Le devoir, 26 août 1944, samedi 26 août 1944
"Le Canada eat une nation souve-' raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etata» Unie, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un C nadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” ua-x-an Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Dirsetssr i Caergei PtLLETIER Rédactcar an chat 1 Ornai HEROUX Montréal, samedi 26 août 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIai.3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration i BEIair 3361 Rédaction REIair 29S4 Gérant i BEIair i 3361 Les alliés libèrent Arles, Avignon, Tarascon et Briançon Pour le centenaire de T “Histoire” de Garneau Dans Culture, la grande revue trimestrielle publiée à Québec par lés Franciscain*.-— à laquelle collaborent du reste des écrivains laïques de» deux langues — M.Léo-Paul Desrosiers, commentant la réédition de l'Histoire du Canada de Garneau, fait observer que 1945 marquera le centenaire de.cette oeuvre monumentale.Il estime que cet événement devrait donner lieu à une fête nationale importante.Dans un article du Devoir, Mlle Marie-Claire Dave-luy avait, à peu prêt dans le même temps, exprimé un désir analogue.Nous sommes sûr que les deux écrivains ont traduit là une pensée commune à des milliers de Canadiens.Quant à ceux qui n'y ont point encore songé, il suffira qu’elle soit émise devant eux pour qu’elle recueille d’emblée leurs applaudissements.Tout le monde, au fond du coeur, est certainement d’avis qu’il faut qu’il y ait l’année prochaine un grand et solennel hommage à Garneau.Il le faut pour la valeur de l’oeuvre, pour la place qu’elle a tenue dans notre première littérature, dans notre résistance à l’assimilation- Il le faut pour l'écrivain lui-même.Garneau fut en son temps un modeste.Il convient que les générations actuelles sachent que ce petit fonctionnaire fut, à la vérité, un grand homme, l’un de ceux qui méritent le pieux souvenir des siens.En même temps qu’elles apporteront cet hommage à Garneau, les fêtes du centenaire rappelleront la grande leçon de son oeuvre, la leçon de fidélité qu’elle a transmise aux générations suivants.La page classique: Que les Canadiens soient fidèles à eux-mêmes.devra s’inscrire dans toutes les mémoires.» * ¥ Mais, pour qu’une idée prenne forme dans les choses.il ne suffit point de l’énoncer en passant, et sans y revenir.Il faut la discuter d’abord, voir de quelle façon il conviendrait de la réaliser, chercher sous quelle forme elle rendra le maximum de services.Nous ouvrons donc une petite enquête.Tout le monde est d’avis qu’il faut commémorer de façon éclatante le centenaire de la publication de l’Histoire du Canada.Nous prions nos lecteurs de nous dire quelle forme, à leur avis, devrait prendre cet hommage.Les projets seront sûrement différents.Il est possible que certain s’impose de lui même.Tl est possible que, de deux ou trois, on en puisse tirer un qui aura vraiment une valeur supérieure.Que chacun donc y aille franchement de son idée et de ses conseils.Nous ne ferons ici qu’oeuvre de greffier, heureux de mettre au service du sentiment commun la publicité du Devoir.3f.* * Quand on sera tombé d’accord sur un projet, il faudra, sans vain retard, passer à la réalisation.Ce sera l’oeuvre de ceux qui ont pour cela qualité spéciale.Les universités françaises, les grands corps publics voudront sans doute, comme les particuliers, s’associer à l’oeuvre générale.Là encore nous n'ambitionnons d’autre rôle que celui d’aider à la nécessaire publicité.L’hommage à Garneau ne peut être l’oeuvre ni d’un clan, ni d’un groupe.Garneau et son oeuvre appartiennent à tout notre peuple.C’est notre peuple tout entier qui leur doit son hommage.Et c’est lui qui le leur apportera.26-VHI-44 Orner HEROUX Le sens d’un congrès (Par René Manette, secrétaire de la Corporation des agrofiomes) Les 28, 29 et 39 juin derniers, avait lieu, au Château Frontenac, à Québec, le troisième congrès rie la Corporation ries Agronomes de la province de Québec.La Corporation des Agronomes groupe au delà rie 750 diplômés en agriculture: docteurs, maîtres, h-cenciés, bacheliers ès sciences agricoles générales ou _ spéciales, qui travaillent systématiquement, depuis nlus rie trente ans, r l’amélioration de l’agriculture dans tous les domaines, par la diffusion de la science agrondrqique.Les agronomes s’adonnent par profession à l'enseignement, à la vulgarisation ou à l’expérimentation des principes.des lois, des procédés, soit de la culture, de la production, de l’amélioration, de l’acclimatation ou de l’exploitation des animaux de la ferme; soit de la production du lait; soit de la classification ries sols cultivés, de la bonification, de l’égouttement, de l'amendement, de la fumure, de l’assolement et de l’exploitation générale des sols arables; soit de l'administration ou rie l’exploitation de l’entreprise agricole.Répandus dans toute la province, placés aux postes stratégiques et possédant une influence considérable, ils ont rendu et ils rendront de multiples services, directement et indirectement, aux agriculteurs.La majorité des agronomes, membres de la Corporation, participèrent aux assises de Québec, accompagnés de leurs épouses.Il y avait là des délégués des neuf sections de la Corporation: Montréal, Trois-Rivières, — Nicolet, Québec, Sic-Anne de la Pocatiêre, Rivière-du-Loup, — Gaspé, Lac-St-Jcan — Saguenay, Abitibi - Témiscamingue.Hull, Cantons de l’Est.Sous la présidence de M.Charles Gagné, secrétaire de ia Faculté d’agriculture de Laval, professeur d’économie rurale à l’Ecole supérieure d'agriculture de Sté-Anne de la Pocatiêre, et président sortant de eharge, les congressistes discutèrent les sujets suivants; admission à l'étude et à l’exercice rie la profession agronomique; règlement concernant l’admission h l’exerei ce; assurance-vie; assurance-automobile; assurance accident-maladie; publicité; liaison et placement, publication de travaux scientifi-oues; bourses d'étude et de recher che; revue Agriculture; electricica-Mon rurale; fonds de solidarité, etr.Sans doute, de prime abord, tou tes ces questions relèvent de la regie interne; mais pour qui s’arrête à y réfléchir, ces questions ônt ou auront une incidence sur l’aven r de l’agriculture québécoise.Il est indéniable, par exemple, que la classe agricole est intéressée à ce que seules soient admise à l’étude de l’agronomie les personnes qui possèdent les aptitudes nécessaires et la formation requise, li en va de même de l’admission à l’exercice.Les agronomes le comprennent bien.Ils surveillent attentivemeid l'admission à Tétude et à l’exercice de la profession.Ils savent qu’ils ne doivent donner à l'agriculture québécoise que des hommes de toute première valeur, capables de rendre à la société les services que cel le-ci doit légitimement en atten dre.* L'oeuvre des bourses d'étude de la Corporation sert aussi, au meilleur sens du mot, le progrès de l’a- griculture.Au cours de l’année, quatre bourses furent mises au concours dans le but de permettre à des jeunes agronomes de parfaire leur formation dans les domaines de l'électrification rurale, de la conservation et la transformation des produits agricoles, dans l’exploitation des sol^ hmnifères et dans la mise sur le marché des produits de la ferme.Personne aujourd’hui oserait nier que l’effort de l’agronome ne soit intimement lié à celui du cultivateur, et réciproquement.Le clou du congrès fut évidemment ia conférence prononcée par Son Eminence le Cardinal J.-M.-H.Villeneuve, O.M.I., archevêque de Québec, sur “La mission sociale des agronomes”.On lira le texte de cette causerie de la plus haute élévation de pensée dans le deuxième numéro de la revue Agriculture, trimestriel que la Corporation vient de lancer.Son Eminence, s'adressant aux I agronomes, décrivait ainsi leur | rôle: “Votre rôle spécifique de développer et de répandre la science agronomique, et les procédés techniques qu’elle suggère dans la culture de la terre, ont une importance considérable pour le relèvement et la stabilité des masses rurales.Il va de soi que de sortir l’agriculture de la routine aveugle, montrer des méthodes propres à assurer les plus larges rendements, à diminuer le travail perdu, à produire de meilleurs fruits, à les mieux garantir contre les éléments et les aléas divers, à présenter de façon plus convenable et plus attirante d’excellentes choses déjà, à connaître les marchés, à les ouvrir et à les provoquer, à exercer une concurrence honnête qui stimule sans aigrir, en un mot à cultiver avec intelligence et non point d’une façon toute servile, voilà certes un beau métier, et c’est le vôtre que d’y amener nos populations rurales à s’y astreindre”.“Nos agronomes, ajoutait-il, oui I eu une belle histoire selon une tra-1 jectoire montante, et dont I fpflu- j ence continue sur le monde rural aura produit des résultats remàr-1 quables.On dojt.Messieurs, en toute justice, vous tenir compte de ces bienfaits”.Un tel témoignage ne laissa pas les auditeurs insensibles.Plusieurs se remémorèrent les paroles non moins claires d’un regretté disparu, le Révérend Frère Marie-Victo-rin.“Messieurs les agronomes", disait en effet l’illustre savant au congrès générai de la Corporation au Jardin Botanique, à Montréal, les 18 et 19 octobre 1939, “vous faites dans la province un excellent travail.Ceux qui, comme moi, ont voyagé par toute la province sont mieux placés pour s’en rendre compte.Je pense que quand on fera l’histoire, quand la poudre sera tombée — ça prend toujours 25 à 50 ans avant de pouvoir écrire une histoire qui ne soit pas un tissu de mensonges — je pense qu’on rendra celte justice, que l’oeuvre la plus utile créée par le gouvernement qui a précédé celui-ci, a été le corps agronomique, création qui, comme vous le save*, doit être mise au crédit de feu l’honorable Caron”, “On peut bien dire que le corps agronomique est le groupe technique le plus homogène el peut-être le plus utile qu’il y ait dans la provin- ce de Québec.Ceci n’est pas un mince compliment à l’adresse à la fois de ceüx qui l’ont créé et de ceux qui aujourd’hui en assurent la survivance.Cela est dû à la valeur de nos agronomes.Cela est dû aussi à un élément psychologique, je pense, qui veut que les hommes qui sont constamment en contact avec la terre reçoivent quelque chose de sa permanence et de sa vigueur”.Enfin, l’agronome et la science agricolè ont pris leur place au soleil dans la province, et ils la conserveront pourvu que le corps agronomique reste fidèle aux principes qui ont jusqu’ici informé son action.Enfin, elle est finie, l’ère de l’incompréhension, de l’incertitude et des mesquineries.Le corps agronomique a désormais l’appui, et de l’élite, et des masses populaires.Ce sont là des réflexions que n’auront pas manqué de se faire les auditeurs de Son Eminence le Cardinal, Après avoir rappelé aux agronomes qu’ils étaient des chrétiens.Son Eminence lejs invitait à imprégner leur vie et leur enseignement de christianisme.Il leur recommandait de cultiver le sens social et de faire prendre conscience aux habitants de leur dignité sociale.Recherchant ensuite le fondement métaphysique de la mission sociale des agronomes, il déclarait que le bien-être agricole et rural est encore plus d’ordre moral et social qu’ex-clusivement technique et économique.