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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1998-07-17, Collections de BAnQ.

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V (1 I.I.X X X I X LE DEVOIR X " I T> 7 ?M O N T II K A L .L K V K N I) K K I) I 17 .1 II I I.I.E T I !» !» 8 8 7 c + T A X K S = I $ / T O H (1 N T O I $ PERSPECTIVES La leçon d’Aimé Dimanche, l’équipe de France a gagné la Coupe du monde de football.Lundi, L’Équipe, le puissant (et seul) quotidien de sport de l’Hexagone, écoulait avant lOh 1,7 million d’exemplaires, près de six fois son tirage habituel.Mais ce qui aurait dû être un grand moment recelait en fait un véritable cauchemar pour la «bible du foot».Depuis deux ans, L'Équipe malmenait sans retenue l’entraîneur français Aimé Jacquet, l’homme à la personnalité peu flamboyante dont les méthodes allaient censément conduire la sélection nationale tout droit à sa perte.Le directeur de la rédaction du journal, Jérôme Bureau, avait même indiqué être prêt à se «flageller» publiquement si la France passait le premier tour du Mondial.On le sait, les Bleus ont fait beaucoup mieux.Et c’est un homme contrit, défait, qui s’est présenté lundi sur les ondes de la chaîne d’informations continues LCI.Bureau a dit avoir présenté sa démission, que son patron a refusée.«On s’est gourés, a-t-il avoué.Je demande pardon.» Il a parlé d’erreurs commises «de bonne foi».Il a invoqué le fait qu’il était plus difficile et courageux d’émettre des opinions, quitte à faire son mea-culpa, que de suivre le troupeau qui brait (d’ailleurs, c’est l’inverse qui s’est produit, et le reste de la presse a, en bonne partie, emboîté le pas à L’Équipe, dont il se distancie commodément aujourd’hui).«Je crois qu'il faut ramener cela à de justes proportions.C’était au départ un débat sur le jeu; ce débat n’a plus de sens aujourd’hui pàrce que Jacquet a gagné.Il a gagné de la plus belle manière avec un groupe exceptionnel, donc je lui dis bravo», a-t-il résumé.Mais Jacquet n’a rien voulu entendre: s’il a personnellement la couenne dure, sa famille qurait été profondément blessée.A chaud, après la victoire de dimanche, il a réitéré avoir été «trahi».«Jamais je ne pardonnerai.Jamais», lançait-il.Et lui qui avait déjà qualifié «une certaine presse» de repaire de «voyous, irresponsables, malhonnêtes et incompétents» a ajouté lundi soir que L’Equipe détenait «le monopole de l’imbécillité».Ce qui a amené le journal à répliquer que Jacquet «préfère la haine au pardon» et propose «d’organiser le lynchage de ceux qui n ’ont pas pensé comme vous».Mais une question, juste comme ça: qui donc, s’il s’agissait vraiment d’un «débat sur le jeu», a le premier suggéré «le lynchage de ceux qui ne pensent pas comme vous».?Tempête dans un ballon de gros rouge qui tache?Dans le monde du sport, où pullulent les gérants d’estrade, autorisés ou non, jouissant d’une tribune ou non, on a souvent tendance à rabaisser ces querelles à des enfantillages sans conséquence.Et Aimé Jacquet n’est évidemment ni le premier ni le dernier personnage sportif, loin s’en faut, à être traîné dans la fange par des médias qui, au delà de leur rôle d’informateurs, s’érigent en porte-parole de ce qu’ils croient être l’opinion publique, qu’ils ont eux-mêmes façonnée, ou de ce qu’ils croient être juste.On pourrait en parler à Mario Tremblay, tiens.Mais même en postulant l’insignifiance transcendante du sport de spectacle, le pouvoir médiatique autorise-t-il, parce qu’il «fait son travail», à descendre un homme sans lui avoir laissé une chance raisonnable?Et suffit-il de s’excuser quand on a une omoplate plus grosse que l’autre à cause du doigt qui s’y trouve?Le sport organisé est largement tributaire de la couverture médiatique qui lui est accordée.Les salaires faramineux n’existeraient pas sans les tout aussi faramineuses commandites, qui elles-mêmes n’existeraient pas sans une diffusion intensive.De nos jours, les Jeux olympiques et la Coupe du monde, pour ne parler que d’eux, sont faits par et pour la télé, qui devient, avec la presse écrite à un moindre degré, une vitrine commerciale.Aussi le journalisme sportif se rebiffe-t-il lorsqu’on se mêle de lui faire la leçon: intermédiaire obligé, il se croit tout permis.C’est arrivé lors de ce Mondial: les membres d’au moins cinq équipes ont refusé de parler aux journalistes de leur pays sous prétexte de mauvais traitement.Résultat, on a critiqué ces prime donne qui refusent la critique et envoient paître par reporters interposés le bon peuple qui les paie grassement Les joueurs, ce serait la loi, doivent s’adresser aux médias.(On aimerait par ailleurs voir si les journalistes donneraient des entrevues souriantes à des gens qui écriraient tous les jours sur eux, épiant et commentant leurs moindres gestes, exigeant de temps en temps leur démission et traquant leur vie privée.Chacun son métier?Alors on laisse les footballeurs jouer au football.) Il ne s’agit évidemment pas de museler les médias d’une manière ou d’une autre.Après tout, la presse sportive d’ici comme d’ailleurs a un penchant beaucoup plus prononcé pour l’enthousiasme béat et débridé et le semi-publireportage que pour la critique.Mais Aimé Jacquet est tout à fait justifié de refuser de passer l’éponge.Dans sa sortie contre L’Équipe, Jacquet a aussi dit du quotidien qu’il ne cherchait qu’à «vendre du papier», ce à quoi il est d’ailleurs p;irvenu.bit on peut parier que l’entraîneur a espéré que, parmi ce lectorat gonflé de début de semaine, il s’en est trouvé bon nombre non seulement pour revivre le triomphe de l’équipe de France, mais aussi pour goûter une autocritique aussi juteuse que l’affront qui l’avait rendue inévitable.J e a ii I) i o n ?M É T É ü Montréal Nuageux avec averses.Max: 27 Min: 19 Québec Nuageux avec averses.Max: 25 Min: 18 Détails, page A 7 1 N D E X Agenda Mode .B 4 Annonces.A4 Le monde .A (i Avis publics.A7 Les sports .B 8 Culture .B 11 Montréal .A3 Économie.A 8 Mots croisés .A 7 Éditorial .AK) Télévision B 10 www.ledevoir.com MODE La loi sur le tabac touchera le milieu de la mode, page B 5 LE MONDE Cour criminelle: Axworthy se rend à Rome, page A 6 LE MONDE Le garde du corps de Clinton pourra garder le silence, page A 6 Des soleils sous la pluie «Zm fi- •' s> ,i * y > >« a -, .' -T : rJP vj^rasr' • : -7 MALGRÉ UNE PLUIE intermittente, les participants au Tour de France ont eu droit à leur ration de soleils, hier, alors qu’ils bouclaient la cinquième étape de l’épreuve, un parcours de 228,5 kilomètres entre Owlet et Oiâteauroux.L’étape a été remportée au sprint par l'Italien Mario Ci-pollini, et l’Australien Stuart O’Grady a conservé son maillot jaune de leader du classement général.On sait que le Tour est aussi assombri par une affaire d’importation de substances dopantes impliquant l’équipe Festina.Nos informations, page B 8.Les syndiqués de GM lancent un appel à l’aide Le directeur québécois des TCA exhorte les «forces vives» du Québec à se mobiliser pour sauver l'usine de Boisbriand FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le directeur québécois du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Luc Desnoyers, exhorte «les forces vives du Québec», telles les Bombardier, Alcan et Hydro-Québec, à se mobiliser pour faire pression sur le géant de l’automobile afin de sauver l’usine GM de Boisbriand.