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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 mars 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-03-29, Collections de BAnQ.

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# *Lc Canada eat une nation aouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dea Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyaliame d’un Canadien n’eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." a>x-37> Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dirsctaur : C«org«t PELLETIER RédscUur «n chtf ; Om«r HEROUX Montréal, mercredi 29 mors 1944 - -^ ; REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i SEIsIr 3361* ¦i S ¦¦ SOIRS.DIMANCHES ET FETES Adminiitrjtion I BEIsir 3361 Réduction , BEUir 2984 Gérant t BEUir ; 3361 Débat sur la nationalisation de la M.L.H.& P.(Voir pages 7 et 10) ^Hydroélectrique et le débat d hierSfSiSrCllent ^ 0lieSSa ^ aVOir ¦ .' Quelques notes hâtives Lt grand débat est engagé.On en trouvera ailleurs la substance.Notre correspondant parlementaire, homme d'expérience et peu porté à voir les choses à travers des lunettes bleues, rouges ou vertes, s'est efforcé d’en résumer les aspects principaux.Il a extrait des déclarations de MM.Hamel, Duplessis et Godbout ce qui lui a paru essentiel.On verra que cela fait une lecture qui ne manque pas d’un vif intérêt.» ¥ ¥ Il y a forcément là-dedans deux choses qui.pour se tenir de près, n’en sont pas moins très distinctes.Il y a d’abord la querelle sur la politique et le passé des divers groupes.Le parti qui est aujourd'hui au pouvoir a été, sauf une brève interruption de trois ans * ( 1936-1939, régime de l’Union nationale), le maître absolu de la province.C’est sous son autorité, sous sa responsabilité donc, que s’est constitué le régime hydroélectrique de notre province.Les compagnies qui ont exploité nos ressources hydrauliques ont été constituées sous son règne.Elles se sont développées sous sa surveillance.Il est fort naturel donc qu'à toutes les dénonciations dont ses chefs frappent aujourd'hui la Montreal Light, Heat and Power, ses adversaires ripostent: Mai» pourquoi avez-voui laitté naître et se développer un partit état de choses?Pourquoi n’avez-oous pat plut tôt usé des pouvoirs que vous possédiez alors comme aujourd’hui?Comment pouvez-vous soutenir que vous n’étes pas dans une lacjjt mesure responsables de ce qui est arrivé?Le correspondant du Canada, racontant la séance d’hier, dit ce matin: Les regards se tournent vert l'hon.Wilfrid Hamel.C’est lui qui a la parole tn ta qualité de parrain du bill no 17.C’est lui qui va couper let chaînes liant la province aux puissancei d’argent.Comment veut-on que beaucoup ne se disent point: Mais ces chaînes, qui les avait nouées?.Puis, il y a l’heure, les circonstances où paraît le projet de loi.Voici deux ans et plus que le gouvernement s'est fait autoriser, après une lutte violente, à exproprier la Beauharnois, et depuis rien ne s’était fait quand, un bon matin, le chef du gouvernement annonce qu’on expropriera.non seulement la Beauharnois, mais aussi la Montreal Light, Heat and Power, beaucoup plus importante.Pourquoi ce retard d’abord, pourquoi cette apparente précipitation ensuite?Il est inévitable qu’on cric à la manoeuvre électorale.Des élections s’en viennent, où le gouvernement portera forcément le lourd poids, non seulement de sa propre administration, mais de ses relations avec le pouvoir fédéral.Un plan de l’envergure de celui de la Montreal Light, Heat, doublé d’un projet d’électrification rurale est sûrement de nature à divertir l’attention publique, à faige oublier beaucoup de choses.D'autant plus que la principale intéressée, la Montreal Light, Heat, ne paraît pas jouir d’une extrême popularité et que, pour un certain nombre de gens, la nationalisation fait aujourd’hui figure de panacée, de remède à tous maux.