Le devoir, 2 décembre 1943, jeudi 2 décembre 1943
L.e Csnad* rit une nation aouve-rame et ne peut avec docilité accept et de la Grande-Eretagne, ou der EtaU* Unit, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le rronde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (13-X-37I Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR , Carat pelletier FAIS CE QUE DOIS , BCIsir 3161* SOIRS, DIMANCHES IT PITIS AdminiitratiM I RMsctfea i Gérant t •Hair ISSI ¦Hair 2914 ¦Blair S3S1 Le Japon perdrait tout ce qu’il a conquis depuis 1894 Si nous essayions de nous redresser.e A propos de la libération de Mosley et des protestations canadiennes - De la campagne pour le "Deuxième front" et de quelques autres cas - Cessons donc d'agir en copistes et en subalternes Le gouvernement britannique, on le sait, a relaxé sir Oswald Mosley et sa femme, internés au début de la guerre.Mosley, comme personne ne l’ignore, est un personnage qui a joué un certain tôle dans la politique anglaise.C’est un aristocrate doué d’un remarquable talent oratoire, qui, ne se trouvant à l’aise dans aucune formation politique anglaise, avait fini par lancer un mouvement nouveau, dont les méthodes de propagande ressemblaient un peu à celles des Fascistes de Mussolini.Il faisait porter à ses adhérents un uniforme particulier, analogue à la chemise noire des fascistes italiens.Quel que fût le ta'ent de Mosley, quelque considérables que parussent les mécontentements qui pouvaient favoriser sa campagne, beaucoup, et pour des raisons évidentes, ont dès le début douté du succès durable de l’entreprise.¥ Ÿ * Le mouvement fasciste en Italie pouvait en effet se rattacher à des souvenirs anciens.Son échec final ne doit point faire oublier les causes qui ont facilité son départ.Mussolini et les siens incarnaient, dans une certaine mesure, la révolte du peup'e italien (des grands industriels aussi; contre la poussée communiste.C’est un fait qui.avec des formes différentes, pourra se reproduire en plusieurs pays.Mais Mussolini avait prétendu donner au mouvement un caractère spécifiquement italien.On sait avec quel éda( il évoquait le souvenir de la Rome ancienne, dont il proclamait que l'Italie d'aujo||r d’hui devait s’attester, non seulement l’héritière géogra- ! phique.mais la continuatrice politique.Or le Faisceau, qui a donné son nom au fascisme, est un souvenir de Rome.Quant à la chemise noire, elle devait être la contrepartie de la chemise rouge de Garibaldi, fameuse dans l’his-toire de l’Italie moderne.Auprès du public anglais, Mosley et les siens risquaient de ne faire figure que de copistes de Mussolini ou d’Hitler.Leurs méthodes ont rassemblé un certain nombre de partisans.mais elles ne convenaient point chez eux à la foule, qui n’a jamais eu le goût de l’oniforme politique.Elles n évoquaiem dans les fibres anglaises aucune lointaine résonance.Même si la guerre n’était pas venue, if est probable qüc le mouvement se serait brûlé lui-même.Mais la guerre est venue et Mosley a été interné.Ce n’est pas notre affaire, pour le moment du moins, de discuter si l’on a eu tort ou raison de le coffrer, puis, ces jours derniers, de le libérer.Ÿ ¥ * Ce qui intéresse les Canadiens, ce qui doit éveiller chez nous l’attention, c’est que des groupes canadiens aient cru opportun de protester avec éclat cantre la libération de Mosley.C’est que des citoyens canadiens se soient cru obligés de dénoncer un acte de clémence (ou, plus probablement, d’intelligente politique) posé par le gouvernement de Londres à l’endroit d’un citoyen anglais et qui est chose purement anglaise.En quoi cela regarde-t-il tel ou tel groupement canadien, — tel groupe professionnel ou tel groupe politique?Nous comprenons que les membres de ces groupes aient sur l’attitude du gouvernement de Londres une opi nion personnelle; mais à quoi rime la protestation collective et solennelle?Dans le cas du parti ouvtiti progressiste, dont l’une des sections au moins a élevé une protestation, le cas est d’autant plus significatif, on serait tenté de dite amusant, La conférence tripartite du Caire et celle de Téhéran que les principaux chefs de ce parti sont des communistes notoires qui viennent eux-mêmes d’être libérés par le gouvernement canadien.Mais la question est d’ordre plus général.* ¥ Ÿ Ce qui se manifeste ici, comme dans les campagnes dités du Deuxième front, c’est la tendance à suivre servilement des impulsions extérieures, étrangères à notre pays.Il est très clair que si la Russie soviétique n’avait pas voulu ces manifestations, jamais des Canadiens qui ne savaient à peu près rien de la véritable situation militaire en Europe, et dans le reste du monde, ne se seraient avisés de réclamer un mode d’action déterminé, dont les chances de réussite ne pouvaient que leur échapper.Avec leur bon sens natif, ils auraient jugé que c’était là chose qui intéressait d’abord, et à peu près exclusivement, les chefs politiques et militaires des Nations-Unies, seuls convenable ment renseignés, et ils ne se seraient pas infligé le ridicule ! de paraître trancher un débat qui excédait si brutalement leur compétence.De même si un certain nombre d’Anglais, et qui ne représentent même pas la majorité des éléments de gauche, n’avaient organisé des manifestations contre la mise en liberté de Mosley et de sa femme, les groupes protestataires du Canada auraient-ils songé à élever la voix?En quoi, au fond, les intéressait le sort de cet aristocrate anglais qu’un ministre travailliste, aussi soucieux, on l’imagine, du salur de la démocratie que les protestaires canadiens, d’accord avec ses collègues de tous les groupes, jugeait à propos de libérer?Et que penseraient-ils si des corps anglais s’avisaient de réclamer la libération, par exemple, de Camillien Houde?Leur premier mouvement ne serait-i] pas d’inviter ces messieurs d’outre-mer à se mêler de leurs affaires?¥ * * Nous prenons déjà l’attitude de coloniaux, de subalternes, de domestiques, à l’endroit du gouvernement de Londres.Nous sommes en train, pour un certain nombre, d’afficher la même attitude à l’endroit d’un gouvernement totalement étranger comme celui de la Russie, ou de certains groupes politiques anglais.Si l’on veut bien s’y arrêter un moment, on avouera que cet état d’esprit ne manque pas d’être quelque peu inquiétant.Il ne se manifeste pas du reste dans les seuls .( -, ¦ M, m * « A Mi M • « M « r M MM aM m -J ¦ mm .Si Mi ««MM LJ M MM MM I M -M « « M « • i.T M Bloc-notes (par Imita Benoist et Roger Duhamel) Gâchis sur gâchis On ne compte plus les gaucheries et les maladresses, la plupart fort coûteuses, des organismes, administrations et contrôles, dits de temps de guerre, suscités et multipliés par le gouvernement d’Ottawa.A tous ces gâchis, le gouvernement provincial de Québec paraît bien déierminé à ajouter les siennes propres, histoire sans doute d’améliorer la situation.Le service de la taxe de vente des bureaux du revenu de Ja province, 420 ouest, rue Lagauche-tière à Montréal, adresse, en date du 24 novembre, la lettre suivante aux entrepreneurs en construction du moins à certains d’entre eux ; "Les directives contenues dans les circulaires RA-7, RA-8 el RA-9 sont annulées à copxpter de ce jour et les personnes qui exécutent des travaux pour la construction, la réparation où l’amélioration d’im-meubles doivent dorénavant procéder tout comme elles le faisaient avant l’émission de ces circulaires."Nous vous retournons, sous pli, votre certificat d’enregistrement que vous nous avez retourné pour annulation, "Veuilles procéder tout comme vous le faisiez avant le 1er septembre 19Ï3.Vous recevrez d’ici peu une circulaire confirmant ces directives’’.Cela n’a l’air de rien à prime abord.Ceux qui sont directement concernés, les entrepreneurs, savent autrement.L’un d’entre eux nous expose ce qui en retourne: "Nous avons payé la taxe de vente jusqu’au 1er octobre 19b3, et depuis tes maisons de gros avec qui nous faisions uffjtiires nous ont chargé la taxe sur Mb* nos achats, selon le désir du gouvernement: Circulaires RA-7, RA-8 et RA-9."Nous avons fait l'inventaire de nos marchandises en magasin et payé la taxe sur celles-ci.Mainte domaines que nous venons d’indiquer.Rappelez-vous le vant le gouvernement change tout soin que nous avons eu d’appeler ici des étrangers, fort estimables si l’on veut, mais étrangers tout Je même, pour ouvrir des campagnes d’ordre proprement canadien, la facilité avec laquelle nous abandonnons à des étrangers, qui sentent, cela est inévitable et nous ne leur en faisons pas reproche, en hommes du dehors, le soin de nous faire la classe en matière de politique extérieure.Si nous essayions — sans ménager aux étrangers respect et sympathie, — si nous essayions de nous redresset un peu, de juger du point de vue canadien, d’agir en peuple majeur?.Les textes les plus clairs, les coutumes les plus éloquentes n’y feront rien, et nous redirons en vain, avec lord Tweedsmuir, que le Canada est une nation souveraine, si nous laissons envahir par un abject colonialisme, — quelque enfariné qu’il puisse être, — no* intelligences et nos coeurs.2.Xir.43 Omw HEROUX Lettre d’Ottawa M.Ilsley veut relever les remparts du parti Depuis le début de la guerre le ministre des Finances a prétendu qu'il fallait mettre de côté toutes considérations de partis politiques — L'incident d’une nomination à Montréal en 1942 — Les députés libéraux de la métropole, qui en ont l’habitude, continueront de suivre L’actualité "Législotion suronnée" Un confrère d'Ottawa exprime le regret, pour la dixième fois peut-être, que le Canada n'ait pas son drapeau national teiïeTr émérite Ves Tntiquités, par- _4 , (par Louis Robillard) O surprise, Mc Victor Morin, pro- jÇe carnet du grincheux (par Léopold Richer) Ottawa, 2-XII-43.— Les libéraux •onnent l’appel aux armes (ce n’est pas nouveau, ils le font depuis.sept ans), mais cette fois ils s’adressent * leurs partisans.Il ne s'agit plus de sauver la chrétienté, la civilisation, la démocratie, les institutions parlementaires, l’empire, la liberté, mais tout bonnement le parti libéral.Ah! le parti libéral, dit M.GOdbout avec des trémolos dans la voix, c’est quelque chose de si grand qu’il dépuasse tout ce pour quoi nous acceptons des sacrifices! Le parti libéral, renchérit M Mackenzie King, c’est le rûc immuable sur lequel reposent le pays et le monde, l’ordre et la paix, le bonheur et la prospérité; que le parti libéral disparaisse et c'est le chaos, l’inconnu, l’abîme M Mackenzie King se voile la fa^e à la pensée des malheurs qui déferleraient sur l'univers si le parti libéral canadien venait à perdre le pouvoir Les partisans, pour éviter des catastrophes éponvanta-bles à ‘leurs chers compatriotes”, redoublent d'ardeur et se lancent résolument sur le sentier de la guerre en organisant des banquets succulents nu Oint) de Réforme de Montréal: or croit savoir, en effet, que le menu de ces banquets ne se compose pas seulement de timbres d’épargne de guerre! (L’un des premiers à parier de ia nécessité d’une reorganisation libérale a été, nous le donnons en mille, M.J.-L.Ilsley.ministre des Finances.Qui l'eût cru?M.Ilsley, auquel la Gazette de Montréal, Journal archi-tory, rendait naguère le témoignage ému qu'il avait été le seul membre du cabinet à avoir administré son ministère en ne tenant aucunement compte des considérations de partis politiques La Gazette trouvait cela extraordinaire, alors que la chose était toute natu-reHe.Qui connaît M.Ilsley sait nue par tempérament et par attitude mentale i! est plus près des tories que des libéraux.On l’a vu A l'oeuvre à la conférence fédérale-provinciale de 11)41.Il s'est révélé trait entier dans ses budgets excessifs et antifamiliaux, f^ans le don de $1,0(10,000,000 au Royaume-Uni et lors de la mainmise fédérale sur d’importantes sources de revenus orovlnciail*.Personne n’a oublié sa déclaration sur ceux qu’il représente aux Communes, gens dont la patrie est éparpillée aux quatre coins de la terre, partout oû flotte le drapeau britanniqsie.Que le ministre reçoive les compliments de la Gazette cela est donc tout naturel I/orsque MM.Mackenzie King, Ernest Lapointe.1.-1,.Mslev, Louis Saint-Laurent étaient loués par la Gazette, ils méritaient amplement la punition.(luit* à U dernlin pw) l'Union lack, ayant préséance sur l’Union Jack.Etant donné notre participation à la présente guerre, la conscription pour n’importe où, le tribut des milliards et tout le reste de ce qui nous ramène à notre état de colonie et nous le rappelle, comment pourrions-nous donc avoir un drapeau national?* ?• Dans les circonstances, vu le comportement colonial du Canada, ce sont les jingoes mainteneurs de l’Union lack qui ont raison.* * » Le Canada a-t-il droit A un drapeau?Mérite-t-il un drapeau?» * * Un drapeau est.non pas l’attribut, mais l’emblème de la souveraineté et le Canada Ernest Lapointe dixit — n'était pas assez souverain pour rester neutre.* * * .______________, Cancan/da va plus loin: quand l'Am- gne de la plume six on sept articles ' pâlira est menacé, le Canada a le de- son te la main contre de vieilles choses.Notre éminent confrère en ta-bellionnage est en frais de renverser quelques idoles vermoulues.Il consent bien à accorder son zèle jaloux à la conservation de "vieilleries" méritantes mais cette ferveur se mue en courroux à l'endroit d'une collection de reliques légales qui traînent dans noire Code civil.Il s’élève contre “certaines dispositions surannées incrustées dans notre droit qui pouvaient être de mise au moyen âge, mais que la Coutume de Paris nous a léguées telies quelles et qu’on nous déclare inviolables, comme si nous vivions encore sous le régime de la féodalité”.C’est la Revue du Notariat (numéro d'octobre 1943) qui nous révèle ces propos du vieux praticien, j saupoudrés de sel.St', Morin dési-\ vétustes qu'il voudrai', voir radier à tout jamais de noire Code.Exemples: la servitude qui interdit à un monsieur d'installer des fenêtres ou des balcons à moins de six pieds de distance de l'immeuble contigu; ou encore, la restriction qui nous empêche d'aménager une porte d’entrée sur notre héritage à moins de deux pieds de la ligne du voisin; et cette antre obligation moyenâgeuse qui condamne, dans les villes, deux voisins à contribuer pour moitié à la construction et à l'entretien d’un mur mitoyen de.18 pouces d'épaisseur et de 10 pieds de hauteur; "une simple haie de verdure, ou même une plate-bande de fleurs ne feraient-elles pas aussi bien l'affaire entre gens civilisés?".M, Morin sc porte aussi à la défense de Vexécuteur testamentaire dont il voudrait alléger le fardeau.Ce personnage bien connu des générations d’héritiers et de leurs dé- [ l«uUa 4 Ab ûaruiér* pa««L voir d# se lever «t de se porter à secours.