Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 9 septembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1942-09-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dtt Etats-Unis, ou de qui que ce toit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canida et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-») Lord TWEEDSMU1R LE DEVOIR Montréal, mercredi 9 septembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE! BEIair 3361*- Mrsstssr i GMrgst PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration i BEIair 3361 Rédaction t BEIair 2984 Gérant t BEIair 3361 ( Voir en page 3) M.Maxime Raymond accepte de diriger un____mouvement Le double hommage à LaFontaine Staline, Churchill et l’invasion continentale Le courage moral, l'optimisme conquérant, l'habileté tactique - La grande leçon qu'il faudra tirer dos manifestations prochaines Les deux manifestation! LaFontaine, ctllé du Parc La-Fontaine dimanche, celle du Monumtnt nitiônil Mercredi prochain, ont un sens et une ponte qtti ne sauraient manquer de frapper tous les observateuis.Elles se complètent, au reste.Dimanche, avec la commémoration du discours français de LaFontaine, prononcé en violation de l'Acte d'Urùtn, c'est le courage moral qu’on honorera surtout.Mercredi, avec l'anniversaire du premier ministère LaFontaine, ce sera d’abord rhommi|e à la cOrtfiànti héroïque.à la persévérante ténacité, à la tactique hcütedie.Dimanche et mercredi, c’est une grande leçon de confiance et d’optimisme qui jaillira pàfèillement dé cef hautes pages d'histoire.* ¥ ¥ Ce furent de sombres jouri que ces lendemains de 1S37.On n’y faisait point mystère, chez plusieurs, du désir, de la ferme volonté, de nous annihiler cornthé influence distincte.Chez certains des nôtres un sombre péssinfiismè embrumait les cerveaux.L’Acre d'Union apparaissait tomme le garrot qu'on nous passait autour du cOu — pour en finir, et de façon rapide, avec urt élément qui gênait.Pourtant, une année a peine après la mise en vigueur du nouveau régime, le gouverneur appelait au pouvoir, et sans que celui-ci certes eût courbé sa haute taille — trois jours seulement après qu'il eut défié par son discours du 1 3 septembre le sectarisme de ract—, le chef politique des Canadiens français.Une révolution s’opérait, qui marque une grande date dans l'histoire politique du Canada tout entier.¥ ¥ ¥ L'homme qui avait connu, suivant la vieille expression irlandaise, le dedans d(es géoles britanniques, qui avait vU s'écrouler autour de lui tant de projets, n’avait pàs désespéré.Il avait fait le compte de ce qui restait debout et d’tri-lisable chez les siens, — et chez les Anglo-Canadiens.Les cris de haine ne l'avaient point empêché de discerner les voix raisonnables qui s'élevaient de l'autre côté de la barricade.Il avait partout fait appel aux bonnes volontés.Il devenait le chef politique du pays, il réintégrait dans la viè normale le peuple si durement atteint, sur lequel planaient tant de sombres présages.¥ ¥ ¥ Il convenait que ces grands anniversaires fussent solen-nèllement rappelés, qu’on en profitât pour les situer dans leur cadre et de la sorte en marquer l’importance vraie.Il faut donc féliciter de cette double initiative la Saint-Jeàn-Baptiite.qui organise la manifestation de dimanche et la Ligue d’Action nationale qui dirigera celle de mer-crèdi.Elles nous rendent un nouveau service.(Nous ignorons encore la liste complète des orateurs qui parleront au Parc LaFontaine, mais elle sera sûrement intéressante: on sait qu’au Monument national c’est M, l’abbé Groulx, grand spécialiste, qui fera la leçon.) II importe qu’il y ait aux deux réunions un très vaste anditoirc.— pour affirmer notre admiration d'abord, pour recueillir ensuite de fortes leçons.¥ ¥ ¥ PtriOnnc ne conteste que nous vivions des heures graves.Certains envisagent même avec de lourdes inquiétudes le prochain avenir.Oüx qui restent en intime contact avec la jeunesse sont moins pessimistes.Ils savent que nous disposons encore d’abondantes ressources.Ils devinent que même par delà la barricade, en dépit du tapage que mènent cettains, il subsiste des possibilités de collaboration.Des possibilités qui, le calme revenu, pourront être sagement utilisées pour le bien du pays tout entier.1842 nous apprendra à tous, suivant la formule de Maurras, que le désespoir en politique est une sottise absolue, qu’il est absurde de jeter le manche après la cognée, de s’imaginer que l'avenir est à jamais barré.Cette conviction du succès possible, c’est, pour l’immense majorité des gens, tout le monde le sait, l’une des con dirions du travail fécond.La possibilité du succès.LaFontaine, le grand réaliste, nous la redira avec une puissante éloquence: celle des faits.Orner HEROUX Bloc-notes Ce qu'il faut penser de la Rusie soviétique Le Keu> York Times du 23 août reproduisait une lettre d’un religieux passionniste, le H.P, Bertrand Weaver, que ce journal coiffe du titre: “Notre système et celui de la Russie sont incompatibles.Sa forme de gouvernement et ses idées sont diamétralement opposées à nos méthodes.” Le P.Weaver réfute les arguments de deux Américains qui avaient pris la défense du régime politique et économique de la Russie, dans des lettres au Times, Le P.Weaver, on le constate facilement à la lecture de son article, est un grand spécialiste des questions communistes.Sa documentation est abondante et probante.Le professeur Ralph Barton Perry avait avancé que “nous devrions nous entendre avec une Russie communiste et non avec une Russie adaptée à notre façon de penser et de vivre”, et ii précise que “l’essence du communisme est constituée par son économie collectiviste par laquelle les bénéfices sociaux de la collectivité proviennent du contrôle public plutôt que d’une manière indirecte au moyen de la propriété privée”.“Le communisme russe et le capitalisme américain contrôlé visent tous deux au relèvement des masses et cherchent à débarrasser la société non seulement de la pauvreté, des maladies et de l’ignorance, mais aussi des injustices, du parasitisme des privilégiés et de l’esclavage du salariat”.Mais le procommuniste Perry n’a pas vécu en Russie, ses affirmations (suite à la dernière page) Les deux chefs d’Etat se sont entendus là-dessus — Les préparatifs prennent de Tant* pleur Pourquoi la Russie a besoin du blé canadien — Les premières livraisons déjà faites — Ce n’est qu'un commencement — Se défendre de tout optimisme prématuré, fait entendre Londres — Comme quoi ce fut très dur, après Tobrouk — Les perspectives d’ici 1945 L«s conservateurs canadiens et la question de leur chef, qui reste à trouver, après Port-Hope Politique fédérale édérale ; le congrès de Port-Hope Rien de neuf ne paraît devoir en sortir Idées vagues, formules périmées, inadaptation aux besoins réels du Canada (par Léooold RICHERl Ottawa, 9-IX-42 — Le cortgrès conservateur de Port-Hopè — le mal nommé — a été une déception.Convoqué sous ‘d’amusants auspices par des hommes encore jeunes, ardents et agressifs, il semblait destiné à régénérer le parti tory.M.Finlayson, ancien chef du secrétariat du vicomte Bennett, avait sonné le ralliement en termes caustiques et irrévérencieux à l’égard des chefs.Cent cinquante conservateurs, dont un seul sénateur, mâis pas un chef, pas un sous-chef, pas un député fédéral, ont étudié pendant deux ou trois jours la situation politique, le programme du parti, les besoins de l’heure.La réunion avait un air de conspiration et de révolte qui était loin dé déplaire à ceux qui étaient fatigués du toryisme à la Meighen et à la Hanson.Or, d’après ce que les journaux en ont rapporté, les congressistes n’ont guère été audaciéuv Ils sont restés dans la tradition du parti en ce qui concerne les principaux points de leur programme.Politique de guerre A propos de la guerre, ils n’ont pas innové.Ils se sont prononcés en faveur d’un effort total et de la conscription immédiate pour service sur n’importe quel théâtre de guerre dans le mondé.Il n’était pas nécessaire de tenir un congrès pour trouver cela.'S’ils avaient invité M.Arthur Meighén, ils auraient entendu !n même formule, présentée avec beaucoup plus de force.L’effort total de guerre?La corts-cription immédiate pour service n’impor'c où dans le monde?Les conservateurs n’ont pas dit autre chose depuis trois ans.C’est, au v rai.le seul article de leur programme.Ils le répètent â satiété.N’importe quel discours parlementaire de M.Hanson ou de M.Church en dit aussi long que le voeu exprimé par le congrès de Pôrt-Hope.M.Finlavson et ses collègues ont manqué leur effet s’ils pertsaiertt frappe" l’imagination populaire avec la conscription.Le gouvernement libéral a d’ailleurs inscrit — et it l’applique — la conscription dans sçm programme.Economique Les congressistes de Port-Hope ont essayé d’innover dans le domaine économique et social.Mai*, qu’il s'agisse de la fondation d’une banque centrale destinée à assurer du crédit aux agriculteurs, des