* * * Mais ceci, qui devait être inévitablement dit à l’Assemblée, qui y sera répété, ne touche point à la valeur propre du projet de loi.Les partis peuvent toujours se démentir, s'améliorFr.si I l’on veut, s’adapter aux circonstances nouvelles, profiter de leurs expériences et, largement aussi, des campagnes des indépendants ou même de leurs adversaires, et l’on n’a pas encore trouvé un groupe politique qui, à la veille d’une consultation électorale, n’ait cherché le moyen de »e constituer le plus attrayant programme possible et par là de faire oublier ce qui pourrait le desservir.Ainsi le veut l’instinct vital.L’important est donc de voir ce que vaut le projet, — qui.d’ailleurs, personne n’en doute, sera rapidement accepté par les deux chambres.Nous confessons n'être point là-dessus — comme un certain nombre d’autres qui n’auront pas l’occasion ou le goût de le dire — tn état de formuler une opinion précise et détaillée.C’est une grosse pièce, et très compliquée que ce projet de loi, aux répercussions lointaines et qui demande d'être étudiée de près.Heureux le profane qui peut en apercevoir, d'un premier et rapide coup d’oeil, toutes les conséquences.Nous n’avons pas d'objection de principe à 1a nationalisation de l’électricité, encore que nous nous demandions si un gouvernement à poigne n’aurait pa* trouvé le moyen d’obtenir, sans y recourir, les rectifications de tarif nécessaires.Mais nous ne crevons pas non plus que la nationalisation comporte de soi la renaissance de l’âge d'or.On fera bien de ne pas se faire là-dessus de trop brillantes illusions et de ne pas compter sur une très large et brusque coupure des tarifs.(Les gouvernements pourraient peut-être d'ailleurs faire tout de suite disparaître les taxes spéciales qui grossissent nos factures).Et, même s’il s'agit de nationalisation, il importe, on en conviendra, de savoir si l’on donne trop ou non pour l’entreprise dont l’on s’empâte.Cela intéresse à la fois le public et les expropriés.Quant à l’électrification rurale, elle est depuis longtemps dans nos desiderata, comme la réduction des taux en ville.Nous souhaitons que la future commission trouve le moyen de réaliser l’une et l’autre.Elle sera déchargée du souci de produire des dividendes.Peut-on espérer qu elle saura démentir la déplorable réputation que se sont acquise jusqu’ici trop d'administrations d'Etat?La chose, après tout, n’est pas impossible.¥ ¥ * Nous nous excusons de la brièveté et du décousu de ces notes hâtivement inscrites en marge du débat d'hier.C'est un sujet sur lequel il y aura forcément lieu de revenir.».m-hi-ss "w.Om.r HEROUX Lettre d’Ottawa Oe l’Aide mutuelle à la mobilisation de la jeunesse L’“Aide mutuelle'’ exigera $800,000,000 au cours du prochain exercice, contrairement au milliard des années précédentes, mais le ministre du Travail annonce que le nombre des mobilisés sera plus considérable — On vote les crédits de guerre du ministre des Munitions et des Approvisionnements — M.Maxime Raymond obtient enfin des réponses à ses questions au sujet des employés des usines Bouchard et Nitro Par Léopold RICHER Ottawa, 29-111-44.Le gouvernement King fait son possible poüf adoucir les aspects les plus onéreux de l’effort de guerre.Et si ce n’ét^jt du manque d’habileté de quelques ministres, de leur indis-crétiôn et de leur imprudence, on pourrait s’y laisser tromper.Les crédits de guerre de 1944-1945 marquent une diminution de plus de $200.000.000 sur ceux de 1943-1944.On abolit dos contrôles et des restrictions.Voici maintenant que le gouvernement annonce que mutuelle aux Xalions-I’nies sera de $200,000,000 inférieure l’an prochain à ce qu’elle est cette année.Depuis 1942 la Chambre a l’habitude de votre un milliard par année, soit sous forme de don pur et .simple à l’Angleterre, soit sous forme d’aide mutuelle.C’était devenu une sorte d’institution, une excroissance annuelle de la politique libérale.Le ministre des Finances, ou son remplaçant, a inscrit au feuilleton une résolution qui ne demande que $800,000,000.Texte