Le devoir, 7 juin 1943, lundi 7 juin 1943
“Le (Üanàda est une àation lâuve-raine et ne peut avec docilité a rcepter de la Grande-Bretagne, ou der.Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui taut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers ’e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” üs-x-37) Lord TWEEDSMUIR Cirsctwr : Gsort** PILLITilR DEVOIR FAIS CI QUI DOIS IU4act*iii an chef : Omar HKROUX Montrée!, lundi 7 juin 1943 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE BEIair S161* SOIRS.DIMANCHES IT PETES Administration l Rédaction : Gérant t REIair 1361 ¦llair 2*84 Bllair 3361 La révolution argentine se complique — Rawson s’en va (Voir en page 3} Le vrai nationalisme est la seule bonne politique L'Ànglfiterre, la Russie, l'internationalisme et le sain patriotisme Le nationalisme, même le plus orthodoxe, n’a pas bonne presèe.Surbut au Canada, colonie attardée, où il suffit de le mentionner, ne serait-ce qu’en passant, pour éveiller la suspicion, la crainte, voire l’épouvante chez les gens qui ne se risquent à en parler qu'un traité de philosophie à la main, armés de distinctions atténuantes, adoucissantes et rassurantes qui permettent le repos de l’esprit, la tranquillité du coeur, quand ce n’est pas seulement le respect de liens politiques factices.Au surplus, il est de bon ton.dans les milieux qui ont intérêt à vider le patriotisme canadien de sa substance propre et à en étendre l’objet soit à un groupe déterminé de nations, soit encore à tous les pays du monde, de ne jamais prononcer le mot nationalisme lui accorler les épithètes: païen, outranciet.dangereux, étroit, chauvin.Une feuille de Québec, l’une de ces feuilles innommables qui se donnent pour mission de tuer le patriotisme et le nationalisme canadien (de grâce, qu’on ne nous accuse pas de confondre les deux termes!), disait naguère que les Canadiens français s’efforcaient d’entretenir un nationalisme démodé, alors que le monde était définitivement converti à l’internationalisme.# Ÿ * Proposition fausse que dément l’histoire politique et diplomatique des soixante-quinze dernières années.L’Angleterre, dont les hommes d'Etat et les ambassadeurs propagent la doctrine de l’internationalisme depuis le siècle dernier, a toujours considéré cette doctrine comme un aitide d’exportation, destiné à la consommation étrangère.Pour sa part elle se contentait^du nationalisme et elle s’tn trouvait fort bien.Un petit fait, relevé dans L’Angleterre et l’Empire britannique de Jacques Bainvilk, montre que la Grande-Bretagne était nationale et même nationaliste en 1914, quelques mois avant la déclaration de guerre.“Que les Parisiens qui acclameront cette semaine le roi et la reine d’Angleterre, écrivait Jacques Bainville le 21 avril 1914, retiennent bien encore ce détail essentiel: c’est que le toi Georges V et la reine Marie forment un ménage anglais aussi national et même aussi nationaliste que possible.(.) De même que Georges V, qui a surtout vécu sur les navires de Sa Majesté, est un pur Anglais, la rêine Marie, si cousine d'ailUur*.est une Anglaise.Sait-on qit’ell* a exigé, en se mariant, que son trousseau fût fait tout entier en Angleterre et que pas une main étrangère J n’y eût touché?(Voilà, ctrtei, une forme d'achat chez noue qut Ut Ctnadie/it fronçait n’ont pat inventét).Sait-on aussi qu’elle ne voulut pas d'autres demoiselles d’honneur que des princesse britanniques?Dans sa vie de tout les joiirS, le couple royal continue â affirmer le sentiment de la nitionalité’'.Haute leçon que les Anglais ont bien comprise et qu’ils oftt été heureux de citèr en exemple.A bon droit, d’ailleurs.Et lors de la dernière crise constitutionnelle dont Edouard VIII a été la figure centrale, on a choisi, pour succéder au souverain abdicataire, un homme qui représente parfaitement la nation anglaisé, marié à une femme dont la famille est l’une des plus grandes d’Ecosse.Ainsi le couple royal est-il l'image de- la double nationalité de la Grande-Bretagne, de la famille anglaise, de rattachement aux traditions du home anglais.Ce que Jacques Bainville pouvait dire de Georges V s'applique au souverain actuel: “Il symbolise, au plus haut point, les tendances directrices de notre temps qui sont la tradition et le nationalisme".Aucun internationalisme ne prévaudra jamâii contre cela.