* * * Dit M, Godbouî i ¦ • ; "En ayant dar- riàra nous un conseil d'orientetion économique, nous aurons une lumière qui nous guidera".iCancaneda, ter déc.) * * w Encore un cas de distraction, sans doute.Le Grincheux 2-XII-43 Citation d actualité ''Quand quelque prince ou quelque peuple s'étâit soustrait h l’obéis-sanca da son souverain, Ht Hat sénateurs romains) lui accordaient la titre d'allié du peuple romeln, et, per II, ils le rendiient sacré et inviolable; de manière qu'il n’y avait point de roi, quelque grand qu’il fût, qui pût.en mourant, tue sûr de ses su-icts ni même d» sa famille." MOJNTISQUIIU Les operations militaires contre le Japon et l’ouverture du deuxième front en Europe — Le sort que l’on fera aux Japonais et celui qui est réservé aux Allemands — L’ennemi en pleine retraite dans le secteur de l’Adriatique—Les Allemands contre-attaquent sur un front de 600 milles en Russie ce/a subitement et remet le tout comme auparavant."Certains officiers ont manifestement agi avec trop de précipitation.Ils ne pouvaient logiquement agir comme ils Vont fait par- \ ce que la loi est explicite et dit I que la taxe doit être chargée sur le prix de vente et non sur le prix de gros."Le résultal est un Joli méli-mélo.Nous avons des marchandises sur lesquelles la taxe est déjà payée et d'autres sur lesquelles elle ne l’est pas; de plus, les marchands de gros nous ont chargé cette taxe et le gouvernement nous doit de l'argent.Comment ta ville (suite à la dernière page) Une première conférence tripartite qui a réuni les chefs responsobles de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de la Chine a décidé ces jours derniers des mesures à prendre pour assurer la défaite du Japon et lui enlever les moyens de reprendre son expansion par l'agression.Une deuxième conférence tripartite, qui réunit probablement en ce moment le premier ministre Churchill, le président Roosevelt et le premier ministre Staline à Téhéran en Perse, décidera des mesures à prendre pour assurer la prompte défaite de l'Allemagne et du sort qu'on lui fera dans une Europe que l'on veut protéger contre le danger de nouvelles guerres.Les chefs des Nations-Unies s'en tiennent à la formule de la reddition sans condition que MM.Roosevelt et Churchill ont proclamée à Casablanca.Nous ne pouvons plus guère envisager la possibilité d'une paix de compromis, nous devons plutôt nous attendre à une guerre sans merci contre la plus grande puissance militaire de l'Europe et ia plus grande puissance militaire de l'Asie.La conférence du Caire qui a duré cinq jours, du 22 au 26 novembre, a été la plus importante que les Alliés aient tenue depuis le début de la guerre.L'autre conférence, qui se tiendrait à Téhéran, ne sera sûrement pas moins importante.La délégation anglaise eu Caire comptait 201 membres, parmi lesquels on remarquait le ministre des Affaires étrangères Anthony Eden et la plupart des principaux chefs militaires du pays, notamment le général sir Alan Brooke, chef de l'état-major impérial, l'amiral sir Alan Browne-Cun-ningham, chef de l'état-major de la marine, le général sir Harold Alexander, qui commande en Italie, lord Louis Mountbatten, commandant en chef allié dans le sud-est de l'Asie.La délégation des Etats-Unis comptait plus de 100 membres dont la plupart des chefs militaires, notamment le commandant en chef de la flotte, l'amiral Ernest-J.King, le chef de l'état-major de l'armée, le général George-C.Marshall, le commandant en chef de l'aviation, le général Henry-H.Arnold, le général Dwight-D.Eisenhower, le commandant en chef allié en Méditerranée, le général Joseph-W.Stilwell, commandant des forces des Etats-Unis en Chine.Tous les principaux chefs militaires alliés de l'Extrême-Orient étaient présents à l'exception du général Douglas MacArthur qui s'était fait représenter par son chef d'état-major, le major-général Sutherland.La délégation chinoise était beaucoup moins nombreuse.Elle ne comptait que quelques conseillers militaires et madame Tchiang Kai-chek.Cette femme remarquable est venue apparemment servir d'interprète à son mari qui ne sait pas l'anglais, mais il semble bien qu'elle remplissait en même temps une fonction de conseillère car on sait qu'elle exerce une influence profonde sur la politique chinoise.Le premier ministre Staline, dont le pays n'est pos en guerre contre le Japon, n'assistait pas à la conférence du Caire.Le généralissime Tchiang Kai-chek, qui n'est intéressé qu'indirectement à la guerre contre l'Allemagne, n'assistera pas à l'autre conférence.On apprend aujourd'hui qu'il est reparti pour Tchoungking au lieu de se rendre à Téhéran comme on l'avait d'abord annoncé.LES DECISIONS DU CAIRE Le communiqué officiel qui résume pour l'opinion mondiale les décisions politiques et militaires arrêtées au Caire déclare d'abord que les trois grandes nations alliées sont résolues à exercer une pression impitoyable sur l'ennemi, sur terre, sur mer et par air, qu'elles poursuivront jusqu'au bout les opérations difficiles et prolongées qui s'imposent pour amener la reddition sans condition du Japon.Lo Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la Chine déclarent qu'ils ne désirent pour eux-mêmes aucune expansion territoriale, mais qu'ils entendent punir l'agression du Japon.Ces trois puissances s'engagent à le dépouiller de toutes les îles du Pacifique dont il s'est emporé d'une façon ou d'une outre depuis le début de ia guerre de 1914, à restituer à la Chine tout le territoire que le Japon lui a pris, la Mandchourie, Formose, les Pescodores, à chasser les Japonais de tous les territoires dont il s'est emparé par la violence et à libérer la Corée.En somme, les Alliés sont résolus à réduire à un royaume insulaire de deuxième ordre le Japon qui était devenu une grande puissance mondiale.Ils entendent refouler dans leurs iles les Japonais prolifiques qui cherchaient des débouchés à leur initiative et de la terre pour nourrir leur population croissante.Le commentateur Kirke-L.Simpson dit que le sort que l'on fera aux Japonais sera pire que celui qui est réservé aux Allemands.On les mettrait en quarantaine, dit-il, et on les traiterait comme des lépreux internationaux, on les ostraciseroit jusqu'à ce qu'ils aient démontré qu'ils sont devenus dignes d'être admis dans la grande famille des nations.Outre les Philippines, la Malaisie, la Birmanie, les Indes orientales néerlandaises et diverses iles do Mélanésie et de Micronésie dont il s'est emparé depuis Pearl-Harbor, outre les provinces chinoises qu'il a occupées depuis le début de la guerre sino-japonaise en 1937, le Japon avait conquis nombre de territoires au cours d'un demi-siècle d'expansion impérialiste.Une première guerre contre la Chine lui avait valu en 1894 la possession de Formose, des Pescadores et de la Mandchourie méridionale.Il avait en 1905 enlevé la péninsule de Kouantoung à la Russie après avoir remporté toute une série de brillantes victoires navales et militaires qui l'avaient imposé à l'attention du monde.Il «voit annexé la Corée en 1910, Il avait participé à lo guerre de 1914 aux côtés des Alliés, ce qui lui avait permis de s'emparer d'une grande partia des îles allemandes du Pacifique.Il avait fait en 1933 un Etat vassal de la Mandchourie qu'il avait occupée par la force.Les Alliés ont décidé de restituer aux victimes de ces agressions japonaises tous les territoires qu'elles avaient perdus, mais les anciennes possessions allemandes du Pacifique au nord de l'équateur, les îles Marshall, Caroline et Marianne posent cependant un problème particulier parce qu'il n'est évidemment pas question de lés rendre à l'Allemagne.Plusieurs dès chefs de la marine des Etats-Unis voudraient bién s'assurer des bases dans cette région, tandis que d'âu-très parlent d'internationaliser ces îles stratégiques.La perte de ces îles et de sa flotte signifie que le Japon aura cessé d'être une puissance navale même s'il demeure un pays insulaire, après sa défaite escomptée.Dans les cercles militaires de Washington, on tend à accorder de moins en moins d'importance à le campagne prévue pour libérer la Birmanie et rouvrir les communications avec la China.On estima qua ce n'ést que lorsque l'on aura recouvré les parts du sud de la China qua l'on pourra transporter assez de matériel pour armer complètement les nombreux effectifs dont dispose le généralissime Tchiang Kai-chek et porter au Japon des coups décisifs.La mer de Chine ne pourra servir de voie de communication avant la reprise de Java et des Philippines.Pour le moment, il faudrait donc s'attendre à toute une série d'opérations longues et fastidieuses pour reprendre une par une les innombrables îles occupées par les Japonais.Les forces des Etats-Unis poursuivant allègrement ces opérations préliminaires et le dernier bulletin du général Douglas MacArthur annonce que des unités légères de la flotte se sont avancées audacieusement pour aller canonner Gasmafa en Nouvelle-Bretagne et Madang en Nouvelle.Guinée.LES OPERATIONS PREVUES CONTRE L'ALLEMAGNE La poursuite de la guerre contre l'Allemagne demeurerait cependant la première préoccupationo des chefs des Nations-Unies.On croit que le premier ministre Churchill et le président Roosevelt ont profité de leurs entretiens au Caire et de la présence de leurs principaux collaborateurs militaires pour arrêter les plans d'une nouvelle invasion de l'Europe.Il se serait tenu une conférence des chefs militaires à laquelle n'auraient pas assisté les délégués chinois.Il y aurait eu une réunion d'experts qui aurait porté sur les opérations possibles en Méditerranée et dans les Balkans et qui aurait été présidée par le général Eisenhower.Plusieurs observateurs sont d'avis qu'il est question d'une suprême offensive pour écraser l'Allemagne avant la fin de l'hiver.Ils insistent sur le fait que toute offensive anglo-américaine à l'Ouest doit être conjuguée avec une puissante offensive russe à l'Est ét que les Russes ne sauraient se porter è l'attaque le printemps en raison de l'état du terrain.Si la suprême offensive ne se produit pas cet hiver, il faudra forcément la remettre à l'été prochain.C'est la question du deuxième front qui reviendrait surtout sur le tapis i la conférence de Téhéran.L'agenda de la seconde conférence tripartite comporterait donc l'élaboration du plan de l'offensive décisivé, la rédaction d'une suprême sommation aux Allemands qui leur indiquerait peut-être quel est le traitement auquel ils peuvent s'attendre au cas oû ils renverseraient Hitler et se rendaient et la discussion des difficultés è prévoir après la victoire telles que l'occupation de l'Allemagne, les réparations, la délimitation des frontières, la forme de gouvernement à donner è l'Allemagne, le contrôle de l’industrie allemande, etc.LES OPERATIONS MILITAIRES Les Alliés réclament aujourd'hui une importante victoire en Italie où les Allemands seraient en pleine retraite dans le secteur de l'Adriatique où la 8e armée anglaise a rompu leur ligne fortifiée.Le bulletin offiieel dit que les Allemands ont subi de lourdes pertes et abandonné quelque 1,000 prisonniers et un matériel considérable aux mains des soldats anglais.La situation serait si grave que le haut commandement allemand amènerait des renforts du nord de l'Itolie.Le général Montgomery s'est emparé de la ville de Rocca-San-Giovanni à 2 milles de l'Adriatique et è 4 milles ou delà de la rivière Sangro et il est moltre de toute lo chaîne des monts Sangro de Fossocesia à Romagnoli.En Russie, on rapporte que les Allemands ont amené de puissantes réserves et contre-attaquent sur toute l'étendue d'un front de 600 milles pour rétablir leurs lignes de communication et enrayer l'avance russe en direction de la frontière polonaise.Les Russes disent qu'ils tiennent bon contre toutes ces attaquée et qu'ils ont même encore réalisé quelques gain! en Russie-Blanche et dans lo boucle du Dniéper.Les Allemands auraient l'avantage d'excellentés lignes de chemin de fer pour menér des troupes de réserve et du matériel tandis que les Russes doivent utiliser des voies en partie détruites par les Allemands et réparées à la hâte.Une grande bataille de chars ferait actuellement rage à l'ouest de Kiev, mais elle n'a pas encore donné de résultats décisifs et il reste toujours aussi difficile de se faire uée idée de la tournure que peuvent prendre les opérations sur le vaste front russe.Pierre VIGEANT LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 2 DECEMBRE 1943 Nouvelles de guerre Les 217 rapatrie's canadiens revoient avec joie leur pays natal Grande affluence à leur arrivée en gare Bonaventure — Nombreux missionnaires, hommes et femmes, qui n'avaient pas vu leurs familles depuis une dizaine d'années — Message d'accueil de M.King — Fusion des programmes de construction des cargos et des navires de guerre — Le commodore Raymond reçoit la presse montréalaise Nomination de M.CH.Labarge représentaient la Grande affluence à la gare Bonaventure ce matin.Les parents et amis des 217 Canadiens rapatriés d’Orient par les navires d’échange Teia Muni et Grtpsholm étaient aux abords de la ^ gare et ont versé des larmes (le joie en embrassant leurs fils, frères, soeurs, cousins ou simples hâter leur retour.Encore une fois, Waltham.SlTtâ bi'"'! ^"’.•"1 vous donnera l’adresse M.Alphon- d’un dépositaire de votre voisinât».Examen de la vue Verre* correcteur» HENRI-N.BORDELEAU O.D.M.C.S.O.OPTOMETRISTE 3423, rue St-Denis HA.1435 Faits divers - , Ce procès pour vol à main armée Un accusé que personne ne reconnaît — Sonneur de fausses alarmes — Le scandale des garderies — Epidémie d'influenza non loin de Toronto — Morts accidentelles — Fauteurs des règlements des prix Verdict attendu cette réunion cordiale si ci des accusés tous trois d’pn vol à main armée au montant de *j ».11 >5,338.45 commis à la succursale de “Off accidentelle de Remerciements AGHIM, Mme Orner Achim et ses enfants remercient très sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion de la mort de M.Orner Achim, de Ville Saint-Laurent, soit par offrandes tle messes, de bouquets spirituels, de fleurs, de sympathies, de télégrammes, soit par visite ou assistance aux funérailles.Hommes transférés à emplois essentiels Ottawa, 2 Le ministère du Travail annonce.» qu’au 16 novembre.1 (.8111 hommes avaient été transférés à des emplois plus essentiels en vertu îles Ordonnances sur l'emploi obligatoire.la Banque canadienne du commerce, à Saint-Henri, le 11 juin 1942.Le jury a eu toute la nuit pour délibérer.M.R.Cuertin Non identifié et libéré Fernand I,angevin, 9926, Routhier, accusé d’avoir livré M.Roméo Guertin.maire de | Sainte-Thèodosie depuis vingt ans et marguiilier en charge de cette paroisse, a perdu la vie accidentel-! lement alors qu'il était à couper du bois sur sa ferme.Il fut écrasé du à mort j., .- ,-ar la chute d’un arbre.I) 15.896 hommes ont obtenu des h»* avant i heure reglementaire de 4ljC, onij,3 a v,, j>p.ssurt.Si qUeiqUes permis pour reprendre indéfini- ' heures du matin, le 11 novembre heures après l’accident, a l’hôpital ment leur occupation antérieure, dernier, a etc libéré par M.le juge cje ^;ijn(.Hya(,jnth « norme, de dynamite, maih pas Uuicurs avec succès.Quand cela se i -.usait, la compagnie forçait Ja pu .action (le ses usines à vapeur.de > o jour, une de ces usines, celle tu .diale Citizen’s Liaht and1, 00 cycles et'de 52 volts, mais c’était ! KHr P°Ur éla‘ le plus considérable des deux; le1 en vlgueuT un pro' réseau de Lachine Rapids était à 60 cycles et à 110 volts ce qui était i dlt qu il faudra aussi morlprnp pi p«i ppciô “clanger,.!” jrelerver le niveau moraL II américaines en Birmanie, en Chine et aux Indes, Mme Tchiang, femme du généralissime, qui servait d’interprète à son mari.¥ ¥ ¥ Le général Eisenhower a été dé- , , .pmBvcr .p nivp-ii, mntraii ,, , coré personnellement comme mem- moderne et est resté “standard”.: Twc f ^: 1,re fle la Légion du Mérite améri- L abandon de n’importe lequel des p^r^ eT cain par le président Roosevelt, Inl and d’irabl^Pu Ketch ^ i au./a eta .k'tr'ude'1 par feu.'1 La ^ment ?ramcn.®r les deux à 63 cy- Qatariîa^orïk^ rh* P .n?vembrp dernier, jour du ctnipagitie de Lachine a acheté du 0,es.et « *®s unifier; puis on a tout ,‘aip^ * i Thanksgiving américain, M.Chur- remis graduellement à 60 cycles.Interrogé sur la valeur du site de Lachine que la M.L.H.& P.Cons.courant de la itoi/al Electric pour lüiirnir sa clientèle; mais quand la lacture est arrivée, on a trouvé Je prix un peu fort, c'était cinq fois ie prix qu’un prévoyait.Toutefois, la compagnie a payé.Mais peu de temps après le barra ge (le Cnanibty a cédé; cela est arrive ueux ans de suite, vers 1901, el tu tioi/al a du acheter du courant de sa rivale, et alors Ja compagnie de Lachine lui a vendu chaque fois 1,000 e.v.au prix que la Hoijal avait exigé d'abord; et cette dernière a •payé.i-a Royal Electric, la plus ancienne compagnie à Montréal, avait des poteaux dans presque toutes les rues, et elle a intenté des pour-suiles à sa rivale pour nuisance.Vers ce temps-là la compagnie de téléphone Bell a commencé à installer ses conduits sous terre, et la compagnie de Lachine a acheté les poteaux du téléphone et y a installé ses fils.Lu Royal a pris des poursuites en prétendant que la proximité des fils — il y avait trois pieds de distance — était une cause de perturbation pour son système, ce que la compagnie de Lachine niait.M.Kelch dit que lorsqu’il est venu à Montréal en 1897 le prix de l'électricité était de 18 cents le ^ „ i chill a été l’hôte, à dîner, du pré- Le conférencier a été présenté !Sldent Ro°Ce^eUV * possède par son achat de la Lachi- j p® A1 IjCw Rnlell-et r?merc^i Malgré les restrictions alimentai-ne Rapids, M.Kelch affirme que pa, M-urtele Rankin, vice-ipre- reS) OIi a pU fournir 14 livres de cela a encore aujourd’hui une va-j SKlenl «« f «y leur appréciable; l’usine est désuè-lCf(]®buî de sa conférence, M.te, mais on pourrait établir là une : S,ok-°!sky s est excuse auprès de ses caviar aux délégués, ¥ ¥ ¥ Le point le plus piquant des à- .conférence du Sphinx” photo “de fades Nations- ,.- | - —.