Le devoir, 17 juillet 1998, Cahier A
V (I i.I.X X X I X x " i r> 7 I $ / T (l It 0 X T 0 I $ LE DEVOIR PERSPECTIVES La leçon d’Aimé Dimanche, l’équipe de France a gagné la Coupe du monde de football.Lundi, L'Équipe, le puissant (et seul) quotidien de sport de l’Hexagone, écoulait avant lOh 1,7 million d’exemplaires, près de six fois son tirage habituel.Mais ce qui aurait dû être un grand moment recelait en fait un véritable cauchemar pour la «bible du foot».Depuis deux ans, L'Équipe malmenait sans retenue l’entraîneur français Aimé Jacquet, l’homme à la personnalité peu flamboyante dont les méthodes allaient censément conduire la sélection nationale tout droit à sa perte.Ix* directeur de la rédaction du journal, Jérôme Bureau, avait même indiqué être prêt à se «flageller» publiquement si la France passait le premier tour du Mondial.On le sait, les Bleus ont fait beaucoup mieux.Et c’est un homme contrit, défait, qui s’est présenté lundi sur les ondes de la chaîne d’informations continues LCI.Bureau a dit avoir présenté sa démission, que son patron a refusée.«Ou s’est gourés, a-t-il avoué.Je demande pardon.» Il a parlé d’erreurs commises «de bonne foi».Il a invoqué le fait qu’il était plus difficile et courageux d’émettre des opinions, quitte à faire son mea-culpa, que de suivre le troupeau qui brait (d’ailleurs, c’est l'inverse qui s’est produit, et le reste de la presse a, en bonne partie, emboîté le pas à L’Équipe, dont il se distancie commodément aujourd’hui).«Je crois qu’il faut ramener cela à de justes proportions.C’était au départ un débat sur le jeu; ce débat n'a plus de sens aujourd’hui parce que Jacquet a gagné.Il a gagné de la plus belle manière avec un groupe exceptionnel, donc je lui dis bravo», a-t-il résumé.Mais Jacquet n’a rien voulu entendre: s’il a personnellement la couenne dure, sa famille jurait été profondément blessée.A chaud, après la victoire de dimanche, il a réitéré avoir été «trahi».«Jamais je ne pardonnerai.Jamais», lançait-il.Et lui qui avait déjà qualifié «une certaine presse» de repaire de «voyous, irresponsables, malhonnêtes et incompétents» a ajouté lundi soir que L'Equipe détenait «le monopole de l'imbécillité».Ce qui a amené le journal à répliquer que Jacquet «préfère la haine au pardon» et propose «d’organiser le lynchage de ceux qui n’ont pas pensé comme vous».Mais une question, juste comme ça: qui donc, s’il s’agissait vraiment d’un «débat sur le jeu», a le premier suggéré «le lynchage de ceux qui ne pensent pas comme vous».?Tempête dans un ballon de gros rouge qui tache?Dans le monde du sport, où pullulent les gérants d’estrade, autorisés ou non, jouissant d’une tribune ou non, on a souvent tendance à rabaisser ces querelles à des enfantillages sans conséquence.Et Aimé Jacquet n’est évidemment ni le premier ni le dernier personnage sportif, loin s’en faut, à être traîné dans la fange par des médias qui, au delà de leur rôle d’informateurs, s’érigent en porte-parole de ce qu’ils croient être l’opinion publique, qu’ils ont eux-mêmes façonnée, ou de ce qu’ils croient être juste.On pourrait en parler à Mario Tremblay, tiens.Mais même en postulant l’insignifiance transcendante du sport de spectacle, le pouvoir médiatique autorise-t-il, parce qu’il «fait son travail», à descendre un homme sans lui avoir laissé une chance raisonnable?Et suffit-il de s’excuser quand on a une omoplate plus grosse que l’autre à cause du doigt qui s’y trouve?Ix* sport organisé est largement tributaire de la couverture médiatique qui lui est accordée.Les salaires faramineux n’existeraient pas sans les tout aussi faramineuses commandites, qui elles-mêmes n’existeraient pas sans une diffusion intensive.De nos jours, les Jeux olympiques et la Coupe du monde, pour ne parler que d’eux, sont faits par et pour la télé, qui devient, avec la presse écrite à un moindre degré, une vitrine commerciale.Aussi le journalisme sportif se rebiffe-t-il lorsqu’on se mêle de lui faire la leçon: intermédiaire obligé, il se croit tout permis.C’est arrivé lors de ce Mondial: les membres d’au moins cinq équipes ont refusé de parler aux journalistes de leur pays sous prétexte de mauvais traitement.Résultat, on a critiqué ces prime donne qui refusent la critique et envoient paître par reporters interposés le bon peuple qui les paie grassement.Les joueurs, ce serait la loi, doivent s'adresser aux médias.(On aimerait par ailleurs voir si les journalistes donneraient des entrevues souriantes à des gens qui écriraient tous les jours sur eux, épiant et commentant leurs moindres gestes, exigeant de temps en temps leur démission et traquant leur vie privée.Chacun son métier?Alors on laisse les footballeurs jouer au football.) Il ne s’agit évidemment pas de museler les médias d’une manière ou d’une autre.Après tout, la presse sportive d’ici comme d’ailleurs a un penchant beaucoup plus prononcé pour l’enthousiasme béat et débridé et le semi-publireportage que pour la critique.Mais Aimé Jacquet est tout à fait justifié de refuser de passer l’éponge.Dans sa sortie contre L’Équipe, Jacquet a aussi dit du quotidien qu’il ne cherchait qu’à «vendre du papier», ce à quoi il est d’ailleurs parvenu.El on peut parier que l’entraîneur a espéré que, parmi ce lectorat gonflé de début de semaine, il s’en est trouvé bon nombre non seulement pour revivre le triomphe de l’équipe de France, mais aussi pour goûter une autocritique aussi juteuse qui* l’affront qui l’avait rendue inévitable.J e a n U i o n ?N M K T K 0 Montréal Nuageux avec averses.Max: 27 Min: 19 Québec Nuageux avec averses.Max: 25 Min: 18 Détails, page A 7 I N Agenda.B 9 Annonces.A 4 Avis publics.A 7 Culture.B 11 Economie.A 8 Editorial.A 10 vvww.led ) E X Mode.B 4 Le monde.A 6 Les sports.B 8 Montréal.A 3 Mots croisés.A 7 Télévision.B 10 ivoir.com M 0 N T 11 É A I.I.Y V E N I) Il Y I) I I 7 .1 F I I.I.Y I I !l «I ,S S 7 e + T A X K S MODE La loi sur le tabac touchera le milieu de la mode, page B 5 LE MONDE Cour criminelle: Axworthy se rend à Rome, page A 6 LE MONDE Le garde du corps de Clinton pourra garder le silence, page A 6 Des soleils sous la pluie JT- "T «T O.0 vi * % ^ -V.* s:- .j " MALGRE UNE PLUIE intermittente, les participants au Tour de France ont eu droit à leur ration de soleils, hier, alors qu’ils bouclaient la cinquième étape de l’épreuve, un parcours de 228,5 kilomètres entre Cholet et Château roux.L’étape a été remportée au sprint par l’Italien Mario Ci-pollini, et l’Australien Stuart O’Grady a conservé son maillot jaune de leader du classement général.On sait que le Tour est aussi assombri par une affaire d’importation de substances dopantes impliquant l’équipe Festina.Nos informations, page B 8.Les syndiqués de GM lancent un appel à l’aide Le directeur québécois des TCA exhorte les «forces vives» du Québec à se mobiliser pour sauver l'usine de Boisbriand FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le directeur québécois du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Luc Desnoyers, exhorte «les forces vives du Québec», telles les Bombardier, Alcan et Hydro-Québec, à se mobiliser pour faire pression sur le géant de l’automobile afin de sauver l’usine GM de Boisbriand.«Si les grandes entreprises québécoises mettent la main à la pâte, on peut réussir à convaincre General Motors de relancer son usine de Boisbriand», a livré hier en entrevue M.Desnoyers, qui avait participé activement au sauvetage de la Kenworth de Sainte-Thérèse.«Les gouvernements et les syndicats ont jusqu'à maintenant essayé mais satis succès, dit-il.[.] Je crois que le secteur privé doit tenter sa chance, il en va de l’intérêt de l’économie de la grande région de Montréal.» JEAN-PIERRE Til I H AIJ DAT CORRESPONDANT DE LIBÉRATION A MOSCOU eue reste-t-il du dernier tsar de toutes les Russies 80 ans après son exécution par les heviks à Iekaterinbourg?Un misérable tas d’os qui gisait sous terre pêle-mêle avec ceux de ses proches dans un impérial charnier retrouvé seulement au début des années 90.Mais spnt-ce bien là des os de tsar, ce fils de Dieu?L’Eglise orthodoxe de Russie en doute.Et probablement ne finira-t-elle jamais d'en douter.Car, pour des raisons aussi bien religieuses qu’historiques et stratégiques, elle ne saurait trancher par l'affirmative, ce qui aurait pour première conséquen- Selon lui, par exemple, puisque les automobiles sont de plus en plus fabriquées avec de l’aluminium, GM porterait sans doute une oreille attentive au plaidoyer d’Alcan en faveur de l’usine de Boisbriand.Si toutes «les forces vives du Québec» font de même, ça pourrait fort bien changer la donne, croit M.Desnoyers.Dans un contexte où l’avenir semble plutôt sombre pour l’usine de Boisbriand, le temps presse, comme l’explique le directeur québécois des TCA.«GM annonce des investissements au Canada et aux États-Unis, mais rien encore n’est prévu pour l'usine de Boisbriand, déplore-t-il avec véhémence.C’est le mutisme total depuis deux ans.C’est inquiétant, car il y a plusieurs signes qui indiquent qu’on s’en va vers une fermeture.[.] A tout le moins, qu’on nous dise si l’usine va fermer ou non.Il n’y a rien de pire que l’incertitude.» À ses yeux, les grandes entreprises québécoises ce de diviser ses fidèles.En 1919, à Iekaterinbourg, alors sous le contrôle de l’armée blanche, Nicolas Solokov, un limier de la |M>lice du tsar, sur les lieux-mêmes, mène toute une enquête sur les circonstances du massacre impérial et la disparition des corps.En interrogeant de nombreux témoins, il conclut que les corps ont d’abord été jetés dans un trou de mine puis repris, arrosés d'acide, brûlés et les cendres jetées sous terre.Sur place il retrouve des cendres, un bout de doigt, quelques fragments d’os et des lambeaux de vêtements.Quand l’armée rouge chasse l’armée blanche, les résultats de l'enquête de Solokov suivent les VOIR PAGE A 12: TSAR Les festivals se regroupent Québec et Ottawa aideront à la création d'un fonds de soutien permanent STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Québec et Ottawa appuient le Festival Juste pour rire qui est en train de regrouper tous les grands événements culturels et sportifs de Montréal pour réclamer la création d’un fonds gouvernemental permanent de soutien et de développement.Le bel accord unanime en faveur de la mise sur pied d’une sorte de bureau général des grands festivals de la métropole est apparu hier, pendant la conférence d’ouverture officielle du seizième Festival Juste pour rire, dans un bar de la rue Saint-Denis.Le festival bilingue de l’humour se poursuit jusqu’au 26 juillet.Pierre Marc Johnson, président intérimaire du groupe Juste pour rire, a dévoilé le projet de regrouper tous les VOIR PAGE A 12: FESTIVALS M O N T R É A L Front commun pour sauver le fleuve Saint-Laurent Stratégies Saint-Laurent, l’organisme de concertation qui réunit les riverains du Saint-Laurent, les écologistes et les acteurs institutionnels, a pris la décision hier de demander à la Cour fédérale de renverser la décision de la ministre titulaire d’Environnement Canada, Christine Stewart, de ne pas ordonner la tenue d’audiences publiques sur le creusage additionnel du chenal maritime du Saint-Laurent Nos informations, page A 3 La Société canadienne du sida blâme Ottawa Le gouvernement fédéral tarderait trop à autoriser les nouveaux médicaments MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La lutte contre le sida a connu quelques succès au cours des dernières années, mais les échecs sont encore trop nombreux et la propagation de la maladie, trop insidieuse pour que les Canadiens et leurs gouvernements baissent la garde et crient victoire, ont averti hier les représentants de la Société canadienne du sida (SCS).«La réalité est que la plupart des Canadiens ont cru la crise terminée, ce qui a favorisé une certaine complaisance face à l’infection par le VIH.Ce fut le cas même au sein du mouvement.Il faut abandonner cette complaisance et agir», de dire Terrence Stewart, président de la SCS.Les pressions sur les gouvernements doivent se poursuivre, car trop reste à faire, disent ses collègues et lui.Ils proposent donc à la centaine de groupes membres de la SCS et au public canadien d’endosser un plan VOIR PAGE A 12: GM REUTKR '/ • - -y- , WJ Des militaires en uniforme d’apparat ont transporté le cercueil du tsar Nicolas II, hier, à l’aéroport de Saint-Pétersbourg.Le pouvoir propose, les mythes disposent Dans la controverse, la Russie se prépare à inhumer le tsar Nicolas II et sa famille VOIR PAGE A 12: SIDA 781^ 3^911144 778313000689 Depuis 43 jours, vous nous avez manqué ! Nos portes vous sont à nouveau ouvertes et nous prenons l'engagement de vous faire vivre une expérience de divertissement inoubliable.Au nom de la direction du Casino de Montréal Michel Crête Président-directeur général Loto-Québec MONTREAL Au nom des salariés de la CSN Yves Veillette Président Le Syndicat des employé-e-s de La Société des casinos du Québec A A I.K |) K V U I 11 .I.K V K N I) K K I) I 17 .1 I I I.I.K T I !» !( S LE DEVOIR MONTREAL Front judiciaire pour «sauver» le Saint-Laurent Ottawa ne veut pas tenir d’audiences publiques sur le creusage d’un chenal maritime L’ampleur des inquiétudes des milieux sociaux et environnementaux du Québec à propos des impacts d’un creusage additionnel du chenal fluvial n’a pas fini d’étonner Ottawa.Ses principaux alliés dans la restauration du Saint-Laurent en sont venus à quitter la voie de la concertation pour celle des tribunaux afin d’obtenir une voix au chapitre pour tout le monde et sur tous les aspects de cette nouvelle phase du plus méconnu des grands ouvrages de génie du Québec.L O U I S - G 11.L E S F K A N C (E 11 H LE DEVOIR Stratégies Saint-Ixiurent, l'organisme de concertation qui réunit les riverains du Saint-Laurent, les écologistes et les acteurs institutionnels, a pris la décision hier de demander à la Cour fédérale de renverser la décision de la ministre titulaire d’Environnement Canada, Christine Stewart, de ne pas ordonner la tenue d’audiences publiques sur le creusage additionnel du chenal maritime du Saint-Laurent.C’est ce qu’a déclaré, hier après-midi au Devoir, Mtirc Mu-don, le président de Stratégies Saint-biurent, un organisme financé par les fonds gouvernementaux d’Ottawa et de Quebec dans le cadre des travaux de restauration du fleuve.Stratégies Saint-biurent se joindra donc au comité ZIP du lac Saint-Pierre, à la Société pour vaincre la pollution, à l’Union Saint-Laurent-Grands Lacs unis et à la Société d’aménagement de la baie Lavallière afin de demander une révision judiciaire du refus des autorités fédérales de confier l’ensemble du dossier à une commission d’évaluation environnementale indépendante.M.Hudon a précisé qu’après mûre réflexion, la direction de son organisme avait décidé de rejeter la contre-proposition formulée mardi par les représentants fédéraux parce quelle ne faisait aucune place aux préoccupations du public, qui se voyait ainsi privé du droit d’influencer l'évolution du mégaouvrage de génie maritime, bien caché au fond du fleuve à l’œil des observateurs.le chenal maritime fait 2(X) mètres de largeur sur 11 de profondeur, le port de Montréal, qui relève des autorités fédérales, projette de le creuser d’un pied additionnel (0,3 mètre) pour permettre aux armateurs de remplir davantage leurs navires, ce qui devrait leur rapporter environ un quart de million de dollars supplémentaire par expédition.Effet de serre Ix* chenal maritime absorbe la moitié du débit lluvial et l'autre moitié, selon les études d’Environnement Canada, pourrait disparaître au cours du prochain centenaire en raison de l’effet de serre, ce qui transformerait radicalement la physionomie et l’écosystème fluvial, lit construction de ce méga-ouvrage invisible coïncide par ailleurs avec le début du déclin de plusieurs espèces fluviales, mais aucune étude d’impacts cumulatifs n’a jamais tiré au clair le rôle des change- ments apportés à l'hydraulique fluviale par cet ouvrage et ht navigation, tout comme leur jxjssible interaction avec la ]x>llu-tion.Au cours des derniers mois, une vingtaine d’organismes riverains et de groupes environnementaux, sans compter l’intervention formelle du gouvernement du Québec, ont réclamé une audience fédérale en rapport avec ce projet.Ije débat s’est accentué au cours des audiences publiques déclenchées par Québec sur des projets relativement modestes de dragage sur des quais du tronçon Montréal-lac Saint-Pierre, Ix* refus d'Ottawa d’évaluer en public son projet, pourtant beaucoup plus important, a dressé contre lui jusqu’aux organismes de concertation qu’il a lui-méme mis en place dans ce dossier, soit plusieurs zones d’intervention prioritaires (ZIP), que chapeaute Stratégies Saint-Laurent Lors d’une nouvelle rencontre de négociation cette semaine, les représentants du Port de Montréal, le promoteur en titre, et les ministres fédéraux au dossier ont «fait preuve d’une grande ouverture et de flexibilité», selon les mots de M.Hudon, en proposant de retarder le projet jusqu’au 15 septembre pour permettre la mise en place d’un «comité de vigilance» du projet, assez semblable à celui mis sur pied pour la décontamination des berges bourrées de BPC de Massena, du côté de New York.Les autorités fédérales et du Port de Montréal auraient par ailleurs été prêtes, a expliqué M.Hudon, à autoriser le comité de vigilance à stopper les travaux s'il le jugeait nécessaire afin de modifier le plan de creusage des hauts fonds du Saint-I.au-rent entre Montréal et Cap-à-la-Roche, en amont de Québec.Ix comité en question aurait regroupé des représentants du Port de Montréal, d’Environnement Canada, de Stratégies Saint-Laurent, des ZIP de Montréal-Est et du lac Saint-Pierre, des groupes environnementaux et au moins un exix*rt extérieur au projet.Mais, a précisé le président de Stratégies Saint-Laurent, les représentants des organismes fédéraux n’ont pas voulu faire une place au public |x>ur qu’il puisse influencer le projet avant sa réalisation, prévue pour la fin juillet, en faisant état de ses priorités, de ses appréhensions et de ses critiques.«Devant cette impasse, que nous n'avons certes pas désirée, a poursuivi Marc Hudon, nous avons rejeté la proposition qui nous a été faite et avons donné instruction à nos procureurs d'amorcer le recours judiciaire par lequel nous pensons pouvoir enfin faire valoir les droits du public.On ne le fait pas de gaîté de cœur.Ce n'est pas notre culture de contester les décisions de nos interlocuteurs devant les tribunaux.Mais nous sommes devant une question et un choix fondamental qui, de plus, touchent le cœur de notre mission.Nous avons été le pivot de la consultation publique en ce qui a trait au Saint-I/iurent depuis près de dix ans.Nous ne pouvons pas mettre de côté cet aspect fondamental qu ’est le public dans un projet aussi important et le sortir du décor au dernier moment.» Marc Hudon a expliqué ([lie les représentants fédéraux, qu'il a été impossible de joindre hier en raison de l’heure tardive, voulaient ramener le débat public au volet «navigation» de la phase III de l’entente fédérale«-provinciale sur la restauration du fleuve.«Mais, a précisé M.Hudon, le projet de creusage des hauts fonds du Saint-Laurent va en quelque sorte constituer les premiers jalons de l’avenir du fleuve avant même qu'on ne débatte de la question», ce qui la rend très théorique.La STCUM dégage un léger surplus L’achalandage connaît une hausse pour une deuxième année consécutive H Kl AN IM Y I.ES LE DEVOIR La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) a annoncé une légère hausse de l’achalandage de 0,7 % et un surplus de 21,3 millions de dollars pour l’année 1997.L’achalandage est passé de 336,5 à 338,8 millions de déplacements entre 1996 et 1997, indique le rapport annuel de la STCUM publié récemment.L’organisme attribue le supplément de voyageurs à deux éléments: le nombre de résidants occupant un emploi sur l’île de Montréal a augmenté de 0,4 % et l’augmentation des tarifs est demeurée sous le niveau de l’inflation.Il s’agit de la deuxième année consécutive où l’achalandage connaît une hausse.La STCUM a quand même perdu dix millions de voyageurs/année pour la période 1990-97.Les plaintes sont également à la hausse.Environ 16 000 récriminations ont été reçues en 1997, ce qui représente une augmentation de 4 %.L’introduction des autobus à plancher b;ts n’est pas étrangère à la recrudescence des plaintes.Ix manque d’espace à l’intérieur, l’étroitesse de l’allée centrale ainsi que les freinages et accélérations brusques ont notamment suscité la colère des passagers.Des modifications ont été apportées pour rendre le plancher bas conforme aux attentes de la clientèle.Des tests laissent croire que le modèle à 31 places assises, avec une plate-forme à barrière, est le plus prisé du public.L’interligne, qui génère des économies annuelles de six millions, a également reçu un accueil mitigé.Ce système permet de planifier les déplacements d’autobus en fonction de la demande de la clientèle.C’est donc dire qu’un chauffeur peut travailler sur deux ou trois lignes dans un secteur donné.Dans les faits, l’interligne a rallongé le temps d’attente pour les usagers ne se déplaçant pas dans le «sens du trafic».Une partie du surplus budgétaire de 21,3 millions servira d’ailleurs à ajouter des heures de service dans les secteurs les plus pénalisés par l’interligne.Les cinq stations de métro les plus fréquentées en 1997 furent les mêmes qu’en 1996, soit McGill (11,2 millions d’entrées), Berri-UQAM (9,7 millions), Henri-Bourassa (8,2 millions), Longueuil (6,7 millions) et Guy-Concordia (6,4 millions).Les lignes d’autobus les plus populaires restent également les mêmes: 80 du Parc-Côte-des-Neiges (48 500 passagers par jour), 139 Pie-IX (40 600) et 69 Gouin (37 500).La STCUM s’est par ailleurs engagée dans un important effort de rationalisation: 133 postes sont disparus en 1997 et 350 autres seront abolis cette année.Développement immobilier à l’île des Sœurs Boulevard ou pas, la forêt disparaîtra HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Même si les résidants de bile des Sœurs parviennent à bloquer le règlement d'emprunt permettant le prolongement du boulevard de l’Ile-des-Sœurs jusqu’à un futur quartier résidentiel, ils ne réussiront pas à faire annuler le projet de développement lui-même, qui détruira 12 hectares de forêt Pour desservir le futur quartier résidentiel que construira bientôt la Corporation Promeut sur le présent site d’une forêt de 12 heçtares, la Ville de Verdun doit prolonger le boulevard de l’Ilexles-Sœurs et construire les aqueducs, les égouts et autres infrastructures.Pour ce faire, la Ville a déposé un avis de règlement d’emprunt de 1,5 million qui devrait être adopté d’ici la fin du mois.Les résidants qui s’opposent à cet endettement pourront alors signer le registre ouvert à l'hôtel de ville pour signifier leur désaccord.Si 500 signatures sont recueillies, Verdun de vra soit abandonner son règlement d'emprunt, soit tenir un référendum pour sonder l’ensemble des résidants de 1 île des Sœurs.Ceci laisse espérer à certains citoyens que le développement résidentiel, privé de son boulevard, donc de son unique voie d’accès, ne se fera jamais et que la forêt sera sauvée.Or il n’en est rien.«À moins que quelqu'un nous offre un prix intéressant pour ce terrain ou que la Ville nous exproprie, on le développera, assure Louis Papineau, chargé du projet pour Corporation IYo-ment.Boulevard, pas boulevard, nous allons développer.Il nous coiîte environ 180 000 $ en taxes municipales annuellement.» Si le boulevard n’est pas prolongé parce que Verdun ne peut pas le financer, le promoteur construira plutôt une rue locale de même que les infrastructures dont il refilera la facture aux nouveaux résidants, comme cela se fait habituellement pour les rues secondaires des nouveaux déve-loppements.Une dépense additionnelle de 150 (KK) $ répartie sur 150 maisons qu'il sera facile de financer pour le promoteur, son projet étant évalué au total à 30 millions.Pourquoi en coûterait-il 150 000 $ au promoteur, mais 1,5 million à la Ville, pour le même boulevard?Parce que la Ville voudrait prolonger la route de 200 mètres en vue de futurs développements (Corporation Promeut construira 300 maisons supplémentaires d’ici sept à dix ans, bien qu’en zone non boisée) alors que Corporation Promeut se contenterait de 50 mètres de route pour l’instant.«Im Ville se dit qu 'elle est mieux de se préparer pour avoir la permission d’emprunter pour aller jusqu’au futur golf et les fiitures résidences , explique M.Papineau.Mais pour la première phase du projet, qui consiste à construire environ 150 maisons, nous n’avons besoin d'égouts, d'aqueducs et de rues que sur 50 mètres.» Les défis des transplantations VR E SSE C A N A DIE N N E Cela prendra non seulement un registre de donneurs |x>-tentiels, mais aussi de la coordination, des efforts constants et un suivi si le Canada veut établir un système efficace de transplantation.Ix* Dr Philip Belitsky est coprésident du Comité national de coordination sur les dons d’organes et de tissus, avec Elizabeth Barker.Dans le cadre du 17 congrès mondial de la Société de transplantation, hier à Montréal, il exposait le défi qui se |x>se à son comité, créé le printemps dernier.Ix* comité doit formuler des recommandations aux gouvernements afin d'améliorer le système de dons d organes et de transplantations.Actuellement, les besoins dépassent largement les dons d’organes et de tissus.Plusieurs problèmes ont déjà été soulevés: les donneurs potentiels n’ont pas toujours manifesté leur volonté à leur famille ou n'ont pas signé les documents nécessaires; le personnel médical n’est pas toujours à baise pour approcher la famille à ce sujet; certains délais se posent parfois.Pour le Dr Belitsky, il est évident qu’il n’existe pas un seul remède à ce problème.L’établissement d’une banque de données, d’un registre des donneurs potentiels, par exemple, ne suffirait pas à rendre le système plus efficace.Pas plus (bailleurs que de simplement rendre une personne responsable des transplantations dans chaque établissement de santé.C’est un ensemble de mesures qu'il faudra adopter et, surtout, bien coordonner et agir avec célérité.Trésor caché JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sv7 HOWIÇHS .;•.1 tfr- f X-.g,, r x ¦; .'j-iu * Le passant n’en croit pas ses yeux.Une Nash 1955.C’était dans le temps des jolies filles en jupes à crinoline.Le temps des Blue Suede Shoes d'Elvis.Le temps des drive-in, des banana splits, des cheveux gominés à la brillantine.le temps où on avait encore des cheveux.Im rutilante décapotable rouge à la banquette de cuir blanc aura fait rêver bien du monde, hier, rue Sainte-Catherine! aun i i Ïoignez-vous à la tradition estivale ^trimoine et venez profiter de réductions allant jusqu a 40% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés U La salle de montre ‘“J est fermée tous les dimanches durant 1 été 440, 3932 Autoroute Laval Ouest, Québec H7T 2P7 (450) 687-6867 A 4 I.K H !