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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 31 juillet 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1944-07-31, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, eu des Etats* Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-st) tord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, lundi 31 juillet 1944 RIDACTION rr ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI OAMÏ MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEUIt 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Dirceitur i George* Ft LL ET 1ER FAIS CE QUE DOIS RéSteftor on cfcof s Omor HEROUX Administration i Rédaction .Gérant t BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair i 3361 Les.Etatsuniens atteignent Avranches ‘Le Blbc'hous coridüiràit à là guerre civile” (Godbout) : -r—'— ^ Titre et texte du "Canada" — Les fantastiques et dangereux propos du chef du gouvernement et de M.Kirkland — Si M.Godbout voulait * bien quelques minutes réfléchir.* Samedi, sur trois colonnes, en tête de sa dernière page, 1 nécessité —- de chambardement dans le personnel admi-l’une de celles qui sont le plus facilement lues, le Canada, nisttatif de la province.affichait, en caractères gras, en le guillemetant aussi, le titre que nous venons d’inscrire en tête de cet article: LE BLOC NOUS CONDUIRAIT A LA GUERRE CIVILE (Godbout) h Le même titre, en substance, a fait le tour des joutgaux du pays.Il coiffait et résumait un texte du Premier Ministre, prononcé la veille: Thetford Mines, 28 C.P.), — Tout encoueagement (nous citons toujours le Canada) que l’éleetorat donnerait au Bloc populaire pourrait avoir pour résultat de nous conduite à la guette civile, a dit aujourd'hui l’hon.Adélard Godbout, premier minicire de la province, à une assemblée à laquelle U a porté la parole à Lac-Mégantic, tout près d’ici- M.Godbout n’est pas le seul à avoir parlé sur ce ton.Ce matin même la Gazette, page 11, colonne 4, publie, sous le titre Civil War Feared if Bloc is elected — On redoute la guerre civile si le Bloc est élu, le compte rendu d’une assemblée qui débute ainsi: Avertissant les électeurs de langue anglaise de l’importance qu’il y a de voter le 8 août, le Dr C.A.Kirkland, candidat libéral dans Jacques-Cartier, a dit à un auditoire réuni à Ville Saint-Pierre, dans l’école Saint-Pierre, hier soir, que "si le Bloc Populaire atteint le pouvoir, vous courez le risque de la guerre civile et vous le savez (U the Bloc Populaire should attain power you are running the risk of civil war and you know it)." Il est probable que, pas plus que celui de M.Godbout, ce discour* ne sera tôt enseveli dans l’oubli.* * Ÿ Tous ceux qui regardent autour d’e’tx, qui connaissent quelque chose de la situation provinciale, savent très bien, qu’ils soient ou non sympathiques au Bloc, que MM.Godbout et Kirkland dressent là des épouvantails sans consistance.(Pour ne pas fake de jaloux, peut-être.M.Léon Casgrain laissait, paraît-il, entendre l’autre jour que, si M.Duplessis avait été au pouvoir de 1939 à 1944, nous risquions d’avoir chez nous des désordres et même des émeutes.L’allégation est de la mêm» farine que celle de MM.Godbout et Kirkland quant au Bloc).Il n’y aura point de guerre civile dans la province de Québec, quel que soit le résultat de l’élection du 8 août, et personne n’y songe.Il n’y en aura point.MM.Godbout et Kirkland concéderont mûrement ce point, si par hasard M.Godbout garde le pouvoir: il n’y en aura point si M.Duplessis reprend la direction des affaires: il n’y en aura pas davantage si M.André Laurendeau et ses amis instaurent à Québec un régime nouveau.Dans l’ordre des idées, ceux-ci se proposent — ils n’en font point mystère et c’est même la grande, l’unique raison de leur campagne, le principe de leur opposition aux anciens partis — de faire triompher un esprit nouveau, mais ils ne prêchent point la révolution.Tous les observateurs intelligents le savent.