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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 7 mai 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-05-07, Collections de BAnQ.

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r “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité a rcepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendic envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmonwealth." ua-X-M) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, vendredi 7 moi 1943 REDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LU SERVICES TELEPHONE i lElsir 3361 « SOIRS.DIMANCHES ET FETU Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur un chef s Orner HEROUX Aémmiitfition : Rédectiec t Gérant t BEIeir 316! BEIatr 29S4 B El air 1161 Les lignes de l’Axe croulent en Tunisie La conspiration communiste est en pleine activité Des faits d'aujourd’hui démontrent le bien*fondé de dénonciations qui remontent à 1941 et 1942 — Le noyautage de l'armée par des militants du communisme — Criminels de droit commun, fils de de Karl Marx et petits-fils de Voltaire IJ ne faut pas s’imaginer et encore moins faudrait-il croire qu’à la suite de la nouvelle déconvenue que leur a value la réunion qu’ils avaient convoquée, pour lundi soir dernier, en la salle municipale du marché Atwater, et qui n’a pas eu lieu, le camarade Timothy Buck avec tous les autres du ban et de l’atrière-ban communistes vont main tenant désarmer et capituler.Ils ne sont pas gens de cette sorte.Le lâchage, et l'expérience d’un passé déjà long le démontre surabondamment, n’est pas leur fait.Ils sont gens d'une conviction, mais d’une conviction damnable qui les entraîne à croire que tous les moyens sont bons à utiliser, y compris l’hypocrisie, le mensonge, la duplicité, surtout ceux-là, pour l’avancement de leur cause.Fils de Karl Marx, le théoricien de l’Etat athée et matérialiste, ils sont petits-fils de Voltaire .prince et grand-prêtre du mensonge.Dans une conférence au Collège Loyola, l’autre soir.Mgr Sheen, de l’Université Catholique de Washington, a exposé comment le parti communiste, dans une réunion secrète, tenue en novembre 1941, à Mexico, a préparé un rapport aux termes duquel il recommande à ses membres de préparer l’avènement communiste dans le monde entier, de lui ouvrir les voies en Amérique particulièrement en représentant comme fasciste quiconque s’oppose à son progrès, entrave ses menées.Le camarade Timothy Buck, qui était venu de Toronto à Montréal tout spécialement pour la manifestation de lundi dernier, le camarade Michael Buhay, conseiller municipal à Montréal, viennent de faire tenir à la presse un petit papier qui confirme tout à fait l’affirmation, qui est en même temps une dénonciation, de Mgr Sheen.L’un et l’autre prétendent que ce sont des éléments profaspistes qui sont intervenus à l’hêtel de ville de Montréal pour exiger et pour obtenir la résiliation du bail consenti par la ville aux organisateurs de la manifestation communiste du premier mai.Organisations profascistes, disent-ils, que la Société Saint-Jean-Baptiste, la J.O.C., les Syndicats catholique et nationaux.Le fascisme de ces organisations se résume pourtant à quelque chose de très simple : la volonté bien arrêtée qu’elles ont de ne pas tolérer qu’une bande d’agitateurs sans foi ni loi vienne provoquer l’immense majorité, la quasi-totalité de la population montréalaise.Les camarades Tim Buck et Michael Bubay n’y vont pas à termes mesurés.Des adversaires du communisme qu’ils rencontrent ici, ils ne disent pas seulement qu’ils sont des profascistes, ils les accusent d’être des Quislings, des traîtres, des colonnards.Le procédé est heureusement connu.II y a plus d’un an déjà, le 24 octobre 1941, l’un des principaux chefs de la police fédérale à Montréal, l’inspecteur C.