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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 septembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-09-28, Collections de BAnQ.

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“Le Canada eat une nation aouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou de* Etats-Uni», ou de qui que ce soit d’autre l'attitude qu’il lui faut prendre enver* le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais aervice au Commonwealth.” ai-x-m Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR ’ Montréal, hindi septembre 1942 «©ACTION IT ADMINISTRATION^ 410 1ST.NOTRI-DAM1 MONTREAL TOUS LIS SERVICES TtLIRHONE t REIilr 3301* SOIRS, DIMANCHES IT FETES AëmlnistraHM I BEUIr 3361 RMsettwi i BEIalr 2984 DirMttar i Csorgst PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Ré4sct«wr cR»f i Om«r HIROUX Gérai»' t BEIalr 3361 On s’attend que le Japon dirige son effort vers la Chine Après la Semaine sociale de Saint-Jean campagne pour Je second front s’accentue Vue d'ensemble sur la démocratie contemporaine La Semaine sociale de Saint-Jean-sur-Richelieu est close.C’était une gigeute, et ellé a été gsgnée dt façon à combler les voeux les plus optimistes, de tenir quatre jours de séances d’étude sur la démocratie, dans la charmante et paisible ville de Saint-Jean, loin des capitales et des grands centres où les questions de démocratie, de communisme, de dictature sont sans cesse agitées par les hommes qui façonnent l’opinion publique.Congrès unique en son genre, car on n’a vu nulle part qu’on ait tenté ailleurs sur ce continent, depuis le début de la guerre, d’étudier sérieusement.en profondeur, la nature, les modes et aspects du régime démocratique.Si l’on fait exception de ce que les congrès politiques ou des hommes de parti ont formulé de nombreuses professions de foi démocratique, on ne s'est guère préoccupé, au Canada et aux Etats-Unis, de repenser, pour ainsi dire, la doctrine démocratique.D’ordinaire on s’est contenté, et cela semble suffire encore trop souvent, de répéter des formules toutes faites, sans savoir au juste ce qu’elles contiennent.Personne ne niera la nécessité d étudiet, en dehors de toute considération d’opportunisme et de propagande, le régime politique sous lequel nous vivons et pour lequel des nations prétendent se battre jusqu'à la mort.S’il est vrai que nous luttons pour les liberté démocratiques, il importe de savoir ce qu'elles sont.C'est pour cette raison qu’on est en droit de s’étonner que ceux qui parlent le plus de démocratie depuis trois ans n’aient pas songé à mieux comprendre les fondements de leur doctrine.Bien des équivoques eussent disparu si on eût agi autrement.De ce point de vue il y a lieu de se réjouir de ce que cette semaine employée exclusivement à l’étude de la question démocratique ait eu lieu dans la province de Québec.Cela montre qu’il existe chez nous un besoin de connaître, d'approfondir, de réfléchir, en vue de donner une sage direction à la population.Il y a un signe de santé intellectuelle.C’est un exemple que d'autres provinces et d’autres Etats pourraient imiter avec profit.Le simple fait de le noter nous console de bien des choses que l’on répand malicieusement sur notre compte.La démocratie y a gagné.Non pas en elle-même, il va sans dire, mais dans le jugement dt valtur que plusieurs portaient sur elle.La démocratie se montrait sous un jour tellement défavorable depuis quelques antiées, tout particulièrément depuis U première grande guerre, si impuissante à guérir les maux de la société, à donner droit aux réclamations légitimes de la classe ouvrière, à alléger la misère des masses, si faible devant l’audace des assoiffés de pouvoir «t d’argent, si souple entre les mains des brasseurs d'affaires et des organisateurs d’élections, si peu intelligente chaque fois que se manifestait un esprit de parti étroit et souvent anti-national, que l'on avait presque perdu confiance èn elle.Le libéralisme l’avait corrompue à un tel point qu'elle ne semblait plus avoir de ressorts.On désespérait d elle, car elle paraissait incapable de ctsser ses abus, de vaincre sa mollesse, de mettre fio à un laisser-faire dont on rejetait l'entière responsabilité sur les gouvernants, les démagogues, les chefs de quartiers, les hommes de partis et les exploiteurs de tout acabit.La démocratie est autre chose que cela, indépendamment de toute forme de gouvernement sous laquelle on l’envisage.Son Excellence Mgr Anastase Forget, évêque de Saint-Jean, le rappelait à la séance de clôture hier soir.“La démocratie, disait Son Excellence, n'est point un système où tous les quatre ou cinq ans, le peuple souverain, après s être fait gaver de paroles sonores, dépose majestueusement son bulletin de vote dans l'urne électorale, sans trop savoir au juste pour qui ou pour quoi, et ensuite, fier d’avoir par son verdict maintenu ou défait un gouvernement, continue à subir la même servitude et la même exploitation d'une politique qui contrecarre ses intérêts les plus chéri.Non, une démocratie, pour mériter vraiment le nom de démocratie, doit être un régime où tous les citoyens s’occupent de la chose publique, qui est la leur, n’attendent pas le salut et le pain de l'Etat ou d'un surhomme, mais par leur initiative, leurs efforts, leur travail personnel, veulent contribuer à l’amélioration, au perfectionnement des activités politiques, économiques, sociales, pour assurer à tous la possibilité de mener une vie dignemertt humaine.'’ Des conférenciers ont mit en lumière ce qui fait la valeur, voite la supériorité de la démocratie sur d'autres régimes politiques.Us ont montté en quoi elle respecte mieux que les autres la dignité et la liberté de l'homme.Us ont indiqué comment la démocratie est l'application d'une conception de la personne humaine, de son indivi- dualité spirituelle, de sa nature et de ses droits, conception qui est le propre de notre civilisation occidentale.Cependant.vu que la démocratie participe aux faiblesses des institutions humaines, d’autres conférenciers ont souligne les abus et les carences de notre régime démocratique.Mais ils ne se sont pas bornés à énumérer les défauts du tégime.Us ont préconisé des réformes et des moyens à prendre pour mettre fin aux abus, pour améliorer la condition des classes et leurs relations entre elles.De sorte que le cycle des travaux donnés à la Semaine sociale constitue une vue d'ensemble du problème démocratique en lui-même et tel qu’il se pose en notre pays.Du problème démocratique général, on a passé au problème démocratique canadien, et à l’intérieur de celui-ci on a posé le problème canadien-français Nos pères comprirent le parti qu’ils pouvaient titer du régime démocratique.Us furent les premiers et les plus ardents partisans des libertés parlementaires, arrachant une à une, tantôt à la métropole, tantôt au pouvoir colonial, les garanties qui nous ont permis de pratiquer notre religion et de survivre comme groupe ethnique distinct.Ce n’est pas le moment de dire comment il se fait que nous avons perdu une grande partie de notre influence, mais c’est certainement celui de rappeler ce que disait hier soir Son Excellence Mgr Forget.“Le peuple qui veut vraiment se gouverner lui-même dans le sens de ses intérêts et de son histoire étudie les conditions de son existence, les besoins du milieu où il vit, les exigences de son évolution vers une plus grande prospérité et le resplendissement de la forme de civilisation humaine qui lui est propre.’’ Cette étude ne doit pas aboutir à de stériles négations qui poussent à s'opposer, à contredire, à refuser.Elle doit tendre à élaborer tout un ensemble de mesures constructives, un plan et un programme positifs.Mais qu’il s’agisse d'un groupe ethnique comme le nôtre qui peut, s il le veut, améliorer ses conditions de vie dans les cadres de la constitution, ou qu'il s’agisse du peuple canadien pris dans son ensemble qui reconnaît la nécessité d'assainir le tégime parlementaire, économique et social, les conditions de succès sont les mêmes.Dimanche soir, à la séance de clôture de la Semaine sociale, on a cité la formule-programme de Péguy: “La révolution sera morale ou ne sera pas' .Et 1 orateur a ajouté- “Personne ne conteste que le régime démocratique ait besoin de modifications profondes.Mais on aura beau changer les constitutions, changer les modes d’élections, changer les hommes au pouvoir, si l'on ne change pas les coeurs, on n’aura rien changé du tout, et les mêmes vices qui défigurent nos régimes actuels réapparaîtront bientôt avec une acuité nouvelle.’’ C’est la réforme dt 1 homme qui s'impose, son retour aux principes chrétiens.Et cette réforme doit s'accomplir par les moyens d'éducation à notre disposition, de l’école primaire à l'université.11 reste à tirer une conclusion d'actualité et c’est notre dernier mot.De sots préjugés, nés d'une intelligence insuffisante de la doctrine de l’Eglise et de l'histoire du Canada français, inclinent des Anglo-Canadiens et quelques-uns de nos voisins des Etats-Unis à penser, et parfois à le soutenir dans la presse, que le clergé du Québec a des tcndancess profascistes et que les Canadiens français ne comprennent ni n’apprécient les avantages dont ils jouissent en régime démocratique.La Semaine sociale de Saint-Jean-sur-Richelieu, à laquelle ont assisté les plus hauts dignitaires ecclésiastiques, dont quelques-uns ont pris une part active à ces journées d'étude, devrait mettre fin aux légendes stupides que colportent des gens malintentionnés.Dût le Dr Shields en avoir une nouvelle attaque de jaunisse, la Semaine sociale démontte que les catholiques et les Canadiens français sont convaincus des avantages de la démocratie.Ils n'ont aucune sympathie pour les régimes totalitaires.Leurs institutions ne forment pas des antidémocrates et des fascistes.Leurs maisons d'enseignement ne sont pas des nids de mitrailleuses que l’on tient toujours braquées sur le coeur de la démocratie.Les catholiques et les Canadiens français, loin de mépriser la démocratie, y voient l’expression d’un idéal humain élevé.Cela ne les empêche pas d’apercevoir les vices et les faiblesses d un régime qui se réclame de la démocratie.Ils ne sont pas aveugles au point de prendre des vices pour des vertus et des faiblesses pour des manifestations de force.Si c’est la clairvoyance qu’on reproche aux catholiques et aux Canadiens français, alors il n'y a plus rien i dire.Il ne reste qu'à lever les épaules.28-ix-4a Uooo,d R|CHER d’Adam et Eve et Le Jeu de Robin et Marion, sous la direction du spécialiste par excellence du théâtre médiéval, le professeur Gustave Cohen, oui a laissé un bon souvenir à Montréal où il a passé qifflques jours l'an dernier.Ce sont là, on l’admettra sans peine, de très prometteuses nouvelles pour ceux qui suivent les progrès du théâtre dans notre ville.Les Compagnons ont désormais conquis leur place au soleil et je suis convaincu qu'ils sont en mesure de la conserver, car ils ne redoutent pas, loin de là, le travail ardu et anongme, qui seul les conduira à un succès durable et à un rayonnement artistique dont nous serons tous les bénéficiaires.Roger DUHAMEL rfr-xi-sr Bloc-notes A Ottawa On sait que la Commission des Ecoles catholiques d’Ottawa, acculée par l’injustice de la loi qui régit la distribution de l’impôt scolaire des sociétés par actions, à une situation très pénible, a dû se placer sous la juridiction de la Commission municipale de la province de l’Ontario.De là, avec la réglementation de l’emploi de l'huile de chauffage, surgit une singulière complication.Deux grandes écoles, l’école Guignes et l’école Saint-Dominique, qui reçoivent ensemble treize cents enfants, ont demandé la permission de continuer à se servir de l’huile.Le | commissaire fédéral Cottrelle le leur a refusé.D’autre part, la Commission des Affaires municipales déclare que les finances de la Commission scolaire ne lui permettent point de dépenser les ?5,300 qu’exigerait la transformation du système de chauffage.Que va-t-il se passer?Faudra-t-il fermer ces deux écoles?La ville d’Ottawa a décidé de faire deux choses: prier M.Cottrelle de permettre l’emploi de l’huile et, si celui-ci n’en fait rien, demander au gouvernement fédérât “d'avancer les fonds nécessaires afin de permettre aux lieux écoles d'installer un système de chauffage au charbon’’.Il devra tout de même y avoir moyen de tenir ouvertes les deux écoles, — d’autant plus que dans l’Ontario la fréquentation scolaire est obligatoire.Li visite de M.Wiilkie en Russie et le déclsration de lord Strabolgi — M.Clement Atlee conseille la patience — Les Russes ont perdu 5 millions d’hommes, dit M.Wiilkie, tandis que Ribbentrop parle de 14 millions — Un convoi de iroupes américaines attaqué par les submersibles allemands—Les plans immédiats du Japon Y AURAIT-IL RARETE PROCHAINE DE LA VIANDE.AU CANADA?* Constatations Mais l'on peut en tout état de cause rappeler que, si les écoles catholiques recevaient leur juste part de l’impôt scolaire, pareil état de choses n’aurait pu se produire.En ces derniers temps, le gouver- (sulte à la dernière page) L actualité L'ort dramatique et les Compagnons J’ai suivi avec un intérêt soutenu te beau travail accompli par les Compagnons de Saint-Laurent en ces dernières années.Ce groupement dramatique bénéficie de l'élan et de la foi gü'a su lui communiquer le R.P.Emile LtgauU, C.S.C.U a déjà A son crédit des interprétations remarquables.Pour ma pari, j'aime à souligner le Noé, d’André Obey, et l’Echange, de Claudel, qui au cours de la dernière saison ont retenu l'attention des connaisseurs, même'si le public ne s’est pas rendu à /’Ermitage aussi nombreux qu’il ètall souhaitable.Les Compagnons de Saint-Laurent n’ont pas l’intention de mon 1er une troupe qui puisse faire concurrence aux compagnies professionnelles, même s’il leur arrive d’offrir des représentations en tous points comparables à celles d’organisations commerciales.Le nul principal de leur corporation, c’est de former des jeunes gens A une culture dramatique profonde.Avant d’être une entreprise, ce groupement veut d’abord être une école.Cette ambition se réalise pleinement cette année.Les Compagnons établissent dèfinilivemenl un Centre d’études et de représentations dramatiques.Ils possèdent désormais leur immeuble à Outremotif, un édifice de deux étages avec un sous-sol.C’est là qu’on trouvera les bureaux de la direction, le secréta rial, une bibliothèque de documentation dramatique, une chapelle dont l’ameublement sera exeeulè par l’Ecole du Meuble, deux salles de répétition, un atelier pour ta classe de décoration théâtrale, un atelier de modelage pour le masque et un atelier de moulage ainsi qu’une discothèque.Voilà un en-semble cohérent, les instruments nécessaires pour accomplir de l’excellente besogne.Le/ cours commenceront le 3 octobre prochain.Ils s'adressent aux filles et aux garçons, de 7 à 30 ans.Parmi lès professeurs, on relève les noms de Mme Ludmilla Piloélf (interprétation), de M.Louis Parent (décoration théâtrale et masque), de Mlle Cécile Grenier (ryth.mlque dramatique), de M.Jean Cusson (phonétique).Il y aura également des cours théoriques sur le théâtre romantique par M.Louis Allard, sur l’hisloire du Ihéûtre, notamment sur le Vieux-Colombier et t’oéuvre de Jacques Copeau, par M.Marcel Raymond, sur la littérature dramatique par le R.P.Paul-Emile Houle, C.S.C., et sur la philosophie de l’art par le R.P.Gérard Petit, C.S.C.Celle énumération peut être fastidieuse, mais elle indique, mieux qu’un long commentaire, l'orientation de cette école nouvelle de for- mation dramatique.Son fondateur et ses collaborateurs entendent fournir un enseignement aussi général et aussi complet que possible.C'est une initiative absolument inédite chez nous et elle mérite A ce titre l'encouragement du public, car il ne fait aucun doute quelle correspond à un besoin.Je me réjouis particulièrement de ta présence en permanence de Mme Pitoèff à Montrcal.Son riche tempérament dramatique et sa vaste expérience du théâtre en font une acquisition précieuse pour les jeunes Canadiens français qui aspirent à puiser aux meilleures sources une entire approfondie, et non pas simplement les trucs du métier.Tous ceux au reste qui s'inscriront aux, cours donnés à l’enseigne des Compagnons de saint Laurent n'auront pas nécessairement en vue la carrière de la scène.Quelques-uns sans doute, mais non pas tous.Les autres y trouveront un enrichissement de leur culture, qui leur sera toujours d'un appoint inestimable.Le Père Legault ne délaisse pas pour autant le théâtre.Il compte au j contraire monter différents spectacles au cours de la prochaine saison.Il y aura reprise de / Echange, à Montréal, à Québec, aux Trois-Rivières et à Sherbrooke, et du Mystère de la messe, de Ghéon, dans le sanctuaire des principales églises de Montréal.Les Compagnons présenteront aussi un autre drame de Claudel.L’Annonce faite à Marie, et deux pièces du moyen âge, Le Jeu Citation d’actualité “Le terme Empire, le mot Imperia) sont, sous certains aspects, des mots malheureux.Ils suggèrent l’idée de domination, d'ascendance, le règne d'un Etat dominateur sur des Etats vassaux., .” Lord MILNER (extrait d'un discours aux etudiant» d Oxford.