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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-05-04, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o l.I.X X XIX N " !) 7 M (I N T lî K A L .I.K I.I' X I) I I M Al I !» !) S 8 7 C + T A X K S = I $ / T O Il U N T *.« veux, tant humain qu’animal, se déve- ¦.; loppait et réagissait en état d’apesanteur.Les réponses serviront un jour à savoir si l’on pourra envisager de bâtir des colonies sur la Lune ou d’aller sur ! l! Mars.Scalpel en main, environ 200 jï scientifiques s’apprêtaient également ài;| disséquer 44 des 96 bébés rats nés ou ayant grandi dans la navette pendant la mission, mais aussi près de 2000 pois-, sons, escargots, criquets et rats adultes.Le reste des bébés rats a péri pendant la mission.La mise à mort des cobayes va se passer ainsi: les poissons et les criquets seront congelés, les escargots vont être plongés dans l’alcool et les rats seront soit décapités, soit recevoir des surdoses de sédatifs.Plan d’alliance pour Bombardier Mexico (AFP) — Les sociétés Bombardier et Greenbrier, du Canada, ont fait connaître hier un plan d’alliance straté-1 : gique en vue de produire des wagons de fret de chemin de fer, dans une usine déjà existante.Selon Bombardier, la nouvelle société partagerait en deux parties de 50 % sçs actions; elle s’implanterait dans l’Etat d’Hidalgo, dans l’usine connue actuellement sous le 1 nom de Concarril.Les activités de production commenceraient au troisième trimestre de 1998, selon les mêmes sources.L’on cible le marché nord-américain.Bombardier est le deuxième fa-1 bricant de wagons au monde, le premier en Amérique du Nord.Le projet 1 doit être soumis à l’approbation des deux sociétés qui n’ont pas révélé le montant de l’investissement projeté.THE SPINNING SERIES 3e année en préparation Level 1 (4E année) Auteures Ann Brennan et Noëlla Lauzon Sarkissian Manuel de l’élève niveau 1 128 pages, 19,95 $ Guide d’enseignement 432 pages, 99,95 $ Cahier d’activités 96 pages, 7,95 $ Corrigé du cahier 96 pages, 17,95 $ Ensemble de deux audiocassettes 109,95 $ Level 2 (5E année) Auteures Pamela Gunning et Rachel Lalonde Manuel de l’élève niveau 2 176 pages, 23,95 $ Guide d’enseignement 644 pages, 124,95 $ Cahier d’activités 108 pages, 7,95$ Ensemble de deux audiocassettes 109,95 $ Level 3 (6‘ année) Auteures Micheline Schinck et Chantal Douesnard Manuel de l’élève niveau 3 112 pages, 19,95$ Guide d’enseignement 842 pages, 124,95 $ Cahier d’activités 136 pages, 7,95 $ Ensemble de deux audiocassettes 109,95 $ La collection The Spinning Series a été écrite par des enseignantes expérimentées qui savent allier leurs connaissances des théories modernes à la gestion quotidienne d’une classe du primaire.The Spinning Series est un matériel dynamique, actuel, à la fine pointe des derniers développements en apprentissage des langues secondes.Conformes aux orientations du nouveau programme du ministère de l’Éducation du Québec.Siège social : LIDEC inc.4350, avenue de l’Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.lidec.qc.ca ¦pmrm I.K I) K V U I It .I.V.I.I N M Al I II !» K A :i LES ACTUA m ES À l’exposition des Femmeuses, hier.CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR Des femmes et des œuvres CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR A A l’entrée, Le Printemps bleu, une eau-forte de Kittie Bruneau, sur laquelle deux corps sont enlacés, ouvrait superbement l’exposition des Femmeuses, en cette fin de semaine pluvieuse de mai.Plus loin, dans le hall aménagé pour accueillir les Femmeuses, des œuvres produites par 77 autres Femmeuses, s’offraient au regard., L’exposition, qui en est à sa 12e édition, a eu cette année sa popularité accoutumée, et plusieurs milliers de visiteurs se sont rendus sur les lieux, samedi et dimanche.Ce qui attire les gens, affirme France Morin, des relations publiques de Pratt & Whitney Canada, qui organise l'événement, c’est la qualité des œuvres et la bonne cause.Cette année, encore en effet, des artistes réputées comme Marcelle Fer-ron, Françoise Sullivan, Betty Goodwin exposent aux Femmeuses et la moitié des fonds récoltés serviront à financer des maisons d’hébergement pour femmes.L’an dernier, l’exposition Les Femmeuses a atteint un record en recueillant 115 000 $.Elle espère faire encore mieux cette année.«Il est rare qu’une exposition d'art visuel attire autant de gens, soulignait hier l’artiste Claire Lemay, qui exposait en fin de semaine deux œuvres, Mémoire, et Holà Cuba.C’est grâce à la publicité, à l’organisation, et à la qualité des œuvres présentées.» L’art présenté est entièrement féminin.«Depuis le Refus global, ajoute Mme Lemay, les femmes sont sorties des foyers [.] Elles sont libres et elles font de l’art.» Aujourd’hui, elles sont d’ailleurs plus nombreuses que les hommes, semble-t-il, à s’inscrire à des cours ou des ateliers de beaux-arts.De façon générale, les artistes conviées apprécient la visibilité offerte par l’exposition, auprès d’une clientèle généralement avertie, en plus de donner l’impression réconfortante de participer à la cause des femmes.«J’aime l’image, explorer l’imagerie des artistes, dit Catherine Tellier-Montpetit, qui parcourait l’exposition hier avec son mari Jean-Pierre Mont-petit.Je viens tous les ans, mais je n'achète pas ici, parce que j’ai l’impression de ne pas avoir le temps de regarder.» Pour acheter, il faut venir très tôt le matin, soutient pour sa part Pierrette Bariteau, qui s’est découvert un faible pour les œuvres de Magalys Reyes Pena, artiste ayant étudié à Cuba et qui présentait en fin de semaine les œuvres Rostro, et Durmiente IL Mme Bariteau dit apprécier l’art «avec ses tripes».«L’argent n’achète pas tout, dit-elle.Je me trouve chanceuse d’avoir la richesse inestimable de pouvoir apprécier l’art.» La moitié de l’argent découlant de la vente des œuvres exposées aux Femmeuses ira à sept centres d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale.Camille Thériault veut s’adresser aux Québécois Baint-Jean, N.-B.(PC) — Le nouveau premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Camille Thériault, n’a )as l’intention de rester les bras croisés 3ans le dossier de l’unité canadienne.I Fier de ses racines acadiennes, M.Fhériault entend, quand il le pourra, ^’adresser directement aux Québécois !>our leur parler du Canada avec le fœur.«Je ne serai aucunement intimidé l’aller au Québec et de vendre les médites d’un Canada uni: un Canada avec tn Québec fort à l'intérieur», a-t-il expli-iué hier lors d’un point de presse, au lendemain de son élection comme chef du Parti libéral de la province.«Mes grands-parents sont des îles de la Madeleine, d'Havre-aux-Maisons.Donc, il y a une affinité.S'il y a quelque chose que je peux faire, aussi petit que ça soit, pour juste parler avec les Québécois, juste leur faire réaliser que moi, comme Acadien, de descendance Made-linoise, j’ai pu devenir premier ministre du Nouveau-Brunswick, venant d’un groupe minoritaire [.] Alors, si je peux jouer un rôle là, il n’y a aucun doute que je vais le faire.» Jeudi 14 mai Les services médicaux perturbés Les médecins omnipraticiens veulent éviter une injonction Les médecins omnipraticiens préparent des moyens de pression de type administratif ainsi que des journées d’études, mais «rien ne mettra en cause la santé et la sécurité des citoyens» soutient Re-nald Dutil, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Devant l’impasse des négociations avec le gouvernement la Fédération des médecins omnipraticiens adoptait samedi le principe de moyens de pression, et les services médicaux risquent d’être perturbés jeudi 14 mai alors que se tiendront à Montréal et à Québec deux grandes assemblées générales des médecins.Mais dans la lutte qui s’engage avec le gouvernement la Fédération des omnipraticiens a l’intention «d'offrir une couverture très généreuse des services essentiels», explique le Dr Dutil.La fédération entend ainsi contrer la tentation gouvernementale de bloquer lç mouvement par une injonction.A la fin janvier le ministre de la Santé Jean Rochon avait tué dans l’œuf la contestation des obstétriciens-gynécologues qui menaçaient de débrayer en préparant des injonctions.Mais le plan de service essentiel des obstétriciens «présentait des problèmes», admet le Dr Dutil.Les omnipraticiens négocient depuis décembre le renouvellement de leur entente de trois ans avec le gouvernement, entente qui venait à échéance le 31 mars dernier.• \ Les infirmières auxiliaires fulminent CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Les infirmières auxiliaires ne décolèrent pas.Fortes de l’appui d’une coalition qui n’accepte pas que la donne soit changée à leur égard sans que les ministres Rochon et Marois ne daignent les entendre, elles appellent à manifester le 23 mai à Montréal — elles l’avaient déjà fait en septembre dernier sur la colline parlementaire à Québec — et promettent de soutenir la pression pour qu’on ne les confine pas à l’avenir au seul réseau des centres de soins prolongés.Leur crainte est que les autorités préparent à plus ou moins long terme la disparition de leur groupe, avec un net parti pris pour les infirmières.Les infirmières auxiliaires rappellent la qualité reconnue de leur formation (1800 heures sur deux ans) et clament qu’elles peuvent, nonobstant les changements annoncés par les autorités québécoises, être éminemment utiles dans les centres hospitaliers, les centres d’hébergement, les CLSC, les industries, les écoles et les cliniques médicales.Le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, a précisé que dans la mobilisation croissante (notamment, demain, à l’occasion de la Journée des infirmières auxiliaires), «la coalition n'exclut pas la grève», mais que la phase actuelle porte surtout sur une discussion souhaitée tant avec le gouvernement qu’avec l’opposition sur les enjeux les plus brûlants.Au nom de la CSN et de la Fédération de la santé et des services sociaux, Claudette Carbonneau, vice-présidente de la CSN, martèle: «nous avons la volonté de poursuivre en coalition le travail amorcé et d’atteindre les objectifs que nous poursuivons».La conférence de presse de la coali- «La coalition n’exclut pas la grève» tion s’est déroulée hier midi dans un hôtel montréalais.Les porte-parole de la CEQ, de la CSD, de la CSN, de la FTQ, de l’Ordre des infirmiers et infirmières auxiliaires du Québec et de l’Union québécoise des infirmiers et infirmières auxiliaires (UQIIA) s’y sont succédé pour fustiger, qui «la décision la plus incohérente prise par le ministre Rochon», qui «cette volonté difficilement explicable de revoir la formation [de ces auxiliaires de la santé] en en faisant la seule profession qu'on cantonnerait» dans un réseau.Lorraine Pagé, présidente de la CEQ, parle de faire respecter la conception d’une «éthique soignante».Et tous de déplorer que seul l’Ordre des infirmières fasse bande à part On fait surtout remarquer que les d.eux ministres visés (Mme Marois à l’Éducation et M.Rochon à la Santé) «s’entendent sans vouloir nous fournir les précision que nous demandons», ce qui mène, dit la coalition, à un gaspillage certain à un moment où tous subissent le contrecoup des restrictions budgétaires.«Nous demandons l’accès à des soins de qualité.empreints d’humanité», a résumé la vice-présidente de la CSN.La manifestation convoquée pour le samedi, 23 mai, partira du parc Lafontaine peu après midi; les marcheurs se rendront, boulevard René-Lévesque, jusque devant les bureaux du premier ministre Lucien Bouchard.Le public est invité à marquer son appui à cette démarche d’une coalition qui insiste sur le rôle essentiel que jouent les quelque 18 000 infirmières auxiliaires «dans l’ensemble des établissements» du réseau et non seulement dans les cas lourds.La coalition dénonce notamment la «mode» voulant que Québec tente de s’engager sur une voie que d’autres provinces ont déjà tenté de faire prévaloir.La fédération, qui représente 7000 omnipraticiens, présentait au début avril une demande globale qui nécessite l’injection de 188 millions sur trois ans dans le budget actuel de 868 millions qui leur est dévolu par le gouvernement.Québec a apposé une fin de non-recevoir à la demande, et le conseil de la fédération se réunissait à Montréal samedi.Les 125 délégués ont rejeté à l’immense majorité la position gouvernementale, adoptant le principe de moyens de pression.La fédération doit maintenant rencontrer le ministre Jean Rochon dans quelques jours pour tenter de sortir de l’impasse, et «nous souhaitons tenir des négociations intensives dans les prochaines semaines», précise le Dr Dutil.Faire le point Les réunions du 14 mai permettront de faire le point sur les négociations.«Ce seront des réunions d’information, explique Renald Dutil, et nous ne demandons pas aux médecins de ne pas retourner au travail ensuite.» Mais il est certain que pour des médecins qui pratiquent loin des deux grands centres la journée sera sérieusement perturbée.Le montant de 188 millions actuellement discuté représente une «majoration budgétaire» explique le Dr Dutil, qui vise essentiellement à garantir de meilleurs services à la population dans le contexte de la réforme de la santé.«Les médecins sont exaspérés devant le manque de ressources dont ils disposent pour faire face aux nouvelles exigences du virage ambulatoire et pour répondre à l’augmentation de la demande pour des soins de santé de qualité», ajoute-t-il.De ce montant une augmentation salariale de 3 % est quand même prévue pour les médecins qui s’engageraient à faire partie d’un nouveau ré- seau intégré de soins que l’on tente de mettre sur pied.Ce nouveau réseau veut inclure dans les plans d’effectifs de chaque région les omnipraticiens qui travaillent dans le privé (cliniques, cabinets) et les médecins des CLSC, avec la collaboration des régies régionales, et ce, dans une structure qui permettrait d’offrir des services intégrés du matin au soir.L’objectif est aussi de désengorger les urgences.Mais pour ce faire les médecins font face à de nouveaux frais, explique le Dr Dutil, des frais de matériel et des frais de personnel suppléa mentaire pour l’allongement des heures d’ouverture des cliniques,' sans parler des heures de travail plus longues qu’ils auraient à assumer.La fédération évalue à 55 millions pour trois ans ces nouveaux frais dévolus aux cliniques privées.Les demandes des omnipraticiens recouvrent plusieurs autres éléments.Ainsi on veut abolir l’actuel quota de 50 patients par jour imposé aux médecins qui travaillent dans les cliniques.On veut également abolir la pénalité salariale de 30 % imposée aux plus jeunes médecins dans les centres urbains.Des montant sont également prévus pour accroître la présence des omnipraticiens auprès des patients à domicile et dans les centres d’hébergement.Une autre somme de 30 millions est prévue pour faire face à l’arrivée de 250 nouveaux méd .'ins dans le réseau, et la fédération n’accepte pas qu’on puisse payer ces nouveaux médecins à même l’enveloppe budgétaire actuelle.«Le gouvernement devra comprendre que s’il ne veut pas nous écouter et négocier sérieusement il aura de sérieux problèmes avec le réseau de première ligne dans les prochaines années», conclut Renald Dutil._ //7/7/7S/?0iï/ Forum québécois des transports en commun 1998 Une initiative de Transport 2000 Québec, appuyée par l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) Un plan d’action pour concilier développement économique et création d’emplois, justice sociale et qualité de l’environnement.Forum de concertation réunissant des représentants de sociétés de transport, d’organismes communautaires, d’entreprises, etc.Déjeuner-conférence Sondage SOM-Transport 2000 À Montréal, au Radisson des Gouverneurs Le vendredi 8 mai 1998 à 8H30 Coût: 120 $ entreprises, corporations et administration publique 60 $ organismes sans but lucratif Inscription sur place: 150 $ et 75 $ Pour information et inscription: Tél.: (514) 932-8008 1-800-932-8211 (extérieur de Montréal) Fax: 932-2024 E-mail: tr2000qc@cam.org EN BREF ?ini la polio?Washington (Al5) — Grâce à une cam-iagne de vaccination massive de tous s enfants du monde, la poliomyélite lurrait être éradiquée en l’an 2000, a noncé l’Organisation mondiale de la ianté.Le rapport de l’OMS sur l’évolu-ion de la maladie, publié samedi, préci-que 450 millions d’enfants ont été 'accinés l’an dernier, soit les deux tiers [les moins de cinq ans.Mais la polio st encore vivace dans 116 pays en roie de développement, et dans 12 ays, moins de la moitié des enfants nt immunisés.In campagne de vac-ination, qui a débuté en 1988, visera ¦ette année en priorité les pays les plus [jouchés.Maladie infectieuse détruirait la moelle épinière, la poliomyélite paralysait environ 500 000 enfants Jçhaque année avant la découverte du accin dans les années 50.La maladie a léjà été éradiquée à 90 %, mais elle fe-jfait environ 35 000 victimes par an.Il ijDitto le cochon ! jos Angeles (AP) — Une association 1 unéricaine de défense des droits des ; animaux, Cochons sans parents, a i tauvé du cirque un porc de huit mois, î Ditto, qui présente la particularité ! l’avoir deux groins et trois yeux.Co-jtlions sans parents, dit fièrement sa Directrice, Rocky More, n’a pas hésité j i débourser 6000 dollars pour ache-j er l’animal à un agriculteur de l’Iowa iflui le destinait à un cirque, et le faire 1 ransporter en Californie du Sud.