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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-04-18, Collections de BAnQ.

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Un cahier spécial sur une région à découvrir: le Saguenay-Lac-Saint-Jean LE DEVOIR v '» I.I.X X X I X x • S | M O N T R É A L , I, E S S A M EDI IN E T I) I M A N (' Il E I !> A V RII.I il il 8 LES ARTS Les trésors de la chanson québécoise revivent, page B 1 ÉCONOMIE Jacquard et Petrella jettent un regard critique sur la mondialisation, page C 1 MONTRÉAL Les réserves de sang sont au plus bas, page A 3 .) (' A II I K R S I .il $ + T a x k s = 2 .2 r» S LIVRES Un prélude à la Journée mondiale du livre, page D 1 PERSPECTIVES La logique du décloisonnement Serge Truffant Hier, les banques CIBC et Toronto-Dominion ont annoncé leur fusion.Avant-hier, les banques Royale et de Montréal les avaient précédées.Entre les deux, Citicorp et Travelers, NationsBank et BankAmerica, First Chicago et BancOne, toutes des institutions américaines, en avaient fait autant.Tout cela, sous prétexte qu’il ne faut pas être gros mais bel et bien très, très gros.Aces associations au sommet, il faut ajouter celles qui ont été effectuées ailleurs.Notamment en Suisse, où l’Union des Banques suisses et la Banque suisse se sont mariées.En Suisse toujours, où le Crédit suisse a fait l’acquisition de Winterthur, un assureur influent sur l’échiquier de la gestion des risques.En Grande-Bretagne, d’où le HSBC est parti à l’assaut du marche suc|-américain.Et en Allemagne, et au Japon.A ces associations strictement financières, il faudrait adj ditionner ces autres acquisitions, OPA ou fusions qui rythment, voire qui imposent des visions, des stratégies, des cultures à toutes ces sphères qui composent ce qu’on ap-jielle l’économie.On mentionne cela, toutes ces acquisitions ou fusions, parce que c’est en s’appuyant sur celles-ci que les présidents des banques CIBC et TD, et avant eux ceux de la Royale et de Montréal, ont justifié |X)ur une bonne part leurs unions.Autrement dit, le message était et demeure le suivant: si les autres grossissent, nous aussi devons grossir.Et ce, soit pour accompagner l’expansion des entreprises clientes desj banques impliquées dans des fusions, soit surtout pour se doter d’armes suffisamment puissantes pour être en mesure de concurrencer ces gigantesques conglomérats financiers sur la scène mondiale.De fait, pour les banques CIBC, TD, Royale et de Montréal, la course à la grosseur est devenue incontournable1 sous prétexte qu’il fallait avoir la masse critique nécessaire à la possibilité d’effectuer ces économies d’échelle seules aptes à favoriser l’engrangement de bénéfices de plus en plus imposants.Ce qu’il y a d’amusant, il faut bien le dire, avec la masse critique, c’est qu’on ne trouve jamais deux économistes ayant la même opinion ou partageant la même définition de cette masse critique qui semble bien être devenue la-tarte à la crème de tous les acteurs de l’activité économique.Et les économies d’échelle?Lorsqu’on entend «économies d’échelle», il faut surtout entendre «licenciements».Des charrettes de licenciés.Il est vrai que le monde bancaire dans son ensemble fait face à un énorme défi: que faire de notre lourd réseau de succursales alors que la technologie signale au fond que celui-ci est voué à long terme à disparaître?Qu’en faire surtout lorsqu’on songe que les Microsoft de ce monde proposent ou sont à la veille de proposer un ou des réseaux informatiques qui permettront à leurs usagers de se passer des banques telles qu’elles sont profilées aujourd’hui?Cela étant, en agissant de la sorte, c’est-à-dire en annonçant une fusion avant d’en saisir le gouvernement, les; banques concernées veulent au fond forcer la main de ce dernier.Elles veulent en quelque sorte l’obliger à adapter toute l’architecture réglementaire à leurs desiderata.Et là,, il y a peut-être bien un problème.Un problème qui a à voir] avec la politique et surtout avec la démocratie.De par leur poids, leur influence, ces entreprises peu vent imprimer sur la vie dans la cité des directions, desj marches à suivre.Or ce,s dirigeants de banque, que ce soit* ici au Canada où aux Etats-Unis, n’occupent pas de ces postes où l’on accède à la faveur d’un vote.Dans le cas qui nous occupe, peut-être faut-il encore unej fois souligner que les banques canadiennes comme d’ailleurs les banques américaines veulent avoir le pouvoir de proposer comme de transiger des produits comme des opérations qui leur sont pour l’instant interdits.Ainsi, les banques veulent poser leurs pieds sur l’échi^ quier des assurances.Elles veulent en fait imposer à cetj égard lpur volonté aux législateurs.N’oublions pas! qu’aux Etats-Unis, la mégafusion entre Citicorp etTrave-j lers est une fusion entre une banque et un assureur.Et alors?Di loi américaine en la matière, comme d’ailleurs) la loi canadienne, interdit toujours à un banquier de vendre de l’assurance.Cela étant, ces fusions entre Royale et de Montréal, d’une part, CIBC et TD, d’autre part, s’inscrivent dans la logique du décloisonnement des institutions financières amorcé il y a treize ans.En fait de décloisonne-j ment, on a hérité d’une concentration sans précédent) de l’industrie financière.Et dire que le décloisonnement entre piliers de la finance avait été imposé partout en Amérique du Nord juste) après une certaine crise de.1929! M E T E 0 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 12 Min: 2 Québec Nuageux avec éclairicies.Max: 10 Min: 3 Détails, page C 7 -Ni N D E X Agenda.B 13 Annonces.C 8 Les Arts.B1 Avis publics.C 7 Economie.C 1 Éditorial.A 10 Livres.D 1 Le inonde.A 8 Les sports .C 10 Montréal.A3 Mots croisés.C 7 Politique.A 6 www.ledevoir.com La CIBC etlaTD fusionnent Un remue-méninges orbital REUTER LA NAVETTE spatiale américaine Columbia s’est envolée hier après-midi avec le laboratoire international Neurolab pour une odyssée scientifique de deux semaines qui sera essentiellement consacrée à l’étude de la partie la plus mystérieuse du corps humain, le système nerveux.L'astronaute canadien Dafydd Williams participe à la mission, l'une des plus complexes jamais menées par la NASA.Nos informations en page A 12.Uétat-major de Duchesneau est prêt pour la bataille KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR 9 organisateur en chef de la campagne électorale de .Jacques Duchesneau à la mairie de Montréal est l’un c es principaux piliers devant soutenir Thérèse Daviau c ans sa conquête de l’Hôtel de Ville.Francis Hooper partage ainsi son temps entre le Parti Nouveau Montréal et le Rassemblement des citoyens de Montréal, accréditant ainsi la thèse du sabordage prochain du RCM en faveur du chef démissionnaire de la police de Montréal.Comme l’ont appris Le Devoir et l’émission Montréal ce soir, l’état-major de Jacques Duchesneau est fin prêt pour le lancement officiel de la bataille électorale, le 30 avril, au Centre Immaculée-Conception.Francis Hooper dirigera l’équipe.Il est soutenu dans son travail par Richard Le lay, président-directeur général de Gesplani RLL inc., qui agit comme consultant auprès de Claude Brochu, président des Expos, dans le délicat dossier de la construction d’un nouveau stade de baseball au centre-ville.Le financement de la nouvelle formation politique, qui est en voie d’autorisation auprès du Directeur général des élections du Québec, sera du ressort d’Yves Rajotte, qui a de l’expérience dans le domaine auprès du Parti libéral du Québec.MM.Hooper, Le Lay et Rajotte sont des militants conservateurs de longue date.Pour ce qui est des idées que s’apprête à défendre M.Duchesneau pour combattre le maire Pierre Bourque, elles sont de la responsabilité de Pierre Brunet.Ce VOIR PAGE A 12: DUCHESNEAU La pression se fait de plus en plus grande sur Paul Martin, qui refuse d'être placé devant le fait accompli GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La réaction à la mégafusion entre les banques Royale et de Montréal n’a pas été longue à venir.Trois mois plus tard, la CIBC et la TjVonto-Dominion ont annoncé officiellement quelles vouïiîent également emboîter le pas à ces regroupements qui pullulent, de façon accélérée, sur la planète.Ce geste, attendu, condamne désormais les banques Scotia et Nationale à faire un choix et à se positionner rapidement.Il augmente également d’un cran la pression sur le ministre fédéral des Finances, Paul Martin.Ce dernier tient désonnais un discours plus nuancé.Lui qui avait mal accueilli l’annonce des banques Royale et de Montréal, apprenant alors la nouvelle en même temps que les journalistes, Paul Martin n’a toutefois pas dévié de son propre agenda, quoique son discours se veut plus nuancé.«L’annonce d’aujourd’hui [hier] ainsi que les récentes annonces internationales ne changent en rien les principes, le processus et l’échéancier que le gouvernement du Canada appliquera en décidant de donner ou non son approbation réglementaire à toute fusion proposée de gratuies banques», a-t-il répété.M.Martin a rappelé que, dans le cadre du processus ac- * tuel de refonte de la Loi sur les banques, le gouvernement avait mis sur pied, en décembre 1996, le Groupe de travail sur l’avenir du secteur des services financiers canadiens.«Ugouvernement n'est pas en mesure de permettre la mise en œuvre d’une fusion de grandes banques avant que le Groupe de travail n’ait présenté son rapport en septembre prochain et que nous ayons eu la chance de tenir des consultations complètes auprès des Canadiens.» Conservant son échéancier, et refusant d’admettre qu’il est placé devant un fait accompli, Paul Martin a toutefois élargi ses priorités.Lui qui, dans sa réaction à la fusion des VOIR PAGE A 12: FUSION ¦ La CIBC et la TD font le pari de la taille, page C 1 ¦ Les réactions du milieu de la finance, page C 2 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 10 Le ministre des Finances Paul Martin s’est montré beaucoup plus nuancé que lors de l’annonce de la fusion des banques de Montréal et Royale.LüiüuuJ Asymétrie du miracle Encore une fois, une création de Robert Lepage est mieux accueillie ailleurs qu’au Québec STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Toronto — Le diable apparaît à Frank Lloyd Wright dans une scène de Geometry of Miracles, la nouvelle production de Robert Lepage qui ouvrait jeudi soir le World .Stage Festival, à Toronto.Belzébuth — il parle anglais avec un accent slave.— explique à l’architecte américain — M.Wright est joué par Marie Brassard.— qu’un miracle, c’est un phénomène qui semble merveilleux tout simplement parce qu’il obéit dans ce monde aux lois d’un autre monde.Eh bien, dans ce cas, avant- hier soir, avec cette production, un miracle s’est produit: avec son théâtre de façade et d’image, dont les lois sont très peu connues de ce côté-ci du monde, le phénoménal Québécois Robert Lepage a encore réussi à émerveiller la galerie.Ou du moins la critique, qui cristallise donc l’asymétrie du miracle.Pour être juste, les premières critiques torontoises sont surtout du genre «ni-ni»: ce n’est ni bon, ni mauvais, comme ces trois étoiles (sur cinq) qu’accorde The Toronto Sun.Ije critique maison émet quelques réserves tout en se disant assuré que ce work in progress va grande- ment s’améliorer avec les prochaines moutures.The Toronto Star a aussi trouvé des défauts au spectacle (une structure molle, une finale extravagante.) mais n’a pas moins accordé quatre étoiles au plat et au chef, parlant au total d’une production «magistrale».Par contre, presque tous les Québécois préposés aux sens croisés et interrogés à la première ont franchement détesté, et sans forcer la nuance.Hier matin, les critiques de la radio et de la télé de VOIR PAGE A 12: ROBERT LEPAGE J 778313000696 de donneurs.'iMi-r yj- L’Église de Montréal est au coeur de la vie.Chaque jour, cette Église d’hommes et de femmes épris de solidarité oeuvre activement à l’éclosion d’une société plus juste, plus équitable.Mais en dépit de leurs efforts et de leur dévotion, plusieurs paroisses manquent de moyens financiers pour aider les plus démunis.Nos paroisses ont besoin de donneurs.Elles ont besoin de vous.Si le coeur vous en dit, nous vous invitons à poser un geste de générosité en participant à notre Collecte annuelle.En donnant, vous apportez une aide vitale à la vie paroissiale et aux défavorisés.Donnez généreusement à votre Église diocésaine.Aidez nos bénévoles et nos agents de pastorale à donner le meilleur d’eux-mêmes.La Collecte annuelle de Montréal.Du 19 de l’Eglise catholique avril au 3 mai 1998. L K i) K V (MH.I.K S S A M K I) 1 IS K T I» I M A X ( Il K I 11 A V H 1 I I !» ü S A A Le devoir MONTREAL EN BREF Le droit de se teindre en bleu (Le Devoir) — Des étudiantes de l’école Marguerite-de-Lajemmerais, une école secondaire de la CECM exclusivement réservée aux filles, ont manifesté hier en appui à l’une de leur camarade suspendue par la direction.à cause de sa chevelure de couleur bleu électrique.Véronique Morissette, une élève de cinquième secondaire, a été suspendue mercredi et ne pourra retourner en classe tant qu’elle n’aura pas modifié la couleur de sa crinière en des teintes moins «inhabituelles», selon le code de vie de l’école.La direction de l’école faire justement remarquer que ce code de vie est signé en début d’année par chaque élève et par un de ses parents.La mère de Véronique, Johanne Mor-rissette, appuie la lutte de sa fille, qui invoque le droit à la différence pour pouvoir être réintégrée.Ix' comité d’orientation de l’école doit se réunir sous peu pour prendre une décision finale.Entente de principe à La Presse (PC) — Une entente de principe est intervenue hier entre la direction du quotidien Im Presse et ses 14 syndicats, après un an et demi de négociations.Le syndicat des travailleurs de l’information du quotidien a confirmé que l’entente prévoyait des augmentations salariales de 14,5 % pour les cinq prochaines années.Un contrat d’une telle durée, s’il est entériné, serait une première à La Presse.D'ici le 28 avril, les 14 syndicats doivent tenir des assemblées générales pour se prononcer sur l’entente de principe, mais tout indique qu’elle sera acceptée.La présidente du syndicat des travailleurs de l’information de La Presse, Monique Prince, a qualifié l’entente d’«excellente».Elle estime qu’un tel contrat n’aurait pu être négocié il y a à peine un an, alors que le tirage et les revenus publicitaires du quotidien étaient à la baisse.Selon elle, les employés ont pu profiter du redressement de la situation financière qu’a connu l’entreprise au cours des derniers mois.Brunch commémoratif irlandais (Le Devoir) — Ix?jour de Pâques 1916 fut pour les Irlandais nationalistes le début d’un soulèvement qui fut vite étouffé.Lors d'un brunch commémoratif (dimanche midi au Old Dublin Pub, 1219, rue University), le conseiller du Sinn Fein au conseil de Belfast, Sean McKnight, parlera des événements de 1916 et abordera le contexte des récents accords de paix intervenus le 10 avril et qui pourraient déboucher sur une donne nouvelle entre Dublin, Belfast et Ixmdres.L’entrée coûte 10 $.la partie musicale sera assurée par le Celtic Swerve.Renseignements: Coalition pour la paix en Irlande, 495-3689 ou 271-3958.muni « ¦ ¦ ¦ «UUllUm: «“y «ifcït (i) Miûû .: avec Claude Champagne dcs Compagnons 1269, Van Horne, Outremont tél.: 277-5772 prop.: Maxime Basilières et Jérôme Dallaire Ouvert 7 jours/sem.t/lcfiroductiom, meubles (l'cfiui/uc, couleurs e.weftttonnelles /() ù 200/o (/c ru/tui-s ,wnn co/feclion < L Lef f.JC-f/iof,?> , /ecessm'res décoml/s flutter/ 7Jourslsem.aVec Diane Petit, consultante en créativité Les réserves de sang sont au plus bas ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le niveau de la réserve de sang est en chute libre, à tel point que cinq collectes d’urgence se tiendront aujourd’hui dans la région métropolitaine pour tenter de répondre aux besoins des hôpitaux.Alors qu'avant Pâques la situation était déjà précaire, avec une réserve de sang atteignant seulement 52 % du niveau souhaité, le tableau s’est assombri depuis une semaine.Ixt Société canadienne de la Croix-Rouge faisait état hier après-midi d’une réserve collective de sang pour Montréal et l’ouest du Québec ne dépassant pas 42 % et a décidé d’orchestrer in extremis cinq collectes d’urgence pour permettre aux hôpitaux de continuer de traiter adéquatement leurs patients.La réserve est particulièrement en manque d’unités de sang O positif, dont on ne compte plus que 334 unités sur une possibilité souhaitable de 1070, et que 96 unités de sang O négatif sur une possibilité de 270 unités.Le portrait est tout aussi inquiétant pour le groupe sanguin A positif, dont on ne dispose plus que de 362 unités, alors que le volume nécessaire serait de 1070.Tout cela serait en partie dû aux conséquences de la tempête de verglas, alors que de nombreuses collectes régulières ont été annulées faute d’électricité.Dans l’est du Québec, là où l’on n’a pas subi les affres du verglas, la réserve de sang, beaucoup plus petite que celle de Montréal, est à 119%.Face à cette situation, la Croix-Rouge du Centre du Québec presse toujours les 75 hôpitaux de Montréal et de l’ouest du Québec d’utiliser avec parcimonie les unités disponibles pour tous les groupes sanguins et de limiter les transfusions aux cas les plus urgents pour les groupes sanguins en grave pénurie.D’ailleurs, plusieurs chirurgies importantes, dont des chirurgies cardiaques, ont déjà été annulées au cours de la dernière semaine, faute de sang.Kesoin de 775 donneurs Pour redresser la situation, la Croix-Rouge estime qu’il faudrait réussir à recruter aujourd’hui 775 donneurs, chaque don pouvant aider jusqu’à quatre patients à recouvrer la santé.«Cet apport est essentiel à court terme, mais on aura besoin de plusieurs semaines pour ramener la réserve à un niveau confortable», a expliqué hier André Ménard, directeur des relations publiques de la Croix-Rouge.Les collectes d’urgence auront lieu aujourd’hui au Centre permanent des donneurs, au 2991, rue Sherbrooke Est, de lOh à 17h; à la Place Rosemère, 401, boul.Labelle, de 9h30 à 16h30; à la caserne des pompiers de Saint-Bruno, 1605, de Montarville, de lOh à 17h; au Carrefour Lan-gelier, 7373, boul.Langelier, de lOh à 16h30; et Place Por-tobello, à Brassard, 7250, boul.Taschereau, de 9h30 à 16h.Pour plus d’information: 832-0873 ou 1-800-343-SANG.SAMEDI 9 MAI 1998 « 9h00 À 17h00 50$ PLUS INSCRIPTION 10$ 514.524.3561 poste 400 (pQQlbo ŒJKDIÏl illïïlâg® Bases de conception graphique et de créativité publicitaire Désolation JACQUES NADEAU LE DEVOIR A PARIS et en d'autres villes civilisées, quand on donne accès au métro à l'entrée d’un parc ou d'un square, on enfouit discrètement l’édicule au sous-sol.