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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 9 novembre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-11-09, Collections de BAnQ.

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T ~ ' ' ¦ “ ¦ i i ¦ i 1 ii » ' ¦! '*' —i^——¦ — - ¦' .¦¦ - MÉHi—————1———— La Hollande a les yeux sur du territoire allemand cl Ri M.Bouchard à Toronto Rêvoif-il ?— D'invraisemblables propos — Leur danger— Nécessaire réaction Les Anglo-protestants de la province ont une magnifique occasion de travailler à la "bonne entente"' M.Damien Bouchard vient de partir pour une tournée de propagande dans l’Ontario et l’Ouest.Il'débute mal.Hier soir, à Toronto, il a donné aux journalistes une interview dont nous ne possédons pas Encore (et pour cause) le texte complet, mais dont la Canadian Près» nous apporte ce matin des extraits et qui, dès hier soir, était signalée à la radio.Cette publicité nous oblige, si brièvement que ce doive être, à commenter tout de suite les déclarations de l’ancien ministre, quitte, s’il en est besoin, à y revenir plus tard.On se demande, à lire de texte de la Canadian Press, dont le Canada pnblie ce matin, dans la sixième colonne de sa dernière page, une traduction française, si, vraiment, M.Damien Bouchard ne rêvait point quand il a ainsi parlé, si nos confrères de Toronto n’ont pas assisté à une scène de somnambulisme.Car M.Bouchard (nous citons la traduction du Canada) a déclaré aux journalistes ontariens qu’u/?groupe de l’Eglise catholique et romaine projette de chasser tous les protestants de la province de Québec, que, lorsqu’ils [les membres de ce groupe] deviendront assez puissants, ils ont bien l'intention d’expulser tous les protestants du Québec.Rien que cela! Mais ce n’est pas tout Un reporter du Telegram (nous citons toujours la traduction du Canada) lui ayan demandé s’il était possible qu’on eût la guerre civile dans la province de Québec, le sénateur Bouchard lui a répondu: “La situation est mauvaise, et elle me cause de graves inquiétudes.J’espère quelle s’améliorera.’’ * * * Il n’est pas besoin, devant un public québécois, de répondre sur le fond de ces questions.Si M.Bouchaql craint la guerre civile, c'est qu’il est victime d’une dangereuse obsession, qui fausse chez lui toutes les perspectives.Quant à cette idée qu’un groupe quelconque d’individus, chez nous, songerait, à une date quelconque, à expulser tous les protestants de la province, c’est de la fantasmagorie dont l’on s’étonne qu’elle aft pu trouver ‘place dans le cerveau et sur les lèvres d’un Québécois quelconque.La moins violente réaction qu'elle puisse provoquer, i c’est un universel haussement d’épaules.* * * Le malheur, c’est qu’il n’est pas sûr que de si invraisemblables propos, prononcés dans certains milieux anglo-protestants, soient absolument sans danger.M.Bouchard est sénateur, il a été ministre, chef parlementaire de l’opposition e*.pendant de longues années, maire d’une ville considérable.Au loin, cela peut donner à sa parole quelque importance.D’autre part, une très grande partie de la population anglo-protestante des provinces voisines ignore à peu près tout de ce qui se passe dans notre province.Elle subit, chez elle, de fantastiques propagandes.Il y a danger, nous ne disons pas qu’un grand nombre, mais qu’u/.i certain nombre de ses membres, prennent au sérieux les dires de M.Bouchard.Pour nous, ces dires sont tout simplement invraisemblables.Pour eux, il paraîtra peut-être aussi invraisemblable qu’un sénateur, ancien ministre, ancien chef parlementaire de son parti, fausse à ce point la vérité sur le compte des siens.* * * Une réaction, une réaction vigoureuse, s’impose donc.Que les milieux catholiques et français marquent nettement l’absurdité des propos de M.Bouchard.L’éclat qu’lis reçoivent ne permet plus guère de les traiter par le dédain qui serait autrement leur partage.Serait-ce, d'autre part, faire de trop optimistes calculs que d’espérer que les Anglo-protestants de la province, qui savent de quelle façon ils sont traités ici, voudront faire leur part pour briser dans l’oeuf une pareille campagne?Ils auront rarement eu plus belle occasion de travailler à la bonne entente et à la paix nationale.Puis, M.Bouchard doit avoir encore quelques amis.Ne sauront-ils pas lui faire entendre qu’il est en train, moralement, de commettre une très mauvaise action et, politiquement, de se suicider?D-xi-44 .Orner HEROÜX Exécution du journaliste Suarez Notes outaouaises Méditation en traversier (par Ernest Biledrsu) 11 A bord du Levis, de ia traverse de Prescott, nous en étions à parler du sulpicien Picqaet et du voyage qu'il entreprii, du fort de la Présentation jusqu’à la Nouvelle-Orléans, au moment où la Nouvelle-France succombait devant l’Anglais.Voyage qui prenait bien deux mois normalcr'ent.“Tout le L^ g du trajet, dit un biographe, l’ancien Supérieur de La Présentation eut avec lui deux petits detacnemerts de t'eaux- Rouges.L’un composait son escorte et l’autre le précédait de quelques lieues.Ils étaient d’ailleurs relevés chaque fois que l’on touchait au territoire d’une tribu nouvelle.Celle qui le quittait le remettait à une autre, en le recommandant comme un Père.Partout on lui faisait des réceptions admirables.’’ Comment ne pas s’arrêter un instant pour méditer sur cette sorte de triomphe entourant un proscrit, victime d’une (suite à la dernière page) Bloc - notes (par Alexis Gagnon) Qui sont (es “zombies”?Le système de la catégorie “C” au conseil municipal • Le tiers non électif mais nominatif — L'idée de la représentation corporative -Les 13 corps publics choisis -Tant valent les hommes, tant valent les meilleurs plans Une bonne partie de la près anglaise a pris l’habitude d’asi La victoire de Roosevelt se confirme et s'accentue — Ample majorité dans les deux Chambres du Congrès — Par une note aux autorités anglaises, le gouvernement hollandais se réserve le droit de demander des compensations territoriales pour les dommages causés par les Allemands - La stérilisation du sol par l'eau de mer — L'offensive alliée se poursuit autour de Metz La majorifé obtenue par le président Roosevelt dans] leurs procès dans les six mois qui suivront la libération le vote populaire approche de 3 millions.Aujourd'hui, complète de la Fronce et cette dernière dote, qui doit à la fin de l'avant-midi, les résultats sont compilés pour 118,645 des 130,810 arrondissements de votation du pays; cela donne à M.Roosevelt un vote de 23,597,115, Dans un mois, les électeurs montréalais exerceront leur droit de suffrage en vue d’élire les conseillers qui auront mission de parler en leur nom au Conseil municipal.La campagne électorale s’ouvrira le 21 novembre et la cérémonie de la mise en candidature et de la proclamation des élus se déroulera le 29 dans le grand hall de l’hôtel de ville transformé pour quelques moments en salle d’élections.Mais, d’ici là, les 13 corps publics, invités depuis le régime de 1940 à désigner 33 conseillers pour les représenter au sein du Parlement montréalais de 100 membres, devront procéder à leurs nominations.On ne l’oublie pas, les députés au petit Capitole du Champ-de-Mars sont choisis par tiers, ou trois groupes de 33, de façon à constituer un ensemble de 99, plus un personnage décoratif appelé maire, élu par les votants de tous les districts.Pour distinguer ces trois groupements, la loi attribue à chacun une étiquette: le législateur a cru tout naturel de choisir les trois premières lettres de l’alphabet: A.B et C.Les 33 conseillers de la catégorie A sont le fruit du choix des propriétaires dans les 11 arrondissements électoraux.à raison de 3 par districç (un district comprend un ou même cinq des anciens trente-cinq quartiers echevt-naux): les 33 B sont les élus de tous les contribuables-électeurs de chacun de ces 11 districts, locataires et propriétaires.Voilà pour le vute populaire, car une tierce partie du Conseil—33— n’est pas le résultat du suffrage public: on la soustrait aux efforts oratoires déployés sur les tribunes de faubourgs et aux cabales à domicile.Ces 33 — catalogués sous la lettre C — sont nommés par 1 3 corps publics arbitrairement choisis il y a quatre ans et dont la nomenclature apparaît dans la dernière version de la Charte.Ce procédé d’élection par des “corps publics” s’écarte évidemment de nos pratiques démocratiques: il constitue toutefois une nouveauté chez les municipalités québécoises: il est, explique-t-on.inspiré du régime corporatif institué en Italie: les auteurs du système montréalais ont voulu, paraît-il.établir ici un commencement de représentation municipale par des corporations.Les premiers résultats sont discutables et discutés.Ce mode de délégation officielle à l’hôtel de ville par les treize institutions nommément désignées est encore en vigueur: il opérera d’ici le 29 novembre et les groupes intéressés se doivent de faire porter le choix de leur porte-parole sur des personnes vigilantes, intéressées à la chose municipale et financièrement désiniéiewée».i Le grand public serait bien en peine de nommer tout d’une haleine, et sans consulter les érudits, la liste de ces I 3 corporations auxquelles est dévolue la prérogative de former un tiers des 99 conseillers municipaux sans recourir à l’électorat des quartiers.Voici: le Montreal Board of Trade, la Chambre de commerce du district de Montréal.la Chambre de commerce des jeunes du district de Montréal, \e Montreal Junior Board of Trade.V Institut ion royale pour l’avancement des sciences [VUniversité McGill] .l’Université de Montréal, le Conseil central des Syndicats catholiques nationaux de Montréal, la Canadian Manufacturers Associaiion, l’Association des marchands détaillants du Canada, le Conseil des Métiers et du Travail de MontréM.U Liout du progrès civique, le Comité des citoyens de Montréal et la Ligue des propriétaires de Montréal.Cette liste date de 1940; on n’a pas jugé à propos de la modifier; pourtant ces corporations énumérées à l’article 21 ne doivent pas avoir reçu les attributs de la perpétuité; quelques-uns de ces organismes sont sujets à des hauts et à des bas; tel de ces corps publics peut perdre de son importance avec le temps, changer son nom et être réduit à un petit comité sa^ s effectif numérique appréciable.Malgré cela, jusqu'à révision de la Charte, ces associations, comités, ligues et Chambres gardent officiellement voix au chapitre de ia cité.Dans l’intervalle d’un changement, des organisations, comme la Société Saint-Jean-Baptiste, sont ignorées.En tout état de choses, les susdites corporations nommeront leurs délégués municipaux au cours de la période des deux prochaines semaines.Cette sélection pour service civique s’effectuera par résolution dûment adoptée, suivant la forme choisie par chacune d’elles.Un cachet annuel de $600 pour le maximum d’une trentaine de séances pourra induire les moins zéiés à accepter la charge de conseiller de Concordia.Du reste, un autre appât leur est offert: deux de ces 33 députés des corps publics seront appelés à faire partie du comité exécutif aux émoluments non négligeables de $7,000 pour douze mois et l’un d’eux peut même décrocher le poste convoité de président de l’Exécutif ($10,000).Présentement, M.Aimé Parent {Chambre de Commerce) et M.George Marier (Board of Trade) représentent l’élément corporatiste au sein du “cabinet” municipal Asselin.Pourtant, si le Board of Trade.VUniversité McGill ou un autre organisme néglige de désigner ses édiles, ou si personne de la maison ne consent à s'offrir en holocauste à la chose publique, les autres conseillers, lors de leur première séance après l’élection générale, ne seront pas embarrassés par ces vides; ils sont autorisés à choisir “parmi les électeurs de Montréal des personnes qualifiées pour remplir ces vacances”.Les vacances à combler dans les autres catégories A et B s'effectue de la même manière, par les conseillers élus, sans faire appel à l’électorat du district concerné.Là encore, le procédé ne répond pas à notre conception de la représentation démocratique.« Par l’instauration d'un conseil municipal composé de trois groupes, dont l’un forme un tiers non élu par l’électorat — la classe C — les auteurs du plan ont voulu constituer un élément modérateur, à l'abri du patronage de quartier et de l’électoralisme.Mais d'autres soutiennent avec une foi égale en l’ancien mode que la crainte de la réélection populaire est le commencement de l'intérêt à la chose publique.D'autre psrt.les conseillers A.B et C sont rémunérés au même tarif: $600 à l’année.On dit parfois: Tant va:cnt les hommes, tant valent les systèmes.Est-ce bien vrai?Dans le cas du système administratif dont Montréal est gratifié, le régime imposé à notre ville n'empêche-t-il pas rrop souvent des hommes de bonne volonté et compétents de donner à l'hôtel de ville le rendement qu’on en pourrait attendre?Louis ROBILLARD resse 4 .