* * ¥ Staline, monsieur Staline, comme on appelle le dictateur russe, l'a appris à la dure école de 1a guerre.Et c'est le Journal d'Ottawa, journal tory qui ft’a jamais eu l’ombre d'une tendance nationaliste depuis sa fondation, qui se charge dè noua renseigner sur la conversion du chef des Soviets.Le Journal dit tout d'abord, en guise d'introduction (The power of Nationalitm, 1er juin 1943): “Il est de bon ton.ers jours-ci.de décrier le nationalisme.Les gens qui pensent que c'est un signe d'intelligence supérieure de toujours parler de politique étrangère disent un peu partout comme il est étroit et mesquin de penser à son propre pays et comme il est plus grand et plus civilisé d’être un ihtttnationalitte’’, Ce sont là, On l'admettra, des propos que le Journal n'a pas l'habitude de tenir.Ils lui sont inspirés par ce qu'écrivait récemment Ann O'Hare McCormick dans le Timet de New-York au sujet de la dissolution de la Troisième Internationale.“Mais ce qu'il y a de plus important que tout ceci, disait l'excellent écrivain qu'est Ann O'Hare McCormick, t'est la preuve, que Staline a acquise, que l'appel du nationalisme est plus fort que l’appel de l’internationalisme.L'expériènce lui a révélé 1a force indescriptible des loyau-th nationalei et la terrible épreuve de la guerre a démon-tté, au delà de tout doute, la grande force du sentiment national dant son propre pays.Une grande Russie, peut-être une plus grande Russie, voilà ce qu'il envisage maintenant.Il y eût un temps où les chefs soviétiques pensaient pouvoir atteindre leurs fins par le désordre et le chaos: mais c’était avant d’avoir obtenu le ferme contrôle d’un vaste domaine.C'était avant que U guerre n’eût révélé la puissance de la Russie.Staline veut maintenant traiter avec le reste du monde en fonction de cette puissance et le Cbmintern constituait un obstacle à cette fin”.La résistance russe ne s’explique pas, en effet, uniquement par le génie des généraux et la qualité du matériel de guerre soviétique.Elle étonne le monde parce que la population civile,.profondément attachée au sol, participe à la lutte et oppose à l’agreuion toutes les forces et les ressources d’un patriotisme tenace.¥ ¥ * Le Journal lui-même en convient implicitement.Il en conclut: “11 existe des raisons impérieuses en faveur de la coopération internationale.Mais ja coopération internationale ne peut jamais remplacer les logautét nationale!, l’amour d’un homme pour son propre pays et son premier devoir ertvers les intérêts de son propre pays.Tout édifice international construit dans l’oubli de ces vérités repose sur un fondement de sable”.La résistance rdsse aura eu, en notre pays, le résultat inespéré d’ouvrir les yeux de quelques impérialistes endurcis, sur la force et la nécessité du sentiment national.Pendant la guerre de 1914-1918 la dottrint de M.Henri Bourassa n’a pas eu d’advetsaire plus acharné, plus buté, plus violent et plus injuste que le Jbutnal d’Ottawa.Et depuis lors, le quotidien a eu en horreur tout ce qui se rapportait au nationalisme canadien.Lui et d’autres quotidiens de langue anglaise se sont évertués à répandre la légende de l’étroitesse de vue et d’idéal du nationalismei Pour le Journal et ses confrères, le nationalisme ne pouvait qu’avoir un sens péjoratif.Ils patti-cipaient ainsi à la propagande britannique qui déforme méthodiquement les moindres manifestations du nationalisme en Irlande, en Egypt*, dans le Sud-Afrique et au Câftada.Le Journal, en faisant l’apologie d’un sain nationalisme — qui est, selon la définition du petit dictionnaire, la préférence déterminée pour ce qui est propre à la nation à la-qutll* on appartient—, se trôuvt à condamner l’attitude de la plus grande partie de la presse canadienne vis-à-vis des problèmes internationaux et nationaux, de même que la politique de nos deux vieux partis.Quoi de tttôins nationaliste que le programme du parti tory, déguisé sous l’appêllatiOn ridicule d* progressiste-conservateur?Quoi de moins nationalute que le programme du parti libéral dirigé par des hommes tels que MM.Mackenzie King.J.