Le devoir, 8 janvier 1944, samedi 8 janvier 1944
"Le Canada eat une natice •cuvera ine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou det Etats-Uni», ou de qui que ce toit d’autre l'attitude qu'il lui faut prendre envers !e nronde.Le premier devoir de oyulisme d’un Canadien n’eat pas envers le Coir mon wealth britannique des nations, mais envers e Canada et ton roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmcnwealth.” (12-x-st) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR > Mentréol, somtdi S janvier 1944 RIDACTtOM rr ADMINISTRATION 410 EST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE , 111,1, )|«1« SOIRS, DIMANCHES ST SITES AdmlaltlraMea i BEIait JISI RMmHm t BIUI, 2914 Gérsat i BEIait SJSI M.Thibaüdeau Rinfret président de la Cour suprême du Canada VOIR EN PAGE TROIS) L’enquête sur la radio doit remonter plus loin que l’incident Bracken Les circonstances qui ont entouré le refus de la radio de l'Etat aux partisans du "NON" lors du plébiscite d'avril 1942 sur la question de la conscription doivent être examinées La responsabilité de ceux qui dirigent présentement la Société Radio-Canada Les cboiei de la lidio, de la Société Radio-Canada, des postes de Radio-Canada et des postes privés, si mêlées et si confuses qu’elles ^oient aux feux pour tie pas dire aux oreilles du grand public, continuent de défrayer la chronique journalistique anglo-canadienne.D’un peu partout l’on entend réclamer des têtes, des têtes sur lesquelles on évite de mettre des noms mais qui n’en sont pas moins visées de façon bien précise: celles des membres du Bureau gouverneurs de la Société Radio-Canada, au nombre de neuf, et d’abord de leur président actuel, qui est M.René Morin, avocat, ancien député libéral à la Chambre des Communes; la tête aussi du directeur général adjoint de cette meme Société, M Augustin Frigon.ancien directeur de l’£co/e Polytechnique de Montréal, ingénieur de renom et auquel on reconnaît une exceptionnelle valeur de technicien en matière de radiophonie.U n’est pas exagéré de dire que c'est à M.Frigon que revient la plus grande part du mérite pour l’établisaement des postes et des réseaux de postes de Radio-Canada.M.Frigon, directeur général adjoint de la Société Radio-Canada, remplit 11 l’heure qu’il est, depuis la démisaion récente du Dr Thomson, en novembre dernier, la fonction de directeur général.C’est sous son administration que se sont produits les deux incidents qui on déclenché la présente controverse et qui l’entretiennent: l’incident du Citizens^ Forum à propos de* débats que cette association entend radiodiffuser sous la rubrique Of Thingt to Corne; l’incident Bracken, à propos d’un régime de censure des textes auquel le nouveau chef du parti conservateur mué en parti progressiste-conservateur n’a pas voulu se soumettre.L’un et l’autre incidents surviennent certes comme des symptômes révélateurs d'un état de choses dont on a rai-ion de se plaindre.Mais cet état de choses, dont la responsabilité pour une large part retombe sur M.Frigon comme sur M.René Morin et sur les collègues de celui-ci au Bureau des gouverneurs, existait toutefoia bien antérieurement à la récente accession de M.Frigon à la direction on à la gérance générale de P.adio-Canada.On pourrait même dire que cet état de choses est antérieur au remplacement, en novembre 1939, de M.W.-L.Brockington par M.René Morin à la présidence du Bureau des gonvemeurs.Si l’on adresse en effet le reproche à M.Morin de représenter la politique et même un parti politique, celui qui est présentement ministériel, le parti libéral, a la tête de la radio de l’Etat, l’on pourrait et l'on devrait faire de même dans le cas de son prédécesseui.M.Brockington a été et il est peut-être encore des conseils petits et grands du parti libéral.En cessant d’être président du Bureau des gouverneurs de Radio-Canada, n’est-il pas, sauf erreur, devenu conseiller particulier de celui qui est.en même temps que premier ministre, chef du parti libéral, M- Mackenzie King?A ce que l’on sait, M Brockington a été, par rapport à M.Mackenzie King, un peu ce qu’est présentement M.Cyrille Vaillancourt par rapport au dictateur des Pux et du Commerce en tempe de goitre, M.Donald Gordon.Qui nous peut garantir que l’influence de M- Brockington, devenu conseiller de M.Mackenzie King, n a pas continué de se faire sentir dans les conseils de Radio-Canada et d’autant plus fort qu’il touchait de plus près à la politique et au chef d’un parti politique, après sots départ de la présidence du Bureau des gouverneurs?Coïncidence assez curieuse, les ingérences les plus typiques de la politique dans les affaires de Radio-Canada et de la radio en général se sont produites depuis ce temps-U- La démission de M.Brockington est de novembre 19zP.Peu de temps auparavant, des élections générales avaient lieu dans la province de Québec, sur la décision du premier ministre provincial d’alors, M.Maurice Duplessis.On se souvient des difficultés que ce dernier eut tout de suite avec la direction de Radio-Canada à propos de l’utilisation des postes et des réseaux de postes.L’incident Duplessis était, nous semble-t-il.exactement identique à l’incident Brac ken.M.Duplessis, pas plus que M.Bracken quatre ans après, ne voulait soumettre d’avance ses textes a des censeurs qu’il tenait pour des adversaires politiqurs, a des cen- seurs que tout au moins il pouvait croire sous l’influence directe d’adversaires politiques.Il est vraiment étrange que la presse anglo-canadienne ait attendu l'incident Bracken, fin de 1943, poor protester contre le régime de Radio-Canada.L’incident Duplessis, à notre sens, était d’importance beaucoup plus grande.Dans le cas de M.Duplessis, il s’agissait de discours relatifs à une campagne électorale, au moment où le peuple de tout une province, à la veille d’aller aux urnes, avait droit d’être éclairé sur la politique des divers partis se disputant le pouvoir.Le discours de M.Bracken à Hamilton, que Radio-Canada n’a pas radiodiffusé pat un réseau de postes, ainsi qu’on le lui avait demandé, n’était après tout qu’un discours comme bien d’autres.Le refus essuyé par M.Bracken, pour vexant et injustifiable qu’il ait été, n’avait pas la conséquence du refus rencontré par M.Duplessis à l’automne de 1939.Le grand reproche que l’on peut faire à MM.René Morin et Augustin Frigon, à propos de l’exercice de leurs fonctions respectives, le premier, de president du Bureau des gouverneurs, l’autre, de directeur général adjoint et, ces temps derniers, de directeur général suppléant de Radio-Canada, c'est d’avoir été des faibles, de s’en être laissé imposer jusqu’au point de paraître avoir des préoccupations de politique partisane.Ils ont certes le tort et la responsabilité de s’être prêtés à cela et le régime qu'ils représentent maintenant a grand besoin d’être modifié et rectifié.La Société Radio-Canada ne doit pas être la chose d’un parti, ce parti serait-il au pouvoir.Mais le régime qui existe, ça n’est ni M.Morin, ni M.Frigon qui l’ont établi: l’un et l’autre en ont été simplement les mainteneurs et les conti nuateurs.Il est manifeste que tout récemment un ministre du gouvernement King, le général Laflèche, est intervenu sans en avoir le droit auprès du directeur de Radio-Canada, M.Frigon.à propos du programme Of Things to Come du Citizens' Forum.L’intrusion était injustifiée et injustifiable, en contradiction directe avec les règles et les règlements que Radio-Canada elle-même s’est posés.Mais cette intrusion-là était beaucoup moins grave que celle qui se commettait, en mars 1942, à l'occasion de la campagne antérieure au plébiscite sur la question de la conscription militaire pour service n’importe où.Une lettre, que nous avons citée ici même, de M.Frigon au secrétaire de la Ligue pour la Défense du Canada, M.Andre Laurendeau, portait en effet que le gouvernement avait donné des instructions relativement à l'utilisation de la radio et des réseaux de postes radiophoniques au cours de cette campagne.A toutes fins pratiques, il résultait de tes instructions que seuls les partisans du OUI avaient accès à des postes radiophoniques groupés en réseaux.A ce moment-là, M.Frigon n’agissait pas comme directeur général suppléant, il n’était que directeur général adjoint.On se servait de lui pour faire écrire à M.Laurendeau, mais le directeur général en titre de Radio-Canada, le directeur agissant, était encore M.Gladstone Murray.Aucun journal dt la presse anglo-canadienne n’a protesté alors et pourtant le gouvernement, par cette première intrusion flagrante dans les affaires de RadiqrÇgnada, posait un précédent dont on ne fait que commencer à subir les conséquences.Si M.Bracken, le Citizem' Forum et presque toute la sse anglo-canadienne avec eux ont lieu et raison de se indre de Radio-Canada, que faut-il penser des griefs de Ligue pour la Défense du Canada et de tous les patins du NON lors du plébiscite d’avril 1942?Au cours de la session parlementaire fédérale qui va uvrir, il sera question des choses de la radio, le comité rlementaire de la radio va se remettre au jeu de son cn-Ite annuelle.Cette enquête, pour être sérieuse, devra nonter plus loin et plus haut que l'incident Bracken, e l’incident du Citizen’s Forum, elle ne devra pas s'en t d’avril 1942 et d’autres cas aussi doivent être exami* i.Il le faut.Emil* BINOIST r»ctui1Ué Neiges d'anton Un journal montréalais se demandait la veille de l’Epiphanie, par réminiscence sans doute «4 Villon: Oi sont les neiges d antan?Ce n'ètail qu’une locution métaphorique sous la plume de notre confrère.Neiges d’anlant prenait pour lui le sens de coutumes d’autrefois.Jl pensait surtout aux anciennes ré-iouissances familiales du jour des Fois que certains surnomment le ^petit Noël”: dépeçage de l’oie, ré-guis aux beignes, tirage de la fève.Imites innombrables à r‘‘eau de toie”.Ces usages ne sont plus gnete que beaux thèmes à souvenirs et à regrets de ce "lemporis acti".Nos “fêtes” perdent leur caractère chrétien et familial.Elles sc paganisent à vive allure.On les célébré de plus en plus en skis ou au bar dans les vallons du "Nord", et peut-être au travail forcé de l’usine ou du bureau.Les pratiques de voisins d’autres croyances, ou sans croyance aucune, sont pour beaucoup ’un exempte déformateur.Mais notre confrère regrettait le* neiges dPmntan au moment où les enfants, les skieurs et peut-être les poètes et les peintres Interrogeaient te ciel et les météorologistes pour savoir si les légers cristaux qui tombent de là-haut couvriraient enfin la glac&des rues et des champs, pour leur» exploits de "mottage et "skiage”.Le lendemain, le fir- mament avait comblé leurs voeux.Une dense "bordée” avait habillé les arbres d’une épaisse parure de guimauve et nos rues étaient recouvertes d’un lit moelleux de plusieurs pouces.Les anciens se disaient: Enfin, voici tes neiges d’antan, et les grandt-pères racontaient à leurs petits assis sur leurs genoux les tempêtes d'autrefois et évoquaient le temps de fert* jeunesse où les hivers étaienl invariablement neigeux.C’était, disaient-ils, l’époque où les bancs de neige atteignaient le niveau des pignons; on se promenait en carriole à la hauteur du faite des arbres et it fallait comme des cendre d’une montagne pour entrer dans tèglise.Il y a évidemment des vieux qui exagèrent, et prennent plaisir à étonner leurs inter-locutetrs en "petite culotte".Quant aux anciennes neiges, il les jugent souvent à la mesure de leur taille enfantine.Mais les neiges d'antan étaient-elles plus uniformément considérables qte les nôtres?Out et non.Il y a des cycles d’hivers neigeux aussi tien que des périodes d’hivers deux.Quant au froid, l’aïeul qui trouve que nos hivers se sont adouci) s'accorde aùec les statistiques ffet grands bureaux météorologiques américains.Les lavants ont enregistré depuis plus d’un siècle une alternance régaliire de séries de grandes froidint* suivies d’une suite de saisons hibernales moins dures, en Amirippe du Nord.Ces change- ments te produisent en moyenne à tous les quarts de siècle.Le Weather Bureau de Washington a noté que les froids de 7854 à 1872 ont été beaucoup plus rigoureux que depuis une quarantaine d’années: nos thermomètres contemporains ont marqué environ trois degrés de moins, pour être plus précis.L’hiver le plus terrible, celui de 1855-1856, ne s’est pas renouvelé.Mais on nous prévient que le cycle des froids arctiques est susceptible de nous visiter de nouveau.U doit en être ainsi des neiges; les grosses bordées d’antan peuvent revenir, si celles de +otre temps sont moins massives, Villon évoquait les belles dames et les neiges du temps jadis: Où sont les neiges d’antan?L’aimable truand parlait au figuré; U habitait un pays où tes bancs de neige sont rares.Depuis quelques heures, Us vieux ne peuvent maugréer contre le présent, à l’égard de la masse des flocons blancs.L’anlan a ramené encore une fois ses neiges.' Louis ROBILLARD S-I-44 Citation d actualité "Très souvsnt, certaines gens animés d’axcellentes intentions ne se sont pas suffisamment gardés du désir de faire de la propagande: cela nuit à l’objectivité de leurs iugements.’ sas Bloc » notes Champagncur A combien d’entre nous, sauf eux anciens élèves des Clercs de Saint-Viateur, aux Joliettains et à un certain nombre de gens d’Outremont, ce nom de Champagneur est-il familier?Et, pourtant, ce Champagneur, simple frère d’abord puis prêtre chez les Clercs de Saint-Viateur, a joué un rôle considérable dans notre histoire; il fut l’un de nos grands bienfaiteurs.Le Frère Antoine Bernard, noire distingué collaborateur, vient de nous rendre le service d’évoquer sa grande figure, en même temps que les origines des Clercs de Saint-Via-teur au Canada.C’est Mgr Bourget qui appela chez nous les Clercs de Saint-Viateur, comme il avait provoqué la venue ou la naissance de tant d’autres oeuvres.Le choix de Champagneur, premier supérieur des Clercs au Canada, fut singulièrement heureux.11 a été entouré de circonstances qu’il faut retenir.Les Clercs de Sainl-Via-teur n’étaient alors qu’une poignée, la plupart très jeunes.Le Frère Champagneur, qui avait près de quarante ans, qui était entré dans la congrégation nouvelle après un bref séjour au séminaire, faisait presque figure de vieux auprès de scs confrères.Quand, à la suite d’une émouvante allocution du grand évêque, celui-ci demanda aux religieux : Qui voudra me suivre au Canada?tous, sauf Champagneur, se déclarèrent prêts à marcher.Mgr Bourget dit alors au réfractaire: C’est vous que je choisis.Il n’eut pas à le regretter.Le Frère, plus tard Père Champagneur, qui devait passer plus d’un quart de siècle au Canada, y fut l’ancêtre et le créateur, pour ainsi dire, de la congrégation chez nous.Tôus les premiers Clercs canadiens ont clé formés par lui, en sa qualité de maître des novices.11 a été eu principe de nous ne savons combien de fondations.A lire le petit volume du Frère Bernard, on est étonné de l’effort énorme et divers qu’on exigea de cette poignée de religieux.Il semblait qu’on les crût capables de tout.L’événement a démontré que l'on n’avait pas tout à fait tort.En moins d’un siècle la semence jetée en terre par Champagneur ses compagnons a produit tes abondantes moissons que nods admirons tous, et qui paraissent presque invraisemblables si l’on se reporte aux si modestes débuts.On sait que l’Institut a même eu plusieurs généraux canadiens-français.Le Frère Bernard, qui ne livre aujourd’hui que le résumé d’une oeu-vi e beaucoup plus considérable, s’esl trouvé faire, en même temps que I’histoire de Champagneur, celle des débuts de sa congrégation et même de la ville de Jolietle.Il a évoqué en cours de route des figures fort intéressantes, telles celles de Mgr Bourget, de Barthélemy Joliet-te, du grand vicaire Manseau, etc.Nous doutons qu’il ait jamais existé chez nous une situation analogue à celle de ce pays de l’Industrie (c’est, comme on sait, le vieux nom de Jo-liette), où le fondateur fut tou! d’abord le propriétaire, non seulement du collège, mais de l’église et du presbytère, qu’il avait construits.Le Frère Bernard n’a pas oublié que ces hommes, si grands qu’ils aient été, furent des hommes.Il ne les a point peints en saints de vitrail et, peut-être pour cela même, en a-t-il fixé dans nos esprits de plus durables images, La vie du P.Champagneur se let'-mine d’une façon singulièrement émouvante.Le religieux avait quitté son pays sans espoir ou volonté de retour.Après un quart de siècle, 11 était profondément enraciné dans sa patrie d’adoption.Il y achevait des jours encore pleins de labeur an milieu des fils qui le vénéraient, des oeuvres nées de son dévouement, quand une série de deuils vint affliger sa province d’origine en France.On jugea qu’il pourrait être remplacé comme maître de novices au Canada, où il s’était formé un successeur, mais qu’on avait un urgent besoin de lui en France.On le pria donc de revenir.Il faut lire la lettre de quasi-supplication que lui adressait son général pour juger de l’opinion qu’on avait de lui chez tes siens et de la puissance des attaches qu’on lui savait au Canada.(Il v avait même choisi son lieu de repos, dans le cimetière de la muison-inèru à Joliette).Champagneur, sexagénaire, .déjà ployant sous les premières infirmités de la vieillesse, ne voulut pas plus se dérober à ce nouvel appel qu’il ne l’avait fait vingt-sept ans plus tôt h celui de Mgr Bourget.Comme au début de sa jeunesse religieuse, il était resté l’homme d’obéissance.Il repartit pour la France, il y devait mourir quelques années plus tard.Mais il se passa alors quelque chose de très beau.Les religieux canadiens r,e voulurent point que le champ de repos que s’était choisi chez nous le Père Champagneur ne reçut point son maître.En 1906.les restes mortels du héros — le mot n’est pas trop fort — retraversèrent l’Atlantique.Ils reposent aujourd’hui pour jamais au milieu de ceu* de ses premiers compagnons et de ses nombreux fils.Remercions le Frère Bernard d’ovoir écrit et publié ces choses.Il nous a rendu un nouveau service.Cartes françaises Les dernière* cartes de Noël et du Jour de l’An nous arrivent.Ls plu part, naturellemenl.ta quasi-totalité sont, en français.Même celles qui Les Russes enfoncent les lignes allemandes Après trois jours de combats acharnés dans la boucle du Dnieper — Kirovograd encerclé LONDRES, 8 (A.P.) — Les Russes ont lancé un* nouvelle offensive dans la boucle du Dniéper et enfoncé les lignes allemandes après trois jours de combats.Le bulletin soviétique d'hier soir annonce que les troupes rouges ont complètement encerclé la ville de Kirovograd et avancé de 25 milles sur un front de 62 milles de largeur.Kirovograd, centre industriel et ferroviaire, se trouve dans le saillant le plus avancé des Allemands en Russie et constitue l'un des bastions qui protégeaient tout le front allemand dans la boucle du Dniéper.Il y a déjà plusieurs semaines qu'il se livre des combats indécis dans cette région.L'armée du général Konev aurait mis en déroute cinq divisions allemandes et libéré 120 villes et villages, notamment Adzamka, à 10 milles au nord-est de Kirovograd, et Novgorodka, à 18 milles au sud-est.H se peut que ce soit une grande offensive du général Konev pour libérer toute la boucle du Dniéper, l'une des plus riches régions de toute la Russie.L'armép du général Vatutine qui avance à l'ouest de Kiev a occupé de son côté 70 villes et villages dont Klesov, à 13 milles à l'est de Sarny, centre ferroviaire qui se trouve è 35 milles au delà de la frontière polonaise.Une autre colonne de l'année du général Vatu-tine a pris la ville de Rrhischchev sur le cours moyen du Dniéper au sud de Kiev et effectué ainsi sa liaison avec la tête de pont que les Russes avaient établie il y a déjà assez longtemps au sud de Peseyaslav.Pages d'histoire Les tentatives de paix en 1759-1760 Par M.l'abbé Georges RobitaiHe, de la Société Royale M.l’abbé Georges RobitaiHe, spécialiste de la Guerre de Sept Ans, prépare un nouveau livre sur cette période passionnante.Il en a déjà publié des extraits dans les Mémoires de la Société Royale.Il veut bien nous en offrir aujourd'hui un autre chapitre, encore inédit, et qui intéressera tous les curieux d'une époque qui a si lourdement compté d ns la vie de notre pays.On y apprendra beaucoup de choses d peu près inconnues de l'immense majorité des gens.Le chapitre sur les opérations militaires en Europe en 1759, mérite d’être complété par quelques aperçus sur les dispositions des cours chez les belligérants.Il faut noter tout d’abord les ennuis, — et même les dangers, — que la politique de l’Angleterre à l’endroit de la Hollande et du Danemark faisait courir à la principale antagoniste de la France.Les croiseurs anglais et surtout les corsaires ne cessaient de saisir les navires de la Hollande et du Danemark sous prétexte de commerce illicite.Une fois saisis, les tribunaux royaux (anglais), presque toujours déclaraient ces navires marchands de bonne prise.La même chose avait lieu pour les bâtiments danois.Il y a dans les Newcastle Papers des documents qui montrent de façon évidente combien les esprits étaient montés contre la fière Albion, même dans ces pays où l’Angleterre avait accaparé de profondes sympathies.Bernstorf, le premier ministre du Danemark, écrivait à son ministre à La Haye: “Depuis plus de deux ans le pavillon du Roi se trouve exposé aux insultes des Anglais.Ce principe orgueilleux et tyrannique de ne consulter que ses propres intérêts et de ruiner tout le commerce de l’Europe, soit par des visitations et des enlèvements illégitimes, exercés par ses armateurs, soit par les sentences plus injustes encore prononcées par ses iniques tribunaux, l’a emporté.Aucun navigateur, de quelque pays qu’il soit, et quelque innocent qu’ait pu être son négoce, n’a jamais obtenu une sentence équitable devant ces Docteurs Commons dont le nom va descendre en horreur à la postérité”.