conventions collectives de travail, de l'emploi pour tout le monde, de la lutte contre les taudis, de l’aide fédérale à l’éducation, d'une plu* substantielle pention de vieillesse ou de la médecine d'Etat, le nouveau programme conservateur ne marque aucun progrès sérieux sur celui que M.Bennett avait annon- cé.en lf>35, dans cinq causeries radiophoniques qui avaient, dans le temps, suscité un extraordinaire intérêt.Il ne faut pas oublier que M.Bertnett a établi 1* Banque du Canada.banque centrale, et passé un certain nOnibre de lois sociales qui ont été, par la suite, déclarées inconstitutionnelles.Les gens de POrt-Hope ont oublié qu’il existe des provinces au Canada et que plusieurs de* réformes préconisées tombent sous la juridiction provinciale.La guerre a beau modifier considérablement les relations entre le fédéral et les provinces, celles-ci sont encore autonomes dans les limites de la constitution.D’ailleurs la Gazttte d'hier n’ap-prôuvait pas une partie des réformes sociales préconisées par les gens de Port-Hope.En matière de tarif douanier, les congressistes sont restés dans te vagué absolu.Dans le rapport adopté par les congressistes il est dit, d’après un quotidien d’Ottawa: “La pâix pour laquelle nous combattons doit faire naître un mondé ôii JeS bénéfices dé la production spécialisée nè seront pas annihilés par des obstacles au commerce.Nous céoyôns que le principe qui doit servir de guide à la politique tarifaire canadienne est la mesure dâns laquelle les tarifs contribueront à assurer un emploi lucratif et à maintenir de réels standards de vié.Nous approuvons les Objectifs exprimés dans la Charte de l'Atlantique et nous croyons que le Canada doit, saïis réserve, contribuer à établir une organisation internationale efficace pour appliquer là Charte d'une façon pratique”.C’est lâ pur charabia.On n’y comprend rien.On ne sait pas ce que les conservateurs veulent dire.S’ils sont en faveur d'une ré-»n du tarii ne pas le declt ._ pies et intelligibles* Philosophie emmêlée Les congressistes ont essayé de définir la démocratie et la philo-mpnie de la démocratie, si l’on peut dire, Ils ont appuyé leurs principes sur la éfoyance en Dieu et au don de Dieu, à rhomme, d’un sens Je digrîta et de valeur personnelle, ce qui rend tous les hommes égaux.Tls Se son’, payés de mots lorsqu’ils se sftftt opposés au racisme totalitaire de h droite et au fascisme ré-volutlOnpOire de la ganche.Un congressiste ayant émis l’objection qu’on pourrait en déduire que les Busies sont des fascistes, on a abandonné les deux expressions pour les remplacer par la suiventc: (suite à la dernière page) duetion du igrif douanier, pourquoi arer en termes sim- En page 2 : Mgr Arthur Curette, Frédéric Pelletier.par ! L’actualité George Gershwin 6 l’honneur oux Concerts Symphoniques en fin de soison d'été Comme salle de concert, le Forum a montré encore une fois ses défauts dont le principal est un excès de résonance irrégulière qui mêle des échos aux sons de ior-cheslre: c'est le Concerto de Gershwin qui en a le plus souffert, parce que n’étant pas connu de l'auditoire comme les autres oeuvres au programme, il aurait eu besoin plus qu'elles de porter clairement partout.Ceux qui se trouvaient en avant ne peuvent savoir comment les autres ont,, entendu.On prétend que les meilleures places pour l’audition sont celles du fond, en haul des gradins, avec nécessairement la diffusion par haut-parleurs’.Tout cela fait une preuve d ajouter à celles qu’ont données d’autres concerts d’orchestre, excepté peut-être à un des concerts donnés il g a trahis ou quatre ans sous la direction de âf.Paul Stasscvitch, qui avait placé son orchestre sur le parquet au centre du côté long du côté est.Je l’ai dit souvent et fe le répète; c'est une.honte pour Montréal de ne pas avoir, depuis près d’un demi-siècle qu'est disparue la Salle Windsor, une salle de concerts comme en possèdent, au Canada même, Québec, Toronto et Winnipeg et, aux Etats-Unis, des centaines de villes qui ne se vantent pas, comme fait la nôtre, d'être la métropole, A tous les points de vue, le programme offert hier soir par M.Désiré Defauiv, comme point final des concerts d'été, était des plus remarquables.Même si on les a entendues souvent, des pièces comme l’Ouverture du Vaisseau Fantôme.les Danses Slaves de Dvorak, les Préludes, de Liszt, les Danses Po-lovtsiennes de Borodine, sont à leur place n’importe où, fût-ce aux séries du Pial eau.Mais le qrand allrail de la soirée se trouvait, pour les fervents de la virtuosité, dans la présence du pianiste américain Oscar Levant, el pour les curieux de nouveautés el les amateurs de musique dans les oeuvres de George Gershwin jouées par Levant et l'orchestre.C'est une personnalité curieuse que celle.d’Osear Levant.Comme claviste, il possède une virtuosité déconcertante, une intelligence rare, mais sans le moindre charme pianistiqne, que montre même le glacial Rachmaninoff.C'est le.modèle du pur virtuose que t.iszl définissait “l'acrobate de la musique'’ — et il s'q connaissait — mais il est en son genre un acrobate de haute classe.Nul véhicule, dès lors, ne lui convenait mieux que te Concerto fNo 2, en fa) et la Rhapsody in Blue — titre intraduisible — de son ami Gershwin.J'ai entendu la Rhapsodii.dans tes environs de la première Grande Guerre au théâtre Saint-Denis par l'orchestre tie jazz (c’est la version originale) de Paul Whiteman et Gershwin lui-mime était au piano.J'en ai gardé un souvenir assez vague doublé d'une véritable admiration pour l’oeuvre, et l'exécution nu'en ont donnée Oscar Levant et Désiré Defauw, et ta transcription pour forchestre sgmphonique, non seulement a (Suite à la dernière page) Le carnet du grincheux Le Comité Victoire Alliéo — ainsi v désigne-t-i! lui-même — publie à plei-1 nés pages, dans certains (Ournaux, des appels frénétiques pour l’ouverturs d'un deuxième front sur le continent européen.D'où sort ce comité?D’où est-il parti?Qui le finance?* * ¥ SM dispose d'assez d'argent pour faire une telle propagande payée à tant la II- j gne agate, que ce comité ne retient-il les | services d’un rédacteur ou d'un traduc- ! teur compétent pour la préparation de ceux de ses textes qu'il veut publier en langue française?Ses textes français ont été jusqu’à présent du pur charabia.?Echantillons de ce charabia, qui ne s écrit pas, comme l’on va voir, rien qu'avec des mets français : La retraite — il s'agit de l'affaire de Dieppe —- fut accomplie en tix minutes de différence avec la schedule adoptée.L'ajustement effectif demanda de nous, dès maintenant un effort suprême., .avant que lot armées russes du sud soient disséminées et disconnectées de celles du nord.déclarer publiquement le support du Canada de l’entente atteinte à Washington par Churchill, Roosevelt et Molotov sur le second front.?Voici donc un second front tout établi à Washington.Il ne s’agira plus, pour faire plaisir à ces Messieurs-Dames du Comité Victoire Alliée, que de le transporter quelque part sur le continent européen.?Le Canada écrivait l’autre jour, à propos de la rentrée scolaire, que l'instruction n'est pas un luxe.Les impôts de M.Ilsley vont faire qu’elle le soit.?De passage i Montréal, le vicomte Bennett annonce aux journalistes qu’il ne s intéresse plus du tout i la politique canadienne.Sa seigneurie est bien bonne.La Grincheux B-IX-4Î Citation d'actualité "Les assauts des païens contre les chrétiens ne seront couronnés de succès que si notre christianisme lui-même, indépendamment de foute offensive du paganisme, est dé|à fissuré et branlant."Oui, dans la manière même d’affronter le paganisme de notre époque, n’y aunit-ll pas un manque de tactique de la part des chrétiens?Se borner à le combattre de l’extérieur serait imiter l'attitude du judaïsme, à l'époque de lérémie, contre les païens de Chaldée.Ce que Dieu voulait alors, ce qu'il veuf aujourd’hui comme toujours, c’est que nous réfléchissions et que nous nous convertissions sincèrement à lui.Sinon, notre lutte extérieure reste vaine, elle ne sauvera pas nos âmes.