de lo résolution Voici le texte de la résolution: “Que des sommes n’excédant pas huit cents millions de dollars soient «ccordéês à Sa Majesté dans le but de mettre des fournitures de guerre à la disposition de l’une quelconque des Nations-Unies, autre que le Canada, et de faire face à toutes obligations provenant de l’accord de secours et de rétablissement des Nations-Unies.Que le gouverneur en conseil puisse déterminer les termes et conditions selon lesquels ces fournitures de guerre sont mises à la disposition de l’une quelconque des Nations-Unies et puisse requérir en certains cas le paiement ou le remboursement en nature ou biens ou la prestation réciproque de fournitures ou tel autre avantage direct ou indirect qu’il juge approprié”.Telle est la substance de la résolution.L’important, c’est donc que la somme demandée marque une réduction de $209,000,000 sur celle qu’on avait l’habitude d’exiger.La mobilisation Mais si le gouvernement s’efforce d’adoucir certains aspects de sa po litique de guerre, le ministre du Travail, par contre, annonce carrément que la mobilisation va aller en s’accentuant.Lundi soir, à la dernière minute, M.Humphrey Mitchell a fait une déclaration fort intéressante à ce sujet.Il était trop lard pour que nous l’insérions dans notre lettre d’hier.Il importe d’x revenir et de la donner au texte (débats de la Chambre des Communes.page 2008).“C’est de moi que relève les appels militaires et j’avoue en toute franchise qu'au rythme accéléré que va prendre la guerre en Europe, le nombre des jeunes d’ége militaire qui seront appelés sous les drapeaux sera de plus en plus considérable.Que l’on ne s’y trompe pas.Nous ne pouvons nous empêcher d’écarquiller les yeux lorsque nous voyons les Etats-Unis songer, en ce moment, é annuler tous les sursis des hommes (suite i ta dernière page) L'actualité t#.¦ ;* > , Duellistes aériens Dans la deuxième Grande Guerre, tout comme dans la première, un Canadien tient la tête du tableau chez les pilotés de combat du côte des Alliés.George Beurling, de Verdun, commandant de groupe de la Royal Air Force et de /’Aviation royale canadienne, mène avec Al victoires à son crédit, d'après les derniers chiffres des chroniqueurs de l'aviation, ¥ ¥ ¥ Aussi longtemps que le seeret de-vra planer sur les records d'ensemble établis par les as de la présente génération, on prendra plaisir 'à évoquer les prouesses de ceux qui ont inauguré la technique de ia chasse et du duel en plein vol.Dans les opérations de pilonnage vertical, l'avion, qu’on lançait pour ta première fois dans ces attaques nouveau genre en 19ti-1918 et qui tient aujourd'hui une place de premier choix sur tous les fronts, rut tôt fait de reléguer loin en arrière l’onéreux dirigeable, trop lent, trop peu maniable cl dont les catastrophes successives ont démontré l’inefficacité, — jusqu’ici, seul le Dr Hugo Eckener sut tirer parti de ces aéronefs.C’est alors que l’Europe vit surgir une phalange d'intrépides pionniers du combat dans les airs à la tète desquels on trouve les noms des Allemands Richtofen et Crefeld avec respectivement 80 et 'i9 avions descendus: du Canadien Rishop, 72: des Anglais MeCudden et Fullard, 54 et 4S.des Français Guynemer et Fonck, 53 rl 45; de l’Italien Baracca, 36; de l’Américain Lufbery, 18.,4u 15 juin 1918, 88 pilotes allemands réclamaient un Mal de 1.670 avions abattus; 86 Britanniques en avaient 950 d leur crédit- 7?Français en comptaient 755; 11 Américains avaient remporté S3 vicloires; et H Italiens en décrochaient 60.Le capitaine allemand Manfred von Richtofen, commandant de l es-cadrille Judgstaffel no 11, cueillit sa première victoire en septembre 1916.En sept mois il opérntions, ,V groupe qu’il dirigeait avait descendu 200 rivaux et.en moins de quinze mois.Richtofen avait à lui seul détruit 70 avions et 10 battons d'observation.H montait un avion Fok-ker capable d'atteindre l’iO milles à l’heure et pouvant s'élever à 15,000 pieds en 17 