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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-06-11, Collections de BAnQ.

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V o I.I.X X X I X X " 12!) ?LE DEVOIR M O X T II K A L .L K .1 K I! I) I II .1 D I X I !) !> 8 8 7 e + T A X K S = I $ / T (t It 0 N T 0 I $ PERSPECTIVES De plus en plus lourd Peu après l’explosion à l’Accueil Bonneau, la direction de celle-ci s’est empressée de formuler un mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.Pour la directrice de ce centre, la réaction du personnel à cette déflagration s’est conjuguée avec lenteur.Peut-être bien.Peut-être aussi qu’à l’Accueil Bonneau comme dans tous les centres qui lui sont parents ils sont débordés, exténués, parce que leur travail s’est considérablement alourdi au cours des deux dernières années.Serge Truffant ans une étude intitulée Traité des problèmes sociaux, étude codirigée en 1995 par Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, on apprend que, «suivant la définition la plus restrictive, Montréal compterait entre 10 000 et 15 000 personnes sans abri».La définition la plus restrictive.Pour certains observateurs de la scène pauvreté, la réalité serait plus brutale: il y aurait au moins 17 000 itinérants.Et d’une.Toujours dans cette étude qu’a publiée l’Institut québécois de recherche sur la culture, on peut lire ceci: «La présence des maladies mentales sévères parmi la clientèle itinérante de Montréal est importante: dans l’ensemble, de 40 à 45 % souffrent d'une maladie mentale quelconque, dont 10 % d'un trouble sévère comme la schizophrénie ou un trouble bipolaire.Toutefois, même si la désinstitutionnalisation a souvent été mise en cause pour expliquer l’augmentation du nombre de sans-abri, cette thèse apparaît aujourd’hui incomplète».Alors complétons.Si le nombre d’exilés de l’intérieur va croissant depuis quelque temps, c’est qu’à la faveur de ce bazar baptisé désinstitutionnalisation, soit en vérité la mise à la porte par les hôpitaux des «troubles mentaux», on a constaté que la revitalisation des centres-villes s’était traduite par une mise à la porte, après coup, des logements à prix qualifié de modique de ces personnes qui souffrent d’avoir des nœuds dans la tête.Et alors?Dans leur longue étude, les trois auteurs cités signalent que «le seul fait de ne pas avoir de domicile fixe représente un facteur de risque important pour la santé mentale.L'existence précaire, le manque de sécurité sont à la source d'un stress quotidien et engendrent un état d’épuisement émotif et de détresse psychologique.» Bien.Maintenant allons au front, allons à l’Accueil Bonneau comme à la Old Brewery.Pour Claude Iadelucca, directeur de la Old Brewery, qu’il y ait 10 000 ou 15 000 itinérants, qu’il y ait plus de schizophrènes que de paranoïaques ou inversement, qu’il n’y ait pas assez de ceci et plus de cela, ce n’est au fond qu’une question de sémantique.Car au front il y a urgence.ils font constamment dans l’urgence.Ils voient et vont au plus pressé.Ils ne font pas dans le détail.Au front, le quotidien se compose avec vogue la galère ou, si on préfère, bonjours les dégâts! Avant, le problème de l’itinérant type, si on peut dire, c’était l’alcool.Lorsque, le soir, il passait la porte de la Old Brewery ou autres lieux du genre, le permanent ou la personne de garde, c’est le cas de le dire, le sentait.Alors on lui ordonnait de poser la veste et le reste, de prendre une douche.On lui donnait une soupe, si soupe il était en mesure de consommer.Bref, avec l’alcool ou plutôt face à l’alcool, on avait développé une panoplie d’interventions qui, vaille que vaille, avait son effet.Aujourd’hui, la situation est tout autre.Elle est très complexe.Tellement qu’elle donne en fait le vertige.Car aujourd’hui, les itinérants qui se pointent à l’Accueil Bonneau ou ailleurs présentent au permanent, façon de parler, des pathologies autrement plus mystérieuses que l’alcool.Des pathologies, a constaté M.Iadelucca, beaucoup plus lourdes aujourd’hui qu’il y a un an.N’étant pas formé aux méandres inhérents aux nœuds dans la tête, le permanent est totalement désarmé.C'est toujours: est-ce que la personne qui est en face de moi est une «schizo»?Si tel est le cas, a-t-elle pris ses médicaments?Et si elle a pris des médicaments, est-ce qu’elle a consommé ses médicaments ou bien des médicaments prévus pour une autre maladie et qu’elle a acquis à la faveur d’un troc avec un autre itinérant?Il faut le savoir, dans le monde de l’itinérance, dans ce monde où le mal dans la tête est plus présent que jamais, l’échange de la pilule jaune contre la pilule bleue ou sombre est rentré dans les mœurs des exilés de l’intérieur.Ce faisant, et ainsi que l’a remarqué René Charest, responsable du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), les personnes qui travaillent dans ces centres d’accueil sont de plus en plus stressées.Le manque de support institutionnel est si criant, a-t-il constaté, et toute la génération qui travaille depuis dix à quinze ans à l’Accueil Bonneau et ailleurs