Le devoir, 13 novembre 1942, vendredi 13 novembre 1942
"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ia-z-sT) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dirac tsar i Ccorsas PELLETIER Mon trio î, vendredi 13 novembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE.DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONES BEUi, 3361* SOIRS, DIMANCHES ET Administration j Rédaction i Gérant i FETES BEJair 3361 BEIair 2984 •Hait 33t> L’Axe paraît décidé à abandonner TAfrique d’un autre Dunkerque ?Les origines d'une campagne — Ceux qui ne connaissent point l'existence de M.King-"Après tout, qu'est ce M.Laurier ?" — Le cas particulier des Canadiens français — "Un chien qui mord un homme, ce n'est pas de la nouvelle."-Botrel et Caughnawaga — Ceux qui se renseignent auprès des journaux et des journalistes de langue anglaise de chez nous — Défense nécessaire et possible Un peu partout, ces jours-ci, on répète que le Canada français devrait disposer d’un puissant instrument de propagande.Le besoin est depuis longtemps évident.De récents événements n’ont fait qu’en souligner l’urgence.Au fond, tout le monde le sait, ce n’est pas seulement contre certaines attaques plus ou moins saugrenues que nous aurions à nous défendre, mais aussi, et surtout, con tre l’ignorance et d’antiques préjugés.Quant à l’ignorance, une enquête qui n’est pas très ancienne nous permet d’en deviner la profondeur.On a demandé à une dizaine de nos voisins des Etats-Unis, en différentes villes, ce qu’ils pensaient de M.Mackenzie King.Plusieurs ont témoigné qu’ils ne savaient rien du tout de notre premier ministre.Un incident vieux de plusieurs années déjà aiderait à comprendre cette ignorance peu flatteuse pour notre amour-propre.Un jour, c’était quelques mois avant la mort de M.Laurier, nous arrive un journaliste des Etats-Unis.11 faisait une enquête sut la politique canadienne, pour le compte d’un groupe de journaux de là-bas, — non pas certes des journaux de premier plan, mais enfin de ce; journaux à tirage régional qui contribuent largement à former l’opinion — et qui avaient tout de même quelque souci des choses canadiennes, puisqu’ils déléguaient chez nous un enquêteur.Notre homme venait de voir Armand LaVergne, qui lui avait naturellement conseillé de tâcher de rencontrer M.Laurier et M.Bourassa.La course à Ottawa ne le tentait guère.Comme je m’efforçais de le convaincre qu’il n’aurait perdu ni son temps ni sa peine s’il réussissait a voir M.Laurier, il me dit tout tranquillement: Mais, après tout, qui est ce M.Laueier?J’éprouvai, je l’avoue, quelque gêne à lui expliquer que ce M.Laurier était le chef de l’un de nos grands partis politiques, qu'il avait été pendant quinze ans premier ministre du Canada, etc.Quelle information ont dû recevoir les lecteurs de ses nombreux journaux?* Ÿ # Que le Canada et les choses du Canada soient aussi profondément ignorés d’une partie de nos voisins, cela s'explique, cependant, sans trop de peine.Presque tous leurs journaux n’ont qu’un tirage local et se soucient d’abord de choses locales.Pourquoi s’y occuperait-on du Canada?Les journaux les plus répandus sont des tabloïds pour les quels nous ne comptons pas davantage: et il doit en être à peu près de même de la radio, — pour ce qui concerne du moins l’immense majorité des postes d’émission.Ou l’on ne regarde point de notre côté parce que1 l’on est trop absorbé par la matière locale: ou, si l’on jette les yeux par delà les frontières, on ne nous distingue plus guère dans la masse des nations qui grouillent à tous les horizons.S’il en est ainsi pour l’ensemble du Canada, la situation ne peut manquer d’être plus mauvaise encore en ce qui concerne les Canadiens de langue française.On nous ignore plus que tous les autres, à cause de la différence dj langues, et, en maints cas, on est animé à notre endroit de préjuges hostiles.(C’est le fait, à la fois, d’ignorantes gens qui vivent de la vieille tradition antipapiste et anti-française, et d’écrivains pour qui notre Fci, nos traditions représentent l’opposé de tout ce qu’ils pensent et tentent eux-mêmet.) * # # Puis, il faut compter avec le goût et la recherche du pittoresque, de l’inconnu.Les journalistes disent volontiers: Un chien qui mord un homme, ce n’est pas de la nouvelle; mais un homme qui mord un chien.En d’autres termes, pour la majeure partie des gens, la nouvelle, c’est l’extraordinaire.Supposez que tel ou tel journaliste des Etats-Unis fût venu chez jous, eût photographié tel ou tel coin de Montréal.Son public se fût dit: Après tout, cela ressemble à tel coin de chez nous.Tandis que s’il produit devant ses lecteurs, presque tous vivant en d plus ou moins vastes agglomérations urbaines, un coin de lointaine campagne, aussi différente que possible de leui milieu habituel, il suscite la curiosité qui fera vendre son journal.(N’cst-ce pas la raison pourquoi, par exemple, lorsque l’on publia une douzaine de cartes postales illustrées sur le premier voyage de Botrel au Canada, la moitié de ces cartes furent consacrées à nos amis de Caughnawaga?L’éditeur voulait de l’original, de l’inédit.A ceci, il faut naturellement ajouter que, lorsqu’ils s’occupent du Canada, la plupart des journaux de langue-anglaise des Etats-Unis tirent leur information des journaux de langue anglaise du Canada.