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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 février 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-02-26, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Êtata-Unia, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’ett pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” riM-m Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, jeudi 26 février 1942 REDACTION ST ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEU» 13»• - DiMctear-séraat i C«or«ti PELLETIER r«IJ VC *ws |/VID RMactaw an cAaf : Omat MiROUX Gérant: Le “Scharnliorst”, le "Gneisenau” et le “Prin2 Eugeii” sont hors de service FAIS CE QUE DOIS Rédactawr an dtaf i Omar MEROUX SOIRS.DIMANCHES ET FETES BEIair 3361 BEUit 2984 BEtair 3361 Administration Rédaction : En marge de cette “merveilleuse histoire” Comment alléger et prolonger Taction des grands hôpitaux — La décentralisation des services hospitaliers — Pourquoi pas, dans une ville d'un million d'âmes, des institutions régionales?t le Priez Eugen sont hors de service Zz % Le gouvernement king n’entend “défran* Bioc-notcs cMscr” personne, affirme*t*on M.Dupire racontait hier rémouvante, la merveilleuse histoire de l’hôpital Saint-Joseph des Convalescentes; il montrait les services que rend cette maison et que pourraient rendre d’autres institutions du même genre.L’occasion est peut-être opportune de revenir sur un problème qui se rattache de très près à cette question; celui de la décentralisation des services hospitaliers.M.Dupire rappelait que les hôpitaux généraux sont encombrés.Les maisons de convalescentes peuvent, dans une certaine mesure, remédier à cette situation.N’y a-t-il pas moyen d’aller plus loin?X * * * Un homme très modeste, mais plein de dévouement et dont le nom est lié aux débuts 4e l’oeuvre de la Merci, nous exposait à ce propos un projet dont nous avons donné jadis les lignes essentielles, mais sut lequel on nous permettra de revenir puisque toute la question de l’hospitalisation va faire l’objet d’une grande enquête.Notre interlocuteur prenait le cas particulier de Montréal.— Nous avons certes besoin d’hôpitaux munis de lout ce que la science peut mettre à la disposition des médecins.Il faut que nous soyons en état de faire face à toutes ?es difficultés.Mais, ajoutait-il, tous les cas n’exigent point une pareille organisation.Pourquoi ne pas essayer de désencombrer ces grands hôpitaux?11 demandait pour cela la création de maisons pour les convalescents et les convalescentes, qui comporteraient une organisation moins considérable, un personnel réduit et qui, diminuant la durée du séjour dans les grands hôpitaux, y feraient de la place pour les cas nouveaux et urgents.Il suggérait ensuite la création d’hôpitaux régionaux, si l’on peut dire, où pourraient être traités ks cas moins graves.Nous vivons encore, disait-il, sous un régime qui semble s’inspirer d’un état de choses vieux d’un demi-siècle.Nous oublions que depuis la ville a triplé et même quadruplé sa population.* * * Outre l’allègement qu’apporterait aux grandi hôpitaux actuels la création d’institutions régionales, notre ami faisait observer que ces institutions pourraient bénéficier de la générosité du public à un point que peuvent difficilement connaître les grands hôpitaux.Ceux-ci, pour des raisons qu’il est facile de deviner, ne comptent guère que sur leurs ressources anciennes ou sur l’appui des corps publics.Même si elles ont des dames patronnesses, celles-ci ne se recrutent que dans un milieu un peu restreint.Cela est inévitable.Des hôpitaux régionaux (et l'observation vaut, à plus forte raison même peut-être pour les maisons de convalescence), tout près de la foule, recevraient en services, en dons, etc., un appui qu’on ne songe pas ou qu’on n’ose point offrir aux grands hôpitaux.Dans chaque partie de la ville il y a de nombreuses bonnes volontés qui se grouperaient autour de l’institution locale.On n’imagine point qu’un marchand ordinaire, un restaurateur veuille offrir à tel grand hôpital un surcroît d’assortiment; ce serait trop compliqué, et il n’oserait point.Il en serait tout autrement de 1a modeste maison voisine.Et le total de ces collaborations, de ces offrandes finirait par compter.Du mouvement de charité que peut susciter une institution de ce genre, l’histoire de l’hôpital Saint-Joseph pourrait offrir, croyons-nous, plus d’un exemple.Et le cas n’est sûrement pas unique.