Le devoir, 3 juin 1944, samedi 3 juin 1944
"Le Canada eat une nation ar^.e-rame et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ots des Etats-Unis, ou de qu que ce soit d'autre l’attitude qu’il lu faut prendre envers e monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent cec rendant, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ (U-x-yn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, samedi 3 juin 1944 MOACTION IT ADMINISTRATION 4J0 1ST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE i BEIiir SOIRS, DIMANCHES ET FETES Dirscteur : Gsoriss PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacrtsr su chat t Orner HEROUX Admlnistritioa > RMsctiea .Gérant i ¦Eltir i36t BEIair 2984 ¦Elair i 3161 en 3\ La bataille de Rome est entrée dans sa dernière phase Zt “Coîlabora’tionnistes”et autonomistes' Bioc-notcs [e bmjget sera déposé dans deUX Minës En marge du congrès des Jeunes libéraux à Winnipeg - Comment les deux groupes se rencontrent sur le terrain de la culture française - i Le discours de M.Raymond Eudes-Les positions autonomistes Quelles sont les tendances des jeunes libéraux du Québec à l'heure actuelle par opposition à celles des jeunes nationalistes qui leur feront prochainement la lutte?C’est la question que nous posions au départ de la délégation québécoise au congrès de Winnipeg.C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre en toute objectivité après avoir causé pendant près d’une semaine avec ces quelque quatre-vingts délégués, venus de tous ies milieux et de tous les coins de la province, et qui devaient représenter assez exactement les tendances qui s'affirment au sein de la jeunesse libérale québécoise, l’équipe de ceux qui n’ont pas dépassé trente-cinq ans.Il convient de dire que le sondage était d’autant plus intéressant que la discussion objective des questions d'actualité prenait beaucoup plus de place dans les conversations que les préoccupations purement électorales.La première constatation qui se dégage de ces échanges répétés d’opinions, au cours des longues heures passées à bord du train qui filait à travers les épinettes et les rochers de l’Ontario occidental, c'est, en même temps que le souci de la compétence professionnelle, l’amour et la fierté de la culture française qui animent ces jeunes libéraux.Les conversations ne révélaient pas la moindre trace d’anglomanie, de préférence pour la culture anglaise, et les délégués se faisaient d’ailleurs un point d’honneur de parler le français toutes les fois que les circonstances s'y prêtaient à Winnipeg.Ce n’est donc pas sur le plan de la préférence culturelle, mais sur celui des relations à entretenir avec les Anglo-Canadiens, qu’il faut chercher la distinction qui s'établit entre les jeunes libéraux québécois et les jeunes nationalistes.* * * On peut prévoir que le parti libéral fédéral exposera une politique canadienne, qu’il insistera sur l’unité canadienne et la place que le Canada doit tenir dans le monde, lors de la prochaine élection.Ce fut le thème du keynote speech de M.C.G.Power, ministre de l’Aviation, au congrès de Winnipeg, c’est l’idée maîtresse de l’article qui définit le but de la nouvelle Fédération canadienne des Jeunes Libéraux.Les expressions Canadian unity et Canadian nationhood revenaient constamment sur les lèvres des jeunes délégués au cours des délibérations du congr.s et les propositions d’inspiration impérialiste étaient assez froidement reçues.Les jeunes libéraux de langue française estiment donc qu’une collaaboration confiante avec les Anglo-Canadiens permettra de réaliser l’unité canadienne sans meute en péril la culture française.Ils estiment que la bonne volonté finira par avoir raison de tous les obstacles et de toutes les préventions.Ils estiment que les Anglo-Canadiens en viendront à nous apprécier et à nous estimer à notre juste | valeur si nous leur fournissons le moyen de nous mieux ; connaître en multipliant les contacts.Pour résumer cette thèse des collaborationnistes, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de puiser dans le discours prononcé à Saint-Boniface par M.Raymond Eudes qui l’a exposée avec clarté et conviction.Le problème canadien, dit-il, est le problème d'un peuple dont l’âme emportée, déchirée par des courants adverses, est à la recherche d'un sentiment d’unité qui fixera sa personnalité.Problème de deux groupes ethniques de force inégale que le destin réunit et qui tentent, au cours des épreuves dont souffre davantage le groupe le plus faible, de découvrir un mode de vivre en commun dans la concorde et dans la paix.Voilà le problème de t'avenir et du présent.La période des luttes pour notre survivance est terminée.Aujourd’hui, cette survivance est un fait, solide et inébranlable comme le roc.Nous sommes demeurés français et catholiques.Cependant, nous ne sommes plus des Français de France.Les siècles ont passé, ajoutant à notre personnalité des teintes nouvelles.Il a fallu nous adapter au climat d’un mibeu nouveau.Le même phénomène a opéré sur nos compatriotes anglais.A la fois, nous sommes encore et nous ne sommes plus français.Ils sont encore et ne sont plus anglais.Par-dessus l’empreinte de l’hérédité, la tâohe de chaque instant, le besoin de chaque jour, la main de Dieu, lentement impriment un caractère neuf et moins individuel et nous contraignent à devenir canadieps.Plus loin, le jeune député d’Hochelaga précise sa pensée sur la politique à suivre pour les Canadiens français.Notre destinée, dit-il, nous a conduits à un carrefour.Trois routes se croisent: l’assimilation, le séparatisme, la collaboration.A l’entrée de la première, les sacrifices, les souffrances et les luttes de plus d’un siècle dressent une infranchissable barrière.La deuxième est impraticable puisqu’elle conduit à la révolution et que, limitée à la province de Québec, elle abandonne à un sort incertain plus d’un demi-million de frères de notre sang, artisans de la survivance française en dehors du Québec.Reste la toute de la collaboration édifiée suc l’union, la justice, l’égalité sociale et politique.Pour être solide, cette union doit s’effectuer entre deux parties fortes.Il nous faut donc acquérir une force plus grande et parvenir au plein développement de notre culture particulière et de notre personnalité canadienne-ftançaise.* * * Les jeunes nationalistes ne réussissent pas à partager la confiance de M.Eudes.Ils ne sont pas convaincus que nous sommes rendus au carrefour où le choix s'impose entre le séparatisme et le collaborationisme.Ils préfèrent s’en tenir à la politique autonomiste plus ou moins heureusement suivie dans le passé pour acquérir une force plus grande et parvenir au plein développement de notre culture particulière et de notre personnalité canadienne-fran-çaise.Ils ne jugent pas que le moment soit encore venu de l’union qui doit s'effectuer entre deux parties fortes.Une longue et pénible expérience leur a enseigné que les avances confiantes n’étaient pas toujours payées de retour.Ils préfèrent se tenir sur les positions de l’autonomie politique provinciale, de l’autonomie culturelle et d’une économie provinciale autonome pour traiter d'égal à égal avec nos associés anglo-canadiens.Ils croient que le marchandage serré, qui exclut d’ailleurs la violence inutile et qui a toujours été la méthode des politiques anglais, est beaucoup plus fructueuse que les concessions généreuses spontané ment offertes à la majorité pour amener un rapprochement.Les jeunes délégués québécois à la conférence de Winnipeg sont revenus enchantés de leurs contacts avec leurs camarades de langue