Le devoir, 14 mars 1998, Cahier A
La Francophonie en mutation O Un cahier spécial de 10 pages ?FONDÉ EN I 9 1 (I ?- V U L .L X X X I X X " LIVRES Jacques Poulin est récrivaiti public, page D 1 LE DEVOIR M O N T II K A L .I.K S S A M K DI II K T I) I M A N C II K I 5 M A II S I IDÉES Pourquoi tant d'hommes se suicident-ils?page A 13 FORMES Tout sur les films d'architecture à l'affiche au FIFA, page D 12 !» !» «S < A II ARTS Les Grands Ballets canadiens présentent une œuvre de Ginette Laurin, page B 1 mnmiii .;fy PERSPECTIVES La leçon de Le Hir Frédéric Back, semeur d’espoir Les Amis de Cité libre, ce temple du fédéralisme trudeauiste, devaient se frotter les mains et rire dans leur barbe, jeudi.Accueillir un ancien ministre de Jacques Parizeau venant leur dire que le fédéralisme était devenu « le seul instrument possible de développement de la société québécoise», c’était du gâteau.On peut penser de qu’on veut de Richard Le Hir; son revirement est porteur de leçons.Cet ancien président de l’Association des manufacturiers, recruté par Jacques Parizeau en 1994, ministre dans le gouvernement péquis-te, est devenu une tête de Turc au sein du mouvement souverainiste.Il a parfois embarrassé le gouvernement et le Parti québécois.Il a été un politicien maladroit.Les études dont il fut responsable avant le référendum ont été répudiées par l’actuel premier ministre Lucien Bouchard.Bref, pour un péquiste moyen, Richard Le Hir est une nuisance.On préfère l’oublier.On peut penser ce que l’on veut de cet homme, il reste que, ayant complété son Chemin de Damas et sa reconversion aux vertus du fédéralisme (dont il disait dans son Dvre, paru l’automne dernier, qu’il avait accumulé un lourd déficit de légitimité), il soulève des questions que le PQ n’a pas le droit d’ignorer.Il ne s’agit pas ici déjuger du bien-fondé de ses critiques.Mais de constater quelles l’ont conduit à rejeter l’option qu’il défendait en 1995.Il n’est probablement pas le seul dans son cas.Les péquistes ont un examen de conscience à faire.C’est à eux à répondre aux accusations ou à corriger le tir.Car si un homme qui a milité en faveur d’une option avec autant de Michel conviction lui tourne le dos, on Ve h n e peut supposer que des milliers de Québécois, qui ont voté OUI en ?1995, ont fait le même chemine- ment et estiment, aujourd’hui, pour les mêmes raisons invoquées par M.DJ Hir, que le projet souverainiste est disqualifié.Au moment où le Mouvement national des Québécois entreprend une tournée de consultation, il est pertinent de résumer les critiques de l’ancien ministre, en quatre points: ¦ L’obsession ethnique.Les propos de Jacques Parizeau, le soir du référendum, sur «l’argent et les votes ethniques», ont eu leur effet.Et il semble qu’en dépit des efforts menés par certains partisans péquistes, la correction souhaitée et souhaitable n’a pas eu lieu.M.Parizeau est revenu à la charge avec un discours similaire sans pour autant que les leaders actuels du parti ne le condamnent.Les âpres débats sur la langue au sein du parti ont nourri l’impression d’un clivage irréductible.Si bien que le PQ ne parvient pas à définir le progrès de la société québécoise, dit M.Le Hir, «autrement qu'en termes de la réalisation de son ambition nationale parla majorité ethnique».¦ Le mépris de la légitimité démocratique.L’affaire des décrets en faveur d’Hydro-Québec durant la crise du verglas est l’un des derniers événements en date qui met en doute la fibre démocratique de Lucien Bouchard et de son gouvernement, selon M.Le Hir.La question confuse de 1995 incluant le concept flou de partenariat; les modifications de dernière minute faites à la loi électorale sans l’accord de l’opposition à la veille du référendum; les astuces, les homards et les cachotteries sur les 19 milliards; forment un ensemble de circonstances qui, aux yeux de l’ex-mi-nistre, discréditent l’option.¦ Le refus d’envisager ou d’évaluer les risques.M.Le Hir reproche aux souverainistes de traiter à la légère les risques de partition du Québec au lendemain d’une déclaration de souveraineté et des risques, pour la sécurité physique et financière des citoyens québécois, que des mouvements de contestation ou de désobéissance civile pourraient entraîner.L’ancien ministre pense que le gouvernement est incapable de fournir l’assurance, en ce moment, qu’il parviendrait à faire respecter ses lois, d’assurer la protection de ses citoyens et de faire respecter ses frontières.¦ L’incertitude quant à la capacité du gouvernement à mener à bien le projet.M.Le Hir évoque le climat d’improvisation qui prévalait dans les officines gouvernementales au cours des mois qui précédaient le référendum de 1995 pour se demander si le gouvernement était réellement prêt à faire la souveraineté.Les difficul-j tés observées dans l’organisation de la sécurité civile durant la crise du verglas ne sont pas de bonne augure, ’ selon lui.«On se sent gagné par le scepticisme et partagé entre le fou rire et l’envie de pleurer, dit-il, à l’idée des cafouillages monstres auxquels on pourrait assister» au lendemain d’une déclaration de souveraineté.En garde! Charest entretient le suspense L’usage du conditionnel tend toutefois à disparaître JEAN I)I()N LE DEVOIR Sherbrooke — pression continue de s’accentuer sur Jean Charest afin qu’il se porte candidat à la direction du Parti libéral du Québec, et le principal intéressé continue d’entretenir le suspense, quoique l’usage du conditionnel tende à disparaître graduellement.En tournée dans sa circonscription de Sherbrooke, hier, le chef conservateur a de nouveau assuré que la décision quant à son avenir n’était pas encore prise, mais quelle ne saurait tarder.Au même moment, les députés du PLQ de l’Estrie rendaient public, en des termes dithyrambiques, leur appui unanime à sa venue sur la scène provinciale.En tout état de cause, M.Charest a tenu à souligner qu'il n’éprouverait aucun problème de nature idéologique à mener la barque libérale, faisant ressortir les similitudes entre les programmes du Parti conservateur et du PLQ, la communauté de vues dans des dossiers tels l’Accord du lac Meech et le libre-échange et la reconnaissance par le PC du ««consensus québécois» qui q cours depuis les années 1960.«Il y a des convergences.À la veille de l’élection fédérale, Daniel Johnson et moi, on s'était rencontrés.Daniel Johnson avait mis en place un processus de consultations assez élaboré pour le programme du PLQ, comme ça touchait tout le monde.Il y avait entre autres eu des discussions avec les principaux acteurs au pays.|.] Je pense que, si on fait la comparaison des deux programmes politiques, vous allez y + VOIR PAGE A 14: CHAREST ARCHIVES LE DEVOIR Daniel Auteuil incarne le flamboyant I.agardère, sans peur et sans reproche, dans cette huitième adaptation à l’écran du roman de Paul Feval Le Bossu.Que le perfide Gonzague se le tienne pour dit! Le retour du cape et épée Le Bossu atterrit sur nos écrans vendredi prochain.Son réalisateur Philippe de Broca et l’interprète Vincent Perez s’arrêtaient à Montréal le mois dernier, histoire de causer cape et épée, un genre qui renaît de ses cendres.Pour cette huitième adaptation du roman de Paul Feval, de Broca cherchait à moderniser un mythique mais poussiéreux Bossu.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le fleuret, la cavalcade, le combat d’honneur, la plume au chapeau, la fraternité des armes et la chasse aux félons retrouvent leurs lettres de noblesse à l’écran.Eh oui, la cape et l’épée ont bel et bien repris du panache.Il fut un temps où les mousquetaires façon Dumas et Le Bossu façon Feval avaient la cote au cinéma.En ces sortes de westerns en pourpoints, les cavaliers enjambaient les pont-levis des châteaux sur fond de musique endiablée pour marquer la cadence à l’écran.Puis le genre tomba en désuétude au cours des années 60, comme s’engouffrait la Nouvelle Vague.En panne de héros sans peur et sans reproche, notre époque aurait-elle de nouveau soif d’héroïsme?Tout porte à le croire, car revoici les joutes d’honneur flottant au grand pavois.Hier atterrissait sur nos écrans une nouvelle version de L’Homme au masque de fer, production américaine signée Randall Wallace, avec mousquetaires à la proue.De France, la huitième mouture du Bossu de Paul Feval (l'avant-dernière adaptation signée André Hunebelle datait de 1959) se prépare à gagner nos salles dès vendredi prochain.Son réalisateur, Philippe de Broca, avait déjà tâté du genre dans Cartouche, en 1961.Trente-cinq années se sont écoulées entre ses deux incursions dans la cape et l’épée.Après l’assoupissement, le réveil.Sauf qu'on ne crie plus au cinéma «En garde!» de la même manière qu’autre-fois.Une certaine naïveté collective s’est perdue.Les VOIR PAGE A 14: LE RETOUR Paul Martin au Devoir Réglementer à l’échelle mondiale ?Dans une entrevue qu’il a accordée hier au Devoir, le ministre des Finances, Paul Martin, s’est fait le partisan de l’instauration d’une première réglementation internationale touchant les mouvements de capitaux et le secteur bancaire.Les crises financières au Mexique et en Asie, tout comme le phénomène mondial du décloisonnement du secteur bancaire et l’arrivée des banques étrangères au Canada, militaient en faveur d’une réglementation à l’échelle mondiale du secteur financier, a soutenu le ministre.«Au cours des 40 dernières années, nous avons fait évoluer le commerce international pour arriver à l’OMC [Organisation mondiale du commerce], A chaque fois, on accepte de restreindre notre souveraineté.Or les échanges de capitaux sont cinq fois supérieurs aux échanges commerciaux et on n'a pas de réglementation», a souligné le ministre des Finances.Lire notre reportage, page C 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, était de passage au Devoir, hier matin.,•75» M É T É 0 Montréal Neige devenant intermitente en soirée.Max: 1 Min: -8 Québec Neige.Poudrerie par endroits.Max: -4 Min: -14 Détails, page C 2 Agenda.B 11 Annonces C 12 Les Arts.B 1 Avis publies.C 10 Economie.C 1 Editorial.A 12 N I) E X Livres.D 1 Le monde.C 9 Les sports.C 14 Montréal.A3 Mots croisés C 11 Politique.A 6 www.ledevoir.com CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Il fut garçon de ferme en 1949, un an après son arrivée en terre d’Amérique.Son patron, un dénommé Boyce, le payait un dollar par jour, mais lui permettait tout de même de consacrer deux heures à ses dessins! Ce trait presque loufoque nous est révélé dans l’exposition Frédéric Back, les dessins d’une vie, qui se poursuit jusqu’au 3 mai à la Cinémathèque québécoise (salle Norman-McLaren).Quand aujourd’hui on lui parle de ses deux oscars pour les films d'animation Crac et L’homme qui plantait des arbres et de l'avalanche de prix — plus de 130 — qui ont couronné ses films d’animation, bijoux de patience et, par moments, d’humour, Frédéric Back ne renie pas la notoriété qui s’est main- tenue jusqu’à sa toute dernière œuvre d’animation datant de 1993: Le Fleuve ata grandes eata.Il tient cependant à en attribuer le mérite à la Société Radio-Canada, qui a permis que ces films voyagent et soient connus dans tant de pays! Comptez les célébrités qui se préoccupent de collaborateurs qui les ont épaulées, souvent dans l’ombre! Ce qu’il apprécie davantage dans les contacts les plus courants ici?«Des gens qui disent directement les choses, sans détour, avec une espèce de confiance immédiate qui me touchait beaucoup», et qui lui permit de s’insérer rapidement à l’École du meuble ou dans d’autres milieux où il a œuvré.Et rien n’est perdu à l’âge d’une retraite on ne peut plus active — Back est né en 1924 —, puisque Gallimard se dit intéressé à certaines de ses VOIR PAGE A 14: FRÉDÉRIC BACK JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Cinémathèque rend hommage à Frédéric Back. Un message aux clients et amis de La Mutuelle du Canada et de La Métropolitaine La Mutuelle accueille La Métropolitaine Vous avez peut-être entendu dire que la Mutuelle acquiert les activités canadiennes de La Métropolitaine.Que vous soyez un client de l’une ou F autre de ces compagnies, ou tout simplement un citoyen intéressé par cette question, nous aimerions vous indiquer pourquoi nous sommes enchantés par cette initiative.Ensemble, nos agents et nos conseillers continueront à servir avec une efficacité encore plus grande F ensemble de nos clientes et clients des rentes et des avantages collectifs.Ensemble, nous croyons pouvoir faire plus pour nos titulaires de polices, nos clients et les consommateurs de partout au pays.En réunissant nos deux compagnies, nous pouvons offrir davantage.Plus de produits et plus de services financiers.Plus d’innovation.Une stabilité financière incontestée.Si vous êtes titulaire de police ou client actuel.Vous n’avez absolument rien à changer.Les polices actuelles, établies par les deux compagnies, demeurent en vigueur.Aucune modification ne sera apportée aux prunes ni aux garanties.Depuis plus de 100 ans, La Mutuelle, tout comme La Métropolitaine, a accordé la priorité aux besoins de ses clients, qu’il s agisse de particuliers ou de sociétés.La solidité et 1 expérience combinées de notre équipe d’agents exclusifs vont nous permettre d’offrir à tous nos clients des solutions et des services encore meilleurs, qu’il s’agisse d assurance-vie ou maladie individu-/ elle, de REER ou de régimes de retraite, d avantages collectifs ou de gestion de placements.Si vous habitez dans une localité desservie par rune ou l 'autre des compagnies.Vous devez savoir que vos agents et vos bureaux d’assurance collective continueront de répondre à vos besoins d’assurance et de services financiers.Nos organisations partagent le même but: devenir meilleures.Nous avons pris Rengagement d’offrir à notre clientèle, où qu’elle se trouve au pays, le niveau de service le plus élevé et les produits les plus innovateurs.Si vous avez des questions à nous poser, composez sans frais le 1-888-456-2843 (en français) ou le 1-888-864-5463 (en anglais).La Mutuelle du Canada IAJ g I Groupe La Mutuelle ïîAdi L .>•' ' je ih> « uv va, .A : x • t» i,l vy iv y* -K •4 L E I) K V III H .L K S S A M EDI I I E T I) I M A X ( Il E I 5 M A It S I !) !) 8 AJi -?LE DEVOIR ?—-: 11 MONTRIAL Course à la mairie Le retour de Doré n’a pas ébranlé les camps adverses Le décor électoral montréalais vient de changer de couleur.Après une longue léthargie, la décision de Jean Doré bouscule la scène politique, sans pour autant mettre du plomb dans l’aile de ses adversaires.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les organisations |X)litiques adverses ne sont ébranlées ni par la décision de Jean Doré de se lancer dans la course à la mairie ni par le sondage qui le place en tête.Candidat pressenti à la mairie, Conrad Sauvé, président du conseil d’administration de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, ne se dit guère impressionné par le retour de l’ancien maire de Montréal.Jean Doré et M.Sauvé ont soupé ensemble hier.M.Doré cherchait à le convaincre de se rallier pour ne former qu’une seule et même équipe.Peine perdue, Conrad Sauvé se jettera dans l’arène politique au plus tard à la mi-avril.«Je voulais voir où il en était, quelles sont ses idées.Il a beaucoup parlé, mais je n'ai pas senti qu’il avait un projet nouveau», a expliqué hier au Devoir M.Sauvé.Ce dernier soutient que Montréal a besoin de sang neuf.«Si je dois m’embarquer, ce sera au niveau des idées», dit-il.Or, parmi les penseurs autour de lui se trouvent de vieux routiers de la politique municipale montréalaise: Yvon Lamarre, président du comité exécutif sous Jean Drapeau, et John Gardiner, membre du comité exécutif sous Jean Doré.La faible performance de M.Sauvé dans le sondage Léger et Léger, fait à la demande de l’équipe de Jean Doré, n’émeut pas les organisateurs de M.Sauvé.Ils retiennent principalement que les résultats du sondage démontrent que, même si le vote était fortement divisé, Pierre Bourque n’est pas réélu.Ainsi croient-ils qu’il est possible que Conrad Sauvé gagne dans la bataille des idées.Chose certaine, pour l’instant, il ne gagne pas celle de la notoriété.Face à M.Doré, Conrad Sauvé ne récolte que 3,1 % d’appuis des Montréalais contre 31,6 %.Il se classe donc derrière Thérèse Daviau, qui brigue la chefferie du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et qui obtient 18,2 %.Le maire Pierre Bourque doit se contenter d’une troisième place avec 17,5 %.Pierre Gagnier, avec son parti Action municipale Montréal, se classe dernier avec 3 %.Mme Daviau se réjouit des résultats qu’elle obtient.