[Mme More compte à présent faire su-; )ir à Ditto une intervention de chirur-; fie réparatrice.«Ce n’est pas de la chi-1 -orgie esthétique», tient-elle à souli-; jner.«Il aura toujours deux groins.j Mais il pourra mieux respirer et mieux ! manger», précise-t-elle en ajoutant !que son cochon est aussi affectueux iqu’un chien.Avant d’acheter une Rolex, assurez-vous de lire les plus petits caractères.J?haque Rolex Oyster qui porte l’inscription «Superlative Chronometer Oitk:iaity Certified» a survécu à 15 jours et 15 nuits d'épreuves imposées par le Contrôle Officie Suisse des Chronomètres.ROLEX OYSTER PERPETUAL LADY-PATEJUST OYSTER PERPETUAL DAY DATE Nous sommes fiers d etre vorre bijourier agréé Rolex.xfouter-ie Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Notre seul compromis c’est le orix! /mois La toute nouvelle GS 300 ‘98 Transport et préparation inclus location 24 mois OS comptant disponible La toute nouve^y Transport et préparation inclus location Intérieur des plus luxueux, une 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de votre commission scolaire.Le Directeur général des élections du Québec vous invite à exercer votre droit de vote lors de ces élections et vous signale que tous les postes de commissaires sont ouverts aux candidatures.Pour soumettre votre candidature, vous devez remplir le formulaire de déclaration disponible au bureau du président d'élection de votre commission scolaire.Certaines modalités doivent toutefois être respectées pour que votre candidature soit acceptée.Par exemple, vous devez présenter une pièce d'identité et obtenir la signature d appui de dix électeurs.Renseignez-vous auprès de votre président d’élection pour connaître les conditions qui s'appliquent.Votre formulaire dûment rempli peut être déposé au bureau du président d'élection de 9 h à 17 h du lundi au samedi entre le 4 et le 30 mai 1998 et le dimanche 31 mai 1998, de 9 h à 14 h.Le processus électoral prévoit, pour les postes où il y a plus d'un candidat, la tenue dun vote par anticipation le dimanche 7 juin 1998, de 9 h à 19 h, et d'un scrutin le dimanche 14 juin, de 9 h à 19 h.Par ailleurs, le Directeur général des élections vous rappelle cjue si vous n avez pas d enfant ou si aucun de vos etifants n'est admis dans une école d'une commission scolaire où est situé votre domicile, vous pouvez choisir de voter à la commission scolaire francophone ou anglophone.Toutefois, si vous choisissez de voter à la commission scolaire anglophone, vous devez remplir le coupon-réponse joint à l’avis gui vous sera expédié sous peu et nous le faire parvenir au plus tard le srjùin 1998.Vous avez des questions?Appelez-nousI Région de Québec: (418) 528-0422 Ailleurs au Québec: 1 800 461-0422 Site Web : www.dgeq.qc.ca Courrier électronique: dgeq@dgeq.qc.ca ATS Les personnes sourdes ou [4^] malentendantes peuvent composer E=5J sans frais le I 800 537-0644.[Xi $ LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC François Castjrain, avocat Commission scolaire Président(e) d’élection Secrétaire Adresse Téléphone 01-01 Des Monts-et-Marées Marc Bouchard Jean-Paul Morin Polyvalente Forimont 145, rue Saint-Luc Porte 26 Causapscal (418) 756-6053 1 877 2484162 01-02 Des Phares Gilles Bujold Cécilia Letourneau 250, boul.Arthur-Buics Ouest Entrée 5 (coin av.Sirois) Rimouski (418) 721-3801 1 877 217-9334 01-03 Du Fleuve-et-des-Lacs Benoît Michaud Michel Dubé 379, avenue Principale Dégelis (418) 853-5106 1 877 853-5106 01-04 De Kamouraska-Rivière-du-Loup Paul Beaulieu Arthur Bouchard École Joly 72, me Jblv Rivière-du-Loup (418) 867-8011 02-01 Du Pays-des-Bleuets Georges-Aimé Paquin Céline Bouchard C.S.La Vallière 1322, boul Sacré-Cœur Saint-Félicien (418) 630-2444 02-02 Du Lac-Saint-Jean Raymonde T\ircotte Line Harvey École Camille-Lavoie 500, avenue des Métiers Sud (entrée me Gauthier) Alma (418) 669-6450 02-03 Des Rives-du-Saguenay Carol Dallaire Donald Gagnon Petit Mail 326, me des Saguenéens Chicoutimi (418) 698-0009 1 877 333-3304 02-04 De La Jonquière Yvon De Grandmaison Carol Belley Centre administratif de la comm.scol.3644, me Saint-Jules Jonquière (418) 542-7551 03-01 De Charlevoix Jean-Louis Boulianne Sylvain Boulianne 350, boul.de Comporté La Malbaie (418) 6654875 03-02 De la Capitale François Emond Claude Gerbeau 127, des Commissaires Ouest Québec (418) 523-5222 03-03 Des Découvreurs Suzane Gingras Claire Savard 945, me Wolfe Porte 5114 Sainte-Foy (418) 652-2121 03-04 Des Premières-Seigneuries René Marcoux Roger Boudreau 2233, avenue Royale Beauport (418) 821-8988 03-05 De Portneuf Robert De La Chevrotière Louise Mainguy École secondaire Donnacona , 320, me de l’Église Porte 1021 Donnacona (819) 285-5597 04-01 Du Chemin-du-Roy Jacques Madore René Parenteau C.S.du chemin du Roy 41, me Bellerive Cap-de-la-Madeleine (819) 378-6818 04-02 De l’Énergie Jean-Claude Thibeault René Piché Les Halles-de-la-Mauricie 1702, 41e Rue Shawinigan (819) 539-1099 04-03 De la Riveraine Serge Demers Yves Paquin 155,16e Avenue Deschaillons (819) 292-1052 04-04 Des Bois-Francs Yvan Moisan Michel Hébert Pavillon Wilfrid-Labbé 28, me Saint-Augustin Victoriaville (819) 795-3933 04-05 Des Chênes Gérard Picard Rémi Blanchard 270, me Saint-Georges Porte 205 Dmmmondville (819) 478-7157 05-01 Des Hauts-Cantons Robert Dallaire Clermont Fortier 4730, me Dollard Lac-Mégantic (819) 583-6333 1 800 9974199 05-02 De la Régionde-Sherbrooke Marie Dagenais Denis Marcotte 2955, boul.de L’Université Sherbrooke (819) 829-1807 05-03 Des Sommets Jean Hamel André Côté 309, me Chassé Asbestos (819) 879-5255 1 877 879-5255 06-01 De la Pointe-de-l’île Rock Sainte-Marie Claude Parent Entreprises Le Royer Centre de service 7741, avenue du Ronceray Anjou (514) 353-0077 06-02 De Montréal Marne Nault Madeleine Thibault 6361, 6l Avenue Montréal (514) 596-7603 06-03 Marguerite-Bourgeoys Florent Durand Sylvie Page- C.S.Marguerite-Bourgeoys 530, boul.Bouchard Dorval (514) 636-2334 07-01 Des Draveurs Jacqueline Morin Rémi Legault 225, me Notre-Dame Gatineau (819) 663-9221 07-02 Des Portagesde-l’Outaouais Pierre Blain Pierre Sarrazin 118, me Carillon Hull (819) 772-2385 07-03 Au Cœur-des-Vallées Gérard Bélanger Line Allaire Centre adm.de la comm.scol.582, boulevard Cité des Jeunes Buckingham (819) 936-8511 07-04 Des Hauts-Bois-de-l’Outaouais Pierre Rondeau Francine Carpentier Centre Christ-Roy 247, me Moncion Maniwaki (819) 441-2000 1 800 997-5199 08-01 Du Lac-Témiscamingue Françoise Raymond Jean-Luc Gaudet 2, me Maisonneuve Ville-Marie (819) 629-2472 08-02 De Rouyn-Noranda Françoise Raymond Richard Gauthier 70, me des Oblats Est Rouyn-Noranda (819) 762-8161 08-03 Harricana Roger Lefebvre-Léopold Noël Centre adm.de la comm.scol.341, me Principale Nord (819) 732-2881 Amos 08-04 De l’Or-et-des-Bois Yves Bonneville-Alain Guille-mette- 1171,1™ Rue Val-d’Or (819) 874-1252 08-05 Du Lac-Abitibi Roger Lefebvre Ghislain Godbout 500, me Principale La Sarre (819) 333-5411 09-01 De l’Estuaire Sylvain Ouellct Denise Morin 771, boul.Joliet Porte 214 Baie-Comeau (418) 589-0827 09-02 Du Fer Sylvie Dugas Solange Türgeon 30, rpe Comeau, porte 41 Sept-îles (418) 964-2835 Commission scolaire Président(e) d’élection Secrétaire Adresse Téléphone 09-03 De la Moyenne-Côte-Nord Sylvie Dugas Camille Jomphe C.S.de la Moyenne-Côte-Nord 1235, me de la Digue Havre-Saint-Pierre (418) 538-3044 10-01 De la Baie-James Jocelyn Levasseur Claude Nicolas Commission scolaire 119, 5e Avenue Chibougamau (418) 748-1140 11-0) Des îles Émile Richard Gilbert Cormier C.S.des îles 1332-A, chemin Lavernière îles-de-la-Madeleine (418) 986-6537 11-02 Des Chic-Chocs Francine Roy Yvan Landry 170, boul.Sainte-Anne Ouest Sainte-Anne-des-Monts (418) 763-1408 1 877 455-8599 11-03 René-Lévesque Michel Poirier J.-Émilien Arsenault C.S.Niguasha 24.me du Centre civique Carleton (418) 364-6418 12-01 De la Côte-du-Sud Guy Larochelle Marjolaine Montmigny Édifice l’Estran 20, avenue Côté Montmagny (418) 248-3139 1 877 226-3139 12-03 De la Beauce-Etchemin André Verreault Pierre Paré 1925,118e Rue Saint-Georges (418) 226-2558 12-04 Des Navigateurs Daniel Vachon André Verreault 30, me Champagnat Lévis (418) 838-8666 12-05 De L’Amiante Chantal Vachon Richard Marcoux C.S.de l’Amiante 304, me Saint-Désiré Black-Lake (418) 4234281 13-01 De Laval Diane Desautels-Laurin André Chabot 955, boul.Saint-Martin Ouest Porte 123 Laval (450) 662-5565 14-01 Des Affluents Pauline Gascon Jacques Dufour Complexe Armand-Corbeil 795, J.F.Kennedy Terrebonne (514) 471-0002 144)2 Des Samares Denis Neveu Robert Marsolais C.S.des Samares 3461, me Queen Rawdon 1 877 222-2126 15-01 De la Seieneurie-des-Mille-Iles Johanne Patry Céline Marquis C.S.Seigneurie-des-Milles-îles 430, boul.Arthur-Sauvé Porte 2050 Saint-Eustache (514) 472-0010 1 877 556-5525 15-02 De la Rivière-du-Nord Diane Dufour-Flynn Jules Montreuil 795, me Mélançon Porte 133 Saint-Jérôme (514) 560-9532 1 877 649-6215 15-03 Des Laurentides Rosaire Sénécal Gilles Raby 197, me Principale Est Porte 100 Sainte-Agathe-des-Monts (819) 321-0617 1 877 321-0617 15-04 Pierre-Neveu Raymond Dalcourt Denise Sainte-Marie 509, me Chasles Mont-Laurier (819) 623-2583 1 877 623-2583 16-01 De Sorel-Tracy Pierre Laforest Francine Ledoux C.S.de Sorel 41, avenue de l’Hôtel-Dieu Sorel (514) 746-3990 16-02 De Saint-Hyacinthe Richard Sénécal Jean-Louis Bergeron C.S.de Saint-Hyacinthe 2270, me Mailhot Saint-Hyacinthe (514) 773-8401 16-03 Des Hautes-Rivières Nycole Pépin Liliane Paquin 210, me Notre-Dame Saint-Jean-sur-Richelieu (514) 359-1820 1 877 215-5137 16-04 Marie-Victorin Sylvie Robidas Robert Lemieux 5885, avenue Auteuil Brassard (514) 656-1450 16-05 Des Patriotes Nicole Dugré-Rivard Clément Page C.S.des Patriotes 790, boulevard Quinn Longueuil (514) 463-0624 1 877 887-1777 16-06 Du Val-des-Cerfs Franciene Mucci Yvan Provcncher 55, me Court Granby (514) 360-5049 1 877 360-5049 16-07 Des Grandes-Seigneuries Jean-Jacaucs Langlois Aimé Hill La Citière 50, boul.Taschereau Porte 1-21-B Laprairie (514) 619-0310 1 877 619-0310 16-08 De la Vallée-des-Tisserands Ann Langevin Roland Gendron 29, me Fabre Salaberry-de-Valleyfield (514) 371-1413 16-09 Des TYois-Lacs Françoise Legault Philippe-Anaré Gaumont C.S.des TYois-Lacs 400, av.Saint-Charles Porte 301 Vaudrcuil-Dorion (514) 455-9311 50-01 Central Québec School Board Reynald Fortier Cathleen Jolicœur 2046, chemin Saint-Louis Sillery (418) 688-8730 50-02 Eastern Shores School Board Lise Beaulieu Nicole Cosgrove 122, chemin de la Mer Métis-sur-Mer (418) 936-3330 1 800 463-6448 50-03 Eastern Townships School Board Jean-Roland Pedt Garth Fields 257, me Queen Lennoxviîle (819) 348-9990 1 877 444-0474 50-04 Riverside School Board Léo Hamel Hélène Dunant 299, boul.Wilfrid-Laurier Saint-Lambert (514) 466-0481 1 877 850-3347 50-05 Sir-Wilfrid-Laurier School Board Gilles G.Gauthier Jocelyn Thompson-Ness 1105, me Victor-Morin Laval (514) 6684380 50-06 Western Québec School Board Pierre Blain Kevin Drysdale C.S.Western Québec School Board 170, me Principale Aylmer (819) 684-1313 1 800 363-9111 50-07 English-Montréal School Board Daniel Lapointe Lucie La Ferrière Royal Vale High School 5851, avenue Somerled Montréal (514) 369-1332 50-08 Lester-B.-Pearson School Board Nicole Paquette William Stockwell 257, boul.Bcaconsfield Bcaconsfield (514) 4284083 50-09 New Frontiers School Board Hubert Lauzon Carol Donohuc-Bemier 214, me McLeod Porte E-102 (514) 691-1888 1 877 848-1888 Châteauguay H»i! I.K I) K VO I It I.!•: I.I X I) I I MAI I !» !l « \ ll i\ r)» LESA CTUA m ?S j u Un tableau de Corot volé au Louvre ' (AP) — I-*1 direction du Louvre .a été contrainte hier de fermer l’en-; emble du musée au public et de f miller tous les visiteurs à la suite du \ ol d’un tableau de Camille Corot.Les s ailes d’exposition devaient rester fer-i îées jusqu’à ce matin.Hier, en début d’après-midi, un gar-t ien qui effectuait sa tournée s’est ; perçu du vol de ce tableau, Le Chemin de Sèvres, dont la valeur n’est pas esti-i née.La toile de 34 centimètres de haut ! ur 49 cm de large a été découpée, vrai-i emblablement à l’aide d’un cutter, pré-( isait-on de source policière.Le gar-( ien a donné l’alerte à Police-Secours c»t le musée a fermé ses portes.1 La deuxième Division de police judiciaire a effectué les premières constatations sur place, accompagnée par des experts de l’identité judiciaire qui ont tienté de relever des traces d’em-ijreintes sur le cadre ainsi que sur la vitre qui protégeait l’oeuvre.: Tous les visiteurs présents ont dû se plier à une fouille au corps avant de [pouvoir sortir.Les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux afin de porter Secours à quelques visiteurs victimes de malaises.Le travail des policiers a été compliqué par le fait que les visiteurs étaient particulièrement nombreux au Louvre ce dimanche, jour de gratuité pour tous.Le musée accueille 30 000 personnes en moyenne le premier dimanche du mois.Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) est l’un des paysagistes français les plus célèbres et les plus productifs.11 a laissé environ 2500 tableaux authentiques.Selon le ministère de la Culture, les vols de tableaux dans les musées nationaux sont en général le fait de collectionneurs qui veulent pouvoir contempler librement une œuvre chez eux ou de réseaux organisés qui alimentent des circuits parallèles, en France et à l’étranger.La revente dans les circuits officiels d’un tableau appartenant à l’Etat est quasiment impossible.En janvier 1995, un vol similaire à celui d’hier avait été commis dans une galerie du musée du Louvre où une toile de Turpin de Crissé, Daims dans un paysage, avait disparu.Cette peinture du XIX' avait été dérobée en cinq minutes par un amateur d’art qui avait découpé la toile à l’aide d’un cutter.COLLOQUES ET CONFERENCES La Guilde des musiciens et l’ADISQ sont encore à couteaux tirés L’an dernier, un différend entre la Guilde des musiciens et le Festival international de jazz de Montréal (FUM) au sujet de permis de travail avait entraîné l’annulation d’une douzaine de spectacles extérieurs.Alors que le FUM s’apprête à dévoiler sa programmation en salles, les négociations en vue d’un règlement global sont au point mort.LOUISE LEDUC LE DEVOIR CJest l’impasse entre la Guilde des musiciens et l’ADISQ, qui représente le F1JM.Malgré des séances de médiation, les deux parties ne se parlent plus depuis la fin novembre et croiseront de nouveau le fer le 22 mai devant un tribunal administratif créé en 1987 dans la foulée de la Loi sur le statut de l’artiste.Il ne s’agit plus ici, ni pour l’ADISQ ni pour la Guilde des musiciens, de simplement régler la question du FIJM.Fini le temps où la guilde signait au cas par cas des ententes avec chacun des festivals: il fallait fixer pour de bon dans une convention collective les conditions d’embauche et de travail des inter- prètes de variétés lorsqu’ils se produisent sur scène.Cette convention collective, c’était la paix assurée pour le FIJM, qui avait vu passer de 20 $ à 100 $ l’an dernier sa pénalité pour tout artiste non membre de la guilde.Si l’ADISQ, le FIJM et la Guilde des musiciens s’entendaient au moins sur une chose, c’était bien sur la nécessité de cette convention collective qui éviterait dans le futur pareils affrontements.Or il y a loin de la coupe aux lèvres.