“Quiconque aujourd'hui veut combattre ce paganisme qui, au nom de Satan, brave le pouvoir souverain, de Dieu, doit commencer par combattre ce paganisme qui, en nous-mêmes et parmi nous, outrage le nom de Dieu, La révélation divine n'est pas d'abord un cri de guerre contre 'es autres, elle e*t avant tout un appel à nous con-vertir nous-mêmes".Chanoine PFLIECLER teVrilt du Vrai chrétien en lac* du mvtda réel).Oti s'efforce de dégager depuis quelques heures, le sens véritoble du discours de M.Churchill aux Communes, à Londres, hier.D'après ce que l'on en pense, M.Churchill a surtout voulu faire comprendre à la députation et au Royaume-Uni que le temps des paroles est passé et qu'à Staline il a déclaré en somme qu'il peut compter à fond sur l'aide alliée, tant du point de vue d'une offensive continentale contre Hitler que du point de vue des envois de matériel de guerre.Staline, pour sa part, au.oit laissé entendre que si les Alliés eussent voulu faire davantage dès cette annee ils auraient pu le faire.Il y a il est vrai le péril de j lancer une offensive de faille avant que tout soit prêt à fond pour cela.Et c'est cela qui a retenu l'attention des Alliés.Ils ne veulent pas agir précipitamment, cat ' un échec compromettrait, sinon le sort de la guerre, au moins !a durée de la guerre, dont les Alliés veulent s'assurer la fin avant 1945.On repète que les Alliés an sont venus à la décision relative au second front des juillet dernier, à Londres, et que l'affaire fut alors décidée en principe L'opération de Dieppe, comme l'a dit en quelque sorte M.Churchill hier, fut un coup de sonde décisif.On a acquis la .certitude que l'entreprise contre le continent est praticablê, dès que l'on aura massé les troupes, les navires et les avions qu'il faud a pour réussir le coup.Les préparatifs ne sont pas ache vés et cela prendra encore assez de temps qu'on doit sans doute ajourner aux premières belles semaines de 1944, après de nouveaux coups de sonde, l'exécution du projet gigantesque que l'on sait.Bonaparte travailla pendant des mois son idée d'envahir l'Angleterre, et puis ii dut y renoncer.Dans le temps la navigation à vapeur n'existait pas, les flottes d'invasion eussent été à la merci de quelques grands coups de vent, tandis qu'aujourd'hui les perspectives paraissent moins hasardeuses.Et puis, voici l'automne qui aidera la Russie, de même que l'hiver, à tenir Hitler sur ta défensive.Au printemps de 1943, tout sera possible.t DANS LE DOMAINE MILITAIRE En Russie, on continue de se battre furieusement autour de Stalingrad.Les Allemands prétendent avoir pratiqué une importante brèche à l'ouest de la ville et avoir pris des hauteurs d'où iis domineraient les lignes de défense immédiates de Stalingrad.Les Russes admettent que la situation est d'un critique dangereux, que les Allemands ont fait des progrès inquiétants, mois ils affirment que leurs lignes sont intactes et qu ils sont encore capables d empêcher le siège de lo ville de prendre mauvaise tournure.Ils parlent des énormes pertes allemandes et expriment l'avis que tes généraux ennemis ne sauraient bien plus longtemps sacrifier des milliers et des milliers d'hommes cette année sans compromettre tout à fait la réussite de leur campagne du printemps prochain.Du côté Ju Caucase, l'avance sur Grozny, point stratégique im portant à cause des richesses en pétrole du territoire avoisinant et des installations pour le raffinage des carburants extraits du sol, ci l'air sinon bloquée, au moins presque immobilisée.A la vérité, on ne sait pas bien ce qui se passe un peu partout en Russie, parce qu'il n'y a pas de correspondant de guerre dons le voisinage immédiat des champs de bataille et que les journalistes étrangers, en Russie, ne peuvent transmettre au dehors que ce que Moscou veut bien leur dire.Difficile un peu partout, la position des correspondants, soit anglais, soit américains, l'est davon tage dons l'immense poys russe.Puisque même les techniciens militaires etrangers ne peuvent circuler un tant soit peu hors Moscou, ii n'est pas étonnant que Ifcs chroniqueurs de guerre éprouvent tant de mal à se renseigner et à renseigner la presse extérieure Les forces aériennes britanniques viennent de bombarder à fond le Rhénanie, surtout la ville importante de Francfort.Cela rappelle qu'il y a eu deux ans ces jours-ci, l'Allemagne lançait ses premièraa grondes offensives aeriennes contre l'Angleterre, entreprenant de pilonner presque sans répit les princi pales villes du Royaume-Uni et y causant des dommages considérables.Aujourd'hui, c'est du Royaume-Uni qu'on va bombarder les villes industrielles de l'Allemagne, signe que, sous l’aspect aérien, lo situation alliée s'est notablement améliorée, au point qu'il y a des indices que les Alliés sont à prendre de plus en plus d'importance dans le domaine aérien.On prévoit que d'ici le printemps prochain ils y auront acquis une supériorité incontestable.En Egypte, Rommel est à regrouper ses forces de combat et à prendre de nouvelles dispositions ofin de presser sa nouvelle offensive, interrompue ces jours derniers.Les Alliés bombardent entretemps ses lignes de communication surtout du côté de Bengasi et de Tobrouk.Un correspondant du "Times" de Londres, qu> a dernièrement analysé la situation en Libye et en Egypte- depuis que Rommel a lancé sa première offen sive de 1942, suspendue peu après lo chute de Tobrouk devant ses troupes et son avance rapide, fort inqu:é-tonte pour un temps, vers Alexandrie et Suez, écrit qu'il s'en fallut de très peu que cette avance ne devînt un désastre fiour les Anglais, Il dit carrément qu'ils furent à un doigt de la défaite complète; et que si ce n'avait été de l'intervention persistante et magnifique des aviateurs britanniques, — parmi lesquels, on i« sait, il y avait plusieurs centaines d'aviateurs canadiens, ainsi qu'on l'a dit à Ottawa, ou M.Power a parlé de 2,000 Canadiens dans l'aviation militaire du Levant, — la bataille était perdue pour tout de bon Après une retraite éreintante et épuisante pour les troupes britanniques, dit ce correspondant (voir "Journal" d'Ottawa, en page de rédaction, hier), la huitième armée était rendue à bout de forces."Eüe se battit courageusement, malgré tout, parce que ses soldats étaient de braves et excellents combattants; mais s'ils eussent été, en ce temps-là, soumis à de violentes attaques aériennes, si les avions qui volaient au-dessus d'eux tous les jours et tout le temps eussent été tous des avions hostiles, la situation fût très vite devenue extrêmement critique".À quoi l'on ajoute: ' De nouvelles dépêches parlent de revers ennemis récents, mois il faut !es lire avec quelque méfiance, comme le font les autorités militaires à Londres, qui font savoir périodiquement que de tels revers peuvent bien ne signifier que ceci: Rommel manoeuvre afin de choisir les meilleures positions possibles".Les Français, à Vichy, protestent contre de récents bombardements aériens de Rouen en particulier par des escadrilles angle américaines.Rouen a, paraît-il, subi des raids sans but précis, et la ville même aurait souffert, des coups assénés dans ces circonstances, de graves dommages; en particulier, on parle de bombes qui auraient ravagé la splendide église de Sainf-Maclou.Il n'y a aucune confirmation de cela et Londres nie avoir visé et touché autre chose que des objectifs d'ordre militaire.LA RUSSIE ET LE CANADA On a annoncé hier que le Canada et la Russie venaient de négocier à Londres un accord selon lequel, par l'entremise du ministère anglais des Approvisionnements, la Russie recevra du Canada une valeur de $10 millions de dollars en blé canadien ou en farine de la même qualité que celle que là Grande-Bretagne achète chez nous.Les livraisons à la Russie sont de fait commencées depuis quelque temps.La Russie recevra ces livraisons sans avoir à les payer d'avance.Cela signifie environ 9 millions de boisseaux de blé de première qualité.On comprend que cela n'est là que la première d'une série de tractations à la suite desquelles Je Canada devra livrer des dizaines de millioivs de boisseaux de blé à la Russie, payables à terme.En réalité c'est un crédit ou un prêt d'envergure que nous nous engageons à faire à la Russie.Le premier crédi*-de $10 millilns sera payable à commencer en 1945, en quatre versements égaux et semestriels.Mais comment se fait-il que la Russie, jadis productrice de millions de tonnej de blé chaque année, — ainsi toutes les plaines de l'Ukraine étaient couvertes de riche» moissons de blé, — ait besoin maintenant de recourir à des importations massives d'autres pays producteurs de blé?La chose s'explique fort bien.La Russie, en temps de paix, produisait de 15 à 20 millions de tonnes de blé par an, dont une certaine partie allait à l'exportation.L'invasion des territoires russes par le» Allemands, depuis juin 1941, a submergé une partie de l'Ukraine, grenier à blé de la Russie, et dévaste d’autres régions du pays, notamment le Koubon.I! s'en est suivi que ni en 1941 ni en 1942 ces territoires n'ont donné les récoltes qu'il y avait là en temps normal et que les Allemands se sont emparés de tout ce qui a pu être moissonné, notamment en 1941, car cette année-ci il y en a eu très peu de semé et presque tout se trouve en territoire pris par les ennemis.U faut donc ravitailler ou plus tôt, dons la mesure du possible, l'armée et la population civile russes, afin d'éviter que la famine ne se superpose oux dévastations de territoire.Il faut aussi compter qu'une partie des importations est exposée aux torpillages et perdue en mer.C'est la raison de fond des achats de blé déjà faits pour la Russie au Canada et des livraisons qui vont devoir suivre.Nous avons en réserve 400 mil lions de boisseaux de blé et la récolte de 1942 sera d'environ 500 outres millions de boisseaux.POLITIQUE CANADIENNE On est assez