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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1998-06-19, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1 9 1 O ?- LE DEVOIR V o i.L X X X I X N ° I :n; ?M O X T H K A I.L K V K X D II K I) I I !> .1 T I X I il !> S I A X K S I $ / T (I I! (I X T (I I $ PERSPECTIVES Pour quelques yens de plus Fait rarissime, la Réserve fédérale américaine (Fed) vient d'acheter des milliards de yens pour stopper tout d’abord la dégringolade de la monnaie japonaise, pour éviter ensuite une dévaluation du yuan chinois.Car si tel était le cas, s’il y avait dévaluation du yuan, une cascade de dévaluations partout dans le monde s’en suivrait.Et alors?La bulle financière éclaterait.Elle ferait pfff! Et nous serions dans de sales draps.Serge Truffa u t On estime à au moins cinq milliards de dollars américains le montant accordé par la Fed à l’achat de yens au cours d’une seule séance.Cinq milliards en une journée! Au cours du mois précédent, le gouvernement japonais a soutenu ce yen que pas plus tard qu’hier tous les acteurs de la finance internationale adoraient en dépensant environ 20 milliards.Rien n’y fit.La débandade du yen se poursuivit.Auparavant, soit entre la première vague de la crise, celle de juillet 97, et la troisième, la vague actuelle, le gouvernement nippon signa au moins deux interventions majeures.Deux interventions analogues à celle du mois dernier.Chaque fois, la réaction des acteurs du monde financier se conjugua, c’est le moins qu’on puisse dire, avec mi-ligue mi-raisin.Elle fut molle, la réaction des puissants de l’économie.Elle fut ainsi et le demeure parce que, selon les propos tenus par Fred Bergsten dans la foulée de l’intervention de la Fed, «la crise asiatique est beaucoup plus profonde que ce qui avait été anticipé.» M.Bergsten est le grand patron du Institute for International Economies.Or donc, on a mal calculé.On a mal soupesé.On a eu tout faux.On l’illustre?Il y a un an, lorsque la crise a commencé avec la dévaluation de la monnaie thaïlandaise, on ne s’attendait pas à ce que le Japon soit plongé dans la pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale.Pire, c’est à retenir, que la crise que ce pays avait subie lors du premier choc pétrolier en 1973.Bon, la récession, le Japon y est plongé depuis maintenant deux trimestres.Cet état de son fait économique a été reconnu officiellement la semaine derrière seulement Allons-y avec une autre illustration.Economiste principal et stratégiste du Mouvement Desjardins, François Dupuis a rappelé que le FMI avait prédit que la croissance économique du monde entier serait de 4,5 % en 1998 et autant en 1999.Depuis, il a révisé à la baisse ses calculs: 3,4 % de croissance en 1998 et 3,6 % en 1999.Le FMI a effectué des soustractions dans ses prédictions après avoir notamment constaté une baisse généralisée du prix des matières premières.Les matières premières.En Asie, il n’y en a pas.Mais comme l’Asie en a besoin et comme elle est peuplée, des matières premières, elle en achète énormément.En fait, bon an mal an, l'Asie achète 40 % de matières premières.Et où?Beaucoup en Australie et au Canada.Du fait de la chute de la maison Asie, le dollar australien a vu sa valeur diminuer d’environ 20 C au cours de la dernière année.Ici, au Canada, c’est plus particulièrement la Colombie-Britannique qui écope.Cette province commerçant surtout, sur le front extérieur il va sans dire, avec les pays asiatiques, il faut s’attendre, selon les prévisions de M.Dupuis, à ce qu’elle connaisse une légère récession.Pour bien des experts, pour bien des économistes de haut vol comme le Prix Nobel d’économie James Tobin, nous en sommes rendus là, soit à la veille d’une possible crise majeure, parce qu’on a trop vite et trpp facilement libéralisé la circulation des capitaux.A cet égard, l’exemple le plus probant, parce que révélateur d’un immense paradoxe, nous vient encore une fois du Japon.Le topo est le suivant: le Japon est en crise depuis cinq ans maintenant.Les banques affichent.600 milliards de dollars américains de mauvaises créances qu’on appelle également prêts délinquants.Le total des prêts accordés par ces banques représentent 140 % du PIB du Japon, comparativement à 40 % aux Etats-Unis.Un géant de l’électronique comme Toshiba s’attend à une chute de 80 % de son chiffre d’affaires.Mitsubishi prévoit des milliards de pertes pour l’exercice en cours.La Banque Fuji porte de plus en plus pâle.Bref, c’est la pagaille.Mais alors, que vient faire la libéralisation des capitaux là-dedans?Par culture, les ménages japonais sont très économes.On estime que le bas de laine combiné de tous ces ménages totalisent.10 000 milliards de dollars américains d’actifs financiers.Puis?Parce qu’ils ont perdu confiance en leurs dirigeants d’entreprises dans la foulée des scandales mis à jour, parce qu’ayant calculé qu’ailleurs, à l’étranger, on leur proposait un taux d’intérêt bien supérieur à celui qui a cours au Japon, ces ménages ont transféré l’équivalent de 45 milliards de dollars américains de leur épargne en Amérique du Nord.45 milliards en moins de deux ans! Un 45 milliards qui permet de financer ceci, d’investir dans cela, et le tout à l’extérieur de l’Asie.Si rien n’est fait pour freiner à tout le moins cet exode des capitaux, alors les chances d’une dévaluation du yuan chinois vont drôlement augmenter.La crise asiatique est peut-être bien une illustration économique du chien qui essaie de se mordre la queue.Elle donne le tournis.M E T E 0 Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 25 Min: 17 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 21 Min: 12 Détails, page A 8 INDEX Agenda.B 10 Le monde.A 7 Annonces.A 8 Avis publics.A(i Culture.B 11 Economie.A 9 Éditorial.A 12 Les sports.B 4 Montréal.A 3 Mots croisés.A 6 Politique.A 5 Télévision.B 12 www.ledevoir.com MONTRÉAL Air Canada, principal commanditaire du Grand prix, page A 14 POLITIQUE Québec réserve 434 millions pour les jeunes, page A 5 CULTURE Beaudoin bonifie sa politique du livre, page B 13 UNE TRAGÉDIE AÉRIENNE A MIRABEL FAIT 11 MORTS L’enquête s’annonce longue Les enquêteurs sont confrontés à plusieurs explications divergentes JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR « premier écrasement d’avion dans l’histoire des aéro-j ports de Montréal n’aura laissé aucune chance aux 11 personnes qui prenaient place dans le bimoteur Fairchild Metroliner de la compagnie Propair.Malgré un déploiement rapide des mesures d’urgence près de la piste d’atterrissage, les neuf hommes et deux femmes à bord du petit avion sont vraisemblablement morts sur le coup, laissant les secouristes impuissants devant la carlingue en flammes.Que s’est-il passé?Hier soir, l’enquêteur Jean Desjardins, désigné par le Bureau de la sécurité des transports, a refusé de spéculer sur les causes de l’écrasement de l'ap- pareil vieux de 21 ans.Le vol 420 de la compagnie Propair a décollé hier matin à 7h01 de l’aéropqrt de Dorval en direction de Peterborough, en Ontario.A son bord, neuf ingénieurs de la compagnie General Electric (GE) et deux membres d’équipage, un pilote et un copilote.A 7h 10, le pilote avisait le Centre de contrôle de Montréal qu’il avait un problème avec le système hydraulique de l’appareil, qui doit faire fonctionner le train d’atterrissage.Le centre a alors demandé au pilote s’il désirait revenir d’urgence à l’aéroport de Dorval.Le pilote a décliné l’offre, estimant quç le problème n’était pas urgent.A 7h20, nouvel appel vers le Centre de contrôle.Cette fois, le pilote mentionne un problème avec le moteur gauche de l’avion et de la fumée qui s’en échappe.Le * •’ / k/ ?Dubmatique et les autres Le Québec s'éveille au rap francophone Le groupe Dubmatique, figure de proue du rap francophone au Québec, donne ce soir un dernier spectacle en terre conquise avant de s’envoler pour une tournée en France.Le succès du trio, qui a écoulé 120 000 exemplaires de son premier album, annonce l’explosion tardive d’un hip hop «pure laine», ici au Québec.BRIAN MYLES LE DEVOIR Il aura fallu Dubmatique pour que le Québec s’éveille lentement au rap francophone.Les jeunes hommes ont écoulé 120 000 exemplaires de La Force de comprendre, ils ont mis les pieds dans toutes les villes de la province, ils