-L.Usley, J.-L.Ralston, Humphrey Mitchell.Louis Sairtt-Laurent.L.-R.LaFlèche, Ernèat Bertrand?Quoi de moins national ou de moins nationaliste que les discours de tories notoires, les Hanson, les Diefenbaker, les White, les Bruce?Quoi de moins national ou d* moins nationaliste que les propos des ministres et des députés libéraux?Tories et libéraux ont la phobie du nationalisme.Ils n’ont que du mépris pour lui.Ils le décrient, l'accusent, le vouent à 1a réprobation populaire.¥ ¥ ¥ Tories et libéraux sont de ceux qui croient, selon l’expression du Journal, “que c'est un signe d'intelligence supérieur* de toujours parler de politique étrangère.qu'il est étroit et mesquin de penser à son propre pays”.Us dirigent la politique dans un sens nettement antinationaliste.Ils ont assez de largeur de vue pour oublier leur pays afin de mieux penser aux autres.Us pratiquent ce qu’ils prêchent.Ils font ce qu'ils disent.Dans leurs actes, ils outrepassent même ce qu’ils n'ostnt pas avouer publiquement.Câr s’ils apportént quelque retenue, un peu de décence, dans l'exposé de leur doctrine antinationaliste, ils se reprennent quand ils agissent.Dans le domaine des faits, ils abolissent toutes les restrictions.Leurs abstentions crient encore plus fort que leurs actions.Politique nationale ou nationaliste que le tefus officiel, répété, obstiné, de donner à notre pays un drapeau, un hymne national?Politique nationàle ou nationaliste que de prendre une attitude conforme au Statut de Westminster?Le* dirigeants de la na tion canadienne ne détestent rien moins que le nationalisme.Ils le démontrent chaque jour par leurs actes, par leurs paroles, même par leur silence.Le Journal a raison, contre son passé, contre ses amis d'hier et d'aujourd'hui, contre les politiciens libéraux et tories: “La coopération internationale ne peut jamais remplacer les loyautét nationale», l’amour d'un homme pour son propre pays et son premier devoir envers les intérêts de son propre pays”.Le Devoir n’a .jamais tenu d’autre langage.Le Canada ne sautait, sans danger pour son avenir.négliger de cultiver chez lui ce qui a fait la puissance de l'Angleterre et te qui permet à la Russie d'opposer une résistance victorieuse aux poussées allemandes.Si le Canada travaille à élever un édifice international dans l'oubli de ces vérités, il construit sur le sable.Les relations de Giraud avec de Gaulle 7-VI-43 Léopold RICHER et demi (de 1684 à 1942 inclusivement).MrMaxime Frenière a compilé une liate de 113 noms dans 45 villes et 16 Etats de l’Üâion.Le premier maire de Milwaukee.Wisconsin, fut Laurent-Salômon Juneau, en 1846; un Français.Gabriel Minville, occupa le poste de maire de New-York, en 1684; Albert Charron inaugura la mairie de Platls-burg, en 1902.Lâ Sàciélé historique franco-ami-vicaint poursuit un travail précieux et FUniversjté de Montréal a eu raison de le couronner en conférant jeudi au trésorier de la Société, M, Arthur Eno.de Lowell, le titre de dôctéur.“M.le juge Enô, écrit Yvonne Le Maître, dans le Bulletin de 1942, est “féru d’histoife et il n'entend pas seulement que les petits Franco-Américains se souviennent du grand rôle historique qu'a tenu la race française dans la colonisation de l’Amérique du Nord.En divers articles- et conférences destinés à la population iowelloise de langue anglaise, il s’affirme grand éducateur à cet egard et ne perd jamais l’occaûsion de rappeler aux Américains de toute provenance le grand souvenir historique colonial français.Et il est, comme l’on sait, le grand animateur de la Société historique franco-amcri-ne qui joue un rôle si notoire en la conservation de la