est si fatiguée que «c'en est très inquiétant».S’il fallait résumer en un mot tous les qualificatifs employés par Claude Iadelucca et René Charest au lendemain de l’explosion, alors peut-être bien que «dégoûtés» serait approprié.Ceux qui œuvrent auprès des itinérants sont exténués M É Montréal Nuageux.Probabilités d'averses.Max: 24 Min: 13 T É 0 Québec Ensoleillé avec-passages nuageux.Max: 25 Min: 11 Détails, page B 7 1 N l) E X Agenda .B 8 Le monde .B 5 Annonces .B 6 Les sports .B 7 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés.B 6 Économie .B 2 Politique .A6 Editorial .A 8 Télévision .118 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Le dollar atteint son plus faible niveau de clôture, page B 4 ?MONTRÉAL Bourque a accordé un traitement de faveur à une conseillère, page A 2 POLITIQUE La Déclaration de Calgary est «morte», dit Bouchard, page A 6 • •• M» • ••• • ¦Këiè'èlèl itmï$ v Québec et les médecins s’entendent L’offre sera soumise demain à l’approbation des délégués de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Québec et les médecins généralistes ont conclu mardi soir une entente de principe pour un an, mais les moyens de pression sont maintenus tant que les délégués de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) n’auront pas donné leur feu vert à cet accord lors d’un conseil général demain à Montréal.En effet, les cabinets, les cliniques médicales et les CLSC resteront fermés aujourd’hui et demain, tel que prévu, malgré la conclusion de cet accord «intérimaire».Hier, la FMOQ a fait savoir qu’elle laisserait aux 125 délégués de toutes les régions du Québec le soin d’accepter ou non officiellement l’offre gouvernementale.Selon nos informations, la proposition faite par Québec aurait été bien accueillie par les dirigeants de la FMOQ, mais le président, le Dr Renald Dutil, a refusé de dire hier s'il ferait une recommandation aux délégués de la FMOQ, et laquelle.Dans le contexte actuel, il serait fort étonnant que l’assemblée des délégués rejette cette offre, qualifiée de «finale» par Québec.Les détails du projet d’entente et la décision des délégués ne seront dévoilés qu’au terme de la réunion de demain, qui se déroulera entièrement à huis clos.VOIR PAGE A 10: MÉDECINS La CUM a le feu vert pour geler le rôle d’évaluation Pas de hausses de taxes majeures en vue pour les Montréalais KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les contribuables montréalais semblent assurés de ne pas subir de hausses de taxes foncières et scolaires fulgurantes l’an prochain.Québec donne le pouvoir à la Communauté urbaine de Montréal (CUM) de geler le rôle d’évaluation pour éviter un transfert du fardeau fiscal du secteur corpmercial sur le dos des propriétaires résidentiels.A sa sortie hier de la réunion du conseil des ministres, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a annoncé que l’Assemblée nationale allait «habiliter sur le plan législatif la CUM pour qu’elle choisisse entre un gel du rôle ou le dépôt de celui-ci avec des mesures d'atténuation».Le comité exécutif de la CUM doit se prononcer dès aujourd’hui sur le plan proposé.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a accueilli avec soulagement la décision gouvernementale.«C’est un cadeau extraordinaire.On n’a plus d’épine au pied.Je vais proposer le gel, ce que l’on souhaite tous à la CUM», a-t-il affirmé au Devoir en début de soirée.La critique libérale dans les dossiers montréalais, Liza Frulla, a dénoncé le choix du ministre Trudel.«Au lieu de prendre ses responsabilités, il laisse l’odieux de trancher à la CUM», a commenté la députée pour qui le gel est «la dernière solution acceptable».«Nous sommes là pour fournir les outils pour bien gérer.On n ’est pas pour se substituer aux autorités locales», a indiqué Rémy Trudel, qui est également critiqué pour sa lenteur de réaction alors qu’il connaissait depuis plus de deux ans l’ampleur du problème.VOIR PAGE A 10: CUM Une explosion de solidarité JACQUES NADEAU .LE DEVOIR LA VIE continue! Quelques heures après la tragédie de l’Accueil Bonneau qui a coûté la vie à trois personnes, le dîner était servi à la Résidence du Vieux-Port, l’un des organismes prenant le relais de la soupe populaire jusqu’à ce qu’on lui trouve une adresse temporaire.Dès samedi, et sous le toit du Marché Bonsecours, ce souhait deviendra réalité, alors qu’une installation de fortune permettra à l’Accueil Bonneau de revivre et servir jusqu’à 160 repas à l’heure.Des commerçants ne sont pas chauds à l’idée, seule ombre à l’extraordinaire élan de solidarité auquel on a assisté dans les heures suivant la tragédie.Nos informations, page A 3.Le stade des préliminaires Les Anglais ont une façon succulente de dire les choses.Peut-être pas de les faire, ainsi que le montrait un récent sondage ultra-com-menté selon lequel les messieurs de l’île préfèrent dans une écrasante majorité regarder un match de la Coupe du monde plutôt que d’honorer «la femme de leur vie», mais de les dire, ça, on ne pourra jamais leur reprocher de ne pas faire preuve d’originalité.Ainsi le magazine de football FourFourTwo, dans son édition de juin, déclarait-il: «Si le football était du sexe, le Brésil serait un orgasme multiple.» Pour l’heure, et en attendant le grand séisme à répétition qui viendra peut-être, disons qu’on en est resté au stade des préliminaires.Qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est PAS l’un des neuf amphithéâtres de France où se jouera, au cours du prochain mois, l’avenir de la planète.Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, avait bien analysé la situation: l’équipe brésilienne montre «de belles individualités», mais il reste à voir si celles-ci pourront produire t)u grand jeu collectif.Cette courte victoire de 2-1 sur l’Ecosse n’a pas prouvé grand-chose, sinon que, pris isolément, les joueurs de la Seleçao auriverde sont de formidables machines, et que les matchs d’ouverture de la Coupe, où tout le monde joue un peu sur les talons, fournissent souvent des spectacles moyens.Au Brésil, en tout cas, où les attentes sont plus démesurées que celles des Montréalais pour le Canadien (si cela est possible), et où «seul Dieu est au-dessus de l’équipe nationale», pour reprendre l'expression de Roberto Carlos, on a dq rester sur sa faim.Quant aux Ecossais, à part une poussée en deuxième moitié de première demie, ils ont certainement constaté qu’il est difficile de marquer, et même de faire quoi que ce soit, quand on ne touche pas au ballon, un vieil enseignement de Démocrite.Et s’ils n’y ont guère touché, ils peuvent en imputer le blâme à Ronaldo, à Bebeto, à Leonardo, à Rivaldo et à Denilson, entre autres.Ce dernier, inséré en fin de match, a montré que, du haut de ses 20 ans, il a un bien joli avenir pour le reste de ses jours.Financièrement, en tout cas, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes: récemment, le club espagnol Real Betis a versé 53 millions de beaux dollars (canadiens, mais quand même) à l’équipe de Sào Paulo pour obtenir ses services et a inclus dans son contrat une clause de rachat de 612 millions.Le pied gauche de Denilson est quant à lui assuré pour VOIR PAGE A 10: PRÉLIMINAIRES Je a n Di o il ?Festival Présence autochtone Une première fiction purement autochtone Ce soir, Présence autochtone, le festival consacré aux cultures des Premières Nations qui roulera à Montréal jusqu’au 22 juin, ouvre le bal rouge avec Smoke Signals de Chris Eyre, premier film écrit, tourné, produit et joué par des Amérindiens, dont le festival assure la première canadienne.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Après tant de films sur les Amérindiens filtrés par un regard blanc, après tant d’épopées du Far West entre méchants Comanches sanguinaires et bons shérifs, après tant de plus récentes productions oro-Rouges, elles aussi biaisées par une sensibilité blanche, voici donc le premier film de fiction authentiquement autochtone à venir au monde.Il était temps.D’autant plus que Smoke Signals se révèle un fort intéressant road movie initiatique, parfois lancinant, porté par un esprit, une démarche intérieure.C’est la première fois que le rendez-vous autochtone, qui démarre sa huitième édition, s’offre un tel lancement et peut le faire avec une fiction authentiquement amérindienne.Ce soir, au Quartier I.atin, à 19h30, un aîné inuk va faire un discours: un groupe autochtone de Kahnawake, The Reapers of the Eastern Door, accompagnera au tambour le comédien Gary Farmer venu présenter Smoke Signals.Le film nous arrive dans la foulée du prix du public qu’il a récolté au dernier festival de Sundance.Il y a Amérindien et Amérindien.Les membres de l’équipe appartiennent à des cultures, des VOIR PAGE A 10: FICTION JILL SABELLA 1 Irène Bédard, l’une des vedettes du film Smoke Signals de Gary Farmer.778313000672 1, K I) V.V 0 I H , L K .1 E H I) I II JUIN I II !) S A 7 ?POLITIQUE* Entente sur les droits de coupe avec une réserve indienne Des autochtones accusent Fredericton de vouloir les diviser PRESSE CANADIENNE Fredericton — Des bûcherons autochtones reprochent au gouvernement du Nouveau-Brunswick de chercher, en signant une entente sur les droits de coui)e avec l’une des plus grosses réserves indiennes, à diviser pour régner.Le gouvernement provincial et la Première Nation Tobique ont conclu un accord qui assure aux bûcherons de cette réserve le droit d’abattre des arbres sur les terres de la Couronne jusqu’à concurrence de 2,1 millions de dollars en ventes de bois et redevances.Ix?ministre des Ressources naturelles, Doug Tyler, a qualifié hier l’accord de pas significatif vers une résolution du conflit sur les droits des autochtones d’abattre des arbres sur les terres de la Couronne.Selon le mi-.nistre, il s’agit d’une modèle qui pourra servir à toutes les autres Premières Nations de la province.Tobique est une réserve malécite comptant environ 1600 habitants, dans l’ouest du Nouveau-Brunswick.Mais l’Association d’affaires des bûcherons autochtones, qui représente de nombreux bûcherons autochtones du Nouveau-Brunswick, a qualifé l’accord gouvernemental d’insulte qui ne sera jamais acceptée par le plus grand nombre.