^ * * ¥ Il y a là des exécutants de haute valeur, qui viennent de tous les milieux.M.Duplessis avait gardé des techniciens de l’ancien régime, il a eu la main heureuse dans le choix de certains de ses hauts fonctionnaires.M.Godbout a eu la sagesse de garder la plupart de ceux-ci.Ainsi le bon sens de ces hommes politiques, éclairé par d’évidentes nécessités, a permis la constitution d'un haut personnel administratif de grand mérite.M.Laurendeau déclare qu’il compte utiliser ces mêmes compétences.Le Bloc gouvernera donc avec l'aide de ses élus (il devient de plus en plus difficile, à propos de ses candidats, de parler de gamins et de petit copains), il gouvernera avec l’aide de ses élus, des techniciens éprouvés qui sont déjà dans les services administratifs, avec l’aide des compétences, qui heureusement ne manquent point, collectives ou individuelles, de l’extérieur, sur lesquelles il pourra indiscutablement s’appuyer.Il peut compter de la sorte opérer une rénovation.Il est absurde de prétendre qu’il songe à la guerre civile.Il n'y a qu’à plaindre, s’ils sont de bonne foi, ceux dont l’esprit est habité de pareils phantasmes.¥ » ¥ Quels résultats peut avoir une tactique comme celle qu’affichent MM.Godbout et Kirkland?Jeter du côté ministériel quelques suffrages anglo-canadiens?Peut-être.L’ignorance de tout ce qui se passe dans les milieux canadiens-français est telle, chez certains Anglo-Canadiens, que quelques-uns peuvent se laisser prendre à ces histoires de brigands.Le malheur est que les conséquences logiques de cette campagne se feront sentir beaucoup plus loin, qu’elles y auront de bien plus graves conséquences.Si certains de ceux qui habitent à côté de nous sont capables de s’y laisser tromper, qu’en sera-t-il de ceux qui vivent au loin, à des centaines, à des milliers de milles même de chez nous, qui n’ont aucun moyen de se renseigner sur l’état d’esprit de leurs concitoyens de langue française?Ces histoires de guerre civile, qui nous font hausser les épaules, ont malheureusement chance d'être prises au sérieux quand elles se présentent au loin, devant un auditoire ignorant ou fanatisé (les deux parfois), sous la responsabilité, avec le prestige et l'autorité d'un chef de gouvernement canadien-français.Quelles en seront alors les répercussions, — dont l’effet risque de durer longtemps après la campagne électorale, longtemps après qu’elles auront, ou non, produit l’effet partisan qu’on en attendait.Rarement, peur-être, aura-t-on porté à la réputation de la province, et de notre race, un coup plus dangereux.Normandie offensive anglaise au centre du front "le palais de justice, l’Miel de ville ou quelque édifice public ou particulier situé dans la partie la plus centrale du district électoral, ou dont l’accès est le plus facile pour la majorité des électeurs du district".Dans quatre collèges électoraux, la mise en candidature a eu lieu samedi, puisque, à cause de la plus grande difficulté des communications la loi électorale ordonne de fixer à trois jours plus tôt que dans les autres comtés la journée où les aspirants aux suffrages provinciaux doivent remplir les formalités essentielles qui les admettent sur la liste des candidats officiels.Ces quatre circonscriptions qui bénficient d’un délai plus long entre la mise en candidature et le jour du scrutin sont: Abitibi-Est, Abitibi-Ouest, Iles-de-la-Madeleine et Témiscamingue.Quant à Charlevoix, et Saguenay, ce collège électoral bénéficie d’un régime encore plus particulier, la date de la présentation et celle du scrutin sont laissées à la discrétion du président de l’élection (“offi-oier-rapporteur”).Il a choisi le 10 août comme jour de la mise en candidature, et le 24 comme journée du vote.Ces deux districts qui ne constituent