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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 6 août 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-08-06, Collections de BAnQ.

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“Le Canada eat une nation isuzeraine et ne peut avec docilité a :cepter rie la Grande-Bretagne, ou der Etats-Unis, ou de qu> que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui laut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien a’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Cemmonwealth.’’ (ij-x-ST) Lord TWEEDSMUIR Mofttréal, vendredi 6 août 1943 mdaction rr administratÏoh 410 1ST, NOTRI-DAMK MONTREAL TOUS LIS SiRVICIS TILIRHONI i SElair 33614 Oiractaw > C*er|«s PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Radactwai an cHaf i Omar HIROUX SOIRS, DIMANCHES CT FITES ’ AdmlalatraHM i BEIa|r 3361 Rédaction t BEIalr 29S4 Gérant i BEIalr 136! Une grande foule écoute M.Bourassa-Réunions dans Stanstead °Î*«T Pour la sauvegarde de Rome O Quelques réflexions nou velles sur un projet ancien Les Américains ont pris Mounda On n’a peut-être pas oublié qu’au lendemain du bombardement de Rome, nous suggérions que la Ville devint de nouveau un Etat indépendant et neutre, ce qui soustrairait au risque de pareils désastres.Il semble bien que toutes les précautions humainement possibles ont été prises, l’autre semaine, pour que les bombes n’atteignent que des objectifs militaires.L'abondance même de ces précautions et leur échec attestent qu il est virtuellement impossible (selon un sentiment que Radio-Vatican aurait dit être celui de Sa Sainteté) de bombarder Rome sans causer des dommages à quelques-uns des monuments sacrés dont la Ville éternelle est remplie.C'est un point sur lequel la tragique expérience de ces jours derniers ne paraît plus laisser aucun doute.* ¥ * Aussi n’est-ii pas étonnant qu’i la pensée de plusieurs sans doute soit venue le projet que nous avons formulé ici.Rome est une ville unique, — non seulement pour les catholiques, mais pour tous les civilisés.Elle est, du point de vue de l’Art comme de celui de la Religion et de l'histoire profane, un conservatoire sans égal des plus hauts et des plus précieux souvenirs.L’univers entier, tout ce qui compte dans le monde, doit souhaiter que Rome traverse, aussi intacte que possible, les siècles à venir.Mais en pourra-t-ü être ainsi si Rome reste la tête, le centre administratif d’un grand Etat?L’ennemi ne sera-t-ll pas toujours tenté de frapper au coeur de cet Etat?Et quelque précaution qu’il veuille y mettre, ne risquera-t-il pas toujours de causer à la ville unique, y compris la Cité Vaticane elle-même, de nouveaux et effroyables dégâts ?Si Rome, au contraire, redevenait la Rome de jadis,, centre du catholicisme, mais conservatoire aussi de tout cè qu’il y a de plus grand dans l’histoire humaine, sans importance administtadve ou militaire capable d’attirer la foudre ennemie, confiée à la garde de celui, qui est le Pète commun des peuples, ne serait-il pas possible de la protéger indéfiniment contre les assauts de la destruction et de la mort?¥ * * Presque à l’heure où nous exprimions ici même ce désir, un journal étranger formulait un voeu identique.Mais, d’après la très brève dépêche que nous avons lue, il paraissait y mettre un inutile et dangereux sentiment d'anitno- sité à l’endroit de l'Italie.Pour que l’indépendance, non plus seulement de la Cité Vaticane, mais d’une Rome épanouie dans toute sa splendeur, échappe aux querelles de l’avenir, il ne faut point que cette indépendance paraisse un châtiment infligé à ritalie.Ce serait *curnir aux esprits mal disposés en ce pays le prétexte d’incessantes revendications, d’attaques nouvelles sans doute, où l’on s'efforcerait d’exciter contre le Pape l’orgueil et les rancoeurs de la nation humiliée.Il faut au contraire que la restauration se fasse dans des conditions qui blessent le moins possible, qui, à la vérité, ne blessent même pas du tout Tltalie.Du reste, le Pape lui-même pourrait-il accepter un régime qui semblerait fonder sur une volonté de vengeance ou de représailles l’état de choses nouveau?¥ ¥ ¥ Mais n’est-il pas possible d’espérer qu’après les terribles malheurs qui auront frappé dans leurs plus hauts trésors les grandes nations, un accord s’établisse entre elles sur ce point Nous ne pouvons malheureusement être assurées de soustraire aux risques des guerres à venir toutes nos villes précieuses.Mais n’est-il pas dans l’ordre des choses réalisables que, par notre commune volonté, nous soustrayions â ces désastres la ville qui nous est chère à toutes; qui, précisément, est la seule à posséder un gardien naturel, indépendant de tous, étranger à nos querelles et capable de la conserver pour l’üniverseî avantage?Le Pape est à Rome.Il n’y a, pour constituer l’oasis sacré, qu’à décréter que les limites de la Cité Vaticane s’étendront aux limites naturelles de Rome.L’Italie, sans doute, dans cette restauration paraîtra à certains donner plus que les autres; mais c’est elle aussi qui, entre toutes, bénéficierait de l’état de choses nouveau.Car les trésors dont cette bienfaisante révolution assurerait le salut lui appartiennent, pour ainsi dire, plus qu’aux autres encore.Leur sauvegarde n'intéresse personne davantage qu'elle-méme.Et rien ne fera jamais que Rome ne reste au coeur de la terre italienne.Ce n’est certes pas en nos temps, si fertiles en révolutions politiques et territoriales, que ce projet, grand, très grand par son objet, mais presque modeste par ses conséquences proprement matérielles, devrait effrayer ou l'imagination ou la volonté des hommes.«-vnr-ss Om.f HIROUX A Ottawa L'actualité Le succès de la “C.C.F.” en Ontario est survenu en surprise .es gens du parti de M.Jolliffe dans la province voisine ont pu être les plus surpris — Le balayage des libéraux — Le pronostic du “Devoir” était juste (Par Léopold Richet) Ottawa, 6 (D.N.C.) — Les résul-ats de l’élection ontarienne ont gressistes-conservateurs, 89 libéraux (et un candidat libéral-indépendant, M.Mitchel Hepburn), 8G membres de la CCF et 17 autres onfirmé de bien catégorique fa- candidats qui se réclamaient de di-Devoir.No- v< ¦on les 'pronostk s du re journal écrivait mardi: “Les membres de la C.C.F.font une lutte charnée, soutenue, agressive.Li-éraux et progressistes-conserva-mrs sont obligés de se défendre.Ce ue l’on redoute le plus, c’est une «semblée législative dont les mem-res se partageraient à peu près gaiement entre les trois partis.Ou faudrait un nouvel appel au peu-le, ou il s’agirait de constituer un tonvernement d’union”.Ces pro-.ostics ônt été amplement confir-iés par les résultats du scrutin.Le art; libéral, dirigé par M.Harry (ixon, a été pratiquement balayé, lors que les progressistes-conser-ateurs sont arrivés avec le plus brt groupe de députés.Mais ils ’ont pas obtenu de majorité abso-je.Ils demeurent, malgré leurs bins, un groupe minoritaire.Quant s la C.C.F., elle arrive en deuxiè-e place et formera tout probable-ent l’opposition officielle.De tels résultats, bien qu’atten-us dans les cercles fédéraux, sui-aient de près la campagne électo-île, modifient du tout au tout la [tuatlon politique générale.En fin s semaine, aux quartiers généraux iogressistes-conservateurs, on Wédait quatorze comtés a la Î.G.F.Et chez les libéraux on ad-iettait que M.Nixon ne pouvait “1ère remporter plus de quarante nq sièges.Dans les circonstances, était évident que le gouverne-I ont libéral allait à une défaite •rtaine.Mais on avait peine à •oire malgré tout que la C.C.F.lait faire des gains suffisants tur supplanter les libéraux et )ur devenir l’opposition officlel-» Les plus surpris du résultat de •lection de mercredi sont encore s membres de la C.C.F.eux-mê-es.Ils espéraient beaucoup de •lection.Mais les résultats dépas-nt leurs prévisions les plus opti-fistes.Le (> Octobre 1937 les libéraux, jus la direction de M.Mitchell •pburn.faisaient élire 63 députés, •s conservateurs ne réussissaient l’à faire accepter 23 candidats.U x avait, par ailleurs, deux libéraux dépendants et un |Fermicr-Unl >rs de la dissolutlofl de l’Assem-ée législative le 29 juin 1943.11 y ait 59 députés libéraux, 19 pro essistes-conservateurs, 2 députés léraux Indépendants.Au surplus, comptait alors 10 vacances.A tte élection-ci, 11 y avait 282 ran-ats en présence, dont 90 pro* vers partis.Avant-hier le gouvernement Nixon a été battu de définitive façon.Sept ministres ont été défaits, dont quatre par des candidats de la CCF.Les progressistes-conservateurs ont obtenu 38 comtés et ils comptent bien en remporter un autre, le seul dont on ne possède pas les résultats finals.La CCF comptera maintenant 34 députés à l’Assemblée lésislative.Les libéraux n’ont obtenu que 14 comtés.Il y a en outre 2 députés ouvriers et un libéral indépendant.Il est à remarquer qu’aucun parti n’a obtenu de majorité absolue.Loin de là.Les conservateurs ne compteront pas 40 députés, alors qu’il y en aura 90 à l’Assemblée législative.On est tout de même d’avis que le lieutenant-colonel George Drew sera invité par le lieutenant-gouverneur à former un gouvernement.Il le pourra sans doute pour le moment.Déjà l’on dit qu’il peut compter sur l’appui de M.Mitchell Hepburn, «ancien premier ministre de la pVovince.Celui-ci deviendrait le trésorier de l'Ontario, poste qu’il occupait du temps qu il était premier ministre.MM.Drew et Hepburn s’entendent parfaitement sur les idées fondamentales.Tous deux sont en faveur j,un t//ort Ruerre maximum, d un effort de guerre, pour employer l’expression de M.Meighen, qui irait jusqu’au dernier homme et jusqu’au dernier sou.Tous deux sont adversaires déterminés du gouvernement King.Ils se rencontrent dans une haine commune, peut-on dire.M.Hepburn, qui a eu sa large part des honneurs depuis une dizaine d’années.consente à appuyer M.Drew.Personne n’en serait surpris.C’est dans l'ordre des choses.Il faudra un appui libéral Mais l'appui de M.Hepburn ne suffira pas.M.Drew devra compter sur l’appui de six ou sept députés libéraux pour se maintenir au pouvoir.Il s’agit de savoir, en l’occurrence, si les libéraux élus sont de l’école Hepburn plutôt que de l’école Nixon.En tout cas, les trois députés canadiens-français qui ont été élus sous l’étiquette li-bérale ne seront certainement pas empressés à appuyer M.Drew, à cause des appels de M.George Mc-Cullagh, président «t éditeur du (suite à la dernlere page) Il était un Finlandais Il était an Finlandais qui, dans sa vie, écrivit beaucoup de musique.Parce qu'elle était nouvelle et qu’elle parlait un langage inconnu, elle surprit les auditoires.Quelques habitués des concerts se récrièrent tout d’abord, disant qu’ils n’y comprenaient rien.D’autres, que Von n’ose pas appeler par leur nom, se hâtèrent d'admirer à tout hasard, de peur d’ètre en retard.L’homme qu’on discutait ainsi s’appelait Jan Sibelius.U vit encore.Les snobs ayant, d’une manière infaillible, flairé le vent dont, tout de même, des esprits éclairés leur indiquaient la direction, n'en reviennent pas d'avoir eu raison.Les grincheux se sont mis d'accord avec eux.On ne discute plus l’auteur de Finlandia, on l’accepte.Le nom de Sibelius s'est logé dans toutes les mémoires et sa musique dans une bonne partie des sensibilités.Il se trouve maintenant que la musique du Finlandais est accueillie avec enthousiasme partout, depuis qu’on en a découvert les beautés.On en découvre sans cesse.C’est à une découverte de ce genre que nous conviait, hier soir, au Chalet de la Montagne, sir Ernest MacMillan, directeur de l’Orchestre symphonique de Toronto.En écoutant la Symphonie no 2, en ré majeur, Sibelius nous est apparu, une fois de plus, comme l’un des plus grands compositeurs de notre temps.Sa Symphonie no 2 renferme quelques-unes des plus belles pages de son œuvre.Avec l'autorité qu’on lui reconnaît et son sens juste de l’interprétation, sir Ernest MacMillan a donné, de la Symphonie en ré majeur, une exécution digne en tout point d’admiration.Avec une égale mattrise, le chef d’orchestre invité a dirigé la Petite Suite, de Debussy.Elle comprend quatre mouvements qui s’intitulent: En bateau; Cortège; Menuet et Ballet.Sir MacMillan avait en outre inscrit au programme Couverture Francesca da Bimini, de Tchaikowsky, ail un thème admirable et d’une grande noblesse brille dans l’orchestre comme une gemme, et l’ouverture Nuit de mai, de Ri ms kg-Korsako v.Nuit de mal s'ouvre par une entrée ridicule des trombones qui sonnaient très mal.hier soir, à cause de certaines vibrations étrangères, semble-t-il, mais non imputables aux musiciens.L’ouverture se développe puérilement, à grand renfort de clichés et de lieux communs musicaux.L'orchestration en sauve l’ensemble.Mais il n’en faut pas moins espérer le jour oïl Von s'avisera de nous donner, de Rims-ky-Korsakov, Shéhérazade et la Grande Pâques russe.Bloc-notes (ptr O.H.et Lotiit Robülerd' Cette grève La grève des avîonneries suscite un intérêt très gravé; elle est, tout le monde le voit, grosse de conséquences.Quitte à y revenir plus tard, il nous parait utile d’inscrire ici deux observations qui nous sont venues presque à la même heure et de sources bien différentes.La première est d’un ingénieur.