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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 février 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-02-28, Collections de BAnQ.

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"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwea th.” ua-x-sn Lord TWEED :MUIR LE DEVOIR Montréal, lundi 28 févriar 1944 UDACTION (T ADMINISTRATION 4)0 1ST.NOTRt-DAMB MONTREAL TOUS LES SERVICES TfsffHONB i BEUii 3)61 « SOIRS.DIMANCHES ET ESTES Directsc» : Gsergm PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RaAactssi «n chef i Om«r HEROUX A)mf«lstr«tiM > RéEsctisa i Gérant i ¦EUir 3361 fEUir 2984 ¦EUir 3361 Les divisions en Italie et dans le reste de l’Europe Laf^‘XnAUnSnn ^ Le fedanie 11116 alliance pOIIP I’lt6lie face d une opposition enhardie Les trois principaux arguments invoqués à temps et à contretemps par M.Mackenzie King pour étouffer ou écourter les débats — L’intérêt public et les secrets d’Etat — Il ne faut pas nuire à l’effort de guerre — Ce qui est bon pour l’Angleterre l’est également pour le Canada — En dernier ressort, M.King agite la menace d’une élection générale L’actualité Le harracouda Depuis une quinzaine de jours, l'opposition s'est montrée beaucoup plus agressive.Elle a affirmé sa volonté de combattre le gouvernement sur toutes les questions importantes soumises à la Chambre.Le ministère, qui commande toujours une écrasante majorité, n’est cependant plus aussi sûr qu’auparavant de remporter de faciles victoires.La résistance de plus en plus tenace des oppositionnistes le surprend et le désarçonne.Depuis quatre ans.M.Mackenzie King n’avait qu'à faire intervenir le nombre de ses partisans pour que tout rentrât dans l'ordre.Cela ne suffit plus à assurer sa tranquillité.Il sait très bien qu’un succès parlementaire ne franchit pas les murs de la Chambre des Communes.Il a beau multiplier les votes et accumuler les majorités, cela ne fortifie pas ses positions.Il n'est pas possible de contenir les débats dans l'enceinte du Parlement.Ministres et députés libéraux s’adressent plus à la population qu’à des adversaires politiques.Il en est de même des groupes qui constituent l’opposition.L'appel au peuple est proche.On s'efforce de part et d’autre d’influencer l’opinion publique.D»ns les circonstances, il est intéressant et instructif d’étudier la tactique du gouvernement.Ÿ Ÿ * Quelques arguments reviennent souvent sur les lèvres du premier ministre.Le premier se résume ainsi: “Le gouvernement libéral n’a absolument rien à cacher.Il y a quand même des choses qu’il ne tient pas à dire.” Evidemment, cela est contradictoire.N'empêche qu’on s'y laisse prendre, l a première fois que le premier ministre a eu recours à ce tour de passe-passe, il s'agissait de l’affaire McNaugbton.C,’était le 16 de ce mois.“Je désire qu'il soit bien entendu, a dit M.King, que le gouvernement n’a rien à tacher en cette affaire.Le ministre [M.J.-L.Ralston] ne cherche aucunement à dissimuler quoi que ce soit.Au fait, il préférerait, pour sa propre satisfaction et pour des raisons personnelles, que je donne publiquement et sans réserve les détails que j’ai confiés aux chefs de partis hier [lors de la conférence secrète des leaders des groupes de l’opposition] : toutefois, en ma qualité de premier ministre, ma responsabilité est lourde relativement au maintien de l’effort militaire des Nations-Unies: et, je le répète, je doute fort qu’il soit dans l’intérêt public de prolonger cette discussion”.L’opposition a fini par accepter l’explication.On a enterré l’affaire McNaugbton.On ne la ressuscitera qu’après la guerre.La deuxième fois que M.Mackenzie King a em ployé le même argument et dans des termes à peu près identiques, la Chambre discutait les rapports de la commission parlementaire des dépenses de guerre.La commission et ses sous-commissions avaient siégé à buis clos.L’opposition a demandé que l’on déposât les témoignages entendus aux enquêtes.Le gouvernement s’y est refusé.Le premiers ministre a alors déclaré: “Je crois savoir que mon collègue le ministre des Munitions et de l’Approvisionnement [M.C.-D.Howe] verrait d’un bon oeil que tous les témoignages fussent rendus publics, si tous les membres du cabinet partageaient ses désirs, mais ce serait agir à l'encontre de la procédure que nous avons établie lors de la création des commissions antérieures et qui a servi de base a la composition de cette commission Là encore le gouvernement n’avait rien à cacher: mais il y avait certaines choses qu’il ne pouvait ou ne voulait pas dite pour diverses raisons qu'il serait trop long d’énumérer ici.?* ¥ Un deuxième argument employé fréquemment par le premier ministre est celui-ci: “Nous sommes en guerre.Le Parlement ne doit rien faire qui soit de nature à nuire à l’effort de guerre du pays et de nos alliés”.Pour étouffer l'affaire McNaugbton, M.Mackenzie King s’en est servi d’adroite façon.“On sait, a-t-il dit, qu’il se fait actuellement de grands préparatifs en vue de l'invasion de l’Europe.La question que je dois me poser est celle ci: Pousser plus avant le débat sur Vaifaitt McNaugbton est-il de nature à nuire à l'effort militaire du Canada, de la Grande-Bretagne.des Etats-Unis et d’autres membres des Nations-Unies!?J’estime que le moral, non seulement des populations des pays quç je viens de mentionner, mais surtout des armées tant du Canada que de çes autres pays pourrait en ce moment subir une grave atteinte advenant un débat général portant sur un certain nombre de faits survenus par le passé et dont la dicussion, à l'heure actuelle, pourrait provoquer une situation grave”./ A propos du cas particulier du général McNaugbton, J l'argument de l'effort de guerre du Canada et des Nations-¦ Unies pouvait, à la rigueur, avoit un certain poids, bien g que nous ne puissions pas en juger en toute connaissance I de cause, puisque les documents relatifs à la démission du général sont restés secrets.Mais le premier ministre a eu recours au même argument pour refuser des enquêtes sur 28-11-44 les entreprises de guerre, ce qui était beaucoup moins défendable.“Il y a un autre point qu’il faut se garder d’oublier et qui a été à maintes reprises souligné dans la métropole [Londres], a déclaré M.King au cours de la dis-cusion sur la commission des dépenses de guerre.Le premier ministre de la Grande-Bretagne, M.Churchill lui-même, me disait un jour et il l’a répété en public: D’ici la fin des hostilités, faites tout votre possible pour que la population ait le regard sur la fin à atteindre, et actuellement la fin à atteindre est la victoire sut l’ennemi dans ta plus terrible guerre des annales de l’humanité”.M.King en déduisait que ce serait nuire à l’effort de guerre que de se lancer dans des enquêtes publiques sur les industries de guerre.* ¥ Ÿ Pareil argument, invoqué à temps et à contretemps, peut nous entraîner fort loin du régime démocratiqur et du contrôle parlementaire des fonds publics.M.King en invoque un autre qui, à notre avis, est encore beaucoup plus faible.C’est celui qui s’appuie sur l’exemple du Parlement de Westminster.Lorsqu’on a discuté la question de savoir si la Chambre devait prendre congé le mercredi, afin de permettre au ministère de vaquer à ses devoirs, le prmeier ministre a invoqué l’exemple du Parlement de Londres: “Peut-être pourrais-je mieux exposer mes vues en rappelant aux honorables députés que depuis le début de la guerre le premier ministre de Grande-Bretagne a fait part à la Chambre des Communes du temps dont le gouvernement anglais avait besoin pour diriger les affaires du pays en temps de guerre, et il a fixé les séances des Communes en conséquence.M.Chamberlain a suivi cette pratique et M.Churchill en a fait autant.(.) Si le premier ministre de Grande-Bretagne a jugé bon de faire une telle proposition à la Chambre anglaise et que celle-ci l’a acceptée, et puisque le gouvernement canadien a consenti à diriger les affaires du pays jusqu’à la fin de la guerre, si possible, il me semble que mes collègues et moi avons droit de nous attendre que la Chambre tienne compte des conditions dans lesquelles nous devons travailler”.Le premier ministre a invoque la même raison pour justifier les séances à huis clos de la commission parlementaire des dépenses de guerre.A Westminster la commission tient des séances secrètes.Si cela se fait à Londres, pourquoi pas à Ottawa?L’argument n’est pas convaincant, on l’admettra sans peine, surtout quand on le présente sous la forme suivante (Cf.discours de M.King, 21 février 1944) : “Aucun Parlement n’est plus désireux de maintenir sa suprématie que celui de Westminster.Aucun autre ne s’est plus énergiquement appliqué à discuter les questions publiques avec une plus grande franchise.Et lorsqu’on parcourt la liste des hommes publics anglais qui ont donné leur assentiment aux méthodes actuelles de Westminster relativement à la commission des dépenses de guerre et qu’on y trouve les noms des premiers ministres britanniques de la dernière guerre et du conflit actuel et des chefs de l’opposition des mêmes périodes, j'ai l’impression qu’il faut avoir des raisons bien valables pour s'opposer aux opinions que tous ces illustres personnages estiment devoir adopter dans les questions de ce genre!” ¥ ¥ ¥ Voilà toute la tactique du gouvernement.Le premier ministre est d’ailleurs le seul à savoir l’utiliser avec maîtrise, à maintenir un périlleux jeu d'équilibre, à donner et à soutirer en même temps, à empêcher l’opposition de soulever ou de prolonger les débats tout en faisant semblant d’accorder aux députés, principalement à ceux de l'opposition, la plüs complète liberté de parole.Les observateurs de la scène parlementaire s’étonnent de ce que les oppositionnistes se rendent si facilement aux arguments du premier ministre.C’est peut-être parce qu’ils n’ont pas d'homme de taille à se mesurer avec M.King.Et quand l’opposition, dans un sursaut de vigueur, rassemble ses forces dispersées et fait front commun contre le ministère, le premier ministre agite la menace d’une élection gené-role, comme cela lui est arrive lundi dernier, en réponse à M.R.