Le devoir, 16 décembre 1944, samedi 16 décembre 1944
OtavU wt um aattan «amnia* at a« Bent avec docilité «coopter de U Orande-Breta-Kn«.ou daa Btau-DnU.ou de qui que ce «oit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre eavera le monde.Le premier devoir de loyaiume d'un Canadien n’eet pas envera le Commonwealth britannique dee nations, male envers le Canada et •on roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’* "She te a sovereign nation and cannot take her attitude to tho world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty to not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.'* n-X-371 Lord Tweedtmulr LE DEVOIR ^Montréal, Mm«di 16 décsmbrs 1944 to-—-— Is MDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI-DAMS MONTREAL TOUS LIS SIRVICIS TILIRHONI i ¦flair 3341* SOIRS.DIMANCHBS IT FBTIS AtfmliiietraHlMi t RMaeMos Directeur t George* PELLETIIR FAIS CE QUI; DOIS RMactewr *a chef : Omar HIROUX ¦Blair 1341 ¦lleir 2934 •liait i 1341 Six armées alliées en territoire allemand Le discrédit de notre politique L'on a auisté, cm temps-ci, au plus effarant reniement •de la parole donnée» par des hommes publics en qui l’on avait confiance.C’est, de plus en plus, l’exception qui tient aa parole.Les électeurs ont entendu quelqu’un, qui s’était toujours posé en champion du volontariat et qui avait fait comprendre qu’il n’aurait recours à la conscription que dans des circonstances exceptionnelles pour le pays, prendre du jour au lendemain une attitude opposée à celle qu’il avait défendue jusque-là.L'on a entendu un autre homme public qui venait de dire qu’imposer la conscription, ce serait trahir la parole donnée à la province de Québec, faire quelques jours plus tard l’apologie de la nouvelle politique de son chef, plaider en faveur du renoncement à l’engagement pris, expliquer que c’était un véritable devoir, ce manquement à la parole.S’il avait agi ainsi dans une affaire privée, il s’en serait voulu; mais du moment qu’il s’agissait de la chose publique, il invoqua des intérêts supérieurs dont on n’a pas le droit de parler.«Ile l’est également.* 4» * Où tout cela peut-il conduire?A cette conclusion qu’en matière d’intérêt public, les engagements les plus précis ne valent rien.On peut toujours alléguer une raison d’Etat, inventer un prétexte pour outrepasser à un engagement, pour rayer sa signature.On a parlé dans ce cas-ci de la majorité qui aurait dégagé le gouvernement.En fait, la majorité n’a pas dégagé le gouvernement d’un engagement qu’il n’avait pas pris envers elle; mais des représentants de la majorité avaient pris envers la minorité un engagement formel et l’on sait très bien que, dans un marché ou dans un accord consenti librement entre deux parties, il faut le consentement des deux parties pour dégager l’une d’elles de sa parole.Or, dans ce cas-ci, la minorité a réitéré son affirmation de vouloir que l’on respecte l’engagement pris à son endroit; et presque en bloc elle a carrément déclaré qu’elle s’opposait à ce qu’on voulait faire.Cela n’importa pas.Le gouvernement se considéra dégagé par la majorité d’une promesse qu’il avait faite à la minorité.En droit privé, cette conduite est condamnable; en droit public, * * * On a parlé de libération d’un engagement moral.On peut dire qu’il s’agit de la libération immorale d’un engagement explicite réitéré, admis d’aboid par tout le monde et que, seule, la majorité a voulu modifier.Dans toute société, si la majorité a des droits, la minorité a celui qu’on respecte les engagements pris envers elle et ce n’est seulement que si elle renonce à ses droits qu’on peut y passer outre.Ce n’est pas ce qui est arrivé dans le cas présent; on le sait très bien.L«s gens qui ont approuvé le déni de parole savent tour au fond de leur être qu’ils sont dans le tort; ils ont voulu sauver les apparences.En fait, l’acte qu’ont posé les gens de la majorité reste condamnable et l’attitude du gouvernement a trouvé, même chez ses partisans, des hommes d’honneur pour l’en blâmer.Ainsi, un jeune député, officier de l’armée, a pu dire ceci: “On m’a expliqué que les promesses qui ont été données et les engagements qui ont été pris doivent être respectés.Personnellement, je ne puis manquer à la parole que j’ai donnée solennellement au peuple que je représente dans cette Chambre, surtout quand je ne suis pas convaincu que ce décret ministériel [par rapport à la conscription] est nécessaire pour gagner la guerre et pour la sécurité du Canada.Je ne permettrai pas à un seul homme de mettre ma sincérité en doute ou de m’imputer de motif politique.J'aimerais mieux disparaître de la vie publique plutôt qu’un homme qui a mis sa confiance en moi puisse dire que j’ai manqué à ma parole".(M.Hugues Lapointe, député de Lotbinière à Ottawa, à la Chambre des Commu- nes, le mardi, 5 décembre 1944; voir les journaux du 6 décembre).Ce qui ressort de toutes ces dénonciations, de tous ces reniements des ministres et du ministère à l’endroit de la parole donnée, c’est ceci, que déclare également M.La-pointe; “Il y a une autre raison pour laquelle je ne puis accepter de changement de politique: ce sont les conséquences qui résulteront de ce changement.Ce qui est plus important que l'envoi de quinze mille hommes outre-mer contre leur volonté, contre les promesses du gouvernement, c’est le fait que pendant longtemps le peuple du Canada aura perdu la confiance qu’il a ordinairement dans les hommes publics.La valeur de nos institutions parlementaires se fonde sur la bonne foi qui existe entre les électeurs et les hommes qu’ils ont choisis pour les représenter.Je crains que, comme résultat de ce changement de politique, les Canadiens, dans toutes les provinces, n’aient plus dans nos hommes publics la confiance nécessaire à nos institutions démocratiques.Peu importent les difficultés du problème qui nous confronte: le fait demeure qu’un parti responsable, qui, pendant de nombreuses années, a formé l’opinion de la majorité des citoyens dans notre pays, a mis en vigueur un décret qui est absolument contradictoire à toutes ses promesses et à tous ses engagements.Ce qui est important, ce n’est pas le jugement que les électeurs peuvent avoir maintenant, alors que le pays traverse une crise d’hystérie, c’est le jugement qu’ils porteront quand la guerre sera finie et qu'ils verront les faits sous leur vrai jour.Pour ma part, je ne veux pas participer à la responsabilité d’une politique dont l’application par ce gouvernement peut détruire la confiance future dans les hommes publics".* * * C’est bien là toute la question.Pour quelque considération politique que ce soit, un parti, un chef de parti ont-ils droit de renier leur parole, d’écarter leurs engagements les plus sacrés, de violer une obligation morale?Qu’est-ce qu’il arrivera?C’est que, dès aujourd’hui, l’on n’ajoute plus aucune foi aux engagements les plus solennels pris par nos ministres et, quoi qu’ils disent, on va se méfier d’eux à fond.L’on dira désormais; “Ils ont déjà manqué à leur parole, pourquoi ne manqueraient-ils pas à celle-là?" Oui, pourquoi?La confiance en nos représefttants est à la base de nos institutions parlementaires.Si l’on y substitue la méfiance, si l’on ne peut plus les croire, qu’adviendra-t-il?Le scepticisme politique le plus complet.Déjà, l’on voit des hommes d’honneur ne plus vouloir se risquer dans la vie publique à cause des avanies de tout genre qu’ils peuvent y subir; s’il faut maintenant que les électeurs se disent: “Bah! promesses de ministres, promesses de politiciens, tout cela ne vaut pas grand-chose, tout cela ne vaut rien; ainsi il y a eu le cas de 1944, où l’on a vu des ministres qui avaient la réputation d’être des hommes d’honneur écarter leurs engagements sous un fallacieux prétexte.Alors, pourquoi les croirions-nous jamais à l’avenir?" Ce sera la pagaille.Le nombre des hommes respectables qui voudront faite de la politique maintenant sera de plus’en plus restreint, et cela se comprend.Un homme d’honneur n’a qu’une parole, sa parole d’honneur: il n’a qu’une politique, la politique de la ligne droite.Hélas! cela ne sera plus guère de mise.Ainsi la démocratie au Canada aura subi un large accroc, un de plus: et si à l’avenir tout un public affiche un mépris de plus en plus considérable, une méfiance de plus en plus visible à l’endroit de nos hommes publics, ce sera leur faute; et ce sera tant pis pour les institutions démocratiques et pour le sage gouvernement du Canada.16-XII-44 Georges PELLETIER Un front de 18 milles sur la Roer L’actualité La mort de Louis Riel L’atmosphère de 1885 — La protestation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal — Un service funèbre à Notre-Dame — Tous les membres sont invités à porter pendant un mois le deuil du chef métis uL’exécution barbare de l’infortuné Riel, le 16 courant, a jeté dans la stupeur toute notre population cana-dienne-française et, de toute part, a retenti un cri d’indignation justement motivé” Le centenaire de la naissance de Louis Riel, les manifestations qui ont commémoré cet anniversaire et, chez nous particulièrement, les conférences ne M.le chanoine Groulx, ont ramené au premier plan de l’actualité la figure de l’infortuné chef métis.Nous sommes heureux de pouvoir publier aujourd’hui [un texte qui évoque bien l’atmosphère qui régnait dans notre province, au lendemain de l’exécution.Voici donc un extrait du procès I verbal de la séance extraordinaire I tenue le 20 novembre 188.'), quatre jours après la mort de Riel, par l’Association Saint - Jean - Baptiste de Montréal: M.J.-O.Dupuis, président, est au fauteuil.Etaient présents: MM.I.-A.-l.Craig, A.Ouimet, Thomas Gauthier, C.-H.Guimond, R.Préfontaine, L.-G.-A.Cressé, J.-H.Leblanc, G.Lamothe, J.-C.Robillard, R.de Marti-gny, Joseph Versailles.J.-U.Emard, J.Desaulniers, Théodule Lefebvre, Frs Lapointe, L.-D.Du-vernay, N.Laurier, A.Carré, T.-Ph.Charette, J.-L.Coutléc et un grand nombre d’autres citoyens.M.le président, en ouvrant la séance, dit: Que les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste sont convoqués, ce soir, en assemblée générale pour remplir un devoir qui incombe à tout Canadien fran-Lcais.L’exécution barbare de l’in-rfortuné*Riel, le 16 courant, a jete dans la stupeur toute notre population canadienne-française et de toute part a retenti un cri d’indignation justement motivé.Un nombre de municipalités de la province, ainsi que plusieurs sociétés de bienfaisance et autres ont déjà protesté hautement contre l’action du gouvernement fédéral qui, pour plaire au fanatisme outré d’une secte infâme, a livré un condamné politique en pâture à la vengeance de l’orangisme.Si cette insulte a été ressentie avec raison par toute notre population, n’est-il pas du devoir de la première association nationale de protester contre un tel attentat?A cette fin, messieurs, les résolutions suivantes sont soumises à votre approbation et j’espère qu’elles rencontreront votre acquiescement unanime.Le secrétaire lit ensuite les résolutions suivantes, lesquelles sont acceptées à Tunanimité; Il est résolu unanimement, Que l’Association Saint-Jean-Ran-tiste de Montréal, composée de 50,000 membres, enregistre son protêt le plus énergique contre l’exécution de Louis Riel; Que cette exécution est un outrage sanglant à l’adresse de la race canadienne-française, dont Riel, le chef métis, était l’un des plus nobles représentants dans le Nord-Ouest; Que dans les circonstances, elle est un acte de cruauté qui répugne aux sentiments de toutes les nations civilisées; Que Louis Riel a été donné en victime au fanatisme orangiste; que notre loyauté et ncs sentiments religieux en ont été cruellement froissés; Que ce lugubre événement constitue un deuil national; Qu’un service solennel soit CTian- té à l’église Notre-Dame pour le repos de l’âme du martyr de cette cause sacrée et que toutes les sections de l’Association y assistent en corps, au jour et aux heures qui seront désignés, avec insignes et bannières en deuil; Que les membres de l’Association soient priés de porter le deuil pendant un mois; Que ces résolutions soient publiées dans la presse canadienne-française de cette cité, avec prière aux journaux français de la Puissance et des Etats-Unis de les reproduire dans leurs colonnes; Qu’une copie officielle de ces résolutions soit adressée immédiatement à Madame Louis Riel, en témoignage de nos sympathies, de notre respect et de notre admiration pour la personne de son époux défunt et de la grande cause qu’il a si noblement et si généreusement défendue au prix même du sang.Sur ces résolutions, M.Adolphe Ouimet, en s’adressant à rassemblée, fit en termes émouvants l’histoire de la vie de Riel et démontra le fanatisme de ses ennemis qui sont les nôtres et la part honteuse qu’a prise le gouvernement en se faisant l’exécuteur de cette action infâme qui a souffleté la race française en mettant Riel à mort.Il est suivi de MM.R.Préfontaine, Gustave Lamothe, J.-B.Vallée et J.-C.Robillard.qui, tous, au nom de l’Association .Saint-Jean-Baptiste, protestaient avec énergie contre l’acte odieux perpétré au Nord-Ouest.Après quelques discussions, il est proposé par M.Emard, secondé par M.Guimond, que l’organisation pour le service funèbre de Riel soit laissée au comité de régie.Sur proposition de M.Vallée, secondé par M.N.Major, la séance est ajournée.(Signé) A.-A.Gauthier, secrétaire.Pour copie conforme, Roger Duhamel, Montréal, le 7 décembre 1944.- I «to - Choses d’hier et d’aujourd’hui Nous pardonnons aisément à nos amis les défauts qui ne nous regardent pas.LA ROCHEFOUCAULD Arbre de Noël La belle neige blanche qui a recouvert la terre nous a fait songer à Noël, parce que, assez souvent, Noël et ta neige arrivent ensemble et parce que souvent aussi l’on craint que la fête n’arrive avant son beau cortège blanc et dans notre beau pays du Canada un Noël sans neige ne ferait pas notre bonheur.j Heureusement que parmi les restrictions encore en vigueur celle des arbres de Noël ne soit,pas comprise, car cette réjouissance enfantine introduite dans nos coutumes depuis longtemps amuse autant les grands que tes petits et je connais des mamans qui, pourtant bien fatiguées le soir de la messe de minuit, regretteraient de n’avoir pas ce surcroît de travail qu’impose la préparation d’un arbre de Noël.Dans les pagt d’Europe les enfants n’auront pas beaucoup de jouets encore cette année car le vent de la guerre a emporté bien loin le sac de jouets du Père Noël.Ils auront, ces pauvres petits, innocents des fautes des grands, des hochets de bois qui seront disposés sur la cheminée ou dans leurs souliers et tes parents seront heureux l u’avoir un tant soit peu à offrir à ceux qui leur sont chers.De plus, il faudra qu'en ce jour de Noël ils rêvent, au point d’oublier que le conflit existe encore, au moins pendant ce jour où le Fils de Dieu est venu sur la terre apporter la paix aux hommes de bonne volonté.Quant à nous, Canadiens éprouvés par la répercussion des malheurs qui s’abattent sur les^ pays étrangers, si nous n’avons pas tçut ce que nous désirons pour enjoliver et garnir le bel abrre, qui se dresse déjà dans notre imagination avant de prendre sa place prêt de la cheminée, songeons qu’un sacrifice bien fait, qu’une épreuve bien acceptée mettent souvent plus de clarté dans une maison qvc toutes les lumières de l’arbre de Noël.EVE ie-xn-«4 i— * ^ ——- Bloc-notes Les mines québécoises “Il est grand temps que les Canadiens français de la province de Québec en général se tournent du coté de l’industrie des mines’’, rappelait hier soir M.Pierre Mauffette, devant le comité des mines de la Chambre de Commerce des Jeunes.M.Mauffette, professeur de géologie et des mines à l’Ecole Polytechnique, était conférencier sous les auspices du nouveau comité des mines récemment constitué à la Chambre cadette.Ce spécialiste, après avoir exposé la genèse des mines et les quatre phases par lesquelles passe toute entreprise minière, a particulièrement insisté sur l’avenir de cette industrie dans la province de Québec et sur la carrière intéressante ainsi offerte à la jeunesse en quête d’orientation professionnelle.“La situation a évolué chez nous, poursuit le conférencier.Il y a une dizaine d’années, celui qui voulait se destiner aux mines devait traverser en Ontario et sans espoir d’une grande rémunération.Aujourd’hui, les conditions ne sont plus les mêmes.Nous possédons des mines dans la province de Québec et l’on s’attend à ce qu’elles prennent un grand essor sous peu.De plus, il y a présentement disette d’ingénieurs et de géologues et tous ceux qui embrassent ces carrières sont assurés de s’enrichir rapidement.On ne saurait donc s’orienter vers cette industrie des mines dans de meilleures circonstances”.Les gisements miniers de la province de Québec offrent un champ encore presque inexploré et très riche aux industriels et aux ingénieurs de mines.Et le territoire québécois est “avant tout producteur d’or”, ce qui est loin d’être à dédaigner, car le prix de ce précieux métal n’a pas cessé de s’élever; sa valeur présente est de 838.50 l’once.“Maintenant que les Anglais, grâce à leur intelligence et à leur labeur incessant, ont d’abord découvert les possibilités minérales de la province, les ont développées et qu’ils ont enfin créé une vaste industrie minière dans Québec, il nous appartient de nous mettre à l’oeuvre et d’aller chercher la part qui nous revient et qui nous attend de ce qui reste des richesses minérales.Il faudra toutefois commencer par s’adonner à ces sciences nouvelles, qui ne s’enseignent pas encore de manière satisfaisante dans nos institutions d’enseignement”.Cet appel à l’intérêt minier ne devrait pas rester sans écho chez la gent collégienne.Nous croyons le savoir dailleurs, l’autorité provinciale entend poursuivre l’expansion minière et y intéresser par des cours spéciaux le monde etudiant.Louis ROBILLARD Juste protestation L’un de nos plus anciens lecteurs nous écrit: ÉCn ma qualité de fidèle lecteur Trois brèches dans îa frontière du Palqtinat — Des unités des 45e et 103e divisions ont avancé à l'ouest de la vrlie alsacienne de Wissembourg PARIS, 16.(A.P.) — La 7ème armée américaine a avancé hier à trois endroits dans le territoire industriel allemand du Palatinat.Des unités des 45ème et 103ème divisions ont avancé à l'ouest de la ville alsacienne de Wissembourg, tandis que la 79ème division a enfoncé la ligne de la rivière Lauter près de Schei-benhard, à neuf milles c l'est du Rhin.Par ces trouées en territoire allemand six des sept armées alliées du front de l'ouest se trouvent à occuper du sol ennemi : les quatre armées américaines, la 2ème armée britannique et la 1ère armée canadienne.La 1ère armée américaine a supprimé deux îlots de résistance ennemis à l'ouest de la Roer, et concentre ses forces contre la forteresse de Duren après avoir pris deux autres villages fortifiés, ce qui lui donne le contrôle de neuf milles de la rive ouest de cette rivière au nord et au sud de Duren.Avec le seçteur occupé par In 9ème armée au nord, ces deux arihées tiennent un front de 18 milles sur la Roer, le principal obstacle naturel qui sépare les troupes alliées du Rhin.La Sème armée américaine avance de l'ouest, dans les ouvrages de la ligne Siegfried dans la région de la Sarre.Au sud du front la 1ère armée française est aux prises dans le sud de la plaine d'Alsace avec les troupes ennemies qui ont reçu des renforts.Ses unités ont repoussé des contre-attaques allemandes à Mulhouse et à Loeschle, sur le Rhin, à six milles au nord de la frontière suisse.* La partie nord du front, qu'occupent la 2ème armée britannique et la 1ère armée canadienne, est plutôt calme; cette partie du front suit la Meuse en Hollande et entre en Allemagne près de Geilenkirchen.Dans le secteur de la 7ème armée, comme les ayant-gardes franchissaient la frontière, d'autres unités ont pris au moins sept villes françaises et ont engagé le combat avec l'ennemi dans les villes-frontières de Scheibenhard et de Louterbourg, à dix milles de la grande ville allemande de Karlsruhe, de l'autre côté du Rhin.Entre les troupes qui combattent dans ces deux villes et la frontière allemande il n'y a que la rivière Lauter.De l'outre côté commencent tes ouvrages de la ligne Siegfried.Les Allemands s'efforcent de contenir les troupes alliées qui ont pénétré dans le Palatinat; ils utilisent de l'artillerie, des mitrailleuses et des chars dans les ouvrages avancés de la ligne Siegfried; et ils ont lancé une contre-attaque à 23 milles à l'ouest de Wissembourg près de la villa-forteresse de Bitche, qui fait partie de la ligna Maginot.Wissembourg est la saule ville importante du nord de l'Alsace qui soit encore aux mains des Allemands; la 7ème armée s'en approche à l'est, au sud et à l'ouest, après avoir pris sept villes qui l'entourent, notamment Cleebourg, 2 milles et demi au sud.Dans le secteur de la 1ère armée américaine, sur la Roer, les troupes aiiiées forcent les Allemands à passer la rivière au sud de Duren, et à 14 milles au sud-ouest de cette ville elles ont chassé l'ennemi de Kesternich, après une avance d'un mille.La Sème division blindée a pris Kufferath, à trois milles au sud de Duren, et pris à un mille plus à l'est un plateau qui domine le Roer.La 83ème division a chassé In Allemands de Bir-gel.Entre Kufferath et Birgel il reste encore quelques îlots ennemis, mais au nord de Duren la rive ouest de la Roer est libre jusqu'à Schophoven.La 9ème division a liquidé un flot de résistance dans une usine près de Mariaweiler, à l'ouest de Duren, et la 104ème division a délogé l'ennemi d'un château au sud-ouest de Schophoven, eu nord de Duren.du Devoir depuis sa fondation, je me crois permis de revenir à la charge cette année encore pour vous demander de protester auprès du gouvernement et des compagnies de chemin de fer contre le refus d’accorder aux enfants des tarifs réduits à l’occasion des vacances de Noël.Je ne vois vraiment pas la raison d’une pareille intercMktion, particulièrement pénible pWr les familles nombreuses, déjà si durement frappées par ailleurs.Il y a des pays où l’une des formes d’assistance à la famille nombreuse, c’est précisément l’octroi de billets de famille à prix réduit.On a prétendu qu’il s’agissait chez nous d’une mesure de guerre destinée à favoriser les voyages des soldats.Mais les enfants aussi doivent avoir quelques droits.M.Carneau Ainsi qu’on le verra par la finale des Propos astronomiques d’aujourd’hui, M.De Lisle Garneau est contraint par les circonstances de suspendre temporairement sa collaboration au journal.Tous nos lecteurs, comme nous, le regretteront très vivement et souhaiteront que notre distingué collaborateur nous revienne aussi tôt que possible.O.H.16-XII-44 aÇe carnet du grincheux | “Je m’engage sur l’honneur, en pesant chacun de ces mots, à quitter mon parti «t même à le combattre si un seul Canadien français, d’ici la fin des hostilités en Europe, est mobijisé contre son gré sous un régime libéral ou même un régime provisoire auquel participeraient nos ministres actuels dans le cabinet de M.King”.