qu’un seul collège électoral et n’élisent qu’un député à l’Assemblée législative sont, en conséquence, appelés à tenir leur élection après que le résultat général du huit août dans toutes les circonscriptions provinciales aura été proclamé et que le sort des groupes politiques présentement en lice sera sc.elle.Dans le cas d’une, impasse — si un parti avait besoin d’une ou deux voix pour se maintenir au pouvoir ou le conserver — la campagne électorale de Charlevoix et Saguenay, après l’élection générale, prendrait une importance primordiale.La situation est confuse dans la région de Varsovie — Evacuation de Kaunas — Vive résistance allemande aux approches de Florence Nous ne dirons point à M.Godbout des paroles inutilement violentes.Nous n’imaginons point qu’il veuille de | propos délibéré faire du mal aux siens.Nous le prions simplement, s’il trouve, entre deux assemblées électorales, quelques minutes de calme et de libre réflexion, de songer Les chefs du Bloc vont plus loin.S’ils entendent, s’ils à ces choses, prétendent donner un coup de barre très marqué du point Nous serions étonné que, dans le calme de cette ré-de vue intellectuel, s’ils comptent profondément modifier flexion, il ne fût point singulièrement inquiet de ce qu’il l’orientation de la politique provinciale, ils déclarent ex- vient de dire — et de ce qui en peut découler.pressément qu’ils n’opéreront point — à moins de claire 13j.vn.44 Orner HEROUX etfrre d'Ottawa Notes d’un naturaliste ers la fin de la session fédérale ne quarantaine de députés présents à ia séance de samedi — Lassitude générale — "Radio-Canada" et sa gérance — Projet de loi sur le logement— Prix des produits agricoles Par Léopold RICHER Une cinquième colonne Ottawa, 31-VII-44.—- Pour la remièrr fois cette année la Cham-re der communes a siégé un ¦Mine-i.File a même tenu trois séances, ’atmosphère parlementaire, un sa-ledi.est quelque chose d’indes-riptible.Imaginez un immeuble itimensè OÙ la vie va au ralenti, es couloirs, presque silencieux, étonnent de voir des passants, tou-urs les mêmes, s’obstiner dans un a-et-vient apparemment sans but.ans la salle des délibérations, une uarantaine de députés, des con-ainrus, des gens pour lesquels le evoir parlementaire compte avant ut.donnent un bel exeiiiple d’as-duité.Us sont là.nsséz bien par-gés entre les banquettes minis-rielles et oppositionnistes.l’air un eu las et désabusé.La discussion orte sur un bill relatif à l’agri-ulture.Les gens de l’Ouest sont, lus que les autres, fidèles aux 'ances.Le ministre de l’Agricul-ire, M.J.-G.Gardiner — le petit apoléon de l’Ouést, et il mérite oubletfient ce titre depuis son Wn-rlôc de la Saskatchewan — fait ce à la critique.Un discours agressif U ne se contente pas de faire face ux adversaires, il le* attaque.Dans né salle aux trois quarts vide, il rononce un discours politique.Il en prend aux progressisles-con-rvateurs et aux membres de 1» C.F„ et fl revendique en faveur de n parti le plein bénéfice des ré-| nues préconisées dapni* Ir début la session.Il «’essai» à l’histoire’ politique.11 fait des raccourcis historiques qui sont vraiment trop courts! Mais qu’importe! Cela sonne bien.Planté sur ses talons, l’orateur est affirmatif.Les rares députés libéraux qui l’écoutent applaudissent.malgré la chaleur et malgré la fatigue de toute une longue semaine de débats.Le ministre remporte un succès.Son bill, dont le but est de soutenir les prix des produits agricoles durant la transition de la guerre à la paix, est adopté, en principe, en deuxième lecture, sans dissidence.Et la Chambre retombe tout naturelle-rtient dans une morne discussion des articles du projet de loi, en comité.Et cela continue, jusqu’à onze heures, sans saute d’humeur.Une bonne réplique A un môment donné de son discours, le ministre de l’Agriculture a soutenu que toutes les mesures progressives et d’un caractère social avaient été proposées, tant au fédéral qu’au provincial, par des administrations libérales.