-W.Harvison, invité à prononcer une conférence devant le Rotary Club, dénonçait le parti communiste, scs militants et ses sympathisants.Il le faisait en des termes non équivoques.A cette époqne-là pourtant, quatre mois après l’entrée forcée de la Russie dans la guerre et du côté des Alliés, les communistes du Canada avaient entrepris une propagande fougueuse en faveur d’une cause, celle des Alliés, qü’ils avaient précédemment dénoncée avec virulence.L’inspecteur Harvison, sachant à quoi s’en tenir sur la sincérité du parti communiste, le dénonçait précisément à cause de cette propagande nouveau genre.Et voici ce qu’il disait: "Nous, du Canada, devons-nous, ainsi qu’on a paru l’indiquer ces temps derniers dans des articles de journaux, nous asseoir béattement et permettre à ces chacals et à ces charognes du parti communiste du Canada de détruire notre •nité nationale en se mettant eux-mêmes à l’abri derrière le désir que nous avons d’aider la Russie?Allons-nous permettre aux membres du parti communiste de saper la vie de notre pays parce que les Russes cherchent à défendre la leur?Sera-t-il dorénavant permis de traiter quelqu’un de fasciste ou de membre de la Gestapo pour le simple motif qu’il refuse d’avaler la doctrine du parti communiste?“.Je ne crois pas qu’à cause de notre admiration pour la Russie, à cause du désir que nous avons de l’aider, nous soyons prêts à blanchir le parti communiste du Canada, que nous soyons prêts à admettre ses activités.Nous ne devons pas nous laisser égarer par la sophistique de ce parti et oublier l’agitation qu’il a faite contre l’effort de guerre jusqu'au comment de l’invasion de la Russie.“.Lee communistes du Canada, en se servant du cri de guerre: l’aide totale à la Russie, ne veulent que mousser leurs propres affaires.Ils s’attendent à ce que nous acceptions comme valables leurs présentes déclarations de loyauté, leurs présents appels à l’unité.Dès que quelqu’un se permet de dire que leurs nouvelles lettres-circulaires, que leurs nouvelles publications ne contiennent pas toute la vérité, les communistes crient à ta persécution et, par malheur, des gens bien intentionnés se mettent à demander la levée de l’interdit porté contre le parti communiste.“Nous ne devons pas être assez naïfs pour croire que ces gens-là ont pu, du soir au matin, devenir de bons et de loyaux Canadiens." M.Harvison avertissait ses auditeurs et, par eux, la population du pays, que les militants du parti communiste allaient porter l’accusation de fascisme contre tous ceux-là qui s’opposeraient à leurs vues, contrecarreraient leurs menées.C’est très exactement ce qui se produit.Et voici qu’il se produit pire encore, et dans cet autre cas, après une prédiction aussi faite longtemps à l’avance.En mars 1942, le Canadian War Worker, organe de la Canadian Federation of Labour, annonçait que le parti communiste était à la veille d’entreprendre, sous le couvert d'aide à l’effort de guerre, le noyautage ds l’armée canadienne.Il s'agissait d’un programme en quatre points que le War Worker résumait ainsi: “1—Le parti communiste canadien a ordonné à ses membres d’appuyer l’effort total de guerre: “2—Les communistes canadiens ont reçu l'ordre de s’enrôler dans l’armée; “3—Les ordres qu’il* ont sont de s’enrôler dans tous les services et dans toutes les unités de l’armée: “4—La propagande du Soldiers’ Committee, en vue de convertir les soldats canadiens, est déjà l’objet d’une large dissémination.” Le Canadian War Worker rappelait la propagande anti-britannique et antiimpérialiste des communistes antérieurement à l’entrée de la Russie dans la guerre, et il exposait comment cette propagande s’était métamorphosée du tout au tout, avait pris l’allure contraire, après le 22 juin 1941, date de l’attaque de l’Allemagne contre la Russie.Il insistait surtout sur le fait que les communistes du Canada entreprenaient, à la faveur de leur nouvelle attitude, de répandre leurs doctrines subversives dans les rangs de l’armée canadienne.Le noyautage de l'armée doit être pa« mal avancé à l'heure qu’il est, puisque Victoire, journal communiste publié à Montréal, annonçait avec éclat, la semaine dernière que le camarade Emery Samuel, secrétaire provincial du Comité ouvrier et communiste et vice-president national de cette même organisation, après avoir participé depuis dix ans au mouvement ouvrier (t progressiste dans la province de Québec, venait de s'enrôler dans l’armée active du Canada.' Les dénonciations pourtant si opportunes de l’inspecteur Harvison, en 1941, du War Worker, en 1942, sans parler d'innombrables autres qui étaient de source catholique et parfois française, n’ont pas enrayé les progrès du Canada de la conspiration’ du communisme contre notre pays en même temps que contre le.monde et contre l'humanité, conspiration qui vise i la