Le devoir, 27 juin 1942, samedi 27 juin 1942
“Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande Bretagne, ou dea Etats-Unis, ou de qui que ce «oit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ia-x-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directeur t Gaorget PELLETIER Montréal, samedi 27 juin 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEUIr 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration s BEIair 3361 Rédaction t BEUIr 2984 Gérant : * BEIair 3361 M.Churchill est rentré à Londres aujourd’hui Sur un frère qui est mort À la mémoire de Louis Dupire l! était journaliste intelligent, h’omme serviable, ami loyal.Journaliste.Dupire le fut toute sa vie.Peu d’hommes à Montréal ont aussi longtemps que lui exercé cette prenante et dure carrière.Il le fut jusqu’aux moelles.Rien ne l’absorbait autant que les indices d’une crise, politique ou sociale, l’approche d’un grand événement, d’un fait de quelque importance.L’on pouvait compter sur lui pour découvrir des tuyaux précis et justes, des informations inédites, pour aller au fond de la nouvelle plus vite, avec plus de finesse que n’importe qui; c’est qu’il connaissait tant de monde, et de tous les groupes, qu’il était d’une souplesse d’esprit nuancée, qu’il savait tenir secret le nom de qui le renseignait.On lui disait: “Tu as bien vérifié?” et, s’il hochait la tête, c’était entendu, l’information était fondée.C’est ainsi qu'avec un camarade, par hasard mis au courant d’une importante nouvelle relative à un homme politique égaré dans un journal populaire et qui devait en sortir vite, Dupire, quoiqu’il ignorât, comme l’autre, la provenance de l'information, au premier abord invraisemblable, réussit en quelques heures à découvrir quelqu’un au fait de l’aventure.Le tuyau était d’importance, Dupire fut le premier à le vérifier, ayant réussi à interviewer l’homme politique en question, jusque-là toujours muet devant les journalistes.Il parla, confirma le fait et Dupire eut le premier la nouvelle véridique.Dans toute la presse quotidienne de la province, peu d’hommes de ces temps-ci furent autant que lui au •curant des dessous politiques et des grandes affaires.Il avait l’art de ménager les approches, de provoquer les confidences, de deviner les secrets, d’extraire les détails, de les mettre en valeur, ou de s’en servir pour faire la lumière dans les coulisses; art qui déconcerta maintes fois des gens en train de préparer un coup contre le public.D’où venait la révélation malencontreuse qui les contraignait à renoncer à l’affaire qu’ils allaient réussir peut-être?D'un vrai journaliste, et des plus discrets sur la source de ses renseignements.t * * # Dupire n’avait pas rien que le sens de la nouvelle.Il avait aussi le sens social; toute sa vie de journaliste, il l’employa en grande partie au service des oeuvres et des hommes.On a déjà dit à cette place même qu’il était une sorte de ministre de la charité.On n'insistera jamais trop sur cet aspect de son caractère.Non seulement il fit servir le journal aux oeuvres de charité, lui-même il les servit.Publiciste bénévole, conseiller discret, répertoire de gens et d’influences à utiliser, à faire marcher, Dupire était tout cela.Une femme d'oeuvres disait, apprenant sa mort: “Nous perdons avec lui plus qu’un régiment”.Et c’est vrai, car.de telles et telles oeuvres il s’occupa dès le début, il -les suivait, il avait fait en sorte, par sa ténacité à en parler, que les autres journaux finissent par en parler eux aussi.C'est cela qu’il voulait; parce que ces oeuvres faisaient du bien dans les milieux canadiens, il désirait qu'elles continuassent d'en faite, et davantage.Ce sens social était en lui dès le début de sa carrière.En 1910.tout jeune, il visitait, avec un camarade rendu comme lui dans la région d’Essex pour faire enquête sur la situation scolaire des Franco-Ontariens à Windsor, à Tecumsch.à Belle-Rivière et aux environs, la déjà grande ville de Détroit.L’industrie de l’automobile naissante y s’il n’y avait pas, au fond de cette apparente timidité, outre une évidente modestie, une pointe de nonchalance délibérée.Cela lui servait à mettre en vedette d’autres, qu’il aimait à voir affronter le public et lui dire ce qu’il aurait dit, s’il eût voulu parler.Aucune jalousie d’ordre professionnel, chez lui.Il se plaisait à mettre en valeur les jeunes qui l’entouraient, lui qui commentait à prendre de l’âge, s'imaginait-il.Il disait parfois, ces mois-ci; “Je vieillis”; en fait, il ne vieillissait pas, mais il se savait sans doute un peu atteint, déjà, aux sources de la vie.Un temps même, il y a deux ou trois ans, il crut qu’une maladie grave, qui sait, un mal incurable, allait le frapper.Des médecins, consultés, et l’ayant observé, le rassurèrent.Pendant un ou deux mois, il avait vécu sous la menace.Rien n’y parut, pour son entourage.Seuls de rates intimes se doutèrent de sa préoccupation.La menace s’éloigna, mais Dupire restait avec un oeil à peu près perdu, ce qui est une véritable épreuve, surtout pour un journaliste obligé de lire beaucoup, de par son métier.Sa carrière n’en souffrit point.Et ce fut peut-être vers cette époque qu'il rendit le plus de services à qui venait en solliciter de lui.Dieu sait s’il défila, dans son petit bureau de rédacteur, des gens qui venaient lui demander toutes sortes de démarches.Il connaissait tant de gens influents et il avait ses entrées partout.Une brève causerie, deux ou trois appels téléphoniques, un mot rassurant; “Je pense que ça devrait s'arranger”; de fait, son tact, sa diplomatie, son inépuisable serviabilité finissaient par arranger presque tout.Que de gens ont passé devant sa tombe pour aller lui dire tout bas, les yeux mouillés de larmes, leur dernier merci.et que d’autres n’y sont peut-être point allés qui lui doivent ce dernier merci.De tous, jamais il ne voulut accepter rien, que ce bref mot de gratitude.Car il était l’un des hommes personnellement le plus désintéressés que l’on pût trouver dans la vie.Combien de fois il refusa des faveurs, même de l’argent.en retour de services rendus, lui qui, comme tous les journalistes d’idées, dut vivre avec de médiocres appointements.Son paiement, c’était de savoir qu’un jour il pourrait demander à celui qu’il avait obligé d’en obliger un autre.Et cet autre ne fut jamais lui-même.Ÿ ¥ jê Quant à l’ami loyal et fidèle qu’il fut, il y en a des témoins nombreux.Ils se pressèrent autour de la tombe où il dormait, son profil absolument semblable à celui d’un arrière-onde, prêtre français proscrit et traqué par la Révolution à laquelle il finit par échapper.Le portrait de ce parent était suspendu au mur de la pièce voisine de celle où reposait Dupire.Et le prêtre proscrit du XVIIIe siècle, c’était Dupire en costume de Girondin: même ampleur du menton, même nez aquilin, meme coupe du front, mêmes arcades sourcilières, mêmes yeux bleus de Breton loyal et ferme.Serviable à tous, il le fut envers ses plus jeunes confrères.de tous les camps et de tous les journaux.L’un en particulier, qui s’en prit fréquemment à l’équipe du Devoir, dont était Dupire, s’est-il jamais douté.— on veut croire que non, — qu’à telle heure difficile de sa carrière à lui, Dupire soutenu par d’autres de ses camarades prit une initiative hardie en sa faveur?Si elle n’aboutit pas.il avait eu néanmoins l’idée.A maintes reprises.Dupire intervint, au journal, en faveur de tel ou tel ancien cama “Les revers du Moyen-Orient prolongeraient la guerre” grandissait.Dans les quartiers avoisinant les usines toutes! ridf qu.une boutadf a„ait toucher.Lui.qu-on a dit à neuves, Dupire admirait les logements ouvriers coquets flanqués de potagers, les plantes grimpantes aux murs des maisons fraîches et il s’exclamait: “Si nos Canadiens avaient cela, à Montréal!” Déjà, le souci du logement hygiénique.Et aussi le souci de l'urbanisme.En visitant une île contiguë à Détroit, il admirait comment, d'un vaste champ à cochons qu’elle avait été longtemps, — infestée de serpents à sonnettes, on l'avait vendue pour une somme modique à un Canadien de retour de l'Ouesr.qui savait que les porcs détruisent certains types de serpents, — on avait réussi à faire l’un des plus beaux parcs publics des Etats-Unis.“Ce Canadien connaissait son affaire.Et Détroit a eu le bon sens de faire un beau parc de cette île tout juste bonne pour les cochons et les serpents, aux débuts de ta ville”, disait-il.Rien d’étonnant donc si, plus tard, il devait lutter pour obtenir des parcs publics, des terrains de jeux pour enfants, des logis salubres pour les gens de ressources modestes, et pour qu’on ne fît pas des abords du fleuve Saint-Laurent, de la rue McGill jusqu'à la Pointe aux-Trembles, un interminable clos à charbon.S'il ne réussit pas toujours ses campagnes, maintes fois néanmoins il emporta le morceau, à cause de son héréditaire obstination bretonne, mise au service des enfants »t du public canadiens-français.De tout cela et de tant d'autres louables initiatives, il fut, parce que profondément patriote, devenu Canadien d’un travers à l’autre, et que l’avenir du pays, de ses enfants.c’était l’avenir de son pays, où il avait été élevé, instruit, où il avait fondé sa belle famille.Canadien de • raison et par libre choix, il était aussi resté jusqu’au fond du plus traditionnaliste et du plus pur esprit français.En lui les deux pays s’étaient heureusement confondus.¥ * # Nul ne fut jamais d'un plus solide attachement à la cause qu'il avait adoptée, aux amis qu’il s’était faits, au journal qu'il servit trente ans durant, avec autant de fierté que de modestie.Dupire ne se mettait jamais à l’affiche.Causeur rharmanr, étincelant à ses heures et d'une spontanéité si spirituelle, il ne se livrait pas volontiers au public.“Si je me lève, je me sens paralvsé.Si je veux parler devant plus que huit personnes, alors je m'étouffe", disait-il à un ami.Ce n’était pas tout à fait vrai: au point qu’on pouvait parfois se demander, l'entendant parler en petits tort être malicieux, ménageait souvent la sensibilité d'autrui.Bien des fois il détourna des coups, émoussa certaines pointes, mit un bouton au fleuret qui allait piquer.Un camarade, un ami d’autrefois s’était-il égaré ou dévoyé?Dupire pensait et disait; “Pourquoi aller le blesser?Ce serait peut-être l’empêcher de revenir au bon sens.” Cette loyauté, cette fidélité, elles auront été les plus belles envers le journal dont il fut trente ans.Maintes fois on le pressa d'en sortir.