ont rempli le Spectrum quatre fois à leur retour à Montréal pour devenir en peu de temps l’incarnation même du rap franco-québécois.D’autres scratcheront bientôt à leur suite-Alain Benabdallah, Ousmane Traoré et Jérôme Belinga sont trois jeuqes hommes excessivement polis.A un point tel qu’ils vouvoient le journaliste ayant pourtant le même âge qu’eux.Les trois comparses sont connus sous les noms de scène respectifs de DJ Choice, O.TMC et Disoul.Ils sont nés de métissages entre parents américain et algérien pour Choi- LES FRANCOFOLIES négalais et guinéen pour O.TMC.fis ont choisi Montréal comme «quartiergénéral» et le rap en français comme moyen d’expression.Pourquoi en français?O.SMT et Disoul ont vécu en Europe et en Afrique.Ils ont vu monter L’Alliance Ethnik, MC Solaar et LAM au début des années 90.Ils ont compris que le rap pouvait bien «sonner» dans la langue de Baudelaire.O.TMC et Disoul sont revenus vivre à Montréal en 1991, où ils ont fait leurs débuts sous le nom de Dubmatique.Duo au départ, Dubmatique est devenu un trio en 1992 quand la providence a mis DJ Choice sur la route des deux copains de lycée.Encore cette année, aux FrancoFolies, c’est de France que viennent les tètes d’affiche du rap.On retrouvera Passi, qui s’est fait connaître avec Ministère A.M.E.R., de même que MC Solaar et Squeegee.En France, le rap a déjà explosé.«Il y a énormément de groupes, 20 à 30 fois plus qu’ici, dit Ousmane, alias O.TMC.Les radios commerciales sont plus ouvertes au rap qu 'ici.Le phénomène est accepté.» En France, le rap sert d’exutoire à la jeunesse confinée aux banlieues et à l’exclusion, lui brutalité policière, la montée de la droite, personnifiée par Le Pen, et le racisme servent de canevas pour la confection du rythm and poetry.Aux Etats-Unis, berceau du hip hop, la même fureur habite les artistes.Le gangsta rap des 2 Pac et Notorious BIG, deux rapeurs morts par ce, québécois et camerounais pour Disoul et sé- VOIR PAGE A 14: DUBMATIQUE centre lui offre alors d’aller se poser de toute urgence à l’aéroport de Mirabel, plus proche que Dorval à ce ino-ment-là.La tour de contrôle de Mirabel a dès lors mis en fonction les équipements de la piste 24 et a déclenché les mesures d'urgence.Camions de pompiers et voitures de police étaient en place autour de la piste lorsque, huit minutes plus tard, l’aile en feu et les flammes léchant le fuselage, l’avion s’est posé en bout de piste.avant d’effectuer plusieurs tonneaux et de s’écraser hors de la piste.Une explosion a suivi et les pompiers se sont rapidement approchés pour éteindre l’incendie.VOIR PAGE A 14: ENQUÊTE Une défaillance mécaniaue impossible à détecter ?Le président de Propair ne s’explique pas la tragédie ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le président de Propair, Jean Pronovost, ne s’explique pas ce qui a causé l’écrasement d’un de ses avions et la mort de ses neuf passagers et deux membres d’équipage, hier, à l’aéroport de Mirabel.Le pilote aux commandes de l’appareil, a-t-il dit, était «le meilleur de la compagnie» et l’avion n’avait volé que 24 heures depuis sa dernière inspection.En fait, le pilote, Jean Provencher, était à ce point qualifié, a dit M.Pronovost en conférence de presse aux bureaux de l’entreprise à Dorval, qu’il aurait dû réussir son atterrissage forcé, même si son moteur était en feu.«Autre chose que le feu s'est produit pour que ça se termine comme ça.Ce gars-là [Jean Provencher] était un champion.Il connaissait les procédures à suivre.Quelque chose est arrivé que j'ai hâte de découvrir.» Selon lui, l’accident ne peut être dû qu’à une défaillance technique qui aurait été impossible à détecter avant l’accident.L’appareil, un bimoteur Fairchild Metroliner SA 226, était en service depuis 1977 et avait été acquis par la compagnie en 1996.Il totalisait un peu moins de 30 000 heures de vol, une usure qualifiée de moyenne par Jean Pronovost Inspecté à toutes les 50 heures de vol, l’appareil avait été jugé en parfaite condition de vol le 9 juin dernier.Depuis, il n’avait volé que 24 heures.Le pilote de l’appareil, Jean Provencher, 35 ans, marié, avait 15 ans d’expérience, comptait 6500 heures de vol dont près de la moitié sur Metroliner.Chef pilote chez SHAUN BEST REUTER Onze personnes sont mortes lorsqu’un avion de la compagnie Propair a pris feu, hier matin, à l’aéroport de Mirabel.Il s’agit du pilote Jean Provencher, du copilote Walter Stryker et des neuf passagers, qui travaillaient tous pour la compagnie Générale électrique du Canada à Lachine.On compte deux femmes parmi les victimes de la première tragédie aérienne de l’histoire de l’aéroport de Mirabel.VOIR PAGE A 14: DÉFAILLANCE ¦ Mirabel n’a rien à se reprocher, affirme le ministre de Transports David Collenette, page A 3 Sida: une découverte qui pourrait tout changer Des chercheurs américains mettent en lumière un défaut dans la cuirasse du VIH JEAN-YVES NAU LE MONDE Des Américains auraient identifié une structure stable dans le virus du sida.Cette découverte fondamentale met en lumière «un possible défaut de la cuirasse du VIH».Elle laisse espérer des progrès thérapeutiques majeurs, ouvrant une piste pour la mise au point de futurs médicaments et, peut-être, d’un vaccin efficace Depuis plusieurs années, les chercheurs s’interrogent sur la structure d’une protéine présente à la surface du virus du sida, la gp 120, qui joue un rôle essentiel dans l'infection des cellules immunitaires humaines.Plusieurs équipes de chercheurs américains viennent de mettre en évidence une petite zone qui serait commune à l’ensemble des souches de ce virus.Ce travail prometteur pourrait de l’avis de nombreux spécialistes, favoriser la conception de thérapeutiques médicamenteuses nouvelles et, peut-être, vaccinales.Connaître la structure spatiale de telles protéines, ainsi que l’a permis la cristallographie, devrait en effet per-mettre de contourner certaines difficultés liées aux charges électriques et électrostatiques qu’elles portent et aider ainsi à la modélisation «à façon» de nouvelles molécules actives.VOIR PAGE A 14: SIDA n I 778313000689 L E I) E V 0 I It .I.E V E N I) It EDI I » .1 l! I N I DDK A 3 -?LE DEVOIR ^- MONTREAL SmÜïséI T.: r DISTINCT IV fi r feunt/f/nott/* RESTAURANT PAV11 I ON JARDIN CHEF I RAITEUR 4H, ru Sainte-Ursui e.Vieux-Québec 418 694.0667 www.salnl-ainour.com _ _._ minjoa - IÏiicIh rY?N x Prestige Notre chef cuisinier vous propose cette semaine La Gazpacbo ou Le strudel de homard à la citronnelle La timbale de saumon à la fleur de courgettes ou L’amandine de ris de veau aux Shii-Také Les Tagliatelles de céleri-rave ou Le riz Basmati aux champignons Le Fraisier ou La Charlotte aux fruits frais l w La santé dans votre assiette 1025 Laurier Ouest Outremont Tél.ï 272-4065-4086 \ A 14 I, E l> E V O I R .I.E V E N I) R E II I I !) .1 II I N I !l !l S -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Air Canada devient le principal commanditaire du Grand Prix BILL BEACON PRESSE CANADIENNE Air Canada a remplacé Player’s comme principal commanditaire du Grand Prix de Formule Un du Canada, hier, procurant ainsi au prestigieux événement un soutien financier qui n’a aucun lien avec l’industrie du tabac.Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a été le premier à endosser l’entente de cinq ans qui fait en sorte que l’épreuve, la gloire du circuit Gilles-Villeneuve à Montréal, sera désormais connue sous l’appellation de «Grand Prix Air Canada» à compter de l’an prochain.«Cette entente sert d'encouragement et signifie clairement que des commandites sont disponibles à l'extérieur de l'industrie du tabac», a fait savoir M.Rock par voie de communiqué.«Air Canada mérite nos félicitations pour avoir pris cette initiative.» L’avenir du Grand Prix de Montréal, autrefois connu sous le nom de «Grand Prix Players du Canada», avait été remis en question l’an dernier quand les gouvernements avaient décidé de limiter les commandites de tabac dans les domaines sportifs et culturels.Pour limiter les dégâts, M.Rock avait alors proposé des amendements au premier projet de loi, jugé trop sévère, prévoyant une période de transition de cinq ans avant l’abolition pure et simple des publicités de tabac.Richard Prieur, porte-parole du Grand Prix, a confié que les organisateurs de l’épreuve de Montréal s’étaient mis en quête de nouveaux commanditaires l’an dernier quand Player’s, propriété d’Imperial Tobacco, avait signifié son intention de retirer son support financier Doré brasse des idées KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR T ean Doré prpcédera ce soir à la fondation de son nou-J veau parti, Équipe Montréal.Un document d’orientation politique sera aîors soumis aux participants qui en débattront lors de ce congrès qui se déroule jusqu’à demain.