“Cela n’est pas vrai”, lui a lancé M.R.B.Hanson, ancien chef de l’opposition progressiste-conservatrice.M.Gardiner lui a répondu d’une façon foudroyante: “Vous pourrez faire un discours plus tard.Je vous a! entendu bien des fois dire des choses que je ne croyais pas vraies".M.Hanson, tout interloqué, est resté bouche bée.La Chambre a ri de bon coeur.Cette réplique ne valait cependant pas celle que M.Mackenzie King a faite vendredi après- (suite a la dernièra pu«) (Par Paul Detprét) , , Royal, et candidat Le printemps et Vête, le domaf- -tagnes, ne du manoir accueille un grand Formalités de la représentation Mais cette présentation des candidats n’est pas laissée au hasard.On l’entoure de formalités rigoureuses; si le droit d* suffrage est “universel”, le droit d’éligibilité est également général à l’égard de tous tous les électeurs de la province.Bien peu se trouvent écartés.Néanmoins, on exige des solliciteurs de suffrages des garanties de sérieux et de bonne foi.Ces garanties prennent la forme de trois actes essentiels: le bulletin de présentation, le consentement écrit de la personne présentée et le dépôt rituel des $2033.Le bulletin de présentation prend la forme d’une déclaration signée par vingt-cinq personnes, •électeurs du district électoral où l’élection a lieu.Ces signataires attestent solennellement qu’ils "nomment’’ M.X."candidat”.En deuxième lieu, on exige l’autorisation écrite du candidat: "Je consens à être mis en candidature", doit-il déclarer sous sa signature, et ce consentement comporte prestation du serment.Un candidat ne pourrait évidemment pas briguer les suffrages contre son gré.Pourtant, ce consentement n’est pas exigible "si une personne présentée est alors absente de la province".Ce serait le cas du major Paul Sauvé, sur le frônt de Nor-jmandie avec les Fusiliers Mont-des Deux-Mon- nombre de pinsons.Ami Pinson et sa gentille amie, un couple de pinsons chanteurs, d’nn commun accord, établissent leur demeure au milieu du jardin.La prudente amie choisit la retraite inextricable d’une épine-vinette et construit au centre de l’arbuste rébarbatif un minuscule hamac de feuilles, d’herbes desséchées qu'elle garnit de crins enroulés.Perché sur un arbuste voisin, le cher ami, son brave compagnon, lance ses Irilles mélodieux, ses accents provocateurs, célèbre les charmes, la candeur de sa mignonne compagne, l’humble merveille du fragile berceau.Ce patient labeur, cette oeuvre merveilleuse, ces chants harmonieux: futile exubérance?Non pas! La coupe du nid se pare un malin d’un délicat "ovelet" gris-vert pâle, maculé de brun.Le lendemain, un second joyau s’ajoute au premier.Ce nid, oh! le précieux trésor, qv.’à tout prix, il faut dissimuler aux regards indiscrets; ce gîte aérien, les ingénieux oiseaux ne l’abordent que furtivement.Vàins émois?Précautions exagérées?Nullement! Un sombre vacher et sa "vachère" plus pâle, deux oiseaux de malheur, rôdent au-dessus du jardin, se perchent sur tes arbres élevés, surveillent les (nuile à la dernière page) Bloc - notes Les mises en candidshire La présentation des candidats de la majorité des districts électoraux rie la province en yue de l’élection du R août se déroulera demain en-tre midi t» deux heures de l’après-midi.cUn« un an droit oui doit Itro blic d )ive compter La troisième formalité comporte une garantie pécuniaire: un dépôt de $200.Mais ce gage est remis au candidat, s'il est élu ou "s’il reçoit un nombre de voles au moins égal à la moitié du nombre de votes donnés en faveur du candidat élu".Sinon, ces arrhes sont confisquées et "appartiennent à Sa Majesté pour les besoins publics de la province”.Du reste, cette somme ainsi déposée est “insaisissable”.Voilà les formalités essentielles qui entoureront les mises en