à l'été de 1919).Tondis que les Russes continuent de tenir bon à Stalingrad après plus d'un mois de batailles féroces, et qu'il est de plus en plus question du deuxième fronr continental, von Ribbentrop, ministre de Hitler, vient ûe dire à Berlin devant une réunion de diplomates que les Russes ont perdu 14 millions d'hommes dans leurs campagnes contre les Allemands, depuis juin 1941, et qu'ils touchent à l'épuisement de leurs réserves humaines.Il faut se rappeler que voilà presque un an, Hitler, dans une harangue à son peuple, déclarait que sa campagne en Russie touchait à sa fin et que les armées russes étaient pratiquement anéanties.Depuis, les Russes ont continué de se battre vigoureusement, même s'ils n'ont pu réussir à chasser l'ennemi de leur sol; et leur résistance à Stalingrad, en septembre 1942, prouve que les paroles de Hitler en novembre 1941 n'étaient que vantardises et faussetés.Il fallait faire prendre patience aux citoyens du Reich, qui ont dû depuis passer un hiver de plus dans la guerre et qui devront en subir un autre dons les mêmes conditions ces mois-ci.Ribbentrop parle-t-il d'une façon plus fondée que Hitler, l'an dernier?Il place à 14 millions d'hommes les pertes russes, en tués, blessés ou prisonniers.M.Wiilkie, qui vient de quitter Moscou, dit de son côté qu'il faut évaluer l'ensemble de ces pertes à 5 millions d'hommes, ce qui est tout de mémo énorme, en moins d'un an et demi.Il est vrai que de telles pertes sont à même une population de 170 à 180 millions; mais elles équivalent à près de la moitié de la population totale du Canada.Avec l'Allemagne, la Russie est la nation belligérante à avoir subi les plus lourdes pertes, — à moins que l'on ne compte les pertes françaises de mai à l'armistice, en 1940, alors que les Allemands, outre le fait d'avoir tué ou blessé environ 200,000 hommes, ont fait plus d'un million et demi de prisonniers à même les armées françaises; cela fait presque une million et trois quarts de Français à même une population totale d'environ 42 millions.Encore à l'heure présente les Allemands tiennent prisonniers plus de 1,200,000 Français, ce qui met la France tout entière en pitoyable étot d'infériorité numérique et inspire les plus grandes craintes pour l'avenir de sa population, LE SECOND FRONT penser à ce qui pourrait arriver, si le coup de l'invasion est le moindrement prévu par les Allemands.Tout cela souligne la nécessité des préparatifs les plus complets d'une invasion continentale.Il n'y a que quelques heures, le général Eaker, chef des troupes aériennes de bombardement en Europe, a déclaré qu'à la lumière des récentes expéditions de mille avions alliés sur Cologne et d'autres villes allemandes, des escadrilles formées de 500 bombardiers grand format et de 500 autres, plus petits, qui coûtent $225 millions, il faut s'attendre, dans de telles opérations, à une perte d'au i moins 5% en hommes et en matériel; c'est près de $14 millions rien que pour le matériel perdu; et qu'avant de lancer le second front an Europe continentale, sous couvert de nombreuses escadrilles d'avions, il faudra s'assurer l'appui de bien plus que mille avions à la fois.PRETENTIONS ALLEMANDES Le carnet du grincheux La Gaaattc revient sur ce que Vichy aurait pu faire, — et n'a pas fait, doit-elle admettre.— par rapport à cet incident du collège Stanislas.C’est la faute de tout le monde, à ce qu'il parait, sauf de la Gaxette.Comme disent nos gens: Ouait ! ?* Le Canada voudrait que le Devoir travaille “sans relâche à vaincre la menace du néo-paganisme nazi’’.Le Canada, lui, pourrait s'employer en même temps à vaincre la menace du néo-paganisme tout court, au pays, jusque dans les gazettes.* * * Le contrôleur des vivres décrète la congélation, quant aux prix, des noix du Brésil.Cet excellent produit d’un climat équatorial va trouver, d’être gelé, que ça lui fait du changement.* * * Le gouvernement de Canberra a décidé d'imposer comme peine aux sociétés qui se permettront d'opérer sur le marché noir une amende minimum de $50,000.Il y aura de la miiére noire sur le marché noir d'Australie.* * * Un lecteur écrit à I Editor d’un quotidien anglais de Montréal qu'il s'est volontairement supprimé, depuis des mois, en guise de sacrifice et pour l'effort de guerre, le thé, le czfé, les gâteaux, les bonbons et qu'il ne s en porte que mieux.Dommage qu'il ait fallu la guerre pour donner à certaines gens du bon sens dans l'art de s’alimenter.* * + Dommage que par ailleurs la guerre ait enlevé à beaucoup plus de gens le pieu de bon sens qu’ils avaient pu acquérir.?* * Un psychiatre de Celumbia University donne d’excellents conseils pour atteindre â une longue et heureuse vieillesse: sans se surmener, ne jamais cesser de travailler, toujours chercher à apprendre ] davantage: ne pas abuser de l'exercice j physique, ne pas négliger l’effort intel-i lectuel.etc., etc.; ne pas ennuyer les au-tres fr) leur racontent de» histoires de- le général anglais Wavell, aux Indes, vient de dire que les troupes anglo-américaines envahiront le continent européen !e plus tôt qu'elles le pourront, mais il n'a pas dit dans quel temps.M.Wiilkie, en sortant de Russie, a formulé l'opinion que le second front est une entreprise qui va devoir s'imposer, tôt ou tard, si l'on veut venir à bout des Allemands et de leurs alliés, mais lui non plus n'a pas fixé de délai."Il est absolument certain que le plus tôt possible, il y aura un second front, mais je ne puis vous dire quand et où il s'ouvrira", avait déjà dit le général Wavell, ajoutant: "Cela nous coûtera très cher, ovant que nous réussissions à nous rétablir sur le continent, mais nous y retournerons".En Angleterre, dons les milieux ouvriers, lord Strobolgi, représentant des travaillistes et des syndiqués à la Chambre des Pairs, a demandé au gouvernement Churchill de répondre sans délai â l'assertion de M Wiilkie a Moscou, à savoir que la meilleure manière d'aider la Russie, c'est d'ouvrir le second front avant l'été de 1943.De plus lord Strabolgi o déclaré que le parti travailliste ne saurait continuer son appui "aveugle" au cabinet Churchill, à moins que celui-ci ne prenne une décision rapide au sujet de l'aide militaire à la Russie.Et un député travailliste, Emonuel Shinwell, qui a déjà critiqué sauvagement M.Churchill aux Communes, vient de déclarer que les Anglo-Américains n'ont plus de temps à perdre pour venir ou secours des Soviets de façon pratique.On nous déclare que nos armées sont équipées à fond, que nous sommes en train de bloquer la campagne des submersibles allemands et que nous avons déjà une suprématie considérable dans l'aviation; en ce cas et si tour cela est vrai, "pourquoi attendons-nous et qu'attendons-nous?" o dit le critique le plus acerbe, peut-être, de M.Churchill aux Communes.Lord Craft, secrétaire parlementaire du ministère anglais de la Guerre, a dit de son côté que l'Angleterre a déjà combattu sur 13 fronts depuis septembre 1939, qu'elle a rendu de grands services à la Russie, surtout dons le domaine de l'air et du ravitaillement des aimées, et qu'elle doit attendre avant de pouvoir être en état de taire mieux que présentement.Et M.Clement Attlee, ministre de M.Churchill, secrétoire pour les Dominions et d'origine travailliste lui-même, vient de dire par radio à Ottawa, où il est de passage ces temps-ci, que les plans de guerre des Nations-Unies "mettent en jeu des vies humaines; et que les réclamations da gens irresponsables ne sauraient faire oublier l'énor-mtié des préparatifs à faire pour l'invasion de l'Europe".A Moscou même, le chef de la propagande communiste avouée, G.Alexandrov, a parlé dans un article à "Pravda", organe du parti, de la nécessité d'un second front à une date rapprochée.Cette opération sera importante et décisive et ns saurait tarder indéfiniment, continue-t-ii, dans un article où il parte de l'indifférence manifeste de certains groupes à ce sujet.On comprend qu'oprès les résultats connus de Dieppe, où les Alliés, — dont les Canadiens aux premiers rangs, — ont perdu 67% de leurs effectifs dans une opération de reconnaissance préliminaire à une invasion possible, il est de plus en plus important de Un communiqué de Berlin sur lequel les autorités navales américaines en Grande-Bretagne ont dédoré n'avoir rien à dire ("decline ta comment"), mande que tes submersibles du Reich ont attaqué en haute mer, dans le nord dt l'Atlantique, un grand convoi de troupes américaines et auraient coulé plusieurs navires les transportant.Berlin réclame même le coulage d'un paquebot de 19,000 tonnes au moyen de 3 torpilles, tandis que 2 autres auraient servi à détruire un autre frond paquebot de 17,000 tonnes; un troisième de 1,000 tonnes et 1 destroyer auraient aussi été coulés.Des milliers d'hommes, soldats ou marins américains, auraient péri en mer.Londres ne confirme pas cette nouvelle, probablement exagérée, comme plusieurs précédentes sur le même sujet des pertes alliées en mer; et quant à Washington, mutisme absolu.A propos de submersibles allemands errant çà et là, au guet des navires anglo-américains et des escortes qui les convoient, on monde d'Ottawa qu'il est question d'ordonner l'obscuration totale, d'ici h clôture de la navigation dons le fleuve ef le golfe Saint-Laurent, de la Rivière-du-Loup à la sortie du golta, de tout le littoral, nord et sud, de la région.La navigation se clôt officiellement, dans le Saint-Laurent et le Golfe, le 25 novembre, soit dans deux mois, mais, en fait, elle se prolonge souvent jusqu'au 15 ou au 20 décembre.Cela dépend de la venue plus ou moins prématurée de l'hiver dans ces parages.Il est certain qu'à la mi-décembre des submersibles ennemis ne pourraient plus naviguer dans des eaux parsemées de glaces à la dérivo et battues par de forts vents du nord ou du nord-ouest.L'obscuration n'est pas encore officiellement décidée, mais il est tout à fait possible qu'elle le soit, à couse des dangers possibles pour les convois partant de Montréal ou de Québec vers l'Europe ou d'autres destinations lointaines.LES PROJETS DU JAPON On continue de se demander vers quel pays le Japon va désormais diriger ses prochains efforts: Chine, Sibérie, Inde ou Australie.Des critiques et de» commentateurs alliés estiment que ce ne saurait être l'Inde, non plus que la Sibérie, et que, du côté australien, le danger japonais est de moins en moins manifeste.Le premier objectif immédiat de Tokio, ce serait maintenant la Chine alliée, où le Japon est depuis cinq années aux prises avec les armées de Tchiong-Kai-chek, auxquelles il a pu infliger des échecs régionaux, mais qu'il n'a pu vaincre définitivement.On note que ces semaines-ci les Japonais, à la suite de combats incessants, de prises et de reprises, sont au même point, relativement parlant, où ils étaient le printemps dernier, dons le Tchékiong et le Kiongsi, où ils ont perdu des dizaines de mille soldats en vain, ainsi que plusieurs mois de campagnes.L'invasion de la Sibérie serait, dans les circonstances, une entreprise fort hasardeuse, d'autant que les Russes s'y sont préparés et que les Etats-Unis ont envoyé là-bas des secours importants.La conclusion des commentateurs alliés qui étudient la situation, c'est que toute la campagne du Japon en Orient ne saurait réussir à moins qu'il ne commence par venir à bout d'écraser la résistance tenace des Chinois de Tchiong-Kai-chek.AU CANADA Tandis que se prolonge le débat entre l'industrie de guerre, l'agriculture, l'armée et le.différents organismes chargés de fournir des hommes à ces trois grondes branches de l'effort de guerre du Canada, — et toutes trois sont d'importance évidente, — la situation du travail ne s'améliore que très peu, et celle de l'agriculture se détériore ou, en tout cas, inspire des craintes grandissantes à ceux qui s'occupent de lâ production massive en vue des besoins de la population civile, au Canada ainsi qu'à l'extérieur.M.Gardiner, ministre de l'Agriculture, s'efforce de rassurer la population civile à laquelle on a fait entrevoir le rationnement, d'ici peu, de la viande de boeuf, ainsi que de certaines outres denrées alimentaires, rationnement qui serait imposé afin d'expédier en Europe le plus de vivres possibles.H y aura de la viande pour tout le monde, quoi qu'il arrive, dit I* ministre.On a bien dit qu'il y a au pays du blé pour vingt ans, mais, on le rappelle, le civil pas plus que le militaire ne sauraft vivre que de pain.— G.P.SS-IX-43 venues des rengaines.Ce dernier ton- j ?seil est particulièrement de valeur, non j Une paroisse du comté d* Montcalm, seulement pour ceux qui aspirent à la Saint-Agricole, porte le vocable d’un longévité mais pour tout le monde II saint qui eût, plus que saint Isidore, est malheureusement trop vrai qu’on mé'ité d'étre le patron de» laboureurs, puisse mourir ieune et avoir été *.'n sim- j ^e Grincheux pitemel raseur.| M-lX-aa En page 2 : La mort d'un saint (René Goupil) racontée par un autre^saint (Isaac Joguasl VOLUME XXXJII — No 225 i LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 Un document de premier ordrt « La mort d’un martyr racontée par un autre martyr Ce qiTAcrrvait de saint René Goupil saint Isaac Jogues ennemis de Dieu et de son Eslise,’] Georges Pelletier et dans l’emploi d’une ardente charité à l’endroit du prochain, se mettant dans le péri! évident pour l'amour de Dieu, mats particulièrement parce qu’il a été tué pour les prières, et nommément pour la Sainte Croix.11 était dans une cabane où il faisait presque toujours des prières.Cela ne plaisait guère à un vieillard superstitieux qui V était.Un | jour, voyant un petit enfant de 3 j ________ ou 4 ans de la cabane, par un excès | de dévotion et d’amour de la croix, C'est demain 29 septembre que i mis, H l’a voulu, sa sainte volonté j Mais je me presse pour venir à sa |SP311"|"!‘î^^ tombe le trois centième anniver- j soit faite; je 1 aime, je la chéris et I mort, a laquelle il n y a rien man- , •, I „u;:_ • ,1 .pour faire de lui un martyr.Le droit de suffrage dans la démocratie satre du martyre de saint René j je l’embrasse de toute l’étendue de Goupil.i mon coeur.Cependant que les en- Le P.Paul Desfardins, SJ., du nemis poursuivirent les fuyards, Colleye Sainte-Marie, veut bien ' je le confessai et lui donnai l’ab-iwus communiquer (il a simple- 1 solution, ne sachant pas ce qui ment rélabli l'orthoqraphe et la j nous devait arriver en suite de no-ponctuation) le récit de la mort tre prise.Les ennemis étant re-du martyr par saint Isaac Jaques, dont l'original est aux Archives tournés de la chasse se jetèrent sur nous comme des chiens enragés, à que Après six semaines que nous eûmes été dans le pays, comme la confusion se fût mise dans les conseils des Iroquois dont une partie voulait bien qu’on nous ramenât, nous perdîmes l’espérance, que je n’avais guère grande, de revoir cette année-là les Trois-Rivières.Nous du Collège Sainte-Marie.