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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-06-12, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o L .I.X XXIX • N " I 3 () ?M O N T IL K A I., I.K V K X I) II K I) I I 2 -I I' 1 X I !) !) S 8 7 C + T A X K S = I $ / T II 11 O N T O I $ PERSPECTIVES Il faut voter, malgré tout.Que penser d’un gouvernement qui exhorte les citoyens à se prévaloir de leur droit de vote au scrutin scolaire de dimanche, mais qui ne consent aucun effort pour s’assurer que tous les Québécois soient sur les listes et sachent où voter?Il ne vient même pas à l’esprit qu’une attitude aussi brouillonne puisse être adoptée en vue d’un scrutin provincial.Cela ne se pourrait tout simplement pas.organisation de ce scrutin scolaire a non seulement été marquée par l’improvisation, avec une annonce de date beaucoup trop tardive, mais également par un manque inquiétant de sensibilité du gouvernement envers,la communauté anglophone.Bon.La ministre de l’Éducation, Pauline Marois, a finalement admis qu’il y avait eu des ratés en amendant la loi en catastrophe pour assurer que tous pourraient se prévaloir de leur vote dimanche.Il était temps.Car il faut voter.Même si aucun enjeu flamboyant ne s’est dégagé de cette campagne, la transformation de commissions scolaires catholiques et protestantes en commissions francophones ou anglophones nécessitera beaucoup de doigté et d’ouverture pour mener à bon port une transition qui n’a pas encore pris forme.Par exemple, les directeurs des écoles protestantes (francophones) qui ont maintenant rejoint la Commission scolaire francophone de Montréal (CSDM) conservent, pour l’instant, leur «table de concertation» propre plutôt que de se joindre au regroupement des directeurs d’écoles catholiques.Il y a quelques jours, ces direc-Paule des teurs des écoles franco-protes- Rivières tantes ont voulu rencontrer Michel Pallascio, président de la CECM, ?* future CSDM, qui sollicite un nouveau mandat cette année.Ils ont exprimé leur inquiétude de se voir tout bonnement noyés dans une nouvelle endté.La même appréhension est palpable du côté des enseignants franco-protestants, qui non seulement n’ont eu aucun mot à dire sur l’élection du nouvel exécutif de l’Alliance des professeurs de Montréal dont ils sont absents, mais qui se demandent si, dans un avenir plus ou moins lointain, la majorité des écoles de leur nouvelle administration seront catholiques.Sur ce dernier point, le président du Regroupement scolaire confessionnel ne fait pas mystère de ses convictions.Il militera en faveur d’un statut catholique pour les écoles et en faveur d’un enseignement religieux dans les classes.Pour des raisons historiques qui appartiennent partiellement au clergé, la CECM, qui a 150 ans, a longtemps fermé sa porte aux petits enfants qui n’étaient pas catholiques mais qui auraient volontiers fréquenté l’école française.C’est ainsi qu’au fil des ans le secteur protestant, plus ouvert, est devenu beaucoup plus hétérogène et beaucoup moins confessionnel.Dans ce contexte, le virage que la CECM doit effectuer est majeur.L’attitude de l’équipe qui sera élue dimanche sera primordiale, non seulement pour ce qui est de l’intégration du personnel et du respect des habitudes de chacun, mais aussi en ce qui concerne le partage des biens immobiliers.Ce dernier dossier est loin d’être réglé, et celle qui .fait la lutte à M.Pallascio, la présidente du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO), entend récupérer ce qu’elle appelle le «butin des francophones».Employant un ton tranchant, Diane De Courcy promet de corriger en 15 jours une vieille injustice en vertu de laquelle, dit-elle, les anglophones ont toujours été mieux logés que les élèves francophones.Bref, aucun penchant pour la conciliation dans ce dossier.L’obsession de la culture catholique peut entraver la mise sur pied d’un système véritablement ouvert à tous et détourner l’attention des nombreux défis pédagogiques qui se posent à Montréal.L’équipe qui incarne le changement à la CECM-CSDM, le MÉMO, devra, lui, s’il est élu, surmonter la rigidité qu’il a manifestée à certaines reprises et qui n’a pas sa place dans un système scolaire qui sera de moins en moins homogène et qui fera l’éloge de la décentralisation.Donc, de la diversité.Pour Jean-Claude Rondeau, qui a passé 18 ans à la CECM , entre autres à titrç de directeur général, et qui est maintenant attaché à l’École nationale d’administration publique, il ne fait aucun doute que «le modèle autoritaire ne peut plus fonctionner dans une structure plus hétérogène».Il faudra, croit-il, des commissaires qui sont en mesure de faire des compromis.Graduellement, les commissaires devront se départir de certains pouvoirs au profit de l’école.Mais ils pourraient aussi devenir, par la force des choses, des arbitres dans les écoles où l’esprit d’équipe est une notion inconnue.Encore là, beaucoup de doigté et de souplesse seront nécessaires.Au citoyen de se prévaloir de son droit de vote et d’élire les meilleurs candidats.Et d’oublier le cafouillis de la campagne électorale.Il faudra des commissaires prêts à faire des compromis -J MÉTÉO Montréal Québec Pluie Ensoleillé avec intermittente.passages nuageux.Max: 23 Min: 16 Max: 24 Min: 13 Détails, page A 4 INDEX Agenda .B 8 Le monde .A 7 Annonces .B 9 Les sports .B 7 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B9 Mots croisés .B 6 Économie .A8 Politique .A 5 Éditorial A 10 Télévision B 10 www.ledevoir.com FRANCE98 LES SPORTS Le Chili arrache une nulle à VItalie, page B 7 LES ACTUALITÉS Les Expos seront de retour à Montréal Van prochain, page A 12 ÉCONOMIE Le dollar canadien atteint un plancher historique, page A 8 Ffjr Le tabac sera taxé à la source Québec entend réduire l’évasion fiscale liée à la vente de cigarettes dans les réserves.L’opposition craint que l’on stimule la contrebande.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ A compter du 23 juin prochain, toutes les taxes sur les produits du tabac devront être payées au gouvernement québécois, y compris par les détaillants autochtones.Québec tentera ainsi de réduire l’évasion fiscale liée à la vente de cigarettes dans les réserves amérindiennes en augmentant la taxe provinciale sur le tabac d’un montant équivalent à la TVQ qui disparaît.