“Qui sait?” lui disait-on.“La fortune du Devoir est vacillante, l’avenir incertain, vous êtes père de famille, vous ne gagnez pas très cher, venez avec nous, nous vous ferons une belle situation, et de tout repos”.Dupire, malgré ses appréhensions, écartait l’affaire, qui pour d’autres eût été alléchante.Il disait* “Je suis au Devoir, je reste au Devoir.C’est ma vie”.Il y est testé jusqu’à ce que u mort vint l'y prendre tragiquement.Parfois.le journal eut de graves embarras.Dupire s’entremit alors pour intéresser à la situation des gens auxquels il n’aurait jamais voulu rien demander pour lui-même.Avec d'autres et après d’autres que l’on ne saurait tous énumérer ici, — et parmi lesquels il convient de nommer feu M.Oscar Dufresne, à l'endroit duquel Dupire entretenait un véritable culte, comme il en eut toujours un à l’endroit de feu Mgr Bruchési, l'un des protecteurs de sa jeunesse et qui lui favorisa vers 1910 son entrée dans un quotidien montréalais.— Dupire, grâce à ses démarches discrètes, réussit à raffermir la situation.Seuls des intimes savent quel zèle il apportait à de telles entreprises et comme le Devoir lui était devenu cher.N’y avait-il pas mis sa vie, toute sa carrière d'homme fait: et n’avait-il pas eu.vers les 1924, avec un autre camarade, l’idée qui devait faciliter à l'époque la réorganisation du journal alors menacé?¥ ¥ ¥ Ce journaliste de marque, cet homme bon et loyal, cet ami fidèle et sincère est tombé sur la brèche.“Celui qui croit en Moi, quand même il eerait mort, vivra./' a dit le Christ à Marthe, rhagrine de la mort de son frère.Dupire, croyant sincère, vivra dans le Christ: et sa mémoire continuera de vivre au coeur de ses amis et de ses innombrables lecteurs, elle vivra au Devoir.le Canadien marié n’a comme tel qu’une exemption de $1.060 ou moins sur son revenu.Quant ;;u taux de la Saxe elle-même, il va de 30 à 37% sur les premiers $2,000 imposables, dans le cas des Canadiens; tandis qu’il n’est que de 12% sur les premiers $2,000 imposables, dans le cas des Etatsuniens.La marge est donc considérable, même si une partie de l’impôt canadien est une épargn remboursable après la guerre.En somme le nouvel impôt chez nos voisins est plus faible que celui qui était en vigueur'au Canada sur les revenus de 1941.Le fait est à noter au moment où l’on entend dire et répéter, comme argument dans le sens de la conscription, que les gens des Etats-Unis considèrent que le Canada I n’en fait pas assez pour la guerre.Le service de l’Information du gouvernement d’Ottawa ne devrait-il pas le signaler et le souligner dans sa propagande chez nos voisins?Qu’il n’ait pas peur, il ne peut pas exagérer, après le budget Ilsley.P.S.En français par un choeur anglais Mes camarades Benoist et Richer ont parlé à maintes reprises, récemment, du sort que l'on fait, dans les milieux officiels, à notre hymne national.Voici un petit fait relatif à cela qui pourrait aider notre ministre de l’air, M.Power, à répondre à M.Wilfrid Lacroix: Lundi, mardi et mercredi de cette semaine, un groupe anglais qui se préoccupe du rétablissement de la paix dans le monde et de faire cesser, notamment, les querelles entre patrons et ouvriers, présentait à l’auditorium Sun Life une revue intitulée: Pull Together, Canada, revue des mieux montées et dont les interprètes — jeunes gens et jeunes filles de bonne famille — ont fait un succès complet.O.’, à la fin de la revue, les acteurs, tous tie langue anglaise, sont revenus se grouper sur la scène pour chanter O Canada, en un excellent français.L’auditoire, en majorité anglo-saxon, s’est levé dès la pre^ mière note de l’hymne et l’a écouté avec grand respect.Ik m’avaient pas à se préoccuper ivurr certain ordre donné aux aviateurs canadiens par leurs officiers supérieurs.Lucien D.La demi-livre de sucre A partir de mercredi prochain, 1er juillet, nous serons au régime du rationnement rigoureusement obligatoire du sucre.Pas le moindre grain de sucre sans la carte, et, avec la carte, une demi-livre seulement de cet aliment essentiel par semaine et par personne.C’est peu, très peu, si l’on considère surtout que les stocks accumulés sont suffisants pour permettre la continuation de certaines utilisations industrielles dont la nécessité est loin d’être démontrée.Notre confrère le Droit avait déjà exprimée à ce sujet .une idée pleine de bon sens et que nous avons signalée.“La ration d’une demi-livre de sucre par semaine et par individu, écrivait-il, sera tout juste suffisante pour sucrer trois tasses de thé, de café ou de cacao par jour.Pourquoi n’augmente-t-on pas cette ration.quitte à réduire les quantités de sucre allouées aux pâtissiers et aux fabricants de bonbons?Car, ce qui arrivera, c'est que les mères de famille, ne pouvant plus confectionner elles-mêmes leurs desserts, achèteront en dehors gâteaux et confiseries.Et le coût de la vie augmentera, ce que le gouvernement essaie précisément d’éviter.” Notre confrère revient encore sur la même idée, et il a raison quand il soutient que “les règlements qui régissent la distribution du sucre ne sont pas au point, qu’ils nuiront à la ménagère et à l’économie de la maison, pour favoriser les fabricants et les marchands de pâtisseries et de confiseries.” Si c’est l’épargne du sucre que le gouvernement vise à atteindre, ce rationnement est mal conçu et mal organisé.Comme c’est là il ciuse un tort considérable à l'économie domestique et familiale.Mais la famille, est-ce que ça existe encore?27-VI-42 E- B, (M.King) Améliorations sur d’autres fronts L« ministre de l'Air admet que ses commettants ont raison d'interpréter le projet de loi ministériel comme une mesure ouvrant la porte à la conscription pour service outre mer — Il reconnaît par ailleurs qu'il ne peut indéfiniment représenter à la Chambre des gens qui n'approuvent pas sa politique M.Leduc votera pour le bill, malgré la réponse négative de son comté au plébiscite —-Un autre libéral, le Dr Fleming, ne sait pas encore ce qu'il fera OTTAWA, 27.on.s d’abord les exemptions.Aux Etats-Unis on conserve l'exemption de $400 par enfant.Au Canada l'exemption de $80 par enfant à déduire de la laxc.ne représente, sur les taux de 30.33 et 37% de la taxe aux trois premiers palliers, qu'une exemption de rc- Georges PELLETIER, venu de $266.66, $242.42 ou $216.22 selon le cas.L’exemption pour un homme marié est fixée à $1,200 .ux Etats-Unis.Au Canada.le contribuable marié a l'exemption de ha'e de $660, plus une diminution de $120 à déduire de la laxe pour sa femme; comme ces $120 représentent, loujours aux taux de 30.3.1, 37%, etc., une exemption décroîs santé de $400, $363.63, $324.32, etc., Citation d'actualité “Le grand changement apporté par l’économie industrielle et capitaliste a été de mettre la subsista-e des travailleurs non plus en dépendance directe de leur travail même, mais en dépendance de l’écl ange du produit de leur travail.De sorte que le travailleur, au heu d’être comme autrefois, dans l’univers tout entier, et aujourd'hui dans certains nays ou certaines régions agricoles, le maître presque absolu de son économie personnelle, de sa subsistance, de son travail ou de ses besoins, darts un enclos Ou dans une haie, dépend maintenant, .poor le rendement de son travail, d’un système universel dont il n'a ni le contrôle, ni même la connaissance, et sur la base duquel il n’a pas le moyen d’influer." Lucien ROM 1ER | (extrait de Problème* économiques de i - " .¦ V l'heure prétente.PP 185-lM I En page 2: “Pour honorer la mémoire de Louis Dupire" — Pre-! I mière liste de souscriptions.! Je l'attendais toujours un peu.Elle avait cette habitude d'arriver à Timproviste, chaque fois qu'une grande joie, un petit malheur, un enthousiasme, ou quelque inquiétude l’occupait.Elle venait aussi sans prétexte.\ous l'avions adoptée.Déjà, l'an dernier, les bonnes étaient des oiseaux rares et volages.Elle savait que, ne pouvant sortir, je serais là à cinq heures, et contente de la voir.Elle avait sa façon à elle de sonner, d'entrer en riant, de m'embrasser.Ensemble nous ajoutions son couvert et, souvent, elle tenait à faire elle-même l'omelette aux croûtons qui lui rappelait ses jours de France.Pour cette tâche, et aussi pour m'aider à faire la vaisselle, elle laissait chez nous un petit tablier d’organdi; elle laissait aussi une robe de chambre, un pyjama.San lit demeurait prêt sur le divan*du cabinet de travail.Car c’était l’hiver, et si elle venait, nous ne la laissions jamais retourner pour la nuit dans la chambre solitaire de sa lointaine pension.Elle dormirait chez nous.Alors, lp repas fini, la vaisselle rangée, nous nous mettions en pantoufles, nous allumions un feu dans le.foyer pour la joie de nos yeux, et nous parlions ou nous lisions, ou nous faisions les deux, en alternant.Deux, trois fois chaque semaine, je la voyais ainsi.La joie de sourire d son frais visage était chaque fois aussi vive.Elle était si joyeuse, si amusante.Même inquiète, elle plaisantait, et puis, surtout, elle n'élait pas muette.Vive comme pas une, ies prit primesautier, original, elle était loquace, prolixe, mais chacune de ses innombrables paroles faisait image, jet d'étincelles, sonnait clair, réservait quelque surprise.Elle était comme le gracieux torrent d'une source descendant une pente eg accrochant à la limpidité de son eau l’éclat du soleil, du ciel, de toute chose, et reflétant le tout à sa façon, en bouquet, en feu d artifice.Ses sympathies, ses antipathies étaient expansives! Elle se hâtait toujours de dire ce qu'elle pensait et, naturellement, se trompait souvent sur les gens.Je la modérais.et nous discutions.¥ ¥ ¥ Nous discutions surtout de Dieu.Elle ne l’avait jamais perdu, mais de longues années, elle ne comprenait pas la piété, elle n'admettait pas la résignation, la souffrance acceptée, le sacrifice volontaire.Elle rechignait sous les coups du sort, mais surtout, elle avait la tâte si remplie de projets, le coeur si avide de joie humaine que ses actes et ses désirs accaparaient toute sa pensée.