“Le grand malheur du temps, dÿ>ait-il, est qu’on a fait de l’homme un animal économique au lieu de reconnaître en lui l’animal raisonnable, aimant, social, religieux, qu’il est de par sa nature même.(.) Que l’agronome fasse apprécier aux populations rurales les valeurs surnaturelles.(.) Ce qui, évidemment, ne prêche point l’inactivité terrestre et un passivisme fataliste, mais la subordination des fins et l’ordre dans les moyens.“Parce que c’est l’âme de l’homme qui l’a fait personne avant tout, il faut respecter en lui la personne et la conscience morale.Il faut donc, même en agriculture, commencer par le concept spirituel de la personne humaine.(.) Ceci avant les questions de gain et fie profit, avant les questions politiques el électorales, avant les questions de méthode sagraires ou de prix de revient.(.) On doit donc partir d’une philosophie personnelle et humaine de l’économie rurale.A cet égard, on dit quelquefois : Tout problème de personne et moral est d’abord un problème économique.Non, tout problème économique est d’abord un problème humain et de conscience.L’économique est une condition, l’humanisme est essentiel”.Cette conception personnaliste du problème agricole implique naturellement une attitude toute particulière vis-à-vis la famille.“C’est l’agriculture familiale qui fonde seule un foyer rural, qui y favorise et encourage la stabilité el la pureté des liens familiaux, qui constitue par suite l’unité cellulaire la plus intégrale et la plus ferme de la société”.C’est en vertu de la même«philo-sophie qu’il faut favoriser la décentralisation politique.“L’autorité publique doit abandonner aux groupements de rang inférieur le soin des affaires de moindre importance où se disperserait à l’excès son effort (.) Que si on oppose qu’il faille au tlionde rural une puissance qu’il ne saurait tirer de sa faiblesse, répondons que.cc sera dans les institutions coopératives qu’il trouvera rette puissance (.) I.a classe agricole, comme toutes les classes* sociales, devra partout avoir sa force politique.Elle l’aura, (.) par ripstitution des corporations.prdfes^onnelles (.) Le corporatisme social préconisé par l’Eglise n’est ni le corporatis- me d’Etat, ni, quoi qu’en dise, du facisme ou du totalitarisme”.Voilà un blèn pâle résumé de la causerie prononcée par Son Eminence.Les agriculteurs autant que les agronomes voudront s’en inspirer, parce qu’en décrivant la mission sociale des agronomes.Son Eminence s’est trouvée aussi à décrire celle des agriculteurs.Après le déjeuner-causerie, les congressistes entendirent des communications traitant de l’agriculture québécoise d’après-guerre.Il fut question d’abord de la conservation des sols.Le Dr A.-L.Patrick, chef du service de la conservation des sols pour le nord-est des Etats-Unis, exposa aux agronomes le travail qui s’accomplit dans ce domaine aux Etats-Unis.Il y a en effet plus d’une similitude entre les problèmes de conservation des sols dans cette partie du pays voisin et ceux de nos province.M.R.Delisle, LF., directeur du Bureau de renseignements forestiers au ministère des Terres et Forêts, à Québec, traita de la correction des ravins, et M.Fernand Bod-bout, chef de la section de conservation au ministère provincial de l’Agriculture, de la lutte contre l’érosion par le vent.M.Auguste Scott, professeur de pédologie à Sainte-Anne de 3a Pocatiêre, se chargera des commentaires.Pour faire suite à ces travaux, l’assemblée adopta la résolution suivante: “Attendu que la conservation el la restauration des sols sont d’une importance capitale pour la prospérité de l’agriculture du Québec, que les programmes d’après-guerre mentionnent divers travaux de conservation comme moyen d’utiliser avantageusement la main-d’oeuvre disponible, et qu’il y a moyen d’appliquer ici la technique particulière mise »u point aux Etats-Unis, il est résolu que la corporation des agronomes fasse des instances auprès du ministère de l’Agriculture pour faire spécialiser en cette matière, et dans le plus bref délai possible, un nombre suffisant d’agronomes”.Une antre séance fut consacrée à Tétude de l’industrie laitière après la guerre.Les rapporteurs étaient MM.S.-J.Chagnon, directeur de l’Ecole de laiterie de Saint-Hyacinthe, J.-E.Lattlmer, chef du département des sciences économiques au collège Macdonald, Peter Nadeau, administrateur adjoint des produits laitiers à la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, J.-A.Marion, président de l’Union catholique des cultivateurs, et J.-P.Beauchemin, président de l’Association coopérative des producteurs de lait de Montréal.Donc, les yeux se dessillent.L’on commence à comprendre que l’industrie laitière, pierre angulaire de notre agriculture, ne le demeurera qu’en s’adaptant aux nouvelles conditions économiques.Il faut que notre industrie laitière cesse de manufacturer exclusivement du beurre et du fromage, sinon elle périra sous l’assaut de la concurrence.Que Ton diversifie la production laitière, que Ton pense à Tuti-lisation et à la transformation industrielle de tous les sous-produits, que Ton aille jusqu'à étuclier la praticabilité de fabriquer les plastiques à partir de la caséine du lait.Il y a cinq ans, ceux qui osaient énoncer de telles idées ne manquaient pas de se faire rabrouer.Aujourd’hui, elles sont acceptées, sauf par quelques incurables aveugles, mais il reste à passer à l’action.L’étude de l’industrie laitière devait donner lieu à la résolution suivante: “Attendu que l’industrie laitière est la base sur laquelle repose l’agriculture de la province de Québec, que cette industrie est en période de réorientation et que les techniciens compétents ne suffisent pas à la tâche, il est demande instamment à l’Etat de prendre sans tarder les mesures nécessaires pour former des techniciens spécialisés dans la transformation des produits laitiers et pour faciliter à notre personnel enseignant sa participation à ce travail de recherche et d’organisation”.Que Ton donne donc à notre industrie laitière les cerveaux et les laboratoires qui lui font défaut.A plusieurs reprises durant le congrès, il fut question de recherche et d’enseignement, sujet qui est toujours d’actualité.L’assemblée générale, à l’unanimité, recommanda au Conseil Administratif d’étudier les moyeris les plus propres à assurer la coordination et l’amélioration de la recherche et de Ten-seignement agronomiques.Pour Tagronomie comme pour les autres disciplines scientifiques, il existe nombre de lacunes auxquelles il faudrait remédier: rareté du personnel compétent, outillage incomplet ou vétuste, enseignement qui n’est pas parfaitement à la page.Le corps professoral de nos institutions le reconnaît volontiers et le déplore.Il faudra bien un jour sc-! parer nettement la recherche de I l’administration et installer chez | nous un Conseil provincial de recherche.bâti sur le modèle du “Canadian Research Council” et adapté à nos besoins.Une section de ce Conseil devrait s'occuper spécialement d’agronomie.Les problèmes à étudier ne manquent pas: transformation du lait et de ses sous-»roduits, déshydratation, congélation rapide des produits de la ferme.amélioration, introduction et acclimatation de certaines plantes, élude des maladies de nos planter, industrielles: lin.tabac, betterave'; préparation de boissons fermentée^ etc., etc.S'il est bien vrai que Les armées étatsuniennes avancent très rapidement au sud du Rhône — Toute ia partie sud de ia France est libér.ée—Tarascon, célèbre ville de "Tartarin", délivré du joug ennemi — Cannes et Antibes sont également aux mains des nôtres — 20,000 Allemands faits prisonniers ROME, 26.(ÀJJ — La saptième armée étatsunten-net, au cours d’une avance éclair dans la vallée sud du Rhone, a occupé Arles, Avignon et Tarascon, annonce aujourd'hui le grand quartier général allié.Briançon, ville située dans les Alpes près de la frontière italienne à l'extrémité est du front de France, a également été saisie par les alliés.Briançon est à plus de 100 milles au nord de Cannes, déjà aux mains des Etatsuniens.Les troupes françaises se sont emparées de l'arsenal fiançais de Toulon, qui était une des dernières bases navales encore aux mains des Allemands, sur le sol de France.Ces nouvelles triomphantes signifient que la presque totalité du sud de la France, à l'est du Rhone et au sud d'Avignon et de Briançon, est libérée du joug des nazis.ROME, 26.