Le devoir, 31 janvier 1998, Cahier B
I.K I) E V 0 I U , LES S A M E 1)1 31 .1 A N V I E li E T I) I M A X < Il K I K K V H I E H I !» !» S ivre, c’est de^téht, à les 'jMSMK MARIE CHOUINARD r*p$‘ wpM MAKII-: i llOUNAUll ?LE DEVOIR ?Im chronique de Lise Bissonnette Page B 3 À Québec Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 7 Théâtre Page B 8 Agenda culturel Page B 9 Disques classiques Page B10 Vitrine du disque Page B 10 Le vent dans les voiles Thom Fitzgerald est du club très sélect de la relève anglo-saxonne MARTIN BILODEAU Il y a de cela quelques mois à peine, le nom de Thom Fitzgerald n’était connu de personne.Aujourd’hui, après quethe Hanging Garden, son premier long métrage, fut chaleureusement accueilli puis récompensé d’un océan à l’autre, Thom Fitzgerald appartient, avec le Canadien John Greyson (Lilies), l’Anglais Peter Cat-taneo (Vie Full Monty) et l’Américain Jonathan Nossiter (Sunday) au club très sélect des cinéastes anglo-saxons qui ont le vent dans les voiles et la presse à leur porte.Rencontré dans le hall de,son hôtel de Montréal, où ce Néo-Écossais faisait escale quelques jours avant de se rendre, avec son film, au prestigieux festival de Sundance, Thom Fitzgerald, 29 ans, s’explique au moyen de phrases coupantes et pleines d’esprit, à la fois intrigué par son interlocuteur et blasé par le processus promotionnel, auquel il se prêtera encore jusqu’en avril, date à laquelle MGM distribuera son film sur le territoire américain.Chance inouïe pour un premier film.Chance exceptionnelle pour un Canadien, même d’adoption.Né et élevé à New York de parents de classe moyenne, Fitzgerald se tourne très jeune vers les arts, passion qui le conduit à Halifax à l’âge de 19 ans.Il y entreprend des études de beaux-arts, s’y installe et refuse depuis d’en repartir.Il travaille pour différents organismes culturels, réalise quelques courts métrages, jusqu’à ce que, l’appel du long métrage le tenaillant, sa mère lui offre le cadeau d’une vie: six mois d’existence sans soucis grâce à une carte de crédit.Fitzgerald s’attelle à l’écriture de The Hanging Garden, une fable hy-perréaliste qui raconte le retour dans sa famille d’un jeune homosexuel qui, dix ans plus tôt, obèse et malheureux, s’est pendu dans le jardin de son père.Un film à tiroirs Retour, dites-vous?«Sweet William [campé par Chris Leavins] est comme un spectre qui revient hanter sa maison et sa famille», raconte Fitzgerald, qui s’est pourtant bien gardé de faire un film fantastique.Vie Hanging Garden est plutôt un film à tiroirs, ouvert à toutes les interprétations mais canalisé à travers un récit linéaire qui, par ses thèmes et ses sentiments, interpelle tous les publics: «Je pense que toutes les familles évoquent un certain degré d'inconfort.Retourner dans sa famille représente pour la plupart d'entre nous une expérience à la fois heureuse et douloureuse», commente le cinéaste, qui a bien sûr intégré dans sa fable familiale certains éléments autobiographiques.Détruite depuis longtemps, cette famille rongée de l’intérieur s’effondrera au contact renouvelé de Will, dont le film épouse le point de vue sans y assujettir les spectateurs, tout autant aspirés par le destin de la mère (Seana McKenna), dont la vie se résume à un chapelet de regrets; le père (Peter MacNeill), qui s’évade dans l’alcool et les fleurs de son jardin; la sœur (Kerry Fox, de Shallow Grave), qui fuit ce couple pour en former un tout aussi fragile avec un mari volage (Joel S.Keller); puis la grand-mère atteinte d’Alzheimer Cloan Orenstein), qui regarde s’éteindre un à un ses souvenirs.En réaction au cinéma américain des dernières années, qui ne fait appel qu’à la complaisance béate du public, à l’image du jardin, lieu où se croisent tous les personnages, le jeune cinéaste rêvait de faire un film dénivelé, en friche, ouvert à toutes les sensations, à toutes les interprétations des spectateurs.VOIR PAGE B 2: FITZGERALD Marie Chouinard occupe la salle Pierre-Mercure jusqu’au 21 février.En alternance, elle y présente ses trois pièces de groupe, Les Trous du ciel, Le Sacre du printemps et L’Amande et le Diamant, autant de moments marquants de son répertoire chorégraphique.Jamais dans l’histoire de la danse québécoise une chorégraphe n’avait désiré si ardemment léguer à son public une part importante de son œuvre.ANDRÉE MARTIN On ne présente plus Marie Chouinard.Silhouette altière, personnalité intrigante, artiste au talent infini et femme de tête, sa poésie gestuelle et visuelle n’a jamais laissé personne indifférent.Tantôt déroutants, tantôt choquants, inspirants ou provocants, ses solos comme ses œuvres pour plusieurs danseurs possèdent tous, sans exception, une signature d’une fascinante singularité.Le travail de création de Marie Chouinard ne ressemble à rien d’autre.L’unicité de sa vision artistique comme de son imagination, particulièrement vive et fertile, et la pluralité de ses expériences du corps ne lui confèrent aucune parenté directe avec quelque grande personnalité de l’histoire de la danse.Qualifiée à ses débuts d’artiste de la performance, elle demeure aujourd'hui, presque vingt ans plus tard, l’une de nos plus grandes et de nos plus intéressantes chorégraphes contemporaines.VOIR PAGE B 2: CHOUINARD Hr * ' \ TL m rp—m «Je ne veux pas que ces pieces n’existent plus.Et ta seule manière de continuer à les faire danser.» t I.!•: I) K V 0 I II .I.K S S A M K I) I :$ I .1 A N V I K II K T I) I M A N I II li I F F V II I K II MM» K les dessins d’une vie AMANDE t PRELUDE A l APRES MIDI D'UN FAUNE 3 FOIS MARIE CHOUINARD Anne Saint-Denis soprano ANIMATRICE MITSOU À GAGNER UNE EXPOSITION DE LA CINEMATHEQUE QUEBECOISE ET DE RADIO-CANADA Rad|0_Canada Télévision Salle Norman-McLaren 335, bout.De Maisonneuve Est E3Berri-UQAM Covitec, .asifa CINEMATHEQUE canada LE DEVOID maam (514) 842-9768 c> j' n • • v i tes règlements du contours sont Samedi 31 janviev a 2Ü h disponibles au Journal de Montréal (Billet :25$ (incluant vin & fromage après le concert)! RESERVATION: (5 1 4) 229-2586 1 364, chemin Ste-Marguerite (sortie 69 de i'autoroute des Laurentides) ms - journal -montreal aa y du 27 janvier au 21 février 1998 à 20 h, salle pierre-mercure, centre pierre-péladeau guichet987-6919 admission790-1245 groupes843-9036 27 janvier L'Amande et le Diamant 28 janvier Le Sacre du printemps 29 janvier Les Trous du ciel jo janvier Les Trous du ciel 31 janvier Les Trous du ciel 3 février Les Trous du ciel 4 février L'Amande et le Diamant 5 février Le Sacre du printemps 6 février Le Sacre du printemps 7 février Le Sacre du printemps 17 février Le Sacre du printemps 18 février Les Trous du ciel 19 février L'Amande et le Diamant 20 février L’Amande et le Diamant 21 février L'Amande et le Diamant .Jk.^ Centre Pierre-Péladeau MO.boal daMalaoanouvaEat, Montréal $ „ %UI IIS PHOUA Mathilde Monnard.Domlnkjve Porte.1 ouït Oervalt.Mathilde Monnard.tony Chong PHOtfN.RAPHIS Marte fhoulnard.Mlthael Uobodlan Salle Pierre-Mercure Q rua la again ot /¦ Barri UQAM BIII.U M) UH/Adminlon 7»01245 I H nUUK W Télévision Qtïébac Interprète* : Wilson Blaklry, Elijah Brown, Mario Paulo Cardoso, Chla-Yu Chang.Tony Chong, Louis G?rvals, Kara Cllmour, Mathilde Monnard, Pamela Newell, Marie-Josée Paradis, Carole Prieur Voyez 3 âPectac,eA pour le prix de deux Tournée au Québec : LE SACRE DU PRINTEMPS Amo» 7 mars.Drummondvllle n mars.TroU-RIvIèrvs i| mars, Chicoutimi 14 mars; L'AMANDE ET LE DIAMANT Québec il) avril FITZGERALD CHOUINARD Le nœud du récit Des pieces pour etre vues et vécues.SUITE DE I.A PAGE H 1 «Le cinéma structuraliste de Peter Greenaway m'a beaucoup influencé.Ses films sont beaux, fascinants, maîtrisés, et on n'en garde qu'un souvenir vaporeux, qui n’a souvent rien à voir avec le récit.Je voulais pour ma part faire un film très construit, dans lequel la structure n'oblitérerait pas le récit et les personnages.» Ainsi, plusieurs spectateurs ne remarquent même pas que les personnages portent des noms de fleurs (Violet, Iris, Rosemary, Sweet William, Whiskey Mac, Grace), que leurs vêtements et leur environnement immédiat arborent aussi la couleur de cette fleur-fétiche qui a aussi, au stade de l’écriture, dicté certains aspects de leur tempérament.Ce que les spectateurs remarquent surtout — et n’oublieront sans doute jamais —, c’est ce pauvre macchabée pendu à l’arbre du jardin, présence spectrale que Will contemple comme un miroir déformant et que les autres endurent comme une pénitence; bref, un souvenir douloureux qui constitue le nœud du récit et son enjeu, faisant éclore dans l’imaginaire des spectateurs tout un bouquet d’impressions diffuses.Des impressions ressenties avec plus ou moins de difficulté selon qu’on est en,Ontario, au Québec ou en Nouvelle-Ecosse.Ainsi, le film a connu quelques problèmes avec les organismes de classification de cette dernière province, où il a reçu l’intransigeant visa 18 ans.«Le film s'adresse bien sûr à toutes sortes de publics, mais étant donné qu’il aborde la délicate question des adolescents mal dans leur peau, qui notamment caressent l’idée du suicide, il se devait de demeurer accessible à cet auditoire», explique Fitzgerald, ravi qu’à sa seconde semaine d’exploitation à Halifax, à la suite d’une campagne dans les médias, l’organisme ait révisé sa décision en accolant au film le visa 14 ans.Aujourd’hui, à l’heure où son film récolte les lauriers (dont le convoité prix Claude-Jutra, remis à la dernière cérémonie des Génies), Fitzgerald met la touche finale à Beefcakes, un documentaire qui relate la petite histoire des magazines pornographiques gais des années cinquante (alors déguisés en magazines de santé et de musculation).Au delà de ce film, qu'on verra vraisemblablement à l’automne, la future contribution du jeune cinéaste à la cinématographie canadienne paraît assez floue: «Dans la plupart des pays anglo-saxons, ex-plique-t-il, les réalisateurs qui ont du succès se dirigent habituellement vers Hollywood.C'est un cheminement presque logique.Au Canada, la pression est importante, mais la résistance est aussi très forte.Or, aujourd’hui, je suis relancé par de nombreux producteurs, mais pas par des Canadiens.» Ainsi, la résistance faiblit facilement lorsque cent mille dollars sont allongés sur la table en échange d’un scénario de premier jet.Ce sont des offres de cette envergure que contemple Thorn Fitzgerald aujourd’hui.De quoi rembourser plusieurs fois sa mère, si ce n’est déjà fait.j/uft à fma ttomiâecm et fomrfktm kméxdiM.Le Foyer de jeunes 'entreprise privée Iél.:(5l4) 522-3198 SUITE DE LA PAGE B 1 Ecrire sur Marie Chouinard demeure toujours une jouissance et un défi.La complexité de son monde sensible, créatif et chorégraphique en fait une force en puissance et une énigme sans cesse renouvelée.Cette énigme, le spectateur la retrouve lui aussi, et sous des formes diverses, dans chacune de ses créations.Les aspects organique et humain, animal, voire sexuel inscrits dans les corps et les gestes de pièces comme lœs Trous du ciel.Le Sacre du printemps et L'Amande et le Diamant, tonte?trois présentées dans le cadre de l’Evénement Marie Chouinard à la salle Pierre-Mercure, participent du mystère et de la beauté du travail de cette artiste.Aujourd'hui, pouvoir revoir et revivre ces œuvres — une pièce de Marie Chouinard n’est pas faite seulement pour être vue, mais aussi pour être vécue — constitue donc une occasion sans pareil de sonder les arcanes de l’être humain que nous sommes.Panorama d’une œuvre Pour la première fois de notre histoi- re, une chorégraphe se lance corps et âme dans l’aventure du répertoire.En partie stimulée par la demande répétée des producteurs nationaux et internationaux pour l’une et l’autre de ses œuvres, Marie Chouinard a décidé de faire revivre les grands moments de sa compagnie, depuis sa formation en 1990.Idle présente donc en alternance quotidienne, et ce pendant trois semaines, soit du 27 janvier au 7 février et du 17 au 21 février à la salle Pierre-Mercure, ses trois œuvres de groupe.