- -’habitude, la ques- ; liste est, par tempéra'ment, pares-j t ion de.préséance souleva un petit 1 débat de courtoisie.Comme les ton, il y a quinze ans., • .L'élertricité qu’on pourrait y; seux mveteré B ________ produire coûterait évidemment plus! qr mi ?cher à Beauharnois; mais pour en-! I Orplllfî voyer l’électricité de Beauharnois àj .^ x Montréal.il faut transformer le! Washington, 2 (A.P.) — Le décourant.et avoir des installations! PaI.’fement de la marine annonce coûteuses, tandis que de Lachine le! ‘’«jourdhui la perte du porte-courant peut être transporté & ay|on® descorte Liscome Ban, tor-Aïontréa! sans transformation, donc! pd‘TA ^^AnA0US;S,'!Ta: chefs étaient an nombre de trois, il s agissait de décider qui occuperait la place d’honneur, c’est-à-dire le milieu de la photo.M.Churchill voulut trancher le débat Les nazis abandonnent leurs retranchements d’hiver lis se préparent aussi à quitter Cassino, sur la principal# route intérieure conduisant à Rome ALGER, 2.(A.P.) — Les Allemand* sont en retraite complète de le«f aurait pas nui auprès dès fédérau, '!«"•, d, r,t,f',cllfm,',t d.'hi,r.“ l,."li\rt d* lol«.rt dont on connaît bien la politique d?,r€.re 6UK les, cliamPs a« ««taille jonche* de cadavre*, de bleufa et centraiiisatrice.« équipement démantelé.C'est ce qu'annoncent aujourd'hui les quartier* généraux alliée.Par ailleurs, les Nazis font des préporatif* pour abandonner CoMfe^ sur la route Casilino, principale route qui, de l'intérieur de* terre*, con» duise, par une grande vallée, jusqu'à Rome.Le* Naxi* subissent des coup* très durs, à cet endroit, de la part de la 5e armée anglo-américaine de It-générol Mark Clark, appuyés hier par l'un des plus lourds bombarde» ments aériens jamais vus dans la campagne italienne.exercer une inflluence considérable au sein du cabinet Godbout et du parti libéral provincial.Les vicissitudes de la politique auraient déçus les espoirs et les ambitions qu’il pouvait légitimement entretenir.On peut se demander si la ferme attitude qu’il a prise sur la question de l’autonomie sicolai-re provinciale lors du récent congrès de la Canada and Newfoundland Teachers’ Association ne lui La crise du logement M.Horace-H.Dansereau, assistant-directeur du service du bien-être social.a donné ce matin des détails additionnels sur les loge- i ments de fortune à Montréal.Les | 1110 familles qui habitent les 966 ! “maisons temporaires” — maga- j sins, hangars, caves, remises, etc — comprennent 5,922 personnes, dont 2,714 adultes et 3,208 enfants.Il est évident que la situation où vivent ces familles, un bon nombre dans des conditions intolérables, ne dépend aucunement de leurs ressources.Cela n’a rien à voir avec Je chômage puisqu'il n’y a plus en tout et partout que 4 familles qui reçoivent des secours directs de la ville.Sur ces 1110 familles incapables de trouver un logement, il n’y en a que 13 qui n’ont pas de revenu.Toutes les autres ont.des revenus qui varient entre $18 et $05 par semaine.Dans un même abri de fortune vivent trois familles comprenant seize personnes et dont le revenu global est de $125 par semaine.line autre famille, dont le chef et quatre enfants travaillent, a un revenu total de $80 par semaine.Tous ces gens peuvent payer mais ne trouvent pas de logements convenables.Le service du bien-être social a un grand nombre de demandes actuellement de la part de familles oui sont dans les maisons d’été à nant.le premier, la paroïe.Vdit d^ers endroits autour de Montréal; Retraite de sir T virion Pn/n* T^nlf Q|marine ** du corps d’aviationl C* JL,y man-roor UUII ; seront des homme* âgé* de 35 à 80 } cour* eeront choisi* permi les I membres de l'armée active, de la .ans connus pour leur compétence Le juge Thibaudeau Rinfret lui su*- «i lem" expérienee an matière d’ad-céderait comme juge en chef du j ra,,nislr,atj°”.Canada — Le colonel Ralston, au généralissime chinois: “A vous de prendre place entre le président mais cm ne peut pas leur trouver de logis, et les chalets qu’ils habitent ne sont pas habitables l’hiver.Les relations patronales operations ministre de la Défense nationale, passerait à la Cour suprême Ottawa, 2 (C.P.) — On croit quen janvier prochain.Je juge en chef du Canada, sir Lyman P.Duff, prendra sa retraite.Voilà deux ans qu’elle est prévue.Il y a deux ans, le juge Duff a été atteint par la limite dâge: 75 ans.On lui a accordé un prolongement de fonctions.Il se peut qu’il en soit encore de même.Cependant, le 15 décembre, les avocats et les collègues de sir Lyman lui exprimeront leurs respects comme s’il s’agissait vraiment de sa dernière séance sur le banc.L'Ottawa Journal prédit que le ministre de la Défense nationale, M.Ralston, sera nommé à la Cour suprême en remplacement du juge Duff.On regarde le juge Thibaudeau-Rinfret comme le successeur probable de sir Lymon P.Duff comme juge en chef du Canada.mandin.vice-président de la Régie, exprime des doutes sur ce dernier! point.Doctorats honorifiques Nouveaux médecins Voici la liste des nouveaux médecins gradués de la Faculté médicale de l’Université de Montréal, reçus en novembre dernier, qui ont prêté le serment d’office et qui ont maintenant droit de pratique.Nos lecteurs pourront noter que l’un des médecins reçu docteur en médecine avec grande distinction.M.Louis-Léon Lebel.fils du Dr M.-H.Lebel, de l’Hotel-Dieu, est le neveu de notre directeur, M.Georges Pelletier.Docteur avec 1res grande distinction: M.Joseph-Austin-Focb Delaney; M.Delaney a aussi obtenu la médaille du lieutenant-gouverneur de la province, décernée a l’élève de 5e année qui a le mieux réussi dans les matières de laboratoire.Docteurs avec grande distinction: MM.Roger Champoux, Fernand Côté, André Cusson, Jacques Gélinas.Edouard Laberge, André La ramée, Louis-Léon Lebel, M.Lebel a aussi obtenu: lo le prix "Rodolphe Boulet” («50,00), décerné à l’élève qui a le mieux réussi dans les matières de 5e année, 2o,le prix d’internat ($25.00) (ex aequo avec M.Léger), offert par les Laboratoires Nadeau Limitée, et décerné à l’élève de 5e dont le succès a été le plus marqué au cours de l’internat; Jean-Louis Léger, M.Léger a aussi obtenu; lo la médaille d’or Sir William Hingston, accordée à l’élève qui a conservé le plus grand nombre de points sur l’ensemble du cours de médecine, 2o le prix d’internat ($25.00) (ex aequo avec M.Lebel), offert par les Laboratoires Nadeau ’ Limitée *4 décerné à l’élèv* dont ! Québec, 2 (D.N.C.) — L’Univer-! site Laval accordera deux docto- 1® succè« a ®.lé,le P]us "’arqué au ! rats honorifique* en sciences à cours de Imtei nat; Ç08®r L®-1 l’occasion du congrès annuel de mieux, Roland Merci!, Louis I hi-; j'{nsmuf canadien des ingénieurs hppe Papillon Roger Poirier M.qui se tiendra à Québec les 10 et 11 | orner.a a!lS!i! le prix L.- j février prochains.Deux ingénieurs J .Lachapelle ($50.00), décerne a j canadiens distingués en sont lesti-1 eleve de 5e année qui a obtenu le hilaires: M.K.Mackenzie Cameron, plus grand nombre de points dans ingénieur en chef des Travaux pu- ji-m.i lomn i neriauit, snnnten Lucien Bedard, François Belanger, j arsenaux du Canada.Simon Brunelle, Charles Domin-1 C’est à la suite de la ré Cours d’état-major sur l’administration civile à Kingston Ottawa, 2 (D.N.C.) — Les ministères de la Défense nationale et des La Corn remis son rap .Edgar Ro-j ail et des , j- - — H.toiuciii uc»» | mines.v,e ruppui i i«n suite a une ruats-Unis, de sorte que ce dernier, ! étude du problème des relations pa-« tm de compte, occupa la place tronales et ouvrières par des repré-a honneur.sentants des principales associations d’employeurs de la province.Le mi- nistre a transmis re rapport à la Affaires extérieures annoncent an-Ces inrlicr rpfinne commission permanente du Conseil i jourd hui qu’un cours canadien d’é- vca maiscrenons supérieur du Travail.Ce fut d’ail-j fat-major sur 1 administration civi- sur la Conférpnf * ! leurs à la demande du Conseil supé-j Je sera bientôt établi au collège mi- i/l,.nCe 1 rieur du Travaill que M.Rochette a litaire royal de Kingston.90 kilocycle* 4.30 Radio-collège.5.0 Heure au thé.5.30 Beaux disques.5.45 A choisir.b.OU radio ea soir, b.it Nouvelles 6.30 L'Amérique et la guere, causerie.f.45 Contre la tuberculose, 6.55 Intermède, 7.00 Les belles histoires des pavs d'en-haut.7,15 Métropole.7.30 Nouvelles.7.43 Melodies 8 00 Le choc des Idées.8.30 Mexicans.9.00 Tambour battant 9.30 Sur le qui-vive 10 00 Nouvelles et sport.10.15 L'Heure symphonique, 11 00 Musmue de danse 11.15 Oreh ae danse.11.28 Nouvelle».CB.M-346 *aioevcte5 4.00 Récital Hoban-Hobau.4.in Nouvelle», 4.18 Causerie.4 30 Récital Arnold-Starke 5.00 Front Une family.5.15 Récital de chant.5.30 Chansons.5.45 Nouvelles de BBC.6 15 A choisir.6.30 A choisir.7.00 Concert d’orchestre.7.15 L’Office national du film.7.30 Rythme musical.7.45 Commentaires.8 00 Concert Victor.8.30 Famille Aldrich, 9.00 Music-hall Kraft.9 30 La Marine canadlenna lu ou wamo-joumai 10.15 L’Heure symphonique il oo Nouvelles de BBC.11.15,Causerie U.SO'Nouvelle» CHAC-V30 knor.yele* « 00 Evénements sociaux 4.15 CKAC ce soir.4 25 Nouvelle» 4.31 Roui vous mesdames 4 45 Questionnaire.5 00 l'an te Lucie J.15 Pi " et Pierrette.5 30 La Rue princlnale 5.45 Madeleine et Pierre.8.00 Vie de famille 8 15 Quelles nouvelle» 1.30 Variétés musicale* 8.40 La ptêca uu lour 6 45 Nouvelles 7.00 Le furum des sports 7 05 Originalité».7.15 Mol.l'ai dit ça?7.30 Le docteur, 7.45 Lionel Parent -hante 8 00 Mémoire» du docteurs Lambert.8.30 Que feriez-vous?8 55 Nouvelles, 9.00 Le Radio-Théâtre Lux Français 10 00 Correspondant de guerre.10.15 L'Union des électeurs.10.30 Service auxiliaire féminin.10.35 Mélodie» a l'orgue.10.40 Recrutement de l'aviation.10 45 Nouvelles.10.55 Images de guerre.11 00 Soort H 15 Chansons.] 1.30 Orch.Scott, 12 00 Nouvelles ('FCF-558 Mtoeyelea 4.5 Musique.5 00 Heure du thé.5,1b Hop rfarrlgan.5 30 Secret Service Scout* j in Today's adventure.» 00 Serenade, 8 15 Nouveiles-éclalr*.8 25 What's nappening.410 Lucky mélodie* a 45 Dr Mae.T 00 Mu»lque, T.15 Lum et Abner.7 30 Unele Troy 7.45 Metropolitan Opera.8 (Ki f,e.»t Mo forge».8 05 Intermêd».810 Analyse de la guerre 8 xj Bweet and swing.8 30 Talk of C P.O 8 15 Studlr.9 00 Récital de piano.9 30 Badge of aonor.8 45 Programme de studio 19 00 Orgue et violon.10 : > Nox vellea 11.00 Danse, 11.55 Nouvelle» CHLP-U98 kilocycle* 1 o i Dyona Oayle.i 15 Orchestre.4.30 Plano reflection».4 45 Chansonnettes*.4 55 CHLP ce soir.5 00 Heure.5 00 Thé dansant.5 25 Nouvelles 5 30 Radio spécial, flo, Radio-Journal.« 15 M»ll-mélo.8 30 Heure.5 30 Musique sur deman- de 8 45 Dom xlne de la lut»* 7 00 Heure.6 50 Chanson» française* 7 00 Heure familiale.7 30 Orch Crosby 7 45 Oncle Troy.8 00 Métairie Rancourt.8.15 La guerre et nous.8 30 Théâtre.9 00 Heure.9 00 For mother and dad.9 30 Merry-go-round.10 00 Super swing muaie.10 15 Nouvelles.10.30 Danes.1100 Heure.Un miracle musical li x’est passé dans notre monde musical, il y a trois ans, un évene-; ment-auquel on n'a pas porté l’atten-.lion qu'il méritait» Il y a huit ans j quand se fondèrent les C/oncerts ] Symphoniques, les éléments s’en trouvaient tous à Montréal même: l cordes, bois, cuivres, batterie; les i instrumentistes étaient tous des mu en découlent, son étendue' double de celle de la trompette, son embouchure à anneau étroit et coupant pour les lèvres tendres, et bien d’autres choses encore, sont des casse-cous souvent durs à éviter.Mlle Marguerite Zappoth a montré dans le Concerto que son instrument n’avait pas de secrets pour elle et que, même dans les longs qui exigent plutôt le souffle sorti de la large poitrine d’un n’était en rien rebu- siciens de carrière, habitués à faire | domine,.eUp .- , partie d'ensembles orchestraux; on ‘ee.Mais 1 oeuvre de Mozait eM trouva même ici des chefs d’orches-1 en somme assez facile et H n en s’ils lest pas autant de certaines pai tro expérimentés, même n’étaient pas encore sur le chemin qui mène aux grandes symphonies.Pourtant, l’on pria miraqje et, avouons-le, les premiers succès participaient plutôt de la curiosité: celle de voir si l’on réussirait et celle de voir si l’on durerait Mais quand Mlle Etheil Stark voulut fonder un orchestre symphonique exclusivement composé de femmes — souvenons-nous qu’aux Etats-rnis, il n’y a guère que celui de Spilalny qui n’est pas sur le plan d’une symphonie — elle dut !' l.E DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 2 DECEMBRE 1943 r ^ PAGE FEIKNinê Direcfnc* : Germaine BERNIER Les enfants peuvent être protégés contre la coqueluche f .14,592 vaccinations et immunisations au cours d'octobre Mieux vaut agir que gémir ! —Dire qu'en sortant du couvent te devais m’embarquer pour la France! se lamente une charmante enfant de vingt ans.Je révais de continuer ma formation intellectuelle à Paris, à la source même de la culture française, et me voilà condamnée à perdre mes belles années dans ce Mort al quelconque, sans passé, sans g- sent.—Halte-là, ma petite amie, ne vous pressez donc pas tant de médire de notre ville.Il est indiscutable que vous ne trouverez pas ici l’atmosphère intellectuelle de Paris, comment cela se pourrait-il?Toutefois ce n’est pus une raison de parler d’années perdues, de vous croiser tes bras, de vous contenter de regrets stériles.Il g a chez nous de quoi vous culliver de façon fort agréable, il s'agit simplement de vous donner la peine de chercher.Vous seriez bien difficile si vous \ ne trouviez pas de cours oui vous ; intéressent au Collège Marguerite-1 Hourgeogs, à l’Institut Pie XI, ou à i Université.Faites partie de la Société d’Etudes et Conférences, fréquentez les déjeuners-causeries du Cercle Universitaire, les thés-causeries de l’Institut Pédagogique.Aimez-vous la musique?Abonnez-vous aux concerts symphoniques de l Auditorium du Plateau, vous en serez ravie.hoirs possédons peu de monuments historiques.Connaissez-vous du moins ceux que nous avons?Avez-vous visité le musée de Notre-Dame, le château Hamezag.et tenez, faites donc comme les petites Françaises que vous enviez; elles ravivent leurs souvenirs d’écolières en instruisant à leur tour les plus jeunes.Conduisez voire petite niece au Musée de Cire et revivez avec elle les temps historiques qui U sont si bien représentés.Amenez-ta à la place d’Armes et expliquez-Itii le monument qui parle de notre passé, car je condamne le dédain de noire passé qui fut magnifique.-Suce elle visitez la vieille chapelle de Bon-Secours et racontez-lui les i,ventures de la statue miraculeuse pour laquelle la chapelle primitive lut construite.Ensemble escaladez la montagne jusqu’il la croix et représentez-vous ce que fut ce trajet pour Maisonneuve lorsque la forêt était dense et les roules de simples sentiers.Visitez avec elle le Jardin Botanique et prenez note des conférences intéressantes qui s’g donnent.Finies toutes deux un pèlerinage èt l'Oratoire Saint-Joseph.Je suis convaincue qu'en arrivant en France vous auriez immédiatement pris te train pour Lourdes.Combien de fois l an allez-vous éi l'Oratoire?C'est pourtant un sanctuaire réputé par tout le continent et même au delà.Vous payez avec regret à l’Opéra, à la Comédie Française, à i()-deon et a tous tes charmants théâtres des boulevards où l'esprit parisien se donne libre cours.Nous n’avons rien de semblable il est vrai; n'en blâmons pas les artistes mais le publie qui ne les encourage pas.Tandis ipic les cinémas sont bondes de spectateurs les théâtres ont du mal à s'attirer un auditoire convenable et vous avouerez que, question pécuniaire à part, c'est assez démoralisant pour les acteurs de jouer devant des salles à moitié vides.Si vous voulez voir notre théâtre s'améliorer, ne restez pas à geindre; entraînez vos amies aux manifestations théâtrales qui en valent la peine, parlez-en autour de vous, faites connaître les trou-pe£ intéressantes telles que Les Compagnons de Saint-Laurent, celle de Uicrrc Dugenuis, des Variétés Lyriques, et j’en liasse.Suivez-vous les programmes de Badio-Collègc, Je me Souviens, Notre Français sur le Vif, /’Heure Dominicale?— Assez, assez.Je me mets au tiavail dès demain.Je continuerai à regretter Boris mais je ne dédaignerai plus notre ' ’une ville.