___ asso- cier l’épithète de “zombies” aux i conscrits can^diens-français.Un correspondant de l’Ottawa Journal, un conscriptionniste d’ailleurs, et qui réclame l’envoi immédiat des conscrits outre-mer, vient d’apporter sur la question d’intéressantes précisions.“Une erreur trop fréquente que l’on commet quant à l'armée de réserve canadienne, ou ce qu’on est convenu d’appeler les “zombies”, c’est de croire qu’elle soit composée surtout de Canadiens français.Tel n’est pas le cas.Actuellement, les Canadiens français de l’armée des “zombies” sont dans la proportion numérique du Québec à l’égard de la population du reste du pays, et même il se peut que cette proportion soit encore moindre.En conséquence, si l’armée zombie entière ou en partie était consente pour le service militaire outre-mer, on se trouverait à envoyer au front plus de conscrits de langue anglaise que de conscrits de langue française”.M.Mackenzie King lui-même, le premier ministre du Canada, apporte une confirmation catégorique de ce fait.Au cours de sa causerie d’hier soir, à la radio, il a dit notamment ce qui suit: “Je m’arrête pour rectifier une erreur très répandue au sujet des mobilisés.Parmi les soixante mille, 23,000 seulement sont de la province de Québec et 25,000 seulement sont de langue française”.Faut-il ajouter que nos compatriotes de langue anglaise ont des (suite à la dernière page) V * j aÇe carnet du grincheux j La recette de M.King : conserire les gens pour leur apprendre à s'enrôler librement.?* * Ne pas dire aux Canadiens qu'on les contraint à penser et à agir à la manière des tories et des impérialistes mais leur faire comprendre que te! doit être leur comportement ; que sinon, on les pourra contraindre: il n'y a qu'à presser le bouton.?* * Ça serait le temps plus que |amais pour M.Adélard Godbout d’intervenir et d’obtenir que l’on n'enrégimente pas les fils de cultivateurs.?¥ * En somme, le principe qui se pose, c’est celui de la solidarité impériale et impérialiste.* * * Le grand argentier de Québec, M.i Onésime Gagnon, parle de la possibilité prochaine d'un nouveau scrutin provincial.Est-ce une malice que le gouvernement Duplessis voudrait faire au gou-vernemertr King, en vo ant le tour de celui-c: ?* * * En Chine, l’inflation monétaire est telle que "a ménagère qui va_ faire un tour au marché doit avoir un coolie oour j porter le papier de sa monnaie.Nous ] n’en sommes pas encore là; et c’est heureux: les coolies nous manquerais it.Le Crincheus B-XI-44 contre 20,742,067 pour M.Dewey; ce vote assure au président la majorifé dans 35 Etats, et 413 votes au collège électoral, tandis que M.Dewey l'emporte dans 13 Etats et obtient 118 votes.C'est la ville de New-York qui a assuré à M.Roosevelt les 47 votes de l'Etat le plus populeux du pays, car dans le reste de l'Etat, M.Dewey a remporté une belle majorité; à New-York (ville) M.Roosevelt a eu 2,039,932 votes, et M.Dewey, 1,270,083; dans le reste de l'Etct, M.Roosevelt a eu 1,257,161, et M.Dewey, 1,761,541; le total donne 3,297,093 votes au président, et 3,031,624 à son adversaire.Pour commencer son quatrième terme le président peut compter sur l'appui d'un Congrès beaucoup plus démocrate que le précédent.Ce parti domine nettement les deux Chambres à la suite de l'élection de mardi; i! est assuré de 55 sièges au Sénat, contre 35 au parti républicain et 1 progressiste; il a 241 de ses candidats élus à la Chambre des Représentants, contre 176 à l'autre parti.Cela est d'une importance toute spéciale à cause du fait que la guerre d'Europe est dans^sa dernière phase; la situation de M.Roosevelt se trouvera donc bien différente de celle du président Woodrow Wilson qui après la victoire alliée de 1918 dut affronter un Congrès hostile lorsqu'il revint d'Europe avec le traité de Versailles.Il reste cinq sièges douteux pour le Sénat; ces élections chaudement contestées ont lieu dans les Etats suivants: Missouri, Nevada, New-Jersey, Ohio et Pennsylvanie.Il reste pour la Chambre des Représentants 15 sièges douteux; il y a deux représentants qui se réclament d'autres groupes: un progressiste et un américain-travailliste.M.Roosevelt a fait hier une déclaration; il rappelle que c'est la première fois depuis 80 ans que le pays tient une élection présidentielle en temps de guerre, et ajoute: “Ce qui est vraiment important, c'est qu'après tous les changements et les vicissitudes de ces 80 ans, nous avons de nouveau montré au monde que la démocratie est une force vivante, vitale.Le secrétaire du président, M.Stephen Early, a dit que dans les nombreux messages de félicitations qui arrivent à la maison du président, à Hyde-Park, plusieurs jcontien-nent la phrase: "L'isolationisme est mort”.Le nouveau Congrès, le 79e dans l'histoire du pays, entrera en fonctions le 3 janvier.Le 78e, qui dispose du pouvoir législatif d'ici la fin de l'année, doit se réunir mardi prochain, à midi; il a encore beaucoup de travail à faire.La loi spéciale des pouvoirs de guerre, en vertu de laquelle le président peut imposer les rationnements et autres mesures d'urgence, expire le 31 décembre prochain, et c'est sans doute le Congrès actuel qui prolongera ces pouvoirs.Le gouvernement projette une augmentation de 1% à 2% de la taxe de sécurité sociale que paient les employeurs et les employés sur les salaires payés et reçus; cette augmentation qui doit entrer en vigueur le 1er janvier a déjà été retardée par le Congrès, et il est fort possible qu'elle le soit de nouveau.Il reste en outre au feuilleton de la Chambre un bill déjà voté par le Sénat et comportant un programme d'après-guerre pour la construction et l'amélioration des routes; le bill autorise le gouvernement à dépenser à cette fin une somme de $1,475,250,000.SUAREZ EXECUTE être fixée par décret, ne l'a pas encore été.RECLAMATIONS TERRITORIALES Choses d’hier et d auiour d’hui “Nous ne sommes pas disposés non i plus à prendre part à des croisades 1 sur d’autres continents.” MACKENZIE KING < Discours à la Chambre 4ea Commune».IMS» Une courte dépêche de Paris annonce que Georges Suarez, âgé de 48 ans, rédacteur en chef du journal "Aujourd'hui” pendant l'occupation allemande, a été fusillé au fort de Montrouge, à l'aube ce matin.Il avait été condamné à mort il y a deux semaines, après qu'un jury civil de quatre hommes l'eut trouvé coupable de collaboration avec les Allemands; l'accusation était fondée sur le fait qu'il avait écrit des articles éditoriaux préconisant une collaboration plus étroite entre la France et l'Allemagne.Jusqu'ici seize accusés de collaboration avec les Allemands ont subi leur procès à Paris, et quatre ont été condamnés à mort.La dépêche ne donne aucun détail quant aux trois autres.Si le tribunal de Paris n'a enerre entendu que seize procès, on est loin du chiffre annoncé de cent mille en six mois, même en supposant que des tribunaux analogues fonctionnent dans d'outres régions du pays.Il semble d'ailleurs que certains procès importants seront retardés.Parmi les accusés de collaboration se trouvent trois ministres du gouvernement Pétain qui sont internés dans la prison de Fresnes, au sud de Paris.Ce sont MM.Pierre-Etienne Flandin, Marcel-B.Peyrouton et le général Jean-Marie-Joseph Bergeret; avec M.Pierre Boisson, ancien gouverneur générai de l'Afrique occidentale française, ce sont les "collaborationnistes” les plus en vue qui soient disponibles pour leurs procès.Mais, à ce que prétend la revue "Newsweek" du 23 octobre, ces accusés ne seraient pas traduits devant les tribunaux avant plusieurs mois.La première raison, c'est que leurs procès pourraient avoir des répercussions sur la politique étrangère, car les Alliés sont intervenus en faveur de Flandin, de Peyrouton et de Boisson; un autre motif d'ajournement vient de ce que ces procès ne concerneraient pas seulement les actes personnels des accusés, mais qu'ils soulèveraient des problèmes juridiques complexes, comme celui de la légalité du gouvernement de Vichy.Ces accusés peuvent d'ailleurs être détenus indéfiniment, car une ordonnance d'Alger dit que les collaborateurs devront subir L'assistant du premier ministre Churchill, M.Clement Attlee, a déclaré aujourd'hui aux Communes anglaises que le gouvernement hollandais a par une note officiels au gouvernement britannique réservé le droit de réclamer, en compensation pour les dommages et la destruction causés par les Allemands, une part convenable du territoire prussien voisin de la frontière hollandaise.Le terirtoire serait soit cédé, soit placé dans l'orbite économique de la Hollande et ce changement pourrait être provisoire ou permanent.M.Attlee a ajouté, aux acclamations de la Chambre: "En autant que le gouvernement britannique est concerné, toutes les réclamations justes pour des compensations territoriales aux dépens de l'Allemagne que le gouvernement hollandais pourrait décider de for-i muter recevront un appui énergique".Cette nouvelle est intéressante à deux points de vue.D'abord, il est certain que la Hollande est le pays qui peut le plus pertinemment demander du territoire à l'ennemi, parce que la guerre lui au/a fait perdre, pour longtemps au moins, des terres productives.-Il y a près d'un mois, un correspondant du "New York Times" notait qu'à ce moment-là les Allemands avaient inondé près de 20% du territoire hollandais au cours des opé rations militaires; on peut penser que cette proportioi a encore augmenté pendant les derniers engagements j et la retraite de ces jours-ci.En fait, l'inondation peut aller jusqu'à 37% du territoire de ce pays, dont une grande superficie protégée par des digues se trouve au-dessous du niveau de la mer.Cette inondation par l'eau de la mer brûle le sol qui reste improductif pendant une trentaine d'années après qu'il a été asséché.Cette demande de la Hollande ne manquera pas de faire rebondir un vieux projet: celui du démembrement de l'Allemagne en plusieurs Etats.Ce n'est d'ailleurs pas le premier indice dans cette voie.On sait que les chefs alliés ont souvent parlé des compensations importantes que la Pologne doit recevoir à même le territoire allemand en dédommagement de ce qu'elle devra cédei à la Russie.LES DEUX FRONTS D'ALLEMAGNE L'attaque de la 3e armée étatsunienne vers le Rhin a été renforcée aujourd'hui; le général Patton y e lancé trois nouvelles divisions et l'a étendue des deux côtés de Metz.L'offensive a été préparée par un bombardement d'artillerie intense; l'assaut porte vers la voie historique du Palatinat.L'infanterie de la 1ère armée étatsunienne a regagné aujourd'hui une partie du territoire qu'elle avait perdu dans la forêt de Hurtgen, dans le secteur d'Aix-la-Chapelle.La 7e armée étatsunienne qui occupe le secteur sud du front de l'ouest, a pris Migneville, à 29 milles au sud-est de Nancy, ainsi que les Baroques, à trois milles et demi de Saint-Dié, première ville du col de Saales qui conduit vers le nord-ouest à Strasbourg.Les rapports du front de la 3e armée indiquent que les Allemands n'ont pas encore repris leur aplomb à la suite du premier choc de l'assaut allié.Il n'y a pas eu de contre-attaque, ni d'envoi de réserves comme on aurait pu normalement s'y attendre.Mais les Etats-uniens combattent sur un terrain boueux, et la température devient encore plus mauvaise.Au nord-est et à l'est de Nancy, les Alliés ont pris les villes suivantes: Aulnois-sur-Seille, Mailiy-sur-Seille, Fresne-en-Saulnois, Malaucourt, Jeandelaincourt, Moncourt et Bezange.Entre Nancy et Metz l'aviation a bombardé neuf postes de commandement ennemis, ainsi que des canons et des concentrations de troupes à l'est de Pont-à-Mousson.En Hollande, des unités polonaises de la 1ère armée canadienne sont engagées dans un des combats les plus rudes qu'elles aient eu à soutenir au cours de cette campagne; le nettoyage des approches sud des ponts de Moerdike.Depuis trois jours elles attaquent sans répit une ligne de défenses préparées depuis trois ans par les Allemands pour la défense de ce passage qui commande toutes les routes et voies ferrées vers Rotterdam.Les ponts ont été détruits par l'ennemi, mais une garnison est restée dans cette zone d'uN mille et demi de longueur par trois quarts de mille de profondeur, au sud de la Meuse, et