anglaise des autres provinces.Us sont portés à croire que la multiplication de semblables contacts assurerait un rapprochement définitif entre les deux groupes ethniques.Des contacts ultérieurs avec les mêmes gens finiront peut-être par les convaincre que les Anglo-Canadiens sont plus prodigues de compliments à notre adresse que de concessions réelles, qu'il faudra peut-être plus d’une génération pour fortifier le sentiment canadien.que nos coassociés ne se sont pas résignés au fait français et à la reconnaissance du Canada comme pays biethnique et bilingue.3.V1.44 P'*"» VIGEANT Noies d’histoire Le mossacre de Lachine Dans un article pricédènt sur te massacre de Lachine, et à l'occasion de la célébration prochaine du '215e anniversaire, nous avons omis v dessein de parler de l'endroit par où seraient venus les Iroquois, c est que les historiens ne paraissent pas s'entendre sur celte affaire.L’une des uersro/is qui a connu le plus de faveur veut que les Iroquois aient d'abord descendu le.Saint-Laurent poitr s'embusquer à I embouchure de la rivière Château-qua]) et dans les îles de Caughna-waga avant de se jeter sur Lachine.L'on raconte même, comme pour donner pins de piquant à l’hypothèse, que le soir du massacre, les habitants de Lachine auraient été les témoins consternés du martyre de leurs parents et amis que les Sauvages brûlaient de l'autre côté de lu rivière.Si l'on s'arrête à faire l’étude sérieuse de la dist ibulion des établissements des colons et des forts avec garnison régulière, tant sur l'ile de Montréal que sur la rive sud du fleuve, l’on en vient à conclusion que cette prétention est insoutenable.L’on sait, en effet, d'après des sources dignes de foi, que vers 161S ou 1674, Charles LeMuyne avait bâti un fort dans l'ile Saint-bernard, à l embouchure de la rivière Chà-teauguay (rivière du Loup), et qu'il p maintenait une garnison.En 1677, des documents affirment que Le Moyne y avait 50 arpents de terre défrichée, que 4 ou 5 censitaires dont o/i possède les noms demeuraient même dans nie.Par ailleurs, les registres de la paroisse de l.üchine nous apprennent qu'un an après le massacre il y avait encore une garnison dans l’ile Saint-Bernard puisque en date du 16 septembre, l’on avait procédé à l’enterrement du commandant du fort.Ajoutons qu'au temps du massacre, une centaine d'Iroquois vl-raient à In mission Saint-François Xavier, établie depuis une vinglai ] ne d'années, en face, des rapides de 1 Lachine, à l'endroit que l'on nom-| me encore la côte Sainte-Catherine.i U y avait aussi une garnison en permanence au fort Rémy, site actuel de la maison des Pères Oblùls, à Ville LaSalle, de même qu'au fort Rolland, aujourd'hui au quai de Lachine.Alors, comment soutenir que les garnisons permanentes stationnées à l'ile Saint-Bernard et au fort Rolland, ou la centaine d’Iroquois de la mission Saint-François-Xavier, et surtout la garnison du fort Rémy, d’où l’on pouvait facilement voir tout ce qui se passait à Caughna-ivuga, comment soutenir, en effet, que 1500 guerriers, avec armes et bagages, montés dans 200 canots aient pu descendre dans ces ties ou sur les rives de la rivière Château-guay, c'est-à-dire, s'embusquer quelque part entre le lac Saint-Louis et Lachine sans que Von s'en aperçût?Si l'on admettait cette hypothèse, tes relevés des contemporains indiqueraient que le plus grand nombre des victimes habitaient les environs du fort Rémy.Or Von sait que deux seules personnes furent massacrées dans le voisinage de ce fort, Pierre Pérusseau et sa femme, .Varie Roy.C’est en effet chez les colons de la partie ouest de Lachine, de la Pointe-aux-Roches à la grande anse de la Pointe-Claire, que les victimes furent le plus nombreuses.Chez Michel Prézot et Michel André, son voisin le plus proche, 15 personnes seraient tombées dans ces deux seules familles.On ne peut aussi s'empêcher de faire un rappiochement entre le saccagement de Lachine et Vatla- 3ne du fort Senneville.Dès le mois 'octobre 1687, les Iroquois infestaient la partie ouest de Vile de Montréal et tuaient S colons à la mission Saint-Louis, à Haie d Vrfé.Cette première invasion parait s’être faite jmr l’ouest.Il est fort plausible de prétendre de même qu'en 1689, lès Iroquois seraient venu* jiar le même chemin.H reste aussi le témoignage des prisonniers que libérèrent les Sau- vages, quelque temps plus tard.Ceux qui nous sont revenus, comme c’est le cas de Pierre Lorin, Barbe Perrin, Mathieu Perrin, Jeanne Pilet avaient été gardés chez les Onontagués, et les Onneyoutes, c'est-à-dire, dans la région du lac Ontario.Il faut en venir â la conclusion que l'hypothèse la plus soutenable indiquerait que les Iroquois se seraient d’abord embusqué dans Vile Perrot, qu’ils ont pu atteindre du côté, sud-ouest par les Cascades, Ils pouvaient ensuite se jeter facilement sur Vile de Montréal en passant par la Pointe-Claire et attaquer Lachine sans que Von s'en i aperçût.2-VI-44 Georges ALLETS cQe carnet du grincheux Le parti de M.de Valera passe de 67 à 76.Ce sont exactement les mêmes chiffres, mais pas du tout la même signification.* * le Cancanada fanfaronne, chercha même, c'est le cas de le dire, i taire le jars à propos de toutN Que ne relit-il pour les commenter et, si possible,," les expliquer les discours de feu Ernest La-pointe, tous les autres discours antiparti-clpationnistes et anticonscriptionnistes d’avant, de pendant et d'après les campagnes électorales de St-Henri et de Lot-binière ?¥ ¥ ¥ Que les temps changent vite, comme ils ont changé vite ! ¥ ¥ ¥ Il parait que.de passage i Ottawa, le premier ministre d’Australie, M.Curtin, s'est trouvé au Rideau Club, tout é fait comme ehe* lui- Il aurait même pu croire que le club porte ce nom un peu en son honneur- Le Grincheux 3-VX-44 Malaise ancien, crise nouvelle On annonce qu'il est fort possible que.les membres de la Commission scolaire catholique d’Ottawa donnent en bloc ces jours-ci leur démission.Crise nouvelle, manifestation et paroxysme d’un malaise ancien.La Commission scolaire catholique d’Ottawa, incapable de faire face à certaines de ses obligations financières, a dû se mettre voici trois ans sous la tutelle de la Commission des affaires municipales de la province.Or le ministère des Affaires municipales de Toronto, agissant vraisemblablement sur la recommandation de la commission municipale, vient d’ordonner à la commission scolaire de porter le ‘aux de l’impôt scolaire de $14.80 à $16.78 pour chaque mille dollars d évalution municipale.La commission scolaire proteste contre cette décision.On comprendra mieux sa protestation si l’on se rappelle que le taux de la commission des écoles dites publiques est de $7.10 seulement.Elle redoute, entre autres choses, que cette nouvelle augmentation de l’impôt ne soit de nature à pousser vers les écoles publiques une nouvelle catégorie de contribuables catholiques,—ce qui diminurait encore ses sources de revenu possibles.La situation difficile, qui peut facilement devenir catastrophique, de la Commission des écoles catholiques n’est pas le fait du gaspillage ou de la mauvaise administration.Elle résulte, nous l’avons dit cent fois et ne cesserons de le redire, d’une loi qui la prive d’une, forte partie des revenus qui devraient normalement être les siens, qui la prive entre autres de la très grande majorité de l’impôt sur les compagnies par actions et les services d’utilité publique.Les chiffres ont une éloquence brutale: la Commission des écoles publiques, qui doit instruire 8,712 enfants, peut compter sur une évaluation de $135,761,920, tandis que la Commission des écolej catholiques, qui