Le devoir, 30 août 1943, lundi 30 août 1943
“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité a tcepter de la Grande-Bretagne, ou de: Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui taut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." (12-X-S7) Lord TWEEDSMUIR iv nrirniB LJj UËVUlii Montréal, lundi 30 août îlIDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE! BEiiir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admlnlstutloa ! BEUir 336! RédsctlM i BEUir Z9S4 DirsclMf ! Gear set PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Radictuur «n chef i Om«r HEROUX Géruit BEUir 3361 Le régime de collaboration a pris fin au Danemark La scolarité obligatoire à la rentrée de septembre Lq !oi Perrier mise pour !a première fois à l'épreuve — Les cas d'exemption à !a scolarité obligatoire — Le contrôleur d'absences a les pouvoirs d'un constable — Persuasion et rigueur — Des amendes de $20 pour chèque infraction Les Allemands ont évacué Taganrog A la rentrée de septembre, nos écoles publiques québécoises (catholiques et protestantes) feront pour la première fois l’épreuve de la scolarité obligatoire.Le principe .en a été accepté et recommandé par le Conseil de l'Instruction publique, avec des dissidences.La “Loi concernant la fréquentation scolaire obligatoire” est exécutoire depuis le premier juillet dernier.Les dissidents doivent s’incliner et attendre les résultats de cette mesure très discutée.Le mécanisme de la loi est déjà en opération; les commissions scolaires préparent le recensement des enfants de leur arrondissement.Cela servira de base au contrôle de l’assiduité.Et elles désignent les contrôleurs chargés de surveiller les absences et d’appliquer les sanctions aux réfractaires.La législation dont M.Hector Petrier s’est constitué le parrain d’office repose sur deux piliers: lo—les enfants de 6 à 1 4 ans sont forcés de fréquenter une école assidûment durant toute l’année scolaire; mais le choix de cette école sera facultatif, seule la fréquentation est sujette à coercition, d'où la distinction que l’on veut établir entre l’école obligatoire, qui n’est pas le cas de la province de Québec, et la scolarité obligatoire) ; 2o— les enfants des écoles publiques ainsi obligés d’éviter l’école buissonnière sont exempts de verser la rétribution mensuelle; on établit la gratuité de l’enseignement dans nos écoles élémentaires ou priftiaires élémentaires.Tous les enfants de la province, de 6 à 14 ans.devront donc tous être penchés sur dos manuels ou avoir 1 oeil au tableau noir dès la prochaine rentrée aux classes; néanmoins, la loi prévoit plusieurs dispenses et accommodements.Les petits malades et les petit* infirmes sont évidemment exemptés; ceux qui détiennent un certificat attestant qu'ils ont complété leur cours d’études élémentaires ou primaires élémentaires entrent également dans la catégorie des exemptions.Une autre dispense qui peut fournir aux parents et aux enfants peu soucieux d’instruction une porte d’échappement commode paraît être la suivante: “celui qui a été expulté de l'école publique suivant la loi et les règlements scolaires": un enfant, de son propre mouvement ou à l’instigation de ses parents, n’aurait, s il faut s'en tenir à la lettre de la loi, qu’à se classer comme indésirable par son indiscipline pour être rayé des listes scolaires et s’exempter ainsi de la scolarité obligatoire.Une autre dispense de la scolarité obligatoire vise plus spécialement les jeunes ruraux, éloignés de l’école du rang à une distance qui dépasse trois milles, si la commission scolaire de la localité ne pourvoit pas à leur transport gratuit à l’école.Les collégiens, les couventines et les enfants "qui reçoivent à domicile un enseignement efficace satisfont égale-menta à l’obligation de l’instruction coercitive.Ces exemptions sont de l'ordre statutaire et soustraient ipso facto les bénéficiaires aux recherches et aux rigueurs du contrôleur des absences.De plus, on a voulu être tolerant pour les ras de nécessité ou d urgence, mais ces dernières exemptions sont sujettes à une formalité.Un cultivateur pourra obtenir l’autorisation de garder son enfant tut sa ferme, pendant une période d'au plus un mois et demi par année scolaire; une mère peut également recevoir la permission de retenir sa fillette ou son petit garçon, si elle en a bseoin à la maison "pour des travaux urgents et nécessaires ou pour le soutien de cet enfant ou de ses parents”.toutefois, ces demandes de congés de classe (maximum de six semaines, en une ou plusieurs périodes) devront être formulées par écrit de la part des patents ou des tuteurs.Ces dispenses prévues par la loi ajoutées aux exemptions éventuelles fourniront un contingent appréciable d absentéistes” autorisés.Les mailles de la loi Perrier, déjà assez larges pour exempter de nombreux écoliers, devront se resserrer par ailleurs, si l’on veut retenir à la classe une majorité de "conscrits” à l’instruction oBligateife dans les écoles pu- bliques.Ici entre en scène le contrôleur des absences, grand pourvoyeur des assiduités: il fera assez parler de lui tes prochains mois pour que nous montrions l’étendue de scs pouvoirs.La nomination aux diverses fonctions de cette police scolaire relève de chaque commission et cette gendarmerie (la Commission scolaire catholique de Montréal en aura sept) agit sous la direction de l’inspecteur régional et du surintendant de l’Instruction publique à Québec.Le terme “police scolaire” appliqué à l’équipe des contrôleurs d’absences n’est pas péjoratif, la loi elle-même confère à chacun d’eux les attributions d'un "gendarme”: "Tout contrôleur d’absences est, pour tes fins de la présente section [la fréquentation scolaire obligatoire] investi des pouvoirs d'un constable” (art.290o).Le contrôleur des absences consulte la liste des petits “foxeurs” de son quartier, cherche à les dépister, puis à les ramener à l’école; il emploie d’abord la persuasion, si elle ne réussit pas, il utilise la force de ses bras.‘ Il peut, sans mandat, entrer dans les établissements industriels ou commerciaux, lieux d'amusements ou terrains de jeux où des enfants, tenus par la présente section de fréquenter l’école, peuvent être employés ou rassemblés et U peut, sans mandat, appréhender et conduite à l’école tout enfant tenu de fréquenter l’école et qui en est absent”.Le contrôleur a donc juridiction entière sur la personne des jeunes abonnés à l’école buissonnière, sans pour cela en demander l’autorisation spéciale à la Cour.Il se trouve dans le cas d’un policier autorisé à appréhender un délinquant pris en flagrant délit.S’il échoue dans son effort pour conduire sous la houlette de son instituteur l’enfant de 6 à 14 ans trop amoureux de liberté ou que ses parents retiennent au travail ou à la maison, le “constable” de l’assiduité se rend à domicile, fait valoir des arguments de persuasion auprès des parents ou du tuteur; si ce procédé échoue, il donnera aux parents un premier avertissement écrit; si ces derniers continuent à faire la sourde oreille, le contrôleur leur intentera une poursuite sommaire et les responsables de l’absence d'un écolier à la classe seront passibles d une amende de $30 “pour chaque infract! Les récalcitrants à la loi Perriet dans le personnel scolaire sont, eux aussi, sujets à une pénalité de $20.Mais ces amendes profiteront au fonds de l’enseignement et tomberont dans la caisse de la Commission scolaire locale.Voilà à peu près tout le mécanisme de la nouvelle loi de scolarité obligatoire, avec son appareil de sévérité et de dispenses.Grâce à cette mesure de coercition, on compte sur une augmentation qui peut varier entre 7,000 et 8.000 dans la population écolière catholique montréalaise et en assurer l’assiduité.La surveillance et les sanctions des “constables” devront principalement porter sur les enfants de 1 2 à 14 ans; c’est la catégorie où l’on rencontre la plaie des absences et des départs prématurés, pour l’usine ou le vagabondage.Le problème de l’encombrement que pourrait tréer un surplus d'élèves ne préoccupe pas la Commission xolaire catholique de Monttéal.suivant 1a déclaration de son président (elle peut recevoir 125,000 enfants et les inscriptions de l'année dernière ne se chiffraient que par 107,000 avec des absences quotidiennes de 10,000 à 13.000), mais ailleurs la répercussion de la scolarité obligatoire sur 1 cs- L’actualité - ^ Les chats, .victimes des restrictions (par Jetnnc Metlvier-Desbiens' Oh! la perplexité actuelle, de la ménagère.En face d’un budget restreint, se voir obligée d’apprêter des denrées hors prix réduites seulement en nombre et en variélêl Avant la mise en circulation de la présente récolte, la ménagère au budget restreint était maintes fois revenue du marché le nez bas parce qu’elle s’était trouvée — oh! stupeur — devant de minuscules choux à quarante-cinq cents pièce, des carottes à quinze cents le petit paquet, des concombres à quinze cents, des carottes à trente-cinq cents la livre, tout ça représeritant un peu moins qtie l’argent disponible chaque jour pour la nourriture de sa nichée.De retour à la maison, forcée de refuser aux petits, qui les réclamaient à grands cris, ces humbles légumes, elle se trouvait encore chanceuse que les pontifes du rationnement ne l’empêchassent — quand elle rentrait chez elle les mains vides et le coeur lourd —-d’embrasser ses mioches en leur servant ce doux mot familier: "Mes pauvres choux!” Eh! oui, on ne croiràit pas vraiment vivre sous le signe des grosses légumes!.Peu à peu, Us enfants se virent donc frustrés — sans comprendre le motif d’une telle cruauté — de leurs aliments ptêfèrês: adieu choux, pommes, miel, mêlasse, beurre de cacahuètes, confitures, marmelades, tananes.(Car on aura vu en notre siècle démocratique, dictatorial, fasciste, naziste, communiste— on aura vu tous les régimes.,, sauf les régimes de bananes).Or, tout cela n’est rien — ou presque rien — à côté de la pénible aventure dont nos pauvres petits sont menacés: voilà que les ’’édiles" de l’opulente ville d’Hamstead, là tout près, viennent de lancer un décret aussi cruel qu’inattendu: il sera désormais défendu à tout spécimen de la race féline de se promener dans les limites de ladite ville à moins que son maître ou sa maîtresse n’ait payé, en guise de ‘‘licence’ , trois dollars par année pour chaque (suite à la dernière page) Deux crises à l’intérieur de l’Europe occupée et fortifiée par les Allemands — Au Danemark et en Bulgarie — Relations tendues avec la Suède neutre — Quel régime succédera au gouvernement personnel du roi Boris?—Les Américains débarquent sur Tile Arundel { Jje caxnet du gïincheux S’il peut empruntât à Shakespeare, Hitler doit se dire; “Tout est pourri au royaume du Danemark".En effat, pour lui, tout est pourri au Danemark.Et ça ne lait que commencer.Car tout son régime, au fond, est en voie de corruption.* * * Un roi diiparait, en Bulgarie.Un roi vacille sur son trône, en Italie.Dans les deux cas, l'idée de république surgit.S’il allait y avoir république dans l’un et l’autre pays, cela ne ferait qu'ajouter au désordre européen.* * * Staline protecteur des démocraties?Ça rappelle l’histoire du petit Chaperon Rouge et du gros loup.Et l’Europe gros ., d’après-guerre pourrait s’apercevoir que pace disponible est plus aiguë.Il faudra, a plusieurs en- Sfa|jn# t |(t dents bien plus longues que droits, paraît-il, agrandir des écoles ou en construire de nouvelles.La suppression de la rétribution mensuelle dans les écoles élémentaires causera aussi des trous dans les budgets que l’on devra combler.Le gouvernement provincial a promis d’y pourvoir.Les éducateurs,et les observateurs attendent de voir la loi Perrier à l’épreuve pour mieux la juger.Louis ROBILLARD 30-VIU-43 Bloc-notes (par Emile Benoist' Un rationnement bien rationalisé Le rationnement des machines et des, outillages agricoles continue de s’exercer avec un rare bonheur, d'une telle façon qu’il serait meme osé de la vouloir définir adéquatement.Disons, faute de pouvoir mieux faire, qu'il s’agit pour ( le moins d’un rationnement qui s accomplit selon les canons orthodoxes du parfait red-tape.M.LeBureau parait s’en donner à coeur joie avec ce ratiûnnement-là, Nous avons déjà relaté, ici même, comment des gens du comté de Ma-tane.ainsi que sans doute des gens de beaucoup d’autres comtés d’autres régions de la province,n’avalent pu parvenir à se procurer, il y a quelques mois, au beau milieu de la saison de l’abondance laitière, les ¦ seaux qu’il leur fallait, en tôle ou en_____________.simple fer-blanc, pour la traite des merce en temps de guerre, .507, Pla la semence, n'avait pu se procurer Te semoir qui lui était nécessaire; comment même, après avoir obtenu, alors que les fabricants ne pouvaient le lui procurer, l’autorisation d'acheter ce semoir-là, il s’était vu retirer la même autorisation au moment même où les fabricants se trouvaient en mesure de répondre à sa demande.On nous signale un autre cas d'intelligente application des règlements a propos d instruments aratoires.Un fermier de la région de Montréal demandait récemment l'autorisation d’âchefer une machine à battre le grain.Il représentait bien clairement dans sa requête qu'il était dépourvu d’une telle machine et il ex-pliquait pourquoi: la terre qu’il cul.tive vient d’être remise en exploitation après être restée plusieurs années en friche; l’an dernier notamment, 1942, il ne s’y était pas fait de semences et.partant, pas de récolte de grains.Les fabricants de machines à battre auxquels il s'esl adressé viennent de lui transmettre côplè de la lettre qu’ils ont reçue de la Commission des prix et du com- pas suffisamment de renseignements, nous ne pouvons nas Vac-cepter.En principe, les applications pour batteuses doivent indiquer: 1— Quantité de grain battu en prévue pour f.943: 2— Si le requérant a l’intention de battre pour les voisins; !t—Nombre de batteuses dans la paroisse: b—Nom d adresse du batteur qui a battu pour le requérant en celles du loup du conte de Perrault.¥ * * “Quebec would welcome Staline", porte un titre de la Winnipeg Tribune.Il s’agit d'un diecours de M.T.-D.Bouchera.Le président de l'Institut Démocratique, — ou plutôt, le gouverneur suprême — doit bien à Staline de lui garantir bon accueil eu pays de Québec.A charge de révonche, le jour que le gouverneur suprême visitera Moscou.¥ ¥ » Lu dans un journal de New-York, 1 propos de la conférence de Québec : L'un des seus-produits de la conférence est un renouveau de la confianca en Mackcniie King, qui commentait à perdre de son emprise peiltique.Si M.Mackenzie King veut connaître l'ampleur de ce supposé renouvaau de confiance, il n’en tient qu’à lui de consulter le peuple.R * * Les frontières du Csnede continuent dj s'étendre.Après avoir franchi l’Atlantique.elles ont commencé la traversée du Pacifique.Quand le Canada sera mort Le fermier a bel el bien déclaré de pareille croissance, ceux qui l’auront vaches, comment il leur avait été pareillement impossible de se procurer du fil de fer barbelé pour Je clô-turage de leurs pâturages.Vers le même temps, nous indiqulôns aussi, — ce qui n’était qu’un cas pris entre plusieurs autre*.— comment le pro-nriétaire d'un vaste domaine agricole dans le voisinage de Montréal, après avoir fait préparer ses terres, les avoir mises en état de recevoir ce d’Armes, Centre No 1.Montréal.et signée par E.B.Hyndman, Officier du Rationnement, Machines et outillages agricoles.Voici la lettre en question, moins le nom du fermier concerné; dans sa demande qu'il n'a pas bat tu de grain en 1942, et pour cause: il n'en a pas cultivé.M.LeBureau du rationnement veut savoir maintenant qui a battu son grain de 1942.Le même M.LeBureau lui demande d'entreprendre le recensement des machines à battre dans sa paroisse.Le grain de sa récolte de 1943, mùr et prêt à subir le battage.court de grands risques de rester en épis.Le cas de ce fermier n’est peut-être pas unique.Que les choses se passent encore ainsi, c’est d’autant j plus inexplicable après les innombrables appels lancés par Ottawa et notamment par le ministère et le ministre de l'Agriculture lè-bâ» pour l’Intensification de la production agricole.tué pourront dira de lui ca qua l’isimin du duc de Guité disait devant son cadavre .te ne tavela pat qu’il fét si grand.¥ ¥ ¥ Un fruitier non loin de le Place d'Ar-mes, n’osant sans doute donner le prix à la douzaine, affichait des oranges, ces jours derniért, à 10 cents pièce.Cé qui parait bien corréspondre tu prix de $1.20 la douzaine.U tsar des prix et du commerce, Donald Cordon, n'en continuera pet moins de prétendre, statistiques et nombre-indice à l'appui, que '« coût de la vie n'e pas sensiblement mon-té.U CHtitbeut M-vm-M Nous vous retournons ci-fnclu- \ Le prix du poisson se la demande de permis de M.u.nf.» t* Mail X., pour une batteuse’’Québec”] Ln î00™*’ d* Hiltftx' le La formule actuelle ne contenant^ (suite à U dernière page) Citation d actualité "Ça n'est pas seulement en donnant le tour à leurs entent», c'est surtout en laa élevant out les mères deviennent véritablement mères.'' IAINT (IAN CHRYSOSTOMI L'Allemagne se voit aux prises avec des difficultés croissantes à l'intérieur même de l'Europe occupée, — de la "Festung Europe", de la forteresse continentale qu'elle avait aménagée.Il y a une cise au Danemark et une crise en Bulgarie, sans parler des relations avec la Suède qui sont assez tendues depuis quelques jours.Ces crises sont la conséquence directe des revers subis par les armes allemandes sur les divers champs de bataille, de la diminution du prestige militaire allemand qui n'en impose plus comme auparavant aux populations des pays occupés ou des pays satellites.La crise au Danemark s'est dénouée provisoirement en fin de semaine par l'occupation totale du pays et l'établissement d'un régime militaire.On se rappelle que le Danemark avait été brusquement envahi en même temps que la Norvège le 9 avril 1940, mors que l'occupation s'était effectuée à peu près sam effusion de song cor le gouvernement danois avait conclu dès les premières heures une entente avec le gouvernement allemand.Le Danemark avait conservé toute son autonomie politique, son armée, sa marine, s'il avait dû consentir à laisser les Allemands se servir de son territoire pour les fins de leur guerre contre les Alliés et s'il avait dû adapter sa politique extérieure et économique à celle de l'Allemagne.Ce régime de collaboration avait très bien fonctionné jusqu'à ces derniers mois et le Danemark était le modèle que les Allemands pouvaient citer en exemple aux autres pays occupés.Les Danois ont subi l'occupation avec résignation jusqu'à ces dernières semaines, mois un mouvement de révolte populaire qui s'est exprimé par des émeutes, de nombreux actes de sabotage et des grèves générales, a révélé publiquement la mésentente dans ce pays.Le 21 août, les troupes allemandes défilaient dans les rues de Copenhague pour en imposer à la population pendant que le conseil d'Etat danois conseillait "le calme et l'ordre".Les négociations entre le gouvernement danois et le gouvernement allemand ont échoué et en fin de semaine, au retour de Berlin le ministre allemand Werner Best, a déclaré que les Allemands ont imposé une solution de force où l'on croit reconnaître l'influence de Heinrich Himmler, le chef de la Gestapo.Le gouvernement danois a rejeté samedi l'ultimatum en huit points que lui a signifié M.Werner Best au nom du gouvernement allemand.Le commandant de l'armée d'occupation allemande, le général Hermann von Hennecken, a décidé d'agir sans perdre de temps.Après avoir coupé toutes les communications entre le Danemark et le monde extérieur, il a lancé à 4 heures 10 hier matin une oroclamation qui impose au Danemark un régime militaire; et les troupes allemandes se sont aussitôt employées à le faire respecter.La proclamation affirme qije les récents désordres ont démontré que les autorités danoises ne sont plus en mesure de maintenir l'ordre et que les actes subversifs inspirés par des agents étrangers sont dirigés contre l'armée allemande.La proclamation interdit les grèves, les assemblées de plus de cinq personnes, la possession d'armes; elle établit un couvre-feu rigoureux et des tribunaux militaires pour juger les violateurs de ces règlements.Aux dernières nouvelles, le roi Christian X, qui est âgé de 73 ans, et qui a refusé de se plier aux exigences allemandes, serait