* ¥ * Nous ne sommes qu’un profane en tous ces problèmes; mais il nous paraît que cette question de la décentralisation devrait faire l’objet d’une étude sérieuse.Ce serait, semble-t-il bien, un bon moyen d’alléger la situation des grands hôpitaux, de mettre à la portée de tous des secours plus directs, de mobiliser aussi des bonnes volontés qui ne demandent qu’à servir.Que l’on creuse cette idée: elle en vaut très probablement la peine.Nous le disons avec d’autant plus de liberté qu’elle n’est pas de nous.m.h-42 Ontt HEROUX Le plébiscite NI.King, qui en parle longuement, dit qu’il ne pose pas la question de confiance Sur la corde raide — Pourquoi le plébiscite — Et pourquoi M.King veut que le peuple réponde oui — En toute sincérité, le gouvernement a déjà le pouvoir légal de prendre n’importe quelle initiative quant à la conscription même — D’autre part, les grands partis, dont le libéral, ont pris “les engagements les plus solennels’’, qu’ils ne sauraient répudier — Il conviendrait, vu les circonstances, de les en relever — Ce qui s’imposerait, selon M.King — Le gouvernement, quel qu’il soit, doit être maintenant tout à fait libre Quatre noms français dans un comité de quinze; en réalité, ils sont deux: MM.Brunelle et Jean L’actualité Aux archives (Par Léooold RICHER) (Ktawa, 26-11-42 — Le nlébiscite n’est pas la conscription.Mais c’est la porte large ouverte sur la conscription.Le service militaire obligatoire pour outre-mer n’est pas nécessaire à l’heure actuelle.Il peut même ne jamais devenir nécessaire.Mais ii peut bien le devenir.sNouï avons actuellement plus de volontaires que l’administration est capable d’en entraîner.Mais le volontariat donnera-t-il toujours d’aussi bons résultats?L’effort de guerre du pays est splendide.Mais on le représente sous un faux jour tant au pays qu’à l’étranger.Pourquoi?Parce que le gouvernement a contracté des engagements anti-conscriptionnistes et qu’il les respecte.Le gouvernement veut que la population réponde librement à la question du plébiscite.Mais il entend que l’on fnsse l’éducation de la population et qu’on lui montre qu'il y va de son intérêt de délier le ministère.Il y a là toute une série de niais formidables.Ces mais ont constitué la partie la plus importante du brillant discours que le premier ministre a prononcé hier après-midi sur la deuxième lecture du bill du plébiscite.On ne sait rien de plus M.Mackenzie King n’a pas dérogé à ses habitudes.II a fait la thèse et l’antithèse.Equilibriste d’expérience, il a dansé sur la corde raide pendant environ une heure et demie.11 n'a rien révélé de ses intentions.Il n’a pas dit ce qu'il ferait après le plébiscite.Mais il tient tout de même à ce que la question soit posée au peuple."The reason ive wanl il, as I have stateil already, is ta he free to act in the manner which will hcsl serve I hi interest* of the people of Canada", a dit M.King, soil: "la raison pour laquelle nous voulons le plébiscite, comme je l’ai déjà dit, c’est que nous voulons être libres d’agir de ta façon qui servira le mieux le« intérêts de la population du Canada”.En d'autres lermes, le gouvernement veut se faire délier de scs enflagements anticonsrriptionnistes pour pouvoir, si besoin en es», plus tard, dans quelques mois, dans un , «a ou dans deux ans, imposer la?conscription pour service outremer.Le gouvernement assumera l’entière respônsabilité de la décision qu’il prendra à la lumière de toutes les circonstances.On n’est donc pas plus avancé qu’il y a un mois, alors que le gouvernement révélait son intention, dans le discours du trône, de tenir un plébiscite.Le ministère demande au peuple tous les pouvoirs.Il exige un blanc-seing.Il pose, dans sa forme la plus large, la question de confiance.Pour illustrer le procédé du premier ministre, citons ce passage caractéristique.M.King parlait de ceux qui disent que l’ennemi est à nos portes."Si l’ennemi est à nos portes, a-t-il déclaré, je ne crois pas ah’il U ait une forte demande pour envoyer des gens outre-mer.Je crois moi-même que le moyen le plus efficace de vaincre l’ennemi est de le vaincre loin de nos côtes, afin qu’il ne puisse jamais approcher de notre littoral.Mais je dis pue si jamais l'ennemi est à nos portes, l’opinion publique sera si forte que tout gouvernement, qu’elles que soient ses vues, devra y songer deux fois avant d’augmenter le nombre d’hommes que nous envoyons en dehors du pays’’.Dans ce court extrait on a toute la manière du premier ministre.Pour étudier le bill du plébiscite Par un-avis de résolution inscrit aux procès-verbaux de la Chambre, le secrétaire d’Etdt, M.Norman Mc-Larty, a annoncé la formation d’une commission parlementaire de quinze membres, pour étudier le bill du plébiscite.Voici le texte de la résolution: “Que soit constitué un comité spécial, composé de MM.H.