a a sa charge 10,480 enfants, ne peut compter que sur une évaluation de $28,255,6$9, Il y a là une situation qui ne saurait évidemment durer, et qui finira par susciter de violentes réactions.On notera que cette fois ce ne sont plus seulement les Canadiens français, mais tous les catholiques de l’Ontario qui sont en cause.Ott« tra-Maniwaki L'état de choses que décrivait, dans la lettre qu’a publiée le Devoir du 1er juin, le R.P.Castonguay, O.M.I., curé de Maniwaki, paraît franchement invraisemblable.Rendre service aux fonctionnaires fédéraux qui se sont bâti des chalets sur la Gatineau, leur faciliter l'accès à leurs bureaux, cela paraît fort bien; mais est-il nécessaire, est-il opportun pour cela d’imposer aux gens de Maniwaki et de dix paroisses avoisinantes de se lever pour prendre leur train à deux, trois ou quatre heures du matin et de brouiller tout le service postal?A l’heure présente, il semble que l’horaire soit établi pour l’exclusif avantage des fonctionnaires.On comprend les protestations des anciens du pays.N’y a-t-il pas moyen de rendre service à tous?Un document Nous publions aujourd’hui, dans notre page documentaire, la version française de la déclaration récemment faite par le Secrétaire d’Etat îles Etats-Unis, M.Cordell Hull, sur les principes qui doivent régir la politique extérieure de son pays.Cette pièce, dont les termes ont sûrement été soigneusement pesés, est à lire avec attention.Elle éclairera nombre des dépêches prochaines et certaines attitudes dont le caractère réel n’est pas toujours nettement indiqué.Détail que nous nous en voudrions de ne pas souligner: le texte que nous publions a été traduit et imprimé en français par les soins du gouvernement de Washington.Il nous a été communiqué, avec une aimable note en français, par le consulat des Etats-Unis.Certains fonctionnaires de chez nous pourraient évidemment prendre de l’autre côté de la frontière d'utiles leçons de bilinguisme.et de courtoisie.^ ^ 3-VI-«* Cesi- ce qu'annonce le ministre des Finances, M.J.-L.Ilsley — La Chambre discute des pensions de vieillesse-Le ministre des Finances serait bien plus maigre qu'il ne l'est, s'il devait se contenter d'une pension de vieillesse, déclare un député créditiste (Par Léopold RICHER) .Ottawa, Ont., 3.— Le contribuable, semblable au condamné auquel on accorde un sursis, a deux autres semaines de grâce.Il ne connaîtra que dans deux semaines la somme que le fisc exigera de lui.M.J.L.Ilsley, ministre des Finances, a déclaré hier après-midi qu’il dépose-’ ra le budget dans deux semaines.Il se peut donc qu’il prononce son discours le 15 ou le 16 juin.Le ministre des Finances, qui est un homme consciencieux, méticuleux et inquiet, a tenu à dire (tue toutes les rumeurs que les journaux publient de ce temps-ci à propos du budget et des impôts probables n’ont absolument rien de fondé.“Personne ne sait, à l’heure actuelle ce que le budget contiendra, a déclaré M.11-sley.Je ne ie sais pas.Le gouvernement ne le sait pas.Nous ne le saurons que peu de temps avant qu’il soit présenté”.Le chef de l’opposition, M.Gordon Graydon, a remarqué: “Dans ce cas, la presse est dans une aussi bonne position que vous pour spéculer sur ce que le budget contiendra?” Le ministre a répondu: “Mais je ne prophétise pas!” Le chef de l’opposition, évidemment de belle humeur, a ajouté que la presse faisait probablement des suggestions au gouvrenement.Pensions de vieillesse La Chambre des communes a passé la plupart de son temps à parler des pensions de vieillesse.Les membres de l’opposition ont demandé au gouvernement de donner des directives aux provinces dans le but d’augmenter les pen-sion£ M.Howard Green, député progressiste-conservateur de Vancouver-Sud, a suggéré que l’on portât tes pensions à au moins un dollar par jour.A l'heure actuelle, la somme de base est de $20, bien que dans certaines provinces on paie $25 aux pensionnaires.MM.John MacNicol.progressiste-conservateur de Tonn to-Davenport, et Stanley Knowles, membre de la C.C.F., et député de Winnipeg nord- centre.ont tous deux parlé en faveur de l’augmentation de la pension.Le ministre des Finances, dont on étudiait les crédits, a répondu que l’on ne pouvait pas augmenter la valeur de la pension sans une entente préalable avec les provinces.Toute augmentation de la pension représente des déboursés supplémentaires pour les provinces.Les octrois En réponse à une interpellation de M.T.-L.Church, progressiste-conservateur de Toronto-Broad-view, M.Douglas Abbott, secrétaire parlementaire du ministre des finances, a déclaré que le gouvernement continue de payer la plupart des octrois et primes, au moins d’ici la fin de la guerre, dans le but de stabiliser le coût de la vie.M.Abbott a aussi annoncé que les femmes canadiennes seraient prochainement en mesure d’acheter un peu plus de laine.La quantité de laine détenue par la Commission de la laine s’élève à 27,500,000 livres et la demande de la part des forces armées diminue légèrement.Par ailleurs M.Abbott a révélé que le Fonds de stabilisation des prix du sucre avait un surplus de $14,-710,314.Cette somme représente les profits accumulés depuis octobre 1939.Lorsque le contrôle du sucre prendra fin, après la guerre, le surplus sera versé au fonds du revenu consolidé.L’Auditeur général M.T.-L.Church, progressiste-conservateur de Toronto-Broad-view, a soulevé un point intéressant.Il a soutenu que la législation de guerre enlevait une bonne part d’autorité à l’auditeur général.On pourrait avec profit référer le rapport de l’auditeur général au Sénat.La Chambre haute serait en mesure d’étudier les moyens à prendre en vue de redonner au parlement plein contrôle sur les dépenses publiques.“Le temps est venu de mettre un terme à certaines dépenses”, a dit M.Church avec infiniment de raison.La thèse! n’est os* nouvelle.Mais il est bo» de rappeler de temps à autre qui les méthodes gouvernementales eij administratives, en honneur depuis le début de la guerre, ne sont pas normales.On peut même dire quelles ne sont guère démocratiques.Canadiens dans l'armée américdi.1# En réponse h une demande de renseignements inscrits au feuille-ion par M.John Diefenbaker, progressiste-conservateur de Lake-Cen-tre, le ministre du Travail, M.Hum-phrey Mitchell, a révélé que, du début de la guerre au 29 février 1941, environ 13,423 personnes qui se sont enrôlés dans l’armée des Etats-Unis avaient déclaré leur citovenneté américaine.M.Camillten Houde M.Liguori Lacombe, député de Laval-Deux-Montagnes, est de nouveau revenu sur le cas de M.Camil-hen Houde, ancien maire de Montréal.Il a demandé si le ministre de la Justice avait reçu le rapport du comité d’enquête qui a étudié la requête de M.Houde.Comme M.Sainl-Laurent s'apprêtait à répondre, le président de la Chambre, M.Glen, a fait remarquer à M.Lacombe que cela faisait plusieurs fois qu’il posait des questions de ce genre à 1 ordre du jour et qu’il conviendrait det les inscrire au feuilleton de la Chambre.Un bon mot On ne peut résister à la tentation de repéter un bon mot de M.C.E.Johnston, créditiste de Bow-River.M.Johnston a déclaré que M.J.L, Hsley, ministre des Finances, sérail bien plus maigre qu’il ne l’est —- ef M.Ilsley n’est pas gras — s’il devail se contenter, pour assurer sa subsistance, d’une pension de vieillesse.Il lui serait difficile de se loger, de se nourrir et de se vêtir avec seulement $2j par mois.Les vieillards sont les pionniers du pays.On devrait les traiter avec lustice.M.G.G.McGeer.libéral de Vancouver-Burrard, a parlé dans le même sens.Au Conseil législatif Amendements proposés par l’opposition à la loi de la protection de l’enfance La majorité des conseillers législatifs les rejette par un vote de 11 à 6 — M.Grothé se range avec MM.Chapais, Giroux, Baribeau, Bertrand et Martin La proposition Martin de renvoi à six mois est repoussée par 12 contre 5 Choses d’hier et d’aujourd’hui “Les ennemis de Miekenzie étaient furieux.Il les avait piqués au vif; néanmoins il avait traité de suiets auxquels on ne souhaitait pas accorder une plus grande notoriété en les employant comme matière 3 procédures.La vérité peut, juridiquement parlant, constituer une diffamation, mais il y a des vérités désagréables, lors même qu’il serait illégal de les exprimer, qui peuvent difficilement servir de base à une réclamation." CHARLES LINDSEY.Mackenzie (The Mait'r» of CvniwU'.panant d» ton Mau-père William Laron (Par Louis FOBILLARD) Québec, 3 — Le Conseil législatif.