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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 14 décembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-12-14, Collections de BAnQ.

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“te Canada eat tine nation touve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ia-x-37) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, lundi 14 décembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEUir 3341* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminiitrition | Dir.eUvr : C.or(es PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chat : Omar HEROUX Rédaction s Gérant s BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair 3361 Puisque l’on parle de réformes.le vote à la Chambre des Communes Mort soudaine du président du Sénat, M.Geo.Parent (voir en page trois) Quand on réclame des réformes destinées à mettre fin à des abus qui menacent le régime politique, on a coutume de dire—et cela est bien vu dans un manifeste électoral— que I on se propose de faire oeuvre de salubrité publique.On amende la loi des élections.On s’efforce d’éviter le vol du scrutin.Et, il va sans dire, on parle beaucoup de moralité.Le gouvernement qui prend l’initiative de réformes de cette nature s’entoure de prudentes garanties: s’il veut relever le niveau des moeurs électorales, il n’entend pas, pour autant, perdre les élections.Ordinairement, l’homme qui prépare des projets d’amendements à la loi électorale est un vétéran dfs luttes politiques, qui a gagné maintes élections et qui joue presque toujours à coup sûr.Ainsi, celui qui a présidé à l’élaboration des derniers amendements à la loi électorale n'était nul autre que M.C.-G.Power.Il savait ce qu’il fallait insérer dans la loi.Il n’a pas failli à son devoir, comme bien l’on pense.Il est tout.de même étrange qu’on pense rarement à tout ce qu’il y aurait à corriger, à redresser, à émonder dans le régime parlementaire.On voit bien ce qui ne va pas au bas de la société.On protège l’électeur.On ne sojige pas à protéger l’élu.On n’ose pas regarder plus haut et plus loin que le stage électoral proprement dit.On craint de porter les yeux sur le Parlement, temple souvent profané de la Démocratie, gardien présumé de nos libertés individuelles et collectives.Il y a, comme partout ailleurs, des règlements à la Chambre des Communes et au Sénat.Mais quelles mesures garantissent l’exrecice de la liberté du député?Il jouit de la liberté de parole, de ce qu’on appelle I immunité parlementaire qui lui accorde le privilège de dire absolument tout ce qu’il veut, excepté ce qui tombe spécifiquement sous le coup de quelques règlements plus ou moins clairement rédigés.* * * En ce qui regarde le scrutin ou le vote, l’élu est moins bien partagé que l’électeur.On a tenu à assurer au plus humble citoyen une liberté complète lorsqu'il désigne le candidat de son choix.Pendant la campagne électorale on ne se prive pas de faire appel aux passions de l’électeur, à ses préjugés et à ses intérêts.On lui fait des promesses qu'on sait ne devoir jatïiais tenir.Des organisations particulières vont même jusqu’à lui offrir d’acheter sa voix.Tout cela cependant se fait avant le jour et l’heure où, libre et seul, le citoyen entre dans un bureau de votation, déclare son identité, obtient un bulletin de vote et inscrit | une croix en face du nom du candidat qu’il veut élire.C’est en entrant dans le poil que le citoyen se sent vraiment libre.Les cabaleurs ne peuvenç pas l’y suivre.Ils doivent rester à la porte et se comporter avec discrétion.Le citoyen est enfin seul pour accomplir le geste de l’électeur souverain.Jacques Bainville disait un jour: “On a si bien considéré que le secret et l'anonymat étaient la condition d’un vote sincère que la conscience du suffrage universel a été protégée au moyen de l’isoloir.Un rideau pudique permet à l’électeur de glisser son bulletin dans l’enveloppe à l’abti des regards indiscrets”.Au Canada, il y a le rideau pudique, si l’enveloppe n’existe pas.L’électeur, auquel on a remis un bulletin et un crayon, indique le candidat de son choix au moyen d'une croix, plie le bullein de façon que le fonctionnaire d’élection ne puisse pas voir comment il a voté, le remet au fonctionnaire qui, à son tour, le glisse dans la boîte aux bulletins.C’est le secret et l’anonymat absolus.Il n'y a pas moyen de savoir en faveur de quel candidat l’éelecteur s’est prononcé.Si l’on a jugé à propos de procéder ainsi pour le citoyen ordinaire, on se demande pourquoi le député n'est pas aussi bien protégé contre les pressions qu’on exerce sur lui jusqu'au moment du vote.A la Chambre des Communes, le député ne vote pas derrière un rideau.Lui, qui jouit de l'immunité parlementaire, ne possède pas le privilège du simple électeur de déposer un vote secret et anonyme.Il doit voter debout, à l’appel d un fonctionnaire.A la Chambre, le scrutin est public.II est inscrit au compte rendu de la séance.La presse le publie.L’électeur est ainsi en mesure dé voir comment son député a voté sur telle ou telle question.On voit là une garantie d'honnêteté.“Le scrutin sceret, a-t-on dit, favorise les intrigues, les embuscades et les lâchetés”.On ne s’en aperçoit pas quand il s’agit du suffrage universel.Est-il vrai que le député qui se sentirait protégé par le vote secret passerait toutes les mauvaises lois qu’on lui présen terait sans craindre la colère et la vengeance de l'électeur?La crainte de l’électeur serait le commencement de la sagesse pour celui qui doit retourner au peuple?C’est vrai dans une certaine mesure pour plusieurs députés.Mais si le député ne se propose pas de retourner par-devant ses électeurs et de leur rendre compte de son mandat, *’il ambitionne de devenir juge, sénateur ou fonctionnaire, si son i intérêt personnel consiste à faire plaisir aux hommes au pouvoir, en quoi le vote public offrirait-il de meilleures garanties que le vote secret?¥ Ÿ # Voyons comment les choses se passent lorsque la Chambre prend le vote.Supposons une mesure très importante dont l'inspiration est plus impérialiste que canadienne, — cas assez fréquent.Le gouvernement a permis une longue discussion du bill.Quelques hommes courageux se sont prononcés carrément contre le projet de loi.Par ailleurs, les impérialistes de tous les partis on# approuvé la mesure avec fermeté, blâmant cependant le gouvernement de ne pas faire davantage.Quelques ministériels, qui ne sont pas impérialistes de conviction, ont promis d’appuyer le gouvernement, tout en déclarant que le bill ne les jetait pas dans une joie surabondante.Après avoir analysé la situation, les ministres sont inquiets.Ils ne doutent pas de la victoire.Ils désirent toutefois une majorité écrasante qui en imposera à l’opinion publique, si toutefois l’opinion s’intéresse encore aux majorités parlementaires.On ignore le nombr» exact des députés qui lâcheront le gouvernement, mais on dit qu’il y en aura.' L’heure du vote est arrivée.Les sonneries électriques ont appelé les députés à la Chambre.Us sont tous à leurs sièges.Ils se regardent du coin de l’oeil, furtivement.Ils n’ont pas le goût de chanter.Us sont graves.Le premier ministre tapote son pupitre du bout des doigts.Les whips des deux partis font leur entrée solennelle.Us saluent le président et s’assoient.C’est le signal du vote.On inscrit les Ayet et les Nayet.Chaque député se lève à tour de rôle.Dans les galeries des journalistes et du public on suit attentivement la procédure, toujours la même, plutôt monotone à la longue.Le premier ministre, lui, ne s'ennuie pas.Il tourne la tête, suit des yeux ce qui se passe.Il tient à voir ceux qui votent avec lui et ceux qui votent contre lui.Des ministres l’imitent.Les députés sont surveillés de près.Ils savent que tout à l’heure on leur battra froid s’ils n’appuient pas le gouvernement.Ils sentent sur eux la pression d’une force morale.Ce ne sont pas des hommes libres dans un'Parlement libre.¥ ¥ ¥ “Que le suffrage soit universel ou restreint, disait encore Jacques Bainville, le terutin secret est celui où l’on dit Vraiment ce que l’on pense et ce que l’on Veut dire.Si, à la Chambre, le vote était anonyme, bien des lois absurdes et ruineuses ne passeraient pas".C’est bien cela.Il faut prendre les hommes tels qu’ils sont.Et les députés sont des hommes.Us n’échappent pas aux faiblesses de la commune humanité, ne serait-ce que parce qu’on les choisit de préférence parmi l'humanité la plus commune.Le député qui ne veut ni voter une mauvaise loi ni déplaire à son ministre et au gouvernemeent, a recours à l'abstention.L’abstentionnisme n'est pas plus recommandable pour le député que pour l’électeur.Le député a un devoir: celui de légiférer.Il exerce ce devoir en votant pour ou contre les projets de loi qu’on lui présente.Mais comme c’est un homme qui a des intérêts électoraux ou personnels à sauvegarder, le député s’abstient de voter ou il vote une mauvaise loi.Il est certain que l’adoption du vote secret à la Chambre des communes impliquerait des changements considérables dans l’organisation politique: il faudrait en étudier avec soin les inconvénients aussi bien que les avantages.Il est indubitable que le vote secret porterait un rude coup à l'esprit de parti.Le député se sentirait plus libre de voter selon les dictées de sa conscience.Cela ne mettrait pas fin à tous les abus.Mais cela corrigerait une situation disgracieuse.Quand on voit des ministres se conduire comme des whips ou des gendarmes au moment du vote, il est temps, semble-t-il, de marquer la dégradation de nos institutions politiques.Il est évident.par ailleurs, que le vote secret mettrait parfois le gouvernement en danger.Mais depuis quand le député a-t-il le droit de préférer le parti au pays?Vaut-il mieux passer et subit des mauvaises lois que renverser un gouvernement?Au surplus, personne ne s’objecterait qu’un gouvernement ou un parti passe de bonnes lois dans le but de se maintenir au pouvoir.Et si, pour avoir de bonnes lois, d'inspiration vraiment canadienne, il est nécessaire d’avoir le vote secret à la Chambre, tous les Canadiens l’exigeront.H-xii-42 Léopold RICHER Pénurie de nouvelles de l’Afrique du Nord française La conférence du Mont-Tremblant Au Mont-Tremblant, dans le décor de l’hiver laurentien, il s’est tenu, pendant quelques jours, une conférence des Instituts des relations du Pacifique.Indiens, Chinois, Américains, Canadiens étaient représentés à cet important conciliabule qui se termine aujourd’hui.On y a discuté les problèmes d’après-guerre.On veut rendre au Pacifique Ionie la signification paisible qu’il devrait conserver.Les Coréens n’avaient pas d’abord été invités à ces pourparlers et iis s’en étaient amèrement plaints dans un mémoire aux Américains, aux Britanniques et à la presse, que nous avons reçu ces jours derniers.Us représentaient que la Corée, avec ses 26 millions d’habitants, avait été sacrifiée aux ambitions japonaises, avec la collu-’ hin.sion de Was_ et cela dès 1 «ton et de Londres, l^s Coréens ne voyaient pas d’un oeil très sympathique cette conférence du Mont-Tremblant; Us croyaient y déceler un mouvement anglo-américain pour la négociation d’une paix avec le Japon.Pour leur part, ils sc déclaraient ennemis irréductibles des Nippons envahisseurs de leur pays et oppresseurs.Toutefois, un Coréen a été finalement admis à la conférence des Laurentides.Comme ces réunions étaient à huis elos, nous saurons plus tard l’attitude du porte-narole de la Corée à ces pourparlers sur l’avenir des pays de la grande mer.Petit discoure d’.un cultivateur sur le beurre La Terre de Cher nous met dans la bouche d’un cultivateur cette réplique à un citadin qui lui reprocherait la disette du beurre: “Je ne suis pas coupable.M.ie citadin vous étiez bien content d’acheter du beurre à 20 sous Ja livre il y a deux ans.Votre gouvernement et le mien trouvait que c’était un juste prix, dans le temps, et que même i! existait un surplus embarrassant.L’Angleterre criant famine, nous lui avons fourni ce qu’elle demandait, Grâce aux subsides d’Etat, nous avons fait la guerre-éclair du fromage el nous l avons trop bien gagnée.Tout cela, à travers des difficultés extrêmes dont les moindres ne sont pas le manque de main-d’oeuvre et d’outillage.Le prix du beurre a été maintenu artificiellement bas en dépit des réclamations des cultivateurs.A qui la faute maintenant si le beurre manque?Pas aux cultivateurs.Il y a sans doute des responsables, mais ils ne sont pas parmi les fabricants de beurre; ils sont parmi les fabricants de décrets.” Ce petit discours est très juste et les citadins réfléchis en comprendront toute l’exactitude et ne blâmeront pas nos agriculteurs.Louis ROBILLARD L’acfualitc Vocabulaire militaire Entre autres chambardements nés de la guerre, il s’en produit un joli dans le langage, dans notre langue du moins, du fait de 1 adjonction des femmes aux forces armées.Jugez-en plutôt.Récemment est venue à Montréal une dame en uniforme qui est la seule, parait-il.à qui ait été conféré, dans l'armée britannique, te grade de major.Par surcroît, elle s'appelle Jean, de son petit nom.(Son patronyme m’échappe, pour l’instant).Imaginez la confusion dans les interviews, les articles qui mentionnent "ce” personnage: "Le major Jean X.est allée rendre visite." "Le major Jean X.s’est dite enthousiasmée.” Etc., etc-Pour les anglochtones, point d inconvénient: ils se passent facilement de l’article, lequel reste d ailleurs invariable quant au genre, comme lest la désignation des différents titres militaires.C’est 1res commode.Mais il n’en va pas de même dans notre langue, et cet usage imprévu qui nous fait balader du masculin au féminin et vice versa, alors qu’il n est question que d’une seule et même personne, frappe, vous l’admettrez, par son ridicule.Le problème est-il insoluble?Pns le moins du monde.Puisqu'on a eu le bon sens, —¦ et le bon goût, — de laisser aux femmes-militaires le port de la jupe, pourquoi, invoquant le même motif de convenance, ne les dêsignerait-on pas au moyen d'appellations féminines?L’on dit déjà, — et c'est parfaitement français: madame la générale, madame la colonelle.Dans le civil, nous avons aujourd'hui, grâce aux longues enjambées du féminisme, des sénatrices, des députées, des conseillères.(L’on n’a pas eu i peine, à Montréal du moins, d'inventer les échevines).Ces termes sont courants, l'oreille s'y fait et personne ne pense à s’en moquer.Par voie de conséquence, pourquoi n'étendrions-nous pas la liste, dans le domaine militaire, et ne dirions-nous pas: la soldate, la caporale, la capitaine?(C’est celle-ci qui se présenterait la mieux).Resteraient la sergente, la lieutenante, l’adjudan-te.Vous hésitez A adopter ces derniers termes?.Allons, un peu d’audace.Nous n'avons pas, que diantre! le ,oisir d'aller quémander l’approbation des Immortels.Et l'Académie a d'ailleurs, dans un passé pas très lointain, laissé introduire dans la langue des nouveautés beaucoup moins admissibles que celles que nous préconisons, tel cet horripilant verbe canceller, anglicisme tout craché.Puisque M.King nous a invités à releper te.flambeau de la culture et de la civilisation françaises, lesquelles comprennent au premier chef la langue, répondons à l’appel et assumons la responsabilité de la survie du français en terre d'Amérique, mais en adaptant le langage aux exigences du temps présent.L’on n’a pas agi autrement au pays de nos ancêtres.Nécessité fait loi; et ce n’est pas gâcher une langue que d’y ajouter.Les situations, les réalisations nouvelles commandent de nouvelles désignalions: langoustes hardiment, pourvu qu’elles possèdent la clarté, cette qualité, essentielle, el depuis toujours reconnue, du verbe français.Même si elles manifestent un peu d’audace, cela voudra encore beaucoup mieux que de tâtonner dan?l’illogisme et le non-sens.Edouard BIRON M-XII-42 a | m________________ Citation d’actualité "L'homme est visiblement fait pour penser.C’est toute sa dignité et tout son mérite, et tout son devoir est de penser eoAme II faut.L’homme n’est ni ange ni béte, et le le malheur veut aue qui veut faire l'ange fait la béte.” PASCAL (1023 1692) Bloc-notes Un quotidien acadien ?A la dernière assemblée annuelle des actionnaires de YEvangéline.tenue à Moncton, on a discuté la question d'un journal quotidien de langue _ française au Nouveau-Brunswick.La population acadien-ne des Provinces maritimes est d environ 225,000 et elle n’est desservie que par trois petits hebdomadaires dont le tirage global ne dépasse pas 10,000.Dans une lettre au Comité ner-manent de YEoangèUne, S.E.Mgr Bobichaud, archevêque de Moncton, avait proposé les questions suivantes: “Ne serait-il pas opportun et quand, de transformer YEvangéline en journal quotidien?“Pour concentrer les forces et donner plus de rayonnement à 1 oeuvre de la bonne presse, serait-il possible d’en arriver ft une sorle de fédération de nos journaux acadiens?” Et les membres de ce comité, lit-on dans le rapport, ont tous été d’accord sur “la nécessité et le besoin pressant d’une presse acadienne et catholique.” Suivant les chiffres du dernier recensement, les Acadiens du Nouveau-Brunswick représentent 36.29 p.c.de la population totale de la province, où 166,641 sur 457,401 habitants parlent le français, et 83,660 s’expriment en anglais et en français.Et l’augmentation de la population acadienne en dix ans (1931-1941), se chiffre par 25,706, A ce rythme, comme on l’a fait remarquer, “la population de langue française du Nouveau-Brunswick atteindra rapidement la moitié de la population totale.” Les Acadiens méritent un journal quotidien et nous souhaitons la réalisation de leurs voeux el de leurs démarches.Le carnet du grincheux Un candidat au poste da chef du parti conservateur, M.Howard Green, s'est évanoui pendant son discours au congrès de Winnipeg.Le même accident est arrivé à M.jean Drapeau comme il portait la parole à une réunion québécoise.L’organe matutinal et montréalais du p^rti libéral croit ben fin de blaguer là-dessus.¥ * ¥ Il n’y a tout de même pas si longtemps — c’était en 1935 — qu'un éphèbe libéral, maintenant député de Maisonneuve, s’évanouissait au moment le plus pathétique de la convention qui venait de le choisir.Sauf erreur, ce même éphèbe libéral s’évanouissait quelques jours plus tard, en pleine assemblée.* * * L'organe matutinal et montréalais du parti libéral a le malheur d'avoir dans sa rédaction des petits vieux venus trop tard au monde politique.Le spare d’Eustache n'est pas bon spart.* * A En fait d'évanouissement, jl t'en produira un de conséquence, un vrai de vrai, lorsque le parti libéral — que ça soit sur le front libéral ou sur le front provincial — osera risquer un scrutin général.* ?* Un journal annonce que la Ligue antituberculeuse a déclaré la guerre à la tuberculose.Voilà une guerre à laquelle tout le monde voudra participer.¥ ¥ ¥ Un chroniqueur des Etats-Unis se demande si la postérité saura gré à la génération présente de tant hypothéquer le monde pour le sauver.* * * Au vrai, les créanciers hypothécaires ne seront-ils pas les plus à plaindre?* ¥ ¥ Avec la restriction sur les taxis, l’a-taxl (el locomotrice deviendra la maladie obligatoire et à le mode, écrit un amusant confrère rimetteur, * * A Le spare d'Eustache parle de leçon de savoir-vivre au Grincheux.Qu’Il prenne donc lui-même des leçons de savoir-faire.U Grincheux i4 xii «a Jusqu’ici les Américains sont assez mal informés sur ce qui s'y passe — Les services d( presse y sonf encore mal organisés — Les nouvelles viennent surtout par I Angleterre et Reuter — La situation de Darlan et l’acquisition de Dakar — Ce qu’on en pense à Washington, dans les milieux militaires — Si l’on avait importé en Afrique du Nord des chefs degaullistes.SITUATION ALIMENTAIRE FORT PENIBLE EN FRANCE CONTINENTALE (suite à la dernière page) La nouvelle importante, c'est que les lignes de Rommel, à El-Agheïla, où il s'étoit retranché en Cyrénaïque après avoir perdu tout le terrain que l'on sait en Egypte et dans une partie de la Libye, ont cédé tout d'un coup à une poussée offensive de la 8e armée britannique sous les ordres du général Montgomery.Les troupes de Rommel retraitent vers l'ouest, poursuivies par les Britanniques qui n'ont jamais pénétré aussi loin de l'est vers l'ouest.D'el-Alameïn a el-Agheïia il y a 700 miller, et de ce dernier point à Tripoli, base principale de l'Axe en Tripolitoine, il y o 400 milles.Jusqu'ici les Alliés venant de l'est n'ovoient jamais pu, *— à deux reprises ils l'ont tenté, mois ils n'y avaient pas réussi, — dépasser el-Agheïlo en allant vers l'ouest.Le fait qu'ils ont dépassé ce point et con tinuent la poursuite de Rommel bien ou delà fait croire que la compagne italo-allemande en Libye est plutôt compromise.Le bulletin de Berlin même admet la retraite soudaine de Rommel et l'avance britannique sérieuse.Il y o 600 milles entre la frontière tunisienne et el-Agheïla, en ligne droite à travers le désert.On ne sait pas encore si Rommel va faire fêfe aux Alliés en direefion de Tripoli, ou bien s'H se prépare c embarquer ses 60,000 hommes pour les expédier soif du eôfé de la Grèce, soif plufôf vers Tunis et Bizerle par la mer.On o déjà signalé qu'il y a des centaines de transports allemands sous vapeur dans quelques ports grecs et l'on s'est demandé si c'était pour rapatrier les troupes de Rommel, ou plutôt pour transporter de nouvelles troupes italo-allemandes à destination de Tunis et de Biierte.Les nouvelles à ce sujet sont assez rares, car les communications sont difficiles et de plus la censure s'exerce à foid La presse américaine, par exemple, se plaint de ce que les informations de Tunisie soient rares et plus ou moins d'actualité, quand elles parviennent aux Etats-Unis.On attribue cela au fait que les correspondants de presse américains ne peuvent encore utiliser la radio algérienne et que d'autre part les nouvelles de l'Afrique du Nord passent por l'Angleterre avant de parvenir aux Etats-Unis.Il vient de Berlin et de Vichy toutes sortes de nouvelles contradictoires ou sujet d'une armée française que le maréchal Pétain aurait consenti à lever “afin d'assurer la sécurité de la France et de scs domaines coloniaux''; et l'on ajoute de meme provenance que le maréchal aurait dit qu'il ne peut que “s'incliner devant les décisions" qui ont précédé ou accompagrfé l'invasion de la France par les armées allemandes.Il taut se rappeler que ces nouvelles viennent de Vichy et de Berlin, deux endroits ou l'Allemand tient la radio et toutes les sources d'informations pour l'extérieur; ce qui veut dire qu'il faut lire avec assez de scepticisme les nouvelles colportées de cette provenance et répondues à l'extérieur pour embrouiller davantage l'information au sujet de la véritable attitude de la France aux mains des Allemands.On a fort parlé aussi la semaine dernière de 25,000 prisonniers, d'origine française ou alliée, qui seraient encore détenus dans les prisons ou les camps de l'Afrique du Nord française, sur les ordres, soit de Vichy, soit de l'amiral Darlan.Un correspondant américain, Callender, du "Times" de New-York (12 décembre) mande à son journal; "Lorsqu'on l'a interrogé au sujet de 25,000 captifs, ennemis de Vichy, qu'on détiendrait dans les prisons nord-africaines et qu'on y garderait malgré les ordies donnés lors de l'invasion de l'Afrique du Nord par les Américains, le président Roosevelt a déclaré qu'il faut considérer cette nouvelle comme douteuse ("should be token with a groin of soit") et qu'il n'o jamais eu connaissance de pareille informution".Evidemment, la propagande joue.et ces temps-ci elle joue, en certains milieux, contre Darlan, bien qu'il soit l'allié du général américain Eisenhower.Il y a de la ficelle.LE CAS DE DAKAR M Le même correspondant, qui a évolué dons les cercles militaires de Washington, dit que "le générul Eisenhower, commandant des forces américaines expéditionnaires en Afrique du Nord, s'est déclaré tout à fait satisfait de la