À Montréal, comme en témoignent les travaux de construction de l’édicule impérial qui remplacera bientôt l'accès actuel à la station Rerri-UQAM par la rue Sainte-Catherine, on préfère la verrue urbaine visible.Sans égard à leclielle ou au style du parc Émilie-Gamelin désormais défiguré, ce jeu de massacre est dû à la réflexion et aux ressources rassemblées du gouvernement du Québec, de la Société des transports de la Communauté urbaine de Montréal, de l'Agence métropolitaine de transport ainsi qu’à la «collaboration» de la Ville de Montréal.Et ce n’est, explique l’affiche, que la phase I, celle des escaliers et de «finis architecturaux» qui nous plongent surtout dans une désolation infinie.Le Commissaire du travail étudie le cas d’un McDonald’s Mardis 5 et 12 mai 1998 « 9h00 A 12h00 50$ PLUS INSCRIPTION 10$ LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le Commissaire général du travail a commencé à entendre les parties, hier, dans la requête en accréditation déposée par le syndicat des Teamsters (FTQ) pour représenter les salariés d’un deuxième restaurant McDonald’s, cette fois sur le Plateau Mont-Royal.La première journée a débuté avec le témoignage du propriétaire de ce restaurant de l’avenue Mont-Royal ainsi que de trois autres restaurants McDonald’s de Montréal, Laurent Vignola.Durant toute la journée d’hier, M.Vignola a expliqué les pratiques d’embauche de l’entreprise, les programmes de formation, ainsi que la structure hiérarchique dans chaque restaurant.Dans sa requête, déposée le 28 novembre 1997, le syndicat des Teamsters affirme représenter la majorité de la quarantaine d’employés du restaurant du Plateau Mont-Royal.Il veut exclure de l’unité d’accréditation les chefs de quart, les gérants et les employés de bureau.L’employeur conteste la requête, affirmant notamment que, d’après ses listes, il y aurait plutôt 93 employés.M.Vignola a établi ses besoins à environ 90 employés en appliquant un critère recommandé par McDonald’s, basé sur le chiffre de ventes par mois.Cette différence dans le nombre véritable d’employés du restaurant est un des éléments déterminants sur lesquels le commis- saire Jean Ixdonde doit se pencher, puisqu’il permet ou non de déterminer si les Teamsters ont fait signer des cartes d’adhésion à une majorité des salariés.Le témoignage de M.Vignola a ainsi permis d’apprendre qu’il avait procédé à une vague d’embauche au mois de novembre 1997, soit le même mois que le dépôt de la requête en accréditation syndicale.M.Vignola a toutefois attribué cette vague d’embauche à un projet d’expansion qu’il nourrissait pour son restaurant du Plateau Mont-Royal.Finalement, son projet d’expansion a été abandonné et le comptoir Mc Donald’s projeté est aujourd’hui exploité par-, McDonald’s Canada.Le plan de communication Outil de gestion CHRISTIAN T I S A R I peinture, pastel, estampe 1977-1997 Jusqu'au 26 avril Maison de la culture Côte-des-Nei ges 5290, Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal Tél.: 514-872-6889 3 Métro : Côte-des-Neiges COSSETTE Goodman Phillips & Vineberg Sylvain Cossette.Spécialisé en financement et acquisitions.A fond de train au boulot.comme au repos.Le monde évolue.Nous aussi.Goodman Phillips & Vineberg.Meilleurs que jamais.Goodman Phillips & Vineberg Nous parlons affaires.t WWW cam org Centre de Commerce Mondial 844-9125 • 281-7999 JACQUES Ci RENIER LE DEVOIR TOIVI BOLIN I Francesco Smalto GB N.\ Calvin Klein TOM BOLIN I BONN v Votre Nom Laundry ,,,, skelli Scqal Rouge à Lèvres à18h00 jpp.le week-end à 13h00 juS un film de B MICHELLE DESAUINIERS L'inceste est un sujet SBSEI délicat à traiter, mais le plaisir que procure parfois les caresses "¦ est encore plus tabou.CINEMA LIBRE présente PLAISIR HONTEUX ' & LA RÉPUBLIQUE DES BEAUX-ARTS Au CINÉMA PARALLÈLE DÈS LE 24 AVRIL 3682 boul.St-Laurent, 843-6001 et à 21 hOO Prix Téléfilm Canada, FIFA 1998 LA RÉPUBLIQUE DES BEAUX-ARTS LA MALêWCÎlON D€ LA MOMIE v Ai ri.fi im dé ^ ^’iSîCîDEliSEiMMME En,96> r /.les étudiants de ' V •*% ^ L'Ecole des Beaux-Arts.de Montréal ont occupé les lieux et proclamé la République des Beaux-Arts! Précédé de L'ÉTRANGETÉ www.cinemalibre.com Précédé do SPLASH de Claude Laflamme et Georges Leonard LASERMEDIC vous invite au lancement de la Réservation RAPIDE, EFFICACE ET SÉCURITAIRE plus récente LASER POUR L’ÉPILATION Le 25 avril 15, rue McGill, Vieux-Montréal requise Première et seule machine au Québec avec le système de refroidissement intermittent pour mieux protéger la peau nos autres traitements : CELLULITE (non chirurgicale) Liposuction Laser pour les rides, paupières et ronflement Goretex, acide glycolique, acné, cicatrices, collagène V.Minassian M.I).et ass.(omni) 840-1398 PRIX PROMOTIONNELS pour les 100 PREMIERS PATIENTS ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦¦«¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a Les concerts de Montréal Les Stones débarquent avec leur arsenal «léger» LOUISE LEDUC LE DEVOIR Comme les spectateurs de Québec ont pu le constater cet hiver, lçs Rolling Stones n’ont pas l’habitude de voyager léger.A Montréal, demain et lundi, ils seront accompagnés de leur caravane de quelque 140 personnes et précédés par une quinzaine de camions de 48 pieds, nécessaires au transport des scènes, des écrans géants, du système de son, des appareils d'éclairage et autres accessoires, petits et gros.Mine de rien, tout cet équipement constitue l’arsenal léger des célèbres quinquagénaires.«Il s'agit de notre version pouraréna, la même que celle de Québec mais mieux rodée aujourd’hui, après huit concerts dans pareils environnements», explique le directeur de tournée des Rolling Stones, Steve Howard.De fait, la version à plus grand déploiement, celle pour les stades, ne mobilise pas moins d’une cinquantaine de camions.Comme ce fut le cas à Québec, les Rolling Stones auront deux scènes à leur disposition, la deuxième étant plus petite et plus près des gens.«Ils chanteront trois chansons sur celle-là.» Deux écrans géants seront aussi installés.Les changements de date de divers concerts des Rolling Stones, certains à cause de la laryngite de Mick Jag-ger, celui de Montréal en raison de la tempête de verglas, auront occasionné de sérieux maux de tête aux organisateurs de la tournée.«Après l’Amérique du Sud, tout l’équipement devait partir directement par bateau en Europe, où nous nous dirigeons maintenant.» Les Rolling Stones devaient aussi profiter ces jours-ci d’un petit repos.Les petits pépins les ont plutôt obligés à se remettre sur la route avec tout leur nécessaire.Après l’Amérique du Sud, il leur a plutôt fallu tout remballer et réexpédier leur «nécessaire» jusqu'ici.«Nous avons réussi à coincer une date pour remettre le concert de Montréal à l’affiche, mais il nous faudra faire vite.Tout devra être installé dans un temps réduit, en une seule journée.» L’équipe personnelle des Rolling Stones, aidée de techniciens locaux, devra donc voir en fin de semaine à la préparation du Centre Molson et à l’aménagement de ses dépendances.C’est que le groupe ne se contente pas de peu.Ils voyagent avec leurs meubles pour leur loge, leurs tables de snooker et de billard, et ils sont accompagnés de leur équipe de traiteurs.Pareil équipage s’inscrit en suite logique avec le lancement officiel de cette tournée en août dernier.Mick Jag-ger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood avaient Sors franchi le pont de Brooklyn dans une Cadillac décapotable de 1955 puis avaient répondu aux questions des médias sous le pont.La mégaconférence de presse avait été retransmise en direct par satellite à travers le monde.Les Rolling Stones, qui ont enregistré 39 albums, sont arrivés en, tête des tournées les plus lucratives de l’année 1997 aux Etats-Unis avec près de 90 millions $ US de recette brute, devant U2 et Fleetwood Mac.En 1997, les quinquagénaires ont vendu plus de 1,5 million de billets en sol américain.¦ En matière de tournées, les artistes d’âge mûr se tirent particulièrement bien d’affaire.Dans le top 20 des tournées, outre les Rolling Stones, on retrouve des artistes tels que Tina Turner, Jimmy Buffet, Aerosmith et ZZ Top.; Au terme de leur tournée, les Rolling Stones auront donné 110 concerts en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et dans le Sud-Est asiatique.Des saboteurs dans le corps humain La bataille contre les «polluants organiques persistants» nécessitera une mutation de la société, explique une coauteure de L’Homme en voie de disparition ?Promotion sur nos habits italiens w° jusqu’à V-r \J de rabais 277, av.Laurier O.277-7558 • 270-6154 CONSEILLERS • EXPERTS Lorsqu’il a écrit la préface de L’Homme en voie de disparition?(Our Stolen Future), le vice-président des Etats-Unis, Al Gore, y a vu un lien avec Le Printemps silencieux de Rachel Carson, qui avait lancé, trente ans plus tôt, le débat environnemental en Amérique.Il a dit de ce nouveau livre, qui bouleverse nos connaissances traditionnelles des toxiques, qu’il soulève une série de questions tout aussi fondamentales «auxquelles il nous faudra trouver des réponses».Pour la suite du monde,.LOUIS-GILLES F RAN CŒUR I.E DEVOIR Malgré la sympathie que lui voue le vice-président Al Gore, Dianne Do-manoski, une des trois coauteurs de L’Homme en voie de disparition?, n’est pas sûre que les Etats-Unis vont batailler ferme à la fin de juin alors que plusieurs dizaines de pays vont se réunir à Montréal pour lancer la négociation d’un nouveau traité sur les «polluants organiques persistants», les POP, comme on les désigne moins formellement.C’est une mutation de toute la société, de ses façons de faire, de produire et de s’alimenter, qu’il faudra revoir, dit-elle, si on entreprend de faire disparaître et d’identifier les centaines de molécules de synthèse susceptibles de bouleverser le système hormonal qu’on utilise en agriculture, en chimie industrielle, dans les matériaux de construction, etc.Le gouvernement américain ira lentement, au rythme — pour ne pas dire au gré — d’une industrie chimique qui ose encore aujourd’hui produire et exporter du DDT vers les pays en développement même s’il est interdit aux Etats-Unis.Les organochlorés «persistants», qui se baladent par les airs jusqu’aux pôles sans jamais se détruire, passant d’un être vivant à l’autre, ont été évalués et normalisés jusqu’ici en tant qu’agents potentiellement provocateurs de cancers.On parle ici surtout de BPC, de dioxines et fu-rannes, d’hexachlorobenzène et de la plupart des pesticides populaires des années 60-80.Tous les humains sont actuellement plus ou moins contaminés par ces molécules qui s’accumulent dans les gras.Les pires contaminations ont été décelées chez les prédateurs et chez les.Inuits, qui vivent aussi de chasse et de pêche.Plutôt que des agents cancérigènes, explique Dianne Domanoski, il faut plutôt y voir de dangereux perturbateurs du système hormonal, ce qui explique qu’ils peuvent réduire la capacité de reproduction des humains et des autres organismes vivants, qu’ils peuvent provoquer l’effondrement du système immunitaire, frapper la génération suivante, modifier le comportement des humains et altérer la capacité intellectuelle de populations entières en attaquant aussi le développement du système nerveux.Dianne Domanoski de sperme produit.Contrairement à la logique habituelle des toxiques, de fortes doses peuvent s’avérer bénéfiques: on utilise ce phénomène pour stopper l’explosion anarchique de cellules dans les cas de cancer du sein.En somme, au plan scientifique, le fonctionnement des imposteurs endocriniens pulvérise les acquis scientifiques, les normes et les analyses de risques traditionnelles.Les bélugas du Saint-Laurent, décortiqués par le Dr Pierre Béland, étaient bourrés de POP.On en a même trouvé un qui avait les sexes mâle et femelle, un phénomène courant chez d’autres espèces animales aux prises avec les POP.En réalité, a découvert Théo Colborn, la Sherlock Holmes de ce nouveau questionnement scientifique, en matière d’hormones, les humains fonctionnent exactement comme les souris et les aigles, ce qui explique que l'accumulation des POP, comme les dioxines, fu-rannes, BPC et autres cousins organochlorés, y provoque des effets similaires.Les femmes sont particulièrement tou- Commission d’enquête sur la SQ Un officier cité pour outrage au tribunal Dianne Domanoski est arrivée à Montréal hier pour participer, à compter d’aujourd’hui à l’Institut d’hôtellerie du Québec, à un colloque sur ces «imposteurs endocriniens» qui menaceraient le système de reproduction des humains au même titre qu’ils ont fort probablement provoqué la quasi-disparition de nombreuses espèces — notamment les aigles à tête blanche et les touladis — du bassin des Grands Lacs depuis 30 ans, ou des phoques de la mer du Nord, etc.Au Japon, d’où elle arrive et où son livre a provoqué un véritable choc culturel, la" prolifération des dioxines et des fnrannes est multipliée par le fonctionnement de 5000 incinérateurs municipaux.La télé a voulu faire un test en direct en invitant cinq jeunes hommes à se soumettre à un test de capacité génétique.Quelques minutes plus tard, le décompte des spermatozoïdes révélait, pour le premier, un niveau si bas qu’on pouvait le considérer stérile.Deux autres étaient carrément dans la zone problématique.Dans leur livre, publié en 1996 aux Etats-Unis, Dianne Domanoski, Théo Colborn et John Peterson Myers attribuent aux imposteurs endocriniens une baisse générale (50 %) des mâles humains depuis une génération, ce qui a soulevé une immense controverse scientifique qui semble leur donner raison.Altération du modèle génétique Les molécules de synthèse en cause peuvent, à d'infimes doses, altérer le modèle génétique d’un être humain en croissance prénatale ou de la première enfance.Notre plan de match génétique est réalisé par le système endocrinien.Certaines glandes analysent ou envoient des messages aux autres pour en contrôler la réalisation ou le fonctionnement.Or, pour des raisons inconnues, les POP sont perçues par nos glandes les plus stratégiques comme des messages hormonaux, qui sont aussitôt exécutés ou qui stoppent la réalisation du plan.Ainsi, les problèmes ne découlent plus de la quantité des contaminants mais bien du faux message induit par le «bogue» chimique.Des doses de l’ordre du billionnième — une goutte dans 600 wagons-citernes — peuvent provoquer des changements hormonaux susceptibles d’enrayer le développement des organes génitaux ou de réduire la quantité chées par les POP Leur corps se débarrasse par le lait maternel des POP accumulées dans leurs gras: le lait maternel d’une Québécoise dépasse de cinq fois la norme d’organochlorés applicable au lait de vache.Un bébé humain absorbe par l’allaitement — dont personne ne remet en cause la pertinence en raison de ses avantages — la dose de dioxines et de BPC jugée acceptable pour un humain dans toute une vie.Le pire, conclut Dianne Domanoski, c’est qu'on ne sait pas encore combien de substances chimiques sont de véritables imposteurs endocriniens.Les gouvernements n’ont jamais exigé comme préalable à l’homologation des nouvelles molécules une analyse de leur potentiel perturbateur du système hormonal.l’lus de 1000 molécules arrivent sur le marché chaque année, et sur les 100 000 actuellement produites, on sait qu’environ 50 ont ce pouvoir destructeur et qu’une douzaine sont si préoccupantes que l’ONU songe à un traité d’ici deux ans qui viserait leur élimination totale de la planète.ment pertinents pour les travaux de la commission, sauf deux passages sur l’affaire Matticks.«Il nous faut les documents en entier», a répliqué le président Poitras.«Se faisant justice à [lui-même], le CRPO a l’intention de défier l’autorité de la commission en nous faisant parvenir ce qui fait [son] affaire, nonobstant l’ordonnance que vous avez rendue», a souligné le procureur de la commission, Bernard Roy.Ui citation pour outrage au tribunal n’a pas tardé.Le président Poitras a enjoint au président du CRPOSQ, l’officier Claude Boutin, de se présenter devant lui dès lundi.Il sera alors officiellement informé des faits qui lui sont reprochés, il aura l’occasion d’exposer «les raisons pour lesquelles il ne devrait pas être condamné pour outrage», a indiqué Me Poitras.Celui-ci a également mentionné que le CRPOSQ risquait de perdre son statut de participant per-! mettant à leur avocat de poser des questions aux autres témoins, notamment.a VÊTEMENTS ITALIENS DE CHOIX POUR ELLE ET LUI COLLECTION PRINTEMPS/ÉTË 98 Le regroupement des officiers de la Sûreté du Québec a mérité, hier, une citation pour outrage au tribunal pour avoir refusé de remettre certains documents réclamés dans le cadre de la commission d’enquête Poitras.En matinée, Lawrence Poitras avait ordonné aux représentants du Comité des relations professionnelles des officiers de la SQ (CRPOSQ) de remettre dès le début de l’après-midi toute une série de comptes rendus des réunions du comité de direction ainsi que des quelque 130 officiers de la SQ, documents réclamés il y a près d’un mois.Au nom des policiers qui occupent les plus hauts postes de direction de ce corps policier, M" Daniel Roche-fort a expliqué que ses clients n’avaient pas l’intention de se conformer à cette ordonnance parce qu’ils considéraient que les documents en question n’étaient aucune- L E I» E V DIH, I.E S S A M EDI IS E T I) I M A N (’ Il E I II A V KM.I !) il S A 5; ,ES ACTUALITES Les 22 et 23 avril à Québec Lucien Bouchard présidera le sommet sur le livre Le projet de politique de la lecture et du livre, dévoilé à la fin mars, sera examiné sous toutes ses coutures la semaine prochaine lors d’un sommet conviant tous les acteurs intéressés de près ou de loin à l’importance de la lecture au sein de la société.Symbole de l’importance qu’y accorde le gouvernement du Québec, Lucien Bouchard en présidera la totalité des travaux.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Non seulement le premier ministre Lucien Bouchard donnera-t-il le coup d’envoi au Sommet sur la lecture et le livre, la semaine prochaine, mais il en présidera la totalité des travaux.Le Sommet sur la lecture et le livre se tiendra les 22 et 23 avril prochains, à Québec, et permettra la tenue de débats autour du projet de politique de la lecture et du livre, rendu public par la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, le 20 mars dernier.Alors que jusqu’à maintenant il avait été question de la présence du premier ministre Bouchard, et même de sa participation lors de l’inauguration de l’événement, on apprenait hier dans le communiqué présentant les travaux du sommet que son implication va bien au delà de ça puisqu’il présidera le sommet.«C'est vous dire l'intérêt qu’il porte au dossier», a affirmé à ce sujet hier Gilles Corbeil, chef de cabinet au ministère de la Culture et des Communications.En plus de la ministre Lopise Beaudoin, les ministres Pauline Marois (Education, Famille et Enfance) et Louise Harel (Emploi et Solidarité) participeront aux débats autour de la politique, dont l’objectif premier est, rappelons-le, de hausser les habitudes de lecture des Québécois.Les véritables travaux du sommet auront lieu au cours de la journée du mercredi, où l’ensemble des 43 participants conviés devront discuter des principaux thèmes soulevés par la politique: petite enfance et éveil à la lecture d’abord, école, bibliothèques scolaires et services d’alphabétisation ensuite, puis réseau des bibliothèques publiques, animation et sensibilisation à la lecture et à l’écrit, et enfin l’industrie du livre et l’accessibilité aux livres.Le choix des participants s’est donc orchestré autour de ces différents thèmes, ce qui permettra d’entendre les commentaires des acteurs liés au secteur des bibliothèques publiques, de l’éducation, de la famille et de la société, de l’édition, en plus, bien sûr, des représentants du gouvernement et des partis d’opposition.Prix unique: l’écueil de la politique Même si la politique de Louise Beaudoin englobe bien plus que le thème de l’accessibilité au livre, l’on at- tend avec impatience de connaître la teneur des propos entourant la question du prix unique du livre — ou d’un équilibre différent des remises consenties —, qui constitue en quelque sorte la pierre d’achoppement de ce projet de politique.L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), qui a désormais un nouveau président en la personne de Pascal Assathiany (directeur du Boréal et de Dimédia), lequel succède à Antoine Del Busso, doit préciser ses positions au cours des prochains jours.M.Assathiany, à qui on avait prêté cette semaine des intentions erronées affirmant qu’il ne se présenterait pas au Sommet, sera du nombre.