Le devoir, 8 juillet 1944, samedi 8 juillet 1944
"Le Canada eat une nation aouve^ raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dea Etata-Unia, ou de qu que ce aoit d'autre l’attitude quU lu faut prendre envera le monde.Le premier devoir de loyaliame d’un Canadien n’eat paa envera le Commonwealth britannique dea nationa.tnaia envers le Canada et son roi, et ceui qui contestent ceo rendant, à mon avis, un mauvaia aervice au Commonwealth.” (U-X-3T) Lord TWEEDSMUIR Diraetaan Gaoraw PELLETIER DEVOIR FAIS CE QUE DOIS ^ t w RMactasr *n chai i Omar HEROUX Montréal, aatnadi 8 juillet 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES BT FETES Admlnhtration i RédacHoa .Gérant t BEIair 3361 BEIair 29B4 BEIair i 3361 Hitler à la tête des armées sur le front occidental Un grand moine architecte n’est plus ! Bloc-notes Las amis des Bénédictins et de l'art ont eu la douleur d'apprendre la mort du R.P.Dom Paul Bellot, O.S.B., survenue dans la nuit de mardi à mercredi de cette semaine.Cette pénible nouvelle était redoutée depuis un an déjà, 4Pr« qae des examens médicaux et une opération eussent révélé la présence du ma! qui vient d’emporter notre confrère.Né à Paris le 7 juin 1876, d’une famille d’architectes.Dom Bellot fut d’abord orienté vers une vie artistique qui lui permettrait de continuer, dans le monde, la carrière paternelle.Il étudia douze ans à l’école des Beaux-Arts de Paris, maniant l’équerre et le pinceau.En 1901, il obtint son diplôme d’architecte et eut le bonheur de voir ses aquarelles couronnées au Salon de l’Exposition.Ce contact sérieux avec la beauté créée n’étouffa pas l’appel intérieur !*.®eaut*e Incréée, qu’une éducation vigoureusement chrétienne avait su protéger dans l’âme de ce jeune Parisien.De bâtisseur des hommes qu’il devait être, il serait “bâtisseur du Bon Dieu”.Après avoir visité l’Espagne et ritâlie, il demanda son entrée à l’Abbaye de Solesmes où , il fit profession le 29 mai 1904.Les moines de Solesmes étaient alors exilés en Angleterre, dans un vieux château de l’ile de Wight.Les dons exceptionnels du nouveau profès, purifiés par l’ascèse et l’aperçu de vastes horizons surnaturels, furent vite mis à contribution.Il n’était que diacre, quand il élabora les plans de l’Abbaye de Quart Abbey qui devait loger les moines de Solesmes et révéler au monde savant les formes nouvelles d’un style architectural et monastique parfaitement adapté au lieu et au temps.Cet édifice splendide était la première oeuvre complète du moine architecte, mais non son premier effort, car d’autres bénédictins français, exilés en Hollande, avaient déjà requis ses services pour la première partie de leur monastère d’Oosterhout.C’est même en Hollande qu’il commença à tirer de la brique un parti génial, tant pour la forme que pour la rouleur.Ce matériau appelait des formes rectilignes et se prêtait à des dessins polychromes variés.Dom Bellot y excella au point de recevoir le surnom mérité de “poète de la brique".Dans la plupart des édifices ecclésiastiques et religieux qu’il fut appelé à construire dans la suite, on peut admirer ses fenestrages en briques contrariées, ses ouvertures terminées en angle aigu, ses redents de briques remplaçant les arcs, ses chapiteaux obtenus par des rangs de brique* sn saillie, le tout agrémenté de jeux de colorations au goût mâle et sûr résultant de la simple disposition harmonieuse des briques de différentes couleurs.Le cloître et le réfectoire de Wisques, en France, constituent peut-être son oeuvre maîtresse en ce genre.Mais Dom Bellot sut encore tirer de la brique de» arcs semi-ogivaux ou en anse de panier, d’une remarquable élégance, tels les beaux arcs de la nef de Notre-Dame-Des-Trévois à Troyes et ceux de notre cloître de Saint-Benoît-du-Lac.Le béton aimé reçut aussi de lui des arcs brisés et des dentelles qui donnèrent à ce matériau, dans l’église d’Au-dincourt entre autres, une étonnante légèreté.Ses succès retentissants valurent à Dom Bellot d’être appelé dans la plupart des pays d’Europe et d’Amérique.Setan le mot de Cbarlier, la France avait fait un missionnaire de celui de ses architectes qui rappelait le mieux les maîtres d’oeuvre des anciennes cathédrales.En 1934, l’Institut scientifique franco-canadien le pria de venir exposer a Montréal, à Québec et à Sherbrooke ses principes de rénovation artistique et chrétienne de l’architecture religieuse.En dix-neuf conférences, aussi agréablement dites que fortement étayées sur une haute philosophie chrétienne de 1 art Dom Bellot fit passer les résultats de sa contemplation de moine artiste et de son expérience.Les révérends Pères de la Congrégation de Sainte-Croix conçurent alors l’idée de lui confier la continuation de 1 Oratoire Saint-Joseph dont l’architecte venait de mourir.Par ce chemin, Dom Bellot parvenait providentiellement jusqu’à ses frères canadiens de Saint-Bcnoît-du-Lac qu’il devait édifier, réjouir et intéresser vivement pendant plusieurs années, tout en élaborant, avec le jeune père Dom Côté, son disciple, les plans remarquables de la première abbaye bénédictine en terre québécoise.Commencé en juin 1939, sous la haute surveillance de Dom Bellot lui-même.Pour prendre date assisté de Dom Côté, et sous la direction plus immédiate.- c de l’architecte Félix Racicot.artiste honnête et prudent, ! no^ qué flanaVaienf I«se^la^e! cet edifice presence maintenant un bon tiers de sa masse définitive.Il sera, de l’avis du maître lui-même, son chef d’oeuvre.Il présente en effet une synthèse complète des lignes, des formes, des couleurs et des matériaux employés dans toutes les oeuvres précédentes du maître et utilisés ici avec une puissance inégalée.Dom èBellot y a éprouvé la joie d’appliquer son équerre au beau granit blanc du Canada.Déjà frappé par le mal qui devait l’emporter, il a voulu reviser lui-même les plans de la future église abbatiale et de toute la partie de l'édifice qu’il reste encore à construire.Dom Bellot a beaucoup aimé le Canada français.Nos institutions éducatives le remplissaient d’admiration.Il s’intéressait surtout au renouveau de l’artisanat et rêvait d’y consacrer le reste de son séjour.Mais une épreuve l’attendait qui devait l’atteindre au point le plus sensible de sa belle âme d’artiste.Outre les inquiétudes qui pouvaient résulter pour lui, comme pour tout Français, de la situation européenne, Dom Bellot a éprouvé dans toute son acuité cette vérité qu’une âme d’artiste, même initiée aux joies profondes de l’état monastique, reste vouée à la souffrance.Comme Guy d’Arezzo, il a connu la souffrance particulière à ceux qui donnent à l’art qu’ils exercent une orientation nouvelle.De Guy d’Arezzo, on a dit “qu’il était un moine ingénieux et énergique, partout recherché, partout persécuté et enfin estimé comme ne le fut guère un autre homme de son temps".Il est malheureux que des intérêts matériels aussi légitimes que mal compris aient empêché Dom Bellot de faire profiter davantage ses collègues de la Nouvelle-France du rayon de lumière que providentiellement il leur apportait.On aurait eu plus de profit matériel et spirituel à approfondir les principes renouvelés de son art architectural chrétien qu’à essayer d’en plagier les quelques formes aperçues sur des cartes postales.A quoi ressemblent ces multiples constructions dites de style “Dom Bellot” auxquelles ü manque l’impondérable fini qui était tout l’art du maître?Il est consolant toutefois que, grâce à l'intelligence d’une élite, le véritable style “Dom Bellot” reste empreint au pays dans un petit nombre d’édifices sérieux.Dom Bellot part en pleine gloire, mais cette gloire d’artiste devant laquelle le monde s’incline en cache une autre que le monde ignore.Qui croirait que ce grand missionnaire de l’art montrait une fidélité de novice à l’intérieur du cloître?Toujours présent au choeur, ami de l’oraison et des Saintes Ecritures, obéissant jusque dans les détails au moindre officier de la maison, il ne se soustrayait à aucun service commun, servait à table à son tour, épluchait les légumes et faisait lui-même le ménage de sa cellule.Quelques-unes de ses attitudes ou de ses expressions de Parisien ont pu donner le change à certains esprits néojansénistes avides de système dans ce domaine comme dans les autre*.Dom Bellot “ne se mettait jamais en présence de Dieu”: il y était toujours.Il voyait Dieu partout où bien des chrétiens ne le voient plus.Initié depuis de longues années à une spiritualité antique, large et libre, mais prenant toute la vie, Dom Bellot ne se souciait pas trop de tout cet appareil extérieur et artificiel qui entretient trop souvent l'illusion de la vraie piété chez un grand nombre d’âmes.Simple et grand, il trouvait dans son art le moyen le plus normal pour lui d’adresser à son Créateur la louange que toute créature Lui doit.Ecoutons-le terminer la description de son église d'Oosterhout: “Si bien qu’il y a tout un monde entre la lumière naturelle de l’extérieur et le rayon qui frappe l’autel.Ce monde, c’est le royaume de l'esprit qui prépare à Dieu une louange parfaite, qui se sert des créatures et leur impose l’ordre intelligent mis en nous par Dieu quand II nous fit à Son image.” A la douleur de voir disparaître ce frère bien-aimé se joint, comme consolation, un honneur hautement apprécié par tous les bénédictins de Saint-Benoît-du-Lac: Dom Bellot reposera définitivement parmi nous, le maitre, près de son grand oeuvre, le moine édifiant, près de ceux pour qui il reste un modèle de l’Ora et Labota traditionnel.fr.G.MERCURE, O.S.B.prieur.8-VH-44 L’actualité Sir John Froissart News tit un hebdomadaire to-rontois que dirige avec une remarquable intégralité et une surprenante continuité, dans l’éclectisme une femme, Mlle Judith Robinson, qui aurait certes assez d'esprit pour en faire en plusieurs langues, les deux qui sont officielles au Canada notamment, si elle n’excellait exclusivement qu’en ta langue qu’à Toronto l’on tient pour cette de Shakespeare.A l’occasion d’une chronique récente, exactement le 24 juin, qui se trouvait être comme par hasard la Saint-Jean-Raptiste, Mlle Robinson paraissait tellement vouloir s’en tenir à la langue anglaise, qu’elle an-glifiait le prénom du grand chronl-queur français Jean Froissart, et en faisait sans plus de façon John (tir John) Froissart.Il faut savoir être de bonne composition, ne pas pousser l’esprit de bace plut loin au’il ne faut; mais nous prendre notre bon vieux Frotssart, ça, non, vraiment pat çat Nous connaissons, nous du Québec, ta langue que l’on dit être celte tantôt de Racine ou de Corneille, tantôt de Bossuet.Quelques anglicismes en moins, si l’on soignait r ailleurs un tant soit peu la syn' £ Les Torontois ont pour eux, autant que nous nous l’avons pour nous, la lettre et aussi l’esprit, surtout l’esprit, de la loi londonienne, le British North America Act, et de tous tes autres instruments juridiques dont l'ensemble nous constitue comme une constitution (fête, le 1er juillet), et nous est comme une 'nouvelle Magna Carta non pas seulement de nos quatre, mais de toutes nos libertts.Soyons francs, honnêtes, justes envers tout le monde comme envers nous-mêmes — Us Ourselve, comme veut dire le Sinn Fein, formule qui est très chère au coeur de tout Irlando-Canadien — et reconnaissons, sans lésiner, qu’à Toronto, ils ont droit — un droit se fondant aussi sur un fait — de parler la langue, la même, s’ils en sont capables, que feu Mllu Shakespeare.Billy Shakespeare, on nous permettra, à l’occasion de ce grand nom, une incidente.S’est-on jamais arrêté à penser, chez nous, c'cst-A-dire dans les milieux intellectuels du pays dont ta ville de Québec est l’Athènes, pue l'auteur d'un discours fameux aue Marc-Antoine, l'ardent imperator, devait prononcer quelques siècles plus tôt, Shakespeare lui-même pour ne pas le désigner plus ostensiblement, que cet homme-là, le 'axe, ça serait du français d’assez ; qnt jouait dans tes cours des auber- , bonne qualité.En principe, n’est-ee pas le français du , Grand tiède qui est notre langue?Pourquoi ne cannai- traient-ils pas m n’auraient-ils pas 1 la prétention de parler à Toronto la langue, qui est après tout fort belle, du barde de Stratford-sur-Avon?Ut patter anglais, comme dit M.te sê-, nateur Bouchard, c’est bien le moine qu'on leur puisse permettra, get de son temps des pièces qu'il avait écrites, tout comme notre Gratien Gilt nas a appris à jouer les siennes dans sa cour à lui, que cet homme, Shakespeare, se prénommait exactement ' de la mime manière que le présent — très prisent — premier ministre du Canada.M.King?Shakespeare et M.King se pri-nomrfienl William ou, si Von veut faire court; Bill, et plus court en- core: Billy.Cette coïncidence de similitude onomastique a quelque chose de troublant, mais à la fois de très compréhensible pour qui saurait par exemple se surréaliser, on s’abstraire, sinon s’abstractionni-ser: Mnrc-Antoine.ses larges peux .mer immense.Bill Shakespeare’s Mark Anthony’s- Oration., Armada .Uoum with il.— Billy King — Pologne — Corrèador — Picasso — Dantzig et Sibelius — Guillaume le Batard — G.B.S.— Joan of Arc — les bouter hors de France — Normandie.Et voici que, par manière de surréalisme ou abstraclion, nous revenons an News de Toronto et à Mlle Judith Robinson.Mlle Robinson parle dans sa chronique des Canadiens qui sont descendus, aux fins de l invasion 19M, dans la province française de Normandie et aussi, par voie de souvenirs historiques, des rois Normands qui fi-rent ta conquête de l'Angleterre et qui ensuite, d’Angleterre, tentèrent du côté de la Normandie des incMr-stons qui furent des épisodes de la guerre de Cent ans.Et c'est ainsi que Jean Frotssart accompfigna Richard II, A moins que ça ne soit un autre Richard sur les bords normands.El Mlle Robinson, ta To-rontoise unilingue, prénomme Frotssart John, alors qu'elle devrait le prénommer Jean.La langue anglaise a certes ses droits, surtout quand c’est la langue anglaise de Toronto.Mais u aurait-il un manuel d'histoire, même le manuel unique A venir, qui peut autoriser de dire John Froissart?L’Encyclopoedla Britannica elle-même parle de Jean Frotssart.J o V*rjgç extraits du Montreal Daily Star et du i Standard: L’OPINION ANGLAISE La presse anglo-canadienne de la province de Québec manifeste son inquiétude.Depuis le régime extravagant de J’Union nationale, de 1936 a 1939, elle avait perdu confiance en l’honorable Maurice Duplessis et ses alliés excentriques.Aujourd’hui, elle rompt presque complètement avec le parti et les groupes hybrides de I opposition.Les uns, comme te Montreal Daily Star et le Standard, conviennent courageusement que, dans les circonstances, le gouvernemeent de l’honorable Adélard Godboul donne des gages d’une administration réaliste et pratique.Les autres, comme le Chronicle-Telegraph, recommandent aux électeurs de langue anglaise de ne pas exprimer leurs dispositions présentes.Et la vieille Gazette attendra probablement la fin de la campagne pour jouer son double-jeu coutumier.Si ces organes de l’opinion représentent les vues de la minorité, ceci signifie aux tenants des idées nouvelles qu’ils ne peuvent compter sur l’appui des éléments conservateurs.A d’autres signes, on reconnaîtra bientôt que les conservateurs de langue anglaise ne sont pas les seuls à sentir le besoin de protester contre les fo-mentateurs de vaines querelles et les pêcheurs en eaux troubles.Çn imagine bien que le Herald, qui a un passé plus ou moins libéral, ne sera pas moins favorable que les autres au cabinet Godbout.Et ceci confirmerait l’opinion d’un observateur de nos amis ,qui prétend que le vote anglais, en gros, ira au gouvxernement.Mais les électeurs ne suivent pas toujours l’avis de leurs journaux., A Québec Sous les auspices de la Société d’Histoire régionale de Québec, on a célébré l’autre jour le 336e anniversaire de la fondation de la ville.Fête brève mais, nous dit-on, de grande allure.Le fait est que la Terrasse, avec le monument de Champlain, offre pour de pareilles manifestations le plus beau cadre qui soit.Québec compte à son actif des manifestations grandioses.Tous les hommes d’un certain âge se rappellent les grandes fêtes de 1908.Mais nous ne croyons pas qu’il y eut eu encore de fêtes annuelles.Ce sont celles-ci qui, cependant, peuvent le mieux garder dans la mémoire des générations les souvenirs anciens et que paraît vouloir inaugurer la Société d’Histoire régionale.C’est une initiative dont il faut la louer.Nettoyage Un brave homme nous écrit: Bravo pour le pasteur député qui a demandé le nettoyage des kiosques.Dans un ordre différent, fai-merais beaucoup voir s’opérer un autre et modeste nettoyage: celui des inscriptions, pas toujours jolies, qui salissent tant de murs et de façades de maisons.II doit y avoir moyen de faire quelque chose dans ce sens.O.H.a-vn-44 LONDRES, 8 (C.P.) — La radio de Moscou annonce aujourd’hui que le chancelier Hitler a pris la direction personnelle des opérations militaires sur tout le front de l’ouest, à la suite du remplacement du maréchal von Rundstedt.Le correspondant de guerre russe Yankov Vitkorov, qui a annoncé la nouvelle à la radio, a ajouté que c’est là un ’’symptôme de la défaite ennemie.” Un communiqué allemand annonçait, il y a deux jours, que Rundstedt avait été remplacé par le feld-maréchal Guenther von Kluge.Les pensions de vieillesse augmentées dans la province Nouvelle annoncée par le premier ministre Godbout Emile BENOIST °Çe carnet du grincheux • - M.Godbout prétend que se Misse électorale, c'est le peuple et sa confiance.S'il y puise autant que ses amis d’Otta-wa depuis quelques années, le pauvre peuple sera vite en guenilles.* 4 4 Si M.Godbout est battu, il pourra dire en guise de consolation : il me reste tout de même du boulot .de Gamber-mont.* ?A Maintenant qu'on l'a limogé, M.Aqui-la Ledair peut se dire que les partis politiques, ça lui est aguilatéral.* * * L“'organisation" électorale sera bien difficile, cette année, à cause du rationnement sur les moulins à laver et les machines à Coudre.* A A M.Godbout dit que grâce à M.King nous n'avons pas la conscription.A preuve l’affaire Guénette, et les traitements qu’on inflige aux conscrits dans les camps militaires.A A A Notre premier ministre provincial se réserve de dire en temps et lieu ce qu’il pense de la politique fédérale.Ce que M.King doit avoir une frousse ! Le Cr.'iicheux S-VVlfVk Québec.8 -— 25,000 personnes qui bénéficiaient jusqu’ici, d’une pension de vieillesse recevront, au premier août, une augmentation de cette pension.Plus de six cents autres qui n avaient pu, pour une raison ou pour une autre, profiter de cet avantage, deviendront éligibles à la pension dans un avenir très rapproché.Voilà la nouvelle que M.Adélard Godbout, premier ministre, a annoncée hier soir.“Depuis la mise en force de la loi, a déclaré M.Godbout, et d’apres les termes de l’entente signée avec le gouvernement fédéral, les vieillards, les aveugles et les mères nécessiteuses de la province ont reçu près de rent millions de dollars, soit exactement $94,684,-113.65.” Le premier ministre a expliqué qu’à la suite des démarches répétées qu’il a faites auprès des autorités fédérales, la loi a été amendée le 30 mai dernier pour porter le taux maximum du revenu d’un pensionnaire de $365 à $425, Le ministre intérimaire du Travail, M.Wilfrid Hamel, a signé récemment avec le ministre fédéral des Finances une entente qui donne force de loi, à compter du 1er avril dernier, à cet amendement.