(M.Godbout en 1939) * H- * C’est cela, M.Godbout, combattez.combattez.* * * Mais avec la subtilité de M.King, il pourrait peut-être s’en tirer En effet, MM.Cardin, Power ont démissionné avec éclat pour protester contre la conscription de M.King.Les ministres ‘'actuels” se trouvent disparus.* * * Il est vrai que M.Lapointe avait dit le 9 octobre 1939: “Nous sommes le rempart entre vous et ta conscription.Nous sommes la muraille qui vous protège cl qui protège même ceux qui nous insultent.Nous voulons que nos compatriotes soient traités comme des égaux, partout, et qu’ils reçoivent leur part dans les commandements et l’administration”.# * * La muraille était apparemment faite du même mortier que celles de la ville de Jéricho.* * * Le Canada est entré en guerre, en 1939, pour défendre l’intégrité de la Pologne, injustement violée par Hitler.* * * Est-ce que M.Mackenzie King a été consulté par M.Churchill sur le nouveau partage de la Pologne, à la mode de 1944-45?Armistice îmiümeui à Athènes L'offre des insurgés serait acceptée Athènes, 16.(A.P.) — Le combat continuait dans Athènes hier soir, cependant que les insurgés soumettaient des.conditions d’armistice qu’on disait être acceptables aux autorités britanniques.Les propositions du Front de la libération nationale seraient les suivantes : amnistie pour les chefs de la guerre civile; formation d’un gouvernement national représentant tous les partis et création d’une régence.Cette offre a été retirée temporairement parce que les Britanniques ont insisté pour qu’elle soit signée par les chefs des effectifs militaires insurgés aussi bien que par les chefs civils du parti.Mais on dit officieusement que les autorités britanniques accepteront ces propositions comme base d’un armistice.H y a eu toute une série de con-féreneek entre le commandant britannique, le général Scobie, l’ambassadeur britannique, M.Reginald Leeper, le ministre résident britannique dans le Proche-Orient, M.Harold Macmillan, le premier ministre grec Georges Papandreou et M.Themistokles Sophoulis, chef politique jugé acceptable comme premier ministre de tous les partis.On signale aussi la possibilité que l'archevêque d’Athènes soit nommé régent temporaire en attendant un plébiscite qui déterminera si la Grère demeurera une monarchie ou deviendra une république.Mais selon certains milieux d’Athènes il n’y a aucune indication que le roi Georges de Grèce qui est actuellement à Londres acquiescerait à ce projet.Des abus dans tous les domaines La spéculation sur les stocks de la M.L.H.& P.Québec.16 (D.N.C.) — Le premier ministre a accusé hier l’ancien gouvernement d’avoir multiplié les abus dans tous les domaines.Au cours d’une conférence de presse, M.Duplessis a déclare que c’était précisément cette multiplicité d’abus qui avait motivé la suspension des travaux dans toute la province.Le mal s’était tellement généralisé, dit-il, que nous avons été dans l’obligation de nous rendre compte de l’état de choses existant, avant d’aller plus loin.L’ancien gouvernement a dépensé en 5 mois 880.000,000 sur un budget de 892,000,000 pour douze mois.Rien de surprenant qu’il y ait eu orgie de dépenses un peu partout.Le premier ministre a noté, entre autres choses, que les ventes de certaines boissons, au cours des mois de juin, juillet et août 1944 * * Les Canadiens frémissent d’avance d’un noble enthousiasme à la pensée des protestations vengeresses de notre premier ministre.•e-xn-M U oat été énormément plus considérables quau cours de la période correspondante en 1943.M.Duplessis a aussi déclaré quen prenant le pouvoir l’ancien gouvernement a non aeulement suspendu certaine travaux, mais nè .r.'XV - >v Le capitaine de groupe Lecomte Le jeune officier se retrouve "chez lui" en assumant de nouveau le commandement des "Alouettes" et des Hiboux-blancs" par Gabriel LANGLAIS (correspondant du C-A.R.C.) Avec le C.A.R.C.en Grande- - ., ' w j i.Rretagne, 16 (dépêche retardée)— C6tt6 FaCUlté - Vaconcss au COUTS u6 culture C’est dans S" nouvelle résidence — Epreuves CHRONIQUE UNIVERSITAIRE par Pierre Laporte La Faculté des sciences sociales à l'ordre du jour —-Nomination de plusieurs ne .'.:aux professeurs à philosophique — L'heure de biologie d'aaréoation à la Faculté de médecin d'agrégation Depuis quelques semaines nos lecteurs ont pu se rendre compte que plusieurs facultés sont çn ne peut plus actives à l’Université de Montréal.La faculté de Droit, par exemple, a institué des cours publics de droit commercial; la faculté de médecine met aussi à la disposition du public montréalais des conférences fort intéressantes sur des sujets scientifiques.D’autres facultés ont fait de même.Mais il est incontestable que la faculté qui fait le plus parler d’elle cette année, qui se montre ta plus active, c’est la faculté des Sciences sociales, politiques et economiques.Elle occupe le premier plan.C’est probablement le retour a la santé de M.Edouard Montpetit, doyen de cette faculté, qui a déclenché ce regain de vie et cette poussée en avant que 1 on ne peut qu’admirer.Nous avons été très heureux depuis quelque temps de lire les communiqués nombreux que nous envoient les autorités de cette faculté.Chacun d’eux nous annonçait un Changement, * l’institution d une nouvelle chaire, la nomination d un professeur éminent.Aujourd’hui encore, on nous transmet une liste de nouveaux professeurs.Tous ceux qui ont ete nommés sont des hommes qui ont fait leur marque et qui pour la plupart ont déjà de l’experience dans le professorat à l’université.En voici la liste: M.le juge Rernard Bissonnette, LL.L., professeur à la faculté de droit, a été chargé du cours de “droit constitutionnel” (2ème année, section A) : M.Hector Authier, avocat, ancien ministre, a été chargé d’un cours sur “la colonisation et la protection de la population rurale dème année, section de sociologie; M.André Nadeau, LL.L., L.S P., (diplôme d’études économiques (Paris) a été chargé d’un cours sur “la technique de la recherche” (première année) ; M.Arthur Saint-Pierre, D.S.P.déjà professeur à la faculté, a été chargé du cours sur ‘‘le problème de la misère et les formes de l’assistance”.du cours sur “l’enfance indigente et l’enfance délinquante” et d’un cours sur “la condition de l’ouvrier canadien au travail et au repos” (3ème année, section de sociologie) ; Le Dr J.-A.Baudouin, M.D., D.S.P., déjà professeur à la Faculté, a été chargé d’un cours de “Démographie comparée”, (3c année, section de sociologie), et d’un cours sur “La prévention des maladies industrielles” (2e année section B); M.Jean Cornez, LL.L., L.S.P., déjà professeur à la Faculté, a été chargé d’un cours sur “La conciliation et l’arbitrage dans les conflits du travail” (3e année, section de sociologie); M.Firmin Létourneau.B.S.A.L.S.P., déjà professeur à la Faculté, a été chargé d’un cours sur “Les associations professionnelles de cultivateurs et la coopération agricole” (3e année, section de sociologie): Le R.P.Jacques Cousineau.S.J.L.S.P., a été charsré d’un cours sur * ]’“Education familiale et la question sociale’ ’(3e année, section de sociologie).Nous donnerons dans quelques jours les autres nominations qui corcoléteront les cadres de la Faculté.On se rappelle que M.Oskar Ha-lecki et M.René Rjstelhueber ont me £ Section de sociologie Si la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques a voulu mettre à la disposition de notre jeunesse un enseignement propre à la préparer à la carrière diplomatique, elle n’a pas perdu de que le capitab.e de groupe Lucien Lecomte, D.F.C., d’Acton Vale, Qué., ancien commandant des Alouettes et des Swordfish, m’a fait part du plaisir qu’il éprouvait de se retrouver au sein du groupe de bombardement canadien, et, cette fois, à titre de commandant de la base aérienne des Alouettes et des Hiboux-blancs.“Je suis plus qu’heureux de me retrouver ici, m’a-t-il confié.Pensez donc, me voici de nouveau avec Ambitions nouvelles crée'es par la guerre Les jeunes gens assument déjà des responsabilités de chefs — Le grave problème de la réhabilitation Conclusions d'une saisie-gagerie Le tribunal ordonne au défendeur de quitter les lieux loués sous 48 heures Sherbrooke, 16 (D.N.C.) — Le juge Anatole Gaudet siégeant en Cour de magistrat, vient d’accorder les conclusions de la saisie-gagerie et d’ordonner au défendeur de quitter les lieux loués sous 48 vue ïa nécessité d-étudier le, pro- les blêmes sociau, dont nous somme.“ïcadrille que i'al si tous préoccupés.Notre grope a I bien connue.Partout, je rencon- plus que jamais besoin d etre {re ,jes gens que j’estime, tement arme pour y faire !fce- ' “J’aime beaucoup mes nouvelles Faculté a pense qu il était urgent fonc|jonSi a.t-il poursuivi.Je trade donner plus de force et de cp* j vaille probablement plus fort et hésion à son enseignement de la pen(]ant je plus longues heures sociologie et elle a mis sur pied un qu’avant, mais c’est moins fatigant programme qui placera devant les qU’au temps où j’étais commandant élèves, déjà préparés par la culture d’une escadrille.La tâche n’est générale qu’ils auront reçue de pas facile, mais il y a tant à fai-première et de deuxième années, la re.Ce que je yeux surtout, c’est situation où se trouve notre grou- ! que tous, officiers et aviateurs., pe, les difficultés auxouels il est en butte, la recherche des solutions ' qu’il convient d’y apporter.Les matières qui suivent ont été inscrites au programme: Le problème de la misère et les formes de l’assistance; L’enfance indigente et l’enfance délinquante; La condition de l’ouvrier canadien au travail et au repos; L’éducation familiale et la question sociâle; La coopération (achat, crédit, production, vente); La sécurité sociale au Canada et à l’étranger; A , .Les relations industrielles et les conventions collectives; La conciliation et l’arbitrage dans les conflits du travail; Les perspectives professionnelles pour la jeunesse; Le rôle social, les problèmes particuliers et la protection de la famille nombreuse; Les associations professionnelles de cultivateurs et la coopération agricole; La colonisation et la protection de la population rurale; La femme et la société; Démographie comparée.Le nouveau programme entrera en vigueur le 8 janvier 1945.H s’adaptera aux leçons déjà données au premier semestre.La Faculté fait appel à ses anciens élèves et aux jeunes gens et jeunes filles qui désireraient, dès janvier prochain, profiter de l’enseignement renouvelé de la section de «sociologie.L’inscription eSt ouverte dès à présent.Pour toute demande de renseignements, prière de s’adresser au doyen de la Faculté, M.Edouard Montpetit, ou à la secrétaire, Mlle Germaine Cornez, AT.9451.Les vacances au cours de culture philosophique Les cours de culture philosophi-aue qui sont donnés tous les lundi> soir, seront suspendus jusqu’au 8 janvier pour les vacances de Noci et reprendront à la même heiyc tous les lundis soirs, à la date indiquée.Société de biologie La troisième réunion de la Société de Biologie de Montréal seia tenue le lundi, 18 décembre prochain.à 5h.de l’après-midi, dans la salle B’507, (laboratoire d’histologie) de l’Université de Montréal, 2900 boulevard du Mont-Royal.Au programme: lo Note de M.Pierre Masson: “Régénération et néo-formation de été nommés: le premier professeur j corpuscules de Wagner-Meissner”.d’histoire des peuples slaves, et le second, professeur d’histoire diplomatique et de technique diplomatique.Imfrimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprinré» ou «rivé» I - Pri» et «pècimems sur demand* L’Imprimerie Populaire.Limité* 430.Notra-Dame eit, Montréal Têt.BEIair 3361 •— Tél.CResccnt 570Q MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompei Funèbres Expert Embaumeui 6603 rue ST-LAURENT 2o Note de MM.L.-P.Dugal et A.DiMarais: “Hépatectomie partielle et résistance au chlorhydrate de 2 — (naphtyl-l’-méthyl) — imidazoline (Privine)”.» Faculté de médecine EPREUVES D’AGREGATION lo En chirurgie infantile et orthopédie: Dr Calixte-A.Favreau, le mardi 19 décembre.2o En chirurgie générale: a) Dr Pie rre Smith, le mercredi 20 déc.; b! Dr Paul Marchüdon, le jeudi 21 décembre.Ces épreuves auront lieu à 5h.de l’après-midi à l’amphithéâtre G-604.Les professeurs, les médecins et les élèves de la Faculté de Médecine sont instamment priés d’assister à l’exposé de ces leçons théoriques.soient heureux sur cette base.J’estime qu’un homme ne peut donner son plein rendement que s’il est satisfait de son sort.Un mot d’encouragement, une petite tape sur l’épaule, vous ne sauriez croire ce que ça peut faire.” — Mais vous vous donnez quelques heures de loisirs, ai-je deman- — Certainement, m’a-t-il répondu, sans quoi il me serait impossible de me tenir au courant des progrès réalisés dans l’aviation.Rien ne me plaît davantage que de lire des volumes ou des magazines traitant de l’aviation.Je voudrais également, si la chose est possible, effectuer une deuxième se.rie d o-pérations aériennes.J’étais collégien et je rêvais déjà au jour où je pourrais conquérir^les airs II va sans dire que ce serait dur pour moi, maintenant que j’ai mes ailes, de demeurer au sol.“Mais quand je parle ainsi, j oublie qu’un devoir m’incombe avant tout: celui de mettre autant de bombardiers que possible dans les airs afin de vaincre l’Allemagne.Cette victoire remportée — et elle ne le sera que lorsque les boches auront bel et bien mordu la poussière — il faudra s’occuper du Japon.Car j’espère bien que j’aurai l’occasion de me mesurer avec les Nippons.” Et le capitaine de groupe Lecomte, tout en esquissant un sourire, s’empare d’une allumette pour raj-lumer sa pipe.Il est évident qu il ne parle pas pour jeter de la poudre aux yeux.Cet ancien élève du collège de Saint-Hyacinthe t n’est pas seulement un fervent de l’aviation; il est avant tout un ennemi des boches et des Japonais.Il ne guerroyé pas pour se distraire; il a un but., “Mais cessons de parler de choses aussi sérieuses, rne dit-il ensuite.Avez-vous pensé que le temps des fêtes approche?Je compte sur vous plus que jamais.Il faut que nos officiers et aviateurs s’amusent durant ces quelques jours.Il est boAde ne pas oublier que nous sommes en guerre, mais il faut aussi se rappeler que les gars sont loin du Canada., „ “Nous allons avoir une belle messe de minuit, puis un bon réveillon.Ensuite, il faudra que nos gens s’amusent.Si nous pouvions leur faire croire, pendant quelques heures, qu’ils ne seraient pas plus heureux au sein de leur famille.Franchement, ce n est pas un homme ordinaire que le capitaine de groupe Lecomte.H pense à tout.Il veut que ses hommes travaillent, fort bien, mais il ne voudrait pas, pour tout l’or au monde, qu’un seul d’entre eux s ennuie.Au besoin, il sait se montrer ferme et même sévère, mais il n en a pas moins un grand coeur.Lors de son départ des Alouettes pour aller assumer le èommandement de l’escadrille Swordfish, il fut l’objet d’une fête intime au cours de laquelle on lui offrit un cadeau.Eh bien, sa joie fut telle qu’il ne put s’empêcher de pleurer.Ce n’est pas pour rien que le ca; pitaine de groupe Lecomte est si populaire._ Les "Amis de l'Art" Pour que la poésie de l’art se mêle à la poésie de Noël, nous conseillons à tous nos membres de ne pas oublier, durant les vacances, la littérature, la musique et la peinture, et nous leur faisons les sug- Par GABRIEL LASGLAIS (Correspondant du C.A.R.C.) Avec le C.A.R.C.en Grande-Bretagne, le 1er (Dépêche retardée) — Qui d’entre nous ne s’est pas laisse - .dire alors qu’il était encore au col- ; heures, dans une cause de Stanis-tège ou à l’université: “I.a vie sera las Rousseau, du canton d’Ascot, pour vous ce que vous la ferez.La | contre Aimé Béliveau, du même chance, le destin, tout cela existe, endroit.mais jusqu’à un certain point.C’est II s’agissait dans cette cause à vous d’organiser votre vie”.| d’une saisie-gagerie au montant de Ces paroles me reviennent, au-1 845, basée sur les allégations ordi-jourd’hui, alors que je vais d’un naires, avec rçention spéciale que bureau à un hangar et d’un hangar le défendeur ayant fait défaut de à un bureah pour trouver quelques payer son loyer pendant plus de nouvelles intéressantes.Un tel à! ] qui je viens de parler se proposait de devenir avocat lorsque la guerre a éclaté.Il a aussitôt abandonné scs livres et est maintenant pilote.Un autre, qui rêvait depuis toujours de faire un médecin, a tenté lui aussi d’obtenir ses ailes de pilote.Malheureusement, sa vue n’était pas assez bonne, mais il rend quand même de précieux services comme mécanicien.Et les cas de ce genre ne se comptent plus.En somme, c’est la guerre qui a changé tout ces projets d’avenir, qui a fait naître, en quelques heures, toutes sortes d’am bitions nouvelles.Léopold Brochu, René Jutras, Normand Brousseau.Lucien Lecomte, Laurent Robillard et combien d’autres, n’avaient jamais pensé, avant d’endosser l’uniforme du C.A.R.C., à décrocher, un jour, la ‘TDistinguished Flying Cross” ou la “Distinguished Flying Medal”.Maintenant, ils seraient fiers de mériter d’autres décorations.Pou^ un grand nombre d’entre eux, la guerre aura été un sti-m(ulant, une inspiration.Assumer un commandement à l’âge de 40 ou 45 ans, c’est normal.Mais combien de ces jeunes gens avaient à peine 22 ou 23 ans lorsqu’on leur a dit: “A partir d’aujourd’hui, vous êtes à la tête de cette section”.Logan Savard, qui est malheureusement disparu aujourd’hui, n’avait que 22 ans lorsqu’il a été promu commandant d’escadre et nommé chef d’une escadrille de bombardement.Ne soyez donc pas surpris, chers parents et amis, si certains officiers et aviateurs qui pensaient et agissaient comme des jeunes gens, à leur départ du Canada, sont maintenant des hommes mûris, bien qu’ils soient encore jeunes.Aucun de ces jeunes gens n’avait prévu ce qui leur est arrivé depuis quatre .ou cinq ans.Très peu d’entre eux étaient prêts à prendre les responsabilisés qu’on leur a confiées! Mais, pour la plupart, ils s’en sont très bien tirés.Les circonstances ont voulu que, du jour au lendemain, ils fussent aptes à remplir les fonctions les plus difficiles, à affronter les pires dangers.A cette Messager, moins de 16 ans; promotion éventuelle; emploi permanent.S'adresser "Le Devoir", H j il 430 Notre-Dame est, Montréal.ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE C.CODIN.prop.Salon» : Bureau : 518.RACHEL EST 528.RACHEL 1ST FAIkirk 3571 Derniers devoirs .— Lalssez-nous vous assister dans vos derniers devoir*, envers ceux qui oartent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VAN DELAC FONDE* EN I8W LIMITEZ C.Vjndelit |r.— Alex Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 gestions suivantes ¦¦¦¦¦ Donner des livres à vos «hiis, le cadeau dont on ne se lasse jamais, la cadeau durable et profitable, qui est aussi un hommage de celui qui le donne à celui qui le reçoit.Visiter les expositions de peintures qui se tiennent, à l’occasion de Noël, chez les principaux marchands de tableaux, notamment à la Dominion Galleru.à TArf Club et à l’Art Français.Ecouter de la musique, inviter à vos réunions de icunes artistes, organiser chez vous des auditions de disques, des causeries sur la vie et l’oeuvre des gran« musiciens, chanter en choeur, au foyer, les vieux cantiques de Noël et les belles chansons venues du doux pays de France., ., Profiter de la période des vacances pour aller voir et entendre, au théâtre His Majesty’s, en matinee, du 1er au 7 janvier, le premier film-concert avec José Iturbi: Adventure in Music”.Sur presentation de leur carte de membre et d’une carte spéciale échangeable au guichet du His NJaJesty s* ]es ‘Amis de l’Art” pourront assister à ce spectacle de choix, t.ctle carte spéciale, nos membres pourront se la procurer en s adressant a un représentant de l’association, à la directrice ou au directeur des maisons d’enseignement qu ils fréquentent., Suivre attentivement nos émissions radiophoniques: à LBF, le mardi, de a h.30 à 5 II 45; a CK AC, le samedi, de 12 h.30 a 12 h.45; à CHLP, tous les jours, de 11 h.à 11 h.30.Samedi, le 16 décembre, à CKAC, fin, ils ont reçu un entrainement spécial qui a fait d’eux des hommes disciplinés, courageux, enfin des combattants.H ne fait pas de doute qu’une telle formation, même si dans bien des cas elle a contrecarré les projets les phis beaux, sera d’une grande utilité après la guerre, à cette époque où les difficultés à surmonter résulteront, pour la plupart, du présent conflit.Certes, la guerre n’est pas encore terminée, et tout indique même qu’elle se prolongera de plusieurs mois.Mais, il est facile de constater que les projets d’après-guerre prennent un intérêt sans cesse plus grand.Certains officiers et aviateurs retournent à leurs rêves d’il y a quelques années, mais combien d’autres ont nourri d’autres projets.Dans bien des cas, il s’agit de châteaux en Espagne, ce qui est fort compréhensible si l’on tient compte du fait que nombre de ces jeunes gens demeurent, depuis des années, éloignés de leurs parents et amis, au milieu d’autres jeunes qui, comme eux, ne pensent qu’à en finir au plus tôt avec cette guerre, afin de retourner à la vie civile.Mais cette réadaptation à la vie civile sera un pensez-y bien pour chacun de ces officiers et aviateurs qui, pour une raison ou une autre, ne resteront pas dans la force permanente de l’Aviation canadienne.D’ailleurs, il serait impossible pour chacun d’eux de penser à garder l’uniforme, car ils savent d’avance que les besoins en temps de paix ne sont pas du tout ce qu’ils sont en temps de guerre, A peine auront-ils enlevé l’uniforme qu’il leur faudra donc se tracer un chemin, soit en reprenant des études inachevées, soit en retournant à leurs anciens employeurs, soit en réalisant des projets nouveaux.De toute façon, ils auront besoin de vous, parents et amis, aussi bien pour les comprendre que pour les encourager.quinze jours après échéance, il peut, en vertu de l’ordonnance des loyers, être expulsé suivant le droit commun.Le défendeur plaidait qu’il retenait le montant du loyer parce que le demandeur ne voulait pas faire fixer ce loyer par la Commission ds prix et du commerce en temps de guerre, et le demandeur répliquait que le logement étant loué au même prix de 815 par mois durant la période de base, il n’avait pas à faire fixer ce loyer.Le principe général émis par l’ordonnance des loyers, dit le jugement de M.Gaudet, est qu’un locataire qui est en défaut de payer son loyer pendant quinze jours ou plus, peut etre expulsé suivant la loi ordinaire.Et par dérogation à ce principe général, cette ordonnance stipule qu’en certaine cas, le locataire peut retenir le montant du loyer.Le défendeur prétend qu’il est dans un de ces cas, et en conséquence, il doit prouver le fait qui donne lieu à son prétendu droit de retention.