généralement d'avis, dans la presse quotidienne, que le congrès de Port-Hope, organisé par un groupe de conservateurs impatients de voir leur parti reprendre dans le champ fédéral la place qu'il occupait avant la dernière guerre (en 1914), ne donnera pas grand résultat pratique Il est maintenant question d'un congrès général officiel du parti conservateur, — ce que l'on appelle en Amérique une "convention nationale".Cela se ferait à Winnipeg, en novembre prochain.M.Meighen, au dire d'informations récentes, serait favorable à cette réunion où se déciderait une fois pour toutes, entie autres choses, la question du commandement suprême du parti.M.Hanson, on le sait, n'a pas voulu consentir à rester indéfiniment chef parlementaire des conservateurs à Ottawa.Il a des raisons d'ordre personnel de ne rester là qu'à titre provisoire.L'outomne dernier, un congrès convoqué pour aviser à l'avenir du parti a désigné, par surprise, M.Meighen comme chef général du parti.Sénateur, il a démissionné pour se porter candidat aux Communes, dons une élection partie te tenue près de Toronto.Il y a été défait par un candidat coopératiste, M.Noseworthy.Depuis le parti a gardé M.Meighen à son poste de chef, mois il ne peut siéger aux Communes et il n'est plus sénateur.Position fausse pour un parti et pour un chef politique.Il parait qu'à Port-Hope on aurait voulu demander un grand congiès national conservateur, mais que M.Meighen aurait prévenu les organisateurs de la réunion de ces jours derniers que lui-même demandera qu'on règle bientôt lo question du haut commandement.Cela se ferait d'ici la fin de 1942, peut-être en novembre même.M.Bennett, ancien collègue de M.Meighen, et qui fut, comme celui-ci, premier ministre et chef du parti conservateur fédéral, vient de dire, en passant à Ottawa, quelle pitié c'est de voir que les conser voteurs n'ont encore pu trouver moyén de faire élire M.Meighen aux Communes.Ce n'est pas parce qu'ils ne l'ont pas voulu; c'est que le» électeurs, vraisembh-blcment, ne se sentent pas le courage de reprends* des anciens chefs souvent tiéfaits.— G.«-1X-42 94 8975 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 9 SEPTEMBRE 1942 VOLUME XXXIII-rNt 209 Epargne et prêt au gouvernement Mgr Arthur Curotte Le carnet n’annule pas la carte de rationnement FAITS DIVERS M.Ilsley, ministre des Finances, parle ainsi devant maires, députés et chefs d'industrie — 'nculquer une mentalité d'épargne de guerre — Prochain emprunt de la victoire, le 19 octobre?— "Si nous ne faisons de cette guerre notre guerre, le prochain champ de bataille sera la province de Québec", prédit M.Philippe Brais En tournée à travers la province dp Ouéber pour préparer le lancement du prochain emprunt de la victoire — on mentionne kji date du 19 octobre — le ministre des Finances, M Ilsley, a déclaré hier en présence des maires et députés de U région de Montréal et peu après devant une assemblée de plus de mille chefs et contremaîtres d’industries que les Canadiens doivent épargner jusqu’à la limite de leur capacité et mettre leurs épargnes à la disposition du gouvernement afin que celui-ci fasse tout en son pouvoir pour contribuer à assurer la victoire des Nations-1 nies.f.e ministre des Finanres était accompagne des principaux artisan*.dî la campagne du prochain emprunt i M.Philippe Brais, commissaire de l’information de guerre.et M E.-A.McNutt, tous deux présidents conjoints du comité des finanres de guerre du Québec: M.Alphonse Raymond et M.Ross Clarkson, présidents conjoints du comité de Pile de Montréal; MM.Andrew Beaubien et A.-F.Culver, presidents conjoints du comité de la ville de Montréal.M.Adhémar Ray-nault.maire de Montréal, était aussi i la table d’honneur des délibérations.Mentalité d'épargne de guerre M.Ilsicv, qui a fait une tournée de propagande en Ontario la semai-1 ne dernière et qui voyage cette se-! maine dans la province de Québec, avait tenu une réunion à Suint-Jé-j rAmr hier matin.A la double réu-j nion tenue à l’hôtel \A indsor hier, I il a dit.en plus de ce qui est rap- I porté plus haut, qu’il faut inculquer j r-ti public une mentalité d'épargne ^ de guerre 11 a indiqué que le gouvernement '' se propose de dépenser huit fois ! plus ou'avant la guerre.Pour chaque dcllar qu’il dépensait en 19.'19, ; P dépensera 8 dollars cette année, j Le ministre a essayé de répondre! là certaines fausses rumeurs ou à certain i malentendus.On me rap-j j porte, dit-il, que nombre de gens i iisent que si le gouvernement ne j faisait nas d’extravagances, ils lui) ' prêteraient volontiers leur argent.; Ces sens ont droit de réclamer de, i''économie de la part du gouverne-j ment.Cependant, chaque fois qu’on m'a cité des cas d'extravagance, après enquête i'ai constaté qu’il y ! avait eu erreur.Le ministre des Finances a vo-| I lont'ers répondu ensuite aux ques-' .lions que lui ont posées des dé-j [mités et maires à la première réu-i 1 nion et des chefs industriels à lai 1 deuxième.Quebec, prochain champ de bataille M.Ph'üppe Brais a remercié le ministre de sa visite à Montréal, et ; II lui a dit que s’il n’avait pas de-j j mandé les sacrifices d’épargnes I : qu’il a en réalité réclamés, il méri-[terait des reproches.Puis, le chef | i l.bércl ajoute cette sombre prédiction : - Cette guerre est notre guerre, a dit M.Brais.Si nous n’en faisons pas notre guerre, le prochain champ de bataille sera la province de Québec ! Mort du R.P.Léo-J.Péloquin, M.M.Missionnaire depuis 17 ans à Kobai en Corée Brockton, Ncw-Hampshire, 9.— La famille du R.P.Léo-J.Péio-quin, M.M., missionnaire de Maryk-noll depuis 17 ans à Kobai, en Corée, a été nolifiée de sa mort, à l’hôpital International à Kobé, Japon, le 10 juin, anniversaire de son ordination à Brockton, en 1925.L?R.P.Péloquin était âgé de 48 ans et souffrait d’une maladie de coeur.Il fut interné au commencement de la guerre avec le Japon, et sa mort à Kobé est considérée comme indiquant probablement qu’il avait été conduit au Japon pour y attendre son rapatriement aux Etats-Unis.Il n’était pas venu ici depuis 1935, alors qu’il avait reçu son premier congé depuis dix ans.Né à Brockton, le R.P.Péloquin laisse dans !e deuil deux frères, Horace et Charles Péloquin, tous deux de cetté ville.Il avait exercé le métier de cordonnier avant de décider de se faire prêtre et de se destiner aux missions au collège de Maryknoll, dont il fut diplômé en 1924.Après une année d’etudes spéciales à l’école missionnaire de Maryknoll, à Ossining.N.-Y., il partit en 1925 pour la Corée, où il prêcha, fit la classe, dirigea des écoles et un hospice pour les vieillards.Congrès régional Ste-Anne de la Pocatière.9 (C.P.) — L’Association forestière de la province de Québec tiendra un congrès régional, à l’Ecole supé-rjcaTre d’agriculture de Ste-Anne rie la Pocatière, le 23 septembre.MONUMENTS Fonde» ta 1871 Manufacturiers de monuments WE.2640 J.Brunet Ltée 4485, Cdte-des-Naige» Montréal Imprimés de deuil MlMtNTOS — RIMERCI3MBNTS Imprimés «ai gravât.Mate des prit »t spécimen* ter demande.Pneus neufs démodés pour ouvriers de guerre Ottawa, 9 — Le ministère des Munitions et approvisionnements annonce qu’il existe (it* petites quantités de pneus neufs de dimensions démodées qu’on accordera aux ouvriers des industries de guerre qui possèdent des autos et qui s’en servent pour transporter leurs compagnons de travail de leurs demeures à l’usine ou vice versa.Selon M.Alan H.Williamson, régisseur des approvisionnements, l’ouvrier de guerre qui désire acheter un pneu démodé doit d’abord obtenir un permis du préposé au rationnement des pneus le plus rapproché de son domicile.Quand on aura répondu aux besoins des ouvriers de guerre, s’il reste encore quelques pneus démodés, on pourra, à condition toutefois que le contingent d’une région ne soit pas épuisé, les distribuer aux autres propriétaires de véhicules d’après l’ordre de priorité suivant: 1° Cultivateurs qui ne possèdent pas de camion; 2* Propriétaires de taxis; 3’ Facteurs ruraux.Le Musée national expose 39 toiles de peintres canadiens Ottawa, 9 (CPA — On vient d’annoncer, au Musée national d’Ottawa, de nouveaux projets d’expositions de peintures canadiennes tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Les autorités reconnaissent que depuis la guerre, l’intérêt du pub1-pour les beaux-arts s'est sensiblement accru.On a ainsi enregistré une augmentation de 50% dans le nombre des visiteurs du Musée d’Ottawa.A l’ouverture de la saison d'automne.on exposera une série de 39 toiles du Canadian Group of Painters.Ce sera la première de plusieurs expositions qui se tiendront dans différents centres du Canada.Elle comporte des portraits et des paysages et chaque artiste y est représenté par une œuvre.Le 18 septembre prochain, à la Phillips Academy d’Andover, Mass., il s'ouvrira une autre exposition spéciale, comprenant 67 œuvres de 37 peintres canadiens-français et canadiens-anglais.Des feux d'une heure devraient suffire Monsignore Arturo Carotte, cano-: nico lateranse, cela veut dire cha-r oine de Saint-Jean de Latran, donc i de S.S.le Pape dont cette basili-| que est la cathédrale en tant qu’évê-j nue de Rome.Après les cardinaux, te chapitae de Saint-Jean de Latran jouit donc d’une insigne et unique ! distinction: celle d’assister un évê-! que qui est supérieur à tous les ar-| chevèques du monde, mais ne s’ins-11 rit pas moins le Serviteur des Ser-! viteurs de Dieu.Avec Mgr Léoni-las Perrin, je crois que Mgr Cu-i rotte est le seul prélat canadien à ; avoir été nommé à un poste aussi [ élevé.