«Je connaissais l’intérêt de (Lucien Bouchard] pour le livre, mais le fait qu’il préside le Sommet, aux côtés de Ijmise Beaudoin, Pauline Marois, Louise Harel, fait foi de symbole et démontre l'importance de cette politique aux yeux du gouvernement», a-t-il expliqué hier, précisant que la position de l’ANEL en ce qui a trait à l’ensemble de la politique et plus particulièrement le prix unique ne sera connue que la semaine prochaine.Celle-ci, saluée dans son ensemble pour des mesures ambitieuses, notamment en ce qui a trait à l’enrichissement des collections des bibliothèques, a quand même déçu plusieurs acteurs du livre — éditeurs et libraires, notamment — à cause de sa façon de retourner le problème des remises au milieu de l’édition.Un déséquilibre entre les rabais consentis aux librairies et aux grandes surfaces fragilise le réseau des librairies, qui réclame depuis une réglementation pour solidifier ses assises.Dans le projet de politique, Mme Beaudoin énonce clairement son souhait: qu’un accord interprofessionnel permette d’amender la loi actuelle pour mieux équilibrer les remises consenties par les distributeurs et les éditeurs aux différents détaillants, quelle que soit l’étendue de leur surface.«Nous croyons qu’il est plus pertinent et plus efficace d’agir sur les remises plutôt que sur le prix unique», affirmait la ministre de la Culture et des Communications au moment de rendre publique la politique.Plusieurs acteurs du milieu du livre avaient alors clairement laissé entendre qu’un accord interprofessionnel était peu probable et qu’il eût été préférable que la ministre tranche plutôt que de s’en remettre à la profession.Lucien Bouchard CRTC Des audiences dès l’automne au sujet des canaux spécialisés francophones PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé hier qu’il tiendra l’automne prochain des audiences sur les canaux spécialisés francophones.Le CRTC se rend ainsi aux arguments des télédiffuseurs francophones qui multipliaient les pressions ces derniers mois pour que ces audiences se tiennent rapidement.On se souvient que l’automne dernier, après avoir lancé un appel d’offres, le CRTC avait reçu quelque 70 demandes pour la création de nou- veaux canaux spécialisés au Canada, dont une vingtaine de demandes de canaux francophones.Mais dans une décision-surprise, le CRTC avait décidé de reporter d’un an la tenue des audiences pour l’étude de ces projets, audiences qui devaient d’abord se tenir au début de l’hiver.Le CRTC soutenait que les câblodis-tributeurs n’étaient pas nécessairement prêts techniquement à accueillir de nombreux autres canaux spécialisés.Des demandeurs francophones, dont Radio-Canada au premier chef (qui veut créer quatre nouveaux canaux spécialisés ainsi qu'une nouvelle chaîne conjointe avec TVA), soute- naient que le CRTC devait prioritairement étudier les demandes francophones afin de contrer l’attrait potentiel de la télévision anglophone.Dans un communiqué diffusé hier, le CRTC a annoncé son calendrier d’activités pour l’année, et l’organisme prévoit tenir à l’automne 1998 des audiences pour les «nouveaux services de télévision spécialisés de langue française».Les audiences pour les nouveaux services de langue anglaise devraient se tenir à l’hiver 1998-99, selon le calendrier diffusé hier.Et le CRTC prévoit également de tenir des audiences sur le renouvellement des licences de Radio-Canada dans un an, au printemps 1999.Une œuvre majeure en philosophie CHARLES TAYLOR « LES SOURCES DU MOI 714 PAGES *39,95 $ .J& CHARLES TAYLOR Les Sources du moi La formation de Videntité moderne Traduit de l’anglais par Charlotte Melançon « Un colossal travail d'interprétation dans les couches profondes de l'identité que mène Les Sources du moi.Charles Taylor s'attache surtout à révéler le mélange de grandeur et de misère qui caractérise notre condition.» Philippe de LARA, Le Magazine littéraire Près de io ans après sa parution en langue originale, voici la traduction très attendue de l'œuvre capitale de Charles Taylor.Charles Taylor enseigne la philosophie à l'Université McGill.Sommité internationale dans le domaine de la philosophie morale, il a longtemps tenu la chaire Chichele de l'Université d'Oxford.B Quim Les «vraies raisons de s’inquiéter», selon Claude Morin MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Claude Morin fut le ministre des Affaires intergouvemementales de René Lévesque.A ce titre, et auparavant comme haut fonctionnaire à Québec, il eut maintes fois l’occasion de transiger avec Ottawa.Sorte d’expert de la question, M.Morin publie ces jours-ci une plaquette de 112 pages, chez Boréal, pour expliquer «par quelle dérive» le gouvernement fédéral a été amené à concocter ce qui est désormais connu comme le plan B destiné à contrer le mouvement souverainiste québécois.Mais le livre sert aussi une autre ambition, avouée indirectement par l’auteur, celle de «rafraîchir le discours» des souverainistes, peut-être trop axé depuis quelque temps sur les chevauchements entre Québec et Ottawa et sur la déception engendrée par la mauvaise gestion fédérale des dossiers sectoriels Ottawa-Québec.Pour Morin, les «vraies raisons de s'inquiéter» sont «infiniment plus graves».Ces raisons remontent au vaste malentendu originel entre les francophones du Québec et les Anglo-Saxons du reste du Canada sur la nature même du fédéralisme canadien.Pour les premiers, la fédération offrait aux Québécois la possibilité de prendre le contrôle de leurs institutions politiques dans une union mutuellement avantageuse.Pour les seconds, le fédéralisme canadien fut une façon de faire apparaître un nouveau pays, une nouvelle nationalité.Or le fédéralisme Canadian est en train de triompher.Un fédéralisme paternaliste, dans lequel le principe fédéral de séparation des compétences entre les deux ordres de gouvernement s’étiole sous le coup des normes nationales et des nouveaux programmes fédéraux dans des domaines de compétence provinciale comme l’éducation.En fait, selon l’auteur, «le fédéralisme le plus dangereux pour le Québec est moins celui qu’on leur a imposé dans le passé que celui qu’on est en train de mettre en place».Le danger est d’autant plus grand que d’autres raisons de s’inquiéter rendent de plus en plus virtuelles les chances de renouveler la fédération de manière à en réconcilier le fonctionnement avec les aspirations auto- Claude Morin LA DÉRIVE D’Ottawa Catalogue commenté des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales 3k sfâÿ, 1*4 ¦ , nomistes du Québec.Parmi ces raisons: la réduction du poids des francophones à travers le pays; la mondialisation comme prétexte au renforcement des prérogatives fédérales; l’insécurité constitutionnelle résultant de l’absence, dans la loi fondamentale du pays, de la reconnaissance du peuple québécois.La seconde pqrtie de l’ouvrage du professeur de l’Ecole nationale d’administration publique porte sur les plans A et B du fédéral, deux plans qui n’en forment qu’un, selon Morin, deux faces d’une même médaille, d’une même stratégie qui consiste à «conditionner les Québécois, en les terrorisant, à penser que les changements qu 'ils auraient souhaité apporter au régime sont irrecevables ou non pertinents, et en plus qu'il leur serait terriblement onéreux à tous les points de vue, formidablement compliqué et, pour faire bonne mesure, légalement interdit d’entreprendre toute démarche qui les amènerait à une solution située hors du cadre politique actuel».Morin décrit diverses tactiques, des arrangements administratifs à «l’attrape-nigaud» de Calgary, des couplets sur le prix de l’incertitude à l’utilisation du French Power à Ottawa, du multiculturalisme à l’attention soudainement portée à la situation des autochtones, pour camoufler le problème québécois, faire diversion, en déformer la nature ou carrément en nier l’existence.Le plan AB est présenté par Morin comme ce que les fédéraux auraient concocté comme «la solution finale», une expression dont l’usage ici est douteux à cause de sa référence aux camps de la mort nazis, non pas pour exterminer physiquement les souverainistes, mais rendre leur entreprise impossible.Ce plan est le résultat de ?ce que l’auteur qualifie de «dérive,.d’Ottawa» et qui résulte d’une obses-, sion: vouloir que le Québec devienne | une province comme les autres.Cette,.obsession a conduit le fédéral à adopter récemment des tactiques suscep-, tibles de se retourner contre lui, favorisant la fragmentation du Canada, , nuisant à l’image internationale d’une,',; grande démocratie et s’enferrant, dans un juridisme paralysant.C’est ce , fameux plan B, incluant l’appui tacite,; au mouvement partitionniste, le «tripotage des règles du jeu» (50 % +1) et le | renvoi en Cour suprême.Le livre de cet ancien ministre, reconnu au sein du Parti québécois., comme le père de l’étapisme pour,,, avoir proposé avec René Lévesque, , en 1974, que la souveraineté ne survienne que si une majorité d’électeur^,( l’approuve par référendum, comporte , les défauts de ses qualités.Il est court;, et facile à lire.Mais la brièveté des,, analyses affaiblit la force de la dé-^ monstration qui parfois fait défaut ,, Le propos aurait également gagné à être illustré par des exemples., concrets.Et certaines accusations sont,, mal documentées, comme celle faite à des fédéralistes québécois qui considé-,; reraient que la masse de leurs conci-, toyens est composée de «fatalistes in-t conscients» et de «serviles».Morin parle , parfois de stratèges sans préciser de qui il parle, de sondages complaisants, sans les énumérer, de réclamations, traditionnelles du Québec sans les dé-, finir, de diplomates canadiens qui au-, ] raient calomnié le Québec sans les.nommer.L’ouvrage reste un cadre.| d’analyse valable qui mériterait toutefois d’être étoffé et complété par une analyse des tactiques souverainistes.,, ?LA DÉRIVE D’OTTAWA Catalogue commenté des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales *r' Claude Morin Boréal, 1998,112 pages * GUERIN Monsieur Marc-Aimé Guérin Président-directeur général de Guérin, éditeur vous invite cordialement au lancement de Une histoire du Québec par sa littérature 1914-1939 auteur Robert Lahaise le mardi 21 avril 1998, de 17 h à 19 h (5 à 7) au Sainte-Élisabeth 1412, rue Sainte-Élisabeth Montréal RS.V.P.au plus tard le vendredi 17 avril 1998 Mireille Cyr (514) 842-3481 bière et vin seront servis ÉDITEUR • IMPRIMEUR .LIBRAIRE 4501.rue Drolet.Montréal (Québec) H2T 2Q2.Tél.: (514) 842-3481 L K I) E V Olli.I.E S S A M EDI IK E T I) I M A X (’ Il E I !) A V KM.I !> !> K A 6 —-?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Cantons-de-l’Est Encore des vagues référendaires Modifications à la loi antitabac Les commandités s’adressent directement à Chrétien «Notre situation est de plus en plus critique» Déjà engagés dans la préparation de leur saison 1999, les organisateurs d’événements commandités par les compagnies de tabac s’inquiètent du fait que le gouvernement fédéral n’a toujours pas assoupli le volet de sa loi antitabac portant sur la commandite.Dans une lettre envoyée au premier ministre Jean Chrétien, ils lui demandent d’agir rapidement en prolongeant la période d’adaptation.NORMAN I)E LISLE PRESSE CANADIENNE /'"V uébec — Après plus de deux W ans, le référendum d’octobre 1995 sur la souveraineté du Québec continue de susciter des remous dans les Cantons-de-l’Est.Un total de 32 étudiants de l’Université Bishop, à Lennoxville, ont été condamnés récemment pour avoir voté illégalement lors de ce référendum et le procès de 20 autres étudiants, accusés eux aussi d’avoir voté illégalement, doit avoir lieu à la fin du mois de mai.Par ailleurs, certains souverainistes ont voulu publier dans un quotidien local une publicité donnant la liste des noms des coupables afin que l’exemple du châtiment puisse servir, mais la direction régionale du Parti québécois s’est objectée à la publication.Ces événements ont contribué à garder bien vives dans les Cantons-de-l’Est les tensions référendaires plus de 30 mois après l’historique référendum.Une liste disponible chez le Directeur des élections du Québec indique que 32 étudiants de l’université anglophone Bishop ont été déclarés coupables d’avoir voté illégalement au référendum du 30 octobre 1995.Il s’agit notamment de Canadiens d’autres provinces venus étudier à cette université située à Lennoxville, au sud de Sherbrooke.Cette “manœuvre électorale frauduleuse” au sens de la loi leur a valu une amende de 500$.Le procès de 20 autres accusés est prévu pour la fin de mai.Treize d’entre eux ont été convoqués en cour pour le 25 mai et les sept autres pour ie 29 du même mois.Une publicité A la suite du référendum, les médias d’information ont largement fait état de manœuvres exercées par certains scrutateurs souverainistes qui, le soir du référendum, dans des comtés de l’ouest de Montréal et de Laval, ont annulé un nombre anormalement élevé de bulletins.Leur cause est devant les tribunaux.Par contre, les manœuvres frauduleuses de ces étudiants de l’université Bishop ont peu retenu l’attention des médias.Des péquistes des Cantons-de-l’Est, insatisfaits de la façon dont la presse a fait écho à ces condamnations, ont donc décidé de faire connaître l’affaire au moyen d’une publicité à paraître dans le quotidien an-glo-sherbrookois 'Ihe Record.Mais la direction régionale du Parti québécois a rejeté l’idée de la publication et l’annonce n’a jamais paru.«Cela ne correspondait pas aux objectifs qu’on vise», a déclaré la porte-parole régionale du PQ de l’Estrie, Céline Dostie.«Cela choquerait inutilement les gens.» Au quotidien The Record, on affirme que la direction du journal a décidé elle-même de ne pas publier le texte publicitaire après l'avoir soumis à ses avocats.«On y faisait allusion à un complot pour commettre des manœuvres référendaires frauduleuses, a expliqué la journaliste Rita Legault, du Record.La preuve d’un complot n’a pas été faite.» Les militants du Parti québécois auteurs de la publicité y faisaient état également que 1301 électeurs inscrits dans la municipalité de Lennoxville lors du référendum n’étaient plus inscrits sur la liste électorale pour le scrutin fédéral de juin 1997.MANON CORNELL1ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Inquiets pour leur avenir, les événements culturels et sportifs commandités par les compagnies de tabac ont fait directement appel au premier ministre Jean Chrétien pour qu’il amende rapidement et comme promis la loi fédérale sur le tabac.Dans une lettre expédiée cette semaine au premier ministre, le Ralliement pour la liberté de commandite demande, comme il le fait depuis six mois, qu’on prolonge la phase de transition devant servir à la recherche d’autres commanditaires.«Notre situation est de plus en plus critique et inquiétante.Plusieurs d’entre nous ont passé leur vie à lancer des festivals et des événements [.].Il nous a fallu des années pour mettre sur pied ces événements de classe internationale, à un moment où les gouvernements nous demandaient de nous tourner vers le secteur privé pour obtenir de l’aide.C’est ce que nous avons fait, mais voici maintenant que nous sommes pénalisés pour avoir accepté les commandites d’une industrie en particulier.Pis encore, votre gouverne- ment ne nous a pas donné le temps de nous adapter aux nouvelles règles du jeu», écrivent les cinq porte-parole du ralliement, Léon Méthot (Grand Prix Player’s de Trois-Rivières), Max Beck (Ontario Place), Andy Nulman (Festival Craven «A» Juste pour rire), Robert Kerr (Coastal Jazz & Blues Society) et Mary Moulton (représentante du Canada Atlantique).La période de transition prévue dans la loi se termine le 1" octobre prochain.Le regroupement, qui réunit plus de 250 événements à caractère culturel et sportif à travers le pays, souhaite que le Canada s’inspire de l’Union européenne et accorde aux organisateurs de cinq à sept ans de plus pour trouver de nouveaux appuis financiers.La loi sur le tabac du gouvernement fédéral encadre strictement la commandite des compagnies de tabac et limite de façon draconienne la visibilité que peuvent en tirer les entreprises.Ainsi, les images de marque des cigarettes ne pourront plus apparaître sur les voitures de course ni figurer de façon évidente sur le matériel promotionnel ou sur les lieux des festivals.Il y a exactement un an, quelques heures avant que la loi reçoive la sanction royale, le premier ministre Chrétien et son ministre de la Santé de l’époque, David Dingwall, promettaient un amendement pour assurer la survie des courses automobiles.La promesse faite à la veille du déclenchement des élections a vexé les autres événements, qui avaient l’impression d’être abandonnés, et a sou-îevé l’ire des groupes antitabac qui, depuis, ont le gouvernement à l’œil.L’actuel ministre de la Santé, Allan Rock, n’a toujours pas déposé la modification promise, D’une part, il ne lui plaît guère de changer la loi, et d’autre part, il se demande s’il peut légalement ignorer les autres événements commandités.Une rumeur voulait qu’on aille de l’avant avec l’amendement limité aux sports motorisés et qu’on aide les autres événements en créant un programme d’aide temporaire pouvant atteindre 100 millions.Pas de fonds publics Le Ralliement pour la liberté de commandite rejette ce recours aux fonds publics.Selon lui, l’expérience australienne démontre qu’un programme de subventions compensatoires est difficile à gérer et inefficace.Pour atteindre ses objectifs, le programme devrait durer cinq ans, ce qui ferait grimper la facture totale à 500 millions.«Nous ne croyons pas que les contribuables canadiens se réjouiraient de cette décision», conviennent les auteurs.Ils soulignent entre autres le débat qui s’ensuivrait sur les causes méritant l’appui du gouvernement.Au bureau du ministre de la Santé, on refuse de prédire le moment du dépôt de l’amendement promis.«Je pense que ce sera dans un futur proche», a dit son port^parole, Derek Kent.Mais si M.Rock veut le faire adopter avant l’été, il devra se presser car il ne reste que huit semaines de session.Chez les organisateurs, le sentiment d’urgence prédomine.«Les membres du ralliement [.] s’apprêtent à signer des contrats pour les événements de 1999.Pourtant, plusieurs de ces événements risquent de perdre leurs commanditaires les plus importants le 1" octobre.En effet, malgré notre diligence à trouver d’autres commanditaires, nos efforts n’ont pas été couronnés de succès.La raison en est qu’il faut des années — et non des mois — pour consolider la commandite de nos événements», expliquent les cinq signataires.Ils citent l’exemple de l’Omnium de golf canadien.L’Association royale de golf du Canada a mis sept ans à trouver une commandite de prestige pouvant remplacer celle d’Imperial Tobacco.De plus, il a fallu combiner les ressources de 14 entreprises pour obtenir un montant équivalent à celui qu’offrait le manufacturier de tabac.