«C’est un point de départ.On va nuancer, ajouter, retrancher, et le contredire.On va brasser des idées.Ce n’est qu ’à la fin de l'été que l’on adoptera une plate-forme électorale», a précisé hier M.Doré qui dévoilait en conférence de presse la teneur du programme politique construit autour des cinq grands axes déjà présentés.4.11 s’agit du redressement des finances municipales (par exemple, l’accès à un point de la taxe de vente du Québec et le partage des coûts des services, équipements et infrastructures de portée régionale), les jeunes (élimination des clauses orphelins dans les conventions collectives), le développement économique (gel des taxes), le leadership métropolitain et la qualité des services.Tous ces éléments seront discutés lors d’ateliers prévus samedi.Une plénière fera la synthèse des débats, qui seront critiqués par quatre personnes indépendantes, dont Pierre J.Hamel de l’INRS et Pierre Paquette, secrétaire général de la CSN.Ce soir, les participants au congrès (entre 400 et 500 personnes sont attendues) viennent essentiellement entendre le candidat à la mairie.L’événement marquera le début d’une véritable campagne électorale basée sur les idées, promet M.Doré qui s’est fait discret à ce chapitre, tout comme d’ailleurs son principal adversaire, Jacques Duchesneau.La semaine prochaine, ce sera au tour de ce dernier de mettre officiellement sur pied son Parti Nouveau Montréal.Pour l’instant, les deux aspirants maires ont lancé l’idée d’une décentralisation des services.Jean Doré refuse d’ailleurs la comparaison, critiquant les intentions de son adversaire.«Ce que M.Duchesneau propose, c’est retourner 40 ans en arrière avec 10 petits maires, 10 petits boss qui vont s’ingérer dans la livraison de services.C’est le retour à l'arbitraire, à l'ouverture à de possibles conflits et ata vices du passé», assure-t-il.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Eü Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.Iedevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi mi samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., fil2, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement nu 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ENQUÊTE Les mesures d'urgence se sont déployées rapidement SIDA Un pas de plus vers un vaccin SUITE DE LA PAGE 1 Trois des onze personnes à bord du bimoteur ont été éjectées de la carlingue.Malgré des tentatives de réanimation tentées par les secouristes, il est apparu assez rapidement qu’il n’y aurait aucun survivant.Est-ce que le pilote a sous-estimé le problème du système hydraulique?Y a-t-il un lien entre le cafouillage du système hydraulique et l’incendie du moteur?L’enquêteur Jean Desjardins dit examiner séparément les deux incidents et, pour l’instant, rien ne permet de les lier.Les conditions météorologiques — un ciel tout gris avec un plafond de visibilité très bas — n’étaient pas non plus idéales pour le trafic aérien.Le directeur du Bureau de la sécurité des transports, Benoît Bouchard, a annoncé en avant-midi que des enquêteurs d’Ottawa avaient été dépêchés sur les lieux pour prêter main-forte à leurs collègues de Montréal.«Les premières 24 heures sont déterminantes pour la cueillette d’informations, et c’est pour ça qu 'on doit protéger le site.» L’enquête entreprise à la fois par le ministère des Transports, la Sûreté du Québec, le Bureau de la sécurité du transport et le coroner risque d’être longue, en partie à cause du grand nombre de témoins de l’accident et à cause des témoignages non concordants qu’ils ont fournis jusqu’à maintenant aux autorités.Le propriétaire de la compagnie Propair, Jean Pronovost, croit néanmoins qu’une défaillance mécanique serait à l’origine du crash (voir autre texte).Le pilote et le copilote de l’avion étaient tous deux des hommes d’expérience, qualifiés de «crème des pilotes» par le propriétaire.DÉFAILLANCE SUITE DE LA PAGE 1 Propair, il connaissait si bien ce type d’appareil que le ministère des Transports avait fait de lui un formateur.Son copilote, Walter Strieker, 35 ans, marié et père d’une petite fille, avait six ans d’expérience et comptait 2730 heures de vol.Les deux pilotes habitaient la région de Montréal.«Chez Propair, affirmait hier son président, on se soucie constamment de la sécurité.Le personnel est choisi en conséquence.On est très attentif à l'entretien de nos appareils.On est reconnu dans l’industrie comme l’une des meilleures.» Jean Pronovost a annoncé que l’accident ne l’empêcherait toutefois pas de faire voler ses 13 autres avions, pas même l’autre Metroliner de la compagnie.Ce second appareil, du même type que celui qui s’est écrasé hier, effectuait d’ailleurs un vol quelques heures après l’accident.La compagnie Propair n’avait jamais connu de tragédie semblable en 51 ans d’histoire.Deux de ses appareils, dont «l’autre» Metroliner, ont bien subi des sorties de,piste en 1995 dans le nord du Québec et en 1996 à Sept-Iles, mais personne n’avait été blessé.Les neuf passagers qui ont trouvé la mort dans l’accident étaient des ingénieurs de l’usine General Electric à Lachine.Résidants de la région de Montréal, ils se rendaient à une autre usine de la compagnie située à Peterborough, en Ontario.Propair transportait régulièrement des balles au terme d’un parcours tordu et criminel, exerce encore beaucoup d’influence.Le rap de Dubmatique ne carbure pas à la violence.Montréal, ce n’est pas New York ou la banlieue de Paris.Il y a bien la violence dans les écoles et le taxage qui préoccupent Dubmatique, ce qui n’empêche pas leur œuvre d’être «positive».«Notre premier objectif, c'était de changer les mentalités, avoue DJ Choice.Au début, il fallait expliquer en entrevue qu’il y a un rap positif et que ce n’étaient pas juste des gangsters qui faisaient du rap.Une des particularités du rap, c'est de refléter une réalité, et la nôtre est beaucoup moins dure.» Québec rap La relève pousse au Québec.Autrefois, les adeptes du rap se conformaient à la langue d’usage — l’anglais — pour pratiquer ce que Chuck-D a déjà baptisé le «CNN de la rue».Mais depuis que les Alliance Ethnik, IAM, 2 Bal 2 Neg, MC Solaar et les autres sont venus nous visiter, depuis que Dubmatique a pris le parti du rap francophone comme les cousins nommés plus haut, un rap pure laine se laisse tricoter.Sans Pression, identifié à l’underground du rap montréalais, sera des FrancoFolies, qui ont commencé hier soir.Il y aura aussi La Garnie, trois filles qui ont signé chez Tox, la même maison de disques que pour Dubmatique.Il faut ajouter Rainmen, composé de deux gars de 17 et 19 ans, dont le premier album a été produit par Vincent Egrais, qui a contribué au succès de.Dubmatique.Et on allait oublier LM DS.Ce type d’avion ne transportait pas de boîte noire, mais une enregistreuse installée il y a à peine deux semaines devrait avoir capté les conversations entre les pilotes et avec les différentes tours de contrôle.lœs bruits ambiants de l’appareil devraient également pouvoir être audibles sur la bande.«On pense que ça pourrait beaucoup nous aider dans notre enquête», a mentionné Jean Desjardins.L’appareil ne comportait cependant pas d’équipement pour enregistrer les données techniques de l'avion.La direction d’Aéroports de Montréal (ADM) a mentionné que les effectifs des mesures d’urgence se sont déployés «avec célérité».Le président du Syndicat des pompiers d’ADM, Pierre Marineau, a confirmé les dires de son employeur.Quatre véhicules étaient en place lorsque l’avion s’est présenté, mais les pompiers, compte tenu de la violence de l’écrasement, n’ont pu faire grand-chose pour sauver des vies.Ceux-ci ont reçu après coup une aide psychologique, certains étant en état de choc.Depuis le transfert des vols de Mirabel à Dorval, le nombre, minimum de pompiers en devoir est passé de sept à six.