Le devoir, 16 novembre 1944, jeudi 16 novembre 1944
"Im Cinadi «t un* nation •ouTorain» et n* peut avec docilité accepter de la Grapde-Breta-cne.ou de* Stats>UnU.ou d* qui que ce eolt d'autre, l'attitude qu'il lut faut prendre enver* le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mats envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci tendent, à mon avis, un mauvais sqrTice au Commouwealth.** "She la a soverelftn nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s kin* and those who deny this are doln*.to my mind, a great disservice to the Commonwealth.* LE DEVOIR ¦l-X-371 Lord Twtedsmuir Directeur : Georges PELLITIIR FAIS CE QUE DOIS (Mdacteur en chef i Omar HEROUX REDACTION ET ADMINISTRATION ?40 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t RBUit S36I* SOIRS.DIMANCHES ET FETES AdministraHoo » BEUir 4461 •Blair 2984 il BEUir i 4461 Madrid a reconnu le gouvernement de Gaulle La Suisse a résolu le problème de sa marine Une flotte marchande de 18 bâtiments - Particularités de l'économie helvétique - Pays importateur -Ports étrangers, mais équipages recrutés chez les nationaux- Nouvel exemple U existe bel et bien une marine suisse; ce n’est plus un sujet de chanson ou un thème d’opérette pour l’amusement des étrangers.La Confédération helvétique possède maintenant ses propres bateaux et célèbre en cette année 1944 le troisième anniversaire de l’établissement de sa flottille marchande de dix-huit navires.La marine suisse est même l’une des conséquences, non la moindre, de la présente guerre mondiale.Parler d’une marine suisse, pourtant, à première vue, la chose paraît invraisemblable.La Suisse n’est-elle pas un pays assis à l’intésieur de l’Europe, enclos de terre et serti au milieu de hautes montagnes qui lui apportent le pactole des skieurs et des promeneurs élégiaques sur le miroir de ses lacs enchanteurs?La Suisse est éloignée des océans; comment peut-on expliquer le paradoxe de sa nouvelle marine marchande?Où trouvera-t-elfc des ports d’attache?Avec qui entretiendra-t-elle un négoce?Quel profit retire-t-elle de ce commerce maritime?Un article de Mélanie Staerk — The Saga of Swiss Ships — dans la revue America raconte l’histoire véridique et récente de l’initiative maritime prise par les Helvé-tiens.Elle explique l’économie helvétique qui éclaire les avantages que les Suisses peuvent retirer d’une marine bien à eux; l’auteur expose la genèse et l’état présent de cette flotte rudimentaire qui arbore le pavillon de l’Helvétie.Empruntons à Raoul Blanchard, en sa Géographnie de l'Europe, ces données fondamentales, de nature à bien mettre en lumière la situation économique de la Suisse; “La Suisse est un pays montagneux, mais très peuplé.L’agriculture ne suffit pas à assurer la subsistance de la population.La Suisse doit acheter à l’extérieur de fortes quantités de produits d’alimentation; ce sont les plus gros articles de son commerce d’importation.L’industrie devra solder par ses Ventes, ces achats.Mais l’industrie suisse est très handicapée ; elle n’a ni combustible, ni matières pte-ptemières.Elle est très éloignée des ports, des bassins houil-lers et subit pour l’importation comme pour l’exportation des frais de transport considérables.Il faut donc, pour échapper à l’incidence du prix des transports, que les produits se vendent très cher, donc qu'ils soient très soignés; l’industrie suisse fabrique des objets de qualité, presque de luxe, se vendant dans des pays riches spécialisés dans la production en masse.Tels les broderies, l’horlogerie, les machines, les produits laitiers, tous irréprochables, fabriqués par une main-d’oeuvre habile et vendus avant tout en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis, en France.La balance commerciale, d’ailleurs, est déficitaire, mais le déficit est largement comblé par les profits du tourisme, du transit, le revenu des capitaux placés à V étranger Z’ Toutefois, "bien que surpeuplée, pour un pays de montagne, la Suisse est un des pays le.plus riches de l'Europe." La Suisse devra donc avoir recours au blé extérieur pour assurer sur sa table le pain quotidien; de nombreuses autres matières lui manquent également.Mais il lui en coûtait très cher pour amener ces produits à sa porte, du fait de sa dépendance de compagnies étrangères pour ce transport lointain.Il y a trois ans, le gouvernement de Berne a résolu d’alléger ce joug par l’acquisition de quelques cales qu’il a baptisées de noms qui rappellent les montagnes, les lacs et les villes du pays.Cette flottille se compose d’une dizaine de navires auxquels il faut ajouter huit bateaux nolisés chez les Grecs.Mais comme les importateurs de Genève, de Bâle ou de Zurich ne peuvent tout de même pas faire accoster la marine suisse au lac de Genève et lui faire traverser le Jura ou les Alpes, les nefs helvétiques amarrent à Gênes, à Marseille ou à quelque rade espagnole ou portugaise.Ces navires rouge et blanc rapporteront du sucre des Antilies, des huiles achetées en Argentine, du blé récolté en Amérique du Nord et frété à Philadelphie et à Baltimore.L’initiative maritime de la Suisse se heurtait au début à un problème d’équipages composés exclusivement d’étrangers: Russes, Danois, Portugais, Espagnols.Une école établie à Bâle fournit maintenant des marins suisses à la marine du pays; elle peut se passer presque entièrement des navigateurs Scandinaves ou ibériques.Grâce à cette marine marchande bien à elle, la république helvétique—la plus ancienne du monde moderne— a assuré l’équilibre économique de son peuple au cours de cette guerre : fournitures des approvisionnements alimentaires et des matières premières nécessaires au travail toujours irréprochablement soigné de scs habitants.C est ainsi que les Brésiliens et les Américains ont pu continuer à se procurer des montres suisses depuis 1941, puisque les longues courses océanes des bâtiments suisses réussissent un double objet: exportations à aller et importations au retour.Le monde se plaisait à trouver dans la Confédération helvétique le modèle de la neutralité permanente et le prototype de l’unité nationale: on pourra désormais citer en exemple la réussite de sa marine marchande aux pays pri vés d’accès direct aux grande* routes liquides.ROBILLARD Choses d'Ottawo Le général McNaughton favoriserait maintenant la conscription Il aurait changé d'opinion au cours de la réunion des commandants de districts militaires — M.King osera-t-il poser la question de confiance en invoquant l'unité nationale?— Les pressions qui vont s'exercer sur les députés libéraux et la campagne de la Légion ontarienne (par Pierre Vigeant) Bloc - notes Est-ce assez net?M.Wilfrid Lacroix, député de Québec-Montmorency, a suggéré à M.King, dans une lettre datée du 27 octobre, de désigner au poste de vice-roi du Canada, qui sera bientôt vacant, un Canadien.Nous ne savons si M.King, dans sa réponse, s’est prononcé sur le fond (je la question, mais, grâce à l’Action catholique qui, dans un article d’hier, sous la signature de M.André Roy, a publié un extrait de cette réponse, tout le monde saura que, pour le chef du notre gouvernement, il n’existe pas, sur un point essentiel, le moindre doute.M.King a en effet écrit au député de Québec-Montmorency: La plus grande incertitude continue û régner touchant ce qui pourra se passer au cours de la brève session qui doit s’ouvrir le 22 novembre.Le fait que le Sénat n’a pas été convoqué en même temps que la Chambre indiquait déjà que la session devait être brève.On apprend maintenant que le restaurant et le cafétéria du Parlement ne seront pas ouverts et on en conclut que la session ne saurait durer plus d’une semaine ou de dix jours tout au plus.Les correspondants qui se trouvent actuellement dans la capitale ne savent pas du tout si la crise politique va se dénouer en Chambre du si elle va précipiter une élection générale.Ils ne savent pas du tout non plus si le gouvernement va poser la question de confiance sur la politique exposée par le premier ministre ou si M.King va faire de la conscription intégrale une question libre et s’en remettre à la décision du Parlement.On sait que le Cilb.cn et le Journal d’Ottawa ont tous «leux prédit cette volte-face de la part du premier ministre.Si l’on en croit une rumeur sensationnelle qui survient ce malin, cette volte-face ne s’expliquerait nas seu-#ement par In résistance que M.King rencontrerait parmi ses ministres et parmi ses députés.On rapporte en effet que le nouveau ministre de la Défense nationale, le général McNaughton, mirait changé d’opinion et qu’ils transmettrait maintenant au premier ministre un rapport qui ne lui laisserait pas d’autre alternative que d’imposer la conscription.La nouvelle n est pas encore confirmée, mais «les correspondants affirment tenir le renseignement de source très sérieuse.Les commandants de districts militaires que le général McNaughton a réunis à Ottawa cis jours-ci auraient été presque unanime* à lui affirmer qu’il est impossible d’envoyer outre-mer un nombre sufti-sant de conscrits sans re«'ourir à la coercition.La plupart «U*n