«Je ne veux pas que ces pièces n'existent plus.Ces œuvres peuvent encore être données, offertes au public.La seule manière de continuer à faire vivre ces pièces, c’est de continuer à les danser.Pour moi, les présenter à nouveau ne signifie pas faire un retour sur le passé.Je les vois plutôt comme des créations que l’on continue à faire vivre.Je garde tout simplement mes pièces vivantes.» Les Trous du ciel, Le Sacre du printemps et L’Amande et le Diamant constituent des instants privilégiés dans la vie de la chorégraphe et de son public.Dans une structure de production avaient de la valeur il y a sept ou huit ans, je suis certaine qu'elles en ont encore aujourd'hui.Ces chorégraphies, je les ai créées et je leurs ai donné ma vie pendant deux, et même trois ans.Une œuvre, on la tourne, on la vit, on la transporte, on lui donne vie, et au moment où on est arrivé au point où elle a trouvé sa forme finale, tout à coup, on ne la fait plus.Ça n’a pas de sens.» Rarement, en danse classique, on verra d’un œil réprobateur le retour périodique de grands monuments comme Im Veuve joyeuse ou Carmina Burana, toutes deux au programme cette saison.C’est même tout à fait normal.Par contre, la reprise de pièces de création, comme le fait aujourd’hui Marie Chouinard, n’a pas toujours eu la même résonance.En fait, il semble que l’on commence à peine à considérer les créations chorégraphiques contemporaines comme pouvant faire partie intégrante de l’histoire et à leur accorder la place qui leur revient.Un regard unique Encore plus qu’à une suite de représentations, Marie Chouinard nous invite, avec cet événement sans précédent, à une découverte de son univers personnel d’artiste.«Ce qui m’a encouragé à reprendre ces pièces, c’est qu'elles sont très différentes les unes des autres.Avec ces œuvres, le public a vraiment trois univers à approcher.Ce ne sont pas des variations sur un même thème, ou trois réflexions sur la même chose.C'est réellement trois mondes distincts.Dans Les Trous du ciel, il y a beaucoup de détails dans l’organisation du corps, mais il n'y a pas de grands élans fougueux de tout le corps, de grandes explosions comme dans Le Sacre du printemps.» Faire un retour sur son propre répertoire, c’est poser un regard sur son travail, son imaginaire, sa création.C’est peut-être aussi un moment unique, pour nous comme pour la chorégraphe, de revoir la trajectoire parcourue par l’artiste depuis plus de sept ans.«Aujourd'hui, je ne créerais pas une pièce comme Les Trous du ciel, ni comme Le Sacre du printemps.Ce qu’il est étonnant de constater, c’est que ces chorégraphies constituaient mon présent à l'époque où je les ai créées.C’était le bout de ce que je pouvais faire.Mais, en même temps, je ne suis pas sûre qu’on peut voir une évolution.Je ne suis pas certaine que Le Sacre du printemps soit une œuvre meilleure que Les Trous du ciel.Je suis incapable de porter un jugement de cette nature sur mes pièces.Chacune d'elles appartient à un monde, et chacune a sa structure, son intelligence, son mystère, son langage, son orientation dans le monde.Par contre, je me rends compte que je n’aurais pas pu faire Le Sacre du printemps avant Les Trous du ciel.Ça, c’est évident.» Installées sur scène avec une distribution presque entièrement nouvelle, Les Trous du ciel comme Le Sacre du printemps deviennent ainsi un nouveau défi pour les interprètes de la compagnie Marie Chouinard; d’autant plus qu’ils doivent changer d’univers, voire de peau, à chaque représentation.Marie Chouinard où on a tendance à privilégier la création (légèrement au profit de la conservation d’un répertoire), l’initiative de Marie Chouinard et de sa compagnie arrive un peu comme un vent de renouveau dans le milieu de la danse contemporaine montréalaise.D’ailleurs, la chorégraphe ne s’arrêtera pas là, puisqu’elle compte re- ROGER DUFRESNE prendre l’ensemble de ses célèbres solos — dont Cristallisation et S.T.A.B.— en 1999, avec comme interprète Dominique Porte, Heather Mah et Estelle Clareton.«Il faut se rendre compte qu’en danse, si une œuvre n’est plus jouée, elle n’existe plus.Je ne peux pas croire, ni même accepter ça.Si mes pièces m*?' JOURNÉE BIEN-ÊTRE ET BEAUTÉ A Massage et soins corporels (514) 845 8455 AyuAciTÉ Tirage le 31 janvier PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE présente en collaboration avec GRAVENOR BECK I.K I) K V 0 I It , I.E S S A M K 1)1 3 I .1 A N V I K It E T 1) I M A X (' Il E I F K V It I E It I il il S B 3 Muséâtrie JJ étais muséâtre avant que cela devienne du dernier chic, avant que le jet set éduqué délaisse les châteaux de la Loire ou les excursions archéologiques dans l’arrière-pays égyptien pour être vu sur les lieux et à l’heure même de l’ouverture des nouveaux établissements dont chacun cherche à anéantir la réputation architecturale du précédent.San Francisco, Chicago, Tokyo, Bilbao, Los Angeles se sont livrées depuis trois ans une lutte gigantesque que je n’avais certes pas les moyens de suivre de visu, mais dès qu’une conférence ou une réunion m’amène à l’étranger, je repère les musées et en fais mes délices.L‘s plus nouveaux ne sont pas les plus impressionnants, sauf si on ne s’intéresse qu’au design, a l’enveloppe, manie qui devient inquiétante.Un musée est bien construit si on s’y sent heureux en compagnie des oeuvres, et cette chimie des lieux est aussi mystérieuse que l’acoustique d’une salle de concert.J’ai un meilleur souvenir d’une promenade solitaire, il y a vingt ans, dans les salles défraîchies et trop humides du pauvre musée d'Alger que de ma découverte du nouveau musée d'art contemporain de San Francisco où les jeux de rampe veulent faire concurrence aux œuvres.Et peu me chaut qu’une salle de Frankfort me rappelle une salle de Montréal qui me rappelle une salle de Paris, pourvu que l’art s’y déploie à l’aise.Un musée est surtout ce que sa direction en fait, ce qu’elle propose.Il fut un temps où on ne portait guère attention aux directeurs, perçus comme de simples gardiens du patrimoine, personnages plutôt contemplatifs régnant sur des établissements discrets.Mais le milieu muséal a fait sa révolution comme pas un depuis une vingtaine d’années: il s’est aéré, professionnalisé, a été pris d’assaut par une horde de jeunes muséologues formés dans de nouveaux programmes universitaires, s’est donné des associa- Li se H i s s o ii net l e ?dons internationales, des réseaux d’échanges, des publications de tous ordres.Le Québec a été partie prenante de cette frénésie; il a vu naître des dizaines de petits établissements à vocation particulière: un Musée de la civilisation qui prospère à Québec, le Centre canadien d'architecture et le Musée de Pointe-à-Calüère à Montréal, tandis que le Musée d’art contemporain déménageait en grande au centre-ville, que le Musée du Québec, le Musée McCord et le Musée des beaux-arts de Montréal s’agrandissaient en beauté.Seul le gouvernement du Québec traîne en route et a continué, avec une langueur identique sous tous les régimes, d’ânonner d’année en année que sa politique muséale s’en vient et de ne pas la laisser arriver.Ces jours-ci sont particulièrement agités, car la course au leadership du navire-amiral qu'est le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) est ouverte.Son directeur, Pierre Théberge, vient d’accepter la succession de Shirley Thompson à Ottawa, à la tête du Musée des beaux-arts du Canada, qui a pour sa part de la difficulté à prospérer dans la capitale peu peuplée d’un pays à la population fort disséminée.Les rumeurs vont et viennent, elles se cristallisent peu, et pourtant nous voilà à deux jours de la clôture officielle des candidatures.Montréal expérimente, après Vancouver et Toronto et tant d’autres grandes villes nord-américaines, le débat de plus en plus houleux sur les attentes à l’égard de ces chefs d’établissement, dont la nomination provoque dans les cités quasiment autant de transes que celles des chefs d’orchestre, depuis longtemps vedettes mythiques.Qui osera?Cet emploi est devenu l’un des plus piégés de la planète culturelle, et les attentes sont démesurées, quand ce n’est pas contradictoires.Pour diriger un musée comme le MBAM aujourd’hui, il faut être à la fois expert en art, pédagogue, communicateur, gestionnaire, entre- preneur, politicien, homme ou femme du monde national et international, et j’en passe.La connaissance approfondie de l’art, bien qu’elle soit souvent dévaluée par les chercheurs de têtes plus intéressés par la performance publique des candidats, est évidemment indispensable à qui veut respecter la mission première d’un tel musée, qui est la conservation et la mise en valeur de ses collections.Plusieurs établissements, dont certes le MBAM, ont eu tendance à négliger ce travail de recherche historique et esthétique au profit des expositions temporaires, grands coups qui vont et viennent sans trop laisser de traces mais qui rehaussent le profil mondain d’un musée, désormais si valorisé.Mais tout comme le plus grand des professeurs-chercheurs ne fait pas nécessairement le meilleur recteur, le bon conservateur de musée n’est pas automatiquement bon directeur, car les tâches connexes tendent aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, à devenir cruciales pour la survie des établissements.11 faut être pédagogue pour réconforter et instruire un public souvent frileux, intimidé par les propositions muséales, car l’école lui a rarement donné les références nécessaires pour les comprendre, qu’il s’agisse d’art traditionnel africain, d’art européen du dix-neuvième siècle ou d’art contemporain, toutes choses que présente notamment le MBAM.Il faut être communicateur pour faire soi-même la mise en marché de son musée dans la jungle des propositions de loisir culturel, et surtout parce que le test du tourniquet est au musée ce que les cotes d’écoute sont aux télévisions, une mesure du succès qui a peu à voir avec l’intelligence et tout à voir avec les commanditaires qui font et défont les fins de mois des établissements, les subventions gouvernementales ne suffisant pas.Par conséquent, il faut être gestionnaire de pointe, c’est-à-dire non seulement être garant d’une comptabilité serrée mais aussi planificateur, prévisionniste et entrepreneur pour lancer un projet derrière l’autre et en trouver le financement public et privé.D’où le fait que les qualités politiciennes deviennent indispensables, particulièrement au MBAM, musée semi-public oii une partie du conseil d’administration est nommé par les membres du musée — les plus actifs viennent surtout des milieux d’affaires qui le soutiennent — et en partie par le gouvernement du Québec qui y expédie des sympathisants (vous n’avez pas besoin de dessin pour comprendre que le conseil du MBAM traverse actuellement, sous un gouvernement péquiste, une période de cohabitation politique à la française).Quant au talent pour les mondanités et les bonnes relations extérieures, il peut paraître futile mais il est absolument indispensable au développement d’un mécénat éclairé, dont les liens avec le musée doivent être solides, durables, quasiment affectifs.Tout cela, qui donne le tournis, on le trouve plus ou moins formulé dans l’appel de candidatures qu’a fait paraître une firme de chasseurs de têtes au nom du MBAM.Mais il y manque l’essentiel, qu’il serait révolutionnaire de trouver dans une annonce de ce genre.Pour bien diriger un musée, il faut avoir dans ses gènes l’amour de l’art, le professer et en vivre.C’est ainsi que les collections cessent d’être un poids pour devenir un patrimoine dont on se sent paternellement fiduciaire.C’est ainsi qu’on éprouve du plaisir et de l’enthousiasme à soutenir les artistes de son milieu, si négligés hélas par le MBAM: qui fera revivre l'époque étourdissante où le Musée accueillait les prpposi-tions des jeunes artistes québécois à la Galerie de l'Etable et celles des plus mûrs à la Galerie XII?C’est ainsi également qu’on pourra dynamiser les équipes de conservateurs qui ne sont pas seulement des metteurs en scène mais qui devraient écrire, se manifester, faire redécouvrir activement les collections, toutes les collections, en sus de les protéger.I^e MBAM est un joyau qui a appris à briller sur la scène internationale mais qui est loin d’avoir exploité toutes ses ressources intérieures.Il lui faut un être avec la flamme pour y voir.LES FRONTIÈRES DE NOS RÊVES NE SONT PLUS LES MÊMES Installation du Théâtre des Moutons noirs Au Musée du Québec Jusqu’au 10 mai UNIVERS URBAINS La représentation de la ville dans l’art québécois du XX' siècle Au Musée du Québec Jusqu’au 10 mai RÉMY CHAREST CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC On n’aura pas attendu le cinquantième anniversaire du Refus global pour se pencher sur le passé du Québec, pour débattre de son caractère rétrograde ou moderne, conservateur ou libéral, culturellement désertique ou foisonnant, refermé sur lui-même ou ouvert sur le monde.Mais là où les débats se situent plus souvent du côté sociopolitique, le jubilé du coup de gueule de Borduas et cie, auquel le Musée du Québec a donné en quelque sorte le coup d’envoi cette semaine, devrait permettre de se tourner un peu plus vers le champ artistique et culturel, autant pour réviser les idées reçues que pour les ressasser.L’exposition proposée par ce musée, qui prend, ces jours-ci, l’allure de carrés gris sur le canevas blanc des Plaines, a le mérite de se concentrer avant tout sur le présent.Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes, réalisation d’une des troupes de théâtre les plus audacieuses de Québec, Les Moutons noirs, tente de voir où nous en sommes, cinquante ans plus tard, plutôt que d’évoquer le contexte d’antan.Que reste-t-il du rêve d’alors?Qu’a-t-on gagné ou perdu?Le constat est pour le moins partagé, dans ce produit muséal hors du commun, rafraîchissant par son originalité tout en étant empreint d’une belle rigueur.Scénographie L’installation des Moutons noirs — nom bien choisi pour se coltailler avec le Refus global — se divise en À Q U É B e: c Nouveaux regards sur le trois sections scénographiques et vidéographiques, reliées par deux couloirs blancs où le visiteur se voit, de dos puis de face, par l’œil d’une caméra de surveillance.La première section a une allure vaguement David Lynch.Bordée de riches rideaux rouges, meublée d’un beau tapis et d’un sofa élégant, le tout encadrant une saynète de party projetée sur une télé, on y voit de jeunes bebg ridiculiser l’art contemporain tout en s'enflammant à propos d’espadrilles high-tech ou parler économie avec dépit.La deuxième pièce, plus dépouillée avec ses murs blancs, son tapis industriel et ses vieux meubles, montre sur une vieille télé le portrait d’un jeune universitaire qui se veut contestataire, mais qui flotte en fait dans des schémas convenus.Lien entre les deux salles, l’universitaire est au téléphone avec une jolie fille du party chic, leur conversation se croisant d’une séquence vidéo à l’autre, sur un ton plutôt pessimiste: ces deux amants, rejetant chacun l’univers de l’autre, renoncent à des projets communs avant (c’est peut-être l’espoir) de se rejoindre en rêve, se côtoyant dans le sommeil.Aucun des deux mondes ne l’emporte sur l’autre, chacun portant ses faiblesses et ses limites, comme une illustration de notre perte d’absolu.La neige vidéo qui conclut ces deux bandes interreliées devient ensuite le cœur de la troisième section, un espace où l’on circule sur un plancher de miroirs qui nous renvoie notre image, dans ce qui constitue une absence de codes, un genre d’espace vierge, porteur de possibles.Dans cet espace potentiel, comme de-vant le spectacle des personnages mis en scène ou sous l’œil des caméras de surveillance, le visiteur est renvoyé à lui-même, poussé, s’il le veut bien, à se mettre en rapport avec une citation du Refus global appelant l’homme à «réaliser dans l'ordre imprévu, nécessaire de la spontanéité, dans l’anarchie resplendissante, la plénitude de ses dons individuels».Cette citation est comme un vœu, pour les concepteurs de l’installation, forcés d’en arriver à un constat d’échec face au projet du Refits global, mais croyant tout autant à la vertu de ses envies libératrices.Quitte à bousiller ses choix, on est toujours mieux avec des options plus nombreuses qu’avec un cadre rigide, semblent tassa JACQUES GRENIER LE DEVOIR Une des œuvres «portuaires» d’Adrien Hébert a mM dire les concepteurs: la neige, même vidéo, vaut mieux qu’un espace prédéfini.Plus de ville qu’on pense A quelques pas de ces Frontières de nos rêves., l’exposition Univers urbains vient également remettre en question l’affirmation du Refits global voulant que la tuque et le goupillon régnaient en maîtres absolus sur le Québec des années 40.On voyait l’art québécois comme n’étant à peu près fait que de paysages ruraux et bucoliques, avant le grand coup de modernité de l’après-Reftts global?L’historienne de l’art Esther Tré-panier, conceptrice de l’exposition, se faisait un plaisir d’apporter Sfr * ¦*! c^dm Conservatoire d’art dramatique de Montréal Studio-théâtre Jean-Valcourt Le Conservatoire d’art dramatique de Montreal présente (i m ointe de Luigi Pirandello mise en scène de Benoît Dagenais du 30 janvier au 7 février 1998 à 20 h (relâche le dimanche 1“ février) Réservations : (514) 873-4283 100, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars ou Place-d'Armes) Entrée : 6.00 $ (don versé au fonds de secours des élèves) Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Québec gs passé «un léger démenti» à cette vision des choses.Si, dans les années 60, 70, 80 et 90, la présence d’une réalité urbaine semble aller de soi dans l’art québécois, Esther Trépanier réussit à montrer que les pavés, chemins de fer, gratte-ciels et équipements industriels avaient déjà pris leur place dans l’espace plastique de la province, au cours des décennies précédentes.Outil d’impact pour cette démonstration, la présentation de paysages tout à fait urbains proposés par des peintres identifiés avant tout aux espaces ruraux: Marc-Aurèle Fortin avec une Voie ferrée à Hochelaga ou une estampe du port de Montréal, Jean-Paul Lemieux avec des arrière-cours de logements ouvriers à Magog en 1936, ou Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté avec ses Fumées du port de Montréal peintes en 1914.Serait-il possible que nous ayons vu la domination des images campagnardes parce que nous y croyions a priori, plutôt que d’y croire parce que nous l’avons vue?En faisant se côtoyer, voire s’entrechoquer des représentations urbaines ou industrielles distantes de plusieurs décennies, l’exposition Univers urbains vient montrer que, si elle n’était pas portée à l’avant-scène dans le discours des années 40 et 50, la réalité urbaine était bel et bien présente dans l’art de l’époque, depuis quelque temps déjà.Un constat qui met quelques bémols sur le caractère révolutionnaire du Refus global: plutôt que de lancer un renouveau culturel, Borduas et compagnie l’auraient-ils simplement fait éclater au grand jour?Une question qui reviendra sûrement fréquemment tout au long de l’année.AjLigwoR -irÏBÜFÂiîiôûo de MU fWBuU**" .LOUISE UMMEBSE •¦SSwJgijSS JFSSSSwî - “EtfSSSïï i Concepleuii ^ Une production du LaSÜlamrfactuife olide et généreuse.Montréal I est parfaitement ému.I iane, CBF I la différence.iz vous, SRC >.,'1 iaucoohe N' 4559, Papineau Montreal DERNIÈRE SEMAINE Du 13 Janvier au 7 février 1998 L'Impériale du mardi au samedi à u samedi a 20h / le dimanche a 15h RÉSERVATIONS MtTI (514) 523-2246 NM I AN NI IN Goulash -, goulasch ou goulache ?Vous pouvez épeler le nom de ce ragoût ci votre goût.Vous voilà prêts à défier les 181 prétendants au titre de champion de la langue française.Nous avons déjà présenté la finale de cette célèbre dictée le 10 janvier.Nous la rediffusons pour nos téléspectateurs sinistrés qui n'étaient pas au courant.LES DIC0S D'OR Ce soir J (J H 30 1V5 WmP** I.v.I) K V OIK.I.V.S S A M K I) I Al .1 A X V I K lî V.T I) I M A X < Il K I " F K V II I E It I !l !» K ¦ ¦ •U ISAM ¦/* happy togettier \?OURS DARGENT ^AtAMllWJJJAlllWAVAWAlÀlWAAWJÀWAWAWÀllWAliJÀLiJ Matt Damon Robin Williams le Destin de Will Hunting ( \.t.Je t|(X)D WILL Hl/NTINlj ) ^ iiramax un film Je Gus Van Sant «S" CT ï£s- Paulo Branco présente JEAN-PIERRE LÉAUD ANTOINE CHAPPEY TONIE MARSHALL ORNELLA MUTI POUR RIRE LA REVANCHE DES MARIS Une comédie de LUCAS BELVAUX CINÉPLEX ODÉON COMPLEXE DESJARDINS * © tu»™.P R I M A F I L M Tous les jours: 2:10 ¦ 4:30 - 7:00 - 9:20 K.FILNS AMÉRIQUE CINEPLEX ODEON L’AFFICHE! COMPLEXE DESJARDINS * ® film de Agn&s Obadia Tous les je 2:00 - 3:45 - 5:35 CINÉMA LIBRE présente APRES UNE TOURNÉE EXCEPTIONNELLE DE FESTIVALS DE PAR LE MONDE G fictions plus ou moins brèves autour de.«L'EXEMPLE IVIÊIVIE DU FILM QUI SE RECOMMANDE EN SECRET.» - PREMIÈRE « IL FAUT AVOIR VU CE FILM SI ON S'INTÉRESSE AU SORT DES HOMMES, DE LA TERRE ET DES IDÉES» -LE FIGARO LANDING: le film pour Loïc (ang.) de 2oe E.Welch précédé de BAISER D'ENFANT (v.f.,st-a) et de DANS LE PARC AVEC TOI (v.f., st-a) de Julie Hivon (v.f., st-a.) de Serge Cardinal précédé de POUR UNE NUIT (v.f.) de Diane Gagnon etde COMBIEN JET'AIME (v.f.) de Bénédicte Ronfard du mercredi 28 JANVIER au dimanche 1er FÉVRIER au cinéma OWF, 1564 St-Denis, 496-6895 La comédie qui dévoil HORAIRE DES CINÉMAS - INFORMATION: 849-FILM «Un film cru et poétique sensible et sans fard, majestueux et hargneux.- Juliette Ruer.VOIR «Superbe poème visuef et sonore.» ¦ Philippe Gajan, ICI jf MISE EN SCÈNE | % 1997 Cannes II Du réalisateur de Chunking express Wong Kar-Wai Leslie Cheung / Tony Leung ¦SASKA FILM Homayon Ershadi interprète M.Badi dans Le Goût de Lancinante LE GOÛT DE LA CERISE Réalisation et scénario: Abbas Kiarostami.Avec Hamayoun Ershadi, Abdolhossein Ba-gheri et Afsin Bakhhari.Image: Himayon Pay-rar.Iran, 99 minutes.Au Quartier Latin (avec s.t.français) ODILE TREMBLAY LE DEVOIR En lui octroyant au dernier Festival de Cannes la prestigieuse Palme d'or (ex æquo avec L’Anguille d’Imamura), le jury faisait avec U Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami un choix de cinéphile.Il est évident que son film lent, difficile, fascinant et quasi hypnotique ne peut rallier qu’un public très averti,et n’atteindra en rien les goûts du grand public.A bon entendeur.Cela dit, ce grand cinéaste iranien, pour qui l’approche quasi documentaliste de la fiction se mêle toujours d’une étrange poésie, livre avec Le Goût de la cerise une œuvre métaphorique lancinante comme une douleur sourde.Car c’est bien de douleur qu’il s’agit: celle aux origines toujours nébuleuses d’un homme dont on ne saura rien, sinon qu’il est déterminé à se suicider dans la nuit et qu’il cherche une main pour jeter des poignées de terre sur son corps.Le film se résume essentiellement à ce road movie par lequel l’homme au volant de sa voiture prend à bord des passagers à qui il propose de l’argent en échange desdites poignées de terre sur son cadavre.Un visage souvent en gros plan, des yeux surtout, tragiques et déterminés, ceux de cet homme dans la force de l’âge, de belle apparence, qui veut mourir.Une grande partie du film repose donc sur les épaules d’Homayoun Ershadi, acteur capable de dégager un charisme sans bavardage, une obsession en marche, et cette douleur.Sans avoir l’air d’y toucher, Kiarostami ouvre des portes sur des réalités de l’Iran contemporain: la grappe d’ouvriers en quête de travail qui assaillent les automobilistes aux feux rouges, la guerre en Afghanistan ayant jeté des milliers de réfugiés en Iran, la maigre solde des jeunes gens qui font leur service militaire, les préceptes rigides du Coran, et ce SOURCE MONGREL MEDIA la cerise.métaphore sentiment d’aller nulle part sinon au désastre qui compose l’essentielle allégorie du film, le destin suicidaire collectif répondant de toute évidence au désespoir inexpliqué de cet homme en mal de sépulture.Dans ce film pour ainsi dire sans femmes (si ce n’est une jeune fille entraperçue qui demande au personnage de prendre sa photo), chaque rencontre vient personnifier soit un âge, soit une dimension: du militaire désarçonné par la proposition de cet homme, qui traduit l’impulsivité et l’inexpérience de la jeunesse, en passant par ce séminariste qui argumente, évoque les préceptes du Coran interdisant le suicide (personnifiant la religion) jusqu’au vieil homme pétri d’expérience, qui incarne ici la sagesse de l’âge mûr.Le Goût de la cerise est un plaidoyer [jour la vie auquel s’oppose la pulsion souterraine de l’instinct de mort.On peut en faire une lecture psychanalytique, y voir aussi une allégorie politique.