-— On fait beaucoup de reproches aux ouvriers, nous dit-il; mais qu est-ce que les ouvriers ont à faire là-dedans?S’il y a eu vote de grève, ce n’est point chez les ouvriers, mais chez les unionistes qui représentent peut-être un dixième fies ouvriers.Ceux-ci, dans leur très grande majorité, subissent simplement l’état de choses créé par une minorité organisée et qui fait du pique luge scientifique.On a dit aux ouvriers: Rentrez à l'usine, mais qu’a-t-on lait pour assurer leur liberté de mouvement?Rien.Ceci vient d’un ingénieur.Un brave homme qui travaille depuis quelques mois nous disait, de son côté, son mécontentement: —Comme plusieurs autres, je gagnais à l’avionre-ne beaucoup plus que je n’avais jamais fait.Je ne serais pas fâché de gagner plus encore; mais, à cause de ces gens à tête enflée (sic), nous voilà à l’ancre.Croyez-vous que ce soit Jà une chose qui nous plaise?.Pour mémoire, en attendant la suite.O.H.Parallèle politique québécois-ontarien Les Ontariens viennent d’accomplir leur devoir électoral.C’était leur vingtième élection provinciale depuis 1867, et on leur demandait de choisir leur 21ème Parlement.Les Québécois ont à leur crédit une élection de plus et leur prochaine (celte anné* ou en 1944) sera la 2jème en trois quarts de siècle et ils procéderont au choix de leur vingt-deuxième députation.Québécois et Ontariens sont nés en même temps à.la vie parlementaire.Nos premiers députés, tout comme les leurs, ont inauguré en 1792 le régime représentatif accordé par l’Angleterre au territoire de Québec partagé en deux Canadas: le Haut et le Bas.L’électorat du ûouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de ITle du Prince-Edouard, provinces de la Couronna anglaise, avaient obtenu le droit de suffrage parlementaire plusieurs années avant nous.Six députes de plus Les mandataires de la démocratie au Parlement de Toronto sont au chiffre de 90; l’Assemblée législative québécoise se contente de 86 députés.Il faut admettre que la population ontarienne dépasse la nôtre: 3,824,734, et Québec 3,389,727.Toutefois, notre territoire est d’une plus vaste superficie, sinon plus productif, que celui de nos voisins d’en haut.Nos députés à Québec reçoivent une plus grasse rémunération que leurs collègues de Queens Park; chaque session vaut à nos “membres’ une indemnité de 83,000 et ceux du “Haut-Canada” n’émargent Prise de Belgorod par les Russes — Nouvelles avances alliées en Sicile lient de nouveau pour reviser le exploiter les succès déjà obtenus e - .- Churchill et Roosevelt se rencontreraient de nouveau pour reviser le programme militaire et Les Alliés son! victorieux sur tous les fronts.Les Américains annoncent la prise de Mounda aux Iles Salomon.Les Russes annoncent la prise de Belgorod en Ukraine qui suit de quelques heures la prise d’Orel.Le haut commandement allié en Méditerranée annonce de nouveaux gains en Sicile.Les résultats obtenus par les Alliés depuis qu’ils t passés à l’offensive après avoir été sur k) défen- sont sive pendant les trois premières années de la guerre dépassent apparemment toutes les espérances des chefs politiques et militaires.Ils escomptaient bien la chute du fascisme en Italie, mais pas avant plusieurs mois.Ils espéraient bien venir à bout des sous-marins, mois pas aussi tôt ni aussi complètement.Ils comptaient sur la maîtrise de l’air pour porter de durs coups à l’ennemi, mais cela dépendait dans une certaine mesure du transport moritime dont les sou-marins compromettaient la sécurité.Ils n'attendaient pas une offensive soviétique avont le mois de septembre et elle est venue dès lè début d'ooût.La marine et l'aviation japonaises sont impuissantes à parer les coups des Américains et des Australiens contre les avant-postes du nouvel empire que Tokyo voudrait consolider et les derniers événements en Europe ont fort ébranlé la confiance des satellites de l'Allemagne dans les Balkans et ailleurs.La situation évolue si rapidement que des observateurs estimen"- que le président Roosevelt et le premier ministre Churchill devront se rencontrer de nouveau sous peu pour reviser tout le programme militaire allié, pour exploiter pleinement et promptement les succès déjà obtenus.Il fout battre le fer quand il est chaud.Les Russes sont du même avis et réclament de nouveau l'établissement d'un deuxième front.Un journal syndicaliste de Moscou dédore que l'établissement de ce deuxième front est la clef d’une victoire contre Hitler avant la fin de l'année 1943.Il affirme qu un debarquement des Anglo-Américains en Europe occidentale obligerait les Allemands à prélever au moins 60 divisions sur le front russe et assurerait une énorme supériorité à l'armés rouge.Il ajoute même que toutes les raisons que l'on invoque pour retarder ce grand coup ne sont que de mauvaises excuses et que certains groupes comme les fabricants d'armements manoeuvrent pour faire passer leurs intérêts égoïstes avont le désir général d'abréger fa guerre.DANS LE PACIFIQUE Les troupes américaines ont terminé aujourd'hui l'occupation de la base japonaise de Mounda sur l'île de la Nouvelle-Géorgie dans l'orchipel de Salomon.La victoire est venue 32 jours après le premier débarquement sur l’île de la Nouvelle-Géorgie et cinq semaines oprès le débarquement sur l'île voisine de Rendova le 30 jum dernier.Mounda, une base aérienne, était le coeur de toute l'organisation défensive japonaise dans le centre des îles Solomon.La chute de Mounda va permettre à l'aviation américaine d'atto-quer plus efficacement la gronde base japonaise de Kaboul.Le bulletin extraordinaire qui annonce la victoire ne fournit guère de détails sur les derniers assauts qui ont brisé la résistance désespérée de l'énnemi.Il est très bref et se lit comme suit; "Mounda est maintenant entre nos moins.Toute résistance organisée de l'ennemi a cessé.L'action se limite maintenant à la destruction de groupes ennemis isolés.On a déjà recueilli 1,671 cadavres japonais".Dans le nord-est de la Nouvelle-Guinée, la base japonaise de Salamaua est tellement menacée que ____Ie* J°PonP's ont lancé de nombreuses contre-attaques que pour $2,500 au budget session- J ô cinq milles ou sud de la place.Les troupes austra-neL liennes et américaines les ont toutes repoussées en infligeant de lourdes pertes à l'ennemi.Une compilation des rapports officiels indique que le Japon a perdu deux fois plus de navires et quatre fois plus d'avions que les Etats-Unis depuis que les Américains ont lancé leur contre-offensive en attaquant Guadalcanal il y a un an.Les pertes japonaises seraient de 96 vaisseaux de guerre coulés, 18 probablement coulés, 129 avariés et de 1,802 avions détruits tandis que les pertes américaines ne seraient que de 41 vaisseaux de guerre coulés, 9 avariés et environ 450 avions détruits.On rapporte par ailleurs de Tchoungking que les Japonais craignent apparemment des attaques aériennes contre leur propre pays et qu'ils améliorent en hôte leurs deux principaux aérodromes de la province de Houpé pour être en mesure d'attaquer les bases aériennes que les Alliés pourraient établir en Chine.EN RUSSIE Les Russes annoncent lo prise de Belgorod une journée seulement après la prise d'Orel.La chute d’Orel était attendue car il y avuit plusieurs jours que les troupes soviétiques se rapprochaient de cette ville fortifiée qu'ils avaient aux trois quarts encordée à la suite d'une offensive victorieuse: la chute de Belgorod est apparemment survenue à lo suite d'une attaque brusquée qui aurait pris les Allemands par surprise.On alloue des émoluments annuels de $14,000 au chef de notre gouvernement; les Ontariens sont plus parcimonieux, ils n’accordent que $12,004) à leur premier ministre.Le traitement des ministres ici et là-bas est le mêmê: $8,000, Not palabres Pour expliquer l’indemnité ses-sionnelle plus mince accordée aux députés ontariens, on pourrait noter que le travail législatif est plus raccourci à Toronto; les sessions québécoises sont très longues: en moyenne trois et quatre mois et les (suite à la dernière page) *(e carnet du giincheux «•vu-la Ferrie/ CHARTIER L’honorable Ernest Bertrand, pour avantager son ami Lazatus Phillips, passe des remarques de malappris sur le compte de M.Henri Bourassa.On n’en peut attendre d’autre de l’individu qui, en compagnie du pompeux colonel Vien, s’est déjà fait dire sans grand# cérémonie par un ministre de M.King, son collègue d’aujourd’hui dans le cabinet: Drop it or get out.( « * • M.Bertrand n’est pas sorti du parti, it s’y est enfoncé plus avant.Il s’ei» baissé tant qu’il la fallût pour ramasser un portefeuille; He sure dropped and got it.¥ ¥ * La C.C.F.telle que définie avec beaucoup d’intelligence, hier, à Magog, par le député ioseph jean; H s’agit de gens gui vivent1 dans un inonde irréel, de ré-veurs gui ont comma idéal dat chocot irréalisables.Qu’est-ce que c’eût été si ces réveurs-là «usaent entrepris de démolir le parti libéral?g A * Le dernier bulletin soviétique rapporte que l'aviation rouge a durement bombardé les colonnes allemandes qui battaient en retraite le long d'un corridor entre Orel et Bryansk et descendu 72 chasseurs allemands qui tentaient de couvrir la retraite.La bataille de Belgorod aurait coûté aux Allemands plus de 3,000 hommes Les dernières victoires russes ont enlevé aux Allemands deux des points d'appui de leur front du centre-sud.A titre de commandant en chef de toutes les armées rouges, Staline a lancé un ordre du jour pour féliciter ses troupes à la suite de cette double victoire que I on célébrera à Moscou.Il a déclaré que la prise d Orel et de Belgorod done le coup de mort à la légende allemande qui voulait que les Russes ns fussent pas en mesure de mener une offensive victorieuse en été et il a répété son cri de guerre: "Mort eux envahisseurs allemands!" Les Allemands ont admis lo perte d'Orel, mais ils n ont pas dit un mot de Belgorod.Le capitaine Ludwig Sertorius, commentateur militaire de la presse et de lo radio allemandes, affirme que la prise d'Orel est loin de constituer un succès stratégique pour les Russes, que le front allemand n'a pas été enfoncé, que les Allemands livrent actuellement une guerre d'usure et que de fait les Russes ont perdu 300,000 hommes et 3,538 chars au cours de leur offensive.EN SICILE L'avance se poursuit toujours en Sicile où la tète de pont de I Axe dans la région nord-est se rétrécit sans cesse.Les Américains ont avancé de deux ou trois milles le long de la route qui longe la côte nord, ils ont pris Gagliano dans le secteur central et lès Canadiens et les Anglais continuent de progresser vers Aderno.La prise de Gagliano qui se trouve entre Trama et Regalbuto aura pour effet de redresser la ligne alliée.Les unités de la 8e armée anglaise avancent le long de la côte orientale en direction de Taormina après avoir occupé hier Cotane, Mlster-branco et Paterne.L aviation alliée o pilonné hier à plusieurs reprises le port de Messine, le principal part qui pourrait servir a 'évacuation des troupes ennemies qui combattent en Sicile.Elle a égalsment pilonné Aderno, Francavilla et les autres centres du système défensif ennemi.La bataille serait particulièrement acharnée à Trama dont le premier ministre Churchill avait annoncé lo chute il v o trois jours mais où des contre-attaques allemandes ont apparemment empêché les Américains de consolider leurs positions.La défense de Troina aurait pour bot de couvrir la retraite des troupes existes menacées d'éncerclement à la suite de la chute de Catane en leur permettant de coé-four"r [• "O/K ®uesf 'rai{*nt consis,é canadiennes-françaises pour apporter quelques loisirs à nos soldats.La tournée a été préparée avec soin, grâce en particulier à la coopération financière de la ville de Hull, de Hull Iron Steel Ltd., de E.-B.L'd-j dg, Ltd., de Donat Paçiuin Ltée, et de plusieurs industriels et notables de la ville.à empêcher la police d’accomplir son devoir quant à la poursuite des infractions commises à ces endroits et en contrôlant ces poursuites, et de prendre les moyens efficaces pour poursuivre et arrêter les prostituées”.M.Fabre-Surveyer a entendu de nombreux témoins et analysé les procès-verbaux du conseil et les résolutions du comité de police.r ._ , „ _ , Son rapport comporte 42 pages.ecîeur-^e i8 *rouHe’nans 'a première partie, le prési-*JAV.nen l?°Vr 'c‘dent de l’enquête divise en qiaitre iine rTMfn»Q8n^°'îi'nfe" durcraj périodes: 1) la situation des mai- •dL da jHUn et lin! VT1 so"s da i™ e* 'R’S prostituées avant Artie 6 U l Ser°nt ,Ui l’élection de 1930; 2) l’entrée en i fonction du nouveau conseil muni- Celle tournée donne une idée du magnifique effort de guerre de la ville de Hull, les dépenses de la torupe pour cette quinzaine étant cipal (mai 1936); 3) l’engagement du chef Robert; 4) les mois de septembre et octobre 1937.Pendant la première période itu- Chefs fascistes arrêtés Berne, 6 (A.P.) — On rapporte que le dernier secrétaire du parti fasciste, Carlo Scoria, se trouve au nombre des 14 chefs fascistes en ont édifié leur fortune.DemajfV ^evoir Publiero, avec ses rubriques ordinaires du WAlAtf&J.le $ame(ji, les dernières nouvelles du paÿs et de l'ètran-jer, — et celles, particulièrement, de la campagne électorale dans Cartier tt Stanstead.PRIX ; 3 SOUS - RETENEZ D'AVANCE VOTRE NUMERO.défrayées par la cité elle-même et ! diée, le chef de police de Hull était par ses citoyens les plus en vue.; M.Marengère.Sous sa direction, la —¦;—____________ j police municipale a procédé a de ! nombreuses descentes dans les quatre endroits mentionnés plus haut ainsi que dans d’autres.A compter de juin 1936, après l’arrivée au pouvoir de MM.Moussette, Morin et Doiftpierre la police provinciale, qui faisait aussi des descentes dans tes maisons de jeux et de désordres de Hull, est priée de ne pas faire de vue qui sont appelés à comparaître descentes dans Hull sans que la de-devant les tribunaux pour rendre , T,1?,e lut en sod faite pur le (.on-compte de la façon rapide dont Ils se,l1 municipal.U chef Marengère.- i-.îx .