«Ma notoriété a augmenté et il y a encore huit mois avant les élections.C’est une première étape de franchie», estime-t-elle, confiante de gagner la course à la direction du RCM, qui ne soulève aucune passion jusqu’à maintenant.Son adversaire pour le congrès du RCM, qui se tiendra les 27, 28 et 29 mars prochains, Michel Prescott, souligne que les assemblées que tient le parti tous les dimanches attirent plus de citoyens que «Réseau Montréal, ou üuchesneau, ou Doré, qui ne prennent pas le risque de débattre d’idées publiquement».Avec ou sans l’appui de Conrad Sauvé, l’équipe de Jean Doré s’est mise en branle pour créer un nouveau véhicule politique.D’aucuns verront un changement radical de stratégie alors qu’il avait choisi, en décembre dernier, de lancer un appel à la solidarité qui n’a vraisemblablement pas été entendu.Dans l’entourage de M.Doré, on préfère dire que la stratégie a changé de vitesse.L’annonce de M.Doré, qui entend la rendre officielle d’ici une dizaine de jours, a suscité tout de même un certain intérêt.La professeure d’histoire Yolande Cohen, elle-même en réflexion pour la mairie, qualifie d'intéressante la démarche de M.Doré.Elle s’attend à discuter avec ce dernier dans les prochains jours.Mme Cohen, qui a quitté le RCM lors de la crise de l'automne dernier, a mis en place un groupe de travail sur un éventuel plan d’action pour Montréal.«On est armés pour avoir des propositions claires», a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que «Montréal n’a pas de déficit démocratique même si le secteur municipal n’est pas valorisé: l’agitation de la scène municipale le prouve».Le conseiller municipal indépendant, Martin Lemay, a confirmé avoir rencontré jeudi Jean Doré.«Je regarde ça avec beaucoup d’intérêt, mais il y a d’abord des idées à mettre en place», a-t-il affirmé.ARCHIVES LE DEVOIR Jean Doré Audiences de la Régie de la santé Le Québec doit se doter de normes strictes pour les urgences Le leadership doit venir de Québec, dit le Dr Tétreault ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Il est temps que le gouvernement prenne le leadership pour que le Québec se dote une fois pour toutes de normes strictes et uniformes à respecter pour dispenser les soins dans les urgences.Tel est du moins l’opinion du Dr Michel Tétreault, président du Groupe tactique d’intervention dans les urgences, qui a clos hier la journée spéciale d’audiences sur les urgences tenues par la Régie régionale de la santé de Montréal-Centre.«Il est plus que temps que l’on se dote de normes.Ni le ministère, ni les régies, ni les hôpitaux n’ont fait la mesure de la pertinence des séjours dans les hôpitaux.La clé la plus importante est de mesurer de façon objective les patients qui ont vraiment besoin d’un lit d'hôpital et de quels services ont besoin ceux qui tie seront pas hospitalisés», a tranché le Dr Tétreault De pair avec l’Association des médecins d’urgence du Québec, le président du GTI a d’ailleurs déjà soumis une proposition au ministère de la Santé pour que soient adoptées des normes de qualité strictes dans les urgences.Entre autres, ces derniers souhaitent que les patients non admis à l’hôpital n’attendent pas plus de huit heures à l'urgence, alors que ceux qui seront admis ne devraient pas patienter plus de 12 heures.En 1996-97, le séjour moyen des patients dans les urgences du Québec était de près de 14 heures.Plus encore, le Dr Tétreault croit que les services diagnostiques, comme les laboratoires et la radiologie, doivent être accessibles en tout temps dans un délai d’une heure si l’on veut mettre fin à l’engorgement des urgences.Quant aux consultations avec les spécialistes, elles devraient pouvoir se faire dans un délai maximal de deux heures.Plusieurs personnes ont rendu compte hier, lors de cette journée spéciale, de divers projets,ayant permis de réduire la pression sur leurs urgences.A l’Hôtel-Dieu de So-rel, où 70 lits ont été fermés, l’hôpital et le CLSC partagent depuis peu le salaire d’un coordonnateur au virage ambulatoire, dont le travail consiste à évaluer les besoins du patient arrivé à l’urgence et à le diriger au besoin vers l’hôpital, le CLSC ou le centre de soins de longue durée.A l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, la mise sur pied, avec les CLSC, d’un «guichet unique» pour la clientèle âgée permet maintenant de faire un triage plus précis et de référer rapidement au CLSC les patients qui n’ont pas besoin d’être hospitalisés.A l’hôpital Royal Victoria, on a mis en place un outil permettant d’évaluer de façon objective la pertinence de chacune des hospitalisations au jour le jour.Les besoins y sont estimés chaque jour pour tenter de réduire le plus possible les durées de séjour.Selon le Dr Tétreault, de tels outils d’évaluation constituent le nerf de la guerre.«Pouvoir mesurer la pertinence des admissions et des séjours est cruciale.Sans cela, les hôpitaux ne pourront jamais savoir ce qui ne marche pas et quels sont leurs réels besoins», dit-il.Par ailleurs, le président du GTI rappelle que les séjours de plus de 48 heures sont en baisse au Québec et que, de façon générale, la situation s’améliore dans les urgences.Ce qui a changé, c’est le seuil de tolérance du public et du personnel du réseau de la santé.«Si le seuil de tolérance est plus bas, c’est une bonne chose, croit le Dr Tétreault C’est la pression qui fait que les gens révisent leur façon de faire et nous sommes en train d’y arriver.» RESTAURANT PAVILLON JARDIN CHEF TRAITEUR 48, rue Sainte-Ursule, Vieux-Québec 418 694.0667 CHARLES DAUDEL1N L’AVENIR RETROUVÉ PEINTURES, DESSINS ET SCULPTURES 1945-1998 Jusqu'au 11 avril 4521, rue Clark, Montréal H2T 2T3 514.849.1165 Ouvert du mardi au samedi de 10 h 00 à 17 h 30 JACqUES GRENIER I.E DEVOIR LE 5 MARS nous avons publié un article à propos du conflit qui oppose la direction de la maison mère des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à leurs employés.Le sujet de la photo qui accompagnait le texte n’était pas le bon.La maison-mère est bel et bien celle que l’on voit sur notre cliché d’aujqurd’hui.On se rappellera qu’après plus de six mois de négociations laborieuses, la direction de.la maison mère avait décrété un lock-out.Cette dernière souhaitait, et souhaite toujours, introduire dans la convention collective une clause qui favoriserait une utilisation accrue de la sous-traitance.Les 180 employés se refusent évidemment à cela pour la bonne et simple raison que cette clause fragiliserait leurs emplois.Même conflit, autre maison C*?/5U Nous A TOUT DONNE MAJ?LOTTE VEUT TOUT NOUS’ ENLEVES Mftte-.NDUS ALLONS RÉSISTER STT.S.N.l.M, CSN Sortie 22 est sur la touche La compagnie de production de spectacles n'a pas réussi à surmonter ses difficultés financières JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les humoristes Patrick Huard et François Massicotte, ainsi que leur associé François Flamand, ont placé leur compagnie de production Sortie 22 sous la protection de la Loi sur l’insolvabilité.Selon un communiqué publié hier, cette mesure a été rendue nécessaire à cause de la «charge financière trop lourde» à la suite de pertes résultant «d’une gestion et d'une administration trop dispendieuses» pour ses productions théâtrales.Une bien triste fin pour les trois actionnaires qui ont perdu ensemble 450 000 $ dans l’aventure.Selon l’avocat Léopold Fournier, aucune production en particulier n’ aurait fait office de coup de grâce; il s’agirait plutôt d’une dette accumulée au fil des années.Les co- médies musicales Demain matin, Montréal m'attend et Jeanne la Pucelle, comme les pièces de théâtre Talk radio et La Duchesse de Langeais auraient été non seulement des «succès de foule» mais aussi des gouffres financiers.«Les producteurs ont cru qu'ils pourraient faire des profits ailleurs pour arriver à se maintenir», explique M' Fournier, en soulignant que les activités de la compagnie l’obligeaient «à se doter d'une grosse structure administrative».Pourrait-on dire que de mauvaises décisions stratégiques seraient à l’origine du naufrage?Pas nécessairement, pense Me Léopold Fournier.«On nç sait jamais à quoi s’attendre.À chaque fois, c’est un coup de dé.» Une grosse production devrait pouvoir rouler pendant deux ou trois ans pour faire ses frais, mais «c’est le Les trois actionnaires ont perdu ensemble 450 000 $ dans l’aventure McGill Philippe Schmitter, de l’université Stanford, présentera ses réflexions sur le thème «La citoyenneté sans la nationalité.Peut-il exister une citoyenneté européenne?», dans le cadre d’une conférence internationale intitulée: Démocratie et État de droit: L’institutionalisation des droits de citoyenneté dans les nouvelles démocraties.Lieu: Université McGill.Date: 19 et 20 mars 1998.salle Moot Court de la Faculté de droit, au 3644.rue Peel, Montréal.La présentation du professeur Schmitter aura lieu jeudi le 19 mars, à 9h00.Cette conférence est ouverte au public.Pour toute information, veuillez contacter le département de science politique de l’université McGill au (514) 398-4800.Cette conférence a été rendue possible grâce au soutien financier du ministère des Affaires étrangères et du commerce international du Canada, du Centre de recherche sur le développement international, du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, de la Fondation canadienne pour les Amériques, et de la Faculté des études supérieures de l’université McGill.La présentation de M.Schmitter bénéficie du soutien additionnel du Comité des = conférences commémoratives Beatty.(La conférence se déroulera en anglais.) même problème quejes Nprdiques, le marché est trop petit».Les dirigeants de Sortie 22, qui produisait également les spectacles des actionnaires Massicotte et Huard, ainsi que ceux de la compagne de ce dernier, la chanteuse Lynda Lem'ay, disent avoir pris cette décision pour éviter de nuire à la carrière de ces artistes.D’ailleurs, les producteurs indiquent que les activités et les spectacles des artistes associés à la compagnie «ne sont en aucun cas ni en aucune manière compromis par cette décision [.] et qu'au contraire, cette réorganisation de l’entreprise ne pourra être que bénéfique et prometteuse pour l’avenir».JURÉ MALGRÉ SOU Le Petit Manuel à l’intention des jurés et aspirants jurés 128 pages • 14,50 $ Denise Laganière Si la justice a le bras long, elle n’est pas aussi bavarde qu’on pourrait le croire.Mon expérience à titre de jurée m’a permis en effet de constater que si les jurés reçoivent l’information dont ils ont besoin pour accomplir leur tâche, ils n'ont en revanche à peu près aucune donnée sur la façon dont se déroule un procès.C’est pour combler cette lacune et tenter de répondre aux interrogations bien légitimes des jurés et aspirants jurés que j’ai entrepris la rédaction de Juré malgré soi, un guide pratique et accessible.Siège social : GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 • Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 i Adresse Internet : 1 http://www.guerin-editeur.qc.ca NOUVEAUX ENJEUX METROPOLITAINS Les 20 et 21 mars 1998 UQÀM Salle Marie-Gérin-Lajoie (J-M400) 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal, Métro Berri-UQAM Renseignements: 987-6964 Site Internet : www.unites.uqam.ca/sirp/cum HGouvomamani du Ou*b*c BT M Affaires I TOURISME u municipales I Montréal \ l> I \ I) I I! .I.K S S A M K I) I II !¦: T I) I M A \ < Il K I ,t M A II S I it !l S Contrôle des émissions d’oxyde d’azote Ottawa intervient dans un débat public américain Le Québec présentera lui aussi un mémoire devant lagence américaine de protection de Venvironnement K N H K K F Éboulements: 1TJQCN en appelle au fédéral (Le Devoir) — L’IJnion québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) envisage de demander l'intervention du gouvernement fédéral dans le dossier des Eboule-ments si Québec ne convient pas rapidement de la nécessité de faire évaluer ses projets de «voirie» dans le secteur à l'occasion d’une audience publique.L’UQCN estime que le gouvernement federal est partie au dossier du fait qu'il a lui-même porté le dossier de la région de Charlevoix sur la scène internationale pour quelle soit reconnue comme réserve mondiale de la Biosphère de l’UNESCO.Selon le groupe environnemental québécois, le projet de réfection de la Grande Côte, qui fut le théâtre d'un accident majeur de circulation l’automne dernier, est par sa taille et ses enjeux sociaux un sujet obligé pour une audience publique.Réunion des ministres de l’Environnement de l’OCDE Paris (AFP) — I-es ministres de l’Environnement de l'( )C-DE se réuniront à Paris les 2 et 3 avril pour évaluer notamment les résultats de la conférence de décembre dernier à Kyoto (Japon) sur les changements climatiques, a annoncé hier l'organisation.I .es ministres doivent rencontrer des représentants du monde économique, des organisations non gouvernementales et du monde du travail en vue d’examiner l'impact de la mondialisation sur l’environnement, précise l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans un communiqué.Ils rechercheront en outre les moyens d’améliorer les politiques de l’environnement par leur integration effective dans les politiques économiques et sociales, souligne le communiqué.Marche pour l’Algérie (Le Devoir) — Munis d’oeillets blancs — fleur qui accompagne les deuils en Algérie —.des manifestants feront demain une marche silencieuse, à compter de 14h, à Ottawa et à Québec, en signe de solidarité avec le peuple algérien.La marche, au moment ou s’apprête à siéger à Genève la Commission des droits de l’homme des Nations unies, vise à appuyer l’ouverture d’une enquête internationale sur les massacres et autres abus commis par toutes les parties au conflit algérien.Amnistie Internationale demande à ceux et celles qui se joindront aux manifestants — devant les Affaires extérieures à Ottawa ou face au Musée du Québec dans la capitale québécoise — de ne pas arborer de drapeaux.On a prévu quelques affiches, en anglais et en français, ainsi que la version arabe de l’article 3 de la Déclaration universelle des droits adoptée il y a cinquante ans par l’assemblée générale de l’ONU: «Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.» Selon le directeur général d’Amnistie Internationale (section francophone-Canada), Michel Frenette, «refuser d'agir alors que la terreur s'abat sur les civils équivaut à une non-assistance à une population en danger».A table ! REUTERS Z»"»* ¦V '~L.A y LE PLUS LONG pont d'Europe sera inauguré le 29 mars à Lisbonne, capitale du Portugal.Le pont Vasco da Gama fait pas moins de 18 kilomètres de long.Pour célébrer l’ouverture, les organisateurs planifient de s'inscrire dans le Livre des records Guinness en invitant 15 000 convives à la plus longue table à diner jamais vue, une table de cinq kilomètres! Les serveurs se promèneront-ils en patins à roulettes?Les pluies acides ne sont qu’une des composantes de la soupe chimique que les producteurs d’énergie et les industriels du centre de l’Amérique du Nord font mijoter chaque jour dans la haute atmosphère.Non seulement les efforts sur les pluies acides n’ont pas encore jugulé le problème, mais les gouvernements envisagent d’attaquer le problème sur d’autres fronts, notamment sur celui du smog et de sa principale composante, les oxydes d’azote.Mais la résistance s’organise du côté industriel sur le modèle vécu durant la bataille des pluies acides des années 80.LO U IS - G I L LE S FRANC (E U K LE DEVOIR Le gouvernement canadien a décidé d’ajouter son poids dans la balance en effectuant une démarche officielle dans le cadre d’une consultation publique organisée par Washington sur la pertinence de contrôler sévèrement les émissions américaines d’oxyde d’azote, la principale composante chimique du smog.Et Le Devoir a appris hier qu’à Québec le ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, avait, lui aussi, commandé un mémoire qui serait incessamment adressé à l’Environmental Protection Agency (EPA).Comme dans le dossier des pluies acides, le Québec, reçoit entre 50 et 60 % de sa pollution atmosphérique des Etats-Unis et de l’Ontario, une pollution dont on découvre qu’elle contient beaucoup de mercure.De plus, 40 % des toxiques présents dans le Saint-Laurent à la hauteur de Montréal proviennent des Grands Lacs et de leurs industries riveraines.C’est par une lettre publique de la ministre canadienne de l’Environnement, Christine Stewart, à son homologue américaine, Carol Browner, de l’EPA, que le Canada a décidé de faire contrepoids à l’opposition grandissante des industriels des 22 Etats américains qui veulent faire échec aux normes en préparation sur les oxydes d’azote.Les oxydes d’azote, la deuxième composante en importance du phénomène dit des «pluies acides», n’ont iras été visés par l’entente canado-américaine de 1990 et le programme fédéral américain sur les pluies acides.Les oxydes d’azote sont cependant la principale composante du smog, une pollution atmosphérique tout aussi dommageable aux espèces végétales et, en plus, aux humains chez qui elle induit d’importants problèmes respiratoires.Elle provient essentiellement de la combustion d’hydrocarbures dans les centrales thermiques et aussi par les moteurs q combustion.L’EPA a requis en septembre dernier