-B.Hanson, ancien chef parlementaire du parti conservateur: “Les travaux de la Chambre ne seront pas conduits dans les intérêts des groupes opposés qui désirent causer des embarras au gouvernement plutôt que de l’aider et de coopérer avec lui.Cela ne marchera pas longtemsp ainsi et je tiens à ce que mon honorable ami le sache dès maintenant”.Si la tactique employée pat le gouvernement et les arguments invoqués par le premier ministre obtiennent du succès à la Chambre des Communes, ils n’ont guère d’influence sur l’opinion publique.Nombreux sont les électeurs qui souhaitent vivement que M.Mackenzie King donne mite à sa menace d’élection générale.(par Mathurin) On lil toujours avec beaucoup de curiosité, mêlée de dupeur, le récit d’un torpillage en mer, même s’il remonte à un an.Le cas de /'Empress of Canada, luxueux paquebot qui assura pendant de nombreuses années la liaison entre la côte occidentale de noire pays et l’Extrême-Orient, passera au nombre des naufrages les plus tragiques de la guerre.Une nuit de mars, en face de Sierra-Leone, ce navire fut surpris par un submersible italien manoeuvrant sur la mer démontée et infestée des plus féroces spécimens de la faune marine: requins et barracoudas.Le bâtiment ayant sombré en douze minutes, U s’écoula deux jours avant que les 800 sur vivants fussent recueillis.‘‘Tout autour de nous, raconte un témoin, il y avait des cadavres d’hommes et de femmes dont quelques - uns avaient été dévorés par des barracoudas”.Le nombre des morts se chiffra par ïOO.On se souviendra que les requins avaient réservé un sort d peu près semblable aux infortunés passagers du Vestris et de la Princesse-Ma-falda, il y a une quinzaine d’années; le premier, après avoir donné de la bande durant toute une journée, chavira dans la tempête au large de la Virginie, tandis que l’autre se perdit au voisinage du Brésil.Que peut bien être le barracouda et quelles sont ses moeurs?Par sa tête effilée, sa gueule large fendue et par la forme de son corps, il ressemble étrangement au brochet ou plutôt au maskinongé, bien qu'il soit de plus forte taille, atteignant (suite à la dernière pa*e) Les embarras qui résultent de l'occupation du continent et des vicissitudes de la guerre — Le danger que comporte pour l'Allemagne la présence de 12,000,000 de travailleurs étrangers, plus ou moins esclaves sur son territoire — Les Allemands pré* tendent avoir anéanti deux-bataillons alliés au sud de Rome — Bombardement massif d'Helsinki Léopold RICHER Au Parlement de Québec “Placotages77 québécois La “partance1’ imminente de M.Bouchard — La jeunesse de l'Assemblée législative — M.Rochette attend une judicature — M.Drouin chez les “cardinistes” — Qui recueillera la succession de la Voirie ?— Et à la Colonisation ?— “Replâtrage” ministériel (Par Louis ROBILLARD) Québec.28 — Il circule dans les eouloira parlementaires, les clubs québécois et dans les côtes, des bfuits persistants de remaniement Inistériel.Des maladies, des ab-«ccs, des ministères sans titulai- res et l’approche des élections donne neralent Heu à des départs et à un “raplAtrage” du cabinet Godbout.Certains ministres seraient fatigués du harnais, aspireraient à une retraite dorée ou à reprendre leur étude légale négligée.On parle couramment de la migration très prochaine de M.Damien Bouchard à Ottawa, où il occuperait l’un des nombreux sièges vacants à la Chambre haute de son pays.L’Assemblée législative perdrait ainsi son doyen, sinon par l’âge, du moins par l’ancienneté de son mandat.Le député de Saint-Hyacinthe y siège depuis 28 ans; la circonscription maskoutaine l’a choisi pour la première fois il v a 82 ans; elle s’est dispensée de ses services durant un terme (1919 à 1923), mais lui est restée ensuite fidèle jusqu’à maintenant.M.Bouchard n’est pas encore courbé sous le faix des années, malgré la longueur de sa carrière politique que nous n’avons pas à discuter pour l’instant; il n’avoue que 63 hivers.(suite à la dcrnjère page) Bloc-notes (Par O.H.«t Alexis Gagnon) Et les catholiques?Le Droit d’Ottawa, dans son numéro de vendredi, publiai! ce texte, qui a toute l’allure d’un communique officiel: Le quartier général de la Défense nationale (Armée) annonce aujourd’hui qu'on prend des mesures afin de permettre à tous 5?,membres du culte Israélite d observer les services de la Pâque juive.Cette fête a lieu en avril, du coucher du soleil le 7 à la tombée de la nuit le 9; et du coucher du soleil le 13 à la tombée de la nuit le 15.Tous les fidèles de la religion juive auront droit à un congé, en autant que la chose sera possible, et on leur accordera en plus suffisamment de temps pour se rendre au lieu du culte le plus rapproché.Un leur accordera la permission de prendre leurs repas avec leurs coréligionnaires durant les jours intermédiaires de la fête, et ceux qui seront incapables de sc rendre chez eux pourront faire des arrangements en s'adressant au congrès juif.L’aumônier juif au quartier généra! du district militaire no i, Montréal, prendra les mesures nécessaires relatives au service de la Pâque, partout où le personnel devra rester en service.Que les autorités fédérales prennent toutes les précautions possibles pour ne point blesser dans leurs sentiments religieux les soldats Israélites, personne, nous l’imaginons, n’y verra la moindre objection.Mais, tout de suite, une question se pose.Il est des fêtes religieuses qui soûl d'obligation pour les catholiques el, pendant lesquelles les fonctionnaires fédéraux de notre foi n'ont que la liberté d’assister à un office religieux de bonne heure le matin.Tout le monde sait à quoi s’en tenir là-dessus et nous sommes ici même, à maintes reprises, revenus sur le sujet.Ne pourrait-on, enfin, s’aviser d’avoir pour les millions de catholiques de ce pays les mêmes égards que pour la minorité israélite?0.H.(suite à la dernière page) carnet du ÿiincheux Il reite encor* troii jour* à la fédé-raticn des oeuvres de charité pour atteindre l'objectif qu'*lle *‘est fixé.La générosité montréalais* na peut s* permettre de ne pas être à la hauteur.as v * Le monde ministériel de Québec commence à souffrir de la bougeotta.N* serelt-ce pas un signe d’élection ?« * * Quand des ministres pansent à quitter un ministère, ça peut étr* inquiétant pour ce ministère-13, * * * Cast partout, en Angleterre comma au Les italiens ne sont pas satisfaits de la politique suivie par les Alliés en ce qui les intéresse.Les six partis qui constituent le comité de libération et qui reclament l’abdication du roi Victor-Emmanuel ainsi que l’établissement d’un régime démocratique en Italie ont interprété le dernier discours de M.Churchill comme une opprobaticn du gouvernement Badoglio qu’ils combattent.Le premier ministre de Grande-Bretagne a dit que l’on procéderait à un nouvel examen de la situation politique italienne lorsque les troupes alliées seront entrées dans Rome, mais on a remis ces jours derniers l’administration civile de toute la Sicile et d’une partie du sud de l’Italie au maréchal Badoglio dont l’autorité ne s'étendait jusque là que sur la Sardaigne et les Pouilles.L'un des chefs du comité de libération, M.Adolfo Omodeo, recteur de l'Université de Naples, a reproché à M.Churchill d'abandonner les groupes antifascistes en ajoutant que l'Italie ne trouvera la paix que lorsqu'elle aura obtenu le gouvernement qu'elle désire.Le maréchal Pietro Badoglio n'est pas, lui non plus, entièrement satisfait.Il a fait reconnaître l'Italie comme une nation cobelligérante lorsqu'il a déclaré la guerre à l'Allemagne, mais il voudrait obtenir le status d'un allié et le droit de siéger r la conférence de la paix afin d'être en mesure de détendre les intérêts de l'Italie après la défaite de l'Allemagne.Les chefs alliés, dit-il, ont déclaré qu'ils ne combattaient pas le peuple italien, mais seulement Mussolini et le fascisme.Eh bien! c’est moi qui ai renversé Mussolini et supprimé le fascisme.J'ai l'intention de demeurer au pouvoir à kt tête du gouvernement actuel aussi longtemps que le roi Victor-Emmanuel n'en aura pas trouvé un meilleur.M.Churchill dit que l'on procédera à un nouvel examen de la situation politique lorsque les troupes alliées seront entrées dans Rome: Je ne vois pas qu'il y ait à Rome personne pour me remplacer.Le vieux maréchal a poursuivi l'intervioue qu'il a accordée hier en disant qu'il avait demandé une aHiance et qu'il était prêt à faire tout ce qui était nécessaire pour l'obtenir.Je puis mettre en campagne une armée italienne de 10 divisions à la condition que les Alliés consentent à armer et à équiper ces troupes, dit-il.Il y a longtemps que je réclame du matériel dont "absence fut l'une des causes de notre capitulation.Il n'y a pas de meilleurs pilotes de chasse au monde que les Italiens, mais il leur manque des avions.Nos vaisseaux de guerre ont déjà commencé à escorter les convois en Méditerranée.Le situation en Italie illustre bien le chaos où se débat l'Europe à la suite d'une guerre dont les vicissitudes ont été telles que la plupart des nations continentales ont eu à traiter tour à tour avec les deux coalitions, qu'il s'est formé dans les deux pays des groupes hostiles les uns aux autres dont les uns ont jugé que l'intérêt national exigeait un rapprochement avec les Nations-Unies et les autres ont estimé qu'il fallait appuyer l'Axe.C'est ainsi que le peuple italien est actuellement partagé en trois groupes: les débris du fascisme qui en tiennent pour l'Allemagne sous la direction de Mussolini qui semble impotent et impuissant, les monarchistes du roi Victor-Emmanuel et du maréchal Badoglio et les antifascistes de toujours qui prétendent evoir des titres à la reconnaissance des Alliés.La même situation s'est présentée pour les Français qui se sont trouvés à un moment donné divisés entre Pétain, Darlan puis Giroud et de Gaulle.On pourrait souligner des divisions similaires au sein de presque toutes les natiens de l'Europe continentale.Il est inutile d'insister sur tout ce que cela comporte d'éléments d'instabilité, de ferments de haines et de désordres.LES TRAVAILLEURS ETRANGERS EN ALLEMAGNE L'Europe n'est donc pas encore au bout de se» épreuves.On frémit à la pensée des conséquences terribles qu'entraîneront presque infailliblement la longue occupation de la plus grande partie du continent et le sort des armes qui favorise maintenant les Nations-Unies après avoir si longtemps penché du côté de l'Axe.L'occupation a déjà engendré d'innombrables mouvements clandestins, provoqué des assassinats politiques quotidiens en pays occupés, diessé les habitants d'un même pays les uns contre ies outres.La défaite militaire de l'Allemagne, l'effondrement