— Qui vieillira! Béatrice CLEMENT Le bois fait concurrence à l’acier dans I industrie de guerre < Patrouilleurs et balayeurs de mines en bois sont déjà Au bénéfice des on __ rv______I i • • .1 __Mir,:.Vente de charité à Montréal-Est en operation —D'après les chimistes canadiens et américains le bois présente les plus riches possibilités H y a cinq ans, n’importe quel v-anatiien aurait parié sa dernière Chemise que le bois élait de l’his-toire ancienne et l’acier, la grande innovation.Il y a cinq ans, le bois cédait le terrain aux alliages plus légers et aux composants d’acier à forte resistance.Il est vrai qu’on jegardait le bois comme encore utile, mais on le considérait comme appartenant au passé plutôt qu’au futur.f-a pénurie des métaux ne temps de guerre a fait le jeu du bois, nous apprend Je Service d’information.Des ingénieurs canadiens decou- re J auraient jamais cru.Aujour L -uii.les navires, avions, tuyaux et quantité d’autre matériel de guerre •.ont fabriqués en partie avec du bois canadien.I n des meilleurs avions de combat des Nations-Unies possède un fuselage en bois.Pour- cet avion, construit au Canada, on utilise un placage en pin ou en bouleau canadien.Les avions en bois sont plus légers et plus rigides que ceux construits en métal.Ils ne nécessitent pas de rivets et moins de rnforce-iiient est nécessaire.Les experts en avionnerie prétendent qu’en raison de ces avantags divers, l’qvion fait de bois contre-plaqué glisse mieux dans .l’air.Ayant des lignes fuselées, il apporte moins de résistance aux courants d’air.* Les forces navales canadiennes composées de plus de 600 unités seront augmentées d’un certain nombre de frégates, corvettes et balayeurs de mines en acier.Fait qui mérite d’être signalé, des commandes ont été placées pour un certain nombre de patrouilleurs et de balayeurs de mines en bois.Plusieurs de ceux-ci sont déjà en service.On construit aussi des barges d’inva-.ion en bois, contre-plaqué recouvert de métal.On utilise de même les tuyaux en bois.Plus de 700,000 pieds sont employés pour le drainage d’aéroports dans le Dominion.A l’aéroport de Xofth-Bay, Ont., unet sorte de drain contre-plaqué est employé.La guerre a certainement hâ’.é les recherches sur le bois et amené so* adoption pour de nombreux usages, dont la plupart seront continués en temps de paix.Des contenants en bois pour peinture, huiles, gazoline.acides et bière, des valises à main, des carrosseries d’automobiles, réfrigérateurs, du matériel de remplacement pour l’acier et le béton dans la construction d’édifices lias sont tous dans les pians pour I après-guerre.Dans le Dominion, on substitue à la laine et à la soie les textiles tirés du bois de pulpe.Les appareils de , , - i visèe, les nez d’obus, les engrenages 'inet, u leur grande surprise, que le de distribution sont maintenant en î^?1 p st .à plus d’usage qu’ils plastique de bois.La plus importante substance du bois est appelée “cellulose”.Les fibres de cellulose sont retenues ensemble par un ciment mystérieux appelé “lignan.C’est une sorte de colle supérieure qui se développe avec la cellulose.La nitro-cellulose vient des forêts canadiennes et constitue l’ingrédient principal de la poudre à canon sans fumée.On s’en sert aussi dans la fabrication de pellicules photographiques, de laque, de cuir artificiel et de celluloïd.Chaque once de cette composition employée par les années canadiennes et britanniques est produite au Canada, de bois canadien.Avant que les nouvelles automobiles soient enlevées du marché et qu’on en interrompe la fabrication, elles ne comprenaient pas moins de 131 pièces en plastique, depuis le différentiel jusqu’à l’accélérateur.Un réfrigérateur en a quarante.On peut s’imaginer facilement quel rôle prépondérant le plastique est appelé à jouer quand la paix régnera sur le monde.Pour les savants canadiens et américains, le bois présente de nombreuses possibilités comme matériel brut unique et produit nouveau.Avec '-elle importance accrue, les 300,000,000 ou plus de régions forestières canadiennes prennent une signification nouvelle.Le bois canadien, pendant cette guerre, est sorti vainqueur des épreuves subies.II a démontré, même au plus sceptique, que la confiance mise dans sa résistance, sa force et ses possibilités était parfaitement fondée.oeuvres des Franciscaines Missionnaires de Marie Samedi prochain, le 4 décembre, aura lieu, à la salie de l'école Richard, rue Lelièvre, MontréaJ-Est, une fête de charité, au profit des oeuvres des Franciscaines missionnaires de Marie.Cette fête de charité, sous la distinguée présidence de M.le curé Perrier et de M.le maire Courte-manche.consiste en une vente, genre Kermesse, de jolis et utiles articles pour cadeaux du jour de l’An.Cette vente s’ouvrira à 2 h.30 et se poursuivra jusqu'à 10 h.du soir.C’est à l’issue de la fête qu’aura lieu le tirage du coffre de cèdre, contenant le trousseau de la “jeune mariée”. coffre est actuellement exposé dans la vitrine de la maison Dupuis Frères.Toutes les personnes qui ont des livrets sont priées de les faire parvenir au couvent des Franciscaines missionnaires de Marie.80, est rue Laurier, vendredi soir, ou de les apporter samedi, le 4 décembre, à l’égole Richard, rue Lelièvre, Montréal-Est, de 2 h, à 10 h, du soir.L'Association des parents de Westmounr Sir John A.Macdonald fut le premier Canadien à signer un traité international, lors du traité de Wa-,shingloif, en 1871.A leur première réunion en octobre, les membres de l’Association ont entendu le R.P.P.-E Beaudoin, S.!, exposer sous le titre de “Perspectives scolaires”, quelques-uns des problèmes de notre système d’iïl struct ton publique.En novembre.M.Trefflé Boulanger, directeur des études de la Commission des écoles catholiques de Montréal et commissaire diocésain du “scoutisme”, donna aux parents d’excellents conseils sur l’éducation de leurs enfants, principalement des garçons, pendant la période si criti-i que de l’adolescence.Dans b passé plusieurs conférenciers ont fai! allusion au système scolaire français, que nous avons copié en bonne partie dans l’organisation de nos programmes d’études.M l’abbé Llewellyn, professeur au collège Stanislas, traitera précisément du “Système scolaire en France” à la prochaine réiution de l’association.lundi soir, fi décembre, à 8 h.15 précises, à l’Académie S.-Léon de Westmount.Tous les membres de “association et leurs amis sont cordialement invités.Une invitation spéciale a été adressée aux membres de l’Association des parents de Notre-Dame de Grâce, qui célébreront en décembre le premier anniversaire de la fondation de leur association.Les différents comités de l’Association les parents de Westmount ont été réorganisés au début de l’année et nnl repris leurs activités.Le cercle des mères, comité chargé des relations sociales entre parents et professeurs, organise pour mardi, 1er février prochain, une partie de cartes.Ce sera là une excellente occasion pour les parents de se rencontrer et de faire plus ample connaissance.Le comité d’études avec la collaboration des autorités scolaires projette pour la fin février un concours oratoire entre les élèves des académies S.-Paul et S.-Léon.Un trophée offert par l’Association des parents, sera mis en jeu.Le comité des sports, à la suite d’un appel pressant du directeur des sports de l’académie S-Léon, organise une campagne de souscription pour prélever les fonds nécessaires à l’organisation des sports et des jeux dans nos écoles.Encore une fois, tous les membres sont priés d’assister à la réunion du fi décembre, à 8 h.15 précises, à l’académie S.-Léon.Activités Féminines, Cnn-férences, Réunions, etc.Amicale Notre-Dame des Missions La réunion générale des anciennes aura lieu dimanche, le 5 décembre.La conférencière Invitée est Mme Pi-neault-Lévelllée.présidente générale des Amicales Notre-Dame.Le salut, du S.-Sacrement sera officié par Mer Adélard Harbour, et suivi du goûter.Bienvenue à toutes le» anciennes.Débat oratoire au collège Marguerite Bourgeoys Le lundi soir.6 décembre, sous la présidence de l'honorable Hector Pcrrler et de madame Perrier, dans la salle des con-férnees du collège Marguerite Bourgeoys, le Cercle d'Etude Notre-Dame discutera la question suivante: Léon Bloy, prophète ou pamphlétaire.Prendront part A la discussion Mlles Louise Lefebvre, Germaine TroulerJacC!uellne Dub°i» et Monique Tics involontaires Les tics involontaires peuvent se présenter sous deux formes: les uns non provoqués par la douleur, les autres provoqués par la douleur.Tics non provoqués par la douleur: action de se mordre les lèvres, de tirer les boutons de son habit ou ceux d'un interlocuteur, répétition de -certains mots dits au début d'une conversation par plaisanterie., De tels actes sont généralement la conséquence de mauvaises habitudes.Ils se distinguent des tics dits convulsifs par ce fait qu'ils deviennent inconscients, et que la volonté peut arriver à les supprimer sans grand effort.Tics provoqués par la douleur: ulcère de bouche, des lèvres, de la paupière provoquant des grimaces que l'enfant continue à faire même après la guérison de la lésion.La volonté, en pareille occurrence, arrive aussi à les supprimer sans trop de difficulté.On constatera que les enfants atteints de tics, surtout convulsifs, sont souvent volontaires, désobéissants.Leur caractère est bizarre et ils ne peuvent concentrer leur attention sur un sujet donné; aussi font-ils de mauvaises études, en gé- • néral et plus tard, incapables de continuer Je même métier, ils errent de l’un à l’autre.Il n’est pas rare, non plus, de trouver chez eux des idées fixes, des obsessions, des peurs sans motifs (peur de s’évanouir, de mourir, de traverser les espaces libres, notamment lors de l'obscurité).Dans beaucoup de cas, la maladie se réduit simplement au tic proprement dit qui souvent peut, toutefois, devenir de plus en plus rare, Si à vingt ans, l’individu n’a eu que cette manifestation, il y a grande chance qu’il n’en ait pas d'autres plus tard.Rappelons que le traitement habituel se résume à ceci: calmants hygiéniques, hydrothérapie; calmants médicament, bromure de potassium, chloral, opiacés.On doit, en tout cas, éviter aux malades les émotions et, dans les I formes où il existe des idées fixes, | les surveiller de près, car il est ces cas susceptibles de conduire au suicide.La diphtérie, la variole et la coqueluche, trois maladies qui ne peuvent résister aux moyens de prévention ont fauché, 1 an dernier, dans notre pavs, neuf cent trente-cinq vies d'enfants.La coqueluche est la plus mortelle de toutes.Les enfants de six mois ou moins en sont très souvent frappés, bien qu’elle s’attaque surtout à ceux dont l’âge varie entre un et trois ans.Pour prévenir cette maladie, on a fait la découverte d’un vaccin qui sert d’immunisation dans plus de 80 p.c.dés cas et qui fitténue les effets de la maladie lorsqu’elle est déjà contractée.Les moyens d’application en sont bien simples.L’enfant doit être inoccu-lé entre les âges de six mois et un an au cours de trois visites chez le médecin et par deux injections à la fois.Une seconde préparation réunit à ce vaccin un autre vaccin surnommé anatoxine ou toxoide, en usage contre la diphtérie.Ce procédé a pour effet pratique d’immuniser contre la diphtérie et la coqueluche., Voilà en substance ce que disait hier aux journalistes le ministre de la Santé et du Bien-Etre social de la province, M.Henri GFoulx, en leur remettant un aperçu du travail accompli durant le mois d’octobre par la division des unités et districts sanitaires du ministère de la Santé et du Bien-Etre social.Pendant cette période, on a procédé à 2,853 vaccinations antivarioliques réussies, à 2,H>4 vaccinations antityphoïdiques à 6,8G4 immunisations antidiphtériques com-plélées, à 2,667 immunisations de rappel et à 44 immunisations actives contre la scarlatine.Il y a eu 177 cliniques antituberculeuses au cours desquelles on a examiné 4,874 personnes, A cet égard, le nombre des visites à domicile atteint 1261.Les maladies vénériennes ont nécessité 211 en-cpiêtes et les maladies contagieuses 273 enquêtes épidémiologiques.Dans ce domaine, on a dépisté 1768 cas, visité 1822 maisons.Vente de charité au profit des oeuvres des Petites Soeurs de l'Assomption Une vente de charité aura lieu sous la présidence ‘de Mme Alfred Thibaudeau au profit de l’oeuvre des Petites-Soeurs de l’Assomption, gardes-malades des pauvres à domicile.Cette vente aura lieu Jeudi, 9 décembre, au Salon Rose île l’iiô-tcl Windsor, rie 2h.à 10b.du soir.Un excellent thé et un souper froid y seront servis, pour vous.Mesdames, et pour vous, Messieurs, Entrée de la salle, rue CypresS.Coupons et rationnement La valeur des coupons "D" Les changements apportés à la valeur des coupons D, à la fin de septembre, ont adopté le rationnement des conserves aux habitudes d’achat des consommateurs.Ainsi, en doublant la quantité de mélasse d’un coupon, on permet aux consommateurs qui vivent dans les régions où cette denrée est un des principaux articles de leur alimentation de s’en procurer suffisamment.Depuis que la ration de miel a été doublée les amateurs peuvent l’acheter dans les grands récipients dans lesquels le miel est empaqueté sur la ferme.Mais l’augmentation de la valeur des coupons n’implique pas une augmentation correspondante des approvisionnements et on demande aux consommateurs de ne pas en acheter au delà de leurs besoins.Sirop de maïs pour les bébés Voici comment procéder pour obtenir la rationale sirop de maïs d’un bébé sans nuire à la ration des adultes.Apportez le carnet de rations de votre bébé à votre comité local de rationnement.On vous donnera, en échange des coupons de sucre, une carte de rations de coupons D, à raison d’un coupon de sucre pour deux coupons D.Votre bébé aura donc 6 coupons D par mois.Avec ces coupons, vous pourrez acheter 84 onces liquides de sirop de maïs, c’est-à-dire 7 livres.Celte quantité représente Je montant maximum requis par n’importe quel régime de bébé, et les parents n’ont pas à sacrifier leurs propres rations de conserves.Qu'est-ce qu'une once liquide ?Nos le.trices seront peut-être intéressées de savoir que l’usage de Fonce liquide, comme mesure, existe au Canada depuis le Statut portant sur la désignation de la qualité des produits, édicté en 1918, et qui stipulait qu’une description véridique el exacte du contenu du paquet doit apparaître sur l’étiquette.L’once liquide est la mesure du volume du contenu et permet d’employer des récipients de même grandeur pour empaqueter des produits qui oui des poids nets différents.Ainsi une boîte d’épinards de 20 onces liquides pèse 19 onces, tandis qu’une boîte d’abricots de 20 onces liquides pèse 21 onces.Le poids en onces liquides du contenu est soufflé dans le verre de tous les récipients standards qui sont aujourd’hui mis sur le marché.Lo Vie Protique Simplification du linge de maison Deux nouvelles ordonnances, ré-i cemment mises en vigueur, ont pour but de conserver les textiles et aider les manufacturiers à faire face à la demande croissante du linge de maison.Les couleurs et les grondeurs des serviettes de ratine, des débarbouillettes et des descentes de bain seront limitées.La production des serviettes damassées et incrustées sera restreinte.Les différentes grandeurs des draps seront moins nombreuses et les ourlets plus étroits.On estime que grâce à ces restrictions on pourra produire* en une année 175,000 serviettes et 30,000 draps de plus avec le même métrage.Les manufacturiers donnant l’exemple, les ménagères pourront contribuer à améliorer la situation du textile en se servant du moindre pouce de tissu qu’elles out dans leurs armoires.Les draps Servez-vous des parties solides des draps double largeur pour faire des draps de lit simple ou d’enfants.Des morceaux de différentes grandeurs taillés dans des draps et des taies d’oreiller partiellement usés, une fois ourlés, seront commodes dans les chambres de malades.Le coton ou la toile, amollis par un long usage, peuvent servir comme bandages, compresses et pansements.Les parties de drap trop minces serviront à rembourrer les eourtes-pointes.Groins de sagesse Il ne suffit pas d’aim r les hommes pour les réformer; il faut d’abord aimer Dieu.Le coeur ne sera jamais chaud du côté de la terre, s’il est froid du côté du ciel.Mgr BOUGAUD * * * C’est notre intérêt d’honorer les saints, non le leur.Saint BERNARD Le goût des Wrens pour outre-mer Ottawa.