“Grâce à cet amendement’’, a dit M.Godbout, “il nous sera possible d’augmenter la pensioil d’environ 25,000 bénéficiaires.La revision de tous les dossiers est commencée et ce travail considérable sera complété à la fin de juillet.Les pensionnaires qui auront droit à une augmentation recevront d’ici là un avis officiel et le premier août on leur expédiera un chèque portant le montant de l’augmentation avec effet rétroactif au 1er avril dernier”.Cela veut dire que les pensionnaires recevront l’augmentation pour les quatre mois écoulés.Les règlements fédéraux ont aussi été amendés pour ce qui touche à la question de domicile.Cet amendement sera en vigueur lorsqu’il aura été publié dans la Gazette du Canada et lorsque toutes les provinces l'auront approuvé par un arrêté ministériel.La province de Québec a récemment rempli cette condition.A l’heure actuelle, une personne ne peut bénéficier d’une pension de vieillesse si elle n’a demeuré au Canada pendant vingt ans au moins, dont seize années précédant immédiatement sa demande de pension, oelon l'amendement apporté aux règlements, une personne pourra désormais bénéficier d’une pension pourvu qu’elle ait demeuré au Canada au moins vingt ans, dont seize années à compter de la date où elle a atteint l’âge de 56 ans.En conséquence, tous les dossiers de pensions refusées jusqu’ici ont ete examinés de nouveau et les personnes qui deviendront éligibles à une pension, selon l’amendement apporté aux règlements fédéraux, ont été avertis.On a envoyé à chacune d elles les formules d’usage Lar permettant de présenter une nouvelle demande de pension.On estime que le nombre de ces nou-veaux pensionnaires sera d'environ 600.M.Godbout a déclaré que le nombre total dés pensionnaires, dans la H°vince, est aujourd’hui de 47,387.On paye à ces personnes une somme mensuelle s’élevant à 31,-070,808.83.Depuis la date de la mise en vigueur de la loi au 31 mai 1944, les vieillards de Québec ont reçu, à titre de pension, un montant total de $77,741,180.89.Au 31 juillet prochain, lorsque la pension aura été augmentée, la .moyenne probable de Ta pension aéra dé 324.25 par mois.M.Godbout nous a dit on mot de la pension aux aveugles, qui sera aussi augmentée d’ici au premier août.A l’heure actuelle, 2.248 aveugles reçoivent des pensions mensuelles au montant de $54,817.37.Depuis le début, on a payé à ces infortunés un montant de $2,999,-553.70.Au 31 juillet 1944, avec l'augmentation prévue, la moyenne probable de la pension sera de $24.80, Quant aux mères nécessiteuses, le gouvernement a payé à 9,696 d'entre elles, au 31 mai 1944, 313,-943,379.06.La moyenne de cette pension est de $30.33, ce qui occasionne un déboursé mensuel de 3294,064.61.Vigoureuse attaque dans le secteur de Caen Trois places fortes ennemies envahies par les troupes Sur le front de Caen, 8 (A.P.), — Le général Montgomery a lancé une vigoureuse attaque aujourd’hui dans le secteur de Caen.Les troupes et les chars d’assaut avancent sous un terrible barrage d’artillerie.En moins de 80 minutes, trois places fortes ennemies, Galmance, Labiju-de et Labisey, ont été envahies par les Tommies.Un communiqué du quartier général a annoncé que la première phase des opérations s’est bien déroulée.Des bombardiers moyens alliés se sont joints à l’attaque, semant la destruction dans les rangs ennemis, déjà ravagés par les bombardements^deja veille.Elections en Albem le 8 aoftt L’étude du budget se continuera lundi La dette fondée de la ville a diminué de $7 millions, dit M.Asselin Choses et d aujour d’hier d’hui "L*t puisuKiett mitéritlles sont, même si leurs dirif«*nts l’ignorent, su service de pulsssneet spirituelles; c'est-à-dire que l«s hommes n'ont constitué leurs groupas que pour réaliser des besoins ou des aspirations".JOSEPH WILBOIS (VOoaa* okoeOMa).Le conseil municipal s’est ajourné à lundi pour reprendre l’étude du budget de $56,729.588, pour l’exercice financier 1944-1945.Au cours de la séance d’hier, ajournée à une heure de l’après-midi, M.Asselin a révélé, dans un exposé sur la situation financière, que depuis le 30 avril 1940, la dette fondée nette de la ville a diminué de $7,935,785.70 et qu’elle est actuellement de $211,000,000 contre $219,000,000, il y a quatre ans.Le conseil a aussi appris que l’évaluation municipale a augmenté de $18,838,921 en 12 mois; le 30 avril 1943, elle était de «1,250,128,644, et de $1,269,067,565, le 30 avril dernier.Augmentations de salaires Au sujet des augmentations de salaires des employés municipaux, M.Asselin a déclaré que le comité exécutif ni le conseil n’avaient rien eu à faire avec les grèves des employés, mais qu'ils doivent aujourd’hui faire face aux conséquences.Les augmentations de salaires des employés municipaux de toutes les catégories représentent une somme globale de $2.521,052.33 pour Tannée courante sur 1943, soit une augmentation d'environ 20 pour cent.Le 30 avril 1940, le nombre des employés municipaux de toutes les catégories était de 8,947; le 30 avril dernier, il était de 7,463, soit une diminution de 1,184.La moyenne des salaires le 30 avril 1940 était de 31,333; elle est montée à $1,961 pour Tannée 1944-45.En 1939-40, les salaires des employés étaient au montant de 311,936,544; pour 1944-45, 1s sont au montant de $14,650,-850, malgré la diminution du nombre des employée.Avii de motion Plusieurs avis de motion ont été dépoeés à la eéance du conseil, hier matin.Pour sa part, le conseiller Buhay a proposé que le conseil demande au comité exécutif de faire rapport à la prochaine séance pour expliquer en détail la réorganisation de la division des parcs et terrains de jeux; a) la nouvelle distribution des fonctions de la division; b) le contrôle des parcs et terrains de jeux; c) les différends entre les membres de la division; d) la date à laquelle les parcs et terrains de jeux, personnel et accessoires, ont été mis à la disposition des enfants.Il demandera également au conseil de prier le comité exécutif de donner les renseignements suivants: la date et le texte de la résolution adoptée par le comité exécutif et refusant l’usage des parcs, y compris la ferme Fletcher, pour la tenue d’assemblée publiques par les candidats aux prochaines élections.Il voudrait également connaître le nombre de candidats qui ont demandé de faire usage des parcs publics et les raisons pour lesquelles la résolution abrogeant le droit des citoyens de se servir des terrains de jeux pour la tenue d’assemblées publiques, a été passée.Le conseiller J.-M, Savignac, dans une note qu'il se chargera sans doute d’expliquer au conseil, demande que le comité exécutif soit prié d’etudier l’opportunité de demander à la Commission dés tramways de Montréal de prendre les dispositions voulues afin qu’il ne soit pas permis à de tierces personnes de se servir, pour leur bénéfice personnel, de tramway* de la compagnie au détriment des voyageurs.Il veut sans doute parler des tramways spéciaux que 1a compagnie loue pour des parties de plaisir ou pour dea pique-niques.Enfin, le conseiller Allan s’apitoie sur le sort de notre police psr ces temps de chaleur équatorial* «t demanda qua la comité M Edmonton, 8 (C.P.) — Les électeurs de l'Alberta voteront le même jour que ceux de la province de Québec.M.E.C.Manning, premier ministre de cette province, a annoncé hier qu’il en appellerait au peuple ce jour-là et que l’appel nominal serait fait le 29 juillet.Ce sera la seconde fois que i’AI-berta se choisira une assemblée l> gislative depuis le début de la guerre.C’est le 21 mars 1940 que les citoyens de TAlberta retournèrent au pouvoir le gouvernement du Crédit social qu’ils avaient d’abord élu en 1935.La dissolution de la neuvième législature s’est faite aujourd’hui et les chefs des différents partis un?immédiatement commencé de pré parer leur campagne.M.Manning a aussi révélé que i on lait déjà les arrangements nécessaires pour permettre aux citoyens de TAlberta qui sont en service actif d’élire trois députés qu’iri choisiront dans leurs rangs.Les militaires, hommes et femmes, voteront après le 8 août, mais oa croit que cette élection complémentaire sera complétée à temps pour que les députés qu’ils choisiront puissent siéger dès la prochain* sess'on de TAsserubiée législative.Si l’on ajoute au nombre des députés actuels les trois députés-soldats que l'on élira, la prochains chambre se composera de 60 représentants.A ia dissolution du Parlement, cet après-midi, voici quelle était U position des partis; Crédit social, 35; indépendants, 17; créditiste indépendant, 1; travailliste, 1; libéral, 1.il y avait une vacance.M.Manning en communiquant la nouvelle de l'élection à la presse a déclaré qu’il croyait que le tempi (tait venu pour son gouvernement de se faire renouveler le mandat qu’on lui avait accordé, afin qu U puisse poursuivre avec une vigueur accrue la tâche qu'il se’st donnée.N.D.L.R.— Le Devoir avait publie cette nouvelle, il y a quelques jours.Candidatures du Bloc dans Québec Québec, 8.— On mentionne les candidatures probables suivantes pour le Bloc populaire canadien dans le district de Québec: M.Lucien Richard ferait la lutte à M.Maurice Duplessis, chef de l’Union nationale, dans Trois-Rivières; Le Dr Pierre Gauthier, organisateur du Bloc dans la région de Québec, abandonnerait Tarène fédérale pour se présenter au provincial dans son comté de Port-neuf; M.Emile Simard, professeur à l’université Laval, serait candidal dans Québec-centre contre M.WH-liam Morin, député libéral sortant, M.Boger Vézina, rédacteur er chef du journal “Le Bloc”, se pré «enterait dans Québec-est; Me Pierre Andet serait candidal dans le comté de Québec.Avance continue à Saïpan Washington, 8 (A.Pf) — Les forces américaines continuent à avancer malgré une forte opposition à Saipan, tandis qu'au sud des Mariannes.d’autres forces attaquent Guam et Rot», L’amiral Nimitz a rapporté hier que les aéroports ainsi que les autres Installations de Guam et de Rota ont été partiellement détruit» par les bombes, les canops et le; mitrailleuses.r exécutif soit prié de prendre les mesures nécessaires afin de pourvoir les policiers de la ville de Montréal d’uniforme* d’été aans lourde* tunique*.?—^ -> LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 8 JUILLET Wikwémikong Ile Manitouline, 1844-1944, centenaire du retour des Pères missionnaires Jésuites dans l'Ontario-Nord, le 9 juillet 1844 Michel Power qui désirait les “voir sur toutes les lignes de son diocèse’*.Escorté de huit Indiens, M.Proulx alla chercher à Sandwich (Windsor) le P.Choné, son sue- de 1862 à 1865, fut le premier mé- Naïve, crédule, sincère et disant decin-chirurgien de l’Ontario- ! sans prudence ce qu’elle pense.Nord et le type du missionnaire souvent en blessant les autres, car coureur de bois A son arrivée, la sa critique est parfois malveillan-population de l'ile Manitouline était | te.Orgueil et contentement de soi.Wikwémikong n’a de chinois que la résonance de son nom.C’est un joli village indien du Canada, accroché à l’extrême pointe orientale de l'ile Manitouline, — la plus grande ile du monde qui baigne dans l’eau douce, “the largest fresh wateri sland in the world’ (1).^ Ceinturée par les eaux — d’un bleu très pur, — du lac Huron et de la baie Géorgienne, cette île est aujourd’hui le paradis terrestre des touristes américains et canadiens, des pêcheurs de tout poil et des Indiens odjibwés.Paradis à proximité de Sudbury: par avion, un trajet de 40 milles franchi en 20 minutes; par train, un parcours de 85 milles, en 6 heures.1844-1944.Cent ans écoulés depuis le retour des Pères Jésuites dans le Nord ontarien.L’occasion est excellente de rappeler brièvement l’histoire de Wikwémikong.poste missionnaire, centre de ralliement de nombreuses nations ou-taouaises, odjibwées et algonquines.Retour C’est le 9 juillet 1844 que le Père Jean-Pierre Choné, S.J., arrivait sur la première ligne de bataille des missions, à Wikwémikong.A la vue de cette région tant désirée, de grosses larmes roulèrent sur sa figure.“Il me serait impossible, écrit-il, de dépeindre l’état d’àme où je me trouvai à ce moment, pioi le premier.j’allais prendre la plac; de nos anciens Pères et Frères qui ont arrosé de leur sang et sanctifié par leurs souffrances cette terre infidèle.” (Lettre des Nouvelles Misisons du Canada, t.I, p.135).Cette terre infidèle, “demeure du Manitou”, le P.Joseph-Antoine Poncet l’avait déjà évangélisée en 1648.Il avait fondé une maison — la première — dévastée peu après par la guerre-éclair des Iroquois.Il tomba entre les mains de ces bar-bares et subit les mêmes tourments que nos saints Martyrs canadiens, sauf la naort.Remis en liberté il quitta le Canada, pérégrina de par le monde et termina sa carrière à la j (1) L’ile a une étendue de 1,073 j milles carrés et on l’appelle “l’Isle aux cent lacs”.Naissance A l’hôpital M.et M BLAQUIERE.Saint-Luc, le 5 juillet, à M.et Mme Henri Blaquière née Roy (Madeleine), 4641 Delanaudière, est nê un fils.Parrain, Rév.Philippe Dtibé, grand-oncle de l’enfant; marraine, Louise Blaquière, porteuse, Berthe Blaauière, toutes deux soeurs de l’enfant.FAMELART.— A l’hôpital Notre-Dame, le 3 juillet, à M.et Mme Adolphe Famelart, née Bi.saillon (Lucienne), un fils baptisé Joseph-Paul-Jean-Gilles.Parrain et mar-rains, M.Jean-Louis et Mlle Annette Bisaillon.Porteuse, Mlle Marguerite Bisaillon.?Avis de décès LEROUX.— A Montréal, le 6 juillet 1944, à l’àge de 62 ans, est décédé le Dr Oza Leroux, époux de feu Blandine Bissonnette.Les funérailles auront lieu lundi, le 10 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 5862, Delori-mier, à 8 h.45, pour se rendre à Martinique.Un humble bureau de poste perpétuait, jusqu’à l’été dernier, le nom du premier missionnaire de la grande lie.A l’Ouest du nouveau L’oeuvre du P.Poncet, interrompue temporairement, ne sera reprise qu’en 1670, date du retour de quelques familles outaouaises dans l’ile.Car les Mohawks, en 1652, opérèrent une razzia à Manitouline et au lac Nipissing.Terrorisés, les Ot-tawas fuient éperdument vers l’Ouest.Ils s’éparpillent sur la rive sud du lac Supérieur, à Keweenak, dans le Michigan, à Green Bay, jusqu’à La Pointe (aujourd’hui Ashland) dans le Wisconsin.C’est dans ces lointaines solitudes qu’iront les retrouver les vaillants missionnaires de l'ancienne Huronie en ruine.Une ère de prospérité va s’ouvrir, guère inférieure à celle qui vient de se clore dans le sang des martyrs.Ces missions du Michigan et du Wisconsin ont une glorieuse histoire, et par le succès et par la valeur des hommes qui évangélisèrent ces parages Jusqu’à l’époque de la Cession du Canada Elles ont un rapport avec les missions canadiennes puisqu’après la guerre de 1812 un grand nombre d’indiens de l’ouest américain émigrèrent dans l’ile Manitouline.Ils refusèrent de se soumettre au gouvernement de Washington qui leur ordonnait de quitter leurs terres et d’aller s’établir à l’ouest du Mississipi.Parmi les missionnaires illustres de l’Ouest, les Pères Léonard Garreau, René Ménard, Charles-Jean Allouez qui fonda la mission de La Pointe du Saint-Esprit (aujourd'hui Ashland, Wisconsin), et près de la moderne ville de Green Bay, la mission de Saint-François-Xavicr, plus connue sous le nom rie Rapide des Pères ou “De Pere” Wisconsin).L’ampleur de ses entreprises, ses prodigieux succès dus à une incroyable activité, méritèrent au P.Allouez !e titre d’apôtre de l’Eglise de l’Ouest.La patrie En 1670, une autre guerre refoula dans leur pays d’origine, l’ile Mani-touline, plusieurs bandes d’Ottawas que suivit le P.Louis André, leur aumônier.Il paya cher son prosélytisme dans l’ile.Pour ne pas mourir de faim il fut réduit à manger des mocassins et une espèce de fougère appelée “tripe de roche”.Maigre sa faiblesse, il poursuivit ses courses et ses instructions.Il composa, pour attirer les enfants, des cantiques et accompagnait les chantres avec sa flûte.Les Indiens raffolaient de cette divine musique, combien plus harmonieuse à vrai dire que leur sempiternel tam-tam et combien plus variée que la mourante monotonie de la pauvre peau de tambour éperdument battue au long dés saturnales Au P.André, succédèrent les PP.Henri Nouvel et Charles Albanel, l’emule de Marquette; comme le cé-lebie découvreur du Mississipi, Albanel légua son nom à plusieurs endioits de la géographie moderne.Il fut le seul missionnaire de cette époque inhumé au Sault-Sainte-Marie.Après la dispariiion du P.Albanel, une nuit historique enveloppe l’ile Manitouline, le Sault et toutes les missions environnantes.Puis, la fondation de Détroit, en 1701, oc- été les tranquilles po.se^eure de «our de la fermeté et «|fiflaueffibU;s-l’ile entière.Le contrat (2), signé *« ?* Jr!f ,‘ C pittoresque de la mission, bâtie au I rent pression auprès du gouverne- l°nle est capricieuse et variable fond d’un amphithéâtre d’une beau-1 ment.Jusque-là les Indiens avaient | f®®™* té unique.M.Prouix comptait bien offrir l’hospitalité de sa cabane au P.Chore, mais le feu la réduisit en cendres.11 poussa la charité jusqu’à Jemeurer environ un an avec le nouveau venu pour l’initier au dialecte indien.Les bâtisseurs A partir de ce moment, (1844), jusqu’à la fondation du diocèse du bault Sainte-Marie (1904), 91 Jésuites travaillèrent au poste central de Wikwémikong: 42 prêtres et 49 frères coadjuteurs; depuis 40 ans, ajoutons une cinquantaine de jésuites.Us organisèrent les oeuvres essentielles à un centre missionnaire; école industrielle de garçons, école du soir (1856) et couvent de tilleltes confié aux Filles de Marie.Us desservaient 21 postes en 1848, et 64 en 1890.Suivons l’un d’eux dans une randonnée apostolique.Après avoir visité les dessertes de l’ile Manitouline, le père gagnait la Rivière-aux-Sables, située près de Thessalon, puis Mississagué, Spragge, Massey, le Fort-la-Cloche.Birch-Islund (qui faillit connaître, l’an dernier, une renommée internationale lors du passage du président Roosevelt), Killarny; H contournait la Baie Géorgienne, filait au nord par la Rivière-des-Fran-çais pour visiter les Nipissings (Peaux-Rouges du lac Nipissing).Ceux-ci avaient connu les bienfaits de la foi chrétienne grâce au zèle conquérant des PP.Claude Pijart, Antoine Poncet, René Ménard, Isaac Jogues, Léonard Garreau, Charles Raymbault, illustres apôtres de toute la région des Grands lacs, qui forcèrent l'admiration d’historiens même protestants.Les deux cités Sur l’ile Manitouline, Wikwémi-kong représentait la “Cité du bien" et Manitouwaning — village protestant fondé en 1838 — “la Cité du mal”, toujours en lutte comme les deux esprits: le bon “gitchi-ma-nitor”, le mauvais “matchimani-tor”.Le P.Choné contre-balança l’influence indue des protestants par une école industrielle.La construction de cet établissement, comme celle du presbytère, fut confiée à un expert charpentier, le F.Jean Véroneau, un laborieux qui, à ses heures de détente, cultivait l’art de récolter, dans cette terre vierge, des navets de deux pieds et des citrouilles de cinquante livres! Avec de telles ressources, il n’y avait aucun danger de crever de faim! , Pour raffermir dans leur foi les Indiens, l’instruction reste une nécessité de première importance.Le P.Choné composa un catéchisme en langue odjibwé, et le P.Joseph Hanipaux, qui avait maîtrisé l’algo-quin en six mois, fit publier un livre de prières et de cantiques.Les Indiens prirent goût à cette littérature.En corfséquence, les missionnaires se munirent d’une presse à imprimer en vue d’intensifier leur apostolat.Ce fut la première du Nouvel-Ontario.Elle fonctionnera plus de quatre-vingts ans.Lt wigwam de Dieu En 1849, le P.Nicolas Point, ancien collaborateur du P.J.de Smet dans les missions fondées aux montagnes Rocheuses, trace les plans d’une nouvelle église; l’ancienne devenait trop étroite.Elle fût bâtie par le Frère Joseph Jen-nesseaux, un miraculé de saint Jo- par sir F.