église de part en part, remplaçant les combles au-dessus de la nef, mais sans modifier le profil du bâtiment.Hélas, malgré l’enthousiasme du public aussi bien que celui du jury, Philip Johnson en tête, qui avait commandé les propositions, le projet a dû être abandonné faute de financement.lit comme à Toronto, comme aussi à la gare de Lisbonne, Calatrava a développé son langage formel à partir d’une image traditionnelle, celle d’une frondaison d’arbres qui se déploient en arches.On croit voir, alors, se manifester le souffle du grand Gaudf.Mais Calatrava, bien évidemment, a sa propre personnalité, puissamment originale.C’est une figure de proue splendide qu’on se réjouit de suivre (lui devant, avec rien devant, et nous dans le sillage) jusque dans les eaux inquiétantes du millénaire qui s’en vient.Et qui sait?Si ça se trouve, après toutes ces gares, ces ponts, ces aéroports, l’architecte-ar-tiste-ingénicur a peut-être bien envie, ces temps-ci, de s’atteler à un petit projet rafraîchissant qui lui permettrait de changer de registre?Un petit stade de baseball de derrière les fagots, par exemple.Ou même, dans un genre tout à fait nouveau, une très grande, très niultimédiatique et très futuriste.bibliothèque?Il n’est pas interdit de rêver.LA GARE DE LYON-SATOLAS, de 5600 m , abrite six voies de trains à grande vitesse tandis qu’une passerelle mène à l’aéroport lyonnais.Un autre pont, LE BACH DE RODA-FELIPE II, à Barcelone, en 1984.Va ’ ID Résultats du programme de stages pour les diplômé-es en design 1998 : 92 emplois créés Institut de Design Montréal 390, rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours (niveau 3I Montréal (Québec) Canada H2Y 1H2 Téléphone : (514) 866-2436 Télécopieur (514) 866-0881 E mail idm@idmqcca Site web http://www idrn qc ca président du Conseil et Madame Helen Stavridou, directeur exécutif de l’Institut de Design Montréal sont heureux d’annoncer les premiers résultats du programme de stages en entreprises pour les diplômé-es en design, édition 1998.Le principal objectif de ce programme consiste à développer la culture du design dans les entreprises en leur permettant d’entrevoir les avantages, en termes de valeur ajoutée et de compétitivité, que procure le recours au design et aux jeunes designers L’Institut entend également stimuler la création d’emplois permanents dans tous les secteurs du design et offrir aux diplômé-es l’opportunité d’acquérir une solide expéri ence de travail Ce programme favorise donc la mise en place de stages de travail rémunérés d’une durée mini male de six mois pour les diplômé-es universitaires des différentes disciplines du design L’Institut offre une contribution salariale de 35% à l’employeur.Ce projet connaît depuis 1995 un succès croissant 116 diplômé-es ont pu bénéficier d’une expérience de travail en entreprise d’au moins six mois depuis juillet 1995 II est d’ores et déjà possible de conclure, à partir des résultats de ces programmes, que la majorité des expéri ences de stages sont positives et créatrices d’emplois permanents.La période de placement 1998 est présentement terminée Quatre-vingt-douze stages ont été organisés alors que quatre-vingt stages étaient visés L'Institut continue toutefois d’offrir ses services aux employeurs et aux diplômé es afin de faciliter le recrutement et le placement en design Les employeurs intéressés peuvent nous contacter en tout temps.Les diplômé-es universitaires en design sont invités à nous faire parvenir leur curriculum vitae.L'Institut assure la gestion de ce programme en collaboration avec Développement des ressources humaines Canada Le budget réservé au programme pour l’année 1998 est d’environ 500 000 S.OBJETS DESIGN.POUR VOUS! Heures d'ouverture de la Galerie IDM : Lundi et mardi, de 10 h ù 19 h Mercredi, jeudi, vendredi et samedi, de 10 h à 21 h Dimanche, de 10 h à 18 h D1A
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