(30 décembre 1759).Bernstorf décide de s'unir à la Hollande afin d’établir une action commune contre un pareil état de choses.Le cabinet britannique, ayant eu vent de la démarche, sc relâcha un peu de sa rigueur ù l’endroit de ccs deux pays qui montraient les dents et dont l’entrée en lice eût pu faire penrher la balance contre les armes britanniques.Mais un événement d'importance marqua la seconde partie de l'année 1759: lu mort du roi Ferdinand (.’Espagne, Elle eut lieu le 10 août.Tant que Ferdinand vécu .le ministre de Sa Majesté Catholique, Wall, incline son pays en faveur de nous viennent, non seulement de la Nouvelle-Angleterre, mais de la loin-latne Louisiane.Et certaines portent même une discrète indication: Printed in the United States, preuve que Ton imprime, même aux Etats Unis, des cartes dont peuvent sans gêne se servir les gens de langue française.St nous le voulions, presque tous les nôtres, aux Fêles prochaines Bourraient obtenir de ces caries, lais U faudrait le vouloir, il faudrait organiser très tôt la fabrication et les commandes.A ta veille de Noël et du Jour de l’An prochains, il sera trop tard pour v penser.Et voilà pourquoi nous signalons tout de suite — à tous ceux qu'elle peut intéresser cette petite campagne à mener.Elle a plus d’importance nue certains ne le peuvent penser.O.H.S-MS la Grande-Bretagne.L’anarchie régnait sous Feidinand malade.Le ministre des Affaires étrangères pouvait à sa guise favoriser l’Angleterre, comme l’atteste la lettre de Bristol (l’ambassadeur anglais à Madrid) à Fitt (4 juin 1759).Seulement l’Espagne aussi avait des griefs, et Pitt n’entendait pas les redresser, comme le suggérait Bristol (30 juillet 1759).Don Carios, le nouveau roi, on pouvait le fcroire bien disposé à l’endroit de Louis XV.Ossun, ministre français à la cour de Naples, écrivait à Cboiseul, le 10 septembre, que “S.M.Catholique parait à présent revenir aux vrais principes qui sont l’intime union des différentes branches de Tauguste maison de France”.En fait, des le début de son règne, le roi d’Espagne s’empressa d’activer les négociations avec l’Angleterre en vue du rétablissement 1e la paix.L’am-baesadeur à Londres, San-Severino, avait sondé 1j te»rain dans une conversation avec Pitt.Celui-ci s’était contenté de répondre que personnellement, il désirait bien la pacification générale et qu’il Inclinait à accepter la médiation de l’Espagne.Seulement il fallait tenir compte le la situation avantageuse dans laquelle se trouvait la Grande-Bretagne vis-à-vis de la France, et que du reste rien de définitif ne pouvait se faire sans en avoir prévenu ses alliés.Enfin il fallait attemîr.les nouvelles du Canada.A noter que l’on en était au milieu de septembre 1759.Pendant ce temps, le nouveau Hoi avait déjà proposé son concours à Louis XV.Cboiseul, dans sa réponse, insista sur les véritables raisons qui pouvaient justifier la médiation armée de l’Espagne.Puisque le commerce de l’Espagne souffrait préjudice de la guerre, puisque la nation soeur avail un intérêt souverain a voir se maintenir en’ Amérique l’équilibre des possessions établi par le traité d’Utrecht (1713), il est juste que le roi Carlos se déclare “contre la partie belligérante qui refuserait de souscrire aux propositions raisonnables que l’Espagne aura suggérées pour le rétablissement de la paix”.Et alors Cboiseul présente ses vue» concrètes sur la paix.Il fallait d’abord remettre à l’arbitrage du roi d'Espagne la délimitation des territoires d’Acadie et de l’Ohio, premier objet du conflit.La France consentait à remettre Mi* norque à l’Angleterre, à démolir Louisbourg et à évacuer l’Allemagne, mais l’Angleterre devait de son côté : stitucr toutes les conquêtes faites sur la France en Amérique ou ailleurs (21 septembre 1759).On imagine facilement la réponse de Pilt à cet exposé, surtout si Ton songe qu’il ne fit réponse qu’apm, la nouvelle de la prise de Québec.Pitt savait l'échec de Lally devant Madras et que les établisse-ments du Sénégal étaient tombés entre les mains des Anglais.Le ministre britannique cependant, devant l’insistance de San-Severino, avait dit "que l’intention de l’Angleterre n’étai'.pas de garder toutes les conquêtes qu'elle avait faites et qu’il s’en fallait que le Roi son maître fût éloigné de conclure une paix solide et raisonnable”.Seulement le roi Carios devenait de plus en plus sympathique à la France.Entre autres choses il avait dit à Ossun, le nouvel ambassadeur à Madrid, que “la nouvelle de la prise de Québec lui avait glacé le sang, convaincu que, si la France succombait vis-à-vis de l'Angleterre, l’Espagne aurait bientôt son tour”.En conséquence il était très disposé à venir au secours de la France et le plus efficacement possible.et il avait écrii à Abreu, son ambassadeur à Londres: "Si les Anglais ne veulent se prêter à un ac- commodément raisonnable, le Bol prendra son pàrti”.Ce fut le 7 décembre que Se Majesté Catholique reç.t urte réponse officielle à la communication annonçant la médiation espagnole.Bristol, Ten von é anglais, informait le roi Carlos que les difficultés inhérentes à une médiation, lorsqu'il y a des alliés, avaient décidé le roi George, à faire, par l’entremise du prince Louis de Brunswick, des propositions directes aux puissances belligérantes en vue d’un congrès où serait discutée la pacification générale.Le roi Carios comprit; et il décida de passer outre et de procéder.Il fit remettre à Abreu, son représentant à Londres, une note écrite très ferme (5 décembre 1759) en faveur de ls paix.On y pouvait lire cette phrase: “Le Roy ne peut pas regarder avec indifférence les dérangements que ces conquêtes (en Amérique) portent à l’équilibre établi par le traité d’Utrecht”.L’opposition de l’Angleterre à accepter la médiation espagnole devait faire naître pour de bon le pacte de famille et jeter définitivement le roi Carlos dans les bras de la France, et même conduire TEs-pagne à la guerre contre l’Angleterre, à l’automne de 1701.Mais alors il serait trop tard.A l’automne de 1761 les Anglais avaient consolidé leurs conquêtes et la mort d’Elisabeth de Russie (janvier 1762) devait rendre intangible la suprématie anglaise.Les victoires françaises en Allemagne n’auraient servi qu’à permettfe à la Francs fsuite à la page deux) jÇe carnet du glinckeux Un Empire *ur lequel le soleil n'est point supposé se coucher peut être l’objet parfois d'hallucinations curieuses.C’est ainsi qu'on lisait l'autre jour, dans un quotidien anglais de Montréal: "Nous prétendons que de même que la Grande-Bretagne.seule debout, e sauvé le monde d’un plongeon de mille an* dans l'abîme sombre de la barbarie et de l’esclavage, ainsi le Canada, à son créait éternel, a sauvé le Grande-Bretagne".Si c’était vrai, les Anglais auraient tout de même été chanceux de nous avoir eu.Sans nous autres du Canada, c'en était fait de leur mission salvatrice à l'endroit du reste du monde! Si enccre, les Anglais voulaient bien nous dire qu'après le guerre, ils mangeront notre bacon.* * * L’Institut démocratiqu* Bouchard caractérise la démocratie dans cette formule: La démocratie, c’est l'espoir: “Tout eo qui n'ost pas défendu est permis”.* * * Sommes-nous en présence d'une subtilité que la masse démocratique cure de la peine à éclaircir?Pour reconnaître les choses permises, il faudrait préala-blemtnt savoir par coeur la liste de celles Qui ne le sont pas.• m * • Difficulté extrême par ces temps de législations et de décrets innombrables et amphigouriques.Les juristes eux-mêmes v perdent leur peu de latin.» 4 » La démocratie est difficile à emprisonner dans une formule; sa définition sen touiours aussi controversée que son régime.Des maîtres de le précision y oni renoncé.* « « Pourquoi dit-on de Noé, selon la chanson et le vers d'Olivier Basselin, qu’il fut un "patriarche digne”, bien qu'il ait inventé le vin et en ait bu tant et plus?#44 Lycurgue, ancêtre des prohlbitionnis-tes.avait interdit I» vin dans sa ville mo-déle.Tout est ancien et tout sa renouvelle.Le Grtitehawi 8-1-iU _ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1944 VOLUME XXXV - No 5 Pages d’histoire (mite de Je première page) de maintenir jon prestige en Europe continentale.Elles avaient empêché l’ennemi de pénétrer dans le royaume de Louis XV.Ni l’Autriche ni Frédéric II n’en pouvaient dire autant.Il y a dans la longue iépêche rédigée par le duc de Choiseul à son cousin le comte (de Choiseul), ambassadeur à Vienne, des paroles qui méritent d’être retenues.Surtout n’oublions pas la date de la dépêche: 29 octobre 1759.“M.le comte de Kaunitz ne regarde que ce qui touche sa maîtresse (Marie-Thérèse), mai.s’il jette les yeux sur ce qui s’est passé depuis que je suis entré en place (novembre 1758), il conviendra que mon courage mérite quelques éloges.M.de Kaunitï sait quelle était la situation du royaume à la fin de l’année 1758, et le désir qu'on avait de la paix.(Entendez le désir que l’abbé de Demis avait de la paix).Je crois qué j’avais changé le ton à cet égard en arrivant ici, que les dispositions pour la campagne de 1759 étaient telles, que nous devions des troupes anglaises en Allemagne, avait fini par se laisser gagner, et il se faisait le champion des requêtes de Ferdinand qui, sans cesse, demandait une augmentation de ses effewtifs.En 1758, Pitt avait brutalement signifié à Newcastle qui, poussé par le parcimonieux George II, demandait de nouveaux crédits, qu’il fallait plutôt abandonner le continent, ne plus faire que la guerre navale.Douze [millions de livres sterling semblent énormes au premier ministre (Newcastle) de la Grande-Bretagne, et au ministre des Affaires étrangères (Pitt); et cependant la France dépensait, en 1759, 500 millions de francs, c'est-à-dire quelque chose comme $100,-000,000.Newcastle écrivait le 1er décembre 1758: “Nous sommes unanimes à vouloir donner plus que nous avons”.Et le 19 avril 1759, le premier ministre reprenait sur le même ton: “Il n’y a d’aucun côté aujourd’hui d'ouverture pour la paix.Im détresse du royaume n’a jamais é‘é dissimulée à M.Pitt, el il a été souvent informé de l’im-possibiMé de continuer sur cette écheüile pendant une autre année, Québec fût arrivé.On espérait toujours que VVolfc l’emporterait sur Montcalm.Les ouvertures du Danemark en faveur de la* pacification générale et une nouvelle intervention de l’ambasmoeur espagnol décidèrent pour de bon les Britanniques et les Prussiens à faire leurs propositions aux puissances ennemies.La déclaration des deux rois fut datée du 29 octobre }759.A la fin de novembre l'on sut que le prince Louis de Brunswick, frère de Ferdinand et commandant en chef des troupes hollandaises, acceptait de présenter t’offre de paix des deux nations, à la France, à l’Autriche et à la Russie.Yorke, l’ambassadeur anglais à ia Haye, et Louis de Brunswick r-enrent immédiatement la declaration avec ses dernières retouches Quand Frédéric fut mis au courent des dernières propositions touchant le congrès —- 12 novembre — U sentit son premier enthousiasme tomber.C’élait au moment où M reprenait courage.Dans ces moments4à, le Hohenzollern était toujours menaçant.Il écrit brutalement: “Je me moque de l’amitié nous promettre des succès.Nous .niais il n’a jamais voulu avouer qu’il ________ a **r*ff* p-nviiRatfff'âi 1 avenir a ce ooint de avons calculé que c’était à nous, dans l’alliance, à aç/ir puissamment'; cette année nous avions formé un pian offensif dans toutes les parties".Pessimiste, —• car Choiseul le devient, — le ministre de Louis XV énumère les insuccès le 1759, sans noter les éclatantes victoires.Il ose écrire que les malheurs de la France ne sauraient être plus grands: et, quoique Choiseul l’èn fâche, Kaunitz n’avait pas tort de le comparer à Bernis avant sa chute.“Malgré cette situation, continué le ministre, M.le duc de Broglie tiendra la campagne aussi longtemps que M.le prince Ferdinand.M.de Conflans va sortir et risquer une bataille navale pour aller prendre les 20,000 hommes que commande M.d’Aiguillon et les conduire en Ecosse".Si l’expédition échoue?Choiseul assure l’Autriche que la France assemblera une seconde armée sur le Bas-Rhin et “nous ferons un projet de campagne d’hiver pour cette armée, tandis que M.de Broglie s'avancera en liesse et contiendra la partie de l’Allemagne que protège son armée".L’important document se terminait sur un ton vraiment pessimiste.Le cardinal de Bernis, s’il eût pu, dans son exil à Vic-sur-Aisne, lire le texte déprimaftt, se fût senti justifié.“Nous ne ferons pas la paix de terre sans ELLE (l’Impératrice), nous nous détruirons d’année en année en sa faveur, mais il faut prévoir que nous serons forcés par les circonstances à faire notre paix avec l’Angleterre, dès qu’elle sera possible, et que, quant à la guerre, si les efforts que nous allons faire manquent, nous la soutiendrons comme nous pourrons, en défendant nos frontières et en payant nos subsides à nos alliés.Ce n’est pas tout d’avoir du courage, il faut avoir te rrio,' i de ; soutenir, et ce serait tromper nos alliés que de ne leur pas parler clairement sur notre situation”.* * En fait les rois d'Angleterre et de Prisse prirent l’initiative des proposition de paix, à la fin de 1759.On ne aurait trop insister sur le fait que .l’Angleterre était presque envisageât l'avenir à ce point de vue”.* Pour mettre le comble à ces diffi-cuiUés très sérieuses, Püt lui-fluême finit par se convaincre — en juin 1759 — que les Français allaient envahir l’Angleterre.Les rapports de ses espions lui mettaient sous les yeux les préparatifs exécutés par da main vigoureuse du maréchal de Bélik-Isic.Et les Iles britanniques ne disposaient pas de 40,090 hommes pour repousser l’attaque imminente .C’est à ce moment que George II reçut le bidet de Frédéric proposant un congrès de tous les belligérants afin d’étaiblir “une paix honorable et utile”.Evidemment, le roi de Prusse demandait la paix, parce qu’il ne se croyait pas capable de tenir plus longtemps (20 juin 1759).La première idée du congrès en revenait à Knyphausen, l'ambassadeur dt Frédéric à Londres.Ce Prussien, d’une perspicacité merveilleuse, touchait du doigt les embarras dan* lesquels se débattait l’Angieterre.Newcastle et Pitt en venaien* souvent aux gros mots.En fait leuis vues et leur courage s'affrontaient souvent.Knyphausen perçoit bien la jalousie de Newcastle et “arrogance de Pitt.Le premier ministre veut terminer cette guerre qui ruine les ressources anglaises, tandis que Pitt veut consolider sou oeuvre et assurer sa propre gloire en aidant jusqu’à la victoire finale.Si.par malheur, pense le Pmssien, Newcastle triomphe dans le cabinet, Frédéric est perdu, il demeure seul, face à la coaflition si redoutable de la France, de l’Autriche et de la Russie.Un moyen s’offre au roi de Prusse.de ne pas tout peidre: pousser le roi George à demander un congrès qui décidera des conditions de la paix.La lett:e de Knyphausen est du 8 juin t le billet du roi de Prusse à son vieil oncle George est daté du 20.C’eût d!re que Frédéric n’était pas toujours fermé aux avis de ses inférieurs.Le brldet disait que les deux pays “déclareraient conjointement aux puissances ennemies qu on é'ait disposé à Londres et à Be.il in à i’ou verture d’un congrès sonniers, et, je dois l’avouer avec la plus grande anxiété, un découragement général règne dans toute l’armée et sa majesté prussienne est peut-être le seul à ne pas subir l’influence fâcheuse qui en résulte”.Mitchell concluait qu’il fallait au plus tôt détacher la France de l’alliance: aucun autre moyeu n’existe de sauver le roi de Prusse.Yorke et d’Affry furent donc autorisés à prendre langue dès janvier ou février 1760 à la Haj;e.La France avait accepté la médiation de l’Espagne à qui elle s’en remettait pour la guerre maritime, écri-vaii Choiseul, le 24 février 1760.Seulement Louis XV adopterait tout autre procédé qui conviendrait à l’Angleterre à condition de tenir le roi Carlos au courant.Mais il fallait tenir compte de l’Autriche qui ne voulait évidemment pas que la France lâchât.Et l’Angleterre ne pouvait pas abandonner la Prusse aux rigueurs de Marie-Thérèse et d’Elizabeth.Dans ces conditions, la paix — le congrès même — devenait impossible.•fr & Il est sans doute intéressant de - __ ., noter que Frédéric, qui aimait brù- de l’Angleterre, si elle ne m est ]er je,s étapes, s’adressa à Voltaire point u'oe.et ma situation n’est afjn jg rejoindre Choiseul.pas aussi désespérée que l’imagine Frédéric, il est vrai, affectait de Knyphajsen".Mais celui-ci inais-; ne pas prendre Choiseul au sérieux, tait en faisant voir le danger d’une i 20 décembre 1759, Choiseul écrivait à Voltaire pour le bénéfice du roi philosophne: “Mandez-lui .» , .„ , dans leq uel on pourrait se concer- “SI Th.”r^Za‘JaJrV!?“ 1er sur les moyens les plus propres à établir .me paix honorable et au paix sec’vte.La paix faite en secret sacrifiera la Prusse et favorisera l’agrandissement du Hanovre au profit de George IL Au contraire la paix traitée au grand jour, en plein parlement, ne permettra à personne de sacrifier le roi de Prusse.Il pourra ouvertement s’en mêler.Ces considerations de Knyphausen emportèrent les dernières hésitations du versatile Frédéric (12 novembre 1759).Le 25 novembre le prince Louis remit aux puissances ennemies l’important document contre accusé de réception.Les ministres des trois grandes puissances témoignèrent de leur sat’sfoction.Surtout Affry, l’ambassadeur français.En fait Choiseu’ se montre content.Vienne moins; et la Russie pas du tout.Kaunitz prépara une contre-déclaration.Marie-Thérèse acceptait le congrès, à condition que les hostilités ne fussent pas interrompues pendant “toute la durée des négociations”.L’ambassadeur français à Vienre — le comte de Choiseul, cousin du duc (de Choiseul) —no-te finement (14 décembre 1759): “Il est évident qu’EDle (l’impératrice) et son ministre n’ont d’autre èpocRie dr.terminée pour la paix que; celle de l’abaissement du roi de Prusse.D’autre part, M.de Kaunitz regarde cette démarche des cours de Londres et de Benlin comme la preuve du mauvais état où sont les affaires du roi de Prusse.mais je suis persuadé que l’Angleterre a principalement en vue d’éluder la médiation de l’Esipagne.Quoi qu’il en «oit, M de Kaunitz pense qu’on ne peut refuser une proposition aussi authentique que celle-ci et il a ajouté: “Après tout, un congrès n’est pas une paix, on a bien vu des congrès se rompre.” Louis XV et Choiseul, au fond, n’étaient guère enthousiastes.Us redoutaient un piège et soupçonnaient les Anglais et Frédéric de vouloir diviser les AMiés.Versail-les consentait à la réunion du con grès “pour les seuls différends qui agitent l’Allemagne”.La réponse de la tsarine fut nettement opposée au congrès.(12 décembre 1759).Elizabeth songeait à conserver, à titre permanent, la Prusse royale •point d*.vre des finances.Pitt.au début très opposé à la coopération Avis de d4cès le à toutes !es parties belligérantes.Le ro; d’Angleterre répondit en termes assez vagues, parce qu’il se sentait moins tassé que Frédéric.R tenait beaucoup à agrandir son Hanovre et à être indemnisé pour les pertes énormes subies par ses su-La conquête de l’Amérique ne PARADIS.— A Bordeaux, le 7 janvier 1944.à l’âge de 84 ans et 9 mois, est décédée Mme Georges Pa-i jets radis, née Groulx (Elmina).Les I l’eût pa> consolé de ses pertes.1A I.e-s ministres anglais, dès juillet 1759, tinrent conseil et remirent à funérailles auront lieu lundi, le 10 janvier.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.J.-A.Huot.au no 11987 boni.Pcr-siHiers, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Saint-Joseph de Bordeaux, où le service sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis son! priés d’y assister sans autre invitation.George II terre aurait demandé tout ie sud du Saint-Laurent jusqu’à Montréal, laissant le nord à la France.“De Montréal, la frontière suivrait la rivière Ottawa jusqu’au 47e degré de latitude, gagnerait le lac Huron et longerait le lac Michigan et les rivières d’illinois et Mississipi et jusqu'à l’océan.Au surplus peut-être vaudrait-il mieux de s’en tenir au principe de l’u(/ possidetis".Choiseul se remit tout entier à la guerre et a préparer le pacte de famille avec l’Espagne.“Peut-être seront-ils plus traitables dans quelques mois”.(10 mai 1760).* » * Une autre tentative de paix 4— beaucoup plus sérieuse celle-là — devait se nouer en juin 1761.Choiseul et Pitt devaient de nouveau s’affronter.A nouveau ils ne pourraient s’entendre, mais ce serait leur dernière rencontre, Pitt devant se retirer en octobre 1761, après avoir, par son intransigeance, jeté l’Espagne en pleine guerre contre son pays.La morgue haineuse du ministre anglais avait fini par dépasser la mesure.Le cabinet britannique le rejetait.A d’autres serait laissé la mission^de préparer la paix de février 1763."Pourquoi nous sommes divisés h que malgré nos échecs et d’après les siens, le Roi (de France) pourra perdre pour un temps ses possessions d’Amérique, mais qu’il* est encore le maître d’anéantir la puissance prussienne.( Calmettes, Choiseul et Voltaire, Paris, 1902).Ce fut en vain que Frédéric envoya un émissaire à Paris comme observateur (mars 1760).Edel-sheim.qui avait pris langue avec le bailli Froullay, redevint bredouille.L’affaire ne pouvait avancer.D’autant que Frédéric par trop souvent insultait ses adversaires par des lettres que recevait le solitaire de Ferney.L’indiscret patriarche n’avait rien de plus pressé que de transmettre les injures.Lorsque, le 10 avril 1760, le roi de î’russe reçut la contre-déclaration des puissances, il éclata.“Ou je me suis bien trompé, écrit-il au prince Louis de Brunswick, ou cet écrit a été dicté par Kaunitz.Ces gens sont enflés de leurs succès et ils ne veulent pas la paix.Tous ces délais ne sont amenés que pour avoir le temps de m’écraser, mais j’espère qu’ils en seront les dupes”.La contre-déclaration avait été remise à Yorke et à Louis de Brunswick à La Haye, le 3 avril.Une lettre de Choiseul à Affry accompagnait le document.Choiseul «e croyait obligé à la séparation des deux guerres et à ne pas inclure expressément le roi de Prusse dans les tractations préliminaires, quitte à insérer le roi de Prusse plus tard, peut-être par des articles secrets, à cause de l’Autriche.Celle-ci en effet — et la Russie — tenait absolument à ce que Louis XV aidât jusqu’à la fin à l’abaissement de la Prusse.C’était d’ailleurs l’avis de l’Espagne.Que la France fasse sa paix particulière avec l’Angleterre, à la bonne heure, mais qu’elle «e couvre pas la Prussé., , Encore ici, Pitt fit tout échouer.R ne voulut pas se prêter à l’e-quivoque que Choiseul eût voulu introduire.Il feignit de craindre qu’une pareille équivoque ne semât la zizanie entre l’Angleterre et la Prusse.Au fond le ministre anglais était offusqué d’un mot de Une nouvelle édition porte le tirage à 45,000 exemplaires i.KS MEDECINS COMMANDENT ¦AI1DIB MinniAIRIl- ipi AjpÙJUlMi Jthr PHARMACIE plu» gramdê pharmoeim du détail au mandé» Port** I* band* qui convient à voit* malais*.Mou* avons un assortiment complet d* bandes herniaires, bandes médicales, bat élastiques, rapports, vestes en chamois ou en ftanell* rouge pour ceux qui soutirent de bronchite.Essayage à domirtlt ou dans nos salon* privés sans irais additionnels.Experte et expertes à votre eervic* alu*, tant selon l'ordonnance d* votre médecin.IOVK KT MIT I rn'fNr'*; «m Assemblées, conférences, etc.Samedi, 8 janvier qu’elle f>ocitpait depuis deux an«.et ; “Qu’aucun parti ne ga- eîle imaginait que Frédéric n’y cnn- gnera grand’chose dans cette guer-sentk ait jamais.! re”.11 en avait conclu “que la Comme question de fait la note j Prusse traiterait pour nous et ferait elective des Hauts Alliés ne re- notre paix; en d’autres termes, que joignit La Haye que le 3 avril 1760.Ceux qui en firent la lecture eurent peine à croire que la paix générale sortirait de ce document.La grande difficulté était que la France voulait fai'.'e une paix directe avec l’Angleterre seule, et ne pas s’oc.nos conquêtes seraient à la discrétion du roi de Prusse, comme moyens de marchandage pour ses propres intérêts”.Vainement le premier ministre (Newcastle) intervint, parla des embarras de l’Angleterre.Pitt re- Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravés prix et spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire, Limité* 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.BEiair 3361 Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT plus tard ia décision disait volontiers: “H nous faut une autre campagne, nous or pouvons pas faire la paix”.Et Newcastle de répondre: “Beauci up de ceux avec qui j’ai causé est ment que la première question ert plutôt: “Pouvez-vous continuer .a guerre?” (Newcastle à Hardwicke, 21 juillet 1750).Au 1er août, Pitt semble favorable à la oaix.Louisbourg — qui ne devait tomber aux mains d,es Anglais que le 26 juillet, mais dont on escomptait la prise — et la Guadeloupe lui apparaissaient “comme les meilleurs plénipotentiaires que nous puissions avoir à un congrès”, de même que le Sénégal et Gorée.Ceujnda.it Pitt juge qu’il ne faut pas sa nâter.La victoire de Mtn-den (1er août) — Ferdinand y faisait reculer Contades — releva les prétent ons de Pitt.Seulement le 12 août, 18 fallait enregistrer l’écrasante défaHo de Frédéric à Kuners-dorf.Dès U 1er septembre, le roi de Prusse écrit à Knyphausen que toute sa confiance est dans le sieur Pitt.Lus Anglais pourraient, cette année même, mener à bien l’oeuvre de la prx.i Grâce à cette nouvelle pression j de Frédéric, le 26 septembre, le cabinet de Londres, réuni aux envoyés prt.ssiens — Knyphausen et | Michel — décida de proposer le [congrès, mais on ne publierait la « ldécision quaprès que le courrier de rinnpr dp m Prusse Louis XV ne1 prit que la nation anglaise était nmivnit *aîre autrement à cause de ! en bien meilleure posture que la LTtra|.; à?« r.(™rtoL P-ur conltowr la guerre déric ne voulait pour aucune con .sidération être abandonné par les rnal‘s T>ar Anglais: il se voyait d’avance dépecé par Marie-Thérèse et Elizabeth.Et l’Angleterre, du reste, ne pouvait se désintéresser du continent.