— On a annoncé aujourd’hui, au quartier général de la marine qu’un second détachement de wrens partira prochainement pour outre-mer pour y être attaché aux forces navales stationnées au Royaume-Uni.En août dernier, douze wrens et deux officiers du service féminin de la marine royale du Canada ont été envoyées à Londres pour y être ajoutées au personnel du bureau naval canadien.Ces wrens ont assumé les fonctions remplies auparavant par des wrens de la marine royale.Les wrens canadiennes envoyées outre-mer sont des volontaires et doivent être âgées de plus'de 21 ans el avoir plus de six mois de service à leur crédit.Un officier des wrens rapporte que depuis qu’on a commencé à en envoyer an Royaume-Uni, les demandes se sont faites très nombreuses et le problème le plus difficile est de "Le Duc et la Duchesse d’Alençon” par MAHGUERITE BOURCET Voici en quels termes l’auteur présente cette biographie: “Cette duchesse d’Alençon étaif la jeune soeur d’Elisabeth d’Autri* che: et on la disait compatissante, silencieuse et jilie.Elle était il fiancée de l’étrange Louis II de Bavière: et on l’appelait “la Tourte* relie”.Elle était une de ces sanglantes silhouettes évoquées inlassablement par les chroniqueurs autour du vieux François-Joseph: “Son frère fusillé, son fils assassiné, sa femme poignardée, sa belle-soeur brûlée vive.”; car telle est l’étiquette immuable qui la signale à lo mémoire des hommes: “Victime du Bazar de la Charité”.“J’avoue que cette seule étiquetto ne m’eût point attachée à elle.Un* fin tragique ne suffit plus à mériter les frais d’une biographie, en nos âges où la terre fume de sang innocent violemment répandu.“Mais ayant de mourir, celle-ci avait parlé.Elle avait supplié ceux qui la voulaient tirer de la flamme de sauver les autres avant elle, et de ne l’emmener que la dernière.“C’est cette phrase qui, m’arrêtant, m’a donné le goût d’en connaître davantage.J’ai désiré savoir quelle courbe d’existence avait préparé cette mort, comment elle avait vécu.Et qui elle avait aimé: une vie de femme est rarement explicable si l’on ne recherche en elle la part de l’amour.“Celui vers qui elle m’a conduite, on te croise à l’arrière-plan d’autres biographies, à travers l’histoire du Second Empire et de Ja Troisiè-i me République.Cette grande Histoire a laquelle ils appartiennent un et I autre, je ne la négligerai point lorsque je retracerai leur des-lui.elle les situe et les explique.Mais son intérêt s’efface, du moins me semble-t-il, devant l’intérêt psychologique de leur propre histoire.J ai trouvé, entre eux, un roman si pathétique et si grave, que j’ai presque oublié les autres drames, plus extérieurs; j’ai oublié, même, cette mort tragique qui m’avait frappée tout d abord.La flamme s’est évanouie: u n’est plus resté que la lumière.” , de 365 Pa«es.Au comp* v,r,$13.P^la poste ?Ui0- SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est it SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones «u tervic* du tirsfi » BiUir 3361 ¥ : il vaut donnera l’adresM d un dépoiitaira de votre voiiinige.Le cadeau parfait .pour votre femme, votre soeur, votre tante ou votre amie, c’est, d après notre expérience, une fourrure, Aucun cadeau n’est mieux accueilli.Toutes les fourrures Reid séduisent par leur originalité et leur parfaite distinc- choisir relies qui demandent d’être Ira”' c® A^-ci «« Pour le Jour de envoyées outre-mer ' ' An’ offrcz comme etrennes une — -— J fourrure et choisissez-Ja chez J.-F.Reid.pour votre grande satis-! faction.Prix et conditions accessibles à toutes les bourses.Et rien ne sort des ateliers de fourrures Reid qui ne soit de qualité, de cette qualité qui plaît.1473, Amherst, Le centenaire de Copernic Le 13 décembre, à 8 h.3fl du soir, à l’Ecole Polytechnique, l’AC-FAS et l’Institut polonais des arts et des sciences en Amérique, célébreront le 4e centenaire de la mort de Nicolas Copernic, éminent astronome polonais.Cette manifestation sera sous la présidence d’honneur de Mgr Olivier Mauraiilt, P.S.S., recleur de l’Université de Montréal, et de M.Cyril James, principal de l’Université McGill.M.Joseph Pawlikowski, professeur à l’Ecole polytechnique, et M.l’abbé André Krzesinski, ancien professeur à l’Université de Craco-vie, présenteront un tableau de la vie universitaire à l’époque de Copernic.M.Léon Lortie, professeur à l’Université de Montréal, donnera une causerie accompagnée de projections lumineuses, sur “la vie et l’oeuvre de Copernic”.L’entrée est libre à tous.\)V Fl.6906 W H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’ECLISI COTE SAINT-PAUL Le U décembre La Jeune Sibérienne Le samedi 11 décembre prochain, le "Devoir" commencera la publication de La Jeune Sibérienne le fameux récit de Xavier de Maistre, auquel les circonstances donnent un regain d'intérêt, et une sorte d'actualité.QU'ON SE LE DISE ! e au ZJxêâ _ Feuilleton du Devoir ot 4», ROBERT-LOUIS STEVENSON, (il.(Suite) Les autres personnages étaient diversement chargés.Les uns portaient des pioches et des pelles qu’ils avaient amenées à terre de VHispnninlo, comme objets de toute première nécessité, les autres du lard, du biscuit et de l’eau-de-vie pour le repas de midi.Toutes ces provisions, je le remarquai, provenaient de notre réserve, et je pus constater ainsi la réalité des paroles de Silver, la nuit précédente.S'il n’avait pas conclu un marche avec le docteur, In disparition dé navire les eût contraints, lui et ses mutins, à subsister d’eau claire et des produits de leur chasse.L’eau n'était guère de leur goût; un marin n'est pas souvent lion tireur, et au surplu», étant si à court de vivres, ils n’étaient apparemment guère mieux fournis de poudre.i C’est en cet équipage et marchant à la file, que nous nous mîmes tous en route - - même l’individu à la tête fêlée, qui eût certes mieux fait de se tenir tranquille — el gagnâmes le rivage, où nous ittendaicnt les deux voles.Elles aussi témoignaient de la folle ivrogn rie des pirates: Func avait un banc rompu, et tontes deux étaient boueuses et non écopées.Nous devions les emmener l’une et l’autre pour plus de sûreté.Ayant donc réparti notre effectif entre elles, nous nous avançâmes sur la transparence du mouillage.Tout en ramant, on discutait au sujet de la carte: la croix rouge était bien entendu trop grande pour pouvoir servir de repère, et les termes de la i ote figurant au verso renfermaient, on va le voir, une certaine ambiguïté.Comme le lecteur s’en souvient peut-être, elle I était ainsi conçue: j “Grand arbre, contrefort de la ! Longue-Vue.point de direction N.-N.-h.quart N.“Ile du Squelette, E.-S.-E.quart N.Dix pieds.” Ainsi donc, un grand arbre cons-Inuait le principal repère.Or, tout droit devant nous, le mouillage était j domine par un plateau de deux ou trois cents pieds d’élévation, qui vers le nord se raccordait par une ! pente au contrefort méridional de a Longue-Vue, et aboutissait vers te.sud aux abruptes falaises formant 1 ennnenre dite du Mât d'Artimon.Sur Je plateau croissaient on foule des pins de hauteurs diverses.Par endroits quelques pins d’une espèce particulière se dressaient isolément a quarante ou cinquante pieds au dessus de leurs voisins; mais pour determiner lequel de ceux-ci était L-u".¦, ?r;'Vld ;il'l,rt‘” du capitaine Lu ut, d fallait se trouver sur les Leux et consulter la boussole., Malgré cela, les embarcations n étaient pas arrivées à moitié roule, que chacun de ceux qui les mon-truent avait son favori.Le seul Lon# John haussait les épaules et leur conseillait d’attendre qu’on fût là-haut.On nageait mollement, par ordre île Silver, qui craignait de fatiguer ses hommes trop tôt; et après une tort longue traversée, on aborda à I embouchure de la seconde rivière, celle qui dévale de la Lonvuc-Vuc par une ravine boisée.Ce fut de là qu’en appuyant sur la gauche, nous entreprîmes l’ascension de la pente qui menait au plateau.Tout d’abord, le terrain gras et fangeux, et le fouillis des herbes marécageuses, entravèrent fortement nos progrès; mais peu à peu la montagne devint plus abrupte et offrit à notre marche un sol rocailleux, tandis que le bois, changeant de ca-| ractèro, nous offrait plus d’espace j libre.C’était tn vérité un coin de! File des pins plaisants que celui où! nous pénétrions.Un genêt au par fum entêtant et divers arbustes en: fleur y remplaçaient le gazon.Parmi ; les verts bouquets de muscadiers,! des pins mettaient cà et là leurs fûts rougeâtres et leurs vastes ombrages,j et le relent épicé des premiers se, combinait à l’odeur aromatique dis1 seconds.L’ail.d’ailleurs, était vif el Irais, ce qui, sous les rais d’un soleil verical, nous était d’un merveilleux! réconfort.Avec «les cris et des bonds, la troupe s’éparpilla en éventail.Versj le centre, et assez loin en arrière.Silver et moi suivions les autres — | moi tenu par ma longe, lui labourant, à grands ahuns les cailloux roulants.| De temps 4 autre, même, je «lus lui prêter mon aide pour l’empêcher de faire un faux pas et de redégringo-ler la pente.Nous parcourûmes de la sorte en- viron un demi-mille, et nous allions atteindre le niveau du plateau, lorsque l’individu le plus éloigné sur la gauche se mit à pousser des exclamations d’horreur, en hélant ses compagnons, qui coururent à lui.—Ce n’est pas possible qu’il ait trouvé Je trésor, nous cria le vieux Morgan, qui arrivait de la droite, puisque le trésor est tout en haut En effet, comme nous le découvrîmes une fois sur les lieux, il s’agissait «le bien autre chose.Au pied d’un forl gros pin, et à demi caché par un buisson vert, qui avait même à demi soulevé plusieiys des petits os, un squelette humain gisait sur le sol, avec quelques lambeaux de vè-lements.Un frisson glaça d’abord tous les coeurs.Plus hardi que les autres.George Merry s’avança pour examiner les restes de vêtements.— C’était un homme de mer, dé-dara-t-il.En tout cas, ceci est bel et bien du drap de marin.— Bon, bon.fit Silver, il y a des chances; tu ne t’attendais pas à trouver ici un évêque, je suppose.Mais qu’est-ce que ça veut dire, des os ainsi disposés?Ce n’est pas natu- rel.En effet, au second coup d’oeil, on ne pouvailt réellement croire que ce corps fût dans une position naturelle.A part un léger désordre, — dû sans doute aux oiseaux qui s’étaient nourris du cadavre, ou à la lente croissance des plantes qui avaient peu à peu enseveli ses restes, — l’homme gisait en une position parfailcment rectiligne, les pieds orienlés dans un sens, et les bras, allonges au-dessus de la tète comme ceux d’un plongeur, dans l’autre.— 11 me vient une idée dans ma vieille bête de Caboche, fit observer Silver.Voici le compas; voilà le point culminant de Fîlot du Squelette, qui a l’air d’une déni.Prenez donc le relèvement, voulez-vous, sur l’alignement de ces os.On lui obéit.Le corps était orienté juste dan* la direction de l’ilot, et le compas donnait bien E.-S.-E.quart H.J’en étals sûr, triompha le coq: ceci est un indicateur.Par là tout tîroit sc trouvent, et notre étoile polairê, et la belle galette.Mais, crc tonnerre! ça me fait froid dans le dos de penser à Flint.Car c’est là une blague de lui, il n’y a pas d’erreur.Je le vois ici tout seul avec les six.11 les tue tous jusqu'au dernier, et celui-ci, il l’installe ici, orienté a la boussole, mort de ma vie!.(-'est le squelette d’un homme grand, el qui avait des cheveux roux.Hé! ça pourrait bien être Al-lardyce.Tu ne te souviens pas d’Al-lardyce, Torn Morgan?— Si, si, répondit Morgan, je me souviens de lui; il me devait des sous et en débarquant il m’a emporté mon couteau.En parlant de couteaux, dit un autre, pourquoi ne trouvons-nous pas le sien à terre ici autour?Flint n'étail pas homme à vider les poches d'un marin; et les oiseaux, je suppose, ne Font pas emporté.Par tous les diables, voilà qui est vrai, fit Silver.— 11 ne reste absolument rien, dit Merry, qui tâtait toujours le sol aux environs des os, pas plus un rouge hard qu'une tabatière.Ça ne me parait pas naturel.(à suivre) (Traduit de l'anflaf* par Déodat Serval) ce tournai eat Imprime au au 430 ru« Ni tre-Dame en a Montreal par t’imprt-merle populaire «a responsabilité limité»), Mu rlce-propriétaire.— Ueorgea Pelletlei, directeur-gérant.e 'ê 1 V 4»l» Comment les aveugles écrivent la musique exercices du solfège de (’Jaude | I offres QU Devoir' Augé.Cel exemple doit suffire a j______________________________ ceux uni croient que j'exagère.çoiitenluut de relever dans j pas de droit et que le catholicisme La manière dont les aveugles écrivent la musique reste une énigme pour ceux qui ne sont pas initiés à leur méthode.Pour ceux qui connaissent déjà récriture braille, le mystère s'éclaircit: Les mêmes signes qui servent pour l'écriture ordinaire prennent par convention le caractère musical.Pour récriture ordinaire le braille comprend till signes, ce qui est plus que suffisant pour signifier ‘20 lettres.La notation musicale en demanderait beaucoup plus et c’est ici qu’entre en jeu un chef-d’oeuvre de disposition et de combinaison que nous tenterons d'expliquer.L’aveugle n’écrit pas la musique eu abrégé: il indique sur sa copie tous nos signes usuels.Il peut déchiffrer un morceau et t’apprendre en se rendant compte de toutes les valeurs ou nuances qu’il comporte.A l’exception des portées et des clés, tous nos signes musicaux sont traduisibles en braille.Notation musicale Tandis que notre écriture musicale est synthétique, t elle des aveugles est plutôt analytique.Avec la pratique, le voyant tient d’un seul coup d'oeil se rendre compte de tous les signes musicaux que contient une mesure ou une phrase, cela beaucoup plus rapidement qu'il peut nommer mentalement ies notes.Un coup d'oeil suffit au musicien pour en faire l'enregistrement.Dans la lecture musicale il n’est pas possible à l’aveugle d’apprécier plus d’un signe à la fois parce que son doigt se promène successivement sur chacun d’eux pour les reconnaître.L’aveugle doit écrire ses signes musicaux les uns à la suite des autres et sa mémoire les lui fait ensuite rassembler.Il ne pourra pas écrire les uns au-dessus des autres tous les sons simultanés d'un morceau comme nous le faisons.Ne se servant ni de la portée, ni des clés, il lui faudra marquer l’octave dans laquelle il écrit, en indiquant par un signe spécial la hauteur des sons à partir rie zéro jusqu’à 7, c’est-à-dire en fqnction des octaves du piano.Parce qu'il apprend sa théorie dans les mêmes ouvrages que nous, il lui est nécessaire de bien connaître les signes des voyants.Il sait par exemple que les notes de la clé de fa finissent avec la troisième octave et que celles de la clé de sol commencent avec la quatrième, (leux qui se destinent à enseigner la musique aux voyants s'y entraînent avec une méthode appropriée.Nous ne devons pas craindre de confier des élèves à des professeurs aveugles, parce que nous pouvons être certains qu’ils n'en formeront pas seulement des instrumentistes mais des musiciens.Accords et partitions Comment l’aveugle fera-t-il pour écrire les accords et les sons simultanés te'-s que nous les voyons sur uns portées?Pour écrire un accord l’aveugle indique simplement la note supérieure et marque tes intervalles des autres notes en fonction de ta note écrite s’il est à la main droite; s'il est à la main gauche, il indique la noie inférieure et marque les intervalles concernés de la même manière.Lorsque les notes frappées en même temps sont de valeur différente, autrement dit que “les voix” n’ont pas un mouvement simultané, il est nécessaire de n’écrire qu’une seule voix à la fois et de ne passer à la mesure suivante que lorsque toutes les voix auront été écrites en inrii-juant le passage d’une à l’autre •ar le signe "copule".Dans la mu-ique de Bach il faut souvent se eprendre trois ou quatre fois pour rire une mesure entière.On dit 'ors qu’il y a deux ou trois copu-s dans la mesure.Apparence de l'écriture Les aveugles qui n’utilisent pas lu portée se servent de 28 figures de notes au lieu de 7, 21 de ces figures ayant une double signification.(’.’est ainsi que la ronde s’écrit de la même manière que la double croche; l’aveugle qui rencontrera une série rie rondes dans le corps d’une mesure comprendra tout de suite qu’il s’agit de doubles-croches.La même chose a Heu pour tes silences où quatre suffisent, trois d’entre eux ayant uni double signification.