«Les non-autochtones ne pourront plus se procurer de ciga- rettes dans les réserves en éludant une partie des taxes québécoises, a expliqué le ministre des Finances, Bernard Landry, ce qui constitue également un geste illégal puisque, dorénavant, celles-ci seront entièrement préperçues.» En annulant la TVQ, Québec tente de contourner la Loi fédérale sur les Indiens qui permet à certains détaillants autochtones de cigarettes, comme semble-t-il Byron Horne, de vendre des cigarettes à rabais à des non-autochtones.Les détaillants autochtones paieront désormais une taxe unifiée de 8 $ par cartouche et devront ensuite se faire rembourser les ventes effectuées aux autoch- tones selon un historique de vente connu par le ministère du Revenu.Il s’agit d’un mécanisme similaire à celui qui est déjà utilisé pour le paiement de la taxe sur l’essence.«Les droits des autochtones, a d’ailleurs souligné le ministre Landry en faisant cette annonce, demeurent les mêmes et sont maintenus intégralement.De même, ces mesures ne changeront en rien le total des taxes que doivent acquitter les non-autoclitones qui se procurent légalement les produits du tabac.» VOIR PAGE A 12: TABAC Les députés fédéraux se votent une augmentation de salaire Une légitime colère JACQUES NADEAU LE DEVOIR Furieux, les médecins de l’hôpital Sainte-Justine ont talonné le négociateur du ministère de la Santé jusqu’à ce que Québec s’engage à changer, dans les prochaines semaines, leur mode de rémunération.Une cinquantaine d’entre eux ont délaissé l’hôpital hier pour assiéger les bureaux de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ).Les médecins de Sainte-Justine manifestent pour sauver leur hôpital Québec s'engage à introduire un nouveau mode de rémunération pour les spécialistes ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le tiers des salles d’opération de l’hôpital Sainte-Justine seront fermées dès la semaine prochaine en raison du manque criant d’anesthésistes.Une situation intenable qui a fait déborder le vase et poussé hier 50 médecins en colère à déserter leurs salles d’opération pour assiéger les bureaux de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) afin d’arracher un accord sur le changement de leur mode de rémunération.Hier matin, gonflés à bloc et vêtus de leurs sarraus, une cinquantaine de médecins de Sainte-Justine ont pris d’assaut le siège social de la FMSQ où se tenait une rencontre formelle avec des négociateurs du ministère de la Santé sur l’introduction d’un nouveau mode de rémunération.Ce n’est pas la première fois que les médecins de l’hôpital pédiatrique lancent un cri d’alarme.Mais, cette fois, les départs de spécialistes se précipitent à l’hôpital du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, où 2200 enfants sont en attente d’une chirurgie et autres soins spécialisés.Dès la semaine prochaine, le départ temporaire de deux anesthésistes entraînera, les lundis et mardis, la fermeture de deux des huit salles d’opération.Les mercredis, jeudis et vendredis, seulement cinq salles seront disponibles pour opérer les enfants qui nécessitent une chirurgie, a indiqué hier le Dr Marie-Josée Crowe, chef du département d’anesthésie.«Nos gens sont épuisés.Ils ont coupé leurs vacances et fait VOIR PAGE A 12: SAINTE-JUSTINE Festival Présence autochtone MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA ressés de quitter Ottawa, les députés fédéraux ont mis fin “1 à leurs disputes du début de la semaine et se sont entendus pour terminer leurs travaux dès aujourd’hui, n’oubliant pas au passage de se voter une augmentation de salaire.Cette décision de dernière minute a mis les députés dans l’embarras car si les partis d’opposition se disent contre certains volets du projet de loi, ils ont quand même tous accepté d’en expédier l’étude en un après-midi et de conclure le débat sans tenir un vote formel.Le chef réformiste Preston Manning, dont le parti a fait ses choux gras pendant des années des salaires et des pensions des députés, a eu de la difficulté à justifier le fait que son parti appuie l’adoption rapide de ce projet de loi.«Notre position est bien connue», a-t-il dit, ne jugeant pas utile de perpétuer le débat.Son parti, a-t-il précisé, est d’accord avec l'augmentation des indemnités de départ et celle de l’allocation de subsistance des députés mais s’oppose à la hausse des salaires et à la possibilité de réintégrer le régime de pension.Les chefs bloquiste et néo-démocrate Gilles Duceppe et Alexa McDonough ont pour leur part soutenu qu’il n’aurait servi à rien de s’opposer à cette adoption accélérée.Le gouvernement étant majoritaire, il aurait eu gain de cause à un moment ou un autre.«On a des batailles plus importantes à mener que celle-là actuellement», a dit Gilles Duceppe.M.Duceppe a rappelé que les bloquâtes savaient à quoi ! s’attendre en venant à Ottawa et étaient prêts à vivre avec j leurs salaires actuels.Il est d’accord toutefois pour aug- ! menter l’allocation de subsistance offerte aux députés qui j doivent avoir deux endroits de résidence.j Le leader parlementaire conservateur Peter MacKay a j toutefois reconnu que les députés d’opposition risquaient j VOIR PAGE A 12: DÉPUTÉS [ LE MONDE L’OTAN menace Belgrade de frappes aériennes Les ministres de la Défense de l’OTAN menacent Belgrade d’une intervention armée à court terme pour faire cesser les violences au Kosovo.Selon le ministre de la Défense nationale Art Eggleton, la décision de l’OTAN d’intervenir au Kosovo pourrait «survenir d'ici quelques jours» car il y a «urgence humanitaire» dans cette région d’Europe.L’OTAN étudie huit options, dont des frappes aériennes dans toute la Yougoslavie et un déploiement de troupes terrestres au Kosovo.Dans cette optique, le Canada pourrait faire intervenir des chasseurs F-18 ou dépêcher un contingent de soldats pour surveiller la frontière entre le Kosovo et l'Albanie.Nos informations, page A 7 Des documentaires d’urgence Le cinéaste Carlos Martinez Suarez est un témoin privilégié de révolution du Chiapas CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Avec ses 18 ans de présence au Chiapas, le cinéaste Carlos Martinez Suarez peut être considéré comme un témoin privilégié de l’évolutjon de la société traditionnelle de cet État du sud du Mexique.Plusieurs leaders indigènes n’hésitent pas à affirmer que leur territoire est sous occupation «policiaco-militaire»', cette situa- tion est rendue plus inquiétante ces jours-ci avec le démantèlement violent, par l’armée