de 22 Etats qu’ils lui soumettent des plans de réduction de leurs émissions d’oxydes d’azote.Globalement, l’EPA vise une réduction de 50 % des émissions de chaque Etat.Mais dans le cas des producteurs d’énergie — et tout particulièrement les utilisateurs de charbon du Midwest — et des entreprises équipées de bouilloires industrielles, l’EPA exige une réduction de 85 % des oxydes d’azote d’ici 2007.Si ces Etats ne déposent pas des plans défendables d’ici quelques mois, l’organisme fédéral américain pourra leur imposer ses propres normes.Mais l’opposition grandissante à ce projet tient à la force des représentants au Congrès et au Sénat de cette région, un bastion démocrate qui se retrouve à défendre les pollueurs alors que le gouvernement Clinton se fait une gloire de ses politiques environnementales! Dans sa lettre à son homologue américaine, la titulaire (l’Environnement Canada lui rappelle ceci: «Environ la moitié de la pollution atmosphérique que reçoivent le centre et l'est du Canada provient des Etats américains en question et cette pollution touche directement la population canadienne.» D’où la nécessité, dit-elle, de promulguer rapidement une réglementation susceptible de protéger la santé et les milieux naturels au Canada.Une étude de la Commission environnementale de l’ALENA a démontré l’été dernier que les grandes routes migratoires des polluants atmosphériques passent par l’Ontario et le Québec.La vigueur de ces études et la mise en évidence de la responsabilité américaine dans tous ces dossiers a coûté son poste récemment au directeur général de la commission de l’ALENA L’été dernier, le gouvernement fédéral et l’Ontario sont aussi intervenus directement dans une autre consultation menée par l’EPA sur les normes régissant cette fois l’ozone au niveau du sol.Tout récemment, l’Ontario confirmait qu’elle ne demanderait pas à un producteur d’énergie de la région de Kingston de réduire par des filtres ses émissions d’oxydes d’azote, qui filent directement au Québec.Mais la même province a l’intention d’exiger de tels équipements de deux producteurs d’énergie de la région de Sarnia, dont les émissions polluantes frapperaient Toronto.Bouclier canadien Rejet d’un projet d’enfouissement de déchets nucléaires Une commission fédérale a conclu que l’appui populaire est insuffisant DENNIS BUECKERT PRESSE CANADIENNE Ottawa — Bien qu’il s'agisse d'un projet techniquement sûr, l'enfouissement de déchets nucléaires dans le Bouclier canadien ne jouit pas de l'appui populaire nécessaire à sa mise en œuvre, estime une commission fédérale devaluation environnementale.Son rapport, déposé hier, constitue un recul pour Energie atomique du Canada Itée (EACL), qui a dépensé 575 millions au cours des 15 dernières années pour s’assurer de la sécurité de son projet de stockage souterrain.lit commission recommande la création d'une Agence de gestion des déchets nucléaires, qui devra mener de plus amples consultations et rendre le projet acceptable au cours des trois ou quatre prochaines années.«Ixi sécurité n'est qu’une donnée essentielle du mérite [du projet], souligne le rapport.Il faut considérer la sécurité sous deux aspects: technique et social.» Li commission recommande à EACL d’obtenir l’appui des autochtones.Le principal site retenu pour le projet se trouve dans le nord cje l’Ontario, où vit une importante population autochtone.A la fin de 1996, quelque 29 4(X) tonnes de déchets nucléaires étaient stockées en surface — une mesure dite temporaire — a proximité des réacteurs.Même après 500 ans, une partie des déchets pourrait encore constituer une menace pour la santé et l’environnement si des particules radioactives se retrouvaient dans l’air, dans l’eau ou dans les aliments.Ces sites de surface requièrent une surveillance et un entretien constants, et d’aucuns craignent les conséquences d'un désastre ou d’une crise sociale au cours des siècles à venir.Le gouvernement n’a pas suffisamment expliqué le problème à la population, a déclaré Blair Seaborn, président de la commission qui s’est penchée sur la question pendant neuf ans.«On n a pas encouragé ni obligé les gens à penser: «Qu’allons-nous faire à long terme?»» Le projet d’enfouissement consiste à creuser un puits d’une profondeur de plus de 500 mètres, puis à y aménager des chambres fortes capables de prévenir tout risque majeur de fuite radioactive pendant des siècles.Si ce projet devait être approuvé, le choix d’un site a|> proprié pourrait prendre encore une vingtaine d’années.Tant les militants anti-nucléaires qu’Energie atomique du Canada se sont félicités des conclusions de la commission fédérale.«J'exulte, a déclaré Kristen Ostling, membre du groupe Campaign for Nuclear Phaseout.Je ne pense pas que cela Il’enfouissement] soit une bonne proposition.» Anne Lindsey, du groupe Concerned Citizens of Manitoba, a qualifié le rapport de «victoire du bon sens».lx' porte-parole d’Energie atomique, Ken Dormuth, a pour sa part bien accueilli les conclusions de la commission portant sur les normes de sécurité et répété que le seul moyen de disposer des déchets était de les enfouir dans le Bouclier canadien.Selon un porte-parole du ministère des Ressources naturelles, le ministre Ralph Goodale entend réagir aux recommandations de la commission au cours des prochaines semaines.wÊÊm ¦pi cufa 2 El préparation inclus Achat avec taux pieférenliel ACURA 2.5TL foil ouvrant * Climatiseur • Chaîne sonore AM/iM il 8 haut-parleurs avec lecteur de cassettes et lecteur Cl) • Deux coussins gonflables ACURA BROSSARD 9100, bout Taschereau Brossard LES GALERIES ACURA 7100, bout Métropolitain Est Anjou ACURA PLUS 255.bout de la Seigneurie Blainville LUCIAIUI ACURA 4040, rue Jean Talon O.Montréal ACURA GABRIEL 4648, bout St-Jean Dollard-des-Ormeaux Une vision qui inspire un élan de passion, acura Acura les concessionnaires fiables Les Projets mmPbaselII Unique à OUTREMONT L’Archilectare la distinction d'une architecture originale, moderne et audacieuse.LEipiet U' luxe d'intérieurs spacieux, des hauteurs libres de 12 .Jardins intérieurs, solariums et terrasse.l’ExClIlhfitt le confort d'espaces souples A construits selon vos spécifications.272-1010 m'm ———¦ 5984 L K l> K V U I li .I.K S S A NI K 11 I II K T l> I M A \ ( Il I I M A I! I II II S rf.s Ancienne * w J ' _a >W/ '4S»ii AÎ^Cj aurait dit qu’un jour on habiterait dans le Vieux-Montréal ?”• *fi-.Rhapsody in Blue A Portrait of George Mardi et mercredi 24 et 25 mars, 19 h 30 (Z£uai V^om mijnC Le CONDOMINIUM DU VIEUX PORT PHASE II 16, rue des Sœurs-Grisés (intersection rue de la Commune) (514) 848-8910 Devant le Vieux-Port, à partir de 139000$ Un projet du Groupe Alliance Gershwin Gershwin Gershwin Proto Ouverture cubaine Concerto pour piano « en fa » Keith Lockhart, chef Michael Chertock, piano Québec aura son Salon du livre.au printemps L’organisation de l’événement reste encore à déterminer Après avoir été le sujet de querelles pendant quelques semaines, le Salon du livre de Québec est mort la semaine dernière mais verra la lumière au bout du tunnel au printemps 1999, ainsi que l’a annoncé hier la ministre de la Culture et des Communications.Il y aura donc un salon du printemps, tel que le souhaitaient les éditeurs, et de dimension internationale, mais on ne sait pas encore qui en assurera la gouverne.M A R I K - A N I) H K E C H O III N A R I) LE DEVOIR La Ville de Québec aura un salon du livre d’envergure internationale au printemps de 1999.Tel en a décidé la ministre de la Culture et des Communications, Louise .Beaudoin, après avoir entendu les positions «irréconciliables” des deux parties mêlées à l’imbroglio qui a fait chanceler le Salon du livre de Québec (SIAJ) ces dernières semaines.«Après avoir écouté les deux parties [la Corporation du SIX) et l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) ],/ar constaté que leurs positions étaient totalement irréconciliables, a expliqué Louise Beaudoin hier lors d’un entretien au Devoir.J’ai compris que c’était ou bien un salon à l’automne sans éditeurs, ou bien un salon au printemps avec une autre équipe que celle qui est en place, parce qu’avec la Corporation actuelle, il ne pouvait être question que de l'automne.» Mme Beaudoin annoncera la semaine prochaine le processus quelle entend adopter pour permettre l’organisation d’un événement littéraire d’envergure internationale au printemps de 1999.Cette annonce précédera donc de peu la divulgation de la politique de la lecture et du livre, que la ministre dirigera vers l’attention publique vendredi prochain.Après avoir d’abord discuté mardi avec le caucus de députés de la région de Québec, et puis jeudi midi avec le maire de la Ville de Québec, Jean-Paul L’Allier, Louise Beaudoin s’est entretenue hier soir avec des membres de la Corporation du SIX), trois éditeurs délégués par l’ANEL (Pascal Assathiany, de Boréal, Dintédia, Bertrand Gauthier, de la Courte Echelle, Francine Vernac, du Loup de gouttière).Pierre Bourdon, représentant du distributeur ADP, le président de la Société de développement des entreprises culturelles (SQDEC), Pierre Lampron, ainsi que des membres du cabinet de la ministre Beaudoin ont également assisté à celte rencontre.Sans prendre partie — «Les deux parties étaient toutes deux de bonne foi, je ne blâme ni n'appuie personne.» — Mme Beaudoin choisit le calendrier du printemps, ce qui assure la participation des éditeurs pour qui l’automne semblait constituer un des moments déjà les plus surchargés de l'année.Le printemps 1999, parce que le milieu des éditeurs a clairement indique qu 'il ne participerait pas à un événement automnal.» Déception au SIX) le président du conseil d’administration de la Corporation (lu SIX).Guy Champagne, encore ébranlé par la conclusion de cet imbroglio qui a duré plusieurs semaines, se disait profondément déçu hier de voir s’envoler les énergies et efforts investis au cours des dernières années dans l’organisation d'un salon marié a une foire des sciences humaines et sociales.• M A It S I II II S LE DEVOIR POLITIQUE Guerre des drapeaux Charest soulève l’ire des députés réformistes La guerre des drapeaux canadiens est montée d’un cran, hier, lorsque le chef conservateur, Jean Charest, a déclaré que l’exacerbation du nationalisme peut conduire aux pires tragédies.JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Jean Charest estime que le Parti réformiste fait fausse route en exigeant, envers et contre tous, de pouvoir arborer des petits drapeaux canadiens sur leur bureau de ia Chambre des communes au nom du patriotisme canadien.Il s’agit, selon lui, d’une forme de «nationalisme mal placé, alimenté par des gens qui pensent que notre drapeau est une massue».«Je suis très malheureux que cela se produise.Les gens oublient que le nationalisme excessif a causé l’un des pires cataclysmes de l’histoire humaine, la Seconde Guerre mondiale», a-t-il dit.«Et même si c’est du nationalisme excessif dans une partie du pays ou une autre, on doit chérir un drapeau et en faire un symbole qui unit les gens, pas quelque chose qu'on lance n’importe où dans le but de faire des gains politiques.» À Ottawa, les réformistes ont poussé des hauts cris.«Nous parlons ici d’un petit drapeau canadien sur le bureau des députés — finalement, les Canadiens démontrent de la fierté à la Chambre des communes —, aussi je crois que ce que M.Charest a dit est totalement inacceptable.Il devrait avoir honte de ses commentaires», a indiqué le député Rahim Jaffer.Le député était outré que le chef conservateur utilise la comparaison de la Seconde Guerre mondiale.A son avis, il s’agit d’une manœuvre odieuse.M.Jaffer a renvoyé la balle à +M.Charest.«C’est inacceptable de tenter de faire des gains politiques de cette façon», a-t-il dit.Les réformistes sont à couteaux tirés avec les quatre autres formations de la Chambre des communes depuis qu’ils ont décidé de transformer leur demande au sujet des drapeaux en affaire de principe et de patriotisme.La REUTERS Les réformistes sont à couteaux tirés avec les quatre autres formations de la Chambre des communes depuis qu’ils ont décidé de transformer leur demande au sujet des drapeaux en affaire de principe et de patriotisme.guerre des drapeaux a culminé cette semaine quand elle a donné lieu à des scènes d’un goût douteux.Plusieurs députés réformistes se sont présentés au Parlement en arborant des cravates ornées du drapeau canadien.D’autres sont montés sur la colline du Parlement dans une voiture entièrement peinte aux couleurs du drapeau.Dans un moment d’exaspération, un député a même lancé son petit drapeau au beau milieu des Communes.Pour régler la question, on attend toujours que les leaders parlementaires des cinq partis en arrivent à un compromis, sinon le président de la Chambre devra trancher.L’affaire a commencé il y a deux se- maines lorsque les réformistes ont voulu servir une leçon à la députée bloquiste Suzanne Tremblay en entonnant le Ô Canada à la Chambre des communes de façon à interrompre une de ses interventions.De retour d’un voyage aux Jeux olympiques de Nagano, Mme Tremblay s’était plainte de la trop grande présence de drapeaux canadien dans les quartiers des athlètes.Dès lors, les réformistes se sont obstinés à mettre des petits drapeaux canadiens sur leurs bureaux, ce qui est en principe interdit par les règlements parlementaires.Par ailleurs, le premier ministre Jean Chrétien a quant à lui décidé de ne pas se mêler de la querelle.Besoin d’un guide d’impôt ou d’une déclaration de revenus fédérale?Grâce à votre caisse Desjardins, la déclaration fédérale ainsi que le guide d’impôt y sont désormais disponibles.Passez chercher les vôtres dès aujourd’hui.1*1 Revenu Revenue Canada Canada Canada VÊTEMENTS ITALIENS DE CHOIX POUR EUE ET LUI COLLECTION PRINTEMPS/ÉTÉ 98 < o I t t TOMIiOUM Francesco Smai.to Calvin Klein TOMIIOUM Votre Nom Laundry shdliSeqal Rough à Lèvres 277, av.Laurier O.277-7558 • 270-6154 SOLDE SUR NOS HARITS ITALIENS ‘Jr 11 La réponse d’Ottawa à la réponse de l’ami de la cour Le peuple canadien existe bel et bien, soutient le fédéral MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le peuple canadien existe bel et bien.Le peuple québécois en est une partie, et c’est dans ce contexte seulement qu’il peut exercer son droit à l’autodétermination, insiste le gouvernement fédéral dans un dernier document déposé dans le cadre du renvoi à la Cour suprême du Canada sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance.«Dans la mesure où il existe divers peuples au Canada exerçant leur droit à l’autodétermination dans son aspect interne, ils font en même temps partie du peuple canadien.Le peuple canadien est le seul qui exerce l’aspect externe du droit à l’autodétermination», soutiennent les avocats fédéraux, dans leur réplique aux réponses offertes par M' André Joli-Cœur aux questions posées par les juges lors des audiences de la mi-février.M1 Joli-Cœur, choisi par la cour pour pallier l’absence du gouvernement du Québec, soutenait qu’il n’existait pas de peuple canadien mais des peuples québécois, acadien, canadien-anglais et autochtones, tous dotés du droit à l’autodétermination.Il précisait que les minorités vivant en leur sein n’étaient pas des peuples mais avaient, en vertu du droit international, le droit de voir leur identité culturelle protégée et de participer, pleinement et en toute égalité, aux affaires publiques.Les avocats fédéraux s’insurgent contre cette idée voulant que l’existence de ces quatre peuples nient l’existence d’un peuple canadien.Selon eux, cette affirmation ignore, entre autres, «l’existence des Canadiens d'expression française vivant hors Québec [autres que les Acadiens]», «le fait que la majorité des Canadiens d'expression anglaise ne sont pas des “Canadiens anglais" de par leur origine» et «la contribution au Canada du patrimoine multiculturel des Canadiens».Ottawa évite toutefois d’établir à son tour une liste des peuples vivant au Canada, bien qu’il reconnaisse les peuples québécois et autochtones.Cette notion de peuple canadien «plus grand que la somme de ses parties» n’est pas sans conséquence.Les avocats fédéraux jugent par exemple étrange qu’on puisse croire que la protection de l’intégrité territoriale puisse être remise en cause «par la seule conjugaison du principe démocratique avec le principe de l’effectivité.Un tel argument sape ou ignore le droit à l'autodétermination de l'ensemble d’un peuple appartenant au territoire d’un État.» On pourrait en conclure que l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple québécois est limité par l’exercice du même droit par le peuple canadien dont il fait partie et qui occupe l’ensemble du territoire.