•: V 0 I It , I.V.V K N I) I! K I) I 17 .ll'll, I, K T I II !» S L E S A C T 11 A LI T E S Ligne électrique entre Hertel et Des Cantons Hydro-Québec fait face à une opposition élargie Le comité des citoyens de Val Saint-François, opposés à la ligne électrique de 735 kV qu'Hydro-Québec s’apprête à construire entre Hertel et Des Cantons, en Estrie, élargit son champ de bataille.Déjà, le Comité est allé chercher l’appui d’importants groupes environnementaux américains et a réussi à convaincre les résidants de la MRC Haute-Yamaska, traversée par la future ligne, de former leur propre comité de citoyens.HÉLÈNE BIZZETT1 LE DEVOIR Pour Guy Chevrette, ministre des Ressources naturelles, le Comité de citoyens de "Val Saint-François n’était compose que d'une centaine de «gos-seux de poils de grenouille», et son membership aurait fondu pour ne laisser qu’une dizaine de «villégiateurs frustrés de voir passer des pylônes sur leur terrain».Pourtant, tout au contraire, le mouvement ne rétrécit pas, il s'élargit.Le comité de citoyens de Val Saint-François a reçu jusqu’à ce jour une vingtaine de résolutions appuyant leur mouvement d'opposition de MRC couvrant toutes les régions du Québec.«Les MRC du Québec sont très inquiètes de la façon de procéder d'Hydro-Québec, analyst1 Jacques Laval, membre du comité.De plus en plus de MRC sont inquiètes de penser qu'il y aura de nouvelles lignes et qu'on prétextera une nouvelle urgence, probablement un contrat d'exportation vers les États-Unis, pour passer sans faire d'audience.>• Déjà, le tout nouveau Comité de citoyens de la Haute-Yamaska, une MRC Washington (AP) — La thalidomide est autorisée aux Etats-Unis.L’autorité américaine en matière de santé, la Food and Drug Administration, a donné son feu vert hier, avec des restrictions draeo- qui sera aussi traversée par la future ligne électrique d’Hydro, tout comme celles de Acton et Rouville, a tenu sa première assemblée générale mercredi soir à laquelle ont assisté 70 citoyens.«Hydro a toujours prétendu que toutes les autres MRC impliquées étaient d'accord avec son projet, rappelle Monique Fournier.Mais Hydro considère comme de la consultation publique le fait de rencontrer deux élus et un représentant de l'UPA.Or je peux vous dire qu’il y a de nombreuses personnes provenant de toutes les MRC impliquées qui viennent nous voir, nous téléphonent, assistent à nos assemblées et qui nous disent: “Notre MRC est contre nous, notre MRC ne nous écoute pas.Vous allez arrêter la ligue contre nous”.» Les citoyens de Val Saint-François et de la Haute-Yamaska exigent du gouvernement que la ligne de 735 kV fasse l’objet d’un moratoire en attendant que la commission Nicolet, chargée d’élucider les causes techniques et administratives de l'effondrement du réseau de transport d’Hydro-Québec lors de l’épisode du verglas de janvier, dépose ses niennes, à ce produit, le plus tristement célèbre au monde, qui avait causé dans les années 60 d’importantes malformations chez des nou-veaux-nés.Selon la FDA, la thalidomide est efficace dans le traitement conclusions et que le BAPK procède à des audiences publiques en bonne et due forme.Selon les citoyens improvisés militants, Hydro-Québec prétexte l’urgence de boucler le réseau en Estrie pour éviter une autre crise de verglas alors qu’au fond la société ne souhaite construire cette ligne que, pour exporter de l’électricité vers les États-Unis.Dans cette optique, le Comité de Val Saint-François a approché plusieurs groupes environnementaux de la Nou-velle-Angleterre pour obtenir leur appui dans leur lutte et, jusqu’à présent, 13 ont répondu à l’appel, dont le chapitre atlantique du puissant Sierra Club.«Aussi longtemps que le Québec ne respectera pas ses propres procédures démocratiques, nous utiliserons tous les moyens pacifiques en notre pouvoir pour empêcher de ce côté-ci de la frontière la construction d'infrastructures qui permettraient d'importer des quantités supplémentaires d’électricité», a affirmé Betty Quick, codirectrice du comité énergie, au cours d’une brève entrevue téléphonique.Comment leur clouer le bec Le Comité de citoyens de Val Saint-François a par ailleurs profité de sa conférence de presse d’hier pour lancer un défi à Hydro-Québec: il demande de mandater des experts internationaux impartiaux pour corroborer la relation que la société d’Etat établit entre la capacité maximale de glace que les fils sont censés être capables de supporter de certaines formes de lèpre, ce qui ne concerne pas plus de 50 personnes par an aux États-Unis.Mais la thalidomide devient le produit le plus surveillé jamais autorisé aux États-Unis.Ses utilisateurs seront et la quantité de glace qui est réellement tombée lors de l'épisode du verglas de janvier.Les fils électriques étant conçus pour supporter une charge radiale de glace de 45 millimètres, Hydro-Québec justifie l’effondrement de son réseau par le fait qu’il en est tombé 80.Or, par charge radiale, on entend une couche de glace de 45 mm tout autour du fil, explique M.Laval.Comme les précipitations tombent habituellement de haut en bas, la glace s’accumule surtout sur le dessus du fil.Les (ils seraient donc en théorie capables de supporter jusqu’à 120 millimètres de glace, soit beaucoup plus qu'il en est véritablement tombé.«En d'autres termes, l’ensemble du réseau d'Hydro-Québec n'a jamais subi une charge supérieure à 75 % de la charge de glace qu 'il est [censé être] capable de supporter, s’insurge M.Laval.Si vous voulez nous faire taire une bonne fins pour toutes, engagez-vous des experts internationaux impartiaux qui viennent corroborer ce que vous avancez » Par ailleurs, le Comité de Val Saint-François a rencontré Bernard I-andry la semaine dernière pour lui faire part de ses demandes, une rencontre dont ils se sont dits satisfaits.Malgré tout, il y a urgence d'agir puisque le début des travaux est prévu pour la première semaine du mois d’août.Les citoyens, qui ont retenu les services d’un avocat, se disent maintenant prêts à entamer des démarches juridiques «sur plusieurs fronts» si jamais leur demande restait sans réponse.États-Unis inscrits sur un registre spécial géré par le gouvernement, les femmes devront faire un test de grossesse avant de pouvoir acquérir le produit et tous seront contraints à utiliser des moyens de contraception.Feu vert pour la thalidomide aux Telephone: 9854 LES PETITES ANNONCES I • N •D 'E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100- 150 Achat-vente-échange 160- 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location j 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES I I I I APPARTEMENTS-LOGEMENTS A OUTREMONT, haut duplex, beau 7 t/2 spacieux, 2 s.bain et cuisine réno., boiseries, loyer, garage, t ,800$ chautté, 342-7045.OUTREMONT, tr.bel appart Durocher (Lajoie).Idéal professionnel; 2 c.c, spacieuses, belle réception, grde cuis équipée, gar.f 500$.(élec.et chaut n.c.) 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REUTERS UN OISEAU sur un pneu attrape un poisson qui a accompli l’exploit de s'adapter à la pollution du lac Beire dans la capitale du Sri iMnka, Colombo.La Banque mondiale a lancé, cette semaine, un projet de 12 millions pour le nettoyage du lac qui traverse de larges parties du centre d’activité financier de la capitale et qui sert de déversoir de produits chimiques aux usines des alentours.La Croix-Rouge sous la protection de la faillite dès lundi ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Société canadienne de la Croix-Rouge demandera dès lundi prochain à la Cour de l’Ontario de la placer sous la protection contre la faillite.Arrivée hier à une entente sur la vente de ses actifs dans le secteur transfusionnel aux deux nouvelles agences du sang qui la remplaceront à partir du 1" septembre, l’organisme aborde maintenant le délicat dossier du dédommagement des victimes de l’hépatite C.La Croix-Rouge s’est engagée, la semaine dernière, à verser à un fonds de dédommagement des victimes le montant total de la vente des actifs dans le secteur transfusionnel, moins la dette accumulée dans ce secteur d’activité.Divulgué mercredi dernier, le montant de la vente atteindra 132,9 millions.11 était toutefois impossible hier d’obtenir de l’organisme le montant de la dette correspondante.Au moment de présenter ses états financiers en septembre dernier, rapporte la porte-parole de la Croix-Rouge, Suzanne Meunier, cette dette avait été évaluée à environ 50 millions.Cependant, ajoute-t-elle, ce montant risque fort d’avoir beaucoup varié en dix mois.Mais l’ampleur et le sens de ces variations demeurent un mystère.A la fois, dit- elle, parce que la Croix-Rouge tient à garder ce type d’information secret jusqu’à ce qu’elle obtienne des tribunaux la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mais aussi parce que ces chiffres devront faire l’objet de recalculs judiciaires cet été.Pour le moment, le seul indice disponible sur le montant qui sera finalement versé par la Croix-Rouge en dédommagement aux victimes de l’hépatite C demeure le montant de 100 millions avancé la semaine dernière par le quotidien The Globe and Mail, une évaluation que n’ont jamais démentie les dirigeants de l’organisme caritatif.Le mystère sera peut-être levé dès lundi prochain, à condition toutefois que la Cour de l’Ontario accorde à la Croix-Rouge la protection contre la faillite qu’elle demande.L’organisme fait présentement face à des poursuites civiles dont le montant total s’élève à cinq milliards.A la Croix-Rouge, on constate ne pas avoir d’autre choix que d’arriver cet été à une forme d’entente à l’amiable avec les représentants des victimes de l’hépatite C, ce que doit permettre le recours à la protection contre la faillite, sans quoi l’organisme sera bel et bien en faillite.Les BPC de Saint-Basile acheminés à Grandes-Piles PRESSE CANADIENNE Grandes-Piles — Horizon Envi-ronnement inc., une entreprise de gestion des sols contaminés, a confirmé en matinée hier que plus de 2000 tonnes de sols loto-qi Tirage du 98-07-15 5 31 37 38 43 49 I Numéro complémentaire: “14 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 923 027,50$ 5/6+ 2 288 454,10$ 5/6 179 2 578,30$ 4/6 11 093 79,70$ 3/6 222 192 10,00$ 1 Ventes totales: 13 484 389$ 1 Prochain gros lot (approx ): 2 200 000$ Tirage du 9 98-07-15 12 13 18 23 27 47 Numéro complémentaire: 3 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 12 500,00$ 4/6 1 050 50,00$ 3/6 18 933 5,00$ J Ventes totales: 453 660,00$ Egtra Tirage du 98-07-15 NUMÉROS LOTS 274364 100 000$ 74364 1 000$ 4364 250$ 364 50$ 64 10$ 4 2$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En ca de disparité entre cette liste et la liste ofticielle, cette dernière a priorité.contaminés aux BPC provenant de Saint-Basile-le-Grand seront acheminées vers ce centre de confinement de (îrandes-Piles, en Mauricie, au cours des prochaines semaines.Cintec-Tredi, un sous-traitant de Cintec Environnement, a reçu le mandat du ministère de l’Environnement du Québec (MEC)) de disposer des BPC de Saint-Basile-le-Grand.Cette entreprise a donc convenu avec Horizon Environnement de procéder au cou fine ment des sols contaminés (2500 tonnes) dans l’une de ses cellules à sécurité maximale.Le transport des matières contaminées pourrait nécessiter une centaine de voyages dans des camions étanches et rigoureusement contrôlés, au départ et à l’arrivée.Guy Fortin, de la direction régionale du MEQ, a tenté de rassurer la population hier, lors d’un point de presse, en précisant que îes BPC ne sont dangereux que lorsqu’ils sont ingérés ou brûlés.Ije confinement de sols contaminés aux BPC de moins de 50 parties par million, comme ceux qui seront expédiés à Grandes-Piles, représente une solution adéquate, a-t-il indiqué.Le porte-parole d’Horizon Environnement, Luc Ouimet, a d’ailleurs laissé entendre que le site de Grandes-Piles offre toutes les garanties de sécurité pour le milieu.L’endroit est d’une superficie de 500 000 mètres carrés et l’on envisage déjà un agrandissement.M.Ouimet a aussi indiqué que l’opération est évaluée à plusieurs dizaines de milliers de dollars et que le MEQ fera preuve d’une vigilance constante sur le déroulement des activités et sur le respect des normes et du contrôle.Ils ne sont pas dangereux lorsqu’ils sont ingérés ou brûlés I.K I) K V (III!.L K \ h X I» It t! I» I I Rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse La DPJ est vertement critiquée Les jeunes confiés à la Direction de la jeunesse ne sont pas à l’abri des abus les jeunes ou leur famille avaient bien PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Les jeunes confiés à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne sont pas pour autant à l’abri des abus, estime la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.I);uis son dernier rapport, l’organisme n’y va pas de main-morte dans l’évaluation de la situation des jeunes.A partir des demandes d’intervention qui lui sont acheminées, elle trace un portrait sombre.«Plus de la moitié des 727 demandes adressées à la commission (et qui relèvent directement de son mandat] mettent en cause la qualité des services octroyés par le Directeur de la protection Dallas (AFP) — Une vague de cha-lpur sans précédent frappe le sud des États-Unis où elle a déjà fait une cinquantaine de morts et causé des dégâts très sévères à l’agriculture.La canicule, qui frappe depuis le début du mois le Texas où elle a fait au moins 23 morts, s’est étendue à la Louisiane, avec déjà 20 morts, à l’Ok-lahoma (six morts) et à la Floride.Dans les champs parcheminés et crevassés, le bétail et les cultures, coton et céréales, souffrent également de la chaleur.lx*s dégâts sont déjà estimés pour le Texas à quelque 1,5 milliard de dollars, avec des conséquences pour l’économie de l’Etat qui pourraient atteindre 4,0 milliards de de la jeunesse lors de la prise en charge (30 %), lors de décisions de fermeture [de dossiers] qu'il prend (12,8 %), ou encore à l'étape de l’évaluation de la situation d'un enfant (5,6 %)», précise l’analyse.Les enquêteurs expliquent que les demandes portent sur les délais pour évaluer la situation à la suite d’un signalement ou pour prendre en charge la situation d’un enfant dont la sécurité et le développement ont été jugés compromis (6,6%).«Cette proportion monte à plus de 70 % lorsqu’on y ajoute le lieu d’hébergement inapproprié.» Au cours du dernier exercice, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse a jugé bon de mener 133 enquêtes en vue de déterminer si dollars, selon un organisme chargé des affaires agricoles, le Texas AotM agricultural extension service.La catastrophe pourrait surpasser celle de 1996, où les pertes dues à la sécheresse ont été de 5 milliards $.Dans le comté et la ville de Dallas, où les températures dépassent les 38 degrés Celsius depuis une dizaine de jours, culminant même à 44 degrés, le plan-chaleur a été mis en application pour la première fois.Une ligne téléphonique spéciale a été installée pour que les habitants puissent appeler à l’aide dans le cas d’un appareil à air conditionné en panne ou pour réclamer des ventilateurs, fournis gratuitement par les autorités.obtenu tous les services prévus a la loi.On parle d’hébergement et des droits de l’enfant à des services sociaux adéquats, «et notamment [du] fait que toute mesure disciplinaire doit être prise dans son intérêt».Dans 22 % des cas sur lesquels on a enquêté, la commission précise que les interventions de la DPJ manque effectivement de réelle planification ou de coordination.lx-s enquêteurs notent aussi «des situations de non-respect des ordonnances, de même que des lésions de droits à l'égard de la préparation et de l'information des enfants et de leur famille».C’est chez les adolescents que la situation semble la plus pénible.Le document parle de viol des règles de Le premier jour, plus de 40U0 appels ont été enregistrés.Dans plusieurs zones, l'eau commence à manquer.«Nous avons commencé à avoir un montant de demande /en eauj au moins de juin équivalent à celui que nous avions en général en août», a souligné le président de la commission de protection des ressources naturelles du Texas, M.Barry McBee.Des conseils sont dispensés à la population dans les journaux ou dans des messages à la radio et à la télévision, pour l’inviter à prendre des douches moins longues, à ne pas arroser les pelouses, ou à laver les voitures dans les stations-services où l’eau est recyclée.fonctionnement dans les centres de réadaptation, de mesures d'isolement et de retrait non balisées, laissant ainsi place à des décisions qui ne sont pus nécessairement motivées par l’intérêt des adolescents concernés «Malheureusement, poursuivent les auteurs du document, plusieurs autres situations illustrent le fait que malgré des politiques claires et respectueuses des droits des enfants, le per sonnel qui intervient auprès des adolescents continue dans attains cas a adopter des pratiques proscrites, surtout en matière d’isolement et de retrait, mais également en matière de fouille et de contention.» Dans le cas des adolescents, la Commission des droits qualifie la -i tuation d’inquiétante et de décevante.PRESSE CANADIENNE O t.John’s, Terre-Neuve — le canal vj Discovery et la société RMS 1 ita nie entreprennent une expedition qui les conduira vers l’épave du Titanic et qui portera notamment sur la bactérie «mangeuse d’acier» capable éventuellement de détruire ce qui reste du célébré navire.Les chercheurs tenteront aussi d’arracher un morceau de la coque du navire, qui a coulé en 1912 au large de Terre-Neuve après avoir frappé un iceberg.Les restes du Titanic seront ensuite transportés à Boston avant de faire partie d’une exposition dans un ipusée d’Europe ou des États-Unis.L’expédition, qui durera un mois à compter du 5 août, coûtera sept millions.Le 16 août, la chaîne télévisée Discovery diffusera une émission de deux heures en direct de l’épave, qui est située à environ quatre kilomètres sous la mer.Les caméras diffuseront en direct les images de l’exploration en détail de la proue, du pont, et de la tentative de récupération de la radio Marconi du Titanic.Un microbiologiste de l’université de Regina, Roy Cullimore, aura alors l’occasion d’informer les téléspecta teurs de ses recherches, qui portent sur l’évaluation des dommages subis d'autant plus, note le rapport, qui les lacum.obs rvéesetsout tt ig li réapparaissent périodiqiu nu nt mal gré ses nombreuses interventions poui améliorer les politiques di eta blissi ments où les jeunes sontgardés L’an dernier, la commission t 7194 demandes d’information plaintes dans des dossiers touchant les jeunes Pas moins de 727 t 1 vaient de sa compétence.La commission indique que «les enquêtes démontrent dt façon manifest que le respect dt.droits des jeune.d m ne lieu a une lutte de tous les instants Selon elk il faut attribuer une large part des difficultés de la DPJ à un manque de ressources «avec ses répercussions su; les delais dans l'octroi par répave en raison de la pres< nci de la bactérie -mangeuse d’acier Le résultats des r ch< i < h dt professeur Cullimore seront inclus au menu de la programmation de Disn.very de l’an prochain Au total, une centaine d< , sonnes participe nt a < tt» - xpédidon, parmi lesquelles on compte divers spécialistes (océanographes, architectes, ingénieurs et historiens) Les scientifiques qui participent a F xj-edition vont en profiter pour prendre 2-1 000 photos de a de?appareils photo numériques Ci tti expéditi ne nsti lue, selon M C ullimore une étape de plus dans la quête du public, qui cherche toujours à accroître ses connaissances sui le Titanic.L’épave du Titanic pèse 19 tonnes, et les cl forts accomplis jusqu'à maintenant pour la soulever ont été vains.Mais le président de RMS Titanic, George Tulloch, a déclaré qu’il était confiant que cette fois-ci était la bonne.«Nous sommes mieux préparés cette fois-ci parce que nous avons déjà tenté l'expérience auparavant.- Une expédition semblable avait eu lieu en 1996.Elus de 1500 des 2200 personnes à bord du Titanic ont trouvé la mort quand le navire a coulé le 15 avril 1912.Parmi les survivants du naufrage, cinq vivent toujours.Cancer du poumon Fumeurs noirs, attention! Washington (AFP) — Les paquets de cigarettes vendus aux États-Unis pourraient prochainement com-porter un nouvel avertissement adressé spécifiquement à la population noire pour la mettre en garde contre le risque accru de cancer du poumon.Une commission du Congrès américain a en effet recommandé cette se-muinc.;i la lumière de récentes études médicales, l'adoption d’un nouveau lain 1 d’avertissement indiquant que «les Africains américains ont le taux le plus élevé de mortalité du fait de maladies lices à la consommation du tabac».I*i recommandation, avancée par la représentante noire de Floride Carrie Meek, fait partie des propositions adoptées dans le cadre du prochain projet de loi budgétaire ixnir les départe,ments de la Santé, du Travail et de l'Education.D- principal représentant de la santé au gouvernement fédéral, David Sat-cher, avait affirmé en avril que le taux de cancer du poumon était supérieur de 50 'Ai chez les hommes noirs comparativement a celui chez les hommes blancs.Par ailleurs, une récente étude publiée pur \o Journal of the American Medical Association (JAMA) relève que F Noirs absorbent plus de nicotine par cigarette que les Blancs, ce qui expliquerait le risque accru de cancer.•Les fumeurs noiis tentent plus souvent d'arrèh t ih fumer mais ont un taux de réussite nwindre que les Blancs, et les Noiis aux États-Unis ont plus de risques que les Blancs d'avoir un cancer du poumon et d'en mourir», avait affirmé un d< •.auteurs de l'elude Ralph Caraballo.Séisme possible à Los Angeles Washington (AFP) — La région de Lis Angeles n’est pas à l’abri d'un séisme majeur d’une magnitude de plus de 7 sur l’échelle de Richter, selon une étude qui paraît aujourd’hui dans la revue Science.Contrairement à certaines théories estimant que des tremblements de terre d’une magnitude de 7 seraient impossibles ikuis cette zone de la Californie, cette éventualité n’est pas à éliminer, indique le principal auteur de l’étude, Charles Rubin, de l’université de l’Etat de Washington à Ellensburg.En effet, a découvert ce géologue, de tels séismes ont été ressentis dans cette région à deux reprises au cours des 15 000 dernières années.La Nina refroidit le Pacifique équatorial Washington (AFP) — Ia* refroidissement de l’océan Pacifique au niveau de l’Équateur se poursuit, laissant deviner qu’un phénomène climatique loi Nina se met en place, a annoncé hier l’agence spatiale américaine (NASA).«Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les résultats actuels [des observations] semblent confirmer le début de conditions du type 1m Nina», estime la NASA dans un communiqué.La Nina, qui survient parfois après le passage d’El Nino, peut avoir des effets totalement contraires, mais aussi dévastateurs, que ce dernier qui a apporté inondations, tempêtes et pluies diluviennes dans l’hémisphère Nord et sécheresse dans le Sud.Le satellite américano-japonais TRMM, chargé de l’étude des pluies tropicales, a observé «des changements à la surface de l’océan et dans le mouvement des courants, ainsi que la dissipation d’El Nino», selon la NASA.Le mois dernier, une telle évolution avait déjà été notée par le satellite franco-américain TOPEX-Poseidon qui avait constaté un, rafraîchissement des eaux du Pacifique au niveau de l’Équateur.La NASA suit en permanence les changements dans les eaux équatoriales du Pacifique grâce aux deux satellites et à 70 bouées mises en place par l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère (NOAA).services-.Le sud des États-Unis chauffe Une cinquantaine de morts au Texas, en Louisiane et dans VOklahoma Expédition vers l’épave du Titanic Lu chaîne Discovery diffusera une émission de deux heures le 16 août 1 épave grace CARRIERES ET PR0FESS10 REPRESENTANT DES VENTES Lunetierie Nicolet Inc.Nous sommes à la recherche d'agents possédant de l'expérience dans la vente de produits optiques pour desservir la province de Québec.Notre compagnie offre les gammes de lunettes Lise Watier, CAL, Swank, Swank Kids et National.Les candidats doivent pouvoir voyager, avoir la capacité de se motiver et posséder au moins trois années d'expérience dans la vente, de préférence pour l'industrie des produits optiques.Bilinguisme requis.Nous offrirons une excellente rémunération aux candidats choisis.Nous invitons toute personne intéressée à faire parvenir son curriculum vitae par télécopieur à notre service des Ressources | humaines, au (905) 795-1389._nicolet@istar.ca_ Institution muséale accréditée et vouée à la diffusion des arts visuels, le CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS est à la recherche d’un(e) DIRECTEUR(TRICE) à temps plein.icipales responsabilités èrer les ressources humaines, financières et matérielles; anilier, coordonner, et réaliser le programme annuel d’activités muséales et de financement; • Élaborer et mettre en oeuvre des politiques, procédés et projets spéciaux; • Représenter l’institution auprès des instances locales, régionales, et nationales; • Assurer le développement, l’implication et le rayonnement de l’institution dans la région et à l’extérieur.Exigences • Diplôme universitaire dans l’une ou l’autre des disciplines suivantes: muséologie, arts visuels, histoire de l’art, gestion des arts (Une expérience pertinente peut suppléer à l’absence de diplôme); • Expérience significative de 3 ans en gestion d’organisme culturel; • Excellente connaissance du milieu muséal et du domaine des arts visuels; • Connaissance de la région des Laurentides; • Sens de l’organisation et de la planification; • Leadership, dynamisme, polyvalence, créativité; • Maîtrise du français écrit et parlé; • Connaissance de l’environnement informatique Macintosh.Cette offre d’emploi devrait intéresser les personnes dont le salaire actuel se situe autour de 30 000 $.Votre curriculum vitae doit parvenir sous pü confidentiel au plus tard lè.ié.udj 13 août 1998.1.7 h, à.Comité de sélection Centre d’exposition du Vieux-Palais 185, rue du Palais Saint-Jérôme (Québec) J7Z 1X6 Seules les personnes dont la candidature est retenue recevront une réponse.Prière de ne pas téléphoner.LE COLLÈGE UNIVERSITAIRE DE SAINT-BONIFACE LA FACULTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES fait appel de candidatures pour Un poste de professeur de remplacement pour l’enseignement du français EXIGENCES: Ph.D.ou une maîtrise avec expérience dans l’enseignement/recherche sera RÉMUNÉRATION: ENTRÉE EN FONCTION: considérée.Classification et salaire convention collective.Le 1er septembre 1998 selon la Les candidats ou candidates intéressées sont prié(e)s de soumettre leur curriculum vitae ainsi qu’un dossier complet et de demander à trois répondants d’envoyer des lettres de recommandation à : Monsieur Andre Fréchette, doyen Faculté des Arts et des Sciences Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue De La Cathédrale, Saint-Boniface MB R2H 0H7 Date limite pour la réception de l'ensemble des documents: le 7 août 1998 ou la date ou le poste sera pourvu.Conformément aux exigences relatives à l’immigration au Canada, cette annonce s’adresse aux citoyen(ne)s canadien(ne)s et aux rèsident(e)s permanentes Le Collège universitaire de Saint-Boniface (CUSB) respecte le principe de l’équité en matière d’emploi.Collège universitaire de Saint-Boniface 200.avenue de la Cathédrale Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0H7 Téléphone : (204) 233-0210 ouTélécopieur : (204) 233-0217 afrechet@ustbonifa-.o.mb.ca www ustboniface.mb.ca amen recessions Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390 I Vice-président Finances et Administration a direction du Devoir recherche un Vice-président Finances et Administration.La personne choisie assumera la responsabilité de la direction de l’exploitation financière et saura optimiser le rendement du journal en respectant ses objectifs ainsi que les normes d’exploitation existantes.Ce poste relève directement de la Directrice du journal, Lise Bissonnette.et son titulaire fait partie du comité de direction en plus de diriger l’ensemble des activités de trésorerie, de planification stratégique, de commercialisation, de ventes, de production, de distribution, de gestion des ressources humaines et des technologies de l'information.Afin de relever ce défi le candidat sera bien entendu membre d'un ordre professionnel, soit celui des CA.des CM A ou des CGA.et aura également une solide expérience de direction financière, idéalement au sein d'une maison d’édition ou de publications à grand tirage, ou de sociétés de services.Et puisque cette personne représentera Le Devoir auprès de différents intervenants, il serait primordial qu’elle s’identifie bien à la vocation de ce dernier et qu’elle ait des aptitudes marquées pour les communications orales et écrites.De plus, elle devra faire preuve d’une éthique sans reproche, d'une pensée stratégique, d'un sen> aigu des affaires, et de qualités lui permettant de gérer l'innovation et l'atteinte des résultats.Veuillez faire parvenir voire curriculum vine en toute confiance à Mme Sylvie Bérubé, en prenant soin de mentionner la référence #18714.Nous ne communiquerons qu 'avec les personnes dont la candidature aura été retenue.Brassard & Associés Recherche de Cadres inc.1155, boni.René-Lévesque Ouest, bureau 3430 Montréal (Québec) H3B 3T3 Télécopieur : (514) 875-4205 Tél.: (514) 875-9123 Courriel : s be ru be @ brassard.ca I.K I) K V U I It .I.K V K N I) It K I) I 17 .1 l! I I.I.Y T 19 9 8 A (> ~ -?LE DEVOIR ?LE MONDE Cour criminelle internationale Tribunal contre tribunal Axworthy à la rescousse JOCELYN COULON LE DEVOIR Le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy est arrivé hier soir à Rome pour tenter de convaincre certains pays récalcitrants de lever leurs objections à la création d'une Cour criminelle internationale (CCI) forte et indépendante.Mercredi soir, le ministre a reçu une longue lettre du secrétaire général d’Amnesty International, Pierre Sané, dans laquelle il demandait au ministre canadien de tout entreprendre pour que le futur tribunal obtienne une compétence automatique (ou inhérente) pour juger les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre et que son procureur soit complètement indépendant de toutes interférences politiques.Rien n’indique que les deux hommes obtiendront satisfaction.Hier, le Japon a proposé une formule restreignant la compétence de la cour pour juger certains crimes contre l’humanité et les crimes de gperre.La proposition nippone consistait à permettre aux Etats ayant ratifié le traité instaurant la CCI de déclarer qu’ils n’acceptent pas, pendait une décennie (renouvelable), la juridiction de la Cour pour cer-tain$ crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.Tous les Etats participants à la conférence acceptent la compétence inhérente de la cour sur les crimes de génocide.Les 60 pays partisans d’une cour forte et indépendante, dont le Canada, ont catégoriquement rejeté cette proposition qui visait à amadouer les quatre grandes puissances, les États-Unis, la Russie, la Chine et la France, qui craignent de voir une cour trop indépendante inculper, par exemple, leurs soldats dépêchés dans des missions de l’ONU ou dans le cadre de coalitions multinationales pour des «motifs politiques».Au cours d’un entretien téléphonique hier soir, le président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, Warren Allmand, a déclaré que la proposition japonaise équivaudrait à légitimer une justice à la carte.De pjus, il a souligné que le droit international oblige déjà les États à juger les présumés criminels de guerre et que l’acceptation de la compétence inhérente pour la future cour ne ferait que confirmer ce fait.«Devant une pareille manœuvre, je préférerais qu’il n’y ait pas de traité du tout que de voir la création d’une cour aux pouvoirs limités», a-t-il dit.Pour les organisations de défense des droits de l’homme et certains groupes de pression judiciaires, la proposition japonaise viderait la CCI de toute signification en garantissant l’impunité aux dictateurs et aux bouchers, sauf dans les cas, rares, où le Conseil de sécurité, sous le contrôle des cinq membres permanents, ordonnerait leur poursuite.En ce qui concerne les pouvoirs du procureur, les délégués ne s’entendent toujours pas à savoir s’il pourra initier de son propre chef des enquêtes ou s’il devra attendre le feu vert des États et du Conseil de sécurité.Compte tenu des énormes difficultés qui demeurent, la présentation du texte final sur les statuts de la CCI a été à nouveau reportée hier.Le texte final sera soumis en séance plénière ce soir, quelques heures avant l'expiration du délai prévu pour parvenir à un accord, a déclaré Philippe Kirsch, président canadien du comité plénier de la conférence, qui a la difficile tâche de trouver un compromis au terme de cette conférence, en cours depuis cinq semaines.Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, suit attentivement de New York les négociations et pourrait se rendre à Rome pour tenter d’arracher un accord, a-t-on déclaré de source proche de la conférence.Aucune décision n’a été prise pour l'instant concernant son éventuel déplacement, ajoute-t-on.Tentant d’être optimistes, les Italiens ont prévu demain matin une cérémonie solennelle de signature sur le site du Capitole de la Rome antique.Dans sa lettre au ministre Axworthy, le secrétaire général d’Amnesty International souligne que si les pouvoirs du procureur sont limités, si des limites sont imposées à la compétence de la cour sur certains crimes de guerre et contre l’humanité et si sa juridiction n’est pas reconnue universelle, «la Cour criminelle internationale ne sera pas juste, équitable et effective».Dans un communiqué annonçant son départ pour Rome, le ministre Axworthy a réaffirmé la volonté du Canada de ne pas accepter un projet dç traité qui diluerait les propositions du groupe des 60 États et qui visent à créer une cour «indépendante et efficace» dotée d’un procureur qui ne sera pas «tributaire des plaintes des Etats ou des renvois du Conseil de sécurité».Avec Reuters EN HH E F 13 personnes assassinées au sud-ouest d’Alger Alger (AFP) — Treize personnes ont été assassinées et deux autres blessées dans la nuit de mercredi a hier dans le douar (hameau) de Sidi-ouadah, près de Tiaret (240 kilomètres au sud-ouest d’Alger), ont annoncé les services de sécurité dans un communiqué.La tuerie a été imputée a un «groupe de terroristes», expression désignant les groupes armés islamistes.Aucune indication n’a été fournie sur les circonstances dans lesquelles elle a eu lieu.Le communiqué a simplement indiqué que «les services de sécurité accompagnés des services de secours de la protection civile se sont immédaitement rendus sur les lieux pour apporter les soins et aides nécessaires aux victimes de cet acte criminel dont les auteurs font l'objet d'une intense opération de recherche».Le représentant de Kofi Annan maintient sa visite au Timor oriental Jakarta (AFP) — Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Timor oriental, Jam-seed Marker, a confirmé hier a Jakarta que, malgré les risques de violence, il prévoyait de se rendre à Dili, la capitale de ce petit territoire annexé par l’Indonésie.Il a cependant ajouté qu’aucune date n’avait encore été fixée pour cette visite, que les autorités de Jakarta voudraient voir annpler selon des sources diplomatiques concordantes.A Dili, les patrouilles motorisées de l’armée indonésienne sillonnaient en force hier les rues de la capitale, selon une envoyée spéciale de l’AFP L’atmosphère déjà tendue à la veille de l’anniversaire de l’annexion de Timor-Est par l’Indonésie, il y a 22 ans aujourd’hui, s’est encore alourdie à la suite des informations, non confirmées, selon lesquelles un jeune Timorais aurait été blessé par balles dans la nuit de mercredi à hier.Le garde du corps de Clinton peut rester coi Une cour fédérale, qui avait été saisie par le département de la Justice, a estimé dans un arrêt pris à la dernière minute qu’elle avait besoin de plus de temps pour se prononcer sur l’opportunité d’une comparution des membres du Service secret devant le procureur qui enquête sur l’affaire Lewinsky.INDALECIO ALVAREZ AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Une cour d’appel fédérale a décidé hier de bloquer in extremis le témoignage du plus proche garde du corps du président Bill Clinton dans l'affaire Monica Lewinsky, alors que l’agent se trouvait déjà dans le tribunal pour comparaître.La cour, qui avait été saisie par le département de la Justice, a estimé dans un arrêt pris à la dernière minute quelle avait besoin de plus de temps pour se prononcer sur l’opportunité d’une telle comparution devant une chambre de mise en accusation.Les télévisions américaines avaient montré l’arrivée de Larry Cockell, le responsable du service de protection rapprochée du président Bill Clinton (Secret Service) hier vers 9h à la chambre fédérale de mise en accusation à Washington.Il se trouvait dans l’enceinte du tribunal et on ignorait quelle allait être la stratégie de ses avocats lorsque la décision de la cour d’appel fédérale a été rendue publique.Mme Tripp en est à sa sixième journée À la suite de cette décision, M.Cockwell a quitté le tribunal fédéral, toujours selon les images des télévisions américaines.Entre-temps, Linda Tripp, la fonctionnaire au cœur de l’affaire Monica Lewinsky, était arrivée vers 9h30 au même tribunal et commençait à témoigner pour la sixième journée devant la chambre de mise en accusation.Employée au département de la Défense, ancienne secrétaire à la Maison-Blanche, Linda Tripp, 48 ans, est l’«amie» qui, pendant des mois en 1997, a enregistré à son insu Monica Lewinsky, qui doit fêter ses 25 ans la semaine prochaine, sur sa liaison présumée avec le président Clinton.La décision de la cour fédérale constitue une victoire de dernière minute pour le département de la Justice américain qui estimait que permettre le témoignage des gardes du corps de Bill Clinton pourrait amener celui-ci à se méfier d’eux et mettre ainsi en danger la vie du président américain.Le bureau de l’avocat du président Clinton, Robert Bennett, joint au téléphone, n’a pas souhaité réagir immédiatement à cette décision.Le procureur indépendant Kenneth Starr avait également cité à comparaître devant la chambre de mise en accusation huit autres agents en uniforme — M.Cockell est lui toujours en civil — du Secret Service.Tout comme ce dernier, ils ne sont donc plus tenus de témoigner tant que la Cour fédérale ne se sera prononcée sur le fond.Le département de la Justice avait annoncé mardi qu’il ferait appel de la décision d’une cour d’appel fédérale ayant confirmé la semaine dernière la décision d’un juge de première instance, obligeant ces agents du Secret Service à témoigner dans le cadre de cette enquête.Cette cour d’appel avait estimé que dans ce cas précis le Secret Service n’avait «pas réussi à prouver qu’il avait besoin d’un privilège spécial» évitant à ses agents de témoigner.M.Starr estime que le témoignage de Larry Cockell pourrait s’avérer décisif en raison de ses liens privilégiés avec le président américain.REUTERS i f Atr V Larry Cockell quittant la cour.Le conflit du Chiapas Le sous-commandant Marcos estime impossible le dialogue AGENCE FRANCE-PRESSE ET LE DEVOIR Mexico — Le chef de la guérilla zapatiste du Chiapas, le sous-commandant Marcos, considère comme impossible actuellement une reprise du dialogue avec les autorités, selon un communiqué parvenu hier à l’AFR «En refusant d’appliquer des accords déjà signés [avec la guérilla), Zedillo [le président mexicain) a brisé en mille morceaux la confiance envers son gouvernement.Sans la confiance, il est impossible de parvenir à des accords.Et pourquoi dialoguer si ce n’est pour parvenir à des accords?», a indiqué le chef de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) dans un communiqué de 24 pages soumettant au passage à une vive critique les modèles politique et économique appliqués par le gouvernement Le sous-commandant Marcos a justifié son refus en se référant au fait que des accords, conclus en février 1996, à San Andrés entre les autorités et la guérilla, n’ont pas été appliqués.Le gouvernement a effet refusé leur entrée en vigueur, estimant qu’en prévoyant l’autonomie des populations indiennes de la région, ils risquaient de mettre en péril la souveraineté mexicaine.Devant cette attitude, les zapatistes ont interrompu les négociations avec le pouvoir en septembre 1996.Le dernier communiqué de Mar-cos, rédigé dans le style poétique fréquemment utilisé par le leader gué- Le sous-commandant Marcos rillero, intervient après un message ambigu, diffusé la veille, et indiquant seulement: «Yepa, yepa! Allez, allez! En avant, en avant!» Ce communiqué d’une brièveté inhabituelle a en fait principalement permis au leader guérillero de rompre un silence de près de cinq mois qui avait donné lieu à de nombreuses rumeurs évoquant pêle-mêle son arrestation, une éventuelle maladie ou même sa mort.Hier en début d’après-midi, les autorités n’avaient pas encore réagi aux deux communiqués successifs de Marcos intervenus une semaine après que le ministre de l’Intérieur, Érancisco Labastida, eut présenté un plan en cinq points, destiné selon le pouvoir à favoriser la «détente» au Chiapas, où la tension reste vive plus de six mois après le massacre en décembre dernier de 45 Indiens par des paramilitaires liés au Parti révolutionnaire institutionnel (PR1, au pouvoir depuis 69 ans).Selon diverses sources indépendantes, quelque 70 000 soldats seraient actuellement concentrés au Chiapas mais seulement le tiers de ce chiffre selon les autorités.Le choix du leader zapatiste de maintenir pour l’instant bloquée la possibilité d’un dialogue sur le Chiapas intervient alors que le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est attendu mardi prochain au Mexique où il doit séjourner jusqu’au 23 juillet.Cette visite a donné lieu au Mexique à diverses supputations sur une éventuelle médiation internationale pour régler le problème du Chiapas, même si Kofi Annan a lui-même écarté la possibilité de jouer les médiateurs après que le gouvernement mexicain eut affirmé que le conflit avec les zapatistes devait être réglé par «les Mexicains eux-mêmes».Toutefois, un règlement uniquement mexicain du problème n’a jusqu’à présent donné aucun résultat et une entité médiatrice, la Commission nationale de médiation (CONA1, civile et religieuse) a même décidé, début juin, de se saborder.Le seul organe de médiation encore en place, la Commission de concorde et pacification (COCOPA), composée de parlementaires, a pour sa part échoué à la mi-juin dans une tentative pour entrer en contact avec le sous-commandant Marcos.Menaces de mort Ix Cinquième Monde, ONG de la région de Québec, s’inquiète des menaces proférées contre les responsables d’une coopérative œuvrant auprès des femmes autochtones au Chiapas, K’inal Antzetik.Sa présidente, Cecilia Valdebenito, prie dans une lettre le ministre canadien des Affaires extérieures, Lloyd Axworthy, de discuter avec les autorités mexicaines, avec lesquelles il a d’excellentes relations, de cette nouvelle atteinte aux droits humains.Deux des dirigeantes chiapa-nèques menacées de rport, auxquelles on enjoint de quitter l’État, sont Inès et Yolanda Castro.Fin mars, Inès Castro avait donné une conférence à l’Université de Montréal.Israël sur la sellette Un comité de l’ONU condamne les «interrogatoires musclés» AGENCE E R A N C E - P R E SSE Genève — Israël a été condamné hier par un comité de l’ONU pour pratique de violences physiques contre des détenus, détentions arbitraires et discriminations contre des femmes et des Palestiniens.La situation en Israël et dans les territoires occupés a été examinée pendant un jour et demi jusqu’à hier par le Comité des droits de l’homme réuni jusqu'à la fin du mois pour sa 63" session à Genève.Présidé par la magistrate française Christine Chanet, le comité est formé de 18 experts indépendants chargés de veiller au respect du Pacte international sur les droits civils et politiques signé par 140 pays.C’était la première fois qu’Israël, qui a adhéré au traité garantissant les libertés et droits fondamentaux en 1991, se présentait devant cette instance de juristes.Ix Comité est différent de la Commission des droits de l’homme, un organe politique comprenant des représentants de 53 gouvernements.Dans des conclusions préliminaires, Mme Chanet a déclaré qu’Israël violait le pacte par ses méthodes d’interrogatoires musclés de détenus soupçonnés de préparer des attentats terroristes.Israël a déjà été condamné à deux reprises par le comité de l’ONU contre la torture.«lœ droit absolu à ne pas être soumis à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants ne cannait aucune limitation», a dit la présidente du comité.On ne peut pas opposer la législation interne au pacte international, a-t-elle souligné.la Cour suprême israélienne a autorisé la pratique de secousses violentes et répétées, la privation de sommeil et d’autres pressions physiques tenues secrètes pour déjouer de possibles attentats.Par ailleurs, la détention administrati- ve, autorisée en Israël pour des périodes de six mois renouvelables, «devient une forme de détention arbitraire» quand elle est sans contrôle et sans limite, a ajouté la magistrate.Ixs membres du comité ont d’autre part unanimement critiqué Israël [X)ur son refus de se considérer responsable de l’application du pacte sur les libertés dans les territoires occupés.La situation dans les territoires ne figurait d’ailleurs pas dans le rapport de 286 pages préparé par le gouvernement israélien pour sa défense et présenté par le procureur général adjoint Joshua Schoffman.D’autre part, Israël a été jugé coupable de discriminations multiples dont sont victimes essentiellement les femmes et les Palestiniens, allant du statut de la femme dans la famille à la liberté de mouvement ou à la distribution de l’eau, de la terre et des soins.La discrimination est visible dans le domaine de la justice et de la sécurité, quelque 5(XX) Palestiniens ayant été été victimes de détention administrative contre seulement onze colons juifs, a noté la présidente.Enfin, le comité a demandé qu’Israël introduise dans sa législation les dispositions du pacte et a souligné que la loi internationale n’autorisait pas des exceptions décrétées par Jérusalem pour lutter contre le terrorisme et en raison de l’état de guerre avec plusieurs de ses voisins.En réponse aux conclusions préliminaires, l’ambassadeur d’Israël auprès des organisations internationales à Genève, Yosef Lamdan, a souligné que le pays avait réussi à se doter d’une société libre et démocratique malgré l'hostilité de la plupart de ses voisins à son existence depuis 50 ans et la persistance du terrorisme.Il a promis que le gouvernement tiendrait compte des remarques du comité mais a estimé que seule la paix permettrait de garantir toutes les libertés.Programme anticrise Les députés russes adoptent un projet fiscal A G E N C E FRANCE-PR E S S E Moscou — Ixs députés russes ont voté hier soir un projet-clef du plan de rigueur gouvernemental dont l’adoption conditionne le versement d'un prêt international exceptionnel de plus de 20 milliards de dollars à la Russie pour sortir le pays d’une grave crise financière.Ixs députés, qui traînaient les pieds depuis mercredi pour adopter le programme anticrise, ont finalement voté extrêmement vite en fin de journée un projet qu’ils avaient auparavant repoussé à deux reprises, alors que des informations faisaient état de l’arrivée du premier ministre russe Sergueï Kirienko à la Douma, la chambre basse du Parlement.Ix premier ministre, dont l’arrivée avait été annoncée aux journalistes parlementaires, ne s’est finalement pas montré.Il avait menacé mercredi la Chambre basse, dominée par l’opposition communiste et nationaliste, d’imposer temporairement son plan par décrets présidentiels.Ixs informations contradictoires sur la venue de M.Kirienko ont en tout cas eu pour résultat l’adoption en troisième et dernière lecture du projet sur la taxation des ventes, par 243 voix pour et 92 contre.Ce projet donne la liberté aux régions de fixer elles-mêmes cet impôt dans une limite de 5 %.Il doit rapporter 6,5 milliards de dollars.Ixs députés ont également adopté en première lecture un autre projet de loi important de ce programme, celui concernant la réforme de l’impôt sur le revenu des personnes physiques qui doit rapporter 18 milliards de roubles (environ trois milliards de dollars).Ixs parlementaires ont interrompu leurs travaux à 22h et doivent les reprendre ce matin.M.Kirienko a justifié le recours à de telles mesures d’ausr térité devant la gravité de la situation financière de la Russie, dont les marchés ont failli s’effondrer en raison de la fuite des investisseurs craignant que le pays ne se retrouve en défaut de paiement.«Soixante dix pour cent des espoirs du gouvernement d’améliorer ta situation économique du pays sont liés» à la loi sur la taxation des ventes, avait plaidé devant les députés Alexandre Kotenkov, le représentant du président russe à la Douma.Avant les votes intervenus dans la soirée et craignant que le blocage des députés ne persiste sur certaines dispositions du plan, le gouvernement a annoncé hier avoir prépart* huit nouveaux projets destinés à renflouer ses caisses.Grosses cylindrées Ces projets visent notamment les propriétaires de grosses cylindrées de marques étrangères (en leur imposant une taxe annuelle de 15(X) à 2(XX) $) et de téléphones portables, dans l’espoir d’améliorer les recettes d’au moins 3,4 milliards de dollars.Parmi les autres projets adoptés hier figure notamment la première partie du code fiscal, qui ne porte que sur les principes généraux de ce texte devant réformer tout le système d’impôts du pays, jugé contreproductif par les entrepreneurs.Ixs députés ont également accepté de fixer à 20 % l’impôt sur le revenu des |x-lites entreprises, de baisser de 35 à 30 % celui sur les autres entreprises et organisations et d’augmenter ceux sur les casinos.Enfin, ils ont réduit le versement de l’allocation familiale aux plus défavorisés.Ne recevront cette aide gouvernementale que les familles dont les revenus par personne sont inférieurs à deux fois le minimum vital (850 roubles, environ soit 140 dollars).U- gouvernement, qui s'est engagé à mettre de l’ordre dans ses finances le plus rapidement possible, a mis au point sous la pression du FMI un programme de rigueur sans précédent Ce plan prévoit une réduction des dépenses de 42 milliards de roubles (6,7 milliards de dollars environ) et une augmentation des recettes de 20 milliards de roubles (3,2 milliards de dollars environ).La réforme de la taxe de vente doit rapporter 6,5 milliards de dollars, la réforme de l’impôt sur le revenu des particuliers, trois milliards I.E l> K V (lllî.L E V E N I) K K I» I 17 .1111.I.E T I !) !) « A 7 M 0 N I) E Plaidoyer d’une jeune avocate libanaise Contre l’exonération des «crimes d’honneur» > M CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Jeune avocate libanaise, Mirella Abdel Sater milite pour que son pays abroge une loi désuète qui permet encore à un Libanais d’être exonéré d’un «crime d’honneur», c’est-à-dire d’assassiner une femme qui porte atteinte à l’honneur du clan.Un tel changement permettrait à Beyrouth de se présenter comme fidèle aux engagements pris il y a deux ans lorsque ses représentants ont signé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’endroit des femmes, déjà ratifiée par quelque 120 pays.En pratique, est-ce que cela changera quelque chose au phénomène?M'' Abdel Sater a fait l’étude de la jurisprudence libanaise (36 cas répertoriés en quatre ans).Elle signale qu’il ne s’agit là que des cas dûment répertoriés et plaidés; beaucoup d’autres sont déguisés en suicides ou en accidents, ou n’atteignent pas les services de police.