«Si les grandes entreprises québécoises mettent la main à la pâte, on peut réussir à convaincre General Motors de relancer son usine de Boisbriand», a livré hier en entrevue M.Desnoyers, qui avait participé activement au sauvetage de la Kenworth de Sainte-Thérèse.«Les gouvernements et les syndicats ont jusqu’à maintenant essayé mais sans succès, dit-il.\.\Je crois que le secteur privé doit tenter sa chance, il en va de l'intérêt de l'économie de la grande région de Montréal.» JEAN-PIERRE THIBAUDAT CORRESPONDANT DE LIBÉRATION A MOSCOU eue reste-t-il du dernier tsar de toutes les Russies 80 ans après son exécution par les heviks à Iekaterinbourg?Un misérable tas d’os qui gisait sous terre pêle-mêle avec ceux de ses proches dans un impérial charnier retrouvé seulement au début des années 90.Mais spnt-ce bien là des os de tsar, ce fils de Dieu?L’Eglise orthodoxe de Russie en doute.Et probablement ne finira-t-elle jamais d’en douter.Car, pour des raisons aussi bien religieuses qu’historiques et stratégiques, elle ne saurait trancher par l’affirmative, ce qui aurait pour première conséquen- Selon lui, par exemple, puisque les automobiles sont de plus en plus fabriquées avec de l’aluminium, GM porterait sans doute une oreille attentive au plaidoyer d’Alcan en faveur de l’usine de Boisbriand.Si toutes «les forces vives du Québec» font de même, ça pourrait fort bien changer la donne, croit M.Desnoyers.Dans un contexte où l’avenir semble plutôt sombre pour l’usine de Boisbriand, le temps presse, comme l’explique le directeur québécois des TCA «GM annonce des investissements au Canada et aux États-Unis, mais rien encore n’est prévu pour l’usine de Boisbriand, déplore-t-il avec véhémence.C'est le mutisme total depuis deux ans.C'est inquiétant, car il y a plusieurs signes qui indiquent qu’on s’en va vers une fermeture.[.] A tout le moins, qu’on nous dise si l'usine va fermer ou non.Il n’y a rien de pire que l'incertitude.» À ses yeux, les grandes entreprises québécoises ce de diviser ses fidèles.En 1919, à Iekaterinbourg, alors sous le contrôle de l’armée blanche, Nicolas Solokov, un limier de la police du tsar, sur les lieux-mêmes, mène toute une enquête sur les circonstances du massacre impérial et la disparition des corps.En interrogeant de nombreux témoins, il conclut que les corps ont d’abord été jetés dans un trou de mine puis repris, arrosés d’acide, brûlés et les cendres jetées sous terre.Sur place il retrouve des cendres, un bout de doigt quelques fragments d’os et des lambeaux de vêtements.Quand l’armée rouge chasse l’armée blanche, les résultats de l’enquête de Solokov suivent les VOIR PAGE A 12: TSAR Les festivals se regroupent Québec et Ottawa aideront à la création d'un fonds de soutien permanent STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Québec et Ottawa appuient le Festival Juste pour rire qui est en train de regrouper tous les grands événements culturels et sportifs de Montréal pour réclamer la création d’un fonds gouvernemental permanent de soutien et de développement Le bel accord unanime en faveur de la mise sur pied d’une sorte de bureau général des grands festivals de la métropole est apparu hier, pendant la conférence d’ouverture officielle du seizième Festival Juste pour rire, dans un bar de la rue Saint-Denis.Le festival bilingue de l’humour se poursuit jusqu’au 26 juillet.Pierre Marc Johnson, président intérimaire du groupe Juste pour rire, a dévoilé le projet de regrouper tous les VOIR PAGE A 12: FESTIVALS MONTRÉAL Front commun pour sauver le fleuve Saint-Laurent Stratégies Saint-Laurent, l’organisme de concertation qui réunit les riverains du Saint-Laurent, les écologistes et les acteurs institutionnels, a pris la décision hier de demander à la Cour fédérale de renverser la décision de la ministre titulaire d’Environnement Canada, Christine Stewart, de ne pas ordonner la tenue d’audiences publiques sur le creusage additionnel du chenal maritime du Saint-Laurent Nos informations, page A 3 La Société canadienne du sida blâme Ottawa Le gouvernement fédéral tarderait trop à autoriser les nouveaux médicaments MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La lutte contre le sida a connu quelques succès au cours des dernières années, mais les échecs sont encore trop nombreux et la propagation de la maladie, trop insidieuse pour que les Canadiens et leurs gouvernements baissent la garde et crient victoire, ont averti hier les représentants de la Société canadienne du sida (SCS).«La réalité est que la plupart des Canadiens ont cru la crise terminée, ce qui a favorisé une certaine complaisance face à l’infection par le VIH.Ce fut le cas même au sein du mouvement.Il faut abandonner cette complaisance et agir», de dire Terrence Stewart président de la SCS.Les pressions sur les gouvernements doivent se poursuivre, car trop reste à faire, disent ses collègues et lui.Ils proposent donc à la centaine de groupes membres de la SCS et au public canadien d’endosser un plan VOIR PAGE A 12: SIDA VOIR PAGE A 12: GM Des militaires en uniforme d’apparat ont transporté le cercueil du tsar Nicolas II, hier, à l’aéroport de Saint-Pétersbourg.M m, .— ¦ m v7 'Wft, Le pouvoir propose, les mythes disposent Dans la controverse, la Russie se prépare à inhumer le tsar Nicolas II et sa famille 778313000689 b 8 I.E I) K V 0 I H .1.E V E X I) R E DI 17 .1 U I L L E T I 9 !l 8 HOCKEY «tu.Gauthier devient président des Ducks Anaheim, Californie (PC) — Pierre Gauthier, qui a quitté les Sénateurs d’Ottawa en prétextant des raisons familiales, a été nommé hier président des Mighty Ducks d'Anaheim.«C’est une nouvelle carrière qui s’amorce pour moi, un nouveau défi, a souligné Gauthier.J’ai hâte de relever les nombreux défis qui se présenteront.Je suis très heureux de me joindre à ce club.» Gauthier, un ancien directeur général adjoint à Anaheim, a été le directeur général des Sénateurs lors des trois dernières saisons.En démissionnant de son poste le 29 juin, il avait affirmé qu’il n’était pas intéressé à se joindre aux Mighty Ducks.