“Nous n’avions pas besoin de paix, égard pour le roi de Prusse, nous consentions à renoncer aux grands avantages que nous pouvions nous promettre de la campagne actuelle”.Le jugement de Hardwicke sur Pitt est , , , , très juste: “Pitt ne sait pas com- En Grande-Bretagne, la lettre de s-y prendre pour obtenir la Ferdinand à Pitt (Marbourg, U paix.Il se rend compte qu’il fau-janvier 1700) avait jeté la terreur, j (lra restjtuer bon nombre de nos ïæ brillant général, dont l’armée ; conqp;>tcs et que la populace, dont était corn osée de contingents an-jon a surchauffé l’esprit à un degré gïais et allemands, écrivait en tou -1 excessif et auprès de laquelle il ne tes lettres que “l’armée du roi de j veilt pas perdre son prestige, en Prusse est fondue jusqu’à la moi- ^ra fort désappointée; aussi la lié de ce qu’elle était au common- perspective proenaine d’un arran- L’Acfmn Nationale, qui a édité sous forme de brochure la magistrale conférence que M, le chanoine Lionel Groulx a prononcée sous le titre: Pourquoi nous sommes divisés, est heureuse d’annoncer qu’elle vient de recevoir une nouvelle édition de cette conférence, ce qui porte le tirage total à 45,000 exemplaires.Il est à souligner que les demandes ont été tellement nombreuses jusqu’à aujourd’hui, que l’Action Nationale n‘a pu répondre avec beaucoup de rapidité aux commandes qui lui étaient faites.Elle s’excuse auprès de son public tout en se réjouissant de constater que la diffusion de cette brochure a de-passé les plus optimistes previsions.Les commandes continuent d’arriver encore chaque jour au secretariat, et tout laisse prévoir que ce nombre de 45,000 exemplaires ne sera pas encore suffisant.De toute façon, l’on est prié d’envoyer le plus tôt possible ses commandes a l’Action Nationale, chambre 603, 4 est, rue Notre-Dame, Montréal: té».: MA.2837.On sait que la brochure se vend .05 sous l’unité et $35 les mille.f Causes de la Commission des prix Zoël Wery, faisant affaires sous la raison sociale de Si.Arsene Fruit Store, s’est avoué coupable, devant le juge Orner Legrand, d’avoir vendu des oranges à un prix plus éleve que le prix maximum fixé par la Commission des prix.Le tribunal 1 a condamné, hier matin, à une amende de $25 et au paiement des frais.Me André Montpetit représentait la Commission.Le 2 juillet dernier, la Commission des prix adressait à Gerard Watier, 5829, rue Saint-Hubert, un ordre de ne pas employer pour la fabrication de matelas et de meubles rembourrés plus de métal que la quote-part qui lui était allouée.VNa-tier était accusé hier matin, devant le juge J.-C.Langlois, d’avoir ignoré cet ordre et il s’est reconnu coupable.Le représentant de la Commission, Me P.-E.Renault, a suggéré au tribunal d’imposer une amende de $100, mais de juge Langlois a condamné l’accusé à une amende de $a0 et aux paiements des frais.Le juge Langlois a imposé une amende de $25 et le paiement ries frais à la compagnie Place d’Armes Sandwich Shop Limited, 751.Place d’Armes, accusée d’avoir offert et mis en vente des repas, rafraîchissements et breuvages à des prix plus élevés que ceux de la période de base.Me F.-D.Genest, c.r., occupait pour la poursuite.(Comm.) A 1s Centrale Joclste.137, rue 8t-Denls: cou» d’action catholique à 7 h.45: cour» de doctrine sociale à 8 h.30.Conférence du B.P.Féllx-A.Morlion.O.P.& l'auditorium du Plateau, h 8 h.30 p.m.sous les auspices de Fldes.Sujet: “Tous les chemins mènent à Rome’'.Lundi, 10 janvier Institut Pie XI, h l'Institution des Sourdes-Muettes.3725, rue St-Denis: cours de dogme à 4 h.45; cours de morale h 5 h.30; cours sur 1© Corps Mystique à 7 k.45; cours de morale à 8 h.30.*h People’s Forum, à 8 h.15 p.m.au Montreal High School Auditorium, rue Université, M.Harry Oxerstreet, éducateur.8u-let: The light in our minds".jyûtiç, Mardi, 11 janvier Institut Pie XI, à l'Un, de Montréal, 2900 boul.Mont-Royal, cours d'action catholique, 4 4-h.45; cour» d’histoire de l'Eglise, 4 5 h.30.RELATIONS SOMMAIRE — DECEMBRE 1943 EDITORIAL .Faux Frères.ARTICLES .Acadie constructive, Alexandre Dugré Langues et bon voisinage, Louis Foley L’Eucharistie et la réforme sociale, Bernard Hardy Ecoles publiques étatsuniennes, Louis C.de Léry C.P.7679 et M.fr S., Gérard Picard Esquisse rationnelle J* la construction britannique, Louis Godefroy L’accueil iocistc, Emilia Lacroix, COMMENTAIRES .Canadiens des deux langues — Qui pressure Québec, l’Eglise ou les trusts?— La coéducation abolie en Russie — Minorité française d’Alberta — Femmes et filles 1 l’usina.^ CHRONIQUES .La lutte contre le crime, |.F.Dalton Au service de la pédagogie, Jean Vallerand Mouvement de la population canadienne, 1931-1941, J.-A.Baudoin.HORIZON INTERNATIONAL .Allemagne — Pologne, loseph-H.Ledit.LIVRES RECENTS .Ethique professionnelle —- Mystique d’un monde nouveau — La grande clarté du Moyen Age — La Bataille des Flandres — Pétain?—- La conscience' de Pierre Laubier — Stowaways — Il y a soixante ans — Les Cens du Pays — Deviens un chef—L’Homme, cet inconnu — La Via française — L’Ame de l’Education — Un petit Univers — Richelieu — Terre des Hommes — Les contes de la Vierge — Le Grand Meaulnes — Miracles — A la trace de Dieu — Comment se faire des amis pour réussir dans la via — Que vaut la chiropratiqua?— Etes-vous malin?Répondex-moi! — L’Anglais-Eclair — Vers l’idéal — L’Education dans le mouvement coopératif — Images d’Alain Fournier.y *2)0*4 IvutiA U/, yj pkûSimacuÂ___ LES üthinés du Or Groc N* 33 vous permettent de réaliser chn vous ou en voyage, une bonne eau minérale «rrtficteMe.fralehe.alcaMa*.Les ÜTHINES du Dr Groc N* 33 sont une assurance de bonne santé et un traitement préventif des personnel bien portantes.Sus par tous, le matin 4 jeun.4 midi et le soir au» repas, c'est l'eau da table et de régime d* tout* le tenu de, des petits et de Les Ltthmis du Dr 6R0C N* 33 constituent le remède indiqué du FOIE, des REINS, do l'ESTOMAC.dos Rhu-motismes.de l'Arthritisme an général.Les llthinés du Or Groc rss contiennent, dans chaque boit*, des bons-primes.En les collectionnant, vous obtiendrez toutes sortes d’obiets utiles.Wee LUhiMé» to»l en vente done routes Isa tharmacm — Produit françaU — R»/«aaa Isa imitation» es portant pat It nom et la Ne tt.CROC Brochures et plaquette*.En trois mots.Table dee matières pour l’année 1943.Abonnement: $2.00 par année — L« numéro: $0.25 au comptoir; $0.28 pai la poste.SERVICE DI LIBRAIRIE DU “DEVOIR” Retenez le •'Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le mas* quer — B sous le numéro.rement de la campagne.Si l’Autri che ne lui rend fti les officiers ni ies soldais pris à Mexnn et à Meissen, ceêa produira une diminution trop grande dans son armée pour n’influe:’ pas sur le tout.” Au même moment, l’ambassadeur anglais (Mitchell) auprès de Berlin écrivait à Holdernesse une lettre d’un pessimisme outré (16 janvier 1760): “Le roi de Prusse fera tout ce qu’un homme peut faire, mais son pays est épuisé, les moyens d’action font defaut, «es meilleurs officiers sont tués ou pri- Tél i WEUlaitOD U4S Siège social t 2*30 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Asauranoe Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporé* dm Lettie# Patentes de ta Province de Québec au capital de MSO.OOé ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances sanctionné* par le Parlement d* Québec le 22 décembre 1916 SERVICE JOUR ET NUIT Dépôt de 425.000.00 eu Gouvernement — Selon» mortuaire* à la disposition du publie CALENDRIER Derniers devoirs .\ objectifs, mais on croit qu’il s’agi de Ludwigshaven où se trouvent de grandes usines qui fabriquent des produits chimiques et qui fabriqueraient aussi des gaz asphyxiants.Les bombardiers lourds ont été escortés de chasseurs, niais ils n’ont pas rencontré de résistance de la part de l’aviation allemande.Les aviateurs alliés ont descendu 42 avions ennemis et perdu eux-mêmes 12 bombardiers et 7 chasseurs.Pertes de l'armée canadienne Londres, 8 (spécial au New York Times et à la Gazette) — Le Times de Londres écrit aujourd’hui que la Pologne devrait en définitive accroître sa sécurité en offrant de faire des concessions territoriales à la Russie.L’histoire a démontré, conclut ce journal, que la sécurité durable de la Pologne ne peut être assurée que par l’entente étroite et la collaboration soit avec l’Allemagne, soit avec là Russie, et les événements de ces quelques dernières années ont mis en lumière qirune alliance entre la Pologne et la Russie est à conseiller pour les deux puissances.“L’agression brutale de l’Allemagne le 1er septembre 1939 et les atrocités indicibles avec lesquelles elle a exploité sa victoire militaire, ont scellé une alliance polono-russe indispensable à la Russie, comme l’a prouvé de façon concluante l’agression du 22 juin 1941.Sa nécessité repose sur le plus solide fondement de tous: une reconnaissance claire et évidente par les deux côtés de* dures réalités de la situation’’.Le journal souligne que les Russes n’ont jamais été satisfaits de la frontière russo-polonaise d’avant-guerre, et l’opinion britannique pas «lavantage.“Dans son accord avec la Polo gne de juillet 1941, la Russie a re- connu que les ententes territoriales faites par elle à l’automne de 1939, une masure de protection personnelle comme les événements ultérieurs l’ont démontré, ont perdu leur validité; et le gouvernement britannique a ajouté son assurance à la même occasion qu’il ne reconnaissait pas non plus ces changements.D’autre part, la Russie a montré clairement qu'elle n’accepte pas la frontière russo-polonaise établie sous des conditions très différentes en 1921, L’opinion britannique n’a jamais été satisfaite au sujet de la justice de celte ligne, qui s’éloignait considérablement des recommandations soigneusement préparées et soumises par une commission compéenle à la Conférence de paix de 1919; et quoique les porte-parole officiels «le la Pologne se soient interdit toute déclaration indiquant une volonté de modifier la ligne — peut-être sous l’impression fausse que tout mouvement spontané de leur côté affaiblirait leur chance de marchandage, — il n’est pas osé de présumer que l’opinion polonaise responsable est prête à faire des concessions.Il est certain qu’en définitive, faire des concessions territoriales dans la région en jeu serait payer bon marché pour l’assurance solide de l’amitié et de l’appui de la Russie à l’avenir’’.Les Russes en Pologne Complexité des différends territoriaux — La Russie ne reconnaît pas l'ancienne frontière polonaise Londres, 8 (A.P.).— “Le mouvement clandestin polonais continue à combattre les Allemands, mais ceux qui en font partie deviennent prisonniers de guerre lorsqu’ils tombent aux mains de l’armée rouge’’, a déclaré hier soir un haut person-I nage polonais.Ce personnage n’a pas répondu directement lorsqu’on lui a demandé s’il avait déjà été informé de cas particuliers de ce genre, mais il a déclaré qu’il est sous l’impression que les partisans polonais seront faits prisonniers lorsque les Russes atteindront les régions où ils opèrent.Les Polonais sont très pessimistes sur la possibilité d’une réconciliation avec la Russie.Même si la déclaration du gouvernement polonais à Londres il y a deux jours et les instructions envoyées au mouvement c andestin portaient à croire que la Pologne était disposée de tenter d’en venir à une entente avec les Russes, un haut personnage polonais à Londres a déclaré que la Pologne n’est pas prête à céder du territoire à l’est eu échange de promesses de compensation aux dépens de l’Allemagne à l’ouest.Le gouvernement polonais, dit-il estime que les questions territoriales à Test et à Touest sont distinctes.La Russie a déjà clairement indi-qué qu’elle ne reconnaît pas Tan-c’enne frontière polonaise et qu’elle considère comme territoire soviétique la moitié orientale du pays qu’elle a occupée en 1939 d’accord avec l’Allemagne.Pour autant qu’on le sache à Londres, le premier ministre Staline en tient pour que l’on remette après la victoire militaire le règlement des différends de frontières.Moscou a gardé hier le silence sur cette question qui revêt un caractère d’acuité par suite de l’entrée des troupes rouges en Pologne.La Ligue des Patriotes polonais, qui a l’appui de Moscou, s’est prononcée en faveur du rattachement à l’Ukraine d’une partie du territoire qui appartenait autrefois à la Pologne.* * * Moscou, 8 (A.P.).— Les Soviets accueillent très mat toute discussion des frontières de la Russie de la part d’étrangers.C’est ainsi que l’organe du parti communiste, Pravda.a vçr-j tement rabroué M.Wendell Willkie, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, qui a déclaré il y a deux jours que la Russie devrait s’en remettre pour sa protection à l’organisme international qui doit être constitué et dont elle sera membre plutôt que par le contrôle politique et militaire des territoires voisins.Le journal rouge traite M.Willkie de “joueur politique”.La grève des fonctionnaires municipaux Entrevue avec le premier ministre, M.Adélard Godbout, demain après-midi, à 3 heures — Les grévistes donnent pleins pouvoirs à leurs délégués J — Les gardes-malades et la grève Il semble que la grève des fonctionnaires municipaux soit en voie de règlement.M.C.O.Bruneau, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, avait envoyé le télégramme suivant à M.Godbout: “Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal et comité des neuf demandent entrevue dans le plus bref délai possible avec le cabinet provincial et la Commission des affaires municipales.Syndicat et comité ont pleins pouvoirs pour négocier’’.C.-O.Bruneau.M.Godbout a envoyé un télégramme hier soir où il annonce qu’il recevra en compagnie de ses collègues et des représentants de la Commission municipale les représentants des grévistes, à Québec, dimanche, à 3 h.de l’après-midi, dans la salle du conseil des ministres.En même temps M.Godbout précisait qu’il était essentiel que les délégués eussent les pleins pouvoirs pour négocier au nom des grévistes.Hier soir, les grévistes réunis en assemblée ont voté les pleins pou- voirs à leurs délégués, à la suite de quoi M.Bruneau a envoyé au premier ministre le télégramme précité.Fin marge de la grève, noue recevons de l’Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec, le communiqué suivant : “A la suite d’une déclaration faite par M.Bruneau et parue dans les journaux de mercredi soir, l’Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québee tient à faire une mise au point et déclare que les infirmières du Service de santé de la ville de Montréal, faisant partie d’un corps professionnel, ne prennent pas part à la grève des fonctionnaires municipaux, celte attitude de revendication étant incompatible avec leur éthique professionnelle.“L’Association des gardes-mele-des enregistrées de la province 4e Québec, désireuse de venir en eide à toutes les infirmières, est prête en tout temps à assister les infirmières du Service de santé de la Cité ainsi que tout autre groupe similaire lorsqu’il s’agit de directives professionnelles”.La Roumanie souhaiterait conclure la paix Le rapport de r'Aluminum" L’armée canadienne (active) a publié hier une liste de ses pertes.| Parmi les noms des victimes ncus| relevons ceux des Candiens français suivants: tués au combat: les grenadiers, Roméo-Joseph Brissard, de Pontiac; Alexandre Fontaine, de Québec; Olivier-Joseph Frigon, de St-Louis, Sask., et Henri-Joseph Vincent, d’Oka; les soldats Laval-Joseph Paradis, de Kapuskasing; et Fer-nand Roy, de Sherbrooke.Mort de ses blessures, le caporal intérimaire Robert Turcotte, de Victoria.Blessé, te sohlat André Bernardin, de St-Boniface: portés disparus: le caporal suppléant intérimaire Jean-Léo Briaild de Priceville; le grenadire Marcel Lamarche, de Québec, et le caporal suppléant intérimaire Joseph-Georges Morisset, de Rimous-ki.^ Nouvelle attaque contre Rabaul Quartier général des Alliés en Nouvelle-Guinée, 8 (A.P.) — Les aviateurs alliés qui ont de nouveau attaqué Rabaul, la grande base japonaise de là Nouvelle-Bretagne, ont tué ou blessé au moins 100 soldats ennemis en attaquant une trentaine «le barges le long des côtes de la grande lie.D’autres escadrilles ont attaqué des navires aux environs de Kavieng en Nouvelle-Irlande et réussi à atteindre un contre-torpilleur «t un cargo.Le recorder Aimé Leblanc s'évanouit Le recorder Aimé Leblanc s’est évanoui lier, dans son bureau, annexe de l’hôtel de ville, rue Gos-ford.On Ta transporté d’urgence à l’hôpital Saint-Luc.Son état serait maintenait satisfaisant.Québec, 8.— La Commission d’enquête chargée par le ministère provincial du Travail d’étudier les conditions de travail des cavistes de la compagnie d’Aluminium du Canada, de Shawinigan, s’est réunie hier, à Québec, et son secrétaire, M.Jean-Pierre Després, a remis hier soir le communiqué suivant: “Depuis le 11 novembre dernier, les commissaires, le Dr F.-J.Tourangeau, Percy-E.Radley, J.-A.Isabelle et Jean-Pierre Després, secrétaire de la commission, ont siégé à dix-sept reprises, soit à Québec, soit! à Shawinigan ou Arvida.La Commission est entrée en contact avec les ouvriers, les représentants du Syndicat et les autorités de la cora- fiagnie.Les ingénieurs engagés par a Commission pour faire des éludes de temps, doivent faire parvenir leur rapport technique dans quelques jours.Les différents examens médicaux, exigés par la commission seront également terminés | dans quelques jours.“La Commission attend ces jours- ! ci le rapport du Dr Lucien Brouha, | spécialiste belge en physiologie du j travail, attaché à l’Université Har- | vard, Cambridge.Le Dr Brouha a ; fait deux voyages à Shawinigan durant le mois de décembre.Avec le j concours des ouvriers, il a fait cer- | taines expériences se rapportant aux conditions de travail des cu-vistes.La semaine dernière, le nouvel exécutif du Syndicat catholique de Shawinigan a rencontré les membres de la commission.• “La commission devrait être en mesure de faire rapport au ministre du Travail au cours des prochaines semaines.On s’attend à ce que le rapport de la Commission fasse époque dans les annales de l’industrie «le l’aluminium et des conditions de travail «les cuvis-te*”.Mort mystérieuse d'un cultivateur .• M.James Murray, 50 ans, La Conception, à 85 milles au nord de Montréal, a été trouvé mourant, le matin du jour de l’An, sur le plancher d’une étable où se trouvaient plusieurs chevaux.La Sûreté provinciale enquête.On ne sait pas exactement si l’homme a> été blessé par un cheval ou s’il a été victime d une agression.Le Dr T.Lachapelle, de Mont-Laurier, coroner du «iistrict de Labelle, avertit aussitôt la Sûreté provinciale.Une autopsie préliminaire faite par le Dr Rosario Fontaine, médecin légiste, indique que la mort de M.Murray est attribuable à une fracture du crâne.Londres, 8 (C.P.) — Si Ton en croit les rapports qui parviennent dans les pays neutres, la Roumanie, qui se voit menacée par les années russes qui ne sont plus qu’à 70 milles de ses frontières, tente désespérément de se libérer de ses liens avec l’Axe.Le jeune roi Michel serait à conférer avec les adversaires du gouvernement actuel oui est favorable aux Allemands.Des dépêches de Stockholm di-s«*nt que Michel se trouve maintenant à Arad, près de la frontière hongroise, et que son départ de Bucarest a donné lieu à toutes sortes de rumeurs.On ne prend cependant pas au sérieux la rumeur venue de Turquie que Michel se disposerait à se rendre à Londres en avion pour demander la paix.Aê Ÿ Ÿ Berne, 8 (A.P.) — La radio de Budapest a rapporté hier soir que la Roumanie avait pratiquement in terdit aux civils de voyager sur toutes les princiT'ales lignes de chemiq de ter, vraisemblablement en raison des plans de retraite et de défense imposés par l’avance de l’armée rouge vers la frontière roumaine.Les policiers réclament un minimum de $2,400 A une réunion tenue hier soir au Café Saint-Jacques, et à laquelle assistaient plus de 400 policiers, l’Association canadienne des employés de la police de la ville de Montréal a décidé de réclamer un salaire minimum de $2,400 pour chaque agent et des conditions de travail identiques à celles qui prévalent à Toronto.Le but de la réunion était de présenter des propositions sur lesquelles les intéressés s’étalent préalablement entendus au comité d’arbitrage présidé par Me Roger Brossard.Assemblée C.C.F.à Saint-Boniface Saint-Boniface, Manitoba, 8 (C.P.) — M.Jacques Casgrain, organisa-leu rde la C.C.F.pour la province de Québec, a déclaré ici dans un discours hier soir que le sort «les travailleurs ne serait pas amélioré par un mouvement national comme le Bloc populaire, dirigé par M.Maxime Raymond, député du comté de Beauharnois-Laprairie, Empoisonné par de l'arsenic Le coroner Richard-L.Duckett, a rendu un verdict de mort violente sans négligence criminelle, à la suite d’une enquête tenue dans le cas du jeune Allen McDougall, six ans, 2555 rue Quesnel, mort Je matin du jour de l’An, au domicile de ses parents.Le Dr Rosario Fontaine, directeur du service médico-légal de la province de Québec, Jeune artiste déploie dans ces dessins, un talent d'illustrateur plein d'esprit, de .Inesse et d'une Inêpulsaole jeunesse.Les textes «Ace a la fins touche de Robert E Uevrellyn.ce.animateur incomparable, ajoutent aux dessins un» rare «t Juvénile fraîcheur.L'auteur, en parfaite harmonie avec l’Illustrateur interprète d'une façon charmant», amusante et éducative, les chefs-d'oeuvre du Bonhomme La Fontaine.Varia, la Grenouille, contient les histoires du peuple des marais: La Grenouille qui veut »e faire auasl grosse que le Boeuf — La Grenouille et !e Bat — Les Grenouille* qui demandent un Bol.Renard, le Goupil décrit mille tours de Capitaine Renard: Le Renard, le Loup et le Cheval — Le Renard, le Singe et lea Animaux — Le Renard et les Poulats d’Inde.Homme, le Bipède montre !es faiblesses de l’Animal raisonnable: L’Oura et les deux Compagnons — Le Meunier, son Fils et l'Ane — Le Savetier et le Financier.Messire le Lion parle de l’épopée ou Roi des Animaux: Le Lion s'en s U eut en guerre — Le Lion et l’Ane chassant — Le Lion devenu vieux.Trotte-Menu illustre les déboires du Rat: he Rat ne ville et le Rat des champ* — Le Rat et l'Hultre — Le Rat et l'Eléphant.Maître Aliboron raconte les mésaventures de l'Ann: L'Ane chargé d’éponges et l'Ane chargé de ael — L'Ane et le Chien — L’Ane et eea Maître».Chaque album, au comptoir ISs.; par la poste ISa.La série des six, 90s.franco.SERVICE DE LIBRAIRIE Dtï DEVOIR Littérature • par |«an GIRAUDOUX Voici fixes en un vivant tableau, d'où l’on voit, an arrière-plan, l’année dramatique de 1941, .les souvenirs ds l’infimité de Giraudoux avec les grands auteurs.“Et ces souvenirs prennent,” dit-il, dans la catastrophe, figure de l'espoir.Ces portraits littéraires vont devenus des visages, des faces qui écoutent et murmurent, et cillent.” Volume de 270 pages.Au comptoir $1.25.par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” Le diable au corps Raymond Radiguet, écrivain peu connu au Canada, mort dans la vingtaine après avoir laissé une oeuvre mince en apparence, un recueil de poèmes et deux romans, demeure néanmoins un témoin étonnant de la génération née de la guerre.Au debut du Diable au corps, où les éléments autobiographiques paraissent nettement dominer l’affabulatirn romanesque, il écrit: “Est-ce ma faute si j’eus douze ai^ quelques mois avant la déclaration de la guerre?Sans doute, les troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d’une sorte qu’on n’éprouve jamais à cet âge; mais comme il n’existe] rien d’assez fort pour nous vieillir ‘ malgré les apparences, c’est en enfant que je devais me conduire dans une aventure où déjà un homme eût éprouvé de l’embarras.Je ne suis pas le seul.Et mes camarades garderont de cette époque un souvenir qui n’est pas celui de leurs aînés.Que ceux qui déjà m'en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons: quatre ans de grandes vacances.” C’est en effet une aventure d’homme qui arrive à ce garçon singulièrement précoce de quinze ans.Son amour pour Marthe Gran-gier n’a rien, ou si peu, de juvénile, il est prématurément mûri et possède déjà tout l’égoïsme masculin des hommes qui ont dépassé le stade béni et généreux de l’adolescence.Radiguet éprouve des sentiments qu’il a peine à ajuster à son âme d'enfant.Il a beaucoup lu et cependant sa douloureuse idylle n’a rien de livresque, comme il arrive si souvent chez des garçons de cet âge.L’absence des jeunes hommes partis aux armées donne aux cadets l’audace de les remplacer auprès des femmes qu’ils ont dû quitter.Pendant la jeunesse, un amoureux associe voloutiers son amour à la mort; ce rapprochement ne l’effraie en rien, il y voit plutôt une consécration d’éternité.