# ¥ * J’ai bien connu Arthur Curotte puisque, au Collège de Montréal, je | fus son condisciple depuis la Mé-! thode jusqu’en Rhétorique, les seu-1 les années où nous ne fussions pas! ensemble étant les deux premières [ du cours: Eléments et Syntaxe où j il y eut deux professeurs.C’était de 1884 à 1888 que se réunirent les deux divisions: et à partir de ce montent, Arthur Curotte fut toujours le premier.C’était un rude > ’ravaiileur qui ne compta jamais sur i «es moyens réels de mémoire, d’in-iellieenre et ne laissa rien à l’improvisation.Nos professeurs, qui fu- ; rent M.Pierre Bédard (Méthode), M.I l'icne Schickling (Versification et; Rhétorique), M.Flavien Laliberté (Relles-Lcüres), disaient plusieurs! années après, vers l’époque où le j jeune prêtre partit pour perfectionner ses études de théologie à Rome, qu’il possédait une intelligence supérieure et qu’en leurs longues an-] nées de professorat, ils avaient ren- ! contré bien peu d’élèves qui leur] eussent donné autant de satisfac- j Lon.A l’Apollinaire, l’abbé Ar-1 tiiur Curotte fut sous la direction ! du P Lépicier, créé plus tard cardinal.Le P.Lépicier était au Congrès eucharistique de 1910 et je lui par-j lai de mon ancien condisciple.! “Quelle belle intelligence, quelle ’'elle âme!” s’exclama l’éminent re-j Mgieux.Après ses études à Rome, l’abbé i Curotte revint à Montréal et feu Mgr | Pruchési l’attacha immédiatement à | sa maison en qualité de consulteur, i lui confiant l’enseignement d’une j de ces matières de morale qui s’adressent à des auditeurs spécialisés.Puis, il s’en retourna à Rome où il devint professeur à PApoHi-j naire, ce même collège dont il avait été l’un des plus brillants élèves, j C’est de là qu’il passa au chapitre ] de Saint-Jean de Latran.Jusqu’à | la guerre j’eus une très fréquente j correspondance avec lui.A Rome.| Mgr Ci roüe habitait au no 4, Piazza ! di San Giovanni in Laterano, le palais du chapitre comme la basilique étant partie extraterritoriale de !a Cité valicane.Plus tard, je ne sais à quelle époque, la guerre exigea que les chanoines de Latran allassent résider dans la Cité vaticane.La dernière lettre que je lui écrivis directement et qui resta sans réponse, était datée de la fin d’aoùt 1939.j ¥ ¥ ¥ La vie d’Arthur Curotte ne se ; prête pas à l’anecdote.Il fut un saint prêtre et ne chercha jamais les honneurs qui furent uniquement accordés à son mérite.De son ca- i ractère, je ne me rappelle que deux choses; sa volonté inflexible de fai-1 re son devoir pour l’Eglise tel qu’il ! le comprenait et que ses supérieurs : le lui faisaient comprendre; sa délicatesse de coeur, ce qu’on appelle ’¦'onté et qui est quelque chose de plus que la bonté, et dont ses lettres m’ont donné mainte preuve.Des quelque cinquante élèves qui sortirent un matin de juin 1888 du Collège de Montréal, nous ne res-tions guère que trois ou quatre.Je suis sûr que les survivants se sou- [ viendront, comme moi, avec une ! émotion profonde, de celui qui | vient de disparaître.Frédéric PELLETIER Ouverture des Assises criminelles Précisions de la Commission des prix et du commerce Ottawa, 9.— Vu les milliers de demandes qu’elle a reçues a ce sujet, la Commission des prix et du commerce précise aujourd hui le point suivant: le carnet de ration- ! nement n'annnJe pas le carte temporaire de rations.Les coupons l de cette carte restent valables, | quoiqu’ils n’aient pas la meme va- | leur d’échange que ceux du livret.Les coupons de la carte tempo-j raire représentent la ration d’une j semaine, et ceux du carnet, la pro- I vision de deux semaines.Les pre- [ miers sont maintenant tous valides; les seconds le deviennent par j paire, de quatre semaines en qua- ! tre semaines.Les Nos 1 et 2 sont bons depuis lundi, les Nos 3 et 4 le seront le 5 octobre et ainsi de suite jusqu’au No 13, dont on pourra se servir à partir du 22 février 1943.i Une fois valides, ces coupons le restent toujours; il n’est donc pas nécessaire de les présenter à jour fixe.Chaque coupon de la carte de ra- j tionnement représente la ration de deux semaines; il permet donc j d'acheter deux onces de the, huit de café ou “ce qu'il faut de calé | concentré ou d’un succédané con-1 tenant du café pour faire vingt-cinq taSses de breuvage”.Les coupons de thé et de cafc ne portent pas le mot thé ni le mot café.Ils sont simplement désignes comme “supplémentaires A”.Ils sont de couleur verte et constitueni la seconde série du carnet.Les enfants de 12 ans La nouvelle ordonnance éclaircit enire autres la question des rations de thé et de café pour les enfan,s qui parviennent a l'âge de 12 ans après avoir reçu ieur carnet de ! rationnement.Les enfants qui n’a-yaient pas 12 ans révolus le 25 juin 1942 ne recevront pas de coupons de thé-café avant l’émission du carnet No 2, c'est-à-dire pas avant six mois d’ici.Le carnet de rationnement, tout comme la carte temporaire, est annulé par la mort de son détenteur.H faut retourner au plus proche bureau du rationnement le carnet de toute personne défurie.Carnet de rechange Pour remplacer un carnet perdu , ou devenu inutilisable, il faudra : remplir une formule de demande ! spéciale que l’on trouvera a n’im- ! porte quel bureau de la Commis- ! sion des prix.La même formahié sera de rigueur pour remplacer un ! livret endommagé.Le carnet de j rechange a une couverture bleue pour bien se distinguer de celui qu'il remplace, et son détenteur devra y inscrire lui-même le numéro de série du carnet original, qu’il aura soin de noter, comme on l'a maintes fois conseillé à tous, sur un papier à part.Cartes pour soldats, touristes, etc.Le rationnement émet des cartes spéciales pour les soldats en congé, les touristes etrangers, etc.Les cou- Feux de forêts pons de ces cartes sont valides i n importe, quand, et il ont la même valeur que ceux du carnet.Deux Occidents d'avions — Marin blessé à coups de couteau — Vol à moin armée — Accidents divers riLiiu JOUR nu n C’est demain que s’ouvre, sous la présidence du juge Wilfrid Lazure, le terme de septembre de la Cour du j Banc du Roi siégeant aux Assises.Cent six causes devaient être entendues.Ce nombre a été sensiblement réduit parce que la plupart des accusés ont opté pour un procès devant un juge seul aux Sessions de la Paix.Sur le rôle on relève deux causes de meurtre; celle de Juliette Lusignan, accusée d’avoir tué son ami.et celle de Muriei Doiron, accusée d’avoir assassiné son bébé en ie jetant dans une four- ; naise.Accident d'avion Newark, Ohio (A.P.)—Au moins sept personnes viennent de perdre la vie dans un accident tragique.Un bombardier de l’armée états-unienne, dont une aile se brisa en plein vol, est venu s’abattre sur une conciergerie du quartier des affaires.Les six membres de l’équipage de l’avion sont morts.Une femme, qui habitait la conciergerie, est morte.Il est possible qu’on retrouve d’autres cadavres.En toute snison vos nuns SOnT DÉYElOPPÉSdlîTlPRlfnÉS En DEUX HEURES * APPELEZ fl Lfl PUARIMIE (IlOflTREQL LA Plus , le, loclété, de fiducie et le, bureau* de ».«.d,.Certificat, dipa,,,.d.g.T.t coupure, de Sï, J10 et ÎÎS.9 *" ^gg^jATIOKUL DES FINANCES r» ru,»».» 8 ) VOl»Mf XXXIII — No 209 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal #t la banliaue' l-Unis et Empira britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 I.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "C.D.N.À " MERCREDI, 9 SEPTEMBRE 1942 Demain: Averse* locales MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd’hui, maximum.62.Même date l’an dernier.60.Minimum aujourd’hui.54.Même date Tin dernier.50.BAROMETRE : 10 b.a.m.30.00.Chiffrée fourni* par Mme reuvs M -R de Meslé.444 Sherbrooke e»t anot a L’armée russe combat avec acharnement Mestoy admet que les Allemands ont élargi une brèche à l'ouest dt Stalingrad mais que les Russes ont contenu fennemi ailleurs Moscou, 9 (A.P.) — Les Alle- mands ont lancé des renforts dans la mêlée et concentrent leurs efforts à l’ouest de Stalingrad pour tâcher d’élargir une nouvelle brèche qui leur a coûté très cher.On rapporte que la situation est “particulièrement compliquée’’, mais les Russes affirment qu’ils tiennent désespérément dans tous les secteurs.Le bulletin soviétique de midi n’annonce aucun nouveau repli; il annonce même de nouveaux gains sur le front du centre, celui de Moscou.Les Russes disent que les chars et l’infanterie allemande protégés par des avions de plongée ont élargi hier la brèche à l’ouest de Stalingrad pendant que les troupes rouges repoussaient des attaques de flanc venant du sud-ouest.Sur le front de Novorrosiisk, des brigades mixtes de l’armée et de la marine rouges combattent avec aeharnement pour contenir des troupes allemandes et roumaines qui ont enfoncé un saillant dans les défenses du port fortifié.Dans le centre du Caucase, le front semble se stabiliser aux environs de Déclaration de M.Maxime Raymond Le nouveau mouvement politique agira “dans le domaine provincial et le domaine fédéral” Navire américain en feu sur l’océan Mozdoc, sur la rivière Terek, à une cinquantaine de milles au moins des puits de pétrole de Grosny.