minutes.Cet aviateur trouva la mort le 21 avril 1918, au-dessus de la Somme.4 Londres, on rendit l'hommage suivant à t'as alle- mand: "Moire plus grand ennemi dans les airs, Richtofen, est mort.Le Royal Flying Corps, son principal adversaire, appréciera cette nouvelle différemment.On se réjouira de le voir sortir de la lutte, mais on regrettera la mort d’un gentilhomme tombe bravement dans l'exercice de son devoir".Le Canadien Wittiam-A.Bishop, devenu maréchal de l'air, remporta les honneurs du Royal Flying Corps de Grande-Bretagne avec 72 trophées de chasse, soi! seulement 8 de moins que Richtofen, Le capitaine Henry Wollctt, aussi du R.F.C., qui réunit un total de 28.en avait détruit 13 en une seule journée.Chez les Français, René Fonck, de la célèbre escadrille des Cigognes commandée par Guynemer, passe pour avoir été le plus adroit duelliste aérien de son temps, Il avait, au cours de 200 engagements, expédié 32 aéroplanes ennemis sans avoir été touché une seule fois.Le 9 mai 1918, il en retourna 6 au sol et, en novembre, il avait enregistré un total de 45.Ce hardi pilote aurait vengé son chef d'escadrille en attaquant avçe succès le lieutenant Wissemann, l'assaillant de Guyne-mer.dix jours après ia disparition en Belgique du héros qui avait mérite vingt et une citations.Dans une entrevue qu’il accordait à la Guerre aérienne, de Paris, peu avant ta fin du conflit, Fonck expliquait qu'il devait son succès à un entrainement intensif, à ia maîtrise de soi, à son excellente santé."Les muscles du pilote doivent être souples, disait-il, ses nerfs en parfait équilibre.L’alcool et même le vin sont des ennemis.Il faut éviter tout abus, afin de monter à l’assaut sans fatigue, sans inquiétude.Les engagements se déroulent à une altitude de 20.000 à 25,000 pieds, climat préjudiciable à certains organismes.Je m’abstiens prudemment de ta lutte si je ne suis dans le meilleur état physique.1.’entrainement te plus sévère devient indispensable, c'est te prix de la victoire”.Le lieutenant Charles Nungesser suivait Fonck.Il avait triomphé dans 45 combats et abattu 36 adversaires.Tous se snuuiennent que lors des traversées expérimentâtes de t’Atlantique-nord, à la commande de son Oiseau blanc, Nungesser vint se perdre sur nos bords avec son compagnon Colt, en mai 1927.aux jours même où Lindbergh, en sens inverse, bouclait New-York au Bourget, en 33 heures et demie.Raoul Lufbery, commandant de l’escadrille Lafayette, ancien soldat de l’armée américaine aux Philippines, s'enrôla dans l’aviation en France.Lorsqu'il perdit la vie un dimanche matin, le 19 mai 1918, il comptait 18 avions ennemis au tableau, ce qui était le plus grand nombre détenu par un aviateur des Etats-Unis.L.A.29-ÏII-44 —- i ~ .— Bl°c~ notes Le journal le “Droit" Notre confrère, le journal le Droit, est entré lundi dans sa trente-deuxième année.En effet, il fut fondé le 27 mars 1913, Son directeur, M.Charles Gautier, a pu écrire avec une légitime fierté, en marge de cet anniversaire, ces lignes: “H [le Droit] a poursuivi son chemin en restant fidèle à son programme et en accomplissant la mission que ses fondateurs lui avaient confiée, à savoir travailler de toute sa force à la survivance catholique et française de la minorité franco-ontarienne”.C’est aussi le sentiment de tous ceux qui ont suivi les belles luttes que notre confrère a livrées pour la survivance française et la cause catholique, dans tous les domaines.Le travail des mères de famille Si l'on en croit les déclarations de certains ministres fédéraux, les nécessités d'un recrutement militaire plus intensif vont créer dis vides plus considérables dans certaines industries.Il va sans dire que l’on recourra plus que jamais au travail féminin et que les mères de famille seront appelées en plus grand nombre vers les usines de guerre.On commit les graves avertissements que Nosseigneurs les évêques ont donnés sur ce point.Mgr Sheen, de rUniversité catholique de Washington, faisait