—“So/nf j belles dents, nous arrachant les on-1 nous consolions donc l’un l'autre Isaac Jogues, nous dit-il, a écrit : gles, nous écrasant les doigts, ce ces pages de ses doigts mutilés, qu'il endurait avec beaucoup de quelques mois à peine avant de 1 patience et de courage, La présence de son esprit dans un si fâcheux accident, parut en ce, principalement, qu’il m'aidait nonobstant la douleur de ses plaies en ce qu’il pouvait à l’instruction des Hurons prisonniers qui n’é recueillir lui-même riiez les Iroquois la palme de son dévouement", René Goupil était Angevin, qui en la fleur de son âge demanda avec presse d’être reçu en notre | taient pas chrétiens.Comme je les ° ^ instruisais séparément et noviciat de Paris, où il demeura quelques mois avec beaucoup d’édification.Ses indispositions naturelles lui ayant ôté le bonheur de se consacrer en la sainte religion, comme il en avait de grands désirs, lorsqu’il se porta mieux il se transporta en la Nouvelle-France pour y servir la compagnie, puisqu’il n’a vait pas eu le bien de s’y donner dans l'ancienne.Et pour ne rien faire de son chef, quoi qu'il fût pleinement maître rie ses actions, il se soumit totalement à la con-duile du supérieur rie la mission qui l’employa deux années entières aux plus vils offices de la maison, desquels il s'acquitta dans la disposition divine, et nous apprêtions à tout ce qu’elle ordonnerait de nous.Il n’avait pas tant de vue du danger dans lequel nous étions; je le voyais mieux que lui; ce qui me faisait souvent lui dire que nous nous tinssions prêts.Un jour donc que dans les peines de noire esprit nous étions sortis hors Ion la chair que lui.n’eussions pas faite, ôta son bonnet, le mit sur la tête de cet enfant, et lui fit un grand signe de croix sur le corps.Ce vieillard, voyant cela, commande à un jeune homme de sa cabane qui devait partir pour la guerre, rie le tuer, ce qu’il exécuta comme nous avons dit.La mère même de l’enfant, dans un voyage où je me trouvai avec elle, me dit que c'était à cause de ce signe de la croix qu’il avait été tué; et le vieillard qui avait fait le commandement qu’on le tuât, un jour qu’on m’appela dans sa cabane pour manger, comme je faisais le signe de la croix devant, me dit: Voilà ce que nous haïs.-ons, voilà pourquoi on a tué ton coin _ _ » j 0 * A 1 «X SX VI • ' | V4 VX A V_/ 11 1 * 4 V* v du bourg, pour prier puis derem pignon, et pourquoi on te tuera, ment et avec moins de bruit, deux ; NqS vojcjnS les Européens (de jeunes hommes vinrent après nous, Manhat(|) ne font pu„t cela.(,)uel-nous dire que nous eussions a rc- auef0js aussi, comme je priais à ge tourner à la maison.J eus quelque noux durant la chasse, on me di avec beau- , _ ____________ coup d’humilité et de charité.On i Saint Baptême.Nous eûmes encore comme ils se trouvaient, il me fit prendre garde qu’un pauvre vieillard nommé Ondouterraon pourrait bien être de ceux qu’on ferait mourir sur la place, leur coutume étant toujours d’en sacrifier quelqu’un à la chaleur de leur rage.Je l'instruisis à loisir, pendant que les ennemis étaient attentifs à la distribution du pillage de 12 canots, dont une partie étaient chargés des nécessités de nos pères des Hurons, Le butin étant partagé, ils, tuèrent ce pauvre vieillard, au nié- ; revoir nos vies et notre sang, et de j m’excusera, s’il lui plaît, me moment presque que je ' 1 - - -* 1 pressentiment de ce qui devait arriver et lui dit: Mon très cher frère, recommandons-nous à Notre-Sei-gneur et notre bonne Mère la Sainte Vierge, ces gens ont quelque mauvais dessein, comme je pense.Nous nous étions offerts à Notre- venais de lui donner une nouvelle naissance, par les eaux salutaires du Nous nous en retournons donc vers ____ , .__________________ le bourg, récitant notre chapelet, lui donna aussi le soin rie panser celte consolation, durant le chemin .duquel nous avions déjà dit quatre sait qu’on haïssait cette façon de faire pour laquelle on avait tué l'autre Français, et que, pour cette raison, on me tuerait quand je reviendrais dans le bourg.Je demande pardon à Votre Ré-, i i vérence de la précipitation avec la-Seigneur peu auparavant avec beau- u j-écris *eeci< et du manque coup d affection, le suppliant de re-1 res{Jecl que ry commets; elle , ., .i m’excusera, s’il lui plaît.Je crai- les unir a sa vie et a son sang, pour «nais de manquer à cette occasion l^s.:!lliLd.e ._ce.l.„pa.^vZes de m’acquitter d’un devoir duquel '.' je devrais m’être déjà acquitté il y a longtemps.Voici 1« résumé du travail sur la droit de suffrage dam les démocraties, présenté le samedi 26 septembre à Saint-Jean, à la Semaine sociale, par le directeur du “Devoir”, M.Georges Pelletier.if.if.%, Le régime démocratique est en partie fondé sur le suffrage; celui-ci est censé être l’expression de la volonté populaire.Jadis le suffrage était limité.U s’étend aujourd’hui, dans les pays de régime démocratique, aux citoyens de 21 ans et plus.One man, one vole, a-t-on dit assez, longtemps.Aujourd’hui, c’est pki-tît: One citizen, one vole, car l’électeur peut être de l’un ou l’autre - exe.Le suffrage universel Le conférencier rappelle que, selon le R.P.Lemonnyer, dans son Précis de Sociologie: “Le suffrage universel n'est pas un simple mode d’élection, ni une institution passagère issue.d’une erreur politique”.Le R.P.Lemonnyer résume ainsi les objets du suffrage universel: (a) Il sert d’abord à formuler les volontés populaires; (b) il sert à désigner les gouvernants; (c) il est aussi un moyen de contrôle et de défense; (d) il sert d’exutoire nu mécontentement du peuple, de les malades et les blessés de l'hô- que nous fîmes en allant au pays pilai, ce qu’il fit avec autant d’a- ennemi, d’être ensemble, où je fus dresse, étant bien intelligent dans témoin de beaucoup de vertus, la chirurgie, que d’affection et d’a- | Durant le chemin, il était fou-mour.regardant continuellement j jours occupé dans Dieu.Ses paroles Noire-Seigneur en leur personne.! et les discours qu’il tenait étaient Il laissa une si douce odeur de sa tous dans une soumission aux or naissance en pratique de certaines classes de citoyens favorisés au détriment d’autres classes traitées plus ou moins injustement, elc.majorité populaire; et comme quoi la véritable démocratie, c’est, ainsi que l’a écrit un homme d’Etat américain: "l’exercice de l’autorité avec le consentement éclairé du peuple, en vue de la saine et juste administration de la nation”.La politique ne doit jamais être un moyen de berner et de duper le peuple: elle est l’art de le diriger et de le conduire au mieux de l’intérêt élevé de la nation.Les abus de la démocratie, ou ., Plutôt du régime de suffrage tels La liste des abus du suffrage uni- j qu’on les pratique systématique-verse! par les partis est démesuré- j ment dans certains pays démocrati-nient longue.Un vice du suffrage,! ques où l’esprit de parti exagéré sé-attribuable directement, celui-là, I vit, acheminent l’électeur soit vers aux électeurs, c’est l’abstentionnis-1 le dilettantisme, soit vers Tabsten-me de plus en plus fréquent, au tionnisnie, soit vers le scepticisme, point que cela devient alarmant, j en matière de gouvernement, et ils tans certaines démocraties, où ’ conduisent à la longue, ainsi qu'un l électeui.soit dégoûté de la poli-! historien grec d’avant le Christ l’in-Fque telle qu’elle se fait, soit igno- o’duait déjà, vers la démagogie; rant de> conséquences de sa négli-1 celle-ci aboutit soit à la dictature, genre à exercer son droit de vote, j s01t a ‘ anarchie, laisse le champ presque libre à des Les hommes ont fait la démocratie contemporaine ce qu’elle est.Une minorité audacieuse y défigure, y corrompt ce que la démocratie peut avoir de bon.Une minorité indérivatif pacifique à ses instincts telligente, honnête, tenace et d’es-rie rébeliion.de soupape contre prit vigoureux pourrait améliorer 1 ¦ ses mouvements d’humeur et rend: l’esprit de la démocratie, en corri-; monde .plus rares les révolutions., géant les abus du suffrage.11 fau- Deux écoles existent au sujet du'drait d’abord que le peuple eut, suffrage: celle des théoriciens po-! — grâce à une presse libre et litiques qui voient dans une élec- intelligemment orientée, à une radio mieux inspirée, à un en- Sans cet enseignement constant de ce que doivent être la politique et les institutions représentatives,—• fondées ensemble sur l’honnêteté de l’électeur, sur la compétence et l’honnêteté du candidat, de l’homme public, du gouvernement, — sans la surveiljance constante des hommes publics et des gouvernants par une ! presse véritablement libre, c’est vers le péril soit démagogique, soit anar-qouvernement démocratique chique, que s’avanceront de plus en plus les démocraties: entre autres choses parce que le suffrage universel aura été à la longue tout à fait détourné de sa véritable fonction: celle d’assurer à un pays le gouvernement le moins imparfait qu’il sa peut, même s’il est vrai que “la perfection ne saurait être de ce politiciens de carrière.Ceux-ci abusent du régime démocratique et des insD'utions dites représentati-4 es pour gouverner un pays au bénéfice de groupes et de factions restreints.au lieu de faire jouer les .'islituDons parlementaires dans le sens de l’intérêt public et commun.Le moyen de réformer le bonté et de ses autres vertus en ce lieu, que sa mémoire y est encore en bénédiction.Comme nous descendîmes des Hurons, en juillet 1642, nous le demandâmes an R.P.Vimont pour i’ernmener avec nous, parce que les Hurons avaient grand besoin d’un chirurgien.Il nous l'accorda.Il ne se peut dire la joie que reçut ce bon jeune homme quand le supérieur lui dit qu’il se préparait pour le voyage.Il savait bien néanmoins les grands dangers qu’il y avait sur la rivière.11 savait comme les Iroquois étaient enragés contre les Français.Néanmoins, cela ne fut pas capable qu’au moindre signe de la volonté de celui auquel il s’était remis volontairement de tout ce qui le touchait, il ne se mit en chemin pour alîer aux Trois-Rivières.Nous en partîmes le 1er d’août, le lendemain de la fête de notre bienheureux père.Le 2ème, nous rencontrâmes les ennemis, lesquels divisés en deux bandes, nous attendaient avec l’avantage que peut avoir un grand nombre de gens choisis par-dessus un petit de toute sorte, qui combattent à terre contre d’autres qui sont sur l’eau, en divers canots d’écorces.Presque tous les Hurons s’étaient enfuis dans le bois et, nous ayant laissés, nous fûmes pris.Ce fut là mi sa vertu parut beaucoup car.des qu il se vit pris, oh mon Père! me dit-il.Dieu soit béni, il Ta per- dres de la divine Providence, et une acceptation volontaire fie la mort que Dieu lui enverrait.Il se donnait à lui en holocauste, pour être réduit en cendres par les feux des Iroquois que ce bon Père allumerait.11 cherchait les moyens de lui plaire en tout et partout.Un jour, il me dit dizaines.Nous étant arrêtés vcrs»la porte du bourg, pour voir ce qu’on nous voudrait dire, un de ces deux Iroquois tire une hache qu’il tenait cachée sous sa couverture, et en donne un coup sur la tète de René, qui était devant lui.Il tombe raide, la face sur terre, prononçant le saint nom de Jésus.(Souvent nous nous avertissions que ce saint nom fermât et notre voix et notre vie).Au coup je me tourne et vois une hache toute ensanglantée: je me mets à genoux pour recevoir le coup qui me Message de M.S.-J.Hungerford (ce fut peu après notre prise, étant) devait J0).ndre a m?,n ÇhcT Ç^mpa-encore en chemin): Mon Père.Dieu I ^non mais comme ils tardaient, je m’a toujours donné de grands désirs i me relève, je cours au moribond qui de me consacrer à son saint servi-1 était tout proche, auquel ils donne-ce, par les voeux de la Religion en rcnt deux autres coups de hache sur Avis de décès TANGUAY.— A Sudbury, le 24 septembre 1942, est décédé à l’âge de 81 ans, 3 mois.Léon Tanguay, de Sudbury, époux de feu Malvina Masse.Les funérailles ont eu lieu ee matin à l'Immaculée-Conception de Montréal.MONUMENTS sa sainte Compagnie; mes péchés m’ont rendu indigne de cette grâce jusques à cette heure.J’espère néanmoins que Notre-Seigneur aura pour agréable l’offrande que je lui veux faire maintenant, et faire de la façon la meilleure que je pourrai les voeux de la Compagnie, en la présence de mon Dieu et devant vous.Lui ayant accordé, il les fit avec beaucoup de dévotion.Tout blessé qu’il était, il pansait les autres blessés, tant des ennemis qui dans la mêlée avaient reçu quelque coup, que les prisonniers memes.II ouvrit la veine à un Iroquois malade, et tout cela avec autant de charité que s’il l’eût fait à des personnes fort amies.Son humilité, et l’obéissance qu’il rendait à ceux qui l'avaient pris, me confondait.Les Iroquois qui nous menaient tous deux dans leur canot me dirent que j’eusse à prendre un aviron et nager; je n’en voulus rien faire, étant superbe jusque dans la mort.Ils s’adressèrent à lui.quelque temps après, et tout incontinent il se mit à nager, et comme ces barbares, par son exemple, me voulaient ré la tête et l’achevèrent, lui ayant premièrement donné l’absolution, que je lui donnais depuis notre captivité toujours de deux jours l’un, après s’être confessé.Ce fut le 29 de septembre, fête de saint Michel, que cet Ange en innocence et ee martyr de Jésus-Christ donna sa vie pour celui qui lui avait donné la sienne.On me fit commandement de me retourner en ma cabane, où j’attendis, le reste du jour | et le lendemain, le même traitement.Et c’était bien la pensée de tous que je ne la ferais pas longue, puisque celui-là avait commencé; et en effet, Le message suivant est de M.Hungerford, président du conseil d’administration du Canadien National, qui prend sa retraite après 56 années dans les chemins de fer: “Tout a une fin et lorsque M.Vaughan m’a succédé l'an dernier à la présidence du réseau, cela impliquait que ma longue carrière avec ce chemin de fer tirait à sa fin.J’annonce maintenant que je discontinuerai la présidence du conseil d’administration à la fin de septembre 1942.“La fin de ce long terme d’office avec notre grand réseau avec lequel j’ai passé la plus grande partie de ma vie n’est pas sans regrets et comporte beaucoup d’amertume.Je regretterai l’association de ces employés splendides qui forment le personnel du réseau.Toutefois, ce sentiment de regret est compensé par l’achèvement magnifique auquel nous sommes tous parvenus pai nos efforts.Et C’est avec orgueil tlon, de quelque type qu’elle soit, l’expression juste de la souveraineté du peuple: et l’école des politiciens pratiques, qui acceptent en apparence la souveraineté du peuple, mais prétendent que la nécessité urgente d’un gouvernement prime tout et que cela peut parfois autoriser à modifier l’expression de la volonté populaire.Il est certain que si, en théorie, le suffrage doit être l’expression juste de cette vo-’onté populaire, en pratique, il y a des gouvernements dits “démocra- mieux inspirée, a un seignement qui enseignât mieux, dans toutes les démocraties, ce que sont le sens social, le civisme, le véritable patriotisme, — une plus juste conception de ce que sont la société, les institutions et le gouvernement démocratique, des obligations du citoyen envers l’Etat, de celles des gouvernants envers les citoyens.Dès l’école, on devrait apprendre d’abord aux adolescents le sens civique, le sens national, celui de l’honnêteté publique, — quitte à pousser à fond tés, — le respect des droits des mi norités, la limite des droits de la je fut plusieurs jours qu’on venait j f^_5ails^a1ctjori n°j;Is.ie*am^n°ns pour me tuer, mais Notre-Seigneur .*'*’ ne le permit pas, par des voies qui seraient trop longues à expliquer Le lendemain matin, je ne laissai pas de sortir, de m'enquêter où l’on avait jeté ce bienheureux corps, car je le voulais enterrer à quelque prix que ce fût.Quelques Iroquois qui avaient eu quelque envie de me conserver me dirent: Tu n’as pas d’esprit, tu vois qu Fondée en 1877 Manufjcturier* de monuments WE.2640 4485, C4t«-nri intérêt témoigné par chacun rite.Je vais, je cherche, et à l’aide pt Ies pfforts splendides des offi-d’un Algonquin pris ‘nutrefois et i ciers.et du personnel ne peuvenf maintenant vrni Iroquois, je le j P,38 être mis assez en relief, car trouvai.Les ehfants, après qu’on c'est seulement par les efforts coin- I’oiNl /-I A «-va < « î 11A » *.