— .seul maître, multiplie les descentes.Mais le 16 juin, le maire l’avctit dans son bureau: "A l’avenir, quand vous voudrez faire des choses comme ça (une descente dans une maison tenue par Joseph Barnabe), Chef, vous attendrez mes ordres.” Le comité de police demande en juin 1937 à Marengère dc réorganiser la police.Entretemps, le comité de police lu1 cherche un rempla- S’il ne s’agissait, ajoute le pré sident de l’enquête, que du jeu, qui est surtout un mal défendu, bien ges aux élections de mercredi.D’après les observateurs politi-qifes, le gouvernement Nixon demeurera en fonctions jusqu’au 26 août ou au 1er septembre.La procédure normale pour le lieutenant- qu’il puisse causer la ruine des in- - gouverneur, ce serait d attendre dividus et des familles, s’il s’agis-1 Que le premier ministre battu lui sait même d’ivrognerie, je pourrais I suggère d’inviter tel chef de par-tolérer.Mais il s’agit de la chaste- j ti à former un nouveau gouverne-lé des femmes, de l’intégrité des > rnent.foyers, de la famille.Il ne peut y ., ._ avoir de compromis — c’est le cas ! L opinion de M.Coldwell de le dire -— entre Dieu et Mammon.” M, Fabre-Surveyer analyse longuement les dépositions et les résolutions, puis finalement ié se pose la question: MM.Moussette, Morin et Donipierre ont-ils prôtégé les maisons de jeux et entravé le travail de la nolice?“Je n’ai aucune hésitation, déclare-t-il, à répondre affirmativement à ces deux questions.“La premiere entrevue du rnierc nouvellement élu avec le chef Ue police est pour lui reprocher d’avoir fait des descentes dans ce» endroits sans permission”.M.Fa-bre-Surveyer a fait préparer un tableau des descentes faites aux quatre endroits mentionnés et il le dissèque.“Pour la seconde question, dil-lb il suffit de se reporter aux réunions des 17 septembre et 11 octobre 1937.On fait des changements alors que tout allait bicn.ct on les Au cours d’une conférence dc presse tenue hier après-midi a l’hôtel Mont-Royal, M.Coidweii, chef national de la C.C.F., a déclaré qu’après avoir étudié les résultats des élections ontariennes, il est convaincu que la C.C.F.form-ra l’opposition officielle à h Chambre des Communes au pio-chain Parlement.Il s’est dit agréablement surpris de ce résullat, car, remarque-t-il, le parti n’était pas très bien organisé dans les centres ruraux.Il croit que les conservateurs et les libéraux ontariens formeront une coalition.M.Coldwell a dit en souriant que la C.C.F.est prête à aider le colonel Drew à remplir neuf points de son programme, puisqu’il les a i puisés, dans celui de la C.C.F.Un des faits les plus significatifs de l’élection, c’est que les candidats C.C.F.ont obtenu le plus Perth, est en minorité de deux voix sur son adversaire progressiste-conservateur grâce aux résultats du vote dans les camps militaires d’Ontario.D’autres résultats sont encore à venir, ce qui explique que son élection demeure encore douteuse.Dans le comté de Muskoka, le candidat libéral mène par une avance de 11 votes seulement.M.Hepburn ne parle pas de coalition St.Thomas, 6 (C.P.) — M.Mitchell Hepburn, ancien premier ministre libéral d’Ontario, a déclaré aujourd’hui qu’un gouvernement dc coalition en Ontario est une question à discuter et à décider par les chefs de parti.Il a nié avoir déclaré la veille qu’il devait y avoir une coalition entre les conservateurs cl les libéraux.Aucune décision importante n'a été prise hier.Les ministres ont dû échanger quelques réflexions pessimistes sur le résultat des élections ontariennes.Il parait dès lors de moins en moins certain qu’il y ait sous peu des élections provinciales.Le terme du présent parlement ne se termine au reste qu’à l’automne de 1944.Il est à présumer que le gouvernement libéral attendra une occasion plus favorable pour déclencher des élections générales.A l’issue de la réunion, M.God-bout a déclaré qu’en dépit de la pénurie de main-d’oeuvre et des pluies qui ont affecté les jardins, il y aura assez d’aliments pour la consommation locale, sauf peut-être en ce qui a trait aux fruits et légumes à mettre en conserve.M.Maurice Duplessis à St-Jean, dimanche soir Dimanche soir aura lieu à Saint-Jean le grand ralliement de l’Union Nationale, où M.Maurice-L, 0uples-* sis portera la parole ainsi que MM.| Paul Beaulieu, député de Saint-Jean, I Antonio Barrette, député de Joliette, I Tancrède Labbé, député de Megan-M.Ted Jolliffe, chef du parti j tic, Roland Paquette, président gé-C.C.F.ontarien qui vient de rem-! néral de la Jeunesse de l’Union Na-portt"* une éclatante victoire en On- tionalc.M.Jolliffe parle à Montréal ce soir tario.adressera la parole en fran çais, ce soir, à 8 h., à une assemblée convoquée en faveur dc M.David Lewis, candidat dans Cartier, et qui aura lieu dans la cour de l’école St-Jacques, sur la rue DeMontigny, à l’angle de la rue Berri.A cette réunion, MM.Lewis et Désaulniers, Du-bé et Beauchamp porteront aussi la parole.Aux Canadiens français de donner l'exemple! L’assemblée aura lieu à 8 heures, dans le parc Marchand de Saint-Jean ou, en cas de pluie, dans la salle de l'Académie du Sacré-Coeur., L’assemblée sera précédée d’une parade qui partira de la demeure de M.Paul Beaulieu, à 7 h.30.Les délégations de Montréal partiront de Laprairie 6 h.30, pour se joindre à la parade.Bataille de rue Les libéraux ont tenu une nssem- j j * de succès dans les comtés où les fait absolument dans les termes de j électeurs élui.ent canadrena-fran-la question posée, pour protéger | ç;>js ou ouvriers, ceux qui exploitaient les çnfés on j se réunissaient les prostituées.Ce- j La position des partis en Ontario pendant, le maire déclarait, en! Ttronto, 6 (C.P.) — Voici les' Vancouver, Wash., 6 (A.P.).— blée hier soir dans le comté de Car- ! Le élit# île police John Blaker a blû-tier pour appuyer la candidature de ; mè aujourd'hui les “vagabonds” et Vi.Lazarus Phillips.Ont porté la ! les “ivrognes” qu’il accuse d’avoit parole, outre le candidal, M.Ernest! causé mie emeute dont la police est Bertrand, ministre fédéral des Pc- venue a bout avec des gaz lacryinp chéries, le sénateur Léon-Mercier Gouin, M.Maurice Marti, député gènes.Trois hommes sont à l’hôpital et huit autres sont en prison.mars 1938, d'après le Droit du 9; “Dans la police, actuellement, ça marche mieux que jamais”.C’est de l’inconscience, apprécie le président de l’enquête.siütats des élections onlarc ' .c tels que compilés à 11 h.3t ce •natin; j F^rcssistes-conservateurs A propos du partage de* frais C.C.F.de l’enquête, M.Fabre-Surveyer dit Libéraux .qu’il est clair que le paiement des ! Travaillistes.frais doit surtout retomber sur l’ex- * Libéral-Indépendant maire, "Il tenait le conseil dans sa main; c’est lui surtout qui a donné des c dres aux chefs de police Marengère et Robert; c’est lui qui est intervenu auprès du département du procureur généra! et auprès du colonel Piuze pour éloi- Doutieux (Mufkako et Perth) T./»! .Ek 5: ace aux soldats 38 34 13 2 1 2 90 ni'ovincial tic St-I on is Mme |>hii.La bataille commença vraisembla-R ' An,, n a «y» Av « il blcnient entre un soldat et un civil, ri i \ A1! ü fi 1 il8 * i ’„ ! 1^ 8 u6 dans une taverne, et se continua dans la rue.Des centaines de personnes qui buvaient de la bière dans les tavernes du bord de l'eau se jetèrent dans la rue.II y eut un mn- Rochon, conseiller municipal, M Ginsburg vilch.et M.Maurice Jlaniiu- Gtr Iford, 6 (C.P.) — M.W.An-gu., Uk-bion, député libéral de MM.h-:!rand et Gouin dtex soutenu la thèse suivante, ans- '»*'R une foule 1 environ 1,000 peril étrange qu’absurde: Si les Cat.a- *?nnes- °", *a police qui b (liens français wulcm que .eue ; dispersa.Plus lard, les gens s amas-droits 4.» ’ii ivilèDes voient revnerlés ! seri‘'11 devant le poste de police dc i,(i V, Vi.ncmivcr.Le chef demanda aux et reconnu» de par tout le Canada, .«lisneixer et île ne nas n/’T’ ftMlu1prêcher ,d,e,",mple et! causer dé désordre.11 fut hué.Ses n.O' trer qo ils respectent et rccon-j aRt.n|S chargèrent alors la foule, eru-nausent les droits et les privileges p](lyant des gaz lacrymogènes.Dans re^ J,'inori*!>s’ cn.‘‘*lsant M.j l’intervalle, la police militaire avait Phillips.(*>»: • quoi se fondent les prfiLsoin rie cantonner tous le* aol-"droits et “p,ivilèges" des Juifs | dar^dans les casernes- t VOLUME XXXIV — No 178 DANS STANSTEAD Vendredi, 6 août 1943 Sommaire des postes locaux cBP-NO docjclM t.M Causerie pour le* ma- • Xt !NouveIle* •a commen- taire*.5.30 La fee des fleurs.« 00 A ji rrdio ce soir «10 Sport.*15 Radin-Srurnal.«30 Entre les URnea.9 45 Mélodies du bois T on un homme et son péché T 15 Ia vis commence le- main .____ T.30 Nouvelle* de BBO.7.4a La îlancé* du commando.* 00 Chants d'amour.* 30 Feux de forêt.Sietch.# 00 Heur# ee ¦* valse.9.30 Orch.Hopkins.louis Bourioln.10.30 Les Mettre# de la Mu-îlgue.Esther Hoffman.U 00 Musique 11.15 Orch dt dane*.11 28 Nouvelles.CBM-MO imocycie* 4.00 Isabel McBwan.4.15 nouvelle* 4.18 Causerie, en antlals.4 30 Concert Corner * oo Proo* Jn# tanuli 3 15 Bcyomi r«**0 Bérénada «15 Nouveues-écialr.«23 What'e happenln*.«.30 Lucky meiodiee.«.45 Mémoires du Dr L*m-bert.7.00 Danse 7 15 Lum et Abiiéf.7.30 Uncle Troy.7.43 Rex Battle.planlsM.«00 Leet we (orgel.805 Intermède 8.15 UP O.8.30 Town meeting.Musique.9.3n Dans* 9 45 Sweet swing.9.55 Molasses.10.00 Novelette* 10 30 Nouvelle* 10.45 Joseph Marais.11.00 Musique de dans».12.00 Nouvelle*.12 13 Nouvelle*.CHLP-1490 ktloeyelei 4.00 Radio-Journal.4.10 Concert viennois.4.30 Variété#.4.45 Chansons françaises.4.55 CHLP ce eolr.5.00 Heure.5.00 Thé dansant.5.25 Informations.5.30 Radio-spécial.8.00 Radio-journal.8.15 Méli-mélo.6 25 Radlo-baseball.8.30 Heure.» 8.30 Musique sur dttnan-de.8.45 Chansons français*# 7.00 Heur* 7.00 Heure familiale.7-0 Orch Malnek.7.45 Oncle Troy.8.00 Métairie Rancourt.8.15 Clinique sportive.B 30 Half and half.9.00 Heure.9.00 Ensemble.9.30 Théitre.10.00 Orch.Fltxpetrlek.10.13 Heure 1015 Nouvelles.10 30 Orch Nelson.U.00 Heure.Deux ministres et deux députés fédéraux parlent en faveur de M." ' ' à Magog “Pouvez-vous trouver un premier ministre qui soit plus sympathique aux Canadiens français que M.King?“-“J’ai appris à Ottawa que je ne pourrais r.en obtenir po mes compatriotes canadiens-français, sans l amitie des ministres et des deputes de langue anglaise" (M.Joseph Jean) 111 " .Le général Laflèche promet Justice aux ouvriers du textile ‘Prenez garde, compatriotes, le vote d’hier en Ontario est presque un vote de non-confiance dans le gouvernement King” (M.Cingues) — Derrière le petit rideau ‘Les Canadiens français n’auront jamais d’influence au Canada, s’ils ne se rallient pat au groupe majoritaire” — “Je suis un homme de parti et je ne m en cache pas (M.Alphonse Fournier) — Nos griefs contre Ottawa Samedi, 7 août 1943 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : A 9 h 30 p.m.— Merlu# Benoirt.I un d»s musicien* les Plu* connus de Winnipeg.dirigera *ux postes du réseau Halifax-Vancouver de Radio-Canada, le samedi soir, à partir du 7 août, une suite de concerts consacrés à la musique classique.Il a inscrit au programme inaugural de cette saison.Air à la Bourrée, de Haendel.Bluetts Charmante, d'après le thème d'une danse populaire, la Sonate no 7, ds CorolU, compositeur Italien du XVIIIe siècle, une gavotte de Martini Intitulée "Les Mou-tons", des fragments de 1* musique dé ballet de Roméo et Juliette, de Gounod.Entr’acte-Rlgaudon.de l'opéra de Dubois.I Xavier, Rêverie, de Debussy et enfin.Hts I Lordship's violin*, de Wormsor.I On admettra que c'est un programme fort varié et fort Intéressant.Marlus Benoist a ____________| débuté à la radio, à Winnipeg même, dès 1921.Il a dirigé des émissions transmises par la Commission canadienne de la Radio, en 1933, et organisé pour la Société Radio-Canada, en 1936.une émission poplalre sous la rubrique “Airs gai*, airs tendres”.L année suivante.11 dirigea l'Orchestre de Winnipeg.Sa carrière a été partagée entre le concert profane et le concert sacré.Il fut ainsi plusieurs anneés maître de chapelle A la cathédrale de Salnt-Bonlface.On lui doit plusieurs oeuvres fort Intéressantes comme par exemple deux ballots intitulés ••Klowatt Magic” et “Grain”.* Sommaire des postes locaux CBr-O* kilocycle* 7.30 Nouvelle* 8 00 Radio-Journal.* 13 Eévatton* • 30 Programme musics! 8.35 Nouvelle*.9.00 Récital.9.30 Chanson».9.37 Nouvelle*.10.00 Musique.10.13 Relais de NBC.10.3C Chansonnettes.10.43 Audrlnl et ses musl-ll.oc Heur# symphonique.12.00 Musique.U 30 Nouvelles.12.35 Réveil rurel.U 38 Signe'-horaire.100 En chantant 1.15 Radio-journal.1.30 Revue de* hebdo*.1.45 Musique.3 60 Musique.2.36 Orch Tucker.2 45 intermède musical.3.60 La Musldue de ' Aviation américaine NBO ^verÆon» d.LytiA 3.45 Musique.400 Concert du «amedl 4.45 Musique S.06 Relais de Toronto.» 4S Musique « 00 Survivance française 4 13 Rvlto-louroai elen» g 30 M"*lqu«.7 00 Impulsion 7.30 Nouvelle» de BBC.7 43 serénad* *»My*le_ g 09 Colette «t Round 8.15 Boeton Pop* 9 00 Sérénade « 15 Muslquw de dans*.9.30 Orch.A cordes jO f» Radlo-journti 10.13 Musique populaire.1030 Concert symphonique Iflls Dliieiand Caper*.U.86 Musique U.1S Oroheetre d# dana» U.28 Nouvel!»* CRM-980 kllocyciei 7.30 Houvene*.8 «0 Radio-Journal g.13 Prières.g.30 Marches en mualqu* 960 Nouvelle# 9 05 Everythin» goe* 10 O1 Le ^"etuor é corde* NBC »BC tiwn Nouvelle* de BBC 1X13 Mélodie.12.30 Rel i d* I* NBC.1299 »lgn»l-U«ralr* 166 i-din-tourne! US Mélodies.1.36 RélaU de NBC 1.45 Musique.2.00 Shield et ton brehes 2 45’incita: de pleno.300 Heure eymphnnlqu# 4.00 Matinee In rhythm 415 Le turf aux E-U.4.30 Mélodie* VftWSfcu.J:S ISSXii».c.w.a.c 8.03 Muaique.t.lS Rad!