du régime qu'elle a imposé par la force à f'Etirope donneront probablement le signal de cruelles représailles un peu partout, d'actes de vengeance inspirés par les souffrances passions longtemps refoulées.Ce n'est pas seulement dans les pays occupés que la vengeance armera des milliers de bras et déchaînera les instincts les plus terribles de l'homme.Il ne faut pas perdre de vue qu'il se trouve actuellement en Aile magne quelque 12,000,000 de travailleurs éfrangets qui sont plus ou moins des esclaves.Ils se recrutent pour un bon nombre parmi les prisonniers de guerre polonais et russes, parmi les civils conscrits dons les pays occupés.Cest leur travail forcé qui a permis dons une bonne mesure à l'Allemagne de procéder a une mobilisation totale sans trop réduire sa production.Ces travailleurs, pour un bon nombre, ont à se plaindre de mauvais traitements et ils songent pour la plupart à venger le mal que l'Allemagne a infligé à leur pays.Qu'arrivera-t-il quand le régime hitlérien croulera sous les coups des Alliés?Qu'arrivera-t-il quand la poigne de la Gestapo se détendra sous l'effet du désordre et du découragement?On rapporte que Himmler, le chef de la Gestapo, s'est constitué un puissant corps de 600,000 hommes pour parer à ce danger, que l'on a armé tous les nationaux allemands de Tchécoslovaquie.Par contre, le correspondant Taylor Henry, qui rentra d'Allemagne à la suite d'un échange, affirme que quarante pour cent de la main-d'œuvre du pays est étrangère, qu'il se trouve en Allemagne 2,500,000 Russes et 1,000,000 de Polonais.A quels massacres ne pourront se livrer ces hommes qui ont tant souffert contre leurs geôliers et tou* les civils allemands lorsque la victoire alliée aura donné le signal de la libération et de la vengeance si longtemps attendue?LES OPERATIONS MILITAIRES L offensive aérienne anglo-étatsunienne qui avait dépassé la semaine dernière tout ce qui s'était vu depuis le début de la guerre s'est ralentie en fin de semaine et l'accalmie se prolonge encore sur le front italien.La dernier bulletin officiel allié ne rapporte que des engagement» assez vifs dans la région des sources de la rivière Molette au sud-ouest d'Aprilia et la prise de deux immeuble* que les Allemands avaient tro.isformés en redoutes.Dimanche, la Sâ armée alliée avait repoussé deux attaques allemandes assez faibles sur le front de Cossino.Le haut commandement allemand prétend dans son bulletin d'aujourd'hui que deux bataillons alliés ont été encerclés et anéantis à la suite de plusieurs jours de furieux combats près de Buon-Riposo dans la tête de pont et que ses troupes ont fait 650 prisonniers.La radio de Paris est ailée jusqu'à affirmer que les pertes subies par les Alliés au sud de Rome s'élevaient à 20,000 hommes.L'offensive soviétique contre le grond centre ferroviaire de Pskov dans le nord de la Russie progresse rapidement et des rapports veulent que certaines colonnes rouges ne soient plus qu'à 10 milles de le ville.Le dernier bulletin soviétique annonçait la prise de Maslo-gotitsky, à 18 milles au nord de Pskov.L'armée du général Popov aurait enfoncé une puissante ligne de défense allemande appuyée sur toute une chaîne de lacs et de cours d'eau à l'ouest de Novosokolniki et au sud de Pskov.La bataille se poursuit également en Russie-Blanche et dans la boucle du Dniéper, mais le haut commandement allemand prétend que ses troupes tiennent bon.Les Allemands réclament des succès dons le saillant du sud-est de la Pologne où ils ont déclenché une contre-offensive que les Russe: disent avoir enrayée.Les Russes poursuivent leur offensive aérienne contre la Finlande.Six cents bombardiers soviétiques ont dévasté Helsinki, la capitale finlandaise, dans la nuit de samedi à dimanche.Ce bombardement sons précédent aurait détruit une bonne partie de la ville, semé lo panique et fait de nombreuses victimes.L'aviation soviétique a encore attaqué plusieurs autres villes finlandaises, notamment Oulu qui a été bombardé à deux reprises dons la journée d'hier.Lo presse finlandaise semble preparer la population à de grosses nouvelles et laisse entendre que les négociations se poursuivent avec les Russes.Les Allemands, pour leur part, ont fait connaître leur intention de se maintenir en Finlande comme en Italie même si Helsinki faisait une poix séparée.Un porte parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la résistance de l'armée du général Dietl ne le cédera en rien o celle du maréchal Kesseiring.Les Finlandais se trouvent placés entre Chorybde et les rancunes amassées II n'est pas sûr que les I s |,0 _ pjerfc yiGEANT.armees alliées puissent prévenir ce débordement de j 28-11-44 Canada, ta grande revision de l’Histoire.On avait toujours entendu et depuis toujours, pareillement, il paraissait convenu et admis que la race écossaise est robuste.Un député vient de déclarer au Parlement de Londres: “Il taut que l’on fasse disparaître cette affirmation fausse 3 propos de la robustesse des Ecossais.Les Ecossais ne sont pas une race robuste, Leur mortalité infantile est plus élevée que celle de n’importe quelle autre région des Iles Britanniques.Leur chance de vie est de quatre années de moins que celle de l Anglait moyen et le taux de leur mortalité est plus fort qu’ailleurs.Cmq mille Ecossais meurent chaque année 3 cause du froid, de la malpropreté, de l’ignorance " Voil3 un Anglais qui va sans doute entendre un peu parler de son propos.Un savantasse réalisataur, ainsi qu’ils r’hésitent pas 3 s’intituler dans le monde de la radio, demandait 3 un potache de 6e ou 7* année de définir le statut de Westminster.Le Grincheux a signalé le cas.Un leetaur de la ville de Québec, témoin de la scène, écrit que le même soir, 3 la même émission, le même sa-vantisslme réalisateur a demandé 3 un autre enfant, un gosse de sept ou huit ans; le nom du côté opposé 3 l’angle droit dans un triangle rectangle.Le petit ayant eu une hésitation, le docte interrogateur, utilisant, lui, toute sa longueur d’onde, a eu cette remarque: "C’est justement une chose qui m’a fort taquiné quand j’allais 3 l’école." A no-ter que la question se rapportait au théorème de l’hypothénuse, baptisé depuis longtemps: la pont aux Inès.26-11-44 Le Grinehaux Citation d’actualité “Immédiatement après la guerre il devra y avoir une fin aux conférences internationales secrètes et 3 la propagande officielle que les gouvernements entretiennent de leyr argent en vue d’influencer l'opinion publiqut daru, les pays étrangers.Chaque nation de l’hémisphère occidental, petite ou grande, a droit à la liberté d'information sans se sentit l'objet des pressions et des invitations d'ailleurs Le gouvernement des Etats-Uni* d’Amérique lui-même devrail se retirer de cette propagande." CARI W.ACKERMAN (Doyen d« l’école de lournallsm» d» Columbia Unlveraltyi Forcément remis Le nitionueimMit rlu papier, qui nous contraint à des économie* plus ou moins agréables, nous oblige d'ajourner la publication d’un certain nombre de pièces préparées pour aujourd’hui et d’en abroger d'autres.Nous nous en excu» sons auprès de nos lecteur*.4395 2 IE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI ZB FIVKIEK 1944 VOLUME XXXV — No 48 “Il faut d’abord mettre de l’ordre chez soi” Cesf ce que dédore M.André Laurendeau, leader n’avons pas fait à Ottawa une provincial du Bloc populaire Canadien — Pour une même pas fait à Québec une poiiu-politique sociale et économique centrée sur la famille j séSeurs’^t0^ — Dans Pordre social, la politique du Bloc est centrée >«, loin de se considérer comme , .r æ ' j ' I les mandates de leur province ou sur la province, sur la conception federative, sur le bien commun de la population du Québec Voici ie texte de la causerie prononcée par M.André Laurendeau, nouveau leader provincial du Bloc populaire canadien, samedi et dimanche, aux postes CHRC et CKAC: Trois semaines nous séparent déjà de la tenue du Congrès du Bloc.Je vous le disais dans ma dernière causerie: il nous a laissé de bien grands souvenirs.On nom le répète de tous côtés: rarement congrès politique aura réuni, dans ses comités ou ses assemblées plénières, un groupe d’hommes aussi de leur nationalité, se compor- vincial du Bloc que je vous l’affirme.De même que dans l’ordre économique et social, nous voulons une politique centrée sur la famille, dans lo’rdre politique et national, nous voulons une politique non pas centrée sur Ottawa, mais sur la province, sur la conception fédérative, sur charité, la vraie, qui sait ce que c’est que l’autorité, que la liberté, qui sait ce que c’est que la ptoprié-té, avec ses droits et surtout avec ses devoirs, ce que c'est que le droit el le respect des faibles, et la famille, qui sait enfin 00/I111’j (juébec la politique d’Ottawa et organique ] „„„ i„ \« talent comme les mandatés d'un i le bien commun de la population du Québec.Que les pusillanimes ne s’effraient pas.Une telle politique ne nous fera pas vivre en vase clos, non plus qu’en frontières fermées.Elle j parti, ainsi à Québec, bien loin de se considérer comme les mandatés de leur nationalité ou de leur province, ils ne voulaient d’autre rôle que celui d’aveugles partisans d’un groupe politique.Et c’est ce qui explique que nous ayons fait si souvent et que nous fassions encore à c’est que la structure d'une société ou d'un Etat; et c’est que, par le truchement de M.God- a cette doctrine, nous l’avons déjà soit Ktin«' proclamé, que nous sommes allés | L es} ,ce ?u! exP^1 *(>ul en derna et 11 .pourquoi tous nos amis et tous les lander les lois et les directives faisant les champions verbeux a politique du Bloc.Et voilà ft fougueux < de < 1 autonomie du Quebec, et qu apres s etre faits, les uns et les autres, les dénonciateurs hommes d’esprit droit et de bonne .dignes, plus représentatifs, l’âme ; volonté en celle province voudront yehements des aventures imperia aussi complètement libérée d’inté- j accepter la consigne de l’action, ne j listes, les uns et les autres, ceux rets mesquins, préoccupés d'nu.,s' ! serait-ce que pour déployer autant I du parti bleu et du parti rouge ,sur lernier soir no'.s ! d'énergie à réorganiser et à bâtir , l'ordre des chefs d’Ottawa, ont tra- nobles soucis.Le dern nous sommes séparés, le front joyeux et grave, résolus à l'action, à l’action persévérante, à l'action à fond.A cette action, nous nous sentions engagés par les exigences impérieuses de notre doctrine par la situation inquiétante, lamentable, de notre province, de notre Canada, par les enjeux exceptionnels que les temps où nous vivons ont jeté> un pays que d’autres en ont mis a le désorganiser et à le détruire.Situation lamentable du Québec# C’est déjà une honte que, dans une province comme la province de Québec, patrie d'un peuple fidèle, la situation économique et sociale de ce peuple offre un spectacle si lamentable, qu'il soit rongé dans l’arène politique.Ce soir, jusqu'aux moelles, par les mouopo-c'est encore un appel à l’action quo les, qu’il soit esclave de la haute je voudrais lancer à nos amis, a finance, poussé un peu pins chaque tous les bons esprits de la province,! année, chaque jour, vers les chaî-a la jeunesse, non point par cram- nés du prolétariat.