candidatures officielles qui se dérouleront au plus tard demain, dans l’intervalle de midi et de 2 h.de l’après-midi.Louis ROBILLARD Cette mesure de grève Si l’on en croit les différentes rumeurs, Montréal serait mVnacé d’une nouvelle grève du tramway à brève échéance.L’un des trois groupements ouvriers oui se partagent l’allégeance unioniste des employés veut imposer l’atelier fermé et exclure les deux autres.Lés unions qu’on veut ainsi décapiter protestent avec véhémence, comme la chose se comprend, d’autant qu’une coniittission d’arbitrage s’est déjà prononcée contre l'atelier fermé.Les discussions entre les trois unions ouvrières sont sans doute fort instructives, mais 11 est quelqu’un qui a ausài quelque intérêt en l’affaire, qui paie les salaires de tous les ouvriers, syndiqués ou non, et qui supporte admirablement les avanies du régime de transport, sans presque jamais se plaindre: c'est le PUBLIC.On ne parait pas dans ces diesus-atons, s’en préoccuper le moins du monde, tout comme s’il était inexistant.Il semble pourtant qu’il a quelq les droits, et que l’intérét pu-pour quelqua Les Alliés ont lancé deux offensives en Normandie en fin de semaine et ces offensives promettent des résultats considérables.L'offensive anglaise au début de la semaine s'était butée à une résistance imprévue de la part des Allemands, mais elle avait eu pour etfet d'attirer le gros des formations blindées allemandes à l'est de l'Orne.Les Etatsuniens en ont profité pour attaquer vigoureusement jeudi à l'extrémité occidentale du front et les Anglais se sont à leur tour%ncés hier à l'offensive au centre.Les Etatsuniens ont déjà remporté des succès notables.Ils ont pris Coutances en fin de semaine et l'une de leurs colonnes blindées vient d'atteindre Avranches.Une colonne partie de Coutances ft'est plus qu'à trois milles de Granville sur la côte, mais cette avance perd de son importance du fait qu'une autre colonne est rendue à Avranches qui se trouve à 15 milles plus au sud.Les Etatsuniens ont engagé dans cette offensive des effectifs blindés considérables et le grand quartier du général Bradley vient d'annoncer l'entrée en ligne de la 2e division blindée que le général Patton commandait en Tunisie et en Sicile ainsi que de la 3e division blindée qui en est à ses débuts.Les colonnes motorisées étatsuniennes ont haché les lignes allemandes sur un front de 40 milles, encerclé en plusieurs endroits des débris des 8 divisions allemandes qui tenaient ce secteur et fait plus de 10,000 prisonniers.Une formation d'élite appartenant à ia division blindée “Dos Reich" des Chemises noires a vainement tenté à trois reprises de s'échopper d'une poche à Saint-Denis-le-Gast.Si les Etatsuniens réuississent à s'emparer d'Avran-ches et à pousser au delà, ils auront débouché hors de la presqu'île du Cotentin où les Allemands se sont efforcés de contenir les armées du général Montgomery sur un front relativement restreint.Ils pourront alors pousser vers le sud pour isoler toute la péninsule de la Bretagne ou tenter d'envelopper l'aile gauche des Allemands et marcher sur Paris.Leur avance aura au moins eu pour résultat de redresser dans une bonne mesure le front d'irrasion et de l'orienter plutôt vers ;'est, c'est-à-dire dons la direction de Paris et de la frontière allemande, que vers le sud comme c'était le cas jusqu'ici.Les troupes anglaises qui se sont lancées à l'offensive hier ont déjà réalisé des pénétrations qui atteignent huit milles de profondeur au centre du front.Elles ont déjà pris une douzaine de villages et enlevé une colline de 900 pieds d'altitude à l'est de Saint-Martin-des-Besaces à 6 milles au sud de Caumont, Elles auraient fait 400 prisonniers au cours des 12 premières heures de l'attaque.L'avance la plus considérable a été réalisée à l'ouest du front d'offensive de 7 milles où l'on a occupé