«-lou.n*l.8.30 Musique.8.45 Nouvelle* 7.00 Chronique spoftlv*.7.15 Henderson, chant.7.30 Relais de Halifax.7.45 Commentaires.8.00 Sérénades.Vio R&lttiî' de piano.8.45 Fantaisie.9.00 Sérénades, 9.15 Nocturne.9 30 Orch.A corde*.10.00 Nouvelles.10.15 Orchestre.10.30 Rêverie.10.45 Musique .11.00 Nouvelles de BBO.11.30 Nouvelle» CKAC-731 kilocycle* 7.00 Ouverture.7.13 Nouvelles.7 23 L'Oratoire.7.40 Nouveauté* 7.33 Nouvelle».8 00 Disque».8.15 Danse.8.30 Coffee club 8 45 Adam# A l'orgue.8 00 Nouvelle*.9.10 Sport.9.' American Red Croee.9 30 Variétés musicale# 10.00 Alexaudr* et »on accordéon.1013 L'heure récréative.10 30 Fanfare de la marine américaine.1100 Club luvénll*.11.45 Heure ensoleillé*.Midi Nouvelles.12.15 U jeune*»?ruraj* eu micro.12 30 En dînant.12 43 vedette* 1.00 Bulletin de» fermier* 1.10 Radio-Journal.1.13 Bettv bee-hlv* 1.30 Radio-concert CKAC.2.10 Comité des oeuvre» catholiques, 2.25 Nouvelles 2 20 Spirit of 43 3.00 Of men and boeksa.3.30 FOB Détroit.4.00 Raport from London 4.15 Evénements sociaux, 4.30 Nouvelles 5.00 It Is maritim» 5.30 A choisir 5.45 Bobby Tucker's.8.00 CKAC ce soir.6.40 La pièce du jour.6 44 Nouvalles 7.00 Organisation libérale 7.30 Parti C.C.F.7.45 Orchestre.800 Capitaine Bravo 8.30 Les diable» rouges 8 63 Nouvelles 9 00 Secret du docteur 9.30 Bloc populaire canadien.9 *5 Exotic moods.10 00 Récital de chant 19.15 Swing symphonique 10.30 Torn Turner et aon orchestre.10 43 Journal parlé.U 00 Bonaotr le» sports 1115 Orchestre# 11.30 Orchestre.12 00 Nouvelle* «'Frr-33n Kllncvcls* 8.10 Musique 8 1.4 Boos Sister* songe.8 30 Jtm Robertson 8 55 Nouvelle* 9.15 Mustquf 9.30 Poo tunes 10 00 Nouvelle» 10.10 Musical headline».lois Nouvelle».10.23 Musique.10.30 Lawson’* Knight#.11,00 Blue Jacket.11.23 For ladle».11.45 Orgue.Midi Mélodies., 12.13 Musique Bleck.I 12.30 Riding the rang*.; 12 «s Highlights.1.00 Nouvelle#.! 1.03 KPCA.Children'* Qulzz.; 1.30 Washington blue, i 1 45 Words snd music.! 2.00 Opère.5.00 Cocktail musical.; 5 30 tes».6.00 Musique de concert, S is Nouvelles-éclair.«23 What’* happening! «.30 Lucky mélodie» g,45 City improvmenX 6.50 Dans» 7.00 Over her*.7.30 Studio.8.00 Intermède.8.10 Analyse de la ruerr* 8.15 Yeomen «n the guard 8.30 Over there.915 Studio 9.35 Peter Hayward.10.00 Thome* show.0 30 Nouvelle* 10 45 Recherches sur la nutrition.n .OO Danse 11 53 Nouvelle».chlp-1490 kilocycle» 8 15 Bonjour voisin*.8.25 Nouvelle».8.30 Le train du rire.9 00 Heure.9.00 Les gaîtés du matin.9.30 Radio-Journal.9.45 Orch.Martin.10.00 Planiste.10.13 En guettant le» on- des.10.30 Musique.U,15 Le» aveugle», n 'd Orch.Levy, it,45 Clnémonde.Midi heure 11.00 Fanfare.Midi Heure féminine.5.00 Radio-journel.1.05 Heure féminine.2.Cf Heure.2.01 Concert Master.2.30 Orch -11.î.iS Musique.>0 Fanfare.4 00 Radio-journal.4 10 Sêrénadeurs.< 30 Chansons française# 4,55 CHLP ce eolr.5.00 Heure.5.00 Thé danaant.5.25 Nouvelle».5.30 Radlo-spéclel.6 00 Radio-Journel.8.15 Méli-mélo.8 25 Baseball.8.30 Heure.8.30 Musique aur demande, 6 45 Chansons françaises 7 00 Heure.7.00 Un peu de tout.7.20 La place du marché.8 00 Radlo-Jauneeae.fpar Lucien Desbiens) Magog, 5 août (De l’un de no* envoyés spéciaux).— Le parti libéral a tenu ce soir sa première grande assemblée à Magog, depuis la mies en candidature.La réunion, qui a eu lieu à la salle St-Patrice, était scus la présidence conjointe de M.R.Carrière et du Dr McKelvey, qui ont présenté tour à tour les orateurs.Il y avait de nombreuses dames dans l’auditoire.Deux ministres, le major-général Laflèche, ministre des Services nationaux de guerre, et M.Alphonse Fournier, ministre des Travaux publics dans le cabinet King, ont porté la parole, accompagnés de MM.Maurice Gingues et Joseph Jean, respectivement députés de Sherbrooke et de Mercier, aux Communes, de M.Robert Davidson, candidat libéral dans Stanstead a l'élection complémentaire de lundi prochain, de M.Abbott, secrétaire parlementaire de M.Howe, ministre des Munitions, de Mmes I.Boucher et Ezra Ball.M.Abbott a clos l’assemblée.Il a dit qu’il est de naissance anglaise, que sa famille demeure dans le comté de Stanstead depuis plusieurs générations et que la meilleure entente a toujours régné entre Canadiens de langue française et Canadiens de langue anglaise dans le comté.Il ajoute que la même chose existe au Parlement d’Ottawa et que c’est Laurier lui-même qui a dit qu’un gouvernement canadien n’était possible qu’avec la cooperation des Canadiens français et Canadiens anglais dans le cabinet même.Mme Ezra Ball, qui a eu un fils tombé au champ d’honneur, dans la présente guerre, a dit que rouges et bleus sont unis pour triompher d un groupe qui fait appel aux préjugés et qui critique à tort l’effort de guerre du pays.Il nous faut poursuivre la guerre, continue-t-elle.Nous ne devons pour cela reculer devant aucun effort, devant aucun sacrifice, si grand soit-il.Mme Bail présente M.Davidson qu’elle appelle l’ancien et le futur député de Stanstead.Mme 1.Boucher rappell-, pour sa part, que tous les yeux du pays sont tournés, ces jours-ci, vers le comte de Stanstead.L’expérience nous a appris, dit-elle, que le gouvernement King est le seul qualifié pour coiiii-nuer à diriger l’effort de guerre du pays.Il n’y a pas d’erreur possible à voter libéral, continue-t-elle.Voter libéral, ceci veut dire voter pour les défenseurs de nos droits.N hésitez pas, Mesdames et Messieurs, vote/, pour M.King en élisant , dat.M.Davidson.Le députe federal de Mercier, M.Joseph Jean, qui a parlé tout au début de la soiree, s’est exprimé dans les termes que voici: français?La guerre ne_ durera pas toujours.Et au lendemain de la victoire des Alliés, le Canada, parce qu’il aura fait pleinement son devoir dans la présente guerre, pour ra enfin atteindre pleinement ses destinées.On essaie de vous dire que le gouvernement a imposé la conscription.Vous savez bien qu’il n’y a pas de conscription pour outremer et que tous ceux qui sont rendus là-bas se sont enrôlés volontairement, librement.Nous avons, dans cette lutte, deux groupes d’adversaires.Les rêveurs de la "C.C.F." Pour ce qui est de la CCF il s’agit de gens qui vivent dans un monde irréel, des rêveurs qui ont comme idéal des choses irréalisables.Quant au second groupe, celui du Bloc populaire, j’ai écouté et lu à peu près tous ses arguments.Ce sont des gens qui vous promettent le bonheur parfait.Mais ce sont surtout des gens qui sont contre, contre tout; contre l’effort de guerre, contre les rationnements, contre les Anglais, etc.Non, mesdames et messieurs, il faut toujours être pout* quelque chose.Et je puis vous dire ceci, j’ai appris à Ottawa que je ne pourrais rien obtenir pour ma province, pour mes compatriotes canadiens-français, si je ne me fais pas des amis des ministres et des députés de langue anglaise.Etre seuls, isolés, ce n’est pas le bon moyen de faire triompher les idées de la province de Québec, des Canadiens français.Pour le triomphe de ces idées, le seul moyen pratique c’est l’union de toutes les races.Le général LaFièche 815 Musique 8.30 Fin Pan Alley.9 00 Heure 9.00 Rhythmlo Agé.9.31 Musique.10.00 Ver# la victoire.10.15 Nouvelle*.10.30 Dans*.U.00 Heure.Le procès de Marigny Nassau, Bahamas, 6 (A.P.) — Le procès intenté par le gouvernement contre Alfred de Marigny d»ps I affaire du meurtre du millionnaire «ir Harry Oakes a avancé considérablement, grâce au témoignage de deux détectives américains.Peu a ptu, au Lours de l’enquête préliminaire.le capitaine Edward-'V- Mel-ehen et 1* capitaine J am es-O.Barker, de Miami, en sont arrivés a une preuve sur laquelle se basera a poursuite pour demander que d( Marigny subisse son procès pour meurtre.On ajoutera à ce qui » déjà été tenté pour éclairer les faits une preuve technique apportée par le détective Frank Conway, de la sûreté de New-York.Il ressort des témoignages que de Marigny détes-îsfî son bemi-oère et que de chaudes discuiih -J s’étaient élevées entre eux.Dr olus.les empreintes digitale» d’.V.Wrt de Marigny ont été relevées mr un écran qui se trouvait dans m chambre evy «!r v«rry Oakes a perdu la vie.f £ ne chemise que de Marigny prétend avoir portée ce jour-là est maintenant introuvable.Des perquisitions à la demeure de de Marigny n ont rien donné.La ùéb nse, représentée par Godfrey H.ggs.ne reste pas inactive.L’avocat de la défense contre-interrcge soigneusement tous les ténoins.Une dépêche nous apprend que Frank Cor way, spécialiste de Pidentificauon à New-York, a jure au procès que Ifs empreintes digitales relevées sur le papier recou.vrant un écran de bois qui se trouvait dans la chambre de sir Harry Oakes, le jour du meurtre, sont celles d’.Mfred de Ma"Igi y.H » comparé ce:- mpreiute* avec les empreintes d Albert ce M»ti' v rele vés depuis l’instruction de 1 enquê te.Ces empreinb; seront d une importance capitale 1 c''-:s a M.Raymond LTtalien, 6537, rue Hamilton, de lui faire la monnaie d un billet de deux dollars.Comme M.LTtalien lui passait au guichet les rouleaux de cinq cents demandés, l’individu brandit un revolver et força le caissier à lui abandonner environ 8400.Le bandit s'enfuit.Au moment où il passait la porte, le caissier prit son revolver et tira dans la direction du fuyard.La balle alla se loger dans le cadre de la porte.On vit courir 1 homme qui se jeta bientôt dans une auto ou se trouvaient déjà deux autres individus.Le lieutenant-détective Wilfrid Bourdon et les sergents-détectives J.-H.Bond, Henri Desserres et Paul Guérin font enquête.Incendies Tué par une bombe Ottawa (C.P.) — He» quartiers généraux de la Défense nationale ont annoncé hier soir la mort survenue hier à Brockville, Out., de W.J.Otten, cadet officier du centre d'entrainement des officiers à Brockville.Otten a été frappé par un fragment d’une bombe à fu t.ee.Au moment de l’accident.LuniL dont Otten faisait partie était aux manœuvres à l'ouest de Brockville.Il mourut un peu plus tard à 1 hôpital militaire de Brockvilie.Il y aura enquête.Otten laisse sa veu: ve, Mme Phyllis-Louisc Otten, qui demeure à 1263 ouest, rue King, à Hamilton.Les bottines qui craquaient Il y a d’autres moyens* d'identifier une personne que des empreintes digitales ainsi qu’il a été démontré hier à la nouvelle gare Bo-naventure, rue Dorchester.Un voyageur des Etats-Unis perdit trace dans la foule du porteur qui portait son sac et sa serviette.Après l’avoir cherché en vain pendant quelques minutes il s’adressa à l’un des agents de la gare qui lui demanda s’il se souvenait du numéro de ce porteur.“Non, dit l’Américain, mais je me souviens q»’U avait des bottines qui craquaient .Muni de ce renseignement, Henri Lalonde.surintendant des porteurs à la gare Bonaventure, eut vite fait de retracer le porteur, qui attendait près de la porte de sortie avec le sac et la serviette du voyageur.Les voleurs de souvenirs 1) y a quelque chose de plus difficile que de dépister un chasseur d’autographe, c’est de mettre la main sur un collectionneur de souvenirs.Le premier, avec son album et son crayon, passe rarement inaperçu et il est relativement facile de l’éloigner de sa victime, mais c’est une toute autre affaire que de suivre une personne qui souffre de Ta manie de collectionner des souvenirs.La Gare Centrale du Canadien National, sans doute à cause de sa nouveauté, semble attirer tout particulièrement cette catégorie d’encombrants personnages qui, protégés par le va-et-vient continuel de Fa gare, s’attaquent aux tableaux indicateurs et enlèvent les lettres et numéros mobiles indiquant 1 arrivée et le départ des trains.Ecrasé à mort Jean Lefebvre.13 ans, 1480, rue Barré, travaillant sur une voiture Trouvé noyé On a transporté à la morgue hier soir le corps de M.J.-A.Riche, 44 ?ns, 1843 rue Beaudry, trouve noyé en face des quais des Canada Steamships Unes Ltd.M.Fiche était disparu de chez lui depuis 4 jours.Deux des filles du défunt ont identifié le'corps de leur père.Un a aussi transporté à la morgue hier soir, le cadavre de Mme George Mitchell, 79 ans, 561 rue Archambault, morte subitement au no abJ de la même rue.Plus tôt dans la journée, M.George H.Adams, oa ans, 8651 ave Henri-Julien^ est mort subitement, rue Mansfield, près de la rue Ste-Catherine.On a transporté le cadavre à la morgue.Une enquête aura lieu dans ces trois cas.Victime d'un chauffard Un chauffard dont on possède un bon signalement a blessé hier soir, en face du numéro 6259 est, Notre-Dame, M.Frank Cooper, 37 ans, 1458 rue Mansfield, appartement 4.M.Cooper traversait la rue Notre-Dame, lorsqu’il fut heurté par une auto qui doublait un tramway du côté gauche.Transporté à l’hôpital Général, le blessé y fut pansé pour des contusions diverses, mais heureusement sans gravité.La police recherche le chauffard.L'orage fait 14 morts Sutton, Virg.ouest (A P.).