(AJ.) — Les troupes alliées se sont emparées des fameuses villes de Cannes et d'Antibes et poursuivent leur avance à moins de 20 milles de ia frontière italienne.Nice est à portée d'artillerie et semble devoir capituler dans quelques heures.D'autres colonnes alliées ont progressé vers le coeur de la France et vers leur point de jonction avec les forces alliées du nord.Le communiqué émis hier soir des quartiers généraux a révélé que les forces alliées qui s'avancent dans la vallée du Rhône, se trouvaient à quelques milles seulement .des villes d'Arles et de Tarasco.A Marseille, les Français ont lancé une vigoureuse attaque dans le but de nettoyer les quatre derniers jiots ennemis de résistance dans cetta ville.Dans la seule région de Marseille, les Alliés ont capturé plus de 5,000 prisonniers allemands.Des rapports non confirmés de la Suisse ont annoncé que les unités alliées avaient atteint la frontière suisse tout près de Genève.Cannes est tombé après que les canons alliés eurent réduit au silence la majeure partie des batteries côtières ennemies.Les Allemands avaient annoncé il y a déjà plusieurs jours la destruction des installations navales à Cannes.Deux divisions panzer ennemies qui étaient destinées à t'opposer à l'avance alliée vers la frontière italienne ont été attaquées par les bombardiers moyens alliés, près de Turin.Les unités navales alliées continuent d'appuyer les opérations des troupes d'infanterie le long de la côte méridionale de France.Quelque 20,000 Allemands ont été capturés au cours des dix jours de l'offensive victorieuse des Alliés.le bien-être matériel et moral de l’habitant ne dépend pas exclusivement de la technique agronomique, il n’est pas moins vrai que les mesures économiques les plus sages et la législation sociale la plus avancée ne sauraient à elles seules le faire naître.C’est le défaut de beaucoup d’économistes el de sociologues que de ne saisir qu’une partie du problème agricole parce qu’ils ignorent tout de la complexité et des difficultés de 3a production agricole et parce qu’ils oublient qu’il y a un lien logique entre l’économie rurale et la législation rurale.Il n’y a pas que l’enseignement supérieur qu’il conviendrait d’amé- (Suite à la page 2) L'actualité La moustache Si l'on en croit la chronique médisante, le plus grave élément d’incertitude, te X des élections présidentielles aux Etats-Unis serait la moustache de M.Dewey, candidat républicain.Comme tes Américaines ont le droit de suffrage, que leur nombre devasse largement celui de leurs frères les hommes, il se trouve que chez nos puissants voisins, ainsi tombes en quenouille électoral.*’ cet ornement poilu du candidat peut avoir les plus étranges répercussions.Car il n'est pas indifférent à l’orientation des destinées américaines et même mondiales, que M, Roosevelt soit élu ou défait, et ainsi le nez sous-moustachu de M.Dewey rejoint celui de Cléopâtre.Quelque Pascal américain pourra écrire: Le visage de M.Dewey, s’il eût été glabre, la face de l’univers était changée".Madame Edith Efron consacre dans le New York Times un long article à ce problème pilo-démo-cratique.Si l'on s’en tient à la loi des probabilités, les chantes, de M.Dewey sont assez maigres.En effet, d’après les statistiques les plus rigoureusement contrôlées, les présidents imberbes ont régné sur les Etats-Unis pendant 10b années sur un total présidentiel de 155.George Washington lui-même, le père de la nation américaine, était glabre.De 1789 à 1861, soit pendant soixante-douze ans les présidents suivirent strictement la tradition.La révolution éclata avec Abraham Lincoln.Mais notez qu’il se fit élire comme candidat imberbe et non moustachu.Ce n’est qu’une fois en place qu’il renia la tradition.Celle-ci rompue, l’erreur pileuse se continua.L’orthodoxie fut définitivement rétablie en 1912 alors que deux candidats moustachus, Taft et Roosevelt, furent défaits.Depuis lors, tous les présidents furent irréprochablement sans barbe et sans moustache.Voici que M.Dcirney vient de nouveau menacer la tradition antipileuse des Etats-Unis.II peut toutefois invoquer en sa faveur que ce fut un président moustachu qui prononça le discours présidentiel inaugural le plus bref de l’histoire américaine, soit cinquante mots en tout, qu'un autre fut le plus jeune de tous les présidents et que M.Dewey abaisserait sur ce point le record par vingt jours.Après ces excellentes considérations, Mme Efron s'élève sur un plan nlus général, et examine lu situation quant au sentiment féminin général.H appert que la femme américaine n’aime pas les braves à trois poils et que la gloire des "poilus" de France la laisse plutôt indifférente à ce point de vue très particulier.Toutefois, dit Mme Efron, si Churchill et Roosevelt sont amoustachis, Staline en a une fort belle, ainsi que Hitler, Tchiang Kai-chek el le bon général de Gaulle.La chroniqueuse conclut par un tableau ttalistlque irréfutable.Sur 32 présidents des Etats-Unis, trois ont porté la moustache, six y ont ajouté la barbe au menton, tandis que la vaste majorité, soit 22, sont restés sous le signe intégral du rasoir.Le sentiment national américain se fortifie de subtiles observations venues des barbiers, les experts par excellence.Les barbiers de New-York, interrogés, déclarent que les clients à moustache sont des gens difficiles, impossibles d contenter, très vains de leur apparence, particulièrement ceux qui ont des moustaches en tire-bouchons Un dicton veut qu’"tm baiser sans moustache est comme un oeuf mangé sans sel”.Mais, dit-elle, la plupart des Américaines trouvent que cet appendice est stupide, enfantin, malpropre, prétentieux.Sur ce, elle cite le fait que les êloiles de cinéma, masculines, s'entend, le rejettent, qnr les publicitaires évitent de présenter des héros pileux.Le roman policier, le magazine sentimental n’apposent des barbes et moustaches qu’aux vilains de la pièce.Tout de même çette confusion voulue des genres est quelque peu ennuyeuse, depuis que les femmes s’ingénient à ressembler aux hommes, par la chevelure rasée, la cigarette au coin des lèvres, par le teint cuivré au soleil, le pantalon, les fortes libations de liqueurs ferles.Dans les théâtres les chanteuses se distinguent par de mâles hurlements, des attitudes violentes, garçonnières.De leur côté les hommes, rasés toujours de frais, portent de plus en plus des vêtements aux couleurs tendronnes.Leurs artistes, que Ton appelle les "crooners”, s’efforcent de trouver la voix la ! plus efféminée qu’il se puisse.De plus, en temps de crise économique, ce sont maintenant les femmes qui trouvent de l'ouvrage, tandis que Thomme, rebuté de partout, reste à la maison pour faire la cuisine et le lavage, et cause avec les voisins.Fini le temps on le personnage de Molière pouvait s'écrier: "Du côté ar ta barbe est la toute-puissance." MIC 36-Vm-44 Bloc - notes Le “pont Ahuntsic" A propos du pont construit entre Ahuntsic et Saint-Christophe, sur s la rivière des Prairies, et dont les autorités municipales montréalaises ont décrété la fermeture temporaire, on nous fournit des I précisions intéressantes au sujet de Tappellution officielle.On désigne couramment ce pont sous le nom de pont Viau; les avis publics venant de Thôtel de ville aussi bien que ceux ries compagnies de transport emploient cette dernière désignation, mais ce nom de pont Viau est fautif.Son appella-| lion réelle doit être pont Ahuntsic.A cette occasion, on nous communique ces détails sur l’évolution nominative de ce pont: "L'ancien pont Viau fut baptisé "pont Décrochés”, le 21 mai 1929, en l’honneur du président du comité exécutif d'alors.Par décision du conseil municipal, ce pont fut \ de nouveau baptisé "pont Ahunt-! sic".Le “pont Cartierville" Quant au second pont municipal, celui qui relie Gartierville à ! Tile Jésus, par TAbord-à-Plouffe, il j porte le nom de “Cartierville”."L'ancien "pont Lachapelle’’ fut' baptise "pont Legault", le 21 mai j 1929, en l'honneur de l'échevin du quartier Ahuntsic d'alors; par dé-\ cision du conseil municipal, ce.pont fut de nouveau baptisé "pont Cartierville", le 9 décembre 1930", poursuit notre informateur.Et "ces deux ponts furent ouverts à la circulation le 31 octobre 1930".Ces deux passages sur la rivière des Prairies furent édifiés par la ville de Montréal et lui appartiennent.Cependant, les indications affichées aux approches du “pont Ahuntsic”, pour avertir les automobilistes qu’ils doivent prendre une autre voie pendant la période de la fermeture, portent ces mots; Détour via pont Lachapelle, ou pont Pie IX.Dans leurs avis, le* autorités municipales oublient elles-mêmes les appellations officielles el contribuent à la confusion des noms des ponts municipaux dans la mémoire du public.Le pont Viau est le pont Ahunt-sié et le pont Lachapelle, le pont Cartierville.“Assermentation" "L’assermentation du cabinet Duplessis aura lieu le 30 août”, lit-on un peu partout.Cette cérémonie de la remise du pouvoir provinctai donnera vraisemblablement lieu à l’emploi d’un barbarisme très courant.Malheureusement, le mot “assermentation”, qui serait ai Yommode, n’est pas admis dans la langue française, si riche sous certains aspects mais souvent si indigente en verbes et en substantifs.L’action de prêter serinent doit sc désigner par prestation du serment.On devra s’en tenir à cetté périphrase.Le terme avant-midi participe de cette incommodité.Les dictionnaires français ne le connaissent pas.Ils admettent cependant après-midi.Mais ces subtilités du purisme n'empêcheront pas M.Duplessis et ses ministres d'être assermentés dans la matinée de mercredi prochain.Louts ROBILLARD 26-VIir-M aÇe catnet du inciteux Le chef de l’opposition au Nouveau-Brunswick, M.Mackay, sa ménage deux adresses domiciliaires : à Rothesay, et rua Saint-Jacques, à Montréal.* * * Il enjambe ainsi les deux provinces : Cet écart lui sera-t-il fatal ?* * * Il y a aussi des députés ubiquistes à Québec, comme à Ottawa.Les uns habitent Québec-ville et se constituent les porte-parole politiques de L’Islet, de Bellechasse, de Matane et autres circonscriptions lointaines.?* Mais l’éloignement kilométrique n’est pas nécessairement du désintéressement électoral.* * * M Winston Churchill annonce qu’il a conféré avec le Pape, et que ce fut une “conversation plaisante”.Qu’est-ce que l'Ordre d'Orange et le pasteur Shields •vont en penser ?Le premier ministre n’a qu’à se bien tenir.* * ¥ Le roi Michel est en tram de “rou-manier” les calculs de Hitler.?