à sa séance d’hier matin, a rejeté les amendements à la loi de protection de l’enfance (bill 39) proposés par MM.Giroux et Baribeau, et dont voici le texte; “Que cette Chambre se forme eu comité plénier aux fins d'amender le bill no 39, de façon à ce que; 1.Tous les établissements visés par les lois de la protection de l’enfance seront soumis à l’autorité du Conseil de l’Instruction publique; 2.Le conseil supérieur de la protection de l’enfance soit organisé comme le conseil de l'Instruction publique, c’est-à-dire en deux comités distincts: catholique et protestant; 3.Le directeur de la protection de l’enfance et son adjoint dépendent dudit conseil supérieur, e» quant à leur nomination, et quant à l'exercice de leurs fonctions; 4.Soient restreints les droits du lieutenant-gouverneur en conseil, du conseil supérieur, du directeur de la protection, des inspecteurs de la santé, des ministères du Bien Etre social et du Travail, tels que définis dans lesdites lois, vis-à-vis les institutions qui s’occupent de l’enfance, qui sont déjà suffisam ment gênées dans leur fonctionne ment; 5.11 soit tenu compte des magni-j fiques traditions morales et techniques des si méritantes institutions de charité «le chez nous; et à ce que les institutions séculaires ou qui ont de longues années de service ne soient pas mises sur le même pied que des établissements nés d’hier ou qui surgiront demain; 6.Tous les frais de garde, d’entretien, de transport soient exclusivement aux charges de la province comme ceux concernant les aliénés el non pas imposés aux municipalités déjà lourdement grévées et obérées, évitant ainsi l’injuste publicité qui déshonorait les familles affectées.7.Soient formulés et considérés toutes autres modifications ou amendements susceptibles d’améliorer et de bonifier le présent projet de loi.M.Nicol fait remarquer que les amendements contiennent la substance de tout ce que prétend l’opposition contre cette législation.Il n’v aurait donc rien à ajouter.Le bill ayant été voté en deuxième lecture hier, il s’oppose donc à ce que la Chambre se forme en comité plénier pour étudier ces amendements.Ces amendements, du reste, contiennent toutes les critiques qui ont été faites dans certains journaux et le gouvernement n’a pas cru devoir se rendre aux suggestions qui ont été faites.M.Du Tremblay appuie M.Nicol.La proposition dr M.Giroux que la Chambre se forme en comité plénier est finalement mise au vote et rejetée par 11 à R.Ont voté pour: MM.Thomas Chapais, Giroux, Baribeau, Bertrand, Martin, Grothé; ont voté contre: MM.Simard, Du Tremblay, Moreau, Lemieux.Nicol, Thériault, Connors, Hyde, Ness, Bovey et Messier.Aussitôt après ce vote, M.Martin, appuyé par M.Bertrand, a proposé que le bill soit renvoyé à six mois.Cette résolution, mise au vote, est rejetée par 12 à 5.M.Grothé vote, rotte fois, contre ta proposition.La Chambre adopte en 3e lecture le hill modifiant le code de proeè-dure civiel; en deuxième et en 3e lectures sur division, le bill instituant le département du Bien-Être social; en 2e et en 3e.sur division, le bill relatif aux écoles de la protection de l’enfance.En troisième lecture sur division, la Chambre haute a adopté ensuite le bill ronrernant les charges municipales sur les aliénés.En deuxième lecture, sur division,, la Chambre a adopté la loi instituant les cours familiales et en 3* lecture, la loi modifiant la loi des pensions.La Chambre s’est ensuite ajournée à trois heures.La pression alliée augmente à Biak Bombardements des deux côtés — Les trois aéroports en vedette Quartier général allié, Nouveile-Guinée.3 (A.P.) — La pression alliée sur les défenseurs japonais de l'ile Biak, dans les Schoutens, augmente, dit le quartier général allié.Les forces étatsuniennes ont fait leur chemin malgré une vive opposition de la part de l’ennemi le long de la route Bosnek-Mokmer et des renforts sont arrivés pour leur prêter main forte.Biak possède trois aéroports stratégiques, dont Mokmer, et les Japonais luttent désespérément pour les conserver, tandis que les Etatsu-niens luttent de leur côté pour s’en emparer afin de pouvoir bombarder ies Philippines de plus près.Les bombardiers lourds alliés onl jeté 80 tonnes de bombes sur les positions japonaises de l’ile.Les avions ennemis ont de leur côté bombardé les envahisseurs et l’un d’entre eux a été descendu.Le quartier général annonce également que le:, bombardiers moyens des Indes néerlandaises ont bombardé jeudi, l’ile Larat, située dans le groune Tanimbar, au sud-oued de la Nouvelle-Guinée néerlandaise.Les vivres aux Romains Washington, 3 (A.P.).Plusieuri propositions ont été faites pour l’envoie de vivres et de médicaments à Rome sous la direction du Vatican, dit-on dans les milieux diplomats ques.Au moins une a été refusée par les autorités alliées romme étant contraire à leurs intérêts militaires.Deux autres sont actuellement à l’étude.Des représentants ont déclaré que le ravitaillement de la ville sera l’af faire et la responsabilité des Allié: lorsque la Ville Eternelle aura été capturée.Discutant du problème des négociations, le Pape a dit quune manière a été proposée mais qu’il manque le consentement d'un des belligérants.Les besoins des Européens Washington.3 (A.P.) — I,’armée étatsunienne s'attend à avoir assez de troupes sur le continent européen entre le mois de juillet et décembre prochains pour avoir besoin de $562,000,000 de vivres, de vêtements pour les populations civiles- européennes.Ceci a été dit devant la Chambre des représentants par le maior-ge-néral .Lucius Clay, directeur du matériel pour les forces armée». 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 3 JUIN 1944 VOLUME XXXV — No 127 La Société historique du Nouvel'Oittario Une visite è Verner — Le passé et le présent de cette belle paroisse — Conférences de Mlle Côté et de M.l'abbé Racette La Société Historique du Nouvel-Ontario tenait, !e 28 mai, à Verner.paroisse essentiellement canadien-ne-française et agricole, située à deux cents milles environ à l’ouest d’Ottawa, entre Sturgeon-Falls et Sudbury, l’une de ses séances publiques.Pionniers et fils de pionniers de Verner accoururent à cette soirée pour entendre parler de leurs origines.A cette réunion spéciale de la Société, tenue sous la présidence de M.le Dr R.Tanguay, assistaient, entre autres, MM.les curés J.-A.Prieur, H.Plouffe, A.Yaillancourt, \V.Bradley, MM.les abbés O.Campeau, F.Blais, MM, les docteurs J.-R.Hurtubise, M.P., et Victor Ménard, Mes J.-E.Lacourciére et Léo Landreville, MM.F.