«J’espère que mon étude jouera un rôle pour aider les parlementaires qui vont plaider en faveur du projet» portant sur l’abolition de cette loi remontant au règne des Ottomans, «mais ils vont se livrer à de la propagande au sujet du respect des droits des femmes.et conserver les circonstances atténuantes» qui pourraient mener à des sentences vraiment réduites.Cette militante des droits socio-économiques des femmes déplore qu’au Liban «les femmes sont en train de conserver le système patriarcal» par leur comportement.Elles rêveraient, pour l'ensemble, de bijoux, de beauté, d’un mari riche et d’enfants qui perpétueront leur monde pu revendicateur.L’avocate et ses alliées s’avouent donc «marginales», mais tiennent à utiliser tous les forums possibles, même si on les considère souvent comme des «hérétiques» puisqu’elles ont aussi le culot de revendiquer l’institution du mariage civil! Session de formation à Montréal Mme Abdel Sater vient tout juste de parti-ciper à Montréal à une session de formation de trois semaines coordonnée par la Fondation canadienne des droits de la personne.Elle se conforte dans une attitude qu’elle croit la bonne, «mais j'ai appris ici qu’il existe des manières différentes d’exprimer les revendications.par l’éducation populaire notamment».Elle poursuit donc dans la foulée du féminisme à l’échelle mondiale.Son exposé risquerait de paraître surréaliste aux Américaines ou aux féministes du Québec qui commémorent cette année les 25 ans du Conseil du statut de la femme.La session estivale de la FCDP s’est déroulée à Sainte-Anne-de-Bellevue.Elle est suivie cette année d’une semaine de stage à l’intention d’une dizaine d’Africaines et de cette Libanaise qui entendent faire progresser les droits de la femme dans leurs pays respctifs.Nathalie Pellan, directrice du programme Afrique de la FCDP, a effectué au printemps une tournée dévaluation dans cinq pays africains.Elle explique que la fondation mettra sous pu au point des programmes de formation (en Afrique) pour mieux répondre aux besoins les plus pressants de militantes de ce continent tant pour l’obtention de conditions de vie décentes que pur obtenir l’accès à des soins de santé conformes à leurs aspirations, si elles veulent par exemple espacer les naiss-sances.«Tout est lié au niveau d’instruction» de ces femmes, constate-t-elle.Dans sa récente tournée, elle dit avoir constaté que les sociétés africaines ne considèrent lias les droits socio-économiques des femmes africaines comme étant des droits de première génération, ce qui va à l’encontre des conclusions atteintes il y a cinq ans lors du sommet de Vienne sur le développement et les droits humains.La situation devra évoluer, selon Mme Pellan qui fut d’ailleurs plus d’un an rattachée au bureau rwandais du haut-commissaire onusien des droits.L’un des avocats de la défense au tribunal pénal d’Arusha (TPIR) qui entend les causes des présumés génocidaires rwandais, Me Michel Marchand, a d’ailleurs exposé aux stagiaires de la FCDP ce qu’est la règle de droit et en quoi consiste la présomption d’innocence.L’expérience rwandaise de Mme Pellan lui fait dire que c’est «par voie de menaces» que des Hutus tentent d’empêcher des Tutsis de témoigner pour l’accusation et que, également, des Tutsis entendent dissuader des Hutus de témoigner en défense à Arusha.Le «Parlement» kosovar se réunit La police serbe intervient AGENCE FRANCE-PRESSE Pristina — Le «Parlement» du Kosovo, issu d’élections parallèles organisées le 22 mars par les Albanais de cette province du sud de la Serbie, s’est réuni pour la première fois hier à Pristina, chef-lieu du Kosovo.Les responsables albanais ont annoncé que le Parlement parallèle avait pu tenir sa session constitutive malgré une intervention de la police serbe.Belgrade a ixiur sa part affirmé que les policiers avaient empêché la constitution du «Parlement» albanais.Iii réunion s’est tenue au siège de la ligue démocratique du Kosovo (IJ)K), principal ixirti des Albanais du Kosovo, que dirige Ibrahim Rugova.Ijors de la réunion, M.Rugova a prêté serment comme «président» de la «république» du Kosovo proclamée unilatéralement en 1991 par les Albanais, qui constituent 90 % de la population de la province.M.Rugova a été réélu «président» le 22 mars lors d’une élection organisée en même temps que les législatives parallèles, largement remportées par la U)K.Idriz Ajeti, de la LDK, a été éluhier «président du Parlement».C’est la première fois que le parlement parallèle des Albanais du Kosovo se réunit.L’assemblée issue des premières élections clandestines organisées par les Albanais en 1992 n’avait jamais pu tenir sa session constitutive.Lors de la réunion d'hier, une trentaine de policiers ont entouré le siège de la Ii)K.«Ici police a voulu empêcher la constitution du parlement, ils sont entrés dans le bâtiment et nous ont dit de sortir, mais nous avions déjà constitué le Parlement», a déclaré à l’AFP Gjergj Dedaj, du Parti libéral, l’un des b ois vice-présidents de l'assemblée parallèle.Un autre responsable albanais, Neki-be Kelmendi, membre de la présidence de la LDK, a déclaré à la presse que des policiers en civil étaient entrés dans le bâtiment et avaient «confisqué du matériel électoral».Malgré cette intervention, cette première session «est la matérialisation de la volonté du peuple albanais» du Kosovo, a estimé Mme Kelmendi.Quelques heures plus tard, le ministère serbe de l’Intérieur a affirmé que la police avait «empêché une tentative de constitution d'un prétendu “parlement de la république du Kosovo" en interrompant dès son début cette réunion illégale».Le ministère a ajouté que la police avait «saisi du matériel» et que des poursuites allaient être lancées «contre les personnes responsables».Selon le Centre d’information du Kosovo, proche de la LI )K, 75 députés ont participé à la réunion.Ijc Parlement parallèle compte 130 sièges, mais 118 députés seulement ont été élus, dont 87 sont membres de la LDK.I jcs élections n’ont pas pu avoir lieu dans trois circonscriptions situées dans la I Irenica.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Ville de Montréal Issi Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 5 août 1998 à 14h, sera saisi de demandes d’autorisation pour exercer un usage conditionnel, pour les propriétés situées aux endroits suivants, selon les dispositions du Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1) : 5483 et 5487, avenue Monkland: «Restaurant» au rez-de-chaussée du bâtiment (S980453053I 623, rue Chabanel Est: «Épicerie/dépanneur» au rez-de-chaussée du bâtiment.(S980453071) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard le 27 juillet 1998, à l’attention du greffier, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 17 juillet 1998 Le greffier, M' Léon Laberge LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui ma* 26 Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 19/27 15/29 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi VdWr max 25 ) min 13 € max 25 TW 15/24 SS 16/26 WWF Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi TV.Q Z 15/27 m 18/26 Météo-Conseil Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source \ ¦ * ’ CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT: MONTRÉAL.COUR DU QUÉBEC, CHAMBRE CIVILE, NO.500-02-062177-972, Sous-ministre du revenu du Québec, Partie demanderesse -vs- André & Roland Transport Inc., Partie délenderesse.Le 3ième jour de Août 1998 à 10hOO, au 8954, Fernand Forest, Rivière des Prairies, Oc, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: André & Roland Transport Inc., saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule de marque Dodge Ram, blanc, » série 2B4HB25Y5K368132.# plaque FP64850 et acc., 1 camion Ford blanc Econoline Club Wagon XLT, # plaque FS36787, # série 1FBJ531H8PHB73365 et acc., 1 véhicule Volvo 760 GLE, bleu, 4 plaque TEN601, 4 série YV1GX6946M1017968 et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Pierre Foisy huissier du district de Longueuil.GAUCHER HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec J4P 2K7.Tél : (514) 465-4650 CANADA.PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT MONTRÉAL.COUR DU QUÉBEC.CH.CIVILE, N0.500-22-0)0663-972.Park Avenue Chevrolet Oldsmobile Cadillac Inc., Partie demanderesse -vs- Philip Goulston, Partie délenderesse.Le 29ième jour de Juillet 1998 à 10h00, au 8120, Birnam, App.2, Montréal, Qc, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice les biens et eflets de: Philip Goulston, saisis en cette cause, consistant en: 1 télévision Toshiba 20" App.et acc., 1 vidéo VHS Citizen et acc., 1 divan et 1 causeuse en tissu bleu et acc., 1 micro-ondes Tappan Sure Cook brun et acc., 1 système de son comprenant 1 AM/FM Tuner Technics, t amplilicateur SV-V78, 1 double deck RS-T18,1 compact dise player et acc., 1 ordinateur comprenant 1 écran, 1 boîtier Macintosh Performa 580 CD, 1 clavier, 1 souris, 1 imprimante Style Driver 1200 et acc.Conditions: ARGÉNT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: John Leftakis huissier du district de Longueuil.GAUCHER HUISSIERS, 558, Notre-Dame.bureau 102, Saint-Lambert, Québec J4P 2K7.Tél,: (514) 465-4650 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MARYLAND MALASIG Demanderesse c.EXPEDITO GARCIA, JR.Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à EXPEDITO GARCIA, JR.de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10 est, rue St-Antoine, Montréal, Salle 1.100, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie delà déclaration en divorce a été remis au greffe à l'intention de EXPEDITO GARCIA, JR.Lieu: Montréal Date: le 09 juillet 1998 RITACADIEUX CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-241289-986 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT DHARMAPALINISINNATHAMBY Partie demanderesse c.NADARAJAH SUGUMARAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à NADARAJAH SUGUMARAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 St-Antonie Est à Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce amendée a été remise au greffe à l'intention de NADARAJAH SUGUMARAN.Lieu: Montréal Date: 30 juin 1998 L.DUCHESNE, g.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 525-43-001496-989 COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse A: Jean-Claude BEAUPRÉ (adresse inconnue) ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, au 410 est rue Bellechasse.Montréal, et vous avise qu'une copie de la demande en déclaration d'admissibilité à l'adoption concernant l'enfant Marie Johanne Karine BÉLANGER-BEAUPRÉ né(e) le 11 décembre 1987 a été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisé(e) qu'à défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Montréal, le 7 juillet 1998 Le Greffier-adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 525-43-001495-981 COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse A: MICHEL LARUE (adresse inconnue) ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, au 410 est rue Bellechasse, Montréal, et vous avise qu'une copie de la demande en déclaration d'admissibilité à l'adoption concernant l'entant Marie-Ugénie LARUE né(e) le 14 février 1995 a été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisé(e) qu'à défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Montréal, le 6 juillet 1998 Le Greffier-adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 525-43-001476-981 COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse A: Mario GIONET (adresse inconnue) ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, au 410 est rue Bellechasse, Montréal, et vous avise qu'une copie de la demande en déclaration Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement Agrandissement du rez-de-chaussée de l'Hôtel Cantley Suite Monsieur Elie Heller sollicite l'approbation de la Ville de Montréal pour la modification du bâtiment sis au 1110, rue Sherbrooke Ouest afin d’agrandir le rez-de-chaussée.L'emplacement est situé sur un terrain compris entre les rues Peel et Stanley, tel qu’illustré sur le croquis ci-dessous.RUE SHERBROOKE O.Ce projet consiste à ajouter un atrium et à corriger l’alignement de construction du bâtiment afin d’améliorer son intégration architecturale et urbaine, ainsi que sa visibilité sur la rue Sherbrooke.Ce projet déroge à la réglementation municipale, quant à la hauteur minimale.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 31 août 1998, en mentionnant le numéro de référence S980545046, à l'attention du greffier, bureau R.113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour obtenir la documentation d’information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 17 juillet 1998 Le greffier, M* Léon Laberge Ville de Pointe-Claire Service des finances Division des approvisionnements 451, boulevard Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3 APPEL D’OFFRES La Ville de Pointe-Claire demande des soumissions pour : RÉFECTION DES TROTTOIRS ET BORDURES EN DIVERS ENDROITS DE LA VILLE Description : Ouvrage 98001 - 81016, Règlements : 2652 - 2470 Informations : Service de l'ingénierie, (514) 630-1208.Les documents de soumission peuvent être obtenus moyennant la somme non remboursable de 25 $, incluant les taxes, payable en argent comptant ou par chèque visé fait au nom de la Ville de Pointe-Claire.Les documents de soumission seront disponibles à compter du vendredi 17 juillet 1998, au Service de l'ingénierie de la Ville de Pointe-Claire, 451, boul.Saint-Jean, Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3.Les heures d'ouverture sont du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 h L'entrepreneur qui ne possède pas déjà une copie officielle du Cahier des charges courant, dûment enregistrée à son nom, devra s'en procurer un exemplaire au Service de l'ingénierie, moyennant la somme non remboursable de 50 $.La Ville de Pointe-Claire ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucuns frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Un chèque visé de 10 % ou un cautionnement de soumission de 10 % de la valeur totale de la soumission devra accompagner celle-ci.Les soumissions seront reçues au comptoir du Service des finances de l’hôtel de ville dans les enveloppes scellées fournies par la Ville de Pointe-Claire, jusqu'au mardi 4 août 1998,11 h, et seront ouvertes publiquement, le même jour à 11 h 05, dans la salle du Conseil de la Ville de Pointe-Claire (2’ étage).Ville de Pointe-Claire Service des finances Division des approvisionnements 451, boulevard Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3 APPEL D’OFFRES La Ville de Pointe-Claire demande des soumissions pour : RÉFECTION DU PAVAGE EN DIVERS ENDROITS DE LA VILLE Description : Ouvrage 98001, Règlement 2652 Informations : Service de l'ingénierie, (514) 630-1208.'N Les documents de soumission peuvent être obtenus moyennant la somme non remboursable de 25 $, incluant les taxes, payable en argent comptant ou par chèque visé fait au nom de la Ville de Pointe-Claire.Les documents de soumission seront disponibles à compter du vendredi 17 juillet 1998, au Service de l'ingénierie de la Ville de Pointe-Claire, 451, boul.Saint-Jean, Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3.Les heures d'ouverture sont du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 h.L'entrepreneur qui ne possède pas déjà une copie officielle du Cahier des charges courant, dûment enregistrée à son nom, devra s'en procurer un exemplaire au Service de l'ingénierie, moyennant la somme non remboursable de 50 $ La Ville de Pointe-Claire ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucuns frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Un chèque visé de 10 % ou un cautionnement de soumission de 10 % de la valeur totale de la soumission devra accompagner celle-ci.Les soumissions seront reçues au comptoir du Service des finances de l'hôtel de ville dans les enveloppes scellées fournies par la Ville de Pointe-Claire, jusqu'au mardi 4 août 1998,11 h.et seront ouvertes publiquement, le même jour à 11 h 05, dans la ^salle du Conseil de la Ville de Pointe-Claire (2* étage).______________ d'admissibilité à l’adoption concernant l'enfant Jennifer Marieuse BISSONNETTE né(e) le 22 septembre 1989 a été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisé(e) qu'à défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un lugement par délaut.Montréal, le 7 juillet 1998 Le Greffier-adjoint PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-242583-981 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT MARIE MIRLANDE AUGUSTIN, Demanderesse c.PIERRE MAXIME DELORME, Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Pierre Maxime Delorme de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1.rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal "LE DEVOIR".Une copie de la présente déclaration en divorce et de l'avis de dénonciation des pièces a été remise au greffe à l'intention de Pierre Maxime Delorme.Lieu: Montréal Date: 14 juillet 1998 RITACADIEUX Greffier adjoint PANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal No 500-04-000284-936 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT LINE LAMOUREUX, Requérante, c.PIERRE LAHAISE.Intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à PIERRE LAHAISE de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 2.17, pour le 21 août 1998 à 9h15 suite à la publication du présent avis dans "LE DEVOIR".Une copie de la requête pour pension alimentaire a été remise au grelte à l'intention de MONSIEUR PIERRE LAHAISE.Lieu: Montréal Date: 14 juillet 1989 RITACADIEUX CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal Numéro 500-04-015332-985 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT NATHALIE FOURNIER, ès qualité de tutrice à l'enfant mineur Cédric Foumier-Labonté Partie demanderesse c.MICHEL LABONTÉ, Partie délenderesse et LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL, et CÉDRIC LABONTÉ-FOURNIER, Mis en cause, ASSIGANTI0N ORDRE est donné à M.MICHEL LABONTÉ.de comparaitre au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans "LE DEVOIR".Une copie de la demande en déchéance de l'autorité parentale a été remise au greffe à l'intention de M.MICHEL LABONTÉ.Lieu: MONTRÉAL Date: 14 juillet 1998 RITACADIEUX MOIS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 a HORIZONTALEMENT 1- Persuasif.— Barre transversale d’une ancre.2- Très petit.— Cuivre.3- Fougueuse.— Fumé, en parlant du hareng.4- Héros du Déluge.— Capable d'érection.5- Période.— «Terre».— Unité de radioactivité.6- Empereur.— Plante potagère.7- Linceul.8- Spécialiste de la mer.9- Né après un de ses frères.— Argot espagnol.10- Arsenic.— Loch.— Dans.11- Fraternellement.12- Grand-père.— Tramer.VERTICALEMENT 1- Effluve.— Fleuve de France.2- Bouquinerons.— Propice.3- Eau de la mer.— Absence de tout ger- 4- me infectieux.Pronom relatif.— 5- Petit de la grue.— Cuivre.Lichen.— Bête.6- Renversement des 7- paupières.Nuage, — Furoncle 8- de la paupière.Thallium.— Hurler.9- — Copain.Intenter.— Entrée.10- Adore.— Pascal.— 11- Nouvelle-Sibérie.Fond des parcs à 12- huîtres.— Haltérophile.Arbuste à fleurs blanches.— Agent de Louis XV.Solution d’hier 1 1 3 4 5 6 7 e 9 10 11 12 .DE 5.es P 0,1 , .MPL 1 _JSjE Y.ucç/mpim.t.s > s le./ otteMgue s - P.HArii ElWR'ASm \HAmoZHEfAENTU «orHm I SCI bleM r [A.lTTê.Si / AC E_E Uri _ __ _ fl FE R M E T ,L7 RE HA E EuPET e P.0 sTpe I.K II K V (I I It .I.K V K N I) It H DI 17 .1 l! I I.I.K T I II II S A 8 —-—-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE La Banque du Canada peut respirer Le dollar connaît un moment de répit L’indice des prix à la consommation n’a augmenté que de 1% en juin GÉRARD BÉRllBÉ LE DEVOIR Le dollar canadien a bénéficié d'une pause, hier, capitalisant sur un recul de sa contrepartie américaine face aux principales devises.La Banque du Canada peut ainsi soupirer, elle qui doit conjuguer, de plus, avec des statistiques pointant en direction d'un ralentissement de la croissance au pays.Cette pause dans la glissade du dollar doit d’autant plus être bien accueillie par la btuique centrale que les données de juin indiquent une inflation demeurant en définitive nulle au Canada.Après avoir touché les bas fonds à 67,15 C la veille, le dollar a gagné trois centièmes hier pour clôturer à 67,18 C US.Il avait repris là où il avait laissé hier, amorçant la séance dans un recul qui l’a forcé à toucher momentanément 67,09 C.Mais un léger repli de sa contrepartie américaine face aux principales devises a permis au dollar canadien de rebondir à partir de la mi-séance.Comme le tout s’est fait dans le calme, la banque centrale n’a pas eu à intervenir directement hier; la veille, elle avait commis quelques centaines de millions de dollars pour en limiter la chute, une intervention que l’on peut qualifier de timide.Tout s’est donc joué hier, à New York.Le dollar américain, qui exerce un véritable pouvoir d’attraction depuis le débordement de la crise asiatique sur les économies fortes de la région, a fléchi face aux principales devises, notamment face au mark et au yen.Les négociateurs ont misé sur une amélioration de la situation en Russie, après l’adoption d’un projet clé du plan anti-crise du gouvernement.Ils ont également misé sur la candidature imminente, dit-on, d’un vétéran de la politique japonaise à la succession du premier ministre démissionnaire Hashimoto, préféré à un autre candidat à l’image de dirigeant trop traditionnel et peu ouvert au changement.La pause d’hier a donc permis à la Banque du Canada de respirer plus à l'aise, elle qui subit les désapprobations de quelques analystes et économistes condamnant son immobilisme dans la défense du dollar et appelant une hausse des taux d’intérêt.C’est que la banque centrale doit également conjuguer avec des indicateurs se multipliant depuis quelques jours voulant que l’économie canadienne commence à subir clairement les effets de la déprime asiatique.Recul des mises en chantier, perte de 36 000 emplois en juin, chute du prix des matières premières et deuxième recul mensueî consécutif des livraisons manu- facturières ont tour à tour nourri ce scénario de ralentissement de la croissance au pays.Absence d’inflation A cette série d’indicateurs est venue s’ajouter, hier, une donnée faisant ressortir que l’absence d’inflation continuait à prévaloir au Canada et ce, malgré la déconfiture du dollar sur les marchés de change.Selon la lecture de juin de Statistique Canada, l'indice des prix à la consommation n’a augmenté que de 1 % par rapport à juin 1997, et de 0,1 °% entre mai et juin.«Il s'agit du neuvième mois cotisécu-tif au cours duquel une variation d’une année à l’autre a été inférieure à la moyenne annuelle de 1,6 % enregistrée en 1997», a souligné l’agence fédérale.En juin dernier, la faible augmentation de l’indice des prix à la consommation s’expliquait essentiellement par la progression des prix des fruits et des légumes frais, nourrie par la faiblesse du dollar canadien et par les conditions climatiques inhabituelles, ainsi que p;ir les majorations saisonnières des tarifs de l’hébergement pour voyageurs.En revanche, la baisse des prix des ordinateurs et des tarifs dans l’interurbain ont agi en contrepoids.Si l’on exclut du calcul les éléments volatils (prix des aliments et de l’éner- gie), l’indice des prix est demeuré stationnaire entre mai et juin, a fait ressortir Marc Lévesque, économiste a la Banque Toronto-Dominion.L’économiste rappelle qu’en matière d'inflation la fourchette cible de la Banque du Canada est bornée par les valeurs 1 et 3 %.Et que sur une base annuelle, la progression de l’indice des prix à la consommation se situait à 0,8 % en juin (excluant les composantes volatiles).A ces yeux cette donnée, ajoutée aux précédentes, milite en faveur du statu quo en matière des taux d’intérêt au pays; «Nous sommes présentement en bas de la fourchette.S’il n’y avait pas d'autres considérations (lire: si le dollar ne se maintenait pas à son bas historique) il faudrait réduire les taux d’intérêt», a renchéri Lise Bastarache, économiste à la Banque Royale.Marc Lévesque ajoute, pour sa part, qu’avec les effets de la crise asiatique et du conflit chez GM sur l’activité économique canadienne, l’économie du pays devrait continuer à fonctionner bien en deçà de sa pleine capacité et ce, d’ici à l’an 2000.Les yeux des analystes et des cambistes sont désormais rivés sur la balance commerciale canadienne, dont les données seront dévoilées ce matin.Ü JJ 1 1 sl REUTERS L’extérieur du New York Stock Exchange Le Dow Jones dépasse les 9300 points Wall Street crève un nouveau plafond 24 milliards de dollars ont été investis dans les fonds de placement en juin AGENCE FRANCE PRESSE New York — Wall Street a crevé un nouveau plafond à 9300 points hier et le NASDAQ, la Bourse électronique américaine, a fini pour la première fois au-dessus des 2000 points, stimulés par l’engouement pour la technologie de pointe et des résultats trimestriels de sociétés bien reçus.L'indice Dow Jones des valeurs-ve- dettes a gagné 93,72 points (+1 %) à 9328,19 et le principal indicateur du NASDAQ a progressé de 6,02 points (+0,1 %) à 2000,56.La progression de Wall Street avait été entravée dans la matinée par la faiblesse du secteur aérien après des commentaires défavorables d’une maison de courtage sur AMR Corp., maison mère d'Ame-rican Airlines.Les analystes ont souligné que les marchés boursiers continuent de bé- néficier d’apports importants de liquidités dans les fonds de placement.Pas moins de 24 milliards de dollars ont été investis dans ces fonds en juin, contre 18,7 milliards le mois précédent, et le chiffre de juillet s’annonce déjà en hausse.Pour M.Wachtel, la tendance haussière reste solide, grâce à la publication de résultats de sociétés bien reçus et à un marché obligataire neutre.«Il n'y a rien pour empê- cher le marché boursier d'aller plus haut», a estimé cet analyste, ajoutant toutefois qu’une correction était toujours nécessaire pour redonner du tonus aux titres après des gains importants.Sur le marché obligataire, le rendement moyen sur les obligations du Trésor à 30 ans, principale référence, remontait à 5,72 % contre 5,70 % mercredi soir, en raison de l’affaiblissement du dollar.Grève chez GM : les deux parties se cherchent des appuis ASSOCIATED PRESS Vers un marché boursier paneuropéen Francfort acquiert le statut de grande place financière internationale L’accord conclu avec le London Stock Exchange est la consécration de cinq ans d’efforts déterminés de la Deutsche Bôrse.Paris, comme les autres Bourses européennes, n’a guère d’autre choix que de rallier l’alliance germano-britannique Detroit — General Motors et le syndicat des Travailleurs unis de l’automobile tentaient chacun de leur côté de consolider leurs appuis et de défendre leur stratégie, hier, alors que les indicateurs témoignent de l’impact de la grève sur l'économie américaine.Les TUA préparaient hier une réunion exceptionnelle, prévue pour lundi à Flint, au Michigan, à laquelle participeront 300 présidents de sections locales du syndicat et des négociateurs de partout au pays afin de les informer sur le déroulement des grèves qui paralysent deux usines de pièces de Flint.Ces grèves, déclenchées les 5 et 11 juin, ont entraîné la fermeture de 25 usines de montage et de plus.de 100 usines de pièces de GM aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.Au total, 179 300 employés se retrouvent ainsi sans travail — dont 1290 à Bois-briand, depuis le 23 juin.La réunion syndicale à Flint se tiendra la veille du retour des deux parties devqnt un juge de la cour fédérale des Etats-Unis, auquel ils devront expliquer comment ils s'y prendront pour soumettre leur litige à un arbitre.Mercredi, GM et les TUA s'étaient engagés devant la cour fédérale à s’en remettre à l’arbitrage pour déterminer si les grèves aux deux usines de Flint sont légales.