-B.Head, lieutenant-gouverneur de l’Ontario, datait de 1836, alors gue le gouvernement dépouillait les Indiens des réserves qu’ils avaient sur la terre ferme et leur laissait comme dernier abri l’ile Manitouline.Voilà qu’en 1862, malgré le vouloir inflexible de la majorité, on spolie les Indiens des quatre cinquièmes de l’ile.* Quelques chefs avaient été «op-doyés pour la somme de 81.00, par l’hon.Wm.McDougall.Seuls les catholiques de Wikwémikong demeuraient possesseurs de la presqu’île qu’ils habitaient.L’année 1862 vit la réalisation d’un rêve: l’arrivée de trois Filles de Marie, accompagnées de leur supérieure générale, Mlle Boucher.(Lecompte, S.J., Les Missions modernes de la Compagnie de Jésus au Canada).Le P.Dominique du Ranquet, supérieur de 1877-90, exerça un apostolat de 58 ans dans les missions de l’Dntario-Nord, dont 25 dans la région du lac Supérieur.Par la longueur et l’intensité de leurs travaux, on considère les PP.Du Ranquet et Choné comme les fondateurs du diocèse du Sault-Ste-Ma-rie.En 1878, la vigueur du prosélytisme protestant détermina l’établissement définitif de l’Ecole industrielle de Wikwémikong.Le P.du Ranquet se mit à cette construction.Mais les ressources manquent bientôt.Le Père se rend à New- (suite à la dernière page) (2) "Manitoulin, The Isle of the Ottawas”.Edité par F.-W.Major (1912), (1934), page 15.Me Marie-Louis Beaulieu à la radio Me Marie-Louis Beaulieu, professeur à l’Université Laval, et membre du Conseil supérieur de la coopération, sera le prochain conférencier du Bloc populaire canadien.M.Beaulieu parlera dimanche soir, à 7 h.30, au poste CKAC.La même causerie sera entendue au poste CHRC de Québec, samedi soir, à 7 h.15.5 1833' «•• forte immigration îxo^,eu quA seph, un ami d’Ozanam et un ou i ,0lt tan°;Nur£K ^ e ^a,ni‘ \ rier compétent même dans l’art louline restera inhabitée jusqu en ,iUnta!- -—.o= :.:i service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés, d’y assister sans autre invitation.S.V.P.pas de fleurs.Remerciements Reconnaissance à Notre-Dame-Auxiliatrice et à saint Jean Bosco pour faveur obtenue.H.T.Té!.CResccnl 5700 MAGNUS POIRIER Kntreprenaur Pompet (unèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT venue du Michigan.Jusqu’à 500 Ottawas traversèrent la frontière.M.l’atbé Jear.-Baptists Prouix, missionnaire à Pénét uiguishene, reçut «lois de Mgr Remi üaulin, l’ordre de s'installer à Wikwémikong.G’c-tuit en 1838.Il devint curé de l’iiu-•nense paroisse des Grands Laci.U s’y bâtit une chapelle.L'hiver, il administrait sa bourgade et, durant ia belle saison, il répétait ses courses et ses exploits dans un canot de fer-blanc dont il elait l’inventeur.Un jeune homme l'accompagnait ordinairement, Ferdinand Roque, Canadien Irançais établi à ftillar-ney et dont ia vie tient du roman d'aventures.A 13 ans, il avait quitté Boucherville pdlir suivre M.Prouix dans scs missions.U parlait à mer-| veille l’indien et devint professeur, ; interprète.Pour aider le mission-; nuire, il cumulai; les charges de , catéchiste, de cuisinier, de sacris-| tain, de bûcheron.Il mourut à 87 I ans, vénéré comme un patriarche.! Malgré un zèle dévorant, M.l’ab-j bé Prouix ne suffisait pas à la tâ-__ rhc.Le secours demandé lui vint des Pères Jésuites, appelés par Mgr dentaire et chirurgical.Le 25 juillet 1852, par une splendide après-midi dominicale, Mgr Armand Charbonnel, évêque de Toronto, bénissait le temple en pierre de Wikwémikong, qui, après 91 ans d’existence, ne bronche pas et demeure, au dire de nos missionnaires, leur plus belle église.Elle symbolise la stabilité pour l’Indien naturellement inconstant.Avec son église-mère, Wikwémikong restera jusqu’en 1912 un centre missionnaire fort important.Et la plupart de ses apôtres y seront supérieurs.Les gordiens de la cité du bien Ces gardiens forment une splendide galerie de portraits.Nous en connaissons déjà quelques-uns; Choné, Point, Hanipaux.En voici quelques autres: Kohler, du Ranquet, Férard, Couture, Bélanger, Paquin, Dugas.Le P.Auguste Kohler, supérieur ï« i WEUinxton 11W 81tf« «octal t tSJO NOTRE-DAME OUEST La CompAgnlA d'Auur&ac* Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Tncoruorée par Lettre» Patentes d la Province de Québec au capital de $140.000 ASSURANCE FUNERAIRE BT DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurance» sanctionne* car le Parlement de Québec le 23' décembre IBIS SERVICE JOUR ET NUIT DébOt de 124.000.00 au Gouvernement — Saione mortuaire* à la disposition du nubile.Graphologie au “Devoir” Cécilia Harmonieuse.— Votre' lettre datée du 25 avril, de Québec, est signée Cécilia Joyeuse.II n’y a pas d’autre Cécilia, c’est donc vous et votre tour n’est pas venu.Ce long retard est dû à l’interruption de la graphologie pendant plusieurs semaines.Pierre le Naptonier.Lisez ci-dessus la cause de ce long retard.— Il est très intelligent; l’esprit est précis, clair, curieux et observateur.Le jugement est excellent.Une imagination délicate favorise le goût, la gaieté et la recherche des plaisirs intellectuels.Le coeur est délicat, très sensible, aimant, et il y a chez Pierre une tendance protectrice accentuée au profit des petits et des faibles.L’activité est égale et persévérante.Il a de l’ambition, du courage, un joli optimisme qui développe la bienveillance.Il est calme, pondéré, et la modération en tout est reposante au milieu de tant d’êtres agités, inquiets et nerveux qui encombrent le monde.La volonté est précise, persévérante, douce et ferme dans ses manifestations.Il a des idées et des opinions personnelles bien arrêtées: il contredit et il discute pour les faire valoir, mais toujours avec cette sérénité si aimable.Et les défauts?Je n’en trouve pas de saillants; il a ses petites faiblesses humaines, l’humeur un peu variable, un peu d’impatience, sa volonté est parfois affaiblie par T’influence de la sensibilité.C’est une nature d’in-tellectue).Le coeur est aimant et fidèle.La droiture et la sincérité sont parfaites.Il est modeste, réservé et il a de la distinction.Noire aux peux bleus.— Très jeune, une écolière et que les années modifieront.Très sensible e» capricieuse, elle a de l’ambition, de l’activité et beaucoup de bonne volonté.L’imagination vive tend à exagérer les choses et le jugement est peu formé encore, et peu sûr.Coeur affectueux et craintif.Besoin d’affection et d’approbation.L’esprit pratique se développera; U est médiocre pour le moment.— Les études personnelles seules sont envoyées directement.Elles sont d’un dollar et faites dans les huit ou dix jours de l’envoi.Marie-Joseph.— Très animée, d’une activité qui devient facilement de l’agitation.C’est une personne nerveuse et imaginative qui a beaucoup d’illusions et de préjugés.Le jugement n’est pas sûr et elle est parfois injuste.Le sens pratique est médiocre, elle n’a ni soin, ni ordre, elle agit avec précipitation et sans méthode.Le coeur est bon, tendre, généreux, et elle est dévouée, mais pas d’une façon égale et persévérante, car elle est capricieuse et un peu égoïste.La volonté est faible et très influençable: indécision, manque de fermeté, un peu d’obstination.Toujours spontanée, simple et naturelle, personne ne l’accusera jamais de poser! Elle est aimable, un peu bohème, gai, bavarde, rieuse et amusante.Incognito.(S-A de S.) — Jeune personne un peu étourdie, un peu agitée et bruyante qui parle beaucoup et aime à critiquer.Sincère, franche et très naïve.Elle a un orgueil vaniteux et sa susceptibilité supporte mal la critique qu’elle-même exerce avec tant de plaisir.Bon coeur généreux.Elle est dépensière et pas pratique.Ambitieuse, active, plus de bonne volonté que de talent pour conduire son affaire.Elle est aimable à ses heures, de volonté plutôt faible et incapable de résistance sérieuse.Elle contredit et elle discute vivement et souvent sans être bien renseignée.Impatiente mais pas colère.Elle est délicate, sensible et pas du tout une personne calme et sérieuse.Trognomilav.— Une étude signée de ce pseudonyme a paru dans le Devoir du 2 mars.Monte-Bellois.— Il est sensé et pratique et il a une activité calme et persévérante.Ambitieux et ayant bien le respect du devoir et le sens de sa responsabilité.C’est donc un garçon réfléchi, sérieux et à son ’affaire.Il est modeste, sans aucune prétention et un peu timide.Il ne manque pas cependant d’une confiance en lui qui lui donne assez d’assurance quand il en faut.Gai, aimant à rire et à s’amuser autant qu’il aime à travailler.Le coeur est délicat et sensible, les affections sont calmes, _ constantes et profondes.La volonté est precise, égale, ferme et sans être très forte, elle est suffisante.Il est assez facilement influencés mais comme il est guidé par son bon sens, il ne se laisse pas entraîner ni dominer par les autres.Il est honnête, sincère, et peut-être trop confiant pour être toujours prudent, et cela, en accordant vite son estime sans assez connaître les gens.Jeune et sujet à des modifications avec l’expérience de deux ou trois années.Caractère facile et humeur aimable quoique un peu variable.TOUTE LA FAMILLE DEGUSTE LES DELICIEUSES PQMM DE FRELIGHSBURG A gpi B i w CONSERVEZ VOTRE SANTE en mangeant un fruit sain cultivé scientifiquement, récolté mûr, et quand même facile è conserver.-,-ir —u L i_ri_n_n_n_r_rij~,-iji_n-~-— — n.i-i.r>m-i- CETTI ANNONCt EST UNE GRACIEUSETE DE LA PHARMACIE MONTREA Lô plus grande pharmacie de détail ou mande OUVERTE JOUR ET NUIT —Tel.HA.7251 Est-ce vrai?— C’est presqu’inu-tile d’envoyer, comme elle dit, "quelques mots” pour une analyse complète.Il faut assez d’écriture pour l’étudier.—¦ Trop d’imagination et un manque de réflexion nuisent au jugement.Sens pratique absent.Elle est dépensière et désordre.Elle est susceptible et elle serait facilement jalouse.Volonté plutôt faible avec des obstinations enfantines et déraisonnables.Elle aime mieux le plaisir que le travail.Irène____Les études personnelles adressées directement sont de un dollar.Vous avez attendu comme tous les autres malheureux correspondants à cause de la longue interruption du service graphologi-qu î.—L’esprit est ouvert, actif, sensé et t-éfléchi.Elle a un jugement en bonne voie de formation solide.Sensible et délicate, son coeur est tendre, mais elle a de l’orgueil et une réserve qui la portent à cacher son affection, en quoi elle a bien tort., Ambitieuse, active et capable, elle a beaucouo de bonne volonté.Droite et sincère.Pas du tout expansive.La volonté est résolue, ferme, persévérante, une volonté énergique qui lui donne du courage.Elle tient à ses ‘dées et à ses opinions et elle n’admet pas facilement qu’elle puisse se tromper: habitude de contredire et de discuter sans douceur.Elle a cependant une certaine souplesse, qui, en étant cultivée, la rendrait plus aimable Elle peut être aimable à ses jours, mais l’humeur est variable et il faut peu pour la changer.Elle a une certaine satisfaction d’elle-même et elle ne pèche ni par modestie ni par tin-idité.Fleuron bleu—Pourquoi pas une lettre ordinaire?Cette copie m’ennuie et je dis sans cesse que je n’en veux pas.—Cette petite éciiture fine et nerveuse dit bien une nature délicate, imaginative, impressionnable d’humeur et d’activité variables.Tune influant sur l’autre.Finesse et observation juste.L’activité est ardente; je vois de l’ambition, une volonté ardente et énergique, une réserve timide et farouche.La sensibilité est vive et la bonté s’exerce largement quand EXAMEN DE LA VUE 'K SeeMHet ** iptom* Ifl*^ OPTOMETRISTE 6761 St-Hub«rt.CA.7616 A St-Jérâma 330 St-Georte*.T«l.171 Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* oa gravés Prix «t spécimens tur demand# L’Imprimerie Pepalaire, Limitée 430, Notre-Dame est.Montrés! 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EN VACANCES Faitei-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines.3 semaines.|0 1 mois .65 2 mois .Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 3 mois .2.25 Strictement payable d'avance par mandat-poste ou chèque au pair, sinon ajouter 15 sous pour frais a'échange, au "Devoir", Boite Postale 500, (Place d'Armes), Montréal.Nul abonnement accepté par téléphone.MENUISERIE FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Spécialité : Meubles sur commande EBENISTERIE t Evidemment - aucune espèce de traitement n'a pu vous aider si vous souffrez encore de LA FIEVRE DES FOINS LA SINUSITE LA BRONCHITE ou I ASTHME Sur demande noua voua enverrons lea rapporta dea revues médical** «t le* article* rédigée par des médecins.qui démontrent lea résultat* qu’lia ^obtinrent par notre traitement.Seuls le# résultat* comptent; rien d'autre n'importe.Hôpital d'inhalation DUKE-FINGARD 1227, CARRI PHILLIPS Tél.t HA.5644 — Montréal Hôpitaux d'inhalation au Canada A MONTREAL OTTAWA 1 TsaM iouuA ua pha^uruiojc i.LES Lrthlné* do O Giwe N* » | vous permettant de réaliser **« «OM* ou en voyage« une bonne eau minêrete artificielle, fratcl»*.akaflo*.«U Ml* Les UTHIRÉS du Pt Groc N* 33 sont une assurance de bonne santé et un traitement préventif de* personnes tnen portantes.Bus par tous, le esettn A jeun, é rmdt-et le soir au* repaa.c’a*» l'eau de table et d* régime de tout* i* famille, des petits e« Le* Llthmés du Dr HOC N* 33 constituent le remède indiqué du fott, d« REINS, de ('ESTOMAC, des Rhumatismes, de iArthritisme en général la lithmé* du Or Gmc ris contiennent, dans chaque boîte, des bons-primes.En la collectionnent, vous | obtiendrez touta sorta d’obiet» utiles.jros UthuOt tout «s •*•** dea* l toute» le* phormaeies — /Varfatt fronçait — Refute» tu tmUottee* m portant pa» t» nom et te Ho Si.P| JLltuAvéA- CROC elle est poussée par la pitié et Tes prit de protection qui sont accen tués.Aucune sorte de vanité, au contraire.il y a manque de confiance en soi et de la timidité.Beaucoup d’imagination, rêves t-t illusions, mais au fond, un sens pratique qui finira par prendre le dessus.Idéalisme, jolis enthousiasmes.courage, initiative, tout cela se développera et conduira au succès.Caractère un peu difficile: impatiences, irritabilité, caprice, emportements, et cependant de la souplesse et du charme.M.J.-H.Hamelin est prié de donner son adresse à Jean Deshayes, au Devoir.Jean DESHAYES Coupon graphologique ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE de |EAN DESHAYES “ D EVO I R” Samedi, 8 juillet 1944.Ben pour 2 aornalnM Un coupon valable et 24 «ou* en tlmbree-poste doivent accompagner chaque envol Tout manuscrit doit être & l’encre eur papier non rayé.N* pas envoyer de copie.Adresser i Jean Deehayet.le "Devoir”.Montréal Le chiropraticien ajoute des années à votre vie et de la vie à vos années.Le chiropraticien n’est ni médecin, ni chirurgien.CHIROPRATICIEN Diplômé de Palmer 4553, rue Saint-Denis Vous vous maintiendrez en «anté et éprouverez la Jel* de vivre en noue faleant corriger lee subluxation* chlropratlque* de votre Cpl-ne dorsale.— Tél.: HArbour 7524 Four fixer ta toile en place, gUiser le fermoir soue ta planche.»«*V' .V'V Ls gélatine est apparemment tntrouvable, voyes donc eans retard LE DUPLICATEUR KO P Y-RITE Plue de (êlattn% t faire fondre FABRIQUI AU '* CANADA t Plu* d* basiln I remplir TORONTO VANCOUVRR Rien qu’une toile I changer «ut un cadre.# Reut Imprimât un format de 8V2 s 14.# Un duplicateur hectographlqua peu cher et I très Son rendement muni d’une «urface reproductrice.# Constitué d'un cadre en bois tui pattes en ceoutthouc auquel es fixe une toile duplicatrice.# En trois secondes.U toile te fixe ou t’enlève.% Le duplicrtaur "KOPY-RIT6” est prêt A servir dès te réception.# Cost le duplicateur hactographique idéal pour qui n'a qu’un nombre restreint de copies è faire.Nous tenons un assortiment complet d’accessoires pour duplicateurs Hectographlques : Paplsr carbone hectograph# — Rubans — Encres — Crayons — Papier pour matrices — Papier pour copies — Variété de couleurs.STENCILS LIMITED Représentant t W J.300 rut St-Sacrement • Montréal < M RB LL Y - Téléphoné: MA.6607 VOLUME XXXV — No 155 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre 4e la "Canadian Press", de r'À.B.C" et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 8 JUILLET 1944 TEMPS PROBABLE BEAU ET CHAUD à Carpîquet Récit vécu Les Russes à moins de 100 milles à Test de la Prusse LONDRES 8.(A.P.) - Les troupes russes sont près du périmètre de ! AvecTes^troupes^an^fénnis en Wilno oujourdhui, plaçant cette ancienne ville, à moins de 100 milles à France, 8 juillet — (CP par câble), l'est de la Prusse, sous le feu de l'artillerie et du tir aérien, annonce, ce — (Dépêche retardée) — Après de matin, Moscou.j violents combats,les Canadiens se , AU-SUVeRWiln°' !,ormée rou9e est à 4 mi,les dc '^portante jonction êar^ue^Afiri^assirer aïlVoï | °Iia,ire ,deonnra"i?W,Cze‘ ces Alliées une porte d’entrée addi- Pres de 800 villes et villages auraient été pris au cours de l'avance tionnelle dans la ville de Caen, 1 générale sur tous les fronts, prétend Moscou.I ils tiennent bon depuis vingt-qua- Lo liquidation des îlots de résistance ennemie de la région de Minsk ,re heures devant la féroce résis- rffiS/rj 'Cî°n 9,0,d“e,l!e,'' d-it if ud*' ! taf ensemble0de?’impressions re-i ornciers et hommes, ont ete tues durant la journée d hier tandis que I on cueillies oermet de décrire assez •n aurait capturé 3,000 à l'est de la capitale de la Russie Blanche.! fidèlement ce qui se passe dans lej Les Allemands ont dit que les Russes sont à 10 milles de Wilno et leurs espoirs d'une résistance affective le long de la ligne de 300 milles Daugavpils-Wilno-Brest-Litovsk semblent éteints.Les adieux de M.Bouchard à sa municipalité Après quarante ans, "le devoir l'oppelle" Dans un article qu’a publié hier Le Clairon, le journal qu’il dirige à Saint-Hyacinthe dont il a été Pèche vin puis le maire pendant près de 40 ans, M.le sénateur T.