Le devoir, 5 décembre 1942, samedi 5 décembre 1942
“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, samedi 5 décembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVIC £3 TELEPHONE : - ^ 3361' a o.SOIRS, DIMANCHES I ~ n£S Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédecteur en chef : Orner HEROUX Adminiilretien Redaction t Gèrent : I *-*ir 3361 ir 2984 irir 3361 La résistance axiste se fait plus vive en Tunisie ^ " U-, ^ Les démissionnaires, les cyniques, les convaincus La jeunesse sur laquelle compter “Que sera demain, après-demain.'”’ se demandent chez nous des âmes inquiètes, des gens enclins au pessimisme, portés à se décourager parfois devant la veulerie de tant et tant de nos hommes publics.Que va devenir le peuple canadien-français?Il sera te qu’il voudra.A lui de vouloir.Notre race a traversé de pénibles périodes.Elle a connu la cession, par la France à l'Angleterre, de la poignée de Canadiens que furent nos ancêtres.Sans argent, de peu d'instruction, privés de la plupart de leurs chefs, ils restèrent isolés, en 1760, face à un nouvel occupant riche, puissant, bien organisé, dont l'ambition s'étendait à toute l’Amérique du Nord.Le souvenir du sort fait aux Acadiens était dans toutes les mémoires.Dieu fit que des chefs surgirent, que la race grandit, que les mères de famille enseignèrent leur langue à leurs fils.Peu à peu, l'expérience enseigna aux nouveaux maîtres qu'une population tenace, enracinée à la terre, résiste à tout, à moins qu’on ne la déporte, qu'on ne la passe ou dans le ruisseau?— tout cela suffitait-il donc à l'ambition d'un jeune homme?, * * * Ceux-là, ce sont les dégoûtés de la lutte pour la vie.Il y a les cyniques.Ils font de la politique pour vivre, pour jouir, leur souci de l’avenir se borne à craindre que leur plus ou moins grande bonne fortune ne prenne fin un jour par le déplacement d’un parti au profit d'un autre.Ceux-là n’ont de préoccupations que de l’ordre le plus égoïste.Ils servent le parti afin que le parti, se servant d’eux, les serve et satisfasse leurs besoins.L'avenir du pays, de la province, de la race?Seuls des illuminés ont de ces lubies.L’essentiel, n’est-cc pas d’être réaliste?A demain, à plus tard les affaires de sentiment, le national.Certes, il ne faut pas blâmer tous ces jeunes gens.II y a chez eux des dévoyés, des nécessiteux, même il y en a de sincères.Ils ont été élevés dans le culte des faux dieux.Sur le sort de certains, l’on doit surtout s’apitoyer.Ils se au fil de l’épée.Et encore: des familles acadiennes dépor-jsont dirigés vers une profession, une carrière pour laquelle tées revinrent peu à peu vers leur sol natal, la race aca-: ils n’avaient guère d'aptitudes ou bien où il y avait cncom-dienne se reforma, après-demain elle sera peut-être la plus brement.Pour un bon nombre, ils ne savaient guère ce nombreuse dans une région où elle n’était qu’un ou deux ! qu’étaient le vrai travail, l’effort quotidien, ennobli par mille, il n’y a pas deux siècles.Hots exterminer un peuple ' un but élevé.Le long de la route où ils cheminaient, comme le Russe tenta de le faire, comme l’Allemand essaie systématiquement de le faire, pour la Pologne, nulle puissance ne saurait venir à bout d’une race intelligente et vigoureuse.Elle ressuscite: une heure vient où elle redevient maîtresse de son sort.Tel est le cas de la nôtre.Nous serons ici, demain, ce que nou.aurons voulu être, pour peu que notre jeunesse s'en mêle.Elle le fera, si nous en jugeons à des indices rassurants du présent, De choses et autres amers, désabusés, à demi ratés déjà, voués à la médiocrité de vie la plus terne, ils ont un jour préféré louer leurs services plutôt que de marcher libres: ils avaient l’intuition certaine que, s'ils s'obstinaient dans la liberté, ils souffriraient, et avec eux les leurs, une longue agonie: celle des ! ceux qui prétendent en avoir.incapables.Entre la faim et la quasi-satiété, ils ont choisi Autant de raisons, avec d autres de s’assurer place gardée à la mangeoire d'un parti.Ils y ont obtenu ce qu'ils méritaient.A l’âne bâté, le parti Ce que prétend Thuribe Il parait qu'on peut avoir de l'esprit et savoir en faire; avoir de l’esprit et n'en pas faire; faire de l’esprit et n’en pa^ avoir.C’est du moins ce que prétend Thuribe.Pour lui, un homme d’esprit est un homme de jugement chez qui tout agit et tout s’exprime en fonction du jugement.Cet homme troit que le jugement est le plus estimable et le plus nécessaire de tous les dons de la nature; Que l’esprit sans le jugement est peu de chose; Qu’on n’abuse jamais du jugement et que sans lui on abuse de tout; Qu’avec beaucoup d’esprit on dit quelquefois bien des sottises, mais qu'avec beaucoup de jugement on n'en dit jamais.Aussi fait-il de l’esprit à propos et avec jugement.Cet homme d’esprit peut bien aussi se garder d’en faire.Autre affaire de jugement.Soit qu'il se rende compte que le milieu où il se trouve est réfractaire à l’esprit; Soit qu’il veuille donner libre cours à l’esprit des autres pour découvrir ceux qui en ont et ceux qui n’en ont pas; Soit qu’il estime que montrer qu’il a de l’esprit rendrait envieux L’assurance contre les risques de guerre M.Ilsley, ministre des Finances, annonce diverses modifications du "tout ou rien"-Réduction des taux de primes Définition des dommages de guerre Le principe OTTAWA, 5.— M.J.-L llsley, ministre des 1 donné lieu au principe du "tout ou rien" qui, fonda On ne nous aime point?Qu'cst-ce que cela fait?Une mesure la portion.mais c’est la pitance assurée, quoi minorité a toujours tort de compter avec l’amitié, l’amour qu’il advienne.de la part du voisin.La France commit l’erreur de croire de 1880 à 1940, que l’Europe l’aimait.Les uns la crai- Lcs cyniques, ceux qui ont du talent et n’ont ni volonté ni caractère, seulement l’instinct d’arriver vite, facilement, gnaient, d’autres la redoutaient, ceux-ci la flattaient, s’en que ce soit où vivre avec quelque confort, voilà les couvraient comme d’un bouclier, ceux-là la dupaient, j plus méprisables.Qu ils aient 1 estomac rempli, de 1 ar-Et ce peuple franc, intelligent, s'imagina pourtant qu’on i RCIU- de la notoriété dans les clubs de parti, où ils s égosil-l’aimait.La jalousie, l’envie, la haine le guettaient.Et ia | lent en temps d’élection à défendre ou à louanger le parti France tombée, qui lui témoigna de l’amour?Elle reste presque isolée, au pouvoir d’un ennemi formidable.Quand elle aura repris sa place dans l’univers.— cela viendra, —- elle aura su distinguer qui fut de ses amis et qui ne le fut point.Sera-t-elle alors éclairée sur cette vérité qu’un peuple, comme un homme, n’est pleinement servi, défendu à fond, que par lui-même?Et que, pour vivre, garder toute sa place au soleil, il doit d’abord pouvoir compter sur lui-même et sur les siens?C’est en partie qui les paye, à excuser en public, à tant par discours, toutes ses tergiversations, ses virevoltes et ses volte-face, et les voilà satisfaits.Ils suent l’orgueil, sont gonflés de vanité, sonnent creux.Ce sont les cymbales, les tambourins, les tambours du parti, s’ils n’en sont point les hoftimes-orches-ttes.De ces catégories de jeunes.— dégoûtés ou cyniques, — tien à faite.S’ils avaient, s’ils gardent quelque talent, il n’est plus utilisable, sauf pour eux-mêmes et pour le parti parce que certains des siens, auxquels la France avait don- ,sontt ^es Parasites dont on entend parfois les bruits a la né sa confiance, en profitèrent pour eux seuls qu’elle subit ira^’° ^ ^tat’ 1” éclats de voix dans les assemblées popu-la très dure épreuve présente.Seuls la sauveront des patrio- ! la‘rts> surtout dans les parlotes de faubourgs.Ils pensent tes de chez clic, de ceux qui l’aiment plus que jamais: | avo'r at,:eint à la gloire s ils figurent parmi les membres e: des hommes de l’extérieur convaincus que la France tels tc^s c^u.^s prétendus réformistes.Au vrai, la s'effaçant, le mon de, selon la juste expression d’un ccri- 8ranc*e réforme qui les préoccupé, c est de pousser les Oteil- vain américain, n’avancerait plus qu’en tâtonnant, parce j,es b?!bes ^ dc ,eurs secures afin d y prendre leur pla- 1 ce.Vers les soixante ans, on les entendra, 1 oeil noyé, célébrer leurs prouesses imaginaires dans des campagnes politiques, vanter leurs exploits sur les champs de golf, raconter des histoires grasses; et c'est au sujet de ces dons Juans sur le retour qu’on entendra de jeunes femmes s’exclamer: “Quels ennuyeux petits vieuxl” Cela n’est que le demi-quart de l’amère vérité.Ce n’eSt point sur cette jeunesse pitoyable, avachie, qu’il y a lieu dc compter pour assurer la permanence, le renom, la vie du groupe français de l’Amérique du Nord.Cette jeunesse lamentable est prête à servir n’importe quel maître lui promettant vie facile, carrière facile, plaisirs faciles, de lui mesurer même le travail facile.La patrie, ce mot n’est point de son vocabulaire.Il est trop relevé.Ne parlez point à cette jeunesse de culture, d'intelligence, des plai- u’un des plus hauts phares de la civilisation se sciait tout un coup éteint dans la nuit.Seuls, nous aussi, quoi qu’il arrive, nous nous sauve-:is, pourvu que la jeune génération de chez nous le aille, sache le vouloir, s’acharne à le vouloir.Que faut-il pour assurer notre salut?Entre autres facteurs, des générations de jeunes hommes à la fois chtéticns sincères, profondément patriotes, libres de tout esprit étroit de parti; et qui aient à la fois l’intelligence, le caractère, le coeur canadiens.Qui dit caractère dit volonté.Qui dit volonté entend dire détermination de ne pas être le jouet des politiciens, peut-être, qui le justifient d’être ré serve.Toujours d'après Thuribe, il y a également ceux qui font dc l’esprit sans en avoir, c’est-à-dire ceux qui en font sans jugement.Us composeraient même une classe assez nombreuse rm’on appelle les “fins”.Chez eux l'esprit galope, il vient des lèvres, il est plutôt chargé qu’orné.Pour avoir trop d’esprit, ils n’ont pas le sens commun.Sans distinction d'âqe, de personne, de situation, ils tirent à bout portant à droite et à gauche, comme dans ces galeries de v^rionnettes à tomber.ils ne pensent pas qu’il vaut mieux s'abstenir de faire de l’esprit que de choquer; Ils aiment mieux perdre un ami qu’un bon mot; Us s’imaginent que c’est avoir beaucoup d’esnrii que de n'en pas faire usage.,S: l’esprit, ajoute Thuribe, est un bien fort précieux, il est aussi chose bien complexe.Et comme tout ici-bas, il s’use.liaison, en conclut-il, pour ceux qui en ont plus de s’en servir à bon escient, pour ceux qui en ont moins de le ménager; le rationnement d’ailleurs est à la page.Hervé ROCH Finances, vient de publier un communiqué au sujet de l'assurance contre les risques de guerre: 1.— Réduction des taux de primes "Le plan fonctionne depuis le 15 septembre 1942.Pendant les six semaines écoulées jusqu'à la fin d'oc-fobre 1942, 19,000 polices ont été délivrées pour une voleur totale dépassant $1,250,000,000.Le total de» primes est d'environ $5,000,000."Le bon fonctionnement du plan exige une clientèle étendue.Le gouvernement est désireux de l'obtenir, et, dans ce but, il a autorisé certains changements administratifs dans les faux ef duns les conditions d'assurance.Ces changements entreront en vigueur à compter de l'inauguration du plan, à savoir le 15 septembre 1942.Ils ont été cutorisés après un soigneux examen des diverses critiques adressées au plan et représentant la plus grande mesure de modifications que l'on pouvait apporter aux taux et aux conditions pour répondre à ces critiques."Le changement de taux prend la forme d'un droit de remboursement, accorde au détenteur de police, de sa part proportionnelle de 50 pour cent de l'excédent net qui restera au fonds à la fin de la guerre 2.— Modification du principe du "tout ou rien ' "Dorénavant, il sera permis, lors de la proposition d'assurance, de distinguer ontre le :,tock et les immeubles, les machines et le materiel; le principe du "tout ou rien" est donc modifié en ce sens.Cela signifie qu'une personne peut assurer séparément son stock ou ses immeubles, machines et matériel, bien entendu; il lui est loisible d'assurer les deux en même temps.Les biens d'une même catégcrie doivent être assurés en totalité."Le taux de prime uniforme pour tout le pays a mentalement, veut que le fardeau des dommages de guerre soit réparti sur tout le pays.La modification ci-dessus maintient le principe; elle en restreint simplement l'application et les t utorités estiment cette mesure justifiée par les circonstances."Des règlements édictés en temps et lieu autoriseront la revision des polices existantes, de sorte que les assurés qui auront obtenu une police fondée su' l'ancien principe plus rigide du tout ou rien", pourront, à leur gré, bénéficier de la m>aification annoncée B.— Définition des dommages de guerre "Il a été avancé, dans cer.oins milieux qu'une interprétation technique de la définition des dommages de guerre dans la loi canudienne empêcherait peut-être l'assuré d'être indemnisé parce que les restrictions de l'obscuration, les exercice; d'entrainement ou l'intervention de saboteurs auraient contribué à occasionner des dommages réellement causés par cette action ou des mesures prises sou» l'autorité régulière afin d'éviter ou d'amoindri,- les conséquences des dommages causés par l'action de l'ennemi, ou de mesures de précaution ou préparatoires irises sous l'autorité régulière afin d'empêcher ure attaque de l'ennemi, ou de l'explosion d'une concentration de munitions ou d'explosifs.Cette interprétation technique n'est pas justifiée, à mon avis, et je tiens à vous assurer que le gouvernement n'a pas l'intention d'interpréter la Ici de cette façon."Je crois, en particulier, que certaines questions ont été soulevées en rapport avec la protection fournie en vertu du système d'assurance contre les risques de guerre, protection contre les dommages causés par l'explosion d'une concentration de munitions licitement fabriquées, emmagasinées au transportées au Canada, pour fins de guerre, par une personne autre que l'assuré", o 5-XIT-42 de rester son maitre à soi-même.Du talent, certes, il n’en sirs de l’esprit, des lendemains du groupe ethnique dont manque point ici, on peut le dite au crédit des nôtres en bioc.Mais combien le laissent en friche, combien, s’ils ne le laissent pas en friche, tolèrent, consentent que d’autres en abusent au profit de leurs combinaisons, tant dans la politique que dans d’autres domaines; dans la politique surtout?Comptez le nombre de nos jeunes gens instruits, cultivés.qui se sont amoindris ou perdus dans les groupes politiques dominants, qui ont même affermé leur talent, si l’on peut dire, fait litière de leurs convictions, parce qu’ils étaient las, dégoûtés de lutter, désireux de gagner plus ou moins bien leur vie.Ils auront, déçus dès leurs premiers chocs avec la vie, coulé dans l’utilitarisme de la plus médiocre qualité, plutôt que de s’être acharnés à faire leur vie eux-mêmes, difficilement d’abord, et' puis de mieux en mieux, grâce à leur talent et à leur esprit de travail.Regardez dans tels et tels milieux connus: vous y trouverez de ces jeunes gens, trop tôt dépris dc tout, sauf dc vivre à n'importe quelles conditions.Celui-ci promettait mieux que ce qu'il est devenu; celui-là, malgré son évident talent.ne sera jamais ce qu’on avait droit d’attendre de lui.Ils ont enfoui leur talent au lieu dc le faire valoir.D’aucuns l'ont gaspillé à servir tel ou tel petit groupe dc gens qui sont montés un peu à cause dc leur talent, à ces jeunes, et qui, les ayant employés à leurs fins, ont par la suite dédaigné de les reconnaître.Ne leur avait-on pas pavé leurs services de quelques misérables dollars?Comme si le talent dc quelqu’un se jugeait au prix que l’on verse à l’homme dans la gène, affamé, talonné par des besoins matériels élémentaires.On peut le dire en toute vérité, ceux qui ne sont pas arrivés chez nous aux rangs où ils eussent dû monter n’ont pas fait leur pleine ascension dans la vie, parce qu’ils s'arrêtèrent un jour dc fatigue 'ou de découragement sur le palier de la politique.On y a jeté sur eux les mailles d’un filet où prendre des hommes.Et puis, celui qui maniait le filet s’esMngénié à faire de ces jeunes gens des bêtes de somme du parti pour lequel il les guettait.La vraie politique est l’art de bien gouverner: la mise en pratique du gouvernement des hommes, ce ne doit jamais être l’art d’asservir le talent, la volonté, à de basses besognes.Or.c’est cette pseudo politique, restreinte aux horizons étroits du parti, qui a fait que nombre de nos jeunes gens sont devenus ce que l’on voit: dc plus en plus à la merci de tel ou tel politicien, de tel ou tel parti, au point de n’etre plus bientôt que des parasites, des ronds-de-cuir dont toute l’ambition, c’est de recevoir quelque argent à même les fonds du parti, qui sont en réalité l’argent dc l’Etat.Avoir un toit sur la tête, table mise trois ou quatre fois le jour, de l’alcool quand on en veut boire, des plaisirs plus ou moins raffinés quand il plaît d’en avoir, une femme et des enfants, dc surcroît.— pourquoi une seule quand il y en a tant et lant de prêtes à toutes les aventures; pourquoi des enfants quand cela est parfois si gè-nanl à qui veut seulement jouir de la vie comme l’animal tans raison, dont le plaisir est dc se vautrer sut l’herbe elle est et dont elle regrette souvent d’être; parce que, si elle était dc l’autre, — dc l’anglo-saxon, — elle aurait la vie encore plus facile, étant du parti des maîtres, dc la race des seigneurs, s’imagine-t-elle.Rien à faire avec cette jeunesse: elle est de la sorte dont on ne peut tirer que des descentes de lits, et surtout de simples paillassons.* * * Une autre jeunesse de langue française existe, et c’est heureux.De convictions chrétiennes, elle a de la volonté, de l’intelligence, de la culture, de l’esprit, du caractère.Elle donne de l’espoir.Elle tranche sur les catégories des dégoûtés et des cyniques.Elle s’exprime avec clarté, bon sens, justesse, autrement mieux que la jeunesse d’il y a une ou deux générations.Elle a étudié, elle étudie.Elle a déjà le sens national, la tête canadienne, le cerveau bien meublé, à souhait équilibré.Elle domine, et de haut, l’autre jeunesse, — les jeunes gens perdus pour le pays et qui seront après-demain soit épaves politiques, soit miteux pensionnaires de l’Etat.Dc cette jeunesse studieuse, laborieuse, patriote, on en a entendu des exemples marquants, ces semaines-ci, pendant la campagne d’Outremont.Guettés dc près par des policiers moins intelligents que bêtes, du chef au dernier d’entre eux, et qu’on eût dû voir plutôt dans les réunions communistes où se manifeste une fausse ardeur envers la guerre, afin de mieux saper dans l’ombre et en liberté ce qu’il y a de respectable au Canada; épiés par des agents ministériels de réputation louche, à la garcette plus vive que l’esprit, ces jeunes gens ont mené une belle campagne, quoique à peu près perdue d’avance, ils le savaient, à cause des méthodes dc bandes de brutaux et de gangsters.Campagne honnête, intelligente, tenace, où il n’y eut ni intempérance, ni excès dc langage, pas de provocations stupides, non plus que d’attaques personnelles basses et blessantes.Ils curent tous le courage de leurs convictions, même si elles heurtaient de front les intérêts de certains gros bourgeois, ma-rinés à la fois dans le verjus du dollar et le vinaigre de l’esprit de parti.A cette jeunesse d’âme haute, que ne désarma pas la critique dc petits messieurs au talent mercenaire et servile, l’on doit ici rendre hommage.Il faut lui dire que, si elle sc tient éloignée des vieux partis, si elle continue dc manifester.— et elle le fera, — le dégoût dc l’école de parti, si elle persiste à vivre au-dessus des intrigues et des compromissions qui pourrissent notre régime, nous devrons, nous les aînés, témoins de tant dc faiblesses et de lâchetés parmi nos générations, lui confier le soin de la véritable destinée du Canada français.Ces jeunes sauront tenir haut le flambeau, le porter loin, le garder courageusement allumé malgré les rafales et les tempêtes, illuminer l’avenir :!u Canada d’une flamme française inextinguible.Avec dc tels jeunes hommes, Canadiens convaincus, comment ne pas avoir confiance dans l’avenir?Avons confiance! Le Canada français, le Canada vivront.j.xu.4a Georges PELLETIER Bloc- notes Servons-nous du français Les motifs d’ordre historique et d’ordre sentimental que l’on invoque à tout propos quant aux droits de la langue française, par toute la terre canadienne, dans les neuf provinces qui s’échelonnent de l’Atlantique au Pacifique, ont certes leur valeur; niais cette valeur-là, chaque fois qu’il s’agit d’obtenir ht reconnaissance effective de ces mêmes droits, est moindre, beaucoup moindre que celle des motifs d’ordre pratique.Il ne servirait en effet de rien de faire reconnaître un droit si ce n’était pour s’en prévaloir en l’exerçant.La meilleure façon d’obtenir du français partout, (Vpn mettre nnrtoilt.de s’eil en même temps, un manuel d'instructions sur la manière de sc servir des articles achetés.Il écrivit à son tour, en français, pour demander du français, ce qu'il obtint partiellement.La société lui représentait qu’elle n’avait jamais publié de manuel en langue française parce que même les clients de langue française, d’une façon générale, n’en demandaient pas; mais qu'elle verrait bientôt à combler cette lacune.Quelques jours plus tard, le même recevait une lettre de remerciement de la part d’un employé ca-nadien-français de cette société qui venait de bénéficier d’un avancement d’importance : la société avait créé un service français et lui en avait confié la direction.Les cas de pareil genre pourraient se multiplier si l’on voulait seulement se donner la peine de les susciter.Les réclamations à propos du français auront d'autant plus de valeur que l’on saura augmenter l'utilisation du français.M.Bennett rentre chez lui Lord Bennett, après un séjour de quelques semaines dans son pays d’origine, le Canada, vient de rentrer dans son pays d’adoption, qui est aussi le pays de son anoblissement, l’Angleterre.Aux Anglais, il s’est tout aussitôt empressé de parler des Canadiens et du Canada.Un câble de la Canadian Press nous apprend que Sa Seigneurie, pendant une heure de temps, a parlé renient mis en relief le rôle de la femme.La revue Mes Fiches, qui possède à un degré éminent le sens de l’actualité, profite de l’occasion pour consacrer tout un numéro à cette question.Selon son habitude, elle public une série d’analyses de pièces et de documents importants sur le sujet: livres, articles de revue, etc.Cela fait un petit volume plein de substance et qui introduit à des études plus complètes sur le sujet.On trouvera en annexe une bibliographie importante.L’annonce régulière que publient dans notre page littéraire les Editions Fides donnent de ce travail d’analyse une plus large idée.Aous avons nous-même feuilleté ce texte: cela vaut la peine d’être lu, relu et conservé.5-XII-42 O- h.Le carnet du grincheux M.llsley met autant de fierté à annoncer quelques réductions de prix que s’il avait inventé la cuiller à café.La réduction, pour ce qui est p-écisément du café, est de quatre cents la livre et, la ration hebdomadaire étant de quatre onces, cela fait exactement, pour les consommateurs de café, une économie devant T’/nsifffüf Français’ de Lon-j d’un cent par semaine, de 52 cents par dres, en langue anglaise, de rtustoire canadienne, de»» législatures du Canada, des ressources, des aspects physiques du Canada, de scs moyens de communications, etc.Au vrai, on ne voit pas en quelle autre langue que l’anglais lord Bennett eût bien pu parler en cette circonstance comme en n’importe quelle circonstances.Ses anciens compatriotes du Canada ne lui ont jamais connu d’aptitude non plus que de compétence à parler une autre langue que l’anglais.11 fut toujours le type achevé, parfait, de l'unilinguisme, même dans son ancienne patrie, le Canada, où pourtant ,-ant des lettres en .ran- ^ )mguei> sont officielles.Mais J laissons cela.Sa Seigneurie a encore parlé dans ce discours lon donien des possibilités, pour après la guerre, d’une nombreuse immigration dirigée vers nos bords.A son dire, la population du Canada de plus en plus, perd le caractère rural et acquiert le caractère urbain, ce qui en fait, lui semblc-t-il, une terre d’élection pour l'immigration européenne.Celle-ci, sc permet-il d’affirmer, fera du Canada, un pays encore meilleur qu'.I c’est d’en mettre partout, de s’en servir partout, d'en demander et, s’il le faut, d’en exiger partout.Cela nous paraît vrai dans le domaine des administrations publiques, gouvernementales ou autres, cela nous paraît encore plus vrai dans le domaine des administrations privées.C’est même dans les administrations privées auprès des chefs et des directeurs d’entreprises qui sollicitent la clientèle du consommateur de langue française, que les Canadiens français, en parlant français, en écrivant des lettres en français, en ponde en français, qu’on leur écrive des lettres en français, ont le plus de chances de faire reconnaître leur langue, de la faire admeltre.l’nr le même moyen et du même coup, un autre but se trouve atteint: en faisant admettre la langue française, on fait admettre des gens qui la parlent.C'est l'utilisation de plus en plus fréquente et intensive du français dans l'administration d'Ottawa qui permettra aux Canadiens français d'obtenir la part qui leur revient, qui leur est due, mais nu’ils sont loin d'avoir encore, des fonctions publiques: c'est de la même manière qu’ils feront admettre des leurs dans les entreprises privées que dirigent des Anglo-Saxons.Quelqu'un dc la région montréalaise nous communique copie de ht correspondance qu'il a eue récemment avec l'administration d’une grande société industrielle établie chez nous par du capital des Etats-Unis.correspondance nui illustre bien ce que nous venons d'exnoser.A la suite d'une nfftiire im-portante qu’il avait conclue avec un représentant (te cette société, noire correspondant reçut dos bu-loaurf'do celle-ci une lettre en anglais qui confirmait sou achat cl, Citation d’actualité “Si la Grande-Bretagne, maintenant isolée à l’ouest de l’Europe et sans relations diplomatiques avec les autres grandes puissances européennes, [sauf la Russie], est prête, après cette guerre-ci, à dicter un nouvel état de choses et à le défendre par les armes; si elle veut semer ses légions à travers l’Europe et si elle peut trouver des soldats pour les former, de l’argent pour les payer, tout en dominant à la fois l’air et la mer, alors la Grande-Bretagne pourra reprendre sa politique d’imposer une barrière permanente à tout changement, sauf du consentement général ou de par ses ordres.Elle prendrait seule la responsabilité de tout cela.Mais si la Grande-Bretagne ne peut pas faire cela, — et elle ne le pourra ni le voudra, — alors l’opinion américaine pourra exiger, — et elle le fera avec succès, — que nous cessions de nous rendre responsables du maintien des frontières de l’Europe, une fois que sera détruite la menace présente à l’ordre et à la liberté.Il n’y a pas à regretter que cela découle nécessairement de l’aide que nous avons dû demander aux Etats-Unis.Cela est conforme aux besoins inhérents de la situation en Europe.C’est la politique des vingt dernières années qu’il nous faut déplorer.Nous payons aujourd'hui nos erreurs, si bien intentionnés ayons-nous été, en sacrifices sans parallèle qui imposeront dé très lourds fardeaux à nos descendants, d’ici plusieurs générations.Le moins que nous puissions faire pour nos descendants, c’est de profiter avec bonne grâce de notre leçon; si nous agissons de la sorte, non seulement nous nous sauverons, nous sauverons l’Europe avec nous, en rendant à ses peuples éprouvés leur confiance dans l'éventualité d’un retour à la paix et au progrès, libre de toute menace de nouvelles guerres européennes." Douglas IERROLD (Extrait de Eritain and Europe, par Douglas Jerrold.1941).soviétiques et communistes, même en * * * Un épicier de Boston met une affiche à sa devanture: Sovex bons pour nos commis, ils sont plus difficiles à trou/cr que de nouveaux clients.Cet épicier ne l'est.Qui diable a bien pu aiitonser ie Angleterre, s'attendent a recevoir, vicomte Bennett, ci-devant Canadien.