mexicaine, de plusieurs localités où se concentraient des indigènes pro-zapatistes.C’est là la toile de fond de Casos de violencia contra comunidades indige-nas de Chiapas (50 minutes), qui condense quatre années de vexations exercées contre des Chiapanèques qu’on a réussi à transformer en «véritables réfugiés de guerre», dit Marti- nez, dont six films sont présentés au Cinéma ONF les 13, 14, 15, 17 et 19 juin.Pour lui, la tactique ressemble à celle des fermetures et des destructions de villages décidée par le général Rios Montt, au Guatemala, au début des années quatre-vingt.Martinez Suarez a inventé l’expression «documentaires d’urgence».Son circuit de distribution est le plus VOIR PAGE A 12:CIIIAPAS JACQUES NADEAU LE DEVOIR - Le cinéaste Carlos Martinez Suârez séjourne à Montréal.4 778313000689 d A 1 2 LEI) E V 0 I R .L E V E N D R E D I 12 .1 II I N 1 I) 9 8 -» LE DEVOIR - _ - ACTUALITES i DEPUTES SUITE DE LA PAGE 1 de se faire taxer d’hypocrisie puisqu’ils profiteront des mêmes hausses de salaire qu’ils dénoncent.Du côté gouvernemental, on n’offrait aucune excuse pour line augmentation qu’on juge méritée.«]’ai toujours dit qu’à mm avis, les députés sont sous-payés», a rétorqué la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, à sa sortie de la réunion du cabinet Le premier ministre Chrétien ne voyait pas pourquoi il faudrait retarder l’adoption du projet.«Le moment est approprié si le travail a été fait.» Quant à lui, il trouve la hausse très modeste, surtout après sept années de gel.Selon la loi adoptée hier, les salaires des députés seront augmentés de 2 % par année pendant quatre ans.On parle ici du salaire de base de 64 400 $ et des indemnités supplémentaires accordées aux ministres, chefs de parti, whips, leaders parlementaires, secrétaires parlementaires, et ainsi de suite.Cette hausse est rétroactive au 1" janvier dernier, ce qui veut dire que les députés rapporteront à la maison, cette année, 65 700 $.En l’an 2001, leur salaire sera d’environ 69 700 $.L’allocation de dépenses des députés, qui se chiffre à 21 300 $ par année et qui n’est pas imposable, sera aussi haussée de 2 % par année.L’indemnité annuelle de 6000 $ versée aux députés pour lèurs frais de subsistance sera portée à 12 000 $.Le régime de pension des députés ne sera pas modifié.Les changements apportés visent plutôt les députés, surtout réformistes, qui avaient décidé de ne pas y adhérer.IJs pourront maintenant réintégrer le régime existant ou encore bénéficier d’une indemnité de départ augmentée et liée au nombre d’années de service.' M.Manning a avoué s’opposer à ce que les parlementaires puissent adhérer à rebours au régime de pension, mais ses députés seront libres de s’en prévaloir, i La coopération des réformistes sur la question des salaires et des pensions avait de quoi surprendre puisque leur parti avait réussi, lundi, à enlever au gouvernement le pouvoir de limiter les débats.De toute façon, le Reform a laissé filer sans grande bataille l’atout qu’il avait ravi au gouvernement La motion réformiste sera annulée dès aujourd’hui, au moment de l’ajournement de la Chambre, en échange de l’attribution de deux journées supplémentaires de l’opposition au retour des Communes, le 21 septembre prochain.Le gouvernement n’a donc pas eu à mettre à exécution sa menace de siéger jusqu’au 23 juin.C’est à son avantage car il aurait eu de la difficulté à occuper son personnel.Les députés ont adopté cette semaine tous les projets de loi que le gouvernement souhaitait engranger avant les vacances estivales, ne laissant au feuilleton qu’une dizaine de projets, dont deux qui sont toujours à l’étude en comité et sept qui n’y ont même pas encore été référés.C’est le cas des amendements à la loi antitabac.Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a pour sa part tracé un bilan très sévère des réalisations du gouvernement Chrétien.Selon lui, les libéraux, en particulier les ministres Allan Rock et Pierre Pettigrew, ont affiché leur manque de compassion en refusant d’une part d’indemniser toutes les victimes de l’hépatite C et d’autre part en n’assouplissant pas -f-les règles d’accès à l’assurance-emploi et en ne venant pas immédiatement en aide aux pêcheurs de l’Atlantique.«Manque de compassion, cynisme, arrogance.[.] C’est donc un gouvernement coupé de la réalité, coupé des problèmes des gens, un gouvernement suffisant qui s’essouffle après settlement un an de pouvoir», a-t-il dit en conférence de presse.M.Duceppe juge en contrepartie que son parti a su démontrer son utilité en prenant la défense des intérêts du Québec et ceux des plus démunis.Il en voulait pour preuve sa critique soutenue de la réforme de l’assurance-em-ploi, des compressions dans le secteur de la santé, de la création des bourses du millénaire et de la non-attribution de liaisons internationales à Air Canada.* Il a aussi souligné le fait que ses députés et lui ont su rforger des alliances avec d’autres partis, des syndicats et des groupes communautaires dans des dossiers comme la réforme de l’assurance-emploi, l’avenir de l’industrie de Suite de la page ll’amiante, la mondialisation et le renvoi devant la Cour suprême.Lui-même a fait des tournées dans toutes les provinces pour faire connaître l’offre de partenariat des souverainistes, un travail qu’il juge utile.lŒl S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Cp Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone .Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 ¦Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements >Au téléphone (514) 985-3355 n du lundi au vendredi de 8h à 16h30 » far télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est ; ' situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé 'par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne ,fst autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor • Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement 0* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Les Expos seront de retour à Montréal l’an prochain MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Les Expos évolueront au Stade olympique en 1999.Claude Brochu, président de l’équipe, l’a confirmé hier en annonçant qu’on reportait à la fin septembre la décision d’aller de l’avant ou pas de bâtir un nouveau stade au centre-ville.