«Un seul événement a mis sept ans à se donner un nouveau portefeuille de commandites.Or la loi de votre gouvernement ne donne que 18 mois à plus de 350 événements, ce qui est nettement insuffisant», ajoutent-ils.Selon le ralliement, les compagnies de tabac sont les premiers commanditaires du milieu des arts, du sport et de la mode.Environ 350 événements se sont partagé 60 millions de dollars en 1995.ri Commission des transports du Québec *s EN MOUVEMENT AVEC LES TRANSPORTEURS DEPUIS 25 ANS La Commission regroupe par rubrique les avis devant être publiés conformément à la Loi sur le camionnage (L.R.Q.1987, c.C.5.1), la partie III de la Loi de 1987 sur les transports routiers (S.C.1987, C.35), la Loi sur les transports (L.R.Q.c.T-12), la Loi sur le transport par taxi (L.R.Q.c.T-11.1) la Loi sur les chemins de fer (L.Q.1993, C.75) et aux règlements en découlant.Ces avis contiennent un résumé des natures de demandes introduites à la Commission.A l'occasion, la Commission publie aussi des informations susceptibles d'intéresser les demandeurs et les titulaires de permis.Le texte complet d'une demande peut être consulté aux : Bureau de Québec : (418) 643-5694 200, chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R 5V5 Bureau de Montréal : (514) 873-6424 545, boulevard Crémazie Est, bureau 1000 Montréal (Québec) H2M 2V1 Ligne sans frais : 1-888-461-2433 Adresse internet de la C.T.Q.: http://www.ctq.gouv.qc.cn Heures d’ouverture de nos bureaux : 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.TAXI Délai d’opposition ou d’intervention : 10 jours de la publication M98-15379-9 Lacombe, Réjean 424, 27e Avenue Pointe-Calumet QC JON 1G1 PROC.: Me Jean Chaver ET DEMANDEUR-CÉDANT Perreault, Roland 329, rue Phiiipp Saint-Eustache OC J7R 2V8 TRANSFERT : 3-M-216483-Q01A A-14 Saint-Eustache M98-15382-3 Choukeir, Chaoukat Ibrahim 2264, Séguin, app.14 Longueuil QC J4K 5A8 ET DEMANDEUR-CEDANT Bakhshi, Firooz 9601, rue Jean-Milot, app.207 Lasalle QC H8R 1X8 TRANSFERT : 0-M-218458-G01A A-11 Montréal M98-15385-6 Patel, Dineshbhai Rambhai 2159.Pauline Lasalle QC H8N 1L7.ET DEMANDEUR-CEDANT Patel, Rambhai (Rambhai Patel enrg.) 2159, Pauline Lasalle QC H8N 1L7 TRANSFERT : 8-M-213592-001A A-11 Montréal M98-15387-2 Frasca, Giuseppe 4944.av.Félix-McLernan Pierrefonds QC H8Y 3K1 ET DEMANDEUR-CEDANT Cavallieri, Hébert 3684, rue Jovette Laval QC H7P 4Z1 TRANSFERT : 2-M-209042-002A A-12 Ouest de Montréal M98-15388-0 Merlin, Jean-Marie 4250, boul.Métropolitain Est, app.14 Saint-Léonard QC H1S 1A1 ET DEMANDEUR-CÉDANT Videla Torres, Gabriel Edmundo 3655, boul.Lapinière Brossard OC J4Z 2M4 Avis de la Commission des transports du Québec TRANSFERT : 6-M-217827-001A A-11 Montréal M98-15391-4 9060-0297 QUÉBEC INC.3404, Prud'Homme, app.1004 Montréal QC H4A 3H5 ET DEMANDEUR-CÉDANT Faraji-Tabrizi, Hossein 661 A, 44e Avenue Lasalle QC H8P 2T7 TRANSFERT : 5-M-215384-001A A-11 Montréal M98-15392-2 Perreault, Gilbert (Gilbert Limousine) 5995, av.Beaucage, app.103 Montréal QC H4J 2PÇ ET DEMANDEUR-CEDANT LIMOG.L.INC.8397, boul.St-Michel Montréal QCH1Z3E7 TRANSFERT : 9-M-215299-005A Limousine de Grand Luxe La Province de Québec M98-15395-5 Vazifehdan, Farhad 600, Côte-Verlu, app 111 Saint-Laurent QC H4L 5E3 ET DEMANDEUR-CEDANT Saghbini, Ibrahim 8587.rue Saint-Denis Montréal QC H2P 2H4 TRANSFERT : O-M-215413-001A A-11 Montréal M98-15396-3 Mardini.Charles 1225, Alexis-Nihon, app.112 Saint-Laurent QC H4R 2A6 ET DEMANDEUR-CEDANT Al-Sammour, André 365, boul.Deguire, app.215 Saint-Laurent QC H4N 2T8 TRANSFERT : 5-M-215798-001A A-12 Ouest de Montréal M98-15406-0 Précourt, Benoit (Limo Benoit) 3882, rue de Vincennes Terrebonne QC J6X ?H1 ET DEMANDEUR-CÉDANT Chaput, Jean (Limotour) 118, chemin Handel Candiac QC J5R 1S1 TRANSFERT : 9-M-204723-002A Limousine de Grand Luxe La Province de Québec M98-15410-2 Perreault, Gilles 418, place Léopold Le Gardeur QC J5Z 2V9 ET DEMANDEUR-CEDANT Arvisais, Gaston 148.rue Gauthier Saint-Sulpice QC J5W 4C6 TRANSFERT : 2-M-216807-002A A-32 Repentigny M98-15416-9 Houlihan, Brenden 431, chemin St-Louis Beauharnois QC J6N 2K5 PROC : Me Michel Laberge ET DEMANDEUR-CÉDANT Dorais, Earl 76 A, rue Primeau Châteauguay QC J6K 3T1 TRANSFERT : 2-M-213192-004A A-26 Châteauguay M98-15417-7 Lapointe.Julien 698, rue Joseph-Fortier Saint-Jérôme QC J7Z 6A9 PROC.: Me Jean Chpyer ET DEMANDEUR-CÉDANT Villeneuve, Aurel 730, rue de Martigny Bellefeuille QCJ0R 1A0 TRANSFERT : 9-M-208088-003B A-15 Saint-Jérôme M98-15429-2 Chartier, Michel 654, rue St-Antoine Joliette QC J6E 3S3 ET DEMANDEUR-CÉDANT Asselin, Michel 39, Tellier Joliette QC J6E 6C8 TRANSFERT : 2-M-206923-001A A-06 Joliette M98-15432-6 Abruzzese, Antonio 4333, Buies Saint-Léonard QC H1S 1J1 ET DEMANDEUR-CÉDANT EXCEL LIMOUSINES 6395, de Blainville Saint-Léonard QC H1P 1P9 TRANSFERT : 3-M-217275-004A SPÉCIALISÉ RESTREINT POUR BAPTEME, MARIAGE, FUNÉRAILLES La Province de Québec M98-15434-2 D'Aragon, Jacques 17, rue de Normandie Montréal QCH1B3C4 ET DEMANDEUR-CÉDANT Mathieu, Benoit 5958, Louis-Hébert Montréal QC H2G 2G3 TRANSFERT : O-M-215249-001A A-11 Montréal Q98-10768-2 3099-4628 QUÉBEC INC 399, rue Toulouse Sullivan QC JOY 2N0 PROC.: GILBERT & GILBERT ET DEMANDEUR-CÉDANT Lafontaine, Laurent 106, rue Lauzon Val-d'Or QC J9P 4M9 TRANSFERT : 2-Q-206372-001A A-49 Val-d'Or TAXI Délai d’opposition ou d’intervention : 21 jours de la publication M98-15397-1 Polizzi, Roberto 8705, Choquette Saint-Léonard QC H1R 3A1 DEMANDE 1 PERMIS SPÉCIALISÉ RESTREINT POUR BAPTÊME, MARIAGE, FUNERAILLES La Province de Québec M98-15398-9 Godfrin, François 2, chemin de la Carrière Chatham QC J8G 1K9 DEMANDE 2 PERMIS Région 207604 Chatham Formée de : Chatham M98-15404-5 Di Fruscia, Giuliano 2314, av.Beaconsfield Montréal QC H4A 2G8 DEMANDE 1 PERMIS SPÉCIALISÉ RESTREINT PAR AUTOMOBILE ANTIQUE La Province de Québec Durée : Du 30 mai 1998 au 30 novembre 1998 M98-15408-6 2951-2365 QUEBEC INC.(Limousine Krystal enrg.) 428, route 104 Mont-Saint-Grégoire QÇ J0J 1K0 DEMANDE 1 PERMIS SPÉCIALISÉ RESTREINT PAR AUTOMOBILE ANTIQUE La Province de Québec Pour une durée de 6 mois M98-15411-0 Napolitano.Saverio 4125, 39e Rue Montréal QC H1Z 1V8 DEMANDE 1 PERMIS SPÉCIALISÉ RESTREINT POUR BAPTÊME, MARIAGE.FUNÉRAILLES La Province de Québec M98-15421-9 DIONNE V I.P.LIMOUSINES INC.2700, boul.Lévesque Laval QC H7E 2N5 DEMANDE 2 PERMIS SPÉCIALISÉS RESTREINTS PAR AUTOMOBILE ANTIQUE La Province de Québec Durée : 6 mois M98-15423-5 DIONNE V.I.P, LIMOUSINES INC.2700, boul.Lévesque Laval OC H7E 2N5 DEMANDE 5 PERMIS SPÉCIALISÉS RESTREINTS POUR BAPTÊME.MARIAGE, FUNERAILLES La Province de Québec CAMIONNAGE LOCAL INTRAPROVINCIAL La Commission délivrera la licence Intra-rovinciale ou le permis de camionnage, moins de recevoir une opposition dans un délai de 21 jours de la publication.L'opposant doit, par un écrit assermenté, convaincre la Commission que l'exploitation de l’entreprise visée est susceptible de nuire à l’intérêt public.La Commission entendra l'opposant sur la recevabilité de sa requête.Dossier de Montréal (M) à Montréal Le mardi 19 mal 1998 à 10 h.Dossier de Québec (Q) à Québec.Le jeudi 21 mai 1998 à 10 h.M98-15377-3 Clermont, Stéphane (Transport Stéphane Clermont enr.) 2133, Principale Saint-Michel QC J0L 2J0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15389-8 9060- 9710 QUÉBEC INC.107 A, Grande Côte Boisbriand QC J7E 1H1 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15394-8 Séguin, Pierre (Transport Pierre Séguin) Route 105, C.P.394 Gracefield QC J0X 1W0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15403-7 9058-7924 QUÉBEC INC.(I.R.L.INDUSTRIES) 150, de Caplan Blainville QC J7B 1J5 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupe 35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15407-8 9061- 9859 QUÉBEC INC.(Déménagement Sécur) 1790, rue Dunant Ascot QC J1H4A6 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15425-0 Couto, Helder a/s CAN-U.S.TRANSPORTATION CONSULTANTS INC.1253, avenue McGill Collège, app.232 Montréal QC H3B 2Y5 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15427-6 Gauthier, Alain 3698, du Passant Des Ruisseaux QC J9L 3G4 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10758-3 LES ENTREPRISES MASKINONGÉ INC.43, rue St-Denis Maskinongé QC J0K 1N0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupe 35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10759-1 TRANSPORT DEAN BOYLE INC.968, route 132 Est, C.P.53 Percé QC G0C 1A0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10760-9 Dubeau, Jean-Marie 3472, chemin Sullivan Sullivan QC JOY 2N0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10762-5 GERO TRANSPORT INC.943, rue des Érables Saint-Jean-Chrysostome QC G6Z 1A7 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10763-3 TRANSPORT DANIEL CHAMPOUX INC.590, route 162 Saint-Louis-de-Blandford QC G0Z 1B0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10764-1 TRANSPORT CAKE INC 211, route 132 Est Percé QC G0C 2L0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10765-8 DÉMÉNAGEMENT JCL INC.3682, rue de l'Église Jonquière QC G7X 1J1 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-10771-6 ROBERT C.BOLDUC TRANSPORT INC.500, rue Principale Saint-Camille-de-Lellis QC G0R 2S0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines CAMIONNAGE EN VRAC Délai d’opposition ou d’intervention : 10 jours de la publication M98-15386-4 3059197 CANADA INC.109, rue Dicaire Vaudreuil-Dorion QC J7V 8R8 ET DEMANDEUR-CÉDANT LES ENTREPRISES G, BOURGON ET FILS INC.1900, route 340 Ouest Saint-Télesphore QC J0P 1Y0 TRANSFERT : 7-M-513471-001B Région 6 - Toutes matières M98-15390-6 EXCAVATION G.LALONDE INC.1001, rang Saint-Guillaume Sainte-Marthe QC J0P 1W0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Lalonde, Gérald 1001, rang Saint-Guillaume Sainte-Marthe QC J0P 1W0 TRANSFERT : 4-M-509167-001A Région 6 - Toutes matières M98-15405-2 TRANSPORT JASLYN INC.673, rue George V Lachine QC H8S 2R9 MAINTIEN - 9-M-512604-001A M98-15418-5 9034-8129 QUEBEC INC.25, rang 6 Kiamika QC J0W 1G0 ET DEMANDEUR-CÉDANT EXPLOITATION FORESTIERE F.L.G.INC 12, rue Chapleau Kiamika QC J0W 1G0 TRANSFERT : 2-M-516479-001A Région 7 - Toutes matières M98-15420-1 9060-8001 QUÉBEC INC.1721, rue Saint-Luc Chibougamau QC G8P 2N4 PROC.: Chantal Leblanc ET DEMANDEUR-CÉDANT TRANSVEL INC.100, 5e Avenue, app.107 Chibougamau QC G8P 1X3 TRANSFERT : 9-M-512885-001A Région 8 - Toutes matières M98-15426-8 MIELKE & FILS INC 343, rue Lavergne Mont-Laurier QC J9L 3A6 ET DEMANDEUR-CÉDANT 2855-2198 QUEBEC INC.823, route 105 Grand-Remous QC J0W 1E0 TRANSFERT : 1-M-513980-001A Région 7 - Toutes matières M98-15433-4 MIELKE & FILS INC 343, rue Lavergne Mont-Laurier QC J9L 3A6 MAINTIEN - 3-M-510406-001A à 003A Q98-10740-1 9058-6827 QUEBEC INC.175, route 132 Est Saint-Omer QC GOC.2ZO ET DEMANDEUR-CEDANT Arsenault, Raymond 175, route 132 Est, C.P 102 Saint-Omer QC G0C 2Z0 TRANSFERT : 6-Q-503451-001A Région 1 - Toutes matières Q98-10743-5 TRANSPORT B.PAUL-HUS INC.744, rang 2 Saint-Bonaventure QC J0C 1C0 PROC.: JOLI-COEUR, LAÇASSE, LEMIEUX, SIMARD, ST-PIERRE ET DEMANDEUR-CÉDANT Beaulac, Léo 1027, rang St-Pierre Saint-Zépnirin-de-Courval QC J0G 1V0 TRANSFERT : 4-Q-505839-001A Région 4 - Toutes matières Q98-10753-4 9057-2496 QUEBEC INC.775, Israël Dumais Roberval QC G8H 1T1 ET DEMANDEUR-CÉDANT Dallaire, Emilien (Transport Emilien Dallaire Enr.) 775, Israel Dumais Roberval QC G8H 1T1 TRANSFERT : 8-Q-510991-001A Région 2 - Toutes matières Q98-10755-9 LES EXCAVATIONS GRANDMONT INC.1672, boul, St-Judes Alma QC G8B 3L4 ET DEMANDEUR-CÉDANT TRANSPORTS DANIEL LABERGE INC.5020, boul.du Royaume ; Jonquière QC G7X 7V5 TRANSFERT : 2-Q-511920-001A Région 2 - Toutes matières Q98-10773-2 ENTREPRENEUR FORESTIER FRANÇOIS BOUDREAU INC 892, rang 2, C.P.637 Carleton QC G0C Up ET DEMANDEUR-CEDANT LES ENTREPRISES P.E.C.INC.166 B, Grand-Pré, C.P.1048 Bonaventure QC G0C 1E0 TRANSFERT : 5-Q-511380-001A Région 1 - Toutes matières Q98-10774-0 DRAMIS TRANSPORT INC.276, Principale Saint-Thomas-Didyme QC G0W 1 PO PROC.: Me Doris Ratté ET DEMANDEUR-CEDANT ASSOCIATION COOPERATIVE DE NORMANDIN 1455, du Rocher, suite 102 Normandin QC G8M 3X5 TRANSFERT : 9-Q-504241-001A Région 2 - Toutes matières VRAC COURTAGE Délai d’opposition ou d’intervention : 21 jours de la publication Q98-10735-1 ASS.DES TRANSPORTEURS EN VRAC DE MONTMORENCY INC 637, du Cénacle Beauport QC G1E 1B3 MODIFICATION AU CODE DE DÉONTOLOGIE Q98-10739-3 TRANSPORTEURS EN VRAC DE BEAUCE SUD INC.464, 40e Avenue Nord Aubert-Gallion QC G5Y 5B7 MODIFICATION AU CODE DE DÉONTOLOGIE Q98-10742-7 ASS.DES TRANSPORTEURS EN VRAC BAIE-COMEAU INC.2650, boul.Laflèche, 2e étage Baie-Comeau QC G5C 1E4 MODIFICATION DES TARIFS Cotisation mensuelle de 60$ par membre forestier: 250$ par réquisition pour un non-membre forestier; frais de 3.5% sur les gains bruts pour les non-membres.Le Secrétaire de la Commission Léonce Girard Québec"s L E I) E V OIR, L E S S A M EDI IS E T I) 1 M A X (' Il E I !> A V R I L I !» !l S A 7 , •POLITIQUE* Le Sommet des Amériques Vers la plus grande zone de libre-échange du monde HER1BERDO RODRIGUEZ REUTERS Le premier ministre Jean Chrétien et sa femme Aline (troisième en partant de la gauche) ont rencontré hier le président mexicain Enesto Zedillo ainsi que sa femme Nilda au cours d’un rendez-vous informel à l’occasion du Sommet des Amériques qui se tient ce week-end dans la capitale du Chili.MIGUEL ENESCO AGENCE FRANCE-PRESSE Santiago — Les chefs d’État des 34 pays des Amériques entameront, lors d’un sommet aujourd’hui et demain à Santiago du Chili, les négociations pour la création, en l’an 2005, de la plus grande zone de libre-échange du monde (ALCA), de l’Alaska à la Terre de Feu.Les nations du continent (toutes, sauf Cuba) sont d’accord sur le principe de «lancer» à Santiago les négociations sur l’ALCA — sigle en espagnol du projet —, un énorme marché potentiel de 800 millions de consommateurs.Mais cette volonté renferme d’importantes, divergences, notamment entre les États-Unis et le Brésil, puissance économique latino-américaine et géant de l’union douanière Mercosur, intégrée aussi par l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.«L’ALCA nous intéresse dans la mesure où cela nous permet d’acçéder plus facilement au marché des États-Unis.Sinon, le projet ne nous intéresse pas», a affirmé récemment le ministre brésilien de l’Industrie et du Commerce, José Botafo-go Gonçalves.Le Brésil, comme beaucoup d’autres pays, se pjaint des barrières non tarifaires des États-Unis qui affectent les produits latino-américains.«Les États-Unis constituent en fait le marché le plus fermé du monde», avait lancé en 1997 le président brésilien Fernando Henrique Cardoso.Le «véritable enjeu» de ces négociations sera donc la disparition de ces barrières, selon Antonio Antunes, secrétaire général de l’ALADI (Association latino-américaine de l’intégration).Les barrières douanières sont plus basses aux États-Unis que dans le sud du continent, à l’exception du Chili.Mais l’accusation de «protectionnisme déguisé» contre les États-Unis vise surtout les barrières non tarifaires (administratives, sanitaires, etc.) imposées par Washington à certains produits latino-américains.L’ALCA, initiative lancée ep décembre 1994 à Miami par les États-Unis lor§ du premier sommet de chefs d’État américains, suscite d’autres réticences.Certains pays du sud craignent notamment les effets d’une trop rapide libéralisation commerciale sur leurs industries, encore fragiles, face au géant du nord qui contribue à lui seul à plus de 75 % du PIB des Amériques.C’est pourquoi l’Amérique latine préconise des négociations par étapes et s’oppose à la «précipitation» de Washington, friand du vaste marché latino-américain.D’après M.Antunes, l’ALCAest, de plus, indispensable aux États-Unis pour ne pas céder de terrain dans la région à l’Union européenne (UE), toujours premier parte naire commercial du Mercosur.Encore; susceptibles sur l’hégémonie des États-Unis, les pays latino-américains — sauf l’Argentine, qui a récemment annoncé des «rapports charnels» avec Washington — ne veulent pas renoncer aux perspectives offertes par l’Europe.En effet, un accord-cadre a été conclu en décembre 1995 à Madrid entre le Mercosur et l’UE pour parvenir à une future zone de libre commerce intercontinentale.Un sommet UE-Amérique latine est d’ailleurs prévu pour 1999.«Notre pouvoir de négociation sera plus important si nous développons des rapports avec deux puissances», a reconnu un diplomate brésilien.Ënfin, le «lancement» à Santiago des négociations pour créer l’ALCA bute sur un autre problème: l’échec du président Bill Clinton à obtenir du Congrès le fast track (voie rapide pour négocier des accords commer-çiaux), ce qui affaiblit la position des États-Unis.Le Sommet des peuples se préoccupe de justice Santiago (AFPet Le Devoir) — Le Sommet des peuples des Amériques — forum parallèle qui vient de se réunir au Chili et qui regroupe des organisations civiles des trois Amériques: syndicats, associations indigènes, groupes de femmes, etc.— a depiandé officiellement aux 34 chefs d’Etat et de gouvernement qui participent aujourd’hui et demain au deuxième Sommet des Amériques, à Santiago, de s’orienter vers un modèle différent de relations commerciales.Ce forum parallèle se préoccupe davantage de justice sociale, de démocratie et de normes touchant le respect de l’environnement; il entend plaider en faveur de normes équitables régissant le monde du travail.Iti FTQ y était représentée par cinq vice-présidents; sa délégation était dirigée par René Roy, vice-président pour le Québec du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier.Pour sa part, la CSN avait pour la représenter son secrétaire général Pierre Paquette et son préposé aux questions internationales, Peter Bakvis.A l’invitation de la CGT, la FTQ aura la semaine prochaine des contacts avec un jardin de la prématernelle au secondaire INSCRIPTIONS ET RENSEIGNEMENTS 481-5686 divers milieux syndicaux argentins.Hier, une délégation canadienne ayant participé au Sommet des peuples d’Amérique a rencontré les ministres Lloyd Axworthy (Affaires étrangères) et Sergio Marchi (Commerce international) pour leur faire part de leurs préoccupations, notamment en matière de respect des droits sociaux.Plus tôt, le premier ministre Jean Chrétien avait refusé de rencontrer cette délégation.Cet appel survient au moment où le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne que l’Amérique latine compte au moins 110 millions de pauvres, que 20 % des plus riches citoyens de ce continent gagnent 19 fois plus que les 20 % du bas de l’échelle.Un message particulièrement sévère à l’endroit de la classe politique est parvenu hier aux vedettes de ce sommet des Amériques.Ce texte, rédigé en espagnol, a notamment l’appui de l’Organisation régionale interaméricaine du travail (ORTO, de la Centrale unitaire du Chili (CUT) et d’une dizaine d’associations importantes.On y lit: «Nous n’avons aucune raison de croire à la réalisation des engagements sociaux souscrits par les gouvernements.» Les signataires font aussi allusion au caractère «antidémocratique» des accords commerciaux signés depuis les années soixante (au moment où les États-Unis avaient fait mousser l’Alliance pour le Progrès).L’intégration dont le Sommet des peuples se fait le héraut, laisse-t-on savoir, a comme fondement la démocratie, la justice sociale et l’égalité, et il est déplorable que le Sommet de Miami et celui de Santiago tendent à ignorer des phénomènes comme la montée du chômage, la dégradation de l’environnement, le gonflement des quartiers délabrés dû à l’exode vers les zones urbaines et d’autres maux qui viennent s’ajouter à l’inéquitable répartition des terres.Support en option.Questions oreilles, les Britanniques s’y connaissent! Laissez-nous vous présenter le seul membre de l'Cmpire qui vous garanti la haute jjidélité.Nad : un amplificateur qui règne sur ses rivaux et un lecteur de disques compacts qui fera agréablement la cour aux enceintes acoustiques B&W.Un must pour votre palais! 5730.rue Sherbrooke Cst Près du stade olympique 2546041 www.ljillion.qc.ca Vive controverse sur la date des élections scolaires Les Commissions scolaires doivent choisir entre le dimanche et le lundi PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Avant même quelle ne soit officiellement annoncée, la date prévue pour le scrutin scolaire, soit le lundi 22 juin, provoque une vive controverse.De plus, les dirigeants scolaires sont en colère parce que le gouvernement tarde trop, à leur avis, à annoncer la date.