Le devoir, 19 novembre 1942, jeudi 19 novembre 1942
••Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” («-X-S7) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, jeudi 19 novembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES rsLERHONE: BEIsir 336l* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminittration : BEIair 3361 Rédaction l BEiair 2984 Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chet : Orner HEROUX Gérant : BEiair 3361 Les Russes auraient déclenché leur offensive d’hiver en 3) En dépit de la guerre.Un fait qu'il faut souligner Samedi, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Lowell, au Massachusetts, S.Em.le cardinal Villeneuve, assisté de l’cvêque de Providence et de l’évêque auxiliaire de Boston, sacrera Mgr Collignon, évêqüe-llu des Caÿes en Haïti.C’est un fait qu’il faut souligner, même au milieu des tragiques événements qui se précipitent.Il marque une phase nouvelle dans l’expansion oblate à travers le monde et dans l'apostolat franco-américain.Ainsi que nous l’avons déjà noté, le nouvel évêque n’est pas né aux Etats-Unis.C’est le fils de parents belges, arrivé tout jeune en Nouvelle-Angleterre.Mais il a été élevé dans le milieu franco-américain.Il a fait sre études au milieu des nôtres» dans les institutions oblates d’Ottawa.Il appartient à la province franco-anjéricaine des Oblats, dont la direction est à Lowell; il dirigeait, quand il a été appelé à l'épiscopat, l’une des principales maisons de formation de cette province.La nomination de Mgr Collignon à l'évêché des Caves ne signifie point que ce diocèse sera spécifiquement attribué aux Oblats franco-amfricairls, mais elle coïncidera avec'une nouuvelle poussée vers Haïti de leur apostolat.Les formes, les modalités de cet apostolat seront réglées par les évêques haïtiens.* * * Même sans être très au courant de ces choses —- et c’est notre cas — chacun sait que l’apostolat des Oblats aux Etats-Unis est déjà ancien.L’une des carâctéristiques de l’apostolat oblat en Amérique du Nord (et partout piobiblement), c'est son audace réfléchie.La congrégation venait à peine de faire ses premiers pas lorsqu'elle acceptait d’envoyer au Canada le contingent fameux qui devait ouvrir chez nous la marche vers de tels progrès: fondations de diocèses nouveaux, d’oeuvres innombrables.Et ces premiers Oblats ne faisaient presque que prendre pied en terre canadienne qu'ils acceptaient de suivre de l'autre côté de la frontière les émigrants canadiens-français.Lowell, vers lequel se dirigeaient tant d’émigrants, fut l’un de leurs lieux de prédilection.Il est tel d’entre eux.le P.Garin, par exemple, qui a laisse là un impérissable souvenir.A l’heure actuelle, quatre grandes paroisses franco-américaines, où le ministère se fait en français, y sont encore dirigées par des Oblats, et l’on imagine quelles oeuvres fleurissent à leur ombre.Les premiers ouvriers, de l’autre côté de la frontière comme ici.furent des Français de France; mais ceux-ci ne tardèrent point à bénéficier comme ici de vocations canadiennes ou franco-américaines.(Le provincial actuel de la province de Lowell, le R.P.Bachand, est né au Kansas.) * * Ÿ L’entrée des Oblats en Haïti parait intimement liée à l’état de choses créé par la guerre actuelle.Haïti, avec des besoins religieux considérables, n’a presque pas de clergé autochtone.Ce sont des prêtres de France surtout qui y desservent la population.(Certains des nôtres y sont déjà rendus et leur portent secours.) Mais la guerre a rendu plus difficile le recrutement de ces auxiliaires français, et l'on a naturellement songé à réclamer ailleurs des aides.On voulait des prêtres de langue française, puisque c’est la langue officielle du pays, et certains souhaitaient particulièrement que ces prêtres fussent des Etats-Unis.(Les relations entre Haïti et les Etats-Unis se font de plus en plus intimes.) L’actuel président d'Haïti, M.Lescot, qui était précédemment ministre de son pays à Washington, eut l’occasion de visiter les paroisses et lés oeuvres franco-américaines de Lowell: il en fut très frappé et c'est là, croyons-nous, le principe du mouvement actuel.Nous savons par une'expérience multiple et variée, par l’exemple même de telle illustre société française à Haïti, ce que signifiera l’entrée dans le pays d’une nou À quoi riment les “pleins pouvoirs” de Laval ?Bloc-notes Le Service sélectif Tout ne va évidemment pas pour le mieux dans le monde du Service sélectif.Ca va même, à ce qu’il semble, plutôt mal.Celui qui avait la direction de ce service, ML Elliott M.Little, et le ministre du Travail, M.Humphrey Mitchell, sont tombes d’accord pour le reconnaître, Je premier offrant au deuxième, qui l’a acceptée, une démission qu’il motive.11 paraît que M.Mitchell, qui rentre d’Angleterre, où il a fait un séjour de plusieurs semaines, rapporte de là-bas des idées neuves en fait de service sélectif, en fait d’organisation de la main-d’oeuvre de notre pays pour !a faire servir, d’une façon ou d’une autre, aux fins de la guerre.Au vrai, ces idées neuves, peut-être M.Mitchclt les avait-il avant son tout récent voyage dans le pays de son origine, l’Angleterre.On entend dire, en effet, que, dès l'été dernier, un visiteur est venu de là-bas au Canada, précisément pour s’occuper de ces choses, exposer des projets aux gens du gouvernement canadien, en particulier au ministre du Travail qui allait obtenir bientôt Depuis que l’armistice est violé par les Allemands — Pétain s’en ira d’ici peu de temps — Ce traité de paix que voudrait obtenir Berlin — Que se passe-t-il en Tunisie?— Giraud avec les Alliés — Le sort du peuple français et l’entreprise américaine LE DEPART DE M.LITTLE LAISSE FROID M.MITCHELL vclle congrégation.Par elle, le recrutemenr d’une partie .au moins du clergé haïtien se trouvera méthodiquement ^tir de cé motrÏÏ que .‘ .* _________X rl’Al * * * assure.On ne nous saura pas mauvais gré d'inscrire ici quelques chiffres qui indiquent la force actuelle de la province oblate qui s'occupera particulièrement des missions d’Haïti.Fondée en 1921, la province de Low'd! possédait alors vingt-cinq pères et cinq maisons.Après vingt et un ans, elle compte soixante-dix-sept pères, trente-huit scolastiques, neuf novices, soixante-quatre junioristes, quatorze frères convers et douze maisons, dont sept paroisses, deux maisons missionnaires, un juniorat, un noviciat et un sco-lasticat.Elle est, on le voit, en plein progrès.Il serait surprenant que son entrée en Haïti fle coïncidât point avec un élan nouveau.C’est l’habituel résultat de ces gestes missionnaires.Omar HEROUX Politique canadienne Orages dans le firmament libéral M.Littie s’efface avec éclat — M.Mitchell prend froidement l’affaire — La succession de M.Hepburn et les libéraux de l’est ontarien t Gestes cavaliers de l’ancien premier ministre, M.Hepburn M.CONANT ET LES LIBERAUX FEDERAUX L’actualité La ville qui a perdu Par Léopold Richer | On Se demande si vraiment l’opi-! nion publique dans l’Ouest, en On-Ottavva, 19-XI-42.— Le ministre I tario, dans le Québec et dans les du Travail, M.Humphrey Mitchell.I Provinces maritimes est mi courant a annoncé que M.Little, directeur; de ce qui se passe au Service sélec-du Service sélectif national, a re- tff et si elle approuvé les opinions mis sa démission.On avait laissé entendre tout d’abord que l’on avait demandé à M.Little de démissionner, mais cette première rumeur a été formellement démentie.Ainsi que le Devoir le disait au début de la semaine, les choses n’allaiënt pas très bien au Service Sélectif.La j.'ree Press de Winnipeg, journal libéral, s’en plaignait l’autre jour.Le premier ministre du ManitoTiâ, M.John Bracken, a de même critiqué les mesufes ministérielles concernant la mobilisation des ressources humaines.Il semble donc que l’on est en face d’une manoeuvre au sein du parti libéral pour obliger le gouvernement à procéder plus rapidement.Le gouvernement cédè-ra-t-il à cette pression nouvelle, comme il a cédé à plusieurs autres?Gela est douteux.Le fait que l’on a promptement accepté la démission de M.Little est de bon présage.Les cartes brouillées Notons, en passant, la tendance des premiers ministres provinciaux à intervenir dans le domaine fédéral.Depuis trois ans, M.Mitchell Hepburn s’est plus occupé de politique fédérale que des affaires ontariennes.Il s’est nommé un successeur, dans la personne de M.Gordon Conant, qui n’hésitèra pas, a l’occasion, à critiquer le gouvernement King.M.Adélard Godbout parle souvent comme un ministre fédéral.On le dirait au courant des intentions de M.King, tant il met d’insistance à répéter que nous n’aurons pas la conscription.M.John Bracken n’aime pas comment vont les choses à.Ottawa, le dit publiquement.Il né • resté plus maintenant à M.Mackenzie King et à ses collègues qu’à faire des discours sur la politique mani-tobaine, ontarienne et québécoise pour brouiller complètement les cartes et pour accentuer la confusion des esprits.Si chacun restait dans les limites de son mandat, les affaires publiques seraient beaucoup mieux administrées.La Gazelle, comme on pouvait s’y attendre, a approuvé l’attitude de la Free Press de Wlnnlfcêgèf celle de M.John Bracken.Elle écrit: “La Free Press et M.Bracken rendent tous deux un service public en faisant ces déclarations.Ni ]‘un ni l’autre ne critiquent par ïamatir de la critique.Tous deux veulent que l’on fasse quelque chose L’opinion publique les aphule .du journal et du premier ministre de Wintiipèg.Les compliments de La Gazelle à l'endroit de la Free Press sont suspects.A moins, encore une fois, qu'il ne s’agisse d’une mahoeuvre pour forcer la main eu premier ministre du Canada.Dans ce cas la situation deviendrait claire comme le jour.La Gazette refuse rarement son appui à dés manoeuvres de ce genre.Elle appelle cela faire du patriotisme et rendre un service public.Les mots n’ont plus que le sens qu’on leur prête.M.Little parti En revenant de Londrès, M.Humphrey Mitchell a donc un épineux et désagréable problème à régler.On lui attribuait l'intention d’accepter la démission de M.Little., C’est fait maintenant.On ne sail qui des deux a raison quant au fond de la question.Tant que le gouvernement n’aura pas fait une déclaration officielle et complète.son passe Le Château de Ramezay — la Maison du aouvernenr — est dans un état de grande démence — d l'exemple de tant d'immains contemporains — mais démence matérielle: l’eau pénètre par son toit, plus souvent que les Montréalais par ses portes; ses murs se lézardent et l’on pourrait apprendre un beau matin que l’immeuble deux fois centenaire s’est éventré.Sa gardienne, la Société d’archéologie et de Numismatique, fait appel d des fonds municipaux et provinciaux pour le consolider et prévenir la catastrophe.Nous perdrions une des trois ou quatre reliques qui nous restent du régime français.Sauf les vestiges du