officiers qui ont aidé le colonel Ralston à préparer le rapport qu'il a soumis au cabinet continueraient à soutenir leurs statistiques et leurs conclusions.Le général McNaughton aurait changé d’avis devant cette unanimité de ses conseillers militaires et des commandants de districts auxquels il voulait confier la direction de sa nouvelle campagne d’en-rolement volontaire.Les correspondants ne paraissent pas savoir si le général McNaughton a recommamlé au premier ministre d’imposer la conscription, mais ils affirment que son rapport ne laisserait guère d'autre avenue.On rapporte par ailleurs que les troupes canadiennes dans les Pays-Bas et en Italie viennent d'ètre retirées du front et mises au repos.Les conscriptionnistes en concluent «pie les divisions canadiennes ne disposent pas de réserves suffisantes d’hommes entraînés pour rétablir leurs effectifs et que le haut commandement allié devra les remplacer dans une large mesure par des troupes fournies par d’autres nations.On «e demande donc si le premier ministre King peut encore s’appuyer sur la haute autorité du général McNaughton pour défendre le volontariat, s’il peut s’en servir pour défendre, «Eu point de vue technique, du point de vue strictement militaire, l'attitude qu’il a exposée.11 lui resterait à invoquer l'argument de l'unité nationale, celui du danger d’une lut'.e intérieure qui opposerait le Québec aux huit autres province*.Cela pourrait expliquer l’intention qu’on lui prêle de s’en remettre à la décision du Parlement et de *e décharger sur lui de ia responsabilité de celte redoutable décision.L« côté politique Dans une ratiserie qu'il a prononcée hier soir devant le Canadian Club de Chicago, le ministre des Munitions.M.C.D.Howe, a (suite i la dernière page) Je tiens à vous faire observer que le gouvernement britannique n’a rien à voir à la nomination du Gouverneur général du Canada et ne s’est en aucune manière occupé de la nomination du gouverneur général depuis que la Conférence impériale de 1926 a reconnu l’égalité absolue de toutes les nations du Commonwealth.Le Gouverneur général du Canada est nommé par Sa Majesté, le Foi sur l’avis de ses ministres canadiens.Est-ce assez clair?Est-ce assez net?Si nous n’avons pas eu de vice-roi canadien depuis la conférence de 1926, si nous n'en avons pas dans l’avenir, nous n’aurons à nous en prendre, nous n’aurons à en faire reproche qu’à notre propre gouvernement.A quand donc le premier vice-roi canadien?L’heure de l’Histoire H y a cinquante-neuf ans, aujourd’hui, que Louis Rie] montait sur l’échafaud de Regina.Combien de gens y penseront dans notre province?Et, pourtant, l'exécution du chef métis a non seulement, «lans le Québec, suscité une intense émotion, mais elle a transformé notre situation politique.M.le chanoine Grotilx, dans l’intéressant entretien qu’il a bien voulu accorder â l’un de nos collaborateurs et que nous publions dans ce numéro, note le regain de popula-rilé qui s’élève dans l’Ouest, même chez des Anglo-Canadiens, autour de la personne de l’infortune.L'heure de l'Histoire arrive.Elle montrera l’homme et les circonstances tels qu’ils furent.Pour la propagande Nous constatons avec plaisir que IMr/fon nationale fait publier en anglais la texte da la retentiuaute Une armée française avance vers Belfort conférence de M.le chanoine Groulx: Pourquoi nous sommes divisés.C’est une plaquette à répandre partout dans le monde anglo-canadien.Nous y reviendrons.O.H.1S-ZI-44 — - ^ * a» —-— Chronique Séance chez le recorder.(par Jean-Paul Cuifbault) .Rien de mieux que de fréquenter les tribunaux de correctionnelle pour se rendre compte, de façon nette, que la faiblesse humaine est l’humble partage de pas mal de gens, des grands, des petits des beaux, des moins beaux, des visages noirs comme des visages pâles, etc.; le partage aussi de bonnes gens des deux sexes, de toutes races, de toutes classes et de toutes conditions.Tant que le monde existera, en effet, il y aura malheureusement des vols, des drames passionnels, des voies de fait, des rixes, des meurtres, des enivrements exagérés à la labié ou à la bavette.Pénétrons, par exemple, dans la "réchauffante^ atmosphère de la chambre no 1 de la Cour du recorder, où les récidivistes du "p’tit nerre” et de la promenade nocturne viennent périodiquement confier les secrets de leur coeur à la mère Justice.Ces vétérans de la "barre" se voient inévitablement rejoindre — et de façon non moins périodique — par les malheureuses victimes d’une "première offense" connue.Les accusés de cette catégorie affrontent le tribunal avec un désespoir manifeste dans les yeux.Le recorder X.entre, accompagné de sa suite.Ca ne va donc pas tarder.Dans un effort routinier, le crieur attitré ouvre machinalement la porte qui donne sur Ventre-chambre qttl est à la fois celle des cellules d'écrou et celle de la salle d’audience, pour appeler, sans cérémonie, Jérôme l’Enivri.L’on voit subitement ap-padaitre un petit vieux à la physionomie abîmée, qui ne semble pas encore revenu de sa cuite de la veille.Il a les cheveux en désordre.une barbe d’une semaine et la lèvre pendante.Le greffier.— Jérôme l’Enivrè, vous êtes accusé d’avoir été trouvé ivre-mort, au coin des rues de la Concorde et de la Discorde.Coupable ou non coupable?Jérôme (d'un ton langoureux et relâché).— Ben, j'vas vous dire.Le greffier.— Coupable ou non coupable?(suite à la dernière page) - ¦¦ < — I aÇe caxnet } du grincheux ! I - • Le gouvernement de Gaulle a cru qu’il était temps que la république d’Andorre sortît de *«>n sommeil.a- * * L’époque parait pourtant révolue où la pythonisse de ce pays-là pouvait prédire, presque à coup sûr, le temps qu il allait faire le lendemain.* * * Le général de Gaulle serait d'ailleurs assez mal venù de suivre l’exemple d’Hitler, en consultant les clairvoyantes.?* * M.Godbout, qui a des lettres, doit être tenté de paraphraser Barbier : "Que la conscription était belle en 1917 !" Et aujourd’hui ?* * * Ceux qui ont promis de suivre M.King jusqu’au bout doivent commsncer à se demander où, diable, ils peuvsnt bien s'en aller.?* Autre pensée profonde de Me Maurice Lalonde, député de Labelle à Ottawa : "La liberté humaine, universelle dans son concept et sa nature, descend sur #tous les peuples libres et civilisés comme une immense coupole protectrice." • Le Crlneheti* 16-XI-44 Choses d’hier et d’auiourd hui "Vaut-Il la peine de demeurer dans l'Empire britannique, si nous devons aller en guerre parce que l’Afrique du Sud veut faire reconnaître son indépendance» parce que l'Allemagne veut rentrer en possession de ses colonies ou pour toute autre raison." ERNEST BERTRAND B (Dtacoura tus Commun**, 1937).EN PAGE 2 : Une entrevue avec M.le chanoine Groulx, à son retour d'un voyage au Manitoba.L'issue de la bataille des Pyrénées entre les exilés espagnols et l'armée de Franco -Surveillance du commerce maritime de l'Allemagne et du Japon après la guerre-L'Angleterre se prépare à refaire son commerce extérieur- Projet de compromis entre les Etats-Unis, l'Angleterre et le Canada à propos de l'aviation internationale — L'encerclement de Metz — Succès des Britanniques dans le sud-est de la Hollande Le gouvernement de Madrid a reconnu le régime de Gaulle comme gouvernement provisoire de la République française.M.José Antonio de Sangroniz a, au nom du gouvernement Franco, remis au ministre des Affaires étrangères de France, M.Georges Bidault, une note attestant la reconnaissance du gouvernement de Gaulle par l'Espagne; puis au cours d'une interview il a exprimé le désir de l'Espagne de maintenir les bonnes relations traditionnelles entre les deux pays.En même temps qu'arrive cette nouvelle, les dépêches nous apportent des détails sur les récents incidents survenus à la frontière franco-espagnole.Il s'agit d'une véritable bataille qui est maintenant terminée.Les "républicains'' espagnols auraient eu environ 1,500 hommes tués ou combat ou exécutés, tandis que l'armée espagnole aurait perdu ou moins 300 soldats.Ce?prétendus libérateurs de l'Espagne — pour la plupart des Espagnols réfugiés en France à la suite de la guerre civile — ont traversé la frontière française pour coîh-mencer un soulèvement; mais ils ont eu peu de chance contre les troupes du général Franco, d'autant plus que la population civile étoit du côté de l'armée.Un correspondant dit que même avant que Franco eût envoyé près de 100,000 soldats à la frontière des Pyrénées, la population de Navarre et de Catalogne était en général hostile aux envahisseurs.Il ajoute que cette aventure a donné des renseignements utiles aux deux côtés.Les exilés espagnols ont appris que l'Espagne de Franco n'est pas mûre pour la révolte et qu'ils s'étaient trompés en croyant que leur seule présence serait l'étincelle qui déclencherait le soulèvement général.Franco et ses partisans ont appris que les exilés n'étaient pas aussi redoutables qu'on le disait.Les unités de rebelles qui se sont lancées à travers les Pyrénées manquaient de coordination et d'approvisionnements, et n'avaient que les ormes dont elles s'étaient servies contre les Allemands dans la guerre du maquis; elles ont tçnu la vallée d'Aron, à l'est «l'Andorre, pendant près de deux semaines avant de se retirer devant l'offensive de l'armée espagnole.Sur l'ordre du général de Gaulle, et avec lapproba-1 tien de la plupart des chefs des exilés espagnols, les maquisards espagnols ont du se retirer a huit milles de la frontière.Les Forces françaises de l'intérieur assurent la surveillance de la zone interdite.Toutefois l'infiltration en Espagne des exiles se continue; les uns veulent aller vivre anonymement dons leur village; d'autres veulent organiser un mouvement clandestin.Mais i ce qu'il semble, la population espagnole craint qu'un renversement politique effectué par la violence ne provoque le communisme, l'onarchie ou le chaos.COMMERCE EXTERIEUR A la conférence internationale du commerce qui t tient à Rye, N.