interné dans le château de Sorgenfri près de Copenhague de même que plusieurs des membres du cabinet dont le premier ministre Eric Scavanius.Les événements qui se sont déroulés dans la journée d'hier rappellent ce qui s'est passé lors de l'occupation de la zone libre de ia France en novembre dernier.Quelques vaisseaux de guerre danois ont réussi à gagner ia haute mer et les autres se sont sabordés dans le port de Copenhague.Des fusiliers marins et des gardes royaux ont livré de brefs mais furieux combats aux soldats allemands lorsqu'ils ont voulu pénétrer dans le basin de la marine de guerre et les casernes royales à Copenhague.Les gardes royaux ont également défendu le painis royal d'Amalienborg aussi longtemps que le roi Christian ne leur eut pas donné l'ordre de cesser le feu.On rapporte que 45 vaisseaux de toutes catégories y compris deux nouveaux contre-torpilleurs et neuf sous marins ont été détruits dans le port de la capitale ainsi que les dépôts de munitions et les fortifications tandis que neuf outres vaisseaux de guerre, dont deux petits contre-torpilleurs, ont réussi à gagner des ports suédois.L'amiral Vcdel, le commandant de la flotte danoise, serait rendu en Suède et on croit que plusieurs importants personnages au nombre desquels pourraient se trouver quelques ministres ont réussi à s'échapper à bord des navires de guerre.L'aviation allemande est cependant intervenue vigoureusement pour bloquer cet exode et elle a coulé d'une bombe le croiseur léger "Niels Juel" dont l'équipage a été sauvé ainsi que nombre de barques de pêche et d'embarcations de tous genres à bord desquelles avaient pris place des Danois désireux d'échapper à la dictature militaire allemand*.La radio de Kalundborg, qui est maintenant aux mains des Allemands, a affirmé aujourd'hui qu'il règne un calme absolu à travers tout* l'étendue du Danemark, que l'en travaille dans les administrations d'Etat, — les fonctionnaires danois ont reçu ordre de demeurer à leurs postes, — et dons toutes les industries, même celles où l'on avait déclaré la grève.Comme on le voit, les événements qui se sont déroulés au Danemark en fin de semaine ressemblent à ceux de novembre dernier lors de l'xcupation totale de la France jusqu'à la côte de lo Méditerranée.A Copenhague comme à Toulon, les marins ont sabordé leurs navires lorsqu'ils n'ont pu prendre le large; les officiers et les heuts fonctionnaires qui ont pu quitter le pays se sont réfugiés à l'étranger et certaines unités de l'armée ont opposé quelque résistance aux troupes d'occupotion comme le général d* Lattre de Tossigoy l'a tenté en Fronce.Il existe une différence entre la situation actuelle au Danemark et celle qui s'es! établie en France après l'entrée des troupes allemandes dans le Midi qui avait été jusque la reconnu comme zone libre: il reste en France un gouvernement sous la direction du maréchal Pétain et dt Pierre Laval qui continue d'agir comme intermédiaire entre la population et l'armée d'occupation tandis que le Danemark partage désormais le sort des pays conquis et gouvernés par le conquérant comme la Pologne et le Belgique.C'est la fin du régime de collaboration.EN SUEDE Le coup de force de la fin de semaine a provoqué une vive émotion en Suède.Toute la presse exprime sa sympathie pour les Danois comme elle l'evait déjà fait dans le cas des Norvégiens, mais sur un ton beaucoup plus vigoureux.Le premier ministre, M.Per-Albin Hansson, a déclaré hier à Kalmar que les événements qui viennent de se passer au Danemark indiquent que les situations peuvent changer très rapidement et invitent à la plus grande surveillance, qu'ils rappellent que la Suède neutre se trouve dans jn* situation dangereuse.Nos coeurs battent à l'unisson de ceux des Danois, a-t-il ajouté.On sait qu'il s'est déroulé plusieurs incidents de nature à compromettre les relations entre la Suède et l'Allemagne depuis quelque temps et que le gouvernement de Stockholm vient de protester vigoureusement auprès de Berlin contre la destruction de deux barques de pèche suédoises par des balàyeurs de mines allemands.Le gouvernement allemand vient de rejeter cette protestation et sa réponse jette un peu de lumière sur ces incidents que l'on s'expliquait difficilement.Il est très possible que la sympathie des Suédois pour les Danois ait poussé quslques-uns d'entre eux à courir des risques pour venir en aide à leurs frères Scandinaves.Lo note allemande dit en effet que ces bargues de pèche se trouvaient dans des eaux interdites près de la côte danoise, qu'elles n'ont par obéi aux sommations des navires allemands et que lew présence dans ces eaux constituait un acte d'assistance aux ennemis de l'Allemagne.La presse allemande reproche par ailleurs aux journaux suédois d( se laisser gagner par l'influence anglaise et américaine.EN BULSARir A l'autre extrémité de l'Europe, dans les Balkans, la mort mystérieuse du roi Boris de Bulgarie a provoqué une autre crise politique qui ne saurait laisser les Allemands indifférents.On a annoncé officiellement que le roi Boris a succombe à une attaqué d'angine samedi après-midi, mais certaines rumeurs veulent qu'il ait été assassiné, qu'il ait été atteins d'une balle dans l'abdomen.Les Allemands ont déjà nié la rumeur voulant qu'il ait fait cette crise d'angine à la suite d'une entrevue orageuse avec le chancelle Hitler qui aurait même voulu le frapper.Quoi qu'il » soit de tous ces bruits, le roi Boris est mort à l'âge d* 49 ans et la Bulgarie a perdu le plus fort peut-être de tous ses hommes politiques et l'un des diplomates les plus avisés de toute l'Europe.Son fils, qui vient de lui succéder sous le nom de Siméon II, n'a que six ans, ce qui entraîne une régence, et on rapporte que le premier ministre Bogdan Philof serait loin d'avoir l'envergure et l'autorité du souverain disparu.Sous la direction du roi Boris, la Bulgarie était entrée dans le camp de l'Axe, mais avec des conditions particulières.Elle avait déclaré la guerre à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, mais non à la Russie que les Bulgares ont toujours considérée comme leur protectrice.Les observoteurs étrangers doutent fort que le premier ministre Philof puisse se maintenir au pouvoir; ils prévoient un mouvement de révolte populaire pour renverser ia monarchie et établir un gouvernement socialiste sous l'influence de la Russie ou une dictature militaire si les Allemands sont en mesure d'envoyer rapidement des forces suffisantes en Bulgarie.On dit même que le gouvernement turc suit avec attention tout ce qui se passe en Bulgarie et que la Turquie pourrait intervenir militairement pour rétablir l'ordre si la Bulgarie se trouvait plongée dans l'anarchie.Aux tomes dernières nouvelles, il semble que les Allemands soient en train de réussir à renforcer leur influence en Bulgarie, pro bablement avec le concours de l'état-major bulgare qui leur serait assex favorable.LES OPERATIONS MILITAIRES Les opérations militaires en Europe se sont limitées à des attaques de l'aviation alliée assez vigoureuses, contre les centres de communication du sud de l'Italie, fort secondaires en Europe occidentale.Dans le Pacifique-sud, les troupes alliées poursuivent le siège de Salamaua en Nouvelle-Guinée et ir commandant en chef de l'armée australienne, le général sir Thomas B'omey, est venu prendre lui-même la direction des opérations.Les troupes américaines sont débarquées sans rencontrer de résistance sur l'fli d'Arundel dans l'archipei de Salomon, continuant ainsi l'encerclement de l'île de Kolombongara où se trouve l'importante base japonaise de Vila.En Russie, les Allemands admettent l'évacuation de la ville de Taganrog, le bastion sud de tout le front russe sur la mer d’Azov.La nouvelle a causé de le surprise car on n'avait pas rapporté de violents combats dons ce secteur et cette ville d* 700,000 âmes avait une grande importance stratégique pour les Allemands.Le haut commandement allemand affirme d'ailleurs qu'il s'agit d'un repli stratégique prévu depuis longtemps pour raccourcir le front.L'abandon de Taganrog pourrait être le prélude de l’évacuation de tout le bassin de la Donetx, d'une retraite générale pour éviter l'encerclement des 800,000 soldais allemands menacés par les victoires russes dan« h région de Kharkov.— Pierre VIGEANT.îo-vm-M 2 LE DEVOIR, MOrmtEAL, LUNDI 30 AOUf VOLUME XXX'V — No 198 Le “Bloc Populaire'*, défenseur de la famille La loi Causerie de Me Victor Trépanier à la radio Godbout sur les allocations famHiales n'est qu'un leurre I ^:i3a*if,n^^?P^^tien,.à 1 e?fant«w* Le Bloc Populoire reste dons le domaine prqvmciol 1 n‘° ,u' " C2;ise de compensation.Les allô- PniK Aivprz cations familiales seront donc con-1 Q t5 aiYtrs tnbutoires, et partant impopulaires pour les salariés du Québec.La loi s’égare aussi lorsqu’elle determine la personne à laquelle l’allocation doit être versée, il ; n’est pas juste de dire que l’allo* I Voici le texte de la cauaerie prononcée sous les auspice* du Bloc Populaire Canadien, samedi le 28 août, au poste CHRC, et dimanche !o 29 août, au poste CKAC, par Me Victor Trépanier.Mesdames, messieurs, Une équipé de Canadiens fren* ;ais de “la génération des vivants”, ceux-la, s’est jetée avec une détermination d’acier dans la mêlée de Stanstead; elle y a livré une bataille historique, couronnée par une victoire écrasante dont il est impossible encore de prévoii toutes les bienfaisantes repercussions.Le Bloc Populaire Canadien a reçu le baptême du feu.Stanstead r.a pas été le tombeau que la valetaille pioutocratique, impérialiste et partisanne avait rêve; Stanstead a été le berceau émouvant où tout un peuple dans les fers a vu luire enfin l’espérance radieuse de sa libération prochaine et définitive.Commencée le 27 avril 1942, la formidable raclée que continue d’administrer à M.King '.’opinion same du pays, — et la Conférence de Québec n’y pourra rien — s’est continuée dans Outremont, puis s’est affermie en Ontario, pour s’appesantir de nouveau quelques jours plus tard, lors des quatre élections partielles où les candidats ont été foudroyés.“Cher nous, l'homme d'honneur, avait un jour riposté M Maxime Raymond au premier ministre qui l’accusait d’avoir deshonoré sa province, chez nous, l’homme d’honneur, c’est celui qui respecte sa parole, ses promesses et ses engagements; et quand viendra l’heure de nous présenter devant nos concitoyens, nous ne craindrons pas le verdict’.oue te fiduciaire.! ! Elle appartient réeilemment au sa- , ! larié, parce que c’est lui qui tra- ‘ vaille et qui rend service à la société comme chef de famille.C’est évidemment en vue de l’enfant, de sa vie et de son éducation, que l’allocation est versée, mais de la à familiale.Le mot “famille” émail-lait curieusement les paragraphes incohérents et disparates du discours du trône, et il voisinait mê-me dans une promiscuité mquic- pr^jen(jre qU’e]ie iuj appartient en tanta «vas» Hoc nrmatc rla I r» i nm___ 1 K propre, non.Ce serait une erreur , tante avec des projets de loi qui trahissaient l’assouvissement d’intérêts particuliers.M.Maxime Raymond avait dit, le 11 octobre 1942: “Nos premiers soucis iront au capital humain.C’est le plus précieux capital de tout Etat.Le souci de ce capital exige au premier chef une politique familiale qui protéaera, aidera la famille chrétienne, nombreuse, lui facilitera l’éducation et le placement de ses enfants”.Et le 2 novembre 1942, le chef du Bloc insistait de nouveau sur la nécessité d’une politique familiale en énonçant le' magnifique principe qui répondait au désir de l'épiscopat de la province: “La grande reforme que la Législature doit opérer, c’est de se donner la famille comme objectif de toute sa législation”.Le discours du trône pla- Deux morts dans la collision du “Tadoussac” et du “Richelieu” Du poison dons des remèdes pour l'armée — Noyade dans les rapides de Lachine — Un coup de grisou fait 19 morts — Seize prisonniers allemands sont repris que de méconnaître ainsi l'unité, familiale et d’oublier que ce sont 1 les chefs de famille qui ont le plus souffert des contre-coups de l’évo- : lution économique.L’autonomie familiale est menacée par cette ; loi qui assimile le père de famille | salarié à un simple fiduciaire des- ! tiné à subir un contrôle méticuleux de la part d’une autorité supé- , rieure qui voudra vérifier “si le sa- ; larié emploie réellement l’alloca- j tion au bénéfice de ladite person- , ne”, pour employer les termes de | la loi.Loi illusoire En résumé, malgré une bonne orientation quant à la structure proposée qui accorde un certain , ., i rôle au comité paritaire dans le ?iiai ,hrmé?ieïenTmdent M Ravmond fonctionnement possible des alloca si chrétienne de M.Raymond.;i f-.,* Ecoutez, je cite: Le gouvernement ' lions familiales, il faut conclure que ’application étroite de cette loi menacerait l'équilibre économique de la province, si son caractère purement facultatif ne la rendait illusoi-Enfin, cette loi est basée sur désire porter une attention toute spéciale au bien-être de la famille, qui est le fondement de la société chrétienne.C’est pourquoi, (remarquez la conclusion indigente) il a cru devoir augmenter l’allocation aux mères nécessiteuses, et il entend placer la protection de la famille au premier rang de se& préoccupations, etc.” Sauf l’application précise de ce grand principe aux mères nécessiteuses, qui ne représentent après tout qu’une faillie portion de notre population, tandis "Le bill no 45 annoncé avec tant que les familles nécessiteuses que d’éclat, se montre d’une timidité; le Bloc entend tout d'abord secou- déconcertante.Il consiste à dire ài rir, forment la majorité de nos fa- | un groupe de patrons: vous êtes au-; torisés à organiser des allocations; re.un principe faux en ce qui concerne le mode de distribution des allocations.Bref, et je cite Relations la captivante revue sociale des Pè-j res Jésuites, où j’ai puisé d’ailleurs la substance de cette critique cons-; tructive: milles, l’ensemble de la déclaration ministérielle s’enrobait prudem-j ment dans les généralités coutu-: mières pour ne laisser espérer que | des promesses et des promesses., ., , ; Ces promesses se sont-elles conver- A présent que la fumée du corn- jjes en réalités?t s’est dissipée, l’on aperçoit La loi des allocations familiales Cette gronde réalité; lo famille ce nadienne-française Dans les nombreuses lois adoptées à la dernière session, et dont la plupart n’amélioreront guère la condition économique des Canadiens français, j’ai cherché ce que M.Godbout avait tenté pour la famille.Je n’en ai rencontré qu’une ses s’intitulait: “loi concernant le paiement d’allocutions familiales, en vertu des conventions collectives de travail”.Eh! bien, l’étude de cette loi nous amène à la conclusion bat .mieux qu’au coeur des arguments soumis par le Bloc à la vaillante population de Stanstead, palpitait cette grande réalité qu’es^ la famille canadienne-française.C'est elle qui a élevé cette; simple élection partielle à !a hauteur d’un enjeu national et social.C’est pour la famille que le Bloc Populaire Ca- .______ nadien a été fondé, c’est pour elle ; seuie dont le titre tout au moins qu’il s’est battu un contre quatre.| semblait racheter les belles promes-et c’est pour elle qu'il a “trouve ses discours du trône.Elle dans son premier combat sa première victoire”, selon le mot de son chef, J’avais l’honneur de le souligner ici même, au cours de l’hiver dernier, lorsque j’ai adhéré officiellement au Bloc: “C’est la première fois qu’un mouvement politique chez nous place la famille en tète de son programme.Le Bloc Populaire au pouvoir, aucun projet de loi ne sera élaboré, aucun geste auelconque ne sera posé, que le tout’n’ait été envisagé sous l’ap-gle familial.La politique familiale, voilà le trait saillant, la caractéristique, l’originalité du programme du Bloc.C’est sa grande nouveauté”.Ceux qui ont suivi la compagne re f.':instead ont salué dans le Bloc le défenseur de la famille canadienne-française.ter principes libéraux, — par-f’annes-rttoi cette Icrcvc ironie —, r ni ont précipité M.King dans la disgrâce publique, insnirant M.Ciedbout avec une fidélité si tou-chsnte que la chute du grand pontife ne saurait laisser debout bien longtemps le suave caudataire qui a tant cléplové de zèle dans i’aopîi-r .si ion des theories antifamiliales du maître.Le gouvernement Godbout se soucia peu de la famille Examinons brièvement à quel point le gouvernement libéral provincial se soucie peu de la famille quand il ne la poignarde pas en plein dos.Si vous connaissez la stratégie des bons vieux partis, vous avez dû sourire le 23 février dernier, quand fut lu avec la pompe vieillotte que l’on sait, le discours du trône à la Legislature de Quebec.Vous avez dû .sourire par- familiales.Dans les circonstances) actuelles de taxation, de concurren-| ce et de psychologie patronale, l’on î peut conclure que, si quelques mots ! nouveaux ont été insérés dans les: lois, rien ne sera changé dans les; faits.Québec n’a pas donné à fa i province les allocations familiales” Les prétentions de l'Union Nationale: Ce jugement est dur, mais il est; vrai.J’espère que cette fois, la fa-J mille canadienne-française com-j prendra qu’elle n’a rien à attendre ; de substantiel du gouvernement ^ Godbout.Cette critique objective j de la politique libérale ne doit pasj entretenir chez vous, mesdames et: messieurs, l’illusion dangereuse que' l’Union nationale accourt à la res-; cousse de la famille.Il est vrai-que depuis quelque temps, M.Du-j , , .plessis a jugé de bonne guerre, lui qu ellle n a de amilial que le visa-, aussi( d-emprunter au Bloc des défi6' en '®nte' ° «-'d que camou‘ clarations fortement familiales.Mais ! flage et tentative puerile de damer ; n0U5 savons à quoi nous en tenir .e pion au Bloc.sur sa sincérité.A l’entendre lui- En effet, malgré la tapageuse ré- même, il n’a légiféré durant les trois clame de la presse libérale, qui cia- ; années de son gouvernement, que j mait au lendemain de la promulga- ! pour les mères nécessiteuses, les tion de cette loi, que le gouverne- aveugles, les vieux, les vieilles et les i ment Godbout avait donné à la pro- ; orphelins.Il semble avoir oublié vince les allocations familiales, l’etude du bill 45 est bien décevante.!! ne contient que quelques amendements apportés à la loi des conventions collectives de travail.Résumons.Les parties contractantes à une convention collective de travail.que ces différentes classes sociales,: si sympathiques, que le Bloc aidera; tout autant que l’Union dite nationale, ne constituent tout de même, que la minorité en cette province.! Il semble avoir oublié, comme M.{ , Godbout, que la majorité, c’est la -C’est-à-dire les patrons et les orga-1 famille nécessiteuse, dont on peun nisations ouvrières, “peuvent” s’en-1 dire qu’il n’a pas amélioré la con-! tendre (donc, pas d’obligation) ditior.éconosiique quand il en avait; pour établir, au bénéfice des travail- ]e pouvoir, leurs affectés, un régime d’allocations familiales, et pour en déter- ! Le Bloc reste dans ie champ miner les modalités d’application,! provincial le tout sujet à l’approbation du gouvernement.Et, permettez-moi de vous mettre en garde contre les rumeurs chucho-Lo classe rurale ignorée ! tées par l’Union nationale sous le „ , , manteau, à l’effet que le Bloc est sur Ce qui étonne tout d’abord dans je point de laisser le provincial! cette loi, c est l’étroitesse de son pour se confiner au fédéral, ou, | champ d application.Elle ignore qu’il contractera sous peu, une cer-i complètement la classe rurale.Pour- taine alliance dans le domaine pro-! tant, en 1932, la Commission des as- vincial.Cela est faux et impossi-1 surances sociales de Quebec, nom-;b]p, Le bloc ne transigera pas avec ! mee par le gouvernement libéral du j îes vieux partis vermoulus, eti temps, déconseilla dans son rap-; I'jjnion nationale, quoi qu'en dise! port 1 etablissement d un système ; SOn chef, est bel et bien un vieux; d allocations familiales, alléguant parti.Un parti n’est pas nécessai- divers prétextés, immédiatement ac- rement jeune parce qu’il est fondé» ceP^cs Par .les liberaux comme des seulement depuis sept ou huit ans;' ce que.pour la première fois, un raisons majeures, dont l’un expri- ; jj est jeune quand il s'inspire d’une! discours du trône à Québec, s avi-1 mait la - - «ait drôlement de s’intéresser à la famille.Je dis drôlement, car le Bloc avait déjà lancé à ce moment son programme familial.Et voilà que te vieux parti libéral, au pouvoir pendant 40 années presque consécutives, jugeait sage de proclamer soudain un attachement tardif mais bien senti à la question Imprimés de deuil MEMENTOS - RIMIRf.llMINTS Imprimés ou grivét.crainte que les allocations doctrine nationale et sociale capa-, familiales accentuent 1 exode rural, jble de résoudre les problèmes ac-i Cette menace, constatons-le en pas-|tueis de notre peuple.L’Union na-sant, a peu influe sur la legislation tionale ressemble au parti libéral de guerre qui vide actuellement les : RUr ce point particulier que tous campagnes du Quebec.Par ailleurs, ; deux sont impuissants aux réformes ,,ns *.e.s Pa-’J ou sont appliquées les radicales, asservis qu'ils sont par la allocations familiales les familles ! dictature économique, rurales y participent.Nous ne voyons pas très bien pourquoi nos Le Bloc populaire canadien — familles rurales, qui montrent un Stanstead l’a compris, — réunit une tel courage à élever de nombreux .