à parler ainsi au nom du Canada?Le gouvernement Ring lui aurait-il confié le mandai de poser les premiers jalons d’un recrutement massif d’immigrés qui viendraient, dans quelques années ajouter au malheureux déséquilihri qui existe déjà trop dans notre population, nar l’accroissement dr sa partie urbaine au détriment de »a partie rurale?Si tel était le eus Ca ne serait pas ce que > gouver-•lemcnt King aurait fait de mieux.fcmile BENOIST * ?* Pour le thé, les oranges, les réductions annoncées sont à l’avenant.Décidément, la coût de la vie est à la baisse et, l’autre jour, à la radio, le tsar des prix, M.Donald Gordon, avait bien tort d’exprimer sa crainte de voir s'amenuiser l'absolu de sa puissance de régie.* » * M.llsley a tout de même pris quelque temps à s'apercevoir que le prix du boeuf avait monté et que le fiiet mignon avait atteint des sommets inaccessibles au consommateur qui n'est pas profiteur de guerre.* * * Un bulletin d'Ottawa explique aux agriculteurs pourquoi iis doivent fournir à la Grande-Bretagne le genre de bacon .que celle-ci demande: Après tout, les Le Caire, .) (A.P.).— Chez les gens qui paient pour ce qu'ils achètent Français combattants, on est d’avis ont bien droit d'avoir ce qu’ils veulent, que le sort de la Somalie française, .»» i * i^ jc 'e se,'l territoire colonial qui soit Ivan Maisky, ambassadeur des Soviets , • , , „ auprès du gouvernement de Londres, a , demeure nominalement sous 1 auto-fait enlever la grille en fer forge autour j ’’’lé (le * ichy.se decide au cours de son ambassade.Le métal servira à la dé la semaine prochaine.Selon les guerre.Seu'ement, l’ambassadeur a ex- .dépêches reçues au Caire, les offi-pliqué que ce vieux fer doit servir à la cit.rs supérieurs et les fonctionnai-tabncafion non pas de munitions pour les Britanniques, mais de tanks pour les armées russes.Shocking! Ces Russes La Somalie française res de la colonie auraient tenu la semaine dernière une réunion orageuse pour décider de l’attitude à pren.dre dans les circonstances.Tous auraient convenu que la situation est désespérée par suite de l'occupation de Madagascar et de la Kèunion qui _______ ________ ^ ravitaillaient la Somalie dans une entre de façon parfaite dans l'esprit du i l.el.*:,’ne mesme.La plupai t des of-rationnement.i fl,'lers am aient etc d avis de se rai- 5-XII-42 Le Grincheux Le rôle de la femme Les circonstances oui particuliè-1 En page 2 : Le centenaire de i'Üniver-sité Notre-Dame, i*ar le R.P.Ubaid Clément, C S.C.lier aux Français libres, mais le «é-I néral Truffetrz, qui commande en ’ l’absence du gouverneur, s’y serait i opposé.On dit que le général Truf-i ferle nourrit une animosité person-j nrlle contre le général Paul Le Gen-I tilhonune qui commande à Madagascar et qui aurait probablement aussi le commandement de la Somalie au cas où elle se rallierait au général de GauHç et que ce serait là l'explication de son attituda» LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 284 Le centenaire de TUniversité Notre-Dame Fondation française — Organisation des facultés — Formation intellectuelle et morale — Athlétisme — Esprit chrétien L'Université Notre-Dame célèb'e, cette année, le centième anniversaire de sa fondation.C’est l’une des grandes maisons d’enseignement catholique aux Mtats-Unis, dirigée par les Religieux de Sainte-Croix.Elle fut fondée par le T.U.P.Edouard Surin, C.S.C., le 20 novembre 18-42, à Notre-Dame, près South-Bend, à cent milles de Chicago.La France fut de toujours le bei-ceau des communautés religieuses.Combien de fils et de filles n’a-i-elle pas consacrés aux missions lointaines?Ses prêtres missionnaires, devenus évêques, se touillent vers elle afin d’en obtenir des aides pour ensemencer le champ de leur apostolat.Ainsi s’explique la démarche d'un Mgr de la Hailan-(lière, le second évêque de '’Indiana et de l’est de l’Illinois, auprès de la Congrégation de Sainte-Croix du Mans, qui est encore a ses débuts L’année 1837 marque son insti'i-tion par le T.R.Père Basile-Antoine Moreau, qui réunit alors en une seule famille religieuse la Société des Prêtres Auxiliaires du Mans, organisée par lui en 1835, et la Société des Frères de Saint-Josepii, fondée à Ruillé-sur-Loir en 1820 par le T.R.Père Jacques-Franc,1 us Dujarié.Cette communauté accéda a la demande de l’évêque.i Le 5 août 1841.une colonie de sept religieux quittait le Mans, en route pour l’Indiana.Le R.P.Sorin était le supérieur du groupe, ayant été choisi par le fondateur lui-même comme le plus apte a cette tâche.Avec lui s'embarquent trois frères enseignants, un frère agriculteur, un frère menuisier, un frère tailleur.La Congrégation faisait là un grand sacrifice vu le petit nombre de ses sujets.Mais l’âme d’apôtre du Père Moreau avait compris que donner à l’Eglise des missionnaires, c'est prêta au Maître de la moisson.La traversée fut longue et périlleuse.Nos vovageurs atteignirent enfin New-York, le 13 septembie 1841.Une lettre du Père Sorin à son supérieur général nous révèle quel enthousiasme l'anime en posant le pied sur la terre d’Ameri-que.qu'il considérera toute sa vie comme le champ fertile de son zèle.Après trois jours de repos, .es missionnaires reprenaient leur route vers la ville de Vincennes, ou résidait Mgr de la Hailandière.Etablis à Saint-Pierre, à 27 milles de la ville épiscopale, les religieux commencèrent leur oeuvre.Dans l'espace de six mois, trois _eco.es furent ouvertes et une douzaine de nouveaux membres s'ajoutèrent aux pionniers.Tout allait Pour le mieux, tant et si bien que le Pere Sorin voulut fonder un coLege.or l’évêque avait déjà son propre collège Toutefois la conviction tenace du Père finit par l’emporte:.Voici la proposition qui lui fut faite.11 v avait à cent lieues de la, à Sainte-Marie-des-Lacs, un immense terrain appartenant à Tévèque et que l'abbé Etienne-Théodore Badin, le premier prêtre ordonné a,'-ix Etats-Unis, lui avait cédé.Le Pere Sorin pourra s’y rendre et garder cette propriété définitivement si, dans l’espace de deux ans, il réussi' à v ériger un collège et un noviciat.Tout cela semblait un défi au bon sens Ce voyage de près de 260 milles fut pénible.Le mauvais état des chemins, la température froide et les moyens précaires de locomotion rendent difficile une teib: randonnée.C’est dans l’après-midi du 26 novembre 1842 que le pre mier groupe arrive à Notre-Dame, après dix jours de marche.l< paysage enchanteur saisit nus voyu geurs, comme le raconte le Père Sorin au Père Moreau: “Le lac, sui-tout avec son ample tapis ce neig' éclatante de blancheur, me rappe lait tout naturellement la pnreié sans tache de l’Auguste Dame dont il porte ic nom, et aussi la pureté d’âme qui devait distinguer les nouveaux habitants de ces fortunés rivages.Inc fois de plu» dans notre vie, nous sentîmes alors que la Providence avaR été bonne à notre égard et nous la bénimes du fond de nos âmes”.On ne tarde pas a se mettre à l’oeuvre.A côté des batiments vétustés.dont une chapelle ci.troncs d’arbres, bien vite un autre tempie aussi modeste apporte l’espoir d’une ville nouvelle, 1843 voit s’ériger un collège; 1844, le noviciat.Le Père Sorin avait donc rempli les conditions imposées par l’évêque de Vincennes: ii pouvait demeuru-à Notre-Dame et donner libre cours à son apostolat.Un autre groupe du Mans viendra l’aider a réaliser ses projets.Cette fuis, quatre religieuses en font partie.Les Soeurs de Sainte-Croix fondées également par le T.R.Père Moreau, apporteront leur dévouement a la tâche commune et contribueront largement au développement de l’oeuvre.Rien ne se bâtit sans difficultés L’université dut compter avec les siennes.Les débuts furent humbles.Seuls, la générosité chrétienne et ie dévouement religieux rendirem possible cette fondation.En effet la population d’alors était bienveillante, mais toute au besoin de gagner sa vie die pouvait difficilement profiter des avantages d’une éducation supérieure.En plus, surgirent de grandes épreuves: la mort chez les religieux, causée par l’épidémie de malaria île 1853 a 18.)a, une conflagration en 1S7!I qui détruit tous les bâtiments, moins ia chapelle.Rien n’abattit 1 indomptable énergie du Père Sorin.Devant ce dernier désastre, il trouva ce mot d’esipérance: “Ma confiance ne serait pas ébranlée, même si tout était détruit.Nous allons recommencer.La Mère de Dieu ne peut pas être vaincue.$N’ous aurons une université encore plus belle, encore plus grande”.Les paroles prophétiques du fondateur de l’Université Notre-Dame se sont réalisées.D’années en années, de nouveaux pavillons s'ajoutèrent les uns aux autres, au point de former aujourd’hui une véritable cité universitaire.On y admire une église avec son clocher gothique, des halls multiples, temples de la science, des pavillons nombreux, demeures paisibles des professeurs et des élèves, le ti nt disposé avec symétrie autour du dôme doré de l’édifice central, ou domine la statue de la Vierge, Notre Dame.Marie est bien la patronne de cet • _ 1 : i.i : _ r « Qr-t-if* n’avait Le*Père Sorin, après avoir prié, ‘f instifution.Le Père Sorin n» réfléchi et avoir demandé l’avis cie ses compagnons, accepta l’offre.R ira donc à Sainte-Marie-des-Lacs.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés.Prix el spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 430.Notre-Dame est, Montréal Tel.BEIair 336) CALENDRIER 12e mots DECEMBRE ïl lours Demain DIMANCHE S DECEMBRE 1942 II AVENT.S Nicolas, év.et confesseur.Lever du soleil.7 h.26.Coucher du soleil, 4 h.18.Lever de U lune.5 h.09.Coucher de la lune, 3 h.43.Nouvelle lune, le 7, à * h S9m du soir.Premier «Quartier le 14.à Oh.47m.du soir Pleine Lune, le 22.à lOh.3m.du matin.Dernier «Quartier, le 30, à Ih.37m.du soir DECEMBRE 1942 Dim Lun Mai Met 2 en Ven Sam.VI .7 5 POl 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 © PL 22 avait faute commune, et a accordi au demandeur ia moitié des dom mages établis.Il faut enregistrer les ventes d'auto M.le juge Tyndale, de la Coui supérieure, a accueilli une poursuite de M.John McNeish contre MM.Sloan Dupuis et Florian Ber trand pour la somme de $1,016.69 Mme McNeish avait été frappé et blessée par l’automobile de M.Dupuis conduite par M.Bertrand L’accident s’est produit au coin de-rues Uorheiaga et Moreau, le 2i* janvier 1941.M.Dupuis a plaide qu’il avait vendu l’auto plusieurs jours auparavant à M.Dupuis, mais là Cour a rejeté le plaidoyer parce que la vente de la voiture n’a été enregistrée que le lendemain de l’accident; les deux défendeurs sont condamnés conjointement el solidairement.La lutte à la diphtérie La Ligue canadienne de la santé lancera, le lundi 7 décembre, sa campagne annuelle de souscription, dans le but de recueillir, à travers le pays, 8100,000, dont un objectif de $40,000 dans la province de Québec.Rappelons que celle Ligue s’occupe.entre autres oeuvres, (ie prévenir la diphtérie, particulièrement chez les écoliers où ce fléau exerce de grands ravages.Les parents sont priés de se montrer généreux envers la Ligue et de l’aider à améliorer la santé nationale.Dernier appel de Sainte-Justine St-Hubert, à 8 h.30 p.m q* ^ 4ê Banquet à M.Cléophas Bastien.ministre de la colonisation, à l'hôtel Windsor, à 7 h.30 du soir.Dr G.Fauteux.président.* * q.La Corporation des agronomes de la région de Montréal, réunion mensuelle.Assemblée générale â 10 h.30 am., puis üéieuner et causerie par M.Otto Strasser: "L'agriculture sous le Reich".A l'hôtel Queen’s.Ÿ * * L'Association des voyages historiques, auditorium du Jardin botanique, à 8 h.15 p.m.Première réunion de la saison.Séance cinématographique, suivi d'un goter.Université de Montréal, ave Maplewood, cours du chanoine Sideleau à 2 h.45 p.m.: Le Cld.de Corneille.A 4 h.p.m."Le sermon sur la mort", de Bossuet.Dimanche, 6 décembre Monument National, salle 11.à 3 h.p.m.causerie du Dr C.-N.Valln.sur l’hygiène, suiet: "Etude de la viande, ses qualités et ses défauts".* * * M.Benoît Brouillette prononcera une conférence au Monument National, salle 11, sur "L’Ontario".Illustrée de projections lumineuses, à 8 h.p.m.q* q* âê Soclété Saint-Jean-Baptiste, section de paroisse St-He.rménégilde, assemblée pour l’électipn du conseil, à 3 h.30 p.m, sous-sol de l'égl e, rue Cadillac.* Ÿ * Société Saint-Jean-Baptiste, section St-Vincent-Ferrier.sous-sol de l'église, coin des rues Jarry et Drolet, à 2 h.et 8.15 p.m.Conférence sur le communisme, avec films en couleurs.Par le R.P.Gustave Sauvé.O.M.I .docteur en sciences sociaels.Entrée libre.* Ÿ * Sous le patronage de l’A.C.J.C.le Père Grondin.S.S.S., prononcera une conférence à la Palestre sur l'Ame de Ville-Marie.à 8 h.30 dimanche soir.Sujet: "Au soleil de l'Hostie”.> V' 1/ m CANADIAN GENEVA w Lundi, 7 décembre Les Anciens de Saint-Laurent, reunion mensuelle au Collège Saint-Laurent, à 8 h.p.m.Film, disques, discussion générale.* * -4f Cercle d'étude “Quid Novi" visite au Musée historique canadien.3715.Chemin Queen Mary Road, à 8 h 45 p.m.— * * * People's Forum, au Montreal High School Auditorium, rue Université.8 h.15 p.m.John MacCormack; “Le Canada, anglais ou américain?* * * Monument National, salle 31.1182, rue St-Laurent.à 8 h.Cours d’académie par M José Delaquerrlère.y suivent les cours, a ce groupe Aima .uaivi.m ¦-w" - ’> - , - déjà imposant se joint, en ces temps | bonnes oeuvres, ils demeurent ues de guerre, un contingent de 1,500 marins destinés à devenir des officiers de la force navale américaine.Si les religieux de Sainte-Croix forment une bonne partie du personnel, les professeurs laïques sont en nombre, pour la plupart gradués des grandes institutions américaines et européennes.Un corps enseignant ainsi constitué confère à l’éducation comme un cachet d'universalité.Celte cité universitaire reste un pensionnat.Ce caractère permet un contact intime et bienfaisant entre maîtres et élèves.Le grand nombre de professeurs —- ils sont plus de 250 — et la variété des facultés favorisent l’éclosion et le développement de tous les talents, t e système de collaboration dans la formation intellectuelle et mora.e de la jeunesse américaine a déjà porté des fruits innombrables.On peut dire nue dans tous les domaines, Notre-Dame a donné à l’Eglise et à la Patrie des hommes ¦; , ~ i»-i .• » qui lui font honneur.Qui pourrait iI n -v a Pas ,leu '' e,lu,lcr dc »»•* l I •¦¦'ill I I ¦ ' 1 | I I * Ii | .VUI dresser la liste des écrivains, des Tél.: WEUtngton 1145 i- .S,èee ,oclal : 2630 NOTRE-DAME OUEST t* Compagnie d Aaaurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Lettree Paventea de la Province de Québec eu ASSL’RANrn mxiPD.fDt — - Taux en conformité • ocroUJUJ vruv.nce ce wueoec eu capital de 1150.0*1 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES f I * A _ , _ .IJLHIlIv.3 SJVU»aV/-j a* '-•» , hommes qui gardent le sens chrétien et qui en vivent.Cette étude bien incomplete veut être un hommage, en ce centenaire, a l’Université Notre-Dame, au fondateur le R.P.Sorin et à ses successeurs, aux professeurs et aux élèves actuels, en même temps que l’expression de notre reconnaissance à l’égard de ces apôtres, venus de France pour la plupart, qui ont fondé les oeuvres dont nous vivons encore, que nous soyons du Canada ou des Etats-Unis._ _ _ Ubald CLEMENT, C.S.C.Washington, D.C., le 11 novembre 1942._____ La main-d'oeuvre et les mines Port-Arthur, 5 fC.P.ï — Le ministre des Munitions, M.Howe, a avisé le conseil de Port-Arthur que tant que l’on manquera de main-oeuvre dans les mines de nickel firf iris de mise en production (ralitres gisements de nickel en Onta riô.M.Howe a dit que son ministère est intéressé à ia mise en valeur de gisements de minéraux en autant que cela a un effet direct sur la production de guerre.Le conseil municipal avait recommandé le lêveloppcment — -— — — *-* ¦,«, .: i ir.v t: i < »|i i fc i ni'ii i (tes gisements de %v»e la loi 4e» aMurwnoes sanctionné» par la Parlement de Québec nickel du lar Shebandowan, à 10 le 22 déoembre 1918 :• 22 déoembre 1918 Dépôt de *25.000.00 au OouTerr^ment - Saloi* mortuaire.* la dupoaltlon du Publie SERVICE TOUR ET NUIT milles d'ici.Derniers devoirs .en ver ! ceux qui Laissez-nout vous assister dans vos derniers devoirs partent Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE G.Vandelac.|r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 ¦rrr;;:r~— y:" - ¦ -===- Deux ou trois douzaine d'immiqrants Washington, 5 (A.P.) M.Ron- scvell a déclaré hier, en répondant f des critiquis de sa demande de pouvoir en vue de suspendre les lois de l'immigration et de la douane, que pour ce qui est de la partir du bill qui se rapporte a l’immigra Iion, il s’agit seulement d’admettre au pass deux ou trois douzaines de onn • pai année: ces gens seront nécessaires pour renforcer l'effort de guerre du pays.L'Aide aux colons La souscription de l'hôpital Ste-Justine n’atteindra pas son obiectif à moins que le public ne lui vienne en aide immédiatement.Des circonstances tout à fait incontrôlables ont empêché les organisateurs de la campagne de trouver les auxiliaires nécessaires pour frapper à toutes les portes.Nous demandons donc à tous ceux qui n'ont pas souscrit à cette œuvre essentielle de le faire immédiatement en’ envoyant leur obole par la poste.Nous ne pouvons le répéter trop souvent: l’Hôpital Sainte-Justine est presque entièrement au service des Canadiens français et, à moins que notre bonne population ne fasse sa part, l’institution se trouvera aux prises avec des embarras extrêmement sérieux.Nous comptons donc sur la générosité du public.Nous le sup plions d’envoyer son offrande immédiatement, par la poste.Décès de M.Eugène Géiinas Nous avons le regret d’annoncer la mort de M.Lugène Géiinas, avocat, décédé jeudi après-midi, a son domicile, 1258 est, rue Sherbrooke.11 était âgé de 78 ans.M.Géiinas a été chef-traducteur à l’hôtel de ville, où il était en fonctions depuis 45 ans.Lui survivent, sa femme, (Marie-Louise Paiement); un fils, M.Georges-Etienne Géiinas; deux filles, Mme Hector Moissan (Marguerite) et Madame Roch Langlois (Edith); ses gendres, M.Hector Moissan, vérificateur eu chef : la Commission de l’assurance-chôma-ge, pour la province de Québec; Roch Langlois, chimiste; ses beaux-(rères: ie Dr P.-A.Paiement, et M.J.-L.Legault; ses belles-sœurs, Mmes J.-L.Legault et Maria Géli- ^«naie, par nas; ses neveux, MM.Philippe Gha-, jqq uslncs ontariennes ont organi- L’Aide aux colons vous demande de bien vouloir considérer la question suivante: Tous les articles ou objets, soit lits, meubles, couvertures, lingerie, etc., que vous avez et qui ne vous servent pas, pourquoi ne pas les donner pour les colons?Ces familles en ont tant besoin.Pensez-v donc un instant et renversez les rôles, imaginez-vous que c’est votre famille oui est en pays de colonisation.Voyez vos enfants manquer de lingerie, de chaussures, ce qui les empêche d’aller à l’école.Vous avez un vieux poêle brisé, qui chauffe mal, vos enfants couchent par terre tout habillés n’ayant pas de couverture de lit et ainsi de suite.Comme notre organisation, établie en permanence, se charge de faire parvenir aux colons gratuitement tous vos dons, n’hésitez pas et répétez souvent vos appels, en signalant le jour FR.8540 ou le soir BV.2156, ou encore adressez-vous à 2505 rue Ste-Callierine est.40 oz.- * 26oz.~s2I° 10oz.-s115 »«OOU»T Ot MCLCMtBS OISTIU.CRIO t«M»TtO.MONTRÉAL * eeRTMiERVILtt massez-les et remettez-lei à voir* Comité local dc Recuperanon Les Quarante Heures à l'Oratoire Messe d'ouverture par Mgr Philippe Perrier, v.g.— Communion réparatrice dans les nuits de dimanche et de lundi Demain, à 10 II.Mgr Philippe Perrier, vicaire général de i’archi-diocèse de Montréal, ouvrira par une messe solennelle les Quarante Heures à l’Oratoire.Jours de grâces et dc bénédictions spéciales auxquels ne manqueront pas de prendre part les amis dc saint Joseph et du Frère André.Le R.P.Adrien Bergeron, S.S.S., assure la direction des cérémonies.Les prières et les chants seront faits sans interruption le jour et la nuit par les adorateurs dont chacun aura en main un livre à cette fin.f.a sainle communion sera distribuée au milieu de la nuit.On recevra avec reconnaissance des fleurs pour l’ornementation du reposoir.Une messe basse sera célébrée déniai nvers 11 b.15 immédiatement après celle de l'ouverture des Quarante Heures.Mardi, le service religieux sera comme celui du dimanche.Messes basses à 5 h.30, 6 h., 7 h., 8 h.et 9 h.La messe solennelle de clôture commencera vers 9 h.45.A 10 h., le personnel et les élèves de l’Université auront la messe annuelle du Saint Esprit, célébrée par Mgr Olivier Maurault, P.S.S.S.E.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, y assistera et recevra le serment et la profession de foi des professeurs.I Cas d'ostéosciérose Chicago, 5 (A.U.) — Pour la pre-| inière fois on vient de signaler I mx Etats-Unis, devant la Uadiolu-(jical Society of Xorth-America, un i cas d’ostéosciérose dû à la pré-I sence de fluorine excessive dans ile l’eau à boire.Le cas est celui d’un jeune soldat de 22 ans qui a passé la plus grande partie de sa vie au Texas, qui a dû entrer à l’hôpital d’El-Paso, en juin dernier, où il a succombé on septembre à l’anémie qui, selon les médecins, a été causée par un assèchement de la moelle.iJt la 16'6 Ui6' st;Hst->*6n,era.vn La Ligue de la sanf-é dans l'industrie La Ligue canadienne do la santé révèle, dans de récentes statisti ques que la médecine industrielle a fait de grands progrès au Can.i-da, en ces dernières années.ELe exemple, qu’environ NOTRE PAIN QUOTIDIEN .Deux marques i retenir : "PAIN NATUREL" "VITAMINE B" de Caron.Aliments de santé par excellence Exlgez-les de votre épicier ou signalez CL.2325 LA BOULANGERIE CARON JETTE LTEE 2125 ave de La Salle SOURDS! 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E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE aioO LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la 'Canadian Press", de r"A.B.C" et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 5 DECEMBRE 1942 NUAGEUX.CHUTES DE NEICI LOCALES.L’avance alliée s’est heurtée a succès rUSSe La politique une vive résistance en Tunisie important La campagne L'armée du général Anderson doit consolider ses positions — La prise de Tebourba Londres, 5 (G.P.) — Le correspondant militaire de l’agence Reuters a rapporté hier soir qu’“il est maintenant clair que l’Axe a repris Tebourba”.Un sait que de violents combats se sont déroulés autour de cette jonction stratégique qui se trouve à 20 milles à l’ouest de Tunis et à 35 milles au sud de Bizerte La radio du Maroc a cependant transmis un bulletin du grand quartier général allié disant que les Iroupes alliées dans le voisinage da Tebourba consolident leurs positions, sans indiquer quelle est la situation dans la ville même.Gela semble bien indiquer que les Alliés se sont heurtés à un mur de résistance de la part de l’Axe puisque les forces du lieutenant-général Kenneth Anderson sont à conso.i-der leurs positions avancées.Le bulletin rapporte également qu’une violente bataille est en cours dans le secteur de Mateur, à 25 milles au sud de Bizerte.La radio du Maroc a révélé que les Allemands avaient utilisé 50 chars d’assaut dans leur contre-attaque à Tebourba, que la plupart de ces chars avaient été démolis et que les parachutistes de l’Axe jetés derrière les lignes alliées avaient été rapidement réduits à l’impuissance.Un correspondant du Daily Express a révélé que nombre de vaisseaux de guerre tellement récents qu’ils se trouvent encore sur lu “liste secrète” sont venus renfor- ; cer la flotte anglaise de la Médi- i terranée et qu’ils ont débuté en remportant une victoire signalée contre le; forces navales ennemies qui tentent d’assurer les communications entre l’Italie et la Tunisie.%» rft Washington, 5 (A.P.) — Le département de la guerre des Etats-Unis a annoncé hier soir que des troupes françaises et alliées avaient fait des prisonniers dans un see- I que 1200 teur du sud de la Tunisie.Le bul- jtin letin américain rapporte en outre 1 une attaque de jour contre les quais de Bizerte jeudi et des attaques de nuit contre l’aérodrome de Tunis.^ Ÿ Ÿ Londres 5 (G.P.) — Un bulletin du grand quartier général français transmis par la radio du Maroc a annoncé hier soir que les troupes françaises soutenues par un contingent allié avaient enlevé à l’ennemi des positions importantes à l’est de Sidi-Bouzid et fait plusieurs centaines de prisonniers.Sidi-Bouzid se trouve à 80 milles à l’ouest Je Sfax et à 125 milles an sud de Tunis.Le bulletin français dit encore que des unités françaises ont forcé des patrouilles ennemies à battre en retraite entre Gaf-sa et Gabès.Moscou, 5 (A.P.) — Les dépêches j 'du front, aujourd’hui, annoncent! ique les troupes russes ont coupé une route importante dans le vois:- i Inage de Kalach, à quelque cinquan-1 jte milles de Stalingrad, et qui se-1 irait une des plus importantes pour1 lie ravitaillement allemand.La route aurait été coupée entre ! jlcs villes de Vertachy et Dmirievka Ÿ Ÿ Londres, 5 (G.P.) — L’armé?j rouge a pris hier 11 autres villa-;ges dans la région de Stalingrad j I vraisemblablement dans la boucle I |dii Don à l’ouest de la ville, encer i |c!é une place forte ailemaude près] ] de Velikie-Luki sur le front centrai, Igq tué 2,500 Allemands en poursui-‘ ' j vanj ces deux offensives, d’après "e bulletin soviétique de ce ma- municipale Assemblées et causeries à la radio — Grève à la Compagnie L’épISCODat de la PTOVÎnCe de i ransport - - - - - - Provincial de Québec dénonce “Le Jour” MM.Raynault et Dupuis verture de campagne de seph Benoît — Silence de rillard - Ou-M.Jo-M.Pé- 10,000 ouvriers de guerre affectés ouvriers de gucr- Environ 10.000 re de la région de Montréal risquent de ne pas pouvoir .se ren-______ ( dre à leurs usines respec La campagne électorale pour la jn'V'y"'ii>:î^-S_u’te- b'cr, l,ar M- b‘ juge Reouvriers dans les usines de guerre.'S1?10.1'’ a 4 ans d’emprisonnement au Ce porte-parole, M.Gérard Gobcil ! peniteneier.affirme que les grévistes n’ont pu i .Le iu«e.a condamné aussi Paul refuser de maintenir ce service de j''.usso.,]\ans transport, pour la bonne raison !