— ’‘Je passais les bouts de lettres, Michelle, OU vous me disiez de chercher autrement le bonheur, qu’il n'était pas où je m'obstinais a le poursuivre.” Le succès, la beauté, une jeunesse riche qui ne paraissait pas prés de s'éteindre, de l'intelligence, un charme physique indéniable, elle possédait tout.Et puis, un jour, un grand malheur l'abattit.Elle cnil sa vie vide pour loujours, et le désespoir râdait autour d’elle, l’aurait rongée a mort, si, à la suite de la prière qui revenait de plus en plus sur ses lèvres et dans son coeur, Dim ne s'était pas soudain mis à Lui répondre.I ne fois, deux fois, trois lois; des réponses directes, enfoncées comme des clous.Pour commencer, elle se dit: C'est le hasard, une coïncidence.Et elle ten ta Dieu, pria de nouveau en espérant des signes.Mais quand elle vit que cela continuait, cinq fois, six fois, dix fois, elle ne méconnut plus le miracle, elle vil qu; Dieu (Suite A la page neuf) Au pays des camélias ( Par Mgr Emile Chartier) Deux professeurs louisianais devaient dernièrement soutenir ici une thèse sur le parler acadien de la Louisiane.A cette occasion, nous avions demandé à l'an de nos collaborateurs les impressions de son récent voyage en cet Etat.Bien que la cérémonie universitaire soit remise à plus tard, les observations de rentre correspondant conservent leur intérêt propre.Connals-tu le pays où fleurit l'oranger, oee frulta *' ‘ * Le pays sans cesse d’or et de* rose* [vermeille»?(Thomas: ‘'Mignon") Quand on lu la fantaisie de Prévost, le Paul et Virginie de Saint-Pierre, VAtala de Chateaubriand, puis Uncle Tom’s Cabin de Beecher Stowe.The Crisis de Craw-j ford et (lone with the Winds de ma- ; dame Mitchell, on pense connaître i les contrées du soleil et de la canne | à sucre, les pays de bégonias, magnolias et camélias, en particulier la Louisiane.¥ ¥ ¥ Tl y a une chose, d’abord, que l'on n’y a pas apprise; c’est non pas peut-être l’intensité de la vie intellectuelle, mais l’ardeur qu’on y met à multiplier les centres d'instruction.A lui seul, l’Etat louisianais compte huit universités ou établissements supérieurs au High School, dont deux pour les noirs.A Bâton-Rouge, la capitale, l’université d’Etat s’étend sur un campus de 2,600 arpents, couverts de trente-sept ou trente-huit immeubles tous plus vastes les uns que les autres ef où fréquentaient, avant la guerre, 7,800 étudiants.Un théâtre j grec, donc à ciel ouvert, y avoisine le conservatoire de musique et l’immense théâtre consacré à des saisons entières d’opéra ou de drame classique.Dans les multiples constructions affectées au droit, aux études économiques et sociales, aux arts et aux sciences — la médecine est logée à la Nouvelle-Orléans .de multiples maisons d'étudiantes et d'étudiants déversent leurs caravanes.D'immenses terrains de jeux, ayant toutes les formes, servent de lien entre ces ateliers de travail.Un stade aux allures de Colisée, pour les concours athléüques, a deux fois, sinon trois, les dimensions da celui de Rome.Sous ses estrades, autant de chambres abritent 2,600 étudiants; toutefois, les plus cossus de ceux-ci, formés en fraternités ou sororités, occupent des collèges séparé^, qu’ils ont bâtis à frais communs, moyennant l'octroi d’un terrain par l’Université.Les.édifices consacrés aux expériences et à la pratique agricoles, aux recherches sur la canne à sucre el le pétrole, aux études botaniques et biologiques, se complètent par une vaste ferme et un palais des expositions qui a coûté, à lui seul, $1,500,000.C'est dans ce dernier qu’ont lieu, quand les circonstances empêchent de les tenir à leur place propre, les collations de grades — il y eut une promotion de 1,200 diplômes, un jour —- et les grands concours athlétiques ou musicaux.L’on comprendra cette prodigalité, si l'on pense que l’Etat louisianais octroie à cette seule Université un budget de $6,000,000 par année.¥ ¥ ¥ _ Ce qu’on ne sait pas non plus, c’est la vitalité du français, au moins dans la partie de cet Etat qui se trouve coincée entre sa section nord, anglo-américaine celle-là, et le Mexique espagnol.Nous n’avons pu nous en rendre compte ex audita ; mais, à ce qu’on nous assure, toute la région des Attakapas t gardé Intacte, avec les traditions religieuses et familiales de ses colons acadiens, leur langue, si pittoresque, si nuancée, si douce surtout.Pourtant, nous a-t-on fait observer, le langage apporté à la Nouvelle* (Suite à la page 9) Le carnet du grincheux A Ouestmonf, on a commencé à remplacer le five o'clock tea par une collation aux fraises.C’est de saison et d’ac- ; tualité, et aussi meilleur pour la santé.Ça va tout de même nous changer notre Ouestmont.¥ ¥ ¥ Et ça sera très amusant quand les j Daughter» of the Empire, rapport aux rationnements, vont se trouver réduites à \ boire de l’eau du .Saint-Laurent.* * * Ces braves filles y gagneront peut-être, elles se pourront bonifier, si possible, à moins prendre de thé.* * * Avec le rationnement du sucre, le diabète va devenir maladie de grand luxe et fort recherchée.* * * Il n’a jamais été recommandable de perdre la carte, mais 1» perdre, dans les circonstances d'aujourd’hui et de demain, va devenir une tragédie.* * » A Victoria, dans l’île de Vancouver, les écoliers se sont mis à l’élevage du ver à soie et l’on parle d’organiser la sériculture.Plus ça va et plus les choses se font en série.•* Il n’y a pas à * * dire, le ministre des Finances, M.ilsley, est un fameux rabat-joie.Ce qu’il aura coupé le plaisir de ceux qui se premottaient au moms de belies vacancy * Hr * Si encore, on était sûr et certain qu’il existe un plafond des taxes et des im* pôts, que ce plafond est atteint, ¥ ¥ ¥ Mais ces choses-là paraissent exister, grandir et monter à ciel ouvert.Comme on dit en anglais: The Sky is the limit.* It h Ça sera bientôt, ainsi que ce fut en 1917: To the lait man, the lait dollar, jusqu’au dernier homme, jusqy’à la dernière piastre.* * * Pensée dédiée à M.Ilsley: un mauvais fisc ne peut pa» être bon père.* ¥ >- Qu’il sache en tout cas que, de se» taxes, de ses impôts, on ne s’en ., fis» .que pas.* * ¥ Ce qu’on voudrait bien se faire ficher tout de même, c’est la paix.Le Grincheux 27-VI-42 Remerciements Dans l'impossibilité où ils s« trouvent d’adresser leurs remerciements personnels à tous ceux qui.à l'occasion de la mort de M.Louis Dupire, leur ont offert l'hommage de leur sympathie, le Directeur et les rédacteurs du Devoir les prient de vouloir bien trouver ici l’expression de leur vive gratitude. .¦«aa«g*^4 LE DEVOIK, MONTREAL SAMEDI 27 JUIN 1942 VOLUME XXXIII - No H« Gazette- ____M! Tribunaux pa, Pod SAURIOL “Lorsque la première fois, la défenderesse, par ses employés voulut prendre possession du bois, Ouimet, qui connaissait Ouellet, le demandeur, huftsier au service de plusieurs bureaux d'avocat, et entre autres du bureau de Me Samson, se rendit chez ce dernier pour connaître s'il pouvait acquérir le bois Samson, intéressé dans le contrat avec Ouellet.dit à Ouimet qu’il n’avait pas d’objection de ven- Autour d'une vente de bois — Vente de la chose qui n ap partient pas au vendeur, en matière commerciale Arrêt de la Ceur d'appel.27 février 1942.Dossiar no 2117 (C.S.St-Fran-çois, 1053».R.Lagueux et Fils Ltée, défenderesse appelante, v.iylvio Ouellet, demandeur intimé.Appel accueilli.M.Ouellet a intitulé une saisie-revendication contre la coinpagnie Lagueux et Fils, réclamant 58 cordes et trois huitièmes de bois de pulpe dont il prétendait être propriétaire.La compagnie a plaidé qu’elle avait acheté ce bois d’Aime Ouimet, commerçant et fabricant de bois de Stanhope, qu’elle avait agi de bonne foi dans le cours ordinaire de ses affaires, et qu’elle avait payé ce bois, l’avait estampé, mesuré et expédié conformément à ses droits et aux conventions intervenues entre elles et son vendeur.Le demandeur a répondu en disant qu'il avait coupé ce bois sur des terrains appartenant à l’avocat Samson, de Coaticook, et après convention avec M.Samson, et qu'il avait transporté ce bois dans la cour du moulin de M.Ouimet, mais que M.Ouimet n’en était pas propriétaire.Par contrat en date du 30 mai 19.17, Aimé Ouimet avait convenu de vendre et livrer à E.Lagueux et Fils Ltée, mille cordes de bois écorcé à la sève, franc (tremble), pour livraison du 1er juin au 1er avril suivant, au prix de 87.75 la corde.Le contrat comportait plusieurs clauses, notamment le paiement d’avances au vendeur à mesure que le bois serait écorcé, puis scié, le droit pour l’acheteur d’estamper le bois après le paiement d'avances, et la convention que le bois ainsi estampé serait la propriété complète de l’acheteur.Des documents établissent que des avances ont été payées.M.le juge White, de la Cour supérieure, a accueilli la saisie revendication par jugement du 23 juin 1941, et la compagnie a porté ce jugement en appel.La cause a été entendue par MM.les juges Oali-peault, Walsh, Saint-Jacques, Barclay et Bertrand ad hoc.La majorité de la Cour a accueilli l’appel et rejeté la saisie, M.le juge Gali-peault étant dissident.j dre le bois (et il était autorisé à le i faire par Ouellet) pourvu qu’il fût j certain d’être payé.Samson savait ! que Ouimet était absolument insol- - vable et ne voulait pas lui accor- supérieure, je dis immédiatement ,]er confiance ou crédit.qu’il importe peu, pour les D[>s | ‘C’est alors que sans en parler à de ce litige, que Ouimet pit venta- Quej]e(_ _ Sarnson et Gérin écri- Propos ostronomiques Le Ciel de juillet de Louis Dupire Première liste de souscription blement acquis ce bois du deman deur Ouellet, car si Ouimet était, à cette date, un commerçant et trafiquant de bois, il pouvait valablement vendre cette quantité de bois de pulpe qui se trouvait dans la cour du moulin qu’il exploitait.Il est certain que ce bois a été valent, le 2 février, à Lagueux et Fils.: “Monsieur Aimé Ouimet qui signe la présente lettre avec nous, nous dit que vous lui devez une balance d’environ 8100.Il veut expédier du bois franc qui nous appartient, environ 55 cordes —n.,„ii„i' ci,.Hoc lorraine I de bois écorcé, qui se trouve à appartenant ^ à l’avocat Samson, j ^anhope Par les présentes, il vous niais, a un moment donné.Ouellet I d°nne ordre de nous payer imme-a transporté ce bois dans la cour i diatement, ce qui lui revient de du moulin exploité par Ouimet, et ! c“ez 'nus, environ ,>100, et aussi celui-ci en avait au moins la dé- i ('e nous payer a 1 avenir, tout le tention matérielle.Le demandeur j produit du bois qu’il expédiera savait que Ouimet était un corn- Par contrat avec vous.” merçant de bois et il le mettait en j Samson.dit que c'est par mesure de disposer de ce bois, j erreur qu’il s’est servi de l'expres- comme s’il en eût été propriétaire, ! Mon “du bois franc qui nous appar- pourvu, évidemment, que l’acqué- i tient", car la propriété du bois reur fût de bonne foi et non partie I était bien uniquement à Ouellet.