«J’ai expliqué lors de mon départ que mon poste à Ottawa était devenu incompatible avec ma vie familiale, s’est défendu Gauthier.Je suis parti comme un joueur autonome.Tony Tavares m’a appelé la semaine dernière et nous avons discuté de ce boulot et nous sommes arrivés à une entente.» Gauthier a ajouté que lui et Jack Ferreira — le directeur général de l’équipe — choisiront un nouvel entraîneur-chef au cours des prochains jours.Mais tout indique que Butch Goring ne sera pas le remplaçant de Pierre Pagé congédié en juin dernier.Goring a affirmé hier qu’on lui avait offert le poste mais qu’il a décliné l’offre pour des raisons salariales.Le nouveau président des Mighty Ducks avait quitté les Sénateurs le 29 juin alors qui lui restait deux ans et demi à écouler à son contrat.Rick Dudley est celui qui aura la lourde tâche de lui succéder à la direction de§ Sénateurs.A Ottawa, Gauthier a donné une certaine respectabilité à la concession qui semblait aller nulle part.Son approche calme et méthodique était ce qui convenait à une jeune organisation en déroute.Les Rafales sauvés.Québec (PC) — L’avenir des Rafales de Québec dans la Ligue internationale de hockey semble maintenant assuré.Le groupe dirigé par l’ex-ministre Michel Pagé a réussi à convaincre le Fonds des travailleurs de la CSN d’investir 450 000 $ dans l’équipe.Une entente de principe a été signée avec les propriétaires américains et la transaction devrait être finalisée dans une dizaine de jours.Entretemps, les démarches se poursuivent pour l’embauche du personnel hockey du club qui aura un nouveau nom la saison prochaine.On a aussi commencé à recruter des joueurs qui, promet-on, seront à majorité d’origine québécoise.Une vingtaine d’investisseurs se sont impliqués dans le sauvetage des Rafales.Trois millions de dollars de capitaux ont été nécessaires, dont un prêt sans intérêt d’un million consenti par Investissement Québec.Clark à Tampa Bay Tampa (PC) — Le joueur autonome Wendel Clark a signé un nouveau contrat avec le Lightning de Tampa Bay.L’entente d’un an rapportera 1,5 million à l’ancien joueur des Maple Leafs de Toronto.Le Lightning possède également une option d’un an sur le contrat de Clark.Clark, qui aura 32 ans en octobre, n’a inscrit que 12 buts l’an dernier à Toronto.Il a été souvent blessé, lui qui a raté 35 matchs.L’ancien capitaine des Maple Leafs a aussi porté l’uniforme des Nordiques de Québec et des Islanders de New York.En carrière, il a marqué 292 buts.Scott Young à Saint-Louis Scott Young a accepté hier les termes d’une entente de quatre ans avec les Blues de St.Louis.Les clauses financières du contrat n’ont pas été dévoilées.Young, un joueur autonome sans restriction, avait disputé la dernière saison dans l’uniforme des Mighty Ducks d’Anaheim.En 73 matchs, il a marqué 13 buts et récolté 20 mentions d’assistance.Il a aussi mérité deux bagues de la coupe Stanley, une avec Pittsburgh (1990-1991), l’autre avec le Colorado (1995-1996).i -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS À égalité au premier rang après 18 trous à l’Omnium britannique Tiger montre les dents Expos 10, Pirates 5 Grudzielanek renaît REUTERS L’Américain Tiger Woods en route vers le 18' vert.Southport, Angleterre (AP) — Tiger Woods a joué 65 hier pour s’emparer du premier rang de l’Omnium britannique après le premier parcours.Woods, qui n’a jamais été en tête d’un tournoi du Grand Chelem depuis sa victoire au Tournoi des Maîtres en 1997, partage le premier rang John Huston.Fred Couples, Nick Faldo et Loren Roberts n’accusent qu’un seul coup de retard tandis que David Love III, Brad Faxon et Fredrik Jacobson figurent parmi le groupe de joueurs qui ont ramené une carte de 67.Woods a été puissant et précis tout au long de la première ronde disputée par une chaude température.Sur les deux trous à normale 5, il a atteint le vert en seulement deux coups.Au neuvième trou, son coup de départ a presque franchi les 411 verges qui le séparaient de la coupe.Woods a également joué avec beaucoup de brio sur les verts, sa principale faiblesse depuis le début de l’année.Il a toutefois raté un roulé de cinq pieds qui lui a coûté un bogey au dernier trou.Woods a complété son parcours avec sept birdies et deux bogeys.Woods avait joué 64 lors du troisième parcours du tournoi de l’an dernier mais il n’était plus dans la course à ce moment-là.«Ce parcours a beaucoup ressemblé à cette troisième ronde, mais cette fois-ci, j’ai mieux joué sur les verts, a déclaré Woods.J’ai réussi quelques coups difficiles qui m'ont fait du bien.» Le comeneur faisait alors référence à ce roulé de 35 pieds au 13'' trou qui annulait le bogey qu’il avait commis au trou précédent.L’autre meneur, Huston, a complé- té son parcours de façon majestueuse en calant un roulé de 40 pieds pour un eagle au \T trou.Il a ensuite inscrit un birdie au dernier trou qui lui a permis de signer une carte de 65.Une belle prestation pour celui qui combat une tendinite.Colin Montgomerie avait fait plaisir à ses fans en enregistrant deux birdies en début de parcours mais il s’est écroujé au deuxième neuf en jouant 40.L’Ecossais se retrouve avec une fiche de 73, soit trois coups au-dessus de la normale.Lee Westwood, un des jeunes loups du circuit professionnel, a fait légèrement mieux.Ses birdies lors des deux derniers trous lui ont permis de ramener une carte de 71.Un autre jeune favori, David Duval a dû se contenter d’une carte de 70.«Dès que je jouerai mieux sur les verts, je serai dans la bonne voie», a PRESSE CANADIENNE , Dans le fond, tout ce que Mark Grudzielanek avait besoin pour relancer sa saison était quelques jours de repos.Felipe Alou l’a bien compris en lui donnant congé pour la première fois de la saison tout juste avant la pause du match des étoiles.Grudzielanek est un joueur transformé depuis son retour.Hier, il a frappe son premier circuit depuis le 13 mai, une claque de trois points en cinquième manche et a conduit les Expos à une victoire de 10-5 contre les Pirates de Pittsburgh devant une poignée de spectateurs au Stade olympique.Depuis son retour au jeu, Grudzielanek a obtenu 13 coups sûrs en 31 présences, un circuit, trois doubles, un triple et a produit neuf points.NICOLAS GUILLON LE MONDE Avant d’être une équipe cycliste, Festina est une marque de montres et de chronomètres vendus en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et en Chine.En France, le chiffre d’affaires de la firme atteint 100 millions de francs.Son p.