déification, non pas seulement d'une race, mais à la déification de U bête dans l'homme.Dans certains milieux, on a protesté déjà, an nom de la liberté de parole, contre l’interdiction de la réunion de lundi dernier.On devrait pourtant voir et comprendre que les agitateurs communistes.Tim Buck et comparses, ne sont pas de simples contrevenants à des réglements de temps de guerre mais qu’ils sont des criminels de droit commun.Le code criminel, feu Ernest Lapointe l’a dit et répété à la Chambre des Communes, après lai, le député de Témiscouata l’a dit et redit aussi, foisonne d’articles que l’on peut invoquer contre eux, contre la conspiration dont ils sont les éléments actifs.Les autorités attendront-elles, pour sgir, que le noyautage communiste de l’armée soit complet?7-v-43 Emilt BENOIST A OTTAWA Le Canada devra continuer à payer le tribut du milliard La Chambre adopte en première lecture le bill du nouveau milliard — Cinq députés votent contre le projet: MM.Cardin, Dorion, Lacombe, Roy, Pouliot, d'Anjou — Le Canada reste colonie, dit M.Cardin, et il n'a fait aucun progrès réel vers l’indépendance UN AMENDEMENT DE M.D'ANJOU EST REJETE Par Léooold Bichar Ottawa, 7-V-43 — De nouveau l’ancien ministre des Travaux publics, M.P.-J.-A.Cardin, a prononcé ua discours vigoureux, bourré de dures vérités à T’adresse de nos coloniaux pour lesquels le Canada n’en fait jamais assez pour d’autre* pays.M- Cardin a parlé, au début de la soirée, sur la résolution ministérielle du don de 11,000,000,000 aux Nations-Unies.L’ancit'n minis- tre a été éloquent et courageux.I! a rappelé qu'il avait approuvé la participation du Canada à la guerre, parce qu’il estimait que nous devions faire quelque chose pour les Nations-Unies.Mais il a afouli qu’il doit y avoir une limite à nos contributions.Pour lui, le don de cette année aux Nations-Unies est Mmblable au don de 91.000,000,-000 l’an dernier à l’Angleterre.Il s’agit seulement d’une nouvelle étiquette pour désigner un vieux pro- duit.Le Canada continue de payer tribut.Il se comporte en colonie qui oublie telle chose que le Statut de Westminster.Au moins, si nous devons payer tribut, ayons le courage de rapatrier les valeurs canadiennes détenues par des Anglais.Ne craignons pas pour notre commerce d’après-guerre.Comme toujours les Anglais feront affaires avec nous, s’ils y voient (suite à la page six) Les Russes accusent les Polonais d’espionnage Nofrct outaoiuisc» "Ville, ô ma Ville!" (psr Ernest Bilodeau) Pour une aventure imprévue, il faut admettre que c’en est une.Il n’y a pas une demi-heure que j’ai failli sauter dans un train de retour, et au lieu de cela me voici tout essoufflé sous le péristyle de la grande institution-mère de la métropole, l’Vniversiti de la Montagne.Si je parle d'essoufflement, c’est qu'ayant attaqué l'escalade par un mouvement de flanc, fai dû m’accrocher à des arbustes et franchir des rocs sourcilleux jusqu’au niveau de la porte d'entrée.Mais il ne fallait pas entrer si tôt: dominant ainsi ce que fai appelé "la grondante métropole” en y arrivant jadis •te l’Alberta, le spectacle méritait bien un regard et quelques réflexions.Montréal à huit ou neuf heures du matin, vu du flanc de la Montagne, n’est pas un spectacle négligeable.Poème d’horizons, cantate d'ineryie et d’histoire, U s’en élève des chants épiques dont chacun mériterait la voix et la pensée des plus grands parmi nous et peut-être tout d’abord de l'auteur de Prends la route.Ce n’est pas Montmartre d’où j’apercevrais la Madeleine et les tours de Saint-Sulpice, mais le dôme florentin de l’Ùraloire est tout près et, vers la droite, je puis localiser à peu près le Château de Ramesay dont l’une des chambres reçut un jour la visite du marquis de Montcalm, revenu tout heureux de la victoire de Carillon et se reposant ici avant d'aller reprendre à Québec la défense sans espoir.De tous les quartiers monte ce matin la rumeur des pre- (suite A la page six) Bloc-notes Pierre-Georges Roy Nous voulions signaler les deux dernières publications de Pierre-Georges Roy: A travers tes Anciens Canadiens et A Iravers tes Mémoires de M.de Gaspi (ce retraité est infatigable!) lorsque nous avons appris que l’Université Marquette, au Wis-consin, venait d’attribuer à M.Roy, déjà docteur de l’Université de l’In-diana, un autre doctorat honorifique.Félicitons