à une fraude que Ouimet aurait j “Pour foute réponse, le lende- commise.j main, 3 février, la défenderesse “Est-il bien sûr, d'abord, qu’en-j s’emparait du bois.tre le demandeur et Ouimet il n'a : “Les témoins de la défenderesse pas été question de la vente de ce | déclarent que le bois en question bois et qu'effectivement, il n’y a aurait été estampé par eux.Ouel- pas eu d’entente entre eux?; let jure avoir assisté presque cba- “Le demandeur nous révèle, en 1 que jour à l’écorçage de son bois, sa réponse à la défense, qu’au mois , n'avoir jamais remarqué une cs-de juillet 1938, il a fait savoir a | iampe sur jceIui.Plus tard, il a Ouimet, en lui montrant son con- ] encore visité ce bois et n’a rien trat avec 1 avocat Samson, que ce j constaté en fait d’estampe.Oui-bois provenait de la coupe qui lui 1 met_ soutient qu’il n'a jamais "Teul To„cluirw"i | ^ cè’bois^par’ouimet ^ an «•“> * : ’-S >»'Vonv.nUon * novembre Durant les heures où la nature sommeille, où les saphirs scintillent sous la coupole éthérée.portez vos regards, que vous soyez astro-i ome ou non, sur la* Voie lactée qui atteint ,ts hauteurs du finname’ît.Regardez-la avec le secours d’une jumelle et vous devinerez sa structure stellifère.Si par bonheur vous possédez un télescope de faible puissance, même une simple lunette marine, dirigez-la sur ce ruban chatoyant et celte fois, armé d'un plus fort grossissement, vous la décomposerez en étoiles, oui, en myriades d'étoiles; et si vous promenez votre instrument le long de ces condensations vous serez fasciné par les innombrables étincelles qui en jaillissent, vous serez surtout que delà du Soleil par rapport a nous, à leur conjonction supérieure.Lorsque les planètes extérieures ou supérieures passent au méridien à minuit, elles sont en opposition.Jamais Vénus ne peut se voir tard la nuit, ni Mercure non plus.Plus besoin enfin de rappeler qu'un astre errant, — planète, comète ou astéroïde—est à son aphélie quand il est le plus loin du Soleil, à son périhélie, à son plus près; à son apogée lorsqu’il se trouve ail*point de son orbite le plus éloigné de ta Terre; périgée, à celui le plus rapproche, Juillet nous offre les phénomènes suivants: D’abord les planètes: Venus se lève presque deux heures avant m ¦ ' — *— A la | “Pour honorer la mémoire Aumônier sénéral de le J.I.C et de la J.I.C.F.Le R.P.Raymond Dunn, S.J.La souscription pour la fondation, La Semaine religieuse de Montréal à Sainte-Justine, d'un lit à perpé- annonçait dernièrement la nomma* tuité, en souvenir de Louis Dupire, j tion par NX.SS.les archevêques et grand ami des enfants, de ceux que évêques de la province de Québec menaçait en particulier la maladie, j du R.I».Raymond Dunn, S.J., cornet dans l’hôpital qui leur est spécia- me aumônier général de la J.I.C.el lement consacré, est donc lancée.I de la J.I.C.F.(Jeunesse Indépen-Voici la première liste des sous-jdante Catholique), cripteurs, arrêtée un peu avant cinq : Cette nomination est le couron* poudr glomération de Soleils blés et même supérieurs au nôtre.Suivez cette voie île lait, si possible, d’un bout à l'autre.Vous ne vous rendez pas compte, chers lecteurs, des richesses que vous y trouverez! Elle emerge de l’horizon nord autour de la brillante Capelli, passe à travers Persée, le W de Cassiopée, Céphée, pour se bifurquer dans le Cygne ou Croix du nord; l'un des deux filets coule ensuite dans Ophiucus et plonge sous l’horizon sud en passant par le Scorpion; l’autre se déverse dans l’Aigle, Antinous et le Sagittaire Scorpion se reconnaît facib par son étoile rouge, Antares.Phénomènes intéressonts émerveillé à la pensée que vous | Soleil, Jupiter fera de même j» avez dans le champ de votre lu-( fin du mois.Satin i P .y -_ nette une poudrerie, une vaste ag- rore une heure.“'’?"*Ii“P *er * ' compara- ! nus, Mars est inobservable.t Dimanche, 5 juillet, a / h.p.m.: la Terre à l’aphélie.Distance au) Soleil: 99,448,000 milles.A 3 h.58' a.m.: dernier quartier de la Lune.Lundi, 6 juillet: Mercure à sa plus grande élongation du matin à 5 heures à 21 degrés, 23 minutes à l’ouest du Soleil.Vendredi, 10 juillet; Vénus en conjonction avec la Lune à 3 degrés, 38 minutes au nord.A 6.13 a.m.: à suivre dès l’aurore.A 7 p.m.: la Lune à l’apogée.Distance à la terre: 252,500 milles.Lundi, 13 juillet, à 7.03 a.m.: Scorpion se reconnaît facilement nouvelle lune.A 11 p.m,: Mars à l’aphélie.Mardi, 21 juillet, à minuit 13 mi- heures, hier l’après-midi: Le Devoir.8100.00 M.Alexandre Lavoie, Picard- ville, Alberta.1.00 M.Roger Maillet.25.00 | M.Elphège Laçasse.30 i M.Paul-A.-Lionel Bernard (Belceil).5.00 j M.Jacques Rousseau.10.00 | Mlle Jeanne Pampalon .5.00 j Garceau.1.00 nement d’une carrière déjà longue et importante auprès des jeunes et au service de l’action catholique.Le R.P.Dunn fut d’abord aumônier au collège de Saint-Boniface, Manitoba; puis assistant-aumônier général et aumônier diocésain de l’A.C.J.G.de 1934 à 1937.En 1935-36, il agis-sait aussi comme aumônier diocésain de la J.E.C.primaire et supers.i u i nft, rieure.Il est l’aumônier-fondateur Dr J.-H.Garceau.UJ0 j e{ aumônier diocésain de la j, L c< ï’ijo i depuis 1935 jusqü’à maintenant.Eu sj’ljQ | même temps qu’il établissait ce mou M.J.-Maurice Arpin Mme Aurèle Goyer .Docteur Gaston Lap.ierre Dr P.-E.Lalanne.10.00 M.Paul-E.Trudel, instituteur 1.00 * * A* Il se trouve que le premier à s’inscrire.après le Devoir, fut M.Alexandre Lavoie, le patriote de Picardville, en Alberta.M.Lavoie, héros d’une magnifi-j que aventure dont nos lecteurs n’ont sûrement point perdu le souvenir, était venu au journal, jeudi l’après-midi, saluer des amis avant de re- bel Maintenant que vous comprenez le langage de l’Astronomie il sera facile de vous décrire les phénomènes du mois.A l’avenir nous dirons que la Lune est en conjonction, avec une planète à tels le- .bion ' a„ Hivième naracra-i 1938, entre 0llirne* et l’appelan- grés, telles minutes d’arc au nord Bien plus, au dixième parag.a ) ,p cs( qucsticn une FeHmièr{, ou au sud seion le cas.sans avoir 1 ____!_• i* “ * - ‘ * phe de la réponse à la défense, Îp demandeur réitère que le 2 fé-1 fois d?67 12.cordes de bois franc vrier 1939, Ouimet voulait acheter | ^ois due Ouimet de nouveau ce bois de pulpe; Hj * f na * k* defcnderesSl' veut sans doute dire que.de nou-j.pi,.; e]itCe ot>01Sr1.c0I"prt>I1,ai veau Ouimet voulait en faire l’ac-j appeIait lp bois de^amsTn,’et Vn?Cl “Cette admission contenue à îa i p-outanT daensqunnaiitrpdfofbd * 'T réponse, est de nature à contredire j Sme Lur et ani lnnaLnrn '• les témoignages du demandeur et Quimet 9 < ppartcnait a de Ouimet qui.lorsqu’ils ont été interrogés, prétendirent qu’il n’a jamais été question entre eux de vente de ce bois.Bien plus, lorsque ’Ouimet jure qu’il ne s’agissait pas du fout du bois de Samson ou du bois^ de Ouellet, mais d’autre a défenderesse a pris possession j Poulin.11 chez^ïommé du boiv, au commencement de le- - - 1 vrier 1939, Voici des extraits des notes de 1 ^Ouimet étaU^que^e boK’éîaîî L*-’ d“.boiS qu’jl P™™4 ?e P.rPÇ»- MM.les juges Saint-Jacques et Ga hpeault.M.le juge Saint-Jacques: “La Cour supérieure reconnaît que la question à résoudre est la suivante, à savoir: Si ce bois a été acheté par Ouimet du demandeur, et ensuite revendu à la défenderesse.Elle décide que le témoignage de Ouimet règle la question, car il jure, dit la Cour, qu’il n’a jamais acheté le bois du demandeur et ne Ta jamais vendu à la défenderesse.“Avec grand respect pour la Cour j ou une dame Maheux, en particu n ! Ier- bois qu’il pouvait se procu Ton* les ! rer che7' un nommé BJouin, décla- 1 us lis ranj pjj Jivnîr nine fr,,’;! pas entièrement payé, ™ rant en avoir lus ,-j fa]l i, témoins de la defense qui ont pris, pour exécuter sop cont?a{; part au chargement du bois sont i *.j a preuve fait voir qup pour ,a d accord sur ce point., ; défenderesse, il s'agissait d’un der- bois Trm6me,a à la “Sr”; il i ”kr f ba,a”" •»» b*» Avis de décès pouvait pas le faire à ce moment ; pmî^T'VêmTs^prTndT’le^^is et il n a en aucune façon pre endu j était ,p ?facile à rasiubdèsTosï1 à Pd^ïSs1 ePprb / rai,sr’" de des lîl U as ait, des i.uo, a diverses repri mlns et on siest moqu^ d Drotes.ses s.l’on s en rapporte au talions et des défenses de Guide la preuve, declare que ce bois.met _ ^ e UU1 “La défense s'appui» pour le maintien de son piaidover sur les articles 1487, 1488, 1489 complétés par l’article 2268 du code civil.Je ne vois pas, en face de la preuve, comment ces dispositions de la lo*, Peuvent verijr ^ son SpCOUrSi “Ouimet déclare n’avoir jamais Vendu: il s’acit d'affairps f» rr» r*-» a r* * il l’avait acquis de l’avocat Sam-son.