récemment sur ce problème les réflexions suivantes: “Que les mères qui travaillent pour la défense nationale et négligent leurs propres enfants, ne se flattent pas d’aider l’effort dp guerre.On paie trop cher dans les usines de guerre quand quelques heures de moins chaque jour à souder des métaux et quelques heures de plus consacrées à établir un enfant dans la vertu profiteraient mille fois plus à la nation.Ce n'est pas toujours le désir de hâter la victoire et d'obtenir an plus tôt la paix qui pousse les mères à travailler, c’est plus souvent l'appétit de l'argent.Quelle sorte de paix prépa rons-nous si durant leur travail de la guerre les mères d’aujourd’hui sacrifient les mères de demain qui n’auront appris d'autre chose que le vice et le crime?.I.e très grand enjeu de cette guerre c’est le foyer américain lui-même”* La question polonaise n'est pas encore réglée — Les ententes tacites de la conférenct de Téhéran — Condamnation à mort du lieutenant-colonel Cristofini à Alger — Un ministre argentin prédit que tous les belligérants se ligueraient contre la Russie H y a quelques semaines que l'on ne porte plus de ia question polonaise, mais cela ne signifie pas quelle soit réglée.Les dépêches nous apprenaient avant-hier que les dirigeants du mouvement clandestin en Pologne avaient donné instruction à tous leurs chefs de bandes de prendre confoct avec les officiers de l'armée rouge ef de leur offrir leur collaboration pour chasser les Allemands du pays.G'esf là un suprême geste de conciliation de la part du gouvernement polonais a Londres, qui avait d'abord refusé de collaborer tant que la question des frontières ne serait pas équitablement réglée, et la radio clandestine a pris soin de souligner que l'on attendait pour connaître la réponse de Moscou.Le correspondant Raymond Daniell révèle que les instructions ont été suivies, ce qui semble bien indiquer que le gouvernement exilé de M.Mikolajczyk a conservé de l'autorité en Pologne, mais qu'un certain nombre de chefs clandestins qui se sont ainsi démasqués en s'offrant à collaborer avec l'armée rouge qui avance dans le sud-est de la Pologne ont été arrêtés.Il ajoute que l'on craint à Londres que les formations clandestines polonaises finissent par perdre patience et engagent ouvertement la lutte contre les Russes.Ce serait pour cette raison que le gouvernement anglais aurait pris le risque d'indisposer Moscou en réitérant à plusieurs reprises son offre de médiation entre le gouvernement soviétique et le gouvernement polonais.Les renseignements qui commencent à filtrer 3ur ce qui s'est passé à la conférence de Téhéran indiquent que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont tacitement accepté, même si c'est à contre-coeur, l'aosorption par la Russie des Etats baltes et de la Pologne orientale.Les puissances anglo-saxonnes auraient en outre laissé entendre aux Russes que l'on ne s'opposerait pas à ce qu'ils reprennent les territoires qu'ils ont toujours réclamés dans les Balkans et qu'ils exercent une influence sur la Bulgarie, sur la Roumanie, sur la Hongrie et même sur la Yougoslavie.Les participants à la conférence de Téhéran se seraient par contre entendus sur la suppression du corridor polonais et l'attribution à lo Pologne de la Prusse-Orientale en compensation des territoires qu'elle perdrait à l'est de la ligne Curzon.Les révélations contenues dans cette dépêche que M.Daniell a adressée au 'Times'' de New-York ne font que confirmer des conclusions qui s'imposaient à tous ceux qui ont suivi avec quelque attention les événements de ces dernières semaines.LES AFFAIRES FRANÇAISES Toujours selon le même correspondant, on esti- ! merait à Londres que le gouvernement soviétique ne songe pas à faire de prosélytisme en Europe occidentale et qu'il serait disposé à laisser ces pays sous l'influence de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de la France lorsqu'elle se sera remise de ses épreuves.Le gouvernement