«Non, pas vraiment», a répondu en entrevue la sous-ministre de la Justice, Mary Dawson.La différence se situe, dit-elle, dans l’exercice interne et externe de ce droit.L’exercice interne du droit à l’autodétermination signifie qu’un peuple participe pleinement et en toute égalité aux institutions démocratiques fédérales et provinciales.L’exercice externe fait référence au droit de déterminer, sans ingérence extérieure, la forme du gouvernement d’un pays et son statut international.L’équipe fédérale s’en prend aussi à l’idée d’une victoire à la majorité simple.Ottawa ne précise toujours pas ce qu’il souhaiterait comme résultat, mais ouvre la porte à de nombreuses conditions.Il s'interroge sur la nécessité de tenir compte de l’impact sur les intérêts des «titulaires de droits constitutionnels», comme les province!», les peuples autochtones et les citoyens protégés par la Charte, y compris ceux qui auraient voté NON.I On pourrait même croire que la décision majoritaire de la population québécoise pourrait, peu importe le résultat, être insuffisante puisqu’on se demande «quelle partie, de la population du Québec ou du Canada, est la majorité pertinente».On ne propose aucune réponse, mais on ajoute que «l’essence même d’un État fédéral comme le Canada est que la souveraineté est répartie entre deux ordres de gouvernement, chacun ayant sa compétence et son électorat.Dans une fédération, la majorité d'une province ne peut revendiquer le droit exclusif de décider de questions qui touchent l'ensemble de la fédération».On rappelle d’ailleurs que «l’argument selon lequej lu démocratie servirait à légitimer la sécession d’un État démocratique ne trouve aucun fondement en droit international».1 Le dépôt de ces derniers documents met fin aux argumentations des parties et complètent les audiences qui, avec les questions des juges, avaient donné du fil à retordre aux avocats fédéraux.Iœs magistrats pourront maintenant entreprendre leurs délibérations en vue d’un jugement attendu d’ici l’automne.s> Le projet des chutes Churchill J Les Innu exigent une compensation St.John’s, Terre-Neuve (FC) — Les Innu du Labrador veulent bien négocier leur participation au projet hydro-électrique de 10 milliards $ mis de l’avant par Québec et Terre-Neuve, mais à la condition qu’on leur verse une compensation pour la perte de leurs terres, inondées lors de la construction d’un autre barrage.Dans un communiqué, la présidente et le vice-président de la nation innu, Katie Rich et Daniel Ashini, ont soumis trois conditions à leur participation: dcs ompagnons fAu/nm de 10% nue nwlilier de mile (t numijen jusqu'au 15 mars en magasin f/ic/wodnctions, nten/dcs d\fux/nc.con/etrrs et finitions v.vcv/UionncHcs 1269, Van Horne, Outremont tél.: 277-5772 prop.: Maxime Basilières et Jérôme Dallaire Ouvert 7 jours/sem.¦ Des négociations immédiates sur un programme de compensation à la suite du projet hydro électrique sur la Haute Churchill, dans le cadre duquel 6500 kilomètres carrés de territoire ont été inondés pour créer le réservoir Smallwood au Labrador, ; ¦ Après la conclusion d’un accord stir un programme de compensation, les Innu voudraient entreprendre des pourparlers sur d’autres projet de développement, touchant notamment aux impacts environnementaux êt aux droits des Innu; i ¦ Iœs Innu doivent devenir des partenaires à part entière dans tout projet de développement.Iœ premier ministre terre-neuvieti, Brian Tobin, s’est montré ouvert à la discussion et à l’établissement d’un partenariat avec les Innu.Au cours d’une interview accordée jeudi, Mme Rich a admis qu’avec ces propositions, les Innu entendaient donner la chance à la province de se racheter.Elle a cependant eu des mots durs à l’endroit du premier ministre Tobin et a manifesté une certaine inquiétude face au détournement proposé de deux rivières au Québec, qui pourrait affecter deux communautés innu.MA«, PORTES OUVERTES Venez.Le 21 mars 1998 de11h à17h SECONDAIRE ET COLLEGIAL 4635, Chemin Queen Mary Montréal H3W 1W3 (5I4) 737-1177- participer à un cours visiter nos laboratoires et découvrir l’Expo Science interne 98 et d autres activités pedagogiques et para scolaires célébrer la francophonie • ft Internet: mariedelrance.qc.ca Examen d’admission au secondaire 8h à 13h 7373 L K I) K V OIK.I.K S S A M EDI I I E T l> I M A X < Il K I .*» M A R S I !» !» K A 7 Élections au Québec Des députés • bloquistes auraient eu des tentations JULES KlCHER '' PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Bloc québécois a admis hier qu’il a dû rappeler à l’ordre ses députés à deux reprises pour leur enlever toute envie d’aller «ravir» les circonscriptions des députés du Parti québécois en vue des prochaines élections provinciales, i «En caucus, les députés bloquistes ont pris l'engagement, à l’unanimité, de ne faire aucune démarche pour ra-'vir la circonscription d’un député du Parti québécois», a déclaré hier dans un communiqué la présidente du caucus du Bloc, Christiane Gagnon.Les responsables du parti ont obtenu cet engagement de la part de leurs députés à deux occasions: la première fois, au mois de février, lors d’un caucus conjoint Bloc-PQ en présence .du premier ministre Lucien Bou-idhard, et la seconde fois, la semaine dernière.¦ ’ Malgré l’instance de la demande, Mme Gagnon a soutenu, au cours d’une entrevue, qu’aucun député du •Bloc ne s’est mis sur les rangs pour disputer l’investiture péquiste dans 'une circonscription provinciale.Selon elle, cette affaire aurait pour origine >un seul cas.Et il ne s’agit pas d’un député mais de l’adjoint d’un député, qui 'est intéressé par la circonscription de Saguenay, laquelle est représentée par le député péquiste Gabriel-Yvan ¦Gagnon.1 ¦ L’adjoint en question, Michel Béru-bé, travaille pour le député bloquiste de Charlevoix, Gérard Asselin.«Les députés du Bloc ont été élus pour quatre ans, on fait notre mandat, a expliqué Mme Gagnon.C'est l'atmosphère qui règne.Donc, présentement, fl n'y a pas de candidatures de députés du Bloc désireux d'y aller [à Québec].» Pourtant, dans une entrevue publiée hier dans Im Presse, le président du caucus du Parti québécois, François Gendron, affirmait que plusieurs députés bloquistes lorgnaient vers Québec et étaient prêts à contester les élus péquistes dans les assemblées de mise en nomination.«Cette situation est contraire à l’éthique et contraire aux engagements pris [.] > entre des frères de la cause», soulignait » M.Gendron.11 1m Presse rapportait des rumeurs • voulant que les bloquistes Michel Bel-lehumeur (Berthier-Montcalin) et Claude Bachand (Saint-Jean) soient intéressés à faire le saut.Interrogés à -ce sujet, tous les deux ont nié.¦- ¦ Pour sa part, la députée bloquiste et candidate défaite à la direction du 1 parti, Francine I^alonde, estime que t les élus de son parti n’ont aucun intérêt à s’engager dans cette voie.«Notre objectif \\a souveraineté] exige de nous i tous que nous fassions tout ce qu'il faut pour que soyons en mesure de gagner l’élection [provinciale] et le référen-¦ tium.Alors, ça serait vraiment se tirer t dans les pieds que de se lancer dans des luttes pareilles», a-t-elle expliqué.NOUVELLE PARUTION i Le métier de policier et le management Jean-Noël TREMBLAY Collection Métiers Aujourd'hui, la présence policière est de tous les instants et de tous les événements.Quel est donc ce métier ?Qui sont ceux qui le pratiquent?L'auteur a dégagé sept règles de compétence qui font d'un policier un bon policier.325 pages ?27,95 $ EN VENTE H CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou aux Presses de l'Université Laval Tél.(41B) 656-7381 Téléc.(418)656-3305 Merci.ruNUAIKJN DLS MALADIES DU CXJLUR REVUE DE PRESSE Le rêve du Canada anglais : Charest à Québec, Klein à Ottawa Gilles Lesage LE DEVOIR Il n’y a pas moyen de passer à côté: les commentateurs du Canada anglais n’en ont encore cette semaine que pour Jean Charest et le rôle messianique qui l’attend au Québec.La plupart tiennent pour acquis qu’il répondra à son devoir sacré et se mettent à rêver tout haut.Une fois le sauveur parti terrasser le démon séparatiste, la place sera libre à Ottawa pour Ralph Klein, chargé à son tour d’unifier la droite, conservateurs et réformistes confondus.Près-ton Manning serait même disposé à céder son poste de chef de l’opposition au premier ministre de l’Alberta.Autre sujet d’intérêt pour nos lecteurs: le développement de Churchill Falls et les nombreux obstacles auxquels les premiers ministres Tobin et Bouchard font face.Les analyses et éditoriaux pressant M.Charest de succéder à Daniel Johnson sont tellement nombreux qu’on ne peut en faire qu’un survol, surtout à partir des titres.Le départ de M.Charest peut entraîner la disparition des Tories à Ottawa, opine The Times-Trunscript, à Moncton, mais «s’il veut être utile à son pays, il doit faire face à Lucien Bouchard».Charest doit prendre la direction du PLQ, intime The Daily Cleaner, de Fredericton.«Cela le placera au bon endroit au bon moment, modifiant son parcours politique de manière adéquate.» Sa province a besoin de Charest, statue le gourou tory Dalton Camp dans The Telegraph Journal, il peut battre Bouchard et sauver le Canada.Ce n’est toutefois pas l’avis de Robert Pichette, dans le même Telegraph Journal, de Saint-Jean, N.-B.Pour lui, M.Chrétien prend les bons moyens pour que le Québec rentre dans le rang.«Et il y a un urgent besoin au Québec même de fédéralistes plus solides que MM.Johnson, Kyan et Charest, en dépit des sondages.» Un digne émule de William «Pit Bill» Johnson, que ses admirateurs retrouveront avec plaisir dans la chaîne des Sun (Ottawa, Toronto) et dans The Financial Post, après que The Gazette eut donné son congé au candidat à la présidence d’Alliance Québec.Il ne faut pas se fier aux sondages québécois, décrète-t-il.«Un bon jour, les libéraux du Québec devront décider d'être un parti fédéraliste, point.Ça n'arrivera pas avec Charest.» I.a relève de Bill est assurée.Andrew Coyne, columnist de Southan News, est catégorique: il n’y a pas de différence entre Charest et Johnson.Ft le seul qui soit assez passionné et déterminé pour faire la différence, selon lui, c’est l’avocat Guy Bertrand, qu’il faut encourager à être candidat.D’autant que le pourfendeur de la sé- cession se dit lui-même sensible au chant des sirènes.libérales.Dans The Gazette, Paul Wells pré voit que M.Charest restera à Ottawa pour y faire la bataille qui s’impose.Il opine aussi que, tout en aimant bien le chef tory, il est loin d’être assuré que les Québécois voteraient pour lui.Et s’il reste à Ottawa?, se demande Don Macpherson, dans The Gazette.«Après toute cette “charestomanie”, s’il n’est pas candidat, le prochain chef libéral, quel qu’il soit, semblera un prix de consolation à côté du gros prix fuyant.D PLQ a tellement courtisé Charest que, s’il le laisse tomber, le parti risque aussi de tomber en pleine face.» Les deux quotidiens d’Ottawa, du moins en édi-to, font activement campagne pour le messie de Sherbrooke.Mais le doyen Douglas Fisher opine, dans The Sun, que «Jean Charest est l’un des politiciens les plus habiles d’Ottawa, et [que] c’est là qu ’il doit rester pour rendre le Canada plus attrayant aux Québécois».Avis divergents chez les penseurs du torontois Financial Post.Charest n’a pas le choix, statue Naville Nankivell: «L’appel des libéraux est irrésistible, c’est ce qui est le mieux pour lui, le Québec et le Canada.» Que non, rétorque Hugh Segal, gourou de l’ère Mulroney: «Quand les libéraux vous font une offre que vous ne pouvez refuser, il est préférable de la refuser.» «Jean Charest est le Clinton du Canada, ironise David Frum, Hillary Clinton»: l’orgueil, l’incohérence, la paranoïa.A Toronto, c'est encore la cour effré née qui domine.The Globe and Mail explique pourquoi Jean Charest doit devenir rouge, tandis que Jeffrey Simpson opine que la seule manière de réussir pour lui, ce serait de briser le moule dominant qui enserre le PLQ, les sécessionnistes, l’intelligentsia et les médias québécois.D en doute.Un autre discours se développe en filigrane.Si M.Charest vient à Québec, il laissera la place à un nouveau chef.Ralph Klein par exemple, qui pourrait regrouper la droite canadienne, avec la bénédiction même de Preston Manning.C’est notamment le message que The Globe and Mail a saisi et propage: Laissez, de sorte que l’on puisse entreprendre l’union de la droite.Ted Byfield, éminent westerner, écrit dans The Financial Post que le départ de Johnson met de l’avant le plan visant à ce que Klein devienne premier ministre du Canada.The Toronto Sun insiste aussi sur l’occasion qui s’offre: si la direction du PC devient disponible, les tories et les réformistes seraient bien avisés de guérir le mal qui les fige dans l’opposition, au profit des libéraux.C’est d’ailleurs le grand dessein de Manning: être un parti de pouvoir, pas un NPI) de la droite! La presse du Canada Sa province a besoin de Charest, statue le gourou tory Dalton Camp Churchill Falls À Edmonton, à Calgary et à Vancouver, le même espoir fait surface: Charest à Québec, Klein à Ottawa.D’autre part, la rencontre historique des premiers ministres Tobin et Bouchard, lundi, au sujet du projet de développement des chutes Churchill, est aussi largement commentée, surtout dans l’Atlantique.Ainsi, à St.John’s de Terre-Neuve, The Evening Telegram y a consacré plusieurs commentaires.Le journal demande notamment que la régie provinciale des services publics étudie le projet, au nom du public.Ce sera la seule manière de séparer le bon grain de l’ivraie dans ce projet gigantesque, et d’éviter les erreurs commises il y a 30 ans lors de la première phase.Le journal supplie aussi les politiciens d’inclure les Innus dans leurs délibérations.Tant à Ottawa qu’à Toronto, par ailleurs, on fait ressortir qu'il y a plusieurs obstacles à surmonter avant que le projet ne devienne réalité.Mais on se réjouit de la rencontre des deux premiers ministres.«Il faut féliciter les deux hommes de mettre de côté leurs différends personnels et politiques pour réparer une vieille injustice, écrit The Toronto Star.Mais le véritable test de leur habileté politique, ce sera de convertir cette bonne idée en un plan fonctionnel.» Mais, avertit The Gazette, il y a de nombreux drapeaux rouges: gare aux gouvernements qui lancent des mégaprojets.DIPLOME BORD Transport et préparation inclus Votre concessionnaire ® TOYOTA BOUCHERVILLE CKÀTEAUGUAY J0LIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE STE-AGATHE S0REL TROIS-RIVIÈRES Toyota Duval Châteauguay Toyota Joliette Toyota Vimont Lexus Toyota Chassé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota Toyota À Automobile Trois-Rivières Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329-0909 774-9191 Ste-Agathe Pierre Letebvre 374-5323 BR0SSARD GATINEAU LACHINE L0NGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN 326-1044 742-4596 VALLEVFIELO Brossant Toyota Toyota Gatmeau SpinetH Lexus Toyota Longueuil Toyota Houle Toyota Fairvtew Toyota Déry Toyota STE-THÉRÈSE TERREBONNE G Couillard 4450577 568-0066 634 7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 Blainville Toyota Automobiles Automobiles CAN0IAC HULL LACHUIE M0N1 LAURIER M0N1RÉAI REPENTIGNY ST JÉRÔME 435-3685 L G Léveillé 471-4117 373-0850 Candiac Toyota Villa Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota GaOriel Repentigny Toyota Toyota St-Jérôme SHAWINIGAN VERDUN 659-6511 776-00/7 562-6662 623-3511 746-7777 581-3540 438-1255 Maurtcie Toyota THURSO Woodland Toyota CHAMBLY ChamDly Toyota 658-4334 iLE PERROT île Perrfl Toyota 453-2510 LAVAL Chomedey Toyota 687-2634 MONTRÉAL Alix Toyota 376-9191 MONTRÉAL Toyota Centre-Ville 935-6354 ST-EUSTACHE Toyota St-Eustache 473-1872 ST-LÉ0NAH0 Sl-Léonard Toyota 252-1373 539-8393 Auger & Frères 985-2218 761-3444 PRÉDIT i Programme de location au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par Crédit Toyota.Immatriculation, assurance et taxes en sus.‘Offre valable sur les modèles Corolla BR12EM-AA1998 neufs, TOYOTA I loues et livrés au P,us ,ard ,e 3» ma,s 1"8.Premier versement de 269.16$ et dépôt de garantie de 275$ exigibles au moment de la livraison Franchise de 96 000km; frais de 7{/km excédentaire “Taxes en —urjl.hvlinT^ sus ou échange equivalent Véhicule aux tins de présentation seulement.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant Tel qu’annoncé à la télé.Corolla par mois/ location 46 mois comptant COMPTANT** MENSUALITÉS 0$ 234$ 214$ 850$ 196$ 1 600$ "Vf* ***** Fido voua fait uu prix dami.Mi Fld0 NOKIA »- r,L> “ ' ' ®,P)P> i tst riT ÏS»;.Nokia 2190 EFR 50* Cette offre a® termine le 31 tttarA 1996.Il y a un petit quelque chose qui nous dit que vous êtes fait pour Fido.Et ce petit quelque chose, c’est peut-être le prix de l’appareil Nokia 2190 à seulement 50$.À moins que ce ne soit notre choix de forfaits très avantageux.Mais d’une façon ou d’une autre, vous aimerez votre Fido : ça se lit sur votre visage ! 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S I II II N A 9 -?LE DEVOIR ?