Le devoir, 24 novembre 1944, vendredi 24 novembre 1944
"L* Canada eat une nation eoueeralne et ne ne ut avec docilité accepter de la O randf-Brc terne.ou des Stata-UnU.ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envera le monde.La premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envera le Commanweaitb britannique dee nations, mais envers le Canada et ton roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth ^ ‘‘She la a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty.la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are dolnr.to my mind, a great disservice to the Commonwealth.'* fl-X-37) Lord Twetdsmuir LE Directe» : George* PELLETIER Montréal, vendredi 24 novembre 1944 REDACTION IT ADMINIST9*Tff>M 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE* BEUti 3361* FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner HEROUX SOIRS.DIMANCHES ET FITES AdminigtraHea I BEIeit 3361 RMaétion j BEIair 2984 Cdfeal t BEIair i 3361 L’envoi de 16,000 conscrits outre-mer La crise d’Ottawa L’indirecte riposte de M.Cardin au "Canada" — La conscription et son mécanisme — Pour un nouvel envoi de conscrits, il n'y aurait plus même besoin de convoquer les Chambres-A quelle politique se rattache l'arrêté d'hier-A quelle conception de notre état se rattache cette politique — Demain: la politique qui s'impose: l'indépendance, l'indépendance réelle Projet d’Etat fédéral en Yougoslavie L* Canada de ce matin collait en tête de sa première page, sur huit colonnes, en caractères d’affiche, ce double texte: UN CABINET D’UNION EST EVITE LE VOLONTARIAT EST MAINTENU Réponse très simple: Sut le premier pont, il n’est pas du tout sûr qu un cabinet d’union soit évité.Cela ne se saura que dans quelques jours; Sur le deuxème point, il n’est besoin que d’évoquer la très nette déclaration de M.Cardin, ancien ministre de M.King, champion du oui au plébiscite, quant à l'arrêté ministériel d’hier: C’EST LA CONSCRIPTON PURE ET SIMPLE.Il n’y a pas à sortir de li.On pourra, si M.McNaugh-ton garde la direction des affaires, tenter de trouver un plus grand nombre de volontaires, de n'envoyer au delà des mers qu’un minimum de conscrits.Mais cela ne changera rien au fond des choses, ni au fait brutal.» «f ¥ La loi, proposée par M.Kirrg à la suite du plébiscite et votée à sa demande, permet l’envoi sur n’importe quel théâtre de guette, par simple arrêté ministériel, d’autant de conscrits que le gouvernement le jugera à propos.M.King vient de faire adopter le premier arrêté ministériel.qui autorise l'envoi éventuel de 16,000 conscrits.Demain, si M.King, ou son successeur, veut en envoyer d’autres, il suffira d’adopter un nouvel arrêté ministériel.Il ne sera même pas besoin de consulter les Chambres.L’approbation que sollicite aujourd’hui le chef du gouvernement n’est pas prévue par la loi.Cette démarche est le simple résultat d'une promesse personnelle de M.King.¥ ¥ ¥ Au moment où s’engage un débat historique, il peut être utile de rappeler quelques faits essentiels.L’acte d’hier est la conséquence logique de la loi de 1942.M.King avait tout préparé pour que.du jour au lendemain, la loi pour service obligatoire partout pût être mise en vigueur.Il n’y avait plus, selon la formule qu on nous a plus ou moins aimablement reprochée, mais qui s'imposait, qu’à presser le bouton.M.King a pressé le bouton.Certains de ses admirateurs en paraissent étonnés, ont peut-être l’étonnement assez facile.Il y a tout de même dans les choses une certaine logique.Du moment que nous entrions dans la guerre mondiale, que nous y entrions pour les motifs qu invoquait notre amivrrnement, il fallait orévoir que.si le conflit s Ils notre gouvernement, il fallait prévoir que.si le conflit se prolongeait assez, on aboutirait à la conscription, a l’enrôlement forcé pour service dans les pays étrangers ou.délibérément, nous acceptions de nous battre.¥ ¥ ¥ M.Maxime Raymond rappelait hier soir que, dès le 9 septembre 1939, il déclarait: On nous dit que notre participation sera volontaire.Je n’hésite pas à dite que la participation entraînera logiquement la conscription si la guerre se prolonge.Pout avoir dit la même chose, pour avoir marqué la même évidence, nous avons été copieusement dénonces.même par de hauts personnages du monde politique.Ces dénonciations, pour solennelles et passionnées qu’elles fussent, ne pouvaient affecter ni la réalité ni la logique des choses.Au fond, ce sont les Allemands qui étaient en ce domaine les arbitres suprêmes.C'est de la qualité, de la force, de la durée de leur résistance que devait, en définitive, étant donné les prémisses posées, — dépendre chez nous le recours à la conscription.Le geste actuel, — fort discutable quand même, car l'on peut raisonnablement soutenir que le Canada a fait, dans le domaine de l’enrôlement, tout le possible, tout le raisonnable, — est la suite logique de notre entrée dans la guerre.¥ ¥ ¥ Notre entrée dans le conflit est elle-memc la conséquence d’une conception politique qui veut que, dès que 1 Angleterre est engagée dans un conflit de quelque importance, nous nous rangions automatiquement à ses côtés.Certes, légalement, notre participation à la guerre actuelle est un acte libre, absolument volontaire.Nous avions l’indiscutable droit, tout autant que l’Irlande de M.de Valera, de rester neutres.Rien ne le prouve mieux que ce fait brutal qu’en réalité nous sommes, légalement, restés quelques jours en dehors du conflit.Il existe à ce propos, émanant du gouvernement des Etats-Unis, un document particulièrement probant.Si nous nous sommes jetés dans la bagarre, c est parce que l’Angleterre s’y était elle-même engagée.Ce point ne se peut contester.Personne n’a jamais osé déclarer que si l’Angleterre n’avait pas été partie au conflit, les horreurs du nazisme, la grandeur de la France, les malheurs de la Pologne, les souffrances de ’a Chine aux mains des Japonais, ou quelque autre raison que l’on voudra imaginer, nous y eussent engagés.¥ ¥ ¥ » Les circonstances actuelles risquent d empêcher un certain nombre d’entre nous de regarder au delà des tragiques événements d'aujourd’hui.Il ne faut pas que cela soit.Il faut, certes, essayer de résoudre au mieux, ou au moins mauvais des intérêts canadiens, la crise impié-diate: mais il faut songer aussi aux moyens d’empêcher qu’à tous les vingt ou vingt-cinq ans, le Canada ne soit, parce que les intérêts réels ou supposés de l’Angleterre sont menacés dans un coin quelconque de l’univers, expose a subir de nouvelles crises.Ni sa santé économique ni sa santé humaine, si l’on ose dire, n’y pourrait indéfiniment résister.- ¥ ¥ ¥ A la lumière de ce qui s’est passé depuis un demi-siècle, il semble bien qu’une seule solution puisse garantir l'avenir et réduire au minimum nos risques: l’indépendance, l’indépendance réelle, — celle qui fera que le Canada décidera de ses actes en fonction des intérêts canadiens d’abord, comme font tous les autres pays.Le Bloc est le seul parti politique qui ait eu le courage de reconnaître cette évidence et de hisser ce drapeau.Nous espérons que demain ce programme: l’indépendance, l’indépendance réelle, sera celui de l’immense majorité de la population de ce pays, de tous ceux pour qui.d’ou que viennent leurs aïeux, le Canada est 1 unique patrie.Et c’est à quoi il importe, en tout cas, de travailler sans dl„mp,r,r.0miI HEROUX Bloc-notes (par Louis ROBIllARD) Privilégiés Les conseillers municipaux de la classe “C” sont des gens chanceux parmi les représentants publics.Ils sont exempts de toute dépense électorale et ils u’ont pas a se préoccuper de la brigue populaire; au surplus, ils sont affranchis du patronage; c’est que ces mandataires peuvent se passer des électeurs puisqu’ils ne sont pas élus.On voit, de ce temps-ci, comment leur nomination est facile.Le corps public dont ils sont membres se rassemble au moment convenu; la réunion a lieu en petit comité; puis, on procède à la désignation du délégué “au municipal” (ils peuvent être au nombre d’un, de deux, ou de trois pour chacun de ces corps).Le nommé est habituellement pressenti; aux yeux de ses collègues, il feindra peut-être de se faire tirer l’oreille mais finira par accepter la nomination au nom du dévouement à l’intérêt public; rien ne s’oppose cependant à ce qu’un aspirant use de pression auprès de ses amis pour assurer son choix.Cette nomination apporte toujours un peu de notoriété; le nom apparaît fréquemment dans les gazettes, accompagné du portrait rituel; cela tient lieu d’une carte d’affaires, avec moins de frais et plus d’effet.Pour résoudre le problème des minorités - La division de l'Allemagne — Les Français sont dans Strasbourg — Offensive russe en Tchécoslovaquie — Bombardement de Tokyo Le maréchal Tito vient d'annoncer qu'il préconise pour l'après-guerre l'établissement d'un gouvernement démocratique fédéral en Yougoslavie.Cette nouvelle transmise par la radio yougoslave donne les premiers renseignements tant soit peu précis sur l'accord récemment conclu entre le chef pro-soviétique des partisans yougoslaves et le premier ministre Ivan Subasic, du gouvernement yougoslave installé au Caire.M.Subasic a eu une entrevue avec le maréchal Staline hier à Moscou.Le nouvel Etat fédéral comprendrait les provinces suivantes: la Serbie, la Croatie-Slovénie, la Macédoine, la Bosnie, l'Herzégovine et le Monténégro.Chacun de ces territoires aura son gouvernement national et il y aura au-dessus un gouvernement fédéral.Les détails de l'organisation intérieure seront décidés, après la libération du pays, par une assemblée constituante à laquelle les divers groupes enverront leurs représentants désignés par des élections.Ce Dispensés du dépôt’ Les “C” jouissent encore d’un autre bénéfice dont les “A” et les “B” sont privés; on dispense les premiers du déipôt réglementaire de $200 en monnaie authentique que l’on oblige les seconds à verser au moment de leur mise en candidature, en gage de leur bonne j Bien plus, les conseillers des corps publics reçoivent une indemnité égale à cell ’ ’ i gués des à celle de leurs collè-deux autres catégories en 24-XI-44 Lettre d'Ottawa M.King capitule devant la campagne conscriptionniste L’actualité *11 a pressé le bouton.— On autorise l'envoi de 16000 des conscrits — Un ministre s'en va et deux députés libéraux quittent le gouvernement __ Comment se sont étendues les frontières canadiennes ______________ (par Pierre Vigcant) minis Le cauchemar de M.Grosbidoux (par Edouard Biron) L’on dit communément du bpn- a\ tour».Il”# canïlûlé M.Klni.C, | ZZ.’.îlnflrnale (Si V-t , Ottawa.23.— Le premier tre Mackenzie King .a lourvnA?iî d’hui casaque et mis en vigueur la conscription dont ü n_c «olaU na.il y a c ( I u?* p re n aï t * une à m p î e u r c ro i s s ante é Iravers le Canada anglais td qui aval* fort entamé la solidarité de son parti.Il a pressé le bouton que constituai* le bill 80 voté en 1942 par un nrrtMé ministériel qui autorise l’envoi outre-mer de 16,000 conscrits.i_ La grande décision que tout te Canada attendait avec impatience a été annoncée de la façon la plus banale possible: le premier mimstng s’est contenté, ù l’ouverture de la séance, de lire sans commentaire le texte.de l’arrêté ministériel.Ce denouement surprenant d une rrisc qui n’est d’ailleurs pas teminée est survenu après (ouïe une série de rumeurs toutes plus sensationnelles et plus invraisemblables les unes que les autres.Il s’est trouvé que c est la plus invraisemblable de (mites les prédictions qui s’est réalisée.Le monde parlementaire fédéral tout entier réuni dans les murs du Parlement avait vécu depuis hier des heures d’attente fiévreuse.La situa-Con changeait d’heure en heure.Mercredi soir, la nouvelle se répan» dait que cinq ou six ministres de langue anglaise devaient donner leur démission pour protester con-Ire la politique de vqlontariat de ____________ .:jc tariat mais en fixant une date ou ni conscription entrerait automatiquement en vigueur si l’on ne disposait pas des renforts voulus.A midi, on apprenait avec étonnement que M.King capitulait et qu’il imposerait la conscription.La nouvelle se confirmait dès le début de la séance et l’on parle maintenant de la démission d’un ministre de ta province de Québec.M.C.G.Power, qui l’aurait déjà offerte si elle n’a pas été acceptée officiellement.Quelques députés libéraux de; la province de Québec ont déjà rompu avec leur parti pour protester contre la nouvelle politique du gouvernement.M.Charles Parent, député de Québec-Ouest, est passé nu Bloc populaire et il avait pris place à la gauche de la Chambre aux côtés de ses nouveaux compagnons d’armes à la séance de ce soir.Le député de Témiscouata, M.Jean-François Pou-Hot, a traversé le parquet de la dramatique homme qui a accumulé un tas (Tor capable de.le faire vibre confortablement le reste de ses jours: "Il jouit d’une belle aisance".Tel n’est pas le cas de M.Nico-dème Grosbidoux.U possède, certes, une fortune que la guerre a joliment arrondie, mais il n'en jouit pqs.Et d’aisance, il ne saurait être question chez celui dont les jours s'écoulent dans les Jrnnscs et dont les nuits sont peuplées de cauchemars.La czuse de cette perturbation incessante?La lecture, messieurs, dames, la lecture des journaux qui lui ont appris le dernier plqn diabolique des nazis: celte fa- qni, va détruire, ii 5,000 milles de distance, un objectif mathématiquement déterminé à l’avance.Depuis que cette nouvelle lut est tombée sous les peux, M.Grosbidoux ne cannait plus de quiétude.Du soir au matin, des visions cataclysmiques hantent son sommeil et, du matin au soir qui suivent, c'est le souvenir encore tout chaud de ces horreurs qui l'obsède et le harcèle.• La vie n’est pas rose non plus pour son épouse, la tendre Maivlna.qui vainement s’essaie A lui faire comprendre qu’il ne court pas plus de dangers que vous et mol.Il faut vous dire, pour l’élucidation de la situation, que M.Gros-bidonx, après s’être gavé d’opulents contrats de guerre, a découvert, dans la construction massive, un nouvel et riche filon A exploiter.Comme il n’est pas homme à dédaigner les petits profits, et point e projet est probablement le résultat de la conférence Churchill-Staline à Moscou.La formule fédérale réussira-t-elle à concilier les éléments fort peu homogènes de la Yougoslavie?On ne le saura que lorsqu'une constitution aura été élaborée et qu'elle commencera à fonctionner.Cette question .est d'autant plus importante que le même problème se pose dans plusieurs pays de l'Europe centrale.Il y a déjà quelque temps qu'on affirme que les minorités de Tchécoslovaquie ne veulent pas revenir au système établi par le traité de Saint-Germain-en-Laye de 1919.Les Slovaques seraient prêts à résister, par les armes si nécessaire, à toute tentative d’inclure la Slovaquie dans une nouvelle Tchécoslovaquie comme celle qui s'est brisée en 1938; les minorités polonaise et hongroise de Tchécoslovaquie s'opposent aussi à ce qu'on les remette sous la domination des Tchèques.De même, les Croates s'opposent vigoureusement à la reconstitution d'une Yougoslavie dominée par les Serbes; si la formule fédérale réussit dans un cas, elle pourrait peut-être aussi servir dans l'autre.On a longtemps parlé d'une fédération danubienne dont l'Autriche serait la tête.Les nazistes autrichiens „___ ____ tenaient pour le rattachement’ de l'Autriche à l'Alle- du conseil municipal: $6(H) par an, mogne.mais par contre, les communistes voulaient S P0^ I fol?, de l'Autriche un petit Etat soviétique englobé dans une grande union des républiques soviétiques qui embraserait toute l'Europe centrale; et les monarchistes autrichiens voulaient faire de leur pays le centre d'une fédération économique danubienne.Les gouvernements de Tchécoslovaquie et de Yougoslavie se sont toujours montrés hostiles aux trois solutions; la première augmentait le danger allemand, la deuxième supposait le communisme, mais la troisième ne leur allait pas mieux; un prince Habsbourg à Vienne serait devenu par la force des choses un tribunal d'appel ou un porte-parole pour les minorités de la fédération, celles qui s'opposaient aux Tchèques comme celles qui luttaient contre les Serbes.Les Hongrois au contraire désiraient une fédération danubienne; cela libérait l'Autriche de l'attraction allemande, et la Transylvanie, qui est la question no 1 dans la politique étrangère de la Hongrie, aurait pu être ainsi arrachée à la Roumanie.Il ne faut pas oublier que c'est à cause de la Transylvanie que la Hongrie s'est alliée à l'Allemagne, car les Hongrois détestent également les Allemands et les Russes.Au sujet de la Transylvanie, la politique des Alliés demeure celle du traité de poix de Trianon de 1919: que la Transylvanie appartient à la Roumanie.Une opinion qui s'affirme de plus en plus en Angleterre favorise un démembrement pas trop violent de l'Allemagne.Il est déjà question de céder à la Pologne la Prusse-Orientale et une autre tranche du territoire allemand à l'est de l'Oder, en compensation de ce que la Russie veut prendre dans l'est de la Pologne, notamment les terrains pétrolifères de la Silésie orientale.La Hollande a réclamé un peu de territoire allemand, amendes pour absences non motivées; mais les absents peuveul toujours avoir recours au commode certificat médical aux fins de les justifier.Les “C” jouissent (Suite à ia page 2) | J^e caxnet du grincheux Le Canada publie sur titre de huit colonnes : Le volontariat e«t maintenu, pendant que M.McNaughton _ annonce que le gouvernement vient d’ordonner l'envoi outremer de 16.000 conscrits.Faut-il que ce journal prenne ses lecteurs pour d'ineffables imbéciles ! M.Adélard Godbout est-il toujours "rouge à Ottawa et rouge à Québec’’ ?* ¥ * N’est-ce pas le même M.Adélard Godbout.qui le 2 octobre 1939, s’écriait à la radio : ."Comm* chef du parti libéral de la province ds Québec, je voua affirma avec toute la force dont ic sui* capable, que le gouvernement d'Ottawe ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisiere* la politique libérale diriger vos destinée*.Et si mes peroles ne sont pat a*»e* vigoureuie», ti vous penses qu'elles sont peut-être dictées par Us circonstance», je m’engage tur l’honneur ,en pesant chacun de caa mot», a quitter mon parti et même à le combattre ti un seul Canadien français, d ici ta fin des hostilités en Europe, est mobilisé contre son gré sou* un régime libérât ou même un régime provisoire *u-quel participeraient nos ministre* actuel* dan* le cabinet de M.King.” ¥ ¥ ¥ M.Ernest Lapointe disait également, le 20 octobre 1939 : "Lorsque le question de la guerre est venue devant le parlement j ai dit à mes compatriotes de langue anglaise, franchement, loyalement, que toute le province de Québec est opposée à la conscription; je leur ai dit que je ne ferai jamais paitie d’un gouvernement qui imposerait la conscription.Cela a été accepté par tout le monde et ce contrat a été observé; je verrai à ce qu'il «oit observé”.