Le devoir, 2 septembre 1944, samedi 2 septembre 1944
“Le Canada e«t une nation »ouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etat»-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un C: nadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ced rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (13-X-37) Lord TWEEDSMU IR Dirsetssr s Georges PELLETIER DEVOIR FAIS Cf QUE DOIS Réëactsw s* ck»t « Omsr HIROUX Mentréol, samedi 2 septembre 1944 ¦ RIOACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i Rllair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES AdminlttrettM i Redjcrise .Gérsst i Rllair 336! Rllair 2914 Rllair i 3361 Les Allemands évacuent la capitale de la Belgique Le Frère Marie-Victorin et l’exploration botanique du Québec !n auteur et à l’absence de contacts suivis avec le monde iotanique étranger.c Bientôt, trop de problèmes se posent que cette Flore ne Ç eut résoudre.Le Frère Marie-Victorin, insatisfait, con-j.ilte les sommités du monde botanique américain.La ré-fjion de Saint-Jérôme parcourue en tous sens, il transporte ! >n cartable à Longueuil, étend constamment son rayon ** activité, se rend dans le Témiscamingue, dans le comté 2 e Témiscouata, au lac Saint-Jean, aux Iles de la Made-vj ine, à Anticosti, sans négliger les environs de Québec, où a passé une partie de son enfance, et ne tarde pas à deve-| ir celui qui connaît le mieux notre flore.Cés excursions nous valent, -en outre, des croquis délieux, débarrassés de cette aridité que l’on prête volontiers ^ix hommes de science, et où l’oeil exercé du naturaliste irieux s'allie à la sensibilité la plus délicate.Mais en 1 ême temps s’accumulent des notes techniques qui font * objet d’articles dans le Naturaliste canadien et l’Offau-’a i .aturalist.| L’interruption de sa carrière de professeur de 1 ensei-1 lement primaire, à laquelle il s’était donné par vocation, |l/ait été brève.Ses anciens élèves de Longueuil savent *; idle ardeur et quel dévouement il dépensait pour eux, ême dans des oeuvres parascolaires, comme les cercles ji étude.Sa connaissance de la flore canadienne, il lavait fequise les jours de congé, pendant les vacances.Chez le {•iritable intellectuel, l’esprit veille toujours et se repose *1 un travail par un autre plus absorbant, j ; Malgré sa maîtrise de la flore canadienne, le Frère Ma-[; e-Victorin, offifiellement, était toujours un amateur.I ors de la fondation de la Faculté des sciences de 1 Uni-, f *rsité de Montréal, personne n’est préparé mieux que lui pur assumer la responsabilité de la fondation de la section de botanique, La communauté des Frères des Ecoles ,irétiennes, répondant aux instances du chancelier de Université, fit preuve d’un désintéressement qui l’honorc * t se privant d’un de ses sujets les plus brillants, qui sut : anner à l’Université de Montréal et à la science cana-I; tenne tant d’éclat.Il faudra décrire par le menu le rôle de chef de file qu’il a joué dans l’essor des sciences au Canada français, dans l’enseignement à tous les degrés, depuis l’école primaire jusqu’à l’Université.Il faudra rappeler ce que lui doit notre littérature, qu’il a contribué à enraciner dans son cadre nautrel.Et aussi toutes ces oeuvres créées souvent au moyen de durs combats.C’est tome l’époque héroïque, dont nous avons été témoin, et qui est maintenant révolue.Deux figures la dominent, bien différentes pourtant, mais si semblables par leurs aspirations: Marie-Victorin et son ami et compagnon de lutte pendant plus de vingt ans, l’érudit Léo Pariseau.Rentrant de voyage au début de l’été, le Frère Marie-Victorin avait tenu à rendre un hommage ému à son collègue.Lorsqu'il remettait, le 14 juillet dernier, au directeur de la Revue canadienne de Biologie, un article nécrologique sur Léo Pariseau, qui aurait pu croire que le lendemain il le suivrait et que se terminerait aussi brusquement un chapitre brillant de l’histoire des sciences au Canada français?Je ne veux pas cependant dire ici ce que tous nous lui devons et ce qu’il a été pour ses disciples, mais me limiter à un bref aperçu sur sa carrière de botaniste explorateur.Son arrivée à l’Université de Montréal devait être le point de départ de reconnaissances systématiques non seulement du Québec, mais même du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et de Cuba.Les années antérieures, bien que très fructueuses, peuvent être considérées comme l’époque de préparation.C’est en maître incontestable qu’il poursuivra désormais sa nouvelle carrière de botaniste professionnel.Une santé délicate n’est pas un obstacle pour qui a le talent et la volonté d’accomplir une oeuvre.Puisque l’exploration en montagne, tentée peu après la fondation du laboratoire de botanique, ne lui convient pas, il se limitera au terrain plat et cela, nous vaudra ce travail technique de premier plan, l’étude floristique d’Anticosti et de la Minganie.Pendant plusieurs étés, toujours avec le Frère Rolland-Germain, des Ecoles chrétiennes, son infatigable compagnon d’herborisation et le plus remarquable taxo-nomiste que nous ayons actuellement, il parcourt ces régions et en révèle la richesse végétale à des congrès scientifiques canadiens et internationaux et au moyen des Contributions du laboratoire de botanique de TUniversité de Montréal.Il préparait un travail d’ensemble sur cette flore, et il lui a d’ailleurs consacré ses dernières années.Grâce aux innombrables notes accumulées, cette monographie, déjà rédigée en grande partie, pourra être publiée dans un avenir prochain.En 1935, paraît la Flore laurentienne, fruit de trente ans d’un travail de bénédictin.Il se serait arrêté là que cela eût suffi à sa gloire.Mais il n’était pas homme à se reposer sur ses lauriers.Cependant, comme des motifs de santé l’obligent à passer une partie des hivers à l’étranger, il s’attaque à la flore des Antilles, — Haïti et surtout Cuba, — et publie des travaux élaborés sur la végétation de cette dernière île.Il n’abandonne pas cependant la flore de son pays.Depuis une quinzaine d’étés, l’automobile et le réseau routier lui permettent d’effectuer en tous sens des reconnaissances botaniques, suivies de multiples publications.Il couvrit ainsi presque tout l’est du pays.Vint un temps où il herborisa avec plus de difficulté; il dut s’en remettre à ses collaborateurs pour la récolte, quand il fallait s’éloigner trop de la route.Marcel Raymond a raconté ce que furent ces herborisations et surtout la derniere, celle de Black Lake, le 15 juillet.Il suscitait, d’autre part, chez ses collègues de nombreux voyages d’exploration et c’est ainsi que pour ma part, depuis 1926, j’avais parcouru plusieurs des régions de la province qu’il devait s’interdire.Parmi celles-là, c est du lac Mistassini qu’il espérait le plus et il ne cessait de revenir sur le sujet.Les circonstances me permirent enfin cet été de voir réaliser cet ancien rêve.C’est donc son’ voyage que nous faisions.Et pendant un mois, tous les jours, des résultats nouveaux s’accumulaient, s’intégrant dans les travaux du Frère Marie-Victorin, confirmant souvent des hypothèses qu’il avait formulées.Avec quelle joie.Rouleau et moi nous nous disions chaque jour: Quand le “patron” verra ça!” En entrant à Montréal le 15, août nous nous sommes rendus à Laval-des-Rapides, dans le cimetière des Frètes des Ecoles chrétiennes.Nous n’y avons trouvé qu une simple croix portant l’inscription: Frère Marie-Victorin, décédé le 15 juillet 1944.Mais tout ce qu’il a créé se continuera.Ses oeuvres resteront les témoins de son infatigable activité et serviront d exemple entraînant aux generations futures de chercheurs.Jacq»r$ ROUSSEAU 2-IX-44 a v ictualité "Bien-être social" ïans que l’ùn puisse rien là-htre, le mot "fonctionnaire" hoeloppe souvent de discrédit.