«pée; quelques-uns d’entre eux sont trop âgés pour voyager et d’autres attendent d’êtfe rapatriés.On a affirmé, sans preuve formelle jusqu’ici, que Charles E.Be-tiaux, l’ami du duc et de la duchesse de Windsor et dont la femme est Mlle Fern Lombard de New-York et de Tours, est parmi ceux qui ont été mis à l’ombre.Be-daux, était récemment à Canner,, en zone non-occupée, mais il est fort possible, dü-on, qu'il se soit rendu à Paris en ces derniers temps.L'ambassade des Etats-Unis à Vichy a demandé ait gouvernement de Pierre Laval d’expliquer pourquoi les citoyens étatsuniens se sont vu interdire l’usage des services aériens en France non occupée.L’ambassade, ajoute-t-on, veut egalement savoir pourquoi les films en provenance des Etats-Unis ont été arrêtés en transit à la frontière espagnole depuis huit jours et pour- quoi les distributeurs de films en zone non occupée ont été avisés de fermer leurs bureaux le 1er octobre.L’annonce des restrictions sur les services aériens, menaçant d’accroître la mésentente qui existe déjà entre Washington et Vichy, a coïncidé avec les entretiens que Laval a eus à Paris avec les autorités allemandes, après qu’il eut expulsé de son cabinet Tardent coilabora-tionniste qu’était son secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, Jacques Benoist-Méchin.Cette éviction a suivi une semaine de rumeurs au sujet de complots contre le régime Laval.Le chef du gouvernement de Vichy a fait la déclaration suivante: “Je ne permettrai sous aucun prétexte que l’autorité du gouvernement soit contestée.C’est plus nécessaire aujourd’hui que jamais auparavant.Le gouvernement est solide et il n’y a aucune raison pour qu’il ne le soit pas à l’avenir.Je suis fermement résolu à poursuivre ma mission jusqu’à la fin.” 11 n’a pas donné les raisons de son geste à l’égard de Benoist-Méchin.On croit toutefois que Benoist-Méchin devait prendre la direction d’un groupe de jeunes collabora-tionnistes exigeant un programme pro-allemand.Laval aurait cru que ce mouvement était prématuré.On remarque d’autre part que la veille de cette expulsion, la Frankfurter Zeitung a publié un long article consacré à la carrière de Benoist-Méchin.où il ne lui ménageait pas les éloges.New-York, 28 (A.P.) — Cinquante-sept personnes ont signé une déclaration qui parait aujourd'hui dans une page entière d’annonce Von Hoth remplacerait von Bock Le primat dlrlande proteste Londres, 28 (C.I’.).—Les récents rapports de Stockholm portant que le chancelier Hitler aurait retiré au Stalingrad continue son héroïque résistance du New YôrlTTimes, sous le titre: von Bock> h:,ut comman “C’est maintenant le temps de la médiation aux Indes.” “Nous sommes en grave danger que les désastres de Birmanie et de.la Malaisie ne sc répètent aux Indes avec une répercussion encore plus périlleuse.” On.demande que le président Roosevelt et Chiang Kai-Shck “reconnaissent l'intérêt des Nations unies dans le dilemme indien” et emploient leurs bons offices à convaincre les chefs britanniqnucs et indiens à trouver moyen d’amener les Indes dans les rangs des Alliés “en commençant maintenant le programme de leur indépendance.” Parmi les signataires de ce manifeste, il y a Clare Boothe, écrivain et correspondant de guerre, (Tépouse de Henry Luce, le proprietaire du Time); Alfred M.Lan-don, ancien gouverneur du Kansas et candidat républicain à la présidence des Etats-Unis aux élections de 1936; Upton Sinclair, écrivain; Norman Thomas, chef socialiste, etc.Dublin, 28 (A.P.) — Le cardinal ! MacRory, archevêque d'Armagh, a j décliné en fin de • .naine à Cavan, dement de l’offensive de Stalingrad ! dans l’Eire, qu trouve “extrè-; se sont accrédités davantage, aujour-] mement dur d’ï c patient” quand J d’hui, par suile d’un rapport radio-: il songe que “mon propre coin dans I phoné par un correspondant de ma p trie est occupé par les sol-! guerre naziste à Stalingrad et qui | dats de Grande-Bretagne et des I ___________ dit comment le colonel général Her- Ktats-Unis contre la volonté de ia ‘ Ouelmie m.rt en Furnne ‘>8 (C niann von Hoth a reçu les rapports i n.,);,,,-” : ,, yueique part en tu rope, _» tt.de “ses commandants généraux”.! j .division de l’Irlande dit il • .Stalingrad tj^nl encore, ., Von Hoth commandait la 4e ar-Lst .q^ ininvtiee fiaDranUM int’* apreu (infl scmaines desiege et de le généralissime i m(;e ,notorjsée allemande dans la f*1 k1i1IU' ,ÎVUS , j et inlV* : combats incessants.On rapporte k ‘rpennn:»iw*n»nt r^jon (jc Stalingrad, au début ,1e ;l.‘Sar1,'°n.s.|fra"?alswt "rv\ ' e Ç.ehlnte.cette institution franciscaine.I a.40 ^metres au sud de I anana- i rive.Les rapports parvenus same- La dette des Etats-Unis 'di soir’ à-9 hcures' ',is;,i^n, que les forces françaises résistaient vigoureusement et avaient fait un certain nombre de prisonniers.Mort de M.Arthur Morineau ] On apprend le décès de M.Ar-I thur Marineau, en service de nuit a la Cour du coroner, rue Saint-Vincent.pendant environ un an, et jusqu’à il y a quelques semaines quand la maladie qui le terrassa, h’ força de prendre un repos.Le décès se produisit vendredi soir.Le défunt qui était âgé de 67 ans, habitait rue Resther.Campagne de la Fédération catholique La campagne de souscriptions! d’informaVion Reuters ditràtuiouV-! était avant que les Etats-Unis i x/., , VA/ , de la Federation of Catholic Cha-t q’hui, que la radio de Paris, sur la commencent à se préparer pour la guer-; VlChy COnSUlfOrO WgygonO Raids américains effectifs Avec les forces américaines «n Chine, 28 (A.P.) — L’aviation américaine a repris son offensive aerienne contre les troupes japonaises et, samedi, dans le Yunnasft elle a détruit dix camions chargés de troupes ennemies et une automobile d’état-major.Dissolution d'une Eglise Londres, 28 (C.P.) — Les autorités allemandes ont ordonné la dissolution de l’église orthodoxe tchèque dans le protectorat allemand de Bohême-Moravie.Cinq chefs religieux de cette église ont été récemment exécutés pour avo:r protégé les meurtriers de Reinhard Heydrich, chef de la police secrète allemande.Les biens de Téglise dissoute seront confisqués par les nazis.rilies a commencé samedi der nier.Le président en est M.J.C._______ __________ McLaughlin, qui s’est déclare très ; sont'arrlvées dans la Sie confiant d’obtenir Tobjectif fixé à a„ Njccr et à la Côte d‘i $190.nn.i.* .Cercle des polyglottes foi de dépêches de Lisbonne, rap porte que des troupes américaines 'erra Leone, Or de l’Afrique occidentale, au Congo belge, ! dans le centre et le sud de TAfri-! due.re eo 1940.La dette s’accroît actuel-i lement au rythme de $4,000,000,000 j par mois.Appel des Italiens ( Le lepartement < Réunion du cercle, ce soir, a 8 des Etats-Unis n’a voulu faire, à heures, pratique des langues aiudai ] Washington, aucun commentaire se e4 allemande.j sur cette nouvelle.) Londres, 28 (C.P.) — Le général Maxime Weygand a été rappelé I de sa retraite par le gouvernement ! de Vichy qui, selon un rapport non I confirmé du correspondant du Vichy.28.(A P.) — Les Italiens : Daily Mail, à la frontière française, de 21 à 33 ans qui vivent en France voudrait le consulter sur la défen-occupée ont reçu Tordre auiourd’hui de i se de TAfrique-Nord où Weygand présenter leurs papiers militaires aux fut iadis proconsul du gouverne-j consulats italiens d# leur district.^ ment de Vichy.Médoilles pour les aviateurs Londres.28 (C.P.) Le roi Georges VI vient de créer une médaille qui portera le nom d’Effi-ciency Award et qui sera accordée j pour service prolongé et méritons* dans les corps d’aviation volontaires et auxiliaires de l’Empire.Pour être éligible à celte récompense, i! faudra être entré en service avant le 4 septembre 1919 et a volt servi | pendant au moins 10 ans.L’exposition du Ille centenaire Les missions è (rovers le monde Oratoire St-Joseph SUIVEZ LA FOULE 4 jg DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 225 Dans le monde ouvrier Lundi, 28 septembre 1942 Sommaire des postes locaux C'BF-690 kilocycles 4 15 Récitai ir le bien commun, d raies,” j U elite, on l’a vu, s'impose dans Aujourd'hui, l’homme n’est plus ’ 'cs Professions ou les métiers.C’est maître de son métier, il subit la I que portera d’abord Fatten machine.Le progrès mécanique i l'0".en accentuant lu formation dont le secret a été dérobé ou eni- | Professionnelle et en surveillant de prunté a l'Europe par les Etats- près la tenue des groupes mtéres tints s’est répandu.Il a tout pêne- — - tré.tout métamorphosé.On peut (1) CL: Emile Faguet, l.a Proie regretter, comme Fa fait avec frssion.ses.Que d’exemples on donnerait de la puissance qui se dégage de l’exercice d’un métier, précisément par l’apparition et l’influence d’hommes de valeur.La science économique distingue le travail d’exécution, le travail d’invention, le travail de direction.Quelle est la part prépondérante dans une oeuvre?On établirait une hiérarchie à certains points de vue, mais tout effort, si minime qu'il soit, a sa ji'ace dans la poursuite industrielle.Le manoeuvre exécute.en fin de compte et sous la conduite de chefs, le plan conçu par l’inventeur et orienté, dans sa mise en oeuvre, par les di*eeteurs de l'entreprise.On perçoit, dans Funi-té nécessaire et finale, la fonction commune des élites; niais un dis lingue avec raison l’élan donné par des êtres supérieurs doués d’imagination, de vision, qui conçoivent une entreprise, la dessinent en quelque sorte, avant qu’elle n’existe et la dressent finalement dans une splendide réalité.On évoque ici, dans la littérature du dix-neuvième siècle, la figure de conquistadores de cette sorte: le Maitre de ta mer,, du marquis de Vogué, le Trust de Paul Adam ou l’étrange Donogoo-Tonka de Jules Romains.On arrivera ainsi à fortifier d'avance.dans ses éléments, l’élite sociale.Celle-ci, pour assurer son emprise, ajoutera aux valeurs professionnelles la connaissance et le souci des traditions, une culture résolue seul principe sauveur des démocraties — et l’acception des disciplines essentielles.Discipline essentielle à l'élite J’ai constaté avec ravissement que Paul de Bousiers, dans son livre peut-être un peu touffu, en ce qu’il est rempli d’à-côtés, VElite dans la Société moderne, préconise comme disciplines essentielles la connaissance des lettres et la recherche de l’expression — qui est une riche contrainte, négligée sinon bafouée chez les drôles de mandarins que nous sommes —; la poursuite de Fart sous toutes ses formes, à la fois inspiration et lumière; la soumission à la règle des sciences et la pénétration constante, méditée, du passé.La complexité de la vie moderne exige en effet, de la part des citoyens, quelles (pie soient leurs fonctions, plus de connaissance et pjus de souplesse d’adaptation.Nous sommes saisis, entraînés par le mouvement économique et ses, réactions sociales, et comme disloqués de nous-mêmes, de notre vie intérieure.Il reste de moins en moins de places pour la méditation et la pratique des vertus spirituelles dont les exigences se font pourtant plus impérieuses à mesure que le fameux progrès matériel nous domine et nous emporte.11 y a fléchissement.Carrel en accuse le “principe démocratique” qui affaiblirait la civilisation en réprimant l’élite.Le tableau qu il dresse de notre monde transformé par la vie moderne n’est guère encourageant.Il s en prend au milieu, avec raison, car le milieu “technologique” où, malgré nous, nous sommes plongés, est rempli de germes de dégénérescence.La science n’est pas la coupable, qui propose ses constatations et ses merveilles au jugement des hommes.Car au-desus de la science, il y a la morale qui distingue 'le défendu du permis”.L’homme a oublié sa ressemblance divine pour se vautrer dans le matérialisme de ses oeuvres, illuminé et aveuglé tout à la fois par ses succès apparents.La civilisation en est affaiblie dans son principe qui se place au delà d’eîle-même.L’indi-vidu en a été affecté profondément.“11 est devenu étroit, spécialise, unmoral, inintelligent, incapable de se diriger lui-même et de diriger ses institutions”, La science peut proposer certaines rénovations, la science biologique en particulier, fondée sur l’hérédité ou sur Fan-çêtre et propre à renouveler nos energie si seulement nous le voulons.Quel programme! et qui ne voit que celle tâche qu’impose la nécessite de raviver l’esprit et la vo-lonje, de créer des chefs, de cons-truirc le mot est de Carrel enco-,e,.T dcs individus de plus gros calibre intellectuel et moral”.Que fera-t-on de l'élite L’élite constituée, qu’en fera-t-on?Le peuple ne s'oppose pas à Féli-¦ P, en re sens qu’il ne la contrarie pas, au moins dans les domaines qui ne l'intéressenl pas directement.Il prise ses litterateurs, non pas toujours les meilleurs, ni les plus rlevé,s ou les plus profonds; et, en général, il respectee la science et ses représentants.Mais, ce qui importe pour une démocratie, c’est d’utiliser Félitc.l.a est le problème.Je crains qu’il ne sou insoluble pour une raison a ordre politique.Deux camps en présence Dans le champ de la participa-iion aux intérêts publics, deux camps se sont constitués qui, sam toujours sç combattre, négligent ou refusent de collaborer, si bien que t on sent entre les deux une Ion-de, trop lourde cloison: d’un côté, les groupements politiques, l’ensemble (les citoyens divises en partis électoraux; de l’autre, le groupe dit, à tort et à raison, des intellectuels’’: savants, artistes, litterateurs, historiens, essayistes, enseigneurs.Les intellectuels, il faut le rappeler avec Julien Benda, donnent parfois 1 exemple de la trahison en refusant de s'intéresser à la chose publique.Leur excuse est qu’ils ont essave uarfois et que leur initiative ou leur élan n’a servi de rien.1.1 le est encore, Celte excuse, dans la difficulté où ils sont d'exprimer leur avis, à cause d’étroi-tcsscs d’csorit qui profilent ,de sanctions toujours dressées pour faire taire la pensée.Le groupe politique obéit aux principes de la démocratie en tant qu’elle exerce le pouvoir: il est, avant tout, électoral cl, sous cet angle, il a tendance à se fermer et à repousser, comme s’il la craignait, Ijj collaboration de Fçs-pril.Je ne dis pas qu'il ait tort absolument s'il est de son essence même de surveiller le pouvoir, et de Futiliser, Mais c‘est un fait, oui a pour conséquence df replier les éléments démocratiques sur eux-mêmes et de les parquer en quel- | que sorte dans le palais de la nation qui abrite une remarquable uniformité de figures.Dans oeux brochutes célèbres — Le Culte de l’Incompétence et L'Horreur des Responsabilités, Emile Faguel s’est complu à enfoncer dans l’esprit de ses lecteurs cette étonnante vérité.Voici comment il s'en ouvre de nouveau dans ses Préjugés nécessaires.Evidemment, Fauteur parle de ce qu’il a observé autour de lui; et je ne lis pas que ses observations s’appliquent absolument à toutes les démocraties.II est toutefois intéressant de retenir ce témoignage: “C’est du reste, instinctivement e* fatalement, le système que suivent les démocraties en abaissant progressivement le niveau de leurs délégations parlementaires et, par là.le niveau des fonctionnaires d ‘ l’Etat, puisque ee sont leurs délégations parlementaires qui, imb-rectement, mais réellement, nom ment ceux-ci; et du reste, en faisant progressivement de toutes les fonctions des fonctions d'Etat, pour que tout ce qui agira dans l’Etat passe sous ce niveau toujours et indéfiniinenl rabaissé; et encore en mêlant à toute nomination des questions politiques afin que soit préféré i l’homme compétent celui qui.se sentant incompétent, aura remplacé l’aptitude d’une opinion politique, supériorité qu’il est toujours à la portée de tout le monde de se donner.