vieux Grand Séminaire, à la Place d’Armes, son horloge aux timbres découverts, et les deux tourelles du Fort des Messieurs, rue Sherbrooke, tout l'ancien Montréal fait place d des édifices nouveaux.Nous habitons une ville qui a perdu son passé.On le Voit bien par les guides historiques ambulants ou imprimés — ils parlent constamment au passé ou à l’imparfait—; “Ici se trouvaient les emplacements qu’occupaient autrefois.; avoisinant cette maison, se trouvait autrefois.; l’incendie détruisit.; plus loin, se trouvaient les résidences de.” "L’incurie, l’indifférence, le pré tendu progrès ont presque tout remplacé, et le.feu—plusieurs conflagrations — a supprimé le reste: Châle nu de Vaùdreuil, Monastère et église des Jésuites, Palais de Vîn- tes choses ont commencé d’aller vraiment mal dans ce service, dans l’organisation de ce service?Une chose qui parait en tout cas certaine c’est qu’elles étaient à la veille de tourner au gâchis, si déjà elles n’y avaient tourné complete-met.Bien des faits l’indiquaient entre autres la déficience de la main-d’oeuvre dans maintes industries essentielles, parmi les plu: essentielles, comme l’agriculture l’Industrie forestière, alors que l’on signalait en meme temps, ici et là à travers le pays, de nombreux cas de chômage.Quatre mille chômeurs à Winnipeg Tout récemment, par exemple, le gouvernejnent fédéral recrutait de jeunes étudiants dans la province de Québec pour les etvvycr travail 1er à la récolte des céréales dans les (suite à la dernière page) En France, dans la partie que viennent d'occuper les Allemands qui ont violé l'armistice de 1940, sous prétexte d'aider l'Etat à défendre l'Algérie et le Maroc, — en réalité pour dopiner tout le pays, afin de contrarier l'intervention alliée en Afriqufc du Nord, ce qui créera de sérieux obstacles, aux projets hitlériens en Méditerranée, — le maréchal Pétain vient, à Vichy, de prendre des initiatives après lesquelles Laval se trouve à devenir une sorts de dictateur, avec pouvoir de gouverner par décrets.Trois ministres se sont retirés du cabinet, sans indiquer exactement pour quelles raisons, mais en réalité parce qu'ils ne veulent pas obéir à Pierre Laval.Il est maintenant question, d'après certaines dépêches, d'un traité de paix que Laval tenterait de conclure, au nom de toute la France, avec Berlin, et qui comporterait une alliance totale avec le Reich, la participation à lo guerre de son côté, et aussi la renonciation française à l'Alsace et à la Lorraine.On ne croit pas que ce traité de paix devienne réalité.En tout cas, il est à peu près certain que s'il allait se signer, ce serait "a scrap of paper", — un chiffon de papier, car la population en masse n'accepterait pas de traité; tout au plus le subirait-elle en apparence, ce qui veut dite qu'au fond les patriotes français n'y obéiraient pas Laval se trouve déjà isolé, ou à peu près.Car, au fond, sa dictature en sera une de police, si l'on peut employer ce terme.Il aura en théorie les pleins pouvoi'S, mais en réalité il ne pourra exercer que ceux que les Allemands voudront qu'il exerce: de fait, il sera leur instrument avoué et s'il travaille d'accord avec eux, ce ne sera pas du tout travailler d'accord avec le sentiment de la masse.La situation de la France est donc de plus en plus précaire, pour l'heure, s'il y a du côté de l'Afrique du Nord quelques lueurs d'espérance quant à ce qui va se passer d'ici la fin de 1943.L'intervention américaine dans le nord de la France allume ces lueurs; et la population apparemment soumise a le regard tourné de ce côté, elle compte surtout sur l'aide oméricaine pour la libération d'après-demain.FAITS DE GUERRE Le carnet du grincheux U sera bon de ne pas se prononcer tendance, etc, et la dernière démo- d’une façon catégorique.Il est évident toutefois qu’il n’appartient Eas à un fonctionnaire, fùt-il M.ittle, de dieter une ligne de conduite et d’imposer un programme au ministre, encore moins au cabinet.Il ne faut pas que les fonctionnaires deviënnent plus puissants que les ministres et le gouvernement.Le rôle du fonctionnaire consiste essentiellement à administrer les lois et les règlements édictés par le gouvernement.Le fonction^ naire n’a pas de mandat populai; re.Il n’a aucune responsabililé parlementaire.La Chambre des communes peut difficilement coiv frôler ses décisions et ses actes.Si le fonctionnàire veut outrepasser ses pouvoir?, 11 ne reste qu’une chose à faire: acceptée sa démission, pour employer un euphémisme.M.Little parle fort bans sa lettre de démission, M.Little parle cavalièrement au ministre et lui reproche soh manque de coopération.Le langage du ci-devant tsar ne l’honore pas.On sent qu’il a écrit sa lettre sous l’effet de l’impatience, peut-être de la colère.Le pjinistre fait la leçon è M.Little : “Je préfère garder le silence sur certaines déclarations que vous faites dans votre lettre.car elles he Sont pas dignes de vous”.C’est bref.Mais c’est nu point.D’ailleurs, M.Little redevient lotit slmplemènt M.Llttlë.T> (suite à la dernière pâte) A la prochaine assemblée publique du général LaFlèche, M.Ernest Bertrand, ministre, racontera ses souvenirs inédits du siège de Berg-Op-Zoom, et aussi de la capture de Mons, -—- où 11 h était pas: et M, Philippe Brais parlera de sa participation active â la guerre de 1914-1918, pour laquelle on a oublié de lui décerner le titre de vétéran.?Tous les organisateurs libéraux et conservateurs d Outremont qui ont fait la campagne de .1914-1918 avec le général LaFlèche lui feront une escorte d’honneur, le 30 novembre.(Dernière heure) On compte qu’ils Seront.un: lui-même.V ¥ ¥ Les mineurs dés houillèrés du Cap-Breton ont obtenu une augmentation de leurs rations de thé et de café.Par ailleurs, ils ne veulent pas du travail féminin dans leurs mines.Ces ouvriers vivent dans l’obscurité des galeries souterraines mais ils ont tout de même des idées claires, lumineuses.C est peut-être à cause de leur consommation du thé et du café.¥ ¥ ¥ Le Grincheux, usager du tramway, à déjà noté comme il est incommodant de subir le chauffage par le siégé.Un autre inconvénient du même genre de transport en commun, c’est !e mauvais éclairage des voitures, éclairage insuffisant pour celui qui vëut lire, , Trop chauffé par en bas.trop peu éclairé par en haut, le commun de notre démocratie eSt bien à plaindre en ses véhicules électriques.* * ?Pour se conformer aux âvls des mëî-tres du rationnement alimentaire, chacun devrait chaque jour mèttré là poule au pot, le poulèf bu là dihdé au four.Mais comment en avoir les moyens, aux prix où sè vend la volaille ?* * * Henri IV, qui était pourtant un bon roi, n’ambitionnait pas pluà què là poule au pot le dimanche.Ça lui paraissait devoir suffire au bonheur de son peuple de France.Sainte Dëmocràtiè du témps de guerre, en notre bienheureux pays, ne peut plus S’accommoder d'une formule aussi Simple.* * * Il faut dire que la poule àu pot de tous les jours, c’èst !â poule àust oèufs rares, si rares que personne n’en trouve plus à acheter.* * * Aussi allez donc pondrè le màfih avec la ne-spéctlve de vous faire cuisiner le midi ! * * * Un accord intervenu entre les Etats-Unis, là Royaume-Uni et le Canada a trait à la répartition des fruits secs.Faut-il espérer que la part attribué^ à notre pays n* soit pas trop grande?M Æa.’ traisf' Æiæ ' iMi* u c,""h’“ lie, la maison Foretier, "une des plus opulentes" de l’ancien temps, rasée en 1910 pour élargir l'angle de la rue Saint-Pierre.Les propagandistes du tourisme montréalais jalousent parfois Québec, et âa poule d’or de maisons françaises bièn conservées, comme aussi ses murs et ses portes.Montréal eut pourtant son mur des Fortifications pendant environ un siècle, douze portes, de même qu’une citadelle où Von lirait du canon au lever du soleil et à midi.Cette forteresse se trouvait tout juste sur (’emplacement du Devoir.Seul un nom de ruelle ("des Fortifications") rappelle timidement et presque honteusement le souvenir de nos bastions.On se promène dans cetté an-( S vite A la dèrntèri page) Citation d’actualité “t'Imè du juif est double; elle est mystique et elle est positive.Si le mysticisme aboutit à un Philon et à un Spinoza, lé rationalisme conduit à l'usurier, au peseur d’or.Il est vrai que parfois les deux esprits se juxtaposent et l’Israélite, comme cela est arrivé au moyen âge, peut faire deux parts de sa vie: l'une vouée au songe de l'abso'u, l’autre au commerce I* plus avide '.Bernard LÀ2ARE On ne voit pas encore Frès bien ce qui se passe du côfi de la Tunisie, qui devient le centre des opérations militaires alliées en Afrique du Nord.Au Maroc et en Algérie, les Américains pénètrent lentement le t pays sans intervention hostile de la population, qui est au contraire en bloc sympathique aux envahisseurs, parce qu'ils apportent avec leurs chars d'assaut et leurs armes la promesse de la liberté et de l'émancipation de toute intervention de l'Axe.L'affaire Darlan, qui a eu quelque retentissement ces jours-ci, continue de préoccuper des esprits français, mais en dehors de l'Afrique du Nord.Dans cette pertie de l'Afrique française, on pense surtout à ce qui suivra les débarquements alliés.Les Allemands et les Italiens font tout leur possible pour élever un barrage contre la pénétration anglo-américaine en Tunisie, disent avoir déjà occupé Biterte et être en train de devenir les maîtres des alentours de Tunis.On attache assez peu d'importance à ces déclarations, plutôt exagérées.Il n'y a pat encore eu de choc important entre les belligérants, en Tunisie, et, sauf des escarmouches, les rencontres militaires restent à venir.Il y a déjà cinq jours qu'une armée alliée est partie de B6ne à destination de la Tunisie.Elle a franchi les frontières il y a déjà plusieurs heures.Des groupes de soldats fronçais sous les ordres du général Giraud appuient l'armée alliée du général anglais Anderson qui commande des Britanniques et des Anglais ayant déjà fait le coup de feu autour de Dunkerque, au printemps de 1940 et qui savent comment se battre contre les Allemands.On note en particulier que des troupes françaises coloniales entraînées en Afrique équatoriale sont parties du lac Tchad, à destination de la Tunisie, en remontant vers le nord, par des routes nouvelles établies depuis deux ou trois ans avec l'aide des Américains et des Anglais; car la région du lac Tchad est, ainsi que l'o dit il y a déjà longtemps le général français Mangin, soldat colonial de haute valeur, un des points stratégiques les plus importants de toute l'Afrique."Qui tient le Tchad est maître de l'Afrique", lui a-t-on fait dire souvent.Installés dons cette région, les "Français combattants" ont établi là de nouvelles bases militaires d'où ils commandent la Libye, la Tunisie du Sud et les pays avoisinants.Outre cette armée française qui part de 1,200 milles à l'intérieur de l'Afrique et remonte