«Compte tenu de ce nouveau développement concernant l’arbitrage, la direction [desTUAj veut informer les leaders des sections locales de ce qui se passe et des enjeux, en plus de renforcer les appuis», a déclaré John Stamm, spécialiste en relations de travail du Babson College, près de Boston.La première des deux grèves entrera aujourd’hui dans sa septième semaine.«Au fil des jours, la question des appuis devient un souci constant», a ajouté M.Stamm.Wall Street La direction de GM, pour sa part, Plus de touristes américains (PC) — Le nombre de voyages effectués par les Américains au Canada a augmenté en mai comparativement au mois d’avril, alors que le dollar américain ne cesse de prendre de la vigueur.semble vouloir convaincre les financiers de Wall Street de sa volonté de ne pas céder devant les TUA, même si cela devait signifier un prolongement des grèves pendant des mois.Le premier fabricant d’automobiles au monde cherche à réduire ses effectifs nord-américains et ses coûts pour les ramener au niveau de ses concurrents.La direction de GM aurait avisé les analystes financiers de Wall Street de son intention de procéder à la réouverture de certaines usines de montage grâce à un approvisionnement en pièces auprès de fournisseurs indépendants.Le quotidien USA Today, citant un message transmis par GM à des employés, affirme pour sa part que GM prévoit que dix usines de montage seront en exploitation à la mi-octobre.Un porte-parole .de GM, Gerry Holmes, a refusé de commenter cette information.L’utilisation de pièces fabriquées par des employés non syndiqués risque toutefois de provoquer de la grogne parmi les employés des usines de montage de GM qui seront rappelés au travail.Les travailleurs de l'usine de moteurs de Romulus, près de Detroit, ainsi que de l’usine de montage de voitures Saturn, au Tennessee, ont déjà exprimé leur mécontentement en raison de l'utilisation de bougies d’allumage achetées par GM auprès d’un fournisseur japonais.À Washington, la Réserve fédérale américaine a fait savoir hier que les grèves chez GM avaient entraîné une baisse de 0,6 % de la production industrielle au mois de juin.Il s’agit du plus important recul de cet indicateur depuis mai 1993.Enfin, à l’usine de camionnettes d’Oshawa, en Ontario, l’une des rares à poursuivre ses activités, le dirigeant de la section locale 222 des Travailleurs canadiens de l’automobile, Mike Shields, prévoyait hier un arrêt de la production pour aujourd’hui ou lundi en raison de la pénurie de pièces.En fait, rapportait hier Statistique Canada, les Américains ont effectué en mai 1,2 million de voyages d’une nuit et plus au Canada, soit une hausse de 0,5 % par rapport au mois précédent.Dans le sens inverse, les Canadiens ont çux aussi voyagé davantage vers les Etats-Unis, soit une hausse de 0,8% par rapport à avril.JEAN EDELBOURGH LE MONDE Francfort — Fendant des années, les responsables de la Bourse de Francfort ont souffert d’un sentiment d’infériorité par rapport aux grandes places du monde.L’accord de coopération conclu la semaine dernière, à la surprise générale, avec le London Stock Exchange (LSE) permet désormais à la Deutsche Bôrse de se hisser enfin dans le club des grands.Il représente la consécration d’un effort acharné.Werner Seifert, président du directoire de la Deutsche Borse, a toutes les raisons d’être satisfait.Francfort s’est donné pour stratégie, il y a cinq ans, de construire d’abord un réseau d’alliances dense sur le continent européen pour essayer, ensuite, de rallier Londres.Finalement la Deutsche Bôrse est arrivée à ses fins tout en sautant les étapes intermédiaires, mais en sachant que celles-ci se réaliseraient ultérieurement et dans des conditions bien plus avantageuses.«Cette coopération n'est nullement tournée contre les intérêts de Taris», s’est empressé de déclarer Rolf Breuer, président du directoire de la Deutsche Bank et l’homme fort de la place de Francfort.Au dire de M.Breuer, cette coopération germano-britannique sera ouverte à Paris.Francfort et Londres seraient même prêtes à lâcher 20 % des parts dans leur société commune si Paris le souhaitait — bien qu’il ne s’agisse là que d’un «chiffre purement hypothétique».Ces propos se veulent conciliants.Pourtant, ils n’arrivent pas à cacher le fait que Francfort s’est détournée de Paris pour nouer son réseau d’alliances à travers l’Europe.«Il s’est révélé strictement impossible de réaliser un tel projet avec la Bourse de Taris», dit Irresponsable d’une grande banque à Francfort «Si nous avions essayé d’intégrer Taris, cela aurait donné des discussions sans fin pour arriver au bout du compte à rien du tout», poursuit-il.Pour ce fin connaisseur de la Deutsche Bôrse, la proposition de M.Breuer ne représente qu’un «ravalement de façade» pour ne pas laisser de plaies trop profondes.«Maintenant, Francfort et bmdrcs vont mettre le paquet», dit-il.L’enjeu est de créer une norme ixiur toutes les transactions boursières en Europe.D’ici quelques mois, la naissance de l’euro va transformer profondément les marchés sur le continent afin de créer un marché unique jxnir l'Europe des finances.Grâce à leur alliance, Francfort et Londres vont former le duo qui dominera cette Europe des Bourses et en dictera les modalités.Contacts avec la NASDAQ Les deux places sont en bonne posi- E N G U É R A N D R E N A U LT LE MONDE Comme l’a souligné Rolf Breuer, le président du conseil de surveillance de la Deutsche Bôrse et président du directoire de la Deutsche Bank, la Bourse de Paris ne fait pas partie des «pères fondateurs» de la future Bourse paneuropéenne.Ce n’est qu’une fois l'impulsion politique donnée et les grands axes stratégiques et techniques définis que la France a été invitée a prendre une participation (estimée à 20 %) au sein de la société commune germano-britannique.La Bourse de Paris n’a pas encore réagi officiellement à cette proposition, qu’elle trouve mal formulée.Elle tente toujours de rallier d’autres Bourses européennes et le New York Stock Exchange pour établir une solution de remplacement à l’axe Londres-Francfort.Elle espère relever le défi dès le mois de septembre.En outre, elle pourrait alimenter le commissaire européen de la concurrence, Karel Van Miert, dans sa réflexion sur une éventuelle position dominante de la nouvelle Bourse paneuropéenne.Les autres places européennes sont soumises à un dilemme semblable, même si George Moeller, le président de la Bourse d’Amsterdam, a exprimé son souhait de rejoindre la nouvelle alliance.La Société des Bourses françaises (SBF) est dans une posture difficile.tion pour le faire.Leurs systèmes de cotation électronique sont suffisamment proches pour être compatibles sans difficultés techniques majeures.Les autres places n’auront guère le choix: ou bien elles refusent de rejoindre cette coopération — en ce cas Francfort et Londres pourraient traiter leurs valeurs sans l’accord de la place concernée —, ou bien elles abandonnent leur indépendance et acceptent la norme imposée par les deux Bourses dominantes.Vienne, en Autriche, a déjà opté pour cette solution, et Amsterdam doit prendre sa décision prochainement En pressant aux acteurs financiers un système sur lequel ils pourront à terme traiter les trois cents valeurs les Selon un banquier, le centre de gravité de la finance européenne s’est brusquement déplacé à Francfort.Et il est difficile de résister à ce pouvoir d’attraction.Si la SBF refuse la main qui lui est tendue, elle pourrait rapidement se marginaliser et ne plus pouvoir prétendre à une place de premier rang, car les transactions pourraient migrer sur la plate-forme européenne.Les grandes institutions financières mondiales, comme Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Salomon Smith Barney, ont déjà apporté leur soutien au projet.De leur côté, les institutions financières françaises, également mises devant le fait accompli, se montrent très discrètes.Mais la Société générale a consenti de lourds investissements pour développer son activité à Londres (rachat du courtier Hambros et développement d’une équipe de gestion pour la Société générale Asset Management), les AGF ont été rachetées par le grou|x- allemand Allianz, et ce dernier ainsi que la Deutsche Bank sont candidats à la privatisation du Crédit lyonnais.Avance technologique I,a Bourse de Paris fait la cruelle expérience qu’il ne suffit pas d’avoir une incontestable avance technologique pour s'imposer.De l’aveu de ses dirigeants, la SBF est une belle société de services informatiques.Et ses équipes ont créé des systèmes, plus importantes en Europe, cette alliance stratégique baissera considérablement les coûts de transaction.11 inséra plus nécessaire d’acquérir les dix-sept systèmes de cotation électronique existant sur les trente-deux places européennes.Le système de la Bourse de Paris, le NSC-VF, n’en fera pas forcément partie.Le coup spectaculaire avec Londres, en tout cas, donne des ailes aux responsables de la Deutsche IJôrse.Werner Seifert a entamé aux États-Unis des discussions avec la NASDAQ, deuxième Bourse du monde avec un volume de transactions de 750 millions d’actions.Son président, John Wall, s’est déjà montré «très intéressé» par une coopération avec les marchés d’actions européens.(pour les produits dérivés), qui font l’unanimité.Mais c’est oublier un peu vite que la technique est au service des flux.Et ces derniers sont désormais internationaux.Les professionnels de la finance recherchent le système qui leur permettra d’effectuer des opérations transfrontalières au moindre coût (substituer une commission unique aux deux commissions nationales actuelles).la Bourse-allemande l’a compris.Si les Allemands ont préféré Londres, ce n’est pas faute d’avoir tenté de nouer un partenariat avec Paris.Dès 1993, les deux places ont voulu rapprocher leurs marchés à terme sur instruments de taux: le Matif français et la Deutsche Termin Bôrse (aujourd’hui Eurex Deutschland).Mais les négociations ont été rompues en juillet 1996 pour ne reprendre qu’au mois de septembre 1997 dans le compartiment des produits dérivés et dans celui des actions.Entre-temps, les deux Bourses avaient développé séparément leurs systèmes de négociation électroniques.Seule entente, elles devraient élaborer une plate-forme commune à partir de 2001 ou 2002.Mais l’arrivée de l’euro dès janvier 1999 aurait commandé d'accélérer le processus.Les Allemands se sont donc tournés vers un partenaire plus enclin à faire passer les problèmes techniques après la volonté d’aboutir rapidement.EN HR K F La Bourse de Paris se retrouve dans une position difficile NSC (pour les actions) et NSC-VF I.K I) K V (Il li .I.K V K X I) R E I) I 17 .1 I' I I.I.K T I !MI K -ECONOMIE- A 9 EN BREF Émission d’actions de ProMetic •4 (Le Devoir) — ProMetic Sciences de la Vie a déposé son prospectus définitif en vue de compléter son premier appel public à l’épargne.L’entreprise prévoit compléter une émission de 8,75 millions d’actions ordinaires à droit de vote subalterne, au prix unitaire de 2 $, pour un produit brut de 17,5 millions de dollars Elle a octroyé aux preneurs fermes une option d’achat de quelque 1,3 million d’actions supplémentaires pour couvrir les attributions excédentaires.La clôture du placement, prévue pour le 28 juillet, est conditionnelle, entre autres, à l’inscription des actions à la cote des Bourses de Montréal et de Toronto.ProMetic, qui exploite une usine à Joliette, utilisera le produit net de cette émission afin d'améliorer ses installations de production en milieu stérile pour fabriquer des produits injectables.ProMetic détient un portefeuille de 41 produits injectables et de plus de 60 produits non injectables.Elle a signé récemment un contrat avec Premier Purchasing Partners, le principal regroupement des achats aux Etats-Unis, qui représente plus de 1900 hôpitaux américains et compte pour 32 % des achats des produits pharmaceutiques des hôpitaux et cliniques avec des ventes de 9,6 milliards en 1996.E.-U.: baisse de la production industrielle (AP) — la grève qui affecte depuis deux mois des usines de General Motors, le leader mondial de l’automobile, a entraîné une fyiisse de la production industrielle aux Etats-Unis au mois de juin de 0,6 %, a annoncé hier la Réserve fédérale.Il n’y avait pas eu de baisse aussi importante de la production industrielle aux Etats-Unis depuis mars 1991 (bais se de 0,9 %), le mois qui a marqué,1a fin de la récession de 1990-1991 aux Etats Unis.Mais une grande partie de cette nouvelle baisse est imputée à une diminution de 11 % de la production dans l’automobile, liée à la grève chez GM.Seagram presse le jus de Tropicana (Reuter) — Seagram procédera à une émission publique d’actions de sa filiale Tropicana Products, œuvrant dans la fabrication de jus de fruit, dans l’espoir d’en tirer 2,86 milliards $ US.Il s’agirait du plus important premier appel public à l’épargne jamais réalisé aux États-Unis, le précédent record ayant été établi par la firme Lucent Technologies inc., qui avait amassé 2,65 milliards.Enquête sur de possibles pots-de-vin et détournements de fonds La Banque mondiale traque la corruption dans ses rangs HARRY DU N P HY ASSOCIATED PRESS Washington — Opération anticorruption à la Banque mondiale: la prestigieuse institution financière a décidé d’ouvrir ses comptes à des vérificateurs extérieurs après qu’une enquête interne a révélé de possibles pots-de-vin et détournements de fonds.Dans un communiqué adressé hier aux 8600 employés du siège, le président de la Banque, James Wolfensohn, a annoncé avoir mis en place une équipe anticorruption et loué les services de deux cabinets d’experts comptables, Price Waterhouse Coopers et Deloitte Touche, pour passer au crible les 28,6 milliards de dollars de prêts concédés chaque année pour des programmes de développement dans le monde.«Je suis en contact personnel constant avec ce groupe» a-t-il assuré.M.Wolfensohn a justifié cette action par le fait que la Banque mondiale, qui prône la lutte contre la corruption auprès des pays débiteurs, doit se montrer elle-même irréprochable.À la suite d’une enquête interne, la BM a engagé des poursuites devant un tribunal contre un de ses anciens responsables, Fritz Rodriguez, soupçonné d’avoir accepté des pots de-vin d’un entrepreneur en Algérie pour la construction d’un réseau de distribution d’eau évalué à 435 000 $, qui n’a jamais été mené à terme.M.Rodriguez nie ces allégations.Le communiqué de M.Wolfensohn précise que «d’autres enquêtes sont en cours et plusieurs autres allégations examinées.Certains cas pourraient aboutir à des poursuites judiciaires en plus des mesures disciplinaires appropriées.Si je n’ai pas de raison de croire en l'existence d’un problème généralisé à la banque, même une affaire est une de trop», souligne M.Wolfensohn.Klas Bergman, un porte-parole de la Banque mondiale, a indiqué que deux autres responsables de l’institution financière font également l’objet d’une enquête et ont été relevés de leurs fonctions.La Banque mondiale est un acteur clé du développement économique.Avec le Fonds monétaire international (FMI), elle a joué un rôle prépondérant ces derniers mois en soutenant des plans de sauvetage financier pour trois pays asiatiques et la Russie.L’ins-titutjon regroupe 181 pays membres, les États-Unis étant le premier contributeur à son budget.Un haut responsable du Département américain du Trésor a déclaré hier au Washington Post que la BM a maintenu l’administration Clinton complètement informée de la situation.Il y a de «graves allégations.Nous avons encouragé [la Banque mondiale] à mener une enquête approfondie et à prendre toutes les mesures nécessaires», indique ce responsable ayant requis l’anonymat.M.Wolfensohn, un ancien banquier d’affaires de Wall Street, a lancé une campagne anticorruption depuis son arrivée à la tête de la BM en 1995.Dans son communiqué, il annonce la mise en service d’un numéro vert dans les prochains jours qui permettra aux employés de dénoncer d’éventuelles irrégularités.Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2540 Allemagne (mark) 0,8335 Arabie Saoudite (riyal) 0,4126 Australie (dollar) 0,9773 Autriche (schilling) 0,1217 Barbade (dollar) 0,7858 Belgique (franc) 0,04135 Bermudes (dollar) 1,5072 Brésil (real) 1,3196 Caraïbes (dollar) 0,5780 Chili (peso) 0,00332 Chine (renminbi) 0,1862 Égypte (livre) 0,4520 Espagne (peseta) 0,01018 États-Unis (dollar) 1,4886 Europe (écu) 1,6915 France (franc) 0,2487 Grèce (drachme) 0,005269 Hong-Kong (dollar) 0,1982 Hongrie (forint) 0,00706 Inde (roupie) 0,0369 Italie (lire) 0,000874 Jamaïque (dollar) 0,0452 Japon (yen) 0,01063 Mexique (peso) 0,1799 Pays-Bas (florin) 0,7612 Pologne (zloty) 0,4441 Portugal (escudo) 0,008475 Rép.dominicaine (peso) 0,1003 Rép.tchèque (couronne) 0,0479 Royaume-Uni (livre) 2,4413 Russie (rouble) 0,2468 Singapour (dollar) 0,9109 Slovaquie (couronne) 0,0439 Suisse (franc) 1,0184 Taiwan (dollar) 0,0446 Thaïlande (baht) 0,0380 Venezuela (bolivar) 0,00275 Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.((MX)) ($) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 14464 3760.72 + 14.28 0.4 XCE3:Bancaire 3261 7588.83 -5.31 -0.1 XCO:Hydrocarbures 3069 2515.51 +23.90 1.0 XCM:Mines et métaux 6320 2012.09 +14.74 0.7 XCF:Produits forestiers 1778 2407.04 +6.27 0.3 XChBien d'Équipement 4141 4081.52 +7.92 0.2 XCU:Services publics 3002 4396.15 +1.23 0.0 La Bourse de Toronto TSE 35 18666 406.00 +2.36 0.6 TSE 100 32760 454.07 +1.30 0.3 TSE 200 21077 426.66 +0.10 0.0 TSE 300 53838 7405.82 +17.69 0.2 Institutions financières 3636 10257.46 -2.44 -0.0 Mines et métaux 4016 3409.98 +6.67 0.2 Pétrolières 8265 6078.13 +43.27 0.7 Industrielles 7834 5299.21 -10.28 -0.2 Aurifères 8886 5932.19 + 120.11 2.1 Pâtes et papiers 2996 4336.54 +8.37 0.2 Consommation 960 11977.11 +36.54 0.3 Immobilières 1361 2684.56 + 14.13 0.5 Transport 8194 6999.37 -33.26 -0.5 Pipelines 1148 6823.31 -20.31 -0.3 Services publics 2777 8131.81 +33.51 0.4 Communications 1276 15944.60 -86.45 -0.5 Ventes au détail 1456 6702.07 +5.62 0.1 Sociétés de gestion 1027 10068.33 + 153.93 1.6 La Bourse de Vancouver Indice général 17254 512.10 -2.13 -0.4 Le Marché Américain 30 Industrielles 63663 9328.19 +93.72 1.0 20 Transports 14060 3525.08 -23.13 -0.7 15 Services publics 10083 292.31 + 1.44 0.5 65 Dow Jones Composé 87807 2955.22 +14.10 0.5 Composite NYSE * 599.99 +4.50 0.8 Indice AMEX * 731.81 +1.42 0.2 S&P 500 * 1184.02 +9.21 0.8 NASDAQ * 2000.56 +6.02 0.3 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) AIR CANADA 4630 12.05 11.00 11.30 •0.80 -6.6 HYAL 3872 2.49 1.80 2.20 +0.76 52.8 CARMANAH RES LTD 3544 1.70 1.49 1.61 +0.07 4.5 LAIDLAW INC 2094 16.10 15.90 16.10 - BOMBARDIER INC B 2050 20.95 20.45 20.90 +0.55 2.7 BARRICK GOLD CP 2025 27.40 26.60 27.15 +0.60 2.3 GREENSTONE RES 1802 4.55 4.20 4.55 +0.40 9.6 MERIDIAN GOLD INC 1665 6.50 6.10 6.45 +0.40 6.6 BARRICK GOLD CP IR 1226 17.00 16.45 16.80 +0.45 2.8 AIR CANADA A 1209 10.85 9.90 10.25 -0.65 -6.0 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (0(H)) ($) ($) ($) ($) (%) REPAP ENTR INC 682 0.22 0.22 0.22 .AIR CANADA 486 12.10 11.00 11.25 •0.80 -6.6 SODISCO-HOWDEN 410 0.20 0.19 0.19 -0.01 -5.0 DYLEX LTD 301 6.10 6.00 6.00 -0.15 -2.4 TRANSCDA 272 25.90 25.65 25.65 -0.15 •0.6 TRIZEC HANH A WT 260 6.50 6.50 6.50 +0.20 3.2 DOMTAR INC 245 9.60 9.45 9.50 -0.10 -1.0 BOMBARDIER INC B 228 20.95 20.40 20.95 +0.55 2.7 CAMBRIDGE 222 12.60 12.50 12.60 -0.15 -1.2 AIR CANADA A 206 10.85 10.00 10.25 -0.60 -5.5 DECISION-PLUS Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorerdramatiquement votre rendement à la Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.decisionplus.com 1________________.___1__L- Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3760,72 Toronto TSE 300 7405,82 New York Dow Jones 9328,18 Dollar 1S canadien 67,180 us Eli Or à New York 293,40$us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d’actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal: f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux: pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dern.sent.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.A B ABl Can.2.050 0850 1800 1250 1.250 1.250 ADS 13450 5.600 4200 43 6 500 6500 6.500 lARCA S2000 0,200 0,200 0,200 Abitibi-C 28450 16.400 11679 19 900 19550 19600 •0.250 fAeterna 8.000 3.500 61647 5 500 5.350 5500 ?0.050 Agntco E 14,400 6.250 11800 7,500 7,200 7.500 ?0.300 lAgritek 1.750 0,760 16600 0.950 0860 0.860 -0.080 Air Canda 15.400 10.650 486255 4 12.100 11000 11.250 •0800 (AirCan.A 14 400 9.750 206600 4 10850 10.000 10,250 -0.600 Alta.energ 36.150 25 800 2600 25 35,250 35.000 35.250 •0,250 Alcan Alu 55.500 35,250 14291 15 40600 39600 40,100 ?0.350 Alim.CT.a 21,500 10,300 300 20,750 20,750 20.750 ?0.750 fAliCT.b 21,750 10.200 100 17.500 17,500 17.500 ?0 050 (AlliancNv 30 750 12.000 500 25.750 25.750 25.750 •0.050 AlliancVt 29400 12,100 100 15 25 850 25.850 25.850 AiliForest 36.500 21.500 200 25 22.350 22 350 22.350 -0.950 Amalg.ln voir plus bas Amisco 7.000 3,250 500 12 6400 6,400 6400 •0.050 (Angl.Swis 0.970 0,260 5380 0280 0,280 0280 -0,020 jAntoro 0,350 0.080 2500 0.130 0.130 0,130 ?0.010 Ashton 6,750 2.550 1000 2.770 2.770 2.770 ?0.030 (Astral A 24 500 13,000 2800 23 20,250 20.250 20.250 lAlapa 0 750 0.325 z45 0.400 0.400 0,400 fAtco I 38.500 28 500 3780 13 35.900 35,400 35 900 •0 500 Athabasca voir plus bas lAuriginor 0450 0,065 94500 0.130 0,120 0.130 ?0.010 [Aurizon 1450 0.520 Z166 0.540 0.540 0.540 Avcorp 4,700 2.600 12834 21 3,750 3.450 3,500 •0.050 Avenor 35300 19,150 1100 34 900 34,850 34.900 ?0.100 Axcan 15 000 10,250 1244 395 11.850 11,650 11.850 ?0.050 BCGAS 34.000 23.000 8810 35 32,350 31.900 32.150 -0.250 BC Telec 61000 32,050 9460 20 49 700 49.250 49400 ?0.100 BCE Inc, 68,000 37,000 44416 64,900 64.100 64 750 ?0.550 BCE Mb! 51.500 31.850 1588 52 41.450 41,000 41.450 ?1.250 IBMTCa 24000 13.000 650 14 23.600 23 500 23.500 -0.100 Bq.Laur 38450 23000 6320 11 30.850 30,000 30 000 •1.100 Bq la if 27 900 15.600 1700 20.400 19.900 19.950 •0.750 Bq.lau sr6 29,800 27,750 6600 28.550 28.500 28.550 ?0.350 Bque Nat 31.850 16,750 107022 14 28.400 28.050 28.400 •0,200 BquNat.no 15,950 11.650 2600 15.950 15.800 15.950 ?0.150 BquNat.nk 10.950 8.050 4500 8 900 8850 8.900 ?0.150 BquNat.nt 16,950 12,500 3800 16.950 16800 16,950 ?0.150 Bg.na.sil2 28350 26.200 1000 27.150 27.100 27.100 •0.050 Bq Royale 92,000 60.850 40093 17 90 800 90.050 90.800 -0.050 Bq.Ry.srK voir plus bas Bq Ry.srF 29,150 26.350 2000 26.750 26.750 26.750 •0.050 Bq.Ry.srG 29.000 26.500 3900 26.700 26 600 26.700 •0.050 B.TD.SrG voir plus bas Bq T-D 74.550 39.550 106312 17 66.500 65900 66.500 B.TD.SrH 31,000 28,250 200 29.500 29.500 29.500 ?0.250 Bq,C,lmp 59,500 35.250 9630 14 49.800 49.300 49700 •0,100 Bque Mtl 86,950 51950 7003 17 84 300 83.650 84,300 ?0.200 BMO.BsrS 25.950 24,800 1500 25.950 25.950 25.950 ?0.150 BMO Sr4 29200 26.800 200 27,350 27.350 27.350 Bq N.Ecos 44.600 27,880 50900 12 37.850 37.150 37.250 •0.500 B ne Sr12 25,250 25,050 1765 25.250 25,250 25.250 B NE Sr9 30.100 28.100 z95 29.100 29,100 29.100 Barrick 34.850 21.500 30670 27,350 26.600 27.150 ?0,600 Baton.if 16.000 10,750 200 14000 14,000 14.000 Beau Can 4,100 1,750 12500 8 1,820 1.780 1,780 •0.040 IBehavr.B 3.200 0.850 1000 1.350 1.350 1.350 ?0,050 Bell Intl 38,750 17.000 5025 35.750 35.300 35.700 ?0.300 (Bennett 6850 2.100 6404 3850 3.500 3 850 ?0.100 Bentall 24,500 15.000 8450 15 17.050 17.000 17.000 •0 200 Benvest 3.050 1.800 200 17 2600 2600 2.600 ?0.150 Bestar 8.350 1.200 12100 25 7.550 7.400 7.450 Biochem 45000 25,000 61298 48 39.950 39.300 39600 ?0.100 Biomira 7,250 2,750 3950 3.300 3,160 3,160 •0.140 Bocenor 2.400 1400 2200 18 1.750 1.750 1750 Boliden 12 350 7.000 1000 7 7,300 7.000 7000 •0.600 Bomb A 21.800 12,500 12630 34 21.000 20,550 21.000 ?0.500 IBomb B 21.650 12.630 2287% 34 20.950 20.400 20950 ?0.550 Bomb.Sr2 26.750 25.050 575 26200 25 900 26000 •0.450 |Brex 0,390 0.050 4200 0,055 0.050 0,050 •0.005 Bruncor 32,500 16.420 930 25.700 25.700 25,700 ?0.050 iBruneau 1.850 0.400 500 0.450 0.450 0450 •0,050 C D C-MAC 32,000 16.750 12340 31 26.000 25.300 25.750 ?0.400 CAE Inc.13.650 10.400 11110 20 12.600 12.500 12.600 ?0.150 fCCL.In.B 19,800 14.800 300 16 18.600 18.600 18600 ?0.100 tCGI Gr.A 34.850 4.210 143955 199 33,900 33.100 33.150 •0.650 Corn Dev 40,200 8.000 2350 17 8.750 8.500 8600 •0.500 CT Fin.68.000 41.500 410 24 57.000 57,000 57.000 •1,000 Cabano 4,250 0.750 13900 31 2.880 2.800 2,800 -0.050 tlCSu 2.400 1.700 5634 1750 1.700 1700 iCaldera 1150 0.120 8500 0200 0,200 0.200 fCall-N B 29,750 19.000 56740 99 28000 27 750 27.750 •0250 iCvaileya 2.700 1070 1000 1.350 1,350 1350 Cambior 16.600 6.700 34800 27 8400 8.000 8,050 •0.200 Cambridg 16.700 10.500 222500 180 12.600 12.500 12.600 •0150 Camco 6,550 4 750 100 15 5.300 5,300 5.300 Cameco 56.850 36.250 3900 25 39.100 39.000 39000 -0.200 Can.Frac 27.250 9.200 700 10 9.600 9.550 9.600 ?0.100 Cdn.Nat 95,950 64 600 67700 16 81,350 81.000 81.000 •0.150 Cdn Oxy 40,750 24.500 , 6526 64 29400 29.150 29.300 -0.200 CP Ltd 45 850 31.800 66295 15 39 750 38.700 39.700 ?0.850 Can Resit voir plus bas Cdn Tire 57.000 28 000 263 31 57 000 53.000 57,000 ?2.000 tC Tire A 45000 25.250 1655 23 43.000 41.750 43,000 ?0.850 IC Utilit.A 48 700 37.000 1850 16 47,900 47800 47.900 ?0.100 ICmnac.A 5.700 3.850 10600 11 4,450 4.400 4.400 iCancor 0.560 0.210 5000 0.390 0.390 0.390 Cantrex 5 500 2.750 8619 12 5.100 5.000 5.100 Cara Oper 7.500 5.250 100 20 7150 7.150 7.150 -0.300 (CaraOp.A 8,000 5.250 1500 20 7.350 7.250 7.350 ?0.050 Cascades 11.500 9.000 119050 10 10.450 10,350 10.400 •0.050 Cased s.a.voir plus bas Celanese 28 950 23 750 800 11 24.750 24.600 24600 •0.150 Celestica 35100 26 500 21146 35100 31500 34.900 ?3,350 iCAsia 0590 0.050 1031 0060 0.060 0 060 -0.010 lChauv.ini 1.390 0.100 94500 0.100 0.100 0100 •0,010 iChesbar 1,820 0830 6850 1,040 1,040 1.040 -0.010 ICimStL.a 20.000 11.800 1554 18 18.350 18300 18.350 ?0.100 fCmar Lv 37.000 22.000 800 62 33.050 33.000 33.000 ?0.500 Cmram 29 000 18.850 773 34 23.350 23.000 23.000 •0.450 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas ClOt.Var.fClearnta 24.650 14.350 1600 17.250 16.900 17,250 ?0.550 Climc A 12.500 8150 4620 8.250 8.250 