“A l’argument, il a allégué spécialement comme tel fait, que lors de la location, le demandeur ne pouvait déterminer avec certitude le prix maximum de ce loyer; c’est un de ces cas spéciaux donnant ouverture à ce droit de retention.Or il a complètement failli dans la preuve de ce fait, comme aussi dans la preuve d’aucun fait pouvant donner ouverture à son prétendu droit de retention.Bien plus, le demandeur a établi que de fait, ce logement avait été loué au même prix de $15 par mois pendant la période de base, et quril pouvait déterminer avec certitude ce prix maximum de ce loyer”._ _ Compensation de $4,000 Sherbrooke, 16 (D.N.C.) — Le juge A.-R.Rangers, de la Cour de l’Echiquier du Canada, a rendu jugement dans la cause de Joseph Leblanc, cultivateur de Lac Mégantic, contre le gouvernement fédéral, accordant au demandeur la somme de $4,000, soit $3,200 pour | 39 acres de terre dont le gouver- LSS MEDECINS RECOMMANDENT NOS BAnDIS MRniAMM.if* Ji -h» PHARMACIE MONTREAL Charlei Duquette, propriétaire Porto* to band* qui convi Nos* troua on •uortimant hamlalr**.bandai médical*», rapporta vrates ra chamois rouq* poor cous qu) soutirant Esaaysq* à domicil* privé* sans irai» •1 *xp*rtoa à voir* tant salon l'ordonnanc* voir* médecin.loin EJ IHVIT élastiques.additionnels.7E5I Les funérailles de M.Frédéric-J.Dorian Action renvoyée avec dépens Le L Sherbrooke, 16 (D.N.C.) juge Anatole Gaudet, magistrat de district, vient de rendre jugement dans une cause de la Halifax Insurance Company, contre Armand Racine, de Sherbrooke, à la suite d’un accident survenu rue Welling-top-Sud, alors qu’une montre du magasin F.-R.Darche fut brisée par un morceau de glace lancé par la roue d’un camion en mouvement de recul.La demanderesse réclamait lu somme de $75.77, en di sont que Racine était responsable des dommages parce qu’il avait reculé trop brusquement, parce qu’il n’avait pas pris les précautions nécessaires dans une pareille manoeuvre, parce qu’il n’avait pas toute l’attention requise à sa roue etc.Le défendeur répondait qu’i ne pouvait pas être responsable de l'accident parce que la vitrine se trouvait sur un terrain privé.Le jugement de M.Gaudet conclut que la demanderesse n'a pas établi les .allégations de son action et conséquemment, celle-ci est renvoyée avec dépens.Félix Bertrand, organiste; Marthe j Létourneau, soprano; Colombe Pelletier, pianiste.Mardi, 19 décembre, à CBF, Liçe ' Desrosiers, pianiste; Lucien Martin.violoniste.Pour tout renseignement s adresser à 1097 rue Bcrri.Té.: BE.3«io7.(Communiqçjjp) nement s’était emparé pour la constructium d’une école militaire, et la somme de $800 pour dépréciation de la propriété depuis sa conversion en un camp militaire.Jugement dans cette affaire a été déposé à Montréal par le greffier de ce tribunal., La terre de Leblanc avait ete expropriée partiellement, par le gouvernement fédéral à la fin ci-dessus mentionnée.Il n’y avait jamais eu d’entente relativement au prix de location ou au prix d’achat du terrain, mais pour les deux premières années d’occupation, le gouvernement avait remis k Leblanc une somme de $1,270.Lacté d’expropriation fut consommé au printemps de 1942, à la suite duquel le gouvernement avait fait une offre de $2,000 à Leblanc, tandis que celui-ci en réclamait $10,-._ ,, .La Cour accorde a Leblanc la somme de $4,000 pour le compenser de sa dèpossession, avec intérêt à 5 pour cent depuis la date de l’expropriation.Cause portée en appel Sherbrooke, 16 (D.N.C.) — Un citoyen de Sherbrooke, condamne par la Cour supérieure à payer a la cité de Sherbrooke la somme de S321.50 pour l’éducation de son enfant, vient d’inscrire cette cause en appel devant la division de cinq juges à Montreal.En vertu du jugement rendu en premiere inslan-ee dans cette cause, un pore de famille est toujours responsable ries frais d’éducation de son enfant, même à l’école de réforme.L’action dans cette affn,re avait été prise par la cité de Sherbrooke contre un citoyen, père de deux enfants qui avaient été conduits à cette école.Le défendeur invoquait un jugement rendu en Cour d ap-iel dans la cause d un citoyen de Magog contre le gouvernement provincial, lequel jugement «Y®R bii qu’un père n’est pas oblige de payer les ïrais d’entrbticn de «on fils dans une asile d aliénés s il n a pas les moyens de le faire.ment déclarait encore q«eale.c®* de Magog ne s appliquait pas à la présente cause et que s il existe un Liinin l'n ce sens dans la loi des n en existe Mercredi matin, à 8 h.30, avaient lieu en l’église Saint-Louis-de-France, les funérailles de M.Frédéric-J.Dorion, ancien gérant de la Banque Nationale, de Lévis et de Joliette, et depuis plusieurs années, gérant à la Commission des liqueurs.Le défunt était le fils du juge Charles Dorion, de Sorel, et d’Elizabeth Mondor, décédés La levée du corps fut présidée par M.le chanoine Morin, de l’archevêché de Montréal.Le service fut chanté par M.l’abbé André Dorion, fils du défunt et aumônier diocésain de la L.O.C., assisté de MM.les abbés J.Brassard et B.Barette.Un autre de ses fils, le Père Jean-Jacques Dorion, O.P., de Lewiston, célébra la messe à un autel latéral, ainsi que !es Pères P.Pharand, O.P., et I „ Samson, O.P.La chorale de Saint-Louis-de-France, sous la direction de M.Paul Trottier, exécuta la messe d’Yon Les solistes étaient: MM.Paul Trottier, L.Proulx et M.Bernardin.Assistaient au choeur: M.le chanoine Morin, le R.P.Villeneuve, aumônier général de la L.O.C.et de la J.O.C.; M.J.-B.Desrosiers, P.S.S.; M.l’abbé L.Potvin, MM.les abbés Lionel Beaudry, A.Deschênes, E.Rivet, F.Gauthier, L.Lé-veillé, J.Lefebvre, J.-M.Maher, E.Dupont, P.Tessier, M.Vanier, et les RR.PP.P.Charbonneau, O.P., et P.Lacroix, O.P., et quelques autres.Les communautés des Dames de la Congrégation, des Soeurs de Ste-Croix des Soeurs de la Providence étaient représentées dans la nef.Conduisaient le deuil: ses quatre fils.Joseph-Edouard, l’abbé André Dorion, le R.P.J.-J.Dorion, et Roger; son frère Albert et son gendre, Edouard Arbour, de Saint-Jean, ainsi que ses petits-fils, Guy, Gérald, Jean-Claude, et son beau-frère, Arthur Bilodeau.Dans le cortège, on remarquait: MM.Alfred DeGrandpré, J.Taschereau, E.Lapierre, G.Taschereau, M.Frénette, Jean DeGrandpré, Francis Fox, Robert Fox, J.-P.Charland, A.Renaud, L.Tison, Dorion Taschereau, Henri Allard, P.Chénette, R.Chénette, R.Bilodeau, Pierre Dorion, Gustave Hutchison, Aimé Carbonneau, Léopold Tur-cotte, H.Marcoux, L.-O.Régnier, | H.Trudeau, A.Bergeron, J.-A.Belleville, L.Giroux, P.Malon, J.- { E.Bérubé, Frs Villeneuve* Dr L.Brault, M.Saint-Denis, M.Sarra-zin, R.Shelton, A.Goyette, G.Sauvé, L.Galarneau, G.Labelle, F.St-Jean, M.Girard, E.Paulet, L.Gi- ALCALIN E .C A 2 E.J 5 E • } :' ESTOMAC - « 0*£ - « f • n rard, M.Lord, M.Lapierre, G.Plante, ainsi que plusieurs autres.Un grand nombre de témoignages de sympathie, messes, tributs floraux et télégrammes furent envoyés à la famille éprouvée.Nouveaux organisateurs C.C.F.A sa dernière réunion à Ottawa, le conseil national du parti C.C.F.a approuvé la nomination de deux nouveaux organisateurs pour la province de Québec.Ce sont MM.Roland Thibault, comptable, de Gaspé, qui sera chargé de l’organisation des cinq comtés de la Gaspésie, et Gérard Ran-court, ancien candidat C.C.F.de Maisonneuve, qui verra à l’organisation du mouvement dans la région de Montréal.(Comm ) ACHKTBZ VOS runnu ici La Patrie Fleuriste IM «s».S.-CATHBRINI UttsIsou partout dir*oto> ra«nt S* nota» serr*- obsud*.HL 1786-1789 to lra« CHX.P.U h.u U h.M 11 Que vaut votre OUÏE ?Vous vaut-elle un salaire minime avec la crainte de perdre votre emploi ?Vous fait-elle passer pour Insociable, excentrique même ?Ce serait DENATURER votre personnalité — votre OUÏE seule en est responsable.Faites usage d’un appareil acoustique fffejftrv Ekcrrie et vous sauvegarde-llté.votre santé, votre bonheur.Venez llté .votre santé, votre bonheur.Venez vous renseigner aujourd'hui — sans obligation.Consultations le soir et à domicile.Satisfaction garantie.Service courtol» pour la clientèle canadienne-française.Western Electric Pour détails, consulte» Reynolds Earphone COMPANY 1253, av* MeCill Colleg* Chambra 410, Montréal - LA.0594 Article en ce sens miisons d nltcnés, il pas dans la loi des écoles de reforme, c A L E N D R I E R Demain: DIMANCHE, !! III AVENT.S.LAZARE, èv.et con Lever du soleil.7 h.36.* Coucher du soleil.4 h.17.Lever de la lune.9 h.31 Coucher de la lune, 6 «• Z4j7 du mstln Dernier quartier, le 7.^ J4 du matln.Nouvelle à 10 b 54 du matln.hh38 du mstln.MENUISERIE FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Spécialité : Meubles sur commande EBENISTERIE EXAMEN Bt-Jéroms DECEMBRE 15 144 Dim Lun Mar Met Jeu Ven Sam 0 9 » © 1 2 DO.7 nli» 1MJ22 PL 39 T 4 5 6 7 8 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 ¦ Pour expertise et estimés complets dans l’installation d’ AUTOFYRSTOP Système préventif contre l’Incendie CONSULTEZ Marc Carrière 4668, rue MARQUETTE Bureau : SI3 est, rue RACHEL AM.5692 FR.2313 VOLUME XXXV — No 289 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banlieueI Etats-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA 100 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR SAMEDI, 16 DECEMBRE 1944 TEMPS PROBABLE BEAU ET DOUX Le DEVOIR est membre de la ''Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "C.D.N.A." Déba rquement allié j Comentitaî£arne sur Tile Mindoro Les troupes du général MacArthur y établissent une tête de pont presque sans combat — L'opération constitue une avance de 600 milles Les Canadiens tentent d'exploiter une nouvelle tête de pont Quartiers-généraux du général MacArthur, Philippines, 16 (A.P.J •— Des unités de la 6cme armée américaine sont descendues hier sur l’ile Mindoro, et ont établi une tête de pont presque sans combat.Cette nouvelle base d’opération est de l’autre côté des Philippines, par rapport à Leyte, et à 150 milles de Manille.Les troupes américaines ont ainsi établi un corridor au centre de l’archipel, ce qui leur donnera accès aux routes qui conduisent à la côte de Chine.Hier et jeudi des nuées d’avions partis de porte-avions ont attaqué tous les aérodromes japonais disséminés dans les Philippines, détruisant plus de 200 appareils ennemis, peut-être 300.I Le bulletin dit que l’opération de Mindoro constitue une avance de 600 milles, mais ne révèle pas la I route suivie par les transports de j troupes.La distance à vol d’oiseau, I à partir du site du premier débarquement sur Leyte, le 20 octobre, I jusqu’à l’extrémité sud de Mindoro, I est d’environ 260 milles.La différence entre les deux chiffres laisse supposer que les vaisseaux ont fait un détour par le sud-ouest autour de l’île Mindanao.Un correspondant dit que dans le voyage de 000 milles le convoi a passé près des îles Cebu, Negros et [ Panay, route que les ennemis con-I sidèrent comme leur voie la plus sûre dans les Philippines.Le suc cès de ce voyage est dû dans une grande mesure aux attaques d’a- Rome, 16 (A.P.) — Les troupes canadiennes combattaient vigoureusement hier soir pour exploiter une nouvelle tête de pont de l’autre côté du canal Naviglio, à l’ouest de Ravenne et du Lamone, que les A l'hôtel de ville Les conseillers auront leur indemnité M.Desmarais répond à M.Goyette — Pas d'autres recomptoges — Relevé des poils Offensive russe en Slovaquie L'objectif de cette opération est d'isoler les troupes allemandes et d'ouvrir les routes vers Vienne Londres, 16 (A.P.) — L’armée rouge a envahi l’ouest de la Slova- M.Duplessis et le cas du lieutenant-gouverneur C'est une habitude de consulter le premier ministre de la province avant de faire une nomination Québec, 18 (D.N.C.) — Interrogé Les membres du conseil muni- : Quie hior, franchissant la frontière t cipal sortant de charge retireront ! à 34 milles au nord-ouest de Buda- i hier au sujet de la prolongation leur indemnité de $600 par année:Pestï l’objectif de cette opération 'du terme de sir Eugène Fiset, com-vions qui ont eu lieu sur les aéro- de Ravenne et du Lamone, que les sans aucune déduction pour le dé- 'est.d’isoler les troupes allemandes j me lieutenant-gouverneur de la dromes pendant que le convoi était ! Canadiens ont franchi dimanche ! lai entre la date de leur élection et ¦ font dans 1 est de la Slovaquie I province de Québec, M.Maurice en marche.s°ir.tandis que les Allemands lan-! celle de leur assermentation.Ainsi ! ?1.9 °uvri,1r routes vers V icnne.; Duples^s a déclare: “Je ne crois Bien que l’ennemi ait attaqué ce | cent de nouveaux renforts dans les j en a décidé hier le comité exécutif, ia t .i i Pas qu’aucune décision ait_eté prise convoi à plusieurs reprises il a été1 défenses de la vallée du Pô.pris par surprise quant au choi« ! _ Les Canadiens ont établi leur du point de débarquement, et les tête de pont d’un mille au cours pertes américaines ont été faibles.; d’une attaque nocturne au nord-est L’incertitude de l’ennemi quant à de Bagnacavallo, centre routier à l’objectif de ce convoi est proba- ! 10 milles au nord-est de Faïence, biement due au fait que les attaques ! et l’ont conservée en dépit des con- r» i comme l’avait promis la veille le président M.J.-O.Asselin.Riposte de M.Desmorois La candidature probable de M.- , ;-f-At ^ „ ., M* aura aussi pourTffet dTfai^e'en-1 aucun.avis du fédéral et aeriennes ont été fort disséminées ; tre-attaques de linfantene et des strict No 8, a la charge de chef du , lr„r „„ un arnnn» Hp 95nnn !Ottaw Les Russes, après avoir traversé j ce sujet par ie fédéral.C’est 1’ la rivière Opily qui forme la fron-( bitU(|e et une habitude basée ! °nt Pr*s la ville slovaque ; un USage constant, que le gouver-«7 ySa-n’ un- demwnille plus loin ; nement au p0u.voir soit consulté et 87 milles a lest de Bratislava, sur ja nomination du représentant capitale de la Slovaquie.Cette atta- d s Maicsté dan« la orovince Je „'• I n’ai^reç'u au'cun’.vi^du’fédérai ,t a ne m’a fait aucune sugges-En 1939, à l’approche de dtment du contre-amiral Berkey.Des avions du Sème corps d’aviation, ainsi que de la flotte, ont re- .m- .| , .1 trer en action un groupe de 25,0001 sur d autres îles dominées par les.tanks Panthère et “Tigre ’ aile- i conseil, n a pas ete sans provoquer j soldats tchécoslovaques qui ont été Japonais, notamment sur Luzon, la j mands.i une riposte du leader sortant de j chassés de leurs quartiers généraux principale île de l’archipel.La sur-j On a rapporté que la situation à | charge, M.A.-E.Goyette, qui faisait^ Banska Bystrika, 46 milles au prise à Mindoro a été si complète ' la tête de pont, conquise mardi soir, | hier après-midi à ITiotel-de-villc i nord d’Ipolysag.que des lumières étaient allumée* ; resta critique jusqu’à mercredi mi- \ une déclaration.M.Goyette repro- ; Les troupes du maréchal Mali-sur la rive quand les embarcations i di, alors que des tanks de la Colom- ^ che surtout à son adversaire de “ne ; novsky poursuivent le siège de Bu-américaines ont_touché terre juste ! bie canadienne vinrent à la res-1 savoir comment voter et de ne pas i dapest, qui est maintenant aux la compétence voulue pour ! deux tiers encerclée.Le communi-¦ les délibérations du con- qué de Moscou ne parle pas de la capitale hongroisé, mais rapporte que les troupes soviétiques qui avancent vers les frontières de l’est et du centre de la Slovaquie ont pris 31 autres localités, y compris la ville de Szendro, centre minier de fer, de charbon et de manganèse, à 20 milles au nord de Miskolc, ville qui est aux mains des Russes.La prise de Szendro indique que ces troupes russes sont à 10 milles de la frontière de la Slovaquie centrale.A quatre milles au sud-ouest et à 9Vj milles de la frontière les Russes ont aussi pris Rudabanya.A seize milles au nord-ouest de Miskolc les Russes ont pris Felsonya-rad, neuf milles de la frontière, et à sept railles au nord-est de Put-‘ nok.L’armée rouge combat aussi autour de Szecseny, 25 milles à l’est avant l’aurore.Trois heures après i cousse de l’infanterie du Nouveau-le premier assaut sur la berge, l’ar- j Brunswick et de l’Ontario, mee a quitté le rivage et avancé! La tête de pont originale sur le vers l’interieur, sans rencontrer de i Lamone à l’est et au sud de Bag-resistance._ nacavallo, a maintenant 10 milles Les navires du convoi ont été de largeur et environ 2 1-2 milles proteges pendant tout le voyage de profondeur, par des vaisseaux sous le comman- poussé les attaques que les Japonais j *tjon La bataille a fait rage aujourd’hui à seulement un mille de Bagnacaval-lo, dont les clochers servent aux Allemands comme postes d’observa- ont pu envoyer contre le convoi Ce nouveau débarquement allié menace l’envoi des approvisionnements et des renforts des troupes Depuis leur traversée du Lamone, les Canadiens ont capturé 500 Alle- avoir diriger seil.” M.DesMarais s’est contenté de répondre à ces prétentions, hier soir, que “la déclaration de l’exchef du conseil ne me surprend ! pas, parce que les insinuations qui y sont contenues sont bien dans son genre.” mands, en ont tué ou blessé des; MM.Mi ! centaines d’autres et ont détruit 12 Lafailie sont les deux plus jeunes MM.Normondin et Lafailie On a révélé hier après-midi, que Michel Normandin et Marcel ennemies dans le groupe des îles ! chars d’assaut ennemis et visayas au centre de 1 archipel.Les ; ^ons automobiles.Leur conquêtes que le Japon a faites au | constitue une pression formidable sud du nouveau corridor vont se i contre Faïence.des ca-, membres du poussée deux 31 ans.trouver isolées, ce qui va mettre et danger la route impériale japonaise vers les domaines que rejinerai occupe plus au sud.Prochaine conférence des trois chefs Les Allemands, voyant s’écrouler lentement leurs défenses de la vallée du Pô, ont lancé des troupes d’élite venant d’autres secteurs dans un effort désespéré pour arrêter les Ca- conseil, ayant tous Les jeunes se trou vent ainsi à avoir une représenta tion plus équitable que dans le passé au sein du conseil, puisque l’on remarque aussi, parmi les nou veaux élus, M.Lucien Croteau, qui n’a que 35 ans.MM.Normandin et Croteau représentent le district no nadiens.La 98e division d’infante-1 11, tandis que M.Lafailie a été élu rie a été transportée du sud de Bologne dans le secteur de Bagnacavallo.A la fin de janvier ou au début de février — Le discours de M.Churchill crée une mauvaise impression , au Sénat de Washington Les troupes de la 5e armée pour-suivent leurs opérations de nettoyage dans Tossignao et Borgo Tossi- dans le district no 1.A l'Exécutif d’Ipolysag, et 17 milles au sud de la •rroviaire slovaque de Lo-sonc.Sur leur front au nord de dtp ville tion.l’expiration du terme de M.E.-L.Patenaude, M.King m’avait écrit, conformément à l’habitude qui doit être considérée comme une obligation de convenance, sinon comme une obligation légale.C’est pourquoi, je suis convaincu que le gouvernement fédéral ne posera pas d’acte de nature à mettre en oubli, ou à l’écart, ce procédé de courtoisie essentielle et traditionnelle Quand un ambassadeur est nommé pour représenter son pays dans un autre pays, c’est l’usage que sa nomination soit soumise à l’autorité du pays où l’ambassadeur doit être envoyé.C’est le même principe qui s’est appliqué jusqu’à date au sujet de la nomination du lieutenant-gouverneur”.M.Duplessis fit ensuite remarquer que ce principe doit surtout s’appliquer quand il s’agit de la nomination d’un lieutenant-gouverneur, puisque les dépenses d’un ambassadeur sont payes par le pays qu’il représente, tandis que fa plupart des dépenses du lieutenant-gouverneur sont payées par la province où il remplit ses fonc- tions.Le lieuteftant-gouverneur, a souligné le premier ministre, est le représentant du Roi dans la province.Le fait qu’il y a un lieutenant-gouverneur dans chaque province, indique clairement la souveraineté des provinces dans toutes les matières qui sont du ressort provincial.En d’autres termes, la nomination d’un lieutenant-gouverneur dans une province est une preuve additionnelle des droits de souveraineté d’une province.Parlant au simple point de vue objectif, le premier ministre déclara qu’une province a le droit de s’opposer au choix d’un lieutenant-gouverneur, tout comme un pays a le droit de s’opposer à la nomination d’un ambassadeur.Nous n’avons pas le droit de nomination, dit-il, mais nous avons le droit de véto.Un journaliste ayant fait remarquer que dans d’autres provinces on a prolongé le terme du lieutenant-gouverneur, M.Duplessis répondit qu’il n’a pas à s’occuper de ce qui se passe ailleurs.Je me place au point de vue de Québec, dit-il.Ici, nous tenons à l’autonomie.Le gouvernement fédéral, dit un autre courriériste parlementaire, n’a-t-il pas laissé entendre, le printemps dernier, qu’il pourrait y avoir une prolongation du terme du lieutenant-gouverneur?S’il y a eu entente à ce sujet, répondit M.Duplessis, elle a été conclue avec un autre gouvernement.Mais il y a eu un changement de gouvernement.Il faudra qu’on s’en rende compte.Miskolc, les Russes ont effectué des avances qui vont jusqu’à cinq milles sur un front de 50 milles.Les pluies gênent le mouvement d’encerclement autour de Budapest, de Washington, 16 (A.P.).-— MM.[doivent être consultés sur les ques-i Roosevelt, Churchill et Staline se| lions de frontières en Europe.Le' Les candidatures à l’Exécutif gnano.On a infligé de l?urdes per-|conUnuent de se faire Pejj nombreu- m-ais le froid esl maintenant en les a lennemi.L aviation alliée a jg concentrèrsur^e recomp- train de s’installer sur le front tage judiciaire dans le district no 9, hongrois.Malgré les succès russes qui doit commencer lundi, à 10 h.dans ce secteur, j,®5 L ' 30, en Cour de pratique.On se con- tent encore des .