— à moins qw’üs n’aient les moyens de se faire renseigner directement par des journalistes de langue anglaise encore de chez nous L’ignorance et les préjugés qui sont le partage d’un trop grand nombre de ces journalistes ou de ces journaux n’est pas de nature — nous le savons par une trop dure expé rience — à nous faire de l’autre côté de la frontière une presse très favorable.V ¥ V De tout cela, nous souffrons beaucoup.Ce n’est pas une édantate erreur, que plusieurs ne peuvent s'empêcher de remarquer, qui nous fait le plus de mal; c'est l’action quotidienne d'une information inexacte ou incomplète, qui ne fait pas grand bruit, mais qui empoisonne tout de même les esprits: c’est aussi le silence qui nous laisse considérer comme inexistants.Contre tout cela, il y a moyen de dresser, avec patience et méthode, en y mettant le prix et le temps, une sérieuse défense.C’est de quoi nous comptions parler aujourd’hui même; mais il y faudrait un autre article, plus long que celui-ci.Ce sera donc pour une autre fois.Nous sommes gens de revue.On,., HEROUX Erratum Bloc-notes Bûcher sans hache ?L’hebdomadaire agricole la Terre de chez nous écrit: “De plusieurs points de la province, on nous signale qu’il est impossible aux cultivateurs de se procurer les matériaux dont ils ont besoin pour leurs travaux d’automne.Les pointes de charrue manquent et les labours ne se font pas.La ‘broche à presse” manque et le foin reste sur place.Ailleurs, il est impossible de se procurer le vulgaire fanal qui éclaire les travaux du soir.etc.“Nous comprenons fort bien que certains matériaux soient réservés aux fins de guerre.Mais notre pays est-il devenu soudain si pauvre?Nous croyons plutôt à des erreurs d’administration.Chaque contrôleur réserve pour son compte et celui qui s’occupe de l’agriculture passe à la queue, selon une coutume antique, sinon solennelle., “S’il est important de tirer des balles, il ne l’est pas moins de tirer des sillons.Il y a à gagner en tout premier lieu la bataille du pain”.Rareté de pointes de charrue pour les labours, le foin restant sur place, pénurie de fanaux pour aller faire le “train”; la Terre de chez nous a raison de poser cette interrogation de bon sens: Va-f-on nous demander de bûcher sans hache?Le “Register4' réplique à 1 “Life” L’article du magazine américain Life du 19 octobre, intitulé French Canada, a attiré des protestations officielles de nos personnages autori-' sés, comme aussi des lettres de féli-‘ citations, telle celle de ce Léo Le | Sieur, de Montréal, reproduite dans j le numéro du 9 novembre.(Suite à la paa« 7) 1 Une première ligne tombée, i la miae en page, dans le premier-Montréal d'hier, rendait incompréhensible 1a phrase liminaire.Elle devait se lire ainsi: "La géographie s'apprend avec les pieds", disait Raoul Blanchard, c'est-à-dire par la connaissance et la vérification personnelle des lieux.Par ce conseil.Le carnet du grincheux Après avoir été si longtemps artifices vestimentaires, les bas de soie deviendront artifices de guerre.A compter du 15 novembre, grande campagne de récupération des bas de soie et de nylon aux Etats-Unis; on les utilisera dans l’Industrie de la poudre de guerre.Là aussi, tout importe pour la victoire: la bonneterie le doit céder à l'artillerie et ces dames porteront des bas de coton ou des bas de laine.?Le bas de laine, en telle occurrence, n’est-ce pas un heureux symbole?Cela semble aller .de soi.* ?Deux personnes se rencontrent dan» un tramway.L'une dit à l’autre; — Je puis bien me présenter puisque nous sommes maintenant voisins; mon torn est Caïn.— L’autra répond avee un peu d’hésitation: — Je ne veux pas blaguer, M.Caïn, A Ottawa Les autorités d'Ottawa et la situation en France On attend des informations plus précises et des données plus certaines avant de risquer des commentaires — Tim Buck et sa tournée politique — L'Australie et le lien impérial Par Léopold Richar Ottawa, 13-XI-42.— La situation en France reste très obscure: c’est pourquoi les autorités canadiennes n’ont fait aucune déclaration nou velle.Elles attendent des informations plus précises et des données plus certaines que les communiqués des agences de presse, pour prendre des décisions et commenter les événements.Dans les circonstances, les observateurs politiques trouvent bien audacieux nos confrères, tant de langue française que de langue anglaise, qui portent des jugements catégoriques sur les hommes et les attitudes qu’on leur prête.On soupçonne, ici et là, des motifs intéressés.La propagande antifrançaise êsl même évidente dans certains journaux.Raison de plus, semble-t-il.pour être extrêmement prudent et pour ne pas tomber dans le piège.Il se peut que la plupart des journaux canadiens aient à reviser leur jugement dans quelques jours.Si cela arrive, ce ne sera pas la première fois.Chiffres de l'immigration Le gouvernement canadien a publié les statistiques de l’immigra-lion pendant le semestre qui s’eri terminé le 30 septembre 1942.Pendant les six mois à l’étude, le Cann cia a admis 4,374 immigrants, comparativement à 5,145 pendant la période correspondante de 1941.dont 1.268 des Iles britanniques, 2,979 des Etats-Unis et 127 d’autres pavs.De ce nombre il y avait 1,063 An- glais, 85 Irlandais, 109 Ecossais et 11 Gallois.Du nombre total des immigrants il y avait 1,053 enfants, 1,340 adultes du sexe masculin et 1,981 adultes du sexe féminin.Voici les provinces dans lesquelles les immigrants il y avait 1.053 enfants, Ecosse 569; Nouveau-Brunswick 151; Ile du Prince-Edouard 25: Québec 830; Ontario 1,861; Manitoba 117; Saskatchewan 72; Alberta 191 et Colombie canadienne 568.Ce sont la les chiffres officiels.Si on les accepte à leur valeur propre, on constate que l’immigration est fai-|*e.mais qu’elle se continue malgré la difficulté et les risques du transport maritime.La bière an Afrique Le ministre du Commerce, M.MacKinnon, un fort brave homme, a dissipé un malentendu qui durait depuis assez longtemps.Les pro-hibitionnistes se plaignent du fait que l’on avait transporté aux soldats britanniques d’Afrique du Nord des quantités assez considérables de bière canadienne.Le 3 novembre le révérend J.