donc d’abord l’éminent archiviste de ce nouvel honneur, que lui méritent tant de recherches sur le centre américain et tant de services rendus aux chercheurs des Etats-Unis comme du Canada.Le nom de Pierre-Georges Roy est en effet connu de tous ceux qui, des deux côtés de la frontière, s’occupent de l’histoire ancienne de notre continent, et nous n’avons pas oublié avec quelle affectueuse estime parlait de l’archiviste de Québec Mgr Schlarman, l’actuel évêque de Peoria, l’auteur de ce beau livre: From Quebec to New-Orleans, où revivent de si passionnantes pages d’histoire.Les deux derniers volumes de Pierre-Georges Roy sont une sorte de glose sur l’oeuvre d’Aubert de Gaspé, l’étonnant vieillard qui.à soixante-quinze ans passés, édifiait l’une des oeuvres les plus durables de notre modeste littérature.Pierre-Georges Roy feuillette les deux livres fameux, les annote, les éclaire de commentaires tout nourris de ses vieilles recherches historiques.On ne voudra plus désormais séparer de ces petits livres les Mémoires et les Anciens Canadiens.M.LaGuardi* et le français Le maire de New-York, M.La-Guardia, s’esl payé le luxe de prononcer hier à Montréal un bout de discours en français.Ce n’est pas la première fois, du reste, que M.LaGuardia se sert à Montréal de notre langue.Mais il devient intéressant de noter que le nombre grandit singulièrement de nos visiteurs des Etats-Unis qui jugent à propos de parler français au Canada.Aujourd’hui, c’est M.LaGuardia, hier, c’était M.Grew, avant-hier, M.et Mme Roosevelt.Le fait n'est pas à retenir que pour nous.Il rappelle à tous ceux qui seraient tentés de l’oublier que le français est une langue que se font honneur de parler tous ceux qui le peuvent.O.H.7-V-4S eÇe carnet du gtincheux The J.-F.Leduc, M.L.A., O Company Ltd, que voilà donc une bonne relton sociale pour obtenir des contrats de guerre à Ottawa.« « » Le député de Laval à Québec, M.François Leduc, est pour l’anonymat, ij trouve que les Canadiens français ont tort de vouloir, en affaires, mettre leur* noms pertout.Il y e pourtant des gens, encore pas mal de gens, qui n’ont pas lieu de rougir de leurs noms et de les eecher.M.Leduc ne semble pas comprendre cela.» ¥ * Il est vrai ou'en politique, 'e sien est pas mal discrédité.Et l'anonymat lui «st rnaintoçant davsnu un gros actif.Les troupes alliées sont rendues à 12 milles de Tunis, à 9 milles de Bizerte et aux abords de Ferryville — La préparation aérienne de la dernière offensive alliée — L'histoire de l'armée polonaise reconstituée en Russie Dans le domaine militaire, c’esf l'avance rapide des troupes alliées en Tunisie qui est le fait saillant de la journée.Le général Alexander semble bien avoir rompu le front de l'Axe, — il a d'ailleurs déclaré dans un ordre du jour que l'on avait atteint la dernière phase de la campagne de Tunisie, — et l'on peut prévoir que d'ici quelques jours le siège de la place forte de Bizerte sera commencé tandis que l'autre aile de l'armée du général von Arnim se sera repliée sur la péninsule du cap Bon pour tenter une résistance désespérée comme celle du général MacArthur sur la péninsule de Bataan aux Philippines.Dans le domaine politique, c'est toujours le différend poiono-russe qui mérite de retenir l'attention.Les efforts de la diplomatie anglo-américaine semblaient avoir réussi à améliorer un peu la situation et la déclaration de Staline touchant le désir de la Russie de favoriser la restauration d'une grande Pologne indépendante paraissait de bon augure.Voici que Te vice-commissaire soviétique aux Affaires étrangères, M.Vishinsky, vient d'accuser formellement les représentants officiels de la Pologne d'espionnage et d'affirmer que l'armée polonaise reconstituée en Russie a toujours refusé de se battre.On a l'impression que le fossé entre les deux pays voisins se creuse plus profondément que jamais.La campagne victorieuse de Tunisie revêt à première vue une importance beaucoup plus grande que k différend poiono-russe.Ses effets seront immédiats tandis que la querelle entre Slaves ne saurait modifier profondément la situation politique et militaire.L'expulsion des armées de l'Axe de l'Afrique permettra aux Alliés d'entreprendre dès cette année l'invasion du continent qui seule peut entraîner la défaite définitive de l'Axe.Par contre, l'hostilité entre Polonais