-A.Ricard, P.Lebel, L.Gauthier, R.Pelland, H.Charette, Mmes S.Legris, L.Paulet, L.Landreville, Mlles A.Fournier, M.J.Dubeau, G.Proulx, Y.Cha-rette, J.Laferrière, tous de Sudbury, M.Zotique Majeau et Mme Cousineau de Sturgeon-Falls et plu-siaurs autres personnes des environs.Durant la soirée la petite maîtrise de Verner, dirigée par M.l’abbé François Blais, vicaire, fut applaudie à plusieurs reprises pour son exécution artistique.Me Jean- précipiter le château au fond d’un ravin.Le lendemain le voyage triomphal se continuait jusqu'à destination.Dans sa précipitation le curé avait fait creuser une cave, mais il avait oublié ie canal d’égout!.On construisit une ecole separee, l’année suivante, sur le terrain donné par M.Octave Nadeau.Vocations La paroisse compte déjà trois prêtres: Alban Filiatrault, curé à Blezard-Valley ; Paul Sylvestre, aumônier militaire; Raymond Bélanger, clerc Saint-Viateur; Alphonse Raymond, missionnaire jésuite en Chine; trente-six religieuses, dont l’une Soeur Grise de la Croix, est missionnaire au Basutoland.Rapoilloges M.le curé Racette toucha à différents sujets: cimetière, incendies successifs dont une conflagration en 1923, progrès de l'automobilisme, des médecins, d’une visite restée célèbre de M.Henri Bourassa, le jour de la Saint-Jean-Baptiste en 1917.Son discours eut des répercussions jusque dans le Toronto Star qui, le Propos astronomiques L’histoire du télescope par Archie-M.Newton Canadien, arriva, en 1882.Paul Côté, premier colon, originaire de ITsle-Verte.Au oremier été.il laboura ses quatre acres de terre et fit une belle récolte de pois.Son lot, le premier à l’est du village, fut vendu à Mgr J.-A.Lécuyer; il appartient actuellement à M.Alfred Sylvestre.Mlle Côté mentionna plusieurs autres familles pionnières: Moïse Paquette, qui donna le terrain où devait s’ériger l’église, son frère Francis, Laurent Michaud, Elie Miron, Georges et Joseph Guénette, Arthur Darnboise, Elzéar Dénommée.qui donna son nom aux Chutes Dénommée, Israël Lepage, qui arrivait dans la place avec huit >¥ .filles à marier.Moïse et Wilfrid Da- Ucndethain, portait ce titre ‘Ism* boyant: VERSER, La Mecque des Canadiens français du Nord.A propos des familles anglaises qui vinrent s’établir dans la région, le conférencier, cherchant des renseignements sur leurs noms, obtient d’un pionnier cette réponse: “Voyez-vous, on a pensé qu’ils ne resteraient pas longtemps et on calculait M.le Dr Tanguay présenta M.que c’était pas la peine de retenir l’abbé Oscar Racette, le sympathi-i l^urs norns ” que curé de la paroisse de Verner.gênais et Joseph Champagne.La plupart de ces familles venaient de j’Isle-Verte, de File du Calumet, de Sainte-Marguerite du Lac Masson, de Saint-Gabriel de Brandon et, vers 1895, du Michigan.M.le curé O.Racette I! mentionna qu’il n’est toutefois pas nécessaire de présenter à ses Silhouettes M.Racette brossa avec un pinceau celui qui e*t chef | d.artiste toute une Ra]erie de bons spirituel depuis trente ans et qui j vjeux de bonnes vieilles des plus Paul Léonard donna lecture du exerce, dep.iis 1907, dans le Nord-1 VeniT eY'deTenviroiiT Sl^d.SoclMaHi"",'ieaÛe •'•“’MA*»»"* ,"1 '  d"e .Slailoi” Jlinar'd eî PlêrÆ Srà sudbufv lfts .vr” ?Lp.?'nl «• "'*•« «« •*l flfaM!*' I TiO Rev.Sprlngett.6.00 Radio 11 ail.7.00 Studio.7.15 Dorothy Thompson.7 30 Bandwagon.f 00 Intermède.8.15 Soliste.K 30 Weird Circle.9.00 Musique.9 30 Nouvelles de la mari- ne.9.45 Cancans.10.00 La femme.10 30 Nouvelle* 10 45 Musique de danse.11.15 I es Américains en Orient.11.30 Causerie.12.00 Danse.12.55 Nouvelles.cm P-1490 kilocycle* .4.53 O Canada 4 55.Sommaire.5.00 Orch Towner.5.25 Nouvelles 5 30 Orchestre 5 45 intermède.6 00 Variété* 8 15 Pou votre foyer.6 30 Parade musicale.Correspondance A la suite d’un premier article sur les beaux-arts, paru samedi dernier, j’ai reçu de nombreuses lettres (n’exagérons rien!), dont une m’a particulièrement intéressé parce qu’elle me contredit.J’y répondrai, non pas pour le plaisir enfantin d’entreprendre des polémiques, mais pour la bonne raison que cette lettre me donne l’occasion de rendre publics certains faits qu’il est à tout le moins com-rno le de connaître pour discuter.On m’écrit, entre autres choses, ce qui suit: “Je vois que dans votre chronique vous vous proposez de défendre Pellan et sa peinture.Il ne faudrait pas que vous vous mépreniez sur Ja nature de ce peintre, dont la province de Québec veut faire son idole, Pellan est revenu de France et n’a laissé là-bas ni souvenirs, ni toiles.Hors les chauvins du Québec, dites-moi un peu qui s’est inquiété de lui?” La lettre continue, faisant même allusion à des faits actuels dont il seront nécessaire de parler un jour.Pour que les lecteurs sachent bien à quoi s’en tenir, je tiens à faire savoir que cette chronique n’est vouée à la défense d’aucun peintre ou école en particulier.Je n’ai pas entrepris de défendre Pellan plus qu’un autre, je n’ai qu'un désir c'est d’aider les peintres sincères et faire connaître la bonne peinture.Toutefois, si l’on veut mon avis personnel, je considère Pellan comme un grand peintre de notre temps et à plus forte raison du Canada.Pour ce qui est des “chauvins du Québec” qui veulent faire de Pellan leur “idole”, pour ce qui est du fait que Pellan n’a laissé en France “ni souvenir, ni toiles”, voici, non pas des raisonnements abstraits, mais quelques faits que tous les Canadiens doivent soupçonner au moins vaguement, avant de démolir définitivement le peintre et sa peinture.Pellan a d’abord laissé quantité de ses oeuvres dans les musées de France et dans les collections particulières.De plus, il a de ses toiles dans plusieurs autres pays, dont l’Italie, l’Irlande, le Etats-Unis, le Mexique, l’Allemagne et même la Cochinchine.Il a exposé dans plusieurs pays du monde, dont l'Angleterre et la Hollande.Les journaux et les remues françaises ont commencé à parler de lui dés 1933 {Paris-Soir du 22 octobre).Et en plus de Paris-Soir, mentionnons ceux que nous connaissons, Sept, Beaux-Arts, Sud Magazine, de Marseille, Parisian Weekly, Co-moedia, Les Arts, Miroir du Monde, Mercure de France, New York Herald, de Paris, Avondblad, de Hollande, L’Almanach des Arts, Cahiers de la Jeunesse, et autres.Ajoutez à cela une quinzaine de journaux et revues des Etats-Unis seulement au cours de l’année 1912.Ajoutez encore à cela des articles parus à Toronto, Ottawa et dans les autres provinces du Canada.Ajoutez à cela les articles parus en Amérique du Sud.Cette longue nomenclature forcément incomplète, démontre qu il est pour le moins juste de parler de chauvinisme au sujet d’un peintre si bien connu à l’étranger.Certes, l’opinion des étrangers ne suffit pas.11 faut se rendre compte par soi-même de la qualité d’un pein- née à ces jeunes élèves est très vivant et ceux qui visiteront l’exposition auront les plus agréables surprises.Le cas des enfants en peinture a été l’objet d’expériences fort révé-latricçs cse dernières années.C’est à regarder ees tentatives si simples et si directes que je me suis souvenu d’une phrase dont on m’a bien souvent rebattu les oreilles: “L’inaptitude à saisir le caractère d’une forme ne trompe pas sur la valeur d’un talent”.Au premier abord, cette phrase peut présenter un semblant de sens, mais à la réflexion on vyjit qu’elle n’est rien moins que l’opposé complet de l’art lui-même.L’inaptitude à saisir une forme est parfaitement compatible avec l’aptitude à l’inventien d’une forme poétique.L’entraînement à saisir une forme peut fajre d’un honnête garçon un copiste consciencieux, mais foui cela ne P®11* pas ne doit pas’ être érigé comme critère du talent d’un artiste.Si l’on veut une preuve de cet avancé, on n’a qu’à regarder les oeuvres des primitifs et des enfants que les cours truqués n’ont pas encore déformés.Certains d’entre eux