elle combat avec acharnement.Les Polonais ont dû avancer contre des redoutes de béton, conduire leurs chars et leurs canons jusqu'à moins de 20 pieds de ces bastions pour les détruire à bout portant.Ces opérations ont dû être conduites sous un feu nourri de la part de l'enaemi.Parce que la région est inondée, le combat est limité à trois routes, chacune bloquée par de larges murs de béton.Au front de l'est, les Russes rassemblent des hommes et accumulent du matériel en vue d'une actior énergique sur plusieurs points.Un bref communiqué de Moscou dit qu'il n'y a pas de changements essentiels sur le front, mais la radio allemande dit que c'est le calme avant la tempête.L'un des points où l'offensive se prépare c'est Budapest; l'assaut des Russes contre la capitale hongroise a ralenti depuis deux jours devant la résistance allemande et une pluie torrentielle.Des colonnes de l'armée rouge sont dans la banlieue de la ville à l'est et au sud; une colonne blindée est a 12 milles au nord de la ville.Le haut commandement allemand rapporte que les Russes ont franchi le Danube à Apatin, dans le nord de la Yougoslavie, à 15 milles au sud de la frontière hongroise et à 125 milles au sud de Budapest, et que la bataille est engagée.Paul SAURIOL 9-XI-44 A M f it UEVPIR, MONTREAL.JEUDI 9 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV ~ No 258 Choses d'Ottflwo Le discours de M.Mackenzie King et celui du général McNaughton Les considérations militaires qui paraissent devoir servir d'arguments lors de la prochaine campagne électorale — Défense de la politique du volontariat — L'armée de la défense du Canada considérée comme centre d'enrôlement et réserve éventuelle — La réaction des cercles militaires Les effectifs et les renforts Dans son discours d’hier soir, le premier ministre a révélé que le Canada compte actuellement quelque 750,000 hommes sous les armes dont 85,000 dans la marine, 190,000 dans l’aviation et 455,000 dont 390,000 volontaires dans l’armée.La question des renforts ne se pose que dans le cas de l’armée, de l’infanterie: les autres armes disposent de tous les effectifs dont elles ont besoin.Le premier ministre a déclaré que le rapport du colonel Ralston indique que l’on ne manque pas actuellement de renforts, mats que l’on pourra venir à en manquer d’ici quelques mois.Le colonel Ralston estimait que l’on n’était pas en mesure d’assurer à l’armée les renforts voulus sans envoyer les conscrits outre-mer et c’est pour cela qu’il a donné sa démission lorsqu’il n’a pu faire prévaloir son avis.Ayant d’accepter sa démission, M.Kins avait consulté la plus haute autorité qu’il connaissait, le général McNaushton, qui était d’avis que l’on n’avait pas encore épuisé les moyens d’obtenir les renforts nécessaires par la méthode volontaire et qui a accepté de devenir ministre de la Défense nationale, M.King a soulifiné le fait que plus de 45,000 hommes se sont enrôlés volontairement depuis le début de l’année.Depuis l’entrée en vigueur de la loi de mobilisation, dit-il, l’armée a accepté environ 150,000 conscrits.Quelque 33,000 d’entre eux ont été démobilisés pour diverses raisons, 0,000 se sont enrôlés dans l’aviation et la marine et 43,000, se sont enrôlés pour servir dans l’armée outre-mer.Depuis le début de l’année, 15,000 hommes ont été appelés sous les armes en vertu de la loi de mobilisation et 10,000 d’entre eux se sont enrôlés pour servir outre-mer.M.King a affirmé qu’il se trouve actuellement moins de 60,000 conscrits sous les armes dont 42,000 seulement sont aptes à servir de renforts pour l’armée expéditionnaire et dont 8,000 seulement seraient suffisamment entraînés pour être envoyés au front dans un avenir prochain.Il a révélé incidemment que parmi les soldats de la défense du Canada.les “zombies” tant décriés en ces derniers temps, il ne se trouverait que ’23,000 hommes de la pr ovince de Québec et ‘2;>,000 Canadiens français.11 est d’avis que 1 on n’obtiendrait guère plus de soldats pour servir de renforts par la conscription des “conscrits” que par le volontariat, mais plutôt par un appel urgent qu’il a lui-même adressé a ces qu'ils estiment que l’armée de la jeunes gens déjà en partie entraines- Le premier ministre Mackenzie King a prononcé hier soir, le discours tant attendu depuis la récente crise ministérielle et la démission du colonel Ralston.Il n’a pas fait un discours électoral; il s'est contenté de défendre la politique «nililaire du gouvernement qui demeure, pour le moment, une politique de volontariat.Dans les deux discours qu’il a prononcés depuis le début de la semaine, le nouveau ministre de la Défense nationale, le général McNaughton, s’en était également tenu à des considérations purement militaires.Les deux hommes ont considéré l’aspect technique de la question, sauf qu’ils ont tous deux insisté sur la nécessité de l’unité nationale.Ces considérations d'ordre _ militaire vont certainement -servir d'arguments au cours de la prochaine campagne électorale car les partisans de la conscription vont sans doute attaquer la politique de volontariat du gouvernement King et ils ne manqueront pas de conseillers techniques pour leur fournir des arguments d’ordre militaire.C’est précisément dans les cercles militaires que se dessine la première vigoureuse réaction contre la politique de M.King et du général McNaughton.Le ministre de la Défense nationale vient d annoncer que le lieutenant-général Kenneth Stuart, chef d’état-major de l’armée canadienne, va prendre sa retraite à l’âge de 49 ans.Cet officier était précisément le principal conseiller militaire du colonel Ralston qu’il avait accompagne au cours de sa récente tournee d inspection cl c’est lui qui avait succédé au général McNaughton comme commandant de l’armee canadienne en décembre 1943.Le communiqué ajoute cependant que le major général P.J.Mon ague, chef de l’administration militaire a Ottawa, ne démissionnera pas avec te général Stuart comme le voulait la rumeur.Le général Stuart n a pas j voulu faire de declaration pour le ¦ moment”.' « Ce sont le* sections de la Légion canadienne, formées des anciens combattants, qui mènent actuel e-ment la lutte contre la politique militaire du gouvernement La section d’OHawa devant laquelle k général McNaughton a prononce son discours de lundi, a adopté une résolution réclamant la conscription.La section de Montreal-Ouest a adopté hier soir une resolution semblable à l’unanimité en dépit de la présence du depute liberal r .P.Whitman, qui est l’un de ses membres.Le Globe and Mail rapporte qu'une trentaine d officiers de l’armée de reserve a Toronto vont donner leur démission parce McNaughton d’une réforme de Par-1 mée de la défense du Canada.Les conscrits recevront le meilleur entrainement militaire possible — il semble bien que cet entrainement a laissé à désirer en ces derniers temps.Le général McNaughton a affirmé son intention d’en faire des soldats dans le plein sens du mot el il a déjà ordonné de rappeler sous les armes tous ceux qui ont été prêtés pour divers travaux plus ou moins urgents.Le général Mc-Naughton a indiqué son intention de modifier le traitement qui est tait aux conscrits et de recourir à la persuasion et non à la contrainte pour les amener à s’offrir comme volontaires.M.King a fourni deux raisons qui motivent le maintien de l’armée pour la défense du Canada.La première, c’est que tous les hommes d’âge militaire en bonne santé doivent servir l’effort de guerre et qu’ii ne serait pas juste que les conscrits reçoivent un traitement de faveur en faisant du travail civil et en recevant les salaires payés au civil au lieu de la simple solde.La deuxième raison de M.King est d’une portée beaucoup plu., grande; il s’est exprimé en ces termes: “Les conscrits, sauf ceux qui ont cessé d’ê'tre utiles comme soldais pour des raisons physiques ou autres, ne doivent pas être démobilisés parce qu’aussi longtemps qu’ils se trouvent dans l’armée et qu’ils sont convenablement entraînés ils continuent à constituer une réserve potentielle ultime de renforts dont l’emploi obligatoire n’importe où pourra, à la lumière des circonstances qui se présenteront, être reconsidère”.L’armée de la défense du Canada demeurera donc un grand centre d’enrôlement, un foyer de culture où l’on s’efforcera de susciter les vocations volontaires.Les conscrits sans l’être, isolés de leur famille et de leurs amis, seront chauffés à blanc dans une atmosphère militaire pour permettre au gouvernement de trouver des effectifs sans recourir à la conscription intégrale.L’armée de la défense du Canada demeurera une réserve de renforts pour le cas où le général McNaughton échouerait dans ses efforts désespérés pour obtenir les renforts necessaires sans recourir à la conscription.Pierre VIGEANT Cours du R.Frère Bernard Dimanche prochain, 12 novembre, à 2 h.30 de l’après-midi, le R.F.Bernard fera un cours public d’histoire d’Acadie, sous le titre: Acadie Ce cours aura lieu à la salle Saint-Stanislas, 1371 est, rue Laurier.Entrée libre.Les Syndicats en faveur de la Commission du fonctionnarisme M.Georges-Aimé Gagnon fait un discours en faveur du projet au conseil municipal — M.Georges Guévremont, du comité exécutif, parle contre — Déclaration des fonctionnaires MM.Georges-Aimé Gagnon, J.-Ernest Foucault et Jean-Baptiste De-lisle, représentants des Syndicats catholiques au Conseil municipal, se sont tous trois prononcés hier en faveur du projet d’une Commis sion municipale de service civil, telle que proposée aux conseillers ces jours derniers.Ces trois messieurs ont causé une forte surprise, ce d’une déclaration signée par MM.Aimé Laurin, président de la Fraternité canadienne des employés municipaux; Roger Lavigueur.président de la Fraternité canadienne des policiers, section de Montréal, et D.-A.Vanasse, président de l’Association canadienne des employés du département des incendies.En voici le texte: L’As car au début du débat ils sem-; sociation canadienne des employés N'empêcher pas votre vendeur d'obligations de la Victoire de voir tous ses clients.Achetez dès sa première visite.défense du Canada fait double emploi avec l’armee de réserve dont la mission est précisément de dé- fendre le l’ordre.pays et de maintenir Avis de décès GUILBAULT.— A l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 8 novembre 1941 à l’âge de 48 ans, est décédé Charles Cuilbault, pianiste, fils de feu M.Il a ajouté que les volontaires n ai ment guère les conscrits et que leur arrivée dans les rangs des unites outre-mer pourrait créer des frictions, qu’il vaut mieux conserver une armée composée uniquement de volontaires.M.King a dt que l’on avait transféré dans l’infanterie des volontaires entraînés pour servir dans tl autres armes afin d’augmenter la^ réserve des renforts disponibles.Ce serait l’un des moyens que l’on prendrait pour obtenir des effectifs néccssai- ", ", .rili||.1i, I .,s fnnA.pour obtenir des eneciiis necessai- et Muu ^ u gen e Gui ma un.: res sans recourir à la conscription.railles auront lieu sameai le ii cou- i rant.Le convoi funèbre partira des j L conscrjts salons de la Société Cooperative, i no 302 est rue Ste-Catherine.a 7 h.| R y a longtemps que les partisans 45, pour se rendre a 1 église parois- (]e ja conscription réclament l’en-siale de Ville Saint-Laurent, ou te voj outre-mer de l'armée de la dé' service sera célébré a 8 h.30, etyly là au cimetière de la Cote des Neiges.lieu de sépulture, amis sont priés d y autre invitation.MICHAUD.- A Montréal le 7 novembre 1944.est décédée.Madame N.-Hector Michaud, nee Duct,ay (Charlotte), demeurant au numéro 2040 Jeanne-Mance.Les funérailles auront lieu vendredi, le Parents et assister sans fense du Canada ou sa démobilisation, en soutenant que ces milliers d’hommes coûtent inutilement cher au pays.Certains ont aussi représenté qu’il serait mieux d’employer res hommes à des travaux essentiels plutôt que de les garder inutilement dans tes camps.Le ministère de la Défense nationale s'est rt ndu à ees demandes dans cer-j tains cas et des conscrits ont eu des > _ congés pour vaquer à des travaux j dans la forêt et dans Les maîtres militaires du Japon par Hillis LORY Traduit de l'anglais par Roger Duhamel Volume de 270 pages.Au comptoir, $2.00.Par la poste, $2.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" blaient hostiles au projet de règlement.M.Gagnon a déclaré hier qu’il avait rencontré les représentants du Comité conjoint des fonction^ naires municipaux et que ceux-ci avaient adhéré au projet de Coin mission de service civil ap>-ès que le Comité exécutif leur eût accordé certains amendements très importants.