8.250 Co-Steel 25.250 17.500 900 19 20.500 20.500 20.500 ?0.050 ICog.Cabl 17.750 10250 12200 23 17,700 17.400 17,450 •0.050 fCogeco 18,150 9,050 1700 15 17.700 17.550 17.700 •0 050 iColerame 0.415 0.100 10000 0.130 0.130 0,130 ?0.005 Commco 40.500 18.750 14028 21,500 21,500 21.500 •0,100 jCancom 18,600 8.750 1000 50 17,000 17,000 17.000 (Concert 3.400 1.850 1537 2.900 2.850 2.900 fConsoltex 5.700 3.250 3750 11 5.700 5.600 5,600 •0.100 ICorby B 71.000 52.450 200 16 69000 69.000 69,000 ?0,750 Coscien a 6.500 2.750 3350 22 6.000 5.700 5.800 ?0,100 ICoscien.b 6 000 2.300 30810 74 5 900 5.650 5.900 ?0200 Cott 18.250 8050 4851 12.650 12.500 12,650 ?0.050 iCovitec 1.250 0.500 21700 11 0920 0.900 0.900 •0.020 Crestar 27.850 15.650 100950 15.950 15650 15.650 •0.550 Datalex 3000 2.100 500 2.450 2,450 2.450 •0.050 Datai* wt 0.750 0.300 6500 0.650 0.600 0.650 ?0.100 Datamark 4,950 2.050 22500 12 2.500 2,200 2.500 ?0,200 Denison 0,480 0.230 16000 3 0.235 0.230 0,235 Desj.pr.A 26.250 24.750 1400 25.750 25.550 25.550 •0.050 fDesiar.A 27.000 16.850 7300 12 23.850 23,750 23.800 iDiagnCur 4.040 1.850 1100 2.000 2.000 2.000 iDianor 0,930 0.120 1000 0.180 0,180 0,180 Dofasco 31.200 20.500 112025 10 21,700 21.500 21,700 •0.250 Domco 20,000 16.000 200 15 16.450 16,450 16,450 ?0.450 Domco.wt 9.250 4,750 1200 4,750 4.750 4.750 •1.000 Domtar 13.100 8350 245923 27 9600 9.450 9 500 -0.100 tDonohu.a 36.700 23.000 9346 17 33.900 33.700 33.750 -0.050 IDorelB 49.250 24,500 200 22 48.400 48.400 48.400 ?0,300 DuPont A 45.750 32.000 88000 15 41.500 41.500 41,500 •0.850 Dylex 9,500 4.250 301600 10 6.100 6 000 6.000 •0.150 iDynacor 0,700 0,150 5000 0.330 0,330 0.330 ?0.010 E F Echo Bay 8050 2,350 1000 3.150 3090 3.090 ?0.020 jEcudor 0.530 0.160 1000 0250 0.250 0.250 ?0.010 tEdpbra.A 30.000 22.000 500 5 24.150 24.150 24,150 ?0.150 Eicon 5.950 2.400 9213 4 000 3.950 3.950 -0.010 Emco Ltd 17.750 10.350 550 11 11.650 11.650 11.650 •0.100 lEmpire.A 29.500 18 150 200 13 29.500 29.500 29.500 ?0.500 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas Extndi.mv 23.250 10.350 225 16 12.850 12.850 12.850 •0,100 lExtndi.sv 23.400 10.050 6980 15 12.650 12.350 12.400 -0,250 FPI Ltd 7.700 5,650 600 11 6.300 6.250 6,300 ?0,200 Falcnbrdg 29,950 15.550 600 32 16 000 15.750 16.000 •0.200 Fi.Desi.sl 19,250 15.500 18900 19.000 18.750 19.000 ?0.650 Finning 20,550 13.000 32300 16 14.500 14.400 14.400 fFst.Mr.A 25.750 17,000 500 7 24650 24.650 24.650 •0.200 FirstPrem voir plus bas FirstPr us voir plus bas Flet.Can.a 24.500 18,050 5700 5 19.650 19.500 19.550 •0,200 iForex.a 6 900 3,400 25850 6.900 6.250 6.700 ?0.450 IForex.b 6800 3.500 14840 6,700 6.350 6,500 Fortis Inc 48,250 34.000 7216 20 45.150 45000 45.000 IFourSeas 59.000 35.550 1100 41 53.100 52.350 52.350 ?0.600 Frhold UN voir plus bas G H IGtc.traA 17.350 10.500 1000 16 15.950 15,950 15.950 ?0.100 GTC.tra B 17.250 10.550 200 16 15.850 15.850 15.850 •0.050 Gaz,Metro voir plus bas IGentra 5 550 2.810 13180 11 4.040 4,000 4,030 ?0.020 fGildan.a 11.500 9.250 5400 11.500 11.250 11.500 ?0,350 Global Eq 3.850 2.400 8200 2.700 2.500 2.500 •0.200 IGldcrp.A 9.350 4.000 400 6.650 6.650 6.650 •0.050 Goodfellw 12,750 9.250 2500 9 9.500 9.500 9.500 lGrt.Lk.Ni 0.450 0.200 1100 0,200 0.200 0.200 •0.100 G W.lifeco 53.750 31,250 400 37 53.750 53.550 53.750 ?1.650 iGreensh 0.250 0.050 50000 0.100 0.100 0.100 ?0.030 Grilli B 0.700 0,130 3000 0.270 0,255 0.255 •0,005 Intrmsion 15,700 10,350 8591 36 12.350 12.000 12,350 ?0.300 Gulf Res 13,700 6.250 2000 15 6,750 6.700 6 700 •0,100 Gulf.R.p.a 4 840 3.910 13300 4.000 3.910 3,940 •0.080 lHaemacr 8000 1.750 9000 6000 5.950 5.950 Hartco 17.750 9.200 2040 16 15 700 15.450 15.700 ?0.200 Hawker 5,400 2,150 1500 4.000 4.000 4,000 lHebron 0.430 0.060 4500 0300 0.250 0.300 jHelix Hr 2.050 1 400 1200 1.490 1.400 1.490 Heroux 6.750 3.490 2700 33 6 000 5.950 5950 Hollinger 18.450 11.400 3000 8 18.350 18.350 18.350 ?0.450 H Bay Co 38000 25.650 25660 32.100 31.400 31.800 •0050 H Bay » 19.750 7.800 1000 13.250 13.100 13.250 •0.250 I J IPL Ener.69.650 48.750 15077 22 69.100 68 250 68 900 •0,350 IPL Inc.A 16.050 11,100 300 14 13.250 13.250 13.250 •0.050 |ITI Educ 12.250 6.000 5360 73 8 850 8.650 8.800 ?0.100 llcon 0.950 0,110 11000 0.180 0.140 0.140 ?0.030 Imasco.ltd 29.850 19.250 12367 24 28.950 28.700 28.900 ?0.300 Imper,Oïl 30.680 22.620 35031 16 26400 25.500 26,400 ?0.650 flmpr.Qbr 27.500 20,150 1500 17 26.850 26.600 26.650 ?0050 Imutec 1.500 0.650 1000 0.770 0.770 0.770 ?0.010 InMedia 1,920 0.450 1000 0500 0.500 0.500 •0.100 Inco.Pr E voir plus bas IncoVBN 27.500 9000 450 11.500 11.500 11.500 ?0.250 Inco Ltd 43.900 18.300 4558 18900 18 600 18,900 ?0.150 Inmet 8 000 4000 15000 4600 4600 4600 ?0050 Intrawest 31.400 20600 300 26 31400 31.400 31.400 ?0450 Inv Grp 28,170 15,520 2300 36 26.250 26 000 26150 ?0100 Island Tel 30.400 14.570 1100 20 25 500 25.000 25.500 •0 500 tlvaco A- 6.200 3,450 1400 11 5800 5.700 5.700 •0.100 Ivaco.srl 24000 20 000 1100 21850 21.850 21.850 •0.250 Ivaco.srS 26.000 23600 1250 25100 25.000 25.000 lvaco.sr4 32.000 26000 2750 28 000 27 600 28000 (JAG Min 1.490 0.115 29500 0.180 0.150 0.150 •0020 Jannock 22.250 16000 975 15 18.050 18050 18 050 ?0250 IJean Cl A 25.400 13.750 1650 20 24 000 23 500 24 000 fjilbey 0.250 0.120 4000 0145 0.145 0.145 •0005 K L Kautel.B 5,250 3 500 500 10 4.850 4.850 4.850 Kimpex 0,200 0.055 8000 0 080 0.075 0.075 iKnowHse 1.100 0.410 1000 283 0.850 0.850 0,850 iKormor 0.450 0.040 15000 0.080 0.080 0,080 •0.020 LG Tech 6.000 1.100 2466 3 500 3 200 3.250 -0.250 ILGS Inc 20400 7.850 49230 122 16.100 15.900 15900 •0.150 iLabphrm 5.400 2 500 1500 2950 2900 2,900 •0100 fLaidiaw 23.400 13 900 43324 11 16100 15950 16100 0050 tlapVer A 6,500 4 500 5910 10 4,750 4750 4.750 tLasond a 19 750 17 200 3200 17 19.000 19000 19000 Leader 1 4.950 0.600 10500 24 3000 3.000 3000 ?0.050 Legacy.ir 6.250 4 450 4000 4500 4,500 4.500 •0050 Legacy.un voir plus bas (Leroux B 7500 4 100 1200 6 6.250 6.200 6.250 ?0.200 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.iLexam 2050 0.280 17000 0.540 0.540 0,540 jüthos 1.390 0,250 7500 0.370 0.360 0360 Loblaw 37 500 18700 10020 40 36.850 36 000 36.500 ?0 350 Loewen 49.500 30.250 2718 53 39000 38600 38 950 -0.250 iLoubel 0,285 0.050 3000 0.090 0090 0.090 iLyonLake 0.640 0.160 8000 0.230 0.200 0.230 M N iMDSI 39.000 15.250 250 18,000 18.000 18,000 IMPACT 15 850 2400 24418 14.200 14.000 14150 •0.150 MSV 0490 0120 16000 0.210 0.190 0,210 ?0.030 Maax 20.500 10.000 7694 26 19.100 18950 18.950 •0,050 McM Bldl 21.550 13750 1000 14.750 14750 14.750 •0.100 Mackenzie 23 750 14.180 56308 34 22.700 22.350 22.350 •0.350 Macyro 0,600 0.200 6000 0.430 0410 0.430 ?0030 IMagna A 112.000 82 500 d1005 15 108,700 108.000 108.000 ?0,200 Mam Tel 23850 13800 5350 25 21 400 21.000 21000 •0,350 Mple Leaf 23.000 14000 200 19 000 19 000 19 000 •0,250 Matcob 2.150 1.000 2000 6 2 000 2,000 2 000 -0.050 (Maude 0.380 0.105 18490 0.150 0.150 0150 •0 040 Mazann 1.550 0360 23700 0.490 0.360 0.410 •0.080 (McWatter 2.400 1000 50200 1.600 1.500 1.600 ?0050 iMelkior 1.350 0.250 11200 0,650 0.600 0.650 ?0.080 Memotec 5.100 0.800 1900 1.180 1.180 1.180 jMenora 0.450 0.085 2500 0.100 0.100 0.100 Methanex 13400 10.750 1601 11 12.350 12.350 12,350 -0.050 fMetroR.A 22.100 14.500 27550 15 20.100 19800 20,100 ?0.100 Met B 49.000 20.500 5063 49.000 47,900 49.000 ?1.500 (Meîwerks 15.300 7.750 1100 9.000 8.600 8.750 •0.250 M.Tempus 1000 0250 75800 27 0.350 0.310 0.350 •0.010 Microcell 18.750 8 000 22880 13.950 13.700 13.850 ?0300 IMicrotec 5,100 2900 2500 4.450 4.450 4.450 Mdlnd.wal 38.200 14.950 12350 22 36.750 36.000 36 500 ?0.250 |M DuNd 1.510 0450 3000 0 600 0.540 0600 ?0.010 (Minorca 1,640 0500 10968 0.550 0500 0.500 iMirandor 0.880 0.220 85000 0,350 0.320 0.340 ?0.030 (Mispec 1.750 0,150 1200 0200 0.170 0200 Mitée Tel.10.250 5600 1000 22 6 050 6.050 6050 -0.100 Mitel.Corp 24000 8350 23238 25 20600 20.450 20.600 ?0.100 IMolson A 28000 21.600 6910 13 26000 25.500 25,500 ¦0 300 Moore 31000 18,000 9389 41 19 050 18900 19050 ?0.050 MlReal 3.350 2580 19500 3.250 3100 3.200 Multld.un 17.200 14.850 11700 15.050 15 000 15000 |NAR Res 5.650 1.110 4400 485 4 850 4.500 4850 ?0.250 Nce Div.U voir plus bas Nce nrgy voir plus bas Nce Pel,u voir plus bas jNamex 2.800 0.420 1000 42 0.420 0420 0.420 Nation.sea 9500 5050 725 8 9.200 9.150 9.200 ?0 400 Newcastle voir plus bas Newcourl 78.750 39.550 4326 124 75,600 74500 75,600 •0.200 Newcrt.ir 61,000 27.150 200 57.250 57.250 57.250 •0,150 jNiocan 0.900 0.410 500 0700 0.700 0.700 ?0.050 iNora exp 1.350 0.600 15200 0.700 0,670 0.670 •0.030 Nor.Forst 10,200 7.250 1200 79 7,850 7,750 7 850 Noranda 30.300 21.900 16527 7 23.600 23250 23500 ?0,400 Nor Tel 100000 56.500 5249 49 85 500 84.000 84.100 •0.800 N Tel Sr5 26.050 24.500 2500 25650 25 600 25.650 •0.050 Norlhstar 13.000 8.150 200 17 11.400 11.400 11.400 ?0.200 NovaCorp, 31850 25850 127460 43 26.000 26000 26.000 •0.100 N.S.Power 20,100 14050 12937 20 19.500 19.200 19.250 -0.150 iNoveder 1.010 0,270 22900 0.490 0440 0.490 ?0.040 iNovic 5.800 3 250 3100 25 4,100 3 800 3800 •0,200 iNymox 19.000 7.250 6000 8.750 8650 8.700 •0.100 O P 0&YProp 13.000 5.900 500 12 7.750 7.750 7.750 ?0.050 (0 Oonnell 17.250 4.600 22475 6.500 6,100 6.200 ?0.050 Olco.A 0.650 0330 Z100 0.440 0.440 0.440 tOnexCorp 37.000 25,000 101000 43 35000 34,750 35.000 ?1.500 |0rb ex.A 0.380 0.075 5000 0.100 0.100 0.100 •0.010 lOrex exp 0.150 0.030 2500 0055 0.055 0055 •0.045 (Orient 0.150 0 040 7500 0.040 0040 0.040 •0 005 lOrmico 0.190 0.060 6757 0.090 0090 0.090 |Pan Amr 0500 0.050 7047 0.080 0080 0.080 Pantoram 1,750 1.010 2000 20 1.200 1.200 1.200 ?0150 Paprboard 6.500 3.920 500 12 3930 3.930 3930 •0.070 Peelbrook 7.950 3.200 1833 4 800 4.650 4.800 Peerless 3950 1.500 10729 8 2.750 2650 2.750 Pengr.ir 12.450 4.950 500 5350 5 350 5350 •0.050 Pengr.Enr voir plus bas Perkms.P 7.700 6.100 900 11 7.100 7100 7,100 ?0050 Petro Can 29.500 21800 45395 28 24.450 23.950 24300 ?0.350 Philip 27.400 4.000 4650 4.350 4,000 4.000 •0.150 PhoemxLS 14.500 7.000 9400 45 12 250 11.350 12.250 ?0 900 Pinnacle 24.100 11500 101 86 14 550 14.550 14.550 •0.100 PiaDome 27.250 14.950 39500 16 850 16.150 16.500 ?0.350 jPlexmar 0.620 0.030 10000 0.150 0.150 0.150 ?0.020 Poco Petr 16 900 10.500 400 37 15 700 15.700 15.700 •0.050 iPositron 16 000 7.500 100 12.750 12.750 12.750 ?0.250 PCS Inc.137.900 100.300 d40375 14 110.650 109,750 110.100 ?0.700 fPowr Cr 37.500 18.130 75508 22 36 300 35.250 35 800 ?0.250 PowSr86 50000 48.600 20000 49900 49 900 49900 •0.100 Power,Fin 37.500 16750 22930 19 36 500 35450 35.750 ?0.050 Premier.a 2.400 1.560 1250 11 2.000 2,000 2 000 ?0.100 Pnmetech 10.600 10.000 5512 10.600 10450 10450 •0.150 (Pro-Or 0500 0.100 16500 0.100 0.100 0.100 (Procolor 0.610 0080 42500 0,410 0380 0.410 ?0.010 Provigo 10.750 6750 47137 11 9950 9800 9850 Q R QuebecTel 20880 12630 5331 20 18 500 18 250 18450 •0,250 QuebecoA 32.500 23.600 2900 14 30.500 30.100 30 500 ?0 250 fûuebecoB 32400 23 500 60553 14 30 600 30.150 30600 ?0600 RPM Tec 1.500 1000 300 12 1.500 1.500 1.500 ?0050 fRadio.A 19 000 6880 900 18 17000 16.750 17 000 iRadisson 1.320 0.150 3650 0.200 0.190 0200 ?0.010 RangerOil 14.650 7.900 2655 10350 10200 10250 •0050 Renaisnce 37.500 21600 160 33 22.100 22.100 22100 •0100 îRepap 0 395 0100 682244 0 225 0.220 0225 Rigel 16500 10550 7000 13 500 13.500 13 500 ?0200 Rio Algom 35.100 19500 128600 19 20 500 20.350 20.350 (Robex 0.950 0260 3000 0 280 0.280 0280 •0,100 IRogerCB 13 600 4.900 1950 13000 12.950 12.950 •0.350 Rolland 9.000 3.920 1756 11 8 000 7900 7900 •0.100 RoyalAvi 6.950 2.900 17180 26 5500 5 200 5,200 •0.200 fRoyal G.48 000 31000 794 31 40,750 40 750 40.750 •0,200 Royjl.lpg 12.000 5 550 500 9 5 850 5,850 5.850 ?0.250 iRoyaiStd 1.500 0.100 500 0.200 0.200 0.200 ?0.020 S T iSAMSys 1850 0 300 39000 0 300 0 300 0300 SNC-Lav 17.750 10750 17725 13 11,000 10 800 10 900 •0.100 SR.telcom 9450 4.350 75902 14 4.700 4 350 4 400 •0 300 San Fra A 13.500 5 800 3800 21 13 000 13.000 13000 ?0.500 fSanFr.B 12.400 4,750 450 11.250 11000 11,250 •0100 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.Saputo 41.500 19.000 13588 31 38800 38500 38.700 (Saturn.S 5.400 2.300 2225 14 4.500 4.400 4.400 Seagram 67.600 43.500 5495 20 60 000 59000 60 000 ?0.250 iSchgold 0.850 0.300 18000 0.700 0,670 0.700 Sears Can 29.000 18.750 825 24 28.800 28,700 28.700 -0.050 iSharpe 3.900 0.730 8000 0780 0.780 0.780 -0.010 Shell Can 28.900 20.500 300 16 26000 26,000 26000 ?0,500 Shermag 18.400 12,800 1800 22 17.000 17000 17.000 ?0.050 Shirmax 6000 3.300 160 10 5.700 5.700 5.700 •0,060 Sico 19.000 12.000 800 16 14.500 14,200 14,200 -0,050 iSirios 0.490 0.150 11080 0.180 0,150 0.150 •0.050 Sodisco 0.285 0.080 410371 0.205 0.190 0.190 -0,010 Spar Aer 12.100 8.350 800 10.400 10.300 10.300 ?0,050 StLaurent 25.000 14.550 1100 16.000 15.750 15.750 •0,450 Stelco A 14 400 8,750 4613 Ç 10.400 10,250 10.400 •0,050 jStrat.Val.4.250 1.650 8900 11 1950 1.800 1.950 ?0,150 iStrex 0.450 0.100 3133 0.140 0,120 0.120 •0.050 Suncor 55.300 36.000 372 26 50,200 50.200 50.200 ?0.500 (Sundust 1.900 0,250 12600 0.500 0.440 0.500 ?0,050 fTVA.b 15.000 7,670 5918 17 13.900 13800 13 800 TVXGold 9050 3.200 34600 4.200 4060 4,130 ?0.110 Talisman 55.100 35.000 z198 125 41.450 41.200 41.200 iTandem 1.000 0.300 15000 0.360 0.330 0.330 •0.030 Tarragon 17.650 8.750 2536 32 14.100 14,100 14,100 Techmire 1.300 0,400 4500 1.300 1.300 1,300 Techmlab 10,850 7,850 1700 27 >9.750 9.700 9,750 ?0.250 Teck A 28.500 15.050 2310 16.000 16000 16000 ?0.500 (Teck B 29.500 14900 6500 16.000 15,850 15.950 ?0,300 Teklogix 10.000 2.350 500 5.500 5.500 5.500 ?0,100 Teknor 8,000 4000 2400 31 5.400 5.350 5,350 ?0.150 Telco.Cap 29.500 11.850 4180 26250 25,900 26.200 TeieClone 28.650 26.750 1000 27.900 27,700 27,900 ?0,350 Telebc0sr7 26.000 25.000 4000 25.500 25.500 25,500 Teleglobe 45.400 20.300 7165 36 40.900 40.700 40.750 ?0.100 fTelmobile 35.500 15.750 33406 32.000 31.500 32,000 ?0.150 Telus 45.450 25.500 76895 36.800 36.500 36.650 ?0.100 Tembec.A 14.050 6500 17500 12 7,500 7.250 7,400 ?0.150 Theratech 6.250 3.500 6300 3950 3.650 3.950 ?0.100 Therat.wt 1.620 0.650 Z450 0 990 0.800 0.990 35Spltcap 17,050 16.350 1600 16.900 16.750 16.900 -0.150 ThomCor 45,800 31.000 112688 35 44 500 43.750 44,250 •0.900 jîiomin 2.500 0.350 1300 0.440 0.440 0.440 iïorstr B 27.000 21.500 2370 7 23.400 23.200 23,200 •0.150 TrAlta.Co.25.400 16.500 121160 20 23.300 23.000 23.300 ?0.050 TrCan PI 34,550 25.550 272052 14 25.900 25650 25.650 -0,150 TrCan 2.8 51.500 49.000 150 51.000 51.000 51,000 •0,350 TrCanSrR 52.400 52.400 50000 52.400 52,400 52.400 ?0,400 TrCanSrO 55.000 51.800 55000 51800 51.800 51.800 •3.200 T.Can.P.U voir plus bas Transat 13,600 8 750 52970 10 9.150 8.950 9.000 -0.050 Triax.Un voir plus bas Triton Fin 13.850 8.550 5500 3 J 2.450 12.250 12.450 ?0.150 Trimac 12.350 8.950 2000 6 9450 9.400 9,450 ?0.400 Trimark 42.000 20880 11869 27 23.550 23.200 23,250 •0.150 fTnzHahn 37.800 29.400 7949 23 35,000 34,650 34.700 ?0.250 TriHa.wtA 8.800 4,250 260000 6,500 6,500 6.500 ?0.200 jTroymin 1,070 0.450 16273 0.560 0.540 0.540 •0.030 U Z Um-Selct 32.500 16.500 3000 17 29000 29.000 29,000 •0,400 fUmbroue 6000 4.500 7100 16 5,700 5.550 5.550 Umcan.A 35.600 28.750 200 32 34.950 34.950 34.950 ?0,300 HJnican.B 35.500 28.000 1025 32 35,150 34.750 34,900 •0.050 fUmforet 6.200 1500 23794 1.900 1.600 1.600 -0.150 lUmgold 3.650 0.400 2300 2.750 2,700 2,750 •0.050 fV.Houtte 34,250 16400 12127 40 29.000 28.500 28,500 -0.500 jVantex 0380 0.150 3000 0150 0.150 0.150 iVasogen 3.300 1,300 6614 1.400 1.320 1.320 •0.130 fVelan 30.400 23.500 1240 19 28.500 28.500 28.500 jVenCan 1150 0.300 10000 0.350 0.350 0350 -0.100 (Videotron 22,850 9.300 53675 21.900 21.500 21,500 -0,300 Vmcor 18.950 12.000 250 22 18.950 18.950 18.950 ?0.750 |Vior 0.300 0,100 500 0.100 0.100 0.100 •0.010 [Virginia 3.500 0.910 20239 1.000 0950 1,000 [Vogue 3000 0.700 900 1.250 1100 1.100 •0.050 Westaim 11.100 5.750 100 8.350 8350 8350 ?0.100 Westburne 19.700 15.500 1500 14 17.500 17.400 17.400 ?0.150 Westcoast 36.250 25.550 8247 17 31.500 30 900 31,500 ?0.150 [WstrnPac 1.100 0.170 97900 0270 0200 0.260 ?0.060 WestStar 45.250 24.500 400 16 25250 25.200 25.250 ?0.250 Westr 1U voir plus bas Westrll u voir plus bas |X-Cheqr 0,450 0.100 60000 0.200 0.200 0.200 ?0.080 Yield.ir 12 800 6.750 4700 6.950 6.750 6.750 -0,300 jYorb.CIA 0 340 0,110 34757 0.240 0200 0.240 ?0,020 total des ventes 8 797 741 FONDS AMERICAINS Bq.Ry.srK 27400 26.000 200 27.300 27,300 27.300 ?0,050 B.TD.SrG 27,000 25.250 2500 26.000 25.800 26.000 ?0,200 Inco.Pr.E 53.200 39.100 250 40.850 40.650 40.850 ?0.400 total des ventes 2 950 OBLIGATIONS ten milliers) cBoralex7S 109 000 100.000 d9 102.400 102,400 102.400 •0.600 cForex 8#c 109,250 97,000 d34 109.000 106.000 108.000 ?2.000 cLeroux 8*t 115 000 102,000 dl3 108 500 108,250 108,500 •2,550 CTO hybrid 104 000 98.950 d32 103.000 103000 103 000 •0.250 cUmfoôS 115000 65000 10 60.000 60 000 60 000 •5000 total des ventes 98 000 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 27.600 16 000 15878 18300 18050 18.250 ?0.100 Can Resit 10.750 7.150 3400 19 7.700 7.650 7.650 ?0 050 EnerMark 7,450 5.150 29447 24 5,450 5 300 5.350 •0.050 EnpFnd G 4 800 3,400 13300 12 3.700 3.600 3650 FirstPrem 30.500 26.500 210 6 28.350 28350 28.350 •0.450 FirstPr us 25500 21000 8200 24,750 24.650 24.750 Frhold UN 11.900 5850 11289 8.000 7,850 7.900 •0,050 Legacy.un 10100 8400 3000 8 500 8450 8 500 ?0.100 Nce Div.U 5.450 3.450 24539 3850 3.750 3.750 -0.050 Nce nrgy 9.550 5.400 7500 5500 5 500 5.500 Nce Pet u 4 200 3.750 19878 14 3.820 3.770 3.780 -0,060 Newcastle 21.000 17050 7800 18.200 18.200 18.200 Pengr.Enr 22,250 13,500 2600 16 14100 14.000 14.000 -0,300 Triax.Un 13.900 13,100 200 20 13.450 13.450 13.450 Westr 1U 11,050 7850 500 13 8 000 8.000 8.000 ?0.100 Westrll u 10.700 7.800 300 15 8.400 8.400 8.400 ?0.100 total des ventes 148 041 UNITES PARTAGEES lAmalgln 10250 8 000 990 8.450 8.200 8.450 •0.050 Gaz Metro 19.500 16.750 19445 14 18 000 17.600 17650 -0.150 T.Can.P.U 30.650 26350 10560 12 28 450 28.150 28.300 •0.050 total des ventes 30 995 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) Cased s a.7.250 5050 125 6.600 6.800 6.800 A 10 I.K I) V.V Oil!.I.K V K N I) R E I) I 17 .1 l! I I.I.K T I !l !l S EDITORIAL Capitale et région Michel Venue Le gouvernement vient d’accoucher d’une politique relative à la capitale nationale qui, bien qu’elle fasse état d’un nouvel esprit moins timoré, laisse perplexe par son volet économique et sceptique quant au statut de la ville.a situation politique ambivalente du Québec ne facilite pas la formulation d’une politique relative à la capitale.Car si le parti au pouvoir prône la souveraineté, le Québec n’est toujours qu’une province.En conséquence, la taille de l’Etat québécois reste celle d’un Etat provincial.Un gouvernement provincial exerce certes des fonctions stratégiques dont l’effet se fait sentir sur l’ensemble du territoire.Mais l’essentiel de son budget est consacré à offrir des services directs à la population dans l’ensemble des régions.De même, les pays étrangers ne trouvent aucune justification, sauf la France et les États-Unis pour des motifs particuliers, d’établir des quartiers diplomatiques dans la capitale d’une simple province, qui n’en est pas en même temps la métropole.Ces considérations militeraient en faveur d’une politique de la capitale sobre et sommaire.Mais les Québécois, depuis toujours, ne voient pas leur province comme une simple province.C’est aussi le siège d’un des peuples fondateurs du Canada.Le Québec a son drapeau depuis 1948 et notre assemblée législative s'appelle Assemblée nationale depuis déjà quelques décennies.Le Parlement de Québec est l’un des plus anciens au monde.Cet attachement national, bien qu’il ne soit pas exclusif pour tous, est certainement un atout qui favorise la cohésion de la société et il y a lieu de le cultiver.Et l’une des manières de le fai-ré est sans doute de créer et d’entretenir des lieux d’identification, de mémoire et de rassemblement comme l’est par essence la capitale.Mais pour divers motifs, liés autant au débat sur le statut politique du Québec qu’aux impératifs budgétaires, les gouvernements successifs ont toujours hésité à consacrer à Québec les efforts nécessaires pour que la ville soit reconnue pour ce qu’elle est.Il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’un certain pourcentage de Québécois soient incapables de dire où se trouve la capitale du Québec.Beaucoup de gens ne 4- connaissent de cette ville que ses vieux murs.Longtemps, aucun travail n’a été fait pour valoriser auprès du public le rôle de la capitale, ses institutions, ses monuments, son histoire.Avec l’arrivée du Parti québécois au pouvoir, et en appui aux interventions déjà entreprises par le maire Jean-Paul L’Allier, les choses ont commencé à changer.Ce qu’il y a de plus positif dans la politique dévoilée récemment, c’est la présence d’un nouvel esprit plus volontaire qui préside aux actions et aux propositions de la Commission de la capitale nationale, créée en 1994.Son président, Pierre Boucher, n’a que faire des démagogues qui cherchent à discréditer son travail.Et il a raison de les écarter et de proposer, sans gêne, des investissements dans l’aménagement des lieux et dans la préparation de matériel d’animation, qui rendront, à terme, au secteur de la colline parlementaire, la splendeur quelle mérite.Mais la splendeur seule ne suffit évidemment pas.C’est pourquoi la Commission a proposé au gouvernement, qui l’a acceptée, une politique qui affirme (on s’étonne presque de constater qu’il faille le faire) le statut de capitale de cette ville bientôt quadricentenaire.Au premier chef, la capitale est le siège des institutions, dont le gouvernement et son premier ministre.Or depuis des décennies, le premier ministre du Québec vit, au mieux, comme le faisaient René Lévesque et Daniel Johnson, dans un petit appartement, au pire, comme présentement, dort dans son bureau, à défaut de le faire dans une chambre d’hôtel comme le faisait Robert Bourassa.La politique suggère donc Des signaux contradictoires concernant l’avenir de la capitale du Québec l’attribution d’une résidence de fonction au chef du gouvernement et une autre au chef de l’opposition.Mais la proposition est tout de suite éteinte par des considérations budgétaires et partisanes.En outre, comment le gouvernement actuel pourrait-il justifier l’achat d’une résidence pour le premier ministre alors qu’il vient de vendre à perte celle du lieutenant-gouverneur (500 000 $ pour un domaine qui en vaut le triple) sur un coup de tête malheureux et démagogique de Lucien Bouchard.La politique officielle veut forcer les sous-mi-nistres, les juges, les présidents d’organismes publics à s’établir à Québec.Le premier ministre, lui, n’y songe même pas.C’est dire que l’intention est creuse et c’est l’un de ces signaux contradictoires qui suscitent le scepticisme.De même, si la politique prévoit l’installation à Québec du siège de tous les ministères et des organismes publics, le document prévoit la possibilité d’innombrables exceptions qui font que la situation à l’égard de la localisation des bureaux ne changera pas radicalement.I.e gouvernement jugera à la pièce.Cela nous ramène à nos considérations du début.Un gouvernement provincial rend surtout des services directs à la population.Les impératifs de bonne gestion lui imposent d’être présent là où le public a besoin de lui.Pourquoi le Conseil de la magistrature ou le Conseil des arts et des lettres doi-vent-il siéger à Québec si 80 % de leurs activités concernent des gens de Montréal?Le «tout-à-Québec» devient une fiction si, tous les matins, les trains et les autocars en partance pour Montréal sont remplis de fonctionnaires.Le gouvernement est certainement conscient de ces limites.Il prend d’ailleurs la peine de souligner que ce qui caractérise une capitale n’est pas tant l’effectif gouvernemental que l’on y trouve que les fonctions centrales qui s’y exercent.D’ailleurs, à propos d’effectifs, et au delà des principes affirmés sur le statut de la ville, il reste que le principal message véhiculé par cette politique s’adresse à la population et aux élites de Québec.Et ce message, c’est que la région ne peut plus compter, comme durant les années 1960, sur l’État pour créer des emplois.C’est pourquoi la politique comporte une stratégie de diversification économique.La stratégie en elle-même est sommaire et peu convaincante.Déjà, qu’on nous dise que l’on veuille réduire le chômage à 5 % en 2010.On voudrait bien y croire.Mais surtout, on voudrait y croire pour l’ensemble du Québec dont Québec est l’une des régions qui ne mérite pas une attention particulière par rapport aux autres sur le plan de la création d’emplois et certainement pas une attention plus importante que Montréal.D’ailleurs, il faut relever, en terminant, une autre contradiction dans cette politique qui, tout en prônant la diversification économique, définit comme les plus prometteuses les entreprises qui vendent leurs services.au gouvernement.Le document parle même de la création, par sous-traitance, d’une espèce de deuxième fonction publique.Il encourage même les entrepreneurs à embaucher d’anciens employés du gouvernement qui possèdent une connaissance approfondie du secteur public.C’est ainsi que le ministère de la Santé fait écrire ses orientations en matière de technologies de l’information par la firme CGI où travaille depuis peu l’ancien président de la Régie de l’assu-rance-maladie du Québec.Drôle de diversification, d’abord.Sans parler de ce que le collègue Graham Fraser qualifiait, hier, dans cette page, de privatisation des cerveaux.Nous avons une politique qui, à la fois, prône le renforcement symbolique de l’État et son affaiblissement par osmose avec le secteur privé.De quoi être perplexe.Clauses orphelins Monsieur Jean-Robert Sansfaçon, votre éditorial de ce matin (8 juillet 1998) traite des clauses orphelins qui, parait-il, scandalisent le gouvernement du Québec.Les syndicats ne se gênent pas pour négocier et signer des ententes avec les employeurs où les jeunes travailleurs se voient imposer des salaires et des conditions de travail inférieurs à leurs collègues en place.C’est une pratique odieuse et inacceptable qui profite à une classe de privilégiés.Je voudrais par la présente rappeler à l’ordre notre cher gouvernement qui se permet de critiquer les clauses orphelins.Il faut reculer en 1983, lors des pénibles négociations entre le gouvernement Lévesque et le secteur public; pour la première fois de l’histoire, on imposait aux syndiqués, par loi spéciale, une clause orphelin pour les régimes de retraite; l’artisan et le négociateur en chef de ce décret était Lucien Bouchard l’actuel premier ministre du Québec qui aujourd’hui trouve injuste les clauses orphelins.Depuis cette date historique nous avons deux groupes de retraités au Québec: les i< vieux» retraités avant 1983 ont une rente pleinement indexée au coût de la LETTRES -?