coopération qu'il a reçue et continue de recevoir on Afrique d” Nord de la part des officiers de l'armée française, très au courant de la situation du pays, et aussi de la part des troupes indigènes qui servent sous ces officiers.C'est ce que l'on constate dans les cercjes militaires de Washington.L'on a critiqué vivement l'accord Darlan-Eisenhower, l'on o oublié de tenir compte de cet important actif militaire; l'on signale de Washington, dans les milieux d'officiers de l'armée, que la tâche militaire en Afrique du Nord française est loin d'achever et que l'on doit compter sur les secours locaux parce que la plupart des Officiers américains descendus à terre n'avaient pu jusque là travailler que sur des cartes du pays.Rien que l'acquisition de Dakar aurait suffi à justifier la conclusion d'un accord avec l'amiral Darlan, disent les chefs militaires, qui signalent l'extrême importance de ce port de mer, importance accrue du fait du débar quement d'une grande armée américaine sur le littoral nord-africain.L'Algérie est à 4,000 milles au moins de New-York et la présence dons cette colonie, de même qu'à l'est et à l'ouest, d'une ormée et d'une aviation américoines créé un nouveau problème de ravitaillement et d'approvisionnement.Il fout que des convois fassent la navette entre l'Amérique du Nord et l'Afrique et il est important pour leur sûreté que Dakar soit aux moins des Alliés.De plus l'oviation transatlantique du Brésil à l'Afrique du Nord, au lieu de passer comme jadis per l'Afrique centrale, pourra prendre la route la plus courte, par Dakar, et pu’S utiliser une série d'aérodromes fronçais à trovers le Maroc et l'Algérie.L'étendue possible de la coopération militaire française 'essort du fait qu'il y o en Afrique du Nord des troupes français, soit blanches, soit indigènes, acclimatées et familières avec le territoire, et qui comptent au delà de 300,000 hommes.Des troupes françaises ont pénétré en vitesse en Tunisie et se battent dans ie sud, où elles ont subi déjà des pertes variant de 20 è 30% de leurs effectifs.Plus à l'ouest, au Maroc, les troupes indigènes françaises, qui comprennent des Sénégalais, passent pour être encore mieux entraînées que celles d'Algérie et de Tunisie.D'après un autre correspondant du "Times" (13 décembre), qui n'a jusqu'ici fait montre d'aucune indulgence à l'endroit de Darlan, "il est certain que le général Eisenhower n'aurait pas amélioré so situation militaire en important en Afrique du Nord des chefs de "France combattante" ("Free French leaders") pour gouverner un territoire qui, de toute évidence, était bien plus pro-Vichy qu'il n'était pro-de Gaulle" (Edwin-L.James).Tout cela confirme ce qu'on a déjà dit, à Washington et ailleurs, que du point de vue militaire Eisenhower ne pouvait pas écarter le régime Darlan en Afrique du Nord; et que tant qu'il n'aura pu jeter les Italo-Allemands en Méditerranée, les chassant complètement de l'Afrique, il faudra que les Alliés comptent avec Darlan.Ensuite, ce sera aux Français à décider.Mais, entretemps, pour réussir la première étapii de la libération de la France, soit coloniale, soit continentale, il n'y a pas à se le dissimuler, ce ne sont pas les adversaires de Darlan, quels qu'ils soient, qui pourraient apporter aux Américains l'appui effectif dont il y a grand besoin pour nettoyer le sud du bassin méditerranéen.DUR HIVER, EN FRANCE D'après une toute récente dépêche, il a fallu étobl:r des cantines et des soupes populaires, dans plusieurs régions de la France continentale, afin de parvenir a alimenter, fût-ce» plus ou moins convenablement, m masses urbaines.Le ministre de l'Alimentation a déclaré que la situation est "sombre et s'est assombrie davantage, au point de devenir cruelle, depuis les événements nord-africains".En effet, de ce que la Fronce est tout entière sous le joug allemand, il ne lui parvient plus rien de l'Afrique du Nord qui ravitaillait jusqu'ici en partie l'Etat français; et cela veut dire qu'en fait de viande$, de matières grasses, de céréales et de légumes, de même que pour le vin ( l'Algérie en exportait près de 125 millions de gallons en Francei, rien ne passe plus la Méditerranée, du sud au nord.L'Algérie, cette année, avait déjà envoyé près de 45.000 tonnes de farine en France libre, 200,000 tonnes de phosphates pour améliorer les terres; et le manqua total de ces importations signifie que du coup la France perd l'équivalent Je 45 jours de pain pour toute sa population, et de 3 mois de vin.Le Maroc avait envoyé près de 17,000 tonnes de légumes secs et 15,000 tonnes de céréales en Fronce, il ne peut plus rien expédier.Le reste de l'Afrique du nord envoyait 1,100 tonnes d'oeufs déshydratés, 66,000 tonnes de poisson prêt à la consommation, 77,000 tonnes d'oronges.Et rien ne passera plus.La Tunisie exportait en France 16.000 tonnes d'huile d'olive et l'Afrique occidentale française, 200,000 tonnes de noix oléagineuses.Plus rien, désormais.L'Afrique du Nord française expédiait aussi 300,000 moutons sur pied, 80,000 carcasses de mouton frigorifié, 165,000 tonnes d'oeufs, et 2 fois et dénié plus que cela de légumes secs, tout cela pour nourrir la France, — à moins que les Allemands ne s'en emparassent à Marseille ou dons d'autres porrs du Midi.Rien de tout cela ne franchira plus la Méditerranée.Et puis il y a en France continentale de nouvelles troupes d'occupation allemandes dont la présence complique la jituarion alimentaire des départements du sud, déjà assez mal pourvus.Plus que cela, le fait que la disette va grandir en France continentale rendra encore plus difficile la situation des Français détenus dons les comps de concentration ollemonds.et qui recevaient des millions de colis d'aliments de leurs parents en France, -olis sans lesquels ces prisonniers souffriront terriblement de la faim et s'affaibliront en conséquence.Les repos dans les soupes populaires coûteront de 8 à 16 francs, selon le revenu mensuel de ceux qui s'inscriront pour y manger.Le menu est des plus simples et le même pour tous, quel que soit le prix versé.Jamais la Fronce n'aura souffert autant de la faim et du froid que ces mois d'hiver 1942-1943.On prévoit un accroissement de la mortalité générale, et surtout de la mortalité infantile, de même que parmi la classe des vieillards.Effroyable perspective.UN NOM NOUVEAU Un journal ontarien, en marge de l'adoption par le parti conservateur, à son congrès de Winnipeg, la semaine der-lère, de l'étiquette "progressiste-conservateur", — la suggestion dr nouveau chef élu, M.Bracken, ancien chef d'un ministère progressiste et coalisé comprenant les différents partis monitobains, —sera la neuvième désignation officielle du vieux parti tory.Plus il o changé ce nom et plus il a perdu de terrain.Il fut d'obord, ove: Macdonald et lo Confédération, "conservoteur".Il devint un peu plus tard "libéral-conservateur".En 1917, il devint ie parti "unioniste".En 1920, il prit le nom de "parti national-libéral-conservateur".En 1922, il s'appela le parti "libéral-conservateur".En 1938, il devint le parti "national-conservateur".En 1940, il ne fut plus question que de parti "national".Après l'élection de 1940, il redevint "national-conservateur'.Le voilà "progressiste-conservateur, ,, et loin du pouvoir.— G.P.14-XII-4?En page 2: “De Rome à Montreal’’: le nouveau livre du P.Archambault, préface de S.Em.le cardinal Villeneuve.¦ LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 14 DECEMBRE 1942 De Rome à Montréal ' viendront “une aide puissante et i un grand développement”; et d'au-! tre part, avec les associations éco-j nomico-sociales qui doivent se subordonner à l’Action catholique “en 'L'action catholique à travers le monde", par le R.F.collaborant aux oeuvres de l’aposto a i L I*.C I g 'i j c r ¦ at chrétien .Cependant en ce qu» Arcnamoauir, J.j.““ rrerace de J.cm.touche uniquement le problème éco- le cardinal Villeneuve, O.M.I.' J'Î&S’Æ;! ,“m —- î elles seules doivent porter la respon- VOLUME XXXIII — No 290 Sous ce double titre, notre distingué collaborateur, le R.P.Archambault, S.J , professeur d’Action catholique à l’Université.Laval et au scolastica! de l’Immaculee-Concep-tion à Montréal, vient de publier un nouveau livre consacré à l’Action catholique.Cet ouvrage de près de 300 pages expose le^ développements de l'important mouvement lancé par Pie XI, dans les principaux pays du monde, depuis l’Italie jusqu’au Canada, en passanl par le France, la Belgique, l’Argentine, l’Australie, les Etats-Unis, la Chine, etc.S.Em.le cardinal Villeneuve, O.M l., a bien voulu écrire la préface de ce volume.Xos lecteurs seront sans doute heureux de pouvoir en lire auss’tct le texte complet.* * * J'achève de lire, et avec un très vif intérêt, le présent ouvrage: D Rome à Montréal, l’Action catho’l que à Irwers le monde.A inaimes reprises déjà, l’auteur a fort utilement traité d’Action catholique, sujet qui lui est devenu comme une spécialité.Cette fois, il en décrit l’essor depuis vingt ans en divers pays, surtout dans ceux-là où l’organisation en est plus avancée.Il serait superflu d’observer qu’il le fait, ô son ordinaire, d’une plume alerte et sous l’inspiration à la fois du plus fidèle et pieux at lâchement à l’Eglise, de la plus sereine observation des faits, et d’une raie et exacte information.Aussi veux-je plutôt me hâter de souligner les conclusions qui se dégagent de son livre et qui m’ont particulièrement frappé.A* Aè L’Action catholique est en mai-che dans l'univers chrétien.Rien ne l'arrêtera.La guerre en couvre les aefivités de fumée et parfois de sang, mais mille indices révèlent qu’elle n’est pas totalement pa ralysée.Elle répond à un besoin social plus avéré et plus manifeste que jamais: elle s’est emparée des procédés d’organisation le plus à la vogue en notre siècle, et elle lutte directement de cette manière contre les procédés eux-mêmes de la déchristianisation mondiale.Soiî caractère essentiel est le même partout; elle est une participation ou nnp collaboration des laïcs à l’apostolat hiérarchique de l’Eglise.Aussi son but, sa noblesse, sa subordination nécessaire à l’épiscopat, se trahissent partout.Mais quant a sa régie interne, si elle offre dans les diverses contrées de profondes analogies, sa souplesse, d’autre part, et son instinct .l’adaptation en sont les traits saillants; celle élude le met parfaitement en lumière.On a cru pouvoir s’appuyer quelquefois sur des directives ou des déclarations pontificales, ou des textes d’ailleurs sollicités, à l’effet de pratiquer selon ses goûts propres des exclusives en matière d’Action catholique, et de la réduire à des moules catalogués ou à de.s formes figées.Les faits exposés dans les pages qui suivent sont là pour marquer les interprétations moins rigides qu’en a faites i’Epis-copat des diverses nations, et les approbations romaines qu’ont reçues explicitement ces interprétations concrètes elles-mêmes.de langue flamande; les chefs de ! .l’une et l’autre ayant à s’entendre, ' Vue 1 Action catholique ne s lin-sous la direction de l’Episcopat, I ,7î,lst'* h?5 dans ,es Partis politiques; pour de communes campagnes.! e, e ,,0]t rester en dehors et au-des-Avec une ampleur que d’aucuns jjUX‘,i uanî aux ,nenJbres pris songeraient peut-être à taxer de 'Pdiv'duellement, peu Pe.l65 enipe-laxisme, l’Action catholique foeige : ctle s o.ceuper des affaires publi- M.Dupuis clôt sa campagne A l'école Souort — La voix du peuple — Discours de M.Fauteux: il Faudra de l'argent après la guerre pour assurer du travail et de l'ordre Ÿ * * Ainsi, même en Italie, où en un sens les conditions politiques ont exigé ou du moins permis une dé-tfrmination pins nette et peut-être plus formelle des mouvements d’Action catholique, celle-ci devait dès le début comprendre toutes les organisations qui poursuivent la Tin de l'Action catholique suivant les enseignements de l’Eglise, les directives du Saint-Siège, cous la dépendance de l’autorité ecclésiastique compétente.Bientôt après, en Belgique, en France, en Pologne et ailleurs, ce caractère de large compréhension et d’adaptation aux contingences nationales a été de plus en plus affirmé.* * * L’Action catholique belge, non sans la louange du Saint-Père, groupait dès 1927, dans les cadres de l’A.C.J.B.renouvelée, les mouvements spécialisés de jeunesse déjà ou subséquemment intitulés la J.O.C„ la J.E.C., la J.A.C., la J.I.C., la J.U .C., et aussi la Fédération des Patronages, pour les Belges de langue française; une Confédération de la Jeunesse pour l’Action catholique, à la même fin et réunissant des éléments analogues, fut ensuite préparée pour la jeunesse Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés.Prix et spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire.Limitée 430, Notre-Dame «st, Montréal Tel.BEIair 3361 CALENDRIER 12e mois DECEMBRE 31 tours Demain: MARDI 1S DECEMBRE 194* Se Ciirétienne, vierge.Lever du soleil, 7 h.Ï5.Coucher du soleil, 4 h.17.Lever de U lune, 0.X7.Coucher de la lune.ft.WI.Premier QQuartler le 14.à Oh.47m.du soir ruine Lune, le 22.à lOh.3m.du matin.Dernier QQuartler.le 30.à Ih.37m.du soir DECEMBRE 1942 j oim Lun -lai Mri Jeu Ven N.l .7 » PQl 4 1 2 3 4 s! é 7 8 9 10 U 12 U 1S 16 17 18 19 20 i 21 22 23 24 25 24 127 28 29 30 31 i> PL.» «I 9*» voulut réunir sous son étendard, à divers titres, il est vrai, non seulement des oeuvres religieuses comme les Tiers-Ordres et les Ligues du Sacré-Coeur, mais des organismes professionnels d’Action catholique, tels que ceux «les pharmaciens et des cheminots; mais des organisations professionnelles et sociales, par exemple l’Alliance agricole, les Travailleurs chrétiens, l’Association des Patrons et Ingénieurs chrétiens, et autres; et enfin, de.s oeuvres charitables et des centrales techniques, des institutions de propagande, des groupements ou sociétés encore plus disparates.Le Concile provincial de Malines, approuvé en 1998 par la Sacrée Congrégation du Concile et le Souverain Ponlife, portait au décret 188 cette détermination: “L’organisation de l’Action catholique doit être: d’une part, générale ou commune, en tant qu’elle réunit et coordonne en confédérations générales les institutions et les oeuvres relevant de l’Action catholique: j d’autre part, spécialisée ou adaptée aux différentes classes des fidèles pour lui permettre d’exercer son influence dans la vie et la mentalité de toute cette foule composant les diverses classes de citoyens”.Le décret 198 distingue ensuite expressément les organisations d’Action catholique; et les premières peuvent comprendre et des mouvements spécialisés, et d’autres oeuvres et institutions dont les Evêques ont approuvé l’appartenance à l’Action catholique au sens strict.* * * La définition de l’Action _ catholique, en France, met l’accent moins sur un apostolat à créer que sur l’organisation de l’apostolat déjà en exercice.L’Action catholique y est dite “la coordination des oeuvres déjà existantes en vue d’organiser l’action de tous les catholiques conformément aux directives pontificales et dans le but de procurer à l’apostolat hiérarchique la coopération du laïcat”.L’application pratique de cette définition varie ensuite même selon les diocèses; par exemple, alors que Bayonne accueille la Croisade eucharistique comme la formule idéale d’Action catholique des enfants, Versailles la classe parmi les oeuvres auxiliaires, et par ailleurs les Noëlistes, les Scouts, les Jeunesses urbaines y sont reconnus comme mouvements d’Action catholique non spécialisés.Par tout le pays, la Fédération Nationale catholique, qui s’occupait antérieurement d’action civique, a reçu par mandat une mission principale d’Action catholique.Et le reste.Des discussions n’ont pas encore fait Tunanimité de sentiment ni le parallélisme parfait dans l’organisation, à propos de la L.O.C.à savoir si elle doit embrasser et couvrir les associations professionnelles ou non, et si celles-ci peuvent constituer même des mouvements d’Action catholique.On pourrait signaler des observations analogues à propos des autres pays où l’Action catholique a été établie.* * * U ressort donc bien clairement des actes du Saint-Siège et des expériences observées que, s’il y\a 'i.e très heureux mouvements spécialisés d’Action catholique, il y a aussi autour d’eux d'autres mouvements variés de constitution et d’allure, des oeuvres non spécialisées, qui entrent toutefois tantôt d’une façon plus prochaine et sous une forme explicite, tantôt d’une façon éloignée et implicite, dans les cadres d’Action catholique même proprement dite.Sans doute l’apostolat spécialisé est la méthode prt*féren-tieile d’Action catholique, non point pourtant essentielle ni exclusive.En définitive, deux conditions constituent proprement une oeuvre d’action catholique: d’abord, condition abstraite, une fin qui concourt de près ou de loin à réaliser dans la société l’apostolat tout surnaturel de l'Eglise; et, en second lieu, condition concrète, le mandat donné par l’Evêque, selon son libre choix, à telle ou telle autre des oeuvres qui en tout ou en partie se réclament de la fin susdite.Fie XI l’avait écrit dans sa Lettre au Cardnial Bertram (Quae nobis, 12 novembre 1928), où il donnait pour la première fois les précisions les plus importantes relativement aux cadres dans lesquels devrait s’organiser l’Action catholique: “On peut concevoir plusieurs variétés d’organisations d’Action catholique.Il faut tenir compte des particularités de temps et de milieu, des situations existantes, des possibilités”.¥ ¥ ¥ Il devra s’ensuivre pour tous les apôtres d’Action catholique une grande largeur de vues, une généreuse coopération, une souple docilité aux Ordinaires, sans la moindre Jalousie, quand telles missions seront commises à un groupe ou à un autre, enfin un concours désintéressé et efficace à l'Oeuvre totale de l’Eglise.Au reste, c’est en maints endroits que se sont posés, on l’a vu.des j points d’interrogation en la matière, | et on y a répondu diversement, sc-1 Ion les directives pratiques de cha- ! que évêque à son troupeau.11 n’y a j donc pas à se scandaliser que d’un pays à l’autre, voire d’un diocèse à l’autre, les choses ne se passent pas tout à fait de la même façon.N’en est-il pas ainsi pour tout ce qui con- j cerne la discipline ecclésiastique, ! qui s'adapte au milieu et tient comp- ! te des usages acquis?Toutefois, on ne saurait conclure : que l’Ordinaire pourra faire entrer à son gré ou caprice, et mettre sur j le même pied dans les cadres de ' l’Action catholique des organisa- \ lions de tout genre.Le Pape Pie XI.| dans sa Lettre du 14 février 1991 i à l’Episcopat d’Argentine, « établi les rapports de l’Action catholique I d’une part avec les associations reli-1 gieuses “où s’acquiert la formation aux vertus chrétiennes” et d où lui * _ ___ M.Hector Dupuis, candidat à la ques, la loi delà chàrité'soclale peut | raairie de Montréal, a terminé hier leur en faire un devoir, ils peuvent s,?ir s:?campagne électorale, à même s’inscrire à tel ou tel parti 1 école Souart.pourvu que ces partis respectent les lois de l’Eglise.Et pour ne pas compromettre l’indépendance des groupements d’Action catholique, plusieurs évêques ont réglé que 16s officiers des oeuvres d’Action catholique ne_ doivent pas, sans autorisation spéciale, s’occuper de politique au sens ordinaire du mot.Si cependant la politique venait à “léser les intérêts catholiques ou la morale de 1 Eglise .ce serait le droit et le de- voir non seulement des apôtres indi-7,duels mais des groupements aussi d Action catholique d’entrer en lice.m.Dupuis annonce que s’il est élu.il ne participera ni de près ai de loin à la composition du comité exécutif.De même il ne fera les affaires ni des bleus ni des rouges, mais les affaires de la ville de Montréal; il travaillera aux intérêts de la ville de Montréal.M.Fauteux Député fédéral de Ste-Marie, M Gaspard Fauteux dit qu'il ne partage pas les mêmes idées politiques que M.Dupuis, sur plusieurs points, La présente étude devrait contri- ra7s s’entend fort bien avec huer a nous rassurer quant à l’organisation de l’Action catholique dans notre pays où, sous des formes diverses, elle dresse des cadres de plus en plus fermes.Pour ce qui est de Uucbec, nul ne pourra nous blâmer d en poursuivre l’établissement, en tenant compte du bel héritage que nous avait laissé Mgr Paul-Eugène I nov.A J exemple des autres pays, il y aura maintenant à saisir de ce noble apostolat Je monde universitaire; cela est en voie de se réaliser.En outre, par 1 Union des Jeunesses ca-thohqjues du Canada (U.J.C.C.) d abonl et par des organismes parallèles qui s’annoncent pour d’autres catégories, nous en arriverons a constituer dans tout le pays une forte Action catholique unitaire, grace aux attaches qui en uniront’ par le sommet, les deux branches que requiert la dualité des langues le plus communément parlées parmi les catholiques du pays, et qui garderont toutefois toute leur liberté d action et leurs traits propres.Ce livre hâtera, semble-t-il, par les exemples qu’il nous fournit, la réalisation de ce voeu aussi cher au Saint-Siège que naturel à tous les catholiques d’action de chez nous.J.-M.