(.est déjà une te que les impressions ou résolu- i boute que, dans 1 une des proyin-tiiv's du Congrès soient si tôt ou- ces les plus riches du Dominion, bliees.mais par la conviction que * ouvrier reçoive le plus bas des sa- les Canadiens sont appelés, connut jama s iis ne l'ont été.à un effort suprême, où toutes tes bonnes volontés ont te devoir d'alicr jusqu'au bout d'eîtes-mêmes.Le Bloc a une doctrine Noos avons une doctrine! Je voudrais que chacun de nos com- aux conditions de travail qui se sont avérées adéquates à la réglementation des relations entre la compagnie et ses employés pour une période de plus de trois ans.Deuxièmement: il devrait être évident que tout délai dans la discussion des changements requis dans le contrat, avant le moment où la compagnie a -eçu avis de ces changements, doit être attribué à un acte ou à une omission de la part du comité de négociations plutôt que de la part de la compagnie.Troisièmement, il a été déclaré par M.Miron, avec l’assentiment de M.Wilson, que des négociations entre le comité et la compagnie pour mu en ironueres icimcc».i — - - ., ne nous empêchera pas de nous te- un contrat signe avaient etc en nir les yeux ouverts sur Ottawa, sur tout le pays, sur tout le continent, sur le plus large inonde.Mais nous estimons qu’au premier chef nous ne sommes pas chargés du salut du monde, niais du salut de notre province.Et nous croyons que, pour mettre de l’ordre clans le monde, le premier devoir de tout Etat, fût-ce le plus petit, c’est d'abord de mettre de l’ordre chez soi.Appel au concours de tous Dans la ligne de nos convictions, dans Ja ligne de notre histoire, nos amis aperçoivent donc quelle fécondité est par là même assurée à leur action.Et c’est ce qui nous met à l’aise pour un suprême appel à leur concours.Nous avons une doctrine, qu’ils s’en pénètrent, qu'ils s’en fassent les propagandistes.Nous avons un journal, qu’ils le répandent dans tous les coins du pays.Nous avons des cadres où appuyer notre action politique; que qu’avec effronterie, nous nous récla- J Canadiennes françaises^et à^la | mons, nous, et nous pouvons nous îaires, que dans une société de fa milles nombreuses, les droits de la famille soient scandaleusement _________ ____f ignorés ou foulés aux pieds: que j réclamer sans faux orgueil de ta tant de malheureux se logent dans | tradition historique de Papineau, de ii-.s taudis, que notre population i LaFontaine, du grand Mercier, de soit rongée par tant de maladies j gourassa> gans jeur ta]en{ sans jou.te, mais comme eux et aussi ardem- hi à qui mieux mieux l’autonomie provinciale et nous ont jetés, depuis quarante ans, dans les pires aventures impérialistes.Et disons-le, en même temps, c’est cette politiques sans racines dans le passé, sans racines ni dans la province ni dans la nationalité, ni dans le peuple, sans la moindre prise sur le réel, c’est cette politique qui, dans le Québec, nous vaut aujourd'hui une vie économique à l’envers, une vie sociale à l’envers, une vie politique à l’envers.C'est l’immense mérite du Bloc de ressaisir le sens de notre Histoire et j ces cadres complètent le plus tôt de ramener notre politique dans son ; possible leur organisation.axe naturel.Alors que les vieux par- , , , ., .tis n'osent plus le faire ou ne le font | N011® lançons un appel spécial i raient affecter ce contrat .La cours pour plus d’un an.Les seules négociations relatives au contrat qui ont eu lieu entre la compagnie et le comité ont été celles entamées par les propositions faites par le comité de négociations le 28 décembre, 1943.Co’mine il a été souligné plus haut, ces négociations ne commencèrent que le 26 janvier, 1944, et avaient été en cours moins d’un mois au moment où M.Miron a fait cette déclaration.En conséquences, les renseignements de M.Miron avaient évidemment été obtenus de sources sujettes à caution et dans l’opinion de la compagnie il est regrettable que M.Miron et son collègue aient commencé l’enquête en préjugeant les faits sur des renseignements que toute démarche auprès de la compagnie aurait rapidement démontrés inexacts.Quatrièmement: La compagnie soumet que son obligation aux ternies du paragraphe 4 du mémoire üoldenberg doit être interprétée à la lumière de l’article 89 du contrat et qu’elle ne peut en conséquence être tenue de discuter et de régler, 1 à titre de changements au contrat1 en vigueur des questions autres que | celles entrant dans le cadre des mots “toutes les questions qui n’au- j raient pas été prévues et qui pour TOUTE LA FAMILLE DEGUSTE LES DELICIEUSES DE FRELIGHSBURG CONSERVEZ VOTRE SANTE en mangeant un fruit sain cultivé scientifiquement, récolté mûr, et quand même facile à conserver.CETTE ANNONCE EST UNE GRACIEUSETE DE LA PHARMACIE MONTREA La plus grande pharmacie Je détail au monde OUVERTE JOUR ET NUIT —Tél.HA.7251 1 1 jeunesse.Pour la première fois, les infectieuses.C’est déjà une honte que de saines et robustes classes agricoles aient été a ce point ncgli- seut fait, du Bloc populaire, un groupe puissant pour la vie, pour la reconstruction, puisqu’on i>e construit bien la vie d’un peuple qu’au nom d'une idée, au nom d’une architecture sociale et politique.Cela seul, dirai-je encore, fait du Bloc un groupe à part,4 cent lieues des vieilles formations politiques qui n'ont de doctrine ou de programme que ce qu’elles volent ai x autres, ou ce qu’à la veille d’une élection les obligent à se forger en vitesse la menace dans le dos, la frousse de l’électeur: doctrine, du reste, sans cohérence, sans racine dans l'esprit, simple masque sur la figure pour tromper le peuple, si possible, une dernière fois; pavillon sur la crèche pour y cacher les ruminants du parti, et qui le plus souvent ne mène, chez un Duplessis.qu’à un nouveau calembour, et chez un Godbout qu’à une nouvelle lâcheté.Nous avons une doctrine.Nous n’ailons pas au peuple avec une trousse de charlatan.Nous allons à lui avec une doctrine cohérente, vivante, faite pour réparer, sans doute, ies dégâts des vieux partis, mais d’abord pour reconstruire, pour nous replacer dans la ligne de notre foi et de notre histoire.Je dis bien: dans la ligne de notre foi! L’on ne nous arrachera point de professions de foi bruyantes et fanfaronnes, aussitôt trahies, du reste, dans nos milieux de politiciens, par des législations mort-uées, des lois antisociales et antinationales.Mais notre doctrine, nous l’avons empruntée aux esprits les plus avertis, les plus sains de chez nous; nous l’avons rédigée, réglée selon les normes de nos convictions profondes.Et ce simple fait nous remplit de confiance e* de joie.Non, il n’est pas écrit et il ne sera pas écrit qu’une province chrétienne aura dû aller demander aux principes fallacieux du socialisme le secret ou la loi de son redressement et de son avenir.Nous avons une doctrine, nous, qui sait ce que c'est que la justice, la vraie, qui sait ce que c’est que la aient dû emigrer en villes et à l’étranger pour y gagner de quoi subsister, sans que jamais la terre, la famille et la profession agricoles aient trouvé à Québec, à part quelques voix isolées, de véritables défenseurs et d’authentiques restaurateurs.C’est un scandale qu’une pareille situation ait pu s’établir sous l’égide et avec la complicité d’uge _ législature composée, pour les 4-5 de Canadiens français.Mais, chers aims, ce serait un scandale encore pms grand si des catholiques se montraient impuissants à sortir leur province de cette misère, ou s ils attendaient que des étrangers a leur pensée, étrangers à leur philosophie de la vie, a leur sociologie, vinssent les tirer de leur esclavage, leur montrer comment on rebâtit un pays, comment on v restaure le règne de l’ordre et de la justice.Cela ne se fera point parce que cela ne peut se faire.ment qu’eux, nous voulons une politique conforme à notre vie profonde, conforme à nos aspirations de peuple, à nos droits, à notre mission.Un mouvement national D’ailleurs, là-dessus, notre attitude est nette, elle est calquée sur la réalité même de notre pays, Maxime Raymond l’a solidement établie dans femmes du Québec iront aux urnes, pour le choix des députés de leur [province au Parlement provincial.”,lles se rappelleront leur digne et compagnie suggère une étude des questions soulevées par le comité de négociations le 28 décembre, 1943, soumettant que plusieurs des demandes alors faites par le comité vont beaucoup plus loin que ce qui courageuse conduite du dernier avait été prévu, soit par le mémoire plébiscite.Elles savent ce que la politique des vieux partis a fait de leur pays, de leur province; elles ont gémi sur le sabotage organisé de la famille, sur le sort fait à leurs fils deux fois en vingt ans.La jeunesse sait aussi quelle sorte de pays et quelle sorte de province on lui a faite.Elle sait le fardeau pyramidal de dettes qu’on lui a jeté son interview au MacLean’s.Répon- j sur les épaules.Si elle en a assez dant à la question suivante: “Le | de cette politique de ruines et de Bloc est-il un mouvement exclusive- i mort, c’est à elle de le dire et de ment canadien-français?” M.Ray-i s’organiser.Nous allons nous bat-mond disait: “Paryses buts et par sa | tre principalement pour elle.Qu’elle philosophie, [le Bloc] est un mouvement national dans le vrai sens du terme.Il veut grouper, par delà les considérations de race, lo.dans le domaine fédéral, tous ceux qui veulent doter le Canada d’une politique vraiment canadienne; 2o.dans le domaine provincial, tous ceux qui eulent une politique conforme aux se batte avec nous et pour nous.Nous voulons remettre de l’ordre dans notre pays, dans notre province.Mais les chefs ne sont pas des hommes en puissance de tout faire.L’on sait d’ailleurs que, dans le Bloc, l’on ne se bat pas pour des hommes, pour des vedettes, mais veulent une politique coniorme aux : des idé un idéal poli.caractères géographiques et histori- {'ique et nati?nJ Ces{ ce qui me donne le droit, il me semble, de demander à chacun son action, son dévouement, sans marchandage et Pour un ordre chrétien , .