«Nous sommes allés en médiation sur un point précis, à propos de la différence entre producteur et diffuseur», explique Liette Bouchard, directrice générale adjointe et responsable des relations de travail pour l’ADISQ.Nous n’avons pas pu nous entendre et l'ADISQ a déposé une requête en jugement déclaratoire auprès de la Commission de reconnaissance des associations d'artistes et des associations de producteurs.» Habituellement occupé à accréditer des associations d’artistes, ce tribunal administratif sera prié pour une première fois d’interpréter la loi.L’impasse dans les négociations n’est certes pas de bon augure.«Tout indique que les problèmes de l’année dernière avec le FIJM se répéteront», estime M.Subirana.«Nos négociations avec l'ADISQ n’ont pas tellement avancé.Du côté du FIJM, aucune nouvelle, sinon cette mise en demeure que nous ont envoyée leurs avocats pour des propos diffamatoires que j'aurais tenus.Les avocats font de l’argent, les artistes attendent.» En guise de représailles, comme l’année dernière, Emile Subirana soutient que la Guilde des musiciens ne versera pas sa contribution de 30 000 $, jadis destinée aux spectacles extérieurs.Ce geste avait obligé en 1997 le FUM à annuler une douzaine de spectacles, ce qui a eu pour conséquence une nette baisse d’activité sur le site en après-midi et une image détériorée.Pour la guilde, la dispute autour de la différence entre producteur et diffuseur n’est pas un simple détail au sujet d’une définition.«Le FIJM veut porter les deux chapeaux, ceux de producteur et de diffuseur.En tant que diffuseur, il échap-'< perait à la convention collective et\ n’aurait pas à payer de droits.À quoil nous sert-il de négocier une convenu tion collective si le festival le plus important peut y échapper?», demande le président de la Guilde des mus! ciens, Emile Subirana.Malgré leur différend actuel, l’ADISQ souhaitait tout de même poursuivre les discussions.«La Guilde des musiciens, elle, ne voulait plus rien négocier tant que la question de la différence entre producteur et diffiiseur ne serait pas réglée.Chose certaine, la paix industrielle demeure l’idéal pour nous tous», rappelle Liette Bouchard.Le FIJM n’a pas voulu commenter l’évolution du dossier.Sa porte parole Caroline Jamet a simplement laissé tomber que le FIJM s’en remettait à l’ADISQ qui négociait en son nom.L’INTEGRATION ECONOMIQUE EN AMÉRIQUE DU NORD Loews le Concorde Québec Les4et5mai Anthony Gilles: (418) 656-2131, poste 2514 Quels sont les défis que pose l’inté-tion économique en Amérique du ord sur le monde des relations in-ustrielles?Les questions de gestion des ressources humaines, celle de la Représentation des travailleurs ainsi que de la régulation du travail et de l’emploi dans un contexte de conti-nentalisation seront au centre des débats.Un atelier post-congrès aura ljeu à l’Université Laval le 6.| CONTACTS DE LANGUES ET IDENTITÉS CULTURELLES Université I.aval Les4et7mai Claude Poirier (418) 6567513 ou www.riral.ulaval.ca/tlfq Une centaine de participants de 22 pays assisteront aux conférences et qommunications dont le programme Çouvre les thèmes suivants: l’emprunt dans les variétés de français langue ihaternelle, l’emprunt dans les variétés de français langue seconde et pro-1 lèmes de démarcation entre les c réoles et le français de la zone Sud.i :hangements climatiques ET OPTIONS ÉNERGÉTIQUES Radisson Hôtel des gouverneurs Le5mai Alain Petit: (514) 4966851 ou www.ne-wenergy.org/newenergy/ sesci.html Quel est l’état de la connaissance scient f que sur les changements climatiques ( t leurs conséquences?Quelles me-! ures devrons-nous prendre pour faire f ice aux changements climatiques?( )uels sont les nouveaux choix énergé-t ques proposés?Quel est le rôle du Ca-i ada sur la scène planétaire des change-i lents climatiques?Le public est invité à Assister gratuitement à ce forum.TRAITEMENT, DESCRIPTION ET CONSERVATION DES CARTES ET DES PLANS Musée McCord Le 5 mai Caroline Sauvageau: (514) 5890233 I .’Association des archivistes du Québec dAAQ) offre une activité de formation professionnelle où les conférenciers aborderont tour à tour les aspects historiques de l’utilisation des cartes et des plans, l’évaluation des documents, leur description selon les RDDA les principales caractéristiques matérielles, la conservation et l’utilisation contemporaine des documents d’archives.L’HÉTÉROGÉNÉITÉ ET LA PEINTURE DANS LA CRÉATION CONTEMPORAINE Musée d’art contemporain de Montréal Le6mai Renseignements: (514) 847-6253 L’exposé de Bernard Paquet explore quelques pistes entre la théorie de la création et la pratique picturale contemporaine caractérisée par la pluralité et l’hybridation.Il s’attardera plus particulièrement sur l’évolution du concept de grille comme truchement de l’hétérogénéité en peinture.Entrée libre, places limitées.LA PEINTURE POSTIMPRESSIONNISTE EN FRANCE Auditorium Saint-Albert-le-Grand Le 6 mai Renseignements: (514) 332-4126 On sait l’importance après 1874 de la peinture impressionniste.Sait-on cependant qu’elle est le point de départ de réactions diverses qui vont mener les peintres, dont Van Gogh, Seurat, Toulouse-Lautrec ou Cézanne, vers d’autres horizons picturaux?Une démonstration de Michel Brunette.GÉRER SON STRESS: ÇA S’APPREND Centre communautaire Saint-Joseph, Laval Le 7 mai AQUETA (514) 6868230 Est-il possible de se dévouer corps et âme pour les autres sans s’épuiser?Sans perdre son identité?Oui, mais cela suppose qu’on demeure sensible à ses propres émotions et à ses besoins essentiels.C’est possible, grâce à quelques tactiques, de préserver sa santé et son équilibre personnel dans une situation d’aide.Une conférence-atelier de Danielle Cayer.Pour joindre Isabelle Quentin: iquentin@sbn.qc.ca ma volonté d'agir |H MONTREAL c'est toi JfUl villel J’ai longtemps vécu dans des villes aussi célèbres que New York, Chicago et Paris.Mais c’est ici que je me sens vraiment chez moi.Montréal est la grande ville la plus agréable à habiter en Amérique du Nord.Ici, on peut vivre à cinq minutes de son travail, avoir un jardin et sortir à pied prendre un espresso.Mon engagement envers ma ville, c’est de mobiliser ses institutions et citoyens afin qu’ils prennent en main leurs quartiers.Phyllis Lambert Fondateur et directeur Centre Canadien d’Architecture EGaz Métropolitain Canada BONI.D'INTERET DE LES OBLIGATIONS 'ÉPARGNE DU QUÉBEC Boni" 4,75* 4,75* 5,25* 5,00*| 5,00*|I EN VENTE JUSQU'AU 1ER JUIN 1 998 Avec tout un boni ! 800 463-5229 " Le ministre des Fjkir.es se réserve le droit de mettre lin à le vente en tout temps."Béni d'intérêt versé le I" juin 1999 sr» les Obligations d'épargne du Quélree de l'émission E 98 détenues tout ou long de la première année, le boni s'appliquera également si les OEQ-98 sont réinvesties ou (ours de la premiéi e année dons un outre produit a terme admissible offert par Ploiements Quêta, l'intérêt sera alors calculé du I- juin 1998 jusqu’à lo dote du réinvestissenrenl.0,75 % A LA FIN DE LA PREMIERE ANNEE 9^9 9^9 9^9 9^9 1" 2* 3' 4' 5• Évolution des taux pendant les cinq premières années PLACEMENTS QUÉBEC Notre intérêt à tous www.placemenfsqc.gouv.qc.co Québec aa DD -A (> I.H I) K V OIK.!.K I.II N I) I I MAI I !) !) H LE DEVOIR LE MONDE FRANCE L’euro naît dans la douleur La présidence de la BCE donne lieu à de rudes discussions Le FN perd , son unique * siège au | Parlement ü'il AGENCE FRANCE-PRESSE fr» oulon — Le Front national (FN, JL extrême droite) a subi un revers surprise en perdant son unique siège sur les 577 à l’Assemblée nationale hier lors de l’élection législa-•füve partielle de Toulon.•• La socialiste Odette Casanova a battu de justesse la candidate du !FN, Cendrine Le Chevallier, avec •J'50,07 % des voix, soit un écart de ^33 suffrages, selon les résultats définitifs.Au premier tour il y a une semaine, Mme Le Chevallier était arrivée •|en tête en obtenant 39,55 % des voix, '•devant Odette Casanova (31,69 %).Mme Casanova ravit le siège de •'député à Jean-Marie Le Chevallier, .époux de la candidate FN, dont * l'élection à la députation a été invalidée pour infraction à la législation •‘ sur le financement des campagnes électorales.Tout au long de la semaine, Mme ^Casanova avait multiplié les appels à ¦•la mobilisation auprès de l’électorat ' de gauche et des électeurs de la droite traditionnelle.Un ténor cen- * triste, François Léotard, avait plaidé 'r en faveur d’un vote «anti-FN» Maire du principal port militaire ’•de la France en Méditerranée, nJean-Marie Le Chevallier, un R proche du leader FN, Jean-Marie y Le Pen, avait été déclaré inéligible ¦"pour un an le 6 février, et ne pou-¦'-vait se représenter.Cette élection intervient un peu ¦' plus d’un mois après les élections ré- * gionales qui ont vu le FN recueillir * plus de 15 % des suffrages dans toute L la France.•• Ijes élections régionales, il y a six semaines, avaient provoqué un véri-table séisrhe au sein de la droite française.Des dirigeants de la droite modérée de plusieurs régions avaient brisé un tabou en acceptant la main tendue du FN pour ne pas “ donner la victoire à la gauche, f Ces alliances ont porté un coup f très sérieux aux deux grandes forma- * lions de la droite traditionnelle, le y RPR gaulliste et l’UDF, qui n'étaient toujours pas remises de leur défaite ! aux élections législatives de juin 1997.Les résultats de Toulon seront étudiés de près par les analystes pour voir dans quelle mesure les électeurs JEAN BURNER AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — Fête gâchée ou simple péripétie: le lancement historique de l’euro avec onze pays s’est fait dans la douleur ce week-end à Bruxelles, lors d’un sommet dominé par la querelle sur la nomination du premier président de la Banque centrale européenne (BCE).Les chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays de l’UE, venus sabler le champagne pour fêter la naissance de l’euro, ont dû en fait livrer une bataille acharnée de plus de onze heures avant de se mettre d’accord sur la BCE.La présidence de la Banque, chargée de la gestion de l’euro, reviendra finalement au Néerlandais Wim Duisenberg mais seulement pour un mandat de quatre ans au lieu des huit prévus à l’origine.C’est seulement hier matin que la décision solennelle de lancer l’euro le 1er janvier 1999 avec onze pays a pu être annoncée.La photo de famille des quinze dirigeants européens, visiblement fatigués par d’interminables discussions bilatérales, a eu lieu vers 2 heures du matin alors quelle était initialement prévue en début d’après-midi.Comme prévu, onze pays seront donc les fondateurs de l’euro au 1er janvier prochain: l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, le AGENCE FRANCE-PRESSE Bangkok — Les Khmers rouges ont fustigé hier la proposition américaine de traduire les derniers chefs de la guérilla devant un tribunal international pour crimes contre l’humanité, la qualifiant à’«injuste et inacceptable».«La proposition d’instaurer un tribunal international pour juger et punir les dirigeants des forces de la résistance est véritablement injuste et l’opinion internationale ne l’acceptera jamais», a affirmé la radio de la guérilla captée à Bapgkok.Les Etats-Unis ont officiellement présenté cette semaine aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies un projet proposant la mise en place d’un tribunal de l’ONU pour juger les hiérarques khmers rouges.Les Khmers rouges sont tenus responsables de la mort de plus d’un million de leurs compatriotes, peut-être deux, durant leur règne de terreur au Cambodge (1975-79).Toutefois, la Chine, ancienne alliée du Luxembourg, la Finlande, l’Irlande et l’Autriche Mais cette décision, qui restera dans l’histoire, a été éclipsée par le marchandage sur la banque centrale, nouveau psychodrame européen dans la difficile marche vers la monnaie unique.La France s’est opposée aux Pays-Bas et à l’Allemagne pendant plus de dix heures d’intenses tractations.Sous la pression de Paris, le Néerlandais Wim Duisenberg, 62 ans, a finalement accepté d’écouler son mandat, de huit à quatre ans, afin de permettre à son concurrent français Jean-Claude Trichet, 55 ans, actuel gouverneur de la Banque de France, de prendre sa succession.Les dirigeants européens ont reconnu que l’accord historique s’était fait dans la douleur mais se sont empressés d’insister sur le caractère de «simple péripétie» de l’événement.«Les articles que vous écrivez aujourd’hui sont des chiffons de papier.Que vous y croyez ou non, c’est aujourd’hui un jour historique.C’est un fait, l'euro est là», a lancé le chancelier allemand Helmut Kohl .à une presse allemande hostile qui lui reprochait d’avoir accepté un «compromis boiteux» sur la présidence de la BCE.«Que se serait-il passé si j'avais dit: il n’y a pas d’accord.Cela aurait été terrible», s’est justifié Helmut Kohl, le visage décomposé, visiblement irrité par la batterie de questions critiques des journalistes allemands.régime polpotiste et qui a un droit de veto au Conseil de sécurité, a exprimé son opposition à ce tribunal en estimant que le procès des Khmers rouges relève des «affaires intérieures cambodgiennes».«Certains pays s'opposent catégoriquement à l’idée d'un tribunal international en affirmant qu’il s'agit d’une affaire interne au Cambodge qui est de la responsabilité des seuls Khmers et non de celle d’une organisation étrangère», a souligné la radio clandestine, en référence à la position chinoise.Par ailleurs, la radio a opposé un «démenti catégorique» aux informations selon lesquelles les deux stratèges de la guérilla — le No 1 politique Khieu Samphan et l’idéologue Nuon Chea — ont offert leur réddition au gouvernement cambodgien.Selon le quotidien Bangkok Post, citant des sources militaires thaïlandaises, Khieu Samphan et Nuon Chea auraient contacté le co-ministre cambogien de la Défense Tea Banh pour se rendre.Le ministre cambodgien a démenti samedi.«Nous tenons à démentir catégoriquement ces nouveaux mensonges abjects et barbares.Le président français Jacques Chirac a choisi de prendre la chose du bon côté: «Il est frappant de constater que les choses, tout à fait essentielles comme une réforme monétaire historique, se font tranquillement et que les questions que l’on considérait comme des questions de détail posent toutes sortes de problèmes».«C'est la vie!», a-t-il ajouté.En sa qualité de président en exercice de l’UE, le Britannique Tony Blair a relativisé la querelle pour la présidence de la BCE.«Pour un moment aussi historique, onze heures ce n’est pas grand chose», a-t-il dit.Pour rassurer les marchés financiers dès aujourd’hui, les Quinze ont pris une décision technique très importante: les taux de change bilatéraux entre les onze monnaies de l’euro correspondront exactement le 1er janvier aux actuels cours pivots au sein du Système monétaire européen (SME).Leur annonce dès maintenant a pour but de lançer un signal clair aux marchés que toute spéculation pendant les huit mois avant l’avènement de l’euro serait inutile et surtout coûteuse.Malgré l’empoignade sur la présidence de la BCE, les monnaies membres de l’euro devraient peu bouger aujourd'hui sur les marchés des changes estiment des analystes financiers, selon les premières indications.Reste à savoir quel sera le comportement de ces monnaies, en particulier du Deutsche-mark par rapport au dollar.Son Excellence Khieu Samphan et Son Excellence Nuon Chea restent toujours avec les forces de la résistance pour lutter pour le salut de la Nation et du peuple khmer», a déclaré la radio.Depuis la chute de son bastion d’Anlong Veng à la fin mars, la guérilla — dont les forces sont estimées à moins de 2000 hommes — a implosé et semble au bord de la débâcle à la suite de nouvelles scissions et défections et de la fuite de milliers de combattants et de leurs familles en Thaïlande.Selon des informations non confirmées, Khieu Samphan et Nuon Chea chercheraient à rejoindre les troupes du général royaliste Nhiek Bun Chhay, basées à O Smach, près de la frontière thaïlandaise.De son côté, le chef militaire de la guérilla, Ta Mok, serait en fuite depuis jeudi soir avec moins de 500 partisans au nord d’Anlong Veng.Il se trouverait actuellement dans la région des temples de Preah Vihear et se dirigerait vers un camp khmer rouge proche de la frontière laotienne.Les Khmers rouges refusent d’être jugés M «Graduellement , * .racte de foi fait .place à, «, racte calcule » \\ 4 Les de fielusdobal un cahier spécial de 24 pages à ne pas manquer dans Le Devoir du 9 mai Des exemplaires seront disponibles sur demande aux maisons d'enseignement.Adresser une demande par écrit à: Les 50 ans de Refus global Le Devoir 2050, rue De Bleury Montréal H3A 3M9 LE DEVOIR Polémiqué autour de Clinton A G E N C E F R A N C E - P R E S S E II y explique notamment à sa femme Suzanna Washington — La Maison-Blanche a sévèrement mis en cause hier un parlementaire républicain pour avoir rendu public des extraits de conversations téléphoniques d’un ami du président américain, Bill Clinton, semblant indiquer qu’il avait fait l’objet de pressions pour garder le silence dans l’affaire Whitewater.Les enregistrements, rendus publics vendredi par le représentant républicain de l’Indiana, Dan Burton, ont été «altérés et modifiés (.) afin d’en changer le sens et le contenu», a déclaré sur CNN un proche conseiller du président américain, Rahm Emanuel.M.Burton a «consciemment et sciemment altéré le contenu (.) de ce qu’il a rendu public», a-t-il ajouté.D’après ces extraits réalisés en prison, l’ami de M.Clinton, Webster Hubbell, condamné dans l’affaire politico-immobilière Whitewater, semblait indiquer que son silence avait été acheté afin de protéger le couple présidentiel.?MA[SONS D E qu’il «ne soulèvera pas ces allegations qui peuvent mener à Hillary (Clinton)».Mme Hubbell lui parle de son côté de pressions à la Maison-Blanche, qui lui font craindre de perdre son emploi au département de l’Intérieur.