-R.Mutoh-mor.secrétaire du bureau social de l’Eglise Unie, avait déclaré publiquement à Regina que le fait que M.MacKinnon avait approuvé l’envoi de bière aux soldats d’Egypte constituait un véritable scandalei M.MacKinnon vient d’affirmer que la boisson avait été achetée par les autorités britanniques, que celles- (suite à la page sept) L’actualité Vendredi, 13 novembre Ce n'est que par intervalles assez étendus que le cycle du temps ramène, au cours du onzième mois de Vannée, la jonction du sixième jour de la semaine et du quantième treize.Le retour de celte coïncidence lugubre n’est tout de même pas l'affaire d'un siècle, ni même d’un demi-siècle.Quand s'est-elle produite, la dernière fois, et quand se répétera-t-elle passé J942?J'avoue ne pouvoir le dire, mais vous obtiendrez là-dessus des renseignements précis de mon docte et complaisant camarade Paul SaurioL chronologiste expert et maître ès éphimindes.Quoi qu'il en soil, celte rencontre d’un jour, d’une dale, d'un mois que le populaire a accoutumé de juger néfastes a donné, dans les temps révolus, et donnera encore aujourd'hui la chair de poule aux superstitieux du monde entier, à ceux de chez nous en particulier.Parions qu'un tas de gens ne verront se calmer leurs appréhensions qu'au dernier coup de minuit, — et encore ne s'ngira-t-i! que de ceux qui ne contestent plus la légitimité du régime de l'heure avancée, Les autres demeureront soixante minutes de nias dans les affres de l’angoisse.Et notez que les plus nobles efforts de persuasion à Ven-contre de ces croyances ridicules n’g peuvent rien.C’esl inouï! En pays d’évangélisation, les missionnaires se plaignent qu'ils ont souvent toutes les peines du monde à déraciner du cerveau et du coeur de leurs néophytes même les pins fervents les croyances superstitieuses qui u sont fortement ancrées.Les naïfs de chez nous, qui croient dur comme fer à Vin-ftuence maléfique d’une date, d'un jour de ta semaine, d’un mois de Vannée, comme ceux que troublent jusqu'au tréfonds de l’âme le bris d’une glace.Ventrée, dans la maison.d'un passereau égaré, le hurlement d'un chien, sont-ils moins à blâmer nue ces pauvres indigènes?A propos de la méfiance qu’ins- (suite à U page sept) mais mon nom est Abel.L’anecdote nous vient de Kansas City.On pourrait la montréaliser: — M.Boisclair, mon nom est Boileau; ou M.Latendresse, je m’appelle Lamoureux, etc., etc.4 » * En hiver, notre tramway réchauffe ses usagers par le Siège; il vient d’inaugurer une autre saison de chauffage.Cela confine souvent à la cuisson.Les assis ne sont pourtant ni des jambons ni des biftecks.Cette sorte d’endosmose comme qui dirait sédentaire n’a rien d’agréable si on la pousse trop loin.Un peu de ménagement quant à l’électricité ferait aussi bien et les manteaux, pour ne parler que de ça, s’en trouveraient mieux.D’autant plus qu’en temps de guerre, l’énergie électrique n’est pas à gaspiller.* * * L’Office of War Information, de Washington, entreprend une recherche pour savoir ce que les Comie* de la presse, notamment les aventures du Superman, peuvent bien avoir d’effet sur la guerre.C’est donc partout la même chose: il faut que les fonctionnaires du temps de guerre s'occupent à quelque chose pour justifier leurs hautes et importantes fonctions.it M * “O Canada, terre de nos aïeux”, combien de Canadiens peuvent chanter cet hymne avec véracité.Pour un grand nombre, la terre des aïeux tout proches, c'est une ferre étrangère.La terre canadienne ne leur est qu'un endroit de passage.La Grincheux 1Î-XI-4Î Citation d’actualité “Tous les impérialismes dérivant directement de l’Empire romain et n'en sont qu'une imitation.II* s’appuient do ce grand exemple pour se justifier à la fois et pour s'exciter; pour dire qu’ils doivent être honorés comme un bienfait ou comme le commencement d’un grand bienfait et pour s'entretenir eux-mêmes dans cette pensée que plus ils sont vastes dans leurs projets, plus ils sont dans l’idéal de leur principe, et que plus ils sont excessifs, plus ils sont dans le vrai.” Emile FAGUET (U pacifisms).Tout le long du littoral africain de la Méditerranée, c’est la retraite rapide et forcée des Italo-Allemands Les forces britanniques entrent dans Tobrouk sans coup férir - Des navires axistes sont en train d’accomplir une évacuation à Bengasi — Du côté de l’Ouest, les armées anglo-américaines du général Eisenhower ne sont plus qu’à 400 milles de Tripoli — Le général Noguès, ancien commissaire général du Maroc, joint l’amiral Darlan — Hitler masse des troupes dans le sud-est européen Allemands et Italiens serai-int-ils à la veille de connaître leur "Dunkerque” sur le littoral septentrional de l'Afrique?Un commentateur de ( "Associated Press" Glenn Babb, le laisse entendre.Il dit même qu'une retraite axiste de pareille envergure est commencée et qu'elle se poursuit à grand allure.Un fait certain, en tout cas, c'est que les Allemands déguerpissent de partout, que partout ils sont poussés dans les reins; d'est en ouest, par les Britanniques qui poursuivent victorieusement leur offensive lancée, il y a vingt-deux jours, à El-Alomeïn et qui a maintenant dépassé Tobrouk, le grand port libyen; d'ouest en est, par les forces anglo-américaines que commande le général Eisenhower et qui, après avoir occupé à peu près entièrement le Maroc français et l'Algérie, ont pénétré le territoire de la Tunisie et ne se trouvent plus qu'à 400 milles du grand port italien de Tripoli, en Libye.Toutes les indications sont à l'effet que l'Axe s'apprête à quitter la terre africaine.Non seulement, les Britanniques ont-ils repris, presque sans coup férir, la ville de Tobrouk, où eux-mêmes, au début de l'année, avaient subi un siège de plusieurs mois, mais la radio de Rabat, capitale du Maroc français, maintenant aux mains des Américains, annonce que de nouveaux navires axistes ont quitté le port de Bengasi, en Libye, avec des soldats à leur bord, ce qui paraît bien indiquer une évacuation faite en vitesse.Par ailleurs, on mande que de gros avion» de transport italiens, portant des soldats allemands, ont été jetés à la mer, quelque part au large de la Tunisie, ce qui indiquerait que les Italo-Allemands ont décidé d'abandonner sans même livrer de combat la Tunisie, où ils ont pourtant, ces jours derniers, envoyé des renrorts de plusieurs milliers d'hommes.Les Britanniques, partis d'El-Alomeïn, ont en vingt-deux jours