-d.g., l’Espagnol Miguel Rodriguez, distribue encore les marques Lotus, Jaguar et Calypso.Le siège de Festina se situe en Andorre.Miguel Rodriguez est arrivé dans le monde du vélo en 1990.D’abord affiliée à la fédération espagnole, puis longtemps à la fédération andorrane, l’équipe Festina n’est française que depuis 1997.En 1993, elle avait déjà failli disparaître, à la suite d’un scandale: lors du Tour d’Italie, une partie de la formation s’était mise au service de§ Banesto de Miguel Indurain.A deux doigts de tout plaquer, Miguel Rodriguez s’était finalement tourné vers Bruno Roussel, arrivé quelques mois plus tôt de RMO — avec Richard Virenque, Pascal Lino et Willy Voet, le soigneur interpellé à la frontière franco-belge, mercredi, en possession de produits dopants.Le grand patron de Festina confia d’abord à Bruno Roussel la direction sportive de l’équipe pour le Tour de France, expérience récompensée d’une victoire d’étape (Pascal Lino) et du titre honorifique de «premier Français» pour Jean-Philippe Dojwa.Puis Miguel Rodriguez demanda à Bruno Roussel de lui faire une proposition, qui lut celle-ci: «Donnez-moi un an, la moitié du budget de cette saison et je vous garantis deux fois plus de résidtats.» En 1994, Festina illuminait le Tour de France avec 12 millions de francs.Luc Leblanc s'imposait à Hautacam, dans les Pyrénées, devant Miguel Indurain, Richard Virenque gagnait à Luz-Ardiden, toujours dans les Pyrénées, et les deux hommes terminaient respectivement quatrième et cinquième à Paris.Un mois plus tard, Luc Leblanc était sacré champion du monde à Agrigente, en Sicile.Depuis, Festina n’a cessé de grandir (quatre maillots à pois en quatre ans, deux podiums du Tour, quatre étapes du Tour 1997) pour s’installer au sommet de la hiérarchie mondiale.En octobre dernier, Laurent Brochard s’emparait à son tour du maillot arc-en-ciel.Avec l’arrivée à l’intersaison du Suisse Alex Zülle, double vainqueur du Tour d’Espagne, Festina était même devenue la «dream team» ou l’équipe (Richard Virenque, Laurent Brochard, Laurent Dufaux, Pascal Hervé, Armin Meier, Christophe Moreau, Didier Rous, Niel Stephens, Alex Zülle) qui devait dynamiter cette Grande Boucle.Festina est engagée dans le cyclis- me pour une saison encore, moyennant un investissement de 30 millions de francs.Mercredi, la société faisait savoir par communiqué qu’elle est «radicalement contre l’utilisation de substances prohibées par les lois ou par les règlements des fédérations sportives, et peut annuler le contrat souscrit avec l’entreprise sponsorisée par la marqua avant de renouveller «sa confiance envers tous les membres du groupe sportif Festina qui a récolté tant de succès».Festina est également liée à la Société du Tour de France, puisqu’elle assure le chronométrage officiel de l’épreuve.Le contrat court jusqu’çn 2003, à raison de cinq millions d,e francs par an.Une panoplie de produits à risques Cipollitli en grand sprinteur Les substances retrouvées dans la voiture d’un soigneur de l’équipe Festina représentent la panoplie traditionnelle des produits dopants.¦ L’EPO (érythropoïétine) est une hormone stimulant la fabrication des globules rouges, transporteurs d’oxygène.L’augmentation de la quantité d’oxygène véhiculée dans les muscles est recherchée dans les sports d’endurance.Il y a déjà eu des accidents thrombo-emboliques (bouchons qui peuvent provoquer attaques cérébrales et infarctus du cœur) chez des sportifs ayant pris de l’EPO.L’EPO peut favoriser les poussées de tension, et il n’est pas exclu qu’elle favorise la croissance de tumeur préexistante.Cette hormone, produite naturellement par l’organisme, n’est pas détectée par les contrôles.¦ L'hormone de croissance favorise le développement musculaire et brûle accessoirement les graisses.Elle peut provoquer de l’hypoglycémie et un surdosage chronique peut accroître anor- malement des os, épaissir les traits du visage (signes d’acromégalie), provoquer un diabète.¦ La testotérone est une hormone mâle qui permet aussi le développement de la masse musculaire.Donnée à petites doses, elle est rapidement éliminée et est difficilement décelable.Selon les spécialistes, des contrôles inopinés au réveil des sportifs révéleraient des, surprises.Son utilisation prédispose à l’acné.A fortes doses, elle génère une diminution de la spermatogénè-se (fabrication du sperme), des œdèmes et une hypertrophie des glandes mammaires de l’homme.Chez les femmes, elle provoque une «masculinisation» de l’organisme (forte pilosité ou voix grave).¦ L’Hyperlipen (équivalent en Belgique du Lipa-nor en France).Ce produit non dopant est un hypolipémiant, destiné à réduire le cholestérol sanguin.Dans un programme de dopage, il est utilisé pour fluidifier le sang.Le Monde Châteauroux (AFP) — En grand sprinteur, l'Italien Mario Cipollini (Saeco) s’est imposé, hier à Châteauroux (centre), dans la cinquième étape du Tour de France cycliste encore sous le coup de l’affaire Festina.Cipollini, qui n’avait pas encore disputé de sprint pour la victoire depuis le départ de Dublin, a devancé de plusieurs longueurs le Champion d’Allemagne Erik Zabel et le Français Christophe Mengin.Le peloton, avec le maillot jaune, l’Australien Stuart O’Grady (GAN), a terminé groupé malgré une chute survenue dans le sprint d’arrivée.L’Italien Silvio Martinello est resté à terre pendant plusieurs minutes avant de se relever.Majestueux comme à son habitude, Cipollini a produit son effort derrière Zabel, le premier à lancer ce sprint à haut risque mais aussi très spectaculaire.«Zabel m’a touché quand il a démarré, a expliqué Cipo.Mais j’ai réussi à me rétablir», a précisé l’Italien, ajoutant: «Je ne suis pas totalement sa- tisfait de mon début de Tour car je n’ai jamais eu la possibilité de défendre mes chances.Je suis en excellente condition mais, le problème sur le Touf, c’est que beaucoup de coureurs veulent faire les sprints, même pour une troisième ou quatrième place.C’est pour cette raison que les sprints sont aussi dangereux.» Dans les quatre premières étapes, Cipollini était tombé à deux reprises et avait été retardé une fois par une «cassure» dûe à une chute collective.