«C'est la vieille stratégie du “diviser pour régner", a déclaré Tim Paul, le président de l’organisme.Essentiellement, le chef Tobique a trahi.Il a besoin d'argent, tout simplement.» Le gouvernement a offert aux 10 000 autochtones du Nouveau-Brunswick, à titre intérimaire, 5 % de la récolte annuelle d’arbres sur les terres de la Couronne.M.Paul dit que les bûcherons, qui ont l’appui de plusieurs réserves, re- vendiquent 30 % de la récolte annuelle.Le chef tobique Edwin Bernard a expliqué qu’il avait accepté l’offre de 5 % à titre de solution provisoire à l’impasse, qu’il l’a fait au nom de sa réserve, où le chômage atteint 85 % et où on a désespérément besoin de cet argent «Je n’accepte pas les 5 %, moi non plus, a-t-il dit.Je pense que nous méritons davantage.Mais une base intérimaire, cela donne des emplois à mes gens.Cela donne au processus une chance de réussir.» Recours Les autochtones du Nouveau-Brunswick soutiennent que des traités datant du XVIIIe siècle leur reconnaissent la propriété de territoires aujourd’hui considérés comme des terres et des forêts de la Couronne, que se partagent actuellement les grandes compagnies forestières.Deux instances inférieures de la province ont reconnu leurs revendications basées sur les traités, mais plus tôt, ce printemps, la Cour d’appel provinciale a renversé ces décisions.Le gouvernement a aussitôt demandé aux autochtones de cesser de couper du bois sur ces terres.Depuis, les autochtones ont pratiquement stoppé toute coupe de bois.On pense que les autochtones en appelleront en Cour suprême, mais le délai qui leur est imparti pour demander la permission d’en appeler approche — il expire le 19 juin.Le ministre Tyler a par ailleurs abandonné une proposition antérieure de la province qui voulait faire des bûcherons autochtones des sous-traitants pour les grosses compagnies comme Irving et Repap.Les autochtones disent vouloir être des partenaires des grandes compagnies, pas leur main-d’œuvre à la saison ou à la journée.Nouveau scandale dans les Forces armées canadiennes .Une jeune militaire affirme avoir été violée L’agression se serait produite à la base de Saint-Jean-sur-Richelieu JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Une jeune femme affirme avoir été violée, agressée 'sexuellement, battue et menacée de mort, en 1996, alors qu’elle se trou-: 'vait au centre de formation des recrues des Forces armées canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, ' près de Montréal.Ann Margaret Dickey, d’Oromoc-: 'fo, au Nouveau-Brunswick, a indiqué en conférence de presse à Ottawa, hier, avoir été agressée peu de temps après son arrivée à la base militaire, le 14 février 1996.Un matelot-chef et un caporal-chef l’ont violée, caressée, battue et frappée, ayant même été jusqu’à lui placer un fusil contre la tempe avant de la contraindre à leur .demander grâce.«Ils m'ont dit que je serais exécutée et qu’ils pourraient camoufler l’affaire», a-t-elle ajouté.Par la suite, la jeune femme a à de nombreuses reprises porté plainte auprès de ses supérieurs et réclamé de ¦ parler à la police militaire, mais en vain, selon elle.«On m'a dit que cela faisait partie de la vie dans l’armée.Si vous n’êtes pas une salope, vous n’avez pas choisi le bon métier.» Mme Dickey, âgée de 25 ans, a dit avoir été étiquetée comme fautrice de ' troubles par ses supérieurs et avoir été renvoyée chez elle quelques jours ' après être tombée dans un état de ' stress post-traumatique.Depuis lors, la police a refusé d’ouvrir une enquête sur cette affaire, les ministres s’étant succédé à la Défense nationale l’ont tous ignorée, et on lui a ' même refusé une pension.Pour cou- ronner le tout, elle a tenté de s’enlever la vie à maintes reprises.«On m’a présentée comme quelqu’un qui voulait abattre les militaires», a-t-ellq dit hier.A la suite de ses plaintes, son conjoint de fait, soldat dans les blindés, a également été victime de menaces, a-t-elle ajouté.«J’ai le sentiment d’avoir été victime d’une grande injustice.» Hier, le capitaine Alain Bissonnet-te, du Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC), a indiqué qu’une enquête était en cours.Toutefois, il n’a pu révéler à quel moment elle avait commencé, ni en préciser la teneur, celle-ci étant encore en cours.Pour sa part, le premier ministre Jean Chrétien a assuré à la Chambre des communes que l’enquête serait complète et que, si les allégations étaient fondées, les coupables seraient traduits devant les tribunaux.Selon le député réformiste Art Hanger, instigateur de la conférence de presse d’hier, le cas de Mme Dickey devrait être soumis au nouvel ombudsman des Forces armées, André Marin.M.Hanger, enquêteur au sein de la police de Calgary pendant 20 ans avant qu’il ne devienne député, a dit ne pas douter de la bonne foi de la jeune femme.