vers le nord, les Anglais et les Américains auront un corps expéditionnaire de quelque 150,000 hommes en Tunisie, avant peu de temps, tandis que les armées de Montgomery et d'Alexander continuent de donner lo chasse aux Allemands et aux Italiens qui battent en retraite d'Egypte, sous la direction de Rommel, en marche vers Bengasi, et tentent de se rapprocher d'El-Agheila, à 160 milles au delà.On croit que rendus à ce point, s'ils y parviennent, les soldats de Rommel entreprendront de résister à l'avance britannique.Dans le domaine de l'aviation, outre des bombardements alliés contre Bizerte, où des bombes ont mis le feu à des dépôts de pétrole et détruit des aménagements du port, ainsi que fait sauter des magasins de munitions, il faut noter des raids vigoureux contre Turin, la nuit dernière.I^y a là de vastes arsenaux, des fonderies et des fabriques d'artillerie lourde auxquelles les Alliés ont mis le feu.Du côté de la Russie, d'après toutes les apparences, les Russes, profitant de l'hiver qui s'installe graduellement dans la xone des combats, ont lancé leur campagne nouvelle contre les Allemands, dont les lignes sont un peu dégarnies, par suite de la nécessité de porter des secours d'urgence aux troupes du Reich qui sont en Afrique du Nord française et d'ajouter à ces effectifs déjà forts secoués par la compagne de Libye.LAVAL ET PETAIN Ce qui se passe à Vichy depuis quelques jours était à prévoir.Le 17 novembre, — avant-hier, — le maréchal Pétain, d'après un communiqué officiel de Vichy, a convoqué les ministres et secrétaires d'Etat du gouvernement.On a préparé à l'issue de la réunion un protocole dont le texte porte que le maréchal s'ap puyant sur un rapport de l'amiral Platon, de retour d'une mission en Tunisie, "a décidé d'accorder, en tant que chef de l'Etat, pleins pouvoirs ou premier ministre Laval de diriger le gouvernement et de prendre les initiatives rapides nécessaires en vue de résoudre les difficultés à travers lesquelle^ passe la France".Le maréchal, qui déclare, 'en tant que chef de l'Etat, représenter la souveraineté française et la permanence du pays", s'en remet au patriotisme et à la clairvoyance de Laval, en toutes circonstances et parle de son courage devant les responsabilités qui lui Tant dévolues.(On trouvera ailleurs le texte même du protocole de Vichy).Une loi constitutionnelle (loi no 12) décrète que "le chef du gouvernement.a le pouvoir de foire et de proclamer des lois et des décrets, sous sa seule signature".D'après un nouveau décret dû président de l'Etat français, Pierre Laval est revêtu de l'autorité d'exercer les fonctions de chef de l'Etat advenant l'impossibilité pour le président Je les exercer lui-même.En cas d'invalidité permanente du président, le ministère désignera dans le mois suivant un chef d'Etat, à fa majorité des voix, définira et délimitera les pouvoirs du chef d'Etat et du chef du gouvernement, donc les fonctions seront distinctes.Du même coup Darlan a été définitivement rayé des cadres du gouvernement et il n'est plus l'héritier politique du maréchal-chef d'Etat.Cela veut dire en somme que le maréchal Pétain, s'il n'abdique pas tout de suite ses fonctions, — et ceia peut arriver d'un jour à l'autre, — est à la veille de ie faire.Un correspondant américain dont les informations sont d'ordinaire sérieuses, — G.-H.ArchambauH, du "Times" de New-York, qui est depuis quelques mois à Berne, en Suisse, — déclare que les actes du maréchal Pétain avant-hier, à Vichy, équivalent à son abdication virtuelle et que peut-être il vient de "signer ses derniers actes constitutionnels.L'histoire pourra noter que le dernier acte d'indépendance du maréchal Pétain ce fut de protester solennellement contre loccupction totale de la France; et peut-être cet acte fut-il le motif de son assentiment à élever Laval à un poste dominant".Le même correspondant ajoute, dons sa dernière dépêche, cet avant-midi, que "la tragédie du régime de Pétain, c'est que celui-ci a été tenu, de façon générale, dans l'ignorance des actes posés en son nom.Ceux qui sont au courant de la situation à Vichy racohtent qu'il faisait des colères lorsqu'il apprenait la vérité, — mai* trop tard".En fait.Laval a maintenant les pleins pouvoirs; mais que veulent dire "les pleins pouvoirs", quand tout le pays est sous la domination absolue de l'envahisseur allemand?C'est un premier ministre qui n'a plus que des simulacres d'autorité.Il a la signature, mais c'est le dominateur qui révisera les textes ou en imposera de sa volonté.AU CANADA Il vient d'y avoir une crise de quelque importance, à Ottawa.M.Elliott Little, désigné en mars dernier à la direction d'un nouveau service fédéral: le "service national sélectif", chargé de répartir le "capital humain", selon le jargon politico-économique de ces temps-ci, entre les armées, les usines de guerre, les industries chargées de satisfaire aux besoins de la population civile, l'agriculture, etc , vient de remettre sa démission au ministre du Travail, M.Mitchell, qui l'a tout de suite acceptée.M.Little accuse M.Mitchell de l'avoir contrarié, de né pas l'avoir écouté, d'avoir restreint certaines de ses attributions, de ne pas lui avoir donné tous les pouvoirs dont il aurait eu besoin dans l'exercice de ses fonctions, de n'avoir pas donne suite à ses recommandations, bref, de l'avoir trairé comme s'il n'eût pas été là.M.Mitchell a riposté laconiquement que M.Little se forge des griefs imaginaires et que lui, M.Mitchell, il a fait de son mieux pour appuyer M.Little.En réalité, M.Mitchell est responsable au Parlement et au peuple de M, Little, qui n'était qu'un fonctionnaire de haute classe, et dont le "tsarisme" ne pouvait s'exercer que dans les limites de la loi et des pouvoirs à lui conférés.Comme M.Little était dans le civil administrateur général d'une importante entreprise de fabrication de pâte de bois, il s'est sans doute senti quelque peu à l'étro-t dans son nouveau poste et gêné aux entournures.D« là à en foire grief à M.Mitchell.On parle déjà du successeur de M.Little, à choisir entre deux sous-ministres du Travail, MM.Bryce Stewart et Arthur MacNamara, l'un et l'autro déjà collaborateurs du ministre, M.Mitchell, et donc plus souples, semble-t-d, que M.Little, peu habitué depuis des années à subir des contrariétés, ce qui est explicable.M.Little a fait de son mieux, mais le poste au'on lui avait confié était à vrai dire intenable pour un homme déterminé, déci-sionnaire.M.Little parti, les difficultés restent, ma s les hommes qui les affronternt seront sans doute plus que lui enclins aux compromis.Cela ne veut pas dire que tout ira maintenant pour le mieux, à Ottawa; il restera des conflits d'intérêts de solution convenàbls extrêmement difficile.— GP.10-XI-4J Les droits belges en Clvne LONDRES, 19.„ Sn L cSSrillé .ÎSy.demeure de M.Monypenny, d au- des Acadiens et s’apparente à l’hitlérisme.Pour sauver, dit-on, le courant électrique que la province de Qué je verrai a ger les droits et prérogatives de la province de Québec, et particulièrement le droit que possède l’ouvrier de vivre, de survivre dans sa fa- cit VJ V- Vjs.iv ‘ v * ^ J t • ^ bec (possède en ûbondunce, on fl mille et dsns ses biens • nés;*camp7gnëf dTrAfricmeumPd.! ffiTcTlfChineaénenneS 16 divisions métropolitaines et 2 1 lnde et la Chine’ indigènes.entre en français à Moscou.Situation lamentable New-York, 19 (A.P.) — Portant la parole, hier, devant la Fédération américaine des femmes juives,, 1 ancienne magistrate Jeannette G.; perte* qu’ils ont subies dans la ba-Bnll, qui fut présidente d un tri-| taj]]e navale du 13 au 15 novem-bunal pour jeunes délinquants a Dans le Pacifique Washington, 19 (A.P.) — Les spécialistes des questions navales estiment qu’il faudra trois semaines au moins aux Japonais pour préparer une nouvelle expédition contre Guadalcanal à la suite des Le contrôle de guerre très obligations pour une valeur de plusieurs milliers de dollars, mais [dans ce cas, les précieux papiers I ont été abandonnés dans la cour ! d’arrière de la demeure dévalisée.Toronto, 19 (C.P.) — Le député j Qn a ai|SSj volé, au cours de l’obv conservateur de Toronto-Broad- j curation, une tnonica sur pied, dans Cargo britannique coulé Washington, 19 (A.P.) — Le département de la marine des Etats-Unis annonce, aujourd’hui, qu un petit navire marchand britannique a été torpillé et coulé par un submersible ennemi dans l’Atlantique, au large de la côte sud de 1 Amérique du Sud, vers la mi-octobre.Les survivants ont réussi à atteindre un port américain de I est.view, M.T.L.Church, a dit aujourd’hui qu'il a demandé au ministre de la Justice, M.Louis Saint-Laurent, de soumettre une référence à la Cour suprême pour faire nunal pour jeunes délinquants a r,n rrnit nnp or rênit nprmri ce a la Cour supreme pour mire Brooklyn, a.déclaré qu’il appar-, clarifier le .status “de tout syste- L’éducation selon l’esprit por Madeleine DANIELOU Volume de 225 poges.Au comptoir, $1; por la poste, $1.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" tient aux mères de famille et aux» instituteurs et institutrices de mettre un ternie, par des mesures sévères, à la délinquence sexuelle juvénile.Mme Brill a particulièrement dénoncé l’association des “Filles de la Victoire”.Les membres de cette association, dit-elle, se font le raisonnement faux que voici: “Les jeunes gens sont avec nous aujourd’hui.Mais, avec la guerre, peut-être seront-ils morts demain.Profitons-en et donnons-leur tout ce qu’ils demandent.” Mme Brill dit qu’il faut, à tout prix, arrêter le flot anormal de natalité des “bébés de guerre non désirés.” Elle demande à toutes les mères d’exercer une vigilance tout spéciale sur les sorties de leurs filles.______ __________ Mort du curé d'Iroquois-Fails Iroquoi-Falls, Ont., 19 (C.P.) — M.l’abbé Alexandre Pelletier, curé d'Iroquois-Fails, est décédé, hier, à l'àge de 62 ans.Né à Cabano, Qué., M.le curé Pelletier avait été élevé au sacerdoce en,1909.Il avait fondé d'abord une mission bornée par Iroquois-Falls, Timmins et Englehart, en 1910.Il était membre du conseil épiscopal du diocèse de Timmins depuis 1939.S.Ex.Mgr Rhéaume, évêque de Timmins, chantera le service de M.l'abbé Pelletier, aatnedi matin.garnison d’améliorer ses positions qui la montre d’un marchand de musi que.L’nstrument était unique au Canada._____ Documents sur Haïti à la Bibliothèque Le concours d embellissement du comité d’Ahuntsic Remisa solennelle de six "certificats de mérite", à l'auditorium du Jardin Botanique Hier soir a eu lieu, à l’auditorium du Jardin Botanique la collation des “certificats de mérite” accordés à la suite de la campagne d’embel-lissement et de bottes à fleurs organisée par la Fédération horticole du Québec.Le maire Raynault, le président du comité exécutif de Montréal, le R.F.Marie-Victorin, directeur du Jardin Botanique, M.Jacques Rousseau, assistant-directeur du Jardin Botanique, et M.Ed.Gearney, secrétaire de la Fédération horticole, assistaient à la cérémonie.11 y avait un auditoire de plus de deux cents personnes, qui en ont profité pour visiter l’exposition de chrysanthèmes qui se tient présentement au Jardin.Au cours de la soirée, le président du comité d'embellissement d’Ahuntsic, M.William Milette, a résumé le travail accompli par le comité.Celui-ci a, enlre autres, créé au Jardin Botanique trois cours publics d’horticulture, avec M.Stephen Vincent, directeur de l’Ecole d’apprentissage horticole, comme professeur.Ce comité a aussi participé a la “semaine du grand nettoyage ; il a inauguré des consultations techniques gratuites, relativement à l'analyse du sol, avec le concours du per- Trois comités consultatifs créés pour les métaux .