“j tentait de supputer.Mer aprés-mt.j/S “^'ba’t.mt'MM dè l’Autriche.attaqué de nouveau les lignes communications allemandes.Réponse de M.Mathewson rencontreront pour une nouvelle conférence à la fin de janvier ou au début de février.Les graves problèmes qui ont surgi par suite des voies divergentes prises par la diplomatie alilée ont rendu nécessaire ceUe consultation des trois chefs d’Etat.Le facteur qui a retardé la sénateur Taft (rép.Ohio) a dit que la déclaration de M.Churchill lui parait comme la fin de la Charte de l’Atlantique et un retour à la poli-! A tique de l’équilibre des puissances.Le sénateur Pepper (dém.Floride) a dit que les problèmes qui peuvent provoquer une nouvelle guerre doi- Québec, lé (D.N.C.) Mathewson, ancien date de cette réunion, c’est le pro- vent être réglés non pas par deux gramme de ¦ M.Roosevelt, qui est assez chargé jusqu’au 20 janvier, date de l’inauguration de son quatrième ternie.La conférence aura lieu peu après cette date, à moins que les événe-inents viennent modifier les projets.Le lieu de la réunion sera en pays mais par les Nations-Unies, provincial, n remis hier, à la pn lie il M.J.trésorier res- se, une déclaration dans laquel dit avoir été chargé de rétablir les faits sur la déclaration publiée récemment par M.Onésime Gagnon, trésorier provincial, sur la situa- avec un respect convenable pour; tion financière de la province de l’opinion de l’humanité en général.Des personnages officiels de Washington ont dit qu’en attendant les grandes décisions que le président Roosevelt devra prendre sur les questions soulevées par le dis- dehors des Etats-Unis.Ce sont les j cours de M.Churchill, l’attitude des uia __ j- /-_a ,i_ r>~i Etats-Unis demeure fondée sur qua- tre principes fondamentaux: lo.les règlements territoriaux, sauf par accord mutuel des intéressés, ne problèmes de Grèce, de Pologne et d’Italie qui ont^ rendu nécessaire cette nouvelle rencontre des trois j chefs d’Etat.Mais il y a aussi plusieurs autres questions qui requiè-rnet leur attention, comme le parachèvement du projet de Dumbarton Oaks.Le discours de M.Churchill sur la question polonaise n’a pas produit un bon effet au Sénat américain.Le président du comité des affaires étrangères, M.Connally, a dit que cela rend nécessaire une nouvelle conférence Roosevelt, Churchill, Québec.M.Mathewson dit que durant la première année de l’administration libérale, il y eut un déficit de 52 millions; l’année suivante, le déficit annuel fut réduit à 15 millions et depuis lors, il n’y eut plus aucun déficit annuel., Je répète ce que j’ai eu l’occasion de dire à plusieurs reprises que pour les années fiscales se termi- doivent se faire qu’après la guerre; nant en 1942-43-44, il y eut les sur-2o.les peuples libérés doivent avoir! plus globaux suivants: ïe ' leurs t'"',"! i 1^, «UWOO, 1943, .871,000, sphères dinfluence sont indésira-i l'*‘*‘*» nnHHnn-Sui 2™° M ^ faits que j’ai cités dans ma doivent régler toPus ensemble^lès ' déclaration du 29 août 1944 au mo-questions qui les intéressent mutuel- céd^iL™.0n di, les chances de succès des candidats déjà en lice et l’on affirmait que M.J.-O.Asselin.président sortant de charge, est assuré de sa réélection à cette charge.Ce dernier pourrait déjà compter sur l’appui de 23 conseillers de la classe “A”, alors que seulement 17 votes suffindenl à sa nomination au poste de commissaire.L’appui des conseillers de la classe “C’ rendrait son élection à la présidence plus que probable.Pas d'autres recomptages M.Gérard ThibeauLt, défait par 51 voix de majorité dans le district no 7, classe B, a déclaré hier après-midi qu’il ne demanderait pas de recomptage judiciaire.Le résultat obtenu, a-t-il ajouté, est des plus satisfaisants si l’on considère que je me présente pour la première fois au municipal et que nous étions sept candidats en lice.Il semble aussi qu’on ne demandera pas de recomptage dans le district no 10.M.Amédée Marcotte, défait par une faible majorité dans le district no 1, classe A, a révélé, pour sa part, plusieurs résultats de sous-oé ficiers rapporteurs que l’on pourrait considérer comme douteux.Il Nomination du notaire | Une bibliothèque lemnet; 4o.les Etats-Unis ne peu vent pas garantir de frontières eu Staline, parce que les Etats-Unis ropéennes particulières.Licence du théâtre “Gayety” suspendue Le premier ministre l'a annoncé hier ! a Vol à main armée Relevé des poils ,< #.i " Fté perpétré hier après-midi, au cours d une conference de j Vers 1 heure, à une succursale de presse — Ce théâtre donnait des , la Banque Provinciale, située au no représentations le dimanche* successeur étaient absolument exacts et n’ont pas été contestés.M.Gagnon a bien prétendu que “con-trâirement aux déclarations de MM.Mathewson et Godbout, la dette MeJa^ pr°vr^ ifl 3n- On- a relevé par ailleurs, quel Hanc imp hnnmiP de., etc.Mais ni qUes p0]is 0ù un des candidats en oons une Donque.M.Godbout ni moi-même n’avions jice> soU à ,a mairie soit à 1>ésh tt j .-r, ., traité le sujet de la dette flottante j vjnaae n> récolté aucun vnic % “ÎÜSÜS 'KL* n:a-i",-*™.ée i cette époque.j C esPeinsi^que M.Camjiuen H™- de n’a obtenu l’appui d’aucun1 élec s’est empressé de protester, cependant, de son intention de demander un recomptage des votes.Québec, 16 (D.N.C.).— Sur l’ordre du departement du procureur générai, la licence du théâtre Gaue-U), de Montréal, a été suspendue, (“est ce qu’a annoncé hier M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, au cours d’une conférence de presse.Ce théâtre, a dit le chef du gouvernement, donnait des représentations le dimanche et j’ai demandé qu’on lui enlevât son permis.Si ses propriétaires ont pu se moquer de la loi, sous l’ancien gouvernement, ils ne s’en moqueront pas sous ie nouveau.Et si les lois que nous avons ne répondent pas aux exigences de l’heure, nous demanderons à la Chambre de les amender.Le dimanche- doit être respecté et il sera respecté dans la ! province.C’est un^ loi fondamentale.M.Duplessis n aussi déclaré qu’il - avait demandé à l’assislant-procu-i reur général, Me Léopold Désilets, d’exercer une surveillance particu-iière, non seulement sur les établissements théâtraux, mais aussi sur les clubs de nuit.Je veux, dit-il, qu’on donne un avertissement à tous les intéressés.Nous entendons faire respecter la loi.Je suis convaincu que l’immense majorité de ceux qui donnent des spectacles coopéreront avec l’autorité.Le mépris de la loi est un danger pour tout le monde.Le premier ministre a souligné le fait qu’on a recours à divers moyens pour faire accepter des spectacles répréhensibles et qu’on trouve dos experts pour déclarer qu’il s’agit de représentations qu’on doit tolérer au point de vue de l’art.Nous considérerons le problème, dit-il.nu point de vue humain, mais en regard d’une humanité de santé et non d’une humanité déchue.Il n’est pas question d’établir un régime de rigidité incompatible avec le bon sens, mais nous entendons assurer le respect de la loi du diman- )20 rue Ogilvy.Trois bandits ont fait subitement irruption dans rétablissement pour y voler $1500 et le revolver de la banque.Le caissier, M.A.Massé, voyant entrer quelqu’un dans le bureau du gérant, crut d’abord qu’il s’agissait du gérant lui-même, M.A.Prieur, qui revenait de son dîner.Il se dirigea vers le bureau pour lui parler.C’est alors qu’il s’aperçut de son erreur en se butant contre un inconnu, âgé d’environ 25 ans, qui, revolver au poing et après avoir traversé le bureau, ressortait par la porte qui donne à l’arrière des comptoirs.Le bandit ordonna à M.Massé de lever haut les mains, pour ensuite se diriger vers la cage du caissier et faire main basse sur la somme de $1500.Un autre homme pénétra alors dans la banque et tint en joue le second caissier, M.A.Lemay, tandis qu’un troisième montait la garde à la porte.Leur forfait terminé, les apaches sont sortis de l’établissement à pas lents et se sont dirigés vers une auto stationnée non loin de là.Ils sont disparus sans laisser de traces.On alerta immédiatement l'escouade des détectives préposée aux vols à main armée.Aucune arrestation n’avait encore été faite, tard hier soir.La police réorganisée à Sherbrooke Shcrtirooke, 16.— Le nouveau chef de police de Sherbrooke, M.Edouard Moreau, qui était capitaine avant la division de l’ancien service de police et de feu, a réorganisé son service en nommant un capitaine et quatre sergents.Le nouveau capitaine est M.Roger Beaudoin et et les quatre sergents sont MM.Armand Gencst, Camille Gauthier, Hervé Pérusse et Georges-Emile Le-tellier.Je ne me propose pas d’engager une lutte continue avec mon honorable ami, le trésorier provincial J’attends avec confiance la convo- d.c Grâ(i?- r?an(s,,lc dislricl no 4’'le 4 Prochain.ne.mettra ! des magasins des liqueurs le jour 1 a.:L_ Inu.“ 1 ®__a .: 1 I?cinq poils n’ont donné aucun vote vraisemblablement aux prises que ; \i rd»nn- calion des Chambres alors qu’il sera devant moi.Dans ce temps-là, il n’osera pas critiquer l’administration financière de la province durant les cinq dernières années.Je puis l’assurer de mon ardent désir de l’aider à maintenir la solidité et la stabilité de notre structure financière que nous avons réussi à édifier à la suite de nombreuses années de dur labeur.Les nq poils n’ont donné aucun vote M.Albert Chevalier, et deux à M.Guy Perron.Un train saute de la voie: 9 blessés Sherbrooke, 16.— Neuf personnes ont été blessées, dont deux as- inaugurée hier La Commission des écoles catholiques de Montréal la met à la disposition du personnel enseignant Les commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal ont tenu hier après-midi leur dernière réunion de 1944, sous la présidence de M.Alfred F.La-rose, président.M.Larose en a profité pour offrir ses voeux de joyeux Noël et de bonne année, à tous ses collègues de la Commission et à tous les membres du personnel des écoles catholiques de Montréal.Hier également on a inauguré, dans l’immeuble de la Commission scolaire, rue Sainte-Catherine ouest, une bibliothèque réservée aux membres de l’administration et principalement au personnel enseignant.M.Larose, accompagné des commissaires, s’est rendu à cette bibliothèque, où il fut accueilli par M.Joseph Brunet, bibliothécaire de la Commission scolaire; M.Trefflé Boulanger, directeur des études, et Mlle Laurette Toupin, attachée à cette bibliothèque.Cette bibliothèque contient surtout des volumes de documentation et de pédagogie.Les commissaires, au cours de leur réunion d’hier, ont autorisé Me Emery Beaulieu, c.r., avocat des écoles catholiques de Montréal, à répondre en cour à l’action intentée à la commission par M.Adrien Larivière, à la suite d’un accident survenu à son fils, Jean-Guy, à l’école Barthélemy-Vimont.L’enfant était à jouer dans la cour quand il se fractura une jambe.Le père réclame $5,000, mais la Commission nie toute responsabilité.On a aussi adopté à l'unanimité, sur la proposition du président, une résolution de condoléances à l’occasion de la mort de Mgr A.-V.-J.Piette, curé de Saint-Stanislas da Montréal.La Commission scolaire, cette année encore, achètera 1,000 calen-vraisemblablement aux prises due ' dë rarmFstïcë, M.Duplessis répon- driers du Comité de la survivance 700 bouteilles de scotch à saisir ?Un mandat de perquisition aurait été levé, ces jours derniers, pour permettre aux autorités de la Régie des Alcools d’effectuer un« saisie de quelque 700 bouteilles de scotch importé de grand prix et surtout rarissime, en ces temps de rationnement, dans une cave_ d une importante résidence, Chemin Ste-Catherine.Toutefois, personne à la Régie des Alcools n’a voulu donner la moindre confirmation officielle à cette nouvelle.* Ces bouteilles seraient la propriété d’un propriétaire de cabarets de Montréal.On apprenait, au cours de la journée d’hier, que ce dernier, se jugeant parfaitement dans son droit -.^ ., de posséder cet important stock de sous l’administration Godbout.liqueurs fortes qu’il aurait d’ail- premier ministre a accusé l’an leurs acquis de façon très légale, rentrerait en possession de ce stock saisi d’ici quelques jours.Interrogé sur cette rumeur.M.Edouard Archambault, président de la Commission des Liqueurs, nous a déclaré, hier soir, n’en rien savoir.McNoughton n'aurait qu'un adversaire Owen Sound, Ont., 16.(C.P.) — __________________________ Des rapports circulaient dans ce ,C11„W .leur dans le poll'no 43 du "district i comté, hier soir, disant que Félec- \ tion 'd’imïtêr cêrtaines" autres pro-n° 3 formé du quartier Notre-Dame ! tion qui se tiendra dans Grey-Nord, | vinces en ordonnant la fermeture André Taschereau Au poste de protonotaire-conjoint, greffier de la Cour de Circuit et de la Cour de magistrat, pour le district de Beauce Québec, 16 (D.N.C.) — Le nre-mier ministre a annoncé hier, au cours d’une conférence de presse, que M.le notaire André Taschereau, de Saint-Joseph de Beauce, avait été nommé protonotaire conjoint, greffier de la Cour de circuit et greffier de la Cour de magistrat pour le district de Beauce, Sa nomination, dit-il, nous a été recommandée par tous les avocats de la Beauce.M.Duplessis a aussi annoncé qu’un arrêté ministériel avait été passé concernant l’établissement d’une école de réforme pour garçons, à Giffard.Ce*te institution sera sous la direction des Clercs de Saint-Viateur, de Joliette.Précédemment, les jeunes de notre district qui étaient condamnés à l’école de réforme devaient être envoyés à Montréal.Des démarches au sujet de l’établissement de l’école de réforme de Giffard avaient été condamnées Le ancien gouvernement d’avoir fait des dépenses considérables en marge de la loi, sans autorité législative, alors qu’aucun sou n’avait été voté pour pareille entreprise.A une question concernant le nouveau maire de Montréal, M.Duplessis déclara qu’il n’avait pas encore rencontré M.Houde, mais qu’il est toujours prêt à recevoir les maires qui ont des problèmes à soumettre au gouvernement.Notre gouvernement est le représentant de tout le monde, dit-il.Un journaliste ayant demandé au premier ministre s’il avait l’inten- les partis libéral et conservateur, j dit entendait donner nu pro- Le ministre de la Défense, M.Mc-, j)lème de la tempérance toute l’at-Naughton, est arrivé a midi, nier, ; qu'il mérite, mais que des pour entreprendre sa Prerniere ; questions plus urgentes que celle de campagne électorale en s’entretc- | ja fermeture des magasins de la nant avec les organisateurs libé-j f;ommjssjon dcs ijqueurs ]e jour de raux et en visitant les ^vétérans.! l’armistice devaient être envisa-Mme McNaughton a été l’hôte des ; g£es.Nous nous occuperons de l’ar-femmes libérales à un thé.i mistice en temps et lieu, dit-il.Pour Aujourd’hui, le général pronon-j ]e présent, il est plus urgent d’as- faits sont là, démontrés dans les : voyageurs'1 d'u’ Québec6 Central" en ccra un discours à la radio et plus sürer du travail à ceux "qui nous comptes, publics vérifiés par 1 au- route de Québec vers Sherbrooke i tard, il s’adressera à une conven-, reviendront du front.« i .» _ « • • * i a» rr : „ : ~ 11 #«ni /«nnctitimra .en ' diteur général de la province parlent par eux-mêmes.Ils Trois directeurs arrêtés de nouveau a sauté hors de la voie, à mi-chemin entre East-Angus et Bishopton.Les blessés sont: M.Napoléon Côté, 54 ans, 105 rue Montréal, Sherbrooke, qui a été transporté à l’hôpital Saint-Vin-ccnt-de-Paul de Sherbrooke, souffrant de douleurs au côté droit et à la colonne vcrtébrrle; Mme E.Champagne, 8078 rue Saint-Denis, Montréal, qui souffre d ccitvdons à la poitrine, Mme CbaüipHgi: ; a St-Hyaclnthe, 16 (D.N.C.) — Un nouvel incident vient de se produire, en marge de l’arrestation de trois__ _______ _____ directeurs et du comptable de la j passé la nuit dans un M* - maison d’orgues O.Jacques, Enrg., j brook c et a été tra q ;,or':danj de la Providence.MM.Odilon Jac-:un hôpital de Mon’r*:: X V r.d ques, Léo Martel et Hcrménégildc| Qntes, de Québec, ga.,on vie ta-Laflamme ont été arrêtés de nou-ible sur le train, contusions au ge- tion officielle, ce qui constituera sa première expérience de la tribune depuis qu’il a accepté de se porter candidat à l’élection dans ce comte.L'activité aérienne Londres, 16 (C.P.) —Plus de 500 bombardiers Lancaster de la R.A.r.ont pilonné Ludwigshafen, 65 mules à l’est du front de Sarrebrück, Etape franchie à la Commission métropolitaine Au cours d’une assemblée spéciale, les membres de la Commis- — _________________ sion Métropolitaine ont franchi hier jitant plus de 3,000 tonnes de bom-j après-midi une autre étape vers la lies, hier soir, après une attaque de j réalisation de la réorganisation fi-quelque 1,200, bombardiers et chas-j nancjère projetée au sein de cet or-seurs américains contre Hanovre | ganisme, dans le but de redonner et Cassel; 2,000 toRncs dcxplosifs| ]cnr aiIfonnmic aux trois municipa veau hier et M.Roland Desmnrais,| nou droit; M.O.Lemieux, de Qué- ont été jetées au cours de cet assaut.; ]ités déficitaires, Montréal - Nord, comptable de la maison J.M.a.i bec, conducteur du train, lacera-1 Quatre bombardiers de hi fc; for- poin,c aux Trembles et Ville St-Enrg., arrêté à son tour, à la suite [fions à la jambe gauche; M.Al- ce aérienne américaine et deux viirhei d’une plainte logée par M.Henri j phonse Marois, de Richelieu, comté Barré, qui prétend que ces quatre jde Rouville, lacérations à la jam-personnes ont entravé le travail ; be gauche.Mme Hubert Scowen, d’un agent de la paix, en l’occur-jde Bishopton, contusions à la tête; rence l’huissier Ernest Benoît, ou ; Mme Mabel Boise, de Rishopton, court de la journée de jeudi, alors légères confusions à la jambe gau-qu’il était dans l’exercice de ses fonctions.Il appert que le huissier Benoit, muni de mandats de perquisition signés par le magistrat de district Victor Chabot, avait été chargé de faire certaines recherches dans les bureaux de la compagnie d’orgues O.Jacques et la J.M.S.Enrg., toutes deux situées dans les mêmes locaux, à la Providen- che; M.W.McLanc, d’Ottawa, légères lacérations à la jambe droite; M.Ed.Mill, de Bishopton, coupure à la jambe droite.Le train était composé de la locomotive et de son tender, suivis d’un wagon-restaurant et de deux wagons de voyageurs.Le train avait quitté Québec un peu après huit.heures, le matin, et était attendu i East-Angus à midi et demi.française, au coût de $300.Les éco« les anglaises de Montréal, a-t-on an^ noncé hier, ont souscrit $9,210.90 3 la Federation of Catholic Charities* M.Charles Gagnon réélu président Québec, 15.(DNC) — M.Charles Gagnon, agronome de Ste-Anne da la Pocatière, a été réélu président du conseil provincial du lin, à l’issue de l’assemblée semi-annuelle des membres de cet organisme tenue jeudi à Québec.Le bureau de direction se composera, en outre, de MM.G.Legacé, de Ste-Martine, E.Lalonde, de Vaudreuil.O.Mi-lot, Yamachiche, J.Morazin, de la Coopérative Fédérée, F.Champagne, agronome régional et Andrl Auger, du ministère provincial de l’Agriculture.M.E.-L.Raynauld, directeur de l’Ecole du lin, a été maintenu au poste de secrétaire.chasseurs ont été perdus au cours de l’attaque diurne.Des Lancaster, escortés par des Conformément au projet préparé par Norman S.Taber and Compa-la Commission a décidé hier Spitfire, dans une autre attaque di-, (|c’dem|,nder aux banques un rré- urne ont été 12,000 1 de ‘,J10nn?11 dit de $4,000,000 qui sera employé bes sur Umuiden entrée du canal diff.rcnte5 fins Un mon,ant de *e ' ünnj L norrt .tc l^! $7(10.000 servira au rachat d’em- MniïinVip"1’ J‘ fins bombardiers i prunts aux banques, pour le comp-lourds américains décollant d’Italie| «e des municipalités déficitaires, ont attaqué des centres d’apjjrovi-11 ne autre trnnihe.au montant de sionnements et d’autres objectifs à Roseheim et Amsteltcn, en Allemagne, Linz et Salzbourg, en Autriche, et des cours ferroviaires e Innsbruck, terminus nord de la route da col du Brenner.$1,746,000 sera utilisée pour le rachat d’obligations à 6 pour cent, émises par les municipalités déficitaires avant la création de la Commissim même, en anticipation d’échéances prochaines.Pensées de Biaise PASCAL Edition complète—Introduction de Louis Allard.Volume de 390 page» Au comptoir $1.25, franco $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI, 16 DECEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 2t9 Avec les Prêtres des 9- Missions-Etrangères Le confucianisme S’il vous vient jamais à l’idée de vous spécialiser en sinologie, ne manquez pas d’approfondir avec courage et patience, et dans le texte s’il vous plait, les oeuvres du sage chinois Confucius.Sans doute, nous sommes Occidentaux dans ï’âme et encore fort peu intéressés aux questions cependant pleines d’attrait pour nos célestes voisins d’outre-mer.Etudions-les tout de même avec le secret désir, le cas échéant, de mieux '•onnaitre pour mieux élever au-dessus d'eux-mè-mes, ces Jaunes qui n’en sont pas moins nos frères.Vue d'ensemble i A en juger par la manière générale d’agir des calés en confucianisme, nous aurions une bonne vue d’ensemble de la question en disant qu’il est moins une vraie religion qu’un système d’enseignement moral, social, politique et religieux, cueilli dans les anciennes traditions chinoises, épuré, compilé et sanctionné par Confucius.11 n’a pas de révélation positive et peu d’enseignements dogmatiques.Son culte est centré sur les offrandes aux morts.Et en vérité, il n’est qu’une énumération de très nombreuses sentences morales atteignant tous les détails de la vie.Son but est de rendre l’homme savant, vertueux et Êurtout bien éduqué.Le confuciu-lisme est religion d’Etat en Chine.11 englobe 300 millions d’adeptes.h istoire I Voici en deux mots l’histoire du confucianisme située dans la gran-?de histoire de la Chine.Vers le sixième siècle avant Jésus-Christ, le 'confucianisme apparait.C’était une réaction contre la décadence générale.Jusqu’à nos jours cette religion isera ou favorisée ou persécutée par les dynasties au pouvoir.En 213 lavant Jésus-Christ, la dynastie des rTsin qui avait jadis détruit la dynastie décadente des Tchéou abolit le confucianisme.Elle fait brûler tous les livres sacrés sauf un.La peine de mort atteint tous les réfractaires à la loi.Au douzième siècle, sous la dynastie des Song, un philosophe nommé Tchou-Hi transforme l’antique confucianisme et en fait une religion toute matérialiste, sans Dieu et sans foi aucune.Avec les Lettrés, cette incroyance pratique s’est perpétuée jusqu’à ce jour.Confucius fait prospérer que les vertueux.Le deuxième est le She-king ou livre des chants.Le troisième, le Y-king ou livre des changes.C’est un traité de vivination.Le quatrième est le livre des rites, le Li-king, plein des sentences de Confucius dans le genre des “Confucius said’’ que vous avez sans doute vues imprimées sur les chemises “polo” américaines de l’année dernière.Les cinquième et sixième livres sont de '.'histoire et un traité de piét.