«Évidemment, dit Pierre Marineau, tout s'est bien déroulé pour nous.A savoir si un autre pompier aurait fait la différence, ce sont des choses qu’il faudra regarder sérieusement dans les semaines qui suivent.» Mais tout n’aurait pas été parfait dans le déroulement des mesures d’urgence.La Sûreté du Québec, qui est normalement chargée de libérer le passage pour les véhicules d’urgence dans un tel cas, n’aurait été avertie que beaucoup plus tard de la catastrophe.C’est la Gendarmerie royale du Canada, puisque les aéroports relèvent du fédéral, qui fournit les forces policières sur le site.Un pilote d'expérience employés de GE entre Montréal et Peterborough.Ce genre de voyage se faisait «au moins une fois par mois depuis trois ou quatre ans», a rapporté Jean Pronovost.L’appellation «Vol 420» était toutefois rattachée non pas à cette route proprement dite mais plutôt à l’appareil lui-même.Admettant être bouleversé par la tragédie, Jean Pronovost a annoncé que sa compagnie s’était empressée de mettre sur pied, avec l’aide de GE, un service d’aide non pas seulement pour les familles des victimes mais aussi pour les employés de Propair.Qualifiant les rapports au sein de l’entreprise, mais aussi avec la clientèle, de «familiaux», il n’a pas caché que tout le monde avait été secoué par la tragédie.«Nos priorités seront d’abord de soutenir les familles touchées, a-t-il résumé.On cherchera ensuite à trouver le problème mécanique qui a provoqué l'accident.Et on essaiera de se relever de cette histqire le plus vite possible.» Fondée en 1946 par le père, Émilien Pronovost, Propair s’est appelée La Sarre Air Service jusqu’au déménagement de son siège social à Rouyn-Noranda, en 1981.La compagnie comptait, avant la tragédie, 74 employés, dont 27 pilotes.Ses 14 avions effectuaient surtout des vols de courte durée à partir de Dorval, de Rouyn-Noranda, de Matagami et de Chibougamau.Long de 18 mètres et les ailes d’une envergure de 13 mètres, le Metroliner de la compagnie pouvait emporter 12 passagers.Il était propulsé par deux moteurs Garrett.Et d’autres suivront dans les années à venir.«Vraiment, le rap est là pour rester, croit O.TMC.C’est maintenant le moyen d’expression pour les jeunes.Au lieu de prendre des cours de piano ou de guitare, ils prennent des cours de scratch.» Un spectacle inédit Dubmatique promet à ses fans un spectacle inédit ce soir au Metropolis dans le cadre de la nuit du hip hop des FrancoFolies (Passi assure la première partie).Le trio poursuit sur les bases traditionnelles du hip hop — scratch, échantillonnage, percussions électroniques — mais s’entoure également de musiciens.Un batteur (Anthony Albino), un bassiste (Peter Dowse), un percussionniste (Denis Chiche) et un chef d’orchestre et claviériste (Slim Wiliams) viendront soutenir le groupe.Il y aura même «quatre ou cinq nouvelles chansons», annonce Ous-mane.«C’est une tout autre dynamique de jouer avec des musiciens.Sur l'album, on a gardé un peu de basse et de saxophone, mais sur scène, on n’a jamais fait ça.C’est peut-être une direction qu’on va prendre pour le prochain album, explique-t-il.Notre philosophie, c'est de réunir les gens dans un esprit de fête.» Pas question de renier l’essence du hip hop ni sur scène ni en studio.«On aime programmer des rythmes, utiliser des boucles, explique Disoul.La base du hip hop, c'est de faire tourner des échantillons.» Le deuxième album de Dubmatique, qui devrait paraître avant la fin de l’année, sera dans la lignée du premier, assurent les trois comparses.Il reste quelques billets pour voir et entendre ces phénomènes ce soir à 21h au Metropolis.SUITE DE LA PAGE 1 Publiée conjointement dans les prochains numéros des deux principales revues hebdomadaires scientifiques internationales (Nature daté du 18 juin et Science daté du 19 juin), une série de travaux conduits par plusieurs équipes américaines conclut à une découverte fondamentale dans le domaine du sida.Plusieurs éléments laissent aujourd'hui penser qu’une voie est ouverte à des progrès majeurs dans le champ médicamenteux et, peut-être, vaccinal.Réunissant les équipes de Joseph G.Sodroski (Harvard Medical School, Boston) et W.A.Hendrickson (Howard Hughes Medical Institute, Columbia University, New York), ces travaux portent sur l'analyse de la structure d’une région particulière de l’enveloppe du VIH, une protéine connue sous le nom de gp 120 et qui joue un rôle crucial dans la pénétration du virus au sein de certaines cellules du système immunitaire humain fies lymphocytes CD4).Configuration spatiale La structure moléculaire de la gp 120 était certes établie de longue date, mais l’on ne connaissait que l’enchaînement des acides aminés qui la composent (structure primaire).Or, cet enchaînement n'explique pas à lui seul la fonction que peut jouer un tel agencement protéique.Il faut, ])our la saisir, connaître sa configuration dans l’espace (structure dite tridimensionnelle).Cet élément était d’autant plus indispensable que la gp 120 peut être à la fois très souple dans sa conformation spatiale mais aussi très variable dans sa structure primaire en fonction des souches de VIH 1.Ainsi, plus les connaissances de virologie moléculaire s’affinaient ces dernières années, et plus la gp 120 apparaissait être une cible essentielle pour tous ceux qui cherchent, à travers le monde, à bloquer la destruction par ce virus des cellules immunitaires humaines chez les personnes infectées ou encore à prévenir par voie vaccinale les effets pathogènes d'une infection virale à venir.C'est grâce à des techniques de cristallographie que les chercheurs américains ont pu saisir une partie des mystères de la structure tridimensionnelle de la gp 120.Iœurs résultats, publiés dans Nature, n’ont pu être obtenus qu’en réunissant de grandes quantités de cette protéine.Ces mêmes chercheurs expliquent dans Science avoir, grâce à ce précieux matériau, pu identifier une région très localisée (constituée seulement de quelques acides aminés), qui est à la base de la pénétration du VIH1 dans les lymphocytes humains.Point essentiel: cette région est hautement «conservée».En d’autres termes, elle est présente, et apparemment fonctionnelle, quelles que soient les souches «sauvages» (différentes de celles dites de laboratoire) de VIH 1 existant à travers le monde.Les résultats américains éclairent d’un jour nouveau tout ce que l’on savait de la dynamique moléculaire qui permet la contamination par le VIH des cellules immunitaires humaines.Schématiquement, il apparaît que la fixation de la gp 120 sur le récepteur CD4 des cellules entraine de profondes modifications de configuration de la protéine virale.Ces dernières facilitent une autre interaction, celle indispensable à la contamination, qui se produit entre une région de la gp 120 (la boucle dite V3) et un corécepteur également présent à la surface cellulaire.Lors de ces processus complexes — et c’est là le point fondamental —, les chercheurs américains ont pu localiser une zone très réduite de quelques acides aminés, non identifiés jusqu’alors, qui, à cette occasion, se démasquent.Et c’est ce phénomène qui ouvre de nouvelles possibilités d’actions thérapeutiques ou préventives.«Différents arguments expérimentaux nous laissaient penser que ce site existait et que l’on pourrait à l'ave>iir agir à ce niveau, a déclaré au Monde le professeur Jean-Paul Lévy, directeur de l’Agence nationale française de recherche sur le sida.Les résultats publiés aujourd’hui sont le fruit d’un très beau travail scientifique qui nous permet de mieux saisir les mécanismes tnoléadaires à la base de l’infection humaine par le virus du sida.Pour user d'une métaphore, on peut dire qu’est mis aujourdhui en évidence un possible défaut de la cuirasse du VIH.Quand bien même ce défaut serait fort mince dans l’espace et dam le temps, il ouvre d'ores et déjà la voie à différents axes de recherches pliartnacologiques et vaccinaux.» Nouveaux médicaments «Il s'agit là d’un très, très beau travail, même si l’on ne peut affirmer qu'il se traduira à court terme par des avancées concrètes, ajoute le professeur Francis Barin (CHU de Tours), l’un des spécialistes français de la virologie moléculaire du VIH.Ces résultats sont issus d'une avancée due à la technique de la cristallographie, technique qui est directement à l’origine des progrès réalisés dans le domaine des antiprotéases.Obtenir la structure dans l’espace de certaines protéines permet en effet de dépasser toute une série de difficultés tenant aux charges électriques et électrostatiques, offrant de la sorte la possibilité de modéliser de nouvelles molécules actives.» Les spécialistes de ces questions estiment généralement que cette avancée pourrait a priori se révéler nettement plus fructueuse dans le domaine de la pharmacologie médicamenteuse que dans celui de la vaccinologie.On pourrait ainsi, après la mise au point des molécules antiprotéases (qui, au sein des associations antirétrovirales, ont permis, ces dernières années, de réelles avancées thérapeutiques), voir apparaître de nouveaux médicaments «dessinés» sur la base de ces résultats prometteurs.