«Je crois que les faits sont suffisamment nombreux pour justifier une enquête approfondie», a-t-il estimé.L’affaire Dickey fait surface alors que de nombreuses femmes membres des Forces armées ont raconté dans les médias avoir été victimes de harcèlement sexuel, ces dernières semaines.GROSSISTE OUVERT AU PU BUC Oyoi/tor/a/foftj r J '(/( ¦ Depuis 25 ans Vêtements et accessoires de marques renommées au prix de gros LUN 10 h à 18 h SAM 10 h à 16 h Soir sur rendez-vous 2015 Drummond, Suite 002 (coin-Maisonneuve,) Montréal (514) 845-0007 Tabac : la FTQ craint des turbulences MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — L’interdiction de fumer sur les lieux de travail provoquera des turbulences dans les entreprises du Québec, selon la FIT) qui priait hier le ministre de la Santé, Jean Rochon, d’apporter des modifications de dernière minute à son projet de loi antitabac.«Us gens vont se taper sur la gueule», a prévenu Clément Godbout en reprochant au ministre de vouloir marginaliser les fumeurs qui constituent, a-t-il rappelé, 30% de la main-d’oeuvre au Québec.Le projet de loi obligera, au plus tard dans 48 mois, toutes les entreprises à permettre l’usage du tabac uniquement dans un fumoir ventilé.Des agents de contrôle pourront vérifier sur les lieux si la loi est respectée.Dans le cas contraire, des amendes seront imposées.Selon la FTQ, il est inconcevable de transformer un employeur en «agent de répression».De l’avis de M.Godbout, il serait plus judicieux de refiler l’application des dispositions de la loi relatives aux PME aux comités santé-sécurité des entreprises plutôt qu’à des agents de contrôle du tabac com- me le suggère la loi.Le ministre Rochon, qui défendait toujours hier soir son projet de loi en commission parlementaire, a répliqué que la santé publique était sa première préoccupation et que même les ci-garettiers et leurs syndicats devaient tenir compte du fait que 70% de la population ne fume pas.«La majorité des gens ne fit me pas.Il s'agit de baliser une situation normale», a-t-il dit.Le projet de loi pénalisera plus sévèrement la vente de cigarettes aux mineurs, obligera les restaurateurs à créer des zones pour fumeurs venti- lées, interdira le tabagisme dans les écoles, les cégeps, les universités et les établissements de santé.L’interdiction de fumer sera aussi imposée dans les aires communes des édifices de plus de 12 logements.Quant au dossier controversé de la commandite d’événements culturels et sportifs par des compagnies de tabac, on croyait hier à Québec que le ministre Rochon avait une proposition à faire aux commandités.Dans sa version préliminaire, le projet de loi interdit aussi toute commandite d’événements culturels et sportifs d’ici deux ans.r a -L .«SK «Moi, je suis là pour le consoler.» \lartiiic, enseignaiite (¦pp>5| Fédération des enseignantes P et enseignants \rJÊÊM] de CEGEP (CEQ) Nos profs, on leur doit tant.FECS PREND PLUS DE TEMPS QU’ON PENSE J’ai encore 64 copies à corriger.«Mane-Josee ira au cinéma sans moi.» Lue.enseignant C’est une profession exigeante qui s’exerce parfois dans des conditions difficiles, voire dangereuses.Et qui mérite d’être rémunérée à sa juste valeur.Il fallait aider Stéphanie a terminer son exercice de français.« Tant pis pour mon heure de dîner.» Mona, enseignante Les parents d’Alexandre se sont encore disputés. I.E I) K V 0 I H .I.E .1 E r 1) I II .1 r I X I !» !» 8 ?LE LES SPORTS MONDIAL Ouverture tranquille Saint-Denis (AFP) — L’ouverture du Mondial 1998, hier, au stade de France près de Paris, s’est déroulée dans une ambiance de fête, sans incidents majeurs jusqu’au coup de sifflet final, et a passé avec succès le test du transport des supporteurs.La police a bien procédé à une vingtaine d’interpellations avant le match Brésil-Ecosse, mais rien de grave.Les responsables du PC sécurité, soulagés, n’ont relevé aucune arrestation de supporteurs brésiliens ou | écossais.Neuf jeunes, arrêtés pour avoir agressé des supporteurs écossais, et douze autres pour des vols à la sauvette, ont été placés en garde à vue.Six personnes, interpellées lors de fouilles à l’entrée du stade pour détention de drogue, de couteaux ou pour recel de vol, ont été conduites dans le local de Ainhinnrp police du stade AmDidnce de France Hp fptp Une douzaine de supporteurs, et non qui avaient anti- cipé la «troisiè-rendez-VOUS me mi-temps», ont également de mauvais été interpellés A alors qu’ils s’ap- fetards prêtaient à péné- trer en état d’ivresse dans l’enceinte du stade.En début d’après-midi, la police avait interpellé d’autres amateurs de ballon rond, pour les mêmes raisons, à leur arrivée à l’aéroport de Roissy, et les , avaient placés en chambre de dégri-! sement.Kilt et fanfares Sept cents autres supporteurs brésiliens ont également été privés de match, faute d’avoir reçu à temps des billets qu’ils avaient pourtant payés à ,un voyagiste et qu’ils devaient retirer à leur arrivée à Paris, a indiqué le consulat du Brésil.La grande fête du football, en présence de personnalités dont le président Jacques Chirac, le premiçr ministre Lionel Jospin, le duc d’Edimbourg ou encore le président argentin Carlos Menem, avait débuté tôt dans l’après-midi par l’arrivée à Saint-Denis des supporteurs colorés des deux équipes.Fidèles à leur réputation festive, les jaunes et verts du Brésil ont vite embrasé