-Rodrigue Card.VILLENEUVE.O.M.I., ,, , Archevêque de Québec.Quebec, le lu novembre 1942.Dr Rome à Montréal, imprimé sur beau papier, avec couverture en couleur, se vend $1.00 au Service de Librairie du Devoir.430, rue Notre-Dame (est), à Montréal.Par la poste, 10 sous de plus.Pertes navales Washington, 14 (A.P.) — Le département de la marine des Etats-t ms a annoncé vendredi la perte du vaisseau auxiliaire Alchiba de la marine de guerre américaine dans la region des îles Salomon.Le bulle-tam dit que ce vaisseau de fi.198 tonnes a été coulé par l’ennemi tout récemment.L'Alchiba était l’ancien vaisseau marchand Mormacdone dont la marine de guerre avait fait 1 acquisition en 1941, Cela porte à -:/ le nombre des navires américains perdus dans la région des îles Salomon tandis que les pertes japonaises sont de 52 navires coulés, 4 probablement coulés et 79 avariés.Trois lui sur une grave question: la pré vention du chômage après la guerre, l’éloignement de la misère qu’il a vue à Montréal pendant la crise de 1930 à 1940.Depuis septembre 1939, combien de gens m’ont dit, rapporte M.Fauteux: “Comment se fait-il, docteur, qu’on n’avait pas assez d’argent avant septembre 1939 pour nous donne* du travail et qu’aujourd’hui on en trouve tant pour faire la guerre?” N'allez pas croire, reprend M.Fau-j leux, que je répète ces paroles dans l’intention de critiquer l’effort de guerre de notre gouvernement, mais il est évident que si l'on trouve assez d’argent pour gagner la guerre, il faudra en trouver pour avoir la paix et l’ordre après la guerre, et il n’y aura d’ordre et de paix que s’il y a du travail, que si chacun est à l’abri de l’inquiétude et du besoin”.J’appuie M.Dupuis, poursuit M.Fauteux, parce que je sais que pour défendre le peuple de Montréal il ne craindra pas d’élever la voix à l’hôtel de ville, et lorsqu’il élèvera la voix à Montréal, je l’élèverai à Ottawa.Nous coopérerons ensemble.M.Fauteux rapporle ensuite pour la première fois, dit-ii, l’exemple suivant de coopération: — M.Houde, maire de Montréal, avait été mon adversaire dans le comté de Sainte-Marie aux élections provinciales.Au lendemain de cette élection il me fait demander à son bureau pour me dire que Montréal n’avait plus d’argent dans ses coffres, que les banques ne voulaient plus avancer un sou, mais que Québec devait un million de dollars à la ville et qu’il me char-geaH d’aller chercher cet argent à Québec.J’y suis allé le lendemain, j’ai vu M.Taschereau, et une autre journée plus tard, j’allais porter le chèque d’un million de dollars à M.Houde.Et les gens qui étaient alors sous les secours directs ont pu manger.Voilà un exemple de coopération entre deux adversaires politiques de la veille, M.Fauteux se déclare ensuite en faveur du crédit urbain, puis il invite ses auditeurs à voter pour M.Dupuis, qui est, dit-il, homme jeune, travailleur, dévoué, agressif, qui saura agir et avoir d’heureuses initiatives à l’hôtel de ville.L assemblée d’hier soir était sous la présidence de MM.H.A.Caillé, J.E- Corneillier, H.F.Lauzon, Dr J.A.Martel, Georges Parent, Lucien Paré.Télesphore Gougeon, Ovila Rochon et J.David.Me Hubert Ducharme présentait les orateurs, MM.Armand Bellemare, Georges Loiselle, Arthur Viziau, Mlle Irène Joly, Dr J.E.Turgeon, John Kerry, Conrad Pefelle et Dr Gaspard Fauteux.Samedi soir, M.Dupuis avait tenu une assemblée à ! ecoîe de Lévis et hier après-midi à Técoie dTberyille.Cent millions de timbres Ottawa, 14 — M.Humphrey Mit- —-chell, ministre du Travail, a annon- Relativement à la suspension ™ aujourd'hui que plus de cent des operations à la mine de la muions de timbres assurance chô-Quebec Asbestos Corporation Ltd, 'nage ont été vendus à date.Le mi-Easl-Broughton.qui dure depuis ! n>stre a déclaré également que le le 24 novembre dernier, M.Raoul A- ”- Trepanier, chef du service des re-lations ouvrières pour le ministère fédéral du Travail, a déclaré qu’il s agit là d un lockout.On apprend, par ailleurs, que tout est calme dans la municipalité.Les ouvriers affectés s’attendent à une prompte intervention du gouvernement à ce lockout, étant donné l’importance de l'amiante pour les industries de guerre.marine rapporte encore qu’une for-terresse volante américaine a été récemment attaquée par 15 chasseurs ennemis au-dessus de l’ile de Nouvelie-Georgie et que le gros bombardier américain est rentré à sa base après avoir descendu 5 des appareils ennemis.Cela porte à f>31 le nombre des avions ennemis descen-dus ou détruits dans la région des îles Salomon.'Lockout’" à la mine d'East-Brouqhton Québec, 14 (Spécial au Devoir) Un lecteur nous écrit Tout ce qui nous intéresse .Monsieur le directeur du Devoir.Est-il vrai que M.Henri de Ké-rillis a dit à Montréal qu’après la guerre il craignait que la guerre civile n’éclatât en France?Ce serait le premier Français qui eût eu Je courage de dire chez nous ce que tout le monde pense.Car enfin que peuvent bien importer aux Canadiens les querelles entre «le Gaulle et Darlan et les virulences de Catroux?Ce à quoi nous nous intéressons, ce qui nous passionne, c’est la résurrection de la France et non celle de la Troisième République sous un visage nouveau.La politique que la France nouvelle pratiquera nous chaut bien peu pourvu que la France ressuscite.Mais quant à laver son linge sale, et il n’en manque pas, pourrait-on nous épargner au moins de le faire en public?C’est nauséabond.Et c’est aussi une absence de ce tact qu’on n’avait pas cru trouver dans le caractère français.Que l’amiral Darlan soit un converti — et on peut le penser tant qu’il ne donnera pas la preuve qu'il ne l’est pas — pourquoi de Gaulle boude-t-il dans son coin d’Angleterre?Parce que Darlan a réussi là où il ne s’est même pas essayé?Parce qu’ayant cru jusqu’ici être le seul sauveur de la Patrie, il s’en v^it disputer l’auréole?On n’a jamais appris la raison pour laquelle l’amiral Muselier s’esl vu couper l’oreille après son glorieux fait d’armes de Saint-Pierre et Miquelon; de Gaulle l’aurait-il mis au rancart parce que sa gloire éclipsait la sienne?Catroux serait-il embêté parce qu’Henri Giraud est en train de lui damer le pion en Algérie et en Tunisie?Nous n’avons aucune objection à ce qu’on nous prouve que de Gaulle a raison et que Darlan a et aura toujours tort; mais puisqu’on nous demande de prendre parti pour l’un ou pour l’autre, on devrait bien tâcher de nous le prouver.Jusqu’ici, c’est les défenseurs de chez nous du général de Gaulle qui tiennent le haut du pavé, parce qu’ils sont passés maîtres dans l’art de manier l’injure et de jeter la boue.Mais l’injure et la boue ne sont pas des arguments, quoi qu’en puissent penser certains forts en gueule.Si M.de Kérillis a été bon prophète, et au train dont on y va c’est possible et même probable, nul ne s’en réjouira plus que Hitler et ses consorts: ce sera la seule consolation le jour de l’inévitable écrasement et ceux qui auront aidé à la lui donner pourront s’en mordre les pouces.La Cinquième Colonne dont on parle tant en certains milieux n'aura certainement pas bougé ailleurs que.chez eux et contre leur propre Patrie.Mais si cela les amuse de se fourrer les mains et la figure dans leur linge sale, laissons-leur cette jouissance et prions Dieu de sauver la France; c’est tout ce qui nous importe, Frédéric PELLETIIR LIS MEDECINS RE.COMMANDENT NOS ¦AllDIO HinniâiRK tffié Apbualiit JtJos PHARMACIE MONTREAL Lm rhu mkmrmmci* dm dmtmü mm mtomdm.Portai h bciadi qvl conrlut k rotri maUlM.Noua «tous un taiorttmiat complu do btndoi homlolroa.bandai midluloi, bu lias tiquât, rapporta, ?•(toi oa cbamoii ou od flanallo rouqo peur cous qui aouttraot do bronchite.Eauraqa à demlello ou dîna noa aalona prtTia un* trill additionnel!.Exparti ot oxpartoi à rotri lonrieo a)ua> Uni uloa l'ordonnança do ?otro médecin.!OVK ET SUIT I RELATIONS Novembre 1942 SOMMAIRE EDITORIAL; Les oracles de l’opinion.COMMENTAIRES: Vraie tradition en éducation — Curieuse préoccupation de guerra — Cri d’alarme en Angleterre et aux Etats-Unis.et au Canada — En revenant de Saint-Hyacinthe.Articles: La Beauce agricole: Firmin Letourneau ' Ecoles nationales”: Louis-C.de téry Peur un renouveau économique: François Hertel Une liberté démocratique en danger : Orner Genest CHRONIQUES: Si L, Fontaine pouvait parler: Alexandre Dugré La Canada et Haïti sa tendent la main: Philippe Cantave HORIZON INTERNATIONAL: Maxique — Espagne — Polo-Rne — Russie.CORRESPONDANCE : A d’électrification rurale : Arthur Surveyer Autour des articles du P.Plante: Paul Dufault Un bilingue sur le bilinguisme: Un de l'Ouest.CINEMA — LIVRES RECENTS.Au comptoir, par poste, 28c.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” propos fonds de l’assurance chômage atteint préside $90,000,000.Congrès des ingénieurs* forestiers Québec, 14 (Imc.) — Les ingénieurs forestiers auront leur 22e congrès annuel au Château Frontenac les 17 et 18 décembre prochains.Le président actuel est M.Robert Bellefeuille, de Québec.L’an dernier on s’était occupé de façon toute spéciale de la conservation des forêts.Cette année, il sera encore question de conservation, mais les travaux porteront sur la rehabilitation d’après-guerre.L’Association des Ingénieurs forestiers de la province de Québec compte environ 225 membres dans toute la province, de même que dans les provinces maritimes et 1 Ontario.Les orateurs à ce banquet seront M.Bellcfeuille, le ministre des l'erres et Forêts, et le nouveau président de l’Association.Voici maintenant les principaux sujets qui seront traités et ceux qui présenteront des travaux: Sylviculture et réhabilitation d’a-pres-guerre, M.Roch Délisle.directeur du Bureau des Renseignements forestiers.Protection des forêts et réhabilitation, M.Henri Kieffer.chef du service de la protection des forêts.Aménagement et réhabilitation d après-guerre, M.John Wilson, gérant du iiois aux moulins de l’An-glo-Canadian Pulp and Paper Mills.Aménagement touristique et cy-négitique et réhabilitation.M.René Richard, du service de la classification des terres, au ministère dç la Colonisation.A lu fin du congrès une discussion générale sur les questions traitées sera faite et Ton adoptera îles vœux.etc.Assemblées, conférences, Lundi, 14 décembre Société St-Jean-Baptiste, réunion* des 56Ctl oms ’ Etienne-Parent, assemblée ordinaire, à 8 h.15, ?.u sous-sol de l'église Ste-Céclle.N -D.du Perpétuel-Secours, réunion A 8 h.15, au no 6050 boul Monk.St-Clément, séance mensuelle 8 8 h.'S.au no 1611 de la rue St-Clément, au sous-sol de l’église.M.J.Ernest Laforce, ancien président général de la Société, donnera une causerie sur un sujet de grande actualité.Les membres et leurs amis sont Invités.Maisonneuve, assemblée ordinaire à 8 b.15, au sous-eol du presbytère, entrée rue Adam.F.-X.Gameau, réunion à 8 h.15, fc '• salle paroissiale, A l'angle des rues VUle-ray et Boyer.N.-D.de Lourdee.séance mensuelle à 8 h.15, au sous-sol de l’église.St-Stanlslas.assemblée à 8 h.15, à la salle paroissiale.1371 rue Laurier eet.Ÿ * * Canadian Club, hôtel Windsor, déjeuner-causerie, à 1 h.p.m.Invité.M.Walter Nash, vice-premier ministre de 1» Nouvelle-Zélande et ministre de N.-Z.à Washington.Il traitera le sujet suivant: La guerre dans le Pacifique: l’effort total de la Nouvelle-Zélande.* * * People’s Forum, au Montreal High School Auditorium, rue Université, 8 h.15 p.m.Dr C.-L.Husklns: Dr Arthur Lisme:; Leslie G.Barnard et Angus de M.Cameron: Shaping the Victory.Ÿ * * Women’s Canadian Club: Mme Begum Shah Nawaz, secrétaire parlementaire dans le gouvernement de la province de Penjab, parlera des "combats de l'Inde", k l’hôtel Mont-Royal, 4 h.p.m.Ÿ * Ÿ General Accountants Association: dîner au restaurant Scott, 1180 ouest, rue Ste-Catherlne a 6 h.30.Le conférencier, M.C.-A.Riedlnger.traitera des nouvelles méthodes de comptabilité.* * Ÿ Art Association of Montreal.137# ouest, rue Sherbrooke, conférence par le Dr Peter Brleger, de l’Institut des Beaux-arts de TUnlv.de Toronto.* * tfr Can.Railway Club, Inc., hôtel Windsor, fc 6 h.30, M.Harold Roast, conférencier.Aê ^ 46 Institut Pie XI.3725.rue St-Denis.A hrs, Dogme: Y avalt-il en Jésus-Christ une Inclination au bien sensible?Par M.Yvon Charron, p.sa.a 5S hrs.Morale: Obligations des employés,.par M.J.-B.Desrosiers, pas.Mardi, 15 décembre Club Rotary de Montréal, conférence par M Fernando Carbajal, de Lima, Pérou, président du Rotary International.Sujet: "La force dans la diversité”, * * * Club musical et littéraire de Montréal: Avex-voui bMOln de bons livres ?Adressez-vous «u Service de Li broirie du "DEVOIR" 430 ru« No-tra Dame lest), Montréal.A La France que j’aime par Helen MACKAY Avec une préface d'Antoine de Saint-Exupéry "Helen Mackay rend ainsi à mon pays un hommage extraordinaire, puisque, malgré la défaite, malgré le silence, il demeure si vivant qu'il continue ainsi d'inquiéter le coeur." Antoine de St-Exupéry Volume de 150 ^>ages.Au àoste $1.00.50 ^pages.comptoir et par la pas SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ••BU* conférenee-coneert.M.Jules Massé: "Le bon parler français: Oeuvre d’Art”.Artiste Invité.Léopold Slmoneau.ténor, accompagné au Piano par Colombe Pelletier.* * * Acfas et Société de Géographie, k 8 h.20.amphithéâtre de l’Ecole polytechnique, angle dea ruee St-Denis et S te-Catherine, conférence du docteur Paul Rivet, professeur à l’Un, de Bogota.Colombie Sujet: "U» pays d’Amérique latine".Présidence de M.Louis Bourgoln.* * * Société des nations au Canada, salle de bai de l’hôtel Rltz-Carlton, fête en l’honneur de W Warwick Chlpman, ministre du Canada au Chili.Le principal orateur sera M.A.P.Gowers-Rees.* * * Monument National, salle 11.à 8 h.Cour» de publicité par le Dr Donat Voghel * * * Société St-Jean-Baptiste, réunions de sections: Conseil général — Séance ordinaire i 8 h., au Monument IVatlonal.Crémazte — Assemblée Importante 8 8 h.à la salle Saint-Gérard, de la paroisse Saint-Alphonse d’Youville.Il y aura un Intéressant débat su» l’achat chez nous Salnt-Plerre-Claver — Réunion à 8 h.15.au sos-sol de l’église.Saint-Jean de la Croix — Séance mensuelle & 8 h .à la sahe du Jardin de l’En-farce.angle des rues Satnt-Zotlque et Saint-Laurent.M.l’abbé G.-T.Thérlen, aumônier de la section Jeanne-Lalote, de Rosemont, parlera des devoirs actuels des Canadiens français.Les dames sont cordialement Invitées.* * * M°nto Sa^t-Louls, 244 est.rue Sher-brooke, à 8 h.p.m., réunion générale annuelle de tous les anciens élève* des Frères dea Ecoles chrétiennes des Trois-Rivières et d’Yamachlche.établis à Montréal.Election du conseil pour l’année 1943.films documentaires, chant et tirage de prix de présence.Tous les anciens sont Invl-téd, tic $6 Union économique d’habitations, grande assemblée à l’auditorium St-Alnhonse ni* St-Gérard, à S h.30 R.P.d’Autell Richard, conférence sur le problème du logement en fonction de la famille.Aussi conférence de M.J.-A.Go*selln.avocat directeur < > l’U.E.H.sur l’aspect technjl que des entreprises de l’U.EH.Films Par* lants et en couleurs: la clté-lardln du tricentenaire, et la Grande croisade.En* trée libre, enfants non admis.Le maire de Boston I et Calixa Lavallée M.L.-J.-N.Blanchet, président dq comité des fête* du centenaire d« la naissance de Calixa Lavallée, au» leur de notre hymne national O Canada, a reçu du maire Maurice-J.Tobin, de Boston, un télégramme de souhaits à l’occasion de la célébration du centenaire.Le maire rappelle, entr’autres, que la ville de Boston se fait d’autant plus un honneur de participer à cet hommage, que Calixa Lavallée fut professeu# d’une importante institution de cette ville et que c’est aussi à Boston qu’il devait finir ses jours.meublez VOTRE MAISON j C4-I E Z SSWfci JO.6 fSt STI.CATHERINE • FR O CONSEILS AUX VOYAGEURS EN TEMPS DE GUERRE-NO S m'attendez pas- qu’on voui demande fapiaee de gverve, le meavemeal dee > ert eouUUrable rar lee chemixui de fwr.aurai importa-t-il qrua vous ayax dee igmrAa peu ceux qui voyagent dam le même train qwe van*.PACIFIQUE CANADIEN - CANADIEN NATIOXAL Catteà de bon gout., J Tout en étant du meilleur goût, les car- tes de visite gravées à notre atelier ne coû- djeriuxtiede/ tent pas plus cher que les autres.Prix courant EUGÈNE PERRON et spécimens L.r.QABOURY, •.A.8C.I.C.sur demande.Planche sur cuivre doue choisir un remplaçant à la présider ce en janvier.* * * Le Devoir prie la famille d'agréer ses plus sincères condoléances.un violent bombardement contre le grand port italien de Naples).Pertes maritines Londres, 14 (C.P.) — Des unités navales légères de la marine anglaise ont coulé un navire de ravitaillement et un vaisseau d’escorte au cours d'une attaque contre un Les jeunes délinquants Québec, 14 (D.N.C.) — Une proclamation publiée dans la Ciazette Officielle du Canada, en date du 28 novembre dernier, concernant l'age des enfants, pour les fins de l’application de la loi des jeunes délinquants, a créé un peu de confusion dans les milieux judiciaires.On se rappelle que celte proclamation portait de 16 à H?ans l’âge où un délinquant ou une délinquante pouvait être considéré comme enfant.D’après les renseignements que P nous avons obtenus ce matin, l’or-i donnance ne change en rien la si-tuation aux endroits ou les Cours de jeunes délinquants n'existent I pas.Comme question de fait, la loi des jeunes délinquants ne peut • être appliquée que dans les muni- J h Les journaux rationnés Le "Devoir" o été avisé, en même temps que tous les journaux sans doute, de la limitation de la quantité de papier à journal désormais disponible.C’est le plafonnement que nous avons laissé prévoir à nos abonnés depuis quelques semaines.Pour cette raison nous réitérons avec instance notre invitation de ne pas tarder à payer leur renouvellement, sans quoi if nous faudra rayer les retardataires à éché- °nCe' LE DEVOIR ur un rempiacHiu h «h picoiut .| .* T .avant la rentrée des Chambres convoi allemand au laree de Dieppe dans la mut de vendredi a samedi.Le bulletin de l’Amirauté dit que les quatre autres navires du convoi ont été atteints au cours de l’engagement et que les pertes et les dommages de la flottille anglaise ne sont pas considérables.(H s’agit vraisemblablement de rengagement mentionné dans le bulletin allemand de samedi où l’on affirme qu’un contre-torpilleur anglais a été cou’é dans la Manche).* # * L’Amirauté a annoncé hier soir •la perte du contre-torpilleur anglais Penylan, de la classe du Hum.Les contre-torpilleurs de cette classe qui ont tous été construits depuis le début de la guerre ne jaugent que 905 toni#s.L’Amirauté avait annoncé samedi la perte du chalutier Jasper, de la marine de guerre, * * * L’Amirauté a réclamé dimanche toute une série de succès pour ses sous-marin en Méditerranée.Deux navires de ravitaillement auraient été coûtés au large de la côte de Tripolitaine, trois navires auraient été atteints de torpilles au cours d’une attaque contre un convoi à moins de 30 milles du port de Na pies, deux navires de ravitaillement auraient été avariés et des barges de munitions auraient été coulees par des sous-marins qui se sont rts qués jusque dans des ports de ta côte de Tripolitaine.(Le départe ment de la guerre à Washington avait annoncé dans son bulletin de samedi que les sous-marins anglais avaient atteint de deux torpilles quatre cargos qui se rendaient en Tunisie et coulé une goélette et un ancien navire français de 2,09l> tonnes).cipalités où une Cour de jeunes délinquants a juridiction.Dans la province de Québec, il n’y a que deux Cours de jeunes délinquants, l’une à Montréal, qui n’a actuellement juridiction que dans la cité de Montréal et la cité de Verdun et l’autre à Québec, qui n’a juridiction *que dans la cité de Québec, la ville de Québec-Ouest, la ville de Beauport et la municipalité de Breakeyville.Dans toutes les autres localités, les enfants accusés d’infraction ne sont pas appelés à comparaître devant une Cour de jeunes délinquants.Quel que soit leur âge, ils doivent être jugés suivant les dispositions du code criminel.En Mandchourie Tcboungking, 14 (A.P.) — Le gouvernement chinois vient de pu-lier un sommaire de la situation en Mandchourie où il affirme que le Japon a concentré environ 1,-000,000 d’hommes dans le pays et qu’il a fort intensifié ses préparatifs niiiitaircs de ce côté.(Ce chiffre de 1,000,000 de soldats japonais en Mandchourie a été confirmé par d’autres sources et il représente environ le double des effectifs que les Japonais maintenaient dans le pays auparavant).Les Japonais auraient construit des fortifications le long de la rive sud du fleuve Amour et le long de la rive sud de l’Ussuri qui constituent la frontière entre le Mandchoukouo dominé par le Japon et la Sibérie soviétique.l’Ordre Le •soir, i! y eut banquet à l’hôtel Queen’s, en l’honneur des nouvaeux chevaliers.M, le chevalier J.-A.Bernier présidait.Les principaux ora-i leurs furent M.le chevalier Victor Morin, Grand’Croix de l’Ordre, qui fit un historique de cet Ordre; Mgr Chaumont, Mgr Prud’homme et Mgr Maurault.___________ Dans le Pacifique Washington, 14 (A.P.) — Le département de !a marine des Etats-Unis rapporte aujourd’hui que l’aviation américaine dans le Pacifique-sud continue de pilonner la nouvelle base aérienne japonaise de Munda, dans l’île de la Nouvelle-Georgie, à 150 milles seulement de Guadalcanal dans l’archipel de Salomon.La première attaque contre Munda a eu lieu le 9 décembre et les forteresses volantes ont bombardé quatre fois l’aérodrome sans rencontrer la moindre résistance de la part des Japonais.On croit comprendre que l’aménagement de l’aérodrome n’était pas encore terminé et que les Américains ont attendu pour attaquer le moment où les travaux étaient avancés, mais où la défense n’était pas encore organisée.On ignore encore ce qui est advenu d’une flottille de 11 contre-torpilleurs japonais qui a tenté de renforcer les troupes japonaises sur File de Guadalcanal et qui a essuyé de durs coups de la part de l’aviation et de la marine américaines.On sait que l’un au moins des contre-torpilleurs a été coulé et que plusieurs autres ont été avariés par des avions ou des vaisseaux de guerre américains, mais on ignore encore si les vaisseaux japonais ont pu atteindre Guadalcanal pour y débarquer des troupes et des munitions.Des avions de plongée ont atteint cinq des contre-torpilleurs vendredi sans réussir à arrêter la marche de la flottille qui se dirigeait vers Guadalcanal.Des vaisseaux de guerre américains qui défendent la côte de Guadalcanal se -sont portés à l’attaque samedi et ont réussi à couler l’un des contre-torpilleurs, à mettre le feu à un second vaisseau qui a probablement coulé et à en avarier un troisième.Un torpilleur léger américain a été coulé au cours de l’engagement.Trois bombardiers américains ont attaqué vendredi les installations japonaises de Kiska dans les îles Aléoutiennes.Quartier général des Alliés en Australie, 14 1C.P.) — L’artillerie et l’aviation alliées pilonner sans répit les troupes japonaises assiégées à Buna sur la côte de Papouasie en Nouvelle-Guinée, tandis que les patrouilles australiennes et américaines sont en train de nettoyer les derniers foyers de résistance à l’ouest de Gona près des dépêches reçues de Vichy, i l’aide du gouvernement pour l’élar-que les Alliés ont occupée il y a M.Pierre Laval se rendrait à Ber- j pissement de la rue Saint-Patrice, déjà plusieurs jours.j lin cette semaine pour faire con- ,|CVcnue trop exiguë depuis la cons- Les aviateurs alliés ont égale-.naître _ ce qu* le gouvernement , trMction du boulevard métropoli-ment bombarde de nuit la, base ja*j français oc Vichy est ptei à faiie • jj^ Soiichard examinera avec ponaisc de Saiarnaua.à 125 mill/r, pour aider l’Allemagne à gagner la | oi ’ (.pt1'p rr(1,IP'|P.du parti conservateur, M.Hanson reconnu dEms M.King “le plus grand tory du Canada”.La rumeur veut que le premier ministre lui aurait aussitôt envoyé le télégramme suivant: “Vu dans les journaux que vous me considérez comme le plus grand tory du Canada.Puisque la course est ouverte, vous suggère de me nommer président honoraire de votre parti.Mes meilleures amitiés”.M.Hanson aurait aussitôt répondu par le télégramme suivant: “Trop tard, vous j ne pouvez y aspirer, nous sommes .! devenus progressistes.Heller climb Londres, 14 i( .P.) — Nejon une • t ^IC i)anci wagon.Mes meillcu-émission de la radio de vichy, \o - j res amitiés”.Aménités entre ci comment s’établissent les pertes | .françaises en Afrique du nord, du-rant les trois premiers jours des débarquements anglo-américains:, _ 20 officiers et 138 hommes tués; 28 : AUX bUrCBUX OU officiers et 254 hommes blesses, 2U soldats manquant à l’appel.Examen médical de Jean Drapeau M.Jean Drapeau a déclaré au représentant de la Canadian Prett qu’il avait avisé M.Raymond Ran Rer, registraire pour le district de Montréal, qu’il serait prêt à subir le jevision de son examen médical, vendredi prochain.Dans sa lettre recommandée, il explique qu’il considérera que sa demande eet acceptée si on ne communique pas avec lui pour l’avertir du contrairt.L'instruction obligatoire Il est, parait-il, sérieusement question que le gouvernement God-bout présente, à la prochaine session, un projet de loi pour rendre l’instruction obligatoire dans la province de Québec.On se fonde surtout, pour établir ce pronostic, sur une déclaration récente de M Cléophas Bastien, ministre de la Colonisation, au cours d'un des banquets dont il a été gratifié récemment.D’autre part, la Commia-sion des écoles catholiques de Montréal s’est prononcée en faveur de l’instruction obligatoire des enfants jusqu’à leur quatorzième année.La majorité d* M.Dorion D’après les rapports officie.» fournis par le président du scrutin, Me Frédéric Dorion, député de Charlevoix-Saguenay, a obtenu une majorité de 3,067 voix sur son plus proche adversaire, Mme Pierre Cas-M.Dorion possède une tna-voix sur tous 250 gallons de gazoline i gouvernement de plus pour les tax S B.Bouchard, le ministre des Ter Le ministre de la Voirie, M, T.-Bouchard, le ministre des Ter-j res et Forêts, M.Wilfrid Hamel, et Ottawa, 14 (C.P.) — Dans une J le ministre de la Chasse et de la lettre circulaire aux chauffeurs de Pêche, M.Valmore Bienvenue, taxi, le régisseur du transport, M.; étaient ce matin aux bureaux du Gray, annonce que les taxis pour- i gouvernement provincial.Me Bien-ront consommer 750 gallons au ma- venue a appris avec surprise la ximum pendant la période de no- mort du sénateur Georges Parent, vembre à mars inclusivement.L% ayant voyagé par chemin de fer supplément de 250 gallons est ac- avec lui hier soir, cordé parce que nombre de chauf- i M.Bouchard a déclaré que son feurs n’ont pas reçu d’avis du tout | ministère fai! tout son possible ou Font reçu tellement en retard i pour donner satisfaction au public qu’ils avaient déjà dépensé dans le j au début de cri hiver, dont la neige seul mois de novembre une boni.)