«Un tour de force» La publication des résultats obtenus par Joseph So-drowski et ses collaborateurs est saluée, outre-Atlantique, par une série de commentaires enthousiastes émanant des principaux responsables de la recherche sur le sida.«C’est une grosse affaire», a déclaré le professeur David Baltimore, Prix Nobel de médécine 1975, qui préside le comité américain des experts chargés de la recherche sur les vaccins contre le sida.Pour David Bolognesi (Duke University), cette découverte constitue «un tour de force».«C’est une avancée majeure dans notre connaissance de la virologie et de l’immunologie de l’infection par le VIH», estime pour sa part John Moore (Aaron Diamond Center, New York).Tous soulignent qu’ils attendaient depuis des années de pouvoir découvrir la structure dans l’espace de la protéine virale, seule voie permettant de forger les outils moléculaires pouvant s’opposer à la pénétration du virus dans les cellules du système immunitaire.Nouveaux fonds pour la recherche sur le cancer du sein Toronto (PC) — Ottawa dépensera 45 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour financer la recherche sur le cancer du sein et d’autres mesures concernant cette maladie, a annoncé hier le ministre de la Santé, Allan Rock.C’est 10 millions de plus que la somme promise antérieurement par les libéraux ixnir l’Initiative canadienne sur le cancer du sein, un programme mis sur pied en 1992 pour soutenir la recherche sur cette maladie, et des activités connexes.MARTIN CHAMBERLAND LE DEVOIR Di Soul, O.TMC et DJ Choice, les trois membres du groupe Dubmatique, présenteront un spectacle ce soir, dans le cadre des FrancoFolies, avant de s’envoler pour la France.DUBMATIQUE Un rap qui ne carbure pas à la violence SUITE DE LA PAGE 1 i, K i) !•: v o i is .i.!¦: v v.x d it k hi mi .i u i \ i ii « « LES SPORTS Le Rocket demeure toujours aussi volontaire Une deuxième édition de sa biographie est lancée FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Amaigri mais toujours aussi volontaire, Maurice Richard a rencontré les médias pour la première fois depuis la publication d’un article révélant qu’il souffre d’un cancer.Cette rencontre a eu lieu, hier, à la Brasserie Mol-son, à l’occasion du lancement de la deuxième édition de Maurice Richard, l’idole d'un peuple, une biographie autorisée écrite par Jean-Marie Pellerin.Il s’agit d’un ouvrage de 570 pages comptant quelque 160 photos publié aux Editions Trustar.Le «Rocket» n’a pas hésité à parler de sa maladie après plus de trois mois de silence.Il en a même parlé avec humour, avouant quelle lui donne de la misère à se concentrer pour parler.«Ma compagne Sonia répond aux questions depuis trois mois mais, maintenant, je suis plus habitué à répondre.Je dois quand même m'excuser car il m’arrive d’oublier des mots et des noms», a-t-il prévenu, une remarque qui a détendu l’atmosphère.Un retour d’urgence Richard, âgé de 76 ans, est revenu d’urgence de Floride en janvier dernier, écourtant ses vacances.Des examens ont révélé qu’il souffrait d’un rare cancer de l’abdomen touchant les intestins et les reins.«Je me sens bien, a dit l’ancien numéro 9.J’ai pris six pilules par jour pendant deux mois et demi et des radiographies ont révélé que la masse que j'ai sur les intestins a diminué de plus de moitié (4 cm sur 2 cm).«Depuis trois semaines, je suis un nouveau traitement.J’ai les jambes un peu moins fortes mais c’est sans doute à cause des pilules.«Je ne suis pas en bonne santé, a-t-il rappelé.Mais je suis assez fort pour aller à la pêche.» Son frère Henri a confirmé que Maurice est allé à la pêche, sa véritable passion, en deux occasions au cours des dernières semaines.Mais le «Pocket Rocket» dit ne pas en savoir plus sur la maladie de son frère.«Il ne veut pas en parler, a-t-il dit J’ai moi-même été malade récemment et il y a deux choses dont je ne veux pas parler, soit la maladie et l’argent.Mais je constate que Maurice a repris un peu de poids après avoir perdu entre 20 et 25 livres.» Outre Henri Richard, Elmer Lach, Emile Bouchard, Dickie Moore, Marcel Bonin et Jean Béliveau, tous d’anciens coéquipiers du Rocket, étaient présents, de même que le directeur général du Canadien, Réjean Houle, et une foule de parents, amis et connaissances.Son conseiller Jean Roy a précisé que les médecins sont encouragés par les progrès de leur illustre patient.«La médication fait son oeuvre, a dit Roy.Les médecins sont satisfaits des effets de la médication.» Plus de lutte que de hockey Malgré la maladie, Richard conserve son sens critique.Par exemple, il dit ne pas avoir été impressionné par la finale que les Red Wings de Detroit viennent de remporter en quatre matchs face aux Capitals de Washington.«On a assisté davantage à de la lutte et à des combats qu a du hockey.Il y avait plein d'accrochage et les arbitres ne punissaient pas comme dans mon temps, a-t-il déploré.C’était de la bêtise.» Richard ne s’est pas montré plus tendre envers les joueurs d’aujourd’hui.«Ils gagnent des millions sans donner le rendement.Ils sont vraiment gâtés parle public qui paie leur salaire.Si ça continue, Montréal n’aura plus d’équipe de hockey», a-t-il dit.«Quand j’ai commencé dans le‘hockey, mon salaire était de 5000 $ plus 2000 $ de bonis.À la fin, je gagnais 45 000 $, ce qui comprenait mes bonis et les séries.» Richard, l’idole d’un peuple, a rappelé que Toe Blake avait été son idole avant qu’il ne devienne son coéquipier dans la fameuse «Punch Line» avec Elmer Lach.Il a aussi dit que Mario Lemieux est celui qui lui a procuré le plus de plaisir parmi les joueurs contemporains.«Lemieux est mon préféré», a dit Richard au sujet de l’ex-capitaine des Penguins de Pittsburgh aujourd’hui à la retraite.«S'il avait joué dans mon temps, il aurait fini en tête des compteurs mais peut-être avec moins de buts.» Et ses records?«Ils tombent tous, a-t-il dit en riant.Je n’y pense même plus.» Deux victoires consécutives pour les Expos PRESSE CANADIENNE Un deux pour un.La foule de 8788 personnes a eu droit à deux matchs, hier.Il y a eu un duel de lanceurs pendant cinq manches et un festival de frappeurs par la suite.Finalement, ce sont les Expos qui ont gagné le spécial deux pour un en l’emportant 7-6 contre les Mets de New York pour remporter les honneurs de la série par deux victoires et une défaite.En juin, la fiche des Expos est de 8-7.Treize de leurs 21 dernières victoires ont été acquises par un point.Ugueth Urbina a enregistré son 17e sauvetage.Les Expos n’ont réussi que sept coups sûrs, deux fois moins que les Mets (14).„ ”%#**** ¦a#.** ; ’ ÿg MARTIN CHAMBERLAND Maurice Richard: «Quand j’ai commencé dans le hockey, mon salaire était de 5000 $ plus 2000 $) bonis.