“Là n’est pas, cependant, la véritable question qui est la suivante: La défenderesse avait-elle, en 1938, acheté ce bois de pulpe qui était en la possession apparente de Ouimet, alors reconnu comme un Si oui, la endu; il s’agit d’affaires commer: ciales, la défenderesse l'admet.Si besoin de mettre les points sur les “i”, car nous savons que la Lune est environ un demi-degré de largeur en son centre; que les “guides” de la Polaire, c’est-à-dire les deux étoiles qui mènent à l’étoile Polaire, sont espacees de cinq degrés, que 25 degrés les séparent du pôle.Au lieu de dire qu’à telle date une planète va vers l’ouest ou vers l’est ou s’arrête dans sa course, nous dirons qu’elle rétrograde, marche dans le sens direct ou est stationnaire.Dorénavant nous ne parlerons plus du plus grand écart de Vénus à l’est ou à l’ouest du Soleil mais de sa plus grande élongation du soir ou du matin, le soir à Test du Soleil et le matin a l’ouest.Quand Mercure ou Vénus, planètes inférieures, parce que entre la Terre et le Soleil, par * contraste avec Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton, planètes supérieures, au delà, quand Mercure ou Vénus, dis-je, passeront entre le Soleil et nous, elles seront en conjonctions inférieures, quand au ventent pour les jeunes gens des classes moyennes, avec M.Roland Vinette et quelques -autres, ’e R.P, Dunn dirigeait le journal Jeunesse et le Bulletin d'Etudes et d’action de la J.I.C.Il a ddté l’action catho» liqpe des jeunes de plusieurs publi* cations essentielles, telles que: ‘‘On demande des Chefs’’, “Mon cahier d’action catholique”, le “Guide du chef d’équipe”, et les deux manuels de la J.I.C.: “Doctrine et technique” nutes: premiér quartier de la Lune Dimanche, 26 juillet, à 4 a.m.: la Lune au périgée.Distance à la Terre: 223,800 milles.Lundi, 27 juillet, à 2.15 p.m.: pleine lune.* (Heure avancée).Tout observateur désireux de faire oeuvre utile et de ne rien laisser lui échapper devrait avoir à ses côtés, lorsqu'il observe le ciel, cartes et bulletins pour les étoiles filantes, surtout ce inois-ci car elles vont augmenter notablement.Les Perséides commencent le 7 juillet pour durer jusqu’au 20 août.Les Aquarides, le 25 juillet, avec maximum le 28, pour cesser vers le 30.Les premières, à traînées rapides, sembleront émaner de Cassiopée: les secondes, lentes, du Verseau, donc en sens contraire les unes des autres, les Perséides venant du nord et les Aquarides du sud.Si vous ne possédez pas la documentation nécessaire à leur enregistrement, vous pourrez quand même rendre service en consacrant une heure à noter le nombre aperçu.Vous en verrez beaucoup plus après minuit.Car alors vous occupez la portion du globe terrestre qui fonce sur l’essaim des météores.De Lisle GARNEAU de l’Observatoire Ville-Marie, Prochain article: Le Zodiaque, par M.J.-E.Guimont.L’Art dam le* Reur* LA PATRIE, fleuriste Service télégraphique partout Radio-programme C.H.LP.le Jeudi entre 12.15 et 12.30 h.Ser.e chaude attenante an studio 16* STE-CATHERINE EST PL 1786-87 J.-R.BRULE, prop.Membre du Kiwanl*.Prés.Ass.Fleuristes de M.Feu M.Ferdinand Prud'homme LAPOINTE.— A Montréal, le 23 juin, est décédée à 78 ans, 11 mois, dame veuve Joseph Lapointe, née * Lefebvre (Olive) et demeurant j con,nit'rCanI Qf bois._ chez son fils Aquila, 4466, rue La- vente est valide, peu importe que .Fontaine.Les funérailles auront (b-Iirnet en fut ou non proprietaire : ]a preuve qu’elle a tenté de faire lieu lundi, le 29 courant.Le con- (Art.1488 C.C ».,.il ressort (de était conclusive, elle ne pourrait voi funèbre partira des Salons fu- ia preuve) que, des 1938, plusieurs, être prise en considération, ne sau-néraires Patrick Provencher, 4224 mois avant que la défenderesse ne | rail être légale suivant les dispo-rue Adam, ou le corps est exposé, à transportai le bois, elle en était de- sitions du paragraphe 4 de Tarti-7 h.50, pour se rendre à l'église du venue proprietaire.cle 1235 C.C.Très Saint-Nom de Jésus, où le ser- ' Je ferais donc droit à 1 appel j ‘L'êstampage et le mesurage du vice sera célébré à 8 heures.Inhu- avec dépens, et infirmant le juge- bois qu'elle aurait fait faire, dans mation au cimetière de l’Est.Pa- ment de la Cour supérieure, je re- j les circonstances que l’on connaît rents et amis sont priés d’y assister, jetterais i aebon avec dépens • i ne saurait être opposé ou préiudi- M.le juge Gahpeault (dissident): .Cier au demandeur, un tiers, le vé- - ritable propriétaire du bois avec - .tcquel l’appelante n’avait pas con- 1 venu.MONUMENTS NECROLOGIE Foaêé» M*nuf*cturien de monumentt we.:«o A HH J.Brunet Ltée 4485, -de*-Neige» Moesréel Elle a agi, à mon sens, de très mauvaise foi; elle a violé les principes d’honnêteté en affaires; elle ; s’est rendu maîtresse du bois de !a façon la plus illégitime; elle ¦ n’avait pas acheté ce bois;.et i c'cst à bon droit, à mon sens csîadillon — a Montréal, i* 26.à « qu elle a sqccombé.Je rejetterais as*.Chviuicr.époux «e Jeu Gé- Tappel avec dépens” BEAUDIN — A Lachin*.le 25.à 64 an».Zéphirta* Gervais, vev.ve d'Adolphe Beau- din.B ÏITHLACME — A Montréal, le 25 à 47 an».Mme Ernest Berthiaume.née Blanche Ayotte.BRIERZ - A Montréal, le 25.» 55 ana.BrSére.époux de MéUna Garceau.m raîdla e Hèfce.D'ARAGON — A Montréal.le 25, à 92 an*.Franco:* d'Aragon, époux de feu Georgia nsa Dafendére DAVPHTSAIS — A Montréal, le 25.à 78 an*.Napoléon DauphSnaSa.DUBOIS — A Montré*:, 1» 28, k 38 an*, Mrr.r Llose’ Duboia, née Hélène Margue-¦ rite UcCxiâkm.DURAND — A Montréal-Bat.le 25.à M ans Asnanda Héaeault, épouse de feu Arthur Durand Feu Mme Joseph Lapointe Nous avons le regret d’annoncer la mort de Mme veuve Joseph La-pointe, née Lefebvre (Olive), décédée chez son fils, notre vieil ami M.Ferdinand Prud’homme est décédé après une longue maladie, en son domicile, 1898 ouest, rue Dorchester.Il était âgé de 82 ans, et venait justement de célébrer dans l’intimité son 50e anniversaire de mariage.Né le 12 mai 1860, à Saint-Roch L’Achigan, il avait fait ses études au collège Masson, de Terrebonne.A Tâge de 18 ans, il était entré au service de la maison L.Chaput Fils & Cie, épiciers-grossistes bien connus de Montréal.Il fut bientôt reconnu par ses talents et on le nomma secrétaire-trésorier de la maison avec laquelle il fut associé durant plus de cinquante ans.Un des pionniers de la ville d’Ou-tremont, il fut choisi un des premiers marguilliers de la paroisse Saint-Viateur.Il était membre de nombreuses associations.Il laisse outre sa femme, née Langlois (Hélène), deux filles, Hélène et Mine Georges Fusey (Berthe).Trois fils, Raymond, agent d’affaires, le Dr Eugène Prud’homme, re-gistraire du collège des médecins i et chirurgiens de la province de i Québec, et Ferdinand, comptable.' Il laisse aussi un frère, Napoléon, de la Librairie Beaucbemin, et deux soeurs, Mme J.-G.Lafontaine (Zé-phérina) et Mme Alfred Beaudry ( Herniina) ; douze petits-enfants.Les funérailles ont lieu ce ma- Le Dr Philippe Adam Saint-Hyacinthe, 27 (D.N.C.) — Le Dr Philippe Adam, ancien député de Bagot, à l’Assemblée législative, (Union Nationale), vient d’être élu échevin de la ville d’Acton Vale, pour le quartier est.Il l’emporte sur son adversairqe, M.Wilfrid Fortier, par une majorité de 14 voix.Le Dr Adam fut élu au cours d’une election complémentaire, nécessitée par la mort, survenue le 5 mai dernier, de Téchevin Clément Joly.EXAMEN Bochellw Hubert Jérôme Georges TARIF èks annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone s BEIair 1361 l cent 1« mot.25c minimum comptant.Annonce» facturée» lt4o i* mot.| 40c minimum NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.G RAND'• MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2o par mot, minimum de 50c, FIANÇAILLES PROCHAINS MARIAGE0 *1.00 car Insertion girard — a Montréal, u 2«.* 72 an*.Aquila Lapointe, 4466, rue LaFon- tin, à la cathédrale L Jn&T* 1 f A m -J _ O i t .1.Pourquoi n'avons nous pas un MONUMENT ?ECRIVEZ NCW’i POUR PHOTO},tlS>!Ni,PWX.MOUS tardons MS réO«UMtKTÎ DANS TOUT Lt CANADA McNimtomVc*wCo.10 Samt-Jactact Ga***, MpatréaL C-E Girard.n»ux d* Luœlna , tajne, g l’âge de 78 ans.jacqc» — a Montré»;, ta 25, k « Des funérailles auront lieu lundi, aa*.Mm» Tar.crMe Jacqua».née Bertbe j le 29, en l’église du Très Saint Nom j de Jésus de Maisonneuve, à huit —-i heures.Départ a sept heures 50 des ^ I salons funéraires Patrick Proven- cher, 4224, rue Adam.Inhumation ¦ au cimetière de TEst.TfMfayiitttAC Toutes encore sous presse, mais on parlait £es publications ont eu de nom-de l’appel qu’il allait publier.M.| creuses rééditions.Lavoie voulut aussitôt s’inscrire i Nous offrons au R.P.Dunn nos parmi ceux qui désireraient honorer plus sincères félicitations et nos la mémoire de Dupire.11 ouvrait la i meilleurs voeux de succès à la di-liste des souscripteurs du dehors, i rection générale de la J.I.C.et do A la même heure, ou bien près, M.la J- L C.F.Roger Maillet rencontrait M.Geor- ___________________________________ ges Pelletier et lui disait: Qu'allons-nous faire pour Dupire?Notre directeur lui expliquait notre projet et M.Maillet signait tout de suite un chèque de ?25.Une demi-heure après la publication du Devoir, M.Elphège Laçasse entrait au bureau et nous déclarait: Vous m’avez donné une bonne idée, j Voici 50 sous pour la souscription \ Dupire.Le premier envoi reçu par la pos- i te fût de M.Paul-A.-Lionel Bernard, de Beloeil, un vieil ami de Dupire, j Celui-ci nous écrivait: L'idée de\ fonder, à Sainte-Justine, un lit à perpétuité en mémoire de Louis Du- ' pire est simplement merveilleuse.Je vous avoue, sans phrase, qu'en vous lisant, je n'ai pu retenir mes larmes.Oui, c’est “'la plus émouvante, ta plus efficace façon" de perpétuer le souvenir de ce si noble coeur, qui s’appitoyait avec tendresse sur te malheur des petits.Si le Bon Dieu permet à Louis de connaître voire projet, je crois qu’il en sera bien touché et reconnais-1 sant.Le courrier était à peine entré que l’une de nos camarades, MU| Jeanne Pampalon, nous apportait son offrande.Et la souscription se continuait.