„ ;- — y y.-: , i loncuons ei piivuc* me Henderson sur la cote nord de cour du parlement.Guadalcanal.Les rapports touchant I (Dans deux réc les opérations sur A„ nom I.il .me bureaucratique de contrôle qui , .- jt.' a dépassé toutes les bornes raison- représentent encore qu’une éten- “ bl£ t a usurpé les pouvoirs.due restreinte autour de 1 aerodro-j fonctions et privilèges de la haute i M'ph'i'lïnpe cànlave, vice-consu.ne .y.-.- „ .rp 1 ur du parlement.! te pars a offert à M Léo-Paul Des- poursuivit sa campogne contre (Dans deux recents Jugements P rs ’ conservateur de la Bililio- mauvaises herbes, inaugurée en 1941 s tribunaux des règlements du j th^ue’ munirjn:|ie.d’intéressants!?^ ,e concours des autontes sam-temps de Ruerre ont ete declares dorurnen(s Slir Haïti, ultra vires; à Toronto, un juge a ! déclaré nuis certains règlements du ministère des Munitions; à terre disaient j des que les troupes américaines étaient à l’offensive le 10 novembre à la fois à l’est et à l’ouest de leurs positions.Batailles en perspective Londres, 19 (C.P.) — D’après la radio allemande, l’amiral Sankichij Takahashi, ancien commandant en! chef de la flotte japonaise, aurait j déclaré que les Japonais doivent] s’attendre à de nouvelles grandes j batailles dans les îles Salomon.L’amiral Takahashi aurait déclaré en outre que les Américains se proposent évidemment d’utiliser les îles Kingston, un magistrat a decide que certaines parties des reglements du Service sélectif national sont ultra vires.) Bilan de l'ouragan du Honduras Visite de représentants des Indes au Canada Londres, 19 (C.P., par câble) — taires de la ville A la demande du ministère provincial dp l’Agriculture et du Jardin botanique de Montréal, le Comité d’embellissement d’Ahuntsic a dirigé une station d’observation en vue de capter le pollen de l’herbe à l.uiiuics, *•' -/ , poux (Ambrosia) qui, depuis de On annonre que les représentants, noTnbrcuses aiin^es> cnllsc le rhume des Indes dans le cabinet de guerre des f0jns- britannique, le sahib de Nahwana- \ titre d’encouragement, le Comi-gar et sir Ramaswami Mudahar, vi- ^ a visjt^> au COiirs de l’été, plu-siteront prochainement le Canada.; sjP)|rs jardins j Sir Ramaswami qui, dans le con-: (j’Ahuntsic.seil du vice-roi, détient un poste ! potagers de ta région comparable au poste britannique! de président du Hoard of Trade, Certificats de mérite délibérations dul Les “certificats de mérite” ont été ac.n C.UC.C.L uu.^.c, Londres, 19 (C.P.) —Un rapport Salomon comme un MmU» XWl fe/SîfiiSÏÏf SJ81 «Sîn'jffi SSS’iïX rSions du PacUiuuc1 accordés aux messieurs dont les lancer une offensive en vue de re* Mie aujourd mm revwc que im p snliih se rendra nu r.ancdn noms suivent: P.r.en±t,!'SJ!“d" Ind” ""“'-l qui s'est’ abatïn sur" le, quand sir «amnswnmi «g?*e» de BBC 7.43 La fiancée du commando.B 00 Notre Canada.8 30 SVP.9 00 Heure de la valse 9.30 En faisant le point.9 45 Orch.Hopkins.10 oo Nouvelles 10.15 Les chefs-d’œuvre du piano.10 43 Cette semaine 4 Londres 11.28 Nouvelles.CBM-H40 kilocycles 7.30 Nouvelles.8 00 Radio-lournal.8.15 Prière».8 30 Marches.8.00 Nouvelles.9 05 Everything goes.V10 Orchestre 45 d Jack, chanteur.10.00 Emission éducative.10.35 Food facts.10.45 Récital de piano.11.00 LUe can be beautiful.11.30 Th* soldiers wife.11 43 Stories from life.Midi Nouvelles de la BBO 12.15 The road of life.12.30 Ferme et produits 12 59 Signal-horaire 1.00 Radio-Journal.1.15 Happy gang.1 45 Claire Wallace.2 00 Big Sister.2.15 Musique.2.30 Récital 3.00 Story of Mary Marlin.3.13 Ma Perkins 3.30 Pepper Young.3.45 Against the storm.4.00 Nouvelles.4 18 Women's on th* lob 4.30 L'aviation royale canadienne.I 00 Fron» line rsmtly 5.13 Le Père Noël.5.30 Heure du thé.3 45 Le chcU de Taudl-teur.6.00 Muslqu*.8.10 Chronique sportive, g lS Radio-tournai 6.30 Ea.«y aces.8 45 Nouvelles de BBC.7 00 Good luck.7.15 L'aviation canadienne.7 20 Deux pianos.7.30 Récital Belland-Du-montet.7.43 Chronique bibliographique.8 00 Commentaires.8.05 The shows on.8.30 Penny's diary.9 00 L'Heure de a valse.9 30 Theatre ni the air.10 00 Nouvelles 10 15 Camrads ta arm».11.00 Nouvelles de BBC.11.30 Nouvelles.C'KAC-730 Kilocycles 7 00 Réveil.7.20 Information*.7.25 L'Oratoire 7.40 Pot-pourri.7.55 Informations.3 00 Disque*.8 30 Sport 8.45 Orch.de concert.8.00 Nouvelles 9.15 Guy de Courcy et s?» chansons.9.30 Au rythme de la valse 9 45 Entrevues.9.55 Revue des moue».10.00 Roman-feuilleton.10.15 Heure récréative 10.30 Courrier d'Odette.10 45 Mélodie* 11.00 Courrier du Jour.11.15 Mélodies chanceuses.11.30 La vie commence.11 45 L'heure ensoleillé*.Midi Mol.J'vous l’dls.12.13 Grande Soeur.12.30 C'est la vie 12.45 Histoire» d'amour.1.00 Nouvelles 1.10 Betty hee-hlv* 1.25 Mélodies.1.30 Bull, des fermier*.1.45 Métairie Raneourt.2.00 Entn vous et mol.2.15 Ecole des génies.2.30 Concert.3.15 Coffret musical.3.30 Ecole de muslqu* Eastman.4.00 Evénement* «oclaux.4.15 CKAC Cé soir 4 23 Nouvelles 4 30 Pour vou» mesdame» 4 45 Le vieux loup de mer 5 oo Tante Lucie.5 13 Pierre et Pierrette.3.30 La Rue principal*.3 45 Madeleine et Pierre 8 00 Vie de famille 6.15 Quelles nouvelles.6.30 Opérette 6 35 Phmciogue 6 40 La pièce du lour.6 45 Nouvelle» 7 00 Originalités.7.15 Restaurant Alouett* 7.30 Nazalre et Barnabe 7 45 Lionel Parent chante 8 00 Notre Canada.8.30 Concert CKAC.8 35 Nouvelles 9 00 Le théâtre de chet noua.9.30 Le ralliement du rire 10.00 Our aecret weapon.10.13 Les trois a* 10.30 Ensemble instrumental.10 45 Journal carié.11.00 Sport.11.15 Orchestr*.12 00 Nouvelle, CFCF-SS0 Mlocyclea 8 00 Nouvelle* 8.13 Mélodies.9.3" Musique.9 45 Breakfast eiue.10 00 Nouvelles 10.10 Musical Headlines, 10 2’i Murique 10 30 Lawson’» Knlkhta.10.45 String time.11 00 Your fortuna.11.15 Novelty Group, 11.25 For ladles.11.45 Orchestre, 11.50 Nouvelle».Midi Mélodies.12.15 On the high sea*.12.30 Soldier’s wife.12.45 Highlights.100 Nouvelles 1.05 Friendly hour.1.10 Orgue.1.13 Gospel Singer.1.30 Common sense.1.45 With Lopez.2.15 Book-ends.2.30 They tell m*.2.45 Enrl Tanner.3.00 Stars of weak.3 30 Voice of memory, 3 45 Broadway.4.00 Club Matin**.4.35 Musique.5 00 Tea rime.5.15 Hop Harrlgan.5.30 Danse.5.45 Music for you.8 00 Sérénade, 6.13 Nouvciies-êclalr.8 23 What’» happening.6 30 f.uckv msVvile* 6.45 Mémoires du Dr Lambert.7.00 Danae.715 Lum et Abner.7 30 V cl* Troy 7.45 Rex Battle, planiste.8 00 ! *st we forget.8 O’i Intermède 8.10 Analyse de la guerre 8.15 Emprunt de la victoire.8.30 The shadow.9 SO Danse 9 45 A choisir.9.55 Molasse».10.00 Studio 10 JO Nouvelle».10.45 Danse 1100 Around the base*.12.00 Nouvelles.12.53 Nouvelle» < CHLP-1490 kilocycle* 9 00 Rigolade*.9.30 Nouvelles.9 45 l es deux copains.9 5 Orgue.10.00 Mélodies.10 15 Pour vous plaire.10.30 Parade matinale.11.00 Musique militaire.11.13 Orch Hudson.11 30 Chansons française*.11.43 Studio.Midi Heure féminin*.1 00 Radio-Journal.1.03 Heure féminin*.2.00 Heure prticls*.2 01 Cascade.» 2 15 Variété» 2 30 Orch Allan.2 45 Variétés.3 00 Heure d» la sympho- nie.400 Nouvelle*.4 10 Orch Arnheim.4 30 Variété».4.45 Chanson* française*.5 00 Radio-Jeune**».5.15 Le Père Noël.5 30 Radio-spéctai 6 00 Radio-Journal.6.15 Méli-mélo.6.50 Danse.6 45 Domain* da la lutt* 6 50 Chanson* française*.7 00 Heure 7 00 Heur* familial*.7.30 Orchestre.7 45 Oncis Trot.8 00 W.Eckstein.8.15 Sport.8.30 Agent d* la Qastapo.9 00 Heur* 9.00 Orch.de dan»*.S i* Qrch.d* concert 30 II était un» fol».JS ?2 Raneourt.1015 NouTtlîe*.10 30 Orch Nelson soit profonde, soit remplie d’hu mour, exprimée dans une phrase musicale”?Je serais bien aise, en passant, que vous me disiez ce que vous entendez par “pensée musicale” M.Combarieu s'est esquinté à vouloir l’expliquer, mais j’avoue que ses arguments me laissent boréalc-ment sceptique! Au fond, je crois que le mot “‘pensée’’ est tout à fait impropre à exprimer ce “quelque chose” perçu à l’audition d’une oeuvre musicale.Mais laissons le mot pour nous en tenir à ce “quelque chose” lui-même.Faut-il réfléchir longtemps pour admettre que l’on ne saisit le sens.!a signification pleine et, en autant que possible, entière d’une oeuvre d’art qu’en autant que i'on est au courant des problèmes, des difficultés et de la technique dissimulés sous le substrat de l'oeuvre, qu’en autant que l’on est au fait des moyens dont dispose l'auteur pour exprimer dans la matière le rêve qui le hante?Que nous disent à vous, aussi bien qu’à moi, une obstraction d’un Matisse ou d’un Picasse, une gouache fantasmagorique d’un Borduas.une énigme géométrique d’un Paul Kiee, si nou* ne sommes pas suffisamment familiers de Thistoire de la peinture, de son évolution et de ses perpétuelles tendances de renouvellement, de même que si nous ne pénétrons pas les conceptions des artistes qui ont exécuté ces oeuvres?D’où vous voyez que pour les bien apprécier, il y faudrait un peu d’étude! C’est le moins qu’on peut dire! D en est ainsi de la musique, et pourquoi pas?M.Lavignac vous convaincrait peut-être si vous lisiez ce qu’il écrit dans “Musique et musiciens”, à «avoir, que ceux-là seuls qui possèdent les règles de l’harmonie Jouissent réellement — ou comprennent, «1 vous préférez, — les oeuvres musicales.C’est là le témoignage d’un musicien.Lisez celui d’un illustre philosophe: “Le goût ou l’aptitude à percevoir la beauté et à fiiqer d'elle suppose un don inné mais se développe par l’éducation et l’enseignement, notamment par l’étude et l'explication rationnelle des oeuvres d’art: toutes choses égales d’ailleurs, plus l’intelligence est Informée des règles, des procédés, des difficultés de l’art et surtout de la fin poursuivie par l’artiste et de ses intentions, mieux elle est préparée à recevoir en elle, par le moyen de l'intuition du sens, le resplendissement intelligible qui émane de l’oeuvre, et à percevoir ainsi spontanément, à goûter la beauté de celle-ci.C’est ainsi que la beauté de certaines oeuvres est un beauté cachée, accessible seulement à un petit nombre.C’est là tin beau texte que vous trouverez dans “Art et Scolastique” de Jacques Marltain, page 225.Il n’en reste pas moins que toute belle oeuvre nous cachera toujours un peu et même beaucoup de son mystère.puisque selon Eugène Delacroix, ‘Tart, c’est la raison même ornée par le génie, mais suivant une marche nécessaire et contenue par des lois supérieures”, donc incontrôlable par ceux que n’habite pas le génie.AJoutez-y, si vous le voulez, l’étude de l’Histoire: celle-ci est importante.Lisez aussi s! vous voua y EN FAVEUR DE 8TB-JUSTINI.