(Sans doute pour cette raison est-il interdit de projection en Iran.) Le film est une névralgie en marche, à laquelle participent des paysages arides sillonnés par cette automobile vue du dehors, vue du dedans, montée à l’assaut du destin noir de son occupant.Il est à la fois lissé de non-dits et d'un thème martelé qui peut sembler peuplé de redites mais qui enfonce son clou comme une sorte de mantra sur un climat lourd.Habité, malheureux, Le Goût de la Cerise est une œuvre difficile qui chemine dans l’esprit du spectateur, prend possession de lui, le hante ou le désarçonne.Le cinéaste iranien (également producteur) en a fait le montage, dans lequel il y a trou.La rencontre avec le taxidermiste philosophe apparaît livrée sans mise en situation, ce dernier ayant surgi on ne sait comment dans la voiture.Seule erreur structurelle du film.Kiarostami a laissé sa fin ouverte, une lin qui peut dérouter d’ailleurs, au demeurant très caractéristique du septième art iranien.Cette cinématographie a l’habitude de montrer le deus ex machina, le making r#entremêlé au film, procédé que Kiarostami avait d’ailleurs développé dans Au travers des oliviers.Cette fin ouverte laisse le spectateur libre d’imaginer le dénouement qui lui pjaira, le renvoie à lui-même: à la vie, à la mort.A lui de choisir.Le fantôme de la famille Palme d'Or Festival de Cannes, 1997 « Le meilleur film de 1997 » Richard Corliss, TIME Magazine te8Dût !¦; v o i is .i.!•: s s a m k d i a i .i a \ v i !•: w k t d i m a x i 11 k i ’ " k e v h i e h i !> a s AGENDA CULTUREL CINÉMA ANGRIGNON: 7077.boul.Newman, Lasalle (366-2463) — Deep Rising 13h10,15h40,19h20,21h50, lun.mer jeu.19h20, 21 h50 — Ma vie en rose I2h15.14h20, 16h25,19h15, 21 h20, lun.mer.jeu.19h15, 211)20 — Émergence des profondeurs 131)30, 16h10.19h30, 22li, lun.mer.jeu.19h30, 22h — Alerte météo 12h40, 14h50.17h10, 19h25.21 h45, lun.mer.jeu.19h25, 211)45 — Fallen 13h, 151)45, 191)10, 211)40, lun.mer jeu.191)10.211)40 — Phantoms 12h10, 161)40, 211)35, lun.mer.jeu.211)35 — Tomorrow Never Dies 14h15, 191), lun.mer.jeu.19h — Titanic 121)30, 161)30, 20h30, lun.mer.jeu.201)30 — Flubber ven.sam.dim.mar.12h, 141)10 — Plaxmol ven.sam.dim.mar.121)20, 141)30 — Titanic v.f.121)05.16h, 16h45, 201), 20h45.lun.mer.jeu.20h, 201)45 ATWATER: Place Alexis-Nihon (935-4246) — Spice World 131)15, 151)20, 17h25, 191)30, 211)35 — Eve's Bayou 131)30, 161)30, 191), 211)25 — Half Baked 16h, 211)30 — The Boxer 131)30,18h45, lun.mer.jeu.13h30 BERRI: 1280.rue St-Denis (288-2115) — El tombent les lilies 131)30, 161), 19h, 211)35 — Le chacal 13h40, 1()h30,19h05, 21 h40 — Alien: la résurrection 131)45, 1Çh15, 191)15, 21h45 — L’avocal du Diable 13h50, 181)30, 21h20 — Bean: Le film catastrophe 13h55, 1 iih55 — Sept ans au Tibet 18h40 — Les patrouilleurs dé l'espace 211)30 BQUCHERVILLE: 20, boul.de Mortagne (449-6404) — Oernier recours ven, sam.dim.mar.mer.13h10,151)15, lîh20, 19h20, 21 h25, lun.jeu.191)20, 211)25 — Les boys ven.sam.dim.mar.mer.13h, 15h10, 17h15.I9h25, 211)35, lun.jeu.191)25, 211)35 — La chute de l'pnge ven.sam.dim, mar.mer.13h40, 16h15, 19h, 21h20, lun.jeu.19h, 21 h20 — Harry dans tous ses états ven.sam.dim.mar.mer.151)45, 21 hlO, lun.jeu.211)10 — Les boys ven.sam dim.mar.mer.13h30, 19h.lun.jeu.191) — Spice World v.l.ven.sarn.dim.mar.mer.13h15, 151)05.17h30,191)30, 21 h15.lun, jeu.19h30, 211)15 — Le destin de Will Hunting ven.sam dim.mar.mer.13h20, 151)50, 19h05, 211)30, lun.jeu.19h05, 211)30 — Des hommes d'influence ven.sam.dim.mar.mer.131)35.151)35, 17h35, 19h35, 21h40, lun.jeu.19h35, 211)40 — Amislad v.l.19h50 — Anastasia v.l.ven.sam.dim.mar.mer.13h25,15h20,17h25 Le boxeur 19h15, 211)50 — Maman, je m'occupe des méchants ven.sam.dim.mar.mer.131)05,15h05, 17h10 — Ma vie en rose ven.sam.dim.mar.mer.131)45, 151)40,171)40, 191)40, 211)45, lun.jeu.19h40, 211)45 BROSSARD: 2150, Lapinière.Mail Champlain (465-5906) — La chule de l'ange sam.dim.mar 131)30,16h10, 18h50, 211)30, ven.lun.mer.jeu.18h50, 211)30 — Spice World sam.dim.mar.131)15,15h10, 17h15,191)35, 211)35, ven.lun.mer.jeu.191)35, 211)35 — Good Will • Hunling sam.dim.mar.131)30,16h15.19h, 211)40, ven.lun.mer.jeu.191).211)40 — As Good As II Gels 18h45, 211)30 — Anastasia v.l.sam.dim.mar.13li45.151)45 — Wag the Dog sam.dim.mar.16h, 19h, 21 h10, ven.lun.mer.jeu.191), 21 h10 — The Boxer sam.dim.mar.131)40 — Great Expectation sam.dim.mar.131)50, 161)20, 191), 211)30, ven.lun.mer.jeu.19h, 211)30 — Desperate Measure sam, dim.mar.13h, 15h10,17h20, 191)30,211)40, ven.lun.mer.jeu.19h30.21 h40 CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour (688-3684) — Des hommes d'inlluence sam.dim mar.mer.13h, 151)20, 17h20, 19h20, 21h40, ven.lun.jeu.19h20, 21 h40 — Good Will Hunling sam.dim.mar.mer.13h40.16h20, 19h 10, 21 h40, ven.lun.jeu.19h10, 21 h40 — Les boys sam.dim.mar.mer.12h50,15h10, 171)20,191)30, 221), ven.lun.jeu.191)30, 221) — Spice World v.l.sam.dim.mar.mer.131)10,151)20.17h10, 19h25, 211)35, ven.lun.jeu.191)25, 21 h35 — Great Expectation sam.dim.mar.mer.131)45, 161)20, 191)15, i 211)45, ven lun.jeu 19h15, 211)45 — Dernier recours sam.dim.mar.mer.121)50, 151)05, 17h 15, 191)30, 211)50, ven.lun.jeu.191)30, 211)50 CAVENDISH: 5800, boul.Cavendish (485-7111 ) — The Full Monty sam.dim.mar.mer.131)35,16h15, 191), 211)15, ven.lun.jeu.191), 21 h15 -— As Good As II Gels sam.dim.mar.mer.121)45.151)40, 181)45, 211)45, ven.lun.jeu.181)45, 211)45 — Tilanic sam.dim.mar.mer.13h, 17h, 21 h, ven.lun.jeu.21 h — Tomorrow Never Dies sam.dim.mar.mer.13h10,15li50.181)50,211)20, ven.lun.jeu.181)50, 211)20 — Kundun sam.dim.mar.mer 12h45, 151)40, 181)40, 211)30, ven.lun.jeu.181)40, 211)30 — Great Expectation sam.dim.mar.mer.131)20, 161)15, 191)10, 211)45, ven.lun.jeu.191)10, 211)45 — Good Will Hunling sam, dim.mar.mer.12h50,151)45, 181)50, 21h40.ven.lun.jeu.181)50, 21h40 — Deep Rising sam.dim.mar.mer.131)25.161), 191)15, 211)40, ven.lun.jeu.191)15,211)40 CENTRE EATON: 705, rue Sle-Catherine Ouesl (985-5730) — Deep Rising 121)05, 141)25, 161)50, 191)10, 211)40, ven.sam.24h10 — Tilanic 12h, 16h, 20h, ven.sam.241) — Fallen 121)50, 151)40, 181)40, 211)20, ven.sam.241)15 — Hanging Garden 12h10, 141)30,161)40, 18h50, 211)10, ven.sam.231)45 — Hard Rain 121)45.141)55, 171)10.191)25, 21 h50.ven.sam.23h55.jeu.121145, 14h55, 21 h50 — Tomorrow Never Dies 131).16h10,19h, 21h30.ven.sam.24h05 CENTRE LAVAL: 1600.boul.Le Corbusier (688-7776) — Tilanic 121)15,16h15, 201)15 — Tilanic v.l.121), 121)15, 121)45,16h, 16h30.16h45.201), 201)30, 20h45 — Tomorrow Never Dies 131)20,15h50, 191), 21 h30 — Ma vie en rose 12h55,14h55,16h55.19h20.211)35 — Fallen 12h50, 15h30, 18h50, 21h20 - Deep Rising 13h, 151)25, 19h05, 21 h25 — Emergence des prolondeurs 131)15, 15h40.19h15.21h40 — Alerte méléo 12h45.141)45, 16h50, 191)10, 21h15 — Phantoms 131)10, 15h15 — Hard Rain 18h55,21h CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001, rue Université (849-3456) — Amislad sam.dim.mar.mer.13h45, 17h10, 201)20, ven.lun.jeu.17h10, 20h20 — Hall Baked sam.dim.mar.mer.14h, 19h, ven.lun.jeu.191) — Scream 2 16h.21 h — Les boys sam.dim.mar.mer.14h05, 16h20, 18h55, 21h20, ven.lun.jeu.16h20, 18h55, 21 h20 — Kiss or Kill sam dim.mar.mer.13h30, 151)30, 17h30, 19h30, 21h30.ven.lun.jeu.15ll30.17h30,191)30,211)30 — Les palmes de M.Schulz sam.dim, mar.mer.13h35, 16h10, 19h15, 21h35, ven.lun.jeu.161)10, 19h15, 211)35 — The Boxer sam.dim.mar.mer.13h35, 16h10,19IH5,21h35, ven.lun.jeu.161)10, T9h 15, 21 h35 — As Good As It Gels sam.dim.mar.mer.14h10, 17h05, 19h45, ven.lun.jeu.17h05, 19h45 Soleil sam.dim.mar.mer.13h55, 16h25, 19h05, 211)15, ven.lun* jeu.161)25,19h05,21 hi 5 — Happy Together sam.dim.mar.mer.13h40, 151)40, 17h40, 19h40, 21 h40.ven.lun.jeu.15h40, 17h40, 19h40, 211)40 COMPLEXE DESJARDINS: 1, Place Desjardins (288-3141) — Pour rire 141)10, 161)30.19h, 211)20 — Ma-rius el Jeanette 14h15, 16h40, 19h05.21 h25 — Romaine 14h, 15h45,17h35,19h30,21h30 — Pori Djema 14h05,161)25, 19h10,211130 CÔTE DES NEIGES: 6700, Côte-des-Neiges (849-3456) — Desperate Measure sam.dim.mar.mer.13h, 15h30.19h05, 21h20, von.lun.jeu.191)05, 21h20 - Wag the Dog sam, dim.mar, mer.121)45,15h, 17h10, 19h20, 211)30, ven lun.jeu.19h20,21h30— Eve's Bayou sam.dim.mar.mer.13h15, 151)45, 19h10, 21h30, ven.lun.jeu.191)10, 21 h30 — Fallen sam.dim.mar.mer.131)30, 16h20, 191), ven.lun.jeu.19h — The Boxer 21 h40 — Spice World sam.dim.mar.mer.13h05,15h15.17h20.19h25.211)35, ven.lun.jeu.191)25, 211)35 — Tilanic sam.dim.mar.mer.12h30,16h15, 20h, ven.lun.jeu.20h - Hall Baked sam dim.mar.mer.12h40, 171), 21 h 15, ven.lun.jeu.211)15 — Phantoms sam.dim.mar.mer.14h45,19h, ven.lun.jeu.19h DAUPHIN: 2396, rue Beaubien EsI (721-6060) - Tilanic v.l.20h.sam.dim.131), 16h45, 201)20 — Les boys 19h, 211)20, sam.dim.13h30.16h, 19h, 21h20 D0RVAL: 260, Dorval (631-8586) — Tilanic 121), 16h, 20h, lun.mer, jeu.20h — Great Expectations 13h, 15h30, 19h10.21h40, lun.mer.jeu.19IH0.21h40 — Good Will Hunting 16h15,19h, 21 h30.lun mer.jou 19h, 21 h30 — Half Baked ven.sam.dim mar.131)30 — Spice World 12H30, 141)30, 161)30, 191)20, 21h20, lun.mer.jeu.19h20,211)20 ÉGYPTIEN: 1455, ruo Peel (843-3112) — Good Will Hunling 131)30, 16h.18D40, 211)15 — ThB Full Monty 131)50, 151)40, 17h30, 19h20, 21h20.mer.13h50.15h40, 17h30, 21 h30 — Deconstructing Harry 13h35, 15h30.17h25,19h20.21h20 FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK: 993, boul.Taschereau (672-2375) — Tomorrow Never Dies 13h45, 16h35, 19h20, 22h05, lun.mer.jeu.19h20, 22h05 — Tilanic 12h.161), 20h, lun.mer.jeu.20h — Emergence des prolondeurs 12h50,15h45,18h45,21h30, lun.mer.jeu.18h45, 21 h30 — Alerte méléo 12h45,15h, 17h10.19h30, lun.mer.jeu.19h30, 21 h40 — Tilanic v.l.121)30, 13h, 16h30, 17h, 20h30, 21h, lun.mer.jeu.201)30, 21 h — Ma vie en rose 12h10.14h30, 161)45, 19h, lun.mer.jeu.19h, 21 hi 0 — Deep Rising 13h15, 16h15,19h15.22h, lun.mer.jeu.19h15, 22h FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Wag the Dog 12h50,15h.17h, 19h40, 21h50 — Hard Rain 12h15, 14h45, 16h45,19h20, 21h30 — Mousehunl 12h10, 14h05 — Tomorrow Never Dies 16h15, 19h30, 22h — Tilanic 12h, 16h, 16h30, 20h, 20h30 — Mr.Magoo 12h30, 14h30 — Fallen 12h40, 15h45,19h10, 21h40 — Deep Rising 131), 15h30,19h, 21 h20 FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616.rue Ste-Catherine Ouesl (932-2230) — Great Expectation 13h15, 15h45.19h.21 h25 — Wag the Dog 13h, 15h10,17h15,19h25, 21 h35 — As Good As It Gels 13h10.16h.18h50, 21 h40, mer.13h10, 16h, 21h40 — Jackie Brown 13h30.16h45, 20h30 GALERIES UVAL: 1545, boul.Le Corbusier (849-3456) — Amislad v.l.20h — Maman, je m'occupe des méchants sam.dim.mar.mer.13h10,15h15,17h25 — As Good As II Gets sam.dim.mar.mer.13h10,16h, 191), 21h45.ven.lun jeu.19h.21 h45 — Desperate Measure sam.dim.rnar.mer.13h05, 15h 10, 17h20, 191)30, 21 h40.ven.lun.jeu.19h30,21 h40 — La chute de l'ange sam.dim.mar.mer.13h25,161)10,19h, 21 h30, ven.lun.jeu.19h, 21 h30 — Le destin de Will Hunting sam.dim.mar.mer.13h15, 15h50, 19h10, 21 h45.ven.lun.jeu.19h10, 21h45 — Le boxeur sam.dim.mar.mer.13h40,19h05, ven.lun.jeu.191)05 — The Boxer sam.dim.mar.mer.16h05, 211)20, ven.lun.jeu.21 h20 — Anastasia v.f.sam.dim.mar.mer.13h20, 15t>20, 17h20 — Wag the Dog 19h20, 21h25 — Spice World sam.dim.mar.mer.131), 15h05,17h10,19h15,21 h25, ven.lun.jeu.19h15, 21 h25 LANGELIER: 7305, rue Langelier (255-5482) — Ne réveillez pas une souris qui dorl ven.sam.dim.13h05, 15h05,17h05 — Le destin de Will Hunling ven.sam.dim.19h05, 211)30, lun.mar.mer.jeu.19h, 21 h30, ven.sam.231)45 — Des hommes d'inlluence ven.sam.dim.13IH5,15h15,171)15,19h15, 21h15, lun.mar.mer.jeu.19h10, 21li30, ven.sam.23h15 — La chule de l’ange ven.sam.dim.13h10,151)40,19h10, 