“Ainsi la démocratie, éliminanl peu à peu toute supériorité inventée par l’instinct social, puis toute supériorité inventée par la nature, affaiblit les muscles et les nerfs de l’Etat; ut fiat aequalitas, ce qui est, au point de vue qu’elle a adopté, non seulement le souverain bien, mais le seul bien”.Collaboration nécessaire entre l'intelligence et la politique Il faut rompre ces divisions; rétablir une collaboration nécessaire entre l’intelligence et la politique, si nous voulons suivre l’exemple de certaines démocraties qui ont réussi, affirmer nos droits par l’unanimité de notre groupement ethnique, avec ses volontés individuelles et l’âme qui les confond; confier à toute la nation, à son élite aussi bien qu’à son peuple, ie soin de ses intérêts, la sauvegarde de ses droits et le progrès de ses institutions.Autrement, c’est la mort lente, que nous subissons depuis trop longtemps par la décomposition de nos forces où ne s’aperçoit déjà plus la vibration des énergies créatrices.La leçon de civisme donnée par l'Eglise L’Eglise catholique nous donne une leçon de civisme que j’ai souvent fait valoir, regrettant que nous ne l’entendions pas davantage, que nous ne l’appliquions pas à notre conduite et à l’organisation de notre vie de citoyens.Elle exige ries fidèles la connaissance des principes religieux, de la morale, de la vie et de la hiérarchie catholiques.Le peuple est entraîné à sa discipline qui ne se relâche pas un instant.Aussi, 1 depuis des siècles, quelle stabilité, quelle résistance.Fût-ce aux pires tourmentes.Même si des cendres s’accumulent sur sa voie, elle s'en dégage, elle en renaît, semblable à elle-même, tenace, imperturbablement forte de la volonté qu’elle tient de Dieu.De cette puissance, de cette volonté constante au service de Faction, de cette résistance consciente aux dangers du mal, universellement renaissants, on donnerait bien des exemples.J’cn ai éprouvé la révélation totale dans une cérémonie religieuse d’une impressionnante gravité: le sacre qui revêf l’évêque du caractère de chef et de la plénitude du sacerdoce.On aperçoit, dans le déroulemant minutieux de.la liturgie, comme l’innervation d'un organisme souple et résistant.La cérémonie, encastrée dans la messe, s’accomplit au souffle du grand mystère.Le futur évêque prête le serment de sacrifice et d'autorité, subit un examen de conscience, de conscience professionnelle, et de foi, écoute l’ensemble des voix du ciel comme s’il les appelait à son aide, invoque avec tout le peuple le secours de l’Esprit, reçoit la consécration qui marque les chefs.Puis on le pare peu à peu des insignes de sa nouvelle fonction, il reçoit l’Evangile qui lui est confié, l’infini baiser de paix, offrande de cadeaux symboliques.et “le corps de Notre-Seigneur”; et ensuite “ce qui est resté de sang dans le calice”.Enfin la mitre, les gants, l’anneau et la crosse qui le constitue physiquement, pour les faibles yeux de notre esprit, tel que nous nous le représentons dans la munificence de l’autorité; et l’Eglise le livre ainsi, casqué, ornementé.L’Eglise «ait bénéficier de l’hérédité en écartant scs dangers.Elle se recrute “par adoption”, accumulant les aptitudes sans les épuiser.Elle est “la meilleure des aristocraties et dos démocraties”.Elle puise dans tous les rangs et, à ceux qu’elle adopte, elle donne l’héritage d’une tradition, la valeur traditionnelle et, "par Véducation’', l'accumulation des aptitudes.Faguet conclut: “C’est l'aristocratie )a plus ouverte qui soit, et c’est le modèle même des aristocraties.C’est l’aristocratie démocratique par excellence".Qu’avec cela elle se soit mêlee de trop près à l'aristocratie laïque, qu'elle ait trop compté sur elle, qu’elle Fait avantagée même en lui réservant “les premiers rangs” il, en définitive, qu’elle y ait trouvé un élément de décadence, je ne sais; mais je souscris à ce jugement final: “Encore esf-il qu'en soi, eile est le modèle même de l'aristocratie ouverte, de l’aristocratie démocratique.Il faudra qu’un peuple démocratique qui voudra rester fort, qui voudra rester un peuple constitué, trouve à son usage quelque chose d’analogue.Une démocratie doit se faire à elle-même son aristocratie, ou je crois qu’file a grande chance de périr”.Les directeurs de la prochaine campagne d'Emprunt de la Victoire Le comité national des Finances de guerre a annoncé que M.E.-L.Patenaude, C.P., C.H.ancien lieutenant-gouverneur de la province da Québec, M.Ef.-A.Macnutt, vice-président et trésorier de la Sun Life Company, M.L.-A.Taschereau, C.R., ancien plumier ministre de la province, et M.F.-Philippe BrÆs, G.R., seront de nouveau cette année présidents provinciaux conjoints du prochain emprunt de la victoire qui débutera le 19 octobre.Cette prochaine campagne d’emprunt de la victoire sera la troisième de cette guerre sous la direction de MM.Patenaude, Macnutt et Brais, puisqu’ils ont rempli les mêmes postes au cours des deux premières campagnes qui ont obtenu* un si éclatant succès.M.Macnutt en est à sa cinquième campagne d’emprunt, ayant eu la direction à titre de président conjoint de deux organisations semblables pendant la dernière guerre.M.Brais partage ses activité entre le comité national des finances de guerre et le service fédéra! de l’Information dont il vient d’être nommé vice-président.Aux quartiers généraux de la province du comité des finances de guerre, ont lieu chaque jour assemblées et réunions d’organisation et il en sera de même, la semaine prochaine, dans tous les comités régionaux.L’objectif pour tout le pays du nouvel emprunt de la victoire a été fixé à S75(),UU0,(J0U, mais la quote part de la province de Québec n’a pas encore été annoncée.Dans une déclaration récente fai-le par les présidents provinciaux du comité national des finances de guerre, à la suite de l’annonce de la troisième campagne d’emprunt émise par M.Spinney, à Ottawa, on rappelait la part prise par la province de Québec dans les précédents emprunts et on exprimait le ferme espoir que les citoyens du Québec continueraient d’appuyer de toutes leurs forces l’effort de guerre du Canada.La Croix Rouge Pour la durée de la guerre, le Co mité de Prévoyance et de Secour: aux Sinistrés, institué par la Crob Rouge, collabore avec le Comité d< Protection civile.Il a déjà fait de: arrangements avec les municipalité: de la région métropolitaine: Lachi ne, Saint-Lambert, Longueuil, Outre mont, Westmount et Montréal Ouest.La ville de Montréal a récem ment accordé son appui à cet orga nisme.Les présidents conjoints de ce co mité, les docteurs E.Hurtubise e A.-T.Bazin, déclarent que la Crob Rouge est prête à rendre les même: services à tentes les municipalité: qui en auraient besoin.Ces service: sont les suivants: 1.ambulance e service ambulancier; 2.installatior de postes de premiers soins; 3.lo gmoents temporaires pour les sans abri; 4.cliniques auxiliaires poui accommoder les hôpitaux encom tirés; 5.bureau d’enregistrement el d’enquêtes.C’est la municipalité qui organise son Comité de Protection civile Quant à la Croix Rouge locale, elle forme ensuite un Comité de Pré voyance et de secours aux sinistrés présidé par le médecin du C P.C.Le bureau central du Comité de Prévoyance fournit alors au C.P.C municipal les médicaments et autre: articles nécessaires au poste de pre miers soins.Toutes les municipalités où jeu vent se produire des désastres — conflagration, inondation sabotage ou attaques de l’ennemi — doiven s’adresser le plus tôt possible ai Comité de Prévoyance et de Se cours aux Sinistrés, quartier généra de la Croix Rouge, 3416, rue McTa vish, à Montréal.On leur procuren toutes les instructions, toute t’assis tance dont ils pourraient avoir be soin en de telles éventualités.'Slogans" qui coûtent cher Milwaukee, 28 (A.P.).— Le contre-amiral Woodward a déclaré devant les membres du Military Order of the World, réunis à diner, que même l’Américain le plus optimiste ne peut dire que “cette guerre va bien”.Il a signalé certsyns “slogans” qu’il faut détruire, tels que ceux-ci: “Seule la production gagnera la guerre — Le temps est avec nous — Les Japonais sont jaunes et les Allemands sont bêtes”.Il a affirmé que le temps n’est pas avec nous aux îles Salomon où les Japonais peuvent aller en quelques jours et les Américains en plusieurs semaines, ni dans l’échange de raids au-dessus de la Manche.Ces fausses conceptions, dit-il, coûtent des vies à nos soldats.L'"Oeil" de septembre SOMMAIRE Voici le sommaire de l'Oeil du mois de septembre: Gare au communisme! par André Laflèche; Lo Fontaine: premier Canadien français premier ministre, par Paul Dautray; Où sont les préjugés de.race?par Michel Alain; Reconnaissance de nos droits et indépendance économique (Discours de MM.Raymond et Chaloult) ; Romans-nouvelles: La Lettre, par Georges d’Es-parbes; l'Incendie de Cazehère, par Jean Rameau, l.a Fortune de Sylvie, par Jehan d’Ivray; Echos politiques: Québec, par Justin, Montreal, par Jean Bonenfant, Ottawa, par J.-P.1,ortie; L'Avenir dans (es cartes (double page illustrée); Les Canadiens ont revu leur Normandie.à Dieppe, par René de Bourjoly; les artistes français, d Paris, sont-ils des traîtres?Amour (L’Etoile d’Amour, par Nicole); Délices (tes Pommes, par Eclair; les vins, par J.de la Vigne); .et Modes (Chroniques par Nicole el Trottenville), En vente dans tous les dépôts de journaux et nu Devoir.Avez vous besoin de boni livres?Adressez-vous au Service de Librairie du ''DEVOIR", 430 rue N* ‘tre-Dame (est).Mont réel VOLUME XXXIII — No 225 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 Fin de la Semaine sociale de Saint-Jean Allocutions de S.Em.le cordinol Villeneuve et de S.E.Mgr Anastase Forget-Conférence du R.P.Louis Chagnon, SJ.- Travail de M.François-Aiberi Angers-Travaux présentés par MM.Georges Pelletier, Edouard Montpetit, Maximilien Caron — Sermon de M.le chanoine Harbour les cupidités insatisfaites, les ambitions dévergondées, les passions du gain, de la Jouissance et de la domination, qui ravagent les coeurs des hommes.-MM.Agna Bachand, Gérard Picard, Alcide Côté, R.P.Lorenzo Gauthier, C S.V.La Semaine sociale s’est tçrminee hier soir par exercer !eur initiative afin de pm ! |_a mission de notre enseignement oLuidhiitdi , mouvoir eux-memes leurs meilleurs ( intérêts.SAINT-JEAN, 28.une conférence du R.P.Louis Chagnon, S.J., professeur au de ITmmaculée-Conception, sur L’Action catholique et la démocratie._ R.P.Chagnon a été présenté par M.Paul Lécuyer, directeur du Hicheîieu., Son Excellence Mgr Anastase Forget, évêque de Saint-Jean, a prononcé ; Pour répandre une éducation ci-1 allocution de clôture.Dans l’après-midi il y avait eu deux cours: l’un .vicjue sérieuse, qui créera cette sur la coopération et la démocratie, par M.François-Albert Angers, ' opinion, il ne faut pas compter sur professeur à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales; l’autre sur j les campagnes électorales, ni sur la àme de la démocratie.La veille, M.Georges Pelletier, directeur du Devoir, avait donné un cours, dans l’avant-midi, sur le droit de suffrage.Dans l’après-midi, assemblée populaire à laquelle ont participé MM.Agna Bachand, président des Syndicats catholiques de Saint-Jean; Gérard Picard, secrétaire général de la Confédération des Travailleurs catholiques; Alcide Côté avocat du barreau de Saint-Jean, et le R.P, Lorenzo Gauthier, CSV Dans la soirée, conférence par M.Edouard Montpetit, secrétaire général de 1 Université de Montréal, sur L’élite danx la démocratie; allocution de M.Fabio Monet, c.r., et du président d’honneur, Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec.* * Ÿ Magistrale allocution de S.E.Mgr Anastase Forget inlassable.Radio et journal On a assez démontré l’action sur l’homme moderne du journal, son journal, “garde-manger, commode de ses idées”; l’on a assez dénoncé les méfais d’une presse liée aux j puissances d’argent, d’une presse fanatiquement partisane, ou de la t grosse presse à information, qui in-| forme le moins possible et déforme I dans la mesure où son tirage y I gagne.Que nos journalistes se ren-! dent compte de leur redoutable mission d'éducateurs et que notre peu- 1ère défini, sans épine dorsale, Tout notre enseignement, à quel que degré que ce soit, a la missio i de former des citoyens.L’avenir d’un peuple fleurit dans sa jeunesse.Les pays totalitaires l’ont conv pris qui se sont farouchement emparés de leurs jeunes pour les faire grandir dans le sens de leur idéal naziste, communiste ou fasciste.Pourtant, les démocraties ont davantage besoin d’hommes préparés à leur action civique.Et parce que nos écoles n’ont pas toujours donné cette impulsion nécessaire, nous trouvons dans cette lacune, comme le constatait S.Em.le cardinal Villeneuve, au cours de la conference déjà citée, “le principe de l’absence, chez la plupart, d’un tempérament vigoureux, capable une mission obligatoire, rie faire leur part dans l'œuvre nécessaire rte restauration sociale.sur une simple arithmétique élec (orale qui additionne des suffrages inorganiques, mais sur une mise en service (les valeurs sociales pour un meilleur emploi de toutes les forces utilisables.La démocratie, vivante, c'est un mouvement d’intégration, c’est la participation de toutes les forces organisées, familles, régions, associations professionnelles, économiques, au progrès de la société entière, au développement de l’ordre public.Aux bons citoyens «le s'organiser et de s’instruire pour une action salutaire.Les ossociotions professionnelles Les associations professionnelles peuvent puissamment contribuer à la chose publique dans un état démocratique, à la condition qu’elles soient généralisées, vigoureuses, libres.“L’Action corporative”, qui Itavaille à l’établissement graduel de l'organisation corporative au Canada, avait donc raison de dire, dans sa première déclaration officielle, que le corporatisme, même s'il ne comporte pas nécessairement “une participation directe au gouvernement de l'Etat”.loin de lui être incompatible, convient à la 1 démocratie.II protégera notre sys- i tème démocratique contre les abus j auxquels il est exposé; il l’assainira et en assurera le maimien et le progrès., Mais pour réaliser cette influence, les corporations, les syndicats patronaux et ouvriers, les cercles rte IV.C.C., les Chambres de commerce, les groupements de nos professionnels, toutes ces associations ne doivent pas sc contenter de défendre leurs intérêts particuliers, mais chercher aussi à développer chez leurs membres de fortes connaissances civiques, à provoquer et diriger des activités collectives, coopératives, à rrécr moins un esprit de classe qu’une volonté généreuse de servir la liberté.Une opinion publique dûment renseignée par la presse, la radio, • l'action des maisons d'enseignement, les associations professionnelles, voilà la première condition à obtenir si nous voulons parer aux déviations actuelles de la démocratie.Taine affirmait: “Dix millions d'ignorances ne font pas un savoir".Nous ajoutons: dix mil- ! lions d’égoïsmes cupides ne font 1 pas un amour du bien commun; i dix millions de velléités rnpririeu- I ses et de fanatismes partisans ne font pas une volonté sociale.nr fin se rappelle cette fameuse assertion de Montesquieu sur le pris» La nécessité des élites en démocratie se fonde particulièrement sur la nécessité des vertus morales et civiques du peuple, si l’on veut qu'une démocratie se maintienne.Le sera «les élites qu’en rayonne-ra l’exemple et qu’en descendra la j pratique de degré en degré jus-I qu’aux plus humbles.Voilà bien ne se fonde pas 1 pourquoi la religion, formatrice de conscience et source de justice et de dévouement au bien commun, est essentielle au fonctionnement bonnete et à I efficacité du régime démocratique dans une nation.A propos de la nécessité de la religion chez un peuple pour la conservation de la liberté que comporte la démocratie, on lira avec intérêt des observations de Balinès, dans son ouvrage qui date déjà d’un .siècle: “Le protestantisme comparé avec le catholicisme’’.J’en extrais en particulier divers passages (tome HL ch.LXVIII, pp.3)9 et ss., 4e édition, Valon, 18(50): “.L’Eglise ne s’esl opposée au développement légitime d'aucune forme de gouvernement; elle a pris tous les gouvernements sous sa protection, et par conséquent on n'a pu, sans la calomnier, prétendre qu’elle est l’ennemie naturelle des institutions populaires.” L'expérience, d’autre part, a déjà établi que sans la religion les dicta-dont il est | turcs modernes ont abouti aux pires excès.Et, depuis la guerre, tant .d'excès manifestes observés parmi les nations démocratiques ont donné lieu, sous le motif d’assurer la victoire, à des limitations et à des décrets autocratiques propres à atté-nure, dans une mesure, la licence des passions populaires et des individualismes scandaleux.Les réactions dictatoriales ont été généralement acceptées à cause même des abus qu’ils paraissent vouloir enrayer.De là encore le souhait, de plus en plus ouvertement exprimé, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, que la rtémoera- Am»ubl«m»ni 4» tait» à dinar, en chine onlique, ityl* Renaissance espagnol», huit pièces.A prix da sacrifie» exceptionnel.Tel.IL.5659.EDUCATION Leçon» anglsUes, eupaanole*.allerocndex privée», Professeur Keller-Wolff.2094 LINCOLN — ET.9511 INSTITUTEUR DEMANDE EMPLOI Instituteur qualifié ayant k son crédit plusieurs années d'expértenoe comme Instituteur et organiste.Ecrire k case 2S.1» "Devoir'' Organiste demande emploi Alexandre D'Aragon, organiste L.M., .TO année» d’expérience, offre ses services, comme tel.Prêt k commencer Immédiatement.4326 Olrouard.DE 4785.30-9-42 7%ecuLQ0S>‘ 1/ SMCIAl setciAWsn ¦oÊTOMCTRIlYtl 0PT1CIIN UCINClj VERRES CORRECTEURS tORtNZO FAVatAU.O O D.eréuSeel «f tel eiwtfssfi.Oolomitrltitt-optlcitni Imntléi — bachtlttrt tu oatmftrto.Bureau du centre! Bureau du nord: 6890, ru* St-Hubert Tél.i CA.9144 265 e*f, rue Ste-Cotherine Tél.i LA.