* ?* Sir Wilfrid Laurier disait déjà, le 10 décembre 1917, à Winnipeg : "La eoni-cription contient la germe de la désunion nationale".* * ?au moins pour une certaine période, en compensation de ses terres inondées par la mer et qui sont stérilisées peut-être pour trente ou quarante ans.Mais l'Allemagne même serait divisée.Le correspondant anglais Kenneth de Courcy, constatant que "rien dans toute la guerre n'a aidé l'ennemi autant que la propagande de ^"unconditional surrender", estime que la meilleure chose à foire serait de recourir à une propagande qui préparerait l’Allemagne à la poix et d'adopter ensuite une politique qui sauvegarderait cette paix "telle qu'une subdivision modérée et l'encouragement d'une politique conservatrice dans chaque Etat, — au moyen de monarchies, par exemple".Il n'est donc pas impossible que l'Europe d’après-guerre soit dotée de quelques Etats fédéraux.On recourrait à cette formule pour deux motifs: afin de rendre moins facile le réarmement moral et matériel de l'Allemagne; et aussi pour régler des problèmes de minorités qui sont aussi aigus qu’inextricables.Comme dans les deux cas ce régime favoriserait le développement d'un nationalisme sain, parce que fondé sur les réalités du régionalisme, ce pourrait être en même temps une barrière au communisme; dans la mesure au I moins où on ne pourrait plus exploiter pour le com-Et M.Athan.-se David : "C’a** un munjsme des griefs de minorités, principe funeste de mettre le se ut et ^ projet de fédération yougoslave est donc fort les Intérêt* de l’étranger avant ceux du I .,-c i' * .' - Canada.Lutton» contra la pieuvre Impérialiste, immense, puissante.(21 juin 1917).Le- Grincheux 24-XI-44 Chambre de faeen dramatique au , .cours de In séance du soir en décln-1 davantage tes gros, il t est lancé A (suite à la page deux) .suite i.la page deux) Choses d hier et d auiourd ’hu1' "L'on volt des homme* tomber d'une heure fortune per les mêmes défaut» oui les v avaient fait monter." LA BRUYERE intéressant, plus encore peut-être parce qu'il est annoncé par un chef pro-soviétique.Car comme la Russie a toujours été opposée à une fédération danubienne, on peut croire que le compromis annoncé est un succès diplomatique de M.Churchill.Dans les Balkans, l'Angleterre cherche autant que possible à sauver quatre couronnes, celles du roi Pierre de Yougoslavie, du roi Georges de Grèce, du roi Michel de Roumanie et du roi Siméon de Bulgarie; ces couronnes seraient toutes choses égales d'ailleurs des facteurs anticommunistes.S'il y a eu compromis à ce sujet pour la Yougoslavie, il est probable que c'est l'assemblée constituante qui tranchera le débat.Le maréchal Tito aurait dit à un journaliste bulgare que le nouveau gouvernement yougoslave s'efforcera d'établir la plus étroite collaboration et un rapprochement avec ses voisins des Balkans, notamment avec la Bulgarie.M.Andrija Hebrang, ministre suppléant ¦ du Commerce et de l'Industrie, a dit dans une interview que le gouvernement yougoslave confisquera les usines des industriels trouvés coupables de collaboration avec les Allemands, mais que les autres manufacturiers garderont leurs entreprises privées.Comme on lui demandait si l'agriculture serait collectiviste, il a dit que les paysans continueront à vivre comme auparavant, mais que les terres de ceux qui o.it été tués à la guerre seront divisées entre les paysans.FRONT DE L'OUEST La 1ère armée française est entrée à Strasbourg et a ainsi fermé la retraite du Rhin à la 19e armée allemande.Les unités blindées françaises ont océupé tojte la partie ouest de Strasbourg; les Allemands affirment qu'ils ont empêché les Français de s'emparer d'un pont qui traverse le Rhin à cet endroit.La 19e armée allemande qu'on a déjà estimée à 70,000 hommes, ou ce qu’il en reste maintenant, n'a plus comme voie de retraite vers le territoire allemand que la Sarre, et il lui faudra pour cela traverser avant que ne se ferme l'espace d'environ 50 milles qui sépare encore les armées alliées dans ce secteur.Des nouvelles non confirmées venant de la frontière allemande disent que le feld-maréchal Johannes Blaskowitz, commandant de la 19e armée allemande, a été relevé de son commandement; on dit qu'il est parti pour l'Italie, et cela pourrait confirmer la rumeur qu'il est arrivé quelque chose au maréchal Kesselring; d'autres rumeurs veulent qu'il ait été envoyé sur le front des Balkans pour essayer de ralentir l'avance russe vers l'Autriche.Les trois armées alliées qui occupent le front entre Metz et la frontière suisse ont infligé de lourdes pertes à la 19e armée nazie; on croit que 10 de ses 19 divisions sont dans une situation précaire, mais que plusieurs ont pu se réfugier dans la ligne Siegfried à l'est du Rhin.Désormais le front allemand de l'ouest serait divisé en deux parties: le groupe 'T' qui s*>jit commandé par le feld-maréchal von Model au nord, et le groupe "G" sous le commandement du général Hermann Black, au sud.La 3e armée étatsunienne a atteint Leyviller, à 16 iPÜ'es au sud-ouest de Sarrebruck, e> a avancé à sept m>iies au nord de Strasbourg.Son aile gauche a établi un front en territoire allemand près de la frontière du Luxembourg, mais il n'y a guère de changement sur la principale partie du front de Lorraine, à l'est de Metz.Dans la région d'Aix-la-Chapelle, la 1ère armée étatsunienne a repoussé sur son flanc droit au moins quatre contre-attaques d'infanterie et de chars et s’est un peu rapprochée de Wesiweiler; d'autres unités ont avancé de 600 verges dans la forêt de Hurtgen.Un correspondant allemand rapporte que le feld-maréchal von Rundstedt, commandant du front de l'ouest, a averti les troupes de ce secteur de tenir ferme, car si elles sont vaincues, la route sera ouverte en Allemagne; le correspondant ajoute: "Jamais une bataille n'a été aussi coûteuse pour nous".La 9e armée étatsunienne a pris Pattern, à trois milles au sud-ouest de Julich et à 26 milles de Cologne; elle a repoussé des attaques ennemies à l'ouest de Linnich, à six milles au nord-ouest de Julich.Au nord, la 2e armée britannique subit de violentes contre-attaques.Les Allemands ont repris Haven, au nord-est de Geilenkirchen et attaquent vigoureusement Wurm et Beeck; mais une dépêche du front dit que les Britanniques tiennent fermement leurs positions dans ce secteur.L'infanterie britannique a pris Blerick, à deux milles de Venlo, et a avancé à moins de 2,500 verges de la citadelle qui garde l'entrée de la vallée de la Ruhr.L'artillerie anglaise est maintenant à portée de Venlo, qui se trouve sur la rive orientale de ia Meuse.Encore plus au nord, une bataille se poursuit dans le secteur de Venray et les Britanniques ont avancé de deux milles environ vers Ostrum.Sur le front de l'est, la 4e armée ukrainienne a repris l'offensive dans l'est de la Tchécoslovaquie après un arrêt de quatre semaines.Ces troupes ont avancé de 16 milles sur un front de 25 milles, à l'est d'Ungvar; l'objectif est apparemment le centre ferroviaire et routier de Kassa; les troupes ont pris une trentaine de centres dont Csap, à 15 milles au sud d'Ungvar.Dans le nord-est de la Hongrie, les Russes ont pris Tokaj, que les Allemands avaient déjà évacué, et aussi Tarcali à trois milles plus à l'ouest.Dans le Pacifique, les superforteresses B-29 sont allées aujourd'hui jeter des centaines de tonnes de bombes sur Tokyo; ces appareils géants sont partis à l'aurore de bases récemment terminées à Saïpan et ont fait une envolée de 3,000 milles; c'est le premier bombardement de ia capitale japonaise depuis le 18 avril 1942.Les Japonais ont admis ce raid, mais prétendent que les bombardiers, au nombre d'environ 70.n'ont pas obtenu de résultats tangibles, mais ont frappé des quartiers résidentiels et que trois appareils ont été abattus.Les Alliés n'ont pas confirmé ces pertes.Le gouvernement anglais a annoncé aujourd'hui qu'il a fourni aux Alliés en vertu du prêt-bail pour une valeur de $4,318,592,000 de produits et de services, depuis le début de la guerre.Les principaux bénéficiaires de ces secours furent les etats-Unis, qui ont reçu pour un montant de $2,418,920,000 de juillet 1943 à juin 1944; en outre, au cours de cette année, les navires anglais ont transporté en Angleterre plus^ de 865,000 militaires étatsuniens.Pendant ia même année, la Russie a reçu de l'Angleterre pour $1,077,-828,000.Depuis le début de la guerre, la Chine a reçu pour $36,200,000; la Pologne, $480,000.000; la Grèce, $49,472,000; la Tchécoslovaquie, $74,516,000; 1*1 France, jusqu'à juin 1943, $54,400,000.De plus, le Portugal a reçu pour $44.532 000 et la Turquie, pour $82,724,000.— Paul SA^RIOL *-xi-4* I LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 271 l'i lj Déclaration de M.~ , M.Moxime Raymond, chef national du Bloc populaire canadien, a transmis, hier soir, aux courriénstes parlementaires la déclaration suivante: M.Kng, par un arrêté en conseil du 23 novembre, décrète l'envoi outre-mer, pour combattre sur les divers théâtres de guerre de l'Europe, de 16,000 recrues mobilisées en vertu de la loi de conscription votée à la suite du plébiscite de 1942.Cette décision ne me surprend pas.Le 9 septembre 1939, la veillé de la déclaration de la guerre par le Canada, m'opposant à notre participation, je déclarais ce qui suit: "On nous dit que notre participation sera volontaire.Je n'hésite pas à dire que la participation entraînera logiquement la conscription si la guerre se prolonge".Malgré les promesses souvent répétées de M.King, qu'il n'imposerait jamais la conscription pour service outre-mer, nous avons une nouvelle preuve indiscutable de la violation d'un des engagements les plus solennels jamais pris par un homme public.Maxime RAYMOND Déclaration de M.André Laurendeau M.André Laurendeau, chef provincial du Bloc populaire canadien et député de Laurier à la Législature provinciale, a fait la-déclaration suivante, à la suite des événements qui viennent de se produire à Ottawa: M.King laisse tomber le masque.Il tourne complètement le dos à vingt-cinq ans de promesses.Il trahit définitivement les espoirs que le Québec plaçait jadis en lui.De concessions en concessions, de reniements en reniements, M.King et les libéraux nous ont conduits là où les conservateurs de M.Borden nous menèrent en 1917.Aujourd'hui, 16,000 conscrits sont victimes de l'impérialisme, d autres seront sacrifiés demain.Voilà de quelle manière libéraux et conservateurs "aiment" la province de Québec et servent les intérêts de leur pays! Le Bloc représente sans équivoque les espoirs de la nation.Dans ces i Plus efficacement leur cause._ On heures d'angoisse il demande à tous les Canadiens de se grouper autour ''minier/(16° l^Df-fems^na- de son drapeau.Il nous faut traverser ensemble cette crise nationale et préparer dons l'ordre les légitimes revanches de l'esprit canadien.André LAURENDEAU effort n’a pas donné de résultats satisfaits, dit M.McNaughton, et l’on me rapporte que nombre de conscrits qui ne sont pas nrèts à s earoler volontairement dans les circonstances actuelles sont cependant assez disposés à s’embarquer pour servir outre-mer.• A la fin de son discours, le ministre de la Défense nationale a fait observer que l’existence d’une réserve suffisante est nécessaire pour soutenir le moral des combattants et que son absence peut avoir pour effet d’augmenter les pertes de nos troupes.Il a déclaré que le volontariat ne saurait fournir à temps les effectifs nécessaires pour constituer cette réserve, mais qu’il ne manquerait alors qu’environ 16,000 hommes.Il faut, dit-il, pouvoir disposer de 5,000 hommes d’infanterie entraînés de plus au début de décembre pour sauvegarder la situation à la fin de janvier.Il faudra trouver encore 5,000 hommes en janvier et 6,000 hommes environ au cours des mois suivants.J’ai soumis ces faits à mes collègues du cabinet.Nous avons adopté un arrêté ministériel qui permettra d’utiliser ces 16,000 hommes sur les champs de bataille de l’Europe.Nous ne nous prévaudrons cependant de cette autorisation que dans la mesure où ce sera necessaire pour fournir les renforts requis.Le contre-interrogatoire du général Après son discours, le général McNaughton a été soumis à un contre-interrogatoire serré par les députés.surtout par les députés conservateurs.Plusieurs de ces députés ont procédé comme des avocats qui veulent obtenir du témoin des admissions et des précisions qui I leur permettront ensuite de plaider Nouvelles de guerre Centras da oultura püüi id jeûnasse Lancement d'un navire d'invasion — Projet de construction — Le maréchal de l'Air Bishop décoré — Retour au journalisme — Nouveaux brigadiers — $32,811.50 amassés Lettre d’Ottawa (suite de la première page) rant qu’entre son parti et ses électeurs, il choisissait ses électeurs.La conscription L’arrêté ministériel qui a pour effet de presser le bouton et de mettre en vigueur la loi de conscription votée il y a déjà deux ans autorise le ministre de la Défense nationale lui enjoint même d’envoyer outre-mer 16,000 conscrits qui sont actuellement en service en vertu de la loi de mobilisation de 1940.Dans son discours devant la Chambre, le ministre de la Défense nationale, le général McNaughton.a précisé que l’on enverra 5,000 hommes d’infanterie en décembre .5,000 en janvier et 6,000 hommes au cours des mois suivants.Il a déclaré que le gouvernement se propose de maintenir le système du volontariat jusqu’à l’extrême limite.En répondant ensuite aux questions qu’on lui a posées, il a proclamé une fois de plus sa foi au volontariat.Lorsqu'on lui a demandé s’il fallait comprendre qu'il n'enverrait pas un seul conscrit outre-mer au cas où l’on disposerait d’un nombre suffisant de volontaires, il a répondu sans hésitation: perfecllu correct.Au cours de la séance du soir, cependant, il a déclaré en réponse à d’autres questions que ce sont les conscrits qui devraient fournir le gros du premier contingent de 5,000 hommes Nous avons donc maintenant au Canada la conscription effective pour service outre-mer.C’est une conscription partielle et limitée pour le moment, il est vrai, mais c’est la conscription quand même.Nous avions depuis 1940 la conscription pour service au Canada.On a ensuite étendu les frontières du Canada pour envoyer les conscrits à Terre-Neuve, aux Antilles et aux Aiéoutiennes.Depuis 1942, nous avions une loi de conscrip- Nécrologie tion pour service outre-mer que l’on n’avait pas mise en vigueur après l’avoir votée.Nous avons enfin la conscription effective pour service outre-mer, pour service sur les champs de bataille de l’Europe, mais elle n’atteint encore pour le moment que 16,000 hommes déjà conscrits pour la défense du Canada.Nous aurons vraiment connu toutes les phases et toutes les nuances de la conscription.La question de confiance L’adoption de l’arrêté ministériel qui impose la conscription n’a pas encore définitivement réglé la question de savoir si le gouvernement a la confiance de la Chambre même si elle doit vraisemblablement permettre à M.King de se maintenir au pouvoir.M.King perd un ministre chaque fois qu’il manoeuvre et modifie sa politique pour désarmer l’agitation sur la question de la conscription, mais il a réussi jusqu’ici à conserver au moins le pouvoir.Il a sacrifié M.Cardin lors du vote du bill 80, il a sacrifié M.Ralston il y a trois semaines pour tenter de prolonger le système du volontariat et il perdra vraisemblablement aujourd’hui M.Power auquel pourraient peut-être se joindre d’autres ministres du Québec en conscrivant pour service outre-mer 16,000 hommes déjà conscrits pour la défense du Canada.Le chef de l’opposition, M.Gordon Graydon, s’est empressé de déclarer que ce renversement partiel de la politique du gouvernement n’empêcherait pas le parti progressiste-conservateur de proposer une motion de non-confiance au cours du débat.Il a annoncé que cette motion serait à l’effet que la Chambre n’a plus confiance au premier ministre actuel, qu’elle estime que l’intérêt des troupes en Europe et l’honneur du Canada réclament la mise en vigueur immédiate de la loi de mobilisation dans toute son ampleur, et la formation immédiate d’un nouveau gouvernement voué à l’exécution de cette politique.Le premier ministre lui a répondu qu’il avait donné avis d'une motion à l’effet “que la Chambre aidera le gouvernement dans sa politique de poursuivre la guerre avec vigueur” et qu’il considère cette motion comme une motion de confiance.Il a ajouté qu'il considère tionale soient fréquemment titées au cours du débat qui va s’engager sur la motion de confiance du premier ministre, au cours de la campagne électorale si la Chambre devait être dissoute et au cours des polémiques que la politique du gouvernement ne saurait manquer de soulever dans tout le pays.L’épreuve du général McNaughton s’est prolongée pendant plus de cinq heures, pendant la plus grande partie de la séance de l’après-midi et pendant toute la séance du soir, et elle doit se poursuivre encore demain.Le nouveau ministre de la Défense nationale s’est assez bien tiré d’affaire pour un débutant lancé dans une pareille bagarre politique.Il a souvent trouvé la réponse qu’il fallait et il a eu quelques envolées bien senties sur la valeur du volontariat et l’importance de l’unité nationale.Il a cependant fini par succomber à la fatigue.Le général McNaughton ne répond pas du toul à la conception que Ton se fait généralement du soldat: taille mince et délicate, voix douce, il n’a rien de particulièrement martial.Le premier ministre a dû se porter à sa rescousse à la fin de la séance du soir et faire observer qu’il avait dû se lever à cinq heures le matin pour préparer son discours.Il lui a aidé à répondre au feu roulant des questions pendant les dernières minutes de la séance.Volontaires et conscrits La plupart des questions posées sans répit au général McNaughton visaient surtout à établir que les 16,000 conscrits atteints par l’arrêté ministériel ne suffiraient probablement pas pour assurer les renforts nécessaires à l’armée outre-mer ou surtout pour établir que la politique du gouvernement vise à favoriser les conscrits au détriment des volontaires.Le chef de l’opposition, M.Graydon, a déclaré que par déférence pour l’ancien ministre de la Défense nationale, M.Ralston, tous les députés devraient lui céder le pas dans les questions à poser au général McNaughton.M.Ralston a déclaré qu’il ne tenait pas à assumer la rôle d’interrogateur public.Il a déclaré qu’il n’y avait pas de divergence entre le général McNaughton et lui-même sur la politique à suivre qui est la conscription lorsqu’elle est nécessaire et non la conscription pour le plaisir de la chose.L’ancien chef parlementaire conservateur, R.