-Y., les délégués semblent d'avis que s marines marchandes de l'Allemagne et du Japon Bvront être fort restreintes après la guerre, pour em-kher ces pays de redevenir de grandes puissances avales.Le comité chargé des questions de transport approuvé une résolution dans ce sens et la sment surveillée pour la même raison.A la séance de cet après-midi on rendra publiques •s résolutions adoptées par des comités relativement l'entreprise privée, aux matières première et aux roduits alimentaires.Selon un délégué, le thème des ¦solutions sur les matières premières et les aliments est que les barrières commerciales doivent être sup-rimées d'une façon générale pour faciliter le mouve-lent des marchandises et denrées vers les pays qui en nt le plus besoin.La délégation française qui avait été retardee par mauvais temps est finalement arrivée à la conférence ier après-midi, et l'un de ses membres, M._ Ernest lercier, chef du groupe des producteurs d électricité de rance, a pris port à la discussion sur le sort de en*re-rise privée.Il a préconisé la continuation de I indus-ie privée après la guerre, mais a admis que la notio-alisation de quelques industries est chose inévitable, .e gouvernement provisoire de la République fran-aise, a-t-il dit, a à plusieurs reprises déclaré publi-uement sa détermination de nationaliser un certain ombre d'industries et d'institutions financières qui aient jusqu'ici contrôlées par des individus.Quelques-i»s d'entre nous serons personnellement affectés par e telles décisions qui auront pour objet des industries ne nous uvons contribué à créer ou à développer, otre attitude au sujet de telle initiative du gouver-sment doit, néanmoins, être dictée par le fait qu'avant être des manufacturiers ou des hommes d'affaires, ous sommes des François".Pendant qu'à la conférence de Rye on s'occupe du wnmerce international des pays ennemis après la jerre, à Londres, aujourd'hui, M.Churchill a fait une klaration sur le commerce extérieur de l'Angleterre, a dit à la Chambre que jusqu'à la défaite du Japon i guerre doit conserver la priorité sur le travail de la ronde-Bretagne; mais il a ajouté: "Après la défaite i l'Allemagne, il sera possible et nécessaire de tourner ie partie croissante de nos ressources vers la produc-on civile.Puis nous devrons faire des efforts pour istaurer notre commerce extérieur et équiper de auveau notre industrie".Le premier ministre a déclaré que la disette des ¦gements dans les régions de Londres ravagées par i* KnmK#i n *!*%st Ata* r-slm¦ i/4«4s-svmtee* un problème de guerre, mais que le système actuel d'attribution des ressources en hommes à l'armée et à l'industrie sera continué.Toutefois on atténuera autant que possible la rigidité des contrôles sur la main-d'œuvre.Plusieurs des contrôles de guerre sur les matières premières, l'industrie, l'agriculture, les vivres, les transports, resteront probablement nécessaires pendant la guerre contre le Japon, mais dans ce domaine aussi il sera possible d'atténuer ces mesures, et on le fera en autant que les circonstances le permettront et de’ manière ordonnée.M.Churchill a dit que toute autre attitude du gouvernement sur ces problèmes pourrait conduire à l'inflation ou à la désorganisation de la vie économique.Il a annoncé la publication aujourd'hui d'un livre blanc sur la distribution de la main d'oeuvre.AVIATION INTERNATIONALE Les délégations des Etats-Unis, de l'Angleterre et du Canada à ia conférence de Chicago sur l'aviation internationale sont en train aujourd'hui de rédiger un projet conjoint qui sera un compromis entre le projet soumis par le Canada et les vues exprimées par les Etats-Unis.Il semble que ce programme conjoint comportera une diminution notable des prérogatives que le Canada et l'Angleterre recommandaient d'accorder à un organisme international de l'aviation.D'autre part les Etats-Unis auraient aussi fait des concessions aux deux pays.Ce sont les techniciens des trois délégations qui ont préparé ce compromis; les chefs des délégations, c'est-à-dire lord Swinton, ministre britannique de l'Aviation civile; M.Adolf-A.Berle, assistant-secrétaire d'Etat des Etats-Unis, et M.Howe, ministre canadien de la Reconstruction, devront ensuite l'approuver; à cause des questions complexes que le sujet comporte, il est possible que le projet soit de nouveau remanié.Mais tout porte à croire que les intéressés sont décidés à faire un effort sérieux pour sortir de l'impasse où les deux points de vue se heurtaient.Les Etats-Unis préconisaient la fibre concurrence pour l'aviation internationale de l'avenir, tandis que les pays britanniques voulaient une réglementation et la répartition du transport aérien entre les divers pays.’ FRONT DE L'OUEST La 3e armée étatsunienne du général Patton continue d'investir la forteresse de Metz par trois côtés.Pendant que des chars et des unités d'infanterie se portent à l'assaut dans la banlieue sud de la ville, des troupes qui occupent le côté ouest de la Moselle ont pris le village de Woippy entre deux des forts qui protègent la forteresse, et à moins d'un mi|Je et demi de la ville elle-même.A mesure que les troupes alliées approchent de la citadelle la résistance ennemie est plus vigoureuse, mais rien n'indique que les Allemands entendent défendre cette ville avec acharnement.Au contraire la radio de Berlin prépare l'opinion allemande à l'abandon de Metz en disant que ce n'est pas une position-clé pour les défenses occidentales de l'Allemagne, même si une percée dans cette zone pourrait avoir des conséquences sérieuses.Le commentateur berlinois a dit aussi que l'hiver prochain amènera un tournant décisif dans la guerre européenne, et qu'il y aura des surprises dons la guerre aérienne et navale.Dans le sud-est de la Hollande, la 2e armée britannique du général Dempsey est presque rendue à la Meuse; elle a avancé de sept où huit milles au cours d'une offensive de deux jours, et dans la région de Roermond, elle est à moins de trois milles de lo Meuse; cette avance a été effectuée dans un terrain fortement miné par l'ennemi.Les Allemands ont lancé des contre-ottaques dans la région d'Enschweiler-Landorf, sur le flanc droit de la 3e armée en Lorraine, mois ils ont été repoussés.Au nord-ouest de Dieuze, les troupes de la 35e division ont pris Morhange et sont entrées dans Boronwerler et Gebling; à l'ouest de Dieuze des unités de la 26e division ont pris Ma rsa I, et sont à nettoyer une crête boisée qui domine Dieuze.On ne signale pas de changements importants dans la zone de Koenigsmacher-Uckange, où les troupes alliées tiennent une tête de pont au nord de Metz.Au sud de Thionville, les Etats-uniens ont pris les villes de Fèves et de Quoraille.Après les offensives de la 3e armée étatsunienne et de la 2e armée britannique, la 1ère armée française du général de Tassigny s'est portée à l'assaut et a avancé de quatre à cinq milles vers la trouée de Belfort.Elle a avancé sur un front de 25 milles des deux côtés du Doubs, et a occupé au moins dix villages, dont Arcey, à 11 milles seulement de la forteresse de Belfort, qui garde le principal passage à travers les Vosges vers la vallée du Rhin.La résistance allemande a été plus vigoureuse dons le secteur de la 7e armée états-unienne, mais ces troupes ont pris tout de même un village au nord-est de Baccarat, et maintiennent lerr pression au sud-est de Bruyères d'où I ennemi se retire lentement.La radio de Berlin a admis aujourd'hui la perte de la ville hongroise de Jaszarokszollas, à 38 milles au nord-est de Budapest, et à 10 milles au nord de Jasz-béreny, que les Allemands ont perdu hier.L'armée rouge a rompu les lignes ennemies à l'est de la capitale hongroise, et lance ses troupes blindées dans une brèche qui est à moins de 12 milles «le la ville.Les assauts de troupes soviétiques ont forcé l'ennemi à se retirer de plus de cinquante villes et villages; cette retraite s'étend sur un front de 100 milles, de Mende, à 12 milles au sud-est de Budapest, jusqu'à Korom à 10 millet au sud de la ville ferroviaire de Miskolc dans le nord d« la Hongrie.— Paul SAURIOL 16-XI-44 _ 1!