21h30, lun.mar.mer, jeu.191)10, 211)30, ven.sam.23h50 — Spice World v.l.ven.sam.dim.13h05,15h05,17h05,19h05, 211)05, lun.mar.mer.jeu.19h05.21 h05.ven.sam.23h05 — Les boys ven.sam.dim.13h.15h20, 19h05, 21h25, lun.mar.mer.jeu.19h 15.21h35, ven.sam.23h40 — Dernier recours ven, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21 h05, lun.mar.mer.jeu.191), 21 h05, ven.sam.23h10 LASALLE: 7852, boul.Champlain (365-5659) — Good Will Hunling sam.dim.mar.mer.13h30,16h30, 191), 211)30, ven.lun.jeu.191), 21h30 — Spice World sam.dim.mar.mer.13h, 15h05,171), 19h15, 21 h25, ven.lun.jeu.191)15.21h25 — Desperate Measure sam.dim.mar.mer.12h30,14h45,16h45,19h05, 21h20, ven.lun.jeu.19h05, 21h20 — Wag the Dog sam dim.mar.mer.13h15.19h, ven.lun.jeu.19h — As Good As II Gels sam.dim.mar.mer.15h15,21h, ven.lun.jeu.21 h — La chule de l'ange sam.dim.mar.mer.13h35,161)20.19h10, 21h35, ven.lun.jeu.19h10, 21h35 — Les boys sam.dim.mar.mer.12h 15.14h40.17h 15.191)30, 21 h45, ven.lun.jeu.19h30, 21 h45 — Spice World v.l.sam.dim.mar.mer.13h15, 15h20, 17h15, 19h20, 21h20, ven.lun.jeu.19h20, 21 h20 — Le deslin de Will Hunling sam, dim.mar.mer.13h25,16h, 19h, 21 h30, ven.lun.jeu.19h, 21 h30 — Marius el Jeanette sam.dim.mar.mer.13h10.15h15.17h20, 191)35, 21 h45, ven.lun.jeu.19h35.21h45 — Gréai Expectation sam.dim.mar.mer.13h30,16h15,19h10, 21 h25, ven.lun.jeu.19h10, 21h25 — Dernier recours sam.dim.mar.mer.12h45,15h, 17h, 19h20, 21 h35.ven.lun.jeu.19h20, 21 h35 — Des hommes d’influence 19h15, 21 h25 — Maman, je m'occupe des méchants sam.dim.mar.mer.12h35,14h45,16h45 LOEWS: 954, rue Ste-Catherine Ouesl (861-7437) — Tilanic 12h, 14h30,16h30,17h, 20h30, 21h — Desperate Measures 12h15,15h, 17h10, 19h25, 22h — Phantoms 121)10, 14h30.16h50, 19h15, 21h50 — Kundun 12h20,15h40,19h, 21h40, jeu.12h20,15h40,21h40 L0NGUEUIL: 825, rue St-Laurent Ouest.Centre Commercial (679-7451) — Les boys 19h05.21h35, sam.dim.131)30, 16h, 19h05, 21 h35 — Dernier recours 191)25, 21 h45, sam.dim.13h, 15h15,17h15,19h25, 21h45 — Spice World v.l.19h30, 21h20, sam.dim.13h15, 15li25,17h25,19h30, 21 h20 — Des hommes d'inlluence 19h35,21 h40 — Maman, je m'occupe des méchants sam.dim.13h05,15h20,17h20 — Le destin de Will Hunling 19h, 211)30, sam.dim.13h25,16h15,19h, 21 h30 PALACE: 698, rue Ste-Catherine Ouesl (866-6991) — Kiss lhe Girls 12h40, 15h30,18h30, 21h10, ven.sam.23h50 — The Jackal 12h20, 15h, 19h, 21h40, ven.sam.24h15 — The Assignment 12h50,15h20, 18h40, 21h20, ven.sam.23li40 — Devil's Advocate 12h15, 15h10, 18h20, 21 h30, ven.sam.24h20 — Starship Troopers 13h, 15h50, 19h15, 21 h50, ven.sam.24h25 — Alien Resurrection 12h, 14h20,16h45,191)30, 22h, ven.sam.24h30 PARISIEN: 480, rue Sle-Catherine Ouesl (866-3856) — Le jardin suspendu 12h 15, 14h20, 16h25, 19h 15, 21h20 — Mon oncle Antoine (sous-titres anglais) 131) — Demain ne meurt jamais 15h30,181)45, 211)15, jeu.15h30, 21 h15 — Alerte méléo 13h10,15h10, 17h10, 19h30, 211)40.jeu.131)10, 15h10, 17h10, 21h40 — Tilanic v.f.12h, 12h30, 16h, 16h30, 20h, 20h30 — Ma vie en rose 12h45,14h50,17h, 19h10,21h25 — Émergence des prolondeurs 13h30,16h15,19h20, 21 h45 POINTE-CLAIRE: 6341, Roule Transcanadienne (630-7286) — Desperate Measure ven.sam.dim.mar.13h50,16li20,19h, 21h20, lun.mer, jeu.191).21h20 — As Good As It Gets ven.sam.dim.mar.13h20, 16h.18h50, 211)40, lun.mer.jeu.18h50,211)40 —Good Will Hunling ven.sam.dim.mar.13h30,15h55,18h45, 21 h30, lun.mer.jeu.18h45, 21 h30 — Great Expecla-lion ven.sam.dim.mar.13h45, 16h15, 19h05, 21h35, lun.mer.jeu 19h05, 21 h35 — Splce World ven.sam dim.mar.131)25, 15h20, 17h15, 19h10, 211)25, lun.mer.jeu.19h10, 21 h25 — Half Baked ven.sam.dim.mar.14h, 16h30,19h, lun.mer.jeu.19h — Phantoms 21h15 QUARTIER LATIN: 340, Emery (849-4422) — Harry dans tous ses étals ven.dim.lun.mar.mer.jeu.10h45, 121)50, 15h, 17h15, 19h30, 21h55, sam.15h, 17h15, 191)30, 21h55, ven.sam.24h05 — Les boys ven.sam.dim.lun.mar.19h, 211)30 — Anastasia v.l.ven.dim.lun.mar.mer.jeu.11 h.13h 15.16h, sam.16h — Le deslin de Will Hunting ven.dim.lun.mar.mer.jeu.121)40, 151)40, 18h50, 21 h50, sam.15h40, 18h50, 21 Ii50 —Amislad v.l.ven.dim.lun.mar.mer.jeu.12h, 15h20, 181)40, 22h, sam.15h20, 18h40, 22h — Nettoyage à sec ven.dim, lun.mar.mer.jeu.12h15,14h45, 17h, 19h20, 211150, sam.14h45, 17h, 191)20, 21h50.ven.sam.24h — Des hommes d'inlluence ven dim lun.mar.mer.jeu.12ll05,14h30,16h50, 19h15, 21 h40.sam.24h30,16h50,19h15, 21h40, ven.sam.24h — Le grand jeu 19h25, 21 h45, ven.sam.24h10 — Maman, je m'occupe des méchants 161)20, ven.dim.lun.mar mer.jeu.11h05,13h15,16h20 — Le goût de la cerise ven.dim.lun.mar.mer.jeu.10h50,13h, 15h15.17h30.19h45, 221), sam.15h15, 17h30,19h45, 22h, ven.sam.241)15 — Dernier recours ven.dim.lun.mar.mer.jeu.11h05,131)45, 16h20.19h.21h30, sam.16h20, 19h.21li30, ven.sam.24h — La chule de l'ange ven.dim.lun.mar.mer.jeu.13h30,16h15,19IH0, 22h05, sam.16h15,19h10, 22h05 — Le boxeur ven.dim.lun.mar.mer.jeu.111)10, 13h40, 16h15.19h10, 211)50, sam.16h15, 19h10, 21h50, ven.sam.24h15 — Les boys ven.dim.lun.mar.mer.jeu.111), 131)35.161).18h30, 21 h15, sam.161), 181130, 21 h15, ven.sam.24h15 — Les boys ven.dim.lun.mar.mer.jeu.12h, 14h30,17h, 19h30, 22h, sam.24h30,17h.19h30, 22h — Jackie Brown v.l.ven.dim.lun.mar.mer.jeu.12h, 15h15.181)35, 21 h55, sam.15h15, 18h35, 21 h55 — Des hommes d'inlluence ven.dim.lun.mar.mer.jeu.13h05,151)45 18h15.21h, sam.15h45, 18h15, 21h — Splce World v.l.ven.dim.lun.mar.mer.jeu.10h45, 12h50, 15h, 17h15, 19h30, 21h55, sam.15h, 17h15 19h30,21 h55, ven.sam.24h05 — Happy Together ven.dim.lun.mar.mer.jeu, 12h10, 14h35, 17h, 19h20, 21 h45, sam.14h35, 17h, 19h20, 21h45, ven.sam.23h55 ST-JErOME (CARREFOUR DU NORD): 900, boul.Grignon (436-4525) — Émergence des prolondeurs ven.sam.dim.13h, 15h30,19h, 21h30.lun.mar.mer.jeu.19h, 21 h30 — Tilanic v.l.sam.dim.jeu.15h, 21h, ven.lun.mar.mer.21h — Spice World v.f.ven sam.dim.13h, 14h55,16h50,19h, lun.mar.mer.jeu.19h — Amislad v.l.211)30 — Des hommes d'influence ven.sam dim.13h, 19h, lun.mar.mer.jeu.19h — Dernier recours ven.sam.dim.13h, 15h30,19h.21h30, lun.mar.mer.jeu.19h.21 h30 — La chule de l'ange 19h, 21 h30 — Maman, je m'occupe des méchants ven.sam.dim.13h, 14h55, 16h50 — Les boys ven.sam.dim.13h, 15h30,19h, 21 h30, lun.mar.mer.jeu.191), 21 h30 — Alerte méléo 19h, 21h30 — Anaslasia v.l.ven sam dim.13h, 14h55,16h50 — Le deslin de Will Hunling 19h, 21 h30 — Plaxmol ven.sam.dim.13h, 14h55, 16h50 — Tilanic v.l.ven.sam.13h, 16h35, 20h10, 23h45, dim.13h, 16h35, 20h10, lun.jeu.19h, mar.mer.19h10, 22h35 STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard (979-3866) — Les boys 19h20, 21 h30, sam.dim.13h, 15h05.17h10, 19h20, 21 h30, ven.sam.23h40 — Dernier recours 19h, 21 h05, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21h05, ven.sam.23h10 — Tilanic v.l.19h15, sam dim.15h30,19h15, ven.sam.23h — La chule de l'ange 19h 10, 211)30, sam.dim.13h10.151)40, 19h10, 21 h30, ven.sam.23h50 — Le destin de Will Hunling 19h, 21h30, sam.dim.12h50,19h, 21 h30, ven.sam.23h45 — Ne réveillez pas une souris qui dort 19h05, sam.dim.13h, 15h15, 17h05 — Spice World v.l.19h15, 21h15, sam dim.13h15, 15h15, 17h15.19h15, 21h15, ven.sam.23h15 — Alerte méléo 19h, 21h, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21h, ven.sam.23h — Tilanic v.l.21h, sam.dim.13h, 17h,21h TERREBONNE: 1971, Chemin du Coteau (849-3456) — La chule de l’ange 19h 10.21 h30, sam.dim.13h 10.151)40,19h10, 211)30, ven.sam.23h50 — Les boys 19h15, 211)30.sam.dim.13h, 15h05, 17h10, 19h25, 21 h40, ven.sam.23h50 — Tilanic v.l.19h15, sam.dim.151)30,19h15, ven.sam 23h — Alerte méléo 19h, 21 h, sam.dim.131), 15h, 17h, 19h, 21h, ven.sam.23h — Le deslin de Will Hunling 19h.21h30 — Ne réveillez pas une souris qui dort 19h05.sam.dim.13h, 15h15, 17h05 — Dernier recours 191), 211)05, sam.dim.131), 15h, 17h, 19h, 21h05, ven.sam.23h10 — Tilanic v.l.21 h.sam.dim.13h, 171), 21h — Spice World v.l.19h15.21 hl5.sam.dim.13h15, 15h15.17h15.19h15,21h15, ven.sam.23h15 VERSAILLES: 7275, rue Sherbrooke Est (353-7880) — Tilanic v.l.12h, 13h, 16h, 17h, 20h, 21 h, ven.sam.23h55 — Plaxmol 12h10,14h15 — Demain ne meurt jamais 16h20,19h, 21 h30, ven.sam.24h — Émergence des prolondeurs 12h, 14h20, 16h40.19h, 21 h20.ven.sam.241)10 — Titanic 12h30,16h30, 20h30, ven.sam.24h20 — Alerte méléo 12h15, 14h45, 16h55.19h20, 21 h30, ven.sam.23h45 À QUÉBEC ?CINÉMA STE-F0Y: 2500, boul.Laurier (418-656-0592) — Tilanic v.f.20h30, sam.dim.12h30, 16h30, 20h30 — Les boys 19h, 21 h30, sam.dim.12h, 14h20,16h30, 19h, 21 h30 — Dernier recours 191)25, 21 h45, sam.dim.121)20,14h45,17h, 19h25,21h45 GALERIES CAPITALE: 5401, boul des Galeries (418-628-2455) — Ma vie en rose 131), 15h.17h, 19h15, 21h20, ven.sam.23h20 — Alerte méléo 121)40, 14h50, 17h, 19h20, 21 h30, ven.sam.23h35 — Tilanic 12h20, 16h20, 20h15 — Émergence des profondeurs 12h10, 14h25, 16h50, 19h10.21h25, ven.sam.23h45 — Ne réveillez pas une souris qui dort 12h10, 141)45,161)45, 181)45 — Demain ne meurt jamais 13h, 15h30, 19h.21 h45, ven.sam.24h15, jeu.13h, 15h30, 21 h45 — Tilanic v.l.11 h30, 12h, 12h45, 13h10, 15h20, 16h, 16h45, 17h10, 19h15, 20h, 20h45, 21h10, ven.sam.23h10 — Spice World 11h45,13h40 — Le jardin suspendu 12h50, 141)50,161)50,18h50.211)15, ven.sam.23IH5 PLACE CHAREST: 500, rue Du Pont (418-529-9745) — Tilanic v.l.121)40, 16h30, 20h30 — Alerte méléo 121)30,19h20 — Des hommes d'inlluence 15h, 21 h50 — La chute de l'ange 13h, 15h45,19h10, 21 h45 — Les boys 12h15, 14h30, 17h, 19h35, 22h — Splce World v.l.14h, 17h, 19h05, 21h15 - Le destin de Will Hunling 13h20,16h, 18h50, 21 h40 — Dernier recours 13h30, 15h50,19h, 21h30— Tilanic v.l.13h, 16h50.20h50 CINÉMAS RÉPERTOIRES ?CINÉMA DU PARC: 3575, ave du Parc (287-7272) CINÉMA ONF: 1564, rue St-Denis (496-6895) CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 335, boul.de Maisonneuve Est(842-9768) CONSERVATOIRE: 1400, boul.de Maisonneuve Ouest (848-3878) GOETHE INSTITUT: 418, rue Sherbrooke Est (499-0159) IMPÉRIAL: 1430, rue de Bleury (848-0300) PARALLÈLE: 3682, boul.St-Laurent (843-6001) THÉÂTRE NATIONAL: 1220, rue Sainte-Catherine Est (521-0025) UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Ciné-Campus (343-7682) ATELIERS GALERIES ?ARTICULE: 4001, rue Berri (842-9686) — Du 17 janvier au 15 lévrier: «Poupées».oeuvres de 40 artistes et «An Ocean of Air», installation sonore de Jonathan Inksetter ARTS SUTTON: 7, Academy (538-2563) — Du 10 janvier au 1er lévrier: Exposition de peintures et de dessins de John Ballantyne ATELIER CIRCULAIRE: 40, Molière Est, Espace 401 (272-8874) — Du 3 janvier au 5 février: «Simplement, de long en large», oeuvres de Nikol Brunet ATELIER DE ZÉRO Z00: 3615, rue St-Denis (843-7712) — Tableaux de Zéro Zoo AXE NÉO-7:205.rue Montcalm.Hull (819-771-2122) — Du 18 janvier au 15 lévrier: «Transparitions», oeuvres de Jacques Perron BIBLIOTHÈQUE ÉTIENNE-PARENT: 3515.rue Clemenceau, Beauport (418-666-2199) — Du 18 janvier au 15 lévrier: «Sur le vil», oeuvres d'Armande Marcoux Langelier B0RDUAS, ÉDITEUR ET MARCHAND D’ART: 207.rue Laurier Ouest (271-6886) — Série de nouvelles gravures de Norman Laliberté CENTRE ATLANTIC: 400.rue Atlantic, #800 (285-2452 ou 278-4336) — Du 31 janvier au 22 lévrier: «Les tables de la loi», installation in situ de Louise Mercille CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 314, rue Sherbrooke Est (288-0811) — Du 15 janvier au 15 mars: «George Sleeves: 1979-1993» CENTRE D'ARTISTES DE L'UNIVERSITÉ BISHOP'S: Len-noxville (819-822-9600) — Du 22 janvier au 21 lévrier: «Éclosion.,.», oeuvres de Monique Beaulieu, Huguette Croteau et Gladys Hann-O'Neill CENTRE D'ARTISTES VASTE ET VAGUE: 756.boul Perron, Carleton (364-3123) — Du 9 janvier au 1er lévrier: «A comme dans.», oeuvres de Germain Labeur et Marlène Tremblay CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372.rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 444 (393-8248) — Du 10 janvier au 14 lévrier: Oeuvres de A.Szilasi, J.Dubois.M.Boulanger, M.de Broin, L.Perreault, L.Duval, N.Baier, S.Voyer et S.Fraser CENTRE D'EXPOSITION DE R0UYN-N0RANDA: 425.boul du Collège (819-762-6600) — Jusqu'au 1er lévrier: «La tentation de l'extravagance», oeuvres