‘'u'n ^clanger, qu’on ne le leur a pas demande, j1011*4, a deux Nous ne voulons nullement retarder! l'effort de guerre du pays, déclare-! j t-il.Mais si nous faisons la grève, c’est uniquement pour obtenir des! améliorations que nous jugeons né-j cessaires.i En Cour martiale j Le soldat Houde tcmoi- tait gne au procès de Fortin Québec, 5 (C.P.) — Le procès du soldat Georges Fortin, s'est poursuivi hier, devant la Cour martiale qui a à juger comme on le sait, cinq officiers du corps medical et quatre autres personnes accusées d'avoir commis des “irrégularités quant à l’examen médical des recrues.L’acte d’accusation, dans le cas de Fortin, reproche à celui-ci d’a-i voir accepté des pots-de-vin et d’a-I voir distribué partie de cet argent i à des membres du corps médical de l’armée.Parmi les témoins entendus hier, on mentionne le soldat Léopold Houde, de Québec, un autre accusé dans cette affaire et qui a plaidé non culpabilité.Houde déclare avoir remis à l’accusé Fortin une partie des sommes d’argent qu’il avait lui-même reçues de diverses personnes, entre le 1er juin et le 17 octobre dernier.Houde dit qu’il ne sait pas combien exactement il a donna à Fortin, mais en autant qu i! peut se j pris souvenir, ce pouvait être de $50 à $100, 838, Gilford, et Lu-35 ans, 549, Rich-nns de pénitencier chacun, pour des actes d’indécence.Le juge Régnier a aussi condamné a 2 ans de prison Honoré Bélanger, 17 ans, adresse inconnue, pour le vol d’une montre d’une valeur de $40, perpétré di-man dernier au coin des rues Pré-j fontaine et Sainte-Catherine.M.le juge Armand Cloutier a j condamné à 2 ans de prison Mario i Magni, alias Marion, 44 ans, qui s’é- avoué coupable d’avoir fabri-i qué un faux passeport; M.le juge i Cloutier a aussi imposé une sen-¦ lence d’un an d’emprisonnement à ; M.Edgar Morin, 22 ans, 1659, rue j Saint-Hubert, trouvé coupable d’a-! voir volé une automobile apparte-! liant à M.Joseph LTriek, 5756.Plan-! tagenet.La voiture fut retrouvée à j Cornwall.Convaincu d’avoir pris part au vol de plus de 2,000 livres de beurre d’une valeur totale d’environ $760, Maurice Patry, 22 ans, adresse inconnue, a été condamné par M.le juge Edouard Archambault, à 2 ans d’emprisonnement au pénitencier.hindi dernier ¦f navires.qui leur a coûté Londres, 5 (C.P.).— Une dépè-i ehe de Zurich en Suisse à l’agence Reuters prétend que le maréchal Mannerheim, le commandant en! chef de l’année finlandaises, aurait averti la Croix Bouge internationale que 20,()()() prisonniers de guerre! russes sont morts de faim en Finlan- i de.(Les bureaux de la Croix Bouge | à Washington ont dit qu’ils I n’avaient pas reçu de semblable rap- j port et que la Croix Rouge améri-j cainc a expédie 8,000 colis de vivres ¦ en Finlande l’été dernier pour le bé-! néfice des prisonniers de guerre.) | Washington, 5 (A.P.) — M.Char les-E.Wilson, vice-président du.War Production Board a obtenu1 hier le pouvoir décisif de diriger! la production de l’aviation, le la! radio et des navires d’escorte, cl le! contrôle sur toute autre production de munitions aux Etats-Unis.C’est la fin d’une lulte de plu sieurs semaines pour le contrôle de la production, lutte entre les ci-' vils el militaires, soit Donald Nel-1 son d’un côté et les chefs dos ser-j vices militaires d’autre part.Uni considère que Nelson a remporté une grosse victoire.es journaux rationnés Le "Devoir" a été avisé ce matin, en même temps que tous les journaux sans doute, de la limitation de la quantité de papier à journal désormais disponible.C'est le plafonnement que nous avons laissé prévoir à nos abonnés depuis quelques semaines.Pour cette raison nous réitérons avec instance notre invitation de ne pas tarder à payer leur renouvellement, sans quoi il nous faudra rayer les retardataires à échéance.LE DEVOIR Espionnage M.Léon Casgrain à Montréal Québec, Casgrain, parti hier 5 (D.N.C.) - M.Léon | procureur général, est j soir pour Montréal, afin ! Buenos-Ayres, 5 (A.P.) — Le: • .j,.\t; ’ i , .d assister ce matin a la million du h-Z fÆ?MWie'4ail "s a déclaré ronst.i, Ancrai du Barreau.Ce ^ l a g°uvcrnc'i soir il prendra part au banquet qm 11 °.' ’.'.TV,'"' a b'ie la ni bas- j sPra offpj-t >| Cléophas Bastien, sado d Allemagne a participe a les-.par l’Union libérale Papineau, à pion nage en Argentine.Le juge j’occasion de sa nomination com-Jantus a entendu a buis clos la | nie ministre delà colonisation.Le premier Catalina canadien prend son vol Le premier avion Catalina fabriqué aux usines des Canadian Vickers, a reçu hier midi le nom de Princesse Alice, nom de la femme | du vice-roi du Canada, avant de monter dans les airs et de montrer que les ouvriers de Montréal l’ont construit avec soin.La femme du maréchal de l'air, lady Bowhill, a été la marraine du nouvel amphibie propre à la patrouille des côtes, à la recherche des sous-marins ennemis.et au convoyage des navires.M.Ralph P.Bell, directeur de la production aéronautique au ministère des munitions, et M.Edouard Labelle, président de la Vickers, ont porté la parole.Ils ont expri-mé leur confiance nue ce genre d’avions fabriqués au Canada rendra de grands services et félicité les ouvriers qui l'ont construit.Réunion des ministres de l'agriculture Le voleur lui retourne ses médailles ' Le soldat Frederick Smith, 5464, 12c avenue, Rosemont, membre actuel du régiment Black Watch, et vétéran de la première grande guerre, a informé Ja police qu’un cambrioleur qui avait pénétré dans son domicile, le 25 novembre dernier, y faisant main basse sur des bijoux d'une valeur de $180, y collides bagues, une montre avec chaînes ainsi que des décorations militaires, lui a restitué par courrier, hier, deux médailles de service ainsi que la Médaille mililaire qu'il avait méritées lors de Ja bataille de la Somme.preuve contre tés.fournie par les Etats-Unis 38 suspects récemment arrê- Le rapport Beveridge M.Casgrain passera la de lundi à Montréal, aux du gouvernement.journée bureaux La L guerre drame ie personnel de McGill ce-chancelier Québec, 5 (D.N.C.) — lino réu-i nion de tous les ministres de Tagri-I culture des diverses provinces duj Canada aura lieu à Ottawa mercrc-' di prochain.M.Adélard Godboiit, ministre de l’Agriculture de la pro-; vince de Québec, participera à celte: conférence.Le but de ccttc réunion est d’étu-j dier avec le fédéral ce dont l'effort! de guerre a le plus besoin dans le( domaine agricole et d’orienter laj production en conséquence.Il est entendu que le programme j de production agricole qui sera éla-; boré sera exécuté en coopération ' avec les Etats-Unis.Les deux pays' établiront leurs besoins et tenteront i Jjans "Agrandissements" Nominations importantes attendues à Washington Le secrétaire d'Etat a l'agricultur* contrôlera l'alimentation et le président de la Commission du capital humairf exercera son contrôle sur tous les problèmes du capital humain Washington, 5 (A.P.).— On s’at-tend que le secrétaire d’Etat de l'agriculture aux Etats-Unis, M.Claude Wickard, et le chef des ressources du capital humain en temps de guerre.M.Paul-V.McNutt, recevront, aujourd’hui, deux des tâches les plus dures aux Etats-Unis: celles du contrôle complet de toute l’alimentation en temps de guerre et du contrôle de tous les problèmes du capital humain allant du rationnement au recrutement.Afin de mettre un terme à l’extension contagieuse de toute une série de difficultés d’ordre interne, le président, rapporte-t-on, est prêt a signer les décrets nommant M.Wickard administrateur de l’alimentation et transférant le contrôle du service sélectif cl du service fédéral de l’emploiement à la commission du capital humain en temps de guerre, dirigée par M.McNult.On lient, de source qui touche de près à l’administration, que les décrets sont sur le bureau de M.Roosevelt et qu’ils n'attendent plus (pie la signature du président.La coupe du bois Les compagnies forestières se son! engagées à couper 504,448,280 pieds cubes de bois Québec, 5 (D.N.C.) — Les compagnies d’exploitation forestières sc sont engagées à date à couper o04,448,280 pieds cubes de bois, a-t-on appris hier, au ministère des Terres et forêts.Ce chiffre comprend le bois de sciage et ie bois de pulpe.L'an dernier, les mêmes compagnies avaient été autorisées à couper 454,140,075 pieds cubes, au premier décembre.A la même date, en 1940, les chiffres étaient de 428,849,850 pieds cubes.Comme on peut je constater, c'est une augmentation considérable dans le volume du bois à couper.Le grand problème qui se pose à l'heure acluelle est celui de la main-d’œuvre.On note cependant (pie depuis quelques semaines, un plus grand nombre de jeunes gens de la campagne se dirigent vers les chantiers.Cette année, les compagnies onl été invitées à couper plus de bois de sciage que d’habitude, pour rér pondre aux exigences des contrats de guerre.On utilise beaucoup da bois dans les avionneries et sur les divers chantiers de construction.Il en faut encore une quantité con-! sidérable pour faire face au pro-j blême du logement.Dans le passé, les coupes de bois de sciage représentaient environ 15 pour cent du total.C’était surtout l'industrie de la pulpe qui était active.Cette année, on prévoit que le bois de sciage représentera 20 à 25 pour cent des coupes.Le juge Cloutier a condamné For-tunat Brodeur, 42 ans, de Saint-Hyacinthe, coupable d’escroquerie, I à trois ans et trois mois (ie prison, | soit 26 peines consécutives d’un • mois et quinze jours de prison, j Brodeur prenait des contrats pour “agrandissements de portraits” chez de braves gens de la campagne.de s'organiser nour faire face exigences de la situation.Comme la réunion pourrait durer] plus d’une journée, la prochaine séance du Conseil des ministres été fixée à vendredi prochain.Le moire de Sydney accusé Sydney, 5 (C.P.) Le maire de Sydney, M.D.-.I.McLean, et deux autres individus ont été arrêtés et accuses de fraude et conspiration des ventes d’auto.Sept accusations ont été portées contre le maire, et on a fixé son cautionnement à $20,000.M.Beaudoin acquitté Prison des femmes encombrée Les meuniers de Chicago dans l'embarras Paul-Maurice Beaudoin.28 ans, rue Saint-Urbain, accusé de tentative de vol, a été acquitté hier par J le juge Cloutier.Acquitté Chicago, 5 (A.P.) — Les men- I niers de !a région de Chicago son! j aux abois.Les autorités viennent d’étendre le plafond des prix la farine en vigueur depuis le 3 oe et Londres, 5 (C.P.) — l.c parti libéral national a exprimé hier son approbation du projet de séeurilé sociale de sir William Beveridge et déclaré qu’il espère que tous lesi partis établiront sur un fondement durable le principe de la protection contre le besoin.Séance du conseil des ministres c principn de l’Université McGill, M.Cyril James, expose dans le rapport an-jnucl de celle institution que la ¦ guerre a drainé un nombre consi-| déraille de membres du corps cn-jscignanl et administratif.I A la Faculté de médecine, le doe Québec, 5.Le conseil des mi-|,(’ur Bakins, récemment nommé j nislres a tenu hier après-midi sa isn,.,?:(l,rec«eur général des services 3e séance consécutive dans une se- juiedicaux de guerre, est le 90c ! inainc.Rencontré par notre repré- : membre du personne! de ccttc sentant, le premier ministre a dé- La culte a passer au service du gou- Gérard Ouimet, 3556, rue Hoche-! laga, accusé d’avoir volé des cais-dc ]scs beqrrc, valeur de $766, à .j Saint-Côme.comté de .loilette, a été tobre et cela les met dans une si- j acquitté hier, par le juge Areham-tuation embarrassante.Ils se plai- j gnent qu’ils ne pourront plus con- tinuer leurs affaires parce que la marge de profit est insuffisante.Ou s’attend que les autorités apporteront un adoucissement à la situa-j lion la semaine prochaine.La levée des» ordures ménagères baull.Accident mortel Wilfrid Desrosiers, 48 ans, 2150, rue Bordeaux, est décédé hier après-midi, à l’iiônital Notre-Dame, à la suite des blessures reçues, le 23 octobre dernier dans un accident de la rue.Avez-vous besoin de bons Adressez-vous au Service livres* de Li- brairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.clnré que la riale de la prochaine session n'avait lias encore été fixée Un grand nombre d’arrêtés minis- ncl tériels ont été passés, mais la jilu-parl si rapportent à des questions d’adniin'stration générale.Les mi nislres se sont occupés tout part:-rulièrement de préparer Je travail de la session.vcrnennent Dans une Faculté, sur un person-de 57 personnes, il n'y en a que quatre qui n'ont pas passé aux services de guerre.A date, 2,707 membres do la famille universitaire McGill font du service, et 70 ont déjà sacrifié leur vie.M.H.-A.Gibeau.directeur du j service municipal, des travaux pu-i blics, annonce que le mardi 8 dé-• ccmbre, fête de l’Iinmariilce-Con-i eeption, les employés du service de j l’incinération ne feront pas la 1c-! vée dos ordures ménagères.A tous les endroits où Ton dépose les déchets le mardi dans les ruelles ou sur les rues, on est prié d’attendre au vendredi suivant pour le faire.La crème glacée aux Etats-Unis Québec, 5 (D.N.C.).—- M.Léoit Casgrain, procureur général, a visité ccs jours derniers la prison des hommes, sur le parc des Champs d« Bataille et la prison des femmes, au Bois Gomin.Le ministre a voulu se rendre compte par lui-même des conditions qui existent à ces deu* endroits.Rencontré par notre représentant, le ministre n’a pas donné de détails sur cette tournée d’inspection.Si l'on en croit les rumeurs, aucune des deux prisons ne répondrait aux exigences de la situation actuelle.Par suite de circonstances spéciales, la prison des femmes se trouverait encombrée.On aurait même éludié le projet de rétablir l’ancienne section des femmes à la prison des hommes.M.Casgrain n'a pas voulu commenter ces rumeurs.De retour à Londres Londres, 5 (C.P.) — M.Oliver Lyttelton, ministre de la Production, et M.William Harriman, représentant des Etats-Unis sur 1* programme de défense en Angleterre, sont arrivés à Londres, hier, venant rie Washington.Washington 5, (A.P.) — Le gouvernement des Etats-Unis a ordonné hier une réduction d'environ vingt pour rent en décembre et en janvier dans la production de la crème glacée.Marguerite Bourgeoys par Dom Albert Jamet, O.S.B.2 forts volumes — plus de 800 pages, plusieurs hors-texte.Au comptoir $5.00, par la poste $5.25.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" \ % LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 5 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 284 Une nouvelle troupe de théâtre à Montréal Difficultés du théâtre professionnel — Pierre Dagenais fonde T'Equipe" — Premier spectacle à la mi-janvier — Répertoire affranchi des entraves traditionnel'es Nos concitoyens aiment-ils le théâtre?C’est une question â poser.Depuis une quinzaine d’années, chacun s'en va répétant que ic théâtre est mort, qu'il n’a plus aucune chance de jamais connaître à Montréal une vie féconde.11 sera:! la victime d'une formule nouvelle, le cinéma, plus facilement accessi-j ner hle à ta foule et plus dégagée de j fois.acteur d'un talent remarquable.Il a fait ses débuts dans cette exquise comédie moderne de Puget, Le: jours heureux.Depuis une coupic d'années, il a connu une popularité étourdissante.Succès nombreux à la scène et à la radio.Une ascension aussi verticale eût pu lui toui-a tête.Il n’en est rien loutt-Passionnément épris de son toutes les servitudes de la repr-»- art et désireux d’y consacrer .e xentation dramatique.meilleur de lui-même, il a réuni des camarades qui partagent son Cette opinion est-elle fondée?enthousiasme et son idéal artistique Oui et non.11 est évident que ie Pt il fonde résolument l’Equipe.public superficiel et peu instruit1 préférera le clinquant et le luxe du film qu’aucune entreprise théâtrale ne peut même songer à imiter.11 reste néanmoins qu’un petit noyau de fidèles demeurera toujours plus sensible au théâtre traditionnel, à cette communion qui s’établit des lieux côtés de la rampe, entre le i que comédien et les spectateurs.Le problème est donc double.Le théâtre est viable, à condition qu il s’adresse à cette élite et qu’il ne se mette pas en frais de réunir des milliers de personnes chaque semaine dans une salle de deux mille sièges.Empruntons un exemple pertinent à la musique.Croit-on que les mélomanes de Montréal soient assez nombreux pour que les Con certs Symphoniques fassent enten Vers quel but ?Je lui laisse la parole: “Nous entreprenons une oeuvre de prolongement, d'approfondissement, de création.Nous voulons tenter de créer une scène proprement poé'.i-c’est-à-dire dramatique à l’état pur, autant que c’est possible, bien entendu.Nous voulons aussi et tout aillant ajouter à ce qui existe au point de vue formation du comédien.“L’Equipe 'Atut fournir aux jeunes comédiens de talent la possibilité de travailler aussi longtemps qu’il le faut sur un spectacle non seulement pour le bénéfice des spectateurs mais pour le leur aussi.’Equipe est une troupe de jeunes.dre au Saint-Denis, sept soirées et | De jeunes qui veulent collaborer deux matinées par semaine, le | sans rivalité.Et qui veulent tra-mème concert0 II v alitait des j vailler, sachant qu'une oeuvre chances que ces musiciens jouent j d’art ne s’improvise pas.Ainsi notre devant des fauteuils vides, après premier spectacle sera présente au le deuxième ou le troisième concert.I.a situation est la même pour.le théâtre qui est devenu le diver-1 ment depuis Monument National à la mi-janvier et nous répétons régulière- quelque temps déjà.ïa mise en tissement d’une minorité, le cine- Les rôles sont appris; un lui avant enlevé sa clientèle ; scène est avancée et nous en sommes déjà à la mise au point.populaire.On a eu un exemple récent de cette vérité d’expérience.La compagnie France-Film a entrepris de monter eet automne une saison de comédie française.Elle a fait venir d’excellents artistes fiança.s, comme Francen, Vera Korène, Charles Dechamps, Marcel Chabrier, etc.qui se sont joints à nos meilleurs acteurs locaux.Le choix des pie- l'héâtre poétique, qu’est-ce à dire?M.Dagenais précise sa position à cet égard: “Théâtre poétique, théâtre gratuit, art dramatique à l’état pur.Entendons-nous.Une lionne manière de définir une chose, c’est par l’effet qu’elle produit.Quand on a dit du feu qu’il brûle, on sait ce qu’est le feu.La poésie aussi était fort discutable, mais en- j est un feu et ce feu doit brûler, fn, il correspondait au désir coin- Xous croyons que le théâtre poéti-ne'rcial légitime d’attirer le plus j ([Ue, comme la danse poétique.,1e monde possible dans la trop comrne ]a musique poétique, doit vaste nef du Saint-Denis.Le résul-j engendrer chez les spectateurs un tat n'a pas été satisfaisant.La certain état d’exaltation, une cer- f me i tat n'a p.- L , troupe a joué trop souvent devaiii des tiers et des quarts de salle.La conclusion s'impose.Le theatre ne peut vivre aujourd’hui que s’il limite ses ambitions à atteindre un public de choix, mais restreint.C’est dire qu'il exige des directeurs et des interprètes de a conviction, de la ferveur et du desintéressement.Le théâtre exclusivement commercial a peu de chances de vivre de façon convenable Seules des troupes scmi-profession-no;les, limitant les frais à la portion congrue, parviendront a monter des spectacles susceptibles de séduire un groupe d amateurs invétérés de l’art dramatique.Une nouvelle troupe Long préambule pour annoncer qu'il se fonde présentement une nouvelle troupe de jeunes animés du feu sacré et résolus à travaillci clans -la qualité.Ce n’est pas que toute compagnie nouvelle porte en elle les promesses de la vie éternelle.Après quelques éclairs el quelques espoirs, le JL E.7.français a terminé piteusement sa carrière.Comæclia et le Tréteau n ont monté chacun qu’un seul spectacle Ce n’est pas une raison pour ne Pas ! vacances d'Apollon, de Jean Performer des voeux pour l'Equipe.thet.Un caprice, de Musset, Le Ce nom est tout un programme.Memps est un sonne, de^ H.-IL Le-Quelques jeunes acteurs, dont ce:'- norman il.et même peut-être l’inou-tains ont déjà eu l’occasion de bliable Thessa, de Giraudoux.Ce faire apprécier leurs dons, se rè.i sont là de hautes ambitions.Bien nissent dans l’intention avouée eh 1 ne nous empêche de croire qu’elles s’affranchir de toutes les misères | s’accompliront.des exigences mercantiles et de ; Les artistes comprendront des fournir^aux amateurs de théâtre I jeunes déjà connus et d’autres qu’il des spectacles frais, montés avo< 1 nous re-ste à apprécier.Nous ver-]e souci de la perfection et l’am j rons avec plaisir Huguette Oligny, bition d’atteinelre à la beauté ! qui a participé celle saison au suc-N est-ce pas magnifique?| cès de quelques pièces à l’.trcnefe.Pierre Dagenais est un tout jeune Muriel Guilbault, dont une couple d’apparitions l’an dernier avec la Gomédie de Montréal ont laisse un bon souvenir, Yvette lîrind’amour, Gisèle Schmidt, Micheline Loranger et Nini Durand, qui revient à la scène après une assez longue absence et qui possède des dons remarquables.Côté masculin, la vedette sera naturellement Pierre Dagenais, entouré de René Chaput, Jean-Marc Audet, Jean-Pierre Masson.Roland Damours, Bruno Paradis, Roland Chcnail.D’autres noms, qu’il n’est pas permis de révéler pour l’instant, apporteront leur collaboration à ce noyau initial.Nous voulons travailler, me confie Pierre Dagenais en me quittant.Les répétitions vont bon train, le spectacle sera très au point.Et surtout, ne l’oubliez pas, il n’y aura pas de souffleur à l'Equipe.En atten-le lever du rideau, il ne reste qu’à souhaiter bonne chance aux jeunes et courageux comédiens.L’avenir leur sourit.Roger DUHAMEL Au Conservatoire national de musique Voici la liste des grades et diplômes universitaires accordés aux élèves du Conservatoire national de musique pour l’année 1941-42.Le Conservatoire, dirigé par M.Eugène Lapierre est rattaché à l’Université de Montréal: Grades universitaires Licenciée en musique avec grande distinction: Thérèse Demers, (au titre orgue).Bacheliers en musique avec grande distinction: Caron-Legris, Mme A., (au titre composition; Frère Sul-pice, S.U., (an titre harmonie).Baccalauréat, 1er examen, avec grande distinction: Eva Criger (au titre composition.Diplômes universitaires Cours brevet d’enseignement:’diplômes avec grande distinction: Soeur Albert du Sauveur, M.de la Providence, orgue et grégorien; Yvette Jetté, Denyse Picard et Muriel Worrell, piano; diplôme avec distinction; Brenda Stevenson, piano.Cours lauréat, diplômes avec très grande distinction: Réjane Dansereau, piano; Marie-Ange Deslandes, orgue et grégorien; Fernande Implante (orgue et grégorien); Soeur Saint-Pierre de la Croix.Présentation de Marie, orgue et grégorien.Diplômes avec grande distinction: Angèle Ringuette, piano; Marguerite M.Tètreault, orgue; Marie-Antoinette Mercier-Harel, Soeur Sainte-Marthe, F.C.S.C.J., Gabrielle Marini, Blanche-Marie Bienvenue, Béatrice Sainte-Marie et Blanche Charlebois-Joly, piano.Diplôme avec succès: Colombe Desrochers, piano.L’noraire îles spectacles ST-UEM S "tes Deux Gotisses" Z h.05.5 h 45, 9 h 25."Les Gangsters du Château D'If" I h., 4 h.40, 8 h 20.LOEWS "The Major and the Miner” II h.15.1 h.5: 4 h.30.7 h.10.9 h.55.CAPITOL "Flying Fortresses" 10 h.12 h.55.3 h.55.6 h.50.9 h 45.PALACE “The Forest Rangers” 11 h.30.2 h 03.4 h.43, 7 h.20.9 h.55.PRINCESS "Girl Trouble'’ 10 h.15.1 h.15.4 h.10.7 h.10.10 h.05.‘•Manilla Calling'’ 11 h.40.2 h 35.5 h.35.8 h.30 c?4 la âcène, au conceit et à l’èclan Au Loew s The Pied Piper’’, tel est le film qui prend l’affiche aujourd’hui au cinéma Loew’s.Ce film est une adaptation de la nouvelle à succès de Nevil Shute.Les vedettes sont Monte Woolley, Anne Baxter, Roddy McDowell.Ce film est un digne successeur de ‘ The Ivanders”, “This above all”, el autres grands succès.Cette bande décrit en quelque sorte l’immense lutte civile qui se livre contre le nazisme dans l’Europe conquise.C’est un film de grande actualité qui plaira à tous par sa vigueur, la vie intense que l’auteur y a semée et par les principes qu’il défend.Plus particulièrement, “The Pied Pilier” décrit les effets de la guerre totale sur un Anglais d’âge moyen, sur un groupe de six jeunes enfants et sur des Français combattants réfugiés dans les îles britanniques.Plusieurs films d’actualité terminent le programme.Au Princess laine émotion qui ne soit ni pure ment sentimentale, ni purement eé rébrale, ni purement d'imagination, qui ne soit pas seulement suscitée par l'intérêt de curiosité, l’intérêt psychologique et l’intérêt passionnel ensemble, mais qui empoigne l'âme même de l'homme dans sa pleine faculté esthétique.Le théâtre qui produit cet effet, c’est le théâtre poétique, c’est le théâtre gratuit, c’est l’art dramatique pur”.Le répertoire et les artistes L’Equipe donnera donc son pre- ; • mnotir, nés i avamuBe ucurcuuic ™.ne,»;, u,.j rmer spectacle au Monument nauo- KérlUls dans une conference au bénéfice i n il n ln mi-ianvier Ce sera une re- de l'Assistance aux oeuvres françaises de , nul a Id mi jauviti.y.v siwt une ^ mardi, le 3 décembre, hôtel Wind- pnse de cette piece juvenile et plei- cor & prix réduits aux bureaux de ne de charme qu’est Altitude 3200,.de Julien Luchaire, que les cinéphiles ont pu voir à l’écran avec l’étonnant Jean-Louis Barrault, sauf erreur.M.Dagenais me prévient que “cette pièce n’appartient pas tout à fait au répertoire que nous avons en vue.Elle fait en quelque sorte le pont entre le théâtre dit bourgeois et réaliste et le théâtre poétique.” Ce groupement a l'intention de monter au cours de la saison Les "Les Amis de l'Art' La jeun'ïsfie étudiante sera heureuse d'assister au concert du Trio lyrique, lundi, le 7 décembre, au Plateau, sous les auspices de la Société artistique de 1 Université de Montréal.Le 10 décembre, en soirée, ils pourront entendre l'opéra comique canadien, Le Père des Amours, de M.Eugène Lapierre.L'Art chrétien 'es invite à la première d’une série de confé-y rences, commençant dimanche, 6 décem-bre.Les Amis de l'art offrent à leurs jeunes l'avantage d’entendre M.Henrl.de l'Association, 1097 rue Berri.Ecole Normale de Musique, Institut Pédagogique, C.N.D.Feux qui ont frémi d'enthousiasme devant les films précédents ra contant les grandes chasses aux fauves du célèbre Frank Buck, qui ramène vivants ses animaux, verront avec plaisir “Jacare” au cinéma Princess dès aujourd’hui.C’est la glorification même de la grande nature sauvage du Brésil.C'est la jungle avec tous ses dangers, ses cruautés, son ardent soleil.C’est tout cela que la lentille de la camera a enregistré avec une fidélité et une audace qui fait souvent battre le coeur.Lis héros de l’aventure dans la jungle brésilienne sont Dannaldson et Re-jinsky.Le second film au programme sera “Hay Foot” avec William Tracey.James Gleason et Elyse Knox.C’est une comiédie vraiment reposante et qui fait un excellent contraste avec le beau documentaire qu’est “Jacare”.Des bobines d’actualité complètent cet excellent programme.Au Saint-Denis Cercle d'étude musical — Prochain concert le 19 décembre Catteâ de bon g,out.Cost avec le plus vif plaisir que le public apprend la venue, demain, samedi, au Saint-Denis, du film “Les Deux, Gosses”.Sujet très populaire, i! jouit auprès du public de la même faveur que “Les Deux Orphelines” auquel il ressemble par plusieurs points.Jacques Tavoli el Serge Grave incarnent les rôles de Fanfan et de Ciaudinet.Le reste de la distribution a pour chefs Maurice Escande, Germaine Rouer, Lurville, Dorville, et autres artistes qui font de ce 1 film, non plus un gros mélodrame mais une pièce émouvante, un film qui attirera toutes les foules.Très bien montée, celte production contient des scènes sensationnelles qui tiendront le .spectateur en émoi jusqu’au dénouement qui, à lui seul, vaut le spectacle.I.e second film est “Les Gangsters du château dTf”, mettant en vedette Alibert, le c'hanteur marseillais, Pierre Larquey et la jolie chanteuse Germaine Roger.La musique MM.Brewer et Eggerton à la Société Casavant La Société Casavant, qui offre périodiquement des concerts d’orgue très goûtés, a voulu rattacher 1 une de ses manifestations artisti-tpies à la célébration du II le Centenaire de la fondation de Montréal.I.e récital conjoint de MM.George Brewer, organiste de Church of the Messiah, et Arthur Egerton, organis-1 te du temple Trinitq Memorial, donnait, jeudi soir, un aperçu général de lu musique française et anglaise de l'orgue, de Champlain et Jacques 1er à nos jours.Bien que forcément incomplète, cette vue à vol d’oiseau d’une époque brillante pour les arts n’en recèle pas moins un grand intérêt historique et documentaire.M.Brewer donne des concerts à Montréal depuis 1912.On connaît sa ferveur pour les oeuvres anciennes du répertoire de l’orgue.Il a amassé à leur sujet une documentation considérable dont il ne cesse de livrer le contenu dans ses concerts-conférences.Chargé de la partie française du programme, M.Brewer a fait entendre des pièces de Titelouze, de liaison, de Du Mage, de Clérambault, de Marchand, de Dandrieu, et, à hr fin, deux Koels délicieux de Nicolas Le Bègue.On peut ne pas prendre un plaisir extrême à l’audition d’oeuvres comme celles-là qui semblent parfois ou trop sévères, ou trop naïves.Mais lorsqu'un organiste nous les livre, comme le fait M.Brewer, en tenant compte des préjugés de notre façon moderne de sentir, on comprend que les primitifs ne s’éloignent pas de nous, autant qu’on le croit.On arrive à les apprécier et à saisir les liens qui les unissent à notre temps.Quelques-uns peut-être, dont je suis, regretteront un moment de n’avoir pas entendu le récitai de M.Brewer sur le magnifique instrument dont il dispose, à la Church of the Messiah.Confiée à M.Egerton, la seconde partie du programme comportait des oeuvres anglaises.Cinq d'en-Ire elles appartiennent à la littérature anglaise de l'orgue, pour la période qui va de Gibbons, né en 1583, jusqu’à Thomas Adams, mort en 1858.Cela nous ramène brusquement au siècle où nous vivons.Deux contemporains réclament l'héritage de la filiation: Waller Alcock, dé la cathédrale de Salisbury.Angleterre, et M.Alfred Whitehead, docteur en musique, organiste montréalais de la cathédrale anglicane Christ Church.La virtuosité de M.Egerton trouvait un vaste champ d’exploitation, dans deux mouvements du Concerto en sol mineur de Haendel, des Improvisations de Locke et de Hoycc.L’intérêt de cette partie du programme semble s’être concentré sur la Passacaille de M.Whitehead et celle de Walter Alcock, deux pièces qui, par leur facture et leur inspiration, procèdent en droite ligne des meilleures traditions de la musique allemande du XVIIIc siècle, introduite par Haendel en Angleterre, vers la même époque.Ferrier CHARTIER Dès lundi au théâtre Arcade Fibber McGee et Molly.On ne raconte pas un film semblable, car il est fait d’une suite d'aventures plus enlevantes et plus drôles les unes que les autres.Il faut le voir pour l’apprécier et revenir du cinéma l'esprit égayé, les idées changées.Le second film au programme sera “Highway by Night”, avec Richard Carlson.Jane Randolph.C’est un film qui se passe dans le monde interlope auquel se mêlent des gens de bonne réputation.Le contraste ainsi établi a magnifiquement servi l’auteur du scénario.On se plaira donc au cinéma Capitol la semaine prochaine, car les deux films à l'affiche constituent un programme, qui, augmenté de plusieurs films courts, est des plus attrayants.A l'impérial Tout en étant du meilleur coût, les cartes de visite gravées 3 notre atelier ne coûtent pas plus cher q,e les autres.Prix courant et spécimens sur demande.Planche sur cuivre CCpUlS .25 rJ EUGÈNE PERRON L.r.G A B O U R Y, B.A.SC.1.C.