À la fin, je gagnais 45 OOO $, ce qui comprenait mes bonis et les séries.» La France rejoint le Brésil Arabie Saoudite 0 France 4 CHRISTIAN COLLIN AGENCE FRANCE-PRESSE Après le Brésil, la France est la deuxième nation à s’être qualifiée pour les huitièmes de finale du Mondial, hier, alors qu’en marge de la compétition, le football a montré un certain pouvoir diplomatique, l’affaire des billets fantômes continuant d’être encore précoccupante comme la menace des hooligans à quatre jours du match de l’Angleterre à Toulouse.La France a obtenu son deuxième succès dans le Groupe C en disposant logiquement, à Paris au Stade de France, de l’Arabie Saoudite (4-0) qui a joué à dix après l’expulsion d’un joueur (19').Mais en même temps que la victoire, l’équipe de France a perdu son meneur de jeu Zinedine Zidane, exclu à la 70' minute pour un mauvais geste.Un coup dur pour la formation d’Aimé Jacquet Dans ce même groupe, le Danemark, qui a terminé à neuf après deux exclusions, a obtenu un résultat nul méritoire contre l’Afrique du Sud à Toulouse, dans un match où dix cartons ont été distribués, trois rouges et sept jaunes.Le nouveau président de la FIFA, Joseph Blatter qui prône la sévérité des arbitres, a été entendu.Avec quatre points, la formation nordique est en bonne position pour se qualifier mais les Sud-Africains possèdent encore une petite chance.Les Saoudiens sont éliminés.Après avoir menacé de se retirer de la Coupe du monde pour protester contre la diffusion sur une chaîne de TV française (M6) d’un film jugé anti- 3 REUTERS David Trezeguet et Thierry Henry jubilent à la suite du premier des quatre buts français.iranien, l’Iran a confirmé sa participation par la voix de son ambassadeur en France.L’Iran rencontrera donc les Etats-Unis, dimanche à Lyon, dans un match qui pourrait jouer un rôle diplomatique entre les deux nations dont les relations sont tendues depuis vingt ans.A quelques jours de ce match, le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a proposé à l’Iran une normalisation des relations entre les deux pays.«Nous sommes prêts à rechercher davantage de moyens de construire la confiance mutuelle et éviter l’incompré- hension», a-t-elle souligné à New York.Depuis la rupture entre les deux pays en 1980, il s’agit du premier message réellement positif adressé par Washington à Téhéran.Vol de billets Concernant l’affaire de la billetterie, la direction d’ISL-Worldwide, le partenaire marketing de la Fédération internationale (FIFA), a demandé un audit à ISL-France au lendemain de la mise en examen et en détention provisoire de son directeur général et d’un «consultant indépendant» de cette société.L’affaire avait éclaté lorsque cinq voyagistes ou tour-opérateurs, quatre japonais et un français, ont alerté la justice puis déposé une plainte contre X pour n’avoir pas été en mesure de servir 15 000 Japonais et autant de Belges et Néerlandais.Jean-Marie Weber, président d’ISL Worldwide, a indiqué qu’il avait pris toutes les précautions d’usage dès qu’il a eu connaissance des premiers faits de cette affaire le 9 juin.Pour défendre les intérêts de clients et protéger la réputation de sa société basée en Suisse.La Seleccion obligée de vaincre ASSOCIATI ¦RE SS Saint-Étienne (AP) — Ix-castillan, qu’ils parlent tous deux, ne sera pas le seul point commun entre l’Espagne et le Paraguay, aujourd’hui, à Saint-Etienne.Les deux équipes, à commencer par la Seleccion ibérique, ont en effet un même besoin de victoire pour éviter une sortie sans gloire du Mondial 1998.Avant ce match du rachat, la toute première confrontation entre les deux pays, l’Espagne se trouve dans la situation la plus délicate, avec aucun point à son compteur et un honneur blessé par une défaite 3-2 essuyée face au Nigeria.Un revers d’autant plus difficile à avaler que les hommes de Javier Clemente n’avaient perdu qu’une fois en 35 rencontres avant le Mondial.«Nous voulons notre revanche», avertit Fernando Hierro, défenseur vétéran du Real Madrid et pilier de la sélection ibérique.A ses yeux, une victoire permettrait à l’Espagne de retrouver son rang de première équipe du groufx* I), mais aussi de prétendante au titre.Face à ces Espagnols en pleine interrogation, le Paraguay espère tirer les enseignements de son match nul 0-0 devant la Bulgarie pour ébranler un adversaire donné largement favori sur le papier.«La partie sera difficile pour les deux équipes, mais peut-être davantage pour les Espagnols qui sont dans l’obligation de vaincre, faute de quoi ils rentreront chez eux», analyse le portier et capitaine paraguayen José Ixiis Chilavert.L’arbitre voit rouge Afrique du Sud 1, Danemark 1 Toulouse (AP) — Choc de styles et de mentalités, le duel entre les Bafana Bafana sud-africains et le Danemark des frères Laudrup n’a pas trouvé de vainqueur, hier, au Stadium municipal de Toulouse.De cette partie, sanctionnée par un nouveau nul (1-1), on retiendra surtout la distribution de cartons rouges assurée par le très consciencieux arbitre colombien John JairoToro.Ce partage des points faisait l’affaire des Français, opposés en soirée aux Saoudiens, et dans une moindre mesure aux Danois, bien placés avec-leurs quatre points pour accéder aux huitièmes de finale.Les Sud-Africains, qui jouaient leur va-tout sur ce match, risquaient quant à eux de regretter leur manque de finition.Dans un Stadium de Toulouse baignée de soleil et apparemment acquis à la cause des Danois, tant les supporters nordiques donnaient de la voix, cette rencontre-couperet partait sur un rythme alerte.Le meneur danois Brian Laudrup, fauché en pleine course, obtenait immédiatement un bon coup franc sur le côté droit, mais la défense sud-africaine veillait au grain (3).Deux minutes plus tard, un centre de Martin Jorgensen sur Èbbe Sand semait la panique dans le camp adverse (5), confirmant les intentions offensives des hommes de Bo Johansson.Mais les Bafana Bafana n’étaient pas en reste, à l’image de Helman Mkhalele, qui donnait le tournis aux défenseurs danois (7), avant de tenter sa chance d’une fraj> pe sèche (9).Sur une contre-attaque rondement menée, l’omniprésent Brian Laudrup fixait magnifiquement la défense et centrait au millimètre sur Allan Nielsen, milieu de Tottenham, qui, du plat du pied, ouvrait la marque sans coup férir (13).Le festival danois se poursuivait avec une belle frappe de Michael Laudrup juste au-dessus de- la transversale (15), suivie d’un corner très travaillé de Martin Jorgensen.sur le poteau droit de Hans Vonk, repris d’une tête plongeante par l’autre frère Laudrup.Chanceux, le portier sud-africain parvenait à bloquer sur sa ligne la balle de l’avant des Glasgow Rangers (19).SOCCER COUPE DU MONDE Hier Afrique du Sud 1.Danemark 1 France 1, Arabie Saoudite Aujourd’hui Nigeria c.Bulgarie, 11h30, RDS Espagne c.Paraguay, 15h, RDS Demain Nigéria c.Bulgarie Espagne c.Paraguay BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dili Atlanta 49 22 .690 — New York 38 28 .576 8 1/2 Philadelphie 34 34 .500 131/2 Montréal 27 42 .391 21 Floride 21 49 .300 27-1/2 Section Centrale Houston 42 27 .609 — Chicago 40 30 .571 2 1/2 Milwaukee 35 33 .515 61/2 St.Louis 33 35 .485 81/2 Pittsburgh 34 37 .479 9 Cincinnati 30 42 .417 131/2 Section Ouest San Diego 45 25 .643 — San Francisco 43 29 .597 3 Los Angeles 34 35 .493 101/2 Colorado 30 42 .417 16 Arizona 24 47 .338 21 1/2 Hlier Arizona à Cincinnati Floride à Atlanta Philadelphie à Cubs Mets à Montréal Pittsburgh a Milwaukee St.Louis à Houston Los Angeles au Colorado San Diego à San Francisco Aujourd'hui Philadelphie à Chicago Cubs, 15h20.Atlanta à Montréal, 19h05.Floride à N.Y.Mets, 19h40.Pittsburgh à Milwaukee, 20h05.Cincinnati à Houston, 20h05.Arizona à St.Louis, 8:22h.Los Angeles au Colorado, 21 h05.San Diego à San Francisco, 22h35.LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dlfl New York 48 16 .750 — Boston 41 27 .603 9 Baltimore 34 37 .479 171/2 Toronto 34 37 .479 171/2 Tampa Bay 30 39 Section Centrale .435 201/2 Cleveland 39 29 .574 — Minnesota 32 37 .464 71/2 Chicago 28 41 .406 11 1/2 Kansas City 27 42 .391 121/2 Detroit 26 41 Section Ouest .388 121/2 Anaheim 41 28 .594 j— Texas 40 30 .571 1 1/2 Oakland 32 37 464 9 Seattle 29 42 .408 13 Hier Oakland au Texas Kansas City à Detroit Yankees à Cleveland Boston à Tampa Bay Toronto à Baltimore Minnesota à White Sox Seattle à Anaheim i D10A I.K I) I.V (111!.I.K V K X I) Il K I) I I il .1 I I X I il il S 1*1 1 : -?LE DEVOIR ?