• ; prend par surprise le personnel de part de leur quantité de gazoline j |a Voirie.A la neige hâtive s’ajou-permise pour la période de cinq aujourd’hui le froid.Le minis- Ire a ajouté qn’il consacre une bonne partie de son temps à préparer les travaux de voirie de Fêté prochain et à élaborer le budget.Le député de Jacques-Cartier, le Dr Kirkland, s’est présenté chez M.Bouchard,’avec une délégation de Lachinc et a demandé au ministre ________ mois.On sait que le régisseur Gray.continuent à avait d’abord annoncé que les Iaxis n’auraient droit qu’à 500 gallons pour les cinq mois.Laval à Berlin Berne, Suisse, 14 (A.P.) - D’a-arès des dépêches reçues de Vichy, de Buna, dans le Nouvelle-Guinée.nord-est de la Exécutions en Belgique Londres.14 (C.P.) — Une cour martiale allemande a fait condamner à mort treize Belges pour avoir eu en leur possession des armes à feu et s’être livrés à de l’agitation antialleinande.De la viande en poudre Cambridge, 14 (C.P.) — Le ministre anglais de l’alimentation, lord Woolton, a laissé entendre aujourd’hui que la viande en coudre deviendrait un élément du menu national en temps de guerre.“Beaucoup de femmes ont entendu parler d’oeufs séchés et (Je lait en poudre.Avant la fin de la guerre, elles connaîtront aussi la viande en poudre.” Grève dons le transport à Baltimore Baltimore, 14 (A.P.) — Une grève partielle parmi les employés de la Baltimore Transi! Company, affectant les principales lignes de tramways et d’autobus conduisant aux usines de guerre de Curtis-Bay et de Sparrows-Point, a retardé, aujourd’hui, le départ pour le travail de milliers d’ouvriers alors que les opérations des tramways et des autobus ont été réduites d’environ 25%.Deux cents hommes, affiliés à [’American Federation of Labor, (section des employés de tram-w'ays et d’autobus) participent à la grève.La compagnie emploie 3,000 hommes.Il semble que le motif de la grève est que FA.F.L.tente un dernier effort pour faire disparaître des rangs des ouvriers, une union ouvrière indépendante.guerre.Les Allemands voudraient ; ' des engagements précis de coüa- j boration qui iraient plus loin que » i* la déclaration de Laval de suivre | KOdlO-pnOiO GPIT6 la seule voie qui puisse assurer le I salut du pays et la lettre du mat é- ! chat Pétain à Hitler disant qu’il ne | pouvait qu’accepter la décision la Chine et Los Angeks Chungking.14 (A.P.) Perte du "President Ccolidge" La Chien vue de l'amélioration de ses voies de eom-j munieations internationales, lors-j qu’elle inaugurera, demain, un ser-j vice de radio-photographie entre Chungking et Los-Angeles.Ce sera le premier circuit du genre entre l’Extrême-Orient et l’Amérique du Nord.Il sera administré d’un côté par 1e ministè-subi des perles considérables sur j re chinois des communications, de Peichiacho où l’on continue de se ] l’autre par la Press Wireless Inc., battre.Les Japonais auraient égale- ; de Los-Angeles.ment échoué dans une attaque con- | - tre le port de Chasi, dans la pro- d'Hitler d’occuper toute la France.| Japonais repoussés Tchongking, 14 (A.P.) — Le haut commandement chinois annonce aujourd’hui que les Japonais ont été repoussés dans leur première offensive d’hiver dans le Yunnan et qu’ils se sont repliés après avoir ses adversaire* réunis.Défaut J'una conception d'ensemble Toronto, 14 (C.P.) — M.E.-B.Jelliffe, chef ontarien de la C.C.F., a déclaré hier que les faiblesses de l’effort de guerre canadien dépendent du fait que le gouvernement fait trop crédit à l’entreprise privée et qu’il n'élabore pas un plan d’ensemble pour pourvoir à toutes les nécessités de la guerre.C’est pourquoi, a-t-il affirmé, notre effort de guerre n’est qu’un mélange de beaux résultat* et de tristes échec*.400,000 travailleurs en Allemagne Londres, 14 (C.P.) — La radio de Berlin et de Vichy a annoncé hier que le maréchal Pétain avait consenti à lever une nouvelle armée française, tandis que les Français combattants à Londres affirment que Hitler a ordonné la conscription de 400,090 - travailleurs français pour les usines de guerre allemandes.Ce serait le signe d’une collaboration plus étroite entre l’Allemagne et le gouvernement français d* Pétain et de Laval.En échange, Hitler aurait consenti à libérer un nombre indéterminé de prisonniers français.Le nombre des travailleurs français qui sont présentement dan* les usines allemandes serait d« 110,000.Il est difficile de préciser s’il s’agit de volontaires ou de cons-crits.Mgr Nellîgan et l'incendlt de Saint-Jean Ottawa, 14 ((Tr).— Mgr C.-H.Nelligan, aumônier général des troupes canadiennes, a déclaré dans^une entrevue ce matin qu’au cours d une récente inspection de l’hôtel des Chevaliers de Colomb à Saint-Jean de Terre-Neuve, où 100 personnes ont perdu la vie, il paraissait y avoir toute la sécurité désirable contre les risques d’incendie.Mgr Nelligan revient d’une visit* à Terre-Neuve.Il y a deux semaines, il était à cet hôtel et causa longuement avec le gérant, M.Michael Quinn, de Perth, Ontario.La seul» explication qu’il peut trouver à cette tragédie, c’est la panique qui a rendu inutiles les diverses issues.pc vince de Houpé.En Birmanie Washington, 14 (A.P.), parlement de la Marine des Etats-Unis a annoncé samedi que l’ancien paquebot President Çoolidge, de ; 21,936 tonnes, qui servait de transport de troupes pour Farmée, a coulé dans le Pacifique sud après avoir touché une mine.Le President Coo-lidye transportait environ 4,000 , hommes de troupes au moment où il a été coulé, mais il n’y a eu que qua-, tre pertes de vie tant les opérations de sauvetage ont été bien conduites.Le bulletin n’a pas précisé dans quelle région du Pacifique le trans-l port a sombré.Nouvelle-Delhi, Inde, 14 (C.P.) — Des bombardiers de la Royal Air Force ont attaqué la nuit dernière l’aérodrome japonais de Magwe, en Birmanie.Tous les appareils anglais sont rentrés à leur base après avoir obtenu des coups contre les pistes d’atterrissage et Le dé-! *es Parcs d avions.Le général Stilwell à Nouvelle-Delhi New-York, 14 f \.P.) — Le It général Joseph W.Stilwell, commandant des forces des Etats-Unis en Chine, en Birmanie et aux Indes, est arrivé aux quartiers généraux alliés à Nouvelle-Delhi, de Chungking, scion ce que rapporte aujourd’hui la radio sion Vote faible Le vote a été très faible cet avant-midi, un peu dans toutes les parties de la ville.Ainsi il y a dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville huit poils; à 11 heures 30 cet avant-midi, seulement 119 électeurs avaient voté dans ces huit poils.Dans certains poils, après deux ou trois heures de vote, on n’avait encore reçu que quatre ou cinq bulletins.Internés anglais libérés La session provinciale p|us fjg garnitures s'ouvnra le 2 février sur |es uniformes Québec, 14 (C.P.) .On annon- ce que la 4e session de la 21e législature provinciale s’ouvrira le 2 février prochain.Cette date, choisie à la dernière réunion du conseil des ministres, vendredi dernier, a été ratifiée par le lieutenant-gouverneur.« L’an dernier, la Session avait duré du 24 février au 29 mai.Washington, 14 (A.P.) —On apprend aujourd’hui de bonne sourc» , .i que tous les internés anglais en , ! Afrique occidentale française ont a * *( par le iisr.ju ( BS.^ libérés.La nouvelle coïncide d’ailleurs avec une émission de la radio de Dakar disant que tous les différends sérieux entre l’administration Darlan et le gouvernement anglais ont été éclaircis.“Sur toutes nos frontières, dit 1» radio d* Dakar, la siluation est complète-ment clarifiée et aucun différend .v,t.v,.u v,,, ne nous sépare plus des Anglais, primer les garnitures (les unifor- i Notre tâche est uien définie.Il n y mes d’officiers et de sous-offiriers.| a plus qu’un seul devoir pour tous: encé à ap- travailler, se préparer et combat- Ottawa, 1 ( (C.P.) La Commission des prix, d’après une ordonnance de M.Cohen, régisseur du vêtement, vient d’ordonner de sup L’armée avait déjà coimm pliquer ce règlement, mais l’ordonnance de la Commission l’étend aux tailleurs civils.tre lorsque le moment sera venu.Il n’v n plus qu’un seul objectift la victoire commune”. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI H DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 290 Lundi, 14 décembre 1942 NOTE IMPORTANTE A cjuse du rationnement du papier qui affecte les journaux, nous avons supprimé la chronique des programmes détaillés et nous nous contenterons, désormais, d'indiquer tout au plus quelques programmes d'intérêt général.LE CHRONIQUEUR ^ KAUIU-CANAD.*.3.33 p.’ , Musique enregistre*.L Or-cheatre symphonique de Londres, dirigé par sir Thomas Beecham, dans Rosslana de Respighi.4.30 b.m., Radlo-Collége: Cours de MM Léon Lortle et Louis Bourgouln.8,05 p.m, Sérénade pour cordes Orchestre Jean Deslauriers.Soliste, Mme Jeanne Desjardins soprano.9.00 p.m., Le Théâtre d'opérette, dans: Chanson d'amour, de Scnubert, avec Marthe Lapointe, Jeanne Maubourg, José De-laquerrlére et Lionel Daunals.Sommaire des postes locaux l'BF-690 kilocycle* 4.15 Récitai de chant.4.30 Radio-collège.S.00 heurs du thé.5 18 Fémlna.3.30 Les aventures de Bécassine.0 00 programmes os soir.8.10 Sport.8 13 Nouvelle*.6 30 Causerie.« 45 Causerie.TOO On nomme et son péché.7.15 La vie commence demain 7.30 Chansons.7.45 La fiancée du commando.8 05 Sérénade pour eor- das, 8.30 S.V.P.Montréal.9 00 Opérette: Chant d'a- mour.do Schubert.10.00 Nouvelle*.10.15 Le Septuor Biaqutére.10 30 Notre Canada.11.00 Musique.11.28 Nouvelle*.CBM-940 bllocrelM ¦4.00 Intermède.4 15 Nouvelles.4 18 Causerie.4 30 Les plus beaux disque».4 45 Musique.8 00 Front Une family.5 15 Programme* du soir.5.30 L'heure du thé.5.45 Causerie de* dentU-tM.8 00 Musique.8.10 Sport.8.13 Radio-jouraai.8 30 Easy ace*.8.45 Nouvelle* d* BBC.7 00 Good luck.7.15 Fémlna.7.30 Quatuor vocal.7.33 Quatuor vocal.7.45 8.00 8 05 8.30 8.55 900 9.30 10.00 10.15 Récital Morton-James.Commentaire» Sérénades pour cordes.L'agriculture.Renseignements sur la ferme.Serenata.Mlle Kolessa, planiste.Nouvelles, Revue des événemente de la semaine.10.30 Orcb.Turner.11.00 Nouvelles de BBC.11.30 Nouvelles.CK.4C-730 kilocycle* 4 00 Evénement* sociaux.4.15 Progi animes.4 25 Nouvelle*.4.30 Pour vous, mesdames.4.45 Le vieux loup ds m*r.5.00 Tante Lucie.5.15 Valses choisies.5 30 Hue principal*.5.45 Madeleine et Pierre.6 00 Vie de famille.6.15 Quelles nouvelleeT 6 30 Opérette.6.33 Planologue.6.40 La pièce du lour, fl 45 Nouvelle* 7.00 Originalité».7.15 Restaurant AlouetU.7.30 Nazalre et Barnabe 7.43 Lionel Parent.8.00 Amours de Tl-Je*.8.30 Aventure* de Rouletabille .8 55 Nouvelles.9.00 Radio-théâtre Lux.10.00 Vox Pop.10.30 Chant de» corde*.10.45 Nouvelle*.11 00 sport.11.13 Orcb.de danea.12.00 Nouvelle* 12.05 Orchestre*.CFCF-550 kilocycles 4 00 Club matinee.5.00 Heure du th*.5.15 Hop Harrlgan.5.30 Musique.5.45 Music for you.6 00 Sérénade.6.15 Nouvelles-éclalre.6.25 Wbat's happen'uB.fl 30 Luckv melodies, 6.45 Musique.7.00 Danse.7.15 Lum et Abns».7.30 Uncle 'Troy 7.45 Rex Battle, planiste.8.00 Lest we lorget.8.10 Analyse de la guerre.8.15 Studio.8.30 True or false.9 00 Orgue et piano.9.30 Studio.9.45 Studio.10.00 Novelettes.10 30 Nouvelle*.10.45 Danse.11.05 Orchestre.11.55 Nouvelles.CHLP-14ïe kilocycle* 4.00 Nouvelle».4.10 Cleaver et Roasbo- rough.4.30 Chansons françaises.1.00 Thé dansant.5 30 Radlo-spéclal.fl 00 Nouvelles.6.15 Méli-mélo.8.30 Musique sur demand* 8.4' La Ligue antituberculeuse.7 00 Heure familiale.7.00 Heurt précise*.7.30 IL Claude Bourgeois 7.45 Oncle Troy.8 OO Studio.8.15 Orcb.de danse.8.30 DaSylva, planiste.9.00 Studio.9.30 Drame» Ignorée.10.00 Métairie Rancourt.1015 La guerre et noue.10.33 Chest of melody.1100 Heure.Drame tuberculeux dans un collège Jean X., 19 ans, étudiant en rhé- | torique au Collège de Z.est un jeune homme plein de talent, en bonne santé apparente, bien qu’un ; peu fatigué détruis ses vaeanres.A ! l'occasion de la visite annuelle du ' ciinicien en tuberculose, il subit ; un examen aux Rayons X comme tous ses confrères, et la radiographie révèle une lésion de tuberculose pulmonaire en pleine evolution.Jean X.est donc immédiatement renvoyé dans sa famille en attendant sa place dans un Sanatorium.Ce sera une cure de repos d’au moins deux ans avec, naturellement, abandon de ses rêves d'avenir.Chez lui: la famille est nombreuse, mal organisée pour prendre soin d’un cracheur de microbes et mal renseignée sur les précautions à prendre; une de ses sœurs, Marthe, âgée de 17 ans, sen occupe spécialement pendant deux mois, tombe bientôt elle-même frappée de tuberculose et prend le lit qu'occupait Jean durant deux mois avant son entrée au San.Jeanne, âgée de 16 ans, devra s'occuper de Marthe tout le temps qu’il faudra pour que celle-ci entre à son tour au San.Puis évidemment, ce sera le tour de Jeanne.Telle est l’histoire authentique d’un drame tuberculeux qui a éclaté au collège et qui continue son oeuvre destructrice dans une famille nombreuse.De cette histoire se dégage la nécessité si urgente de la lutte à la tuberculose entreprise par la campagne du .timbre de Noël dont les moyens seront de trois ordres: 1° Dépistage précoce de la tuberculose par l’examen obligatoire annuel aux rayons X.2° Hospitalisation immédiate des tuberculeux.3° Service social de gardes-malades spécialisées qui éduqueront les familles sur les précautions dont elles doivent s’entourer lorsqu’il leur faut soigner un tuberculeux à la maison.C’est le but que se propose la ligue antituberculeuse de Montréal, le timbre de Noël lui en fournira les moyens pourvu que chacun de nous achète et répande autour de j lui ce petit message de sauvegarde j qu'est le timbre de Noël.(Communiqué) La gazette des spectacles Cinéma SAINT-DENIS: Marius et Fanny, de Marcel Pagnol, avec Raimu, Jierre Frcsnaye, Orane Denu^is, Charpin, etc.(Du 12 au 18 inclusivement.LOEWS; The Pied Piper (2e st-naine), d’après le roman de NevJ Shute, avec Monty Wooley et Anne Baxter.(Du 11 au 17 inclusive-nent).PALACE: Iceland, avec Sonja lenic, John Payne et Jack Oak'o.(Du 11 au 17 inclusivement).CAPITOL: Semn Day’s Leave avec Victor Mature et Lucille Bail, et The Falcon Takes Over, avec 3eorge Sanders.(Du 11 au 17 inclusivement).PRINCESS: Street of Chance, ilm policier d’après Cornell Wooi-rich, avec Claire Trevor et Bur-»ess Meredith.(Du 11 au 17 inclusivement).IMPERIAL: The First Commanao, avec Tommy Trinder, et You Can’t Escape Forever, avec George Brent et Brenda Marshall.(Aujourd’hui, et dimanche).Théôtr» ERMITAGE: L’Annonce faite ù Marie, de Paul Claudel, avec Ludmilla Pitoëff.(En matinée aujourd’hui, à 1 h.30).ARCADE: Le coeur partagé, de Lucien Besnard, avec Marcel Jour-net et Germaine Giroux.(Matinée et soirée tous les jours, sauf samedi après-midi).______ Mardi, 15 décembre 1942 A Turin A RADIO-CANADA : 3.33 pm Musique enregistrée.i,Or-chestre philharmonique de New-York, dirigé par Toscanini, dans la Quatrième j «ymphonifl (dit* d* 1 Horlog*), de Haydn.4,30 p.m,, Radio-Collège.Cours de M l'abbé Albert Tessier et de M.Ernest Rouleau.Sketch de M.Robert Prévost Illustrant le cours de M.Tessier.Sommaire des postes locaux CBF-696 kilocycles 7.30 Nouvel!** 8.00 Radio-journal.8 15 Elévation*.8 30 Pot-pour A 8.53 Nouvelle*.9 oo Cane blanche.9 30 Les chansons que vous aimes.$ 57 Nouveuee ï® 9» Moulin de i» chaa- mzi* CmrtUi du te'ur.m JO VH de «mult.4$ «Tiieure a* aê- «KM.mm ££ jsÇ: t—^muirfnrt «nr j**' vijcJÎW- g?&CK2 ttk'ÆL 12: M' SwC&sl •flfr jTïSST*!.5.•!& S&iÜC y£Ti i T S IA- 2JM 7mm Ijrnà* d» i'vsmâm ¦ ii itii TMimur IM i m IJM K.M- i ai .ue-.aa.s* dtxzi ms-] mm- i m iS*ussr7» -S* A Se- 4M8.cat.im %:in* Kav.- MtndelMoha.Vedette» dti Mtxr.Cbctfldmce* d'hom-Mat Keyboard concert evenen.et.ts *ocl»ux CKAC e* sotr.Nan veil*» Rtéjr vow*.me*ds-HMk ante.J 5 00 Tant* Lucl*.! 3.13 PleiT* et Pierrette.3.30 La rue Principale.5.45 Madeleine et Pterr*.fl oo vie de famille 6.15 Quelles nouvelle*?6.30 Opérette.6.35 Pisncuogu*.6.40 La pièce du Jour.6 45 Nouvelle* 7.00 Originalité».7.15 Le don Juan.i, 1 39 Naraire et U-rntbé 7.45 Lionel Parent chant*.8.00 Turner et orchestre.8 30 Al Jolson.8.55 Nouvelle*.9 00 En chantant dan* rocès, sans jugement, en prison m dans un camp d’internement, )our la durée de la guerre.i‘es quatre années de la guerre i914-1918 ont coûté au pays moins :her que le budget fiscal d’une seu-e année de la présente guerre.Ce-ui qui, en 1914, aurait proposé de aire des cadeaux d’un milliard lurait passé pour un illuminé.Si fous désirez avoir une idée de ce lue représente celle somme fabu-euse d’un milliard, rappelez-vous lue les 69 vaisseaux de guerre fran-;ais qui se sont si héroïquement sa-jordés dans le port de Toulon, ressentaient une valeur de *330,-100,000 seulement.Et pourtant, les 69 vaisseaux, en passant du côté les Axistes ou des Nations*Unies muvaient faire pencher d’un côté >u de l’autre, l’issue de toute la fuerre.L’impôl sur le révenu imposé en 1917 par le gouvernement fédéral iouleva un toile général: les im-îôts actuels, antisociaux et anlifa-niliaux, faits par et pour des eéli-Jataires laissent loin derrière nous, :e que nous avions osé imaginer de pire en fait de taxes.Aussi les •ésultats dépassent-ils les pires »révisions.I.a plupart des ouvriers, employés à des industries chefs et partisans, tories et impéria listes à outrance, souhaitant en eux-mémes, comme la Gazette l’écrivait la semaine dernière avec un cynisme inouï, que bientôt l’état financier du Canada soit si lamentable que nous puissions redevenir, comme Terre-Neuve, une simple colonie de la Grande-Bretagne, “tailla-ble et corvéable à merci”.Une faible lueur d’espoir sembla renaître quand M.Manion, catholique ayant épousé une Canadienne française, donna lors des éleclions de mars 1940 des engagements formels.Même battu, il les renia cependant avant que M.King n’ait fait aucune demande de conscription.Un parti mort Ce n’est certes pas le congrès de Winnipeg, ni le programme adopté cette semaine qui redonneront de la vitalité à ce parti mort depuis vingt ans.Déposons sur sa tombe un hommage, un crédit, un seul, celui de la franchise, franchise brutale et contraire à toutes nos idées et à toutes nos aspirations, mais franchise tout de même et qui surprend et détonne presque en face des manoeuvres trop habiles du parti libéral.Un parti prêche une doctrine et cdlbumâ poux leâ enfant* Séri* PLUCK — Texte et illuttntione d’Odette Vincent-fumet formât 8x11, nombreuse* illustration* en ceuleurs.Chaque album au comptoir .50*.par le peste .80*.PLUCK — Ses Aventures PLUCK — Chex les Fourmis PLUCK — Chex les Abeillss, Séri* PRANC1TTI IT RIQUET — fermât 1x12, nombreuses illustrations en couleur* Chaque album au comptoir .85s, pir la peste .45*.LIS AVINTURKS DE LIONEL — par Matéja LES AVENTURES DE WO-WANC ET SIMMY — par Frans Piet DEDE LE PETIT PELICAN — par Durst LES AVENTURES DE BILL, BOCK ET KAY _ par Malliés.• • • MON ABC.per Marie-Paule Album de 50 psg**, format 9 x 12, illustré dt bsaux dessins an couleurs et contenant de loties histoire*.Au comptoir .15*.par la peste ,45s.AU TEMPS DE MON GRAND-PERE — Album é colorier.Au comptoir .25*.par la peste .30*.MON HISTOIRE — Album é colorier.Au comptoir .20*.per la peste .25*.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ?»»>»»>>>¦>>»>->-»>->»->•>>>>>>>>>>>»->>-4 »»»¦»»¦>¦»»¦>»> lagement fut poussé par tous les j esprits éclairés; le “Bloc Populaue Canadien” était né, né pour combattre et né pour vaincre."Oui, j'accepte" Aussi quand, quelques semaines plus tard, M.Raymond me fit l’insigne honneur de m’inviter pour me demander si je voulais collaborer avec lui, après avoir réfléchi et pesé tout ce que je viens de vous dire, j’ai répondu comme chacun de vous aurait répondu à ma place: Oui j’accepte.Plutôt un parti d’ordre et de saine doctrine chrétienne que la pagaille des vieux partis ou l'anarchie dangereuse des nouveaux groupes.Mesdames et messieurs, qu’auriez-vous fait à ma place?Vous auriez fait ce que vous allez faire quand sonnera l’heure de l’appel, l’heure de l'élection, l’heure de la délivrance, quand vous donnerez votre appui et votre vote au chef et aux candidats du Bloc populaire canadien.Restait le domaine provincial.Là, également deux partis.L’un, le libéral, dirigé par M.Godbout, n’est qu’une pâle reproduction du parti libéral fédéral.Mêmes organisateurs, mêmes chefs, mêmes partisans, mêmes “suiveux!” Prêt à cirer l«s bottes Le parti fédéral n'a qu'à faire un geste; le provincial s’incline.Le chef de ce parti, M.Godbout, n’a-t-il pas d’ailleurs déclaré lui-même, dans un discours retentissanl, qu’il serait prêt à cirer les bottes de nos soldats si M.King le lui demandait?Rappelez-vous la conférence tenue à Ottawa à la suite du rappoit Sirois, où les droits provinciaux, qui cependant nous sont chers comme la prunelle de nos yeux, furent défendus, non pas par le premier ministre du Québec mais par les premiers ministres de l’Ontario et de la Colombie canadienne.Rappeleq-vous encore cette loi passée à In dernière session provinciale, ratifiant cette entente fé-dérale-provineiale par laquelle nous cédons au fédéral, en entier, nos impôts sur le revenu, et sur les corporations dont le total s’élève à plus de vingt millions par année.Oh! sans doute, cette entente n'est que pour la durée de la guerre;] l’impôt sur le revenu de 1917 n’était aussi que pour la durée de l’autre guerre et pourtant, vingt-quatre ans après la fin de l’autre conflit, l’Etat fédéral le perçoit encore et vous savez dans quelle mesure! Le contrôle de nos deniers publics par nous-mêmes, n'est-ce pas ce pour quoi nos pères se sont battus?N'est-ce pas aussi la base même de toute notre organisation civile provinciale?Si c’est le fédéral qui nous fait des octrois, même garantis par contrats, quel contrôle aurons-nous sur ees octrois?