«J’ai avisé les dirigeants du baseball majeur mardi que nous reportions notre décision à la fin du mois de septembre, a déclaré Claude Brochu.Comme les calendriers s’établissent en juillet pour la saison suivante, il est donc assuré que les Expos joueront ici la saison prochaine d’une façon ou de l’autre» Claude Brochu a dit qu’il a agi ainsi à la demande des présidents de comités de vente de billets, qui exigeaient plus de temps pour faire leur travail.«Il a fallu beaucoup plus de temps que prévu pour que ces comités s'organisent et se mettent en branle, a dit le président Il faut leur donner le temps nécessaire défaire leur travail.«.L'essentiel, c’est de faire en sorte que tout fonctionne, a ajouté Claude Brochu.Le but de l’exercice, c’est de réussir.Nous n’avons qu’un but, c’est de vendre des sièges et d’atteindre l’objectif (100 millions$) que nous nous étions fixés.Pour ce qui est du reste et de ce qui sortira des négociations avec les gouvernements, cela ne m’inquiète pas.» "iSiêiil CHIAPAS «Une farce, une insulte à notre dignité» SUITE DE LA PAGE I souvent alternatif, c’est-à-dire que son film circule dans les syndicats, les écoles et, principalement, les réseaux veillant au respect des droits.L’exception?Il a réussi à occuper presque tous les écrans de télévision avec l’homélie prononcée à Noël par Mgr Samuel Ruiz, évêque de San Cristobal, lors des funérailles des 45 victimes du massacre d’Acteal en décembre dernier (19 juin à l’ONF: Testimony de la masacre en Acteal).A peine arrivé du Mexique, hier, le cinéaste a rendu visite au Devoir, se disant heureux de l’occasion qui lui est offerte d’échanger durant quelques jours avec des artisans du film étant à même de présenter les aspirations des Premières Nations.Une machine de guerre sophistiquée Martinez souligne que les Indiens de cette partie du Mexique n’ont que faire des «aumônes» que leur apportent des soldats: quelques kilos de sucre, des sardines ou des fèves (frijoles).Ces mêmes soldats, on les fait parader avec des brassards où se lit «travail social», alors que, selon le témoignage d’un Tzotzile, «ils nous volent, nous font fuir et occupent même notre point d’eau».Un rapport de la Défense nationale parle par exemple de tant de dents arrachées, de tant de chevelures coupées, etc.Le cinéaste voit plutôt une machine de guerre sophistiquée déployée contre des populations auxquelles on coupe leurs moyens de subsistance.Il évoque certains commandos d’assaut spécialisés (moins nombreux, plus efficaces) arrivant avec des armes dernier cri face à des Indiens qui tentent de les repousser à mains nues.Alberto Pérez Gâlvez accompagne ici Carlos Martinez Suarez.Occupation?«Promoteur de la santé» parmi les Tzotziles dont il est issu.Ce jeune Indien renchérit et parle d’une «farce, d’une insulte à notre dignité», de procédés cyniques et honteux lorsque Mexico envoie des camions entiers de médicaments périmés à ses compatriotes.Le gouvernement, selon Pérez, ment effrontément lorsqu’il dit avoir un programme social pour les indigènes: «Ça n’existe que pour des commissions d’élus», alors qu’en réalité les conditions d’habitat sont lamentables et que, la présence de l’armée aidant, apparaissent des cas de sida et se multiplient les «mères célibataires» dont on réussit à profiter de la pauvreté.Il veut pour preuve du double langage du pouvoir l’inauguration à grands frais, sous Salinas de Gortari, d’un hôpital à Guadalupe Tepeyac; l’institution a été vidée peu après de son équipement spécialisé.et «sert aujourd’hui de bordel à l’armée».Ce que veulent les gens du Chiapas, c’est un réseau de cliniques et d’hôpitaux et un programme concret «d'accès au réseau de santé».Des dangers quotidiens Carlos Martinez parle de dangers quotidiens avec lesquels il apprend à composer.Jamais on a tenté de saboter son matériel ou de gâcher sa pellicule: «Le peuple sait trop l’importance de la présence d’une caméra-témoin, il réagirait.» Y a-t-il un paradoxe à se promener librement ainsi dans un territoire «militarisé»?Pas vraiment, dit-il: «Nous nous déplaçons en groupe» et avons à tenir compte de la multiplicité des contrôles.Mes films, commente-t-il, sont là pour témoigner du «fort degré d’arbitraire» des autorités dans leur façon de traiter cette population que l’on voudrait stagnante, sans que soit réalisable la mobilité sociale.«Le fils du paysan pauvre peut-il un jour devenir au Chiapas enseignant, ingénieur?» Pas aujourd’hui où «la paix en devenir est celle que veulent les banquiers et les grands propriétaires.» Où est l’autorité civile légitime, ajoute-t-il, si on laisse ainsi des gens armés agir comme si avait été proclamé l’état d’urgence?et lorsque des groupes paramilitaires sèment l’effroi ou font le jeu de factions intéressées à semer la zizanie?Il y avait au Mexique une commission de médiation (CONAI) présidée par l’évêque Samuel Ruiz, un organisme fortement attaqué par le pouvoir (le président Zedillo a même parlé de «théologiens de la violence»).Elle vient de se saborder, mais le prélat a dit hier que cela ne veut pas dire qu’il cessera d’agir en faveur de la paix.«Quand il n'y a pas vraiment de volonté, de demande de rapprochement», se demande Carlos Martinez, à quoi bon maintenir une structure qui aurait pu faciliter un dialogue qui ne vient pas?Il se prend à souhaiter, pour le bien de son pays, une «immense croisade» pour que soit facilité «un pas en avant» au lieu de la conjoncture «terrible» qui se développe.Où se trouvent les vrais alliés des Chiapanèques?«Chez tous les gens de bonne volonté qui choisissent d’œuvrer pour la dignité et pour un développement profitant à tous», conclut Martinez.L’un des tout derniers films à l’affiche au même cinéma, le 22 juin, est celui de Mary Ellen Davis (Le Songe du diable), qui a eu l’idée de l’hommage rendu présentement à ce cinéaste mexicain indépendant.Aurore n’est pas la fille de Montand Paris (AFP) — Le chanteur et acteur français Yves Montand n’était pas le père d’Aurore Drossart, ont conclu des examens génétiques pratiqués sur la dépouille exhumée, contrairement à ce qu’affirmait la jeune femme, âgée de 22 ans.Le résultat de ces examens de recherche en paternité a été publié par un bref communiqué remis hier à la Cour d’appel de Paris, signé de trois professeurs de biologie, dernier épisode d’une polémique qui agitait depuis neuf ans les deux familles — et depuis quelques mois la société française dans son ensemble.Pour arriver à cette conclusion, le corps d’Yves Montand, mort le 9 novembre 1991, a été exhumé du cimetière du Père-Lachaise à Paris et des tests d’ADN ont été pratiqués à partir de prélèvements faits sur ses restes alors que, de son vivant, il avait refusé de se soumettre à pareille analyse.