* * Berlin, 9 (A.P.) — Le haut-commandement allemand affirme aujourd'hui que des troupes allemandes ont enlevé dans la zone fortifiée de Stalingrad des hauteurs qui dominent la ville en dépit d’une résistance acharnée.L’aviation allemande aurait bombardé au cours de la nuit les aérodromes soviétiques à Test de la Volga et dans la ville même de Stalingrad.Le bulletin réclame encore la ! prise d’une hauteur fortifiée au ! sud-est de Novorossiisk où l’on au-j rait fait plus de 1000 prisonniers et ] un riche butin.Il prétend que les j troupes allemandes ont repoussé; des attaques au sud-ouest de Ka-! louga ainsi que sur le front de Le-1 ningrad.Du 30 juillet au 6 septem- ! bre, les Allemands auraient détruit; 2,120 chars russes sur le front de, Rjev.Dans la journée de mardi, ; l’aviation allemande aurait détruit j 132 avions russes en ne perdant elle-même que 4 appareils.M.Maxime Raymond en accepte la direction — Précisions à venir • M.Maxime Raymond, député à Ottawa, breuses personnes, chefs de groupes et par-dont on a parlé depuis quelques semaines ticuliers, appartenant à diverses classes de comme chef d’un nouveau groupe politi la société, j’ai accepté de diriger un nou-que, dans le Québec, nous a remis pour pu- veau mouvement politique dans la provin blication la déclaration ci-jointe: ‘ ' ' “En raison des rumeurs persistantes au sujet de la formation d’un nouveau mouvement politique dont je prendrais la direction, il me paraît opportun de faire savoir au public ce qui en est., ^ , .“c .ment et je ferai connaître Sollicite de toutes parts par de nom.|squc| ;| sera ; Le juge F.H.Barlow It présidera l'enquête sur les différends ouvriers dans les aciéries Toron*o.9 (C.P.) — On annonce aujourd’hui que le juge en chef de la Cour suprême d’Ontario, le juge F.-H Barlow, a été nommé président de lu commission qui fera enquête sur les réclamations des ouvriers de l’acier à Sault Sainte-Marie, Ontario, et à Sydney, N.-E., au sujet d’un salaire de base de 55 cts l’heure.M.Barlow, qui a déclaré que la nouvelle Commission siégerait à ; Sault Sainlc-Marie et à Sydney, a ’déjà fait partie de plusieurs com-Jmissions royales, y compris celle qui a récemment fait enquête sur les chantiers maritimes dans Ontario et dans Québec.Il est aussi juge de la Cour canadienne de l’échiquier, section de l’Amirauté.Le ministre fédéral du Travail, M.Humphrey Mitchell, avait annoncé la semaine dernière, à la sui ETATS-UNIS - Contrôle des transports commerciaux Washington, 9 (A.P.) — Le Bureau du transport a annoncé, hier sch, sa décision de contrôler, à compter du 15 novembre pxochain, l’approvisionnement de tous les véhicules commerciaux, en particulier le rationnement de l’essence, des pneus, des chambres à air et des accessoires de tels véhicules.Le Bureau du transport précise que cette mesure radicale aura pour but de protéger d’une façon plus efficace les approvisionnements et l’outillage dont on a besoin pour l’effort de guerre.Les propriétaires d’environ 5,-000,000 de camions, de 150,000 autobus, de 50,000 taxis, et d’autres véhicules analogues, devront se procurer un permis démontrant que leurs services sont essentiels à la guerre pour obtenir de l’essence, des pneus, des chambres Le cas de la “Canada aviation Washington, 9 (A.P.).— Le dé- Bartement de la marine des Etats-nis annonce aujourd’hui que le transport Wakefield de la marine de guerre, autrefois le paquebot .t/an-hattan, a été fortement endommagé par un incendie en mers le 3 septembre dernier.Le bulletin ajoute que les 1,600 passagers et marins qui se trouvaient à bord ont pu être évacués sans que Ton eût à déplorer une seule perte de vie.I.a coque calcinée de ce navire de 24,000 tonnes qui était autrefois l’orgueil de la marine marchande américaine a été ce, lequel exercera see ' activités dans le KtecoâV°A« ffi,dîr„u'.m wl domaine provincial et dans le domaine fé- 1bulletin dit que le sauvetage déta] i(, se trouvaient à bord , ,, f,u Bakefield a été accomplie de fa- rlus tard, au cours d une causerie à la ; éon sensationnelle par des vaisseaux radio à une date qui sera annoncée, je don- j d'SnflVTramporrS itt.rfelM croiseur et un contre-torpilleur sont venus se placer le long du navire en flammes et on a rapidement transféré d’un pont à l’autre tous ceux qui se trouvaient en danger.Les rapports préliminaires indi Les 1600 passagers sont sauvés par des navires de guerre nerai des précisions sur le nouveau mouve- le îné.” nom sous a air ou ^________________________ d’autres acessoires.Le permis dé-; que dans le présent cas, Carrier et terminera le nombre de milles que j Goulet n’étaieni pas astreints au te d’un entretien avec les représen-) le véhicule peut parcourir ou les | maximum.^ants de YVnited Steelworkers o/• charges minima qu’il doit transpor-! Les Canada Packers, America, qu’il était question de ter.nommer une commission formée de Le décret s’applique à tous les genres de camions et aux autres véhicules construits pour le transport, à l’exception des motocyclettes et à tous les véhicules utilisés pour le transport des voyageurs, y compris les ambulances, mais à l’exception des voitures privées.Irois membres, en vertu de la loi d’enquête sur les conflits indus-Inels.Les aciéries concernées sont VAlgoma Steel Corporation, à Sault Sainte-Marie, et la Dominion & Coal Corporation, à Sydney.Les travailleurs de ces deux usines ont voté de se mettre en grève, si nécessaire, afin d’obtenir le barème de 55 cents l’heure.Les bureaux réeionaux de l’Office du travail ont déjà refusé leurs demandes d’augmentation.Le taux actuel de base est de 45% cents à Sault Sainte-Marie.et de 43cents à Sydney.Un vaisseau suédois couié New-York.9 (A.P.).—On annonce aujourd’hui que le navire marchand Tynningo, de 4,272 tonnes, a été coulé hier au large de la côte hollandaise.C'est le troisième vaisseau suédois perdu en ces derniers temps par suite des mines.On a rescapé et conduit à un port allemand 32 membres de l'équipage.Amende ou refus pour les étudiants retardataires Dans les corridors de PUniver-«¦ité de Montréal, immeuble de la rue Saint-Denis, on aperçoit ici et là l'avis suivant adressé à messieurs les étudiants: lo Les inscriptions doivent être prises et les frais de scolarité acquittés avant le 22 septembre; 2o Les retards du 22 septembre au 1er octobre inclusivement sont passibles d’amendes; 3o Après le 1er octobre, les cours sont fermés aux retardataires.L’avis est signé du nom du trésorier général, Louis Casaubon, par ordre du comité exécutif de l’Université.Comme on voit, les demi-retarda-laires paieront l’amende et les retardataires se verront refusés aux cours.M.Jean-Marc Denault Québec, 9 (D.N.C.) — M.Jean-Marc Denault vient d'être nommé assistant-publiciste de la province, sous la direction de M.Maurice Hébert, directeur de l’Office provincial du tourisme.M.Denault, avant d’entrer au service de la province, avait consacré plusieurs années à lu carrière du journalisme, à YEvinemenl cl au Soleil.Il s’est toujours intéressé aux activités de lu profession.Il fut courriériste parlementaire, président du Syndicat professionnel des Journalistes de Québec et i] est actuellement président du Club des Journalistes à Québec.Ses confrères et amis sont heureux de cette nomination.Le comte Haig prisonnier Londres, 9 (C.P.).