soviétique qui a été le premier à reconnaître le Comité français de libération nationale vient de rejeter comme inacceptable l'envoyé diplomatique que Is général de Gaulle avait choisi pour le représenter à Moscou, M.Gaston Palewski, qui fut l'un des conseillers de l'ancien premier ministre Paul Reynaud: on croit que Moscou ne veut pas de M.Palewski parce qu'il appartient à une famille d'origine polonaise qui a émigré lors du premier partage de lo Pologne.Moscou a également refusé de se rendre à la demande du Comité d'Alger qui aurait voulu obtenir des Nations-Unies le lâchage immédiat du gouvernement du maréchal Badoglio et du roi Victor-Emmanuel en Italie.Les Anglais voudraient obtenir la reconnaissance immédiate du comité du général de Gaulle afin de permettre à la France de reprendre au plus tôr de l'influence en Europe occidentale, mais ils admettent que l'exécution de Pucheu et les discours où le général de Gaulle a enjoint aux Nations-Unies de ne pas intervenir dans les affaires françaises n'avancent pas les choses.On explique à Alger que le récent discours du général de Gaulle n'etait pas dirige contre les Alliés, mois qu'il visait à rassurer l'opinion en France, à la convaincre que le Comité français de libération natio i noie sauvegarde les intérêts de la république dans le monde.En dépit des réactions défavorables provoquées par l'exécution de l'ancien ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu, la purge se poursuit en Afrique-Nord française Un tribunal militaire a condamné aujourd'hui à mort à Alger le lieutenant-colonel Pierre Cristofini.Il était accusé de trahison pour avoir recruté en Tunisie, en 1942 et en 1943, des volontaires français qui devaient aller combattre dons les rangs de l'armée alle- mande sur le front russe.Le lieutenant-colonel Cris* tofini n'occupait évidemment pas une situation comparable à celle de Pucheu et les dépêches ne nous ont guère fourni de renseignements sur la preuve présentés au cours du procès.On ne sait pas, par exemple, s'il a fait ce travail sur les instructions ou avec l'approbation du gouvernement de Vichy ou s'il était simplement un agent au service de l'Allemagne.Le général de Gaulle n'en est pas encore venu à une entente avec les communistes à Alger.Il est prêt à accorder deux postes aux communistes au Comité français de libération nationale, mais il entend choisir lui-même les titulaires tandis que les communistes insistent pour désigner eux-mêmes leurs représentants.Le correspondant Raymond Daniell est d'avis que ie parti communiste est appelé, que la Russie intervienne ou non dons les affaires françaises, à jouer un rôle considérable dons la France libérée.UNE OPINION ARGENTINE De tous ces tiraillements et de toutes ces tractations, un homme politique argentin a déduit des conclusions qui sont pour le moins nettes et catégoriques.Le général Luis Perlinger, ministre de l'Intérieur dons le cabinet du président Farrell, a déclaré en effet sons ambages que tous les belligérants actuels s'uniront bientôt pour combattre la Russie parce que les classes moyennes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont teljement alarmées par les succès de l'armée rouge qu'elles sont maintenant pratiquement plus hostiles à la Russie qu'à l'Allemagne, Il a ajouté qu'il n'est pas vrai que la guerre actuelle se livre pour la liberté, mais que le vainqueur, quel qu'il soit, deviendra le dominateur du monde et qu'il s'efforcera de dominer l'Argentine.Il en a conclu que l'Argentine devrait demeurer en dehors du conflit.Le général Perlinger n e pas toit cette déclaration pour publication, mais il l'a faite au cours d'un entretien avec les représentants de la preses argentine dans le but de l'orienter en lui exposant le point de vue du c/uvernement.Le ministre de l'Intérieur a pris vive i'.ent à parti, sans le nommer, l'ambassadeur des Etats-Unis, M.Norman Armour, disant qu'il est le représentant d'un pays qui refuse d'entretenir