«Je suis bouleversée», a déclaré hier soir à la radio Catherine Allégret, fille de Simone Signoret et fille adoptive de Montand.«Cela met fin à neuf ans de procédures, de douleur, de monstruosités (.) Montand va pouvoir reposer en paix, je crois qu’il l’a bien mérité.» De son côté, la mère d’Aurore, Anne Drossart, inter- rogée par la chaîne France 2, a émis la plus grande réserve sur les résultats des tests.«Ma première réaction est la surprise la plus totale, étant donné que j’ai la certitude de la paternité d'Yves Montand sur ma fille.(.) J’ai l’impression que tout est à recommencer, tout le combat doit reprendre pour prouver et ma bonne foi et la légitimité de ma fille (.) Ma certitude est absolue.» Les trois laboratoires qui ont pratiqué les tests sans concertation entre eux pendant leurs travaux ont indiqué que les résultats étaient concordants et formels.L’affaire a commencé en 1989, quand Anne-Gilberte Drossart a attaqué Yves Montand en recherche de paternité, affirmant que sa fille Aurore avait été conçue au cours de sa liaison avec l’artiste, pendant un tournage sur lequel elle jouait un petit rôle.Montand avait admis sa liaison mais avait toujours refusé de .reconnaître sa paternité et de subir des tests sanguins.A sa majorité, Aurore a repris à son compte l’action en recherche de paternité.Le 6 septembre 1994, le tribunal de grande instance de Paris avait jugé, au vu des témoignages et de la ressemblance physique d’Yves Montand et d’Aurore Drossart, que cette dernière était la fille de l’acteur.TABAC Une mesure qui ne saura régler tous les problèmes, reconnaît Bernard Landry SUITE DE LA PAGE 1 Malgré les critiques de l’opposition officielle, qui soutient que tout le système de la vente de cigarettes sera bouleversé parce qu’on n’arrive pas à faire respecter la loi, le gouvernement indique que les détaillants non-autochtones n’auront qu’à procéder à un ajustement à la caisse pour effacer la TVQ et augmenter la taxe provinciale sur le tabac.Mais «pourquoi est-ce que le gouvernement s’attaque à toute la population et à tous les gens honnêtes plutôt que de s'attarder à attaquer le petit groupe d’individus responsables de la fraude fiscale dans une réserve?», se demande tout de même le député libéral Thomas Mulcair.Autre crainte dénoncée par les députés libéraux hier, il est possible que la mesure annoncée par le ministre Landry ait pour effet de faire augmenter la contrebande de cigarettes en provenance des Etats-Unis.«À elle seule, cette mesure ne saura régler tous les problèmes reliés à la vente de cigarettes», a reconnu le ministre Landry, qui s’est dit confiant de voir les ministères du Revenu, de la Sécurité publique et le Secrétariat aux affaires autochtones trouver des solutions à long terme.En outre, le gouvernement québécois devra négocier avec le fédéral pour tenter d’éliminer également la TPS sur les produits du tabac et d’augmenter d’un autre 2 $ la taxe spécifique sur le tabac.Il semble que les fonctionnaires fédéraux attendront les résultats de la mesure québécoise pour voir s’ils acceptent de fondre la TPS à la taxe provinciale sur le tabac.La mesure annoncée hier par le ministre Landry faisait l’objet d’une étude depuis quelques mois déjà.En avril, Québec avait failli adopter une telle mesure devant la recrudescence du commerce illégal de cigarettes dans les réserves autochtones, mais l’annonce avait été retardée en raison de négociations avec les autochtones sur les nouvelles orientations québécoises déposées récemment par le ministre responsable, Guy Chevrette.Dans sa politique, M.Chevrette soulevait la possibilité d’exiger le plein paiement des taxes par les autochtones et les non-autochtones dans les réserves et hors de cellesrci.Cette mesure serait accompagnée d’une remise des taxes payées aux communautés selon des ententes spécifiques.«Le délai a permis de faire progresser le dialogue», a indiqué hier M.Chevrette, sans indiquer s’il croyait une entente possible avec les autochtones.Il se dit prêt maintenant à accélérer le rythme de ces pourparlers.SAINTE-JUSTINE SUITE DE LA PAGE 1 du temps supplémentaire à tour de rôle.Lundi, deux anesthésistes quittent pour aller travailler le reste de leur année en hôpital pour adultes», a-t-elle expliqué.Opérations reportées Hier matin, toutes les opérations ont été reportées et les cliniques retardées en raison du geste-choc fait par ces médecins de toutes les spécialités.Ces derniers ont tenu un siège de quatre heures aux bureaux de la FMSQ, refusant de quitter tant que Jean Rochon ne s’engagerait pas à donner une date précise pour l’introduction d’un nouveau mode de rémunération.«Nous avons fait ce putsch pour dire à notre fédération: “Ça suffit, il faut que ça se règle.” Nous avons essayé de perturber le moins possible les soins.H y a eu des déplacements de chirurgies et les cliniques ont été reportées en après-midi.On n’avait pas le choix caron savait que les gens du ministère venaient ici aujourd’hui», a soutenu hier le Dr Gérald Marquette, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’hôpital.Depuis dix ans, les médecins de Sainte-Justine souhaitent un changement à leur mode de rémunération, qu’ils jugent inapproprié à la pratique en milieu pédiatrique.Une pratique spécialisée qui requiert plus de temps auprès d’enfants souffrant de maladies complexes et de leurs familles, et qui suppose des activités de recherche.Le paiement à l’acte fait en sorte que les meilleurs spécialistes de Sainte-Justine, qui touchent de 20 à 30 % de moins qu’en milieu adulte, quittent pour d’autres hôpitaux.La promesse, faite par Québec en mai 1997, puis le 1" janvier 1998, puis le 1" avril 1998, de changer ce mode de rémunération ne s’est toujours pas réalisée.Rochon donne son accord Au terme de négociations qui ont duré plus d’une heure et demie, le Dr Pierre Gauthier, président de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), a obtenu du ministre de la Santé, Jean Rochon, un engagement par téléphone, selon lequel le ministère déposera un projet dès le 1er août «Depuis quelques mois, on s’évertuait à négocier ce dossier, mais ça n’allait pas vraiment à la vitesse prévue.Or, là, nous avons une entente qui indique clairement qu’il y aura la mise en place d’un mode de rémunération mixte applicable à tous les spécialistes, mais en priorité à Sainte-Justine.Nous nous associons complètement à la démarche des médecins de Sainte-Justine», a indiqué hier le Dr Gauthier.Quoique rassurés, les médecins de Sainte-Justine, dont la plupart sont rentrés au travail vers midi, ont accueilli avec prudence la promesse du ministre Rochon.Le représentant des médecins, le Dr Gérald Marquette, craint que ce nouvel échéancier ne suffise pas à retenir les médecins qui ont déjà annoncé leur intention de quitter.