«Il est déjà très tard», signale la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Diane Drouin, en rappelant que la date devait être connue à la mi-avril et qu’aucune annonce n’est encore faite.En début de semaine, la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, a demandé à la FCSQ de lui faire savoir aujourd’hui si les commissions scolaires préféraient la date du 14 juin ou celle du 22 juin.Le gouvernement croit que le lundi favoriserait la participation des citoyens qui, traditionnellement, boudent ce scrutin.En 1990, les élections scolaires, qui devaient se tenir un lundi, ont été déplacées un dimanche de manière à favoriser la participation, qui est restée, il faut le dire, marginale (autour de 13%).Tout droit vers la catastrophe Cependant, les commissions scolaires ne croient pas au changement de jour.Elles ne sont pas chaudes, jusqu’à maintenant, à l’idée de déplacer le scrutin.Le député libéral François Ouimet, critique de l’opposition pour les questions d’éducation, va encore plus loin: «Nous allons tout droit vers la catastrophe», prédit-il.Pour M.Ouimet, cette question du lundi ou du dimanche est un faux débat qui n’enlèvera rien au fait que «le mal est fait».M.Ouimet blâme le gouvernement pour n’avoir pas agi pendant qu’il était temps.Deux avenues auraient permis de redonner aux commissions scolaires la légitimité à laquelle elles sont en droit de s’attendre.Le député croit que le gouvernement aurait pu instaurer le droit de vote par correspondance, déjà prévu dans la loi sur l’instruction publique pour les parents de langue anglaise qui n’ont pas d’enfant, afin qu’ils puissent choisir leur commission scolaire.Il croit aussi qu’il aurait mieux fal- François Ouimet, critique libéral pour les questions d’éducation, estime que «nous allons tout droit vers la catastrophe».lu reporter le scrutin en novembre, de manière à ce qu’il ait lieu en même temps que l’élection municipale.Mais il est trop tard, croit-il.«U gouvernement n'a pas fait ses devoirs.» I.a porte-parole du ministre de l’Education renvoie la balle au député libéral en demandant pourquoi le gouvernement libéral n’a pas agi lorsqu’il était au pouvoir ou encore pourquoi M.Ouimet n’a rien fait lorsqu’il était président de la CECM.S’il veut que l’élection se tienne un lundi, le gouvernement devra adopter un amendement à sa loi et obtenir pour ce faire le consentement de l’opposition libérale.Interrogé à ce sujet hier, en conférence de presse, M.Ouimet est resté prudent.Il consultera le caucus libéral et, surtout, tiendra compte de la position des commissions scolaires.Plusieurs commissions scolaires ne favorisent pas la tenue d’un scrutin un lundi.Le président du conseil provisoire de la Commission scolaire de Montréal, Michel Pallascio, a fait remarquer que les jeunes de quatrième et cinquième secondaires seront en examen cette journée-là Oc scrutin se tient toujours dans les écoles) et que les gens auront peut-être davantage l’esprit à fêter la Saint-Jean, deux jours plus tard.L’Association des commissions scolaires de la région de Laval-Lau-rentides-Lanaudière est également en total désaccord avec la tenue d’élections scolaires un lundi.En plus du fait que le 22 juin est un jour d’examen, la présidente de cette association, Carole Filiatrault, estime qu’un scrutin le lundi entraînerait la perte de nombreux bénévoles, ce qui ferait chuter encore davantage le taux de participation.La ministre a cependant recueilli un appui dans son projet de scrutin le lundi 22 juin, provenant des commissaires montréalais du Mouvement pour une école moderne et ouverte.Sa présidente, Diane De Courcy, estime que cette date pourrait favoriser la participation.«Cela redonnerait aux élections le même statut que les autres scrutins.De plus, il n’est pas mauvais de distinguer les élections scolaires de la pratique religieuse du dimanche», a-t-elle dit hier.ib :o f O* *i.ü?m V m »p ji * ( Livraison, installation gratuites.) Ouvert le dimanche w mat UrW Système de son de conception Britannique.enceintes acoustiques à 2 ivifâ.fl&w DM 302 Recppfntr stéréo 2x2512 Puissance dynamique de $cw.Syntonisation de 6c stations.Lecteur de CD Nnti sio ft 710 1099s -« On connaît la musique.»- Est-ce que je peux avoir l’heure juste sur le prix de l’essence ?» «Pourquoi le prix de l’essence fluctue-t-il?Qui établit le prix de l’essence?Pourquoi le prix de l’essence varie-t-il d’une région à l’autre ?» Pour avoir l’heure juste, consultez canadien l’encart dans votre JJ des produits quotidien d’aujourd’hui.H pétroliers L K I) E V 0 I R , L E S S A M EDI 18 E T D I M A N (' Il E I !» A V It II.I !l !> 8 A 8 REVUE DE PRESSE La paix en Irlande, la vie qui continue L’optimisme est de mise en Irlande, au nord comme sud.L’opinion publique et ceux qui contribuent à la faire semblent croire que la dernière en date des initiatives de paix est la bonne.Cela n’empêche évidemment pas la vie de suivre son bonhomme de chemin un peu partout, avec ses misères dictées par des traditions obscurantistes, et ses projets grandioses mais contestés qui sont suscités, eux, par les nouvelles connaissances scientifiques.Claude Lévesque Le Devoir Commentant l’accord de paix conclu récemment en Irlande du Nord, The Irish News de Belfast souligne la contribution des Américains à cette entente historique.L’éditorial rappelle que des catholiques d’origine irlandaise et des protestants venus d’Ulster ont figuré jadis parmi les signataires de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis.La récente médiation américaine constituerait en quelque sorte un juste retour des choses.Sur la substance, The Irish News signale que l’accord respecte le principe du consentement de tous les administrés aux changements constitutionnels proposés, un des principes centraux de la déclaration précitée.«L’accord Mitchell [du nom du sénateur américain qui a présidé aux pourparlers de paix] permet d'obtenir le consentement des deux traditions [unioniste et républicai-La presse ne] L’équilibre des pouvoirs qu’il prévoit ^ < °ffre à chacune une protection contre 'wf jAflB, tout triomphalisme de la part de l’autre.» TL The Irish Times se réjouit pour sa % f 4 part d’un sondage mené conjointement " avec The Guardian et qui donne un taux du monde d’approbation de l’entente de 73 % en Irlande du Nord et de 61 % en République d’Irlande.Le journal pense que certains facteurs vont contrer la campagne d’opposition entreprise par l’irréductible unioniste (protestant antirépublicain) Ian Paisley, notant que même l’Ordre d’Orange, malgré de sérieuses réserves, n’a pas carrément rejeté l’accord.?Dans le magazine Sciences, publié par la New York Academy of Sciences, une anthropologue d’origine soudanaise se penche sur un phénomène difficilement compréhensible en Occident, quoiqu’il demeure très répandu dans certains pays d’Afrique: les mutilations génitales imposées aux jeunes filles.«Là où elle est pratiquée, la circoncision féminine est perpétuée passionnément et sauvegardée jalousement; elle est considérée comme un rituel de passage obligatoire, qui assure la chasteté et qui améliore la propreté, la fertilité et la beauté du corps féminin.[.] On estime qu’entre 100 et 130 millions de femmes vivant à l’heure actuelle ont subi des chirurgies génitales; chaque année, deux millions d’autres—surtout des filles de quatre à douze ans — en subiront.» Rogaia Mustafa Abusharaf, qui enseigne au Rhode Island et au Connecticut, estime que le§ lois, comme celle qui a été adoptée l’année dernière en Egypte, ne suffiront pas à éradiquer cette pratique.Elle propose d’en comprendre les racines afin de mieux la combattre.Incidemment, elle rappelle qu’au siècle dernier, des médecins respectables pratiquaient la clitoridectomie en Grande-Bretagne afin de «guérir» la masturbation, la nymphomanie et divers problèmes psychologiques.Les chirurgies ou les mutilations génitales sont ordinairement menées par des sages-femmes qui n’ont souvent aucune formation médicale et dont les connaissances en anatomie sont limitées, souligne l’anthropologue.Des hémorragies ainsi que des complications à plus long terme — dommages aux reins, crampes, infertilité, difficultés lors d’accouchements — ont été fréquemment rapportées à la suite de cette pratique.En outre, les dangers de contamination, y compris par le VIH, poussent certaines familles plus fortunées à faire faire l’opération dans des cliniques privées, parfois en Europe.Malgré tout cela, l’opération est souvent entourée de «réjouissances», tandis que le refus de s’y soumettre est couvert d’opprobre.L’auteur indique que l’origine de la pratique n’est pas connue.Elle est prédominante chez les musulmans d’Afrique mais à peu près inexistante chez les adeptes de cette religion hors de ce continent.Les efforts internationaux pour y mettre fin ont commencé en 1979, sous l’impulsion de l’Organisation mondiale de la santé, avec des résultats assez décevants à ce jour, à en croire les statistiques disponibles.?Si la tradition présente des côtés ténébreux, la modernité ne parait pas resplendissante aux yeux de tous.Pas à ceux de Jeremy Rifkind, en tout cas.Gourou apprécié, auteur de Im Fin du travail, Rifkind signe dans la revue américaine The Nation un article qui annonce «Le Siècle de la biotechnologie».Selon Rifkind, les conditions sont actuellement réunies pour ce genre de mutation de la société humaine: une nouvelle base de ressources naturelles fie patrimoine génétique), un nouvel ensemble de technologies de transformation, un marché planétaire qui servira à réensemencer la Terre dans une «seconde Genèse artificielle», l’embryon d’une science de l’eugénisme, une sociologie à l’avenant, des outils de communication pour gérer l’activité économique relative à la génétique et une cosmologie post-darwinienne qui postule commodément que les nouvelles pratiques économiques et sociales reproduisent magnifiquement l’ordre naturel.Dans le collimateur de Rifkind se trouvent les grandes entreprises de biotechnologie qui, aux quatre coins du monde, s’adonnent à la prospection de gènes intéressants et qui, une fois en possession d’un filon ayant une valeur marchande, s’empressent de le faire breveter.L’auteur met en doute leur prétention à la «propriété intellectuelle» de cellules ou des molécules prélevées sur des individus (généralement à leur insu) mais nullement «inventées» comme ont au moins le mérite de l’être la plupart des médicaments.Face à ce qui peut apparaître comme un pillage, certains gouvernements de pays en développement exigent, dans le cas de la biotechnologie végétale ou animale, des compensations financières pour le travail de générations de paysans qui ont amélioré les espèces de manière empirique.Des ONG exigent plutôt que le patrimoine génétique de la planète, en particulier celui de l’espèce humaine, soit déclaré patrimoine commun de cette dernière.L’affaire se corse en effet quand il s’agit de commercialiser des «éléments de vie» prélevés sur des humains.Des pays comme l’Inde ont adopté des lois pour interdire l’exportation du matériel génétique de ses ressortissants.Une décision rendue en 1990 aux Etats-Unis fait ressortir une ironie surprenante: un homme apprend que des scientifiques de l’université de Californie à Los Angeles tirent profit fie la capacité de sa rate a produire des globules blancs et réclame en cour une partie du pactole.la Cour suprême de l’Etat déboutera le plaignant cupide en lui rappelant qu’on n’a pas le droit de commercialiser son corps (ou des morceaux ou des chopines d’icelui) mais jugera licite que le laboratoire de l’UCLA arrondisse ses fins de mois à la Dracula.-?LE DEVOIR ?- LE MONDE CONGO Kofi Annan retire la Le Secrétaire général des Nations unies a pris cette dérision «à contre-cœur» devant les obstacles répétés mis par le gouvernement de Laurent Désiré Kabila, selon le porte-parole Fred Eckhard.La poursuite de l’enquête sera confiée à la Commission des droits de l’homme, à Genève, a ajouté le porte-parole.AGENCE FRANCE-PRESSE mission d’enquête New York et Genève — Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a décidé de retirer «immédiatement» de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) la mission d’enquête sur les massacres présumés de réfugiés rwandais, a annoncé hier le porte-parole de l’ONU.M.Annan a pris cette décision «à contrecœur» devant les obstacles répétés mis par le gouvernement de Laurent Désiré Kabila au travail de la mission d’enquête, a déclaré le porte-parole Fred Eckhard.La poursuite de l’enquête sera confiée à la Commission des droits de l’homme, à Genève, a ajouté le porte-parole.La mission de l’ONU était chargée d’enquêter sur des allégations d’exactions perpétrées par les forces de Laurent Désiré Kabila lors de leur offensive victorieuse sur l’armée du maréchal Mobutu Sese Seko d’octobre 1996 à mai 1997.«Depuis son arrivée en RDC, en août 1997, la mission d’enquête a fait face à de nombreuses obstructions de la part des autorités de RDC, en dépit des assurances répétées données Par le gouverment de permettre à l’équipe de mener à bien son travail», a dit M.Eckhard.Le porte-parole a cité le cas des experts légistes qui ont été empêchés de fouiller une fosse commune à Mbandaka (nord-ouest).«Les autorités de la RDC ont aussi harcelé et intimidé des témoins qui avaient fourni des témoignages aux enquêteurs», a-t-il souligné.Il a également dénoncé la brève détention d’un membre de l’équipe, le Canadien Christopher Harland, dont les documents ont été saisis et auraient été photocopiés par les autorités «en complète violation» de l’immunité des Rations unies.«À la lumière de l’absence totale de coopération du gouvernement de la RDC pour permettre à la mission d’enquête de mener à bien son travail [.], le sécrétoire général a décidé de retirer immédiatement la mission d’investigation», a dit le porte-parole de l’ONU.«La Commission des droits de l’homme de l’ONU, conformément à son mandat, reste saisie de la question des accusations de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire intematioruil en RDC», a-t-il ajouté.A Genève, le haut-commissaire aux droits de l’homme, Mary Robinson, a estimé que le retrait forcé de la mission d’enquête représentait «un grave revers» dans la lutte contre les auteurs d’atrocités.Un ancien membre de la mission, l’Américain Reed Brody, aujourd’hui un expert de l’organisation humanitaire Human Rights Watch, a déclaré à l’AFP qu’il souhaitait que «l’enquête continue».«La question importante n’est pas de savoir si les massacres ont eu lieu mais qui en est responsable.Cela demandera beaucoup de travail, y compris au Rwanda, à Washington et à Paris», a-t-U dit «180 000 crimes parfaits, ça n’existe pas» Le rapporteur de l’ONU sur l’ex-Zaïre, le Chilien Roberto Garreton, s’est pour sa part déclaré hier persuadé que la vérité sur les massacres de réfugiés sera un jour connue malgré les obstacles mis par Kinshasa car, a-t-il dit, «180 000 crimes parfaits, ça n’existe pas».«Il n’est peut-être pas possible [depuis l’étranger] d’arriver à identifier toutes les victimes, mais on peut arriver à une conclusion certaine», a dit le rapporteur des droits de l’homme sur la RDC.«Je ne crois pas à la possibilité de 180 000 crimes parfaits», le nombre de personnes dont on est sans nouvelles en RDC, a-t-il dit à la presse.Nommé par la Commission des droits de l’homme, M.Garreton avait commencé l’enquête de l’ONU l’an dernier.Mais il a été interdit de séjour par M.Kabila après qu’il eut affirmé que des massacres de réfugiés s’étaient produits à grande échelle pendant la conquête du pouvoir par les rebelles zaïrois entre octobre 1996 et mai 1997.Une autre équipe nommée par M.Annan a tenté d’enquêter sur les sites des charniers présumés mais s’est heurtée à de nombreux obstacles après son déploiement sur le terrain en novembre dernier.«Ily a beaucoup d’informations», a dit l’avocat chilien qui fut un défenseur des droits de l’homme sous la dictature du général Augusta Pinochet au Chili.11 a cité l’existence de rapports de témoins, de victimes, d’articles de presse et peut-être de photos satellites comme celles qui ont été utiles pour localiser des fosses communes en ex-Yougoslavie.M.Garreton a estimé impossible de dire combien des 150 000 à 180 000 personnes dont on est sans nouvelles avaient disparu, avaient été massacrées ou étaient mortes de faim et de maladie.Selon ses conclusions, 68 % des massacres présumés sont attribués à 1 Alliance de M.Kabila et à ses alliés, 16 % aux forces armées de l’ex-président Mobutu Sese Seko, 9 % aux militaires et miliciens hutus rwandais.Le reste est attribué aux armées à dominante tutsie rwandaise et burundaise ainsi qu'aux mercenaires engagés par Mobutu.Il est possible que les traces de massacres aient été effacées dans l’ex-Zaïre.«Pinochet faisait la même chose.Mais il reste une dent, un petit os, un petit reste de vêtement.Les experts peuvent arriver à certaines conclusions.» Les participants aux massacres peuvent aussi décider de parler, comme ce fut le cas au Chili, a dit le rapporteur.Si la poursuite de l’enquête internationale lui est confiée, M.Garreton a dit vouloir aller dans les pays qui auraient des photos satellite et en Zambie, au Rwanda et au Burundi pour interroger des témoins.Par ailleurs, il a comparé le régime de M.Kabila à celui de «Mobutu I», la pire période de la dictature de plus de trente ans, jusqu’aux ouvertures forcées des années 1990.m PL0 U1D £ Tu j ‘ïïtyjJI un.Chou-fleur: Le Pensec invite les légumiers à passer à table DAVID ADEMAS REUTERS LE MINISTRE FRANÇAIS de l'Agriculture, Louis D Pensec, a rassuré hier les représentants des producteurs bretons de choux-fleurs en confirmant les aides publiques et en annonçant deux tables rondes sur les problèmes de la filière.Conduite par le leader historique de l’agriculture bretonne Alexis Gourvennec, la délégation syndicale est ressortie du ministère après trois heures de discussions en affichant une satisfaction prudente, avant de retourner en Bretagne.Les producteurs de choux-fleurs bloquent depuis plusieurs jours le pont de Morlaix (ci-dessus), où ils ont déversé des dizaines de tonnes de leurs légumes invendus.Le chou-fleur est la principale production légumière bretonne.La région en produit environ 420 000 tonnes par an (75 % de la production nationale) et regroupe 3500 producteurs.Un homme est tué par balles dans un quartier catholique de Belfast AGENCE FRANCE-PRESSE Belfast — Un homme a été tué par balles dans un quartier de l’ouest catholique de Belfast hier en début de soirée, faisant craindre une reprise des violences des extrémistes, tout juste une semaine après la conclusion d’un accord de paix entre catholiques et protestants.In police d’Ulster a confirmé le décès, mais elle a refusé de préciser si le meurtre — le premier depuis la conclusion de l’accord de paix — était de nature politique.In victime se trouvait devant un dépôt de taxis du quartier catholique d’Anderson’s Town quand il a été atteint par balles a la poitrine et aux deux jambes.Il a ensuite très vite été emmené en ambulance à l’hôpital, mais il est mort pendant le trajet, selon la police.Par le passé, des chauffeurs de taxi catholiques avaient été la cible de milices extrémistes protestantes, notamment la Force des volontaires loyalistes (LVF), qui les avait abattus de la même façon.Mais les extrémistes catholiques ont également parfois effectué leurs règlements de comptes internes selon des méthodes proches, notamment en tirant dans les jambes.Ce meurtre intervient une semaine exactement après la signature, le 10 avril, d’un accord de paix sur l’Irlande du nord âprement négocié pendant deux ans.Il doit faire l’objet d’un référendum en Ulster, et d’une consultation similaire en République d’Irlande le même jour, le 22 mai prochain.Pol Pot serait mort de mort naturelle L’armée thaïlandaise a examiné le corps du dictateur avant son incinération prévue aujourd’hui REUTERS Col de Sa Ngaam — L’armée thaïlandaise a assuré hier que l’examen du corps de Pol Pot n’avait révélé aucune trace d’assassinat et que sa mort semblait naturelle.Selon un responsable khmer rouge, Pol Pot, décédé mercredi à l’âge de 73 ans dans une des dernières zones de guérilla du nord du Cambodge, sera incinéré samedi à 8h locales.La crémation devait à l’origine se dérouler jeudi.Le responsable, Nuano No, a conduit un petit groupe de journalistes, venus de Thaïlande, à un kilomètre à l’intérieur du Cambodge, sur les lieux où repose le corps de Pol Pot, chef historique des Khmers rouges tombé en disgrâce l’an dernier.L’armée thaïlandaise a confirmé qu'il s’agissait bien de la dépouille de l’ancien dirigeant.Deux jeunes Khmers rouges ont ôté la glace conservant le corps, en présence des journalistes.Ils lui ont ensuite enlevé la chemise pour montrer une cicatrice sur l’abdomen, datant d’une opération subie en Chine au milieu des années 80, prouvant apparemment qu’il s’agit bien de lui.Alors que les journalistes assistaient à la scène, le tonnerre des tirs résonait alentour, signe que les combats se poursuivent toujours entre l’armée royale et les dernières unités khmères rouges qui n’ont pas fait défection.Phnom Penh n’est pas encore convaincue de la mort de Pol Pot et réclame une autopsie.