ÇL O q> n ri *» r* > n gravée jr Brr S1 .50 s taxe 4 ou 2'5 selon le cas.La main-d’oeuvre étant réduite, prière de commander sans relard.éani)xus sauvé que son hôpital, mais même la colonie; aussi ses biographes In présentenl-ih comme la co-fondalrice de Montréal.Et dire que ces femmes, qui ne parlaient jamais de leurs nerfs, passaient leur temps à soigner d’affreuses, d’atroces blessures des soldats et des cotons toujours aux prises avec les Iroquois.Dans un très gracieux lever de rideau en vers, Heine Malonin nous présente Jeanne Mance et scs compagnons au Fort de VilleMarie, quelques heures après une attaque, à cette époque où la fondatrice de TUôtel-Uieu sacrifie l’argent destiné à son.hôpital pour lever une recrue que Maisonneuve ira chercher en France.Jean Cieot est un malheureux scalpé qui ne cesse de remercier Tin-firmière qui Ta soigné, mais Jeanne répond: Ami, ce n’est pas moi qu’il vous faut remercier.Je panse.Dieu guérit.Vous devez le comprendre, l'n pansement, ce n’est qu'un geste un peu plus tendre, La prière des doigts, un silence anormal, Un baiser pur posé sur les lèvres du mal.Jean Cicot Un effet, ce n’est rien! Un envol de mystère, Bien que le paradis descendu sur la terre! Bien que l’humain qui monte à la hauteur des cieux! Ce n’est qu'un peu de vie au bord d’un mot pieux.Qu’un parfum matinal, qu’une haleine de gloire! Des riens qui font bénir et des riens qui font croire! * Jeanne Mance Croire en Dieu! Dans notre oeuvre et dans son avenir! Croire que tout est vrai, que rien ne doit finir.Oui, croire, monsieur Jean, que nos mains bien modestes, Font des noeuds définis, d’indissolubles gestes, Qui font de Montréal le pays le plus beau! Père Viniont Oui, fixer l'idéal en soi, comme un drapeau! Avoir devant les yeux celle beauté mouvante: La Patrie, en lambeaux peut-être, mais vivante! Mademoiselle Mance, ah! vous avez raison.Que seraient tous nos jours sans cette vision?Oui, les mains modestes, les mains de femmes, les mains des mamans, les mains d’infirmières, les mains travailleuses, les mains guérisseuses, les mains gardiennes ont fait des noeuds définis, les coeurs ont posé d’indissolubles gestes et Ville-Marie s’est organiser, s'est défendue et s’est prolongée jusqu'à devenir métropole, et son Troisième Centenaire s’éteint graduellement dans la saison des neiges qui reprennent tout le pays.Si les figures de ce temps lointain, retournant aux brumes du passé et à t’ombre des archives et des bibliothèques, s’effacent quelque peu de notre mémoire, gardons au moins, très vivaces et pour les mettre en pratique, les souvenirs et les exemples de leur ardeur, de leur courage, de leur persévérance, il n’est pus d'époque ni de génération qui sauraient s’en passer impunément.Gardons le souvenir des indissolubles gestes pour nous en inspirer, 5-XH-42 Germaine BERNIER Assemblée des dames putronnesses de Notre-Dame Le comité executif de l'association des daœe.< patronness’ i d: l'hôpital Notre-Dame tenait son assemblée mensuelle, mercredi apres-mldl, a la maison des gardes-malades Un compte rendu de la partie de cartes du C novembre a été hi par la ! présidente, lady Forget.Los résultats de cette manifestation de • charité sont des plus satisfaisants et les I organlsaficcs remercient vivement toutes I les personnes qui ont contribué à eu assurer le succès.Les dames patronnesses commenceront , d'ici quelques Jours des préparatifs pour la fête - Noël.Tous les membres de l'association sont Invites à participer à cette organisation.Les personnes q il peuvent disposer de quelques heures seront les bienvenues et sont priées de communiquer avec la présidente lady Forget dont le no de téléphone est WI.WOO Soupez-vous ou Windsor, lundi ?Pourquoi ?Force que vous ferez en même temps preuve de générosité.Une vente de charité aura lieu sous la présidence de Mme Alfred Thibaudcou au profit de l'Oeuvre des Pet'tes Soeurs de l'Assomption, servantes des pauvres à domicile.Cette vente aura lieu, en effet, lundi, le 7 décembre, ou solon rose de l'hôtel Windsor, de 2 h.à 10 h.du soir.Un thé et un souper froid seront servis pour vous mesdames et pour vous messieurs.Entrée de la salle, rue Cypress.Sympathie de l'exécutif national de la Ligue catholique féminine du Canada A une réunion spéciale de l'exé-J cutif national de la Ligue Catholique féminine, tenue, le 1er décembre sous la présidence con jointe de Mlles Georgina Lefebvre et Jeanne Talbot, il a été proposé par Mme Jules Hamel, appuyé par Mme Lucien Pettigrew et approuvé à l'una ni mité : Que de vives sympathies soient j exprimées à»l.Jean Dumont et à sa famille, si cruellement éprouvés par la mort de Mlle Bernadette Dumont, une si précieuse collaboratrice de la Ligue et une très chère compagne de ses dirigeantes et ! dont le départ inattendu creuse un j vide profond dans les rangs des ouvrières d’action catholique.! Qu’une grand'messe soit offerte | pour le repos de son âme et que copie de ces résolutions soit adressée à sa famille et aux journaux.Pierrette LeMAY, secrétaire nationale.Visitez.Le Principal Salon Corsets n et Brassières DU NORD DE MONTREAL MARQUES LES PLUS REPUTEES AJUSTE MENT GRATUIT Corset médical “CAMP” Mme J.A.Bouré F.xperte r or sel 1ère diplômée 7153 ST-DENIS TA.2717 Angle Jean-Talon Montréal TES HEM ' Y A IJ!CMS Frédéric Chopin f.'csl la vu de Frédéric Chopin, racontée aux enfants par André Maurois, mais tous ceux qui aiment la musique et goûtent eu particulier l’oeuvre de Chopin parcoure-ronf ave • un délicat plaisir ce bel album illustre par Fverett Shinn avec infiniment de goût.Ceux qui ont encore frais à la mémoire le souvenir de leurs années d’études musicales où l’aile du rêve soutenait harmonieusement leur ardeur au trav.rl, vont peut-être retrouver aux pages de cet album d’un romantisme authentique et charmant, un beau reflet de leur jeunesse ardente et rêveuse.Les illustrations en tendres couleurs qui ont la douceur chaude des pas'els sont ravissantes, mais les vignettes en demi-tons d’un gris velouté en tête et à la fin des chapitres sont tout simplement dé'i-cieuses.C'est un cadeau de choix pour tous les enfants mais spécialement pour ceux qui font des études mu-sicales.C'est aussi un album à offrir.nnr exempte, aux enfants de vos bûtes de l’été dernier ou de vus amis qui vous comblent d'amabiP-tés, n la pclite pensionnaire, an icune collégien qui y goûteront une leçon de beauté.G.B.Frédéric Chopin, par André Maurois, album do 120 nages, grand lorniar, sur papier fort, pour enfants de 5 à 14 ans.Au comptoir.81.par la poste 81.10.Service de librairie du Devoir.Avez-vous besoin de bons livres 7 Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame lest), Montréal.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est la SEUL MOYEN de ne jamais le man-^ quer — 3 sous le numéro.Téléphonez «u service du tirage l BEIair 3361v : il vous donnera l’adresse i d’un dépositaire de votre voisinage.%, - * • '''¦M MONTRES 1658, MONT-ROYAL EST DIAMANTS — BAGUES AM.2618 Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.Conférence par Mgr Vincent de Moor Lundi soil', le 7 décembre, à 8 h.15, Mgr Vincent de Moor, chevalier de la Légio i d'honneur, professeur de mlsslonologie à l'Institut catholique de Paris, donnera une conférence chez les Franciscaines mis-! slonnalres de Marie, 120 est.rue Laurier.' Les dames patronnessc-s et les membres du Cercle missionnaire liturgique, les dames et demolsell® de la récollection et des retraites fermées, ainsi que toutes les dévouées amies des missions, sont cordialement Invitées à assister à cette conférence.A la Congrégation do Notre-Dame, maison-mère Mardi, 8 décembre, à 3 h.30.à l’ocça-slon de la fête de l lmmaculée-Conceptlon de la Sainte Vierge, fête patronale de a Société des Enfants de Marie, 11 y aura cérémonie religieuse L'Instruction sera donnée par M.Clément Morin, P.S,S,, professeur au Grand séminaire de Montréal.Elle sera suivie de la bénédiction solennelle du St-Sacro ment.Invitation cordiale fl, tous les membres de la Société des Enfants de Marie et à leurs amies.Service de préparation au mariage Les responsables du Service de préparation au mariage sont, heureuses d'annoncer aux jeunes filles de l'ouest de la ville qu'elles commenceront à leur Inten tien une nouvelle série de cercles d'études et de conférences sur toutes les questions qui concernent le grand problème du mariage Lundi, le 7 décembre, à 8 h.précises, aura lieu au soubassement de l'église ih St-Henrl, la première réunion qui groupera les Jeunes filles de l'ouest.Toute.-les Jeunes fiancées sont invitées.La participation es- absolument gratuite.Au profit d'un noviciat Les dames patronnesses de l'Oeuvre dii noviciat ces Soeurs de l’Institut de Notre-Dame du Eon-Consell, Ahuntsic, organisent une tombola qui aura lieu les 11 et 12 décembre, à la salle Marguerite-Marie.10770 rue Laverdure.Récollection des Se-Croix La récollection mensuelle des Ste-Crolx aura lieu le dimanche, 6 décembre, a l’école Notre-Dame du St-Sacrement, 435 est, rue Mont-Royal, sous la direction du R.P.G.Gauthier, S.S.S.Invitation aux membres des cercles d'étude et des amicales.Partie de cartes Mercredi, le 9 décembre, à 8 h., dans la salle du Jardin de l'Enfance, 6645 rue St-Laurent, aura lieu une partie de carte, organisée par l'Amicale Ste-Anne de St-Jean de 1.Croix.Toutes les anciennes élèves sont cordialement Invitées et sont priées de considérer cette Invitation comme personnelle.Cette réunion tiendra lieu de conventum.Prochaines retraites à Notre-Dame du S.-Esprit Des retraites fermées auront lieu à la maison N.-D.du St-Esprlt aux dates suivantes: u 10 au 13 décembre, oour Jeunes filles en service, maisons privées, par le R, F, Eugène Goulet, C.S.C.; du 22 au 25 janvier, pour jeunes filles et du 25 au 28 janvier, pour dames, ces deux dernières par le R.P.Hpnr Schelpe, S.J.Prière de s'inscrire d’avance chez les Soeurs missionnaires de ITmmacuIée-Con-ceptlon, 314 ch.Ste-Catherlne, Outremont, ou CA.3592.Ecole N.-D.-du-Perpétuel Secours Les anciennes de l'école Notre-Dame du Perpétuel-Secours sont cordialement Invitees à leu- réunion d’amicale oui aura lieu dimanche, le 13 décembre, à 2 h.dans la salle de l'école.Toutes celies que l'on n'a pu rejoindre sont priées de considérer cette Invitation comme personnelle.Pour l'oeuvre de Soeur Bonneau Une soirée de charité au profl, de l’oeuvre de Soeur Bonneau.2 rue Bonneau aura lieu sous la présidence de M.Antonio Bourque, le 16 décembre, à 8 h.A la chapelle St-Clulstophe, 427 est.rue de.-Commissaires Pour renseignements.HA.3906.Partie de cartes Lundi, le 7 décembre, à 2 h., sous la présidence de Mme R.de Tilly, nu no 4312 rue Papineau, aura lieu la partie de cartes, au profit de l'Oeuvre de la réparation à la T.S.Face Inc.Cordiale Invitation a toutes les dames.SPf ê- Il n’en coûte ppi plus cher pour avoir un manteau fait sur command?.Pourquoi ne pas faire faire le vôtre sur mesure dans un style à votre goût.•.ï-lan vos exigences ! MOUTON* de Perse Superbe en "Na p e 11 es” prêtes pour la confection .le moyen idéal de choisir et d'acheter du mouton de qualité.léger supplément pour les tailles fortes.OPOSSUM d’une qualité ressemblant parfaitement ou scone.& / '-TOlW^ cm*'' « «J # fi «i *> *¦ «e « «r fi «- «s *> «i «j «p *> *s * «J «1 ?t *> ?> « «T «i ?* * * * * « *• ?j *s I « il 4t> *> « « * ?i : 4b 4j 4b 4> 4 : *> : ?* ¦ 4b I 4b I : 4 t 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4- 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4~ 4 4 4 4 4 4'* 4 PRIX “SABORDES’’ POUR LES FETES î La mode l'aide du ses prix au pour les est au "SABORDAGE" ! ! ! Or, avec Père Noël, REID a décidé de saborder PROFIT DU PUBLIC.Prix Fêtes seulement.spéciaux MOUTON DE PERSE Riches manteaux de mouton de Perse !.Superbes styles droits ou ajustes .Pointures assorties.Qualités Supérieures DIVERS echon écureuil ü +êê* M 4 | $ T ?» » i » t # » * -i 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ?4’ 4 4- •4 ¦4 4 t 4 4 4 CH.3181 — 1473 AMHERST 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 Î 4 4 t t 4 4 4 4 4 4 4 i i 4 4 4 4 4 4 4 4 4 1 I * •* 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 i 4 4 4 4 4 4 4 Feuilleton du "Devoir" par lacquM des GACHONS RIRETTE.GAGNANTE ! 8.(Suile) Allons! allons! interrompt M.Dnmaresl, ne nous lamentons pas d’êlrc tro|) riches celte semaine.Béby, occupe-toi de 1rs ’'''.es.Je vais te rejoindre.Birette, aide ta mère û ranger les légumes.Je m’occuperai des pommes de terre.Marie, lu nous feras une bonne omelette aux fines herbes.* * * Le eonlcntemcnt ne fait pas perdre la têle ft Birette.Tout de suite après déjeuner, elle sort.— Où vns-lu?lui demande sa mère.(’.lie/ les Hridirr.Fc n’est pas tout ft fait exact.Kite ne va pas chez son amie Blan- che Bridier, ni chez Mme Bridier, cousine de sa mère: elle va chez Me Bridier, notaire.Mc Bridier est l’un îles trois Molaires de Vicq-lcs-Yignes, et le plus réputé.C’est un homme de bon conseil, et Birette veut lui demander une consultation.Me Bridier la reçoit dans un grand cabinet Empire.Depuis 1804, les titulaires de l'étude portent le même nom.Les cartons n' it pas changé et c’est l’arrière-petit-fils du premier Bridier qui règne dans ces lieux austères.Lui-même, du reste, n'affiche point cette gravité professionnelle qui tend à passer de mode.C’est un petit homme rasé, aux yeux vifs, dont les cheveux noirs, abondants et frisés, commencent à grisonner.Il parle volontiers debout et le plus souvent en marchant les bras croisses, habitude qu'il s’est imposée parce qu'on trouvait jadis qu'il gesticulait trop: “Marche, si lu ne peux faire autrement, lui avait dit son père, mais ne fais pas de moulinets avec tes bras.Tu effaroucheras les moineaux et les rlients.’’ Et, comme il a de la volonté, il s'es! croisé les bias depuis ce jour-là et il continue.— Bonjour, Birette; alors, c'est au notaire que tu veux parler et non à l'ami.Tu ne viens pas faire ton testament, je suppose?.— Presque.—- Eh là! Birette s'esl assise près de la grande table aux ferrures de cuivre.Elle n croisé ses jambes et, sous sa petite coiffure de lainage, elle montre un visage décidé.—Voici de uuoi il s'agit: M.lia bottault avait perdu son portefeuille.-AU! c’csl a Babottaull que tu as eu affaire.J'ai lu tes lignes dans le Bcvcil, ce matin, et je me deman- dais,.J’ai vu ton père, hier, il ne m'a parlé de rien.—Papa, ni maman, n’étaient au courant.—Tiens, tiens, .Mademoiselle en veut faire à sa têle.Et, alors, ce Habottault est venu réclamer son bien.Ce n'est pas un mauvais homme, ipais un peu brusque.' —Il a été très gentil.11 voulait nous donner de l’argent, je n’en ai pas voulu.—Tu as eu tort.Il pouvait très bien t’offrir quelque chose.—Il m’a proposé dix pour cent.—C’est à peu près ce qui se fait.—Moi.j'ai préféré un billet de loterie qu’il avait dans son portefeuille, avec deux autres, du reste.— Ma chérie, dans la vie d'aujourd'hui, il vaut mieux tenir que courir.Moi, j'aime mieux courir.D'ailleurs, mon parrain, vous me donnez un peu l'exemple.lorsqu'un ' vous parle, vous n’arrêtez pas.te nez, je suis obligée de faire demi-tour pour voir ce qu'il y a dans vos yeux.EL tandis qu'elle dit ces mots, i llc fait pivoter le fauteuil dans le- quel elle est assise et se hausse à la recherche du regard de Me Bridier.—Et tu crois que mes yeux contrediront mes conseils?dit le notaire en s’arrêtant brusquement en face de sa jeune visiteuse.—J'en suis sûre.Tenez, ils rient.Je vais pouvoir continuer.Voici le billet.Si je gagne un lot quelconque, il est convenu que je donnerai dix pour cent à M.Rabottault, et, de son côté, il me devra dix pour cent si son billet à lui gagne.Pour le billet qu’il a voulu absolument offrir à Béby, qui s'est trouvé là au bon moment, le coquin, on n'en a rien dit.— Et alors?—Alors, mon cher maitre, je voudrais savoir si lout cela est régulier.si je ne peux pas avoir d'ennuis avec ce billet qui m'a été donné comme cela, sans témoin.De mauvaises langues peuvent dire que j'ai gardé ce billet.Il est vrai que M.Bahottault a dit à sa femme, dc-vant moi el devant Béby, que :c n'a-\ais voulu accepter que ce billet.Béby est un trop jeune témoin, et Mme Rabottault de Terrade, en cas de contestation, n’a aucune raison de contredire son mari.Mais pourquoi, diable, veux-tu que l'on nie le geste tout naturel de M.Rabottault?—C’est parce que, en somme, il ne me l'a pas donné spontanément, i ce billet, je le lui ai demandé.Ne) pourriez-vous pas écrire simplement à ce monsieur, puisque vous le connaissez, que c'est bien convenu: je lui verserai dix pour cent du lot, quel qu’il soit, si je gagne avec le billet qu'il m’a donné.Ce n’est pas la peine de parler de l’autre billet.—Ma chère Birette.•— pardon, chère mademoiselle et cliente.— c’est tout ce qu'il y a de plus sim ] pie.Il aura ma letlre dès demain ! vendredi.Tu sais que le tirage a lieu lundi prochain?—Lundi prochain! mais c’est dans quatre jours! quel bonheur! Birette ne peut retenir le geste de se frapper les mains.—Ma pauvre Birette, ma pauvre Birette, je ne veux pas couper les ailes qui me semblent avoir poussé sur 1er.épaules, mais il y a très, très peu de gagnants dans les loi ries et les perdants sont innoi brables! —Je crois que je gagnerai.—Au fond, tu penses bien, je souhaite.—Mon parrain, mettez le bill mignon dans votre coffre-fort i puisque vous avez la T.S.F., vo saurez tout dès lundi soir; mar matin, je viendrai aux nouvelles.Birette est debout.Elle va s’i aller, elle hésite.Une idée vient surgir dans sa tête bien organisé —Je voudrais encore vous ci mander quelque chose.Si je gag un gros lot, — cinquante mi francs, cent mille francs, — est-que je puis en disposer moi-mêm Est-ce que cet argent m’appariiei à moi, qui n’ai que dix-huit ans* —Je ne crois pas.—Patatras!., Je m'en doutais.—Mais on peut tourner la dif culte.—Ah! —Si tu veux, nous en repari rons.Tu as donc des projets?(A suivre) Ce ioum&i est imprime au no 43U rue Nutre-Dam: est a Mortrêal, par l'Imprimerie Populaire (fl responsabilité limitée), MUrtco-proprlétalre.— Georgee Pellette^ directeur-gérant. 6 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 284 LES LETTRES AU CANADA FRANÇAIS CeA templeA du Aavoix Le sympathique directeur de la librairie Beauchcmin.l été le plus souvent formées de dons de quelques bienfai Courrier des lettres par Roger DUHAMEL par Daniel Halévy M.Eugène Issalys.publie dans l'Almanach annuel de cette maison une revue documentaire sur nos bibliothèques qui permet de se rendre compte de ce qui existe dans ce domaine complémentaire de l'enseignement.Si la recherche en physique et en chimie est impossible sans le laboratoire.toute étude plus ou moins poussée dans un do- teurs qui ont versé leurs livres disparates au fonds commun.Les ouvrages qu elles renferment ont souvent une vaipur en soi, mais ils ne sont pas toujours adaptés au développement intellectuel de l’élève et à ses exigences particulières.Dans certaines institutions, on n’a peut-être pas non • Trois épreuves, 0 Jalons, par Jean Schlurrberger • Combat' avec l’inconnue, par Claude Eylan Trois épreuves maine déterminé ne saurait être menée à bonne fin sans un plus compris suffisamment la nécessité d'une bibliothèque comme auxiliaire indispensable de l’enseignement.Le préjugé que la lecture est un divertissement, un agréable passe-temps, a la vie dure.Quelques professeurs, de plus en plus tares, s'imaginent que le manuel suffit à tout et que les élèves n’ont pas à s’éparpiller dans les livres; pourvu qu’ils puissent retenir la lettre du manuel, cela suffit.Non, cela ne suffit pas.Sans préconiser un enseignement exclusivement livresque et négliger la formation par le milieu et par la réalité concrète, il est nécessaire que les jeunes et les moins jeunes élargissent leurs horizons par les seuls voyages qui soient permis à la majorité d'entre nous; au royaume des livres.Un homme qui.par son métier, connaît bien les collèges et les couvents, me contait récemment sa visite dans une de nos maisons d’enseignement.La religieuse à qui il demandait de visiter la bibliothèque s'empressa d'accéder à son désir, mais dut lui avouer, après beaucoup de recherches infructueuses, qu’elle ne savait pas qui avait les clés de cette salle.Une bibliothèque fermée à clef, c’est un symbole, c’est la démonstration d’un état de choses déplorable qui, je veux le croire, demeure exceptionnel.* * * C'est dans la jeunesse que s’acquièrent les habitudes.— les bonnes et les mauvaises.C'est parce qu’elles ont compris cette vérité que quelques personnes de bonne volonté ont décidé, il y a de cela sept ans, de fonder une bibliothèque enfantine au coeur d’une paroisse ouvrière de Montrai.Les résultats ont dépassé les espérances: les enfants qui venaient d'abord en curieux ont pris le goût de la lecture, ils se sont de plus en plus intéressés aux ouvrages vers lesquels une bibliothécaire compétente les dirigeait.Au lieu de passer tous leurs congés à jouer dans la rue, ils apprécient l'avantage de s’évader une heure de temps à autre dans la quiète atmosphère d’une salle bien éclairée et de plonger avidement leur regard sur des textes adaptés à leur âge et qui forment à la fois leur intcllignece et leur coeur.Bienfaisante initiative qui devrait se répéter dans tous les centres populeux de notre ville.Il y a aussi l’école primaire, et je songe particulièrement à celle de la campagne, à celle qu'on a célébrée sous le nom de la petite école du rang.Il y a là aussi des enfants qui ne demanderaient pas mieux, eux aussi,que de connaître les joies de la lecture.En ont-ils toujours l’occasion?Il est plus que raisonnable d’en douter.Des commissions scolaires, qui rétribuent souvent très médiocrement l'institutrice, ne songeront guère à doter l’école d’une petite bibliothèque.C’est pour parer à ce besoin que le gouvernement provincial a résolu d’intervenir.Au cours de la dernière session, le législateur a adopté une loi qui prévoit un recours fréquent aux bibliothèques.C’est là une vérité d’évidence facilement admise.Et cependant, l'on ne se donne pas toujours la peine de connaître ce qui se fait à cet égard et surtout ce qui reste à faire.Certes, nous possédons d’excellentes bibliothèques, beaucoup moins nombreuses toutefois que dans la province d'Ontario, mais le point est de savoir si elles sont parfaitement adaptées à la fin qu'elles doivent poursuivre.Car un instrument, si luxueux soit-il en lui-même, rendra de médiocres services, s'il n’est pas adéquat à sa fonction.Il y a d’abord les bibliothèques de culture générale A montréal, elles sont beaucoup trop rares.Il y a d’abord la Bibliothèque municipale que dirige avec dévouement et compétence M.Léo-Paul Desrosiers et qui offre à sa clientèle environ 70,000 volumes.Il en faudrait davantage et couvrant un champ beaucoup plus vaste.Fait à signaler à l'honneur du Conseil de ville, si ce n’est plutôt à celui d'un ami des livres, M.Honoré Parent, administrateur-délégué de la Commission municipale et directeur des services: une certaine somme d'argent est épargnée pour l âchât de livres français dès que les relations avec la France auront repris comme par le passé.Il sera ainsi possible à la municipale de se mettre à date et de se procurer les principuax ouvrages qui se publient en France depuis l'armistice.Il n’y aura donc pas ainsi de solution de continuité.Signalons également que cette bibliothèque possède la collection Gagnon qui est une mine précieuse pour les chercheurs.