équipe d'hommes désintéressés et enfants, et dont les menus ne sont ! compétents, des hommes d'ordre pas supérieurs à ceux des ouvriers ; capables de conjurer la menace des villes, seraient privées de cette montante des forces révolutionnaires.décidée au’elle est d’abattre une fois pour toutes la dictator écono Prix et iDéeimeo» eur demeod».L'Imprimerie Pt>p«lalr«.limité# 430, Natre-Deme est Montréal Tél.BEIelr 3361 CALENDRIER le MOIS AOUT SI JOURS Demain • MARDI SI AOUT 19AS • RAYMOND NONNAT.ronfeweur.Wver au soleil.S h.19.¦Rncher Au soleil.4 h 40.Sever dt U lune.S h.S3.«'nuchet de u lune, 7 h.29.Pemler Quartier, le 8 e 10 h- 3*m du soir.elnr l une, le 1S.i 2 h.34m du soir Dernier Quartier, te 12.à 11 ti 4m du mat.Nouvelle Lune, te 30.* 2 H s»m du ,olr AOUT 1943 Dim Lan.Mu MM Jtm.Sim |i 1 3 4 s 7 8 9 10 U 12 il ill \is w 17 18 19 20 21 22 » M 2S 26 27 28 29 ïï « 0 P o * PL 18 1 1*021 • MM assistance familiale Les travailleurs urbains Une seconde insuffisance, c’est que le secteur des travailleurs urbains, le plus nombreux, le moins protégé, le plus pauvre d’ordinaire et le plus en besoin d’aide familiale.est également ignoré.Car, n’nu-bliez pas que le bill 45 sur les allocations familiales ne vise que les métiers régis par des comités conjoints, et par conséquent, ne peut atteindre que 19% environ des ouvriers québécois, soit les 116,000 dépendant des 80 comités exis-lonts.Et sur ce nombre, combien bénéficieront vraiment des allocations familiales, puisque, el c’est là que nous touchons du doigt l’insincérité du gouvernement Godbout.cette nouvelle législation n’a qu’un caractère purement facultatif, Les patrons ne sont pas obligés de payer l’allocalion familiale; le gouvernement leur en accorde simplement la possibilité.Nous sommes donc en présence d’un système d’allocations familiales archi-reslreint, et que l’Etat d’ailleurs refuse d’imposer d’autorité pour le plus grand bien de nos familles.Quant à la source des fonds et au mécanisme de distribution, ie me contente de noter que les contributions peuvent être prélevées de l’employeur professionnel seul, ou de l’employeur professionnel et du salarié, ce qui signifie en pratique, si jamais pratique il y a, que les deux parties contribueront à la mique et de défendre jusqu'au bout la famille canadienne-française."Géographie de mille hectares" de M AV RICE REDEL Essai de géographie humaine.Il ne faut pas se méprendre sur la nature de ce livre enchanteur.L'auteur a voulu moins raconter un coin de France qu'initier ses lecteurs à la science de la géographie.Ces mille hectares, cette parcelle d'une petite commune de France, nous pouvons les transposer dans un millier d’acres de notre pays Si un auteur de chez nous y apportait l’esprit charmant, «.ans apprêt, la verve intarissable d’un Maurice Redel.il nous révélerait des mer veilles de noire faune, de notre flore, de nos horizons, de nos gens Quel chatoiement de nuances, quel amour du pays, quelle con naissance de la race! En évoquant le pruple le plus cher à son émir, Maurice Bedel nous invite à nous mieux pencher sur le nôtre.Prix: $0.75.Par la poste |o Su SERVfCE DE L1BRAIB1E Dl DE- \ UlRg | Les vapeurs Tadoussac et Riche-1 lieu sont entrés en collision, ven- ; dredi après-midi, vers 2 heures, j près de la Malbaie, sur le fleuve ; Saint-Laurent.Après l’accident, on , trouva morte dans sa cabine, Mlle 1 Ruth Encherman.31 ans.de Perth Amboy, N.-J.Plus tard, on s’aperçut qu’une autre personne était morte dans sa cabine, probablement sous la violence du choc.I! s’agit de Mme Harriet Ann Hill, 52 ans, de Chatham, N.-J., qui occupait une suite voisine de la cabine de Mlle Encherman.Trois passagers ont été blessés.La collision les précipita à l’eau en les faisant passer par-dessus le bastingage.Ils furent rapidement secourus par les marins de l’éauipage.La proue d’acier du Tadoussac I pénétra dans le flanc du Richelieu.le coupant comme du papier._ Le Tadoussac lui-même est sorti de l’accident fortement endommagé.La collision brisa la vaisselle dans la cuisine et effraya les passagers.Plusieurs étaient à table à ce moment.Un brouillard ne permettait de voir qu’à une courte distance.Aucun passager du Tadoussac n'a j été blessé.A l’arrivée du Tadoussac au port de Montréal, les gardes placés près de la déchirure que portait le vapeur firent remarquer que c’était une fameuse blessure, “Mais, dirent-ils, il faut voir le Richelieu.Nous l’avons frappé dans le flanc et nous avons pénétré jusqu’aux cabines”.Après avoir laissé ses voyageurs à Montréal — ce sont des touristes qui faisaient une croisière sur le fleuve et à la rivière Saguenay — le Tadoussac est parti pour Québec où il sera mis en cale-seche pour subir des reparations.Les deux vapeurs appartiennent à la Canada Steamship Lines.Du poison dons des remèdes pour l'armée Vancouver, 30 (C.P.) — La vie des soldats canadiens en service actif le long de la côte du Pacifi: que ou dans l’extrême nord, a ete mise en danger dernièrement.Dans des centaines de, fioles, des poisons liquides ont été substitues aux remèdes qu’elles contenaient d’abord, selon une déclaration du procureur Gordon S.Wismeç, en cour de oolice, samedi.Le sergent Charles W.Davis, du corps médical de l’armée, ancien pharmacien I de New-Westminster, C.-C., a ete accusé de possession de remèdes.Il a été remis en liberté moyennant un cautionnement de $10,000.L enquête préliminaire a été ajournée à une semaine Davis vidait de leur contenu, à l’aide d’une aiguille hypodermique, des ampoules de cocaïne et* de morphine et remplaçait le tout par de la strychnine et du calomel.Noyade dans les rapides de Lachine Guv Payant, 18 ans, 4e avenue, Ville LaSalle, s’est noyé, tard samedi après-midi, dans les rapides de Lachine.Jean-Paul Roy, 21 ans, 8810 rue Boyce, a été rescapé au moment où il coulait pour la troisième fois.Le canot qui les portait chavira dans les eaux tumultueuses du rapide, en face de Ville LaSalle.L’accident se produisit a 4 h.45.M.Gaston Murphy, 7905 boni.LaSalle, qui en eut connaissance, en avertit aussitôt la police de Ville LaSalle.Le directeur Joseph-Emile Benoit et l’agent Gustave Bourbonnais, se rendirent à l’ile aux Hérons, à la digue de la Montreal Light, Heat and Power.Leurs recherches ne donnèrent aucun résultat et ils avertirent la famille de la victime.Un peu plus tard, ils rencontrèrent le jeune Roy qui leur raconta ce qui était arrivé.11 remercia son sauveteur, M.Bert f.laxton, boul.D-smarchais.Verdun, qui fait habi.uellement la traversée en chaloupe à moteur, du quai de la 5e avenue, à Verdun, à l’ile aux Hérons.M.Claxton n’hésita pas à tancer son embarcation dans les rapides.Un coup de grisou fait 19 morts Birmingham, Alabama (A.P.) — Un coup de grisou a fait au moins 12 morts e* 26 blessés, dans une mine de la Republic Steel Corporation.Quatre des morts sont des sauveteurs volontvres, victimes de leur dévouement à secourir leurs camarades emprisonnés par les débris des galeries éboulées sous la violence de l’explosion.L’accident s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche.Une autre explosion a été enregistrée dimanche matin.Au nombre des morts, se trouvent deux directeurs de la mine.le chef inspecteur d’Etat, E.-.I, McCrossin, et le surintendant George Ferguson, qui dirigeait les travaux de secours.On a en partie dégagé les mineurs emprisonnés dans une galerie, à deux milles de l’ouverture de la mine.La pluparf des blessés souffrent de brûlures dont quelques-unes très graves.Seize prisonniers ollemonds sont repris Kingston, Ont.iC.P.l — La capture de Heinz Stoerk effectuée hier soir par des soldats du corps de si* gualeurs cantonnés a Vimy porle a 16 le nombre des prisonniers allemands qui ont été repris sur 19 nui s’étaient échappé* jeudi soi;*, du camp de Fort Henry.Les hommes encore en liberté sont William Joesting, 41 ans; Ernest Muencli, 24 ans.et Heinz Wirtz, 23 ans.On impute à Dominick Hen*.21 ans.l’initiative de l’évasion Tous ces prisonniers sont des marins de navires marchands.Verdict rendu ou jujet d'une noyade Le Dr Pierre Hebert, coroner-adjoint.a rendu un verdict de mort accidentelle dans le cas de M.Napoléon Beaume, 40 ans, 4588A.av.Melrose, noyé à Chambly-Canton, samedi dernier, et dont le corps a été retrouvé jeudi soir, à 4 milles de là, dans la rivière Richelieu.M.Beaume pêchait au moment de l’accident.Lui et son compagnon, M.Amos Smith, 6720 ouest, rue Sherbrooke, n’aperçurent pas à temps la brèche dans la digue de la Montreal Light, Heat and Power, aujourd’hui inutilisée, construite entre Chambly et Saint-Jean.La chaloupe s’y engouffra.M.Smith réussit à gagner la rive à la nage, mais son compagnon fut englouti.Il meurt en tombant dans le fleuve Berthierviüe — M.Raoul Lamarche, 40 ans, de Berthierville, est mort, hier soir, en tombant dans le fleuve Saint-Laurent, en face du manoir de Berthierville.Malade depuis quelque temps, on croit qu’il a succombé ?une crise cardiaque.11 fut repêché cinq minutes après sa chute et on tenta vainement la respiration artificielle.Un jury présidé par le Dr Aldéric Laurendeau.de Saint-Gabriel de Brandon, coroner de ce district, a rendu un verdict de mort accidentelle.JOUR nuii EnTôun saison vos nuns SOM DÉVELOPPÉS dimPAlIRÉS ED DEUX HEURES * APPELEZ fl Lft PHARfTIACIE lïlOnTAEAl U fcus aa»no( maamaciC of ofîjui AU mono« Ufl 7251 N aoajt Electrocuté Québec (C.P.) —M.Charles Du-, four, 43 ans, de Saint-Grégoire de Montmorency, a été électrocuté hier en touchant un fil découvert, chargé de 25,000 volts.Un mort et deux blessés $ dans utue collision Québec (C.P.) — M.Fortunat Langlois, de Breakeyville, a perdu la vie hier soir, lorsque son auto est entrée en collision avec un camion, sur la route Saint-Lambert-Breakeyville.L’auto recula dans le fossé.Deux autres occupants de la voiture furent légèrement blessés.Broyé sous les roues d'une voiture Les Trois-Rivières.— Gaston Boudreault, six ans, fils de M.Joseph Boudreault, 657, rue Saint-Roch, a été écrasé à mort sous les roues d’une voiture à glace, en face du domicile de ses parents.Appartenant à M.Charles-Emile Milet-te, de Sainte-Marguerite, la voiture était conduite par M.Roger Fréchette.L’accident s’est produit hier, vers midi cinquante-six.L’enfant succomba vers la fin de l’après-midi.Marin tué par un eamioR Norman Arnold Cripps, 35 ans, de Owen-Sound, Ont., membre de la marine marchande, a été blessé à mort, peu avant 6 heures, hier soir, par un camion qui le frappa en face du numéro 50 est, de la rue Craig.Transporté à l’hôpital Saint-Luc, il y mourut peu après son admission.Le chauffeur du camion, M.Adrien Girard, d’Oka, arrêta aussitôt pour se porter au secours de sa victime.Un vaudeville tragique Marietta, 111, (A.P.) — Devant 3,000 spectateurs, à la fête annuelle de Marietta, l’assistante d’un tireur et lanceur de couteaux a reçu une balle dans la tête.Il s’agit de Mme Ethel Poole, 52 ans, de Henry, II!.Elle mourut à Cacomb, 111., quelques heures après.Son mari, Ray Poole, 62 ans, assisté de la victime, reparaissait devant le public, après une retraite de quelques années.On les connaissait sous le nom de "Ikü Cody and Buckskin EtheJ”.Ils faisaient du vaudeville depuis plusieurs années, lorsque Pooîe tomba malade.Le coroner W.T.Yaes, du comté McDonough, a déclaré après l’enquête, qu’il s’agit d’un accident.Poole tirait des balle* de calibres 22 sur des morceaux de craies placés sur les oreilles de sa femme.Empoisonnée par la morphine Mme André Feudi, 81 ans.719, rue Vinet, est morte hier matin à l’hôpital Général de Verdun, après avoir absorbé de la morphine prescrite par son médecin mais dont elle aurait mal observé les doses.On a transporté le corps à la morgue pour enquête et autopsie.Troisième victime de l'explosion Une 3e mort s’ajoute aux premières, à la suite de l’explosion produite par du gaz de charbon survenue, jeudi après-midi, à la boulangerie Jas.Strachan Ltd., 1244, avenue de PHôtel-de-Ville.M.René Brosseau, 47 ans, 6582, rue de St~ Vallier, est mort à l’édifice du centre de l’hôpital Général de Montréal.Les deux autres employés de la boulangerie morts jeudi soir sont MM.Louis Fournier, 47 ans, 1820, avenue Létourneux, et John Andrew MacNish, 2020, rue Jeanne-Mance.Mort subitement M.Evariste Lemieux, 67 ans, 1461, avenue de La Salle, est mort subitement chez lui, hier.Le corps a été.transporté à la morgue.(suite à la derniere page) Les Chutes Angell, au Venezuela, descendent d’un mille, la plus haute chute de l’univers.MAIS0Ni_ÇJJJllii5^ EMENT RR.FF.DU SACRE-COEUR COLLÈGE COURS COMMERCIAL COURS SCIENTIFIQUE ANGLAIS-FRANÇAIS CULTURE PHYSIQUE ARENA ROUSSIN 12085 rue Notre-Dame est Pointe-îux-Trerr.blej (près Montrée!) ZONE 5-037 frjri ENTREE LE T SEPTEMBRE Séminaire ar quotas quant aux confitures, cependant l’usage industriel du miel, du sirop d’érable ou du sirop de maïs sera très restreint ou éliminé entièrement, car l’on désire donner l'avantage aux particuliers de s’en procurer.Dans le cas où les enfants auraient besoin de plus de sirop de maïs par moiç, des coupons “D” mppiémentaires seront émis moyennant l’échange de coupons de sucre aux bureaux régionaux du rationnement.Les poudres pour fabriquer des gelées, les fèves soya, et le beurre d’arachides ne tombent pas sous le coup de ce rationnement.C’est une fonction nouvelle créée perdu 36 bombardiers lourds dans par M.Léon Casgrain.Elle est né-|le raid de Schweinfurt seulement, ; nir la paix dans le monde, par la galère?A bout de patience, quel- force militaire s’il le faut.En ver- ques minutes plus tard, le mitraiï- i tu de ce plan, toutes les nations, si cessitée par l’augmentation crois-1 mais cette perte a été plus qu’équi-leur ouvrit la trappe de secours ! possible, travailleraient au main-| santé des affaires judiciaires àüibrée par la destruction de 167 pour., mais il y fut accueilli par lien de la paix, mais les quatre j Montréal et Belle était réclamée avec ' appareils nazis.Dans le raid jumeau contre l'usi- la paix, mais le jaillissement des balles traceu-j grandes puissances mondiales d’a-| insistance par les avocats de la mé-1 ses: à 750 verges, un chasseur de ! près-guerre: les Etats-Unis, le Com-j tropole.; ne de Messerschmitts de Regens- “Junkers 88” -— ' -1 ‘ v' ^-— J-‘- - - chargeait le bom- | monwealth des nations brilanni- oméricoins ef russes.M.Anthony Eden, rentré en Angleterre hier, doit rencontrer demain M Ivan Maisky, ancien ambassadeur soviétique a Londres et revenu ces jours derniers dans ia capitale britannique, et M.John-G.Winant, ambassadeur américain à Londres.Aujourd'hui, M.Affaires extérieures, la Russie, et vraiser ablement M.Norman-H.Davis, ancien ambassadeur spécial de M.Roosevelt en Europe, les Etats-Unis.M.Eden est parti de Québec en clipper samedi matin, accompagné de sir Alan Brooke, chef d'état- bardier.! ques, la Russie et la Chine, auraient \ tion analogue à celle de M.Paul Fre- rica^ne qni^avaH^éjà3accompli'1'des rappor* 0 ?es collè9u^s major impériol, le maréchal de I air “Toute ma mauvaise humeur se ! ia suprématie dans cette organisa- ^ nette, qui était déjà assistant-procu-; exploits en Afrique du nord a' cabmet de 9uerre des r«u,ta^ da sir Charles Portai, et le vice-ami-dissipa comme par enchantement.; jion pacifique grâce à l’assurance reur général suppléant.Celui-ci con-: du .,3 anDareils et abattu 140 '° conférence de Québec.ral lord Louis Mountbotten, récem- nous dit le sergent de section ‘Dick’ j qu’elles auraient d’avoir des siè- ; jinuera à avoir son bureau au F,ar‘;avions interceptcurs ennemis.! Le “Daily Mail" écrit aujourd'hui ment nommé commandant en chef réa'l! Je mis ' aussitôt " ma Xm H ral ! - { futre^ sièges ‘^au^consdrlLraient | M^Charles-Edouard Cantin ^t ! „ tjo“rn.ée' la fo.r-! 9uW conférence est imminente du sud-est de l'Asie.leuse en action.J’envoyai trois j votJ | très avantageusement connu dans les |« “f, d°dse S» ; -—- bonnes rafales vers 1 ennemi qui I 1 o„trp« reenmmandalinns rW ; milieux judiciaires.Il a exerce salu appa ue _pms que 1a puis M.Léon Casgrain annonce égale-! perdis dans un raid sur Berlin, 58 trouvait dans la tourelle avant, i épuisa, semble-t-il, toutes ses munitions en une longue salve contre le “Junkers” qui disparut à nos yeux en piquant vers le sol.Comme nous ne l’avions pas vu s’écraser, on ne nous accorda qu’une victoire probable”.Après cette envolée, le sergent de section Boyer retourna une fois au-dessus de l’Allemagne, puis i! partit pour le Moyen-Orient.Ceci se passait en octobre 1942.De la tourelle arrière de son “Wellington”, le jeune mitrailleur montréa- demander de l’aide armée à chaque nation membre mondiale; l’organisation | nient la nomination de M.Paul De-'avion.» dont trois canadiens, i Bellefeuille au poste de directeur de I Le précédent record des Améri-’ à Washington cette semaine 2" ilecojinaissance de la puss.n- jT.lTSÆSS M' rentré o Washington, doit rencontrer le trumentnpoUr°as«1urer)IceUePpolice • - a''ai* été établi le 11 juin, lorsque - - inWnnirfn^P- P l/Av i .1 T * * leurs aviateurs abattirent 87 avions "”3 Préparïion et exécution d’un Ou loger la tommiSSlOIl nazis dans une raid sur Wilhelm- .« • •*1'} snaven.du service civil r t Dans le raid du 17 août, mention- plan — imposée à TAUemag e vaincue — pour empêcher toute anarchie nationale et internationale; 4.Création d’un bureau qui devrait centraliser toutes les informa-lais a donc assisté à la marche j lions d’“observateurs” placés dans triomphale de la fameuse 8e armée le monde entier et contrôler toute et à la défaite des troupes de l’Axe i menace à l’ordre mondial; sur ce théâtre de guerre.L’esca- ; 5.Mise hors-la-loi de toute na- drille dont il faisait partie a par-j tion qui «e retirerait de l’organi- ticipé à nombre de raids sur les ¦ sation internationale, concentrations de troupes et les li- j Pour ce qui est des nations cn-gnes de transport ennemies.Son : nemies actuelles, d’après le plan ! excellent travail a contribué à i e]jes seraient représentées au sein 1 sereau> ébranler les fortifications de l’Axe j et à en détruire les aérodromes.dant leur admission dans Forgani sation.Dr Soong, M.Cordell Hull, les généraux Marshall et Arnold , , , ., , : Washington, 30 (A.P.) — Le pré- ne au début, un certain nombre de sj^ent Roosevelt est rentré aujour-Le ministre Danssreou lui cherche | membres des equipages ont eu la des bureaux — Décongestionne-jvie sauv-ment d'édifices et de bureaux commencé Le sergent de section Boyer a pris part à 30 raids avec cette escadrille du Moyen-Orient.Il affirme, cependant, que le clou de cette série d’opérations fut son plongeon dans la mer.Il a quitté l’Afrique Nord au moment où la 8e ar Québec, 30.— Les membres de la ; Commission du service civil ont étéj nommés, mais l’on n’est pas encore : fixé définitivement sur le local qnij | leur sera assigné.M.Georges Dan- j ministre des Travaux pu-! «îéSï; .“«a* «* 'h»Tr*t,de ‘r "rrl de nations non-ennemies, en atten-• bureaux.Tout indique qu on - - 1 devra aménager une suite de pièces, Lancement d’un nouveau porte-avions Le bombardement de Tokyo n'a été qu'un faible échantillon de plus violents raids à venir Newport News, Virg., 30 (A.P.).Le porte-avions Hornet a été lan-car les trois commissaires et le se-i ÿ c,e matin aux chantiers maritimes crétaire ne pourront pas se charger de là Aeiupor/ .News Shipbuildmn seuls de toute la besogne.D’ail-;anc' Drj/oocK Company.Le lance-leurs, la loi prévoit que le Heute-I m.er,f ?e*,e rel‘?,t]e mllu|f?s'f-e nant-gouverneur en conseil peut f ïf1' !,c la çompaeme.M «Inc J'-B- WOOdWard.O dit d abord QU il Décès du Dr J.