-D.Bouchard a fait ses adieux à ses concitoyens qui l’élurent tant de fois à la direction de la chose publique tt il leur a dit qu’il était maintenant de son devoir de s’intéresser ft des tâches-plus importantes que celles auxquelles il s’est consacré si longtemps dans le domaine municipal.Voici le texte de cet article: Je ne veux pas laisser l’expiration de mon dernier terme comme premier magistrat de la ville de Saint-Hyacinthe sans vous faire nies adieux comme votre maire.Je suis entré dans la vie municipale active il y aura quarante ans, dans quelques mois, comme représentant du quartier commercial dans lequel je possède mes principaux intérêts fonciers, C’es^ à la demande des ouvriers en cordon-, nerie et des petits commerçants progressifs du temps que j’ai accepté de devenir un membre du conseil de ville.Il y avait des réformes considérables à faire dans notre vie publique locale pour pla: cer notre ville au rang de celles qui étaient le mieux administrées dans notre pays.N ns avions alors un système d’administration qui favorisait les i:.,.sses privilégiées au détrinuyit des masses populaires.Le fardeau (k-s charges d’eau et des taxes municipales retombait surtout sur les «¦.asses moyennes et les classes pauvres.Les lois électorales mettaient pratiquement les ouvriers et les pe-taits propriétaires à la merci des faiseurs d’élections fortunés.village normand depuis* que nos troupes y sont entrées hier matin.| A chaque instant les obus de "88” j et de mortiers ajoutent de nouvelles ! ruines dans ce village que notre artillerie avait déjà considérable-Dans le temps ou 1 administra- ment endommagé.Les projectiles i tion municipale se faisait par_ le allemands tombant sans trêve dans maire ét le concours d’échevins les rues et sur les maisons de pier- : comprenant que les affaires publi- re de Carpiquet; semant à tout ques devaient être traitées comme ; vent des éclats meurtriers, les affaires privées d’une grande.Dès leur arrivée nos soldats se; corporation, c’est à dire sans souci | sont empressés de creuser leurs du patronage et de l’approbation propres tranchées car celles que des meneurs politiques quels qu’ils; les Allemands avaient creusées ne1 soient, la charge de premier ma- regardaient pas du bon côté, gistrat de la ville était loin d’être ; Lorsque le bombardement se ! pour moi une corvée.Elle me j faisait trop violent et empêchait | laissait tous les loisirs dont j’avais nos soldats de creuser, ils se réfu- [ besoin pour m’occuper des grandes i giaient où ils le pouvaient, devant: questions de politique provinciale parfois rester tapis durant une ; ou fédérale.Alors nous avions des j heure au fond de cratères d’obus, j officiers compétents par leurs cou-; “Il faut être constamment sur j naissances pratiques et leur Ion-lie qui-vive, me disait un lieute-1 gue expérience et Je pouvais me re-1 nant canadien-français, blessé à j poser sur eux pour surveilleç les une jambe.Notre pire danger est j fuites dans le trésor public et i la fatigue qui porte nos hommes à j pour protéger la vie et la pro- vouloir dormir malgré les obus qui! priété des contribuables.Je n’étais | tombent sans arrêt.Je n’ai pas dor-1 pas^inquiété comme je l’ai été de- ! mi depuis trois jours et justement j puis un an par le souci de ce qui ; c’est en voulant prendre un court! pouvait arriver d’un moment à1 somme dans une tranchéé peu pro-, l’autre pour mettre en danger les 1 fonde que j’ai été atteint ce matin j finances ou les divers services! d’un morceau de shrapnel”, de la municipalité.| En arrivant dans le village les i •' j fantassins ont fouillé une par une • Et les bouffonneries des séances, les maisons de pierre et une com-du conseil municipal, commenr ; pagnie a même installé son quar-1 peut-on espérer qu’un homme com-; tier général dans une grande mai-prenant l’importance des affaires son où logeaient autrefois les Alle-publiques puisse les subir, surtout mands et dans la cave de laquelle dans un moment de crise comme avaient été creusées des tranchées celle que nous fait actuellement d’une dizaine de pieds de profon-traverser l’état de guerre?deur.Quelques rares civils étaient de- meurés dans la ville au moment Cela peut intéresser quelques _ _________ jeunes badauds qui n’ont aucune ; (jg l’entrée des Canadiens hier ma-responsabuite fihanciere dans J’ad-!yn jj y gr[ avait tout au plus une ministration de la chose publique j douzaine.et qui n’ont rien d’autre chose àj Un pelotons d’un régiment cana-faire, comme citoyen, que de se j dien-francais a trouvé dans une ! rendre une fois tous les quinze , maison trois femmes et un homme jours a 1 hotel de ville pour voir | gui avaient été fort ébranlés par! deux ou trois energumenes au j notre bombardement mais qui: mais sourire, se désarticuler en j trouvèrent quand même la force! pérorant sur des questions qu Us d’offrir du cidre à nos soldats exté- ! ne connaissent pas.nués.Ces civils déclarèrent que On admettra que j’ai d’autres Je» Allemands avaient sauté dans, choses à faire qu’à perdre mon: lours véhiculés et évacué le vil g , temps à m’abrutir à ces spectacles Quoique je fus bien jeune dans le temps les chefs des classes populaires avaient confiance en moi pour réaliser les réformes qui s’imposaient dans leurs intérêts.Avec le cours du temps ces réformes on-été accomplies et la population d’aujourd’hui qui en a bénéficié ne s en rend même pas compte, chez un grand nombre ue ceux qui oui ! plète pour administrer grandi en profitant de leurs avantages sans avoir connu ce dont ils cocasses qui ont déjà coûté si cher aux contribuables de la municipalité.avant la chute de nos premiers j obus, hier matin.Près de l’eglise qui | n’avait pas encore été_ endomma- ! gée, un médecin canadien-français ! avait installé son poste de secours | J’ai avisé mes amis depuis plu- entre deux murs épais et travailla sieurs mois de mon intention de i sans répit durant vingt-quatre heu-me libérer de mes devoirs de maire.| res avant d’être atteint lui-meme Ils ont compris et accepté mes ! à la jambe par un éclat de mor- raisons et ils ont jugé qu’il valait mieux sous les circonstances laisser le nouveau groupe libre de se choisir un chef et des hommes qui lui assureront une majorité com- aunuent souffert si elles n’eussent pas existé.» Pendant 40 ans ja’i servi la ville de Saint-Hyacinthe au meilleur de mes connannances et de mon énergie, toujours aidé i l’hôtel de ville pur un groupe d’échevins intelligents et dévoués à l’intérêt public comme il ne s'en rencontre guère oaas .es villes de l'importance de la notre.Ensemble nous avons fait de notre cité une des plus belles villes du pays et celle qui est citée comme niouèle ties mieux administrées dans notre province.Nos services publics ne le cèdent à aucune des municipalités de même importance au Canada et le fardeau des impôts esl cependant parmi les plus bas existant sur le continent américain.Au moment où je laisse la direction de son administration elle jouit de la plus grande prospérité qu'elle n’a jamais connue et sa réputation de ville modèle est ré- Ils n’ont peut-être pas tort et je souhaite ardemment que la ville ne tier., .A six heures ce matin, apres 24 j heures de bombardement, nos boni- j mes tenaient fermement la plaçe et j avaient consolidé leurs positions.! Sur une colline, au bout du village,) d’où on peut apercevoir la ville de Caen, on signale la présence de plusieurs chars d’assaut allemands souffre pas trop de cette décision; | quelques-uns cachés derrière des deux années, dont une est écoulée,, haies et crachant sur Carpiquet une suffiront peut-être à détruire le progrès qu’il nous a pris un quart de siècle à édifier, mais Dieu veuille qu’il en soit autrement.11 Si je quitte la vie municipale active je n’ai pas l’intention de m’en désintéresser complètement.Je suis encore prêt à faire au progrès de la ville la part que tout citoyen comprenant les responsabilités de son état doit attribuer à sa cité.Mes devoirs comme citoyen de pluie d’obus à mquelle s’ajoutetd des fusées en plus des obus de canons “88” et de mortiers qui ne laissent aucun répit aux soldats canadiens.En dépit de la mitraille qui ne cesse d’emplir l’air* autour d’eux, les Canadiens se cramponennt aux positions qu’ils viennent de consolider car ils savent l’importance stratégique de la capture de ce village qui fournira au général Montgomery une porte de plus pour pénétrer dans Caen.ma province et de mon pays m’ap pellent maintenant à une tâche plus grande et de beaucoup plus impor- Lq GcstQPQ Gt tante pour mes compatriotes quel , , * f .relie découlant de mon simple étatj IGS GVeqUGS français de fils de Saint-Hyacinthe.j Ottawa, 8.— (SIF) — Avons re-: Nous entrons comme viennent de i information à 1 effet que la Ges-1 le démontrer certains événements ) »aP0 nazif resserre sa surveillance | que je ne veux que signaler pour:du ^'iclerfré français.Son Excel-icpiiuuivii ue vme luuueie cm re- le moment dans l’époque qui sera | Jenee ^r.‘le Cler- p pi due sur tous les coins de l’Amé- peut-être la plus troublée de noh-e | mon^arrèté ^f^^e'due^^temps ri(|iie.poussé par le vent, ravage l’Abitibi Le petit village de Pascalis détruit totalement — Population évacuée Senneterre, Qué.8 (C.P.) — Quelques 500 villageois du hameau de Pascalis, sis à environ 5 milles d’ici, et qui se sont réfugiés à Senneterre ont rapporté qu’ils ont dû fuir leurs habitations qui ont toutes été rasées par le feu de forêt qui fait rage dans la région.Les flammes, activées par un vent violent qui accuse une vitesse de 30 milles à l’heure, ont pris moins de deux heures pour réduire en cendre ce petit village de l’Abitibi.H* H* Rouyn, Qué., 8 (C.P.) — Un rapport reçu de Cadillac au sujet des feux de forêts qui dévastent les forêts du nord de la province et menacent de destruction des centres miniers, indique que le vent semble avoir changé de direction et qu’ainsi la situation s’améliore.Environ 400 femmes et enfants ont été évacués de Cadillac sur deux trains spéciaux du Canadien National et dans trois autobus.Les évacués ont été logés dans des maisons privés, dans des hôtels, dans des soubassements d’église, à Rouyn, hier soir.Jp Val d’Or, P.Q., 8 (C.P.) — M.L.-P.Gauthier, chef de police, a dit que l’on combattait les flammes hier soir, dans diverses parties de la ville et que 400 hommes tentent de maîtriser le fléau.Il ajouta qu’à 8 h.hier soir, les flammes couvraient une superficie d’environ 10 milles carrés autour de ia ville de Cadillac et menaçaient en outre six mines d’or: Pendora, O’Brien, Central Ham, Pacadillac et Thompson.Le chef Gauthier conserve quand même l’espoir que les flammes pourront être maîtrisées avant la fin de la nuit, si le vent tombe.Pendant ce temps, on a réquisitionné ici tous les hommes disponibles pour combattre les feux qui font rage dans les environs.D’épaisses fumées obscurcissent continuellement le ciel.Un des feux les plus considérables fait rage à la rivière Thompson, là où la route Montréal-Rouyn traverse la rivière à environ deux milles à l’ouest de la ville.Près de 500 hommes font partie des équipes qui combattent les flammes ici mais tout ce qu’on espère c’est de tenir en échec l’élément destructeur.Le correspondant raconte qu’il s’engagea en auto sur la route qui conduit au pont Louvicourt et que les flammes s’élançaient de chaque côté de sa voiture, si bien que la chaleur l’obligea à fermer les vitres.Un autobus qui se dirigeait vers Val d’Or avait été obligé aux mêmes précautions avant de s’engager entre ces murs de flammes.Au pont de la rivière Thompson, les volontaires ont utilisé 2,000 pis de boyaux d’arrosage pour pomper l’eau de la rivière.Les flammes avancent régulièrement vers Val-d’Or depuis deux jours, et la ville est toujours en danger.Il s’établit une clairière à une (Tes extrémités de la ville, mais des brandons sont projetés très haut dans l’air sec et propagent l’incendie là où ils retombent.Des fermiers, suivis d’hommes portant dej seaux, transportent des barils d’eau sur les lieux du sinistre.A la mine d’or Manitou, à huit milles à l’ouest de Val-d’Or, les feux de forêt sont à une distance d’un mille et demi du camp.Un camp de Bourlamaque fut détruit par les flammes hier.* * * Québec.— M.Henri Kieffer, chef du Service de la protection des forêts dans la province, a dit qu’à cause de la sécheresse et du vent violent, on ne peut considérer comme maîtrisés les feux de forêt qui brûlent dans les régions minières du nord du Québec.Il ajoute que l’interdiction dè voyager dans les forêts de l’Abitibi et du Témicamingue serait maintenue indéfiniment.Capitulation do Wilno imminonto ** nmis*?nar ip vpnt travail mardi au Avance chinoise dans le Salween Ils accorderont les demandes d'inscription de toutes les personnes âgées de 21 ans Nos alliés à moins d'un mille de la principale base japonaise du Younan TCHOUNGKING, 8.(A.P.) — Les troupes chinoises dans leur offen-: sive de la Salween sont rendues à moins d'un mille du mur de l'est de L’énumeration pour la confection ! l'ancienne ville de Tengchung, principal objectif de leur campagne et la des listes électorales, en vue des! principale base japonaise du Youman, dit un communiqué.afeVrÆharuîf, “j*•“»**/»“rïrtéVl.”ui,!*'r-r*-.let, pour se terminer samedi le 15.es‘ de , Tille, tandis que des tentatives de I ennemi a Tengchung ont été L’énumération se fait conformément! repoussées.à l’article 42 de la loi électorale dej A 50 milles au sud-ouest de cette région, d'autres Chinois ont atta- ap’rès'avoir pÜtt «raSS?doivS ; t 00 Bonsoir le* vport» 11.15 Rapports sur l’Invasion.11.30 Orchestre.12 00 Nouvelles 12 05 orchestre.12.30 Danse.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles Midi Mélodies.12.15 Musique.12.30 Studio.12.45 Dîner, 1.00 Nouvelles.1.05 Studio.1.15 Trans-Atantlc qulzz.1.30 Les vagabonds.1.45 Ensemble Instrumental.2.30 Opéra 5 30 Heure du thé.5.45 Studio.6.00 Sérénade.6.15 Nouvellea 6 25 Ce soir.6.30 Mélodies chanceuses.6.45 Oncle Troy.7.00 Good old days.7.30 Musique.B 00 Double or nothing.B.30 Ocrh.de Boston.9 30 Sweet and swing.9.45 Causerie.10.00 Café cosmopolite.10.30 Nouvelles 10.45 Causerie politique.11.00 Le raconteur.11.15 Musique de danse.11.30 Danse.11.55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles Midi Heure.Midi Heure féminine.1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminine.1.30 Heure féminine.2.00 Heure.2.01 Concert Master.2.30 Orch.Hall.2.45 Marine canadienne.3.00 Fanfare 4.00 Chansons françaises.4.15 Sérénades.4.30 Extraits d'opéras.•*.45 OHLP ce aolr.5.00 Heure.5.00 Thé dansant.5 25 Informations.5.30 Radlo-spéclal.6.30 Heure.6 30 Vagues musicales 6.45 Chansons françaises.7.00 Heure.7.00 Un peu de tout.7.30 La place du marché.7.55 Causerie.8.00 Heurt.8.00 CHLP présente.8.15 Harmonies.8.30 Variétés.9.00 Heurs.9.00 Rvthmlc age.9.30 Tin Pan Alley.10.00 Heure.10.00 Orchestre.10.15 Nouvelles.10.30 Danse.11.00 Heure.& Dimanche, 9 juillet 1944 Dimanche.» juillet CLAIRE GAGNIER, A RADIO-CANADA A Radio-Canada 1 7 h.p.m.Claire Gagnler.soprano, qui a gagné récemment le trophée du "Singing Starr, of To-Morrow’’ à Toronto, prendra part à l'émission de Sérénade pour Cordes le dimanche 10 juillet.A 7 heures du colr.Cette émission de Radio-Canada a orienté ses programme*, durant la saison d'été, vers le genre léger, comme ont pu le constater les auditeurs.Ou remarque, au programme de l'orchestre que dirigera Jean Deslaurier, des extraits de la Suite Casse-Noisette, de Tschalkowsky, Uncle Kreutzer, de Lotter et d'autres arrangements populaires.Mlle Gagnler chantera entre autre chose.La Gavotte, de Manon, de Massenet.BAs- Sommaire des postes locaux '•IM kllocyelss • OO Vki 9.30 Qu 10.00 Cu Variété* .Quatuor A cordes.Concerto 11.00 Rhapsody of the Rockies.11J0 Mélodies.Midi France combat nM.12.1 Radio-journal.13.30 Josephine Houston, sopran6.13.45 Musique.12.50 signai-horalra.1.00 Musique.1.30 Muélqut de chambre 3.00 Récital de piano.2.30 Théâtre classique.2.45 Assurance-chômage.3.00 Music-hall 1.30 Chefs-d'œuvre de ta musique.4.30 Au clavecin.5.00 Musique.5 30 Béaux disques.6.00 Causerie.6.15 Hadlo-.ournal.6.30 Revue de la semaine.6.45 Chansonnette».7.00 Sérénade.7.30 Le» gara de la marine.8.00 Actualités canadiennes 8.36 Le Trio lyrique.t.00 Les TroU Mousquetaires.• 30 L'album de musique familière 1600 Radio-tournai.10.15 François Lozet.10.45 Récital de violoncelle 1100 Programme musical.11.15 Orch de dame.•i (.)i veil** 11.30 Orchestre.12.00 Nouvelle».CBM-»« kilocycles • 00 Radlo-jouma*.90S Intermède 3.30 Comrade in arm» 6.00 Chefs-d'œuvre de la musique.6.30 Causerie.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Sérénade pour cordes.7.30 In the spotlight.8.00 Fields et Bring.8.30 Revue des événements de ta semaine.8.45 Causerie.9.00 Le théâtre anglais.9.30 Album de musique.10 00 Radio-journal.10.15 Chants de l'Empire.1045 Récital de violoncelle.10.30 Chants de l'Empire.11.00 Nouvelles de BBC.11.15 Causerie.11.30 Théâtre de Winnipeg.12.00 Nouvelles.CKAC-13* kilocycle* 8.00 Nouvelles.8.05 Orgue.8.30 Ensemble Columbia.8.45 Oratorio.9.00 Art vocal.9 15 Biggs, organist 9.45 Chansons.10 00 Gospel servlci 10.30 Dimanche musical.10 45 Clavecin.11.00 Nouvelles.11 05 The blue jacket choir Il 10 Nouvelles 11.30 Musique 9.15 Musique Quatuor A cords*.lOoo Nouvelle» ) 05 Les hsbdoe anglais 10.30 Le jardinier ontarien 10.45 Vieilles chansons.U ou ervlce religieux.Midi Nouvelles de BBC.17 15 Causerie 12.30 Musique.1.00 Signal-horaire.1.00 ATusique.VU * choisir.A Choisir, i Nouvelles 3.04 Commentaire* de Washington.3 1 Le courrier neo-aélan-dals et australien 3 30 Service religieux.3 00 Chefs-d'oeuvre de la musique.4.00 Musique.4.30 Church of the air.S on Nouvelle» 9.03 Musique.30 Muèique militaire.11.33 Musique.11.45 Société du bon parler français.Midi Mélodie 12.15 Mode et nuslque.12.30 Orch de concert.12.45 Parti conservateur.1.00 Mê.odlea 1.15 {>18110.1.30 Nouvelles 1.35 Variétés musicales.2.00 Relais de CBS.- 2.30 Comédie musicale.2.45 Vient de paraître.3.35 Nouvelles.3.00 Orch Philharmonique de N -T 4.30 The pause that refreshes 3 00 Th» family nour.3.45 Musique.6 00 Chronique parlementaire 6.30 Musique de Pâque» 6 45 Nouvelles de chez noua 8 55 Comité des finances de guerre.MX' Causerie politique osi la jeunesse de VUnlnn nationale 7 30 Bloc populaire 7.45 Mélodies A l'orgue.8 00 Musique.8 30 Musique de danse.8 43 Musique.8 55 Nouvelle*.9 00 Mélodies.9.15 Musique polonaise.¦) 30 star l'heatre.10.00 Brewster Boy.10.30 Campagne du nettoyage.10.35 Orchestre.10.43 Journal oarlA 11.00 Sport.11.15 Orch.de concert Columbia.11.30 Orch.Garber.12 00 Nouvellea.12.05 Relais de CBS.11.