«Les gens sont très méfiants et très découragés.Ce n’est pas la première fois qu’on nous donne des dates pour un règlement», a-t-il dit hier.Deux anesthésistes ralentiront leur pratique dès la semaine prochaine et ont déjà annoncé leur départ pour l’automne si rien ne change dans le mode de rémunération.Un neurochirurgien quitte pour le CHUQ, et trois pathologistes quitteront Sainte-Justine sous peu, deux pour d’autres hôpitaux et le troisième pour la retraite.«Ces gens-là sont des superspécialistes qui sont les seuls à pouvoir, par exemple, analyser les tumeurs cancéreuses chez un enfant.Ça prend 12 ans à former ces gens.On les perd, c’est irremplaçable pour l’hôpital», a déploré le Dr Louise Laberge, une chirurgienne qui craint l’effritement de la médecine spécialisée pour les enfants au Québec.«Iœ gouvernement a accepté la semaine dernière défaire sauteries plafonds des spécialistes en chirurgie cardiaque, en chirurgie de la hanche et en ophtalmologie.Pourquoi faut-il que ça traîne en longueur pour les enfants?C’est deux poids, deux mesures», s’est indignée le Dr Crowe, chef des anesthésistes.Au cabinet du ministre Rochon, on n’a pas voulu donner plus de détails sur l’entente conclue avec la FMSQ.Le chef de cabinet Martin Caillé a indiqué que «le ministère travaillerait à fond de train sur la rémunération mixte et les plans de pratique en milieu universitaire afin que les difficultés soient contournées d'ici le 1" août». I.K K V (I I It I K V !•: X I) It K I I 2 il il S B 7 LE LES SPORTS Italie 2, Chili 2 Résultat équitable malgré un penalty sévère ASTOLFO CACNACCI AGENCE FRANCE-PRESSE Bordeaux — Roberto Baggio, le revenant, qui a égalisé sur un pènalty sévère à la 85' minute, et «el matador» Marcelo Salas, auteur de deux buts symbolisant son talent éclectique, ont renvoyé dos à dos, 2-2, l’Italie et le Chili, hier à Bordeaux, dans le match inaugural du groupe B.Probablement, faut-il aborder l’analyse du résultat par la sanction décrétée par l’arbitre nigérien Lucien Bouchardeau.Pourtant, si les Italiens, évidemment, n’ont pas voulu commenter lai décision arbitrale, les Chiliens n’ont pàs emprunté la voie de la polémique.¦ Le libero Fuentes a reconnu qu’il aidait touché le ballon d’une main, niême si c’est la balle qui, sur un centre de Roberto Baggio, a été à la rencontre de son poignet droit.; «Cela a été un match à rebondissements et à émotions», a commenté le défenseur et capitaine de la Squadra, Paolo Maldini.A juste titre, tant les deux équipes, à des moments différents, ont été près de rendre définitivement les armes.: En première période, après le but dë Vieri (10e) sur un service de Ro-bprto Baggio — une entame réussie pour deux joueurs qui évoluaient pbur la première fois ensemble en sélection —, les vice-champions du 1 5flS V *9k 1! k.-f REUTERS Plus vite qu’il n’en faut pour crier gare, Roberto Baggio s’est échappé pour décocher une attaque italienne.monde ont gaspillé quelques occa- sions de doubler la mise, tout en res- tant sous la menace du duo Zamora- i- Vingt-deux néophytes à l’assaut de l’inconnu Cameroun 2, Autriche 2 Chance perdue.Mallemort (AP) — S’il y a quelques vieux briscards en équipe de France, aucun des 22 sélectionnés français n’a participé à une Coupe du monde de football.Seules huit autres des 32 formations de la phase finale s’engagent dans l’inconnu: l’Afrique du Sud, le Chili, le Paraguay, l’Iran, la Tunisie, la Jamaïque, le Japon et l’Angleterre.«C’est vrai, aucun de nous n’a participé à une Coupe du monde, mais nous ne sommes pas des néophytes pour autant», a déclaré hier Laurent Blanc, le plus capé des Tricolores avec Didier Deschamps.«Nous avons l’habitude de préparer des grands matchs car nous sommes nombreux à évoluer dans de grands clubs européetis.» La France, qui devra battre l’Afrique du Sud aujourd’hui à Marseille pour bien débuter son Mondial, n’a plus gagné en Coupe du monde depuis le 17 juin 1986 à Mexico, quand elle avait dominé l’Italie 2-0 en huitième de finale de la compétition.Elle avait ensuite éliminé le Brésil à Guadalajara, mais seulement aux coups de pied au but après un nul 1-1.Elle avait ensuite été sortie 2-0 par la République fédérale allemande en demi-finale.«Il n’y a pas d’angoisse dans le groupe.Mais il nous tarde de commencer», a déclaré Didier Deschamps.Le capitaine des Bleus appuie ses certitudes sur l’expérience accumulée par 12 des 22 lors de l’Euro 1996 en Angleterre, mais aussi sur la forte «ossature marseillaise» de l’équipe de France, qui évoluera donc devant son vrai public au Stade Vélodrome: outre Deschamps, Fabien Barthez, Marcel Desailly, Alain Bo-ghossian ont joué à l’Olympique de Marseille, Blanc et Christophe Dugar-ry y évoluent actuellement, Robert Pires y débutera la saison prochaine, alors que Zinedine Zidane et Franck Ijebœuf sont des «minots», des enfants de la citée phocéenne.Toulouse (AFP) — Après le nul d’Italie-Chili (2-2), les équipes du Cameroun et d’Autriche ont laissé passer une chance de prendre la tête du groupe B, en ne parvenant pas à se départager (1-1) à l’issue d’une rencontre assez terne.Dans un Stadium refroidi par une température automnale, Camerounais et Autrichiens ont offert un spectacle fait d’à peu près et de faible qualité technique.Lors d’une première période, au cours de laquelle les gardiens ont été très peu sollicités, les Camerounais ont durci le jeu, à l’image d’Ipoua ou Song, face à des adversaires physiques: les deux seules occasions ayant été une tête appuyée de Polster et un coup franc puissant de Wome repoussé par Konsel.Retrouvant certaines combinaisons, les Camerounais s’appliquaient en seconde période et Nj;mka éclaira le stade toulousain par une série de dribbles puis un tir puissant du droit qui trompait Konsel.Forts de cet avantage, les hommes de Claude Le Roy