* Les députés fédéraux, après avoir taxé tout le monde, veulent qu'on ne touche pas à leur indemnité.Tels que es prohibitionniste américain qui à bon escient s’écriait : “Faites ce que je dis, mais non ce que je fais.” Le Grincheux 36-VHI-+4 Choses d’hier et d auiourd’hui “Une vieille expérience a prouvé que l’exemple parti d’en haut descend dans toutes les classes, et y porte le bies^ou le mal.” A.GRUN I * IT\\J I Of\fVî U V ' Le sens d’un congrès CAPTUREE PAR LES ALLIES (suite de la première page) liorer chez nous.Les fils de culti valeurs qui fréquentent les écoles ; d’agriculture sont de plus en plus j nombreux et les écoles actuelles ne j peuvent suffire à leurs demandes.; L’assemblée formula donc la sug- j gestion que le réseau d’écoles d’en-1 scignemenl agricole populaire fût complété et que ces dernières fussent organisées et outillées comme il convient.Depuis assez longtemps l’on parle chez nous d’électrification rurale; il s’est fait quelque chose dans ce domaine, mais ce n’est qu’un commencement.M.Charles Gagné, qui étudie la question depuis île nombreuses années, suggéra à l’assemblée la création d’un conseil d'électrification rurale sur le modèle du Conseil du lin et du Conseil des engrais chimiques, afin de , faciliter l’extension de l’électrifi-1 ration rurale dans la province.Ces ; conseils — conseil du lin, des engrais chimiques, des engrais ali-! mentaires, (sorte de chambres de compensation) — qui groupent toutes les personnes qui sont intéressées d'une manière ou d’une autre , aux sujets en question, ont fait beaucoup pour coordonner les ef-1 forts et concilier les intérêts des producteurs, des distributeurs et i des consommateurs.Nu! doute ; qu’un conseil bâti sur le même mo- ! rièle.qui grouperait les agriculteurs, les compagnies productrices j d'électricité et d’appareils électri-1 ques, les constructeurs de lignes, les ' entreprises d’Ktat, les institutions d’enseignement agronomique, etc., ' etc., pourrait aplanir nombre de difficultés.apaiser quantité de querelles stériles, lancer une campagne suivie d’éducation ooDulaire.soute- j nir l’action de l’Etat, favoriser de cent manières l’électrification rurale.La discussion sur l’électrification i rurale se termina par la résolution suivante: “Attendu que la question de l’électrification rurale est à l’ordre du jour, que son épanouissement contribuerait largement au rétablissement de notre agriculture, qu’il existe des agronomes spécialisés dans ce domaine, que le gouvernement provincial a volé un million de dollars pour l’électrification rurale; la corporation des agronomes de la province de Québec demande à l’Hydro-Québec de s’adjoindre dès agronomes spécialisés pour mener sa tâche à bonne fin”.En somme, délibérations fructueuses-tant pour l’avenir du corps 'agronomique que pour celui de toute l'agriculture du Québec, (leux qui ont assisté, en 1337, à la fondation de la Corporation des agronomes du Québec, à Sherbrooke, qui ont vu une poignée d’hommes s'unir et jeter les bases d’un mouvement que l’on pouvait croire voué à la faillite rom me tant d’autres, (les prophètes de malheur ne manquent jamais) n'en reviennent pas de constater aujourd’hui ce qu’il est advenu de cette même corporation.Depuis 1937, son crédit n’a cessé de grandir auprès de ses membres ej du public.C’est une-montée continue.Pas de recul ni même d’hèsi-tâtion.La cohésion se maintient, les membres démontrent de plus eu plus de compréhension les uns pour les autres et leur esprit de solidarité se manifeste chaque jour davantage.Les agronomes sentent qu’ils ont besoin de leur association pt, au lieu de demander à l’Etat la solution de la plupart de leurs problèmes, ils tentent de les résoudre eux-mêmes.Ils comptent de plus en plus, pour ce faire, sur leur corporation et ils savent que c’est de ce côté qu’ils doivent re-eher la sécurité sociale.Le congrès des agronomes est donc un événement marquant non seulement dans la vie du corps agronomique, mais rians celle de toute l’agriculture québécoise.Les agronomes viennent y puiser l'inspiration qui illuminera comme l’étoile leur cheminement quotidien Prenant conscience de leur force, ils acquièrent une plus grande liberté d’action; Ms décuplent leur effort parce qu'ils le raisonnent et parce qu’ils se l’imposent de leur propre chef, et ils retournant dans leur pays respectif apportant au service de l'agriculture un zèle renouvelé.Si.en haut lieu, on pouvait s'aviser de ces choses.Hélas! si on énonce, parodiant un classique: “There is more lliitig in a thought than there is in a world", beaucoup de gens croient que l'on se moque d'eux.René MONETTE, secrétaire-trésorier de la Corporation des agronomes de la province de Québec.m m Autrefois I orgueil des Chemins de fer français cette énorme locomotive aux lignes modernes faisait en temps de paix le service des trains continentaux.Les Allemands l'utilisèrent durant l’occupation de la France ius-qu’à ce qu’elle eût été atteinte par les bombes alliées dans les cours de triage de Vaucelles.Les ingénieurs de l'armée canadienne travaillent actuellement à remettre cet énorme engin de traction en état de servir de nouveau.(Photo armée canadienne outre-mer) On parle déjà des achats de Noël Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés I - Pn* et loècimens sur demand® * -i—i.i.».L'Imprimeur Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est, Montréal Tel BSlaii 3361 Tel.CReseent 5700 MAGNUS POIRIER Enfreprcnc-ui Pompas funèbres Expert Embaumeei 6S03 rue ST LAURENT “Faites vos achats de bonne heure", tel est le mot d'ordre lancé hier matin par l’Association des services de guerre des employés du Canadien National, a déclaré Mlle V.C.Fox, présidente du comité du bien-être.Faire ses achats de Noël signifie pour l’Association que plus de 30,000 articles qui entreront dans la coinposilion de quelque 2,000 colis destinés aux employés du Canadien National du district Me Montréal en service outre-mer, devront être achetés.Il faudra 5U0 milles de laine pour tricoter les 9110 paires de lias destinées aux militaires outremer.Nos marins recevront'.deux cents paires de bas gris tricotés par les membres féminins de l’association, nos soldats en recevront 550 et nos aviateurs, cinquante.Pour répondre aux besoins des militaires au pays ou outre-mer, quatre eolis différents seront préparés.Ceux destinés aux hommes eu service actif outre-mer contiendront, en plus des bas, de l’oxo.du chocolat, de la soupe aux pois, îles sardines, du fromage, du gs-teau aux fruits, des pastilles de menthe, des tablettes de chocolat, des lames de rasoir, du savon à barbe, une brosse à dents, un peigne, des mouchoirs, des cigarettes et un Header's Digest.Ceux destinés aux femmes en service outremer contiendront du gâteau aux fruits, du chocolat, des menthes, des bas de soie, des mouchoirs, une brosse à dents ainsi que de la poudre, du savon, des aiguilles, de la poudre de toilelte, une revue et des cartes à jouer.Les militaires au pays ne seront pas oubliés et chaque colis contiendra six arti- Tous les achats de Noël devront être terminés le 1er novembre et l'Association s’occupera alors de compléter les coiis et de les expédier.ia Bienfaits de la vaccination Grâce à la vaccination obligatoire contre la variole à Montréal et au fait que la presque totalité de notre population est vaccinée, il n’y a pas eu un seul cas de variole dans notre ville depuis 1930 et pas un seul décès depuis 1918.A celte période de l'année, le service de santé rappelle aux parents qu’aucun enfant ne peut faire son entrée à l’école, s’il n’a pas été vacciné contre la variole (grosse picote).Cette formalité a été rendue obligatoire par la loi de l’hygiène publique et par un règlement municipal.Tout enfant qui va en classe au mois de septembre doit posséder son certificat de vaccination.Autrement.les autorités de l’école seront obligées de le refuser comme élève.Les parents sont instamment priés de ne pas attendre à la dernière minute pour s’acquitter de celle obligation.Qu’ils voient leur médecin ou qu’ils s'adressent à une consultation de nourrissons où te service de santé maintient des bureaux de vaccination dont la liste suit.Le testament de M.Paul Dagenais rll ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE C.CODIN.prop.Salon» : Bureau : 518.RACHEL EST 528, RACHEL EST FAIkirk 3571 Derniers devoirs .— Laisseî-nous vous assister dans vos derniers devoirs, envers ceux oui oarten» Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC VONUEB EN IBHO LIMITEE C Vandulac |r.— Alex Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 (Extrait de la Semaine religieuse de Montréal) S.Ex.Mgr l’archevêque esl heureux de publier le testament de M.Paul Dagenais, de Kaint-Eustache, comté des Deux-Montagnes.M.Dagenais, après avoir pourvu au bien-être de ses neveux et de ses nièces, départit ses biens entre différentes oeuvres d’éducation et de bienfaisance.Voilà un bel exemple de charité chrétienne qui devrait inspirer tous ceux que la Providence a favorisés abondamment des biens tempo-1 rels.¥ * * Je donne et lègue à titre de legs particuliers et en pleine propriété, pour des fins ou oeuvres de bienfaisance, de charité, de religion ou d’éducation: lo Aux Buissonnets, 171 est, rue j Sainte-Catherine, à Montréal, deux i emplacements ayant front à la rue; De la Roche, en la cité de Montréal, ; connus et désignés sous les numé-J ros cinq cent quatre vingt-dix-huif! et cinq cent-quatre-vingt-dix-neuf de la subdivision officielle du lot : numéro quatre cent quatre-vingt-huit (188-598 et 599), aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse du Sault au Recolle!, avec toutes bâtisses dessus construites, notamment une maison portant les nos 7056 et 7058 de ladite rue De la Roche, à Montréal; 2o.à la Crèche d’Youville, dirigée par les Soeurs Grises, de la Côte de Liesse, deux lots de terre situés dans la ville Saint-Laurent, comté Jacques-Cartier, connus et désignés aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse Saint-Laurent, comté de Jacques-Cartier, sous le numéro quatre cent soixante-cinq, subdivisions officielles numéros trois cent quatre-vingt-six et trois cent quatre-vingt-sept (nos 465-386 et 387) avec maison portant le no 221 rue (îohier, et autres bâtisses dessus construites.3o A l’Oeuvre et fabrique de la paroisse de Saint-Laurent, la somme de deux mille dollars (-?2,0i 00).lo A l’Université de Montréal, îa somme de deux mille dollars ($2,-000.00).5o Au couvent de Saint-Henri de Mascouche.la somme de cinq cents dollars (8500.00); 6o Au couvent de Saint-Vincent de Paul, paroisse de Saint-Vincent des Ecores, la somme de cinq cents dollars (8500.00); 7o A l’Hospice Gamelin, à Mont-éal.la somme de cinq cent dollars ($500.00); 8o A ITnslituMon des aveugles, de Montreal, dirigée par les Soeurs Grises, la somme de mille dollars ($1.000.00); * 9o A l’Institution des Sourds-Muets.no 7400, boulevard St-Lau-rent, à Montréal, la somme de mille dollars ($1,000.00); lOo Aux Pères Capucins, de la chapelle de la Réparation, la somme de mille dollars ($1,000.00) ; llo^Aux Missions Etrangères de Pont-Viau.la somme de mille dollars ($1.000.00); 12o Aux Pères Franciscains, no 2010 ouest, rue Dorchester, à Montréal, la somme de mille dollars réal, la somme de cinq cents dollars 13o Au collège de l’Assomption, la somme de cinq cents dollars ($500.00); 1 lo Aux Soeurs du Bon-Pasteur, no 101 est, rue Sherbrooke, la somme de cinq cents dollars ($500.) lôo A l’Oratoire Saint-Joseph, Montréal, la somme de cinq cents dollars ($500.00.) Les “Alouettes” |l« sécurité dans la attaquent Hambourg provin«j|« (Par Maurice LACOURSIERE, cor- Piusifurs journaux et postes de radio respondant du C.A.R.C.outre-mer).collaborent avec la Ligue de sé-Avec le groupe de bombardement curité canadien, le 14.