-B.Hanson, lui a nement.Il a dit qu’il n’était pas Vitrrw'ic- .P.*_1_i .* A L'ETRANGER A Paris.Maurice Paléolcxçue, ancien diplomate et membre de l'Académie tran- çaA*New-York.William p.Kenneaiiy, an-1 s.l!rl)r's d’entendre les conservateurs cien leader de district et directeur actttfll)re qu ils n'avaient pas confiance d ATB?rnenySul^'.Serge Orlov.PMrlar- nll,‘’0"îaist %'"'1 .négligerait cbe de l'église orthodoxe nasse do Suisse., 11 Poul prévenir la dissolution A New-York, Allison wnght Post, an- "es Chambres pendant nue nos sol-rlen membre du comité administrant de ! dats Combattent au front * ^ À Panama, Carlos L.Lopez, ancien Juge en chef de la Cour suprême de Panama.Il fut ministre de la Justice sous différents gouvernements.A Chicago, Daniel Oolemls, chancelier de l’archldlocèse grec orthodoxe.l’arrêté ministériel dont il vient de I al°rs rrié qu’il avait changé d’idée donner lecture comme absolument !tout comme les autres, conforme à la politique du gouver- Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés oh grevé» Prix et spéclmems sur demand# L'Imprimerie Populaire, Limité* 430.Notre-Dame est.Montréal Tél.BEIair 3361 CALENDRIER lie mois NOVEMBRE SI leurs Demain: SAMEDI 25 NOVEMBRE 1944 STE CATHERINE, vierge et martyre.Lever du soleil.7 h.13.Coucher du soleil.4 h.21.-Lever de la lune, 2 h.29.Coucher de la lune, 1 h.20, Dernier Quaitier.le 7.à 1 h.28m.du soir.Nouvelle Lune, le 15.à 5 h.29m.du soir.Premier Quartier.le 23.é 2 h.53m.du mat Pleine lune, le 29.à 7 h.52m du soir NOVEMBRE 1944 iDItn Lun Mar Met Jeu.Ven Sam C DO 7 • NM 5 » HOJJ 1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 11 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ® PLI* Le discours de M.McNaughton n-A.,*0" «ntr£« en Chambre où il tre'de iq0Uiar é’ le nouveau minis- NauchtondîfMÎe nat,ionale' M.Mc-•'augnton, a été applaudi oar tons nSaBrnrUPe* 8auf les conservateurs, fiisait aTC^U?, tiiscours Wi nè declaration.rep,éleî ses premières mi nation n* lu *endemain de sa no- •sgÇaPP nu’il avait déjà faiT .kvant lel°yCr ciens combattants de lai éBioifi é.rénon'r et.à (?t,awa* mais u avait Hé oblige d’y insérer quelaüev guments pour justifier la décision pi ise par le gouvernement et Con cuire a la nécessité d’une conscHn" Uon partielle.conscrip- .C a.‘.nsi TiTau commencement de son discours le ministre de la Defense nationale a dit qu’il aurait été dangereux d’abandonner brusquement le système du volontariat fl y a quelques semaines lorsque la question s est posée pour la première fois, mais que la situation s est modifiée depuis que Tatten-tiun publique s’est fixée sur la question.Un peu plus loin, il a dit que les commandants de district, qu’il avait réunis à Ottawa M.Ralston a posé ses questions avec une grande politesse, comme un avocat qui ne veut pas indisposer le témoin dont il veut obtenir des renseignements importants.Ses questions tendaient surtout à démontrer qu’il n’était pas sûr que les 16,000 hommes visés par l’arrêté ministériel assureront tous les renforts nécessaires jusqu'à la fin de mai.La plupart des questions des autres députés tendaient à établir une comparaison entre le sort fait aux conscrits et celui qui est fait aux soldats qui combattent outremer.Le député conservateur Howard Green, de la Colombie, a mené un contre-interrogatoire de plus d’une heure pour faire dire au ministre que les volontaires d'autres armes transférés à l’infanterie, en vertu du "reniuster”, ne recevaient pas un entraînement suffisant avant d’ètre envoyés au feu.Il a parlé des volontaires jetés dans la mêlée après quelques semaines d'entrainement, tandis que les conscrits parfaitement entraînés demeuraient, au pays.D’autres députés ont parlé des volontaires renvoyés au feu après avoir été blessés deux ou trois fois parce que Ton n’utilisait pas les conscrits, des volontaires qui n'obtenaient pas de congé après deux ou trois nns de service parce que Ton n'utilisait pas les conscrits.Plusieurs députés ont invoqué le témoignage de parents de soldats qui combattent outre-mer pour s’en prendre au système du volontariat.Jl ne faut pas oublier, en effet, que le slogan de la campagne cons-cnptionniste actuelle est “Aidons nos gars outre-mer”.Pierre VIGEANT pour leur demander d'intensifier ^efenM le "Devoir" d'avance la campagne de recrutement, lui!£l,ez v0‘re dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.B »•'»'«• du tirage i BEIair 3361 s g Vou* donnera l’adreue d un ddpoiitaire de votre voitinage ont fait observer en toute franchise qu’ils ne croyaient pas pouvoir ! obtenir les renforts nécessaires par ce moyen, niais qu’ils tenteraient loyalement un autre effort.Cet Le Canada devrait élaborer un plan défini de culture pour sa jeunesse, en vue de la période de l’après-guerre, a déclaré hier, au Ritz-Carllon, le capitaine J.P.Connolly, M.C., directeur des services spéciaux de la marine royale canadienne.H s'adressait aux membres de la Chambre de.commerce des jeunes.Pour cette raison, continue le conférencier, les bâtiments réservés aujourd’hui à Tarmée ou à la marine, devraient être convertis en centres cultu rels.Le capitaine Connolly déplore le fait que nos jeunes artistes prennent le chemin de l’étranger, parce que le Canada ne leur permet de pouvoir se subvenir.Lancement d'un navire d'invasion “Le coût du navire d’invasion que nous lançons aujourd’hui a été virtuellement défrayé par les souscriptions de nos employ/js lors du 7e emprunt de la victoire, a déclaré hier, M.J.-Edouard Labelle, C.R., président de la Canadian Vickers Ltd, au cours de la cérémonie, qui a marqué le lancement du 5e bâtiment de cette classe aux chantiers Vickers.“Nous avons dépassé notre objectif de $1,10(1,000 par plus d’un quart de million, a ajouté M.Labelle, plaçant ainsi à la disposition du gouvernement suffisamment d’argent pour construire un de ces grps vaisseaux de guerre”.M.H.-J.Carmichael, coordinateur de la production du ministère des Munitions et Approvisionnements, représentant le ministre Howe, a, lui aussi, fait Téloge des ouvriers pour leur géné*' -x »ppui à l’emprunt, ainsi çn< pour l’excellent travail qu’ils effectuent dans la construct! .des vaisseaux d’invasion.Il a signalé que c’est le plus gros navire de guerre produit au Canada et un dont la fabrication est très complexe.Il a dit aussi que les Canadiens peuvent être fiers que les Canadian Vickers aient été les premiers au monde à lancer une unité de cette nouvelle classe de grands navires de débarquement.C’est le chanoine J.-A.Bourassa, curé de la paroisse du Sacré-Coeur, qui a béni CV-204, le 243e navire construit dans la province de Québec au cours de cette guerre, le 95e lancé par les chantiera de i Montréal.Parmi les invités d’honneur se trouvaient plusieurs des principaux officiers du comité national des : finances de guerre, entre autres les présidents, MM.J.-E.Patenaude et Philippe Brais, et M.A.-E.Mac-Nutt, accompagnés de leurs épousés; ainsi que des organisateurs des campagnes d’emprunts de la compagnie.Projet de construction M.W.M.Neal, vice-président du Pacifique Canadien a annpncé hier que cette copipagnie venait de terminer la préparation d’un important programme de construction de matériel roulant qui doit être mis a exécution au cours de Tannée 194o.Ce programme, pour lequel des soumissions ont déjà été demandées, comprend cinq wagons-lits à cham-brettes d’un type absolument nouveau, trente-cinq wagons à voyageurs légers, dix wagons à bagages, cinquante wagons de queue, dit “cambuses”, et treize locomotives a moteur diesel pour le service d ai-guidage dans les cours de triage.Ces différents wagons et locomotives comporteront naturellement toutes les dernières améliorations réalisées depuis quelque temps par les chemins de fer en vue de moderniser leur matériel; mais une nouveauté qui sera sûrement très appréciée du public voyageur sera le wagon-lit à chambreMes dont cinq unités seront construites Tan prochain à titre .dessai.Différentes des chambrettes déjà en usage dans les trains de luxe depuis quelques années, celles de nouveaux wagons seront plus compactes et comporteront un lit mobile qui, lorsqu’il n’est pas en usage, se plie et se dissimule entièrement danse la cloison, à l’arriére de la banquette.Il n’y a pas de lit-haut dans ces chambrettes, de sorte que le voyageur a à sa disposition beaucoup plus d’espace que dans les lits-bas des wagons-dortoirs à rideaux drmt le type tend de plus en plus à dis-t araitre.Contrairement aux wagons-lits à compartiments qui sont traversés par un corridor latéral, les touveaux wagons ont un corridor au centre et les chambrettes, au nombre de dix, sont placées de chaque côté.Il y a encore, dans chaque chambrette, un filet à bagage une garde-robe, un lavabo, un robinet a eau glacée et un siège de cabinet.Chaque wagon comprend, en plus des dix chambrettes, cinq chambres à lit double, de sorte que 20 personnes peuvent y dormir confortablement.Ces nouveaux wagons sont tous climatisés et décorés dans un gout parfait.Le maréchal Bishop décoré Le maréchal de Tair W.-A.Bishop a reçu dernièrement Tinsigne du compagnon de Tordre très honorable du bain (division lors d’une cérémonie privée à Rideau Hall.Déjà détenteur de la V.C., de la D.S.O., avec agrafe, de la M.C., ç’ de la D.F.C., le maréchal de Tair Bishop fut fait compagnon de Tordre du bain, cette année, lors de la fête du roi.Pendant la dernière guerre, on a reconnu officiellement que le maréchal de Tair Bishop avait descendu 72 avions ennemis au-dessus de la France.Au cours du présent conflit, il a servi avec haute compétence comme directeur du recrutement du C.A.R.C., poste qu’il quittait en septembre dernier.C’est le gouverneur général son excellence le comte d’Athlone qui lui n remis sa décoration.Mme Bishop était présente à la cérémoj^ie.Retour ou journalisme M.Gerald-M.Brown, directeur des relations extérieures de l’aviation, a résigné ses fonctions pour retourner au journalisme.C’est ce qu’a annoncé hier, M.C.-G.Power, ancien ministre de Tair.“M.Brown a été nr’êté à l’aviation par le Toronto Star, pendant plus de deux ans”, a déclaré M.Power, “Son journal a demandé qu’il retourne à son poste et j’ai donné à regret, mon consentement”.“Au cours de ses deux années dans l’aviation, M.Brown a fait du service des relations extérieures, au pays et outre-mer, un service compétent, qui a mérité les félicitations de l’aviation, des journaux et des services de presse à travers le Canada”.“Avant son départ pour outremer au début du mois d’août, M.Brown m’avait laissé savoir qu’il désirait retourner à son ancien emploi, aussitôt de retour de son voyage, une fois les deux enquêtes terminées.A ma demande, et sur le consentement de ses patrons, il demeura à son poste pour quelque temps encore, attendant le retour au pays de M.Joseph-AV.-G.Clark, directeur en chef des relations extérieures.M.Clark est revenu depuis, et M.Brown lui a demandé d’être libéré de ses fonctions.M.L.-M.McKechnie, qui était précédemment assistant directeur, succède à M.Brown.Nouveaux brigadiers Ottawa, 24 (C.P.) — Les quartiers généraux de la Défense ont annoncé hier soir, la promotion au rang de brigadier de trois officiers de l’artillerie canadienne en service outre-mer.Ce sont les lieutenants-colonels W.C.Leggat, 32 ans, de Montréal; F.D.Lace, 33 ans, de Toronto, et C.M.Drury, 33 ans, de Montréal.Le brigadier Leggat, fils du lieutenant-colonel et de Mme William Leggat, a reçu son diplôme du collège militaire de Kingston en 1933.Il exerçait la profession d’avocat avant de s’enrôler dans Tarmée active en 1939.Le brigadier Drury, fiis de M.V.M.Drury, Jndustriel canadien bien connu, est diplômé du collège militaire de Kingston, et de la Faculté de droit de l’Université McGill.$32,811.50 amassés On a atteint à date environ 25 p.c.de l’objectif de la grande campagne de souscription, lancée lundi dernier par le Y.M.C.A.Pour phis de précisions, $32,811.50 avaient été amassés hier soir.La campagne doit durer encore une semaine.Les Jeunes Lcurentiens protestent Le groupement des Jeunes Lau-rentiens, dont le président général est M.Paul-Emile Robert, vient d’adresser au premier ministre du Canada, M.King, le télégramme suivant au sujet de la mesure adoptée hier par arrêté en conseil: Très hon.Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada, hôtel du parlement, Ottawa, Ont.Les Jeunes ÎMurenliens réaffirment leur entière opposition à la conscription totale pour service outre-mer et considèrent que l’application de cette mesure est un manquement à la parole donnée à toute la population du Canada.Le président général.Paul-Emile ROBERT L» MEDECINS RECOMMANDENT NOS HinniAiMi.ibUiaidï Jl iu PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire Cm plu» trmmdm pharmmelm dm détail mm mtmmdm.Portes la banda qui convient à votre malaise.Noue avons un 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va-t-y don’ pas finir, c’te maudite guerre-là?Et la douce Malvina de répondre: — Mais, mon pauvre Xicodème, tu semblais pourtant bien fier quand le conflit a éclaté.Ne di-sais-tn pas alors, en te frottant les mains: “On va faire d’là grosse argent!.” La remarque a porté tellement à plomb que M.Grosbidonx en est demeuré pantois.D’esprit plutôt obtus, il n’a pas encore trouvé ta réponse ad mulierem.Mais on lui voit, depuis ce moment, des airs méditatifs.Serait-ce l’indice d’un commencement de repentance?Tant mieux si celui-là, au moins, se guérit de sa goinfrerie.Il en ! restera bien assez d’autres atteints j incurablement de ce mal épidémi-1 que que Ton pourrait justement appeler le ratatinement cardiaque! Vous vous sentez vieux r parce que le peu .que vous ave* ®at pauvre, vicié et manque a hémoglobine.le véhicule qui apporte & vos tissusT’oxygèn^ lenergie, la vie.Vous être anémique.L/anémie diminue votre potentiel vital, vous affaiblit physiquement et intellectuellement.Alora— fournissez aux organes qui produisent les Î'lobules rouges, les matières nécessaires à a reconstitution de l’hémoglobine.Le GLOBEOL vous fournit ces matières — le fer allié au manganèse, èt associé au proto* pl os me glandulaire et au sérum sanguin — c’est là le secret du succès de GLOBEOL.succès constant qui ne s’est jamais démenti» «.if IA.ne b est jamais ciemec BLOBCah vnnri Pn hnîtPc 1 »n Se vend en boîtes de 120 pilules dans toutes les bonnes pharmacies Ecrl-vez à Casier Postal 27, Station N.Montréal, pour recevoir brochure «ra-tuite : “Connaissez- -vous ?” il fcïlunpraduif EHflTElAIN FAORICflNT DE LUHQOONAL e — 24-XI-44 Edouard BIRON Staline et Pie XI par P.-E.BOLTE, p.S.S.Commentaire de l’Encyclique “Divini Redemptoris” et exposé des aspects philosophique, social et antireligieux du communisme, tels que présentés par Staline dans son dernier ouvrage, publié en français à Moscou en 1939.Au comptoir $1.90; par la poste $1.10.AU SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” —a OUI/ o MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ •' Bloc - notes (suite de la première page) de tous les avantages de la représentation municipale sans participer à ces inconvénients.Les privilégiés de ce nouveau régime peuvent en profiter pendant que cela passe; il est modifiable au gré des législateurs et ne possède pas les attributs de la perpétuité.Pourtant, on rencontre dqs “C”, au milieux des 33, qui peuvent jeter du lustre sur les délibérations du conseil, s’ils se donnent la peine de faire valoir leur compétence parmi cette assemblée qui prend, à certains moments, Failure confuse d’une cour du roi Pétaud.Louis ROBILLARP 24-XI-44 Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir", 430 est, rue Na-•re-Dame, Montréal.4020 aa».Sta-Catharin# - AM.2111 Cota Jeanne D'Arc, prie boni.Pi* n Acnms voa runnu ici La Patrie! 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Uvralaan partout directement d* note* eene- cbaude.PL.1786-17*7 Beoutea le leudl C.H.L.P.U h.it It h.M Paletots diver pour GARÇONS et JEUNES HOMMES Les manuels de Riboulet sur l'éducation Psychologie appliquée à l'éducation.Volume relié de 290 pages.Au comptoir $2.00, franco $2.10.Directions méthodologiques.Volume relié de 375 pages.Au comptoir $2.25, franco $2.35.La discipline préventive et ses éléments essentiels.Brochure de 190 pages.Au comptoir $1.25, fraco $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" - -p P» iWIVSHlNGTONlMI MOMTRtAt fth SOtousiess01*5 :;:v.plli m CANADIEN NATIONAL GARÇONS Grandeurs : 28 i 33 Doublure “polo”.Modèle coller russe.Les plus nouvelles couleurs.SPECIAL $14-95 JEUNES HOMMES Grandeurs : 32 à 38 Les plus nouvel es couleurs et les plus nouveaux mrdèlei.Salante de lignes.SPECIAL $19.95 901 EST.SAINTE-CATHERINE COIN S.-ANDRE PAR AVION h QUÉBEC en 1 h.au SAGUENAY ( A K VI D A ) en 2 h.15 m.Pour ritarvalmnt ef renieipneinenf*.Hall d’entrde • I’hAlel Monl-Rayel Téléphone MA.4231 QUEBEC AIRWAYS tout le eonlrél* des .>d//?unes I ; ¦ 2906 VOLt'^C XXXV — Mo 271 TROIS SOUS LE NUMERO 1 ABONNEMENTS ?AR LA POSTS EDITION QUOTfOvLNNE CANADA (Sauf Montréal et la banffey Etats-Unis et Empire britannique UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIRI CANADA Etats-Unis et UNION POSTALE Tl —i $6.00 800 10.00 200 a.oo LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A.VENDREDI, 24 NOVEMBRE 1944 Demain: Beau et modérément froid* ‘4 MAXIMUM et MINIMUM J Aujourd nui martin, am.Se.Même date l'an dernier.34.Minimum aujourd'hui.28 Même dat* l’an dernier, ZS.BAROMETRE : 10 h.a.m.MAO; 11 h.a.ra« 29.55; midi.29.60.fChiffres fournie onr la maison M.-B.de Meslé.44S Sherbrooke est.Montréal 1.Manifestations “anti-conscription” à Québec La situation à Ottawa MM.Michaud, Bertrand et le général LaFièche appuient M.King Un groupe dans les j: "A bas \ Telegraph" — La démission de M.Power approuvée 1 les [ — Déclaration du brigadier Blais et du chef de ( police Gagnon Accord sur l’occupation de l’Allemagne (Dernière heure) LONDRES, 24 (CP.) — D'après un rapport digne de foi la Russie, M.Cardin votera contre le gouvernement "Les députés du Québec devraient en faire autant", a-t-il ajouté Ottawa, 24 (P.C.).— M.P.-J.