balayé plus dj trois cents milles du territoire africain, prenant Bardia, s'assurant le col d'Halfaya et enfin, aujourd'hui, rentrant dons Tobrouk.Au delà, vers l'ouest1, les avions plongeurs ie la "R.A.F." pourchassent les forces en fuite de Rommel, qui se dirigent veis Gazala.En cours de route, les retraitant» allemcnds ont abandonné un grand nombre de leurs alliés italiens, restés dans le désert égyptien.De l'autre côté, à l'ouest, des troupes anglo-amé ricoines, fortes de 150,000 .ommes, seraient à la frontière de la Tunisie, l'auraiert même franchie.Les dépêches notent que la Tunirie, uae fois occupée pa' les Alliés, deviendra un excellent tremplin pour des attaques contre la Sicile, la Sardaigne, la Corse française et même contre le territoire méditerranéen de la France, où les Allemands sont rendus.Le mouvement de retraite des forces axistes, ô travers la Méditerranée, indiquerait que Hitler a pris la décision de se retrancher sur le continent européen, dans toute sa partie sud.On signale que des troupes allemandes rappelées de Russie se sont répandues dans tout le sud-est de l'Europe et que de nombreuses divisions viennent de traverser la Roumanie, en direction de la Grèce et de la Yougoslavie.Partout e) Grèce, les garnisons allemandes auraient été renforcées; d'autres garnisons auraient été établies dans le midi de la France et le long de la frontière franco-espagnole.On est sans nouvelle précise de la flotte française du port de Toulon.Le gouvernement de Vichy, qui demeure et continue d'agir, prétend toutefois qu'il o cette flotte sous son contrôle.Par ailleurs, d'Alger, où il s'est joint aux conseils alliés, l'amiral Darlan, o fait appel aux marins de cette flotte pour qu'ils conduisenr leurs navires, soit du côté de l'Afrique française, soir du côté de Gibraltar.Des dépêche* en provenance des quartiers généraux du général Eisenhower, en Afrique, signalent que le général Auguste Noguès, ancien corn-misasire général du Moral trançois, s'est joint à l'amiral Darlan et que les deux participent maintenant aux conseils africains des Nations-Unies.Au front russe, rien de pcrticulièrement important.Les communiqués russes indiquent une résistance evantageuse à de nouvelles attaques allemandes.Le général Smuts, p-emier ministre de l'Union sud-africaine, qui est présentement en Angleterre, i prédit que les succès alliés en Afrique sont le présage : certain d'une vaste offensive contre l'Axe en 1943 et | la victoire des Nations-Unies en 1944.LES JEUNES CONSCRITS AUX ETATS-UNIS Le Sénat des Etats-Unis vient d'adopter définitivement et sous so forme première le projet de loi qui abaisse de 20 à 18 ans l'âge d'appel des conscrits.Le document est maintenant à la Maison-Blanche et il ne lui manque plus, pour devenir loi et avoir force de loi, qu'à recevoir la signature du président Roosevelt.Le i dernier débat des sénateurs sur ce projet de loi a duré i plus de cinq heures et ça n'est que d'assez mauvaise i grâce que les sénateurs ont fini par consentir à i l'adoption sans amendement, laissant même tomber l'amendement qui voulait que les conscrits de 18 et < 19 ans, avant de pouvoir être dépéchés sur un front de combat en dehors du pays, soient soumis à un entraînement d'au moins une année.Le projet de loi stipule que les étudiants de ' high schools", appelés en service depuis le commencement du présent semestre, pourront attendre la fin de celui-ci avant de se rapporter à la caserne; aussi que les conscrits qui travaillent sur des fermes peuvent obtenir l'ajournement de leur service aussi longtemps qu'ils restent à ce travail ou encore tant qu'on n'aura pas trouvé à les remplacer dans leurs besognes agricoles.LA QUESTION IMPERIALISTE Hier midi, devant un club montréalais, le leader du parti conservateur dans la province d'Ontario, le colonel George-A.Drew, dont le nom a été mentionné parmi ceux des candidats possibles et probables à la succession de M.Robert Manion, comme grand leader du parti conservateur, a réitéré sa profession de foi impérialiste.Il l'a fait en des termes pathétiques, qui font penser à un récent discours du vicomte Bennett: "Il semble que parfois nous oyons pris, comme nation, le ton de l'excuse pour admettre qu'il existe une association de gens libres connue sous le nom d'Empire britannique.Nous entendons dire avec insistance qu'en fait nos troupes sont en Grande-Bretagne non pas pour se battre pour la Grande-Bretagne mais pour se battre pour le Canada.Bien sûr qu'il en est ainsi mais pourquoi est-il nécessaire d'en parler tant?Avons-nous honte d admettre, alors que nous devrions nous en vanter, que la vieille association britannique continue de foire affaires au même éventaire et sous le mémo nom?Il n'y a jamais eu moins de raison qu'aujourd'hui d avoir honte de notre association britannique".L'idée impérialiste n'est certes pas près de se résorber dans certains cercles politiques du Canada; elle s'y accentue au contraire.Des impérialistes du Canada et des propagandistes de l'impérialisme britannique au Canada paraissent tenir à ce que le Canada, dans cette guerre-ci, se batte pour l'Empire autant que pour lui-même.La même idée ne rencontre pourtant pas la même faveur aux Etats-Unis.On se rappelle un récent discours de M.Wendell Willkie, au lendemain de sa rentrée dans son pays après une tournée qui l'avait conduit en Europe, en Asie, en Afrique.Un outre sympathisant notoire de la cause anglaise et britannique dans cette guerre-ci, le bouillent sénateur Pepper, de la Floride, vient d'avoir aussi, à l'endroit de l'impérialisme britannique, des paroles assez amères.Parlant à Boston, devant un congrès de la "C.I.O.", il o dit que, l'un de ces jours derniers, son coeur a été refroidi, "quand le chef d'une grande nation a dit quelque chose qui indiquait que des considérations d'empire n'avaient pas été éliminées des objectifs de guerre".Interviewé subséquemment à ce sujet par des journalistes, le sénateur Pepper a mentionné de façon bien précis# que le chef auquel il avait fait allusion est bien M.Winston Churchill, premier ministre de Grande-Bretagne.il dit cependant avoir la conviction que ce dernier ne veut pas oublier l'humanité et devenir simplement "un porte-parole de l'Empire".Le coeur du sénateur Pepper, homme belliciste, s'il en fut jamais aux Etats-Unis, paraît toutefois avoir subi un léger refroidissement et M.Churchill, par son tout récent discours impérialiste, en a été la cause.N'est-ce pas là un indice dont même les plus bouillants impérialistes et las plus zélés protagonistes de l'impérialisme au Canada devraient tenir compte?AU CANADA V* ¦¦¦¦ sm est • ,!I?