* ‘ - IE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 16 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 264 Nos entrevues M.le chanoine Groulx au Manitoba Un cours sur l'histoire constitutionnelle du Canada — Le centenaire de Riel — Regain de popularité du chef métis — Des historiens anglo-canadiens reconnaissent en lui le fondateur du Manitoba — Comment se portent les Franco-Manitobains — Réalisations et projets — Volonté de vivre — A Sudbury: une halte précieuse M chanoine Groulx, profes- même dans les milieux anglopho-«eùr d'histoire du Canada à l’Uni-' nés.Singulière revanche de l’His- * •• a » _-i •_a J™ I lr*îri» T oc fotoc «’nnt nac tnîinrtilP versité de Montréal, vient de rentrer d’une course au Manitoba.Nous l’avons saisi au débarqué.__ Vous aver fait un bon voyage?— Excellent! Je n’en fais pas d’autres comme vous savez.Parti le 2 novembre, je suis revenu le 14.— Et l’objet de cette course lointaine, en pleine année scolai- re : toire.Les fêtes n’ont pas manque d’ampleur.Le matin du 11 novembre, service funèbre solenne! à la cathédrale de Saint-Boniface chanté par Son Excellence Mgr Murray, archevêque coadjuteur de Winnipeg.Après le service, touchante M.O.-A.Trudeau à la Chambre de commerce Il fait un court résumé de l'histoire des chemins de fer au Canada — Aucun pays au monde ne doit autant aux chemins de fer que le Canada Drummondville, 16.— “Pour un pays neuf, les moyens de transport représentent la vie, et probablement, aucun pays au monde ne I doit autant aux chemins de fer que le Canada”, a déclaré M.O.-A.Trudeau, agent général régional des i chemins de fer nationaux du Cana- ! da qui était hier (mercredi), le conférencier à la Chambre de commerce des jeunes de Drummondville.Après un court résumé de This- Les Vingt'quatre Trinitaires mis à mort en Espagne ceremonie au vieux eimetiere en ., „ face de la cathédrale, décoration j t01j'e des chemins de fer au Cades tombes de Louis Riel.d’Am- nada- M- Trudeau dit qu’un reseau broise Lé J'allais à Saint-Boniface faire chambault.— OmcI était le sujet de yos cours’ Et quel était votre auditoire?— On m’avait propose comme sujet: L'Evolution constüutioaxeK* Canada.Mon auditoire les grands élèves des grandes ecole-, couverts et collèges, le personnel de cer maisons d’enseignement, des prètre-s-des religieux, des reliste-îses- des professionnels et antres xe-æœs des campagnes environnantes.Issues , , .- -I Analo-Canadiens.J*ai rvararw-, ««• Pieces du plus haut interet.Puis, le .soir, le professeur Lover.Une r.K*\ 7; .Vf1*Vf* *** convives à 200 auditeurs, -a'*- .• e Marlborough de Winnipeg.Aatortws civiles et religieuses sont ine, d’Elzéar Goulet, de Madame de Lagimodière, (première Canadienne française montée ‘ mère de Louis conféren-de Saint-humble servi-son temps.devant l’clite de la ville et des environs.Après la conférence, dévoilement d'une plaque commémorative apposée a la facade de la cathédrale, dévoilement qu’on avait réservé à quatre arrière-neveux de Louis Riel; discours de S.Esc.Mgr Cabana, archevêque-coadjuteur, et de M.Alexandre La rivière, de la Société historique de Saint-Boniface, V ; r.«étti» S» le Canadien n’est pas simplement un ensemble de voies, de trains, de gares, de télégraphes, etc., mais que le Canadien National, par exemple, est une organisation vivante, une famille d’au délà 100,000 employés dont les services coordonnés en une activité dirigée représentent un miracle perpétuel de vie intense.Les trains doivent marcher sur un horaire fixe, effectuer des rencontres et des raccordements aux endroits prévus et donner le service prévu, en toute saison, malgré les éléments et les circonstances fortuites.“Après avoir vu mes confrères à l’oeuvre pendant des années, ajoute puis yj Trudeau, je puis dire avec une L'Action paroissiale de la paroisse montréalaise de Saint-Jean de Matha, confiée aux RR- PP- Trinitaires, vient de publier “la liste des vingt-quatre Trinitaires espagnols mis à mort par les ennemis de la Foi’’, de 1936 à 1939.Nous croyons intéressant de la reproduire: Du couvent de Madrid: 1.le P.Fr.Dominique de l’Assomption, mis à mort le 4 août 1936; 2.le P.Fr.Laurent de la Con-* ception, en la fête de l’Assomption 1936; 3.le P.Fr.Joseph-Marie de l’Incarnation, le 6 septembre 1936.Du couvent d'Alcazar de S.Juan: 4.le P.Fr.Herménégilde de l’Assomption; 5.le P.Fr.François de Saint-Laurent; 6.le P.Fr.Bonaventure de Sainte-Catherine; 7.le P.Fr.Placide de Jésus; 8.le P.Fr.Antoine de Jésus et de Marié.Tous les 5 qui précèdent ont été tués à l’aurore du 27 juillet 1936.9.le P.Fr.Etienne de Saint-Joseph, convers, a été massacré vers le 24 septembre 1936.Du couvent de Belmonte: 10.le P.Fr.Louis de Saint-Michel des Saints; 11.le P.Fr.Melchior du Saint-Esprit; 12.je P.Fr.Jacques de Jésus; 13.le Fr.Jean de la Vierge, con- vers.Ces 4 derniers ont été massacrés ' dans la ville de Concha, au matin ! du 24 septembre 1936.14.le Fr.Valentin de Saint- ^ Christophe, clerc, le 12 août 1937 Du couvent de Villanueva del ' Arzobisho: 15.le P.Fr.Joseph de Jésus ! et de Marie, supérieur, le 9 septembre 1936; 16.le P.Fr.Marian de Saint- ; Joseph, le 26 juillet 1936; 17.le P.Fr.Vincent de la Puri- I fication, le 15 novembre 1936, à Jaën.Du couvent d’IUiturga: 18.le P.Fr.Prudent de la Croix, le 31 juillet 1936; 19.le P.Fr.Second de Sainte-Thérèse, le 31 juillet 1936: 20.le P.Fr.Jean de Jésus et de Marie, à Mancha Real, au diocèse de Jaën, le 3 avril 1937.Du couvent d’Antequera: 21.le P.Fr.Félix de la Sainte-Famille, le 23 juillet 1936.Du couvent de Barcelone: 22.le P.Fr.Jean de la Croix, le 18 septembre 1936.Du monastère des Soeurs Trinitaires Déchaussées de Madrid: 23.Soeur Angèle-Marie de l’Incarnation; 24.Soeur Josépha du Saint-Esprit.Ces deux moniales ont été tuées le 2 novembre 1936.cnne d’environ i-on dit.— Et l’on peut trouver, au Manitoba, un auditoire aussi svombnftsx pour des cours de cette sorte?— Assurément.J'v ai donné des cours, pas des conférences.Forme pédagogique et technique aussi rigoureuse que possible.J’y ai discu- ., .té.par exemple, le Statut de ">PPel.De là il pas-a„ .^Lr bun?'d« Pensions comme ft’nrln.•t'rt‘8i1S,raire’ 11 f"i chargé VIS™ 'I1 sccUon ''e l’est, corn-m« «?tne!i.rois! provinces niaritt-d’OntVrin *reC.-i.nsi qi,’,,np P«rHe ùm Kn 'i077 tr.lb.unal f"! aboli en 1J33.En 1937, a la demande de la Compagnie d aluminium du Canada.il est nommé chef du person-nel aux usines d’Arvida.En 1942 il est appelé au bureau-chef à Mont-real.Pendant treize ans il a été char-ge u un des plus fameux corps de U* Ldl* r1«natla- les Cadets de 1 Academie de la Salle, Ottawa.Province de Québec, District de Mont réal.Cour Supérieure.No Zac*»4^, JAMra WILLIAM FOSTER EWART, de c .*t district de Montré^, tecttnlcjen en i»dlo.demandeur, vs HELENA TAYLOR, de la cité et district de Montréal, épouse de James William Fc ter.et par J?"* dûment autorisé® aux fins des p.ésentes.défenderesse.Il est ordonné A la défenderesse de comparaître dans le mois.Mont réal.le 14 novembre 1944.T.Dépatle, Dé-puté-Protonotalre.Province de Québec.District de Mont réal.Cour Supérieure.No 229084 DAVTD LAIRD WALKER, de la cité et district de Montréal, cable splicer, demandeur vs Dame LENA MARY PRICE, de la cité et dis tri et de Montréal, épouse dudit David Laird Walker, dûment autorisée bar son époux nux fins des prévîntes, maintenant de lieux inconnus.défenderesse^Ilest , ordonné A la défenderesse de comparait^ dans le mois.Montréal, le V4 T!?'T®hre 1944.T.Dépatle, Député-Protonotalre.tarif des annonces classifiées 4e * DEVOIR" TéléahajH : BEI»!* *341 l cent le mué 15c minimum oomo-tuit Annonce* facturée* I'** •* mo* 40c minimum ___ NAISSANCES UERYlCp SERVICES ANNIVjmSAIRER GRAND- MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHtbS BT nar mot minimum de wo «tan-CAILLES PROCHAINS MARIAGES «1 00 oar insertion ACHAT DE CREANCES Apportet-nous vo* créances, billets en souffrance.Payons plus haut prix, t-André Arés, 57 oue*t.rue St-Jacques.PLa.teau 9107 ,'n o CONVERSATION ANGLAISE Conversation anxlalse.Cercle d étude et cour» particuliers.Méthode Pratique et j rapide.Tnatltutrlc* possédant diplôme P*- , dagoglque blllnRue d'Ontario.SIA.688.Veillée du Jour de l’An d’un prêtre patriote Jbanâ un (oyet canadien-l%ançaii Neuf générations présentes Un prêtre du diocèse de Montréal assistait, ii y a quelques années, à la réunion du jour de l'An de sa famille.Au milieu de la veillée, il demande le silence, fait asseoir tous les invités en cercle et sort de son sac de voyage un livre mystérieux.C'était la généalogie de la famille; il convoquait les ancêtres et allait les faire participer à la réunion avec les vivants.Le lecteur présenta d'abord son premier ancêtre, un héros, mort martyrisé par les Iroquois, puis un autre de ses ancêtres, compagnon de Maisonneuve, et un autre, marguillier et pionnier de la Côte de Beaupré, etc.La lecture dura une heure et demie dans une atmosphère d'émotion profonde.Ht le pratique abbé couronna son beau geste en remettant à chaque chef de famille là présent un exemplaire de ce livre d'or des ancêtres.Nous pouvons faire pour vous, comme nous l'avons fait pour ce prêtre patriote que nous venons de citer, ce livre mystérieux dévoilant les faits et gestes des héros, vos ancêtres.Avec documents authentiques à l'appui.