• .québécoise.Ainsi doivent s’expri Cn ordre chrétien ne peut exister | mer dans chaque législature pro ques de notre province.” Par conséquent, dans l’Ontario, quand nous y serons organisés, nous défendrons une politique provinciale ontarien- .„ ., - -, ¦ ne, dans ele Manitoba, une politique sans lesinerie.Laissons de cote manitobaine, et à Québec nous vou- toute illusion: personne n ignore neè dans le Manitoba, une politique quelle coalition d adversaires nous allons affronter.Si notre peuple Goldenberg, soit par le contra*.Cinquièmement: La compagnie souligne que l’examen le plus superficiel des demandes faites par le comité de négociations démontrera' que leur adoption entraînerait un changement complet dans les heures et les salaires de même que dans les autres conditions de travail auxquelles la compagnie et les employés se sont engagés par le présent contrat et que l’effet de ces demandes, tant au point de vue de l’accroissement du coût de l’opération des services de la compagnie qu’au point de vue de l’arrangement de la routine de ses services, ne pourrait être apprécié ou déterminé sans des recherches et une enquête approfondies nécessitant un temps considérable.Le fait est, toutefois, que les recherches nécessaires ont commencé aussitôt que possible et que le personnel de la compagnie est encore à compiler avec toute, la célérité possible les renseignements rendus nécessaires par ces demandes.Sixièmement: La compagnie n’a eu aucune indication de ia part du qu’au nom et qu en vertu de la doc-, vjncjaje ies diversités irréductibles, .trine chrétienne.Et c est notre con- |>oriRinajil(i enrichissante de toutes exploiteurs, il lui faut viction et c’est notre «’onfiance jm n0S régions, tandis qu’à Ottaw’a s’in- vouloir d’une volonté i , ~ camera l’harmonieuse unité de no-.tre pays.comité de négociations que les.employés projetaient une grève et la veut se sauver, s’arracher aux grif-1 compagnie n avait pas été invitée Avis âe décès LESAGE - A l’Hôlel-Dieu de Montréal, le 26 février, à l'âge de 43 ans, est décédé Conrad Lesage, époux de Germaine Nolin.Les funérailles auront lieu mercredi le 1er mars, à 8 heures 30.Départ du salon Poirier, 8121 Sa.nt-Dcnis, à 8 heures 15, pour se rendre à Saim-Vincent-Ferrier.El de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou craves i - Prix et spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.BEIair 3361 vincible que le programme politique du Bloc, fondé sur une juste économie et sur une juste sociologie, fondé également sur l'essentielle hierarchic de tous les facteurs d’une vie nationale, refera notre province aussi sûrement que toute cause a son effet, que tout principe aboutit a des conclusions, qu’une transfusion de sang pur et jeune ranime un organisme.Et c’est pourquoi, je le répété, tous nos amis et tous les hommes de coeur, en notre province, sachant que désormais on ne les appelle plus à travailler dans la peu près, encore moins dans le vide et dans l’irréel, voudront se jeter résolument à l’action, donner, de tout leur coeur et de toutes leurs forces, dans le collier, pour ramener l’ordre chez nous, pour démontrer ce que peut la puissatree merveilleuse d'une foi pour la restauration d’un peuple.Mouvement dans le sens de notre foi.le Bloc est aussi, grâce à Dieu, dans le sens de notre histoire.Pour tout peuple, on l’a souvent montré, il y a une ligne historique qui est la ligne de sa vie profonde, la ligue de ses aspirations, de sa culture, de son évolution nationale, le sens de son destin.Chez nous, depuis la conquête anglaise, elle se définit par le problème, le suprême problème de notre vie de français et d,e toutes les solutions qu’il exige.Et cette ligne qui est la ligne de la fidélité a nous-memes, se relie, comme d étape en étape, à quelques hommes, qui 1 ont maintenue inflexible et droite: Fa-pinctau, LaFontaine, le Cartier des bonnes années, Mercier, Bourassa.Et n’en déplaise à certain cornac du parti libéral qui s’excuse sur les autres de sa trahison de clerc, c est Ce que veut le Bloc C’est donc à titre de leader pro- libération.fes des politiciens et des financiers le vouloir, le irrésistible et implacable, le vouloir aujourd’hui, le vouloir demain, le vouloir après-demain, le vouloir longtemps, jusqu’au jour de la victoire et de la soient relevés à la fin de leur période de travail à certains points des routes suivies par leurs tramways.Lors d’un des premiers incidents, un employé de relève, soit un conducteur, soit un garde-moteur, refusa de travailler avec l’autre employé déjà* sur le tramway et le véhicule fut en conséquence laissé sur les voies sans personne pour le manoeuvrer, créant par là une interruption évidente et immédiate du service.Aux termes des règlements gouvernant les opérations de transport, tout employé qui refuse de travailler sans cause reconnue est automatiquement suspendu pour être ensuite discipliné, après enquête, suivant que les circonstances le requièrent.Il s’ensuivit par conséquent que les premiers contrevenants de vendredi, le 18 février, furent automatiquement suspendus et l’on a prétendu plu* tard que ce fait avait une certaine importance.Conclusions En guise de conclusions, la compagnie, de nouveau, exhorte les en quêteurs dans l’intérêt (1) du public, (2) du travail organisé en général, (3) de ses propres employés et (4) de cette compagnie, de s’ap pliquer à rechercher ce qui lui semble constituer la question, d’importance capitale à résoudre, à savoir: quelle personne ou personnes au mépris de la loi, du contrat et des autorités unionistes ont induit les employés de cette compagnie à immobiliser tous les services de transport du public à Montréal les 18 et 19 février, 1944, et par quels moyens et en vertu de quelle autorité, si tant est qu’il y en ait, cette ou ces personnes ont prétendu agir.La compagnie est confiante que si les enquêteurs trouvent la réponse à cette dernière question il y aura peu ou pas de difficultés à remédier au mal et à prévenir sa récurrence.Avec Dieu toujours Aux champs comme à la ville (Par le R.P.A.Desbuquoit, Barnabite) Petit livre sans prétentions, d’une lecture aisée et qui sera une révélation pour bien des âmes.Dieu est partout, Dieu est présent à toutes les âmes.Bien distinguer cette présence de celle du Christ dans l’Eucharistie et de l’action surnaturelle de Dieu dans l’âme en état de grâce.Ce Dieu toujoifrs présent en nous est “en lui-même” un pur esprit, infiniment parfait.“Pour nous” il est simplement un Père.On utilisera cette présence de Dieu en nous, on rendra plus intense cette union à Dieu par la ! prière, par le travail et la besogne journalière, par l’accomplissement du devoir, par la conformité au vouloir divin.Tout cela est exprimé avec beaucoup de simplicité et de clarté.L’ouvrage est à recommander à tous, même aux chrétiens peu cultivés ou peu fervents.L.HAYS.Volume de 144 pages.Au comptoir .50s, par la poste .55s.Servie* de Librairie du Devoir.Assemblées, conférences, ett.Assemblées ouvrières ce soir par ce comité ou par tous autres représentants de ses employés à porter aucune question devant le conseil national du travail en temps de j guerre ou devant toute autre agence du gouvernement fédéral.Affiches et papillons On a rapporté à la compagnie qu’avant vendredi, de 18 février 1944f il y avait des différences d’opinion entre divers groupes unionistes et de ses employés et le 17 février 1944, la compagnie a été informée du fait que certaines affiches et papillons indicatif* La Compagnie des Tramways soumet à la commission d’en- onionistes rivales a ., ./ , .i valent fait leur apparition sur la quete un resume des événements qui ont eu lieu i propriété de la compagnie à des avant, pendant et après la récente grève de ses cm-ifn.?roil* .où au.c“n .affichage n’é-ployes — Elle fait d importantes recommandations — Cette rivalité entre unions Dans le monde ouvrier CALENDRIER Pour faire suite à la demande de MM.Cyprien Miron et Bernard Wilson, nommés par le ministre du Travail de la province de Québec, pour faire enquête et découvrir les causes d’une grève des employés de la Compagnie des tramways de Montréal et recommander une solution pour en prévenir le retour, la Compagnie des tramways de Montréal vient de soumettre un résumé de certains événements qui ont eu lieu avant, pendant et après la grève ainsi que tels commentaires qui semblent à la compagnie pertinents à l'enquête de MM.Miron et Wilson et à la solution du problème qui leur est soumis.La Compagnie des Tramways rappelle d’abord que, depuis de nombreuses années, les employés de la compagnie ont été divisés en plusieurs unions ouvrières.Actuelle- quand nous avons agi dans t ment, trois unions existent parmi rection que nous avons ba i, i f .! les employés: la Fraternité eana-toppe notre vie'qu* u',?” i , j dienne des employés de chemins quelque, chose de grand, digne avlc,(, jer et aUjres transports, le local notre destin.Lt c est quand ^ .790 de l’Amalgamated Association ayons devie de cette ligne c,ne ”o e.and Electric Railway Em- vie s est gnehee et a pris la dxrtt i i j j0yees 0j .America (Montreal de l’aventure.Bien n illustre mie Tramways Employees Union) et le * MOIS FEVRIER 29 JOURS Demain : MARDI 29 FEVRIER 19« fi.ROMAIN, abbé Lever du soleil.8 h.43, Coucher du soleil.5 h.45.Lever de la tune, 10 h.04.Courber de la lune, matin.•remier Quartier, le 1.* 2h 8m du matin, •leine Lune, le 9.à Oh 29m du matin Jerniet «Quartier le 17.à 2h.42m du m .NA,l(,, le capitaine Jne-! la rivière Anelli par les Canadiens.)rique théorique et pratique qu’elles i les nombreux services de la (iroix-¦ TT Beauchamp, commandant des Le seul incident qui sc soit pro-; donnent à dc nombreux jeunes Bouge seront plus nécessaires que !'