‘‘'vogue, dans l’esprit de plusieurs, i bonhomme rivé en place par le j't d’influences extérieures, mais n'a personnellement pas l'om-¦ d’un mérite.iênéralisation gui peut devenir us/e et outrancière.Il y a fonc-ihaires et fonctionnaires; et si Iheureuscment, en démocratie, reste de parfaits cancres gui Jollent” plus longtemps qu’il ne f f dans, les services publics, l'on jluue par contre, dans les orga-mes essentiels soit de l'Etat, soit I la ville, des techniciens dont < compétence et la probité ne sé icutent point.Ceux-ci nous convent de ceux-là.Malheureusement, ne sont pas assez connus.l.a ' sse des gens ne va pas, par .:mple, défiler dans les labora-res de bactériologie pour voir ce i' s’y fait.C’est pour cela que, la proportion de soixante- quinze à quatre-vingt pour cent, ils i Et l’on y réussit dans une large ignorent ce que des experts y ao complissent pour le bien de la collectivité.Aucune curiosité, d’ailleurs, ne les incite à l’apprendre et l’on continue de vivre ainsi dans la béate satisfaction de fignoli nulla cupido.N'importe, le bien peut s’y opérer quand même.L'on en pourrait dire autant des autres Services.Aux Finances, même — encore que ce mot ne suscite pas précisément de débordement de sympathie* à cause du spectre des impôts —, l’on ne sali rait nier qu’il y ait de fameux calculateurs capables, très probablement, d’en remontrer à plus d’un "archevin”.An hasard d’une conversation avec un membre du personnel du Bien-être social, fai vu se lever un coin du voile qui dérobe aux yeux du grand public — je serais fortement tenté de dire: le gros public-tes misères, les déchéances, les^ dégradations qui sont le lot d’une cité monstre — le terme n’est pus trop fort — comme la nôtre.Or, c’est au soulagement de.cette détresse, malgré tout ce que la mission offre parfois de rebutant, que l’on s’applique au Bien-être social.tentieux, qui ignorent tout d’abord ce que c’est que la prédication de l’exemple, les "faiseux" de promesses jamais réalisées! A Montréal, l’on rencontre à tous les coins de rues de tristes épaves.Le nombre en serait multiplié à l’infini, n’était l’activité salutaire de nos sociétés de charité et des membres du Bien-être social.Ils méritent d’en être remerciés.Et si l’on n’est pas toujours en mesure d’appuyer leurs méritants efforts, ils doivent au moins compter sur une entière sympathie, libre de toute entrave, d’influences indues d’où qu’elles puissent s’exercer, et qu’ils ne soient pas empêchés dans leurs fonctions par d’encombrants personnages, de quelque dénomination qu’ils se décorent.En ce domaine olus qu’en tout autre, il faut un mot d’ordre que personne n’ait le droit d’enfreindre: Furor i barbari! Edouard BIRON 2-IX-44 mesure parce que l’on y met le feu sacré, que l’on porte sa tâche à la hauteur d’une vocation.Et ainsi, de façon officielle, ce service public créé il y a quelques années par les autorités municipales, complète harmonieusement l’oeuvre grandiose et désintéressée de la charité privée.A côté des Innombrables et douloureuses misères sur lesquelles se penchent la Saint-Vincent-de-Paul et les nombreuses associations d'hommes et de femmes qui sont les plus beaux fleurons de la chrétienté, le Bien-être social trouve un large champ à ses activités où de par sa nature il lui est possible d’apporter une aide parfois plus appropriée.Il remplit ainsi le véritable rôle de l’assistance publique, qui est de compléter la charité privée, de faciliter sa tâche secourable, et non de la concurrencer.Si mon excellent ami et informateur a des émules de sa taille, l’on peut tout espérer de l’oeuvre de tels apôtres sociaux.Comme ils laissent loin derrière eux les pé-roreurs de la politique, les sermonneurs aussi maladroits que pré- Dans une émission radiophonique, hier aoir, les Allemands ont admis qu’ils abandonnaient Bruxelles, tout en disant qu* “ils reviendront” un jour” Pour, le centenaire de Garneau Magnifique initiative de la "Société Saint-Jean-Baptis te" Le courrier d’hier nous apportait, avec cette lettre du président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, une excellente nouvelle.M.Roger Duhamel nous écrivait en effet: Montréal, le 31 août 19H Monsieur Orner Héroux,, le Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Cher monsieur Héroux, A la dernière réunion de notre conseil général, j’ai soumis votre article du 26 août sur le centenaire de la publication de l’histoire de Garneau.Nos directeurs ont jugé très opportun de célébrer dignement cette date mémorable et .verront à organiser en 1945 une grande soirée publique d’hommage à notre premier historien.Une ou deux causeries seront à cette occasion prononcées par des historiens contemporains et nous associerons à cette manifestation le petit-fils de l’auteur, M.Hector Garneau.La Société Saint-Jcan-Baptisle tient à vous féliciter et remercier d’avoir attiré l’attention de la population sur un événement aussi marquant.Veuillez croire, cher monsieur Héroux, à l’expression de mes sentiments confraternels.Le président général, Roger DUHAMEL Tous nos lecteurs voudront se joindre à nous pour féliciter et remercier de ce beau geste la Saint-Jean-Baptiste et son président général.Il marque le début d’une série qui n’est pas près de finir.Beaucoup d’autres corps voudront sûrement s’associer à cet hommage.Mais il n’est peut-être pas mauvais que ce soit la Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui ait posé le premier aetw.Elle est, pour ainsi dire, contemporaine de l’Histoire de Garneau.Elle est née du même terroir spirituel.Il est juste que les deux marchent côte à côte dans la vie.Nous continuerons notre besogne de modeste greffier.Nous avons hâte de recueillir et de soumettre au public des projets nouveaux.H faut que notre peuple entier accumule aux pieds de l’historien vénéré les témoignages de la piété et de la gratitade.____________ Orner HEROUX Bloc - notes < s • Pwèyè MENUISERIE FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Soécl&llté : Meubles sur commandé === EBENISTERIE TARIF des annonces classifiées du ‘ DEVOIR* TAétkodu i BEIair 3361 1 oent Va mut.29e minimum oomo-tant.Rnnonoea facturdea IWe le mot.40c minimum NAISSANCES, SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES, GRAND’-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2c par mot.minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES 41.00 oar insertion votre estomac, votr» foie, vos reins en absorbant à jeun un grand verre de Lithinés Groa formule n° 33.— Vouai voilà désintoxiqué et en place pour une dur» journée de labeur, A MIMf tout» Je famille, petit* et grands, bien portant* dû malades, se maintiendra en bonne santé en buvant pendanp les repas cette eau minérale de table ef> de régime egréabls, alcaline, dtgMtivu et économique pour le budget, boîte d» 15 pintes (moins de 3 cents la pinte).LE SOIR* les Llthlné* Croc cheuent les EXCÈS D’ACIDE, vous procurent unei digestion facile et un sommeil reposant.Les Lithinés du Dr Groc n° 33 (PRODUIT FRANÇAIS) remplacent les eaux minérales naturelles françaises dans le traitement des affections arthritiques du fois, des reins, de la veatie, de l’estomac, de l’intestin, et des rhumatisme*.Un échantillon eat envoyé gratuitement.Ecrivez A F.DU-CROS.Importations françalsea, 200 rue Vallée.HA.0277.MTHINÊJ^ EffiRI ACHAT DE CREANCES Apportez-noua toe créances, billet# en souffrance.Payooji plus haut prix.F.-André Aréa.57 oueet.rue SWacquee.Pi-a-teau 9107 1m.o CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise Cercle d’étude et cours particuliers.Méthode pratique et rapide.Institutrice possédant diplôme pédagogique bilingue d’Ontario.MA.1388 8-6-44 CHAMBRE à LOUER Chambre & louer, 4584 Garnier, chambreur, homme de préférence.seul Garçon pour faire les courses; 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Les troupes russes à la frontière bulgare leur.Un rapport place aussi place aussi les 130 milles seule- M.Duplessis rend hommage à l’ouvrier A l'occasion de la fête du Travail — Le capital doit servir, mais jamais asservir Au Conseil municipal Referendum sur le terme d’office de trois ans m.l Barré président pie XII condamne le capita< de la betteraverie Le cabinet provincial a fait plusieurs nominations à sa deuxième séance hier — Ordre de préséance Québec, 2, (DNC.) — M.Maurice électeurs de Montréal se pro- Québec, 2.