culture française en Nôuvelle-Angleterre”, Notre admiration est acquise à la Société historiquè franco-américaine et à ses bons ouvrièrs.Louis RORILLARD Le procédé communiste Il ne varie guère, le procédé communiste.On le retrouve toujours identique à lui-ménAe.C’est le chantage systématique, la manoeuvre des masses ignorantes par quelques meneurs entreprenants.En voici un nouvel exemple, qui se passe cette fois-ci dans le domaine littéraire., Le Book-of-the-Monlh Club est une importante entreprise américaine de librairie qut compte 600,-000 abonnés.Sôh jury est composé de personnalités aussi avantageusement connues que Henry Séldet Canby, William Allen White.Dorothy Canfield et Christopher Mor-ley.Le livre du mois pour mai est un roman de Mark Aldandv, écrivain russe, intitulé dans sa version anglaise, The Fifth Seal.Or, le quotidien communiste de New-York, le Dailu Worker, a décidé que cet ouvrage est antisovié- , tique et il a organisé une campagne pour intimider les juges et les for-cer à modifier leur choix.Le Book-of-the-Month Club a été inOndé de protestations et de menaces de désabonnement.Cette maison s’est j livrée à une enquête qui a révélé des résultats peu étonnants pour ceux qui connaissent bien les tactiques communistes.“Dés protesta- j tions si laborieusement inspirées, rnt déclaré tes juges, une seule émanait d’une personne qui a fourni la preuve qu elle avait lu les bonnes feuilles de l’ouvrage.En fait, la plupart des protestataires ont admis très franchement et sans honte qu’ils n'avaient pas lu le livre.Il s’y trouve néanmoins un certain nombre de personnes qui ont prêté leur réputation, sur simple oui-dirt, à une campagne entreprise pour intimider la direction du Book-of-the-Month Club.par des menaces Moncton, N.-B.: au piano, Mlle G.Bruneau.5.Chants: Le Pécheur acadien.groupe d’oeuvres personnelles.Septuor de la Bonne chanson, directeur: M.Arthur Rlaquière.fi.Discours de M.le commandeur Albert Sormany.M.D., d’Edmundston, N.-B., président général de la Société mutuelle de l’Assomption.7.Allocution de M.Raymond Denis, président de la campagne a Montréal.8.Chant: Les filles de Cadix (î.éo Delibes).Extrait de Carmen (G.Bizet).Mlle Germaine EeBlanc (soeur de Marguerite), de Moncton., N.-B.9.Extrait de Mignon, Groupe de chansons canadiennes.Mlle Anna Malenfant, au piano.Mlle T.Turgeon.CONSERVEZ votre SANTE en Mangeant les Délicieuses POMMES DE PKELKjHSBUEG UN FRUIT SAIN CULTIVE SCIENTIFIQUEMENT Avec les compliments ds la PUQRmflCIE UlOniREBL UtKiH «Mm nukMDCii Cl tu ipo Ma .7251 SERVICE JOUR et NUIT Madame Houde chés, les autorités provinciales agri coles seront mises au courant par} ., .notre programme de production et écrit aux journaux.verront à trouver des marchés n'importe où: en Chine comme en Angleterre.en Allemagne comme en Et voyons.Des trois mouvements politiques, lequel convient le mieux à la classe agricole, et partant a tous les Canadiens français?Des journaux ont fait allusion, «î u samedi, à une communication de M.Godbout, cette fois, je mV j de débouchés ordinaires, le Bloc de- Houde, au sujet de ) dresse directement à votre nunis-i (ère.Quand, l’automne dernier, | vous avez aboli le subside de (leux ; cents la livre sur le fromage, avez R est evident que la politique de vous pensé à ce qui arriverait?Le M.Godbout ne nous convient pas.gurcau (jPS statistiques de Québec es i .h e- jl .la publié, la semaine du 15 mai.uu Que foit M.Godbout, j rapp0r| sur ]a production du beur- grond fermier?Quand on pense, mesdames et messieurs, que M.Godbout, premier ministre de la province et ministre de l’Agriculture, propriétaire de fermes, ne se donne même pas la peine de protester contre Ottawa.L'automne dernier, il y avail à Fort William de très grandes quantités de grains, mais elles étaient entre les mains des spéculateurs de l'Est.Nous ne pouvions commander di-i ccicment de l’Ouest, parce que l'administrateur des provendes refusait de payer le transport et qu’on manquait de wagons.Impossible, l’automne dernier, de