“L’histoire d'ailleurs nous apprend, comme le disait si justement Me Emery Beaulieu dans une élude publiée en octobre 1939, l’histoire nous apprend que c’est toujours au milieu des grandes commotions que le pouvoir central s’efforce de grandir, au détriment des provinces ou des Etats fédérés .Les pouvoirs qu’accapare alors l’autorité centrale, elle ne les abandonne jamais’’.L«t promesses de M.Godbout Rappelez-vous encore les promesses violées, les engagements solennels, pris par distraction, de factuel premier ministre provincial entre autres, le jeudi.5 octobre 1939.Ecoutez plutôt: "Comme chef du parti libéral de la province de Québec, je vous affirme, avec toute la force dont je suis capable, que le gouvernement d’Ol-tawa ne décrétera jamais In conscription militaire tant que vous lai>-serez la politique libérale diriger i vos destinées.Et .si mes paroles ne sont pas assez vigoureuses, si vous pensez qu’elles sont peut-être dic-lées par les circonstances, je m’engage sur l’honneur, en pesant chacun de mes mots, à quitter mon parti et même à le combattre si un seul Canadien français d’ici la fin des hostilités en Europe, est mobilisé contre son gré sous un régime libéral.” Pourtant, de l'aveu de M.King, 600,000 hommes sont déjà mobilisés, la plupart par conscription, dont au delà de 200,000 de la seule province de Québec.et pourtant le même M.Godbout est toujours le premier ministre libéral de notre province.Mépris de la population pour le parti libéral provincial Le parti libéral provincial, son chef, ses ministres et ses suppor-teurs ont déjà été jugés par l’opinion publique de cette province qui n’attend, avec impatience, que l’occasion propice pour dire tout le mépris qu’elle éprouve à leur égard.M.Godbout et son parti ne sont que les instruments, la chose, les domestiques serviles du gouvernement d’Ottawa et ils seront engloutis dans la même unanime réprobation.J’ai appartenu à l’autre parti politique provincial, le parti de l’Union Nationale depuis sa formation jusqu’à ces derniers temps.Tous se rappellent encore les circonstances qui ont provoqué la naissance de ce parti.En 1935, un grand .vent de patriotisme et du meilleur, activé surtout par l’Action Libérale Nationale, souffle sur la province.A la veille des élections provinciales de 1935, l’ancien parti conservateur provincial se joint à l’Action Libérale Nationale pour forme l’Union Nationale.Tout le monde, alors, met son espoir, illimité, dans les deux chefs de ce nouveau groupement, MM .Duplessis et Gouin.L'invincible gouvernement Taschereau est presque renversé et, dans la courte mais tumultueuse session qui suit, M.Taschereau lui-même doit partir précipitamment pour laisser sa place à une créature de son unique choix, M.Godbout.Les espoirs de l'Union Nationale La voie semble libre; toutes les merveilleuses réformes préconisées dans le programme de l’Action Libérale Nationale, devenu le programme de l’Union Nationale, allaient donc devenir des réalités.Premier coup de tonnerre et première déception: à la veille des élections de 1936, la province apprend avec stupeur que les deux chefs de l’Union Nationale ne s’entendent plus.Les services de M.Gouin, de l’aveu de tous, avaient cependant été extrêmement précieux à l’L'nion Nationale, pour se rendre à la porte du pouvoir.Viennent alors les élections de 1936.Privé de M.Gouin, mais appuyé par tous les chefs de ce dernier qui sont les vedettes de la lutte électorale, M.Duplessis et ses lieutenants sont reçus partout comme des libérateurs.Qu’on se rappelle par exemple l’enthousiasme de cette foule de près de cent mille personnes acclàmant les chefs nationaux, au Stadium, à Montréal.Le parti de l'Union Nationale reçoit alors des électeurs de Québec, un mandat comme aucun autre groupe politique, y compris celui de Mercier, n'en avait encore reçu chez nous.Enfin, les obstacles sont tombés; une ère nouvelle semble s'ouvrir pour nos compatriotes.Second coup de foudre et seconde stupéfaction: le public apprend avec consternation que les lieutenants de M.Gouin, pourtant si précieux durant la lutte, les Hamel, les Chaloult, pour ne citer que ceux-là, ne font pas partie du ministère, que M.Duplessis n’a pu s’entendre avec eux.Les déports Qu’est-ce à dire?se demandent les électeurs.Veut-on se débarrasser, en haut lieu, des éléments nationalistes du parti?Le public cependant est encore prêt à faire confiance; il attend l’exécution des promesses faites dans l’opposition.Un an plus tard, c’est le départ de M.Drouin avec qui M.Duplessis n'a pu s’entendre encore et qui s’en va en claquant la porte; q«el-ques mois après, le départ de M.Leduc, pour cause de mésentente toujours, qui, lui, est mis à la porte du cabinet.L'on commence, chez les partisans et ailleurs, à se poser la question: est-ce que tous auraient tort et lui setil raison contre tous?Amputé de ses membres les plus utiles et les plus éclairés, est-ce toujours là.le même parti de l’Union nationale?Et alors, une fois de plus, s'avè re la vérité de cette politique que les partis sont patriotes dans l’opposition, pour l’oublier une fois au pouvoir.Relisez le fameux petit catéchisme des électeurs, le programme et l Promesses de l’Union nationale: abolilion du Conseil législatif, formation d'un conseil économique, mise au pas du régime des trusts, réforme de l’enseignement, refonte ne la loi de l'hygiène publique, réformes radicales dans le champ ouvrier et rural.Combien des articles de ce programme ont-ils été exécutés, combien de promesses remplies?Ajoutez à cela la psetidn-enquê-,e nés comptes publics, les scènes désagréables — pour employer un euphémisme — qui se sont passées a la Législature de Québec, les vo-es contre les motions antümpéria-listes de M.Chaloult, l'expulsion des étudianls de Québec ct que saigl je encore, Le mandat que M.Duplessis avait reçu Alors qu’il avail reçu un mandat presque révolutionnaire de la quasi-totalité des électeurs, M.Duplessis, premier ministre de la province de Québec et chef officiel des Canadiens français, se contente d’administrer ia province, comme l’aurait faille premier ministre anglophone de l’Ontario ou de la Nouvelle-Ecosse.Son administration a été complètement dépourvue de tout sens national.Avec l'un des ministères les plus faibles que l’on ait connus depuis la Confédération — pour eniplover une formule déjà entendue —\\f.Duplessis voit à tout, dirige tout, conduit tout, centralise tout autour de lui; veut tout faire personnellement.S’il avait réussi, il aurait eu le droit d’avoir tout le crédit; ayant failli, il doit malheureusement porter tout le blâme.Octobre 1939: élections.La campagne s’ouvre aux Trois Rivières par une déclaration du chef de l’Union nationale se prononçant contre la participation.Deux jours plus tard, à Sherbrooke, il nie ses paroles.1942: le plébiscite.Tous les^ partisans de l’Union nationale brûlent du désir de prendre une part active à celte lutte nouveau-genre.Ce n’est qu’à la dernière, à la toute dernière minute, pressé par les événements et des amis, qu’il se prononce en faveur du non.Trop tard pour influencer le vote de quelque façon, M, Raymond, lui, Prend la direction du mouvement.Puis suit une grande tournée oratoire dans la province, où le chef de l’opposition, sans encore avoir consulté qui que ce soit, promet l’abolition de la laxe de vente provincial-' alors qu’à Montréal, en 1936, a-; Stadium, devant près de cent mille personnes, il avait promis 1 abolition de la taxe de vente municipale, taxe qui existe encore et qui n’a jamais cessé d’exister.M.Duplessis est un homme de grand cœur et d'une vive intelligence, mais, forcés que nous sommes maintenant de faire le choix entre lui et le Bloc Populaire Canadien, entre lui et M.Raymond, pour lequel devions-nous opter?Ce que tous pensent tout bas J'ai personnellement trop fréquenté les milieux de l’Union Nationale pour ne pas savoir que je ne fais qu'exprimer ce soir à haute voix ce que presque tous ses partisans disent à voix basse ou pensent dans le secret de leurs cœurs.Je sais que parmi les chefs de ce parti, ou plutôt parmi ceux qui devraient en être les chefs, si, en fait, il y en avait plus qu’un, parmi les députés anciens et actuels, se trouvent des hommes de très haute valeur intellectuelle et morale dont les idées et les aspirations nationales sont à i unisson des nôtres et qui, comme nous, pensent ce que je viens de dire.La seule différence entre eux et nous, suivant un mot entendu ces jours derniers, c’est quelques onces de courgge en plus ou en moins.Souhaitons sincèrement et en toute amitié, qu’ils se décident bientôt à franchir le Rubicon! Est-il possible, comme ils le prétendent, de séparer en pratique Je domaine provincial du domaine fédéral?Qu’ils relisent attentivement l’irréfutable argumentation que le chef du Bloc Populaire Canadien, M.Raymond, émettait avec tant de lumineuse clarté, dans son discours inaugural à la radio, le 11 octobre dernier, discours reproduit au texte dans le Devoir du 12 octobre.Quelle force aurait eue aux Communes d’Ottawa, le groupe des Onze et les autres dissidents tels MM.Sasseyille, Roy et Lacombe, s ils s étaient sentis appuyés par toute la législature de Québec?Aux points de vue social, économique et politique, toute la structure de notre vie nationale repose dans la juridiction provinciale.C’est de là que vient la finance nécessaire pour redresser définitivement les erreurs du passé, anéantir les trusts, refaire l’éducation nationale dont nous avons tant besoin.Ces propos sont-ils exagérés?Non, sûrement non, et pour vous en convaincre davantage vous me permettrez, j’en suis certain, d’exhumer de mes vieux papiers ce témoignage qui nous était rendu en pleine Université de Toronto au mois de février 1936 par l’actuel ministre de l'aviation, M, Chubby Power, qui a peut-être changé d’opinion depuis, mais ça c’est une autre histoire.Je vous lis sirriplement cette page pour vous faire voir, eu termes très éloquents, que même un ministre anglo-saxon, et libéral par surcroît, peut, dans un moment de sincérité, juger nos problèmes avec une compréhension remarquable.Peut-être, après, aurons-nous moins honte, d’en parler et d’essayer de les ré- j soudre.Ce que disait M.Power “Voici quelques années, a-t-il dit, les jeunes Canadiens français instruits, très cultivés, formés par un système que, si je n’étais à l’Université de Toronto, je dirais le meilleur qui soit au Canada, se trouvaient, à la sortie de leurs collèges et de leurs universités, prêts à faire face à la vie, mais sans nul débouché où se jeter et sans aucun homme de leur race qui occupât une position stratégique dans le commerce, l’industrie ou la finance.Soit à cause de quelque défaut, du point de vue application pratique, dans le système d’enseignement lui-même, soit parce que les autres rares peuvent plus facilement s’adapter aux carrières mercantiles ou plus probablement parce que le capital qui a d’abord servi à la mise en valeur de la province était dans les mains des Anglais et autres Britanniques; il y a dix ans, le jeune Canadien français, s'il désirait faire sa carrière dans la banque, constatait qu'il (levait s’adresser à un Gordon ou à un Wilson; s’il désirait consacrer ses énergies à la mise en valeur des ressources hydrauliques de la province, il devait nécessairement être le protégé d’un Holt ou d’un Norris; s’il s intéressait à l’exploitation de l'immense et suprêmement importante industrie forestière, il devait d’abord se faire bien voir d’un Price ou d’un Graustein.Naturellement, très naturellement, il s’est dit: cette terre est celle qui appartenait à mes ancêtres et qui devrait m’appartenir.Il y a quelque chose de faux dans un système qui met toute la richesse, naturelle et potentielle, de notre province dans les mains d’un petit nombre, d’un très petit nombre de personnes, et de personnes qui ne sont pas des autochtones.Le résultat, c’est que, dans un bref espace de temps, il s’est développé chez les jeunes gens dé la province^ étudiants, avocats, médecins, ingénieurs, le plus intense sentiment nationaliste.Pourquoi, se sont-ils dit, serions-nous des scieurs de bois et des porteurs d’eau dans notre propre pays?Pourquoi serions-nous forces de nous ployer et de ramper devant des étrangers afin d’obtenir le droit de gagner une simple subsistance au pays de notre naissance?” Pourquoi, selon la formule de M.Power, dans le pays qu’ont défriché, organisé et fait nos ancêtres, serions-nous toujours des porteurs d’eau et des scieurs de bois?Croit-on qu’il soit possible de résoudre ces problèmes en limitant les acti-vités de notre groupe à un seul domaine, quand les deux sont aussi essentiels et sans cesse intercom-muniquant entre eux?Deux domaines étroitement liés Relisez celte page remarquable de M.Power, lentement, et dites-moi si, pour régler ces diverses questions relevant du provincial pour la plupart, un groupe politique a le droit de dire à toute une population qui dépend de lui: “Non nous ne touchons pas à ces questions, nous limitons notre champ d action au fédéral et nous ne sommes pas intéressés à l’organe politique essentiel de notre race, la législature de Québec”.C’est un peu comme si un médecin traitant un malade lui disait: une grave maladie de coeur est la cause directe de votre mauvais état général de santé.Je vais traiter seulement les inconvénients nombreux qui en résultent mais je ne soignerai pas votre coeur; je ne suis pas intéressé.Le parlement de Québec, c’est le coeur vivant de notre province et de notre race; il est déjà assez malade pour que nous n’ayons pas le droit de nous en désintéresser.Regardez les hommes qui entourent M._ Raymond; ce sont les mêmes qui, dans le passé, ont fait vibrer chez vous les cordes du patriotisme le plus pur et le plus exultant.Ce sont les mêmes hommes qui, en dépit de tous les déboires et de toutes les désillusions, sont prêts, pour vous, à recommencer la lutte pour, cette fois, la mener à bonne fin.Regardez ces hommes, pesez-les eh comme nous, faites voire choix; même si cela est dur et pénible, même si cela doit vous coûter la rupture de quelques bonnes et sincères amitiés, même si des faveurs passées ont pu, pour un instant, obnubiler votre sain jugement.Faisons notre devoir.Unissons-nous tou:' pour la réalisation de nos rêves les plus chers; unissons-nous quelles qu’aient été nos couleurs politiques dans le passé.Ce mouvement du Bloc Populaire Canadien était nécessaire; il vient à son heure; autrement, les meilleurs éléments de notre race se seraient tournés vers d’autres organisations communistes ou autres, avec lesquelles nous ne pouvons, nous chrétiens, nous catholiques, avoir quoi que ce soit de commun.Ce groupe d’hommes indépendants, honnêtes, sincères, qui n’ont jamais ,rahi, doit exercer ses activités et dans le domaine fédéral et- dans le domaine provincial.Le mystère de la Sainte Trinité par Dom Lucien CHAMBAT, O.S.B.Brochure de 76 pages, formai 6x9.Au comptoir .40s; par ta poste .45s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre-Dame est, Montréal ian.s doute, tous ceux qui en font partie ne sont pas parfaits, un tel a peut-être été libéral trop longtemps, un autre fut candidat conservateur, un troisième peut ne pas plaire à tous, mais tous, je vous l’affirme, fatigués, dégoûtés du passé, ne sont animés que par ua seul désir; celui de servir.Ils veulent faire table rase de tous leurs préjugés anciens, faire trêve même aux légitimes sujets de désaccord, opblier les rancoeurs passées et, dans une union aussi unanime que celle du plébiscite, dont d’ailleurs est né ce mouvement, donner enfin à notre pavs la directive politique qui lui manque, à notre province l’importance économique et sociala à laquelle elle a droit et à notre race sa place dans le monde comme apôtre de la culture française en Amérique et, tant que ne luira plus le flambeau de la civili-satien française en Europe, comme gardienne farouche de cet immortel flambeau.VIENT DE PARAITRE Cahiers de cartographie Ces cahiers de cartographie n« : sont pas des manuels c'est pure-: ment et simplement du matériel ! d enseignement nécessaire comme lu plume, le crayon, le cahier ordinaire, du matériel que chaque maître ou maltresse de classe emploie ra selon sa méthode d’enseigner la géographie puisque, quelle que soil la méthode employée, il est impossible de ne pas faire faire de cartes, de ne pas faire de la cartographie.Le professeur avisé pourra broder selon les exigences particulières de son enseignement et faire travailler utilement les enfants sur ces cartes.Le grand succès obtenu l’an dernier par ces cahiers prouve que leur emploi facilite le travail, sauve du temps et qu’ils répondent à un besoin.CAHIER No I Classes de 4e et 5e Cartes préliminaires avec photographies à vol d’oiseau, permettant la comparaison avec les tracés géo-gr- rmjques.Cartes physiques et politiques de chacune des régions formant la province de Québec.Caries de la province de Québec — Limites territoriales — Physique — Ressources naturelles et agricoles.CAHIER No 2 Classes de 6e — 7e Cartes établies sur longitudes et latitudes.Cartes des: Provinces Maritimes, Québec, Ontario, Manitoba-Saskatchewan, Colombie canadienne, Canada physique — Etats-Unis —Iles britanniques — France — Europe — Bassin de la Méditerranée — Espagne — Italie — Hollande -Belgique — Océan Atlantique Noi CAHIER No 3 Classes de 8e — 9e Cartes établies sur longitudes et latitudes, mais pour travail au point de vue économique surtout: Planisphère Canada.Etats-Unis.Amérique du Nord.Océan Pacifique.Ocean Indien.Océan Atlantique.Amérique Centrale.Amérique du Sud.Asie.Océanie.Europe.Afrique.Chacun de ces cahiers contient un lexique géographique.Cahier No 1, au comptoir .10s, par la poste .13s; Cahier No 2, au comptoir .10s, par la poste .13s; Cahier No 3, au comptoir .15s, par la poste, 18s.Retenez le "Devoir" d'avanc chez votre dépositaire — c'est I SEUL MOYEN de ne jamais le man quer — 3 sous le numéro.Téléphones eu service du tirage EEIair 3361* : il vous donnera l’adrest d’un dépositaire d* votre voisinage.Quand vous croyt que vous en avez les H 26} ez.*4.30 40 oz.*6.45 DISTIUI, Mil ANGE ET EMBOUTEIUÉ EN ECOSSE moyens (]'ui*uf Mactuih 7 SCOTCH WHISKY in VOLUME XXXIII — No 290 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1942 d Achat pour les ETRENNES iXUEXi.: 33333 AMEUBLEMENT GENERAL m K 4 i 'à tti Lai m a m Les MEILLEURS PRIX en ville pour du comptant J.H.CARON Enrg.2211 Mont-Royal est - AM.7263 1305 rue Amherst - AM.5161 Pout la fiancee de -Noël Le plus bel assortiment de ^ bagues et joncs dé mariage en diamants aux plus bas prix.Voyez notre choix de diamants “Blue Bird’’.PRIX A PARTIR DE $15.00 »AOIIfr^FIL$ >>>> »¦»> > > > > »»¦> ¦>»¦>¦> >>>¦>> >¦>»•>»¦>¦ 2.Acheter des calendriers, des I ce, un lutteur sans peur, un enthou artes de souhaits et des jeux pour siaste jusqu’au sacrifice.La vie syndicale de M.Paquette est une leçon pour tous les syndiqués et tout particulièrement pour les plus jeu-1 nés.“Le souvenir de M.Paquette res-1 tera bien vivace dans notre mouve-1 ment.Je prie la famille si cruelle-j ment éprouvée d’agréer mes plus j profondes sympathies dans le deuil j qui la frappe.” Les lecteurs new-yorkais privés de leurs journaux New-York, 14 (A.P.) — Les millions de lecteurs des grands jour-] naux new-yorkais, le Times, la Tribune, le Daily News et le Daily j Mirror, ne trouvèrent pas leur jour- j nal à la porte ou au kiosque ce ma-1 tin, car les distributeurs, livreurs et passeurs de journaux se sont mis j en ygrève hier soir, par décision de ! leur union indépendante.Aux kiosques, on ne vend que les magazines j et les journaux d’hier.La dernière i grève date de septembre 1923.Dans l'industrie du vêtement Ces jours derniers, ont eu lieu ! les élections chez les syndiqués du vêtement de Québec.Voici le résul tat des elections : président.Klie Génois; vice-président, Roger Therrien; secrétaire, Bernard Yézina; Royal.Remington.Underwood.Silencieux, régulier et portatif Protecteurs de chèques, duplicateurs, calculateurs et machines à additionner Vente et service N.MARTINEAU & FILS 1019 rue BLEURY BR.MIS Entre les rues Vitré et Lagauchetlère CH.6988-ms Holt, LAITERIE ROSEMONT Ljitcrit canadienno-frirsçjiae B PATENAUDE, propriétaire.MEUBLES Acheter chex Marcotte.C’est être dam la note.Du meuble en général.C’est l’endroit Idéal.A.L Marcotte 3906, ONTARIO EST prés Orléans.CH.9628 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialités: meubles et matelas sur commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande 3886 Henri-julien - Tél.PL.1112 ENCADREURS Wisintainer & Fils 90S 30ULEVARD ST-LAURENT ES ENCADREUR MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et miroirs LAnc.2264 IMPORTATEURS Fondée en 1S92 C X & Cl: LIEE Importateurs de tissus et toiles 3Déclamé.- pour Communautés , religieuses 459 St-Sulpice Tél.i Bl.2531-2 LIVRES DEMANDES Librairie Ménard (Sr Tranquille wi est.rue Roy CH.6193 Romans, encyclopédies, histoire.Littérature, langue* étrangères^ eto.—« Poyons prix élevé* — REPARATION DE MEUBLES ROSAIRE CINCRAS Réparations générales de meubles de tout genre REMBOURRAGE — POLISSAGE Atelier : 7371 rue La.teunesse - TA.31M Rés.CR, 3704 REPARATIONS ELECTRIQUES Réparations électriques Service, rente et réparations de moteurs, générateurs, transformateurs 4350.PAPINEAU AM 2141 Ceo.DAICNEAULT Ltée TABAC N.LANDRY & CIE Tabac à fumer PARFUM D'ITALIE — SPORTSMEN Tabac à priser FOSE No 1 — ROSE et FEVES 3127 STE-CATHERINE EST Tél.A Mb ers t 9742 Montréal Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage providentiel, véritable mine pour )• clergé paroissial, les prédicateurs, les éducateurs et les parents.Six gros volumes abondamment illustrés; 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'ri^rtT GaT?eau- C-A Raym Pertlee.S-f- Ouf Bernard, P rcy Auger.O.A.H.Bourgouln.Montréal Québec YVES PELLETIER AVOCAT Bureau: 60 St-Jacques O., LA.7209 Soir: 3875 Wellington.Verdun WE.221* BREVETS D'INVENTIONS je Manuel del Inventeur ^ '¦ et formule.de preuve d’invention __ ecr/rez éT* rw^LBERT FOURNIER mn>pocuii£UPJ,BPfrm709 CARON & CARON Comptables Agréé* — Chartered Accountant» Edmond Caron.B.A.L.S.C.CA Henri Caron.B.A.L.L.l,., LB.C.C_A 59.rue 8t-Jacques HArbour 3635 MONTREAL 159.rue Alexandre.TROIS-RIVTEKES MEDECIN Electricité médicale Rayons X Dr Maxime Brisebois L G M C.F R C S c.De U Faculté de Médecine de Pari Maladies génitales, endocriniennes, urinaires; digestives, circulatoire*, respiratoires.FRontenac 5252 816 Sherbrooke et OPTOMtTRISTES OPTICIENS c Milite» : IJ Arbour 5544 ' /EX WIF.X DE LA Y LE, AJUSTEMENT DE VERRES A.PHANEUF-A.MESSIER OPTOMETRISTES-OPT’CIENS 1 767 Sl-D.ni?Montréal ASSURANCES .ffitk Assurance furk We nbegarbe MONTREAL NARCISSE DUCHARME.PRESIDENT Ë OPTOMETRISTE-OPTICIEN ENRI-N.nORDELEAU-, EXAMEN DE LA VUE B O.O.D., M.C.S.O.VERRES CORRECTEURS OPTOMETRISTE 3423 RUE ST-DENIS HA.1435 9 a.m.à 7 p.m.Sur rendei-vous 93781423 VOLUME XXXMI — No 290 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1942 Les conférences Mgr Whelan et l'après-guerre Le Dr LeSoge et M.Taggart Smyth parlent en faveur de la Ligue de la santé — M.Ethelbert Thibault, P.S.S., et le R.P.P.-A.Grondin S.S.S., traitent des origines mystiques de Ville-Marie Parmi les principales conférences données en fin de semaine, il faut mentionner celles de S.K.Mur L.P.Whelan, évêque auxiliaire de Montréal; de MM.le Dr Albert Le Sage, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, et de M.T.Taggart Smyth, parlant a ta radio en faveur de la campagne annuelle de la Ligue canadienne de la santé; de M.Ethelbert Thibault, P.S.S., et du H.P.P.-A.Grondin, S.S.S., à la Palestre Nationale.Mgr Whelan S.E.Mgr Whelan a demandé aux Chevaliers de Colomb de se tenir prêts pour contribuer à l’oeuvre de reconstruction d’après-guerre.Il suggéra la formation d un comité special, au sein de 1 association, pour préparer ce travail de reconstruction qui devra se faire dans tous les domaines, au lendemain de la pjésente guerre.Avant la conférence de Mgr Whelan, les membres du conseil no 284 avaient assisté à la messe et avaient fait la communion générale à la chapelle Notre-Dame de l'église St-Patrice.Mgr Whelan officia à la cérémonie, et M.l’abbé Gerald J.Mc-Shane, curé de St-Pâtrlce, donna le sermon de eirconstanee.La Ligue de la santé Parlant à la radio en faveur de la campagne de la Ligue canadienne de la santé, le Dr LcSage, president conjoint de la Ligue, révéla qu en ltf4l, la maladie avait coûté au pays ! enorme somme de $2;»(J millions.Il lit un appel special à la population afin qu elle souscrive loujectif provincial de lu campagne qui a etc fixé à $4U,0UU.traitant le meme sujet a lu radio, M.Jaggart Smytn, trésorier iiouoraire de la Ligue, a dit que le taux ue mortalité mtantiie au Canada, particulièrement dans la pro-v nice ue vjuebee, est une cause de .caudate pour le mouue entier.Il a .ut que nos gens ont tellement peur de se mire traiter quit taut parfois .etourir a la loi pour les obliger à .revoir gratuitement les soins reus par teur état de santé.Les origines de notre ville illustrant l'exposition d'art reli- sur us origines de VUle-Ma-, ueux conférenciers ont pris la o.e, eu lin de semaine, à la Pa-e .Nationale, pour souligner les .3ines mystiques de notre ville.i.uicuieri iinbault, P.JS.S., avait inti.ule sa conférence: -e semeur invisible”, évoqua le .e joue pur M.Ulier, P.S.S., dans ni, mal ion de faine de noire ville ml il lut vraiment le père spiri-.1.ue H.P.P.-A.Grondin, P.S.S., a .sente un travail intitulé: “Au eit de l'Hostie .En se servant ¦ Histoire, il a démontré la mis-i surnaturelle qu a notre ville .er cl de glorifier l’Eucharls- -• ', Gascon et Filteau ‘ ce, 14 (G.P.) — M.O.-O.Fil-.secrétaire du département de traction publique de Québec, imuel Gascon, du bureau nro-cial de la statistique, représente-H la province de Québec, lors de conférence fèdérale-provinciale i aura lieu cette semaine à Ot-a.Cette eonfércncc durera trois rs.'nt écrasés dans les 'l’édifice était en flammes avant Car rivée des pompiers.Le froid etail très vif, ce qui a gêné le travail de; pompiers et augmenté le nonibie des victimes.I.e premier ministre king a fait cours va production étatsunienne est actu i lenient supérieure à celle de l’Allemagne et du Japon ensemble.Caisse populaire Québec, 14 (D.N.C.) — La clôtu-solennelle du concours «t’épargne organisé par la Caisse populaire des employés civils a eu lieu vendredi soir.Le concours de 1942 a rapporté ?12,000.La Caisse populaire des employés civils, dont la fondation est plutôt récente, compte actuellement 900 sociétaires.Cette année, elle a fait un chiffre d’affaires d^ $250,000.Son actif actuel est d>.