é filiale attribué à Confucius lui-même.L’autre groupe de livres est l’ensemble des quatre “SHU” ou livres classiques.Le principal est l’oeuvre du commentateur Mencius, un des plus célèbres disciples de Confucius.Voici maintenant le dogme, la morale et le culte tels que ramassés et ritualisés par Confucius dans ses livres.Dogme En fait de dogme Confucius crut comme les anciens de son pays.Dans sa doctrine très apparentée au monothéisme, il croit en un Dieu suprême, T’ien (le Ciel).T’ien est tout-puissant, il connaît tout.Maître omnipotent il est bon pour les hommes, mais il est juste tout de même puisqu’il punit sur cette terre les contempteurs de sa loi.En théorie Confucius admet bien un tel Dieu, mais en pratique il n’en a cure.Il le néglige et ne pratique la vertu que pour la vertu.Le moyen devient fin.Très au-dessous de T’ien il y a des esprits secondaires, esprits des montagnes, des eaux, etc.Ces esprits secondaires sont vite devenus des sortes de génies bons ou mauvais.Avec le culte Propos ostronomiques Le ciel de décembre la justice, la dioiture, la sincérité, la conformité aux cérémonies et aux usages.Pour le plaisir de votre entendement, sachez, par exemple, que ces seules cérémonies et usages qui règlent l’ensemble de la conduite chinoise ne contiennent pas moins de trois cents grandes lois et 3,000 petites.Y' déroger est une impiété, _____ une insulte au ciel et aux anciens rature vraiment extraordinaire, sages.I Toutefois, malgré cette exception- En un mot, Confucius veut le bien ! "efle, clémence (ceci était écrit mnvpn nrnnrp à norier à la nvant la dernière tempete), 1 hiv av Comme saison automnale, nous I leuses” du même nom.Son éloigne-,’ons eu cette année une tempé- ‘ ment de nous est de 900,000 années lumière.Elle s’approche à la et tout moyen propre à porter à la ® ____.vertu, comme le bon exemple, la i astronomique er „ilt_ .commencera, com- curre’cUon fraterneHe, l’examen de ! me toujours, le 21 décembre, alors conscience, l’énergie et même la mu- due le soleil entrera a J) heures la ¦ * minutes du soir dans le signe du Capricorue, qui est de nos jours dans la constellation du Sagittaire sique, moyen idéal*pour enthousiasmer dans le bien.Vous voyez que la morale n’est pas négligée en Chine.Culte Comme tout homme, le Chinois a voulu expliciter ses aspirations et extérioriser ses sentiments religieux.Dans l’antiquité la plus éloignée nous le voyons correspondre avec T’ien au moyen de la flamme, de la fumée, de la tortue chauffée et des astres.Traditionaliste à ' fucius ne rejette pas ees coutumes, il les ratifie et v ajoute une foule de et cela parce que depuis 204)0 ans, en raison de la précession des équinoxes, toute la voûte céleste, le long de la ceinture zodiacale, s’est déplacée d’environ 30“ c’est-à-dire d’une constellation zodiacale eu direction de l’est.Elevons les yeux vers la voûte céleste et pour débuter, partons de la constellation de la Petite Ourse où l‘e„e.elr“ri brille l’étoile Polaire, qui n’est pas loua, con- immobiie comme l’on est porte a le croire, mais décrit autour du il les ratifie et v ajoute une tonie de • cercie jg lu».toSa?£53!ttï£Û.,ta“*Sa dislance est ,1c 107 année, lu- Dans la forme définitive du culte, confusianiste on ne trouve pas de clergé déterminé.Dans les grandes cérémonies nationales, l’Empereur, le Fils du Ciel, est le seul prêtre, le seul intermédiaire digne entre la terre et Dieu.Dans l’activité ordinaire de chaque jour, l’ancêtre, le père de famille joue le rôle de prêtre sacrificateur.Deux fois par année, en hiver et en été.le chef d’Etat sacrifie au ciel et à la terre.Il offre dans le temple du Ciel un jeune boeuf roux.A titre d’information, ce temple est circulaire pour symboliser la continuité et l’infinité du Dieu du suprême T’ien.Quant au peuple il vit trop bas pour correspondre avec la divinité supérieure.On tolère tout au plus, qu’il la prie privément.Un tel vitesse de 187 milles à la seconde.En-dessus et tout près du zénith, le Triangle et Persée.C’est dans cette dernière constellation qu’en août de chaque année, jaillissent des milliers de météores du nom de Perséides.Dans ce même astérisme brille le fameux Algol, dont l’éclat varie en 2 jours, 20 heures, 48 minutes et 54 secondes.Sur la ligne de l’écliptique, en quittant l’horizon, l’on retrouve la constellation des Poissons, le Bélier, et comme une poussinière, les “Pléiades”.En direction du sud-ouest, l’on rencontre la Baleine, renfermant Mira Ceti, la “merveilleuse”, puis, s’étendant nonchalamment vers le sud, l’Eridan.Passant vers le sud-est,_ dans la constellation du Grand Chien, brille avec éclat, Sirius.Plus haut, l’imposant Orion, vaste quadrilatè- m Sous cette constellation, au-des- j re étoilé au ^"tre duquel scintil-sus de l’horizon nord, serpente lent les trois Rots Mages.C est dans l’immense dragon à la têt.dngnel ee, p.rnge.qne l’on Reut adm.rer brillent quatre étoiles de 2e, 3e, 4e et 5e magnitude respectivement; nous pouvons, en raison du voisinage de ces étoiles, apprécier facilement la différence d’éclat des magnitudes stellaires.Au-dessus, à gauche de la Polaire, Cèphée, dont la disposition des étoiles “ressemble à un clocher , selon l’expression de mon collègue Garneau.f dans’ la lunette de l’observatoire “Ville-Marie”, la splendeur de l’une des plus belles nébuleuses du ciel.Au-dessus, près de la courbe Nous traversons maintenant une région moins dense d’étoiles, pour enfin terminer notre pérégrination vers la constellation de la Grande Ourse, la plus antique, la plus célèbre et la plus connue.C’est dans la représentation de cette dernière, que nous avons récemment remarqué une erreur de position dans le domaine de l’art.Si jamais vos pas vous guident vers la gare Centrale du chemin de fer Canadien National, regardez dans la section nord de l’un des quatre j tableaux de l’intérieur de l’édifice, vous constaterez une erreur capitale: dans la ligne arquée de la queue de la Grande Ourse, vous constaterez que l’étoile Zêta est placée en bas, au Heu d’être en haut.C’est une erreur astronomique du genre de ces artistes qui, peignant un tableau, tournent les cornes du croissant lunaire vers le soleil.Nous terminons cette chevauchée étoilée en revenant à l’étoile Polaire de la Petite Ourse, d’où nous sommes partis.Parlons maintenant des autres phénomènes du mois.Les planètes Des planètes les plus intéressantes à observer, vous pourrez admirer Vénus Mars étant étoile du matin, n’est pas visible le soir.En parlant de cette planète, l’on me permettra de souligner ici une opinion erronée qui a récemment été publiée dans un journal local en date du 19 novembre dernier.L’auteur anonyme déclarait que Mafs est une planète aussi morte que la Lune et que la vie y est aussi inexistante! Passe encore l’opinion que la vie sur la Lune soit actuellement inexistante, mais pour celle que Mars est une planète aussi morte que la Lune, ceci est complètement faux Mars possède une atmosphère, des climats et une manifestation vitale; peut-être pas comme sur Vénus, mais certainement plus que sur notre satellite où il n'existe aucune apparence de vie.Etoiles filantes * Du 8 au 14, l’on pourra observer les Géminides, chute d’étoiles filantes qui origine dans la constellation des Gémeaux.Le maximum a lieu le 12.Lueurs antisolaires Ceux qui demeurent à la campagne peuvent observer la lueur anti- an crépuscule la splendeur de! solaire; nébulosité circulaire située as et dans la soirée, Saturne.I exactement à l’opposé du Soleil et I dont le centre est situé sur l’Eclip- Le 18 du mois, Vénus sera en conjonction avec la Lune.Son oc- écliptique brilU Atdébar.u Tau- tTS,"» rapprochement présentera reau, dont le V forme les Hyades, Près de la ligne équatoriale, brille Procyon du Petit Chien.Rasant l’horizon, le Cancer et l’Hydre.Au-dessus d’Orion, à gauche du Cocher et à cheval sur l’Ecliptique, Pinc Vinnt* Passiomée où Tvcho-1 l’immense rectangle des Gémeabx, PlUS haut, LaSSlOpei., OU xyciiu des ancêtres cW à eux surtout que culte ^l£et pas encouragé ne peut Nous disons donc que Confucius est apparu en Chine au Vie siècle de Père ancienne.Le mot Confucius, à ce qu’il paraît, est une latinisation du mot K’ung-fu-tze.On l’attribue aux premiers jésuites missionnaires en Chine.Confucius naquit dans l’Etat féodal de Lou, le Chantoung actuel, en l’an 551 avant Jésus-Christ.Ses parents étaient des guerriers nobles.Son père étant | mort jeune, il dut travailler pour vivre.Très studieux, il devint vite célèbre par sa science.A 22 ans il ouvrait une école qui en peu de temps devenait achalandée.Renommé par son haut savoir on le nomma bientôt ministre de la Justice dans son Etat.Il ne manqua pas d’y faire régner l’ordre et la prospérité.Mais étant homme honnête, on se ligua bientôt contre lui et ce ne fut pas long qu’on le dégomma.Comme il avait la manie de jouer au politique, il courut 30 ans durant, dans les Etats voisins, offrant ses services pour instruire les chefs.Il y risqua parfois sa peau.A la fin de sa vie il se retira chez lui et y mourut à l’âge de 74 ans.Il a vécu en même temps que Cakya-Mouni, fondateur du bouddhisme, et Lao-Tsu.fondateur du taoïsme en Chine.Ou voit qu’il y avait une révolution religieuse à cette époque.On dit que Confucius était un chef affectueux, bon, aimant la musique, modeste, content de peu.Ce serait le modèle du vertueux sans religion.Comme il le dit lui-même, il n’a jamais voulu fonder une religion.11 était plutôt un sage politique cherchant les meilleurs moyens de rendre les rois pratiques et les sujets soumis.Pour atteindre sa fin, il ne trouva lien de mieux que la itligion même de la Chine ancestrale.11 compila les livres contenant la doctrine, les commenta, les sanctionna cnlin de son autorité.Ajoutons à cela quelques commentaires attribués aux disciples et vous avez là l’ensemble des textes où Pon trouve le confucianisme.Voici quels sont ces livres.Les principaux sont les Kinijx ou livres canoniques.Nous y reconnaissons d’abord le Shao-king, livre d’histoire religieuse et morale montrant 1 action de la Providence qui ne les Chinois rendent leurs hommages.Il n’est pas question de révélation dans les textes chinois.Cependant Confucius avoue dans ses écrits avoir entendu parler d’un Saint ou homme parfait, qui viendrait nie l’Occident, l’ouest de la Chine par où l’on arrive en Palestine.Il est fort probable que les premiers Chinois amenèrent avec eux ces bribes de Révélation, lorsqu’ils immigrèrent dans le territoire actuel de la Chine.D’après eux encore, l’homme naît bon.C’est la société qui le déprave.S’il lé veut l’homme peut être vertueux par ses propres forces.C’est la négation, ou plutôt dans le cas, l’ignorance du péché d’origine.On voit que Rousseau et ses compères ont des ancêtres qui remontent assez loin dans l’histoire.Confucius admet l’immortalité de Pâme, mais il est muet comme^ la carpe en ce qui concerne le châtiment d’outre-tombe, à savoir l’enfer.Et puisque T’ien est pratiquement négligé on comprendra facilement que l’illustre philosophe s'occupe fort peu de la prière.Moral* Comme nous le voyons, ce qui est important pour le confucianiste, c’est la morale.Son centre d’intérêt à peu près exclusif, c’est le moment présent.Il suit le flot, il monte et il descend avec lui.Tout ce qui perfectionnera sa vie présente entrera donc dans sa morale.La morale de Confucius est assez bonne et assez élevée.C’est le fruit d’un bon sens pratique terre à terre.Il cherche à peu près exclusivement le bien présent.On voit qu’il est un simple philanthrope et un utilitariste.Le but de la morale confucianiste est d’abord politique.La morale, ne servant qu’à maintenir l’ordre social sur cette terre, est soumise à la plus haute autorité sur terre, l’Empereur.Confucius lui-même résume sa morale en deux mots: louauté et bénignité.Seul ou en compagnie, il faut bien agir.Sois fidèle à tes promesses, sois consciencieux, voilà ce qu’il prêche.Par la bénignité, il demande l’esprit de service, la bonté envers le prochain.Il dit dans un de ses livres: “Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas aux autres”.Cependant, il ne parle pas du pardon des injures.Une telle magnanimité est réservée aux disciples du Christ.A l’injure il ne peut que répondre par la justice.C’est là son summum.La base de son système est la famille.La piété filiale est la racine des vertus.La volonté du père est sans appel et le fils s’y soumet à la vie et à la mort.De l’idée de famille le vieux sage chinois a sorti trois lois fondamentales.La première règle les relations entre le souverain et le sujet.C’est la grande famille.La seconde règle les relations entre époux et épouses.En réglementant ces relations, U a conscience d’atteindre tout son inonde.Les cinq vertus capitales exigées dans les relations constituantes de la vie quotidienne sont l’humanité, que s’anémier.C’est ce qui arrive, et en pratioue le peuple garde pour vrai culte la vénération des ancêtres et les hommages aux esprits secondaires devenus vite superstitieux, et en bien des cas idolatri-ques, On s’adresse à eux moins par respect amoureux que par crainte.On veut les bonnes faveurs des mauvais esprits et c’est tout.Confucianisme et christianisme Comme on peut s’en rendre compte, ce système religieux n’est Ëas absolument vide de bon sens.t même on y trouve des qualités remarquables.C’est d’une part l’acceptation au moins théorique d’un Dieu suprême, et d’autre part une morale noble, servant à une belle éducation des vertus.Malheureusement la pratique nous révèle des manquements fort excusables chez un peuple laissé à lui-même, mais non acceptables tout de même.Ainsi on confond trop facilement T’ien et les esprits secondaires de la nature, la lune et le soleil.On est même venu à confondre le culte des ancêtres et des dieux secondaires.Il y a là de la superstition déplorable.Il est regrettable aussi de constater le peu de cas que les Chinois font de la prière.Ils ne connaissent pas non plus la grâce, et la vie future est pour eux une question nébuleuse dont on parle peu ou pas.Il semble pourtant que le confucianisme primitif ne soit pas essentiellement opposé au christianisme.Mais le malheur c’est qu’au-jourd’hui, il n’est plus que l’ombre de lui-même, fausse qu’il est depuis la malheureuse transformation que lui fit subir Tchou-Hi, le philosophe impie, au Xlle siècle.A l’heure actuelle cependant, la Chine antique avec son vieux système intermédiaire semble céder le pas à la Chine moderne.Prions pour qu’avec l’Eglise elle sache Brahé, le 11 novembre 1572, vit, pour la première fois, une étoile variable.Elle fut visible même en plein jour, malgré l’éclat du soleil.Dans l’étendue de la Voie lactée, près de l’horizon, le Cygne, ou la Croix du Nord, avec Deneb comme étoile de première grandeur.Vers l’horizon ouest, le grand carré de Pégase, dans le prolongement duquel Ton trouve Andromè- de et la fameuse ‘ Reine des Nébu- nées-lumière.surmonté des deux mythologiques étoiles Castor et Pollux, qui, selon la fable antique, sont fils de Jupiter et de Léda et furent transportés au ciel pour devenir les deux principales étoiles de cette constella-tion.A droite de cette dernière, près du zénith, le pentagone d’étoiles du Cocher, au sein duquel brille le majestueux et jaune Capella, étoile binaire révélée par le spectroscope et dont l’éloignement est de 42 an- grand à l’observateur attentif un poétique aspect.De magnitude —3-45, cette étoile du soir brille vers l’ouest immédiatement après le coucher du soleil.Saturne et ses merveilleux anneaux seront en très bonne posi- _ lion pour l’observation.Tous ceux qui viennent l’admirer à l’observatoire de Notre-Dame de Grâce, en garde le plus poétique souvenir.Cet astre accomplit sa révolution en 29 années et demie, ce qui explique la lenteur de son déplacement parmi les étoiles.Cette planète est actuellement visible entre Epsilon et Gamma de la constellation des Gémeaux., .Eclip- tique.Ce phénomène n’est toutefois observable qu’en l’absence du clair de Lune.» » * Au risque de décevoir les lecteurs assidus de la chronique astronomique, je sui% dans l’obligation de leur annoncer que dorénavant M.DeLisle Garneau ne pourra plus poursuivre la publication de set articles sur la science du ciel.Son état de santé et de trop nombreuses occupations ne lui permettent plus de continuer cette tâche, pourtant si agréable.Toutefois, il m’a prié de remercier bien chaleureusement ses fidèles lecteurs pour l’intérêt soutenu qu’ils lui ont manifesté depuis 1940.E.GUIMONT Décembre 1944.Exclusivité et com en moyen sûr pour bien courir dans le sentier qui mène aux prairies éternelles du Père, où elle sera heureuse avec vous tous, patients lec- ,eUr’conr8d LAFORTUNE, s.ni.é.Pour tout renseignement concernant la Société des Missions-Etrangères, s’adresser à Mgr Edgar La-rochelle.Séminaire des Missions-Etrangères, Pont-Viau, Montréal 9.Sainteté et bonne volonté par lo R.P.Martial Lekeux Brochure de 142 pages.65s franco.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" SPÊCIA UX A VANT NOËL Un manteau de fourrure portant l’étiquette de “REID'' eet le cadéau par excellence à l'occasion dea Fêtes.Profites de notre vaste collection de ouperbes fourrures et de noe prix e vante peux pour “Lui" offrir eu splendid* cadeau.CHAT SAUVAGE [(200 MANTEAUX TOUT FAITS) Le rive de tant de jeunet fillet de paeséder un manteau de fourrure peut enfin te réaliser si l'en profite de cette vente ches REID.Le chat sauvage eet peu coûteux, pratiqua et chaud pour aller au travail, pour le sport, en un mot pour tout* occasion.depuis *165 JUSQU'A $275.—$350.—$425.PALETOTS de CHAT SAUVAGE POUR HOMMES Le paletot qui voue assure confort et élégance.Voyez notre superbe collection de paletots de chat argenté.Voue y trouverez dee valeurs insnipa stables.s395»s595 1473 rue AMHERST 1 (H.: 3181* Feuilleton du "Devoir” LE ROSAIRE roman traduit de l'anglais de Florence-L.Barclay par E.de Saint-Segond(1) ——.12.(Suite) Jane sourit avec bienveillance à l’assemblée, s’assit au piano, contempla une seconde les guirlandes de roses blanches et d’oeillets rouges, puis sans autres préliminaires attaqua l’ouverture et commença à chanter, La voix profonde et superbe emplit la salle.Un silence respectueux tomba sur les auditeurs.Chaque syllabe pénétrait le silence, modulée sur un ton si tendre et suave, que (Il Publié xveo l’eutorteatlon Frères Limitée, seul conoewilonl uermlésion de réimprimer su Ç S O reniter Ire de le asde des coeurs indifférents s’étonnaient de se sentir émus.Ceux qui pouvaient sentir vivement tressaillaient à la magie de cette musique.Les heures que j’ai passées avec vous, cher coeur, Sont pour moi un chapelet de perles; Je les égrène, une à une, une A une, Mon rosaire.mon rosaire.Doucement, pieusement, tendrement, ces deux derniers mots furent lancés dans l'espace,* portant un monde de souvenirs: fidèle résonance d’un coeur de femme, à l’évo- cation des tendres moments du passé.L’assemblée retenait son souffle.Ce n’était pas une simple romance qu’on écoutait, mais les battements d’un coeur; chaque battement était si poignant que les larmes s’échappaient des yeux.Alors, cette voix qui avait rendu les premières lignes avec une sorte de paix s’éleva dans un rapide crescendo d’angoisse douloureuse: Chaque heure une perle, chaque perle une prière.Pour calmer un coeur par l’absence torturé Je compte chaque grain jusqu'au dernier, et là Une croix est suspendue.Les quatre derniers mots furent prononcés avec une force et une passion qui électrisèrent l’auditoire.Dans la pause qui suivit, on put mesurer l'intensité de l'effet produit.Mais une minute après la voix reprit avec une Intonation révélant une ardeur qui no faillirait Jamais, ne craindrait aucune souffrance: O souvenirs qui brûlent et con- 1 soient! O gain stérile et amers regrets! Je baise chaque perle, et j’essaye d’apprendre- A baiser la croix.à baiser la croix! Il y avait dans la façon dont Jane Champion disait: “Je baise chaque perle” une simvité inexprimable révélant dans sa langueur passion née un amour si féminin, si pur, si beau, si tendre, que la personnalité de la cantatrice s’effaçait.L’accompagnement, qui commence avec un seul accord, finit sur une note unique: Jane la frappa lentement, comme à regret, se leva du piano, et se disposait à quitter l’estrade lorsqu’un tonnerre d’applaudissements éclata.Jane hésita, fit une pause, regarda les invités de sa tante, et parut comme surprise de les voir là.Puis un lent sourire éclaira ses yeux et passa sur ses lèvres.Elle demeura un moment debout nu milieu de l'estrade, un peu gauehe, presque intimidée, puis se retourna.Les hommes criaient: "Encore! Encore!” et déjà elfe des- cendait le petit escalier de l’estrade.En bas, derrière la scène, dans la pénombre une nouvelle surprise l’attendait, bien plus étonnante encore que Tenthousiasme de scs auditeurs.Au pied du petit escalier se tenait Garth Dalmain, le visage d’une pâleur mortelle et ses yeux brillaient comme deux étoiles.Il demeura immobile jusqu’à ce que Jane fût tout près de lui.Alors, d'un mouvement rapide, il la saisit par les épaules et l'obligea à faire volte-face.- Retournez 1 dit-il d'un ton dominateur qui fit lever vers lui les yeux de Jane dans un muet étonnement.Retournez là-haut, et recommencez! Du commencement à la fin, note pour note, mot pour mot.Ne restez pas là à attendre.Retournez, vous dis-je, retournez! Ne comprenez-vous pas qu’il le faut?Jane regarda les yeux qui brillaient et y vit quelque chose qui excusait la brusquerie de la voix et do l’ordre.Sans un mot, elle re- monta les marches, traversa l’estrade et s’assit au piano.Les applaudissements duraient encore, et redoublèrent à sa vue, mais Tane s’assit sans donner une pensée à l’assistance.Elle subissait une expérience nouvelle et surprenante.Jamais de sa vie elle n'avait encore obéi à un , ordre péremptoire.Dans son en-1 fance ses gouvernantes avaient vite I découvert qu’elles ne pouvaient se faire obéir qu’en y mettant des formes, ou en faisant des appels pathétiques au^ bons sentiments de Jane.Et ce trait de caractère était demeuré intact; la duchesse cllc-mèmc disait à Jane: “Si vous voulez bien”.Et voici qu’un Jeune homme au visage pâle et aux yeux ardents l’avait fait virer sans cérémonie, lui avait ordonné de remonter des marches, de chanter une romance à nouveau; et sans résister elle lut avait obéi Comme elle s’asseyait, Jane avait cependant décidé intérieurement de ne pas chanter le liosaire une seconde fois.Elle avait plus d'un beau morceau dans son répertoire, i Les invités attendaient autre cho-: sc, pourquoi les désappointer?FJle commença un magnifique préiudc d'Haendcl; mais volet qu’en le jouant son sentiment de justice intervint.Non, en revenant chanter, elle q’avait pas obéi au' caprice d’un enfant itppulsif, mais à la volonté d’un homme profondément ému, et dont l’émotion n’était pas d’une qualité ordinaire Que Garth Dalmain eût été ému au point d’oublier son habituelle i courtoisie de manières était le plus grand hommage qu’on pût lui rendre.Tandis qu’elle jouait le thème de Hacndel, d’une façon telle: qu’on aurait cru qu’un orchestre j entier répondait au ferme appel de ses doigts, elle eut soudain con-; science du “Il faut” de Garth, et sentit qu’il fallait y obéir.Ayant ter-L miné son morceau, elle s'arrêta uni| moment puis fit entendre à nouveau l’accord initial du Eosairt: et,[î obéissant à Garth, elle chanta: Les heures que j’ai passées avec [vous, cher coaur.Sont pour moi un chapelet d* {j [perle*;[ (A tuivrti Ce Journal eet Imprimé eu no 4J0 MM g Notre-Dame eet k Montréal par merle populaire (4 reeponeebluté UmUSe) | Mltrlce-propriétaire.U.Ovargee Felieti— dlrecteur-cérant.