(de L'Ami de l’Aveugle) Histoire de la Province de Québec Avantages de cette écriture Comme il n’a jamais écrit ou joué une pièce sans connaître les éléments dont elle se compose, il n’est pas étonnant qu’il sache à dix ans bien des choses que nous ne savons pas à vingt tout en avant des parchemins à notre crédit, Son écriture et l’interprétation des signes dont il se sert (musique chiffrée) le préparent plus facilement que nous à l’étude de l’harmonie que du reste il apprend de bonne heure.11 est certain que la formation musicale de son oreille en profile.Dans la musique polyphonique ou instrumentale où il faut écrire la matière de plusieurs portées, l’aveugle doit écrire la musique de chacune d’elles séparément.Sa mémoire lui fait ensuite tout rassembler, quelle que soit la longueur de la pièce.Nous pouvons admirer jusqu'où la mémoire des sons est ixereée chez l’aveugle qui n’a pas comme nous l’avantage de pouvoir lire la musique a vue et qui doit apprendre par coeur tout ce qu’il execute, fi se rend compte des signes d’interprétation en même temps que des notes, contrairement à nous qui avons souvent la man- i mP édition et de vaise habitude de ne pas nous oc- j mière.L’auteur a cuper assez des premiers.Dans la pratique, cette manière d’écrire doit nécessairement correspondre à une meilleure interprétation.Malgré la grosseur relative des signes, la musique braille ne prend guère plus d’espace, quelquefois moins que la nôtre.C’est ainsi que l'accompagnement du chant O Canada couvre à peine deux pages d’un ca-liier d'écolier.Transcription des pièces Pour transcrire la musique en braille l’aveugle a recours à l’intermédiaire d’un voyant qui lui dicte les notes et les signes dans un certain ordre.L’usage du piano facilite la dictée.A titre d’exemple, voici comment il faudrait dicter à un aveugle les deux premières mesures de l’accompagnement du chant national d’O Canada.Main droite, un dièse, mesure 4-4, fortissimo, maestoso, quatrième octave, si blanche tierce-sixte, ré noire pointée quarte-octave, ré croche quarte-octave, barre de mesure, quatrième octave, sol blanche pointée tierce-sixte, la noire tierce-quinte, etc.Main gauche: Deuxième octave, sol blanche octave, fâ noire pointée octave, fa cro^ che octave, barre de mesure, ml blanche pointée octave, ré noire octave, etc.A la main droite c’est la note du chant ou la note supérieure que Ton donne; à la main gauche, c est la plus basse.Dans la dictée d un texte musical on n’indique pas le changement d’octave pour des intervalles moindres que la quarte i lorsqu’on change d'octave au piano, ou moindre que la sixte lors-j qu’on reste dans la même octave, i On voit par ce Qui précède que I le braille rend tous nos caractères et que la principale difficulté de l’écriture musicale des aveugles est la réunion des parties écrites les unes à la suite des autres pour en faire des sons simultanés.Mais c'est un entraînement très salutaire à celui qui s’y livre.Dans l'étude de la fugue par exemple, l'aveugle a moins de difficultés que nous, parce que son habitude d’écrire les motifs les uns à la suite des autres le prépare mieux que nous à ce travail.Cette manière d’écrire la musique, pour être différente de la nôtre, n’est pas beaucoup plus difficile, et les progrès de l’aveugle sont aussi rapides que ceux des voyants.J'ai connu un enfant aveugle de talent ordinaire qui pouvait à l’âge de dix ans lire et chanter ensuite la plupart des (par Robert RUM1LLY) Les editions Bernard Valiquettc viennent de rééditer les trois premiers tomes de Yllistoirc de la province de Québec, par Robert Ru-milly, qui se trouvaient épuisés en librairie depuis quelque temps.L’auteur a profité de cette troisième édition pour compléter quelques points C'est ainsi que les tonies I et 11 font à eux deux 673 pages, au lieu de Oôl dans la deuxiè-604 dans la pre-utilisé la correspondance de Chapleau et aussi de Mousseau avec sir John-A.Macdonald, développé la genèse de l’idée de Réciprocité, insisté sur la personnalité de Mgr Bourget.Le premier tome met en relief la grande figure de sir Georges-Etienne Cartier.La découverte de documents inédits a permis à l’auteur de préciser la formation du premier “parti national”.Parmi les autres sujets remaniés, citons aussi les efforts de Mgr Taché pour faire du Manitoba une province française, et lu première affaire Riél.Le deuxième tome décrit le fameux “coup d'Etat” de Letellier de Saint-Just, révoquant le ministère de Boucherviîle, la conjuration de la “maison bleue", les démarches des chefs conservateurs pour obtenir la destitution de Letellier— démarches finalement couronnées de succès.Le lecteur assiste à la construction des premiers chemins de fer dans la province, aux luttes d’idées, toujours ardentes, aux premiers efforts du curé Labelte, à l'accusation de Chapleau, qui est le personnage central du troisième volume-où l’auteur relate les fameux pourparlers de coalition entre les deux grands chefs, secrètement attirés ITm vers l’autre: Chapleau et Mercier.Signalons le procès intenté par Sénècal à Laurier, auteur d’un article d'une violence inouïe; “La caverne des quarante voleurs , Chaque tome de VHistoire de la province de Québec, par Robert Rumilly, est en vente au prix de $1.(10, ($1.10 par la poste).Service de Librairie du Devoir, 430 est Notre-Dame, Montreal.Nou.ne airbltane que le* leJtre* fiteei ou des conunnnicitioni eerompi-*nées d’nne lettre (ignée **•< *dre»« ¦uthentique.Le “De*-*ir" ne or«B^ la retpenta 'lifé de :e qui Mr*h tarte rubrique.Le traité de Paris Pointe-aiis-Treinhh'S 1er dec.PD » M.le directeur du Devoir.Montréal.Monsieur le directeur.Je sais gré à votre correspondant, M.“Dumélier”.de la délicates .c dont il fait part à mon égard en signalant à vos lecteurs, dans la u-.-tre qu'il vous adresse, l'impardonnable ânerie dont„je me suis rendu coupable l’autre jour, 1111 cours d'une causerie, en affirmant nue le traité de Paris ne parlait pas de la libre pratique de la religion catholique., .Comment, après avoir dec ou veil cette erreur, il a pu, malgré tout, trouver des mots aimables a mon adresse, prouve qu’il doute, un fieu, que j’en puisse être coupable.Comme vous le devinez, dès que j'ai lu la lettre de votre correspon-! dant, j'ai été sidéré.J'ai revu mon | texte dactylographié.et j'ai eons-| talé que M.Dumélier avait parfaitement raison.Les phrases citées étaient bien là.et les feuillets donnés aux journalistes étaient des carbones de l’original.Incontestablement j’étais seul à blâmer.Fort heureusement j'ai pu retrouver, dans la corbeille aux papiers, mon manuscrit et j'y ai trouvé la clé de l'énigme — car je ne pouvais concevoir que j’avais pu commettre une telle bévue.Il me taut avouer que depuis quelques semaines je n’ai guère de t'inps pour faire des recherches, A mes quatre secrétariats est venue s’ajouter une fonction (non rémunérée, incidem- (apne ment) à la régie de l’édition.J’ai bâclé mon texte en quelques heu- res, me nies causeries antérieures des faits étranges qui pouvaient cadrer avec le titre qu’un m’avait suggéré: “Tas menti, Brissetle”.Tue page de texte, particulièrement chargée de renvois et de notes marginales, était difficile à lire, je l'avoue.En plus, tout un feuillet avait été omis dans ta copie dactylographiée.Votre correspondant, puisqu’il est du métier, a dû être, lui aussi, victime d’un copiste au tours dé sa carrière.Il saura coin- j prendre et, je l’espère, pardonner.Il y avait dans mon manuscrit | deux idées distinctes et séparées dont on n’a fait qu'une dans k bouillabaisse qu'a produite la dac tylo, probablement en voulant fai rc un raccord.La première se rap-l portait â la langue française et la | seconde à la pratique de la religion catholique.Rétablissons le texte tel | que je t’ai conçu.J’émettais l'opinion que si les Canadiens avaient conservé lenr\ langue (non leur religion) c’était dû non pas aux Français mais à la tolérance des premiers gouverneurs anglais .l'abord, puis à leurs propres efforts, car le traité de Paris 41e comportait pas un mot au sujet de la perpétuation du français comme langue du pays.(Juant au libre exercice de la religion catholique, j'affirmais que les premiers gouverneurs anglais avaient fait preuve d’une grande largeur de vue, ca>r si l'acte de capitulation comportait bien l’exigence que la pratique de la religion catholique soit permise au Canada, i! fallait tenir compte du fait que cet acte n’était qu’une mesure temporaire, sujette à revision dans le traité définitif (voir Riddle: "Church and State under British Rule”).Or, que dit le traité définitif?“.les Canadiens pourront pratiquer leur religion selon le rite de l’Eglise romaine en tant que le permettent les lois de la Grande-Brc-Or, la Grande-Bretagne ne pouvait subsister que par tolérance.Ceci est prouvé pur la correspondance c hangée entre le Colonial Offi-e e’ Murray.Ainsi l'Earl of Egremom (1710-1763) dans ses instructions à Murray en date du 13 août 1763.rappelle au gouverneur nue la nratkrue du catholicisme au Canada est limitée par une clause conditionneijte: “as far as the laïus of Great Britain mill permit ', suivi d'une annexe: ‘‘which laws prohi-\ hit absolntelu all Popish Itiernrcluj \ in ant/ of the Dominions belonging ! to the Crown of Great Britain, and \ ran on!g admit of a toleration of the exercice of that retigion ".N'est-i'l pas incontestable, qu'au point de vue de la religion, le plus humble habitant du Canada était plus libre que ne l’était le plus grand lord d'Angleterre catholique de Tènoqueî m Et ce sont ces considérations qui 'ont fail écrire que si les Canadiens avaient pu pratiquer aussi librement leur religion, en dépit du fuit que l’Angleterre avait, à cette époque, une religion d’Etat, c’était grâce la tolérance des premiers gouverneurs anglais d’abord, puis aux efforts des Canadiens eux-mêmes.Avec ce texte rétabli devant lui, votre sympathique correspondant connaissant toute ma pensée, pourra mieux juger si j’ai péché.Ç.HOLMES Chute sur le trottoir M.lo^ juge Philemon Cousineau, de la Cour supérieure, a accueilli hier une poursuite rie M.Napoléon Hubert contre la ville de Montreal, pour dommages subis lors d’une •'bute sur le trottoir, boulevard Saint-Laurent, près Ontario, le 3 mars 1941, vers 3 heures de l’après-midi.M.Robert a 71 ans el a été pendant 35 ans chef de police de Lachine; dans cet accident il s'était brisé le poignet gauche.Le juge a conclu à la responsabilité de la ville parce que le trottoir était dangereux, et Ta condamnée à payer $420 au demandeur.avait une religion d'Etat: l’anglicanisme.C’est dire qu’il n'y avait Marguerite lourgeoys 1620-1700 .par Dom Albert Jamet, O.S.B.La fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, ta mère spirituelle de Ville-Marie, la missionnaire des rives du Saint-Laurent, de Montréal à I île d'Orléans ! Sa vocation, sa mission, son oeuvre, son âme, toute sa vie dans l'histoire de Montréal et de la Nouvelle-France ou XVI le siècle, par l'éditeur des Ecrits de Marie de l'Incarnation et des Annales de l'Hôtel-Dieu de Québec.Une interprétation nouvelle, une évocation saisissante.Une révélation, 2 vols in-8 carré, 440 et 432 pages.Illustré.En vente au Service de la Librairie du "Devoir", $5.00; franco $5 25.QUINZIEME Bulletin des études françaises PUBLIE PAR LES SOINS DU COLLEGE STANISLAS DE MONTREAL SEPTEMBRE-OCTOBRE 1943 SOMMAIRE ANALYTIQUE CHRONIQUE DES SCIENCES POLITIQUES.Essai sur les principes d’une organisation de la paix.Roger PICARD professeur à l’Université de Paris.Rédacteur en chef de la Revue d’histoire économique et sociale, l’auteur composa dés novembre 1940 une esquisse d’organisation du monde de demain: il la livre aujourd'hui aux méditations de ceux que préoccupe le paix viable.CHRONIQUE DES LETTRES.l 'Ur ion sacrée d’après Maurice Barres lean HOUPERT Docteur es lettres, Professeur à l’Université de Toronto.Soucieux de servir son pays, même quand il était socialiste.Barrés vit venir la guerre que facilitaient nos divisions.Au nom des patriotes il accepta tous les sacrifices pour l'Union Sacrée dont il fit urt devoir aux divers gouvernements.CHRONIQUE DE PHILOSOPHIE, la philosophie dans l'enseignement secondaire en France julien PEGHAIRE.C.S.Sp.Professeur aux universités de Montréal et Ottawa Spécialiste de l'enseignement de la scolastique, mais également au fait des circonstances de la vie française, l'auteur étudie l’attitude que peut avoir un catholique en face du programme officiel de l’Université Française.CHRONIQUE DE L’ESPRIT FRANÇAIS.Mission de la France — Il.Henri LE MAITRE Comment retrouver uans ies quatre derniers siècles la mission surnaturelle de la France?Humanisme, classicisme, révolution, laïcisme &~ ont-ils fait table rase?Qu’en sera-t-il demain?CHRONIQUE DE PEDAGOG'F.L'Etape Pierre RICOUR Licencié ès lettres, Diplômé d’études supérieures de philosophie.Quel est le rôle de la classe de philosophie dans l’enseignement secondaire?Elle est à la fois une transposition et une prise de position, un couronnement et un apprentissage.Elle réalise l'idéal de toute grande formation humaine: dégager, de la matière, l'esprit.i.A FRANCE VUE PAR LES CANADIENS.Collégiens de France — (IV) .Abbé Armand YON Licencié ès lettres, Docteur en Philosophie scolastique.L'esprit vif, le cœur ardent, ces petits Français trouveront-ils dans une volonté ferme, dans de solides convictions religieuses, le frein que réclame leur tempérament ?CHRONIQUE DES LIVRES.Quelques rééditions.Fidélité à la France La Grande Clarté du Moyen-Age G.Cohen L'Allemagne et les Allemands.L'Allemagne, j.Ba nville, — L’Allemand, |.Rivière, — Les Allemands, Emil Ludwig, — Hitler et le christianisme, Edm.Vermeil, — D'où vient l’Allemagne?C.de Reynold.Bataille d’Amiens 1940 .^ J.-P, Petges La bataille de Franco .Henry Bidou Histoire de la province de Québec .R.Rumilly Brèves analyses et impressions présentées par A.M.L„ H.Le MAITRE, R.-E.LLEWELLYN, C.de VAUMAS, G.BOULIZON.j.HOULE.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ,DEVOIRM #mi%tiw»e 9m t* I « b • t Journée d'étude sacerdotale Joliette, 2 -'Une' journée (Vètu-de sacerdotale se tenait mardi, le 30 novembre dernier, au sous-sql de la cathédrale, sous la haute présidence de Son Exc.Mgr J.-A.1 a-nineau.Assistaient à cette reunion un grand nombre dlé prêtres, tant séculiers que réguliers.Tes conférences ont ete données par le H.P.dAiituiiil Richard» S.J.» supérieur de la Maison des Ecrivains et directeur de Relations, et le R.P.Emile Bouvier, S.J., de T Ecole Sociale Populaire, et professeur à l'école du service de 1 L-niversité de Montréal.Le même soir, en la salle academique du séminaire, le grand public était invité à une conference que donna le R.P.Emile Bouvier, S.J., sur; La famille et l'après- guerre., , .Cette soirée avait comme president d’honneur Son Exc.Mgr J.-A.Papineau, qui était entoure du supérieur du Séminaire, le R.P.T.-r,.Aubin, C.S.V., de M.le chanoine M.Caillé, de M.Tabbé E.Jetté, cure de la cathédrale, et d’un nombreux clcrfiê M.le chanoine W.Caillé présenta le conférencier et Mgr 1 evêque tira les conclusions pratiques, remercia l’orateur distingue et 1 invita à revenir et continuer à renseigner ses fidèles sur des sujets qui les louchent si intimement.La partie musicale du programme avait été confiée à 1 orchestre du séminaire.„___________ Les maladies saisonnières Comme cela se produit toujours à cette époque de Tannée, a cause des changements brusques de la température, il existe un nombre élevé d’affections dites saisonnières; rhumes, angines, grippe, trachéobronchites, etc.Ces cas ne sont pas rapportés au Service de santé mais ce dernier se croit justifié de réitérer au public pour sa protection, les quelques conseils suivants: , Evitez le surmenage physique, les longues veilles surtout; prenez suffisamment de sommeil; Evitez les courants d’air, tout en assurant une ventilation convenable à votre domicile et en y laissant pénétrer te soleil; une temperature de BS” F.est suffisante.Portez des vêtements appropriés à notre climat et prenez gar.de au refroidissement des pieds; Pratiquez la propreté en tçut et ayez une hygiène personnelle rigoureuse; N'utilisez pas de serviettes, de gobelets, etc., destinés à un usage commun; Evitez le balayage à sec; cette pratique est peut-être l’un des plus grands facteurs de la dissémination des germes pour toutes les affections grippales; Ne respirez pas par la bouche, mais par le nez; Surveillez votre alimentation, tenez vos intestins libres, faites de l'exercice au grand air.Buvez beaucoup d’eau et des tisanes; Evitez tout contact avec ceux qui souffrent d’affections des voies respiratoires et évitez les foules; Couvrez-vous le nez ou la bouche, quand vous éternuez ou lous-jsez; ‘Si vous contractez un rhume, une grippe, etc., gardez la chambre et consultez votre médecin.