(De notre envoyé i vaticane, 2 (A.P.) __ Le Londres, 2 (AP.) Les forces motorisées russes qui se dirigent troupes russes à - - ._____ vers l’ouest de la Roumanie pour ment de la frontière yougoslave.Duplessis adresse son premier mes-, nonceront aux elections prochaines spécial) — A sa deuxième séance pape pje xil a lancé un appel au effectuer une jonction avec l’armée D’autres unités soviétiques, frap- sage aux ouvriers de la province à j —La location des tramways ! ,e"U€ 1?ier.midi- le nouveau con- co£rs d.u‘ne ,iniissjon mondiale des patriotes du maréchal Tito se pant en direction des passes de l’occasion de la fête du Travail.; i sell exécutif de la province a fait j,ier en faveur d’une pajx fün(jée sont approchées hier à moins de Predeal et de Buzeau sont rendues II formule ses voeux à la classe ou- ; Le Conseil municipal a approuvé ' plusieurs nominations.sur les prjncjpes chrétiens- recon- 150 milles de la frontière Yougos-i à moins de 20 milles de Brazov, vil- vrière, en qualité de chef du gou- hier un règlement municipal qui i , Lcs Plus.importantes sont celles najssant' que i*usage de i’a force lave et ont atteint la frontière da-; le de Transylvanie de l’autre côté vernement et au nom de ses collé- décrète la tenue d’un referendum ; ^ ^'mimns a a gérance de la { ètre nécessaire pour prévenir irsuivant conti- Rues du ministère.Voici le texte de aux prochaines elections, pour sa.^onin}iss,ou uçs liqueurs, m.le ju-;.f.iinroc hi»,, lisme qui s’arroge un droit sur la propriété des Carpathes, poursuivant conti- gués du ministère.Voici le texte de aux prochaines elections, pour sa- ; o»'Trrhflmh»ni»i"Heuleni les guerres futures, et bien que nuellement les unités vaincues de son message: , voir si les éiecteurs désirent que ie i ."rcJa™“^lt ^Y» ,1 i prenant la défense du droit à la la force allemande dans les Bal- Les ouvriers de la province, de terme des conseillers soit fixé à 3jf.,g .J josînù Bilndeaif i propriété privée, Sa Sainteté a ^ans< , i notre province, dont les droits et; ans au heu de deux ans.ancien ministre du commerce et ^condamn^ ‘‘capitalisme” qui Frappant au sud-ouest de Buca-!1?8 Prérogatives sont la forteresse! La seance reguhere de septembre, | de i'jndustrje> et avoCat, sera gé-I “s’arroge un droit illimité sur la rest, les Russes ont capturé Chim- d.e notre progrès et de notre sur- 7»1 ,du J°“r de rant pour la région de Québec.j propriété.parti, à 19 milles au delà de la ca- i vxvance, continuent, avec raison, • 46 *mcles,^a deux M le jUge Edouard Archambault ! .La causerie, prononcée à l’occa- nubienne de la Bulgarie, après avoir capturé l’important port de Giurgevo, à 35 milles de Bucarest, la capitale conquise.Les troupes du général Malinovsky ont traversé plus de 160 villes et villages et progresse'nt a 1 ouest a m uuiics au ueia ue ia ca- • .' ’ .***», " * r*; —mofin U * i » m.JC JU^C £|UUU£UU ni V, jjailiuaujv I et au sud de Ploesti ainsi J^i’au nitale, et ont fait leur entrée dans îeur Patriotique et louable initia- se?”.ces» mer matin et mer apres- succède à M.Jules Desmarais, et ! sion du 5e anniversaire de la dé-sud de la capitale de la Rouühnie.Giurgevo, quartiers généraux corn- t,v?de célébrer le Travail.I a a j a m- Bilodeau au sénateur J.-A.Le-! claration de la guerre et transmi- Darmanesti est situé à 12 milles à merciaux entre la Roumanie et la .La loi du travail est d’institu-! ue projet aereierenaum adonne sage l6 110taire J.-A.Savoie oecu-' se par la radio vaticane, a souli-ouest de Ploesti ainsi qu au sud de la capitale de la Roumanie.Dar-manesti est situé à 12 milles à l’ouest de Ploesti et fait partie des 60 villages capturés dans ce sec- M.P.Laberge gagnant du mérite agricole q > jui uu u avau cm u iiiauiu-j —, »-j -u f-S!Jgef ^ noiaire j.-a.aavoie occu- se [ Bulcarie Giurcevo ville d’un» nn f*on divine; elle est décrétée par 1 ]leu a, un débat assez long.Presque ; pa ie poste de gérant général de ; gné la nécessité de la collabora-pulation de 30 000 habitants est le Fils d® l’ouvrier.itous les conseillers qui ont parlé j 1936 à 1939., .ition situé à 2 milles et demi de l’autre ,,Fne des Plus grandes consola- sur.ce rapport se sont prononcés; M.Desmarais avait résigné sa j tien .« »- —» , côté du Danube de Ruschuck ville tîons terrestres est celle qui pro-j en,.fave^r du Prin^1,P®.de ,aProlon‘! charge de magistrat à Montréal ! doivent partager avec les florissante de la Honcrie ' .vient du travail accompli dans des ga.*Ilon terme d office du con-; pour assumer la succession de M.queurs “non seulement les e oe la nongne.(conditions justes et équitables/se‘,: mais Plusieurs se sont quand | Savoie.- -•-=-» N’oublions jamais qu’il n’y a paslinei?e °PPoses a la tenue d un refe-| i l • j «*¦ r de bien général si le bien des nar- ! rendum Parce qu’ils condamnent le ! La betteraverie de St-Hilaire La renrnntrp pnfrp Uculiers qui en est le fondement mode d’administration actuel de la! Le conseil exécutif a aussi pour- rain Ljd (Cliumirc entre ll,ceu le^.^ est le rondement, ille et qu,ils estinient que dans les; vu hier matini à ia nomination des r ^ • numliilï Af DnACAiTolf “I e travail «« r»m^»rt I clrconstances, la prolongation du ! membres de la corporation de la 1 cni( ^nurcnill et Jvoosevelt ! dp " ^ t ^r-1 lerme serait une sorte d’approba- betteraverie de Saint-Hilaire.Cette ; ^ ; Skfc : e.t.VC.r':i « T)ar,lcu'iereiTient’, libérera la population du régime nistre Churchill et le président so?.buî et ses résultats améliorent.actuej Roosevelt aura tout probablemeûï ^ .U1, d“ travailleur, de • employe ; Qn a auss[ parié dans ce débat lieu dans la ville de Québec, et dès (ÎUl travaille, comme de 1 emplo-1 du r5je de ja ciasse «q».piusjeurs ce mois-ci.M.Roosevelt aurait in-;yeH?e’„ A ,1A ! conseillers de cette catégorie, no- diqué qu’il préférerait comme site des entretiens la ville de Québec parce qu’il sera ainsi près des | «C*,CV .__ Etats-Unis où se prépare en ce rao- i * .1,1 (ÎU1 a décrété la loi du tra- ; classe * C” a rendu service comme " ^-A r'î^“ ' ’’administra- membres désignés par le gouverne- j.Toute 1 allocution de Pie XIl sou-ment i lignait aussi I imminence de la fin La corporation “a pour objet de j de la guerre en Europe.“Les ai- posséder et exploiter une manufac- ! «miles de 1 horloge pointent main- ture de sucre de betterave à Saint- (tenant a une heure a la fois grave Les nouveaux membres de cette la population de Rome afin que s^n,pasne éi",or”ie ‘ ¦* | pism» j ré, président, Ônésime Gagnon, An- ; puissent entendre le discours de tonio Elie, Paul Beaulieu et Tancrè- Sa Sainteté.Des haut-parleurs fade Labbé.rent même installés à différents en- On sait qu’environ $3 millions i droits.On sait que MM.Churchill et !n est eomp^tée que par le rende-, indignation le reproche qu’on leur Roosevelt se sont déjà rencontrés i ment collectif pour le bénéfice du ! fait de n être pas élus démocrati- à Québec en août 1943.Au cours | P6* ., .i iImfiSlillle”t •aue,!e^ un sau qucuvwu., .- de cette conférence historique, les! L union fait la force, 1 union associations qu ils représentent engagés dans cette entreprise, deux hommes d’Etat aprpouvèrent ! dans le dr0lt> dans la îustice, dans ! son.t representatives du public, et j L ntraeffignegrise donnela son premier le plan d’invasion du continent, j 3e respect des lois, -constitue une ! ^UeTOSbr\0sntdeUXYIse^sLciatioPnsr o^ ^ rendement cet automne avec la ré Lors de leurs prochains entre-ldes Plus grandes forces terrestres ; »jemDres ae ces associations ou j colte de betteraves sueneres.tiens, le premier ministre de Grau- !de prospérité fécondé.corps puoncs.m, savignac a re-, de-Bretagne et le président des! /L’ouvrier joue un rôle e^otie! ; le^ | La préséance ; SSl 1lt,Pl™"i.,d“ti STrït ! service.dan,' l'administfal ! u „lsle «,1e chose.,u'n„ ordre j La plus grande partie de la causerie du Saint-Père concernait le monde économique à venir après “la fin de l’immense tragédie”, une période future au cours de laquelle, a-t-il dit, les hommes s’attendent à une amélioration à longue portée et définie des conditions économiques et sociales.Mais jl a donné l’avertissement que les promesses de plusieurs hommes d’Etat, les nombreux plans «t propositions des experts et des spécialistes ont donné aux victimes d’un ordre social malsain des “espoirs illusoires d’une complète renaissance du monde et une perspective trop enthousiaste d’un bonheur universel millénaire”.Il a dit que de telles idées “offrent un terrain fertile pour la propagande des programmes les pk-s radicaux, disposent les esprits des hommes à une impatience injustifiée, qui ne voit rien de bon dans tous ses espoirs dans les révolutions et la violence”.Affirmant que la conscience chrétienne “ni peut admettre comme juste un ordre social qui, ou nie eu principe, ou rend impossible ou négatif en pratique, le droit naturel de la propriété, le Pontife a déclaré qu’elle ne peut non plus accepter “un droit illimité sur la propriété” permettant aux immenses richesses de dominer la vie économique publique et privée.Le Saint-Père a ajouté que l'Etat a le droit de régler ou même d'exproprier la propriété là où elle vient en contravention avec le bien-être public) et “là où le gros capital, même aujourd’hui, se montre lui-même plus productif, il devrait y avoir possibilité de modérer ie travail avec un contrat de copropriété”.M.F.