-A Ottawa, 24 (D.N.C.) — La capi Déclaration de M.Duplessis Le premier ministre dit que "Québec restera / la forteresse du sens commun" Québec, 24 — Il y a eu hier soir à Québec, des manifestations anti-conscriçtionnistes, apparemment organisées par les étudiants de rÜniversité Laval.Un groupe de jeunes gens ont paradé dans les rues de la capitale et plusieurs assemblées impromptues ont eu lieu un peu partout dans la ville.La police n’a toutefois rapporté aucune arrestation, ni bataille, ni désordres sérieux, ni dommages importants — quoique des rapports radiophoniques aient allégué le contraire.Les manifestations se sont terminées pacifiquement vers 9 h.30.Le plus sérieux incident a été une visite du groupe à l’édifice du journal anglais de Québec, le Chronicle-Telegraph, où l’on a brisé des vitres et fait disparaître un bulletin affiché à la porte, annonçant la décision du gouvernement King à propos des 16,000 recrues qui seront envoyées outre-mer.'L’on a également barbouillé d’en-!cre et de peinture la devanture de ! l’immeuble.Toutefois, la police de la capitale provinciale a nié les rapports voulant que des vitres aient été brisées.Le Chronicle-Telegraph est le seul journal de Québec à faire campagne en faveur de la conscription et, comme mesure de précaution, une garde spéciale de policiers fit le guet aux abords de l’édifice durant le reste de la soirée.L’on dit que des jeunes gens âgés d’environ 16 à 18 ans ont affiché des collants sur les édifices et dans les vitres des magasins, disant: A bas la conscription! Protégeons notre jeunesse! Nous sommes contre la conscription! Les promesses que l'on nous a faites ont été brisées!, etc.Les manifestations ont commencé au club des sous-gradués de l’université Laval, rue Couillard.Les Chantant la chanson rendue populaire lors du plébiscite: A bas la conscription, sur l’air du God Save the King, le groupe s’est rendu ici et là, sans itinéraire tracé.Québec, 24 (D.N.C.).— Le brigadier Edmond Blais, commandant de la région militaire de Québec, et le chef de police J.-J.Gagnon ont fait hier soir des déclarations spécifiant que, contrairement à ce qu’on a rapporté à la radio, la manifestation anticonscriptionniste d’hier a été ordonnée.A la suite de la manifestation d’hier soir dans les rues de la ville, le brigadier Blais, C.B.E., M.C., commandant du district militaire no 5, a adressé au major-général A.E.Walford, adjudant général aux quartiers généraux de la Défense nationale à Ottawa, un télégramme précisant la nature et l’étendue de cette manifestation.«.Voici le texte de ce message: "Parade de 500 à 700 civils environ, à travers les rues de la ville, manifestation se limitant à des chants, des cris et exposition de pancartes protestant contre le service obligatoire.I passé en quelques jours par toutes émotions, de la joie délirante désespoir somlyie et morne.Us ont peine à ressaisir et à arrêter une ligne de conduite quelconque après les vicissitudes de ces derniers jours.Autant la politique annoncée par M.King au moment de la démission du colonel Ralston était de nature à améliorer leurs chances électorales, autant sion d’hier les réduit de façon sastréuse.• Les députés libéraux de la pro vince de Québec, se sont réunis ce matin en caucus pour tenter de s’entendre sur une ligne de conduite.Il n’est pas du tout sûr qu’ils puissent en venir à une décision unanime.Chez les ministres, la i nement actuel, à la suite du geste quand je suis venu vous demander FloriLitviHnn Hp Ique celui-ci a posé en autorisant la-de souscrire au 7e emprunt, je ULCKlFêllIUIl UL J conscription pour le service actif vous ai dit certaines choses, je vous outre nier: .ia' certaines déclarations.Je • LlldlOUll M.Cardin avait précisément quitté ! n’ai pas l’habitude de changer mes - jle ministère en 1942 parce qu’il re-1 déclarations, selon les circonstan- "La trahison est consommée" j fusait d’accepter la politique de M.ces> np serait pas digne et ce • _ .„ I King d’agir en ce domaine du ser- ne serajt pas juste.Je vous ai dit QUEBEC, 24 (D.N.C.)—M.^Rene vice obligatoire par le moyen^ar-1 a]ors ile collaborer”.ajoute qu’il entend liberté d’opinion, vous avez ac- , ., ___: guis un titre au respect des opi- plement la conscription .nions Vous avez travaillé A T'uni- "Je combattrait le gouvernement ; "îons'.V0lîs travaille a i uni lorsque la question de confiance nationale.Il passe sur not e sera posée et les autres députés dii!Pays .des souffles de désaccords, de Québec devraient en faiçe autant’, 1 tanatisme.Ce n est pas le temps susceptible de faire taire les ennemis de bonne foi et de paralyser let ennemis de mauvaise foi.M.Duplessis exprime sa gratitu* de aux employés civils et déclare: “Je vous avais dit d’emprunter s’il le faut pour souscrire à l’emprunt* Nous avons emprunté pour souscrire à notre pays”.Le chef du gouvernement ajoute qu’il est disposé à faire tout ce qui ! sera possible pour améliorer le ! sort des employés civils et déclare en terminant que les organisateur* j de l’emprunt chez les employés ci*j vils bénéficieront d’une semaine de, congé., vante: "Dès septembre 1939, au cours d'assemblées antiparticipationnistes, j'ai affirmé avec d'autres nationalistes que l'entrée en guerre du Cana-1 a-t-il ajouté, démission de M.C.G.Power sem- j ja signifierait nécessairement à plus ble un fait acquis si elle n’a pas été j mojns |ongue échéance la cons- annoncée officiellement.Par con- , .___ tre, il semble bien que le ministre | cnPj(|0n Pou^ serv,c* des Transports, M.Michaud, le mi- Souvent depuis, o la Chambre de nistre des Services nationaux de Québec, dans les assemblées publi-guerre, le major général L.-R.La- -, ; répété que notre portjcj.flèche, et M.Ernest Bertrand, mi- M ' 1 .nistfo Dêr-Vinri*»* Hpmpurf'mnt potion à lo guerre ^ous amènerait fatalement la conscription."Pour avoir soutenu l'évidence.nistre des Pêcheries, demeureront fidèles au premier ministre.On ne connaît rien encore des intentions du ministre de la Justice, M.Saint- pressentont la conscription immi rc* ra nente et doutant déf la sincérité de Laurent, et du ministre vaux publics, M.Alphonse Four- nier.Chez les députés, M.Jean-Fran- Gouverneur de la prison de Montréal Le docteur Zénon Lesage remplace M.Alfred Legault — M.Hilaire Beauregard devient inspecteur général de la police des liqueurs Québec, 24 — Comme le Devoir , , „ , .; l’annonçait hier, le Dr Zenon Lesa- nos chefs; on m a traite de mauvais |ge a nommé gouverneur de la citoyen, on m'a accuse de sabotage, prison de Montréal en remplace- çois Pouliot et M.Charles Parent on m'a même traîné devant les tri- j ment de M.Alfred Legault.M.I,e-___________ ont déjà rompu avec leur parti en ’bunaux dans l’espoir de me faire \ sa8e fut député, de Laurier à , As- Aucun dommage à la propriété ; traversant le parquet de la Cham- -fer au camp de concentration.t^du Conseil0 munLipal 'de*MonB militaire.Aucune tentative d’as- i bre.Contrairement a la rumeur qui !» •j prunt, dépassant ainsi leur objec- _Ilh^;/^evant ,a *jes services tif par une marge de 165 pour 1 P- lc;s t)0Hr ^es causes d expropria-intion moyenne rie ( ti(?n\ ,le meme que devant la Com- cent.La souscription moyenne de ! été observées par Hipparque, 127 ans avant notre ère.Ce mouvement est si rapide qu’on peut le cous- .later sur des observations faites à e*a l’ocil nu; c'est-à-dire que cette étoi- P®?le se déplace dans le ciel de 2".287 par an, suivant un grand cercle dirigé vers le sud-ouest; qu’en huit cents ans ce déplacement égale le diamètre apparent de la Lune, et que depuis l’époque d’Hipparquo elle a déjà parcouru 75 minutes d’arc ou 1° 15*.C’est l’une des étoiles les plus rapides du ciel avec sa vitesse de 8t milles par seconde en direction de la Vierge, soit sept fois plus rapide que le Soleil.A cela, ajoutons que le 5 oetobre 18.>8, la comète Donati passa à seulement 29 minutes d’arc d’Arclii- penux, de Voyageur, de Chasseur Lit pour les témoins de (1 Agriculteur, (je Moissonneur etc’ ' 1 l‘P0(li'e un beau spectacle.ciAn^H e!‘ «ne étoile très an-! iienne.Homère et Hésiode reg;r-daient cette étoile comme funeste Pour public overti Les Trois Mousquetaires por Alexondre Dumas Dessins de Jean Simard Une édition moderne et illustrée.Deux volumes de 308 pages chacun.Au comptoir $2.50.Par la poste $2.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" jaMU&BHn 1 ne chose que bien des gens ignorent, c'est que, pour l’ouverture officielle de l’Exposition de Chicago.au printemps de 1933.l’on se servit de l’étoile Arcturus.Son mince filet lumineux, à la vitesse do 186,000 par seconde, après avoir parcouru l’espace pendant 40 ans.a dater de 1893, donna naissance au flot de lumière qui illumina cette manifestation internationale consacrée à la Science et à l’Industrie.Pour cette première expérience ,°n utilisa la célèbre lunette de l observatoire de Yerkes, non loin de Chicago.A 1 endroit où le rayon lumineux se concentre nu foyer de l'objectif, on plaça une cellule photo-électrique au potassium.Ces cellules, du reste, employées pour In télévision lot ie cinéma sonore, sont eonsti-tuce.s par une ampoule de verre contenant deux électrodes dont 1 i une est recouverte de potassium | et 1 autr* «l'un métal dont j’ignore j • 30 fol», «fion Pan) Couderc.2 4000» »*|on Paul Couderr chaque employé a été de $168 et 99 pour cent du personnel rie cette division a acheté des obligations de la victoire.En remettant le trophée du Pacifique Canadien aux employés de la division de Smith-Falls, M.I).-D.Macleod, officier de liaison du comité des finances de guerre au Pacifique Canadien, a déclaré que cet exploit n’avait pas encore été égalé dans les chemins de fer du s.Le chanoine Groulx parlera de Riei Sous les auspices de l’Action Nationale, M.le chanoine Lionel Groulx prononcera à Montréal, au Monument National, une conférence publique intitulée: “Louis Hiel et les événements de la Rivière-Rouge, 1869-1870”.L’on sait que le chanoine Groulx revient d’une tournée de conférences au Manitoba et quM y a participé aux fêtes organisées [lour commémorer le centenaire de Louis Riel.Cette conférence aura lieu au Monument National, vendredi soir, le 8 décembre, à 8 h.30.Pour billets et renseignements, s’adresser à l’Action Nationale, suite 602, 4 est, rue Notre-Dame, MArquette 2837.Admission: orchestre, $0.50; balcon, $0.35.(Communiqué) le nom; elles ont la propriété d’émettre un courant électrique quand elles sont touchées par un rayon lumineux.J’aurais aimé à donner plus ampins détails sur ce merveilleux mécanisme, mais faute d’espace, je dois me limiter.L’histoire d’Arcturus n’est-elle pas intéressante?Toutefois, c’est un monde, qui là-bas, dans bs cieux, passe sereinement, orgueilleusement, dédaignant nos misères, nos conflits et nos sottises! Novembre 1944.J.-Edgar GUIMONT, mission des chemins de fer.Ils peuvent représenter la cité devant tout tribunal ou toute commission où la cité pourrait être appelée à comparaître ou y avoir un intérêt à sauvegarder.Un des avocats de la cité s’occupe spécialement de la représenter devant le Bureau de révision, lequel entend tous les appels des contribuables sur les questions d’évaluation de la propriété foncière ou de la valeur locative.Quant à l’étude des réclamations, «elle est confiée à trois avocats; chacun apporte à cette étude une attention tonte particulière.Depuis 1914, la cité a à son emploi un notaire qui s’occupe de tous les actes que l’administration lui demande de préparer: actes de vente, d’achat, de cession, de quittance, de mainlevée, et tous autres actes qui intéressent la cite.^ Le département des réclamations s’occupe des réclamations faites par les contribuables contre la cité et des réclamations de la cité contre des tiers, de même que des réclamations résultant des accidents du travail.Jacques Panneels tué- outre-mer Jacques Panneels, de l’armée française, ancien élève de l’Ecole polytechnique de Montréal, mobilisé dès le début de septembre 1939, fils unique de M.V.-J.-J.Pan-necls de la maison B.Gobct & Cic (parfumerie L.-T.Pi ver Liée), et de Madame, née Supins, (Emilie), a été tué en service actif le 8 juillet 1944.Un service religieux aura lieu à sa mémoire mardi, le 28 novembre, à 8 b.30 du matin, en la chapelle Notre-Dame de Lourdes, rue Sainte-Catherine est.Il ne sera pas envoyé de faire-part, le présent avis en tenant lieu.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonez au tervice du tirage : BEIair 3361* t‘i| vous donnera l’adressa d’un depositaire de votre voisinage.Montréal au corn seil municipal, lors du prochain terme.M.Saint-Pierre, avons-nous appris, plus tard, a dû à cause de •ses occupations, décliner l'honneur.Le conseil universitaire devra se choisir un troisième conseiller d’ici le 29 novembre, date à laquelle on rendra publics les noms des candidats à l’élection du 11 décembre.cadrilles de “Spitfires” du C.A.R.C.opérant comme bombardiers-chasseurs: quatre chasseiys ennemis abattus et ur^ cinquième probablement avarié; des lignes de chemin de fer ennemies coupées à vingt endroits; un pont touché par une bombe; une locomotive détruite, vingt-deux endommagées et mises hors de service; six wagons à marchandises endommagés; quatre chalands avaries; sept véhicules de transport motorisé détruis; deux probablement touchés et sept endommagés.Ces unités sont sous le comman Ottawa, 24.— Quatre-vingt-huit membres de l’aviation militaire canadienne outre-mer viennent de se oir décerner des décorations, a-t-on n-n»1nc-® au «!uartier générai du C.A.R.C.Parmi ces aviateurs à 1 honneur on remarque: Distinquished Flqinq Cross: le sous-lieutenant d’aviation L.W.Pethick, fils de M.L.M.Pethick, 132 ouest, ave Strathcarn, Montréal; I officier-pilote J.-R.Brav fils de M.R.-D.Bray, 50, Rideau terrace, Ottawa; l’officier-pilote D.-E.Carru-tliers, 2, ave Daly, Ottawa; l’officier-px'ote R.A.Fergrave, fils de Mme G.M.Fergrave, 180, 1ère rue, Iberville (Qué:); l’officier-pilote J.-B.-A.Lamoureux, fils de Mme Emelie La- dement du chef d'escadrille Dean 1 moureux, 11251, nie 92ème, Édmon- Dover, D.F.C., de Toronto, et du chef d’escadrille William Olmsted, D.F.C., de Hamilton, Ont., et font partie d’une escadre dirigée par le commandant d’escadre Dal Russel, D.S.O., D.F.C., avec agrafe, de West-mount.ton (Alla); l’offieier-pilote J.-C.Loubert, Smooth Rock Falls (Ont.); l’officier-pilote G.R.Marshall, 6412, Christophe-Colomb, Montréal.L’officier-pilote J.-J.-P.Camière, navigateur, a pris part aux raids y .d envergure effectués entre Berlin, Le lieutenant de section Don Laïf- brankfurt et Essen.Au cours de ces bam D.KC., avec agrafe, d’Edmon- opérations, Camière s’est distingué par une haute habileté et un grand respect du devoir.Pendant un raid, son avion fut atteint trois fois par le “flak”, au-dessus de Dieppe.Ses instruments furent mis hors de service, mais il ne se découragea pas.H réussit à conduire son avion au-dessus de l’objectif et la mission fut complétée avec succès.La conduite de cet officier, au cours des circons-tances les plus difficiles, est digne du plus bel éloge.ton, l’aviateur qui a, à son crédit, le plus grand nombre d’avions ennemis abattus depuis le début de l’invasion, peut maintenant se vanter d’avoir supprimé quinze appareils à la “Luftwaffe”.Il termina sa première série d’opérations en abattant deux des quatre “Foeke Wulf 190”, qui se montrèrent alors que sa section était à bombarder une gare de triage.Le lieutenant de section Phil Charron, de Montréal, descendit également deux Messerchmitt, au cours de la journée alors nue l’officier pilote AV.-C.Dusby.de Toronto, eut une victoire probable à son crédit, après une lutte acharnée au sud de Borken.En plus de ces avions abattus, on a lâché quarante tonnes de bombes sur divers objectifs en Hollande et en Allemagne.A la Faculté des Sciences sociales Mardi soir, le 28 novembre aura heu au Cercle Universitaire, la premiere manifestation sociale de la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal, sous la présidence d’honneur de M.Guy Va-nier, directeur des études.M.O.Alecki, directeur de l’Institut polonais; M.Ristelhueber, professeur à la Faculté, et M.Jean-Mijrie Gauvreau, directeur de l’Ecole du meuble, sont au nombre des invités d’honneur, ainsi que les professeurs attachés à la Faculté.Le comité de réception comprend: MM.C.-H.Gagnon, président (général des étudiants en Siences sociales;.J.Gadbois, vice-président; Marins Boivin, conseiller de première année, ainsi que Mlle Jacqueline L’Heureux, conseillère de première année.M.Guy Gauvreau est publiciste.En outre.Mlles Thérèse Leme-lin, Ninon-Rose Savoie, Thérèse Gadbois, Liliane Hugel, Gisèle Hébert Jeannine Beaudry, Pierrette Riopel, Denise Raymond et Jacqueline Malo font partie de ce comité.(Comm.) Fête aux huîtres du conseil Laurentien Ce soir (le 24 novembre) la fête annuelle aux huîtres donnée pour les membres du Conseil Laurentien, Chapitre Charles-Fleetford, Sise des Pionniers du Téléphone d’Amérique, fera salle comble.Le groupe comprendra aussi des invités venant des subdivisions du Conseil dans la région de Québec et les Cantons de l’Est.M.Eugène Blon-din est président du comité d’organisation de cette fête.M.Kugelman, de la revue des Blue Beli Bullets, commanditée par l’Association Auxiliaire de Secours des employés du téléphone de Montréal, présentera un programme de divertissement.L officier-pilote R.A.Fergrave, navigateur, a participé à nombre de sorties et à chaque occasion il a toujours ramené son avion à bon port.Souvent, en dépit d’une température défavorable.Ai*, mois d avril dernier, son avion fut sérieusement avarié par le “flak” de l’ennemi, au-dessus de l’objectif, et uu membre de l’équipage fut blessé.Cet officier, grâce à son talent de navigateur, réussit à ramener l’avion à sa base.Il a toujours fait preuve d’un courage et d’une détermination dignes d’un grand éloge.Les petites vertus de l’éducateur par le chanoine Henri PRADEL Brochure de 112 pages.Au comptoir ou par la poste .60s.SERVICE DE LIBRAÎRIE DU "DEVOIR" Canada-Américains, ATTENTION ! SAMEDI, 25 NOV., A 8 H.P.M., A L'ASSISTANCE PUBLIQUE 5e PARTIE DE CARTES DE LA COUR LAMBERT-CLOSSE Au profit de ses Oeuvres Nombreux prix de présence — Tire Ste-Catherine gratis Emmenez vos amis Pour vos billets : HA.7030 — Admission 50c Ils vous seront livrés sur-le-champ.ON TROUVE DES OBUS FRANÇAIS EN BELGIQUE ^ W s % *•«•« .*»?1/ ' J, ' >¦ ' *• • M.v;^ ' \ - ¦ * ' : V**;-: j, •! ¦ ¦ A :•.• ’ y'- .v; • .-y - O ' '• j.• - - t •v- ;*v y- tiæ&tmXvf C est avoc plaisir que ces deux soldats canadiens empilent des munitions de fabrication française laissées par le Boche dans sa retraite précipitée en Belgique.|| s'agit d'obus de 155 mm.— (Photo Armée cena- dienne outre-mer).FeuWeton du “Devoir * * La Fée des Grèves par Paul Kéval —Nous venons, par la volonté de notre seigneur le duc, répondit Corson, quérir monsieur Hue de Maurever, coupable de trahison.—Et portez-vous licence de franchir la frontière?—De par Dieu! monsieur de Lt-gnevillc, riposta Corson, quand notre seigneur François a sauvé votre vie des griffes de l'Anglais, il a franchi la frontière sans licence.Lignevillc fit un geste.Scs soldats se rangèrent en bataille.Hue de Maurever perça les rangs.—Messire, dit-il, si ces gens de Bretagne veulent s’en retourner chez eux en se contentant de m‘J personne et en laissant libres tous les pauvres paysans de mes anciens domaines, je suis urêt à inc livrer en leurs mains.