l’esplanade du stade de France avec orchestres bigarrés et démonstrations (Je samba.Les Ecossais, dont beaucoup avaient revêtu le kilt traditionnel, improvisaient des fanfares ou jouaient, pour le plaisir des caméras du monde entier, les Marilyn Monroe, les jupes relevées par le souffle des bouches d’aération.Loin de toute animosité, les deux camps n’hésitaient pas à fraterniser en échangeant des maillots.La plupart des 80 000 spectacteurs avaient emprunté les transports en commun pour se rendre au stade.Résultat: pas ou peu d’embouteillages aux abords du stade.Selon des premières estimations, 52 000 personnes avaient pris le métro ou les trains rapides régionaux (RER).Plusieurs personnalités, M.Jospin en tête, avaient montré la voie en empruntant le train rapide régional.L’évacuation du stade s’est passée sans problème, en un quart d’heure.Trente minutes plus tard, les gares étaient quasiment vides.Les Brésiliens continuaient de danser.Les Ecossais, à peine déçus, se dirigeaient vers les bars.Brésil 2, Écosse 1 Le champion piqué au vif Saint-Denis (AP) — Le Brésil, champion du monde en titre, s’est fait jusqu’au bout quelque?frayeurs, mais a finalement battu l’Ecosse 2-1, hier, au stade de France, lors du match d’ouverture de la XVI' Coupe du monde de football.C’est un but chanceux, marqué en fait par Tommy Boyd dans son propre filet, qui a procuré la viçtoire aux grands favoris.Face aux Ecossais venus sur la pelouse saluer en kilts leurs supporteurs avant le coup d’envoi, les Brésiliens n’ont pu proposer leur fameux «football samba» en raison d'une attaque trop tâtonnante.Auteur du penalty décisif en finale il y a quatre ans face à l’Italie, Dunga, le capitaine de la Seleçao, a été à l’origine du premier but du Mondial 1998.L’exmilieu de terrain florentin exilé au Japon frappait puissamment de 30 mètres pour obtenir le premier coup de pied de coin de la partie, le ballon étant détourné.Bebeto le tirait, et Cesar Sampaio surgissait de la tête au premier poteau pour battre imparable-ment Jim Leighton, le gardien vétéran de 40 ans, dès la quatrième minute.Les quadruples champions, qui affronteront encore le Maroc et la Norvège dans ce groupe A, ne pouvaient mieux cjébuter la défense de leur titre.Les Ecossais, jamais vainqueurs en trois confrontations face au Brésil en Coupe du monde, ne baissaient pas les bras.Soucieux de ne pas être éliminés au premier tour d’une phase finale pour la huitième fois en huit participations, les hommes de Craig Brown faisaient valoir leur bravoure.î ¦will wjmm •w ¦•a.Hff 3 JKSf— , i • jsiBur T ¦* ___ jM , ,f «y 1 f' - ^ - - Une bourde de l’Écossais Boyd a conduit au but victorieux du Brésil.Malgré leur hujt joueurs dépassant la trentaine, les Ecossais tenaient le choc, en dépit de quelques «gri-gri» de Ronaldo et d’une belle frappe en coin de Roberto Carlos.Mieux, ils égalisaient sur une bousculade dans la surface du buteur Cesar Sampaio sur Gallacher.L’Espagnol Garcia-Aranda désignait le point de penalty, et Collins égalisait du plat du pieçl, à la 37' minute.A la mi-temps, le spectre d’une énor- me surprise, comme l’avait été la victoire du Cameroun devant l’Argentine, te nante du titre, en ouverture du Mondial italien en 1990, n’était pas à exclure.Après la victoire des cornemuses sur les batucadas lors du match des supporter?dans les rues de Paris la veille, les Ecossais allaient-ils l’emporter aussi sur le terrain?C’était le monde à l’envers.L’Ecosse prenait le jeu à son compte.Le Brésil attendait l’éclair d’un de ses génies.Zagallo faisait entrer Denilson, l’attaquant découvert lors du tournoi de France l’an dernier, à la place de Bebeto (70 ).Le buteur de Sào Paulo relançait le Brésil.Sur une ouverture à droite, Cafu contraignait Leighton à une parade appremment décisive, mais emporté par son élan.Tommy Boyd trompait de la poitrine son propre gar-diep, à la 73' minute.A 2-1, les Brésiliens ne lâchaient plus leur proie.Maroc 2, Norvège 2 Le Maroc tient la Norvège à la nulle Montpelier (AFP) — Le Maroc a partagé les points avec la Norvège (2-2) au terme d’un match très agréable et ouvert, hier soir au stade de la Mosson à Montpellier, dans le second match du groupe A de la première journée du Mondial de football.Les Marocains d’Henri Michel, qui ont mené par deux fois au score, ont gâché leurs chances sur des erreurs d’ordre défensif, notamment de la part de leur gardien Driss Ben-zekri, hésitants sur deux coups francs norvégiens.Les «Lions de l’Atlas» ont récolté malgré tout un point qui leur permet de conserver l’espoir de qualification dans ce groupe A qui comprend également le Brésil, leur futur adversaire le 16 juin à Nantes, et l’Ecosse.Le Maroc a ouvert la marque à la 38' minute de jeu sur un superbe but réussi par Mustapha Hadji: frappe croisée du droit après un passement de jambes.Malheureusement, Benze-kri commettait une faute sur un coup franc et Youssef Chippo marquait de la tête contre son camp (45).Après la pause, la rencontre reprenait sur un rythme tout aussi alerte, avec des Marocains désormais parfaitement libérés et audacieux, avec