-E.Brunelle (libéral de Cham plain), G.H.Castleden (C.C.F.de Yorkton), J.G.Diefenbaker (con servateur de Lake Centre), H.R.Emmerson (libéral de Westmoreland), Robert Fair (créditiste de Battle River), D.K.Hazcn (con servateur de Saint-Jean-Albert, N.-B.), Joseph Jean (libéral de Mei* cier-Monlré^l), Gordon Grrydon (conservateur de Peel), D.F.Mc A la faveur d’un moment de loisir, j’ai parcouru, l’autre jour, les pages d'un numéro d’il y a vingt ans.J’ai parcouru aussi plusieurs numéros, plus spécialement ceux qui avaient été publiés durant ce que Ton est convenu d’appeler la Grande Guerre.Mon expérience m’a intéressé et déçu A la fois.Il y a si peu de changement véritable à noter en comparant avec aujourd’hui.J’ai même ressenti une mélancolie assez cuisante à me pencher sur lu prose des journalistes qui écrivaient il y a deux fois dix ans.Quels sont ceux qui, hormis quelques curieux, quelques chercheurs occasionnels, lisent encore ces éditoriaux, ces nouvelles, ces réclames?pensais-je.Et, pour relire tout cela, autant prendre le journal du jour: nous y retrouverons les mêmes passions qui agitaient la génération précédente; les mêmes faits divers, les mêmes nouvelles de guerre, les mêmes superlatifs appliqués à la réclame.Et ce sera moins fatigant que faire l’effort d’exhumer de l’oubli et de la poussière les pages jaunes des journaux d’il y a vingt ans Oui, ces minutes passées aux archives m’ont fourni la preuve la plus tangible, la plus irréfutable qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, que lout a été tait, que tout a été dit et que sur des chants anciens nous composons des mots nouveaux.Dire que mon pèlerinage vers un passé sf proche du présenl fut stérile serait inexact.J’en ai tiré une leçon d’humilité et d autres feront de même s’ils ont le courage d’aller à une bibliothèque publique pour se faire remettre d’anciens papiers.Leçon de courage aussi qui nous dicte de continuer ce qui jadis se faisait de bon et de bien et de répéter aujourd'hui ce qui semble encore le plus acceptable.Mais qui, mieux que le journal, collectionné an jour le jour, porteur d'impressions sans apprêts, souvent improvisé de toute nécessité, peut nous donner (elle qu’elle fut vécue celle tranche de vie que sont vingt-quatre heures?Feuillelet une collection de journaux anewns constitue peut-être une des formes les plus sûres de documentation, pour saisir une époque.Le journal enregistre miette par miette les événements d'une semaine, il le (ait sans parti pris le plus souvent; a la hâte, si Ton veut, mais son témoignage est précieux et digne de foi dan* la majorité des cas.C’est aussi ce que j’ai appris en relisant les gazelles.Jules Lemaître, ce fin chroniqueur parisien, a écrit que, relues après plusieurs années, la plupart des chroniques étaient illisibles et insipides.Il revint plus tard sur ce jugement.Cette annotation de l’heure avec sa couleur particulière ne me semble pas si futile, Il n’y i d’insipide que les textes mal écrits.Ceux qui ont de la vigueur et de V intérêt résiste ni au temps.Les chroniques parisienne* de Jules Lemaître sont de celles-là.Cet nuleur se dontait-ll que sa prose intéresse rail en 19i2, que ses billets du soir seraient relu* par des curieux de Thislolre de Paris d'avant 1900?A propos de plébiscits La Gazette s’est choisi comme correspondant politique à Washington un prétendu expert en choses cinématographiques, un certain L.S.B.Shapiro, Cet homme, dont le nom indique assez l’origine, a été de fait le correspondant du même journal à Hollywood.Il s’ingéniait alors à fourrer son nez dans les antichambres des studios, pour renifler des histoires, propres ou pas propres, collectionner, sur le compte des stars et starlets, des potins et des ragots qu’il reservait ensuite, red hot, aux lecteurs de la bonne vieille Gazelle.Le même fait aujourd’hui dans la politique, ce qu’il tient pour la grande et la petite, la politique américaine, l'internationale, l’intercontinentale, et quelquefois la politique canadienne.D’origine canadienne, qu’il dit, il se croit autorisé à juger de tout et de tous au Canada, voire donner des directives.Ce qu’il ne se gêne pas de faire