-P.Brais président du Barreau canadien jointement le Japon et le vaincre.tres- 11 ne faut jamais perdre de ; ment de 500, ou de 50 Les plans de la Conférence de jvue due l'employeur a besoin de ; M.Râtelle a proposé, secondé Québec, il y a un an, ne furent dé-13’eniPloyé, comme l’employé a be-i par M.Jeannotte, un amendement voilés au chef russe allié, Staline, i8030 de l’employeur et que le ca-• où il demandait que le rapport fût qu’après avoir été partiellement j P3333 sans 3e travail est stérile par-; retourné à l’exécutif pour plus arn- exécutés quant aux hommes et au i ce Qu’il est matérialiste.Le capital j pie étude; mais cet amendement a matériel.; doif servir, mais jamais asservir.Lété rejeté par un vote de 17 à 61 Cette fois-ci, c’est différent.! “Vous me permettrez, à î’occa-t M.Aimé Parent s Dans la guerre de l’Extrême-Orient i sion de la fête du Travail, dont en faveur du projet de referendum Jmm 'Vi’jos’' û^ Bf sVn ' pour Faust (matinée) S2 «5 $3.32 S3.98 $4.84 M.95 (taxes incl.) BILLETS : *« théâtre St-Denis.M- 317} ehe* F,d.Archambault.MA.6*91 che* C.W.Lindsay, MA 7701 Vatiêtêâ J^yxiqueA DIRECTION t daunais- COULET vous présentent avec 9ième SAISON OCTOBRE BARBE-BLEUE Opéra-bouffe en 3 actes.Musique de (acques OFF5N8ACH NOVEMBRE 23——24 - 25—26—-28 VENISE Opérette en 3 actes et 4 tableaux.Musique de Tiarko RICHEPIN JANVIER 18—19—20-21—23 VAGABOND KING (LE VAGABOND ROI) Comédie musicale en 4 actes et 6 tableaux.Muiique de Rudolf FRIML • ' FEVRIER 22-23—24-25—27 La DERNIERE VALSE Opérette en 3 actes.Musique d’Oseer STRAUS MARS 22—23—24—25-27 Le CHANT du DESERT (DESERT SONG) Opératte à grand spectacle en 3 actes et 9 tableaux.Mueîque de Sigmund ROMBERC AVRIL 26—27—28—29 - MAI 1 Le PAYS du SOURIRE Opérette romantique en 3 actes.' Musique de Fren* LEHAR INSCRIPTIONS INSCRIPTION DES NOUVEAUX ABONNES DU 5 AU 13 SEPTEMBRE Vente générale pour "BARRE BLEUE" i- H septembre AUCUNE PRIX DES BILLETS $1.75-!.50-1.35-1.00 (Taxe Incluse) , RESERVATION d’ebonuement eu de rdebonpemepl ne eere feite par téléphone BUREAU OUVERT de 10 A.M.à 6 P.M.TARDEZ VOTRE BONNE HUMEUR ET VOTRE OPTIMISME PRENANT LES VITAMINES “O” POUR “OPERETTE” LAURETTE BRUNEAU.secrétaire MAINV1LLE — BRAULT, buralistes VOLUME XXXV — No 2Ü3 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDi 2 SEPTEMBRE 1944 PAGE FEGIINin lA Directrice : Germaine BERNIER La femme d après-guerre L’après-guerre, qui finira bien par arriver un jour, intrigue avec raison bien des esprits, du moins parmi ceux qui pensent.Evidemment, il y a comme toujours une catégorie de gens, dont les nouveaux riches, qui pensent surtout aux plaisirs, aux voyages, aux fêtes sportives ou mondaines qu'ils vaut pouvoir enfin retrouver ou découvrir.Mais il y a les autres aussi, ceux qui voient plus loin que leur court horizon et qui se demandent comment vont aller les choses dans la société, dans le pays, dans le monde.On nous a promis si souvent une transformation miraculeuse de la vie, transformation due à ta guerre, que plusieurs ont hâte de constater de visu la miraculeuse évolution.(Quel malheur que l’autre guerre, qui en valait la peine pourtant, n’ait pas tout de suite apporté à l’humanité ce renouvellement des esprits et des caractères que l’on attend de-celle-ci).Le sort des femmes, en particulier, en intéresse ou en inquiète un grand nombre.Que vont faire les femmes après la guerre?Margaret Hickey, présidente de /’United States National Federation of Businesi and Professional Women et présidente également de la Woman’s Policy Committee of the War Manpower, a déclaré récemment que les femmes sont dans l’industrie pour y rester.Les femmes, dit-elle, se sont créé une place dans l’industrie au cours de cette guerre-ci comme elles ont fait dans le commerce à l’aulre guerre.Naturellement la demande de main-d'oeuvre féminine pour l’industrie de guerre va décroître dans un an ou deux.Mais il n’y a rien d’alarmant à ce sujet, l'industrie de paix redemandant du personnel à ce moment-là.Les femmes vont-elles s’occuper davantage de politique après la guerre?Vont-elles voter avec plus d’enthousiasme?Voteront-elles dans tous les pays?En Norvège, selon Else Margrete Reed, du Service d’information norvégien de New-York, les femmes, qui ont le droit de vote depuis 1907, n’en ont pas profilé comme elles auraient dû le faire.Les femmes devraient aider davantage aux hommes à éviter les guerres plutôt que les blâmer de les faire.D’après Adelaide Kerr, de la Canadian Press, qui a interviewé des Français et des Françaises, la femme de France, selon une jeune auxiliaire de l’aviation, ne retournera jamais aux vieux rôles qu’elle avail l’habitude de jouer avant la guerre.Qu’est-ce que cela veut dire au juste, ce n’est pas trop clair, mais il es' tout probable que les Françaises pourront toujours jouer un nouveau rôle en votant puisqu'elles auront enfin obtenu le droit de vote, d’après certaines rumeurs.Quant à l’Angleterre, Caroline Haslett, avocate au British Ministry of Labor on Woman’s Training,' ne prédit pas moins qu’une révolution sociale dans le monde féminin d'après-guerre.Après la guerre, a-t-elle déclaré récemment à New-York, ji pense que la femme-parasite, — la femme avec trois ou quatre servantes et qui n’a pas grand-chose à faire, — va disparut tre à peu près complètement.Avant la guerre, continue-t-elle, il existait en Angleterre une attitude dédaigneuse envers les femmes qui travaillent.Mais toutes les femmes de 18 à 50 ans, sauf quelques exceptions, ont eu à travailler au cours de la guerre, elles ont connu l’indépendance qu’apporte une enveloppe de paye et elles sont à construire leur propre vie.En Russie, on ne prévoit pas un aussi grand changement, les femmes étant déjà dans la politique et le.travail sur le même pied que les hommes.Environ un tiers des membres du Soviet suprême sont des femmes et son vice-président est une femme, l'ar contre, on prévoit de grands changements en Yougoslavie où les femmes ont fourni 30 pour cent des armées de guérillas, portant le même uniforme que les hommes et faisant le coup de feu avec des armes identiques.Au Danemark, comme en Norvège, les femmes, dit on, vont étendre largement leurs sphères d'action après la guerre.Que faut-il retenir de ces déclarations dont quelques-unes semblent souffrir de la vitesse des voyages et des entrevues bousculées?C’est que les femmes, après avoir porté la charge qu'on leur a mise sur les épaulés pendant la guerre, comme pendant la crise, économique d’ailleurs, vont vouloir, et en ont bien le droit, surtout en démocratie, se meler des affaires de l’Etat.Il n'y a qu’un souhait à faire, c’est qu elles se préparent à s’en bien mêler, mieux si possible que leurs frères.Ce n’est peut-être pas si difficile que cela, puisque, un peu partout, l’éducation politique des trois quarts des électeurs est à peu près nulle.Dans un de ses livres, Vèrine, la grande Vérinc, écrit: La femme dans un jour prochain aura le droit de suffrage; inutile par conséquent de perdre un temps précieux à se demander: Sera-ce un bien?Sera-ce un mal?Puisque la chose sera, il