* * * On aura remarqué que cette pre mière liste comprend des offrandes d’allure très variée.C’est le juste rappel que chacun peut y aller de son hommage propre, sans souci de l’importance métallique, si Ton peut dire, de sa souscription.C’est l’intention qui compte d’abord.ifc * * Les offrandes devant être transmises intégralement à l’Hôpital Sainte-Justine seront, assimilables,! du point de vue de l'impôt, aux offrandes faites pour la Fédération nationale des CEuvres canadiennes-françaises.Des reçus justificatifs seront, à la fin de la campagne, adressés aux souscripteurs par les autorités de THôpitab ¥ * * Toutes les souscriptions doivent être ainsi adressées: Pour honorer la mémoire de Louis Dupire, aux soins du Devoir, 430 rue Notre-Dame (est), à Montréal.Le Kiwanis International prône la pratique religieuse Lors de la vingt-septième réunion annuelle du Kiwanis International tenue le 17 juin 1942, les membres ont passé une résolution proposant qu’une plus large diffusion de l’idée religieuse soit entreprise, comme moyen de restreindre la subjugation du monde par les forces brutales dominées par l'esprit d’intolérance.Reconnaissant plus que jamais la valeur des principes religieux comme directives nécessaires pour les sociétés et les j individus, les Kiwaniens ont donc résolu que le Kiwanis redoublerait d’efforts pour diffuser l’idée religieuse et ainsi aider les Eglises à hisser le niveau moral et spirituel du peuple.Chaque Kiwanien est donc chargé de donner l’exemple en ce sens et d’inciter les au-tres^à fréquenter les églises, afin qu’une fois la victoire assurée, le monde se reprenne à vivre selon des principes de justice et d’équité.CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES «f» fAiw *0 u muM fl LA IflU* M l e»»' 0*1 O» U LIGUF Dl L'ACHAT CHEZ NOUS L KuVeNTE VANS LS?yèWTSje TABACu VE VOTAE mou n Aies N TIMBRES d'ÉPARGNE de GUERRE AUX BANQUES • BUREAUX DE POSTE] MAGASINS À RAYONS • PHARMACIES ÉPICERIES • DÉBITS DE TABAC! LIBRAIRIES ET AUTRES DÉTAIllANTSI St-Francols de Sales, maison meublée.3 chambres k coucher, salle, cuisine d'été, électricité, rivière, terrain .ombragé.5 minutes Pacifique, autobus.824 Chemin Principal.FRontenac 5529, U20 Plessis.Assortiment complet de bandages herniaire», bas élastiques, béquilles, chaises roulantes, etc.C.MARTIN Enr.— Maison établie en 1856 — Spécialités : APPAREILS ORTHOPEDIQUES — MEMBRES ARTIFICIELS - CORSETS POUR DIFFORMITES 48 et 50 est, rue Craig - - - Montréal Dcp.34 — Tél.: HArbour 3727 PAS DE SUCCURSALE TERRES A VENDRE Avez-vous besoin de bons (ivres ^ Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR".430 rue Notre-Dame lest)# Montréal.VERGER 2,600 pommiers, poiriers, etc.MAISON deux logements.Deux granges, 2 garages.Climat sec, idéal pour poumons faibles.Bosquet de pins.Eau de louree.électricité.Prés église, autobus, tramway.Ne détruisez pas ce JOURNAL Offrez vos vieux journaux ou Comité de récupération.Cours de sténographie particuliers — par correspondance Méthode pratique améliorée par un sténographe professionnel, attaché aux tribunaux civHs.La seule école du genre à Montréal Ecrire ou téléphoner à Poul BEAUDRY, 17, ave.de l'Epée, Outremont - CRescent 2508 VOLUME XXXIH — No 148 * J TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTS ' EDITION QUOTIDIENNE CANADA S600 (Sauf Montré*! et la banlleua) E.-Unl$ et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press , de Y A.B.C.et de la C.D.N.À.SAMIOl, 27 JUIN 1941 f TEMPS PROBABLBt BEAU ET MODEREMENT CHAUD M.rentre à Londres LA CONSCRIPTION Il voyage en avion LONDRES, 27 (C.P.) — Le premier ministre Winston Churchill est j rentré heureusement à Londres aujourd’hui.Le communiqué officiel revèle que le premier ministre a fait la traversée des Etats-l us en Grande-Bretagne en avion en compagnie de M.W.-Averill Harnman.^ administrateur américain de la loi du pré bail.En rentrant de Washington, où il a conféré avec président Roosevelt de la conduite stratégique de la guerre, M.Churchill doit faire face à une crise politique précipitée par les revers éprouvés par l'année anglaise en Afrique-‘nord.M.Churchill a voyagé aller et retour par avion de la British Overseas Airways.Le capitaine J.-C.Kelly conduisait l’avion.H- *(• %• Le London Times a attaqué aujourd’hui la direction de la guerre et réclamé un organisme général en disant qu’il y a eu “trop de symptômes nombreux.de mauvais vouloir à subordonner les prédilections afin de permettre au gouverne personnelles ou les intérêts établis au besoin urgent d’amener du sang ' nouveau et des idées nouvelles dans la conduite de la guerre.“La situation est décidément mauvaise.La Chambre des communes reflète sûrement l’opinion publique lorsqu’elle demande des changements radicaux et, lorsqu'elle place sur les épaules du gouvernement la responsabilité de décider ce que seront ces changements’’.M.Power votera en faveur du bill en dépit de ses électeurs A moins de 15 milles de Matrouh Avance sur un front de cinq milles L’une des situations les plus critiques de toute la guerre" —“Les Nations-Unies devront pousser leurs efforts à la limite pour assurer la défaite de I ennemi Déclaration de M.Mackenzie King sur ses entretiens de Washington Ottawa, 27 (D.N.C.) — M.C.G.Power, ministre de l'Aviation, a fait hier après-midi, un bref mais important discours sur le bill amendant la loi rie mobilisation Incendies à Brême Attaques contre Lae et Salamaua Londres, 27 (C.P.).— Des avions de reconnaissance qui ont survolé Brême à une très grande altitude hier après-midi ont observé que les incendies continuaient à faire rage dans le grand port allemand.On sait que Brème a été soumis à un violent bombardement par une formation de plus de 1,000 appareils de la Royal Air Force dans la nuit de jeudi à vendredi.Hier soir, des bombardiers anglais ont attaqué des objectifs au Havre tandis que des chasseurs faisaient une randonnée offensive le long de la côte française de Cherbourg à Boulogne.Un appareil allemand a été descendu et un chasseur anglais manque à l’appel.Quelques avions allemands sont apparus hier soir au-dessus de la côte sud de l’Angleterre: ils ont causé quelques dommages, mais n’ont pas fait de victimes.La grève dans la chaussure se propage à deux autres établissements Quebec, 27 (D.N.C.).- La grève nui a commencé lundi dans l’industrie de la chaussure de Québec s’est étendue hier à deux grands autres etablissements.Ainsi près de 3.000 travailleurs en chaussures, 2,900 pour plus d’exactitude, sont maintenant en grève.Le travail a cessé hier dans les établissements John Ritchie et A.-E.Marois.On nous assure nue quatorze des vingt-trois fabriques de chaussures de notre ville sont entrées dans le mouvement.On précise que les plus grandes fabriques ont cessé leur production faute de bras.Les fabriques qui restent n’empnieraient pas plus qu’une vingtaine d'ouvriers chacune.Il ne se fait aucun piquetage, nous a-t-on dit.On ajoute que tout se passe dans l’ordre complet; les grévistes font montre d’un très bon esprit.On ajoute, toutefois, que les grévistes sont absolument décides à ne pas recommencer le travail tant qu’ils n’auront pas la promesse au’on leur accordera le boni dont jouissent les travailleurs en chaussures de l'Ontario, depuis le mois de mars.a _ M.l'abbé Armand Perrier fêlé ment d’imposer, par simple arrêté ministériel, la conscription pour outre-mer.Le ministre a admis que ses électeurs avaient raison d’interpréter le projet de loi comme une mesure “qui ouvre la porte à la conscription pour service outre-mer.Je pense qu’ils ont raison.Je suis d’accord avec eux.Ce bill fait cela’’.Aveu qui a au moins le ! mérite de la franchise.Mais le ministre diffère d’opinion avec ses électeurs sur la question de la Sur celle question, P,,;,.,,.,! Hps Nations conscription.Sur celle question, istralie 27 (f P l _I.es ! M- Power esl du mêmP avis 1ue ,e iis oni aLon/i;rL ministre de la Défense nationale.Quartier Unies en Australie aviateurs alliés ont attaqué hier Lae ; ""TV e et Salamaua, les deux bases établies Pa ^ î-^ P°ur(luoL M.par les Japonais en Nouvelle-Gui- Po!ver ^connaît qu il ne peut inde-née, et démoli un navire japonais ; f'mment représenter a la Chambre qui entrait dans le port de Lae.On ! des gens qui n approuvent pas sa dit que ces dernières attaques ont l b^dique -II, n® se sent pas, pour été plus destructrices que les précé-j autj,n,- or*'1*® de démissionner.mais il est prêt a admettre que ses j électeurs ont le droit de se faire Quartier général des Nations ! représenter par un autre.Unies en Australie, 27 (C.P.).— Voiei une traduction du texte Après une accalmie de cinq jours C0™P*et de *”• Po"er: dans le sud-ouest du Pacifique, les j t omme un grand nombre de aviateurs alliés ont attaqué jeudi Ha-i ceux dul on! récemment participe haul, en Nouvelle-Bretagne, Dili, I à ce débat, je ne pretends pas ap-dans Pile de Timor, et Salamaua.en ! porter du nouveau sur ce sujet oui, Nouvelle-Guinée.Les Japonais de‘depuis quelque temps, fait l’objet leur côté ont lancé des chasseurs i des délibérations.Je vous assure, contre Port-Moresbv en Nouvelle ; monsieur le président, que je n’ai Guinée.Les aviateurs alliés ont alln- pas l'intention d’entrer en contro-mé des incendies considérables àj verse, de faire des excuses ou d'exprimer des récriminations.Je me propose, plutôt sans honte peut-être, de me servir de ce débat, Dili et surtout à Rabaul.RUSSIE Avance allemande enrayée à Kharkov pour m’adresser aux électeurs de la circonscription que je représente.“Mais, avant de commencer, je désirerais faire allusion à des cho-7*" -."r .,, ses d’un caractère personnel, qui Moscou, 27 (AP.) —- Le bulletin .^0jvent pC, r sur ja décision que soviétique de minuit laisse enten- ; |e prendre sur le bill soumis dre que les troupes soviétiques or/l j ]a chambre enragé ^anee allemand® ,en 1 ‘ „D;pijls 1901( sauf durant trois Ukraine sur .e front de • ans jeux hommes, mon père et Les Russes rapportent que les Aile •’ .reDrésènté la Hr- mands lancent des vagues succès^, conscrjptjon de Québec-Sud.D’au-sives de chars et q infanterie da - j tres membres de la famille ont re-la melee et l on se demande si *'esl j présenté, pendant la même pério-une offensive generale allemande j ^ ja mtine circonscription à l’As-qui est a la veille de s engager.Le | législative et au Conseil M.l’abbé Armand Perrier, directeur des études à la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal et jusqu’ici vicaire à St-Léon de Westmount, récemment nommé cme de St-Octave de Montréal-Est.a été.l’objet d’une fête intime, hier soir, à l’occasion de son arrivée au presbytère de cette paroisse.M, le curé Perrier était accompagné de M.Hector Perrier, son frère, secrétaire de la province.M.le maire de Montréal-Est, M.Napoléon Gourtemanche.lui a souhaité la bienvenue.À Malte législatif.Durant ces quarante ans, nos rapports avec la population canadienne-française qui compose la majoriij des électeurs de cette circonscription ont été des plus cordiaux et des plus amicaux.Chaque fois, ils nous ont accordé la bulletin rapporte encore qu'une attaque aérienne allemande contre Moscou a échoué et que les aviateurs russes ont descendu 6 avions allemands sans perdre egjt-mèmes un seul appareil.