“Nous avons obtenu, dit M.Gagnon, 99%% de ce que nous demandions.Il est donc de notre devoir, dit-il, d’approuver le projet que nous soumet le Comité exécutif.” M.Gagnon portait la parole immédiatement après M.Georges Guévremont, membre du Comité exécutif, qui s’en est pris violemment au projet présenté conjointement par ses confrères du comité.“Je ne suis pas opposé au principe d’une Commusion de service civil, dit-il, mais je ne saurais accepter le projet actuellement sur la table, car il imposerait une véritable dictature à la ville de Montréal.Pendant quatre ans Montréal a souffert la tutelle d’une Commission municipale et maintenant qu’elle en est débarrassée on voudrait lui imposer un régime qui serait pire encore que celui que nous avons enduré de 1940 à 1944.” M.Guévremont passa ensuite en revue, article par article, le projet de Commission de service civil, affirmant que ses clauses font du directeur de la Commission un homme qui aura des pouvoirs quasi illimités.Ce sera, dit-il, le directeur des directeurs et même, par son contrôle du département des pensions, il deviendra ic directeur du président du Comité exécutif.M.Guévremont dit encore que le projet de Commission du fonctionnarisme saboterait les contrats collectifs intervenus entre la ville et ses employés, et qui sont une garantie de paix entre employeur et employés.M.G.-A.Gagnon répondit à M.Guévremont que le projet de Commission ne venait nullement en conflit avec les contrats collectifs et qu’il contenait des garanties essentielles pour les employés.^ Nous voulons, dit-il, faire disparaître à l’hôtel de ville celte bureaucratie qui fait de l’embauchage une question de patronage et de favoritisme.Le moyeu de la faire disparai-tre c’est de voter en faveur de la Commission de service civil.MM.E.Foucault et J.-B.Delisle ont parlé dans le même sens.Au début de la séance les conseillers ont pu prendre connaissan- (iu département des incendies de Montréal, la Fraternité canadienne des employés municipaux, local 1.e! la Fraternité canadienne des policiers, section de Montréal, représentant à peu près 6,00U employés, désirent vous informer qu’ils sont en faveur du projet de création d’une commission de service civil à Montréal et vous demandent d’agir en conséquence pour que ce projet soit adopté par le conseil”.Les conseillers H.L.McEvoy et Robert Haddow ont déclaré qu’ils voteraient en faveur du règlement.PRESCRI i cMMisits i vomi oismiiivi fy A&viâm nafud£ SERVICE JOUR et NUIT MRRfïIflCIE IHOIITREfiL M fus M*nOC *U*nAtiC M Di T AJ t AU i Charles Duquette, propriétaire HA.7251 CALENDRIER Ile mol, NOVEMBRE SI jours Demain: VENDREDI 10 NOVEMBRE 1944.S.ANDRE AVELLIN.confesseur.Lever du soleil, 6 h.52.Coucher du soleil, 4 h.85.Lever de la lune, 1 h.09.Coucher de la lune, 2 h.54.Dernier Quartier, le 7.à 1 h.28m.du soir.Nouvelle Lune, le 15, à 5 h.29m.du soir.Premier Quartier.le 23.à 2 h.53m.du mat Pleine Lune, le 29.à 7 b.52m.du soir.10 courant.Le convoi funèbre t)n,' sur la terre tira des salons de la Société coopc- j ies mineS( ce (|uj jeur permettait de i rativc.no 302, rue Sainte-l.atlierine toucher une rémunération plus éie-j est.à 8 li., pour se rendre à l'eglise Notre-Dame, où le service sera célébré à 8 h.30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.ans.d’AdJutor Nécrologie BARJTTTE.— A Sainte-EUoabeth de Jo-üotte, à 88 ans.Azarle Barette, époux de BELEAU.,— A Montréal, le 7.a 69ans, Charles-Cléophas Bel eau, époux d'Emma BRETTON.— A Montréal, le 7.à « ans.Mme Ad on las Breton, née Qtguère.Adélla BRISEBOIS — A Montréal, le 7, a i» ans.Mme veuve Joseph Brisebols, née Ni-ding.Rose-Anna.CHARTRE.— A Montréal, le 7 à Valentine Bertrand, épouse C1DELORME.— A Montréal, le 7, à 43 ans, Alice Lacombe.épouse de Moïse Delorme.DUFOUR.— A Montréal, le 7.à 57 ans, Mme Joseph Dufour, née Tremblay.Emma.ETTHÎETR — A Montréal, le 7, k 30 ans, Gérard Ethler.fils de Paul Ethler et d'Eglantlne Lévelllé.„ * „„„ LAJOIE.— A Montréal, le 7.A 68 ans.Emilia Bernard, épouse de feu Joseph La- J°LÀPOrNTE.— A Montréal, le 7, A 63 ans.Em.le Lapointe, époux de feu Alma Marin._ .MENARD.— Aux Cèdres.!e 7.à 72 ans.Isaïe Ménard, époux de Rose-Anna Mé- * MICHAtTD.— A Montréal, le 7.Mme Hector Michaud, née Duguay, Charlotte.RAYMOND — A Montréal, le 7.A 76 ans.Cyrille Raymond, époux de feu Amanda QuevUlon.vée que la solde de l’armée.M.King a annonce que l’armée I de la défense du Canada ne sera' pas licenciée.Il a confirmé la nouvelle déjà annoncée par le général NOVEMBRE 1944 Dim.Lun.Mar.Mer.Jeu.Ven Sam 0 DG.7 • NL15 » pqm 1 2 3 4 S 4 7 t f 11 11 12 13 14 1S 14 17 18 » 24 21 22 23 24 2S 24 27 29 39 39 Plio Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* o» gravé, Prl* #» spécimen» njr demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430, Netre-Dame est.Montréal Tél.BEIair 3361 '» Mm Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage providentiel, véritable mine pour le clergé parois,lal, les prédicateurs.le, éducateurs et le* parent*.• Six gros volumes abondamment Illustrés; une méthode 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vos parties d’huîtres VOYEZ Les Pêcheurs Unis de Québec Fédération de.Coopérative, de Pécheur, de la Caspésie 6381, boul.St-Laurent - CA.5788 M.l’abbé Maheux à la Chambre cadette Il prendra part à une conférence-débat avec Me Jean-Pierre Houle M.l’abbé Arthur Maheux, archiviste à l’Université Laval de Québec et auteur de quelques ouvrages sur l’histoire du Canada, et Me Jean-Pierre Houle, professeur d’histoire du Canada au Collège Stanislas et rédacteur en chef de l’Action Universitaire, seront les conférenciers invités au prochain dîner-forum de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, qui aura lieu à l’hôtel Windsor, le mardi 28 novembre prochain.Le dîner sera présidé par M.Pierre Laporte, président du Comité des dîners-forum de la Chambre des jeunes.Les deux conférenciers, qui ont fait des études particulières en histoire du Canada, traiteront, chacun à sa manière, “de la meilleure façon d’enseigner l’histoire du Canada pour favoriser l’unité nationale”.Cette conférence-débat sera suivie d’une période de questions au cours de laquelle les convives seront invités à demander des éclaircissements aux orateurs.Ce dîner-forum est mixte et le nombre des billets est strictement limité à trois cents.On peut réserver ses billets en s’adressant au secrétariat de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, 25 est, rue Saint-Jacques, MA.3701.Le R.P.Elphège Hébert, C.5.C, décédé à73 ans Il passa la plus grande partie de sa carrière au collège St-Laurent Au collège de Saint-Laurent est décédé le 8 novembre le R.P.Elphège Hébert, C.S.C., à l’âge de 73 ans.Né à Pointe-Claire, le 20 août 1871, il fit ses études classiques au collège de Saint-Laurent (1883-1890), puis, après son noviciat et un stage au collège Notre-Dame de la Côte des Neiges, il poursuivit ses études de théologie à l’Université de Washington.Ordonné prêtre le 30 août 1896, le Père Hébert passa la plus grande partie de sa carrière au collège de Saint-Laurent, où il fut d’abord préfet de discipline (1897-1899, puis professeur de rhétorique, préfet des études, et supérieur pendant treize ans (1906-1919), Après avoir été à deux reprises curé de Saint-Laurent (1919-1927, 1933-1934), économe à l’Oratoire Saint-Joseph (1927-1932), et chapelain à l’Orphelinat de Liesse, le R.Père revenait au collège où il devait donner des cours de catéchisme et d’économie sociale jusqu’à la veille de sa mort; à la Toussaint, il avait, dans l’intimité, cé- lébré son 53e anniversaire de vie religieuse.Samedi matin, à 8 h.30, sera chanté un premier service dans la chapelle du collège, immédiatement suivi d’un second à l’église paroissiale de Saint-Laurent.Parents, amis et anciens élèves sont priés d’y assister.^ ^ Les arrérages de taxes sont minimes M.Ephrem Brisebois, secrétaire-trésorier de la Commission métropolitaine de Montréal, a annoncé hier que la rentrée des arrérages de taxes pour 1944 dans les municipalités dépendant de la commission est meilleure que jamais.Voici le pourcentage d’arrérage pour chaque ville: Weslmount, $53,051 ou 1.2 p.c.; Outremont, $46,857 ou 1.53 p.c.; Verdun, $83.531 ou 2.21 p.c.; La-chine, $46,997 ou 2.5 p.c.; Montréal-ouest, $13,104 ou 2.28 p.c.; Montréal-Est, $8,912 ou 0.93 p, c.; Mont-Royal, $3,177 ou 0.43 p.c.; Hampstead, $4,753 ou 1.07 p.c.; ' Ville La Salle, $12,333 ou 1.55 p.c.; 1 Ville St-Pierre, $6,196 ou 1.82 p.c.; Ville St-Laurent, $26,036 ou 5.54 p.c.; Pointe aux Trembles, $11,208 ou 3.02 p.c.; Montréal-Nord, $11.-910 ou 3.95 p.c.; Ville St-Michel, $3,478 ou 2.79 p.c.ON DEMANDE POUR LA COMMISSION NATIONALE DU CINEMATOGRAPHE A OTTAWA, ACHETEUR DI MINISTERE.CLASSE 4 — $3420.Qualité, requise, : Expérience suffisante comme acheteur, de préférence dan, le, fourniture, et accessoire, do photographie et de projection animée; intégrité et jugement; préférence à ceux qui ont droit à une priorité en raison du service militaire.LES FORMULES DE DEMANDE, que l’on peut ,c procurer aux bureaux de poste, aux bureaux du Service sélectif national, ou à la Commission du service civil, Ottawa, doivent être envoyées IMMEDIATEMENT à la Commission du service civil, Ottawa.Cette annonce a été autorisée par le Directeur du Service sélectif national.TARIF fa annonces classifiées * DEVOIR*' Téléphoa* : BEIair 3361 i cent !• nu.* Î5c minimum oomo-tfcat Annonce, fucturAe, IHo 1» mot 40c minimum NAISSANCE» SERVICES SERVICE» ANNIVERSAIRE» DRAND’-MESSES REMERCIEMENTS POUR sympathies et autres.Î5 n,r mot mlilmrim de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES 41 00 o*r insertion A VENDRE Mlméovraphe en parfaite condition à | vendre.Information : l’abbé André Be-langer.2000 est, boulevard St-Joseph, AM.5689.14-11-44 AUTO à VENDRE Essex Sedan 31 — propre &on* Pneuji — en ordre.Ecrire Case M.Le Devoir ACHAT DE CREANCES | Apponex-nous vo» créance», billet, en eoufTrance.Payona Plus haut prix.F.-André Arés.57 ouest, rue St-Jacques PLa-teau 9107.,J10 CONVERSATION ANGLAISE Conversation anxlalse Cercle «l’étude ** cour, oartlcuMer».Méthode pratique et 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pour vous, comme nous l'avons fait pour ce prêtre patriote que nous venons de citer, ce livre mystérieux dévoilant les faits et gestes des héros, vos ancêtres.Avec documents authentiques à l'appui.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN "Une oeuvre nationale digne de votre encouragement" 4184, rue Saint-Denis — Montréal Immans* documentation méthodiquement accumulée, 31 ans de recherche, petiente,.Généalogie de tout Canadien français, Franco-Américain ou Acadien, icrivex-nou, pour renseignements ef honoraires. « VOLUME XXXV - No 258 1 p » TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empira britanniqua 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI rAMAOA 7 nn Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de l/"A.B.C." et de la "C.D.N.A." " JEUDI, 9 NOVEMBRE 1944 1 ' Demain: Vents forts avec avcrsesL MAXIMUM et MINIMUM | Aujourd'hui maximum, 40.Même date l’an dernier, 46.Minimum aujourd’hui.30.Même date l'an dernier, 36.BAROMETRE : 10 h.a.m„ 29.45 i Mes!4.444 Sherbrooke est Montrés!! (Chlttres fourni» par la maison M.-R.de Le Vile emprunt à travers la province Le Québec s'est inscrit, à date, pour un montant de $297,438,850, soit 80.60 p.c.de son objectif — L'île de Montréal a versé $220,070,200, ou un pourcen-| toge de 77.76 — L'ensemble du pays a acheté pour $1,119,576,500 — La contribution des fonctionnaires de la province Ottawa, 9 (C.P.) — Les Canadiens ont acheté pour • semble une M.000; 000; public montréalais qui ne demande pas mieux que de les garder ici.Mlle Huguette Oligny est aussi affectée par ce décret impliqué dans cette histoire.Le sort l’a tou- fera l’impossible pour convaincre j pure hypothèse.Les les gens que Québec, l’ordre .secret' Jacques-Cartier et l’Eglise catholique ne sont nullement responsables d’aucun des sentiments inquiétants que l’on constate entre le Québec et le reste du Canada.Un reporter du Telegram lui ayant demandé s’il était possible qu'on eût la guerre civile dans la province de Québec, le sénateur Bouchard lui a répondu: “La situation est mauvaise et elle me cause de graves inquiétudes.J’espère qu’elle s’améliorera”.