faut bien qu elle soit un bien; il dépendra des classes moyennes et des classes riches qu’elle le soit.Inutile de dire que le rôle politique de la femme ne sera bienfaisant que si elle y apporte les ressources d’un esprit averti et d’une parfaite honnêteté.Plus que jamais, dit encore Vérine, la stabilité du foyer est liée à la vie politique du pays, les fautes de nos gouvernements ont une répercussion presque immédiate à notre table, dans la profession de notre mari, dans l’instruction de nos enfants.Tout est solidaire, tout se tient et la famille, première cellule de la société, subit le contre-coup heureux ou malheureux de ce qui se passe dans l’Etat.C’est pour cette unique raison que la reine qui gouverne au foyer est en droit de demander des comptes à ceux qui gouvernent le pays.Comme c’est vrai.Un incapable, un timoré, ou un malhabile d la tête d'un gouvernement en temps de crise économique, par exemple, et ce n’est pas long: la famille dans l’aisance devient dans la gêne, le petit employé devient pauvre et dans les faubourgs les pauvres deviennent des miséreux.Le féminisme, le bon, est avant tout une question économique, sociale et morale.C’est ce que les femmes doivent bien comprendre, afin de ne pas mettre, comme le font tant d’hommes, la politique au-dessus du patriotisme, le parti au-dessus du pays.Qu’elles craignent comme le feu la mentalité de suffragette ou de politicienne uniquement partisane, qu’elles adoptent plutôt ce rôle décrit par Sertillanges: La femme n’a sa maison que comme quartier général et comme centre; sa vue s’étend au loin, son coeur rayonne.Toute la famille humaine est son foyer, tous les enfants sont ses enfants, tous les hommes sont ses frères, toute la richesse sociale l’inquiète comme son patrimoine.Si la majorité des femmes d’après-guerre se modelaient sur ce portrait, elles apporteraient certainement une aide efficace aux hommes qui vont essayer de rétablir l’ordre, la justice et.l’amour dans le monde.Gtrmaîn* BERNIER Ceux qui firent notre pays Charles Le Moyne de Longueuil (1656-1729) L’ainé d’une famille de quatorze enfants, le premier baron de Lon-gueuil était le fils de Charles Le Moyne et de Catherine Thierry, fille adoptive d’Antoine Primat et de Martine Messier.Cette demoiselle avait été amenée enfant a Montréal, en 16)2.Né le 10 décembre 1656, Charles fut envoyé en France en qualité de page du maréchal d’Humlères et de cadet.C’est ainsi qu’il prit part à le campagne de Flandre.Il obtint te grade de lieutenant en 1680.L’année suivante, au château de Versailles, il signa un contrat de mariage avec Claude-Elisabeth, fille d’Armand Souart, apothicaire de Madame, et de Marie Joubart.De retour au pays, il prit part à l’expédition de M.de La Barre et en fut hautement loué.A la mort de sou père, en 1685, il prit possession de la seigneurie de Longueuil et y construisit durant les cinq années suivantes un magnifique, manoir en forme de château-fort.En 1698, sa seigneurie s’augmenta d’une concession de trois lieues et demie sur le bord du fleuve.Deux ans plus tard, le roi éleva ce domaine au rang de baronnie.A plusieurs reprises, le premier baron de Longueuil remplit des missions diplomatiques auprès des tribus indiennes et il y remporta des succès marqués, notamment en 170) quand M.de Vau-dreuil l’envoya chez les Onnontc-gués pour obtenir leur neutralité.Les Indiens refusèrent d’écouter les appels du gouverneur d’Albany.Successivement, M.de Longueuil occupa les charges suivantes: major de Montréal, en 1706; lieutenant du roi, en 1710; gouverneur des Trois-Rivières, en: 1720; gouverneur de Montréal, en 172); gouverneur intérimaire de la colonie, en 1725.Lorsque la flotte de Vamiral \Va.'-ker fit courir un grave danger sur la colonie, le baron de Longueuil leva des troupes dans la région de Montréal afin de parer à tontes les c,venlualités.Il fit arborer à la tête de.ses troupes un étendard de la Vierge brodé par sa cousine, la rc cluse-artisane Jeanne Le Ber.A la mort du gouverneur Vuudreuil, H tenta vainement d’obtenir le poste de gouverneur de la colonie.Il mourut le 7 juin 1729.Il avait épousé en secondes noces Marguerite Le Gardeur de Tilly, veuve de Pierre de Saint-Ours.Ire aux jeunes filles et aux jeunes gens d’esprit sérieux, se préoccupant du choix d’une utile et brillante carrière, de s’orienter vers celle toute nouvelle de la technologie médicale, où ils pourront contribuer au progrès et au bien de l’humanité en secondant le médecin, le pathologiste, le chimiste, qui auront recours à leur aide ou demanderont leur collaboration immédiate.L’école est située au cinquième étage du sanatorium Bourget, pavillon central et administratif de l’hôpital Saint-Jean de Dieu, une des plus importantes institutions neuro-psychiatriques du pays.Reliée au centre de la ville par un service régulier de l’autobus qui passf devant l’hôpital, corres-pondant à la rue Viau avec les tramways des principales lignes de la ville.La rue Sherbrooke, l’une des principales artères de la ville, traverse la propriété.Cotirs: Le cours comprend: outre le cours de culture générale, les science», la pathologie, les mathématiques, la bactériologie, etc.Des laboratoires parfaitement outillés sont à la disposition dès élèves.Les élèves ont accès à la salle de jeux et aux terrains des sports.Inscription: le 9 esptembre 1944, La rentrée est fixée au 11 septembre 1944.Pour tout autre renseignement, s’adresser à la Soeur directrice.Ecole de Technologie médicale, hôpital Saint-Jean de Dieu, B.P.(iamelin (Laval), P.Q.Illusions mortelles i-IX-M FOURRURES Madame, volet le temps d’acheter votre manteau de fourrure.Venez nous consulter avant d’acheter le vfltre.Vous trouverez ici un choix tris considérable à des prix très raisonnables.• SEAL FRANÇAIS (lopin teint) , ., *150.• LAPIN BRUN, 2 tons.«150.• LAPIN TEINT RAT MUSQUE_«100.• MOUTON DE PERSE .«225.à «550.• HUDSON SEAL.*350.à «425.(Rat Musqué teint) • RAT MUSQUE.#225.à *350.MAGNIFIQUE ASSORTIMENT DE COLLETS : Lièvre, Loup, Renard pile.Renard Argenté, Renard croisé.Lynx, etc.J.'A.TURCOTTE 1590 Ste-Catherine Est FR.7751 Ecole d'aides gardes-malades Des cours spéciaux d’aides gardes-malades sont commencés chez les Soeurs Grises, à leur maison de la rue Dorchester est.Le rôle de ces aides est d’aider aux gardes-malades graduées dans le travail général d’hôpital; soin des malades, préparation des repas selon les différentes diètes, etc., etc.Des avantages exceptionnels sont attachés à ce cours d’un an: les élèves sont logées, nourries et reçoivent un salaire mensuel.Elles sont acceptées à partir de 16 ans et portent un uniforme blanc avec voile.Un autre groupe d’élèves se joindra à celles qui ont déjà commencé, dans un mois, soit vers la fin de septembre.Une entrevue peut être accordée par la Direction pour des arrangements particuliers.Pour renseignements et demandes d’admission, s’adresser à la Crèche de la Miséricorde, 890 est rue Dorchester, HA.0518.Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.A Nicolet Dimanche, le 10 septembre prochain, à la maison-mère des Soeurs de l'Assomption.aura Heu le conventum annuel.Le comité de l'amicale Invite bien cordialement toutes les anciennes à y prendre part.Arrivée à 8 h.30; messe basse à la grotte.9 h.30; dîner de famille, midi: conférence, 3 h.; salut du T.S.Sacrement immédiatement après la conférence.Cours gratuits pour les employées de magasins L'Association des employées de bureau donne chaque année aux dames et demoiselles de bureau 16 heures de leçons t-u langues française et anglaise, sténographie bilingue, correspondance, traduction, comptabilité, arithmétique, routine de bureau, etc.Ces cours commenceront le 28 septembre, & 7 h.30 du soir.Pour s'y Inscrire, s’adresser & la Fédération nationale, 853 est, rue Sherbrooke.Retraites à la Maison Notre-Dame Une retraite fermée pour jeunes flllrs aura Heu à.la maison Notre-Dame du Saint-Esprit du 21 au 24 septembre, par le R.P.Geo.A.Méthot.O,P., et du 25 au 22 septembre pour dames, par le R P M- -thot, O.P.Prière de s’inscrire é l’avance chez les Soeurs missionnaires de l'Immaculéc-Con-ceptlon, 314 chemin Ste-Catherlne, Outremont, CA.3592.» Ecole de technologie médicale — Hôpital Saint-Jean-de-Dieu Sous la direction des Soeurs de In Charité de la Providence de Montréal.Fondée en septembre 1943, pour y recevoir des élèves externes et pensionnaires de même que des religieuses d’autres communautés.Cette école a pour but de permet- Le bon sens ne vieillit pas.Surtout H ne perd pas de sa force.Au contact des gens qui s’insurgent eontre lui et qui apportent leurs pièces de prétendue justification, il est écrasant, Voici, dans les écrits de LouÎn Veuillot (Fantaisies et Historiettes), une page que l'auteur dédie à un Jeune Poète.Lisons-la ensemble, pas trop vite, comme chose de bon sens, donc profonde, donc solide, ayant sa base au tréfonds des cho ses et de la raison: “Si vous croyez que pour ramasser et lier ensemble, par des rimes telles quelles des fragments d’idées et de sensations, on est poète et on intéresse les hommes, vous vous trompez étrangement; si vous croyez que la muse, la vraie muse, est une fleur d’émotion qui pousse à l’aventure comme la violette au bord des chemins, laquelle ne demande point de culture et n’a besoin que d’un rayon de soleil pour s’épanouir dans toute sa grâce et dans toute sa perfection, votre erreur est immense.Vous attribuez à votre esprit une puissance rivale de la puissance de Dieu; vous, tombe/ dan% une illusion qui n’autorise l’exemple d’aucun des grands poètes qui ont paru sur la terre.Avant d’exprimer convenablement même une et' roère, même ces vagues sen-timent ('a la jeunesse mu, souvent n’arrachent à l’homme formé qu’un sourire de compassion, il faut avou-bien travaillé, il faut être maître des plus difficiles et rebelles instruments que l’homme ait à manier ici-bas, la pensée et la langue.On vous a peut-être dit que la nature faisait les écrivains: oui, elle les i fait, comme les forêts font les navires, et comme la pierre fait le édifices.11 faut à cette matière première qu’on ne saurait suppléer, l’effort et la lenteur du travail, et toutes les combinaisons de l’art Voulez-vous que je vous présente un ! conseil très hardi?Lisez Boi-ileau.J’avais prévu votre dédain.| votre courroux même.A votre âge.sur un conseil semblable, je n’au j rais pas été plus patient.Boileau, juste ciel! un rimeur si froid, s j sec, tandis que je suis un poète ! plein d’âme!.Tout cela est juste: cependant lisez Boileau”.Alors, d’après vous, Louis Verni lot, les poètes qui “ramassent et.qui lient ensemble tels quels avec ou sans rimes, des fragments d’idées et des sensations”, se font des illusions s’ils se croient intéressants et pins encore s’ils croient nous intéresser!.(La Phalange) L’AMI 1- :n rrr i’EM'tt-wbb^ Roses d’automne Aux branches que l’air rouille el que le gel mordoré, Comme par un prodige inouï de soleil, Avec plus de langueur et plus de charme encore, Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières: Les pétales de pourpre oui jonché le gazon.Mais voici que, soudain, les touffes printanières Embaument les malins de l’arrière-saison.Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir, Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne, t.es boutons, tout gonflés d’un sang pourpre, fleurir.En ces fleurs que le soir mélancolique èlale, C'est Vàme des printemps fanés qui, pour un jour, Remonte et, de corolle en corolle, s'exhale Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.Tardives floraisons du jardin qui décline.Vous avez la douceur exquise el le parfum Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine De l’illusion morte et du bonheur défunt.Aérée BE AV CHEMIN A l'Ecole de bibliothécaires : mande au secrétariat de l’Ecole, : Editions Fi des, 3425, rue Saint-De* ; nis, Montréal.Tél.: HArbour 7228.L’Ecole de bibliothécaires de l’Université de Montréal est la seule école française du genre en Amérique.Fondée il y a sepi ans dans le | but de fournir aux Canadiens fran-1 çais un enseignement bibliographi- j que et bibliothéconomique adapté à leurs milieux, l’Ecole a formé d’excellents bibliothécaires, tant religieux que laïcs, et a enrichi un-grand nombre d'intellectuels de connaissances devenues de plus en plus nécessaires.Elle a, en outre, le mérite d’avoir largement contribué aux progrès réalisés dans la bibliographie canadienne.Le programme, à la fois théorique et pratique, comprend 200 cours de bibliographie générale et appliquée, d’administration des bibliothèques.Les études techniques que les élèves doivent faire individuellement sont complétées de façon intéressante par la visite d'établissements importants tels que bibliothèques populaires ou spécialisées, imprimeries, ateliers de reliure, etc.Les cours du samedi et du soir se donnent à la Bibliothèque Municipale, 1210 est, rue Sherbrooke.Un prospectus sera adressé à toute personne qui en fera la de- Produits de I* terme : BEURRE.OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS HA, 4274-5 - Bureeti: HA.42S0 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL Parfumerie, bijoux, arressolre* a* toilette — ' ^ Venez nou* voir 236 Ste-Catherlne #.LA 69JJ Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le j SEUL MOYEN de ne jamais le man- j çuer — 3 sou; le numéro Téléphonpï au service du tirage : BEiair 3361 ^ : il vous donnera l’adresse' d’en dépositaire de votre voisinage. JjV * # Fl.6906 W H.PAGEAU 1793 AVENUE DI L’ECLfSI COTE SAINT-PAUL : SEKiMliffllMIIIMIirM BISCUITS « GATEAUX 8 TARTES r tie oi^ i s c uiTs V—j » 11 c IilïM': U IT Géorgiens, éléments de r'armee Vlassov”, et dont la sauvagerie est redoutée.On évalue les contingents allemands mis en ligne dans le Bas-Limousin à l’effectif d’une division.Les maquisards, bien qu’inférieurs sinon en nombre, du moins au point de vue de l’armement, ont Après une minnte de bombardement Le drame de Schaffhouse Une panique s’empara alors des ! reculé sous la protection d’arrière- ouvriers rassemblés dont plusieurs tentèrent de fuir.Aussitôt rejoints quatre d’entre eux furent placés contre un mur de l’usine et trois immédialement abattus à coups de mitraillettes gardes qui ont disputé le terrain pied à pied.De part et d’autre, ies victimes ont été assez nombreuses et, chaque jour, des Allemands blessés ont été ramenés à l’ambulance de campagne installée par eux dans Dans la Drôme, près de Château- une érole de Brive.La vallée de neuf du Rhône, les Allemands au CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25e la boite Cl* Chltnlqui CKANCO Amérlcalnr lté* 1S*6 rr» Sjlnt-Drntt.Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de RO BOL nom ***e' Lardin, Larché, Varetz ne sont plus que ruines.Les Juifs assez nombreux, qui avaient cherché refuge dans cette région habiluellemen’ calme, sont pourchassés et abattus à vue.Toutes les maisons où des Juifs avaient logé sont systématiquement brûlées.Le pillage est presque partout, de règle.Les maisons sont mises à sac.Quand le mobilier n’est pas détruit, il est confisqué.On a vu.J par exemple, passer des vagons chargés de meubles, portant cette inscription: “Don des habitants de Terrasson, France, aux sinistrés d’Allemagne”.Naturellement, les déportations sont aussi très nombreuses.Les rafles, les visites do miciliaires se sont succédé.Tous les hommes de 18 à 40 ans de la région ont été enlevés dans li rue au dans leurs demeures, parqués comme du bétail sur une place pour être, de là.conduits sous la menace des fusils et des mitraillettes, vers des trains qui les cm portent en Allemagne.Des rafles ont d’ailleurs lieu aussi en dehoi s de la zone actuelle d’opérations, notamment à Cahors et à Péri-gueux.