sont d’une grande maladresse, au sens le plus courant du mot, certains sont parfaitement incapables de reproduire la forme que l’on met devant eux.Ils seront par ! ailleurs doués d’une grande sensibilité, d’une imagination créatrice peu ordinaire, d’une fraîcheur et d’une naïveté d’inspiration que peu de peintres sont capables de conserver en vieillissant.Parce qu’ils n’auront pas l’habileté, les trucs de métier, pour saisir la forme qu’on leur met sous les yeux, c.i leur dira qu’ils n'ont pai de talent.Tout le monde conviendra qu’il est extrêmement arbitraire de jauger le talent d’un enfant par son habileté.Que l’on se souvienne seulement que plusieurs grands peintres manquaient précisément de cette dextérité tant vantée.D’autres l’ont cqnsidérée comme une infirmité, comme une sorte de handicap à leur spontanéité.Le peinture d’affiches commerciales, de panneaux-réclames est un homme parfois d’une habileté prodigieuse mais combien ont quelque chose de l’artiste.On n’a qu’à ouvrir les yeux pour s’en convaincre.Je crois bien que ce qu'il faut tenter de développer chez l’enfant, c’est beaucoup plus que toute autre chose, son talent créateur et ses dons poétiques.Le reste est sans doute littérature.Le Salon du printemps Le Salon du printemps est un événement artistique qui revient chaque année, avec une régularité exemplaire, depuis soixante et un ans.J’ai par malheur oublié, samedi dernier, de signaler l’existence de ce salon.Aujourd’hui, il est malheureusement trop tard.Je demanderais aux rares personnes qui auraient manqué cette sensation de l’année de n’avoix point trop de chagrin.On s’attend à un succès inoubliable pour le grand gala d’artistes canadiens-français qui aura lieu le 22 juin prochain au Chalet du mont Royal, avec Claire Uagnier, Jean Dansereau.Suzette Forgues et Roland Chenail, comme maître de cérémonies.Claire Gagnier, notre rossignol canadien, merveilleuse soprano-coloratura, qui vient de remporter à Toronto le premier prix du “Singing Stars of to-morrow”, sera la vedette de ce grand concert.Nul doute que nos compatriotes tiendront à venir en très grand nombre pour manifester leur admiration à cette jeune vedette à la pesonnalité si attachante.Claire Gagnier interprétera quelques pièces qui ont fait sa renommée et qui lui ont conquis les foules.Efoi de GRANDMONT Au Saint-Denis M.ROLAND CHENAIL, maître de cérémonies., Au programme on remarque également le nom de Jean Dansereau, pianiste de réputation internationale, qui a donné tout récemment à Montréal un récital où les mélo-philes furent servis à souhait.Il inclura plusieurs morceaux de Chopin, dont il est l’un des plus grands interprètes au monde.R y aura en olitre Mlle Suzette Forgues, jeune violoncelliste de grand talent et qui a recueilli aux Etats-Unis les éloges les plus mérités.Celui qui présentera les participants au gala est une figure bien connue des habitués du théâtre a Montréal et l’on se rappelle encore de sa magistrale interprétation dans Marias où il incarnait Panisse.M.Roland Chenail agira donc comme maître de cérémonies.Bref, un gala inoubliable avec les talents les plus en relief parmi nos compatriotes.La gazette artistique Cinéma ORPHEUM: La Rose blanche, avec Loretta Young et Conrad Veidt.Un film parlé en français.(Du 2 au 8 juin inclusivement).LOEWS: Cover Girl, avec Rita Hayworth et Gene Kelly.(Du 2 au 8 juin inclusivement).PALACE: Sony of Russia, avec Robert Taylor e* Susan Peters.(Du 2 au 8 juin inclusivement).CAPITOL: The Heavenly Body, avec William Powell et Hedy Lamarr.(Du 2 au 8 juin inclusivement).PRINCESS: Action in Arabia, avec George Sanders.(Du 2 au 8 juin inclusivement).Musiqu* AMPHITHEATRE DE L’UNIVERSITE DE MONTREAL: Concert-gala avec Désiré Defauw et l’orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal.(Le mardi.6 hitn).CHALET DU MONT-ROYAL: Gala d’artistes canadiens-français, avec Claire Gagnier, Jean Dansereau et Roland Chenail.(Le jeudi, 22 juin).Beau succès de l'oeuvre d'un Canadien ‘Français Un grand nombre de choeurs paroissiaux et de communautés religieuses, dans toute l’étendue du pays et particulièrement dans la région de Montréal, chantent aujourd’hui la “Messe au Christ-Roi”, écrite par Edouard Biron, ancien maître de chapelle à Saint-Vincent-de-Paul de Montréal.C’est quelque chose de très simple, sans prétention, sans fioritures, une messe brève, dans le vrai sens du mot, puisqu’elle ne comporte, le Credo compris, que onze ou douze minutes de chant.Elle est écrite en sol, mais il en existe une partition en là pour les choeurs dotés de forts ténors.De hautes autorités en musique religieuse ont accordé leur approbation à l’auteur, entre autres le regretté Frédéric Pelletier, qui écrivait dans “La vie musicale’’, au sujet de la “Messe au Christ-Roi”: “.elle est litur-giquement parfaite”, (textuel).Et il n’a pas manqué une occasion, par la suite, de la recommander de nouveau, toujours avec la même bienveillance; ce dont l’auteur lui garde une très vive reconnaissance.On peut se procurer la “Messe au Christ-Roi” au magasin de musique Ed.Archambault, 500, rue Sainte-Catherine est, ou en s’adressant à l’auteur même, au Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(r.) Le recital de M.Arthur LeBlanc Jeudi soir, 29 juin, sous la présidence de M.Adélard Godbout, premier ministre, Carabin présentera Arthur LeDiauc, virtuose du violon de réputation mondiale dans un récital conjoint avec le Quatuor Alouette, Denis Harbour, basse chantan-Yves Mirande est un excellent te, Madeleine Pa^é, soprano, et Ma-dramaturge.Sous l’ironiste se ca- rie-Thérèse Paquin, pianiste.A par che un philosophe qui comiait b’*n l’âme humaine.Dans Café de Paris qui prendra l’affiche aujourd’hui même au Saint-Denis M.Mirande a voulu nous montrer des hommes et tre avant de le porter aux nues.; ., , .Mais il est permis de se demander ues femmes, les faire vivre devant s'il n’est pas un peu disgracieux | nous, dans un seul décor, ceci vou-et inéquitable à l’endroit d'un com-1 :l~ =' „,(rder les personnages patriote de laisser a'* le ï.-.d.J- .«ure i* valeur, i.exemple s’esf produit plus d’une fois pour nos artistes.Serons-nous décidément toujours les derniers?2«us verre et de les étudier comme un médecin scrute les réactions de ses patients.Le film débute la nuit qui marquera le Nouvel An.Des hommes et des femmes sont à souper joyeusc-.I ment dans le célèbre Café de Paris Le Métropolitain est co p , (|Uj (]onne sur |a place de l’Opéra.Au début de la guerre, le grand Les masques sont bien portes, sur-nuisée Metropolitan de New Yora tout celui de la gaieté.Mais un eve-avait décroché une grande parfe | nement — un.meurtre va tout des oeuvres de valeur qui s’y trou- - banger.Le crime opérera chez les U».*» w *.* , ilinmirc un» tnnHitiifl» /1» r#* «ii n n c Wle Marguerite Tremblay Diplômée universitaire du Co i iervatoire Lassalle, Mlle Marguerite Tremblay présentera en récital annuel ses élèves des studios Echos valent.Les toiles avaient été transportées dans des abris qui les protégeaient contre les raids possibles sur cette grande ville.Ce geste, inspiré de justes mesures de précautions prises en Europe, avait etc jugé fantaisiste à l’époque, car tes.dangers de bombardements massifs sur New-York étaient vraisemblablement imaginaires.De toute fdçoo, les journaux des Etats-Unis viennent d’annoncer que les toiles sont maintenant revenues à leur ancien domicile et que I Artistiques et le Verbe Enfantin, ] •« Public est I‘‘ur rendre Vl' ainsi que sa classe d’art (Iratnuti-1 S1,J’ tontine aup.i .w .MV iic it que du cercle N.D.des Neiges.