Ÿ * Ÿ Québec, 9 (D.N.C.) — Questionne par les journalistes au sujet de ce qu’il pense de la déclaration de M.ie sénateur Bouchard, M.Godbout a répondu: “Si M.Bouchard a vraiment fait la declaration que rapportent les journaux de ce matin, il aura certes la surprise de la voir accueillir auprès de tous les gens sérieux au Canada par un immense éclat de rire suivi, après un moment de réflexion, par un sentiment de pro- d'un si grand secours à nos armées.' Les obsèques du curé Cloutier Me Antoine Rivard, c.r., prononça le premier plaidoyer pour la Couronne.“Nous ne sommes pas ici, dit-il pour débuter, pour exercer une vengeance ni gagner une cause, mais pour demander que la loi soit observée par tout le monde, y com- Terrebonne, 9 (Spécial au De-pris les policiers.Notre devoir est voir) — Ce matin en l’église pa-de demander que ceux qui ont une j roissiale de Terrebonne, ont eu lieu autorité soient soumis aux lois, j les imposantes obsèques de M.l’ab-comme tous les autres individus”, j bé Joseph Cloutier, curé de Terre-Le procureur de la Couronne bonne depuis 8 ans, décédé subite-poursuivit: “Un homme est mort ; ment samedi dernier le 4 novem-précisions ! dans cette cause.On a eu tort de ! bre 1944 à l’âge de 62 ans.S.E.viendront plus tard.Soit, ce dé-[dire, ce matin, qu’il était au ban j Mgr Joseph Charbonneau, archevê-nouement est très décevant pour'de la société.Personne ne doit : que, chanta le service assisté com-nos deux artistes locaux, mais il | être présumé coupable avant d’a- j me prêtre assistant de M.le cha-l’est sensiblement moins pour le j voir été jugé.Plusieurs témoins ! noine Hervé Lussier, supérieur du sont venus dire que c’était un jeune homme paisible et respecté.Il me suffira pour le moment de dire qu’il avait le droit de vivre et que son vieux père avait le droit que u.n Pe_u, plus lavorisée puis-; son fils unique vive.qu'il lui a été loisible de faire le voyage.Elle doit nous revenir bientôt.Quoi qu’il en soit, Ton pourra entendre ce soir sur la scène du théâtre St-Denis M.Auger et Mlle Riddez.Ils seront entourés de nombreux camarades, entre autres: Mlle Claire Gagnier, qui est venue de New-York spécialement pour la circonstance et qui donnera la réplique au jeune baryton Denis Arbour, que les ra-diophiles ont appris à connaitre récemment; Mlle Suzanna Clerk, jeune soprano qui, bien qu’à ses débuts, impressionne déjà nos musicophiles et poursuit encore ses études à l’Ecole supérieure de musique d’Ou- “Guénette a-t-il été tué accidentellement?Il faut distinguer entre homicide coupable et homicide non coupable.Est coupable d’homicide coupable ou de “manslaughter” celui qui tue sans préméditation, mais par l’abus illégal des prérogatives autorisées par la loi.“Guénette a été tué d’un coup collège de L'Assomption, et diacre d’honneur M.le chanoine Philippe Chartrand, supérieur du Séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville, et comme sous-diacre d’honneur M.l’abbé fleuri Delongchamps, curé de la Nativité d’Hochelaga; diacre d’office, l'abbé F.Lanoue, et comme sous-diacre d’office le R.P.I.Roy.S.S.S.Dans le sanctuaire on remarquait S.E.Mgr Conrad Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal, S.E.Mgr Anastase Forget, évêque de St-Jean-Québec, Mgr Philippe Perrier, P.A., Vicaire général de Montréal, de revolver et il n’y a pas de doute Mgr J.-A.Mousseau, P.D., Mgr Hen-que le coup ait été tiré par quel- Jeannotte.P.S.S., Mgr Georges qu’un des constables qui avaient fonde pitié II avait, par ses bre-' uTmont Le prog™ nas et * l'h nq lî'i étude3 e n'^’e r mir°Ute 'ici au complel Puisque nous retrou- poutlfpüMà ïon ! ŒteTdup^ Kmé charitab,ement Je‘ielou>' à Sensf Mme^ey^SS; M^Chdl rL'Àâ‘ du clergé catholique québécois dans la vie nationale canadienne n’à pas besoin d’être défendue.Elle Importante délégation chez M.A.Talbot ! été envoyés à sa poursuite au matin du 7 niai.L’article 247 du code criminel dit que tout individu ayant sous son contrôle une arme quelconque qui par l’absence de précaution, peut mettre en danger la vie d’une autre personne, doit apporter toutes les précautions possibles et que cette personne doit être tenu# criminellement responsable de toute omission ayant comme résultat de causer du mal à quelqu’un décider si dan» la présente cause, on s’est servi des armes à feu avec prudence.On dira que les constables obéissaient à des ordres.Le code dit à ce sujet que “la seule contrainte d’une menace corporel- Pour la réouverfure de la roule Monl-rcal-Québec pendant l’hiver Québec, 9 (D.N.C.).— On a annoncé, récemment, que la question fie l’ouverture de la route Montréal-Québec aux automobilistes, pendant la saison d’hiver, était à l’étude.M.Antonio Talbot, ministre de la Voirie, vient de reccvor une délégation très représentative qui a discuté avec lui touj le problème.Cette délégation était formée de représentants des Chambres de Commerce de Qué-bes et des Trois-Rivières, des conseils de comté de Champlain et Portneuf, de l’Association des camionneurs, des propriétaires, de compagnies de transport et de maires de municipalités situées sur le parcours de la route, ainsi que du club automoble de Québec.('.’est M.Bonn Dussault, député de Portneuf et ministre des Affaires municipales, qui a présenté la délégation à son collègue.M.Talbot a fait un bon accueil à la requête, mais il a dit qu'avant de prendre une décision, il lui faudra \oir si l’état budgétaire de son département lui permet de faire face aux dépenses qu’entraînera l'exécution d’un pareil projet.la plume de Mme Léon-Mercier .« «veui,! u uciciiuuu.i^ue *‘ou'n> en hommage à nos courageux est au-dessus de tout reproche et i ^J,'?50s deJa RuÇrre actuelle.Le jeune digne des plus granits éloges.oliicer d aviation Robert Desautels, “M.Bouchard sait, par ailleurs, |Oe letour au pays depuis deux s6-que sa destitution comme prési-1 Ina.mes> aPres,lm assez long séjour dent de l’hydro québécoise, est la I 0ll,I'e-nier, présentera la pièce.De-responsabilité entière et unanime-! saul?!s ,a ^ sorties en territoire en- meiit partagée de ses anciens collé- | ncinii à son crédit.,11 revent dé-jle grave peut être une excuse pour gués, pour qui la paix et l’harrao-1 hnitivement au Canada.commettre un acte illégal”, nie dans la nation canadienne doi- ! Le décor musical est fourni par vent être placées au-dessus de tout : un puissant orchestre sous la direc-et défendues contre tous les fanati- i tion d’André Durieux Le narrateur ques de quelque nature quits jscra Jean Lecavaiier et l’annonceur, 1 Roger Ëaulu.Cette heure de la victoire, irradiée par tous les postes français du réseau canadien, est une réalisation de MM.Georges Dufresne et Ferdinand Biondi.Ce qui ressort de l’entrevue de cet avant-midi, c’est que M.Auger et Mlle Ridez restent, pour le moment, au pays.Pouvons-nous, sin- Cbartier, Mgr Romain Boulé, P.D vicaire général et curé de Lou-gueuil, Mgr Armand Chaussé, P.D., supérieur du collège de Saint-Jean, ainsi que plusieurs membres du clergé.Le chant, sous la direction du notaire Léopold Gravel, exécuta la messe de Perosi.et M.Thomas Lora nger touchait l’orgue.Hier après-midi à 4b.la translation des restes a été présidée par Mgr Conrad Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal, assisté dje ses I f l'allkli.k I l.’i / * 1 .- .Il appartiendra aux jurés de | deux frères, l’abbé J.-Eugène Clou-• j— i- —/.mien tier, curé de S.-Julien de Lachute, soient.Les* Nippons près de Liuchéou j Tchoung-King, 9.(A.P.) — Les Ja-j ponais se sont rapprochés aujourd’hui de j Liuchéou.Le commandement chinois I indique qu’une tête de l’armée ennemie cerement, nous en plaindre?! n’était qu’à 15 milles de cet endroit, ‘ «murer.j clef des défenses du sud de la Chine, j Une émission de Tokyo annonce une (offensive générale sur Kweilin avec le î lean-Paul CUILBAULT concours de chars d’assaut, d’avions et i Tchiong Kai-ehek de l’infanterie.i l'f - - « félicité Roosevelt iciers n’étaient pas justi- 51ste de labbe.P’-L’ Mathieu, vi-sortir leur revolver.L’ar- caire de lerreboune comme dia: lu code criminel dit que "e, et labbe Ernest Marsan, cure D’ailleurs, il n’y a aucune preuve que l’ordre avait été donne de tirer.Les polici fiables de si tide 41 du “tout agent de loi qui opère une arrestation et tous ceux qui l’aident sont justifiables d’employer la force neces dre pour empêcher une fuite, sauf si cette évasion peut être empêchée par des moyens raisonnables.” Nous prétendons que l’arrestation de Guénette pouvait s’opérer et l'abbé Marcel Cloutier, curé de Saint-Vincent de Paul de Laval, et, à l’église, l’office des morts a été récité par un nombre considérable de prêtres venus pour la translation des restes.Après le service le cortège se forma pour se rendre à Saint-Jacques où un deuxième service a été chanté par l’abbé François Lanoue, as- de Saint-Basile-le-Grand.La France dans le monde Longue séance du cabinet Vol dans un bureau de poste Quebec, 9 (D.N.C.) — Un vol audacieux vient d’être commis au bureau de poste de ITsJet.C’est le deuxième vol important en cet endroit celte année et Je troisième depuis un an environ.Durant la nuit de lundi à mardi, des voleurs enfoncèrent la porte de l’édifice et s’emparèrent d'un montant d’environ $2,500 en argent et en obligations de la victoire.Paris, 9.(A.P.) — L’agence française semi-officielle, France-Presse, in-sans que des coups de feu soient jdique aujourd’hui la formation d’un pac-tirés._ .i (a régional entre les nations de l’ouest L’article 43 du code criminel dit |de l’Europe, pacte qui sera discuté à que “jamais une personne procé- j |a prochaine conférence de Paris entre riant à une arrestation ne peut user i |e premier ministre Churchill et le gé-., de force de nature à causer des le- j n^ral de Gaulle ainsi que le secrétaire T , .j sions corporelles graves capables i aux affajres étrangères anglaises, Antho- _ , .Tchoungking, 9 (A.P.) _ Le gé- i de causer la mort.” Les jures de- Eden DuplesSIS j neralissime Tchiang Kai-chek a in-! vront décider si dans le present r i forme 'e président Roosevelt nue ' cas les policiers ont causé des le- : eo •.Zni/.-.i:— - - — - ' • -” -rgs capables es jurés de- dence de M Maurice Duplessis.La îj^Ts réh.ions' entT^ ""A™'0 ! “r n^d’ïrme^aubfeTaU un | ^ " piupart des ministres étaient pré- C| les Etats-Unis.6 3 'hine ! homme paisible et non dangereux, i Cet éditeur a dit 9ue la politique sents.Bien qu aucune declaration ; Le message se Ht comme suif en 1 le procureur de la Couronne ter- j française est dirigée vers la coopération naît été fade apres la réunion par partie: “Au nom de la nation chi-I .- - le chef.du gouvernement, tout indi- j noise, je vous prie d’accepter que qu'on a fixé le montant que la ! plus chaleureuses félicitation- „ .-____ province doit souscrire au septième ;‘ occasion de votre réélection pour | d’arrêter Guénette sans user de démontré qu’une formule universelle ne emprunt de la victoire.j un 4e ferme, comme président des i violence.Peut ®tre bonne sans accords régionaux -»•«•*'- Etats-Unis.Cette heureuse issue' Me Noël Dorion, C.R., prononça entre les nations intéressées dans la mê- Tito serait a Moscou justifie votre solide administration i ensuite le plaidoyer sur les faits, me géographie ainsi que les problèmes i et Ja démonstration évidente que le i Le procureur de la Couronne sou- ' économiques ou politiques.” Québec séance tenue hier ______ i r°rme ie président Roosevelt que ; cas les policiers ont cai ec, 9 (D.N.C.) — Une longue réélection a été accueillie dans | sions corporelles grave du cabinet provincial a été I .„nri7Ci Turhan Bey personni’fie“Lao‘, le mari de Jade.porté trente-quatre^ victoires.Union économique d'habitations Union Economique d’habitations: à 8 h., ce soir, à 4210 rue Bordeaux, , renseignements et causerie sur la i Cité-Jardin du troisième centenaire.Entrée libre, les dames sont invitées.(Communiqué) Retenez le "Devoir" d'avonev chez votre dépositaiie — c'est ie SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.L'EQUIPE MONUMENT T «c.(soiré«) NATIONAL 9 déc.(mat.soirée) FANNY MA.3253 Billets actuellement en vente Aux guichets du Monument : 10 a.m.à 6 p.m.Les billets achetés pour le 6 ( déc.sont valables tels quels ( pour la soirée du 13 déc.ou ( peuvent être échangés pour ( une autre représentation.( J ¦.DE W A l’affiche Katherine Hepburn “DRAGON SEED” PALACE .