Ÿ Ÿ Ÿ De Ma Gazette de Lausanne du 12 juin: En France, en deux jours de raid : 4,000 morts et 5,000 blessés Lyon, 31 mal On sait que la ville de Schaffhouse, en Suisse, a été accidentellement bombardée par des avions américains.L’article suivant de la Gazette de Lausanne du 6 avril, permet de voir quelles ont été les conséquences de ce bombardement d’une minute et de deviner quels sont, d’une façon générale, les ravages des bombardements: Les derniers rayons du soleil printanier éclairaient les collines d’un plateau encore enneigé, quelque part en Suisse alémanique.Au moment où la troupe allait être déconsignée dans le rayon du cantonnement, la compagnie est alertée.Départ dans les deux heures à destination de Schaffhouse.Le lendemain, au petit jour, la troupe est stationnée à l’entrée de la ville dévastée.Dans l’encadrement du pont de chemin de fer, les premières images de la guerre surgissent: les façades dépouillées de leurs fenêtres, des toitures effondrées étalent leurs filaies béantes des deux côtés de la route.Entre la ligne de chemin de fer et le Rhin, les fabriques et les garages exhalent la fumée blanche et l’âcre odeur des incendies qui couvent encore entre les murs calcinés.Sur la colline qui domine la gare, deux villas incendiées dressent leur silhouette ajourée à travers les arbres d'un parcv La Gazette a déjà publié un tableau saisissant des désastres causés par cette attaque aérienne d’une minute à peine, exécutée en plein jour contre cette cité active, accueillante et gaie.Notre intention n’est pas d’y revenir; mais plutôt de dégager certains aspects du drame et des réactions de la population.En présence de tant de nu-nés, individuelles et collectives, on éprouve du reste, comme devant la mort, un sentiment de pudeur, qui vous empêche de rapporter les details sensationnels ou pittoresques que les témoins de ces scènes racontent simplement, sans chercher ni parvenir à exprimer le caractère inexprimable de cet événement.A défaut des hommes* les pierres mêmes parlent et rappellent d’une façon tragique que l’homme est né pour souffrir comme l’étincelle pour voler.A chaque instant du reste, on se trouve ramené en pensées aux vieux enseignements bibliques qui ronronnent ici toute la force de la réalité.* * * Que de drames et de ruines ont passé sur la ville en ce jour de marché ensoleillé! Paysans, ménagères et employés contemplaient, cl comptaient paisiblement les avions étrangers lorsque l’ouragan de bombes s’est abattu sur les fabriques, les lignes de chemin de fer et les intérieurs familiers.A l’instant même où il venait de ouitter la fabrique pour aller rendre visite à sa mère, un ouvrier est tué net nar une bombe, an même moment où sa femme prenait oour eux les billet' de chemin de fer.laissant un fils de nuinze ans.Fa traversant m pont, un père ne famill.; est poiu ainsi dire volatilisé par une explosion, sans que les siens, nui l’accompagnent à quelque distance, aient même nu se rendre compte de ee qui s’était passé.Le tablenu officiel des avis mortuaires n’est na» moins émouvant.Employés des C.F.F.serruriers, hôteliers, agents de police; une écolière de nuinze ans aux côtés d’une aïeule de 85 liste tragique s’allonge.Tous sont rapprochés et confondus par un même destin.Les vitrines de magasins béantes, les murs des appartements saccagés, les fabriques de textiles, de •cuirs .et les grands garages incendiés témoignent de l’étendue du ’é sastre.La plus grande salle de conférence de la ville, la plus belle galerie des Beaux-Arts du Musée de Tous les Saints sont pulvérisées.Sur la place du Herrenacker aux vieilles toitures brimes et nobles façades, le Musée d’histoire naturelle est anéanti, ainsi que la maison voisine, une ancienne entre prise d’argenterie, dont les pertes s’élèvent à plus de deux millions de francs.Dès maintenant, le montani des dommages matériels se chiffre à plusieurs dizaines de millions de francs, pour une seule minute de bombardement! * * * On ne saurait assez rendre hommage au courage et à l’attitude de la population si durement éprouvée.Pauvres ou riches, sans abri, pas une plainte.Tout au plus, un soupir au cours d’une conversation.Parfois, l’on aperçoit dans l’embrasure d’une fenêtre calcinée une silhouette de femme au regard fixe et triste.C’est tout.Chacun accepte son sort et se remet à l’oeuvre pour reconstruire la fourmilière détruite.“Fait à relever, aucun mort, ni blessé, parmi ceux qui se sont réfugiés à temps dans les abris”.En revanche, la plupart des victimes ont été atteintes lorsqu’elles se trouvaient dans la rue ou se nenchaient à la fenêtre lors du bombardement.Cette expérience justifie les précautions prises par la D.A.P.D’autre part, il convient de signaler le fait que le sang-froid de certains patrons ou contremaîtres a permis souvent de limiter l’étendue des dommages.Le malheur a voulu que plus d'une canalisation d’ean ai! sauté par suite de l’explosion d’une bombe.Au lendemain même de la catastrophe, les Shaffhousois ont pris la pelle, la pioche et le balais pour dégager les monceaux de verre, de briques et de plâtras qui jonchaient la rue.La collaboration entre les équipes officielles de la D.A.P., des cadets, des sapeurs, des éclaireurs et autres organisations similaires s’est effectuée d’une façon harmonieuse et expéditive.A partir de lundi matin, l’initia live privée repris possession du terrain dévasté.Le rythme du travail s’est accéléré.L’un anrès l’autre, les murs chancelants, les “Erker" et les balcons suspendus s’écroulaient avec fracas Tandis mie les maîtres vitriers prenaient les mesures des vitrines, les équipes de couvreurs escaladaient les toits.Mais, si rapides que soient ces travaux de déblaiement, ils laissent le champ libre au dnnge-de l’écroulement de nombreux bâtiments.Ce sera l’oeuvre des jours prochains, eu attendant l’heure de la reconstruction.Aymon de MESTRAL des droits d’entrée, environ 3,000 francs.Mais depuis mardi, 5,000 à 7,000 avions prennent l’air journellement du côté allié.On renonce, dès lors, à calculer le coût journalier des grandes batailles qui s’amorcent dans l’Ouest, en attendant celles de Roumanie, de Hongrie, et sans oublier celles d’Italie.Les points de repère de l’économiste sont d’ailleurs suffisamment éloquents: jusqu’au mois dernier, k guerre a coûté 390 milliards de dollars aux Etats-Unis, dont moins de la moitié ont été récupérés par l’impôt.La dette approximative du Reich est de 250 milliards de RM; pour un Etat qui, après une faillite en 1923, repartait à zéro, voilà qui laisse entrevoir de nouveau la possibilité de certains développements financiers et monétaires.De son côté, l’Angleterre dépense 12.5 millions de livres sterling par jour.Elle n’a pas l’idée d’affirmer, comme les Français de 1918: l’Allemagne paiera! Son silence en dit long sur la charge qu’elle réserve à ses générations de demain.Il en est des peuples comme des individus.Un chiffre n‘a par lui-même qu’une signification relative.La dette d’un chômeur ou d’un malade peut leur être, en fait, une charge insupportable; tandis qu’un homme équilibré ne se trouvera pas outre mesure incommodé par une échéance.Il importe donc de savoir quels seront les Etats qui, dans l’après-guerre, supporteront avec le moins de peine les milliards de leurs dettes accumulées.A cet égard, une première remarque s’impose.La dette publique, pour n’ètre pas compromise, doit s’étendre sur un territoire assez vaste, et se répartir sur une population nombreuse.Le Reich a, dans ce domaine, joué tous ses atouts entre 1939 et 1941.Le ministre Funk pouvait bien dire, ô l’époque, que la dette, garantie par la victoire, comme la monnaie, gagée par le travail, pouvait s’accroître sans risque, du moment que l’espace vital allemand, partant du cap Nord, allait jusqu’au Caucase en passant par Bayonne et Salom-que.Depuis lors, cet espace s’est comporté comme la peau de chagrin de Balzac; il se restreint chaque jour.La semaine dernière, l’économie autarcique allemande perdait les terres à blé du Latium, et cette semaine les centres d’élevages de Normandie.La dette seule reste inscrite dans les comptes du ministère des Finances du Reich, replié de Berlin à Vienne; cette dette s’augmente au rythme d’une progression, géométrique.De leur côté, les armées allemandes qui perdent insensiblement du terrain sauvent au moins leurs caisses de régiments, bourrées de billets de la Reichsbank.Ces billets refluent vers le réduit national, sans pouvoir ramener avec eux des consommateurs, des moyens de production, des bien-fonds et des richesses agricoles.Si ce mouvement devait se poursuivre, la circulation fiduciaire allemande ne tarderait pas à rendre apparents ses excès, et les prix ne pourraient plus être