À Châteauroux, il a remporté sa septième victoire d’étape dans le Tour dont il a déjà porté le maillot jaune pendant quatre journées (deux en 1993, deux en 1997).Super-Mario, qui est âgé de 31 ans, est considéré par ses pairs comme le numéro du sprint.Depuis ses débuts en 1989, il affiche plus de cent victoires à son palmarès, treize pour s’en tenir à la saison en cours.O’Grady, en jaune depuis la veille, a eu sa part d’émotions.Une chute l’a projeté à terre au 80 kilomètre, mais l’Australien a repris ensuite sa place malgré des contusions au côté droit.BASEBALL LIGUE NATIONALE Pourquoi Ronaldo a-t-il perdu le Mondial?Pour quelles raisons l’avant-centre de la Seleçao a-t-il été aligné lors de la finale France-Brésil, alors qu’il avait été victime d’un mystérieux malaise six heures auparavant?Quelle est la nature du mal?A-t-il subi des pressions pour jouer?Une enquête du quotidien français lève une partie du voile.LE MONDE Ronaldo est en vacances.À peine arrivé à Rio de Janeiro, mardi, l’avant-centre de la Seleçao a pris l’hélicoptère pour Angra dos Reis, à 150 kilomètres de Rio.Dans quel état de santé se trouve exactement le meilleur joueur du monde?Etait-il en mesure de disputer le match contre la France?Château de la Grande Romaine, dimanche 12 juillet, vers 14h30.Les joueurs de la Seleçao font leur sieste.Dans son bureau, le directeur de cet hôtel de Lésigny (Seine-et-Marne), Paul Chevalier, travaille, lorsqu’il entend «des cris, une énorme agitation».Les cris viennent de la chambre 290, au deuxième étage du bâtiment principal.Celle-ci est occupée par Ronaldo et Roberto Carlos.L’attaquant brésilien a perdu connaissance.Roberto Carlos donne l’alerte.Il croit un moment que son coéquipier est mort Très vite, l’équipe médicale brésilienne, dirigée par le docteur Lidio Toledo, et les gendarmes du GIGN chargés de la protection de la délégation, interviennent.Le personnel de la Grande Romaine est tenu à l’écart.«Ils sont restés environ une demi-heure auprès de lui», estime M.Chevalier.«Une heure plus tard, j’ai aperçu Ronaldo qui se dirigeait vers le restaurant.Il y a bu un jus d’orange.» «C’était une peur épouvantable, déclarera plus tard le champion .Je ne m’en souviens pas exactement, mais je me suis endormi, et, alors, comme le médecin l’a dit, il semble que j’ai eu une crise pendant trente à quarante secondes.Je me suis alors réveillé, et j’avais mal partout.Mais avec le temps, la douleur est partie, et je me suis détendu.» Vers 17 heures, le joueur est discrètement acheminé vers la clinique des Lilas, chargée de fournir des prestations à plusieurs équipes depuis le début du Mondial.Ronaldo se trouve à bord d’une voiture de la délégation brésilienne, escortée par un véhicule du GIGN.Les renseignements fournis par les médecins brésiliens à leurs confrères sont des plus succints: l’attaquant a bel et bien perdu connaissance.Pendant combien de temps?Les Brésiliens ne le précisent pas.Ils indiquent, en revanche, que Ronaldo n’a pas d’antécédents médicaux.Selon eux, il n’aurait jamais fait auparavant de crise d’épilepsie ou de tétanie.Iœs médecins des lilas n’auront aucune précision sur le traitement reçu par le joueur au cours ou au décours de son malaise.Les Brésiliens ne disent pas non plus quels soins lui ont été alors pro digués (analyse sanguine, technique de réanimation, par exemple).Il est simplement demandé aux médecins français de pratiquer un scanner cérébral et un examen à résonance magnétique nucléaire (RMN).Ronaldo ne présente aucun signe clinique particulier.Il n’a pas d’hypo tension artérielle; on ne retrouve pas de signe clinique d’épilepsie (trace de morsure de la langue) ou de tétanie.Selon le docteur Bernard Roger — le radiologue qui a pratiqué scanner et RMN —, l’attaquant de la Seleçao paraissait alors «tranquille et détendu».Le scanner et la RMN n’ont pas permis, selon le médecin français, de retrouver des «éléments irritatifs» permettant de penser que Ronaldo ait fait une crise d’épilepsie.Cependant, le joueur n’a pas subi d’électroencéphalogramme (EEG).Cet examen aurait permis à l’évidence de mieux cerner le diagnostic, mais ne l’aurait pas établi, ni dans un sens, ni dans l’autre, de manière formelle.Dans la tribune de presse, rien n’a encore filtré.Mais Ronaldo ne figure pas sur la feuille de match, le document offiçialisant la composition des équipes.A 19h$5, Canal Plus révèle l’information.A 20h2(), le chef des sports de la chaîne, Charles Biétry, annonce que le joueur vedette du Brésil sera finalement titulaire.A cette heure-là, les journalistes mettent encore ces hésitations sur le compte d’une blessure «classique» de footballeur, à la cheville ou au genou.Un peu plus tard, un communiqué de la FIFA révèle que le joueur a subi des examens médicaux.Les résultats sont rassurants.Ronaldo peut disputer le match.Qui a pris cette décision de l’aligner?Sur ce point, les explications divergent.Ronaldo lui-même préfère jouer.«J’aurais pu me dégonfler, mais j’ai décidé de jouer et de mettre le paquet pour aider l’équipe.» Selon une autre version, Mario Zagallo, le sélectionneur, et le docteur Toledo lui auraient demandé de participer à la finale.Enfin, une autre hypothèse est avancée: Ricardo Texeira, le président de la Confédération brésilienne de football (CBF) aurait exigé la présence de Ronaldo sur le terrain, en raison des liens financiers de la CBF avec l’équipementier Nike.Seule certitude: les Brésiliens n’ont pas demandé leur avis aux médecins français.La polémique prend de l’ampleur dans la journée de lundi.A-t-on fait courir des risques inconsidérés à la santé du joueur?Quelle est la nature exacte de son malaise?«1^ plus probable, a expliqué au Monde le docteur Roger, est qu’il s’est produit une conjonction de trois éléments — une grosse fatigue, une grande lassitude et un grand stress — qui ont abouti à ce que l’on appelle un malaise vagal.» A priori, ajoute-t-il, rien ne permet de penser que Ronaldo ait fait une crise de tétanie ou une crise d’épilepsie.Rien ne permet non plus de l’écarter formellement dans la mesure où l’on ne sait pas dans quel état clinique précis était Ronaldo au moment de son malaise, ni quel traitement lui fut alors administré.Il n’est pas non plus possible, a priori, faute d’information précise, d’écarter l’hypothèse d’un surdosage en produits dopants ou antalgiques.Au Brésil, le docteur Toledo, principale cible des critiques, annonce que le joueur va de nouveau être examiné.Ix's propos du médecin semblent de plus en plus contradictoires.Alors que la première explication officielle était celle d’un stress excessif, Lidio Toledo se montre soudain moins catégorique: «Im tension nerveuse seule ne peut provoquer une convulsion, sauf à être combinée à d'autres facteurs.» Tout au soulagement d’être tiré d’affaire, Ronaldo avait déclaré, dimanche: «Nous avons perdu la Coupe du monde.Mais j’ai gagné une autre coupe, ma vie.» Hier Pittsburgh à Montréal Philadelphie à Mets Milwaukee