• Jusqu'à ces dernières années.l'Institut Fraser prêtait ses volumes.En raison de la rigueur des temps, il a dû abandonner ce service.S'il est encore possible d’aller consulter ses livres sur place, il ne l'est plus de les apporter chez soi.ce qui diminue considérablement son utilité.Depuis une dizaine d'années, la bibliothèque Saint-Sul-pice avait fermé ses portes.Seuls quelques personnes qui devaient montrer patte blanche obtenaient le privilège d’y aller travailler.La situation va changer prochainement.Le gouvernement provincial, qui a allégé les Messieurs de Saint-Sulpice du fardeau que devenait l'entretien de cette bibliothèque, l'ouvrira sous peu au public.Le personnel, nommé récemment, est censé être entré en fonctions cette semaine.Le conservateur est M.Jean-Marie Nadeau, qui abandonne le droit pour se consacrer exclusivement au travail intellectuel.Sous sa direction, Saint-Sulpice redeviendra un centre de savoir.Il faudra toutefois attendre après la guerre avant qu'il soit possible de combler la lacune de la dernière décennie.On a accoutumé, avec raison, de ranger la bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes commerciales parmi les ins- titutions spécialisées.11 importe toutefois de remarquer ., -____ , , - ., •• octroi de 1 Etat pour former un noyau de bibliothèque que, outre la documentation economique de premiere va-l / 7 ., , I-0|iJ scolaire.L octroi est très mince et, comme les commissions leur qu elle est en mesure de procurer aux spécialistes, elle possède aussi des ouvrages, d'histoire et de sciences politiques notamment, qui s’adressent à un vaste public et qu on ne retrouve pas ailleurs.C'est un fait à connaître, car il y a là une mine qui n est peut-être pas suffisamment exploitée.wfr ri* Les bibliothèques dites spécialisées sont nombreuses.doivent faire leur part pour le mériter, il y a des chances pour que ce projet ne soit pas couronné d’un entier succès.C'est néanmoins un début et qui mérite à ce titre que nous le soulignions avec sympathie.Ce n'est pas trop tôt, ajouteront certains.Il n’est jamais trop tard pour bien faire.Je n’ai pas la prétention d’avoir étudié dans son ensem-Dans cette catégorie, on relève celle de l’Ecole polytecbni- ble toute la question des bibliothèques dans la province que, qui compte 32.000 volumes, celles des Ecoles des de Québec.Beaucoup d’autres aspects devraient être mis Beaux-Arts de Montréal et de Québec, celles de nos prin- cn relief.Ce qui importe surtout, c’est d’attirer 1 attention cipales écoles techniques, celle, plus récente, de l'Ecole du d'un public distrait ou indifférent, ou d’un public com-Meuble, à laquelle préside l'excellent critique d'art qu est; blé.Il y a en effet des gens qui, ne poursuivant pas d étu-Maurice Gagnon.Toutes nos écoles, d'enseignement secon- des spéciales, ont les moyens de se procurer pour leur plai-daire et primaire, ont également leurs bibliothèques.Sont-1 5jt tous les livres dont ils ont besoin.Ce n est pas le cas elles montées dans le souci méthodique de collaborer étroi- de la majorité.Que ces favorisés n’oublient pas les autres tement avec l'enseignement?C'est là un autre problème.cr qu'ils ne refusent pas d’appuyer généreusement les auto-II se fait néanmoins des améliorations dans ce sens qu’il ; rjtés publiques quand elles entreprennent de corriger une importe de louer.situation qui ne saurait se prolonger, sans compromettre Ces dernières bibliothèques ne font pas preuve d’un ; dangereusement notre avenir intellectuel, choix très rigoureux, pour l’excellente raison qu elles ont | Roger DUHAMEL En lisant les revues Le Canada français Un professeur a l'Université Laval, de Québec, M.Joseph Donnay, qui a publié ces mois derniers de solides études de linguistique et de grammaire, revient de nouveau 'i la charge dans la dernière livraison du Cunudu français.11 relève, avec une autorité impitoyable, les fautes de français qui se glissent, plus exactement qui inondent nos journaux de langue française.Son enquête est limitée dan^ son objet, mais eile n'en est que plus éloquente.Il s’est contenté de relever des fautes flagrantes dans les trois premières pages du numéro du 10 sep-tembie 1941 nans le journal l’.tc-tion catholique.II a choisi ces pages au hasard dans ib journal qu’d estime, de tous les quotidiens de Québec, le moins mal rédigé.Le but poursuivi est purement statistique: il s'agit d’un trauai: a ecnanuuonnage plutôt que a ecne- nillage.Le résultat tient en une phrase: le nombre de fautes de français que l’on rencontre (en VJM) duns les quotidiens de Quebec est, en mogenne, d'environ 30 par page (plutôt plus que moins L soit une douzaine par pied carré.Suit une énumération d'anglicismes de tous calibres, de mots impropres, d’à-peu-près, de pléonasmes et de redondances, d'erreurs grammaticales, de chevilles, d’emplois fautifs de prépositions, etc.Le dossier, avouons-le, est accablant.M.Donnay a parfaitement raison de se montrer sévère, même s’il tourne le fer dans la plaie.Je ne lui apprendrai pas les conditions clans lesquelles se rédigent nos journaux d- langue française; sans doute les connaît-il aussi bien que les journalistes de carrière.Il n’ignore pas la servitude obligatoire qu'imposent aux journalistes les agences de nouvelles de langue anglaise.il n’ignore pas davantage la rapidité avec laquelle ils doivent traduire les dépêches afin que les lecteurs ranadiens-français puissent en prendre connaissance en même temps que les lecteurs anglo canadiens.Ce fait malheureux, joint à la rareté du personnel, explique, s’il n’excuse pas.la langue souvent pénible de nos journaux.la butte Montmartre, en guise de rivière un égout qui reflétait heureusement dans ses eaux infectes quelques maigres beautés du firmament.Aussi bien son Art poétique, rendez-vous des règles de tous les genres littéraires, ne souffle mot sur le genre descriptif.Autant dire, que, pour le législateur du Parnasse classique, ce genre n’existe pas.Disciple d’un pareil maître, tii-baud, on s’en doute bien, ne revendiquera jamais la gloire d'avoir découvert ta nature canadienne.Là-dessus ne le gourmandons pas d'un ton trop dur, s'il est vrai —- comme l’affirme le Frère Marie-Victoria— que, vers 1030, c’est-à-dire exactement un siècle après la publication du recueil de Dibaud, la plupart de nos paysagistes brossaient leurs petits tableaux à coups de réminiscences livresques ou de souvenirs d’outre-mer.D'ailleurs Dibaud lui-même voulut prévenir l’objection.Dans su quatrième satire, il met dans la bourbe.d'an Interlocuteur imaginaire les paroles suivantes: Que si votre destin à rimer vous obltKf, Choisissez (tes sujets ou rien ne nous [afflige; Des bords du Saguenay paignez-nous lia hauteur Et de son large lit l'énorme profondeur.Ou du Montmorency l'admirable cascade, Ou du Cap-Diamant l'étonnante [esplanade.Ce sol du Canæla.sa végétation, Présentant un champ vaste a !a [description.Qu’il y ait des journalistes incompétents.(iui n’aient de l’anglais et du français qu’une connaissance superficielle, personne n’en disconviendra sérieusement.Ils sont néanmoins la minorité.I.es autres sont les premiers à déplorer la qualité grammaticale des dépêches qu'ils publient, comme des communiqués qu’ils reçoivent et qu’ib n’ont nas le temps de corriger, même s'ils sont souvent informes.Comment pourraient-ils améliorer la situation?Il v a là un grave problème qui les dépasse et qui n'est pas résolu.Ce n’est pas le lieu d’in-diquer ici les solutions possibles.31.Donnay a beau jeu de parcourir à la loupe les pages 'le nos quotidiens et d v dénicher des incorrections multiples.Encore une fois, il a raison et personne ne lui conteste le droit de se montrer juste-ment sévère.Cependant, il est bon de connaître exactement les faits avant (le condamner sans rémission le pécheur.Le pécheur regrette sincèrement scs fautes et nourrit le ferme propos de ne plus succomber, mais la nature humaine est très faillible.Il le reconnaît sans peine.Ÿ * Ÿ M.Séraphin Marion, qui a le goût | Conseils judicieux, même s'ils de nos lettres anciennes, publie pé-j .s0;lj formulés à l’aide d’adjectifs riodiquement des études précieuses rf>Hne désespérante banalité.A quoi sur nos premiers écrivains.Les, Mbaud répond que, pour deux mo-textes qu’il cite ne nous poussent rst au-dessus de ses peut-être lias a nous plonger dansj^„ ha nul! Enonçons-tes nous fournir une vue d’ensemble de ! s-f/ns sourire.C’est d’abord parce leur valeur intellectuelle ou mire-, ^,y,7 urai génie, poétique ment littéraire, il poursuit son élu- romine.(Jiiesnel! Eh oui! Joseph de sur Bihaud, disciple canadien de Boileau.Voici un passage de cet intéressant essai (pii souligne le caractère éperdument livresque de certains écrivains pour qui la nature n’est vue qu’à travers des ré-1 ininiscenees de lecture, “qu’à tra-| vers sa lorgnette et par les vitres du château,” comme (lisait M.J.Chénier de Dclille: Parisien casanier, Doiteaii n'allait o ta < anfpagnr que pour g chercher des satisfactions bourgeoises, cl sons droite aussi pour chasser rie sa mémoire les stiuvcnirs de la.nature prosaïque qui entoura son \ enfance: ta vigne rte Llignancourl, ' Onesnel lui même, le modeste thtm : sonnier, le rimailleur venu de !¦ rance, ru 111U ! Le pauvre Dibaud , mirait fia mieux placer ses prérli-i lections et scs complaisances! L'est ; ensuite parce qu it arrive trap tard 1 dans un monde trop vieux: Le temps de la souffrance est propice à la réflexion et aux sages déterminations.Pour un pays comme pour les individus.Pour éviter de sombrer dans un pessimisme qui tourne facilement au nihilisme, il est indispensable que les Français reprennent courage en l’avenir, pur une méditation raisonnée sur les malheurs de la patrie et sur les comparaisons que suggère l’histoire de leur pays.Les revers ne sont pas particuliers à notre époque; la vie, à vrai dire, n'est jamais faci.t, et les période d’euphorie et de sérénité sont rares dans l’existence des peuples.A prendre une vue d’ensemble du destin national plu-tt que se limiter à un horizon trop étroitement contemporain, il y a des chances que nous éprouvions une impression réconfortante et l’espoir d’audacieux renouveaux.C’est sans doute ce qu’a voulu tenter Daniel Halévy en étudiant les trois grandes épreuves de la France: 1814-1871-1940.Il aurait pu remonter plus haut, jusqu’à Henri IV ou Jeanne d’Arc, par exemple, mais cette excursion d’histoire n’eût pas été plus démonstrative; il eût fallu en effet apporter une foule de cv;-sidérations pour expliquer les rapports et les rapprochements avec la situation actuelle.En limitant son enquête à 125 ans, l’auteur abordait un domaine où les éléments principaux sont frais i'i notre mémoire, où les grandes lignes politiques sont bien connues, parce qu'elles exercent encore de façon directe leurs répercussions sm l’Europe contemporaine.Après la chute de Napoléon, si la France était vaincue, elle n’était pas écrasée.Les souverains qui discutaient de son sort à Vienne n’étaient pas acharnés à la perdre à jamais.Ils avaient, au contraire, une trop haute opinion de la solidarité monarchique pour risquer de sacrifier vainement un partenaire éventuel aussi précieux que la France.Us songeaient à la Sainte-Alliance des rois, formule aristocratique de contrôle européen, peu conforme sans doute à la poussée démocratique de ces dernières années, mais qui eut en tout cas le me-rile d’assurer pendant un siècle !a paix relative d’un continent jusque-là déchiré par des conflits incur triers.Après l’ère grandiose de l'équipée napoléonienne, le continent avait besoin de repos pour ••e-trouver son équilibre politique et panser ses blessures, l.a France per-dait ses conquêtes, fruits de l'usurpation, mais elle demeurait un grand pays capable de faire respecter son nom en Europe.“Dans la personne de leur roi, ils (les Français) restauraient l'autorité; dans leurs assemblées, l’ardeur civique et l’éloquence; dans leur Eglise, la gravité spirituelle; dans leurs jeunes poètes, l’inspiration.Au XVIIIe siècle, ils avaient mis tous les peuples en mouvement; au début du XlXc, ils retenaient toujours l'attention du monde”.Décidément, cette épreuve de la défaite n’avait rien d’irrémédiable, eMc laissait au contraire entrevoir des jours heureux et qui le furent.La chute du Second Empire détermina une .secousse plus pénible.La France perdait l’Alsace et la Lorraine, elle éprouvait dans sa chair le danger de l’unité allemrn-dc reconstituée sous le .sceptre des Hohcnzollcrn.Le pays se révèle alors admirable de ténacité et de courage.11 se relève sans tarder de sa défaite, il paiera à l’Allemagne, dix-huit mois avant les échéances prévues, le solde de sa dette, et dès 1875, son budget accusera un excédent de cent millions.Tl y avail trois problèmes à résoudre: l’armée, l’enseignement et l’Etat.Halévy leur consacre quelques considérations, insistant davantage sur celui de renseignement, où il reprend les idées de bon sens qu'avait exprimées Michel Bréal dans ses Quelques mois sur V Inst ruction publique.On lira notamment des vues très justes sur un bourrage de crânes trop intensif et dont le résultat est de stériliser très tôt les jeunes intelligences soumises a un dressage qui exige trop de.la mémoire.Le paysage de 1940 est plus désolant ciue les précédents.U.ette fois, la défaite militaire a été foudroyante et terrible.Daniel Halévy ne peut relever toutes les répercussions de l’oceiipalion permanente par l’ennemi, puisque son essai esl daté de mai 1941 .Dix-huit mois plus tard, il est possible de redouter encore davantage les consequences d'un régime par definition provisoire, mais qui menace de durer quelques années.L’auteur des Trois épreuves n’est pas tendre pour l'Angleterre.Il se place d’un point de vue français, n'est-ee pas tout a fait normal?pour juger des relations future-franco-,anglaises.“Il n’y aura pi is pour les Français, écrit-il, d’alliance anglo-saxonne.A travers q ' i-rante années, cette politique a cte.éprouvée a fond.Quarante années, deux guerres, cela renseigne.l're niière guerre, une victoire; deuxième guerre, une défaite: on a ! ex i périmée de tout”.Qu’il n'oublie nas toutefois que la collaboration franco anglaise, non pas la sup-tion de la France à la politique et aux intérêts de la (irandc-Brelagm .est un contrepoids nêeessaiic n u te I Ulemague qui demeureia longtemps redoutable, même api"s I qu’ pays délabré: sa classe ouvrière, son enseigne ment national surtout qui refera a la nation une conscience.“Si la France, dans dix ans, a cinquante mille naissances et cinq cent niiüe paysans de plus, tout sera sauvé’.On ne saurait mieux ramener k problème a ses élémenls essentiels.“Que de nouvelles naissances, implorait Eschyle dans Les Suppliantes, si le ciel entend mes voeux, viennent sans cesse donner dis chefs à ce pays, et qu’Artémis Hécate veille aux couches de ses femmes”.Une natalité éle.'ée, une paysannerie nombreuse ci saint, l’avenir île la France esl à ee prix.Le livre excellent de Daniel Halévy jette sur la situation actuelle une lumière avisée et sereine; il marque une volonté de redressement, un acte de foi.choses, ne devenir que l’apanage d’une élite réduite, d’une espèce de mandarinat intellectuel.C’est qu’elles auront cessé de vivre, c’est-à-dire de correspondre aux exigences de la majorité des hommes, pour ne demeurer que des souvenirs enchanteurs d’érudit ou de dilettante.^ La faiblesse des pays civilisés, c’est de n’avoir pas assez demandé de leurs citoyens, d’avoir encouragé la tendance à la facilité.Rien paysannerie, sa j ne se crée que par l’héroïsme et l’est une dangereuse illusion que de croire la source tarie de la générosité et du sacrifice.Ce qui fait écrire à Sehluinberger ces lignes magnifiques: “Si le christianisme naissant n’avait demandé à ses fidèles qu'un petit pourcentage sur leur fortune, il serait tout juste parvenu à créer quelques sociétés de bienfaisance; mais il a tout demandé sé soin de se sacrifier.Vingt otages vont être fusillés parce qu’un officier allemand a été assassiné ar un ouvrier français.Elle cj^cide alors de se déclarer coupable d’un crime qu’elle n’a pas commis.Un nouveau coup de tête dans sa vie qui n’a pas péché pur excès de dis-cipüne.Dénouement invraisemblable auquel rien ne préparait cette héroïne soudainement assoiffée de dévouement.Combat avec l’inconnue n’est ni meilleur ni pire qu'une foule de romans de la production courante.Je ne distingue pas pour ma part ce qu’il apporte à la littérature.TROIS EPREUVES, par Daniel Halévy.Au comptoir, 81.00; par la poste, $1.10.JALONS, par Jean Schlumberger.Au comptoir, $1.25; par la poste, Qui illrxil !» borgiT, !'ab(,l!l» Qui dirait le* lardln».>1 -Y- * * l’aller apr.k Virgile?I champs apres i IDemie?j Ue 'est le aura etc vaincue, qui compte pour d’essayer de l’instatn, reconstruire un La Société du l’ailer français au (lanada public un bulletin où elle corrige quelques fautes eoiirnnles.La formule: Dites, Ne dites pas, est déplaisante et peu instructive.Le bulletin qu’on peut lire dans le Canada français ne se contente pas d’ukases.Il explique les motifs qui justifient remploi de telle exprès aion et il précise des Iraductjous trop souvent inexactes et baelees.R.p.Jalons Jean Sehluinberger réunit cn volumes des chroniques parues dans les journaux et dont la plupart datent des deux dernières années.11 est un témoin de ce qui s’opère en France depuis des mois et des mois et, sans entrer dans aucune considération de politique pratique.il indique opportunément dans quelle direction doivent s’engager ceux qui ont devant eux la tâche gigantesque et impérieuse de reconstruire la France sur des assises solides.Plusieurs de ces brefs articles, écrits dans une langue d’une clarté admirable, suscitent des commen-' taires et des réflexions.Dans un essai qui date d’une vingtaine d’années déjà, je trouve ces deux phrases qui annoncent les plus précieuses trouvailles de Carrel: “Non pas seulement par fatigue, mais par l’obscur sentiment que la guerre est sur le point d’atteimbe un degré de perfection, passé quoi il n’y aura plus de vaincus, peut-être plus de vainqueurs non plus, mais la terre rase.L’homme est devenu détenteur de trop de force pour ce qu’il possède de raison, et la raison n’a plus de temps à perdre, si elle veut rattraper la force”.Le progrès moderne qu’on a tant vanté (cl non toujours sans raison) rend flagrant ce déséquilibre entre les forces matérielles, poussées à leur plus haut point d’a-chèvement, et les vertus psychologiques, qui ont marqué un temps d’arrêt et n’ont pas su évoluer avec autant de rapidité.Quand des moralistes sévères condamnent ce qu’ils appellent notre civilisait an matérialiste, ils n’entendent pas par là que nous devions revenir aux habitudes do vie vétustes et inconfortables du passé, mais qu’au contraire nous apprenions à utiliser nos conquêtes sans être dominés par elles.Sehluinberger fail la chasse aux illusions dangereuses.Dans une des rares notes qu’il consacre à des considérations politiques, il souligne justement (ces lignes datent de 198(1) l’incompréhension effarante dont a fait preuve Je Français dans l’appréciation qu’il portait sur le traité de Versailles, appréciation faussée par un culte excessif pour les constructions spéculatives des légistes.“L’honnêteté juridique de la France, écrit-il, qui a tant de fois raidi ses jugements, pourrait sur un point l’aider à juger avec plus de nuance.Nous ne sommes pas incapables de comprendre que nous sommes victimes d’nne illusion verbale, quand on nous parle du “Traité” de Versailles, qui n’est pas un traité puisqu'il fut dicté sans discussion à Ja partie adverse, et qui n’est surtout pas un traité de paix puisqu’il ne visait qu’à meltre le vaincu dans un état d’humiliation impuissante, de contribution, qui ne saurait être un état définitif”.Les événements récents ont ouvert les yeux de nos contemporains sur cette question.Dès 1920, Bainville, le premier, avait vu juste; dix ans plus tard, Schlumberger et quelques autres reprenaient cet avertissement.Les faits portent toujours leurs conséquences.ün ne peut rien là-cou-trc.S'il est nécessaire d’insister, au Canada français, sur le culte de .a forme qu’on a beaucoup trop négligé, le eus n’est pas le même en France où l’on a grandement abusé dans le sens contraire.Une bonne piirt de la lillérature de l’cnlre-deux-guerres ne se soulient temporairement (pic par le mirage dhinc expression chatoyante et originale.Les sentiments profonds comptent aussi et il est faux de tout réduire a une forme censée parfaite, comme il est dangereux d’éliminer du coeur humain toutes les passions au bénéfice exclusif de l’amour.L’essayiste des .tuions cile la confidence d’un jeune démobilisé: “Ce que je trouve de plus tolérable dans Baeine.c'est encore Athalie".Ce n'est sûrement pas l'oeuvre de Bacille qui soit la plus attachante, mais le jeune homme explique: “Oui, mais du moins il n’y est pas question d’amour”.Et Scnlumher-ger commente pertinemment: “Un jeune Crée pouvait s’enthousiasmer pour la générosité d’Hippolyte avec une lout autre sincérité qu’un scoiil français ne le neul pour les ardeurs de Phèdre.Un adulte sait dissocier,.(iiiairl il le faut, son plaisir et son adhésion sentimentale au eonlenii (lu poème; les enfants ne savent admirer nue globalement, le fond avec la forme, le fond avant la forme.Si l'on veut que renseignement l’Iléraire ne s" borne pas à déposer sur leur esprit une min ce pelIieiili de mois, qu'on se gord-' de les ineiler, au nom de la ru1-lure, à s'accommoder de n’impor-i le quel fond, à louer ce qu’ils n'ad niirent iris vraiment.Car en fin d-eniiiple.aux veux des meilleurs e'es! eontre la eiillurc que la vérin'' se trouvernil avoir une revanche a nrrndrr”.Ce qui rcviciiilrail peut-être a dire mie plusieurs des glandes oeuvres que nous chérissons devront, par la force même des Echos !’iesRenek'gen0ceUSr’ Ixtravaganfe^ ' VAYEC J,L’lSC0^UE’ aussi impossibles à satisfaire qu'au P,ar Claude Lyian.Editions \arie- chameau de’ passer par le chas l*75- ____ _ ______ d’une aiguille, et c’est avec cela qu’il a soulevé le monde.Aucun i grand mouvement n’est concevable s’il 'n’implique quelque élément de 1 nature religieuse, c’est-à-dire irré- j ductible à de purs concepts rationnels.La foi nationale en est tout! imprégnée”.Tant que nos hommes ! d'Etat qui se perdent dans le ré- j seau inextricable des relations politiques n’auront pas compris cette , vérité, il sera vain d’espérer un re- j dresseinent durable.Je n’ai pas épuisé, loin de là, la richesse de ce petit volume de Jean Schlumberger que je recommande chaudement à tout lecteur soucieux d’accrocher sa réflexion à des sujets permanents qui dépassent l’actualité, même s’ils la conditionnent et lui confèrent une orientation.*Combat avec l’inconnue Claude Eylan écrit avec facilité des romans faciles.Il serait donc injuste de lui demander plus qu’elle n’offre.Avais-je gardé une impression trop agréable de son Jardin 26', qui était cependant loin du chef-d’oeuvre?Je ne sais.Le fait demeure que j’ai lu Combat avec l'inconnue et que si j’ai apprécié à son mérite l’habileté qu’y déploie l’auteur, je u’ai pas été captivé un seul instant par cette histoire j>lus ou moins invraisemblable, d’une inconcevable légèreté.Sans rechercher dans un roman la densité de Proust ou l’accent hallucinant de Bernanos, il est difficile de se satisfaire d’un récit qui a des allures de pastorale vingtième siècle.L’habileté de Claude Eylan est indiscutable.Grande voyageuse, elle fait promener ses personnages sur tous les continents, ce qui lui permet de fournir quelques détails superficiels sur chaque pays, d’évoquer un restaurant à la mode à Budapest ou un quartier cossu à Genève.C’est le type du roman cosmopolite qui pourrait être écrit dans n’importe quelle langue, sans que personne y trouve rien à redire.Pour épicer le récit, la romancière ne perd pas une occasion d’esquisser une scène amoureuse; le fait n’a rien de répréhensible en soi, pourvu qu’on n’y sente pas d’une façon trop précise l'industrie et le procédé.Claude Eylan écrit, comme clic compose, avec une désarmante facilité.Quelques phrases stéréotypées lui suffisent à brosser un tableau, à peindre un type.Tout cela est bien conventionnel.N’avez-vous pas lu des phrases comme celles-ci, choisies au hasard, dans d’innom-brablcs romans?“Non, cette voix, ce regard ne mentaient pas! El d’ailleurs, il était trop lard pour se retenir à la méfiance, à la prudence, quand elle-même, dupe ou non, brûlait de se jeter, les veux fermés, dans l’incon-nu que devait être I’amour de Gianfranco Guidi.—"Je n’ai pas peur, et si j ni peur ce sera une joie de plus.Si l’amour est tel que je le pressens, en vous écoutant, je ne veux pas laisser passer la chance.puisqu’il nous a choisis.” —“Tout est naturel, n’est-cc pas?Nous nous sommes depuis toujours attendus”.Et cela continue sur le même ton.Exemple parfait de développement littéraire qui ne correspond nullement au souci de l’expression profonde des sentiments.Claude Eylan dicterait ses romans à une secrétaire que je n’en serais pas le moins du inonde étonné.Ee personnage central autour duquel tourne tout ce récit, c’est Dorée, une jeune femme très séduisante cl riche par un mariage passager, qui parcourt le monde à la recherche d’aventures et d’émotions légères.Le type n’a donc rien pour accrocher l'intérêt.L’auteur la fait vivre à notre époque immédiate, ce qui lui permet de décrire la campagne de Touraine comme les milieux d’émigrés européens à New-York.(Sur ces derniers, il y a des remarques savoureuses ef d’une grande vérité qui dénotent chez l’auteur une faculté d’observation dont elle ne lire pas toujours un aussi heureux parti).Dorée ne paraît lias avoir ressenti très intimement la détresse française à laquelle elle est au reste assez indirectement mêlée.Et subitement, cette femme adulée éprouve le be- La direction du “Mercure de France”, une des plus vieilles publications littéraires françaises, fondée en 1890 par un groupe d’écrivains symbolistes, se dispose à faire reparaître cette revue dont la publication fut interrompue par la défaite.La dernière livraison ayant été publiée sous le numéro 998, la prochaine porterait les numéros 999 et 1,000 et offrirait un volume assez considérable pour justifier cette addition: un millier de pages formant anthologie des auteurs du “Mercure” entre 1890 et 1940: 60 ans de littérature.U ne reste plus à résoudre qu’un jiroblème.celui du papier.Ce problème, dont les indications précédentes permettent de se faire une idée, exige beaucoup d’habileté de la part de l’éditeur soumis au régime du bon plaisir du commissariat général à l’Information.4* ÿ ÿ A une réunion récente de la St.James Literary Society tenue au Bitz, le président, M.\V.J.King, a souligné que le pain, c’est la recherche du confort et des biens matériels, mais que le pain ne suffit pas à faire le bonheur de l’homme.Il y a la culture, c’est-à-dire, suivant la définition connue, tout ce qui reste à un homme après qu'il a oublié son grec, son latin et les sciences apprises au collège.H y a ici l’écho de la phrase évangélique: “L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu”.* * * De plus en plus, les romanciers se préoccupent du milieu particulier où évoluent leurs personnages.C'est qu’ils comprennent que ce milieu exerce une influence profonde sur la psychologie des individus.L’actualité fournit à cet égard une matière très riche, un moyen constant de rajeunissement.Parmi les romans américains parus ces semaines-ci, Horn of Life, de Gertrude Atherton, nous fait connaître l’aristocratie de San-Francisco où elle relève l’influence espagnole; Ann Bridge (Frontier Passage) se situe à la frontière franco-espagnole pendant la guerre civile; The Slones Begin to Dance, d’Aben Kandel, nous fait vivre dans l'atmosphère des taudis de New-York; Coarse Gold, d’Edwin Corle, emprunte son cadre à ces villes minières du Nevada où les fortunes sont verticalement rapides.