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN “Une oeuvre nationale digne de votre encouragement ” • 4184, rue Saint-Denis — Montréal Immente documentation méthodiquement accumulé*.31 an* d* recherchas patl»nt«s.Généalogie d* tout Canadien françai*.Franco-Américain eu Acadian.Eerivaa-nou* pour ranicignementa et honoraires.t ¦______il ^VOLUME XXXV — No 264 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR U DEVOIR est membre ie lo "Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "CD.N.A." JEUDI, 16 NOVEMBRE 1944 Demain: Vents frais, nuageux avec neige.MAXIMUM et MINIMUMS Aujourd’hui maximum.M.Même date l’an dernier.20.Minimum aujourd’hui.30.Même date l'an dernier.10.BAROMETRE : 10 h.a.m., 29 50; il h.ajn, 29.55; midi, 29.60.?Chiffres tournla oar la maison M R g# Ueslé 444 Sherbrooke sst Mo très: > M.Duplessis hôte des Cantons de l’Est Une délégation des "treize comtés" lui présente plusieurs requêtes, notamment au sujet de la réfection de la route Montréal-Newport et de travaux d'aménagement du mont Orford King et l’attitude du général McNaughton Le M.Tolbot ministre de la Voirie rend Québec, 6 (D.N.C.) — Au cours d’un-déjeuner offert hier à M.Maurice Duplessis, une délégation très représentative des treize comtés des cantons de l’Est a présenté diverses requêtes au gouvernement.Mentionnons la réfection de la route Montréal-Newport, entre Knowl-ton et Mansonville.l’amélioration de la route No 1, entre Marieville et Granby, le parachèvement dei travaux d’aménagement du Mont-Orford et la préparation d’une brochure touristique bilingue, exclusivement consacrée aux cantons de l’Est.Toutes les villes de la région intéressée et tous les corps publics avaient envoyé des représentants.Plus de 30Ü délégués s’étaient réunis dans la grande salle des conventions du Château Frontenac, M.L.-A.Giroux, M.C.L., président honoraire de la Fédération des Chambres des Cantons de l’Est, présidait.M.Johnny Bourque, député de Sherbrooke et mmistre des Terres et Forêts, agissait comme maître de cérémonies.C’est lui qui a présenté les orateurs: MM.Maurice Duplessis, Antonio Talbot, Onésime Gagnon, Dr Camille Pouliol, L.-A.Giroux, Horace Boivin, maire de Granby et président actif des Chambres de Commerce des Cantons de l’Est, le notaire J.-M.Beau-chesne, d’Asbestos, président régional des Chambres de Commerce Ju nior, ei le Dr M.E.Adams, de Magog, président de la zone de ski des Cantons de l’Est.Le premier ministre a promis aux délégués que leurs demandes seraient bien accueillies et que le gouvernement ferait pour cette belle région, dont on a reconnu l’importance en lui donnant quatre ministres, tout ce qu’il est humainement possible de faire, en a.utant que l’intérêt public te permettra.Incidemment, M.Duplessis a annoncé que 2,500 ouvriers de la région de Chicoutimi avaient été mis sur le pavé sans avis, du jour au lendemain, de façon extraordinaire.Le maire Boivin M.Johnny Bourque souhaite d’abord la bienvenue aux délégués el present?M.Horace Boivin, maire de Granby, et président de, la Fédération des Chambres de commerce des Cantons de l’Est.En quelques mots, M.Boivin ex-pose_ les principales demandes de la délégation.On entend ensuite le notaire J.-M.Beauchesne, d’Asbestos, président régional des Chambres de commerce cadette des Cantons de l’Est, compienant plus de 1000 membres.M.Beauchesne seconde la requête présentée par M.Boivin.Invité à prendre la parole, le Dr M.E.Adams, de Magog, président de la zone de ski, parle des développements du centre touristique du mont Orford, de sa popularité | ai bien peur de n’avoir pas le cou-commc zone de ski et présente au | rage de refuser Démenti du secrétaire du premier ministre En marge de l'information voulant que le générai McNaughton soit devenu favorable à la conscription — "Il est absolument faux que le général McNaughton lui ait donné un tel avis" gouvernement d’un groupe politique, mais de tout le peuple de la province.La collaboration de tous les esprits bien pensants, dit-il, que nous pourrons l’obtenir, comme! OTTAWA, 16.(C.P.) — Le premier ministre i\ing a dementi oujour-yous comptez que nous répondrons i d'hui par l'intermédiaire de son secrétaire la rumeur voulant que le général à vos revendications.Nous ne som-:Mc|qaUnhton oit changé d'idée sur la question de l'enrôlement volontaire mes pas des magiciens, nous n’avons' u «s.;.»., pas la pierre philosophale, maj^.** qu'lcn oit av|seie premier ministre.dans l’administration des deniers Voici le texte de la declaration du secretaire de M.King: publics, les Cantons de l’Est rece-! "Lorsqu'on lui a demandé si le premier ministre avait quelque com-vront toute la part qui leur est due! mentaire c faire en marge de l'information dans les journaux à savoir mandes seront bien accueillies, {lue le general McNaughton qui s était engage a une politique d enrôlement volontaire lorsqu'il est entré dans le cabinet il y a deux semaines, d'après des sources autorisées, aurait été forcé par les dures réalités de la situatior.touchant les renforts à l'armée de renverser sa politique et hommage aux Cantons de l’Est et jqu'il ourait avisé le premier ministre que les conscrits sont nécessaires déclare que la requête adressée à ; outre-mer", le principal secrétaire du premier ministre a informé la de?' Presse qu'il était autorisé par le premier ministre à dire que l'affirmation plus.Il ajoute que le’ Dr Pouliot^ai ! voulanï gue I® général McNaughton lui eût donné un tel avis était abso-a aussi vanté les charmes de la Jument fausse.Gaspésie et réclame pour sa région "C'est le sentiment bien connu du premier ministre que le Parlement nnn ftnoUXT de ^ moins est l'endroit tout désigné pour délibérer sur les questions d'intérêt national, fait valoir son^armtenne^ et^de* !A ,0 lum'èfe de la controverse actuelle, la décision de convoquer la mande un bon ?2,000,000, elle aus-iChambre est évidemment dans l'intérêt public".si.Quant à la région de Montréal, ] __________ ______;________________________________________________ elle expose des besoins qui repré-! * • sentent la moitié et même les trois L,3 pOlllKJUC CXlCriCUrC quarts du budget.La Mauricie, qui a donné le jour au premier ministre, entend bien avoir aussi sa part et mériter une couple de million.Le Saguenay ne demande rien, persuadé que tout le monde connaît son abandon et qu’il serait à propos qu’on accorde tout le budget.Vous êtes des hommes d’affaires, poursuit M.Talbot, et vous me reprocheriez d’accorder votre demande sans l’avoir étudiée à font^.i jourd’hui que l’Union soviétique Vos suggestions seront considérées i n’a aucune intention d’intervenir attentivement et quand nous pren- dans les affaires domestiques des drons une décision, nous n’ou-1 autres Etats.La déclaration tenait blierons pas l’importance des Can-1 compte d’un point capital de la po-tons de l’Est et le fait qu’il faut : inique de Moscou qui est la "coexis-trayailler^ en collaboration avec le|tence de deux systèmes” vraisemblablement le communisme et le capitalisme de la Russie Moscou dit officiellement qu'il n'a pas l'intention d'intervenir dans les affaires domestiques des autres pays Washington, 16 (A.P.) —Une déclaration officielle russe dit au- reste de la province.M.Gagnon Le trésorier provincial rappelle Cette déclaration a paru dans un article du colonel A.Galin, dans un la joie qu’il a éprouvée, alors qu’il bulletin d’information de l’ambassa- était ministre des Mines et des Pêcheries, à présider à l’organisa- de russe.Affirmant que le bloc des Etats tion du centre touristique de ce amis de la paix se fortifie toujours, merveilleux parc qu’est celui du | la déclaration faisait une référence mont Orford.au “péril communiste” et à l’“atout M.Gagnon ajoute que nos res- derJLa1^r°Pf^f¥e1,ie.Goebbels” sources naturelle^ constituent l’une ! ^ahn a falt la liste de ce qu’il a de nos plus belles richesses.Elles tapP.elip f?nm i H mi1C'ilr a d ^6ÎV doivent être développées, dit-il,, p ”x jp® 1 P°lltl(Iue étrangère de la pour le bien de la population et ! 