| 1 .vucnlion de! I mardi le 6 juin, en soirée, à 8h.1511 h'di'Didi d 1 ¦ , .i nréeisiw I visiteurs, et qui sont maintenant a J Matinée enfantine: samedi 3 juinJ'cur nncien posh, il > a cn puiü à 2h.15.On offrira en spectacle un drame, une opérette, puis des mo- CONNAITRE SON HOMME Dimanche, midi et 45 CKAC — Monircal LUNDI, CHNC.NéW-Ckrttste 7 h.30 p.m.MARDI.CHRC.Québec 7 h.15 p.m.MFRCRF.DI.CHLN.TrolvRIWères 8 h.p.m.JEUDI.CHI.T.Sherbrooke T h.15 p.m VENDREDI, CB.I, Chicoutimi I h.45 p.m SAMEDI.CJBR.Rtmouik! i h.15 p.m.Parti Progressiste-Conservateur I nologues, récitations et saynètes.Lu soirée est sous le patronage de la Société du Bon Parler Français et sera présidée par M.Gédéon Sanche,, prêtre curé.leur ancien poste culier, la Madone de Raphaël se trouve dans le grand d'entrée.Le Musée d'art moderne de New-York en a profité, lui aussi, pour ^ fêter d’une façon plus retentissiyitc ' dîneurs une multitude dé réactions bien diverses.La haine, l’envie, l’hypocrisie, le mensonge, les misères et les faiblesses de tous ces gens seront révélés selon que les policiers questionneront felui-ci ou telle autre.Au dénouement le meurtrier sera reconnu et arrêté.Aussitôt le cauchemar fini chacun reprendra son masque et le plaisir renaîtra.La mascarade de la Vie doit se continuer.Four jouer un tel film il fallait des artistes de valeur.M.Mirande a obtenu le support de Véra Korè-ne, Carette, Jacques Baumer, Florence Marly et nous en oublions.1 De tels noms suffisent à garnir une affiche et le public peut s’attendre, sans erreur, à un jeu parfait.Café i »;ui R'ir/s est en tout cas assuré déjà escalier N un remarquable succès auprès de I la foule.Le second film, Quartier Latin, comme son titre l'indique, se déroule dans le monde parisien des tir du lundi, 5 juin, tous les billets vendus par appels téléphoniques au secrétariat général, Am.5623, seront expédiés à domicile le même jour,.(Comm.) i-Aü Chalet, 22 luiis Claire GAGNIER Jean DANSEREAU Suzette FORGUES Roland CHENAIL dans un yala inoubliable Billcti: 0.90 - $1.10 - $1.35 (taxe* indus#*) Chez Edmond Arch*mb4ulf, MA.6201 ’ Willis b Ci*.MA 3743 Librâiri* Vâriéêés, 800 Mt-Roy*l •M — Au Ccsù, 1200 Bltury, LA.4453 — A V*rdun : Fabien Limitée.Fl.6328.Mlle Clifford à l'Ermitage Mlle Madelyn Clifford, une de nos jeunes pianistes, se fera entendre en concert pour la première fois, mercredi soir le 21 juin, à l’Er-inituye, sous les auspices de The Young Ladies' Sodality, Church of Ascension of Our Lord.Mile Clifford a étudié plusieurs années à New-York et est déjà favorablement connue dans les cercles musicaux à la suite de plusieurs récitals.Un avenir brillant s’anronce pour cette jeune artiste.Retenez le 'Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphone! su servie* d* th«g* t MEtair 3361* i il voua donner* l’adratM d’un déposifüir* do votre voiiinago.PIERRE BRASSEUR AU ST-DENIS que jamais son quinzième anmvcr- 'ud>ants et scs vedettes sont Ber-, saire de fondation.Ceux (pii ontinarci5 |Hn?s-m!s pom f-scEmrcm àstv inssarras pzl rrescc û«rt .«ems aastâzss.>CEEne« r “tnt s r«ratâ iinmcKm i ~ HjmFsrànM- inc.s-^rt'v», tt ifgsrmntus esta rmo*.'-e m-ustiosf t un» orr-.e-rs -aiwtam.pnxr le même csms r -im—üjr des Ktlsms^ ->i i z-mrr mo-Ttmes- an?mm d'Or.‘.in.: et ties Swp-Ttus.7’n^ptBnES é t e-rni m RBÎiràÉ ax r tara ris r» trxisa.irmurtH It ‘>.'ia®Bt es ’-»* tg"«eau.mm* a diUaE torn en rîxr-jb£- » noms Ce.vpiàc :rr donner u Tttsaiunit.mais ni tr 'én * empm nn.3t.7 c c'trs ert mm mut >e hs rmpr.p mis m snm, t It Tdi-a.r on mot que SL &rnr*mnt eff î»e~s onnelfetnersr fompEtmase.i.est îiBùituelîrmfiiît prdi et hienveil-iarrt.et ou.noos porte a 'Ufer sa pmirtume avec rup i rujeence.7 eàmers volontiers que son aræver-pememt t resse rue -rues bonnes luis, mat ’'eéniaistrrtior interne, si elle mEr.mn* de v.çrueîîr, n’est tort de même pes maevaise.Mais, ii y s on gros mais, ainsi i que ie crois l’avoir souvent démontré en Cnsmbre, le gouvernement a | surtout pèche par omission.Suivent les termes mêmes de ma mo- : tion disrut se jeudi dernier, il n’a I "pratiquement rien accompli de- | pois cinq ans pour mieux distri- : buer les richesses de la nation entre les diverses classes de la sodé- i té.et pour étendre à tout le peu- : pie certains privilèges et avantages j qui sont actneilement limités à quelques citoyens seulement”.Ferveur pour î'Empire, solidorité avec Ottawa Surtout, depuis cinq ans, M God-bout n’a cesse de proclamer sa ferveur pour l’Empire et sa solidarité avec Ottawa.Lorsque je i’écoute en Chambre, je comprends qu’il n’ose aller jusqu'au bout de sa pensée, car il craint visiblement de marquer un trop grand désaccord avec le peuple.S’il le pouvait, je sens qu’il crierait à ses députés: “il faut un effort de guerre total, je veux la conscription; au besoin, abandonnons tous nos droits provinciaux pour mieux servir Ottawa et Londres, car c’est encore le meilleur moyen de nous attirer de la sympathie et de défendre nos foyers”.Le plus tragique, c’est que M.ikod-bout croit cela, c’est que M.God-bout, sous l’empire de son réflexe d’infériorité, est devenu sincère avec lui-même.On dirait qu’il veut conjurer à tout prix une nouvelle déportation! On connaît la thèse de Paul Bourget: A vivre autrement que l’on pense, on finit par penser comme on a vécu.Reportez cet homme au pouvoir: il posera tous les actes qui découlent logiquement de ses nouvelles convictions, son impérialisme ne connaîtra plus de bornes.La marotte de M.Godbout Mais, à mon sens — je vais vous etonner — ce qu’il y a de plus grave et de plus dangereux dans la politique de M.Godbout, c’est sa marotte de l’anglais Au lieu, comme tout le monde, de vouloir limiter l’enseignement de cette langue ceux auxquels elle peut servir, il veut l’étendre, comme il l’a répété en Chambre récemment èn réponse à une de nies interventions, à tous les Canadiens français indistinctement, depuis l’école du rang jusqu’à l’école d’ouvrier la plus modeste.A l’entendre, l’anglais est devenu une panacée, la formule .inique de salut et de relèvement économique.La conviction et l’acharnement avec lesquels notre premier ministre cherche à propager cette idée, à la veille même d’une élection, deviennent inquiétants.Ne voyez-vous pas là une attaque extrêmement subtile, mais très réelle, contre notre âme française et catholique?Sans mettre en cause la bonne foi de M.Godbout.il est reconnu qu'un peuple bilingue est toujours un peuple inférieur et que, dans les conditions du pays, tous les enfants ne peuvent apprendre une langue seconde sans péril pour a langue maternelle.L’exemple d’un très grand nombre de nos compatriotes franco-américains en est la preuve.Et la langue n’est-elle pas une des meilleures gardiennes de la foi?Alors.Je voudrais donc pouvoir vous convaincre tous de cette vérité, car la thèse de M.Godbout en séduit, hélas! quelque uns.Il faudra y revenir, nous y reviendrons bientôt, £ I t Renverser le gouvernement de M.Godbout Pour ces diverses raisons, et malgré les manières élégantes de notre premier ministre, j’estime qu’il importe de renverser son gouvernement.ce qui ne veut pas dire qu’on doive voter contre tous les députés liberaux.Je n hésiterai pas, pour ma par’, à moins de circonstances imprevues, à appuyer de ma parole es deputes de Montmorency et de M:»n!m«gny.MM.Jacques Pumou- n et Fernand Choquette, pour ne ~ nmer eue ceux-là.A diverses reprises.ils se sont affirmés suffisamment nationalistes pour souhaiter, en l'occurrence, leur retour au par’ement.Ce sont leux hommes :?caractère, d’une belle culture et .me haute valeur personnelle.C'est peut-être a cause de cela pa'or ne 'es pas encore nommés ministres._ * * * Pi-oemtmer.t.i Quebec, un des mitres de la pensee canadienne, peur eqzel ;e conserve beaucoup i# respect et de consideration, M.Hern B;-rassi, a conseillé à ses iuitrf ers de v-oier pour les'candi; dits dr Bloc.V Boostesse a ajouté r_ il r>:xit 'prs membre du Bloc populaire rue poor lui '‘les homme?ne sur* men'.enfin tra' O y t du bon monde dans les deux ; rimps" C’est mon avis.On com- ! r ers ira trcteîo» rue si j’accepte r* c't~ i herrète homme comme ru.