• L’inondation dans le centre de la Virginie de l’ouest, à la suite d’un orage et d’une extraordinaire chute Un incendie d’origine inconnue a dévasté hier un édifice de deux étagés en briques, à l’arrière du no 941 de l’av.Woodstock, et y a cause des dommages considérables avant que les pompiers puissent le maîtriser.On a dû employer trois lances pour combattre l’incendie qui a pris naissance dans un édifice apparre-nant à M.J.Johnstone, 4832, av.Roslvn.L’alerte a été donnée à 2 h.54 de l’après-midi.Les pompiers étaient commandés par le députe-di- recteur A.Filion, assisté par le chef de district Albert Matte.Des dommages évalués à près ce $4,000 ont été causés par un incendie d’origine inconnue qui a détruit le deuxième étage d’une mai son de pension qui en compte trois, à 3542, rue Shuter, tôt hier soir.Les flammes ont pri?.naissance au deuxième étage de l’immeuble et ont atteint le plancher du troisième étage avant que les pompiers qui ont employé quatre lances aient pu les maîtriser.L’alerte a été sonnée à 5 h., hier après-midi, et le retour, 42 minutes plus tard.Voleurs condamnés Edgar Talbot, 25 ans, 1370, est, rue Marie-Anne, a été condamné à huit jours de prison pour récel de 26 paires de gants, 17 serviettes et 8 bérets, volés à l’usine de la compagnie Canadian Car and Munitions, à Saint-PauM’Ermite.C’est en cherchant des cigarettes illégalement importées des Etats-Unis que la Gendarmerie canadienne a découvert malgré elle une double piste.En perquisitionnant dans la chambre de Talbot qui est aussi celle d’Evariste Laverdière, 25 ans, ami de Talbot, les agents trouvèrent 54 caisses de cigarettes et Laverdière admit avoir contribué a leur importation sans payer de droits d’accise.La police fédérale trouva en même temps le butin recelé par Talbot, au moment ou M.Armand Raymond, enquêteur de la Canadian Car and Munitions, arrivait dans la chambre de Tal-bot, à la recherche des effets volés.Laverdière a été condamné à $106 d’amende et aux frais ou à trente jours de prison, pour possession illégale de cigarettes entrées en contrebande au Canada.Ils auraient1 attaqué des gendarmes fédéraux On croit que des actes d’accusa- tion se préparent contre des mem bres du groupe de jeunes gens qui se sont attaqués à deux agents de la Gendarmerie canadienne mercredi, à Saint-Georges de Beauce.D’après des rapports parvenus à Montréal, les deux officiers fédéraux ont été attaqués par un groupe de jeunes garçons âgés de 14 à 16 ans, à un moulin à scie de St-Georges de Beauce.L’un des officiers a été atteint à la figure par une planche qui lui a brisé quatre dents.Une dépêche de la Canadian Press en provenance de Québec dit que les deux agents de la Gendarmerie ont été empêchés par les jeunes gens de fouiller le moulin à scie pour y chercher un fuyard de l’armée.Mais, des informations obtenues à Montréal, aux quartiers généraux de la Gendarmerie, il ressort que les agents n’ef-•fectuaient aucune recherche lorsqu’on les a attaqués.Le Dr Dofoe laisse $182,466 Toronto.(C.P.) -— Le Dr À.lan Dafoe, de Callander-Corbeil, Ont., médecin des quintuplées Dionne pendant les premières années, qui est mort au mois de juin, laisse une succession s’élevant à $182,466.35.Les exécuteurs testamentaires sont la compagnie National Trust et le Dr William-Allan Dafoe, de Toronto, frère du défunt.Les effets personnels sont divisés entre le fils du Dr Dafoe, le sous-lieutenant William-Allan Van Dusen Dafoe R.C.N.V.R., en service actif dans la Marine canadienne, et le Dr W.Dafoe.La ménagère du défunt reçoit la somme de $2,000.Battu et volé Assailli et battu jusqu’à en perdre connaissance, M.René-François Boyer, 25 ans, 406, Place Jacques-Cartier, s’est fait voler $50 par 3 individus, au coin des rues Vitré et Saint-Dominique, la nuit dernière.A l’hôpital Saint Luc, il a reçu les VOLUME XXXIV - No 171 premiers soins pour desi contusion* et une coupure à la tête qui a nécessité trois points de suture.Sa blessure ne guérissait pas Une blessure bizarre qu’il portait au front depuis le 17 juillet et qui persistait à ne pas guérir a décidé Abraham Friedman, 48 ans, 5339, rue Saint-Dominique, à ailée voir un médecin, qui lui a extrait une balle de calibre 22.D’après des informations reçues par le sergent-détective Josaphat Bonnier, Friedman marchait, boul.Saint-Laurent, près de la rue Sainte-Catherine, tard dans la nuit du 17 juillet, lorsqu’il sentit quelque chose le frapper à la tête.Rendu chez lui, il soigna comme il put cette étrange petite contusion au-dessus de l’œil, Au bout de trois semaines, la blel sure ne guérissait pas mais s’enve* j nimait et devenait de plus en plus douloureuse.Hier, Friedman alla chez le Dr Benjamin Kolber, 403 ouest, boul.Saint-Joseph.Il se livre à la police Philippe Despelteau, 4799 est.rue Sainte-Catherine, s’est livré à la police la nuit dernière après avoir entendu dire qu’on le cherchait et qu’on l’accusait d’avoir renversé avec son auto Frank Cooper, 37 ans, rue Notre-Dame, plus tôt dans la journée.Comme Despelteau a avoué ne pas s’être aperçu de l’accident qui a occasionné des blessures à M.Cooper, la police dit qu’il ne sera probablement accusé que d’avoir doublé un tramway du mauvais côté de la rue.Retenez le "Devoir" d'ovance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN Je ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones su service Ow tirage 1 BEIair 3361* i H vous donnera redresse d’un dépositaire de votre voisinage.Frappée par une auto Rénversée par une auto, à St-Janvier, à 8 h.35 hier soir, Mme Emilia Courcelle, 46 ans, de St-Jan-vier, a été transportée à l’Institut neurologique de Montréal, souffrant d’une fracture du crâne.Mme Courcelle a été frappée comme elle traversait la rue.Le chauffeur arrêta immédiatement.SbJanvier est à environ 7 milles au sud-est de St-Jérôme.Ils ont tous les deux la jambe brisée Le sergent Arthur Morgan, 21 ans, du dépôt Manning de la R.C.A.F., à Lachine, a eu une jambe brisée, lorsqu’il a été frappé par une auto, hier, au coin de la rue Sherbrooke et du boul.Décarie; Gérard Gilbert, 12 ans, 329 rue Contrecoeur, dont la bicyclette alla donner contre un camion de l’armée, à la porte du dépôt d’ordonnance de la Longue-Pointe, souffre d’une fracture ouverte à la jambe gauche.Vol à main armé* Tenu en respect par le revolver d’un bandit de langue anglaise, à 11 h.45, hier soir, un commis qui se trouvait seul à la succursale des t nited Cigar Stores Ltd, située à 502 ouest, rue Ste-Cathen-ne, a dû lui remettre une somme d’argent qui se trouvait dans le coffre-fort.Le commis, M.N.Marcus, 4471, avenue Esplanade, s’apprêtait à fermer le magasin, lorsqu’un individu grand et vêtu d’un complet foncé lui a intimé l’ordre de remettre l’argent, une somme qu’on n’a pas encore déterminée.La police fait enquête.Quand les femmes jouent aux cartes Sept femmes jouaient aux cartes, ccs jours dernier, dans un boudoir fashionable.La partie commencée à huit heures le soir se termina à neuf heures le lendemain matin.On y jouait gros jeu, puisque l’une des perdantes dut faire un chèque de $100 à sa partenaire.Mais le chèque était sans provision.L’“cncaisseuse” obtint un mandat d’amener contre son amie.Le procès devait s’instruire hier, devant le juge J.-C.Langlois, mais, Abonnez-vous au DEVOIR pour connoître tous les développements politiques sons "bourroge de crâne Au Canada, par la poste (Montréal exclus) 12 mois .'.$6.00 — 6 mois.$3.15 LE DEVOIR, B.P.500 Place d'Armes, Montréal -19- Ci-inclus le montant de.dollars en paiement de.mois d'abonnement au "Devoir" (quotidien) à compter du.19.(Nom) .(Adresse postale) .No» abonné* sont priés d« fsira remis* par mandat-post*.bon Pf***1 chèque payable au pair i ^Jorméal^Jj^^ RpHOTBBI - mta 11 ni ¦ '.v^vX\v'\\7?W?Wî .¦•¦wii.iwoiii WJ" ________ _____________1________• ' ,1 ' ; 13L' .!üi£P Ce que toute femme devrait savoir au sujet du CMAJC AUX OUMTIONS OUI SUIVINTÎ m I .’• rfflK î •O' -îy .y • ' , ' ' ' .y.-.v.v.v.;.•Nv.y.y.- .x-m-k-ic * L ’ "'V ' ¦ * II • Le district militaire no 4 a besoin de combien #• de recrues; IOOO?2000?3000?âgées de 20 d 30 ans?âgées de 18 à 45 ans?ayant fast des études primaires?secondaires?académiques?REPONSE;—Il a besoin de 5000 recrues, de 18 à 45 ans, munies d’une instruction équivalente à la huitième année de cours primaire, et capables de répondre au questionnaire qui leur sera posé 2 En s'enrôlant dans le CW.AC, les recrues • Rengagent à servir (a) au Canada seulement?(A) dans tout T empire britannique?(c) partout oit se trouvent des troupes canadiennes?RESPONSE:—Les recrues dq.C.W.A.C.s’engagent à servir partout au Canada et outre-mer pour toute la durée de la guerre* et, au besoin, durant les douze mois subséquents.Ji En dehors des heures de service, une CW.AC.• peut être vue avec un compagnon militairet (a) jamais?(A) en permission seulement?(c) n'itm porte quand?REPONSE.—N’importe quand, et son compagnon peut être civil ou militaire.K 4 Les vêtements d’une CW.AC sont; (a) fournis * gratuitement?(A) payés à même la solde?(c) achetés par chaque recrue?REPONSE:—L’armée fournit gratuitement des uniformes élégants, plus une généreuse allocation en espèces.pour acheter la lingerie.m jP Lesquelles de ces fonctions peuvent exercer les membres du CW.AC?commis aux écritures?technicienne de la radio?aide dans une clinique dentaire?diététicienne?sténographe?chauffeur?photographe?radiogrqpbe?canonnier d'une batterie deD.CA?REPONSE:—Toutes, sauf la dernière.fcAAW .Æ Une olK.ri.C qui se sert de rouge à lèvres risque: 5 jours de détention ?une réduction de solde?la mise à pied?RÉPONSE:—Rien de tout cela.Au contraire nous tenons à ce que votre apparence soit soignée.Vous pouvez vous servir discrètement de rouge à lèvres, de poudre, de fards, de poli s ongles .; Élût MAINTENANT, PLUS QUE JAMAIS! ¦ iJl {luel serait téquivalent, dans la vie civile, de 71 Ta solde et Ties allocations payées par le CW.AC?$50 par mois?$75 par mois?$100 par mois?• REPONSE:—Le salaire des C.W.A.C.vient d’être augmenté.Dès son enrôlement, une recrue reçoit $1.05 par jour et $1.20 après six mois de service, plus les allocations familiales.Ce salaire, lorsque l’on considère la gratuité de la nourri Rire, du logement.des vêtements et des soins médicaux, est l’équivalant d’un revenu de $110.00 par mois dans la vie civile.f jf Demandez Pop/nion des jeunes filles | en uniforme, ou appelez ou écrivez, pour avoir cfaufres renseignements.Bureau de Recrutement du C.W.A.C 1478, rue Pecl, Montréal MA, 4441 Ptimcrtii obtenir dc> r»o>*i*o«m«nu wMJtionnnli ta suiet du C.W.A.C Htm.Adnot.r 1 > 1 VOLUME XXXIV — No 178 “Je suis ici pour protester contre une politique de suicide national” .' (M.Bourosso, à Técole Olier) uelque I N°u$ sommes libres comme Tétaient, dit le grand tribun, les esclaves du sud des Etats-Unis après Tacte demancipation de Lincoln -— "Nous étions uns nation 50 ans avant la promulgation du statut de Westminster -Le témoignage de lord Fisher sur la "protection" que nous pouvons attendre de 1 Angleterre —- Les valeurs spirituelles et les valeurs en bourse, le mariage du dollar américain et de la livre sterling — Les compliments de Mme Tchiang-Kai-chek — Dès 1865, reconnaissance de notre égalité et de notre indépendance — "Il n'y a rien comme les renégats pour montrer le fanatisme le plus absolu" — Dans Cartier comme dans Stanstead, le vote doit en être un de protestation contre le gouvernement King et sa politique de guerre / UNE FOULE DE DIX MILLE PERSONNES ACCLAME M.BOURASSA A L'ECOLE OLIER Discours de MM, Paul Massé, candidat dans Cartier; Armand Choquette, candidat dans Stanstead; du Dr J.-B.Prince, de MM.Jean Drapeau, André Laurendeau et Michel Chartrand (por Alfred Àyotte ef Roger Duhamel) H y a longtemps que Montréal n'a pas connu un ralliement politique aussi imposant et aussi enthousiaste que celui du Bloc populaire canadien, tenu hier soir dons la cour de l'école Olier.Une foule d'environ dix mille personnes s'était massée autour de l'estrade; plusieurs rangées d'auditeurs se sont tenus toute la soirée le long des rues avoisinantes.Tous voulaient entendre et acclamer M.Henri Bourassa, vétéran des luttes ontiimpérialistes, le vivant symbole d'un canadianisme véritable.M.Michel Chartrand, agent électoral de M.Paul Massé, candidat du Bloc dans Cartier, a exposé la situation particulière de ce comté et il a eu quelques remarques au sujet des divers candidats en présence.M.Jean Drapeau a souligné l'importance du résultat des élections ontariennes qui sont un signe des temps et qui marquent que la population ne veut plus continuer à se laisser berner par les libéraux.Il a défié M.Ernest Bertrand, ministre dans le cabinet fédéral, de venir répéter devant un auditoire canadien-franais ce qu'il a dit à la radio de M.Bourassa.M.Armand Choquette, candidat du Bloc dans Stanstead, avait tenu à venir participer à cette assemblée en faveur de M.Massé et lui exprimer ses meilleurs voeux de succès pour le scrutin de lundi prochain.Il a souligné le caractère néfaste de la politique suivie à Ottawa par le parti libéral, qui ruine notre pays et atteint toutes tes classes de notre population.' En quelques brèves xiroles, M.André Laurendeau présente à l'auditoire M.Paul Massé, qui brigue les suffrages dans Cartier.M.Massé a fait un exposé soiide et pondéré de ses idées politiques et de son attitude à l'égard des différents partis.Après avoir parlé en français, il a aussi dit quelques mots dans leur langue à ses auditeurs anglais, allemands, hongrois et russse.C'est au Dr Jean-Baptiste Prince que revient l'honneur de présenter M.Bourassa.Il le fait en émaillant son allocution de quelques remorques savoureuses qui soulèvent l'hilarité du public.Après avoir montré ta folie de toutes les guerres, il fait acclamer le nom d'Eamonn de Volera, "un vrai chef", et il affirme que l'homme qui prendra en mains les destinées du Canada, qu'il soit de langue française ou anglaise, devra connaître la page d'histoire qu'a écrite Bourassa par son action au cours des dernières quarante années.Salué per un tonnerre d'applaudissements et par le chant du refrain: I! a gagné ses épaulettes, M.Henri Bourassa, qui a attentivement suivi les discours précédents, commence à parler.Pendant une heure, il rappelle ses luttes d'autrefois contre l'impérialisme et il souligne surtout qu'il y a un demi-siècle, nos hommes d'Etat avaient un sentiment national plus fervent qu'aujourd'hui; il en fournit de multiples exemples.M.Bourassa s'élève contre le mépris perpétré à Ottawa à l'égard des principes constitutionnels britanniques et exhorte ses auditeurs à exprimer un vote de protestation contre ces abus de pouvoir, afin de préparer à nos descendants un avenir meilleur et une patrie plus belle.M.Henri Bourassa vénérable vétéran de la politique canadienne commence son discours en priant la foule de ne pas l’applaudir et ne pas l’interrompre.A mon âge, dit-il, j’ai besoin de toutes mes forces et surtout je suis venu ici ce soir, non pas faire appel à vos Sentiments et à vos passions, mais m’adresser à votre conscience et à votre raison.Pourquoi suis-je donc ici?J’ai depuis longtemps déjà quitté la vie publique et, Dieu merci, je n’ai pas l’intention d’y revenir.Je n’appar-tienn a aucun groupe, pas mê-même au Bloc populaire.J’ai fait des luttes dont quelques-uns parmi vous veulent bien se souvenir, j’ai suivi avec : mpathie les efforts de M.Maxime .aymond pour rompre enfin la discipline de parti qui nous a fait tant de mal.J’ai voulu lui'té-nioigner mon estime, surtout au moment où parce qu’il est malade, des adversaires sans cœur et sans hon-neur osent jeter quelque doute sur •a sincérité.