pensaient tenir leur victoire, mais sur une faute de marquage, le capitaine autrichien Polster reprenait un corner et isolé aux six mètres trompait Songo’o, à l’ultime minute du temps réglementaire.Tout reste à faire dans ce groupe sans victoire.Bien que Claude I^eroy ait aligné l’équipe la plus offensive, avec trois attaquants, ce sont les Autrichiens qui vont de l’avant les premiers.Mais ils ne se créent pas d’occasion nette.Le match, entre deux équipes trop timorées, se limite le plus souvent à une lutte au milieu du terrain.Les LE MONDIAL EN BREF Expos 7, Yankees 5 Dehors James Bond et Jackie Stewart Quelle remontée ! Une manche de sept points Paris (AP) — Deux célèbres supporters de l’équipe d’Ecosse se sont vu refuser mercredi l’accès au terrain du Stade de France peu avant le coup d’envoi du match d’ouverture du Mondial face au Brésil.L’ancien champion du monde de Formule 1, Jackie Stewart, et l’acteur Sean Connery, qui a longtemps prêté ses traits au célèbre agent 007, souhaitaient saluer l’entraîneur écossais.Parvenua^Tans un couloir débouchant sur le terrain, les deux célèbres Ecossais ont été empêchés d’aller plus loin par Keith Cooper, le directeur de la communication de la FIFA «Ils ont dit vouloir aller sur le terrain et saluer Craig.Nous avons dit, “non désolé".Ils l'ont pris comme des gentlemen.» la Bulgarie — donnée gagnante à suc contre cinq — l’emporte, il empochera 120 000 livres (290 000 $).Le pari record toutes catégories confondues reste toutefois celui d’un joueur qui a misé 120 000 livres sur la victoire finale des Pays-Bas.PRESSE CANADIENNE Les Iraniens conquis par le ventre Brésilien optimiste Les supporters du Brésil ne doivent pas désespérer de la prestation en demi-teinte de leur équipe en match d’ouver-tûre du Mondial.L’entraîneur M,ario Zagallo a reconnu nue son équipe victorieuse de l’Ecosse 2-1 au stade de France à Saint-Denis avait réalisé une performance «tout juste correcte», mais a promis que le Brésil allait monter en puissance.«Le Brésil est une équipe qui grandit match après match», a souligné Zagallo.«Il est trop tôt pour désespérer.» D’autant qu’en empochant les trois points de la victoire, le Brésil se retrouve seul en tête du groupe A devant la Norvège et le Maroc, qui n’ont pu se départager mercredi.Même si la manière a laissé à désirer, «nous avons obtenu trois points et de la tranquillité», observait mercredi a{)rès le match le capitaine de la Seleçao, Dunga.L’équipe iranienne est tombée sous le charme de la cuisine française.Arrivée avec un chef du pays, elle ne mange plus iranien que tous les trois ou quatre jours.I>e chef français Alain Sagnol a séduit d’entrée les palais persans avec un bon petit plat à base de saumon sorti de derrière les fagots.Depuis les joueurs en redemandent.«Nous mangeons français en ce moment», a reconnu l’entraîneur Jalal Talebi, qui ne tarit pas d’éloges sur le saumon de M.Sagnol, préparé selon une recette maison.«Les Iraniens aiment beaucoup la cuisine française, je suis très content», a dit M.Sagnol.Toutefois, les Iraniens ne pourront déguster toutes les spécialités locales, notamment le petit salé aux lentilles servi avec une sauce au vin.La religion musulmane bannit en effet la consommation du porc et de l’alcool.Quelle remontée et quel match exceptionnel! Les Yankees forment sans doute la meilleure équipe du baseball, mais ils se souviendront longtemps de la jeune troupe de Felipe Alou qui ne baisse jamais les bras.Ils se souviendront surtout de Vladimir Guerrero, qui a connu un match hors du commun pour conduire les Expos à une victoire inespérée de 7-5.Guerrero a mis un point final à une remontée électrisante de sept points en septième manche quand il a claqué un double avec les buts remplis face à Darren Holmes, cinquième lanceur utilisé dans cette manche par Joe Torre, qui tentait par tous les moyens de stopper ce raz-de-marée.C’est Guerrero lui-même qui avait mis le feu aux poudres comme premier frappeur de la manche en claquant un double au centre contre le Nouveau record pour le Stade de France Sanchez Vicario à Montréal Un gros parieur Un joueur a parié 100 000 livres (240 0(X) $) sur une victoire de la Bulgarie face au Paraguay aujourd’hui, soit la pre-nfiière mise de cette importance en Grande-Bretagne pour un seul match du Mondial, a indiqué le bookmaker britannique William Hill.Le richissime flambeur a pris contact avec William Hill par téléphone depuis la Méditerranée.Si Le site Internet du Stade de France a atteint le nombre record de 6000 visiteqrs mercredi, jour du match inaugural du Mondial Brésil-Ecosse.Au hit-parade des rubriques les plus consultées: la visite virtuelle du stade, avec des images à 360 degrés de la pelouse et des coulisses, le «livre de bord» du romancier Jean-Michel Riou et les interviews de personnalités présentes au match.Le site est disponible en français (http://www.stadefrance.fr) et en anglais ([littp://www.stade-france.com).Arantxa Sanchez Vicario se dit heureuse de pouvoir encore tenir son bout contre les jeunes prodiges du circuit féminin.«C'est vraiment intéressant de voir de nouveaux visages et les différents styles sur le circuit maintenant, a déclaré Sanchez Vicario, une «vieille» de 26 ans qui a remporté son troisième titre aux Internationaux de France, la semaine dernière.«Je suis très contente d’être encore en mesure de te- Tournoi de Londres Lareau et Nestor éliminés no-Salas.Paradoxalement, durant cette période, le milieu de terrain italien a montré ses limites, en particulier Di Matteo, rapidement remplacé par Di Biagio.El matador Puis, la rencontre a changé d’âme.Le Chili a d’abord égalisé, alors que l’arbitre avait déjà laissé courir plus de deux minutes d’arrêt de jeu, et pris l’avantage cinq minutes après la reprise.Salas, l’Indien Araucan, a montré les multiples facettes de son talent, d’un tir du gauche aux six mètres puis d’une superbe tête.Libérée, l’équipe sud-américaine a alors offert quelques séquences de beau jeu, avec son duo infernal Zamo-rano-Salas, sans oublier la qualité de Reyes par exemple.En procédant à des changements à intervalles réguliers, l’entraîneur Acosta croyait avoir étouffé la réaction d’orgueil de la Squadra qui a fini à quatre attaquants.