à Atlanta Los Angeles à St.Louis Section Est G P Moy.Dill Atlanta 62 32 .660 — New York 46 43 .517 131/2 Philadelphie 47 44 .516 131/2 Montréal 38 55 .409 231/2 Floride 36 58 .383 26 Section Centrale Houston 55 39 .585 — Chicago 51 43 .543 4 Milwaukee 47 45 .511 7 Cincinnati 45 50 .474 10 1/2 St.Louis 43 50 .462 11 1/2 Pittsburgh 42 52 .447 13 Section Ouest San Diego 61 34 .642 — San Francisco 53 42 .558 8 Los Angeles 47 47 .500 131/2 Colorado 41 54 .432 20 Arizona 32 62 .340 281/2 LIGUE AMÉRICAINE Hier Toronto à Chicago Kansas City à Oakland Yankees à Detroit Cleveland à Boston Baltimore au Texas Minnesota à Seattle Tampa Bay à Anaheim Section Est G P Moy.Dit! New York 67 21 .761 — Boston 54 38 .587 15 Toronto 47 49 .490 24 Baltimore 45 50 .474 251/2 Tampa Bay 35 58 Section Centrale .376 341/2 f Cleveland 53 39 .576 Kansas City 42 51 .452 11 1/2 Minnesota 42 51 .452 11 1/2 Chicago 41 53 .436 13 Detroit 38 53 Section Ouest .418 14 1/2 Anaheim 52 41 .559 — Texas 51 43 .543 1 1/2 Oakland 44 49 .473 8 Seattle 42 53 .442 11 t I.K II K V U I li , I.K V K X I) K K l> I 17 III I.I.L I I H il K B 1 1 CULTURE Les copains ont bien grandi Bran Van 3000 se paie un vrai triomphe au Festival d'été RÉMY CHAREST CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC Il y a un an, presque jour pour jour, Bran Van 3000 était la plus belle surprise du 30 Festival d’été de Québec: tout fraîchement devenue un groupe de scène, la bande de copains dirigée par James Di Salvio avait conquis une foule déjà nombreuse au Pigeonnier.Cette année, la bande de copains devenue un solide groupe, une formation à l’échelle de son potentiel succès planétaire, s’est payé un véritable triomphe sur la grande scène du Parlement.L’ampleur du phénomène se mesure aisément si l’on précise que la foule très jeune avait commencé à s’assembler sur le site dès midi, un petit camping assez courageux compte tenu de la canicule.Inutile de dire que, le soir arrivé, la foule était compacte au possible, au point de transformer toute l’avant-scène en un énorme mosh pit sur lequel surfaient des spectateurs heureux et d’où surgissaient périodiquement, de cette forêt de bras levés au moindre appel de «Bran Man» di Salvio, une bouteille d’eau, un t-shirt ou un soulier éjecté dans la danse.Sur scène, il y avait fête aussi.Car un spectacle des BV3, c’est toujours un beau party, une fête des clins d’œil et de vie prise du bon côté, même quand on chante des choses dures comme «With the way things are looking like they’re going to be, it seems we're all going to sell out, eventually».Toujours doté de la capacité rare de servir tous les styles musicaux à la fois, les Bran Van ont progressé nettement sur le plan musical.Ixjs voix, en particulier, sont plus nettes et plus présentes — c’est le métier qui rentre chez des gens qui n’avaient pas vraiment prévu le coup.Si le prix du spectacle le plus populaire n’était pas cantonné à la section francophone de la programmation (ce qui est compréhensible, vu qu’il fait partie des prix Miroir, mais qui empêche de prendre le pouls véritable de la foule), je gagerais bien ma chemise que le gagnant donné dimanche soir serait Bran Van 3(XX).Même si, compte tenu de l’achalandage et du fait que tous les goûts sont dans la nature, il y aurait bien un Paul Fiché ou (va restait à voir hier soir) un Jean Leloup pour venir jeter un doute là-dessus.Il n’y a plus rien Il y a des années qu’on leur disait que c’était emmerdant, que va tuait l’atmosphère des spectacles et que Va éloignait salement le public des artistes, et le Festival d’été a finalement entendu l’appel de la raison.Les zones VIP, qui bloquaient bêtement les avant-scènes du Pigeonnier et du Parlement avec des tas de gens assis les bras croisés ou des chaises vides, selon le soir, ont finalement déménagé vers l’arrière des sites.Au Pigeonnier, on a construit en fond de parc une grande estrade réservée aux porteurs d’accréditations (et une autre section d’estrades qui améliore le confort du site pour le grand public), tandis qu'au Parlement, on a établi une nouvelle zone clôturée sur le côté ouest.Résultat, le public danse avec joie au pied des artistes (tel que le spectacle des BV3 l’a superbement démontré) ou peut, dans les moments plus tranquilles, gagner un peu plus d’intimité (devant un Dick Anne-garn, par exemple).Même si tout n’est pas parfait (la zone du Parlement est trop grande et jamais, jamais pleine, celle du Pigeonnier est un peu massive), il s’agit tout de même de la plus grande amélioration apportée aux sites par le Festival d’été de Québec du Maurier depuis belle lurette.Chapeau.Les imprévus Un Festival d'été ne serait pas ce qu’il est sans un ou deux changements de programme.Il y a donc des ajouts à signaler pour ce week-end.Ce soir à 19h, avant les spectacles des Fabuleux Élégants et de Zachary Richard au Parlement, on pourra voir et entendre le chanteur Mario Peluso, originaire du Témiscamingue, dont le premier disque a été chaleureusement et unanimement applaudi par la presse au cours des derniers mois.Demain soir à 21 h à la Maison de la Chanson, les amateurs de Brassens pourront voir ce qu’un groupe appelé Concurrence Déloyale fait de ses chansons — c’est plutôt réussi, d’ailleurs.Ft finalement, dans ce qui pourrait ressembler à un petit volet off, le Bet.e & Stef Band, qu’on avait entendu pendant les Nuits du Beat Molson Dry, revient faire un petit tour, ce soir et demain soir, à 23h, au Biloxi Bar, place d’Youville.Un week-end qui promet Le dernier week-end de cette 31' édition chaude et moite du Festival d'été de Québec est plein de promesses.Si les familles en auront pour leur argent en journée avec les nombreux spectacles offerts sur la rue et dans les parcs — et c’est sans compter les prestations colorées et les initiations aux arts du cirque de «Circo-cité» à l’Espace du Marché-du-Vieux-Port) —, les amateurs de soirées tapageuses n’y perdront pas leur huile non plus.Ce soir à 20h, Les Fabuleux Élégants (Patrick Norman, Jeff Smallwood, Bourbon Gautier et William Dunker) précèdent Zachary Richard (21H30) à l’Esplanade du Parlement, alors que Todos Tus Muertos (20h) et Grimskunk (21h30) seront au Parc de la francophonie et Zong (20h) puis Jaojoby (22h), à la Place d'Youville.Samedi, dès 20h, Okoumé (Esplanade du Parlement) et les Frères Guissé (Place d'Youville) repartent le bal, suivis à 20h30 du concert of- fert par un orchestre d’harmonie, l’Ensemble vent et percussion de Québec, qui clôturera ainsi le volet classique.A21h30, Robert Charlebois (Esplanade du Parlement) et à 22h, Dieuf Dieul et Sénémandingue (Place d’Youville) bouclent cette avant-dernière journée du calendrier.Dimanche, c’est à Mario Chénart (20h) et Bruno Pelletier (21h30), à l’Esplanade du Parlement, que reviendra le rôle de déclarer terminé le festival.11 faut ajouter que les noctambules de resteront pas en rade, puisqu’il y a aussi au menu de tardifs spectacles dans les bars de la ville : Vendredi, Jo-ranne Pelletier est au Café des Arts, Bob Walsh au D’Auteuil à 23h et Nancy Dumais est au Kashmir à 23h30.Samedi, Joranne Pelletier et Bob Walsh remettent ça, alors que Vilain Pingouin est au Kashmir à 23h30.Dimanche, dernier tour de piste pour Walsh, même heure, même poste.E N H R E F Au suivant (Le Devoir) — «Le Boum Ding Band se retire sereinement de la scène locale et internationale», annonçait hier, par voie de communiqué humoristique, la petite formation de crooners de salon qui fait danser les étés québécois depuis quelques années, avec un succès qui depuis peu allait s'amenuisant.lx’s ex-Boum Ding Band confirment par la même occasion qu’ils ne feront pas de vente de garage.L’autre 60 Minutes New York (AP) — Le réseau CBS prépare une autre émission d’affaires publiques, dans la manière de 60 Minutes qu’il présente le dimanche.Jeff Eager, un des producteurs du bulletin quotidien, en semaine à 19h, dirigera cette production devant débuter l’hiver prochain et dont le soir de diffusion n'est pas encore déterminé.Le producteur Don Hewitt, qui a lancé 60 Minutes en 1968, y travaillera aus- si.Lui et le journaliste Mike Wallace étaient d’abord opposés à l’idée d’un 60 Minutes bis, mais M.Hewitt a changé d’idée, affirmant maintenant que l’émission «deviendra naturellement la deuxième meilleure de son genre».L’émission traitera ses sujets avec ses reporters, ceux du 60 Minutes dominical pouvant au besoin y présenter une mise à jour de leurs sujets.Disque de Ringo New York (AP) — Le Beatle Ringo Starr vient de lancer le nouveau disque Vertical Man.«Il y a autant de joie que sur Ringo et ça s’entend.Je me sens confiant comme je ne l’ai pas été depuis loiigtemps», a confié le batteur de 57 ans.Son disque solo Ringo avait fait très bonne impression, à sa sortie en 1973.Ix' titre Vertical Man réfère à la lin des années d’alcoolisme du musicien.Ringo Starr y est entouré de Paul McCartney, George Harrison, Steven Tyler, Brian Wilson, Ozzy Osbourne, Akuiis Morissette et Scott Weiland.Premier Gala Juste pour rire, hier soir P’tits comiques ! MARIE-ANDRÉE CHOU I NARD LE DEVOIR Premier Gala Juste pour rire hier soir au Théâtre Saint-Denis, aîné d'une série de cinq qui se poursuivront encore jusqu'à lundi.En lieu et place du traditionnel Yvon Deschamps, c’était à l'animateur-comédien Patrice L'Écuyer que revenait le rôle d’inaugurateur en chef, une tâche — visiblement plutôt un plaisir — dont il s'est acquitté avec.grâce.Il y avait convié Jean-Guy Moreau, Martin Petit, et puis Pep Bou, un clown espagnol, pétillant personnage.Patrick Huard y a fait un saut, Alain Choquette le don de quelques étincelles magiques, Sylvain Laroque un cours de généalogie remarquable et François Massicotte une confidence canino-co-mique plutôt canine que comique.Patrice ne semblait pas nerveux: débit tout à fait régulier, désarmante facilité à croquer la moindre anicroche pour s’en faire du capital de bouffon, un être charmant, drôle, maître de lui-même et de la cérémonie.Fort bien.Mais nous y reviendrons.Allons plutôt à l'essentiel, person- nifié hier par trois jeunes lurons, frais émoulus de l’Ecole nationale de l'Humour.Alex Perron, Louis Morrisette et Jean-François Baril.U jeune, le fif et le macho! — il s’agit ici du titre du numéro qu'ils «cassaient» hier au Gala Juste pour rire, et non pas de leur titre respectif, notons-le bien.Brillant.Savoureux.Fin et osé à la fois.Rafraîchissant.Quelques minutes qui ne désaltèrent pas assez.Sur le sacro-saint thème de la religion, les trpis humoristes ont imaginé l’Église de l’an 2000, dans une société menée par les commanditaires — n’étions-nous pas nous-mêmes au Gala Craven A Juste pour rire du Festival Craven A Juste pour rire en association avec Labatt bleue?— et où il faut, pour attirer les fidèles, adapter son langage et ses habitudes à ce que sont devenus les gens.«Les gens ne veulent plus se faire confesser pur un prêtre.Ils préfèrent aller à Claire Lq ma relie! Qu’est-ce que devrait faire l’Église pour se donner un second souffle?», demandent d'abord les Mecs Comiques.D’abord, suivre le train et marier les paraboles aux commandites de ceci et de cela.Avec sur scène un curé à l’allure traditionnelle, chasuble à l'appui, et puis MC-Bedo (nous imaginons ici l’orthographe), un bedeau plus rapper qu’en-fant de chœur, et enfin un jeune homme en collant, chargé de présenter en direct à la messe les messages des publicitaires, le trio frappe en plein dans le mille.Dans la paroisse de Saint-Joseph de Pétro-Canada — «steppette» du jeune homme en collant: «Tant qu'à faire le plein, faites le plein des Pétro-Points!» — la communion est une gracieuseté de McCain, qui présente les hosties ultra légères.Entre une confession à l’auto et une lecture de l’Evangile, gracieuseté de Hershey Canada (paroles de Jésus sur la croix: Oh! Oh! Henry!), les Mecs Comiques provoquent l'hilarité générale et étonnent.Nous les reverrons.Ix* public aura très certainement eu l’impression, à certains moments, de revoir L’Ecuyer, l’émission animée par le comédien, tant il a employé des formules propres à son talk-show pour faire glousser l’auditoire.Il se défend d’être comédien, mais ses prestations à quelques-uns clés derniers Bye! Bye! et son passé d'improvisateur à la LNI l’ont bien servi hier de ses imitations d’humoristes québécois à sa destruction à coups de massue du téléphone cellulaire trop bruyant d’un spectateur négligent (arrangé avec le gars des vues?) en passant par sa décision d’ini-tieç un quidam aux vertus du stand-up, L’Ecuyer a fait rire.De tous ses invités, il faut rappeler Martin Petit, ancien des Zones interdites (1997), connu aussi des adeptes de Boule Dogue Bazar.Son numéro sur l’intelligence démarre avec l’achat d’une bouteille de Drano Ultra et nous mène, dans le fou rire le plus complet, à l’extinction de la race des épais, un jour peut-être espèce menacée.L’espagnol Pep Bou et son numéro d'adresse tout en bulles éblouit, mais ne fait pas rire; Sylvain Laroque raconte une histoire à partir des noms de nos ancêtres québécois.Jean-Guy Moreau«donne dans le René Angélil, et Alain Choquette séduit par sa magie humoristique.Il faudra surveiller l'horaire-télé pour revivre cette soirée par le biais