«Alors il va me falloir plonger une fois de plus», lui répond Hubbell.Or, selon d’autres morceaux choisis de ces 150 heures d’enregistrements, ces propos auraient été pris hors contexte, selon la Maison-Blanche.«Je serai très heureux de diffuser, demain, tous les enregistrements si la Maison-Blanche le veut et si l’avocat de M.Hubbell le souhaite», a rétorqué hier sur NBC, Dan Burton.L’avocat de Hubbell, John Nields, a toutefois rejeté l’offre, arguant de la confidentialité des propos tenus par son client.M.Hubbell, ancien numéro trois du département de la Justice, avait en 1994 reconnu avoir détourné à son profit plus de 400 000 dollars au détriment de la Rose Law Firm, une société de Little Rock (Arkansas) dont l’activité est au coeur de l’affaire Whitewater.NSEIGNEMENT* Offre d'Emploi?Anglais Requis?Appelez Berlitz! 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pointe du mouvement revendicatif de ce moment-là, comme elle l’a toujours été depuis cent ans, Bei Da a une réputation de militantisme qui n’est pas usurpée.Au lendemain de la répression par l’armée des manifestations de la place Tiananmen, sept des 20 personnes recherchées par la police pour activités insurrectionnelles étaient des étudiants de Bei Da.Le plus illustre, Wang Dan, a été libéré de prison et expulsé vers les États-Unis deux semaines avant l’anniversaire.Dix-huit opposants installés aux Etats-Unis, anciens élèves de Bei Da, ont écrit une lettre ouverte aux dirigeants de l’université pour leur demander d’obtenir la libération de cinq anciens camarades de classe, emprisonnés pour leurs opinions.Les articles de la presse officielle et les nombreux ouvrages commémoratifs publiés ces derniers temps ne Syl v i a n e mentionnent pas le rôle des étudiants T r a m ie r de Bei Da dans le mouvement du ?printemps 1989.Le vaste campus de l’université, normalement surveillé et dont l’accès est strictement réglementé, est en ce moment quadrillé et verrouillé.Un bon nombre de cérémonies se déroulent à l’extérieur du campus, notamment une célébration officielle au Palais du peuple, en présence du président Jiang Zemin, d’une centaine de recteurs d’universités étrangères et d’une cinquantaine de milliers d’anciens étudiants.Bei Da est le premier établissement d’enseignement supérieur à avoir vu le jour en Chine.C’est la seule réalisation encore existante du programme des réformateurs de la fin du siècle dernier.Créée par l’empereur Guang Xu, l’université allait survivre quand toutes les autres réformes mises de l’avant par l’empereur et ses alliés furent réduites à néant par l’impératrice douairière Ci Xi au crépuscule de la dernière dynastie impériale chinoise.Au début du siècle, Bei Da fut le haut lieu de la contestation et de l’agitation.C’était une marmite qui bouillonnait d’idées neuves.Chen Duxiu, un des futurs fondateurs du parti communiste chinois, y lança le «mouvement pour la nouvelle culture» en 1915.En 1918, des étudiants de Bei Da fondèrent la «société de la nouvelle vague».I>e 4 mai 1919, 3000 étudiants de Bei Da manifestèrent leur opposition aux termes du traité de Versailles qui cédait au Japon les concessions allemandes en Chine.La résistance anti-japonaise naquit et se développa sur le campus de Bei Da et la date du 4 mai fut par la suite définitivement adoptée comme date officielle de naissance de l’université.Bei Da a également joué un rôle important dans la diffusion et le développement des idées marxistes en Chine.L’université fut une des bases du parti communiste chinois après sa fondation en 1921.Deux fondateurs du PCC, Li Dazhao et Chen Duxiu, y ont été professeurs.Mao Zedong y a été commis de bibliothèque.Cet aspect est longuement souligné dans les histoires officielles de l’université.Par contre, elles gomment complètement les événements de 1989 et elles ne s’attardent pas sur la période de la révolution culturelle: «En 1966 commencèrent en Chine les dix années de «révolution culturelle».L’enseignement et la recherche à l’université de Pékin furent sévèrement endommagés», signale sans plus de détails le volume commémoratif.Comme tous les établissements scolaires et universitaires chinois, Bei Da a été saignée à blanc durant ces dix années de lutte politique lancée par un Mao Zedong aux abois.Fermée, ou privée de ses meilleurs élèves et professeurs, l’université n’était plus qu’un outil de propagande, la chasse gardée des radicaux entourant Madame Mao, la forteresse des maoïstes fanatisés.Sous prétexte d’ouvrir l’enseignement supérieur aux classes paysannes, l’université chinoise a été asséchée, son élite intellectuelle décapitée, son enseignement vidé de sa substance, borné à la connaissance des maximes du «grand timonier».Ce n’est qu’en 1978 que Bei Da s’est remise à fonctionner comme un lieu de recherches et de diffusion du savoir.Au cours de son histoire mouvementée, l’université de Pékin a toujours été à l’avant-garde des changements, en symbiose avec l’évolution de la société chinoise.Depuis vingt ans — depuis la fin de l’ère Mao Zedong —, elle a été aux avant-postes des mouvements pro-démocraliques, contre la corruption et contre le népotisme: en 1978, en 1986 et de nouveau en 1989.Depuis neuf ans, Bei Da fait moins parler d’elle.Iæs débats et les forums politiques n’animent plus la vie du campus.Certains y voient la fin naturelle d’une époque, un environnement différent et des ambitions plus terre-à-terre des étudiants.D’autres imputent à la répression de 1989 l’apparente apathie qui règne actuellement.Une chose est certaine et qui donne à réfléchir: si on demande à un étudiant de Bei Da quels sont ses projets d’avenir, il -répond presque à coup sûr qu’il souhaite aller étudier à l’étranger.30 morts à Douchanbé AGENCE F RA N CE-PRESSE Douchanbé — Au moins une trentaine de personnes sont mortes lors des affrontements entre forces gouvernementales tadjikes et opposants islamistes qui se sont déroulés de jeudi à samedi à l’est de Douchanbé, où le calme était revenu hier.«Au cours des affrontements qui se sont déroulés du 30 avril au 2 mai à l’est de Douchanbé, 25 civils ont trouvé la mort selon les données préalables», a indiqué le service de presse de l’opposition tadjike unifiée à l’AFP.Samedi, cinq membres de l’opposition ont été tués et cinq blessés, selon l’un de ses représentants Djoumaboï Niazov.Selon des sources gouvernementales citées par la deuxième chaîne russe R PR, au moins 20 soldats ont en plus été tués et 80 blessés jeudi et vendredi.Mais ces derniers chiffres n’ont pas été confirmés à Douchanbé par le ministère de la Défense, qui a fait état de deux morts et huit blessés parmi ses troupes au cours de la même période.t I.K |) K V 0 I It .I.V.I.r X I) I I M Al I !» !» « A 7 , E M 0 N I) E La conférence de Londres sur le Proche-Orient Washington affirme que les positions n’ont pas bougé AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Les positions israélienne et palestinienne sur les principaux problèmes en suspens, dont l’ampleur du retrait militaire israélien de Cisjordanie, restent très divergentes, a indiqué hier le porte-parole du département d’Etat James Rubin.Il s'exprimait à la veille de rencontre séparées à Londres que -tien Hosni Moubarak.Parlant à des journalistes qui accompagnent Mme Albright, M.Rubin a continué de se montrer pessimiste sur les chances de succès des rencontres d’aujourd’hui.Il a expliqué qu’à la veille de ces rencontres, Mme Albright n’avait pas l’impression «que les divergences soient sur le point d'être réglées» entre les deux camps, «quel que soit ce qui a pu se passer pendant les entretiens du vice-président Al Gore».Le principal point de désaccord porte sur l’ampleur du prochain retrait militaire israélien de Cisjordanie prévu dans les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne.Yasser Arafat a formellement accepté le chiffre de 13,1 % avancé par les Etats-Unis alors que le gouvernement israélien s’en tient publiquement à 9 %.Juste avant le départ de M.Nétanyahou pour Londres, son porte-parole a déclaré que le premier ministre n’avait pas de mandat de son cabinet pour aller plus loin.Il a aussi indiqué que les Israéliens entendaient se concentrer sur des aspects annexes des négociations comme la mise en service d’un aéroport palestinien ou d’une zone industrielle dans la bande de Gaza autonome.M.Rubin a rejeté l'idée que l’objectif des rencontres de lundi soit de régler simplement ces questions techniques.«Nous ne travaillons pas sur l’aéroport» mais sur les dossiers plus politiques comme le retrait militaire, a-t-il affirmé.Interrogé sur la possibilité, évoquée du côté palestinien, d’organiser dans quelques jours de nouvelles rencontres à Washington, cette fois avec le président Bill Clinton, un haut responsable américain a expliqué sous couvert de l’anonymat que cela ne pourrait se faire que si les réunions de Londres aboutissent à des résultats concrets.«Pour le moment, il n'y a pas de raison de croire que cela arrivera», a-t-il ajouté.Mme Albright doit rencontrer M.Nétanyahou dans la matinée et M.Arafat en début d’après-midi.Auparavant, les deux hommes auront été reçus séparément par le premier ministre britannique Tony Blair.Commando de TETA démantelé AGENCE FRANCE-PRESSE BOSNIE Une revue serbe affirme que Karadzic négocie sa reddition AGENCE FRANCE-PRESSE Banja Luka — L’ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, inculpé de crimes de guerre par la ' justice internationale, négocie sa reddition avec «des chances d'aboutir», selon la revue indépendante Reporter, paraissant à Banja Luka, en Republika Srpska (RS, entité serbe de Bosnie).Il s’agit de la troisième série de négociations entre Karadzic et le Tribunal |>énal international (TPI) de La Haye, écrit ce bimensuel dans sa dernière édition.Karadzic est inculpé par le TPI de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.Il demande des garanties que son procès sera «correct» et que durant celui-ci, il pourra «contrôler lui-même son ali-• mentation, par crainte d’être drogué», ajoute Reporter qui ne révèle pas ses sources.Karadzic exige également, s’il était condamné, de pouvoir purger sa peine «dans un pays orthodoxe», poursuit la revue qui estime qu’au stade actel des négociations, celles-ci «ont des chances d’aboutir».Selon Reporter, deux premières séries de négociations entre Karadzic et le TPI ont été menées par une équipe ' d’avocats dirigée par Me Nick Kostic, un Serbe naturalisé américain.Il y a un an, Karadzic demandait à être jugé en RS, mais le TPI lui a promis un régime de détention très libéral s’il renonçait à cette exigence, ajoute la revue.; Récemment, «lors de la reprise des négociations», c’est sa ; femme Ljiljana Zelen-Karadzic qui l’a empêché de se ! rendre à In Haye, alors qu’«i7 était presque sur le point de le ! faire», selon Reporter.Mercredi, le porte-parole du TPI, Christian Chartier, ¦ avait déclaré à Cavtat (Croatie) que «la confiance du TPI» I sur l’arrestation ou la reddition prochaine de l’ancien chef de*?Serbes de Bosnie «augmente, plus les jours passent».A la mi-avril, Mme Zelen-Karadzic avait déclaré à l’agence serbe de Bosnie SRNA que son mari «ne se rendra jamais volontairement et s’opposera à toute éventuelle arrestation et à toute capture ou emprisonnement illégaux».Elle avait ajouté que son mari interdisait même à des avocats de préparer sa défense.In majorité de la centaine de personnes interrogées par Reporter dans trois grandes villes de RS, Banja Luka, Brcko (nord) et Visegrad (est), sont «contre la reddition de Karadzic».1 L’ancien dirigeant compte des défenseurs acharnés parmi des intellectuels ultra-nationalistes de Serbie.Plusieurs dizaines d’entre eux ont signé l’an dernier et cette année deux déclarations, demandant au TPI de lever les poursuites contre lui.Un juriste de Belgrade, Kosta Cavoski, a élaboré dans un opuscule la défense de Karadzic, faisant valoir qu’au moment des crimes commis contre la population musulmane civile à Srebrenica en 1995, celui-ci était en conflit avec son chef militaire, le général Ratko Mladic, et ne contrôlait plus l’armée.Madrid — La Garde civile a démantelé dans la nuit de samedi à hier un commando de l’organisation armée basque ETA dans la province de Guipuzcoa (Pays basque), et procédé à l’arrestation de quatre activistes présumés, a annoncé le ministère de l’Intérieur.Le ministre de l’Intérieur, Jaime Mayor Oreja, a souligné l’importance de cette opération policière menée à Saint-Sébastien, en expliquant que c’est «la première fois ces dernières années qu’un groupe complet et organisé de l’ETA est démantelé en Guipuzcoa».Le commando a été démantelé alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat aux lance-grenades contre la caserne de l’armée de Loyola à Saint-Sébastien, capitale de la province de Guipuzcoa.Deux de ses membres, Sebastian Lasa Mendiaraz et Alfonso Sebastian Iriarte, ont été interpellés, près de cette caserne, avec plusieurs grenades de type «Mecar» de 83 mm, des tubes de lancement ainsi qu’un pistolet automatique, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.Les deux autres membres du commando, Jesus Maria Lombido Lorente et Maria Cristina Gete Echevarria, ont été arrêtés un peu plus tard.La Garde civile a saisi une importante documentation aux différents domiciles des activistes, a ajouté le ministère en précisant que l’opération policière restait ouverte hier après-midi.Le commando démantelé était formé de membres «légaux», c’est-à-dire d’activistes présumés de l’ETA non fichés par la police.L’opération de la Garde civile est très importante car elle a permis d’éviter un attentat et de «démanteler pour la première fois un groupe du Commando Donosti» (du nom basque de Saint-Sébastien, Donostia) de l’ETA, a souligné M.Mayor Oreja dans des déclarations à la presse.«Il ne faut pas tomber dans une quelconque euphorie», a toutefois ajouté le ministre de l’Intérieur en affirmant qu’il y a «encore d’autres commandos qui ont ces caractéristiques datis le complexe Donosti» de l’ETA Les pourparlers de paix entre factions afghanes échouent JEAN-CLAUDE CHAPON AGENCE FRANCE-PRESSE Islamabad — U>s pourparlers de pane inter-afghans ont échoué hier à Islamabad faute d’accord sur la levée du blocus du Hazarajat imposé par les taliban dans le centre du pays, ont indiqué des sources officielles.I^s discussions ont été suspendues pour une durée indéterminée a précisé le responsable de la mission spéciale de l’ONU pour l’Afghanistan (UNOCHA), James Ngobi.Une nouvelle date pour de nouveaux pourparlers devra être fixée après des consultations avec les responsables des taliban et de l’opposition, a-t-il ajouté.Selon le responsable des Nations unies, les taliban, les «étudiants en théologie» au pouvoir à Kaboul, ont changé la composition et le niveau de leurs délégations, ce qui a été jugé inacceptable par les repésentants de la coalition de l'opposition.;• Hier, l’ambassadeur des taliban à Islamabad, Abdul Malik Mujahid, a annoncé qu’il dirigerait désormais la délégation, à la place de Wakil Ahmed Muttawakil, le principal porte-parole du mouvement intégriste.» En fait, la délégation des taliban qui avait quitté la capitale pakistanaise vendredi — officiellement pour des consultations avec ses dirigeants — n’est tout simplement pas revenue hier.M.Ngobi a confirmé que les négociateurs afghans avaient été «incapables de mener à bien les discussions» sur la levée du blocus imposé par les taliban au Hazarajat, qui constitue, dans le centre du pays, un bastion du Hezbri-Wahdat, le mouvement des Hazaras chiites de Karim Kha-lili qui est l’une des principales com|X)santes de la coalition anti-taliban.Outre le Wahdat, l’opposition comprend le Jumbesb-i-Milli du général ouzbèke Abdul Rachid Dostam et le Ja-miat-Islami de l’ancien président Burhanuddine Rabbani, renversé par les taliban en septembre 1996, et de son homme fort le commandant Ahmed Shah Massoud.Entamés le 26 avril, les pourparlers d’Islamabad sont lps premiers entre les taliban et l’ensemble de l’opposition armée afghane depuis la prise de Kaboul par les miliciens islamistes en septembre 1996.