$50.000.11 y a eu 325 emprunteurs L’assemblée générale annue'le aura lieu en février prochain.Peu de victimes La Commission du llle Centenaire a terminé sa tâche La Commission du llle Centenaire, chargée officielieineni d’organ -ser la célébration des 300 ans tie Ville-Marie, a terminé sa tâche, hiei soir, en assistant à la 2e représen talion de l’opéra-comique canadien, Ce Père des Amours, de notre concitoyen M.Eugène Lapierre, au Monument National, hier soir.Au cours de la soirée.M, le maire Raynault.président de la Commission, et M.Victor Morin, 1er vue-président.ont remercié la population de leur coopération lofs des diverses manifestations du llle centenaire et M.Morin a fait une brève revue de ce qui avait été accompo.Dans la loge d’honneur de la Commission, on remarquait aussi M.Henry-G.Birks, 2e vice-présidc i: M.Albert Dupuis, commissaire; M.Jean-Paul Leroux, secrétaire; M.Alfred Larose, président de la Cor: mission des écoles catholiques, et M.Emile Pigeon, organisateur général du Comité d’un opéra canadien.danseurs réunis, panique, tes issus bloquées, sauvetage «liffiiile.Chute d'ui mur Trenton, 14.(CP.) Trois piétons ont été blessés hier matin |quand une explosion survenue dans iun grand édifice a fait tombei un imur.!.’incendie a causé $20.000 de j dommages.Rougeole et influenza an Colombie Telegraph Creek.14 (C.P.) On apprend que l’épidémie d’influenza et de rougeole, compliquée de pneu monie, qui fait rage dans ce poste Ol YltMiK D'ACTl ALITE "Votre testament et votre succession' (par monsieur le notaire de La liRVERE FORTIER > Tel que prévu, VOTRE TES1A-MENT ET VOTRE SUCCESSION, par le notaire de I a Bruèrc Fortier, publié par les Editions Bernard Va-liquette, a conquis d’emblée la faveur du public.A peine sorti des presses il y a quelques mois, le premier millier d’exemplaires s’est enlevé comme de petits pains chauds, éloigné au nord-ouest de la (’.•»-et le deuxième mille qui vient d’ê-tre mis en librairie est déjà fort entamé.La chose se comprend quand on sait toute la mine de ren seignements qu’on peut trouver dans cet ouvrage qui résume toute la loi régissant les testaments et fourmille des plus préideux conseils quant à la disposition de ses biens.Ce livre est non seulement utile aux» avocats, aux notaires, aux sociétés de fiducie, mais au public en général, tant tout ce qu’il faut savoir en la matière est condensé et résumé d’une façon à la fois complète et limpide.lombic, continue d’être grave.Victimes d'un tram Mme Helena Nye, 72 ans, 1221, rue Saint-Mathieu, a été graveme il blessée hier soir, alors qu’un tram way du circuit Van Home Ta renversée' sur ia chaussée.Les bagues dans la boite à pain Toronto, 14 (C.P.) Un bandit, qui a pénétré samedi soir chez Mme Fannie Kufman, s’est emparé d’un sac contenant $107 et de sept VÔTRE TFSTAMFNT ET VO- ha«ucs valant ÿ1,’000 et dissimulées Tmf™ CCESSlON^pïr leMollke «« »'»“ * P® n de La Bruère Fortier, est en vente au prix de $1.00 au comptoir, $1.10 par la poste.Service de Librairie du ‘‘Devoir’’.(Il Londres, 14 (C.P.) — Le ministère de la sécurité intérieure a annoncé hier que les bombardemetns de l'aviation allemande contre ia Grande-Bretagne n’ont- fait que 4 morts et 38 blessés au cours du mois de novembre.Anton Mussert Lpndres, 14 (A.P.) — Le chance lier Hitler vient de nommer Anton Mussert, le chef du parti nazi hollandais.chef du peuple hollandais.I.’agenec hollandaise Aneta n rapporté que c'est le haul-commissaire allemand en Hollande, Arthur Scys Inquart, qui avait annoncé la noL'-vellc à l'occasion du onzième ann: versairc de fondation du parti nazi hollandais et à la suite d’un entre tien entre Hiller et Mussert.Société d'une messe’ M.le chanoine William-Thcodu.e Lessard, curé de Saint-Etienne de Montréal, décédé le 11 déeemb’t courant, était membre de la Soci té d’une Messe.G.-Robert Mitchell, plie, chancelier SIX ALBUMS iseoetamt Ut plat btlltt hittoira* de TArcien et du Nouveau Testement Texte de Robert Llewellyn, prêtre AU COMMENCEMENT.Histoire de I* création du monde.d’Adam at d’Eve, de Noé et le deluge, d’Abrahjm et son tilt, de lacob et le plat de lentilles.EN EGYPTE.Histoires de loseph vendu par sas treres.da Moïse dans le désert, du prophète losuc, de Samson et Daülah LA TERRE PROMISE Histoire de Ruth, la gianause, de David et Coliath, d’Elie, le prophète, d’Athalic, la méchante reine.LA PLUS BELLE DE TOUTES LES HISTOIRES La naista-ce de lésus.l’adoration «las mages, ta tuila en Egypte le retour à Nasareth, Tenselg-emsnt des docteurs.LES MIRACLES DE |ESUS Les noces de Cane, la guérison du paralytique, la transfiguration les paraboles, la tempête apaisée, ta dernière Cène.IESUS.NOTRE SAUVEUR |csus est condamné par Pilate.Il est renié par Pierre.Il rencontre les saintes femmes.Il meurt sur la croix.Il ressuscita.Chaque album est un petit traité d’information chrétienne et perte l’Imprimatur.(Albums -» » > » > ^ >>¦>>> y., MONTREAL NEW YORK NEW YORK 2V2 heures Ovitt# Montréal à 9 « m., arriv# à N V avant midi Autros «nvolôot pratiqua* b tout la* jours Raccords diroct» pour tovtos las prinopalot villa» da* itoH-Unt* , .Sarvtca da luxa dam lai luxutux ovton» cHouHot Dougla» iidormattoo at ràbarvattofti, Toi fl 2501 Manuel d'agriculture (par les Frères Maristes) Ce dernier volume de la série des Manuels d'enseigne ment rural.par les mêmes auteurs, est d’une richesse d’information considérable; ¦ il expose avec une concision métho-• dique et dans une langue claire et j souple toutes les données élémen-| taires agricoles fondamentales: ! agriculture, zootechnie, horticulUi-! re, chimie agricole, sylviculture, j économie rurale, comptabilité agri-icole.Douze bacheliers, licenciés j ou docteurs en sciences agronomi-1 ques ont revu attentivement l’une j ou l’autre de ses soixante-quatorze j chapitres.Peu de livres offrent autant d’in-! térèl à toutes les classes de la société.Qui n’aimera à découvrir les secrets de la nature.plantes et animaux?Le citadin n’éprouve-ra-t-i! pas la même joie que l’homme des champs dans la lecture des phénomènes de l’hérédité, de la composition et de la conservation des aliments, des cultures industrielles, de l’origine des matières plastique, de l’élevage des animaux à fourrure ou encore de l'aviculture et de l’apiculture?La multiplicité des gravures e! des tableaux agrémente les pages par trop techniques et facilite aux j moins initiés l'intuition qui permet j de «saisir des questions assez ardues, telles la photosynthèse, les lois de Mendel, les ferments, l'inoculation des légumineuses, l’alimentation rationnelle des animaux.,, j La reproduction de photos de Téle-j veuse électrique et de Tallaiteuse artificielle pour porcelets, du salon - des vaches, de la déplumeuse, de ! Tapnareil à mesurer 1rs vitamines et d’un grand nom! re d’autres nou-! veantés sur nos fermes instruira les personnes qui ne s’imaginent pas comment le progrès moderne a amélioré le sort du canioagnard.Un artiste licencié des Beaux-Arts, le Fr.Daniel-Henri, mariste.n dessiné plusieurs des illustrations de cet ouvrage.Les connaisseurs en arts graphiques se demanderont comment on a pu éditer, ces temps-ci, en c.eUe province, un livre de cette valeur pour un prix aussi modique.Edi-j leurs et auteurs ont dû sacrifier | tout espoir de bénéfices.Rs comp-! tent que le public saura les récom-! penser do leur générosité et pro-| filera de Taubaine pour fournir à tous les jeunes du pa^s re moyen si opportun d’étudier un peu l’oeuvre du Créateur et de scs créatures.Ce Manuel d’agriculture (édition Oranger Frères), est un volume de .614 pages, 75* x 5'i, couverture pleine toile, illustré île 600 vignettes, schémas et graphiques.Au comptoir, $1.50, par la poste, $1.65.Service de Librairie du Devoir.Expropriation pour un aérodrome Indemnité de $36,281 accordée Chute d'un avion New Castle, Indiana, 14 (A.P.) — Un avion militaire s’est abattu près d’ici hier soir, tuant huit avia-j leurs.Les lueurs des explosions se i voyaient à deux milles à la ronde.! V.; Collision à Québec j Québec, 14 (C.P.) - - Un train de i voyageurs et un wagon de marchandises sont entrés en collision hier, causant des dommages considérables et faisant une douzaine de victimes, dont deux sont grièvement blessées.Tué dons un escolier M.Michael Rosenberg, 60 ans, de Stanstead, qui se rendait aux Etats-, Unis au chevet de sa femme mala-M.Halin réclamait d’abord $162,-[de, s’est tué samedi matin en torn 000 pour sa terre, mais quand le j bant de 18 marches dans un re> gouvernement décida de ne pren- taurant de la ville.11 s’est fracturé «Ire qu’une partie de l’immeuble et ! le crâne, de laisser au propriétaire 13.78 ar-j pénis sur le Jotai de 37.3, M.Halin Morts subites réduisit sa réclamation à $72,566.) , .ci „„ ««m Le gouvernement offrait $3,000.Le! Mme Octave lessier, 67 ans, 14 , terrain exproprié comprend 514,-648 pieds carrés et le juge a estimé la valeur à 4% cents du pied, ce qui fait $23,159.16 pour la partie expropriée; le juge a ajouté uuein- M.le juge Angers, de la Cour de l’Echiquier, a accordé une indemnité de $36,281.16 à M.Emile Halin pour l’expropriation d’une partie de sa terre au Cap-dc-la-Madeteine, terrain dont le gouvernement fédéral avait besoin pour établir un aérodrome.(orales de Me Lucien Gagnon, can-1 didat aux élections municipales d’aujourd’hui.11 est en liberté pro visoire sous un cautionnement de $300 et U comparait aujourd’hui en Correctionnelle.Trom vî euto Les sept occupants d’une voiture ont été blessés hier soir dans une collision avec un tramway du cir cuit Notre-Dame-22.Ce sont: MM.Marcel Gagnon, 28 uns.François Gagnon, 60 ans.et M, Léo Gagnon, 17 ans, 3560 est, rue Ontario, M.Irénée Gagnon.34 ans, et Mme Gagnon, 41 ans.2332, rue Bourboii-nière, et Mlle Emilia Pilon.27 ans, 3934 est.rue Ontario.Vol à l'Oratoir» Rosaire Lamothe, 26 -ans, 1032, me Sanguinet, a plaidé non coupable à l’accusation d’avoir volé comme agent $160 à la Cic W.-H.Pé-; ron, des Trois-Rivières, et $51 à l’Oratoire Saint-Joseph.Coup de filet La police a opéré l'arrestation d'un groupe de cinq individus ac-j cusés d’une série de cambriolages a Ville Mont-Royal.Trois d’entre eux seraient des déserteurs de l'armée.Ce sont: Joseph-J.-P.Laporte, 20 ans, Henri Trudel, 22 ans, Roméo I,ortie, 21 ans, Marcel Lortie, 22 ans, et Philippe Caouette, 19 ans.Bain glacé Québec, 14 (D.N.C.) - Ln marin américain a pris un bain glacé, au quai de la traverse du bateau a Lé-vis, vendredi soir dernier, vers minuit, lorsqu’il voulut sauter sur le quai avant que la passerelle eut été installée.Son pied glissa sur la glace du quai et il fit une chute d’une vingtaine de pieds sur des débris de glace, pour disparaître dans l’eau.Heureusement, il i evint bientôt à la surface et put saisir une corde que l’on avait lancée dans sa direction.Drame de la misère Québec, 14.— Cn drame de la misère a été mis à jour vendredi à St-Emile.Ee cadavre «l’une .sexagénaire décédée depuis deux jours a été découvert dans une maison non chauffée; son mari, malade, qui n'avait pas mangé depuis deux jours croyait su femme partie et a été trouvé couché dans son lit.Des voisins, qui allaient porter de la nourriture au couple, ont fait la macabre découverte.I.e cadavre de la femme était presque gelé.I.e couple n’avait pas d’enfants, Blessés dons un accident d'auto Sherbrooke, 14 (C.P.) - Armand (iuiibault et Joseph Frenière, de Montréal, ont été transportés à l’hôpital vendredi, a la suite d’un acu-dent d’auto où Guilbault a eu une jambe brisée et Frenière a eu un bras cassé et des côtes enfoncées Leur taxi a été frappé par un camion.Amérique Française SOMMAIRE Paul Toupin: Vérités aux Français.Pierre Baillargeon: t.e Jeu de raccordement.François Hertcl; Pour l’art abstrait.Bertheint Brunet : Ca lecture, cc vice puni.Jacques Lavigne: t.e philosophe peut-il être un homme?Jean Cusson: Animateurs de théâtre.Jacques-G.de Tonnanconr: Fusain, présenté par Paul-Emile Borduas.Guy Sylvestre: Rousseaux et la Poésie.Récits: Adrienne Choquette: Les Sources vives.Pierre Vadhoncoeur: Eugène, ou le destin prévu.Jean-Louis Langlois: La belle sage.J* e -queline Mobil: Cul de plomb, (suite, précédée d’un résumé).Notes: théâtre: Cyrano.Livres; Julie de Carneilhan; Le jugement de Dieu; Problèmes de la sexualité; De Ville-Marie à Montréal; Chacun sa vie.etc.Au comptoir, 35s; par la poste, 4()s.Service de Librairie du Devoir, rue Darling, a été trouvée morte dans son lit hier matin.Cas de mort naturelle.M.Joseph-Victor Bertrand, 47 ans, 62 rue Maguire, est mort subi- I demmlc de $13,122 pour la dépré-j tein’ent hier ‘ aprés-niidi à son donation du terrain qui reste au Pro'j micilc, peu après s’être senti indis-pnclaire.posé M.Otto Kogkko, 41 ans, 1542, rue S.-Antoine, est mort subitement samedi matin à son travail dans les chantiers maritimes de la rue Mill, ! à la Pointe-S.-Charles.Pertes maritimes (Associated Press ) J.es sous-marins de TAxe, qai semblent faire porter leurs efforts principalement dans l’Atlantique-sud entre l’Amérique du Sud tl l’Afrique occidentale, ont coulé huit navires dans l’ouest de l'Atlantique au cours de la semaine qui vient de se terminer, d'après les rapports officiels et officieux com pilés par Y Associated Press.Six 1c ces navires ont été coulés dans l’Atlantique-sud tandis qu’m, septième a été atteint au large des Etntv Unis et le dernier au large du Canada.Trois de ces navires étaieal américains, un canadien, un grec, un de Panama et les deux autres n’ont pas été identifiés.Cela po>-.e à 556 le nombre des navires détruits par l’ennemi dans l’ouest de l’Atlantique depuis l’entrée en guerre des Etats-Unis.COLONIAL AIRLINES Frappée par une auto Mme Mary Rooney, 82 ans, 2115 ouest, rue Dorchester, est morte samedi soir des blessures subies le dimanche précédent, quand elle avait été frappée par une auto.La po'ice s'intéresse à Caramel Albert Rossi alias Alfred Caramel, 34 ans, 5514, 5e avenue, a Rosemont, a été arrêté samedi soir sous l’accusation d’avoir détruit et volé un millier de pancartes élec- TARIF des annonces classifiée* «la "DEVOIR" Téléphont : BEiaii 33«1 I cent le mot 2Sc minimum oemu-tant Annonce* f»ntm*e» Ute le met 40c minimum NAISSANCES SERVICES.F.KRV1-CSë ANNIVERSAIRES, GRAND*.MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES H car mot minimum de 50c FIANÇAILLES PROCHAINS MARIA-QE" «1 00 n»r insertion Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue No-tre-Dame (est), Montréal.A vendre Ile situce à vingt-cinq milles de Montréal — sur lu rivière Richelieu.1 Magnifique site, environ soixante arpents, dont un tiers en bois de construction.Termes faciles.Ecrire à Cose 43, le ' Devoir".Les conséquences de la paix por Jacques BAINVILLE Le livre de Jacques Bainville s'adresse aux milliers de lecteurs soucieux de connaître les principes qui auraient pu épargne) au motile le fléau de la guer.e.Dans une analyse particulièrement lucide, le célèbre historien se penche sur le Traité d« Versailles et montre que les erreurs de ce traité sunt directement responsables de la guerre actuelle.C'est le livre d'un prophète et, à ce titre, c'est une oeuvre indispensable à qui s'intéresse aux problèmes de ('après-guerre.Volume de 250 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Mesdames, LISEZ CET IMPORTANT Les Fêtes approchent .Vous serez fières que tous les membres de votre famille soient d’une tenue impeccable à Noël.Pour nous permettre, de bien vous servir, et vous éviter un retard possible, confiez-nous dès maintenant le nettoyage de vos vêtements.• Natteyag* • Pratiag* • T«intur« • Réparatfoni Mai ion essantlellemtnt ranadlrnnf-français* 15 magasins pour vous servir 5127 Masson 4531 Papineau MIS St-Huhcrt MPI St-Hubtrt l*lfl gt-D«nI* '1518 St-Dents 8657 St-Denis 3867 E Ontario 7X91 St-Denis 2582 E.Braubirn 4300 F.Slc-fathfrlnc 2126 E.Rachel 2188 Frontenac Agence : 711 Jarrr Agence : 1811 Amherst LIMITÉE J.-O.PICHETTE.président et gérant général NOS PRIX SONT ENCORE DES PLUS BAS.sasum ;jimm» ¦¦¦«¦¦¦¦«i ijij - - .aU 144 VOLUME XXXIII — No 290 IU LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 14 DECEMBRE 1942 é r'T} 17rF F'TI LT A VT/"1 T?é .» COMMhRUi ET FII \ANCF • t I 9|osjn»ns ap ajjojajsas fiuuio^i _ J -, «JJ _ _ ^ _ I Compilation do U ouiooa ourse de iVlontreal ^-o.beaibien * cw •1 St-Jarqat*.Montréal TÎ5 Algoma Stool , 705 Asbestos ., es As* Brew .2Û0 Bathurst A 450 Bell Telephone 2230 Brazilian 60 B C Power A IOC Struck Silk , 50?Bids Prod 330 Can Oement ISO C Forgings A hIS C Kor Power .I'.S C Steaaurttip .Do prîv StS Broaae S?45 Cto Or De» prir Oàa .SS Caa CooTtnert C Foreign lav.C Iasi AIcoli A De » .«i ‘5 C Rt » OkMiuu P’.11?C*oè5 Ssa^luns- IX-ra Tmr .SH TS isietrcau* ’ £lV P'C'uacUîtem Co OvttSffAU H Do prir Sf^5 On SMI W t«l Dp priv .5d Gurd S» Qrptum .Sommaire de U semaine dernière Clôt ' Ou*.Haut Sas 8'.- 21C, .31 14 140i,i 12% 134 14 450 Hamilton Br .640 Hudson Bay 245 Howard Smith 2328 lmp.OU 702 lmp.Tobacco 205 Indust Accept 791 Int.Nickel .2#U mi 10% mi 26% mi 25% 25'.12 16 4% 44 4% ( 460 Int.Pete .16 1544 110 Int.Power 6 230 Lake of Woods 20 20% 20 4% 5% 4% 835 McCoil Front .6 1462 Mont Power .23% 23% 23 710 Nat Brew 26 26% 26 1489 Nat Steel Car 32% 34% 31% 160 Niagara Wire .15% 1390 Noranda 40 38% 305 Ogilvie .22% 24% 22% 55 Penmans 47 277 Power Corp .5% 5% 5% 375 Price .B't.8% 8% 391 Quebec Power 13 50 Saguenay P pr 105% 845 St Law Corp 145 135 110 Do priv 12 194 St Law Pap pr 31 1201 Shawtnigan 16 16% 16 105 Sher Williams 112 120 So Can Power 10% 93 Steel of Can .59% 50 United Steel 3% 119 W&baaeo 46% 47% 46% 402 Winn Elect A 3 2% 375 Do B 2% 2% 296 Do prl» .20 22 20 Banques 28 Canadienne 129 78 Commerce 128 198 Montréal 1*3 140 20 Nouv.-Ecoeae 225 388 Royale .129 130 127% Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées l«!i 21 Le Curb de Montréal Cour» focrais par la —lira L.-J FORGET * CIS, 471.rue Sl-Fn-Xatier Montréal Oui Haut Bas CIA 836 Ab P & P CO 65 60 235 Do 6'o pr .4% .49i 359 Alum Ltd 100'2 103 1004 103 125 Beatty Bros A 12 .100 Do Pilv , 110%.555 Beauh L H P 94 .- .30 Beldg-Cort pr 118 850 Brlt A OU Co 17% 17% 17 17 73 B C Packers .17 >« .14 17 5 Calg Pd pr .99 705 C & D Sugar 164 174 .25 C Malting Co 36% .40 C Nor priv .78 75 4 76 850 Can Brew Ltd 125 130 125 130 325 Do prîv 28 .27 75 Can Gen Inv 7'>.114 Can Indust B 152 153 148 148 19 Do priv 1614 1525 Can Marconi 90 90 75 75 200 C Vickers Ltd 3% 3% 3% 3% 20 Do priv .23 23% 25 Catelll Fd Pr 10% 500 Claude Nen G 5 300 com Ale .2% 2% 2% 25 Do priv .6 11 C Dtv Sec pr 5% 2721 Cons Pa Crp 2% 3% 2% '2% 200 Cub Aircraft 60 48 David & Fr B 50 1 Dom Eng Wks 20 106 Dom OH & LI 23 23% 50 Dom Square 150 80 D.Woollens .2 15 Do priv 7% 475 Donnac Paper 3% 3% 30 East Koot pr 10 12 50 Eastern Dr pr 11 1210 Palch Alrc .2% 125 Fleet Atrcr 3»» 540 Ford M of C A 20 285 Fraser C V T 400 Hyd-Elect Sec 3 Int City Bak 350 Int Paints A 12 114 114 114 110 26 2 114 1355 Int Util B 5 Lake St John 400 MacLrr P & P 25 Maple L Mill 755 Mass Har pr .1245 Mitchell 8.49 14.50 9.00 dowski, „ Smith, Depew et Bowman CLEVELAND.—- Buts, Stone, de fenses.Har.Foster et Cook; centre, Cunningham; ailes, Bartholome locking.Subs; Robertson, Mac kenzie, Giroux Her.foster, Burlington, Leswick, Hooreck, Shaba aa, Stefanin.Arbitres: McVeigh et Shay.Première période 1 Cleveland; Horeck-Bur-lington-Giroux .2 N.-Hav.: N.Smith-Sherntt Levandowski .¦••••• 131'' 3 Cleveland:.Horeck-Burlington .18¦1,, Aucune punition.Deuxième période ^ 4 N.-Hav.: Levandowski-N.Smith-McManus .••••• 5 N.-Hav.: Labavitcn-Bow- 6 N.-Hav., Mancuso-Shack- man-Sherritt .Patterson .Punition: Bowmen.Troisième période 7 N.-Hav.De Pew-Labavitch S.Smith .,••••••• 8 N.-Hav.: Labavitch-ue- Pew-C.Smith .9 N.-Hav.: Waldnff-Mancu- so-Patterson .••••.• 10 N.-Hav.: Levandowski- Sherritt-McManus .11 i3,o Hershey annule avec Buffalo Buffalo.14 — Les Bears de Hershey ont porté à 15 leur de joutes consécutives sans défaite hier soir en annulant 3-3 avec le.Bisons de Buffalo devant 7.175 !PFr.nkUDile, .évité une déf.i.mix Bears lorsqu’il a égalé le réal-tat moins de 4 minutes avant la f de la 3ème période.Dans leur dernière rencontre, à Hershey, les deux équipes avaient aussi annule, ,J s HERSHEY.Buts: Damons; défenses: Jenkins et Lauzon; centre: KU-rca' ailes: Frost et Sullivan.Subs.Bowman, Smith, Hergert, Daley, Fitzgerald, Johnson, Moe, ONeil, T'o'o n rin.BUFFALO.Buts: Bell; défenses: Blakc et Beisler; centre: Kamins-kv ailes: Summerhill et Klein.Siibs.: Allum, Allen, Rimstad, Bennett, Krniger, Chapman, Cunningham, Lewis.*r * Arbitres: Smith et Voss.Première période 1 Buffalo: Kaminsky .• • (Summerhill, Klein) 2 Buffalo: Bennett .(Rimstad, Allen) Pun.: Moe.Deuxième période 3 Hershey: Hergert .• • • (Johnson, O Neil) Troisième période 4 Hershey: O’Neill .(Johnson, Hergert) 5 Buffalo: Chapman .(Cunnningham, Lewis) * K"he!it,é‘r'.7d • «i.; Cunnin* ham U).Punitions: Lemire, Eddolls, Davis.Troisième période 4— Valleyfield, Bastien -1117 5— R.C.A.F.Morn.12.57 6— R.C.A.F., Burns.13 12 7— R.C.A.F., Burns.14.45 8— VaMeyfeld, Dufour.\ 5.03 9— R.C.A.F., Haggarty .6 36 ,10—R.C.A.F., Emberg- 9 0/ 6.30 11—R.C.A.F., Brennan-19.4,> Punition: Bessette.6.51 Beau ralliement de l’Indianapolis Les Bruins restent en tête de la ligue Détroit, 14.—Les Bruins de Boston et les Ailes Rouges de Détroit ont bataillé pendant soixante minutes hier sans pouvoir faire pencher la victoire d’un côté ou de l’autre et les deux équipes durent quitter la glace, lieu des hostilités, avec un résultat de partie nulle, ir compte étant de 1 à 1.Comme les Leafs ont été vaincus à Chicago le club d’Art Ross est maintenant seui en première position dans la course au championnat de la Ligue Nationale de Hockey.Frankie Brimsek a été le héroc des Bruins.Il a écarté 30 lancers, la plupart difficiles, tandis que Johnny Mowers n’a eu que 23 coups à arrêter.Carveth a compté après 13 minutes à la première période.Brimsek a arreté la rondelle avec sa poitrine et Carveth, en tombant, a réussi à la faire dévier dans le filet.Peu avant la fin de la deuxième période, Jackson a pris une passe de Bill Cowley à la ligne bleue et il a déjoué Mowers après s’être glissé entre les défenses.Trois des quatre punitions du match ont été imposées à des joueurs de Détroit.Jimmy Orlando est revenu sur l’alignement pour la joute d’hier et il se signala à l’arrière-garde en brisant de nombreuses attaques.Alignement des équipes: BOSTON.— Buts: Brimsek; defenses: Shewchuk et Crawford; centre: Cowley; avants: Boll et A.Jackson.Subs.: Hollett, Clapper, Chamberlain, Cain, Schmidt, Gal-linger, Guidolin.DETROIT.— Buts: Mowers; défenses; Orlando et Motter; centre: Grosso; avants: Wares et Abel.Subs.: Goodfellow, Quakenbush.Liscombe, Howe, Bruneteau, Watson, Carveth, Brown.Arbitres: Lampore, Doug Young et McCabe.Première période 1— Détroit, Carveth (Liscombe, Brown) .13.44 Punitions: Orlando, Quakenbush.Deuxième période 2— Boston, A.Jackson (Cowley) .17.26 Punition: Guidolin.Troisième période Aucun point.Punitions: Guidolin, Abeo., Nos militaires sont victorieux BOSTON, 14.— L'équipe de l’Armée de Montréal a défait les Olympiques de Boston, de la ligue amateur de Test des Etats-Unis par 14 à 8 ici samedi soir devant 8,56» amateurs, dans une joute-exhibi- ,IOGÔrdie Bruce, autrefois des Bruins de Boston, et Tony Demers, des Canadiens de Montréal, ont compté trois buts chacun pour es Soldats.aPt Egan.qui était avec les Américains de Brooklyn l an dei-nier, a compté deux fois.Terry Reardon, qui avait joue avec les Canadiens contre les Bruins dans l’après-midi, était dans 1 alignement de l’Armée.Alignement des équipes: ARMEE.