dans une correspondante récente à la Gazelle, à propos du plébiscite.Après avoir, fort modestement, exposé qu’il n’est guère qualifié pour s’occuper des choses du Cana- (suite à la dernière page) (Suite à U dernière page) ae-n-tt M.H.Citation d’actualité ‘‘Voici une simple allégorie.Douze enfants qui ont faim prennent place autour d'une table chargée.La nourriture est suffisante, même abondante, il y en a assez pour tous, elle est variée, tant en qualité qu'en quantité.Mais elle n’est pas toute à la portée de chacun.A ce bout-ci de la table, il y a de quoi manger, à cette autre extrémité, de quoi boire., Ces enfants n’ont qu’à se conduire avec intelligence, à pratiquer un tant soit peu la chanté, et tout ira pour ie mieux, Si chaque enfant s’ingénie, non pas à vouloir fout prendre pour lui, mail à aider les autres à se satisfaire, chacun sera servi à souhait.Chaque enfant aura de ses voisins tout ce qu’il lui faudra, que cela soit ou non i sa portée.Pour peu que chacun y mette du sien, il y en a plus qu'assez pour tous.Et chacun aura le plaisir d’avoir aidé ses voisins à s’alimenter comme il faut.Imaginez au contraire que ces enfants se comportent comme le font les gouvernements de l’univers et comme ils se sont tous comportés, toujours, depuis qu'il y a une civilisation politique.Qu'arrivera-t-il?Rien qui satisfasse qui que ce soit.D’abord chacun s'armera sous prétexte d’avoir à se défendre.La politique de chacun sera d'en prendre le plus possible pour lui seul et de défendre par la force ce sur quoi il aura mis la main.Il y aura querelles au cours desquelles plus ou moins de plats seront renversés, plus ou moins d'aliments perdus.Aucun des enfants ne sera content.Tous auront faim ou soif, en fin de compte, quoique tous puissent ne pas avoir faim ou soif au même degré.,.Dans cette allégorie, la nourriture représente tous les besoins de l'homme, matériels ou autres.L'origine des guerres entre nations, c'est que les nations se disputent à cause de leurs intérêts matériels i chacune .Les différences, même au point de vue moral, et qui peuvent être assez sensibles pour faire que la cause de celle-ci par.-sse juste en comparaison de la cause de celle-là, (ainsi quand l’une se défend contre l'agression flagrante de l’autre), sont, au sens le plus élevé, assez peu sensibles; car les guerres elles-mêmes n'ont lieu que parce qu’aucune nation, dans l’histoire du monde tel que nous le voyons, n'a jamais suivi de politique qui fût en réalité chrétienne.George GLASGOW (Extrait de Diplomacy and God, chez Longmans Green de Co., Londre» 19411.Le carnet du grincheux Le plafond des prix est une écumoire, pleine de trous.Ça déçoit et embête tous les consommateurs.« * * C'est le cas aussi pour tous les ra- tionnements.Les consommateurs grognent, mais ils s’y conforment.C’est la guerre.* * * Un bonhomme qui doit bien savoir ce qu'est la guerre, c'est le brigadier-général A.E.Ross.Il a fait la dernière en qualité de directeur-adjoint des services médicaux de l’armée canadienne.Puis, revenu au Canada, il a été bon député tory.# * * Or, le général Ross est accusé, devant un tribunal de Kingston, Ont., d'avoir, avec sept autres délinquants — risum teneatis! — violé la loi de rationnement du sucre.Six de ces délinquants ont, reconnu leur culpabilité et ont été condamnés à l'amende et aux frais, Le général et un nommé Richard Buckneli se sont défendus.* * * Selon une dépêche sérieuse de .la Canadian Press, le général a déposé "qu'il avait coutume dg commander le sucre et la farine en quantités de cent livres et qu'il a donné sa commande une Seuls les Doukhobors, les Mennonites, les "objecteurs de conscience" et certains étrangers ennemis ne pourroient voter lors du plébiscite — L'Amirauté anglaise fournit des statistiques sur les pertes navales-Navires coulés, navires torpillés, navires avariés sur toutes les mers—Menées de TAxe autour de Tlnde - Sir Stafford Cripps annonce une prochaine législation quant au "self-government" pour ce vaste pays PLUS DES DEUX TIERS DE L'EMPRUNT CANADIEN SONT DEJA SOUSCRITS Rectifions sans tarder l'information d'hier parue ici même et qui est erronée, quant à deux articles du bill du plébiscite, l'article 4, clause 2 (b) et l'article 5, retranchant le droit de vote à certaines catégories de Canadiens, et le droit d'appel ou d'exemption de service militaire à ceux qui auraient voté dans certaines circonstances.Ces deux articles ou paragraphes réfèrent aux articles 18 et 19 des