«701 }Ao.ào^}^" toujours se ’fenez/V J us au courant ce q.ul Survenez, les annonces Usez, votre qu° tidien CANADIAN Publiée par la DAILY NEWSPAPERS ASSOCIATION VOLUME XXXIII - Np 225 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 Cinquantenaire de la maison C.'X.Tranchemontagne jusque vers dernières ar sa féconde vie.M.Bernier et ses fils tondee par le jeune Tranchemontagne.natif de Saint-Barthélemy, elle est maintenant administrée par son neveu et ses petits-neveux: (J.-A.) Au coeur du vieux Montréal — Maison essentiellement canadienne-française — Laines et toiles importées — Clientèle des communautés religieuses — Commerce quatre fois plus considérable qu'avant la guerre La maison C.-X.Tranchemonta-«ne célèbre aujourd'hui son cin-«juanlenaire d'existence, f’ar son fondateur, Charles-Xavier Tranche-rnontagne, natif de S.-Barthélémy, et par son successeur.M.J.-A.Bernier, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, membre en vue de l’Association des voyageurs de commerce, membre du conseil d’administration du Devoir, elle plonge de profondes racines dans l’humus fran-| cais de Montréal et de la province ! de Québec.Par son immeuble mê- j me, elle est typiquement canadien-j ne-française.En effet, le magasin j qu’elle occupe “à l’ombre de l’égl -se Notre-Dame”, rue Saint-Sulpice, j sons » été construit par les Hospitalières de Saint-Joseph de rHôtel-Dieu de Montréal en 1843, soit il y aura ' cent ans dans quelques mois.Mais il y a plus, le terrain lui-même sur lequel s’élève la maison provient en ligne directe et immédiate des seigneurs de Pile de Montréal, les Messieurs de Saint-Sulpice.On se souvient peut-être qu'en mars 1941, le Devoir a signalé le contrat “historique” conclu entre la draperie C.-X.Tranchemontagne et les religieuses de i’Hôtel-Dieu.En vertu de ce contrat, le président de la maison, M.J.-A.Bernier, a fait l'acquisition du terrain que les religieuses avaient reçu en don des Sulpieiens, représentés en cette affaire par nul autre que le fondateur de Montréal, Paul de Chome-dey de Maisonneuve.Comme on voit, non seulement le commerce des laines et toiles fondé par M.Tranchemontagne est toujours situé au cœur du vieux Montréal.mais il reste entre les mains des nôtres, de M.Bernier et de ses j chemontagne, tils et associés.11 rayonne à travers toutes les provinces du Canada et recrute ses principaux clients parmi les communautés religieuses.Biographie de M, C.-X.Tranchemontagne Voici quelques notes sur les chefs de la draperie Tranchemontagne: M.Charles-Xavier Tranchemontagne naquit à S.-Barthélémy le 12 j février 1851.Son père, F.-X.Tho- ! mas dit Tranchemontagne, était un j cultivateur bien connu de l’endroit.Charles compléta, très jeune, ses études au collège de Berthier où il se fil remarquer comme élève sérieux, studieux et laborieux.Ses études terminées, ne voulant pas être à la charge de ses parents, M.J.-A.Bernier, neveu de M.C.-X, Tranchemontagne, naquit à Marquette, Michigan, le If) janvier 1875.Son père, Atnable Bernier, et , sa mère, Julie Tranchemontagne, Bernier Cf ses fils — avaient émigré aux Etats-lnis quelques années auparavant.Au debut de sa carrière, c’est-à-dire après avoir terminé ses études avec grand succès^ il fut professeur dans sa ville natale.Ce travail ne lui plaisait pas, car il se sentait appelé vers le commerce et l’industrie.C’est à cette époque, soit en 1895, qu’il entra au service de son oncle.A l'école de ce commerçant expérimenté, il ne tarda pas à obtenir la confiance de celui-ci et devint, à peine quelque années plus tard, acheteur de la maison en Europe.En 1906, il devint associé du propriétaire, ce qui lui permit de s’assimiler davantage l’expérience de celui-ci.Malgré ses multiples occupations et une famille nombreuse, M.Bernier trouva le temps de fonder, avec un petit groupe de voyageurs, l’Association catholique des Voyageurs de commerce et de diriger, en tant que président général, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Il est actuellement lieutenant grand’eroix de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, membre du conseil d’administration du Devoir et de l’Université de Montréal.En 1935, il reçut la médaille du roi à l’occasion des noces d'argent du roi Georges V et de la reine Marie.Par la suite, ses fils le suivirent dans le commerce, mais seulemen.après un stage prolongé dans d’autres établissements de la métropole où ils purent acquérir l’expérience nécessaire.Léopold, vice-président, remplit aujourd’hui les fonctions de gérant et d’acheteur.Ses relations dans le monde des affaires et son expérien-I ce acquise auprès de M.Tranche-i montagne et de son père lui méri-I tnt l’appui de la clientèle de la j maison.Raoul, secrétaire, a fait un stage de treize ans dans la finance avant d’entrer au service de la maison, et cela pour étudier à fond les exi-que de son sage fondateur, n’a con-1 ?em’.es ‘Ie !a finance, des taxes, des nu que prospérité et succès, la de-! IInP°,s' etc., auxquelles un grand vise de l’habile commerçant: “Qua- ! eonirnerce d’importation a à faire lité et bas prix”, ayant fait son oeu-j fac,e,-.!' a également charge de la vrc.D’autres maisons ont dû dis- et représente la maison paraître ou se fusionner après les j , aaus e,s Provinces Maritimes.En hostilités de 1914-1918; la maison il partit pour les Etats-Unis où il, travailla dans les grandes filatures i de la Nouvelle-Angleterre.Son ha-| bileté et son goût du travail en firent un employé modèle, si bien que des offres intéressantes lui furent faites pour qu’il s’établit en cet endroit.Son rêve avait toujours I été de revenir s’installer dans le pays de ses ancêtres, jiarrm tes' siens; c’est pourquoi il refusa les; offres alléchantes qu’on lui avait | faites et ouvrit son confmerce d’irn- j portation de marchandises sèches dans la métropole, au printemps | de 1892.Les premières années fu-ivnt assez difficiles, comme c’est généralement le cas pour les niai-1 qui commencent avec un ca-1 j pilai limité; mais sa ténacité et son j esprit d'organisation ne tardèrent ; pas à lui attirer une grande clien j tète et de vendre à des prix modi-j ques, en raison du volume toujours | grandissant de scs affaires.La firme se développa donc gra-j duellement jusqu’à la guerre de ! 1914.Depuis le début, M.Tranche-montagne avait accumulé son actif, ; : en laissant, en réserve avec l’actif j du nureau, les profits si durement i gagnés.Cette mesure de sage éco-j nomie lui permit d’accumuler un I inventaire assez respectable.Quel-j ques mois avant la grande guerre, sa’ perspicacité lui ayant fait entrevoir les événements qui approchaient, il accumula un assortiment de tissus importés.Cette initiative lui valut beaucoup lorsque la demande augmenta durant les quatre années d’hostilités.Ce succès mérité lui permit d’affermir la position financière de son commerce.Depuis ce jour, la maison Tran-en suivant la politi- Tranchemontagne, au contraire, n a cessé de progresser.A travers sa besogne captivante, M.Tranchemontagne trouva toujours le temps de s'occuper des malheureux qui lui tendaient la main; sa philanthropie restera comme un flambeau pour éclairer le sillon qu'il a tracé.* * * Le 30 mars 1937, M.Tranchemontagne mourut au milieu de sa famil- 1938, il a épousé une Evangeline de la Nouvelle-Orléans.Guy, trésorier, est le troisième fils de M.Bernier, à l’emploi de la maison.B sc spécialise actuellement dans l’étude des rouages de l’importation, stage que tous les employés doivent connaître avant de permuter à d’autres postes.Quant à M.Henri Barrette, comptable en chef, petit-cousin de M.Ufred Bernier, il fait partie de la maison depuis toujours apparemment, soit depuis près d’un quart le, après avoir travaillé a son oeuvre I de siècle.Son expérience et son de dévouement sont un actif précieux : pour la compagnie.M.Bernier se félicite, en outre, des autres membres de son persou-j nel, tous éveillés et désireux de tra-; vailier a l’accroissement des affaires de la maison en même temps que de répondre avec empressement aux désirs et exigences des | clients.La guerre a entraîné la suppression de certaines importations, notamment celles de France, mais jus-! qu’à date les étoffes d’Angleterre et d’Irlande parviennent à Montréal ; sans trop de retard.Certaines filatures des Etats-l nis, en particuliei i du Texas, expédient aussi rue Saint-Sulpice d’assez grandes quantités de marchandises.Cependant, la compagnie Tran chemontagne ne reçoit pas toujours i le plein de ses commandes, et, par ricochet, ne peut satisfaire en cn-I tir les demandes qu'elle reçoit à son • lour des clients.Dans ce conmier-! ce comme dans d'autres, il existe j un rationnement indéterminé, imprécis, mais réel, ("est la guerre, et j chacun doit se contenter de ce qu'il i obtient.Il n’en reste pas moins que M.Bernier et ses fils ont triplé sinon ; quadruplé leurs affaires depuis le | son vend en trois mois ce qu’elle | vendait en une année auparavant, i début de la guerre.En effet, ta mai-: Ils espèrent que l’après-guerre stabilisera ce progrès et marquera j une étape nouvelle vers un épa-j nouissement encore plus giand des I affaires de la maison.Leur sage : administration passée en est la sûre garantie.A.A.Médailles et parchemins St-Hyacinlhe, 28 (D.N.C.) — Le 1er octobre, les autorités du collège St-André de St-Césaire, dirigé par les Clercs de Ste-Croix, remettront des médailles et parchemins à une quinzaine d’anciens élèves de la maison qui montrèrent toujours une vive sympathie pour leu.• Alma Mater, et se dévouèrent à la cause de renseignement.Seront ainsi honorés: MM, Honoré Lefebvre, secrétaire et copropriétaire de la maison D.C.Brosseau, de Montréal; Raoul Desnoyers, gérant de la maison J.H- Watkins, Montréal; Armand Boulais, inspecteur des ports nationaux; Raymond Boulais, du Service postal de Montréal; Jean-Marie Nadeau, avocat, professeur à l’Université de Montréal; Pierre Ducharme, chef de gare à Waterloo; Théophile Dupaul, industriel, Valcourt; C.-E.Ostiguy, cultivateur, St-Césaire; Hector Langlois, acheteur de la compagnie Imperial Oil, Montréal; Frédéric Murray, commerçant, Montréal; Jean Nadeau, comptable de la compagnie Rou-vilie Canners, S!-Césaire; Georges Lamarlne, comptable à l’hôtel de ville de Montréal; C.A.Chapdelai-ne, comptable pour la compagnie d’assurance Mont-Royal, Montréal; R.Brodeur, marchand, Rougemont.Le public es! cordialement invilé à la soirée du 1er octobre, qui com mencera à 8 h.15, Les aumôniers : d" pri',cipa''s é8,is" de Conventum à Si-Hyacinthe militaires I Keditté pour la Presse canadienne, ¦¦ par Maurice Desjardins, correspon- ! dunl outre-mer des journaux de lan- \ gue française.Londres, 24 septembre (P.C., par; râble).— Dans la guerre que nous i traversons, les aumôniers militaires j ne se contentent pas d’être des ec- j clésiastiques en kaki qui font du Ira- j vail de bureau.Ils suivent les sol-! dats jusqu’aux champs de bataille s’il le faut et veillent constamment sur eux.“Le bien-être moral et spirituel de ; tous les Canadiens sous les armes, i catholiques comme protestants, est la pensée qui anime les aumôniers outre-mer”, m’a dit le It-col.M.-C.O’Neill, adjoint de Taumônier principal de l’armée canadienne outremer.Le colonel, ancien recteur du grand séminaire Saint-Joseph à Edmonton, est un homme mince aux cheveux gris dont les yeux sont pleine d’une bonté souriante.C’est en français qu’il m’accorda l’inter-viou qui suit.Il est un des deux adjoints de Mgr C.-L.Nelligan, chef des aumôniers catholiques du Canada.L’autre adjoint est le commandant d’aile W.McCarthy, chef des aumôniers catholiques de l’aviation canadienne.Les devoirs de i',aumôn>er Le colonel O’Neill m’énuméra d’abord les divers devoirs de l’aumônier.“Il doit célébrer les saints offices, visiter les malades et les blessés, visiter les cellules de détention, donner des cours d’instruction religieuse, bénir les mariages, assister aux baptêmes, aux funérailles, en un mot, s’occuper de tous les besoins spirituels des soldats.” Une fine pluie d’automne tapotait sur les vitres des fenêtres du bureau du padré, situé au quatrième étage de l’immeuble de la Colombie canadienne, à deux pas des quartiers généraux de l’armée canadienne à Trafalgar Square.Le colonel déroula ensuite une planche illustrant les diverses façons dont un aumônier peut se rendre utile à l’unité à laquelle il est attaché.“Un de ces façons, me dit-il, fut récemment employée avec succès à Dieppe par le capitaine J,-Armand Sabourin, aumônier des Fusiliers Mont-Royal.Tenez, lisez: “L’aumê-nier doit se tenir au milieu de ses hommes dans les tranchées ou à tout endroit dangereux.La présence d’un aumônier sobs la mitraille vaut mieux que plusieurs sermons dans les casernes.” Les aumôniers s'assurent que chaque soldat quittant le camp en permission reçoit une brochure intitulée: "Guide du soldat en permission à Londres”, Ce dépliant permet aux soldats d’économiser leur temps et leur argent dans la grande ville et leur recommande également d’aller à l’église: on y trouve aussi “La plupart des soldats catholi ques semblent favoriser la cathédrale de Westminster”, me dit le colonel.“Cette cathédrale ne doit pas j être confondue avec l’abbaye de ' Westminster, foyer de l’Eglise anglicane.La cathédrale est ravis-i santé avec ses briques rouges alternant avec la pierre grise, ce qui ajoute encore au charme de son clocher dde style byzantin.Le dimanche à l'église “Le dimanche malin, elle se remplit d’un groupe de fidèles des plus cosmopolites.On y voit des militaires du Canada, des Etats-Unis, de la Pologne, de la France combattante et d’autres pays se recueillant par- ! mi les civils.“Les soldats canadiens catholiques de passage à Londres fréquen- i tent aussi l’oratoire Brompton, l’égiise des Pères Jésuites à Bcrke-ley Square, et la jietite chapelle No- ; tre-Dame de l’Assomption”.Parmi les aumôniers de langue française attachés à des régiments outre-mer mentionnons les capitaines A.Marcoux, de Thetford Mines, M.Sarrazin, de l’Abitibi, à Lapierre, de Wrightville, JM.Gratton, de Hull, W.Chiasson, de Saint-Hyacinthe, G.Lamarre et J.-A.Sabourin, de Montréal, E.Tunnel, de Vallée Jonction, Bcauce, H.Charlebois, de Huntingdon, C.Laboissière, de Winnipeg, J.-L.Lesage et A.Déry, de Québec.Le colonel O’Neill a deux collaborateurs immédiats, le lt-Col.M.Boy, de Québec, attaché au Canadian Corps, et le major J.-G.Côté, de Québec, aumônier d’une division de l’armée comprenant les Fusiliers Mont-Royal et le régiment de Maisonneuve.Conférence de M.Joseph Gingras, c.r.St-Hyacinthe, 28 (D.N.C.) — Me Joseph Gingras, C.R., avocat à Montréal, ancien président de 'a Régie de l’électricité de la province, prononcera une conférence à St-Césaire de B ou ville, le 1er octobre dans la soirée, sous les auspices de l’Association des Anciens du collège de St-Césaire.Me Charles A.Robidoux, directeur du Journal de Waterloo, présentera le conférencier, et M.Léo Gagnon, directeur-gérant de l’Association des hôteliers de la campagne, offrira les remerciements d’usage, La conférence de Me Gingras s’intitule!a "Frontière sans canons”.L’année 1942 marque le centenaire de l’établissement d’une fronlière importante entre le Canada et les Etats-Unis.C’est depuis lors que l’Etat du Maine s’avance vers le nord jusqu’à trente milles du fleuve- Saint-Laurent.Après le traité Ashburton-Webster, d’autres territoires restaient encore à délimiter.Il s’ensuivit des discussions acerbes, qui conduisirent l’Angleterre et les Etals-Unis à deux pas de la guerre.C’est le récit de ces événements, avec une description des lieux où quelques-uns se déroulèrent, que fera Me Gingras.Saint-Hyacinthe, 28 (D.N.C.) — Les élèves du cours 1924-1932, du séminaire de Saint-Hyacinthe, se sont réunis à leur Alma Mater pour leur conventum.Ils furent reçus dans la salle académique par M le chanoine Arthur Vézina, supérieur de la maison.Après avoir souhaité la bienvenue, il rendit hommage aux anciens professeurs, en particulier à MM.les abbés Armand Dupont et F.