* * * Berlin, 27 (A.P.) — La radio al-j plus spontanée, et parfois ia plus lemande a affirmé hier soir que | unanime confiance, en affaires, l'armée du maréchal Fedor von j dans les relations sociales et en Bock s’était emparé de l'important j politique.Jusqu’à ces dernières centre ferroviaire d’Izyum, à 70 ; semaines, les rapports qui exis-milles au sud-est de Kharkov, Si- ! (aient entre nous étaient de cette tuée à 40 milles au sud de Kupv-j nature, dans la plupart des affai-ansk dont on a annoncé la chute j res, nationales et politiques; nos leur pavs jusqu’à ce que l’appel j du devoir les transportât aux quatre coins du monew "Us sont partis j arce qu'ils ont compris que l'esprit du Canada ne pouvait pas survivre dans un monde dominé par la tyrannie raciale et subjugué par l’esclavage racial.W ils surveillent la côte du Labrador, ou patrouillent les littoraux du Pacifique, ou combattent les Japonais dans l’océan Indien, ou les Italiens en Libye, ou bombardent Berlin, ils sont fermement convaincus qu'ils défendent le Canada.“L’école de combat isolationniste qui croit que le Canada peut être mieux défendu en demeurant à l’intérieur de nos frontières, leur semble bien particulière.J’illustrerai ma pensée par ceci.11 y a trois ou quatre semaines nous avons envoyé dans les îles Aléoutiennes quelques escadrilles canadienne^, dont quelques-unes étaient commandées par des hommes qui avaient fait leurs armes au cours de la bataille de Grande-Bretagne, héros ba-larres qui sont revenus d'outre-mer, qui commandent maintenant nos hommes dans les îles américaines de l’Alaska.“Ces hommes croyaient, lorsqu’ils étaient au-dessus de l’Allemagne, à moitié chemin de l'autre côté du monde, comme ils le croient maintenant qu’il combattent à moitié chemin de l’autre côté du monde, mais en sens inverse, qu’ils défendaient le Canada.Et cependant, on n'a pas protesté contre le fait qu’on avait envoyé ces escadrilles en Alaska.Un coup d’oeil sur la carte géographique indique que l’extrême pointe des îles Aléoutiennes se trouve à 4,500 milles d’Ottawa.De la côte de Grande-Bretagne il n’y a que 3,000 milles, Si l’on songe au voyage par mer, il y a presque la même distance entre Prince-Rupert et les îles Aléoutiennes qu’entre Sydney et Liverpool.Nos hommes comprennent difficilement qu’il y ait plus de répugnance à se diriger vers l’Est que vers l’Ouest et qu’on puisse mieux défendre le Canada sur une frontière que sur l’autre.“Nos ennemis ne sont peut-être pas des experts en géographie mais ils semblent n’éprouver aucune difficulté à traverser les frontières des pays et des continents.Us ont attaqué l’Afrique, ils ont attaqué l'Asie, ils ont attaqué l’Australie et tout récemment eneore_ ils ont coulé des navires d’un côté de notre territoire et ils ont bombardé des stations de l'autre côté.LE CAIRE, 27 (A.P.) — Les quartiers généraux britanniques rap» portent aujourd’hui que les forces axistes du feld-maréchal Rommel sont rendues à moins de 15 milles de Matrouh.ce qui signifie une pénétration de 115 milles en Egypte.Cette avance serait le long de la côte, sers Matrouh.Le communiqué dit qu’il n’y a eu aucun engagement majeur hier et que l’arrière-garde anglaise combat l'uvant-garde ennemie.L’avance se fait sur un front de cinq milles.* * * LONDRES, 27 (C.P.) — L’Amirauté a annoncé hier soir de uouveauz guerre doit avoir tous les pouvoirs succès remportés par les sous-marins anglais chargés de harceler let à sa disposition pour assurer la vie- ; lignes de communication entre 1 Italie et la Libye.Un sous-marin, com-toire finale" 1 n,and® pa® le lieutenant-commandant J.-G.Hopkins, a torpille un gros Après avoir noté que le bill à l’é-j navire de ravitaillement et l’a probablement coulé car la torpille a dé*e* tude est "le plus important de la1 miné de puissantes explosions.Un autre sous-marin, commandé par le session", le Dr Leduc a rappelé que __ lors du plébiscite du 27 avril — les Canadiens avaient voté en majorité “non pas pour ou contre la conscription pour service outremer”, mais simplement pour libérer le gouvernement des promesses faites lors des dernières élections.Le gouvernement adopte une attitude logique en présentant ce bill — car c’est la conséquence logique du résultat du plébiscite.“Je comprends", que plusieurs de mes lieutenant-commandant P .-S, Francis, a torpillé deux navire* de ravitaillement, dont l’un était chargé de munitions.collègues ont répondu par un 'non catégorique au plébiscite.Pour ma part, malgré que mes électeurs aient voté “non" par une majorité teurs viennent de s'incorporer en fédé ration sous le titre de “La Fédéra- _____ _____ .j lion des instituteurs et des institu- de 2,000 — je suis obligé, pour être! trices des Cités et Villes de la pro- logique et suivre la dictée de ma conscience, de voter en faveur dti bill- , , Le Dr H.R Fleming, libéral de Instituteurs et institué Hitler occuperait trices urbains foute ,a - LONDRES, 27.(CP.) — On op- Incorporuhon en Federohon ovèc prend de source étfQngère bien siege social è Montrenl mée que |es cbefs de |'arm£0 #*|,or_ Les institutrices et les institu-1 fenf le chancelier Hitler à occuper jrs urbains de notre province | toute la France afin de faire échec à l'invasion projetée du continent par les Alliés.On serait à transporter les canons de la ligne Maginot et de la ligne Siegfried vers la côte pour renforcer les fortifications.vince de Québec" Le siège social de la nouvelle as sociation est fixé à Montréal.Le but principal de celte fédération au pays.La semaine de l’armée Humboldt, a dit qu’il ne sait pas ‘ est l’étude, la sauvegarde et le pro-encore s’il allait voter pour ou con-1 grès des intérêts professionnels des tre le bill.Il a critiqué M.Angus j éducateurs.La Fédération a enco-Macdonald, ministre de la marine, j rP pour but de faire des reeher-dont le discours n’a guère été utile j c]ies pédagogiques, de constituer parmi ses membres, des caisses de prévoyance, de retraites ou de secours mutuels destinés à assurer aux éducateurs des allocations en cas de maladie, de décès, etc., d’établir des coopératives pour le bénéfice de ses membres.La Fédération s'engage à ne jamais soutenir un parti politique ni à s'affilier à aucun d’eux.Ouvertement catholique, la Fédération subordonne tous ses droits aux exigences supérieures des âmes, de la Message de M.Godbout vues étaient identiques, ou, sinon identiques, du moins susceptibles d’un accord.“Si.toutefois, le dois en juger par l’opinion exprimée dans le plébiscite tenu il y a quelques se-., maines, il y a maintenant, en ap- .,, ,,, , , , agence ! parence sinon en fait, une profon- de nouvelles gaulliste a Londres! de différence d'opinion entre rapporte que 100 bombardiers rus-1 nous.Mes gens, — et je crois que ses ont attaque un port finlandais | je pU|s jes appeler de ce nom, par-pr s de Leningrad et coule phi- ce qUe jusqu'à présent il n’y a eu sieurs transports de troupes nazis, j aurun semblant de ranroeur, de Le bulletin finlandais n en parle .mécontentement ou même de tné-pas et dit seulement que S avions fjance, —• croient que le projet de avant-hier, Izyum se trouve sur la ligne de chemin de fer qui conduit à Taganrog, le port de la mer d’Azov qui constitue l'extrémité sud du front allemand.* * * Londres, 27 (C.P.) russes ont été descendus a même une puissante escadrille apparue sur le front sud de la Carélie, la nuit de jeudi.Raid allemand sur Norwich La Luftwaffe! loi soumis à la Chambre ouvre la porte à la conscription pour servi-re outre-mer, si je dois en juger par leur vole sur le plébiscite.“Je pense qu’ils ont raison.Je suis d’accord avec eux: ce bill fait cela.Maintenant le sais que la grande majorité d’entre eux tient te mot ‘‘conseriptipn’* en profonde horreur.Et il me faut tenir compte de leurs vues.Dans une La Valette.Malte, 27 (C.P.) — Le j irlTT dernier bulletin émis par le com-j Londres,-i u .i i mandement a sept alertes nuit de jeudi à vendredi, mais il vn7wich' viTle d’Esï-Angïiè.et causé I membre de cette Chambre depuis ajoute Que l*aviation ennemie n $ .* -i «>.% nn™Kt*« ri’onnooc To cnîc pas déployé la moindre cours de la journée d" eu quelques victimes chez les civils, mais aucun dommage aux propriétés.Quatre chasseurs ont été descendus.nala'isT Malle signale allemande, en représailles contre lej grande mesure, je les partage.J ai ngiais a siaite signa e , • ., , ^ j p sur Brème, ! fie fortes objections a la eoerc,- aux avions dans la « 'n 1 id hier soir suri ,ion sous ,oule forme.Hais je suis , » vendredi, mais il ville d’Kst-Anglie, et causé! membre de cette Chambre depuis ennemie n g ^ donima considérables avec j un grand nombre d’années.Je sms e activité au, ^ explosifs et des bombes incen- un Canadien; et par le mot de Ua-hier.Il y a di ir plusieurs gros incendies ont nada, je veux dire chaque partie et Pour la capture des assassins d'Heydrich hôpital a brûlé.Il y a eu des victi mes, mais le nombre des morts n est _____ pas considerable.Trois avions aile- Berlin.27 (A.P.) - Un rommu-! mands ont été descendus niqué officiel émis de Prague a an-j it efls0"r,ôffensîf h nuit nonce hier soir que la récompense fa>f^«rand la,d off®nMf ,a nuit de 10,000,000 de couronnes offerte neiniere.par le gouvernement allemand pour la capture des assassins de Reinhard Heydrich a été partagée également entre deux nationaux tchèques.La moitié d’une autre récompense de 10,000,000 de couronnes offerte par le gouvernement du protectorat de Bohême-Moravie aurait été partagée entre 7 Allemands et 52 Tchèques.On sait que les Allemands ont déjà annoncé que les deux prétendus assassins d’Hey-drich avaient été abattus en tentant de résister à ceux qui venaient les arrêter.