(Dépêche retardée).-t— — de nombreux équipages des r, ., ,, Alouettes ont participé à une vio- u.: ® ll,” .du elle vient de lente attaque qui s’est déroulée il y nmVincp de (fiiéh^66 an a quelques jours, au-dessus du port .' eiC‘“^ej^ue ^ et des quartiers industriels de Ham- ‘ - 1 istes de radio col- bourg.Celle fois encore, le commandant d’escadre Lucien Lecomte, d’Acton Vale, P.Q., était à la tête de ses hommes.sous-lieutenant d’aviation postes de radio col laborent étroitement avec elle dans la diffusion de la doctrlhe sécuritaire dans le Québec.De son siège social, elle leur fait parvenir régulièrement des bulletins de nouvelles, y compris des versions sur des PRESCRIPTIONS s EMMisits \ vinm oispimiiu» O Awm& iGj rtapute SERVICE JOUR et NUIT puRRmnciL moniRCDi Mk MO MMWC MAkMACIt a Dît ni.»u mç HR .7251 foUVERT JOUIUmilT les cercles scolaires de sécurité, les brigadiers de sécurité et les jeunes gens; divers: tels que la sécurtté au foyer, les armes à feu, les risques de Fonde et les dangers de la ferme; les associations affiliées de secourisme, de sécurité industrielle et d’hygiène.Retenez le “Devoir" d'avance SEUL MOYEN de ne jamais le man- ; quer — 3 sous te numéro.Téléphones eu service du tirage : j BEIair 3361* i il voua donnera l’adresse chez votre dépositaire — c'est le j'en jépositaire Je votre voisinage.Edouard Saint-Jean, pilote, 142, I problèmes urgents de sécurité, avec ! avenue Arlington, Ottawa, qui vient., '?8ncdtes et photos à l’appui.On y „ f f,» A A 1___H.• lit pflalftmpnf mm lo T irrita.rl~ C- /N d’être affecté aux Alouettes, a pris part à ce raid comme pilote de relève.“J’ai saisi l’occasion, nous dit-il, de faire cette envolée avec le commandant Recompte.Ce fut une merveilleuse expérience.Je suis maintenant prêt à conduire mon équipage au-dessus de n’importe lit également que la Ligue de sé curité est “l’organisme qui coordonne tout le travail de sécurité qui se fait dans la province, et le bureau centrai de renseignements pour la prévention des accidents de tous genres”.mouvement sécuritaire fut inauguré à Montréal en 1913.Or- M®TRcA 76'6 rot» ESTOMAC, w-?f* FOIE, vm REINE, m absorbant é faun an GRAND VERRE da UtM-nés CROC.Vous état désintoxiqué ot on plaça pour un# dura iouméa.Eau minérale da tabla at do réplmt pour towto la fomilla.AGREABLE, Al-CALINE, DIGESTIVE, ECONOMIQUE (moins da i sous ta pinte).Sm Otait.Echantillon gratuit 200 rue Vallée, F.DUCROS.HA.0277 Garçon pour faire les courses; moins de 16 ans; promoHon éventuelle; emploi permanent.S'adresser "Le'Devoir", 430 Notre-Dame est; Montréal.quel objectif.Malgré une défense j 8anisme sans but lucratif, non con-opiniâtre de la part des Allemands, ! ‘Çssionnel, indépendant de la poil le commandant a pilonné la cible à souhait.’’ L’officier pilote Maurice Landry, de Montréal, avait lui aussi un pilule de relève en îa personne du sous-lieutenant d’aviation Henri Gour-deau, 5 rue d’Estemauville, Québec.Ce dernier a signalé que trois J/m- kers 88 au retour, lançaient des fu- t_.sées près du canal de Kiel.“Puis,] narticadlers m i%UnS»UeS/‘é f a-t-il ajouté, les chasseurs ennemis et les ^ la ont attaqué en formation.Un bom- “ .’ s cclnPa8nies de trans- tique et uniquement dévoué au l bien-être du public, la Ligue de sécurité est affiliée aux associations préventives les plus importantes du inonde entier.Ses membres se recrutent parmi les maisons d’affaires et les organismes civiques et commerciaux, bardier en flammes est passé à quelque 200 verges de nous .C’était effrayant à voir”.N Le sergent-mitrailleur Roger Lamarche, 403 de Fleurimont, Montréal, qui en était à sa quatorzième opération aérienne, a souligné qu’il > axait un intense barrage de tir .,„c, ja natation, les au-dessus de 1 objectif.“Toutefois, edifices publics, les véhicules pour a-t-il dit, je me suis rendu a deux Me transport public et la prévention reprises, 1 an dernier, au-dessus des incendies; la section éducative d Hambourg, et c’était pire que - ' cela.” port.Son programme d’action se répar-: lit en cinq sections principales: la , securité de ia route, comprenant les automobiles, camions véhicu-! les a traction animale, les piétons L’ CHERCHEZ-VOUS 9 UN IMPRIMEUR ¦ - • ' ! -p *, ADRESSEZ-VOUS A MPRIMERE POPULAIRE et les cyclistes; la sécurité publique, comprenant la natation, les pour les jeunes enfants, les écoliers, Il allait trop vite Un autre mitrailleur, le sergent de section Jean-Paul Corbeil, de i Bonfield, Ont., a identifié, au-dessus de Hamb urg, un “Me.109”, qui allait en direction inverse.“J’ai tourné aussitôt ma tourelle en vue d’ouvrir le feu, mais le Boche allait j à quelque trois cents milles à l’heu-! re”, de nous dire Corbeil.“Il va I sai's dire qu’il était impossible de I le toucher.Nous craignions de le voir revenir, et celle fois pour nous j attaquer, mais il est disparu.à ja-j mais.” Parmi ceux qui onl aussi pris i Part »« ce raid, il convient de men-| Donner le lieutenant de section i Hervé Lagacé, 2948, rue Rerri, à Montréal; les sons-lieutenants d’aviation Maurice D.igas, de St.Catharines.Ont., et Joseph Gilbert 4 ! rue Fer la ml.Québec; les officiers i Pilotes Lucien Marcotte et Jacques lerroux, tout deux de Montréal; les sous-officiers brevetés Pierre Gau-r thier, 104, rue Electric, Ottawa, et Renoit Vanier, dp Sherbrooke.Q.; les sergents de section Jean-Paul Florence, D.F.P,, de Montréal, et P.-Lmile Leduc, 6420, rue Molson, à Montreal; le sergent Romuald Pc-pin, du Mont-Saint-Grégoire, comté d Iberville, Qué.Rachat anticipé de Rouyn scolaire MENUISERIE FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Soécl&litê : Meubles sur 'commande ^ EBENISTERIE ===== EDITRICE DU JOURNAL LE DEVOIR t/lMJTBB qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie : CARTES DE VISITE.TRAVAUX DE VILLE — MENUS — TETES DE LETTRES — FAIRE-PART — FACTURES — PROSPECTUS — PROGRAMMES — LIVRES — AFFICHES — CATALOGUES — BROCHURES — PERIODIQUES - JOURNAUX.VOYEZ-NOUS OU TELEPHONEZ — NOTRE PASSERA CHEZ VOUS.REPRESENTANT 430, Notre-Dame est, Montréal ’Téléphone : BE.3361 Publiciste, littérateur et chef indien LA COMPAGNIE D'ASSURANCE FUNERAIRE URGEL BODRGIE Limité* • ASSURANCE FUNERAIRE • DIRECTEURS DE FUNERAILLES • SERVICE D’AMBULANCE Salons mortuaires à lo disposition du pablic SERVICE JOUR ET NUIT Siège Social: 2630 NOTRE-DAME O~ - Tel.: WE.1145 * «a MOI» AOUT SI JOURS Demain: DIMANCHE.27 AOUT 1944 XIII PENT.S.JOSEPH CALASANZ, conf.Lever du soleil.5 h.15.Coucher du soleil.6 h.48.Lever de la lune.1 h.56.Coucher de la lune.Il h.24.Plein Lune, le 4.A 7 h ïfl du malin Hernier Quartier, te 10.A 9 h SI m du soir Nouvelle Lune, le 18.5 3 h, 25 du soir Premier Quart II r le 2«.il 6 h.SU m du toir A lOUT 1944 |l>lm Lun.Mar.Mer Jeu Vr n Sam ; © P.l ,4 Ci 1)010 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 n 14 15 16 17 18 19 120 21 22 23 24 25 26 (27 28 29 30 31 9 ML 18 'TM«; t.a commission scqlaire catholi-j que de la ville de Rouyn annonce i Je remboursement du solde de $2,-n30 en cours de ses obligations de i la .Série B.L’émission originale ! était de $3.83(1 mais un premier ra-; chai de $1,300 avait été fait en dé-j cembre 1943.Les titres de la Série B ne portent pas intérêt.Ils avaient été remis aux obligataires comme compensation pour la diminution consentie par ces derniers en 1931 dans les taux d’intérêt lors de la conversion de la dette de la corpo-ration.Ces titre.i représentaient 10 pour cent du capital d«-s obligations non échues avant le 1er rié-cembre 1931.Fin 1931 de l’entente intervenue avec les créanciers, les obligations de la Série B encore en cours devaient être rachetées partie le 1er décembre 1944 et partie le 1er décembre 1945.Le remboursement est ahtieipé et il se fait dès maintenant pour le montant global des obligations de la Série B en circulation.*Sii s m s4 Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Li-| brairie du "Devoir", 430 est rue Np-Ifre-Dome, Montréal.Vf JOHN MURRAY GIBBON, directeur de ta jniblirité au Pacifique Canadien depuis plus de trente ans, romancier, historien, poète, chansonnier, musicographe et sportsman, a récemment été la héros, 5 Banff.Alberta, d’un “pow-wow” indien ou cours duquel les “braves” de l’ancienne tribu des Stnheys t’ac-cucillirenf.dans leur rangs, lui conférant le titre honorifique de chef, sou» le nom de “Marfqf Many Sides”, que l’on peut traduire en français par “l'homme aux activités variées”.Ia eérémonio eut lieu au retour de l’excursion annuelle des Trail Rider*, une organisation que fonda M Gibbon il y a 21 ans et qui réunit chaque année dans les Rocheuses, pour une randonnée à cheval de cinq jours, des amateurs d’équitation recrutés dans toutes les parties du Canada et des Etata-Unis.Ces cavaliers, sous la direction de guides indiens, explorent les pistes pittoresques qui sillonnent la région de Banff et du lac louise, mangeant en plein air et vivant sous la tente, comme aux temps héroïques des pionniers qui ouvrirent l’Ouest & la civilisation.Cette année, M.Gibbon a aban- donné, dans l’Association des Trail Riders, le poste de secrétaire-trésoriéf qu'il occupait depuis plus de vingé * ans, pour être remplacé par Al.H* j Travers Coleman, de Winnipeg.A l’occasion de la fête or -anisée en son honneur, tes amis de M.Gibbon lui offrirent un bronze représentant un, rhcval de montagne, oeuvre du sculpteur cowboy Charlie Beil, da Banff.Notre illustration fait voir M.Gibbon, revêtu de sea attributs de chef indien, écoutant la lecture du document qui te fait membre,de i* tribu des Stonej-B. VOLUME XXXV - No 197 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA 00 (Sauf Montréal «t de ^,ind‘ Bucarest, à moins de 112 milles des j * - ; P/v, 4rt^!1lr de Mont- colonnes russes avancées.j ALleric 9a?nt’ Harvey Des milliers de Roumains aban-; , d,e ^or*.neu^ e* *^n‘ en neon a ouest Churchill parle de paix avec le Pape (A.P.) — Sa ’ donnent la lutte contre les Russes 1 dl ^ ^olde: de ^ cet avantage, le conseiller Victor de la Seine pourrait bie* ne plus Lévesque a déjà soumis une réso- exister d’ici peu.lution à cette fin au conseil qui J’ai A Troyes, les Etatsuniens se trou- adoptée.Le conseiller A.