-A.Viger que Nord au moment ou la ne ar- Saint-Hyacinthe, 30— Le Dr J.-mée entrait dans Tunis.Boyer : A- Vigor, de cette siHe, est décédé porte, sur sa tunique, une croix de j il’^^VonlVéaf'a Page de 67 ans i de la commission Malte en métal, pour attester que j • — était gravement ma-1 Actuellement, les eamees pane-] iieu dans6 cette" île.6 e'deux ra°1S ladl depuis plus d'un an.Le défunt j meut ta ires sont Remplis à_pleine_ca-; ^ secrétaire de la Marine des Etats- nommer "les autre* fonctionnaires; ?—^ ^ la bonne admim tration in^Ilie de piusjeurs j0UrSt mais en.suite il a dit que l’événement aurait requis pour d’hui à Washington et il doit avoir des entretiens avec le Dr T.-V.Soong, ministre des Affaires extérieures en Chine.M.Cordell Hull, secrétaire aux Affaires extérieures, le général George-C.Marshall, chef d’état-major de l’armée, et le général H.-H.Arnold, commandant les forces aériennes.M.Churchill doit se rendre dans la capitale américaine au cours de la semaine.Auparavant, il doit prononcer demain à t h., un discours à la radio.Cette réunion des deux chefs traitera des aspects politiques de la guerre et de l’après-guerre.C’est la raison pour laquelle été aussi beaucoup question de la guerre contre le Japon, ce qui explique la présence de M.Soong à Québec.M.Roosevelt, après avoir prononcé son discours de mercredi dernier à Ottawa, avait pris quelques jours de repos avant de retourner dans la capitale.L’un de ses premiers gestes sera sans doute de nommer un remplaçant à ,M.Sumner Welles, qui a démissionné ces jours derniers comme assistant-se-crétaire au département d’Etat.Parmi les candidats possibles, on mentionne MM.Norman Armour, ambassadeur des Etats-Unis en Argentine, James-C.Dunn, conseiller politique de M.Cordell Hull, Breckinridge Long, haut fonctionnaire M.Hull s’était rendu à Québec.Il a I du parlement, et plusieurs autres.Actuellement, les édifices parle- lieu< Cest Mme Frank Kn0Xi fetnme mue uvpui.c s* *.« «.- notaires sont remplis a pleine ca-j secrétaire de la Marine des Et était originaire d’Edgeworth, Mass.| Pacite, mais le gouvernement posse- Unis, qui a lancé la bouteille de tion .Boyer est instructeur.à .jipe i Fils de Jéan Viger et d’Elisabeth ; de ou loue toute une scrie d edifices, j champagne sur la proue du vais- Actuellement, le sergent de sec- unité d’entrainement aux operations aériennes, en Angleterre.En quelques lignes Plusieurs Canadiens français sont au nombre des victimes canadiennes de Sicile, d’après la dernière liste ^ Desaulniers, il fit ses études classiques au collège Sainte-Marie de Montréal, sa médecine à l’Université Laval de Montréal, et il avait suivi des cours spécialisés à Boston, New-York, Philadelphie, Baltimore et Paris.11 était médecin à proximité du parlement.j seau Si nos renseignements sont bien | M.Knox a prononcé un discours fondés, le travail de réorganisation i immédiatement après le lancement, des départements, déjà entrepris II a dit que le bombardement de To-par l'administration Godbout, a kyo l’an dernier n’était qu’un faible permis de décongestionner certains échantillon de bien plus violents édifices et certains bureaux.Il se- raids à venir.Il a rappelé que le Les Allemands abandonnent le port de Taganrog, sur la mer d'Azov publiée par le ministère de la Défen-i régional du Canadien National, i ra relativement facile de loger con-! Premier porte-avùons Hornet coulé — - .i .xx *-t-1-* la nouvelle commis-!aP mW des îles Santa-Cruz 1 an den- se nationale.Cette liste contient les! médecin légiste du comté de Saint-j fortablement noms de sept soldats tués en action ¦ Hyacinthe, médecin en chef des RR.! sion du service civil, et de sept autres morts de leurs blés- j SS.de La Présentation-de-Marie.1 Ecarts de prix Ottawa, 30.— La Commission des prix et du commerce fait observer qu’en 1920.cent livres de sucre coulaient 822 et qu’un sac de farine de 25 livres coûtait 81.85.Elle oppose à ces prix ceux de 1943 pour les mêmes denrées: £8.1:1 à £8.20 les cent livres de sucre; 89 cents, le sac de 25 livres de farine.Réorganisation militaire Ottawa, 30 (C.P.) — Le ministère de la Défense nationale annonce la réorganisation sur une grande échelle du système d’instruction militaire au Canada.Cette réorganisation entraînera la fermeture de huit camps d’instruction et la fusion de fond (basic training) avec l’instruction avancée.Conséquemment.les centres de formation d’officiers des Trois-Rivières et de Gordon-Head seront fermés.Les centres d’instruction de fond de Lauzon, d’Ottawa et de Régina deviendront des dépôts de district.Le centre de Huntingdon deviendra un centre médical et celui de Rimouski de manouevres.On étudie l’usage que l’on fera des camps des Trois-Rivières et de Gordon Head.sures.Un autre a été porté disparu et il y a 63 blessés.On relève les noms de quelques Canadiens français blessés, dont: Joseph-François Lamer, 1830, rue Allard, Montréal; Omer-J.Gravelle, 12, rue Centre, Pe-netanguishene, Ont.; John Fougère.Port au Boucher, N.-E.; Joseph Lacroix, Sturgeon Falls, Ont.; Gilles Brien, 3682, rue St-Denis, Montréal.] vivent, Charles-Auguste, surinten-—Le ministre canadien du Reye-: dant à S.-Hyacinthe de la sous-st.a-nu, M.(’.clin Gibson, et le commis-, ij01, dg ]a Southern Canada Power saire fédéral canadien de- l’impôt i Company, Henri, propriétaire de la sur le revenu,_M.Fraser Elliott, sont i jjajson Gorcy, Montréal, Paul et tous deux arrivés en Angleterre, en, Germain, Montréal, Lucien, de Vie-mission .officielle.' ’ toriaville, Mmes Euclide Buck, Ma- On annonce la nomination de j pig.-yhérèse, et Maurice Brodeui, nier, qui a pris part à la bataille de Midway, s’est couvert de gloire dans les Solomon, que de son port se son! envolés les bombardiers qui ont bombardé Tokyo.Par sa mort, a-t-il dit, le premier Hornet s’est assuré doublement de 1Q07 H TV-lit énrtnsp en ce dernier .w““yy“> 'Vj-1 •' — ne pas mourir.Car à part le nou- endroit en 1899 Mlle MaHe-Louise ! mm,str?K,n* Parl P°ur Québec ! veau navire lancé aujourd’hui, nous T onieire il V « environ fn i cet aPrès-midi afin d’y rencontrer I en aurons un autre du nom de onprirn« flfféAdt trôuymte^ îm^nr1 lc Premier ministre Churchill.! Shangri La.D’aucun des deux nous an.Cinq fils et trois filles lui sur jQe m^rr,ei ies membres du comi-1 ne pourrons demander plus que ce té de guerre du cabinet King au- qu’a fait le premier Hornet.Mais nmt une dernière conférence à ¦ nous sommes certains qu’il y aura Quebec avec le premier ministre ! de nouveaux exploits pour tenir tou S.-Hyacinthe, médecin de la prison du district de S.-Hyacinthe.Avant de s’établir à S.-Hyacinthe en 1907, il avait exercé sa profession à S.-Eugène-de-Gra*ntham, de 1897 à M.King va rencontrer M.Churchill à Québec Ottawa, 30 (C.P.) — Le premier Retraite dite stratégique qui aide considérablement les Russes — La poussée en Ukraine est favorisée par la chute de Liubotin Londres, 30 (A.P.) — Les Allemands ont annoncé aujourd’hui l’évacuation de Taganrog, retraite subite qui semble indiquer que tout le sud du front nazi est en train de s'effondrer.Après la chute de pertes à ratise des mines qu'avaient semées les Allemands en retraite.Des colonnes soviétiques au sud et à l’ouest de Kharkov menacent 800,000 soldats nazis dans le bassin de la Donctz et tentent de les , i —-—- i ces reculs dits stratégiques dont se britannique avant le depart de ce- jours resplendissants la mémoire de : s,,rvoni iPS propagandistes aile-lui-ci pour l Angleterre.11 " ¦ cet important port sur la mer d’A- cerner.Les Russes ont avancé de 3 à 7)4 milles et ont repris 50 village*, j compris la jonction ferroviaire d« Lyubotin, à 25 milles à l’ouest de Kharkov, sur la ligne de Kuorsk à Kiev.Une autre colonne se dirige vers Krasnograd, tandis que d’au- zov, il est possible d’entrevoir la capture prochaine de Stalino, à 70 milles au nord-ouest.D’après les Allemands, Taganrog a été abandonné selon le plan après avoir été entièrement détruit.C’est l’un de ce grand nom.Nous disons avec) six nouveaux commandants de na'j Marie-Paule, de Montréal, Roger'fait parvenir à M.King, en fin de vires: le contre-amiral A.-NV.J.a j BrodeUr, Yvette, de S.-Hyacinthe.' semaine, un cadeau de truites dont Touche Risset, ancien commandant | 3'rojs soeurs juj survivent aussi: ' certaines avaient jusqu’à 20 pouces de r.-lrÂ- Royal, du Glorious et du ; Mmes L.-P.Cordeau, Clara.S.-Hya- de longueur et qu’il avait pêchées Formidable', le vice-amiral sir Ai-'cjn|j1e^ Adélard Bousquet, Alexina,1 lui-même, thur St-George Lyster; les contic-j (je s.-Hyacinthe, Noé Male, Maria, “•****’ M.Churchill, qui a pris quelques | confjance: Hornet est mort, vive jours de repos dans un camp de pe- i ]e Hornetl che de la province de Québec, a ¦ ________ ________ amiraux A.-M.Peters, G.-J.-A.Miles, j(,c s.-Hyacinthe.’ îles funérailles au- D.-B.Fisher et Moody Le chef national du parti pro*jja gressiste-conservateur, M.John, Bracken, a déclaré hier soir au cours | d’une allocution prononcée à la ra-f dio que la résistance continue de laj Chine est “vitale pour les Cana- ; diens”.Il a ajouté que la guerre que la Chine soutient contre le Japon est ront Heu mardi matjn, 31, à 10h., à cathédrale de S.-Hyacinthe.Le Congrès des métiers et l'après-guerre Mary Churchill par avion aux Etats-Unis M.Thomson démissionnerait comme gérant général de Radio-Canada ., ., Québec, 30 (C.P.).— Pour la prenne protection j>our plusieurs paysj mjère fois depuis 1918, le Congrès des métiers et du travail du Canada se réunit à Québec pour sa conven- conlre les Japonais.Séminaire de Ste-Thérèse L’entrée des élèves au séminaire de Sainte-Thérèse a été retardée du jeudi 2 septembre au mardi sui- Québeo, 30 (C.P.) —'Mary Churchill, membre des A.T.S., fille du premier ministre Churchill, de Grande-Bretagne, est partie de Québec par avion pour les Etats-Unis où elle visitera les camps féminins américains.Elle rejoindra son père à Washington, où il aurâ „ ,, .cette semaine des entretiens avec tion annuelle.Cette convention, qui : |c président Roosevelt.mands pour essayer de dissimuler les défaites nazies.La chute de Taganrog était imprévue, mais les Russes devaient menacer cette position depuis leur capture de la stalion ferroviaire de Donelsko-Amvrosieka, à 40 milles au nord, la semaine dernière.La ville était solidement fortifiée par les Allemands.On ignore encore si les Allemands vont essayer de .tenir sur la rive occidentale de la Retour possible de M.Brockington?j rivière Mius ou se retirer à quel.K ___________ 9 i que 60 milles a l’ouest, a Manou- Ottawa, 30 (C.P.) — On s’attend pol., , , que le bureau des gouverneurs de la ; l-eî» Russes onl subi de lourdes Société Radio-Canada, qui siégera .—- le mois prochain, recevra et discu-j ., .tera la démission du révérend J.-S., ici: la Liberal noters unity league.Thomson comme gérant général de Les organisateurs de ce nouveau est la 59e du Congrès, s’est ouverte ce matin au Château Frontenac où \ se tenait récemment la conférence! Churchill-Roosevelt.C’est même à' vaut, le 7 septembre, par décision cause de cette conférence que la; Les débuts du sergent Dick Boyer l.ondres, 30 — Comme il s’agissait de son premier raid, “notre ’ mitrailleur-arrière était quelque lieu mécontent.En effet, le "I iak" faisait des siennes et les projecteurs sillonnaient le ciel.Mais que diable le capitaine et son "Wimpy” allaient-ils faire J des autorités.On est prié de pren dre note de ce changement de date afin d'éviter tout malentendu.(Communiqué) Les journalistes se sont bien conduits convention du Congrès, qui devait i d’abord s’ouvrir le 23 août, a été rc tardée à aujourd’hui.Elle la Société.Les hauts fonctionnaires de Radio-Canada ont dit qu’ils ne pouvaient confirmer les rapports voulant que M.Thomson avait l'intention de démissionner., .-r- ; M.René Morin, président du bu- briserait les plena et la st a eg reau des gouverneurs de la Société, 'les chefs des NaUons-Umes et i-a dit à Montréal, qu'il n’avait rcçui ri,R comme résultat Les fêtes du centenaire de 'OU‘iaucune information définie à ce su-durera 1 verture à la navigation du canal de ! jrt pj q„cji Centenaire du canal de Chambly groupe sont 75 lioéraux de 1 Etat ils se sont déclatés en faveur de la continuation du gouvernement du président Roosevelt jusqu’à la fin de la guerre, ajoutant qu’une interruption de ce commandement '«y ! tait uas considérable en raison des] immenses besoins de ce faubourg.Avec cette équipe, le pauvre curé ne pouvait guère avoir de vastes projets.Aussi, et fatalement, en quelques semaines, tout convergea vers le jeune cb, actif nouveau vicaire.11 fut assiégé aussitôt après sa messe.On ne lui laissa même pas le temps de quitter ses vêtements sacerdotaux.Mais là, son rurè intervint, avec sa grosse voix, pour que les quelques dévotes — toujours les mêmes — lui accordent, au moins, le temps de déjeuner.— Mesdames, c’est tout simplement de l’égoïsme et de la férocité.—C'est qu’on l’aime déjà bien.disait, avec admiration, l’une d’entre elles.la plus vieille.—Oui, romme la chatte aime ia souris.Mais moi, j’ai besoin de lui, et je le défendrai! Assiégé surtout au confessionnal.Comme il l’en avait prévenu, le curé l’avait mis de garde le vendredi, à cause des mariés, souvent hostiles et diffirultueux.Mais, malgré cet avertissement, le premier mariage que bénit l’abbé Joël fut un désestre pour son émo-j tivité.Il mariait un gros tôlier, une i brute, qui épousait une pauvre fille i sans défense.Quand, après une poé-i tique allocution, où il avait mis tout i son roeur, l’abbé Joël posa à l’hom-j me 1» question rituelle: j —Vous déclarez que vous prenez, maintenant, Mlle N,., ici pré,-sente, pour votre femme et légitime épouse?—Mon Dieu.oui!.répondit-il avec un ton dégoûté.— Ht vous promettez de lui garder fidélité en toutes choses, comme un fidèle époux le doit à son épouse?—Ah! pour ça.non!., s'écria le marié, indigné qu’on le pourchasse ainsi dans ses projets d'avenir.Joël, le soir, raconta la chose à son curé.—Mon pauvre ami, vous en verrez bien d'autres! —Et comment faire monter un peu ces gens-là?—C'est la question que je me pose tous les jours.D’abord, la paroisse est beaucoup trop grande.50,000 habitants pour quatre prêtres.c’est-à-dire plus de 10,000 habitants par prêtre.C’est écrasant! Il me faudrait encore deux vicaires, et surtout une chapelle de secours.J'ai bien un terrain, là-bas, au bout du boulevard de la Révolution.—Oui, relui qui est tout près du patronage?Je l’ai déjà repéré —Déjà!.Mais ]e vous averti» qu’il n'est pas pour vous.Je | le destine à la chapelle de secours.Seulement, pas d’argent pour bâtir.J'évite presque d'y penser; cela me fait trop de peine.— Comme je vous comprends! Mais, en attendant, on pourrait peut-être se faire aider?— Mon pauvre petit! Se faire aider par qui?Vous ne connaissez pas le quartier.li n'y a personne.— Par des dames instruites disposant de leur temps.— Vous en connaissez?-—Peut-être,., en cherchant bien.— Alors, essayez.mais pas trop vite! Les mères de l'église me font un peu peur.J'en ai connu une.terrible! — Tl f en a tant d’autres.Quelques jours après, l'abbé remarqua que le bureau de «on curé, était assiégé par des gens pas toujours intéressants.L'un deux, subitement furieux, jeta même à sa figure le billet de cinq francs qu'il lui tendait, l'aumône lui ayant paru au-dessous de «es espérances.— Monsieur le curé, pourquoi n’auriez-vous pas un Secrétariat Social, qui se tiendrait à vos jours de réception.suivrait les affaires.économiserait votre temps et votre argent?— Mon temps, c’est possible.Mais, mon argent.j’estime que je suis très dur à la détente.— Pas tant que vous le supposez.Ainsi, permettez-moi de vous dire que vous avez donné, l’autre jour, dix francs à un certain soi-disant docteur, que j'ai vu souvent dans ma paroisse, et qui fait, avec méthode, trois ou quatre sacristies tous les matins.— Vous croyez?— Je ne crois pas.Je suis sûr.J’ai tout un dossier sur lui.— Où le mettre, ce secrétariat?— Pas loin de vous.dans les fonts baptismaux, par exemple?— Et qui, pour le tenir?— C'est encore à chercher.— Eh bien, cherchez! C’est ainsi que, peu à peu, à ce vieux curé, qui avait une «i grande défiance des oeuvres, le jeune vicaire arrivait, doucement, à faire presque admettre la possibilité des oeuvres les plus modernes, celles que Joël avait connues dans «a paroisse d'origine, et qu'il aimait parce qu’il avait constaté, sans un doute possible, leur efficacité et leur rayonnement.C’est la fonction qui fait l’orga» ne, c’est aussi la / nécessité qui suscite ces oeuvres sur les terrains en apparence les plus rebelles.Et, souvent, c’est là où elles fleurissent avec le plus de succès.Dès le début de son ministère de faubourg, l'abbé Joël comprit que, surtout à Saint-Landry, il ne soutiendrait pas l’effort commencé s'il ne se faisait pas aider.Aussi, profitait-il de toutes les occasions pour achever la conversion de son curé, et l’amener à lui laisser carte blanche.Un dimanche soir, après un travail épuisant, il eut quatorze baptêmes à faire.Quelques parrains étaient ivres, et plusieurs marraines très excitées, Ce fut, pour l’abbé, une raison de plus pour tâcher de faire comprendre à ces pauvres gens les belles cérémonies du baptême, alors qu'ils pensaient surtout au bon coup de fourchette qu’ils' pourraient donner le soir, au dîner.(à suivre) G* Journal *st imnrimt au no 430 m* Notre Data* **t a Montre»! nar l'tmwi-tn*rl» Pnnulalr* (S ««oonashlllt* limitée) Mitrire-nmonétair*.— CHorge* rru**Mr.airecteui-gSran». VOLUME XXXIV - No 198 LE -DEVOlIt, MONTREAL, LUNDI 30 AOUT 1943 PAGE fEMINin LÀ niant Détruisons sans tarder, les insectes du jardin Diiectric* : Germaine BERNIER Du bruit au prosrès.Deux réalisations importantes dans l'enseignement ménager mestiques", de Saint-Pascal "L'Ecole supérieure dJEducotion familiale", d'Outremont M l'abbé Trssier noua adresse l’article suivant, la dernier* partie traite brièvement d’un sujet qiïex-itosait samedi Mlle Bernier.On verra eju'il ne fait pas double emploi avec le texte de notre collaboratrice, mais u ajoute, au contraire, un intérêt nouveau.Une notule du journal nous apprenait, l'autre soir, que le premier ! bicycle a qazoline a été mis en action en 1885 par un nommé Gottlieb Daimler.Il est certainement trop tard pour lui dire ce que l'on pense de i sa satanée invention.Mais ce qui se retiendrait avec plaisir maintenant, ce serait le nom «i ¦ i • j c ¦ de celui qui nous délivrerait de cet engin au vacarme d'enfer où tout L tC0 * suPer,eure de Sciences do-au moins qui trouverait le moyen de le rendre silencieux même celui que la police promène régulièrement dans nos quartiers.Jolie manière de surveiller l ordre et la paix que de mitrailler ainsi le silence des rues avec les pétarades de ces détestables motocyclettes.Plusieurs avaient espéré qu'avec la rareté de l’essence ces engins du diable disparaîtraient de la circulation, mais il n’en est rien, fis ont certainement diminué en nombre, c’est tout ce dont nous pouvons nous réjouir, car, une fois la guerre finie et l'essence coulant de nouveau à flots, il n y a pas de doute que ça va être encore une fois la multi plication de ces véhicules.Et la guerre du bruit continuera comme de plus belle dans notre bonne ville déjà bruyante parmi le,s plus tapageuses.Mais ce n est pas tout.Le progrès, toujours en marche, comme personne n’en doute, nous promet pour après la guerre des hélicoptères que les gens achèteront pour quelques centaines de piastres et chacun apprendra à voler en cinq ou dix minutes, pas davantage.Les heureux mortels, possesseurs de ces voitures volantes, pourront aller dîner -à la maison à une vitesse de 120 milles à l’heure, parait-il! Quel charme et quel avancement pour l’humanité! Le conférencier qui a révélé ces choses à Cleveland, cet été, a ajouté qu'il pouvait annoncer de telles merveilles parce que, actuellement, 2,350 manufactures des Etats-Unis emploient 70.000 savants et dépensent $275,000,000 en travaux de recherches pour le monde futur.Il n'y a pas à dire, c'est impressionnant! Tant de science et tant d'argent pour le bonheur du monde, futur.Si ce bonheur n’est pas assuré avec tout ça.c’est qu'il ne le sera jamais.Il y a une chose certaine, c'est que dans ce mondé futur les gens vont pouvoir se promener plus que jamais! Il va falloir s y prendre de.bonne heure pour trouver les amis tt la parenté at home.Si Pascal revenait pour penser au milieu du monde futur.Il dirait sans doute d’intéressantes choses sur le progrès.Les limaces rampantes du jardin, les pucerons que l’on voit à peine à l’oeil nu, les sauterelles à l’odeur de mélasse, tous ces insectes familiers aux gens de la campagne et qui font parfois de si grands ra-vagus dans les jardins doivent être détroits sans tarder.Autrement, ils se blottiront quelque part, déposeront leurs oeufs dans les débris des plantes et, dès le prochain prin- Depuis quelques années l’enseignement ménager est à l’affiche.