1 „ _ pour attirer des touristes.Le minis- ! ° ” P0nnJiîurvera,n®.te égale, de vais trésorier.Quand mes collé- 1 Jn(lependance des parties contrac-gues, dit-il, viendront me demander ‘“" î*®! de la ®°®xlst®nce de deux de.l'argent pour le mont Orford, - 3o ^ alHances premier minisire un insigne de niembre honoraire de l’organisation sportive, de l’endroit.Le premier ministre Le premier ministre félicite les délégués de l’esprit civique dont ils font preuve.Il fait l’éloge des Cantons do l’Est et souligne que cette magnifique région de la province donne un bel exemple d’harmonie entre les races, ainsi que de bonnes relations entre ^e capital et te travail.Les réalisations de 1036 à 1939, dit ensuite M.Duplessis, sont une garantie pour l’avenir.Nous avons appelé dans le cabinet quatre représentants des Cantons de l’Est C’est que nous avons reconnu l’importance de votre région.Le premier ministre déclare que le mont Orford est un actif pour la province et que le gouvernement est bien disposé à poursuivre la tâche commencée.Evidemment, poursuit-il, nous n’avons pas le pouvoir de manufacturer l’argent.11 nous faut vivre selon nos moyens.Nous traversons des heures difficiles.Nous sommés engagés dans une guerre dont nous entrevoyons la fin victorieuse, mais qui complique la situation.A l’heure actuelle, de nombreux problème pointent à l’horizon.Aujourd’hui, même des nouvelles de Chicoutimi nous apprennent que 2,500 ouvriers ont été mis sur Je pavé, sans avis, du jour au lendemain, de façon extraordinaire.Je n’apprécie pas les circonstances, mais je constate simplement un fait, pour vous faire voir que nous traversons des heures difficiles.Il faut employer -les deniers du peuple de façon à rendre justice â tous.Que pourrons-nous faire pour les Cantons de l’Est?Je ne le sais pas encore.Mais le temps des promesses est passé.Nous sommes arrivés à celui des réalisations.Je puis vous dite que non» allons faire tout ce qu’il sera humainement possible de faire, en autant que l’intérêt de la province le permettra.Il serait malheureux «tue, par suite de dépenses, même utiles et nécessaires, nous allions dépenser de l’argent que réclament des tâches plus urgentes encore.M.Duplessis promet sa collaboration aux délégués et déclare que le présent gouvernement n’est pas ie M.Pouliot Le nouveau ministre de la Chasse avec n’importe quel Etat dans le but de protéger les deux partenaires des actes d’agression; 4o La renonciation catégorique à l’expansion impérialiste aux et des Pêcheries déclare que le fait frais des autres nations; d’avoir inscrit sur la carte des ; 5o La non-intervention dans les parcs qui existent réellement est un affaires intérieures des autres titre de gloire pour l’Union natio* j Etats; nale.Il assure la délégation que j 6o Le renforcement de la coali-son département fera bon accueil à tion des nations amies de la paix la demande concernant le mont Or- j dans la lutte contre les agresseurs ford, même s’il faut procéder lente- ! fascistes.ment.Le Dr Pouliot déclare qu’il | Néanmoins, a écrit Galin, la Rus-ne fera pas de passe-droit et traite- sie entend rester ferme sur la ques-ra le mont Orford‘tout comme le tion de la partie orientale de la Po-parc de la Gaspésie.• logne maintenant occupée par l’ar- En terminant, le ministre insiste | m®e lou8e* sur le fait qu’il va falloir organiser j -______________ nos parcs nationaux de façon à ce ! qu’ils apportent des revenus à la ! province.J’espère, dit-il, que nous ! réussirons à édifier une oeuvre considérable.M.Giroux Le président du déjeuner clôture la série des discours.Il remercie les délégués, les ministres et les employés (lu ministère des Pêcheries, qui ont préparé une magnifique carte des Cantons de l’Est, qu’on avait installée dans la salle.J’espère, dit-il, qu’elle ornera bientôt le chalet du club, au mont Orford.M.T.C.Douglas dans un hôpital à Ottawa La 8e armée s'empare de Petrignone Ottnwa, 16 (C.P.).— Le premier ministre T.C.Douglas, de Saskatchewan, n été transporté h un hôpital local re matin, à son arrivée ici peur conférer avec les autorités fédérales Rome, 16 (A.P.) —- Les forces de la 8e armée britannique ont capturé Petrignone, un village situé à environ deux milles à l’ouest de la rivière Montone, au sud de la route Rimini-Bologne, et à six milles au sud-est de Faenza, annonce le quartier général allié.La 8e armée a également avancé sur la Montone sur un vaste front à l’ouest de Forli et au nord de la route stratégique, sur la frontière sud de la vallée du Pô.Plus à l’ouest, des unités polonaises de la 8e armée ont amélioré leurs positions au nord de la route Florence-Forli.La route entière est maintenant entre les mains des Alliés.Sur le front de la 5e armée, aucun changement important, outre les activités de patrouilles.Quant aux opérations aériennes, la mauvaise température les a gran-| dement restreintes, quoiqu’un petit Experts américains arrivés en Chine En vue d'aider à hâter la défaite du Japon Tchoungking, 16 (C.P.).—M.Donald M.Nelson est arrivé à Tchoungking aujourd’hui, accompagné d’un petit groupe de spécialistes des Etats-Unis, afin de venir en aide à la Chine, qui fait face actuellement à un grave problème militaire, consistant à étendre sa production de guerre et à rendre possible l’utilisation au maximum de ses propres ressources, dans sa lutte contre le Japon.M.Nelson et ses acolytes coopéreront avesc le nouveau bureau de production de guerre chinois, qui a été mis sur pied, aujourd’hui, sous la direction de Wong Wen-Hao, ministre du Commerce et président de la Commission des ressources nationales.Les visiteurs furent accueillis & l’aéroport par MM.Wong T.V.Soong, ministre des Affaires étrangères, et par d’autres citoyens notables chinois.On remarquait également M.George Atcheson, fils, chargés d’affaires des Etats-Unis en Chine, et le major-général Thomas G.Hearn, en charge du personnel du major-général Albert C.Wede-rneyer, commandant des forces américaines sur le Irpnt chinois.M.McTague prévoit • des élections prochaines Winnipeg, 16 (C.P.).— Le président national du parti progressiste-conservateur, M.C.P.McTague, a déclaré hier soir dans une inter-< ioue qu’il est personnellement d’opinion que le premier ministre King annoncera une élection au cours de la session de la Chambre des Communes qui doit s’ouvrir le 22 novembre.“M.King ne demandera pas un vote de confiance lorsque la Chambre se réunira, dit-il, mais il en appellera au peuple sur la question de la conscription”.M.McTague a ajouté que l’opposition poussera M.King à poser la question de confiance et que devant ces pressions il accepterait le projet de conscription en disant qu’il se conformera au désir du peuple, canadien sans tenir compte de son opinion personnelle.“C’est uniquement une affaire de tactique, dit-il, et conforme à ses manoeuvres passées”.de l’Autriche et de la Yougoslavie.Le premier ministre est tombé; nombre de bombardiers lourds malade au cours de son voyage de ; aient attaqué des objectifs du sud Bcginn à Ottnwa, et il n été transporté à l’hôpital dès l’arrivée du train à la gare Union.M.David Lewis, secrétaire national du parti C.C.a déclaré que M.Douglas devait s’arrêter ici avant de se rendre outre-mer.Le premierI mmistre est tombé malade sur le! ____ train.M.Lewis a ajouté que les mé-! decins de l’hôpital ont déclaré que! On nous apprend que le R.P.le.malade serait rétabli dans quel-) Marcel-Marie Desmarais, O.P.ac-ques jours.Départ des Dominicains pour le Brésil LA SESSION D’OTTAWA La Chambre des Communes est convoquée pour le 22 novembre.Il s'ensuivra vraisemblablement une session courte mais de tris vif intérêt.Notre camoiade Pierre Vigeant la suivra pour le compte du "Devoir" et de ses lecteurs.Qu'on s'qbonnj ou qu'on retienne son numéro chez le dépositaire.I compngné du R.P.GustavetRené Pichcr, O.P., partiront pour le Bré sil demain soir â 10b.â In gare Windsor.Tandis que les RR.PP.P.-M.Gaudrault, O.P., et Etienne Laporte.O.P.partiront la semaine prochaine.La mission que les Pères vont fonder au Brésil portera le nom de Bclo Horizonte.Les missionnaires feront le voyage en avion h partir de Miami.Ils arriveront au Brésil le 24.Le It V.Soucisse mort outre-mer Il succombe aux blessures reçues lors de l'invasion de la Belgique par les Alliés __________ Le lieutenant Victor Soucisse.âgé de 25 ans, fils de M.et Mme Victor Soucisse, 4624 avenue Mar-cil, qui avait été blessé en Belgique, lors de l’invasion de ce pays par les Alliés, a succombé à ses blessures, le 14 novembre dernier.Dans une lettre reçue par son père, il était révélé que le lieutenant Soucisse avait reçu des blessures au bras, à la gorge et à la poitrine.On croit qu’il a succombé à la suite d’une intervention rhirurgi-cale dans un hôpital d’Angleterre.Le lieutenant Soucisse servait dans le régiment North Shore, Nou-veuu-Bninswick.Il n été longtemps au service de publicité du Star de Montréal A t été 1941, il s’enrôla dans le régiment lilack Watch, pour passer quelque temps plus tard dans le régiment de Hull.Après avoir servi à différents endroits au Canadl, il fut promu lieutenant à Brockville.A l'automne de 1943, il partit pour outre-mer comme officier de renfort et arriva en France quelque temps après l’invasion.Un de ses frères, Paul, fait partie du R.C.N.V.R.Il manque à l’appel depuis six mois â In suite du torpillage de VAthabaskan, Un autre membre de la famille, Thomas, fait partie d’une unité de l’armée, nu Canada.Un troisième frère, Gérard, a servi quatre années «Uns les Victoria Itifte of Canada.Ce dernier a été licencié pour cau-iic de blessure.Le lieutenant Sou-Disse est marié.Sa femme demeure à Montréal.Le cardinal n’arrivera pas avant demain La chancellerie de l'archevêché La campagne de la Légion canadienne Pour la mise en vigueur d'une politique de guerre totale OTTAWA, 16 (C.P.) — Le président de la Légion canadienne, M.Alex Walker, a demandé à toutes les sections provinciales "de soulever i cei j- i ' °P'n'n publique en vue de demander la mise en vigueur d'une rolitiaue nau, apprend que S.E.