règlements de 1940 sur les services nationaux de guerre (recrues) et aux modifications apportées depuis à ces textes.En fait les deux clauses citées hier ne s'appliquent, au témoignage de personnes qui ont étudié de près et atten -tivement et ces douses et les règlements en question, qu'aux Doukhobors, aux Mennonites et aux objecteurs de conscience.Ils ne frappent point les autres catégories de Canadiens.Cette mise au point devra dissiper l'impression créée par le dernier paragraphe de la chronique de guerre parue ici même hier après-midi.Le gouvernement King n'a pas l'intention, nous offirme-t-on, de "défranchiser'' en fait les fils de cultivateurs qui demanderaient ou auraient demandé leur exemption ou leur ajournement de service militaire et l'auraient obtenu, non plus que d'empêcher ceux qui auraient voté lors du plébiscite de demander ou de faire demander subséquemment un ajournement ou une exemption de service militaire.Les seuls ''défranchisés" par les articles cités hier seront les gens des trois catégories: Doukhobors, Mennonites et objecteurs de conscience.Cette mise au point s'impose, et nous la faisons spontanément: dans l'intérêt de ta juste vérité.CE QUI SE PASSE Du point de vue militaire, peu de changements dans la situation.En Libye, immobilité à peu près totale, vu de grandes tempêtes de sable.En Russie, les Soviets disent avoir encerclé les débris de la 16e armée allemande à laquelle ils'ont tué 12,000 hommes, affirment-ils.iis seraient à en nettoyer des détachements isolés.Par contre Berlin ne dit rien de l'offoire, mais affirme de son côté que les Allemands ont repoussé une série de faibles attaques contre les lignes établies.Du côté de i’Asie, les chases ne s'améliorent point.On achève de tout brûler dans la capitale birmane, Rangoon, ce qui pourrait servir aux troupes japonaises, et la ville est presque à découvert, tandis que la bataille sur la Sittang laisse de moins en moins d'espoir aux défenseurs.L'aviation alliée de la région se bat vigoureusement et elle mène des raids contre les Japonais jusque dans le Siam qu'ils occupent.Du coté des Indes néerlandaises la situation se complique ô Java, qui est encerclée et à proximité de laquelle les Japonais se trouvent, maintenant qu'ils sont à Bali, à une extrémité, et sur la pointe sud de l'île de Sumatra, à l'autre extrémité.Ils ne sont plus là qu'à 120 milles de Batavia, dont l'aérodrome a été aujourd'hui bombarde pour la septième fois consécutive en autant de jours.Les Japonais disent y avoir détruit jusqu'ici près de 180 avions alliés, au sol ou dans l'air.Tokio prétend avoir aussi coulé un porte-avions allié dans les eaux javanaises.Des submersibles américains auraient torpillé 2 grands transports japonais et peut-être aussi un croiseur ennemi, touché en tout cas par une torpille, ce que nie Tokio.Il y o eu des raids de reconnaissance du Japon au-dessus de la région de Darwin, en Australie, et des raids australiens sur Rabaul.Dans le domaine naval, le premier lord anglais de l'Amirauté, M.Alexander, vient de dire aux Communes que le "Scharnhorst" et le "Gneisenau", qui ont franchi la Manche il y a une quinzaine, sont gravement avariés, en chantier pour longtemps, et que le "Prinz-Eugen", qui naviguait de conserve avec eux ce jour-là, ou un novire de même classe, aurait été atteint par une torpille au large de la côte de Norvège.On l'a vu ensuite à la remorque de navires qui se seraient portés à son secours pour l'aider à regagner Trondhjem, sur te littoral le plus rapproché.Ces trois navires sont hors de combat pour une longue période, affirme l'Amirauté, dont le chef a fourni de nouvelles précisions sur les pertes navales de différents camps, depuis septembre 1939, — chiffres que l'on trouvera ailleurs.Berlin, de son côté, prétend que ses submersibles ont coulé en plein Atlantique, ces jours-ci, 7 navires d'un convoi ollié, dont 5 transports, 2 pétroliers, tandis que 6 outres auraient été touchés plus ou moins sérieusement.La jauge totale des cales coulées serait de 52,000 tonnes.Londres n'a rien à révéler là-dessus, pour l'heure.Les dépêches de l'avant-midi et de la nuit dernière mentionnent le torpillage de deux pétroliers en houte mer.La chasse aux navires-citernes se poursuit intensément.LA QUESTION DE L'INDE Signalons un discours du dernier grotesque d'un député anglais aux Communes, le fabricant de biscuits Garfield Weston, autrefois de Toronto.Il a débuté io-bas en prononçant un éloge furibond et burlesque de