\h! je connais les lutes politiques et je sais ce qu’elles peuvent recéler de bassesse.Je suis ici en second lieu pour îxprimer ma sympathie envers des émancipait et qui prirent les armes avec leurs maîtres pour demeurer esclaves.C’est là notre situation.M.Saint-Laurent, un avocat de talent, comme la plupart des avocats canadiens-français, ne corn prend rien à la constitution britannique et aux précédents dont elle est formée.Mais n’étions-nous pas une nation de 50 ans avant la promulgation du statut de Westminster?Nous l’étions, quand Joh i-Sandfield MacDonald refusait d’envoyer des troupes canadiennes se battre en Crimée avec la France et l’Angleterre contre la Russie.Nous l’étions, quand sir John Macdonald refusait d’obliger les Canadiens à aller se battre pour venger le meurtre de Gordon à Khartoum.Nous l’étions, quand il adoptait une politique de protection, indépendamment des intérêts anglais.Et pourtant qui mettrait en doute son loyalisme, lui qui disait: A Ilritish subject I tuas born, a British subject 1 will die.Je me souviens d’avoir entendu répondre sir Richard Cartwright, ministre dans le cabinet de Laurier, à qui on reprochait de manquer de gratitqde à l’égard de jeunes d’un dévouement qui ne les , l’Angleterre, que nous ne lui de sert pas personnellement, des jeu nés qui veulent défendre les came* nationales et refaire une conscience publique.* Je suis ici, parce que c’est le devoir de tous ceux qui ont de la réflexion et de la' noblesse de protester contre une politique de suicide national, pratiquée à Ottawa par tous les politiciens au service du capital anglais, américain et canadien.Je suis ici enfin parce que je sais que si vous voulez mériter quelque respect, il vous appartient de vous servir du seul moyen que vous a laissé la démocratie pour protester contre ceux qui ont trompe tout un peuple en l’entrâlnant dans l’abl-me.La sincérité de nos gouvernants Je ne cherche jamais à jeter des doutes sur la sincérité de mes adversaires.Je veux penser que M.King et ses collègues ont cru, en 1939, que nous devions entrer en guerre pour défendre des intérêts nationaux.Il faut avoir vécu à Ottawa pour connaître combien nos hommes politiques sont ignorants des problèmes de l’Europe et du monde.Mis prennent leurs mots d’ordre de Londres et de Washington et ils répètent dans les confe- ences internationales leur leçon de perroquet.Notre niveau de liberté Nous sommes libres, nous répète-t-on.Oui, nous sommes libres comme l’étaient les esclaves du Sud des Etats-Unis après l’acte d’émancipation de Lincoln.Lys Etats-Unis ont dû faire une guerre de quatre années et faire périr un million de leur population pour affranchir les nègres.Les grands propriétaires du Sud avaient des esclaves favoris bonnes, cochers, maîtres d’hôtel, domestiques de confiance, qui s'indignèrent contre Lincoln qui les vions que ce à quoi nous oblige la charité chrétienne.Quand j’entends le “petit” Ilsley prétendre que le Canada n’est qu’une partie de l'Empire, j’évoque la mémoire de Joseph Howe, des provinces maritimes, le plus brillant orateur canadien de langue naplaise, qui s’élevait contre l’Angleterre quand elle sacrifiait les intérêts canadiens.Nos hommes politiques avaient alors un véritable sens national.Les politiciens anglais adoptent toujours une politique conforme à leurs intérêts et c’est normal.Quand les avez-vous vu essayer de faire adopter une politique favorable au Canad : .ni à quelque autre Dominion?La "protection de l'Angleterre" On nous dit que l'Angleterre nous protège.Je veux apporter le témoignage de lord Fisher, ancien premier lord de l’Amirauté, avec qui je causais en 1914, peu de temps avant la guerre, de nos luttes contre la politique navale de Borden et de Laurier.Je lui demandai: “Que pensez-vous de nos politiques navales?” Il me répondit: “Je les trouve aussi stupides l’une que l’autre.Quel besoin le Canada a-t-il d’une flytte?Le seul pays que vous ayez à redouter, qui puisse vous attaquer, ce sont les Etats-Unis.Or, jamais l'Angleterre ne dépensera un seui penny ni un seul marin pour défendre le Canada contre les Ends-Unis, non pas parce que nous n’aunons pas le Canada, mais parce que nous ne pouvons nous battre contre eux”.En effet, depuis que les Etats-Unis ont commencé de faire la lutte à l’Angleterre, celle-ci o compris qu'elle n’avait qv’à flatter leur vanité de parvenus et à les utiliser pour assurer son prestige et sa puissance.C'est ainsi qu'elle procède avec nous.J’ai lancé le cri d’alarme dès 1899, poursuit M.Bourassa.J’ai dit ce qui venait, et j’avais alors contre moi la plupart de mes compatriotes et les journaux.On ne nie croyait pas quand je disais que l’Angleterre s’appuierait sur les Etats-Unis et sur les Dominions.Or, dès mon premier voyage tn Angleterre, les hommes d’Etat me l'ont avoué franchement, crfr, dans l’intimité, ils sont d’une grande franchise.Constatant que les Dominions grandissaient.l’Angleterre a pensé qu’elle pourrait les utiliser.Les politiciens anglais anglais, c’est leur mérite, voient loin en songent à l’avenir.Les valeurs spirituelles Il est impossible d’acquérir et de garder un grand empire d’une façon morale.Pensez-vous que c’est pour les valeurs spirituelles que l’Angleterre s’est emparée de la moitié des possessions de l’Espagne et du Portugal, qu’elle s’est emparée des Indes et qu’elle se bat aujourd’hui?Quand j’entendais mon ami La-pointe, un homme sincère, avec son bon accent de Kamouraska, nous conjurer de détendre les valeurs spirituelles engagées dans le conflit.Son contact à Londres lui a été fatal.Je lui disais alors: Si vous saviez ce qui se passe là-bas, vous verriez que ce n’est pas pour des valeurs spirituelles que l'Angleterre fait la guerre, que c’est pour des valeurs de bourse, c’est pour assurer le mariage du dollar américain et de la livre sterling.Et cela, nous le payons avec le sang de nos enfants, avec les impôts et les restrictions de toutes sortes.Les autorités empêchent de construire des maisons pour des familles de Montréal qui couchent dans la rue, mais trouvent l’argent pour construire des bateaux que nous donnons à l’Angleterre et pour enrégimenter notre jeunesse.Pendant cfe temps, nous nous consolons avec les compliments de madame Chiang Kai-chek, une femme au reste supérieure, qui vient nous dire que nous faisons plus pour l’Angleterre que les Etats-Unis at la Russie fom pour eux-mêmes.FA M.King se gausse, il se gonfle comme la grenouille de La Fontaine.En 1940, M.King disait que nous avions contribué à sauver l’Angleterre.Un peu plus tard, il affirmait que nous avions vraiment sauvé l’Angleterre, Et aujourd’hui il prétend que nous sauvons le monde.Il veut obtenir un vote de confiance, non seulement ces jours-ci, mais lors des élections générales, pour pouvoir siéger dans les conseils qui décideront des conditions qui mettront fin à la guerre.Roosevelt, Churchill et King forment un ménage à trois.Ce qui me rappelle ce mot humoristique d’une feuille new-yorkaise qui présentait ainsi la famille typique américaine: un monsieur, une madame et un petit chien.M.King est U* petit chien en laisse entre Miss Columbia et John Bull.Les Anglais -exploitent notre jobarderie en se servant des Etats-Unis dont le capital est maître de notre finance et de notre industrie.Londres nous fait faire ses communications par Washington.Voler pour Massé Voilà pourquoi je viens, comme vieillard, comme père de famille et comme Canadien tout court, vous demandez de voler pour votre pays et pour vos entants, en volant pour M.Massé.Prouvez aux hommes qui nous ont trompés que vous en avez assez.C’esl un simple vote de protestation, direz-vous.C’est énorme, c'est toujours ainsi que commencent les grandes réformes.Lors de l’élection d’Outremont, un des gros bonnets de l'endroit, tiche des millions hérités de son père, me disait que nous, Canadiens français, nous ne devions pas nous affirmer parce que nous sommes une minorité.Ce ne sont pas les hommes riches qui nous ont conservé l'héritage ancestral, c’est la masse du peuple canadien-fran-çals, fidèle à ses traditions religieuses et nationales, soucieuse de probité, de vérité, de travail honnête, d’économie.Chaque fois que nous avons voulu nous enrichir trop vite, nous avons déchu.N’oublions pas que ce qui nous reste de conscience chrétienne nous empêche d’aller aussi loin que d'autres dans celle voie.J’estime l’appel de M.Massé aux §roüpes minoritaires tout à fait em-lématique d’un avenir désirable pour le Canada.Je comprends que les Anglo-Canadiens eussent préféré un pays exclusivement anglais cl que nous regrettions parfois de n’êtrc pas seuls dans notre pays.Mais lu Providence a voulu qu’il en lût autrement; nous n’avons nas à entrer dans ses desseins.Tous les groupes doivent se respecter lus uns les autres.Or, la plus mauvaise manière de gagner le respect des autres, c’est de marcher à qua tre pattes.Nous convions tous les Canadiens à se joindre à nous pour maintenir Ici une nation, non pour participer à toutes les guerres européennes, mais pour développer un sens national.Je disais jin iour à Laurier que nous ne constituerions jamais une nation en créant un sentiment de solidarité impériale., Notre éducation politique Un nommé Hanson disait un jour que nous avions reçu une mauvaise éducation politique.Peut-être, mais pendant trois cents ans, on nous a enseigné à défendre le sol canadien, et non pas à nous battre à l’étranger.On a le droit de croire que cela vaut aujourd’hui comme cela valait autrefois.Lors de la Confédération, qui n’est pas un pacte, n’en déplaise à mes amis du Bloc populaire, mais le résultat du pacte conclu à Québec en 1864 et en vertu duquel on a adopté une loi à Londres, sir John Macdonald, que personne ne pourra accuser d’avoir appartenu à la cinquième colonne, disait que nous faisions alors alliance avec l’Angleterre et qu’il espérait qu’elle durerait.Une alliance, donc reconnaissance dès 1865 de l’égalité et du caractère de nation indépendante.Le statut de Westminster ne nous a rien ajouté, mais il nous en a plutôt enlevé; je juge que c’est un attrape-nigauds.Lors de la conférence convoquée à Ottawa par M.Bennett, c’est à la demande de MM.Taschereau et Ferguson, un rouge et un bleu, qu’on a inséré une clause qui le vicie complètement, en faisant de Westminster le maître de notre constitution.Par conséquent, seul le fédéral a droit de parler d’une redistribution des sièges électoraux et à cet égard j’approuve M.King.Il a peut-être manqué d’égards pour les provinces, et à ce titre on a bien fait de protester.Toute la constitution britannique repose sur des précédents.L’Acte de l’Amérique du Nord n’est qu’une loi, ce n’est pas notre constitution.En Angleterre, il y a nombre de lois qui sont lettre morte, tandis qu’il y a des coutumes si fortes que leur abandon provoquerait une révolution.Conseils aux jeunes M.Bourassa reconnaît qu’il faut se battre et s’adresser à la foule.Mais» armez-vous, conseilk-t-il aux jeunes, pour les luttes de l’avenir, plus importantes que celle-ci.Armez-vous pour prouver que vous êtes capables de vous pénétrer des principes constitutionnels britanniques pour assurer la sécurité du peuple canadien.Le cas de Camilien Houde L’orateur cite le cas de l’internement de Camillien Houde.Il y a là un principe en jeu, un principe violé par le gouvernement, le droit d’être jugé par ses pairs devant un tribunal.Il a été arrêté pour avoir dit entre quatre murs ce que quinze jours plus tôt un ministre libéral avait déclaré dans un caucus.Lors de la dernière guerre, j’ai écrit une lettre à M.Bennett, qui était alors administrateur de l'enregistrement, pour lui dire qu’étant donné mon opposition à la participation, je n’entendais pas m’enregistrer.J’ai alors prononcé des discours et écrit des articles dont un seul aujourd’hui me vaudrait l’internement.Il n'y a rien comme les renégats pour montrer le fanatisme le plus absolu.Pour protester contre les abus de pouvoir, contre la banqueroute imminente, contre la pratique de la tyrannie, donnez un vote qui démontrera à M.King qu’il y a à Montréal un quartier formé de tous les groupes ethniques qui veut sauver la patrie pour nos descendants, donnez à vos enfants et à vos petis-enfants l’exemple dü devoir exécuté avec inteligence et avec rrns-cience.Autres discours Plusieurs autres orateurs ont porté la parole avant l'arrivée de M.Henri Bourassa.Voici des résumés de leurs discours: M.Michel Chartrand L’organisateur de M.Paul Massé dans Je comté de Cartier remercie le public d’être venu en aussi grand nombre.Quatre candidats de la minorilé, dit-il, veulent représenter la circonscription de Cartier à Ottawa.En face d’eux, il y a un Canadien rités dont vous serez témoins.M.Chartrand présente ensuite en quelques mots les autres orateurs.M.Jean Diapeau Celui qui fut candidat contre le général LaFlèche, ministre des Services nationaux de guerre, dans Qutremont, l’hiver dernier, commente les résultats électoraux on lariens.