«Nous n'avons vu que les images vidéo, nous ne l'avons pas vu par nous-mêmes.Il n’y, a pas eu d’autopsie», a souligné le secrétaire d’Etat à l’Information, Khieu Kanarith.«Nous voulons que le corps soit autopsié ou remis à une équipe médicale indépendante.» Les autorités thaïlandaises se sont déclarées prêtes à pratiquer une autopsie, sur demande du gouvernement cambodgien.Le roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, qui fut l’allié des Khmers rouges à l’époque où un gouvernement provietnamien était en place à Phnom Penh, a estimé hier que la mort de Pol Pot permettrait de ramener la paix dans le pays.«Maintenant qu’il est mort, notre pays vivra très pacifiquement», a-t-il assuré.Pol Pot, maître d’œuvre d’un des régimes les plus sanglants de la seconde moitié du XXe siècle, est tenu responsable de la mort d’environ 1,7 million de personnes, soit entre un quart et un tiers de la population cambodgienne de l’époque.En juin dernier, au terme d’une révolution de palais au sein du mouvement maoïste, Pol Pot était arrêté par les khmers rouges, jugé et assigné à résidence à vie.Selon l’émissaire de l’ONU pour les droits de l’homme au Cambodge, Thomas Hammarberg, il est important que les camarades de lutte de Pol Pot soient maintenant traduits en justice pour les atrocités qu’ils ont commises.«Il est très important que les autres soient jugés.Ceux qui sont responsables doivent rendre des comptes», a-t-il dit peu après son arrivée au Cambodge hier.L’ONU, a-t-il dit, s’emploie à mettre sur pied un organisme habilité à les juger.A Genève, la Commission des droits de l’homme de l’ONU était en passe hier d’adopter une ré-1 solution, présentée par six pays dont le Japon et le j Royaume-Uni, affirmant que les Khmers rouges ont continué de commettre des atrocités après j avoir été chassés du pouvoir.Dans cette résolu- : tion, qui devait être adoptée par consensus en soirée, la commission regrette qu’à ce jour aucun responsable khmer rouge n’ait encore été jugé.L’Irak continue de dissimuler ses armes prohibées, selon l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Un rapport de l’ONU a affirmé hier que l’Irak continuait à dissimuler son programme d’armes prohibées, éloignant ainsi la perspective d’une levée de l’embargo que réclame à nouveau avec insistance Bagdad.Les experts de l’ONU n’ont fait «pratiquement aucun progrès» en vue de l’élimination des armes de destruction massive de l’Irak au cours des six derniers mois, affirme ce rapport de l’ONU.«Pratiquement aucun progrès dans la vérification du désarmement» de l’Irak n’a pu être établi, indique le chef de la Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM), Richard Butler, dans son rapport semestriel.Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer, au vue de ce rapport, le 27 avril, sur la levée des sanctions qui frappent Bagdad depuis près de huit ans.Les instances dirigeantes irakiennes, réunies sous la présidence de Saddam Hussein, ont réclamé jeudi la levée de l’embargo que l’ONU lui impose depuis son invasion du Koweït en août 1990.«La patience des Irakiens a des limites», ont affirmé d’une même voix le Conseil du commandement de la révolution et la direction du parti Baas au pouvoir.Les sanctions contre Bagdad ne pourront être levées que lorsque l’UNSCOM pourra assurer que l’Irak s’est débarrassé de toutes ses armes chimiques, biologiques et nucléaires et des missiles d’une portée supérieure à 150 kilomètres.M.Butler estime que l’absence de progrès dans le désarmement de l’Irak est «une des conséquences majeures de la crise de quatre mois provoquée par l'Irak depuis le dernier rapport» de l’UNSCOM en octobre dernier.«Si c'était cela que l’Irak recherchait dans cette crise, alors on peut dire que, dans une large mesure, il a réussi», écrit le diplomate australien.Ce rapport de 36 pages fait le point sur le désarmement de l’Irak au cours des six derniers mois qui ont été marqués par deux crises qui ont failli provoquer une attaque militaire américaine.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a arraché le 23 février un accord avec le président Saddam Hussein ouvrant pour la première fois les huit sites présidentiels irakiens aux inspecteurs de l’ONU, permettant ainsi d’éviter des frappes américaines.Le chef de l’UNSCOM affirme que «si l'Irak offre une coopération entière et réelle» aux inspecteurs de l’ONU, la commission se montrera prête à «vérifier avec honnêteté» les affirmations selon lesquelles l’Irak ne possède plus d’armes de destruction massive.Mais, souligne M.Butler, «en conclusion, l’affirmation de l’Irak, faite de manière répétée et parfois avec véhémence au cours de la période en cours d’examen — qu’il ne possède plus aucune arme prohibée ni les équipements pour les fabriquer—, est une affirmation que l’on souhaiterait exacte mais qu’il n'a pas été possible de vérifier».Il souligne que les déclarations irakiennes «n'ont jamais été entières, finales ou complètes» comme le réclame le Conseil de sécurité.M.Butler révèle ainsi que, dans le domaine chimique, les inspecteurs ont récemment découvert quatre obus «remplis de gaz moutarde de la plus haute qualité, même après avoir été exposés pendant sept ans aux conditions climatiques les plus extrêmes».Concernant les visites des huit sites présidentiels faites du 26 mars au 2 avril, M.Butler affirme qu’elles ont été marquées par «un bon niveau de coopération réciproque» mais qu’elles avaient aussi montré «une différence de vues» sur un accès illimité à ces sites.Il i L K I) E V OIK.I.K S S A M EDI I S E T l) I M A \ ( Il E I !) A V KM.I !* !» K A Î) , i; ,\i o N I) La Douma rejette Kirienko La crise politique en Russie entre dans une phase décisive CH Kl STOP HE BEAUDUFE AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — La Douma, dominée par les communistes, a déclenché hier la phase ultime et décisive du bras de fer qui l’oppose depuis quatre semaines à Boris Eltsine, en rejetant pour la deuxième fois la candidature de son favori Ser-sueï Kirienko au poste de Sj je candidat premier ministre.Le président russe, d’Eltsine sourd aux appels de 1 opposition, a immédiatement au poste présenté de nouveau à la Douma (chambre basse du de premier Parlement) la candidature , .de M.Kirienko, un libéral ministre de 35 ans.S’il est rejeté , .une troisième fois, Boris es^ rejete une Eltsine dissoudra l’assem- t i jv f • blée, conformément a la troisième I01S, Constitution.l’Assemblée 1^ troisième tour, dont l'issue peut déterminer la sera dissoute stabilité politique et économique de la Russie dans les mois à venir, devrait avoir lieu vendredi prochain.Hier, M.Kirienko a obtenu un plus mauvais score qu’au premier tour, avec 115 voix pour, contre 143 une semaine plus tôt, bien loin de la majorité requise de 226 voix.Les communistes et leurs alliés, majoritaires à l’assemblée, ont massivement voté contre lui.Le scrutin s’est exceptionnellement tenu publiquement, et non a bulletin secret, pour éviter les risques de débauchage individuel de députés par le Kremlin.Très vite, les leaders du Parlement ont commencé à supputer les risques d’une dissolution, qui plongerait le pays dans une longue période d’incer- titude politique, alors que les graves crises sociale et budgétaire exigent au contraire des décisions rapides et déterminées.Une dissolution, avait affirmé lui-même Sergueï Kirienko la veille, serait «le pire qui puisse arriver», dans un pays où les contre-coups de la crise asiatique et la chute des cours du pétrole ont balayé l’optimisme prudent qui prévalait encore fin 1997, lorsque certains frémissements de l'activité laissaient espérer un retour de la croissance.I^e camp gouvernemental, à la Douma, s’est montré optimiste: «Je suis sûr que Kirienko va passer au troisième tour, aujourd’hui les commmunistes ont juste voulu montrer leur pouvoir réel», a déclaré Alexandre Chokhine, chef du groupe «Notre Maison la Russie», dont 52 députés sur un total de 67 ont voté en faveur de M.Kirienko.Les communistes, qui ont adopté une attitude dure contre M.Kirienko dès le début de la crise, semblaient en état de choc: «Le groupe communiste ne votera jamais pour Kirienko», a assuré le représentant de l’aile radicale du groupe, Viktor llioukhine.Le chef du PC, Cuennadi Ziouga-nov, a qualifié la décision de présenter M.Kirienko une troisième fois A'«atteinte au bon sens».Le chef communiste, qui vise l’élection présidentielle de l'an 2000, a toutefois laissé la porte ouverte à un revirement.Le vote du Parti communiste au troisième tour, a-t-il dit, sera défini jeudi prochain lors d’un plénum du comité central.Le ton monte entre Belgrade et l’Albanie AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — Le ton est monté entre la Yougoslavie et l’Albanie après l’annonce par Belgrade d’un «grave incident frontalier» au Kosovo (sud de la Serbie) entre des soldats yougoslaves et des «terroristes» venant d’Albanie avec un chargement d’armes.Belgrade a protesté en termes très fermes auprès de l’ambassade d’Albanie, alors que des responsables à Tirana estimaient qu’il s’agissait d’une manipulation.L’armée yougoslave a annoncé qu'une de ses unités de garde-frontières avait «démantelé» jeudi un groupe de «terroristes» venant d’Albanie et qui tentait d’entrer clandestinement au Kosovo, la province à majorité albanaise du sud de la Serbie.Après cet accrochage survenu dans la région de Djakovica (sud-ouest du Kosovo), les militaires «ont saisi une grande quantité d’armes, de munitions et d’autres équipements ter- roristes», selon l’armée.L’armée yougoslave n’a pas fait explicitement état de victimes.Mais le quotidien de Belgrade Vecernje Novos-ti, citant des sources informées, indiquait dans son édition d’hier que deux Albanais avaient été tués, plusieurs blessés et deux capturés.Le ministère yougoslave des Affaires étrangères a exprimé dès jeudi «une énergique protestation» au chargé d’affaires de l'ambassade d’Albanie à Tirana.Depuis l’éclatement de la crise au Kosovo fin février, Belgrade affirme que des groupes armés et des équipements militaires entrent en Yougoslavie depuis l’Albanie, ce que Tirana dément.Dès jeudi soir, le premier ministre albanais Paskal Milo a mis en doute la version de l’incident rapportée par Belgrade.«En l’absence de pas concrets [vers un règlement de la crise au Kosovo], la partie serbe fait l'impossible pour créer de tels incidents», a estimé M.Milo.*»®St “ïSST 'comagét ARQ en kiosquei Voyez les Projets Europwjh Les Projets mmPhaselII Unique à OUTBEMDHT 2 splendides lofts + 2 c.c.solariums Jardins intérieurs Garage Taux garanti 6 % 5 ans m •** r i r- L i Trêve et négociations en Afghanistan AGENCE FRANCE-PRESSE Kaboul — L’envoyé spécial américain Bill Richardson a obtenu hier en Afghanistan l’accord des taliban et de l’opposition armée pour un arrêt des combats et pour des pourparlers de paix inter-afghans avant le 27 avril.Cet accord entre les belligérants a été obtenu au cours de deux rencontres séparées de la délégation de M.Richardson, ambassadeur des Etats Unis à l’ONU, avec d’abord les talibans à Kaboul, puis avec les dirigeants de l’opposition à Shiberghan, une ville du fief de l’opposition dans le nord du pays.À l'issue de la rencontre de Shiberghan, M.Richardson a annoncé que les dirigeants de l’opposition acceptaient une trêve des combats et l’ouverture de pourparlers avec les talibans au pouvoir à Kaboul.M.Richardson a précisé que l’opposition avait donné son accord pour des discussions avec les «étudiants en théologie» avant le 27 avril.Elle s’est engagée à ne pas mener d'opérations militaires avant cette date, a-t-il ajouté.La rencontre de Shiberghan a réuni avec M.Richardson l’ancien president Burhanuddin Rabbani, le général ouzbek Abdul Rachid Dostam et Karim Khalili, le chef de la puissante faction des Hazaras chiites, le Hezb-i-Wahdat.En revanche, l'un des principaux chefs militaires de l'alliance, le commandant Ahmed Shah Massoud — l’homme de l’ancien president Rabbani — n’était pas présent à Shiberghan.Quelques heures auparavant, M.Richardson avait obtenu un même engagement à Kaboul de la part des talibans qui contrôlent plus des deux tiers du pays pour une trêve dans les combats au moins jusqu'au 27 avril, date à laquelle doivent s’ouvrir les pourparlers inter-afghans.«Il semble que nous ayons une percée et que, si l’opposition est d'accord, il y aura des discussions de paix entre les talibans et l'alliance du nord à Islamabad avant le 27 avril», avait dit M.Richardson.«Nous avons l'engagement des taliban qu ’ils ne feront pas de nouvelles of fensives jusqu'à cette date», a-t-il ajouté avant de prendre l’avion pour se rendre dans le nord du pays où il doit rencontrer des dirigeants de l’opposition armée.L’envoyé spécial américain, qui était arrivé hier matin à Kaboul est le premier responsable du département d’Etat d’un tel rang à s'être rendu en Afghanistan depuis l’invasion du pays-par les Soviétiques en 1979.J’ai encore 64 copies a corriger.Eceq Nos profs, on leur doit tant.«Marie-Josée ira.au cinéma sans moi.» Luc, enseignant Ça ne paraît peut-être pas, mais enseigner, ç’est beaucoup plus que donner des cours à ses élèves.Même quand on enseigne à plus d’une centaine de jeunes dans plusieurs classes, on est loin d’avoir fini une fois le cours terminé.Il faut corriger les copies, préparer les cours, rencontrer les parents, se mettre à jour sur le plan pédagogique, planifier le travail avec les collègues, organiser les activités parascolaires et tant d’autres choses aussi exigeantes qu’emballantes qui donnent toute sa valeur à la profession enseignante.1 A 10 I.K I) K V (III!.I K S S A M K DI IM K T l> I M A X ( Il K I II A V I! I I I D !l M E D I T 0 R, I A L Et de deux! J e a n - R o b e r t Sansfaçon Avec l’annonce-surprise du projet de fusion de la Banque Royale et de la Banque de Montréal en janvier, il allait de soi que d’autres projets du genre suivraient (Le Devoir, 24 janvier 1998).Hier, c’était au tour des banques Toronto-Dominion et LTBC d’unir leur destin, forçant du même coup les derniers concurrents indépendants à accélérer les manœuvres et le gouvernement fédéral à prendre position plus vite qu’il ne l’aurait voulu.i le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, avait paru pris de court, voire choqué, en apprenant le projet de mise en commun de la Banque Royale et de la Banque de Montréal il y a quelques mois, hier, la situation semblait avoir évolué.Il est vrai que, contrairement aux dirigeants des deux premières, ceux de la CIBC et de la banque TD avaient pris soin de communiquer personnellement avec le ministre la veille de l’annonce publique d’une entente.Une forme de politesse minimale de la part de quiconque demande les faveurs du ministre le plus puissant au pays.Mais il y a plus.Depuis janvier, de semblables opérations ont eu lieu ailleurs au monde qui incitent à donner raison aux institutions canadiennes à qui on ne pardonnerait sans doute pas d’avoir manqué de dynamisme en se cantonnant dans le confort du protectionnisme hérité du passé.Bien des choses — de moins en moins défavorables — ont été dites récemment à propos de ces mégafusions et M.Martin lui-mème a changé de ton.Tout en continuant de prétendre qu’aucune décision ne sera prise avant la remise cet automne du rapport d’un comité mandaté pour étudier l'avenir du secteur financier, le ministre parle maintenant moins d’empêcher les fusions que de chercher le moyen de maintenir la concurrence et de protéger l’emploi.De Washington, hier, on l’a entendu défendre les institutions canadiennes qui veulent accéder aux marchés mondiaux, un commentaire qui équivaut à un appui tacite aux fusions.Si elle était approuvée, l’union de quatre des six banques canadiennes en deux nouveaux groupes restreindrait à coup sûr le choix des consommateurs et des entreprises.D’autant plus que d’autres projets de fusion sont à prévoir.Il est question de la Banque Scotia, mais aussi de la Banque Nationale.A terme, il n’y aura bientôt plus que quatre grandes banques au pays, probablement même trois, ce qui est tout à fait insuffisant.Au Québec, le Mouvement Desjardins deviendrait le seul rempart contre cette concentration excessive, un rempart bien fragile étant donné la taille extraordinaire des banques qui, depuis la déréglementation des marchés, ont absorbé la quasitotalité des maisons de courtage et des sociétés de fiducie.L’actif de la future Banque Royale-de Montréal sera de 475 milliards et celui de la CIBC de 460 milliards, alors que l’actif du Mouvement Desjardins et celui de la Banque Nationale n’atteignent pas 75 milliards chacun.Un (les rares moyens de rétablir un semblant de compétitivité au pays serait d’encourager la venue des institutions étrangères sur le marché de détail.Mais pour ce faire, étant donné l’impossibilité pour un nouvel arrivant d’ouvrir des succursales partout au pays, il faudrait abolir la règle qui interdit a un actionnaire de détenir plus de U) % du capital-actions d’une banque.Tant que cette règle restera en vigueur, seules les quelques banques en place seront en mesure de contrôler le marché.Or, il ne fait pas de doute que l’abolition de la règle du 10 % marquerait la fin du système bancaire canadien que nous avons connu, les mégabanques étrangères ne faisant à leur tour qu’une bouchée de nos banques nationales.Dans un tel contexte, comment parler de concurrence accrue?Il ne faut donc pas sous-estimer les conséquences d’une telle éventualité, les banques étant plus que de simples entreprises de services: ce sont elles qui, par le pouvoir de création de la monnaie qui leur est délégué par le régime de crédit.sont les exécutantes de la politique monétaire nationale.Devant la perspective d'une perte de contrôle national sur le système sanguin de l’économie, devant les conséquences dramatiques prévisibles sur l’emploi et la concurrence, le ministre des Finances aura fort à faire pour prouver aux Canadiens qu’une éventuelle approbation du mouvement de fusion en cours serait autre chose qu’un laissez-passer pour le ciel consenti aux banques.Aussi inéluctable soit-elle à plus ou moins long terme, la fusion des banques ne répond pour le moment à nulle urgence nationale.Pour paraphraser une maxime connue, ce qui est bon pour les actionnaires des banques ne l’est pas nécessairement pour le Canada.Comment la concurrence survivra-t-elle à un système bancaire à trois ?Les silences de Guy Bouthillier Michel Venue I'""~ ne chose a été clarifiée, et pour le mieux.; T La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ne recommande pas, comme plusieurs J l’ont cru, de nier le droit de vote au Qué-bec à ceux qui ne parlent pas français.Dans la réplique à notre éditorial du 7 avril, parue le 15, le président de la SSJBM, Guy Bouthillier, affirme que cette idée est «l’exact opposé de tout ce que je crois et tente de faire».Très bien.Ce qui reste difficile à comprendre, alors, c'est pourquoi il avait écrit dans le mémoire qu’il soumettait à une commission parlementaire que «la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal recommande la mai-trise de la langue officielle comme prérequis pour exercer son droit de vote».La proposition figure noir sur blanc à la page 8 du document codé «17-M>> par le Secrétariat des commissions parlementaires a Québec, daté du Pr avril et signé par M.Bouthillier.Comment se fait-il que, dans sa réplique au Devoir, ce dernier ne fasse nullement allusion a cette phrase litigieuse?Au contraire, il soutient que c’est The Gazette qui lui a prêté des propos qui ne sont pas les siens.Et pourquoi donc a-t-il distribué aux membres du conseil général de la SSJBM, le 8 avril, comme le révélait Le Devoir samedi dernier, une nouvelle version du mémoire amputée du passage controversé?Il aurait été si simple, pourtant, de fournir les ex- plications que nous a livrées par courrier électronique le responsable des communications à la SSJBM, Jean-Philippe Rheault.Ce dernier nous a écrit, le 8 avril, que «la portion “résumé" du mémoire (p.8) a été ajoutée à la toute dernière minute dans le but de faciliter la lecture».Gt phrase litigieuse «n'aurait jamais dû y paraître telle quelle», ajoute-t-il, plaidant un «choix de mots malheureux».