et Russes peut entraîner des conséquences incalculables au moment des traités de paix, lorsqu'il s'agira d'établir un ordre européen.La politique territoriale de Moscou n'intéresse pas seulement la Pologne, mais aussi tous les Etats de l'Europe orientale comme la Tchécoslovaquie qui avaient déjà songé à m former en confédération avec la Pologne et qui ont cessé les pourparlers devant l'opposition de la Russie.EN TUNISIE Le front germano-italien croule partout e*, Tunisie.La 1ère armée anglaise est rendue à moins de 14 milles du coeur de Tunis tandis que les Américains dons k nord ont poussé jusqu'à moins de 9 milles de Bizerte.Le général sir Harold Alexander a adressé à tous les soldats alliés de son 18e groupe d'armées, — H se compose des 8e et 1ère armées anglaises, du 2e corps d'armée américain et de l'armée française du général Giraud, — un ordre du jour où il déclare que lai a atteint la dernière phase de la campagne et que l'on va rejeter l'ennemi à la mer.L'ordre du jour remonte à mercredi soir, au moment où l'on se préparait à déclencher l'offensive en cours, mais il paraît définir très exactement la situation.On admet d'ailleurs du côté de l'Axe que “l'heure de la décision approche en Tunisie", selon le mot d'un officier supérieur à Berlin.Le bulletin du haut commandement allemand dit que les troupes alliées ont pénétré profondément les lignes de l'Axe en un point même, si les soldats du général von Arnim ont réussi à repousser de nombreuses attaques, à détruire 12 chars et à faire plusieurs centaines de prisonniers.Les Allemands et les Italiens insistent sur l'écrasante supériorité numérique des troupes et de l'aviation alliées.D'après les derniers bulletins alliés, Bizerte est déjà presque complètement isolée.Les Allemands abandonnent leurs dernières positions dans la plaine unis api ~ cault, la pli sud-ouest de Tunis.Après avoir occupé Mossicauit à 3 h.hier après-midi, les troupes anglaises ont continué à avancer et elles seraient rendues, aux dernières nouvelles, tout près du village de Saint-Cyprien qui n'est qu'à 1) mijles de Tunis.On rapporte cependant que les Allemands sont en train de creuser des tranchées devant Tunis, la capitale du protectorat.C'est l'aviation qui a ouvert une trouée de quatre milles de longueur et de mille verges de largeur dans les lignes ennemies le long de la route de Medjez-el-Bab à Tunis par un bombardement intensif qui a pratiquement labouré chaque verge carrée de cette zone.L'offensive s'est engagée à l'aube hier matin et c'est l'infanterie qui a débuté en enlevant des collines et des positions antichars, mais les formations blindées se sont ensuite mis à l'avant-gorde et ont repoussé deux corps de chars allemands au nord et au sud de Massicoult.Plus au nord, les troupes américaines ont pris quatre autres points fortifiés dans leur avance contre Bizerte et fait plus de 1,000 prisonniers au cours des deux derniers jours.Les détachements américains partis de Moteur qui opéraient sur le flanc gauche des Anglais ont enlevé les hauteurs qui gardent Chouigoui, à 21 milles à l'ouest de Tunis.Si l'on en croit une récente émission de la radio d'Alger, les Américains auraient atteint les abords de Ferryville, à 8 milles seulement au lud de Bizerte.de Tunis après avoir été délogés du village de Massi-lus forte de ces positions, à 17 milles au L'aviation alliée a descendu hier 20 appareils en* nemis et coulé 11 petits navires en ne perdant el'e* même que 10 avions.Des bombardiers lourds américains appartenant au corps qui opère dons le Proche-Orient ont bombardé le port italien de Reggio de Calabre dans la journée d nier et le bulletin du Caire dit qu'ils ont atteint deux navires dans k port.LES AUTRES FRONTS En Russie, l'armée rouge a enfoncé un coin entre les armées germano-roumaines qui opèrent au nord et au sud du fleuve Kouban dans le Caucase et se rapproche du port de Novorossiisk qui est menacé d'un investissement.Les Allemands auraient perdu près de 10,000 hommes dans ce secteur depuis deux jours.Certains rapports veulent même que les troupes rouges aient atteint un point à 5 milles seulement de Novorossiisk et que la flotte rouge de la mer Noire soit prête à briser toute tentative des Allemands d'évacuer leurs troupes en Crimée à travers le détroit de Kertch.D'Australie, on annonce que les