* * Ÿ Le cinéma s'inspire beaucoup des oeuvres contemporaines dont il s’empresse d'acquérir les droits.Ainsi, Hollywood vient de s’annexer les choix récents du Book-of-the-Month Club, Nous verrons donc un jour à l’écran The Moon is Down, de John Steinbeck, dont le cinéma a déjà monté Of Mice and Men et le superbe film que fut The Graphes of Wrath: The, Song of Bernadette, que le Juif Franz \Ver-fel avait promis d’écrire s'il parvenait à s’échapper de la France occupée; They Were.Expendable, de W.F,.White; Dragon Seed, de Pearl Buck; For Whom the Bell Tolls, d’Ernest Hemingway, etc.Ÿ Ÿ Ÿ Les Japonais ne sont pas pointilleux sur la question des droits d'auteur.Margaret Mitchell a récemment déclaré que des éditeurs japonais avaient imprimé environ 200,000 exemplaires de son roman fameux, Aillant en emporte le vent.Us ont toujours négligé de demander son autorisation, comme de lui verser une royauté.Sauf qu’en 1987 ils lui ont fait parvenir une poupée, ('.’est gentil, n’est-ce pas?Margaret Mitchell l'a donnée à la Croix Bouge pour qu’elle soit vendue à litre de curiosité.* * * Le temps des cadeaux approche.Que devons-nous donner?Pourquoi pas des livres?N’est-ce pas le présent le plus utile, le plus durable?Sans doute s’agil-il de savoir choisir les volumes qui conviennent à lelle el telle personne.Affaire de discernement et de goùl Donnons des livres.Une question d'actualité : LA FEMME DANS LA VIE SOCIALE Un numéro spécial de “MES FICHES” Cette revue vient de compiler, en un seul numéro, une riche documentation sur ce sujet discute.On trouvera ailleurs, dans le “Devoir", le sommaire de cette livraison.24 pages, $0.05; par la poste*: $0.07.Cette revue parait deux (ois par mais; l'abonnement coûte $1.00 par année.Il y a encore quelques séries disponibles du numéro 60 au numéro 100, soit 40 numéros; table des matières et 3 suppléments comprit: $3.35; par la poste : $3.50.Un spécimen gratuit sera envoyé sur demande.J k • IDES Adressez-vous aux EDITIONS FIDES 3425, rue St-Denis, MONTREAL - Tel.: HArbour 7228 VOLUME XXXIII — No 284 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 5 DECEMBRE 1942 le* 'i&v-: ^ P i 8 s Semons du Jsonheur » «»> autour de nous .2 1 i A u-amateur DE musique donnei-uui dei — porfaitement son 9°u,e SroriUPc,£ur * d.sqnes phonographe ou u p |>; incompc.aWe oo N“-UdSes S- ™rgoos, dosées.d,st'uedossiqoo^'Popu’okes £ Cadeau le pluô petAonnel c eât bien l étude de AeA ancëtxeA RIEN ! RIEN ! il n'en coûte RIEN pour vous renseigner Ecrivez-nous les noms de votre père et de votre mère et, par le retour du courrier, nous vous indiquerons le coût des recherches à faire pour compiler et dresser votre volume et votre arbre généalogiques.Gabriel DROUIN ARCHIVISTE et GENEALOGISTE Institut Généalogique Drouin 4184, Saint-Denis Généalogie complète de toute famille canadienne-trançaise, franco-américaine, acadienne de 1608 à not jours — Nos archives contiennent quarante-trois millions (43,000.000) d’actes de baptême, mariage, sépulture, de 2.200 paroisses du Québec, de l’Ontario, de l’Acadie, du Maine et du Vermont.Ecrivez>nous pour prix et renseignements.Cotherine MArquette r * ciki DE MUSIQU* ;:rr- -— TELEGRAMME Chers parents, Pour mes étrenner.donnez-moi des timbres-poste ou un bel album de la Maison VINCENT.JEAN-CLAUDE A.-H.VINCENT Vente et achat de timbres-poste 294 Ste-Catherina ouest, MONTREAL ecem Décembre, avec granc étoiles i Rois vont mettre leur note pieuse et gaie à la fois, leur poésie et leur féerie, leur message de paix et d'espérance.Comment, alors, ne pas laisser monter la joie dans nos coeurs ! Cetie joie, elle sera plus douce et plus chaude si vous la traduisez de façon tangible par de jolis cadeaux à ceux que vous aimez, à ceux qu nous ont rendu des services, aux autres qui vous ont choyés autrefois ef qui ne le peuvent plus peut-être Choisissez votre cadeau chez nos annonceurs, le cadeau qui plaira ! Donnez de la foie, du bonheur ! Que Noël chante, en vous et autour de vous 1 PR I SCA Au Refit Versailles LA MAISON DU CADEAU 930 Sfe-Catherme (est) une porte à 1,cs' d toncüonnaire, selon les uns, un em-j bénéficie du prestige que lui vaut ployé de magasin, selon les autres.! sa double évasion, et quand il re-t "eit de lui, assurément, que .\J.Mo- j vient à Moscou, avec son aîné, c’est lotov a hérité ce maintien de petit * “ J’ 4 bourgeois sirieux, propre et méticuleux, qui le fait ressembler si par-laitement à un instituteur de cam- pagne., \ iacheslav-Mikhailovitch se révéla un enfant attentif et appliqué.investi, comme lui, d’une importante mission: le déclenchement des troubles intérieurs qui doivent entraîner la chute du régime impérial.Cependant, Staline, arrêté à nouveau, est envoyé en Sibérie, et il n’en revient qu'en mars 1917, Le Collège des Jésuites De La Survivance, d’Edmonton, soler et nous laisser quelque espoir.Alberta, numéro du 23 novembre: Il n’est pas tout à fait exact de dire Les difficultés où se débattait de- que les Révérends Pères Jésuites puis une dizaine d’années le Collé-! nous quittent.Nous apprenons en ge d’Edmonton viennent d’aboutir effet, qu’après entente avec les au Ses premiers maîtres en furent à ce après que la révolution a éclaté.point satisfaits qu’ils le firent en-voyer au lycée de Kazan pour y poursuivre ses études secondaires.Celles-ci devaient se terminer en 1996.C'était précisément l'année troublée où un veut de révolte secouait la Russie tsariste: les théories maximalistes se répandaient jusque chez les collégiens.Des tracts mystérieux circulaient parmi les adolescents.a un dénouement douloureux pour la cause catholique et française en notre province.Le Collège ferme Mais alors, ce sont les doctrinai-i ses portes.A plusieurs reprises l’on res intellectuels revenus d'exil, les Lénine, les Trotsky, les Kamenev, qui prennent la tête du mouvement.Molotov, en ami dévoué et modeste de Staline, demeure dans l’ombre comme lui.Ses fonctions se réduiront longtemps à celles d'un simple bureaucrate de l’“appareiî” soviétique, jusqu’au jour où Staline, à et tenta de remonter la pente et de se ressaisir; l’on fit appel à la générosité de la population: on mit tout en œuvre pour traverser la crise.torités diocésaines quelques membres du personnel demeureront parmi nous, et continueront à se dévouer à la bonne cause.N’est-ce pas là une lueur d’espoir en des jours meilleurs?Si la guerre n'a fait qu’ajouter au fardeau déjà pesant, l’on peut espérer voir un jour Il y eut de beaux dévouements; grandir une œuvre nouvelle et plus grâce à une ferme direction, on es- belle encore.pérait que l'œuvre serait sauvée.Sans vouloir diminuer le mérite Mais les difficultés ne semblant pas de qui que ce soit, une nouvelle en vouloir se résoudre de façon satis- particulier nous réjouit, au milieu faisante, les autorités en sont ve- ; de l’épreuve.Nous apprenons, en des conciliabules! force de patience, de souplesse _ m- tenaient pendant les récréations.! d’obstination, aura réussi à s’assu- nues à la décision que l’on connaît, effet, que le R.P.Fortier, Recteur, C'est ainsi que le jeune Viacheslav rer le contrôle du comité central ! C'est maintenant un fait accompli, qui devait nous quitter pour Qué-lut initié aux doctrines révolution- du parti communiste en évinçant et nous n'avons qu'à accepter le bec, demeurera définitivement par-naircs et la lecture de quelques ou- tous ceux des militants dont il n’est verdict.mi nous.Nous n’avons pas à insis- \ rages’ clandestins acheva sa con- pas sûr.Molotov est un des pre- i Du’il nous soit permis, en voyant ter sur la personnalité du R.P.For: ¦ ersion.11 adliéra .ai parti bolche- miers amis par lesquels il les rem- se fermer cette page d’histoire, de tier, il est trop bien connu et aime vaque et ne tarda pas à en devenir place.Nommé deuxième secrétaire | rendre hommage au dévouement de notre population.Il est en quel-s0Ii tour le propagandiste.du parti — Staline en est le pre- des Révérends Pères Jésuites qui, | que sorte un symbole.Il a ete.de Lu soir, en sortant d'une réunion, mier — les deux hommes vont dé- pendant près de 30 ans, se sont j nombreuses années durant, tnele a Il est assailli par des agents de sorniais collaborer très étroitement | consacrés à la cause de l’éducation nosjuttes; il s’est dévoue à 1 œuvre ! Ukhraina.Convaincu de menées | et tout naturellement se suivre dans illégales, il est déporté à Vologda, leur ascension.’ '• — *- ' En 1926, deux ans après la mort de Lénine, lorsque la mainmise de ,tans le Nord.Mais son jeune age ne lui vaut qu’une peine relativement légère: m bout de deux ans, il recouvre sa liberté.Son exil, contrairement aux prévisions des juges qui l’ont condamné, l'a fortifié dans son hostilité au régime tsariste.H Staline sur le parti est parachevée, il appelle son fidèle second au Po-litbureau, véritable gouvernement suprême de l'U.R.S.S.On rapporte que Trotsky, exas- m>giie Saint-Pétersbourg et se fait péré par la puissance croissante de admettre a l'Ecole polytechnique, Staline et de ses amis, accueillit autant par désir d’accroître ses con- Molotov par une insulte: —Vous êtes la médiocrité incarnée! lui cria-t-il.—Camarade Trotsky, repartit doucement le nouveau venu, il n’est auprès de la population catholique du Collège, à celle de nos écoles: il de langue française en notre pro- fut en particulier l’un de ceux qui vince.Les fruits qu’ils laissent j ont maintenu, au prix de combien apres eux sont le plus éloquent de de sacrifices, l’oeuvre de notre As-tous les témoignages.S’il est vrai sociation.C’est donc un réconfort que Ton n'apprécie souvent un iiien de savoir qu’il #demeure avec nous, que lorsqu’on Ta perdu, notre po- ! Comme le déclarait Tun de nos pulation sentira sûrement le vide | chefs vénérés: ne nous découra-causé par la perte du Collège et le geons pas trop vite et ayons con-départ des Révérends Pères.fiance en la Providence.Pourtant un fait doit nous con-! P.-E.BRETON, O.M.I.pas donné à tout le monde d’avoir du génie.Nous nous flattons seulement d’avoir de la volonté et du naissances que par celui de masquer d'un alibi .->011 activité subversive.Nous sommes en 1912.Joseph Staline, qui.par son travail d’é-meutier au Caucase et par trois éva-ious successives des prisons, s’est - ignalé à l’attention de Lénine, vient Tétre nommé par ce dernier matique de la vieille garde révolu-üiciuhre du comité central du parti tionnaire, l'expulsion de Trotsky bolchevique.C’est lui qui assure ; du territoire soviétique, le déclin les baisons entre les chefs exilés a, de Zinoviev, de Kamenev.En 1930.l'étranger et les cellules russes.Il le président du Conseil des com-1 encontre V iacheslav dans les rèu- ruissaires du peuple, Alexis Rykov, nions.De onze ans son ainé, le mi- est à son tour évincé, remplacé par Le cran.On saille reste : l’élimination dra- commerce haïtien et les étrangers Informations curieuses Par Frédéric Burr-Reynaud Jilant professionnel prend vile de i ascendant sur le jeune débutant.Celui-ci commence à collaborer aux organes clandestins, a la Pravda, aux Isveslia.Soucieux de ne pas ( ompromcUre sa lamille, il cnoisit Molotov, qui gardera onze ans ces fonctions, lesquelles sont, en somme, celles du chef du gouvernement.¥• ÿ ÿ Viacheslav Molotov n'est, évidem- ie pseudonyme de Akim Protesta, ment, dans ce poste, que le manda-qui signifie "Simplicité”.Mais Tas- taire de Joseph Staline, dont iljexé-Mirance lui vient vite avec les ris ques encourus, et il adopte bientôt le nom moins modeste de Molotov, qui veut dire "Marteau”.L est alors pour lui l'existence classique des agitateurs révolutionnaires traqués par la police: le travail dans les imprimeries clandestin; s.le.-, longs séjours dans les ca-.tts privées d’air, où il run pose ses article* a U lueur r) une bougie, les déménagements incessants pour lé-•ns'er indicateurs et espions, l’état i CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une a deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boite Lie Chimique FRANCO Américaine 1566.rue Saint-DenJ*.Montréal.Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL Nom cute fidèlement la politique.Mais on murmure à Moscou qu'il y est également le représentant de sa femme, la belle Olga Karpovskaya-Molotov, laquelle passe, à tort ou à raison, pour TEgérie du régime.Vive, spirituelle, élégante — ce qui n’est pas fréquent parmi les compagnes des hommes d’Etat soviétiques — elle débuta comme employée d’une grosse fabrique de produits de beauté.Son sens des affaires la conduisit vite à la direction de cette entreprise à laquelle elle donna un essor considérable.A Tissue d’un voyage d’affaires aux Etats-L'ais qui lui permit de nouer avec Mme Roosevelt de'J liens de sympathie, elle appliqua à l’industrie russe des cremes et des tards des méthodes directement importées d'outre-Atlantique.Elle lança le slogan: "Les produits de beauté ne sont pas un luxe, mais une nécessité”.Le public féminin adopta avec enthousiasme cette maxime, et bientôt Mme Molotov_dirigea dix-sept fabriques, contrôla toute la production soviétique de parfumerie et de cosmétiques.Sa réussite fut telle que, le 11 novembre 1937, elle était nommée vice-commissaire du peuple a l’alimentation, et le 20 janvier 1939 commissaire de Tin-duslrie du poisson avec la haute main sur les pêcheries d’Astrakan.* Ÿ * En mai de la même aimée, le gouvernement soviétique effectuait, a la grande, surprise de l'Europe, une ! volte-face soudaine dans le domaine de la politique extérieure.A la suite de l’occupation complete de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne, qui renforçait considérablement la position stratégique de celte dernière, on voyait M.Litvinov, le champion du système de la séi m ile collective, céder a M.Molotov sa j place de commissaire du jieiqile aux affaires étrangères.La signifi cation de ce changement, allait apparaître pleinement quelques mois plus tard, le 23 août, lorsque le nouveau chef de la politique extérien : re, accueillant au Kremlin M.von UttALÜaJiry Ribbentrop, signait, en piésem e de 1 De la Phalanrie.de Port-au-Prince, Haïti, le 10 septembre 1942: Depuis longtemps déjà, les Pouvoirs publics, devant les doléances émises par les victimes de la concurrence des étrangers installés dans la place et animés du souci tie protéger l’intérêt national, ont pris fies mesures pour corriger une situation alarmante.Le gouverne injuste: la rliscriinitiation entre les Haïtiens qui sont d’origine et ceux qui ne le sont pas, selon une définition qui ne pouvait donner aucunement satisfaction au Droit et à la logique.Bizarreries Em effet, il fallait faire le depart , jjon seulement entre Haïtiens naiu- rnent fie Michel Oreste s est parti- ^ raijsés, mais encore établir fies de-eulièrement signale dans ce sens.gr£s {|ans l'origine, tic sorte que, Mais, comme chez nous aucune règle n’avait la chance de se maintenir, soit par négligence ou corruption, soit par les changements incessants qui s’opéraient dans le ménage de la chose publique, la loi Michel Oreste, d’abord rigoureusement appliquée, fut dans la suite sans effet, au point que les infiltrations succédant aux abandons, noire commerce fut envahi fie nouveau par l’élément étranger qui, •'mieux armé, jilux roublard, plus rompu aux ruses du métier et moins porté aux dépenses, parvint à éliminer presque sur toute la ligne le facteur haïtien.Il a fallu aviser et, en 1933, une loi fut votée qui se donnait pour but fie réglementer le commerce, particulièrement le commerce de détail.Cette loi ne pouvait pas remplir son objet.I faite et reposait sur pour avoir le droit de vendre une aune de cotonnade ou une barre fie savon, le commerçant détaillant devait remplir les conditions exigées pour l’aptitude à la première magistrature de l’Etat: être né fl’un jière qui lui-même est né haïtien.Le commerçant détaillant est donc assimilé au Président de la République.Quel excès d’honneur! Mais ce byzantinisme est la chose la plus odieuse qui se puisse concevoir dans sa contre-partie.Quoi! quelqu’un vient chez vous, il sollicite lu faveur fie compter au nombre fie vos citoyens.Vous le jugez digne de cet honneur.Vous l’agréez après qu’il a rempli les conditions qui gouvernent la naturalisation.Vous lui donnez l’accolade, heureux de saluer un nouveau membre de la famille haïtienne." enfants du pays.Il peut, après un stage de cinq ans, (nous sommes en 19351 posséder la plénitude des droits politiques, sauf l’exception présidentielle.Il a aussi des devoirs.tous ceux qui astreignent les autochtones au service tie la patrie: privilèges et contraintes.Mais voilà que vous venez lui dire: “Le droit de faire le commerce de détail vous est refusé.Seuls vos petits-enfants jjourront en bénéficier.En attendant vous devez obéir aux obligations citoyennes.Vous pouvez être fonctionnaire.Ministre, être même un grand Ministre susceptible de tirer le pays d’embarras.tie le construire dans la prospérité et flans la gloire.Mais, vous ne pouvez pas faire le commerce à tous les degrés surtout aux plus petits.Si la Patrie est en danger, vous avez la possibilité de devenir un héros ou de vous faire tuer noblement pour sa défense, et, si la guerre vous épargne et vous rend à la vie civile, vous êtes incapable de diriger une boutique et tic vous livrer aux activités mineures tir la vente au détail.Nous ne sommes pas cependant au bout fie notre stupéfaction.La mesure tatillonne, vexatoire, raffine et se fait plus minutieusement tnitra-geante.Pour avoir la faculté tie vendre une livre de suci'e, on doit être né d’un jière qui lui-même est né haïtien, c’est-à-dire que le fils d un naturalise même glorieux, qui est né flans le pays (jus soli), qui a le plus souvent du sang africain dans les \eines (jus sanguinis), que la Constitution et les I.ois incorporent d’emblée dans notre structui'e '¦ociale.ce fils, dis-je.est frajqié du même interdit.C'est le comble de l’iniquité.On me dira que la mesure était (Reine, qu’il fallait trouver un moyen de sauver nos petits commerçants.Je reconnais avec tout le month1 que quelque chose était à faire dans ce sens, pour protéger THaïtien.Mais le procédé mis en usage pour le favoriser met en cause des questions d’ordre public et révolutionne toutes les données acquises sur la qualité de citoyen et la nationalité! On pouvait taire autrement Ce n'est pas cependant qu’un moyen plus régulier, plus décent et, pour le moins, aussi efficace ait manqué.Il fallait reviser les naturalisations accordées, sur une certaine échelle d'années.Chacun sait que la grande majorité de ces actes sont frauduleux, qu’ils ont été passés moyennant finances extra-légales.N’importe quel métèque, indésirable, en rupture de ban ou de faillite, indigne partant d’être intégré dans la collectivité haïtienne, était habile à devenir citoyen, sans Taccoinplissement du stage tic séjour, sans remplir les formalités légales, pourvu qu’il pût arguer fi’un certain nombre de centaines de dollars.Une Commission nommée à fin d’enquête ne manquerait pas tie matière à excellente besogne.Elle faucherait comme ivraie eette végétation spontanée et vénéneuse d’Haïtines et ferait place nette.Evi-flemment, les naturalisations régulières seraient respectées, pour l’honneur des principes dont une nation ne peut se départir sans tomber dans la barbarie et sans se renflre odieuse à elle-même et au reste de Tunivers.Qu’est-ce donc qui a retenu le gouvernement dans cette voie directe et salutaire?l'ort probablement la crainte et aussi le dégoût du scandale."Qui touche au bois pourri voit sortir des cloportes”, a fût le moraliste.Et Ton ne sait vraiment combien pourraient être fort surpris d’apprendre qu’ils avaient trempé flans un trafic malpropre et sacrilège! On peut foire autrement Lux, du “Matin”, dans sa revue de la Presse, signale un article écrit dans “Les Chantiers”, par M.Séide Dorcé, qui invoque les raisons de défendre le petit commerce haïtien et appelle l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une action rigoureuse conformément à la Loi de 1935.Mais cette Loi a été si souvent violée qu’il semble même qu’on n’y prête plus aucune attention.11 en devait être ainsi.Elle laisse trop la porte ouverte aux fraudes, et il faut une telle vigilance dans son application que les agents préposés à la faire valoir ne peuvent être que débordés.D’ailleurs, elle accorde trop de créflit au contrôle.Depuis l’antiquité, il a toujours été impossible tl’en obtenir une stricte, une juste exécution, soit que les contrôleurs fussent sollicités par la corruption, soit qu'ils se servissent de leur autorité pour molester ceux qu'ils avaient des raisons personnelles de haïr.On connaît l'adage latin: “Quis custodiet custodes ipsos?Il it: était mal jouit immédiatement des droits ci-un postulat 1 vils que la loi reconnaît aux autres Beaux contes pour enfants ALADIN — Pré des Mille et Une Nuits, par Antoine Calland, illustrations de Vernier.LE PRINCE LUTIN, par madame D'Aulnoy illustrations de Vernier.GRACIEUSE ET PERCINET —- par les mêmes L'OISEAU BLEU — par les-mémes.LE PETIT POUCET, par Charles Perrault, et LA BELLE AU BOIS DORMANT — CENDRILLON et LES FIES, illustrations de Gcndron.LE PETIT CHAPERON ROUGE, par Charles Perrault, et LE CHAT BOTTE — BARBE BLEUE et RIQUET A LA HOUPPE, illustrations de Gcndron.Si* albums fortement cartonnes, format 7x10, illustrés on noir, environ 60 pages.Au comptoir ,50s, par la poste .60s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR" FOURRURES de qualité Ce Nocl-ci.donnez une fourrure Asselin.Elles sont ravissantes de beautc et gardent, des années durant.tout l'éclat de leur lustre.ASSELIN MANTEAUX de SEAL MARANOA MANTEAUX de RAT MUSQUE (Flanc) .• » (Dos) .• • < MOVTON' DE PERSE MOUTON BOMBAY GRIS SEAL HUDSON' (rat musqué teint) ECUREUIL BRUN RAT MUSQUE (dos) *125.*175.*275.*275.*350.*450.P.-A.ASSELIN et ses FILS, 1439, AMHERST - Tél.: CH.9644 eellemment par M.Séide Dorcé, mais nous croyons que ce n’est pas pour lui déplaire et qu’elles invitent à un examen d’ensemble et fondamental de la situation des 1 étrangers en Haïti.Autrement les Haïtiens ne feront que continuer à végéter dans leur pays et à n'y oecii-per seulement que des situations inférieures”.Et c’est précisément ce rpTon semble ne pas vouloir actuellement et à quoi pourtant nous pensons qu’il faudrait remédier par une élude approfondie et une refonte judicieuse des lois sur le commer- r.burr-reynai : d Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 6 DECEMBRE Ile dim.de TAvent, semi-double (violet).— Messe: Populus, sans Gl., aveà Cr.; 2e or.de saint Nicolas, E.C., sans 3e: (cependant M : or.commandée pro i'e gravi); préface de la Trinité.— Aux Vêpres fie ce dim.(ant.propr.Ecee).mém., de saint Ambroise E.D.U Vp.) et de saint Nicolas E.E.(11 Vp.) # LE MARDI 8 DECEMBRE * Immaculée-Conception tic la S.Vierge.— Double 1 cl.avec Octave (Ornements d’or ou blancs).Messe: Gaudens avec Gl.et Cr.; 2e or.de la Férié (au dim.II) seulement; préface de la S.Vierge.— Aux II Vêpres, mém.de la Férié.AU PRONE Le dimanche 6 décembre On annonce: Mardi, Immaculée-Conception de Marie: fête d'obligation.Mardi, on fera la collecte, dans le dioc.de St-Hyacinthe, pour Thû-pital St-Charles; dans le dioc.de Joliette, pour Je Denier île St-Pierre.— Dim.prochain, dans le dioc fie Montréal, pour l’Oeuvre des séminaristes.— Dim.prochain, dans le dioc.de Sherbrooke, 5e anniversaire fie la promotion de S.E.Mgr PhiRppe Desranleau, évêque de ce diocèse.Retour des sirènes à Halifax?Restrictions aux messages en Argentine Buenos-Aires, 5 (A.P.) — l.e gouvernement de l'Argentine a jeudi soir limité à IOO mots les message» diplomatiques chiffrés, et a promulgué d’autres restrictions sévères sur Tusage de la radio, thi télégraphe et du téléphone.On établira tics jiostes de contrôle pour découvrir les postes de radio clan-(iestins.On estime que ces mesures nuiront surtout aux puissances de l’Axe.AHTIKORLAUREHCE FHXOmiA PHARMACIE LAURENCE | MONTREAL CQVtir 901/5 ITM/rAfiH Où Von s’habille bien ENR.Coupe spéciale à chacun Façon soignée Aussi “Valet Service" à votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR OIM, Rachel At - FR.e34a-»S60 Halifax, 5 (C.P.) — l.e comité municipal fie sécurité, à Halifax, a recommandé, jeudi, que les sirènes soient réinstallées sur les véhicules du département fies incendies, à la suite de Taccident de mardi dernier alors que la voiture du chef des incendies J.-W.Churchill, a été démolie flans une collision.Au début de la guerre, les auto-1 rites de la ville, afin de faire dis- : paraître toute équivoque relative-1 ment aux exercices d’obscuration, | avaient substitué fies cloches et des sifflets aux sirènes dont étaient munis auparavant les véhicules du service des incendies.Un ministre polonais à Ottawa ïgffU.Ottawa, 5 (C.P.) — M.Waclaw Babinski, ministre de Pologne auprès du gouvernement des Pays-Bas à Londres, est arrivé jeudi a Ottawa, venant de Montréal, où il a passé deux jours à son arrivée par avion de Grande-Bretagne.Il doit discuter avec M.Victor Podoski, ministre polonais au Canada, de l’établissement de consulats jiolo-nais flans les villes canadiennes.Il partira ensuite pour Washington.I a femme et les fieux enfants fie M.Babinski habitent Montréal depuis 1940.f* marque de l’homme bien vêtu .faudrait faire appel à d’autres mesures qui laisseraient moins fie place à ces jeux frauduleux et réduiraient les possibilités d’évasion trop infpudemmcnt utilisées par fies commerçants sans scrupules.C’est pourquoi je inc range à l’avis de Lux qui dit.“A notre avis, la question que les doléances de M.Séide Dorcé soulèvent, de ta prelection due aux commerçants ré-gnicoles, ou haïtiens d’origine, dépassé la jiortée de la simple loi de 1935 sur le commerce (le détail, pour loucher nu principe même du droit de l’étranger de pratiquer le commerce en Haïti.lieux tradj-tions nationales ont été progressivement évincées juir la situation et l’influence croissantes de l'étranger dans le pays; ce sont, d’une part, le droit de propriété foncière exclusif des Haïtiens et le commerce interdit aux étrangers autrement qu'en qualité de consignataire et dans les ports ouverts."Si l'agriculture et l’industrie, parce qu'elles ont constamment besoin d'être encouragées et qu'elles rciiréscnlcnl des forces sociales réelles, jM'iivenl, en principe, être exercées par des étrangers admis dans les conditions légales prévues on n’aperçnil pas, avec la inêiiic netteté, les raisons qui peuvent admettre Télrangcr à l’exercice du commerce, ce dernier ne consistant qu'en opérations d'échanges intéressant peu le progrès national.Tel csl le principe."Si Télrangcr était exclu de noire commerce cl s’il n’était admi1-, (onime dans le passé, à exercer le commerce que .seulement eomtnc consignataire, et à ne travailler dans le pays qu’à litre d'agriculteur et d'industriel, l'exercice du Droit de projiiiélé foncière eût été ( oinjM'rhrnsilile et dans Tinlérêt général.