«Mea-culpa pour cet as-pect-là du mémoire», écrit notre correspondant.Si une idéologie qu’il ne partage pas a été injustement imputée a M.Bouthillier, c’est par sa faute à lui, par sa négligence.M.Bouthillier préside le plus important regroupement nationaliste au Québec.Cette fonction devrait l’obliger à une grande rigueur.Or celui-ci est venu présenter en commission parlementaire, sur un sujet extrêmement délicat — le droit de vote et la citoyenneté —, un mémoire dont le résumé ne reflétait pas, semble-t-il, la pensée de son auteur.Ce mémoire, le président de la SSJBM n’avait pas jugé bon non plus de le faire approuver au préalable par les instances de l’organisation qu’il représente: mais au nom de qui parle cet homme?Et lorsque le texte qu’il soumet soulève un débat, il ignore et supprime le passage litigieux, et impute à d’autres la responsabilité de la controverse au lieu de s’excuser et de s’expliquer.Un tel comportement erratique laisse songeur.Le problème québécois À l’occasion de l’arrivée sur la scène provinciale du «sauveur du Canada», on a encore entendu moult politi-cailleurs, y compris ledit «sauveur», répéter à qui mieux mieux que le pro-blème québécois n’existe que depuis 25 ans.Ce mensonge propagé par MM.Charest, Harvey, Chrétien et tutti quanti vise à manipuler la grande portion de la population qui ignore les péripéties de notre histoire, inculture servant toujours les visées des demagogues et leur aliénant l’électorat.Il suffit d’ouvrir le moindre manuel d'histoire pour constater que la confrontation existe depuis la Conquête.Voilà pourquoi je dis assez, c est as- I, K T T R E S sez.Di démagogie, les mensonges, la manipulation sont les procèdes a cause desquels les politiciens perdent toute crédibilité face aux personnes les mieux informées, bs declarations de ces révisionnistes ne font que polariser davantage les oppositions et envenimer le débat, ce qui ne peut nous mener qu’à des événements semblables a ceux des années 60 et 70.Que fautai en dire?Tant pis ou tant mieux?Françoise Pascal iMvaltrie.27 mars 1998 L’aide à l’Afrique Selon «Quand le tigre montre les dents», la dette africaine, qui se chiffre a plus de 200 milliards de dollars, exige un service de la dette évalué a 33 milliards de dollars, ce qui implique des intérêts plus que respectables.Il est facile à comprendre que Nelson Mandela, pour alléger cette dette, suggère que l’aide internationale serve a l’éponger.Cependant, il serait indécent que les fonds publics de l'aide internationale soient détournes des besoins essentiels et servent a enrichir les banques.Di dette, qui gruge MO % des revenus des exportations africaines, rai> porte des intérêts qui engraissent les profits déjà faramineux des financiers; elle est moralement payée depuis longtemps.Four que l'aide internationale serve a quelque chose de valable pour les peuples d’Afrique, il est urgent d’effacer ce cancer qu’est la dette.Denis Landry Montréal, 8 avril 1998 HUAA .n.autuiwüN CqNN\ÎT un ÊMPÊCHÊMCnT 'A Ci- AAAPÂA^ & b f.II .—» oi\ OPINION La langue, once again ! HENRY N O K M A N Membre des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) «Entre l’individu et la nation, il y a bien d'autres groupes plus restreints que celui-ci qui ont eux aussi leur mémoire et dont les transformations réagissent bien plus directement sur la vie et la pensée de leurs membres.» — Maurice Halbswachs, Im Mémoire collective, 1968.E ncore une fois, une autre fois de trop, la langue a pris le devant dans le débat politique souverainiste, occultant les véritables enjeux de citoyenneté mis de l’avant par le gouvernement et par la grande majorité des leaders souverainistes.En appelant, devant la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec, à l’établissement d’un lien direct et automatique entre l’obtention du droit de vote et la compréhension de la langue commune, Guy Bouthillier, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, a fait preuve d’étroitesse, voire de fermeture d’esprit.L’argumentation développée par M.Bouthillier est indigue d’un porte-parole souverainiste et, qui plus est, d’un professeur de science politique.Nous nous permettons même de qualifier cette présentation de rétrograde, démontrant la frilosité de la pensée dont M.Bouthillier se fait la voix devant les mutations inévitables que connaît le Québec.Il devrait fréquenter un peu plus le macadam des rues Mont-Royal ou Saint-Laurent et un peu moins les tuiles de son pavillon d’université.La logique qu’il développe est simple, pour ne pas dire simpliste, voire intolérante et dangereuse.Posant d’abord comme principe l’égalité des électeurs, M.Bouthillier giisse sur l’instruction publique qui, transformant l’individu en citoyen idéal, lui inculque une langue, la langue com- mune, la langue officielle.Il se questionne en conclusion: «Comment, en effet, exercer ses droits de citoyen si l’on ne connaît pas la langue dans laquelle se déroule la vie politique?» les anglophones et les allophones sont ainsi, à ses yeux, des analphabètes de la vie politique?Or la vie, y compris la vie politique, n’en déplaise à ce chantre du bien-parler et cet émule du général, se déroule au Québec en plusieurs langues pour la simple et bonne raison qu’il y a sur ce territoire avec lequel on veut faire un pays, qu’il y a au cœur de la définition même de l’archétype du Québécois, plusieurs langues et plusieurs cultures.Nous disons bien au cœur même de la définition du Québécois: pas un à-côté, un side-order duquel on s’accommode.Sans diversité, pas de Québécois.Sans reconnaissance de cette diversité, pas de pays.Il n’est pas question ici d’immigrants: seulement d'une mosaïque bouillonnante qui fait le Québec d'aujourd'hui et de demain, et de laquelle sortent des porte-parole québécois comme Bernard Assinniwi, Yin Chen, Luke Merville et Dubmatic.Il n’est iras question ici des immigrants qui se trouvent dans un processus de naturalisation et qui obnubilent M.Bouthillier.Il n’est question que de la présence réelle et organisée de communautés qui, depuis plusieurs générations, participent au développement du Québec.U's individus qui les composent ne votent pas comme le souhaitent quelques nationaleux d’arrière-garde?Ne parlent pas la même langue qu’eux?So what! ils sont Québécois, n’en déplaise aux Bouthillier et consorts.Quant aux immigrants qui arrivent et qui arriveront encore, les multiples règlements, lois ou processus d’accueil font leur œuvre, notamment au sujet de la langue, par la fréquentation scolaire obligatoire en français.Glissons à ces processus d’accueil et d’in- tégration le temps d’agir.lx‘ Québec ne maîtrise pas tous les outils dans cette sphère d’activité?Pourtant, il dispose d’une grande marge de manœuvre qui empêche quiconque rie répéter le sempiternel «c'est la faute au fédéral».Montrons de quoi nous sommes capables et occupons tout le terrain avant de demander l'agrandissement de la cour! M.Bouthillier rappelle que «c'est au nom des principes démocratiques que les États modernes ont assuré sur leur territoire et au sein de leur population la diffusion de la tangue officielle».Bravo, monsieur le professeur.Mais rappelons également, par honnêteté intellectuelle, que tout ça s’est fait en plusieurs décennies partout.Et l’on voudrait peut-être des résultats instantanés au Québec?Nous nous permettons de rappeler à notre tour que les premiers enfants de la loi 101 sont encore à l’école et que les processus d’intégration, à moins d’être fascistes, prennent plusieurs générations.M.Bouthillier, qui utilise par ailleurs largement l’étiquette du Cercle Gérald-Godin, devrait trouvée, honteux d’associer le nom du député-poète à de tels propos.M.Godin aura été parmi les premiers au sein du mouvement souverainiste à comprendre l’importance de se tourner vers ces communautés, l’importance de vendre la souveraineté autrement qu’en faisant l’apologie de la langue.Il aura été malheureusement trop peu suivi.Ce ne sont pas les compressions en santé ou en éducation qui feront en sorte que nous ne voterons peut-être plus pour le projet souverainiste: c’est la répétition de propos semblables à ceux tenus par M.Bouthillier dans les suites de ceux tenus par Philippe Paré, ex-député bloquiste de Louis-Hébert, et par Jacques Parizeau, expremier ministre.Et peut-être, surtout, le silence justement des bloquâtes et des péquistes à ce sujet.Do you want our votes again ?A P R 0 P 0 S >!) .3 -t .des soins ambulatoires en Allemagne Les soins ambulatoires sont surtout fournis par les généralistes et les spécialistes indépendants.les autres professionnels de santé sont souvent des employés de ces médecins.I ja plupart des médecins travaillent seuls, même si le partenariat tend à se développer.les médecins en cabinet privé sont organisés en associations de caractère public qui négocient les honoraires avec les caisses maladie légales et les répartissent entre leurs membres.Ces associations exercent également des responsabilités dans le domaine de la pratique médicale.les dentistes sont également organisés en associations de caractère public qui jouent les mêmes rôles que les associations de médecins.les organisations' de pharmaciens sont de caractère privé.les médicaments1 sont classés par catégories en fonction de leur «dosage par jour» et, pour chacune de ces catégories, des taux de ticket modérateur différents sont fixés.Une liste négative a été introduite, qui comprend les produits non pris en charge pour les personnes de plus de 18 ans.Pour les personnes ayant de faibles revenus, le ticket modérateur n’est pas appliqué.Indicateurs sociosanitaires, ouvrage édité sous l'égide de la Commission permanente franco-québécoise, 1998.LE DEVOIR F 0 N I) K PAR F N R I B 0 1! R A S S A I, E I 0 .1 A N V I E !) Directrice LISE BISS0NNET T E Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE AIIX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS T II 0 IIIN Directeur de I ' i n f o r m a lion C LA IJ D E I! E A IIR E (i A RI) Directeurs adjo i n ts de I i n fo rm al i o n I’ IE RR E BEAULIEU, l’I E R R E C A Y 0 U ETT E.N 0 R M A NI) T II É RI A U LT Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON, ROLAND YVES C A RIG N A N Directrice, ventes et marketing M A RT IN E I) U B É 2 0 fi 0, me de Kl e n r y, D ' c I a g e.M unir é al ( Q u é h e c ) il II A 3 M D.T cl.: (51 I ) !l 8 5 3 3 3 3 F A I S (I E g II E I) 0 I S it K v o i is .i i: s s a m !¦: it i in i: i n i m a \ * 11 !t A \ I! I I I !t !t N A II* I I) î E S Alors que la communauté d’affaires appuie la construction d’un nouveau stade de baseball au centre-ville de Montréal Les Expos font la manche Les propriétaires de l’équipe de baseball demandent une aide publique pour financer leur projet mais refusent d’investir eux-mêmes sous prétexte qu’ils perdent de Vargent- ROBERT BARIL Ijmgueuil annonce de la mise sur pied d’un comité de gens d’affaires pour appuyer le projet de construction d’un stade de baseball au centre-ville arrive comme une bouffée d’air frais pour les partisans de baseball de Montréal et du Québec.11 était temps que, de façon visible, la communauté des affaires vienne appuyer le projet des Expos; l’appui massif de la communauté montréalaise est le premier facteur pouvant permettre aux Expos de demeurer à Montréal et les gens d’affaires ont un rôle de catalyseur à jouer pour susciter l’adhésion de la population.Toutefois, bien des interrogations demeurent.Premièrement, le fait que les Expos aient besoin d’un petit stade à ciel ouvert situé au centre-ville pour survivre à Montréal semble de plus en plus faire l'objet d’un consensus; les Expos ont bien fait leur travail pour faire accepter cette idée.Toutefois, il est aussi évident que les Expos seront bientôt à la recherche de fonds publics pour compléter le financement de leur projet et, à cet égard, il apparaît étonnant que personne n’ait encore remis en question le coût de construction du stade, fixé à 250 millions de dollars par les Expos, et que personne ne se soit encore demandé si le concept présenté était vraiment le meilleur, au moindre coût.C’est un débat qu’architectes, urbanistes et ingénieurs devraient tenir dans les plus brefs délais parce que s’il est démontré qu’on peut réduire la facture de quelques dizaines de millions de dollars ou améliorer le produit, le financement privé ou public pourrait en être facilité.Deuxièmement, le projet fait face à un certain «déficit de crédibilité» auprès de la population à au moins deux égards: ¦ les propriétaires des Expos continuent de refuser d'engager eux-mêmes de l’argent dans le projet du stade sous prétexte qu’ils assument annuellement des pertes d’exploitation.Ce sont tout de même eux qui profitent du rendement associé à la valeur de la concession, s’ils devaient la vendre, et ce, même après la construction d’un nouveau stade.C’est donc un discours qui ne tient pas.Bell Canada, Canadien Pacifique et Provi-go sont des entreprises qui disposent de liquidités suffisantes pour investir dans un projet qu’elles jugent, semble-t-il, essentiel pour assurer un bon rendement sur leur investissement (la concession).Si ces entreprises croient au projet, elles doivent s’impliquer financièrement; il n'y a aucun doute que le projet gagnerait ainsi en crédibilité; ¦ les revenus supplémentaires provenant du nouveau stade serviront essentiellement à augmenter la masse salariale de l’équipe.Plusieurs citoyens voient d’un mauvais œil que leurs impôts puissent servir à générer des revenus permettant d’augmenter les salaires d’athlètes professionnels déjà grassement payés à leur échelle de valeur.Dans les circonstances, il faudrait trouver un moyen pour que les joueurs, comme les propriétaires, s’impliquent financièrement dans la construction du nouveau stade.Par exemple, n’y aurait-il pas moyen de demander aux joueurs des Expos de verser 1 % de leur salaire à la construction Hffll a Le départ des Expos n’aurait qu’un impact ' minime sur l’économie montréalaise Dans ce contexte, le gouvernement fera vraisemblaî .•eui blement un choix en fonction de l’attitude des Montre.lais.S’ils demeurent impassibles, malgré toute la bonna volonté de M.Brochu et de ses alliés, il frappera un murj S’ils se mobilisent pour leur équipe, alors le projet pour* rail fonctionner.Cette mobilisation, elle peut partir des Expos: ou est h1 fan-club des Expos dans ce débat, ou sont les joueurs qui ont marqué l’histoire des Expos ef du baseball a Montréal (Gary Carter, Steve Rogers) Andre Dawson et Rusty Staub), où sont les francophones auxquels se sont identifiés les Québécois (Jean-Pierrq Roy.Claude Raymond, Mark Griffin et Denis Boucher) * On doit leur trouver des tribunes pour les laisser parler de baseball, de leurs exploits et (le leur attachement a Montréal.C’est aussi — je devrais dire surtout — cela, la, présence des Expos à Montréal., S’il y a espoir de financement public, M.Brochu devrait toutefois faire son deuil de deux idées parfois mentionnées, une loterie spéciale ou des avantages fiscaux) particuliers pour les gens qui achètent des obligations servant à financer la construction du nouveau stade.Ces deux propositions ont sur le budget des gouvernement^ le même effet qu’une subvention directe, ce qui est, dans JAl 01 I S NAIU Al I I.Ill VOIR Toutes les pistes de réflexion envisagées à l’heure actuelle n’ont de sens que si Montréal désire garder son équipe de baseball.En ce moment, malheureusement, rien n’est moins sûr.Notre photo: le site envisagé pour la construction d’un éventuel nouveau stade de baseball à Montréal, dans le quadrilatère forme par les rues Saint-Jacques, Notre-Dame et de la Montagne.du stade (environ un million de dollars) ?Cette somme leur sera globalement remise de cinq à sept fois par la croissance anticipée de la masse salariale de l’équipe.Troisièmement, même si le projet était parfait, le financement public du projet de construction du stade demeure difficile à défendre.L’argumentation peut difficilement s’appuyer sur l’apport économique des Expos puisqu’a peu près tous les économistes s’entendent pour dire que leur départ n’aurait que peu d’impacts sur la région montréalaise.L’importance de maintenir les Expos à Montréal doit se situer à un niveau d’arguments plus intangibles comme l’appartenance à l’histoire de la communauté et le rayonnement nord-américain qu’apporte à Montréal la présence de l’équipe.Ix»s gouvernements, de leur côté, auront toutefois tout autant de difficultés à re- fuser une aide publique sur la base des règles élémentaires de finances publiques parce qu’ils les transgressent constamment.Les puristes ont en effet des grincements de dents quotidiens: subventions à Bombardier, subventions à Kenworth, subventions à la Place des Arts, subventions à l’Orchestre symphonique de Montréal, subventions à la production de vidéos, etc.Les gouvernements se plaisent également a subventionner divers festivals en s’appuyant sur les retombées économiques qu’ils rapporteraient.Pourquoi pas le baseball?Ne représente-t-il pas une forme d’expression d’une culture populaire au même titre, par exemple, que l’humour?La construction (lu stade au centre-ville ne constituerait-elle pas une expression de vitalité urbaine similaire à celle d’une Grande Bibliothèque?La question mérite d’être posée.le contexte budgétaire actuel, une solution que le gouvernement n’acceptera pas facilement.lit création d une loJ terie spéciale aurait pour effet de réduire les revenus te rés des autres loteries et, donc, de réduire les profits dq Loto-Québec et les revenus autonomes du gouverne-, ment du Québec.De même, l’octroi d’une déduction fiscale à l’achat d’obligations réduirait également les revenus autonomes du gouvernement, sans compter qu une telle approche favoriserait les gens les plus fortunés.Ou voit mal comment une telle proposition pourrait être dé) fendue.Enfin, M.Brochu devra également oublier l’imposition d’une taxe sur les séjours à l’hôtel puisqu une telle taxe est actuellement imposée sur les nuits d hôtef pour financer la promotion touristique de Montréal.11 se* rail difficile d’imaginer l’imposition d’une nouvelle taxo pour financer une activité supplémentaire.; On doit donc envisager d’autres avenues de solutions, Voici quelques idées qui mériteraient peut-être une analyse plus approfondie: É les principaux gagnants de la présence des Expos a Montréal seront les commerçants du centre-ville.Dans les circonstances, ils pourraient s’engager à verser lequi) valent de 1 % de leur chiffre d’affaires sur une période dq quelques années à un fonds appuyant la construction du nouveau stade; , ¦ une participation au capital-actions des Expos pourrait être collectivement plus intéressante qu’un financement à la construction d’un stade.Par exemple, la SGF pour» rait acheter les parts de la Ville de Montréal (quelque^ dizaines de millions) et, en contrepartie, la Ville investir rait dans le stade, une infrastructure sportive située sué irrait avoir ' son territoire.Une entente de financement poun cours avec la CUM et les municipalités des couronnes sud et nord.Si les Expos déménagent, l’ensemble de la collectivité bénéficierait du rendement sur le capital-actions, qui semble assez important; , ¦ la SDI a déjà prêté de l'argent aux actuels propriétaires pour leur permettre l'achat des Expos des mains de Charles Bronfman.On pourrait envisager un refinances ment ou un prêt additionnel pour la construction du stade; ¦ on pourrait faire intervenir la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement pour investir dans le projet.Faut-il le redire, toutes ces pistes de réflexion n’ont de sens que si Montréal veut conserver son équipe de baseball.