des professeurs d'arts plastiques du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et «Des chants comme des pensées lâchées par le souffle», oeuvres d'Hélène Roy CENTRE D'EXPOSITION L'IMAGIER: 9.rue Front.Aylmer (819-684-1445) — Du 11 janvier au 8 lévrier: «Mythes et Légendes revisités», exposition itinérante Mexique-Québec et «Cri sourd», de Shahla Bahrami et Isabelle Glémet CENTRE D'EXPOSITION LANAUDIÈRE: 84.Sacré-Coeur.Charlemagne (276-9650) — Du 14 décembre au 7 février: «Un certain regard sur les mythes asiatiques», exposition collective CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ: 1200.rue de Bleury (861-4378) — Du 17 janvier au 28 lévrier «Espaces nouveaux, espaces en mouvement» et oeuvres de Jocelyne Jacques CENTRE DES ARTS ACTUELS SK0L: 460, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 511 (398-9322) — Du 10 janvier au 8 lévrier: «Cendrillon, un conte, un musée» de Mathieu Beauséjour et Michel de Broin et «De boue et de vent» de Christiane Patenaude CENTRE J.0LIND0 GRATT0N: 34.Blainville Ouest, Ste-Thérèse (434-7648) — Du 28 janvier au 21 lévrier: «Projet pour un vêtement habité», oeuvres de Catherine Bodmer CENTRE VU: 550, Côte d'Abraham, Québec (418-640-2585) — Du 23 janvier au 15 février: Photographies de Danielle April et Denis Thibeault COMMENSAL DU MUSÉE: 5122, Côte-des-Neiges (733-9755) — Jusqu'au 28 lévrier: Oeuvres de Gabriel Rivard, Pierre Lampron, Claude Aubin, Chantal Bédard et Madeleine Royer CONSEIL DE LA SCULPTURE DU QUÉBEC INC.: 460.rue Ste-Catherine Ouest, # 607 (879-1962) — Jusqu'au 14 février: Sculptures cinétiques d'Antoliano Nieto DARE-DARE: 460.rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 505 (878-1088) — Du 10 ianvier au 15 lévrier: «Skeletons», oeuvres de Ed Osbo’rn DAZIBA0, CENTRE DE PHOTOGRAPHIES ACTUELLES: 4001, rue Berri, Espace 202 (845-0063) — Du 15 janvier au 15 février: «Admonitor».oeuvres de Jean-François Cantin et Richard-Max Tremblay ESPACE 502: 372, rue Sainte-Catherine Ouest.# 502 (393-9969) — Du 10 janvier au 7 février: «Moonshine» de David Elliott GALERIE B-312: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 312 (874-9423) — Du 10 janvier au 7 lévrier: Oeuvres de Robbin Deyo GALERIE CHARLES 8 MARTIN GAUTHIER: 650.Marguerite Bourgeois, Québec (418-682-0995) — Du 31 janvier au 22 lévrier: Oeuvres de Michel Saulnier GALERIE CLARK: 1591.rue Clark, 2e étage (288-4972) — Du 8 janvier au 8 lévrier: Oeuvres de Nathalie Bujold et Antonio Ortiz Griton GALERIE D'ART DU CENTRE SOCIOCULTUREL DE BROSSARD: 7905, San Francisco (923-7011 poste 3703) — Du 11 janvier au 8 lévrier: Oeuvres de Norma Dvorsky GALERIE D'ART JEAN-CLAUDE-BERGERON: 150, rue St-Patrik, Ottawa (613-562-7836) — Jusqu’au 1er lévrier: Oeuvres de Masson, Nadeau.Berlanga, Cloutier.Muron.Derouin et autres artistes de la galerie GALERIE D'ART L'UNION-VIE DU CENTRE CULTUREL DE DRUMMONDVILLE: 175, rue Ringuet (819-477-5518) — Du 18 janvier au 15 lévrier: «L’Esprit du Nord», oeuvres de Roslyn Swartzman GALERIE D'ART STEWART HALL ART GALLERY: 176, La-keshore Road, Pointe-Claire (630-1254) — Du 17 janvier au 22 février: «Passage(s) - Le Fonds d'oeuvres du CIAC» GALERIE D'ARTS CONTEMPORAIN: 2165.rue Crescent (844-6711) — Oeuvres de P.E.Borduas, Riopelle, M A.Fortin, M.Ferron, A.Pellan, J.Dallaire, H.Moore et plusieurs autres GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1367, avenue Greene (933-4406) — Oeuvres récentes de R -P.Allain.J.Garfin, T.Hopkins, s.Jodoin.N, Laliberté, O.Nerdrum, J.Payette, D.Rochon et S.G.Scott GALERIE DE L'UQAM: 1400.rue Berri, Salle J-R120.Pavillon Judith-Jasmin (987-8421) — Du 22 janvier au 21 février: «L'art inquiet.Motifs d'engagement», oeuvres de Doyon/Demers, Chantal duPont.Jacky G.Lalargue.Francine Larivée.Dévora Neumark et Françoise Sullivan et «Acculturation», photographies de Miki Gingras — Du 23 janvier au 28 lévrier: «Acculturation», projet de lin d'études de Miki Gingras GALERIE FRANÇOIS-PIERRE BLEAU: 3615.rue St-Denis.4e étage (843-7712) — Oeuvres de Picasso, Zéro Zoo, Dali, Warhol, Riopelle, Pellan, Borduas, J.P.Lemieux.M A.Fortin, O.Leduc et C.Kriegholl GALERIE HORACE: 74.rue Albert.Sherbrooke (819-821-2326) — Du 9 janvier au 8 lévrier.«L'espace raconté» réalisée par Yvon Proulx et «Lineaments and Matter/Fragments et matière» de Jeanne Masterson GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1490.rue Sherbrooke Ouest (939-0500) — Jusqu'au 6 février: Oeuvres de Riopelle, Beaulieu, R.Richard et H.Heimlich GALERIE LIEU OUEST: 372.rue Sainte-Catherine Ouest.# 523 (393-7255) — Du 10 janvier au 7 lévrier: «Abstractions monochromes», oeuvres céramiques de Léopold L.Foulem GALERIE LOUISE-CARRIER: 33.rue Wolfe.Lévis (418-838-6000) — Du 18 janvier au 18 lévrier: «Passages/Rythmes et Regards» de Odette Fortier-Au-clair et Edmonde Poirier-McConnell GALERIE MICHEL-ANGE: 430.rue Bonsecours (875-8281) — Jusqu'au 15 lévrier: Exposition de 100 artistes québécois GALERIE MONTCALM: 25, rue Laurier.Hull (819-595- 7488) — Du 15 janvier au 1er mars: «Je suis venue de moi-même» de Chantal Dahan GALERIE NOËL GUYOMARC'H: 460.Ste-Catherine Ouest.Suite 314 (876-8890) — Jusqu'au 20 lévrier: «Bijoux d'art» exposition de 20 artistes GALERIE PINK: 1456.rue Notre-Dame Ouest (935-9851) — Du 4 décembre au 22 lévrier: «Lots-o-Art Québec», 80 oeuvres en exhibition de groupe GALERIE PORT-MAURICE: 8420.boul Lacordaire (328-8585) — Du 7 janvier au 8 lévrier: «Figures symboliques», techniques mixtes de François Cousineau GALERIE SCH0RER: 5686, ave Monkland (482-9222) — Du 19 décembre au 9 lévrier: Winter Show 98 GALERIE SÉQUENCE: 132.Racine Est.Chicoutimi (418-543-2744) — Jusqu'au 12 lévrier: «Astres Marins» de Lucie Lefebvre et «Darlinghurst Heroes» d'André Martin GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1871, boul Industriel, Laval (975-1188) — Du 8 janvier au 22 février: «The forest ol enchantment» d'Holly King et «Ana-logia» d'Henri Venne GALERIE VOX: 4060.boul.St-Laurent, # 110 (844-6993) — Du 8 janvier au 8 lévrier: «Continuum: Sur la piste de la ruée vers l'or», photos de Eileen Leier GARE DE L'ANNONCIATION: 55.rue Principale Nord (434-7648) — Du 6 lévrier au 8 mars: «Lumières enracinées», installation photographie de Sophie Turcot HALL DES ARTS DE L'HÔTEL DE VILLE: 2001.boul.Rome.Brossard (923-7011.poste 3703) — Du 9 janvier au 27 lévrier: Oeuvres de Gabrielte Gagnon HAN ART CONTEMPORAIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest.# 409 (876-9278) — Du 29 janvier au 28 lévrier: Oeuvres de Sandro Chia L'ESPACE F: 299.avenue Saint-Jérôme, Matane (418-562-8661 ) — Du 28 janvier au 21 février: «Side effects» d’Yves Arcand L’OEIL DE POISSON: (418-648-2975) — Du 9 janvier au 8 février: «Ruine(s) de la Raison» de Jocelyn Philibert et «Les chiens aboient» de Mathieu Doyon L'OREILLE RECOUSUE GALERIE - ART ACTUEL: 4835.rue Sainte-Catherine Est (253-2762) — Du 5 lévrier au 1er mars: «Transparence et flou, la vérité et le mensonge visuels» de Serge Marchetta LA CENTRALE: 460, rue Sainte-Catherine Ouest.Espace 506 (871-0268) — Du 24 janvier au 1er mars: «Jardins» d’Annie Martin et «L'étreinte atroce» de Diane Landry LANGAGE PLUS: 414.rue Collard.Suite 102.Alma (418-668-6635) — Du 9 janvier au 8 lévrier: «Snacnac Écran(s) / Nâcre(s) Cancans» de Claude Lamarche LE BALCON D'ARTS: 650, rue Notre-Dame, Saint-Lambert (466-8920) — Exposition des artistes de la galerie LE GRAVE: 17, rue des Forges.Victoriaville (819-758-9510) — Du 9 janvier au 13 lévrier: «Urgence et poésie» de Solande Deraîche et «La collection: des rats et des hommes» de Jean-Claude St-Hilaire LE LIEU - CENTRE EN ART ACTUEL: 345, rue du Pont, Québec (418-529-9680) — Du 21 janvier au 15 lévrier: Oeuvres de Doris Nieslony MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136, Chemin de la Gare (227-4322) — Rétrospective des oeuvres de PV.Beaulieu, et aussi oeuvres des artistes tels Hudon, Lecor.Bauman et autres MAISON TRESTLER: 85, Chemin de la Commune, Vau-dreuil-Dorion (455-6290) — Du 29 janvier au 29 mars: Exposition de Marc-Aurèle Fortin et Nature en oeuvres 10 ans d'excellence de la Fondation de la laune du Québec MARCHÉ BONSECOURS: (521-4199 ou 596-7434) — Du 1er au 15 lévrier: «Le nouveau millén'art», exposition et encan d'oeuvres d'enlants jumelés à des artistes en arts visuels 0B0R0: 4001, rue Berri, Local 301 (844-3250) — Du 10 janvier au 15 février: «Ghosts», dessins d'Edward Pien OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 426 (866-5320) — Du 17 janvier au 14 lévrier: «A graveurs, gravures et demi», collectil OCCURRENCE: 460, rue Sle-Catherine Ouest, Local 307 (397-0236) — Jusqu’au 25 lévrier: «La mariée», oeuvres de Claire Beaulieu OPTICA: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 508 (874-1666) — Du 15 janvier au 21 lévrier: «Trompe le monde» de Michael A.Robinson et «Le magasin de disques / The Record Shop» de Kevin de Forest PLEIN SUD CENTRE D'EXPOSITION ET D'ANIMATION EN ART ACTUEL À LONGUEUIL: 100, rue de Gentilly Est, Local D-0620 (679-2966 ou 679-4480) — Du 20 janvier au 13 lévrier: «Avoir le pied marin» de Chantal Bélanger et «Nom et Portrait» de Martin Bourdeau USINE C: 1345, avenue Lalonde (521-4198) — Du 26 janvier au 6 mars: Oeuvres récentes de François Vincent ASSOCIATION DES GALERIES D’ART CONTEMPORAIN (MONTRÉAL) GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372.rue Ste-Catherine Ouest, Local 418 (875-0071) GALERIE ELENA LEE: 1428.rue Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 16 décembre au 3 mars: Exposition d’hiver: Artistes de la galerie GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403 (866-6272) GALERIE ESTAMPE PLUS: 49.rue St-Pierre, Québec (418-694-1303) GALERIE PRAFF: 963.r.ue Rachel Est (526-2616) — Du 28 janvier au 21 février: «ISO 9000», oeuvres de Thomas Corriveau, Alain Laframboise, Marie-Chrystine Landry, Raymond Lavoie, Serge Tousignant et Robert Wolfe GALERIE L’AUTRE ÉQUIVOQUE: 333, Cumberland, Ottawa (613-789-7145) — Du 17 Ianvier au 20 février: Oeuvres de David Bierk GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9.rue St-Paul Ouest (844-3438) GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Local 405 (395-2245) — Du 31 janvier au 28 février: «Pictogrammes» d’Yves Paré GALERIE MADELEINE LACERTE: 1, Côte Dinan, Québec (418-692-1566) GALERIE RENÉ BLOUIN: 372, rue Ste-Catherine Ouesl, » 501 (393-9969) — Du 10 janvier au 14 février: «Tempérance».oeuvres de Pierre Dorion GALERIE RIVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Ar-gent, Eastman (297-4646) GALERIE SIMON BUIS: 4521, Clark, suite 100, Montréal (849-1165) GALERIE TROIS POINTS: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Porte 520 (866-8008) — Du 10 janvier au 7 lévrier: «Suarez Londoôo», de José Antonio GALERIE WADDINGTON & GORCE INC.: 1446, rue Sherbrooke Ouest (847-1112) GALERIE YVES LE ROUX: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Local 413 (868-1717) — Du 10 janvier au 21 lévrier: «Sacs Postaux» de Pierre Bruneau MAISONS I)E LA CULTURE ?CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100, rue Sherbrooke Est (872-5338) — Du 4 au 28 lévrier: «Phosphorescence», oeuvres de Pierre Bruneau MAISON DE U CULTURE AHUNTSIC-CARTIERVILLE: Maison du pressoir du parc-nature de l'île-de-la-Visitatlon, 10865, rue du Pressoir (872-8749) — Jusqu'au 29 mars: «El arrive Antoine Desilets» MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290.Chemin de la Côte-des-Neiges (872-6889) — Jusqu'au 1er mars: «Karim Rtiolem-Kimo, Uvagut: photographie» — Jusqu’au 15 mars: «Marilou, Mémoire d'Asie, photographies de l'Inde et du Népal» MAISON DE LA CULTURE DE GATINEAU: 855.boul de I.1 Gappe (819-243-2580) — Du 18 ianvier au 15 février: «Hopscotch # 6», oeuvres de Reid McLachlan MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550.rue Ontario Est (872-7882) — Jusqu’au 15 lévrier: «À la découverte d'un cabinet d'estampes» — Jusqu'au 22 lévrier: « Rebels: un parcours interactrl sur la sculpture» — Jusqu'au 28 lévrier: «Recto verso» MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052.boul Monk (872-2044) — Jusqu’au 1er mars: «Primates: gravures anciennes de la collection Jean Baulu» MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 3105.rue Hoclielagu (872-8755) — Jusqu'au 9 février: «Un patrimoine oublié, le complexe militaire de l'ile Sainte-Hélène’— Jusqu'au 22 lévrier: «Les masques de la souffrance de Henriette Le Tellier» — Jusqu'au 1er mars: «Les Heures de Pierre Blanchette» MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755.rue Botrel (872-2157) — Jusqu'au 1er lévrier: «Hommage à nos ancêtres: nos aïeux ont trimé dur.