«Nous sommes ici, à la table de négociations mais ils fies taliban) n'y sont pas», a déclaré hier à Islamabad Rasoul Ta-lib, le représentant du Wahdat.«S'ils refusent une partie du programme accepté, cela signifie que l'ensemble de l’accord s’écroule», a-t-il précisé, pn réponse à une question sur l’avenir de l’accord concernant la mise en place d’une commission d’ulémas (religieux musulmans) convenue la semaine dernière par les belligérants |x>ur mettre fin aux combats qui ravagent le pays depuis deux décennies.Rasoul Talib a ajouté que l’opposition ne voulait pas reprendre les combats, mais que cela «dépendait des taliban».De son côté, l’ambassadeur Mujahid a affirmé que les participants à la réunion préparatoire d’Islamabad n’avaient pas de mandat pour discuter d’un cessez-le-feu, d’un échange de prisonniers ou de la levée du blocus.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I *N • D •E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-venle-échange 160*199 Localion 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-venle-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIÉTÉS À VENDRE Propriétaires ! 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Annie, Mathieu; un frère: D’ Paul-Émile Chicoine (Manon Dupuis); une soeur: Simone Chicoine Dansereau.Plusieurs belles-sœurs, plusieurs neveux et nièces, et de nombreux autres parents et amis.La famille accueillera parents et amis à la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE RIOPEL INC., 4, Saint-André, Verchères (Marie-Victorin, Saint-Alexandre, Saint-André), mardi 5 mai de 14h à 17h, de 19h à 22h et mercredi à 9h.Les funérailles auront lieu le mercredi 6 mai 1998 à 11 h en l'église Saint-François-Xavier à Verchères.Au lieu de fleurs, la famille apprécierait des dons pour la maladie du rein.Formulaires disponibles au salon funéraire.AUTOMOBILES ECES HONDA LX 1993, rouge, manuelle 5 vitesses, 74,000 km., 4 portes conditions A-1.très propre.A voir! 9.350$.Soir et week-end.484-9883 MAZDA Miata 96, bleu-vert, 40,000 km., luxueuxement équipée, cuir, différentiel barré, toit rigide, 8 pneus, radio-cassette-CD.8 haut-parieurs, 24.000$.346-6494.VOLVO V70 Familiale, automatique, 20.000 km, cuir, •mags», vitres teintées, marine métal, 44,200$ lerme, taxes incluses.256-0622 PETRICK, CARMEL, NÉE BERNIER Madame Carmel Bernier Petrick est décédée du cancer le 26 avril 1998 à l'âge de 76 ans.Elle laisse ses deux frères et plusieurs neveux et nièces.Une cérémonie aura lieu en présence des cendres en la chapelle du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, 4601, chemin Côte-des-Neiges, à Montréal, le mercredi 6 mai à 10h.^Direction: Urgel Bourgie ^ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Fidèle d'un curé.2- Sociable.— Huche à pain.3- Secoue.— Prêtre romain (Antiq.).4- Dévêtu.— Saint, né à Llancarvan (mort vers 640).5- Baryum.— Classent.6- Avec diminution de l’intensité des sons jusqu'au silence (Mus.).— Astate.7- Droit d’accès à payer.— Ténia de l'intestin du chien.8- Tâter.— Strontium.9- Sert à lier.— Persan.10- Motif.— Cible.11- Écrivain.12- Tension douloureuse du sphincter.— Époque.VERTICALEMENT 1- Mappemonde.2- Pointu.— Pronom.— Délicatesse.3- Rayon.— Serpents.— Colère.4- Possèdent.— Agent de police.5- En outre.— Secte bouddhique.— Ornement architectural.6- Sélénium.— Perroquet.— Mangeas.7- Lanciner.— Immacu-lée-Marie.8- Qui est difficile à prévoir.9- Pluie.— Mesure d'angle.— Pas un.10- Manchon d’une poignée.— Dont on se sert habituellement.11- «Nouveau».— Raconte.— Patrie d'Abraham.12- Tresse de cheveux.— Arbre africain.Solution de samedi I.K I) K V Oil!.I K I.Il X I) I I MAI I II I) K A 8 EDITORIAL Une carotte pour Milosevic Louis Bélanger Slobodan Milosevic s’est fait adresser un troisième ultimatum la semaine dernière.Il a jusqu’à samedi pour s’engager dans des négociations sur le règlement du conflit au Kosovo et éviter ainsi à son pays de nouvelles sanctions économiques.Mais devant la résistance du régime de Belgrade aux mesures punitives prises jusqu’à maintenant, les pays membres du Groupe de contact sur le Kosovo ont assorti leurs menaces d’une promesse de récompense : la perspective d’une admission de la Fédération yougoslave à l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) et autres institutions internationales.Ce pourrait être leur dernière carte.E n dépit des sanctions déjà décidées par les six membres du Groupe de contact (l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et la Russie) et le Conseil de sécurité des Nations unies, la situation se détériore au Kosovo.Loin d’avoir retiré ses forces de police de la province majoritairement albanaise, comme il est sommé de le faire depuis le 9 mars, le gouvernement de Belgrade a renforcé sa présence militaire, surtout dans le sud et le sud-ouest, près des frontières avec l’Albanie et le Monténégro.Les bombardements de villages et les passages à tabac de civils d’origine albanaise continuent.Ils ont fait plus de 150 morts depuis la fin février.Admirables, les indépendantistes ko-sovares n’ont pas encore cédé à la provocation, mais l’organisation de leur résistance pacifique montre des signes d’essoufflement.Il ne fait de plus aucun doute que la poursuite des agressions serbes favorise ceux qui, comme les partisans de l’Armée de libération du Kosovo, s’opposent à la politique du dialogue du président de la «République de Kosove » Ibrahim Rugova et en appellent aux armes.Le basculement dans la guerre civile, c’est évidemment ce dont rêvent les dirigeants ultra-nationalistes serbes qui préféreraient en découdre avec une armée d’insurgés plutôt qu’une population civile.Car ils savent qu’ils marchent présentement sur des œufs.Aux premiers signes de «nettoyage ethnique », en effet, l’intervention militaire occidentale deviendrait pratiquement inévitable.En revanche et malheureusement, la communauté internationale peut tolérer longtemps, tout en condamnant lés excès, une lutte anti-guérilla.C’est la raison pour laquelle il est important de continuer de soutenir diplomatiquement M.Rugova et sa politique pacifiste, tout en maintenant une surveillance la plus étroite possible des faits et gestes des forces policières et paramilitaires serbes au Kosovo, notamment dans le cadre du mandat du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.Ce sont pareilles actions, davantage que des sanctions somme toute symboliques, qui à défaut de ramener la paix permettront d’éviter le pire.Non seulement le régime de Belgrade refuse-t-il de mettre un terme à l’actuelle campagne de répression policière et militaire qu’il mène dans la province indépendantiste, il fait tout pour rendre impossible le dialogue avec les kosovares.M.Milosevic a par exemple répondu aux appels à la négociation de la communauté internationale en faisant entrer au gouvernement de Serbie Vojislav Seselj au rang de vice-premier ministre.Chef du Parti radical serbe et candidat aux dernières élections présidentielles, M.Seselj est un dangereux extrémiste.Un document officiel adopté par son p;irti en 1995 suggère d’intégrer complètement le Kosovo à l’État serbe en frappant d’ostracisme la majorité albanaise.On y ébauche un plan visant à faire passer les Albanais du Kosovo pour des trafiquants de drogue et des «sidatiques», pour «une nation d’infectés», et ainsi Admirables, les indépendantistes kosovares n’ont pas cédé à la provocation justifier l’isolement et l’enfermement de groupes de Kosovares.Un mois après l’arrivée de M.Seselj, le gouvernement serbe tenait un référendum sur l’opportunité d’accepter une médiation internationale sur le Kosovo, ce qu’exige la communauté internationale et ce qu’a accepté le leadership kosovare.Comme prévu, plus de 90 % des votants ont répondu «non», permettant à M.Seselj, qui agit depuis sa nomination comme porte-parole du gouvernement sur la question du Kosovo, d’entraîner avec lui toute la Serbie encore un peu plus loin dans une logique de confrontation.Devant l’inefficacité des sanctions, auxquelles la Russie ne s’est d’ailleurs pas associée et que la France n’appuie que du bout des lèvres, les pays membres du Groupe de contact ont donc dû jouer ce qui pourrait bien être leur dernière carte.On promet que, si la Fédération yougoslave s’engage dans un processus de résolution du conflit dont les termes sont clairement définis, les portes de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) et des institutions financières internationales commenceront à s’ouvrir pour Belgrade.Ses chances de succès sont minces, mais la manœuvre est intelligente.Pour la première fois, les habitants de ce qui reste de la Fédération yougoslave se voient mis devant une voie de sortie claire et praticable de l’isolement économique et politique qui leur fait si mal.Les plus nationalistes des Serbes demeureront d’autant plus insensibles que leur rhétorique paranoïaque s’accommode mal de ce genre d’ouverture.Mais de larges segments de la population de Serbie et le gouvernement pro-occidental du Monténégro, apercevant enfin la lumière au bout du tunnel, n’accepteront pas facilement de Milosevic qu’il laisse passer une telle occasion.Intégrer l’OSCE peut aussi aider M.Milosevic à régler son problème avec le Kosovo, dont la population de deux millions de personnes à 90 % albanaise, il doit bien s’en rendre compte, ne disparaîtra pas demain matin.L’organisation européenne exige, il est vrai, beaucoup de ses membres en matière de respect des droits des minorités, mais en revanche elle garantit l’intégrité de leurs frontières.En d’autre mots, l’insertion de la Fédération yougoslave dans l’OSCE permettrait d’exclure définitivement l’hypothèse d’une sécession du Kosovo.A l’inverse, si le régime de Belgrade continue dans la voie actuelle, le conflit risque de dégénérer et de s’internationaliser, avec comme issue possible la dernière et peut-être ultime partition de la Yougoslavie.Il reste donc à espérer que M.Milosevic entende raison d’ici samedi et accepte de s’engager à négocier pacifiquement un nouveau statut pour le Kosovo, ce qui serait étonnant.S’il n’obtempère pas, il est probable que les pays du Groupe de contact, déjà affaibli par les dissidences de la Russie et les réserves de la France, ne pourront s’entendre sur de nouvelles sanctions et se limiteront tout bonnement à mettre en œuvre celles déjà décidées.Ils se seront rendus au bout de ce qu’ils peuvent accomplir collectivement et il faudra que s’organise autrement l’action diplomatique pour le règlement de la crise au Kosovo.Laissons nos squeegees tranquilles En réponse à ces gens bien pensants qui verraient volontiers les squeegees punks disparaître du décor.Le coin Papineau/Ontario est un scandale! Quelle horreur que d’afficher la pauvreté de la sorte! Et de jter-mettre à ces squeegees punks de déranger, de laver moins blanc et de nous en faire voir de toutes les couleurs! On pourrait les remplacer par des bacs à fleurs.Et le maire Bourque serait content.Moi pas.Bien au contraire, p^rce que quand j’emprunte le Pont Jacques Cartier quotidiennement et que je m’arrête au feu rouge au coin Papineau et Ontario, je pense que nos jeunes marginaux sont vaillants et imaginatifs.Ils travaillent, ils n’embêtent personne, ils sont très polis, ils n’insistent pas quand on leur dit non merci.Et puis ils colorent le paysage montréalais d’une insouciance et d’une irrévérence bien tranquille.J’ai du mal à imaginer qu’ils sont des fainéants qui essaient de gagner le plus d’argent possible en travaillant le moins possible.Ils vont même jusqu’à assister à des séances municipales pour faire valoir leurs droits et faire preuve d’un sens social développé.Je les regarde et je me réjouis de voir que la marginalité a une dignité, une intelligence, un cœur et une âme.Que l’on veuille les enrayer, les dévier, les structurer tient du mépris et reflète une société en mal d’imaginaire.Moi, ce sont ces milliers de jeunes de tout âge qui frappent à ma porte avec leur chocolat, leurs biscuits et leurs bé-belles pour que leur équipe de je ne sais quoi concoure à Hawaï, aux Olym-piques, en Europe ou qui me téléphonent pour que je contribue à la cause des athlètes handicapés, des missionnaires, des nettoyeurs de tapis, des vendeurs de livrets de coupons, des LETTRES -?- aveugles, des partis politiques, qui m'agressent Et ce, en toute légitimité, avec le soutien et l’encouragement des écoles, des adultes, des parents.On leur dit que c’est l’école de la débrouillardise, de la communication voire de l’entrepre-neurship! Four moi, c’est une glorification de la quête organisée.Continuez à citer le maire de New York en exemple et à comparer les squeegees punks new-yorkais à nos squeegees punks montréalais et nous réussirons à créer une situation d’où la violence ne sera pas exclue.À force de se faire accuser de quelque chose dont on est innocent, on finit par le faire.J’aimerais croire que nos jeunes ont droit à plus que cela de nous.Tenter de les regarder d’un autre œil, c’est reconnaître en eux nos artistes et notre avenir.Laissons les donc aller, ils sont peut-être notre assurance contre la morosité.Hélène deMontigny Greenfield Park, 21 avril 1998 Une bibliothèque peu ouverte Mesdames Louise Beaudoin et Lise Bissonnette, Ces jours-ci, l’espace public et politique de communication fait grande place au livre et à la lecture.En tant que bibliothécaire à l’Université Laval) et lectrice (tous azimuts), le sort du livre et de la lecture me préoccupe aussi beaucoup.J’entendais Jean Payeur de l’Institut canadien de Québec déplorer le fait que certaines bibliothèques ne soient ouvertes que 30 heures par semaine.Que diriez-vous d’une bibliothèque qui n’accueillerait ses lecteurs que quatre heures par semaine?C’est le cas de la Bibliothèque du Musée du Québec, ouverte le mercredi de 13h à 17h! De plus, c’est une bibliothèque qui ne prête pas: consultation sur place seule- ment.J’espère que vos influences conjuguées sur l’opinion publique éclairée et le politique sauront contribuer à trouver une solution à ce problème de quasi-fermeture d’une bibliothèque importante dans le réseau de la région de Québec.J’ai déjà envoyé récemment un courriel au Directeur du Musée du Québec, John Porter, mais n’ai pas reçu de réponse.Je me doute bien que le Musée fait face à des compressions budgétaires difficiles.Je suis membre des Amis du Musée et cela me désole.Le réseau du livre a besoin d’être consolidé et chacun de ses nœuds est important.Merci de me lire et de travailler dans le bon sens.Diane Poirier Québec, 24 avril 1998 Un avenir de métal Il y a seulement dix ans de cela, on s’imaginait piloter une voiture volante sur des voies aériennes à 200 kilomètres à l’heure.Aujourd’hui, à l’aube de l’an 2000, tout est autrement; ce ne sont pas les voitures qui ont été remplacées p;ir des engins volants mais les humains par des robots! Après plusieurs années d’études, vous accédez enfin au marché du travail.Les portes y seront-elles encore ouvertes pour les humains?Tout dépend des domaines mais plus le temps passe, plus ils sont nombreux.D’ici peu, la guerre sera ouverte entre les robots et les hommes |xnir l’obtention d’un emploi.Vous faire soigner par un robot vous plairait-il?Probablement pas.le* contact humain dont toute personne a besoin ne deviendrait qu’un simple souvenir.Eh bien, un morceau de robot jxnir les informaticiens et que la force soit avec vous.Annick Dansereau Annie Chartrand Etudiantes au Collège de l'Assomption Saint-Sulpice, 20 avril 1998 CoUTRMÏNT DlPuiS CoaaPRCMS éhHVdTft Le gouffre des mots 0 n ne connaît ni le lieu ni l’époque où le langage, en tant qu’ensemble de sons articulés, a fait son apparition.D’aucuns affirment que toutes les langues dérivent d’une langue commune