“Envisager la mort avec calme ne compte que si nous l’envisageons seul.La mort à deux n’est plus la mort, même pour les incrédules.Ce qui chagrine, ce n’est pas de quitter la vie, mais de quitter ce qui lui donne un sens.Lorsqu’un amour est notre vie, quelle différence y a-t-H entre vivre ensemble ou mourir ensemble’].Incurable romantisme, qüi survit à toutes les vogues, parce qu’inséparable d’un ; certain moment de notre vie.Le diable au corps participe à la fois du phénomène éternel de l’attirance mystérieuse des êtres et du cynisme assez pervers de la génération qui a subi trop jeune l’ébranlement de la g'uerre.Roman, je le répète, étonnant de maturité précoce, d’une ordonnance trop lâche pour atteindre à la perfection, et qui permet une appréhension directe de l’état d’ame des hommes dont la crise de l’adolescence s’est dénouée dans l’atmosphère chargée de la guerre.Roman extrêmement significatif, dont l’audace des situations empêche d en recommander la lecture à un public peu averti.Livre d’un enfant qui ne peut être lu que par des adultes.(Raymond Radiguet, Le diable au corps.Editions Bernard Valiquette, Montréal 1943).Les Fables de La Fontaine Dès les bancs de Wcole, nous apprenons par coeur les fables de La Fontaine et nous les décomposons minutieusement par les procédés de l’analyse logique.Nos maîtres nous enseignent que ces petits récits sont des merveilles inégalées et nous prêtons une oreille distraite à leurs éloges, conformes au reste à ce qu’en disent les manuels littéraires.Et nous passons à autre chose.Ce n’est que beaucoup plus tard que nous avons plaisir à redécouvrir le fabuliste.Entretemps, une certaine expérience de la vie et des hommes nous a appris que les animaux de La Fontaine n’étaient pas si bêtes et qu’ils «e conduisaient le plus souvent comme nous le faisons nous-mêmes On vient de rééditer à Montréal, dans un élégant petit volume, toutes les fables du bonhomme rie Château-Thierry, délicieux flaneur qui promena sur le monde son regard souriant et désabusé et qui témoigna d’un culte constant pour la perfection de la forme littéraire.C’est peu dire que cet ouvrage comble une lacune.Un esprit français frotté d’un peu de culture ne peut s’interdire une certaine familiarité avec ces fables.Elles appartiennent à notre patrimoine, elles font partie de notre heritage culturel.Une fois débarrassées de l’ennui scolaire qui leur fait un si grand tort, nous les retrouvons dans leur jeunesse éternelle.Dans un bref avant-propos, qui ramasse en quelques paragraphes l'essentiel sur La Fontaine.Robert E.Llewellyn cite ce jugement de Taine, dont on connaît l’important ouvrage sur le fabuliste: “U n fallu la finesse, la sobriété, la gaieté, la malice gauloise, l’élégance et l’éducation du XVIle siècle pour produire un La Fontaine.” (La Fontaine, Fables.Au comn-toir, $1.25; par la poste, $1 35).Vie et Effigies Mme Alberto Langlais-Campagna publie en même temps deux petites plaquettes, urtistemenl illustrées par Cécile Chabot, dont les dessins sont au niveau de ses poèmes.VIE comprend des contemplations en vers libres où l’auteur s’émeut des prodiges de In vie et s’enchante du merveilleux quotidien.On perçoit l'échu d'une âme sensible, fui vibre à toutes les joies comme » toutes j les tristesses.L’instrumfnt d'ex-pression ne rend pas toujours jus-tice cependant à la qualité de Pins-I piration et des sentiments.U y a ici et là des maladresses, des naïvetés et des redondances qui font cliché, v.g.“pour le rocher superbe, majestueux, imposant.” Un peu plus loin: * la vie et l'ordre; l’ordre et l'harmonie: l'ordre et la Justice; l'ordre et la (sympathie; la sympathie et la symphonie: C’est décidément trop facile! A ce compte, la poésie se ramènerait à un assemblage de mots choisis au hasard.Par contre, dans Effigies, Mme Langlais-Campagna donne vraiment sa mesure.Des réflexions judicieuses et ingénieuses sur la vie des femmes, sur les moyens nécessaires auxquels elles doivent recourir pour conserver l’amour de leur mari en son originale ardeur, sur leur rôle éminent au foyer, etc.Tout cela se lit avec intérêt, parce qu’écrit sans recherche de l’ejfet par une personne qui a réfléchi sur les problèmes du couple et sait en disserter agréablement.(Alberte Langlais - Campagna, Vie et Effigies.Au comptoir et par la poste, $1.60).Le monde est un J’ai eu l’occasion de parler en son temps du récit de voyage de Wendell Willkie publié sous le titre de One World.L’édition française vient de paraître à New-York, due à l’excellent traducteur Maurice-Edgar Coiudreau, qui n’en est pas à ses premières armes et qui a déjà fait connaître au public français de grands écrivains américains.Les lecteurs de langue française liront avec intérêt le documentaire de Willkie qui est un ouvrage de bonne foi.Certains de sés points de vue paraissent peut-être chimériques dans les circonstances actuelles, niais il est difficile de lui refuser le mérite de la franchise.Ses entrevues avec plusieurs hommes d’Etat contemporains comme ses visites dans différentes - parties de l’univers nous confirment que le monde est multiple, même s’il rêve qu’il soit un! (Wendell Willkie, Le monde est un.Au comptoir, $2.00; par la poste, $2.10).R.D.présent* Opinions Tribune d’information Instituée par la Société Radio-Canada sur les problèmes d'oprès-guerra et dirigée par Raymond TANCHE Voilà un volume gui sera tré» utile aux membres des cercles d’études en orientant leurs discussions sur les sujets suivants: Lea jeunes et l’après-guerre — La politique ouvrière — Le travail féminin — La formation personnelle — Le syndicalisme — Les assurances sociales — L'assurance-maladie — La vie rurale — La Vie dan* les grandes villes — Capitalisme, socialisme et corporatisme — Coopération — Le bien commun, base du monde d’après-guerre.144 pages.Prix : *0.50 — Par U poste : 10.00 Ecrivez, téléphonez, venez à 3425.rue St-Denis Montréal.FIDES a.-.Nouveautés | LE MONDE EST UN, par Wondoll ! < Wilkic, 245 pages.Au comp- ] ] loir $2.00; par la poste $2.10.DES MINARETS AUX GRATTE- ]] CIEL, par Léon Guerdan, 300 pages.Au comptoir $2.00, par la poste $2.10.]] L’AVENIR DE L'ESPRIT, par Le- ]] comte du Nouy, 300 pages.Au 'r comptoir $2.25, par la poste >r $2.35.;; SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR" J] Des nouveauté de France dons la collection catholique AINSI DONC ENCORE U FOIS — Paul Claudel.64 pages., LES SIGNETS DU MISSEL René Fernandet.64^ pages .HOMMES, MES FRERES — A.D.Sertiilanges, O.P.64 pages.LACORDAIRE ET NOUS François Mauriac.64 pages ., SA SAINTETE PIE XII -M.S.Gillet, O.P.64 pages , U MJ* HOMV CHEZ LES DOMINICAI — André David.100 pages i SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” VOLUME XXXV — No 5 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 8 JANVIER 1944 RT 1 I'' I Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Les païens de Mandchourie — Par le Père Eugène Bérichon, P.M.E.Chacun connaît la réponse du Divin Maître au jeune homme riche qui lui demandait ce qu’il fallait faire pour acquérir la vie éternelle.“Observe les commandements.—Lesquels?—Tu les connais; “Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point;, tu ne rendras point de faux témoignages; honore ton père et ta mère; aime ton prochain comme toi-même.’’ — “Tout ceci.Maître, je l’ai observé dès mon plus jeune âge.” (Marc X, 19).Il semble naturel que ce jeune homme, élevé dans la religion juive, connaisse tous ces préceptes.Il est merveilleux de voir comme nos païens de Mandchourie les connaissent, eux aussi.Si on excepte les Mahométans, ceux qui font partie de la secte des jeûneurs et quelques autres sectes secondaires qui groupent un petit nombre de bouddhistes, la majorité des païens n’ont pas de doctrine religieuse qu’ils cherchent à dé- Propos astronomiques Phénomènes célestes en 1944 fendre Pour les Mahométans, je ne connais pas d’exemple de conversion.Leur réponse à nos avances, c’est celle-ci: “Nous honorons le même Dieu.” L’an dernier, au dispensaire, je tâchais d’amener un enfant à la religion catholique en lui parlant du bon Père qui est Dieu.Il se tourna vers sa maman qui était là et lui demanda: “Nous ne pouvons suivre?” De la tête, elle fit sirfne què non.Ce fut fini.11 ne voulut plus m’écouter.Sa mère était raahomé-tane.Les Mahométans font bande à part, ils n’habitent jamais les mê; mes cour., que les païens.Ceux-ci en effet mangent du porc et les Mahométans sont supposés n’en pas manger.Mais le proverbe se moque d’eux, il dit: “Dix Mahométans meurent de faim, un seul meurt d’avoir trop mangé.Ils se craignent mutuellement, mais n’ayant plus personne qui les surveille, ils s’en donnent à coeur joie.” Il y a des jeûneurs qui ne craignent pas de manquer à leur serment.Ils avaient pourtant accepté d’être coupés en deux par la foudre, s’ils y manquaient.Le païer ordinaire, je veux dire les neuf dixièmes des gens de Mandchourie, a un grand fond de religion.Il connaîi Dieu qu’il nomme “T’ien luo ye” ou “Lao t’ien ye”, le Ciel, de même que nous disons: le Ciel nous est propice, le Ciel nous punit.Il : ait que tout homme qui naît sur la terre est un don du Ciel., “T’ien chang Ti”.11 sait que le Ciel dirige la destinée des hommes, “t ien ming”.Les hommes doivent faire le bien et éviter le mal.Le Ciel, disent-ils encore, récompense les bons et punit les méchants.Le Ciel donne la vie.Si la pluie ne tombe plus, les païens offrent des sacrifices.Souvent défense est portée par le mandarin de tuer les animaux de boucherie et durant 3 jours de manger de la viande.La tête alors couverte d’une couronne de saule et tenant dans les mains un vase rempli d’eau, ils se mettent en procession et jettent de l’eau en l’air, criant: “Vu lai la”: “La pluie est arrivée”.Si la pluie ne vient pas, malgré cette cérémonie, le pays fait un voeu et dans un terrain vague de la ville, on élève une estrade.Des troupes de comédiens jouent alors en l’honneur du Ciel.Lorsque la récolte est bonne, un autre théâtre s’élève pour remercier le Ciel.Dieu Créateur, Dieu conservateur du pays de Mandchourie.Les dix commandements de Dieu ne sont pas non plus ignorés.J’en ai eu mille preuves dans ma vie de missionnaire, surtout au cours des conversations que j’ai eues avec les païens que je voulais amener à la religion catholique.Adorer Dieu, c’est pour eux “Pai t’ien”.Adorer le ciel, “king cheu”.Honorer la divinité est connu d’eux et leurs temples ne manquent pas de divinités.Le temple de Pékin, dédié au Ciel, est immense.Au Ciel, les Chinois ont ajouté d’autres divinités, mais ils ne"Se trompent pas.Création, Providence, Justice de l’au delà, tout cela revient uniquement au Ciel.Ils savent qu’il n’est pas permis de profaner le nom de la divinité et, ce qui est mieux, ils ne le profanent pas.11 leur arrive d’en appeler au Ciel comme témoin, de jurer par lui: “T’ien tje tao”, “T’ien fa ouo”.Le Ciel le sait, que le Ciel me punisse.Qu’il y ait des jours saints, consacrés à la seule pratique de la religion, ils le savent.Ces jours ne sont pas rapprochés comme le sabbat ou le dimanche.C’est plutôt le génie des fêtes de l’ancienne loi.Il n’y a pas de repos domidical attaché à la sanctification de' ces jours, mais il est observé.Le premier jour de la première lune, le 5e de la 5e; le 15e de la 7e; le 15e de la 8e; le 1er de la 10e; le 23e de la 12e sont sanctifiés par des offrandes de viandes, d’encens, de pain et vin avec des rites spéciaux.“Honore ton père et ta mère” ne fait aucune difficulté pour nos gens en Mandchourie.C’est la base de tous leurs rapporta.Le supérieur est regardé comme un père, le magistrat se nomme “fou, mou, koan”, père, mère, mandarin.Le pays, c’est lu “famille pays”, “Kouo Kia” Les ascendants qui, après leur mort, deviendront esprits protecteurs, ont un droit indiscuté à la piété filiale.Tuer est mal et blesser aussi.En temps ordinaire, nos Chinois ont horreur du sang versé.Le soufflet, le coup de poing, les blessures, encore plus, le coup qui donne la mort leur répugnent.Le brigand sait que celui qui tue mourra lui-même de mort violente.Le Ciel défend l’homicide.La conscience aussi.Le culte de la belle vertu de I chasteté est très estimé, et si le païen est faible, il sait par contre admirer cette vertu dans celui qui la possède et blâmer les coupables.Le vol est défendu par la loi de la conscience.“Koung tao”, justice, es* un mot qu’ils connaissent.Si personne n’aime à admettre lui avoir 'manqué, personne ne s’y trompe non plus pour voir le défaut de cette vertu dans les autres, et cela avec une sûreté 'non pareille.Le faux témoignage ravale son auteur.On appelle “couteau, pinceau”, ceux qdi écrivent des pièces d’accusation fausses.Et même celui qui dresse sciemment une pièce d’accusation fausse ne peut manquer d’encourir la désapprobation générale.Je me souviens d’un catéchiste qui me disait: “Je suis heureux de gagner de l’argent afin que mon père abandonne sa fonction de scribe dresseur d’accusations.C’est un métier infamant, dont les gens ne se vantent pas”.Le neuvième et le dixième commandements ne leur échappent pas.Un homme qui tient à son honneur et qui parle à une femme s’abstiendra de la regarder.C’est même un peu ridicule de voir alors l’homme regarder au sud alors que la femme regarde du côté nord.Mais c’est la coutume journalière.Jamais de baisers, de poignées de mains.Une femme ne donnera jamais un objet à un homme de main à main, pas même à son mari.Elle le dépose là, et lui le prend.Il fait de même pour elle.C’est une suprême inconvenance d’admirer un enfant dans les bras de sa mère et si le père est là, il ne laissera pas passer un tel acte sans protestations.Le désir des richesses d’autrui est aussi défendu.Ils le savent.Et chacun dira quand il emprunte: “J'emprunte, mais c’est pour rendre”.C’est donc dire que nos Chinois connaissent, comme le jeune homme de l’Evangile, les commandements de Dieu.Peuvent-ils dire, eux aussi: J’ai fait tout cela dès mon enfance?A eux de le dire.Je ne saurais faire ici la coulpe pour eux.Mais il est certain qu’on rencontre très souvent des païens, hommes et femmes, étrangement bons, bien ancrés dans la vertu.“Aime ton prochain comme toi-même”.On pourrait écrire un volume pour et contre.Les Chinois, par conscience et par intérêt, aident et respectent leur prochain.Ils sont charitables pur nature, et cela avec d’autant plus de mérites qu’ils vivent souvent eux-mêmes dans une réelle pauvreté.11 y a des actes de charité qui forcent notre admiration.A Ya Men Tai, une femme.Madame Tchang, n’avait pas d’argent pour aider son frère.Elle lui a donné ses deux bracelets d’argent pour qu’il les mit en gage.A Yu Shou Tai, une veuve avec trois enfants en bas âge vit de bouillie de grain et d’expédients.Elle partage son bol avec un pauvre mendiant, trop vieux pour glaner dans les champs.Le paysan a peur du passant, du mendiant qui est l'inconnu, peut-être même l’espion envoyé par les brigands, mais il n’envoie pas ses chiens sur lui et toujours il lui fait la charité.Maison hantée à Halifax Halifax, 8 (C.P.) — Les citoyens du passage de l’est à travers le port ici sont à la poursuite de fantômes et de revenants, à la suite d'une série de faits mystérieux survenus à la maison de Louis Hilchie et de sa famille depuis deux semaines.Le tout commença la veflle de Noël, alors que trois coups pesants et traditionnellement caverneux résonnèrent à travers la maison d’un étage et demi.Depuis ce jour, il s’est produit plusieurs incidents assez bizarres.Une machine à laver s'est promenée seule sur le plancher.Us tables se sont soulevées devant les Hilchie.des ciseaitx sont tombés d’une étagère, un bol de soupe s'est mis à flotter en l’air avant de se répandre sur un des enfants, un réveille-matin et des bouilloires ont changé de place.Je tout sans l’aide apparente d’êtres humains.Comme bouquet, une main invisible a sâisi deux fois le pied de Mme Hilchie, lui arrachant le talon de son soulier.La deuxième fois, elle tomba sur le plancher, se fractura la cheville, se démit l’épaule et se blessa à la tête.En plus de M.et Mme Hilchie, la famille compte cinq enfants, Rita, 20 ans, a été depuis quelques années sujette à des états de faiblesse et d'absence.Depuis le 24 décembre le fait s’est répété plus souvent, disent ses parents.Nous avons sous la main l'annuaire astronomique de la Société royale d’astronomie du Canada pour 1944, annuaire qui donne tous les phénomènes célestes qui auront lieu au cours Tie l’année, ainsi que la position des planètes parmi les étoiles.Il y aura deux éclipses de Soleil, l’une totale, l’autre annulaire, mais toutes deux malheureusement invisibles au Canada.La première se déroulera le 25 janvier dans le sud-est du Pacifique, eu nord du Pérou, au Brésil, dans le centre de l’Atlantique, au Sierra-Leone et dans l’Afrique occidentale française.La phase partielle sera visible dans la plus grande partie de l’Amérique du Sud, dans une petite région des Etats-Unis en bordure du golfe du Mexique au lever du Soleil, en certaines parties de l’Afrique et du sud-ouest de l’Europe au coucher du Soleil.Au Brésil la totalité durera environ quatre minutes.L’éclipse annulaire se produira le 20 juillet dans l’Afrique orientale, aux Indes, dans le nord de la Birmanie et aux Indes orientales.L’on nous annonce aussi quatre appulses lunaires, c’est-à-dire des éclipses pénombrales de la Lune, mais ces phénomènes sont inobservables à l’oeil nu.Toutefois celle du 29 décembre, visible dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord, en Australie, en Asie et dans l’est de l’Europe, vaudra la peine d’être observée car l’ombre de la Terre frôlera le limbe de notre satellite.Les pianètes ne manqueront pas d’intérêt.Mercure sera étoile du soir les 12 avril, 10 août et 4 décembre, étoile du matin les '31 janvier, 29 niai et 22 septembre.Les élongr-tions les plus favorables se produiront le soir du 12 avril et le matin du 22 septembre.Vénus est étoile du soir et le demeurera jusqu’en juin.Mars était le 1er janvier à 60 millions de milles de la Terre et s’éloignera de plus en plus au cours de l’année.Son mouvement sur la voûte céleste sera direct, c’est-à-dire vers l’Est.Nous le verrons en janvier et février traverser la longue constellation du Taureau, entrer dans les Gémeaux en mars, parcourir cet astérisme au mois d’avril-, en sortir vers la fin de mai pour descendre dans le Cancer en jqin et atteindre le Lion au mois de juillet dans les parages de la planète Jupiter.Jupiter, au début de l’année, se trouva à l’ouest de la belle étoile Régulus du Lion et passera en opposition ou à sa plus proche distance de la Terre le 11 février lorsque 400 millions de milles nous en sépareront.Sa marche sera rétrograde ou vers l’ouest jusqu’au 13 avril; deviendra ensuite direct, rebroussera chemin jusqu’en juillet pour s’éclipser dans les clartés du crépuscule et disparaître du ciel du soir en août pour réapparaître dans le ciel du matin en septembre dans la Vierge.'Saturne est dans le moment aux confins du Taureau se dirigeant vers l’ouest jusqu’au 20 février puis revenant sur ses pas en mars et avril entre les étoiles Bêta et Zêta du Taureau, sa conjonction avec le Soleil ayant lieu le 21 juin alors qu'il sera à sa plus grande distance de la Terre, soit à 930 millions de milles.La planète aux anneaux nous reviendra dans le ciel de l’au-•rore vers la mi-juillet, passera définitivement dans le ciel du soir en novembre et en opposition avec le Soleil le 28 décembre à 750 millions de milles de nous dans la constellation des Gémeaux.Uranus gravite toujours dans 'e Taureau et sa période la plus favorable à réservation sera de janvier à avril et de novembre à décembre.Le 3 décembre il sera en opposition à 1,700 millions de milles de la Terre.Neptune en janvier est très près de l’étoile de 4e magnitude Eta de la Vierge mais comme la planète ne passe au méridien qu’à 5 h.43 m.(h.uv.) du matin, il faut veiller tard pour l’observer.Son opposition arrivera le 23 mars alors qu’il atteindra le méridien à 1 heure du matin (h.av.) Cette lointaine planète sera alors distante de nous de 2 milliards 700 millions de milles.Pluton, découvert en 1930, se situe dans le Cancer mais son éclat étant de la 15e magnitude l’exclut du domaine de l’amateur.Voici maintenant brièvement les phénomènes les plus intéressants de l’année.D’abord l’occultation de Jupiter par la Lune le 13 janvier que nous avons déjà signalée dans notre article du 31 décembre.Rappelons toutefois que l’immersion pour Montréal aura lieu à 7 h.53 fn.du matin et l’émersion à 8 h.55 m.(h.av.) La planète Mars sera à moins de 3 degrés au nord d’Uranus (2° 49’ N.) a 5 heures de l’après-midi le 20 janvier.Plusieurs rapprochements intéressants de Jupiter et de Saturne avec la Lune (ce que les astronomes appellent conjonctions) sont à noter: le 9 février à 7 h.27 m.du matin, Jupiter sera à 22 minutes d’arc au sud de la pleine Lune, le 7 mars à 3 minutes au sud à 7 h.du matin, le 30 avril il y aura une autre occultation.Le 29 juin conjonction de Mercure et de Jupiter à 41 minutes d’arc de séparation, et le 23 septembre les deux astres se rencontreront de nouveau à 6 minutes de distance.En octobre la Lune repassera à 21 minutes au sud du monde jovien.En septembre, octobre, et particulièrement en novembre et décembre, conjonctions importantes entre la Lune et Saturne, l’écart se chiffrant respectivement à 42’, 21’, 5’ et 3’.Mars offrira un joli spectacle par son voisinage avec Castor et Pollux au mois de mai et un autre non moins attrayant avec Jupiter et Régulus le 29 juillet.L’annuaire nous prédit une occultation de Mercure par la Lune le 16 décembre à midi et 6 minutes, occultation difficile à observer car la Lune ne serait âgée que d’un jour et de plus sera assez basse dans le ciel mais à l’aide n’une bonne jumelle ou d’un petit télescope le phénomène pourrait être suivi.De LISLE GARNEAU de l'Observatoire Ville-Marie.Ford devra payer une semaine de vacances à 14,000 employés Ottawa, 8 (C.P.) — L’Office national du travail en temps de guerre .a décrété hier que la Ford Motor Company, de Windsor, Ont., devra payer une semaine de vacances à tous ceux de ses employés payés à l’heure qui ont un an ou plus de services.Environ 14,000 ouvriers bénéficieront de celte décision qui a été prise à la suite d'un appel des United Automobile Workers (C.I.O.) contre une décision de l’Office du travail d’Ontario.Les détails du plan de vacances seront sujets à des négociations entre la compagnie et l'union puis finalement approuvés par l’Office national.Retenez le ’Devoir", d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — B sous le numéro.Téléphones eu service du tirege s Bgjir 3361* : U vous donnera l’adresse «j’en dépositaire de votre voisinai*.AREX COMPOUND soulage promptement les douleurs rhumatismales.COMPOUND CONTRE LES 13 DOULEURS RHUMATISMALES Feu Mme M.Tremblay Aux Eboulements le 6 janvier 1944 est décédée Mme Adélaïde Tremblay, femme de feu Meude Tremblay.Elle laisse dans le deuil: ses fils, William, Joseph et Thomas, des Eboulements, Edmond, de St-Sulpice, et J.-Arthur, gérant de la Compagnie Mutuelle d’immeubles, de Montréal; ses filles, Mme veuve Thomas Tremblay (Corine), Mme Alfred Boivin (Clémence), Mme veuve Adélard Tremblay (Amelia).Mme Alphonse Tremblay (Eva) et Mlle Jeanne; ses gendres, M.Alexis Boivin, de Montreal; MM.Alphonse Tremblay, Joseph Tremblay et Alfred Boivin, des Eboulements; ses belles filles, Mme J.-A.Tremblay, de Montréal; Mme Edmond Tremblay, de Saint-Sulpice, et Mmes William-Joseph et Thomas Tremblay et Mme veuve Harmel Tremblay, ces dernières des Eboulements, William Pin par Jacques CHASTENET Ce volume a paru chez Fayard en 1941, dans la collection des Grandes Etudes Historiques, rendue célèbre par les ouvrages de Louis Bertrand, Jacques Bainville, Pierre Gaxotte, Funk-Brentano, Auguste Bailly et autres.Volume de 352 pages.Au comptoir $1.50, par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Nouveau traitement pour les brûlures Washington, 8 (A.P.) — Deux médecins attachés au corps médical de la marine des Etats-Unis onl emprunté à la nature elle-même et développé un nouveau traitement de surface pour les brûlures, traitement qui selon eux est supérieur à nombre de méthodes en vogue ces deux dernières années.Ce traitement consiste à appliquer directement sur la surface de la brûlure du plasma de sang humain.Même si les cloques qui se sont formées sont crevées, le plasma de sang humain fait l’office d’isolant et permef aux tissus de se rétablir parfaitement, et de reprendre leur vigueur ancienne.La grève de Windsor s'étend à Détroit Windsor, On778~(C.P.)