—Bone, pour ce, franchissez la rivière de Couesnon, messire, répliqua Lignevillc; sur la terre du Loi, on ne se rend qu’au Roi.Le sire de Lignevillc demanda ensuite aux Bretons: —Qui est votre chef?Kerbehel, Corson et CoCtaudon se consultèrent.—Notre chef est le chevalier Mé-loir, dirent-ils.—J’ai entendu parler de ce ehc-vaher Méloir.répondit de Ligne-ville; dites-lui, pour l’honneur de lu chevalerie, qu’il évite de passer à portée de ma lance, car monsieur l'abbé du mont Saint-Michel m’a donné l'ordre de le faire pendre.Le rouge vint au front du vieux Maurever.—Dur mon salut! messire.s’*-cria-t-ll; le duc François l’a fait chevalier.Je vous prie de me faire raison de ce qui est une insulte à la duché de Bretagne tout entière.—Allons! disaient en riant les soldats du monastère; voici le vieux chevalier qui va se mettre avec ses assassins contre nous.Mais Lignevillc avait pris la main rie Maurever et l’avait serrée avec respect.—Si mes paroles vous ont causé de la colère, monsieur mon digne ami, avait-il dit, de grand coeur je rétracte mes paroles.—Mais je ne vous laisserai point, ajouta-t-il en souriant, faire de l’hé-l'olsme avec de pareils coquins.Ce serait jeter des perles aux animaux que vous savez.Monsieur Hue de Maurever, vous êtes le prisonnier du Roi! Avant ipie le vieillard pût répon-«Ire, on l’avait saisi et conduit der-nere les rangs.—Holà, maraudaillel s’écria Li-gncville, avec rudesse; mainlcnaut, hors d ici et vilement! H s’adressait ainsi aux hommes d armes de Méloir.Ceux-ci pouvaient être en effet ( es gens de eonsciencc large et peu iii'Il est s sur le choix de leur besogne.Mais c’étaient des Bretons, i Ligitcville n'avait pas fini de pur-m, qu un carreau d’arbalète faisait auiner * "«rior de son casque.Les Bretons chargèrent résolument et se firent tuer ou prendre tous jusqu uu dernier.SAMEDI LE 2 DECEMBRE, Le "Devoir" commencera la publication d'un feuilleton d'un exceptionnel intérêt.Monsieur Hue.cependant, avait demandé aux soldats du monastère si quelques fugitifs n’avaient point déjà touché le Mont.Les réponses des soldais l’avaient à peu près rassuré sur le sort de sa fille, qui devait être en ce moment dans l'enceinte avec Aubry el les enfants de Simon Le Priol.On moula la rampe.Aubry et le petit Jeannin, arrivés, en effet, les premiers uu monastère.attendaient avec anxiété.Us espéraient que Reine et Simon-nette étaient avec le gros de la troupe.„ Hélas! le pauvre Bruno avait 1 o-reillc basse.Il était rentré au bercail et s é-tait mis à la disposition du frère pénitencier.Ils avaient causé tous deux discipline et bien sérieusement.F’rère Bruno avait le brus gauche cassé, ce qui retardait l’exécution.—Mon frère Fustacho.disait-il au pénitencier, cela me rappelle I histoire de Jacob Mallette du bourg de Ctsson, auprès de Bennes.11 était bien malade quand il fut condamné à lu peine de la hart.On lui fit prendre de bons remèdes, on le guérit, et puis on le pendit.Heureusement pour Bruno que l'influence du duc de Bretagne était fort mince au monastère en ce moment, et que le secours apporté à monsieur Hue de Maurever lui fut compté comme oeuvre pie.Ce fut lui qui aperçut le premier monsieur Hue gravissant la rampe.Il courut avertir Aubry qui s’élança au-devant du vieillard.—Reine! prononcèrent tous deux, en même temps, monsieur Hue et Aubry.—File n’est pas nu monastère?demanda le vieux chevalier.—Vous ne la ramenez pas?demanda Aubry à son lour.Ce fut un moment d’angoisse cruelle.Jeannin, l'heureux petit Jeannin, avait Simonnclte dans ses briçs.Mais quand il entendit que mademoiselle Reine était perdue, il s'arracha dos bras de Simonnclte.—Je vais rentrer en grève, dit-il; la mer monte, il faut sc hâter! Maurever et Aubry avaient du froid dans les veines.Ce mot: “lu mer monte” les frap- pait au coeur.Aubry serra la main de Jeannin.et lui dit: —Viens avec moi! Mais au lieu de descendre à h' grève, il gravit précipitamment ia rampe et s’élança dans l’escalier delà salle des gardes.Jeannin et Bruno le suivaient.De la salle des gardes à la plateforme, il y a bien des marches.Aubry fut sur la plate-forme en quelques secondes.Jeannin ne l’avait pas quitté d’une semelle, niais le j frère Bruno soufflait encore dans ! les escaliers.—Ouf! disait-il; ou.ouf! cela' me rappelle l’histoire de Jean Mio-j laine, le maître gantier, qui paria de monter au beffroi de Coutances pendant que Perrin Langérier, son compère, boirait une double pinte de vin d'Anjou.ou-ou-ouf! Quand il arriva sur la plate-fo1-me.Aubry et Jeannin dévoraient déjà l’espace du regard.Le brouillard s’était levé.L’oeil planait sur l’immensité des sablea.Au nord-ouest, on voyait la ligne bleue de la mer qui montait.Sur in grève, rien.Rien, sinon un point sombre et perceptible à peine qui se montrait de l'autre côté du Couesnon, à la bailleur du bourg de Saint-Georges.Aubry le désigna du doigt à Jeannin.—C’est trop loin, dit le petit co- quetier; on ne peut pas savoir.».Puis il ajouta: —Dans dix minutes, la mer couvrira ce point noir.Aubry avait au front des gouttes de sueur glacée.—Messire Jean Connault, le prieur des moines, qui est un savant physicien, murmura le frère Bruno, a ici près, dans le clocher, un tube de bois garni de verres.J’ai mis mon oeil une fois dans ce tube, et j’ai vu, — n’cst-cc point magie?— j’ai vu les femmes de Cancale ave3 t leurs coiffes et leurs gorgcrette.s plissées, comme si Cancale se fût avancé vers moi tout à coup, jusqu’au pied du mur à travers la mer.—Ce bonhomme rêve! s’écria Aubry qui frappa du pied.Bruno s’élança vers le clocher et redescendit l’instant d’après avec une sorte de bâton creux, formé d'anneaux cylindriques qui s’em-bottniént les uns dans les autres.Aubry mit son oeil au hasard à l’une des extrémités.Il vit distinctement les varhes qui passaient sur le Mont-Dol, à quatre lieues de là.(A suivre) Ce Journal est Imprimé au no 430 ru» Notre-Dame est.X Montréal par l’Imprimerie populaire (S responsabilité limitée), édltrlce-proprlétalre.— Georges Pelletier, directeur-gérant.,¦***»- VOLUME XXXV — No 271 lA PAGE EEMINinè VT9 en*aimant Directrice : Germaine BERNIER fables.EATON Hmtm 4’affaif«s : 10 h.à • h.M «edi La tragédie des exodes en France Les bienfaits de la Croix-Rouge et de l'Association des marraines de guerre pour les internés des camps nazis _____ On a remplacé un interné par un autre interné hier soir au Cercle des conférences-concerts de Notre-Dame de Grâce.Voici ce qui en CSt ! C’est le R.P.René Ficher, O.P., ancien missionnaire au Japon et interné des camps japonais, rapatrié au Canada, qui devait donner la deuxième conférence de la série, mais sa récente nomination comme missionnaire au Brésil l’a forcé de quitter le pays avant la date de .a soirée annoncée et c’est le R.P.Eustache Gagnon, qui était, jusqu a l’occupation, curé au Mans en France, et qui fut également interne dans les camps nazis, qui a parle a sa place .».Le concert a ete donne par M.Paul Doyon, pianiste et organiste de Notre-Dame de Grâce.M.Doyon a été très chaleureusement applaudi et a dû donner plusieurs rappels en plus d’un programme copieux.Avant d’être interné, le Père Gagnon fut témoin de l’exode de dix à douze millions de réfugiés qui fuyaient devant l’invasion allemande, en France.Quatre-vingt-douze routes s’en allaient vers la Hollande et pendant des jours et des nuits, ces routes furent couvertes de tous les véhicules imaginables: voitures de luxe, bagnoles, bicyclettes.Toute une communauté de bénédictines s’engagea ainsi sur la route, en bicyclette, plusieurs d’entre elles n’y étant pas montées depuis plus de vingt ans.Puis venait ensuite le cortege interminable des piétons de tous âges.Cette cohue, ce désordre parfaitement organisé par la cinquième colonne, ce long cortège qui fut mitraillé par les avions plongeurs allemands qui crachaient 500 balles à la minute, fut le théâtre de scènes affreuses.de drames indescriptibles.Les morts abandonnés, les blessés égarés, les enfants perdus ont été multiples et fréquents.Pendant trois semaines ou un mois, il y eut dans cette région 200,000 morts chez les civils, tandis qu’il n’y en avait que 125,000 chez les militaires.C’est que les soldats pouvaient se défendre et se protéger davantage.Comment s’y prenait-on pour engager ces foules à tout quitter et à prendre les routes?Les Allemands avertissaient, comme ils ont fait au Mans, qu’ils seraient jà dans tant d’heures, qu’ils disposaient de 70,000 avions, qu’ils bombarderaient comme à Rotterdam où il ne restait plus rien et qu’ils réduiraient les Manceaux en rillettes, c’est-à-dire en chair à pâté.La plupart des hommes, soldats, étaient absents.Alors commençait la grande anxiété: devait-on partir sans moyens de communication et de transport ou rester dans une ville toute* désorganisée par l’ennemi?Au Mans, en moins de cinq heures, quatre-vingt-dix pour cent de la population quittait la ville, même les vieux militaires, vétérans de l’autre guerre.Ceux qui ont vécu cette tragédie de l’exode soupiraient après l’armistice et on comprend ces gens éprouvés au possible et même au delà.Le conférencier raconte son arrestation, comme sujet britannique, P continuent toujours d’v eniver.Contribue* à Les creches sont encombrées et les enfsnts ’’’rj¦ 1.’ du 19 au 27 novembre.Vous trouver un foyer à ces enfants en souscrivant h la Semaine du 10 Sours , ou permet- procurere* ainsi du bonheur i ces entants, qui n’ont jamais cornu leur mère n.leur mere, vous permer tre* à la Société d’Adoption et de Protection de l’Enfance de poursuivre son oeuvre.le 26 juillet 1940, et parle de la vie dans les camps nazis de Saint-Denis, les prisons de Rennes, de Fresnes, de Montreuil, notamment où se trouvaient de jeunes nazis, fanajisés et élevés dans fa haine du Juif et du catholique.I^es femmes allemandes surtout étaient pires que leurs frères.A peu près toutes les nationalités étaient représentées dans ces camps comme toutes les croyances: catholiques, francs-maçons, juifs, protestants, etc.Malgré la souffrance morale qui régnait dans ces camps en plus de privations de toutes sortes, le conférencier rappelle le bon esprit et la grande solidarité qui unissaient les internes et le véritable respect que l’ont eut toujours pour le prêtre qui porta sa soutane chaque jour de sa captivité.Une grande variété de langues étaient parlées dans ces camps, et le Père Gagnon remarque que la langue comprise par le plus de gens, parmi ces prisonniers européens, était le français.L’égahte est complète dans les camps: un numéro, c’est tout ce qui Les derniers mots du conférencier furent pour exprimer l’espoir que la France saura mieux profiter de la prochaine paix qu’elle n’a su le faire à la suite de l’autre guerre.G.B.Modes et beauté Ceux qui tirant notre pays Charles Baillairgé (1826-1906) La coiffure qui vous avantagera Chaque jour, il nous arrive de ne plus connaître ses amies quand elles ont coiffé leurs cheveux d’une façon qui ne leur est pas habituelle, innm.pc Cela prouve combien cet ornement naturel influe sur la physionomie et se grave dans la mémoire.Elles sont nombreuses les variétés que cet accessoire introduit dans l’i - • Monsieur et madame X ont l’honneur de vous faire P'irt du mariage de leur fille Hortense.| Deux cent cinquante familles aj- \ fligées d’un faire-part.deux cent cinquante cerveaux et plus en tDilution: Qu’envoyer à mademoiselle Hortense?— Une table.— Mais si.une table.— Pourquoi pas une table?— Une table ou rien.L’idée de table germe dans quatre cerveaux, puis dans cinq, six, sept— sept tables exposées chez les parents d'Hortense ; toutes, incrustées, sculptées, tarabiscotées, comme ra-piécetées.Les cerveaux continuent a se corn- , primer, à se dilater, et toujours c est une table qui jaillit comme trouvaille., —- Une table, la petite table “de bout” en vente au magasin Z.— Une table, c'est un morceau qui parait, qui reste.— Les gens qui iront voir les cadeaux d'Hortense diront: “une labié, mais que n’avais-je pensé à cela?” N’oublie pas d’acheter le cadeau d Hortense, tu sais, la petite table, de noyer, avec des pieds en griffes.Vingt tables.Hortense a reçu exactement vingt tables.Oh! la la la.On sonne.— De la pari de monsieur X.— Un colis.Le papier déchiré d quatre endroits.quatre pattes qui sortent.Une table.Les tables s’empilent s’entassent, essayent de cacher leur laideur les unes sous les autres.Des tables à café, à radio, à journaux, des tables “de bout”, mais pas de bout pour les tables; tout le monde s'est consulté et reconsulté, mais a eu garde de consulter l’intéressée.Deux cent quarante-neuf tables— c’est à en devenir fou, à souhaiter ouvrir un commerce plutôt que de se marier.Dring.— Pour mademoiselle Hortense — Enfin, enfin, pas une table cel te fois.une enveloppe, toute petite— t!5.Comme c’est gentil, à point, pratique; un mot l'accompagne: VOEUX DE BONHEUR.Acceptez ces quinze dollars, avec les quels nous tenons beaucoup à ce que vous vous achetiez.UNE TABLE.Rolande MAJOR LE L’un de nos savants les plus célèbres dans le monde entier, Charles Baillairgê, naquit à Québec, le 27 septembre 1826, étudia à l'Université Laval et se signala pour ses dispositions particulières pour les mathématiques, notamment la géométrie et la trigonométrie.H fut nommé ingénieur de la ville de Québec et membre de la Commission du port chargée d’effectuer les travaux à l’embouchure de la rivière Saint-Charles.H exécuta ^s oue cet accessoire imruuuu u»u* i plusieurs travaux de génie dar ^ ^ par naru»,ui.expression du visage.Quelle dif- pentage et réalisa un grand nombre ^ pri^de «'y™*1!® gr“1iiv rksx •«*«*.#* nous devons de maintenir.Nous nous entendons sur les lieux où nos diverses formations devront combattre, sur le commandement supérieur dont* elles doivent rele-ver et sur la manière dont notre propre commandement doit être organisé et fonctionner.Je n’ai en rien modifié les arrangements pris outre-mer par le colonel Ralston.Divergence sur la forme Z'!.P_e.ndan.t’ ce ,sur.quoi mon pré- décesseur et moi-même nous diffé-rions d avis, c’est les moyens à ?pnnilre p°Ur f.mîrnir les renforts requis.En octobre dernier, il a adopté une attitude en se disant 2n«iwmsi avà0ns é.m,isé demies les possibilités de maintenir le nombre de nos effectifs outre-mer par le seule volontariat.J’ai alors soutenu que le regime traditionnel suivi depuis 1 ouverture du conflit et bien avant, pouvait nous four-nlr, et nous fournir à temps, les résultats désirés, à cette condition indispensable, toutefois, d’être appuyé par la population tout entière A mon avis, il eût été très dangereux d'opérer un changement avant d’avoir exploité à fond tous les moyens propres au régime actuel et avant d’avoir nettement établi que ces moyens ne suffisent plus.Pareil changement, au lieu d’augmenter Je nombre des renforts, eût bien pu, au contraire, le réduire d’une façon bien dangereuse.Voilà, à mon sens, ce qui serait arrivé si l’on avait remplacé le volontariat par le service obligatoire vers la fin dq mois dernier, quand cette question fut soulevée pour la première fois.Depuis ce temps, la situation a changé; l’opinion publique a été vivement saisie de ces questions.On s’est rendu compte, d’un bout à l’autre du pays, du nombre de soldats de renfort pour outre-mer suffise à répondre aux besoins de l’armée.J’ai eu l’occasion d’entendre leur opinion sur le problème et de discuter avec eux les moyens d’obvier aux difficultés qui avaient contribué à empêcher les hommes recrutés sous le régime de la loi sur la mobilisation des ressources nationales de passer au service général.J’ai pris l’engagement de voir à ce que ces difficultés fussent aplanies, ce qui a été fait dans une large mesure.Les commandants de district m’ont déclaré bien franchement qu’ils n’espéraient guère que nos besoin pussent être satisfaits, mais ils ont _________________ Klliai loyalement entrepris de tenter un disponibles sont compris dans les autre effort.Ils ont maintenant ac-, effectifs des expéditions prévues, compli cette tâche et je dois avouer On ne peut donc puiser le supplé-que les résultats n’ont pas été suf-1 ment de 16,000 hommes que parmi usants.; les hommes appelés sous l’empire On porte à ma connaissance de la loi sur la mobilisation des qu’un grand nombre de soldats ap- ressources nationales, pelés au service en vertu de la loi i S« nous devons expédier beau-sur la mobilisation des ressources rouP de ces hommes assez tôt pour nationales ne veulent pas s’enrôler aPai.ser les craintes qu’inspire la si-volontairement dans les circonstan-' ,.uat*on' «* Dmt prendre sans délai aucun effet fâcheux.On pourra ac croître le nombre des transports en décembre, si nous sommes en mesure d’en tirer parti.Je dois dire bien nettement que nous ferions disparaître tout sujet de crainte si nous pouvions lever en décembre, en plus des effectifs déjà prévus, un total de 5,000 hommes d’infanterie dont l’instruction serait complète ou avancée, si nous pouvions en lever un nombre égal en janvier et un autre contingent de 6,000 au cours des mois suivants.La plus stricte économie dans l’affectation des hommes du service général des établissements territoriaux a été réalisée, ou est en voie de l’être, et les hommes ainsi Production plus gronde La perspective d’une guerre de siège ne nous permet pas d’oublier celte nécessité d’importance vitale que constitue l’approvisionnement de nos armées en obus et en munitions.On nous a demandé de multiplier notre production dans ce domaine et ces approvisionnements doivent passer au premier plan de notre effort industriel.L’effort qu’on exige de nous, nous pourrons, je crois, l’atteindre sans y affecter les hommes requis par nos renforts.Nous pouvons y affecter des ouvriers travaillant dans des industries moins essentielles.Nous pouvons employer un nombre de femmes beaucoup plus considérable.Nous pouvons faire appel à une partie des membres des forces aimées inaptes au service outre-mer.A cet égard j’aurai certaines propositions à formuler, dans la suite du débat, en vue d’affecter à des tâches réellement efficaces un grand nombre d’hommes, — enrôlés pour service n’importe où et mobilisés en vertu de la loi sur la mobilisation des ressources nationales, — qui ne pourront jamais servir sur les champs de bataille.La seule autre observation que j’aie à formuler au sujet de cet effort industriel vital que doit être le nôtre au chapitre de la production des obus, des munitions et de certains autres engins de guerre, c’est que le Canada constitue aujourd’hui une importante source d’approvisionnement pour tous les alliés qui livrent avec nous la bataille de l’Europe.Pour ce qui est de certains articles, nous sommes les seuls fournisseur; il est donc très important de ne pas déranger ces indus- ment, d’obtenir des explications r_.j.raisonnées, leur nombre diminue- ^ * onc,ens combattants rait fôrt sensiblement.La première tâche est de veiller à ce que tous ceux qui sont aptes au service militaire et susceptibles de devenir de bons soldats soient versés dans des effectfis constitués pour une période déterminée, afin qu’ils puissent constituer une réserve permettant de satisfaire aux exigences futures des opérations militaires.Les dispositions à prendre à cette fin ne nécessitent que peu de modifications dans les rouages déjà existants, et ces changements peuvent être promptement réalisés.Il faut également pourvoir à l’élimination des unités, formations, quartiers généraux et effectifs locaux qui, plus tôt au cours de la guerre, devaient être affectés exclusivement à la défense territoria- „ „.