— Buts: Bessette; defenses: Goupille et Smith; centre: Doran; ailes: Kuntz et G.Bruce.Subs.: Egan, Peters, Galbraith, White, A.Bruce, MacDonald, De-mers, Filion, Reardon.OLYMPIQUES.— Buts: C.Mc-Lelland; défenses: Anderson et Anderson; centre: Bauer; ailes.Schmidt et Jeremiah.Subs.Walker, Reed, Mellor, Ghaison, Mal-con, Rousseau, Priestley, Crowley.Arbitres: Cleary et Mulrey.Première période 1— Armée.Bruce .2— Olympiques.Read .¦ 3— Olympiques, Schmidt 4— Armée, Demers .5— Olympiques, Chaisson Punition: Aucune.Deuxième période 6— Olympiques, Bruce .7— Armée, Egan .g__Armée, Galbraith .• • 9—Armée, Kuntz .10— Armée, G.Bruce .11— Armée, G.Bruce .12— Armée, Fillion .13— Armée, Demers .14— Olympiques, Chaisson 15— Armée, D.Smith .|4o8 16— Olympiques, Maloon .Troisième période 17— Armée, Demers .18— Armée, White 19— Olympiques, Jeremiah 20— Olympiques.Jeremiah 21— Armée, MacDonald .22— Armée, Deniers .Punition: Galbraith.Sylvanus Apps fait triompher le club Toronto Toronto, 14 — Deux buts comptés par Sylvanus Apps ont permis aux Leafs de Toronto de vaincre les Ailes Rouges de Détroit, samedi soir, car c’est par ie compte de 5 à 4 que les représentants de la Ville Reine ont triomphé des hommes de Jack Adams, dans une joute intéressante et fort contestée comme l’indique d’ailleurs le résultat final.Sylvanus Apps, qui avait été retenu au repos forcé à la suite d’une blessure reçue à Montréal alors que Les Torontois vaincus par les Eperviers Chicago, 14.— Après avoir concédé l’avantage d’un point a la première période les Eperviers de Chicago sont venus d’en arrière pour vaincre les Leafs de Toronto par 5 a 2, hier soir, dans une joute des séries régulières de la Ligue Nationale de Hockey et les locaux sont sur un pied d’égalité avec les To-rontyis pour la deuxième position du circuit Calder, un point en arrière des Bruins de Boston, qui ont triomphé du Canadien samedi et qui ont annulé avec le Détroit, hier soir.Earl Seibert s’est non seulement les Leafs étaient aux prises avec le , jciuch * «i uuu Canadien, est revenu sur l’aligne- signalé à l’arrière-garde en briment du club torontois samedi soir.‘ ’ Sa présence a été d’une aide précieuse pour les locaux.Apps a compté le premier but du match au milieu de la première période, et, après que Détroit se fut rallié quatre fois pour égaler le score, Syl a compté le point décisif moins de six minutes avant la fin de la joute.Syd Howe.le vétéran ailier des Ailes Rouges, a failli gagner la partie à lui seul pour Détroit.Howe a compté trois buts pour les visiteurs et il a aidé Bill Quackenbush à compter Tautre point.Les autres buts de Toronto ont été comptés par Lome Carr, Billy Taylor et Gaye Stewart.Le match a été dénué de rudesse et l’arbitre Bill Chadwick n’a infligé que sept punitions.Pour la première fois en quatre joutes avec les Leafs, Babe Pratt n’a pu compter, mais il a obtenu 2 assistances.L’équipe de Détroit était affaiblie par l’absence de Jack Stewart et Jim Orlando, deux joueurs de défense, mais elle a quand même eu l’avantage du jeu à Tattaque, manquant de précision dans les lancers près dès buts des Leafs.Turk Broda a arrêté 35 coups dans le filet de Toronto, tandis que Johnny Mowers a écarté 27 lancers.Les Leafs étaient toujours privés de Dave Schriner, qui est blessé à un genou.Alignement des équipes: DETROIT.— Buts, Mowers; défenses, Motter et Quackenbush; centre, Grosso; ailes, Wares et Abel; subs: Liscombe, Howe, Bruneteau, Carveth, Brown et W’atson.TORONTO.— Buts, Broda; defenses, Hamilton et Pratt; centre, Apps; ailes, Hill et Davidson; subs, McDonald.Taylor, Carr, Stewart, Poile, McLean, Ingoldsby et Thomson.Arbitres; McCaffrey.Chadwick, Horner «t 13.10 15.17 17.05 10.54 12.34 16.03 Indianapolis, 14 — Furieux de constater que l’arbitre avait refuse deux prétendus points au cours de la deuxième période, les Capitols d’Indianapolis se lancèrent résolument à l’attaque dans la période finale et ils enregistrèrent six points pour triompher des Hornets de Pittsburgh par 7 à 2, hier, soir, dans une joute des séries régulières de la Ligue Américaine de hockey.Avec un handicap de _2_à 1, les locaux firent leur apparition sur la glace pour la manche finale et il était evident que les Capitols ne prisaient pas la décision rendue par l’arbitre Ace Lee, alors que ce; .lui-ci avait par deux fois renversé f) » Il la décision du juge des buts qui ac- g arllv HIIHC cordait deux points aux locaux et c’est alors que les visiteurs furent totalement déclassés.PITTSBURGH.Buis: Teno; défenses: Shannon et Bessone; centre: Currie; ailes: Corrigan et Schultz.Subs.: Howard.Allen, Rou-bell, Kelly.Mercer, Pozzo.Mann, Dewey, O'Flaherty.* INDIANAPOLIS.Buts: Ferres; défenses: Jackson et Ross; centre: J Brown; ailes: Thomson et Mc-Atee.Subs.: Behling, Jennings, kil-rea, Brown, Douglas, Holota, Fisher, Simpson, Simon .26 8.21 11.3! 17.’:8 19.M .52 1.31 3.88 4.49 5.58 6.51 8.52 9.44 13.32 3.02 4.16 4.56 7 40 18.20 18.32 5.92 Arbitres: Lee et Goodman.Première période 1 Pittsburgh: Corrigan .Aucune punition.Deuxième période 2 Indianapolis: A.Brown .3 Pittsburgh: Pozzo • • • • Pun.: Jennings, Holota 10 m., insubordination, Mann.Troisième période 4 Indianapolis: Holota .^ 5 Indianapolis: McAtee .6 Indianapolis: Holota .7 Indianapolis: A.Brown .8 Indianapolis: Thomson .9 Indianapolis: Douglas .Pun.: Pozzo, Allen, Ross.à Shawinigan 12.10 2.43 19.37 1.17 4.37 14.22 14.45 18.13 18.38 Shawinigan, 14.— Les Latarac tes de Shawinigan ont annulé 2 a 2 avec le club Davie Shipbuilding de Québec dans une joute de la Ligue des Maritimes, hier.Théo Hamel a compte les deux buts des Québécois, chaque fois pendant que Jules Trudel.des L -taractes, étaient en train de purger une punition., Laurent Laframbolse et Line Tondreail ont compté pour Slia-winigan.Composition des équipés.SHAWINIGAN.- - Bids: Bolduc; défenses: Larocbellc et Despeltea i; centre: Tomlreau; avants: Laforert et Poulin.Subs.: Brodeur, Mercier Gagné, Fortin, Trudel, Laframbo:-se et Arcand.DAVIE.Buts: Drolet; defenses: Poissant et Théberge: centre: Hamel; avants: Blais et Gibartti.Subs.: Malenfanh Bisson.Martin.Tremblay, Parent et Labarre.Arbitres: C.Hébert et L.Corn-veau.Première période 1 Détroit: Howe-Bruneteau- Waton .2 Toronto: Taylor-Uarn-Jn- goldsby .5.38 3 Toronto: Apps-Pratt .12.45 Punitions: Goodfellow, Howe.Deuxième période 4 Détroit: Quaekenbush- Howe-Goodfcllow .6.14 5 Toronto: Stewart-McLean-" Hamilton .« 6 Détroit: Howe-Watson .15.40 Punitions: Liscombe, Poile, McLean et Stewart.Troisième période 7 Toronto: Carr-Pratt-Taylor 9.06 8 Détroit: Howe-Motter-Wat- son .10.26 9 Toronto: Apps-Hill-David- son .14.13 Punitions: Hamilton.Frank Melton échangé pour Johnny Allen Brooklyn, 14.— L’as lanceur des Dodgers de Brooklyn la saison prochaine sera peut-être Frank Rule Melton, qui n’a gagné que 10 parties en deux ans, dont neuf la saison dernière, avec les Phils de Philadelphie.Melton a subi 20 défaites cette saison.Les Dodgers ont obtenu le droitier de six pieds, cinq pouces, des Phils samedi en échange pour le vétéran Johnn Allen et une somme d’argent estimée à $30,000 ou plus.“Je ne connais pas de lanceur que je préférerais à Melton, a dit Branch Rickey en annonçant la transaction samedi.Je crois que Melton sera l’un de nos meilleurs lanceurs la saison prochaine’’.En achetant Melton, les Dodgers ont finalement réussi à obtenir ce lanceur.Il y a deux ans, Melton avait été repêché par les Phils de Columbhs, et les Phils l’ont immédiatement vendu aux Dodgers pour $15.000, réalisant ainsi un profit de $7,500, mais le commissa’re Landis a ordonné aux Phils de reprendre Melton, disant que, en somme, Philadelphie avait repêché le lanceur pour Brooklyn.Melton, qui a 25 ans.a fait ses débuts dans la ligue Penn State, avec le club Greensburg en 1936.Il a aussi joué à Albany, Géorgie, et Asheville avant de passer à Columbus.Il souffrait d’un mal de bras à sa première saison avec les Phils et n’a gagné qu’une partie, mais l’été dernier, i] a lancé 200 manches, allouant 180 coups sûrs et une moyenne de 3.70 points mérités nar partie.Allen a joué plusieurs saisons avec les Y’ankees de New-York et les Indiens de Cleveland dans l’Américaine avant d’être acheté nour le prix des “waivers* par les Dodgers Pan dernier.Première période 1— Davie, Hamel .15.49 Punitions: Despelteau, Mercier, Poissant, Mitchell, Trudel.Deuxième période 2— Shawinigan, Laframboise 10.12 3— Shawinigan.Tondreau .14.48 Punitions: Bisson, Poissant, La* forest.Théberge, Larochelle ?, Mercier, Blais, majeure.Troisième période 4— Davie, Hanirt .5.39 Punitions: Trudel et Poissant.Période supplémentaire Aucun point.Aucune punition.sant de nombreuses attaques mais il dirigea également l’attaque de* vainqueurs en comptant deux buis et en s’assurant une assistance.Carse, MusJi March, Doug Bentk> participèrent à chacun deux point* tandis que Bob Davirson a été le meilleur des vaincus en figurant dans les deux points des visiteur*.Les Leafs prirent une avance de deux points mais ils furent incapables de la conserver les Eperviers en profitèrent pour sceller l’issue à la seconde période en comptant trois points.An milieu de la première pé riode Bob Davidson déjoua Bert Gardiner sur des passes de Lome Carr et de Bill Taylor et six minutes plus tard c’était au tour de Babc Pratt à déjouer le cerbère local.Dans la dernière minute de jeu, Red Hamill a réussi le premier point des locaux sur des passes de Carse et de March et une minute et demie après le début de la seconde période, Doug Bentley égalisait les chances.Earl Seibert compta ensuite ses deux buts consécutifs vers le milieu de la période.Le seul point de la troisième fut réussi par Max Bentley sur une passe de son frère Doug.Une foule de 13.017 personnes a fort applaudi les brillants exploits des Eperviers.Alignement des équipes: TORONTO.— buts,.Broda; défenses.Hamilton.Pratt; centre, Apps; ailes, Hill, Davidson; subs.: Taylor, Carr, McDonald, Stewart, Poile, Thomson, Ingoldsby.CHICAGO.— buis, Gardiner; défenses, Seibert, Tuten; centre, Dahl-strom; ailes, Purpur, Allen; subs.: Thoms, Carse.Hamill, March, D.Bentley, M, Bentley, Mitchell, R.Bentley.Arbitres: Bill Chadwdck, Donnie McFayden et Steve Meuris.Première période 1 Toronto: Davidson.10.39 2 Toronto: Pralt .16.43 3 Chicago; Hamill .19.04 Pun.: Davidson.Deuxième période 4 Chicago: D.Bentley.1.33 5 Chicago: Seibert .11.56 6 Chicago: Seibert .14.22 Pun.: Seibert, Hamilton, Thomson.Troisième période 7 Chicago: M.Beniley.1L3B Pun.: D.Bentley, Thomson.Le Canadien a subi un autre échec Boston, 14.— Les Bruins d’Ai-l.iur Ross ont eu raison des Habitants de Dick Irvin samedi après-midi par 3 à 2 dans une joute dt la Ligue Nationale de Hockey ina;s cette partie n’a suscité aucun intérêt puisque moins de cinq mille personnes ont vu les deux clubs à l’oeuvre.Le record peu imposant du Canadien a sûrement nui au succès financier de cette renconRe qui était pourtant organisée au pr> fit de la Croix Rouge.Flash Hollett, joueur vétéran üjs Bruins, a été le facteur de la victoire des locaux car il enregistra deux des trois points des locaux.Hollett a compté ses deux buts î 33 secondes d’intervalle, vers ia fin de la deuxième période, brisant une égalité de 1 à 1, et pendant tout !e reste du match les Canadiens ont tenté vainement de reprendre le terrain perdu.Johnny Schmidt a compté l’autre point de Boston peu après le début de la deuxième période.Les compteurs des Canadiens ont été Maurice Richard, dans la pre mière période, et Gordon Drillon dans la troisième.Pour la premièu fois cette saison, les Canadiens étaient au complet pour une jouk aux Etats-Unis.Terry Reardon, Richard et Ei nier Lach, qui n’avaient pu jusqu’ici obtenir la permission de tra verser la frontière, étaient dans l’alignement, et les Canadiens, ainsi renforcis, ont eu l’avantage du jeu la plupart du temps, mais Frankie Brimsek a été effectif comme d’habitude dans les buts de Boston, et la défense des Habitants a | commis une couple d’erreurs fatales à la deuxième période.Reardon, qui en était à son avant dernière joute avec les Canadiens avant de se rapporter pour son service dans l’Armée active canadienne, est resté à Boston pour jouer avec le club de l’Armée Je Montréal dans un match-exhibition contre les Olympiques de Boston samedi soir, Reardon est parti ensuite pour New-York pour jouer contre les Rangers avec les Canadiens hier soir.Alignement des équipes: CANADIEN.— Buts: Bibeault; défeneses: Portland et Lamoureux; centre: Reardon; avants; Benoit et Blake.Subs.: Getliffe, O’Connor, Lamoureux, Philips, Bouchard, Hiller, Laoli et Richard.BOSTON.— Buts: Brimsek; défenses: Crawford et Shewchuck; centre: Chamberlain; avants: Cain et H.Jackson.Subs.: Hollett, Clapper, Schmidt, Cowley, Gallinger, Guidolin, Boll, A.Jackson.Arbitres: Glancy, juges des lignes: Cleary et Smith.Première période Canadien, Richard (Reardon) .4.18 Punition: Crawford.Les Québécois sont vainqueurs Ottawa, 14.— Grâce à l’avance prise à la première période les As Morton, de Québec, ont pu l’emporter sur les Commandos d’Ottawa, samedi soir, par le compte de 4 à 3 mais cette joute fut un duel fort intéressant et les spectateurs eurent pour leur argent.Armand Gaudreault a dirigé l’attaque des vainqueurs en comptant deux points tandis que les autres furent obtenus par Joe Desroches et Mike McMahon.Neil Colville et Ken Kilrea s’assurèrent chacun un point et un assist pour les locaux, tandis eue l’autre point fut réussi par Alex.Shibicky.Les visiteurs prirent les devants à la première période en comptant trois points, tandis que les Commandos n’en réussirent que deux.Aucun point ne fut enregistré dans la deuxième période tandis qu’à la troisième chaque club a réussi un point.Composition des équipes: QUEBEC.— Buts, Boouvretle; défenses, McMahon et Stahan; centre, Mattson; ailes, Check et Desroches; subs: Reay.Bruneteau, Baldwin, Rozzini, Rossignol, Robinson, et Gaudreault.OTTAWA.— Buts, Henry; défenses, Murray et Beardon; centre, Kilrea; ailes, Shibicky et N.Colville; subs: Drouin, Brunning, Poirier, Saunders, J.Cooper, Barnes et In-gli-s.Arbitres: Shouldice et Bennett.Première période 1.34 7.28 Le Verdun annule avec Concordia Le club Concordia, dirigé par Sylvio Mantha, a pu conserver la première position de la Ligue Junior de la Q.A.H.A., samedi, en annulant avec le Verdun par le compte de 1 à 1 tandis que les Rpyaux étaient vaincus par le Canadien par 6 à 1 dans la première partie d’un programme-double offert à PArena de Saint-Laurent.C’était la première victoire enregistrée cette saison par le Tricolore.Composition des équipes: Première partie: ROYAL.— Buts: Tousignant; défenses: Roberge et Meyer; centre.McQueston; avants.Miller, O’Connor.Subs.: Richardson, Harvey, Donnelly, Hunier, Buchanan, LMley.CANADIEN.— Buts: Kennedy; défenses: Heron et Mann; centre: Perron; avants: Lauzon et Campeau.Subs.: Whibley, Blais, Donaldson, Petit, Hamel, Vaillancourt et Daoust.Première période 1— Canadien, Petit .10.40 Punitions: Roberge, Hunter.Deuxième période 2— Canadien, Perron .2.20 3— Canadien, Perron .7.25 4— Canadien, Perron .7.25 5— Canadien, Whibley.13.04 Punition: Hamel.Troisième période 6— Royal, O’Connor .7— Canadien, Perron .Punitions: Meyer, Roberge.Deuxième partie: VERDUN.— Buts: Lavigne; défenses: Diver et Daniels; centre: Vigneau; avants: Hitlz et Wethe;-ly.Subs.: Gardner.Larivière, Bea i-segle, Talknenn, Dorais, Prévost.CONCORDIA.— Buts: Lemaire; défenses: Deslongchamps et I.c-mav; centre: Lajoie; avants.Denis et Reid.Subs.: Labelle, Bourre, Larivière, Larose, Bouvrette, Dupuis, Anger.Première période „» Deuxième période Boston, Hodlett (Crawford, Chamberlain) Boston, Hollett (Cain, Chamberlain) .Punitions: Hiller, Guidolin, 16.'.0 16.43 Troisième période Canadien, Drillon (Lach, Portland) Punition: Aucune.16.32 Les Commandos se sont repris 1 Ottawa: N.Coolville-Kilrea 2 Québec: Gaudreault-Reay .3 Québec: Desroches-Check- McMahon .8.04 4 Québec: McMahon-Mattson 15.12 5 Ottawa: Shibicky-Colville- Reardon .19.43 Punition: Rossignol.Deuxième période Pas de points.Punition: Mattson.Troisième période 6 Québec: Gaudreault-Reay Rossignool .7 Ottawa: Kilrea .Punition: Reardon.5.55 15.06 .55 2.00 Pas de point.Punition: Dupuis.Deuxième période Pas de point.Punitions: Dupuis, Larivière, I a-rose, Daniels, Hitlz.Troisième période 1— Verdun, Wetherly.12.02 2— Concordia, Larose .13.01 Punitions.Lemay, Larose, Dupuis, Larivière, Talknenn.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléptionvt au larvica du tirage i BEIalr 3361* : il voua donnera l’adreu* d’un dépotitairt da votre voisinage.Québec, 14.— Les Commandos d’Ottawa, qui ont subi un échec samedi soir sur leur propre glace aux mains des As Morton de Québec, ont pris une douce revanche hier après-midi dans la Vieille-Capitale alors qu’ils triomphèrent des locaux par ie compte de 4 à 1 dans les séries de ia ligue Senior du président George Slater.Par cette victoire, les Commandos ont pu passer en deuxième position avec l’avantage d’un point sur les Aviateurs de Don Penniston et sur les équipiers de la Vieille-Capitale.Après la rencontre, Jimmy Morton, le gérant d’affaires du club, a annoncé que les As ont logé un protêt, parce que le gardien de buts Jim Henry, le joueur» de défense Henry Reardon, et les avants Alex Shibicky, Kenny Kilrea et Neil Col-ville, tous d’anciens joueurs de la N.H.L., ont pris part à la joute d’hier après-midi.La partie d’hier a été rude et les arbitres ont infligé 14 punitions, dont huit aux visiteurs.Personne n’a pu compter dans la première période, mais deux points de Kilrea ont donné l’avantage aux Commandos à la deuxième.Kilrea comptant chaque point pendant que les As étaient à court d'un joueur.Dans la troisième période, Neil Colville et Polly Drouin ont ajouté au total d’Ottawa, et Mike McMahon a compté le seul point des As, Composition des équipes: OTTAWA.Buts,"Henry; défenses, Murray et Reardon; centre, Kilread; ailes, Shibickv, Colville.Subs.: Drouin, Brunning, Poirier, Saunders, Cooper, Inglis, Barnes.QUEBEC.- - Buts.Bouvrette; défenses, McMahon et Stahan; feutre, Mattson; ailes, Cheek et Desroches.Subs: Balewin, Rozzini, Rossignol, Robinson, Gaudreault, Bruneteau et Reay.Arbitres: Paquet et Bennett.Première période Pas de point.Punitions: Reardon, Poirier et McMahon.Deuxième période ! Ottawa: Kilrea-Snibicky .2.34 2 Ottawa: Kilrea-Reardon .15.58 Punitions: Desroches, Reardon.Shibickv.Rossignol, Colville, McMahon et Check.Troisième période 3 Ottawa: Colville-Drouin .1(1.09 4 Québec:’ Mc.Mahon-Stahan 15.00 5 Ottawa: Drouin-Kilrea-Shi bicky .18.50 Punitions: Rozzini, Inglis, Reardon.Le hockey professionnel et amateur SAMEDI APRES-MIDI: LIGUE NATIONAL* Boston 3, Canadien 2.SAMEDI SOIR: LIGUE NATIONAL* Toronto 5, Détroit 4.LIGUE SENIOR Québec 4, Ottawa 3.LIGUE AMERICAIN* Horshoy 8, Cleveland 3.Providence 5, Pittsburgh 4.Indianapolis 8, Washington 4.LIGUE JUNIOR Canadien 8, Royal l.Verdun l.Concordia 1.HIER APRES-MIDI.LIGUE SENIOR Ottawa 4, Québec 1.LIG LT' MONTREAL Cherrter 5, Sliver Bullet* 3.Locomotive 4, Sourds-Muets 3.HIER SOIR: LIGUE NATIONALE Canadien 7, Rangera 3.Chicago 5.Toronto 2.Détroit 1 Boston 1.LIGUE AMERICAINE New Haven 9.Cleveland 2.Hersnoj 3, Buffalo 3.Washington 3.Providence 0.Indianapolis 7, Pittsburgh 2.C* SOIR: LIGUE DBS MUNIT IONI Canada Car va Noorduyn.Palrchllda vs C.P.R.LIGUE DEPRESSION à St-Laurent Grads vs Hoboe.Ch.de Commerce va Sages.CLASSEMENT DES EQUIPES LIUUK NATIONALE J.O.P.N P C Pa Boston .Toronto ., 17 V 0 » 7 2 1 OU 81 DJ 53 JO 19 Chicago 8 s 3 ei 56 :9 Détroit .15 6 4 5 59 53 17 Canadien .5 10 2 53 74 12 Ranger» .15 4 10 1 53 81 • LIGUE AMERICAINE J.O P.N.P.O.t4* section est Hershey .14 3 4 75 55 32 Providence .22 12 10 O 85 80 24 Washington 20 8 11 3 flfl 94 15 New Haven .17 4 10 3 43 64 11 section ouest J.O P N P O.P» BUffalo .10 8 2 «9 53 22 Indlanapoll» .19 9 8 2 76 84 20 Pittsburgh , 18 9 9 0 64 «8 18 Cleveland .19 6 11 2 61 72 14 LIGUE SENIOR J.O P N P.C.P* Cornwall .9 2 1 52 34 19 Ottawa .12 7 4 1 57 14 15 C.A.R.C.12 6 4 2 53 54 14 Québec .13 fl 5 2 50 42 14 Armée .5 « 2 51 53 12 Canadien .12 3 8 l 34 42 7 Royaux 3 10 3 44 71 7 LIGUE MONTREAL J.O.P N.P.C.P» Cherrler O 0 0 8 3 4 Sliver Bullet* 2 ï 1 0 8 8 2 Locomotive 2 1 1 0 7 8 2 Sourds-Muet* 1 0 1 0 S 4 O LIGUE JUNIOR J.G P, N P.O.Ps Concordia .4 2 0 3 13 10 a Royaux 2 2 0 10 13 4 Verdun .4 1 1 2 13 10 4 Canadien .4 1 3 0 13 18 » Les manufacturiers de chaussures Le 24e congrès annuel général d« l’Association des manufacturiers de chaussures du Canada aura lieu jeudi à l’hôtel Ritz-Carlton, Montréal.La convention débutera te matin par certaines séances des divers comités.Le congrès général des membres en propre aura lieu à 2h.de l’après-midi et sera précédé du discours du président, des rapports du trésorier, gérant, etc., et sera suivi de l’élection des officiers.La convention se terminera par un grand banquet qui sera servi a 7h.du soir et auquel il y aura nombre de notables, y compris un orateur de marque.L’Association rapporte qu’il y aura de larges contingents provenant des divers centres industriels de la chaussure du Québec, de la Mnuri-cie ainsi que de Toronto.Kitchener, London, S.-Thomas, Ont., etc.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal Montreal, lundi 14 décembre 1942 Nouvelles de guerre Barrage canadien plus gros que celui de Boulder, dans FArizona d.Howe en annonce la construction — Plus de 10,000 hommes au travail — L'emplacement en reste secret, à cause de la guerre — Albert de N'verviMe vice-maréchal de l'Air — Le Canadien français le plus haut gradé dans l'aviation Le ministre des Munitions.M.I personnes participent à rinstruc-Sowe, a annoncé samedi soir au dl* tion des élèves ainsi qu a l administer annuel de la Dominion Com- (ration et au bon fonctionnement nercial Travellers Association, la I de ce système qui compte a peu tonstruction d'un barrasc cana-1 prés 150 établissements compre- Ilen plus «ros que le fameux barrage américain de ^ Boulder, dans rEtat de l’Arizona.En raison de la juerre, le ministre a (lit qu'il ne ! »eut donner le nom de l'endroit, f.e ninistre a ajouté que le Canada a tuivi les méthodes américaines, nais qu’il a dû les adapter au di- i rat: froid, neige, glace et fortes aluies, toutes choses qui n'existent ïas en Arizona, Les chantiers de Moulder n'ont jamais employé plus je 5,250 hommes, tandis que le Ca-tada emploiera à la construction le son barrage jusqu’à 10,140 hom-nes.On a mis sept ans à construire ; Soulder, on devra mettre beaucoup noins de temps à construire le bar •âge canadien.De là le grand nom- 1 are d’hommes qui y travailleront.Boulder donne 975,000 c.v.; le bar-age canadien en donnera 1,020,->00.nant à leur tour plus de 2.000 édifices et qui a coûté $1 milliard.M.Collins s'occupera des Japonais M.Mitchell a annoncé aujourd’hui la nomination de M.lieorgc Collins, de Winnipeg, au poste de Surveillant général de la rédistribution des Japonais, sous la direction du sous-ministre du Travail.M.Collins, ancien sous-ministre adjoint des Travaux publies du Manitoba, entre en fonctions immédiatement.Les assemblées de M.Raynault Ripostes du maire aux accusations de ses adversaires — Ce qu'il entend faire du pouvoir moral dont jouit le premier magistrat Bloc- notes (suite de la première page) M.le maire Raynault a tenu hier quatre assemblées; -dans l’après-midi à l'école Chambly et à la salle paroissiale Notre-Dame du Rosaire, et dans la soirée au collège Saint-Henri et à l’école Plessis.11 a parlé assez brièvement à ces quatre auditoires.11 a répondu à quelques critiques formulées par ses adversaires.notamment M.Hector Dupuis, et il a exposé ce qu’il entend faire s’il est réélu.