— On annonce aujourd’hui que le comte Haig, fils du commandant en chef de l’armée anglaise pendant l'autre guerre, est prisonnier de guerre en Italie.On avait porté ce jeune lieutenant de 24 ans disparu dans le Proche-Orient, le mois dernier.Loyers de chômeurs La ville va payer pour $26,000 de vieux chèques Le comité exécutif a décidé hier de_ payer pour $26,000 de chèques qui sont entre les mains de propriétaires.De 1933 à 1939 la ville a payé les loyeurs des chômeurs.H avait été_ décidé que ces chèques devraient être présentés aux banques pour paiement dans les 30 jours.Certains propriétaires ont été négligents, et une fois le délai expiré, n’ont pas pu se faire payer.La ville va maintenant les payer, et on demandera à Québec de payer sa part de cette dette.D'Europe en Amérique de M.Raymond Ottawa, 9 (C.P.) — Les cercles officiels de la capitale canadienne ont refusé de faire des commentaires sur la déclaration de M.Maxime Raymond, député fédéral de Beauharnois-Laprairie, disant qu’il dirigera un nouveau parti politique.Cependant, les observateurs attachent une très grande importance à cette nouvelle, M.Maxime Raymond, élu pour la première fois député libéral dans le comté de Beauharnois-Laprairie en 1925, a toujours été réélu par la suite, à toutes les élections générales.C’est l’un des onze députés libéraux qui ont voté il y a quelques mois contre le projet de loi autorisant le gouvernement à décréter par ordre en conseil la conscription des hommes pour service outre-mer.M.Raymond demeura membre du parti libéral pendant la dernière session.M.Lacombe et le nouveau parti Ste-Scholastique, Québec, 9 (C.P;) •— M.Liguori Lacombe, député fédéral de Laval-Deux-Montagnes, qui annonçait Je printemps dernier la formation du Parti canadien, a mil vpn refusé aujourd’hui d’exprimer une , ; ., ^ « , ,qi,u opinion sur le nouveau parti diri- daient a Carrier et Goulet, du boeuf1 ^ par ^ Raymond.Interrogé par pour etre revendu a Ja Marine ia “Canadian Press”, M.Lacombe a déclaré: “Je ne puis rien dire avant que M.Raymond précise ses intentions et fournisse le nom de Packers” La plainte portée contre cette maison de commerce est retirée — La preuve faite par la compagnie Québec, 9 (D.N.C.) — La Commission des prix et du commerce en temps de guerre a retiré, hier, la plainte qu’elle avait déposée contre les Canada Packers pour leur reprocher d’avoir vendu du bœuf à Carrier et Goulet sans s’occuper du plafond des prix.Lorsque la plainte fut déposée, les Canada Pachers firent immédiatement une déclaration, qui ne fut pas sans créer quelque sensation, pour faire reconnaître leur intention de prouver que l’acte que leur reprochait la Commission n’avait été commis qu’après informations prises auprès d’un employe de cette même commission à Ottawa, un nommé Peterson, qui avait autorisé la vente incriminée.Le boeuf vendu par les Canada Packers à Carrier et Goulet l’avait été pour être revendu à la Marine.Or une maison de gros qui vend à la Marine n’est pas soumise aux règlements du maximum; c’est dire étaient-ils, eux, contraints de res peeler les règlements?D’après les Canada Packers, ce nommé Peterson, d’Ottawa, employé de la Commission à qui ils se seraient informés, aurait assimilé leur cas à celui de Carrier et Goulet.En conséquence, ils auraient fait la vente sans s’occuper du maximum; mais pour se le voir reprocher, plus tard, par cette même Commission.En annonçant son intention de faire cette preuve, lors de la comparution, la semaine dernière.Me Jean-Paul Galipeault, c.r., procu- noncé qu’il ment”.I e ferait prochaine- M.Cardin el le nouveau parti canadienne Le grand quartier général de l'aviation canadienne publiera désormais ses propres bulletins — Le premier bulletin officiel quent que tous les passagers et tous i froid.les hommes de l’équipage ont été sauvés mais il y a plusieurs blessés.Le bulletin ajoute que l’on ne con-iiiilt pas l’origine de l’inrendie.La marine de guerre des Etats-Unis avait réquisitionné le Manhattan en 1941 et l’avait rebaptisé W'a-kefield selon sa politique de donner à ses transports des noms d’endroits historiques.Wakefield est le lieu de naissance de Georges Washington.* * * Un port de la côte est des Etats-Unis.9 (A.P.) — Les passagers du Wakefield qui étaient tous des ouvriers qui avaient travaillé à la construction des bases de l’armée américaine en Irlande du Nord ont raconté que l’équipage a combattu jusqu'au bout l’incendie avant de sa réfugier à bord du croiseur et qu’il y es! retourné aussitôt que l'incen-qie eût perdu un peu de son intensité.Ils disent que les marins du croiseur et du contre-torpilleur qui ont fait le sauvetage ont déployé beaucoup de vaillance et de sang- La flotte de la Méditerranée New-York, 9 (C.P.) — Le vicomte ; Crort.gouverneur et commandant en Refus catégorique de Washington Washington, 9 (A.P.) —Le secré-< hef de ’.’île de Malte, a déclaré hier ! tariat d’Etat des Etats-Unis a an-dans un discours prononcé à l’occa- noncé hier soir que le gouverne-.firan,l|n’on de la fête nationale maltaise ment des Etats-Unis rejette catégo- Londres, 9 (C.P.) ,1„ c- : .• " -I 'J'- ¦•=» «Vit *iaiiuuaic nmiiiusc 1X11-111 ucs jc.iiiiîi-uuis rejeue caienu- ! i i» n n f> a,.y.1:^V,^j’u.onaïl T1® “nou?attendons avec confiance riquement la protestation du chef du gouvernement français, M.Pier- 'lienne « commence aujourd hui à j ]e jour où nous pourrons accueillir eme.tre des bulletins touchant les j in flotte de la Méditerranée dans le operations des escadrilles cana-; (;rand Port”.L’émission a été cap-diennes.On émettra ces bulletins j jée aux Etats-Unis.par 1 intermediaire du ministère de; -——— l'information sous l’autorité du ma réchal de l’air Harold Edwards.On complétera ces bullelins par un 'onunaire hebdomadaire.Voici le texle de ce premier bulletin de notre aviation canadienne: D«ux navires ai torpillés 164 (Associated Press) ., ., , , Le département de la Marine des La nuit dernière, des escadrilles » Elats-Unis a annoncé hier la perte rtc bombardiers de 1 aviation royale j (|e rieUx autres navires torpillés rupture des relations diplomatiques re Laval, contre le bombardement de Rouen et du Havre par des avions américains.Le gouvernement des Etats-Unis a averti M.Laval que le bombardement des usines qui travaillent pour le compte des Allemands et des établissements militaires allemands en France se poursuivra.On »se demande encore une fois à Washington si l’on n’en viendra pas à une canadienne constituaient une partie j)ar je; sous-marins de l’Axe — un (.une formation puissante qui a at- cargo américain coulé dans l’Atlan-taque des objectifs en Rhénanie, no- pque-Nord et un cargo anglais cou-tammert.a rrancfort.On a allumé j dnns la mer des Antilles.Gela plusieurs gros incendies.j porte à 459 le nombre des navires Des avions des escadrilles de j eoui£s dans l’Atlantique occidentale i.basse canadiennes ont également effectué des opérations d’intrusion au-dessus du territoire occupé.” Les grèves sont plus nombreuses Ottawa, 9 (C.P.) — Le nombre des grèves et des lock-out au Canada pendant le mois de juillet ac- lepuis l'entrée en guerre des Etats-Unis.Deux marins de la marine marchande et deux canonniers de la marine de guerre ont perdu la vie ^ bord du navire américain, mais on compte 46 survivants.Avance retardée Quartier .général des Nations-I Unies en Australie, 9 (C.P.) - Les forces alliées ont ralenti l'avan- 59 pour cent sur le mois de juin.' Interrogé par un de la Canadian Press, M.P.-J.-A Cardin, ancien ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement fédéral, a ré-reur des Canada Packers, obtint un! pondu qu’il n’avait aucun commen- ajournement à hier pour assigner M.Peterson comme témoin.Hier après-midi, après l’audience, le procureur de la Commission taire à faire sur la formation d’un nouveau groupement politique, lel qu’annoncé ce matin par M.Maxime Raymond, député de Beauhar- se leva pour déclarer que, sans ad- ! nois-Laprairie, aux Communes.Philadelphie, 9 (A.P.).— L’admi- ETATS-UNIS nistrateur du prôt-locmion, Edward • !e,lne» a annoncé au- tourd hui qu’une manufacture de canons qui, U y a six mois, se trouvait dans une ville anglaise dévastée par les bombardements, avait été démo» mettre le bien-fondé des prétentions des Canada Packers, la Commission retirait la plainte portée contre eux parce que, déclara-t-il, “M.Peterson est un homme très occupé qui n’a pas le temps de venir à Québec se faire entendre comme i témoin dans ceU» poursuite.” M.Cardin .député fédéral de Ri-chclieu-Verchères, a déclaré: “Ma position demeure la même.” C’est ce qui ressort des statistiques publiées aujourd’hui par le ministère du Travail.Le nombre des conflits ouvriers en juillet s’est élevé à 73, à comparer à 54 en juin et à 29 en juii-j let 1941.Les employés concernés étaient au nombre de 22,672, alors représentant qu’en juin il y en avait eu 10.969 et, en juillet 1941, 22,170.Le nombre de jours de travail perdus a atteint en juillet un total de 54,402; en juin, il avait été de 41,232 et en juillet 1941, de 48,859.Les principaux différends ouvriers en juillet ont eu lieu à l’usine de munitions de Cherrier, Québec, chez les travailleurs des chanfiers maritimes, les forgerons et les* machinistes de Vancouver, les entreprises de bois à Lachule, les ouvriers du tabac à Montréal, le personnel des papeteries à Saint-Jean, Québec, Nouveaux impôts et épargnes forcées Washington, 9 (A.P.) — Le co Etafs-Un?fdiée P*°e à pièce «« j ,1.^des ncê, du Sénat a ap‘-bans im’i ! | prouvé hier, par un vote de 13 a vrai so il du sih/rtfaj, WS^Po./' ^ ^ Un, n0UV,cl impôt de 5 Strettinius a cité cet exmeple pour ! s,ni\ ,tousJ _ Ie.