maintenus; ce serait alors l’inflation, comme en Italie fasciste qui subit depuis quelques mois le même phénomène, et le désordre dans la rue.L’une des plus vieilles lois économiques, en se manifestant, viendrait en aide aux généraux alliés.Verdicts du coroner Le coroner du district de Montréal a rendu hier un verdict de mort accidentelle dans le cas d’Arnold Pesetti, 4 ans, dont les parents sont domiciliés au uo 6288 De Gas-pé, mortellement blessé par un camion hier après-midi, dans la ruelle à l’ouest de la rue DeLorimier, un peu au sud de la rue Beaubien.L’enfant jouait dans une cour, et, sortant en courant, il donna dans le trajectoire du véhicule, la propriété de W.H.Taylor, 351 Place Royale, et conduit par M.Edouard Malouin, 35 ans, 5606 rue Bordeaux.Des verdicts de mort naturelle ont été rendus dans les cas suivants: M.Joseph Villeneuve.74 ans.environ 200,000 tonnes de charbon dont on a un si pressant besoin.La déclaration de l’administra-Don du charbon disait que les mi.) nés seraient de nouveau ouverTA mndi et que l’on espérait que chacun serait de retour au travail.Aux jeunes filles et aux jeunes femmes “Collection Jeglot L'art d'être charmante, L'art d'être heureuse, L'art d'être soi.L'art d'être femme, L'art d'être éducatrice, L'art d'être chrétienne.»» Prix chaque volume : $1.00 Par la poste : $1.10 La série franco : $6.00 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" AHTIKORLAUREHCE (ORS,verrue; ffOURILlOHi— jÆÊÊÊI (JOULFUR 2001 rue St-Denis - HA.7907 gl' Où Von s’habille bien ENR Coup* spécial* à chacun Façon soignée Aussi “Valet Service" & votre dlsDoeltlon.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 094, Rachel est - FR, 0343-0850 LA TERRE DE CHEZ NOUS est un hebdomadaire agricole qui appartient aux cultivateurs et qui détend leurs intérêts professionnels et coopératifs.e e e L'abonnement coûte un dollar par année et est payable & La Terre de Chez Nous 515, avenue Viger, Montréal I» marque d* l’homm* bien vêtu .TULIPE NOIRE de CHENARD PARIS IWwfcim Tuf! 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V VOLUME XXXV — Ho 203 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 1944 30e anniversaire du 22e régiment Le samedi, ïêTsëptemLre, à 4 b.p.m., assemblée fie l’arnicalt des officiers à l’hôtel St.James, 1010 rue St-Jacques ouest.Samedi, à 7 h.: banquet au Cercle Universitaire, sous la présidence distinguée du colonel F.M.Gau-idet, commandant du 22e en 1914 et 1915.i Les billets peuvent être obtenus 'du major Maurice Dubrûle, PL.3241; du capitaine A.W.Côté, PL.9831; du sergent-major Gamelin de Montigny, CR.3258 et du sergent Armand Lozeau, CH.6108.Ce banquet réunira les officiers, les sous-officiers et les soldats du 22e des deux guerres.Dimanche, 9 h.a.m., messe en l’honneur des 22e tombés au champ d’honneur à l’arsenal des Fusiliers Mont-Royal, avenue des Pins, chantée par le major-abbé J.J.Desjardins, aumônier du 22e au front.Après la messe, les vétérans du 22e se rendront au cénotaphe au carré Dominion, afin d’y déposer des fleurs à la mémoire des 22c morts au front.Tous les parents et amis des anciens et des jeunes dn 22e sont priés d’assister à ces deux cérémonies.__________________ l Aux Comparutions ¦ ; Un jeune homme de 21 ans, Fernand Sauriol, 964 de Bullion, qui attendait sa sentence dans une cause de vol d’un camion, a été traduit de nouveau hier devant le iu-ge Enright, sous l’accusation d’avoir volé cent sacs de sucre d’une valeur de 8700, la propriété de la Canadian Dominion Sugar Co.Il a plaidé culpabilité sous cette deuxième accusation et recevra sa sentence dans les deux causes le 6 septembre.— Camille Labrèehe, 19 ans, et Laurent Carrière, 19 ans.sans do- j micile connu, ont plaidé culpabi- j lité hier devant le même juge à | l’accusation d’avoir cambriolé une manufacture au no 351 Duke, où I ils ont dérobé deux boîtes de chaussures, évaluées à $100.Sentence le 6.— Harry Robillard.Allan Monaghan et Dominique Plastino, sans domiciles connus, accusés du vol • d’une auto, ont protesté de leur innocence.Procès le 7.— Alonzo Caron, 34 ans, employé de la maison Woodhouse Co.a été accusé d’avoir volé une somme de $964 à ses patrons.Caron a choisi un procès devant jury.Enquête préliminaire le 7.Journal berlinois qui disparaît Londres, 2 (C.P.-Reuters).— Le journal berlinois Boertsen Zei-tung, autrefois l’organe de l’état-major allemand, a cessé de paraître pour la durée de la guerre, a annoncé l’agence allemande D.N.k B.Ce journal sera incorporé dans YAllgemeine Zeitung, de Berlin.maisonsHd^enseiignement /"Institut Sténographique"^ de France FONDE EN 1910 Mlle Irène |OLY 2,000 sténographes professionnels.Enseignement Individuel, Succès essuré.Diplôme.Position.39Î9, nie St-Denii HArbour ()502 Au congrès des médecins-vétérinaires Québec, 2 (D.N.C.) —- Plusieurs communications sur la santé et l’amélioration du cheptel seront présentées au congrès annuel du collège des, médecins-vétérinaires de la province de Québec, qui se tiendra à l’hôtel Windsor, à Montréal, les 8 et 9 septembre.Prendront une part active à ce congrès: les Drs L.-J.-M.Vejlleux, vétérinaire en chef de la province, Paul Genest, du ministère de l’Agriculture, J.-A.Brassard, directeur du jardin zoologique, Gérard Lemire et Maurice Panisset, de l’école vétérinaire d’Oka.Les séances cliniques, qui se tiendront à Oka, seront présidées par les Drs François Lévesque et H.Chamberland.Deux enfants précoces Frankie Klare, 11 ans, et sa petite soeur, Joyce, 13 ans, ont été arrêtés avant-hier par la police comme ils sortaient d’un magasin de bonbons au no 762 rue Saint-Pierre.Les enfants étaient entrés par effraction par la porte d’en avant et le garçonnet avait rempli ses poches de chocolat, pour un monlpnt de $15.A la vue de la police, la petite fille s’est sauvée, mais elle a été retrouvée un peu plus tard sur une couverture près de la demeure de ses parents au no 1117 rue St-Geôrges.Frankie a été appréhendé à la sortie du magasin.Les adolescents ont aussi avoué avoir volé des articles divers dans quatre autos stationnées dans la rue.Us ont été remis entre les mains des autorités de la cour juvénile.—.Mme J.Baker, 1961 Clinton, s’est plainte à la police qu’un inconnu, conduisant une auio de louage, s’est présenté à sa demeure en son absence, et a demandé à la bonne de lui remettre les «tores vénitiens pour les faire nettoyer.La bonne, croyant que c’étaient là les ordres de sa maîtresse, remit les six stores à l’individu.A son retour.Mme Baker fut toute surprise et dit à la bonne qu’elle n’avait donné aucun ordre dans ce sens.Les stores ont apparemment été volés.Accident mortel Québec, 2 (D.N.C.) — Quatre jeunes gens qui occupaient une camionnette, ont capoté dans le fossé, mercredi soir, sur la route nationale, à un mille de Saint-Augustin.L’un des quatre occupants, Louis-Sarto Giguère, 14 ans, fils de M.Eudore Giguère, 142 Saint-Sauveur, a été tué.Les trois autres, qui ne souffrent que de blessures légères, sont: Maurice Tremblaf, Paul-Emile Fournel et Lucien Grenôn.La duchesse de Windsor en bonne santé New-York, 2 (A.P.) — La duchesse de Windsor, qui vient d’ètre opéréè pour l’appendicite, a été déclarée en très bonne santé hier, a l’hôpital Roosevelt.Le bulletin d’hier sur l’état de l’épouse du duc de Windsor, l’ancien roi d’Angleterre, disait qu’elle avait passé une nuit confortable.MAISONS D'ENSEIGNEMENT COURS PREPARATOIRE à I.première année de l’ECOLE det HAUTES ETUDES COMMERCIALES Veir ECOLE UNIVERSITAIRE d’ORIENTATION 3987, rue St-Hubert — AM.3889 OJ^S_D'ENJEJGN E MENT _ /^L’ECOLE DÏDUC ATÎONFAMIU ALE et SOCIALE^ Sous U direction d*s Soeurs de N.-O.du Bon Conseil 1215 esf, boulevard ST-JOSEPH — Montréal —- DO.9)98 Certificats et diplômes de t’Unlversité et du Conseil de l'Instruction Publique Entrée : 11 sept.Classes enfantines élémentaire# — moyennes et commerciales.Entrée : 11 sept Cours supérieurs d En-sel a nement ménager, familial et social.Entrée : 2 oet Cours publies du leur et du soir pour adultes.COURS PRIVES P«0f.J.-L.ARBIQUE, B.A.CLASSIQUE : Français, grec, latin, anglais, Philosophie et 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