.tl,d,ants du f.0lirs universitaire de (but samedi, est une légère attaque)Sens dans les principaux centres jamais à toutes les forces armées ca- 'ar.L l' canadienne, et M.f-einand a la mitrailleuse.)industriels de la province.Ils ont : nadiennes, particulièrement aux '.Vi08’ aouttuistrateur de 1 A.G.La nuit dernière, ce fut différent, 'constaté avec satisfaction que l'or- i blessés et aux prisonniers de guerre Les troupes maritimes ont tue trois ganisation et le programme de ces | canadiens.M.King a confiance que! _____ Allemands dans le secteur central, écoles ne le cèdent à aucun autre I-'1 population saura répondre avec' Ce fait est le plus important des organisme de ce genre en Améri-! une générosité sans précédent à cet s succès iA« t ’îninr-occinn i •., v, .V ; mom; ic ueinenani-coionei i.rgei -s res! Z • .s a", travaB-L impression la province de Quebec a été fixe à Mitchell commandant du G F n .s.ues générale a etc excellente, et Mgr , $2 millions, $500,000.^ aincnei , cominannam nu l.u.•emieres;Valois et M.le curé Morin ont fé-l M, King dit que la présente année < c 1 1 '‘eutenant- cs Aile- lir-ité i», oMtnritAc rioc Pn^inc ,1’Arfc !.__________V.L V .' commandant Dr (.corges Préfon- Plus de trêve entre les partis Plymouth, Angleterre, 28.(C.P.) Lady Violet Bonham-Carter, qui a été nommée présidente du parti libéral, a I demandé que tes partis politiquîs cessent baul qui a reçu 112 tonnes d'explosif* n’a résisté que par un tir spasmodique et qu'aucun avion japonais n’a décollé pour livrer bataille.C’était le second bombardement naval de la semaine contre Mabrul et le troisième contre Ka-vieng.Les batteries de Kavi.ng ont vigoureusement riposté au feu des navire» operahons nocturnes.Notre premier ambassadeur en Chine ique, et que la jeunesse québécoise ; j peut y puiser foui le bagage de!,.D .~ , ~ .] connaissances techniques requises M.bracken S en tien! à Texerciee d’un métier qualifié j i ' j;v i ! et même à l’obtention de postes de; domaine federal (commande dans l’industrie canadienne.Québec, 28 (C.P.).\u leur trêve afin que l’opinion publique ; de guerre, mais la ville et le port ont ! puisse s'exprimer librement.subi des dommages considérables, i La trêve en question est une entente ! L’aviation alliée a encore attaqué les ¦ entre les parfis, entente qui veut que i '!®s de l'Amirauté ainsi que les région* j lorsqu’un siège détenu par un parti de j de lewak et de Madang en Nouvelle-vient vacant, les candidats des rutres j Guinée.A Pearl-Harbor, on a annon-1 dans une nélilmn n.li-essé.m, «m.i s’abstiennent de se présenter Lady j cé que l'cttaque contre la grande base ! Verne men I é Hernl rieî^me „ m ‘ Cartcr considère que ce n'es» pas juste navale de Trouk a coulé 23 navires ja- cqurs difications importantes au contrôle et que d* ce,te hçon’ r°pinion Publi- : oona.s et non pas 19 seulement comm* On demande de songer aux propriétaires Le Montreal Hrnl h.s tale Board, d’une conférence de presse à Qué-) actuel des lovers 1 nétition ,le ic,ue ne peut s'exPrimer librement, et ; on l'avait d’abord annoncé.'.••-nu.! « T.u.u—-Y.- !aciuv ioycrs- '-a t){ tition de- que )es jeunes ne pcuvn( fiire entcndre I jhec aujourd'hui M.John Bracken, ,nande aiIX autorités fédérales d’ae-T' leader national du parti progressif-i rorder une nlns cn-nnrle in v i 11/>t-:a.Offensive en Slovénie corder une plus grande considéra-; Tchouugking, 28 (C.P.-Reuters)—i Lc major-général Victor Odium, jusqu’ici ministre du Canada auprès du gouvernement chinois, présentera! ____ bientôt ses lettres de créance com-l Londres, 28 (C.P.) I me premier ambassadeur canadien j mands ont lancé une nouveilê of- Politique provinciale .| ».lir_V en Chine.(On sait que la legation | fensive contre Ia Slovénie et les) M.Bracken qui doit porter la pa-! tal,r^’ é ] ti ., .; i Partisans yougoslaves résistent à) ^«.^^eip.^re ^^i?» Politim-e VCJ.;"/ordonnances adoptées depuis! VOlX.îme ; le-conservateur, a déclaré qiTil n’est ,ion mix besoins des propriétaires* intéressé qu aux affaires fédérales et fonciers et d.nmwti,,,, a i„„ .es Aile- pu'il “n’interviendra jamais dans la d/oi , ci^ or» velle of- Politique provinciale”./I relativement aux loca- Bombordements novols de Kovieng et de Roboul en Afrique-Sud {mue en- Fredericton retourne à l'heure d'été v Fredericton, 28 (C.P.) — La vil-de Frédéricton retournera à mi- ravail: Moyd-F.Johnson, Hcr- f'ne épidé Le Cap.Afrique-Sud, 28 (C.P.)- i bor.! Un communiqué précédent di-, .(sait que les partisans avaient infli- .t - -, -émie de fièvre typhoïque, j pé des lourdes pertes à l’ennemi à vc iSnriocau, John-(i.Porteous.J.-A.encore accentuce par la famine, la I Novo Mcsto, 40 milles à Test de Mann.CTL.René Duranleau, Mme | pauvreté et les conditions insalu- Zagreb, ¦I.-C.Lamothe.lires, sévit d’une façon alarmante) Ressources nationales cl Trans- dans les territoires indigènes sud-, ports: Philippe Lamarre, Norman ! africains de Transkci et de Griqua-1 denser, Arthur Penny, C.-W.Ed- lant-est.La liste des morts est déjà! ard, C.TL (substitut Bernard Nan-i longue mais on ne peut donner le! tel); Georgcs-P.Laurin.Théodore chiffres étant donné que les décès! Lyman (substitut Rodolphe Cor- des indigènes ne sont pas enregis-'; belli.très.Quartier général des Alliés dans I pour i sud-ouest du Pacifique, 2.(C.P) ~ ______1res” et ^ contre-torpilleurs des Etats-Unis ont j nuit (le 1er mars) à l’heure avan- augmenté les i * la hase japonaise de Kavieng | cée d’été de l’Atlantique après fon- cn Nouvelle-Irlande son pire bombarde-j avoir observé Theurc norina.’e du-„ ri eux ne rnenf de la aPr^ av'oir de nou- rant quatre mois.La ville de St- Ire TUnion Nationale dirigée par M retirent pas un revenu adéquat de )feau b3mbard^ Rabtul ®n Nouvelle Brc- Jean.N.-B.a repris l’heure avan-Mauriec Duplessis et le parti pro- leurs propriétés.; ^ sub,‘sJa't en mem- çee samedi soir Une troisième vil- -M M ' ' nouveau bombardement aérien.Le bul-j le du Nouveau-Rrunswick-Moncton lefin allié dit que ia place forte de Ra- I avail conservé Cheurc d’été.grossiste-conservateur.La fermefurs du pont des Mille-Iles Le Canadien National refuse ce délai Le Canadien National vient de répondre par un refus à la deman-! Le chômage recommence aux Etats-Unis Détroit, 28 (A.P.) .William de des autorités municipales de re-j Green, président de la Fédération tarder de trois mois la construe- ;,,n‘‘r'caiiie du travail, a dit, nu Attaque d'un chalutier f.onrires.28 (C.P.) De légères, forces côtières anglaises ont atta- Contre le parti Doriot New-York, 28 (A.P.).ges ne sont que superficiels dimanche n a pas encore retrouvé 1 assassin.I rités dès au sujeT dTÎ* ' propriétaires de cette région.' *i*ï | Mtion’de So°reTa?n "roeuiic",,h‘ Domini-j fermeture, hier, du pont entre '«IM|W0,?,7 Xs;| coopérallon avec les partis M: *1,’ t, r?jiolitiqucs, ajouta l-il.ne peut don- signée Par ‘ • Vaughan, et le; ner quc ,ieu ol| nl(.me rien du tout, president de la compagnie y expo-j Le mieux pour un syndical ou-|e les motifs pour lesquels il rc- vrier est de ne lias faire de poliii-fuse de se rendre a cette demande.I que.i M.Henri Bourassa parlera de l’entre-deux-guerres Mercredi soir, le 1er mors, M.HENRI BOURASSA prononcera la neuvième de sa série de conférences publiques.Il parlera de l'après-guerre, c'est-à-dire de cette période qui suivit la guerre de 1914-1918.Voici le plan de sa conférence : Les faux traités de paix — Séjour à Rome 1922 — Conflit des nationalismes outranciers — L'Irlande et sa paix avec l'Angleterre.Il reste des billets que Ton peut se procurer à l'Action Nationale, chambre 603, 4 est, rue Notre-Dame, MArquette 2837.Les abonnés sont instamment priés de ne pas attendre au dernier jour pour réciwMr j leurs billets.3385 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 28 FEVRIER 1944 VOLUME XXXV — No *0 Lundi, 28 février 1944 Programmos spéciaux A RADIO-CANADA: LES EMISSIONS DE RADIO-COLI.BOE Voici le programme des émissions pour U semaine du 28 lévrier: Lundi: 4 h.30, les lois de la nature, l'électricité supprime les distances.Conférencier, M.Léon Lortie; 4 h.43, histoire les sciences et de leurs applications: la médecine au temps de Beerhaave.Conférencier, M.Louis Bourgoln; 5 h., le monde animal: les fourmis.Conférencier, M l'abbé Ovlla Fournier.Mardi: odyssées canadiennes: au manoir Se St-Jean-Port-Joli.Conférencier, M.l’abbé Albert Tessier; 4 h.45, femmes de mon pays: plus vivantes que jamus.sketch historique de Marie-Claire Daveluy; 5 h., la cité des plantes: J'herborise sur les écorces.Conférencier, M James Kueynlak.I Mercredi: 4 h.30, Orientations: le diplomate.Conférencier, R P.Alcantara Dion.O.F.M.: 4 h.45, les Invités de Radlo-Col-j lége: M J.-B.Soucy, directeur de l'Ecole ' des Beaux-Arts de Montréal.Sujet, de l'artisanat a l’artiste.Jeudi: 4 h.30.la géographie économl-! que du Canada: Industries de transforma-i tlon; produits chimiques; Impression.Vendredi: 4 h.30, les Instruments: xylophone et triangle.Conférenciei, M.Claude Champagne; 5 h., le Musée d'art: Turner; le visionnaire et l’artiste.Conférencière, Mme Annette LaSalle-Leduc.E Sommaire des postes locaux CU*-690 KIlccVClM 1.00 Programme* m soir 6 15 Radlo-1ournaI.6.30 Entre les lignes.8.45 Mélodies du soir.7.00 Un homme et son péché 7.15 Métropole.7.30 BBC, en françala.7.45 u fiancée au ooin-man do S.u: Défilé de i.victoire 8.30 Frères d'Armes 8 00 Romans 'yrlques Victor 9.30 En service commandé 10 00 Nouvelles 10.15 Causerie.icnestrs.11 OOMuflqur de danse 11.15 Programme musical 11.26 Nouvelles I 9.30 En service comman- i dé.- Radio-journal 1015 Revue de- Evénement?de la semaine 10.30 Information, please.! 11.00 Nouvelles de BBC.: 11.15 Causerie C K Al-130 snocvclet CBvi-»4 Hollywood new».3 00 Smiling Jack.3.15 Voice of memory.3.30 Wenuell Hall.4.00 Club Matinee.4 55 Men of the sea.3.00 Heure du tue.3 13 Hop Harrlgan.5.30 Secret Service Scout *j Today » Adventure.e.Ov Suppei serenade.6.13 Nouvelles-ecatr*.623 What's happening.6 30 Lunkv melodla».8 45 Musique.7 DC Orch de danM.1 18 i.um et Abner.7 30 Uncle Troy 7.45 Sport» parade.8.05 Intermède, 8 10 Analyse de la guerre 8 20 Musique.8 30 Fun parade.9 00 The mystery club.10.00 Pepsodent show.,J3U Nouvelle».10 45 Orchestre.11 05 Danse.11.15 Danse.11.55 Nouvelle».chip im «UocTtie» 8 15 Bonjour, voisin».8 25 Nouvelles 8 30 U tram du rire.n 00 Gaietés du matin.9 30 Nouvelles.9 45 Fl Vf Of e Kind.10.uO Variétés, 1013 Pnui vou‘ plaire.,0.3: Question chanceuse 11.00 Orch Ravmonde 11 13 chansons françaue» 11 30 Comédies musicale» 11 45 Mélodies.Midi Heure Midi Heure féminine.1 00 Radlo-lournal.1 03 Heure féminine.3 00 Heure précise.2.01 Mélodies.2.15 Variété*.2.30 Valses 2 45 Variété».3 no Musloue sytnphonl- que 3 30 Fi.itsslon pour tes ma- lades 4 00 .juveila».4.10 Souvenir».4.30 Variété* 5 00 Thé dansant.5 30 Ridln-spéclat 8 00 Radto-journnL .! ' 5 Méli-mélo.6 30 Musique sut demand- 5 45 Chansons français»* 7 00 Heure i oo Heure familiale.7 30 Clinique sportive.7 43 Orch Troy 8 00 Orch Florlto 8.15 Orchestre s a Classics va swing.0 00 i la gloire des mill-taire* 9 15 Orch Tower 6 30 f^-P Déllsle planiste 10 oo Métairie Rancourt.10 15 Nouvelle*.Progrès des sociétés d'agriculture Québec, 28.