—La grève de 20 conducteurs de camions de la section de la Direct-Winters Transport, Limited, à Windsor, Onl., qui est entrée dans sa sixième journée, s’est propagée à Détroit, E.-U., où cinq autres chauffeurs se sont joints à leurs camarades de Windsor.Les grévistes se plaignent d inégalité de traitement dans l’octroi du boni spécial de Noël.La grève n’affecte pas les autres bureaux de la compagnie.Navire-patrouille coulé Philadelphie^ 8 (Â.P.) — Un navire-patrouille des Etats-Unis a été coulé, croit-on, dans l’Atlantique, à 60 milles au sud-est de cap May, N.-J.Il est entré en collision avec un navire marchand.Le 4e district naval, qui a annoncé le désastre, ajoute que les deux navires sont venus en collision peu avanl minuit ce matin.On ignore si les membres de l’équipage se sont perdus ou ont été blessés.Au 4c district naval, on a identifié les navires comme navires-citernes.Remerciements des "Buissonnets" La direction, le personnel et les protégés des "Bulssonnets” remercient tous leurs bienfaiteurs qui, d’une façon ou de l’autre, les ont aidés en ces dernières semaines.Ils remercient aussi les journaux de leur collaboration.Grâce à leurs bienfaiteurs, les Buissonnets ont pu progresser: par exemple, un partie de leur maison a été restaurée, des cours-ateliers de menuiserie et de couture ont été établis e-t plus de 150 jeunes garçons ont pu bénéficier d’un camp d'été.Avas-vous besoin de bons livres’ Adressez-vous ou Service dn U broirie du "DEVOIR" 4B0 nie No rre-Dame (est).MontréaL Nouvelles de guerre Nouveau système d'examen de la vue des marins Lanterne et prisme — Plus de candidats sont admis dans la Marine royale — Avantages de cette méthode pour les civils après la guerre Grâce à un nouveau système d’examen de la vue, plusieurs marins qui auraient été refusés pour le service en mer peuvent maintenant être employés à bord des navires, annonce le quartier généra) de la Marine canadienne.Cette économie de ressources humaines a été rendue possible par une nouvelle lanterne permettant de trouver lu facilité de chacun à reconnaître les couleurs.Cette lanterne a été perfectionnée par te commandant-médecin D.Y.So-landt, R.C.N.V.R., du bureau des recherches médicales de la Marine canadienne.Selon les méthodes d’examen an térieurement en usage dans la Marine, environ huit pour cent de tous les candidats se voyaient refusés pour cause de daltonisme.Un nouvel examen de ces candidats, à l’aide de la nouvelle lanterne, nous montre que 20 pour cent d’entre eux peuvent maintenant servir dans la marine.Bien qu’on ait limité les recherches au domaine du service naval, cette méthode offre d’intéressantes possibilités pour la vié civile.Les médecins de la marine devaient résoudre un problème: la nécessité d’une épreuve visuelle dans le but d’éliminer tous les hommes que le daltonisme rend incapables de servir en mer comme signaleurs ou vigies et seulement ceux-là.L’examen que l’on faisait subir habituellement était trop sévère et les autres méthodes en existence ne l’étaient pas assez.Le nouvel examen embrasse les couleurs simples seulement.L’élimination se fait en regard du travail que doivent effectuer les candidats, les examinateurs ayant déterminé à l’avance quels défauts visuels ils pouvaient permettre dans chaque genre de travail.On a apporté certaines améliorations techniques dans la fabrication de la nouvelle lanterne: comme la standardisation photo-électrique â la source de lumière et des filtres plus précis.Dans les chambres noires Contrairement à l’ancienne méthode, l’examen a Heu dans une chambre noire.Les sujets sont laissés dans la noirceur pendant 10 minutes pour adapter leurs yeux.On les amène ensuite dans une autre chambre noire où iis doivent se tenir debout à environ 20 pieds de la lanterne.Les couleurs apparaissent par deux ouvertures.Elles peuvent être semblables ou diffe-rentes.Les hommes “récupérés pour le service en mer sont ceux qui n’ont aucun défaut visuel apparent et peuvent nommer n’importe quelle couleur simple.Ils ont cependant de la difficulté avec les couleurs composées.Grâce à cette nouvelle lanterne, on a formé quatre groupes parmi ceux qui ont échoué au premier examen.Le premier comprend les hommes qui n’ont aucun défaut visuel.Le deuxième est composé de ceux ayant de petits défauts qui ne peuvent affecter en rien 1 efficacité de leur travail.Ceux du troisième groupe ont de la difficulté à reconnaître le vert, tandis que ceux du quatrième groupe ont de la difti-culté avec le rouge.Le contre-torpilleur "Saguenay" est un grand invalide Le contre-torpilleur qui a été le plus maltraité dans la marine canadienne, le Saguenay, est encore à flot et utilisé., On l’appelle VArrete ces jours-ci parce qu’il n’a plus de poupe et qu’il n’ira jamais sous pression.Mais les hommes qui se sont battus à bord le considèrent toujours comme une “grande dame”; ce compliment venant de marins, il ne peut être plus galant.Le Saguenay a sfR vècu à un torpillage au cours duquel il a perdu sa proue, à une collision qui lui a valu la perte de sa poupe, et il a de plus passé à travers les pires tempêtes des dix dernières années dans l’Atlantique-nord.Avant la guerre, il escorta Leurs Majestés au Canada; en temps de guerre, il escorta Winston Churchill qui retournait outre-mer après avoir assisté à la conférence de l’Atlantique.Il participa à la chasse au Bismarck et couvrit des milliers et des milliers de milles lorsqu’il effectuait le travail ardu d’escorte de convoi.En une occasion, sur 120 jours de travail constant d'escorte, il en passa 96 en haute mer.Le Saguenay reçut son dernier coup au cours d’une nuit brumeuse et noire en novembre 1942 alors qu’il escortait un navire marchand au large de Terre-Neuve.Croyant avoir repéré un sous-marin il s’élança à sa poursuite et passa devant un convoi qui s’en allait dans une autre direction.Un vaisseau de commerce le frappa à la poupe.Les grenades de profondeur qui y étalent arrimées coulèrent et firent explosion, arrachant complètement la plage arrière du contre-torpilleur et déchirant la proue du vaisseau de commerce qui coula en moins de cinq minutes.Heureusement, il n’y eut en tout qu’une seule perte de vie.Le Saguenay ne put procéder sous sa propre pression.Il fut peu après toué dans un port.Les dommages qu’il subit à cette occasion étaient si considérables qu'on a jugé plus économique de ne lui faire que les réparations Ur- du district militaire no 4.Voici leurs noms et leur promotion: Promus lieutenants: le sergent Jean-Alphonse Leclaire, du corps canadien d’infanterie, mari de Mme Adélard Leclaire, 3800 avenue Mar-cil, Montréal; le signaleur Georges DesRochers, liste générale; père, M.Louis-Alphonse DesRochers, 4405-A rue Parthenais, Montréal: le sergent Desmond F.lliot Smith, du corps motorisé canadien; père, M.Alfred Smith, 6900.rue Sherbrooke ouest, appt.4, Notre-Dame de | Grâce, Montréal.i Le sergent Laflamme porté disparu Dans la liste des victimes canadiennes de la guerre publiée aujourd’hui.on relève le nom du sergent aviateur Joseph-Georges-Kucli-de Laflamme, de St.Thomas, Ont., porté disparu.Saint-Hyacinthe, 8 (D.N.C.) — La nouvelle est parvenue ici que le soldat Laurier Chapdelaine, de Saint-Denis sur Richelieu, a été tué sur le champ de bataille, en Italie, vers la mi-décembre dernier.Le défunt est fils de Mme Oscar Chapdelaine, de Saint-Denis.L'état-major du //22e// dans une étable en Italie Les nôtres, au milieu de la canonnade au nord d'Ortona (par Maurice Desjardins) Avec les Canadiens en Italie, le 8 janvier (C.P.par câble) — (Dépêche retardée) — Nous sommes assis sur des bottes de paille dans rétable où le Royal 22e Régiment de Québec a établi son nouveau quartier général au nord d’Ortona.Ce î n’est pas une forteresse, mais les murs épais protègent l’état-major contre les éclats de shrapnel, car au dehors la cannonnade ne cesse pas.Les conversations se font sur un ton nerveux: la rumeur circule depuis ce matin d’une contre-aflaque ennemie prochaine.Le jeune lieutenant Pierre Chassé, de Québec, entre précipitamment en laissant derrière lui des traces de boue sur le parquet, et nous explique la raison du bombardement ennemi.De son point d’observation à 500 verges au nord, les hommes de son peloton distinguent les positiones allemandes grâce aux éclairs des canons.Chassé a indiqué ces positions à .notre artillerie, mais les boches tireront tant qu’ils n’auront pas dé- j truit notre poste d’observation ou tant que notre artillerie ne les aura pas fait taire.Dans la cour, un soldat arrose d’essence une gamelle emplie de terre, frotte une allumette.et voici un excellent brasier pour faire chauffer le thé.L’adjudant, le capitaine Bernard Guimond, de Québec, saisit son téléphone portatif pour avertir un détachement de mitrailleuses d’avoir à camoufler leur brasier qui se trouve dans la zone de visibilité de l’ennemi et qui pourrait fort bien attirer le feu de l’artillerie.En attendant le retour du major Jean Allard, des Trois-Rivières, de la brigade d’où il doit rapporter des nouvelles fraîches, nous dégustons une tasse de the offerte par son ordonnance, le soldat Ernest “Lucky” Lalancette.Lalancette s’est vu surnommé “lucky” après que deux carabines lui eurent été arrachées des mains par des éclats d’obus, sans qu’il eût été blessé.Nous évoquons un incident de la récente offensive où une trentaine de Canadiens français furent cernés durant 24 heures dans une maison sur la rive de la rivière Moro.“Dans la maison, nous avions une dizaine de blessés, plusieurs civils, un prisonnier allemand.Le major Joe Trudeau, de Québec, le capitaine André Arnoldi, de Montréal, et les lieutenants Charles Lé-paré et Marcel Leblanc d’Ottawa, se trouvaient avec nous”, dit le lieutenant Marcel Dussault, de Montréal.“Deux tanks boches nous tiraient dessus et de temps en temps un obus rognait l’un des coins de la maison, ce qui faisait pousser des hurlements aux femmes italiennes et écraser nos hommes sous les six grosses barriques de vin.Le prisonnier allemand, un jeune homme de 20 ans, était très sage, car deux de nos blessés le tenaient en respect.” • “Je n’avais plus que sept hommes valides dans mon peloton”, poursuit-il, “et la poignée d’hom- AU Kl WAN IS ST-LAURRNT M.Lorenzo Favreau, président de Tait* Favrezu Ltéa, qui a été élu secrétaire honoraire du club Kiwanit St-Laurin t.mes qui défendaient la maison était à bout de munitions.Nous étions dans une situation vraiment délicate.“Heureusement, au cours de la 2ème nuit, un officier d'observâ-tion de notre artillerie repéra les tanks ennemis et indiqua leurs positions à nos canons.” .“En dépit des francs-tireurs allemands, nous avons réussi à quitter la maison à la faveur des ténèbres, sortant d’abord les blessés sur des civières.“Encore une fois, nos bons amis de l’artillerie, nous ont tiré M’un mauvais pas.” ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie 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et BOUCHER, libraires.4669 St-Denis, HA.1770.MONOTYPISTE sur clavier de-mandé.— Homme d'expérience; emploi permanent; références requises.S'adresser en personne ou por lettre No 1770 Service Sélectif National, 275 Notre-Dame ouest, Montréal.L'homme d'acticn qui souffre de l'hernie peut quand même accomplir son travail quotidien en toute sécurité grâce à une bonde herniaire judicieusement choisie et scientifiquement ajustée.Venez consulter notre expert dès aujourd'hui à ce sujet.Pharmaciens chimistes 921, rue Ste Catherine est * PL.9622 Cité de Montréal SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS DIVISION DE LA VOIE PUBLIQUE gentes plutôt que de le remettre complètement à neuf, 11 avait d’ailleurs accompli dans sa carrière plus qu’on ne s’attendait de lui.Conséquemment, au lieu de lut poser une autre poupe, on boucha l’ouverture pratiquée par la collision et on le loua dans la base d’entrainement où il se trouve aujourd’hui.Promus lieutenants La nouvelle liste de promotions de membres de l’armée canadienne outre-mer comprend des militaires Enlèvement de la neige Stationnement interdit Pour faciliter le travail d’enlèvement de la neige, il est indispensable d’obtenir l’entier concours de tous les conducteurs de véhicules.En vertu de pouvoirs conférés par l’article 53 du règlement 1319, des enseignes ou signaux spéciaux sont installés sur les tramways ou dans les rues ou s’effectue le déneigement, et la stationnement y est interdit pendant tout le temps qu’ils sont en évidence, à moins que le véhicule ne soit tous ta garde ou la surveillgpce de quelqu’un.Les conducteurs de véhicules voudront bien se conformer strictement à ces indications.La division de la voie publique sol'icite instamment la collaboration de la population en général dans l'accomplissement de sa tâche d’enlèvement de I* neige.Hôtel de ville.H.-A.GIBEAU, le 7 janvier 1944.Dir|Ctcur du service de* travaux publie*.- 'Uni>.««*»*! « 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI g JANVIER 1944 VOLUME XXXV — No 5 H COMMERCE ET FINANCE 3MJtfMlP3BBWPBSBBMBBBP3MKSS5Sr '1 iJSiSSJKHHr ! SBWIlÊtBlÊSSSÊIÊKÊtl^^JiSSSSSBStiBIMLmmLmmmSKKBMSSSSS!!!!! La monnaie et l’inflation Nou* .reproduisons ci-après le bulletin mensuel de la Banque Canadienne Nationale, livraison de novembre-décembre 1943.L'inflation nous menace.11 est bon que chacun sache au moins en quoi elle consiste.Le début de l’article est un résumé de l'histoire de la monnaie à travers les ftgcs.L’inflation, a-t-on dit, est une maladie des monnaies.Ce n’est pas une maladie nouvelle; l’histoire, depuis plus de mille ans, en a maintes fois constaté les ravages.Pour en comprendre l’origine et les conséquences, il importe de connaître l’organe auquel elle s’attaque.La monnaie n’a pas toujours existé.L’humanité a longtemps vécu sans même en concevoir l’idée, bien qu’elle en sentît Je besoin.Il est certain, en effet, que l’échange s’est pratiqué dès les âges les plus reculés.La vie n’eût guère été possible si les hommes n’avaient échangé entre eux les objets de première nécessité qui manquaient aux uns •t dont les autres avaient un excédent.Faute de monnaie, ils recouraient au troc, c’est-à-dire à l’échange direct de produits contre d’au-tres produits.Cette pratique présentait des complications qu’il est facile d’imaginer.Elle comportait un achat et une vente simultanés.Celui qui avait besoin de quelque chose ne pouvait se le procurer qu’en donnant en retour quelque chose d’équivalent.11 devait donc trouver une personne qui, possédant ce qu’il désirait, fût disposée À le lui abandonner contre ce qu’il offrait.D’ailleurs, les biens faisant l’objet du trac avaient souvent une assez grande valeur et la plupart naie de papier.Dès le IXe siècle, la trésorerie du Céleste Empire délivrait à tout venant, contre la remise de lingots, des espèces de certificats de dépôt imprimés sur de la soie ou de l’écorce d’arbre, et que leurs possesseurs mettaient en circulation.La monnaie, qui au présent stade de sa longue et lente évolution se présente sous des formes si diverses, remplit cependant aujourd’hui les mêmes fonctions que jadis Téta-lon-marchandise; c’est la commune mesure des valeurs et l’instrument des échanges.Elle sert en outre à conserver la valeur puisque, en dissociant l’achat et la vente, que le troc liait l’un à l’autre, elle permet à ceux qui reçoivent le produit d’une vente ou la rémunération d’un service d’en différer a leur gré l’emploi.Mais l’argent, même quand il est mis en réserve, n’est pas nécessairement de la richesse; il reste un instrument d’échange dont on ne fera usage que plus tard.La valeur de la monnaie est instable, comme celle de toutes choses, y compris l’or qui en est la meilleure base.Elle fluctue beaucoup d’un siècle à l’autre, parfois même d’une génération à l’autre; cha' cun sait que telle ou telle unité monétaire, bien qu’elle garde le même nom, est loin d’être échangeable aujourd’hui contre la meme quantité de marchandises qu’il y a vingt-cinq ou trente ans.Aussi, à toutes fins pratiques, mesure-t-on la valeur de la monnaie à sa puissance d’achat.La monnaie exprime le prix des choses.Quand on dit que l’argent perd de sa valeur, c’est tembre cette année.Bien qu’une grande partie des armements, des munitions et autres fournitures de guerre faisant l’objet de ces contrats ait été livrée à nos Alliés, et bien souvent à titre de don pur et simple, les dix milliards n’en ont pas moins pénétré l’économie du pays, puisqu’ils ont été dépensés au Canada, sauf la proportion qui » a dû être affectée à l’importation d’outillage et de matières premières.Le nombre des personnes La coopération après la suerre A la Chambre de commerce cadette pourvues d’un emploi lucratif, qui "cla- n’étaient pas divisibles.Celui qui,| une autre façon de dire que le coût par exemple, proposait de céder un cheval en contre-partie des produits qu’il cherchait, se voyait sans doute contraint d’accepter, outre ce qui lui était nécessaire, un grand nombre d’articles dont il n’avait que faire.Aussi n’en pouvait-il tirer parti que s’il réussissait à rencontrer quelqu’un avec qui il pût les échanger de nouveau contre des objets qui lui fussent utiles.Mais la pire difficulté que suscitait le troc, c'était vraisemblablement revaluation des biens à échanger.De nos jours, malgré l’existence de la monnaie, la notion de valeur est pour les économistes un sujet de perpétuelle controverse.A quels marchandages ne devait-on pas se livrer jadis, lorsqu’il s’agissait de déterminer la valeur relative des choses les plus disparates?Ce sont sans doute ces difficultés qui finirent par inspirer aux hommes l’idée de choisir un pro- de la vie augmente.Mais à quelles influences les prix sont-ils soumis?Le mécanisme des prix De nombreux facteurs concourent à la formation des prix.La hausse ou la baisse est provoquée, quelquefois par des causes d’ordre général, telle' les alternatives de suractivité et de dépression que connaît l’économie de tous les pays, quelquefois par des causes particulières dont les effets se limitent à quelques régions du monde ou à certaines catégories de produits.Mais les variations des prix tiennent surtout au coût de production et au jeu de l’offre et de la demande.Le jeu de l’offre et de la demande est si constant dans ses conséquences, que les économistes y voient une loi.Qui n’a constaté, du duit pour en faire la commune me-(reste, qu’un produit se vend cher sure de toutes les valeurs.Ce fut, chez les peuples pasteurs, le bétail, chez les agriculteurs, quelque céréale, chez les pêcheurs, un poisson, ailleurs, du sel ou de la verroterie, au Canada, des fourrures.Cet étalon-marchandise constituait déjà un progrès appréciable, puisqu’il était fiossible désormais d’y rapporter es choses*à troquer, en vue d’en comparer la valeur.Toutefois, cette sorte de monnaie présentait le grave inconvénient d’etre indivisible.On y obvia, datif une certaine mesure du moins , en recourant plus tard aux métaux.En Egypte, plusieurs milliers d’années avant l’ère chrétienne, les marchandises se vendaient au poids du cuivre, du plomb, du fer.du bronze, de l'argent, de l’or.C’était là sans doute un nouveau progrès, mais cette monnaie métallique primitive exigeait «pie les échangistes fussent toujours munis d’une balance, et le 'ransport des métaux était difficile :t coûteux.On en vint ensuite, no-,animent en Grèce, à frapper des pièces de monnaie dont le maniement était beaucoup plus conuno-C’est toutefois aux Chinois que .oils devons l’invention de la mori- on bon marché, selon qu’il est rare ou abondant, par rapport au nombre des acheteurs?La rareté fait la cherté.Cet un axiome.La rareté relative d’un produit provient, soit de la diminution de l’offre, soit de l’augmentation de la demande.Dans un pays en guerre, ces deux phénomènes se conjuguent pour menacer de rompre l’équilibre entre l'offre et la demande, équilibre qui assure, dans une large mesure du moins, ia stabilité relative du niveau général de prix.La mobilisation des hommes, des capitaux, des facultés de production et des ressources naturelles du pays a pour effet, d’une part, d’entraver la fabrication et la répartition des marchandises accessibles à li population civile, d'autre part, de provoquer une formidable poussée faire affluer l’argent dans l’économie.Ces conditions risquent de à la’ hausse.Quand on introduit dans l'économie d’un pays une masse de monnaie, quelle qu’en soit d'ailleurs la couverture, disproportionnée à là quantité des marchandises et des services disponibles, on crée donc de l'inflation.Lorsque, au XVIe siècle, l’or et l’argent des Amériques se mit à affluer en Eu- ctait de 4,150,000 lors de la décla ration de guerre, s’élève mainte nant à 5,200,000, les entreprises d’utilité militaire employant à elles seules, directement ou indirectement, environ 1,100,000 hommes et femmes.On estime que les recettes de l’agriculture et de l’élevage ont passé de 710 millions de dollars en 1939 à 1083 millions — chiffre redore! — en 1942.Le revenu national, qui.n’atteignait pas cinq milliards il y a quatre ans, est évalué aujourd’hui à neuf milliards.Le développement de l’activité industrielle résultant de la guerre, s’il multiplie les ressources du public, n’augmente pas en proportion l’abondance des produits disponibles, puisqu’il s’effectue au détriment des entreprises affectées à la création de biens de production et de biens de consommation.En vue de parer au danger que présente le gonflement de la circulation en présence de l’offre déclinante de marchandises, le gouvernement recourt à diverses mesures.Il a considérablement majoré les impôts frappant les sociétés et les particuliers.Il négocie de grands emprunts dont les petites coupures favorisent la souscription populaire, sans parler des certificats et des timbres d’épargne qu’il émet au fur et à mesure de la demande.Il rationne la consommation de nombreux produits.Il fixe un prix maximum en ce qui concerne de nombreuses denrées et, mesure corollaire, il établit un plafond des salaires, — plafond que, malheureusement, les chefs du travail syndiqué, ont déjà réussi à percer à plusieurs reprises.Ces interventions, toutes rigoureuses qu’elles sont, ne réussissent cependant pas à endiguer le torrent monétaire.Si considérable que soit la masse d’argent retirée de l’économie, le montant des billets de la Banque du Canada et des bil-letse des banques à charte entre les mains du public, qui était de 210 millions le 31 août 1939, se chiffrait par 747 millions à la fin de septembre cette annee.Il avait donc augmenté de 255%.Entre ces deux dates, le total des dépôts dans les banques à charte passait de 2,524 à 4,085 million,s de dollars.Ainsi, en quatre ans, la somme dè la monnaie effective.— billets de dépôts — à la disposition du public s’est accrue de 2,734 à 4,832 millions de lollars, soit de 2,098 millions, ou de 76%.A la conférence des Nations-Unies, sur les Vivres et l’Agricul-j ture, qui a eu lieu à Hot Springs, Virginie, du 16 mai au 3 juin 1943 et à laquelle 44 nations prirent part, il a été convenu à l’unanimité que tous les pays représentés étudieront les possibilités d’établir de nouvelles sociétés coopératives de production et de consommation.Voici comment se lit la résolution XVII concernant le mouvement coopératif d’après une récente publication, du Ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan: “1.Le mouvement coopératif a été d’une grande importance dans plusieurs pays, spécialement dans les districts ruraux où la culture se pratique sur des petites étendues de terre et dans les milieux urbains où les familles reçoivent un modeste revenu, “2.Le bon fonct'onnement des coopératives peut faciliter l’ajustement de la production agricole et de la distribution des produits de la ferme, étant donné que les membres montrent de' la confiance envers leurs organismes coopératifs, lesquels> fonctionnent dans leur propre intérêt et aussi dans celui de la société en général.