- VACANCES JEUNESSE Programmes de 2 à 5 jours les enfants de 9 à lu ans Au Camp Spatial, .A COMPAGNIE DES NOMADES votre enfant s'entraînera et vivra comme un astronaute Vie d'équipage jl2 astronautes/animateur) x Simulations de missions à bord de ?notre navette spatiale "Endeavour" /\ (réplique grandeur nature) BBmt’ ?Ateliers interactifs 2cLté ?Simulateurs type NASA (Repas et hébergement indus) Pour de plus amples renseianements ou réservations ' (5 IM) 978-3615 1-800-565-CAMP ACCRÉDITÉ A.C.Q.v*1 Qç> V Y a PASSAGE POUR ÉVOLUER! / Accrédité hnn‘ncr' OCA/CCA \K\ ?PROGRAMMATION COMPLÈTE g|| • EXCURSIONS EN CANOT m* apprentissage de BgrM* L’ANGLAIS • PROGRAMME DE FORMATION • LE CAM#» INTER N A T ION AL POUR FILLES ET GARÇONS DE 6 À 17 ANS • Sessions de lO jours.3 et 6 semaines , • Service d'autobus de Montréal et Ottawa » • Pour recevoir notre dépliant et une LISTE DE RÉFÉRENCES DU QUÉBEC: (416) 483-3172 Site Web : www.wabikon.com Courrier électronique :info@wabikon.com WA B IKON TEMAGAMI Ontario Les camps MARIE-CLAUDE PETIT C O L LA H O R AT I 0 N S PÉ C IA1.E Sous le chapiteau Baigner dans une atmosphère de cirque quatorze jours durant, voilà ce que propose le camp Geronimo, à Lachute.Sous le chapiteau, les jeunes sont dirigés par dej> spécialistes, dont certains sont issus de l’Ecole nationale de cirque.Mais avant d’opter pour une discipline qu’ils approfondiront, les jeunes s’initient à la jonglerie, au trapèze, au trampoline, aux échasses et à la corde volante.En parallèle, ils élaborent un spectacle.Aussi, toutes les activités auxquelles ils participent sont enrichies d’une légende.La présence d’un fort sur le site leur permet également de relever des défis comme à Fort Boyard.«Tout cela les rend très fiers, d’autant plus qu’ils développent un esprit d'entraide», dit la directrice, Sylvie Duceppe.Camp Geronimo, (514) 475-7488.Ecologie marine Situé en bordure du fleuve Saint-Laurent, le Centre écologique de Port-aux-Saumons, dans Charlevoix, a choisi de montrer aux jeunes les grands principes de la chaîne alimentaire de l’écologie marine.Pour ce faire, ils observent les étoiles de mer, oursins, anémones, et autres invertébrés marins, se côtoyer dans des bassins spécialement aménagés.«Nous nous servons de l'écologie dans le but de contribuer au développement des enfants, explique le directeur Rosaire Corbin.Au même titre que la famille et l’école, nous voulons transmettre le respect mutuel des valeurs humaines et éducatives, tant au niveau intellectuel, social, que spirituel.» Centre écologique de Port-aux-Saumons, (514) 1888 434-2209.Fa sol la si do Les cours dispensés au camp musical Saint-Alexandre, dans le Bas-Saint-Laurent, s’adressent à tous les jeunes.Un de ses objectifs est de démontrer la possible réconciliation entre un jeune qui aurait vécu une mauvaise expérience en musique à l’école, et la matière.Pendant leur séjour, ils apprennent, en privé, la pratique d’un instrument principal et, en petit groupe, celle d’un instrument second.Le tout, parsemé, de notions d'histoire de la musique, du Moyen Âge à nos jours.«Ceux qui veulent faire carrière en musique sont invités à aller passer une semaine dans un orchestre d’harmonie, explique le chef de camp Mathieu Rivest.Ils peuvent donc échanger sur les exigences du métier avec des professionnels.» Camp musical Saint-Alexandre, (418) 867-8424.spécialisés Bal masqué Exclusivement animés par des artistes professionnels, les ateliers de théâtre du camp Masqu’Arcad, en Montérégie, veulent faire ressortir ,1a créativité qui sommeille en chaque enfant.À la mesure de leurs capacités, tous les jeunes, personnifiés par un masque qu’ils auront conçu dès leur arrivée, scénarisent ou improvisent des situations dramatiques, exploitent leur voix et leur gestuelle.À leur jeu théâtral, ils sont aussi amenés à combiner des techniques de cirque.Cet été, la thématique de l’Afrique française a été retenue.«Toujours en lien avec le théâtre, nous pourrons leur montrer, par exemple, comment monter une comédie avec de la musique rap», dit la directrice, Marie Villeneuve Lavigueur.Camp Masqu’Arcad, (514) 546-7076.A la conquête de l’espace Pierre angulaire du Cosmodôme, à Laval, le Camp Spatial Canada propose aux jeunes un entrainement d'astronaute, en vue d’une mission «spatiale».À l’aide des simulateurs inspirés de ceux de la NASA, ils expérimentent les sensations créées par les phénomènes de l’espace, comme l’apesanteur et la désorientation.Par le biais d’ateliers théoriques et de manipulations, ils apprennent comment fonctionne une fusée, pourquoi un satellite demeure en orbite, pourquoi il faut enfiler un scaphandre avant de sortir de la navette.«En initiant les enfants à l’espace, nous voulons susciter leur intérêt pour l’entreprise d’une carrière scientifique», souligne le directeur des opérations du Cosmodôme, Sylvain Montreuil.Camp Spatial Canada, (514) 978-3615 ou (800) 565-CAMP Je me Petit-Débrouille! Le Camp des Débrouillards Arundel, dans les Laurentides, se démarque par la diversité des sujets abordés: minéralogie, météorologie, astronomie, zoologie, entomologie, séismologie, botanique, expériences scientifiques, jeux et défis sportifs inspirés de Fort Boyard.Enfin, tout pour stimuler la curiosité des jeunes.«Les jeunes viennent pour savoir le comment et le pourquoi des choses et pas nécessairement parce qu’ils veulent devenir des scientifiques, soutient le directeur-adjoint, Benoît Constantineau.C’est pourquoi ceux qui en connaissent beaucoup sur certains sujets peuvent trouver que nos ateliers ne sont pas assez avancés pour eux.» Camp des Débrouillards Arundel, (819) 685-0069 (après 18h); (819) 685-9611 (après le 21 juin).ru deviens AUTONOME :ar tu choisis : ;es activités et la durée je ton séjour Tu APPRENDS plein de nouveautés : équitation, karaté, tennis, tir à l'arc, voile, natation, canot, escalade, hébertisme,excursions, athlétisme, feux de camp et soirées animées.Soin des animaux Artisanat Site de camping exclusif pour les adolescentes Jeux : ballon, badminton, ping-pong, etc.Et plein, plein d'autres découvertes! , Vive l’été! Les séjours au camp font partie des souvenirs inoubliables des enfants et des adolescents.MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE Apprentis coureurs des bois Cet été, le programme «coureurs des bois» en sera à sa toute première saison au camp Jeune Air, dans les Laurentides.Des activités sur l’écologie, la vie animale et aquatique attendent les jeunes: ateliers de lecture de carte et boussole, chasse aux papillons, plongée en apnée pour observer une barque enfouie au fond d’un lac, nuit passée à la belle étoile sur un radeau Viking, visite d’une ferme, d’un musée de la faune, et réalisation d’un vivarium.«À la fin de leur semaine passée ici, les enfants pourront par exemple différencier une épinette d'un sapin, ils sauront ce qu’ils peuvent faire avec l’écorce du bouleau, ou reconnaître les champignons comestibles», dit l’un des chefs du camp, Pascal Roy.Camp Jeune Air, (800) 567-6788.Voyage interstalagtique Passer une semaine à jouer et apprendre au fond d’une grotte âgée d’un demi-million d’années, relève-t-il du rêve ou de la réalité?Depuis l’ouverture au public, en 1990, de la grotte Saint-Elzéar, en Gas-pésie, le camp Elzée enseigne les rudiments de la spéléologie aux jeunes.L’expérience y est facilitée par la très grande concentration et la variété des stalagtites et des stalagmites.«Les enfants découvrent comment se forment les stalagmites et en fabriquent une avec de la boue et de la terre, explique l’initiateur du projet.Réjean Ârsenault.Aussi, chacun bâtit une cabane pour les chauves-souris de la grotte.» En dehors de la grotte, les jeunes apprennent des notions de mycologie, d’ornithologie, et vont pêcher la truite.Camp Elzée.(418) 534-4335.Grand galop et petit trot Au Ranch Massawippi, situé sur une ferme centenaire de 300 acres à Granby, l’activité principale est, sans 1’,ombre d’un doute, l’équitation.À tous les jours, les jeunes montent le cheval qui leur a été confié pour suivre un cours sur selle anglaise.À la fin de leur séjour, lors d'un concours devant juges et parents, les élèves présentent ce qu'ils ont appris: trot, galop, saut d’obstacles.«L’équitation permet à l’enfant de dé- velopper son autonomie, sa concentration, son sens des responsabilités et le respect envers son animal, soutient le directeur, Guy Mercier.Leur intérêt pour cette activité réside d’ailleurs dans la grande complicité qui se crée entre eux et leur cheval.» Ranch Massawippi, (514) 7774511.Glisser sur l’eau Activité peu commune pour la plupart des jeunes mais très instructive s’il en est une, le ski nautique fait partie intégrante du programme de la Base de Plein Air Saint-Jovite Mont-Tremblant, au Lac Maskinongé à Saint-Jovite.Selon leurs aptitudes physiques et, surtout, leur âge — le camp accueille les 5 à 16 ans —, les jeunes ont l’occasion d’essayer plusieurs variantes du ski nautique traditionnel: planche à neige, à genoux (knee board), mono ski ou pneumatique.«Us jeunes ne pratiquent pas cette activité pour performer mais à titre récréatif, précise le directeur, Jean-Pierre L’Heureux.C'est un sport individuel, et certains vont progresser tranquillement.C’est là que se trouve, pour eux, le défi.» Base de Plein Air Saint-Jovite Mont-Tremblant, (800) 265-2267.DOS • ANGLAIS • VELO • ADOS • ANGLAIS Jÿà.La Uompagrue des /Nomades Voyages de cyclo-tourisme bilingue pour ados • Choix gg de 9 circuits partout au Canada et dans l'état de New • York • Demandez votre brochure au 819-827-5264 ou s» visitez-nous sur l'Internet à: en» http://pages.infinit.net/nomades A- xh iE SOQV • 011A ?SIV10NV • SOOV • oda“ Camp de jour • été 1998 au centre sportif de l'UQAM • Apprentissage • Loisirs • Encadrement Multi-sports (6 à 12 ans) Cirque et magie (8 à 11 ans) Arts et sports (8 à 11 ans) Renseignements : 98-SPORT (987-7678) UQÀM PoiNTK \ CAI.I.ii.RK Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale .Angle de la commune Vieux-Montréal (514) 872-9150 Veux-tu avoir du plaisir en ANGLAIS?Programme d'apprentissage de l'anglais disponible.TU PEUX MÊME DEVENIR MONITRICE! Programme de formation pour aspirante-monitrice [PAM] (.FILLES 4-16 ANS GARÇONS 4-12 ANS a Camp Mère Clarac T?Le Came de choix ! (514) 322-6912 • (514) 322-1161 (Jet été, découvrez le Vieux-Montréal archéologique Circuit archéologique avec Pointe-à-Callière Juillet et août, du mardi au vendredi 10 h à 12 h et 14 h à 16 h Tarification régulière Maximum : 45 jeunes Réservations nécessaires pour les groupes de 10 personnes et plus 872-9127 Départ de Pointe-à-Callière Durée du circuit : 2 h Casques sur la tête, partez à la découverte des sites dans le Vieux-Montréal et le Vieux-Port, en compagnie des animateurs archéologues du Musée.• Place Royale • Rue Saint-Pierre • Place d'Youville • Site Lemoyne-Leber • Champ-de-Mars • Château Ramezay • Place Jacques-Cartier • Celliers du Marché Bonsecours • Église Bonsecours • Bassin Bonsecours, Vieux-Port fs* ’ \ë Plein air et sports SAINT-DONAT A 10 I K I) K V 0 I I! .L K S S A M K I) I II E T I) I M A N C II E I 5 M A II S I !» Il S VACANCES JEUNESSE L’été au camp de jour -i / • Sv B* i» i1 r*n BENOIT potvin Au camp Séjour Jeunesse de l’Université de Montréal, les jeunes s’adonnent à la pratique des sports et des jeux coopératifs.MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPECIALE Sur le do de ma clarinette Envoyer un enfant au Camp musical d’été de Montréal (sur le campus de l’Université de Montréal) peut s’avérer un bon moyen pour savoir s’il aimera ou non l’instrument que les parents se préparent à lui offrir.Mais s’il est déjà passionné par la musique, l’enfant aura l’occasion d’élargir ses connaissances: en musique d’ensemble, par la pratique d’un instrument second et en création multidisciplinaire (pièce de théâtre).«On ne veut pas convaincre les jeunes qu'il y a un instrument meilleur que les autres, explique la directrice, Sophie I,apierre.Mais ils travaillent tellement dans leur champ de spécialité, qu’on désire leur faire découvrir d’autres facettes.» Camp musical d’été de Montréal, (514) 343-7512.Jeux d’équipe Pendant l’été, au Camp Séjour Jeunesse, la grande majorité des activités se déroulent à l’intérieur du Cepsum, à l’Université de Montréal.Mais attention, aucun cours technique n’est dispensé.Bien au contraire, pendant les deux semaines et demie qu’ils fréquentent le camp, les jeunes s’adonnent plutôt à la pratique de sports et de jeux coopératifs adaptés en fonction de l’expression: «l’été, c’est les vacances!».Ainsi, les enfants pourront s’élancer vers le basketball, le tennis, le squash, le badminton, le ping pong, le tir à l’arc, l’escrime, l’escalade et la gymnastique.Bonne nouvelle pour les parents: cet été ce sera congé de lunch, puisque le camp servira un choix de deux menus de repas chauds.Camp Séjour Jeunesse, (514) 343-7512.Dessine-moi un mouton Le camp De l'art dehors, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), c’est une semaine intensive de création artistique et de sorties culturelles quotidiennes dans les rues de Montréal, dans ses musées d’art contemporain et dans les ateliers d’artistes.Tel un explorateur, l’enfant, débutant ou déjà initié à l’art, part ainsi avec son carnet de croquis à la découverte de techniques (peinture, gravure, modelage, procédés mixtes), d’inspirations, de réflexions nouvelles sur ce qui l’entoure.Les retours sur les activités permettent aux enfants de s’exprimer à leur aise, au-delà du simple «j’ai aimé, j’ai pas aimé», comme l’explique Madeleine Synnott, spécialiste en enseignement des arts.Le camp De l’art dehors, (514) 987-3453.Botanistes en herbe Au camp de jour du Jardin botanique à Montréal, il n’y a qu’un seul mot d’ordre: s’amuser et apprendre.Pour ce faire, et puisque le Jardin c’est la nature en ville, quatre thèmes des sciences naturelles sont privilé- giés: la botanique, la géologie, l’entomologie et l’ornithologie.Selon l’âge des enfants, les animateurs adaptent les notions sous formes de jeux.Et c’est sans s’en rendre compte qu’ils apprennent.«Im proximité des locaux du pavillon administratif permet aussi aux enfants de rencontrer des spécialistes sur place, dans leur milieu de travail, dit Olga Talbot, une assistante.Cela les émerveille et éveille leur goût pour des domaines comme la botanique et l'horticulture.» Jardin botanique, (514) 872-0956.Enjeux environnementaux Au Biodôme de Montréal, l’accent est mis sur les différents domaines des sciences naturelles, selon les groupes d age (les forêts tropicale et laurentien-ne, le Saint-Laurent marin, le monde polaire,de l’Arctique et de l’Antarc-tique).A la fin de leur séjour, tous les jeunes présentent à leurs parents ce qu’ils ont appris, soit par une pièce de théâtre, un vidéo ou un écosystème.«Nous les faisons aussi réfléchir sur les enjeux des problèmes environnementaux d’actualité, explique la responsable des Aquanautes, Evelyne Daigle.L'an dernier, ils ont discuté de la garde en captivité des bélugas.Cet été, ce sera sur les croisières aux baleines à Tadous-sac versus la conservation.» Biodôme, (514) 868-3087.Se dépasser Les journées au camp du Parc olympique à Montréal seront, pour plusieurs jeunes, inoubliables.Ont-ils jamais imaginé qu’ils joueraient à la balle-molle sur le terrain du stade?Ou qu’ils feraient leur première expérience de plongée dans le bassin olympique?Non, eh bien cet été sera un rendez-vous avec le dépassement.Et s’ils font partie du dernier camp (10 au 21 août), une «journée carrière» est prévue.Dispersés dans les locaux de la Régie des installations olympiques, les jeunes seront jumelés à des employés qui les initieront à leur travail.«De cette façon, les enfants connaîtront des métiers dont ils n’ont jamais entendu parler auparavant», explique le responsable des programmes, Guy Dubuc.Parc olympique, (514) 252-4622, poste 5075 ou 5265.Démultiplier ses forces Le Carrefour Multisports situé à Laval (près de la route 440) est l’un des trois camps du Collège Bois-de-Boulogne de Montréal.Avec ses installations sportives de premier ordre, il promet des douzaines d’heures par semaine de patins à roues alignées, de raquetball, de tennis, pour les jeunes superactifs.Eait intéressant, les règlements traditionnels de tous les jeux sont modifiés.Par exemple, sur un terrain de soccer, les buts peuvent se trouver au centre, dos à dos.«Notre philosophie veut que les animateurs responsables de la programmation soumettent à l'équipe de la coordination une variété de jeta adaptés», indique la directrice, Geneviève Jourdain.Camp Bois-de-Boulogne au Carrefour Multisport, à Laval, (514) 332-3000, poste 339.Plein air en ville Situé à Brossard, le Camp Soleil offre pour sa seizième année d’existence une programmation diversifiée à l’intention des petits citadins des environs.Les séjours, d’une semaine ou deux, sont uniques à cette ville riveraine parce qu’ils permettent la découverte des ressources de plein air locales et des sorties stimulantes en groupe: canot sur la rivière Saint-Jacques, escalade, camping, tir à l’arc.Beau temps oblige, les déplacements à vélo sont à l’horaire tous les jours.Parfois, ils sont ponctués d’une randonnée pédestre dans les boisés écologiques de la municipalité.