— Il existe actuellement dans la province de Québec, 95 sociétés d’apriculture groupant tout près de 30,000 agriculteurs.lin outre, 750 cercles agricoles sont en opération dans autant de paroisses rurales.Ces chiffres nous sont communiqués par M.Alex-J.Hioux, chef de la division des Associations agricoles, au ministère provincial de l’Agriculture.En 1942, la loi a été modifiée de manière à permettre à toutes les so-i ciétés d’agriculture de changer j leur mode de formation et d’admi-nislration, en permettant aux cercles agricoles de s'unir è la Société d’agriculture de la même division dans le but d’élaborer un programme répondant mieux aux besoins de leurs membres.Ainsi, en Î912, 136 cercles agricoles, formant 13 sociétés d'agriculture, ont pu faire reconnaître leur mode de formation.Depuis, l’idée fait son chemin et on compte, aujourd’hui, 28 sociétés d’agriculture groupant 305 cercles agricoles.Les récentes or- ganisations approuvées par le ministère de l'Agriculture sont celles des comtés des Deux-Montagnes.Frontenac, Terrebonne, Pnrtncnf, Montmagny, Lévis et Témiscounta.Plusieurs autres projets de formation du même genre sont actuelle- ! ment à l’étude.La formation de sociétés d’agri- j culture avec les cercles agricoles est une formule de progrès, adaptée aux besoins de l'heure et cpii donne aux groupemenst intéressés une vigueur nouvelle.Les cultivateurs sont donc invités à se prévaloir le plus tôt possible des avantages que leur procure la législation do 1912.FABLES de JEAN de La FONTAINE Volume de 375 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" _rr_- M ois de saint Joseph a l'Oratoire Les exercices du mois de saint Joseph commenceront au sanctuaire du Mont-Hoyal, mercredi, le 1er mars.Pendant ce mow il y aura des prières spéciales après la messe de 8 heures; prédication, prières et salut du Saint Sacrement à 3 heure» l'après-midi et à S heures 15 le soir.Du 10 au 19, grande neuvafne préaratoire à la fête de saint Joseph.Le programme détaillé en sera donné plus tard.Indulgences à gagner Tous les fidèles qui consacreront i le mois de mars (ou tout autre mois I de l’année s'ils en ont été empêchés J en mars) à honorer saint Joseph par | de pieux exercices peuvent gagner: i une indulgence de sept ans n’impor-! te quel jour du mois; ou une indul-| gence plénière,, s’ils ont assisté au I moins à dix exercices durart le | mois, ayant confessé leurs péchés, reçu la sainte communion et prié aux intentions du Souverain Pontife.De plus, ceux qui accompliront, tous les jours du mois, privément, de pieux exercices en l’honneur de saint Joseph, pourront gagner; une indulgence de cinq ans, une fois, n'importe quel jour du mois; ou une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, pourvu qu’ils aient accompli de pieux exercices en l’honneur de saint Joseph, chaque jour du mois, et aient été légitimement empêchés de participer aux exercices publics.Remarque: les mêmes indulgences, aux mêmes conditions, peuvent être gagnées par les fidèles qui anticiperont les exercices en l’honneur de saint Joseph, de façon à finir Je mois, le jour de la fête, 19 mars.(Sacrée Gong, des Indulg., 16 juillet 1877; ce décret a été maintenu en vigueur lors de la revision).Les fidèles qui prendront part aux exercices publics de la neuvaine préparatoire à la fête de saint Joseph peuvent gagner: une indulgence de sept ans, n’importe quel jour; ou une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, s’ils ont participé aux exercices publics, au moins cinq jours.Ceux qui auront été légitimement empêchés de participer aux exercices publics de la neuvaine, mais qui accompliront ces exercices privé-rnent, les neuf jours complets, peuvent gagner: une indulgence de cinq ans, une fois, n’importe quel jour; ou une indulgence plénière, aux cou-ditions ordinaires, en accomplissant ces exercices les neuf jours complets.(S.C.Indulg., 26 nov.1878; S.Pen., 4 mars 1936).Aux fidèles qui consacreront le premier mercredi de chaque mois à accomplir quelques exercices de pié» té en l’honneur de saint Joseph, sont concédés les avantages spirituels suivants: une indulgence de cinq ans, ou une indulgence plénière aux conditions ordinaires.Aux fidèles qui réciteront pieusement, devant une image de saint Joseph, un Pater, un Ave et un Gloria Patri, avec l’invocation: “Saint Joseph, priez pour nous”, sont concédées; une indulgence de trois cents jours; une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, pourvu qu’ils aient accompli de pieux exercices tous les jours, durant un mois complet.________ _________ Quatre décorations pour bravoure Ottawa, 26 — Quatre décorations pour bravoure et conduite distinguée dans la bataille ont été annoncées ces- jours-ci au quartier général de la Défense nationale.Ce sont: Croix militaire le capitaine (maintenant major) George Duncan Mitchell, de l’artil-ierie royale canadienne, 25 ans, de Westmount, P.Q.Croix du service distinguée (Etots-Unis) le lieutenant Frederick Blake Alto, 24 ans, de Ville Montt-RoyaJ, P.Q.Etoile d'argent (Etats-Unis) le sergent d’état-major William E.Brotnerton, de Medicine Hat, Alia, (qui a été depuis tué à l’action).le sergent James E.Keleher, de Saint-Jean, N.-B.La Croix militaire du major Mitchell lui fut décernée pour sa bravoure lors de l’invasion de la Sicile le 10 juillet 1943.La citation qui raaconte son exploit se lit comme suit: “le major Mitchell dirigeait un groupe d’observateurs de première ligne.Au cours de l’opération, il fit des efforts constants pour maintenir la communication avec son navire de bombardement et aider l’année à débarquer par tous les moyens possibles.A plusieurs reprises, il dirigea son groupe sur une distance de plusieurs milles au delà de notre première ligne de feu.Il surmonta tous les obstacles et captura même une barricade qui contenait deux canons antichars et vingt hommes.” On n’a pu obtenir les détails des exploits qui ont valu des décorations au lieutenant Atto, au sergent d’état-major Brotherton, ainsi qu’au sergent Keleher, Ces trois militaires faisaient partie d’une formation de service spécial cana-do-américaine qui combattit en Italie._ Un pont entre Trois-Rivières tt Sainte-Angèle Recommandation de M.Lucien Dubois — Dans les travaux d'après-guerre _____________ Ottawa, 28 (D.N.C.) — M.Lucien Dubois, dépuié libéral de Ni-colet-Yamaska, a inscrit au feuilleton de la Chambre la résolution suivante: La Chambre est d’avis qu’il est très opportun que dans tout programme d’entreprises destiné à garantir du travail après la guerre, !î gouvernement étudie, le plus tôt possible, le projet de la construction d’un pont sur le fleuve .Saint-Lnurent entre Trois-Rivières et Sainte-Angèle de Laval, comté de Nlcolet-Yamaska.Deanna Durbin au Palace “His Butler’s Sister”, qui passe à l’affiche du théâtre Palace cette semaine, met en vedette la charmante actrice Deanna Durbin, Francbot Tone et Pat O’Brien.Ce film de Deauua est sans doute le meilleur qu’allé ait tourné jusqu’ici.Depuis se» débuts dans U capitale du cinéma, ses rôles consistaient habituellement à faire montre de son beau talent de chanteuse.On pardonnait facilement les lacunes qui pouvaient se glisser, soit dans le montage des films, soit encore dans l’interprétation des rôles.Ce qui importait et ce que les nombreux admirateurs désiraient surtout, c’était d’entendre la voix extraordinaire de la petite chanteuse.La jeunesse de Mlle Dur-bip semblait éternelle, on ne se faisait pas à l’idée qu’elle devait vieillir.Lu période de transition a peut-être été pénible, ses derniers films en ont certainement souffert, il seinble que cette période-là est maintenant révolue.Cette dernière production, "His Butler’s sister”, dissipera les doutes.On se demande ce qu’il faut admirer le plus chez la jeune actrice, de son jeu ou de son chant.Le scénario raconte l’histoire d’une jolie et jeune fille qui décide d’aller rejoindre son frère à New-York.Elle a raison de croire que ce frère est riche, puisqu’il lui a fait parvenir une grosse somme d’argent.Son • désappointement est grand quand elle constate qu’il n’est qu’un serviteur dans la maison du grand compositeur Charles Gerard.La jeune fille s’aperçoit vite que le patron de son frère est amoureux d’elle.De multiples aventures se suivent qui amènent un heureux dénouement, et qui font de ce film une très amusante comédie.Des sujets courts complètent agréablement le programme.a _____ G.L.La mer lui rend sa jambe de bois Un port de Terre-Neuve.26 — Voia une histoire de jambe de bois.Elle est racontée par un capitaine de la marine marchande William W.Clendaniel, vieux loup de mer de quelque cinquante ans qui porte une jambe de bois, toujours la même.Un soir de tempête, au large de Terre-Neuve, le vaisseau du capitaine Clendaniel fit naufrage.Le roulis avait été tellement fort que les mâts avaient été en partie dé-mentibulés et, comme le navire donnait de la bande, l’un des mâts de charge céda et s’écrasa sur le pont où se trouvait encore le capitaine.La tête de ce dernier fut assez chanceuse pour éviter le mât clans .sa chute, mais la jambe de bois resta prise dessous.Il n’y avait plus de temps à perdre.Le navire faisait eau et les chaloupes de sauvetage étaient descendues.Le capitaine souffrait de fractures aux bras et aux côtes, et ne pouvait s’aider à se tirer de sa mauvaise position.Il fallait sacrifier quelque chose.Ce fut la jambe de bois qu’on arracha et qu’on jeta à l’eau.Des marins aidèrent le capitaine à descendre dans une chaloupe de sauvetage et quelques heures plus tard, le vaisseau de guerre anglais J/fs-enu rescapait les survivants.Ceux-ci furent transportés à l’hôpital de Fort Pepperrell, une base américaine.Le capitaine Clendaniel fut soigné de ses blessures et fut bientôt en état de convalescence.Tout allait bien sauf que le loup de mer ne pouvait courir faute de jambe de bois.Et une jambe de bois ne slimprovise pas.La situation devenait critique lorsqu’un jour l’hôpital reçut un appel téléphonique d’une ville de Terre-Neuve demandant si l’on n’aurait pas besoin d’une jambe de bois.