“3.Le contrôle démocratique et les programmes éducationnels qui sont ie propre du mouvement coopératif peuvent jouer un rôle important dans la formation de meilleurs citoyens et sont de nature à inculquer une saine conception des principes coopératifs.“Pour permettre aux gens de pouvoir mieux s’entr’aider en abaissant le coût de production, de distribution et de vente, la Conférence des Nations-Unies sur les vivres et l’agriculture a aussi fait les recommandations suivantes, à savoir; ’ Souhaits Virtuellement suspendues pour la période des fêtes, les activités de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal commencent déjà à reprendre leur cours régulier.La première réunion de la Chambre en 1944 avait lieu mardi, de 5h.à 7h., alors que le conseil de la Chambre recevait les membres à une réception intime.Près de 200 membres ont répondu à l’invitation du président, M.Fernand Picard, et ont échangé leurs voeux de bonne année dans la plus cordiale atmosphère.En reprenant cette chronique, abandonnée depuis deux semaines, le comité de publicité est heureux de se faire l’interprète de la Cham bre cadette pour offrir à tous les membres qui n’ont pu assister a cette réception et au public montréalais en général ses meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité à Poccasion de la nouvelle année.On nous permettra également d’avoir une bonne pensée pour nos confrères les journalistes avec lesquels les publicistes de la Chambre espèrent collaborer de plus en plus étroitement en 1944 pour assurer le succès et le rayonnement de cet important organisme.Au Windsor L’une des principales manifestations de la reprise des activités de la Chambre sera la première réunion du comité de pratique oratoire qui se tiendra dans un salon de l’hôtel Windsor mercredi soir prochain, le 12 janvier.L’invité d’honneur et conférencier sera alors M.Jules Massé, président de la Société du bon parler français.‘a—Que chaque pays étudie la sossibilité de fonder d’autres socié- Un parlement-école La menace d'inflation Pour alimenter scs énormes budgets de guerre, le gouvernement s’adresse à la fois, comme chacun sait, à l’impôt et à l’emprunt.Jusqu’ici, il a oîbtenu de chacune de ces deux sources à peu près la moitié des recettes dont il avait besoin.Si la part qu’il tire de l’emprunt devenait insuffisante, il n’aurait plus d’alternative: il devrait, pour combler la différence, émettre des billets.Et s’il était ainsi contraint d’élargir encore davantage la circulation, au lieu de la resserrer au moyeu d’emprunts, les forces latentes de l’inflation se déchaîneraient vraisemblablement sur le pays.Il est.facile de prévoir ce qui en résulterait.On n’a pas oublié, par exemple, ce qui s’est passé en Allemagne quelques années après la première guerre mondiale.Les besoins financiers sans cesse croissants de l’Etat exigeaient des émissions de billets de plus en plus considérables, et chaque augmentation tés coopératives de production et de consommation en vue de la production, de la vente, de l’achat, du financement et de l’établissement d’autres services connexes.“b—Que chaque nation examine ses lois, ses règlements et ses institutions pour voir s’il y a des obstacles légaux ou constitutionnels au développement de la coopération afin de faire les ajustements ou les modifications nécessaires.“c—Qu’une information complète sur le développement actuel des coopératives dans les divers pays soit rendue possible par l'intermédiaire d’une organisation permanente.” Comme on le voit par ces recommandations, l’on s’occupe de coo- pération dans la plupart des pays démocratiques et l’on compte beau- coup sur ce moyen pour aider au relèvement économique après la guerre.Si le mouvement coopératif jouit d’une telle considération dans un aussi grand nombre de pays, cela devrait nous inciter à mieux l’apprécier dans notre province au lieu de chercher à le dénigrer comme cela arrive trop souvent.J.-E.BISSON, agronome.Les poussins voyagent tôt D’après M.Harry H.Whiteman, agent des messageries à la gare ' ' - di .roue où les métaux Drécieu* de la circulation provoquait une i ipe, ou les métaux prec ux nüuveue hausse des prix et des sa- Les TOI Hypothécaires vous intéressent-ils?Nous en faisons une ¦HMMMQMTEVMl iHfUlKfü Dema ndez trois-volets étaient rares, les prix ne tardèrent pas à tripler.La hausse excessive des prix qui a sévi il y a quatre-vingts ans en Californie tenait à la profusion des pièces d’or entre les mains du public.L’accélération de la circulation aggrave le danger que présente la pléthore de numéraire.11 est évident qu’un dollar, qui circulerait aujourd’hui trois fois plus vite qu’hier aurait sur les I prix le même effet que s’il y avait | en circulation trois dollars au lieu i d'un.Or chacun sait que.dans notre pays, l’argent roule en ce moment avec une grande rapidité.Cela s’explique aisément: la période d’abonuance monétaire que nous traversons succède à une période de chômage, et du reste l’histoire constate que les guerres, comme tous les désordres sociaux ou politiques, poussent les peuples à la prodigalité.laires qui, à son tour, rendait nécessaire une nouvelle émission de billets.Il est évident que ce cercle vicieux ne pouvait conduire qu'à la catastrophe.La monnaie nalionale de l’Allemagne fut littéralement anéantie.11 ne faudrait pas croire toutefois que seule une émission excessive de billets est de nature SOLON EN PARLAIT, soit en L'économie de guerre téléphonant.Il vous sera envoyé à titre I I.a guerre crée donc les conditions les plus favorables à l’infla-, tion.Que s'est-il passé depuis que i notre pays est engagé dans le conflit?La valeur des contrats de guerre conclus par le gouvernement canadien depuis l’ouverture des hostilités, tant pour son propre compte que pour le compte de certaines Nations-Unies, dépassait dix milliards de dollars à la fin de sep- NATIONALE FIDUCIE Saint-Jacques, Mon t r é a I , HArbour 3291.SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA Siège social — Montréal centrale du Canadien National, les poussins ont fait leur apparition parmi les messageries un mois plus tôt que d’habitude cette année.“Le transport des poussins commence généralement au début de février, dit M.Whiteman, mais une cargaison de 15 boîtes contenant des poussins d’un jour est arrivée d’Hamilton, hier, à la gare centrale du Canadien National”.Quelques-unes de ces boites étaient destinées à des éleveurs de la métropole mais la plus grande partie a été dirigée vers des fermes du Québec.M.Whiteman attribue cette situation à la rareté de la viande et à la demande de plus en plus grande pour la volaille.Il est intéressant d’ajouter que cet important comité a décidé de fonder un parlement-école pour Je début de cette année.Fort du succès remporté il y a deux ans avec cette formule heureuse, le groupement que préside M.Jacques Saucier se transformera donc bientôt en_ parlement.Cette décision a été prise à la suite d’un débat oratoire tenu récemment entre les membres du comité.Il a en outre été décidé de tenir trois ou quatre séances de parlement au local régulier de la Chambre et de clore cette session par de grandes assises publiques à l’hôtel Windsor.Les délibératiorws seront dirigées par Me L.-P.de Grandpré, conseiller juridique du comité.Nous donnerons prochainement d’autres précisions à ce sujet.M.B.L'électrification rurale Le président de la Cie Shawinigan déclare que les compagnies d'électricité du Québec devraient reprendre leur programme d'élechi-fication rurale aussitôt que les conditions le permettront Avis d'assemblée annuelle AVIS est per les présentes donné que le soixante-treizième assemblée générale annuelle de la Sun Life Assurance Company of Canada aura lieu au siège social j de la Compagnie, Square Dominion, Montréal, Canada, à deux heures et demie de l’après-midi, le mardi.8 février 1944, Le secrétaire.F.J.CUNNINGHAM à déclencher l’inflation.Si telle en a été la cause en Allemagne, c’est que l’usage du chèque, général dans notre pays, y était peu répandu.Lorsque ses recettes étalent inférieures à ses besoins, l’Etat empruntait à la Reichsbank.Celle-ci imprimait des billets, qu’elle lui remettait, et qui étaient ensuite versés dans la circulation.Mais l’inflation résulte de l’accroissement soudain et désordonné des moyens d’achat — que ce soit de l’argent ou des comptes en banque sur lesquels les titulaires tirent des chèques — sans une augmentation correspondante de la quantité des choses qu’il est possible d’acheter.Bien entendu, l’inflation a rarement des effets aussi désastreux que ceux qu’elle a produits en Allemagne il y a une vingtaine d’années, mais elle se rtaduit toujours par une hausse anormale du coût de la vie.Ainsi, le jour où le dollar perdrait la moitié ou les trois quarts de sa puissance d’achat, les petits rentiers verraient leur avoir diminuer d’autant, que leurs économies fussent représentées par une police d’assurances, une rente viagère, une pension ou une valeur mobilière.Ouvriers et employés, malgré tous les rajustements possibles, ne parviendraient jamais à faire augmenter leurs salaires aussi rapidement que la valeur de l’argent déclinerait.Ils ne seraient d’ailleurs plus sûrs de leur emploi, parce que les violentes fluctuations de la monnaie créeraient un tel désordre et une telle incertitude, que nombre d’entreprises ne pour-raint plus fonctionner.Pour rétablir l'équilibre Il incombe à l’Etat de préparer l’après-guerre, non pas en se substituant à l’initiative privée, mais en ia secondant, en ménageant des conditions favorables à la repri- se de l’activité économique normale.Une monnaie saine est, sans conti niit, la première de ces conditions.Or l’expérience de la dernière guerre, si ses leçons sont valables aujourd’hui, nous enseigne que l’inflation sera plus à redouter au retour de la paix qu’au cours même du conflit.La défense du dollar, qui intéresse tout le monde, ralliera sans doute autour du pouvoir public les particuliers aussi bien que les sociétés.En général, les uns et les autres font largement leur part.Non seulement souscrivent-ils aux Emprunts de la Victoire mais encore, ils profitent de la présente période d’abondance monétaire et d’argent bon marché pour assainir leur situation financière, pour acquitter, ou du moins réduire ou convertir leurs dettes et, dans la mesure du possible, pour se constituer des réser-ies.Toutefois, le fardeau des impôts est si lourd, que nombre d’en-tréprises industrielles sont incapables de faire les provisions nécessaires à l'amortissement rapide d’outillages qui accusent bien souvent une usure excessive, par suite du surmenage qui leur a été imposé, ou qui seront déclassés par les machines perfectionnées qu'on aura mises au point pendant la guerre.Il importe au plus haut point, cependant, et pour deux raisons, que l’industrie canadienne puisse, dès la fin des hostilités, travailler à plein rendement et à bon compte.D’abord, il faudra fournir du travail aux soldats démobilisés et aux ouvriers des usines d’armements et de munitions qui devront trouver un autre emploi.Ensuite, l'abondance de la production industrielle .constituera la meilleure sauvegarde eonlre l’inflation, le moyen le plus efficace de prévenir une rupture d’équilibre entre l’offre et h demande.11 semble bien que seule l’extension de l’offre sera propre à maintenir entre t'une et l’autre une concordance suffisante pour empêcher des fluctuations excessives dans le niveau général des prix.L’industrie ne sera en mesure de fournir une production en rapport avec la masse de monnaie disponible que m le gouvernement lui permet de s’y préparer en lui accor- Dans une revue de fin d’année de la situation des compagnies d’électricité de la province de Québec, M.James Wilson, président de The Shawinigan Water & Power Com-pang, s’exprime comme suit: t “Dans cette guerre pour leur survivance, les Canadiens ont accompli dans le domaine industriel beaucoup plus qu’on aurait cru possible à la declaration de la guerre, il y a plus de quatre ans.Les Canadiens se rendent compte de ce qui s'est fait dans le domaine industriel mais un petit nombre seulement constatent que ce ne fut possible qu’avec l’aide d un associé invisible: l’énergie électrique.C’est surtout dans la vieille province de Québec que ce fait saute aux yeux.“Un jour viendra, avant longtemps nous l’espérons, où il sera permis de faire connaître comment les principales rivières du Québec ont fait front commun pour produire les milliards de kilowatts-heure d’énergie électrique nécessaires à la fabrication de l’aluminium, à l’industrie chimique, à la production de munitions et d’autres articles qui ont rendu si grand cl si efficace l'effort national.Quand s’écrira l’histoire, on reconnaîtra que sous la direction des principales compagnies d’électricité du Québec, l’énergie électrique —• l’associé invisible de l’industrie — a apporté un élément prédomi- nant à l’effort de guerre du Canada.‘Au cours de 1943 tout particulièrement, la forte augmentation de la charge d’électricité des réseaux d’entreprise privée du Québec a te-ab< nu en partie à la collaboration du régisseur fédéral de l’électricité, de la Commission des eaux courantes du Québec et de la Régie des servi- ces publics du Québec; à la règle- Vli Les travaux thérapeutiques dans les hôpitaux mentation de la distribution d’élec tricité par le gouvernement; à la disparition de la charge d’élertri-eite destinée aux chaudières; à la coordination des lignes de transmission pour en faire un système général de distribution; à un plus grand emmagasinage des eaux; à l’amélioration des centrales et à l’installation de nouveaux générateurs.De plus, les réseaux de transmission par des tronçons pour transporter l’énergie électrique là où l’exigeait l’effort de guerre.Connue résultat, la production d’électricité des compagnies du Québec a enregistré une énorme augmentation; elle atteindra peut-être 14.0 pour cent de plus que le record établi en 1942, soit 23,604) millions de kilowatts-heure.“Quels qu’aient été les besoins des industries de guerre, les compagnies d’électricité, sans en excepter une seule, ont maintenu leurs services ordinaires.Les usagers domestiques et commerciaux ainsi que les municipalités ont obtenu ce dont iis avaient besoin.A vrai dire, il a fallu réduire dans une certaine mesure l’éclairage des rues et la réclame commerciale mais sans inconvénients graves.La seule restriction que regrettent tout particulièrement les dirigeants des compagnies d’électricité, c’est celle qu’a imposée la rareté des métaux essentiels; les projets d’avant-guerre d’électrification rurale dans la province ont dû être abandonnés temporairement.Aussitôt que les circonstances le permettront, le programme d’électrification rurale devrait être repris avec vigueur.Il n’y a pas de raison pour que la majorité des fermiers du Québec ne continuent pas de recevoir le service d’électricité le plus efficace et le meilleur marché du continent.Là se trouve l’un des plus importants débouchés que puissent trouver les compagnies d’électricité.Dans la province de Québec, Té-nergie électrique — l’associé invisible de l’industrie — doit devenir également l’associé invisible de l’agriculture.” L’Association canadienne des travaux thérapeutiques, avec la coopération de la section photographique du service de la Publicité du Pacifique Canadien, organise en ce moment dans les studios de la Canadian Handicraft Guild, rue Peel, à Montréal, une intéressante exposition de photographies ayant pour but de faire connaître au public l’oeuvre humanitaire qu’elle accomplit dans les hôpitaux civils et militaires du pays, pour aider à la réhabilitation physique des malades ou des blessés.Cette exposition, qui se tiendra du 12 au 29 janvier inclusivement, comprend plusieurs séries d’agrandissements photographiques illustrant les activités manuelles auxquelles les patients peuvent se livrer durant leur maladie ou leur convalescence sous la direction de thérapeutistes ou personm spécialisées dans ce genre relativement nouveau de thérapeutique.Ce travail, naturellement, prend une importance plus grande du fait de la guerre.De nombreux soldats traités dans les hôpitaux peuvent s’adonner à ces occupations manuelles avec d’excellents résultats sous la direction de personnes compétentes.L’armée a actuellement besoin de 70 de ces spécialistes pour servir dans ses hôpitaux.Ces personnes doivent, pour se qualifier, suivre un cours universitaire de deux années, puis un cours pratique de 8 mois comme interne dans un hôpital' où ces méthodes de thérapeutique sont enseignées.Ce sont des femmes pour la plupart.En plus des photos qui font voir des malades occupés à différents travaux manuels durant leur hospitalisation, l’exposition comprend aussi des gravures fort instructives fournies par le ministère britannique de l’Information, illustrant le travail des thérapeutistes des hôpitaux militaires du Proche-Orient.Miss Ethel Clark, représentante de l’association du travail thérapeutique à Toronto, prononcera une allocution à 4 h.30 p.m.le 12 janvier, le jour de l’ouverture de l’exposition.Les animaux vivants Incendie aux édifices du gouvernement Les arrivages durant la semaine finisasnt le 6 janvier, sur les deux marchés de Montréal, furent comme suit: 974 bêtes à cornes, 1338 moutons et agneaux, 4825 porcs et 1233 veaux.En plus, 402 bêtes à cornes, 183 moutons et agneaux, 8 veaux furent consignés aux maisons de salaison, aussi 27 bêtes à cornes, 113 porcs furent maniés dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Les prix des bêtes à cornes augmentèrent de 25c.Les prix des autres catégories étaient stables en comparaison de la semaine dernière.Les transactions des bêtes à cornes étaient passablement actives.Les bouvillons de qualité moyenne a bonne se vendaient de $12 à $12.50, les moyens $10.75 à $11.75 et les communs $9.75 à $10.50.Les taures sont inchangées de $9.00 à $11.25.Les bonnes vaches de boucheries rapportaient $8.75 à $9.50, les moyennes $7.75 à $8.50 et les communs $6.50 à $7.50.Les vaches oour la mise en conserve $5 à $6.25 avec quelques-unes jusqu’à $4.50.Les taureaux en partie $7 à $9.Les vaches.laitières $125 à $185 chacune.Durant cette semaine il y avait un grand nombre d’agneaux non châtrés sur le marché.Les agneaux se vendaient non classifiés de $10 à $10.50.La plupart des ventes $10.50.Quelques avortons donnaient aussi bas que $8.Les moutons se vendaient lentement et les prix diminuèrent de .50 sous, $2.50 à $7.Les bons veaux de lait $15 à $15.50, quelques choix $16.Les communs aussi bas que $12.Les veaux d’herbe en partie $8 à $8.50 quelques choix à $9, et ceux de qualité ordinaire aussi bas que $6_.Les prix des porcs stables $17.15 pour B-l abattus (habillés).Grade A obtenait $1 de prime par tête avec les déductions sur les autres catégories.Quelques ventes de truies donnaient $13 abattues.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones su service du tirage : BEIair 3361* ; il vous donnere l’adresse d’un dépositaire do votre voisinage.Québec, 8 (D.N.C.) — Le feu a ravagé hier trois des plus luxueux édifices de la Grande-Allée, en face du parlement.L’incendie a éclaté dans la toiture de l’immeuble portant le No 67, où se trouvent les bureaux du ministère du Travail et du Conseil supérieur du Travail.Ce vaste édifice à trois étages a été pratiquement détruit de fond en comble.Les deux propriétés voisines ont été forteiùent endommagées par le feu, mais surtout par l’eau.Au no 60, se trouvait une annexe de la Commission des accidents de travail, et au no 65 la magnifique résidence de M.J.-K.Léonard, président et directeur gérant de la Compagnie d’assurance Industrielle.Ce sont tous des édifices en pierre de taille à trois étages et dont on admirait les lignes architecturales.Tous les documents que renfermait l’édifice du ministère du Travail ont été détruits, mais ceux de l’édifice de la Commission des accidents du Travail ont été sauvés.Ajoutons que l’eau a aussi causé des dommages dans la partie inférieure de l’immeuble principal de la Commission, qui appartenait autrefois aux Chevaliers de Colomb.Il était impossible, la nuit dernière, d’évaluer les dommages.Ce qu’il y a de certain, c’est qu’ils seront très considérables.Tous les pompiers en devoir ont été appelés sur les lieux à 7h.et l’incendie n’a été réellement maîtrisé qu’à 10 heures 30.A minuit, tous les hommes de 1g brigade étaient encore au poste et continuaient à déverser des tonnes d’eau sur le brasier.L’incendie a attiré en face du Parlement une foule très considérable.Op a craint, a6 début de la soirée, pour tous les édifices qui se trouvent en face du parlement.Expressions courantes anglaises par JOSEPH PHOULX, prof.Cet ouvrage, unique en son gen re, est exactement ce qu’il vous faut pour vous familiariser avec la langue anglaise dans ses idiotisme», ses expressions quotidienne^, etc.Vous y trouverez près de 4,000 expressions présentées sous une forme simple et dans l’ordre alphabétique.Au comptoir: $0.75.Par la poste, $0.80.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.Hôtel de convalescence pour les alliés en Sicile m II liant sans retard des dégrèvements et en faisant connaître d avance sa politique fiscale, du moins dans ses grandes lignes, afin de dissiper dès maintenant toute incertitude.Le magnihqee hâte) qwe l’on eperçoit ci-4Atui, h gauche, a été (randormé an maison de eonvaletcenca eè les officitrs canadiens, américains et britanniques blfssés au front vont récupérai leurs forces.Organisé par la Creii rouge anglaisa, ce centra ait sous la diraction da Mma W.D.Chambers, de Montréal, que l’on aperçoit à droite on train de recevoir le capitaine Bill Wadds.do Toronto, tous les regards bienveillants du “mat-jordoma” Cuisappe, qui porte les bagages de l’officier.Organisé plutft comma endroit de villégiature cet hétel, situé sur les bords do ie Méditerranée, offre tous Its avantagie des grandes villes d’eau: pécha! natation, promenades sur l’eau, tennis, etc., etc.Les officiers des arméks alliées y font dos scieurs dont là durée dépend de tour convaloscsncs.«Photo Armée canadienne outre-r / VOLUME XXXV — No 5 lE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1944 1! Le Canadien jouera deux fois contre les Rangers de New-York Ce soir ces deux équipes en viendront aux prises au Forum et la joute commencera à 8 heures 15 pendant que demain ce sera à New-York que les deux équipes se disputeront les honneurs de la victoire — Le Bleu Blanc Rouge sera au grand complet — Première apparition locale de Mahaffy et de Gauthier — Les autres joutes de la Ligue Nationale en fin de semaine Le Canadien aura une excellente occasion d'augmenter son avance dans la course au championnat de la ligue Nationale de hockey lorsque les hommes de Dick*Irvin rencontreront ce soir et demain les Rangers de New-York, ce soir, au Forum, et demain, au Madison Square Garden.Si l’on tient compte du record des deux clubs à date, nous sommes porté à croire que les Montréalais gagneront facilement les deux joutes mais dans le hockey, comme dans tous les autres sports, les surprises sont toujours possibles et les protégés de Lester Patrick pourraient bien jouer un vilain tour au Bleu-Blanc-Rouge, particulièrement demain soir, lorsqu’ils auront J’avantage de jouer sur leur propre glace, dans la métropole américaine.Le record des Rangers n’est pas très imposant pour cette saison car à date le club new-yorkais n’a gagné que quatre fois sur vingt-trois parties jouées, tandis que le Tricolore a dix-huit victoires à son crédit et a annulé trois fois sur un total de vingt-trois joutes.Comme le Canadien sera au grand complet pour la partie de ce soir, nous choisissons les locaux pour l’emporter et la seule chose qui laisse un doute est le nombre de points que nos hommes pourront compter contre leurs adversaires.Il y a deux jours, nous craignions que Bill Dur-nan soit empêché de jouer à cause d’une attaque de grippe, mais hier soir, le Dr McGay annonçait que le.cerbère du Canadien était assez bien pour retourner à son poste et défendre les filets du Bleu-Blanc-Rouge.Avec Durnan dans les filets et l’aide de nos excellents joueurs de défense, le Canadien semble être bien protégé contre une défaite.Hier tous les équipiers du Canadien, à l’exception de Ray Getliffe, ont pris part à la pratique qui a été limitée à une demi-heure car il s’agissait tout simplement de délier les muscles de nos joueurs, et cet exercice s’est limité à du patinage et à des lancers vers la direction des filets.L’alignement du Canadien sera tout probablement le suivant: Durnan dans les bute.Lamoureux, Bouchard et McMahon sur la défense; Lach, Blake et Richard; Watson, Getliffe et Chamberlain; O’Connor Majeau et Heffernan à l’avant.Les Rangers, quelle que soit leur tenue contre les autres clubs de la ligue, ont toujours donné passablement de difficultés au Canadien et ils présenteront ce soir un alignement renforcé.Si McAuley, leur gardien de buts, connaît une bonne soirée, ils pourraient causer une surprise.Trois joueurs de défense expérimentés seront devant McAuley dans Heller, MacDonald et Dill, le bouillant joueur de la ligue Américaine que les Raqgers ont obtenu d’Eddie Shore au début de la semaine.Ce sera la première apparition locale avec les Rangers de Fernand Gauthier et McHaffy, passés au New-York en échange pour les services de Watson.