sous-marins japonais ont récemment coulé cinq cargos alliés le long des grandes lignes de ravitaillement alliées dans les eaux à l'est de l'Australie.Le plus gros de ces navires était un cargo australien.Ce n'est que k 30 avril dernier que l'on a annoncé pour k première fois que les Japonais recouraient à la méthode allemande d'utiliser des flottilles de sous-marins le long des votes maritimes suivies par les Alliés.Sur terre, en Nouvelle-Guinée, les troupes alliées m sont emparées par surprise du village de Bobdoubi, à 5 milles seulement au sud-ouest de Salamaua.L'aviation aIHée a attaqué Manokwari en Nouvelle-Guinée hollandaise et Taber-fane dans les îles Aroé.Les Japonais réclament de grands succès en Chine.Ils prétendent qu'ils ont tué 7,300 hommes de la 18e division chinoise et fait 2,500 prisonniers dans les provinces de Chansi et de Honan du 29 avril ou 3 mai en ne perdant eux-mêmes que 169 hommes.La 13e division communiste d'un effectif de 13,000 hommes environ aurait été encerclée et on serait en train de (’anéantir.LE DIFFEREND POLONO-RUSSE Le vice-commissaire soviétique aux Affaires étrangères, M.Andrei Vishinsky, a accusé formellement les représentants officiels de la Pologne de s'être livres à l'espionnage en Russie sous le couvert d'organisations charitables au bénéfice de leurs compatriotes.Il a repris l'accusation déjà portée contre le gouvernement polonais de Londres de subir l'influence d'éléments pro-hitiériens.Il e affirmé que l'ancien ambassadeur polonais Stanislas Kot avait admis lui-même avoir été milé à ces menées d'espionnage et qu'il en avait exprimé du regret.Il a précisé que k général Volikovski, chef de la mission militaire polonaise à Moscou avait dirigé cet espionnage.Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi les Polonais pourraient bien faire de l'espionnage en Russie, H a répondu que personne n'espionne par charité.Lorsqu'on lui a demandé si les relations pouvaient être reprises entre la Russie et la Pologne, il a répondu qu'il n y a rien qui ne puisse changer mais que ce sont les Polonais qui doivent faire le premier pas puisque ce sont eux qui sont responsables de la rupture.Lorsqu'on a voulu lui faire préciser si les relations étaient rompues ou simplement suspendues, H s'est contenté de dire que le mot russe qui a été employé dans les circonstances et que l'on a voulu traduire de diverses façons en Angle terre est très nuancé.M.Vishinsky a encore accusé l'armée polonaise qui a été formée en Russie d'avoir toujours refusé de combattre.Le gouvernement russe, dit-il, a consenti au aouvernement polonais un prêt sans intérêt de 300,000,000 de roubles pour équiper et ravitailler cette armée polonaise qui avait atteint un effectif de 73,415 hommes en février 1942, mais qui a toujours refusé de se rendre sur le front germano-russe.Les Polonais ont toujours nié ces prétentions russes.Ils ont dit qu'une seule division de 9,000 hommes avait reçu un armement suffisant et aue les Russes ne s'étaient pas trouvés en mesure d'armer les 90,000 outres soidats polonais.C'est pourquoi certaines unités polonaises auraient été transférées, à la suite d'un accord avec la Russie et la Grande-Bretagne, en Perse où il était plus facile de les armer en utilisant du matériel anglo-américain.Les Polonais n'ont pas encore fait le moindre commentaire en marge des accusations de M.Vishinsky, mais on soit que le premier ministre, le général Sikorski, a conféré plus d'une heure ce matin avec le ministre anglais des Affaires étrangères, M.Anthony Eden, qui a également reçu l'ambassadeur soviétique, M.Ivan Maisky.M.Roosevelt a révélé aujourd'hui que son envoyé extraordinaire, M.Joseph-E.Davies, partirait très prochainement pour Moscou et qu'il serait porteur d'une lettre personnelle du président des Etats-Unis au premier ministre Staline, mais il n'a pas voulu donner la moindre indication touchant le contenu de cette lettre.Il a ajouté que M.Davies lui-même ne prendra connaissance de la lettre qu'à Moscou où H ne doit passer que quelques jours.— P.V.7-V-4X ?* Le renard ayant la queue coupée disait aussi i ses congénères de faire comme lui.« r* ¥ La député de Laval est parfa t bilingue, il sait par exempla dire: inferiority comptes.La chose même ne lui est pas étrangère, mais M ne le sait pas.4r ?