«Je crois que nous avons démontré nos qualités.Et la déception d’avoir laissé échapper la victoire est atténuée», a déclaré le sélectionneur chilien, qui fêtera ses 54 ans aujourd’hui.Roberto Baggio, qui avait quitté le Mondial de 1994 sur un tir au but raté en finale, l’a retrouvé en réussissant un penalty et surtout en devenant le premier italien à marquer au moins un but dans trois Coupes du monde.Camerounais donnent l’impression de ne pas quoi savoir faire du ballon et ne parviennent pas à s’approcher du but, si ce n’est sur une tête d’Omam-Biyik, sans danger pour le gardien Konsel (21).Les Autrichiens, plus incisifs, cherchent leur vedette Polster, mais l’avant-centre de Cologne voit un de ses tirs détourné en corner (22), puis une tête facilement captée par Songo’o (27).Après 45 minutes sans réelle occasion, l'arbitre met fin à la mi-temps la plus terne depuis le début du Mondial.La seconde période démarre sur le même faux rythme que la première.Les deux équipes semblent manquer d’arguments techniques et les passes filent trop souvent en touche ou dans des pieds adverses.La première action tranchante est l’oeuvre du Camerounais Wome, qui perce sur 15 mètres et frappe avant d’entrer dans la surface, obligeant Konsel à détourner en corner (58).Ije match est bien cadenassé et l’on ne sent pas l’une ou l’autre équipe capable de faire la différence, sauf peut-être sur un coup de pied arrêté, comme celui de Polster (70), frappé puissamment à ras de terre et qui inquiète Songo’o, ou un tir lointain tel celui de Pfeifenberger (73) repoussé grâce à une belle envolée du gardien camerounais.Et au moment le plus inattendu, un éclair de génie touche enfin le stade.Njanka troue la défense autrichienne sur le côté gauche, d’un ultime crochet élimine le dernier défenseur et se met en position idéale pour battre Konsel du droit d’une quinzaine de mètres (77).partant Andy Pettitte quand les Yankees menaient 5-0, une avance qui semblait très confortable pour la meilleure équipe au monde.Guerrero, qui avait obtenu un simple en première, en a rajouté en huitième avec un catch à la clôture contre Tino Martinez, qui avait plus tôt dans le match claqué son 10 circuit.Le partant Cari Pavano aurait sans doute mérité de participer à la décision.Contre les puissants Yankees, il s’était débrouillé fort bien.En fait, dans un duel incroyable, il échangeait coup pour coup avec Pettitte au cours des premières manches.Il avait' cinq retraits sur des prises à sa fiche et n’avait permis qu’un seul simple à l’avant-champ au cours des quatre premières manches.Mais les Yankees, comme toutes les bonnes équipes le font, ont sauté sur l’occasion offerte quand Ryan McGuire a commis une erreur sur un jeu de routine en cinquième.nir mon bout», a déclaré Sanchez Vicario qui participait à un appel-conférence organisé par Tennis Canada.L’Espagnole en a profité pour confirmer sa présence aux Internationaux du Maurier qui seront présentés du 15 au 23 août au stade du parc lari'y à Montréal.Le directeur du tournoi, Richard Legendre, a indiqué que 80000 billets avaient déjà été vendus pour la compétition et il espère bien battre le record de 125000.Londres (AID — Sébastien Lareau et Daniel Nestor ont tous deux subi une élimination rapide au tournoi sur gazon du Queen’s Club.Lareau a été défait 0-6, 6-1, 6-4 par Laurence Tieleman, un Belge, et l’autre Canadien a été sorti 6-2,7-5 par le quatrième favori Jonas Bjorkman.Même si le score de 6-2, 6-3 indique une victoire facile sur Wayne Black, Pete Sampras a pour sa part souffert dans la froidure londonienne.Sampras a joué avec des culottes de cycliste, sous celles qu’il porte normalement, et il a dû régulièrement se souffler sur les doigts pour se réchauffer.Patrick Rafter, troisième tête de série, a été surpris 4-6, 7-5, 6-4 par son compatriote australien Scott Draper à l’issue d’un match qui avait été interrompu la veille.Victoire de Graf À son deuxième match en quatre mois, Steffi Graf n’a eu besoin que d’une heure pour se débarrasser, 6-2, 6-4, de Kristie Boogert, une Hollandaise issue des qualifications.L’ancienne numéro mondiale a accédé directement aux quarts-de-finale du tournoi de Birmingham, de nouveau jjerturbé par le froid et la pluie.Red Wings 5, Capitals 4 Detroit (PC) Les Red Wings de Detroit ont infligé un retentissant K.O.aux Capitals de Washington en remportant le deuxième match de la finale de la coupe Stanley 5-4, en prolongation, hier soir, au Joe Louis Arena.Même si la série se transporte à Washington, les Red Wings peuvent d’ores et déjà envisager un balayage, comme l’an dernier.Kris Draper a marqué le but de la victoire à 15:24 de la prolongation.Draper, abandonné devant le filet d’Olaf Kolzig, a fait dévier une passe parfaite de Martin La-pointe.Les Capitals avaient pourtant cette victoire en poche.HOCKEY FINALE DE LA COUPE STANLEY Washington (0) contre Detroit (1) Mardi Washington 1 Detroit 2 Hier Washington à Detroit Demain Detroit à Washington, 20h00, CBC, SRC Mardi Detroit à Washington, 20h00, CBC, SRC Jeudi x-Washington à Detroit, 20h00 Le samedi 20 juin x-Detroit à Washington Le mardi 23 juin x-Washington à Detroit x- si nécessaire BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 45 21 .682 — New York 35 25 .583 7 Philadelphie 29 33 .468 14 Montréal 24 39 .381 191/2 Floride 19 45 .297 25 Section Centrale Houston 40 24 .625 — Chicago 38 26 .594 2 Pittsburgh 33 32 .508 71/2 Milwaukee 31 31 .500 8 St.Louis 30 34 .469 10 Cincinnati 28 38 .424 13 Section Ouest San Diego 41 25 .621 — San Francisco 41 25 .621 — Los Angeles 33 32 .508 71/2 Colorado 27 39 .409 14 Arizona 21 44 .323 191/2 Mercredi Yankees 6 Montréal 2 Toronto 4 Floride 3 (10 manches) Mets 3 Tampa Bay 2 Seattle 4 San Francisco 1 Houston 10 Detroit 3 Pittsburgh 4 Cleveland 3 (11 manches) Baltimore 5 Philadelphie 2 (10 manches) Minnesota 5 Cubs 1 Boston 10 Atlanta 6 White Sox 10 St.Louis 8 (11 manches) Colorado 9 Texas 8 (10 manches) Arizona 10 Anaheim 2 Los Angeles 1 Oakland 0 San Diego 2 Cincinnati 1 Milwaukee 9 Kansas City 6 (15 manches) Hier Yankees à Montréal Mets (en Floride Anaheim en Arizona LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 46 13 .780 — Boston 37 26 .587 11 Toronto 32 33 .492 17 Baltimore 31 34 .477 18 Tampa Bay 27 37 .422 21 1/2 Section Centrale Cleveland 38 26 .594 — Minnesota 29 34 .460 81/2 Chicago 26 37 .413 11 1/2 Detroit 23 38 .377 131/2 Kansas City 23 40 .365 141/2 Section Ouest Texas 39 25 .609 — Anaheim 35 27 .565 3 Seattle 28 37 .431 11 1/2 Oakland 27 36 .429 11 1/2 HH A1C
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