-X.Côté, et exposa les avantages que les réunions de ce genre apportent aux élèves actuels.Me Gérard Cournoyer, avocat, de Sorel, répondit au nom des anciens.Le lendemain, les confrères assistèrent à une messe de communauté.Ils partirent ensuite pour les îles de Sorel.Parmi les anciens élèves présents, on remarquait MM.les abbés Théophile Bérubé, professeur au grand séminaire de St-Hyacinthe; Irénée Courtemanche, vicaire à Roxton-Falls; Maurice Déry, profseseur au séminaire de Saint-Hyacinthe; Henri Fournier, aumônier de l’hôpital de Marievil-le; Orner Jodoin, vicaire à la cathédrale; Rosario Lavallée, vicaire à la cathédrale; Joseph Lemieux, vicaire à Saint-Pierre de Sorel; Georges-Etienne Saint-Onge, professeur au séminaire de Saint-Hyacinthe; Jacques-Aimé Saint-Pierre, vicaire à Waterloo; Julien Gen-dron, professeur à l’Externat classique Saint-Sulpice, Montréal; les RR.PP.François Brouillette.O.M.L, Cap de la Madeleine; Adrien Laguc, C.S.C., professeur à l’Externat classique Sainte-Croix, Montréal; Emilien Messier, S.J.Imma-culé-Conception, Montréal; MM.Hervé Beauregard, comptable agrégé, Montréal; Maurice Benoît, St-Hyacinthe; Télesphore Bouchard, Saint-Hyacinthe; Gérard Chagnon, M.D., Saint-André-Avellin, comté de Portheuf; Mc Gérard Cournoyer, avocat, Sorel; Me Gérard Delage, avocat, Montréal; Léonard Dufaull, chimiste, Sorel; Ernest Dupuis, ingénieur forestier, East-Angus; Emile Goulet, comptable, Sorel; Me Jean Goyette, avocat, Granby; Charles-Edouard Grégoire, Belleter-re Mines, P.Q.; Gilbert Guèvremont, comptable, Sorel; Philippe John, comptable, Waterloo; Louis La-flamme, contremaître, Pittsfield, Vermont; Antonin Laflamme, percepteur, Burlington, Vermont; Eugene Laflamme, Saint-Hvacinthe; Jean Lafond, M.D., Saint-Hyacinthe; le R.P.Lionel Larivière, C.S.C., professeur au collège Saint-Laurent, Montréal; M.l’abbé Rosario Montcalm, vicaire, Holyoke, Mass.; Me Georges-Etienne Loiseile, Montreal; Fabien Lussier, ingénieur ci-vii, Saint-Jean-Baptiste, comté do Kouville; Roméo Meloche, employé au contrôle naval, Montréal; Gùv Messier, chimiste, Montréal; Maurice Ostiguy, ingénieur civil, Granby; Raymond Robert, Saint-Hvacinthe.Le conseil de direction rwde le même: Me Cournoyer, président) Me Delage, vice-préslderrtj M, Pai>< bé Déry, secrétaire.CHARLES-XAVIER TRANCHEMONTAGNE 1851-1917 JOSEPH-ALFRED BERNIER, Président.¦ • 1892-1942 Cinquante années se sont écoulées depuis que M.• Tranchemontagne ouvrait les portes de son commerce d'importation de lainages, toiles et cotons, A (occasion de son cinquantenaire, la Maieori Tranchemontagne, par l'entremise de son président actuel, M.J.-A.Bernier, est heureuse et fière d'offrir à sa nombreuse clientèle ses rertterciements et d'exprimer en même temps sa gratitude pour son précieux encouragement.Puissent les années à venir apporter encore à ce commerce le succès fondé sur l'expérience et la confiance que cette Maison a toujours inspirée depuis sa fondation.Raoul BERNIRR, «ncrétalr*.Léopold BERNIER, rtc «-président et itérant.Wm Guy BERNIER, trésorier.Henri BARRETTE, comptable en chet.Spécialités: Clergé — Institutions religieuses — Hôpitaux — Hôtels Sur demande nous vous ferons tenir l’historique de la Maison Tranchemontagne (32 pages) sans aucuns frais.IMPORTATEURS EN GROS DE LAINAGES, TOILES et COTONS C X.TRANCHEMONTAGNE & Ge, Limitée 459, rue St-Sulpice Montréal (BERNIER & SES FILS) “La Vieille Maison à l’ombre de l’Eglise Notre-Dame Tél: BE.2531-2 VOLUME XXXIII — Ne 225 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 Nouvelles de guerre Nouvel enregistrement des travailleurs Simrlaire à celui de 1940, mais avec beaucoup plus de renseignements — Transfert des mineurs — L'approvisionnement des viandes Ottawa.28 (C.P.) — Tout indique que l’on va procéder à un nouvel enregistrement national de tous les travailleurs, similaire à celui de 1940, mais beaucoup plus «erré.On s’attend aussi à des arrêtés ministériels pour réduire l’activité industrielle dans plusieurs domaines civils non essentiels.Mines d'or et métaux essentiels ment, régiment motorisé, et sa promotion au grade de lt-col.intéri maire.Né à New-Westminster le 25 octobre 1895.le lt-col.Lewis fit ses études à l’Université de Toronto et à Osgoode Hall (école de droit), à Toronto.Dans la vie civile, il est avocat.Le ministre annonce également la nomination du lieutenant-col.J.-R.Gale.V.D., de Saint-Jean (N.-R.i et de Victoria (C.C.), au poste de directeur adjoint des services des la 6e divi- Ottawa, 28 (C.P.) Le bureau du Service national sélectif a déclaré hier que l’on demandera aux j magasins" militaires de mines d’or d’envoyer partie de leur sjon canadienne, personnel pour travailler dans les mines de métaux essentiels.11 manque actuellement 700 hommes aux mines de nickel de [’International Xickey, à Sudbury, notamment.Le fils du ministre Gardiner disparu Ottawa, 28 (C.P.) — Le pilote P» John Edwin Gardiner, fils de M.R.G.Gardiner, ministre de l’Agriculture, a été porté disparu, au cours d’opérations aériennes outremer d’il y a cinq semaines.L'approvisionnement de viandes Ottawa, 28 (C.P.) — Le Canada a un approvisionnement de viande suffisant pour les besoins domestiques, a dit hier soir le ministre «le l’Agriculture, M.R.G.Gardiner, à la Canadian Press.Il a ajouté qu’il serait très regrettable que les acheteurs des autres pays, qui ont pris l’habitude de s’approvisionner au Canada, prennent les rumeurs de disette au sérieux et cherchent d’autres sources d'approvisionnement.Le ministre a précisé que les provisions de boeuf, de porc, de mouton, de veau, de dinde et de volaille sont suffisantes pour nourrir le peuple canadien.Le colonel Gale fait fonction d’officier des magasins militaires du district militaire no 11 depuis quelques mois.* * * M.J.-L.Ralston a annoncé aujourd’hui la nomination du major Colin Mackay, de Saint-Jean (N.-B.), au poste de commandant de la 2e brigade (réserve) de défense côtière du Nouveau-Brunswick artillerie royale canadienne), et sa promotion au grade de lt-col.Important commerçant de bois du Nouveau-Brunswick et président du Board of Trade de Saint-Jean en temps de paix, le lt-col.Mackay est né à Saint-Jean le 10 mai 1889.* Ÿ * M.Ralston a annoncé aujourd'hui la nomination du major Robert Clifford Bull, de Fort William (Ont.), du poste de commandant de la 24e ambulance de campagne du Service de santé de l’armée canadienne et sa promotion au grade de lieutenant-colonel.Diplômé en médecine de l'Uni versité de Toronto, le lt-col.Bull est né le 28 juin 1898 et s’enrôla en 1925 dans le Service de santé de l'année canadienne où il fut nommé lieutenant de la 4e ambulance de campagne dans la milice active non permanente.11 fut promu au grade de capitaine le 1er novembre 1928 et à celui de major le Ici-septembre 1Ô8J.Victimes de guerre Ottawa, 28.— La 38()e liste des ; lc travail des femmes victimes de la guerre comprend b La Fédération des amicales ca nadiennes des Frères du Sache Cœur et la F’édération des amicales des élèves des Frères des Ecoles chrétiennes viennent de faire par- Québec, M.Edgar Rochette, des lettres dans lesquelles elles appuient la requête de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste au sujet du travail féminin la nuit dans les usines.Dactylotypes tués, 8 disparus, outre-mer, et 2 tués au Canada.Parmi les militaires tués «mire-mer on relève les noms du lieutenant Joseph-Jean-Paul Sabourin, de Saint-Isidore rie Prescott, de Joseph-Adrien-Lionel-Armand Bou-rassa, 103, rue Saint-Maurice, Trois-Rivières.Promu capitaine On annonce que le lieutenant Jean Duclos, supposé prisonnier de rlierre après l’attaque sur Dieppe, :i etc promu au rang de capitaine.Le lieut-colonel Bélanger Ottawa, 28.— Le ministre de la Défense nationale, M.Ralston, annonce la nomination du lieutenant-< oitmel Philippe-Bernard Bélanger, ou Service de santé de l’armée royale canadienne, ancien chef du servile de chirurgie de l’hôpital général «i'OUawa, au poste de commandant «lu Service de chirurgie de l’hôpital général canadien no 17.Décoré de la Croix militaire avec agrafe et de la Croix de guerre bel- Causerie du général Laflèche ge pour ses services durant là première grande guerre, il est né à LTs-let ((Juébec) le 19 août 1890 et fit Allocution de Son Eminence le cardinal Villeneuve (suite de la page sept) pie la puissance de distribuer les j honneurs, pour concentrer ce droit ] aux mains d’un petit nombre de ! gens de bien, et même d’un seul?I “Kvode.— Cela est indubitable, j “Augustin.—- Cependant, comme ces lois paraissent l'iitie accordant au peuple de conférer les honneurs, l’autre le lui ôtant; comme d’ailleurs elles ne peuvent être en vigueur en même temps, devrons-nous dire, par hasard, que l’une de ces lois ou formes de gouvernement est injuste, ou qu’il n’a pas été convenable de l'établir?% “Evode — En aucune façon.” Ainsi donc, tians la pensée d'Augustin, tout se trouve dans ce peu de mots.La monarchie, l’aristocratie, la démocratie, peuvent-elles être légitimes, convenables?Oui.Que faut-il considérer pour décider de cette légitimité, de cette convenance?Les droits existants et les circonstances «ians lesquelles se trouve placé le peuple auquel il s'agit «l’adapter un gouvernement.Ce qui autrefois a été bon, pourra-t-il devenir mauvais?Certainement, car foute chose humaine est sujette à changer.Ces réflexions, aussi solides que simples, préservent de tout enthousiasme exagéré pour telles ou telles formes politiques.Ceci n’est point, en effet, une simple question de théorie, c’est aussi une question de prudence, or, la prudence n’émet son avis qu’après avoir considéré attentivement et pesé toutes les circonstances.FAITS DIVERS Tempêtes en (in de semaine rue Plessis, a été renversée par une auto, peu avant raidi, samedi, en traversant la chaussée angle Lagauche-lière et Panet.Elle souffre de fracture ouverte à la jambe droite.* * * M Hervé Bastien.*7 ans, 5203 rue - Saint-Denis, a été heurté par une Mort occidente||e auto, en traversant la chaussée avec Plusieurs accidents de la rue — une voiturette remplie de légumes.Quelques noyades — Vol à main L’accident se produisit rue Saint-armée - Un bombardier s'écrase D.enis* en,re DeFleurimont et Belle-— A l'Union des pompiers de 1 ‘,5SC‘ ^ ^ Montréal j M.Alfre«i Dubois Chute dans un escalier M.Joseph Cameron, 57 ans, 2058, rue Alvert, s’est fracturé la jambe en tombant dans un escalier eu | rendant visite à des amis.Windsor Mills, 28 (C.P.) ETATS-UNIS Rationnement générai de l'essence Was ington, 28 (A.P.) — L’admi-ntstrateur «tes prix, M.Léon Henderson, a annoncé samedi soir qui le rationnement de la gazoline sera étendu à tout le pays; le nouveai système commencera probablemen Un I jury du coroner a rendu un verdict de mort accidentelle dans «e 'cas de Cécile Dumont, 16 ans, de vers le 22 novembre, et la ration di * Richmond.Cette jeune fille perdit base sera d’un peu moins de quatn ocher, 62 ans, |a vje |orSqU(.la voiture dans la- gallons par semaine.; 4453 avenue Coloniale, a été blessé qUe|ie e]|P .se trouvait avec Wilfrid Un orage assez violent a balayé I ,nal‘n* dans une collision entre i;agnnn, 24 ans, aussi de Richmond, très opposées, ] la région métropolitaine en fin «Je ! î,ne aul® e.! sa v'c^?ria’ ,:î * an*'e ^,e >euple le droit : semaine.Le vent a brisé plusieurs 'a ,ue McGregor et de I avenue At- plusi arbres et des poteaux, surtout dans le voisinage de Montréal-Nord.L’électricité a manqué à différentes reprises et dans certaines parties de la ville hier.Tard hier soir il n’y avait pas encore d’électricité au poste de pompier et de police de Montréal-Nord.La tempête à Québec water.* ¥ * Claude Couillard, 5 ans, 8803 rue Berri, a été grièvement blessé, hier après-midi, lors d’un accident, nie Lajeunesse, au nord du boulevard capota.Mort d'un constructeur ! Crémazie.En traversant la chaus- après plusieurs semaines de mala-j sée en courant, le bambin donna die.: violemment contre un camion conduit par M.Paul Lafontaine, de Accidents en tin de semaine Sainte-Agathe des Monts.Il y a aux Etats-Unis 27,000,006 d’automobiles particulières.Le ra tionnemenl de l’essence et le ration nement des pneus seront réunis er un programme unique.Chaque au Bridgewater, Nouvèlle-Ecosse, 28 tomobiliste devra faire examiner ses (C.P.) — M.William Naugher.74 pneus tous les 60 i«nirs afin que les ans, constructeur de plusieurs \.ii- autorités vérifient s’il en prend bien iers, est mort samedi à l’ôpita! ; soin.Québec, 28 (D.N.C.) — Le \enl % * -k a jeté par terre plusieurs arbres, en M.François Thibeault, 78 ans.de particulier dans le quartier Bèlve-1 Saint-Antoine de Richelieu, est mort dere, et cause des dommages sé- i samedi, à l’hôpital Victoria de Mont-rieux en plusieurs endroits hier.! réali où on i*avait transporté d’ur-l.ne automobile a ete écrasée par | gpnee.11 se serait blessé lors d’un un arbre, dans la rue St-(,vrille et | acoj(jent dont la nature est encore indéterminée.la devanture d’une maison de la rue Claire-Fontaine a été brisée par le tronc d’un arbre cassé par la tempête.Cette tempête, qui a duré presque toute la journée, a eu à intervalles éloignées des maximums d’inténsité pendant lesquels se sont produits les incidents dont nous i j’homas et a glissé 400 verges avant parlons.L électricité dans près- , (je s’arrêter sur la ferme de M que_ toute la ville, le service du te- Leonard Klausing.lephone, surtout dans le service in- ' terurbain, ont eu beaucoup à souffrir de la tempête.Un bombardier s'écrase Ottawa, 28 (C.P.) — Un accident d’avion a causé la mort de 7 aviateurs à 15 milles au sud-ouest d’ici, ! samedi.L’n gros bombardier s’est écrasé sur la ferme de M.James La Canadian Press rapporte que onze personnes ont perdu la vtè dans l'ést du Canada en fin de &e-Quatre personnes se sont noyées, trois ont été victimes des accidents de la route, un Honune a été tué au travail, tandis qu’une femme s’est tué accidentellement en nettoyant une carabine.Un Mont-réalias a succombé aux blessures qu’il s’est ifnligées en tombant dans un escalier quand il était en promenade chez des amis.Un en- L'attitude du parti communiste Deux journaux de l’Ouest, le Winnipeg Free Press et le Prairie Mcssenyer.de Muensler, Saskatchewan, rappellent les déclarations du partit communiste publiées dans son manifeste de 1940, puis répétées en niai 1941.Elles étaient nettement subversives et opposées aux intérêts du Canada.Un mois plus tard, la Russie attaquée par l’Aile-; magne se trouvait jetée en pleine fant de 3 ans s est no\é à Gait.| guerre et le parti communiste es Vertu et désintéressement Mais une pensée donnera toute la doctrine de saint Augustin.C’est qu’il faut beaucoup de vertu et de désintéressement dans les gouvernements libres (ou démocratiques).Les paroles de l’illustre docteur devraient être méditées par ceux qui, en certains pays, travaillent à fonder la liberté politique sur les ruines de toutes les croyances.Comment voulez-vous que le peuple exerce des droits étendus, si vous l’en rendez incapable en égarant ses idées, en corrompant ses mœurs?Dans les formes représentatives, selon vous, la raison et la justice sont recueillies au moyen des élections: pourquoi travaillez-vous à faire disparaître cette raison et cette justice chi sein de la so Arrestations à Québec Québec, 28 (D.N.C.) — Dix-huit prévenus ont été arrêtés par la police municipale, au cours de la dernière fin de semaine.Deux auto- I Elu président de l'Union des pompiers Le lieutenant Ovila Bissonnette, de la caserne no 24 (rue De Cour-celles), a été élu président de l’Union des pompiers de Montréal, lors de l’élection annuelle de cette Ontario, Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréel.nadien changeait alors totalement i d’attitude, par amour non pour le Canada mais pour la Russie soviétique.Un tel parti, concluent les journaux cités, est essentiellement dangereux et notre pays doit se protéger contre lui.avoir été trouvés ivres au volant , de leur voiture,après avoir causé un ! accident.Sept filles tées pour flanage dans fé de la eue Saint-Jean, où une descente était effectuée; un individu a été arrêté pour vol avec effrac tion, un autre pour grossière indé rnobilistes ont été arrêtés pour amica1,e- ,S!u,e p,n fin iie semaine, • - « dans la métropole.Les autres officiers élus sont îe ^s"ont' été" arrê- ^ Pom»’ier Rcné Marsan (sip«° no{)' "/mar!f ! le pompier K.Vian (no 2; le pom- «.an nn .,nP hL! A Noël (no 3), le pompier A.Rolland, (no 4), et le pompier H.