À cet instant, malheureusement, rien n’est moins sûr.Lettre à Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Améliorer et non réduire la formation Même s’il établit la formation initiale des infirmières au niveau collégial, le gouvernement ne ferme pas la porte au perfectionnement professionnel à l’université PAULINE M A R O I S Ministre de l’Éducation du Québec JEAN ROCHON Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec N ous avons pris connaissance de la lettre publiée dans Le Soleil (25 mars), Le Devoir (26 mars) et Ixi Presse (2 avril) dans laquelle Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), fait part des commentaires de l’OJIQ a 1 égard de la position conjointe des ministères de l Education et de la Santé et des Services sociaux sur la formation dans le secteur des soins infirmiers.Il nous semble important de revenir sur certains éléments que Mme Desrosiers a abordés afin de bien situer la portée de notre décision.L’orientation préconisée n’est pas de réduire la formation des infirmières et des infirmiers mais, au contraire, de l’améliorer pour qu’elle corresponde davantage aux besoins des Québécois et pour assurer la qualité des soins dans un contexte d’évolution des connaissances, des pratiques médicales et des pratiques en soins infirmiers et aussi pour que les établissements qui requièrent de l’expertise spécialisée en soins infirmiers, notamment les centres hospitaliers, puissent l’obtenir.Pour ce faire, deux moyens sont privilégiés: une revision du contenu des programmes tant au collégial qu a l’universitaire et une harmonisation des contenus de formation entre le niveau collégial et le niveau universitaire.Cette harmonisation devra être complétée d ici 1 an 2002.Ces travaux débuteront au cours des prochaines semaines et devront être réalisés en fonction de 1 orientation générale déterminée.Tous les intervenants seront invités à y collaborer.Il est à tout le moins premature de conclure dès maintenant quant aux résultats de cette révision.Qu’il nous soit donc maintenant permis de rappeler l'essentiel de la position rendue publique le 4 mars dernier: la formation qui donnera accès à la profession d’infirmier sera la formation collégiale.Celles et ceux qui voudront se perfectionner, se spécialiser ou entreprendre des recherches contribuant au développement de la profession pourront poursuivre des études à l’université.Mme Desrosiers conviendra aisément que des clarifications s’imposaient sur les programmes de formation des infirmières et des infirmiers.Il existe actuellement des recoupements difficilement justifiables entre les formations collégiale et universitaire.compte tenu qu’elle s'ouvrent au même droit de pratique.Comme Mme Desrosiers le sait, il se trouve des infirmières et des infirmiers qui acquièrent une formation de trois ans à l’enseignement collégial; d'autres personnes ont également trois ans de formation, mais à l’université, avec, par ailleurs, parfois moins de formation clinique que celles issues du collégial.Enfin, certaines autres intègrent le marché du travail après six années de formation acquise dans les deux ordres d’enseignement.Il en résulte que le marché du travail accueille, souvent dans des fonctions similaires, des personnes qui ont reçu des formations fort différentes, et ce, sans compter que des infirmières et infirmiers diplômés des cégeps sont quelquefois appelés à accompagner des stagiaires inscrits à des études universitaires.Nous en sommes venus à la conclusion qu'une forma tion au niveau collégial doit être adéquate pour rencontrer les exigences de base de la profession, et ce, d’autant plus que le contenu du programme sera actualisé.C'est d'ailleurs le niveau de formation de base qui est actuellement reconnu parla réglementation professionnelle.Les programmes seront révisés de manière à ce que les marchés canadiens et nord-américains demeurent ouverts à tous les diplômés Il est évident que le système de santé québécois requiert du personnel infirmier possédant une formation de ce niveau pour répondre aux besoins du milieu de la santé.L'exercice de la profession se complexifie et exige que l’on offre des programmes de perfectionnement et des profils de specialisation ou de recherche pour que le personnel infirmier puisse relever les nouveaux défis qui s’offrent à lui.En situant la formation initiale à l’ordre collégial, nous ne faisons que confirmer une situation de fait, à savoir que la majorité de nos infirmières et infirmiers, actuellement en emploi ou inscrits au baccalauréat en sciences infirmières, proviennent de la filière de formation technique.Ce faisant, nous ne voulons pas exclure des candidates ou des candidats au baccalaureat en sciences infirmières, mais nous souhaitons que l'on n’offre pas un même niveau de formation a deux ordres d’enseignement.Celles et ceux qui détiendraient un diplôme d'études collégiales préuniversitaires, en sciences de la nature entre autres, ou qui seraient déjà inscrits à l’université et qui souhaiteraient se réorienter vers les sciences infirmières, pourront le faire.De concert avec le ministère de l'Education et les collèges, les universités définiront des voies d’accès aux études en sciences infirmières pour ces personnes.Il n’est donc lias question, comme Mme Desrosiers le mentionne dans sa lettre, de «priver la profession de cette clientèle d'étudiantes qui ont fait un choix de carrière différent de celui du DEC en soins infirmiers».Il n'est pas question non plus de •'remettre en cause le statut même des facultés de sciences infirmières en diminuant le nombre d'étudiants» Far ailleurs, nous reconnaissons qu'une formation scientifique est nécessaire à la pratique infirmière.Celle- ci est d’ailleurs déjà présente dans le programme actuellement offert.Iiirs de la révision du programme d’études collégiales qui sera entreprise sous peu en collaboration avec le milieu universitaire, la nature des compétences reconnues comme essentielles à l'entrée sur le marché du travail nous permettra de déterminer avec précision là formation scientifique requise par la profession.De plus, nous tiendrons compte dans cette évaluation du fait que des infirmières et des infirmiers souhaitent poursuivre leurs études à l’ordre d’enseignement universitaire.Cela aussi exercera une influence sur le niveau dè formation scientifique du programme révisé.Il va de soi que les préalables à l’admission au collégial en soins irv firmiers devront également être réévalués en fonction de ces nouvelles exigences.Enfin, nous sommes conscients qu'il existe ailleurs d'autres modèles de formation ou des exigences différentes pour avoir le droit de pratique de la profession.Nous pouvons assurer Mme Desrosiers que les programmes collégiaux et universitaires seront révisés de manière à ce que les marchés canadiens et nord-américains demeurent ouvertes à toutes les personnes diplômées.En espérant que ces explications permettent de mieux comprendre les orientations que nous avons retenues, nous demeurons ouverts à recevoir toutes les suggestions de nature à enrichir les travaux qui s’amorcent.En terminant, nous invitons de nouveau l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et les milieux d’enseignement, collèges et universités, à collaborer pour moderniser les programmes de formation et les adapter aux nouvelles pratiques, et nous rappelons que nous croyons qu’un continuum de formation en sciences infirmières nous semble le meilleur gage de l’amélioration de la qualité des services ainsi que de la valorisation d’une profession dont l'exercice appelle des compétences différenciées selon le cheminement de carrière des individus.É VOIR | jouis | jipicrre (adjoint au directeur tir 1'infbrmatian), Sylvain Blanchard.Jean Chartier t regions), fault- des Rivières (éduration), Jean Dion.Louis-Oilles l-ranca-ur (rnrirumicinrnt).Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), IA ^UACTIONJournalistesà jean iviwl'te' OuTtM.K'mëni Trïidël (ôdatinnsdr irarail).SerKe Truffait tquestions urimines) Michel ( lai m-au (caricaturist, I liane l’recourt {pages éditoriales, responsable des pages thématiques> : Martin I luclos H Christine Dumazet ( aroltne Montpetit, Brian Mytes/politique _ P ¦ l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillarireun tarts visuels et théâtre), faut ( auction lmédias ).Marie Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Louise U-duc (musique).Jean-I ierre IçKault, Odile Tremblay et Nadeau (n lecteurs) ; Jacques Grenier d Jacque nrma) : a poIitiqiM (taction) ; publics et 1K)N Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l'information ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la ré-(directeur adjoint).Carole Dallaire (avis .Ouellet (secrétaire).IA l’ROIJUC-Zuida.SERVICE À IA CLIENTÈLE V" T,“î"j;;;;^';/(;anii»eto«.to !» S -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES DUCHESNEAU SUITE DE LA PAGE 1 dernier est président du conseil et chef de la direction de Lévesque, Beaubien, Geoffrion, une filiale de la Banque Nationale.M.Brunet n’en est pas à sa première incursion en politique municipale puisque, sous l'administration de Jean Drapeau, il avilit coordonné la campagne d’habitation «Ma ville, ma fierté» à titre de président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Jacques Audette, de la firme d’avocats Diver y, De Billy, poussera également à la roue.Sa sœur, Marie Audette, fait partie du cabinet politique du maire Bourque et s’occupe de la tenue d’événements spéciaux.Mme Audette connaît bien Jacques Duchesneau puisque ce dernier siégeait au conseil d’administration du refuge pour itinérants Dernier Recours, aujourd'hui disparu, alors que Mme Audette en était la directrice générale au nom de la Ville de Montréal.Jointe hier, Marie Audette se défend de prendre part de près ou de loin à l’équipe Duchesneau.«Je suis fonctionnaire depuis 25 ans; je ne participerai à aucune campagne électorale.Et mon boss, c’est Pierre Bourque jusqu’au 1er novembre», a soutenu Mme Audette.Les communications au plan stratégique ont été confiées à Michèle Bazin, de la firme Concordia Communications.L'attaché de presse de M.Duchesneau sera Marc Snyder, qui était rattaché à l’équipe de communications du bureau de l’ancien maire et aujourd’hui aspirant maire Jean Doré.Quant à la logistique de la campagne, elle relèvera de Daniel Leduc, jusqu’à récemment responsable de l’organisation dans les districts au sein du RCM.M.Leduc connaît donc fort bien les rouages de la machine, les organisations locales et, bien sur, la liste des membres du RCM.Chargé de l’organisation, M.Leduc était le vis-à-vis administratif de Francis Hooper, qui en était responsable au sein du comité exécutif du RCM.La bigamie politique de Francis Hooper est une demi-surprise.Quelques semaines avant la tenue du congrès au leadership du RCM, il était clair que les discussions entre les clans Duchesneau et Daviau allaient bon train dans l’objectif avoué de ne former qu'une seule et même équipe.Avant de rejeter l’éventualité d’une fusion, Thérèse Da-viau avait entretenu l’ambiguïté quant à sa loyauté au RCM.«Je vais rester au RCM sauf si le RCM me mandate pour faire autrement», avait-elle candidement déclaré.Lors du congrès qui l’a couronnée, les rumeurs continuaient d’envoyer le parti morcelé depuis la crise de l’automne dans le camp Duchesneau.Certains militants reconnaissaient alors que tous les éléments étaient en place pour sceller un pacte avec l’adversaire: un nouvel exécutif entièrement gagné à Mme Daviau et des militants fraîchement recrutés qui n’ont pas l’attachement des vieux routiers pour le RCM et son idéologie.Le congrès à la plateforme, prévu en juin, pourrait ainsi être l’occasion d’un glissement à droite.De source sûre, Francis Hooper a depuis longtemps averti Thérèse Daviau de son intention de soutenir Jacques Duchesneau mais il se serait entendu avec elle pour poursuivre son travail auprès d’elle jusqu’à la mi-mai.-H-Après le lancement de M.Duchesneau, M.Hooper aurait servi de pont entre les deux organisations.L’attaché de presse du RCM prenait tout ça avec un grain de sel hier.«Pour nous, c'est une rumeur qui hante l’hôtel de ville.Sans plus», a affirmé Yanick Labrecque.Chose certaine, M.Hooper, qui n'a pu être joint, est le bras droit de Louise Roy, qui agit comme organisatrice en chef de Mme Daviau.Il y a quelques jours, il participait à la réunion de stratégie politique pour planifier les sept prochains mois d’ici le scrutin du 1" novembre.Au delà des relations étroites avec le RCM et toutes les conséquences que cela pourrait entraîner, ainsi que les liens avec le Parti conservateur—Jacques Duchesneau confirmait récemment avoir été sollicité pour se présenter au côté de Jean Charest sur la scène provinciale —, l’équipe de M.Duchesneau est très proche, sinon directement impliquée, dans la promotion d’un nouveau stade de baseball au centre-ville.Il s’agit là d’une des nombreuses question?auxquelles sera soumis Jacques Duchesneau le 30 avril.A moins qu’il ne choisisse de retarder encore sa venue sur la scène municipale, d’abord prévue avant Pâques.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 53 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.1 edevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par lu- Devoir Inc.dont le sietfe social est silué au 2050, rue de Bleury, V étage, Montréal.(Québec).HIIA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor IaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc , «12.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal l.'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.9a réponse de Lepage Ije metteur en scène a répondu à ces premières objections hier matin, pendant une conférence de presse qui avait d’ailleurs surtout attiré les médias francophones.«Les gens ne doivent pas s'attendre à un spectacle fini, rigide, a-t-il dit de son ton zen sans peine.On fonctionne comme ça de- puis dix ans: on travaille, et puis un jour, le public et la critique arrivent dans le processus d’écriture.Les gems ont toujours pensé qu'on était un peu casse-gueule, et on a toujours accepté cet état dé fait.On aime bien travailler dans le chaos parce que c'est la seule façon de se renouveler.» la pauvreté du contenu de cette première étape, de la pièce, ep l’état, constitue l’autre principal point d’achoppement.Evidemment, Lepage et son équipe créent des images «fortes», comme il faut le dire en arts visuels: un homme dialogue avec un œil de la taille d’une grosse citrouille; des verres et des assiettes forment une maquette d’architecture; une table à dessin devient une automobile puis le tombeau de Lénine; quelque chaises simulent un train traversant le temps et l’espace.Tout cela étonne et amuse, peut même encore fasciner par moments.Une accumulation de clichés N’empêche, ce côté tape-à-l’œil, léché, tout en surface, se suffit trop souvent à lui-même.Lepage veut créer de belles images, mais au bout du compte, il accumule surtout les clichés.En interrogeant Léonardo (de Vinci, pas l’autre.), il y a une décennie, il avait découvert que «l’art est mouvement».C’était peut-être un peu court sur le plus grand génie de la Renaissance?En se penchant avec dix comédiens, pendant au moins un an, sur la vie et l’œuvre d’un des plus influents bâtisseurs du siècle, il conclut maintenant que l’architecture, c’est «de la musique pour les yeux».Décidément, ce metteur en scène pratique trop souvent le façadisme architectural qui fait récupérer un pan de maison victorienne pour cacher un immeuble sans âme, ou un trou béant, bête et brutal, ou un chantier désorganisé.Trouver en tâtonnant Hier matin, Robert Lepage a au contraire longuement expliqué la complexité de son «sujet».Par exemple, la fascination partagée de Wright et de Gurdjieff pour le monde ordonné des mathématiques.Ou encore les lieps intrigants de cet Américain, créateur de l’architecture organique, avec l’URSS et son art politisé, policé et encar-cané.C’est sûrement vrai, mais cela ne se retrouve pas clairement dans la pièce.De toutes manières, au bout du compte, l’homme de théâtre touche-à-tout a surtout répété que son premier désir d’artiste était de fouiller, de farfouiller et de trouver en tâtonnant.«Je ne me suis même jamais considéré comme un bon artisan de théâtre: je n’ai pas envie de cette discipline.Le théâtre comme il est ne me satisfait pas.Je suis rarement enthousiasmé par ce que j’y vois et je souhaite donc trouver mon propre langage théâtral en travaillant avec des artistes de toutes les disciplines.Nos spectacles sont parfois maladroits, mais on aime bien revenir deux, trois fois dans la même ville, justement pour montrer l’évolution du travail.» Il a aussi reconnu hier qu’il était mieux accueilli ailleurs que chez lui, que ce soit à la première ou à la dernière mouture, tout en rappelant que Gilles Maheu ou Denis Marleau avaient droit au même traitement et utilisaient donc le même stratagème de création à l’étranger.«Des gens comme Gilles et Denis ont compris qu’il fallait présenter les premières mondiales ailleurs qu’au Québec.On n’est pas une menace à Toronto, New York ou Londres.On ne sent pas là le même négativisme, la même agressivité.Je ne suis plus vexé de ça du tout, même si je l’ai été avant.» Jeudi soir, la réaction de la salle de la première mondiale, pourtant bourrée comme il se doit, a été polie, mais sans plus.Le spectacle va tout de même prendre la route et se retrouver dans quelques semaines à Lisbonne, Paris, Salzbourg et New York.«Dans mon cas, et ça va paraître bien prétentieux, a dit.humblement Robert Lepage, ;e vends mes tickets trois mois d’avance, partout où je vais, partout dans le monde.Alors, avoir un bon ou un mauvais papier, ça ne change rien à mes conditions économiques.Le dialogue avec la presse doit donc s’établir à un autre niveau.Je ne fais pas de marketing et je n’en ai pas besoin.» 1
de

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