été allumés par les raiders nazis chaque province du Canada.Je dont certains sont descendus au ni-, veux dire vancouver, Halifax, veau dei maisons, malgré le feu ! Winnipeg, tout autant que Quebec, antiaérien.Plusieurs maisons pri-j La population de ce pays s’est pro-vées ei des établissements d’affaires noncée clairement et sans ambi-ont été endommagés et l’aile d’un guïté, par un vote écrasant, en fa Krupp, dans le bombardement desquelles nos hommes ont pris une part magnifique, et pour chaque bombardier abattu au-dessus de la Manche, cela fera une bombe ou un obus de moins, un avion ou un bombardier de moins qui pourrait venir nous bombarder ici.Nous croyons que la meilleure et la seule façon de défendre le Canada est de prendre l’offensive à l’extérieur du Canada.Québec, 27 (D.N.C.) —- 4 l’occa-sion de la Semaine de I Armée, le premier ministre Godbout adresse à la population le mes.off • , • j sorjêté e) de |a religion.Elle a un A 1 instigation des , - , consPjuer ecclésiastique nommé derates, la populatmn t mie du ; par , L EE lps Archevêques de pays rendra, la semaine prochaine., Québ(,(.d(, Montréal, d’Ottawa, hommage au soldat c’anadien.Du M.Fernand Lavigne.président 29 juin au 4 juillet, des démonstra- ( de rAlli.inri.Catholique des profes- *'on,s ,PU ) !qu®p 3l}-on .T ! seurs de Montréal, a joué un rôle » Atlantique au Pacifique en t hon- premier p!an dans la fondation neur de celui qu sera 1 artisan j ^ ^ nouve} organisme.principal de la vu ,OH®' , ; A sa première réunion, le Conseil aLa province de Québec n a pas généra) a élu l’exécutif suivant; anmie insou ici d P président: M.Fernand Lavigne: vi- ce-président; M.Réal Morel, Verdun; vice-présidente: Mlle Thérèse Thériault, Montréal; trésorier, M.J.-A.Lacroix, Montréal; secrétaire: Mlle Cécile Rouleau, Québec; directeurs: M.Roland Nadeau, Québec; M.F rançois Lafleur, Hull; directrices: Mlles Anna Hennessey, Montréal, Marguerite Roux,, Trois-Rivières.Font partie du conseil général: délégués de Montréal: MM.Fernand lavigne, J A, Lacroix, Léo Guin-don, Roland Boudreault et Edouard Péloquin; Mlles Thérèse Thériault, Louiselte Goulet, M, Ange Madore et Anna Hennessey.Délégués de Québec: MM.J.-Eloi Perron, Roland Nadeau, Mlle Cécile Roultau et lien Saint-Denis et Mlle Thérèse Cromp; délégués de Lachine: M.J,-Roch Toupin et Mlle M.-Alice Ea-londe; délégués des Trois-Rivières: M.Roméo Desaulniers et Mlle Marguerite Roux; délégués de Hull: M.François Lafleur et Mlle Emma Massie.Les villes suivantes ont adhéré à la nouvelle Fédération: Montréal, Verdun, Québec, Trois-Rivières, Hull, Lachine et Ville LaSalle.“Nos ennemis sont d’avis que la seule façon qu'ils peuvent remporter la victoire est de rechercher ceux qii'ils veulent détruire n’importe où, ils se trouvent et de les détruire, Nous, dans la force aérienne, somme du même avis.Nous savons que pour chaque avion détruit dans une usine d’avion à Augsbourg que nos hommes — ont bombardé, il y a quelques se- de tout coeur â cet hommage na-maines à peine; pour chaque bom- | tional des civils au soldat canadien he ou obus détruit dans les usines \ et je prie mes compatriotes de coo manqué jusqu’ici de coopérer plus efficacement possible à assurer le succès de nos armes.Le dévouement des canadiens, français et anglais, s’est manifesté dans tous les domaines de nos aetivités de guerre: à l’usine, sur la ferme, dans les forces armées.Hommes et femmes ont répondu à l’appel avec un ensemble remarquable.Par sa production agricole et industrielle, Québec se place au premier^ rang des autres provinces de la Confédération.Les contributions monétaires, pour les emprunts fédéraux et les grandes institutions auxiliaires de l'armée, ont été- chez nous, parmi les plus généreuses.Je suis lier de dire à mes concitoyens qu’ils n’ont pas failli à la tâche, ‘On demande maintenant à nos ^^.is de communier plus intimement avec le soldat, de travailler à le mieux connaître, de goûter à la nourriture, excellente d'ailleurs, qu'on lui sert dans les camps, de 1 inviter à leur foyer.Je souscris pérer dans toute ta mesure de leurs moyens aux groupements de citoyens qui s’occupent avec tant de dévouement d’organiser la Semaine de l’Armée".A WASHINGTON Les cuirassés M.Godbout Québec, 27 (D, N.C.).—- Les va-! cances du premier ministre ne sont certes pas les plus reposantes.Jeudi soir, M.Godbout était à LTslet.Ven-., rirerii matin, il assistait aux funé- “Cela dit, j’aimerais reparler un j Débot è Huis clos sur les questions j raj||es ju Dr A.-V.Roy, à Lévis, moment de mes relations avec mes j navoles électeurs.Ma conduite future dé-1 pendra des circonstances, mais j’ai Dans l’après-midi, il partait pour Oka, où se tient aujourd’hui la réunion d’été des éleveurs Ayrshires.merais dire simplement et uniment.| Washington, 2 • • • 1 p i .J chacun et que elia-incitoyens maintien- j ice en les autres, i inquillité règne dans i en premier lieu que son l cet angl situation el scs.Je va sures politiques tre.La première, c'est tique extérieure a d’une façon claire, lions des relations qua faut considérer la t toutes les mesures pri-mentionner nos incline après l’au que notre poli-été exprimée Nous entrete-coutraetuellcs avec les puissances «pii sont en ^ guerre les unes contre les autres., Nos rapports qui sont ha- s sur ilesj accords, nous les maintenons avec sincérité et sans distinction.Vous savez qu'il n’es! naturellement pas facile de suivre une politique ami; cale et neutre vis-à-vis de ceux qui sont en guerre.Le g uvernenu n' républicain, s'appuyant sur la Grande Assemblée Nationale, suü cettf politique envers toutes les puissances avec conscience et bonne foi et puise dans cette bonne foi de la force.Il n’y a aujourd'hui aucune question en suspens qui puisse nous mener à des heurts avec les parties belligérantes.1! n \ a point de nuages à notre proche horizon et pourtant, ne cessons pas d’être prudents dans toutes nos prévisions.Etant donné le caractère vaste et compliqué de la guerre, il ne faut perdre de vue aucune éventualité.Je vous ai dit quelle est notre politique extérieure dans ces conditions.Je vous parlerai maintenant de nos autres mesures.En premier lieu, il s’agit d’être toujours prêts à la défense.Depuis le début de la guerre, nous sommes presque en état de mobilisation, Les citoyens se relayent pour accomplir leur devoir militaire et veiller aux frontières.Lorsque leur tour arrive, ils retournent à leurs affaires et à leurs occupations privées.Celte situation ne changera pas.Le pays Maintiendra des armées sur pied prêtes et éveillées.Une autre nécessité importante que la guerre mondiale nous a imposée est d'organiser l’économie de façon à l’adapter aux exigences de lu guerre.Tous les problèmes concernant le pays, tous les rapports entre citoyens dans les domaines de l'agriculture, du commerce et dans tous les autbes domaines doivent être ordonnés.Dans la situation actuelle, on ne peut éviter bien des privations.Même les plus riches pays ne peuvent couvrir tous leurs besoins rien qu’avec ce qu’ils produisent.Ils sont obligés d’importer beaucoup de choses d( l’étranger.Comme la plus grande partie ne peut être importée pur suite de la guerre mondiale, les privations sont naturellement iné vitables.Mais nous autres, nous appartenons aux pays qui se suffisent à eux-mêmes du point de vue la Séparation, à qui In-! romba la lourde mission de parer taix premières conséquences matérielles r» morales d'une loi qui en- | | levait, en fait, au clergé, le plus claie de ses ressources et le condamnait à recommander désormais celles-ci à la générosité des fidèles.On se représente mal, quand on n'a pas vécu ces années douloureuses, ce qu’il fallut d’endurance et d’ingéniosité aux évêques, aux curés, à leurs collaborateurs laïques, pour trouver des évêchés, des séminaires, petits et grands, des presbytères, et pour substituer aux traitements supprimés un “denier du culte’’ sollicité des fidèles, dont on dut improviser l’organisation et la perception en quelques mois.Ces événements ne datent que de 35 ans.Ils n'en sont pas moins inconnus ou oubliés de beaucoup.Leur connaissance, au moins sommaire, est cependant nécessaire à quiconque veut comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui.C'est parce que les catholiques de ce pays ont “tenu” en ces mauvais jours, et qu'ils les ont traversés sans être ensevelis sous les ruines, qu’ils ont reconquis, peu à peu, l’audience d’une opinion qui leur fut longtemps, dans la masse, indifférente et, dans quelques-uns de ses cléments influents, violemment hostile.Le doyen d'âge de Tépiscopat français, don! la mort toute récente nous fournit l’occasion de ces réflexions, durant les 35 années qui se sont écoulées de 1906 à 1942, a.été Tun de ces reconstructeurs.Avec une patience admirable, une ouverture d’esprit peu commune, il a fait face aux exigences les plus rudes d’une situation qui ne fut jamais facile.Ce serait une erreur, en effet, que de se représenter, du point de vue où nous nous plaçons, le temps de Tentrc deux guerres, 1919 et 1939, comme n’ayant pas réclamé un gros effort pour parer au manque de prêtres causé par l’hécatombe de 1914-1918, pour maintenir, avec des ressources plus que médiocres, toutes les oeuvres d'enseignement, pour entraîner la jeunesse et lui fournir les apôtres dont elle a besoin.Tandis que se déroulent, à Riom, les phases d’un procès qui révèle | des défaillances nombreuses et ; multiples parmi ceux qui avaient i charge d’assurer la sécurité du ! pays, il est opportun et bon de ren- ! dre hommage à ceux qui.dans le ] domaine moral et religieux, ont i neutralisé les pires effets de Tant.v cléricalisme, mieux encore, ont élevé de jeunes générations chrétiennes dont le courage à rebâtir nous permet de regarder l’avenir avec confiance.EL B.(La Liberté, de Fribourg, 27 mars) Cours de menuiserie A la demande instante de la Fédération du bâtiment de la province de Québec, la direction de TEco-le des arts et métiers vient de faire publier le Cour de Menuiserie de M.Emile Morgentaler, paru par tranche dans la revue Technique.M.Osia* Filion, président de la Fédération nationale du bâtiment, a adressé des remerciements à M.Gabriel Rousseau, directeur des Ecoles d’arts et métiers, et loué le gouvernement provincial d’avoir collaboré à cette publication.Offices de l'Eglise LE F ANCHE 28 JUIN Solennité de satnt Jean-Baptiste, j patron des Canadiens français, double 1 «10Ur’ hl,toire- descriptions, lrtir.nl rno
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.