-D, Quin-! _________________________ tin, qui se déclare entièrement fa- vent à 130 milles de la frontière allemande de la Sarre, et à 139 milles à l’ouest du saillant de Belfort nue les Allemands se proposent de défendre sauvagement, car il conduit à la région industrialisée de la Rhénanie.Nos avions ont abattu 41 appareils ennemis qui tentaient de protéger les vastes mouvements de troupes et en ont probablement descendu six autres.18 de nos appareils ont été démolis.La poussée canadienne dans la ligne de la rivière Risle a occasionné une brèche de 15 milles le long de ce secteur.La poussée canadienne au sud de Honfleur se poursuit.Beuzeville, à sept milles au sud de Honfleur, est tombée de même que Liurey.A 13 milles au sud-est, la ville de Saint-Georges-du-Vièvre a été capturée par les alliés dont les éléments avancés se trouvent à moins de deux milles de la rivière Risle.La Bretagne a connu un peu d’action hier, lorsque 300 appareil» alliés y sont ailés bombarder les installations du port de Brest.Sainteté le Pape Pie XII a reçu te 1 et se tournent contre les Allemands 1 Avant de partir, ils écoutent les nistre Churchill en au-! sur l’ordre de leur gouvernement.! rec0ir'manc!a,i0as.du quartier-maî- premier ministre w ,— -— - „—.—, .dience privées, mercredi, et tous ; Berbn a admis la retraite de ses i JT®.’ , F11- or Athanase Morin, de deux en ont profité pour dis-j troupes.Un total de 550 villages ^ainte-(’laire de Dorchester, un pi-fun «nipt Ups «aHirp* a en cuter “de Questions essentielles” ont été balayés par les Russes.iliPr de ce fameux régiment.rriim8 salal es a eu ayant trait à “l’établissement d’une i A lest et au nord-est, les forces! , Principe un quartier-maître sum u,„h ÇpfcpnJ Paix juste et durable”, a-t-on an-| du général Tolboukhine ont atteint |de bataillon a le grade de capitai- ^W^stmount^et^'anehînne^nrési poncé aujourd’hui.! la Prou, sur un front de 70 milles,»e mais comme l’explique mon ami esmiouni, et ancienne presi M rhnrehili „ de M.Churchill a quitté Rome cette entre Leuseni et Kagul, cette der- j Monn ‘je suis quartier-maître de-même journée.L’annonce de son nière localité est située à seulement ; Puis un si grand nombre d’années audience et de son départ a appa- 32 milles au nord du Danube.D’au-' qu’ils ont du me donner ma cou-remment été retardée jusqu’à ce i très unités ont capturé Tstar Buna- i ronne malgré eux.” dente de la Fédération canadienne des professeurs, a été le principal témoin.Elle a déclaré qu’il n’y DrofisMursddesaé^olesPOcItho,îiauIes qu’il fût rendu à sa nouvelle des-[ ry s’approchant à moins de'32! Une autre réunion fraternelle de Montréal ne soTent uas navés sur “nation.! F11?1 U port danubien de Vslcov.; ^ Normandie; le soldat Roland i-i même base une les urofesseurs ' Le communiqué du Vatican tou-, Sur le front estonien, un ordre du de Hearst, Ont,, un des in-i p.s ppoles nfotestLites ‘i es ponHi chant la visile de M- Churchill, a .jour du mârechal Stalin annonce trépides chauffeurs des jeeps, qui tL.nsHev i! ,1p itavaii mIp^pt! révéle que "plusieurs questions es- ; que la 3e armée russe a capturé mt‘nent les correspondants de guer- j , 'tes mêmes Hans i sentieiles avaient été étudiées à la i Tartu, ville universitaire sur le che- ‘e.au *r°n ’ 3 ,evu avec Plaisir son ; fien*.-.s S m d ; lumière des importants problèmes ] min de fer Riga-Tallin, à 100 milles ; Arthur, sergent dans un ba-; MÎle Truax a comparé les salai- de 1,heure P^ente”.Une grande j au smbest de Tallinn, capitale ' 3’ ’ res îles nrnfesse.,rsTvtn„trêal et i, cordialité a marqué l’entretien, a’l’Estonie.•i o ^ntüPAufrès 17 servit à ajouté le communiqué.J La 2c armée d’Ukraine Monseigneur Pucci, du service 1 capide avance le long de la î nouvelles du Vatican, a déclaré ; a tué R),Ü0Ü soldats ennemis et ai x x x - .i»-* a™™ .depuis le] Tolbou- Le petit détachement d’inten-i,000 en- ] dance commandé par le capitaine hier, qu’on devrait tenir unajrefc- Le sort de certains rendum sur cette question dès dé-l cembre, ce qui ferait au moins j deux referendums et une élection.) A une séance antérieure du con-1 seil, M.J.-O.Asselin, président du comité exécutif, s’était pronon- qui cé en faveur de Ja municipalisation quitta Paris juste avant l’insurrec-de la distribution de l’électricité, lion des patriotes, a dit aujourd'hui ainsi que la majorité du conseil.que l’ancien président de la Cham Le conseiller Quintin a dit: “L’é- bre des députés, Edouard Herriot tatisation des pouvoirs électriques âgé de 72 ans, est encore vivant, est du domaine de la province.La „ .distribution de cette énergie appar- ' 11 3 decIar® Que lors de son dé- Français célèbres Lisbonne, 26 (A.P.) — Jules San erwein, journaliste français qui de ' taillon d’infanterie.I.« cidre bril- ! ! iant par son absence, les frères ont dans sa ' ,a la britannique, c’est-à- a ProuL ! d,re 3 1 aide d’une tasf>® de thé.$2,200 an nu pour gagner Lilernent au pour effectuer sa jonction avec la i i)0SA ^’énergiques soldats qui ne ! Bombardements massifs des bases d avions-obus M.Churchill s’est rendu Saint-Siège en compagnie de Francis.Osborne, ministre britan nique au Vatican.Son entretie avec le Pontife a toutefois été pri- j estonien r=b T\l co’ârpâMÏ.6 Ia splen‘ La Grande-Bretagne et Après son audience, M.Chur- ; |p trfltittnnrU oavion chill aurait déclaré au chambellan! aUllLil Londres, 26 (A.P.) — Plus de 1,5(M) bombardiers lourds venant de Grande-Bretagne et de l’Italie ! de ia cape et de l’épée: “Ce fut une ! ont attaque, hier, 14 objectifs en plaisante conversation”.Londres, 26 (C.P.) — Sir Archi- Alleniagne et en Tchécoslovaquie, Comme la voiture du premier bald Sinclair, secrétaire de Tavia- portant un dur coup aux bombes ministre s’éloignait du Vatican, un lloni a déclaré que la Grande-Bre volantes, aux fusées et aux avions groupe de'soldats alliés, reconnais- ,a8ue ne checrhe pas à dominer le robots de Hitler, en même temps sant m.Churchill, l’acclamèrent.transport aérien de l’après-guerre, muel Slutskin ’de Montréal" que d’autres appareils participaient —| mais en même temps elle ne jouera - Koioiiin c,.io.v i - d-Ji- !pas un r5]e secondaire.s il demandait à ses b0mme.s.de travailler 24 heures par jour, ils Je ; feraient sans se faire prier."Ils ! font souvent des randonnées dei nuit dans des camions chargés d’o-i bus, et c’est un travail qui a ses risques.Mais ils se rendent comp- I te que leur besogne est vitale et je j ne les ai pas encore entendus rechigner”., Les deux sous-officiers tu détachement sont les sergents \délard Simon, d’Oka, Que., et Sa- lient toutefois à la villes Pourquoi jiart-„"Laval n’était plus qu’un faune pas s’en prévaloir?Montréal.01116 ' nÜIo mî istre ! canadienne est enthousiaste et les ue, a| villes nouvellement libérées sont peti- gaies.! vices an ell( et la Prospérité de son peuple LorfJ Brabazon, ancien -, — ' - V * V.J i 111^ j de la Production aéronautiq -, v.,.— .1, r',é qu’il existe déjà “de' Lewis, maire dOttawa.réceihntent ! ;®s dulousies «utre ia Grande-Bre- revenu d’un voyage de bonne enten- ‘J1®11® .*l ,s Etats-Unis.11 demanda ki />• -«f,,.- te en Amérique du Sud, a montré , pie.S3ldyr lruage plus corn- '’*• v-fCrar rCiUSG une algue marine, cadeau offert par p , , , 1 a^ei?p' de 1 aviation aux: l/j demande des rolnns le gouvernement brésilien à Mme Producteurs britanniques afin qu’ils 10 oemqnqe OGS COIORS Lewis, en souvenir de leur voyage.p® s01eat pas dépassés par les au-j Ottawa 26 (C P t \r La valeur de cette nierre s’élève à 'Y,'5 na‘ions dans la production ci-! ministre’des ressources nationales Station ferroviaire capturée Londres, 26, (A.P.) — Le communiqué russe a annoncé aujour- v:V .ÿV.A3 d aj°u,.a (jlie> quoi - : après “considération sérieuse”, avait refusé d’approuver la pétition de de dire M.Lewis.I! a ajouté qu’il fi3*1.ne Ldlût pas ralentir la pro- ' I S vanterait I Amérique du Sud à tous ,fultai,Bi u avions militaires, on doit ; soumise par les représentants les Canadiens et qu’il avait rappor-jpenser a l’aviation civile mainte- l’Association canadienne de l’éta-té de son voyage plusieurs idées/'iont.La guerre a interrompu le hlissement du soldat pour que Ton cnoeernant la ville d’Ottawa.Monj progrès de I aviation civile, mais la reconnaisse clairement les droils seul espoir est que la haute est i met Gfande-Bretagne veut conserver sa de 6.11(10 de leurs membres sur des u eles Sud-Américains du Brésil utl-ÿface au premier rang, u Pérou professent à l'égard des'jr» ““ —***,^~ — ¦Ivonce au nord de Chindwin qu d Canadiens se continue après la guerre.a dit le maire.A Rio de Janeiro, le maire a déclaré aux journalistes que “les plus importantes importa-1 lions et exportations sont celles de la bonne-ontentc internationale gSMtfjy, -Ceylan, 26.(A.P.) — Les troup»'".!> 1 mniipies s,- sont avan-ajoutant “qu’aucune nation ne pro-*^i| considérablement à la partie début de le smiérieure de la rivière de Chind-WJn, vers les positions défensives terres qui leur appartiennent dans ; l’ouest canadien.I.e gouvernement a également refusé d’approuver la demande à ; l'effet de la disparition de la dette 1 de $8,000,000 due par les soldats-colons; que les colons qui ont ibandonné leurs terres depuis le :i guerre reçoivent le montant de la valeur de leurs terres et que les rajustements soient rétroactifs au commencement de ta guerre.En donnant les raisons qui ont motivé l'attitude du gouvernement duira assez de ce produit, afin de pouvoir en exporter en quantités suffisantes^ pour établir un parfait des'Japonais.Les patrmiiÙes"aniees équilibre d échangés.Jusqu a ce que commencé des opérations au chaque citoyen considère qu’il est Je «,,,1 1,, ,p0i(.nr d„ ^-, ,.1 facteur principal de cette bonne-im- .Iv.,! , , L' u !.?,, ¦?.!