• VOLUME XXXV — No 2» LE DEVOIE, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1944 fAGE FEEIINin i*F LÀ mant Diroctrico : Germain* BERNIER Crise du losemcnt et traditions familiales (Du comité de publicité du Bureau d’assistance sociale aux familles) Taudis! Surpeuplement! Placement d’enfants! Tout le monde en parle! Est-ce qu’on connaît vraiment la portée sociale d’une crise 'de logements et sa répercussion profonde dans les familles?Est-ce qu’on sait les effets désastreux qu’un tel état de choses peut apporter à la santé physique et morale d’une nation tout entière?Bien mal informés ceux qui croient à un malaise de surface créé par ce manque absolu de logis.Dans toutes les rues de notre ville, la même tragédie se répète.Demandez aux avocats combien parmi leurs clients sollicitent leurs aervices pour obtenir une séparation après deux ou trois ans de ménage en chambre; allez trouver les directeurs d’institutions et deman-dez-leur le nombre d’enfants qu’ils (ont acceptés dans leurs maisons iparce que les parents de ces enfants n’avaient pas de logis et ne pouvaient pas se trouver de chambre à moins de se séparer de leurs rejetons; visitez les bureaux d’assistance sociale et l’on vous dira la multitude des cas suivis où les problèmes sociaux sont causés par le surpeuplement, l’entassement immoral et quasi-animal d’hommes, de femmes et d’enfants dans des espaces d’une exiguïté inimaginable.) Nos enfants seraient-ils réduits eux aussi après deux mille ans de jcivilisation à devoir se contenter d’une étable comme abri et d’une crèche comme berceau?Est-ce là le sort- réservé à notre peuple canadien?f Non! nous n’avons pas le droit de laisser perdre pour une question de logements, l’héritage de traditions que nous ont légué nos pères.En effet, comment pouvons-nous sauvegarder l’autorité paternelle quand une famille est ainsi désunie?A l’approche des Fêtes surtout, un sentiment de tristesse nous étreint à la pensée que cette nuit de Noël ne verra pas les réunions familiales traditionnelles chez une partie importante de notre population.Cette année, point de ces réveillons qui mettent la joie au coeur des convives et resserrent les liens oui déjà les unissent; et triste aussi cette nouvelle année qui ne sera pas témoin du geste émouvant et significatif de la bénédiction paternelle! Si l’on s'arrête un instant à considérer le tragique de la situation amenée par une crise que l’on pourrait facilement atténuer par des mesures palliatives, on s’aperçoit qu’il est impossible de regarder d’un oeil indifférent un tel désastre.et qu’une solution s’impose: la construction de logis à loyers modiques, où l’on accepte parents et enfants, où ceux-ci peuvent jouir de l’espace nécessaire à un sain développement physique et à un bon équilibre moral.N’allez pas croire que ces propos sont le fruit d’une imagination pessimiste, ils sont l’expression indéniable de faits constatés par les auxiliaires sociales qui, tous les jours, sont aux prises avec ces problèmes insolubles.La Société de secours aux enfants infirmes 1 ¦ —— — La Société de secours aux enfants infirmes de la province de Québec, Inc., a invité plus de 400 enfants infirmes à une fête de Noël donnée sous les ausnices des clubs d’entr’aide de Montréal, aujourd’hui, dans le salon rose de l’hôtel Windsor.Elle commencera à 4 h.et se prolongera jusqu’à 6 heures.Cette fête est un événement annuel impatiemment attendu des enfants.Le père Noël en personne sera présent et distribuera des cadeaux et des bonbons à chaque cn-fant.11 y aura un magnifique arbre de Noël et des amusements spéciaux sous la direction du club Kiwanis de Montréal: un magicien, un jongleur, diverses dans et des clowns amusants.L’éveil aux choses de l’esprit et le milieu familial Quand, parmi les rares voyageurs qui lisent en tram-uray (il parait d'ailleurs que c’est mauvais pour les yeux), on voit de grands garçons, qui ne sont plus des enfants, plongés surtout dans les comics, les Detective Story, les Movie Pictures, etc., on ne peut s’empêcher parfois de se rappeler les anathèmes lancés par les critiques littéraires contre les jeunes lectrices de certaines romancières françaises, comme s’il n'y avait que les femmes à mal choisir leurs lectures, en autant que ce dernier choix puisse traiment manquer de goût.U serait très intéressant d’ailleurs — si telle enquête pouvait s’instituer réellement — de savoir lesquels des hommes ou des femmes manquent le plus de culture chez nous, même parmi la masse des diplômés de tous calibres.Une chose certaine, c’est que dans les foyers où l’on s’oppose carrément aux leçons particulières d’un art quelconque, à l’achat de livres, à la fréquentation des concerts, ce n’est pas toujours la mère qui apporte les arguments les plus cruels et les plus décisifs.C’est celui qui s’y connaît, ou prétend s’y connaître en affaires, en placements d’argent et qui ne veut pas dépenser cent sous sans en retirer du visible, du solide, du mesurable.Evidemment, quand on pense au sort du défricheur, du colon, qui fut si longtemps celui de la plupart de nos gens, cette mentalité se comprend avec assez de facilité mais il est plus que temps qu’elle évolue vers le large, autrement le nombre de nos talents perdus va continuer à augmenter, retardant toujours le pays à sortir de son enfance intellectuelle.Il n’y aura de véritable progrès chez nous, dit Victor Barbeau dans L’Avenir de notre bourgeoisie, que le jour où la bourgeoisie, comprenant enfin ses besoins comme ceux de notre peuple tout entier, apportera aux travaux de l’esprit l’intérêt quelle y apporte dans tous les autres pays de la terre.Le président national de la Fédération des artistes canadiens, M.Laurence Harris, ne vient-il pas de déclarer que les Canadiens sont trop occupé à faire oeuvre de pionniers pour accorder leur temps aux matières de l’esprit et que moins on accordera d’importance aux choses de l’esprit, moins on pourra sauvegarder notre société?Il va même plus loin en ajoutant que tant que nous ne ferons pas de l’art une part définie de notre vie, il ne sera pas possible de créer chez nous une vraie démocratie.La démocratie étant, en effet, le gouvernement du peuple par le peuple, ce gouvernement ne peut valoir que ce que vaut la majorité avec les lumières dont elle dispose pour se guider.Et il va de soi que ce n’est pas par l’insouciance ou le mépris des choses de l’esprit que l’on acquiert une vue juste des problèmes humains et sociaux.Il ne s’agit pas, bien entendu, selon ces opinions d’envergure, de la nécessité pour chacun de nous de devenir artiste ou savant par profession et de courir s’acheter un instrument de musique, une botte de couleurs ou une encyclopédie.C’est ridicule rien que d’y penser.Mais ce qu’il faut comprendre, c’est fa nécessité pour chacun de nous d’accorder plus d'attention aux matières de l’esprit, aux idées, à leur expression sous une forme ou sous une autre; c’est la nécessité de former ou d’aider à former des esprits ouverts aux choses de l’art, aux questions intellectuelles, à la beauté parlée, écrite, chantée ou peinte, la nécessité encore d’augmenter le nombre de ces esprits d'élite, à comprendre, à soutenir nos penseurs, nos philosophes, nos artistes, nos écrivains et à leur permettre de donner le meilleur de leur talent et de leur labeur.Pour former ces esprits, l’instruction scolaire ne suffit pas.Que de gens qui savent lire, écrire et compter, que de diplômés même font moins de lecture en un an que leurs voisins qui ne sont parfois allés qu’à la petite écolel Que de gens instruits se contentent exactement des mêmes publications, des mêmes moyens de renseignements, de la même lecture enfin que leur chauffeur, leur bonne ou leur cireur de boltesl Le cours d’étude ne peut tout faire connaître d’ailleurs.C’est impossible.Rien qu'en histoire, par exemple, si l’on parle beaucoup des chefs d’Etat, des guerriers et des fondateurs, on parle très peu de la vie des écrivains, des artistes, des compositeurs, des poètes; tout^au plus sont-ils mentionnés et la jeunesse s'empresse trop souvent de les classer tout bonnement avec les auteurs des manuels qui les ont ennuyés.Mais quel milieu, mieux que le milieu familial, peut créer l’ambiance où les esprits s'éveilleront de bonne heure au monde des idées, aux exigences de la pensée qui vit, du jugement exercé et du ç H qui sait choisir?C’est ce/milieu-là aussi, quand il est de qualité, qui permet le mieux aux jeunes de prendre conscience de leurs talents, quand ils en ont.Et dans ce domaine, aujourd’hui, la famille est aidée comme jamais; à elle d’en profiler.Bibliothèques d’enfants, écoles spéciales pour tout petits, matinées d’initiation à la musique, conservatoires, associations d’écoliers leur permettant l’accès facile aux manifestations intellectuelles et artistiques sont autant d'auxiliaires capables d'étendre et d’augmenter la culture déjà commencée dans la famille.Celte culture et surtout ces possibilités de culture, qui sont presque toujours un produit de l’atmosphère familiale, sont, tout comme l’instruction, le plus bel héritage que les parents peuvent laisser à leurs enfants, un héritage que le temps ne peut qu’enrichir et que le fisc ne peut entamer.Ils auront rempli leur rôle en plénitude ces foyers qui, au confort matériel et à la sécurité mtrale, auront ajouté la via de l’esprit, à des degrés divers, sans doute, mais de façon enrichissante toujours.Quand nous aurons davantage de cette sorte de foyers, et cela peut maintenant se produire dans un avenir assez rapproché, nos écrivains et nos artistes, nos poètes et nos compositeurs se plaindront de moins en moins de ne pas avoir le public qu’il leur faut et de souffrir d’incompréhension ou d’indifférence.Mais ces foyers-là ne se fondent pas par des jeunes hommes ignorants et bornés, par des jeunes filles occupées uniquement de fanfreluches et de mondanités.i«-xn-44 "*'i Gamtoin# BERNIER Ceux qui firant Hotrt pays Edouard Berland (?) L’aventure de ce personnage, dont on ne connaît qu’un incident, montre comment les coureurs de bois savaient se débrouiller, loin de toute civilisation et dépourvus de tous les moyens modernes de communications.Berland était employé de la compagnie de la Baie d’Hudson en Colombie canadienne.“Au cours de son voyage autour du monde, rolun,e Par Robert RUMILLY — 13 volumes — Plus de 1,300.000 mots — 4.000 pages — Se vend aussi sous reliure toile B’U possède déjà cette série, U appréciera sûrement l’ouvrage qui complétera ta bibliothèque d’histoire.COURS D'HISTOIRE DU CANADA Par sir Thomas CHAPAIS — 8 volumes — près de 3,000 pages — Prix: »J.5o le volume broché.EDITIONS BERNARD VALIQUETTE I.inUffo» 1420, rue Saint-Urbain MONTREAL MArquette 1102 ISS II n’y a pas de cadeau qui fasse plus plaisir à celle que vous aimez qu’una FOURRURE — Faites-lui ce plaisir pour les Fêtes.PH/X SPECIAUX DE FIN D’ANNEE EN DECEMBRE SEULEMENT Faite* réparer votre manteau de fourrure par no* expert*.> SPECIALISTES EN FOUMUU 1107 est, STE CATHERINE près d'AMHERST m mam Suggestions pour les Fêtes: I Table* de fantaitl* Cellerette* Lampe» assortie* Miroir* Vate* à fleur* Fauteuil* Cendrier* Bibliothèque* Statuette», etc.Ce Noël-ci ! 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millions, et les musulmans, 77 millions.Ces derniers prédominent dans les provinces du Bengale et dans le Pundjah, le Sind et la frontière du nord-ouest; ailleurs ils sont généralement en minorité et sont les plus pauvres.Or ces deux groupes aussi intimement mêlés différent non seulement au point de vue religieux, car le fac- phie assez élaborée.C’est donc un leur religieux a des répercussions ouvrage qui sera utile pour la com- tes les opinions.Signalons enfin un autre indice d’impartialité: les auteurs disent au sujet des problèmes d'ordre social, économique et politique qui se posent dans ce pays, “le succès même de certaines mesures politiques de l’Angleterre dans l’Inde.a eu pour effet d’aggraver une situation déjà compliquée”.On trouve à la fin du volume une bibliogra- directes et radicales sur la vie sociale et économique; ainsi l’organisation sociale hindoue, à part son système de castes, avec les parias et les intouchables des castes inférieu-es, est fondé sur le village avec son gouvernement autonome et sur la famille collective dont tous les biens sont en commun et qui groupe souvent plusieurs douzaines de personnes.La divergence de religion, la vie religieuse étant aussi liée à l’activité sociale et économique, ne manque pus d’engendrer un conflit continuel, qui va des émeutes au sujet de l’abattage des bestiaux, jusqu’aux divergences quant à la nature du gouvernement autonome de Tlnde.Il va de soi que dans une telle situation les opinions et les aspirations politiques sont assez variées.Les deux principaux partis politiques: le Congrès national indien et la Ligue musulmane, n’opposent pas carrément hindous et musulmans, car les lignes de partis ne semblent pas tout à fait tirées selon l’allégeance religieuse.Le Congrès s’efforce d’attirer les musulmans, même s’il a toujours été un groupement hindou, et le président du Congrès en 1941 était un musulman.La Ligue musulmane, fondée pour résister à la domination politique hindoue, se borne à cette attitude négative.Mais elle ne peut pas prétendre représenter vraiment les musulmans, car les gouvernements musulmans des provinces du Bengale et du Pundjah sont indépendants de ce parti, et se sont souvent opposés aux idées que préconise la Ligue.La préhension des événements qui vont se produire dans cette partie du inonde, événements qui nous intéressent à cause des liens impériaux.La lutte pour l’indépendance de Tlnde, comme tous les mouvements d’inspiration nationaliste qui se produisent dans l’Empire, peut avoir des répercussions sur l’indépendance du Canada.Paul SAURIOL Comme cadeau DONNEZ MARIE ANTOINETTE DE STEFAN ZWEIG Volume de plus de 500 pages.Le plus beau livre sur le marché.chez EN VENTE tous les bons LIBRAIRES.EDITIONS B.D.SIMPSON 1427 ouest, Dorchester Tél.BE.2595 Pout Jsloel Vous ne sauriez faire un choix plus délicat.Le livre est le cadeau des gens de goût roesn.BEAUX.[arts trnisroiREl iër LIVRES D’ETRENNES HISTOIRE et BIOGRAPHIE BEAUX-ARTS AUTEURS CLASSIQUES ET MODERNES ROMANS NOUVEAUX ACTUALITES BIBLIOTHEQUE ENFANTINE LIVRES DE CONTES ALBUMS ILLUSTRES DICTIONNAIRES OUVRAGES TECHNIQUES LITTERATURE RELIGIEUSE AUTEURS CANADIENS GRANGER FRER5S Libraires Papetiers Importateurs* 54-56 euest.rue NOTRI-DAME — LA.2t71 CHOIX INCOMPARABLE DI LIVREB BT ALBUMS POUR LA jSUNISSE Nos magasins ferment i 12.30 p.m.le Samedi 1 VOLUME XXXV — No 289 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1944 9 A TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUES Projections par M.-A.Lamarche, O.P.Sous le titre de Profectiont, le Revue dominicaine publiait depuis quelque temps les réflexions de son ancien directeur sur les événements contemporains, les tendances anciennes ou nouvelles de nos gens et quelques livres récemment parus.Réunies en un volume de présentation élégante, ces chroniques auxquelles l’auteur a joint des études doctrinales de plus d’étendue prennent un intérêt nouveau.Leur unité d’inspiration ressort davantage: malgré la diversité des sujets traités, tout ce livre est un plaidoyer pour le réalisme, réalisme dans la connaissance et la pratique religieuses, dans l’expression littéraire, dans la critique des opinions toutes “La Diffusion du Livre” Lettre-circulaire No 25 Montréal, 1* 1S décembre 1944 Peuple sans histoire, osèrent clamer des bureaucrates en mal dé diffamation à leur concitoyen alors encore jeune, F.-X.Garneau.Celui-ci se vengea en homme d'esprit et nous donna son Histoire du Canada, un véritable chef-d'œuvre.Un autre jeune Canadien, un contemporain celui-ci.Archiviste-né, il a pu mettre au jour des liasses de documents sur les événements de notre histoire.Son plus récent volume: La Civilisation de la Nouvelle-France relate maints faits et anecdotes qui seront lus et relus par tout Canadien, français ou non, avec une émotion croissante.Ce nouveau volume de M.Guy Frégault suscite de plus en plus de curiosité dans le monde intellectuel.Prix 92.25 — Par la poste, le timbre en sus, soit ?2.40 N.B.— Gratis, sur demande, te mémorandum trimestriel de notre publiciste.âdrettex: IOSEPH PELLETIER, directeur, “La Diffusion du Livre” 10,740, rue La verdure, Montréal (12) P.Q.faites ou des préjugés courants.Aussi le chapitre intitulé ‘‘Foi réaliste” me paraît être la clef non seulement de la première partie consacrée à la religion mais auss des deux autres où l’auteur traite de littérature et de faits sociaux, parce que, en définitive, il n’y a pas de réalisme authentique sans une foi également réaliste.Celle-ci a ses exigences: il est tellement plus facile de laisser reposer dans un coin de sa mémoire, encombrée de tant de futilités, les notions religieuses apprises autrefois, et de profiter du sermon pour s’assoupir.Les auditeurs du Père Lamarche, on le sait, résistent sans grand mérite de leur part à cette dernière tentation.Parlée ou même simplement écrite, sa parole réveille les consciences endormies et surtout les éclaire.Est-il besoin de le dire, on ne trouve chez notre auteur aucune trace dfe cette littérature pieuse bonne à faire naître des sentiments qui s’évaporent à la place des pHncipes qui demeurent.Il préfère renouveler, par une vision personnelle et pénétrante, des idées qui sont, pour les chrétiens, un trésor de famille trop peu exploité.Du réalisme littéraire, le Père Lamarche souligne les deux conditions essentielles: avant d’écrire, avoir quelque chose à soumettre qui en vaille la peine et qui surgisse de la vie vécue; pour le dire, employer des mots justes, embrayant sur le réel, “des mots qui adhèrent à la pensée et aux choses comme au ligneux des arbres les couches concentriques de l’aubier”.En quoi le désir de faire vite est le danger le plus redoutable parce que la précision de la pensée et la réussite du style sont une oeuvre de patience.Les qualités qu’il recommande et dont il apprécie la présence dans ses livres préférés, notamment l'Abatis, de l’abbé Félix-Antoine Savard, le Un roman frappant, touchant, inoubliable : “La Revanche du Destin” par Gustave Keller-Wolff En vente chez : Dupuis Frères.Granger Frères, Déom, Wilson et Lafleur, Pi-neault.Pilon, Fides, Eaton, Poole.Prix : $1.25 Père Lamarche les possède à un degré éminent.Aussi a-t-il le droit de dénoncer l’abus de l’hyperbole, la surenchère, le boursouflage de la phrase qui déguise mal le vide de la pensée.Il faudrait encore suivre notre critique dans l’appréciation de certains faits sociaux, comme le divorce et ses succédanés, ou encore dans ses piquantes entrevues avec Colas Cantin, personnage très représentatif.Bien que ses préjugés, ses prétentions ou ses pratiques inavouées reçoivent des coups bien appliqués, l’interlocuteur ne cesse jamais d’être l’objet d’une réelle sympathie, celle que mérite sa pauvreté intellectuelle ou morale.Par la fermeté de la pensée et de l’écriture, par l’étroite collaboration du théologien et de l’écrivain dont il est le fruit, ce livre s’impose à l’attention de tous les esprits cultivés.Je voudrais surtout qu’il fût lu, assimilé, par ceux dont les connaissances religieuses, demeurées inférieures au savoir profane, sont trop rarement suivies de désir et d’action, preuve manifeste qu’elles manquent de réalisme." A lire les Projections ou les précédents ouvrages du même auteur, ils apercevront dans une plus juste perspective la réalité terrestre ou divine et leur propre destinée.Guy LECOURS Vient de paraître Nouvelle édition c4utou% de la Jiaiâon (15ème mille) Michelle Le Normand Au comptoir, SI .25 Par la poste, $1.35 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Exposition de céramiques de la Aiaitxiâe d’cdttâ Grès de grand feu JUSQU’AU 22 DECEMBRE GALERIE PARIZEAU 2029, rue Peel, au sud de la rue Sherbrooke Le public est cordialement invité Revue des revues “LA REVUE~DÔMINICAINE’’ Sommaire de décembre Joyeux Noël!, La rédaction; Oeuvre d’architecte, Mgr Olivier Maurault, P.S.S.; Le Christ dans les universités, Philippe Cornellier, O.M.I.; Le tour de traîneau, Michelle Le Normand; La paroisse, Fédix Desrochers; France-Canada-Canada-français, Roger Brien (6 pages de photos et texte) ; La Coopérative, Victor Barbeau; Ceintures fléchées, Marius Barbeau; La grande nouvelle (poésie), François Bourdages; Le Secrétariat de l’enfance.Un grand pas en avant!, Marie-Jeannette Bertrand, e.s., r.g.; “Excusez-moi, Marie!” (poésie), Anna Kervan; L’origine de nos crèches, Roger Brien; Pages féminines: le réveillon de Noël (coutumes, menu et décorations avec illustrations).Un numéro inoubliable de 32 pages, au lieu du numéro habituel de 16 pages.“20e SIECLE” Sommaire de décembre 19H François-M.Faribault, O.P.: Devant la Crèche; Marcel-M.Desmarais, O.P.: Action catholique et restauration sociale; Th.-André Audet, O.P.: Orientalis Ecclesiae; Antonin Lamarche, O.P.: Un communisme plus éJectrificateur; Louis Lachance, O.P.: Discussions sur le Droit; Directives pratiques, 'Raymond Charland, O.P.: Les fins du mariage et le Saint-Office; Le sens des faits, L.Dantinne, O.P.: L’Eglise et les autorités allemandes en Belgique (suite et fin); Antonin Lamarche, O.P.: Regard en arrière et regard en avant; François 1 Richard: Les unions ouvrières et l’action ploitique; Gilles Dolbec: L’épouvantaile du moyen âge; L’esiprit des livres.LE PLUS BEL ALBUM PRESENTE “FRANÇOIS” # L’année courante de François présenté dans une belle reliure demi-toile.# 192 pages où abondent légendes, contes, récits passionnants, aventures sensationnelles, jeux d’esprit, charades, mots croisés, travaux faciles et conseils adaptés aux jeunes.# Plus de 400 illustrations en 2 couleurs, par d’anciens élèves de l’Ecole des Beaux-Arts.# Le meilleur, le plus Intéressant, le plus instructif des albums pour enfants sur le marché."François” fait oeuvre d’éducation.192 pages illustrées en 2 couleurs : $1.50 (franco: $1.65) 8BB¦¦ écrivez, téléphonez, venez il Accusé de réception Nous accusons réception d’un certain nombre de volumes ré-j cents sur lesquels il y aura à reve-i nir, entre autres; I Madones Canadiennes, par Rina j Lasnier et Marins Barbeau, (Librai-! rie Beauchemin) ; j La Franle n’a pas perdu la guerre, du Général de Gaulle, (Didier, New-York); La morale internationale, de Nicolas Politis, (Brentano’s, New-York); Eutopia, de Jean Berthos, (Editions, Le Quotidien, Ltée, Lévis); Marie-Antoinette, de Stefan Zweig, (Simpson distributeur); Jacques Rainville, Georges Duhamel, (Distribués par Simpson); La mort du Père, de Roger Martin du Gard (Variétés); Les Vacances, de la comtesse de Ségur, (Variétés).Collection F i D E s - 3425, rue S.