• La joute commencera à 8h.15 afin de permettre aux deux équipes de prendre le train car le Canadien partira avec les Rangers pour aller dans la métropole américaine où les deux équipes se rencontreront de nouveau demain soir.De New-York le Canadien se rendra à Toronto, où il rencontrera les Leafs mardi soir.Dans ies autres parties disputées en fin de semaine dans la Nationale, le Boston visite Je Toronto ce soir même et demain, à part la joule Canadien-Rangers, il y a également celle jouée à Détroit entre le Chicago et les Ailes Rouges de Jack Adams.Flash Hollett préfère jouer pour Toronto Toronto, 8.— L’intérêt dans la Ligue Nationale se concentre aujourd’hui sur le mystérieux M.Hollett.La vedette de la défense des Bruins est sur sa ferme à Clarkson, Ontario, et il refuse de discuter avec qui que ce soit son avenir dans le hockey.Hollett fut envoyé aux Red Wings dans un échange qui amenait Pat Egan aux Bruins, mais Hollett refusa de se rapporter à son nouveau club.La transaction fut par conséquent temporairement retardée et Egan restera avec les Red Wings tant que les difficultés ne seront pas aplanies.On rapporte mèmq, qu’il se pourrait qu’Hollett endosse Puniforme des Leafs de Toronto, s’il persiste à refuser de se joindre au Détroit.On effectuerait alors une transaction affectant trois joueurs en vertu de laquelle Egan irait à Détroit, Hollett à Toronto, pendant qu’un ou plusieurs joueurs des Leafs passeraient au Détroit.On ne voit pas très bien pour le moment quels joueurs les Leafs pourraient envoyer à Détroit, particulièrement du calibre d’Egan et Hollelt., Les meilleurs joueurs des Leafs à l’heure actuelle sont Lome Carr, Bob Davidson, Babe Pratt el Paul Bi-beault et il est douteux qu’Happy Day et Frank Selke consentent à se départir d’aucun d’eux.On rapportait toutefois qu’Hot-lett avait placé un appel pour Jack Adams à Détroit hier et par conséquent il est encore possible que la transaction se bâcle comme elle était au début en dépit des violentes protestations de Flash jeudi.Mike Karakas aux Eperviers Providence, 8.— Le gardien de buts Mike Karakas, des Rouges de Providence, de la ligue Américaine.a été vendu aux Eperviers de Chicago hier pour ce qu’on croit être une somme d’argent de plus de $10.000 ainsi que deux joueurs Les Hawks ont envoyé leur propre gardien Hec Highton aux Rouges ainsi que leur joueur d’avant Gordon Buttry.Ils leur ont de plus donné une option sur un troisième joueur qu’on n’a pas nommé.Karakas a déjà porté les couleurs des Eperviers de Chicago en 1935-36 quand il en fut à sa première saison chez les professionnels et quand il se mérita le trophée Cahier, remis annuellement à la meilleure recrue de la Nationale.11 fut prêté aux Rouges de Providence au milieu de la saison 1938-39 et puis vendu au même clubs la sair n suivante.11 débutera pour les Eperviers à Détroit, contre les Ailes Rouges, demain soir.La présidence à Léo Dandurand Ottawa, 8.— M.Léo Dandurand, propriétaire bien connu d’un restaurant de Montréal et sportsman bien connu aussi, a été élu président de la National Restaurant Association qui a été formée ici.Plus de 100 officiels d’hêtels et de restaurants ont assisté à l’assemblé* d’inauguration de l’Association, qui a eu lieu à l’hôtel Château Laurier.Dans la ligue Intermédiaire de Montréal Le club Lachine recevra l’équipe de l’Armée demain après-midi à l’Aréna de Lachine, tandis que les Cyclones iront rencontrer les Braves à Valleyfield la même journée, a annoncé Bob LeBel, président de la Ligue de hockey Montréal Intermédiaire hier.LeBel a également dit que tous les clubs de son circuit se sont beaucoup renforcés depuis une semaine, principalement le Lachine et les Cyclones.Alcide Gagnon, gérant des Cyclones, a révélé qu’il apportera plusieurs changements sur son équipe et qu’il causera des surprises aux amateurs avant peu de temps.11 sera aidé dans sa tâche par Lome White et M.Desroches.Parmi les nouveaux joueurs que ces sportsmen ont obtenus on remarque Lester Brènnan, Jerry Walker et Hec Miller.Le Lachine est actuellement en pourparlers avec plusieurs joueurs de renom et il espère pouvoir les aligner dès dimanche.* A Valleyfield, lé club de l’endroit continue à connaître toujours les mêmes succès avec les joueurs Lascelles, un excellent gardien de buts, Armand Boyer, Bastien, les deux Cadieux, dont Pierre, joueur de 15 ans seulement, est sensationnel, Joannelte et plusieurs autres.L’équipe de Lucien Leduc fera certainement l’impossible pour remporter une autre belle victoire demain après-midi contre les Cyclo-nes de la Canadian Wright.Ligue des Parcs de la ville de Montréal La ligue des parcs fera son ouverture dimanche sur quatre pati-nbires de la ville, section du centre.Les organisateurs de ces ligues ont fait tout leur possible pour ouvrir ce» ligues plus tôt, mais pour des raisons incontrôlables, ils n’ont pu le faire.Le public qui attend avec impatience sera donc servi à souhait dimanche après-midi et dimanche soir.Au parc Lafontaine il y aura quatre parties dimanche après-midi et deux dimanche soir.Au parc Berrl, il y aura deux partie» dans la’rpsè-midi et au parc Lnarier deux dans l’après-midi.Au parc Campbell Est 11 y aura une partie et sur chaque terrain il y aura des invités d’honeur pour mettre la rondelle au jeu.Des arbitre* compétents auront charge de ces parties.Venez donc en foule pour encourager nos jeunes.Il y aura égfiement des parties tous les soirs de là semaine à ces mêmes patinoires.Voici le programme d’ouverture officiel: Au parc Lafontaine, à 2 h., In-lemédiaires, Daoust-Lalonde vs Ele?trolux; Junior, St-Denis vs Laiterie Mile-End; à 3 h.30., Juvénile, le ï-9 vs Laiterie Mile-End; Juvé-nili, 98e escadrille vs Mont.Star.Le soir A 8 h., Daoust-Lalonde vs Capital Fruit; Monsfield vs Eagle Slice.Au parc Berri, Junior, St-Jeai-Baptlstc vs St-Jacque à 2 h.; Juvénile, Mile-End vs St-Jacques à 3 h 30.Au parc Laurier, Junior, Bottis Sweels vs Cornets à 0 h.; Juvénile.St-I ouis vs Paquette à 3 h.30.Au parc Campbell Est, Juvénile.Le Duhamel vs Kid Renaud à 2 h.Fairchild et Vickers vainqueurs Le club Vickers, de Georges Man-tha, s’est installé seul en première position de la ligue des Industries, quand il a vaincu le Canadian Car par 5 à 1 au Forum, hier soir, pendant que le Noorduyn de Marty Barry était battu par 6 à 5, par le Fairchild de Michel Normandin et Archie Wilcox.Les deux joutes furent très intéressantes et les amateurs semblèrent bien goûter le beau jeu offert par les joueurs qui composent ces quatre clubs du circuit Ken Stewart, la plupart d’entre eux des joueurs de calibre senior.Joe Shàck a été l’étoile du Vickers avec deux des cinq buts des siens et Ken Mosdell, qui jouait sa première partie pour le Fairchild, a grandement aidé ce club en comptant trois buts, soit la moitié du total compté par le club de Wilcox.Par suite des résultats de ces deux joutes, le Vickers est seul en première place avec 8 points et il est suivi de près par le Fairchild qui s’est installé en seconde position avec 7 points.Le Noorduyn, qui était en première position avant le programme d’hier soir est tombé en troisième place, quand il a été défait et le Canadian Car est toujours en dernière position avec seulement trois points.Composition des émiipes: CANADA CAR: but, Lavigne; défenses, Eddolls et Laforce; centre, Carthy; avants, T.Miller, Farmer.Subs: Gruhn, Connolly, Anderson, E.Miller, Gibbon, Cameron, Lee et Abel.VICKERS.— But, Renaud; défenses, Blanchard, Hamel; centre, Bastien; avants.Shack et Lorrain.Subs: Lessard, Robidas, Lauzon, Campeau, Read, Mills et Bouvrette.Arbitres: Gravel et Connolly.Première période 1 Vickers: Lessard .6.27 Punition: Robidas.Deuxième période 2 Vickers: Lauzon-Campeau 15.01 3 Can.Car, Carthy-T.Miller 16.08 Punition: Lessard.Troisième période 4 Vickers: Shock .16.50 5 Vickers: Campeau .18.45 6 Vickers: Shack .19.19 Punition: aucune.* * * Deuxième partie: FAIRCHILD: but, Leclerc; défense, Despelteau et Larochelle; centre, Bédard; avants, Cadoret et La-framboise.Subs: Hayes, Courteau, Roy, Ranger, Mosdell, Bessette, Desrochers et Coupai.NOORDUYN.— But, Payette; défenses, Munday, Bean; centre, Me-ronek; avants, Smart, Marks.Subs, Hébert, Morin, Kelley, Roche, Keyes, Gauthier et Davis.Première période 1 Noorduyn: Smart-Meronek 3.30 2 Fairchild: Mosdell-Desro- ches .• • • 9-01 3 Noorduyn: Marks-Smart- Meronek .12.19 Punition: aucune.Deuxième période 4 Fairchild: Mosdell-Desro- ches .20 5 Fairchild: Desroches-Bes- sette .60 6 Noorduyn: Davis-Roche .7.41 7 Noorduyn: Kelly-Morin- Roche .9-25 8 Noorduyn: Smart-Marks- Bean .12.36 9 Fairchild: Mosdell-Despel- teau-Bessette .13.34 10 Fairchild; Laframboise- Bédard .15.25 11 Fairchild: Despelteau- Hayes-Courteau .18.37 Punition: Larochelle.Troisième période Aucun point.Punitions: Bédard, Keyes.Sammy Byrd en tête ru tournoi Los Angeles, 8 (AJP.) — L’ancien joueur de baseball des Yankees, Sammy Byrd, a surpris tout le monde en prenant les devants, hier, dans le grnad tournoi de golf annuel de Los Angeles pour une bourse de $12,500, alors qu’il a joué sensationnellement, enregistrant un résultat de 66, sur le parcours du Wilshire Country Club là où la normale est pourtant de 71.Byrd a tout simplement joué en maître.Ce golfeur réputé pour ses "drives’’ à distance extra-longues, a semblé frapper la balle encore plus loin que d'habitude et il fut sensationnel dans ses “putts”.De fait, il réussit six “birdies” et ne fit qu’une seule erreur durant le parcours régulier des 18 trous.L'avantage à Montgomery Détroit, 8 (A.P.) — L’ancien champion mondial des poids légers, Bob Montgomery, de Philadelphie, a remporté une décision impopulaire ae dix rondes sur le Mexicain Joey Peralta, de Douglas, Arizona, ici au Stade Olympia, hier soir, devant une foule de 5,»00 amateurs qui payèrent $11,000 pour voir les deux boxeurs à l’oeuvre.Aucun des deux boxeurs n’alla au plancher durant le combat.Montgomery pesait 137 livres et Peralta !34.| Angelo Callura perd la décision Philadelphie, 8 (P.C.) — Dorsed Lay, un Noir de Philadelphie, a servi un vrai barrage de coups de toutes sortes à Angelo Callura, de Hamilton.ici hier soir, pour lui enlever facilement une décision de huit rondes dans un combat disputé devant 1,700 personnes.Lay fit preuve d’une excellente offensive et du début à la fin ses deux poings réussirent à ébranler Callura, avec des coups à la figure et au corps.Les débuts de .l’équipe de l’Université L’équipe de l’Université de Montréal fera ses débuts ce soir dans la capitale fédérale alors que nos Carabins auront à faire la lutte aux fameux Commandos du gérant McCaf-trey mais c’est demain après-midi que les amateurs montréalais auront l’avantage de voir les joueurs de Syl-vio Mantha à l’oeuvre alors que les protégés des capitaines Goure et Mantha joueront leur première partie locale contre les mêmes adversaires que ce soir.Ces deux joutes set ont un véritable “test” pour nos universitaires et les fervents du hockey ne manqueront pas d’aller encourager leurs favoris à la victoire.Les capitaines Mantha et Goure n’ent rien ménagé pour présenter au public une équipe en majorité canadienne-française, remplie de confiance et prête à batailler jusqu’à la fin.Le choix de Sylvio Mantha comme instructeur apportait au milieu des sportifs une assurance d’une forte équipe.Dimanche, les Carabins aligneront des joueurs tels que: Leclerc, (Coco) Blanchard, Laframboise, Perron, Jean Huguet et nombre d’autres.Pour cette joute, le Concvordia jr, club-ferme de i’üniversité, nous prêtera des joueurs tels que: Bédard, Lajoie et Robidas.Un fait à noter, le jeune Yvan Dion, étudiant en médecine, de l’U.de M., contrairement à la majorité des joueurs de hockey, qui sont superstitieux, n’a pas peur d’endosser le chandail no 13.Ce jeune homme promet beaucoup pour l’avenir et nous sommes certain que Sylvio Mantha en fera, avant longtemps, une étoile.Depuis le vieux Concordia sr, la ligue de Hockey senior du Québec n’a jamais compté parmi ses clubs qui la composent une équipe canadienne-française.Les Carabins sauront donnei du beau jeu à leurs supporteurs et à tous ceux qui de près ou de loin travaillèrent dans le but de former une forte équipe.De leur côté les puissants Commandos d’Ottawa ne sont pas prêts à se laisser enlever la palme.Plusieurs figures bien connues du hockey font partie de cette équipe.Le public peut s’attendre à une partie des plus contestées.Les Etudiants de TU.de M.ne manqueront pas d’appuyer leurs confrères.Durant la joute, la Fanfare du C.E.O.C.fera les frais de la musique.On nous apprend que la direction de Valleyfield refuse de donner à Arthur Lessard, brillant joueur de défense, son congé, en faveur de l’Université de Montréal.Dernièrement, M.Delpha Sauvé, president du Club Valleyfield, avait promis aux capitaines Mantha et Goure, de l’Université de Montréal, de laisser aller ce joueur de défense.Lessard, un jeune homme du calibre senior, à la fin de la saison, pourrait être considéré comme la meilleure recrue.LE HOCKEY VENDREDI LIGUE DBS INDUSTRIES Vickers.3; Canadian Car, 1.Fairchild.8; Noorduyn, 5.CE SOIR: LIGUE NATIONALE Rangers à Canadiens.Boston & Toronto.LIGUE AMERICAINE Buffalo It Cleveland.Providence A Hershty.Indianapolis à Pittsburgh.LIGUE SENIOR U.de M.à Ottawa.DEMAOi: LIGUE NATIONALE Canadiens à Ranger*.Chicago A Détroit.LIGUE AMERICAINE Hershey A Buffalo.Cleveland à Indianapolis.Pittsburgh A Providence.LIGUE SENIOR Ottawa A U.de M.LIGUE MONTREAL Cyclones A Valleyfield.Armée A •Lachine.LIGUE JUNIOR Verdun A Concordia.LIGUE MONT-ROYAL Verdun A Pointe-Claire.CLASSEMENT DES EQUIPES LIGVTE NATIONALE J O.P.N.P.O.Pti Canadien .23 18 2 2 11# 47 39 Toronto .26 13 11 2 114 101 2B Boston .25 12 9 4 125 115 28 Chicago .24 10 14 0 92 108 20 Détroit .23 8 11 4 83 94 20 Rangers .23 4 18 7 76 133 9 LIGUE AMERICAINE section est J G P.N.P.C.Pts Hershey ______ 26 18 4 4 89 49 40 Buffalo .25 7 10 8 83 74 22 Providence .25 6 15 4 51 98 16 section ouest J G.«>.N.P.C.Pts Cleveland .25 15 5 5 100 86 36 Indianapolis .28 9 10 9 77 78 27 Pittsburgh .25 7 9 9 71 90 33 LIGUE DES INDUSTRIES J.O.P.N.P.O.Pts Noorduyn .6 3 3 0 32 35 6 Vickers .6 4 2 0 3425 8 Fairchild .6 3 2 1 36 30 ,7 Can.Var .6 1 4 1 27 39 '3 LIGUE JUNIOR J.G.P.N.P.C.Pts Royal .10 8 1 X 64 30 17 Canadien .10 6 3 1 îi 13 Concordia .9 3 4 2 41 37 8 Verdun .9 0 9 0 28 66 0 LIGUE MONTREAL J.G.P.N P.O.Pts Valleyfield .4 4 0 p 37 11 S Lachine .3 1 2 0 14 15 2 Dlat.Depot .4 ^X 3 0 13 27 2 Cyclones .3 1 3 O 12 23 2 LIGUE JUNIOR MONT-ROYAL J.G.P.N P O.Pts Pointe-Claire .4 * 1 P S Wheelers .5 2 1 2 25 23 6 Verdun .3 2 1 ® }® 1 Grads .3 2 X P J® }* J Rosemont .4 1 2 ï J4 * St-Paul .4 0 2 2 12 13 2 8t-Pat* .3__0 2 1 15 21 2 LIGUE DE LA DEFENSE NATIONALE J O.P N.P C.Pt* O.A.R.C.6 5 0 1 32 14 11 Marine .8 ?2 J 22 51 5 McGill .8 * 3 i ?! ?5 Armée .6 0 3 3 23 31 3 Les joutes de la Ligue Mont-Royal Un autre programme hebdomadaire a été offert hier soir à TAre-na de Lachine.par le ligue de hockey Mont-Royal junior et les trois joutes à l’affiche n’ont pas manqué d’intérêt.Dans la première partie les Wing Wheelers ont infligé un blanchissage aux Grads en l’emportant 2 à 0, tandis que dans la joute suivante le Verdun a eu raison du Rosemont par 3 à 0.La finale s’est terminée par une victoire relativement facile pour le Clenrpoint, qui a vaincu le St.Pats par 7 à 4.La décicion est accordée à Beau Jack Cartes Professionnelles ASSURANCES New-York, 8 — Beau Jack, champion mondial des poids légers, a triomphé de Lulu Constantino hier soir au Madison Square Garden, dans un assaut de boxe de dix rondes, mais la décision ne fut pas unanime; le vote fut de 2 à 1 en faveur du champion.Si Beau Jack avait réussi à porter tous ses coups il aurait pu mettre trois adversaires hors de combat dans la même soirée, mais le rusé Constantino a su, par son habileté, éviter la plupart des coups qui auraient pu l’ébranler, et c’est ce qui explique que le gars du Connecticut n’est même pas allé au plancher et qu’il | était encore frais à la fin du 10e j assaut.A cause de la tactique de Cons- ! tantino, qui recula continuellement j ce ne fut pas un beau combat.On ; aurait pu le comparer aux rencon- j 1res de Joe Louis alors que les spectateurs se demandaient : “Son ad- j versaire pourra-t-il finir le com- i bat?” J i La majorité des chroniqueurs de ! sports autour' de Tarène accordé- j rent le combat à Jack par une gros- j se marge.Les meilleures rondes de Cons- j tantino furent les 3e et 6e, alors qu’il ne fit pas seulement faire ; manquer constamment le boxeur j de la Géorgie, mais porta de nom- | breux uppercuts et secoua son ad- 1 versaire à plusieurs reprises avec j des corps à corps.La 5e ronde fut j nulle.Beau, qui tentait de remporter une mise hors de combat par moments, secoua souvent son petit adversaire avec des crochets et Kies coups de “bolo”, mais ne put réussir à l’envoyer au plancher.Constantino n’est allé au plancher qu’une fois en 96 combats professionnels.Toutefois, Beau Jack lui infligea une entaille au sourcil droit a la 7e ronde avec un dur jab de la gauche.Furieux, Constantino attaque furieusement.Il sembla durant les huitième et! neuvième rondes que Constantino| allait être mis hors de combat alors que Jack le pourchassa dans, tous les coins de 1 arène, comptant à la tête et au corps avec de 8o11-' des coups.Luiu se rallia quelque peu durant la dixième ronde.Beau Jack était favori a quatre contre un mais Constantino trouva des supporteurs qui crurent que sa rapidité et son habileté à éviter les coups lui permettraient de répéter la surprise que causa Bobby Buffin en remportant la décision sur Beau Jack en octobre.Beau Jack avait un avantage de trois livres, pesant 139 livres con-136 pour Constantino.Le promoteur Mike Jacobs a annoncé que l’assistance était de 14,876 personnes et les recettes brutes ne $43,161.Dans les préliminaires, Joey Man fro, 141, New- décision sur Joe ., Philadelphie, 6 rondes; Al Guido, 134H, New-York, a annulé contre Pat Foley, 132, Boston, 6 rondes; Tommy Graziano, 153 >4, New-York, a mis Baby Galento, 143%, Chicago, hors de combat à >a Première ronde; Hamil Wiloby, 124 -t, New-York, a mis Carey Lewis, 121%, La Havane, hors de combat à la 4e; Johnny Gebert, 127, York, a remporté la^cmon sur Jack Cunningham, 125%, New-York.4 rondes.HORACE LABRECQUE COUR11ER IN ASSUkANCE N ou* Invlton* les Corgmuntutès Religieuse* A «e prévaloir de nos services particulière 441, St-Frsnçoii-Xsvier • Montréal Tél M Arquette 2383-7384 AVOCATS YVES PELLETIER AVOCAT Buraau : 60 .t-|acquet O., LA.7209 Soir : 387S Wellington, Vardan ‘ WE.2214 M.Heilman Swards AVOCAT at PROCUREUR Edifica de la Cio dos Tramway» 159 Craig ouest Plateau 3222 Anatole VanU C.R Guy Venter C.B VANIER & VANIER AVOCATS iî ouest rue Salnt-Jarquee Tél HArbour 7841 BREVETS D'INVENTIONS .( Manuel de l'Inventeur V * et formule.de preuve d'invention ffiæJF’ALBERT FOURNIER MKPQocmus/tüamttssiitnmtoii r%ZA StïGATHERINE ÜII MONTRÉAL INVENTIONS Protégée* en tou* pay* Demandez ie manuel traitant de* Brevets, marque* de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1893 761.Ste-Catherine ouest.Montréal COMPTABLES 3 CARON & CARON Comptât»** Agréé* - Chartered Accountant* Edmond Caron B .A.LEO.CA.Henri Caron BA L.Li LA O- CA 59.rue St-Jaconee HArbour 3835 MONTREAL 159.rue Alexandra TROIS-RIVIERES P.-A.GAGNON ts CIE P.-A Gaanon CA René Gaanoa.CA ComnUblee agréée Chartered Accountant* IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 Hurtubisc & Hurtubisc Léon-A Hurtublaa.CAA.Gérard Hurtublae PJ»A, Comptable» publics licanelé» 60, St-|acqMt O.- Montré ai Téléphone : HArbour 1553 MA.1339 Don*.CL.5723 Lucien VIAU, S:J;J; COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécial'*» î tmpAt tut la revenu 57.St-lacque» oueit - Montréal LUCIEN-D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE 4643 avanua Verdun, VERDUN YOrk 0642 MEDECIN Chartré, Samson, nmin&ires, „uey ^ Beauvais, Gauthier & Cl.¦York, a remporté la Comptables agréés - Chartered Accountants IC Amico, 141 livres, cnartrA O A MauriceSemaon.C.A .Montréal Les Militaires ne pourront jouer dans les détails Ottawa, 8 - Us clubs représentant l’armée canadienne dans le hockey organisé devront aussi discontinuer leurs activités dans le hockey.Il est vrai que 1 ordonnance de M.Ralston n’est pas aussi sévère que celle des quartiers généraux de l’aviation, qui a ordonna la cessation de toutes activités a ses équipes en date du 6 janvier.La déclaration émanant des quartiers généraux de l’armée stipule tout simplement que les clubs de l’armée ne pourront prendre part aux éliminations de fin de saison pour les coupes Allan et Memorial, ce qui porte à croire que les clubs auront ainsi la permission de terminer leurs cédules régulières, ce qui empêchera que plusieurs ligues soient forcées de cesser leurs opérations, ce qui aurait tout probablement été le cas si la décision avait été la même que celle de TA-viation, M.Ralston a ajouté à sa déclaration officielle en disant qu’il avait toujours été un fervent supporteur du hockey, mais que pour ie moment il s’agissait plutôt “d’aller porter la rondelle à Berlin”.Ceci permettra par exemple aux Commandos de la ligue Sénior de Québec de terminer la saison sans changement, mais si les Comman-| dos remportaient le .championnat de la ligue, ils se verraient forcés de se départir de leurs joueurs militaires pour continuer dans la course au championnat amateur de l’univers.L'O.H.A.sera une des ligues les plus sérieusement affectées par cette décision, car le Frontenac, de Kingston, actuellement en tête dul classement, est entièrement coin-' posé de militaires et, à la fin de (a saison, quelle que soit sa position, ; cette équipe devra cesser ses acti-| vités et il est probable que si cette équipe garde la tête, la seconde du classement sera choisie pour représenter la province dans les éliminations pour la coupe Allan.REPARATIONS MECANIQUES Anderson & Valiquett.Comptables-Vérificateur» J.-Charles AnUerson.L.I.C.Jean Vallquette.CA.LI.O.Roméo Carle L.8.O.OA.A Dagenal» L.S.CL CA.D.Clatroux.C.A 84 Notre-Dame ouest - FL.9709 COMPTABLES Maurice Chartré.OA A-E Beauvais CA E.Harry Knight.CA Gérard Marceau.OA Luclen-P Bélalr.OA Jacques Angers.CA Dollard Huot, CA.Raymond Fortier, CA Guy Bernard CA.H Bourgouln CA Marc Angers.CA Qnébee Maurice Samaon.C A J.-P Gauthier.CA Léon CiHé.CA.Paul-E Trudel CA Lionel Rouasin C.A Q.-F Lafferty CA Albert Carneau C.A Jean Lacroix.CA P*rcy Auger.CA J.-Paul Talbot.CA Roger Roy.CA Rcnyn Electricité médicale Rayon, Z Dr Maxime Briscbois L.G.M.C.F.R.C.S.C.De la Faculté «e Médecine de Pari*.Maladie* génitale* endocrinienne*, urinaires: digestive*, circulatoire», respiratoire* FRontente 5252 M6 Sherbrooke est OPTOMETRISTES OPTICIENS i• ri 11< v: * 11A i bo u ¦! , I A' VMKV ht: LÀ WK.' sy J A.U SÏL.MliX !' 