‘„ A" dlX'_duCiS La Société des Ecrivains et la "Canadian Authors"' La Société des Ecrivains canadiens entend participer aux travaux de la Canadian Authors’ Association, qui tient à Montréal son 21e congrès, les 10, 11 el 12 de ce j par M.Maxime Raymond.M.Paul mois.Les réunions, comme nous j Gouin, fondateur de l’Action libé-l’avons déjà annoncé, auront lieu à raie nationale, a déclaré à la Cana- ce des troupes japonaises qui essaient d’atteindre une brèche dans les monts Owen-Stanley, qui ne sont qu’à 50 milles de Port-Moresby.Plus au sud en Nouvelle-Guinée, les troupes australiennes ont pratiquement anéanti les 700 Japonais qui sont débarqués il y a déjà plusieurs jours à la baie de Milne.Les aviateurs alliés ont attaqué hier à deux reprises deux vaisseaux de guerre japonais, un croiseur et un contre-torpilleur, dans le voisinage des îles Trobriand, qui sc trouvent, entre la Nouvelle-Guinée et l’archipel de Salomon.Le mauvais temps rendait l’observalion difficile, mais on croit qu’ils ont atteint le confrc-forpillcur.Quelques bombardiers japonais ont attaqué les positions alliées à la haie de Milne, mais sans obtenir de et les travailleurs ! résultats importants, aux distilleries à Montréal.L'opinion de Paul Gouin Interrogé au sujet de la forma-lion d’un nouveau mouvement politique, annoncé aujourd’hui même démontrer que le prêt-location n’est de„plus de ?C24 p,?r année- £.n aÇ: voie à sens unique, ne ve- Pellera la.nouvelle taxe: 1 impôt plus une voie à sens unique, ne ve-jP^era la nouveue taxe: im.poi|,es fraj d»inscrij)tion< j, n-v a qui œr “ ‘Ude ** **1 &o'o>o7o0,rpeir ânnéïaPiSÏ": » M “H était plus facile et plus rapide! montant le trésor fiardera pour tp cn s’adressant à Mme Guèvre* d expédier cette manufacture que dej 92,400,000,000 comme taxes indi- mont vA vgïj 0„ am 06(p transporter les canons, écrit-il.Nous rectes, et il donnera crédit aux cou-1 prnd.,nf le ronarès ’ il v a,.™ navois rien payé pour cet arsenal, tribuables pour $1,100,000,009.‘lui cx])()sj(jcn , ; é’ ' , y a“ra La Grande-Bretagne se considère j constitueront des épargnes forcées.£es °des^membres de C!a ^Société" Deux d’entre eux prendront même la parole.Ce sont le président, M.Victor Barbeau, à la séance d'inauguration, le jeudi.10 septembre, à 10 heures du matin, et M.l’abbé Arthur Mahcux, au banquet du samedi soir, pour lequel on devra se procurer des billets à l’hôtel Windsor avant samedi.l'hôtel Windsor.Les membres de la Société des Ecrivains canadiens doivent donc se faire un devoir d’assister aussi nombreux que possible à ces assises.La Société prend à sa charge épargnés Les célibataires auront droit à 25 p.c.de leur taxe comme épargne remboursable, cette somme ne devant pas dépasser 8500; les gens mariés auront droit à 40 p.c.avec maximum de $1,000; et on alloue-p.c.avec maximum amplement remboursée par les coups que ces canons, manoeuvres par nos soldats, porteront aux Allemands et juix Japonais.” Le coût de la guerre Londres, 9 (C.P.) — Le chance-|ra en outre 2 ber de l'échiquier, sir Kingsley j de S100 pour chaque dépendant, wood, a révélé aujourd'hui en de-i On pourra déduire de celle épar-|J1an‘janf des crédits de 1,000,000,- gne obligatoire les primes d’assu-’nn n l'vres sterling ou de $4,450,-1 rances payées au cours de l’année 000,000 rue les dépenses de guerre jet les montants investis dans les , *'1 Grande-Bretagne s’étaient éle-1 emprunts de guerre; autrement vées en moyenne à 12.500,000 livres l’épargne sera remboursée par la .rang par jour au cours des der-j remise aux contribuables de dé-nieres semaines, soit une nugmen- benturcs non négociables et ne rap-‘n,!on (,r 600,000 livres par jour de-; portants pas d’intérêt, el qui seront P tu s le mois île juin.Sir Kingsley | payées par wood a ajouté que la guerre avait guerre.environ 10,000,000,000 de li-l — versements après la U ajoute fine la Uiierrr* nvnit i»nprra 4- ’» Loews Ino Haut Ras Ouv Chang.183» 18 18** 234» 24»,« 7g, 74» 9a.93, 384i 38U 134, 184, 12ir, 1204» Oen Electric Qlidden Goodyear .Hiram Walker .Homestake .Houston Oil .Howe Sound .111.Cent Ry .Inspiration .Interlake Ir.Int.Bus* M.Int.Harves Int.Nickel Ltd Int.Pap A- P.N.I.amber Co .L O.F.Glass .58 58 58 .26 25 V» 253.24» 25b 28.441, 43-»t 43», nit, 3 3b 34 323» 33», 54'» •UP.533, 163* 1« IS’, 681* 68'» 68 ti 41 « 4'» 4'i 343» 34 V» 343, 33 ¦\i .723, 33 s, 61% 80 613, 12 12 12 23 H 26’» 28*4 7s.7'» 7'i 22'3 22'* 22'3 11», ID.H».61», 613.61 1143» 1131s 114 128'j 128 128'j 27», 27^4 27», 26 1» 26'» 265,i 12», 12'* 12-, 21 20'-.204a 19».IP'j 19», 37*2 37', 37', 30'» 30'» 30'-, 3', 3 3'* 33 33 33 7S 7'* 7'i 10'v 10'» 10'* 5».3», 37» 137 137 l.n 471, 46', 47'1 27'* 26-, 27 '* 8», 8’.8’.16'.16 16 263» 26', 26’* 234s + 4» McIntyre P 7*, 4» Mont, it Ward 91.4- 4, Nat.Can Corp 384» + 4« i Nat Cash R, 18', — 4.Nat Dairy Pr.1314» +14, Nat Distil.+14.- 4, + ’s + 0» + 1 i + 14.Nor.it West.Nor.Am Avia, Owen, 111.O Paramount Penn R R .16-4, + i Pheijv Dxlge .— a, 1 Phillip.Pet _ — >, I Pro; .it Oam.•f 1 ! Pull.Inc.A .+114 ! Pure Oil .-fia.; RadK Corp.4- >.! Rayon Prf .1-14, Republl; Steel .4- i* Sear.Roebuck .4- 14 Soeony Vac.__ 4» Stan Brands -f 3.» j Stan OH ol Cal.-f 1 Stan 0.1 of Ind.4- r, ! Stan.O' of N.J.__ !„ ; Texas Gulf -t- t, Timken Roll.4.1.Twentieth CFT 4- 1» Union Bag & P.4.,, Union Cart.__ 4, • Un Aircraft .4- > f Un.Al .Lt 4- : Un.Corp.Prf.United Fruit .r S Steel .U.S.Rubber U S.Stee.' Prf.Vanadium Steel w«rtern Union Westinghouse 4- 'x wooiworth — t.Yellow Tr 4- •% 1 Young, S At T.compilai ten (le U maUon l -J.FORGET A CUt.ANIMAUX VIVANTS r,ie l>t-Fr,-avier.Montréal j Pr'x obtenus sur le marché de Montréal.lundi le 7 sept 1942 par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec.Limitée PORCS — 324» — y j Prix de base de, carcasses de pores clas- 324* — 4* i séas 8-1 ou B-3 pesant 135 a 165 Unes: 314* +1 | offre .15.Ï5 + 4» j Porcs de même classe payé» ,ur le poids 17,4e -r 4, I vif, offre .12.90 IS5-» 4- ^, ! Truie» .10.50, 254» 4- 4» : Truie» .10 30-11 00 ! •184» 4- 4,i Abattues .13.50-14.75 1594, 161 -2 ! RABAIS.— 114» 114» 4- 4»!B-2 130-134 tba .50 Cl et C2 1130-173 Iba) .I SO C-3, 178-183 iba .2 00^ J 3 1 1 .D-i et d-2.130-173 ib» .i.so “ousse du prix de lo Dicre D-3.17S-18S' Iba ._________ ______ 2 50 Moins de 130 ibs ^attu»^ 350 ou p^ua ^ Halifax (C.R) —La Commission 08 ' 423« 324, 314, Da 17 4, 15».25>, Nat Steel .SSA* 161 114» 50 424» 324, 304» 14* 17 151» 24», 48», La Bourse (AP.et C.P.) — Nonobstant quelques ventes de prises de profit, plusieurs titres ont faiblement avan-! cé à Wall Street, notamment chez; les ferroviaires et les avionneries.I Les titres de l'industrie de l'automo-bile ont quelque peu fléchi.Le mar- ! ché des obligations était générale-! ment ferme, si celui des denrées était plutôt irrégulier.* * * Il y avait peu d'activité en Bourse locale, où St.Lawrence Corporation privilégié a glissé, tondis que Bathurst, International Nickel et Imperial Oil ont faiblement avancé.* * * M.JOHN C.CUSHING, qui vient ._ , „ .(I ’ tre 1 lu vice-président de Sa-1 (-e Curb offrait très peu d'intérêt.t tonal Breweries.M.Cushina con- B.C.Packers et Malortic Gold Fields serrera son poste de contrôleur ont ovancé de quelques fractions de général de la compagnie.point Les nouvelles en raccourci Pac C.& El .18li + », — >, — »* + —2 + s» 4- 1 A 49*, 18!, 15», 21», 24 38», •HP.25>, 84 3', 25», 13», 55», 7», 3 23»; 24», 281, 31 S 35 A, 11», 8 68 28 13'a 11», 54', 46», HP 20 108», 108», 108', 16 15», 18 28», 27».70», *7', 1C’.29*» 15», 214, 24 38», 49 25».9', 3», 25 14 57 8 3 K 23», 247a 23», 31', 35.\ 114, 8 88 H 28', 13», 12 55 46», 20», 28'a 11 30 50 18 ' 4- 4, IS", -t- >, 21», — 24 4- 38», 4- h* 48», — H 25(t _ i,4 9 + >, 3».+ V* 25», — 4,i 13», - ¦, 56', u- », a 4- 34» 231, + », 24», _ u, 23», — 31'* + 1, 35% - ; 11', - '» 8 4- % : 68», 4- », 23 -f : 13», 4- 4* 1 1 >-, — », 55 + », ! 46»; 4.», 20 — 1* ' h : *8 : 23», -i », ; 72', 4-2'J 284, 1, ! n - M Peaanté-lourda.188-305 Iba .3 uo i -n t?- Extra-pcsanta 206-220 ibs.i, 100 ih, éiso 'i1 s liqueurs de la Nouvelle-Ecosse Extra-pesants.200 et plu», du 100 ib* S3 to : a augmenté de cinq sous le prix de Le» porcs blesses subt.-eent la coupe de la pinte de bière ¦ le nri\ de la $2 en Plus de la classification ordinaire.' J ’ e ,prlx l moins: C indons qualité é plus 10 Ibs JJ Dindons quaiUé A.m«ns de 10 Ibs 32 Poulets engraissés au lait, qualité A plus de 5 1b» .* Qualité A 4 Ibs environ .31 Qualité B.plus d > 5 1b* .' ji Qualité B 4 Ibs environ .' .30 Beurre Prix de fermeture en Bours» du Commerce: Livraison Immédiate: Québec.92 pointa .«ic Marché a terme: ’ ! Octobre .j Novembre .’.’.7.7.7,.35»?I Déocmbre .jp4 Béé — anv Haut Bas CtM WINNIPEG A la va Née Turner 90 Avoine — 90 .50 1200 Chester 1500 Cochenour .53 275 Con- Smelt.33', 500 Denison 50 Dlst.Seag.50 Dome 500 Eldorado 2>i 22'j 14 54 50 54 33 2'* 50 55 33 2'a 1 10O0 FacA.Ua .3 lOfF Paymaster .14% 100 Perron .65 200 Pickle Crow .143 23'i 22'j 1508 Pioneer 200 Equit Life .5H 145 Ford A.18'* 300 Franco .18 4100 Goldeagle .9’a fis Imperia! OU , 9’» 200 Imperial Tobacco 10 200 Inspiration.25 100 int.Met In A SU 14 50'
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.