un remarquable Naybet en défense centrale.Deux nouveaux buts Une seconde fois, leur entrain portait ses fruits puisque à la 59" minute, à la suite d’un long ballon de El Kha-led pour Hadda, ce dernier s’en allait battre, d’un très beau tir en pleine course du pied droit, un Grodaas parfaitement impuissant.Mais comme en première période, les Norvégiens allaient revenir au score, cette fois dans la minute suivante, lorsque, à la suite d’un coup franc tiré de la droite devant le but marocain, le défenseur Eggen, jusque-là malmené défensivement, se rachetait en reprenant victorieusement le ballon de la tête à un peu plus d’un mètre du but de Benzekri (60), auteur en la circonstance d’une sortie aérienne fort hasardeuse.Le match était alors passionnant, faisant passer les supporteurs de chaque équipe par tous les états d’âme, d’autant qu’à la 66, le Norvégien Havard Flo manquait d’un rien d’inscrire un nouveau but sur une frappe croisée, mais Benzekri effectuait sur l’action un arrêt superbe.A la 72", les Nordiques, à nouveau entreprenants, se montraient encore dangereux sur un tir puissant mais au-dessus de Berg, consécutif à un corner tiré côté droit par Bjornebye.Finalement, malgré quelques dernières tentatives, plus rien ne devait être marqué jusqu’au coup de sifflet final, et les deux équipes, qui redoutaient tant de perdre leur premier match, devront se contenter d’un nul équitable, au terme d’un très bon match de Coupe du monde.HOCKEY FINALE DE LA COUPE STANLEY Washington (0) contre Detroit (1) Mardi Washington 1 Detroit 2 Ce soir Washington à Detroit, 20h00, CBC.SRC Samedi Detroit à Washington, 20h00, CBC, SRC ! Mardi Detroit à Washington, 20h00.CBC, SRC ! Jeudi x-Washington à Detroit, 20h00 L Le samedi 20 juin •* x-Detroit à Washington Le mardi 23 juin x-Washington à Detroit x- si nécessaire BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 45 20 .692 — New York 34 25 .576 8 Philadelphie 29 32 .475 14 Montréal 24 38 .387 191/2 Floride 19 44 .302 25 Section Centrale Houston 39 24 .619 — Chicago 38 25 .603 1 Pittsburgh 32 32 .500 71/2 Milwaukee 30 31 .492 8 St.Louis 30 33 .476 9 Cincinnati 28 37 .431 12 Section Ouest San Francisco 41 24 .631 — San Diego 40 25 .615 1 Los Angeles 32 32 .500 81/2 Colorado 26 39 .400 15 Arizona 20 44 .313 201/2 Mardi Floride 5 Toronto 4 Yankees 11 Montréal 1 Houston 5 Detroit 3 Pittsburgh 7 Cleveland 4 Boston 9 Atlanta 3 Philadelphie 2 Baltimore 0 Minnesota 8 Cubs 0 St.Louis 5 White Sox 4 Milwaukee 6 Kansas City 3 Tampa Bay 5 Mets 4 Hier Yankees 6, Montréal 2 Toronto 4, Floride 3 Houston 10, Detroit 3 Pittsburgh 4, Cleveland 3 Baltimore 5, Philadelphie 2 Tampa Bay à Mets Boston 10, Atlanta 6 Milwaukee à Kansas City Cubs 1, Minnesota 5 St, Louis à White Sox Texas au Colorado Anaheim en Arizona Oakland à Los Angeles Seattle à San Francisco Cincinnati à San Diego LIGUE AMÉRICAINE Section Est New York Boston Toronto Baltimore Tampa Bay Cleveland Minnesota Chicago Detroit Kansas City G P 45 13 36 26 31 33 30 34 27 36 Section Centrale 38 25 28 34 25 37 23 37 23 39 Section Ouest 39 24 35 26 27 35 27 37 Moy.776 .581 .484 .469 .429 .603 .452 .403 .383 .371 11 17 18 201/?il -JL 91/4 Italie-Chili : optimisme de rigueur Bordeaux (AFP) — L’entraîneur chilien Nelson Acosta et son homologue italien Cesare Maldini ont manifesté une confiance de bon aloi, néanmoins plus modérée chez le responsable de la «squadra azzurra», à l’issue des entraînements que les deux équipes ont effectués hier après-midi au parc Lescure à Bordeaux, à la veille du premier match du Groupe B.Acosta a indiqué que son équipe serait très proche, dans sa composition, de celle qui avait battu l’Angleterre (2-0), le 11 février à Wembley.«Ce match est pour nous une référence.Nous souhaitons mettre en place le même jeu contre l'Italie», a précisé le technicien chilien.Maldini a précisé qu’il lèverait son «dernier doute» à l’issue du dernier entraînement, ce matin.Les indications des derniers jours laissent néanmoins penser que Di Livio, meilleur en phase défensive, sera préféré à Moriero.«L’équipe va assez bien», a répété le commissario tecnico.Concernant Roberto Baggio, il s’est déclaré confiant.«Dès que Baggio met les pieds sur une pelouse, on peut s'attendre à de grandes choses.Il me suffirait qu ’il justifie sa remarquable saison.» Maldini avait ouvert sa conférence de presse en regrettant le départ de Fabrizio Ravanelli, victime d’un début de broncho-pneumonie.«Cela a été un choix douloureux, a-t-il indiqué.Mais nous sommes déjà dans un état d’urgence avec Torricelli et Del Piero.C’est le troisième joueur que nous perdons après Ferrara et Peruzzi.» «Moi, j'ai toujours gardé mon calme.Maldini avait été très clair.Je connaissais les conditions et j’étais préparé à rentrer à la maison.Je regrette de n ’avoir pu parier avec Fabrizio», a déclaré Enrico Chiesa, qui entre dans la liste définitive des 22.Roberto Baggio était également très entouré.Invité à établir une comparaison entre les débuts du Mondial 1994 contre l’Irlande et le match face au Chili, la nouvelle recrue de l’Inter Milan a souligné qu’il s’agjssait également d’une entrée difficile.