|e card.no de guerre totole» et de foire „ sorte tous |e$ dé^és Villeneuve n arrivera pas a Montreal la réunion de |o Chambre des Commi|Hnes |a semaine prochaine.La Légion avant demain.canadienne a annoncé hier qu'elie avait envoyé des circulaires à ses 1,200 (C.P.) 16 — Le cardinal Villeneu- onC0CnerSpaJefnP^Ur d,°btfn.i.r q,,e l'0Pinion publique se rallie à sa cam- ÎA I?1 , > fc""""1' ¦>“* >“'»»¦ dit m.Walker, d.dirige, et ^ .P ç .' de stimuler les succursales afin d'obtenir une intervention locale de la Ponrife’et' Z -.aTnT, SrouPeï « C0,P* P«bli« et tout pottkuliitem.aMe (air, ,, outré are, A eaé» Lf eaa^Z T.'« utéi ,oient vu, ,i possible ov.ut la réunion du la Chambre.nrn,n,nh»,'in.„.: C /MONTREAL IL FAUT TOUT FAIRE POUR GAGNER LA GUERRE osir \ V Montréal, jeudi LE DEVOIR 16 novembre 1944 y Faits divers mutilé dans à Laprairie Quatre blessés dans une collision — Affaires de Cour Laprairie, 16 — Un automobiliste a été mutilé dans une terrible collision survenue entre une auto et deux camions, vers 5b., hier soir, à deux milles au sud de Laprairie, sur la route nationale menant à Chaplain, N.-Y.M.Paul Burelle, conducteur de l’auto, demeurant rue Saint-Georges, à Laprairie, perdit le contrôle après l’accident.La victime, qui a est hospitalisée à Saint-Luc, souffre de coupures et de contusions.de sa voiture alors qu’elle filait à vive allure.Le véhicule bondit sur la route et alla heurter un lourd camion conduit par M.Cardinal Mercier, de Saint-Michel de Napier-ville.L’auto fut réduite en miettes et on dut retirer le cadavre de M.Burelle par morceaux.Sous le choc de la collision, le camion de M.Mercier fut* projeté contre un autre camion, conduit par M.Fournier, de Lacolle.M.Mercier était accompagné de M.Léo Sicotte, du même endroit.Ce dernier a été légèrement blessé.Quant aux deux camions, iis ont égaiement été démolis.Le cadavre de M.Burelle a été transporté A la morgue de Montréal pour enquête devant le Duckett.Qudtre blessés dans une collision Quatre personnes ont été blessées lors d’un accident survenu à l'intersection des rues Université et Milton, hier soir.La police a dit qu’Archie Cohen, âgé de 34 ans, 714a, avenue Bloomfield, filait vers le nord sur la rue Université dans son automobile, lorsqu’il négligea d’arrêter sa voiture h l’intersection de la rue mentionnée.11 est \em\ en collision avec un camion conduit par William Messenger, âgé de 43 ans, 461, avenue Victoria.Les blessés sont M.et Mme Cohen, Wm Messenger et L.G.Law-fence, ce dernier de New-York.Ils ont été transportés à l'hôpital Royal Victoria.Antoinette Arsenault est saine d'esprit Antoinette Arsenault, jeune fille qui a la manie de porter des vêtements masculins, n est pas aliénée.C’est ce qu’a déclaré le Dr Plouffe, à la suite d’un examen de la prévenue qui a duré deux semaines.Antoinette Arsenault portait encore hier, en Cour, ses vêtements masculins.Le Dr Plouffe a dit avoir vu la prévenue à plusieurs reprises et avoir conversé avec elle.Durant toute son observation, elle n’a manifesté aucun symptôme d’aliénation mentale.Elle n’est pas une arriérée au point de vue intellectuel et elle n’exprime aucune idée délirante.A mon avis, elle est capable de comprendre la nature des actes qu’elle commet et d’en subir les conséquences a ajouté le docteur.Antoinette, dite Marc-André, a donc été condamnée au temps déjà coroner i passé à Fullum.L’inculpée doit revenir devant le juge Tellier pour subir son procès sous la plainte d’avoir possédé un faux certificat d’enregistrement national.automobile eut frappé et tué Margaret et Jessie Guilfoyle, le 1) juillet dernier, a plaidé culpabilité aux deux accusations d’homicide involontaire en Cour du banc du roi, hier, et sa sentence sera prononcée par le juge Lazare, le lü dé-I cembrc.Promenade coûteuse Léo Fortin, âgé de 28 ans, 399, 1ère avenue, à Verdun, a été battu et volé hier soir par trois hommes.Fortin a dit à la police que deux hommes lui ont offert de faire une promenade en automobile sur la rue alors qu’il déambulait rue St-Laurent.Ils lut ont volé la somme de 9288 qu’iL-avait dans ses goussets.La victime fut traitée à l’hôpital Notre-Dame.Bébés transportés à Chicoutimi Chicoutimi, 16 (C.P.) — Un avion du Pacifique Canadien a amené ici, hier, 26 bébés qui seront adoptés par des citoyens de Chicoutimi.Ces enfants viennent du Refuge des enfants trouvés, de Québec.On a dû faire venir ces bébés parce que la demande des parents adoptifs est plus grande que le nombre d’enfants disponibles dans cette région.Présumé assassin arrêté Los-Angeles, 16 (A.P.) — La police de l’endroit a arrêté hier un nommé Otto-Steve Wilson, âgé de 31 ans, qui aurait commis deux meurtres.Le prévenu aurait assassiné deux femmes qu’il aurait ensuite dépecées en petits morceaux, dans deux chambres d’hôtel.Expédition d'animaux au Labrador Montréal, 16 — Les employés du des messageries doivent Il l'échoppe belle Antonia Detna, âgée de 13 ans.1022 rue Goupil, a échappé à la mort hier.En effet, l’enfant a été frappée sur la tête par un châssis qui est tombé du deuxième étage d’un édifice face à la demeure de ses parents.L’enfant fut transportée à l’hôpital Général où elle est traitée pour coupures.Frappé par un chauffard M.Napoléon Legault, âgé de 62 aP° ans, 435, rue Champ-de-Mars, traversait la rue Dorchester, à l’in-tèrsecticn de la rue Saint-Laurent, hier soir, lorsqu’il fut frappé par «io antrkmnhiln nui nac orrAtA Sous plusieurs accusations Après avoir été recherchée depuis plusieurs mois pour des causes de vol comme servante dans des maisons de Montréal, de Verdun, d’Hampstead et d.’üutremont, I service une jeune fille fut appréhendée : Parf0is faire appel a.leur ‘nîd.?1 ‘ qui se présentent à eux, dit M.Harry H.Whiteman, agent des termini des messageries du Canadien National à la Gare Centrale.Au cours de la journée d’hier.9 visons et un rrton laveur venant de Fergus, Ont., et en route pour le Labrador, arrivèrent à Montréal à bord d’un wagon à messageries attaché au Maple Leaf du Canadien National.Dès leur arrivée dans ta métropole les animaux devaient être mis à bord d’un, navire en partance pour le Labrador mais comme aucun départ n’était annoncé pour le jour même, il fallut se mettre en quête d’un refuge adéquat.Le Dr Charles Baker, propriétaire d’une ferme à la Côte-de-Liesse, voulut bien héberger les bêtes jusqu’au départ du prochain navire à destination du Labrador.vers 8 heures, hier soir, à Verdun.L’inculpée a dit se nommer Hita Prince, âgée de 22 ans, mais elle n’a pas donné d’adresse.Elle devra comparaître incessamment en correctionnelle, sous de nombreuses accusations de nature précitée.Présumé faussaire arrêté La Gendarmerie royale canadienne aurait découvert une bande de faussaires qui fabriquent de faux coupons de rationnement d’essence, hier, en coffrant Maurice Normand, âgé de 40 ans, 478 est, rue Mont-Royal, trouvé en possession de 108,000 faux coupons.L’inculpé, traduit devant le juge Legrand, hier après-midi, a protesté de son innocence et le tribunal a exigé un cautionnement de $950 pour sa remise en liberté cl’ici son procès, qui aura lieu le 23 novembre.Homicide involontaire Donald Rankin, un chauffeur de taxi, âgé de 32 ans, qui fut arrêté »e automobile qui n’a pas arrêté quelques minutes après 'que son A l'Adoration nocturne Les Adorateurs sont convoqués pour une réunion de Quarante-Heu-res, à l’église St-Vincent-de-Paul de Montréal, rue Sfe-Catherine est, le dimanche 19 courant, à 7 heures et demie du soir.Choses cTOttawa (suite de la première page) déclaré que la question de la conscription se pose sur le terrain de la politique beaucoup phis que sur celui des exigences militaires.11 a insisté sur l’effort de guerre fourni par le Canada et sur Je fait qu’il a levé autant d’hommes par le vo-loorial que la plupart des autres Nations-Unies puisque plus d’un million d’hommes ont fait du service militaire.Il a ajouté que le gouvernement devait se demander si les inconvénients de la conscription ne remporteraient pas sur les avantages à la lumière de l’expérience de l’autre guerre.Il faut songer à la production de guerre, dit-il, et se rappeler que la conscription n’a fourni qu’un bien petit nombre de soldats -ors de l’autre guerre si l’on tient compte de la commotion qu’elle a causée dans le pays.La Presse a fait un sort, hier, à la dépêche de son correspondant d’Ottawa affirmant que toute la crise ministérielle était la conséquence d’un coup monté par le colt nel Ralston pour supplanter M.Ring comme premier ministre du pays.Le correspondant rapporte que la décision de Ralston était arrêtée depuis assez longtemps, que sa tournée d’inspection en Europe n’avait pour but que de lui fournir le prétexte d’un rapport dont les conclusions étaient fixées à l’avance, qu’il comptait pouvoir rallier autour de lui un nombre suffisant de ses collègues du mb nistère pour forcer M.King à lui céder la place.M.Ralston, dit-il, imposerait la conscription comme il l’a toujours voulu et il po ’ail probablement compHer sur l’appui des progressistes-conservateurs.La dépêche raconte encore comment l’on parlait il y a