louer des cales pour transporter le grain de Fort William à Montréal.La même chose menace de nous arriver cette année.De plus, avec la température actuelle, l’est est menacé d’une production inférieure à l’an dernier.Que le ministère de M.Godbout lance une campagne de surproduction, très bien, mais il ne faut pas oublier que nous sommes en juin et que les semailles ne sont pas finies.On nous demande plus de céréales.et le grand ministre de 1'Agriculture est décidé, lui aussi, de rationner.Nous l'aurons peut-être pour de bon le rationnement! Vous savez très bien, M.God-hout, que cette année, il serait nécessaire de cultiver du grain mélangé, orge et avoine, et que l'avoine devrait être de variétés hâtives, telles que Cartier et Mable.Avez-vous prévu à accumuler ces grains pour les semences?Non.Donc, si 'a maiorité des cultivateurs ensemence avec la variété Bannière avec orge, le programme de sur* oroduction des grains est voué à an fiasco.Vous nous demandez d?surproduire davantage les patates.De quelle manière.M.Godbout, augmenter la production de patates, quand les cultivateurs ne peuvent oas en avoir pour semer?Même iMK en ont, ils sont obligés de les jayer à des prix très -levés.Dans :es conditions, nous ne pouvons uirproduirc les pommes de terre, (’il n’y a pas de patates de semences.Deux beaux chevaux belges ?t une belle charrue ne peuvent pas labourer seuls, il faut un homme.Pour récolter des patates, il faut semer des patates.Je suis secrétaire du comité de surproduction de ma paroisse, et ie me demande pourquoi je suis là.J’aime bien occuper une charge, mais surtout la bien remplir.Nous avons fait, nous le.» membres du comité de surproduction, une enquête sérieuse sur le manque de main-d’oeuvre.Nous avons trouvé qu’il fallait une quinzaine d’hommes le plus têt possible.Nous avons re et du fromage, pour les quatre mois de l’année en cours.Ce rapport se lisait comme suit: “La production du fromage accuse une diminution de 83,7 r-r comparai! veinent au mois d’avril 1942." La diminution se fait sentir dans tout le pays, mais elle est beaucoup plus forle dans notre «province.Les autorités fédérales s'inquiètent.On nous a annoncé que.pendant ie mois en cours, tout le fromage du type Cheddar sera réquisitionne pour l’exportation, sinon le Canada ne pourra pas remplir le contralde 150 millions de livres signé avec l’Angleterre.Etant donné que le paiement de ces 150 millions de livres de fromage se fera à même le cadeau d’un milliard que M.llsley donnera à sa maman l'Angleterre, il serait normal qu’OUasva paie toutes les primes et tous les sunsides qui sont de nature à stimuler la production.L’argent ainsi dépensé se trouverait à revenir dans les poches de ceux qui ont payé des taxes et souscrit aux emprunts.Si le subside n’est pas rétabli, nuos manque-ions de fromage.vra favoriser l'enseignement de la science agricole à un très haut degré, et verra à le pourvoir d’un laboratoire de recherches, pour tirer de nos produits des sous-produits, tels que: jus de pommes, hubarbe, prunes, etc., etc., afin de les bien faire accueillir par les consommateurs.Hygiène nationale Le Bloc lancera un programme d’hygjène nationale, c’est-à-dire que des médecins feront le tour de nos écoles et paroisses, afin de prouver à notre population combien il est dangereux de se livrer aux abus de liqueurs de toutes sortes, et expliqueront aux gens les sources de vitamines que notre population pourra puiser dans nos produits agricoles.Autres mesures Le plafonnement de la viande Et pour en finir avec vous, M.Godbout, qu’allez-vous faire avec le plafonnement de la viande?La poule, par exemple, à 23 cents la livre?Au prix où en sont les grains actuellement, vous le savez, M, Godbout, agronome, que 23 cents la livre ne paiera pas le producteur, et s.vous ne vous en occupez pas.l’an prochain, à la lisle de rationnement des viandes, vous ajouterez celle de la volaille.Si M.Duplessis était au pouvoir Le prêt agricole devra être plus accessible aux cultivateurs, avec