— Jusqu'au 22 lévrier: «Thèmes & Variations: collection Montréal-Boissano» MAISON DE LA CULTURE PLATEAU-MONT-ROYAL: 465.avenue du Mont-Royal Est (872-2266) — Jusqu'au 15 lévrier: «Les légendes du Quat'sous: à la recherche du nom perdu» et «Sur Naturel», oeuvres de Lyon Millettc MAISON DE LA CULTURE POINTE-AUX-TREMBLES: 14678.rue Notre-Dame Est (872-2240) — Jusqu'au 22 lévrier: «Rêveries urbaines», oeuvres de Tania Morand MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT-PETITE-PATRIE: 6707, avenue de Lorimier (872-1730) — Jusqu'au 22 lévrier: «Recyc-Art» MUS É K S ?CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Balle (939-7000) — Jusqu'au 1er lévrier: «Autres Résonances: Oeuvres choisies de John Hejduk, 1954-1997» — Jusqu'au 21 mars: -Transfert», une installation de l'Atelier in situ — Jusqu'au 31 mai: «La ville en jeux CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 188.rue du Palais, Saint-Jérôme (432-7171) — Jusqu'au 8 lévrier: «1978: L'Amorce d'un dialogue», collectil ÉCOMUSÉE OU FIER MONDE: 2050.rue Amherst (528-8444) — Expositions sut l'histoire industrielle et ouvrière de Montréal — Jusqu'en lévrier: «Paysages industriels en mutation» MAISON SIR WILFRID LAURIER: 16.rue Laurier Ouest.Victoriaville (819-357-8655) — Jusqu'au 24 mai: «Maurice Duplessis, Premier ministre du Québec» MUSÉE ACADIEN DU QUÉBEC À BONAVENTURE: 95.avenue Port-Royal (418-534-4000) — Jusqu'au 23 février: «Cueillette temporelle, images photonumériques» de Fernande Forest MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100.rue Laurier, Hull (819-776-7000) — Jusqu'au 15 lévrier: «Le Plaisir de l'objet - Nouveau regard sur les arts décoratifs du XXe siècle» et «Chets-d'oeuvre de la peinture chinoise au XXe siècle» — Jusqu'au 26 lévrier: «Un cadeau magnifique - Le service de table historique de 1897» — Jusqu'au 1er mars: «Aux frontières de deux mondes» — Jusqu'au 15 mars: «Wathahine - Photographies de femmes autochtones de Nancy Ackerman» — «Les meubles peints du Canada français 1700-1840» el «Puissance d'expression - L'art du savoir» — Jusqu'au 22 avril: «Les sites canadiens du patrimoine mondial de l'UNESCO» — Jusqu’au 24 mai: «La 3e dimension - Une nouvelle façon de voir le cyberespace» — Jusqu'au 30 août: «Fils, sans fils et lin doigté - Une nouvelle collection de marionnettes au musée» et «Les doukhobors, lutteurs de l'esprit»— Jusqu'au 6 septembre: «Souvenirs du Canada» — Jusqu’au 18 octobre: «Une tradition canadienne» — Jusqu'au 25 octobre: «Les atours du Canada - Les bals costumés de la lin de l’époque victorienne» MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350, Place Royale (872-9114) — Jusqu'au 12 avril: «Bannique, baguette, bagel: les pains de Montréal» MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185.rue Ste-Catherine Ouest (847-6212) — Jusqu'au 12 avril: «L'Abécédaire du Musée» et «Acquisitions récentes» MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145.rue Willrrd-Corbeil (756-0311) — Jusqu'au 12 avril: «Croix de bois, croix de 1er» et «Louise Prescott.L'Arbitrarium» MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615.avenue Sainte-Croix (747-7367) — Jusqu'au 31 mai: «Au féminin.Choix d'oeuvres de la collection du Musée du Ouébec, 1920-1950» MUSÉE DE L'ORATOIRE: 3800.Chemin Queen Mary (733-8211) — Jusqu'au 25 lévrier: Exposition des 300 crèches MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85.rue Dalhousie.Ouébec (418-643-2158) — Jusqu'au 22 mars: «La dillérence.Trois musées, trois regards» — Jusqu'au 12 avril: «Zoom sur les miniatures» — Jusqu'au 10 mai: «Fjord du Saguenay» — Jusqu'au 23 août: «Joliment suédois, vitalité d'une tradition» et «Art populaire suédois» — Jusqu'au mois de novembre: «Espace découverte Ces chats parmi nous» MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL: 2200.rue Crescent (284-1252) — Du 5 lévrier au 10 mai: «Les Messagers du Modernisme: Bijoux artistiques aux États-Unis de 1940 à 1960» MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC: 200, rue Laviolette, Trois-Rivières (819-372-0406 ou 1-800-461-0406) — Jusqu'au 22 mars: «Aux grands maux, les grands remèdes - la médecine populaire au Québec», «Séguin - Histoire d'une passion» et «Les outils anciens du Québec, collections Héroux et Westley» — Jusqu'au printemps: «Vues de la prison» — Jusqu'au 21 juin: «Chez nous», «A chacun son toit - 12 000 générations», «Vestiges ou le passé recomposé» et «Derrière les murs» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1390.rue Sherbrooke Ouest (285-1611 ) — Jusqu'au 29 mars: «Femmes peintres à l'aube de la modernité montréalaise» — Jusqu'au 19 avril: «Mari et femme: l'oeuvre gravé de John J.A.Murphy et de Cecil Buller» — Jusqu'au 31 mai: «Complicité» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, Promenade Sussex Drive, Ottawa (613-990-1985) — Jusqu'au mois de mai: «Une vision à l'honneur.Les trente ans de la collection de photographies du MBAC» MUSÉE DES HOSPITALIÈRES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL: 201.avenue des Pins Ouest (849-2919) - Jus-, qu'au mois de mai: «En présence des anges: Art religieux et dévotions populaires» MUSÉE DU QUÉBEC: 1.ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150) — Du 6 février au 19 avril: «René Derouin: Échographie du printemps» — Jusqu'au 15 lévrier: «Daudelin» — Jusqu'au 10 mai: «Univers urbains» et «Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes» — Jusqu'au 24 mai: «Le Bestiaire.Les animaux imaginaires de Pellan» — Jusqu'au 26 avril: «Les aventures de la bande dessinée québécoise» — Jusqu'au 5 juillet: «Légaré/ Plamondon/ Hamel/ Bourassa: regards croisés» — Jusqu'au 6 septembre: «Passions pour l’art du Québec» MUSÉE McCORD: 690, rue Sherbrooke Ouest (398-7100) — Jusqu'au 1er mars: «'Les paradis du monde': L'art populaire du Québec» et «Marguerite Volant: passions, histoires et fiction» MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118, rue Saint-Pierre (845-6108) — Jusqu'à la lin février: «Collection permanente des oeuvres de Marc-Aurèle Fortin» MUSÉE MARSH: 349.Riverside.Saint-Lambert (671-3098) — Jusqu’au 15 mars: «Lin magnifique! Art textile contemporain», oeuvres d'art miniatures réalisées par 72 artistes MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858, Laviolette.Trois-Rivières (819-376-4459) — Jusqu'au 15 février: «30 arpents de Ringuet» et «Anamnèse», oeuvres de Pierrette Mondou — Jusqu'au 22 mars: «Histoire du 50ième anniversaire du drapeau lleurdelisé» MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35, rue Saint-Germain Ouest (418-724-2272) — Jusqu'au 10 mai: «Bâtir une ville: Rimouskl» MUSÉE STEWART: Fort de l'île Sainte-Hélène (861-6701) — Jusqu'au 14 avril: «Vers un nouveau monde: Caboto & Les navigateurs italiens sur la route des Amériques» CARBONE 14 LHIVER-W/NTERLAND une nouvelle création de Gilles IVfaheu X A l'affiche jusqu'au 21 février ¦¦¦U 1345 avenue Lalonde, Mtl Ü9JL VI JCL* VV (Métro Beaudry) , ., (514) 790-1245 Reservations : (514) 521-4493 Admission: 1-800-36I-4595 l'aites nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le lundi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel./â Devoir, 2050.rue de Bleury.Montréal (Québec) H3A 3M9.Télécopieur: (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3551, B 10 L Ë I) E V 0 I 11 , L E S S A M E 1)1 3 1 .1 A N V I E II E T D I M A N C II Ë I V V.\' Il I E II III !) S DISQUES C L A S S I Q U E S VITRINE DU I) I S (J U E gBEC D'AUJOÜR'HÜI I ?ARI LYRIQUE.I RANCA1S VERDI Gorchakov*$Borodina vHvoro Scandiâzzi * Margison • Llo m ,v-: Covent Carden 5 OTTAWA-HULL • 95,3 QUEBEC • 101,5 RIMOUSKI • 90,7 SHERBROOKE 104,3 TROIS-RIVIÈRES 90;3 TORONTO Société Pro Musica Salle Pollack, 555, Sherbrooke Ouest En coproduction avec (jis, Radio-Canada !?r Chaîne culturelle FM 2 février 1998, 20 h Le Quatuor Stamitz Quatuor en la majeur VAN H AL Quatuor, n“ 2 SCHNITTKE Quatuor en fa majeur, op.135 BEETHOVEN 9 février 1998, 20 h Hélène Mercier, piano et le Quatuor Ludwig Quintette en mi bémol, op.44 SCHUMANN Quintette en fa mineur FRANCK Renseignements : Pro Musica 845-0532 Billets : 25 $, 18 $ (étudiants: 10 $), taxes incluses, redevance en sus.billetterie Articulée (514) 844-2172 CONSEIL DESERTS Association française d’Action artistique (AFAA) ÆMh ////A " «W.'W //'VVTj 1 Montreal QJ ïlwSS,?™"” AI» CANADA QUEBECOR INC.Gènarts demi Allegra flûte Denis Bluteau hautbois Lise Beauchamp clarinette Simon Aldrich cor basson piano Jean Gaudreault Andrée Lehoux Dorothy Fraiberg Oeuvres de Beethoven, Ibert, Farkas 8 Holst jeudi 5 lévrier 1998,20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre O: En vertu d une entente avec la Fédéral®) Améncame des Musiciens (A F M | les compagnies de disques subventionnent en patte cet événement musical pour promouvoir la musique active, par l'entremise de la Guilde des musiciens du Québec La puissance triomphante de Verdi FRANÇOIS T O U SI G N A N T DON CARLO Giuseppe Verdi: Don Carlo, grand opéra en cinq actes (chanté en italien, version révisée de Modène, 1886) sur un livret de Joseph Méry et Camille du Locle, d’après le drame de Schiller.Phillippe II: Roberto Scandiuzzi; don Carlo: Richard Mar-gisson; Rodrigo: Dmitri Hvorostovsky: le Grand Inquisiteur: Robert Lloyd; uq moine: Ddebrando D’Ar-cangelo; Elisabeth de Valois: Galina Gorchakova: la princesse Eboli: Olga Borodina: Tybald: Elisabeth Nor-berg-Schulz; le comte de Lerne: Robin Leggate; un hérault: Roderick Williams.Le Royal Opera Chorus et l’orchestre du Royal Opera House Covent Garden, dir.Bernard Haitink.Durée: 3h 28 min.04 Philips 454 463-2 Relisez bien le texte technique pour une fois, histoire de revoir l’affiche, et puis pincez-vous pour vous assurer de ne pas nager en plein délire onirique! Incroyable comme présentation, cette brochette de chanteurs pour défendre ce qui est probablement un des plus grands drames jamais composés par Verdi, n’est-ce pas?La maison Philips y met tous ses gros canons actuels, mise sur un marketing de stars pour tenter de faire une percée dans la grisaille actuelle des enregistrements d’opéra qui ne font que rarement leurs frais.Pari gagné, j’annonce mes couleurs, mais qui va déranger un grand nombre d’habitudes italiennes de chant.C’est que l’effet «Kirov» montre son irrésistible invasion du monde occidental.J’entends par là deux choses pas si indissociées qu’on le penserait.D’abord, la maison Philips a toujours son contrat avec la troupe du théâtre Mariinski (ancien Kirov) de Saint-Pétersbourg qui, sous la férule de Valery Giergiev, nous ouvre les portes du répertoire — et de la tradition surtout — russe.On a découvert beaucoup d’artistes sur ces disques, que l’Occident s’est arra-|-chés rapidement.Ainsi, avec la chute du mur de Berlin, les artistes soviétiques, bulgares et autres ont pris d’assaut des scènes européennes d’abord puis, par ricochet, américaines comme stars accomplies.Ce qui, il y a vingt ans encore, relevait du domaine de l’exception, trop souvent relié à l’exclusion politique où à un exil irrémédiable (je pense au cas de Gallina Vi-schnevskaïa), devient une norme nécessaire à la survie économique et artistique de nombreux chanteurs de l’Europe de l’Est, comme de compagnies d’opéra à l’Ouest (à cause des cachets).Plutôt que de se moudre à nos façons de faire, ils arrivent forts d'une tradition du chant solide.