dont les variations subséquentes s’expliqueraient par les migrations.D’autres estiment que les langues mères, d’où proviennent toutes les autres, sont nées en des lieux et en des temps différents.Tous, cependant, considèrent qu’elles se sont développées par l’usage et quelles reflètent généralement des conventions, rarement des prescriptions.On ne peut rattacher les catégories grammaticales, ?dont les genres propres aux divers systèmes linguistiques, à une logique particulière.En ce moment, des mouvements d’opinions confondent sexe et genre.Les mots n’ont pas de sexe: ils ont un genre; et celui-ci peut être soumis à des règles étranges.Ainsi, en anglais, les noms de navire, ship, vessel, craft, exigent le féminin et non le neutre.En français, le mot chaise est féminin; il est masculin en allemand.Au Moyen-Age, bien des mots, aujourd’hui masculins, étaient traités comme féminins à cause de leur terminaison.D’après le linguiste Joseph Vendryes, c’était le cas des mots pape et prophète.Les mots ont une histoire.Quand on emploie un terme abstrait, on est naturellement enclin à attribuer une existence réelle et précise à ce qu’il est censé désigner ou évoquer.Mais on oublie habituellement que ce mot peut avoir eu plusieurs significations successives et que le sens qu’on lui donne au moment où l’on y recourt n’exprime qu’un instant particulier de son évolution.Prenons un mot capital: Dieu.Dans la grande famille indo-européenne, on le trouve à une époque A miré P a I ry ?lointaine, en sanskrit, sous la forme de dyauli.Puis, un peu plus tard, on le retrouve en grec sous la forme de Zetts, qui deviendra Jupiter (Zeus-Pater) en latin.Ce même mot n’avait pas le même sens en Inde, où il signifiait le ciel, le jour, en Grèce, où il désignait une divinité qui n’avait pas pleine autorité dans son Qlympe, et à Rome, où il s’appliquait à un Etre placé au-dessus de toutes les puissances célestes et dont la volonté n’était soumise qu’au Destin.C’est pourquoi, quand un chrétien parle de Dieu, il emploie un terme qui, à travers une légère transformation, a signifié des choses bien différentes au cours du parcours millénaire qui l’a conduit jusqu’à nous.Nul n’a trouvé dans la formation des langues l’indice d’un quelconque décret divin.D’où la précarité de tous ces dogmes, de toutes ces doctrines, de toutes ces croyances que l’on tient pour révélés et qui confèrent aux idiomes qui les énoncent ou les véhiculent un soi-disant caractère sacré.Il ne saurait y avoir de langues sacrées.Je me reporterai à une expérience que j’ai vécue.Au cours d’un dialogue qui se déroulait au Vatican entre un chrétien et un musulman, tous deux arabophones, j’avais noté qu’ils donnaient à un mot-clé, le mot ruh, qui signifie esprit, souffle, un sens fondamentalement différent.Chez les chrétiens arabes le mot ruli veut dire l’Esprit saint, la troisième Personne de la Trinité.Chez les musulmans arabes, ce même mot s’applique dans le Coran au Souffle de Dieu.Chrétiens et musulmans proclament la virginité de Marie et la naissance miraculeuse de Jésus par l’opération d’un Agent désigné par le même nom porteur de deux sens inconciliables.Pendant la même discussion, j’avais remarqué que le Ver- be de Dieu (Kalimat Allah), auquel chacun des interlocuteurs se rapportait, signifiait une personne pour le chrétien, le Christ, et un livre pour le musulman, le Coran.J’ajouterai que pour un religieux chinois, devenu avant sa mort abbé d’un monastère de Gand, en Belgique, le Verbe de Dieu correspond au Dao, longuement décrit au VII' siècle avant notre ère par le célèbre Lao-Tse.Nul ne peut garantir que les deux concepts sont identiques.Le terme chinois, parce qu’il est essentiellement un signe, ne peut être traduit dans nos langues qu’approximativement.Le problème du sens des mots se pose avec force dans la science contemporaine.Des termes aussi importants que matière, vie et esprit n’ont plus du tout le sens qu’on leur donnait au siècle précédent.La matière des physiciens est immatérielle; la vie des biologistes ne sait plus où elle commence; l’esprit des psychologues agit partout, même dans les minéraux, au dire de quelques savants de l’Inde.Les mots sont des pièges redoutables parce que, comme l’a écrit Claude Hagège, ils ont une aptitude à nommer l’inexistant En réifiant des termes abstraits et généraux, les hommes créent souvent des entités métaphysiques qui engendrent, à leur tour, toutes sortes de monstres conceptuels.Dans les systèmes totalitaires, les mots se substituent rapidement aux idées et deviennent les meilleurs instruments du pouvoir.Ils produisent des systèmes clos, fermés sur eux-mêmes, qui, ayant réponse à tout, restent imperméables aux autres et ne renvoient qu’à eux-mêmes.Le langage est parvenu à créer, par delà le monde sensoriel, un monde autonome, celui des idées et des mythes, porteur des pires aventures.Cette pensée de l’Autrichien Mauthner me paraît tout résumer: «Le langage montre sa tyrannie dans la religion, sa beauté dans la poésie, son impuissance dans la science».P R 0 P 0 S -?- .de ceux qui ne travaillent pas ou qui travaillent trop En moyenne, 1,5 million de Canadiens étaient au chômage entre janvier et septembre 1997.Pourtant, durant la même période, près de deux millions de Canadiens ont, chaque semaine, prolongé leur horaire de travail normal ou prévu d’environ 17,6 millions d’heures, ce qui représentent 5 % du total des heures de travail habituelles.Non seulement le taux de chômage est-il demeuré élevé malgré la reprise économique qui a suivi la récession du début des années 90, mais bien des gens qui travaillent sont sous-employés.Paradoxalement, d’autres ploient sous le lourd fardeau des longues heures de travail.Les couples à deux revenus et les parents seuls qui ont un emploi sont particulièrement menacés par le stress et la fatigue lorsque le temps manque à la fin de la journée pour s’acquitter des obligations familiales et des autres responsabilités du ménage (Frederick, 1995).Cependant, certains doivent exécuter de longues heures pour joindre les deux bouts.D’autres accomplissent ce surcroît de travail, souvent sans être rémunérés, parce qu’ils estiment ne pas avoir le choix, pour obtenir de l’avancement, pour accomplir leurs tâches ou tout simplement, pour conserver leur emploi dans un contexte économique marqué par la compression des coûts et la rationalisation.Mentionnons également les personnes qui font des heures supplémentaires pour la satisfaction que leur apporte leur travail.Doreen Duchesne, L’emploi et le revenu en perspective, Statistique Canada, hiver 1997 LE DEVOIR FONDÉ PAR II K N R I B 0 U R A S S A LF 10 JANVIER I II I 0 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAIJX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS T II 0 II IN Directeur de I ’ i n f n r m a I i o n C L AIII) K B F AI! R K G A RI) Directeurs adjoi n ts de P in for m al i on PIE RRE B E A ULIE U, PI E R RE C A Y0UETTE, NORMAND Tll É RI AII LT Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE I) IIB É 2050, rue de Blcury, IP étage, Montréal (Québoc) USA 3M9.Tel.: (514) 985-3333 F A I S CE QUE DOIS ê U A û >1 II i: \ ) H .1 P 1 ri A n I.K I) K VOIR I.K I.II X I) I M Al I II !) 8 A 9 IDEES Journée mondiale de la liberté de presse «Aucun gouvernement ne peut empêcher la libre circulation de l’information» - Kofi Annan En 1993, l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse — en dépit du fait qu’un grand nombre de ses États-membres violent quotidiennement la liberté de la presse.L’Association mondiale des journaux a demandé cette année au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, de donner son point de vue sur la lutte mondiale pour la liberté de la presse et de dire ce que fait l’ONU pour soutenir ce combat.L’entretien, dont Le Devoir publie aujourd’hui des extraits, a eu lieu dans le bureau du Secrétaire général, à New York.ssociation mondiale des journaux: Le concept d'un Nouvel ordre mondial de l’information a été critiqué dans les pays démocratiques, pour avoir mis implicitement l’information au service des gouvernements nationaux.Il a été abandonné progressivement par l'UNESCO, mais nous craignons que certains de ses partisans soient tentés de le faire revivre à partir du siège des Nations unies, à New York.Monsieur le Secrétaire général des Nations unies, quelle est votre opinion à ce sujet ?Kofi Annan: Je pense que ce concept, cette approche, sont morts depuis longtemps.Il faut dire qu’il y a eu pas mal de malentendus autour de cette idée.Mais en ce qui me concerne, elle est enterrée, et il n’y a aucun désir ni intention de la ranimer.Je ne pense pas que nous ayons des raisons de craindre un réveil du Nouvel ordre mondial de l’information.AMJ: Comment réagissez-vous chaque fois que vous apprenez personnellement qu'un journaliste a été assassiné ou emprisonné quelque part dans le monde ?Et que fait l’ONU pour faire pression sur les gouvernements qui détiennent actuellement des journalistes ?Kofi Annan: Tout d’abord, chaque fois qu’il y a une victime dans le monde, un journaliste ou n’importe quelle autre victime innocente, c’est quelque chose qui me concerne et qui nous concerne tous.Mais si c’est un journaliste qui est éliminé, quelqu’un qui représente l’opinion et s’exprime au nom des autres en dénonçant parfois les EPv » 'i- •*' • \0f i/ REUTERS Kofi Annan, Secrétaire général des Nations unies excès, alors c’est une perte pour l’ensemble d’entre nous, car nous perdons une voix qui s’élève, une voix qui jette la lumière sur certains abus douloureux de la société.Je pense toutefois que ce que nous avons essayé de faire, à travers notamment notre bureau du Haut Commissariat des droits de l’homme, est véritablement d’insister sur ce respect des droits de l’homme et des sociétés basées sur l’état de droit.Le Programme de développement de l’ONU est ainsi aujourd’hui très actif dans le domaine gouvernemental: il aide les gouvernements à se doter d’un cadre juridique et des institutions adéquates et travaille véritablement à leurs côtés pour créer un environnement propice afin que les journalistes, les hommes d’affaires et les particuliers puissent mener à bien leur travail et vivre pleinement.Ainsi donc, non seulement nous enquêtons parfois sur les abus — en envoyant sur place des rapporteurs —, mais nous travaillons également avec les gouvernements Cuba pour nous assurer que les institutions et le cadre juridique nécessaires sont en place pour permettre aux gens d’opérer librement.AMJ: Mais vous n'avez pas la possibilité d’intervenir directement auprès des gouvernements pour faire libérer des journalistes, par exemple?Si vous apprenez ainsi que Pius Nja-we est en prison, vous ne pouvez pas agir directement sur les gouvernements, les premiers ministres, les présidents ?Kofi Annan: Nous sommes intervenus dans certains cas spécifiques, où il s’agissait non seulement de journalistes, mais aussi d’autres personnes.Mais ce n’est pas une chose que nous faisons systématiquement.Par ailleurs, concernant la question de l’emprisonnement injustifié, nous l’avons condamné à travers le monde de manière globale, et dans certains cas bien précis, nous avons été en mesure d’intervenir.Si je me rends dans un pays, je soulève la question avec le gouvernement ou je lui passe un mot disant: «pourriez-vous essayer de faire quelque chose pour ce prisonnier ou tenter de l’aider».Mais nous n’intervenons pas systématiquement chaque fois qu’un journaliste est arrêté.Pauvreté et information AMJ: Monsieur le Secrétaire général, dans de nombreux pays, les gens réclament encore principalement de la nourriture, un toit et l’accès à la scolarisation.Quels sont, selon vous, les liens entre la pauvreté et l'absence de libre circulation de l’information?Kofi Annan: L’absence d’éducation est un obstacle majeur au progrès de la société.Si vous avez une population éduquée, qui fait preuve de tolérance et qui comprend par ailleurs la nécessité de la libre circulation de l’information, alors votre pays sera parmi les premiers.Par contre, là où la pauvreté sévit de façon endémique et où les gens ne sont pas éduqués, ils n’envisageraient même pas de se poser certaines des questions que vous avez soulevées.Ils ont des besoins si élémentaires et si urgents que le problème de la libre circulation de l’information n’est pas forcément celui qui leur tient le plus à cœur.Toutefois je pense que dans tous les pays où nous réussissons à préserver un certain niveau de vie, la libre circulation de l’information devient un aspect essentiel de la vie des gens, et que si les gouvernements ne la mettent, pas en œuvre, ils l’exigeront et chercheront à l’atteindre.A notre époque, avec Internet et les nouvelles technologies, l’information va circuler beaucoup librement, et aucun gouvernement ni dirigeant ne pourra l’en empêcher.En fait, une partie de cette information ne sera même pas visible et ils ne pourront donc pas l’arrêter ou la contrôler.Une fois en- ,(r •>i ( core, cela nécessite un certain niveau de développement, T1, et la pauvreté peut être un obstacle majeur.t1 Menaces évidentes AMJ: Le Comité pour la protection des journalistes a récemment publié la liste des dirigeants mondiaux considérés comme les principaux ennemis de la liberté de la presse en raison* de leur politique de persécution.Cette liste attire l’attention* sur des nations comme la Chine, Cuba ou la Birmanie.Quel peut faire l’ONU, le cas échéant, concernant des menaces] aussi évidentes pour la liberté d’information?Kofi Annan: Nous sommes très actifs par l’intermédiaire^ du bureau du Haut Commissariat des droits de l’homme,; qui tient réunion en ce moment-même à Genève.Il se ré-, unit six fois par an pour passer en revue la situation des]' droits de l’homme à travers le monde, étudier les pays où des violations ont été commises, et ceux sur lesquels les i rapporteurs présentent des rapports.Dans certains cas, le.i bureau vote des résolutions contre les gouvernements et., la manière dont ils traitent leurs citoyens.Il s’agit là d’une .contribution très importante à tous nos efforts pour libéraliser la société.j AMJ: Quelles conséquences la réforme des Nations unies, I que vous menez actuellement, aura-t-elle sur la couverture ] journalistique des activités de l’organisation?Pourquoi les , sessions du Conseil de sécurité se déroulent-elles à huis clos et ne sont-elles pas ouvertes aux médias?Kofi Annan: L’un des domaines que nous examinons et 1 qui sera probablement affecté par ces réformes est nos re- ¦ lations avec les médias.Nous avons, selon moi, proposé j de nouvelles approches et de nouveaux moyens de colla-,, borer plus efficacement avec les médias, en étant plus ou- j verts à la presse, et en encourageant les principaux res- ^ ponsables de l’organisation, dont moi-même, à être plus1 < accessibles aux journalistes et à traiter avec eux.1 » Quant au Conseil de Sécurité, une des questions qui a 1 été soulevée est de savoir pourquoi les séances ne sont1 pas publiques.En réalité, elles ne sont pas uniquement in- t terdites aux médias, mais limitées aux 15 membres du Conseil.La plupart de ces sessions consistent en des disr 1 eussions plutôt confidentielles, non officielles, et ce n’est ’ que lorsque les 15 membres tiennent périodiquement des > séances officielles que les autres États-membres et la près- ; se peuvent y assister.J’imagine que cela pourrait être un , des aspects examinés par le Conseil de sécurité lorsqu’il ' poursuivra sa réforme.Mais il ne semble pas y avoir de dé- ’ sir pressant pour le moment d’ouvrir les séances à la près-’ » se, pas même aux autres États-membres qui ne font pas .' partie du Conseil.,j Écrire la vérité La presse indépendante continue d’essayer d’ouvrir de nouveaux horizons dans un paysage désolant Entretien avec le dissident Wei Jingsheng Comment les Chinois restreignent la liberté de presse >i • 11 c PAUL RIVERO Cubas Press Le gouvernement de Fidel Castro contrôle tous les médias cubains.Le harcèlement constant des autorités a contraint un grand nombre de journalistes indépendants à choisir l'exil.Ceux qui sont restés soumis à une surveillance permanente, des passages à tabac, et des détentions occasionnelles.Paul Rivero, un des pionniers de la presse indépendante à Cuba, dirige l'agence de presse de Cuba à La Havane, qu’il a fondée en 1995.Il a été détenu et intimidé par la police à plusieurs reprises depuis qu’il a publiquement abandonné le journalisme «officiel» en 1991.M.Rivero est également