«v vale; il faut aussi effectuer, confor- s n?Peuvent faire partie mément à nos besoins présents, le un*tes ue combat ni des corn très nostes des hnm- Pa8niÇS de travail.J’entends cens Puisqu’il faut, pour assurer aux anciens combattants le premier choix des emplois rémunérateurs, conserver dans l’armée territoriale un grand nombre de mobilisés, j’ai 1 intention d’affecter ceux qui demeureront dans les compagnies de travail à des entreprises utiles qui contribueront en partie à leur for-mation et sensiblement à l’effort militaire du pays.Inutile de répéter que ces hommes ne recevront que la solde et les allocations mili-taires prévues par les règlements ue I armee et qu’ils n’auront droit au plus qu’aux congés dont jouis sent nos troupes d’outre-mer.Les catégories inférieures L’armée territoriale contient un certain nombre d’hommes et de ca LE Dr ALBINI PAQUET transfert à d’autres postes des hommes ainsi libérés et voir à ce que les membres des unités territoriales qui sont dans les catégories médicales voulues de même que les militaires employés ailleurs soient relevés de leurs postes et que ceux qui sont en congé soient rappelés.C’est ce que nous sommes en voie de faire, aussi rapidement qu’il nous est possible d’examiner chaque cas individuellement et de trouver les remplaçants voulus, lorsque la chose est nécessaire dans l’intérêt public en vue défia poursuite de la guerre.Ainsi, il y a quelques semaines plusieurs centaines d’hommes ont été détachés pour aider à la construction du nouvel hôpital de Sun-nybrook.On aurait pu leur donner ordre de retourner à leurs unités, mais le travail qu’ils accomplissent et qui est du plus pressant intérêt pour nos anciens combattants «blessés, s’en serait trouvé retarde.En conséquence, nous avons décidé de laisser ces hommes poursuivre ces travaux pour le moment et de remplacer tous ceux qui sont physiquement aptes au combat par des hommes d’une catégorie medicale inférieure.On agit de même dans le cas d’autres travaux d’importance nationale dans les usines de fabrication d’obus et.dans les entreprises de construction.On veut des soldats efficaces L’intention est de concentrer dans les unités recrutées sous l’empire de la loi sur la mobilisation des ressources nationales et destinées éventuellement aux théâtres de guerre tous les hommes physiquement aptes et pouvant devenir des soldats efficaces.C’est la première priorité, et elle est envisagée comme telle.Le standard de tries pour quelque motif que ce soit,! l’instruction sera haussé au niveau ces actuelles, mais sont disposés à se rendre outre-mer si on les envoie.des mesures relatives au transport culre-rner.Nouveauté Problèmes d’aujourd’hui par Louis MARLIO Nationalisme et internationalisme — Les origines du système corporatif — La renaissance du système corporatif — Les expériences du corpdVatisme moderne — La corporation de demain — Pour que la France vive ! Volume de 235 pages.Au comptoir $1.25, par poste $1.35.SERVICE DE LIHKAIRIE DU "DEVOIR" la Combats à livrer La question de temps Je pense que je devrais maintenant exposer le problème du point conformité de la n de vue dit nombre et du temps lr?liP,âcH.t,u‘ nous re.s,e è Je veux d’abord affirmer nu’en p ir’• ^est pourquoi, av général il n’v a présentement meu P-trm 2Sl0n* je,.ve«x donner à la n'' pénurie itmc „„iemcnt ,UICU' Lhambre une idee des batai les que services outre mër r’• ”,Ct ««o* devront encore livrer les armées ____ .J clioute duc ailiers.Hnnf nn* nrnnrnc «rsturtAi Si nous vouions être réalistes, nous devons établir nos plans en j stricte conformité de la nature de à accom-ec votre permission, je veux donner à la nous ne nrAvnvea.ajoute Que ! alliées, dont nos propres troupes rie dans tnnc °y ns ?DC*«ne P^nu-1 canadiennes forment actuellement ,i„ «s ,c?s services au cours | une importante partie.Italie que dans le nord-rope, le combat se li-des zones puissamment -’M au cours une miporuin les eh fri01 P *'quelle s’appliquent ! Tant en Ita l’été .donaes.soit jusqu’à I ouest de l’Eui eenen, IT* ln\ Malhcureusement, I vie dans des„«.,« 'vue * * i Ce n eSi ,)as au Point de | fortifiées sur vie grandes profon-.1, 31 due se pose le problème deurs et munies de tous les obsta- nans te moment, car on ne peut Ples et de tous les moyens qu’a ou men repidement faire passer les i ‘«uaginer l’esprit allemand pour rc-ommes d’une arme ou d’un ser- ! ,arder notre avance.Dans le nord vice à un autre; et même, ahstrac- .tion faite de la question de temps il y a une limite que l’on ne peu» franchir dans la revision des effec- tifs.La difficulté surgit au sujet de 1 infanterie parce que c’est dar! cette division de nos forces que !C„S Z\-CS ,on.t été, le P,lls lourdes en Italie et dans le nord-ouest de 1 Europe depuis le jour J.En général.compte tenu de toutes les armes, le chiffre de nos pertes se rapproche sensiblement de nos prévisions; mais, pour ce qui est de l’infanterie, les pertes ont été plus élevées que le chiffre prévu sur le- ouest de l’Europe, des centaines de mille personnes asservies ont travaillé des années durant à la construction des défenses fixes qui protègent la frontière occidentale.Les défenses ont été aménagées avec soin par les ingénieurs habiles de l’armée allemande de façon à leur assurer tous les avantagea topographiques.On y trouve tous ses accessoires destines à rendre la vie;facile aux troupes de garnison: puissants emplacements en béton pour mitrailleuses et canons anti-enars, abris à l’épreuve des bombes ri!r c Çers°nnel en repos, réseau i l uL Perfer)ionné de roules et de .hemins de fer pour assurer le quel reposaient les plans relatifs à |ra'isïert rapide des réserves d’un nos renforts.Que si les pertes se — ‘ «« reserves a un maintiennent à ce pourcentage élevé, il est for» possible que notre infanterie manque d’hommes pleinement formés, ce qui pourrait se produire à la fin du mois de janvier ou au mois de février de l'année prochaine.Pour parer a ce risque, nous aurons alors dans les dépôts un grand nombre de fantassins dont l’instruction est sur le point assurer „0,,Tri rapit,e des réserves d'.VU'}1 •au,re’ cûbles profondé-i ®n^ou*s sous terre pour assu- sei rév.rvInm.Un,!'a,ions ct fn,rnen-•ilnci 't„ ves .de vvfcs.iie munitions aè nm.?i de pièces de rechnn-suiu e L,?.Canons’ lcs ''bars d’as v .e* autres engins eje mierre de ce,>uu’il°n/i u0US dîre duc rien iipP U1 ^!ait possible d’imagi- chaque TnTSeî raands, ré ' .i,ouvriers aile-units à un régime de tra- car, autrement, il en résulterait de graves conséquences pour tous.Dans une guerre de siège, il faut, pour remporter la victoire, ou fournir des obus ou sacrifier des vies humaines; et pour hâter cette victoire, de vastes quantités d’obus sont nécessaires.Les hommes appelés J’en arrive maintenant aux hommes appelés sous le régime de la loi sur la mobilisation des ressources nationales.Depuis mon accession à mon poste, je me rends compte qu’on a maintenu ce groupe d’hommes pour une foule de raisons.Certains d’entre eux ont reçu l’instruction propre aux soldats; d’autres, entièrement ou partiellement en-trainés comme soldats, ont servi de temps à autre de réserve mobile d'ouvriers qu’on a affectés à des travaux de construction et à d’autres tâches.D'autres ont aidé aux récoltes, se sont adonnés aux travaux miniers et forestiers.Je ne doute pas que tous ces travaux soient d’importance nationale, mais, à mon avis, il ne faut pas que, en y affectant nos soldais, nous les empêchions ainsi de se rendre outre-mer.Je constate que certains de ces soldats ont été fort grassement payés pour ces travaux ct je ne m'étonne guère de ce que ceux qui recherchent leur intérêt personnel et qui ont ou la chance de réaliser de fortes sommes d’argent refusent de s’enrôler volontairement pour le service outremer.La ligne de conduite que l’on entend suivre au sujet de la loi sur la mobilisation des ressources nationales a été énoncée par le premier ministre quand il a parlé à la radio au peuple canadien, le 8 novembre dernier.l.es points particuliers que je juge de mon devoir d’exposer maintenant sc rapportent à l’utilisation de ces effectifs au Canada.En toute justice pouf- nos troupes qui ont servi de longs mois outre-mer et qui ont supporté le gros de la bataille, il a été décidé qu’elles seraient les premières à profiler des emplois qui s’offriront quand la guerre prendra fin.Cela veut dire que les_ mobilises qui ne sc sont pas enrôlés volontairement resteroht en uniforme jusqu'au jour où ils pourront être démobilisés sans nuire aux intérêts de nos militaires qui reviendront d’outre-mer.Voilà des questions de la "lus haute importance au sujet desquelles vous aimerez à être renseignés à fond êt je ferai de mon mieux pour vous fournir les renseignements voulus aussi brièvement et aussi clairement que je puis le faire et de vous mettre aA courant des mesures qui out i#e prises.élevé sur lequel nous avons insisté en Angleterre.Il y a un nombre considérable de mobilisés sous l’empire de la loi sur la mobilisation des ressources nationales dont l’aptitude physique est en deçà des normes exigées pour les combattants de première ligne mais qui, par ailleurs, peuvent rendre d’utiles services en campagne, dans les installations de base, sur les lignes de coramunica-lion et dans les zones avancées en arrière des fronts de bataille.L’armée britannique a groupé ces hommes dans les corps de pionniers et en a fait une réserve de main-d’oeuvre à la disposition des - - entends ceux dont la santé est délabrée; à mon sens, ils devraient être examinés un a un et démobilisés s’ils sont classés dans des catégories inférieures aux normes exigées pour le service militaire.11 eu est d’autres, dans les catégories physiques inférieures, qui, en raison de leur formation technique ou autre, devraient être placés dans I industrie en vue de prêter leur concours dans le grand effort que nous devons déployer.Nous nous proposons de les placer dans une réserve qui pourra être libérée de 1 activité de service mais qui sera sujette à rappel.Si.je suis entré dans beaucoup de details au sujet des gens régis par la loi Sur la mobilisation des ressources nationales, c’est qu’il y a là un problème qui présente de grandes difficultés et qu’on ne peut résoudre par une mesure unique.Renforts supplémentaires obligatoires •Permettez-moi maintenant de revenir à la grande question qui nous préoccupé tous à l’heure actuelle.Je veux parler des renforts supplémentaires que nous devons trouver en vue d’assurer un appui efficace a nos unités et à nos troupes d’outre-mer en campagne et de leur fournir les réserves dont elles ont be-soin pour les grandes batailles qu elles livreront.Il est absolument nécessaire, si 1 on veut maintenir la confiance de celles de jios forces combattantes qui se trouvent sur les théâtres de guerre en Europe, qu’il y ait une réserve raisonnable de renforts outre-mer.L’absence d’une telle réserve pourrait entraîner des pertes qu’on aurait pu éviter.Nous devons sauvegarder la vie de nos combattants par tous les moyens que nous pourrons prendre ici.Le nombre d’hommes requis pour constituer cette réserve est plus considérable que celui que l’on pourrait obtenir à temps si les recrues s’enrôlaient volontairement dans l’armée activa.•l’jd déclaré qu’il nous manque 16.000 hommes pour répondre à tous les besoins en utilisant les hommes qui se_ sont inscrits volontairement.J’ai dit que nous nous proposions de maintenir le système volontairé jusqu’à l’extrême limite.J gjfait remarquer qu’il nous faudra 5.000 nouveaux fantassins entraînés au début de décembre pour faire rej Le J>r Albini Paquet, ministre de la San| dans ie cabinet provincial, qui porte ta a parole aujourd’hui au eongrr rùw vsyr**” n,™ ST SyS’Xïïfr'-i K exigés?’* " ““'«j tip^ê 0ratey*’> en conclusion, jjt ns a exprimer ma reconnaissan ce a celui qui m’a précédé dan mes fonctions.Il m-a laissé pres que tous ces fonctionnaires parti euhers sans l’aide loyale desquel je n aurais pu accomplir les tâche -qui «imposaient ces trois derniè res semaines.Je lui suis vivemen reconnaissant, ainsi qu’à son per sonnel,, de la façon dont ils on servi 1 interet publié sous ce rao port.^ M- l’orateur, j’ai accepté la situa tion telle que je l’ai trouvée.Avec T ce point d’appui, j’ai tout tente < pour aller de l’avant.J’espère que dans une certaine mesure j’apporte mon concours au but qui doit i inspirer les efforts de tous, c’est-à-dire 1 efficacité de notre armée d outre-mer dans l’immense tâche qu il lui reste à accomplir pour ac-« quitter notre part équitable de la victoire en Europe et pour assurer la paix qui suivra.Si nous sommes unis pour commencer ccttc ère nouvelle, nous serons puissants et pourvus du nécessaire pour porter le bonheur et le bien-être de notre population à un degré insoupçonné jusqu’ici.ra&’rttï* main-d oeuvre à la disposition des face à ,a situation qui régnera à la ingénieurs pour la construction des fin de janvier, qu.n nous faudra en routes, des chemins de fer, des aé- ¦ rodromes, des fortifications de campagne, et autres ouvrages du même genre; elle les affecte au service des dépôts de base, au chargement des vivres et des munitions; elle les verse dans les services de réparations et leur demande d’exécuter généralement le travail clés ouvriers non spécialisés chaque fois qu’il est besoin de libérer de ces lâches accessoires certaines troupes combattantes.Compagnies de travail canadiennes Nous organisons aussi des compagnies de travail canadiennes.L’instruction militaire ne tient pas une bien grande place dans cette formation.C’est de ce corps (le travail que nous nous proposons de retirer les hommes rcquisi pour 1 execution des travaux d’importance nationale que nous devons entre-1 prendre pour la poursuite de la j guerre.Four ce faire vous admettrez, je le sais, qu'il y a deux écueils à éviter.Nous devons tout d’abord nous assurer que les tâches requises sont ! véritablement d’importance nat4 54 54 >,4 Dom.Bridge .30>, 30', 30'; Ogilvie .26’4 Dom.Dairies .9L* 8', 9l4 ‘ Ottawa Power priv.94 Dom.Dairies priv.24 24 24 ! Penmans .60 Dom Glass .120 120 120 j Quebec Power .14 134* 14 Dorr.Textile priv.164 ! St.Law.Corp.274 Electrolux 12’, 12'4 12'4 St.Law Paper priv 60 Foundation Co.21 Sicks Brew.23 74 Gatineau priv, .97 St^el of Canada 69 G*n Sr^ei Wares 16la 16'j 16'.steel of Canada priv 76 75‘, 76 Gen Steel W*-es priv.105 105 105 Walker .77 77 77 Howard Smith ! 9 * â 19 >, 19’ ; Walker priv.2234 Impcna: Oil .13\ 13'j 13 > Weston orlv.105 105 105 let.Bronse .18*4 Winn.Electric 6 >4 6 6‘4 Int N-.cIte! 31*4 Sl'j 31' • Winn.Electric priv.66 66 66 Int.Pete 2m 21 21'* Obligations: Int.Power priv.no ‘Mont.Power Notes .4914 .Choses et autres LE CURB DE MONTREAL cem.APltlbl .Abitibi prie.Beatty Bros A .Brand-Henderson .B C.Pulp & Paper Brown Co.( cents i Brown Co.pr.C-N.Power prlv.|C-P.& P.Inv.icents) ;C-P.& P.lar.pr |Caa.Vickers pr, iClaude Neon fcents) .i Consolidated Paper Dom.Oilciotb .Saut Bu l'erra Haut Bas Ferra V 3-H ' ' 3si ‘ 3N ! Int.Utilities 21 Maple Leaf Mining .9 , » 9 52 52 Maple Lf.M.A.pr 18 .33 33 33 Melchers 344 3'4 314 6 .20'2 .225 225 225 Melchers pr Thrift Stores pr.Mines (cote en cents) 8*4 26 844 814 .38 Aidermac 19 19 19 89'2 Aumaque 85 85 85 .50 Jollet-Quebec .9',2 8 9 6 Perron 116 116 116 .53 S3 53 Slscoe 65 65 65 26 8»4 Sullivan 162 160 161 8»4 8'2 Towagmac 25 25 25 .38>-, Waite Amulet .* 465 465 465 La Bourse de New-York La tendance était légèrement à la hausse au début mais est devenue irrégulière et plusieurs titres enregistrèrent des pertes.Dans les avionneries.la possibilité de baisse dans les profits et les bonnes nouvelles de la guerre n’ont pas été favorables à ce groupe, ii en fut de même des titres des usines de guerre.Lockheed, Grumman, Douglas Aircraft, Boeing et Glenn Martin n'ont pas été très soutenus.U.S.Steel, Bethlehem.Westinghouse, General Motors, Chrysler et Seats Roebuck se sont légèrement repliés.A la hausse par intervalles étaient N.Y.Central, Southern Pacific, Standard Oil N.-J., U.S.Rubber, American Telephone, et Montgomery Ward.La Bourse de Montréal L’échange a été peu .considérable et l’allure plutôt irrégulière sur le marché local.Abitibi 6% priv.à la suite de la publication du plan de réorganisation, a reculé de 2 points et Fraser et Donnacona ont haussé, et Dryden.Brown et Consolidated Paper se sont repliés.General Steel Wares et Asbestos dans ks industrielles, étaient plus soutenus et Dosco ‘B’ un peu à la baisse.Dans les utilités Power Corporation était plus ferme, et Canadian Breweries priv.dans les boissons avait tendance à la hausse.Dans les raffineries Imperial et International Petroleum ont perdu du terrain ainsi que Noranda et Smelters dans les métaux.Sullivan, dans les mines, accusa une perte.Bourse de Toronto L’àchange s’est bien comporté sur ce marché et les prix étaient fermes.Obitibi (>% priv.s’est légèrement replié et il y eut des pertes fractionnaires enregistrées par Abi- iî.„ord’ Canada Cernent et Hiram V alker.Dans les mines d’or East Malar-tic et U Brien ont accusé une pert * de 1 cent à 2 tandis que Kirklan’ Lake.Sladen et Chestervillc étaient en meilleures positions.Steep Rock, dans les bas métaux accusa une perte de 3 cents et No-rando de V< à 53%.Les huiles de M.Hyman Grover nommé vice-président | D’importants changements ont t été effectués à la direction de Regent Knitting Mills Ltd, de S.-Jérôme, lors d’une assemblée des administrateurs tenue hier à Montréal.M.Hyman Grover, qui acquérait récemment le contrôle de la ] compagnie, a été réélu vice-président et administrateur-gérant, en remplacement de M.Jean Rolland, démissionnaire.M.J.-C.Belle-Isle, ! secrétaire-trésorier, a été appelé à faire partie du conseil d’adminis-1 ration.Le comité de direction se compose maintenant comme suit: M.C.- G.de Tonnancourt, président; M.H.Grover, vice-président et administrateur-gérant; M.J.-C.Belle-Isle, secrétaire-trésorier; MM.de Gaspé Beaubien et H.Holdroyd, administrateurs.M.Herbert Siegmund continuera de diriger les opérations à l’usine de S.