ïi£îV merle Populaire (k respoMSbllU* UmltMl, écütrîco-proprlétalr*.— G«org* directeur-gérant. VÜLuMfc XXXIIi — No 265 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1942 LÀ FAC[ FEMININ // LES LIVRES //¦ Le service d’amour ',U'eS,"e une ârae (je crois maVO r d,t assez clairement dans mes ouvrages) qui ne fait pas sa grande âme; une âme simple; une îï?.* r croit à Ia Parole de Jé-vous ne devenez sembla-ié enfants.^ (Mt ;rl qMi e,saie d’accorder sa vie spirituelle au sens de cette parole, tout uniment, ‘'sans biaiser” et (jsans complications de méthodes (Liminaire).„ ~ .^"cânve comme celle de la netitc lherese?N’est-ce pas le modèle que vous proposez, de pré-terence, a vos lecteurs?— Parfaitement._jr,Et veus croyez que la “petite" inerese était une “petite âme?” 0ui.certes, dans le sens que f,1 dit plus haut, dans le sens où elle-même entendait cette expression qui lui doit sa popularité.— Eh! bien, personne alors ne vous reprochera d’avoir employé ce terme de ‘‘petites âmes” que certains lecteurs mal informes pourraient trouver étrange vr* in*aimant" Directrice : Germaine BERN'Et LA BRODERIE AU FOYER PATRON !/t N N A T **rVV No 6323 — Nappe à thé facile à travailler et vite bordée.Patron â tracer, ceux nui unuc lir^n* i, .ci au fer chaud> nappe et 4 serviettes, 60c; pe-foré, 65c.Etampées, une nappe ^ • JlIS!,nCa ’ ou jC;, pri Am.Pow.5fc prf Amer.Radiator .Amer.Smelt.Amer.Steel F.Amer Sugar •.• Amer T.& T Amer.Tobacco Amer.Water W.Am.Woolen prf Anaconda .Atchison 8.F.Baldwin C.T.¦ Bait «t Ohio .Bendlx Avta.Beth Steel .Bohn Alum.Borden s Co.Borg.Warn.Briggs Mfg._ Burroughs Add.• Can Pacific .J Case J I.Il Caterpillar Tr.37 Cel an.Corp.284 Ches.St Ohio .34$ Chryuler .««/> Colg.Palm.¦ • Col.G & El.Coro.Solvents Cons.Ed.N.Y Cons.OH .Cont.Motors Crane Co.Haul Bas Ouv thane 1424 1424 H24 - 24 28 28 4 72', 704 724 25 244 25 9 9 9 21 20»* 204 20».20% 20% 64 6 6 40 39 39 20», 204 204, 20», 20** 20% 130 129 129», 43'* 43% 43', 34 3», 34 35 55 55 77 26% 27 46 45% 454 12% 124 12*2 4 3»* 3% 36 35% 35»* • 2 ____ (.— 4 - 4 + 4 —1 + V* - 4 — 4 584 374 224 574 374 214 Krog.G & B I^smoert Co.L.G.F.Glass L A-.My.B Lockheed .Loews Inc, .Liquid Carbonic Louis, Nash.Mac’.Trucks .G.L.Martin Map Dept S.______ McIntyre P.Mead Corp.Mont.Si Ward ., Nat.Can.Car ., Nat.Cash R.Nat.Dairy P, .Nat.Distill.Nat.Lead .Nat.P.& Lt ____ N.Y, Central Haut Has Ouv.Chan: 254 25 25 ~ 174 30-4 60 174 434 16 26»» 26 20\ 204 84 8«i 6U 72 17V* 24 9’ii 164 7 44 13»* Crown Zell.][][$ Crucible Steel Curtiss Wright Deere & C.N.Del & Hudson Dist.Seag, Dome Mines Douglas Air .¦ Du Pont- de N.Elec.Boat Gen.Amn, T.Gen.Electric ,.General Food* General Motors 36»4 8*8 23 104 22 134 594 36»i 36T, 25>4 255g 344 664 17 14 94 16 7 44 134 114 36*8 8 22 S 10 214 13».584 58 + 4 37V* — 4 21*4 — 4 264 + 4 20»» — »» 8T» — 4 7 + 3* 72 — 4 ¦14 1 $ Phel.« * — vi Phil.Pete 3 T i Pressed Steel Car 1‘4 ~ » Proc.& Gamble ‘I* ~ $ i Pure Oil .9’* + 4 16 — 4 7 — 4 44 4- 4 134 + 4 114 — 4 174 31 M>4 18 4 437h IS 624 62 304 29% 214 20».27», 27», 32»* 324 6% 64 334 33 54 54 194 194 14»,« 144 24 4 23 4 14 14 24 2% 124 11)1 * IDs Nor & West.186 163 4 North.American 11 10-4 Nor, Am.Av.11 10’» North.Pacific .77.7% Owens 111.G.504 50 Pac Gas El.244 244 Packard Motors .2’* 24 Penn.R R.- 254 254 Pepsi Cola .25 244 Dodge .264 254 36»* — 4 84 4.4 22’* — 4 104 + V< 22 + 4 134 594 —14 133 131 1314 —14 124 124 124 — 4 414 7 51 104 44 94 284 11 154 244 38% 29»* 34 384 294 384 — 4 29»* 4- », 34 4- 4 Radio Corn.Rayonier Inc.Rayonler Prt.Remington Rand Republic Steel .Reynolds T B .Safeway Strs .374 Scheniey D.204 Servel Co.94 Simmons .154 94 21 17 164 35 274 45 6 Socony Vac.S.C.Edison .South, Pacific .South.Railway Do Prf Stan.Oil of Cal.Stan.Oil of N.J.«4 7 51 104 4».94 264 10-4 154 244 374 20», 9», 154 94 204 16».154 344 274 444 174 — 4 30 S — 4 604 - 4 28 — 434 4* 4 18 + 4 62 — */* 30 — », 214 — 4 274 — 4 32% 4 64 — 4 334 4 54 + 4 194 4- 4 144 - 4 244 + 4 14 — 4 24 + 4 124 + 4 1634 —14 10»* — 4 11 - 4 7»* -r 4 50 — 4 244 + 4 24 - 4 254 + 4 24s, 4" 4 264 + 4 ?14 - 4 7-4 51 — 4 104 - 4 ?4 + 4 9*4 - 4 264 11 15», 244 374 - », Out Haut Baa Clôt J.M.Bedding, fab.et rép.4209 St-Dominique, Joseph Marceau.Mid-Town Dress Co., 423 rue Mayor, Alec Stutman, Edward Chaian.Marché Dussault Enrg.— Dussault Market Reg’d, 5448 ave du Parc, épiciers et bouchers.J.-Emilien Dussault.Adrien Dussault.Syndicat Populaire Enrg., 78 ouest.Laurier, joseph-W.Lucas-J.-lç.Demers Enrg.11936 bout.Reed, L-Léopold Demers.Leeds Engineering Co.,' 1074 Côte du Beaver Hall, George Gough.Salon Miette, 1460 Jolïette, Dame Marthe Poirier.M CHARLES st-PIERRK- gérant général District Service Stores, 5887 ouest, Sher- | d-v U Banque Canadienne Nationale a été brooke, Georges Nadeau.r*‘“ nLÎ ÙT ze Mrâ” Garcia Wood Craft Ltd, 4340 Papineau, ; c>i?Uurun beau témoignage de la haut* C.-Ed.Varier, sec.-très.estime où on le tient dans le monde de U C„b,ll Automobile, Dame Mane-Lou.,, | “WïmV.”'».!.