un poète estimé.haque fois que je m’assieds devant le vide intimidant de la page blanche pour évoquer la situation de la liberté de la presse dans mon pays, je ne puis m’empêcher de me rappeler une phrase que j’ai lue, il y a quelque temps, dans un livre écrit à Prague, après l’instauration de la démocratie: «Le socialisme a besoin de la presse, mais la presse a-t-elle besoin du socialisme?» Mon expérience de vie dans un pays socialiste depuis l’âge de 12 ans m’a permis de dresser une liste lugubre d’arguments qui m’autorisent à répondre par un «non» retentissant et catégorique à cette question rhétorique.Et comme j’ai étudié le journalisme sous un régime socialiste et travaillé pendant de nombreuses années — trop d’années en fait — au service des médias officiels, je peux également dresser un long inventaire d’échecs pour illustrer le caractère ironique des propos de l’auteur.Mes activités au cours des 20 années où j’ai travaillé pour des journaux, des magazines et des agences gouvernementales cubaines m’ont placé dans une position privilégiée pour parler de l’absence de la liberté de la presse dans mon pays.Mais ce que je souhaiterais plus particulièrement partager avec mes lecteurs potentiels, c’est mon expérience décisi- ve comme journaliste travaillant en dehors du contrôle de l’État, au-delà des frontières du Parti communiste, libre des restrictions d’une idéologie spécifique.Journalistes emprisonnés Depuis que nous — un groupe d’hommes et de femmes — avons commencé de l’intérieur à essayer de faire connaître au monde extérieur et à de larges pans de la population cubaine notre vision de la réalité et nos points de vue, et de relater avec objectivité et professionnalisme les épisodes les plus marquants de notre vie quotidienne, nous avons été mis hors la loi, oubliés, oblitérés en tant qu’in-dividus, et emprisonnés.Car non seulement il n’y a pas de liberté de presse à Cuba, mais pis encore, la presse n’existe pas.Ce qui circule sous forme de journaux et de magazines, ou ce qu’on peut entendre à la radio et au journal télévisé, reflète le point de vue sur la vie que l’État — seul arbitre de la vérité — juge bon d’imposer à la population.Un autre aspect spécifique du journalisme cubain actuel est que les gens n’ont pas encore découvert leur droit de réponse.La presse peut accuser, diffamer, détruire moralement des individus, dans le pays ou à 1 étranger, sans que ces victimes aient la moindre chance d’exprimer leur point de vue.Quant à nous, les quelque 40 hommes et femmes qui nous sommes fixés pour mission d’attirer l’attention sur les problèmes complexes qui minent notre société, d’exposer ses maux et ses bienfaits, de donner des informations non falsifiées et de dénoncer les inégalités flagrantes, nous avons également été victimes de son pouvoir absolu.Ce que l’on connaît sous le nom de presse indépendante — à savoir huit groupes, dont quatre basés à La Havane et les autres dans les provinces centrales et occidentales — fonctionne activement depuis le printemps 1995.Mais certains journalistes ont déjà dû quitter le pays, trois autres ont été inculpés, et deux sont emprisonnés.REUTERS Fidel Castro L’un d’entre eux est Bernardo Aré-valo Padron, directeur d’une petite agence du sud de Cuba, qui purge une peine de six ans de prison pour manque de respect envers la personne du «Commandant en chef».Un autre est Lorenzo Paez Nunez, un correspondant dans une région située au sud de La Havane, condamné à 18 mois de prison pour «propagation d’informations séditieuses».Un troisième est Juan Carlos Recio, un reporter de 24 ans de l'Agenda Cuba Press, au nord de Cuba, accusé d’avoir dissimulé à la police des informations sur les activités d’un groupe politique local.Il purge actuellement une peine de 12 mois de prison.La presse indépendante Voici le tableau peu réjouissant d’un pays qui entrera bientôt dans sa cinquantième année de répression, un pays qui, au XIX1' siècle, a donné naissance à José Marti, une des grandes figures du journalisme latino-américain.Le paysage médiatique est totalement désolant: un quotidien national, quelques hebdomadaires nationaux, et un hebdomadaire dans chacune des 14 provinces.Toujours avec la même rhétorique politique, la même vision édulcorée de la réalité cubaine, le même jargon journalistique, triomphal au point d’en perdre la raison, totalement dépourvu de sens.La presse indépendante, privée de télécopieurs ou d’ordinateurs, soumise à une surveillance téléphonique constante, au harcèlement et aux menaces, continue d’essayer d’ouvrir de nouveaux horizons, un nouvel espace qui permettra le retour d’une presse libre et l’éclosion d’une société démocratique, dotée d’institutions civiles solides.Nous nous dirigeons ainsi petit à petit vers le nouveau millénaire, et rendons hommage à tous les journalistes du monde libre, ceux de Cuba, qui adhèrent toujours aux médias officiels et pensent sincèrement que la loyauté n’est pas la stagnation, et ceux qui, ici ou ailleurs, se font un point d’honneur d’écrire la vérité dans le but d’améliorer le monde dans lequel nous vivons tous.Wei Jingsheng, le plus célèbre dissident chinois, a été libéré de prison et exilé aux Etats-Unis en novembre 1997, après avoir passé une grande partie de sa vie derrière les barreaux, son unique «crime» étant d’avoir appelé aux réformes démocratiques en Chine.Malgré le régime cellulaire et la torture, il n’a jamais renoncé à ses convictions et reste un porte-parole éloquent de la lutte contre la répression.Il a fait les commentaires suivants à l’Association Mondiale des Journaux.ssociation mondiale des journaux: Quelles sont vos prévisions concernant les développements en Chine au cours des mois et des années à venir?Wei Jingsheng: Le peuple chinois est en lutte depuis 100 ans.Il s’aperçoit à présent qu’il ne peut plus tolérer la dictature.Nombreux sont ceux qui ont embrassé les idéaux démocratiques, mais à l’heure actuelle, le Parti communiste chinois continue de réprimer ces aspirations à la démocratie.Il n’est pas prêt à renoncer au pouvoir et refuse obstinément de procéder à des réformes démocratiques.Et à ce stade très crucial de la lutte, les nations démocratiques dans le monde ont décidé de lever leur pression sur le Parti communiste chinois.Aux yeux de nombre de gens, la voie pacifique vers la réforme n’offre plus guère d’espoir.Aujourd’hui, beaucoup de Chinois n’ont rien à manger et n’ont pas de travail.Dans vos pays, vous percevez des allocations chômage, mais en Chine, cela n’existe pas: les gens sans emploi ne disposent d’aucune ressource.Dans ces conditions, comment ces personnes — dépourvues de travail et de nourriture — peuvent-elles attendre que la situation évolue de manière pacifique?Nous avons déjà été témoins de confrontations violentes en Chine.Les événements dans ce pays pourraient prendre à nouveau une tournure très dramatique, et nous perdrions ainsi l’occasion de voir la société évoluer pacifiquement.Au cours des 100 dernières années, nous avons laissé échapper beaucoup de ces occasions de paix.Nous ne savons pas quand une autre occasion se présentera.Nous espérons donc que les gouvernements et les peuples occidentaux apporteront ) davantage de soutien à la population chinoise.Si la Chine pouvait évoluer vers la démocratie, cela serait un fac- ' teur très important pour la paix mon- ' diale.Si, par contre, on assistait à une j confrontation armée aujourd’hui dans j ce pays, je pense que ce serait au dé- , triment du monde entier, une catas- j trophe pour l’humanité.AMJ: Certains gouvernements et entre- 1 ‘ prises soutiennent que faire des affaires ) avec la Chine peut contribuer grande- j ment à encourager les réformes démo-1 cratiques et à alléger les restrictions pesant sur la liberté d’expression, que \ l’ouverture économique conduira à des 1 ' réformes politiques.Quelle est votre po- i 1 sition à ce sujet?(fl/- Wei Jingsheng: Nombreux sont les., , hommes d’affaires occidentaux qui disent qu’en ouvrant des usines en Chine, ils favorisent la démocratie.•; Mais nous savons bien que lorsque les hommes d’affaires se rendent là-bas pour investir, ils pensent avant tout à l’argent, pas à la démocratie.Si dans leur quête d’argent ils peuvent faire l’impasse sur la démocratie dans leur propre pays — pourquoi se préoccuperaient-ils de la démocratie en1' Chine?Lorsque les gens viennent investir ' dans des pays comme le nôtre, ils contribuent à l’amélioration des'; conditions économiques.Mais cela; ; n’est pas bon car ils aident un systè- 1 me répressif.AMJ: Quelle est la situation en Chine 1 même pour les journalistes chinois au- t jourd’hui?Wei Jingsheng: Dans notre pays, le1 * Parti communiste a interdit au I peuple de créer ses propres journaux, seul le parti détenant ce droit.11 La Chine entretient beaucoup ' d’idées étranges en raison de cela: la' * même chose s’est produite en Union 1 Soviétique.On compte toutefois aujourd’hui plus de 100 partis dans l’ex- ’ URSS.Ce n’est qu’à travers un vaste échange d'idées très diverses que -J l’on peut se débarrasser de conceptions erronées et que la société peut progresser.On trouve en Chine un grand 1 nombre de rédacteurs en chef, de journalistes et d’écrivains dotés des ’ meilleures intentions et qui ont beau-" coup souffert car ils ont défié le gouvernement chinois.Il n’y a pas de li- J berté de la presse en Chine.LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Caroline Montpetit, Brian Myles (politique municipale).Isabelle Paré (santé), {relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : A l'information i néma) ; A l'information économique : Gérard Bérubé {adjoint au directeur de l'information), 1.„ , , .„ .,, .,, , Dolitiaue Pierre O'Neill Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne {correspondant parlementaire et éditorialiste a Quebec) ; A 1 information sportive : Yves d Avignon ; Mane-Hélenc Alane {secretaire a ta ré-daction) ; Judith Lachapelle, Marie-Claude Pebt (commis).La documentation : Gilles Pare (directeur) ; Brigitte publics et appels d'offres).Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault.Jacques TION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (resp Johanne Brien (responsable) Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Use Lachapelle, roy Patrick Inkel (contrôleur) Ghislaine Ldleur, Danielle Nantcl (secrétaire administrative).Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).am ii A 10 I, E I) E V 0 I It .I, E I.U N I) I I M Al I !l !) H LE DEVOIR ACTUALITES BOUCHARD SUITE DE LA PAGE 1 lotité du Canada anglais pour la promotion, la protection, la survie du français.Il faudrait demander à M.Charest comment il se fait que le Québec est devenu le seul endroit au Canada où il n’y a pas de diminution des parlants français et que les communautés francophones de l'Ouest sont en train de péricliter, de disparaître de génération en génération.» L’auditoire de quelque 500 militants a également apprécié que leur chef se moque de la volte-face de Jean Chariest sur le déficit zéro et de son ambivalence face à la déclaration de "Calgary.«On n’a pas le droit de se présenterait poste de premier ministre et de vouloir former le gouvernement du Québec sans répondre à ces questions vitales pour l’avenir politique du Québec.Il va devoir sortir des images, des confisions, des échappatoires, des circonvolutions.» Pour l’héroïne de cette journée, la ministre Rita Dionne-Marsolai^ ce fut un moment de ravissement.D’abord parce la plupart de ses collègues du caucus montréalais s’étaient déplacés pour venir lui témoigner leur solidarité.Mais surtout parce que si jamais elle a été en disgrâce auprès de son chef, elle sait depuis hier que sa réhabilitation est absolue.Les propos élogieux que M.Bouchard a eus à son endroit montrent quelle n’a plus rien à craindre d’un éventuel remaniement ou pour son sort dans un prochain gouvernement.«En plus d’être un bon ministre, Rita a été un excellent député.Elle fera partie du prochain gouvernement qui va créer les conditions gagnantes où sera tenu un référendum gagnant, qui dotera le Québec de son pays.» Par contre, la ministre de l’Emploi et de la Sojidarité, Louise Harel, a vécu quelques moments pénibles.A son arrivée au cégep de Rosemont, elle fut accueillie par le tintamarre des boîtes de conserve et des casseroles qui s’entrechoquent Organisée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain, la manifestation visait à lui rappeler le caractère inique de certaines dispositions du projet de loi 186 sur la Sécurité du revenu, qui prévoient la saisie des chèques d’aide sociale des assistés sociaux qui ne peuvent payer leur loyer.Mme Harel s’est dite hier disposée à évaluer «toutes les autres solutions» qui lui seront présentées.La Déclaration de Calgary, dites-vous?PRESSE CANADIENNE La Déclaration de Calgary soulève bien peu d’intérêt auprès des Canadiens et des Québécois, s’il faut en croire un sondage commandé par le Bloc québécois et dont Radio-Canada a obtenu copie.Ainsi, à peine 33 % des Canadiens ont déjà entendu parler de la Déclaration de Calgary, et la plupart d’entre eux, soit 90 %, sont incapables de dire de quoi il s’agit.A peine € % savent qu’on y parle du «caractère unique» du Québec et 2 % de l’égalité des provinces.D’autre part, parmi ceux qui connaissent le document, très peu jugent qu’il permettra de régler la question de l’unité nationale; au Canada, 57 % croient que ses chances sont faibles, alors que le pessimisme atteint 68 % au Québec.«Je pense qu’on peut dire qu’en dehors des élites journalistiques et politiques, la Déclaration de Calgary, au Canada, c'est un non-événement», estime Michel Lemieux, vice-président de la firme de sondage Léger et Léger.Le sondage, réalisé conjointement par Léger et Léger ainsi que Comquest, a été mené il y a un mois auprès de 3000 répondants à travers le Canada, ce qui donne une marge d’erreur inférieure à 2 %.Par ailleurs, quand on demande aux répondants s’il faudrait constitutionnaliser des éléments juridiques concernant la promotion de la société québécoise et de sa culture, il y a opposition fondamentale: le Québec dit oui à 65 %; le Canada non à 60 %.Le sondage commandé par le Bloc québécois servirait à préparer le terrain pour la décision, mercredi, du conseil des ministres à Québec de consulter les Québécois sur la Déclaration de Calgary.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 [?$! Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 AVOCAT La première instance de révision refuse 80 % des demandes SUITE DE LA PAGE 1 en faveur d’une réforme de la Loi de l’assurance automobile, a obtenu des jugements qui auront rapporté, à terme, quelque 64 millions aux 222 citoyens qui ont eu le courage de porter leur cause en appel, dont six millions qui leur ont été versés en 1997 seulement.«Comment se fait-il qu'il faille attendre deux ans après un accident de la route pour enfin faire reconnaître ses droits par un tribunal administratif ?Pendant tout ce temps, ces gens souffrent et sont souvent privés de tout autre revenu pour faire vivre leur famille.C’est indécent !» Contrairement à ce que certains pourraient croire, M' Bellemare ne cherche pas à faire marcher ses affaires.Non seulement ne manque-t-il pas de travail, étant l’un des rares spécialistes en la matière, mais il ne retire aucun pourcentage du produit final de son travail.Un mandat de l’assistance juridique ne lui rapporte que 200 ou 300 $ pour une cause qui peut durer deux ans, alors que pour un client normal, les honoraires fixes, connus au départ, se situent entre 2000 et 3000 $, selon la complexité du dossier.A cette somme, il faut toutefois ajouter le coût parfois élevé des expertises médicales.Un accidenté de la route, Réjean Boucher, de Lac-Mé-gantic, a ainsi dû avoir recours aux services d’un avocat après que la SAAQ eut mis fin à ses prestations.Un an plus tôt, en avril 1995, sa camionnette avait été violemment heurtée par une voiture venant de l’arrière, l’accident lui causant diverses blessures au dos.«Malgré les expertises médicales, la SAAQ refusait de me croire.A lire le rapport de leur médecin, c’est comme si j’étais en meilleure santé après l'accident qu’avant, alors qu'il m’arrive encore de rester paralysé après quelques heures couché, que j'ai des problèmes de reins et mal au dos de la tête aux cuisses.S’il n 'avait été du regard de mes enfants et de ma femme, je n 'aurais pu continuer à vivre sans travailler.