Écoutez-les chanter, ces Hvorostovsky, Gorchakova, Borodina.Rien n’est à leur épreuve.Leur art du chant et leur maîtrise des textes à défendre (mélodies et opéras confondus) sont sidérants.Cette nouvelle technique, ce nouveau type de voix, teinte le répertoire.Alors, on entend ici un Don Carlo bien moins superficiel que ce à quoi on est habitué, un opéra d’où s’absente tout le soleil de l’Espagne et de l’Italie romantiques pour retrouver la froideur imposante de l’Escu-rial voulu par Charles Quint.Le drame de Schiller mis en musique par Verdi trouve une profondeur et une exacerbation dramatique — sans oublier une autre coloration politique — que ces jeunes voix insufflent avec ardeur.Richard Margison est un Carlo tout en ténor héroïque, à stature quasi wagnérienne, si Wagner avait su imaginer des rôles de ce type.En duo avec le baryton Hvorostovsky, cela est magnifique de virile amitié.Dans les scènes avec Gorchakova, on l’entend d’tine passion amoureuse déchirée par une psychologie dont l’expression est naissante et qu’un cornélien agencement de la si- tuation dramatique vient justifier.Plus beau encore, et étonnamment dans le même style, les duos de basses entre Scandiuzzi (Philippe II) et Lloyd (le Grand Inquisiteur).Cela glace tout autant que les autres exemples enflamment, comme les imprécations angoissantes du moine.En princesse Eboli, pas de crainte: Olga Borodina est aussi courtisane avertie et superficielle dans sa chanson du voile que tendue de la haine qu’elle se voue devant le dénouement tragique de l’histoire (O, don fatal!), alors qu’elle maudit sa propre et traîtresse beauté.Distribution remarquable, donc, même dans les petits rôles.Mais c’est omettre ce qui lie toute cette réussite: la souveraine baguette de Bernard Haitink.Devant l’orchestre royal du Covent Garden, il sait tirer ces intonations si sourdes que trop d’autres chefs, plus solaires, peinent à trouver.Les scènes de moines sont entendues avec la même somptuosité que la plus euphonique partition wagnérienne.Chaque tableau, chaque scène a non seulement son rythme, mais apporte son juste poids dans le déroulement implacable de la tragédie.Un tel souci du détail et de la partition fait revivre l’opéra, et notre souffle s’accorde à celui du bâton.La prise de son se devait d’être à la hauteur, autre pari tenu.Le plus sympathique est qu’on renoue avec cette vieille mode qui consiste à modifier la perspective sonore pour respecter les lieux de la scène.Les chœurs en coulisses le sont vraiment, apportant une dimension additionnelle à une image sonore léchée et toujours satisfaisante.En résumé, une production entièrement réussie, toujours de haute te- nue et d’une surprenante égalité, tant en elle-même que dans les comparaisons avec d’autres distributions.On pourra, individuellement, préférer certains airs par certaines voix, mais pour l’unité de ton, on tient un bel étalon.GRANDES VODC DU QUÉBEC D’AUJOURD’HUI Volume 1 Mélodies et airs d’opéra français par Odette Beaupré, Jean-François La-pointe, Lyne Fortin, Monique Pagé, Gaétan Laperrière et Karina Gauvin, accompagnés au piano par Marc Durand.Durée: 65 min.46.Lyres LLL97003 Une nouvelle sorte d’anthologie: celle des choses à venir.Dans ce programme tous ne sortent pas égaux.Odette Beaupré et Gaétan Laperrière montrent que la scène seule peut leur offrir les artéfacts pour pallier leurs insuffisances: Lyne Fortin et Monique Pagé font valoir leur instrument sans leur force de conviction habituelle: Jean-François Lapointe n’est pas à la hauteur de sa réputation de province.Moment de bonheur quand on arrive aux pièces défendues par Karina Gauvin: là, sans artifice aucun, la démonstration est faite qu'on a une vraie voix musicienne.Pour une décharge commune à tous ces chanteurs, l’accompagnement de Marc Durand est encore plus mal enregistré que les voix; tels sont les problèmes de la prise de son qui peut tout défigurer.Une noble entreprise — celle de mieux faire connaître les chanteurs d’ici — se trouve gâchée par une réalisation technique qui, malheureusement, est amateure et qui montre les insuffisances (et la suffisance) d’artisans ne sachant pas maîtriser leurs outils.Les artistes valent mieux que cela.Le disque, mai fait, réalisé uniquement pour se dire qu’on peut en faire un (du point de vue des «enregistreurs» s’entend), peut devenir un médium assassin pour les artistes enregistrés, otages flagellés contre leur gré et dont on sait que le disque fait ainsi ne leur rend aucune justice.C’est le grand scandale de ce type de produit.BBC SESSIONS Led Zeppelin Atlantic (Warner) Savez-vous pourquoi le marché parallèle des bootlegs est si florissant?C’est parce que les compagnies de disques ne donnent pas aux fans ce qu’ils veulent.Ou plutôt, ne donnaient pas.Ce temps-là semble en effet révolu.Ne pouvant ignorer plus longtemps le succès sous cape de coffrets illégitimes de plus en plus luxueux, les Beatles et EMI ont fini par agir et lancer Y Anthology, véritable bootleg officiel.Le cas Led Zep était encore plus criant.Sinon l’insatisfaisante bande sonore du film 77te Song Remains The Same (1976), les fadas en mal d’enregistrements dignes de la légendaire force de frappe du groupe en spectacle ne trouvaient jusqu’ici leur nanane que sous le comptoir.Finies les cachotteries: BBC Sessions, double disque juxtaposant les passages majeurs du dirigeable plombé à la radio britannique en 1969 et 1971, fait depuis les Fêtes le bonheur de ceux qui possédaient déjà tout en bootleg (le remixage de Jimmy Page rehaussant nettement la qualité sonore) et des millions d’honnêtes gens qui s’étaient contentés de la discographie autorisée, enfin conscients de ce qui leur manquait: le Led Zep affamé des débuts! Tout est là, révélé au grand jour, y compris des versions différentes de la même chanson.Trois fois Communication Breakdown?Et pourquoi pas?C’est exactement pour ça que les bootlegs ont la vie si dure: on fournit tout, sans discrimination entre les performances.11 appert que Led Zep évoluait fich-trement vite en ce temps-là, et que chaque nouvelle lecture pulvérisait la précédente: rien qu’entre mars et juin 1969, You Shook Me, l’extrapolation psyché-blues du standard de Willie Dixon, avait gagné six grosses minutes.Pour fins de comparaison, les deux moutures sont nécessaires.Pareillement, l’hymne heavy métal Whole botta Love avait carrément éclaté en deux ans, s’ouvrant en 1971 à un long jam qui célébrait tout autant John Lee Hooker qu’Elvis Presley.Lorsqu’on sait que Led Zep offrit le plus sérieusement du monde au Colonel Parker d’accompagner Elvis en tournée, entendre leur traitement hard-rockabilly des That’s All Right, Mama et A Mess Of Blues laisse rêveur.La reprise du Somethin’ Else d’Eddie Cochran (qui renvoie au Summertime Blues du même Cochran, empoigné par les Who sur le fameux Live At Ijeeds) renforce la même impression: Led Zep réinventait certes le rock, rrçais toujours à partir des origines.A quand les BBC Sessions des Stones?Sylvain Cormier ONE OF THE FORTUNATE FEW Delbert McLinton Rising Tide (MCA/Universal) On regarde la photo au recto du livret et on se dit: un autre chanteur country à gueule taillée dans le cuir de bottes.Pourtant, ce gars-là, sachez-le, changea le cours de l’histoire du rock.C’est en effet à cause de lui que John Lennon joue de l’harmonica dans Ime Me Do, 1 Should Have Known Better, Little Child et I’m A Loser.En 1962, McLinton, alors jeune harmoniciste employé par un dénommé Bruce Channel, enseigna à Lennon les rudiments de l’instrument à l’occasion d’une tournée britannique où Channel et les Beatles partageaient l’affiche.Voilà pour l’anecdote, rappelée pour que vous prêtiez à One Of The Fortunate Few, le meilleur disque à vie de McLinton et son premier sous le grand chapeau du country, un regard moins générique.Et compreniez mieux ce qui vaut à ce vétéran chanteur-souffleur texan, natif de Lubbock comme Buddy Holly, l’éminente présence d’un B.B.King en simple guitariste de session, signant le solo du honky-tonk Old Weakness.Ou la participation des vénérés Lyle Lovett et John Prine, de la reine du gospel Mavis Staples, des vedettes country Vince Gill, Pam 'Lillis et Patty Loveless aux chœurs.Je lance les noms pour enfoncer le clou, mais la musique tient toute seule: le galopant boogie-woogie Too Much Stuff, la terrible ballade soul You Were Never Mine, le swamp-rock Somebody To Love You, le country-blues mississippien Better Off With 'Ihe Blues composent la plus ragoûtante des gibelotes de racines.S.C.GREAT JEWISH MUSIC: SERGE GAINSBOURG Collectif de musiciens Etiquette Tzardick Si on dit Les Amours perdues, Pauvre Lola, Sous le soleil exactement, Ce mortel ennui.Si on rappelle Ixi-bas, c’est naturel, Bonnie and Clyde, Un poison violent, c’est ça l’amour, Requiem pour un con, 69, année éro- tique, lx’s Sucettes, L’Homme à tête de chou, The Ballad of Melody Nelson et autres balivernes, qui suggère-t-on?Serge Gainsbourg.CQFD: que fait Serge Gainsbourg dans le jazz ou, du moins, dans ce qu’on appelle jazz?On ne le savait pas jusqu’à ce que la bande fréquentant avec assiduité les tranchées de l’anarchie musicale s’en mêle.Sous la houlette de John Zorn et de son mouvement Radical Jewish Music, désormais, Gainsbourg f;iit partie de l’univers jazz.Pour chaque chanson écrite et composée par «l’homme à la tête de chou», Zorn a demandé à des musiciens s’appelant Wayne Hurwitz, John Medeski, Marc Ribot, Mike Patton et beaucoup d’autres du même acabit de «transformer» Gainsbourg.Résultat?C’est étonnant.Il n’y a pas d’autres mots.Serge Truffant GREAT JEWISH MUSIC: BURT BACHARACH Collectif de musiciens Étiquette Tzardick Si on dit Walk On By, Close To You, Wives And Ixwers, Vie Man Who Shot Liberty Valance, Promises, Promises.Si on dit encore Alfie, Freefall, Don’t Go Breaking My Heart, I Say A Little Prayer et autres compositions ayant fait la notoriété de bien des films hollywoodiens comme la fortune de bien des chanteurs-chanteuses du circuit Olympia, Albert Hall, Las Vegas, on dit quoi?Là, c’est plus compliqué.Car il s’agit de Burt Bacharach.Bacharach est l’archétype du compositeur dont tout le inonde sait siffloter une ou deux de ses mesures sans savoir qu’il en est le compositeur.Toujours est-il que Zorn et sa bande, histoire justement de rendre justice à son talent, histoire surtout de sortir ses compositions du kitsch made in Las Vegas, a décidé de consacrer un album à son œuvre.Les musiciens qui ont participé à la chose s’appellent Elliott Sharp, Robert Quine, Dave Douglas, Fred Frith, Anthony Coleman et compagnie.Résultat?La musique de Burt Bacharach est convaincante.S.T.A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA www.radio-canada.com À VOS MASQUES! Ne manquez pas LA SOIRÉE DES MASQUES, diffusée simultanément à la télévision de Radio-Canada dès 20 h.À compter de 19 h 30 à la radio, Winston McQuade et Bernard Michaud présentent des reportages sur les artisans de cette grande soirée, et Winston McQuade s'entretient sur place avec les gagnants.Réal.Lise Letourneau Dimanche à 19 h 30 GRANDS PRIX SOCIÉTÉ RADIO-CANADA 1997 catégorie fiction radiophonique : Ersatz, de PIER NOLI (premier prix), et Tibullus, de LARRY TREMBLAY (deuxième prix).COUP DE THÉÂTRE vous les présente tour à tour.Réal.-coord.Line Meloche Lundis 2 et 9 février à 19 h 30 ZDENEK MACAL dirige T0SM dans la 6e Symphonie de Mahler en direct de la Place des Arts à Montréal, mercredi à 20 h.En reprise à La Belle Écouteuse,jeudi à 13 h.Anim.Françoise Davoine Réal.Odile Magnan Pour connaître le programme hebdomadaire détaillé des concerts, utilisez la LIGNE INFO-CONCERT : (514) 597-3800 à Montréal ou 1-888-597-3800 à l'extérieur.100,9 CHICOUTIMI • 98,3 MONCTON • 100,7 MONTREAL • 10 LA PROVINCE.L'écrivain ANDRÉ MAJOR parle à Stéphane Lépine de la province, du retour vers la province, de quelques fictions provinciales d'auteurs comme Jacques-Pierre Amette, Jean-Pierre Ostende et Pierre Michon.Une émission de Stéphane Lépine Mardi à 22 h MÉLODIES L'unique magasin de disques exclusivement JAZZ au Québec LE SPÉCIALISTE DE L'IMPORTATION JAZZ 4375, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Tél.: (514) 845-1736 Fax:(514) 845-7233 Du plomb en fusion
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