^ Le Canada de ce matin disait qu'ils étaient encore équivoques e.t imprécis.Je ne trouve pas, dit-il, que la défaite libérale soit equivoque ou imprécise; elle est au contraire catégorique.Nous avons a nous réjouir de la manifestation du sentiment populaire ontarien, qui en a assez lui aussi du parti libéral.Il rappelle qu’à Ayer’s-Cliff, lundi, lors de la mise en candidature des candidats dans Stanstead, il espérait voir le général LaFlèche, mais malgré sa présence dans le comte, il n’a pas paru à la cérémonie, il a fui l’assemblée contradictoire.Il déclare que le ministre Bertrand a tenu à la radio sur M.Bourassa des propos qu’il n'oserait jamais répéter en assemblée publique.Je n’ai pas besoin de défsn-(]re M.Bourassa.La personnalité de Bourassa seule est une suffisante répliqué aü major général LaFlèche.Après avoir salué l’arrivée du candidat dans Stanstead, M.Choquette, M.Drapeau proteste contre les leçons de démocratie données par Me Louis Saint-Laurent, à Magog, il y a une dizaine de jours.M.Saint-Laurent a dit que M.Davidson, de tous les députés élus, en 1940, avait été le seul à ne pas être admis au Parlement, bien qu’il n eût pas, au cours de la campagne électorale, fait pire que les autres.En disant cela, le ministre de la Justice reconnaît comme éléments cottstitutifs du régime démocratique les élections malhonnêtes, la corruption électorale par la boisson et l’argent.Les juges, a encore dit M.Saint-Laurent, ne votent pas et ne font pas de politique, mais ils ont des souvenirs.Le ministre de la Justice, en disant cela, a mis en doute la compétence et l’impartialité des magistrats.Ces propos de M.Saint-Laurent sont étranges dans la bouche d’un ministre de la Justice.Aussi, la jeunesse se lève-t-elle d’un bloc contre de telles déclarations et protestera-t-elle avec véhémence lundi prochain par son vote dans Cartier et dans Stau-stead- ,} La carte d’enregistrement national, vous devez la porter sur vous, et son absence peut vous conduire au poste de police et même en prison, M.Houde a osé dire qu'il ne s'enregistrerait pas, et vous savez où il est.Plusieurs jours avant l’élection d’Outremont, j’ai envoyé un télégramme à M.Castonguay, à Ottawa, pour lui_ demander si les agents des candidats dans les poils, le jour de l'élection, avaient le droit d’exiger des votants la production de leur carte d’enregistrement national.Il m’a répondu que les agents n’ont pas le droit de l’exiger.N’est-il pas inconcevable que cette carte, qui peut par son absence vous» conduire en prison si on vous la demande dans la rue, ne, soit d’aucune utilité au moment rave de l’identification du votant?e veux croire que M.Castonguay ne fait qu’interpréter la loi, mais il n’en reste pas moins que ces manoeuvres sont significatives et qu’on enlève à ceux qui veillent une élection honnête un moyen de contrôle et d’identification.Toutefois, elles n’étoufferont pas le sentiment canadien dans Stanstead et dans Cartier, M.Armand Choquette Le candidat du Bloc Populaire dans Stanstead est vivement applaudi.Moi, humble cultivateur, dit-il, il me fait plaisir de porter brièvement la parole dans une grande assemblée comme celle-ci pour appus'er mon ami Paul Massé et lui rendre la visite qu’il a faite dans le comté de Stanstead dimanche dernier.De même, il me fait plaisir de revoir M.Bourassa qui m’a fait l’honneur de venir parler à Magog l’autre jour en faveur de ma candidature.Lundi prochain, votre vote sera la com’lrmataion du non du plébiscite.Vous allez répéter à M.King que vous en avez assez de sa politique.Ce sont des hommes de coeur qu’il nous faut à Ottawa.M.Bourassa reste l’exemple de la conduite que doivent y tenir les députés canadiens-français.La semence qu'il y a jet4?porte des fruits Je vous de-manclf de ne plus avoir confiance en M.King et en son gouvernement.En votant pour les candidats minis tériels Davidson et Phillips, vous lui diriez de poursuivre sa politique ruineuse pour le pays: de conscription cl de milliards à l’Angleterre.Le résultat de l’élection d’Ontario est le commencement de la fin pour M.King et les libéraux.La glissade va se continuer lundi.M.Choquette termine en faisant français, qui peut représenter tou- M> MaXlme ^ tes les minorités parce qu’il parle mon(L chcf du Bloc.M.André Laurendeau leurs langues.Si on s’en tenai; à la démocratie, l’élection serait finie, car le candidat du Bloc représente vos intérêts et vos convictions.Les candidats adverses font leur campagne en disant que pour combattre Hitler, Mussolini et Massé, il faul un député juif de Cartier à Ottawa.Pourquoi un député juif pour vaincre Hitler?Mussolini est tombé sans député juif dans Cartier.M.Chartrand fait ensuite observer que les adversaires veulent aussi être députes pour sauvegurdei la démocratie Afin d’assurer leur élection, ils ont bourré les lisle* électorales de noms faux.Le neveu Bavitcb a officiellement présidé à tout cela.Même avec cela on ne réussira pas à gagner par un nez.La revision est en marche, elle est longue; nous n'aurons que deux ou trois jours pour consulter les listes.Au dire de M.Castonguay, commissaire fédéral des élections, nour avoir une élection honnête dans Cartier, il eût fallu différer le scrutin.C'est beaucoup dire.De toute façon nous allons consigner les faux noms et nous vous invitons à nàus faire connaître les irrégula- Deux mois seulement, dit le secrétaire général du Bloc populaire.Les | candidature n’est pas un geste rie partisannerie.Je suis au-dessus de cela.Je suis candidat dans Cartier parce que j’aime ie Canada et que le patrimoine national est en train d’être vendu par la clique d’Oltawa.Vous trouvez peut-être le mot fort, mais, nous les jeunes, nous nous considérons trahis par les libéraux.En effet, depuis l’autre guerre, ils nous avaient accoutumés à penser qu’avec eux était le salut du pays, c’est-à-dire son éloignement des guerres européennes, son opposition irrévocable à la conscription pour outre-mer.Avec eux, nous devions être à jamais protégés contre les aventures guerrières européennes.Mais vint 1939.Au moment le plus tragique de notre destinée nationale, nous avons constaté que les .>-< -messes libérales répétées pem ans pour gagner des électioi.volaient en fumée.Nous nous *., fiés aux libéraux, et nous avons ,u que nous avions fai» erreur.Il est temps d’ouvrir les yeux et de montrer que notre sentiment est le même aujourd’hui qu’en avril 1942, Je sais, poursuit le candidat du Bloc dans Cartier, que la grosse presse libérale et la grosse finance de la rue St-Jacques clament sur tous les tons que nous sommes en train de séparer le Québec du reste du pays et de nous aliéner le sentiment anglais.Rassurez-vous, nous -sommes au contraire en train d’édifier l’unité nationale sur sa vraie base: celle d’un sain patriotisme, d’un patriotisme éclairé.Nous mettons le Canada avant les autres pays, nous le mettons à sa vraie place.Nous prêchons l’amour du Canada, source de la véritable unité nationale.Quand nous demandons un effort de guerre proportionné à nos moyens, ajoute M.Massé, nous ne faisons que demander ce que beaucoup de compatriotes anglais demandent dans leur for intérieur.La différence est que nous le disons tout haut.Mais ils pensent comme nous, ils pensent canadien.Celte campagne en faveur d’uu sentiment canadien, elle a été commencée il y a cinquante ans par M.Henri Bourassa.Nous sommes Canadiens avant d’être autre chose.Et bon nombre de compatriotes de langue anglaise admettent que nous devons être plus Canadiens qu’An-glais.Les Canadiens d’autres origines ont abandonné des pays européens pour chercher au Canada la paix el la prospérité.Ils ont laissé derrière eux des impérialismes militaires européens pour cesser de payer l'impôt du sang et de J’argent.La dernière chose qu’ils s’attendaient de trouver ici était la répétition des militarismes d’Europe, la guerre, l’impôt, l’effusion du sang.Depuis 1,ÜQ0 ans, dit-on, qu’on se bat en Europe pour les mêmes rancunes.Ils ont voulu échapper à ces batailles et vivre dans le calme au Canada.Mais ils y ont retrouvé les mêmes tracas.Leur nombre est aujourd’hui important: ils forment près du tiers de la population du pays.Ils veulent une politique canadienne, ils déshent que le Canada se mêle de ses affaires plutôt que de combattre pour une démocratie sur tous les points du globe.En 1939, ces Néo-Canadiens ont été déçus de voir le Canada s’engager dans la guerre.Ils se sont soumis parce qu’ils sont respectueux des lois, mais ils regrettent eu eux-mêmes la politique consciip-lionniste et ruineuse du gouvernement libéral.Il n’y a qu’une promesse que ce gouvernement n’a pas encore violée: la conscription pour outre-mer.—Il va la violer ben vite, par exemple, lance un auditeur.Le vote de lundi, reprend M.Massé, doit avertir M.King qu’il perdra le pouvoir s’il ne s’arrête pas sur la pente dangereuse dans laquelle il s’est engagé.M.Massé montre ensuite que les différents partis et courants d'opinion se divisent en deux groupes: les participationnistes à outrance et les modérés.Les premiss veuieni la conscription pour outre-mer et donnent des milliards à l’Angleterre.Ils ont rabaissé le Canada au rang de colonie sur laquelle on prélève le tribut du sang et de l’argent.Pas d'argent- pour les ouvriers des avionneries Prince, q de Canadiens français 60,000 épitaphes et anglais morts et enterrés en Europe; il reste aussi dans Pâme des parents un chagrin qui ne finira qu'avec leur vie.Depuis quatre ans, M.King ?commencé la deuxième grande guerre.Il fait la guerre partout: à Hong-Kong, en Europe, en Chine en Asie.Que restera-t-il de tout cela?Je sais que quand il a succédé aux conservateurs, il a promis et a continué de promettre jusqu’à la présente guerre, c’est-à-dire jusqu’au moment où d a perdu la tête, qu’il n’y aurait plus de conscription pour outre-mer.Entre les deux guerres, l'administration libérale n’a pas été capable de payer un vieux sou sur la dett£ contractée >ar la guerre des consèrvateurs-Aujourd’hui nous avons une dette qui frise les $15 milliards.Comment ie Canada pourra-t-il payer cela?Ni vous ni moi n’en verrons la fin.Le Canada est pressuré de taxes et d’impôts.M.Prince raconte qu’un de ses amis était enthousiaste de la guerre au début, mais qu’à mesure que l’impôt sur le revenu lui serre le portefeuille, son enthousiaems baisse.Je pense que le sien sera égal au mien à 1» fin de la guerre.Puis il raconfe une histoire, que lui à rela-tee un ami anglais, parlant français, qui abusait quelque peu du mot alors.Dernièrement, dit l’ami anglais, un gros circus est venu à Montréal.H comptai! un homme très fort.Alors, il dit à la foule: apportez-moi un citron, Il pressa le citron îellement fort que tout le jus en sortit.Alors il offrit $5 à qui en tirerait une nouvelle goutte.Alors un homme pas gros se présenta.Il en fit tomber une goutte, puis deux, puis trois, puis quatre.Alors, l’homme fort lui donna $2Q et s’enquit de son nom: Moa, dit-il, je m'appelle Ilsley.La foule rit et M.Prince ajoute: e citron, c’est moi, c’est vous; 1 homme fort qui tient le citron, c est M.King; celui qui réussit à en tirer des gouttes supplémentaires, • est M.Ilsley.M.Prince passe a un autre ordre d idées.Un Canadien d’origine an-glaise, dit-il, qui voudra conduire le pays dans la patx et dans l'harmonie et pratiquer un vrai canadianisme devra préparer sa mission de conducteur de peuple en s inspirant de la conduite du grand patriote irlandais de Valera, Ca, cest un chef! SI on eu avait eu un pareil Les menaces rfbnt rien fait sur lui.Le chef dont je parle devra apprendre 1 histoire du Canada, l’his-toire politique du pays, de la pre- u 8 m.dernière.Ji*ne' l’histoire de la politique nationale que Bou rassa a écrite et prêchée pendant quarante ans.M.Prince fait ensuite allusion à ! article de basse attaque du Cana- 01-rf -M\Blcûmbe (Hooks).Lanceur gagnant: Spaulding.Lanceur perdant: Marleau.Arbitres: Fowler et Henline.Temps 2.25.Assistance; 500.les coussins durant la joute.Joe McCarthy, l’actif gérant des Yankees de New-York, était au nombre des spectateurs.MONTREAL AB P Badke, cg .3 2 Barnhart, 2b _____ 4 3 Brack, cc .4 2 Ortiz, cd .4 1 CS R 1 2 2 3 2 t 2 2 La victoire est concédée à Managoff Plus de dix mille personnes ont été témoins du combat Managoff-Robert, hier soir, au Stade du Montréal, mais notre athlète canadien-français et ses admirateurs out été fort désappointés du résultat de cet-.te rencontre car ie protégé d’Emile Maupas n’a pas réussi à reprendre son titre et il a dû concéder ia victoire au poids lourds de Chicago, dans une finale intéressante.Robert paraissait devoir l’emporter sur son rival car il prit les première chute en un peu plus de quarante minutes mais dut concéder la deuxième chute et le match à son rival lorsqu’il fut projeté hors de l’arène par des coups de savate et il resta accroché la jambe aux câbles pour aggraver sa blessure à son genou malade.Lorsqu’il perdit la deuxième chiite Robert dut être aidé pour se rendre à sa loge et pendant le repos réglementaire >’on tenta de lui prodiguer les sc , .nécessaires pour qu’il puisse revt.ir dans l’arène.Le temps écoulé Robert demanda cinq minutes de grâce mais le champion refusa et sur l’avis du médecin de la Commission Athlétique et d’Emile Maupas notre compatriote décida de concéder la victoire à Managoff.Le match prenait fin de cette façon peu satisfaisante pour les amateurs et nombreux sont i eux qui ont quitté le Stade fort désappointés.Dans la semi-finale, Billy Watson, de Toronto, a remporté une belle et populaire victoire sur le rude Marvin Westenberg, pour prendre la chute en 13.36.André Vadnais, l’Ange canadien, a eu raison du gros .Terry Monoghan dans une des préliminaires.Larry Moquin, maintenant dans l’armée, a fait un retour dans la lutte et a remporté une victoire fort populaire sur Les Ryan dont il a disposé en 21.16 minutes, Dans le premier combat de la soirée Manuel Cortez et Maurice Robert ont fait match nul à la suite d’un combat rapide et intéressant.Dolph Camilli abandonne le jeu pour de bon New-York, 6.