des conditions autres qu’à la Duplessis ou à la Godbout.afin de faciliter l’établissement des fils de cultivateurs.Le Bloc Populaire se propose aussi de prendre à sa charge l’entretien des grands cours d’eaux qui sont généralement dans un état pitoyable.Le Bloc verra à leur entretien comme à celui des chemins publics.La Suisse, la Hollande, et plus près de nous, la province d’Ontario, ont beaucoup aidé les cultivateurs, en pratiquant l’étcctrification rurale.qui rend plus rémunératrice l'exploitation de la ferme.Depuis dix ans, le gouvernement a fait des enquêtes, multiplié les commissions, et les cultivateurs attendent encore ce système d’électrification rurale.Et pourtant, vous êtes passés tour à tour MM.Duplessis et Godbout! De nos produits coopératifs, nous demanderons aux autorités en coo- pération de prendre une seule mar-Et si M.Duplessis était au pou-j que de commerce, une m irque na- voir, qu'arriverait-il?Ce serait la *:—- même chose, mesdames et messieurs.Qu’on ne s’y méprenne pas, ils se valent tous les deux.Ils sont deux amis intimes qui s’entendent très bien pour tromper le peuple Us sont tous deux esclaves de l’esprit de parti.M.Duplessis, pas plus que M.Godbout, ne se préoccupe du relèvement de l’agriculture, de l’abaissement des trusts et du marasme économique où languit noire peuple depuis tant d’années.Et alors, étant si mal servis de la part de ces deux clans politiques, que nous reste-t-il à faire?tionale.Cette marque s’appliquera à tous nos produits, à partir de bas jusqu’aux chapeaux, à nos machines agricoles el à nos conserves alimentaires.Nous demanderons également que rette marque nationale soit inscrite en lettres d’or au bas de notre drapeau, afin que cela nous permette de reprendre le plus tôt possible notre commerce et notre industrie.Le Bloc Populaire canadien compte sur l’appui de tous les cultivateurs et de tous les citoyens bien pensants.Faisons l’union, cette cultivateur a deux chevaux retifsJ L0**; *01{S'es ^ana • a n I .Bud Kimball frappa un.simple et deuxième sur un man Ankenman.2b Kimball.3b Gruham 1b Olmo.cc .Ortlz, cd .Ca.?‘ o.r .z-How*ll.r .C&mpanla.ac ke.cg zz-Barnhart.c Wobb.1 .zzz-Corrlden Coillna.1 .Totaux MONTREAL 24 3 4 21 11 2 z-A trappe P°ur Castro à la 6e.zz-A frappé pour Badke à la 6e zzz-A frappé pour Webb à la 6e Résultat par manchea: ___ Rochester .Montréal 0000021—3 SOMMAIRE Pointa produits par Roy Sacrifices: Bur-weuter, Naylor.Koval.Tlmko, Kimball.Double-Jeu: Graham K Campania é Collins.Laissés sur les buts: Rochester 7: Montréal 10.Buts sur balles de Webb, 6: Roy 7; Schmidt.Il Collins 1.Retirés au béton par Webb t.Roy 2.Coupe réussis sur bailee de Webb, 2 en 6 manches: Itov.3 e 6 1-3 manches; Schmidt.1 e® 1-3 “e manche: Collins.0 en 1 manche Mauvais lancer.Roy.Lanceur gagnant.Collins, lanceur perdant.Roy.Arbitres: Fowler etSo-lodare.Durée.1 h.42.Assistance.12,000.Les résultats dans le circuit des majeures LIG LT.INTERNATIONALE SAMEDI: Montréal 7, Rochester 4 Toronto 10.Buffalo 0.Syracuse 12.Jersey City 0 Baltimore 6, Newark 0.HIER: , , Rochester S, Montréal 16.Montréal 3.Rochester 2.Jersey City 3, Toronto 2.Toronto 9.Jersey City 3.Syracuse 3.Buffalo 1.Syracuse 3, Buffalo 1 Newark 9.Baltimore 6.Baltimore 4.Newark 2.Les Dodgers et les Cubs ont divisé Chicago, 7.— Les Dodgers de Brooklyn et les Cubs de Chicago ont divisé hier au cours d’un programme-double car les hommes de Léo Durocher gagnèrent la joute initiale par .4 à 3 après un duel de 11 manches tandis que > _____ I locaux l’emportèrent sur les sala- New-York, 7 —- Les Y’ankees ont j ries de Branch Rickey dans la ti-dù gagner deux parties hier pour, nale par 11 à 5.Comme les Car-pouvoir conserver leur avance ] dinaux de Saint-Louis ont annulé dans la course au championnat de ; avec les Phillies en une rencontre •, .dé 5 à 2 anrès un duel de la Ligue Américaine, car les Sena-, arrêtée a la sixième manche alors ! Çornptede ^ 8 P// c .J] _ „ „ (cnrs de Washington ont victoires à leur crédit en ,___D___________ tant dans un programme double j deuxième position de la Ligue Na contre les Tigers de Détroit.