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycle* 8.00 Nouvelles.8.30 The Woodshedders.9.00 Nouvelles.9.15 Coast to coast.10 00 Message.10.30 Southemalres.11.00 Nouvelles.11.05 Travail de guerre.11.30 Causerie sur l’armée 12.00 Journal hebdomadaire 12.30 Théâtre.12.45 Soeurs Moylan.1.00 Nouvelles.I.05 Donald Novts, chant.1.30 Sammy Kay.?00 Chaplain Jim.2.30 Vêpres.3.00 Fredericks, chant.3.15 Studio.3.30 Hot copy.4.00 Fun valley.4.30 Musique.3.00 Bonnes nouvellee.5.30 Rev Sprlngett.5.45 Nouvelles.6 00 Radio Hall.7 00 Studio.7.15 Dorothy Thompson.7.30 Bandwagon.E.00 Intermède.8.15 Soliste 8 30 Weird Circle.9.00 Musique.9.30 Nouvelles de la marine.9 45 Cancans.10.00 La femme.10.30 Nouvelle*.10.45 Musique de danse.II.15 Les Américains en Orient.11.30 Causerie.12.00 Danse.12.55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles 4.55 O Canada.5.00 Heure.5.00 Orchestre.5 30 Musique.5.45 Intermède musical.6 00 Chansons françaises.6 15 Pour votre foyer.8.30 Parade musicale.7 00 Apprenons l’espagnol.7.30 Coffret musical.7.55 Nouvelle*.8 00 Heure.A LA RADIO i ÉCOUTEZ l’ami du consommateur AU PROGRAMME LA METAIRIE RANCOURT DU LUNDI ' P»'/ AU VENDREDI LES BEAUX-ARTS .e Grand Prix de peinture de la province de Québec — C'est une merveilleuse création, mais tous les peintres ne peuvent y participer — Les oeuvres de Caruso Le grand prix de peinture Le Secrétariat de la Province jjorte à ta connaissance des artistes les règlements definitifs du concours du “Grand Prix de peinture”, institué il y a quelques mois par M.Hector Perrier.Peuvent prendre part à ce concours tous les artistes domiciliés, depuis cinq ans au moins, dans la province de Québec, et sujets britanniques.Le theme du concours est une comj’csition à figures dominantes — soit une composition où les per-sonnages jouent le rôle principal, quel qu’en soit le sujet; cette composition sera exécutée à l’huile, à la aétrempe ou suivant quelque autre procédé analogue, sur une surface de toile, de bois ou de toute autre matière convenable.Les dimensions minima sont de vingt pieds carrés.Les oeuvres, encadrées le plus simplement possible, doivent parvenir au Secrétariat de la Province '.Hôiel du Gouvernement, Québec), avant cinq heures de l’après-midi, le 31 octobre 1944; chaque envoi devra être accompagné d’une lettre d'inscription portant une courte biographié de l’artiste, et une enveloppe cachetée contenant son nom.son adresse et le numéro dont il aura lisiblement signé son oeuvre; -'ette enveloppe ne sera ouverte qu après la décision des juges.L’expédition des pièces soumises au concours est aux frais et risques des concuirents; mais le Secrétariat en assumera Ij garde dès qu il en prendra possession.Aucun envoi ne peut être retiré du concours après son inscription.Les membres du jury, nommés par Je secrétaire de la Province, seront des étrangers de réputatüon internationale; leur décision, rendue pubiique avant le 1er janvier prochain, sera irrevocable.On prévoit l’attribution de trois grands prix: un Premier Grand Prix de |2,500, un Deuxième Grand Prix de $1,500 et un Troisième Grand Prix de $1,000.Toutefois le jury sera libre de ne pas décerner ces prix, ou encore d’attribuer des prix de somme moins élevée.Les peintures primées resteront la propriété du Secrétariat de la Province, qui offrira au public de Quebec, puis à celui de Montréai, une exposition des pièces les plus intéressantes.Le renvoi des peintures non primées se fera à la charge du Secrétariat de la Province.Quiconque désire d’autres renseignements s’adressera à Gérard Morisset, secrétaire du “Grand Prix de Peinture”, Secrétariat de la Province, Hôtel du Gouvernement, Quebec.Curiosité de ces règlements Le texte ci-dessus contient un item dont les conséquences sent pour le moins ennuyeuses pour les peintres.On lit ceci: “Le thème du concours est une composition à figures dominantes — soit une composition où les personnages jouent le rôle principal, quel qu’en soit le sujet”.Ceci exclut automatiquement le paysage, la nature morte et certaines abstractions.Pourquoi?Pourquoi le paysagiste n’a-t-il pas le droit de prendre part à ce concours?Pourquoi Je peintre qui fait des natures mortes ou des abstractions sans personnages ne peut-'il pas prendre part au concours?Cet ostracisme, en plus d’être extrêmement arbitraire, est injuste.Le seul critère qui devrait servir à éliminer les concurrents et à déterminer le gagnant, c’est la qualité de l’oeuvre présentée.Voilà un prix dont l’importance est extraordinaire, un prix comme il ne s’en donne probablement pas même en Europe et aux Etats-Unis pour des concours de ce genre.(Plusieurs des prix célèbres offerts aux peintres du monde entier ne prévoient pas des récompenses aussi élevées).Ce prix-là est le plus beau geste posé par le gouvernement de la province pour l’encouragement de la peinture.Mais pourquoi circonscrire, sans autres raisons le nombre des concurrents?Pourquoi en faire l’affaire d’un petit nombre d’artistes?Qu’on se souvienne que la province de Québec ne compte pas tellement de peintres qu’il faille faire des sélections arbitraires de genres, surtout quand il s’agit d’un prix de cette importance.Plusieurs peintres protestent tontre un semblable état de choses et tout nous porte à croire qu’ils ont rudement raison.On dit que ces règlements sont définitifs.Le sont-ils au point que Ton ne puisse pas changer une situation de ce genre?11 est amusant et un peu triste de penser que si tel grand peintre, célèbre pour ses natures mortes, pour ses paysages, pour ses abstractions, était né par hasard dans la province de Québec, il ne pourrait automatiquement pas prendre part à ce cnocours.Il serait peut-être célèbre dans le monde entier, mais dans notre province il serait un bien pauvre sire, puisque incapable d’être célèbre pour ses “personnages”.— ne faut pas tout faire pour que notre peuple soit la risée du monde.Le moins que Ton puisse demander est que le responsable de ce rè-glement explique publiquement ses préférences.C’est la plus élémentaire justice.Certains peintres accepteront peut-être d’être évincés mais que Ton ait l’élégance de leur dire pourquoi.Les dessins de Caruso Rien n’est plus amusant, et parfois plus révélateur, que les dessins faits par des artiste s dont ce n’était pas exactement le métier, des artistes qui dessinaient comme un peintre chante dans sa salle de bain.Qui n’a pas regardé avec un grand intérêt les dessins d’un Victor Hugo, d’un Paul Verlaine ou d’un Beaudelaire?Gimbels, de' New-York, met actuellement en vente une série de carricatures faites par Caruso, qu’il expédiait à un de ses amis, directeur d’un journal.Il y a mêrbe des bronzes signés par le grand chanteur.La liste des objets mis en vente ne manque pas d’intérêt.En voici quelques extraits: Portrait de Carusp en costume de femme, par lui-même.Dessin signé.($7.50).Caruso et son professeur, un bronze par Caruso.Signé.($93.50).Portrait de Burian, ténor du Métropolitain.Signé de Caruso.($3.50).Il y en a pour toutes les bourses, et sans aucun doute de toutes les valeurs.Mais ceci nous amène à penser que de tous temps les artistes ont été des gens ouverts aux arts même les plus éloignés de ceux dont ils avaient fait le but de leur vie.Les hommes complets, humanisés sont de plus en plus race rare.On nous dit souvent au sujet de l’enseignement du dessin chez les enfants qu’il n’est pas possible de faire des artistes de tous les élèves d’une école.Certes non.La chose n’est pas tellement à souhaiter non plus.Le dessin doit être surtout un moyen de formation, d’accomplissement personnel, tout comme la langue, les mathématiques, la philosophie.La musique, la danse (la vraie), le dessin devraient entrer dans la formation de tout enfant.Les arts doivent servir comme moyens d’extériorisation, de perfectionnement de la machine humaine, et en définitive ne leur nuiront pas pour faire des sous, puisque nombre de gens, en terre d’Amérique, n’ont pas cessé de mettre cette considération au premier chef de la vie.De plus, s’il arrive que Ton découvre à un enfant un talent qui sort de la moyenne, il n’y a pas de raison de ne pas en profiter pour lui faire poursuivre des études plus avancées.Les grands artistes ne courent pas les rues en ce pays-ci, comme chacun sait, quoique nous soyens loins d’en être aussi dépourvus qu’on veut nous le faire croire.Voilà qu’étant partis de Caruso, nous en sommes bien loin.La gazette artistique Eloi de GRANDMONT Croisière de chorales aux Mille-Iles SAINT-DENIS: Ces messieurs de la Santé, avec Raimu.En plus, La bête aux sept manteaux, avec Jules Berry et Meg Lemonnier.(Du 1er au 7 juillet inclusivement).' ORPHEUM et PRINCESS: Blan-ehe-Xeige et les Sept Nains, de Walt Disney.En français à TOrphéum et en anglais au Princess.(Du 7 au 13 juillet inclusivement).LOEWS: Buffalo Bill, avec Joel McCrea, Maureen O’Hara et Linda Darnell.(Du 7 au 13 juillet inclusivement).PALACE: Show Business, avec Eddy Cantor et George Murphy.(Du 7 au 13 juillet inclusivement).CAPITOL: Meet the People, avec Lucille Bail et Dick Powell, (Du 7 au 13 juillet incl-tsivement).Musique STADE MOLSON: Concert de musique viennoise, dirigé par Oscar Straus, avec Jacques Gérard et Biruta Ramoska, solistes, et TOrchesére Philharmonique de Montréal.(Le vendredi, 7 juillet).ROND POINT DU MONT ROYAL: Concert d’été de la Société des Concerts Symphoniques.Chef d’orchestre: Howard Barlow.(Le mercredi, 12 juillet).Au Conservatoire royal La collation des diplômes au Conservatoire Royal de Montréal a eu lieu mercredi dernier La collation des diplômes au Conservatoire royal de Montréal a eu lieu mercredi dernier.Les concurrents dont les i oms suivent ont obtenu un diplôme: Cours préparatoire, avec distinction: Mlles Madeleine Lalande, Agatha Racine, Claire Boucher, M.-Ciaude Mailhot.Cours élémentaire ’avec distinction; Mlles Estelle Barrette, Hu-guette Bergevin, Noreen Phelan, Michelle Asselin, Claudette Côté, Pearl Sperber, Claire Lanouette, M.David Miller, Maurice Baril, Mme Paul Perreault (violon).Cours intermédiaire, avec dis-t! ; t:on: Mlles Denise Jolin, Fran-ç; 1: e Lauzon, Mariette Laniel, Rolande Bergeron, Alice Jutras, Yvon Léger.Avec grande distinction: Mariette Maheux, Huguette Coutu, Lise Racine, Claire Ostiguy, M.Orner Desautels, Bernard Lachance et Gisèle Lauzon (médaille).Cours supérieur, 1ère année, ave?grande distinction: Mlles Monique Dostie, Jacqueline Frenette, Carmen Lefrançois (médaille).Cours supérieur.2e année, avec distinction: Mlle Yvette Lauzon.Avec grande distinction: Sylvaine Aimée Laurent, Isabelle Laporte, Luce Comtois, Huguette Thibault, Lucille Paquette (médaille).Cours lauréat, avec distinction: Mlles Thérèse St-Louis, Georgett" ChareUe, François Morel, Huguette Bédard, Georgette Faniel, Jeannine Ballet.Avec grande distinction: M.François St-Louis, Thérèse Belisle, Pauline Ethier (médaille), Thérèse Vézina (médaille).Cours licencié: Mlle Marguerite Bonetto, avec distinction.Un groupe de chorales fera son voyage annuel aux Mille-Isles.Les voyageurs se rendront à Kingston.Le voyage fait par étapes sera très intéressant et agréable.Le public peut se joindre au groupe et le départ aura lieu samedi le 22 juillet.Pour informations, on est prié d’appeler au comité à CA.0795.Verdict de mort accidentelle Québec, 8 (D.N.CQ — Un verdict de mort accidentelle a été rendu jeudi après-midi, à Tissue de l’enquête dirigée par le Dr Paul-V.Marceau, coroner du district, sur la mort de M.Edmond Bundock, 37 ans, demeurant à 231b boul.Cha-rest.M.Bundock est mort mercredi soir, vers 6 h.45 à l’Hôtel-Dieu, environ deux heures après avoir été frappé par un automobile conduite par M.Tabbé Léon Dumais, professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière.Cazma capturé par Tito Londres, 8 (C.P.) — Un communiqué radiodiffusé du quartier général de Tito disait hier que les partisans yougoslaves ont capture Cazma, à environ 35 milles de Zagreb, ainsi que Bosiljevo.Election scolaire à Verdun A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN S L'horaire des spectacles AU SAINT-DENIS: “Ce* Messieurs de U Santé" 11 b.50; 3 h.17; 6 h.14.9 h.41.“Bête aux Sept Manteaux" I b.25: S b.5 b.57.8 b.1».ORPHEUM “Blanche Neige et les sept nains" II h.05.1 h.15.3 h.30.5 h 40.7 h.55.10 b.05.LOEWS “Buffalo Bill” 11 h.1 h.45.4 b.30.7 h.15.PALACE “Show Business" 11 b.25.1 h.55.4 h.25.6 h.55.9 b.25.CAPITOL “Meet the People" 10 h., 12 h.25, 3 h.55, 6 h.50.9 h.50.PRINCESS “Snow While” 10 h.05.12 ü.25.2 h.50, 5 b.15.7 h.40.10 b.05.Grace Moore au Chalet du mont Royal Voici le programme qu’interpré-ra.le mardi soir 18 juillet, au Chalet du mont Royal, sous les auspices de la Société Classique, Grace Moore, célèbre soprano du Metropolitan Opera: I.Air de Vénus (Revenez, amours), Lully; Aria (Extrait de Julius Caesar), Haendel.II.Air de Lia (Extrait de VEnfant prodigue), Debussy; Spring Voices (dédié à Grace Moore), Roger Quilter; Ninon, César Franck; None but the lonely heart, Tschai-kosky.III.Depuis le jour (Extrait de Louise), Charpentier.Intermission.Deux solos de piano par Otto Herz: Berceuse, Chopin; Rondo alla turca, Mozart.V.Valse, Arensky; Come buy (Winter tale, de Shakespeare) Ruzzi Peccia; Toi seule, Tschar kowskv; Serenade, Carpentier.Le maître de cérémonie sera M Roger Baulu.ANGLAIS ItFECS-v; Aujourd’hui, demain JEAN GABIN ELLEN DREW 'THE IMPOSTOR Autre spectacle "RATIONING A PARTI DE LUNDI : 'THE SULLIVANS" Autre spectacle : "CRY HAVOC" ^cWic*25; aft 30 eve 3040 BEWtt CANTOR-MURPHY* DAVIS iiacr co«tT»«cf KELLY-MOORE dousTas iiMdlMBMWSWWWWI fMEETzfePEOPtt'| ¦VIRGINIA O’BR'IEN • BERT UHR I I 'RAGS’ RAGLAND • JUNE ALLYSON » (Vaughn MONROE orch'.9 * SPIKE JONES CITY SUCKERS rpfûHT^OVEKTUlC lUSfcAPITCÜ ST-DENIS Le 10 juillet prochain, les propriétaires de Verdun iront aux urnes pour l’élection de deux nouveaux membres de la Commission des écoles catholiques de Verdun en remplacement de MM.Agnat-J.Patenaude et Wilfrid Jourdenais, dont le terme d’office est terminé et qui, pour des raisons personnelles, ont résolu de ne pas briguer de nouveau les suffrages.Mercredi dernier une délégation de plus de cent vingt-cinq propriétaires a envahi les domiciles de M.Léon Bélanger et du docteur A.-D.Archambault pour les prier de bien vouloir accepter de les représenter à la commission scolaire.Ces deux messieurs qui, en maintes occasions, ont été mêlés à la chose publique, ont accédé au désir de la délégation et feront connai tre d’ici quelques jours, par un manifeste oublie, les idées qu’ils ont l’intention de défendre autour de la table des délibérations.»*r.DISCOURS-PROGRAMME ANDRE LAURENDEAU chef provincial du BLOC POPULAIRE CANADIEN à 9h .30 mardi soir, 11 jullet Réseau français da Radio Canada — C B F BV C H G B C K C B CKVD B | C J B R C H N C CHAD Conserves votre précieuse énergie ! Vous consacrai A l'effort de guerre le meilleur d« votre énergie ! Vous vs-sayez d'en rendre d’autres heureux! Mais votre ouïe n’est pas parfaite.Elle ne représente peut-être Que 50% de le normale, (Yiais vous luttez depuis si longtemps et si Aprement que vous n’avez pas Idée du mauvais état dans léquel elle se trouve réellement.Soyea donc loyal envers vous-mém».Faite* Cessai de Cap-pareil acoustique SRÎtffRne EttCTrkle meilleur qui soit 1 Commencez aujourd'hyl même à conserver l'énergie dont vous avez besoin pour vous eider A traverser ces périodes difficiles; et épergnea votre ouïe à l'aide de l'appareil acoustique Wfcmnr fitorfc .Satisfaction garantie.Consultations le soir ou t domicile.Aucune obligation.Service courtois à la client*!# csnadlennr-francals*.Reynolds Earphone COMPANY 1253.ave McGill College Chambre 410, Montréal - LA.05|4 Périodiques EN VENTE AU "DEVOIR" A —orlx ou numéro franco.B — abonnement annuel — strictement payable d'avanc#.M —mensuel — T — trimestriel.Action Nstionala (L'I M .21 2.00 Actualité Economique IL') M .40 3.00 Affaires iLet) M .23 Amérique française (L’> M .35 3.00 Aujourd'hui (L*) M .28 2.50 Bulletin des Etudes françaises .35 2.00 6 livraisons par année Carnet» Vlstoriens (Les) T .65 2.00 |\ LE JOLI Mi BELMONÏ OUVERT TOUS LES APRES-MIDI et SOIRS sauf le lundi, où le Parc ouvre A 7 P.n» AU SON DE IA MUSIQUE TOUS LES DIMANCHE SOIRS ET LE APRES - MIDI MARDI PROCHAIN LES KIMRIS Acrobates sensationnels MARDI SOIR 18 juillet à 8 h.30 au Chalet de la Montagne GRACE MOORE du Metropolitan Opera Billets en vente chez Ed.Archambault, MA.6201; Willis, MA.3743; Fabien, Ltée, Verdun, Fl.6328; Librairie Les Variétés, CH.9815 Prix : $1.00, $1.50, $2.25 (taxe incluse) Maître de cérémonies : ROGER BAULU y 7 F * 4 A Culture T .65 2.00 Documentaire (Le) M .12 1.00 Ensemble M .17 1.00 Famille et l’éducateur (La) M .12 1.00 Oeil (L’) M .12 1.00 Orientation T .28 1.00 Nouvelle Relève (La) M .28 2.00 Recueil (Le) M .28 3.00 Relations M .21 2.00 Revue de l’Université d’Ottawa C — Edition complète.T .65 (P) 2.00 P — Bdltlon perUelle; T .B0 (C) 2.60 Revua Dominicaine M .35 3.00 20e Siècle M .12 1.00 Voici la France de ce mois M .28 3.00 SERVICE DU DI LIBRAIRIE “DEVOIR” LA SEMAINE DE LA FRANCE 13 et 14 JUILLET Hommage canadien — Fit* nationale française CHALET DU MONT-ROYAL ClaireGagnier ?Sito RIDDEZ ?Albert DUQUESNE A Pierrette ALARIE ?François LAVIGNE ?Paul-Emile CORBEIL ?Antoinette GIROUX ?Gisèle SCHMIDT ?Yvette BRIN D'AMOUR Choeur LAVALLEE-SMITH et pluiieurs autres artistes.Léon Rothier du Metropolitan Opera Mildah POLIA cantatrice de réputation mondiale * Anne MAYRAND pianiste universelle * Choeur Lavallée-Smith * Choeur de Franco et dee artistes d’Hollywood MAGNIFIQUE FEU D'ARTIFICE Lvraison à domicile — CA.4164 BILLETS: (13 juillet) $2.50 .$1.50 - $1.25 $1.00 - $0.60 BILLETS t (14 juillet) $5.00 .