‘ tente.Les gouvernements doivent ’v j n a 3 ?f de ?rivle', à cet égard, M.Crerar a rappelé réaliser et reconnaître Turgence de ro ,1 ' ‘ «scarmouches ont |es rajustements faits depuis 25 ans produire dans leur propre pays et à e,,1 .a~!, ., ."Irmanic pour aplanir les difficultés finan- j’étranger de vastes appiovisionns- en'r*' ,a ',’c nivision indienne et cières, corriger les erreurs de jugements de ce produit vital que j'np- u’s Japonais.La mousson s'est éle- ment et compenser pour les incon-pelleta bonne-entente internationa- av,r(' beaucoup de violence et ; vénients causés par des facteurs le.ou ta sympathie réciproque en- a empêché tes activités sur te reste d’ordre économique et autres (tes Ire les peuples”.i du front.’ ù rajustements ont coûté $44,404,751.M.Bouchard a dit que, sauf ce section I o s c 1 î h' Art ! !û r ' C G où' îi ûl' recul de la liberté de parole, la pro-i rils de M.J.Coulure H224 rue vince de Quebec a progresse et |.'ast iqoth „u.iouit d’une situation fort moderne n.i],,,.,,'), ' C ?-• en matière d’enseignement, de san- ?,.r1 j, 1 nu !1!iOI,?»-f,aiS °« I' té (te travail” I rarct Hutour, fils adopt f de M.Ai- 11 ’ “ 131 ‘ mé Bréard, 4 rue St-Louis, Thet «•••«.ford-les-Mines, Que.; le sergent Jo- w.sc?pb Zénon Giroux, fils de M.J.H Nouveaux lance-flammes Giroux, 847 av.Jos.Janisse, Windsor, Ont,; le sous-lieutenant d'avia ; Washington, 26 (A.P.).— Les !*ve' n ,0U tous ceux qui se croyaient dans « qui ^ habitants sans exception.La vie continue, c’esi entendu.Il y a encore du monde dans les theatres, les cinéma», le»: maisons «le couture, le» salons de :hé.les cafés, les restaurants; mets ie.ton a changé.il n’est pas un Parisien qui n ait ;in ami ou un parent sinistre, et pour tentaient d’aller s’installer ailleurs.C’élait un exode désordonné, souvent un chassé-croisé ahurissant: ceux des Batignolles allant se réfugier à Montparnasse, et vice versa.Les trains de banlieue retrouve- ïo„t I.inonde le» l.oml,,, ion! Um- j Zmc'nl de "txodTS?fiées si près que rhftcun a senti le derniers métros furent vent terrible «le la guerre passer sur battit, sans pitié ,UVm.u soient les efforts que Pour les faibles, pour pouvoir y de pallier; mais les moyens maigres.Au conseil municipal, on a déjà envisagé de tenter de ravitailler Paris par voie fluviale, et même, au pire, par voitures à bras.Devant ces perspectives, tous ceux qui peuvent partir s’en vont et ce ’ajoutèrent ! SOnt, hélas! encore une fois les pau- _________ M_,_ _____„_____t dans une vres gens, sans argent et attachés à zone particulièrement dangereuse et leur tâche, qui souffrent le plus Quand la nuit arrive, les stations de métro classées comme station-abri sont envahies d’une foule de femmes et d’enfants qui couchent a même les quais enveloppés dans des couvertures.De grands cinémas, sitôt la représentation terminée, sont transformés en dortoirs.Au Paramount, boulevard des Capucines, des peuvent pas toujours être d’une exactitude absolue, surtout parce que beaucoup de diplomates^etrangers cherchent à y introduire les CSÆ t1 eUrniH«"souvent** ill vieillards, femmes.'enfants campés journaux suédois sU dignes # # blés, presque sans vêtements, mou- j rant de faim et de froid, dans la Quant aux rumeurs qui circulent jVajne attente d’un moyen de transdans les “milieux bien informes , p0rt (IU; n’arrivera jamais.Le pauvre peuple de Rome! en a- un rapide examen permettra de se rendre compte si elles ressortissent au domaine de la fantaisie ou si elles valent la peine d’être transmises plus loin.Mais qui sont ces “milieux bleu informés’’?11 s’agit avant tout des diplomates qui se réunissent souvent autour de tables bien garnies et qui savent très bien l’avantage qu’ils peuvent tirer d’une information habilement glissée à l’oreille d’un journaliste en quête de dépêches à sensation.Les journalistes eux-mêmes se rencontrent souvent dans un appartement mis à leur disposition par le ministère des affaires étrangères a_u Grand Hôtel de Stockholm.Cet h«V dix heures du soir, la Joule «les ha- td constitue en lui.mème tout un hitants «les d»arüers «langereux fa t (rinforma(lon.c’est là que queue pour entrer Les gens portent descendent lous les personnages a‘ e: ‘ ' .qui séjournent dans la capitale sue- bagiques - - , chacun s apprête a les affronte! avec sulant de courage que 1 on peut déployer quand on appartient à une total de (>45 et 461 blessés graves.* * * Depuis ces nuits sanglantes, la pa-” mais l’inquiétutle population réduite a un role stricte- nique a d minue, mais 1 inquieiutie ment passif.‘ reste aussi vive.Dans les quartiers Ÿ # * 11 faut bien «lire que le bombarde I V^IC - - * , , présumés menacés, les écoles ont ete de minuscules - les ils ont enfermé leurs biens les plus précieux.On retourne un rang de fauteuils sur deux et cela forme «le longues couchettes sur lesquelles s’étendent les femmes et les enfants.Et l’on attend.Tout Paris attend des événements tort ou à raison, ces bombar- ment de la nuit «lu 21 au 22 était bien fait pour mettre tous les espnls dans une véritable ambiance «le guerre, Le canon tonnait déjà quand, à minuit dix, les sirènes se mirent à hurler.Presque aussitôt, le ciel fut illuminé par les fusees.Sur Paris, il faisait clair comme en plein jour.Le grondement des nio- j teurs s’entendait à travers le fracas de la D.G.A., on aurait cru avoir un véritable toit d’avions sur la tète.Tout de suite, les Parisiens, déjà _____ sévèrement avertis par le bombarde- p article de l’A/mief/c, S TIniîL fermées.Tous le, enl.nls «u-tesom ; '“SS rend™ tiers à s’en aller.Mais les réfugies Marcel SAINT-PHEY A propos de l’invasion La nécessité de l'Armistice des obus tomber comme une gre ininterrompue.Puis des ébranlements plus sourds qui faisaient vibrer les maisons annoncèrent que preuve tice de 1940.Car s’il a fallu quatre ans «le tra-.vail acharné et de sacrifices de la les bombes .ommencaient a tomber.ç,rande_grd ne et des Ktats-Lnis, Bientôt le fracas devint ?hum-! aiddi par I'eff0rt prodigieux de.la vant.Pendant tes secondes u accai-1 pussje‘ par ses victoires, pour niie ou entendait rouler les ambu- riiio nnt n|iipS s’estiment j que nos alliés s estiment prêts a laïu-rs « eanii-vs (.c .v~.- j attaquer l’armée allemande a guhre.1 es fusées continuaient a em-| j,„ .c»es^ qu’il n’était pas pos- brnser îe ciel, les ombres portées {^ Ce qui restait de nos hom-ilcs .ailes «tes avions passaient 'ilt.r ; ' n jijqo de lutter seuls, contre les maisons, le sol tremblait, les mai- ; i»A|ieniagne en France et en Afri- sons semblaient prêtes a s ecrouler; ¦ En :uin 1940 nous n’avions on entendait «les vitres lomber dans • ^ Grande-Breta- un bruit clair de cascade.Lt cela distraire de ses durait.durait.défenses aucun avion et qui posse- Vers une heure du matin, une ac- ^ sdvant M Churchill, environ cent tanks.On a dû attendre quatre ans et l’entrée en «uerre de l’Amérique pour posséder lOJHiu calmie se produisit.On crut que tout était fini.En sortant des abris, les Parisiens aperçurent des incendies qui rougeoyaient dans toutes les directions.Puis le cataclysme recommença.11 dura encore près d’une heure.Enfin, vers deux heures du ma- ( tin.le vrai silence retomba.L atta-: me .-,— .que avait duré une heure cinquante.nes de milliers de nos compaino-tamais Paris n’en avait connu de miles et qu’il permettait a la Prance longue.Les incendies s’éteignaient d'aUendre la libération avec le miel la nuit revint, fiévreuse, malade, - “ - - semblé la victoire à Hitler et lui a fait juger superflu d’accorder a l’Espagne le Maroc français, donnant ainsi à Franco un prétexte pour ne pas intervenir?Il est donc inadmissible que les gaullistes et le monde trompé par eux, continuent de dire que cet armistice fût une faute et que la France devait continuer la guerre et attendre quatre ans une aide indispensable.Le monde trompé par les gaullis-tes se scandalise aussi de 1 appel au calme fait par le maréchal Pétain.Le chef de l'Etat a, une fois de plus, conseillé à ses compatriotes de ne pas aider les troupes alliées et d’éviter ainsi les représailles que prendraient les Allemands sur la population civile.Mais il n’est pas le seul.Let appel au bon sens est celui qu ont fait à leurs peuples tous les chefs de gouvernement réfugiés à Lp1'" dres.Le premier ministre de Hollande a, dans un discours prononce le jour de l’invasion, recomman-1 .-uucunuv, r | d/ à ses compatriotes, non seule- avions nécessaires aux bombarde-1 d>éviter toute résistance acti- ments précédant 1 invasion et a 1 in- ; ^ qui pourrait attirer des mesures vasion même.cruelles de l’occupant, mais aussi ne pas se laisser prendre aux «loise.Dernièremenl, on a relevé la présence simultanée dans cet édifice somptueux de M.Griffis, délégué américain jiour l’affaire des roulements à billes, et M.Schnurre, le fameux négociateur allemand pour les questions commerciales.A cette occasion, les journalistes étrangers sont entrés dans un état d’excitation difficile à décrire, et il y a lieu de s’étonner que le séjour à Stockholm de ces deux personnages n’ait pas donné lieu à plus de nouvelles fantaisistes.Un jeune journaliste qui pénètre pour la première fois dans l’appartement de la presse se félicite des utiles rencontres qu’il peut y faire.Des confrères chargés d’années et d’honneurs le feront bénéficier de l’expérience qu’une longue carrière de journaliste leur a fait acquérir.Ainsi M.Urch, du Times, malgré les séjours prolongés qu’il fit dans les prisons soviétiques, entretient les meilleurs rapports avec les journalistes et diplomates russes; M.Axelsson, d’origine suédoise, correspondant du New York Times, est un grand monsieur respecté de tous et avec lequel il faut compter; M.Wallace Ring, du Daily Herald, ventripotent et bonasse, est également l’un des personnages les plus éminents de la presse étrangère.Mais, comme partout, ce ne sont pas les plus âgés qui font le plus de bruit.Dans une réunion de journalistes, on entendra toujours la voix de M.Bernard Valéry, tvpe le plus achevé du re-.porter international.De naissance j russe, M.Valéry vint s’établir en F'rance, changea de nom, devint citoyen français, travailla pour Havas et Paris-Soir, fut envoyé en Finlande pendant la guerre d’hiver et est actuellement correspondant principal de l’agence Reuter.Son accent russe ne l’a jamais totalement quitté, ni en français, ni en anglais, mais il parle en outre couramment l’allemand, le finnois et le japonais.H ne faut pas oublier qu’en mê- de _ ^________________ ., , , b temps qu il sauvait des | provocations allemandes; il s est déchirée de temps à autre par l'explosion d’une bombe a retardement.