„ «Mi»« iLlsMttatl» DEMANDE IMMÉDIATEMENT des focaux pour loger des k fumUfes et des purtfeutfers IL FAUT TROUVER DES MERES ET UN FOYER POUR .v y DES ENFANTS Montréal a établi un record dans la production de guerre.La métropole est aussi l’un des centres les plus importants du Dominion, pour la manutention des fournitures militaires.Toutefois, une crise aiguë du logement sévit à Montréal.Beaucoup d’ouvriers des usines de guerre, ainsi que des chefs de familles, ne peuvent trouver à se loger, ou vivent dans des conditions intolérables dans une ville comme la nôtre.C’est pourquoi nous vous adressons cet appel urgent: L0USZ TOUT ESPACE DISPONIBLE MANSARDES, ÉTAGES SUPÉRIEURS, CHAMBRES A Montréal, on trouve des foyers où il y a de l’espace disponible, par suite du * mariage des enfants ou de leur enrôlement dans les divers services de l’armée.Si vous disposez d’un espace quelconque dans votre domicile, vous accomplirez une oeuvre utile en temps de guerre et vous contribuerez à régler la crise du logement en louant cet espace aux travailleurs des usines de guerre, à leurs femmes et à leurs enfants LE BESOIN EST URGENT- Agissez tout de suite Nombreux sont les particuliers et les familles, inscrits au Bureau d’enregistrement du Logement, qui ont besoin MAINTENANT d’un lieu où se loger.Quel que soit l’espace disponsible-logis, appartement, chambres ou autres pièces—• louez-le sans retard'.C’est là un geste généreux et patriotique.Faites rapport au Bureau d’enregistrement du Logement sur-le-champ.Cela ne vous coûte rien et ne vous engage en rien.Le Bureau est une organisation officielle.Ecrivez ou téléphonez au BUREAU D’ENREGISTREMENT LOGEMENT DE MONTREAL 3401, AVENUE DU PARC - coin des rues Sherbrooke et Bleury Téléphone: HArbour 3247 - 3248 - 3249 ACHETEZ DES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE OU DES OHLIGATiONS DE LA VICTOIRE AVEC LE SURPLUS DE VOS REVENUS .UDi 2 ÜkCtMbRE I94i L’enquête sur la M.L.H.& P.M.Norris raconte l'histoire de la compagnie — Avantages du monopole dans les utilités publiques — L'euvre de sir Herbert Holt variées impressions d'un correspondant en séjour en Dans le monde ouvrier M.J.-S, Norris, président de hi M.L.II.and P.Cons u terminé hier après-midi son témoignage devant la Hégic des services publics de Québec.Nous avons dû terminer notre compte rendu d’hier alors que M.Norris, racontant I’histoire de la compagnie, venait de parler de la formation de lu M.L.il.and 1‘.Company et de l’acquisition par cette compagnie de la Lachine Ha-pids Hydraulic and Land Co.A cette époque il n’existait pas de contrôle des utilités publiques par le gouvernement provincial.Ce n'est qu’en 19U9 que fut constituée une Commission des utilités publiques, qui n’avait d'ailleurs pas beaucoup de pouvoirs.M.Norris a donné ensuite des chiffres sur les progrès que fil la M.L.H.and P.Co.de 1902 à 1910.La capicité de service a passé entre ces deux dates, de 14,319 à 167,-000 h.p.pour l'électricité, et celle du gaz, de 0,400,000 pieds cubes par jour à 15,000,000; les lignes de transmission, de 79 milles à 107 milles; les conduites de gaz, de 181 milles à 458 milles; les ventes annuelles étaient passées de 42.980,-000 kw.h.à 459,105,124; les ventes annuelles de gaz, de 734,000,000 de pieds cubes à 2,737,000; le nombre des clients pour l’éleetrieité avait augmenté de 5,746 à 80,745, et le nombre des clients pour le gaz, de 26,000 à 100,000.Entre ces deux dates, la compagnie n’a effectué qu’une seule vente d’actions: 1,700,000 actions, en 1913; elles ont été vendues comptant; on a vendu en outre aux employés pour $100,000 d'actions, M.Norris dit que tous les progrès et développements réalisés pendant cette période, et que les chiffres cités attestent, ont été financés, sauf cette seule vente d’actions, à même les ressources de la compagnie elle-même.On n’a donc pas distribué tous les profits aux actionnaires, mais on en a réinvesti une bonne partie dans l’outillage de la compagnie, ce qui éliminait le paiement d’intérêt sur le capital dont* on avait besoin pour les agrandissements.Cda signifie, dit le témoin, que la compagnie représente aujourd’hui non seulement le capital original des diverses compagnies qui y ont été fusionnées, mais aussi ;cs gains qui ont élé réinvestis dans l’entreprise.Ainsi en 1905, la Provincial Light, Heat & Power Co.a construit un pouvoir hydro-électrique au canal de Soullanges, pour utiliser le surplus d’eau du canal ; on y a aménagé une usine de 15,000 h.p.On n’a émis aucun capital-action de cette compagnie, les ressources provenant de la M.L.H.& P Co., sauf $1.500,000 de débentures avec fonds d’amortissement, et dont il ne reste que pour $200,000 en cir- M avait négocié avec et Arthur-V.Davis, de Co„ qui voulaient de pour l’usine Messina, et obligations de la Co.furent achetées J .-G, Alfred 1'Aluminum l'électricité Les actions Cedar Hapids par un syndi- migan Co„ et on s’est pour compléter cal dirigé par sir Herbert Holt et J.-G.Altlred, agissant pour différentes compagnies, et l'argent pour cette conversion a été obtenu par la vente d’une émission de debentures.Des droits d'achat ont été donnés sux actionnaires de la M.L._ H.& P.Co et de la Shaw Water and Power servi de l’argent les travaux, A propos de cette affaire, M.Noms lit ou’itl est en faveur du monopole dans les utilités publiques, que les fusions de M.I.H.& P.Cons onl été profitables et économiques, avantageuses pour le public; il n’est pus en faveur des administrations conjointes, et dit j que la double direction de l’usine i des Cèdres, par la ,VL L.H & P.Co., et uar la Shâwinigan W.& P, l Co., est un exemple des mauvais résultats d un lel système, hn 1910 on a constitué la Civic Investment Co., qui a fusionné la M.L.H.& P.Co.et la Cedars Rapids Co.La Civic Investment a échangé une de ses actions contre trois actions de la M.!.H.& P.Co., et action pour action dans le cas de Cedars Rapids; cela représentait le prix du marché pour les valeurs en question.La transaction était publique, 'es actionnaires intéressés ont reçu des circulaires, c’était une proposition libre;'comme question de fait tous les actionnaires de M.L.IL & P.Co.n’ont pas consenti, et il reste encore quelques actions de cette vieille compagnie en cireu-lalioç.Comme les droits de souscription ont été vendus à la bourse entre le moment de leur émission et la date de souscription, il en est résulté que les acquéreurs des actions de Civic Investment n’étaient pas tous des actionnaires de M.L, H.& P.et de Cedars Rapids.M.Norris dit que cette fusion aussi a été profitable au public comme ceflle de 1903.La Civic In-vesment est devenue peu après la M.L.H.& P.Cons., la compagnie actuelle.Le témoin dit que cette compagnie est un modèle d’administration économique et d’organisation, probablement la plus efficiente en Amérique du Nord.Ill ajoute qu’il peut le dire à son aise puisque ce n’est pas son oeuvre mais celle de sir Herbert Holt, à qui en revient tout le mérite; lui-mèmè n’a fait que continuer sur les traces de sir Herbert Holt.Le témoin dit que non seulement Je monopole est le mode d’opération le plus avantageux pour le service de l’électricité dans une région donnée, mais que la combinaison de l’électricité et du Maurice Desjardins en aligne une dizaine dors sa dépêche — Noms de rues changés —- Les prix d'avant-guerre à Brindisi — Les soldats indiens, etc.1 Par Maurice Dcsjordins* Avec la huitième armée en Jtuhe.le 13 novembre (relardée — P.C.i — Voici quelques impressions recueillies le long des routes d’Italie: Les aulorités municipales de Hari ont décidé de faire disparaître les noms de rues d’inspiration fasciste.Via Caduti Fascist! devient, par exemple, via Reggio Calabria; viule ArnaJdo Mussolini, via Catania; via Halo Balbo, via Sardegna; via 28 Ottobre, Corso Sicilia; et Ltingomare Costanzo Ciano s’appellera désormais Ltingomare Messina.On voit sur les murs de lu plupart des villes d’Italie méridionale des affiches représentant les drapeaux des Nations-Unies et une gravure de Garibaldi qui déclare: “Quesle sono vostri amici: Ceux qui sont vos amis”.•ï- Ÿ Ÿ Un jeune Franco-Américain, le caporal Hill Perry (ou Paré), dans l’armée américaine, fit deux ans de service en Angleterre avec le régiment montréalais Black Watch.Lorsqu’il travaillait comme standardiste de téléphone à l’état-major allié à Alger, ses connaissances du français lui permirent de se rendre fort utile.Il est né à Winchester, Mass., mais habita durant 17 ans à Philipsburg, P.Q.* Ÿ * Un autre sergent américain rencontré à Brindisi déclare que la vie est remplie d’ironie.En 1925, il étudiait les sciences politiques à Païenne en Sicile lorsqu’il reçut son appel militaire de l’armée italienne bien qu’il fut citoyen américain.On ne lui permit de rentrer aux Etats-Unis qu’après qu’il eut signé une formule de soumission au gouvernement italien.Quelques années plus tard, à New-York, il reçut une lettre du consulat italien lui ordonnant d’aller faire deux ans de service militaire en Italie.Il ne fit aucun cas de cette lettre et fut condamné par contumace à deux ans de ca-guerre il n’aurait jamais remis les Italie Le procès de MM.Cutler et Jodoin aux Trois-Rivières — La grève récente à l’aluminerie de Shawinigan aurait fait perdre cinq millions de livres d'aluminium — M.Mitchell promet de régler le différend dans l’industrie textile Nouveaux officiers de la boulangerie Saveur EïéUeieu&e THÉ Echo d'une grève sérieuse Les Trois-Bivières.2 (D.Nc.) ___ M.Charles Cornelius, gérant" des usines de rAhunmuaj Company à Shawinigan, a déclaré hier, dans son témoignage au procès de MM Philip Cutler et Jean Jod’oim que la grève du 23 octobre au 0 novembre a fait perdre à la eornna-gnie environ 5,000,000 de livres d’aluminium.M.Cornelius fut le principal témoin de la journée.Son témoigna-j ge débuta au milieu de l’avant-mi-1 ment l’usine réussit à di et se poursuivit jusqu’à l’ajour- des moyens de fortune nement «le la Cour, hier soir.On ce', or al Gosselin, qui assistait âj cette renconlre.dit à Cutler: “Pour-1 mioi bloquez-vous le chemin avec j des autos?" Cutler répondit: "Cej n’est pas mon auto.Ce sont les j autos dis autres hommes’’ Cutler j dit ensuite: “Les hommes retourne- ; ront au travail si vous signez un pa- i pier garantissant que vous allez ’ maintenir sept cuves.” Un mélange uniforme de thés «le choix.En |>a«juets et tu boîtes de sacs de thé se conformant aux „n«nnir^ do ses oon- soupir,.tonne britannique.Aujourd'hui d'«nf„ .a“„l11® nous pouvons l’affirmer hardi- libre mais aux portes de son an-i français, à l’encontre de ses con cien'geôlier, et d’un geôlier assez j quints.Si, au traite de Saint mal réconcilié av Scouts catholiques de Québec, ac- Mireille Fortier; Quand les lampes tuellement directeur de l’Institut sont allumées; Les rhumes, Odette d’orientation professionnelle de Fumet-Vincent; Chez les Dubois, Laval.Il a fait des études complé-Voysin Denface; Quand Jésus par- j mentaires en physiologie dans les lait, Odette Eiimet-Vincent; La laboratoires européens pendant maison bien tenue; Le pion, trois ans.Adrienne Choquette; Menus écono- M.P.-E.Durnford, courtier, miques, Monique Bureau; Revue I 1597 ouest, avenue des Pins, Mont-tles livres; Occupons nos loisirs, réal.Il s’est occupé activement de ‘ * nA^ëvTii.ïxinn I Germain-en-Laye, la Nouvelle-I Monique Bureau; Information fa-| ia Croix Rouge./ec son expuls n ( ^- ui-u» „„n : fîminio ie directeur de l'Institut ] Us entrent en fonction immedia Confédération.Nous sommes l’arche qui relie l’est à l’ouest.Par le fleuve, nous gardons la grande porte de la mer; par notre territoire, nous fournissons le passage aux chemins de fer transcontinen- ., «mivprnpr contre uuui ie v-aunua, u cui pa* «c ¦»* * « pUje qUe Ja commissiuu «mi umuikcs, taux, vers les ports de 1 Atlantique ; d aucun Etat, de 1C i tjon ché à l’Angleterre dans la tour- ; meil, \vette Noel; L influence de la “après consultation des corps inté- et vers ceux du Pacifique.Terre trente d® 53 p(PnVn’ac: i mente de l’indépendance américai- I guerre sur la delinquence juvéni- i ressés (u; préparer un plan d’assu- canadienne la plus rapprochée de qu3,n0 £t-j(0lli4 $ Çhwuxt a SPICIAUSTES EN FOURRURE 1107 est, STE-CATHERINE, près d'AMHERST Revue mensuelle illustrée, politique et littéraire et essentiellement québécoise, 10 cents l’exemplaire "JE VOIS TOUT" s'atfoche à traiter des choses de chez nous et à entretenir ses lecteurs des problèmes politiques, sociaux et nationaux.$1 l’abonnement annuel Adresser son abonnement comme suit : M.l’Administrateur, L’OEIL, 934, rue Ste-Catherine (est) Bureau : 201 — Imm.Banque (l'Epargne RETENEZ VOTRE NUMERO DE NOEL CHEZ VOTRE DEPOSITAIRE t Servez à vos invités un .Aectal Jiouâieux Chtiâtin par les fabricants de la BIERE D’EPINETTE CHRISTIN et de Orangeade — Ginger Ale — Cream Soda — Dry Ginger Ale.PRECIEUX A DONNER !.PRECIEUX A RECEVOIR DIAMANTS "BLUE RIVER" BAGUES — JONCS MONTRES hal "BULOVA” - "CYMA" m “TAVANNES’ - "ROTARY" ARGENTERIE et BIJOUTERIE — GRAND CHOIX BIBEAU FRERES BIJOUTIERS-HORLOGERS 1257 est, Sainte-Catherine AM.5800 Joignez l’utile à l’agréable Rien n’est plus approprié comme cadeau au’un Chapeau ADAM A l'enseigne de la mise élégante : JOS.FUOCO "MON TAILLEUR’ 211, RUE STE-CATHERINE EST dfJ papaâ âont ainâi.Ils ne désirent rien pour eux-mêmes.Il en va autrement cependant, Nous qui servons tant d'hommes, nous savons qu'ils apprécient les petits objets peu coûteux et qui leur font tant plaisir.Suggestions pour Noël : FOULARDS, CRAVATES, ROBES DE CHAMBRE, CRAVATES.MOUCHOIRS, PANTOUFLES, ETC.274, St-Jacques fouest) (Immrubl.Insurant.Exchange) 281, Ste-Catherine (est) 974, Ste-Catherine (ouest) 10 LE DEVOIR, MONTREAL, JFimi 2 DECEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 277 COMMERCE ET FINANCE | Magnifique succès de la Chambre de commerce de Montréal BOURSE DE MONTREAL Ijo total des vente» a été mercredi de 12.297 actions et de 4,707 action» mtnlé-•s.en comparaison de 11,537 action» et de 9,5«5 actions minières mardi dernier.1er DECEMBRE Valeur» Ouv.Haut ClOt Valeur» Ouv Haut Clflt, \lumtnlum 93 93 Gen.Steel Ware» .10% 10*, 10% ilumlnium Co.prlv.100% 100*.100% Gypsum 6% 8% isbestos .22 22 22 Holllnger .10% 10*2 ID*, Assoc.Breweries .22% 22% 22% Howard Smith prlv, .107 106 106 Bathurst .13 13 13 Vudson Bay Min.28% Bell Telephone .152% 153 Imp.Oil .13% 13*4 13*4 Brazilian .21 % 22 Imp.Tobacco .B C Power B .3 3 3 Int Nickel .28 2a 28 Bldg Products .15% 15% Int.P-te .21 21 21 Can.Cement .# .7 7 7 Int.Power .• .20 20 20 Can.Cement prlv.103 103 103 Int Power prlv., .C.Nor.Power .8 8 8 Lang .12% 12% 12% Canada Steamship .9% Mossey-Harrl» .7% Can Steamship p.30*.30% 30% Mitchell Roht.18 18 18 Can.Breweries .5% 5*, Mont Power .19% 19*4 19*; ! Can Bronze .33 33 Nat.Breweries .32% 32% 32% : Can.Car Nat.Breweries urlv, .41% 41% 41% Can.Ce lanes© Nat.Steel Car (nouv.l .12% 12% 12% Can Celane.se prlv.146 146 146 Noranda .47 46% 47 Can.Converters ., .29 29 29 Ogilvie .23% 23*4 23% C.Ind, Ale., .4% 4% 4% Price Bra*.17 17 17 Can.Loco .19% Saguenay P prlv.100*j 100 100 Can.Par.Rv .9% 8% 9*4 St.Law.Corp.2% 2% 2’a Cockshutt Plow .11 n 11 St, Law.Corp.prlv.13*.13% 13% Con Smelting ., .39 39 39 St.Law.Paper prlv.44* a 44 44 Cons.Glass .28 28 Shawlntgan .14% 14*4 14% Dom.Bridge .22% 22% 22% Twin CHv i nouv.l .• 5 5 5 Dom.Coal prlv.14% 14*, 14*, Winnipeg Elect.5% 8 Dom.Steel & Coal B .7 = 4 7 = 4 7% Banques: Dom.Stores .9% 9% 9*4 Commerce .130 Dominion Tar .7% 7% Montréal .Dom.Tar prlv., _ .105 Nova Scotia .243 243 243 Dom.Textile .74 74 Royal© .139 139 139 LE CURB DE MONTREAL Valeur» Haut Bas Clôl Valeur» Haut Ba» CtOt Abltlbl .2% 2% 2*; Fleet Aircraft 3 3 3 Abitibi 61 ; prlv 24=4 24 24 '4 Ford A 23% 23% 23% Beauharnols 10 Fraser VT .17 17 17 B A.Oil .20 Int, Util.“B" (ctsl .35 30 30 Calgary Pow.prlv.103% 103-% 103% Lake St John 16% 16% 16*2 C. 2 j-, 25-% 25% Com.Alcohol .2% 2*2 2 = 2 Kerr-Addlson 860 860 860 Consolidated Paper .4=4 4*.4% O'Brien Gold 118 118 118 Dom.Oilcloth .30 30 30 Slseoe 52 52 52 Fairchild .2% 2% 2% Sullivan 153 155 155 Fanny Farmer .28=4 28*4 28*2 Teck-Hughes 300 300 3G0 Au cours de rassemblée de la Chambre de commerce de Montreal, tenue hier soir à l'hôtel Windsor, 730 nouveaux membres "ni t ,(* !?1'* mis, ce qui porte le total des inscriptions acceptées à plus de 2,30(1 et ce qui en fait une des Pl'ls considerables organisations du Rente au pays.Cette augmentation considérable a été largement le résultat d'une campagne de recrutement faite pendant deux semaines par un comité prési dé par M.Antoine Desmarais.M.Paul 'Béjque, président île.la Chambre de commerce, a souhaité une cordiale bienvenue aux nouveaux membres et il a exposé les grandes lignes du programme que la Chambre de commerce s'est tracé.Cartes Professionnelles ASSURANCES COMPTABLES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nou» Invitons le» Communauté» Bell.Rieuse» à se prévaloir de nos service» particuliers 441, St-Françcis-Xsvier - Montréal Tél MArquette 2383-2384 Information agricole CARON & CARON Comptable» Aprééa — Chartered Accountant» Edmond Caron B A L.SC.CA Henri Caron, B.A Lt L L.SC., CA 59.rue St-Ja2 62 % 12% 55 66 27% 15 53% 43% 19% 27 29% 18% 54% A-5 lbs Jusqu’à 6 lbs B-6 lbs et plus .B-5 lbs Jusqu'à 6 lbs .B-4 lbs jusqu’à 5 lbs .C-6 lbs et plus .C-5 lbs Jusqu’à 6 lbs C-4 lbs jusqu'à 5 lbs .C-3 lbs jusqu'à 4 lbs.2414 POULES ABATTUBS - A-5 lbs et plus .28% A-4 lbs Jusqu’à 5 lbs .27*,, A-3 lbs jusqu’à 4 lbs .26*4 B-5 lbs et plus .26*4 B-4 lbs jusqu’à 5 lbs.25*4 B-3 lbs jusqu'à 4 lbs .24% C-5 lbs et plus .23*4 C-4 lbs Jusqu'à 5 !b» .22% C-3 lbs jusqu’à 4 lbs.21*4 JEUNES DINDES ABATTUES A — .B — .C — .N B.