Ça ne m’était jamais arrivé de ne pas travailler depuis l’enfance! C’est inhumain d'attendre comme ça, pendant deux ans, qu’un tribunal révise une décision.» La semaine dernière, cet ébéniste de 50 ans apprenait que le Tribunal administratif, l’instance de dernier recours, indépendante de la SAAQ, avait rendu un jugement favorable à sa cause.Il s’attend à recevoir une somme d’environ 500 $ net par semaine, en plus des sommes dues depuis deux ans et d’une compensation pour une incapacité partielle permanente.Mr Bellemare, qui le représentait, trouve aussi inacceptable qu’il faille attendre si longtemps avant de connaître le sort qui nous sera réservé à la suite d’un accident de la route ou du travail.«A la SAAQ surtout, plus qu’à la CSST, les citoyens sont laissés à eux-mêmes, sans aucun soutien dans leur démarche, alors que l’organisme, lui, est toujours représenté par des avocats et une batterie d’experts.Personnellement, je suggère à mes clients de ne même pas se présenter devant la première instance de révision, qui refuse 80 % des demandes.Nous remplissons la formalité et quand nous connaissons leur décision, nous allons immédiatement devant le Tribunal administratif.Mais là, il y a des milliers de dossiers en attente, ce qui est inadmissible en plus de représenter une démarche coûteuse pour des gens qui n’ont justement pas d'argent et qui vivent une crise majeure dans leur vie.Il ne faudrait pas devoir attendre plus de six mois, ça n’a pas de sens!» L’avocat Bellemare est plus conciliant à l’égard de la CSST où, dit-il, les travailleurs sont mieux traités que ne le sont les simples citoyens à la SAAQ.Surtout depuis qu’on a fait sauter un niveau de révision administrative (une ré- forme qu’on refuse de faire à la SAAQ), remplacé par une étaix?de conciliation plus fructueuse.Puis, «la CSST possède des bureaux dans toutes les régions du Québec, alors qu'un accidenté de la route qui n’habite ni Montréal ni Québec peut ne jamais rencontrer l'agent responsable de son dossier».M' Bellemare conclut: «Depuis le départ de Lise Payette au début des années quatre-vingt, et surtout depuis que le gouvernement a décidé de puiser dans les fonds de la SAAQ pour se financer, celle-ci a pris un virage qui ne va plus dans le sens des besoins des citoyens, comme c’était le cas à Iq naissance de l’organisme.» A la SAAQ, on connaît bien ce Don Quichotte des accidentés de la route, et si, visiblement, on respecte sop travail, on tient à rappeler «qu’à peine 3 %, soit 8000, des 260 000 décisions rendues chaque année sont contestées.' De ce nombre, seulement 1400 sont portées en appel de» vaut le Tribunal administratif, et deux fois sur trois, le tribunal maintient la décision de la SAAQ».Soit dit en passant, ces chiffres, qui parlent de «décisions» rendues et non d’individus différents (un même individu faisant souvent l’objet de plusieurs décisions), empêchent de savoir combien de citoyens qui présentent un cas lourd doivent se rendre jusqu’en dernière instance pour obtenir justice.Or c’est précisément pour ces cas plus lourds que la SAAQ a été créée., Pour la SAAQ, les données rapportées par M' Bellemare ne seraient pas représentatives du sort généralement réservé aux accidentés de la route du Québec qui, comme l’écrit son président Jean-Yves Gagnon dans une lettre qui sera bientôt publiée dans Le Devoir, profitent d’ «un régime qui permet d’indemniser les accidentés plus rapidement et plus équitablement que tout autre régime parce qu’il ne nécessite pas l’identification d’un responsable de l’accident».BLAIR SUITE DE LA PAGE 1 conservateurs, majoritaires en Angleterre, mais très minoritaires dans les autres pays, qui avaient T’impression d’être gouvernés par des «étrangers».Une tendance qui a généré de forts mouvements autonomistes et nationalistes au pays de Galles et surtout en Ecosse.Maire élu.Pour Blair, Anglais mais né en Ecosse, la réforme du Royaume-Uni est une priorité majeure.«Il veut réformer et révolutionner les institutions comme Mme Thatcher a réformé l’économie et le social», commente l’un de ses proches.«Si on peut juger que le gouvernement travailliste a été prudent dans de nombreux domaines, il a été en revanche audacieux sur la Constitution», explique Dermot Kehoe, chercheur à la Fabian Society, un centre d’études proche du Inbour.Le 7 mai, les Londoniens devraient ainsi décider d’avoir un maire élu, corçime n’importe quelle grande ville européenne ou américaine.L’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord (si sa réponse au référendum du 22 mai est positive) auront des parlements et des gouvernements locaux, largement autonomes, pour toutes les affaires intérieures, santé, éducation, police.Les lords héréditaires vont perdre leur droit de vote, dernier privilège obsolète de l’aristocratie britannique.Le Labour a introduit la déclaration européenne des droits de l’homme.Le Parlement de Wes-minster est en passe d’être modernisé, même si la témérité du premier ministre n’ira pas jusqu’à changer le système de scrutin, uninominal à un tour, injuste mais efficace.Blair enfin, après la mort de Diana, a voulu aussi ravaler la monarchie.«Il s’agit d’une révolution tranquille mais profonde afin de donner le pouvoir au peuple», explique Denis MacShane, député travailliste, très proche des idées et des hommes du New Labour.«Pour la première fois et dès sa première année aux affaires, un gouvernement décide de diminuer son pouvoir», juge le député, pour qui «la réforme des institutions est la décision la plus significative de l’an I de Tony Blair».Ce vaste chantier n’est pas pour autant fondé sur une vision co- hérente et globale de l’État britannique.«Les politiciens ne sont pas forcément des philosophes», reconnaît l’historien Rodney Barker, qui convient que Blair a avant tout cherché à répondre :> des problèmes spécifiques, la montée de l’indépendantisme en Écosse, la double allégeance irlandaise et britannique en Ulster ou la sclérose terminale de la Chambre des lords.«Nous ne sommes pas un pays révolutionnaire, notre approche est pragmatique, au coup par coup», admet le député MacShane, mais le résultat néanmoins changera profondément le visage du Royaume-Uni.L’esquisse de Blair dessine une nouvelle identité britannique, association flexible et à géométrie variable, de pays largement autonomes.«Je pense que ce système finalement renforcera l’idée de Grande-Bretagne», estime Denis MacShane, mais les Écossais, notamment les indépendantistes, rêvent de quitter faire britannique afin de se refondre dans une Europe des régions.Pour l'Irlande du Nord, explique le professeur Barker, «il s’agit d’une dissolution des passions et des sentiments nationalistes dans un ensemble flou lié au Royaume-Uni, mais aussi à la république d'Irlande et à I'Europp».Le «Conseil des îles britanniques», formé de l’Angleterre, de l’Écosse, des deux Irlandes et du pays de Galles, prévu par l’accord du vendredi saint sur l’Irlande du Nord, préfigure ce royaume virtuel aux liens lâches et diversifiés.Renversement historique «Je pense que l’on peut réinventer cette identité britannique», juge Dermot Kehoe, qui redoute toutefois un ressentiment nationaliste anglais.En cette affaire, les Anglais, avec 80 % de la population et de la richesse du royaume, et qui ont longtemps confondu identités britannique et anglaise, ont le plus à perdre.«On voit s’éveiller les braises nationalistes anglaises», ajoute le chercheur à la Fabian Society, pour qui, en un étrange renversement historique, «ce seraient finalement les Anglais qui se sentiraient le moins britanniques».«On va rester un pays très mélangé, explique Denis MacShane.Regardez, j’ai un nom irlandais, je suis né en Ecosse et je suis député d’une circonscription anglaise dans le Yorkshire.» Un an au pouvoir et toujours la lune de miel Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par I/* Devoir Inc dont le siège social est situé au 2050.rue de Bleury.9” étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval Knvoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Il reste le premier ministre britannique le plus populaire de l'après-guerre Deux moments définissent la première année au pouvoir de Tony Blair, élu premier ministre le 1er mai dernier.Le vendredi saint, lorsqu’il a arraché un accord aux ennemis d’Irlande.Le dimanche 31 août, lorsqu’en deux mots, il sut articuler l’émotion de son pays et du reste du monde au lendemain de la mort de Diana, qu’il baptisa «princesse du peuple».Un syntagme qui permit à Tony Blair de transformer la princesse en symbole du New Labour et valut une popularité stratosphérique au premier ministre.Ce don de saisir les sentiments et les aspirations de ses concitoyens démontrés pendant la campagne électorale, Blair l’a confirmé en douze mois de pouvoir.Il reste, plus que Churchill, plus que Thatcher, le chef de gouvernement le plus populaire de l’après-guerre britannique, «un Reagan anglais», comme le constatait envieux un leader d’une opposition conservatrice, toujours dans les choux après sa défaite historique.Un sondage récent montrait qu’aujourd’hui les Britanniques seraient plus nombreux à voter Blair qu’il y a un an.Mais, au delà du style et des apparences, Blair sait aussi mettre les mains dans le cambouis, comme il l’a montré en s’engageant nuit et jour pour obtenir un accord de paix en Irlande du Nord, le 10 avril dernier à Belfast La paix n’est pas sûre, mais Rlair a montré en Irlande, comme il l’a fait au Pays de Galles ou en Écosse qu’il était prêt à remodeler les institutions du Royaume, monarchie y compris, pour briser les vieilles certitudes.Le premier ministre entend réinventer un nouveau nationalisme britannique, trempé dans la culture la plus populaire et contemporaine du «Cool Britannia» Comparé à ces audaces constitutionnelles, le reste de la politique blairienne, économique, sociale ou européenne peut paraître terne et pusillanime.Le premier ministre n’a pas profité de son incroyable [xipularité pour faire passer la monnaie unique et ses professions de foi européennes restent très rhétoriques.Dans le champ des idées politiques, il se veut l’avocat d’une «troisième voie», entre le dogmatisme des socialistes continentaux et le libéralisme incontrôlé.A ce titre, il a engagé une profonde réforme de l’État-providence, associant secours sociaux au travail.Blair se veut aussi l’ami du monde des affaires et il continue à défendre une flexibilité — quasi thatché-rienne — du marché de travail ou une limitation du pouvoir des Trade Unions.Ce nouveau réalisme ne lui a pas fait que des amis, parmi les syndicalistes, les exclus ou l’aile gauche de son propre parti, mais comme le dit l’un de ses proches, le député Denis MacShane, «gouverner c’est choisir, il y a du Mendès chez Blair».REUTERS Le vaincu et le vainqueur de l’élection du l"mai 1997.Un dossier de Libération ¦"ffifSlllt" Ses décisions Réformes constitutionnelles ¦ Dévolutions de pouvoir en Écosse et au pays de Galles en septembre obtenues par deux référendums, installation d’Assem-blées locales et de gouvernements régionaux à Cardiff et à Edimbourg.¦ Référendum sur un projet de règlement en Irlande du Nord, le 22 mai prochain, avec Assemblée et gouvernement régionaux, et institutions communes aux deux Irlandes.¦ Référendum sur un maire élu à Londres le 7 mai prochain.¦ Introduction des droits de l’homme européens dans le droit britannique, réforme de la Chambre des lords, modernisation du Parlement.Economique et social ¦ Indépendance de la Banque d’Angleterre; décision sur l’euro remise à 2002.Signature de la Charte sociale européenne.¦ Réforme de l’Etat-providence, programme d’emploi-jeunes financé par des impôts spéciaux sur les services publics privatisés.¦ Instauration d’un salaire minimum, accroissements des minima sociaux.¦ Extension de la loi sur le regroupement des familles pour les immigrés.Gaffes et scandales ¦ Suppression d’aides aux mères célibataires (depuis modifiée).¦ Intervention au profit de Rupert Murdoch, propriétaire du Sun, du Times et de Sky, auprès du président du Conseil italien.¦ Polémique autour des contributions financières au Labour du patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, exemptée de l'interdiction de publicité sur le tabac à la différence des autres sports.BRITANNIA SUITE DE LA PAGE 1 i‘t I,» 45 ans, tient à donner un coup de jeune aü Royaume.On l’a vu trinquer au 10 Downing Street avec les frères Gallagher d’Oasis et toutes les stars de la Brit Pop.On l’a vu à Sheffield sur le lieu de tournage de Full Monty, film symbole à ses yeux de la renaissance culturelle et de l’imagination sociale1 anglaises.On l’a vu avec Cherie, sa femme, et les Clinton au Pont de la Tour, un restau chic de Terence Conran, le roi du design et de la bouffe branchée londonienne.Blair s’est même fait le Monsieur Loyal de son pays et de ses produits, emmenant au dernier sommet euro-asiatique, le premier ministre chinois, Chirac et toute la bande se promener dans une exposition faite de costumes Paul Smith, de chaussures orthopédiques pour vaches et de CD de Blur.A ceux qui ricanent, Blair a répondu qu’il se «sentait britannique jusqu’au bout des ongles» et traité ses critiques de «snobs et de cyniques».Cool Britannia est l’un des piliers du New Labour.Mais, pour ses critiques, Cool Britannia est aussi le symbole de l’obsession du gouvernement Blair pour les apparences et les relations publiques.Les milieux culturels pourtant les premiers intéressés par cette croisade ont ainsi vite trouvé suspectes ces attentions et ces tentatives de «récupération et de vampirisation», d’autant plus que les fonds n’ont pas suivi.Dans un numéro symbole de l’histoire d'amour manquée entre le New Labour et les musiciens, le NME (New Musical Express, la bible de la Brit Pop) a dénoncé la trahison du New Labour.Dans un violent procès à charge, les poupes les plus connus du moment ont critiqué Blair, accusé de vouloir faire travailler les chômeurs, d’instaurer des universités payantes et de flirter avec l’idée de couvre-feu pour les jeunes.«Je crois qu’il y a effectivement un problème sémantique avec cette idée de Cool Britannia», reconnaît Mark Leonard, auteur d’une étude Britain Trade Mark, qui a largement inspiré le New labour.«Un gouvernement, un premier ministre ne peuvent être à la mode, par ailleurs, les créateurs ont eu peur de perdre leur indépendance en étant associés à ce mouvement».Mais,' selon Mark I conard, cette idée de «Cool Britannia» n’est lias qu’un phénomène de mode et cache de solides réalités économiques et politiques.Avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 35 milliards de livres (70 milliards de dollars), les industries culturelles liées à «Cool Britannia», technologies de l’information, design, mode, cinéma, dépassent largement les activités les plus traditionnelles comme l’automobile, l’aéronautique ou l’acier.La Grande-Bretagne est le premier inventeur au mondé de jeux vidéo, un secteur concentré autour dé Liverpool qui emploie près de 80 000 personnes et réalise 10 milliards de francs (deux milliards de dollars) de chiffre d’affaires.Cent mille personnes travaillent dans la musique, devenue la première source d’exportation du ixiys, 300 (XX) dans le design.«Le paysage économique du pays a changé totalement depuis vingt ans et on ne s'en est pas rendu compte», explique Denis MacShane, député travailliste, proche du New Labour, «avec Cool Britannia, on redonne une fierté aux Britanniques d'être Britanniques, après des années de déclin».«Londres le soir, c'est Berlin, Paris et Rio dans une seule ville», ajoute le député.Pour les stratèges néotravaillistes, ce nouveau patriotisme a aussi des tins politiques.Il est difficile d’attaquer Blair, devenu le symbole de ce nationalisme relooké, un |ieu comme Thatcher l’avait fait avec les Falklands et l’Europe.Mais, selon Mark Leonard, «Thatcher fondait l’identité nationale sur l’exclusion, sur la purification du pays de ses ennemisl étrangers, Argentins, syndicats, tandis que Blair veut un pays métis et inclusif».Dernière question, Blair lui-même est-il cool?Non, juge le critique culturel du Sunday Times et arbitre des modes, qui dit «avoir mal à ses plombages lorsqu’il voit Blair faire tellement d’efforts pour paraître cool, avec sa coiffure bouffante à la Ben Mur».«Dans le bon vieux temps, ajoute-t-il, là Grande-Bretagne se foutait éperdument de èe qu'on pensait d’elle.C’est ce qui la faisait grande.C’est aussi ce qui la faisait cool.» I
de

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