*.Pichette, ép.d Ovtla Corbei , 4855 5t- on a ^éJà eu, en divers domaines, de mul-Laurent.tiple* preuves.Incidemment, nous tenons _____-g -.a ____ aussi à dire que sa réélection^ pour _un Compensations bancaires Au cour, de la semaine terminée mercredi, le* compensations bancaires de 33 des principale* villes canadiennes se sont totalisées 4 $623,188,578, ' comparativement 6 $387 049.309 durant la semaine correspondante l'an dernier.C’est une augmentation de 6! c attribuable au fait que le* banques étaient ouvertes œtte année le 11 novembre et 4 cause du troisième emprunt de la Victoire.Voici un tableau comparatif: 1942 1941 4.078.951 $ 2.998.847 2,333.730 1,759.187 Le "pot-pourri" de chorité au Windsor Le maire de Montreal.M.Adhé-mar Ravnault, a inauguré hier soir, au Windsor, le “pot-pourri” de charité de la Chambre de commerce des jeunes du district de Montréal, l'ne foule délicieusement colorée, et diaprée a littéralement envahi le j Salon Hose de l’hôtel hier soir.Les j recettes de ce “pot-pourri” que M.Hosario-T.Armand a si merveilleusement organisé, iront aux œuvres de charité que patronise la Chambre cadette.Le succès, qui a dé-| passé toutes les espérances hier I soir, devrait se continuer et même ! s’accentuer ce soir et demain, journée de clôture des initiatives en marge de la semaine provinciale I des Chambres de commerce des jeunes de la province.Les rendements 10O Ablt P & P 55 5 8 Can Pow pr 102 360 0 64 pr 4'* 50 Walker G & W 48% 275 Aluminum 90 4 90*- 90% 90% 100 Do prlv 10 10 Beattie pr 110 Mines 3 Brew & Dtst 44 300 Chester Lar 55 45 Brit A OU .16% IOO East Malartlc 105 115 Can Sugar 144 150 Lake Shore 860 20 Can Brew pr 27 150 Macassa 190 25 Can Westing 35* « 200 Mads R L .50 250 Com Alcohol .2% 2% 2' * 2% 100 Malartlc G F 145 555 Cons Paper 2% 2% 2% 24 400 Perron Gold 75 125 Dom OUcloth .20'., IOO Shawkey Gold 14 400 Donnac Pap 3 , , .2000 Sherrttt 65 25 East Dairy pr 12 600 Slscoe GoGld 33 150 Fleet Alrcr .3 200 Sullivan Cons 60 5 Ford "A” 19% ., ., 200 Upper Car 73 25 Fraser V T 10 , .* .100 Wrlght-Harg 219 1 Goodyear T R 55 , , Huiles 25 Mitchell .500 Home Oil 225 Out.Haut Bu Clôt.75 70 70 Bourse des Mines Ut TORONTO Coot, fourni- Pu G.E.LESLIE A C*.SM St-Jacque* uoe*L 1500 AMermac Haut Bas Ferm.a 8 ACTIONS ORDINAlIUrr : Halifax Saint-Jean N.-B.Moncton .Sherbrooke .Québec 1,188.009 _ 956,036 Montréal .132,959830 4 _______ 5 ! Ottawa .‘ Kingston Peterborough Toronto .Hamilton , ., St.Catharines Kitchener Brantford London ' .Chatham .Windsor .Sarnia .Goodrich .Goodyear .Great Nor Ry V G Wear Sug .¦ Greyhound N.Hiram Walker Homeeta4 484 67 304 8», 114 64 84 -L 4 j 114 — 4 V.S.P.& F.28 271 28 ü.S.Smelt.421 151 151 4-2 2?>, 294 — 4 9 —4 48 — *i 67 -f 14 304 — 4 4 I U.S.Steel 9 48 65 30 Do.Prf.Vanadium Steel Western Union Worth Pum Yellow Tr.Young.S.& T 4 ?2’» 42», — 4 50»* 50 504 — 4 1114 HI HI — »* 174 174 174 — 4 27** 274 274 —1 17', 174 174 — 4 134 134 134 — V, 31»* 314 31», — 4 204 94 - 4 154 + 4 94 4- 4 204 - 4 164 - 4 164 4- 4 344 - », 2?4 — 4 I 4L ^ !» Sudbury .I Fort William .j Winnipeg .| Brandon .! Regina .Moose Jaw .i Saskatoon .j Prince Albert .I Edmonton | Calgary .Lethbridge .! Medicine Eat ., I New Westminster 1 Vancouver .I Victoria .197,611.745 831,472 837.404 1,048,380 835.713 5.441.650 105.861,579 40,607.098 595,954 676.641 135,239.943 113,942.187 6,549.945 6,420.396 1,296.139 1,193,497 1.181.479 2.896.171 782.245 3.966.834 533.395 1.190.152 1.005.599 64,315 694 624,366 8.750.852 971,747 2.027,718 632,170 7.122,645 8.498.040 1.514,897 522.028 960.381 21.623,322 1,391.589 1,188,575 1,118.416 995,455 2.318.814 695.684 3.163,289 465.909 1,283.604 907.860 49,429.372 429,803 8,770,106 720.827 1,752,626 545.491 5,235.939 6,874,767 1,106.348 412.665 743.810 18 847.221 1,755,096 *623,188,578 *387.049.309 Les obligations canadiennes (DERNIERS COURS DE FERMETURE) > Mont.Power 3’jfr 1?54 Mont.Power 3'-jr- 1963 .DOMINION BU CANADA l Mont.Power 3‘j% 1973 .Olfr* Dam Mont.Tramways 5'e 1951 2Ç4 juin lar 1944 .100*% 101H Mont.Tramways 5-i 1855 .““J- ’™1- Nat LAP.0% 1949 2'j,~; 198g oct.15 1944-49 .102V* U»V* Sliawlnlgan 4'V 1961 102 103 i ShawinSgan 4»4% 1957 .lOSyy KFHi : SUawlnlgan 4**70 1970 .105*4 lOSV* i Shawinlgem 4% i960 .1071» 108-2 i St.M.Power 5% 1956 , .106*V 107%! 8t.M Power 4 Va* 1970 .107% 108*4 j Union Bec.5y#'4 1952 .107»* 108»* Winnipeg E A 5% 1965 .108% 109^ ! Do B 5fi 1955 __________ 103 103-î* J INUUHTKIKLS FINANCE DE GUERRE- lOUi i Ahirlw o r.1353 iI» ,,,1,, 1050-31 looyfc loti* Abitibi C.D .rert 949-52 094s 1001, Acttdla S 4*2% 1955 .12 fév 1945-52 .'.102 M» Acadia S 6y% 1957 .CPR 5% 1954 .CK.R.5% 1942-69 .CNWISS 5% 1955 .- O T, P.3ci 1962 .„ Mont.Harbour 5% 1949-69 PROVINCIALES i Alberta 4'V 1954 .Alberta AlA% 1956 .B C 414% 1953 .B C 5 Va* 1945 .Manitoba 4V47» 1956 .Manitoba Ç&.1947 .*$’ H b *>V-/» 1961 .N -E.3'i 1950 .N E 4l4f7o 19*0 Ont.H 3,*'vp 1950-58 .Ontario 3% 1947-50 .Ontario 4W/n 1949 .Ont.3V.% 1949-51 Prov.de Québec 3' e 1951 Prov de Qilé 3V4f-4 1949 Prov.d* Sué.3V,% 1951-53 Prov d» Qu6 4'V,'o 1945-50 I du P-E 3% 194 Saskatchewan 5% 1958 .Saskatche ’an 5% 1958 .MUNICIPALES -Calgary 4VicVi 1962 Edmonton 4l,4'4.1967 .lOOVi 101 100',a 101»,* 100V* 191W 102 1025* 9944 100», 99 W 100 té 99 100 9831 99»,'* 117'-, 119 118»* 120U 121 122', 120 L, 123',a 123 Mi 104 123‘.4 72*4 7«'a 72 Va 7814 110 *.4 113'» 103W 106', 103*4 106'4 106'.» 109W 96*4 110 H2*4 97'* 89 V, 115 99>4 101'4 99 101 107 109 100 102 96*4 9S'y 93', 100*, 98*4 lOO'j 113*4 - 1848 1948 .AU Sugfc 4% 1951 .Bvwater 5% 1968 .Brand Hend 6% 1953 .B.C.Pulp e^'n 1950 Brown 5'4r; 1946 Crown Co 5% 1959 Burns & Co 5a Masrtèy Harris.4*47 1954 96*4 VfrColl Frontenac 4'4'o 1949 98 Mersey P, 5'* 1957 il Mersey P 6ro 1948 91 M & O y~r I960 .37*4 Motr* 5% 1957 72 Montreal Dry Dock 6 1948 .80’, N 8.S & C 3’v> 1963 .M Price 3roa 5'> 1957 90 Price Bros 5% 1957 90’, Rag Knit 4T, 1953 g* Reattgoueha 6't.ums •ni Rolland Paper 414% 1931.,02 Slmnjon 4*.i% 1951 100 Smith H.4l*«’3 1951 .103 *’n Amusement 3>"« 1958 United Growers 5e ’.'*48 Un Growe-a G 51; ^ Wab«s»o 4* / ‘m -Di m Montréal ASSURANCES IMPORTATEURS précédées et le jeune Jacques La-[King et Leswick sont à Victoria.Pat lose icncontrera John OReilly.|terson est chez lui à Kingston.Fondée en 1892 C.X.