«Toutes les activités des enfants sont axées sur leur responsabilisation», dit le directeur de la programmation, Daniel Décarie.Camp-Soleil, (514) 923-7011, poste 7040.Spécialement pour les jeunes handicapés Gagner ses épaulettes Le camp Garagona, situé à Fre-lighsburg dans les Cantons-de-l’Est, s’adresse aux enfants et aux adolescents qui ont un handicap intellectuel et/ou physique.Tous ceux qui ont l’habitude de fréquenter l’endroit y retrouvent, à chaque été, une deuxième famille.Aussi, pour ne décevoir personne, les moniteurs s’assurent de grouper les jeunes selon les amitiés et les affinités.Toutes les activités du camp — randonnées pédestres, baignade, sports d’équipes, arts — sont adaptées en fonction des capacités de chacun, qu’ils soient autonomes ou non.Une particularité à noter: lors des jeux, tout le monde gagne.«En valorisant leur participation, nous faisons en sorte que chaque enfant développe sa propre fierté», soutient la directrice, Claudette Legault.Camp Garagona, (514) 298-5159.Sur un pied d’égalité Le Centre Notre-Dame-de-Fatima, à Notre-Dame de l’Ile-Perrot, accueille aussi bien les jeunes sourds que les entendants qui ont un lien avec la surdité.Durant leur séjour, tous prennent part à des activités de natation, de tir à l’arc, d’arts plastiques.Un programme d’expédition est également conçu pour les adolescents afin qu’ils puissent pratiquer l’escalade et le vélo de montagne.Les moniteurs et spécialistes, sourds ou entendants, interagissent avec les enfants selon leur mode de communication: oraliste ou signé.«Ici, le jeune s’épanouit dans un contexte où la surdité n’est pas un handicap, souligne le directeur des programmes, Luc Dorion.Contrairement à ce qui se passe généralement dam un quartier, où il peut être le seul enfant sourd.» Centre Notre-Dame-de-Fatima, (514) 453-7600.M.-C.Petit Centre de vacances pour enfant avec son chien Pour enfants de 8 à 14 ans avec chien Programmes d’entraînement adaptés Prise en charge du chien par l’enfant Durée de 5 jours Activités variées avec professionnelle Le tout dans un contexte sécurisant, stimulant et enrichissant Carole Lesage t.s.Pour renseignements: (819) 275-7886 CAMMAC Le Centre musical du lac MacDonald 28juin ¦ 23 août I9U8 46 saison Une expérience pour toute la famille! I CANADIAN AMATEUR MUSICIANS MUSICIENS AMATEURS DU CANADA Pendant plus de quarante ans, ce lieu enchanteur situé sur le rivage irrégulier d'un lac laurentien a inspiré de nombreux musiciens.Outre l'atmosphere qui y règne, la natation, le canotage et un magnifique court de tennis permettent d'agrémenter des vacances idéales.Le Centre musical se trouve à environ une heure et demie au nord de Montréal.| Inscrivez-vous pour une semaine ou plus.' ] semaine I : Bois, cuivres et percussion ttpr,ir»mme semaine 2 La musique ancienne • L Allemagne de Mildegard von Bingen à C PE.Bach semaine J ; Musique pour instruments modernes et baroques et voix « pr.*.™» w* semaines 4, 5, 6 .Musique pour instrumentistes et chanteurs semaines 7, H : Chant choral Contnctiz-noiis ni in île recevoir notre déplimit! CAMMAC est un organnme de hun fa nance au sein duauel les musiciens amateurs peuvent participer a diverses activités dam un cadre amical et sans compétitivité ! U programme fxnir enfants comprend les cours suivants : ; Orff • Choeur • Danse • Bricolage • Flûte à bec • ; ! Orchestre élémentaire • Sports et natation • Musique de ! ; chambre (pré-inscription obligatoire) ___________________________________ r-, ! Les cuiolescrnts fnrttopcnt nu programme fvur adultev i Quelques cours s'adressent particulièrement aux adolescents: ! ; Clavecin (2i • Percussion (1,3) • |a/j vocal (b, 7) • Chorale (1-7) j ! • R CR (5, 6, • Artisanat (1.1.4, 7.8) • Broadway chant et ! i mouvement (M) • Atelier de musique île chambre pour adules- * ! cents (7) (pré-inscription obligatoire) Renseignements : sans frais : (888) 622-8755 ou à Montréal : (514) 932-8755 courriel : national@cammac.ca • Visitez notre site Web : www.cammac.ca NOUVEAUTÉ «CAMP» Collège de Rosemont 374-8859 1998 • Ludiques • Arts • Auto-Défense • Club ADO • MB & CB CAMP DE JOUR DE ROSEMONT INC.SITUÉ AU PAVILLON SPORTIF • Sciences • Sports • Natation • Tennis • Soccer • Plongeon • Sauvetage • Moniteur • Informatique • Plongée S.-M • Théâtre • Voile-Camping elitù4»cS Le Pensionnat des Ursulines de Stanstead, réputé pour la qualité de son enseignement, offre un programme intensif d'iMMERSiON anclaise qui te permettra d'améliorer ton anglais tout en profitant des plaisirs de l'été.Du 28 juin au 18 juillet pour garçons et filles de 11 à 13 ans • neuf heures d'activités dirigées par jour • cours, sports, ateliers, excursions et voyages • formation de petits groupes homogènes • site enchanteur aux portes du Vermont (2 km) • informez-vous au sujet de notre nouveau volet mathématiques Pour obtenir le feuillet d'informations communiquez avec: PENSIONNAT DES URSULINES DE STANSTEAD 26 Dufferin, Stanstead (Québec) JOB 3E0 819-876-2795 819-876-2797 (télécopieur) Camp informatique (( pOUf êûg 9 0 Du 28 juin au 21 août 1998 Une expérience unique en son genre sur un site enchanteur.Durée du camp: Nombre de place: Activités informatiques: Activités plein air: Équipements: Équipe d'encadrement: 5 jours Maximum 10 jeunes par semaine 5 heures par jour Initiation à l’ordinateur, Internet, Trucage de photos, Atelier de cinéma 3D, Encyclopédie, jeux, etc.3 heures par jour 10 Pentium (Compaq), imprimantes, scanner et logiciels assortis 2 animateurs et une enseignante.Pour renseignements et réservations: Contactez Mme Ginette Lalonde BASE DE PLEIN AIR STE-ÉMÉLIE 1-800-859-0643 Visitez notre site Internet: www.ccse.qc.ca Je choisis la "Grande Aventure.en Anglais" I ou lac KéoogamL Sogu^nay loc SM -J#on Moi, je trip pour les expéditions en canots et la survie en lorèt Ma soeur, elle, trip pour ies workshops, I écologie et ies feux do camp Mon père, lui aussi.trip parce qu'on a choisi de faire tout cela en Anglais! Camp d immorsior totaio on anglas Pour «nfofmn*tr>n -, - ¦ ; •• «i / Tôlôphono; (4 18) 693-0343 1 -BOO-ANGIIAN Télvcoptv: (418) 693-8165 pour ios jeunes de 7 à 1 / ans j • Campement du 18e siècle 5 jours et I nuitée sous la tente • Excursions • Rencontre avec personnages historiques Camp d'histoire au Fort • m üsi Jeux anciens • Préparation de repas traditionnels • Initiation au canoë • Chasse aux trésors • Orientation • Enfants 9 à 13 ans (halte-garderie) MUÔEE ÔTE WA DT AU FOÏ2T DE L'ÎLE SAINTE-HÉLÈNE http://wwwmlink.net/-stewart/ R E N 5 F I (i N E M E N T S : (9141 » 6 I - 6 7 O I Camp musical d'été de Montréal' cours d'instrument musique d'ensemble chant choral création sonore théâtre littérature musicale activités de loisirs Camp de jour pour les 8 à 17 ans niveaux débutant à avancé Session A : du 29 juin au 17 juillet • Session B : du 20 juillet au 7 août Umversilé de Moniréal Faculté de musique IL FERA BEAU! Venez vivre l’exp^riencç educative (hV.U : Pension pour garçons et filles de 11 à 15 ans Enseignement de l’anglais et du français langues secondes Petits groupes d’élèves provenant des quatre coins du monde Programme de sports et d’activités récréatives complet Du 28 juin au 25 juillet 1998 Pour information: Bishop’s College School Lennoxville (Québec) JIM 1Z8 Tél: 819 566 0227 x219 Email: summer@bcschool.qc.ca A y 7 I.K I) K V OIK, I.K S S \ M EDI II E I D I M A X ( Il E I A M A I! S I !l il N A II V A C A N C li S .11 11 N E S S E Des vacances passionnantes pour les ados MARIE CLAUDE PETIT C O E LAB O RAT ION SP ÉC IA1.E À l’abordage Pour la troisième année consécutive, le Camp maritime Ulysse de Ri-mouski — créé à l’initiative de l’Institut maritime du Québec — fait découvrir aux jeunes, en kayak de mer, la vie maritime sur le fleuve Saint-Laurent En se rendant dans la région du parc du Bic, les jeunes mettent en pratique des notions de navigation: construction et manoeuvre de l’embarcation, sécurité en mer, loi d’Archimède, météo, tracé d’un parcours, utilisation d’un compas, d’une boussole, de cartes, communication radio.«Nous ne sommes pas une école, mais nous nous servons de notre bagage de marins pour animer les activités et raconter l’histoire de notre patrimoine maritime», précise Jean Fontaine, un bénévole.Camp maritime Ulysse, (418) 724-2822, poste 2050.Vie de nomades Ix's ados qui voudront vivre une «expérience vraie» cet été, tiendront sûrement à être de l’expédition de cyclotourisme, qu’organise la Compagnie des Nomades, de Chelsea.En groupe de dix, ils voyageront en travers du Canada: la Nouvelle-Ecosse, rîle-du-Prince-Édouard, les Rocheuses, Vancouver el Winnipeg.Bien CAMP MARITIME ULYSSE À Rimouski, le Camp maritime Ulysse fait découvrir, en kayak de mer, la vie sur le fleuve Saint-Laurent.^ A .m ' Al entendu, avant de partir, ils appren- Plusieurs visites d’endroits touris- jeunes pourront faire du rafting, de dront, entre autres, à entretenir leur tiques sont prévues.Tout comme une l’escalade ou de la pêche en haute vélo et comment cuisiner sur la route.journée de trêve, pendant laquelle les mer.«Après être passé chez nous, un jeune sera en mesure de partir seul en cyclotourisme», assure le directeur, François Oligny.La Compagnie des Nomades, (819) 287-52(54.Canot-camping Avec sa flotte de (54 canots, et la proximité d’un lac de plus de 20 km, îe camp Air Eau Bois, dans l’Ou-taouais, veut stimuler le sentiment d’aventure chez les adolescents.Mais attention, la pratique du canot-camping est un apprentissage continu: préparation de l’expédition, portage, canotage, techniques d’escalade, utilisation d’une boussole.on apprend à trouver un site, monter une tente, preparer un repas, allumer un feu.«Cela demande un travail d'équipe, un effort soutenu, et du leadership, soutient le directeur, Alain Brizard.Il est important qu'à tour de rôle, chacun contribue aux tâches pour l’ensemble du groupe.C’est le plaisir de tous qui en dépend.» Camp Air Eau Bois: (8(H)) 3634041.Nations unies Au camp Beauvallon Vacances International, en Montérégie, 75 à 90 % de la clientèle est issue de pays tels la Martinique, la Colombie, les Etats-Unis, la France, le Maroc, etc.L’expérience veut soulever les barrières des langues et des cultures, montrer que tous les jeunes se ressemblent, qu’ils peuvent s’amuser ensemble malgré les «divergences» des adultes.À cette lin.des sorties culturelles el des activités sportives (bilingues) sont prévues à Québec, Montréal et Ottawa.Elles abordent des thèmes qui soulignent l’histoire du Québec et du Canada.«Ces échanges interculturels ont déjà permis à de jeunes Québécois de voya- ; ger», souligne le chef de camp, Sylvain Deslauriers.Beauvallon Vacances International, sans frais de Montréal: 346-4046 ou (514) 299-2506.Comme les pionniers Le camp Globe Aventure, a Hull, offre un tout nouveau concept: accomplir un circuit historique sur le fleuve Saint-Laurent en canot voyageur (rabaska), tout en recréant l’ambiance d’il y a 300 ans.Ainsi, les adolescents en bonne v condition physique auront le choix, entre trois périples de deux semaines ^ chacun: Kingston à Montréal: Montréal à Québec, avec, à la hauteur de Trois-Rivières, du rafting et du camping dans un champ de bisons; Qué-bec-Tadoussac, avec un arrêt aux Grandes-Bergeronnes, pour côtoyer (i les baleines.«De A à Z, nous allons parcourir le Saint-Laurent, rapporte le directeur, Jean Castonguay.On va aussi retracer j l’histoire du peuplement qui s’est fait ' , sur les rives.» Camp Globe Aventure, (819) 777-', 5991.Apprendre l’anglais en s’amusant Pour devenir moniteur En Europe et aux États-Unis le camp Edphy International, à Val-Morin dans les Lau-rentides, propose des séjours linguistiques (2 à 9 semaines) en anglais et en français aux Etats-Unis (Washington et Orlando) et en Europe (Oxford et Vichy).Afin de faciliter leur apprentissage ou leur perfectionnement, le petit groupe de jeunes profite de son passage à l’étranger — chez des partenaires qui les prennent en charge — pour faire des activités touristiques, sportives, sociales.'Chaque jeune est jumelé avec un autre qui parle la langue qu’il veut apprendre, dit le directeur, Luc Dubois.Ce peut Ire dans une famille ou via un centre sportif d’accueil.C'est me question de chaleur humaine et d’intégration.» Camp Edphy International, (888) 463-3749.Une grande aventure À Chicoutimi, le camp In Grande Aventure en anglais offre une immersion totale de conversation anglaise, pendant deux ou quatre semaines.Ix?s jeunes apprennent comment faire des phrasçs, et les pratiquent aussitôt lors des activités de plein air.A chaque soir, avec l’aide de leur moniteur, ils rédigent en anglais leur journal de camp.«Les jeunes n ’apprennent jamais autant à l’école, soutient la directrice, Monique Villeneuve.Après quelques étés passés ici,plusieurs sont choisis pour des programmes d’immersion.» A la lin du séjour, les jeqnes reçoivent un certificat faisant état de leurs progrès.A noter: certaines commissions scolaires acceptent de remplacer un cours d’anglais par celte expérience estivale.Camp La Grande Aventure en anglais, (800) ANGLIAN.Beaucoup de motivation Au camp Anglo Fun à Stukely, dans les Canton-de-l’Est, des professeurs dirigent des ateliers d’anglais oral.Comme l’exercice est souvent ardu, les techniques de renforcement positif et l’approche individualisée sont très utilisés par les professeurs et moniteurs du camp.Alors, si en cours de route un jeune manque de motivation, il y aura toujours quelqu’un qui discutera avec lui pour l’encourager à poursuivre.«On ne promet pas le bilinguisme instantané, dit la directrice, Sandra Lebeau.Mais après son séjour, un débutant devrait être en mesure de s'exprimer au présent, au passé, au futur.» Camp Anglo Fun, (514) 297-3717.Un environnement bilingue Un séjour au camp Wilvaken, à Magog, procure un environnement bilingue aux jeunes francophones et anglophones qui désirent communiquer dans leur langue seconde.Aucun cours théorique n’est donné: l’apprentissage est d’abord et avant tout axé sur la communication.L’objectif est d’ouvrir rapidement les portes pour tous et chacun, afin qu’ils partagent leurs expériences.Une heure suffit, quotidiennement, pour transmettre aux campeurs le vocabulaire français el anglais qui sera utilisé lors des activités (bilingues) prévues.«Personne ne dicte à quiconque quelle langue parler, prévient la directrice Maya Willis.Après tout, les enfants sont ici pour s'amuser et se détendre.» Camp Wilvaken, (819) 843-5353.M.-C.Petit Formation d’animateurs Au camp de jour Bois-de-Boulogne, à Montréal, les aspirants moniteurs apprennent plutôt à devenir des animateurs.A la suite d’une formation théorique et pratique d’un mois, ils peuvent travailler dans les camps de jour et de séjour.Afin de survoler les possibilités de travail, une expédition de cyclotourisme tient, entre autres activités, lieu d’un court stage.Camp de jour Bois-de-Boulogne, (514) 332-3IX), poste 339.Animation multidisciplinaire Au camp de jour Kéno, à Québec, l’enseignement des principes de l’animation aux aspirants moniteurs prévaut également.A la différence près que l’implication demandée durant le mois d’apprentissage semble s’avérer un peu plus intensive.Car, dans la pratique de leur travail, les jeunes devront faire beaucoup plus que déplacer leurs groupes d’un point à l’autre.«En fait, ils seront partout, assure le directeur, François Vézina.Suivre un programme comme le nôtre leur permettra de prendre part, avec les enfants, aux activités de terrain communes à la majorité al langue seconde epuis 1979 Beau Campus au coeur de l'Estrie Cours, activités, ateliers, excursions en anglais Résidences modernes Sessions axées sur la commumcatic orale Üï Q oliège & LENN0XV1UE Programmes pour jeunes de 14 à 17 ans Garçons et Tilles Session de trois semaines • Du 21 juin au 11 juillet ' Du 12 juillet au T août Programmes pour adultes Session de 6 jours • Du 31 mai au 5 juin ' Du 7 juin au 12 juin • Du 12 au 17 juillet • Du 19 au 24 juillet PORTES OUVERTES le 3 mat 1998 Champlain Regional College Lennoxville (Québet) JIM Ml Pour information et documentation T«l : (819) S64.36M (poste 684) Téléc : (819) $64.5171 d* ff f; téjovE 1 y i j' frcalaole, escnwe, Sports oie rayette, tir à l’arc, je«x coopératif; et collectif;.Ce; co»r; de «atatio» Seront offert; certaine; ;e/->aine;.Université de Montréal 2100, boul.