* Barbouilleur de mots et bousilfeur d’idées, il parle de génie laHn.C’est à faire mourir de rire: ne, tutor, ultra ere-pidam.* * * Qu’il an resta, anonymement, sous un gcuvernament roule, à set parachuta*, comme II s’en tenait, sou* un gouvernement Wcu, à des badigeonnages de ponts.¥ ¥ ¥ Rendre des comptes! Rendre des comptes?Valmore! Valmore! Voyons soyex prudent.¥ ¥ » Ce qu’il nous fsudrait: un bon petit régime à la fois totalitaire, snonyme.avec reddition de comptes l’on ne sait où, l’on ne sait quend.¥ ¥ ¥ L'Etat canadien, l'Etat québécois se devraient organiser, pour faire p.aisir à M.Leduc, en sociétés anonymes, sans responsabilité personnelle; et, pour faire plaisir i M.Bienvenue, sou» la féruk de bons petits tyrans, comme de raison démocrates et libéraux, maintenus dans la crainte des bombes qui ne pètent pas.¥ ¥ ¥ Depuis Alexandre, le Parlement de Québec sait ce que c'est que la bombe qui ne pète pas.Le Griecheux 7-V-U Citation d actualité "A moins d'avoir du génie, un homme riche ne peut pas imaginer ce qu'est la pauvreté." » CHAR LU NW . Ll DEVOIR, MONTREAL VENDREDI 7 MAI 1943 *99 “Martyrs de la chanté Les trois Jésuites canadiens disparus en Chine dans des circonstances tragiques — Le décor où ils vivaient — Les dernières nouvelles qu'on en avait reçues — Comment le P.Dubé sauva la vie à six cents Chinois — Ce qu'est Fenghsien — Portrait des trois missionnaires — "Les pieds sur terre et le coeur dans les deux" Le service de demain, à l’Immaculée-Conception de part et d’autre par la complicité des brigands sans aveu, profitaient des troubles actuels pour vider leur fiel; telle rancune s’est assouvie qui datait de vingt-six ans.Le Père Muller, à Tai-tao-low avant le Père Bernard, y avait reçu force bandes de visiteurs: soldats de tous drapeaux, brigands de toute allégeance.Héri- FAITS DIVERS Cinq aviateurs se tuent dans les dépendances: murs de pisé; pour plancher* de la ferre battue.Installation de fortune où régnent iu joie et l’optimisme, malgré les privations du regime et l’incertitude de sa durée.Les Pères indigènes et les catéchistes sillonnent la campagne chinoise.Le zélé Père An vient prendre les ordres tantôt du Père Bernard.tantôt du Père Deniers, dont il dessert alternativement les dis- tier de cjjrétiemtés fièrement lan-1 Arrestation d'un officier — Noyée dans un canal — On arrête une sirène Le fi.P.Roger Fortin, un jeune Jésuite gui a vécu trois années en Chine et personnellement connu ses trois confrères, disparus récemment en des circonstances tragiques, a bien voulu rédiger pour notre jour-mi les notes suivantes: Le Jeudi Saint nous arrivait de Chine celte nouvelle stupéfiante: j "Les Pères canadiens Dubé, Bernard j et Lalonde sont morts”.Ils semblent | __^ _ __ _ __ bien avoir été tués par les Japonais.! tricts.Il tâche d’offrir le Saint Sa-Mais pour quelle raison?de quelle; crifice au moins une fois l’année façon?quel jour?La dépêche ne ; dans chacune des chapelles de ces précise rien.Inutile d'échafauder - deux immenses territoires.Les mis-hypothèses et conjectures: la réa- ’ sionnaires canadiens exercent leur lise est sans doute nuancée d’une j apostolat à distance, par l’entremise infinite de détails qui nous echap-: des catéchistes restés fidèles malgré pent.Vous pouvons, toutefois, es- la suspension des salaires.Pendant saver de reconstituer le décor ou j cette évangélisation au ralenti, quel-vi va tent nos missionnaires.les étaient les relations des Pères C’est de juin 1942, six mois après | avec l’autorité?C’est ce que nous îa declaration de guerre par les Al-; ne pouvons préciser.Jamais identi-ïies aux Japonais, que datent les ques dans tous les postes, ces rela-dermeres nouvelles precises venues) lions fluctuent a\ec le changement de cotre Mission de Sûchow.Dans du personnel.Pour ce qui est de, cette psrtie de la Chine occupée, les Fenghsien.le Père Dubé y avait lou-aotoritès japonaises avaient iraraé- jours gardé la confiance des autori-diatetsent resserré leur suneillan-j tés.En 193S, il sauvait la vie à plus ce: ©Migation pour nos mtssionnai- de six cents citovens, chrétiens et res.la plupart disperses dans la païens, réfugiés dans l’enclos de la eampaine.