-.S________________ Téléphones au ten-ice du tiragu : ! Mostvn Thomas barvfo-i que l’on pourra entendre avec la San Carlo Opéra Co, BEIair 3361 : il vous donnera l’adresse j théâtre His Majesty•» ««"’••ne prochaine.C’est une présentation de Id’un dépositaire do votre voisinage.1 M.Louis-H.Bourdon.LES COMPAGNONS DE SAINT LAURENT convient notre élite Intellectuelle à ('ERMITAGE ORPHÉE de JEAN COCTEAU OEDIPE-ROI Egalement de JEAN COCTEAU 11-15-17-18 novembre Matinées les 11 et 18 Billets : SI.05 - M - .67 (Uses Inel.) à TAIon 1418 — ans Editions rides et chez Ed.Archambault.Tous les amateurs de la chose dramatique s'abonnent aux “Cahiers dea Compactions” ($125 par année) A l’affiche Abbott & Costello “IN SOCIETY’’ dernier jour FKEDRIC MARCH ALEXIS SMITH 'The Adventures of Mark Twain" Autre spectacle : "Crime Doctors Strangest Case" ,25> ‘fi'301 40 FRANCE-FILM présente VEND.17 NOV.ST-DENIS en récital |CUBO|HUT£ NEMENOFF, sensationnels duettistes du piano , choisis comme solistes par TOSCANINI.ORMANDY, KOUSSEVITSKY, MONTEUX.REINER.C.OLSCHMAN, STEWART.Billets : $1.00.$1.50, $2.00 { plus taxes En vente au St-Denis, Ed.Archambault et C.W.Lindsay.Impresario : Canadian Concerts * Artists. VOLUME XXXV — No 258 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 9 NOVEMBRE 1944 PAGE fEflINiN LÀ vre en aimant Dirtcrrice : Germain* BERNIER Les Canadiens français dans la littérature américaine Après avoir rappelé que nous sommes arrivés à l’époque où les civilisations américaines commencent à se connaître et que c’est par ses productions artistiques et littéraires qu’un peuple peut se connaître et se faire connaître, Mlle Marine Leland a fait une étude du personnage canadien-français dans la littérature américaine, devant les membres de la Société d’Etude et de conférences à leur dernière réunion à l’hôtel Windsor.Malgré ce que certains ont prétendu, dit en substance la conférencière, la littérature française pas plus que la littérature anglaise n’a commencé par un chef-d’oeuvre.Un chef-d’oeuvre vient rarement dans le désert, au contraire, il est ordinairement le résultat logique d’une suite d’essais et de travaux constants.Aussi le dédain comme l’admiration sans réserve du passé sonUils à éviter et il semble que les nouvelles civilisations aient le devoir qui est en même temps leur intérêt de se souvenir de leur court passé.Toute littérature qui se nourrit exclusivement de littérature périt et, après avoir mentionné l’ouvrage de Mme de Staël, intitulé Les rapports de la littérature avec la société, la conférencière remarque qu’il n’est pas impossible que l’étude de la sociologie puisse aider à fonder une littérature.Mlle Leland étudie d’abord la littérature régionaliste qui est immense aux Etats-Unis, ceux-ci étant une vaste agglomération de petites patries dont chacune garde fidèlement ses'caractéristiques.En vingt ans, il s’est produit ainsi beaucoup plus de 2,000 romans ré-gionalistes.Une distinction que les Américains font très rarement, c’est celle qui existe entre Français de France et Canadiens français, entre I.ouisianais et Acadiens, etc.Pour la majorité des gens,*les French réunissent tout ce qu’il y a de Français sur le continent.Les souvenirs canadiens et français sont nombreux dans plusieurs Etats chez les Américains.Dear-field dans le Massachusetts est célèbre par le massacre de 1704 et les captifs qui furent amenés en Nouvelle-France.Northampton, fondé en 1655, a vu ses premières années mouvementées par les incursions des Canadiens suivis de bandes d’Iroquois qui assaillaient la ville américaine.Inutile de dire que les gens ainsi attaqués ont essayé de rendre la politesse.Plusieurs romans régionalistes se sont inspirés de ces événements.La littérature nationale présente certains aspects assez frappants.D’abord l’auteur envisage son sujet du seul point de vue littéraire.Loqgfellow, par exemple, ne songe mêiue pas que ce sont ses compatriotes, les Bostonnais, qui furent responsables en partie du grand dérangement.L’autre aspect est que l’étude psychologique des personnages n’est pas très poussée.Parkman, écrivain et artiste, a consacré presque toute sa vie à l’épopée française mais ni lui ni Longfellow ne se sont intéressés à la psychologie, et leurs personnages français n’ont pas beaucoup de caractéristiques individuelles.Mais si les personnages de Longfellow n’ont rien d’essentiellement canadien, il a par contre traduit la douleur de ses personnages de façon remarquable.S’il n’a pas étudié le caractère acadien sur le vif, grâce à son humanité foncière, il a créé des personnages que non seulement les Acadiens n’ont pas hésité à adopter mais que des auteurs ont célébré à sa suite.Il est curieux que Parkman, devenu une figure familière à Québec, n’ait pas individualisé davantage ses pionniers.Ses personnages, l’habitant, le missionnaire, le coureur des bois, les seigneurs, ressemblent aux statues des musées; ils sont parfaits et sans vie.Willa Sibert Gather, auteur de Shadows on the Hock, a mieux compris l’âme canadienne, et certains détails de la vie québécoise sont notés avec beaucoup de vérité et d’humour.Elle semble avoir compris comme Fréchette, l’impression que produisent sur les petits Canadiens les histoires de l’ancien èt du nouveau Testament et les décorations des églises ! \ Une oeuvre en progrès La clinique du BCG et la protection ; Ceux qui firent notre pays Claude-Thatnas Dupuy (1686-1737) Claude-Thomas Dupuy naquit en 1686.Il se consacra à l’étude du droit et occupa successivement les fonctions d'avocat au Châtelet, d'avocat général au grand conseil, de conseiller du roi en ses conseils d’Etat et privé, le maître des requêtes titulaires, puis honoraires.En 1725, le roi le choisit comme intendant de la Nouvelle-France.Le 28 août de l’année suivante, il descendit à Québec, en même temps que le marquis de Ueauharnois, des tout-petits contre la tubercu- J gouverneur.Dupuy fut zélé et s’oc-|0$e __ Ecole de puériculture pour cupa étroitement de l’administrais_____fiiioc \ lion, notamment de la reconstructed jeunes j ^on d'édifices incendiés ou dè- Cour ou long, le manteau de fourrure du jour a de l’ampleur.La ligne des manches surtout révèle cette tendance qui ne manque pas de charmes.L’assemblée annuelle, clôturant la 9e année fiscale de la Clinique B.C.G, de Montréal Inc., vient d’être tenue au siège social de la Corporation, 2427 rue Létourneaux, sous la présidence de Mme Jean Raymond.Outre les membres de la corporation, y assistaient les docteurs Alien Guilbeault, directeur médical de la clinique, Armand Frappier, directeur des recherches biochimiques de l’Université de Montréal, Léo Ladouceur, chef de la division de la tuberculose de la clinique Laurier, Albert Joannette, de Ste-Agathe des Monts, M.Edgar Genest, président du club Kiwanis St-Lau-rent, Mme Gérard Boudrias, présidente de la Ligue de la jeunesse féminine, Mlle Jeannine Vidal, tréso-rière, garde Anna Billy, directrice de l’Assistance maternelle, et garde Thibeault, de Ste-Justine.ainsi que les membres du personnel.Le rapport des auditeurs pour l’année fiscale montre que la clinique B.C.G.est en position financière satisfaisante.suets, de la justice, de la monnaie, des forêts, des incursions iroquoi-ses et des intrigues anglaises.Il s’occupa également de promouvoir ^’industrie, d’aider les communautés dans leur travail d’apostolat, enfin de toutes les questions susceptibles d’intéresser un intendant.Cependant, la paix ne régna pas chez les autorités de la Nouvelle-France.Beauharnois se plaignit amèrement de son collègue.Le 6 mars 1727, il écrivait au ministre: "Je suis bien fâché que M.Dupuy me donne si souvent occasion de vous faire des plaintes contre lui.H a une trop grande facilité à écouter tous les discours que ses prétendus amis lui tiennent et qu’il croit comme articles de foi.Il est le jouet de tous les mauvais esprits du pays.Il n’est pas aisé de vivre avec un homme d’une hauteur qui passe l’imagination.Il s’imagine être devenu une divinité, ne voulant entendre sur rien ni rime ni raison.C’est un homme impraticable: il suffit que je dise blanc pour qu’il dise noir.H fuit en ce pays-ci le général, l’évêque et l’intendant; il en donne tous les Le rapport de la secrétaire men- - - - , .Monne les améliorations apportées l°urs de belles preuves.Il a J ' pirée par des sujets anglo-saxons mais depuis la dernière guerre, les auteurs américains se rendent compte de la richesse que leur présentent les sujets canadiens.Quant aux Franco-Américains, ils_ commencent à se décrire eux-mêmes et trois écrivains qui ne se connaissent pas présentent le fait curieux d’écrire de la même façon.Il faut dire que les ouvrages de ces auteurs ne sont pas des romans mais des documentaires importants.Le caractère canadien-français qui ressort dans ces livres est toujours le même dans le tableau de la vie des Canadiens qui arrivent aux Etats-Unis.Aucun membre de la famille ne parle anglais mais aucun membre n’est inquiet.Ils sont d’un optimisme à toute épreuve.Le père s’en va à la filature.Le foreman est par bonheur un canadien-français, et le père s’engage.Les aînés de la famille se marieront; les plus jeunes éviteront souvent la filature et s’instruiront.Jamais il n’y a de catastrophe.Ce qui est caractéristique, c’est la patience et l’optimisme du Canadien devenu Franco-Américain.De plus en plus les auteurs s’éveillent à l’intérêt que présentent les nombreux groupes ethniques.Nul doute que leur* art finira par traduire leur bonheur d’appartenir de près ou de loin à la civilisation française en Amérique ou du moins de la comprendre.G.B.Chez les Sourdes-Muettes à l’édifice, au cours de l’année, entre autres: l’installatioon d’un laboratoire équipé de la façon la plus moderne et la plus complète pour analyses et autres fins utiles à la clinique ainsi que l’aménagement d’un département de rayons X où l’on procède à la radiographie de tous les enfants hospitalités à la clinique et de tous ceux qui sont suivis par le service social.On fait aussi mention de la fondation d’une école de puériculture pour la formaitoon de jeunes filles compétentes aux soins des bébés.Jusqu’à date 16 étudiantes y ont obtenu le diplôme de puériculture.La secrétaire termine son rapport en soulignant l’admission de la clinique B.C.G.à la Ligue antituberculeuse au mois de novembre 1913.Voici quelques extraits de l’allo-n y aura de» retraite», ferméea^auxjla- prononcée par la présidente, Souper aux huîtres Sous la haute présidence de Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau archevêque de Montréal, le troisième souper aux huîtres de l’Institution des Sourdes-Muettes sera servi le 10 novembre courant.A la table d’honneur, Mme Tancrède Jodoln.présidente, et les autres membres du Comité Exécutif de l’Association des Dames bienfaitrices recevront les Invitée.L’entrée générale est au no 3763 de la rue Saint-Denis, en face de l’avenue des P1On est prié de se rappeler que les billets ne sont valables que pour la date Indiquée.Au Foyer Notre-Dame, Ste-Agathe-des-Monts sè la chose, en dernier lieu, jusqu'à mettre des sentinelles aux portes des églises, à l’occasion des ordonnances et arrêts”.Mgr de Saint-Vallier le nomma exécuteur testamentaire, le 25 décembre 1727, la veille même de la mort de l’évêque.Les funérailles donnèrent lieu à un conflit de juridiction ecclésiastique.Le curé Boulard voulait les tenir à la cathédrale et l’archidiacre, M.de Lotbimère, préférait la chapelle des Hospitalières.L’intendant trancha la dispute en faisant célébrer le service, le soir du 2 janvier, la veille du jour fixé, dans le plus grand mystère.Rappelé en France, il quitta le pays le 28 mai 1728, en laissant beaucoup de dettes.Il mourut en Bretagne, au début de 1737.è l’Hôpital général de Québec et y succombèrent à leurs blessures.Combien sont-ils?Quelques centaines, et l’Hôpital général conserve le nom de chacun.Ces officiers et soldats font un peu partie du patrimoine des bonnes Soeurs.Ils furent soignés, encouragés, consolés par leurs devancières.La plupart moururent le sourire aux lèvres.Les Hospitalières ont le don de préparer à la mort, de la faire accepter comme une résurrection! Ceux qui meurent dans les hôpitaux tenus par des religieuses ne partent pas en désespérés.Quand les morts de 1759 et de 1760 furent inhumés au petit cimetière, l'Hôpital général était en pleine campagne.Seul, le chant des oiseaux venait troubler leur sommeil.Peut-être aussi le chant des Soeurs, priant pour les morts, parvenait-il au petit^cimetière?Depuis, Québec s’est agrandi.Les champs cultivés d’autrefois qui entouraient l’Hôpital général et le préservaient des bruits du monde ont fait place à des rues, des manufactures, à des centaines de maisons.La mort nivelle tout.Dans les cimetières de guerre de là-bas grands et petits sont enterrés côte à côte.C’est le même ordre qui existe au cimetière des héros.Les simples soldats voisinent avec les officiers de tout rang.Les chevaliers de Saint-Louis sont enterrés là à côté de pauvres soldats et miliciens qui ne savaient peut-être pas lire mais savaient qu’en se battant sous les ordres de Montcalm et de Lévis ils défendaient leur pay .Petits dans la vie, leur sacrifice les a faits grands dans la mort.On a élevé des monuments aux chefs.Montcalm et Lévis ont leur statue à Québec et ailleurs.Ils y avaient droit.Mais ces officiers et soldats du cimetière des héros n’ont-ils pas droit, eux aussi, à notre reconnaissance, à notre souvenir?On ne peut élever un monument à chacun, évidemment.Mais une colonne, une stèle quelconque, ne devrait-elle pas rappeler aux générations d’aujourd’hui et de t demain que dans cet enclos de l’Hôpital général reposent une douzaine peut-être de chevaliers de Saint-Louis et des centaines d’officiers et de soldats morts pour le salut de leur pays?.Je me souviens, dit la devise de la province de Québec.Nous avons tout de même oublié pendant près de deux siècles les héros de 1759 et de 1760, décédés à l’Hôpital général de Québec.