| Morin (no 5).Les sergents d’armes sont les cence et un dernier pour flanage.i R0mpijr,so E’ n°cÎT et J- I,ar£ey; Une femme a été arrêtée pour va- ! r uP gabondage et n’a pas été autorisée i 1 à fournir un cautionnement, vu ’ an^lcn t'1,f)lta,ne A.Me-Marie qu’il s'agit d'une malade.Un fort montant en eaulionne- 1 continuera à représenter les pen- sionnaires.venir au ministre du Travail de | ciété d’où l’on devrait les tirer?La section 3 de l'arrêté ministériel No A-379 vient d’être amendée et prohibe la vente de dactylotypes Standard tnon-portatives) «te moins de 10 ans, à l’usage du commerce géiwral.Ces dactylotypes ne devront être vendues dorénavant ment est tombé dans les coffres du Dndin nnlir» h DrnmmnnJuilU greffe de la cour du Recorder: les | Kad'°-P0''« ° Drummondv.lle deux automobilistes ont dû verser j Drummondville — Le conseil chacun -.1-5 et chacune des filles | municipal de Drummondville a ’discuté, à sa dernière séance, le sse études à l’Université d’Ottawa it' ral L.-R.LaFièche, D.S.O., et le pré à l'université McGill.Nidcnt dr» “Allipd Wnr SnnnlipN l’.nr Il s’enrôla comme simple soldat «tans le corps expéditionnaire canu-«iien durant la première grande guerre, mais il fut par la suite '’prs.é a l’armée impériale dans laquelle U obtint son brevet d’officier.11 lit du service avec cette armée en Egypte, sur les navires-hôpitaux entre 1 Egypte et l’Inde et en France.U lit partie, à titre d’officier, de la milice active non permanente de 1927 jusqu’à la déclaration de la guerre et il fut plus tard cominaU; .» 11.l'UAaSttftl si*Ax*«a/>ti ci f irv n (JC uant de l’hôpital d’évacuation l’armée de réserve à Ottawa.• Nominations militaires Ottawa, 28.— Le ministre de la Défense nationale, M- Ralston, annonce la nomination du lt-col Mac-Kendriek, ancien commandant du Queen’s Own Rifles of Canada, unité 'rt «WOR Sf-iHubert IfilO St-Denis 15 MAGASINS POUR VOUS SERVIR 430.) F- Ste-Cathrrine 2tJ8 E.Richet rifl# Frontenac Aïonce: 711 Janr A*;nee; 1811 Arment i I VOLUME XXXIII — No 225 10 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 28 SEPTEMBRE 1942 Bourse de Montréal L.-G: BE* l BIEN & CIE Compilation dt la malsoa l -G BEAI , H1 =2 130'i 128> •j II 10'y 12S’ 11 64 B C Power A 150 Do B 50 Bruclc Silk 350 El-t# Product 75 Can Cement 520 C Steamship 1377 Do prlv .260 Can Car .100 11’! 4 7 U'â 11» 23 75 Gypsum 25 Ham Bridge 105 Hudson Bay 100 Howard Smith 1140 Imp.Oil 125 Imp.Tobacco 12r.* Int Nickel 60 Int Pete .265 Int Pow pr 60 Lake of W 878 Vjss -Harris 270 McColI Frt 1854 Mont Power 380 Nat Brew Ou».Haut Baa Clôt.2,«.9 v 30*2 32 13»« 13 87'.16!4 4 8»4 4 21L > 22 25 * 25 10»* 23'a 221» 8'* 8 9*4 9>4 30 ¦» 13* 22>i St, 32 3 IJ’» é é n» • t COMMLKIL Li rlNANCE • t 8'.21*» 4 ta vuv 85 Can Celaneae 24% * 1005 Noranda .43 44 43 44 50 Do prlv 122 440 Ogilvie 18 165 C Forign Inv 20 -• 70 Power Corp .3*4 160 C Ind Alcoh A 3% .25 Price 7*2 69 Do B 575 Recent Knit .4 5 4 5 3336 Can Par Rv 5% 6».S’a 6'« 240 St Law Corp 115 1095 Con Smelting 31 255 Do pr 9S4 445 Dist Seagrams 23 23»4 23 23% 63 St Law Pa pr 25T* 26 25 T4 26 223 Dom Bridge 20% 21 20 ^ 21 535 Shawinigan 14 14 137* 14 275 D Coal pr .10 185 Sht-r Williams 7 50 D Gla.^ Pr 150 135 SU of Can pr 63*2 552 D st; & Coal B 7% 7% 7’*4 661 Winn Elect A 130 190 130 190 375 Dom Tar 3»* 4 3 ,4 4 Banques 55 Dom Textile 70 m Canadienne 115 50 Dryden .4 9 Montré,al 125 128% 128 126 115 En am & Heat 2% 22 Commerce 120 25 Foundat Co 14% 141 Royale 119 120 118 120 120 Gatineau 6% Obligations 100 Gen Steel W .5"* 100 Mal Pow Note» 49*4 Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Les nouvelles en raccourci Les Canadiens et l'Epargne The de Ceel Aircraft Co.222 Ed tehousc, E, de B.Cee Les Canadiens, à l'heure actuelle, ont plus d’argent dans les banques Ca-1 Qu’ils en avaient avant le début de la guerre.The Royal Auto Body and Radiator Co.^ autre côté ou estime que le Sam Ste schik, suivant les lois de *a public a prêté $2,400,000,000 sur Russ,e, Abraham Hutkin.; ^ obligations de la victoire et à The City Paper Bo* Co.Ltd.3510 St-1 P eu près blfi7.000.000 Mir des cer-Laurent.Jacob Becker, pres.Mificals et des timbres d épargné de Trudeau & Trudeau, Verdun, Victor L.i guerre.de grandissante pour les industries de guerre.L’industrie américaine de l’acier est dans une situation des plus sérieuses vu que la demande excéderait de beaucoup la capacité de production et la situation semble vouloir aller on empirant durant les prochains mois.La situation serait plus critique pour l'acier en barre que pour i'acier en plaques.Le rendement des aciéries se maintient actuellement à 08 p.c.de leur capacité pour la âe semaine consécutive.coopérer avec nous dans le domaine des renseignements nécessaires à nos luttes multiples.Ai-je à souligner le beau travail du journal Le Propriétaire qui nous a de mois en mois tAu au courant de l’activité de toutes les liguesè Uuébec, Montréal et autres et qui a publié toutes les lois importantes et nouvelles relatives à la propriété.Ces lois ont été interprétées et expliquées en des articles lumineux signés par nos collaborateurs les plus, expérimentés.11 me faudrait prendre encore beaucoup de votre temps pour entrer dans le détail de nos démarches au sujet du moratoire et du contrôles des loyers.John C.Trudeau.Moffat & Lustier, évaluateurs Moffat, Jos.-Henri Lussier.Wight.Chartrard Reg d.3423 Verdun, Armand Delage.Le Curb de Montréal Cour» foi.rni* nar la maison L.-J FORGET At CIE.L.-# r unor.M -Baptiste de Montréal Mots d'ordre — Assemblées de la semaine Crédit d'Etot réclamé par l'archevêque de Cantorbé*7 Londres, 28 (G.P.) — Au cours d’une réunion d’étude de l’industrial Christian Fellowship, faisant on quelque sorte pendant à la “conférence de Malvern”, tenue en janvier 1941, 1 archevêque de Cantor- Conférence populaire bery a reclame, samedi, un crédit 1 d’Etat, ce qui serait, selon lui, le seul moyen de détruire le monopole des cinq grandes banques d’Angleterre.Il a demandé aussi aux autorités britanniques 1 opportunité de donner à tous le droit d’accès à la propriété foncière, ainsi qu’une véritable égalité sociale à tous les Britanniques.L’archevêque affirma, entre autres, que tout ce qui est de nécessite générale, comme la monnaie et tout ce qui est devenu un monopole devrait appartenir à l’Etat, et que les banques devraient être limitées dans leur pouvoir de prêt au moulant de leurs depôls.ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUG AL.v.-p et dlr.-eér.ARMAND DUPUIS.MC.-trés.PLatcau 5151 local 202 DUPUIS — > troisième (Dp Montlfnrf Lancement d'une nouvelle corvette L'Oeuvre des conférences populaires a été Inaugurée par la Société St-Jean-Bap-H’éfnrlipr d® Montréal en 1929, sous l'impul- ; slon de ton nrf.sl£ient général d'alors, M.Guy Vanler, c.R.Depuis ce temps, les sections de la Société avec la collaboration du secrétariat général ont organisé des centaines de onférences chaque année dans diffères paroisses de la ville de Montréal de la banlieue.Le secrétariat général met à la disposition des sections une liste d'une centaine de conférenciers recrutés parmi les membres du clergé religieux et séculier, les professeurs d’université, les hommes de professions libérales, les dirigeants de nos sociétés nationales et ouvrières, etc.Ces conférenciers sont prêts, à quelques Jours d'avis, à faire profiter notre peuple de leur science et de leurs connaissances sur les sujets les plus variés, ,ue la langue française, l'organtsa- Lo supériorité du canif Washington.28.— Une dépêche de 1 agence ON’A dit que dans les bureaux du gouvernement britan-nique, on a mis de côté les aiguisoirs de crayons parce que cela dépense trop rie bois.Le canif est plus économique.Le gouvernement exerce un contrôle sur la fabrication des crayons qui ne porteront plus d’inscription dorée, ni de gomme.ni même de peinture.Le nombre des types sera aussi limité.Un port canadien de l'Est, 28.— Après le lancement d'une nouvelle corvette, en fin de semaine, M.J.-Edouard Labelle, président du chantier maritime, expliquait combien la main-d’oeuvre s’cffoice d’accomplir rapidement ce genre de construction.Ainsi, dit-il, au milieu de la semaine, un grand nombre d’ouvriers négligeaient leurs heures de repos afin de s’adjoindre aux équipés à l’oeuvre pour hâter, le plus possible, la construction de celte unité de guerre.Grâce à cet empressement, on put lancer la corvette Barle 24 heures plus tôt.Comme cette corvette avait été construite par plusieurs ouvriers ca-nadien-frànçais, elle fut baptisé par le R.P.Jules Poitras, supérieur provincial des PP.de Ste-Croix, progrès de l'éducation dans la métropole canadienne.L’étranger ou l’autochtone j L'impôt SUT les SUCCCSSionS Adoptés Les CAFÉS, THÉS, et CONFITURES de J.A.DÉSY, (Limité*) Qualité supérieure Montréal Congrès diocésain S.-Hyacinthe, 27 (D.N.C.) — Le congrès diocésain de S.-Hvacsnthe, de 1 l mon Catholique des Cultivateurs de la province, se tiendra cette année à S.-Pie de Bagot.le 5 octobre, sous le triple patronage de i l.EL.NN.SS.Fabien-Zoël Pe-eclles et Arthur Dotiville.respectivement évêque et évêque coadju-leur de S.-Hvacinthe.et de M.te chanoine P.-N.Desmnrais, curé de S.-Pie.Il sera sous la présidence active de M.Jean-Baptiste Lemoi-i ne, président diocésain de l’U.C.C.La journée commencera par une messe en l’église paroissiale de S.-Pic.célébrée par M.le chanoine Desmarais, et le sermon de circonstance sera prononcé par M.l’abbé Pierre Loiselle, curé de Ste-Brigitte.Le programme de la iour-née sera le suivant: 10b.du matin: ouverture du congrès et inscription des délégués; lOh.30: Rapport des activités du conseil de direction diocésain, par M.Ernest Benoit, de S.-N’azaire d’Acton; 11 h.: Rapport’des activités générales, par le bureau central; 11 h.15: Nécessité de l’U.C.C., pour le présent et l’après-guerre, par M.Laurent Barré, ancien delude de Houville à l’Assemblée législative, de l’Ange-Gardien; 12.00: Dîner au couvent ; Ih.30, après-midi: Election de* directeurs; 2h.: Les entreprises coopératives dans le diocèse; coopérative d*.' ; la betterave à sucre, par M.Henri Puis, agronome, de Québec; Jh.: Resolutions des eereles; 3h.30: Allocution par S.E.Mgr i Arthur Douville, évêque coadjuteur Me S.-Hyacinthe; 4b.: Allocution par M.Abel Mu-I non, président général de l’U.C.C.; th.30: Allocution, par un mem-: me de la Jeunesse Agricole Catho-liqnc; ûh.: Conclusions, par le R.p.l.e-j bel.S.J., aumônier général de PU.C.C.; 8b, du soir: séance de projections lumineuses.montréalais peut avoir, en regar-| dant ces images et en s’y attardant, une bonne vue d’ensemble de nos principales institutions d’enseignement.C’est là d’excellente propagande pour notre ville, et nous souhaiterions qu’elle se poursuivit, sous celte forme ou sous une autre, même au delà de l’année du Ille centenaire.L’exemple de cette importante compagnie de transport devrait aussi susciter d« nombreux imitateurs.L.D.2S-IX-4J Nos origines charcntaises por Georges PANNETON L’arbre généalogique de la population canadienne-française a ses racines, plus ou moins profondes, dans toutes les parties de la France.Après la Normandie les départements de Charentes revendiquent leur part légitime, et égale sinon supérieure, à la genèse de la Nouvelle-France.Mais à l’importance de leur appoint numérique à la colonisation du Canada se superpose, dans 1 esprit de 1 auteur, l’idée d’une priorité ethnologique qu’il elaye du fait géographique d'Aquitaine ou le phénomène anthropologique lion économique'’des nôtres, l’épargne, le i assisté des RR.PP.Ljonel Corbeil îir,éï!a’ et Edouard Laurin, celui-ci supé- i revues, les coopératives a aetiat, ae ven- ., 0.’ ¦ te et de crédit ,ie civisme et aussi à trai- rieur du Séminaire Moreau.La ter tous les graves problèmes de i après- traditionnelle bouteille de charnpa- i gUCMe'cauaertes.pour être mieux appré- | a été brisée par Mme Victor-M.! clées de notre population, doivent être accompagnées d'un programmé choisi de chant, de musique ou dp récitation.C'est d’ailleurs un excellent moyen de faire connaître nos artistes paroissiaux et de les aider ainsi à devenir plus tard des vedettes de la radio, de l'opérette, etc Le Conseil général Insiste donc pour que les présidents des sections fassent des conférences populaires, cette année, une des principales oeuvres de leur activité., * * Les directeurs généraux demandent aux présidents de sections d’insérer dans l’ordre du Jour des assemblées de cette semaine les directives suivantes: 1.organiser le recrutement et les élections: 2.travailler A la refrancisation de nos fovers, de notre commerce, de notre ville; 3.voir l'organisation de conférences Drury, accompagnée de M.Drury.La vie sportive (suite de la page onze) La C.hambre des notaires de la province a envoyé une délégation rencontrer MM.W.-J.Murphy et C.» P°Pulalre* avec "programme récréatif E.Goodhue, directeur et directeur-adjoint de l’impôt sur les successions à Ottawa.M.Rodolphe Jou-bert.commissaire adjoint du bureau de Montréal, assistait à l’entretien.Après avoir entendu les demandes de la délégation, M.Murphy a promis d’améliorer l’organisation des bureaux de perception de ret i imnôf dans la of; ,-î 15, au sous-sol de l’église, à l'angle des impôt aans la province, afin qu il rues Wellington et de nsgllse Un reprê.n > ait pas de delai inutile dans le ^ «entant du Conseil général présidera reglement des successions i l'élection.Ta H AU A.I ¦.n S ' , , I ST-STANISLAS ; assemblée d'élection i.a neieganon était composée de i du conseil à 8 h.30, à la salle paroissiale, Me E.-A.Dupuis, notaire a Sainte- 13,71- rue Laurier est.Anne de la Poeatière JJ ST-EUCE3E DE VERCEIL: élection du u ruJITv., Ka ,re' president de conseil pour l'année 1942-43, présidée par la Ghambre des notaires; Me Edou- un directeur général, A 8 h.15, au sous- ard Riron.et Me Victor Morin, an-!1 ciens présidents; Me John Mulcair et Me Dominique Pelletier, membres de la Chambre des notaires, et Me Arthur Courtois, secrétaire.LUNDI, 28 SEPTEMBRE FRANCOIS-XAVIER-OARNEAU: élection du conseil de la section, à 8 h.IS, à la salle paroissiale Notre-Dame du Rosaire, à l'angle des rues Boyer et VlUe-ray.Un directeur général présidera l’élection.NOTRE-DAME DE GRACE: assemblée A 8 h.15, à la salle du campanile.On procédera à l'élection du conseil.N -D.DES SEPT-DOULEURS de Verdun: réunion avec élection du conseil A 8 h.Courses remises au Parc Richelieu ETATS-UNIS Récupération du métal New-\ork, 28 (A.P.) — C'est aujourd’hui que commence aux Etats-1 nis la grande campagne de récupération des déchets métalliques.I î.5v, d\,’'*8llae ___.______.l'élection du conseil.Un t N -D.DE LOURDES séance mensuelle f et élection du conseil A 8 h.15.au sous-I sol de l'église.Un directeur général présl-I dera l’élection.i PAPINEAU: A 8 h, 15, au sous-sol de | l'église Ste.Brlglde, entrée rue Cham-; plain, élection du conseil pour 1942-43.88.-ANGES DE LA CHINE: assemblée ; mensuelle A 8 h.15.A la salle paroissiale, entrée rue St-Louts.On élira le nouveau conseil.MARDI.29 SEPTEMBRE CONSEIL GENERAL: séance exceptionnelle à 8 h au Monument national MONTCAIü élection des dignitaires de la section A 8 h.15, au sous-sol de l'éRll-! se St-Pierre-Aoôtre Un directeur général ! présidera le* élection*.MERCREDI, 30 SEPTEMBRE 8T-ENFANT-JESUS: assemblée Ain.où aura Heu directeur géné- Tcl.AMFcnt 1543 GEORGES PRINCE OSTOWETRISTf-OPTICIEN Bureau au maraetn I.-N Metsier 1490.ove Mont-Rovol (q*t) -— Montreal \ Domicil* i 181 ***t.Sr-loitpfc (•it> Tél.MA 5877 noMitnVîîrri?.?i t"ViLén*irca vr,,a‘ I Celle campagne durera trois semai-1 “si' occupera te fauteuil préaidentieUpour nouit en Gaule païenne ptus dire* j nés et toute la population y prendra j cette élection, tienne, puis en France des croise» j Part, On fouillera les maisons, les! dimanche, s octobre pour déborder, par dccrct divin, > fermes et les niflmifjicturcs pour ai.#kred-longpre.
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