«Par rapport aux Etats-Unis, il fait plus frais.J’espère que cela suffira.» BASEBALL Rien n’arrête les Yankees MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE ' 3 endant que l’état-major des Expos avait rassemblé .dans une loge du Stade olympique quelques hommes ( ’affaires influents, tel Serge Savard par exemple, pour c iscuter de l’avenir de l’équipe, les Yankees de New York, eux, s’occupaient fort bien du temps présent sur le terrain.Les puissants Yankees ont de nouveau battu les Expos 6-2 pour mériter une neuvième victoire de suite, une 20" à leurs 24 derniers matches.Ils s’assuraient également de remporter une 23' série de suite.Ils ont la meilleure fiche du baseball (46-13).Ils semblent tout simplement imbattables.Si le Cubain Orlando Hernandez avait mystifié les frappeurs des Expos la veille, le Japonais Hideki Imbu (6-1), à ' son tour, ne leur a laissé que peu de répit hier.• En six manches et plus de travail, Irabu n’a cédé que • cinq coups sûrs et deux points.Il a donné le lie circuit de [ Rondell White en fin de septième, juste avant que le match j ne soit arrêté par la pluie pendant 36 minutes.Son opposant Dustin Hermanson (4-5) n’a pas été aidé bar une défensive chancelante.En six manches il a donné huit coups sûrs et cinq points, dont deux seulement étaient mérités quand Jose Vidro et Mark Grudzielanek, hué copieusement à chacune de ses présences à la plaque, ont commis des erreurs.Pour Grudziekuiek, c’était sa 15e erreur de la saison.Tino Martinez a produit trois points pour les Yankees avec un circuit de deux points, son neu-| vième, et un ballon-sacrifice.j Les partisans des Yankees, qui étaient encore une fois nombreux, et ceux des Expos qui se souvenaient de ses exploits passés, ont applaudi chaudement Tim Raines, qui a volé son cinquième but de la saison en huitième manche.C’était son 800 vol en carrière et il est le quatrième joueur de l’histoire seulement à atteindre ce plateau.Les Expos, eux, subissaient une troisième défaite de suite.Vidro a encore été leur meilleur joueur en attaque quand il a obtenu deux coups sûrs pour un deuxième match de suite.Il frappait ainsi en lieu sûr dans un septième match d’affilée.Rondell White sait fort bien ce qui se passe dans la tète des joueurs des Yankees de New York, la meilleure formation du baseball majeur selon lui.«Oui, j’ai eu un avant-goût de tout cela en 1994 quand nous dominions le baseball majeur.Je comprends bien les joueurs des Yankees.Ils sont confiants.Ils savent qu’ils peuvent gagner à tous les soirs.» White, qui a claqué son 11" circuit, reconnaît que les Yankees ont peu de faiblesses.«Ils ont la meilleure équipe en attaque.Tous leurs frappeurs sont patients.Et au monticule, iis vous arrivent avec des gars aux styles différents à tous les soirs.Irabu n’était pas commode.Il lance une balle-fronde et un changement de vitesse même quand il tire de l’arrière dans le compte, puis ils vous envoyent un gars comme Jeff Nelson, qui lance de côté.Ils ont les meilleurs partants, la meilleure relève.Ils ont une fiche incroyable, mais c’est facile de comprendre pourquoi.Ils sont meilleurs que les Braves d'Atlanta.» Le perdant Dustin Hermanson disait sensiblement la même chose.TENNIS Sept jours de fête à Jarry La Fédération québécoise de tennis s’associe à la Fondation des amis du tennis pour présenter la Fête du tennis québécois,, tournoi junior qui marquera l’ouverture officielle de la saison de tennis extérieur.Le tournoi se tiendra du 24 au 30 juin sur les terrains extérieurs du Centre de tennis du parc Jarry.Plus de 300 joueurs, garçons et filles des catégories 12, 14, 16 et 18 ans et moins, sont attendus.L’atmosphère sera à la fête alors que les joueurs pourront côtoyer la relève québécoise et internationale qui sera sur le site pour disputer un tournoi.Sébastien Lareau sera impliqué à titre de partenaire, alors que des bourses de développement seront remises aux gagnants et finalistes dans chacune des quatre catégories, chez les garçons et chez les filles, au nom du meilleur joueur de tennis de la province.Tous les fonds amassés par le tournoi, qui verra arbitres, officiels et organisateurs travailler bénévolement, seront consacrés au développement de la relève québécoise.La Presse canadienne LA MEÏEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche m.m 24 ^^S min 13 23 =S 14/23 SS 13/22 7T/jUpu = V/ y,' f îNTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Temperatures : MAX / MIN 16/6 Blanc Sablon Kuujjuarapik ~r/ ¦ 15/7 15/9 îles de la Madeleine Chibougamau 25/11 Rivière-du-Loup 25/12 ¦ 1* 20/8 Chicoutimi Québec msm < vm m 22/10 Val d‘Or 25/12 Trois-Rivières 24/13 ¦ 25/12 ^Sherbrooke __''•’•'Ml ' Lever 5h06 Coucher 20h42 Aujourd'hui Ce Soir Vendredi .Samedi Dimanche J 25 SS min 12 =Sm«> 23 SS 13/20 SS 12/20 Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche ^ HH HH ! HH Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables l+l Environnement Canada |_g météO 3 l3 SOUTCe D1C
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