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province de Québec Adresse: Secrétariat de la SC.H.N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal 659 Samedi, 8 janvier 1944 Le P.Gaspard Ducharme, C.S.V., iraliste En attendant que l'un des frèrês en religion du R.P.Ducharme veuille bien nous donner une notice de source complètement informée sur ses travaux scientifiques, je veux signaler aux Jeunes Naturalistes du Canada français la mort de cet homme remarquable qui appliquait à l’étude de la Nature une intelligence et un enthousiasme qui jamais ne cessèrent d'être fervents.Le P.Ducharme fut l'un des pionniers des sciences naturelles chez nous.Il fut l'un des premiers membres de la Société canadienne d'His-toire naturelle à laquelle il resta toujours fidèle.Il connaissait particulièrement bien la montagne de Rigaud, qu il aimait comme une petite patrie, et les collections qu'il y a recuejlliers sont remarquables.De temps en temps il envoyait des spécimens à l'Institut Botanique, et ses envois étaient toujours significatifs, accusant l'étendue de ses connaissances.J'aime à penser que les herbiers qu'il a réunis avec tant de passion seront conservés et mis à l'abri des mille avatars qgi menacent les collections privées, quand celui qui les a accumulées avec amour n'est plus là.Je n'ose faire une suggestion, mais je me permets de signaler que le grand herbier de l'Université de Montréal, dans l'édifice du Jardin Botanique est l'endroit idéal pour rendre accessibles ces matériaux, fruits de tant de labeur.Comme chaque feuille d'herbier porte le nom du collecteur, justice permanente est rendue au travail de tous les botanistes qui ont déposé dans la grande collection de l'Université leurs herbiers particuliers.Le R.P Ducharme, dans son milieu, fit école Tout un groupe de religieux de Saint-Viateur a cultivé avec ardeur les Sciences naturelles.En fonf foi l’admirable Musée de l'Institution des Sourds-Muets, ainsi que les collections ornithologiques du F.Crête, et les collections entomologi-ques du Frère Ouellet, les unes et les autres comptant parmi les plus ¦mportantes du Canada tout entier.Echo des CJ.N.Le cercle Saint-Gabriel Notre cercle a été des plus actifs au cours des vacances dernières.Dix-sept herborisateurs ont cueilli et monté 2,tl2 plantes.Sur notre seule propriété on a relevé 219 espèces de plantes.Nos naturalistes ont fait 40 excursions environ.Les antomolofdstes ont collection-iré quelque 650 insectes.Les orni- _ tholojtistes ont “bagué” près de 150 commencé à prendre intérêt à la oiseaux.I nature et à ses beautés.Cêtte an- Ln géologie a aussi ses adeptes, née nous nous proposons de laisser Voilà en quelques mots le travail accompli par notre Cercle en 1942-1943.Jean-üuy GAUDREAU, secrétaire II IOITE AUX QUESTIONS Frère MARIE-VICTORIN C’est ainsi que nous avions réuni une collection assez complète des races chevaline, bovine, ovine, porcine, canine.La classe des Gallina-cées, le clapier et le rucher, figuraient aussi avec avantage sur notre album.Nous avions notre coin, Cercle H.Lafrance, lors de notre exposition scolaire de fin d’année.Notre travail parut très apprécié.Ensuite, au retour du printemps, ce nous fut agréable de cueillir des plantes utiles, médicinales ou fourragères, môme aussi les plantes nuisibles de la région.Nous avons Q.—En - janvier, nous avons transplanté un jeune érable dont le tronc mesure environ de 3H à 4 pouces de diamètre.Il ne s’est pas trouvé à changer de sol; il était poussé dans le sable et nous l’avons transporté dans la môme sorte de terre, très sablonneuse, chaude et légère.Comme le sol était gelé à une bonne profondeur, nous avons pu prendre une assez grosse motte de terre en déracinant l’arbre.Nous voudrions savoir: 1° si cet arbre a quelque chance de reprendre, ou bien si tous les cultivateurs d’alentour ont raison de nous assurer qu’un arbre transplanté si gros ne peut reprendre.’2° quels soins lui donner pour assurer sa reprise, si elle est possible: a) à la fonle des neiges; b) à l’été.Des arrosages peuvent-ils finir par être trop copieux?Quels engrais seraient recommandables?Quelles piqûres, dans quel temps et co’mment les donner?La vitamine B-l, annoncée dans un catalogue de grainetier et dont une bouteille de 25 sous serait suffisante, parait-il, pour 360 gallon» de solution, est-elle vraiment efficace et pourrait-elle être de quelque utilité dans le cas de notre erable?(L.De S., Ste-Mélanie) R.—Si vous avez pris une motte de terre assez grosse pour réduire tm minimum le bris des racines et si vous avez bien fait la plantation, il n’y a pas de raison pour que l’arbre transplanté ne reprenne pas.Je mais “le milieu est évidemment plus sec”.CERCLE ST-GABRIEL, C.J.N.Le cercle Hector Lofrance L’an dernier, nous avons essayé de connaître les animaux de la ferme, surtout ceux qui rendent le plus de services à l’homme.Comme il était impossible pour plusieurs de visiter des fermes comprenant les différentes races d’animaux, nous avons collectionné toutes les gravures possibles s’y rapportant, et avons monté chacun notre album.les grandes lignes pour pénétrer dans les détails.Nous vous ferons connaître quelques-unes de nos découvertes sous peu.Pour amorcer tout son jeune monde et l’initier aux beautés de la nature, notre bon curé a lancé un concours et deux prix ont été gracieusement offerts aux deux élèves qui ont trouvé la plus belle feuille d’érable.Les écoliers sont enthousiasmés, et n’y a-t-il pas jusqu’au bambin de six ans qui tient à mettre sa feuille d’érable à l’éx-position.suppose que pour tenir la plante bien en place vous l’avez ancrée de telle sorte que le vent ne puisse pas avoir une trop forte action sur elle.Au printemps, lorsqu’arrivera la fonte des neiges, il faudra bien tasser la terre sur les racines et voir à ce que l’arbre demeure solidement ancré.Dans les temps secs, il ne faudra pâs avoir peur d’arroser.Ce soin que vous prendrez à lui donner toujours l’humidité nécessaire fera beaucoup pour le succès de sa reprise.Pour stimuler la croissance des racines, des arrosages au purin.préalablement dilué, aideront grandement à l’établissement de votre érable.La vitamine B-l peut avoir son utilité.Je ne connais pas cepen-dant de fait où, en pareille océu* renée, elle s’est montrée avanla- ** Stephen VINCENT Les Missions des Pères Blancs en Afrique Une dispute de ménage ! Pendant une tournée, en revenant d?visiter un malade, ie Catéchiste m’indique avec son bâton une case quasi perdue dans la brousse et me dit: “Père, là habitent un vieux et une vieille qui sont toujoura en "hicane.Impossible de les mettre d’acconi.Je les visite règu]ièr°iiient; mais je ne suis même pas arrivé à les faire assister au catéchbmç Si tu n’es pas trop fatigué, a’Ions les voir.” Un vieux et une vieillie, rien d’anorma \ eefla.Mais un vieux et une vie ’le toujours en chicane, ça ne doit pas être banal.“Bien, dis-je *au Catéchiste, allons-y.” J’élais surtout pris du désir de faire la conquête de ces deux âmes, bien qu’eMes appartinssent à un vieux et à une vieille toujours en chicane.Une troupe d’enfants se joignent à nous.Leur entrain m’intrigue un peu.“Pourquoi avez-vous donc ’’air si réjoui?” leur demandai-je.Et un cuvtic de me repondre: “Ces* parce que nous sommes assurés de rire un bon coup.Qes deux vieux, toujours en chicane, n’ont pas leurs pareils, Père!” Je reste rêveur.Un vieux et une vieille le soixante ans toujours en chicane.Ce n’est pouréânt pas un âge pour être mordu de jalousie.Enfin, nous verrons bien.J’étais un peu inquiet tout de même.S’ils allaient “laver leur linge s»’.*” devant moi.Les deux vieux pourraient bien profiter de ma présence pour vider leur différend en plaidant devant moi et en me demandant de porter un jugement qui mît fin aux disputes.Dams ce cas, ça sera long; la vie des deux va y passer depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, en passant par la jeunesse et l’adolescence.En ruminant ces craintes je m approche de la hutte délabrée.Un bruit de voix frappe mes oreilles: ce n’est certes pas le roucoulement de jeunes amoureux.D’abord une voix claire, perçante, saccadée, furieuse; celle de la vieille, sans doute, La réponse arrive: voix caverneuse, lente, ironique; celle du vieux assurément.Les voix d’un vieux et d’une vieille en chicane.Les deux plaideurs Le Catéchiste hâte le pas, fraippe à la porte île la hutte et crie: “Eh! les vieux, le Père est ici, il veut vous voir.Cessez de vous chicaner et venez ie saluer”.Silence complet.Le Père qui est là! un Blanc qui vient visiter de pauvres gens comme eux! ce n’est pas un mince honneur.Le vieux et le vieille se précipitent et arrivent en même temps à la porte trop étroite pour.les laisser passer tous deux en même ?emps.La vieille croyait que son vieux aftlait lui faire la politesse de s’effacer devant elle; le vieux vrolait laisser sentir à sa douce” moitié que le maître de la Graphologie au “Devoir” Mnnik ou Monk — C’est si mal écrit que ié ne suis pas sûr du pseudonyme.— Je n’ni pas reçu la lettre dont vous parlez.Coeur d'or ou (je ne comprends pas le reste, c’est illisible) — Votre lettre de Shutvimgan, du 23 octobre, est signée Marguerite, c'est la seule reçue de vous.S’agit-il de uo-(re écriture?Ecrivez donc le pseudonyme lisiblement, en lettres moulées s’il le faut! Têrésienne — Du bon sens, du sens pratique, de l’ordre et du soin.Elle est sensible et affectueuse el scs affections sont un peu jalouses et exigeantes.L’orgueil est très susceptible.Bonne, généreuse et active, es qui donne une belle capacité de se dévouer, mais ce dévouement est parfois empêché par de l’égoïsme.Elle est sincère, franche naïve e» crédule.La volonté, vive et «erme souvent, est souple et assez influençable.Un peu d’amour-propre accentue la susceptibilité et lui rend la critique et les reproches insupportables.L’humeur est variable et déteint sur la qualité du travail.Réservée, peu expansive.Gaie, aimable et très animée et vivante.Makina — Peu d’instruction mais bon sens et esprit clair qui voit juste.Délicat, sensible, capable de tendresse et de dévouement.La volonté est suffisante, sans être très forte: il a de la souplesse et il est influençable et porté à suivre plutôt qu’à conduire.Honnête et sincère, il inspire une estime qu'il mérite.tendresse et de confiance.Foil® pour comprendre mieux l’amitié que l’amour.Pas pratique du lout-La volonté est plus vive que forte, plus impulsive que résolue, la résistance est faible et elle est très influençable.Sincère, franche, avec, au fond, beaucoup de crédulité naïve.Enthousiasmes faciles.Rêveries sentimentales.Beaucoup de chimères et d’illusions dans sa vie., .I îiyère, elle me paraît mei X.X, X.ou Une comiQiie crciin- pom* jg succès dans toutes Craintive — Délicate, sensible, impressionnable, elle a un coeur tendre et généreux.Elle est fière, timide et susceptible.Elle n’est pas toujours commode, parce qu’elle est soupçonneuse et portée à exagérer les griefs et à être injuste.Elle a de la bonté et son activité et son énergie, au service de cette bonté, la rendent capable de faire beaucoup de bien quand elle y est bien disposée.L’humeur est très variable.La volonté est précise, parfois ferme, parfois faible et influençable.Le sens pratique est peu déve-ioppé et peu exercé, mais il y a des possibiHiéi de Ttagner de ce côté.Elle aime bien ses aises et à ne pas trop se déranger pour les au-, tfe*.car elle a de l'égoïsme à côté de ses belles qualités.Droiture, franchise et beaucoup de réserve./nfer nos.— L’esprit est un peu léger et superficiel, mais elle a du bon sens et elle volt généralement juste.Le coeur est délicat et ai-maot, les affections sont plus vives que profondes.Grand beso#i de live.— Avec ces cinq ou six lignes, on ne fait rien qui vaille.L’esprit est clair et sensé.L’orgueil est susceptible.Elle est sincère mais d’une réserve très fermée, elle est difficile à connaître.La volonté est très autoritaire et moins énergique qu’elle ne le parait.Orgueil et confiance en soi.Gaieté et animation.Un manuscrit de ce genre devrait être mis de côté.Pour étudier l’écriture, U en faut! Esereth.— L’esprit est clair et sensé, elle a un bon jugement.Sensible et tendre mais d’une grande réserve qui diaaimule cette l tendresse et cette sensibilité.L’activité est ardente.Elle a de l’ambition, de la bonne volonté et du courage, celui-ci est alimenté par l’optimisme qui lui fait voir le meilleur côté des gens et des cho-8®s- Le coeur est aimant et elle a besoin d’affection.Sincère, droite, t-ès franche.Elle aime beaucoup à parler et elle ne s’en prive pas, mais ce n’et ni d’elle, ni de ses affaires qu’elle parle.Simple et naturelle, gaie, animée et aimable.L’humeur est variable, cependant, et il lui arrive d’être un peu maussade.La volonté manque de résolution et s’affirme comme résistance sous forme d'obstination habituelle.Elle n’a pas beaucoup d’initiative.équilibrée: résolue, égale, ferme, persévérante, faite pour bien servir l’ambition.Le coeur a des affections ardentes et exclusives.Discrétion et paa d’expansion: il garde bien le secret de son intimité.Envol.— Réfléchie, positive et pratique, elle aime l’ordre et les choses bien faites.Ambitieuse et persévérante, d’une activité régu- .araît bien douée pour te succès aans toutes ses en treprises.Sensible, bonne, délicate, toujours simple, spontanée et naturelle, elle n’a aucune vanité.La droiture et la sincérité sout bien marquées.Elle a du jugement et une belle conscience limpide.Capable et dévouée, bien faite pour créer le bonheur quand elle sera reine et maîtresse chez elle.La volonté est ferme, douce et persévérante.Souplesse et amabilité.Humeur un peu inégale mais rarement désagréable.Jean DESHAYES sonder.Oui.pour mon plus grand nialheu", c’est lui que j’ai chois!.Avec hi* je n’ai jamais goûté un seul instant de paix et de bonheur Il m’a *oujoiirs insultée; il ne m’a jamais lunné de viande ou de sel.Toujours de vieux habits; j’avais honte de paraître en public.Pas moyen de le contenter; jamais la nourrit'ire n’est cuite à son goût.Je patientai dans l’espoir de le gagner par rnr douceur.Tout cela en vain; il ne m’a jamais aimée.Les ma’heuns m’ont fait vieillir avant le tem/ps.Si nous avons fait si mauvais ménage, c’est sa faute à lui.Encore tou* à l’heure, pendant que tu upp-oehnis de notre hutte, il me reprochai de lui avoir servi de la nourriture bonne tout au plus pour«| les poules.Une ttflle insulte m’a irritée, Père, au point que moi, qui d’ordinaire suis si callme, je me suis ewiporb'-e.Mais je ne l’ai pas insulté.Viens voir la nourriture, Père, tu pourras constater qu’elle est cuite à point et que iqpn dispute pour rien.Voilà ce que j’avais à dite.” Plaidoyer du vieux ê Sans me lever de mon siège de juge de paix, j’invite le vieux à s’expliquer à son tour.“L’homme est né pour ie malheur, Père; que tu es heureux de n’être pas marié! Ah! si j'avais «u.mol aussi je serais reste vieux garçon.Comme tu le vois, les années ont courbé mon co.'p.vers la terre; les misères que j’ai eues -ivec cette femme me fonl mourir.Jeune, je n’avais pas mon égal.A.combien de filles j’ai fail bondir !e coeur! Si j’avais voulu, j’aurais pu avoir des femmes à la douzaine.Hélas! une seule a suffi pour me dégoûter de toutes les autres.“Si c’était à recommencer, Père, j’irais me pendre plutôt que de vivre avec une chipie pareille.Elle me rend b vie impossible! Elle me trompa en se faisant passer j pour une flUe paisible, n’aimant ! pas à courir de maison à maison ! pour y faire des visites.Je suis tombé dans le piège, et j’y suis encore.Quelque» semaines à peine après le mariage, èlUe partait en promenade pour deux mois.A son retour, effie voulut jouer à la grande dame, den andant que je fisse faire mes ciiltures et ma cuisine par d’autres femmes.Elle ne faisait plus rien et exigeait toujours des étoffes et de la viande.Peur avoir la paix (car je suis un homme paisible qui mme la paix) j’ai essayé tout d’abord de la contenter.A la fin je dus agir pour ne pas me ruiner.Je l’obligeai à cultiver et à cuire ma nourriture.Tu as dû remarquer ma bananeraie; c’est un vrai fouillis rie mauvaises herbes; c’est conine cela depuis des années .Tu l’as entendue tout à l’heure parier de la nourriture.Regarde ce Ouverts de 10 à 6:30, samedi compris.?U P U15 Toile forte Pour essuie-mains sur rouleau ordinaires ., largeur : 16 pouces.Texture de toile forte et serrée, résistante aux durs frottages.Bordure en bleu, or, vert .45 ou rouge.La verge Essuie-verres Linges de texture serrée et résistante pur fil pour essuyer les verres, la porcelaine, la faïence .•.Fond blanc avec bordure rouge, vert ou bleu.Inscription “Glass EÏQ Cloth”.Environ : 22” x 32” — chacun : Coton jaune Texture forte «t robuste faisant de ce coton Jaune une qualité idéale pour doubler un couvre-pieds, pour ouvrages de fantaisie, housses pratiques.1 A verges 1 AA Largeur : 27 pouces.A.vV/ Couvertures Couvertures de laine grises dont l’épaisseur suffira à donner le confort parfait l’hiver.Poids environ 4 livres .dimensions environ: 60” x 80”.5.95 Chacune : DUPt'lg — deuxième (Ste-Catherine) M.le chanoine Edouard Jetté Aigle (let Nuaget.—- C'est un mauvais spécimen sur papier rayé et de la copie.Beaucoup d’imagination développe l’enthousiasme et certaines exagérations qui nuisent à la sûreté du jugement.C’est une nature ardente et active.Il est ambitieux, sûr de lui et content de lui.Généreux et bon, capable de se dévouer non ua peu d’ostentation.La volonté est forte et bien Jollette, 8.— M.l’abbé Edouard Jetté, curé de la cathédrale, a été nommé chanoine titulaire par S.Ex.Mgr Papineau, le 30 décembre dernier, lors de la réunion générale) du clergé pour la présentation des voeux à Son Excellence.Le nouveau chanoine est né à Saint-Jacques de Montcalm, le 9 août 1898.Il fit ses études classi- Ïues au séminaire de Jollette et ses tudes théologiques au Grand Séminaire de Montréal et fut ordonné prêtre le 31 mai 1923.A Rome H prit son doctorat en philosophie: à Paris, 11 prit sa licence ès lettres.Il fut professeur au séminaire de 1923 à 1926 et de 1931 à 1943.Missionnaire diocésain de 1926 à 1928, il passa en Europe les années de 1928 à 1931.Le 27 septembre 1943, Il prenait possession de la cure de la cathédrale.M.le chanoine Jetté sera installé à la cathédrale dimanche le 23 janvier courant.Nous lui présentons nos sincères félicitations et nos meilleurs voeux.hutte c’est vi.Ils échangent un re-{qu elle a fait.Bille a cuit deux plats gard qui rr.dit long sur leurs sen- de bananff.Ma bouillie à moi timents intimes.Je crus, pour un ^ J ‘ moment, que la chicane aiîlait prendre.Mans non.Par je ne sais quel tour de force, la vieille réussit à franchir le seuil la première, suivie de près par le vieux."Queffiie joie de te voir.Père”, s'écrient-ils ensemble.Dieu seul connaît le fond des coeurs; mais je ne crois p?» faire un jugement téméraire en disant que ces vieux païens nu raient préféré me savoir loin de leur village.Après les salutations d’usage le vieux m’invite à entrer dans sa case pour me reposer.La vieille lance un regard cqurroucé vers son mari, se précipite dans la hutte pour ranimer le feu qui couve sous la cendre et me dit: — Pardonnez, Père, l’état de délabrement de notre hutte.Mon mari est un paresseux.Comme un lézard H ne peruse qu’à se chauffer au so-leï'.Pas moyen de lui faire réparer la hutte qui tombe en ruines.Quelle misère! Ab! Père, si vous saviez comme je suis à plaindre; la misère me tue.’ Blessé dans sa dignité de maître du log's, le vieux riposte avec aigreur: — Vielle sorcière, s’éorie-t-M, lu oses m’accuser devant le Père?Très bien; j’accepte le défi.Je vais me dépendre devant le Père, le Catéchiste et tous les gens ici présents,” Me voilà au blanc! Prenant mon courage à deux mains, je me dis prêt à entendre les plaidoiries.On apporte une natte et un petit tabouret indigène.Résigné comme un est dure comme de la pierre et sans sauce.Pour elle-même madame s’était préparé un plat de bouillie bien cuite avec une bonne sauce aux champignons.Quand elle eut bien mangé, pour me narguer, elle donna le reste aux poules.Voilà comment on m'insulte dans ma hutte.A toi maintenant.Père, de trancher entre mous deux.” Le jugement Que faire?Que dire?Si je donne raison au vieux, sa femme en verra de belles avant ce soir! Si je donne «-aison à la vieille, eWe serait capable de laisser son mari mourir de faim.Dire à l’un qu’il a raison et à l’autre qu’il n’a pas tort ne me parait pas sage dans les circonstances présentes.Un jugement à la Salomon alors! — Vcici ce que je pense.Puis- ALBERT DUPUIS, président.A.-|.DUCAL, v.-p.et dlr.-gér.ARMAND DUPUIS, sec.-tré».Offices de l'Eglise LE DIMANCHË7 9 JANVIER Fête de la Sainte Famille, double 2e cl., blanc, messe Exsultat, avec Gl.et Cr., 2e or.du dim.I, 3e de l’Oct.de l’Epiph seulement: (cependant 4e M,: commandée pro re gravi); préface et Communicantes de l’Epiph.; dernier Ev.In princi-pio.— Aux II Vêpres, (ant.Poit triduum) mém.de l’Oct.de l’Epi-phan., (ant.Interrogabat, V.Reges) et du dim.(ant.Fill, V.Omnes, or.Vota).AU PRONE LE DIMANCHE 9 JANVIER 1944 On annonce: Aujourd’hui, fête de la sainte Famille: dans toutes les paroisses, on consacrera les familles à la sainte Famille de Nazareth; cette consé- | vier, dans plusieurs églises, a lieu I la cérémonie bien impressionnante de la bénédiction solennelle des petits enfants et de la visite à la Crèche de l’Enfant-Jésus.(Voir Procès et Orationes, p.51).C’est aussi dans le courant de janvier que MM.les curés doivent rendre les comptes de Fabnique pour 1943 devant MM.les raarguil-liers anciens et nouveaux.— Père, protesta-t-elle, si je reste seule id, qui me défendra contre les valeurs et les bêtes fauves?Moi, je l’ai toujours aimé mon mari.et je l’aime encore,, Me tournent alors vers le mari: — Aloi s, c’est toi qui resteras ici, lui dis-je, l’amène ta femme à la mission.Comme ça tu auras la paix.C’est au tour du mari de me regarder d’iiti air incrédule: — Ma;s, Père, s'écrie-t-il, si je reste seuil ici, qui cuira ma nourriture?____________________ ____________D’ailleurs, dans le fond, j’ai tou- co rod am né à rnort,°je m’assieds et j jours aimé ma femme.et je l’ai-l’é'-oute.TT,e encore.Laisse-nous ici en- Tout en écoutant, J’examine de semb’e; donne-nous la médai'Me des plus près les deux plaideurs.Corn-1 catéchumènes Peut-êtr* en nous me beautés, ma foi, j’ai déjà vu faisant Instruire de la religion que Orationes, voyez à la page 86.Aujourd’hui, on doit lire l’appendice au rituel pour ce qui concerne la législation des mariages, voir pages 38 et suivantes.Aussi donner connaissance de la loi sur les emprunts de fabrique.Dans le courant du mois de jm- Le Nouveau Meurtrier Achat» le meilleur et le glut nouveau poison on Canada pour détruire les RATS, SOURIS, MULOTS et let laisser sans odeur.Garantie pour douso mois.Vendu en 9 formata i 60c — $1.50 — $3.00 LABORATOIRE 4166 RUE SAINT-DENIS MA.2597 Les Canadiens à Ortona f Coupon «rapHoloiiique ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE de |EAN DESHAYES 44 D E V O I R ” Samedi, 8 janvier 1944.gor, pou» 2 semaines Un oouoon valabls et 35 sous en Umbrea-poata Oolvant SMeompaenar chaque envol Tout manuscrit doit ttra h l'ancra sur o«pter non ray* Ma pas •nvom Ua copia Adraaast i Joan Daahayae.le "Dcvate".Montréal.X, mieux.La vieillie, petite taille, une épaule plus haute que l’autre, tète plate, les deux yeux (de la couleur de.fausses perles) convergent l’un vers l’autre comme pour se surveiller mutuellement, bouche ornée d une semle dent dams la mâchoire supérieure.Pauvre dent! A chaque respiration de.la vieille, elle oscille co ni me une feuille sèche agitée par le vent.ï^e'vieux: taille moyenne, un peu bossu, un nez fortement aplati, un seul oeit et une seule oreille ('l’autre oeil et l’autre oreille eyant été enlevés par ordre du roi ri,.r.5 le bon vieux temps.) Plaidoyer de la vieille Mais la vieille ne perd pas de temps.“Père, je suis bien vieille, comme lu 'c vois: mais il n’en fut pas tou jeu r- ainsi.Quand j’étais jeune, je faisais l'orgueil de mes parents.Arrivée à l’âge de me marier, je passais pour une jolie fille, sérieuse et active.” Eclat dt rire de la part du vieux.“Père, ne crois rien de ce qu’elle te dit.Bile a toujours été laide; nous apprendrons à ne plus nous chicaner pour des riens.Depuis ce temps les deux vieux vivent en bonne harmonie et Us sont fidèles à suivre le.s classes de catéchisme afin de se préparer au baptême.Aristide LARREQUE, des Pères Blancs.N.B - La maison des Pères Blancs à Montréal est à 1640 rue Saint-Hubert.Les ouvrages de Jacques Bainville HISTOIRE DE FRANCE
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