-Dcnis, MONTREAL Téléphone : HArbour 7228* “Sir Jerry” Pour le» enfanta de 8 à 12 en» par Mme H.GIRAUD Sir ferry défective Le» étrange» vacance» La myitérieua» disparition d» Sir |»rry Sir jerry «t l’affreux Léonard L’inévitable Sir jerry La périlleuse million da Sir jerry Chaque roman contient de nombreuses illustration».Franco .$0.75 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” L’Office Central Catholique limitée ARTICLES RELIGIEUX EN GROS — IMAGERIE RELIGIEUSE mtmbra de l'association canadienne des négociants catholiques d'objets de religion est " ' situé en bas de la ville (près du Blvd St-Laurent) au 21 est, rue Notre-Dame Montréal — (tél.BEIair 1860) at invito ta nombreusa clientèle à lui rendre visite.La France et ses colonies Causerie du lieutenant Louis Mergny au Cercle universitaire Dans une causerie qu’il a prononcée jeudi au déjeuner du Cercle Universitaire, sur l’“Afrique du Nord avant et pendant les événements qui précédèrent la libération de l’Europe”, le lieutenant Louis Mergny, chef des services de l’Air français à Montréal, a rendu hommage à la politique généreuse suivie par la France à l’égard de ses colonie "Politique, dit-il, parses colonies.“Politique, dit-il, par-mal de portefeuille ministériel, qui devait donner en 1914, puis en 1946, les preuves indiscutables de son efficacité.Les rebelles d’hier sont devenus nos amis, nos frères mêmes.A nos côtés, ils vont combattre, donnant leur vie pour celle qu’ils appellent leur mère-patrie”.* Le conférencier évoque des souvenirs du Maroc et souhaite que, bientôt, la France et son Empire puissent retrouver leur prospérité.“Nous nous souviendrons, dit-il, qu’avec votre appui, nous avons pu conserver cette liberté qui nous est chère”.Il rappelle enfin l’amitié franco-britannique et cjte Mauriac, qui a écrit à ce sujet: "La France et l’Angleterre font songer à un couple humain qui après mille traverses, découvre que jamais il ne fut plus indissolublement uni”.Le lieutenant Mergny avait été présenté par M.Jules Labarre, président de l’Association générale des diplômés de l’Université de Montréal.Prenaient place à la table d’honneur: le lieutenant Mergny, M.* et Mme Jules Labarre, M.Gérard Parizeau, vice-président de l’Association, et Mme Parizeau; Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université de Montréal; M.Bernard Couvret-te, président du Cercle; M René Guénette, secrétaire, et autres.Déraillement d'un train de marchandises Saint-Hyacinthe, 16 (D.N.C.) —• Quelque 25 wagons de marchandises, les uns vides, les autres remplis, ont quitté la voie du Canadien National à Sainte-Hélène de Ragot, pour s’empiler les uns sur les autres, à proximité de la station de l’endroit.Quelques-uns des wagons, chargés de pommes de terre, s’é-ventrèrent et leur cargaison se répandit sur le sol.Des grues mécaniques s’occupent depuis à remet-tre sur les rails les wagons les moins endommagés, cependant que des équipes d’hommes chargent dans de nouveaux wagons les marchandises éparses.L’accident s est produit vers 2 heures, mercredi après-midi.On l’attribue à la rupture d’un essieu.___ Le sous-lieutenant Young de retour Le sous-lieutenant Scott Young, de Winnipeg, est de retour depuis hier d’un séjour en Méditerranée, où il a servi comme officier des relations extérieures avec la marine canadienne.Il nous annonce qu’il a perdu 35 livres.Ce dernier détail ne signifie pas grand-chose pour ceux qui ne connaissent pas ce “gros bonhomme jovial”, ancien rédacteur sportif au Winnipeg Free Press, et plus tard membre du personnel de la Canadian Press, mais il est d’une grande importance pour Scott lui-même.“11 se pourrait, laisse entendre Scott, que ma femme et mon fils ne me reconnaissent pas à mon arrivée”.Il avait passé quelques jours avec eux avant de retourner au devoir.Un cultivateur prend un bain forcé Société St-Jean-Baptiste Conférence du dimanche au Monument National M.Jules Bazin, professeur à l’Uni-; versité de Montréal, prononcera au ; Monument national, à 8 h.du soir, sa dernière conférence pour le premier semestre de l’année, sur l’Histoire de l’Art en Nouvelle-France.L’Argentine indienne fera l’objet de cette dernière causerie.Des projections lumineuses compléteront cette soirée.L’entrée est libre.Dimanche, le 17 décembre Sainte-Anne-de-Bellevue: assemblée mensuelle à 8 h.du soir, à la salle de l’hôtel de ville.Tous les membres sont priés d’être présents.Papineau (Sainte-Brigide) : à 1 h.; de l’après-miid.départ du défilé du i père Noël en marche vers le sous-sol de l’église Sainte-Brigide, entrée rue Champlain, où il y aura réception et distribution de bonbons et de_ jouets pour les enfants de la paroisse.Le programme comprend de la comédie, du chant et des films comiques et intéressants pour les enfants.L’entrée est libre.Proclamation d'Enseihower New-York, 16 (A.P.) — Le front ouvrier allemand contrôlé par les nazis sera dissous en Allemagne conquise ainsi que les autres organisations sous le même contrôle, mais les ouvriers allemands auront droit de se former en unions ouvrières démocratiques lorsque les circonstances le permettront, a dit hier une proclamation radiodiffusée au nom du général Eisenhower.C’est la douzième proclamation du genre, élaborant la politique alliée envers le peuple allemand et la manière dont les Nations-Unies ont l’intention de gouverner ce pays.La proclamation d’hier dit que toutes les formes d’associations démocratiques seront permises parmi les ouvriers, pourvu qu’ils ne fassent pas de politique.L’on ajoute que les grèves affectant la sécurité, directement ou indirectement, seront défendues, ainsi que les lock-outs.Deux blessés par un éclat d'obus Calgary, 16 (C.P.) — Un jeune! garçon de Calgary a été gravement ' blessé et un autre légèrement lors- ; qu’un mortier de deux pouces a i explosé il y a une semaine près du I camp militaire de Sarcee, annoncent aujourd’hui les représentants | de l’armée.Ce sont: Fred McCall.| 16 ans, qui souffre de blessures à la poitrine et à une jambe, et Dick Oldaker, blessé à une jambe par un éclat d’obus.Les représentants de l’armée ont dit ne pas savoir comment cette bombe était à cet endroit.Condamné à six mois de prison Peterborough.Ont., 16 (C.P.)— Joseph Nezezon, âgé de 63 ans, des chutes Gatineau, trouvé coupable la semaine dernière, d’assaut avec lésions corporelles, a été condamné hier à six mois de prison.Le jury qui l’a trouvé coupable fa toutefois recommandé à la clémence de la Cour.Nezezon fut arrêté en septembre dernier après que Edouard Richer, un jeune soldat de 24 ans.cantonné à Ottawa, fut frappé au cou avec un razoir, dans un train se , rendant dans la capitale.Richer J et les antres voyageurs ont dit qu’il n’y avait pas de raison apparente pour cet acte.FIDESJ PRESENTE ANDANTE Poèmes de Félix LECLAIRC Un ouvrage d’une grande perfection, quelque chose de typiquement canadien, goûté par tous sans distinction.“ANDANTE” Le plus beau CADEAU è l'occasion des Fêtes Vancouver a approuvé ce projet Vancouver, 16 (C.P.) — La ville de Vancouver a approuvé mercredi un règlement autorisant une somme de $800,000 comme contribution de la ville à l’érection d’une maison oour les gardes-malades de l’hôpital général de Vancouver.Le vote sur le règlement, qui nécessitait une majorité de trois sur cinq, a été de i 21,687 contre 1,940.159 pages : $1.00 — (franco : $1.10) • • Vient de paraîtra en deuxième édition : ALLEGRO du même auteur 200 pages : $1.00 — (franco : $1.10) F1DES 3425, rue S.-Denia Tél.: HA.7228* MONTREAL - 18 J.IVRES D’ETRENNES BEN-HUR Beau livra cartonné PRIX: 9Q* LES ANIMAUX QUE JE CONNAIS BCAUCHEMiN Baau livra an couleur» PRIX: •J-»© BEAUCHEMIN Avez-vous besoin de bons livres P Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir", 430 est, rue No-Te-Dame, Montréal.Saint-Hyacinthe, 16 (D.N.C.) — M.Georges Halde, cultivateur de Saint-Mathias, l’a échappé belle ces jours derniers.Comme il essayail de se rendre dans l’ile qui se trouve au milieu de la rivière Richelieu, en face du village de Saini-Matnias, afin d’y soigner des animaux qu’il y a en hivernement, la glace de la rivière céda sous son poids et il tomba à l’eau, ne parvenant que par des efforts surhumains à s’agripper à un morceau de glace flottant.Mme Armand Le- i gauît, des camps Robert, entendit ^ ses appels au secours,, et elle don- j na l’alarme à plusieurs hommes qui j travaillaient non loin, qui se portèrent au secours de M.Halde avec des échelles et des câbles.Ce n’est I qu'apres des efforts inouïs qu'on B parvint à tirer de sa dangereuse position M.Halde, complètement épuisé par un séjour de (juclque 40 minutes dans Tp»11 glacée.Pas de paix sans accord polono-russe Londres.16 (P.C.) — Le secrétaire du Foreign Office, M.Eden, réusumant le débat sur la Pologne qui a eu lieu hier â la Chambre des communes anglaises, a déclaré que.sans un accord russo-polonais, “il est difficile de voir comment la paix pourrait exister dans l’est de l'Europe lorsque la guerre y sera terminée.A la conférence de Moscou.le seul point sur lequel nous avions tous fait l’accorde (les Russes, nous-mêmes, le gouvernement polonais en exil â Londres et le comité de libération de Lublin), c’était que M.Mikolajrzyk fût le premier ministre”.Il ajouta n'avoir pas perdu tout espoir d’en arriver à une solution, “quoique je doive honnêtement reconnaître que les perspectives d'accord sont très faibles actuellement'.Invitation aux Croisés Les Croisés sont cordialement in- j vités â assister â la causerie qui sera donnée A leur intention, dimanche prochain, le 17 décembre, dans la ! cathédrale de Montréal, A deux heu-1 res et quart.M.l'abahé Alexandre Massicottc, aumônier diocésain de In Croisade pour le diocèse des Trois-Rivières, a choisi comme sujet de sa enuesrie: La Croisade eucharistique ef les tenues.Cette causerie est donnée A l’occasion du rentenaire de l’Apostolat de la Prière.Nos monuments historiques Un côté oublié et intéxeiiant Le long de nos routes nationales et dans les places publiques de nos villes, nous rencontrons maints monuments historiques.La plupart des beaux faits de notre histoire — nous savons tous combien ils sont nombreux — sont ainsi soulignés.Lorsque nous rencontrons l’un de ces monuments, nous saluons avec respect.et continuons notre chemin.Nous avons tort.Nous avons omis le côté le plus beau et le plus intéressant.Tous ces hauts faits rappelés par les monuments et par les sites historiques ont été accomplis par vos ancêtres et par les miens.Pourquoi ne pas fouiller l’histoire de chaque monument ou site, sortir de la poussière les noms de tous les héros et y reconnaître ceux qui appartiennent à chacun de nous?Et aller ensuite avec fierté montrer ce monument, chacun de nous, à nos fils.S’il est difficile pour vous de fouiller l’histoire de chaque monument au complet, nous sommes en état de le faire à votre place.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN "llnt oeuvre nationale digne de votre encouragement” 4184, rue Saint-Denis — Montréal Immeni» documentation mèthodlquomant accumulée, 31 an» d« racharchoa partant»».Gdnéalogia d» tout Canadian françah.Franco-Américain eu Acadian.Ecrivaa-noua pour rentaignamonta pt honorairaa.5144 * 10 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 16 DECEMBRE 19H VOLUME XXXV — Ko 289 U s» La radio française Luttes fratricides En Alberta La compositiGL, la force et l’activité du L naquis italien” v De très rares dépêches nous apportent de brefs échos de ce que l’on appelle le "maquis italien", jtC’est ainsi que l'on désigné les Italiens, qui.en formations irrégulières.combattent dans la ligne des Alliés et en opposition au gouvernement dit néo-fasciste, c’est-à-dire le gouvernement institué par Mussolini et ses amis, après lu capitulation de.l’Italie J.L’article suivant, que nous extrayons de la Tribune de Genève du 2 juin 19H, ne nous fournit naturellement que des renseignements qui datent passablement, mais qui permettent tout de même de deviner un peu ce qu'est ce "maquis”.j Le maquis italien est-il vraiment 'entamé par les défections que la j promesse d’amnistie échue le 25 'mai à minuit a tenté de provoquer en masse?Ce ne sont pas les néofascistes qui pourront le révéler, semble-t-il.lin effet, et ainsi que le teur.Bien que beaucoup moins nombreux que leurs adversaires, ils parvinrent, en se maintenant dans la montagne, à échapper à l'encferclcment.Mais s’ils tuèrent prend chaque jour une plus grande une centaine de leurs adversaires, i importance.Il ne se passe pas de Le problème de la terre De la Survivance, d’Edmonton, qui ont succombé à cette tentation Alberta, numéro du 29 novembre: | s’en mordent déjà les pouces., j Et puis, comment expliquer que A mesure que nous approchons | ceux qil0 ^ appeiIe ies «étran- de la fin de la guerre, la question 1 gers” soient au contraire si empres-du rétablissement de nos soldats et ; sés de s’emparer des terres et du retour à une vie civile normale paient de forts prix et argent comp- mentionnait la "Sera”, de Milan, 'une action en grand contre la dis-{sidence aussitôt après la clôture de la période de grâce annoncerait au monde que l’appel aux partisans n’a pas eu le succès que l’on a officiellement claironné, et jetterait le discrédit sur l’affirmation qu’ils se sont rendus par milliers.Des Ireprésailles séveres auraient sans j doute le même sens.Un ne sera 'donc renseigné que par le maquis fui-même.S’il lance contre l’occu-,pant et les collaborationnistes l’offensive générale dont on a souvent parlé, on pourra mesurer ses eux-memes perdirent 70 morts.Parmi eux, se trouvait le colonel Beltrami, avocat bien connu à Milan, que la presse néo-fasciste, en relatant l’événement, présenta comme un bandit dangereux.Les gou-vernementaux sont donc obligés, pour l’emporter, de concentrer sur le point d’attaque des forces écrasantes, car, opérant de la plaine, ils ne peuvent guère espérer bénéficier de la surprise.Ils présentent parfois comme de grands succès de cuisants échecs, telle leur tentative du début de janvier contre le val Brousson.* * Ÿ Nous croyons savoir que le maquis italien ne forme nulle part un front continu.Ce sont des bandes qui se déplacent constamment, soit que la difficulté du ravitaillement les y oblige, soit qu’elles entendent donner le change à leurs adversaires.Ainsi, la bande de Baltrami semble avoir quitté le val d’Ossola après l’affaire que nous avons mentionnée.Mais elle peut fort bien y être revenue.Sa présence dans la vallée resta plusieurs mois ignorée: Beltrami préférait éviter tout combat et se réserver pour une tâche directement utile, au moment le plus opportun.Les partisans préfèrent n’être pas iportanee.jour que l’on n’entende parler de colonisation, d’immigration, de développement «le nos ressources, de retour à la terre.Pons nous.Canadiens français, l’agriculture doit être regardée comme l’une des plus importantes questions.En effet, la grande majorité de nos gens, en Alberta du moins, vivent sur la terre.Que nos culti- tant?Cela devrait suffire à nous ouvrir les yeux.Il est un autre fait auquel nous ne songeons pas.» Vivant dans un pays immense, nous sommes sous l’impression qu’il sera toujours facile de nous placer sur les terres.Nous oublions que seulement 8.6% j de notre sol canadien est arable, et | la majeure partie est déjà occupée.Si nous voulons nous maintenir, il importe donc de conserver nos valeurs abandonnent leurs fermes,* ferreSt ic} ej jà, nous avons quel-* , .rtues comjt£s jg vigi]ance: secon- i'ons-les en leur fournissant les renseignements et les moyens voulus pour accomplir leur travail.Ne vendons pas nos terres sans y être absolument obligés; et si nous vendons, au moins donnons aux nôtres la première chance d’acheter.Nous pourrions citer certains cas, où des terres sont passées à des étrangers alors que les nôtres avaient en mains l’argent requis hour s’en porter acquéreurs.Cela est inconcevable.Le problème de la terre demeure donc au premier plan.Nos ancêtres que ces fermes passent peu à peu aux mains d’étrangers, et Ton verra vite disparaître nos belles paroisses.Pour nous plus que pour tout autre groupe, l’attachement à l’agriculture est le gage de notre survivance.Car c’est à la campagne, dans nos paroisses homogènes, que nous pourrons le mieux conserver intactes notre religion, notre langue, nos traditions.Il n’y a pas à se leurrer, un danger existe: celui de s’endormir dans une trop grande confiance.II s’est fait un excellent travail pour la conservation de nos terres, mais forces.Mais il y a de grandes chan- j trop nombreux sur un seul point: ¦ il leur serait trop« difficile de se ra- vitailler, et ils s’exposeraient à l’anéantissement en cas de désastre.U leur est plus facile de rester inaperçus dans la profondeur des vallées alpestres, où d’ailleurs ils jouissent «le larges sympathies.Leur recrutement ces pour que scs dirigeants atten dent encore, et ne risquent leur va-tout que le jour où le soutien effectif des armées anglo-saxonnes assurera leur succès.Ce jour n’est peut-être plus éloigné, mais en attendant, le mystère continuera de pla ner sur les partisans italiens.est irrégulier.Etrangement impénétrable est, [ soumis à des fluctuations constan-en effet, l’incertitude qui règne à 1 tes.Au début il fut en majeure f leur égard.Les informations pu-! partie alimenté par des soldats de bliées sur eux sont aussi contradic- I l’armée royale qui ne voulurent .toires que possible.Les partisans j pas revenir à l’alliance allemande, eux-mêmes ont généralement inté-| A Turin,, à Pignerol, ailleurs sans rêt à laisser le silence et le secret i doute aussi, ils purent mettre à envelopper leurs actes et leur si-1 temps la main sur des dépôts de l’ar-! Ontariens, qui sont composées des tuation.Ils n’entendent révéler | tn(;>ei (n,e néofascistes et Allemands dons des personnes adultes et du C’est au voeu prenons garde au relâchement, ont découvert le pays; ils l’ont ou-Nous traversons une période de | vert à la culture et à la civilisa-prospérité où nos cultivateurs sont tion.Il ne faudrait pas que leurs tentés de vendre leur terre à bon j fils soient arrachés du sol et s’étei-prix, pour aller chercher fortune i gnent comme des déracinés, dans les villes.Plusieurs de ceux P.-E.B.En Ontario La souscription de 1944*45 pour l'Association Du Droit, d’Ottawa, Ontario, numéro du 9 décembre: L’Association canadienne-françai-d’Kducation d’Ontario, ne compte, pour maintenir son secrétariat, que ;ur les souscriptions des Franco- leur présence et leur force réelle j trouvèrent vides.C’est ainsi que se | Ptoduit du “Sou de l’école”.à l’adversaire qu’après 1 avoir frap- ] constitua le maquis du Piémont, le ; pourquoi, afin de répondre a _ _ pé.Par contre, ils peuvent avo'r | p|us jmportant de tous, qui s’est ¦ d’un congrès général, ratifié par les intérêt à l’égarer.C’est pourquoi maintenu sans interruption dans ' congrès subséquent, continuera-t- les informations données par la radio clandestine et même par celle des Alliés ne peuvent être accen toutes les vallées des Alpes et de l’Apennin, du lac Majeur à Novi.Il est tout particulièrement puissant tecs que sous benefice d inventai-, (jans ja vallée M’Aoste, le val Loca-re; il est parfois aussi utile d en- | nai ]e va| fje Suse, ies vallées vau-courager esprit de resistance en | rtojseSt la ré„ion (le Conii le col (le grossissant certains succès, ou, ^ ^onn(, parf0js ]a main incme en en inventant de t utes ¦ au maquis français.A Aoste, les Pièces- x, x.ft.! Allemands ont pu établir un poste, On ne peut se fier davantage aux n,ais Ies communications avec le renseignements publiés par la presse néo-fasciste.Celle-ci prend plaisir à égarer elle d’organiser chaque année une souscription à laquelle tous nos compatriotes sont invités à contribuer dans la mesure de leurs moyens.La souscription de 1942-43 a rapporté environ $11,000, dont $3,285.16 ont été versés par les élèves de nos écoles bilingues.En 1943-44, plus de $13.000 ont été recueillis, dont $4,416.91 étaient constitués par ies offrandes de nos écoliers.Comme on le voit, le montant de la souscription grossit d’année en année.Nos compatriotes font géné- reste du Piémont sont précaires.Une fois seulement, les Allemands ont pu passer le Petit Saint-Ber-l’opinion sur un sujet où le recou- i nard.et la tentative n a.semble-t-il.page des nouvelles est particulière- | bas ete renouvelée.Toute la region ment difficile.Il est bien rare que j j'11 *.*?, ose es*1e,?!r.c m^ins (®e i rcusement leur part.C’est là une l’on parle (le “maquis,,; toujours, il j dissidence: val Sesia, val (iresso- .marque évidente de Testime qu’ils s’agit de “vils agents à la solde de ncy» C est là que tomba, au debut .portent à l’Association d’Education.l’ennemi”, de ‘‘bandits”, que l’on , de janvier, le petit-fils du général C’est là aussi un signe de vitalité et assimile exprès aux delinquants de j Onmbara.Directement au sud de j de détermination qui doit continuer de se manifester »»*>•.»< »» »« .- - - — »• — »-« j droit commun.Haremeot, on men- ! Turin, entre Carignan et La Magda- devront augmenter à mesure que les bourses gracieusement offertes par nos collèges et nos couvents iront s’épuisant.C’est là fine obligation à laquelle nous ne saurions nous dérober.L’organisation de la souscription annuelle doit être de plus en plus décentralisée afin d'atteindre tous les centres et tous les groupes français de la province, quelque modestes qu’ils soient.Ce sont souvent les groupements les moins nombreux et les plus isolés qui ont besoin de plus d’attention et d’aide.Si l’on s’intéresse davantage à leur sort, il sera plus facile de régler leurs difficultés et, en retour, ces groupements comprendront mieux l’importance de l’oeuvre accomplie par l’Association «l’Education et la nécessité de la solidarité.Les présidents régionaux ont été mis au courant des meilleures méthodes à suivre pour que la souscription atteigne toutes les paroisses et pour qu’elle soit couronnée de succès.A la suite de l’enthousiasme créé par le dernier congrès, et après avoir élargi ses cadres, il est permis d’espérer que l’Association d’Educa-tifin aura à sa disposition un plus grand nombre d’hommes de bonne L’Heure Acadienne De VEvangéline, de Moncton, au Nouveau-Brunswick, numéro du 7 décembre: U y a quelque temps, VEvangè-llne signalait à ses lecteurs la belle initiative du poste CHNC, qui venait d’inaugurer une heure acadienne pour le bénéfice des audi-•eurs des Provinces maritimes.Grâce à j’enthousiasme avec lequel cette émission fut reçue, elle nasse maintenant quatre fois la semaine.Nous ne pouvons trop féliciter les directeurs du poste CHNC de cette marque d’égards pour ses auditeurs acadiens.Le poste "Hill the Conquering Hero" A PARTIR DE LUNDI "Dragon Seed" Autre spectacle : "Moonlight and Cactus" morning 25 e apt 30 30:40e monumEnr nniionni —VM 3Z53 OPERA GUILD INC.présentent L’OPERA D’E.HUMPERDINCK HANSEL et GRETEL THEATRE MHIS MAJESTY” MARDI SOIR, 26 DECEMBRE 1944 MERCREDI, EN MATINEE, 27 DECEMBRE 1944 Souscriptions: Soirée $1.00 à $3.00 — Matinée 75c à $2.00 On peut maintenant se procurer les billets au contrôle du théâtre Variétés Lyriques — Monument National 18, 19,20, 21,23, 25, 27, 28 Janvier VIGABONDKING (Le Vagabond-Roi) Comédie musicale de Rudolf FRIML Prix des places: ) 0u,rhet 0UT*rt d* $1.00, $1.35, $1.50, $1.75 [ 10 hrS 0 6 HrS » Le Taxe incluse.samedi, de 10 h.