lord Beaverbrook, qu'il a qualifié de "l'un des génies les plus marquants mis en vedette par cette guerre-ci", de "puissance dynamique" méconnue neanmoins par ie Parlement anglais; car, dit le député Weston, "j'ai entendu aux Communes peu d'éloges ou de mots agréables, sauf de la port de M.Churchill, à propos de lord Beaverbrook", — preuve que celui-ci a plus d'ennemis ou de gens qui l'ignorent, parmi la députation anglaise, qu'il n'y a d'amis.Le nouveau député dit que l'action et les agissements de lord BedYerbrook dépassent à peu près tout ce qui s'est fait en Angleterre et qu'on n'auroit pas dû souffrir qu'il sortît du ministère "alors que ses qualités seraient d'une immense valeur pour aider à l'effort de guerre britannique".Beaverbrook serait "un trésor pour l'Empire, le plus grand homme, le plus grand chef des temps présents" et "des millions d'hommes dans les Dominions sont perplexes du fait que Beaverbrook n'est plus ministre.Pour la sécurité et le renom de l'Empire, qu'on ramène Beaverbrook", Comme biscuit au chocolat, — "biscu.t Empire", — c'en est un de la dernière cuite.A port ce discours cocasse, il y a eu aux Communes un discours très sériaux de sir Stafford Cripps, qui a déclaré que l'heure de l'Inde est venue, qu'il n'y a plus de promesses vagues à faire, mais une action définie à poser.Le gouvernement sait qu'il doit faire *e maximum afin de hâter l'union totale de l'Empire.Il y aura sous peu, dit-il, tout un débat sur la situation aux Indes, débat qui s'accompagnera de i'expose de h décision du gouvernement anglais quant aux réformes politiques à accorder à la population de ce “aste pays.Sir Stafford Cripps a promis aussi la victoire, "après des semaines et des mois d'anxiété et de difficultés considérables".Un député farouchement tory, sir Alfred Knox, a déclaré que "ce serait folie totale de penser qu'on peut opérer des réformes radicales dans la politique, aux Indes, en plein pendant l'effort de guerre impérial".Il nu pas l'air de se douter que sans des concessions immédiates et d'importance, il pourrait arriver n'importe quoi du côté de l'Inde, si le Japon allait se lancer de ce côté, une fois la Birmanie tombée en son pouvoir.Ce sont des aveugles de cette sorte qui firent jadis perdre aux Anglais leurs grandes colonies de l'Amérique du Nord devenues les Etats de la Nouvelle-Angleterre et les Etats-Unis originaires.A Washington, selon une information de cet avant-midi, le secrétariat des Affaires étrangères est harassé de gens qui lui demandent d'exiger de Londres la promesse qu'elle accordera J'autonomie complète à l'Inde "dès la guerre finie".Il faudrait que Londres fît cette promesse sans tarder, pour rallier Indiens et Indous, disent des membres influents d'un comité du Sénat.En fait ce ne sont plus des promesses que l'Inde veut, mois des actes, et en vitesse; car on signale des menées sérieuses et inquiétantes de l'Axe parmi les tribus du nord de la péninsule et le généralissime Tchiang-Kai-shek a dû aller chez elles pour tâcher d'apaiser ces groupes remuants.De même le Japon travaille l'Afghanistan et le Béioutchistan et leur multiplie les promesses de tout genre pour tâcher de les soustraire à l'influence britannique.Ces deux pays sont aux portes de l'Inde même.AU CANADA Hier, grand discours de M.King sur le plébiscite.On en trouvera la substance ailleurs, dans le "Devoir" de ce soir.M.King s'est tenu sur la corde raide et n'a pris aucun engagement précis.M.Ralston, ministre de la Guerre, a fait entrevoi.’ dans une réponse laconique à un député de l'Ouest, qu'il étudie la question de permettre aux mobilisés habitués aux travaux de la ferme d'aller donner à l'été un coup de main aux agriculteurs canadiens, afin de suppléer dans une certaine mesure à la disette évidente de main-d'oeuvra agricole.Rien n'est cependant arrêté, à l'heur* présente.Les souscriptions à l'emprunt de $600 millions dépassaient hier soir le totol de *425 millions, dont plus de $91 millions pour le Québec; Montréal y figure pour ! $75 millions, approximativement.On prévoit ouo l'objectif, un peu partout sera tôt dépassé.