-Jérôme, tandis que M.L.Ga-hpeau continuera d’exercer ses fonctions de gérant.Aucun changement n’a été apporté à la division des ventes à Montréal.M.1>.Drapeau restera préposé à la vente des tricots; M.J.-A.Leclair, à la vente des tissus; et M.R.Renaud, à la vente des filés."Imperial Varnish and Color Co." Les bénéfices nets de l’Imperial Varnish and Color Co.se sont élevés à $66,587 pour l’exercice terminé le 31 août, à comparer à $55,-852 pour l’exercice précédent; c’est l’équivalent de $f%21 par action privilégiée et de 94c par action ordinaire, en comparaison de $5.21 et 74c respectivement.Ce montant n’inclut pas la partie remboursable de l’impôt qui est de $4,714 au lieu de $17,280 l’exercice précédent.Le fonds de roulement a enregistré une légère augmentation, passant de $701,070 à $713 023."Northern Canada Mines" Toronto, 21 (P.C.).— Northern Canada Mines a eu un revenu net de $25,105 pour l'exercice terminé le 30 septembre à comparer à $24,732 pour l’exercice précédent.La compagnie rapporte que les travaux d’exploration sc sont accélérés dans la région de Snow Lake, Manitoba, en Ontario et dans le Québec.Quatre publicistes canadiens à l'honneur Le ministre anglais des Vivres vient de porter à •ïü'/i le pourcentage de blé indigène qui doit être employé dans le mélange de meuniers et il a limité à 5% le mélange de farine étrangère.Cette mesure, dit la Revue de la situation agricole au Canada, parait indiquer que le gouvernement anglais réduit ses stocks à mesure que la situation militaire s'améliore.* * * Les ventes des polices d’assuran-ce-vie au Canada et Terre-Neuve se chiffrent à 849,’’32,000 d’après un rapport de la Life Insurance Sales Research Bureau, pour le mois d’octobre.Le montant de la province dp Québec est de $12,445,000 et celui de l’Ontario de $21,204,000.* * * Le total du commerce extérieur, l’or exclu, pour les neuf premiers mois, a atteint le chiffre exceptionnel de $3.907 millions, au lieu de $3,414 millions pour la même période en 1943, mais le chiffre du troisième trimestre, $1,274 millions, est inférieur à celui du trimestre précédent et la période comparable de l’an dernier, soit $1,452 millions et $1,286 millions respectivement.Les importations ont poursuivi leur ascension, celles du troisième trimestre se chiffrant par $465 millions, au lieu de $449 millions, au deuxième trimestre, et de $437 millions au troisième trimestre de 1943.Les exportations de produits canadiens $800 millions sont en recul comparativement aux $994 millions du trimestre précédent et aux $841 millions de la période comparable d’il y a un an.Les $8 millions de réexportations sont un peu en deçà du trimestre précédent et à peine au-dessus d’il y a un an.Les exportations nettes d’or non-monétaire ont continué de baisser et.avec leur total de $25 millions, elles accusent $4 millions de moins qu’au deuxième trimestre, et $7 millions de moins qu’au troisième trimestre 1943, (l’après le bulletin bancaire de la Banque Canadienne de Commerce.* * * Le rapport financier de Chrysler Corporation se terminant le 30 septembre 1944, montre un total de vente de $762,318,364.53 pour les neuf premiers mois'de l’année.Les profits nets, après déductions faites, se chiffrent à $18,334,451.64 ou $4.21 par action contre $16,997,-079.77 l’an dernier.L’encaisse, le 30 septembre 1944, se monte à $157,830.201.04 comparativement à $105,113;828.03, pour l’exercice précédent de 1943.Les dépôts pour contrats de guerre se chiffrent à $82,495,023.97.L’actif total est de $419,503,277.48, en regard de $357,152,439.38.Le passif à court terme est de $229,187,305.36 comparativement à $188,828,327,-.50.Les réserves sont de $51,986,-673.26 contre $41,698,928.92.Le président de la compagnie, M.K.T.Keller, a dit que la production de guerre se poursuit toujours, mais que dès qu’un ralentissement se fera sentir, la compagnie sera en mesure de reprendre ses activités d’avant-guerre.* * * Asbestos Corporation paiera un dividende de dix cents par action à part du dividende régulier de 20 cents du mois de décembre.Ce qui fera un total de $1 par action pour 1944, comparativement à $1.30 en 1943 et $1.40 en 1942.Le rendement pour 1944 sera de 4.76 pour cent pour l’année.Les profits moindres, viennent de ce que la main-d’oeuvre est plus chère et le coût du matériel plus élevé.* Ÿ * L’année 1944 s’avère très bonne pour les banques, à ce que l’on peut voir par les rapports financiers.Le bilan de la Banque Royale publié aujourd’hui montre un actif total de $1,526734,251.53; c’est le plus élevé encore vu au pays.Les fonds d’Etat et autres obligalions et debentures s’élèvent à $955,538,246.28 et l’en caisse se chiffre â $184,473,969^24.Les prêts à demande sont de $51,-165,850.69.Ses disponibilités au montant de $1,279,222,637.57 représentent 88.3 pour cent de tous ses engagements envers le public.Les prêts commerciaux et autres s’élèvent à $203,104,015.12 et les engagements des clients en vertu d’acceptations et lettres de crédit se chiffrent à $16,604,87(5.48.Le total des ressources de la banque est de $1,526,734;251 et le total de ses responsabilités envers le pu- blic est de $1,448,768,876.48, soit un excédent de $77,965,464.71.Le surplus reporté est de $2.413,821.32 en rgeard de $1,879,521.13 pour l’exercice financier de 1943.?4P Les avionneries et les usines de guerre n’ont pas été très favorisées à Wall Street, la possibilité d'une baisse dans les profits et les nouvelles de guerre plutôt encourageantes reçues dernièrement ont eu tendance à diminuer l’enthousiasme des spéculateurs.La majorité des titres ont enregistré une baisse allant parfois jusqu’à 2 points.Le dollar canadien a débuté à la hausse avec 1-16 à 10 1-8 d’escompte.A Toronto le marché a été ferme et les prix réguliers.Dans les papeteries, Abitibi 6 pour cent s’est légèrement replié et dans les mines d’or il n’y eut que quelques changements fractionnaires.Steep Rock, dans les métaux, accusa une perte de 3 cents et les huiles de l’ouest étaient fermes.Sur le marché local la tendance était irrégulière et l’échanpe peu considérable.Abitibi 6 pour cent priv.a reculé de 2 points après que le plan de réorganisation fut connu.Dans les industrielles, les métaux et les mines, il n’y a pas eu de changements notables.! afin de dégrever autant que possi-l ble la propriété foncière.La résolution demandant cette réforme avait été suggérée par M.Jeannette, de Montréal, et elle a été adoptée à l’unanimité après que le maire de Québec, M.Lucien Borne, qui avait proposé que le gouvernement provincial prenne à sa charge le coût entier de l’instruction primaire, qu’assument présentement en entier les municipalités, se fut rallié à l’autre proposition.Plusieurs autres résolutions importantes, dont plusieurs avaient été soumises par ics représentants de la ville de Québec, ont été adoptées, au cours de la séance d’hier après-midi de la convention qui s’est terminée hier soir au Château Frontenac.Après la discussion des résolu- tions, le maire Borne a pris la parole pour remercier le président de l’Union des Municipalités, M.Napoléon Courtemanche, de la part qu’il a prise au nom de leur groupement, pour faire adopter par la législature, le princioe de trois ans.Les journaux de Londres parlent du débat Londres, 24 (P.C.-Par câble).— Les journaux du soir de la capitale anglaise ont encore une fois signalé le • débat qui se déroule actuellement au Canada sur la conscription.Le Standard et le Star mentionnaient tous deux ce débat en première page, tandis que le News rapportait, dans une page intérieure, la manifestation anticonscriptionniste qui fut faite hier soir à Québec.Au cun journal londonien n’a fait dd commentaires sur ces événements* 20,000 lieues sous les mers par JULES VERNE * Deux volumes, 250 pages chacun.Illustrations en noir.Au comptoir $2.00, par la poste $2.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Le maire Borne élu à la présidence A l'issue d'une séance mouvementée ou congrès de l'Union des municipalités — Autres membres de l'exécutif — Résolution adoptée - concernant la distribution du coût de l'instruction primaire Québec, 24 (P.N.C.) — Le maire de Québec, M.Lucien Borne, a été élu à la présidence de l’Union des municipalités, à l’issue d’une séanoe très mouvementée de la dernière journée de la convention de ce groupement, hier après-midi.Les délégués ont dû remettre à hier soir l’élection des autres membres de l’exécutif, pour se rendre chez le lieutenant-gouverneur à Spencer-wood.Le maire de Québec, dont la nomination avait été proposée par M.J.-A.Auclair, de Giffard, a obtenu une majorité de 16 voix sur M.Paul Pratte, maire de Longueuil.Sur un total de 133 votes, le maire de Québec en a recueilli 74, le maire de Longueuil 58.Un vote fut annulé.Les autres membres de l’exécutif ont été élus comme suit: vice-présidents MM.Paul Pratte.maire de Longueuil, J.-A.Guy, N.P., maire de Saint-Martin de Laval, et Edward Wilson, maire de Verdun, respectivement premier, second et troisième vice-présidents, tous trois élus par acclamation; directeurs, MM.les maires Roméo Paquet, de Sille-ry, H.-P.Boivin, de Granby, Auguste Baribeau, de Sainte-Anne de la Pérade, tous trois élus par acclamation, et J.-T.Beaudoin, de Thet-ford-les-Mines, et George Smith, de Chicoutimi, qui ont obtenu de fortes majorités sur leurs adversaires, M.Uldège Fortin, de Farnham, dans le premier cas.et Geo.Liboi-ron.de Sainte-Agathe des Monts, et Charles Aubry, de Saint-Jérôme, dans le second.Québec, 24 (D.N.C.) — L’Union des Municipalités a adopté hier après-midi une résolution demandant au gouvernement provincial d’essayer de distribuer autrement le coût de l’instruction primaire, LOI DE FAILLITE No 151 Avis aux créanciers de la première assemblée sur cession Dons l'affaire de la faillite de : NOEL CARPENTIER, tailleur, 133 Chemin Chambly, LONGUEUIL, Qué.Débiteur.AVIS est par tes présentes donné que NOEL CARPENTIER, de Longueuil, Qué , a lait une cession de ses biens le 17 novembre 1944.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le Sème lour de décembre, 1944.à 10 heures de l’avant-mi-dl.au bureau du Séquestre Officiel.Chambre 31.Palais de Justice à Montréal.Pour avoir le droit de voter à ladite assemblée, 11 faut que les preuves des réclamations et les procurations soient déposées entre mes mains avant rassemblée.Les personnes qui ont des réclamations à l’encontre de ces biens doivent les faire parvenir au gardien ou au svndlc lorsqu'il sera nommé, avant que la distribution ne soit faite à défaut de quoi le produit de l'actif sera distribué entre les ayants droit, sans égard à ces réclamations.Daté è Montréal ce 17 novembre.1944.GARDIEN : JOSEPH-O.DUHAMEL | No 152.rue Notre-Dame est, MONTREAL, Qué.l’ouest étaient inchangées.T Au récent congrès annuel de l’Association des publicistes canadiens, les prix pour 1944 ont été distribués par le président, M.R.L.Sperber, de Sterling Products Limiled.On a particulièrement tenu compte des oeuvres inspirées de la guerre.Les récipiendaires sonl, de gauche à droite, M.Harry Sedgwick, directeur du bureau de la Commission canadienne d’information en Vmps de guerre à New-York, médaille d’argent; M.B.W.Keightley, de la Canadian Industries Limited, Montreal.qui a reçu une médaille d’or M.C.R.Vint, président de Colgate-Palmolive-Peet Co.Limited, de Toronto.médaille d’argent; el M.Hector Fontaine, président de l’Agence canadienne de publicité, de Montréal, médaille d'argent, son travail relativement à la publicité de gucr re du gouvernement dans la provin ce de Québec, a çté particulière ment souligné.Vos propriétés vous causent-elles des soucis?m La collection des loyers, le renouvellement des baux, les réclamations des locataires, les taxes et impôts, etc., vous occasionnent-ils des ennuis?Alors confiez-nous l’administration de vos propriétés.Notre société possède toutes les qualités requises à l’exercice de cette fonction.Nos honoraires sont modiquqs et vous serez débarrassé de tous vos soucis.Consultez-nous, vous ce vous engagez aucunement.SOCIETE __ 0 ADMINISTRATION V ET DE FIDUCIE ADMINISTRATRICE et fiduciaire _____ “ 8*t, ru» Saint-Jacquei — Montréal • rédlt Fonoltr Franeo-Canadlan — Ttltnhon*: PLatMU 3821 BANQUE DE MONTREAL Fondée en 1817 'Présentation, sous une for me facile à comprendre, du RAPPORT ANNUEL 31 octobre 1944 ACTIF Encaisse dans ses voûtes et argent en dépôt à la Banque du Canada.Billets des autres banques et chèques tirés sur elles .Payables comptant sur présentation.Argent déposé dans les autres banques .a ¦ Disponible à demande ou à bref délai.Fonds d’Etat et autres obligations et debentures .• A pas plus que leur cours.La majeure partie de cet titres consiste en obligations du Dominion et en obligations de premier ordre des provinces et municipalités, remboursables à court terme.Actions.Actions d’entreprises industrielles et autres actions.A pas plus que leur cours.Prêts à demande .« * • « Au Canada , .a „ » $ 6,632,049-80 Ailleurs .44,533,800.89 Payables à demande et garantis par des obligations, actions et autres titres négociables d’une plus grande valeur que les prêts.$184,473,969.24 56,397,561.85 31,264,469.84 955,538,246.28 382,539.67 51,165,850.69 TOTAL DE L’ACTIF RAPIDEMENT REALISABLE .(soit 88.30 p.100 du passif envers le public) Avances aux gouvernements provinciaux et aux municipalités, y compris les distrias scolaires .Prêts commerciaux et autres prêts.Au Canada' .$194,487,531.12 Ailleurs .t 8,616,484.00 Aux industriels, agriculteurs, marchands et autres personnes, à des conditions compatibles avec les principes de la banque.Locaux de la Banque.« Deux propriétés seulement sont portées au nom de sociétés de participation; les actions et les obligations de ces sociétés sont détenues en entier par la Banque et apparaissent aux livres pour fl.00 dans chaque cas.Tous les autres locaux de la Banque, dont la valeur dépasse de beaucoup $12,900,000, sont inscrits à ce poste.Propriétés immobilières et hypothèques sur propriétés vendues par la Banque.Acquises dans le cours des affaires d» la Banque et en voie de réalisation.Engagements des clients en vertu d’acceptations et lettres de crédit.Représente engagements des clients pour lettres de crédit émises et traites acceptées par la Banque pour leur compte.Autres valeurs actives non comprises dans ce qui précède (mais y compris la partie remboursable des impôts du gouvernement fédéral, soit $975,703.73) .Soit un actif total de .w , $1,279,222,637.57 11,576,134.02 203,104,015.12 12,900,000.00 327,291.46 16,604,876.48 2,999,296.88 « ^ $1,526,734,251.53 $1,420,811,136.87 ,• $1,244,528,982.86 176,282,154.01 8,568,045.00 16,604,876.48 2,784,728.47 PASSIF Passif envers le public Dépôts .« « • Au Canada , ¦ ¦ Ailleurs .’ » Payables à demande ou après avis.Billets de la Banque en circulation .* .£ .Payables à demande.Acceptations et lettres de crédit en cours .Responsabilités financières encourues au nom des clients (voir contre-partie à l’actif f.Autres créances.hem qui ne se rangent pas sous les rubriques prèiédentes.Total du passif envers le public .Pour y faire face, la Banque a un actif qui s’élève, tel que ci-dessus, à.Ce qui laisse un excédent d’actif sur le passif, qui représente la part des actionnaires, le passif envers le public ayant priorité sur cette part.Capital.$36,000,000.00 Réserve, profits non répartis et provisions pour dividendes .41,965,464.71 $ 77,965,464.71 ^ ' «T s.-ir-w»r nrrjrr.fr igmnr-'^» * COMPTE DE PERTES ET PROFITS Profits de l'année se terminant le 31 octobre 1944, déduction faite des affectations au Fonds de Réserve contingente, à même lequel il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses, et déduction faite des prévisions de l'Impôt sur le Revenu et de l'Impôt sur les Excédents de Bénéfices s'élevant à $3,725,000 (dont $340,000 sont remboursables en vertu des dispositions de la loi de l'Impôt sur les Excédents de Bénéfices).Dividendes payés ou payables aux actionnaires .$2,160,000.00 Amortissement des immeubles de la Banque .500,000.00 $1,448,768,786.82 $1,526,734,251.53 $3,194,300.19 2,660,000.00 Solde du compte de Pertes et Profits au 30 octobre 1943 , Solde (le Pertes et Profits reporté.$ 534,300.19 $1,879,521.13 $2,413,821.32 REMARQUE AU SUJET DE L’AJUSTEMENT SPÉCIAL DES IMPÔTS POUR L’ANNÉE TERMINÉE LE 30 OCTOBRE 1943 Le Ministre des Finances a exprimé l'opinion que les transferts effectués en 1943 au Ponds de Réserve contingente, à même les bénéfices de la Banque, excédaient les besoins raisonnables de la Banque.La direction et les vérificateurs de la Banque ne sont pas d’accord avec le Ministre à ce sujet, mais ayant été avisés des vues du Ministre et de son but d'agir en conséquence, nous avons estimé qu'une somme d’environ $2,200,000 des dits transferts devra être ajoutée au revenu de l’année terminée le 30 octobre 1943, pour fins d'impôt.La Banque sera donc appelée à payer, pour l'année 1943, un impôt additionnel d'un montant semblable, en vertu des lois de l'Impôt sur le Revenu et de l’Impôt sur le^pxcédents de Bénéfices.Provision a été faite pour cet impôt additionnel à même le Fonds de Réserve contingente, dont vingt pour cent, c'est-à-dire $440,000 seront remboursables en vertu des dispositions de la loi de l'Impôt sur les Excédents de Bénéfices.GEORGE W.SPINNEY, Président B.C.GARDNER, Gérant général I t VOLUME XXXV — No 271 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 24 NOVEMBRE 1944 11 1 Triple aspect du problème de santé chez l’ouvrier, d’après M.G.Nairn Le président de la compagnie Lever Brothers Kexpose au congrès annuel de la Ligue canadienne de santé Le président de la Cie Lever Bro (hers of Canada a prononcé hier, à 1 h.30.à l’hôtel Windsor, au cours d’un déjeuner-causerie, devant les membres de la Ligue canadienne de santé, réunis en convention annuelle, une conférence dont nous présentons ci-après de larges extraits.Le conférencier rappelle d’abord qu’entré dans cette guerre nation agricole et forestière, “le Canada en sort nation industrielle’’, et que c’est au titre de chef d’industrie qu’il s’adresse à son auditoire.S’appuyant sur le dictionnaire d’après lequel la santé doit être à h* fois physique, mentale et morale, M.Nairn déclare: “Tout programme de santé doit être basé sur un grand principe de philosophi* et ne pas se restreindre aux moyens à prendre pour -econnaître les symptômes des maladies mais nous indiquer aussi ceux qui maintiennent la bonne santé générale.“Comme l’exemple l’emporte sur le précepte, j’ai aujourd’hui le privilège d’énoncer pour vous les principes fondamentaux que notre industrie pratique au Canada, de même que dans plusieurs autres pays à travers le monde.Je cite eeux-ci simplement comme illustration .