„e commodore de Niverville devient vice-moréchol On mande d’Ottawa que le com-viodore Albert de Niverville, com-ibandant de l’Aviation canadienne k Montréal, devient vice-maréchal le l’Air.Natif de Montréal, le nou-reau vice-maréchal de l’Air a fait les études à Ottawa, a été pilote jurant la précédente guerre, fut alessé en juillet 1918 au cours d’un 'ombat aérien dans le nord de la France, puis fut instructeur en Angleterre où il demeura jusqu’en 1919, alors qu’il fut rapatrié.Il demeura dans l'aviation canadienne, fl devint officier d'escadrille en I 1936, à Montréal, puis officier d’é- ] '.at-major à l’aviation en février ' 1939.Il fut envoyé en mission en | Angleterre en 1940.Enfin en octobre 1941, il devint commandant de ta troisième division d’instruction lérienne à Montréal avec le grade le commodore.Son fils Gilles est lieutenant de section dans le corps d’aviation.(En janvier 1939, le Devoir avait publié une importante entrevue de H.de Niverville sur la carrière de l'aviation).te onnivoisoiie du plan d'aviation Le 16 décembre prochain mar-luera le troisième anniversaire de ’établissement du Plan d’entraine-nent aérien du Commonwealth bri-annique.11 y avait le 16 déceni-pre 1939 283 officiers et .3,400 avia-eurs constituant le C.A.R.C.An-lOiird’hui, on peut dire que 83,000 En quelques lignes —La Cour suprême du Canada va examiner un certain nombre d’arrêlés ministériels afin de savoir s’ils sont valides.L’argiimentati.on commence aujourd’hui même.L’avocat Aimé Geoffrion.c.r., de Montréal, représentera le ministère de la Justice, et l’avocat 1).L.McCarthy, c.r., de Toronto, soutiendra j rinvaiidité —Le régisseur des produits pharmaceutiques annonce des restric-! lions dans l’emoallage de 46 de ces produits.Il n’y aura plus que deux quantités sur le marché: une petite et une grande.—Le Gouvernement canadien a donné ordre samedi d’enlever leurs chaînes aux prisonniers allemands qui les portaient depuis le 10 octobre.—M.1,.Austin Wright, assistant de M.Little à la direction du Service sélectif national, a donné sa démission à M.Mitchell, rni.ustre du Travail.Il retourne au secrétariat de l’Engineering Institute du Canada.—Le ministre de Belgique au Canada, le baron fie Silvercruys, a remis la Croix militaire belge au major-général M.A.Pope, commandant de l’état-major de l’armée canadienne à Washington.—On annonce la promotion du lieutenant de section Maurice Ja-nin, fils de M.Alban Janin, au grade de capitaine d'escadrille.—Selon un arrêté ministériel, M.Leonard J.Knowles devient adjoint de M.T.C.Lockwood, régisseur du transport.M.Knowles était représentant de la Commission de circulation au Canadien National.—L’Alliance nationale tchécoslovaque vient de fonder à Ottawa sa 89ème section.L’Alliance a été fondée en 1939 au lendemain de l’invasion allemande.Les 25 ans de TOratoire Saint-Joseph Messe pontificale Comtois — Mgr la ceremonie de Sermon du R CSC.par S.E.Mgr LeBlanc préside l'après-midi M.de la Dauversière.de M.Olier, de Marie de l’Incarnation et de Mère Catherine de St-Augustin, le prédicateur dit que sur l’arrière-plan mystique des origines de Ville-Marie, une figure se détache, discrète mais infiniment active, celle de saint Joseph, que la Providence avait choisi pour être “le père.Je gardien et le défenseur du pays de Canada”, selon un mot de Mère Catherine de St-Augustin.“Si la France est devenue la terre P FrniU l ennult I d'élection de la Vierge Marie qui P.tmile Legauit, | ,uj a dit cent fois sa volonté de l’ài- ' mer contre elle-même parfois, le Canada esl le fief de prédilection de saint Joseph, l’époux virginal de Marie.” Le Père Legault raconte ensuite brièvement l’histoire de l’Oratoire St-Joseph ainsi que le rôle joué par le Frère André dans la propagation j du culte à saint Joseph.En terminant, le prédicateur demande k tous les fidèles de ne pas se contenter d’un christianisme tout extérieur mais de vivre un christianisme viril, quotidien, qui pénètre leurs pensées, leurs manières d’être, leurs réactions les plus intimes.Le 25ème anniversaire de la bénédiction de l’Oratoire a donné lieu à rie grandes cérémonies hier au Sanctuaire du Mont-Royal.Une messe pontificale a été célébrée par S.Exc.Mgr Alfred-Odilon Comtois, évêque des Trois-Rivières.Son Excellence était accompagnée du R.P.Alfred Lavallée, comme prêtre-assistant, et des RR.PP.Eugène Goulet et Adrien Leduc, coniine diacres d'honneur.M.le^ chanoine Joseph Duval, de l'évêché des Trois-Rivières, remplissait les fonctions de maître de cérémonie.Le R.P.Emile Legault.C.S.C.di-rectuer des Compagnons de Saint-Laurent, prononça l’instruction.Dans l’après-midi, S.Exc.Mgr AI-bini LeBlanc.évêque de Hearst, présida la cérémonie.M.Maurice Cha-put, du collège de Montréal, prononça l’instruction.Le R.P.Legault, C.S.C.Le R.P.Legault dit qu’à cette i heure grave que nous traversons, nous nous sentons naturellement poussés à nous retourner vers nos origines pour trouver dans notre histoire, dans l’histoire de notre race spirituelle, des raisons de ne pas désespérer, des appuis à nos précaires volontés de survivre.Or, l’histoire de notre chrétienté canadienne porte la marque de la plus évidente complaisance de la Providence.Après avoir évoque les noms de Aèo»u> Les CAFES, THES, et CONFITURES de J.A.DÉSY, < Limité* I Qualité supérieure Montréal Une brochure ?ur ia "Ligue pour la Défense du Canada" Ce qu'elle a fait — Son attitude présente — Ce qu'elle fera Qu’est-ce au juste que la Ligue?Un parti politique?Un groupement indépendant?Quels sont scs projets d’avenir?Voici quelques-unes des questions auxquelles répond une jolie brochure qui vient de parailre et qui s’intitule: “LA LIGUE POUR LA DEFENSE DU CANADA” — Ce (in’elle a fait — Son attitude présente — Ce qu’elle fera.On peut se procurer cette brochure aux bureaux de la Ligue (4 est, rue Notre-Dame.Chambre 603, Montréal), au prix do 10 cents l’exemplaire, ?1 la douzaine cl $8 le cent, ou à la Librairie du Devoir.Pourquoi les intellectuels refusent-ils de croire?ACHETEZ VOS FLEURS ICI Fleuriste La Patrie 168 S.-CATHERINE Livraison partout directement de notre terre-chaude.PL.1786-1787 Eroutea C.H.L.P, le Jeudi 12 h.15 12 h.JB SOURDS l Ravox-Radio-Phone 202 bout.St-Jocenh O., Montréal Succurule à Québec : Votre degré de aurdUé exige la merveilleux C E M — V — 4 1942-3 approuvé par J’Aix.Médicale des E.-U.SANS BATTERIE ENCOMBRANTE CiARANTIE POUR L.S VIE Microphone, récepteur, montés sur cristal.Prix, uuaUté.réception Incomparable.Démonstration gratuite.Té!.CA.6665 On vous a trompé, a-t-il dit.en vous affirmant que j'avais peur d’aller au peuple.La preuve que je n'ai pas peur c’est que je suis ici; si je n'ai pas fait d’assemblées cette semaine c’est que je sais que vous travaillez; je ne blâme pas ceux qui ont tenu des assemblées, mais cprti-me j’étais déjà en contact avec vous tous par les associations et les groupes que j’ai visités comme maire, j'ai pensé que je n’avais pas besoin de vous imposer après votre travail la fatigue d’une assemblée.Aujourd’hui, dimanche, vous avez plus de loisir et c’est pourquoi j’ai attendu à aujourd’hui pour vous convoquer.Ceux qui me reprochent de pas aller vers le peuple me reprochent aussi d’autre part d’aller partout, dans tous les banquets et toutes les réunions; ils se contredisent.Sans doute je vais aux banquets parce que les divers groupes m’invitent, et c’est mon devoir d’aller rencontrer tout le monde pour connaître les besoins de chacun et pouvoir me rendre plus utile.On a beaucoup insisté sur le fait que je porte une fleur à ma boutonnière.Je ne crois pas que ce soit un mal.Et ce ne sont certainement pas mes adversaires qui me le feront ôter.Un de mes adversaires m'accuse d’avoir promis un marché dans l’est et de n’avoir rien fait ensuite.Or, c’est sous mon administration, alors que j’étais maire, qu’on a obtenu le terrain échangé avec le Canadien National, et une autorisation de dépenser $100,600 à cette fin.Qu’est-ce que cef adversaire a fait, lui.oour le marché de l’Est, alors qu’il était membre du comité exécutif avant et après?Il n’a pas obtenu un seul sou.Le même homme me reproche de i n’avoir pas tenu mes promesses au sujet de la M.L.H.* P., de ne pas m’en être occupé.Les faits sont bien différents.J’avais préparé un contrat qui était avantageux pour la ville.Vous vous rappelez que c’est un ami de celui qui vous a dit cela qui a pris une injonction pour empêcher l’adoption du contrat.J’ai poursuivi celui qui avait pris l’injonction, et ce pauvre garçon est v^nu dire en Cour qu’il avait agi sur les avis qu’on lui avait donnés.On prétend aussi que ça fait assez longtemps que je suis maire et que c’est au tour d’un autre.Les électeurs peuvent dire cela, mais pas mes adversaires.Il y a quelques mois, j’ai rencontré des gens qui s’occupent des affaires politiques et je leur ai demandé s’ils avaient quelque candidature en vue pour la mairie.Ils m'ont demandé de rester, parce que les circonstances actuelles exigent de la stabilité.Je n’ai d’ailleurs pas l’intention d'être maire toute ma vie, et je suis en mesure de gagner ma vie autrement, ce qui n'est pas le cas peut-être de tous mes adversaires.J’ai gagné ma vie sans la politique et je peux vivre sans la politique.Les attaques que font mes adversaires prouvent qu’ils n’ont pas les qualités nécessaires pour vous représenter à la mairie.On prétend que j’ai trahi.Pourquoi cet accusateur ne dit-ii pas en quoi j’ai trahi?Il admet qu'il n’y a pas eu de scandale sous Raynault.Cela me suffit.On ne peut pas me reprocher d’avoir dit des sottises dans des réunions ou dans des clubs pour avoir pris trop d’apéritifs.On ne peut rien me reprocher de tel.On me reproche aussi de n’avoir pas combattu la tutelle imposée à lu ville.Mais la tutelle n’est pas tombée sur ma tête à moi.Je suis arrivé là et la tutelle y élait.Quand la tutelle est arrivée celui qui me reproche de n’avoir pas protesté était là.Mais il n'a rien dit à ce moment-là parce qu’il voulait avoir une position de cette même tutelle.Il ne s’est pas occupé de vous autres, mais de son affaire.Je n’ai mis comme maire de pouvoirs administratifs, et je ne vous fais pas de promesses que je pourrais pas remplir.Mais si vous me donnez une bonne majorité j’aurai un pouvoir moral que j’emploierai dans votre intérêt.Je ne vous promets par la lune, mais je m’occuperai de vos besoins, nolammenl des oeuvres sociales.Je m’occupe justement dans le moment d’un projet d’hôpital pour les tuberculeux.Voici quels étaient les présidents des assemblées de M.Raynault.A l'école Baril, MM.G.Lalaneetle, Hervé Langevin, F.-X.Gauthier, Jules Lalonde, Dr Georges Lonergan et Lucien Béliveau; à la salle Notre-Dame du Rosaire, MM.F.-J.Leduc, M.P.P., Roland Bock, Orner Barrière, Dr Hector Prud'homme.Dr Albert Gélinas, le notaire J.-R.Lavoie, J.-È, Hancourt, le notaire J.-S Racine; au collège Saint-Henri, MM.Emery Sauvé et Arthur Tremblay, conseillers municipaux, Roméo Geadman, Ovide Taillefer, Herman Montpetit.Joséphat Morin, Victor Maillé, Hildège Lauriault: à l'école Plessis.MM.Gabriel Fau-teux, J.-W.Riel, Horace Laverdurc.Les orateurs à ces diverses réunions ont été, à part M.Raynault, MM.Philippe Ferland, Louis Morin, Maurice Rinfret, Jean Mercier, Marcel Lafaille, Roland English, Marcel Ostiguy, Jacques Vadbon* coeur, Gaston Archambault, Marcel HobitaÜle, Jean Morin.Evariste Forest, Gaston Delisle.Georges Cromp, Louis Boisvert.Jean-Paul Vézina, Paul-E.Brunet, Hector Ris-sonnette et Lucien Duchanne.Les maîtres de cérémonie étaient à l’école Baril et au collège Saint-Henri, M.Marcel Trahan; à Villeray.M.T.éonard Léger; à l'école Plessis, M.Roland Lcfrançois.Ledochowski L’un de nos collaborateurs parlera ces jours-ci du P.Ledochowski, le général de la Compagnie de Jésus, dont le Devoir annonçait récemment la mort.On nous permettra, en attendant, de rappeler (tue ce nom de Ledochowski, illustre dans l’histoire de la Pologne, fut jadis porté par un homme dont le nom est lié à l’une des plus dures luttes qu’ait eu à subir l'Eglise, et même à l’histoire de notre propre pays.Celui qui devait être le cardinal COMMERCE et FINANCE (suite de la page dix) Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Oeufs ki rent» It daiutrat.— Lat oetiîa to petite* qututltée sont rendu» en boite» de ctrton eux ddttlllxnte.libres U» ee rendent 2 r-nte de moine It douteine: d demande; o.offre; t.traité; SR.ou LA, sou* réserve; IF.Inspecté ptr 1» (cuvernement fédéral.Prix de fermeture en Bourse du Com-tneme Livraison Immédlatei pioniatie pontificale une brillante carrière.Il fut nonce en plusieurs pays.Le Pape le nomma ensuite à l'archevêché de Posen.C'est là qu'il devait, avec les autres évêques d'Allemagne, se heurter à Bismark, dans la campagne dite du Kultur-karnpf.Cela le conduisit en prison, car le Chancelier de fer n’avait pas la main douce et croyait en ce moment à la manière forte.L’Archevêque de Posen fut condamné à deux ans, croyons-nous, d’emprisonnement.Pie IX, alors octogénaire ou bien près, riposta en adressant au condamné le chapeau de cardinal, A l’expiration de son terme d’emprisonnement, le nouveau cardinal fut accueilli à Rome avec les plus grands honneurs, il y devint préfet rie la Propagande.C’est en cette qua-ne ! qu’il eut à s’occuper des affaires de notre pays, celui-ci relevant alors de cette haute Congrégation.Bismark, suivant la vieille formule, dut aller à Canossa.II fit sa paix avec l’Eglise et finit par demander le Pape comme arbitre dans l’affaire des Carolines.On sait la suite.Alors que l’ancien prisonnier mourait à Rome, entouré des plus grands honneurs, occupant l’une des plus hautes fonctions de l’Eglise, le Chancelier de fer, tombé en disgrâce, expirait dans une sorte d’isolement, rejeté par le jeune Empereur auquel, par le fer et par le sanq, il avait fait un empire.En ce contraste, s’accuse l’un des grands tableaux de l’histoire du XIXe siècle.é L’un de ceux aussi qui font le plus réfléchir.O.H.A-grc* .48-.49 A-moyen* .47-.4B A-poulettes ¦ •••.a.45- 46 B — .45- 46 c — Prix rournlf B*r I» gouvernement Prix de venta Au waxon Petite* *u comptant quantité* A-l gros .58 A-gros .50 .52 A-moyens .49 ¦SI A-;ouiettes .4ô!'a-.49 .50 B - .47H-.48 49 C — .42 .44 Prix d» marc*: Beurra fermeture en Boure* du Oosa- Litratecn immédiate: Québec.92 point» .35'i Marché à terme: Octobre .JJli Novembre .36 Décembre .36 Janvier .37Vv Février .38 Mars .38',» Volailles Prix la livra aux détaillants pour la qualité A.La qualité D est d» deux sous an motna: Dindons qualité A plut 18 Iba .J4 Poulets engraissés au lait, qualité A Plus de 3 Iba « Qualité A 4 Ibs environ .11 Qualité B.plus C) 5 Ibs .Qualité B 4 ibs anvlron .£0 Patates Patates blanches de Québec Patates du N.-B.Patates de 1T.du P.-E.1.30-1.40 1.30-1.40 135-1.45 Mouras rf’tffiire» : 10 h.a.m.i 6 k.50 p.m.U samedi :10 k.a.m.à 10 k.14-XII-42 L'assemblée annuelle de la Saint-Vincent-de-Paul Distribution de $277,879.41 en secours de toutes sortes ou cours de la dernière année La Société Saint-Vincent de Paul de Montréal a tenu hier après-midi sa réunion annuelle à la salle du Gesù.Mgr Philippe Perrier, vicaire général du diocèse, y représentait S.E.Mgr Charbonneau, archevêque de Montréal, On remarquait aussi sur l'estrade M.le chanoine Z.A.arie, aumônier général de la Société S.-Vincent de Paul; M.J.-A.Julien, président général de cette société; le juge Arthur Laramce, vice-président du Conseil d’administration; M.S.Villeneuve, trésorier général.Le président général, M.Julien, a résumé k travail accompli pendant l’année.Il a rendu hommage à la mémoire de feu C.-J.Magnan, l'ancien président du Conseil supérieur de la Société au Canada, et il a signalé la nomination en remplacement de M.Magnan, du juge Thomas Tremblay, de Québec.Le rapport financier de l’année, présenté par M.Villeneuve, se résume comme suit: Recettes; Fédération des œuvres de charité canadiennes-françaises, $188,249.96; organisations paroissiales, $37,348.01; quêtes aux séances, $3,558.94; recettes diverses, $4,921.54; octroi municipal, $134,-595.00.Total: $368,673.45.Dépenses: nourriture, $173,662.-33; chauffage, $34,418.57; vêtements et chaussures, $18,324.79, abris, $2,099.35; médicaments.$1,-767.66; divers.$42,540.40; familles honteuses, $5,066.31.Total: $277,-879.41.Mgr Perrier a félicité les membres de la Société de leur excellent travail et les a encouragés à continuer."Chacun sa vie" “C'est un livre sérieux, grave et nettement d'inspiration pascalien-ne.L’auteur, Berthelet Brunet, dit ce qu’il pense à ceux qui ne pensent pas comme lui.Il les pique, il les enguirlande, il se gendarme contre des idées qui ne devraient pas être à la mode en ce momçnt.Il tasse ses adversaires dans un coin, et il les assomme avec de petites phrases courtes.avec une logique impitoyable.Inutile de dire qu'il est écrit dans un français tel que même en France, on ne trouverait pas mieux.” Fxtrait de l'Action médicale.En vente à la Librairie du Devoir, 430 est, Notre-Dame.Montréal.Prix $1.00 — Par la poste, $1.10.Marché des changes De U Banqut totmaSlenna National* Service dee relation! étrangère» Daprè* ’ee taux da la Banque du Canada.le prix d'achat du dollar étauunlen eet de 10 pour cent et le Ôrlx de vente de il pour cent à Montréal aulourd’hul tan-dll que le prix d’achat d* la livre sterling eet de 64.43 et le prix de vente de 64.4T ?old tea taux à l'ouverture eur 1» marché de New-Tor': : Angle terré, livre f câble, ehâque) .4.03% France, franc .ig» Suède, Couronne .5333 Brésil.tr.UreU .051a A Montréal t Livre sterling .14.43-64.47 Dollar étataunlen .61.10-61-11 Franc .paa coté A New-Tork: Livre sterllnr .4.04 Dollar canadien .88!i Frêne franaie .paa coté In or ; Pound .je g Douar étatounlen .61.06 cent Cours tel* que fourni* â midi par la Canadian Prêt» * Dollar canadien _ 65.06 Les rendements ACTION* ORDXNAlfUre; Axnew Surpaea .Asbestos .Assoc.Breweries .Bathurst A .Brit.Amer.OU .B.C.Power A ______ ¦etdlna oortlcelll .Bell Telephone .BuUding Product* Canadian P.Inv.Can.Celanese .Can.Malting .Cen.Nor.Power .Can.Vlnesars Canadian Bronze , Canadian Cotton* van.Oen Elec.C.I.L.B .oan w«*tmgnou*e Crown Cork .Distillers Seagram Dominion Bridge Dominion Glass Dominion Textile English El.A.Ford of Can.A .Imperial Oil .50 Imperial Tobacco Int.Coal .*.intern.Nickel .Intern.Pete .Lake of the Wood Long Lake .A _____ Laura Secord .Montreal Power ., Nat.Breweries .National Steel Car Ottawa L.Sc Page Mersey ., Penman's .Quebec Power Protégeons-nous La devise de la campagne du timbre de Noel pourrait bien être “Protégeons-nous.” Tout cas insoupçonné de tuberculose est un danger pour vou*.Lorsqu'une personne est malade, elle va voir le médecin; mais la tuberculoeé est insidieuse; plusieurs en sont atteints qui ne se sentent nullement malades.Un examen aux rayons X ext le seul moyen de découvrir xi l’on est exempt de la maladie.Aidez à procurer ce* examens en achetant des timbre» de Noël., < St.Lawrence Flour .Shawm Ig an .South.Can.Power .Steel of Canada .Walker Gooderbam ., Western Groceries .Wllell .BANQUES : Banque Can.Nat.Banque Dominion .Banque de Montréal .B&nq.de la N Ecoasi Banque Royale .Banque de Toronto .aCTIONS PRIVILEGU Agnew Surpaaa .Aluminium .Anglo Can.T.Aacoc.Brew.•etd'na uort.Oanada Bronze Can.N.Power .Canada Cernent ., Can.Celanese .Oan Cot .Canadian Industriel Commercial Alcohol Distillers Seagram .Dominion Glass Dominion Textile .Gatineau Power .General Steel Wares Goodyear .Howard Smith .Imperial Tobacco Jamaica P Service .l ake a> the Wood» ., McCoU Frontenac .Mont.Cot torn National Breweries .DUPUIS / V, CF'.y \Vy ! \ \ Afin d accorder un repos bien mérité à notre personnel nos magasin» seront fermés le lendemain ' de NOEL, ainsi que le lendemain du Jour de l’An, c'est-à-dire que : t NOUS FERMERONS NOS PORTES LE JEUDI A 6 H.30 P.M.ET NE LES ROUVRIRONS QUE LE LUNDI MATIN A 10 HEURES.Il ne reste plus qu’une „oirée d'achats d’ici au jour de l’An ; samedi le 19 décembre.Achetez au début de la semaine er, de préférence, au début de la fournée.Emportes va» petit* colis a.v.a.Ogilvie Otti tawa L.& P.FVnman s .Power Corp.Saguenay Power St.Law.Corp.A .Sherwln Williams .Steel of Canada .South Can Power Tuckkett Tobacco W Groceries Walker Good .W Kootenay **THV"S oe MINES t Braelorne .Cons.Smelting .Dome .Bollinger .îudson Bay .Lake Shore .Lamaque .McIntyre .2 22 Macaasa .Noranda .Perron .Pickle Crow .Pionev Slacoe .Sullivan .STlvanlte .Wr.Hargreaves Die.l*rl» Rend.80 1R4 7.11 8.00 103 7.77 .80 21 3.81 1.00 15 6.67 1.00 14 7 14 1.00 17 5.88 2.00 22 là 8 89 400 80 » 04 300 140 5.71 .70 14 500 1.40 25 Vi 5.55 1.40 1714 4.57 1 00 27 3.70 2.00 38‘,i 5.48 ,60 63i 8.88 40 fi 6.68 1.50 33 454 4.00 KM 4.00 • Dû ï» SM 600 153 3 92 2 00 42 4.7» 2 00 23 8.00 2.22 27 8.22 1.20 23‘4 5.18 5.00 118 4.24 5.00 75 6 67 2 50 2114 11.63 Î.00 19H 5.13 .50 10 u, 4.76 .40 m* 3.47 8.00 33 17.14 2 00 32 6.25 1.20 16 1 .25 1 20 20 8.00 .70 12'i 5 60 .80 9 8.88 400 67 5 97 1.50 2314 6.38 2 00 26 7.69 2.00 3514 5.83 2414 4.12 «0 fl 10.00 5.00 37 5 75 3.00 47 6.38 1 00 13 7.69 1.00 21 476 140 23 6 0» .90 16 5.82 80 60 5.00 3.00 1014 7.82 4.00 49 8.16 3.00 49 (112 100 13 6.67 5.00 128 4.69 8.00 143 4.20 8 00 147 5.44 10 00 225 4 44 600 127 4 72 10.00 E9 t 8 00 220 4 55 107 >4 6 5] 8 00 117 5.13 2.75 42 (54 7.00 112 6 25 TOO 1J4 » *1 § OO 105 « 75 7.00 75 9 33 6.50 95 6.32 7,00 130 5.38 1 13 6.00 UC 7.00 .40 ISS 4SI 666 5 00 97 5.15 7 00 152 va 7.00 130 5.00 80 6.25 7.00 94 7.45 2.50 5114 4.85 6.00 97’« 6.14 7 00 file 4 42 100 7 01 8 00 IIS 8 09 8 00 88 6 98 7.00 II» C 03 1.75 38 4.61 7 00 152 4 61 5.00 80 9 13 «00 122 4.92 6 00 7fl 7 89 5 50 105 5 24 1.00 12 8 33 700 112 821 3 00 68 4.55 800 103 5 83 7 00 152 4SI 7 00 111 6 V, 1.00 19 3.26 7 00 uo 5 36 .80 700 Il 43 1 00 3614 J 74 1 60 18 8.88 .65 760 855 2 00 29*4 7,55 .80 900 R 88 .40 3.50 12.88 2 22 4T 5 17 .32 200 16.00 4 00 38 10.53 85 18 .30 150 20 00 .40 115 K 08 37 18 21 .08 59 10 17 .28 125 2?in .40 160 23 00 Complets pour bambins Habilles les bambins pour les Fêtes 179 (1 à 3 ans).Modèle Oliver Twist boutonnant i la culotta courte.Blouse en broadcloth blanc, collet fantaisie, manche* longue».Culotte en étoffe de laine bleu marine, ave< ©u sans bretelle.Complets fantaisie 1.95 (3 à 6 ans).Très belle confection et coupe ample.genre Oliver Twist, la blouse en broadcloth blanc ou bleu pâle avec cravate, la culotte en cheviote bleu marine boutonnant à la blouse.Complets Matelot 4.95,9.50 Populaires complets chez les bambins de 2 à 10 ans.Choix de serge ou de gabardine marine.Collet et manchettes à soutache blanche, cordelet et sifflet.Manche gauche avec emblème.Culotte droite ou un pantalon — aussi blouse avec pantalon et culotte DUPUIS — rec-de-chaussée (De Mwntlfiiy) //WZ r t L ALBERT DUPUIS, préxldent k.-S.0UGAL.v.-p et dlr -gér.ARMAND DUPUIS, sec -très UN PETIT UNIVERS par Joseph de PESQUIDOUX UN LIVRE QUE TOUTE LA FAMILLE AIMERA TABLE DES MATIERES : — Le jardin — La vigne — Le citronnier — Légumes — Fruits — Les plantes salutaires — Les dictâmes — Les calices salubres — Quelques fleurs — Le toit — Orientation — La maison — La distribution de la maison — L'eau — Le petit bétail — Le couple — La terre de France et le paysan — La vie du laboureur, ses chants, ses fêtes — Le maître rural — Chefs de ferre.Volume de 242 pages.Au comptoir $1.25; par la poste $1.35- SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” Cartes postales artistiques de Tavi Les publications Tavi sont en train de conquérir la faveur populaire.Tavi ne déçoit jamais.Se* images sont toujours originales, vivantes, judicieusement composées.Cette fois Tavi nous offre une série de quinze cartes postales consacrées à l'architecture paysanne du Québec.Quinze maisons anciennes, choisies dans diverses régions de la province; quinze images qui sont de véritables petits tableaux d'art.A propager chez nous d'abord, dans les milieux qui doivent conserver le respect de notre histoire: maisons d éducation, sociétés nationales, groupes d'art, etc.Excellent moyen de propagande pour révéler aux gens do l'extérieur quelques aspects du beau visage de notre province.série de 15 cartes: au comptoir .30s; par la poste, .35s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR”
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