„ „ n P.-G.n.—(Le Bulletin des recherches historiques, octobre 1944), ves et sucre, de numéros antérieur» à ceux mentionnés ci-dessus.CONSERVES DOMES HOUES — Pour la mise en conserve, chacun a droit à cette fin d’obtenir 10 livres de sucre, au moyen d’autant de coupon F, du carnet, valable chacun pour une livre de sucre, jusqu’à 10 livres.Si l’on préfère acheter les conserves plutôt que de les fabriquer, on peut échanger ces coupons au bureau local de rationnement.VIANDE et SAUMON: rationnement temporairement suspendu.Les coupons jusqu’au no 40 inclusivement ne seront plus valides; les numéros subséquents pourront éventuellement servir; d'-nc les conserver.THE, CAFE, rationnement aboli.VALEUR DES COUPONS Sucre, 1 livre par coupon.Beurre, 1-2 livre par counon.Un coupon de conserves D dnna le carnet no 3 et 17 et suivant dan» le carnet no 4, valables pour: Confiture, gelée, marmelade, beurre de mtel, beurre d’érable: 12 onces liquides.Fruits en conserve: 20 onces liquides.Miel liquide: 24 onces liquides., Miel en gâteau: 2 livres ou 2 rayons réguliers.Sirop de mais: 15 onces liquides.Mélasse: 40 onces liquides.Fruits pour bars de rafraîchissement: 12 onces liquides.Sauce d’atocas: 12 onces liquides.Sirop d’érable, 24 onces liquides.Sucre d’érable: 2 livres.Sucre.% livre.Activités Féminines, Cnn.térences, ~ , etc- Grande vente'de charité à l'Oeuvre de la soupe Le bazar annuel, au profit de l’Oeuvre de la soupe, aura lieu è la salle Salnt-StanUlas, 1371 Laurier est, les 1er et 2 décembre prochains, sous le distingué patronage de S.Ex.Mgr Joseph Charbonneau, et sous la direction active de Mme Léon-Mercier Gouln.Tous dons que vous voudrez bien faire parvenir à l’Oeuvre à cette occasion seront reçus avec reconnaissance.Pour renseignements, adressez-vous à: Mme Gouln, PL 4732, 3466 rue McTavlsh, ou au comité, HA 5076 ,551 est, rue Sainte-Catherine.Que savez-vous du mariage ?Les difficultés qui se rencontrent dans la vie conjugale ont leur cause très souvent dans l’Incompétence des charges et dans Hgrorance des obligations que l’on contracte dans le mariage.Pour avoir essayé de s’improviser dans cette vole, on connaît les plus funestes déceptions.La causerie que prononcera le B.P.Alfred Laplante, C.S.C., à la salle des pèlerins, ce soir, à 8 h., mettra en lumière toutes ces vérités fondamentales.tes suivantes : du 7 au 10 nov les: du 13 au 16 nov.: dames; du 18 au 21 nov.: demoiselles: du 24 au 26 nov.: demoiselles; du 28 au 1er déc.: dames; du 7 au 10 déc.: Institutrices et employées de bureau; du 15 au 18 déc.: préparation au mariage, Bien vouloir s’inscrire à l’avance.A l'Académie Bourgeoys Dimanche, le 26 novembre à 2 h.30, aura Heu la réunion de l’Amicale Notre-Dame du Sacré-Cœur è l’Académie Bourgeoys.Les religieuses de l’Institution et le conseil de l’Amicale Invitent toutes les anciennes élèvs.Quelques anciennes maîtresses seront là pour accueillir leurs élèves d’autrefois.Le présent communiqué sert d’invitation à toutes celles qu’une lettre de convocation n’attetndralt nas.Garde d'honneur du Coeur Immaculé Marie est l’Auxiliaire puissante au pu-gatolre.Prions là pour nos morts, Elle saura les secourir.La réunion mensuelle aura lieu dimanche, le 12 novembre, à 3 h., à la chapelle du Bon-Pasteur.104, Sherbrooke est.Associés et fidèles sont respectueusement Invités.Retraites fermées Au Couvent de Marie-Réparatrice, 1025 boul.Mont-Royal, 11 y aura des retraites pour Jeunes filles, du 13 au 18 nov., du 30 nov.au 3 déc., et du 14 au 17 déc.Pour dames, du 20 au 23 nov.Pour Institutrices.du 7 au 10 déc.On est prié de s’inscrire d’avance.A l'Académie Sainte-Anastasie Dimanche le 19 novembre, à 2 h., aura Heu la 10e réunion de l’Amicale de l’Académie Salnte-Anastasle, sous la présidence d’honneur de M.le curé C.-A.La belle.Les religieuses de l’Institution et le Conseil de l’Amlcal Invitent cordialement toutes les élèves qui sont passées par la maison depuis sa fondation Les ancln-nes maltresses seront là pour accueillir leurs élêèves d’autrefois.Le présent communiqué sera d’invitation à toutes celles qu’une lettre de convoca-.lon n’attelndralt pas.Affectueuse bienvenue à toutes I Notes et pensées ï liMAi-atnre amérirainp rom- ^ sér!e de causeries que donne le Père La littérature américaine, cum , Pressent à toutes les Jeunes me cela est naturel, est surtout ma- nues indistinctement.Retenez le '-t)evoir,' d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones su tsrvics du tirage : BEIsir 3361* : Il vous donnera Tadrests d’un dépositaire de votre voisinage.N'empêchez pas votre vendeur d'obligations de la Victoire de voir tous ses clients.Achetez dès sa première visite.Mme Jean Raymond: “Nous désirons offrir à notre directeur médical, le Dr Albert Guilbeault, tout ce qu’il juge nécessaire au développement scientifique adéquat à la clinique.Nous voulons être prêtes à répondre à toute demande.Dans ce but, nous nous sommes attaché trois éminents médecins dont la haute compétence n’a d’égale que leur désir d’aider à ce développement de la vaccination par le B.C.G.Le docteur Albert Jutras nous a depuis plusieurs mois accordé sa collaboration: en offrant son rapport du département de radiologie où il “ne trouve aucune trace de tuberculose active ou ancienne chez aucun de nos vaccinés”, il nous appuie fortement dans notre conviction de l’efficacité du B.C.G.Le bureau d’administration est heureux d’annoncer que le Docteur Armand Frappier vient d’accepter la surveillance des recherches biochimiques du laboratoire de la Clinique et que le Docteur Joseph Riopelle a bien voulu acquiescer à notre demande de faire ie travail d’anatomopathologie.Le Docteur Albert Guilbeault prend ensuite la parole pour énoncer les chiffres qu’il a compilés du 1er juin 1943 au 31 mai 1944 en ce qui concerne le service interne: Enfants hospitalisés, 154; jours d’hospitalisation.21,410; vaccinations, 75; cuti-réactions, 180.Un seul décès est survenu à la clinique au cours de cette année et fut causé par une broncho-pneumonie avant la vaccination.Service social: visites à domicile, 2,658; revaccinations, 124; réactions à la tuberculine, 128; enfants visités périodiquement, 370.Enfants qui ont été malades une fois ou plus dans l’année, 15; enfants souffrant de tuberculose, 0; décès, 2; 1 de broncho-pneumonie à l’hôpital Notre-Dame, 1 de diphtérie à domicile.Le bureau de direction pour l’exorcice 1944-46 est formé comme suit: présidente, Mme Jean Rav- Des héros dans un cimetière de couvent Le bon vieux temps ! En ce temps-là, nos pères, qu’ils fussent de la campagne ou de la ville, portaient avec fierté le bon, le beau et confortable paletot de chat sauvage.Leurs descendants, qui, de nos jours, ont un “chat sauvage”, restent donc fidèles à la tradition.Chez Reid, il y a toute une colonie de chat sauvage dans tous les prix et pour tous les goûts.Pour s’en convaincre, entrez visiter les quartiers généraux du chat sauvage — ainsi désignés pour la maison J.-F.Reid.Son adresse: 1-4-7-3, rue Amherst.C’est chez Reid que se trouvent également, dans un étalage immense autant que varié, les superbes “seals d’Hudson", les splendides “moutons de Perse”, les beaux “rats musqués”, toujours si recherchés, en ce vingtième siècle, par la clientèle “à la page”.Où est-il ce cimetière des héros?Combien le connaissent, l’ont visité, en ont entendu parler?Et, pourtant, il existe depuis près de deux siècles.Dans cet enclos inconnu de presque tous, seules d’humbles religieuses vont prier pour ceux qui y reposent.Celles qui vivent entre les murs du cloître n’oublient pas.Elles prient pour elles-mêmes, pour leurs familles, pour tous ceux qui ont besoin de prières.Elles n’ou: plient pas, non plus, les héros qui • ont versé leur sang pour le salut de la patrie.Ce cimetière des héros, c est le petit enclos où furent inhumés les braves de 1759 et de 1760 qui apres les batailles des Plaines d’Abraham et de Sainte-Foye furent transportes mond; 1ère vice-présidente, Mme Pierre Racine; 2e vice-présidente, Mme Francis Olmsted; trésorière, Mme Jean St-Germain; secrétaire, Mme Daniel de Yturralde; archiviste, Mlle Gilberte Dufresne; conseillère, Mme René Duranleau et Mlle Agathe Doré.Les rations de novembre Le» coupon» suivant» deviennent valides: 9 nov.— Beurre, 84, 85.16 nov.— Nul coupon nouveau.23 nov.— Beurre, 86, 87.— Sucre, 46, 47.— Conserves, 33, 34.Expirent le 30 novembre: les coupons de beurre 82 à 85 inclusivement.Restent valide» jusqu’à avis contraire tous le» coupons de conser- PI.6906 ^ H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’ECUSI COTE SAINT-PAUL U Les fourrures durables sont une économie ! Soulagement des souffrances du RHUME DE CERVEAU Mettez du Va-tro-nol à 3 fin» dans chaque narine.(1) R contracte les muqueses gonflées, (2) calme 1 irritation, (3) aide à débarrasser les voies nasales des mucosités qui les obstruent.VICKS VA-TRO-NOL Remplacer un manteau tous las deux ans est chose coûteuse et bien inutile.Si vous exigez de votre manteau, en premier lieu, la durée, nous pouvons vous aider à choisir des peaux qui vous donneront un long service.Dites-nous exactement ce que vous recherchez : sans aucun doute, cela se trouve ici.MANTEAUX QUE VOUS AIMEREZ $425 $250 $450 RAT MUSQUE Teint vison.SEAL FRANÇAIS (Lapin teint).CHAT SAUVAGE Belle qualité.COSTUMES TAILLEUR EN DRAP POUR DAMES Choisissez le drsp et le fourrure et faites faire votre manteau dans le style qui vous soit le plus seyant.CUM1HE5 PURS LTD 284 Notre-Dame ouest PL.8901 ROUVERT LE SAMEDI APRES-MIDI MOUTON DE PERSE $650 Feuilleton du “Devoir” La Fée des Grèves par Paul Féval 63.(Suite) “En l’an cinquante, à Tombelè-ne.Hue de Maurever, qui soutient un siège avec des ordures, contre des malandrins, lesquelles ordures sont une partie des malandrins | eux-mêmes, que monsieur Hue prend à poignée et jette à la tête des autres malandrins.L’alarme était cependant donnée.Tous les réfugiés étaient aux murailles.Les assiégeants tirèrent quelques coups d’arquebuse et s’enfuirent en désordre.L’homme d’armes qui avait servi de projecül fut emporté jear »«.» compagnons.Aubry reconnut la voix de Mé-loir qui disait: — La nuit est longue.D’ici au soleil levant, nous avons le temps de leur rendre plus d’une fois la monnaie de leur pièce.— En vous attendant, mes bons seigneurs, cria frère Bruno, qui était debout sur la muraille, nous allons passer au réfectoire.— Je connais cette voix, dit Mé-loir en s’arrêtant.Conan! un coup d'arquebuse à ce braillard.Un éclair s'alluma, et l'arquebuse de Conan retentit.— Oh! le vilain, gronda Bruno en colère; il a troué mon froc tout neuf.Dis donc, poursuivit-il à pleine voix, toi qu’on appelle Conan, ne serais-tu pas du bourg de Lesneven, auprès de Landerneau?— Juste! répliqua Conan, qui rechargeait son arquebuse.—Eh bien, nous sommes de vieux amis, Conan; si tu reviens, je te casserai la tête.Second coup d’arquebuse.Frère Bruno dégringola et tomba dans l’enceinte.