îi hi.h:rue! de mes idées, cela ne ver.p-ts ire rue j’approuve ses iurf-cu'es dans le domaine de la s.rztfant pcûiüque.Ce ne serait pops f'imite: que de le suivre ser-i leases: St c'est encore l'imiter qne if n’fîrt pas du Bloc.Que P'Ksrrsit-i.me reprocher d’ailleurs, .qæ;.t toujours défendu farouchement vr indépendance, lui qui ne cesse de pens.fier les moutons n.-ges ft les moutons bleus?J’iraa-r.nt qu'il ne prise pas davantage des mertons tricokre*.ou les mou-tors ns ,:c naît sees.Fr»'* $• pi»» ;'eur condidat Aa reste, ne suis-je pas placé mieux que bien d’autres pour juif r nos piras et nos hommes poîi-îdfues?Je les a: tous tellement census et dans l'intimité! depuis biest&t dix ans.Apres les avoir frequences, étudiés et observes ivec sein, fea viens à la conclusion qu’il ne faut leur accorder qu une cnsfiance ’oute relative, f us que jais ai*.U importe de voter pour le meilleur candidat, de quelque groupement qu’il se réclame.Il y en a de bons, parfois d'excellents, parmi les liberaux, les conservateurs, le* partisans du Bloc, du Credit social ou de la C.C.F.C’est en les choisissant avec I “sagacité” que nous élèverons le niveau de notre députation.Pour l’instant, par exemple, je voterais sans hesiter en faveur de MM.Barrette et Beaulieu, députés rctueis de l'Union nationale, tous deux sincères, dévoues et dignes.I! va sans dire que je favorisais aussi la candidature de M.André Laurendeau.du Bloc populairy.Sa valeur intellectuelle et son^atriotis-nw serviraient efficacement la cause des Canadiens français en Chambre.Je n’hesiterais pas non plus à recommander aux électeurs de M.Jean Martineau qui, je !e sais, veut sincèrement des reformes économiques radicales.Quant à M.Paul Gouin, je parlerai à ses côtés dimanche, le 11 juin, pour appuyer sa candidature dans son comté de l’Assomption et je dirai alors tout le bien que je pense de ce patriote.Si MM.Louis Even et Ernest Grégoire, du Crédit social, sont sur les langs aux prochaines élections, j’irai avec enthousiasme leur prêter le concours de ma parole, car je ne doute pas de leur désintéressement et de leur volonté de servir.Ils joueraient un rôle extrêmement utile en Chambre, en éveillant l’attention sur les questions économiques, notamment sur des réformes moonétaires qui s'imposent.Qu’un obscur partisan du Bloc se présente contre MM.Gouin, Dumoulin, Beaulieu ou Even, va-t-on l’élire de préférence à ces messieurs sous prétexte qu’on est du Bloc?Cette prétention est ridicule à sa face même.C’est la thèse de solidarité des vieux partis que les nationalisées ont toujours condamnée et que, l’espère, ils n’approuveront pas aujourd’hui.Le Bloc populaire Mais si le Bloc vaut mieux que les autres partis.objectera-t-on.vaut-il mieux?J’ai déjà dit ce que j’en pensais et pourquoi je m’en étais écarté.Pour l’instant, je ne crois pas devoir me répéter.Mais j y reviendrai et je préciserai ma pensée, avant les élections, dans des causeries radiophoniques qui couvriront la province.Le Bloc s’cst-il amendé?On nous invite à y retourner pour faciliter l’union des nationalistes.Cette union, éminemment souhaitable, personne ne l’a recherchée plus que nous, car nous la savions indispensable à 1 avancement des Canadiens français: elle seule nous eût permis d’appliquer notre politique à Québec et d’exercer une influence décisive à Ottawa.Mais, ces messieurs du Bloc l’ont-ils jamais voulue sincèrement, cette union?On nous répète que les portes restent ouvertes.Je le veux bien, mais notre retour au Bloc n’est évidemment poossible qu’à la condition expresse que les graves raisons de notre sortie n'existent plus.Un peu de logique, tout de même.Il ne s’agit pas pour nous de savoir si 1a porte reste ouverte, mais plutôt ai les obstacles qui nous empêchent de la franchir, cette porte, ont été enlevés.Par exemple, Edouard L* croix est-il encore membre du Bloc?Sinon, qui finance actuellement le parti?Quelles garanties nous offre-t-on de combattre les trusts par les moyens les plus éner giquea et les plus efficaces?Ur programme est nécessaire, certes mais tout à fait insuffisant.En 1936 aussi nous arborions un beau programme.Après cette aventure, nous n’.vons pas le droit de donner notre appui à un parti politique quel conque^ sans la certitude que, ^ cette fois, il ne décevra pas l’attente générale., Le Dr Hamel Je n’ai pas encore parlé du Dr Hamel.Rassurez-vous, je ne l’oublie pas.Je reste fidèle à mes amis.Je le gardais pour la fin, car c’est un peu pour vous parler de lui que je suis venu à la radio ce soir.On a dit que M.Hamel avait une idée fixe.Si l’on entend par là qu’il se bat depuis plus de quinze ans, avec une incroyable ténacité et à tout risque pour les humbles contre les grands et les puissants, pour les opprimés contre les oppresseurs, pour les pauvres contre les mauvais riches, je veux bien admettre qu’il a une idée fixe, et que cette idée fixe s’appelle la justice sociale.Et je n'ai qu’un regret, c’est qu’on trouve si rarement de tels exemples de généreuse abnégation et de charité chrétienne.Peu d’hommes comme le Dr Hamel ont réussi à conquérir et à garder la confiance du peuple.Cependant, il lui arrive d’être discu- ic par quelques-uns de ses pairs.Uuel renovateur d’envergure n’a pas été méconnu ou même persécuté durant sa vie?Aussitôt dis-Pa.r.u’.*es jalousies s’éteignent, les interets s’évanouissent et l’unanimité s’établit autour de son nom.Qu’on se rappelle Pasteur, dénigré par les médecins et ses collègues ^ de l’Académie des sciences.On l’accusait, lui aussi, d’idée fixe parce qu’il recherchait avec avidité des sérums pour guérir l'humanité.On lui élève aujourd'hui des monuments.Si des génies bienfaisants comme Pasteur ont été incompris, et souvent vilipendés, que le docteur Hamel se console.Quand il aura vécu, son souvenir restera gravé dans le coeur du peuple de cette province qu’il a toujours fidèlement servi.Ce sera sa récompense.Déjà toute la province lui donne raison sur la question de l’électricité.Demain, on répétera partout, dans un harmonieux concert d'éloges: “Cet homme a consacré sa vie à une grande et généreuse idée, il a contribué au rétablissement de la justice sociale.C’était un chevalier sans peur et sans reproche”.Ecoutez ce témoignage d'un prélat éminent dont je tairai pour l’instant le nom: “Le public québécois, même l’Eglise, vous sauront gré de votre nécessaire intervention.Car toute question économique, quelle qu'elle soit, a son aspect moral.Les deux sont inséparables.Et c'est l'un de vos rares mérites que de l’avoir compris et, surtout, de l’avoir dit”.Voici un autre témoignage d’un maître de réputation universelle: “Il faut un grand courage, pour mettre à tous les maux dont vous parlez.Ils sont en effet si grands, que les gens les croient invraisemblables”.Le courage n’a pas manqué au Dr Hamel, ni la clairvoyance, j Qu’on respecte la, noblesse de ce j caractère.Electeurs de Lotbinière, vous qui m’avez procuré pendant cinq ans une tribune pour défendre les droits des Canadiens français, je vous salue et je vous remercie.; '>
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