> , .On en parle partout, sur tous les tpr s,ur lre!; hAUtt.£°A tons.Symptôme rassurant dans un ! st' et nationale de 1 hcole si perieu-siècle où les valeurs familiales per- 16 dont ^ Dames de la Congre-dent chaque jour du terrain! gation viennent de doter la pro- remise des premiers parchemins, le 16 juin 1943: ‘ Les jeunes filles qui suivent ou qui suivront ces cours formeront sûrement une élite au sein de notre population canadienne-franvaise; et 1 temps, reparaîtront plus vigoureux il faut une élite féminine auprès de j que jamais, notre élite masculine.Or l’élite se j distingue de la masse par la supériorité de sa culture, de sa vertu, de ses qualités sociales u réaliser actuel fait une politique de gran-l aucune des réformes que nous avons j des routes; il néglige les routes ru-i accomplies.Devant n’importe quel-1 raies pour s’occuper des grandes] le autorité humaine, n’importe quel j routes utiles aux villes et au tou parti, celui qui vous parle se dres- risme.sera quand on voudra attaquer les; Avec tout l’argent dont le gouver droits sacrés de la province de I nement dispose, il n’a pas payé un Québec.j sou de la dette; il a augmenté la det- Nos adversaires ont fait des far- te de ?48,000,000.Où va l’argent?| ces sur l’autonomie.C’est pour-.Lo gouvernement, qui avait congé | tant une chose bien claire et bien J dié beaucoup d’employés engagés! importante, c’est le droit d’être mat-[ du temps de l’Union nationale, en a' très chez nous; c’est le pouvoir ! tant engagé de nouveau qu'il y d’établir un prêt agricole par et1 actue]|einent 5,260 employés pro'-! pour Québec au lieu d’avoir un prêt j vinciaux de plus qu’a la fin duVé"] agricole d’Ottawa qui ne prête pas | gjine de ITnion nationale.Les sa à Québec; c’est le pouvoir de faire ;iaires coûtent aujourd’hui $7 mil-, des lois et de nous administrer dans 1 lions de plus par année qu’à la fin notre langue et suivant les princi-1 de notre administration, pes de notre religion.C'est le ; j/an dernier le gouvernement a droit, la liberté et le pouvoir de ] fait brûler 150,000 cartes routières vivre et de survivre.L’autonomie ! parce qu’elles étaient mal impri c’est le pouvoir de s'administrer rnées; au lieu de refuser de payer, tout seuls, sans tuteur et sans eu- ] jj a préféré accepter les cartes et rateur.Nous ne sommes pas des, jes brûler.L’an dernier, on a fait mineurs mais des majeurs, 'fabriquer des plaques d’automobi- Ne vous laissez pas tromper par jes en double comme auparavant, Le dépêches de lo nuif Raid massif des aviateurs alliés contre Nuremberg Ciano et sa famille en fuite — Les bombardements contre l'Italie — Les Alliés en Birmanie — Les opérations dans le Pacifique — Un message de S.S.Pie XII — Les Berlinois doivent rester chez eux Londres, 30 (A P.) — Des esca drilles de bombardiers britanniques, comprenant un certain nom- ruption hier dans la région de ITr-rawaddy et de la baie Hunters, coulant plus de 60 sampans japonais ceux qui prétendent avoir décou vert la ville de Québec à la conférence de 1943.Nous sommes en minorité par le nombre, mais nous sommes majeurs par nos droits de pionniers.La tutelle et la curatelle ordinaires ce sont des protections pour des individus qui en ont besoin, et c’est le conseil de famille qui décide.Mais dans la tutelle qu’on„veut nous mposer, dans la centralisation fédérale c’est Tùen différent, car elle serait imposée d’Ottawa par des gens qui ne sont pas nos parents ni nos amis.C’est contre cela que nous avons protesté en 1939.Est-ce que cela valait la peine de faire des élections?Le 25 septembre 1939, vous le trouverez dans les journaux, j’ii écrit: Nous vous demandons un mandat parce que le gouvernement d’Ottawa veut empiéter sur l’autonomie de la province à la faveur de la loi des mesures*-de guerre.Je vous ai avertis.Pour un mandat de temps de guerre Nous avions été élus en temps de paix.En 1939 nos adversaires ont déclaré la guerre.Ils ont sorti un serpent, le serpent de Borden: la loi des mesures de guerre, et ce serpent a commencé à jeter sou venin sur la province de Québec.Nous avions un mandat pour la paix, pas pour la guerre.Nous avons demandé un mandat pour faire face aux problèmes surgis de la guerre.Si nous n’avions pas fait d’élections, vous auriez vu nos adversaires dire que Laurier en 1911, trois ans après avoir été élu en 1908, a demandé un nouveau mandat parce qu’il voulait conclure un traité de réciprocité avec les Etats-Unis.1 Ils auraient dit: Duplessis n’a pas le rourage de sir Lomer Gouin qui en 1919, trois ans après avoir été élu en 1916, n fait des élections parce qu’il avait été élu en temps de guerre, et qu’il voulait un nouveau mandat pour le temps de paix.N’avions-nous pas raison de vous demander un nouveau mandat?On vous a trompés en 1939.Nos adversaires vous ont dit que tout serait bien, que vous n’auriez pas de taxes, que vous auriez le bonheur et la prospérité.Vous les avez crus.Vous payez maintenant de votre portefeuille, de votre sang, de votre âme l’erreur où ils vous ont plongés, Nous vous avions dit vrai, nous vous disons encore la même chose que dans ce temps-là, En 1936, l’Union nationale a été le premier groupe politique à réaliser la nécessité de mettre de côté les questions de couleur pour faire passer au premier plan les principes.L’Union nationale a maintenant sept ans, c’est l’âge de raison, quand d’autres nés plus récemment en sont encore à l'âge des couches.mais on n’a vendu aux automobilis tes qu’une plaque pour le prix de deux, et les $200,000 de plaques non utilisées ont été envoyées à la récupération.On a dépensé $1,087,-000 pour une usine de sucre de betterave à Saint-Hilaire; la machinerie a coûté plus de $500,000 et date de 1903, et on n’a pas encore produit un grain de sucre.bre d’unités canadiennes, se sont chargés d'appprovisionnements et rendues loin vendredi soir au-des- en endommageant plusieurs autres.LA TASSE QUI -RÉCONFORTE Voici une bonne nouvelle pour les consommateurs de thé—et qui n'aime pas une bonne tasse de ce breuvage délicieux! Dû à l’amélioration dans le transport entre Ceylan et le Canada vous pourrez maintenant obtenir votre thé favori—‘‘SALADA’’—en plu* grande quantité.A partir du 2 septembre deux ooupons de rationneme.nt pourront servir pour trois semaines au lieu de quatre semaines.sus du territoire allemand pour bombarder Nuremberg, centre ma; nufacturier.On n’a rien annoncé samedi, sans doute à cause de la ; , mauvaise température.Dimanche, ] Les operations dons le Pacifique A Kyaungin, les assaillants ont mis te à vider les provinces de ses ha t \ # 1 •-» « »-%*% i** r «—J r- / \ r t , w , m , r- w *» V» ——v a • f n ¦ en flammes des édifices ferroviaires.il y a eu des attaques contre les communications ferroviaires et les canaux de France et d’Allema-gne.L'attaque contre Nuremberg est estimée être l’une des plus vigoureuses qui aient été lancées contre l’Allemagne.Trente-trois bombardiers, dont deux canadiens, ne sont pas rentrés.C’était le huitième raid contre Nuremberg, où se trouvent des usines d’aluminium et de moteurs Diesel et qui sert de tunnel ferroviaire avec lltalie.Les Le gouvernement continue les ] Allemands ont recouru pour assu-abus que vous avez dénoncés avec rer à des avions de raison en 1936, et encore plus.S’il ne s’agissait que de gaspillage d’argent, ce serait mal, mais quand le gouvernement gaspille et abandonne nos droits les plus sacrés, c’est encore pire.Nous avons à Ottawa des gens qui disent combattre Hitler et qui passent leur temps à l'imiter ici.Si nous- n’avons pas le droit de nous conduire nous-mêmes, si la Législature de Québec n’a pas le pouvoir de faire des lois, d’imposer des taxes, il n’y a pas d’avenir pour la province car elle ne pourra pâs sauvegarder les intérêts de notre population et de notre jeunesse.Hitler, comme M.Godbout, fait serment par oubli ou par distraction.La centralisation fédérale chez nous, c’est la même chose que l’Etat totalitaire de Hitler, car c’est une violation du pacte fédératif.Nous n’avons pas un gouvernement démocrate mais bureaucrate.Des gens payés $1 par année mais avec des allocations élevées et non imposables, lancent toutes sortes d'ordonnances et de réglementations.On voit que ces gens ont la tête en bas et les pieds en l’air.L'élection de 1841 Nous avons réalisé des oeuvres pendant que nou^ étions au pouvoir.Mais nous ne pouvions pas en trois ans défaire tout le mal fait en vingt-cinq ans.Nous avons fait du bien, l’Union nationale a donné au peuple des raisons de croire que le gouvernement connaissait ses besoins et s’en occupait.Il y a 102 ans, le comté de Ter-rebonne a été le théâtre d'une lutte fameuse.A cette élection Je Lo représentation fédérale M.Duplessis explique ensuite la question de la représentation fédérale.Le gouvernement King, continue-t-il, avec l’appui des autres groupes politiques fédéraux, a déchiré le pacte de la Confédération à l’exemple d’Hitler et a décidé que Québec n'aurait pas la représentation qu’il a droit d’avoir jusqu’à la fin de ta guerre.C’est une infamie, une félonie, c’est de la mauvaise foi odieuse; personne jusqu’à M.King n'a pense aller si loin.J’ai écrit à M.King pour lui demander de transmettre à M.Churchill mon opposition à son projet Il a répondu que nous n’avions pas d’affaire à cela, Hitler ne parle pas autrement.Le parlement de Westminster a sanctionné cela.J'espérais que la conférence de Québec pût rétablir les ^hoses.Tous nous désirons la défaite d Hitler, la défaite de ses méthodes, l’écrasement de ses imitateurs.Je ue fais pas de reproche aux hommes publiés de l’extérieur dont la bonne foi a pu être surprise, mais je ne crois pas qu’en pleine connaissance de cause ils eussent consenti à sanctionner cette perfidie de M.King.Nous traversons des temps difficiles, les ouvriers et les cultivateurs en savent quelque chose.Si vous voulez que la province de Québec soit respectée, qu’elle reprenne les droits essentiels à sa survivance et à l'application des réformes qui s’imposent, aidez l’Union Nationale.En aidant l'Union Nationale vous aidez un groupe d’hommes de bonne foi qui n’ont qu’un désir: servir leur province et leur race, sans injustice pour personne, aider notre province à atteindre les des-1 jnées merveilleuses que ta Proyi- eombat beaucoup plus qu’au tir de leur D.C.A.Ciano et sa famille en fuite Londres, 30 (C.P.) - Le comte Galeazzo Ciano, ancien ministre italien des affaires extérieures et gendre de Mussolini, s’est sauvé de Home hier avec sa femme et ses trois enfants.Il est parvenu à déjouer la vigilance des policiers postés à sa maison et à partir pour un refuge inconnu.I! n'avait pas quitté sa demeure depuis le 26 juillet, quoique sa femme sortît chaque jour pour de brèves promenades avec ses enfants et reçût des amis.D’après une émission allemande, Ciano aurait été vu pour la dernière fois à l’une des fenêtres de sa maison vendredi matin.Il aurait par ta suite réussi à déjouer ses gardiens en recourant à un déguisement.Aux dernières nouvelles, Ciano serait rendu à Munich.Il se serait d'abord transporté à Innsbruck et de là à Munich, en automobile.Les bombardements contre l'Italie Quartiers généraux,alliés en Afrique Nord, 30 (A.P.) —- Les unités aériennes alliées ont augmenté hier l’intensité ^ de leurs coups contre l’Italie dulsud et du centre par des raids s’étendant jusqu’au nord de Home.Les aviateurs de retour ont dit que le sud du pays semble avoir été déserté par l’ennemi.Les attaques constantes contre les voies ferrées de l’Italie du sud ; Vu ont à peu près complètement interrompu la circulation ferroviaire de la région de Naples.Quelques trains fonctionnent encore, avec d'énormes retards.De nombreux wagons renversés sur les voies bloquent la libre circulation, notamment à Benevento, près de Naples.Les aviateurs anglais, canadiens et américains s'en sont pris aussi à Naples, Villa Literna, Sapri, Tarante et Foggia.Les Alliés en Birmonie Nouvelle-Delhi, 30 (C.P.) — Les patrouilles de la R.A.F, ont fait ir- Quartiers généraux aillés dans le sud-ouest du Pacifique, 30 (A.P.) — Des contre-âttaques japonaises sur tout le front de Salamaua, en Nouvelle-Guinée, ont obligé les forces alliées à céder du terrain à quelques endroits, alors que dans les Salomon, des fantassins américains sont débarqués sans rencontrer d’opposition sur ITle Arundel, à l’ouest de la Nouvelle-Géorgie et dans le rayon de tir de Ko-lombangara, occupée par les Japonais.Les appareils alliés ont aussi fait du bon travail.Us ont notamment endommagé un transport à Ka-vieng, en Nouvelle-Irlande.Un message de SS.Pie XII Londres, ,30 (C.P.) — Le Souverain Pontife transmettra un message mercredi prochain au poste du Vatican et à toutes les stations radiophoniques italiennes.Les Berlinois doivent rester chez eux Madrid, 30 (A.P.) —- Le ministre de la Propagande Goebbèls a émis des ordres qui interdisent à tout Berlinois de quitter son foyer la nuit sans une autorisation.C’est afin que tous participent au travail de nettoyer la ville des dommages causés par les bombardements aériens.Jusqu’à maintenant, les résidents se sauvaient la nuit dans les champs et les forêts des envi rnns de Berlin, pour échapper aux raids.Cette désertion nocturne massive rendait difficile le travail de la défense passive.Un avion britannique forcé d'atterrir Lisbonne, 30 (A.P.) Un yacht allemand, conduit par le secrétaire de la légation allemande, a porté vsecours à l’équipage d’un avion britannique forcé d’atterrir hier à sept milles de Cabo-Raso, près de Lisbonne.Les aviateurs, qui ont sauté en parachute quand ils ont qu’ils manquaient d'essence, ont été remis aux autorités portu-ses.Les crimes nazis contre les Polonais Londres, 30, — Le gouvernement britannique a lancé, hier soir un avertissement sévère à l’Allemagne, l’avisant que lors du règlement des comptes, les atrocités commises contre le Polonais ne seront pas oubliées.Le Foreign Office possède des renseignements précis sur les crimes des Allemands en Pologne, y compris le bitants, en les exterminant ou e’_ les déportant.C’est ce qui s’càf produit de la province de Bia-lystok vers le sud jusqu’à la nvièrr Bug et dans toute la province dt Lublin.Plusieurs des vietimer sont tuées sur place.Parmi les autres, les hommes de 14 à 50 ans sont envoyés pour travailler en Allemagne.L'anniversaire de la guerre New-York, 30 (\P.) — La guerre entre dans sa cinquième année et dans une centaine de jours, elle aura duré aussi longtemps que le conflit de 1914-1918.Elle s’est déjà révélée comme la lutte la plus sanglante et la plus destructrice qui ait ébranlé la civilisation.Les nazis lèvent l’interdit Stockholm, 30 (A.P.) — Les autorités allemandes ont décidé de lever l’interdit sur le transport des marchandises entre la Suède et ITtalie sur les chemins de fer allemands.Cette prohibition était en vigueur depuis que la Suède avait refusé le passage aux troupes nazies à travers la Suède.Une fédération pan-arabe Jérusalem, 30.— La visite prochaine du premier ministre de Transjordanie, Twefik El Hâda Pasha, a soulevé un certain intérêt, car il est admis qu’il doit conférer avec Mustafa Nahas Pasha, premier ministre d’Egypte, au sujet de la formation possible d’une fédération panarabe.Plusieurs problèmes doivent recevoir une solution, comme de.savoir quel Etat arabe devra exercer l'autorité et comment le facteur religieux collaborera avec la question nationale.Bernard Show et les Indes Londres, 30.— G.-B.Shaw a critiqué le Conseil pour la Reconnaissance international de l'Indépendance des Indes de croire que l’indépendance, qui s’appelle en Amérique isolationnisme, est possible entre les puissances.Il prédit que l’avenir des Indes se trôu-ve dans un commonwealth fédéré comme les Etats-Unis, le Commonwealth britannique et l’Union soviétique.Enfin, l’écrivain estime que la bataille de l’Inde doit être gagnée par lés Hindous et non pas par les Européens.McNaughton en Angleterre Londres, 30 (C.P.) — Le lieutenant-général A.-G.-L.McNaughton, commandant de l’armée canadienne en Grande-Bretagne, est revenu de Sicile où il a visité la 1ère division canadienne et conféré avec le général sir Harold Alexander, ta général sir Bernard Montgomery et procédé systématique qui consis- d’autres chefs alliés.vant le peupl peur du peuple, nous ne sommes pas comme M.Godbout, nous respectons la démocratie.Vous vous rappelez ce que nos adversaires disaient; ils nous reprochaient de faire des élections; ce n’est pas surprenant, eux ont peur d’en faire.On nous reprochait de faire des élections en temps de guerre, et vous pouvez voir là la perfidie de nos adversaires politiques.Comment expliquer la lutte actuelle pour défendre la démocratie dans d’autres parties du monde, si cette lutte doit être faite sur les ruines de la démocr atieici.Il est neces^ ie c,)urt!Re (ie pas>cl UI1C 1U1 saire de mettre en p^tique ici les dans le rtnTT)ainp provincjai, P( principes qu on veut mettre en pra K,Unjon nationa]e r, fait en ,337.Ü''".'îl!*ïq;„Erar la ici I no yi ch.10; notre gouvernement a été le premier en Amérique à mettre de côté 1'étalon-or, et à dire à tout le monde que dans le Québec, la piastre de l’ou- V 1- ’.___ntn.! vrier et du cultivateur devait être dans 1 Ontario, sans 1 1 bonne pour le riche et pour le ca- sieurs elections partielles.nitiliste Lorsque nous avons ete au pou- 1 ' Pensions de vieillesse besoin et que nous devons combattre.J’ai dit à Ottawa, et je défie qui que c« soit de prouver le contraire: Ayez donc le courage de décider que le paiement en or n'existe plus, que si une piastre est bonne pour un ouvrier ou un cultivateur, elle doit être bonne aussi pour un capitaliste.Le gouvernement a refusé, J’ai dit à M.Dunning, qui était ministre des Finances alors: Si le gouvernement d'Ottawa ne veut pas accomplir son devoir pour les Canadiens, la province de Québec va avoir le courage de passer une loi il y a eu d’ailleurs bien des élec lions: élections générales fédérales, élections provinciales générale'' en Alberta, en Colombie canadienne, en Nouvelle-Ecosse, au Manitoba, voit jamais un gouvernement n aurait eu l’audace d’empiéter sur l’au-l tonomie de la province.Jusqu'à la ! déclaration de guerre jamais on n’a 1841, il y avait deux candidats, le dence lui a préparées.Je vous de Dr McCullock, qui représentait le gouverneur Sydenham, et sir Louis-Hippolyte La Fontaine, le père du gouvernement responsable dans notre pays, homme de vision et patriote.Le comté de Terrebonne comprenait alors "île Jésus.Il y avait plusieurs paroisses importantes, dont Sain'e-Thérèse.Mais le gouverneur, lord Sydenham, qui était probablement l’inspirateur de Hitler, a décidé de n'avoir qu’un poil dans le comté, et de le placer dans une partie éloignée de la ma- mande votre vote pour vous, pour vos enfants et.vos, petits-enfants.Le Dr S.-A.Doudeltn décédé à 73 ans Le Dr S.-A.Dnudelin, de Worcester, Mass., fondateur et premier président de la Société Médicale de Worcester, est décédé samedi matin, •après une brève maladie, à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.Il était âge de 73 ans.Il fut frappé par une atta- jorité des électeurs, à New-Glas- | que cardiaque, mardi dernier, alors gow: et il fit venir de Glengarry qu'il était en visite chez sa soeur, des centaines de forts à bras pour Mme Brun, avenue de Lorimier.empêcher les Canadiens français U était né à Sutton.Que.Il avait onde présenter un candidat.La Foi- lenl! son diplôme en médecine a faine ne voulait pas provoquer | l’université Laval de Montreal, puis ruz—oin.o.,i„ A .avait fait des stages a divers liopt- taux de Paris, de Londres, de Vièn* retira.Le Dr McCülock fut élu.LaFontaine déclara: le gouverneur m’a vaincu, mais il y a de ces défaites qui sont plus honorables que des victoires.I| ajoutait: J’ai la conviction d’avoir obéi à ma ronsrirnee et à mon devoir Réimpression du "Manuel de psychologie appliquée à l'éducation" de L RIBOULET Volume de 312 pages relié toile.Au comptoir $2.50, par la poste $2.