— Le» oiseaux de pesanteur moln-dro et de mauvais» qualité qui n'entrent dans aucune des categories Indiquées se- 37*4 35*4 321 ront payés aux prix qu'U nous sera pos-d'ot ' $2.50; dom., 82.15; Que., .McIntosh, Fameuse, bois., No 1, $2.50; dom., $2.1)0-82.15; bar., No 1, $0.00-! 86.50; dom., $5.00-85.50; Ont., Wealthy, Baxter, Blenheim, bois.No 1, $2.00-82.11; dom., $1.7o; Snow, No 1, $2.40-ÿ2,50; dom., i sibie d'ébtenir.82.00-82.17; C.-B., McIntosh, cals- OEUFS - se, très belles, $3.40-83.50; Déli- \ Almoyen»"-’."."'43 cieu.se, $3.50; Rome Beauty, belles, b - .44 $2.88-82.92.1 A-poulettes .44 j v-» —¦* .4U 21% i BANANES: C.A., qtl, $10.50- veaux abattü£>, engraisses au 31 % I $11.00.LAIT — 63%' ATOCAS: N.-B.carton de 16 ^ytns- 19 13' i pintes, $-1.50-85.00; caisse de 22 communs .17 53 -livres, 85.50-86.00; Iles de la Ma-[ 20-23c.la livre; 1 Svfeway Scbcnlej F ml rs Distillers .36*8 35 8=4 4% 18*4 40 40*4 Electric Auto Lite .Electric Boat Electric r>ower 6s Light Flintkoto General Am Traction General Fccd .General Motors .50 Goodrich .3i% Qoodyeai .i.33% Great îî.Ry Prf.23% Great W Sugar .23% Greyhound .19% Hiram Welker .49t.,, Homestake .3714 Houston on .6=, Howey Sound .31% Inspiration .10 Interlake Iron .6% Int Business .166*., Int.Harvester .66% International Nickel _____ as 3% 12 = 4 21*8 25 31% 30 19% 14=, 28*8 14% 35 13% 29 % 20=„ «% i standard Oil of N, J.138% 139% ! Stimebaker 152 153 3 = 4 13 21% 25*4 31% 30% 19% 14% 28% 14% 35% 14 29*4 43% Sear.' Roebuck Serve! & Co .Shell Union OH .Sinclair Oil .Southern V Edis.Southern I-ncific .Southern Railway Do.Prf .Sperry con» ________ Standard Brand.' I Stand a id Oil of Cal.21% j Standard Oil of Inct 44% ; SittSêhâkcr T.'xrs Con» .Texes Gull .Timken Rail Twentieth CFF , Union Bag amis ou des voisins.Un certal i nombre de ces femmes, ajoutait-elle, prennent du goût à cette nouvelle liberté et en viennent à oublier leurs obligations à l’égard de leurs enfants."La première chose que nous apprenons, c’est qu’elles sortent avec d'autres hommes".cas nos qui ler- va- M.Alan McNaughton La jeunesse se demande ce qu'elle deviendra après la guerre, quel emploi elle aura et dans quelles conditions.Tous tes partis reconnaissent la nécessité de lui fournir des situations et d’assurer la sécurité sociale.Elle veut une cinquième liberté: Freedom from humbug! Elle se demande comment le parti conservateur a pu devenir progressiste du soir au matin et ne voit dans le Bloc que deux éléments: problème ethnique et opposition à la cons-( ription.Les travaillistes-progressistes ne sont logiques que depuis l’entrée en guerre de la Russie.Le parti libéral, affirme M.McNaughton, n'est pas un parti de droite, il ne Ta jamais été, c’est un parti de réformes, contre la réaction et qui croit à la démocratie.Regardez sa législation.Les mesures economiques et financières du gouvernement King ont évité l'inflation et équitablement réparti le fardeau de la guerre.A la paix, il fera aussi bien que pendant la guerre.L’orateur énumère quelques-unes des réformes les plus urgentes et li conclut, contre la C.C.F., que le socialisme conduit finalement au contrôle fasciste.M.Frank Watson L’orateur affirme d’abord sa foi socialiste.Ce qui le frappe dans Québec, c'est que la richesse est possédée par les trusts et monopoles, et non pas par les Canadiens français, dans l'ensemble pauvres et mal logés.Que les chômeurs se soient enrôlés, c’est ta preuve de leur haine du fascisme, car on n’a rien fait pour eux.Nous avons besoin d’uni Mme Nancy Samuel Pas d’avenir possible sans la dé faite de l’hitlérisme, dit-elle.Voici rénumération des revendications du parti travailliste-progressiste pour l’après-guerre: égalité nationale absolue pour le Canada français, faire cesser les bas salaires, v.g.à la Dominion Textile; Etat canadien-français entièrement autonome conforme à la constitution «e 1867; chance pour chacun de développer ses talents selon sa culture et sa foi; scolarité obligatoire jusqu’à Iti ans; salaire égal pour travail égal; salaire minimum hebdomadaire de $25: aide aux unions ouvrières; création d'un ministère de la jeunesse; rétablissement des jeunes soldats; maintien du revenu national actuel; commerce avec les autres nation»; ruine des monopoles; développement d’une véritable J culture canadienne dont jusqu'ici seuls les Canadiens français se sont préoccupés, etc.L’orateur conclut en disant que i le corporatisme préconisé par le B or populaire a amené la r uine de 1 Italie.M.Jean Morin L interprète du parti progressiste conservateur commence ses remar-, ques en disant que le jeune homme j ciôit.faite U‘i choix judiciaire de sa I carrière.La seule aide que peut! lui apporter ]e gouvernement, ce sont des cours d’orientation, des oc-1 trois pour des cercles d’études et! des indications sur les nouveaux domaines d’affaires à conquérir Le premier droit d’un homme, c’est celui d avoir un emp'loi pour gagner sa vie.Et que cet emploi soit convenablement rémunéré.Le parti est favorable à l'entreprise privée et ne veut pas asservir l'individu à l'Etat.Ce qu’il réclame des Canadiens, c’est qu’ils soient prêts travailler pour assurer leur subsistance Chacun doit participer à l’effort collectif et la People’s Charier de .M Bracken est un appel à l’énergie.Quant à l'union nationale, M.Bracken estime que chacun doit agir en Canadien, et non comme Canadien anglais ou comme Canadien français et pour cela, il n'est pas nécessaire de sacrifier les idéaux et les habitudes de vie de chaque groupe.\4 » Les beaux livres de contes POUR LA JEUNESSE "Une merveilleuse histoire vraie” .Histoire du monde — Illustrations en couleurs."Les aventures de jacques Crinedai" TROIS VOLUMES POPULAIRES COUCOU 1.00 DUMBO 1.00 1.25 1.50 BAMBI L00 ARTHUR LEBLANC notre virtuose national du violon.Critique sur LeBLanc : ".Jeune maître du violon, qui Jouit de la grande sonorité de Kreisler et d'Bltnan .possède le coup d'archet et l'autorité des deux.'• WODSON RECITAL i l'auditorium LE PLATEAU mardi 7 décembre & Z h: 30 p.m.cous les auspices de la Société du BON PARLER FRANÇAIS, qui célèbre cette année le 20e ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION.Pour renseignements signaler : HA 6201 LA GALERIE DES LIVRES DUPUIS — mezzanine (St-André) DEMAIN SOIR VENDREDI C H L P Programme du Père Noel.Enfants soyex aux écoutes ; 6 h: 15 à 6 h: 30.Père Noel Invite les enfants i qui il remet une bonbonnière ftC souvenir.Entrée La Fée des Etoiles donne à chacun une boîte-surprise.9 K Entrée ALBERT DUPUIS, orésident.A.-|.DUCAL, v.-p.et dir -gér.ARMAND DUPUIS, sec.-trés Heures de visites : 10 h: 30 i 6 h: p.m.AU ROYAUME DES JOUETS DUPUIS — sous-sol (De Montigny) La discussion libre t.p président de l'assemblée annonce ensuite que chaque auditeur a le droit de poser des questions aux orateurs.Il s’ensuit un chassé-croisé de réflexions qu’il est impossible de rapporter ici.Quelques auditeurs s'échauffent visiblement et ne paraissent guère, en pratique, des partisans convaincus de la liberté do parole.pour les autres.Comme il va de soi.tes positions de M, Massé sont celles qui blessent devantage leurs opinions reçues.Un jeune homme remarque que des cina orateurs, trois ont parlé des conditions des Canadiens fran- meilleure politique ouvrière.Si ï'oiUÇais dans la province de Quebec et ' ‘ ‘ leur ont attribué des causes politi- ques?Ne serait-ce pas plutôt la faute de l’éducation?M.Massé répond qu’id y a là des raisons historiques et politiques.De 176Ü j nos jours, les Canadiens français n’ont pas reçu d’aide du gouvernement.Québec n’a pas été aussi bien traitée que les autres provinces, dans les octrois et les principaux contrats.Parce qu’ils parlent français, les Canadiens n’ont pas eu à Ottawa leur part dans le fonctionnarisme et les contrails.ils occupent des situations et touchent 11% «les traitements, alors qu’ils sont 30% de la population Avant de réformer le système de l’éducation, conclut M.Massé, i* faut donner à la population l'argent qui lui permettra d’aller à l’école.Un peu plus tard.M Watson remarque que le système québécois d’éducation est fondé sur la conservation de la cuWwre c%na«dlenne et H ajoute que tes capitalistes ont ^- vi un svuiiu«iii uv profité cyniquement de cet att|che- trouve de l’argent pendant la guerre pourquoi pas avant?11 faudra voir a ce que les gens aient de l’argent pour acheter les marchandises sur le marché.La C.C.F.veut un plan d’ensemble centralisé, dont le contrôle procède cependant d'en bas, par l’intermédiaire des unions.C’est ainsi qu'on arrive à la véritable démoera tie.M.Watson signale le cas de l’usine où il travaille et où toutes les formules, toute-, les èeritursc sont exclusivement en anglais et il estime que c’est là une injustice à l’égard des Canadiens français incapables de parler leur langue maternelle.M.Paul Massé Il serait injuste de voir dans tes membres du Bloc populaire des anti-Anglais ou des anti-Juifs.Ce parti a été fondé pour donner leur part aux Canadiens français et ils réclament surtout la freedom from liberal humbug.Nous voulons l’union nationale et un standard de ment légitime pour exploiter les, Canadiens français el les maintenir’ dans des conditions pénibles Nous j dénonçons, dit-il, les conquêtes dé l’Allemagne; nous n’avons pas davantage le droit de profiter d'une autre conquête, si ancienne soit-elle.Mme Samuel estime que ce n’est pas une question française ou anglaise, mais que la masse du peuple souffre également des monopoles.Un jeune homme d’un fanatisme violent fait entrer dans le débat l’élection de Cartier, affirme que le comté possède une population juive de 50 pour cent et évoque Hitler au sujet de M.Massé, ce qui lui vaut des applaudissements de la part d’un auditoire juvénile et sémite.M.Massé lui fait remarquer cm’il doit prendre ses statistiques dans les listes électorales truquées qui ont servi à la dernière élection 1 Les échanges de vues continuent jusque vers les onze heures, alors que le président de la réunion souligne que les gens doivent travailler aujourd'hui et qu’il serait sans doute de bon conseil dé cesser la discussion et de s'aller coucher.L'assemblée se sépare joyeusement.Attaque sur Solingen Londres, ‘i (A.P.).— Les bombardiers lourds des Etats-Unis ont attaqué hier pour la deuxième journée consécutive la ville industrielle de Solingen dans la Ruhr.Cette atta-; que a donné lieu à de furieuses ba-! tailles aériennes et 27 bombardiers ne son» pas rentrés à leurs bases.D’autres escadrilles alliées sont allées attaquer des aérodromes dans le nord de la France et en Belgique ainsi qu’une ayionnerie à Albert en France.Les opérations de la journée ont coûté 42 appareils aux Alliés, soit un bombardier léger et 14 chasseurs, outre les 27 bombardiers lourds américains.Trente-trois avions allemands ont é!é descendus.La nuit dernière, la Royal .4ir Force s’est apparemment contentée de meuiller des mines dans les eaux allemandes.Deux appareils anglais manquent à l'appel.Deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées à lfondres par des éclats d'obus lorsque quelques avions ennemis ont provoqué une alerte et un intense feu de barrage, les avions ! enneemis n'ont^pas^ jeté de bombes.Pertes américaines Washington 2 IA.P.).— Les opérations dans les îles Gilbert ont coûté 3,772 hommes aux forces des Etats-Unis.Un bulletin du département de la Marine dit que les rap- ports préliminaires indiquent qu’il v a eu 1,092 morts et 2,680 blessés, ('.’est à Tarawa que les pertes ont été ! particulièrement lourdes et l’on ' compte 1,026 morts et 2,557 blessés.Makin, il j a eu 65 morts et 121 blessés.A Abemama, il n’y a eu qu'un mort et deux^blessés.M.Willie Morin, c.r.Québec, 2 (D.N.C.) — Me Willie Morin, c.r., député de Québec-Centre, tiendra une grande assemblée politique au Palais Montcalm le 8 décembre.MM.Adélard Godbout, Wilfrid Hamel, et Oscar Drouin, ont accepté l’invitation de M.Morin el porteront la parole au cours de ce ralliement.Aüemblées, conférences, etc.Jeudi, 2 décembre M.Bernard Beldenspfrger, professeur de littérature comparée, à t'Ecole du Meuble, h 8 h.30 p.m.Conférence sur la civilisation et la littérature française depuis le 18e siècle.Sujet: Un grand /Jéslr d'ordre favorise la légende napoléonienne et son représentant.Le mystère psychologique de Napoléon III êt de 1 Impératrice Eugénie.«y Institut Pie XI, à l'Institution des sourdes-muettes, 3725 rue St-Dcnls.Cours d'action catholique à 4 h.45; cour* de doctrine sociale a 5 h.30.* ¥ * A la Centrale Joclste, 1037 rue St-Denis, cour» d'action catholique, à 7 h.45, coure de doctrine «octale A 8 h 30.* Ÿ * R.P.E Bouvier.S.J., professeur, conférence au Oesù: Sur les trace» d un *mé, à 8 h.30.* * * Soc.St-Jean-Bapti*te, «ectlon Duver-n»y, dlner-causerie de la «ectlon au cercle universitaire, 515 rue Sherbrooke est, * 8 h.30 précises.M.l'âbfté Albert Tessier du séminaire des Trols-R vlète», vUJ-! teur des écoles ménagère» régionales, aéra le conférencier.Sujet: L'6duc»tion féminine Les dames y sont invitée» d une façon particulière Pour retenir des billet», pné-r* de téléphoner 6 HA.3281 ou PL.1131.* * * Cercle Universitaire, rue Sherbrooke, déjeuner-causerie, à midi et demi.Mlle An-nette Doré, bibliothécaire^ du Consistoire de musique et d'art dramatique.Sujet: Rencontre avec Antoine de Saint-Exupéry, Présidence du Dr Jean Saucier.¥ » * Soc, SWean*Baptiste, Monument national, 1182 St-Laurent.cours d» coopération par M.François Albert Angers, élève» de 1ère année: Les grands» ligne* de l'économique, sali» du secrétariat, a 7 h.45 et fc 8 h.* ¥ * Partie de cartes au bénéfice de la Petite maîtrise de Montréal, aalle de ITm-maculée-Conceptlon, rue Rachel, prés ue la rue Bordeaux, à 8 h, 30 p.m.Récital par la Petite maîtrise.¥ ¥ ¥ Partie de carte», à 8 h.30, à l'Externat Ste-Crolx, 3820 rue Sherbrooke est, au profit des scouts de cette institution.* * * Union Economique d’Habltatlon»; A 8 hr».4210 rue Bordeaux, renseignements et causerie sur la Cité-Jardin du Tricentenaire.Entrée libre, les dame» sont invitées.Vendredi, 3 décembre L'assemblée annuelle des anciens de l’école St-Jacque* a 8 h.30 p.m ssJie de l'école, rue Demontlgny est, angle Sangui-net Le président, le trésorier et le secrétaire présenteront leurs rapporte annuels.Election» dés officiers et du bureau de direction pour le prochain exercice.Par-lie récréative: artistes de réputation Inscrits au programme.Le directeur de l'école, le R.F.David et le président.M.Eugène Gaudry, conseiller municipal, Wvi-tent toua les anciens & céttè assemblée.¥ ¥ ¥ M.Thomas Greenwood, maître de conférence» a 1 Université de Londres, cour» Ecole technique.200 ouest.Sherbrooke, a 8 h.30 p.m Sujet: ''Principe» de l'orga-8 riristitut Scientifique franco-canadiens nisatlob de la paix".lEf tfe «jè Société tain t - Joan - Baptiste, au Monument National, 1182, Saint-Laurçnt.cour» de coopération par M.Thurlbe Belrll».n parlera de la mutualité.A 7 h.45 et k 9 h.TARIF des annonces classifiées "DEVOIR" Téléphona : BEIair 3361 i cent 1» mot.25e minimum comptant Annonce» facturée» me t» mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVI-CES ANNIVERSAIRES GRAND'-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES El AUTRES.2c D»r môt minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIA-OES 81.00 oar insertion A VENDRE Autel 6 pieds, blanc et or.Magnlflgue ceinture fléchés authentique, autre* articles de ménage.3764 ave Coloniale.CONVERSATION anglaise Conversation anglaise Cercle d étude et cour» particulier* Méthode pratique et rapide Institutrice possédant dlpiôme1!*-dagogtoue bilingue d'Ontario MA 1886 IMMEUBLE Achats, vente», échange» d» tou» genre* de propriétés, Par toute la province, Adre*»ea-vou» k ) agent d'immeubl» ‘ ALBINI SAMSON C.P 627 - Sherbrooke.P.ft.
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