- CULTURE La librairie Gallimard un magasin de variétés, beaucoup d’éditeurs, beaucoup de titres.3700 boul.St-Laurent.tél : 499-2012 LE BALAYEUR DE NUIT De choses et d’autres LES F R A N C O F O L I E S DE MONTRÉAL Palpable Peluso, intouchable Legrand Une fois l’an n’est pas coutume, le balayeur de nuit revient sévir dans ces nobles pages pour la durée des FrancoFolies de Montréal, prise 10.Il prendra le parti des petits groupes et de leurs ouailles osant festoyer jusqu’à minuit au minimum.BRIAN MYLES LE DEVOIR Cf est reparti.Des musiques de l’Ontario (?), du Québec, de la Frànce, de l'Algérie, du Mali, de la Belgique, du Brésil, de l’Italie et j’en oublie parviendront à nos oreilles au cours de la prochaine semaine.Et tout ça en français.11 ne fait pas l’ombre d’un doute, ce festival francophone a ses charmes.Imaginez s’il avait fallu que la fête soit bilingue et que les Anglais se ramènent avec leurs hooligans dans notre belle ville pauvre mais propre! Déjà que les invitations au défilé de la fête de saint Jean le Baptiste rendent les rouges bleus de jalousie et les bleus rouges de colère.Mieux vaut ne pas mêler la culture à la politique.Il risquerait de manquer d’espace pour parler de la relève qui a bien du mal à, justement, se lever.Quand les Julien Clerc et les Renée Claude de ce monde auront quitté la scène, sous une salve d’applaudissements, il restera tous les soirs beaucoup, beaucoup de spectacles à voir.Un bref coup d’œil sur la programmation invite à veiller au grain, et surtout à veiller tout simplement.Sur les 11 coups de 11 heures ou les 23 coups de 23 heures, c’est selon, des plus jeunes, plus fous tenteront leur chance.Histoire de ne pas perdre le nord, cette chronique propose dès les premières mesures un petit lexique pour s’y retrouver dans la nuit où se confondent toutes notes.¦ Rap: rythme et poésie issus des ghettos noirs, repris par les Français et maintenant par Dubmatique, qui entraîne à sa suite une foule de jeunes musiciens québécois.¦ Hip Hop: genre musical né à la fin des années 70 à New York, et qui a poussé des centaines de milliers de jeunes à briser le pick-up de leurs parents en apprenant les rudiments du scratch.¦ Punk: mouvement inspiré par les guitares à trois cordes, manipulées par des guitaristes ne connaissant que deux accords.La vague punk fut ressuscitée en 1991 par Kurt Cobain, un malheureux génie, qui nous a rendu encore plus malheureux en quittant ce monde.¦ Funk: attendez Sinclair, il l’expliquera mieux.É Rock’n’roll: terme sous lequel sont réunis à peu près tous les courants musicaux, sauf le jazz et le blues.¦ Jazz et blues: patience, patience.ENTREVUE Le territoire Croisille Après 15 ans d’absence des scènes québécoises, Nicole Croisille présente aux FrancoFolies (et à Québec la semaine prochaine) un récital piano-voix à la carte.MARTIN BILODEAU Femme.Pour d’autres, c’est un territoire, une identité, un enjeu ou un détail.Pour Nicole Croisille, c’est une étiquette, qui la poursuit depuis 1975, alors que le triomphe, venu lentement, lui tombe dessus comme une averse si longtemps annoncée quelle surprend tout le monde.Cette année-là, une jolie ballade, déclaration d’amour à un homme «gai comme un Italien / Quand il sait qu'il aura de l’amour et du vin», balaie la Francophonie, les épaules projetées au mur par cette voix puissante qui s’écrie au beau milieu d’une décennie de combat féministe: «Une FEMME.avec toi».Cette femme pas fragile, pas bête et pas timide, les amateurs de variétés ne s’en sont toujours pas remis, et Nicole Croisille non plus: «Tout le monde préfère cette chanson à n ’importe quoi d’autre que je propose.Ça m'oblige à vivre sur un patrimoine qui ne s’use pas parce qu’il est très beau, mais moi je dois me ressourcer», explique la chanteuse rencontrée il y a quelques semaines à Montréal, alors qu’elle venait régler les derniers détails du récital piano-voix qu’elle donnera ce soir et demain à la Cinquième Salle de la PdA, dans le cadre des FrancoFolies, puis au Théâtre du Petit Champlain de Québec, jeudi et vendredi prochains.Un spectacle à la carte qu'elle a promené partout dans l’Hexagone, et dont le superbe disque témoin intitulé (je vous le donne en mille) Une femme, l’a précédée de peu sur la terre à Vigneault qu’elle a tant labourée par le passé.Le truc du chapeau Tout juste avant d’entrer dans la salle, les spectateurs passeront devant un tableau noir, sur lequel ils seront invités à indiquer, parmi la trentaine de «croisillades» qui y figurent fies incontournables Téléphone-moi et Il ne pense qu'à toi y seront, auxquelles la chanteuse a ajouté quelques inédites: Dis, quand reviendras-tu?, un medley de West Side Story), lesquelles ils souhaitent entendre.En coulisse, quelques minutes avant le spectacle, Croisille et son pianiste Aldo Frank compileront les résultats, qu’ils dévoileront un à un dans un ordre laissé à leur discrétion.La triche, c’est pour les rappels, où Croisille devrait sortir de sa manche une ou deux chansons-surprises.«C'est difficile pour moi de trouver de nouvelles chansons à enregistrer parce que j’en ai eu des formidables; la barre est haute», explique la chanteuse, qui émerge d’une décennie où elle a relevé d’autres défis, notamment au théâtre et au cinéma, pendant que les compagnies de disque «remasterisaient» ses vieux succès à la demande d’un public qui les réclamait.Aujourd’hui, Croisille se sent quelque peu délaissée par les jeunes auteurs français, qui travaillent en circuit fermé pendant que d’autres «bidouillent sur des samplers».«En tant qu’interprète, ça me blesse de voir que la nouvelle génération ne peut pas m’apporter de nouvelles chansons, que les jeunes auteurs ne me donnent pas leurs histoires à raconter.» Mis à part son osmose totale avec l’air du temps, au cours des années 70, Nicole Croisille a connu une carrière relativement marginale.Émergeant d’une tradition française axée sur la valse à trois temps, la chanson fran-çaise commence à s’émanciper, au début des années 60, au moment où Croisille, formée dans les night-clubs de Reno, de Chicago, de Denver et de New York, entre sur la scène française.Au milieu de la vingtaine, déjà femme à l’heure des filles (Vartan, Sheila, etc.).«J'ai commencé au moment où arrivait la vague du twist qui a envahi la musique française.Moi, j’étais atypique à ce mo-mentJà puisque je voulais faire du jazz.Aussi, à 25 ans, on n’a pas envie de bêtifier, surtout quand on a une génération complète derrière nous qui arrive, qui ne sait pas faire grand-chose et qui bêtifie à mort», s’exclame Croisille, peu émue par les retours olympiens de ses consœurs de la première heure, qui défend jusqu’au bout une chanson de qualité axée sur l’intensité du texte.C’est Claude Lelouch qui, en 1966, met la carrière de Nicole Croisille sur la voie du succès en lui confiant la chanson-titre d’Un homme et une femme, écrite par Francis Lai et Pierre Barouh.Plusieurs dabadabada plus tard (dont Vivre pour vivre et Les Uns et les autres), Lelouch lui propose, au printemps 95, pendant un arrêt de tournage des Misérables du AAV siècle dans lequel Croisille joue la Thénar-dier, de donner un récital dans sa salle privée à Montmartre.Elle téléphone à son vieux complice Aldo Frank, un pianiste de jazz rencontré chez Pa-tachou en 1968, qui dit oui.La formule trouvée, la blonde chanteuse au fort tempérament donne trois semaines de représentations, pour ensuite prendre la route avec ce récital qui, trois ans plus tard, ramène chez nous une artiste volubile et sereine: «Depuis une dizaine d’années, j’ai l’impression que le temps travaille pour moi; que le temps n'est plus un obstacle.» Histoire de voir tout le monde — et aussi parce que, néanmoins, le temps presse —, Nicole Croisille, qui participait hier soir a la Fête a Michel D'grand, fera un crochet par Ottawa dimanche (toujours pour le show Legrand), puis reviendra fêter Ferré avec les potes, en clôture des FrancoFolies.FRANCOFOLIES Un petit quinze minutes, m’étais-je promis à 20h hier, premier soir des FrancoFolies.Trois, quatre chansons du show de Mario Peluso rue Sainte-Catherine et je rattrapais Michel Legrand à peine in progress, vu les p’tits laïus inhérents à tout spectacle d’ouverture.Un bon plan.Seulement voilà, il se trouve que Peluso, nouveau poulain de l’écurie BMG-Québee, est diablement attachant.Et que sa musique, du chouette country-folk-rock, a prise sur quiconque se tient à portée.Cet harmonica neilyoungien, ces textes qu’il s’extirpait du dedans, ces refrains qui n’arrêtaient pas de lever, lever, jusqu'à percer le ciel gris, cette guitare qui grattait toutes les surfaces, cette bonne gueule franche de p’tit gars du Té-miscamingue, il y avait de quoi harponner foule et critique.De l’hymne aux pouceux Sécher sous la pluie à la triste et belle Naomie, de la désespérante St-Ihimothëe/Ontario à l’irrésistible Témiscamingue fie tube de l’été, pour peu que les radios s’en mêlent), je suis donc resté.Une grosse heure.Toute la première partie de Legrand.Le Michel en question faisait la révérence sous les bravos quand j’ai finalement abouti à Wilfrid-Pelletier.C’était l’entracte.Bon.Pas grave.Aux Francos, c’est toujours pareil, il faut savoir se partager.Surtout que j’étais déjà passablement partagé à l’idée d’aller voir Legrand avec la Croisille Michel D'grand: impressionnant.et la Blouin, Nico et Jojo «les deux sœurs jumelles dont j'ai toujours rêvé», selon l’expression du pianiste.La seconde partie allait-elle me réconcilier avec le concept un peu surfait de l’événement-d’ouverture-à-grand-dé-ploiement?D’emblée, les cuivres m’ont eu.Puissante pétarade! J’assistais de fait à une fort impressionnante démonstration de jazz à la Dgrand, sa version grand luxe de la musique de cocktail lounge: ça syncopait à vous foutre en syncope.