$1.50 - $1.00 chec ARCHAMBAULT et WILLIS Organisateur : Raymond Daoust VOLUME XAAv — no 05 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 8 JUILLET 1944 ¥ PAGE EEEIINin: Directrice : Germaine BERNIER Parmi les raisons qui éloignent service domestique Tout problème difficile ou important doit être toujours étudié sous le plus grand nombre d’aspects possible avant d'itre solutionné, et il est aussi toujours avantageux d’écouter et d’étudier les opinions diverses et parfois contradictoires que peuvent avoir les personnes qui ont fait l’expérience ou l'étude de ces problèmes.La pénurie d’aides familiales à l’heure actuelle complique joliment l’organisation domestique et sociale de bien des foyers.L autre jour, sans faire le procès ni des mauvaises servantes ni des mauvaises mattresses, j’ai pris la part des mères raisonnables qui ont réellement besoin de l'aide de bonnes raisonnables aussi, pour venir à bout d une lâche à laquelle chacune est consentante à apporter le meilleur de sa conscience, de sa compétence et de son coeur.Comme je l’écrivais à cette occasion, le problème serait sans doute moins compliqué si la servante parfaite rencontrait plus souvent la maîtresse sans défauts.Un des aspects les plus importants de ce problème, après la compétence et la conscience de la bonne, c’est bien le traitement accordé ou infligé à cette bonne par la maîtresse de maison qui l’emploie.A cc sujet, je voudrais vous communiquer des extraits dune lettre que m’apportait le courrier ces jours derniers et qui peuvent peut-être en éclairer plusieurs sur la manière de traiter la prochaine bonne que le ciel leur enverra.Voici donc ces extraits d’une longue, intéressante et triste lettre sur le métier de servir les autres: J’ai exercé ce métier, avant mon mariage, consciencieusement, pendant sept ans, dans quatre familles différentes.Il n’y a cependant que dans une famille que j ai eu 1 impression d’être considérée comme un être humain, ce fut la dernière, d’elle seule je garde un bon souvenir.Mes autres situations, c’est pénible à rappeler, je ne peux vous dire combien j’ai souffert d’injustices de toutes sortes, le chien de la maison était un pied plus élevé que moi.Avant la guerre, les salaires étaient minces, on était reléguée dans la chambre la plus petite, la plus sombre, la plus sale souvent; un lit dur pour nous reposer, une chaise droite, des crochets pour notre linge, c’était tout, c’était assez pour une servante.Pas un petit coin pour voir nos amis ou amies.Naturellement.Aux yeux de certaines gens, est-ce que les servantes ont le droit de penser à l’amitié, ù l'amour?Quant au logement, il y a pire que cela encore, puisque des petites servantes sont obligées parfois de coucher dans des coins noirs de corridors ou même dans des espèces de placards, comme en ont bien des maisons.Il y a aussi la surcharge de besogne, inacceptable dans tous les cas mais surtout aux jeunes épaules.Ecoutez ce qui suit: Partie de chez elle à quatorze ans pour pouvoir aider à la grosse famille de ses parents qui ont eu douze enfants (toujours la même raison chez les Canadiens), voici la tâche de cette petite à dix-sept ans: J’étais à la tête d’une famille de quatre enfants, c est moi qui m’occupais d’eux: les surveiller, donner leur bain, les mettre au lit; je faisais les lavages, la cuisine, le pressage des habits, etc.Pendant les grosses chaleurs, ils mangeaient tous à la fraîche; moi, dans la cuisine, sous une chaleur écrasante, je devais faire le service du repas et après, assise sur un tabouret, je mangeais sur le coin de l’armoire, parce que je n’avais pas de table.Et la maîtresse de cette enfant de dix-sept ans, ainsi surchargée et traitée, n’était pas une malade, encore moins une impotente, elle était pleine de santé et d’emrain et, surtout, elle sortait et, qui sait, son nom figurait peut-être dans bien des comités d’organisation d’oeuvres charitables.Plus loin, ma correspondante ajoute: J aurais dû changer de position, pensez-vous?C aurait été changer le mal de place, et aussi quand on change de situation tous les mois, quel nom se fait-on?Quand on est pauvre, on n’a que son nom.Je suis restée dans cette famille deux ans, j’ai dû quitter parce que ma mère allait avoir un enfant.Que de jeunes filles gâtées, exigeantes et capricieuses, qui ne s'arrêtent jamais à penser au sort bienheureux qui est le leur au milieu d’une famille normalement organisée, devraient méditer un peu sur le cas de cette enfant de dix-sept ou dix-huit ans et de toutes les autres qui ont été servies de la même façon par le sort: placées entre deux tâches également écrasantes pour leur âge: tenir au complet une maison étrangère et cela pour aider leur propre fa-• mille à se tirer d’affaire.Et voici le dernier paragraphe que je veux citer: Si les servantes d’avant-guerre avaient toutes été bien traitées, comme j’en connais qui le sont, elles n’auraient pas quitté leur situation, car quoiqu’on soit servante on n’est pas dépourvue d’esprit et quand on est bien, on sait l’apprécier.Si elles avaient été bien traitées, il n’y aurait pas pénurie de servantes mais plutôt pénurie de femmes dans les usines, chr le travail de maison, qui est si naturel à la femme, est sûre-ment celui qu’elle doit aimer le mieux et si elle lui en préfère un autre, c’est qu’on le lui a fait détester.V oilà, certes, un point de vue qui ne manque pas de justesse.Ce n’est que trop vrai que la façon dont on a traité tant de servantes avant la guerre leur a fait prendre en grippe les besognes ménagères tout comme on a déprécié le travail de la maison aux yeux mêmes des femmes mariées en déclarant, sur les pièces officielles ou autres, qu’elles ne font rien, qu’elles sont sans emploi quand elles tiennent leur foyer.Dans le monde d’après-guerre, si l’on veut réellement assister à un ordre nouveau, il faudra certainement voir à l’application plus fréquente des vieux préceptes de justice et de charité, entre patrons et ouvriers, maîtresses et servantes, tel que tes recommandent les encycliques et que les prêche la doctrine chrétienne depuis dix-neuf siècles.Et ce que chacun devrait se.rappeler constamment, c’est que la justice doit passer même avant la charité.s-vn-44 Germaine BERNIER Ceux qui firent notre pays Robert Chevalier dit de Beauchêne (1686-1731) Ce que l’on considérait dans le passé comme un roman d’Alain-ilené Le Sage, l’auteur de Gil Bias et du Diable Boiteux, est reconnu depuis t es dernières années comme un recueil de mémoires, et certains spécialistes voudraient même que l’on considère Beauchêne comme le premier écrivain canadien authentique.Il naquit à la Pointe-aux-Trem-blcs, le 23 avril 1686, du mariage de Jacques Chevalier et de Jeanne Villain.Il eut une carrière fort tourmentée de flibustier.En 1732.Le Sage publia les Aventures de M.Robert Chevalier dit de Beauchêne, capitaine A Flibustiers dans la Nouvelle-France.Le romancier prenait bien soin de préciser au’il ne s’agissait pas d’un roman mais i de mémoires.Il affirmait en effet j Que “lf Chevalier de Beauchêne i auteur de ces Mémoires, après avoir ; passé prés de 50 ans au service du roi, tant sur terre que sur mer.vint en France avec une fortune considérable: mais que la passion au’il avait pour le jeu la dérangea bientôt, sans parler de quelques affaires d’henneur que son esprit brusque et violent lui suscita et qu’il ne put accommoder qu’aux dépens de sa bourse; qu’il perdit plus des deux tiers de son bien à Brest, à Saint-Malo, à Nantes, et alla s’établir a Tour avec le reste; pue, dans celle ville, ayant pris querelle avec quelques Anglais, il se battit, le 11 décembre 1731, et trouva dans ce combat une mort qu’il avait impunément affrontée dans les abordages les plus périlleux".Ainsi, sur la fin de ses jours, Chevalier de Beauchêne écrivit ses mémoires.U est probable, cependant, que Le Sage en modifia, sinon le fonds du moins la forme.L’acte de sépulture se lit ainsi: "Le 11 décembre 1731, le sieur Robert Chevalier de Beauchesne, natif du mont Royal en Canada, a été tue sur le pavé de la paroisse (Notre-Dame de YEcrignollc), âgé de i8 (i5) ans, sans qu’on ait pu lui administrer aucun sacrement; et, le lendemain, a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par notre prêtre curé soussigné, en présence de M.Baudoin, neveu de la veuve, et de plusieurs autres témoins.” P.Le Roux.réalisés par ce geste imbécile, nous ; n’est qu’un prêt restitué) rien d’au- y voyons la vie du corps enlevée à un homme; nous y voyons la vie de l’âme enlevée à un autre par cette désobéissance au grand commandement: Tu ne tueras point.C’est une gratuité qui coûte un neu bien cher! Comment se fait-il donc que ces actes gratuits qu’on propose à notre admiration, il ne se trouve jamais que ce soit un don, un sacrifice, faits par pur plaisir, un beau geste, un héroïsme, mais toujours un rapt, lâche et sournois, une démolition, une salissure?— On nous répondre qu’une belle action, un don, ne sont pas gratuits, puisque Jésus a promis récompense même à oui ne donne qu’un verre d’eau.C’est juste.U n’y a pas d’acte gratuit.Parmi ceux-là même qui semblent ne nous rien rapporter, ni ne nous rien coûter en cc monde, les beaux nous valent l’amitié de Dieu, les laids sont payés des chaînes du démon.C’est dans le soi-disant gratuit, c’est-à-dire dans l’inutile, que le diable fait sa récolte; c tre que Jésus; nous n’avons rien à faire sinon de le prendre — et, en actions de grâces, nous n’avons encore rien à présenter que Jésus.Dieu nous a tout donné gratuitement.Pensée inépuisablement ravissante! Nous n’étions pas.i] n’avait nul besoin de nous, étant infini.c’est-à-dire à lui-même éternellement suffisant.Il ne nous a créés nue pour se donner à nous.Perfection de l’amour! — l’essence de l’amour étant le don sans autre raison que l’amour.(Sur le devoir d’imprévoyance) Isabelle RIVIERE Pensez donc ! Des fourrures ravissantes valant des milliers de dollars sont toujours ,IP: en montre aux salles d’étalage chez esj J.-F.Reid.Vous y trouverez, à coup Que Les saboteurs du travail sont les saboteurs de l'ordre tout ce qui ne sert pas a Dieu dont sûr, votre fourrure préférée.Que il se sert, lui, pour perdre les âmes, vous soyez brune ou blonde, gran-Cela va de soi: le fécond, le vivant, j de ou petite, corpulente ou svelte, ne peut s ajouter qu a la vie; le ste- les experts de Reid vous feront nie, le mort, ne peut être reuni qu’a | v ir le modèle et la sorte de four- S .• • , .'rure *.de grande activité sportive.Les ! carre, pythonisse male de 1 art nouveau, m ensorcelle et me foules ne fréquentent plus l’égli-1 fait tomber en pâmoison, et Boudrias m’éblouit, il exagère se aux heures de la grand-messe, jej jiiusionj son Jgt.Parlons franc et net et revenons à cf! Jir" ^Lnt^remldfe* à Jea« R«in« le modeste- îvant de choir dans le fauviîme et le surréalisme.Il y a une originalité vraie et un tnatz d’originalité.Victor Hugo prétend révolutionner le drame et crée des fantoches grandiloquents.Racine, homme modeste, qui compose “difficilement des vers faciles”, prend des pièces Sacrement.Comment ce désintéressement pour les offices religieux?L’auteur suggère qu’on s’abstienne de frequenter les terrains de jeux l’avant-midi et la soirée du dimanche.Il voit avec joie s’introduire la coutume de repor- ter les vêpres après le souper.Jeu- grecques quelconques de ses devanciers et leur insuffle une Afin de détruire le virus dans sa racine, le Père Vuillermet ouvre toi- exposé avec une definition claire, précise et complète de la nature du sport.A son avis, on désigne de ce nom "un exercice méthodique et hygiénique du corps humain en vue d’accroître son adresse, sa force et sa beauté et de développer l’énergie de la volonté tout en délassant l’esprit.” Nous voilà donc fixés.Aucune allusion aux exploits retentissants ou au culte de la beauté.Il s’agit de développement physique, au profit du corps sans doute, mais aussi de l'intelligence et de la volonté.Ce qui rejoint le vieil adage: “un esprit sain dans un corps sain”.La volonté peut profiter beaucoup de la pratique des sports.L'obligation, à chaque instant, de se plier à des règles très précises, d’accepter sans réplique les décisions d’un arbitre, développent l’habitude même de l'obéissance.La volonté se discipline, se forme, acquiert une trempe solide.La patience aussi trouve à s'exercer.On ne devient pas habile du jour au lendemain, l’entraînement se prolonge plus qu’on ne voudrait.Il faut aussi supporter les intempéries des saisons, vaincre des obstacles parfois assez pénibles, enfin accepter là fatigue d’une partie qui se prolonge.D’autres qualités très précieuses trouvent encore leur profit: la confiance en soi-même, la présence d’esprit, la promptitude du coup d’oeil et de la décision.Selon Vuiilermeî, le sport est aussi “une excellente école de vie socislc”.La vie de l’équipe en est une de coopération et de coopération très intime.Chaque membre a une fonction propre, un rôle particulier à jouer; l’habileté ou la maladie des uns ont leurs répercussions sur tous les membres de l’équipe: l’entr’aide et le support mutuel s’exercent à un degré éminent-Chacun réalise ses responsabilités et s’efforce de s'en bien acquitter.Avec nombre d’éducateurs le Père Vuillermet reconnoît dans la pratique des sports un antidote précieux contre le désoeuvrement.Le jeune homme inoccupé voit sou imagination assaillie de visions obscènes; le sport vient le détourner de ces “rêvasseries”.Toutefois, ne prêtons pas à ce dernier une vertu magique.Il ne saurait aucu nement suppléer la grâce et la prière; disons plutôt qu’il leur prête un concours parfois très appréciable.Cependant, comme toujours d'ailleurs, la médaille présente un revers.L’homme sait si bien détourner les choses de leur fin véritable, verser dans l’excès! Que dans certains milieux on ait conçu de l'aversion pour les sports, il n’y a pas Heu de s’en étonner.Peut-on demeurer impassible devant toute une jeunesse indifférente aux choses de l'esprit, préoccupée à peu près seulement d’activités sportives?De moyen qu’il devrait être, le sport nés gens et jeunes filles peuvent davantage y assister et passer en famille le reste de la soirée.La famille a tellement souffert elle aussi du renouveau sportif! Les enfants ne font plus que p:”er à la .maison.à l’heure des repas.Père et mère s'y retrouvent toujours seuls.S'en plaignent-ils?Avec une ingratitude que l’on ne soupçonne pas, on leur répond invariablement: “Vous n’y entendez rien.De votre temps, on ne connaissait pas ça!” Quelques pages sur les anglicismes terfninent le volume.Le Canada français n’est donc pas le seul à regretter leur introduction dans le vo- vie sublime.Le sujet du Fauit de Goethe est vieux de plusieurs siècles.Même Dante, d’après le dernier livre écrit par Louis Gillet, n’est pas aussi original qu’on le croyait.Il a emprunté l’idée de son enfer aux écrivains arabes.D’innombrables faits de ce genre jettent une lumière troublante sur le mystère de la création artistique.En somme, ce que l’homme, être social, façonné par un milieu, issu de plusieurs générations et héritier de la civilisation, tire de soi-même, est bien peu de chose.Le facteur temps joue un rôle capital dans les phénomènes humains.Il faut travailler sous le signe de la biologie, et non sous celui de la mécanique, pour créer des oeuvres grandes et durables.Racine resta toute sa vie l’élève des anciens.une sévère discipline la fortifie.Pour craindre un amoindrissement de ce fait, il faut n’avoir de commun avec les originaux que la rage impuissante de le devenir.(Hokusai étudiait encore le dessin à quatre-vingts ans).Dans un parce qu’il voyait en eux des maîtres.Par eux il a appris „______________ _ son métier et s’y est perfectionné.Loin d’étouffer la per- cabulaire sportif.La vieille France sonnaijtj la connaissance du métier, l’assujétissement à elle-meme jette le cri d’alarme devant la corruption du langage usité par les fervents des sports.Conservons pur “notre doux parler”.Même, demeurons français jusque dans «StZtZ’l; SSSÆi* ~ ¦’W"** * B^"«’ « dans la brutalité et le langage vul- montre que le miracle de lart grec, cette longue montei gaire de certains sportifs.Les Jeunes Gens et les sports constitue probablement le meilleur ouvrage sur le sujet.Il a le grand avantage de déterminer exactement le rôle véritable du sport, à savoir: accroître la vigueur et la force du corps, recréer et délasser l’esprit.Nous devons savoir gré à l’auteur d’avoir insisté sur l’aspect formateur du sport.Il faudrait le rappeler souvent à nos jeunes.Le jeu pratiqué pour lui-même convient plus ou moins à des êtres doués d’intelligence.L’esprit doit intervenir partout et trouver partout matière à enrichissement.Educateurs, parents et jeunes gens devraient lire l’ouvrage du Père Vuillermet.Beaucoup n’ont jamais compris réellement le sport, sa nature, son but et la façon de s’y adonner.Le Père Vuillermet étudie ces différents sujets avec une compétence rare.Ceux qui ont eu le bonheur de lire Soyez des hommes du même auteur n’en seront aucunement surpris; le Père Vuillermet a écrit pour les jeunes des volumes qyi montée des générations successives vers la perfection, est un miracle de patience.D’innombrables artistes.— il n’était pas question alors d’originalité et de cabotinage, — ont refait la même Vénus, le même Zeus, le même Apollon, la même Junon.(Imaginez-vous ce que les fauves auraient fait dans ce domaine pour #e distinguer, le nombre de pieds et de cornes qu’ils auraient prodigués aux faunes, et les têtes d’animaux dont ils auraient affublé les bacchan- tes^ Un artiste et un écrivain doivent viser d’abord à la maîtrise dans leur métier et leur art, avant de révolutionner le monde.C’est élémentaire mais, aujourd’hui, on nie l’évidence même.Ensuite leur personnalité et leur origina d’art organisée, lors de l’exposition des Arts décoratifs en 1937 (les arts décoratifs, voilà la véritable création de notre époque), par la direction des Beaux-Arts de la ville de Paris et la conservation du Petit-Palais: “Les maîtres de l’art indépendant, 1895-1937”.Quels spécimens de quarante-deux d’art indépendant, mot magique qui galvanise l’enthousiasme des originaux des deux Amériques et déchaîne des bacchanales de tam-tam au coeur de la jungle africaine! Chagall, Braque, Lipchitz, Zadkine, Rouault, Vallodon, Léger (Fernand), Rousseau (Henri), Gargallo, Ségonzac, van Dongen étincelaient comme des astres, et même Picasso brillait comme un soleil.Mais tous ces farceurs (les Matisses n'étaient pas fameux) étaient éclipsés par Rodin, représenté par son Eve, et pat la sculpteur Maillol, dont les femmes sont trop fortes à mon goût, mais enfin qui est un artiste, inférieur à Rodin et à Bourdelle, mais enfin un artiste, un vrai! Si l’art est l’expression d’une époque, on s’explique devant ces produits décadents l’écrasement de cette pauvre France.Dans une ville où abondent les chefs-d oeuvre, en ai-je perdu du temps à visiter à Paris de ces expositions désolantes: femmes prognathes, à teint de noyées, étei-gnoirs à concupiscence, dessins d’écoliers paresseux et peu doués, anatomies de carton-pâte ou de zinc, natures mortes décomposées, peaux de cétuse ou vert-de-gtisées, légumes matinées dans l’acide sulfurique, figures géométriques et abracadabrantes, paysages couleur caca ou rose nanan, visions loufoques d’aliénés ou de candidats à la paralysie générale.Quelle naïveté de ma part et comme je leur en garde rancune, à ces pitres! Parfois des tableaux d humoristes inconscients (on ne sait jamais, avec ces sacrés bougres-là) me réconciliaient avec l’existence par leur comique inénarrable (par exemple, Guillaume Appotlinaire et sa famille, de Marie Laurencin, dont le catalogue donne une reproduction).Ce que je reproche surtout à notre Borduas.c’est qu’il manque d’humour inconscient.Il ne me fait pas rite.C’est un fumiste triste, aux couleurs noires, nuance indigestion.Il est d’un ridicule plat.J aime les fauves et les surréalistes, quand ils me dilatent la rate.Ces sacrés fauves, ces sacrés cubistes, se sont-ils payé la fiole du bourgeois! Et ils se faisaient payer par-dessus le marché.Mais moi qui ne suis pas un bourgeois, je m oppose avec l’entêtement d’une bourrique à ce qu’on se paye ma tête et j’exige avec obstination, pour admirer, qu on excite mon rire par quelque bonne galéjade peinte, quelque sottise de grande taille.Sans la guerre, Pellan serait probablement encore sur les bords de la Seine, Maurice Gagnon étudierait peut-être le français dans les caves du Louvre^ (c’est peut-être pout cela qu’il est souvent obscur) et les épaves cubistes et surréalistes n’atteindraient la province de Québec que dans vingt-cinq ans.Nous sommes toujours en retard de cinquante ou soixante années.Quelle nuit d’un quart de siècle le maudit Hitler a épargnée à notre peuple! Blague à part, j’approuve intégralement tout ce que Camille Maudair a dit des fauves ou moutons de l’Art vivant (par exemple, dans les Métèques contre l’art français).Beaucoup ^ de ces fauves ne sont que des moutons de Panutge revêtus d’une peau d’emprunt.L’académisme du laid a remplacé l'académisme tout court.L’Europe, qui avait créé tant de belles choses, des barbares l’invitaient à se ravaler au rang des nègres primitifs, des nègres fétichistes.