— Que dites-vous?— Une jambe.une jambe de bois.Nous l’avons trouvée sur la grève.Elle s’est échouée à la mer haute.Ici nous avons tous nos deux jambes.Nous ne savons quoi en faire.La voulez-vous?Quelques jours après, le capitaine marchait crânement sur ses deux jambes.Il est maintenant à Baltimore, presque complètement rétabli, et tout à fait réconcilié avec la mer puisqu’elle lui a rendu sa jpmbe de bois.cA la âcène, au conceit et à l’êcxan —• Une nouveauté Mission française par René RISTELHUEBER ancien ministre de France Livre vivant et beau qui devrait se trouver dans toute bibliothèque.Volume de 225 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.Service de Librairie du "Devoir" 430, rue Notre-Dame est, Montréal.50 ans de sacerdoce M.I* ck»noin* |o»»ph-fl**»7 ROY, du diocèse de Rlmoutkl, roHrd »u oo 30.ru* Frsier, Lévît, qui comptera le 18 mart prochain cinquante ans do «ccr-doco.Un maître de la musique lésirc et tes oeuvre* En musique, il doit y en avoir pour tous les goûts, excepté le niau* vais.Le bon admet différents paliers où se reposer et l’on n’en manque pas nécessairement parce que l’on n’aspire pas à monter — ou à paraître monter, ce qui n’est pas le même chose — aux sommets de la montagne où l’on contemple face à face les Titans.II se trouve des amateurs (dans le sens unique d’aimer) dont on ne I peut nier qu’ils préfèrent la joliesse | à la beauté et qui ont le courage de l’avouer; et c’est ceux-là qui ont rempli le Saint-Denis vendredi soir au point que le S.R.O., les ban-quettes-debout, était plein à maximale capacité.Aussi ont-ils été servis à souhait de ce à quoi ils ont tout autant de droits que les amateurs de symphonies ont ceux de prétendre préférer.Ce n’était pas tant un concert d’orchestre qu’on leur a servi que la présence au pupitre de l’auteur adulé de tant d’agréables et jolies mélodies chantonnées dans les mémoires depuis des décades d’années.On voyait les yeux luire comme des étoiles, les bouches murmurer: Hêve de valse, ô ma chère! le Soldat de Chocolat, ô ma chère! Sans les extraits qu’en présenta Oscar Straus, le programme aurait-il eu autant d’attirance?Peut-être bien que non.Le Soldat de Chocolat existait avant 1919, puisque la fameuse valse chantée se jouait déjà au Parc Sohmer qui fut incendié cette année-là.Rêve de Valse est bien postérieur; mais quand les Variétés lyriques font leur plébiscite souvent annuel, les deux opérettes ne manquent jamais d’être réclamées et c’est à cause surtout sinon uniquement de Mon héros et de Quand les coeurs chantent que des mamans et des papas fredonnent depuis le temps qu’elles étaient jeunes filles ou jeunes gens.Vit-on jamais pareille emprise?Dès lors, qu’importe que M.Oscar Straus ne soit pas un chef d’orchestre égal à ceux que nous sommes habitués1 d’avoir, qu’importe que l’orchestre se soit montré wobbly au début.C’était les oeuvres qu’on allait entendre et celui qui les a engendrées qu’on allait voir.On a été satisfait et on l’a laissé voir d’indubitable façon.Alors tout va bien ! Qu’Oscar Straus soit un maître de la mélodie prenante, qu’il sache l’habiller avec la distinction que met un maître couturier à construire l’harmonie de ses créations somptuaires; personne n’en doute; mais il fallait qu’il en fût ainsi, puisque tout son programme de seize numéros ne présentait que son nom sauf deux exceptions: le nom de Johann Strauss et celui de son propre fils Erwin, dont le Paso doble est endiablé dans son allure et riche de rythmes mexicains.Deux solistes: le soprano Biruta Ramoska, indubitablement de descendance slave par son masque et à la voix vibrante, le ténor John Brooks McCormack qui possède un timbre fort joli, ce qui est le principal attribut de tous les vrais ténors, ont eu un énorme succès; on les a rappelés et rappelés.Le succès était escompté d’avance.Aussi dès avant le jour a-t-on annoncé un second concert pour le 3 mars, avec un programme à peu près nouveau.Et Rêve de Valse avec le Soldat de Chocolat n’en sesont pas omis.A la Matinée Symphonique M.Désiré Defauw a repris, à la Matinée de samedi, au Plateau, l’Ouverture Léonore No 3 et des deux premiers mouvements de la Septième Symphonie de Schubert.M.Maurice Onderet a joué la Symphonie espagnole de Lalo, laquelle est un véritable concerto par sa forme intérieure — analogue à celle de la symphonie proprement dite — mais penche vers la forme du solo avec accompagnement d’orchestre; ce qui ne devrait nullement étonner puisque Edouard Lalo fut lui-même un maître du violon.Il devait y avoir une surprise; les journaux l’avaient annoncée.M.Defauw a paru lui-même étonné qu’elle n’y fût pas, car il semble avoir cherché dans la coulisse, mais n’avoir rien rencontré.Le sujet de la Matinée était Schubert et M.Defauw a fait les commentaires habituels, détaillant la construction du premier mouvement de la Symphonie.Les deux qu’il a présentés mesurent chacun 14 minutes, malgré certaines coupures au premier aussi pratiquées au concert de mardi dernier.Quant à l’oeuvre de Lalo, M.Maurice Ondevct en a donné, ainsi qu’il fallait s’y attendre, une fort belle exécution.Que ne présente-ton pas plus souvent cette oeuvre aux concerts réguliers du soir?Je ne me souviens pas de l’y avoir entendue depuis la seule fois où M.Herschorn, alors comme aujourd’hui premier violon aux Concerts Symphoniques, la joua d’une manière extrêmement satisfaisante.La prochaine Matinée aura lieu le 4 mars, samedi prochain et, il va sans dire, sous la direction de M.Désiré Defauw.Frédéric PELLETIER "Top Man" au Capitol Le film “Top Man”, actuellement à l’affiche du cinéma Capitol, est un film d’actualité qui, comme tant d’autres, ne prendra pas la voie de la postérité.Cette bande nous raconte les tribulations d’une famille étatsunien-ne moyenne qui tente de rajuster son niveau de vie à celui qui est né de la guerre."Top Man” comprend une bonm distribution, soit Donald ü’Conno: qui nous surprend par son ingé niosité et ses intarissables ressour ces pour se dépreirdre des mauvai ses situations.Susanna Faster, que nous avons eu l’occasion d’^ppré* l’horaire des spectacles SAINT-DBN1S »*tH*e*" J h.n.4 h.*1.• b.*4.• b.ST."toi U mèn 4e ma4»m»” vM " *•»"•** -au a*»* t*>e rmur TMevee" il b.«0.t b.I*.« h.4S.7 b.18.• h.si.fA&ACft "MU Butler’» SUter" U b.*0.X b.35.4 h.38.7 b.11.9 h 30.CAPITOL “Top M»n” 11 h.20, 3 h.03.4 h.45.7 h.25.10 h.05 “Shtrloek Holme» Face» Death” 10 h.05 12 h.45.3 h.25, 6 h.05, 8 h.45, PRINCESS “Tarzan’s Desert Mystery" 11 h.30, 2 h.10, 4 h, 50.7 h 35, 10 h.15.“Gangway for To-Mortow” 10 h.10.12 h.50, 3 h 30.6 U.10.8 h.50.ORPHEUM “Happy Land” 10 h.30, 1 h.20, 4 h.13.7 h.10, 10 h.05.i cier dans “Phantom of the Opera”, 1 nous charme par sa belle voix, en plus d’être bonne actrice.Les au-! très sont Lillian Gish.Richard Dix et Peggy Ryan tandis que la direction musicale du film est confiée à Bobbie Brooks et au Comte Basie et son orchestre.Les amateurs de “jitturbug” se régaleront de ce film qui n’offre visiblement aucun intérêt.J.G.La gazette des spectacles Cinéma SAINT-DENIS: Pièges, avec Maurice Chevalier et Marie Déa.Aussi Peu la mère de Madame, avec Ar-letty, René Lefèvre et Jean Dunot.(Du 26 février au 4 mars inclusivement).LOEWS: Ali Baba and the for-thy Thieves, film en couleurs.(En 2ème semaine).PALACE: His Butler’s Sister, avec Deanna Durbin, Francbot Tone et Pat O’Brien.(Du 25 février hu 2 mars inclusivement).CAPITOL: Top Man, avec Donald O’Connor, Susana Foster et Peggy Ryan.Aussi: Sherlock Holmes Faces Death, avec Basil Rathbone et Nigle Bruce.(Du 25 février au 2 mars inclusivement).PRINCESS: Tarzan’s Desert Mystery et Gangway for To-Morrow.(En 2ème semaine).ORPHEUM: Happy Land et Something About A Soldier.(Du 25 février au 2 mars inclusivement).IMPERIAL: Action in the North Atlantic et Falcon and the Co-Eds.(Du 25 au 27 février inclusivement).ThMtrt ERMITAGE: Le Barbier de Si ville, de Beaumarchais, par les Compagnons de saint Laurent.(Les 2-3-4 mars).ARCADE: Amours, avec Marcel Journet et Germaine Giroux.(Du 25 février au 2 mars inclusivement).MONUMENT NATIONAL: Frido-linons H.(Semaines des 26 février, du 4 mars).Musique MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent Les Mousquetaires au Couvent, de Louis Varney, avec Lionel Daunais, Charles Goulet, Marthe Létoumeau, Olivette Thibault, etc.(Les 29 février, 2 et 3 mars).SAINT-DENIS: France-Film présente Oscar Straus, compositeur immortel, qui dirigera l’Orchestre Philharmonique de Montréal.(Le 3 mars).HIS MAJESTY’S: Ezio Pinza, célèbre chanteur, que présente l’impresario Pierre Béique.(Le 28 février).ST.JAMES UNITED CHURCH.Concert symphonique à prix populaires, sous les auspices de la Société des Festivals.Chefs d’orchestre, sir Thomas Beecham.(Le lundi soir 6 mars, à 8 h.30).Club musical et littéraire de Montréal Demain soir, à 9 heures, à l’hôtel Ritz-Carlton, le Club musical et littéraire de Montréal recevra comme conférencier, M.Charles-Auguste Bertrand, juge de la Cour supérieur, Le conférencier a intitulé sa conférence: “Quo Vadis”, et sera remercié par Me Claude Prévost, avocat.L’artiste invité, Maurice Laro-se, baryton, sera accompagné au piano par Thérèse Trudel.Le directeur du Club, M.Gérard Gamache, présidera cette huitième conférence-concert de la saison artistique 1943-44.Seuls les membres sont admis.Tenue de ville.VEND.3 MARS — ST-DENIS FRANCI-FILM prétente OSCAR en personne Uns deuxième et dernière tolrle ds musique viennoise UN PROGRAMME NOUVEAU BILLETS : 11.00, 11.30.82.00 plu» taxe* EN VENTE ! »U St-Denis, chet Archsmbuult et C.W.Ltndsay.ACHETEZ VOS FLEURS (Cl La Patrie Fleuriste 1«l «et.S.-CATHIR1NI Livraison ctrtout directement de netre «erre-ohkude.PC I7l«-17â7 Ecoute» le feudl C.HL.P Il fe, U Il h.*• REPRESENTATION ième SEMAINE MArquctfc 3251 - ¦ CONTROLE OUVERT DE 10 A.M A 9 P.M.W Au Monument .aîional fi ST-DENIS ARierry nEHI UFfcVftc m RCADE MARCEL JOÜRNETjl GERMAINE GiROUX ————s Z 4*1 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦J nmouRs ___ TAOtt Acres 4t.PAi/t HiVOiX mmmmm wmmmmmm ROGER GARCEAU ÉLÎSÀ GAREAU JEANNE DEMONS MONTEZ f JL HALL »*BEY Air Basa AMt TWf rORTr THIEVK - ANDY DEVINE r1 » A l'affiche
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