— II a toujours bien tiré, ce £onan de Lesneven! dit-il en essuyant sa joue qui saignait; un peu plus, il me coupait l’oreille.Allons! les filles, faites bouillir les coques.Et vous, garçons, en senti-i nelles! Hue de Maurever était rentré dans sa tour, refusant de prendre le commandant de la petite garnison.Ce fut Aubry qui le remplaça.Frère Bruno s’institua commandant en second.Il choisit pour écuyer le petit Jeannin, qui avait fourni les coques du souper et qui prit pour arme son long bâton de pêcheur, terminé par une corne de )n établit les postes de combat, mmes et femmes eurent de la be-[ne taillée en cas d’attaque.Et liment, il ne s’agit que de s’y ttre.Les Gothon étaient trans-¦mées en autant d’héroïnes, les Ca-he frémissaient d’ardeur; Scho-tique parlait de faire une sortie.7ers une heure du matin, les as-géants reparurent; mais ils ne inient plus de la grève, où la mer it maintenant.Ils faisaient leurs proches par l’intérieur de l’He, côté de la nouvelle enceinte, éle-¦ à la hâte par le frère Bruno.I y avait dans le petit fort qua-ou cinq arbalétriers dirigés par ien Le Priol.Le vieux Simon nbattait dans cette escouade.3eine, Fanchon et Simonnctte ient seules dispensées de mettre main à l’oeuvre.Encore, Simonnette se trouvait-: plus souvent aux murailles que as la cabane, parce qu’elle vou-t voir travailler le petit Jeannin.Le Petit Jeannin était à côté du re Bruno, juste en face de l’en-mi.11 avait à la main sa lance à pointe de corne et ne baissait point les yeux, je vous assure.Mêloir, bien certain de ne pouvoir surprendre désormais la place, s’approchait à découvert.Ses archers et arquebusiers commencèrent à travailler quand ils furent à cinquante pas des murailles.—Courbez vos tètes ! dit frère Bruno; les balles et les carreaux ne font pas de mal aux pierres.Mais il ne fut bientôt plus temps de plaisanter.Méloir et ses hommes d’armes s’élancèrent furieusement aux murailles.C’étaient de bons soldats, durs aux coups et jouant leur vie de grand coeur.Il y eut un instant de terrible mêlée.Sans Aubry de Ker-gariou et Bruno, qui se battaient comme de vrais diables, ia place eût été emportée du premier av saut.Au dire de Simonnctte, qui raconta souvent, depuis, ce combat mémorable, Jeannin contribua beaucoup aussi au salut de la citadelle.Mais, ô Muse! comment dire les exploits surprenants des quatre Matburin, qui se couvrirent, cette nuit, d’une gloire immortelle! Gothon Lecerf, l’alnée des Cu-thon, la plus rousse et celle qui avait aux mains le plus de verrues, déshonora son sexe et le lieu qui l’avait vu naître, dès le commencement de l’action.Elle déserta son poste, prise qu’elle fût de frayeur, en voyant aux rayons de la lune la figure jaunâtre de maître Vincent C-uef-fès, qui essayait de s’introduire dans la citadelle par les derrières.Il n’y avait personne de ce côté.Gueffès, au contraire, était accompagné de quatre ou cinq soudards qu’il avait embauchés pour cette entreprise.Gothon Lccerf, pâle et toute tremblante, vint se réfugier dans l’asile où étaient réunies Reine de Maurever, Fanchon, la ménagère, et Simonnctte.Simonnette et Fanchon se portèrent vaillamment à la recontre de l’ennemi.La chaudière où avaient bouilli les coques était encore sur le feu.Fanchon et sa fille la prirent chacune par une .nse, et maître Vincent Gueffès fut échaudé de la bon ne façon.Cet homme adroit et rempli d’astuce reçut le contenu de la chaudière sur le crâne au moment où il s’applaudissait du succès de sa ruse.Il s’enfuit en hurlant et ne revint pas.Simonnette et Fanchon reprirent leurs places dans la cabane avec la fierté légitime que donne une action d’éclat.Mais les Mathurin, ô Muse! les quatre Mathurin! doublions pas ces intrépides Mathurin, non plus que les deux Joson, Felo, les Caliche, Scholastique et le reste des Gothon; car aucune autre Gothon n’imita le fatal exemple de Gothon Lecerf dont nous ne prononcerons plus jamais le nom souillé par la honte.Frère Bruno s’était fait une jolie massue avec la tète du mât d’un bateau pêcheur qu'il avait trouvé sur la grève.Chaque fois que son esparre touchait un homme d’armes ou un archer, l’archer ou l’V 'tnme d’armes tombait.(A suivre) O* foui nu* mn 'fnurlmé su no «30 ni* Notre Duras Mt à Montrés! nsr iTmort-tnerie Pooulslre (à responsabilité U mités» édletoe-nroDrtê'slrs.— Osows PéUéttsc.Oiresteur-sérsnt.^544 6 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 9 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 258 M.Mackenzie King s’en tient à l’enrôlement volontaire Le premier ministre, dans un discours radiophonique à l'adresse de la nation, donne des chiffres et des faits — L'attitude du colonel Ralston et l'avis du général McNaughton — M.King appuie sur la nécessité de l'enrôlement volontaire, mais "nous continuerons de recourir à la contrainte, chaque fois qu'il le faudra", dit-il — C'est au gouvernement qu'il incombe de décider des méthodes à employer pour appuyer l'armée outre-mer Ottawa, 9 (C.P.) — Voici le texte de la causerie radiophonique du premier ministre Mackenzie King, diffusée hier soir sur le réseau national de Radio-Canada: Je voue entretiendrai, ce soir, de ' l’appui que le Canada entend donner à son armée d’outre-mer.I Le gouvernement a étudié avec lia plus grande attention tous les ; éléments connus de cette question, i Nous avons examiné la marche ’ probable, mais incertaine, des hos-i tilités.Nous nous sommes arrêtés spécialement aux moyens de ¦ fournir des renforts nécessaires à l’armée.Au risque d’accentuer 'l’anxiété passagère, nous avons i consacré tout le temps requis à l’étude des facteurs en cause.En temps de guerre, la situation se modifie très rapidement.Les cinq dernières années nous ont appris à tous que rien n’est plus incertain que la guerre.La question des renforts sistance ennemie.Le chiffre de toutes les pertes subies dans la mêlée par notre armée est inférieur au chiffre estimatif établi avant les opérations et sur lequel nos dispositions reposaient.Les pertes de l’infanterie ont été inférieures à ce qu’on avait prévu pour les debarquements, et elles ont été plus élevées qu’on ne s’y attendait dans les durs combats livrés depuis l’établissement des têtes de ponf, en juin dernier.L’armée a dû transférer dans la réserve des renforts d infanterie une partie des effectifs d’abord entraînés pour d’autres armes.C’est ce qui s’appelle: “Reviser les effectifs’’.Ces transferts risquent nécessairement de désappointer ceux qui, bien formés pour telle arme du service, se trouvent, par les circonstances de la guerre, forcés de passer à telle autre.Ces troupes ne sont pas toutefois dépourvues d’entraînement.Toutes celles des “effectifs révisés” ont l’instruction élémentaire d’infanterie.En plus de la formation élémentaire et de J’appuie sur la question des ren- „„ __________ forts, parce qu’aucune autre n’a la formation spéciale qu elles ont plus d’importance pour nos trou-1 reçues dans telle arme particulière, pes de combat.Le gouvernement elles reçoivent une formation spe- ».B ~.l k A/Minnnl si O _1t ,1 ’ i »-» f.» r* ?r» TM Q 3 V Ü H t (1 Ctl*C est parfaitement au courant de l’inquiétude du public à ce sujet.Qu’on me permette de commencer par montrer cette question sous son vrai Jour en fonction de l’effort total de guerre du Canada.Depuis 1939, près de 1,000,000 d’hommes ont servi dans les trois armées du Canada.Leurs effectifs actuels se chiffrent par environ trois quarts de million.A part 68,-000, tous se sont enrôlés volontairement.C’est là un résutat extraordinaire pour une levée de troupes au sein d’une population qui ne compte pas 12,000,000, surtout si 1 on tient compte de la main-d’oeu-vre requise pour la production de guerre et les services essentiels de la vie civile.La question des renforts ne pose de problème que pour une des trois armes.Elle n’en pose ni pour la marine ni pour l’aviation.La marine, avec 85,000 hommes en service, a atteint la limite de ses besoins.L’aviation, qui compte 100,-000 hommes dans ses cadres, a dépasse le nombre de ses effectifs nécessaires.Il y a là pour nous un motif de légitime satisfaction.L’explication réside en ce que les pertes subies par l’aviation, si lourdes soient-elles, sont beaucoup plus légères qu’on ne s’y attendait.L effectif actuel de l'armée L’effectif actuel de l’armée, y compns les recrues, compte plus de 4dd,000 hommes.De ce nombre environ 390,000 se sont enrôlés vo- lontairement.Depuis le 1er janvier hommes se sont enrôlés volontairement pour servir n importe où.La plupart des hommes que compte l’armée à l’heure actuelle, y servent depuis un, deux trois ou quatre ans.A l'exception des dernières recrues, tous ces militaires ont reçu une formation longue, rigoureuse et variée.C’est en tenant compte de ces faits qu il nous faut examiner la declaration relative aux renforts quon enverrait au front insuffi-•omment entraînés.L’armée cana-ditone constitue un vaste organisme.A certains moments, plus de 650,000 hommes ont servi dans cette armée au cours de la présente guerre.De ce nombre imposant, quelques militaires n’ont peut-être pas reçu toute l’instruction voulue.Après avoir étudié très soigneusement cette question, des officiers compétents ont constaté que le nombre de ces cas exceptionnels est tout à fait négligeable.Les plus hauts conseillers militaires du gouvernement sont convaincus que les renforts qu’on envoie au front ont été bien entraînés.Les renforfs bien entraînés Les exploits de l'armée canadienne en Italie, en France, en Belgique et en Hollande ne dénotent pas qu'une partie quelconque de cette armée manque de l’entraînement voulu.Au contraire, les succès militaires de notre armée constituent la meilleure preuve de l’efficacité de son entraînement.Depuis qu'elles ont engagé le combat en juillet 1843, nos troupes ont reçu régulièrement des renforts pour remplacer les pertes.Les récentes victoires de l'Escaut sont la réponse à ceux qui prétendent que la formation des troupes de renfort laisse à désirer •t que l’armée ne reçoit pas par conséquent un appui suffisant.En matière de renforts, le besoin dépend, naturellement, du chiffre des pertes, et par chiffre des pertes nous n’entendons pas uniquement le nombre de ceux qui ont été tués.Cette expression embrasse tous ceux qui ont été tués ou blessés, qui sont disparus ou ont été faits prisonniers de guerre, et même ceux qui, atteints d’une affection ou d’une invalidité quelconque, ne sont pas en état de combattre pour le moment.Le chiffre des pertes Le chiffre probable des pertes doit être estimé d’avance.Avant le four J, il n’était pas possible de savoir à quel chiffre s’élèveraient les pertes dans l’Europe du nord-ouest Les experts militaires de toutes les armées qui débarquèrent en France firent une estimation minutieuse des pertes probables.Ce calcul se fondait sur l’expérience ac¦• •av*v-'- - •¦.‘îy.v.v.: Ærî.m ' j JA ïfflfr-yXwfr m * i0m#w as; ' ' * ¦> ) ' >- isk' '4 Can.Steamship .il ii i: Lindsay prlv., * 65 Can.Breweries .7% 7% 7% Massey-HarriR .• 8% Can.Breweries prlv .43% 43% 43% Mitchell Robt.• 24 24 24 Can.Bronze .79 Montreal Power .20% 20 • « 20% Can.Car 10% 9% 9% Nat.Breweries ., 38% 38% 38% Can Car prlv.nouv.) 26' .26% 26% Nat.Steel Car .# 17% 17% 17% C.Celanese prlv.156 156 156 Noranda • • 56% Canadian Pacific .11% 11% 11% Ogilvie 27 27 27 Con.Smelting .51% 51 % 51% St.Law.Corp .3% 3% 3 ',8 Cons.Glass 32% 32% 32'.St Law.Corp.prlv.20% 20% 20% Dom.St el & Coal B 7% 7% 7% St.Law, Paper prlv., 61 Dom.Stores .12% 12% 12% Shawinigan .-•5% 15% 15% Dom.Tar .10% 10% 10% Steel of Canada 69 Dom Textile .731 -.Walker H.71 71 71 Electrolux .12% 12% 12% Weston 18% 18% 18% English Electric A 21 Wlnn.Electric 5% 5% 5% Foundation Co.20 Wlnn.E’etcrlc priv.68'-j 68% 68% Howard Smith prlv.111% flanques : Hud Bay Min.32 32 32 Canadienne .15 Imperial OH 14 13% 13% Commerce 14% Reflets de la Bourse Fruits et légumes Arrivages: Pommes 70, bananes lo, raisins 19, pamplemousses 5, oranges 10, tomates 10, poires 1, fruits mélangés, autres fruits 1, cé- Nouvel emprunt de la cité de Granby La cité de Granby a de bonnes chauces de se classer encore au leri 12, laitue b" oignons 7, pW j P"1"*" rra"«* cette année, en ce mes de terre 45, autres végétaux 2., .,Son^erne,Ie crédit des mumci- otn * * Dallies ne nntrp nrnv’inpp php/ les Le dividende déclaré d-e 25 cents par action de l'impérial Oil Ltd, fait un total de 50 cents pour cette année, montant cjui n’a pas varié depuis trois ans.Le rapport annuel de Distillers Corp.-Seagrams Ltd, j Wolf River nô' T, 5.25-5750:' dom! va bientôt être publié.La fermeté 4.75-5; Milwaukee no 1, 5-5.25; de ses actions à la bourse* vient dom.4.25-4.75; Wealthy no 1, 5; » A *« s-v \ A at It 4 at at 1 « I t t / ¦ t tt at I * 11 ill | 1 _ .À J 1 a t _ t 4 S 4 A 4 k ?Total- 210 ' ““ " | palités de notre province chez les Pommes: N.-E., Wagner, King b.Le conseil municipal de no 1, 5.50-6: dom 5-5.45: N.-B.1 cet,e ville vient d’adjuger une de $34,000 d’obligations Cartes Professionnelles ASSURANCES COMPTABLES LE CURB DE MONTREAL Abitibi Haut .3% Bai 3% Ferm 3% 1 Moore 9aat Bas 5834 Ferm B A.OU .49% 49% 49% Quebec P.
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