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" A cette cnnférenre j’ai demandé aussi une compensation pour notre province.Pendant sept ans la province de Québer avait été privée de la pension de vieillesse, par I la faute du gouvernement provincial.Mais en même temps notre I province payait ¦Tfl'fr lies nllocn-I jtlons versées par le trésor fédéral | j aux autres provinces pour celte j pension; cela atteignait 870,009,000.I J’ai demandé au pouvoir fédéral de rembourser ce montant à nçtrc province.Il a refusé, et nous avons été privés d’une somme de 87t) millions.L'outonomie provinciale ,1e vous ai parlé de la conférenre ne ét de Berlin, étant même chef de clinique résident à l’hôpital St-Vic-tor d’Amiens, France.En 1997.le président des Etats-Unis de l'époque, M.Théodore Hoosevelt, nommait te Dr Daudelln commissaire , ,, , plénipotentiaire des Etats-Unis à .Z0U* avons f:,lt 'les p.l B m 41»- 1S 3 Ottawa Powrr Placer Dev Ca?9 H PrU- Bro- Car Prtv.tabc-'î *>3 $ aat.Prie?Brrr,, oriv Car prlv nour.) 2£ * ?26 * 2 26l2 Quebec Power t™ > »i v .* .37’.- 37% 37», t'n Bag At P .55 .9», 9», 9% Grt N Rv p 2 00 ., .27»/, 27% 27% Un Pacific 6 no .98’, 98 98», Hudson Bay 2.00 , .26', 261 » 28 V, Un Aircraft 3.00 .31 31 III Cent.Ry .12», 12% 12% Unit Corp.1 » 8 1% 1% Inspiration 1 OO .11», h% 11».Do prlv.4 00 .30», 30» 4 30% Interl.Iron 50 US Steel 4 00 .57% 57*4 tnt.Nickel 2 , ., 30*, 30», 30% Unit Fruit 3 00 .7?.', 72»- 72% tnt.Pap it P .98»- 58» a 58% Do Prlv 7 00 .119% 119*8 119% Kenneeot 3 00 .30% 30», 30% Vanad Steel 50 ., , .1!» 19 19 Krog G & B 2 00 .30».30*.30-4 West' Union 2 00 35% 35% 35% '.ockhecd 2.50 .174 H3 174 We-tlnshouse 4.00 ., .91* 91», 91 »i •oew s Inc 3 50 .53 58 58 Yellow Tr 1,00 .13% 13 18»a Wsev Co 2.00 .28', 28», 28», 2, 29-30.14-2 livres, 27; poules: du travail.On espère maintenant 5 livres et plus 23.moins de 5 li- ; qu'une intervention du ministère vres, 21 ; canard.22-24 cents.Les j provincial du travail pourrait ame-prix payés aux expéditeurs sont .d’un à deux cents plus bas.Le nombre d'oiseaux reçus à Montréal pour la semaine finissant le 21 août se monte à 51,486, d'un poids d'environ 193,401 livres.Ce sont les poulets du printemps et' les poulets de gril qui forment le gros des recettes.Le marché des volailles abattues est toujours dans le même état quant au ton et aux prix.La demande est excellente mais les stocks reçus sont à peu près nuis et les approvisionnements congelés en magasin sont extrêmement bas et distribués parcimonieuse- ner une entente de quelque sorte et empêcher la grève.Chez les employés municipaux de Joliette Joliette, 30 — Le Congrès des métiers et du travail (A.F.L.), va demander cette semaine au ministère provincial du travail un comité d’arbitrage en vue de régler le différend qui existe parmi les employés municipaux de la ville de Joliette au sujet du choix de leur agence officielle de négociation.Il s’agit ici d'un conflit entre les Syndicats catholiques nationaux et le mêmes qu’au mois correspondant : ment.Les volailles abattues locale- , Congrès des métiers et du travail, de Tan dernier, mais elles tombent ment sont immédiatement achemi- .»¦ j i» de 18 p.c.en regard des ventes ] nées vers la consommation, sauf La convention du Congres de min.Les nombre-indices non une petite proportion de poulets de ajustés, sur la base de 1935-1939 gril que Ton entrepose.100, s’établissent à 112.6 en juillet cette année, 112,6 en juillet de Tan dernier, et 136.9 en juin 1943.La j valeur dollar des ventes les pre- j miers sept mois de cette année est j de 1.4 p.c.plus élevée que pour la 1 période correspondante de 1942, Le dollar canadien New-York, (C.P.) — Le dollar canadien à un escompte de 9 1-4 p.c., et la livre sterling à $4.04 i,'nt pas varié en fin de semaine.La Commission de contrôle, à Ot- ; tawa, maintient le cours du dollar : à 9.09-9.91 p.c.d’escompte.Obligations de Sherbrooke Une nouvelle preuve de l’excellent crédit dont jouissent certaines municipalités de la province sur le marché de l’argent vient d’être donnée à l’occasion de la j vente d’une émission d’obligations 1 de Sherbrooke.Cette ville des Besoin urgent de la graine d'alsike Il y a un besoin urgent noun la plus forte provision de graines de plantes fourragères dont on peut se procurer re.tte année, surtout de la graine de trèfle d’alsike, dit Nelson Y’oung, administrateur des semences.I.a graine’ d'alsike ou la graine de luzerne, de trèfle rouge ou de mélange d’alsike el de trèfle blanc, devrait être vendue par Teritremi-se des commerçants de semence autorisés et le producteur devrait demander un certificat de participation au bénéfice, car tout bénéfice réalisé dans la revente de la semence sera réparti au prorata parmi les producteurs.Les commerçants de semences doivent recevoir Tau-torisation de délivrer des certificats de participation au bénéfice aux producteurs, de l’Office d’ex- des métiers fédération.De presque tous les centres de la province on était accouru pour participer à ces assises soit comme délégués, soit comme visiteurs désireux de se renseigner sur les activités et la valeur de la fédération La constitution presque refaite fut adoptée après une étude soignée, chacun voulant que la fédération sous l’effet de la nouvelle constitution prenne des élans vers des progrès insoupçonnés, et les résolutions adoptées aideront sans nul doute à assurer une protection plus suivie, plus énergique des intérêts professionnels et sociaux des barbiers, des coiffeurs et des coiffeuses.Les élections eurent lieu à la fin du congrès avec el résultat suivant: président, M.P.-E.Cabana, de Montréal; vice-présidente, Mme Do nat Ricard, Trois-Rivières; secrétaire, M.Alphonse Robitaille, de Québec; trésorier, M.J.-A.Ferland.Un directeur fut aussi choisi pour chaque centre.Le pique-nique des bouchers Le pique-nique annuel de l’Association des bouchers de Montreal, qui eut lieu hier au parc Richelieu, sous la présidence de M.Louis Dai-gneault, a attiré plusieurs milliers de personnes.Le programme comprenait, entre autres attractions, des courses de chevaux et de chiens couronnées par la distribution de magnifiques prix.Au Conseil central des Syndicats A sa dernière réunion, le Conseil central des Syndicats catholiques a décidé de prier la C.T.C.C.d’adopter à son prochain congrès de Granby une résolution en vue d'obtenir du gouvernement provincial que les concierges à l’emploi de la Commission des écoles catholiques et de celle des écoles protestantes soient assujettis à la Loi des accidents du travail.Le conseil a décidé aussi de demander à la Cie des Tramways de Montréal d’améliorer son service d’autobus, rue Saint-Hubert.* Québec, 30 —La 59e convention annuelle du Congrès des métiers et du travail s'est ouverte aujourd’hui su château Frontenac, en présence de près de 600 délégués.Les leaders de ceux-ci, qui ont mis la dernière main, hier, aux préparatifs , .,, .de la convention, ont déclaré que ! boulangerie a créé un certain émoi le ministre du travail.M Hum-! tant chez le Pubhc consommateur Cette ordonnance dan» la boulangerie On nous communique: L’Ordonnance récemment publiée concernant l’industrie de la phrey Mitchell, recevrait enfin au cours de la convention la réponse à sa récente question: “Quels sont les plus grands besoins de la classe ouvrière, en ce moment?” On s'attend que Tesprit général des délégués sera en faveur de la démission de M.Mitchell comme ministre du travail dans le cabinet King.On signale comme Tun des au que chez les fabricants des produits de la boulangerie.Un comité de six représentants des différentes branches de l'industrie de la boulangerie au Canada, formé lors d’une assemblée du Conseil national de l’industrie de la boulangerie du Canada avant la publication de cette ordonnance, a siégé à Ottawa le semaine der- tres points saillants de la conven-1 Preseniç les faits, les pro- tion le discours que pronon-, testations et les consequences de cera devant les délégués, mercredi.; cf\s restrictions sur 1 industrie elle-Me J, L.Cohen, c.r., qui a fait ré- 'leme et le public consommateur.Cantons de l’Est a reçu, en effet, J portation des semences, Lindsay, pour cet emprunt, onze soumissions ; Ontario, qui a été créé à cet eu : pe : .» .« t .1.4 > « 1 .*1 Les récoltes différentes provenant de dix-neuf banques et maisons de placement.L'heureux adjudicataire fut un syndicat composé des firmes Mead and Co., Cochrane, Murray and Co.et Dyment, Anderson and Co., qui a payé le prix de 100.53 pour ' $175,000 de titres à 3 1-4 pour cent iroit par Toffice des produits spé- j riaux sous la direction de M.Fred : cemment la “grève sur le tas” comme membre de l'Office national du travail en temps de guerre.Délégués de Montréal au congrès des Syndicats Voici quelques noms de délégués Perrin.(le battage commencé dans plus} j sieurs endroits.Les rendements | d'intérêt, série vingt ans ! sont en majeure partie supérieurs La fenaison est generale dan= i à la moyenne, Les moissons font , .'es des progrès assez marqués en Sas- orovmces de 1 Ouest, et, à la faveur katchewan sauf dans l'extrême ie conditions idéales, elle fait des nord-ouest, La mouche à scie cause orogres npide_s dans le Manitoba ' (tPS dommages considérables dans de vastes régions tandis que dans un certain nombre d’endroits de l’ouest central an signale des dommages causés par la grêle.Dans le .ud de T.Mberta, la coupe d’une maigre récolte bat son plein.11 ;t le sud de TAlberta.Le battage ?st à peu près général en Ontario mais dans Québec et les Provinces Vîaritimes, la fenaison et le moissonnage des grains ont été foit •etardés par la pluie persistante des deux dernières semaines.U | faudrait du temps chaud pour faire •este beaucoup de foin à couper tnûrir les récoltes dans le centre et i Jans ces provinces.Certain; jr nord où la coupe sera générale i champs de grain tot semes ont rte (Pjpj nnp semaine °1' dix jours, I •otipès mais le gros de la récolté i !iP heau ternns chaud qu’il a fait mûrit lentement.Les rendements!^, in a„ 18 août „ été suivi d'aver-tes pommes de terre atteindront la ; srs dans |a pi„nart des régions de moyenne.La brunissure est cepen-|,a Colombie Britannique La coupe i tant très répandue.Des pluies ex- - lessives et continuelles ont retardé a fenaison dans le Québec où une grande partie de la récolte de foin ?st encore dans les champs et une nouvelle diminution des rendements des céréales est indiquée.Dans l’Ontario, les grains hâtifs sont en majeure partie coupée el les rendements en général décevants.Une grande partie des grains tardifs seront coupés pour four-age.Les racines et les pommes de terre sont prometteuses bien que Si te poil des veaux est rude au; a brunissure tardive soit répandue |0Hej1er Pt que ceux-ci paraissent ians certaines zones.Il y a peu de : , .1 ., •hangemen» dans la perspective gé- ^ anémiques, il est tout probable , lérale des récoltes dans les Provin qu'ils souffrent de parasites inter- ; •es des Prairies; certaines des nos.Ces veaux, dit la Division de 1 meilleures régions de la Sas Thygiène vtérinaire du Ministère catchewan se sont améliorées tan- i federal de l'Agriculture, répondent lis que dans le sud-ouest, le centre généralement bien au traitement de •l i'ouest central de cette province, ' phenothiazine.mais ce traitement .es perspectives en ont de nouveau) ne devrait être donné que sous la perdu.La fenaison bat son plein, Mirveillonre d'un vétérinaire, après au Manitoba à la faveur de rondi-jque les veaux ont été examinés et lions idéales.Le moisonnaae est que la cause exacte du désodre a terminé sur de grandes étendues et été.déterminé.C'est la première fois, croyons- i nous, qu'une municipalité impor- ; tante du Québec lance un emprunt : à 3 1-4 pour cent à longue écnéan-j ce et qti’elle fait une finance à des ] conditions aussi avantageuses.On sail que les emprunts de la Victoire sont vendus au public au taux de i 3 p.c.au pair, l.e loyer d’argent | payé par la ville de Sherbrooke i pour son emprunt n’est que de 3.20 ) pour cent.,j Rappelons que l’évaluation impo- I sable était de $30,821.825 à Sher-i brooke.au 31 décembre 1942, et que la dette obligataire nette s’élevait à la même date à $4,575,530.soif à moins de quinze pour cent de l’évaluation imposable, l.e servi- Moment propice pour le nettoyage des poulaillers On devrait profiter du temps pendant lequel les volailles sont sur le parcours pour nettoyer les poulaillers.Lorsqu'il n'y a plus de poules dans le poulailler, le ministère fédéral de l'agriculture recommande de sortir tout le matériel.Tout ce qui n’est pas cloué devrait être sorti, exposé au soleil et désinfecté.Les juchoirs, les nids et les murs devraient être grattés et récurés parfaitement avec un désinfectant fort On peut détruire les mites sur les fuchoirs et les planches à fiente, en les faisant tremper dans un mélange d'huile de charbon et d'huile carter.On peut appliquer ensuite une couche de blanc de chaux à l’intérieur du poulailler.Quelques cultivateurs ont constaté qu’il est préférable 1 au prochain congrès annuel de la Confédération des travailleurs ca-! tholiques du Canada qui se tiendra j à Granby, du 19 au 22 septembre: j Conseil central des syndicats.MM.! Alfred Charpentier, Roméo Bellema-re, P.-E.Cabana et E -A.La Caire, substitut;.Association nationale des briqueteurs et maçons: M.H.Laver-dure; syndicat national des olom-biers et poseurs d’appareils de chauffage: M.Henri Vinet; Conseil des métiers de la construction: M.J.-R.Lapointe; cercle Léon XIII; M.J.-E,-A.Pin; Association des plâtriers et cimentiers: MM.J.-E.Lamoureux et Z.Jobin; syndical .les de la deuxième récolte de luzerne | P(, f|p ia drtte exigeait en 1942 une d'attendre pendant un certain est terminée, l.e moissonnage des! proportion de 24 p.c.des revenus temps avant de faire rentrer les grains bat son plein dans toutes les régions du sud et le battage est commencé dans certains endroits.Dans le nord, le moissonage ne sera général qu’au début de septembre.ordinaires lion.bruts de la corpora- | volailles tové.dans le poulailler net- Ce comité siégera de nouveau à Ottawa mardi prochain avec les officiels de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Convocations Ce soir, à 8 h., au no 1231 est, Demontigny, auront lieu d’importantes réunions des groupements ouvriers que voici: Conseil général du Syndicat des cordonniers.Ouvriers et ouvrières de la Cie Barrett et de la Building Product Co.Syndicat des poseurs de lattes en bois, avec rapport de l’agent d’affaires, M.J.-E.Lamoureux.Ce soir, à 8 h., à la salle de l’Assistance publique, coin Lagauche-tière et Berri, réunion de l’Association canadienne des employés des teau, président du Comité de publicité de la campagne.L’Etat du New-Hampshire avait, le 26 août, dépassé son objectif de $1,200,000 par plusieurs milliers de dollars.Sept localités de cet Etat avaient à la même date atteint ou dépassé leur chiffre de quotité: Manchester avec $500,068, alors que l’objectif était de $387,400; Lacoma avec $220,576, contre un objectif de $44,-200; Nashua avec $200,079, cont-e un objectif de $1 >,700; Claremont avec $111,349, contre un objectif de $52,000; Concord avec $55,898, contre un objectif de $26,000; Dover avec $40,392, contre un objectif de $37,700, et Greenville avec $22, 058, contre un objectif de $15,600.Le Massachusetts avait atteint 75 p.c.de son objectif avec un grand total de $2,247,574.Springfield venait en tête des localités de cet Etat avec un montant total de $422,161, alors que l'objectif fixe était $102,000.Lowell avait dépassé son objectif de $330,300, avec le grand total vraiment remarquable de $630,781.Parmi les autres localités de l’Etat, dont l’objectif était dépassé le 26 août, on notait Leominster et Attleboro, Dans l’Etat du Connecticut, où le grand total de la campagne se chiffrait à $504,643, quatre localités avaient dépassé leur objectif: Putnam, Taftville, Jewett City et Norwich.Les Etats du Rhocie-Island, du Vermont et du Maine étaient jusqu’à la semaine dernière un peu en retard pour l’enregistrement de leurs résultats de campagne.Toutefois, il semble certain qu’ils atteindront leur objectif avant le début de septembre.Le grand total obtenu par 1» Rhode Island, jusqu’à jeudi dernier, était $723,516.Trois localités de cet Etat ont dépassé leur objectif, savoir Warren, Albion et Man-ville.Dans le Vermont, Hardwick dépasse son objectif et St.Albans Ta presque doublé.Dans le Maine, la capitale Augusta fut la première ville à dépasser son objectif.De plus, on semble certain que Lewiston.Auburn et Brunswick dépasseront très facilement leurs quotités respectives avant la fin d’août.La prochaine réunion du Comité d’organisation générai de la campagne aura lieu à Boston jeudi le 2 septembre.«VIVE LA JOIE M La Fédération des guides catho liques de la province de Québec vient de publier, sous le titre de “Vive la Joie”, un recueil de 90 jeux nouveaux ou variantes nouvelles de jeux connus.La classification de ce recueil par buts educatifs, facilite le choix des jeux.Cette classification donne aussi une idée de la richesse et de la variété des jeux qu’il contient: jeux de détente, jeux développant l’adresse, l’endurance, les sens, Tat-tention, l'observation, l’imagination, la mémoire, la maîtrise de soi, jeux de technique kuid' jeux développant Tesprit d’équipe, jeux convenant à un petit nombre de joueuses.Ce recueil, finement illustré pai J.-P.Ladouceur, se vend $0,50 souS au comptoir, $0.55 sous par la posta Service de Librairie du Devoir.services de la police et des incendies.Ce soir, à l’hôtel de ville de Beau-harnois, assemblée des ouvriers d«s Taluminium de Beauharnois, avec discussion sur la reconnaissance du syndicat et le boni de vie chère.Le veaux et les parasites MEMBRES DE LA BOURSE ET DU CURB DE MONTRÉAL Facilités d'achat et vente sur toutes les Bourses.Renseignements à titre gracieux.225 OUEST, RUE NOTRE-DAME 9501 MONTRlÂl H BAVARD A HART 1 PLACEMENT RECOMMANDE Nouvelle Emission.HOTEL-DIEC DE SHERBROOKE Obligations 4% Première hypothèque échéant le 1er octobre 1959 tt jfe.Transport au Fiduciarro des Octrois d'Hospitalisation & recevoir.PRIX 100.00 et l'intérêt couru.mmàf CREDIT INTERPROVINCIAL Ltée COURTIERS EN VALEURS 10 ouest, rue St*Jacqucs, Montréal — Suite 209-210 TELEPHONES : BE.2614-5 VOLUME XXXIV — No 198 LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 30 AOUT 1943 LA VIE SPORTIVE Autre échec pour les Royaux de Montréal McMark vainqueur du handicap Back River à Mt-Royal Les Red Wings sont blanchis par les Leafs w .Dans le handicap à obstacles Cô-1 Rochester, 30 Les Leafs de Les Royaux de Mont- te de Liesse, Mlle Judy Johnson.Toronto ont enregistre une autre Buffalo, 30.féal sont, toutefois, demeurés assez tonforlablement en quatrième place, (uoique ayant encore perdu du terrain sur les trois premières équipes victoire hier lorsque Strincevich a lancé une partie de quatre coups pour gagner contre les Red Wings ar le compte de 4 à 0.C’était sa e victoire de l’année conter l’e- l’unique femme-jockey en Améri que, remporta une victoire fort populaire en triomphant avec St.Pa- __________ .trick’s Day, cheval appartenant à Hier après-midi à Buffalo ils ont y j Mott.auquel elle sert d’en-i ae 5erdu par 10 à 7 contre les Bisons, | traineur.Mlle Johnson fit montre < quipe de Pepper Martin.11 ne per 5t reci en dépit du fait que les d-une grande habileté dans cette mit pas a un seul adversaire de se Royaux ont compte cinq de leurs ! course d’environ 2 milles en rete- I rendre jusqu au Je but.Les beats »eot points sur des erreurs des Bi-, nant légèrement sa monture sur réussirent trois points non mentes ,ons.i les talons des leaders durant le pre- contre hemp Wicker, dans les 4 Rufe Gentry oui enregistra sa dix-1 mier mille et demie, pui selle fit neuvième victoire de la saison, a appel a St.Patrick’, Day qui relancé une belle partie, même s’il fut ! pondit courageusement et gagna nsi «mnnorté oar ses co-eauipiers et; avec de la rapidité en reserve.L3 w Visiteurs a neuf couos sûrs.Bummer Bill et Aurebon termine- les Ms.iei.rs a neui < rent deuxleme et troisième respec- tivement.Premier choix des parieurs le gagnant paya $5.3a.G.La-voie échappa à toute blessure grave .’ , ' ' 5obOrtu“ètEârfleÿ'fürenl les seuls, lorsque J”»"'"'¦ ,"A1"h‘useï'au 1 hSkDw.».>“i obtinrent _plus .00001—1 J Schupp et Milites; Hausmtnn, Lyons et cüîumbv».; St-Paul .¦ ' > .• • 000001000— 1 7 a Burkhart et Heath; Speer, Belknap et Andrews.partie , Columbus .0001001—2 8 1 ., .0000100—1 6 0 Docklns et Oaraglolt; Melton et Blae- Toleôo .000200130—6 11 0 Minneapolis.000000000—/> 2 1 Kramer et Hayworth.Carpenter, Hogsett, 2e partie: Wonsor.et Blaso _______ , .2201000—5 10 0 Minneapolis .0002000—2 5 0 Kimberlin.Pvle et Hayworth; Scheetz, Hogsett et F-olandson Indianapolis.010012200—6 12 Milwaukee .111010000—4 8 Hutchins et Hofferth; Bery et Helf.2e partie Indianapolis .nooonio—! S Milwaukee .•.¦ 0000000—0 5 Rich et Hofferth: jPatyway et Half Les parties dans .les grandes ligues Lee Joutes disputées hier .d.ar* tas sérias dea ligues de baseball Américain* et Nationale ont donné les résultats suivante: LIGUE AMERICAINE 1ère partie: Philadelphie OOOWOOOOOû— 4 10 S Washington '.0000000103— 3 12 2 Black, Harris «t Swift; Heafner, Mertz et Early, Glullaal.2e partie; Philadelphie 000000001— 1 6 2 Washington 000000002— 2 5 0 Flore* et Wagner; Leonard et Early.1ère partie: Détroit 043002150—15 17 1 St-Loulâ 020201000- 5 10 1 Trucks «t Unser, Muncrlef.Fuchs, Miller et Hayes 2e partie: Détroit 000100021— 4 7 ô St-Louls 001000010- 2 3 0 Bridges et Richards; Potter et Ferrell 1ère partle: Boaton 0100100020— 4, 9 0 New York 1001000022— « 2 1 Hughson et Peaoœk; Bonham, Murphy et Dlekey 2e partie: Boston .100000000 - 1 5 0 Nsw York 43000000k— 3 8 2 Dobson, O’Neill et Partee; Chandler.Sears, 1ère partie; Cleveland 000001010- 2 7 0 Chicago 000100000- 1 3 0 Harder et Rosar; Grove et Turner.2e partie: Cleveland .001110102— 6 14 0 Chicago 100X10000- 1 7 ! Reynolds et Desautels, Humphries et C satin o.LIGUE NATIONALE.1ère partie: New York 000001000- 1 8 1 Boston .30001000k— * 7 1 Chase, Feldman et Lombardi 2e partie: O P PC New-York .46 623 Washington .58 543 Cleveland .57 533 Détroit .58 521 Cnicago 60 516 Boston .59 66 472 St-Louls .56 66 459 Philadelphie *1 s: 333 Les meilleurs frappeurs des ligues majeures Muslsl, Card.Appling, w 9ox Herman.Dodgers Wakefield, Tiger» Vaughan, Dodger» Curtrlght W Sox , Points piudults — r holson.Cub*.102 York Tiger*.96 , Circula — Ligue nationale Nicholson.Cub», 21.Llgu» américaine.- York, Tige».1SÜH J Ab pa C* PC 124 495 85 173 350 124 489 49 158 337 123 470 60 157 334 122 911 75 166 325 119 486 99 154 317 107 366 56 109 298 llgu» nationale.Nl-Llgue atnértealne mier, Les Phillies ont maintenant perdu six parties de suite.Brooklyn .200000100— 3 7 0 Philadelphie 000000001— 1 6 0 Wyatt et Owen; Barrett, Kimsall et Moore.Brooklyn .510002000— 8 14 1 Philadelphie .000000000— 0 6 1 Head et Bragan; Rowe, Lee.Ey.rich et Finley._ Ligue de la Côte du Pacifique Los Angels* .•.• • 010000000—1 7 1 Hollywood .OOIIOOOOk-2 12 2 Lynn.Osborn et, Holm; Root et.Brsnz»! Sacramento .000000000—0 3 2 -an Diego .01000003*—4 5 0 Bverlv et Malon».Schant et Stlkeld Oakland .010010003—3 12 0 San Francisco .100000200—3 9 2 Plppen et Raimondi Leonard, Harrell, Epperly et Sprlnz Portland .0ioi210i0—6 9 2 Seattle .ooiOoono-3 9 o Herring.Wilson et Adam», Jonas.Yelo-vle, De ni Plan et Sueme, - - ¦ V.—* - ri * Le grand et mince Valois a remporté les honneurs détenus l'an dernier par le sensationnel Henri Rochon, et si le résultat de ce tournoi est un signe d’avenir, le jeune joueur du club Rideau devrait être une vedette dans le monde du tennis.Dans chacun des sets Valois s'avéra supémur à Macken nar la variété de ses coups ét sa précision.Terry offre ses services ndersoiT^Valiquette Comptables-Vérificateurs J -Charles Anderson L l C Jean Vaflrustte CA L I O.Roméo Carle L.8 G CA A Daeenal* LSC.OA P Clalrou* C.A 84 Notre-Dame ouest - PL.Y7Q9 LUCIEN-D.VIAU.C.A.COMPTABLE AGREE 464) avantit Verdun, VERDUN YOrk 0642 MEDECIN CARON & CARON Comptables Agréée -J Chartered Accountant* Edmond Caron BA L.S C CA Henri Carea B A L L L.LIS C.OA M.m* St-Jaconet HArbonr Î6S5 MONTREAL 15».me Alexandre.TROIS-RIVIERES Electricité médicale atron* X Dr Maxime Brlaeboi» L G M C FRCSe.De U Faculté de Médecine de Part» Maladies génitales, endocriniennes, urtnaiieii digestive*, circulatoires, reanlratolre*.FRonanae «5J ns Sherbrooke ear OPTOMETRISTES OPTICIENS i?pc 11» 111 c s : H A rjboju r 554 1 r x \ Vi :\ nE LA V i ! V .Ul'SXL'MEXT DK VKKUKS, fl.PHANEUF-fl.MESSIER OPToKl E t b I s T K S - O F T1ÇIE N Ü 17*17 St'H.-rii Montre t IL f; ASSURANCES - „ * ^Assurance surkfh % ubeprbf MONTREAL NARCISSE DUCHARME.PRESIDENT Cartes d’Affaires DACTYLOGRAPHE New-York Boston Melton Adams Kluttz.1ère parti* ; Chicago Pittsburgh et 000000006— 0 5 1 00001000k— 1 5 t Mancuso, Javery 44 DU NOUVEAU 44 Assortiment complet Underwood Remington.Rovai Portatif et Stand ard Machine* a Additionner Calculateur» Protee-‘•urs de Chèque» Pupitre* Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adreat* i 44 St-lacque» O HArbotir 6968 R-T Armand prop MEUBLES Nos Royaux au bâton et au monticule 000002027—11 13 0 .000010100— 2 9 Blthom et MoCuliough.Sewell, Reaslgno et Baker, Laper.2e partie; Chicago 000100000- 1 5 1 Pittsburgh.00003000k— 3 5 1 Hanyaewakl.Burrows et Livingston, Oor-nlckl et Loper 1ère partie: Brooklyn.200000100- 3 7 0 Philadelphie 000000001— 1 6 o Wyatt et Owen, Barrett.Kimball et Moore , 2e partie: Brooklyn .510002000- 2 14 1 Philadelphie 000000000- 0 6 1 Head et Bragan.Rowe, Lee, Eyrlch et Finley.1ère partie: ï St-Loula 000000300— 3 10 1 * ¦ Cincinnati 10110200k— 5 10 2 1 Brecheen, Mupgw, White.Krlat et O De*, « 1 w Cooper.Riddle, Shoun et Muèller.2e partie: St-LouU .10100000091- 3 8 2 Cincinnati 00000000200— 2 7 0 Dlckron, Krlat.Lanier et W Cooper.Vender Meer.Begga et Mueller, Dephlllpps.DACTYLOGRAPHE Maçon .*?Ab Cs 2b 3b C Ppp Pr Ortl* Brack .Barnhart Btdk» .Hooka .Howell .Chipman Kimball .Frost.Campanie DeForge Barkley .M.aueh Shem Flower* Roehelll .Gregg .Diets .Barney .Sunkel .505 152 140 39 286 72 371 99 292 77 37.3 93 60 15 2 33 3 8 13 14 14 3 486 nn 22 2.3 419 44 t 14 1 1 10 3 4 3 1 4 0 5 0 2 0 381 301 279 268 267 264 42 255 4 259 49 226 2 217 33 295 2 205 Dans la ligue Internationale Royal — Remington — Underwood — L C Smith - Corons Silencieux, régulier et portatif P r o -recteurs de chèduee.duplicateur» calculateurs et machine# A additionner Vente.service, échange, , location.N.MARTINEAU & FILS 101» rue BLEURT BE 8316 Entre le* rue* Vitré e« Lagauchetlèr* ENCADREURS 8 0 5 0 Memphis, 30 (A.P.) — Bill Terry, ancien gérant des Giants de New-York, vient d’offrir ses services comme pilote de l’une des équipes d’étoiles des ligues majeures pour la tournée projetée des ramps militaires outre-mer, Terrv a révélé hier qu’il avait télégraphié au président Ford Frick, de la Ligue Nationale, et au commissaire Lan- aijni dis.leur demandant le poste si le biet# prdjet était réalisé, ) Barney Chipman Bherer .DeForge Fiowera .Dreg* .Sunkel ., «î 8 1 0 0 2 157 67 12 1 P 0 4 179 60 10 2 0 1 2 167 66 11 0 0 4 5 167 .ft * 1 n 0 1 147 49 7 0 0 0 3 144 10 1 0 0 0 0 ion 8 0 0 0 0 0 000 9 0 0 0 0 0 000 LEA UANCETTRS M) P Ca BB R»b o P PC 154 80 164 112 70 12 7 632 186 65 174 62 69 13 11 542 174 80 124 sn *7 6 6 500 ISO 64 158 79 35 12 12 500 149 S3 1Î4 M 66 11 U 500 .07 18 39 24 18 2 3 400 40 14 32 9 13 1 4 200 U 7 19 17 19 0 1 000 Newark .000001900— 1 .T»rsey City 00002009x— 2 Davis.Page et Cronin, Poll «t Steiner Newark 0000900— 0 Jersey City 0009001— 1 Peser et Oarbark; Wells et Fleitss Montréal .200002012— 7 Buffalo 00330031 x—10 13 4 Dletr, OeForge, Sunkel et Forât, Brooke, Gentry et Denning.Toronto .Rochester .Strincevich et.William» Rlce Syracuse .Baltimore Carter et Rie*; Vanalate.Celvert.Ecker et Syracuse 0000430— 7 8 0 Baltimore 0000109— 1 3 2 B-rtieson et West.Smolt.Swift et McOa- flty.L’unité monétaire de Turquie est la piastre.Elle vaut en moyenne 80 cents.* Wisintainer & Fils 9V* AOULEVARD 8Î-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIBR» Moulure» - Cadrei — Miroir» Réparation» 6* cadre* et miroir» tAnc 2ÎM Acheter che* Maireott*.C eat être dans te note Du meuble en général C’e»t rendrait Idéal A# L Marcotte 3906, ONTARIO EST prêt Orléans CH.9628 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée spécialités: meubles et matelu eu commande ainsi ou* réparations ¦atlmé* gratuit» tur démenés 3886 Henrl-luliM - Tét.RL 1111 REPARATIONS ELECTRIQUES i o 7 0 9,1 001200001— 4 10 0 I 000000006— 0 4 2 Wicker, Bake# et | 200040000- » 10 0 ! 000000100- 1 « 1 | LAITERIE CR MM-2585 Holt.ROSEMONT LAITERIE Laiterie canadlenne-fréotâls* B PATENIUDR.propriétaire Réparation» électriques Servies, rente e» réparation» de moteurs.générateurs, transformateur», radio*.$350.PAPINEAU AM 2141 Ceo.DAIGNEAULT Ltée SERRURIER Ontario Locksmith Shop REPARATIONS GENERALES Spécialité: LIMEUR ET SERRURIER Clef» de toute» sorte s fs'jej t ordre Aiguisage.Scies.Ciseaux.Couteau* Outils Reaeort» d» porta.Parapluie» Fers électriques.Grtlie-paln.etc.JOS -EMILE BEAUDOIN 1305 ONTARIO EST.MONTREAL Avet-vous besoin de bon» livre» ?Adressez-vous ou Service de Li-broirie du "DEVOIR’'.430 rue Notre-Dame lest),-Montréal.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN d» ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphone* lu lervie# du Hréf* i BEIalr 3361* i il vou* donner» fedresM d’un dépeiitiir* de votre voWntse. Montreal, lundi LE PEV OIR 30 août 1943 entre a opéré un schisme ’Etat et l’Esprit Emil Ludwig prévoit la fin prochaine des hostilités avec l'Allemagne — La passion de servir et la rêverie germanique — L'Etat est déifié au détriment de la liberté — Le mépris des valeurs intellectuelles et l'asservissement des universités Causerie au Cercle Universitaire, sous la présidence du Dr Oscar Mercier • Le Cercle Universitaire rie Montreal conviait hier soir ses membres et leurs amis a un dîner-causerie en l'honneur de M.Emil Ludwig, écrivain international, de passade à Montréal.Près de 'JftO personnes avaient répondu à cette invitation.A la table d'honneur, outre le conférencier, le Dr Oscar Mercier, president du Cercle, et Mme Mercier, M.Emile Vaillancourt et Mme, M Olivier Lefebvre et M.Léopold Houlé, Ln présentant M.Ludwig, le Dr Mercier rappelle ijne le premier livre qu'il ait lu de lui est Le Monde te! que je Vai vu, autobiographie parue en 1932 et dont il conseille la lecture.Puis il retrace à larges traits la carrière du conférencier, à qui il souhaite la plus cordiale bienvenue.M.Emile Vaillancourt a remercié M.Ludwig en évoquant la mémoire de son père, le docteur Herman Ludwig Colin, connu dans le monde entier pour ses travaux sur l’anatomie pathologique, et en ré- { férant à ses propres voyages en j Allemagne.Il a aussi invité l'écrivain à revenir souvent parmi nous, pour faire bénéficier le public de j ses connaissances variées et pro- j fondes.M.Ludwig avait intitulé sa causerie: Xoles uir le caractère îles Allemands.Nous en reproduisons ici l’essentiel.En terminant, il a voulu insister sur sa conviction que la guerre avec l’Allemagne serait désormais très courte, Les Allemands, dit-il, savent attaquer, mais ils ne défendent jamais le sol national.Ni les Russes ni les Anglais ne se rendront à Berlin, car les Allemands signeront l’armistice auparavant.Une entente de l'Allemagne et de la Russie n’est pas à craindre, car trois millions de vies russes crient vengeance; il pourra toutefois se produire des redditions locales.Les nerfs allemands, estime M.Ludwig, ne pourront tenir longtemps.L’Allemand aime mourir pour sa patrie, mais il ne pense pas à sa patrie.Depuis trois semaines, Hitler serait, pense le conférencier.le prisonnier de l’armée allemande, celle-ci tenterait peut-être la manoeuvre d’il y a un quart de iècle, — en 1918.Le caractère allemand Pour comprendre le caractère l’un peuple il ne faut pas baser ses observations sur la statistique ou le résultat de “poils".On y arrive seulement par l’expérience personnelle et intime, la connaissance de son histoire, le contact avec toutes les classes et tous les clans.C’est ain i seulement que se révèlent les qualités nationales d’une race.C’est un préjudice de croire que l’étranger que l’on revoit dans une famille est plus apte a en connaître les membres que les amis de ces derniers.Nul Eu-ropéen ne pourrait faire 1 analyse de votre pays, mieux qu’un Canadien qui l’a étudié et en possède une connaissance profonde.Le caractère allemand n’est pus un caractère harmonieux.Cela peut s’expliquer par un germanisme “Er fuehit si ch nicht wohl in seiner Haut” (H ne se sent pas a l'aise dans mi propre peau).L Allemand n’est jamais satisfait du présent, de sa condition du moment; jamais il ne s’attendra a être satisfait.H ambitionne toujours davantage.11 est aux antipodes de l’Américain, qui, lui.au moins, aime le répit, la récréation.C’est un étrange manque de confiance en lui-même qui pousse 1 Al-'em and a chercher à dominer les ce.Les princes allemands ont toujours mis de l’avant l’expression ‘ Pour le trône et pour l’autel”.Les luthériens furent les sujets les plus loyaux, pour la bonne raison que Luther, dans sa révo'ution —- appelée “réformation"—après avoir détrôné le Pape, accordait des pouvoirs spirituels illimités aux princes, en les mettant à la tête de la nouvelle église, dont ils entretenaient les ministres.Quant aux catholiques de l’Allemagne du Sud, ils, demeurèrent plus indépendants de leurs seigneurs temporels chez eux, du fait même que leurs chefs spirituels habitaient dans un pays éloigne.C’est ainsi que dans leurs sentiments les plus intimes — leurs relations avec Dieu — leur pensée fut orientée vers les sphères de l’Etat.La loi de l’Etat devint leur credo et les rois firent partie de ce dernier.Que de fois n’avons-nous pas vu au cours de l’histoire de France et d’Angleterre les conflits entre souverains et sujets devenir des révolutions prenant fin généralement par la décapitation ou la déposition des rois.Jamais, pendant mille ans, l’Allemagne n’a connu une vraie révolution.Les trois soi-disantes révolutions de son histoire — qui n’ont duré que quelques jours ou quelques semaines — ont été étouffées en d’épouvantables représailles.Il s’agissait de la révolte dite des Paysans en 1525; ta révolution de 1848 à Vienne, à Berlin et dans d’autres villes; et finalement de ia chute de la monarchie en 1918, laquelle consistait vraiment dans la fuite de vingt-deux princes.Cette L'arrogance germanique et la révolution finit après quatorze an-gloire de soi-même découlent de la 1 nees par 1 avenement cl Hitler.Les même source que la passion de autres.L’Allemand, lui, jamais sûr de lui-même — et cela pendant toute la durée de son histoire, au milieu de toutes ses classes, — se demande toujours: Qu’est-ce que les autres peuvent bien penser de moi?Il convoite les honneurs, l’estime, le pouvoir de montrer su force — tant physique qu’intellectuelle.Ces dernières ont beaucoup plus d’emprise sur son âme que l’argent.La jouissance pacifique des bonnes choses de la vie: tel n’est pas son but.Même l’extraordinaire jeunesse hitlérienne rêve davantage de grandeur, de puissance et de supériorité, que de meilleures autos.qu’une nourriture plus abondante et plus d’argent en banque.La passion de servir servir.Le manque de confiance des Allemands en eux-mêmes a développé en eux un désir immodéré de dominer en même temps que le désir d’être dominés.Pour eux l’Etat c’est une pyramide dont chaque pierre est un citoyen supportant patiemment une autre pierre sur son épaule du fait qu il peut faire porter la totalité de son poids par un autre homme qui est sous lui.Voilà comment il se fait que la passion pour l’obéissance est devenue une véritable joie de se tenir au garde-à-vous devant un stipé-rjeiir — ce qui ne se voit pas dans les autres pays.De temps immémorial, les Teutons furent une race militante, donc facilement entrai-nables comme soldats combinant la force et l’obéissance.révolutions n’ont pas réussi pour la bonne raison que tout le peuple allemand préférait l’ordre à la liberté et le commandement à la responsabilité.Ce que j’ai vu alors à Berlin en 1919, m’a paru comme des épisodes d'un burlesque achevé.Cet attachement sans bornes pour l’ordre et l’obéissance a tout de même produit de bonnes qualités.Je puis dire que la même précision que les rois de Prusse ont inculquée à leurs soldats pour leur apprendre le pas de l’oie et l’astiquage des boutons d’uniforme, leur a permis lout de même, après trois années d’entraînement, en devenant seconde nature, alliée à leur esprit de corps, de devenir capables de fabriquer les lentilles les plus précises, les appareils photo- .„ .graphiques les plus au point et les Pour pouvoir inspirer la rraintt | s0jutj0ns chimiques les plus exac- ou l’admiration aux gens du dehors, depuis deux mille ans —l,77,au!our: d’hui comme autrefois — 1 A.lemanct trouve une satisfaction indicible a être soldat.Le sentiment bien naturel de l’harmonie est loin de le rendre heureux.Il n'est vraiment heu-reux que lorsqu’il a la satisfaction de savoir qu'il y en a d’autres qui sont plus malheureux que lui.La satisfaction ne lui donne aucun répit.Il est toujours en quête d’un rang ou d’un titre plus élevé, quand bien même cela ne lui servirait à rien.C’est avec un oeil d’envie qu’il regarde la France, non pas à cause de ses fruits et de ses vins, qu’il pourrait convoiter, mais parce qu il al>- 3 horre voir le Français jouir en paix des bonnes choses de la vie, indifferent à tout ce qui se passe de l’autre côté du Rhin.Cependant, l’idée de la pyramide n’est pas limitée seulement à la vie publique et au gouvernement.De la caserne elle a gagné toutes les phases de la vie civile des citoyens, dys étudiants et des ouvriers.Tacite, dans ses remarques sur les Allemands, au temps de Jésus-Christ, nous apprend déjà qu’ils sont toujours prêts à mourir pour leurs maîtres.Cet être humain a donc toujours été prédestiné au militarisme, en développant ce trait de plus en plus, La rêverie germanique tement titrées.j; La "liberté" allemande Cependant, tout comme l'idee de liberté est inhérente au coeur de l'homme comme l'idée de Dieu, les Allemands 7- à leur manière — ont pourtant été à la recherche de cette liberté.Ils l’ont trouvée dans une autre région de la complexité de leur caractère.Loin de la réalité, une idée de liberté se fit jour dans leurs rêves et leurs poésies.Ici commence la dissociation définitive de l’Esprit et de l’Etat qui déterminé l’histoire des Allemands pour des siècles à venir.A peu d’exceptions près, la caste des gouvernants Junker, comtes ou princes, est toujours demeurée une caste soldatesque, ayant peu de culture et uniquement consacrée au pouvoir et au commandement.Le simple citoyen, de son côté, exclu du gouvernement qui était pour lui objectif plutôt que l’objet de sa création, sans droit de vote, préféra s’en tenir aux affaires, aux sciences et aux arts.Ainsi, pendant des siècles ces deux classes faisaient bande à part, sans se étaient de la noblesse et ont combattu pour la liberté.Il n'y a qu’en Allemagne qu'on ne trouve pas un seul monument érigé à un héros de la liberté.Il n’y a même pas de martyrs dans ce pays-là, car les gouvernants se sont toujours empressés de détruire leur mémoire de peur qu’elle ne prenne racine.Dans les cinq cents ans qui ont suivi la réforme de Luther, il y en eut toutefois deux: l'un n'est connu: *i’en Autriche, Stofer.et l’autre, | Ilum.est inconnu.Aucun des nombreux tyrans couronnés d'Allemagne n'ont été assassinés ou détrônés par le peuple.Les universités allemandes La tranchée entre l’Esprit et l’Etat a continué à exister pendant des siècles.Lorsque l'empire connut le succès des guerres et des conquêtes, il n’y avait aucune manifestation de i’intellectualité allemande; mais lorsque le Reich était divisé par la guerre civile et l’impuissance, l’art et la science se révélèrent au monde.Le point de rencontre de l’Esprit et de l’Etat aurait pu être naturellement les universités, dont quelques-unes sont les plus anciennes du monde.Mais comme l’Allemagne n’a jamais connu les fondations particulières, ces centres du savoir ont toujours été à la charge des princes qui choisissaient et payaient eux-mêmes les professeurs.Ces universités ont fourni de grands médecins, chimistes et hommes de science, mais la philosophie, | la religion et l’histoire ont toujours: été sous le contrôle des princes qui ! les asservissaient à leurs intérêts.1 Le scientifique