ÎRANCHEM0*TA6NE & CIE LTEE Importateurs de tissus et toiles Spécialité» pour Communauté» religieuse» 459 St-Sulpica Tél.! 81.2531.2 REPARATIONS ELECTRIQUES # Réparations éleclriques Service, vente e» répandons de moteurs, généraleurs.tranvformateurs 435(1.PAPINEAU 4M 2141 Geo.DAIGNEAULT Ltée atfnic ^Assurance siir UVk ÉSaubmarbe MONTREAL NARCISSE DUCHARME.PRESIDENT i Montréal, vendredi LE nKVOIR 13 novembre 1942 «L’impérialisme n’est plus de mode en Angleterre” C'est ce qu'affirme le colonel Roche au "Cercle Universitaire" — Souvenirs d'un séjour de 2 ans et 8 mois en Grande-Bretagne, en France et en Irlande — Le courage obstiné des Britanniques et leur foi en la victoire L«.dernier conférencier aux jeu- tion.Selon toutes les apparences, dis du Cercle Universitaire était le | le nation française se souciait for colonel Redraond Roche, qui a pur- j peu dy conflit dans lequel elle était R hier midi de son séjour “Kn An- engagée.Les noilus étaient en con-aleterre” C’est Me Jacques Per- gc dans les champs et avaient default professeur à la faculté de laissé l’uniforme pour le costume droit’ de l’Université de Montréal, de paysan.Avec une ironie ou per-qui présidait le déjeuner.Kn pré- Çait I anxiété les Français bla- sentant l’invité.M.Perrault a au ftuaient cette 4 drôle de guerre et pris aux convives que le lieutenant- ne semblaient pas a coup sur pre-colonel Roche avait été promu co voir ce qui devait fatalement ye- ¦* 4 ¦ nir.Ou ne prenait qua moitié les précautions les plus élémentaires: l’obscurcissement d’une ville industrielle comme Rouen.— pour ne citer que celle-là, — était très incomplet.I _ “Le peuple n'avait pas voulu ce provinces dë notre"pays, declare le cauchemar et il espérait qu’il vien-colonel Roche.Le hasard a voulu, drait a une fin, sans que le sang par surcroît, que je passe en Fraiv eoujât.A ce durant les instants tragiques qui L invasion du ut mai ( ont précédé la retraite de la B.E.F.vrai dire une bien vive s lonel ces jours derniers.Voici un résumé de cette causerie.“Il m’a été donné de vivre deux ans et huit mois avec les Anglais de Grande-Bretagne et.— dans l’intimité des camps militaires, — avec des Canadiens de toutes les précédé J’ai enfin visité l’Irlande.L'homme de la rue en Angleterre causa à surprise.Quand les armées britanniques et françaises pénétrèrent en Belgique pour tenter de se rendre jusqu’à Bruxelles, ce sont les chefs politi-“En ces endroits différents.! ques plutôt que les stratèges mili-avant le blitz imprévu, il était pos- taires qui avaient imposé la ma-sible d’observer les Français et les j noeuvre.Puis ce fut Dunkerque.Anglais.Par la suite, j’ai vu les pour ja première fois depuis la re-Britanniques sous le feu.Tout en traite de Wellington en Espagne, reconstruisant mes souvenirs, mon l’Angleterre voyait ses troupes reintention est de vous décrire som- venir brisées et humiliées, (,’est a mairement “l’homme de la rue” en Ce moment que survint le grand ré-Angleterre, et de vous souligner veil, quelques traits saillants de l’Anglo- , » Saxon.La defense s organise “Dès le début des hostilités nos troupes furent accueillies chaleu- Tous les peuples allies ont encensement et je dois à la vérité de- tendu alors avec admiration et redire que l’hospitalité britannique confort je cri de ralliement d ne s’est pas le moindrement refroi- Churchill, lorsqu il disait aux Na-die avec les mois et les années de ; \ enez en Angleterre.Vous y jQs Pète -Noël et la Hée de à £ toile* axxivent demain chez Jbupui* IU seront prêt» à vous recevoir dès 10 h.30 demain matin (samedi) jusqu'à 9 h.30 du soir.PERE NOEL a une bonbonniere-souvenir pour ne tous ENTREE : .*” LA FEE PES ETOILES a une boite-surprisc à J K vous remettre.ENTREE : «C».AU ROYAUME DES JEUX DE GOURET (hockey) — un jeu de table amusant et intéressent pour toute la famille.89 Carton épais, aollde, environ 24'j x l2Vi pouce».cornet en bols, toupie et rondelles; règle» du Jeu en français.contact plus complet.“Ceux qui sont allés outre-mer, continue le conférencier, vous corroboreront d’autre part mon allégué que l'impérialisme, — avec la signification empirique accollée à ce mot.— n’est plus de mode en trouverez un peuple détermine qui se baltra sur la place, dans les landes, sur les collines, dans les villages, dans les cités, dans les rues, tians chaque maison.Jamais nous ne crierons: Grâce! Jamais nous ne céderons à vos réclamations.Nous préférons périr plutôt que d’exister sous le régime que vous A il A"^er5ard des Canadiens franco- « phones, les fils d’Albion manifes- 0“c/ftèTension de toutes les votent un interet plus que cordial.Ja- ) ,ont^ ,n«ÎS Vers la résistance désagréable8 ou “'si mplemenT ?roi tL indomptable a été d’ailleurs mise à n°iuaScPoSrneS nÙt^ traditions.Au contrai eJ «nsislan- j v de pi ^ e( diaiIleurs.ce Ie* ëihSc A ce,i’ calamités matérielles se joi- a nrAnns nnnrobateurs paient des souffrances morales suscitait des propos app indicibles pour le peuple anglais: À Londres familles démembrées, citoyens tués I instantanément ou rendus infirmes “Ces premiers mois en Angleter- pour la vie, petit avoir, fruit de re furent donc très agréables.Lon- têute une existence de travail, dé- | dres offre une variété incroyable truit en un clin d oeil par un enne-de distractions instructives.Il y a mi invisible et insaisissable, toujours une exposition d art à visi- Au témoin de ees horreurs, une ter Le théâtre est tout simplement constatation s imposait: pas une merveilleux.Vous pouvez aller au 1 plainte dans la bouche des victimes concert à l’heure du lunch et.le accablées, pans le regard des hom-soir, dans Soho.- ce Montmartre j mes, des femmes et des enfant*, londonien.