du petit écran.Au Cabaret ÿ Les fans et les enfants d’abord SOURCE JUSTE POUR RIRE STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ce n’est pas tout.11 reste encore deux spectacles à voir dans la série Cabaret du seizième Festival Juste pour rire.Deux coups prometteurs en fait: Juste pour lire, qui devrait plaire si la chose reste fidèle au modèle de l’année dernière; et Tolérance zéro, le premier solo de Maxim Martin, que d’aucuns présentent comme l’événement majeur (et vacciné) de la très jolie petite salle du Musée de l’humour.Ce n’est donc pas tout et le niveau devrait bientôt remonter, jusqu’aux sommets espérés.Tant mieux.Parce qu’avant-hier soir, franchement, la série a touché les bas-fonds avec un spectacle intitulé On a tous un frigidaire! du duo Mario Bélanger et Sylvain Ouellet.Si Guy Nantel, l’ancien concurrent de La Course autour du monde, a proposé de l’humour de cégépien, plus tôt dans cette même série, ces deux nouveaux petits rigolos sont d’un niveau inférieur.C'est de l’humour de polyvalente, quoi.Pas scolaire.Secondaire et même trop souvent primaire.On y va.De quoi s’agit-il?Essentiellement de l’humour à sketchs, un genre peu pratiqué au Québec depuis que la vague du stand-up a tout emporté.L’effort est appréciable.Même les performances solo demandent aux comiques de plonger dans des jeux de rôles.Certains des numéros (ou des personnages) sont connus des habitués des salles comiques.Par exemple, «le gars qui fait des toasts», un bourru misanthrope qui gueule contre tous ses clients.Et puisjipi, l’animateur des jeunes, plus énervant qu’un baril de poudre à gratter.Ou le numéro de la grève des putes du Centre-Sud.D’autres composantes subissent leur baptême des feux de la rampe, notamment le sketch autour du «mononc» nostalgique de 1976, celui qui a «tellement tripe sur les Jeux olympiques» qu’il a prénommé ses trois filles Nadia.Pas de stand-up, donc.Mais pour dire quoi, tout de même?Les deux lascars font dans un genre absurde bas de gamme.Ils ramènent encore une fois des personnages vus et revus de nonos plus nonos que le dernier des nonos.On connaît, puisque ce modèle occupe toute la place, ou presque, dans le merveilleux monde de l’humour québécois.Dans ce cas, c’est par exemple le freak sur le BS qui livre son ode abrutissante à King Kong (ça ne s'invente pas).Ou ces prostituées plus vulgaires qu’une bedaine de bière.Que des sous-doués, culturellement déficients, des lum-penprolos pas jojos, des «analphabètes», servis comme pathétiques modèles d'humanité.On se demande pourquoi.On pourrait même se passer de réponse si le résultat déridait.Mais non.D'un point de vue sociologique, ce spectacle in- Le duo Ouellet-Bélanger trigue; d’un point de vue pragmatique et utilitaire — on est là pour rire, oui ou non?—, il rate presque complètement son but.Même quand ils parlent d'eux, de leurs petits vécus, ces deux humoristes tombent au plus bas.Un sketch montre Bélanger en train de rêver à on devine quoi.Ça pourrait être drôle parce que, franchement, le sexe et la vulgarité sont les deux (plus grosses) mamelles de l’humour.Mais la gestuelle «cochonne» (coups de langue, coups de rein, etc.) demeure pathétique.Conclusion?Un bon stand-up vaut mieux que deux mauvais «sket-cheurs» tu les as eus.Forum de la chanson francophone Une triste mélodie Deux jours de discussions pour tenter de poser un diagnostic sur la situation de la chanson au Québec MARIE LACHANCE Québec — La chanson franco phone n’est peut-être pas au bord de l’agonie, mais, voyez-vous, elle fait actuellement de la fièvre.Un symptôme suffisamment inquiétant pour que des spécialistes de la question chantée — créateurs, représentants des médias, fonctionnaires et gens de l’industrie — se réunissent autour d’une même table, celle du VIL Forum de la chanson francophone du Festival d’été de- Québec, et tentent de poser un diagnostic.Nous avons donc eu droit, mardi et mercredi, à deux jours de réflexions, de témoignages et de discussions où on s’est beaucoup penché sur les enjeux de ce secteur culturel, à savoir l’état actuel de la chanson francophone québécoise et française, les moyens de production et de diffusion de l’avenir, la relation artiste-public et l’ouverture sur le monde.Pléthore de points ont été soulevés et bon nombre de questions posées lors de ces discussions ouvertes à un public qui, il faut bien le mentionner, était hautement spécialisé et ne se bousculait pas au portillon.On y a essentiellement fait état de problèmes liés aux structures propres à la production et à la diffusion de la chanson.Plusieurs des intervenants ont souligné, par exemple, le fait qu’au Québec, on n'accorde pas suffisamment de place a la diversité, aux différentes formes musicales, et que la radio publique, tout comme les gros producteurs, sont en grande partie responsables de cette uniformité sonore.D'autres ont tente de déterminer si les créateurs devaient s’adresser à un ou des publics et quels étaient les problèmes inhérents aux vitrines mises à leur disposition: les difficiles ventes de disques, le nombre restreint de spectacles télé se consacrant à la chanson, le coût des billets de spectacle, la venue du vi-déoclip, etc.Bref, tous des problèmes qu’on nous expose depuis belle lurette mais dont le seul constat n’apporte malheureusement rien de neuf à la question.Hormis l’intervention de Pierre Lampi on, président de la SODEC et responsable d’un groupe de travail visant à mettre sur pied une série de mesures qui contribueraient à la relance de la chanson francophone au Québec, ce forum n’aura apporté aucun remède à l’ensemble de ces maux.Ce qui porte à dire qu’il serait peut-être temps de franchir l’étape préliminaire du bilan de santé et de tenter enfin de soigner le malade.Le seul constat n’apporte rien de neuf à la question Gershwiir , CANADIEN Monti dame RÉSERVATION RÉSEAU ADMISSION: 790-1245 • 1-800-361-4595 INFO • 450.227.0427 Du 1er au 8 août ateliers de danse pour professionnels et niveaux avancés H O T f L n .i.k nrvoiii g Saint-Sauveur -jgg ,j|lr@a„nr Sauveur AEROFLOT cW \j\-ycfcw' cT.IL, ^ oJ\ Du 31 juillet au 9 août 1998 31 juillet Ouverture Les 100 ans de I et 2 août PREMIÈRE Stockholm 59" North soloists of Royal Swedish Ballet 3 août Danse Théâtre de Bande à Part 4 août Ensemble Amati Aventure à Trois Temps 5 août Montreal Jubilation Gospell Choir 6 août Compétition de 6 août Ensemble Romulo Larrea et Véronica Lare Un soir à Buenos Aires 7 et 8 août PREMIÈRE NORD AMÉRICAINE Ballet de St-Petersbourg & Principal American Dancers J 1 I
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