— Vendredi soir prbrhstn, de 6 h.45 4 7 h., au poste CBF de Radio-Canada.Mme Rose Létourneau-LaSalle présentera un sketch de sa composition.Intitulé: La vieille maison, n s'agit d'une émission radiophonique 4 l’occasion de la campagne annuelle de souscription de Thopltal Ste-Justlne.M.Henri Bonnet à Radio-Canada A 8 h.30 p.m.— M Henri Bonnet, directeur de l'Institut International de coopération Intellectuelle et professeur 4 l'Ecole Libre des Hautes Etudes 4 New-York.donnera une causerl* 4 Radio-Canada.le vendredi.20.à 8 h.30 du soir, sous 1* titre: "Les Nations Unies".M Bonnet a été dix ans membre du secrétariat de la Société des Nations à Genève.Il a accompli nombre de mission» de rapprochement Intellectuel en Europe, en Amérique et en Orient.Il a organisé de» comités nationaux de coopération dans divers pays.Il «'était fait au Canada de solide» amltléa.celle» de feu le sénateur Raoul Dandurand et de feu le T.H.M.Ernest Lapointe.plaisez, les gloses et commentaires.I | ce qu’on appelle les “critiques musicales”: ij en pit.uj! C’est là, je n’en ffoute pas, que vous avez appris i qu’il fallait parler de “texte passionné” à propos de Beethoven, de i “passage philosophique” au sujet de Bach, de “poésie romantique” et .de ^ “comédie savoureuse” lorsqu’il s’agit de Berlioz ou de Jacques Ibert.Poncifs et clichés! Quant à moi, j’abhore les “critiques musicales”! J’ai tort?Peut-être.Etre sensible au charme de la musique, c’est déjà beaucoup! Mais il ne suffit pas d’’aimer la musique”: une création musicale est une oeuvre d’intelligence qui ne peut être saisie que par l’intelligence.Détrompez-vous: la sensibilité n'est pas le seul juge en cette mature.Nous trouverions parfaitement ridicule qu'une çonventine se pâme d’admiration devant Us splendeurs métaphysiques des “Degrés du Savoir".Je déplore tout autant la suffisance et la rhéprise de ceux qui prétendent “comprendre” la musique — en ce qui peut en être compris — sans s’être imposé la discipline nécessaire, je veux dire l’étude de l’harmonie, du chant grégorien — oui! mêm'- et surtout lui, l’anrêtre de la polyphonie — de l’Histoire de la musique, et la lecture des biographies d’auteurs.et c’est votre cas! Vous faudra-t-il étudier l’harmonie, dites, Mlle Lamoureux?‘ Veuillez considérer cet envoi, M.Duhamel, comme "lettre au Devoir" et vous me feriez grand plaisir de lui trouver un petit coin dans votre journal”.Bien à vous, E.BEAUMONT, Ville St-Laurent.ETATS-UNIS Pour le rationnement des produits laitiers Washington, 19 (A.P.) — Le secrétaire de l’Agriculture, M.Wic-kard, a dit devant le comité des réquisitions de produits alimentaires, organisme de la Commission de la production de guerre, que les producteurs laitiers ne pourront pas fournir aux demandes de l’an prochain et que le gouvernement devrait prendre immédiatement des mesures pour limiter la consommation de certains de ces produits.M.Wickard estime qu’on devrait rationner le fromage tout comme la viande, diminuer d’au moins 25 pour cent la production de crème glacée; rationner le lait.I; aurait aussi recommandé de limiter la distribution du beurre et du tait évaporé jusqu’à ce que Je rationnement de ces produits soit organisé.A cause de la rareté de maln-d’oeuvre compétente, d'outillage et de moyens de transport, M.Wickard prévoit que la production du lait en 1943 sera de 15 à 20 pour cent inférieure aux demandes militaires et civiles.On sait qu« la viande sera rationnée aux Etats-Unis peu après le 1er janvier, et le public est invité actuellement à n’acheter que 2 % livres de viande par personne par semaine.c4 la 3cène, au conceit et à l^écian LUNDI AU SAINT-DENIS Mme iennne Démon», qui ti*ndr* I* rôle de Madame Dsrra», dans “Un Divorce”.de Paul Bourget, à t'affiche du Saint-Denis à compter de lundi foir.A l'impérial Pour trois jours seulement à compter de demain, le principal film à l’affiche du cinéma Imperial «era “Tales of Manhattan”, avec toute une troupe d’étoiles dont Charles Boyer, Rita Hayworth, Charles Laughton, Edward G.Robinson, Paul Robeson, Eugène Pal-lelte, Cesar Romero, etc.Julien Duvivier, à qui l’on doit l’immortel film français “Carnet de Bal” et tant d’autres productions de génie, a dirigé ce film.On y raconte l’histoire d’un- habit de cérémonie qui habille successivement différents hommes.L’habit s’identifie à ces hommes et l’auteur du scénario nous présente des phases captivantes de leur vie.Le second film à l’affiche sera “Atlantic Convoy” avec Bruce Bennett et Virginia Field.Le film raconte la lutte de braves marins américains qui combattent pour tenir ouvertes les routes maritimes.M.Kendall, gouverneur de la Nouvelle-Ecosse Ottawa, 19 (C.P.) — I* premier ministre du Canada, M.King, annonce la nomination du docteur Henry Kendall, de Windsor, province de la Nouvelle-Ecosse, comme lieutenant-gouverneur de cette province.M.Kendall succède à M.F.F.Mathers, démissionnaire pour raisons personnelles.M.Kendall a pratiqué la médecine en Nouvelle-Ecosse et à Sydney, puis' il a fait la Grande Guerre.Après son licenciement, il abandonna la médecine pour s’occuper d’une grande ferme, près de Windsor, où il demeure.Mme Kendall est la fille de l’ancien sénateur John S.McLennan.En Acadie Amherst, N.-E.— M.Alonzo St-Pierre, de Chatham, a été élu président de l’Association des Pêcheurs Unis des Provinces Maritimes lors du congrès annue.l tenu ici ces jours derniers.M.William Landry, du Cap-Pelé, a été choisi comme vice-président pour le Nouveau-Brunswick, et M.Léo Roberts comme vice-président pour la Nouvelle-Ecosse.Voici la liste des nouveaux directeurs de l’association: A.-C.McLean, Invemess-Victona, E.-A.Martelle, Cap-Breton et Ricti-monr; Leo Robert, Pictou-Tignish, Reid Sangster, Guysborough-Hali-fax; L.Pothier, Shelbourne-Yir-mouth; William Landry, Westmor-land-Kent; Fred Martin, Northumberland; C.Duguay, Gloucester; O.Turbide, lies de la Madeleine.* » ¥ Fredericton, N.-B.— M.Tilon Daigle, de Saint-Charles de Kent, s’est classé premier de tout le Canada au concours d’appréciation du bétail à l’Exposition de Toronto.L'cutiiiage agricole London, Ont., 19 (C.P.) — M.H.H.Bloom, administrateur de la production d’outillage agricole, a dit Ici à un groupe de manufacturiers et (le distributeurs de ces produits que la production de nouveaux appareils en 1943 au Canada sera de 25 pour cent seulement de la production de 1940; toutefois on fabriquera 150 pour cent de .a quantité de pièces de remplacement îllstribuée en 1940, la dernière année normale.Principaux programmes canadien» A RADIO-CANADA : 4 30 pm.GRAND CONCERT A NEW-YORK.dirigé par Wilfrid Pelletier.— Un événement considérable dan» 1» monde d» la musique 4 la radio, c'est te concert Îul sera donne 4 New-York vendredi, de h.30 4 5 b., et dont Radio-Canada, â Montréal, le poste CBM, fera le relais.C* concert 4 été organisé par le Conseil » des femme» i l'occasion de ratpoeltlon internationale du Madtaon Square Garden 4 New-York.L'interét ré»lde dan» le fait que ce sont de» Canadien» qut ont été Invité* à y prendre part.WUfrld Pelle.Mer.du Metropolitan Opera, dirigera Jacques Gérard, ténor, également du Metropolitan.Mlle Suzette Fergus», vlolonl-te.laureate de la province d» Québec, et Mlle Muriel Kerr, planiste canadienne, «'y feront entendre.CE SOIR à 9h.30 CHLP écoutez JEAN DRAPEAU candidat des conscrits dans Outremont "La Cantoria" Le samedi 21 novembre, l’Ecole Supérieure de Musique d’Outre-rnont présentera “La Cantoria”, dont le directeur artistique est M.Victor Brault.Sous la rubrique “Le Chant du Monde”, la Cantoria fera entendre dans leur langue originale, des chants des pays suivants: Angleterre, France, Norvège, Russie, Belgique, Pologne, Autriche, Espagne, Etats-Unis, Mexique, Cuba, Canada, etc.Prière de noter que le« concerts de l’Ecole Supérieure de Musique commencent à trois heures precises, (Comm.) Récital du troisième centenaire à la Société Casavant Le prochain récital d’orgue de la Société Casavant sera donné conjointement par MM.George Brewer et Arthur Egerlon.Ces deux organistes montréalais» ont voulu par un programme approprié dédier leur récital au Ille centenaire de Montréal.M.George Brewer fut nommé très jeune organiste à l’église du Messie, Il occupe ce poste depuis 30 ans déjà et y a donné plus de 200 récitals.En une série de huit concerts, il donne présentement le dimanche soir, sur ces mêmes orgues, les oeuvres complètes pour orgue de Titelouze, Brahms et Franck.Depuis 1907 il est secrétaire du Dominion College of Music.Il a donné de nombreuses conférences sur les oeuvres de Wagner, Strauss et de Bach.Dans ses nombreux voyages en Europe, M.Brewer eut l’avantage de se monter une bibliothèque des plus garnies en oeuvres littéraires et musicales.Docteur en musique de l’Université de Toronto, M.Arthur Egerton, organiste de l’église Trinity Memorial, fit ses études musicales à Montréal et plus tard au “Royal College of Music” de Londres à titre de boursier du Strathcona College.A son retour au Canada il succéda à Lynwood Farnham comme organiste à la Christ Church Cathedral de Montréal.Il fut aussi organiste et professeur à Winnipeg et au Wells College.Aurora, N.Y.M.Egerton est avantageusement connu comme compositeur de talent et organiste de concert tant aux Etats-Unis qu’au Canada.Journaliste blessé New-York, 19 (A.P.) — Leo S.Disher, correspondant de VUntted Press, qui accompagne les forces expéditionnaires américaines en Afrique, est à l’hôpital d'Oran.Il a reçu lors du débarquement neuf blessures d’obus.Dans un arlicle qu’il publie aujourd’hui dans les Journaux américains, il raconte comment il a pu sauver sa vie.Un navire américain, rempli de munitions.fit explosion.Pendant quelques heures, il courut mille dangers, fut blessé, perdit beaucoup de sang, dut nager, se pendre à des câbles, marcher sur ses coudes tellement ses jambes étaient massacrés.Il réussit à l’aide d’un câble à se hisser sur le quai, mais il ne pouvait aller plus loin.Il reçut de nouveaux coups.Après une heure et demie, des Français le recueillirent et le conduisirent à l'hôpital.,|Ma __________ M.Wilfrid Hamel Québec.19 (D.N.C.) — M.Wilfrid Hamel, ministre des Terres et forêts, a visité Duchesnay en compagnie de M, Fernand Boutin, chef du service forestier et de M.Pierre Asselin, secrétaire du ministère.Le nouveau ministre avait eu l'occasion de faire plusieurs visites â Duchesnay, mais c’était la première fois qu’il s’y rendait comme ministre des Terres et forêts.Un cordial accueil lui a été fait par le personnel de l’institution.Il a pris contact avec les divers services et s'est déclaré enchanté de l'organisation qui a été faite à cet endroit."Un Divorce" de Bourget^ ou Saint-Denis, lundi soir Un très grand intérêt existe déjà dans le public à l’endroit de la pièce “Un Divorce”, de Paul Bourget, qui prendra l’affiche lundi en soirée au St-Denis.Cet intérêt ^’explique par plusieurs raisons.En premier lieu te sujet même du drame; puis la personnalité de l’auteur et enfin la fa.