— G.P, 2S-n-4S semaine avant la publication des règlements de rationnement.Les témoins fît la Couronne ont témoigné que le» commandes ont été placées après l’entrée en vigueur du rationnement.Un comptable du magasin témoigne que le sucre n’était pas en dépùt quand il a été ordonné par le général Ross et qus la date de la tac-ture a été altérée.” * * * Attendons, comme le tribunal, la fin de la huitaine pour passer jugement et souhaitons que ce double pilier de l'Empire et du parti tory se tire d'un mauvais pas et ne soit pas, en plus d'accaparement, convaincu de faux, * * * Comm* la généra! est médecin, il au- I rait pu invoquer cju’tt a beaucoup de pi-1 Iules à sucrer.I •* (gouvernement fait fi .de ces ménagements quand il veut faire I avaler quelque chose A ces cochons de 1 payants: mais la Faculté a encore pour j les patients plus d'esards.« as « M, Western.Torontois qui siège aux Communes britanniques, se plaint avec une comique grandiloquence de ce que le cabinet de guerre se dispense des incomparables services de lord Beaverbrook, Soyons logiques.M.Weston: on a servi ur.biscuit à l’ex-Ndax Aitkin; or, des biscuits, vous en faites et vous en vendez.?* Lundi la lune nous donner» une petite leçon d’obscuration.Parlons que le St» publiera à la suite de l’éclipse plusieurs lettres pour prouver que ça ne sa fait pas comme ça en Angleterre.* * » Le lecteur qui collectionne les perlei écrites du padait bilinguisme nous adresse celle-ci: ")’ai bookie 4 crête* d< irèset”.* * * Dans un grand quotidien ceci: “Of retrouvera le cadavre Inammi de Reu* ther’.Les cadavres animés sont asse: rares.On ne les trouve guère que dan: In s armoires de certains politiciens oé ils s'animent i l'appel des maitres-chan» teurl.Le CrinebetM M-U-4Z T It UtVUIK, MUNIKtAC JtUUI -J6 ftVKltK IV* • » i ; e-t.i J.QS MM 5 ayji les bien ancrées; leur persistance à truvers les âges témoigne assez, du jugement de ceux qui les ont fondées.Un carrefour, un cirque naturel, un étranglement de dé troit, un bon port, une ili facile à défendre, c’est tout ce qu'il a fallu pour déterminer la fondation de quelques-uns des villes célèbres.A pari ces villes-chaniDignons, dit-il, qui naissent et meurent avec l'industrie qui les a fait fonder et dont le plan conçu par l’ingénieur de ia comiiagiiie est généralement un magnifique et ennuyant damier, il n’est probablement pas d’exemple authentique qu'une ville ancienne du Levant ou de l'Occident ait jamais été établie d’après un plan conçu à l’avance• ce qui ne veut fias dire qu’elle l'a été sans plan, dans le sens d’examen ou de réflexion.Iroquois et Français ont determine remplacement de Québec.Pourtant les Iroquois seuls connaissaient l’arrière-pays, A Lanoraie, ni Cartier ni Champlain n’ont compris l'importance toute stratégique de ce poste, que les Iroquois connaissaient eux, parce que rien n’annonce dans les accidents géographiques du bord du fleuve ce qui passe dans l’arrière-pays.A Hochelaga, les explorateurs européens sont immédiatement frappés de l’importance de l’endroit.Il s’en est fallu de peu que Koberval et Champlain ne fondassent Montréal.Ce qui s’est passé à Québec et à Montréal nous éclaire sur ce que l’on faisait ailleurs autrefois.Pou-vuit-on à Québec gagner les hauteurs et tirer tes rues au cordeau?A Montréal, on construit un fort pour se défendre contre les Iroquois en attendant de jeter les fondements d’une ville.Pouvait-on dès les premières années gagner le plateau, prévoir des alignements de rues qui plairaient dans 300 ans à M.Le Corbusier et à la Commission d’urbanisme de Montréal?Aurait-on pu prévoir l’assèchement (tes marais, la transformation de l'ancien Chemin des Planches — chemin ponté en raison du marais — en carré Victoria?Non, soutient M.Beaugrand^ Champagne, ce ne sont pas les ânes qui ont tracé les premières rues de Montréal; ce sont les accidents naturels qui ont façonné, comme ailleurs dans le monde, les premières lignes du visage de notre ville.Il est facile de faire de l’esprit aux dépens des rues tortueuses de Québec et de Montréal, qui rappellent les rues tortueuses des anciennes villes d’Europe, mais il est moins facile de faire ces villes agréables et pittoresques quand on étale leurs pâtés de maisons comme les cases d’Un échiquier.Qui donc voudrait changer les rues sinueuses de Westmount pour tes rues monotones de certaines villes "modernes” et rigidement alignées?Les fermes de M.de Queylus A propos du chemin de la Montagne proprement dit, il s’est tracé selon les accidents naturels du terrain.Lorsqu’il arrive à Montréal, M.de Queylus, Sulpicien fortuné, achète deux fermes; la ferme Sainte-Marie, à l’est, et la ferme Saint-Gabriel, à l’ouest.D’autre part, les Sulpiciens avaient réservé et acquis des premiers colons une certaine étendue de terrain connue depuis sous le nom de Domaine de la Montagne, où ils