< tionale, une demi-partie en arriè- Les New-Yorkais ont vaincu les 1 re (ies Cardinaux.Browns de Saint-Louis dans les .j jjax y|ac0n a remporté sa sixiè-joutes à 1 affiche hier au stadium j victoire de la saison dans la lorsqu'ils triomphèrent de leurs ri- premjére joute lorsqu'il frappa un vaux par - a 1 et 10 a 6.son‘; sjmpie qui permit à Augie Gatan une partie en avant des j Z.i„ i slon 30000000000000— 3 10 0 Swift et Wagner.icincina.2000000010000L- 4 9 2e partie: „n x a ni Andrews et Masi; Riddle et Muel- Cleveland .• • ^111020 5 .' I ier, DePhillips (11).Philadelphie .(,000010?00_^v„irf Boston à Cincinnati, e, Desautels; "^ | partie, remise.t < { Mtb'" jiœsasa’551 "œ»'^ Trout.Whtie, Henshaw.Ri-j Dickson (6) et O Dea.(Partie ar cbards, Parsons; Pple, Carrasquel ; tée a la oe).et Early.par / al.Dans les deux autres pallies à l’affiche, le Saint-Jean triomphait du Cherrier par 5 à 2, pendant que le Lachinc infligeait un blanchissag eau Ville-Emard par 4 à 0.A Sorel.les deux vétérans lanceurs du St-Clément.George Brem-ner et Charlie Calvert, n'accordèrent que 8 coups sûrs au Sorel en 13 manches.Brerancr en accorda 4 au cours des cinq premières manches et Calvert le môme nombre en 8 manches.Le St-Clément compta ses deux premiers points au cours des deux premières manches et le Sorel compta une fois à l_a 3e el égalisa ensuite le score à la 7e manche.Des coups sûrs par Fleming, Lamontagne, Calvert • et Couillard assurèrent la victoire au St-Cle-ment à la 13e.St-Clément „ , , 1100000000003—5 12 1 Sorel .0010001000000—2 8 t Bremner, Calvert et Paré, Dénommé: Peloquin Galen.Ville Emard .0000(10000—0 7 2 Lachine .001011lOx—4 12 0 Longval.Laçasse et Ellerd; Lamb-lon et Larivière.Beauharnois .100000000—1 6 2 Facteurs .OOOlOOlOx-2 R 1 Gignac et Roy; Fidèles et Boulia-ne.Cherrier .• • 001100000—2 4 2 St-.lean .’iftOOOOOOx—5 7 1 Hcaly et Dubé; Avvrey et Ripley.SECTION INTERMEDIAIRE Dans la Ligue Starr intermédiaire, les clubs Granby et St-Uamassc ont remporté chacun deux victoires.Granby a batlu le club Marie-ville par les scores de 9 à 4 et 4 a 3.Le St-Damasse.lui a défait a deux reprises le club de la manne de Sl-Hyacinthe par 8 à 2 et 9 a 1.Au parc Jarry le club de l’armee de St-Jérôme a défait le Kik par le score de 8 à 6.A Farnham le.club loca la battu le Seven-Up par 0 a ]• Le Chamhly a.défait le letreault-ville par 6 à 5.rack cc Howall cc Mo&s cg ____ rieltaa rec Hudson 2b Kerr ac .z-Stemer .Shemo 2b .Wells lanc .Polll lanc .ze-Mrad Volselle lanc Totaux .28 3 7 21 12 deuxième Burrows, Swift et Wagner.i Philadelphie .100000000—1 10 2! St-Louis Washington .OôOOOOOOx- e partie: Après ._deux- un simple Ankenman de Ct-Louls .Brooklyn ’ .Pittsburgh -.Cincinnati Boston .Philadelphie .'- New-York .Chicago .AUJOURD’HUI: B x»klyn A Pittsburgh.Aucune autre partie.LIGUE AMERICAINE SAMEDI St-Louls 3.New-York 2 W-shlngton 6, Détroit 3.Philadelphie 6.Cleveland 5 Chicago 4, Boston 1.HIER- Boston I.Chicago 3.Boston 3.Chicago 2 Washington 5.Détroit 1 Washington 8.Détroit 4 Philadelphie 12, Cleveland S.Cleveland S, Philadelphie 0.New-York 2 St-Louts 1 New-York 10.St-Louls 8.CLASSEMENT: G P PC 26 14 850 28 17 622 22 18 500 20 1» 513 17 13 472 18 22 450 16 27 372 16 27 372 Détroit .SOÛlOOfllO-J § \ Washington .11'0040-x 8 1- - Overmire, trucks et Faisons, Candini.Mertz, Giuliani, Larl>.“3M)()flOOOO—3 10 0 Boston .• • • 000100003—4 8 2 Grove, Haynes et Tresh; Judd et Fartee.2e partie: W0101000—2 7 0 Philadelphie à St-Louis, deuxieme partie remise.New-York .0001000000—1 5 ] Pittsburgh .200040408x-18 18 » Melton.Trinkle (4), Adams (4).Coombs (6) et Lombardi; Klinger New-York .000000000— 0 4 0 Pittsburgh .5010001 Ox 7 ¦ _2 Wittig, Mungo (1), Adams (/> et Mancuso; HaHt-lt et Baker.Chicago Boston , , Wade, Maltzherger.et Conroy._________ 00100200X—3 8 1 j Turner et G P PC New-York .23 15 604 Washington .24 18 571 Détroit .20 19 513 Ohlladelphle 22 21 512 Chicago .