Saint-Jean-Brécu-des-Essortiers et les uoges.Les Anglais se heurtent à une vive résistance au centre de ce secteur cù les Allemands sont établis sur de fortes positions près du Quesnay.A l'est, l'avonce n'a pas dépassé trois quarts de mille sur un terrain accidenté et difficile.Comme l'offensive étatsunienne de jeudi, l'offensive anglaise hier a été précédée d'une formidable préparation d'aviation exécutée par 1,000 appareils de la Royal Air Force.LA GUERRE AERIENNE Les grandes opérations qui se déroulent à la fois sur le front de l'est et sur le front d'invasion dans l'ouest ont quelque peu détourné l'attention de lo guerre aérienne qui se poursuit cependant très activement.L aviation alliée soutient son offensive contre i Allemagne en utilisant à la fois des formations en Grande-Bretagne et des formations en Italie et les Allemands soutiennent de leur côté leur contre-offensive aérienne qu'ils conduisent à l'aide de leurs fameux avions-robots.Les projectiles volonts ont continué de s'abattre sur Londres et le sud de l'Angleterre au cours de la nuit en dépit de la vigilance des chasseurs de nuit et des canonniers de la D.C.A.Ils ont fait un certain nombre de victimes.On observe depuis quelques jours que les Allemands lancent leers bombes ailées par paquets tout comme une salve d'artillerie et qu'il s'écoule un intervalle régulier entre les décharges.Le premier ministre Churchill doit prononcer un discours aux Communes mercredi et on prévoit qu'ü avertira franchement la population anglaise qu'il lui fftut se préparer à subir les attaques d'autres armes terroristestollemandes.On ne prend pas à Iq légère les menaces allemand%upu sujet des armes nouvelles dont ils disposeraient.11 est toujours question d'avions-robots plus gros que ceux qui servent actuellement et de gigantesques fusées dont la charge d'explosifs atteindrait 12 tonnes.On prévoit en outre un débat sur l'opportunité de représailles contre l'Alleànagne à la suite de ses bombardements à distance.SUR LE FRONT DE L'EST Les Russes continuent d'avancer un peu partout sur le vaste front qui s'étend à travers les Etats baltes et la Pologne, mais les dépêches ne permettent pas encore de déterminer s'il se livrera une grande bataille devant Varsovie et sur la Vistule.L'agence "D.N.B." dit que les troupes allemandes ont empêché de puissantes forces russes de se frayer un chemin vers Varsovie, ce qui semblerait indiquer que les troupes rouges sont rendues è proximité de la capitale polonaise.La radio allemande a plus tard parlé de troupes rouges à 6 milles de Varsovie.Le dernier rapport de Moscou indiquait la présence d'unités russes à 20 milles à l'est de Varsovie.Les Allemands annoncent pour la seconde fois l'évacuation de Siedlce, à 50 milles à l'est de Varsovie, une ville 0 l'on se bat dans les rues depuis près d'une semaine.Les Allemands annoncent également pour la seconde fois que les Russes ont forcé le passage de la Vistule au sud-est de Varsovie, mais ils soutiennent qu'ils ont été rejetés une fois de plus sur la rive orientale du fleuve.Les Allemands annoncent pour la seconde fois, — la nouvelle avait été lancée la semaine dernière mais non confirmée officiellement, — l'évacuotion de Kaunas, la capitale de la Lituanie.Les Russes disent que leurs troupes ont dépassé Kaunas et que les Allemand:; engagent des réserves dans la bataille pour les empêcher d'atteindre la frontière de la Prusse-Orientale' Plus au sud, les Russes ont pénétré dons le territoire de Suwalki qui a été annexé à la Prusse-Orientale après le partage de lo Pologne et ils ont pris Giby, à 21 milles de la Prusse-Orientale proprement dite.En Lettonie, les Russes ne seraient plus qu'à une trentaine de milles de Riga qu'ils veulent atteindre au plus tôt afin d'isoler les quelque 300,000 hommes des 16e et 18e armées allemandes qui défendaient le nord des pays baltes.Les Russes