“Notre fondateur fut le pionnier des villes-jardins et Port Sunlight est une preuve vivante comme quoi notre industrie s’intéresse au bien-être de ses employés de même qu’à ses produits.Lord Lever-hulme vit à ce que Port Sunlight fût pourvue de terrains de jeux, centres récréatifs, bibliothèques, théâtre et d'une église.“Par conséquent, je puis sans fausse modestie vous énumérer certaines mesures que nous avons prises dans l’üjtérêl de nos employés en me servant de l’expression santé dans tout le sens du mot.“En premier lieu, permettez-moi de présenter l’aspect physique de la santé.Pendant plusieurs années, la compagnie opera un département de “premiers soins”, principalement pour faire face aux accidents qui auraient pu se produire dans noire fabrique.Toutefois, notre opinion était que l’expression “premiers soins” était plutôt négative car nous tenions à encourager nos employés à se rendre à ce département non simplement pour faire panser leurs blessures, mais aussi pour mettre à leurs dispositions les soins et les conseils m-dicaux nécessaires dès les premiers symptômes d’une maladie quelconque.“Il y a déjà près de deux ans, nous ouvrions un nouveau département connu sous le nom de “Centre de santé”, lequel est ouvert vingt-heures par jour et dont le personnel comprend deux médecins et quatre gardes-malades diplômées.Tous les employés, de même que l’exécutif, ont le privilège de bénéficier des avantages du "Centre de santé”.Nous avons en plus, mis à la portée de tous, sans égard à leur position, le plan d’hospitalisation provincial que la plupart d’entre vous connaissez très bien.Nqus payons la moitié de la cotisation de l’employé, celle de sa famille y compris les enfants.“Nous avons aussi à l’usage des employés un cafétéria des plus modernes, sous la direction de dié-tétitiennes qualifiées où l’on sert des repas nutritifs et bien balancés, à des prix plus bas que_ le coûtant.L’importance donnée à la nutrition durant la guerre suscite l’intérêt du public sur la nécessité de donner toute l’attention voulue à un programme de nutrition à longue portée dont la communauté pourra bénéficier.C’est, un fait reconnu que la majorité du peuple consomme une quantité trop minime d’aliments essentiels et je n’ai aucun doute que des diètes non appropriées sont un des aspects importants a la santé dans le sens physique du mot, ce que tous vous reconnaissez déjà trop bien.Nous acceptons les pertes encourues dans notre cafétéria ^ comme notre contribution à la santé et aussi comme encouragement à la consommation d’aliments de haute qualité., , “Maintenant, voyons e second groupe — la santé mentale.11 arrive très souvent qu un desordre mental chez les travaillants, leur épouse et leurs enfants, est cause par des interruptions subites de leurs revenus., “Une des conséquences, qui ai-fectent le plus les revenus d une Personne est la maladie ou 1 accident, les dépenses augmentent toujours en de telles circonstances et certaines douceurs qui sont essentie -les à une guérison rapide Par l ap-paisement de l’esprit et des inqu -tudes monétaires ne peuvent pa être fournies et sont souvent cause d’un lent retour a la santé.M.BERNARD COUVRETTE Notre directive est de combler la différence qui existe entre la compensation qu’un accidenté reçoit du gouvernement et ses gages réguliers.En cas de maladie, nous payons au malade deux semaines et demie de plein salaire pour chaque année de service.De cette manière, nous lui enlevons de l’esprit toute inquiétude qui pourrait lui rendre sa maladie insupportable du point de vue financier.“Nous croyons qu’il y va du devoir de l’industrie de protéger ses gens dans de telles circonstances, car il me semble que ceci est une de leurs responsabilités premières.“Il serait peut-être intéressant oue je vous cite quelle a été notre approche de cette phase importante du problème que pose la santé morale.“Un des plus importants problèmes qui confronte l’industrie aujourd’hui, sinon le plus important de tous pour les nations industrialisées, est le rétablissement dans la vie civile des hommes présentement dans les Forces Armées.Il est un fait connu de tous que nos militaires eux-mêmes considèrent la question d’emploi comme leur plus (lifficile problème à résoudre pour l’après-guerre.A leur retour, ils n’accepteront pas charité ou assistance et, cette fois, ils ne retourneront pas vers cette “terre promise aux héros” comme ce fut le cas de la “Première Guerre Mondiale”, car alors ils s’aperçurent qu’en pratique elle n’est que légende.“Comment peut-on s’attendre à avoir une industrie en santé (dans le sens propre du mot) avoir à notre emploi des gens heureux et satisfaits si nous ne faisons pas plus que ce que la loi exige de nous?Nous ne pouvons nous contenter d’offrir à ces vétérans, leurs positions d’avant-guerre, non plus que les mêmes gages.“Nous comblerons leurs salaires au delà du maximum alloué pour la position qu’ils occuperont, et ceci, en plus des pensions qu’ils pourront recevoir de sources étrangères.La valeur de ce boni s’établira par le montant de gages qu’ils auraient dû percevoir s’ils nous éta\ent revenus en parfaite santé et prêts à occuper des positions responsables.” Le conférencier termina son exposé par quelques mots bien sentis sur le rôle de la Ligue Canadienne de Santé dans le bitm-être des futures générations du Dominion.Le Dr Martha Eliot La Ligue canadienne de santé a tenu à présenter au grand public les autorités les plus remarquables au cours de sa 25e convention annuelle, dans le domaine de la santé.Hier midi, au déjeuner-causerie, tenu à l’hôtel Windsor, le conférencier invité était M.George Nairn.Le soir, c’est le docteur | Martha !\f.Eliot, adjointe au chef du bureau de l’enfance du secrétariat américain du Travail, qui prononça une conférence.Elle avait intitulé son sujet La santé des.enfants et la sécurité sociale.Après avoir transmis aux directeurs de la Ligue canadienne de santé les souhaits du bureau qu’elle dirige, le Dr Eliot exprima son plaisir de parler devant un auditoire canadien, auditoire qui lui ést familier, car, depuis quarante ans, elle ne laisse pas autant que possible une sente année s’écouler sans nous revenir et elle assure avoir toujours tiré un grand profit des relations qu’elle entretient avec les Canadiens.Parlant ensuite de la très importante période de l’après-guerre, le Dr Eliot affirma que nous devons l’envisager et la rendre prospère “non seulement pour notre génération, mais aussi pour nos enfants qui seront les citoyens de demain”.Que tout enfant ait le droit d’être bien né signifie que la mère de tout enfant a le droit de recevoir les soins nécessaires avant, pendant et après la naissance de son enfant.CU'a signifie aussi qu’une attention particulière doit être portée aux soins qu’on donne aux enfants nouveaux-nés dans les hôpitaux et même que toutes les mères devraient être hospitalisées a la naissance “Il ne suffit pas, continua la conférencière, de dire aux parents ce qu’il faut faire; les meilleurs moyens et les ressources les plus modernes doivent être à la portée des parents afin qu’ils apprennent par expérience ce qu’un médecin de confiance et une garde-malade peuvent leur donner de conseils et de soins”.Elle appuya alors sur l'importance des centres de santé, où les mères peuvent apprendre non seulement à alimenter leurs enfants et les traiter en cas de maladie, mais aussi comment résoudre les problèmes d’éducation qui se présentent tôt ou tard.“Il est de suprême importance que toutes les familles puissent jouir d’une bonne santé et soient capables de se procurer, quand il le faut, les soins du médecin.L’avenir d’une nation dépend de.son standard de vie et de la possibilité pour sa jeunesse de s’assurer la santé et un bien-être général.Aucun prix ne devrait être considéré comme trop élevé dans l'accomplissement de cette grande tâche”.M.LORENZO FAVREAU Nos entrevues.Bernard Couvrette, qui vient d'être >isi comme pretident de la section des ms Réservés pour la campagne de 45 de la Fédération des Oeuvres de arité canadiennes-françaises.M.Courte est en outre président du Cercle iversitaire, 1er vice-président de la ambre de Commerce et président de ssociation des Epiciers en gros.Le syndicat des gantiers Ce soir aura lieu l’assemblée du Syndicat des gantiers, au local habituel, 1231 est, rue Demontigny, à 8 h.15.Enfant tué par son frère Binscnrth, Man., 24 (C.P.) — Le jeune Bernard Reginald Long, 15 ans, un petit réfugié de Norwich, Angleterre, fut tué d’une balle dans l’abdomen hier.L’accident est survenu alors qu’il tirait du fusil avec son frère Dennis.La police et les autorités médicales furent mandées et l’on décida que l’enquête n’était pas nécessaire.Les frères étaient venus d’Angleterre en septembre 1940 pour demeurer avec leur oncle et tante M.et Mme Gordon Tennant .M.Lorenzo Favreau, 00.D., optométriste, président de Tait-Favreau, réélu, pour un autre terme, secrétaire honoraire du club Saint-Laurent Kiwanis.FAITS DIVERS La femme Arsenault acquittée Les procès d’Antoinette Arsenault sont maintenant terminés avec le dernier qui a eu lieu hier devant le juge F.T.Enright.Elle comparaissait devant ce dernier sous l’accusation d’avoir obtenu un faux certificat d’enregistrement national en 1941, en se faisant passer pour un homme du nom d’André Arsenault.Le ministère public a retiré la plainte avant l’instruction du procès, étant donné qu’il y a prescription, le certificat ayant été obtenu il y a plus de deux anj.Toutefois, l’avocat de la défense demanda au tribunal de déclarer la plainte renvoyée, mais celui-ci lui répondit qu’il n’avait pas à rendre jugement “puisqu’il n’y a rien devant moi”.Déclaré coupable par le jury Paul Santerre, 936 rue Collins, coupable du vol de $3,405.77 à la Caisse populaire de l’Immaculée-Conception, le 15 mars 1943, par le jury des Assises, a été aussitôt incarcéré afin de revenir devant le juge I.azure à la fin de la session de novembre, afin de recevoir sa sentence.La dynamite n'explose pas Un camion des Defence Industries Ltd, chargé d’une tonne d’explosifs, a tourné sens dessus dessous, hier soir, après avoir été frappé par une automobile, conduite par René Drouin, de Lachine, près du pont Mercier, à Caughna-waga.Il n’y eut heureusement aucune explosion et personne ne fut blessé.Peu après, les deux véhicules continuèrent leur route, à la suite d’une enquête de la police provinciale.Changement de plaidoyer Québec, 24 (C.P.) — Wilfrid Racine a été condamné hier à un mois de prison et à $100 d’amende ou deux autres mois de prison pour avoir opéré une maison de desordre.Racine, qui a comparu en cour du recorder, a dit qu’il avait été influencé à plaider culpabilité par les deux policiers qui l’ont arrêté.Il a, par la suite, changé son plaidoyer en non-culpabilité et il devra comparaître de nouveau la semaine prochaine.Italien condamné Rome, 24 (C.P.) — Une cour militaire a condamné hier Giuseppe Ceccarelli, un fermier âgé de 24 ans, demeurant à Fronsinone, à 5 ans de pénitencier pour homicide.Le fermier a tué un soldat canadien avec un couteau.La victime morte en juin dernier, est le caporal William J.Bell.Un frère du meurtrier, Sisto, a été condamné à deux ans d’emprisonnement pour avoir caché le crime.La victime aurait été tuée lorsqu’elle se rendit à la maison de Ceccarelli pour y prendre du vin.______ Fin de la grève des téléphonistes Washington, 24 (A.P.) — La grève du téléphone aux Etats-Unis a cessé hier soir.Des leaders des unions d’Ohio et de Washington ont dit au Bureau du travail de guerre qu’ils demandaient aux grévistes de retourner au travail.Ils ont aussi demandé que les grévistes, par sympathie, comme ceux de Détroit, y retournent eux aussi.Les téléphonistes de Détroit on cessé Jîur grève, et les grèves de sympathie, telles que proposées par les téléphonistes de rlllinois et du nord de ITndiana, ont aussi cessé.Les ouvriers de New-York ont annoncé que la situation redevenait normale dans la métropole.La grève avait débuté à Dayton, Ohio où les téléphonistes avaient formulé des plaintes au sujet des salaires que la compagnie donnait aux employés supplémentaires étrangers qu’elle payait $18.25 de plus par semaine que les employés réguliers.L’union disait avoir 2,700 membres en grève à Washington et 2,000 à Détroit.A New-York, on se préparait à se mettre en grève.Mais les chefs de l’union s’étaient mis d’accord pour ne pas faire la grève avant la tenue d’une conférence qui devait avoir lieu aujourd’hui.Le sens de l'histoire La Caravane Humaine par le Comte J.Du Plessis Volume de 400 pages.Au comptoir $1.75.Par la poste $1.85.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" M.Jan Poelhekke Par une heureuse coïncidence, en un temps où nos troupes canadiennes combattent pour la défense du sol hollandais, le sort nous a permis de rencontrer deux nouveaux attachés au consulat montréalais du gouvernement des Pays-Bas.La semaine dernière, nous avions l’honneur de connaître le consul gênerai, M.Middelburg.Hier matin, c’était le directeur du bureau d’information du gouvernement de cette contrée, M.Jan J.Poelhekke, arrivé à Montréal il v a à peine deux jours, pour occuper la délicate fonction qu’on lui a confiée.M.Poelhekke a dû temporairement abandonner sa carrière d’historien, à cause de la guerre, pour embrasser celle du diplomate et rendre ainsi d’innombrables services à son pays.Il faut tout de même reconnaître que le nouveau directeur de l’information hollandaise n’est pas trop mal servi, car cette fonction lui permet ainsi de voyager et de faire de profitables etudes sur les coutumes, moeurs et “modus vivendi” des différents pays qu’il est appelé à connaître, ainsi que, d’ailleurs, il nous le déclare.Notre interlocuteur se montre des plus heureux de se trouver subitement dans un pays où il n’est pas question de bombardements ni de mouvements de troupes sur le qui-vive.“Si vous saviez comme il fait bon se sentir en sécurité et ne pas craindre l’arrivée fortuite d’un ennemi dévastateur, laisse-t-il entendre.Et plus encore, ajoute-t-il, il me fait plaisir d’être au Canada, parce que, particulièrement, c’est un pays d’avenir”.M.Poelhekke a quitté Londres au début d’octobre pour les Etats-Unis d’où il s’en est venu au Canada, après une courte mission diplomatique.Dans la capitale anglaise il remplissait à peu près les mêmes fonctions que celles qui l’attendent ici.Il avait fait auparavant un assez long stage à l’Institut historique hollandais, de Rome, où, avant d’être appelé par son pays, il travaillait à la préparation d’une thèse de doctorat en histoire sur le traité de West-phalie.Ce rappel inattendu le désappointa un peu, il va de soi, car il se voyait, du moins pour un temps, éloigné des études qu’il espérait mener à fond et à fin.Après avoir dit quelques mots sur le Portugal qu’il a très bien connu, M.Poelhekke nous parle du problème des langues en Hollande.Comme la Hollande est un petit pays, dit-il, il est impossible de nous isoler du reste du continent C’est pourquoi il est indispensable à nos nationaux d’avoir une bonne connaissance des langues anglaise et française, qui sont propres à nous servir en voyage ou dans nos relations fréquentes avec l’étranger.C’est pourquoi, ajoute-t-il, il est probable qu’après la guerre, l’anglais et le français seront enseignés, non seulement dans les.écoles secondaires, comme il se faisait ^vant la guerre, mais aussi dans nos institutions primaires.Notre interlocuteur souligne en passant que la langue allemande, qui était parlée par bon nombre de Hollandais, est probablement appelée à être mise au rancart, pour cette raison bien simple qu’elle n’inte-resse plus la majorité de ses concitoyens.M.Poelhekke dit enfin qu’il était toujours heureux de pouvoir jaser avec nos soldats canadiens à Londres et qu’il trouve tout naturel que des relations intimes viennent unir le Canada et la Hollande après la guerre.b J.-P.G.Le Père Noël arrive demain Le Père Noël, joyeux légendaire personnage représentant le grand distributeur de cadeaux pour les enfants, arrivera à Montréal demain.Une parade a été organisée par les rues de la ville.Le défilé partira de l’angle de la rue Fulluim et du boulevard Saint-Joseph, puis descendra la rue Saint-Urbain, tournera vers l’ouest à la rue Villeneu-ve qu’il longera jusqu’à l’avenue du Parc.De là, il descendra l’avenue du Parc pour arriver à l’avenue des Pins vers 10 heures.Con-j tinuant sur cette avenue, le cortè-1 ge se rendra jusqu’à la rue Université qu’il descendra pour se rendre au magasin Eaton où il entrera par cette dernière rue.La parade sera agrémentée de musique, de clowns et de nombre d’autres attractions.Pour les enfants qui ne pourront se rendre sur le chemin du cortège, une description en sera donnée à Radio-Canada, à partir de 10 h.30.Réclamation de $4,232 Ibrahim Aly Youseff, d’Alexandrie (Egypte), matelot à bord du paquebot norvégien Octavian, a témoigné hier devant le juge Lucien Cannon, président à une audience de la Cour d’Amirauté pour expliquer pourquoi il réclame de la compagnie propriétaire de ce navire, $4,282.08 pour bris de contrat.On aurait laissé l’Egyptien à Montréal, après avoir promis, d’après un contrat produit, de le retourner en Egypte.Youseff.qui navigue depuis 1940, a pratiquement fait le tour du monde.Appelé à prêter serment ie témoin l’a fait à la façon des ma-hométans, le greffier de l’audience ayant trouvé une édition du Coran, que Youseff se mit sur la tète.Puis, tenant le volume de la main droite, il plaça sa gauche sur son front et promit de dire la vérité, toute la vérité.Me R.-C.Holden, C.R., représente la compagnie défenderesse alors que Me James E.Mullaly occupe en poursuite.Le tribunal a décidé^ de délibérer.Messe de requiem Les employés du bureau de l’administration de la Commission des écoles catholiques de Montréal feront chanter une messe de requiem pour les employés décédés de la Commission, ie samedi 25 novembre, à 8 h.30 a.m., à l’église Saint-Jcan-Baptisle, rue Radiol, entre Henri-Julien et Drolet.M.le curé P.-E.Coursol officiera.COMMERCE et FINANCE Cartes Professionnelles La récolte de pommes de terre au pays La première évaluation de la récolte canadienne de pommes de terre est de 47,540,000 quintaux sur 543,900 acres, soit un rendement de 89 quintaux par acre; les chiffres comparatifs de 1943 sont de 43.541,-000 quintaux sur 532,700 acres ou 82 quintaux par acre.Dans les Maritimes, la production a augmenté en Nouvelle-Ecosse et dans 1 de du Prince-Edouard par suite de rendements beaucoup plus élevés, mais il y a eu aussi une augmentation des plantations en Nouvelle-Ecosse.Au Nouveau-Brunswick, la production a diminué malgré une augmentation de 10
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