* 17 18 486 Tevsland .20 22 475 Boston .20 22 474 St-Louls 12 23 343 DeForge gagne contre Jes Wings Les Royaux du président Hector Racine ont vaincu le Rochestei sa medi après-midi au stade de - 't,; nue de Lonmier par le compte de 7 à 4 et cela grace a deux grosses manches, les troisième et cinquième.Ils se divisent les honneurs z-frappa pour Kerr A la 5e zz-frappa pour Polit A la Se Résultat par manche: Toronto .0000405—9 Jersey City .0001200—3 Sommaire : Pointa produite t»ar Wells.Williams.R j-beling.Van Rcbays 2, Gruadla 2 conger 2: deux-buts.Gruzdls; buts volés, Let-chas.Rubellng, Dugas.Williams.Conger: sacrifice*.Zak.Williams; doubles-jeux.Kerr A Hudson A Robinson, Williams A Zak.Zak à Letchas A Davis: laissés sur les buts.Jersey City 10.Toronto 8; buts sur balles de Hopper 5, Wells 3, PolU 2.Vol-sels 1, Conger 1; retirés au béton par Hopepr 1.Wells 1.Conger 2.Volselle t; coups sûrs sur balles de Wells.5 en 4 2-3 manches, Poll! 1 en l 1-3 manche, Volselle, 5 en 1 manche.Hopper, 5 en 4 manches (aucun de retiré A la 5e), Conger.2 en 3 manches; lanceur gagnant, Hopper; lanceur perdant.Wells; arbitres, Tobin et Kennedy; 4,258 temps, 2 h.10; assistance, Autres joutes .(MM)000010— 1 i .10001001 x 3 S et Unscr; Schultz .0100000— 1 4 .100200x - 3 R Roxbury (5) et Lo- Ruffalo Syracuse Gentry West.Buffalo .Syracuse .Waldstein.renz; DelaCruz et Rice.Newark .221(810211— 9 11 1 Baltimore .400020000 6 8 3 FaHon, Page (2), Marteau (fi) et Robinson; Klieman, Vanslate (3) et Becker.Pare (7).Newark _______ 0000200— 2 5 1 Baltimore .3000l0x - 4 4 0 Ananicz, Davis (3) et Garbark; Gromek et Pare.Montréal, le 4 juin 1943 Monsieur le rédecteur, le Devoir.Montréal.Cher monsieur, J'ai subi la semaine passée, la révision de l’examen médical du service sélectif.Que je sois un animal ou un être humain, cela n’a pas l’air d'occuper beaucoup les médecins examinateurs, lesquels pour la plupart sont Juifs.On commence par un examen de la tête qui est fait sans précaution; peu leur importe que leurs “outils" nous blessent.Il est à remarquer ici que les ordres.les questions, les renseignements sont donnés en anglais; et il faut presque se fâcher pour avoir un peu le français, quand c'est possible naturellement.Après le premier examen, on nous fait mettre tout nu.On en fait asseoir un groupe sur un banc de bois non peint.Et chacun avance sur ce banc.On se soucie peu, là.des microbes et de l’hygiène.Il n’est pas question là, non plus, de propreté et de décence.On nous demtinde de sauver la civilisation chrétienne; que fait-on de la pudeur chrétienne?II est vrai qu'il ne sied pas de parler de pudeur chrétienne à des médecins juifs.Quand tout est fini, on nous fait la salutation angélique suivante: Scram.and dont come hack: Cela peut vous donner une idée de l’atmosphère qui règne dans la place.Vous n’êtes pas bon pour faire un soldat?Vous ne valez plus rien.Un animal n’est pas bon pour la boucherie?On s'en débarrasse, Fist-ce, tout cela, pour nous convaincre de la sainteié de notre cause?Bien à vous, G.V.L'Ordre du Mérite Universitaire à huit étudiants TORONTO ïb.p Zak ac .2 3 LetChas 2b .4 2 Rubellng 3b .1 0 VanRob&ys ce .2 9 Rlpple cd cg .* 1 Gruzdls cg cc .2 2 Davis 1b .4 0 Williams rec .5 1 4 0 AUJOURD'HUI: Aucun» parti*.Totaux J9 • « 27 12 0 Les parties de samedi Internationale Syracuse .000222222—12 21 0 Jersey City.000000000- 0 1 2 Bartleson et Rice; Voiselle, Shir ley et Steiner.> maiicnc», iv.-» .Rochester .200010100—4 8 Ôjau cours desquelles trois points fu Montréal .01303000x-7 9 1 ; rent comptés.Bernard De h orge a Donnelly, Sakas et Burmeister; | eu ie credit de la victoire apres Washburn, Sherer, Deforce et Ko* : avoir succédé à Sherer, qui avait lui-well 'même remplace George Wasnouri.Toronto .10041013—10 7 01 Jack Graham a 8''«n5em.fnt ^?n.' Buffalo .00000000— 0 3 5| tribué à cette victoire du Mon réal.Strincevich et Williams; Roxbu-jcar notre premier but obtint un ry, Hewitt, Parkhursa et Unser.coup de r
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