(Ici en Amérique, une Marian Anderson, immobile, comme une statue ^La Moelle de la Pédagogie •t Tel est le titre d’une nouvelle pu blication qui constitue une heureu-se contribution pédagogique et educative.L’auteur, M J.-Henry Lane, professeur à l’école normale de Lé-vis, et ancien inspecteur d’écoles, vient de livrer au monde pédagogique le fruit du travail, des études et des recherches qu’il a entrepris pour donner un caractère vivant et pratique à ses cours de pédagogie.L’hiver dernier, après avoir pris connaissance de certains résumés de leçons de pédagogie données par M.Lane, je m’étais dit: “Heureuses normaliennes qui ont le privilège de suivre de tels cours!” Ce privilège, M.Lane vient de l’étendre à tout le Canada français en publiant la première collection de la Moelle de la Pédagogie.Allegro connaîtra probablement ure vogue encore plus sensationnelle qu’Adagio qui s’est vendu «B trois mois au rythme de 1,000 par semaine.Il est déjà question d une troisième édition.C’est un yen table phénomène dans notre Hue ture, si nous nous rappelons que JH.T -rm t -J , l’ouvrage n’a été publié qu en de-mbre di Allegro est un livre de vacances.Mais, comme Adagio, il rappelle au lecteur des vérités essentielles; il le ramène en pleine réalité et remet dans l’esprit certains principes que l’homme des temps modernes est porté à oublier.Cet ouvrage rajeunira le lecteur et l’édifiera, car re-lix Leclerc, en plus d’être un écrivain, est un apôtre.Il ne se contente pas de réjouir et d étonner il veut faire du bien et il y réuss-t.Roger LEBEL vant.Comme si l’art avait besoin de s’appeler vivant, sauf dans les petite» chapelles où les petites veilleuses clignotantes et engluées de suif croient faire concurrence au so- moussant).Pervertie par les métèques, la France, héritière d’Athènes, en était venue par le cosmopolitisme de Paris, la trahison de certains de ses dirigeants, la conspiration des mercantis et des cabots de l’art à mettre le pres- leil.Je ne suis qu’un profane, mais j’ai vu et revu sans me ra- _ ., , .-.1—c.j>-européens et asiatiques tige de sa civilisation exquise au service de la barbarie c de la propagation du laid.La vraie élite et la province françaises n’ont jamais gobé un art qu on a lancé à coups de publicité, comme un savon ou un médicament, et qui contredisait toutes les qualités françaises: goût raffiné, mesure, souci des nuances, amour de 1 oeuvre bien faite, conscience professionnelle, culte de la beauté.(Certains des phénix dont on chante les louanges ne savent pas dessiner et ne peuvent même pas choisir des couleurs qui ne noirciront pas au bout d’une quinzaine).Même avant 1939, les fausses valeurs s’étaient dégonflées et les nouveaux riches et les gogos qui “avaient acheté à prix fort les croûtes à la dernière mode remisaient ces horreurs au grenier.La mer de sang qui recouvre l’Europe achève de noyer ces horreurs sous d’autres horreurs.Qu’un petit ^cénacle s'entiche ici de nouveautés frelatées.aujourd’hui caduques en Europe, on pourrait s'en amuser, mais ce qui dépasse les bornes de la plaisanterie, c’est la corruption du goût de notre jeunesse à un tournant décisif de notre histoire.Notre race subira donc tous les assauts, même dans le domaine artistique.Même là, la lutte s’imposera contre les puissances de contagion, contre le poison.Je le dis à la Jeunesse, il faudra autre chose que le cubisme et le surréalisme pour inspirer et élever notre peuple au-dessus de lui-même et faire rayonner le génie français sur le continent.ALCESTE lasser les plus grands chefs-d’oeuvre et je me suis même infligé la vue des pires croûtes.Les disciples de M.Gagnon en ont-ils vu beaucoup de Picasso, se sont imposés à l’attention de tous dan* leur vie?Au théâtre et dans le roman, Jules Ro-et particulièrement du monde étu-1 mains, le mystificateur universel; en poesie, Jean ^ diant.Le présent ouvrage du Père ' “ * * " -:i— .* r»n.demeure une de ses oeuvres maîtresses, un volume qu’il faut répandre.Il a une mission à remplir auprès de la jeunesse, des éducateurs et de toute personne préposée ou intéressée à une oeuvre quelconque de terrains de jeux.Nous devons féliciter Fides d’avoir réédité Les Jeunes Gens et le sports.Son retour en liberté s’imposait.Fides a bien voulu le remettre sur le marché, ce qui est très conforme aux fins louables que poursuit cette maison, à savoir, entre autres: “éditer toute publication propre à atteindre les buts visés.de culture intégrale”.Clément SAINT-GERMAIN (1) Ce livre est en vente à Fides et au Service de Librairie dn "Devoir”, au prix de $0.75; par la poste: $0.85.|[ "Flic, le pingouin" C’est le titre d’un petit album pour enfants, album sans prétention, magnifiquement illustré tout de même par Odette avec texte à la hauteur par Lino.Le tout se pré teau: dans l’antre de la Pythie, Geneviève Tabouis et Do rothy Thompson; en politique, Briand, le souffleur de nuées, ou Lloyd George, l’ignorance inspirée: en finance.Stavinsky; en musique.Stravinsky; en sculpture, Epstein, et en peinture.Picasso, quelle époque merveilleuse pour la rigolade, si tous les vingt-cinq ans, volcan monstrueux, la guerre ne déversait sa lave sanglante sur le monde.Picasso a le don infaillible de me mettre de bonne humeur.Ce nom espagnol strident comme un cri de perroquet me remémore cette exposition de ses oeuvres complètes à Pans, où la binette des bons bourgeois mystifiés constituait le plus savoureux des spectacles.Oh! lal la! Cela valait bien les dix ou quinze francs qu’il m’avait fallu gaspiller pour me mettre à la page et m’initier aux sublimes mystères de l’art avancé.Les trois mâniêres de Picasso, l’influence de Raphaël et d’Ingres, ce maître dessinateur.Quelle rigolade! La femme avec les deux veux d’un côté du front! Et au moins, le maître, il sait dessiner, il sait peindre.(Mais les autres?) D’autant plu» criminel d’avoir prostitué son talent (un talent moyen) au service d’une entreprise bar-numesque d’exploitation des gogos et de démolition de l’art.J’ai sous la main le catalogue d’une manifestation Ce livre de 143 pages renferme plus de 70 résumés très substantiels de cours répartis en trois séries.La première - série résume 20 cours dont 7 sont consacrés à la vocation et à la personnalité de l’institutri-çfe, et 13 qui traitent de la méthodologie générale.La deuxième série expose la méthodologie spéciale, tandis que la.troisième présente l’école, son organisation, etc.Ces résumés constituent une charpente solide de leçons dont les matériaux ont été extraits de trai-I tés assez volumineux dont voici quelques auteurs: Mgr Ross, Ribou-let, Charrier, Fr.Léon, Edmond Gabriel, Paul Bernard, R.P.Kirsh, O.M.Cap., Dr Pauchet et autres.Mais, si l’auteur de la Moelle de la j Pédagogie s’est inspiré des princi- ' pes exposés dans les livres pédagp-‘ giques, et qu’il connaît bien, il a puisé abondamment dans les sou venirs que lui a laissés l’inspection des écoles.Et les instituteurs et institutrices trouveront dans ce livre maints conseils pratiques, qu’il donnait dans son ancien district d’inspection, soit en classe, soit dans ses conférences pédagogiques.Son long stage comme inspecteur d’écoles donne à l’auteur de la Moelle de la Pédagogie une grande autorité en pédagogie et explique le caractère éminemment pratique des cours qu’il donne à l’école normale de Lévis et dont il vient de publier les premiers résumés.(La deuxième collection, qui comprendra des idées psychologiques appliquées à l’éducation, est en préparation).Aussi, tous les éducateurs voudront lire la Moelle de la Pédagogie car ils y trouveront des idées qui leur conviennent, des idées qui confirment les leurs et, sans doute, y découvriront-ils des idées nouvelles.Il y a sûrement dans ces résumés de quoi satisfaire la curiosité légitime de plus d’im chercheur! Puisse cette nouvelle publication se répandre chez le personnel enseignant et contribuer à améliorer notre école primaire.Puisse-t-elle venir en aide à nos instituteurs et institutrices qui veulent remplir consciencieusement toute leur tâche, celle d’élever des âmes, de former de bons citoyens, catholiques et canadiens jusqu’à la moelle, des jeunes gens ple:ns d’initiatives heureuses et fécondes! “La Diffusion du Livre" Lettre-circulaire no 2 Montréal, le 8 Juillet 1M4 sa Chs-A.SHAFFER, Inspecteur d’écoles, Montréal.La valeur''de tout écrit s'avère de clarté.Une grammaire fautive peut en rendre l’interprétation laborieuse.Toutefois, elle serait excusable si le sens ne s’en altère pas.Contre raison, que de gens disent ou lisent des âneries, sans en avoir conscience.Un conteur de France, un contemporain, faut-il dire, a su vendra cent mille exemplaires de ses oeuvres au Canada français, depuis deux ans.Or, en l’un de ces ouvrages, sitôt absorbés que publiés, j’ai capté, l’ineffable perle que voici :— Les heures qu’il pleuvait nous les passions sur la pente de la colline, où dévalait un opulent troupeau de hêtres et de sapins.Oyez, lecteurs ! Hêtres et sapins ancrent leurs racines à dix pieds sous terre.Toutefois, alertés par la plume, üs prennent mors aux dents — dents qu’ils n’ont pas — cela s'entend, — à l’instar de la pouliche de mon richissime voisin.Plus-“trou-peau”, cette flore fixée à vie au sol ! — C’est comme si l’on osait dire, — porc à toison de brebis, ou paon se pavanant sous soies.— Ce n’est pas par fantaisie que la peau s’apparente à la chair.Lecteurs qui recherchez de la lecture récréatrice, nous vous proposons, cette semaine : “Le Roman de Tristan et Iseut” romance quasi moyenâgeuse, célébrée par Wagner dans une mélodie grisante et reconstituée en langage normal par Joseph Bédier.Bien que récit fantaisiste, le style, la langue et la logique, l’harmonie de l’ensemble, devons-nous affirmr.le font chef-d’œuvre du genre et de bel agrément.Adresse*: JOSEPH PELLETIER, directeur, “La Diffusion du Livre” 10,740, rue Laverdure - Montréal Prix, en ville, $1.50; par la poste, le timbre en sus, toit, $1.59.cela le condamner radicalement?La vertu tient le juste milieu, ne l’oublions pas.La vie intellectuelle s’accommode très bien du sport; il lui est même indispensable jusqu'à un certain point.Le «port prévient le surmenage intellectuel, décongestionne le cerveau, facilite la digestion, décuple les forces de l'organisme et permet un travail intellectuel plus intense.Toutefois, il faut ____ __ r_____ y aller avec prudence: “Tout ce aventures inouïes de ce brave pin- Père François, dont le mérite revient à Fides.Que peut-il arriver d’extraordinaire à un pingouin?Qu’il s’appelle Flic, Flac ou Floc, n’habite-t-il pas une contrée où il fait “un froid de pingouin” et où il fait noir la moitié du temps?Mais quand on a le goût de l’aventure, comme notre ami Flic, il se produit toujours dans la vie des événements qui valent la peine d’être relatés.Les ouin enchantent garçonnets et est devenu fin.Devons-nous pour sente dans la série des Albums du j fillettes.Ceux-ci aiment la compa- i- ->-—-17- -1—* «nie inséparable de Flic, la gentille Lisette.Même les tout-petits qui ne savent pas lire regardent avec plaisir les très belles Images dont s’anime le texte.Tout en s’amusant, ils prennent une véritable leçon de choses.Vous entendez leurs réflexions savoureuses.Qu’elles ne soient pas toujours exactes, on le comprend, ils sont si jeunes! C est ainsi qu’une fillette de trois ans, en voyant le thermomètre accroche à un glacier, remarque judicieusement; “Maman, regarde une température!” Flic, le pingouin est un des albums les mieux faits pour charmer les petit*.ARTHUR LEPAGE “NORMANDIE ET BRETAGNE” Récit d'un voyage au Royaume de l'Herbage ¦'Orio* K «on Ingénuité remarquable, ce livre fera taire toute Ulacuaelon.Sou* la plume de M.Lepage, le» Idée* revêtent une forme ' lumineuse, évidente, de simplicité naturelle” ,.AUBERT BEROERON dan» ''Me* Flchee''.30 Juin :0é3.L’invasion so poursuit.Documentez-vous en lisant cet ouvrage qui vous donne Te description du littoral de la Basse-Normandie et de nombreuses illustrations des endroits où débarquent nos troupes.Récit captivent du dernier voyage de l’auteur après l’accord de Munich, ouvrage oui e eu le meilleur accueil de U critique littéraire.BAYIUX.CAEN, LISIEUX.CHERBOURG, LE COTENTIN.*K.EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES Magnifiqut présentation — PRIX ; $1.50 Echos Les Duguav viennent d’offrir à la jeunesse du Québec leur troisième album publié par Fides.Cet album.Sur la route avec Jésus, est imprimé en deux couleurs.L’auteur y explique aux enfants les phases principales du sacrifice de la messe.¥ * * Les Editions Serge, récemment fondées, annoncent quelques publications à venir.D’abord, une réédition, La femme, cette inconnue.d’Hector Talvar; puis une oeuvre de Pierre Brodin, sur Pierre Loti et sa vie.^ •fc Bernard Valiquette présente Entreprise privée et socialisme, de Jean-Marie Nadeau.De toutes les questions qui passionnent actuellement l’opinion publique.l’entreprise privée a une place prépondérante et la solution de ce problème affectera la vie de millions d’individus.* * * Valiquette présente: Le chemin ! des écoliers, de Jean Bruchési.La question scolaire, au Canada ^ français, a toujours été une des | plus graves et des plus chargées de j conséquences pour l’avenir de notre peuple.Les esprits les plus avertis ne peuvent s’en désintéresser.Cette oeuvre se rapporte au problème de l’éducation et aux questions connexes.V * * Dans un livre écrit sur un ton alerte, MM.Tessier et Biron rela-1 tent la montée des canots, les inci- j dents du voyage et les péripéties de l’arrivée et de l’installation des Soeurs Grises à la Rivière-Rouge, au Manitoba.Des dessins d’Henri Reaulac rehaussent le texte de cette oeuvre.Allegro (par Félix LECLERC) Un livre de nature pour l'époque des vacances Les estivants de l’été 1944 sont privilégiés.Juste au début de la période de vie en plein air parait chez Fides un second volume de Félix Leclerc contenant nos plus extraordinaires récits de la vie au grand air.Douze fables mettent en scène les bêtes domestiques, les animaux de la forêt, les plantes et les paysages de chez nous.Ces fables, lues dans un camp ou face aux champs parfumés, nous initieront aux discours familiers des bêtes, à leurs comportements naturels et laisseront des traces lumineuses dans l’esprit.M.Charles-E.Holmes vient de publier une plaquetle, sou* le titre: T'as menti.Brissettel le texte d’une conférence qu’il avait prononcée, en l'améliorant d’une foi* à l’autre, devant le Club Kiwanls Saint-Laurent.à Montréal, le Club Musical et Littéraire de Montréal, et le Club Kitvanis de Québec.Ainsi que l’auteur l’indique lui-mème en exergue, c’est un assemblage de “faits étranges et singuliers de notre histoire".M.Holmes, sans viser au grand historien, s’intéresse à la petite histoire, parfois même à la moins petite histoire.Maints de ses textes de conférences se rapportent à des sujets de cette sorte.Fait rare, M.Holmes est un conférencier qui s’édite lui-même.Ill1 faut dire qu’ii s’intéresse de près, I.voir de trè* près, i l'imprimerie.f| UN BEAU ROMAN D'AMOUR DE LA LITTERATURE CATHOLIQUE Dame en noir de CAMILLE MAYRAN $1.25 I*exemple!re Par P®*»* $LÎ5 Société des Editions Pascal 60 ouest, rue St-Jacquet '934 ST£CATHERINE!£ MONTRÉAL COMPTABLES INVENTIONS COMPTABLE ACRES 4643 «venue Verdun.VERDUN TOrk 0642 MA 1339 Dean.CL 5723 Lucien VIAU, COMPTABLE PUBLIC LICENCIE • Spécialité : Impôt sur le revenu 159, Craig ouest - Montréal Protégées en tous paye Demandez le manuel traitant dea Breveta, marquee de commerce, ete.MARION & MARION Fondée en 1892 tai, gto-Catherine ouest, Montréal Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cic Comptables agréé* > Chartered Accountants MEDECIN Electricité médical* Rayoni X Dr Maxime Brisebois L.G.M.C.FRCS-c De la Faculté de Médecine de Parta.Maladies génitales endocriniennes, urinaires, digestives, clrculatolra», respiratoire» FRoutenac 5252 |16 Sherbrooke est Maurto» Ohartré.C.A Maurice Samson .G .A A.-E Beauvais.OA.J.-P Gauthier.CA E Harr?Knight OA Léon CAté.CA Gérard Marceau.C.A Paul-B Trudel O.A Lucten-P Bélalr.C.A t.lone! Rouaaln C.A Jacques Aciger», C-A O.-P Laffe-t?c.A Dolla'd Huot.CA.*!bert Garneau CA Raymond Portier.CJk jean Lacroia C.A Guy Bernard.CA.Percy Auger.C-A H BourROuln.C.A.J.-Paul Talbot.OA Marc Angers.CA Roger Roy.C.A Montréal Québea Rouyu OPTOMETRISTES OPTICIENS rcpci ntiiiv.s: HAibour 551.1 K Y A MK K DI' LA Vf K, • • AJl'STLMlïXT DE VERRES A.PHANEUFA.MfSSIER OPTOM ETR 1ST ES.6Y‘T ’ C1E NS CARON & CARON Domptables Agréés — Chartered Accountant» Edmond Caron B.A.LEO.OA, Henri Oaron BA.L.LL LSD OA Barthéleml Masae.L.8.C.C.A 59.rue St-Jacqno» HArbour 3*35 MONTREAL 4*9.rue Lavloletto TROIS-RIVIERES 1 767 St -Dt.nik Montre.il Réparation de lunetterta Service postal.Léo-Paul TROTTIER, o.d.OP'.OMETRISTB et OPTICIEN MANUFACTURIER 1*5* est, a».Mont-Royal .FR.laai ASSURANCES NARCISSE DÜCHARME, PRESIDENT •CAasumn&mtfMlle frtîbr: iLLaié ^.¦.1 ,jl Cartes d’Affaires DACTYLOGRAPHES MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 Assortiment complet Onderwood, Remington, Royal Portatif et StanJ-arc! 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est, rue Sherbrooke, Montréal 684 Samedi, 8 juillet Claude Mélançon parle aux Jeunes Naturalistes ; Discours prononcé à la clôture du concours de zoologie organisé par la Société zoologique de Québec aussi bien que celui de la philosophie chrétienne.Mais que cette universalité ne vous fasse pas peur.Ce que j’en dis n’est pas pour vous effrayer ou ous décourager; bien au contraire.J’entends simplement vous in- En m’invitant au couronnement de son concours, la Société zoolo-logique de Québec me procure un double plaisir: celui de la féliciter publiquement de son oeuvre magnifique et celui de rencontrer les jeunes naturalistes de Québec avec qui, parait-il, j’ai un peu collaboré ces derniers mois.- - -, —, ¦ .- ., .„ , pour l’initiative qu’elle a déployée en organisant son dernier concours, mais aussi pour le travail éminemment éducateur qu’elle poursuit depuis sa fondation, avec un zèle et un enthousiasme bien supérieurs a ses ressources matérielles.Secondée intelligemment par notre ministère de la Pêche et de la chasse, ministre et sous-ministre en tète, elle a progressé à un rythme constant et multiplié ses réussites.Dans le cadre aimable du jardin de Charlesbourg que dirige si habilement le Dr Brassard, elle a réuni la plus belle collection d’animaux canadiens qui se trouve au •'ays, une précieuse bibliothèque d’histoire naturelle et des films documentaires.Elle y poursuit meme des recherches biologiques d’un grand intérêt.Mais plus notable encore est l’esprit qui anime ses directeurs, esprits qui nous a valu, entre autres, les visites organisées du jardin de Charlesbourg, le bulletin de la Société et le concours qui fait 1 objet de cette réunion.Cet esprit d’autant plus digne de mention qu'il s’appuie sur un idéal très beau et très noble: l’amour de la patrie.C’est parce qu’ils aiment notre pays de tout leur coeur et de toute leur intelligence, que les directeurs de votre Société travaillent si bien à le faire mieux connaître et, jiar voie de conséquence, à le faire mieux aimer.Soyez assurés, cheu-s jeunes naturalistes, que le but au concours auquel vous venez de par ticiper avec un succès collectif et individuel digne de tous les éloges, n’était pas de vous ifnposer une gymnastique mentale, si bonne soit-elle.Les organisateurs ont vise tirons grandir notre curiosité à l’endroit de la Création, — ce qui est une preuve d’intelligence —; et nous étendrons le champ de nos connaissances, — ce qui est une façon de servir son pays tout en avançant sa culture personnelle.Et puis, qui sait si parmi vous ne se trouve pas déjà un zoologis-.’ ’ ! notre science de quelques découvertes importantes, découvertes qui attireront l’attention flatteuse du monde savant, non seulement sur sa personne, mais sur tout notre petit peuple?Il ne faut pas croire que tout a été dit ou écrit sur notre faune.Loin de là.11 y a encore de nombreux domaines inexplorés.Dans le groupe des petits rongeurs, par exemple, il y a des especes non classées qui jouent leur bout de rôle dans l’économie nationale.Il y a aussi des découvertes à faire dans le petit mon le si vivant et si utile de la “blanchaille”, dont la principale fonction, vous le savez, n’est pas de servir d’amorce au bout d’un hameçon, mais bien d’assurer à la f~is la survivance et le contrôle d’espèce plus importantes.Et il reste encore beaucoup d’autre travaux à mener à bien, à découvrir et à formuler plusieurs des lois qui régissent les êtres vivants entre eux et dans leurs relations avec l’homme.Lamarque, Cuvier, Darwin sont célèbres à cause de quelques-unes de ces grandes lois qu’ils ont fait connaître et qui ont aidé à établir Iq réputation scientifique de leur pays respectif.Ces lois, vous vous l’imaginez bien, ne se trouvent pas comme une fleur sur le bord d’un ruisseau.Elles ne se rencontrent pas non plus réunies sur un point comme une “talle” de bleuets ou un banc de cyprins.Il faut les chercher pa-tieinment et dans Inobservation des bêtes garder sans cesse un esprit en éveil et largement ouvert.Un trait de moeurs bien interprété, l’analyse intelligente d’un phénomène constaté au cours d’une promenade, une heureuse association d’idées, peuvent conduire à ues généralisations nouvelles, à 1 une de ces formules fulgurantes qui connaissance de son pays et de soi-même.Devant vous s’ouvre un monde enchanté où peut-être la gloire vous attend et où, sûrement, vous connaîtrez des joies très pures.Vous pouvez y entrer hardiment, joyeusement, car ce monde créé par Dieu est vrai, sain et naturel.A tous ceux qui le veulent pénétrer, il offre de livrer sei secrets et ses enseignements et de mener l’homme à son Créateur par les sentiers de la logique et de l’adoration.Le concours qui vient de se terminer vous a mis en route.Je vous souhaite donc bon voyage sur ce chemin qui peut commencer à un trou de souris dans votre grenier et mener au bout du monde aussi bien qu’au Jardin de Charlesbourg.Claude MELANÇON BOITE AUX QUESTIONS Q.—Veuillez trouver ci-inclus une plante dont nous désirerions savoir le nom.Cette plante pousse à l’état sauvage sur un sol élevé et sablonneux.Elle a la hauteur du thé du Labrador, mais elle est très touffue.(M.S., Amos) R.—Votre plante est bien intéressante, et sans contredit, l’une des plus caractéristiques des régions sablonnneuses du nord du Québec.C’est la Comptonie à feuilles de fougère, que les Canadiens anglais nomment Sweet Fern, à cause de sa ressemblance avec les fougères et de son odeur balsamique.Cet arbuste est plutôt rare dans le Québec moyen où on le trouve surtout à la baie d’Oka et en certains points de l’Ottawa.Il y a une colonie isolée aux grèves de Contrecoeur.Mais c’est dans la région du Lac Saint-Jean et de l’Abitibi, que l’on peut voir la Comptonie en grandes formations serrées où l’on peut souvent compter une soixantaine d’individus par mètre carré.Dans ces régions la Comptonie s’associe au Pin Gris et à diverses Verges d’or.Si la plante peut s’avan cer si loin au nord, cela est sans doute dû à certaines adaptations: fruit entouré d’une cupule protectrice, secrétion résineuse qui protège contre la dessication et explique l’odeur pénétrante de la plante, durant les grandes chaleurs de l’été.La propagation de l’espèce en milieu libéré par le feu, est favorisée par l’extension sous terre de rhizomes qui courent horizontalement, se fixent de distance en distance par la production de racL nés, et émettent des bourgeons qui deviennent des tiges aériennes Pour plus de détails sur cette plante remarquable, voyez: “Etudes floristiques sur la région du Lac St-Jean”, par Frère Marie-Victorin.(Contributions de l’Institut Botani-nue de l’Université de Montréal, No 4, 1925).Frère MARIE-VICTORIN 8 juillet 1944 Fermés U samedi durent l’été.?UPUI5 Ouverts de 9 li.à 5 h.30 du lundi eu vendredi.aima // // hôtesse f .tout comme 'j pour la [ FUTURE MARIEE INSiMBLIS de trois serviettes “CALLOWAY ” grande serviette de biin, environ : 22 x 44 pouces, une serviette plus petite, environ : 16” x 28”.Une débarbouillette envi-12” x 12”.ron Wikwémikong HAUTE QUALITE DE RATINE épaisse, absorbante de la fameuse marque "CALLOWAY” aux propriétés hydrophiles .asséchnt mieux et plus rpidement la peau après la douche ou le bain.Voyez comme les TEINTES UNIES SONT JOLIES : vert, bleu, rose, jaune, corail.AYEZ-EN FOUR LES INVITES A VOTRE VILLA D’ETE.les 3 pièces 2.98 DUPUIS — deuxième (Ste-Catherlne) beaucoup plus haut.Ils ont voulu j éclairent l’un des coins obscurs de que vous preniez un contact plus nojre uriivers.Et c’est cela qui compte surtout.Etudier les moeurs des animaux, pénétrer le secret de leur vie, classer leurs noms dans la mémoire afin de pouvoir, à l’occasion, reconnaître ceux que saint François d’Assise appelle “nos petits frères”, tout cela constitue un charmant passe-temps qui peut occuper agréablement et fructueusement les loisirs de toute une vie.Cependant, il y a mieux à faire et vous êtes trop intelligents pour n être pas curieux.Or la bonne curiosité, la curiosité de savoir, grandit avec la connaissance.Plus on sait de choses, plus on veut en savoir et l’Histoire naturelle — qui est une science neuve chez nous —• ottre un champ pratiquement illinuté a la curiosité ordonnée et a la re flexion qui découle d observations exactes.Maintenant que vous connaissez mieux nos mammifères, jt suis sûr que vous voudrez profiter davantage de vos lectures, de vos promenades et du magnifique ja -din zoologique qui est à votre poi-te pour pénétrer plus avant dans le monde des merveilles naturelles de votre pays.Vous voudrez également situer l’homme dans la chaîne des êtres dont il est partie intégrante et non pas phénomène marginal, me on est trop souvent porté a le croire — mais surtout vous voudrez vous situer vous-memes dans le plan admirable de la Creation afin de rendre à Dieu, en toute clairvoyance et en toute conscience.le tribut d’admiration et de reconnaissance qui lui est dû pour la beauté et la générosité de Son oeuvre.Ainsi comprise, l’Histoire naturelle devient ce qu’elle est en réalité, la base des connaissances humaines pratiques, la clef qui ouvre tous les domaines, celui de la poésie aussi bien que celui de 1 econo intime avec votre terre en vous intéressant à un groupe important des créatures qui l’habitent.Car la faune du Canada c’est une partie du Canada.L’orignal, le castor, la mouffette, le rat musqué, sont aussi canadiens que les Lau-rentides et le Saint-Laurent.H* sont dans notre histoire et ils n y jouent pas uniquement un role economique.Avec d’autres représentants de notre faune ils figurent dans notre embryon de littérature, ils contribuent à la composition de nos paysages artistiques et, ce qui importe davantage, ils font partie du milieu qui influence notre âme collective et particulière.C’est pourquoi, mieux nous connaîtrons les bêtes de chez nous, et leur entourage naturel, mieux nous connaîtrons le décor dans lequel la Providence nous a situés et mieux nous nous connaîtrons nous-mêmes.Cela, vous l'avez bien compris et c’est ce qui explique qu’un si grand nombre d’entre lés Jeunes Naturalistes aient participé au concours.‘ .Cette avidité a apprendre est le caractère de votre génération et sera l’un de ses titres de gloire.Elle est la meilleure réponse à ceux qui dédaignent nos petits travaux de recherche, se demandent comment la connaissance de notre faune et de notre flore peut nous rendre plus canadiens et plus mima ins.Plaignons ces pauvres gens qu vivent sans savoir comment et pour qui un immense horizon du monde est fermé! Plaignons-les et continuons de chercher dans le monde qui nous entoure les phénomènes naturels qui affectent notre vie de chaque jour et renferment tant de leçons utiles pom nous.Ce faisant, nous développerons notre sens de 1 observation, une qualité rare, et qui ne sert pas uniquement dans le domaine de l’histoire naturelle, —- nous sen (suite de la page deux) York et quête $6,000.00.Avec cet argent, il parachève l’école, organise les classes et les métiers.Tout allait sur les roulettes, quand l’incendie réduit en cendres, en juin 1885, l’école des garçons et le couvent des filles.Bientôt après, on vit surgir deux autres écoles encore mieux aménagées que les premières.Le gouvernement octroya des allocations, chaque année, au montant de $7,000.00 à cette école reconnue florissante par le ministère des affaires indiennes.Pour comble de malheur, un autre feu consuma le couvent, le 5 février 1911.De nonuveau, on reconstruit.Les fondations étaient déjà posées, lorsqu’une grève éclata parmi les Indiens, grève due à l’imprudence de quelques ouvriers blancs qui se vantaient de leur salaire plus élevé.Une vague de mécontentement déferla sur la mission.Des plaintes s’élevèrent contre certains missionnaires et religieuses.Pour échapper définitivement à ces ennuis qui menaçaient le bien essentiel des âmes, l’on décida le transport des deux écoles en dehors de la réserve.L’endroit choisi fut Spanish, situé à 72 milles de Sudbury, sur l’embranchement du Sault-Ste-Marie.Le déménagement de l’Ecole Industrielle fut confié au P.Napoléon Dugas.En 1912, le départ de Wikwémikong s’effectua sans trop d’émoi.Il était dur pour l’église de Wikwémikong si fière de son titre: “Mère et maîtresse de toutes les églises sauvages”, de retomber au rang de simple mission.Pour adoucir le choc;, on leur laissa le missionnaire qu’ils aimaient le plus, le P.Théodore Desautels.Signalons encore les PP.Martin Férard qui composa un dictionnaire précieux pour tous les pères, Joseph Richard, le vétéran des missions âgé de 90 ans, missionne actuellement à Spragge.Théotime Couture, un linguiste émérite.Trois autres missionnaires furent, à plusieurs reprises, supérieurs à Wikwé-mikong: les PP.Charles Bélanger (1910, 1935), Gaston Artus (1898, 1931), noble français d’une austérité remarquable, Jules Paquin (1895, 1938), un bâtisseur de neuf églises et compilateur de documents: il publia un volume intitulé The tragdeu of Old Huronia.Depuis 1938, la province anglaise, de la Compagnie de Jésus administre ce poste et compte deux supérieurs, les PP.Thomas Moylan (1938-43) et Joseph Dwyer.N’oublions pas de mentionner les Frères coadjuteurs, ces humbles ouvriers d’une obéissance et d une abnégation extraordinaires, qui donnèrent le meilleur de leur vie a la mission de Wikwémikong.Il conviendrait de nommer, comme les symbolisant tous, le bon et joyeux l f .«hrmy.C,p\ ancien photographe, soldat à la Citadelle de Québec, expéditionnaire au Fort Garry lors de la révolte de Louis Riel, entra au noviciat de la Com-pâgnid de Jésus, en 1876.Pendant 50 ans, il fut allègrement cuisinier, peintre et factotum à Wikwémikong.¥ ÿ * La mission Sainte-Croix de Wikwémikong peut être fière de son ouevre centenaire.N’a-t-elle pas donné naissance à un nombre considérable de paroisses et de missions?La lutte des deux Esprits_conti-nue: Manitouwaning demeure une forteresse de l’orangisme comme Wikwémikong un haut-lieu du catholicisme.L’église Sainte-Croix, de loin, apparaît majestueuse et son clocher, comme une lance argentée, déchire le vert de la forêt et pointe vers J’azur.Le geste de tout un passé de géants de l’apostolat est là, comme figé entre la terre et le ciel.A la grand-messe du dimanche comme sur semaine, quand le R.P.Charles Bélanger, S.J., prie, chante et prêche dans la langue suave des anciens missionnaires et que les Od-jibwés, recueillis, lui répondent, un souffle mystique élève vers des horizons infinis où le divin et les âmes se confondent.Que le flambeau des gardiens du wigwam de Dieu ne s’éteigne jamais! LA SOCIETE HISTORIQUE DU NOUVËL-ONTARIO Evacuation de Paris ?ALBERT DUPUIS, président.Æ.-J.DUGAL, v.-p.et gér.gén.ARMAND DUPUIS, v.-p et dlr.du C.P RAYMOND DUPUIS, eee.-trée.Les bombardements alliés d'hier Londres, 8 (A.P.) — Plus de 1,100 bombardiers lourds étatsu-niens escortés de chasseurs ont attaqué des objectifs du centre de l’Allemagne, y lançant 3,000 tonnes de bombes, la nuit dernière, forçant les Allemands à mettre un grand nombre d’avions à la défense de leur sol, le plus grand nombre sorti depuis six semaines.114 avions ennemis et 36 bombardiers étatsuniens ainsi que 6 chasseurs ont été descendus.Une autre grande bataille fait rage au-dessus de la Silésie où environ 75 milles au nord-ouest de Breslau plus de 500 bombardiers lourds des bases d’Italie ont attaqué des usines de pétrole synthétique près de Blech-Hammer et de Odertal.Réfugiés renvoyés Londres, 8 (C.P.) — Un rapport] français disait hier que les-.Aile-1 mands évacuent un certain nom-| bre des édifices qu’ils occupent à Paris et qu’ils déménagent à Nancy, plus près de la frontière allemande.Les bureaux déménagés incluent ceux du contrôle économique de la France, l’organisation Todt et les archives de la Gestapo.L’on rapporté également que le sabotage des Français augmente de jour en jour.80 Allemands orR été tués dans une attaque.Avec les Canadiens en France, 8 (C.P.) — Près de 500 Français, femmes et enfants, qui vivaient à Carpiquet et qui s’étaient abrités durant la bataille, ont été évacués par les troupes canadiennes et renvoyées dans les lignes canado-an-glaises sur des camions canadiens.Feuillets lancés par les nazis Avec les troupes étatsuniennes en Normandie, 8 (A.P.) — Les Allemands sont maintenant engagés dans un nouveau genre de feu contre-batterie en France.Ils lancent, par voie de mortiers, des feuillets de propagande destinés à convaincre les Etatsuniens qu’une résistance prolongée serait inutile.Juan Reran, vice-président Buenos-Aires, 8 (A.P.) — Le colonel Juan Peron, ministre de la Guerre, a été nommé vice-président de la république argentine aujourd’hui par un décret du orésident Edelmira Farrell.Le siège de la vice-présidence est vacant depuis que Farrell a succédé au président Pedro Ramirez, le 10 mars dernier.Le contre-amiral Alberto Tessai-re, ministre de la Marine, a été nommé ministre de l’Intérieur, remplaçant le général Luis Perlinger, dont la démission a été annoncée il y a deux jours.Ouvrages Intéressant les étudiants et les éducateurs comptoir potto LA VIE INTELLECTUELLE, ion tiprit, ms conditions, ses méthodes, par le R.P.A.-D.Sertillange*.$0.90 $1.00 L’ART DE PENSER, par Ernasta Dimnet.1.25 1.35 AU SERVICE DE LA PERSONNE HUMAINE, Dr Rané Biot 1.25 1.35 PSYCHOLOGIE ET PEDAGOGIE, abbé Paul Lachapella.1.25 4.35 PSYCHIATRIE PASTORALE, abbé Paul Lachapella .1.25 1.35 ETHIQUE PROFESSIONNELLE, abbé |.-Z.Dufort.1.50 1.60 SUR LE DEVOIR D’IMPREVOYANCE, Isabella Rivière.1.25 L35 COMMENT GAGNER SA VIE, Gabriclle Carrière .1.00 1.10 L’ART DE SE FORMER L’ESPRIT ET DE REUSSIR AU BACCALAUREAT, R.P.François Charmot, S.J.1.50 1.60 LA TESTE BIEN FAICTE — Conseils pour la formation do l’intelligence, R.P.François Charmot, S.j.1.25 1.35 SIMPLES CONSEILS POUR ETUDIER, abbé Flory.1.00 1.10 LES JEUNES GENS ET LES SPORTS, F.-A.Vuillarmet.75 .75 L’AME ARDENTE DES JEUNES, Paula Hoesl.1.00 1.10 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Funérailles de M.l'abbé Rosario Lafontaine mique, celui du patriotisme éclairé frère Georges Lehoux.Cet ancien ~~ Les Mamans ude désir” A celles qui ne seront pas mères, parce qu'elles ne le peuvent pas • Ces désirs, le bon Dieu vous les donne.Ne tuez pas ces désirs par négligence par peur, par égoïsme.Vous en souffririez et le petit, là-bas, seul dans une crèche, un orphelinat, serait écrasé par une solitude que vous auriez rendue possible.Que de vies qui meurent par suite du bien v que l’on refuse de faire ! Pour fous renseignements, consult#* La Société d’Adoption et de Protection de I Enfance 874 est, rue Sherbrooke.Montréal CH.1196 Député canadien combattant en France Les Trois-Rivières, 8 (D.N.C.).— S.Exc.Mgr Comtois, dans son oraison funèbre de l’abbé Rosario Lafontaine, à l’église Sainte-Marguerite te, l’a Comparé au héros inconnu qui fait son devoir sans ostentation, qui fait le bien sans bruit, sans tapage.Il a ensuite dit de lui qu’il était un de ceux qui avaient le mieux compris la pensée de Pie XI instituant l’Action catholique et qu’il avait été un promoteur du mouvement de retraites fermées.Les funérailles de l’abbé Lafontaine, ancien curé de Sainte-Angèlé de Prémont et ancien âumônier des Frères de l’Instruction chrétienne à Grand-Mère, ont attiré une foulé considérable de membres du clergé et des délégations des paroisses ou il exerça sôn ministère.L’abbé Lafontaine mourut jeudi dernier après plusieurs mois de maladie, à l’hôpital sanatorium Cooke.Il était âgé de 47 ans et 6 mois.Il avait été ordonné prêtre en 1922 et avait fait du ministère dans plusieurs paroisses du diocèse des Trois-Rivière^.Se pressaient autour de sa tombe son frère, M.Oswald Lafontaine, ses soeurs et plusieurs parents.Le service fut chanté par l’abbé Alphonse Lord, curé de St-Luc de Vincennes.S.Exc.Mgr Comtois, qui assista au trône, officia à l’absoute assisté des chanoines Joseph Daval et A.Lemire, comme diacre et sous-diacre d’honneur, et les abbés Napoléon Et-Pierre et Hervé Matteau, comme diacre et sous-diacre d’office.Une centaine de membres du clergé des Trois-Rivières prirent place dans l’église et reconduisirent Tàbbé Lafontaine à son dernier repos.ACmCTEZ vos FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 163 m*.S.-CATHIRINE UvrkUoB partout cUrect*- mrat de no**» mro-chaude.PL.1786-1717 I* ImmE CJB.L.P.U fe.U U h.M AREX COMPOUND soulagq promptement les douleurs rhumatismales.CONTRE LES 12 DOULEURS RHUMATISMALES Abonnez-vous au DEVOIR Pour être renseignés de façon impartiale et complète, sur les élections provinciales Au Canada, par la poste (Montréal exclu) 12 mois.$6.00 — 6 mois.$3.15 LE DEVOIR, B.P.500 Place d'Armes, Montréal Ci-inclus le montant.dollars en paiement de.mois d'abonnement au "Devoir" (quotidien) à compter de.19 ( Nom ) .(Adresse postale) .Le major Hugues LAPOINTE, âgé de 33 ans et l’un des plus jeunes députés au Parlement fédéral (il représente le comté de Lotbimère-Qué-bec), raconte à Maurice Desjardins, à gauche, correspondant de guerre de la Presse Canadienne, la part prise P» son unité dans l’invasion '-g’ m— encaissement.
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