“Ces prémisses, que nous posons, sont nnturellemenl nu delà des considérations exprimées ex- FAYETTE R-A-D-l-O CR.2135 CR.2135 FRÊRE5 BEURRE de Crémerie Proniièrr m q Qualit é J J) Q Deuxième Qualité 37c Troisième n Qualité J Ut, c R 2 I 3 5 BH2.nip ST-IHJHERT 1127, rue MONT-ROYAL BL 230!), nie ONTARIO E.3175.rue ONTARIO E.5193.rue ST-I.AURENT R'120.rue ST-HUBERT 2034, rue MONT-ROYAL B.137J, rue ONTARIO!) E.1581.rue STF.-CATHERINB E.2920.rue MASSON 4835, nie WELLINGTON, homme à four et (1) homme a pâte.Ces employés ont droit à un salaire minimum de $27.50 + .60 boni; total $28.10.Un homme ne devra jamais être en charge de plus de (2) fours.Un four à (2) étages est considéré comme un seul et même four pour l’application de ce contrat.Dans les boulangeries où travaillent (16) hommes et plus, il est obligatoire pour l’employeur de désigner, en plus du coniremaitre, (1) homme à four et un (1) homme à pâte, pour chacun des départements où il y a au moins dix (10) hommes travaillant la majeure partie de leur temps dans ce département; les départements assujettis sont celui de la boulangerie-pâtis-serie-et pain de fantaisie (sweet-good).Le salaire des compagnons boulangers et pâtissiers est de $23.50 + $0.60 boni.Total: $24.10.Le salaire des aides-boulangers el pâtissiers est de $20.50 + 0.60 boni.Total: $21.10.Le salaire des apprentis-boulangers et pâtissiers est de $14.50 + .60 boni.Total; $15.10.Dans aucune boulangerie le nombre d’apprentis ou d’aides ne devra jamais excéder 20 p.c.du nombre des employés, sauf dans les boulangeries de (3) ou (4) hommes où l’un de ces employés peut être un apprenti; également dans les boulangeries où le nombre d’aides ne devra jamais excéder 20 p.c.du nombre des employés, sauf dans les boulangeries de (2) à (4) hommes où l'un de ces employés peut être un aide.Surnuméraires — Un compagnon boulanger ou pâtissier agissant comme surnuméraire a droit à $0.50 de l’heure; surnuméraire agissant comme aide, $0.40 de l'heure.Ces ouvriers agissant comme surnuméraire ont droit de toucher un salaire minimum quotidien d’au moins de (7) sept heures de travail.Exemple: Un ouvrier qui travaillerait seulement 5 heures de travail a droit de réclamer par son syndicat ou du comité conjoint la différence qui lui appartient (les sept heures minimum en salaire.Le surnuméraire est l'ouvrier qui n’est pas régulièrement attaché au personnel de la boulangerie.Aucun employé surnuméraire ne sera engage à titre d'apprenti.Heures de travail: Les heures de travail s’appliquent aux ouvriers de l'intérieur; celles des contremaîires sont limitées à (67) heures par semaine; (60) heures par semaine pour les hommes à four et à pâle, boni- : mes de tables (compagnons), aides, et apprentis.Temps supplémentai-1 re après le nombre d’heures ;pé- i eifiées.(epus Une Cii) demi-heure est accordée à Ions les ouvriers pour prendre leurs repas ou se reposer au cours de leur travail de chaque jour.Temps de perte.Eèle chômée — Durant une semaine, s il y a une fêle ehûmcc, le salaire minimum des ouvriers ne devra minais élre altecté.Exemple: si l’ouvrici tra-| vaille (4 re.M.P.-E.Gagné: trésorier.M.Lorenzo Rouleau; directeur, M.Ger main Lefebvre; organiste, M.Raoul Pâqtief.Subirons-nous la conscription des femmes?M.King a annoncé celte mesure il y a déjà quelques mois — Comment réagir?Au cours d'un conflit entrepris au nom de la civilisation chrétienne et des principes démocratiques, notre gouvernement osera - t - il conscrirc les femmes au travail de guerre 7 C’est ce dont nous a menacés le Premier Ministre da ce pays dans un discours prononce en août dernier.Quelle attitude le chrétien et le Canadien français doivent-ils prendre devant cetto menace f Voiià ce que traite avec une chaude éloquence et une grande sûreté de doctrine M.François-Albert Angers, dans une brochure intitulée “Est-ce ainsi qu’en fait la Guerre Sainte” 7 Chacun voudra se mettre au courant ries périls encourus par la famille et des moyens d'eloigner de nous la terrible menace.Cette brochure so vend $0.10 l'exemplaire, $1,00 la douzaine et $8.00 le cent: on sc la procure en écrivant à “L'Action Nationale Case Postale 133, Outremont, eu à la Librairie du "Devoir”, Nous reproduisons avec la per-j mission de M.Venne.le sympathi-| que directeur de l'Intérim (1), nou-j voile publication trimestrielle con-i sacrée à la diffusion des arts, de la littérature, des sciences, j cation, de l’inslruction, nance, des sports, enfin, lure générale, un article vant astronome le Frère Robert plus d’être fort goûté par nos lecteurs.ravivera dans la mémoire des astrophiles des souvenirs chers d'enfance, des souvenirs de leur début dans la plus noble des sciences.D.G.* * * Monsieur le directeur de l'Intérim, vous me demandez de dire aux anciens élèves des Frères nour moi i’aime l’astronomie.Malgré une cer-laine répugnance, je vais donc parler de moi.Mes leeleurs se rappelleront peut-être leurs amours intellectuelles en écoutant le récit de mes joies modestes et c'est pour cela que j’écris: les nourritures de l’esprit ont toutes la même saveur; elles ont goût d’infini.Aussi loin que vont mes some-! nirs, j’aime l’astronomie.Je ne sa- ^ vais pas encore le nom d’une seule étoile et cependant lorsque je regardais s’allumer leurs feux, le soir, leurs scintillations me remplissaient de mélancolie.L'engoulevent faisait entendre en même temps son cri rauque; une cheminée assombrissait le ciel de tourbillons noirs; la bonne ville de Québec se recueillait pour le repos noc- : turne.Je me rappelle surtout Orion, ou ce que je croyais être Orion.Je vois toujours le géant céleste dans la gloire d’un ciel d'été et mes souvenirs me trompent ear c’est une constellation d’hiver.Mais peu importe une science plus précise.Orion est pour moi ce groupe merveilleux d’étoiles que j’appelais le Saint-Sacrement, car il me rappelait l’ostensoir; j’aimais le mystère de scs trois étoiles en ligne droite, le merveilleux trapèze qui limite la constellation, le feu rouge de Bétel-geuse et la splendeur bleue de Ri-gel.C'est encore en ces jours d’enfance que je supputais la hauteur du ciel.Le firmament pour moi était ce qu'il fut pour l’homme primitif, une voûte transparente, solide, portant les étoiles, et je me demandais si cette voûte était bien élevée.Or, comme j’avais vu parfois des homines marcher sur le toit de la maison d’en face haute de trois étages, j’avais compris que le ciel était plus haut que leurs têtes, mais je croyais qu’un homme monté sur leurs épaules toucherait le ciel de la main.Les avions ne sillonnaient pas le firmament en ces jours de sir Wilfrid et de la reine Victoria, et il est bien probable que les enfants d’aujourd’hui placent le ciel beaucoup plus haut que ceux de ma génération.Puis, en me penchant par la fenêtre, je voyais au loin les montagnes et je sentais que le monde se continuait derrière elles.Que pouvait-il y avoir au delà?Y avait-il encore des montagnes, des rivières, des plaines?Et mes pensées s'élançaient vers ce lointain.J’ai vu.l’océan plus tard; les flots sans pitié ont assailli les beaux navires qui m’ont porté, ces grands navires iouets des flots! J'ai vu les couchers de soleil merveilleux.Je me suis rendu compte vaguement parfois que la terre était ronde; mes souvenirs d’enfant se sont révoltés devant res sensations plus vraies; mes rêves d’enfant portaient plus d’infini! El les années de classe ont suivi alors que l'on apprend le calcul, la géographie, la grammaire, l’anglais, le toisé.Elles ne sont pas toujours poétiques ces années et lorsque, pour faire plaisir à ma mère, je devais affirmer que j’aimais la classe, je mentais un peu.A Pécule primaire, avec sa grisaille inévitable, l'astronomie ne trouva pas son compte.Il fallait faire des devoirs pendant que “montaient les constellations et que la première onde aux premiers alcyons donnait sous l'infini le long baiser nocturne”; il fallait étudier des leçons quand au (1) 1224, rue Champlain, Montréal, abonnement, 50 cents.dehors, “le clair de lune coulait aux pentes des toits bleus” et il fallait préparer des examens alors que “des nuées diaphanes de satin blanc éclairaient la cime indéterminée des forêts”: et avant même que la “lune sur le clocher jauni se fût posée comme un point sur un i” il fallait rentrer à la maison et 'e coucher de bonne heure pour être dispos le lendemain.Un jour je dis adieu à ma ville et allai vers le noviciat.Il était alors installé au Parc Maisonneuve, occupant les terrains mêmes où fleurit le Jardin Botanique.L’astronomie pouvait-elle dominer alors qu’il fallait s’exercer aux combats spirituels et aux iutles pédagogiques?Ne fallait-il pas redouter la rêverie associée aux charmes de l’astronomie?l’ouvions-nous être “pêcheurs de lune” nous, les novices?Pourquoi, cependant, ai-je conservé de ces jours paisibles des souvenirs étoilés?Quand le soir, sous les arbres apaisés, des marronniers, je crois, nous nous promenions pieux el recueillis, il m’arrivait parfois de voir ia lune, croissant aux cornes dressées au-dessus du couchant, ou bien dans la gloire de son plein "comme la roue d’un char” lorsqu’elle brille “comme un lient’ sous tout neuf”.et dans l'exaltation de l’adolescence des mots lus à l’office divin revenaient chantants: "Quæ est isla quæ pro-greditiir quasi aurora consurgens?.’ “Quelle est celle qui s’avance comme l'aurore naissante, belle comme ia lune, radieuse comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille?”.et parfois le matin, il nous semblait qu’un incendie immense embrasait le ciel du levant: Vénus déployait ses charmes sur un monde encore endormi, Vénus, l’étoile du matin, Stella matutinal (A suivre) Fr.ROBERT Numéro spécial de "Mes Fiches' SOMMAIRE Introduction, par le R.P.Paul-Aimé Martin, C.S.C.1.La femme et le travail.— Le travail de la femme hors du foyer, par P.Goulet; Quelles professions ouvrir aux femmes, par J.Danel; Le travail féminin et la guerre, Ecole sociale populaire.2.La femme el la politique, — La femme et la vie civique, par P.Goulet.3.La femme et le savoir.—L’inslruction féminine, par A.-D.Serlil-langes, O.P.; L'éducation de In femme dans le temps présent, par Mgr Julien.4.La femme et la famille.— La famille, donnée essentielle du problème de la femme, par E.Duthoii; L’organisation du foyer, par A.-I).Serlillanges, O.P.; Le retour de la mère au fover, par Sr Gérin-Lajoie, E.S.P., no 227, Conclusion.— Préparons notre avenir, par Robert Maistriaux.Le numéro 5e; par la poste 7c.Aux Editions Fides, 3425 rue St-Denis, Montréal.CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES •MM 1141 i JOS.PONTON Enrg.LOUIS AUTHIER, prop.COSTUMES DE THEATRE Spécialistes pour collèges et couvents 35, rue Notre-Dame est, - MONTREAL HA.8744 ¦ytfyu “Le bijoutier de confiance” Comblera tous vos rêves pour les fiançailles et le mariage MONTRES BULOVA - OMEGA - TISSOT - CYMA — Aussi — ARGENTERIE - COUTELLERIE - HORLOGERIE pour cadeaux Les prix sont tou jours raisonnables chez W.RIOPEL 902 EST, RUE BELANGER DOIIard 0640 Deux portes à l’est de Saint-Hubert a BAGUES DIAMANTS BLUE RIVER HERNIOLOGIE LES PLUS BAS PRIX EN VILLt C'est une spécialité pour laquell» un quelqu'un doit être complètement entraîné Afin de vous démontre! 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- moyennes en partie $7.50 à *8 et les communes de boucherie 86.50 et plus.Les vaches pour la mise en eonserve_$5 à $6.50, en partie 85.•>0 à 86.50.I.es bons taureaux se , 1 a musique.4.30 Church or the air.5.00 Nouvelles.5.03 Débat.5.30 Magic carpet.6 00 Concert IJpton.6 30 Causerie.6.45 Nouvelles de BBC.T.00 Jack Benuy.7.30 Le Comité de» finances de guerre.Chase and Sanborn.8.30 Causerie.8 45 Orchestre.9.00 Causerie de M.Broc-kington.9.15 A communiquer.9.30 Album américain de musique familière.10.00 Nouvelles.10.15 Notre Canada.11.00 Nouvelles de BBC.11.30 Nouvelles.CKAC-730 kilocycles 8.00 Nouvelle».8.05 Orgue.8.30 Chefs-d’oeuvre de ’a musique.8.45 Delta boys.9.OU L’Oratoire.9.15 Orgue.9.45 Trio de concert.10.00 Office religieux.10.30 Dimanche musical.11.00 Nouvelles.11.05 Quatuor Budapest.Midi Mélodie 12.15 Mode et musique.3270 Bon parler français.12.45 Musique sud-amérl- calne.' 1.00 Mélodies Roamer.1.15 Mélodies.1.30 Nouvelles.1 35 Musique Marazza.2 00 L’Heure catholique.2.3n Concert classique.— Most honoured music 3 00 Orch.Philharmonique de N.-Y.4.30 Music bar.4.45 Nouvelles.4.50 Intermède.5.00 The tamliy hour.5 45 An orchid to you.6.00 Notre Canada.6.30 Chansons» 6 45 Nouvelles 7.00 Commandos 7.30 Brise hawaïenne.7.45 Mémoires du Dr Lambert 8 00 Allô, Américains.8 30 Première audition.8.45 Roland Bédard SS' Nouvelles 9 00 Frères d’équipage.9.30 Star Theatre.1000 Images de guerre 10.15 Le vagabond qui chante.10.30 A la gloire des Insignes.10.45 Journal parlé.11.00 Sport.12.00 Nouvelles.CFCF-600 kilocycle» 8.00 Nouvelle».8.30 Programme musical.9.00 Nouvelle*.9 0s Musique.9.15 Coast to coast.10.00 Fantaisie.10.15 Mélodies.10.30 Southernalre*.11.00 Nouvelles.11.05 Soldiers of production.11.30 African Trek.12.00 Novatime.12.15 Mélodies.12.30 To the President.1 00 Nouvelles.1 15 Sunday review.1.30 Seitz, planiste.1.55 Orgue.2.00 Chaplain Jim.2.30 The show of yesterday and today.3.00 Fireside Singers.3.15 Debout.Amérique! 4.00 Sunday vespers.4.30 Easy listening.5.00 Honored music.5.30 Fireside book club.5.40 Sunday at home.6.00 Here come* the band.6.15 Causerie.6.30 Nouvelles.6.40 Musique.7.00 Studio.7.15 Stars from the blue.7.30 Drame.8.00 Intermède.8.10 Analyse de la guerre, 8.15 Studio.8.30 Britain to America.9 00 Movie preview.9.15 Salon group.9.45 Chansons de Thomas.10.00 Academy award.I 10 80 Nouvelles.! 10.45 Concert de cortlee.1 ! 1,00 Intermède.! 11.55 Nouvelles, CHLP-1490 kilocycle» 4.55 O Canada.4 55 Sommaire.5.00 Fantaisies Instrumentales.5.30 M.Hector Dupuis, candidat à la mairie.5 45 Intermède.6.00 Variétés.6 15 Chansons française».6.30 J -A.Bélanger présente.6.45 Octuor.7.00 A choisir.7.15 Théâtre d’autrefois.vendaient jusqu’à $9.3â et les crmi-tnuns de *7 a $8.50.Les vaches lai-! tières variaient de $90 à $175 chacune.Des bons veaux de tait, en Le "Petit Septuor'' à Radio-Canada Paniers de Noël à Notre Dame Lundi soir prochain, le 7 décembre, à 10 h.15, poste CB F, le ‘l’c- to i bonne $1.3 .1 >'13.25.Les béliers subissaiunl une coupe de $1 et les .’Jo avortons >2 du cent livres.Les moutons 85 à $9.Tes prix des porcs plus fermes ! de >16.60 a >10.65 pour les lî-1 i abattus (habillés).Grade A oblt'-| naît >1 de prime par iéte avec, les j déductions sur les autres catégo- 1 ries.Pesées vivantes les truies don- • liaient >12 a 812.25 et les porcs I _ d’engrais 810.50 a >1 1.50.La distribution annuelle des Paliers de Noi’l de la paroisse Notre-Dame aura lieu cette année te 23 décembre prochain, sous la distinguée présidence de Son Excellence Mgr TArchevêfjue de Montréal.A cette occasion, la conférence la Société Saint-Vincent de Paul lance un vibrant appel a toutes les âmes généreuses qui aimeraient à participer an succès de cette organisation, soit en faisant un don en nature: conserves, pois, ris, fèves, beurre, etc., soit en envoyant un don en argent avec lequel ics organisateurs arhè-_ teront les victuailles pour garnir Le Dindon et les (binards boi- les paniers.Un est prié de bien teux (extrait des Jolies f'.lwn- vouloir faire parvenir son don d isons roses) de Maurice Pesse.< i le 15 décembre prochain, à M.‘‘La ('.avaicrie b'-.err’', fclian- ltobcrl-.l.Sells, organisateur des sonnette enfantine sur un temps I • aniers de Noël de Notre-Dame, à de marche).ll(i ouest, rue Notre-Dame, Mont- réal, MA.7917.__, par-j Septuor de la Bonne Lhanson” lie *15 avec quelques-uns jusqu’à ! ‘tonnera ic même programme an-*1.).)0, les moyens *14 à $14.50 et 1 nonce la semaine dernière mais les communs aussi bas que $12.Les ; qui, pour des raisons inconlrôia- Notre-Dame d.veaux abreuves >10 a 812 et les blés, fut contremandé à la dernière 1 vTeaux d herbe k^ers représentaient heure: la maieurt partie des arrivages et ! donn.aien, de >8.50 a 810.cn partie !o ‘T’était un Boi de Sardaigne” a >9.75.Les antennais $7 ;i 88.' (folklore français) agneaux de qualité moyenne ! 2o “Les bonnes' dames de Saint- Gcrva i s”.[.-Dalcroze.“.Limais les filies ne me chiffon ncronl”, (folklore canadien) Commission d'agent d'immcubic* M.le juge Curran, de la Cour supérieure, a accordé une indemnité de >775 a M.Charles A.I.aehanre.a titre de commission due par la défenderesse.Mlle Bella Feldman; Goodman.Mlle Goodman avait accepté une option du demandeur pour la vente d’une propriété au prix 'le 84,1100.Vpi’f’s la vente, elle prétendit ne rien devoir a l’agent d’immeubles.Pourquoi je suis dans cette lutte ?Monsieur Raynault a-t-il vraiment trahi ?HECTOR DUPUIS candid.il à la Mairie do Montréal répondra à CCI deux quciliont DIMANCHE SOIR au Poste C HI P, de 6.00 hres à 6.15 puis au Poste C.K A.C.de 7.00 hres à 7.15 Dimanche soir a 8.15 hres grande assemblée au Collège St Henri.Mauricie tuberculose Jubilé du Dr DeBlois Les Trois-Rivières, 5.— Les membres du personnel du Château et du Sanatorium DeBlois, ont offert, récemment, une fêle au docteur Charles de Blois, leur président et patron, à l’occasion de son jubilé d’or professionnel.Dans une brève allocution, ITiôte d’honneur a demandé à ses employés de toujours pratiquer la charité qui comprend, dit-il, non seulement l’amour de Dieu mais aussi celui I du prochain quel qu’il soit.Le timbre de Noël à Shawinigan Shawinigaii-les-Chules, 5.—L’objectif de la campagne du Timbre de Noël, à Shawinigan, a été fixé à $3,000.Le maire J.A.Bilodeau a donné ! exemple à ses administrés en versant une contribution de cent dollars.blouvelle fanfare à La Tuque La 1 uque, — Une nouvelle fanfare vient d’être fondée à La Tuque, par M.Aubert Monlgrain.ieune musicien bien connu.Ce nouveau corps de musique, qui porte ¦ 1 le nom de l’Union musicale de La Tuque, est particulièrement desb né aux jeunes qui quittent le collège local, chaque année, et qui souvent, jusqu’ici, n’avaient pas l’occasion de poursuivre leurs études musicales.Donneurs de sang Shawinigan-Ies-Chutes, 5.— A la dernière clinique des donneurs de sang, a Shawinigan, 60 donneurs se sont présentés, dont 18 des Trois-Rivières, du Cap de la Madeleine et une quinzaine de Grand’Mère.(.est le Dr M.Chrétien, qui est en charge de la clinique, assisté des docteurs Melançon et Perron.L'avenir de l'aviation New-York, 5 (A.P.) — M.Torn M.Girdler, un dirigeant dans les industries de l’aviation et de Tacier, a dit jeudi devant la Chambre 1c commerce de New-York que les plans sont prêts pour commencer la fabrication d’un avion transatlantique portant 400 passagers et faisant une vitesse de plus de 400 milles à l'heure.Comme bombardier il pourrait faire le voyage d'Europe aller et retour.M.Girdler a ajouté que plus tard les vitesses de 400 à 500 milles à l’heure paraîtront lentes, et que le nouveau bombardier géant Liberator aura l’air d’un jouet.Appel de plusieurs chefs à la* radio Plusieurs chefs de celte province ont participé jeudi soir, à Hadio-Canada, à un apel spécial en faveur du Timbre de Noël.Le Dr J.-A.Cquillard.présideitf-c lu, de l’Association canadienne antituberculeuse, a parlé de la grande perte économique qui résulte de notre effarante mortalité.La grande contagiosité de la luber-tulose en fait une plaie sociale très dévastatrice, puisque chaque décès est la cause de huit infections nouvelles.M.Adélard Godbout, premier ministre de la province, a insisté sur l’aspect national du fléau de la ! tuberculose.Le chef de l’opposition, M.Mau-I rice Duplessis, a déclaré que le ; problème posé chez nous par la tu-! herculose est un problème familial.Mgr Camille Roy, recteur de l’Université Laval, a dit qu’il se fait l'avocat de la lutte contre la tuberculose, au nom de la jeunesse universitaire et écolière.Enfin, le dernier orateur, le Dr Hugh E.Burke, directeur médical du Royal Edward Hospital, a parlé de l’insuffisance de nos moyens de prévention et de dépistage contre la tuberculose.Les paroisses et le Timbre de Noël Mme J.-A.Jarry, présidente des dames patronnesses de l’Institut Bruchési, signale que l’organisation de la campagne du Timbre de Noël va très bien dans les paroisses, grâce au dévouement des auxiliaires.Mme Jarry rappelle que les paroisses qui n’ont pas encore donné auront eu une occasion de montrer leur générosité, au cours de quêtes qui seront faites par les dames patronesses et leurs auxiliaires, les dimanches 6 et 13 décembre.M.Raymond Cormier Québec, ft (D.N.C.) — M.Raymond Cormier a été nommé secrétaire de M.Georges Dansereau, nouveau ministre des Travaux publics.M.Cormier était sténo-dactylo au ministère des Affaires municipales, du Commerce et de l’Industrie lorsque M.Louis Coderre, sous-ministre, se l’attacha comme secrétaire.A l’avènement du gouvernement Godbout, M.Dansereau fut nommé ministre sans portefeuille et chargé de s’occuper d’une façon toute spéciale des questions commerciales et industrielles.M.Coderre lui assura les services de son secrétaire.M.Alphonse Drolet a été nommé secretaire du ministère.Graphologie au “Devoir” Myosotis.— Etude parue dans le Devoir du 14 novembre.Reine Marguerite.— L’esprit est précis, réfléchi, délicat, fin et juste.C’est une personne raisonnable et à son affaire, le côté pratique étant développé et l’activité sereine et persévérante.Elle est dévouée mais timide, et sa timidité retient souvent ses élans généreux.Elle est délicate et discrète et elle craint d’importuner.La volonté est précise, égale et ferme.Elle tient à ses idées, elle contredit et discute niais sans y mettre d’animosité.Elle est un peu susceptible.Initiative et bonne volonté sont bien marquées.Le coeur est affectueux et constant.La sincérité et la droiture sont parfaites.Extérieurement, elle est toujours de bonne humeur, mais elle est trop sensible pour ne past avoir scs heures sombres qu’elle cache soigneusement.La réserve et la discrétion sont grandes.Colette.— Comme elle est gen- i tille cette petite! Raisonnable, sen-; sée, active et capable.Sincère mais fermée comme une boîte japonaise dont 011 ne trouve que difficilement le secret.Généreuse et active, elle sait bien se dévouer et on doit en profiter et peut-être en abuser autour d’elle.Elle a une volonté tour à tour impulsive et résolue, elle peut être ferme mais on l'influence facilement.Profondément bonne et délicatement sensible.1511e a le culte du devoir qu’aucune difficulté ne l'empêche d’accomplir.C’est donc une nature morale élevée et courageuse, et qui, lorsqu’elle sera indépendante, se manifestera dans toute son efficacité, car elle est jeune quoique si sage.Côté gai et enjoué qui l’aide à rire de ses petits ennuis.Coeur aimant et généreux: grand besoin d’affection et de confiance.mais sa réserve nuit aux confidences.Optimiste, un peu autoritaire, vie et impatiente souvent.Amie d’un Rien.Imaginatif, impressionnable, un peu nerveux, il a une humeur très inégale et l’activité se nuance toujours à l’Iiu- ! ineur.Coeur délicat et affectueux;! il est capable de dévouement mais habitué à s’occuper d’abord de lui-même.La volonté est active et ardente et sc manifeste de façons variées.Il csl résolu, et cependant, il a des indécisions nombreuses; il csl obstiné cl cependant il sait être souple; il esl énergique et facilement entralnabie.Jeune encore, la vie et l’expérience peuvent le modifier en lui donnant plus de pondération.Il se fait illusion facilement, et quoique sincère, il peut tromper les autres sur ses sentiments et ses opinions, parce qu’il a été sincère quand il les exprimait.Porté a des exagérations! qui nuisent à la sûreté du jugement.Un peu négligent et désordre, aucun souci des détails.Ces pages sont écrites avec trop de précipitation et exagèrent peut-être les défauts.Marga.— Elle est sérieuse, idéaliste et pieuse.Le coeur est délicat et tendre; elle s’attache facilement et > e cache soigneusement parce qu elle est fière, timide et extrêmement réservée.La volonté se manifeste dans le sens passif: endurance, obstination douce et muette.Active, optimiste, courageuse et devouee, mais souvent gênée et retenue par sa timidité et la crainte de trop s avancer.Je le répète, elle est fiere.Aucune vanité; la plus grande simplicité et spontanéité naturelle Besoin de sympathie et d’approba-tion.Mira.— Non, je ne donne pas de leçons de graphologie.Un vous a mal renseignée, je ne l’ai jamais fait.Serpolette.— Elle est pratique et d une activité un peu routinière mais constante.Très bonne, sensible affectueuse; ses affections sont exclusives et, à l’occasion, pourraient devenir jalouses.Toujours naturelle et sans vanité, elle déteste toutes les affectalions et les vanités exagerees.La volonté est active, ferme, égale, capable de conduire et d’établir une autorité égale el efficace.Elle est, ou sera une excellente ménagère et une femme dévouée, capable et toute a son affaire.Myriam.Malgré sou apparente simplicité, celte écriture révèle une personne qui complique aisément les choses.L orgueil est bien marque avec la satisfaction de soi et une certaine incrédulité quand on fn,o'1ilmUe ou ,Mle I’0n s'RnaIe un dé- fniî# 1 1 le-a ,m grand fon; de sincérité qui lui fait voir la yenle quand elle la cherche véritablement.Elle es’t active et courageuse.La volonté est impulsive et souvent indécise) «die est capricieuse, autori-taire et très, très influençable mal-gio de frequents entêtements raides Glle est susceptible.Ses affections sont un peu jalouses et exigeantes.Du gout, (le la distinction, une personnalité accentuée que modifieront probablement quelques années d experience de la vie.i ante hmclic.Délicate, nerveuse, d humeur et d’activité variables « est une personne bonne, sensible de coeur affectueux mais de volonté G'iblr et influençable.Elle manque < e sens pratique, d’ordre et de soin «les details.Elle aime bien à parler mais plus «les autres que d’cllc-même, car elle est timide et elle manque de confiance en elle.La santé est délicate et elle résiste iiiid a la fatigue et aux inquiétudes, i.de est portée à exagérer les «liffi-«•iiMes et^ a sc tourmenter.Elle n’a pas «l’égoïsme et elle a instinct du dévouement mais pas beaucoup la pratique, neut-êtie nar- < «• «iii’cllc 11'en a pas l’occasion?Simplicité et naturel parfaits.Absence complète «l’orgueil et de vanité.Elle esl modeste et humble.Elle coupon aranhoioklnua I M 1,'t A%! «t Ar » «I 4 Cr«:M; to to ck IEAN DESHAYES — au — « » V |)| (T?** Samedi, 5 décembre 1912.Bon osur 2 temainn On non non vai*ibi® *»t ^ *oii» en t1rnbr»!A-po«t«j doivent.nc^oniDAKiier chu'itis envol Tout manuscrit doit fttre k "encre •u,i oapter non rnvd Ne oa# §n''i,vec de coule 4(1 renier: Jean Ucshayos.le “Devoir' Montréal.est aimable, de caractère facile quoique l’humeur soit très variable.Tendre sauvage.— C’est un très jeune homme impressionnable, très sensible et en effet très tendre.L’activité est souvent empêchée par les dispositions morales: tristesse, ennui.et pourtant il a de la volonté.Cette volonté esl résolue et ferme et il devrait s’en servir pour dominer ses petits découragements un peu enfantins.Il 9 de la souplesse et s’adap'e assez iaciiement aux milieux et aux circonstances.Dans ce coeur tendre les affections sont profondes, inquiètes et un peu jalouses.Il est bon, très-généreux et capable de beaucoup se dévouer pat élans, et non avec continuité e’ persévérance.Vif, irritable, il a des emportements courts.L’imagination, chez lui, a besoin d'être surveillée car elle le porte à des exagérations q li nuisent à la sûreté du jugement.Il est sincère et franc, naïf et crédule avec un côté très jeune que l’expérience de la vie modifiera.Il a un grand besoin d'aimer vt d’être aimé.Il esl susceptible; absence complète do vanité et de prétention qui sc révèle par une parfaite simplicité dans ses paroles et ses manières toujours nain relies.l'Ieur de Us.