à 5 h.¦i VOLUME XXXV — No 289 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 16 DECEMBRE 1944 1S ù Uie IDusicak Graphologie au erolr~.Montréal.AVERTISSEMENT Le volume sans précédent des envois et le manque d’employés expérimentés ne permettent pas à la POSTE de garantir la distribution locale avant S i I I NOEL de tout envoi déposé apres I LE 19 DÉCEMBRE S S Publié ovue rautorisation da thon.W.P.Muloek, C.R., NLPH Ministre des Postes.UKBmmtjKiOKBdKm J EUGÈNE PERRON L.F.G A.B O U Fl Y, B.A.3C.I .©.iuécvrûY SctcomH o, OTiademoiss/l* (F/aire xeau Plus taxe 4 ou 2% selon le cas La main-d'œuvre étant réduite, prière de commander sans retard.Sllademoitseile utnoucliel Armand A.Renaud MARCEL xJALBERT ‘Prince (©ITearç LEO M.DIONNE Adélard Bcaudicmin AUTHIJU LuVBRKCQW ÇUrur Ctttttp&grat *(je devoir - - - Smpximexie 430, Notr«-Dom« est, Montréal » Tél.BEIair 3361 ALBUM bon marché pour les petits enfants PIERROT L’AVAIT PROMIS, per Annette Voyer CONTES D’ENFANT, par Lucille Desparolt TANTE LUCILLE RACONTE .par Lucilla Desparois BISCOTIN VOYAGE BISCOTIN AVIATEUR BISCOTIN EN AFRIQUE BISCOTIN AU PAYS DES QUATRE LAPINS (Adaptation da l'oncle Paul Illustrations d’Odette Vincent) LA COUSINE DE CENDRILLON LA MERVEILLEUSE HISTOIRE DE PA-TON ET DE PATIE Chacun de ces albums illustré an couleurs, ,15s au comptoir, .18* par la poste.ALBUMS à colorier : LES ARBRES DU CANADA LES ANIMAUX DOMESTIQUES LES ANIMAUX SAUVAGES LES 4NSECTES NUISIBLES.(Texte par Pierra-Joseph Brutto Dessins de R.Bou anger) Couleurs du coloriage indiquées à chacun des dessins.Chaque album ,2Ss au comptoir et .30s par la poste.LES FABLES DE LA FONTAINE à colorier : RENARD LE COUPIL MAITRE ALIBORON VERTE LA GRENOUILLE TROTTE-MENU MESSIRE LE LION HOMME LE BIPEDE.(Texte établi par Robert E.Llewellyn, Images de |aan Simard) Chaque album .15s au comptoir, et .IBs par la poste.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” SUEZ LE DE CHARBON (ri/Ud Consultez votre marchand au su|ot do co qu’il vous faut! Votre marchand a beaucoup de problèmes urgents.Laissez-Iui savoir combien île charbon il vous faut pour jusqu’au 1er mai, en plus de ce que vous avez déjà dans votre cave.Il peut alors organiser scs livraisons de façon a ce que vous receviez votre part de combustible lorsqu’il en a de disponible.Débleyoz tout co qui conduit à votre cave à charbon t Déblayez le passage, le trottoir et les marches extérieures de la neige, et mettez-y du sable si c’est nécessaire; ayez un passage tout à fait libre.Servez-vous de la fenêtre la plus proche.N’ayez ni bottes, ni seaux, etc., sur les marches intérieures.,«i Préporos v®8 coffros è charbon 1 la Hvrovri Il a beaucoup I faire eu ce moment.Faites tout ce que vous pouvez pour l’aider dans sa tâche.Si vous recevez du charbon dur et du charbon mou séparément, préparez l'espace nécessaire pour chaque sorte.Accoptoz nTmporto quoi charbon quo lo marchand pouf fournir! Certains genres de charbon sont rares et voua vr\ ne pouvez donc pas exiger des categories ou des grosseurs déterminées comme vous le feriez en temps de paix.Ne courez aucun risqua.N’importe quel genre de charbon vaut mieux que pas da charbon du tout.Acceptez la livraison quand lo marchand peut la faire s Les facilités de livraison de votre marchand sont restreintes, et il faut qu’il s’en serve continuellement tout l’hiver si tous ses clients doivent recevoir chacun leur part du combustible disponible.N'attendez donc pas d’être presque sans charbon pour demander à votre marchand de remplir votre cane.Laissez-le livrer quand il peut; ÉPARGNEZ 1 PELLETÉE SUR 5 Demandez b votre marchand de veet denner en exemplaire du Nvref gratuit publié per la Oauvarnamant et Intitulé "33 fêtons d’épargner I tonne sur 5" Ce livret contient besucoup de suggeitions milies qui vous permettront d épargner du charbon en alimentant convenablement votre fournaise et en maintenant le MINISTERE DES MUNITIONS H O N.C.D.H OWE système de chauffage en bon état.Il attire l'attention sur les fuites de chaleur dana la maison et indique comment les prévenir.T APPIOmiONNEMERTS M I N I S T a E CGC-44MO 292432 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1944 COMMERCE ET FINANCE NOMINATIONS A LA WASH ADVERTISING COMPANY a rassemblée " La situation du logèr ent au Canada de la ' ' ‘ Bank M.H.*C.Carlisle, son président, parle de la nécessité d'un effort coopératif Toronto, 16 — A la réunion annuelle de Dominion Bank of Canada.le président, M.C.H.Carlisle, a dit que le Canada résoudra ses problèmes de l’après-guerre, si sa population n'a pas à souffrir d’une législation raciale et restrictive.Il faudrait pour cela empêcher la dette nationale de s’accroître indûment, maintenir la liberté d’entreprise et la concurrence dans l’industrie, imposer l'incorporation obligatoire de tous les groupes organisés, avec égalité de droits et de responsabilités, simplifier le mode de taxation canadien, a ajouté M.Carlisle.Celui-ci déplore que la propagande socialiste et communiste soit si répandue actuellement au Canada.Les droits et les responsabilités de chique province sont contenus dans l’Acte de l’Amérique britannique du Nord et le désir de les étendre entraîne la discorde et la desunion, a aussi dit le président.Analysant l’état financier de la banque, le gérant générai, M.Robert Rac, signale que les bénéfices sc sont accrus de $11,000 a 000 durant l’exercice terminé le 31 octobre 19-H.comparativement aux 12 mois précédents.Le compte de profits et pertes a ainsi augmente de $106.000 à $1,071.000, après le paiement de $560,000 en dividendes, après $834,508 en taxes fédérales et autres déductions.Les dépôts, au total de $247,839,000, accusent une augmentation de $50,-121.000.L’actif rapidement réalisable s’établit à $196,754,000, soit 77.45 de tout le passif envers le public.Les prêts commerciaux s e-lèvent à $65,759,000.La congestion n'est pas confinée aux taudis — Criminalité juvénile qui résulte du congestionnement Le bulletin bancairTdT la Ban,logement ^révèle que 92 pour ^ Commentaires sur les marchés di au Beurre frais.— La fermeté est constante et les prix de gros sont maintenant au niveau du plafond fixé par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.En novembre 1944, la production canadienne s’est établie à 53/,-001 livres de plus qu’en 1943.Lun-matin, le beurre no 1 pasteurisé, gros, était coté à 35 l-4c la livre.Fromage.— Une ordonnance émise le 7 décembre 1944 par l’Office des produits laitiers permet la vente du fromage du type Cheddar sur notre marché domestique.Nous tenons à signaler que les prix de vente et la remise aux producteurs doivent êtr econformes à l’ordonnance A-752 de l’administrateur des produits laitiers.Les arrivages de poules vivantes sont modérés.La distribution est régulière et les prix sont fermes.Les poulels à rôtir sont limités, i demande est active et les prix sont fermes.Les arrivages de poulets à griller sont presque nuis.La demande est bonne et les prix sont fermes.Les arrivages de poules, poulets et dindes sont régulièrement absorbés et les prix sont fermes.A Montréal et à Québec, les arrivages d’oeufs excèdent les besoins domestiques.Bien que nous ayons à rapporter une autre baisse des prix, la livraison de notre surplus de production pour exportation contribuera à maintenir ce marché aux prix actuels.La demande est bonne et les prix sont fermes pour ies veaux abattus de Montréal et Québec.Le marché est stable et les prix sont soutenus à Montréal et à Québec pour les porcs livrés abattus.que ! c du Canada traite de la con.-;.ion du bâtiment au pays.Cette question intéresse tout le monde et nous en résumons quelques passages avec commentaires appropriés.La situation telle qu’elle existe au Canada actuellement n’est pas très brillante.Il n’est pas rare de trouver deux familles dans le même logis et cet état de choses est vraiment déplorable.L’entassement des familles dans les mêmes maisons cause de très graves dangers.D’après les statistiques, de 7 à 28 pour cent de toutes les familles étaient trop à l’e-troit dans 27 villes de plus de 39,-000 habitants en 1941.cela faisait 150.000 familles, soit un million de personnes, qui formaient 18 pour cent des familles et 29 pour cent de la population de ces villes.La congestion n’est pas confinée aux taudis, mais elle tend à faire rentrer même les maisons respectables dans cette catégorie.Les chiffres du recensement montrent 1 e-troit rapport entre le logement et les revenus.Sur 4 à 60 pour cent des familles à l’étroit dans ces 2/ villes, plus de 29,000 paient moins de $15 par mois de loyer et les chefs de ces familles gagnent généralement jusqu’à $600 de moins par an que la moyenne générale dans certaines villes.En plus, I entassement des individus dans les locaux insuffisants expose les familles à la maladie.Le taux de la mortalité infantile est particulièrement élevé.Le taux moyen pour Toronto en 1933 était de 63.4 décès sur 10Û0 naissances; dans les districts de mauvais logements, il était de 72.6 pour cent et dans les bons, de 58.3 seulement.Un autre problème résulte de cet état de choses: la criminalité juvenile.D’après les chiffres de la Ca-nadian Association of Social v\ or-kers, section de Montréal, il y a eu une année 15.5 cas de délits par 10.000 habitants à Montréal dans les quartiers pauvres, par comparaison à 1.17 dans Westmount, 1./ dans Notre-Dame de Grâce et .84 dans Mont-Royal.A Toronto, la même année, trois des quartiers pauvres fournissaient 43 pour cent des poursuites juvéniles.Le problème est grave et les solutions offertes jusqu’ici n’ont pas donné beaucoup de résultats.Celle de construire des logements à $o de loyer par pièce n’est pas très réalisable.Les gens à petits revenus ne doivent pas payer plus que le cinquième de leur salaire total en loyer, ce qui veut dire, que les familles pauvres ne peuvent payer plus de $1172 par mois.Ce groupe a payé en moyenne $19 par mois pour le loyer en 1941, ce qui est trop élevé et le recensement du I dés familles à petits revenus de Montréal et 93 pour cent de celles de Toronto, paient plus de 29 pour cent de leur salaire total en loyer.On parle beaucoup de la possibilité d’économies dans la construction des logements._ On estime qu’une économie de 25 pour cent dans la construction n’apporte qu’une réduction de 10 pour cent dans le loyer.L’économie est substantielle, mais insuffisante pour résoudre le problème.La construction au Canada est rendue difficile par le système qui fixe le taux de taxation selon revaluation municipale de la propriété.11 en résulte qu’une grande partie du lover, que paient les ouvriers.n’est pas appliquée au coût de leur logement mais contribue à payer les frais de gouvernement municipal.11 faut admettre que l’impôt sur la propriété est une sorte de taxe regressive, de sorte que ceux qui reçoivent les plus petits salaires paient en proportion les plus gros impôts municipaux.La construction de nombreuses cités-jardins améliorerait peut-être la situation actuelle.En Angleterre, une de ces villes, Letch-worth, a donné des résultats très intéressants.Depuis 35 ans, les ouvriers industriels de cette ville, n’ont perdu que la moitié du temps pour la maladie comparativement aux autres villes anglaises.Les taux de mortalité en Angleterre sont de 50 pour cent, ceux de la mortalité infantile de 84 pour cent et ceux de la tuberculose de 100 pour cent plus élevés qu’a Letch-worth.Le gouvernement fédéral a tâché de remédier à la congestion depuis quelques années, par 1 offre de prêts, etc., mais peu de gens se sont prévalu de ces avantages.Les statistiques démontrent que le Canada n’a construit que 2.8 maisons par 100 familles, tandis qu en Suède et en Angleterre, elles étaient respectivement de 26.3 et de lo.a dans une situation identique.Le logement n’est pas seulement un problème local quoiqu’il intéresse particulièrement la localité.Il y a aussi la question de santé et d’emploi qui intéresse la vie de la nation tout entière.Le logement a de plus beaucoup d’influence sur la société et ses effets se font sen-tir aussi bien dans notre vie sociale que dans notre vie economique et la prospérité de la nation en depend en grande partie.Il convient d’inciter les gens a devenir propriétaires.Et la nouvelle mesure votée cette année amènera peut-être des développements intéressants dans ce domaine, dr cspérons-le^, m -¦¦¦ M.W.CEORCE AKINS, M.THOS.E.WALSH, président.président de l’administration.Au cours d’une assemblée spéciale tenue à Toronto le 6 décembre 1944, M.W.George Akins, a été élu président de la Wash Advertising Company, et M.Thos.E.Walsh, président de cette administration.Valeur des grandes cultures canadiennes 1944 en La valeur brute de la production des principales grandes cultures au Canada est estimée à 81,-319,000,000 en 1944.Ce total constitue un nouveau record; il excède de $185,000,000 la valeur estimative de la production de 1943 et de $140,000,000 le maximum antérieur de 1942.Des récoltes supérieures à la moyenne et des prix légèrement plus élevés dans la plu- j part des cas expliquent l’augmen- j talion de la valeur de la produc- i tion.Le total de 1944 est presque le double de celui de $685.000,000 en 1939.Les récoltes ont été relativement bonnes dans toutes les pro- j vinccs; mais la baisse des pommes 1 de terre dans l’Ile du Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick a fait diminuer la valeur totale de la production des grandes cultures dans ces provinces, où les pommes de terre sont un facteur particulièrement important dans U valeur de la production de toutes les grandes cultures.La valeur de la récolte de blé constitue plus du tiers de la valeur globale de la production des grandes cultures en 1944.Une récolte de blé supérieure à la moyenne cette année et un prix moyen un peu plus élevé à la ferme portent la valeur de la production à $477,000,04)0, comparativement à 8288,000,000 en 1943.En fait, l’augmentation de la valeur de la récolte de blé seule excède légèrement l’augmentation de la valeur de production de toutes les cultures.La valeur des récoltes autres que celle du blé n’offre pas beaucoup de changement de 1943 à 1944, mais la brusque réduction de la superficie et de la production de graine de lin sc traduit par une diminution de la valeur de la production de cette culture; par ailleurs, la production sensiblement plus considérable de mais égrené fait augmenter la valeur de cette récolte de 80,700,000 à $11,-000,000.La récolte de pommes de terre en 1944 est sensiblement plus abondante que celle de 1943; mais en raison de la violente baisse des prix, la valeur totale de cette récolte décline de $78,000,000 à $60,-000,000.Il ne se produit aucun changement important de 1943 à 1944 dans la valeur de production des autres grandes cultures.La valeur totale de production des grandes cultures au Canada en 1944 est maintenant estimée à $1,- 319.099.000 contre $1,133,734000 en 1943.Ce total se décompose ainsi (valeur de 1943 entre parenthèses): blé, $477,119,000 ($287,- 847.000) ; avoine, $273,742,000 ($255,045,000); orge, $131,971,000 ($141,988,000); seigle, $7,184,000 ($6,854,004)); pois, $3.485,000 ($3,- 581.000) ; haricots, $3,765,00 ($3,- 280.000) ; sarrasin, $4,668,000 ($5,- 035.000) ; grains mélangés, $34,- 564.000 ($22,611,000); graine de lin, $23,633,000 ($38,508.000); maïs égrené, $11,614,000 ($6,733,-000); pommes de terre, $60,232,000 ($77,784,000); navets, etc., $20,- 112.000 ($23,315,000); foin et trèfle, $194,063,000 ($190,357,000); luzerne, $42,904,000 ($41,811,000); maïs fourrager, $17,845,000 ($17,- 068.000) ; foin de grain, $7,905,000 ($7,003,000); betteraves à sucre, $4,293,000, paiement initial ($4,- 914.000) .Par province et par ordre d’importance, la valeur de la récolte de 1944 est la suivante (chiffres de 1943 entre parenthèses) : Saskatchewan, $457,162,000 ($343,811,- 004)); Alberta, $£49,563,000 ($216,-057,000; Ontario, $214,112,000 ($181,434,000); Québec, $163,603,- VOLUME XXXV — No 289 !000 ($148,317,000); Manitoba, I $148,042,000 ($143,055,000); Nou-1 veau-Brunswick, $29,867,000 ($43,-795,000) ; Colombie canadienne, $22,247,000 ($22,822,000); Nouvelle-Ecosse, $19,1183,600 ($18,622,000) le du Prince-Edouard, $15,421),000 ($15,821,000).St /ice des dépêches pour la France A partir de maintenant, les lettres et les paquets affranchis au tarif des lettres jusqu’à la limite de 1 poids de 4 livres et 6 onces, peu-] vent être acceptés pour distribution dans les régions libérées de !• i France continentale pour lesquelles le service des dépêches fonctionne déjà.On peut maintenant utiliser le service de la recommandation.Cette augmentation dans la limite de poids a été accordée afin de ; permettre la transmission de com-1 munications écrites et de documents volumineux s’y rapportant.Les restrictions qui limitent les lettres d’affaires aux demandes de renseignements et à l’échange d’informations, s’appliquent toujours.Aucune marchandise de quelque sorte que ce soit ne doit être incluse dans ces paquets.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou bervice de Librairie du "Devoir", 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Province de Québec.District de Montréal.No 231483 Cour supérieure IDA BOY, épouse contractuellement séparée de biens de GEORGES LUNT, d’occupation et de lieux Inconnus.Demanderesse vs GEORGES LUNT, d’occupation et de lleuz Inconnus.Défendeur Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois Montréal, le 30 novembre 1944.J.-M.LATOUR.Député-ProtonotalM.Le transport des oeufs frais au "Pacifique Canadien" 13.25 (216- et plus); blessés, à leur valeur; demi castrats_ 13.25; truies 13.00; verrats châtrés 8.50.Les octrois du gouvernement fe-déral au montant de $3 sur les A j et de $2 sur les B1 sont payes par mandats attachés aux certificats de classification., Veaux de lait; choix 14-14.50, bon 13-13.50; moyen 12-12.50; Les premiers oeufs canadiens à être expédiés au Royaume-Uni dans leur coquille, depuis le commence- -, ment de la guerre, sont au nombre d’herbe 5-7.50.hn11,.herie des articles périssables que le Pa- Taure; ( Jp5a g.m0Venne eifique Canadien transportera cet 1°-10• 50„;J™"!1 ®’ Lmandr hiver dans ses wagons frigorifiques, '‘8.; ?’ P‘Drintemps- 12.aont près 4.000 •«« | JÏÏ’ffîSIWo.Nous faisons une spécialité des prêts hypothécaires depuis nombre d’années.Avez-vous besoin d’ar-gent?Tout propriétaire de Montréal qui désire emprunter n’a qu’à communiquer avec nous.HA 3291.Nos ren-seignements sont donnés gratuitement.& SOCIÉTÉ $ NATIONALE DE FIDUCIE 41.0.S.-Jacques, Montreal ment en service sur les trains de fret ainsi que sur les rapides.Ces oeufs frais remplaceront les oeufs déshydratés que l’on envoyait jusnu’à maintenant outre-mer à cause du manque d’espace sur les bateaux et ils seront expédiés dans des wagons chauffés.On expédiera en même temps, en Crande-Bre-tagne, du bacon, des fruits, des legumes et autres denrées périssables.En faisant les préparatifs necessaires à l’expédition de ces oeufs, ie Pacifique Canadien voit à se procurer des chaiifferetlos pour climatiser les wagons frigorifiques.Cinq cents chaufferettes alimentées au charbon de bois commandées en i juin dernier, sont maintenant U-vrées à cette compagnie et on ms-I talle également dans les wagons un certain nombre de chaufferettes alimentées au gaz propane, du mode-| le de celles dont on commença a se servir en 1936.Il y a artuellement en service 5,000 chaufferettes au charbon de bois et 950 au gaz propane dans tes wagons du Pacifique Canadien qm peuvent transporter ainsi, a une température au-dessous de zéro, des produits périssables tels que des pommes de la vallée d Okanagan.des oeufs des provinces des prairies, des patates des provinces maritimes et des primeurs {•!,, s et légumes — importées des Ltats-Unis.En été, les mêmes wagons, refroidis avec de la glace, peuvent transporter les mêmes denrées périssables en toute sécurité.Les chaufferettes alimentées au gaz sont semblables, à celles que l’on installe dans les 140 nouveaux wagons frigorifiques à compartiments à glace placés sous le toit du wagon et ajoutés à ceux déjà en circulation, ce qui porte le nombre de ces wagons à 500 sur les lignes du C.P.R.Le Pacifique Canadien a été la première compagnie ferroviaire en Amérique, il y « huit ans, à mettre en circulation des wagons frigorifiques dont les compartiments à glace sont placés sous le toiture.On a beaucoup améliore ces wagons depuis et la compagnie a placé des commandes pour la fabrication de 200 autres de ces wagons au cours de l’année 1945.Les animaux vivants Prix obtenus sur le marché de Montréal et fournis par la Coopérative canadienne du bétail de Québec, Liée.Porcs; B3 17_______ ___________________ 16.00; lourds 16.00; extra lourds 15.00 (196-215 Ibs); extra lourds a Vaches; choix (type à boucherie 8.50- 9; bonne 8-8.50; moyenne 6.50- 7 50; commune 5-5.50; très corn.4-50-5.Moutons: 2-5.50.Bouvillons: choix 12-12.50, bon ! 11-11.50; moyen 9.50-10.50; commun 7-8; maigres et légers: pas L,tTaureaux: choix (type à boucherie 7.50-8; bon 6.50-7; moyen 5-6; médium 5-6._____ Rapport sur les animaux vivants Les animaux vivants ^ vente sur les deux marchés de Montréal durant la semaine finissant le 14 déc.furent comme suit 3132 bêtes à cornes.2262 moutons et agneaux, 6880 porcs et 236-veaux.En plus, 631 betes à cornes, 39 porcs et 100 veaux furent consignés aux maisons de salaison et llo bêtes à cornes, 123 porcs et 3 veaux furent maniés dans les cours a destination d’autres endroits au Ca- Le marché des bêtes à cornes liait passablement actif et les prix augmentèrent de 25 sous pour la bonne qualité.La plupart des arrivages étaient de qualité commune à moyenne en plus d’un char de choix de bons bouvillons a il2.
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