- vie; les «jeunes» retraités sont, chaque année, désindexés de 3 % ! Depuis quelques années, comme l’inflation se situe autour de 2 %, les «vieux» voient leur rente augmenter et les «jeunes» n’ont que des miettes; à ce rythme-la dans une dizaine d’années les «jeunes» auront une rente de retraite diminuée de 25 % à 30 % ! Et les «vieux» auront toujours leur plein pouvoir d’achat M.Sansfaçon, l’exemple vient de haut.Le gouvernement Bouchard est mal placé pour faire la leçon aux syndicats dans ce dossier, à moins qu’il reconnaisse son erreur de 1983 et qu’il corrige cette injustice odieuse qui pénalise les «jeunes» retraités du secteur public.Paul A.Deschesnes Montréal, 8 juillet 1998 La sclérose Les réactions suscitées par le texte de Stéphane Baillargeon («La sclérose en pape», 8 juillet) sont la preuve vivante de ce qu’il dénonce.D'autant plus que la lettre au Devoir de Robert Gendreau (15 juillet) contient l’aveu que le parti communiste soviétique se serait inspiré du Vatican.Ce n’est d’ailleurs pas le seul parti politique fasciste qui se soit inspiré du Vatican.Et l’on sait très bien que la liberté d’expression et le fascisme sont inconciliables.Côté théologique, il est stupéfiant de voir comment le Vatican ne veut rien entendre de la liberté apportée par Jésus-Christ lui-même.Ledit Saint-Siège a malheureusement ritualisé la Révélation chrétienne.Cette négation de la liberté par le Vatican a toujours empêché la reconnaissance du sacerdoce des élu(e)s.Pourtant, l’apôtre Pierre (reconnu premier pape par l’Eglise catholique romaine) confirme ce sacerdoce (1 pierre 2,9).Ces gens du Vatican se reconnaissent pour eux-mêmes un sacerdoce qu’ils nient aux élu(e)s, c’est-à-dire tous ceux et celles qui reconnaissent Jésus comme Seigneur.L’apôtre Pierre affirme qu’il ne peut refuser le baptême à ceux qui ont reçu l’Esprit autant que lui.Alors pourquoi le Vatican nie-t-il ce que Pierre reconnaît lui-même?Pourquoi nie-t-il le sacerdoce des élu(e)s?L’autoritarisme intimidant du Vatican doit être dénoncé pour ce qu'il est, c’est-à-dire un triste chantage qui n’a rien a voir avec la mentalité de Jésus.Michel Gaudette Trois-Rivières, 16 juillet 1998 t 4AMAA .;T.aufc(4u‘uN £pNNA?r UN CmPécHêmCnT AAAP^A^?h a * ai REPRISE Le mur des pâmoisons uand je suis allé à Jérusalem, il y a bien une vingtaine d'années, je n’ai pas tardé à me rendre à ce mur des Lamentations dont on parle tant.Tout agnostique que je suis, je ne pouvais rater cette démonstration de piété collective.J’ai été un peu déçu.Je le suis toujours quand on m’a trop bassiné à l’avance.Stéphane Dion, président du conseil privé de la reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvemementales, rentre d’un voyage en terre sainte.Ce n’est pas le fils de Léon qui m’en a informé.Mais bien le journal La Presse, toujours à l’avant-garde de l’information, comme on sait.Il y a fort à parier que Dion s’est rendu lui aussi visiter ce lieu incontournable.Séjournait-il à l’hôtel King David, d’où on peut admirer la ville?Je ne sais pas.Le plus grand quotidien français d’Amérique n’en parlait pas.Trop occupé probablement à nous proposer un extrait d’une allocution que prononçait l’ex-politologue devant les membres de l’Association des études canadiennes en Israël à la Hebrew University of Jerusalem.Notre universitaire promu politicien n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.«C’est une chance extraordinaire que d'être à la fois Québécois et Canadien», a-t-il dit, certainement avec cet accent ridicule dont il n’arrive pas à se débarrasser lorsqu’il parle anglais.Il a continué: «Il faut que chaque Québécois puisse se dire: “Je suis Québécois et Canadien, et je refuse de choisir entre les deux identités.”» J’imagine qu’on l’a applaudi.On ap- Gilles Archambault ?plaudit toujours dans ce genre de réunions.D’autant qu’il est probable que le Canada soutienne financièrement cette Association des études canadiennes.Ce ne sont pas les auditoires de ce genre qui huent lorsqu’un zouave de la trempe de Stéphane Dion affirme que «les lois linguistiques fédérales et provinciales adoptées dans les années 60 et 70 ont aidé la cause du français».Ces lois linguistiques en vigueur au Québec, poursuit le politi-cailleur, sont plus libérales et plus respectueuses de la communauté linguistique minoritaire que celles qu’ont adoptées la Belgique et la Suisse.Il n’a pas dit que le gouvernement auquel il s’est livré corps et âme fait tout pour marginaliser la loi 101 et qu’il n’aura de cesse qu’il ait réduit au minimum l’autorité du Québec dans les champs de sa compétence.D’ailleurs qu’en auraient-ils eu à cirer, les auditeurs captifs de cette conférence?Puisqu’il est sûrement entendu en préalable que le Canada est une terre d’espérance et de grandes réalisations.Il leur a donc poussé la romance, Stef.Il n’allait tout de même pas aborder le problème palestinien, prendre parti contre la politique d’expansion des colonies juives.C’eût été de l’ingérence.Alors, il leur a sorti son petit couplet habituel.«Le Canada, a-t-il dit de sa voix chevrotante, n 'est pas un argument que Ton peut sortir en catastrophe tous les 15 ans, une semaine avant un référendum.L'idéal canadien doit être défendu en permanence, avec conviction.» Il a repris sa théorie selon laquelle le recours à la Cour suprême quant à la légitimité d’une éventuelle sécession du Québec était justifiée.Sans dire bien sûr que les membres de ladite cour ne brillent iras par leur impartialité.Une chose est certaine, il est fier detre Canadien, l’ancien professeur.Il affirme même sans rire que «depuis les débuts de la Confédération, jamais le Québec n’a été aussi francophone qu’il ne Test aujourd'hui, alors que 94 % de ses habitants peuvent s'exprimer en français».Son chef compterait alors parmi les 6 % qui restent.Bien sûr, on voudrait crier d’indignation quand on lit des propos de ce genre.Montréal se «babélise» à l’envi, la langue de la publicité et de la télévision est de plus en plus polluée, on baragouine bien quelques mots de sabir teinté de français dans ses rues, mais ces gens-là ne veulent pas voir la réalité.Ils préfèrent imiter notre voyageur.G* pâmé qui dit: «Le Québécois que je suis veut aider ses concitoyens des provinces atlantiques, de l'Ontario, de l’Ouest et du Grand Nord canadien à exprimer leur propre façon d'être Canadiens, ainsi qu'à bâtir un avenir meilleur pour leurs enfants.» Les Québécois de ce genre ont tout intérêt à mentionner qu’ils le sont.Autrement, on les prendrait aisément pour des Canadians.Ils ont encore besoin de se réclamer de leur appartenance.Pour combien de temps encore?C’est à voir.Dans 30 ou 40 ans, le Québec pourra être peuplé de Canadians.On s’y sentira un peu gêné de parler français.Montréal sera Montreal.11 sera temps alors d'avoir notre propre mur des Lamentations.On a bien déjà l’Oratoire Saint-Joseph.Non mais, Dion fils, valait-il la peine d’aller si loin pour proférer des âne-ries si grotesques?A P R 0 P 0 S -?- .de 20 ans de comparaison Québec-Ontario En Ontario, la croissance de la population active et celle de l’emploi ont été beaucoup plus fortes qu’au Québec, entre 1976 et 1995, atteignant respectivement 43,5 % et 40.6 % ce qui représente des écarts de 13,3 et 15,1 points par rapport au Québec.Par rapport à celle de la population active, la croissance de l’emploi a donc été inférieure de 2,9 points, soit la moitié de l’écart observé au Québec (5,7).Les taux de chômage se sont donc maintenus bien en deçà de ceux du Québec, soit 6,2 % en 1976 et 8,7 % en 1995.Depuis 1976, les taux de chômage annuels en Ontario ont toujours été inférieurs à ceux du Québec par un écart de 2 à plus de 4 points.De la même façon qu’au Québec, les femmes ont connu une poussée très supérieure à celle des hommes dans les deux cas.En 1976, les Ontariennes représentaient 39,1 % de la population active et 38,4 % de l’emploi; en 1995, leur part s’élevait à 45.6 % dans les deux catégories.Cette évolution est très similaire à celle que les Québécoises ont connue.Evidemment, les hommes, en Ontario, ont eux aussi emprunté une trajectoire inverse.Malgré que les baisses et les hausses de l’une et l’autre soient comparables, dans l’ensemble, à ce qui s’est passé au Québec, il n’en demeure pas moins que ces différences notables apparaissent, particulièrement en ce qui a trait aux plongées récessionnistes.En 1981-1982, l'emploi diminuait de 5 % au Québec tandis que la baisse en Ontario était d’environ 2 %.En 1990-1991, la situation contraire se produisait: l’emploi en Ontario chutait de 3,5 % contre à peine 2 % au Québec.Par ailleurs, les plus fortes hausses de l’emploi au Québec ont habituellement été inférieures à celles de l’Ontario d’au moins 1 %.Quant à la population active on peut signaler que seul le Québec a connu une croissance négative, soit de 1981 à 1983 et en 1991-1992.Le Marché du travail, ministère du Travail, Les Publications du Québec, mai 1998 LE DEVOIR FONDÉ PAR II S N R I BOURASSA LU 10 .1 A N V I K R I !l I 0 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur on clic.r BERNARD D E S C Ô T EAUX Vice-président, finances cl administration FRANÇOIS T II OIIIN Directeur de l’information CLAUDE B E A IIR E G A R.I) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteur en eli ef adjoin t JEAN-ROBE RT SANSFAÇON Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2050, rue de Bleary, 9* é l age, M o n t réal ( (j né bec) Il B A 3M 9.Tel.: ( 5 Id) 98 5 B B B B F A IS CE QU E DOIS I.K I) !•: \' (III!.I.I.V K X |I H K IM 17 .1 I I I.I.K I I !l !l N IDEES En réaction à l’entrevue accordée au Devoir par Gaétan Frigon, président de la SAQ La main dans la SAQ A 11 La privatisation de l’usine d’embouteillage de la Société des alcools du Québec équivaudrait à remettre la société d’Etat au secteur privé JACQUKS NADEAU LE DEVOIR fr - * * »*yi • • * Sans son usine d’embouteillage, la seule option pour la SAQ d’augmenter ses profits sera l’augmentation de ses ventes.Viendra ensuite un jour où cela impliquera un appel à une consommation immodérée.RONALD (i UÉVRKMON T Responsable des communications du Syndicat des employés de I magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SAQ) orsque Gaétan Frigon, l’actuel président de la SAQ, affirme qu’il ne privatise pas la SAQ, il in-duit la population en erreur.Il est vrai qu’il ne privatise pas la SAQ dans sa totalité: il privatise plutôt à la i pièce, bouchée par bouchée.Car ne vous faites pas d’illusions: sous les termes de partenariat, de fusion, de revitalisation, en vendant plus de 50 % des parts de l’usine, il privatise réellement l’usine d’embouteillage de la SAQ, qui f(iit partie intégrante de la socciété d’Etat.Pour un réseau de 550 succursales dont 76 % des ventes pro-, viennent du vin et qui sont alimentées en vin à 20 % par l’usine d’embouteilla-j ge, cette privatisation aura des réper-I eussions économiques certaines.Si j’ai pris la décision de répliquer à l’entrevue que Gaétan Frigon a donnée au Devoir, c’est pour que les choses soient bien claires dans la tête de tout le monde: oui, nous avons affaire à une véritable privatisation de la SAQ, à commencer par son usine.Et non, il ne peut y avoir d’entente ou de compromis sur la loi qui interdit la vente — et, de ce fait, la publicité — des vins de cépage en épicerie car le GATT et l’ALENA demanderont l’abolition du monopole.Si les deux projets de Gaétan Frigon se réalisent, la SAQ sera affaiblie, handicapée, et, inévitablement, sous la pression future.du GATT et de l’ALENA, elle se volatilisera.Une entreprise publique de sept milliards de dollars disparaî-; tra littéralement sous nos yeux.Nous avons un grave problème; à la présidence de notre société d’Etat: nous sommes en présence d’un homme qui ne fait pas la différence entre le bien public et les intérêts privés; même chose entre le légal et l’illégal.Quand M.Frigon affirme: «Avec le Ronds, nous serions majoritaires», il est légèrement mêlé.Ia?Fonds de solidiu i-té de la JTQ n’appartient pas à l’Etat.Quand il dit «nous», il ne veut sûrement pas dire la population du Québec, mais plutôt le secteur privé qpi convoite le monopole d’Etat.Si nous voulons garder l’usine d’embouteillage, mis à part le fait qu’elle a généré 2,8 millions de dollars cette année, c’est parce que, comme l’affirme M.Frigon dans l’entrevue qu’il a donnée au Devoir, mais pour des raisons contraires aux nôtres, «nous sommes dans le commerce de l’alcool».En connaissez-vous beaucoup d’entreprises dans le commerce de l’alcool qui ne rêvent pas de posséder leur usine d’embouteillage, leur permettant ainsi d’acheter dans 55 pays du monde les meilleurs vins au meilleur prix possible pour leur clientèle, comme c’est le cas présentement pour la SAQ?Ce monsieur, qui, semble-t-il, est un crack du marketing, a trouvé comme seule solution pour exploiter la plus moderne des usine d’embouteillage en Amérique du Nord de la mettre en vente.Quand son vice-président aux communications déclare que la mise en valeur d’une usine sous-utilisée passe par la vente de ladite usine au secteur privé, c’est un peu insultant pour le personnel de la SAQ.Inutile de dire qu’avec un tel président pour remonter le moral des troupes, il nous sera difficile d’atteindre des sommets.En agissant ainsi, l’actuel président de la SAQ fait abstraction complète de l’élément social.La privatisation de l’usine aura des répercussions sociales.Aucun doute.Premièrement, il y a plus que 51 emplois en cause ici.Tous les emplois occupés aujourd’hui à la SAQ par 5000 Québécois sont également en danger.Les emplois de demain aus si.Prenons comme exemple la consi- gnation des bouteilles de vin et d’alcool, qui demande la participation de l’usine d’embouteillage; l’implantation de ce programme créerait sur-le-champ à travers le Québec 300 emplois pour les jeunes.Aussi, avec plus ou moins 20 % de la population sous le seuil de la pauvreté, l’actionnaire principal, soit le gouvernement québécois, exige d’année en année plus de profits.Sans l’usine d’embouteillage, la seule option pour la SAQ d’augmenter ses profits sera l’augmentation de ses ventes.Viendra un jour où cela impliquera un appel à une consommation immodérée.Donc, augmentation des coûts sociaux.Ceci annulera les profits.Sans l’usine, la SAQ ne pourra plus jouer efficacement son rôle social.D’ailleurs, si on privatise l’usine d’embouteillage selon la stratégie «bouchée par bouchée», il n’est plus loin le temps où on demandera les entrepôts.Ensuite, ce sera la flotte de camions, et plus tard, les succursales, parce que «tout cela va ensemble».Pour l’instant, cet argument n’est pas utilisé parce qu’il va à l’encontre de l’objectif visé, mais une fois l’usine privatisée, il sera utilisé pour aller chercher le reste d’un monopole agonisant et les 374 millions de dollars de profits passeront dans les poches de quelques individus, au détriment de la population, surtout du plus ou moins 20 % de la population sous le seuil de la pauvreté, eux aussi propriétaires de la Société des alcools.En conclusion, quand Gaétan Frigon affirme qu’il ne privatise pas la SAQ mais qu’il vend l’usine d’embouteillage, c'est comme si André Caillé, le président d’Hydro-Québec, nous affirmait qu’il ne privatisait pas Hy-dro-Québec mais qu’il vendait les barrages.En ce qui concerne le dossier le plus chaud du nouveau président, ce- lui de la vente des vins de cépage en épicerie, c’est ici que’Gaétan Frigon fait montre de sa grande inexpérience dans le domaine du commerce de l’alcool, milieu qu'il juge «pétillant».Si on en juge par ses propos, les trois syndi-.cats de la SAQ, les trente-neuf agen-ces promotionnelles de vins du Québec, tous ont tort sauf lui.Et pourtant, contrairement à ce que peut affirmer ' l’incompréhensible nouveau président de la SAQ, ce n’est pas une question de ventes de bouteilles de vin dans les dépanneurs qui est en jeu ici, c'est le principe même du monopole d’Etat.11 ne peut y avoir d’entente ni de compromis avec la loi.La loi, c’est la loi.Que cela prenne un an, deux ans, dix ans en cour, il faut que la loi soit respectée dans son intégralité, sinon, c’est la fin de la SAQ.Une entorse à cette loi et la concurrence mondiale y verra une fin du monopole et exigera la réciprocité.Iout compromis ne fera qu’institutionnaliser une ' illégalité qui permettra par la suite à i l’ALENA et au G AIT d’ouvrir le marché.Il faut absolument que la SAQ retourne en Cour supérieure pour appuyer l’association des agents promotionnels afin d’annuler la décision de la Régie des alcools, des courses et des jeux de permettre la publicité des vins de cépage en épicerie, ce qui leur est interdit.C’est une question de vie ou de mort pour la société d'Etat.Si le nouveau président s’obstine dans son refus, nous serons dans l’obligation de demander sa démission.Il se peut que la nomination de ce président soit la décision d’une personne qui n’a pas vu plus loin que le bout de son nez.Mais, grâce au ciel, on peut corriger une mauvaise décision avant qu’il ne soit trop tard, tandis que, malheureusement, une privatisation est irréversible.La SAQ, c'est un choix de société.Si nous ne voulons plus de la SAQ, nous n’avons qu’à laisser M.Frigon agir à sa guise.Mais si nous voulons conserver cet outil économique pour assurer un meilleur avenir à notre jeunesse, nous devrons signifier au gouvernement qu’il y a un cheval de Troie à la SAQ.Depuis son accession à la présidence de la SAQ, M.Frigon ne cesse de répéter qu’il a beaucoup de plaisir.Je peux vous confirmer qu’il est bien le seul.Un hommage à Jacques Normand Le statut d’écrivain à l’UNEQ La souveraine fantaisie du charmeur Malgré les revers, l’animateur-chanteur a toujours eu le courage gai A N DR K MAI.AVOY Ile-Bizard Sa générosité Il est faux de dire que les artistes sont généreux par nature.Que d’exemples là-contre! La générosité de Jacques Normand était totale, allant jusqu’à la prodigalité.Il a secouru beaucoup de monde.Un exemple, pas assez connu: lorsqu’il dirigeait son Saint-Germain-des-Prés à Montréal autour des années 50, il recueillit un jeune chanteur français, venu chercher au Canada un problématique succès et qui végétait proche de la misère.C’est d’abord par générosité qu'il l’engagea, puis il se rendit compte très vite qu’il s’agissait d’un grand artiste qui, grâce à lui, put retourner en France, y faire carrière, et Jacques Normand citaire, il dit, à peu près: «Rufin.il fallait nous interrompre un moment, mais ne croyez surtout pas ce que ce message publicitaire vient de dire.» Evidemment, il perdit aussitôt son émission et cette charmante incar tade pénalisa sa carrière.11 faut dire aussi qu’il appréciait un peu trop certaine bonne chose.Je me rappelle un jour où je le rencontrai fortuitement à Paris.11 me prit pas le bras, disant: «On va rendre hommage à ton pays.» 11 entra dans le premier bistro et commanda: «Deux doubles cognacs.Peut-être la boisson ï’aida-t-clle à supporter un handicap physique qu'il savait admirablement cacher, sans jamais se plaindre.Dès l’âge de 17 ans, un grave accident avait atteint aux vertèbres.Parmi ses qualités, ARCHIVES LE DEVOIR ¦il n a justement souligné l’importance de 0 Jacques Normand, dans les médias, lors de ses funérailles, le vendredi H) juillet.Je voudrais insister là-dessus.Je ne suis pas certaine que la jeune géné- -J1 ration le saisisse bien.Il étant avant tout une présence, un charme.Beaucoup de gens gardent de lui le souvenir des Couche-tard.C’était excellent, mais ce n’était plus le grand Jacques Normand.Son entrevue par Denise Bombardier a déçu ceux qui l’avaient connu à sa grande époque.Parmi les centaines de personnes, très représentatives, qui se pressaient autour de son cercueil vendredi dernier, il y avait une grande majorité de personnes âgées.L'hommage officiel du Quebec ne manquait pas, grâce à Bernard Landry, le vice-premier ministre.J’ai déploré qu'il n’y ait pas eu de présence officielle française.En effet, l’importance de notre ami a trait au fait qu’il créa à Montréal le spectacle de cabaret de type français et qu’il introduisit la chanson française d’après-guerre, de haute qualité.On connaissait certes depuis longtemps au Québec des chansons françaises, mais recon-! naissons que celles d’avant-guerre ou bien étaient j à l'eau de rose ou bien, au contraire, sentaient la vulgarité.Li rupture qui se produisit en France a la suite de Charles Trenet, c’est Jacques Normand | qui nous en fit bénéficier ici.Des qualités multiples Il avait ce qu’un seul mot définit déjà: la classe.! Également une très grande distinction, que bien ! souvent, hélas, ne savent pas maintenir les clian-j leurs d’aujourd’hui.Il demeurait toujours profon-j dément élégant.Il y avait aussi, inégalable, son charme; j’y reviendrai.Dira-t-on qu’il ne fut pas un créateur?C est possible, mais il fut un animateur indispensable.C est à la suite des animateurs que peuvent se manifester les créateurs.Ainsi put faire, parmi d autres, mais mieux que tout autre, Gilles Vigneault.Sa présence sur scène ou dans des cercles in-! times s’avérait incomparable: un physique très agréable, une excellente voix, un art parfait de j chanter, le sens des nuances, la délicatesse, la ; drôlerie.quelle carrière! Il s agissait de Charles A/navour, qui lui rendit l’autre jour un hommage particulièrement mérité.Puis-je rappeler un souvenir personnel?En 1953, j’organisais dans les salons du Tourisme français un grand souper où j'avais voulu rasscm hier une centaine de personnes particulièrement représentatives.J’avais demandé à Jacques Normand d’assurer l’animation, ce qu’il fit de façon étourdissante.Quand je voulus lui payer un cachet, il me répondit, scandalisé: «Mais voyons, André, ne comprends-tu pas que je suis venu par amitié et que cela ne se monnaye pas ?» Pas sérieux?.Il aurait pu, il aurait dû faire une fiés grande carrière internationale.Plus d’un Français de passage m’a dit, lors de la grande époque de Jacques des années 50: «Mais il n'existe pas en France d’animu-teur-cliantcur doué d'un tel talent, d'une telle aisance, d’une telle fantaisie, d'un tel charme.» Or notre ami ne fil pas cette grande carrière internationale.Il vivait dans le moment présent ; après tout, pourquoi pas?Il ne se pliait à aucune règle.Sa fantaisie souveraine défiait aussi les impératifs commerciaux.J’en citerai un exemple, qui m’enchante.Lu s d'une émission télévisée, après la pause publi- j'aurais dû signaler son courage constant.J ajoute: non pas un courage triste, comme c’est très tré-quent, mais un courage toujours gai.Le charme ! Jacques, c'était un talent, une présence, une voix; c’était surtout un charme incomparable.Janine Sutto disait justement l’autre soir: «Jamais n'ai-je rencontré un charme comme celui-là.» Il nous enchantait sur la scène, au micro, encore plus dans les réunions privées.Revenant de France en 1952 ou 1953, je rapportai texte et musique d’une chanson qui venait de paraître et je les envoyai aussitôt à Jacques, lui écrivant: «Voici vraiment une chanson pour toi.» Il s’agissait du Bois de Chaville.Dieu sait s’il sut la chanter, mieux, beaucoup mieux que quiconque! C’était bien émouvant, vendredi dernier, de voir son cercueil arriver dans l’église au son de cette musique, de muguets, de printemps, d’amour.Bien justes, aussi, me parurent les grandes gerbes de fleurs uniformément blanches.Je pensais: «Cher Jacques, te voilà parti pour rejoindre le cœur des séraphins, où ta place était depuis toujours marquée.C'est là que tu nous enchanteras pour l'éternité." Séduction toute ! L’Union des écrivains, en voulant élargir le statut d’auteur, adopte une approche strictement clientéliste JEANNE GAGNON Ecrivaine et fonctionnaire .es textes parus récem- Lment dans les pages du Devoir sous la plume de Hélène Pelletier-Baillar-geon (25 mai) et Sylvie IL==^J Chaput (18 juin) m’ont ramenée aux années d’un militantisme actif au sein de la communauté littéraire.Comme d’autres néophytes, j’ai fait l’apprentissage des codes cachés du cénacle de l’Union des écrivains.Ce qui ne m’a pas empêchée de travailler dans la ferveur de certains défis.Néanmoins, le rapport de dichotomie se faisait très perceptible lors de certains débats.Je pourrais parler fort longtemps et remonter à l'historique de certaines batailles.Car il m’en reste aussi des preuves tangibles.Ainsi ai-je souvenance du débat autour de l’écrivain autonome quelques années après mon arrivée à l’Union des écrivains.C’était en 1983, à la suite d’une proposition déposée en assemblée générale.Ce que voulait cette proposition : faire émerger l’image de l’écrivain susceptible d’être recommandé comme sujet «subventionnable» par des organismes culturels, par exemple: le Conseil des arts, etc.Selon cette même résolution (page 3, paragraphes 1, 2 et 4), l’Union des écrivains québécois pouvait dès lors intervenir.De causes à effets, l’ensemble du milieu culturel se ferait solliciter par l'Union des écrivains, à savoir: Radio-Canada, ONF, bibliothèques, collèges, universités.J'avais fait un texte pour désamorcer ladite proposition.Ce texte, intitulé Comment orienter ce débat sur l’écrivain, ne pourrait être reproduit ici, compte tenu de sa longueur.Néanmoins, des détails y sont rattachés et que j’avais oubliés.Par exemple, le fait que ladite proposition impliquait la formation d’un comité ayant pour mandat de faire émerger le profil de l’écrivain susceptible d’être recommandé par l'Union des écrivains.Après quelques années de militantisme, j’ai pris mes distances avec un milieu fermé sur lui-même.Un milieu nécessaire, pourtant, et qui, je l’espère, continuera de se faire visible et politique avec l’appui de l’ensemble des écrivains.Néanmoins, il y a, dans cette réalité, le tendancieux, à savoir l’approche d’une clientèle qui croit à l’ouverture d’un statut quand celui-ci cache la séduction.Par cette séduction, l’UNEEQ se gagne de nouveaux cotisants et, de la sorte, grossit ses effectifs.Néanmoins, là où le bât blesse, c’est que le politique et le dé*bat qui portent l'UNEEQ à prendre position deviennent piégés, et ce, autant à l’interne qu’à l’externe.D’un côté, il y a les membres «séduits» qui se révoltent du statut de membre de la zone grise; de l'autre, il y a le débat politique que veut la personne morale de l’UNEEQ et l’éclairage sur les appuis qui lui viendront de sa base (ou forum).Encore faut-il que les cotisants se rencontrent au niveau des idéologies à défendre.Il y a des choix qui font mal.Pour l'Union des écrivains, le choix d’avoir une voix commune autour d’objectifs communs pourrait passer par le choix articulé d’un profil d’écrivain qui soit moins paternaliste, à savoir rattaché au nombre de livres ou à partir de l’éditeur reconnu.Le canevas est toutefois nécessaire et l’UNEEQ devra choisir entre séduire ou être.Pour moi, ceci est capital.IA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine tiques Municipales).Caroline Montlictit, Brian Myles (politique municipale).I: Christine 1 tumazet {relecteurs) ; Jacques ( .renier et Jacques Nadeau {photograph< Gérard Bérubé {adjoint au Odile Tremblay (cinéma) : h l’information économique : Gérard Berube (adjoint au directeur ae I information), i vesque à l'information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire d Ottawa).Mario C louüer et Gilk l> t Munger.François .U’sage (correspondants paitrinentairrs à Quebec).Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Quebec) : A l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Al-,ri c l In rédaction) Tnlie Trcmblav Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Déroute.Serge Laplante (Quebec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET IJi MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeuradjoint), •I ,, ' Î-'.M rio.A hnhlirlrt ahtieLs d’offres) Jacqueline Avril.Jean d.- Billy, (iyslaine Côté, Marlène Cote.Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Guylaine Ouellet.Claire Paquet, Chantale Rainville, Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline I urgeon ; Francine Ouellet (secré- icnnN In,-clvn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgcon (responsable de la prod: »D.Claudine Bedard.Johanne Brunet, Danielle lantara, Richard Des Cormiers.Christian Goulet.Marie-Josée Hudon.Christian \ien, Olivier Zuida.SERVICE \ IA rillM-li-IE l! Brien (responsable) Evelyne I .abouté (responsable a la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte.Monique 1.1 Imrcux.Use I «chapelle.Rachclle U clcrr-Venne L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d Arc Houde (secrétaire à la direction) ¦CélineFuroyT’alrick Inkel fmiifm/rKrL Ghislaine Lilleur.Dtuiielle Ntinlel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle R.,- IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vicejrésident exécutif et directeur général). A 12 L K I) E V OIK.I.E V E N I) K E 1> 1 17 .1 I I I.I.E T I !l «l S LE DEVOIR ACTUALITES FESTIVALS SUITE DE LA PAGE 1 grands événements de Montréal en compagnie de David Cliche, ministre du,Tourisme du Québec, et de Martin Cau-clion, secrétaire d’Etat responsable du Développement économique régional du gouvernement canadien (Québec).M.Johnson a aussi demandé aux différents ordres de gouvernement de «créer un fonds stable», qui permettrait de stabiliser le développement de ces «attraits touristiques» dans la ville présentée comme «la métropole nord-américaine des festivals».«Ce genre de partenariat éviterait aux dirigeants de se transformer en quêteux de subventions à chaque année, a-t-il ajouté.Il pennettrait de donner un cadre permanent à nos relations et pourrait favoriser des activités de recherche et de développement de produits touristiques et de promotion à l’étranger de Montréal comme destination.» Le Festival Juste pour rire reçoit déjà environ 1,2 million de subventions des différents ordres de gouvernement, dont 400 000 $ de Québec.Pierre Marc Johnson affirme être déjà appuyé dans sa démarche auprès des gouvernements par quatre autres grands événements culturels de la métropole.Les deux représentants gouvernementaux, de même que le maire de Montréal, Pierre Bourque, également présent, ont tous trois publiquement appuyé l’idée du Festival Juste pour rire.Des rencontres préliminaires ont eu lieu avec Pierre Marc Johnson et d’autres représentants du festival de l’humour au cours des derniers mois.Québec et Ottawa ont annoncé qu’une réunion formelle de discussion autour du projet serait convoquée à la fin de l’été, après la vague des festivals.Des représentants de tous les grands événements sportifs ou culturels seront invités à y participer.«Nous appuyons entièrement l’idée de stabiliser le développement des grands événements touristiques de Montréal et nous voulons même en créer d’autres, ailleurs au Québec, a dit le ministre Cliche.Les festivals culturels ou sportifs sont aussi importants pour le tourisme que le rocher Percé ou le château Frontenac.» Ije représentant du gouvernement québécois a précisé qu’il voulait rencontrer «à la fin août ou au début septembre» des représentants d’une douzaine de grands pôles d’attraction touristique.Il a par exemple cité les festivals de jazz, d’humour et de cinéma de Montréal, le Festival d’été de Québec et celui de Drummondville.Le ministre Cliche souhaite également retrouver à la rencontre des représentants des ministères de Ja Culture, de la Métropole et même des grandes société d’Etat (Hydro-Québec et LotoQuébec).Pour sa part, tout en affirmant qu’il participerait aux pourparlers à venir, Martin Cauchon a expliqué que le gouvernement fédéral souhaitait geler le niveau actuel de ses subventions aux événements culturels tout en développant de nouveaux modes de financement, sous formes de prêts par exemple.«Le Festival Juste pour rire est une grande entreprise, a-t-il déclaré.Si le festival a des demandes additionnelles, je pense qu’il faut prendre exemple sur ce qui a été développé pour les autres secteurs industriels.» Réponses du jeu-questionnaire Réponses du questionnaire de la page B 1 1- 14 enfants 2- Il avait séduit une jeune femme.3- Vrai 4- Ils détournaient des fourrures que les Indiens seraient venus vendre à Montréal.5- Schenectady 6- Il a brisé le mât d’un navire d’un coup de canon.7- En descendant le drapeau du vaisseau amiral d’un coup de canon.8- Il devait répartir tout le butin entre ses hommes et lui.9- Le Pélican 10- Traité de Ryswick 11- Chasser les Anglais de Terre-Neuve et s’emparer des fructueuses pêches à la morue.12- Cavelier de La Salle 13- Croix de Saint-Louis 14- Vrai Suggestions de lecture: Évidemment, la biographie de Le Moyne d’Iberville dans le Dictionnaire biographique du Canada (vol.II, pages 405 à 418).Mais aussi celle écrite par Guy Érégault, Pierre Le Moyne d’Iberville (Fides, 1968), peut-être vieille de 30 ans, mais Frégault est toujours intéressant à lire.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Eü Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir-, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir f*st publié du lundi au samedi par I>e Devoir Inc.donl le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), ILIA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor taSaile, 774*',.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, lüval.Envoi de publication — Enregistrement 0*0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SIDA Il est trop tôt pour se reposer sur ses lauriers, malgré les progrès accomplis au cours des dernières années SUITE DE LA PAGE 1 d’action en dix points qu’ils ont rendu public hier en marge de l’assemblée générale annuelle de la SCS.Ce plan, qui ressemble davantage à une liste de revendications, vise tous les gouvernements, mais particulièrement le fédéral.On lui demande, entre autres, de cesser de se traîner les pieds pour autoriser de nouveaux médicaments, d’oublier son approche dépassée en matière de lutte contre la drogue, de faire davantage pour combattre les inégalités sociales et économiques, de traiter de façon adéquate les détenus séropositifs et d’offrir une aide suffisante aux pays en voie de développement.Le ton accusateur tranchait avec celui adopté en mai lorsque le fédéral a annoncé qu’il faisait de la Stratégie nationale sur le sida, dotée d’un budget annuel de 42,2 millions, un programme permanent.«Comme l'épidémie évolue sans cesse, nous devons en faire autant», a expliqué M.Stewart.Le plan d’action veut par exemple contrer l’impression trop optimiste laissée par la publicité sur la découverte de nouvelles thérapies capables, non pas de guérir, mais au moins de prolonger les jours ,et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.A la suite de ces annonces, certains ont cru à une cure prochaine, ce qui, associé à une certaine lassitude, a amené beaucoup de gens, des jeunes en particulier, à négliger la prévention.La SCS veut que les groupes et les commissions scolaires corrigent le tir et accentuent les efforts d’éducation, car l’infection se propage, peut-être moins rapidement qu’avant, mais elle continue.On estime qu’il y a environ 41 000 porteurs du virus d’immunodéficience humaine au Canada, dont plus du tiers l’ignoreraient.Quant aux attentes face aux nouvelles thérapies, elles se sont tempérées.On a constaté que plus de la moitié des personnes infectées ne pouvaient supporter ces cocktails médicamenteux.Cette réalité a ravivé l’inquiétude face à la lenteur de la Direction générale de la protection de la santé à autoriser de nouvelles thérapies.Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, avait promis en mai d’améliorer les choses, mais la réforme tarde à venir, ce que .critique la SCS.Entre-temps, cinq thérapies disponibles aux États-Unis ne sont toujours pas approuvées.Or, pour ceux qui ne supportent pas les thérapies existantes, il s’agit souvent du seul espoir qui leur reste.Et même si une thérapie fonctionne, encore faut-il être capable de se l’offrir.La SCS demande que les personnes séropositives soient admissibles à un régime adéquat relativement uniforme d'assurance-médicaments, qu’il soit national ou provincial.Malgré l’importance de cette revendication, les représentants de la SCS ont été incapables de dresser un portrait de la situation, qui varie d’une province à l’autre.Trésorier de l’organisation et lui-même tributaire d’une de ces thérapies, Cari Bousquet dit avoir constaté, à la suite d’échanges avec ses collègues, que le système québécois, quoique imparfait, présentait moins de lacunes que ceux des autres provinces.Malgré tout, des améliorations sont nécessaires partout pour éviter que des personnes soient contraintes d’avoir recours à l’aide sociale pour pouvoir payer les médicaments ou encore pour rejoindre des groupes plus vulnérables, comme bon nombre d’usagers de drogues injectables.C’est d’ailleurs parmi les utilisateurs de drogues intraveineuses, y compris ceux de la classe moyenne, qu’on enregistre le plus grand nombre de nouveaux cas d’infection.Én fait, le Canada est le pays industrialisé qui, après les Etats-Unis, tire le plus de l'arrière quand vient le temps de combattre cet aspect de l’épidémie.Experte en la matière, Diane Riley estime qu’on ne doit pas s’en tenir à quelques programmes d’échange de seringues.Elle a expliqué qu’on devrait, entre autres, offrir plus de services médicaux et sociaux aux usagers ainsi que davantage de possibilités de traitements et qu’on devrait modifier les lois pour permettre la décriminalisation, la prescription et l’administration sous surveillance médicale de certaines drogues.Il y a aussi la situation des détenus, des femmes, des enfants, de toutes les personnes rendues vulnérables à cause des inégalités sociales et économiques.En fait, personne n’échappe à l’épidémie, d’où l’importance que tous les Canadiens s’en soucient, note Cari Bousquet.«Tous les Canadiens doivent savoir qu’ils sont concernés par le sida, qui a toutes sortes de moyens d’entrer dans leur vie, que ce soit la leur, celle de leurs enfants, de leurs amis ou de leurs collègues de travail.Le sida n’a pas fini de croître.Au contraire.» GM SUITE DE LA PAGE 1 peuvent réussir à convaincre le géant de l'automobile de reconvertir l’usine pour la fabrication de mini-fourgonnettes, par exemple.«Si on obtenait ce mandat, on n’aurait plus besoin de construire les Camaros et les Firebird.» Transformée en 1987 pour devenir la capitale mondiale de la Camaro et de la Firebird, l’usine de Boisbriand souffre depuis d’une chute de la demande pour ces deux modèles.Dis|X)sant d’une capacité de production annuelle supérieure à 200 (KX) véhicules, elle n’a produit que 89 (XX) Camaro et Firebird en 1996 et 92 (XX) l’an dernier, comparativement à 186 000 automobiles en 1995 et 174 (XX) en 1994.L’an dernier, les ventes accusaient un recul de 11 %.Pour le premier trimestre de 1998, les ventes de Camaro étaient en baisse de 24 %, un recul à peine contrebalancé par une croissance de 16 % des ventes de Firebird.Actuellement, l’usine est fermée en raison des vacances annuelles.L’usine employait à peine le tiers des effectifs, juste avant les vacances.A défaut toutefois d’obtenir un nouveau mandat pour la construction de mini-fourgonnettes, M.Desnoyers affirme qu’on pourrait relancer l’usine en fabricant l’ensemble des modèles à propulsion arrière de GM (Camaro, Firebird, Corvette, Cadillac Calera, etc.).Cette solution de rechange nécessiterait «un atelier de carrosserie flexible» et la construction d’une petite usine d’estampillage adjacente au bâtiment principal.De plus, il faudrait réajuster la ligne d’assemblage.L’investissement nécessaire pour cette relance?Environ 3(X) millions de dollars, livre le directeur québécois des 'IGA «Trois cents millions pour GM, sur des investissements totaux de 16 milliards à travers le monde, ce n’est pas beaucoup, surtout dans une usine reconnue pour son efficacité et sa productivité.» Automobile News classe d’ailleurs l’usine de Boisbriand au 5* rang en Amérique du Nord, dit-il, en montrant un tableau dans la revue en question.«Pourquoi fermer une usine efficace alors qu ’en plus c’est payant de fabriquer des automobiles au Canada?», lance M.Desnoyers.Par exemple, grâce aux coûts moins élevés du système de santé et au taux de change, GM peut embaucher quatre travailleurs canadiens pour le prix de trois Américains, a-t-il souligné.A Boisbriand, cela se traduit par des économies annuelles de plus de 80 millions $ CAN (60 millions $ US) au chapitre des coûts de main-d’œuvre.Le directeur québécois des TCA estime par ailleurs que GM n’a lias à se plaindre de l’environnement économique canadien.C’est au Canada qu’ont été réalisés presque tous les profits de GM en Amérique du Nord pendant les années 1990, a fait remarquer M.Desnoyers.En outre, a-t-il ajouté, «le Québec est un endroit où il y a une sécurité pour les investissements».Depuis trois ans, il y a eu près de 20 grèves aux Etats-Unis, alors qu’il y en a eu seulement une au Canada en 10 ans.Au demeurant, conclut M.Desnoyers, GM doit retourner l’ascenseur après avoir bénéficié largement de fonds publics.En 1987, les gouvernements fédéral et provincial ont consenti à GM un prêt de 220 millions sans intérêt sur 30 ans pour subventionner un nouvel investissement à l’usine de Boisbriand.Optimiste, le directeur des 'IGA croit qu’il est encore possible de sauver l’usine de GM, malgré les rumeurs de fermeture.Reste à voir si les grands joueurs économiques répondront à son ap|x*l et réussiront, le cas échéant, à faire la différence.La couronne en appelle d’une sentence pour suicide assisté Toronto (PC) — La couronne en appelle d’une sentence d’emprisonnement infligée à un médecin qui avait été reconnu coupable d’avoir aidé un patient à se suicider à Toronto.La sentence d’emprisonnement de deux ans moins un jour avait été infligée à Maurice Généreux en mai der- nier, après avoir plaidé coupable en décembre d’avoir aidé un patient à se suicider et d’avoir fait preuve de négligence ayant causé des séquelles.La couronne avait demandé au juge Charles Scullion de la cour de l’Ontario une sentence de six ans d’emprisonnement pour le crime commis.L’avocat de M.Généreux avait lui aussi entrepris une procédure d’appel après le prononcé de la sentence, faisant valoir que son client devrait plutôt effectuer des travaux communautaires.Ix> docteur Généreux a été reconnu coupable d’avoir administré des doses mortelles de Seconal à deux de ses patients.Boris Eltsine assistera à la cérémonie VÉRONIQUE SOULE ENVOYÉE SPÉCIALE DE LIBÉRATION À SAINT-PÉTERSBOURG Avec lenteur, les militaires en uniforme d’apparat sortent les neuf cercueils de l’Iliouchine 76 qui vient d’at-terrin d’abord ceux des trois serviteurs et du médecin du tsar, exécutés avec la famille impériale dans la nuit du 16 juillet 1918.Puis les cercueils des trois filles de Nicolas II, de sa femme Alexandra Fedorovna, enfin du tsar.A cet instant, l’orchestre militaire entame un vieil hymne russe.Les descendants des Romanov présents sur la piste se si-gnçnt; certains s’agenouillent et écrasent des larmes.A 16 heures hier, la cérémonie de funérailles du dernier tsar de toutes les Russies, dont les restes ont été transférés d’Iekaterinbourg à Saint-Pétersbourg, a débuté dans une ambiance sobre et solennelle.Le cortège funéraire s’est ébranlé en direction de la cathédrale Saint-Pierre et Paul, lieu de sépulture des Romanov, où une messe funéraire doit être dite aujourd’hui.Sur le trajet, peu de décorations: des drapeaux aux couleurs nationales ceints d’un ruban noir et des drapeaux aux armoiries de Saint-Pétersbourg.Baignée de soleil, avec ses bateaux-mouches remontant la majestueuse Neva, la ville semblait hier largement indifférente à l’événement.Mais l’atmosphère désabusée qui régnait la semaine dernière était en train de ch;mger.Snobée par le chef de l’État qui refusait jusqu’ici d’assister aux funérailles, la capitale impériale attend désormais l’arrivée de Boris Eltsine.Le président a annoncé hier matin in extremis sa venue.Avec sa présence, ces funérailles très controversées retrouvent une dimension nationale.«J’ai beaucoup réfléchi et discuté, notamment avec des gens de culture, a expliqué Eltsine à la télévision.Pendant 80 ans on a caché la vérité [sur le massacre par les bolcheviks de la famille impériale, ndlrj, on n’a rien dit.Demain, je dois dire cette vérité, je dois être présent à Saint-Pétersbourg.Ce sera un acte de justice humaine.» Depuis plusieurs jours, la presse se faisait l’écho de la possibilité d’un tel revirement.Face aux polémiques autour de la nécessité d’enterrer le tsar et face aux divisions que l’événement a fait resurgir, la cérémonie semblait vouée au fiasco.Or le Kremlin voulait en faire un geste hautement symbolique, de réconciliation avec un passé tourmenté.Eltsine lui-même, toujours soucieux de conforter son image de ciment de la nation, avait voulu cet enterrement.Il avait nommé l’un de ses protégés, le vice-premier ministre Boris Nemtsov, à la tête de la commission sur l’authentification des ossements retrouvés près d’Iekaterinbourg.L’échec des funérailles risquait de se retourner contre lui alors que le pays s’approche de deux échéances clés: les législatives de 1999 et la présidentielle de l’an 2000.Ix> chef de l’Etat, qui aime s’afficher aux côtés du patriarche Alexi II, prend le risque de provoquer le mécontentement de l’Eglise.Malgré les multiples expertises, la hiérarchie estime qu’il existe toujours des doutes autour des ossements impériaux.Le patriarche, généralement pondéré, a même vivement critiqué ces funérailles et leur «manque de transparence».Sans doute Eltsine estime-t-il qu’il a plus à gagner en, venant qu’à perdre dans une brouille passagère avec l’Eglise.Convaincu par le revirement présidentiel, le Conseil de la fédération — la Chambre haute du Parlement proche du chef de l’Etat — a décidé hier d’envoyer une délégation.Dominée par les communistes qui ont les Romanov en horreur, la Douma persiste dans son refus.Mais des députés vont participer individuellement.Alexandre Lebed, le nouveau et très présidentiable gouverneur de Krasnoïarsk, a annoncé sa venue en début de semaine, ce qui n’a pu qu’encourager Eltsine à changer d’avis.Au niveau international, en raison des polémiques et de la confusion dans l’organisation des cérémonies, la représentation devrait être modeste.Peu de têtes couronnées mais tout de même un représentant de la monarchie britannique.Vingt-six ambassadeurs ont aussi répondu présents après avoir reçu de vagues «notifications» en guise d’invitations.Enfin, une cohorte de Romanov est accourue de tous les coins du monde.Mais ils se déchirent aussi.Une partie, conduite par le prince Nikolai' Romanoviteh, s’est rendue à Saint-Pétersbourg.L’autre, emmenée par la grande duchesse Leonida Gueorguievna, a décidé de suivre le patriarche, qui dira aujourd’hui une prière parallèle à Se-guiev Possad, près de Moscou.TSAR L’Église orthodoxe demeure circonspecte SUITE DE LA PAGE 1 Russes blancs,dans leur exil.Et depuis, dans une cathédrale belge, l’Eglise orthodoxe de l’étranger honore ces restes impériaux et a d’ailleurs canonisé l’empereur et sa famille, considérés comme des martyrs.L’enquête de So-lokov fut publiée en Europe.En Union soviétique, elle relevait évidemment de la littérature interdite.Enfant d’Ieka-terinboug, Alexandre Avdonine avait toujours entendu parler du drame qui s’était déroulé dans sa ville le 17 juillet 1918.L’auteur de romans policiers Geli Ryabov s’y intéressait aussi.Mais il avait, lui, ses entrées au ministère de l'Intérieur et put se procurer une copie de l'enquête de Solo-kov et en faire profiter Avdonine.Sur les bases de l’enquête, ils effectuent une sorte de reconstitution du transport des cadavres et, procédant à quelques fouilles, tombent bientôt sur trois crânes, qu’ils disent avoir remis en terre un an plus tard faute de trouver quelqu’un de confiance pour les analyser.Avec la perestroika l’affaire refait surface.Les Russes blancs et l’Église orthodoxe de l’étranger crient à l’infamie, parlent de sombre manipulation du KGB (on ne pouvait pas avoir ses «entrées» au ministère de l’Intérieur sans flirter avec le KGB), etc.Cependant, sur les indications de Ryabov et Avdonine, des fouilles officielles sont entreprises et on ramène à la surface les restes de neuf cadavres (sur onze exécutés).En 1991, des laboratoires anglais et américains procèdent a des analyses d’ADN, lesquelles certifient à 99,98% que, parmi ces os, figuraient bien ceux du dçrnier tsar.Les mois passent, l'Eglise orthodoxe de Russie reste circonspecte.En novembre dernier, le président Boris Eltsine crée alors une commission dirigée par l'un des tout premiers membres du gouvernement, Boris Nemtsov.On sentait à l’évidence une sorte de forcing gouvernemental pour régler cette question.Et Nemtsov mena l’affaire tambour battant avec un côté expéditif tout droit hérité du so- viétisme.En février les travaux de la commission.concluent aux mêmes conclusions, mais cette fois les analystes sont tous Russes.La réaction du côté de l’émigration est encore plus négative, déniant à un pouvoir où les ex-communistes sont légion de pouvoir légiférer en la matière.Mais quelle allait être la position de l’Eglise orthodoxe de Russie?Depuis la perestroïka, elle avait retrouvé la jouissance de nombreux biens, la cathédrale du Christ Sauveur, dont l’original avait été dynamité sur ordre de Staline, vient d’être reconstruite à grands frais en lieu et place au centre de Moscou, une loi a été votée avantageant outrageusement l’Eglise orthodoxe au détriment des autres Églises, et plus d'une fois on a vu le patriarche et le président russe sourire côte à côte.Sans doute Eltsine pense-t-il pouvoir compter sur la loyauté, pour ne pas dire plus, du patriarche Alexis II à l’égard du pouvoir en place.Ix* Eltsine d’aujourd’hui n’ayant de cesse de cacher l’ancien, celui qui fut premier secrétaire du parti de la région de Sverdlovsk (nom donné à la ville d’Iekaterinbourg dans les années soviétiques), celui-là même qui, sur injonction de Moscou, fit détruire la maison du marchand Ipaev (où le tsar et les autres furent assassinés), devenu lieu de curiosité.Que ce haut dignitaire bolchevique devenu premier président élu de la Russie soit aussi celui qui préside à l’enterrement du tsar, il y avait là un tour de passe-passe qui, en «retrouvant» la continuité historique «interrompue» en 1917, aurait du même coup effacé, magiquement, 70 ans d’histoire.On ne peut être que frappé par la façon empressée dont le pouvoir s’est occupé du tsar et, a contrario, par la lenteur, l’inertie, voire le mépris dont ce même pouvoir fait preuve quand il s’agit d’interroger des pans plus récents que sont les camps du Goulag, les exécutions arbitraires, les hôpitaux psychiatriques.Bref, Boris I aurait sans doute aimé enterrer Nicolas II avec la bénédiction d’Alexis 11, le patriarche de l’Eglise orthodoxe.Mais le patriarche a dil non.Trois fois non.Refu- sant d’avaliser les analyses, campant dans un dernier fortin du doute, le patriarche refuse de reconnaître le corps, et donc ne saurait bénir un tps d’ossements à l’identité incertaine.D’autant que, si l'Eglise russe reconnaissait c,e corps, comme il faut compter avec celui «reconnu» par l’Eglise orthodoxe de l’étranger, cela ferait un çorps en trop — la confrontation serait inévitable, ce que l’Eglise ne veut à aucun prix —, comme l’explique l'adage: si la vérité amène à la destruction de la paix, mieux vaut la paix que la vérité.Enfin, argument invoqué par certains: le patriarche ne pouvait pas enterrer en grande pompe un tsar qui, quelques mois avant de mourir, avait abdiqué, étant donné qu’un fils de Dieu ne saurait abdiquer.Fin politique, le saint synode que préside le patriarche a toutefois précisé que le 17 juillet prochain serait dans toutes les églises de Russie un jour de prière à la mémoire du tsar, de sa famille, de ses serviteurs «et de tous les martyrs anonymes de ces années sombres dont seul Dieu connaît les noms».«Ce non est un geste fort, explique Maxime Chevchenko, rédacteur en chef du supplément Religions que publie chaque semaine le quotidien Neza-visimaya Gazeta.Car c'est un geste d’indépendance vis-à-vis du pouvoir en place et cela tend à dire aux Pusses: attention, ce gouvernement peut vous tromper.Ix> gouvernement, formé dans le moule de l’obéissance soviétique, ne s'attendait certainement pas à cela.Nous-mêmes avons été surpris.Cela nous rend joyeux.Même si on est sans illusion sur l’influence actuelle de l'Eglise orthodoxe dans la société russe.» De même, on peut penser que le président Eltsine a, certains soirs, caressé le rêve d’enterrer le même jour, ou du moins la même année, les os du tsar et la momie de Lénine qui, dans son mausolée, nargue le locataire du Kremlin.Là aussi, devant les résistances, le président a fait marche arriére et semble avoir enterré ce projet de mise en terre du sieur Vladimir Oulianov.Le pouvoir propose, les mythes disposent.
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