allemand pourra pu-1 blier les théories les plus révolution-, naires sur le cancer ou la tuberculose, mais jamais on lui permettra j d’écrire franchement ce qu’il pense : de l’Etat, de la philosophie, de la 1 liberté ou du pouvoir.Les professeurs étaient les serviteurs des princes.Mais mon père, qui était l'exception, avait coutume de se moquer de son serment universitaire par lequel il avait juré de protéger même les princesses prussiennes.C’est pour ces raisons que Hegel j qui a inventé la déification de j l’Etat s’est vu accepté par Berlin, alors que .son contemporain qui le dépassait de beaucoup, Schopenhau-ser, dut se résigner à vivre en ermite.Après Luther, Kant est l’exemple le plus frappant pour démontrer ce que peut devenir un grand homme menacé par le pouvoir.Tant qu’il enseignait la métaphysique — trop élevée pour qu’un cerveau Junker puisse y atteindre — on le laissait en paix.Ils ignorèrent même “La j Paix Eternelle”, une sorte de projet de Ligue des nations, dans lequel il faisait l’éloge des systèmes gouvernementaux de la France et de l'Angleterre, Quand la Pologne fut morcelée sous ses propres yeux, Kant observa le silence.Mais plus tard, lorsqu’il prit la défense de la liberté de religion, le roi de Prusse lui dit de se taire, sous peine de renvoi.Ce grand génie, qui tenait l’unvers dans son cerveau, n’osa pas protester au roi — le plus bête des souverains qui ait régné — en lui adressant une réponse.C’est dans son pupitre que l’on trouva cette dernière — ce sont ses élèves quij firent la découverte.Le domoine de l"hisIoire Les Allemands ont produit de bons historiens, mais seulement pour Thistoire étrangère à leur pays.Ils pouvaient alors critiquer à leur aise.Mais jamais ils n’eurent l'indépendance voulue pour écrire une histoire impartiale de leur propre Bloc - notes (suite de la première page) profitait de ce qu’un Ontarien, M.P.D.G.Ross, député à la Chaihbre des Communes, s’était plaint du prix élevé à Toronto du poisson pêché sur les côtes des Provinces Maritimes pour établir certains faits.M.Ross avait exprimé son étonnement de ce que par exemple la morue payée deux cents la livre aux pêcheurs canadiens de l’Atlantique s’offrit au prix de 20 cents la livre aux consommateurs ontariens et il avait demandé si les tarifs du transport ferroviaire ne pourraient être ajustés de façon raisonnable.Le Mail haligonien expose que le transport au poisson par chemin de fer ne peut avoir qu’un effet bien minime sur les prix de venta aux consommateurs: “Il en coûte présentement 57 cents par cent livres, écrit-il, pour transporter du poisson frais ou congelé de Halifax à Toronto, c’est-à-dire, en tenanr compte de l’empaquetage, pas plus d'un cent la livre.Les tarifs ferroviaires ont au vrai si peu d'effet sur les prix du poisson au détail qu'il est arrivé que des ménagères de Winnipeg pussent acheter du poisson des Provinces Maritimes à meilleur marché que les ménagères de Halifax.” Le journal ajoute que si les consommateurs des autres provinces ont lieu de se plaindre des hauts prix du poisson sur les marchés de détail, il en est de même pour les consommateurs mêmes des Provinces Maritimes.La morue se vend présentement 15 cents à Halifax et le filef de morue.22 cents la livre.Le Mail dit avec raison qu’il y aurait là matière à une enquête sérieuse par la Commission des prix.Mais on est tellement occupé à rationner les confitures.Emile BENOIST 30-Vin-43 HEURES D’AFFAIRES DEMAIN 9 h.du malin à 5 8.30 de l'après-midi ?UPUIS DURANT SEPTEMBRE OUVERTS DE 10 A 6 SAMEDI COMPRh L’actualité comprendre.L’.une composée d’of- j pays.Mommsen écrivit que l’on de ficiers et d’hommes d’Etat sans | vait en finir avec les Tchèques, culture accaparant tout le pouvoir, Bruckhardt, le plus important de et l’autre une classe de sujets cul- tous, vivant à Bâle comme Suisse, tivés sans pouvoir aucun., osa écrire contre l’injustice du Comme l’Allemand est moins dépendant que l’Anglo-Saxon au point de vue du confort et du bien-être, il cherche des compensations dans la rêverie.Et c’est ainsi que la musique, l'expression la plus profonde de la vie allemande, entre en scène.Dans aucun pays —- pas même, celui des Hongrois et des Tchèques 7- on a entendu autant de musique jouée dans les intérieurs.C’est là l’expression la plus élevée que les Germains ont trouvée pour donner libre cours à l’élan mystique de leur caractère, autres," tout en lui faisant accepter • En Autriche, où l’esprit militai'-e est d’être dominé par les autres.Les moins prononcé, la musique dans sa peuples méditerranéens posse- forme la plus élevée a été créée et liaient un pays plus riche et une j recréée par toutes les classes du peu-culture plus grande que ceux des ; p]e (|ans leurs maisons ou dans Germains.Mille ans après la eons- j |ellrs sociétés.truction de l'Acropole, le Germain j,e oôté romantique de la nature chassait encore l’ours dans la forêt : (iPS Germains se trouve un autre vierge; son histoire n’avait pas un j débouché dans l’amour du voyage, niveau plus élevé que celle de Un- j pattrait des pays du midi et de le:.r dien de I'Amcrique du Nord.Des j olimat pjlIS clément Conscient de les premiers siècles où il fit son 1 je„r lourdeur naturelle, ils ont tou-apparition sur la scène de 1 Euro-I jours irrésistiblement attirés pe civilisée, on pouvait discerner par ja Pt le soleil de la Mé- en lui ce trait décisif, tel que nous diterranée.Si d’un côté ils méprise connaissons aujourd nui : il se Sf.nt les Méridionaux à cause de fraya un chemin en renversant scs compiaisance et de leur lais- voisins plus fortunés que lui; f1 > ser.a||er de l’autre ils envient leur institua une hiérarchie de set-1 gneurs féodaux et de s.'.’fs; 1' entraîna la jeunesse au courage et à l’obéissance.L’homme qui a confiance eu lui-même se préoccupe peu de 1 nn-’il pourrait faire sur les pression qu’il pourrait faire Adopte* Les CAFÉS, THÉS et CONFITURES de J.A.DÉSY, ( Limitée’ Qualité supérieure Montréal grâce, don qui leur fut refusé dans te partage des qualités humaines.La littérature allemande est remplie de cette tendance vers la grâce et la beauté.Dans un pays où chaque individu se croit un supérieur, il est impossible de trouver la confiance et la liberté, ces deux bienfaits de la démocratie.Sans la confiance et sans la liberté d’innombrables intrigues j et de craintes se font jour, lesiyiel-I les finissent toujours à la longue | par influencer la mentalité et le ' coeur des hommes.Là où l’obéis-| sance et le commandement sont à I l’ordre du jour, la liberté ne vaut ; pas grand’chose.L’Etat est une idole Dans une telle atmosphère, l’Etat devient .me sorte d’idole, un “golem” — le dieu inconnu des Egyptiens d’autrefois.El tout comme les prêtres de ce dernier ils s’appliquent à entretenir les préjudices qui alimentaient sa puissan- Le monde en général observait et qui se passait et était incapable de comprendre pourquoi ce même peuple qui créait des chefs-d’oeuvre en musique, en littérature et en sciences, finissait toujours, pendant chaque siècle à déchaîner une guerre d’agression.La noblesse, grâce a la tradition et à l'entrainement a produit de bons officiers; mais à cause de son manque d’intellectualité, ses hommes d’Etat et ses diplomates ne valaient pas grand’chose.Voilà la raison pourquoi une grande nation de soldats, gagnant des guerres et acquérant des territoires, n'a jamais été gouvernée par des chefs avant le véritable sens politique.Voilà la source des conflits perpétuels en Allemagne, entre tes hommes d’Etat et les penseurs, entre l’esprit et le gouvernement.C’est un schisme unique dans l’histoire.En Angleterre, la reine Elisabeth favorisait Shakespeare et en France le roi Soleil avait tous les égards pour Racine.Les Papes, à Rome, et tes princes itarliens s’étaient constitues les hauts protecteurs des arts et des sciences les plus avancés.Mépris des valeurs intellectuelles En Allemagne, où il y a autant de génies qu’en France et en Angleterre, pendant cinq cents ans, des petits princes se sont cependant amusés à distribuer des fa-veurs à quelques beaux esprits, j Mais la puissante maison des Ho-henzollern a toujours méprisé les : valeurs intellectuelles,' si ce n’est ' toutefois lorsqu'elle pouvait les , utiliser pour des fins politiques, ; D’Erasme jusqu’à Einstein, le génie j n’n jamais été légitimement reron- ] nu.Holbein partit pour l'Angleterre et Durer pour ITtalie.Ni l'un ni pouvoir.Lampreclit.le plus notable des historiens vers mil neuf cent, écrivit un panégyrique de Guillaume II, peu de temps avant sa fuite.Ce n’est qu’après leur mort, par les lettres qu’ils laissèrent, que nous avons connu les doléances des intellectuels contre un gouvernement militariste sans culture.Chaque nation doit s’attendre à être critiquée par les meilleurs cerveaux qu’elle produit.L'une des causes du conflit actuel, c’est que le contraire arrive le plus souvent: chaque pays croit | qu’il est nécessaire d’exagérer ses: propres vertus et talents.Cependant] nulle nation au monde ne possède 1 une réserve de sarcasmes amers! contre son propre caractère crue ! l’Allemagne et des sarcasmes endos- j sés par ses meilleurs auteurs.Il en i fut ainsi de Luther à Nietzsche.! 11 y a cependant des exceptions en ! marge de ce schisme allemand de l’Esprit et de l’Etat.Il y eut Goethe, qui, pendant toute son existence, consacra sa vie à la pensée et à l’action, au rêve et à la réalité.Dans le petit royaume du duché de Weimar, lorsqu’il fut premier ministre d'un jeune duc qui avait de l'admiration pour lui, il tenta d’introduire les idées libérales d'avant la Révolution française.Ces tentatives lui coûtèrent dix des années les plus productives de sa vie et lui acquirent l’amère déception d’être convaincu qu’en Allema-une, il n’y avait pas de place pour le gouvernement dirigé par des cerveaux d’élite.(Suite de la 1ère page) chat ef cinq dollars supplémentaires pour chaque animal additionnel de même espèce.Ai.Après l'éclipse des bananes, choux, fraises, framboises, amandes, etc., le rationnement des chats — ou les restrictions imposées aux chats, si l’on préfère.(Pour être equitable, ne devrait-on pas soumettre aussi à l’impôt les rongeurs qui s’en donneront certes à coeur joie une fois Raminagrobis enlevé de la circulation?) Le minet qui hmuse ces deux petites "villageoises" de la Côte-Saint-Luc est pourtant si gentil qu'il se prête bénévolement à toutes leurs fantaisies sans jamais sortir ses griffes.Ces messieurs de la ville voisine Vexécuteront néanmoins sans vitic s’il commet l’imprudence de franchir la clôture de notre jardin pour aller tenir, sans licence, des propos licencieux aux genies dames de sa tribu, le long des nobles gouttières de Varistocratique ville voisine.Vont-ils être assez malheureux, les chats de notre village, de ce birth control à peine camouflé! D’où sort ce nouveau règlement municipal?Sans doute a-t-il pris naissance dans ie cerveau de ces élégantes promeneuses qui (rainent en laisse caniches et chiennes dans les avenues fleuries de la belle ville.Ces dames ayant payé cher la l médaille de cuivre qui leur permet j de faire prendre l’air à leurs seigneurs et maîtres de la gent canine et de leur faire remettre, en retrait du chemin, le résidu de leurs repas savamment préparés, — ces dames, dis-je, en sont probablement venues à la conclusion qu’il est temps d’imposer une taxe jur les ennemis-ncs de leurs toutous chéris, ces ennemis qui distraient leqrfifs toutous à chaque tournant et forcent les promeneuses à des acrobaties plus ou moins gracieuses pour remettre au pas leurs trésors.La Perrette contemporaine devra donc désormais s’écrier: "Adieu veau, boeuf, cochon.et chats." * Ÿ * Mais il faut savoir trouver un bon côté aux choses les plus tristes et songer un peu à l’humour que comporte cette ère de rationnement que nous vivons.Pourvu qu’on n\tille pas rationner la bonne humeur! Ainsi, lors de la disette d’un précieux tubercule, il était consolant de constater que nombre de qens sont dans les patates même s’il n’y en a pas! Et, par le temps qui court, n'est-re pas un grand luxe que d’avoir la mine confite?D’autre part, se trouve-t-il encore des époux enclins aux querelles?Ils trouveraient — avec les coupons qu’on leur concède -— à peine de auoi faire une toute petite tempête dans une toute petite tasse de the sans anse! Si la grève des employes manuels de Montréal avait duré, ces couples auraient peut-être pu se payer une bonne petite tempête dans un verre d’eau — même s’il n’y avait eu dans l’objet de la querelle éventuelle de quoi fouetter un chat.avec ou sans "licence".Jeanne Métivier-DESBIENS 3o-vnr-43 Complets d’automne 23 .50 Complets f4rrôés d’un veston droit à 3 boutons, d’un gilet et d’un pen-telon.Fin worsted brun, msrine, bleu moyen.Diverses et nouvelles rayures dans la texture.Aussi beaux complets de tweed fantaisie.Gris, brun, gris bleu.Pour âdolescènts da H à 19 ans.Pas de commandes postales s.V.p.DUPUIS — rM-de-cheussée (De Moatlgujf PLateau 5151 ALBERT DUPUIS, président.A.-J.DUCAL, v.-p.et dir.-gér.ARMAND DUPUIS, sec.-trés.1943 EST L’ANNEE DE NOTRE 75e ANNIVERSAIRE Faits divers (BERNIER &.jsrsuLeice HONTWSAt CHCMOMi IMPORTATtUPS EN 0*05 TftIUS tAiW*0CS fcCOTOMÎ- SEb FILS) BE 2531-2 (suite de la page deux) l’autre n’ont fait des portraits de Chute d'un deuxième étage princes allemands.Il n y eut que certaines villes d’Allemagne qui se j Yolande Perron, quatre ans, 2301 firent généreuses protectrices dujes», rue Notre-Dame, est tombée du génie.• i haut d’un deuxième étage, vers 11 Mais, ce qui étonne davantage j b.30, hier matin.Hospitalisée à dans cette' division entre 1 Esprit et sainte-Justine, elle souffre de con- l’Etat.c’est le fait que le simple citoyen ne tenait pas du tout à gouverner.Avec sa philosophie, sa musique et ses sciences, il se contentait de vivre heureux sur son ile de rêve.Indifférent, il regardait passer 1a barque de l'Etat, bien content de laisser aux princes et aux rois les soucis du gouvernement.pendant que lui-même ne demandait qu’à jouir en paix de ses rêves et de son travail.Dans d'autres pays — même en Russie tsariste — d'impétueux intellectuels se révoltèrent de temps en temps, il y en eu* même qui furent déportés ou exécutés.D’émi nents poètes et des révolutionnaires fusions multiples et d’une fracture probable de la jambe droite.Accidents de la rue Madeleine Duquette, quatre ans, 1127, rue De Fleurimont, a été renversée par une auto, vers 8 heures, samedi soir, en traversant la chaussée, en face du domicile de ses parents.Transportée à Sainte-Justine, la fillette souffre de choc et de fracture à la cuisse droite.M.George Magorca, 60 ans.3845, rue Saint-Dominique, a été heurté par une motocyclette conduite par M.Bruno Marcotte, 849, *2e avenue, a Verdun, en traversant la chaus- F sée, vers 9 heures 30, hier soir, rue Notre-Dame est, près de la rue Vi-mont.Transporté à l'hôpital Saint-Luc, le blessé souffre de fractures de la jambe droite et du poignet gauche et d'une large plaie au cuir chevelu, Jeannine Deslauriers, six ans, 12475, rue Chevalier, Xiartierville, a été renversée par un autobus, tôt hier soir, en traversant la chaussée en face du numéro 2786 ouest, houl.Gouin.Elle a la jambe droite fracturée.On l’a admise à l’hôpital Sainte-Justine.Dominique Marchand, 9 ans, 7219, rue Drolet, a été heurté par une auto, vers 10 heures, hier soir, en traversant la chaussée en face du domicile de ses parents.Hospitalisé à Sainte-Justine, il souffre d’une fracture de la jambe gauche, Ebouillantée Anita Testa, douze ans, 504, rue de la Montagne, a été gravement brûlée, samedi après-midi, en tombant dans un escalier au domicile de ses parents, au moment où elle transportait un récipient rempli d’eau bouillante.On a dû donner une transfusion de sang à ia blessée, dès son arrivée à 1 hôpital Children’s Memorial.Blessés sur la route M.Orner Dumouchel, de Huntingdon, a été blessé à la tète, lors d un accident survenu à environ 5 mules de Châteauguay.Il voyageait dans une auto conduite par son frère, M.Ovila Dumouchel, de Châteauguay.En cherchant à dépasser un autobus, le conducteur perdit la direction de la voiture qui capota dans un fossé et heurta un poteau.M.Dumouchel reçut les premiers soins du Dr Z.-E.Marchand, de Châteauguay.avant d’être hospitalisé à Montréal.Son frère n a reçu que de légères blessures à la tête et au visage.Un autre accident survehu aux Cascades, à quelque cinq milles de Dorion, a causé des blessures au chauffeur d'une auto dans laquelle il voyageait seul.Il s’agit de M.Léonard Massé, des Cèdres.Il perdit la direction de sajoiture qui donna contre un arbre! Il est hospitalisé à Montréal.Enfants blessés Jeannine Charruau, 5 ans, 2863 est, rue Ontario, a été grièvement blessée, vers 4h.30, vendredi après-midi.En traversant la chaussée vers l’ouest, rue Frontenac, à environ vingt pieds au nord de la rue Rouen, elle fut renversée par une motocyclette.Hospitalisée à Sainte-Justine.elle souffre de traumatisme crânien et de plaies multiples.Odette Rice.3 ans, 7879, rue Drolet, a fait une chute d’une vingtaine de pieds, vers lh., vendredi après-midi, du haut d’un balcon.Elle a été transportée à l’hôpital Sainte-Justine où les autorités médicales ont constaté qu’elle souffrait de traumatisme crânien et de la hanche gauche.Incendie et explosion Un incendie suivi d'une explosion a dévasté, au cours de la matinée de vendredi, deux établissements commerciaux de Pointe-aux-Trembles.L’édifice devenu la proie des flammes renferme la quincaillerie Latendresse et Fils, et l'étal de boucher de M.J.-A.-X.Bri-sebois, portant les numéros 12057 et 12051 est, rue Notre-Dame.Les logements situés au-dessus des magasins, celui de M.Latendresse et un autre occupé par M.L.-P.Cha-put.ont suj)i des dommages considérables par la fumée.On ignore la cause de l’explosion qui s'est produite dans la cave de l’édifice, à 11 h.45.Exhibition Allan Joe Lee Hung, environ 20 ans, sans domicile connu, a comparu devant le juge Edouard Archambault, samedi, sOus l’accusation de s'être exhibé en tenue sommaire, au coin des rues Cathcart et Union.Le juge Ta condamné à 6 mois de prison.Dix ans et six mois de prison Le juge Edouard Archambault a condamné samedi Alcids Moreau 35 ans, 1657, rue Ste-Elisabeth, à dix ails et six mois de prison, sous l’accusation d’avoir obtenu de Ta-'-geût sous de fausses représentations.Le juge s’est montré sévère à cause du record très chargé de l’inculpé et de ses vols mutiples Agé de 35 ans, Moreau a déjà passé 21 ans de sa vie en pi;son ou au pénitencier.Il fut arrêté pour la première fois à Tâge de 16 ans.Maisons de jeu vidées .Les agents de la police provinciale ont vité trois maisons de jei en fin de semaine, deux boulevard Saint-Laurent, et une, rue Saint-An toine.Quatre-vingt onze habitué! des dés ont comparu devant le juge Edouard Archambault.Ils se son) avoués coupables et on leur a imposé les amendes ordinaires.Enquêteur trop facile Paul Raymond, 42 ans, enquêteur de la Commission des prix et du comrtierçe en temps de guerre, sans domicile connu, chargé à voir à l’observation du rationnement des denrées, a accepté $50 d’un marchand, pour ignorer certaines ventes illégales.Il a comparu samedi matin, devant le juge Edouard Archambault, sous une accusation de corruption pour avoir tenté de frauder le gouvernement fédéral.En liberté sur parôle, le prévenu est revenu ce matin au Greffe de la paix, fournir un cautionnement de $500 en attendant son procès fixé au 2 septembre.Il pourro dormir René Lacombe.vagabond qui ne voulait plus coucher dans les granges, décidait vendredi soir de dormir dans la gare de Roseiuere.Arrêté par la police.U a comparu samedi devant le juge Edouard Ar-chambault.Il s'est avoué coupable et le juge Ta condamné à $50 d’amende ou à deux mois de prison, Lacombe a choisi la prison où il pourra dormir.Condamnés à l'amende Roger Campeau, 20 ans, 1116 rue, Charîcvoix, qui ne s’e.sl • as rapporté au registraire avant le 15 mars, et Armand Roy, 29 ans.276 est.ave des Pins, qui ne s’est pas présenté à l’examen médical de l’armée, ont été condamnés chacun à $25 d’amende et aux frais ou à 15 jours de prison.Ils -sérrnl ensuite conduits dans un camp d'entrainement.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrte Fleuriste 168 «tt.S-CATHMINI UlTTAtsoa partout dv-vt*- U h 1S nse’it da aotr* «erre-ci-an* jj k.g» PL.1786-1747 CML*.
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