- les gourmets ont le une identique expression de défi choix entre toutes les cuisines du j et de rage stoïque.Us disaient, les monde, sauf, bien entendu, l’angiai- j Britanniques, aux lendemains des se.C’est manquer de tact que de dévastateurs.Les Allemands parler de la cuisine anglaise à Lon-1 ont voulu cette guerre; ils ont choi-dres.Elle est le “talon d’Achille’’ « leur mode de combat.Ils nous démontrent ce qu us entendent par “faire la guerre”.Mais nous aurons notre tour et gare à eux quand nous aurons profité de leurs leçons”.SERVICES A DINETTE plastique incassable.Comprend 4 11 pièces, chez DUPUIS : " La tout dan» une Jolie boite carton : t ta tse» — 2 son Coupe» — Z a»s.k viande — 1 théière avec 1 couvercle — 1 sucrier avec 1 couvercle — 1 pot k lait.AU ROYAUME DES JOUETS DUPUIS — sous-sol (De Montlgny) JOUETS Poupées habillées Cette belle poupée est prête pour le promenade: bonnet, robe en organdi, souliers noirs et socquettes.Une poupée incassable, hauteur: 24 pouce*.La toilette en rose, bleu ou jaune.Il y en a une pour chaque petite fille bien sage.du Britannique En France “Comme je vous l’ai laissé entendre tout à l’heure, j’ai eu le privilège de voir un peu la France, quelques semaines avant la capitula- i vier, SJ., sociologue.# * * Jeudi prochain, le conférencier du Cercle sera le R.P.Emile Bou- Record de construction maritime ETATS-UNIS Richmond, C.aliL.13 (A.P.).— I e cargo Robert E.Peary, 10.500 tonnes, qui a été construit en 1 jours.15 heures ’i, a été lancé hier aux chantiers de M.Henry J.Kaiser.Cela brise tous les records du vitesse antérieurs pour la constru, • tion d'un navire marchand.On croit que le navire sera livré à la Commission maritime, muni de tous ses accessoires, avant lundi prochain, ce qui serait un autre record.Le re cord antérieur était de 10 jours.Il heures, 55 minutes pour le lancement, plus trois jours.12 heures V) pour l'installation de l’outillage; et ces deux records avaient été aussi obtenus dans un chantier Kaiser, celui de Portland.^Orc.L'Axe a rencontré sa Marne Washington, 13 (A P.) — Le général John J.Pershing, qui fut !e chef des armées étatsuniennes en France en 1917.a dit hier soir que l’Axe a rencontré sa Marne, et a invité ses anciens camarades d’armes français à se joindre aux Alliés afin de redevenir libres.Le général s’esl exprimé dans une lettre qu’il a écrite au président Roosevelt à l’occasion de la fête de l’Armistice.La conscripiton à 18 ans adoptée par le Congrès Pour hommes, jeunes gens.Les chemises *ort toujours reçues avec satisfaction comme ca- f deau., „ Modèle en broadcloth i i rayures.Collet à même.Brun, gris, vert.Encolures : J /\rs 13’/î i 17.CHACUNE:/ Autre* chemists : 2.S0 à 4.00 Washington, 13 (A.P.).— Le Sénat a approuvé hier soir le bill de conscription à 18 ans.Le projet de loi est maintenant rendu à la Maison Blanche pour la signature du président.Cela aura pour effet de rendre 1.500,000 jeunes hommes de 18 et 19 ans immédiatement con*-criptibles.La clause qui aurait exigé un entrainement de 12 mois pour ces jeunes avant qu’on les envoie au feu a etê supprimée, mats le projet définitif comporte encore la clause selon laquelle on différera l’appel des travailleurs agricoles indispensa-! blés, aussi longtemps qu’on n’aura pas pu entraîner des remplaçants 1 I pour ces travaux.On estime que 800,000 des 1.500,-000 nouveaux conscriptibles pourront entrer en service au cours de l’hiver prochain; plusieurs sont déjà enrôlés.I.e bill stipule aussi un délai jusqu’à la fin du semestre pour les étudiants qui seront appelés pendant la deuxième moitié de l’année académique.La colonisation i i % ¦ * 1 i ; H P 11 ; 1 / i r ; • | iip u Nouveaux foulards Avez-vous vu les nouveaux foulards que nous offrons pour l'hiver?.assortiment de foulards Reefer à ^ r\f\ QC frange, en "Spun" | .V/U \ rayonne I ^1 FOULARDS EN FLANELLE 0.95 ^ >C.50 Tous ces foulards de teintes unis ou à fantaisies.— Aussi TOUT BLANC.La construction maritime aux Etats-Unis New-York.13 (A.P.) — Le contre-amiral Land, président de la Commission maritime des Etatv Uni* et chef de l’administration des trànSports de guerre, » dit ici que l’on atteindra l’objectif de construction de 8,(H)0,0Q0 de tonnes de navires marchands en 1912; et que le programme du président pour 1943 — 16,000,000 de tonnes de navires océaniques — sera réalisé / Adapt** Les CAFES, THES, et CONFITURES de J.A.DÉSY, (Limité*) Qualité supérieure Montréal Québec, 13 (D.N.C.) — Bien que la colonisation se fasse cette année dans des conditions particulièrement difficiles, un rapport du chef du service de l’élablissemenl, M-Eugène Gagné, révèle que 373 familles ont été établies à date d’après le plan fèdéral-provincial.Tout indique que le quota de 400 familles fixé pour cette année, corn me pour l’an dernier, sera facilement atteint.C’est un magnifique résultat.Quant aux établissements sous le plan provincial, ils accusent une diminution sur te chiffre de 590, en 1941.Us sont actuellement au nombre de 490.formant un total de 3,298 personnes.Le nombre de personnes établies d’après le plan fédéral-provinclal 1.630.Dans le seul district de Québec, 326 personnes ont été étabUes d’après le plan fédéral-provinclal et 647 d’après le plan provincial.CHAUSSETTES .nous ovons peut-être l'un des plu* vastes assortiments à Montréal.chaussetter épaisses ou légères, pour militaires, pour civils.Tricot laine et coton.tricot tout laine.Plusieurs patrons et coloris préférés des S 50»3" — la paire DUPUIS _ r»i-d»-cti«vu«a 4St«-Cath«tifl*> — A»-tu »u “MADAME SANS-GENE" au SAINT-DENIS, ma chtr*T Ne manque pa» cela, ça en faut U prlnr! Réaerte te* bMleta tout de «ulte • PLateau SITt.\ * © ' - ALBERT DUPUIS prélldrul A.-J OUGAI.» -o et dtr «ér ARMAND nUPUlS.% i h \ Lgm "" , f> CE SOIR CHLP :^S ENFANTS, soyez aux écoutes POSTE CHLP PROGRAMME PERE NOEL de 5 h.15 à 5 h.30 CE SOIR Y I / / cAchetez vo* cadeaux de* 3ète* maintenant ET APPORTEZ-LES AVEC VOUS En achetant maintenant, rassortiment est plu* varié.I* personnel ¦nom» occupé ot en apportant le* colit.quand c'ait possible d* le faire, vous aide* à épargner l'essence et les pneus.S’ ''T?.->5 “h/J A rc*^'^haul ^ ^ W/
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