çon avec laquelle ce dernier soutient une argumentation solide contre une institution humaine devenue ces dernières années, en certains pays, une véritable plaie sociale.C’esi avec une grande conscience de leur rôle que les artistes de la troupe de comédie française du St-Denis ont abordé l’étude de cet'.e oeuvre très noble et très significative.La distribution est l’une des plus parfaites que l’on puisse désirer.M.Marcel Chabrier, qui n’a eu à date que des compositions tiendra le rôle capital de Darras.A ses côtés MM.Jaque Catelain, A!, bert Duquesne, Edouard Monnet.Du côté femmes, Mme Fernande Albany sera la vedette, ayant pour camarades Mme Jeanne Demons, Mlles Sita Riddez, Irène Capri et la petite Murielle Arcand.Au Capitol “Flying Fortress”, tel est e grand film que prend l’afiche dès demain soir en grande première continentale canadienne, au cinéma Capitol.Cette production unique due aux cinéastes de la firme de Wainer Brothers et tournée dans les studios de cette compagnie en Angleterre, traite de la guerre moderne dans l’aviation.Le scénario raconte l’histoire d’un Jeune Américain déluré.Sky Kelly qui s’engage è conduire des forteresses volantes américaines en Angleterre.Une fois rendu en Angleterre il* s’engage dans l’aviation de combat et participe à un raid des plus réussis au-dessus de Berlin.Mais sur le chemin du retour, son avion rencontre des difficultés.“Flying Fortress” est un film rempli d’action dont les interprètes sont Richard Greene, Caria Lehmann, Betty Stocfeld, Donald Stewart et autres.Le second film à l’affiche sera “Two in a taxi” avec Anita Louise et Russell Hayden.Cette comédie raconte l’histoire amusante d’un chauffeur de taxi indépendant dans une grande ville.Au Palace My Sister Eileen, avec Rosalind Russell et Janet Blair, dans les rôles principaux, tel est le film qui demeurera à l’affiche du cinéma Palace la sgmaine prochaine.Les foules qui se sont empmsées de l’aller voir la semaine dernière ont incité la direction de ce populaire cinéma à le garder encore quelques jours afin que personne ne soit privé de le voir.My Sisfer Eileen a obtenu de grands succès au théâtre et au cinéma, la pièce ne peut que gagner en grandeur et en importance.C’est une comédie dont il est difficile de dire assez de bien.Les critiques américains n’ont pas tari d’éloges pour cette oeuvre fine, délicieusement humoristique et remplie de situations du plus haut comique.Alexander Hall, qui a dirigé des films aussi importants que Here cornes Mr.Jordan, a eu aussi la direction de cette production qui restera célèbre dans les annales cinémato-grahpiques.Rosalind Russell est à son mieux dans ce film qui s’adresse au public aimant les situations spirituelles._ M.Charles Goulet en Monsieur Beaucaire M.Charles Goulet reprendra un de ses plus grands succès scéniques dans ‘Monsieur Beaucaire”, opérette romantique en trois actes d’André Messager, que présenteront les Variétés Lyriques les 3, 5, 6 et 8 décembre.En effet, M.Goulet créa ce rôle au début de la dernière décade au Monument National.Il revenait de ses études en Belgique.Si on relit la critique du temps, c’est un concert d’éloges pour son interprétation ainsi que pour la qualité de sa voix.“Monsieur Beau-caire” est un des rôles que le directeur des Variétés Lyriques préfère.Romanesque, emporté, élégant, Monsieur Beaucaire promène son incognito à travers la cour d’Angleterre, préférant s’en faire expulser dans son faux personnage que d’y demeurer en faisant état de son rang.Il ne veut pas que sa haute noblesse soit un atout pour lui conquérir le coeur de Lady Carliste.Il veut gagner l’amour de celle-ci par sa seule valeur personnelle.Inutile de dire qu’il rencontre sur sa route des rivaux prêts à tout pour l’humilier et même pour le mettre à mort.Monsieur Beaucaire répond joyeusement aux provocations et son épée montre à ses ennemis qu’il est aussi audacieux au combat que passionné en amour.M.Goulet aura là, toute l’occasion de déployer sa fan-’ taisie ainsi que réaffirmer sa connaissance profonde de toutes les subtilités musicales et scéniques.Il sera entouré de Marthe La-pointe, Lionel Daunais, Henri Poi-tras, Georges Toupin, Julien Lippé, Roland Crépeau, Noël de Tilly, Rosaire Pharand, Marc*! Peterson, Paul Guèvremont, Guy Saint-Pierre, Marcelle Gir, Gisèle Otis et autres, sans oublier les Ballets More-noff._____ ^ ___ Au Princess “You can’t escape forever”, tel est le film excitant qui débutera demain au cinéma Princess Les artistes principaux seront George Brent et Brenda Marshall.L’histoi re a trait â des aventures qui sc passent dans un grand journal et les situations comiques sont mêlées aux situations dramatiques faisant un contraste des plus intéressan s.On y voit comment un journaliste aide à retracer une bande de malfaiteur» tout en exerçant s in métier.Le second film à l’affiche sera “Busses Roar”, avec Richard TVo-vis et Julie Bishop dans les rô’es principaux.Le film a trait à des saboteurs japonais sur la côte ouest du Pacifique.C’est une prodifrti >n remplie de mystère et d’aventure.’noraire ues spectacles H18 MAJESTY’S “Private Lives”: 8 b.30.Mat.mere, et sam.4 2 h.30.LOEWS ••The Major and the Miner” 11 h.15.I h.S' 4 h.30.7 h.10.9 b.55.PALACE "M.v Sister Eileen” 10 h.12 h.15.2 h.40, 5 h.08.7 h.30.9 h.55.CAPITOL “Cairo” 10 h,.12 h.53.3 h.35.8 h.90.9 h.45.“A Date with the Falcon” 11 h.40.2 h 35, 3 h.35, 8 h.30.PRINCESS “Meet the Stewart»” Il h.25.2 h.lu, 4 h, 50, 2 h.30.10 h.15."Submarine Raider” 10 h.10.12 h.50.3 h.30.« h.18.8 b.55."La femme en fleur1' de Denys Amiel à ‘'Arcade C est samedi prochain, en matinee.que le rideau de l’Arcade se lèvera sur la jolie pièce de Denys Ainiel, La Femme en fleur.Cette pièce devait prendre l’affiche umli dernier mais par suite du deuil cruel qui a frappé la vedette, ante Antoinette Giroux (décès de son pere, M.Lactance Giroux) les spectacles sont reportés à samedi prochain.La pièce sera à l’affiche pour quatorze représentations prenant fin avec celle de vendredi soir prochain.La Femme en fleur est un sujet &îicat et .H fallait la plume très habile et très sobre de Denys Amiel pour le traiter sans ris-quer de verser dans l’odieux.La distribution réunit des artistes nnTYP™emier tran’ ^.u hommes nommons: François Rozet, Henri l-etondal, Denis Drouin et Jean Du-ceppe.Du côté femmes: Mlles An-toinette Gmoux, Janine Sutto, Deny-se Saurt-Pierre et Mme Elisa Ga-reau._______ Au Loews “The Major and the Minor”, qui a attiré toute la semaine dernière u€5 foules considérables au cinéma Loew’s sera retenu à l'affiche pour la semaine prochaine.Les vedettes de cette production sont Ginger Rogers et Ray Milland.Le film raconte l’histoire amusante d’une jeune fille qui en ayant assez de Ja métropole américaine veut retourner chez elle dans ITowa, mais s’aperçoit que les taux de chemins de fer opt augmenté.Afin de voyager, elle se transforme en fillette afin de payer demi-tarif.Sur le train, son travestissement attire l’attention du conducteur.Dans sa fuite de ce pergonnMe elle entre dans la compartiment ae Ray Milland et l’amour s’eaguit, et la jalousie et milile autre» tYen-tures des plus réjouissantes.Comme on le voit, voilà nng production qui méritait de garder T’affiche à cause de ses qualités divertissantes.CE SOIR a GERMAINE AUSSEY MARCH JOURNET A SMA/K/S et CMOfSSfT MARCEL CltABRilR] SiTARiDDEl .juwwt DEHORS juiauuKincsiEY.»°” ^DUZjL A Taftlch* GINGER ROGERS RAY MILLAND The Major & The Minor* PALACE A l'affiché ROSALIND RUSSELL BRIAN AHERNE ‘MY SISTER EILEEN’ Jïnâ A l’afflch* “CAIRO’* A Date With The Falcon* UI/AIUU A l’afflch* “Meet The Stewart* “Submarine Raider’ Dernier Jour GEORGE MONTGOMERY ANN RUTHERFORD ORCHESTRA WIVES" Autr* spectacle : "TISH" MPERIAl/g^f^ Variétés Lyriques MONUMENT NATIONAL Décembre B-5-6-8 MONSIEUR BEAUCAIRE Musique d'ANDRF.MESSAGER avé>-Charl** Goulet *t Marthe Lapointe PRIX DES PLACÉS : 1 65-1.35-1.20-0.90 Tél.PL.9161 (3 llïne») de 10 h.4 6 h.i 2159 VOLUME XXXIH — No 270 Lfc PtVO»R, MQNlKfcAL, JEUDI ly NOvtMBKt PAGE EEHINin !*F LÀ Directrice : Germome BERN'ER Le Fagot d’épines L'automne est pluvieux et froid; ides nuées basses courent sur le ciel; les oiseaux migrateurs passent avec de longues plaintes et s’en vont plus au Sud chercher les chaudes oasis, les palmiers élevés et les buissons où ils feront une seconde nichée.Et ici, les pauvres fellahs cherchent à garantir leurs huttes de paille des rigueurs du prochain hiver.A défaut des haies verdoyantes au’ils ne peuvent faire pousser tout autour, parce que la terre est trpp dure et l’eau trop rare, ils amoncelleront des murailles de broussailles épineuses sous lesquelles leurs poules iront pondre et leurs chiens gîter.Alors, munis de fourches de bois et de serpes fixées à de longs manches, les hommes s’en vont sur les bleds incultes pour couper les épais buissons qui y croissent.Le z’reub, le jujubier épineux, enchevêtre là ses branches hérissées de dards recourbés et forme sur la terre aride du jujubier sont longues, perfides, crochues, pénétrantes.Plus d’une, traversant le dérisoire bouclier, entre dans la nuque, pique les côtes, zèbre les reins de son dard mouvant et fait jaillir le sang tiède comme une petite source douloureuse.Quand les femmes arriveront à leur noualla, après un long et pénible chemin, elles laisseront choir le fardeau en arrière: heureuses seront-elles s’il consent à se détacher d’un seui coup!.Les épines du z'reub sont tenaces et ne lâchent pas facilement leur proie: cramponnées à la peau ou à l’étoffe, elles s’y agripperont avec d’autant plus de force que l’on veut davantage les repousser, et sembleront douées d’une vie perfide, d’une force méchante, chaque branchette détendue ne reculant que pour mieux cingler.Enfin, le fardeau sera à terre.Les femmes essuieront leurs fronts en sueur, leurs jambes en sang, leurs épaules meurtries.Elles compteront - les milliers de petites plaies cuisan- d’énormes touffes impénétrables.La | tes dont leurs bras nus seront par-serpe les coupe au pied; la fourche, semés, et la plus vieille, montrant santé par l’hygiène alimentaire L'ancien temps et le nôtre | fDu Service de l'Information en temps de guerre) j Pourquoi tant parier d’alimentation?.Nos grand-parents ne connais-j saient pas grand’chose en fait de vitamines, de minéraux et des rè-I gles de l’alimentation.Cependant, ! ils étaient en bonne santé.Comment expliquer cela?C’est là une question nue de nombreux correspondants nous po-, sent.Elle démontre que beaucoup , ., «.if» i i/i a.I \a/- j ^ de gens sont encore sceptiques sur Vente de chante au Salon Rose de I hotel Windsor —cette nouvelle science de uiimèn- j talion et qu'elle leur parait un peu fantaisiste.Il est vrai que les aliments dont se nourrissaient nos ancêtres élaient, sous certains rapports, meilleurs que la nourriture d’aujourd’hui.Rien d'étonnant que les Quelques sous ou quelques doltors placés à la Banque des peHts enfants de l'Hôpital Sainte-Justine nous rapporteront comme intérêts le plaisir et le bonheur de prendre port à leur soulagement et à leur guérison.Ne pouvons-nous pas nous priver d'une soirée de cinéma pour souscrire à la compagne actuelle de cette grande institution de chez nous ?Les cent ans de l’Oeuvre de la Soupe Programme attrayant — Distribution de diplômes d'honneur aux dames patronnesses 'L'Annonce faite à Marie" Sous le haut patronage de Son prises, celui où l’on fume, le Roy Exc.Mgr Joseph Charbonneau ar-iaume de la ménagère.