Édouard-Montpetit jëJÉdouard-Montpetit IrnfoM/^ation 1 343~G15 0 Imfcnpticm : 343-CAGO MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec LES CAMPS DE JOUR 29 juin au 3 juillet : 6 - 8 ans* 6 au 10 juillet : 6 - 8 ans 13 au 17 juillet : 9-11 ans 20 au 24 juillet : 12-14 ans 27 au 31 juillet : 6 - 8 ans 3au7août: 9-Il ans 10 au 14 août: 9-11 ans Renseignements et inscriptions : (514) 847-6253 Coût : I3S $ (taxes incluses) Service de garde disponible de 7hJ0 à 9h et de I6h à I8h ’Maximum de 20 enfants par semaine Le camp de jour du Musée est accrédité par l’Association des camps du Québec (ACQ) DU MUSÉE Le Musée d’art contemporain de Montréal permet aux jeunes de vivre une expérience unique axée sur les arts plastiques! Le camp de jour du Musée d'art contemporain de Montréal a remporté le Prix La Guimauve d'or 1997 - mention innovation Les spécialistes du Musée amèneront les jeunes à travailler diverses techniques (peinture acrylique, encre de couleur, sculpture), visiter les expositions, découvrir les lieux secrets du Musée et organiser un vernissage de leur propres oeuvres à la fin de leur semaine.Camp musical de Lanaudière C.P.44, Joliette J6E 3Z3 FERNAND LINDSAY, C.S.V.DIRECTEUR MUSICAL Musique instrumentale Chorale et orchestre Musique de chambre Auditions musicales dirigées Pour filles et garçons 9 à 17 ans 1"’ session: 28 juin au 11 juillet 1998 2" session: 12 juillet au 25 juillet 1998 3" session: 26 juillet au 8 août 1998 4" session: 9 août au 22 août 1998 ENDROIT: LAC PRISCAULT, SAINT-CÔME Information: (514) 755-2496 13h00 à 17h00 I Téléc.: (514) 755-4385 des camps: le tira l'arc, la débrouillardise en forêt, le canot.C’est là l’essence même du mot animateur.» Camp de jour Kéno, (418) 6584198.Futurs leaders Comme l’indique le nom du programme, le cours d’aspirant moniteur chez Parcours Aventures, à Chicoutimi, forme des «leaders aventures».Le but est de leur apprendre à enseigner les techniques de vie en milieu naturel et de plein air.En 35 jours — dont vingt d’expédition —.les jeunes apprennent îe sauvetage aquatique et terrestre, la gestion des équipements, les principes d’habillement, de nutrition, et de leadership, en plus de suivre un cours en premiers soins avancés (certificat RCR).Parcours Aventures, (418) 698-NORD.Moniteurs spécialisés Depuis sept ans le camp Trois-Sau-mons, à Saint-Jean-Port-Joli, forme les aspirants moniteurs selon les cours de ' l’Ecole de formation de moniteurs et monitrices du Québec.Des formateurs spécialisés, entre autres, en psychoéducation, éducation physique, petite enfance, leur enseignent pendant trois semaines les techniques d’intervention auprès de diverses clientèles (adolescents, handicapés, troubles de compor-.tement).Par la suite, l’aspirant moniteur choisit l’un des vingt camps collaborateurs afin d’effectuer son stage pratique.«Les jeunes sont aussi confron-ç.tés à certaines situations pour faire res-\ ’¦ sortir leur caractère, ajoute le directeur, v Denis Jean.Ils prennent ainsi conscien-ÿ ce de leurs limites et de leurs capacités.» •, Camp Trois-Saumons: (888) (599-9091.T; Marie-Claude Petit *’ ».GARÇONS et FILLES (6 à 17 ans) CLASSES ARTS ET NATURE ÉGALEMENT: sessions pour jeunes handicapés intellectuels THEATRE CIRQUE ART VISUEL HUMOUR SAINT-THÉODORE D’ACTON 19(54, rang 7.C.P.99.QC .1011 I/O Téléphone el Fax: (."51 I) f> 1(5-707(5 Courrier électronique: Invil o ntic.qc.ca Si d À l'École d'été d'anglais de l'Université de Sherbrooke^, Du 28 juin au 1er août Cours - Ateliers - Excursions et plus encore.Date limite d’inscription : 30 mai 1998 Exigence : avoir atteint l’âge de 16 ans au 28 juin 1998 1-800-667-0904 UNIVERSITE DE SHERBROOKE 4 ¦ ( f B.‘JSi il A 12 L k I) E V OIK.LES S A M EDI I I E T I) I M A N (' Il E I 5 M A K S 1008 EDITORIAL Une loi aux effets !rÈ Tfe ttAu - très spéciaux Jean-Robert Sansfaçon Le gouvernement du Québec s’est finalement plie a la demande de 1 Union des municipalités en adoptant la loi 414 destinée à forcer la négociation d’ententes locales de récupération de 6 % des coûts de main-d’œuvre.11 reste donc un mois aux villes où il n’y a toujours pas d’accord pour trouver une voie acceptable aux parties.Il est malheureux qu’on ait dû en arriver là, mais c’était le seul moyen de faire bouger les choses.m a loi 414 votée cette semaine par l’Assemblée nationale autorise les élus municipaux qui ne sont toujours pas parvenus à s’entendre avec leurs employés à adopter une résolution qui fixera l’objectif de récupération propre à chaque groupe de salariés, suivie d’une offre globale à laquelle le syndicat pourra répondre par une contre-offre dans un délai de sept jours.Par la suite, un médiateur nommé par le ministre du Travail aura une semaine pour tenter de rapprocher les parties.En cas d’échec, le médiateur deviendra arbitre et il lui réviendra de choisir entre les deux projets de règlement celui qui est le plus équitable.Une telle procédure, assez inhabituelle au Qué- L jusqu’à la tenue des assemblées syndicales.Les accords paraissent exemplaires en ce que toutes les parties, y compris les contribuables montréalais, en ressortent gagnantes.Grâce à la négociation, Montréal est parvenue à réduire de 42 millions ses dépenses pour l’année en cours — une somme dont elle ne verra pas la couleur puisqu’il faut maintenant faire un chèque du même montant au nom du gouvernement du Québec ! —, mais du même coup, elle a aussi réduit sa dette à long terme d’un montant d’un milliard de dollars au chapitre du déficit actuariel des régimes de retraite contractés avant 1983.Sans cette entente dont les effets se feront toujours sentir dans 47 ans, c’est au moins 100 millions de plus par année pendant 30 ans qu’il aurait fallu verser à partir de 2015 à un régime de retraite hérité de l’ère de Jean Drapeau et dont bec, offre l’avantage de laisser ouverte temporairement la porte à la négocia- Le maire Bourque la plupart des prestataires seront vient de réaliser un exploit en réduisant de un milliard la tion.Aux municipalités, elle garantit un prompt règlement qui leur permettra de payer la facture du gouvernement sans augmenter les taxes; aux syndiqués, elle donne quelques semaines de plus pour négocier et, s’il y a échec, elle les avantage en obligeant la partie patronale à faire connaître sa proposition finale une semaine plus tôt que la leur.En revanche, puisque l’arbitre devra choisir entre deux projets entièrement distincts, chaque partie sera placée devant le risque de vivre avec la so- dette de Montreal lution de l’autre, ce qui incitera tout le monde à se montrer raisonnable dans le but de convaincre l’arbitre.On peut critiquer le gouvernement du Québec pour avoir eu recours à cette loi spéciale.Après tout, comme l’ont dit les leaders syndicaux, il n’y avait ni urgence ni grève qui menaçait la paix publique.Cela dit, à partir du moment où Québec forçait les municipalités à déposer 375 millions dans un fonds spécial à son intention et ce, dès cette année, il ne pouvait se défiler devant l’obligation morale et politique de fournir aux villes les moyens légaux de réduire leurs coûts de main-d’oœuvre.Or, si l’adoption de la loi n’était pas urgente, en revanche, sans la menace d’une telle loi, très peu d’ententes auraient été conclues.Dans 40 % des villes, il n’y a toujours pas d’entente et les parties ont un mois pour régler leur différend, après quoi l’arbitre tranchera.Nulle part les salaires des travailleurs ne devraient diminuer, la loi privilégiant la recherche de solutions du côté des surplus des régimes de retraite ou quelqu’autre aménagement du travail susceptible de générer des économies.À ce jour, malheureusement, certaines négociations ont abouti à la création de catégories inférieures de salariés, notamment parmi les jeunes qui n’auront pas droit aux mêmes avantages que leurs aînés (ce fut le cas dans quelques municipalités, comme ce fut le cas l’an dernier à la CEQ qui a permis le blocage temporaire de l’évolution salariale des jeunes enseignants).Par contre, dans la plupart des situations, le résultat est intéressant.À cet égard, soulignons le travail remarquable effectué par les négociateurs patronaux et syndicaux de la Ville de Montréal.Le maire Pierre Bourque et ses «partenaires» syndicaux méritent des félicitations, du moins pour ce que nous connaissons de l’entente dont quelques éléments resteront secrets morts depuis des lustres (voir a ce propos Le Devoir du 17 septembre 1997).À terme, en 2045, la Ville aura économisé presque quatre milliards en remboursements cumulatifs de dette grâce à l’entente de cette semaine, soit la moitié de ce qu’elle aurait autrement dû débourser.Franchement, il s’agit là de la meilleu- I re nouvelle de tout le règne de Pierre Bourque, voire de la meilleure nouvelle des 20 dernières années pour les finances de Montréal.Un réel exploit, aussi extraordinaire qu’inattendu et dont le bénéfice revient à la fois à la partie syndicale qui a fait preuve d’une ouverture à laquelle nous n’étions pas habitués, et à ce bon maire Bourque dont la cote ne cesse de chuter dans les sondages.Le jour où tous auront compris la portée de cette entente, il faudra à tout le moins corriger l’épitaphe inscrite sur la tombe politique du maire en ajoutant à ses qualités de jardinier une allusion gentille à la naïveté personnelle qui fait parfois les grands hommes.En échange, l’administration Bourque a dû faire des concessions dont nous ne connaissons pas l’anv pleur précise, mais qui paraissent raisonnables.On parle notamment d’un plancher d’emploi au niveau d’embauche actuel pour les pompiers, d une heure de moins par semaine pour les cols bleus (les 35 heures, enfin! le président Jean Lapierre pourra prendre une retraite bien méritée!) et d’une augmentation de salaire de 2 % pour tous les employés de la Ville à partir du mois d’aoùt 1999 au coût de cinq millions cette année-là et de dix millions par la suite.Preuve que la menace d’une loi spéciale peut aussi comporter quelque vertu.Il faudra revenir sur ces ententes municipales qui paraissent tellement plus intéressantes pour les contribuables, pour la qualité des services publics et pour les salariés, que le choix des retraites massives arrêté l’an dernier entre les grandes centrales syndicales et le gouvernement.Par ailleurs, rappelons en terminant à ce même gouvernement que l’opération récupération municipale lancée lors du dernier budget devait conduire à un meilleur équilibre fiscal a travers les villes du Québec.Or.un an plus tard, il lui faut admettre que s'il est parvenu a arracher la modeste somme de 375 millions aux 1400 municipalités et à leurs employés, tout reste a faire en ce qui a trait à la réforme de la fiscalité municipale.Tout un os! Certains enfants du Refus Global L’article d'Odile Tremblay dans Le Devoir du 8 mars 1998 sur le film de la cinéaste Manon Barbeau m'amène a réagir afin de replacer certains faits qui me semblent prêter à confusion.L’impression en lisant le texte jxiur-rait faire croire que certains signataires du Refus Global auraient refusé de participer à ce film qui a la forme d’un documentaire sans en avoir l’objectivité.Les personnes interviewées ne représentent qu'une fraction des signataires; elles ne mettent en lumière que leur histoire personnelle quant à la relation parents-enfants.Bien sûr, tous les enfants des auto-matistes ont été marqués par leurs parents, cela va de soi, mais de façons différentes.En effet, la cinéaste a interviewé certains signataires dont le témoignage positif et serein ne fait pas partie du film, et qui aurait mis en lumière d’autres aspects de l’ensemble que sont les enfants des signataires du Refus.Manon Barbeau est libre de faire le film qu’elle veut mais se doit de respecter une réalité a partir du moment où elle touche à l’histoire.LETT H, E S -4- Peut-être pourrait-elle changer le titre et lui donner son juste nom: Certaine enfants du Refits Global.Jeanne Renaud Outremont, 9 mars 1998 Le MMT et l’AMI François Normand a oublié un point important en référence au MMT dans son article au sujet de l’Accord multilatéral sur l'investissement (AMD.Dans cet article intitulé (In nouvel AMI?», M.Normand écrit.Un exemple?En avril dernier, Ethyl Corporation, une entreprise américaine ayant une usine en Ontario, a intenté une poursuite de 350 millions de dollars contre le gouvernement canadien.Cette somme couvrirait les pertes subies pur l'entreprise à la suite de l'adoption d'une loi interdisant, pour des raisons environnementales, l’importation et le transport interprovincial de MMT, un additif pour essence qu 'Ethyl est seule à fabriquer au Canada.» M.Normand fait référence au projet de loi C-29, une mesure législative adoptée par le Parlement canadien, conçut non pas dans !ur acquis que ses «ventes seront réalisées à un prix moyen, en 2002, de 25 % supérieur à celui de 1997».Cette hypothèse d’une augmentation importante des prix de vente aux Etats-Unis sous-tend son espoir de rentabiliser ses exportations.Or, rien du côté américain ne laisse présager des augmentations ini(x>r-tantes des prix.Au contraire, les marchés du Nord-Est américain devraient plutôt connaître des baisses importantes des prix, advenant une concurrence plus forte.la plus importante étude réalisée à cet égard par le U.S.Department of Energy prévoit des diminutions de 7 %,et 14 %, respectivement, en Nouvelle-Angleterre et dans l’Etat de New York.Option consommateurs est très inquiète face à cette affirmation LE DEVOIR o .1 A N V I E H I » I 0 FONDÉ PAR HENRI B (I U R A S S A LE Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÛTEAI1X Vice-président, finances et administration FRANÇOIS T II 0 Directeur de l'information CLAUDF, BEAUREGARD Directeurs adjoi n t s de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE (1A YOIIE F T E, Rédacteurs en chef a dj n i u t s .1E A N • R 0 B E RT S ANS FAÇON, ROLAND ) V Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2050, rue de B1 e n ry, 9' é tage, Montréal (Québec) Il à A 3 M 9.Tel.: (51 1 ) 98 5 3 3 3 3 FAIS CE QUE DOIS II! IN N 0 R M A N I) ’ES CA Ri G N THERIAULT AN I! 11 I ! et historiques si le droit au secret l’emporte, au nom du Code civil; ¦ unique au Québec.Certains préten-.dent que les chartes des droits (canadienne et québécoise) facilitent par 1 ailleurs la liberté d’expression et le droit à l’information.Mais ne sont-ils pas entravés s’il faut au préalable le consentement des personne en cause et, pire encore, de leurs héritiers?Cet embâcle est en tout cas un précédent, dont on ne retrouve pas l’équi-1 valent ailleurs au Canada; d’aucuns le jugent d'ailleurs inconstitutionnel et, j quel que soit le jugement en première 1 instance, l’affaire de P.-H.le Magnifique se rendra sûrement en Cour suprême.Qu’ont-ils de si terrible ces secrets et anecdotes d’un patriarche, né.il y a 100 ans, pour que la famille veuille à tout prix les garder pour elle-même, sous scellés, à jamais?Iîn saurons-nous un jour plus que ce Conrad Black en dit dans son Duplessis?Pas plus que les frères Michaud, l’essayiste Turgeon ne veut abandonner.Sinon, fait-il valoir, cela voudra dire que l’histoire est la propriété privée des riches.«Ij> souci louable de la protection de la vie privée ne doit pas mener à l'oubli des êtres eux-mêmes, écrivait Diane Baillar-geon (Ix Devoir, 17 décembre 1997).Toute société, tout individu a besoin d'une mémoire pour vivre et pour avancer L’amnésique est perdu.Toute société a l'impératif devoir de s’enrichir en se rappelant autant de ses personnages notoires que de l’ensemble de ses membres.» Dans le même sens, les animateurs de l’Institut d’histoire de l’Amérique française écrivent: «Si l’énoncé de principe de l’article 35 du Code civil repose sur des motifs valables, il a par contre des incidences néfastes sur la recherche historique et, par conséquent, sur ta qualité de la mémoire que veut s'octroyer la société qui s’est donné ce code juridique.Comment, en effet, dans un tel univers aseptisé par l’absolu du droit individuel', l'histoire pourra-t-elle être autre chose que complaisante ou muette?Ixi liberté d’expression est manifestement en jeu.De quoi veut-on se souvenir?» Pas surprenant que la FTQ, le sénateur Jacques Hébert et V.-L.B.(Victor-Lévy Beau-lieu) partent en guerre, ensemble.Le ministre de la Justice Serge Ménard devra, à l’évidence, s’en mêler.d'Hydro-Québec, puisqu’elle s’inscrit dans un contexte parti1 culier, où la société d’Etat s’apprêterait, pour la première fois de son histoire, à investir dans de nouveaux équipements uniquement pour desservir les marchés d'exportation.Ce sont les consommateurs québécois qui, au bout du compte, paieront pour les pertes subies si les prévisions optimistes et; inexpliquées d’Hydro-Québec ne se réalisent pas.Soulignons que, durant les dernières années, les exportations ont effectivement été déficitaires par rapport aux coûts des nou-‘ velles installations nécessaires à leur égard.Commentaires présentés par Option consommateurs devant la Commission de l’économie et du travail. I.E I) K V 0 I K I.K S S A M K I) I I K T I M A X (' K I M A U S I !t !» S A 13 IDEES Pourquoi tant d’hommes se suicident-ils ?La vie est sacrée.Oui, peut-être.Mais c’est une idée fragile, trop souvent oubliée dans une société qui se glorifie d’être exclusivement profane et s’ingénie à profaner MARC CHABOT Philosophe, l'auteur vient de publier, chez VLB éditeur.En iinir avec soi.Les voix du suicide.Ce texte est un extrait d’une conférence prononcée à Rimouski le 6 février au colloque «Le suicide et les hommes».’ ' abord, nous occupons une pla-ce vide dans le néant.Nous ve-W nons au monde par hasard ou / par amour.Nous habitons le corps d’une femme, la tête d’un homme ou les deux.Si on est désiré, on s’occupe à nous sortir du néant.On nous parle, on nous aime, on nous imagine.Si le désir de naissance est absent, on cherche à nier notre existence.- Nous sommes d’abord du langage.On nous habille de mots.Ije suicide est un retour au silence.Le retour du néant.Les hommes, on l’a beaucoup dit depuis qu’on travaille sur la condition masculine, ont un problème avec le langage.Ils ne savent pas se dire.On pourrait aussi écrire: nous ne savons pas les entendre.Avec le langage, je construis un lieu d’où quelque chose de moi peut être entendu.Une raison de vivre.Un sens au monde.Un amour qui commence.Le langage est cet outil qui permet à l’homme et à la femme d’habiter cette terre.Ils sont si nombreux, les jeunes garçons qui ne savent pas dire, qui ne savent pas se dire.Ils croient que les raisons de vivre sont en dehors des mots, en dehors du langage.Il croient que les raisons de vivre sont dans l’acte, uniquement dans l’acte pur.Ils connaissent à peine les symboles, le langage métaphorique, la force que peuvent avoir les mots.11 ne savent pas que le langage fait l’être.Ils manquent toujours de mots.Ils imaginent que l’acte peut tout dire.[.] «Les filles, elles, ont toujours les mots pour se défendre», me dit un élève dans mon bureau.Il a raison.Dans son cas, il a raison.Il est nul avec le langage.Il ne sait rien dire.Ni de lui, ni des autres, ni du monde.Il est convaincu que parler est inutile.Il ne le sait pas, mais il est aussi convaincu que penser est inutile.Un poème ne le trouble pas.[.] Nous sommes le langage.Mais l’élève n’entend rien.On ne lui a rien donné pour entendre.Je lui dis: «Ici, c’est un homme qui dit à une femme toute l’importance quelle a dans sa vie.C’est un homme qui prend le temps de trouver les mots qu ’il faut pour dire que cette femme est une raison de vivre, peut-être sa raison de vivre.» Nous avons la responsabilité de notre langage.Nous avons la responsabilité de donner, à tous, les mots pour fabriquer l’humain.Nous sommes tous des décodeurs de langage.Le suicide est un échec, un cas limite, une transgres- SOURCK VU) KDITEUK Cette illustration est tirée de la page couverture de l’essai de Marc Chabot, En finir avec soi.Les voix du suicide, publié chez VLB éditeur.sion.La dernière.Le suicide, c’est toujours un humain qui est en train de dire: là où je suis, personne n’entend.IA où je suis, je n’ai plus de mots.L’univers masculin, chez les jeunes et chez les adultes, est si faible en langage qu’il suffit d’un rien pour franchir les limites.La limite pour dire qu’il n’y a pas de raisons de vivre.Pourquoi tant d’hommes se suicident-ils?Parce qu’ils sont des hommes.Un homme, c’est-à-dire un être humain à qui on a dit qu’il devait vivre dans le soupçon.À qui on a dit, depuis une vingtaine d’années, qu’être homme est une maladie, à qui on a dit qu’il devait même douter de son humanité parce qu’il est un homme.A qui on ne cesse de répéter qu’il est malhabile, qu’il est coupé de ses émotions, qu’il s’enferme dans son silence, qu’il est violent, qu’il est un mauvais père, un mauvais baiseur, un mauvais amant, un être sans compassion, un sous-développé affectif, un violeur potentiel.En même temps, il peut être un héros.Tout régler d’un coup de poing.Devenir chevalier servant.Sauver l’humanité une arme à la main.Une femme peut lui dire: «Sauve l’humanité et je retourne à la maison», comme on peut le voir dans Independence Day.Et, parce qu’il n’est plus le définisseur de ce qu’il doit être, parce qu’il a du mal à savoir ce que c’est qu’être homme, parce qu’il attend une réponse d’ailleurs mais qu’il n’y a plus d’ailleurs, il est de plus en plus torturé, contradictoire, malade, indécis, flou, brisé, ébranlé, abject et brillant à la fois.Mais il est aussi suicidaire.Il vit dramatiquement son problème d’identité parce qu’il ne réussit pas à être un homme et ne sait plus ce que c’est qu’être un homme.Alors, les questions reviennent.[.] Un monde profané Pourquoi tant d’hommes se suici-dent-ils?Nous avons désacralisé le monde et nous devons vivre avec notre choix.Je pourrais écrire: nous avons désacralisé le monde que l’homme avait fabriqué et nous devons vivre avec notre choix.Qu’est-ce que le sacré?Ce qui ne doit pas être touché.Rappelez-vous l’hostie.Ce qui n’est pas profane, ce qui ne doit pas être profané.Le corps d’un enfant.Le corps des hommes et des femmes.L’amour.Le père et la mère.La vie des autres.Notre propre vie.Mais je n’ai besoin que d’ouvrir mon téléviseur pour constater que rien ne tient.Que le sacré n’existe plus.Que le monde est profané quotidiennement.Que je vis dans l’univers de la profanation.J’ouvre mon téléviseur pour me rendre compte que la course aux profanateurs semble per- due d’avance.Partout le monde est profané.Même au 1 nom de Dieu comme en Algérie.Même au nom de rien du ; tout comme cette femme assassinée en pleine rue par un homme qui voulait dégraisser son arme.Quel homme aurait encore le courage de dresser ’ pour lui et pour ses proches la liste des êtres et des choses sacrés?Paradoxalement, j’ai le goût d’écrire: nous devrions considérer comme sacrée l’exigence de déterminer ce qui ; est sacré pour nous.Je dis paradoxalement parce que cet- ; te liste ne peut s’établir dans la solitude, mais avec nos , proches, dans cette petite communauté que l’on nomme la • famille ou un couple, un ami.Ce sacré défini ensemble, ; c’est ce qui nous reste.J’insiste sur la plus petite communauté et l’ensemble parce que les hommes, vous le savez, vivent encore avec les pouvoirs d’un dieu ou d’un propriétaire.Un homme peut encore décider seul que sa famille est son avoir et l’exterminer avant de se suicider.Ce qui me semble la pire des profanations.Nous ne pouvons plus, nous ne devons plus penser pour les autres.Notre avenir n’est pas là, notre avenir est dans la rencontre, même si cette rencontre est souffrance.Vous qui, majoritairement, travaillez avec l’idée si fragile que la vie est sacrée, vous qui, dans la tristesse des dialogues et monologues téléphoniques, tentez de ne jamais abandonner l’idée qu’il faut toujours protéger la vie, vous savez bien que cette discussion sur le profane et le sacré, nous devrions la faire bien avant l’arrivée du drame existentiel, bien avant que l’univers intérieur d’un être bascule dans la désespérance et la noirceur.La vie est sacrée.Oui, peut-être.Probablement.Mais c’est une idée fragile, parfois indémontrable.Trop souvent oubliée dans une société qui se glorifie d’être exclusive- ' ment profane et s’ingénie à profaner.Les humains sont devenus des marchandises jetables.L’idée est révoltante, indigne de l’humanité, mais elle ; gagne du terrain.Or, comme l’explique bien le philosophe Pascal Lainé dans son essai Le commerce des apparences: «Toute marchandise tend naturellement à devenir de la camelote.» Vous achetez un ordinateur et, six mois plus tard, vous en parlez comme d’un dinosaure.Ce n’est pas si grave, c’est un objet.Mais si on transpose ce mode de pensée pour parler des ' humains, je crois que nous sommes foutus et que c’est ’ aussi foutu pour le sacré.* Le suicide, c’est toujours un humain qui est en train de dire: là où je suis, personne n’entend.Là où je suis, je n’ai plus de mots.La crise irakienne Washington, gendarme du monde arabe Vu des capitales arabes, le bras de fer entre Washington et Bagdad est loin d’être terminé NASSIB SAM I R K L - H U S S E I N I ISABELLE JULIEN Les auteurs sont respectivement chercheur associé et assistante de recherche à la chaire Téléglobe\Raoul-I)andurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal êine si elle a été accueillie avec soulagement à travers le monde arabe, l’entente signée entre le vice-premier ministre irakien M Tareq Aziz et le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan ne rassure pas.Le triomphe de la diplomatie sur la logique de guerre est salué comme l’heureux aboutissement non seulement de la rébellion de l’Irak contre les sanctions illimités dans le temps, mais également de la rébellion des trois acteurs majeurs sur la scène internationale qui ont soutenu l’Irak dans ce bras de fer, soit la Russie, la France et la Chine.À noter aussi celle plus proche, mais combien significative, de la majorité des Etats arabes et plus précisément ceux du Golfe, que Washington prétend vouloir protéger.Cette rébellion qui a pour terrain l’Irak est perçue comme celle d’une bonne partie de la communauté internationale contre le «nouvel ordre mondial» et son «gendarme» qui a affirmé son autorité sur le même sol en 1991., Avant d’aborder l’opinion des Etats arabes dans cette crise, rappelons que, pour l’opinion publique arabe et régionale, Washington manque de fermeté face à Israël, dont le gouvernement Nétanyahou bloque impunément le «processus de paix».C’est dans ce contexte que les gouvernements arabes amis de Washington ont dû se dérober, malgré les pressions de Mme Albright, du sommet économique de Doha où ils sont appelés à normaliser leurs rap- ports avec les Israéliens.D’un autre côté, ces mêmes amis de Washington, notamment l’Arabie Saoudite et l’Egypte, ont participé au Sommet islamique de Téhéran contre sa recommandation et,ne cautionnent pas la façon dont les Etats-Unis gèrent la crise actuelle.Donc triple camouflet qui illustre très bien les limites de la politique «états-unienne».Il n’est donc pas exçlu que le déploiment militaire des Etats-Unis dans la région du Golfe ait eu parmi ses objectifs de projeter la puissance d’une superpuissance bafouée.Le triomphe de la diplomatie onusienne, pour autant qu’il rééquilibre le jeu des puissances dans un monde multipolaire et non unipolaire ayant Washington pour centre, inspire beaucoup de crainte dans la région qui s’attend à une réplique de la part de l’administration Clinton.Deux poids, deux mesures Vu du monde arabe donc, ce qui ressort le plus spontanément de la politique américaine dans la région est le fameux «deux poids deux mesures», thème central qui a marqué la guerre de 1991.A ce sujet, la société civile, les gouvernements ainsi que les médias arabes s’accordent pour souligner abondamment le non respect par Israël de 69 résolutions du Conseil de sérurité de l’ONU sans compter les 29 vetos américains contre les projets de résolution de l’ONU visant à réprimander Israël.La résolution 425 datant de 1978 est particulièrement citée puisqu’elle a été appuyée par Washington et qu’elle exige d’Israël le retrait inconditionnel et immédiat du Sud Liban.De plus, l’arsenal d’armes de destruction massive que possède Israël compte l’arme nucléaire sans que Tel-Aviv soit sommé de signer les traités de non prolifération ou d’ouvrir ses portes aux inspecteurs internationaux.Le parrain du «processus de paix», censé bâtir une confiance entre les parties israélienne et arabe, a besoin de mesures spéciales pour rétablir sa propre crédibilité auprès des parties arabes impliquées.En dehors du cas israélien, les médias arabes ont repris, par exemple, un article du quotidien The Guardian de Londres faisant le parallèle avec les Etats-Unis, signataires d’un traité sur la non-prolifération d’armes chimiques mais qui refusent, comme le fait l’Irak, la composition de l’équipe d’inspecteurs censée visiter les sites.Le Congrès américain aurait de plus autorisé le président Clinton à refuser l’accès à certains sjtes pour des raisons de sécurité d’Etat.Plus proche de l’Irak, la Turquie se permet d’interdire le plus grand parti politique (le Refah) et n’hésite pas à poursuivre les éléments kurdes qui lui résistent jusqu’en Irak sans que cela provoque Washington.Souli- REUTERS L’entrée du Palais présidentiel, à Bagdad.gnons ici que les responsables turcs, tels les Ecevit et Yelmaz, n’ont pas appuyé la position de Washington cette fois et redoutaient que l’opération Tonnerre du désert ne résulte en la création fJ’un état kurde sous la houllette des Etats-Unis.D’autres explications Au chapitre important des enjeux économiques, les Etats-Unis sont largement perçus comme bénéficiaires de tout déploiement et de toute utilisation de la force armée dans la région.Faut-il rappeler que la facture de l’opération américaine de 1991 fut particulièrement salée pour les pays du Golfe et que même le riche gouvernement saoudien tarde à payer ses factures aux entrepreneurs locaux.D’autres arguments, véhiculés cette fois par Mahmoud Abbas, dauphin du président Arafat, expliquent que «les événements en Irak ont déplacé le focus international de l’échec des négociations bilatérales israélo-pales-tiennes vers la guerre en Irak», soulageant ainsi le «parrain» Clinton et le premier ministre israélien Nétanyahou, perçu comme premier responsable de cet échec.L’opération Tonnerre du désert n’est donc pas perçue par l’opinion publique arabe comme vouée à l’élimination des armes de destruction de masse que posséderait l’Irak; elle serait plutôt due à une kyrielle d’éléments circonstanciels autant économiques que politiques et géostratégiques touchant à la pplitique intérieure et extérieure des Etats-Unis.A tout moment, Washington peut prétexter le non-respect par Bagdad de l’entente pour brandir la menace d’interventions musclées dans la région.Déjà la presse arabe se méfie des accusations lancées par des pro-Israéliens à Washington, disant que l’arsenal de Saddam serait caché en Libye, en Algérie et au Soudan et cela malgré le démenti du président Clinton.Pour toutes ces raisons, la «démo- nisation» du régime et du président irakien, qui fut particulièrement réussie dans l’opinion publique de villes comme New York ou Toronto, n’a donc pas vraiment d’impact dans des villes comme Le Caire, Amman, Damas, Tunis ou Beyrouth.L’image du Canada De leur côté, la Russie et la France, champions d’une solution négociée, ont bonne presse.Quant à l’image de marque du Canada, le précieux cautionnement moral qu’a accordé Ottawa à Washington en manque de soutien est bien mal tombé pour notre crédibilité dans la région.L’usage du passeport canadien par les services secrets israéliens n’est pas l’unique menace contre la bonne réputation dont jouit le Canada dans la région.De plus, le rôle du Canada comme président du Groupe de travail sur les réfugiés (GTR), établi a Moscou en janvier 1992 dans le cadre du «Processus de paix au Moyen-Orient», n’aide pas son image — les pourparlers concernant le sort de centaines de milliers de réfugiés palestiniens étant toujours bloqués.Voilà que les médias arabes assènent un troisième coup à l’image du Canada comme médiateur et champion des solutions diplomatiques en reprenant le discours du vice-premier ministre irakien Tareq Aziz montrant du doigt la position canadienne et celui du président libyen qui a menacé le Canada de représailles.Vu du monde arabe, peu de poids a donc été accordé à la rhétorique de l’administration Clinton voulant que les objectifs poursuivis soient l’accès des sites présidentiels aux experts de la commission spéciale de l’ONU chargé du désarmement irakien.Les questions de fond n’étant pas réglées actuellement, l’heure est à l’expectative et, à travers le monde arahe, on redoute un regain de tension selon les besoins du «gendarme du monde.arabe».É Q U I P E I) II I) VOIR IA RÉDACTION luurnalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions).Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales) l iroline Mnninetit Brian Mvlcs (Politique municipale).Isabelle Paré (santé), jean Pichette (justice).Clément Trudel (relations de travail).Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages editonales.responsable des pages thématiques).Martin Duclos et Christine Dumazet (rrlrctrurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau {photographes) ; à 1 information culturelle néma) ; é l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information).politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario dart ion) : Judith Lachapelle, Marie-Claude Petit (commis).la documentation : Gilles Paré (directeur) publics et appels d'offres).Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Christiane Legault, ÛseLachapelièj Racheile lêcierc-Vennë; ^ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine lafleur I lamelle Nantel (secrétaire administrative).Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général)._________________________________________ A I I L k D !•: v o i it .l r.s s ,\ m i.hi i i k t i> i m a x i n k i r> m a it s i !»
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