Ét Dgrand, constatais-je, a bel et bien les menottes formidablement lestes que sa mondiale réputation annonce: ses échanges avec le type au vibraphone auraient fait plaisir à Lionel Hampton.Cela s’est gâté quand l’ancien jeune prodige du Conservatoire s’est mis au micro pour Un parfum de fin du monde, sa chanson du film de Claude Le-louch Les uns et les autres.Velléité d’interprétation d’un grand créateur, on lui pardonnait ce timbre fluet, d’autant que Nicole Croisille a rescapé la mélodie à mi-chemin.Après un majestueux rendu de son international Windmills Of Your Mind, l’arrivée de la tapageuse Blouin a brusquement sonné l’heure de tombée.Je suis reparti en sifflant le Témiscamingue de Peluso.Sylvain Cormier L’art de refroidir une salle Depuis votre plus tendre enfance, vous rêvez de chanter sur les plus grandes scènes du monde.Vous avez commencé par le début, le Festival International de la Chanson de Granby et hier soir, vous deviez occuper la scène du Spectrum parmi d’autres anciens lauréats et chanteurs établis: Luc De Larochellière, Lynda Dmay, Isabelle Boulay, Marie Denise Pelletier.Vous avez soigneusement choisi un répertoire de chansons susceptibles de mettre votre voix en valeur: Un peu plus haut, Le monde est stone.Vous y mettez tout votre cœur, tout votre coffre.Et ça marche: vous faites décoller le spectacle.Puis arrive Luck Mervil.Qui parle, parle, parle, anime, quoi, muni de petits cartons.Il présente tour à tour les interprètes: «Demi-finaliste en 1994.» Et que vient faire David Jo-bin, vice-président programmation aux FrancoFolies, dans cette galère?11 vient prononcer un petit discours, raconter ses deux rêves de jeunesse: • faire Granby et rencontrer Guy La-, traverse.Et on s’en balance.C’est un show ou une conférence de presse?Enfin, celle .que le public vient de découvrir, et d’adopter d’emblée, Nancy Fortin, revient et ose donc s’attaquer à Le monde \ est stone sans complexe, légitimement' magistralement.Oubliés tous ces gens et leurs regards posés sur elle, évanoui ce malaise de ne pas savoir où se mettre sur cette trop grande scène.Nancy Fortin chante et plus rien d’autre ne compte que cette voix, qui lui valut les plus chauds applaudisse- * ments de la soirée, plus nourris encore.que [xmr Lynda Dmay, ixiurtant si ai-.niée du grand public.Quand viendra le tour de Marie De; ! nise Pelletier, qui interprétera encore" une fois Tous les cris, les S.O.S, le rapprochement est inévitable: Nancy! Fortin sera-t-elle, elle aussi, condam-'* née à chanter encore et encore la même chanson, aussi efficace soit-elle?Qui écrira pour elle?Louise Leduc t ON 2ND AVENUE Un musical de Zalmen Mlotek et Moishe Rosenfeld.Mise en scène: Bryna Wasserman.Direction musicale: Elan Kunin.Chorégraphies: Drna Wayne.Scénographie: Jean-Claude Olivier.Costumes: Peter De , Castell assisté de Brenda Hilton.Éclairages: Thiinoty Crack.Son: Roger Jay.Direction d’orchestre: Max Sherman.Avec 21 comédiens, des figurants et des danseuses, ainsi que 8 musiciens.Une production du Théâtre yiddish du Centre des arts Saidye Bronfman présentée au Centre Saidye Bronfman jusqu’au 25 juin 1998.SOLANGE LÉVESQUE Le dernier gala des Masques a rendu un hommage pleinement mérité à madame Dora Wasserman, fondatrice et première directrice du Théâtre yiddish de Montréal, le seul théâtre yiddish en résidence permanente en Amérique du Nord dont les 40 ans d’existence étaient célébrés au Centre Saidye Bronfman dimanche dernier.On connaît mal l’apport de la tradition scénique yiddish aux arts de la scène au Québec et l’inlluence que les artistes yiddish ont exercée sur les artistes d’ici depuis le début du siècle.Cet apport et cette influence sont illustrés de manière très vivante dans deux ouvrages de l’historien de théâtre Jean-Marc Larrue.D Théâtre yiddish de Monfréal est maintenant dirigé par Bryna Wasserman, fille de Dora, «la grande dame du théâtre yiddish au Canada».Avec On 2"' Avenue, Wasserman et sa troupe nous offrent un divertissement de très grande qualité qui doit son succès à la richesse du contenu, à son rythme enlevé, à la pertinence des enchaînements et à l’excellence des interprètes.D spectacle propose une incursion dans l’histoire du théâtre yiddish, depuis ses débuts dans une taverne de Roumanie à la fin du siècle dernier jusqu’à son développement à New York, alors qu’il constituait, pour les immigrants juifs pauvres de la 2ième avenue, le seul lien culturel avec l’univers européen qu’ils avaient quitté pour la terre américaine Quelques passages narratifs racontes par une dame qu’on appelle la «doyenne» (Miriam Samuels) constituent les charnières entre différents numéros où l’on retrouve danse, comique de type stand up, chansons théâtralisées, saynettes, sketches et chorégraphies d’ensemble.Di met-teure en scène a eu la bonne idée d’installer un dispositif de surtitres au dessus de la scène; le spectateur bénéficie donc d’une traduction simultanée en anglais et en français.Outre la E N Sans pitié La prestigieuse revue française Le Monde de la musique est sans pitié pour le directeur de l’Opera de Montréal, Bernard U/an, dans le cadre du Andréa Chénier présenté à l’Opéra de Monte-Carlo.Le titre de la courte critique: «Un spectacle.Uzan!» Après avoir parlé THÉÂTRE Humour et facéties Le théâtre yiddish est bien vivant I.YD1A PAWELAK Wasserman et sa troupe nous offrent un divertissement de très grande qualité *»* très prenante musique klezmer qui tient une place prépondérante et où se reconnaissent plusieurs chansons et mélodies traditionnelles yiddish, c’est l’humour et l’ironie qui caractérisent le plus l’esprit de ce spectacle bourré de clins d’oeil.On y trouve, entre autres, un mélodrame avec 3 sorcières cousines de celles de Macbeth ainsi qu’une scène de Hamlet assez désopilante.Parodies et imitations s’y succèdent, raillant le théâtre réaliste, le mélodrame et la comédie musicale américaine avec ses romances, ses paillettes et ses sourires au public.On n’oublie jamais de rire de soi-même et de pointer ses propres travers.Parmi ces comédiens amateurs qui jouent de manière très détendue (une aisance qui résulte d’un travail rigoureux de la metteure en scène), plusieurs offrent des performances de niveau professionnel; mentionnons, entre autres, les Michelle Heisler, Karen Karpman, Emilie Phaneuf et Judy Strauber qui chantent aussi bien qu’elles jouent; Aron Gonshor impayable en Menashe Skulnik, un comique qui a inspiré Olivier Guimund et son père, Elan Kunin, qui signe la direction musicale en plus de jouer, Sam Stein, Burney Lieberman et Sam Mitnick ainsi que trois enfants fort bien dirigés.Bryna Wasserman vient d’être nommée directrice artistique du Centre.Saidye Bronfman.Sa nomination à ce poste devrait revitaliser les saisons théâtrales de cette institution.B R E F de la distribution, Alain Steghens enchaîne: «Restent la mise en scène, les décors et les costumes de Bernard Uzan.chargés et conventionnels.On songe, au premier acte, à une parodie.Hélas! Il n ’en est rien; Mise en place à l'ancienne, chanteurs plantés face au public, mouvements de foules lourds, gestuelles et postures suranées, rien ne nous est épargné.» cru, $ iAAjfc'Q ^LU/JUlwr 1998 P R 0 G R A M M A T I O N Mardi 4 août Ensemble Amati Aventure à Trois Temps 19H30 église Mardi 4 août Danse Théâtre de Montréal Bande à Part 21h30 Chapiteau Mercredi 5 août Montreal Jubilation Go
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