— Imagination vive jojis enthousiasmes, générosité e! dévouement.Elle esl bonne et sensi ble; ses affections sont profondes mais dissimulées par une extrême réserve.Elle a une humeur très variable et sa gaieté est aimable el rieuse, mais elle a ses jours gris et elle le laisse trop voir pour ne pas perdre de son amabilité.Active, dévouée, courageuse et d’un bel optimisme qui se communique facile ment à son entourage, La volonté est précise, égale et ferme.Droite et sincère.Elle aime bien ses aises et aussi les friandises.Gentiment simple, spontanée el naturelle, on la trouve toujours semblable à elle-même.Rodrigue.— On ne devrait pas mettre une pièce d’argent dans une enveloppe, il y a trop de voleurs à l’affût.C’est un être délicat, sensible el tendre dont l’imagination evl vive, nqurril les illusions cl favorise ic rêve.Bon, sincère, d’une franchise sans défiance, il est tout de même très fermé sur ce qui touche à son intimité.Orgueil sans vanité.La volonté esl impulsive, ardente, active et souvent ferme quoi-qu’assez facilement influencée.Activité et courage, ambition el bonne volonté.Il a de l'initiative et assez de souplesse pour favoriser une honnête habileté.L'humeur est très variable con-me elle l'est loujours chez ceux qui sont très impressionnables et nerveux.Généreux, canable de se dévouer, il doit avoir de nomb'-eux amis .avec lesquels il a une lielir loyauté.Jean DES1IAYES TARIF des annonces clajsiGées du "DEVOIR" Téléphone : BE.'air 3361 1 cène 1» mot 23o minimum comptant Annonces facturée» l'sc 1» mot, 40c minimum NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES, CRANiy-MESSE8 REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c par mot, minimum de 50c FIANÇAILLES PROCHAINS MARIAGE'’ 61.00 oar tnaertlon Fille demandée Fille demandée pour l’expédition du journal.Environ B heures de travail par jour.Le samedi à 8 h.15 du matin, les autres jours à 1 h.45 de l’après-midi.S’adresser à H.Meunier, le “Devoir”, 430 Notre-Dame est.SI vous avez différé de vous abonner au "Devoir", ne tardez plus.— Le rationnement très prochain du papier doit amener la limitation des tirages.• Pour la même raison, si vous êtes abonné, soldez votre renouvellement avant l'échéance.TARIF PAR LA POSTE Strictement payable d’avance >ar ch6 nue AU PAIR, sinon ajouter 15 sous pour frais d'encaissement : CANADA 1 mois $0.65 — B mois $1.65 6 mois $3.15 — 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES* B mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9.00 ?-Par noste.livraison le lendemain.A Montréal, Ig "Devoir" ne livre pas aux particuliers — En le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plupart livrent à domicile.LE DEVOIR B.P.500 (PI.d'Armes) Montréal "Ut, ABONNEMENT AOCEPTI PAR TELEPHONE. VOLUME XXXIII — No 284 LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 5 DECEMBRE 1942 11 LA VIE SPORTIVE Par sa victoire d’hier sur les As le Cornwall passe en 1ère place Les militaires de l’instructeur Cook ont maintenant un avantage de deux points sur les Commandos de la Capitale — Les Québécois ont été vaincus par 6 à 3 — Un ralliement à la dernière période Terry Reardon avec l’armée le 14 décembre Une chambre de contrôle athlétique chez nos militaires de Huntingdon Ce nouvel organisme a pour but de préparer des événements sportifs pour la récréation des soldats — Tous les sports sont à l'honneur — Cet exemple sera suivi dans les autres camps Six parties chez les Seniors en fin de semaine Cornwall, 5 — Les Militaires de Cornwall onl réussi à passer de nouveau en première position dans ta course au championnat de la Li-Rue Sénior de Ouébec, Rrâce à leur victoire d’hier soir sur les As Morton, de Québec, par le résultat de 6 à 3.Les locaux se sont assuré la victoire dans la dernière moitié de la période finale alors qu’ils firem un ralliement qui leur a valu trois points.Lorrain, Thibeault et Steve La-toski ont été les vedettes de la victoire en s'assurant chacun un but et 2 assistances.Mario, Fasano, Jerry Brown figurèrent dans chacun 2 points.Bruneteau a été la vedette des As en comptant 2 des buts de son équipe.Le Cornwall prit les devants en comptant 2 points à la 1ère période tandis que le Québec n’en a réussi qu’un.A la 2ème les locaux portèrent le résultat à 3-1 mais les As égalisèrent les chances dans la première moitié de la dernière pé riode.Les locaux se rallièrent cependant dans la dernière moitié pour sceller l'issue en comptant 3 points.Les locaux débutèrent à une vive allure et Lionel Bouvrette dut effectuer pas moins d’une demi-douzaine d’arrêts fort difficiles avant que Frank Mario le prenne en défaut sur des passes de Knott et Fasano moins de 2 minutes après le démit de la joute.Environ 5 minutes avant la fin de rengagement c’était au tour de Steve Latoski à loger le disque en arrière de Bouvrette avec l’aide de Thibeault, mais quelques secondes plus tard, Bruneteau comptait le premier point des visiteurs sur une passe de Rosie Roz-zini.La seconde période fut marquée d’un seul point.C’est Jerry Brown qui l’a réussi après une belle série de passes avec Steve Latoski et Thibeault.Les visiteurs firent de beaux efforts pour égaliser les chances en organisant plusieurs attaques en masse mais ce n’est que 7 minutes et demie après le début de la trois- ième période qu’ils réussirent leur 2ème point pour porter le résultat à 3 à 2.Ce fut encore Eddie Bruneteau qui logea le disque dans les buts du Cornwall, celte fois sur une passe de Mike McMoban.Jack Church venait à peine place sur le banc du lorsque ce point fut compté et sa punition* n'étajt pas encore terminée lorsque Church a égalisé les chances sur une passe de Baldwin.Loin d’être décontenancés par cet état de choses, les militaires de Cornwall firent une pression à j’attaque et moins de deux minutes plus tard, ils reprenaient les devants lorsque Lorrain Thibeault déjoua Bouvrette sur des passes de Latoski et de Brown.Avant que la j period prenne fin les locaux ajou-Itèrent deux autres points à leur actif.L’un fut obtenu par (ieorge iin-lach avec l’aide de Riley et de Co-nacher, tandis (pie l’autre fut-réussi par Fasano sur des passes de Rilchie et de Mario.Alignement des équipes: Le club Canadien est parti hier pour Toronto où ii jouera ce soir contre les Leafs et les Habitantsi de Dick Irvin tenteront de répéter l’exploit de jeudi dernier alors qu’ils l’emportèrent sur les gars de la Ville Reine par 4 a 2 pour quitter ta dernière position de la Ligue N i-tionale.L’équipe du Bleu Blanc Rouge de prendre < sera pratiquement au grand com-penitencier j |,iei pour la joute de ce soir, mais le club montréalais verra prochainement partir Terry Reardon pour se joindre à l'armée, car hier on a annoncé que ce joueur de centre s’était enrôlé et qu'il se rapportera à l’armée le 14 décembre.Ce sera une autre dure perle pour le tricolore.car jeudi dernier Terry fut le héros de la victoire du Canadien alors qu’il enregistra deux points contre les protégés de Happy Day.Le printemps dernier, Reardon avait été l’inspiration des Canadiens.qui sc sont ralliés dans les dernières semaines «le la saison pour s’assurer une place dans les éliminatoires.Reardon avait alors attiré l'attention à tel point que plusieurs l’ont mentionné sur leurs bul-! Ictins dans le scrutin pour le choix QUEBEC.Buts: Bouvrette; dé-ldu joueur le plus utile de la N,ILL.fenses: McMahon et Stahan; cen-i Depuis un au, Reardon esta rentre: Maison; ailes: Check et Desro-1 trainement avec le 17e régiment des dies Subs.: Bruneteau, Rozzini, Bo-1 Hussards du Duc d’\ork et aupara-binson, Rossignol, , Gaudreault, vaut il avait déjà commence un Baldwin.Reay.CORNWALL.Buts: liastien; dé-1 fenses: Church el Drummond; cen-1 fre: Mario; ailes: Fasano et Knotf.Subs.: Rilchie, Imlach, Conacher, Riley, Brown, Thibeault.Latoski.Arbitres: Denneny, L’Heureux.Première période 1 Cornwall: Mario .2 Cornwall: Latoski ., 3 Québec: Bruneteau .Aucune punition.- Deuxième période 4 Cornwall : Brown .Pun.; McMahon 2, Church, chie.Troisième période 5 Québec: Brunelcau .fi Québec: Check .7 Cornwall: Thibeault .8 Cornwall: Imlach .9 Cornwall : Fasano .Pun.: McMahon, Church, et Conacher.1.39 14.46 15.20 7.03 Rit- .7.32 .9.01 .10.40 .14.30 .16.01 Stahan Quatre clubs tgaux pour la 1ère position Les parties disputées hier soir au Forum, dans les séries régulières de la Ligue de Hockey de la Défense nationale ont eu pour résultat de mettre les quatre clubs du circuit sur un pied d’égalité pour la première position car le clubs de l’Année a triomphé de l’Aviation par fi à 4 dans la finale pendant que le McGill l’emportait sur la Marine dans la jeute initiale par 7 à 6.Environ 1,204) personnes ont été témoins de ces deux rencontres et les spectateurs eurent pour leur argent.Les deux joutes ont été dénuées de rudesse et l'on a fourni du jeu fort intéressant.Composition des équipes: McGIEL: Ritchie; Ward et Farmer; MacDonald; Costigan et Blair; substituts: Willis, Young, Hale, Nicholson, Lockwood, Crutchfield.MARINE: Muir; Macfarlane el Benjamin; Poullon; Poulston el Alberts; Buchanan, Belanger, Sheppard, Read, Greenshields, Lariviè-re, Harvey et Poplowsky.Arbitres: Carter el Barrette.Première période 1.McGill, Costigan .13.40 Punition: Young.Deuxième période 2.McGiGIl, Crutchfield.3.48 8.McGill, Farmer (Haie).4.37 4.McGill, Haie (Farmer).6.24 5.McGill.Farmer ¦.12.18 fi.Marine, Bélanger .12.32 7.Marine, Read .43.3! Pun.: Poulson, Hale, Sheppard, 1.Î.15 Farmer, Benjamin et Lockwood.Troisième période 8.Marine, Poulson .3.50 9.Marine, Read (Poulson).6.05 10.McGill, Farmer .li.59 11.Marine, Buchanan .7.41 12.Marine, Poulton (Alberts) 9.00 13.McGill, Blair .10.48 Pun.: Blair, Macfarlane, Lock- wood, Buchanan.Deuxième partie:— AVIATION: Gagnon; Fleet.Tracey; Planche; Desbiens et Mullins; Macintosh, Burdett, Cashen, Shaw, Harnott et White.ARMEE: Lessard; Benison et Blanchard; MacDonald; White et Peters; Mundey, Bertwhistle, Kavanagh, Sénécal, Thurrier, Lynch.Burke el Payer.Première période Aviation, Harnott.Punition : Blanchard.Deuxième période 2.Aviation, Mullins (Desbicns) .29 ;>.Armée, MacDonald.• 2.14 I Année, Peters (White).3.35 5.Aviation, Planche .0.28 (i.Armée, White .12.50 Punition: Blanchard.Troisième période 7.Année, White (MacDonald) fi.45 8.Année, White (MacDonald) 7.20 9.Armée, Mundey .11.20 10.Aviation, Planche.14,29 Punition: Planche.Johnny Rizzo dons io Marine Oklahoma Gity, 5.— Johnny Rizzo, voltigeur des Dodgers de Brooklyn, s’est enrôlé dans la murine américaine hier.Rizzo, qui a 30 ans.esl marié mais n'a pas dVn-fnnl.Il a joué avec Pittsburgh, Gin cinnali et Philadelphie avant d’al 1er à Brooklyn.Il a connu sa moil leu re si.i sou en 1938 avec Pills hurgh, lorsqu'il a frappé 23 circuits, conservant une moyenne au bAton de .301, Deux joutes seront disputées lundi soir Le Canada Gar et le Fairchild en viendront de nouveau aux prises dans la première partie du programme qui sera présenté dans la ligue des Industries de Guerre, lundi soir, au Forum.La seconde joute alignera le Canadian Pacific and Munitions et le Noorduyn qui sont ac-tuellemeent sur un pied d’égalité en deuxième place.Les amateurs qui onl été fort satisfaits du programme de la semaine dernière retourneront certainement à l’amphithéâtre de la rue Ste-Catherine pour assister à la répétition du même programme.A cause d'un caprice de la cédule, c’est la première fois depuis le début de la saison que deux programmes semblables se succèdent.Le Fairchild sera au grand complet el fera l’impossible pour triompher du Canada Car qui occupe actuellement lu première place dans le classement.La semaine dernière, le Fairchild était privé des services de Laurent Laframboise et au eours de la joute Armand Raymond fut blessé au dos et ne put continuer.Lundi, le Fairchild sera probablement au grand complet et les hommes de Roger Cormier se promettent bien de faire oublier leur défaite de la semaine dernière et ils surveilleront étroitement les Ma-jeau, les Kowcinak et les Lee qui causèrent leur dernière défaite.Une grande confiance règne dans le camp du Canadian Pacific and Munitions.Les hommes du Dr Ulric Page et de Tony Baril se promettent bien de tenir jusqu’au bout celte fois pour ne pas se faire enlever une victoire dans les dernières secondes de jeu comme la semaine dernière.Comme tous se souviennent, le Noorduyn réussit à annuler contre le Canadian Pacific and Munitions grâce au but enregistré par Johnny Mahaffy 33 secondes avant la fin de la partie.Carthy, qui a été l'étoile de la partie formera encore une ligne avec Irving McGibbon et Frank Dot-ten.Ce trio devrait donner beaucoup de fil à retordre à Boger Bessette qui en sera probablement à sa dernière partie dans les buts du Noorduyn.Bessette s'enrôlera sous peu el gardera probablement les buts du club de l’Armée dans la ligue Senior de Québec.Pagé et Baril ont effectué quelques changements sur leurs deux autres lignes.Ils emploieront probablement Roland Forget aux côtés de Paul Courteau et de Marcel Dheere tandis que l’autre ligne sera formée de Jean-Claude Campeau, Lauzon et Perron.Quant à “Coco” Blanchi*, d, il sera probablement employé sur la défense avec les Léger, les Hébert et les Trosky.Pagé et Baril décideront défiintivement de ces remaniements au cours de la pratique qui sera tenue au Forum, ccl après-midi.Buddy O'Connor au premier rcmç cours d’officier avec un régiment de l’Ouest.Reardon n’a pu obtenir de passeport pour les joutes aux F.tats-Unis cette saison.Il appartient aux Bruins de Boston, qui l’ont prêté au Canadien en échange pour des joueurs qui avaient leurs passeports pour aller aux Ltats-l nis.Celle saison, Murph Chamberlain est allé à Boston en échange pour Reardon.Reardon a obtenu la permission de jouer avec les Canadiens jusqu’au 14 décembre et il a même la permission d’aller jouer aux Etats-Unis.Reardoji accompagnera donc le club à Chicago, à Boston et à New-York.La joute Canadien-Toronto est la seule à l’affiche ce soir dans le circuit professionnel, mais demain Irois parties seront à l’affiche.Le Bleu Blanc Rouge jouera contre les Lperviers de Paul Thompson, à Chicago, pendant que le Détroit recevra la visite des Leafs et que les Rangers se rendront à Boston pour disputer la victoire aux Bruins.Ces joutes apporteront probablement des changements dans le classement mais il est assez difficile de pronostiquer le résultat de ces rencontres.Fin prenant points.Budr Bentley sont rom pleurs de Nalionnle jeudi, pour el Patrick Ces (|iiatrc part à chacun deux y O’Connor el Max montés en tête des la Ligue de hockey égaler Apps joueurs onl raeuhn un tolal de 18 poinls, im*n que Apps a roussi le plus de frimes huis, 10 ei O'Connor, le plus d’as-sisls.15, Drillon égale Brunelcau pour la cinquième place avec 17 points.Le congrès des ligues mineures Chicago, 5 — Une proposition pour que l’Association Nationale des ligues de baseball mineures accorde des subsides à tout club qui opéra la saison dernière pour garantir leurs opérations en 1943, a été défaite hier lors d’une session qui termina la convention annuelle du baseball.James Bovd, du club Jacksonville de la ligue South Atlantic a suggère cette motion voulant que l’association paye une certaine somme à chaque club comme une mesure pour faciliter les problèmes financiers de chaque club en temps de guerre.D’après la proposition originale de Boyd, les subsides auraient varié selon la classification des clubs el ils auraient été d’un total de $220,000.Ce montant fut ensuite réduit à $122,500.Ce montant aurait été pris à même des fonds de l'association qui sont de $277,494.Après un long débat la motion fut rejetée par 17 à 7, Deux mesures pour aider les clubs dans le besoin ont cependant été acceptée.George Trautman, le président de l’Association Américaine, favorisa que toutes les commissions payées au bureau du juge W.G.Bramham, Je tsar des ligues mineures, sur les transferts des joueurs soient abolies pour la durée de la guerre, ce qui fut accepté.Thomas H.Richardson, le président de la ligue Eastern, a offert un plan qui permettra à tous les clubs qui sont essentiels à l’opération des ligues d’emprunter de l’argent du bureau du juge Bramham.Les délégués ont défait par 17 à 3, la proposition voulant que les contrats des joueurs des clubs qui n’ont pas opéré la saison dernière soient “geles”.25 des 26 ligues opérant la saison dernière étaient représentées lors de la réunion, mais peu ont assuré qu’elles continueraient leurs opérai ions la saison prochaine.Deux joueurs sont donnés en retour Chicago, 5.— Eddie Miller, l'ar-rèt-conrt des Braves de Boston, est passé aux Beds de Cincinnati en échange de l’arrêt-court Eddie Jnost, du lanceur Nale Andrews et d’une somme d'argent.Miller a frappé pour une moyenne de .243 pour les Braves la saison dernière lundis que Joost obtint .223 pour les Reds.Andrews, un vétéran des ligues mineures qui eut plusieurs essais dans les majeures avec les Cardinals de St-Louis et les Indiens de Cleveland, gagna 17 par-lies et en perdit 12 la saison dernière avec le Syracuse de la ligue Internationale.Andrews esl un lan-ceur droitier.Miller rclmirne dans Torgnnisa-lion des Reds.Il va plusieurs saisons, les Reds l’avaient envoyé au Kansas City comme partie de paiement pour Yinre Di Maggio.Le Kansas City l'a ensuite vendu aux Braves.* Joost.dui esl un produit des Yankees, quillu le Kansas-City pour aller jouer à Cincinnati où il figura au deuxième bul et à Tarrèt-court.On a procédé, ecs jours derniers, au centre d’entraînement de Huntingdon, à la formation d’une chambre de contrôle athlétique, l’exemple des gars de Huntingdon devant être -«aivi bientôt par ceux des autres camps du district militaire no 4.le lieutenant-colonel C.Brooks.M.C.Y.D., commandant du camp de Huntingdon.D’après le nouvel organisme, qui veille à toutes sortes d’activités sportives, l’on présente quelque chose presque chaque soir du mois courant.Une autre liste de joutes sera préparée pour le mois de janvier.el ainsi de suite pour les mois à venir.Le rapt W.-R.Southward, direc-trur des services auxiliaires de l’armée pour le district militaire no 4, s'est dit très enthousiaste de la formation de cette chambre de contrôle athlétique à Huntingdon, ajoutant qu'il lâcherait de promouvoir la formation d’organismes semblables dans les corps de ce district.Le programme est arrêté de telle façon que chaque soir est consacré à un sport en particulier, ballon au panier, boxe, tennis, badminton et hockey.Ainsi ne s'ennuie-t-on pas le soir dans la grande salle d'exercices dressée au milieu du camp.On y trouve, de plus, du cinéma, de la danse et des revues.Un comité est à la tête des activités dans chacun des sports, ce comité étant res- ponsable auprès Je la chambre de contrôle athlétique.Le It-col.Brooks est président honoraire de la chambre; le capt.Brennan, président; M.Bucking-1 ham, contrôleur des sports du camp, secrétaire.La chambre compte encore les membres dont! les noms suivent: le sergent Mundey.directeur des sports, les commandants de compagnie, les sergents-majors et les chapelains catholique et protestant.Le comité du hockey est formé; des membres suivants: le capt.Brown, président; le capt.Hunter,: entraîneur: le lient.McGovern, le j ser.-maj.rég.Stealon.le ser.-maj.j de compagnie Litchfield, le serg Redmond et le soldat Kavanagh.Comilé (lu ballon au panier: le' lient.Bowdes.président; le iicul.McClung, le ser.-maj.de compagnie: Muir.le serg.-main, de compagnie! Whittick, le col.Mcekisec, le l.-cap.; Peebles.Comité de la boxe: le lient.Rro-die, le lient.Richards, te serg.Mundey, le cap.Osborne et le cap.Yui-1c.Osborne, ancien champion; poids lourd amateur, dirige l'en-t ralliement.Comité du badminton et du ten-1 nis: lient.Oliphant, président; lient.Lawson, serg.(’.handler et soldat Marin) vit.On apnrend de Huntingdon quej le nouvel organisme sportif fonctionne à merveille.I Ligue Intermédiaire de Montréal Les séries de la Ligue Intermediaire de Montréal seront inaugurées dimanche prochain à l’Arena de Laehine et le président Bob Le-hel entrevoit un succès sans pré-cédent pour le circuit qu'il dirige.Dans la première partie à '’affiche le Laehine sera aux prises avec le Cherrier tandis que le Montreal Locomolives disputera la victoire aux Silver Bullets.Les joueurs des Sourds-Muets seront inactifs dimanche mais ils feront leurs débuts le 13 décembre.Voici la liste des parties qui doivent être jouées dans ce circuit: 6 déc.— Laehine vs Cherrier; Montreal Locomotives vs Silver Bullets.13 déc.—Silver Bullets vs Cherrier: Montreal Locomotives vs Sourds-Muets.17 déc.—Sourds-Muets .vs Lachi-ne; Cherrier vs Mil Locomotives.20 déc.— Sourds-Muets vs Silver Bullets; Laehine vs Mil Locomotives.27 déc.— Cherrier vs Sourds-Muets; Silver Bullets vs Laehine.3 janvier— Cherrier vs Laehine; Silver Bullets vs MU Locomotives.7 janv.Cherrier vs Sourds-Muets; Silver Bullets vs Laehine.10 janv.— Sourds-Muets vs Mtl Locomotives; Cherrier vs Silver Bullets.Jan.17 Moulreal Locomotives vs Cherrier; Laehine vs Sourds-Muets.Jan.24 Sourds-Muets vs Cherrier; Laehine vs Silver Bullets.Jan.chine; Muets.Jan.31 — Cherrier vs Laehine; Silver Bullets vs Mtl Locomotives.Fév.7 —Silver Bullets vs Cherrier; Mtl Locomotives vs Sourds-Muets.Fév.If -Mfl Locomotives vs La-ehine; Silver Bullets vs Sourds-Muets.Fév.18 Cherrier vs Mtl Locomotives; Sourds-Muets vs Laehine.Comme le Canadien de Dick Irvin est absent de la métropole en fin ite semaine, ta Ligue Senior de Québec en profitera pour offrir de nouveau au public montréalais deux programmes doubles en autant de ipurs.(Je soir les clubs du circuit Slater se feront la lutte au Forum et à Ottawa tandis que demain deux autres rencontres auront lieu à la patinoire de la Canadian Arena Co.et le Canadien sc rendra à Québec pour faire face au club de l’endroit.Au Forum ee soir, dans la première partie, le club de la R.C.A.F.rencontrera le club de l'Armée tandis que dans la seconde joute le Royal s'attaquera au Canadien pendant que le Cornwall visitera les Commandos d'Ottawa.Demain, au Forum, les Commandos viendront rencontrer le club de l’Armée dans la première joute tandis que dans la seconde le club de la R.C.A.F.sera opposé au Royal pendant que le Canadien ira rencontrer les As-Morton à Québec.Les aviateurs de Don Renniston sont frot confiants de battre le club de Marty Barry ce soir, car lors de leurs dernières parties ensemble, les aviateurs l’emportèrent par le résultat de 7 à fi et d efi à 5.Les deux clubs sont actuellement sur un pied d’égalité avec chacun 10 points en troisième position.Le Royal a ue.i avance de deux points sur le Canadien.Ces deux derniers clubs en seront à leur seconde joute ensemble.La première fut gagnée par le Royal par le résultat de 5 à 4.La partie entre les Commandos d’Ottawa et le Cornwall est très important.Le Cornwall détient actuellement une victoire de 8 à 4 sur les Commandos qu'il décrocha sur sa patinoire à Cornwall.Demain, les amateurs assisteront à la première joute locale entre les Commandos et le club de l'Année de Montréal.Le ICC.A.F", détient une victoire sur le Boval depuis le début de la saison et il se promet bien de répéter son exploit demain dans la seconde joute.Le Royal espère que Johnny Ma-haffy, le brillant centre, sera de retour sur l'alignement ce soir.Mahaffy s’est blessé à une jambe et il n’est pas certain de reprendre sa place sur l’alignement ce soir.Le hockey professionnel et amateur HIER SOIR _ LIGUE SENIOR Cornwall 8.Québec 3 CE SOIR LIGUE NATIONALE Canadiens à Toronto LIGUE SENIOR C.A R.C.vs Armée Royal vs Canadien Cornwall à Ottawa LIGUE AMERICAINE Indianapolis à Cleveland Buffalo A Pittsburgh Providence à Washington New Haven à Hershey LIGUE JUNIOR l& St-Laurent) Canaalen vs Concordia Roval vs Verdun DIMANCHE APRES-MIDI LIGUE SENIOR Ottawa vs Armée C.AR.C.vs Royal Canadien à Québec LIGUE MONTREAL INT.Laehine vs Cherrier Montréal Loco vs Silver Bullets DEMAIN SOIR LIGUE NATIONALE Canadiens à Chicago Toronto à Detroit Rangers A Boston LIGUE AMERICAINE New Haven A Buffalo Indianapolis A Providence CLASSEMENT DES EQUIPES LIUUU NATIONALE J.G.P.N.p.C Pp Detroit .13 6 3 3 49 39 1S Chicago .13 6 3 3 43 36 15 Boston .12 6 5 1 42 39 13 Toronto .12 6 6 0 56 39 12 Canadien .13 4 7 2 41 54 10 Rangers .14 4 8 1 46 69 9 LIGUE AMERICAINE J.G P N.P C.Cê section *st Kershcv 18 12 3 2 57 45 28 Providence 17 9 8 0 69 64 13 Washington 16 3 10 3 51 80 9 New Haven 13 3 8 2 30 51 8 section ouest J.G.P.N P C PS Buffalo 16 9 6 1 57 44 19 Pittsburgh 14 R 6 0 S3 PO 16 Indian (poll, .14 6 6 2 52 38 14 Cleveland .15 5 8 2 al ¦id .2 LIGUE SENIOR J G.P.N P C.'>8 Cornwall .10 7 2 1 40 *>6 15 Cornwall .« 6 2 1 34 23 13 C A R.C 9 1 3 2 35 41 10 Armée .11 4 5 2 43 46 10 Québec .9 3 4 5 2 43 46 10 Royal .11 3 7 1 37 54 7 Canadien ., .10 2 7 1 26 33 5 Déclaré inapte au service FJrvin Dusek, un jeune voltigeur des (Jiirdiiiiiux de St-Louis, qui étail à Rochester lu suison dernière, a lenlé de s’enrôler drnv In marine, mais il a élé rejeté â cause d’une légère infirmité.Dusek ut qu’il subira une opération mineure et qu'il tentera de s’enrôler.30—Mtl Locomotives vs La-; Silver Bullets vs Sourds- Cartes Professionnelles ASSURANCES CARTES D’AFFAIRES ARGENT A PRETER LAITERIE HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses A se prévaloir de nos services particuliers 441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-23M AVOCATS AVIS Aux Gommurautés religieuses Argent â prêter sur billet seulement.Termes : 5 à 10 ans, intérêt 3Vz à 4 p.c.Pour informations, écrire à case No 100.CH.6988-2585 Holt.LAITERIE ROSEMONT Anatole Vanler Cil Guy Vanler.C.R VANIER & VANIER AVOCATS ST onest.rue Saint-Jacques Tél HArbour 2841 COMPTABLES Chartré, Samson & Cie Comptables agréés • Chartered Accountants Maurice Chartré C.A Jacques LaRue.C A J.-Paul Gauthier.C.A Léon Côté.C.A P.-Emlle Brunet C.A Lionel Roussln.C.A O.Frank Lafferty.C.A Albert Garneau.CJi Jean Lacroix.C.A Percy Auger.C.A Maurice Samson .CA.A.-E Beauvais, C.A E Harry Rnight.CA Gérard Marceau .CA Luclen-P Bélalr.CA Jacques Angers.C.A Dollard Huot C.A Raym Fortier C.A Guy Bernard.C.A H Boureouln.CA.Montréal Québse Ronyn DACTYLOGRAPHE Laiterie eanadienne-franfaise B.PATENAUDF, propriétaire.MEUBLES 44'DU NOUVEAU 44 Assortiment complet Underwood Remington, Royal Portatif et Stand ard Machines à Additionner.Calculateurs Protecteurs de Chèques Pupitres etc.etc Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse : 44 St-)acques O HArbour 6968 R.-T Armand, prop Acheter chez Marcotte, C’est être dans ta note.Du meuble en général.C’est Eendrolt Idéal A.E.Marcotte 3906, ONTARIO EST près Orléans CH.9628 BREVETS D'INVENTIONS MENUISERIE GENERALE DACTYLOGRAPHE Royal, Remington Underwood.Silencieux régulier et portatif Protecteurs de chèques.duplicateurs, calculateurs et machines à additionner.Vente et service N.MARTINEAU & FILS 1019 rue BLEURY BE.231* Entre les tues Vitré et Laiauchetlère TAlon 5913 Rés.LA.1392 J.-N.DESCHENEAUX MENUISERIE GENERALE PORTES - CHASSIS TRAVAIL DE BOIS — TOUS GENRE TOURNAGE.ETC.¦371 Lajeunesse (Près Dp Castelnau! , 'ALBERT FOURNIER rPROCufi£UBaBevFrs
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