plusieurs mois dans certains cercles finan-riers de M.Ralston comme futur premier ministre.11 y a déjà plusieurs jour?que nous avons signalé au Devoir la probabilité d’un vaste mouvement pour constituer un cabinet d’union dont M.Ralston serait le chef parce que les progressistes-conservateurs ne sont pas en état de rassembler des effectifs suffisants.Nous avons souligné le fait comment le colonel Ralston ferait à V fois l’affaire de l’élément conscriptionniste et de la liante finance qui se donneraient !a main pour réaliser la manoeuvre.Ce n’est d’ailleurs pas d’hier que date la rumeur d’une grande combinaison dont M.Ralston serait la cheville ouvrière: le bruil circule depuis le début même de la guerre.La campa9113 va bon train La campagne conscriptionniste dont l’objectif principal pourrait bien être la création de ce gouvernement d’union va bon train comme il était facile de le prévoir.La presse et les groupements impérialistes ne se sont pas encore engagés à fond, rtiafë cela ne devrait pas tarder.Les observateurs commencent déjà à supputer les chances de M.King d obtenir une majorité en Chambre s’il décide de s’en tenir à la politique annoncée et de poser la question de confiance.L’attitude des progressistes - conservateurs était acquise d'avance, mais le conseil national du parti vient de la proclamer solennellement après trois jours de délibérations à Winnipeg, Un communiqué officiel endosse entièrement la déclaration du chef du parti, M.John Bracken, et réclame l’envoi immédiat des conscrits pour renforcer l’armée outremer.Les conscriptionnistes comptent à l’avance sur l’appui des Cré-dltistes.Quant aux députés de la CCF, leur attitude est moins claire.Les déclarations du chef parlementaire du parti, M.M.J.Coldwell, se font cependant de plus en plus précises et il semble bien que la CCF va fi, nir par approuver la conscription.Avant-hier, M.Coldwell disait qu’il voterait la conscription si on lui en démontrait la nécessité.Il est cependant allé plus loin dans un discours prononcé hier soir à Edmonton.“Nos troupes canadiennes, dit-il.doivent recevoir tous les renforts ddnt elles ont besoin outre-mer, non seulement pour gagner la guerre, mais pour ramener au pays les hommes qui servent outre-mer depuis quatre ou cinq ans.” Le problème des conscription-nistes et des partisans du gouvernement d’union consiste donc surtout à •détacher de M.King un nombre suffisant de ministres et de députés libéraux.On continue de parler de ministres qui ont soutenu le colonel Ralston au cours des discussions du cabinet qui ont précédé son départ.La Free Press a annoncé dans son édition d’hier la démission probable de M.J.L.Ilsley, ministre des Finances, de M, T.A.Crerar, ministre des Ressources naturelles, de M.Angus Macdonald, ministre de la Marine, ¦et'de M.C.W.Gibson, ministre du Revenu national.On se rappellera que M.Crerar fut du cabinet d’Union Borden.On peut compter^que les cons-cnptionnisles ne négligeront rien pour travailler les députés libéraux qui représentent des circonscriptions de langue anglaise.Ces députés seront soumis à de très fortes pressions dans leurs circonscriptions respectives avant leur départ pour Ottawa au début de la semaine prochaine.La Légion canadienne qui a été la première à protester contre la politique annoncée par M.King et le général McNaughton se chargera apparemment de la campagne en Ontario.Le président de la section ontarienne de la Légion, le capitaine Torn Magladery, vient en effet d’annoncer que toutes les sections locales ont reçu instruction de poser deux questions à leurs députes.La première de ces questions s’énonce en ces termes’ ’’Etes-vous favorable à ce que l’on rende immédiatement disponibles comme renforts outre-mer les conscrits mobilisés pour la défense du Canada?” La seconde question qui la complète s’énonce comme suit: “Vous engagez-vous à appuyer celle politique et à réclamer un vole enregistré en Chambre?” La Légion veut obtenir des réponses à ces deux questions d’ici la fin de la semaine, avant la réunion de la Chambre, le 22.novembre.Pierre VIGEANT OUVERTS de 10 h.à 6 h 30 tous les jours samedi compris.^ DUPUIS IOLIES LAMPES pour cadeau, pour votre salon LA ¦utte contre les maladies vénériennes intéresse la famille .¦- I y T TN couple joyeux, évitant des averses de rix .le coin U du feu .le jardin .des bébés joufflus .Voilà des scènes que nous connaissons et que nous aimons, parce au’ellcs font partie de notre vie .qu elles expriment le bonheur .le contentement.Mais nous savons que ces choses "n’arrivent point tout simplement".Nous devons les préparer et vivre pour elles.Il importe aussi de les protéger, à cause des éternels dangers qui peuvent les ruiner.Les maladies vénériennes font une œuvre de destruction.Froidement et implacablement, elles peuvent tuer des enfants, priver un foyer de son gagne-pain, rendre invalide, anéantir.Il n'est pas question ici de simples possibilités CES CHOSES ARRIVENT .MEME AU CANADA.' Mais elles ne devraient jamais arriver.Nous pouvons les pfévenir.Les jeunes garçons et les jeunes filles peuvent sauvegarder leur bonheur futur en s'éssurtmt avant U mauagt que les maladies vénériennes ne viendront point frustrer leurs plans.L'examen médical, comportant aussi une analyse du sang en cas de syphilis, est une protection qu'aucun couple ne ZOMBATTtZ US AC SUR SM FRONT A saurait négliger.La future maman peut aussi s’assurer que son bébé répondra à son idéal rêvé.II est rare que la syphilis chez la mère se manifeste par des signes extérieures.Cette maladie frappe aveuglément.Une visite chez le médecin, dès le début, et une analyse du sang constituent pour la future maman la démarche la plus importante, quoique bien simple, en vue de protéger la santé du bébé.Le chef de famille ne doit pas non plus faire preuve de négligence.La sécurité du fo)*r repose sur sa capacité de travailler régulièrement et efficacement.la syphilis insoupçonnée, frappant dans la maturité de l'âge, peut rendre le chef de famille incapable de pourvoir aux besoins des siens.Il est sage de SE CONVAINCRE à temps.L’examen médical dans les industries devrait comprendre une analyse du sang dans sa routine confident te Ut.On ne devrait point juger comme extraordinaire l'analyse du sang.Elle devrait plutôt être considérée comme une sauvegarde normale de la santé, de la securité et du bonheur.Consacrez quelques minutes de votre temps à vous RENSEIGNER.^ TS VSNSRiFNNFS ns sscreuRS Pour tous renseigner au sujet des aaisdies vénériennes, écrives au Ministère Provincial de la Santé, et demandez la nouvelle brochure gratuite intitulée "vicroiaa sua La Maiants".V u s sari rtmiaot V u imum $ocui v* u loi V uacsau Pub lit fttT It «nmsrsaa d* ta sakte wattovalk rr w SOCIAL pour encourager la lutte contre le péril vénérien au Canada.sr-VN nous recevons un groupe de jolis modèles en porcelaine importée -(avec ampoule) 19.95 Nous illustrons deux des modèles qui font partie de ce groupe de très jolies lampes .à placer dans le salon, au bout du divan .Tons pêche et blanc, bleu ou blanc, rouge et blanc .avec abat-jour en, rayonne à bordure de ruche.Chaque lampe avec ampoule de 40 ou de 60 watts, en verre dépoli.Deux des modèles illustrés.DUPUIS — troisième (Ste-Catherinc) VENEZ VOIR LE PERE NOEL ET LA FEE DES ETOILES AU ROYAUME DES JOUETS (Heures de visite : 10 h.30 à 6 h.) PERE NOEL , .remet à chaque enfant une bonbonnière-souvenir.ne Entrée.UW Entrée LE ROYAUME DES JOUETS — DUPUIS — sous-sol (De Montlgny) LA FEE DES ETOILES .donne une bolte-snrprlse aux garçons et fillettes.gg CE SOIR 7 h.30 C H L P Royaume Père Noël.Chronique (suite de la uremière nage) Jérôme.— C’est pas d’ma faute, moé.j’ai rencontré des chums, pis.Le greffier.— Ecoutez, on n’ü pas de temps à perdre ici, plaidez-vous coupable ou non?Jérôme d’un ton encore plus relâché).— Ben, s’il le faut.coupable, Votre Honneur.Le greffier.— Avez-vous déjà été condamné?Jérôme.— Ah, ça fait ben longtemps! Le greffier.— Depuis quand, au juste?Jérôme.— Ah! Ca fait ben deux semaines! Le recorder (soufflant d l’oreille du greffier).— $5 et les frais, ou huit jours.Avant même qu’on lui eût annoncé sa sentence, Jérôme avait repris lentement et instinctivement le chemin des cellules.* W * De sa voix qui ne bronche jamais, le crieut appelle ensuite Ernestine Lelrottoir.Une brunette qui n'a pas froid aux yeux s’approche de la barre en jetant à la ronde un air d’impertinent défi qu’elle affectera jusqu’au terme de sa comparution.Le greffier.'— Vous êtes accusée d’avoir flâné au coin des rues La-chance et Bonvouloir, entre 2 heures et 3 heures ce matin, et d’avoir interpellé les passants.Coupable ou non coupable?Ernestine (d'un ton strident et décidé).— C’est pas vrai.Votre Honneur.Le greffier.— Alors, vous plaidez non coupable.Ernestine.— Ni coupable, ni non coupable, parce que j ai rien fait.te.Le greffier.— Alors, pourquoi vous a-t-on arrêtée?Ernestine.— C’t-v moé qui peut saouère.j’m’en allais tout dret-te, pis ben tranquillement chez nous, ., Le recorder.— Ou demeurez- ü
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