ât gagner les “hsien”.chefs-lieux de sous-prefectures.Charms des hait “hsien” emi composent la prefecture de Slchew avait déjà son msaâoenaif*.Ou même deux; e’éttiî le cas du ”hsiea" de Feng ¦Feegîswes*, où se l'erg Alphonse Pafee.desservant dépars 1931, avait «tè Tés* Jkrwjmâ Lalonde.vicaire A mission.Et dans quelles circonstances! Jugeons-en par la tranche que voici de son journal: cées.le Père Bernard dut rivaliser avec son prédécesseur de patience non moins que de zèle, car il fut assiégé d’embarras inextricables.A cela s’ajoutait le voisinage de l’ancien lit du fleuve Jaune, sol mouvant, qu’il lui fallait, remorquant bicyclette et bagages,’ traverser péniblement, sur une longueur d’environ un mille.Cela ne l’empêcha pas de rayer en tous sens un district d’une étendue de vingt milles par vingt-cinq.Après dix mois, son podomètre enregistrait trois mille milles.Au pay's de Tai-tao-low, les générations se transmettront le souvenir d’un apôtre vibrant, sensible, artiste même, et pourtant des plus énergiques.Sa mort, sa dernière prédication, fera germer en cette terre, déjà fécondée de ses sueurs, une riche moisson de vie chrétienne.Comment le Père Demers, que nous croyions avec les trois disparus, n’a-t-ü pas été impliqué dans la catastrophe?Peut-être les autorités avaient-elles installé récemment une garnison près de San-huan-miao et permis à l’ancien desservant de retourner à son district.Quelle épreuve pour les parents d’apprendre tout à coup la.mort tragique des fiers missionnaires! Ils espéraient revoir au moins une fois de si jeunes figures aimées.On espère toujours.Même quand l’héroïcité du missionnaire préférait ne plus revenir au pays natal, les vieux parents, les bonnes vieil* v les tantes comptaient toujours "ne Le b.wif du canon approche, ce-, pas mourjr sans l’avoir revu”.Et les r-a JUS{1 !3uss'• ¦ • !a,Kdinse petites sœurs donc! Et les grands gf sont afîoi^.,ïnief!Zme îd un jfreres: Voici ^’un message laco- en 1141.à l'arrivée Ju obus là, *je me tiens à l’ouest de la j fo- î remise, prêt à porter secours si as* -2e i» sbcîîo*, ; duvlque obus fait des blessés.Le j $8r l'crdre des «tentes iapenai- ’ sous-prefet vient de mettre le feu j ses, Fesytdwùee det hebiereer deux aux édifices publics et à l’Ecole cen-1 -efsscars.ïe Fere Prosper Bernard, traie.„ .les projectiles de toutes sor- i i*xsierv;*si gta paste de Tai-tao-u-w, tes couvrent le firmament au-dessus: , ., u • j bi:: wu&e* if et e Père Knre- de nos tètes.C'est manifeste qu'on saven* pas comment les .® *t UwEsers 5e à , épargné ma propriété et mes gens.; fu *Toir ?ieu *?^îlî* 5a-mÜ* saiies mais qui sait?une maladresse est si i |*u.r ,œa*1?e P*re n soldat de l’armée canadien-nos autres! ne.Douglas Perrault, 520, Joliette, ta* 3©èe® 3«rsits'- Les sdgwf eeeté iandÉÊi .de Chine ___“à* "i iA cbe#?e«*-a»ê!9«s.Egalement bien îoa d’aüieurs, à .venir unir leur deuil Dwœer» et Ber- Be too* les partis en conflit, il ; tu service solennel qui sera célébré, i passera quatre mois en prison pour vol avec violence, sur la personne de M.Gustave Parent, 424 Dorches- Àns de décès ter est, assommé et soulagé de 830.Le juge Orner Legrand a rendu la sentence.CAirTISt — A Sfesîrèal k 3 mm tia,.à.rài* de ît msx.est iècèéee TfeetéHt CcrÊcr.fllSe hâea-aïœèe de Jsseph-Arthar Cartier et 4e Sarah Faris juste à une Leasts*, décédés.Les MU.jt **rï_, était, ©m s’es rendait compte, étraa- j le samedi 8 mai, dans l’église de *er a teste faction oolitique, natte- i Fîmmaculée-Conception, angie des Eak ou internationale, et pas :e rues Rachel et Papineau, avec le R.7 " ' £ rr os k le poîitigue qu’il P.Provincial comme célébrant, as- ., ,, fiaî aasa îcær m redouter.j sisté de deux des frères Jésuites du | Apprènendes Fe-.gs.sien est le lieu géométrique Père Armand Lalonde: les RR.PP, Antonia Clermont, Jeune fille de ;« :-ssre K stes-Os y passait et re- Réal, supérieur de la mission de 20 ans, 3073, RouviUe, a été appré-r-îssan.Cnez e Pere cure, toujours.• Caugbnawaga.et Henri, recteur du hendée hier à son domicile par les la même hospitalité sâ^ cordiale, ) collège Saint-Ignace, .«©Bxtritalion, la D’aucuns seront tentés de deraan-‘ ' ¦ ‘ L: ¦.r ;c«.sra^es a'.x disparus plutôt aaraat hea ‘amer; le S ça»»»*.Le qsel dexcoemeal! H y a quelques an- que d’intercéder en leur faveur.Si coavm torebre par ira d« Si.ori ree*.le Bngaad du Pere J.-L La- en ttM its circonstances de leur funéraires Monty, Gagnon et Mon- vtwe preseai» côte * »«*.
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