* * * Dès l’aube, tout Paris sut que nimum de souffrances, l’armistice laissait nos alliés préparer leurs armées sans être forces «le lutter tout de suite contre l’Allemagne dans l’Afrique du Nord et le Proche-Orient.Ainsi 1 a compris réchal Pétain.celui que donnent tous les gouvernements exilés et le chef supreme j des forces d’invasion?Montmartre avait été en partie ra- Churchill quand il a remercie rues ,1e ce .re.r.ier ?i paisible : £££ '$ciî?r que U Pourquoi reproche.^ » noire n’étaient, en certains points, au* ; ncutraiité de Franco n’a été possi- chef de don .- d'énormes amas de ruines.On s m- ç .i’arinistice obtenu par quiétait pour ceux que 1 on savait t pJ Comment Churchill ne voisins des points de chute.On télé-| .^ l’armistice a phonait el le téléphone ne répondait ver,iul > pas, on essayait d’aller voir soi-mc-j me, mais les barrages «le police vous refoulaient.Sans cesse on voyait passer des équipes de secours, (.elles qui montaient, en rang, colonne par quatre; celles qui revenaient, harassées, couvertes de suie et de poussière.Des civières apparaissaient.Je plus souvent, portant un paquet informe recouvert d’un drap: un cadavre.ou des morceaux de cadavre.Tableau tragique, tableau classi- Vers midi, les avions photographe» revinrent à grande altitude re-viérer le» points de chute.Le premier ?n! salué de quelques coups «la I).G.A., pour le second l’alerte fut donnée.Aussitôt toute la popu- Un grand nombre de correspon- ___________ _ dants américains séjournent aussi adressé" de façon particulière à a Stockholm.Ge sont en général ceux a-t-il dit, qui sont “prêts à des collègues charmants mais on faire’ le sacrifice de leur vie” pour n>a pas l’impression qu'ils se fati-leur demander de ne pas attirer guent beaucoup.En effet, ils sont sur les autres la vengeance des : payés comme des princes et s aej Allemands.Le roi de Norvège, le , cordent le luxe d’une secretaire qui premier ministre de Belgique et le ieur traduit les journaux suédois, cénéral Eisenhower ont parlé ce parmj les autres nationalités repre-m/rne langage qu’a employé le ma- sentées sur le rôle des journalistes Lettre de Suède Stockholm, lieu de rencontre et centre d'information de la presse internationale la T,m,n, * G,ni»' du 5! étrangers, il faut relever le nom de M.Blunden, reporter australien qui assista au débarquement de Saler-ne, séjourna ensuite quelques mois en Russie et arriva à Stockholm après avoir fait le tour de la forteresse Fmrope.Les correspondants russes travaillent tous pour 1 agence Tass.Ils étaient quatre mais leur effectif vient d’être augmenté d’un cinquième qui est arrivé directement de Russie après un voyage de quatre mois par Vladivostok, 1A-mérique et l’Angleterre.Dans tout ce monde bigarré de journalistes alliés, évolue avec beaucoup de calme et d’aisance un gentilhomnfé de Bretagne, le vicomte du Guerny, qui est à la fois correspondant de taie étrangère.La nouvelle fit donc Stockholm, juin.le trajet aiier et retour.Et I on put agence d'information gaulliste et u News Chronicle.correction souligner ègne lorsque des jour CONSTIPATION CF SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin «ToTsèTrVenries pavs en Vm7.: danïsT"stockhohn.Il s’agit ,cgale-la urmlence n serpent est donc ment «le confrères agréables, I i J,,.T mais, avec beaucoup de tact, ils cyi- | tent de paraître là où domine 1 element anglo-saxon.* * * Ÿ Ÿ êé Incontestablement, le rôle de Stockholm comme centre d’information est plus important pour les 25c la boîte Cl» ChlmlqM (TKAUCO Américaine lté* im rr : Saint-Déni*.Montréal tes, parfois célèbres, point de départ de rumeurs souvent sensationnelles.A vrai dire, la ca-1 — _ pitnle de la Suède ne jouit pas «tans i de mise.le monde «les journalistes suisses d’une exceUente réputation.On • A stockholnli plus de cent trente F IFkriEH'^ irr;:r 'asrrwï.rtlpno nu dp Zurich Nous savons1 mondiale.F-n outre, le travail est t eux une fenêtre entr ou- I n,ÏÏ le?louVnslisteî suisses Plus délicat dans une capitale neu- verle 'sur ,cs pays ennemis et on ' ,10n «/ririix- les suédois ie sont ! tre que dans celle d un pays belligé- comprend tout l’intérêt qu’ils tirent .' a' -Lnrl li^si rant.Un correspondant de presse de ccUe situation.Cependant, pour , I id ailleurs aussi.accrédité à Berlin ou A Londres est un Suisse également.Stockholm S Si la Suisse et la Suède ont été à | très limité par une censure sévère présente un intérêt tic grande va tant de reprises à l’origine de nou- j et se voit contraint à transmettre la jt.ur- Sans compter la matière ex i velles inexactes ou exagi^rées, ce matière qu’on lui aura servie.A trêmement abondante dont on «lis-j sont les étrangers qui résident dans Stockholm, c'cst bien different.Les j posi.ja Suède est, de tous les1 ces deux pays neutres qui en por-: conférences de presse sont très ra- |,#ys du monde, celui dont la situa- ; tent la plus grande part de respon- res.et alors, il faut se débrouiller, |j trous joués jusqu’ici dans ce riche tournoi qui se continuera auiouid’hui et demain el qui verra le vainqueur — probablement Nelson ou McSpaden — gagner le premier V>rix de $13,452, en obligations de la victoire, D.Barthwick, Toronto Bob Gray, Toronto .S.Horne, Montréal .Bob Burns, Toronto .L.Watson, Trenton .Bill Kerr, Toronto , .(La normale est leur Emile Gauthier qui arrive de l’Exposition de «leux jours, tenue à St-Bruno, Comme on l’a déjà annoncé, il y aura quatre classes, au parc du Bout de l’Ile, dimanche prochain, et c’est dire que les habitués du Richelieu seront encore une fois servis à souhait.Il y aura en effet une classe de 2.18 trot et amble, une classe 2.23 Irot et amble, une classe 2.28 Irot et amble et une classe spéciale pour Irotteurs.Tous les chevaux éligibles le 23 août dernier pourront être inscrits dans «'es classes.Déjà* plusieurs die vaux ont été inscrits pour ce programme de dimanche et on y verra des coursiers réputés lets que Volo Elsworthy, General Slokes, Royal Peters, Laura May Harvester, Mona Todd, Athlone Ace, Morgan Yolo, Peter B Grattan et Patsy McGregor.Les propriétaires Beaudoin et Drouin, «le Thetford-les-Mines, C.Weiner, de Brandon, Manitoba, et Harry •Ingles, de Kingston, Ontario, ont envoyé des chevaux au Biche-lieu.REPARATIONS MECANIQUES LEFEBVRE FRERES Limité# REPARATIONS MECANIQUES • ET SOUDURE • Téléphona : PL.9011 968-988 de Bullion - Montréal Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables aaréés - Chartered Accountant* - optomEtRistes-oIpt'ciens 1767 St I)ini i Monlré*l Maurlo* Chartré.C.A A.-B Htauval» CA E H»rr?Knlght.C A Gérard Marceau.C.A Luelen-P Bélalr.C.A Jacques Atigsn.C.A Dolla-d Hum.CA Rsrmond Fortier C A Ouï.Bernard CA.H Bouigouin C.A Marc: Anger*.CA Montréal Maurtct Hanison.C.A J -P Gauthier.CA Léon Côté.CA.Paul-R Trudel O.A Lionel Houssin CA O-P «Affe-tv CA *.'bm üarneau C.A jean Lacroix C.\ PérrJ Auger.C.A J.-Paul Talbot CA Roger Roy.CA Qnébé* Rnttyn Examen de* yeux Reparation de lunettcrt* Service postal.Léo Paul TROTTIER, o.d.or.OMET RISTE et OPTICIEN MANUFACTURIER 165* est.«y.Mont-Royal .FB.1658 ASSURANCES 4Assurance suri» Vit Saubeoarbe REPARATIONS ELECTRIQUES r Le Seven Up rencontrera Shawinigan dimanche Les éliminatoires provinciales, sous la direction de l’Ass.Prov.de baseball amateur, se poursuivront dimanche prochain le 27 aoôt.Dans la catégorie junior au parc LaFon-tainc (Montréal), à 2 h.30 p.m., les clubs Seven Up et Shawinigan les Chutes en viendront aux prises dans la première partie de la série finale 2 de 3.Ue Seven Up a réussi à éliminer les clubs Saint-.Trrt*»-me et Ottawa avant de passer en finale.de leur cédé les gars de Shawinigan ont dû faire baisser pavillon aux champions de Sherbrooke pour pouvoir se mesurer au champion de Montréal.Pour la section juvénile, les Cardinals de Sherbrooke, qui vainquirent.les champions de Shawinigan, recevront la visite du club Mont-Royal.Ce dernier a battu tes Hubs Sîlint-Jaeques et Saint-Jérôme avant de se classer en finale pour le championnat juvénile de la pro-vinee.Dimanche dernier, lors de la première partie de celte série finale.le Sherbrooke l’emporta sur le Mont-Royal par 5 à 4.Tél.: PL.5565 973 St-Ceorges MONTREAL LAURENTIDE AUTO ELECTRIC REG’D Reparations électriques et mécaniques PAUL BROSSEAU, prop.MONTHKAL NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT Cartes d’Afiaires DACTYLOGRAPHES de .75.80—155 .7fi-71 -150 .70-71—150 .77-72-149 .81-SIR.1 (i 1 .77-77-154 72-72 ~1»4) ïayny (3) et Jahn.§La Rochester .120210400—10 15 3 Buffalo.300000111— fill 2 Batteries: Gardner et Bieer Dana, Page (8) et Drescher; Kleine, Pod- Hresko (5), Fauth (7) et Unser, Courteau et Larochelle joueront pour Providence Johnny Gagnon, instructeur ei i joueur des Beds de Providence de | In Ligue Américaine, a annoncé hier mie Marcel Larochelle, joueur j de défense des Royaux de la Ligne i Senior et Paul Courteau, ailier des Carabins, de l'Université de Mont- j réal, l'an dernier, avaient accepté I tes offres des Reds de Providence.Gagnon est d’avis que res deux joueurs feront hcüc figure avec rc chtb.EN VACANCES Faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines .35 3 semaines .50 1 mois .65 2 mois 115 3 mois .1.65 Etais-Unis 1 semaine 25 1 mois .75 3 mois 2.25 Strictement payable d'avance par mandat-poste ou chèqu» au pair, smon ajouter 15 sous pour frais d'échange, au "De- i voir", Boite Postale 500.(Place d'Armes), Montréal Nul abonnement accepté par téléphone.44 DU NOUVEAU 44 Anortinient compte! 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