— Doiph Camilï: pense qu'il a joué au baseball professionnel pendant, assez longtemps, 18 ans, et il a annoncé hier qu’ii abandonnait définitivement son sport favori pour se retirer des affaires et retourner sur son ranch en Californie.Le gros joueur de 1er but de 36 ans, a en effet déclaré au président Horace Stoneham et j gérant Mel OH, des Giants, à qui il vient d’ê-Ire échangé par les Dodgers qu’il ne croyait p/us être assez bon pour aider n’importe que! club et il a lui-même déclaré qu’il était bien fini comme joueur.Camilli a ajouté qu’il pense déjà a abandonner lt ijeu depuis plus d'un an et qu^il avait consenti à jouer encore cette saison simplement parce que Branck Rickey était venu à bout de le convaincre ie printemps» dernier.Il a décidé une fois pour toutes d'abandonner le baseball il y a un mois mais a dit qu’il avait tenu à terminer le récent voyage des Dodgers avant d annoncer su décision.Dolph C, -milti a dit de plus qu’il n’avait fait part de son projet ni à Rickey ni à Du rocher et qu’ii aurait abandonné le jeu même s’il n’avait pas été échangé.Il était pré' à subir la perte de $8000.montant qu’il aurait reçu S’n avait terminé la saison.Camilli a dû parler durant deux heures avant de convaincre Sto-nehom et Ott que le bâton qui frappa le plus de circuits dans la Nationale en 1941, qui cogna en tout 237 coups de circuit en 11 ans de jeu dans les majeures avec les Cubs, les Phillies et les Dodgers et qui lui valut d’être reconnu comme le joueur le pins utile de la Na- lêre COURSE 3 ans et plus.Temp« Put» rapide.Marian», Feeney, U0.Treemontama, Norton, 103.Matel, Laaswell, 111.High Lev«] Fiorlo, 106.Mise Cold.William», 110.Biasing Iris, Magath, 103.Sally Portia, Fair, 115 Jane Mark, Rollins, 100 Little Joan, Connolly, 106.Clilef of Staff, Sena, 106 Mary Bart, Hughes, 106.$2 au mutuel rapportent sur Mariana P.4.80.4.20, 3,SS; sur Treemontanla 9.05.3.80; sur Mstel 3.55.3s COURSE - 8 furlongs.Bourse S400.3 ans et plu», Temps 1.15 3-5 Phllcade, Seca, 112, Speedy Bouger, lia**well, 120.Brutus Folly, Williams, 120.Kaydeekay, Juarez, 112.The Wraith, Courtney.110.Treemontler.Bard ales.120.Narkl, Norton, 104.Pftquea.Fair.115 Paddy, Magath, 120.Lorraine S., Fafundl, 110.Balt, Feeney, 120.’ Commlxtlon, ConnoUy.113.,,42 au mutuel rapportent sur Phlleade .14,75, 8.15, 4 80: sur Speedy Bonger 5.55, i COlman, Ca • 4.35; sur Brutus Folly 4.55.Tyack, Cg .3e COURSE - 5 1-2 furlongs Bourn -aVis* “ $300.3 ans et plus.Temp* 1 09 3-5, Pcrnelle, Magath.111.Sucre, Connolly.111.Miss Victress, Lasswel!, 111.Phllh» B , Sena, 111.Bentou Barry, Courtney, 111.Marlboro Maid, William*, 111.Sava Mark, Ray, 106 Aurebon, Barker, US.Tommy's Luck.Juarez, n«.Ever Time, Fiorlo, 111.Fittzpool, Fair, 116.$2 au mutuel rapportent sur Femelle 3 05, 2.65, 2.15; sur Sucre 4.35.2.35; sur Miss Victress 2,23.che.Jim Tyack, qui en ci ait à ses débuts pour les Leafs, qui l’obtinrent des Athlétiques eu è ihange pour Jimmy Ripple, a très bien fait à sa 1ère partie dans son n uvel uniforme et il a cogné deux « mbles et un triple au cours de l’ap ès-midi.SYRACUSE AB P CS R Rosen, cc .3 0 1 0 Harrington, 2b .4 0 0 4 Sauer, 1b ., 4 0 2 10 Mele, cd .9 0 0 4 Kelleber, cg .4 0 2 0 Rice, r 4 0 0 5 Del Savio, 3b ., .4 0 1 0 Phillips, ac .2 0 1 1 xHowell .1 0 0 0 Schultz, 1 3 0 1 0 Can.Car Can.Pac.Ry Cockshutt Plow Con Smelting .32 9 8 24 11 Frappa pour Phiüijp à La 9e.Dom.Bridge Dora.Olaas prlv D.Steel & Coal B Dom Store* Dominion Tar Dom.Tertlle English Electric A Foundation Co.Gen.Steel Wa-es Hamilton Bridge Holllnger .Valeur* TORONTO AB Zak, ac .3 P CS Gamble, cc Letchas.2b Handley, 3b Crompton, r Hamlin, 1 , t- COURSE — \ mill* et 70 verges Bourte $400.3 an* *t pltl*.Temp* I.*9 Record Flight, Lasswell ,111.Orenco, Magath, llti.Here Agate, Norton, 113.Telescope.Hughes, lie Stormy Night, Bardai**, 11*.Mine, Pair.116.Gunnery, Monroy, 113 Differential, Oourtrev, lia.Army îdje, Field, 106.Toby T., Williams, 110 .Watereure.Bartre:, 116.rapportent *ur Record ?ilht 4 ;0, 3,W; *ur Orenco 6.05, 3.90; sur Here Again 2,90.Le pari double a rapporté 21.15.Total .Syracuse Toronto .2 3 2 3 3 3 2 3 21 2 27 10 000r >0000—0 000< ülOOx—1 .sommaire :— Erreurs : Harrington, Phillips.Deux-buts: Tyack, Saue .Sacrifices: Gamble, Phillips Doubles- Abltlbl 6% prlv.Brew St Dlst.Brit.Am.OU C.St D.Sugar rabies.Les grains font de beaux progrès dans la province de Québec, et l’on s’attend à obtenir une bonne récolte de foin.L’on peut en dire autant pour les pommes.Dans les provinces maritimes, la température défavorable de ia semaine dernière a nui aux récoltes.Sherbrooke lance un emprunt Sherbrooke.— Le greffier de la cité de Sherbrooke, M.Antonin Deslauriers, vient d’inviter une quarantaine d’entreprises bancaires et de maison de courtage à faire parvenir à l’hôtel de ville, d’ici au 23 août, des soumissions pour la vente de $175,000 d’obligations municipales de notre ville.Ces obligations, datées du 1er août 1943, portent intérêt à 3% pour cent et écherront du 1er août 1944 au 1er août 1963.Production de fromage » La production de fromage composé en 1942 est de 26,822,200 livres contre 21,030,140 en 1941.La préparation de ce produit a nécessité 20,258,387 livres de fromage ched- MMsey-Hsrrt* pr '.dar contre 15,545,422 l’an dernier; Power corp priv la valeur du fromage conintposé est de $8,077,689 contre $5,226,260 Tannée précédente.Un plafond pour les .prix des fruits Ottawa, 6.— Un plafonnement sur les prix des pêches, des prunes et des poires sera en vigueur; il Ou».Haut Clôt.Valeurs Ouv.Haut Cldt.10>, 10V, 104 Howard Smith .141, 14% 14‘» 114 113 713 Hudson B*v Min .31% 31% 31% 101 >, ion; 101*4 Imp.OU .18% 1674 Ï6U 25 S 25U 25‘a lmp.Tobacco .13 12 18>,i 18 18i 4»l4 32 >é Ogllvle .24 91.9'.m Ottawa meet Ry .llti uv.1174 Price Bros.1714 m» gs mi 13% Quebec Power .13'y 15% 45', St.Law.Corp.S’i s'f 29 28V» 29 St Law.Corp.prlv.m2 17 m* 29 29 29 St.Liw.Paper prlv .43 43 A3 154 Shawlnlgan ., .18 18 18 8!', 9V4 9% Steel of Canada .61>, 10>, 104 10V4 Took* Bros (ctsi ISO Twin City tnouv.l .7% 76 76 76 Wab&sso , , .57 57 20S Winn.Eletcrlc .6% 16 18 16 Zellers 12 >4 12 12 >» Zellers prlv .261» 6 Va 8‘i 6% Banques : 11 Royale ** * • LE CURB DE MONTREAL C»n.Dredge .C.Marconi Can.Westinghouse Com.Alcohol .Con.Div.Sec» lets) ! Consolidated Paper Cub Aircraft ictsi .Dom.Oilcloth .Donnaeona ., Eastern Dallies prlv.Fairchild.Fanny Farmer .Ford A Fraser VT ses sur les buts: Syracuse :î; Toronto 3.Buts sur balles de Hamlin 2; Schultz 3.Retirés au ’ iton, par Hamlin 2; Schultz 3.Arl très: Tobin et Filurski.Temps; 1 h.23.DEUXIEME PART E Haut Bas 3*4 3‘i Clflt 3% Valeur* Power Corp 2e prlv.Haut Ba* Clêt.43 26 25 2" Reliance 90 90 90 7 22 22V, 9" 7 22 22 90 7 23 22 90 Royauté Sarnla "A” Mine* feote en cental 25 16H 25 25 18 18 18 Aldermac 17% 17 1T 2'4 214 274 Bldgood Kirkland .59*4 50*4 30*4 45 U 46 Vi 45 V* Bouscadlllan 3*4 3*4 3** 2T« 2V» 2% cent.Cadillac 3*9 3 3% 10 5% 5% Eldorado 150 140 150 5% Falcon bridge 450 450 450 100 100 100 Inspiration 47 47 47 29 6% 6% Joliet Quebec, 6 6 8 8V9 Normetal .107 96 107 9) 27 28 O'Brien Gold .103 103 103 3% 28 3% 28 3% 28 Ont, Nickel Slscoe 5 Mi eo 5% »*k 23', 234i 23 >4 Sylvanlte .195 IBS 196 21 18% 21 18 V, 21 Watte Amulet Huiles (rote en rents) 545 545 MS .WJ Mi .•• Home OH 18 18 18 BOURSE DE NEW-YORK SYRACUSE AB P CS R A West, r j Del Savio, 3b Phillips, ac .De La Cruz, 1 xHowell .Blackburn, î Rosen, cc .Harrington, 2b Sauer, 1b .: Mele, cd .5* COURSE —* Environ 2 mille* Bourse f Rvllcher, cg $400 3 ms» et plus.Temp* 3.58 2-5.' ‘ Victor Hugo.McCulloch, 143.Indiana Flyer, Lavoie, 140.Dr Jlîlson, Barker, 143.Rlchstrlke, Fair, 150.Little Demon.Dorey, 138 Brown Marvel, Thomdyke, 143.Ann Hanover, Marsh, 135.DIst«rnbl*r.O’Brien.143.$2 au mutuel rapportent aur Victor *00.2 40; sur Indiana Flyer 5.05, 2.80; *ur Dr JUlaon 2 80.6v COURSE — « furlongs Bourse $300 3 ans et plus.Temp* 1.16 1-5 Mr Grief, Field, 115.WhlttlnsviUe, Connolly, lis Mountain Air, Barker, 117, ?Î5T, Ju*re*.no.Alibi Babe, Bardais», 110 Dashing Along, Flono.115 Whisk Doily, William», no.8y Greenock.Fair, 115.Zacatea, Monroy, 115., Dona Boecombe.Laasweil, 123 „ ** “VL1!-1** rapportent sur Mr Grief • 05.4.30, 3.25; sur WhlUasvtü» 4,40, 3.95; sur Mountain Air 2.70.-7« COURSE i mill a at 70 Bourse $400.3 an» et plu».Temp* 2-S.2 3 2 3 3 3 3 2 1 1 0 0 0 0 1 1 f * u 0 0 0 Total.24 2 3 18 6 x—Frappa pour’De la Cru TORONTO AB P .49 Ooanwin, Bard ale*, no.Rakbak.Fair, 115.Hot Mark, Ray.98.Results', Willianu, 113.Greydtm Boy, Courtney.115.Rare Diamond, Norton, 115 T.icky’s Son, Hughes, 115, Black Art:.Barker.116 B&lquehollle, Sena, 110.Happy Seven.Monroy.115.Blonde Siren.Larswell.Ill r»PPortent sur Goauwtn 610, 4.30.3.00; nur Rakbak 11.90, 5 10; aur Hot Mark 3.85, *» COURSE — 1 muu et.?o verge*.Bourse $400.3 ans et plu*.Temp* 1 48 i-S.Transbriar, Fair, 115.Twlnkatys.P.Jundl, US.Penobscot, Solomon, US, Mlney, Sena, 108.Bourt-on Town, Juarez.113.Mlsey, Sandalee, 107.Pie Plate.Courtney, 108.Torbruk.Williams.110.Soberano.Monrov, 113.B!m*r, Florin.108.Big Fish, Lass well, 111 Tall Oak, Field.113.4» au mutuel rapportent *ur Tran*-briar 17.25, 0 90, 4 45- sur Twlnkatya 4.35, 3.85; *ur Penobscot 1.20.La qulnell* a rapport, 40 90.Alpha et Bouffons à Ahuntsie dimanche Zak, ac Gamble, cc .Letchav, 2b .Colman, cd Tyack, eg .Davis, lb , Handley, 3b Williams, r Shuman, 1 .2 2 3 3 3 3 3 2 3 à la 6e.OS R A 1 1 1 1 4 1 5 0 4 0 y aura aussi lieu peut-être de plafonner les prix de ces derniers.Pénurie de bois de pulpe New-York, 6.— Les éditeurs des Etats-Unis, et les moulins de pulpe et de papier craignent un manque de 2,500,000 cordes de bois de pul pe.Afin de stimuler la production une catrapagne de publicité aura lieu dans 27 Etats.1,600 journaux quotidiens et hebdomadaires circu lant dans les régions #où il y a du bois de pulpe, seront favorisés d’une annonce, incitant les fermiers, les hommes de chantier, etc., à procéder à la coupe du bois.La production de bois de pulpe a bissé de 24 p.c., durnt le premier semestre de 1943, tandis que les inventaires sont de 32 p.c.moins élevés que durant le premier semestre de 1942.E DE MONTREAL Total 24 21 8 Syracuse .Toronto.0300 0x—4 OOüC ,02—2 Prix de détail Valeur* Air Reduct 2.00 ., .Ou».Haut 43*4 43*4 Ba* 43*4 Valeurs Mack Trucks 3.00 Am.Loco .12% 12% X2\i Macy Co.2 00 A.P.& L.C prlv 1.50 42 40% 40% May Dept S.3.00 .Am, Smelt.3.00 39*4 391, 39*4 Montg Word 200 .Am.Sugar 150 .27 26*4 26*4 Nat Biscuit 120 .Am.Tel.St T 900 .ISSI 154 154% Nat C Reg 1.25 Aro.Tobacco 3.25 .55*4 2614 55*4 55*4 Nat Distill 2.00 .Anaconda 2.50 26%, 26*4 Nat Pr & Lt Atchison SF 7 00 .58*4 37% 58 Nat.Steel 3,00 Baldwin CT 1.00 .16% 15% 15*4 Norf & W 10.00 .Bendlx Av 3.50 .34% 33V.34 V.Nor American .Beth Steel 6 00 6114 BO*.61% Nor Pacific 1.00 Bohn, Alum 3 00 .45% 4564 45 V» Ohio 011 .50 Borg Warn 2 00 33'4 33 33 Pac G St.El 2 00 Canada Dry 00 23 22%.22% Packard Mot, 20 .Case.J.I.7.00 108*4 108 108*4 48*4 Paramount 1.10 Caterpillar Tr.2 00 .48% 48*4 Pepsi Cola 2.75 Celane.se C 2.00 ., , 38% 36 36 Pressed S C 100 Ch & Ohio 3.50 45*4 45*4 45*4 Proct & G 2.00 Chrysler 3.50 77 76*i 76*4 Pub Ser NJ 90 Cong Naim 1 25 ., 22*4 22*4.22*4.Radio Corp.20 C Ed's NY 1 80 .22*4 21V, 22*4 Rayonler I 1 00 Cont Can 1 00 .34*4 33’4 32*4 33% Remlng R 90 Cont OH 1 00 ., 34 33*4 19*4 Republic Stl 100 .Crane Co 1 uo .*9% 191» R*y Tob "B" 1.55 Crown Zell 100 15 15 15 Safewy Btrs 3 00 Crucible Steel 2 00 .32% 3144 313,i Sears Ro^b 4.23 Curt Wr "A" 1.50 20% 19*4 iB% Shell On OH 100 .Deere & Co 1.35 .i Del Sr.Hudson .36% 36*4 36*4 Simmons Co.1.25 t4% 13*4 13*4 Sou Pacific 1 oo Dtst Seag.2 22 .28*4 28 H 28*4 Sou Railway 2 00 Douglas A 5.00 .60% 60*4 60*4 Do prlv 5.00 Du Pont 4.00 .146% 146 146 Sperry Corp 1 50 FHntkote 90 .18% 18% 18*4 Stand Brands 10 Gen Am Tr 2.00 ., , 4354 41*4 43% Stand OH Ind 1.23 Oen.Electr 140 .36*4 36% 3B*i Stand Oil NJ 2 00 Gen, Food 1.60 .41 40*4 406.; Studebaker .25 Gen.Motors 2.00 .52 61 *4 51V* Texas Corp.2 00 Glldden .60 ., .19% 19 19 Tex Gul Bui 2.25 Goodrich 1,25 • 38% 37*4 37% Twenf CF?1.25 Goodyear 1.37 U , .Homes take 2 25 .36% 36*4 .38*4 Un Carbide 3 00 • a 38% 37*4 37*4 Un Pacific 6.00 111.Cent.By .• , 12% 12% *2% Un Aircraft 300 .Int.Harvest 2.50 ., • 67 V.66% 68% Unit Fruit 3.00 Int.Nickel 2 .30*4 30% 63*4 30% Unit Gas Im .40 Johns-Manv 200 ., « 84% 84% US Rubber 25 Kennecott 3,00 .• .31 30% 30% Do prlv.*00 Kresge SS U0 .23% 23% 23% US Steel 4.00 L-O-F Glass 1.00 .« * 39*4 69% 38% 39 >4 Do prlv.7.00 Llg St M "B" 3 23 .• .69% 69% Vanad Steel .50 Lockheed 2.50 a a 18% mt 18% Warner Pic'* Loew’s Inc 3.03 .* « 61% 61 «1 Westlnahouae 4 00 Louis 6e N 7.00 .70*4 70*4 70«/« Yellow Tr 1.0C Ou* Haut 3344 33»$ 28 | 53 45 >i 31 *$ 281a 27’ 53 43 20U 314* 9% 58', 58*4 l*3>: 1821$ l&l i«’, ie\ -‘ 14 18H M’J 3*4 M'$ 49*.10 >4 534* 15'4 94.13'» 184* 17*4 28L 45V 33*« 27V 53 45 21V 28', *t*4 • V 58*.uV 29 3% 254$ 50'$ 10* 534, I3>$ 10 14V 18V 174$ 45*4 80V I8S 14 l!î» 28*.3V 35V 49V 10V 53V B i«\ '4V H'* 20'.,5 4 .27% 27 *S 27% .22% 22 22% .26 23% 25% .22*4 22 *» 4*?ij .41% .28*1 .7% 28», ,7 7% 35% .*.5 33% .55% 33% 35% .10% 10% 10*.SO 40% w .38% 38% .18', .21 .83% g^Î 20*,
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