des relations avec les Argentins qui sont tout de même les maîtres dans leur propre maison.Le ministre de l'Intérieur a dit qu'il r'était ni un noxi, ni un fasciste, mais un Argentin et qu'il ne pouvait accepter les étrangers qui ont l'outrecuidance de dire que l'Argentine ne sait pas où elle va.LES OPERATIONS MILITAIRES Le principal succès de l'armée rouge victorieuse au cours des 24 dernières heures est la prise de Nikolaïev.Si Odessa est le grand port commercial de la Russie sur la mer Noire, Nikolaïev constitue le grand port militaire de ia région, la principale base navale après celle de Cronstadt sur la Baltique.Les troupes du général Malinovsky ont franchi le Boug à une soixantaine de milles au nord de Nikolaïev qui se trouve sur l'estuaire du fleuve et elles convergent vers Odessa d* tous les points d'un front sinueux de 175 milles.La garnison de Nikolaïev se serait défendue avec achar nepient jusqu'au bout.Plus au nord, les troupes du général Konev seraient parvenues a 8 milles de la ligne de chemin de fer Odessa-Tiraspol-Jassy qui est la principale voie pour évacuer les unités allemandes qui se trouvent à Odessa.Les Allemands ont prétendu que les Russes avaient échoué dans une première tentative pour franch’r le Pruth ef s'emparer de Jassy.Dans le sud-est de la Pologne, les Russes annoncent la prise de Gvozdets, à 40 milles de Cernauti et à 40 milles également de l'ancienne frontière de la Tchécoslovaquie.Ils annan cent aussi la prise de Linkovtsy, à 15 milles au sud-est de Kamenetz Podolsk, en disant qu'ils n'ont plus qu'une distance de 15 milles à franchir pour refermer le cercle autour de forces allemandes considérables surprises dans lo région du Ha ut-Dniester.Les Allemands admettent aue les troupes russes ont encerclé la ville de Kovel à 170 milles de Varsovie.Sur le front italien, le haut commandement allié a apparemment renoncé pour le moment à s'emparer de Cassino.Les troupes indiennes et les troupes néo-zélandaises qui avaient pris d'asaut deux positions ‘^¦jrtantes sur les pentes du mont Cassin et qui les avaient tenues jusqu'ici en dépit de leur situation très exposée viennent de se replier.On a expliqué que ces positions n'ovoienf plus de valeur strotégioue por suite de l'échec de l'offensive générale contre Cassino.De violents duels d'artillerie se poursuivent autour de h ville en ruines.— Pierre VIGEANT.29-III-44 C.Vst vraiment une étrange manière de combattre pour la civilisation que commencer par la compromettre gravement citez mû.Alexis GAGNON 29-111-44 •- caïnet du (pi inch eux Les contrôleurs d Ottewe ont eu le bon sens de nous épargner le rationnement du savon.C’est heureux.Voit-on le beau cataclysme à la fois radiophonique et social qui en eut résulté?• » On sait que le courant électrique se vend parfois par blocs de kilowatts, M.Godbout, peralt-H, n’en veut pas entendre parler tant il redoute que des blocs de ce genre ne paraissent s'inspirer du , , Bloc populaire.• • • Avec cette hydro orovinciale, électeurs et c'ectnces se sentiront tous et toutes un peu électriciens et électriciennes.* V « C’est ia guerre et les superstitions, comme 'es olus respectables traditions, menacent d'aller rejoindre les vieilles lunes le War Production Board des Etats Unis demande aux fumeurs da ne plus hésiter, pou- cause de rarete.à allumer trois cigarettes sur la même allumette.En attendant, comme de raison, la guerre continue cour ia peine, qu’il n'y ait plus de cigarettes.• * * * Le musee Metropolitan à New-York s est fait dérober un tableau du quatorzième siècle représentant l'apôtre saint Thomas.Si l'auteur du larcin a la moindre notion de I hogiographie, il ne tardera pas à s apercevoir qu'il n’est pas facile de vendre un pareil saint Thomas sans faire naître des doutes, e* encore des doutes fort légitimes.?* ¥ L# Grnicheux as-m-M Citation d’actualité "Les oiseaux demeurent pris dedans les filets et lacs p
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