- chevêque de Montréal, s’ouvrira la Le thé et le souper seront servis gens fussent alors en assez bonne kermesse de l’Oeuvre de la Soupe j avec soin et attention.Qu’on se le santé.Le taux de la mortalité, ee-les 23 et 24 novembre au Salon dise! Ce sera aussi délicieux et aux i pendant, était plus élève au temps Rose de l’hôtel Windsor.Le Pre- mêmes prix modiques des années i‘le nos grands-pères, surtout dans mier Ministre de la Province, M.passées.; certaine limite d fige.Adélard Godbout, présidera la soi- Ce programme attrayant serai Lieux rée du 23 novembre à 9 h., où il marqué au chiffre 100 en l’honneur idées nouvelles doivent maintenant entrer dans la discus- sion: 1,—Les connaissances acquises en matière de nutrition nous ont distribuera des diplômes d’bon-1 du CENTENAIRE de l’Association neur aux Dames de Charité à l’oc- i des Dames de Charité.Ainsi se li- casion du Centenaire de leur As- ront des enseignes de ce genre au- .ermis découvrir que certains sociation de l’Asile de la Provi- j dessus des différents rayons: “Ex- tproubles malaises, ou “vapeurs”, dence.traction 100 douleur! 100 (,ha- .-* - »- Son Exc.Mgr Conrad Chaumont, rite, Vie 100 Valeur!” “Pas de fumé» 100 feu!” ""Entre 100 chois- de bois les entasse On voit fuir de tous côtés des bestioles affolées qui jusqu’ici croyaient possédé d’inexpugnables abris et s’en voient chassées par les hommes.Une fois la broussaille coupee et entassée, il s’agit de la transporter le plus rapidement possible vers le lieu où elle doit être utilisée.Le plus rapidement: car cette singulière moisson toute préparée ne manquerait pas d’amateurs si elle était longtemps abandonnée au milieu du bled désertique!.On amènera donc les ânes et les chameaux, et à grand renfort de cordes soigneusement entre-croisées on formera sur le dos et les flancs des patientes bêtes de somme une volumineuse charge, plus encombrante que pesante, mais douloureuse aussi, car n’oublions pas qu’elle est toute hérissée d’épines!.Voici donc les animaux chargés, prêts à partir: mais il reste encore des broussailles toutes préparées.Qui va emporter cela?.Ce sont les femmes.C’est ainsi qu’hier, sur la route, la mère, l’épouse et la fille du Chleuh qui est notre voisin sont passées lentement, péniblement courbées sous l’énorme tas branlant des branches barbelées.Au mouvement de leur marche, la charge avait un peu glissé, et derrière, sous la retombée qpi frôlait presque la poussière du chemin, on voyait les mollets nus des trois femmes striés de filets de sang.Entre les épines entassées et la chair de leurs épaules, qu’y avait-il?l’étoffe mince de leur tunique et celle d’un vieux sac dont elles se sont fait un capuchon.Or, les épines à la plus jeune les cicatrices d’anciennes écorchures, lui dira: — Quand tu en auras autant que moi, tu ne te plaindras plus!.O douloureux fagots d’épines que l’on traîne toute sa vie!.Douloureux fagots invisibles, rivés aux épaules des femmès comme une charge sans merci!.Souvenirs et regrets, deuils et misères, tristesse de ce qui aurait pu être et qui n’a pas été, dards aigus contre lesquels toute notre résignation n’est qu’un voile illusoire vite traversé par la souffrance!.Dans chaque famille il y a ainsi un fardeau de tristesses, et ce sont les femmes qui le portent.Les plus vieilles et les plus jeunes se partagent le poids cruel des soucis et des peines; elles gardent vaillamment les souvenirs douloureux de la maisonnée.Quelquefois, un coeur trop tendre gémit, se plaint, murmure peut-être.Et Taieule.dont chaque ride raconte un chagrin ancien, répond à l’enfant qui défaille sous sa charge: Quand tu auras souffert autant que moi, tu ne te plaindras plus.Marie RAHRERE-AFFRE "Les joies certaines" PAR ALBERT LANCTOT Joies des yeux.Joies du coe ir.Joies de l’esprit.Ce livre vous les fait mieux connaître, mieux apprécier, mieux aimer.Volume de 200 pages.Au comptoir, ?1.00; par la poste, $1 10.Service de Librairie du Devoir.le Maire de Montréal, Adhémar Raynault et H.Henri Groulx assisteront à cette imposante cérémonie.M, Paul-Emile Corbeil, chanteur bien connu, prendra part au programme.Grande activité donc aux différents kiosques de la vente.Aubaines véritables: cadeaux de Noël; jouets confectipnnés à la main; poupées de toutes sortes (au bénéfice de la Colonie de Vacances de l mee sissez!” “On demande des donneurs de 100!” “Boite postale où 100 volent les pensées!” “Donnez 100 Tambour, 100 Trompette!” “Parties de cartes non 100 prix!” “Repas 100 té, 100 façon!” “Bois 100 soif! 100 raison!” Au BAZAR de l’Oeuvre de la Soupe, tous les visiteurs passeront d’agréables heures et rencontreront des minois charmants et jeu fillettes pauvres); partie de cartes.Inès ainsi que toute la gracieuseté Le coin du mystère; ceüui des sur-Ides Dames Patronnesses.Fourrures L Cummings A collection des belles fourrures Cummings ne souffre rien de médiocre.elle se compose de ravissantes fourrures transformées en des modèles qui conserveront le chic de leurs lignes modernes et l’éclat de leur lustre pendant des années.MANTEAUX DE Rat Musqué Belles peaux choisies et dos de rat musqué teint vison.Grande variété de modèles en vogue.*275 AUTRES FOURRURES QUE VOUS AIMEREZ SEAL HUDSON.$350 (rat musqué teint) MOUTON DE PERSE.S350 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consommateurs, Service des Mar-| chés, Ministère de l’Agriculture, Ot-i tawa.Démonstratrices: Berthe Bigras, Professeur aux Ecoles ménagères provinciales, 401 est.rue Sherbrooke, Montréal, P.Q.; Claire Nadeau, instructrice, Service de l’Economie domestique, Ministère de l’Agriculture, Québec, P.Q.Assistantes: Deux élèves des Ecoles ménagères provinciales.Comment découper la volaille — Abel Raymond, inspecteur régional des Produits avicoles, ministère fédéral de l’Agriculture.Des feuillets de recettes seront distribués à chacune des démonstrations.La démonstration de Taprès-midi sera une répétition de celle du matin.Exposition — Du 24 ap 27 novembre inclusivement.Des étalages à la salle de bal ont été préparés spécialement dans l’intérêt du consommateur.Au kiosque du Service des consommateurs, ministère fédéral de l’Agriculture, vous trouverez disposées à vous rendre service: Mlles Eveline Leblanc, attachée à cette section à Ottawa, et Charlotte Cantin, instructrice, Service de l’Economie domestique.Ministère provincial de l’Agriculture, Québec, P.Q.# * * Gardez les bons morceaux de feutre, de coupe-vent usagés, le cuir des vieilles sacoches et faites-en de chaudes pantoufles pour enfants.Ÿ Ÿ Ÿ Une température trop élevée ou une cuisson trop prolongée durcit le fromage et le rend plus difficile à digérer.* * * Un morceau de fromage d’un pouce carré et de même épaisseur a la même valeur nutritive qu’une demi-chopine de lait.Ÿ Serrons tous les vêtements usagés qui ne peuvent plus servir: manteaux, jupes, complets, pardessus, robes, chapeaux, etc.Même si vous n’avez pas les doigts de fée qui pourraient transformer toutes ces choses, une bonne couturière, un de ces jours où il n’y aura plus d’autre alternative, pourra vous en tirer quelque merveille.Vous vous réjouirez alors d’avoir agi comme la fourmi prévoyante.La vie pratiqua AI* usage de toutes i - On peut adoucir la surface d’un | vieux fer à repasser en le frottant | vigoureusement avec un peu de sel légèrement humecté et appliqué | avec une boule de papier à journal Essuyer ensuite avec un linge pro-! pre.¥ * * 11 est préférable de se servir d’un coton à fromage pour épousseter les meubles et de les tenir bien propres.Ne pas utiliser un vieux torrhon sale ou qui laisse des effiloches.Ralliement du service volontaire féminin à Montréal troubles d’estomac et yeux larmoyants, autrefois considérés petites misères de la vie, sont le résultat du manque de certains aliments dans la diète.2.—La vie moderne est différente.I-es besoins de notre alimentation ont, de ce fait, évolué.Les gens ne produisent plus une partie de leur nourriture dans leur propre cour.Ils sont groupés dans les villes en nombre considérable et nous avons un pourcentage plus élevé de personnes qui font un travail sédentaire.Le chef, aujourd’hui, reste assis à son pupitre et établit les contacts par téléphone au lieu de courir à cheval rencontrer ses confrères.Ces faits, à part la hâte et les soucis de la vie moderne, ont changé nos besoins et certains aliments sont démodés.La science encore jeune de l’alimentation travaille à sc rattraper, à découvrir de nouvelles méthodes.Il y a encore des gens qui vous diront que toute cette histoire tourne autour des diverses industries alimentaires et constitue leur méthode de publicité.Ceci n’est pas vrai.Les industries alimentaires se rendent de plus en plus compte que la valeur nutritive des produits est de la plus grande importance.Tous les canadiens devraient s’intéresser à l’alimentation parce qu’une connaissance approfondie de sc* principes, mise en pratique dans la vie journalière, nous mettra sur la voie d’une meilleure santé, d’un bonheur plus grand et d’une réélit efficacité au travill.Dr L.B.PETT, du Ministère de la Santé nationale.A l’occasion de la* clôture des fêtes du troisième centenaire de | Montréal, les ‘'Amicales féminines j du diocèse de Montréal”, présente- j root Mine Ludmilla Pitoëff et les i “Compagnons de saint Laurent”, dans L'Annonce faite à Marie, de Paul Claudel.Les représentations auront lieu les 4 et 5 décembre en soirée pour les adultes et le 12 décembre, en matinée, pour les élèves.La distribution a été faite avec les plus grands soins, de même que Ton s'est occupé de donner aux costumes et aux décors toute (’attention nécessaire.Comme on le sait, cette pièce de Claudel a eu de nombreuses représentations à New-York, au mois de mai dernier, ainsi qu’à Chicago en anglais (traduction de Mlle Louise Morgan Sill), et la presse en a fait un grand nombre d’éloges.Ces représentations sont données à l’occasion de la clôture des fêtes du troisième centenaire de Montréal, à l’Ermitage, rue Guy, ongle Sherbrooke.Pour renseignements on est prié de téléphoner à EL.9714 et à CA.0336.du pays d’initier les jeunes à la science de l’aviation.Le temps consacré à la gymnastique et aux cours sera apporté au programme régulier d’études.Deux heures par semaine seront occupées à la gymnastique tandii qu’une heure de classe et une période d’étude seront affectées aux matières nouvelles.Le R.P.Ulric Charpentier, A.A, M A., professeur de mathématiques, enseignera la navigation et la météorologie, et le Prof.Lucien-H.Desjardins, chef du département de physique au Collège s’occupera des matières touchant à ia physique, soit la science des moteurs et Taérotechnique.La gymnastique comporte des exercices et des jeux, sous la direction du R, P.Etienne-M.Aubert, A.A., préfet de discipline du Collège.Depuis le printemps passé le R.P.Aubert dirige un programme semblable pour les élèves du Collège se préparant à des carrière» d’officiers dans l’armée ou la marine.Il est assisté par le R.P.Louis-Robert Brassard, A.A., préfet de discipline au “High School.” Collège de l'Assomption, Worcester, Mass.r* Worcester, Mass., (Communiqué) — Un programme obligatoire de gymnastique pour les élèves de versification et de méthode ainsi que des cours spéciaux en matières préparatoires à l’aviation viennent d’être introduits au “High School” du Collège de l’Assomption, d’après un communiqué du R.P.Armand DesauteJs, À.A., Ph.D., préfet des études.Ces mesures ont été prises en vue de la conscription des jeunes gens de 18 et 19 ans, et pour se conformer au désir des Départements de Guerre et de la Marine, qui demandent aux "high schools” Avtz-vous besoin de boni livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Des centaines de volontaires se sont rendues hier soir au ralliement qui a été tenu au Montreal High School pour le Service volontaire féminin.Cette organisation compte actuellement à Montréal 1741 membres.Ces volontaires se dévouent à des oeuvres de guerre, sur le front domestique.Plusieurs d’entre elles font du service dans les hôpitaux et dans las institutions hurnanitai-res où on a un besoin d’aide urgent, causé par le manque de personnel, conséquence de la guerre.Elles aident aussi les oeuvres qui sont en relations directes avec les forces armées.Depuis deux semaines il y a une succursale française à Montréal.La réunion ({’hier était sous la présidence de Mme Jack Pembroke qui, avec M.JL-E.Vautelet, a expliqué ce qu’est le Service volontaire féminin, ce qu’il a accompli jusqu’ici et son fonctionnement.POILS FOLLETS SUPPRIMÉS CHEZ VOUS | INSTANTANÉMENT Crée* 4 la CIRE Rapide - Catlalne - Efltcm Sans deuieur PrtKrda dam IM hôpitaux al tmHMiom TRAITEMENT COMPLET .7*4 (Frai* do posta 104 an plut) Pour lantoignantanls at commandas! LABORATOIRES COQUETTE 197Ste-Catherine O Mont HA 4877 Avis aux organisatrices d'oeuvres de charité A cause du rationnement du papier, il ne nous sera plus possible à l'avenir d'accepter des listes de noms pour publication dans la Page féminine.On est prié d'en prendre note dès aujourd'hui.LA DIRECTION PILEX Activités Féminines, Conférences, " ' .etc.Ecole N.-D.du Rosaire La personnel de racole Notre-Dame du rtbefttrV! h Montre*!, No 7*49 Boyer, Invite cordialement toutes les anciennes * se rendre à leur Alma Mater, samedi, le 28 novembre à 2 h.30 pour une première réunion d’Amlcaic."L'annonce faite à Marie" Le Comité du Troisième Centenaire des Amicales Féminines du dloo*M d* Mont-réal présente Ludtnlllâ pitoéff dfttis le beau drame de Paul Claudel “L'Annonce faite A Marie”.U spectacle sera donné vendredi et samedi, les 4 et 5 décembre * 8 h.1* é l'Ermitage, rue Ouy.Pour renseignements: EL.9714 ou oa.0338.Retraite fermée pour les Discrètes du Tiers-Ordre Le R P.Léon-Pascal Leblanc, O TU.Commissaire Provincial du Tiers-Ordre, annonce une retraite fermée qui aura lieu à la Villa Se-Jeanne d'Arc, à S -Hyacinthe.vers le fin de Janvier.Cette retraite spécialisée devra grouper uniquement les dame* et demoiselles faisant partie des Dlscrétolres du Tiers-Ordre de la région.Réunion du Conseil Provincial du Tiers-Ordre Une réunion du Conseil du Commissariat Provincial du Tiers-Ordre aura lieu à U Maison S.-Louis, 2080 ouest, Dorchester.dimanche, le 22 novembre, à 2 h.30.Tcus les membres sont convoqués.Amicale Se-Anastasie Académie du Boulevard Dimanche, le 22 novembre à 2 h.30, tou-tra les anciennes élèves de l'Ecole Salnte-Anasteisle, académie du Boulevard, 155 est boulevard Balnt-Joaeph, sont cordialement invitées à la réunion annuelle de l'Amicale et priée* de conaldérer oette invitation comme perronnelle.Prière de retourner las billets de rafle Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Télépho-iex au tervica du tirage : BEIair 3361 ”' : Il voui donner* Cadrasse d’un dépositaire de votre veiainage.Le LAIT est un ALIMENT COMPLET LE LAIT JOUBERT EST RICHE ET PUR Donnez du lait Joubert à vos enfants.Ils seront en meilleure sonté et ils réussiront mieux en classe.d0fV nfm % BvAUl Signales t FRontenac 3121 Succursale y.-T).-G.DExter 3561 4141, RUE ST-ANDRE • MONTREAL Feuilleton du "Devoir" L’erreur de Marie^Luce par GERMAINE DU VAL ).(Suite) - Oui, ma chérie.Quoiqu cela ïisse presque impossible, il me ble que chaque année, je m’at-1e encore davantage à vous!.larie-Luce ne put taire le reste sa pensée, et dit avec convic- i: - Oui, ce ne sera plus la même se ici, après ton dénart.Et, à Brune” aussi, on te regrettera! - Je reviendrai, je reviendrai, ira légèrement Marie-Paule, sans s de précision sur la dale de retour.!ette incertitude laissa Maric-Lu- déconcertée.“Elle a organisé quelque chose sans vouloir me l’avouer”, songea-t-edle.Et sa mélancolie ne se dissipa pas ce solr-là.— Je t’assure qu'elle aussi croit que Jean-Louis est «moureux de toi, dit le lendemain Mme Prêcheur à Marie-Paule.— Enfin, c’est étonnant, plaisanta celle-ci, que vous vous soyez toutes les deux mis cette idée-là dans la tête sans même vous consulter! — Avoue que les apparences nous permettaient ce raisonnement., Pauvre petite!.Si tu la détrompais avant ton départi Ce n’était pas l’avis de Marie-Paule.Elle le dit avec sa fermeté habituelle.— Désormais, Bonne-Miche, au point où nous en sommes, laissez-moi partir sans que j’aie besoin d’avoir l’air de me disculper.Je serais ridicule dans celle histoire!.“Par la suite, vous ferez et direz ] tout ce que bon vous semblera, si toutefois vous croyez devoir intervenir.Mais Je crois que nos tourtereaux auront plus de plaisir à découvrir eux-mêmes la vérité.Et cela ne saurait tarder.— Comme tu raisonnes avec assurance de toutes ces choses! On dirait vraiment que tu as une grande expérience des coeurs, mon enfant.Tu es pourtant bien jeune encore.— C’est que, fit Marie-Paule, j’ai fréquenté le monde depuis deux ans, alors que Marie-Luce n’est guère sortie de sa famille.J’ai observé les jeunes gens.Je connais leurs qualités, mais aussi leurs défauts, leur confiance aveugle en eua-mê-mes, leur légèreté, leur faculté d'oubli, leur égoïsme.“Je vois nombre de pelites écervelées qui sc laissent prendre à leurs promesses, quittes à la regretter peu après.Et, peut-être que moi-même j’ai èié parfois sur le point de les imiler.“Aussi, je puis juger que Jean-Louis et Marie-Luce sont des êtres exceptionnels, fails pour s'entendre.s’aimer honnêtement, avoir des plaisirs sains, comme ceux que donnent la peinture, l’horticulture.Ils élèveront de gentils enfants dans leur calme propriété de “la Brune”, enclose de grandes haies; ils mettront en pratique le vieil axiome: pour vivre heureux, vivons cachés! Ce sont des sages, ces deux-là ! — Et toi, ma chère grande, qui parles si raisonnablement quand tu le veux, n’es-tu pas une sage?Je crois que tu ne t’estimes pas à ta propre valeur.— Moi, sage, Bonne-Miche?Je voudrais bien l’êfre! Mais Je ne peux pas! J'aime trop le mouvement, le changement : l'aurai plus de heurts, plus de volte-face que Marie-Luce dan's ma vie! Moi, la solitude me rendrait folie! Or, en ville, on est en butte à quantité d’humains avec qui il faut composer, se batailler souvent.Je ne dé-te pas ça! — A chacune sa force, son tempérament! reconnut Mme Prêcheur.Ln effet, tu ne t'accommoderais pas du calme genre de vie qui con* j viendra à ta cousine.Envisage plus S de choses, brasse plus d'affaires, | supporte plus de bruit, mais, crois-j moi, ne sois pas moins sage pour ’ cela!."N'agis pas sans réfléchir, tout ; simplement.i “Voir clair, bien choisir sa voie, I y persévérer, cela n'est déjà pas si i courant en ce bas monde! J’ai con-: fiance en toi, Marie-Paule, car tu ; as bon coeur et bon jugement.— Je crois que je deviens moins J superficielle que je ne l’étais ces ; années-ci, dit Marie-Paule en bais-I sant la tête.Je vois la vie autre-I ment que je ne la voyais* Je pen-I sais surtout à m’amuser.Cette humilité toucha Mme Prê-I cheur.— Chère petite!.fit-elle.Oui, toi aussi tu aurds une existence bien pleine et bien utile, je le pré- vois.Des heurts?oui.Mais tu es une vaillante.Tâche de ne pas te faire trop mal, cependant, dans ces j heurts, ajouta-t-elle en souriant.Et méfie-toi des volte-face! Tu nie le promets?.Savoir ce qu'on veut; n’oublie pas: i! n’y a rien qui vous tempère autant, car 11 faut y réfléchir, et la réflexion ne s’accommode ni du désordre, ni de l’emballe-| ment.Tu rue comprends?— Oui, Bonne-Miche, je vous comprends et je vous remercie de me parler avec tant de confiance.Je tâcherai d’etre sage, comme vous le désirez et de toujours me rendre utile autour de moi puisque J’en ai !a santé! — Sage et vaillante! Voilà une devise magnifique qui te siéra à merveille.Marie-Paucl leva sur Mme Prêcheur ses grands yeux verts, puis sourit, puis rit.— Je suis si heureuse de votre boni|e opinion, de tout ce que vous me dites, que Je sens qu’il me pousse des ailes: les ailes de renlhmi-I siasme! Je suis mûre pour l’action! j Je vais aller arroser d'un coup tous vos géraniums: vingt litres d’eau au bout de chaque bras ne me font pas peur! Je cours chercher les arrosoirs! XIV Désormais, au cours des quatre jours qui suivirent et qui étaient les derniers de Marie-Paule à “1* “Chouannerie”, ce fut Mare-Luci qui tenta de mettre la conversation sur Jean-Louis.L’idée de laisser partir sa cou-; sine sans connaître exactement sc! i sentiments pour le jeune homme lui était devenue insupportable.Mail j la belle Marie-Paule, toute gaie toute affectueuse, éludait toute con-| versation à ce sujet.Marie-Luce était, cette fois encore, déconcertée, et songeait : “Elle qui me parlait si facilement j de ses autres amoureux, comment se fait-il qu'elle se taise pour
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