annoncent qu'ils ont anéanti un puissant corps allemand encerclé à l'ouest de Brest-Litovsk, faisant 2,000 prisonniers après avoir tué 15,000 soldats allemands.SUR LE FRONT DU SUD En Italie, les principales opérations se déroulent actuellement dans le voisinage de Florence.Les derniers bulletins indiquent un raffermissement de la résistance allemande devant cette ville célèbre de l'Italie centrale.Les Allemands contre-attaquent vigoureusement et fréquemment, mais les résultats obtenus ne compenseraient pas les pertes qu'ils ont subies.Les troupes alliées qui convergent vers ia ville n'en sont plus éloignées que de six ou sept milles et la bataille se déroule actuellement sur la dernière ligne de collines devant Florence.Les Néo-Zélandais ont poussé jusqu'à 5 milles de Florence en fin de semaine, mais ils ont apparemment été forcés de se replier devant la vigueur des contre-attaques allemandes.A l'extrémité occidentale du front, l'artillerie étots-unienne et i'artillerie allemande échangent des fcoups d'une rive de l'Arno à l'autre.A l'extrémité orientale, les troupes polonaises se battent depuis plusieurs jours dans les rues du village de Senigallia.Sur le front d'Italie comme sur le front de Normandie, les Allemands continuent de livrer une lutte purement défensive.— Pierre VIGEANT.31-VÎI-44 [e catnet du grincheux “Mime dam une campagne ilectonle, a dit aux Communes d’Ottawa, le minis- chose.Une grève comme celle des employés de tramways entraîne des pertes considérables pour la population en général, et une multitude d’inconvénients, non seulement pour les travailleurs, l’industrie et le commerce, mais également pour lès femmes et les enfants.Dans ces conditions une grève doit être justifiée par de graves raisons.Mais on ne voit pas qu’une dis- ! cussiûn entre employés, non pas I pour les questions de salaires, non pour redresser certaines injustices, niais simplement pour régler une affaire d’hégémonie unioniste, soit une cause sérieuse oui justifie un groupement de jeter toute une ville dans d’inextricables embarras.Des journaux laissent entendre que la grè,ve pourrait coïncider avec la veille ou le jour de la votation.Ce ne sont là, sans doute que des rumeurs sans aucun fonds de vérité, car alors une grève faite dans de pareilles conditions équivaudrait à une véritable conspiration contre l’intérét public.L’on fait évidemment une grave injustice aux ouvriers syndiqués du tramwav en leur prêtant un pareil calcul.Le public a jusqu’ici appuyé les ! expérience des choaai de l’adminiitra-employés du tramway dans leur I,ion- donc, M.Godbout, l’a-t-il prise, lui, la sienoe d’expérience des choses de l’administration, #t aux dépens ds qui?tre de la justice, M.Louis Saint-Laurent, il me semble que l’on devrait garder te tens des proportions.” Comme dit l’autre.i bon entendeur, salut, et le premier, en les présentes conjonctures électorales, à se faire bon entendeur, devrait être le premier ministre de Québec, M.Adélard Godbout, celui-là même qui, au nom de l’amour du prochain, parle de mettre ses adversaires derrière les brr-re*ux des prisons, qui voit l’édifice national rempli de dynamite, et qui crie au danger de la guerre civile.•tenir une qromesse qu’il a faite en pestnt bien chacun de ses mots, chacune de ses paroles.* » ¥ La température exacte d’une assemblée électorale est difficile à “thermo-métrer” pour des assistants non avertis- * * * '®s de tramway veut être l’uni-sier à la Commission de mobilisa-1 due syndicat reconnu pour la com-tion qui acc.orde un ajournement et Pa8nie.Tous les employés devront 3580 Dandurand, pour M.J.-Emile nr0v^cë''‘Dar “la“radio“'^Tê; "iour- i Dans un* déclaration publiée j ^empte l’appelé de subir un j P*rtiet ?uelles ^ *¦*-'-*1 /t-1 »»-“ A i province, par ia radio et les jour- .= d matin nour-1 men m
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