trouvèrent d’abord le bois de chauffage nécessaire au Séminaire.Là ils fondèrent, en 1787, selon les uns, en 1776, selon les autres, un village d’indiens.En outre, le fief Saint-Joseph était concédé depuis 1659 aux Hospitalières de i’Hôtel-Dieu, et Mathurin Jouhanneau leur avait donné sa terre en 1600, laquelle se trouvait à cheval sur ce qui est aujourd'hui la rue Saint-Martin, depuis la rue William actuelle jusqu’aux voies du Pacifique Canadien.Il fallait que le Chemin de la Montagne se trouvât en deçà de la rue Saint-Matthieu, qui est la contitnua-tbn de la rue Saint-Martin.En face de ces données, M.Beatigrand-Champagne croit devoir chercher ailleurs un chemin plus carrossable.II a alors poussé ses recherches vers d'autres sources d’information: le plan de Peladeau (1778) et le Livre Terrier de Montréal.A l’aide de ces deux documents, qui se complètent l’un l’autre grâce à la mention des propriétaires dans un cas, grâce à la mention des accidents topographiques dans l’autre, le conférencier a pu repérer exactement le Chemin de la Montagne.dont voici le parcours: De la porte des HéeoUets on gagnait la Petite rue Saint-Antoine; on franchissait le Pont Prud’homme à la rue Craig; on gagnait la hauteur de la rue Lagauclietière en longeant le cours d’une petite rivière qui venait passer à la limite [sud (est) du Carré Dominion; on entrait dans la rue Osborne — qui s’appela jusqu’en 1872 au moins la rue Saint-Janvier; puis, après aver atteint ce qui est aujourd'hui la rim de la Montagne, on tournait brusquement à droite pour éviter le rebord d’une échancrure de la falaise, et l'on montait vers le nord (ouest) jusqu'à la rue Sainte-Catherine alors appelée la Petite Côte Saint-Antoine, et l’on parvenait au Domaine par le Chemin de la Côte-des-Neiges, à l’angle de ce qui est devenu la rue Sherbrooke, laquelle jusqu'en 1830 ne dépassait pas ta rue Saint-Laurent vers l’ouest.(Le conférencier fait remarquer que la plupart des rues nommées ici n existaient pas à l’époque dont li parle).Comme on le voit, reprend-iL le Chemin de lu Montagne avait déjà 150 ans quand l’évêque anglican Mountain arriva en notre pays avec sa nombreuse famille.Le conférencier remercie les archivistes et historiens qui l’ont aidé dens se* recherches et termine par un averti* femcnl: Il faut empêcher, dit-il, que l’on se serve habilement de certaines similitudes de noms — allusion à Mountain pour effacer de la carte de l’ile de Montréal ou du plan de la Cité ce qui rappelle nus origine* françaises.Le Chemin des Coteaux est devenu Western Avenue et Upper Lnchint Raad ; le Chemin de la Rivière Saint-Pierre est devenu f.awer Lachtne Road: le Ruisseau Migeon est toujours appelé Molson Creek, et la Riviire-a-licni, au ministère de la Voirie.M.Bouchard a quitté Montréal le ‘JS janvier dernier, pour un repos i magasins japonais au port de de quelques semaines à Miami, Flo-1 lok-Bcloeng, à l'extrémité sud Londres, 26 (C.P.) —Le premier lord de l’Amirauté, M.A.V.Alexander.a déclaré aujourd’hui en soumettant aux Communes un rapport sur la situation navale que les cuirassés allemands Scharnhorst et (ineisenau de 26,000 tonnes, et le croiseur lourd Prin: Lupen, de 10,000 tonnes, sont apparemment hors de service pour plusieurs mois à venir.Il a dit que les deux cuirassés qui se sont échappés de Brest ont été gravement endommagés: l’un deux se trouve actuellement au bassin de radoub à Kiel et l’autre à Wilhelms-haven, comme l’ont établi des envolées de reconnaissance.M.Alexander a annoncé en outre que le sous-marin Trident a logé une torpille à l’arrière d’un croiseur de la classe du Prinz liugen qui était probablement le Prinz Eugen lui-même et probablement atteint un contre-torpilleur qui l’ac; compagnait.Le Trident a exécute son attaque au large de la côte de Norvège.On a vu par la suite des remorqueurs louer un croiseur de celte classe qui était endommagé a l’arrière en direction du port norvégien de Trondheim.lai dépit de ces coups portés aux deux cuirassés et au croiseur, M.Alexam* r a déclaré que les Iv tais-Un is et la Grande-Bretagne duivent s’ailemlre a une nouvelle campagne des corsaires de surface allemands et japonais.Les pertes ries convois que Ton constitue pour protéger les navires contre les attaques des sous-marins ne sont que la moitié d’un pour cent des navires maicbands qui forment ces convois.Le laux des pertes a cependant subi une hausse sensible du fait de la concentration des soir.-marins allemands au large de l i côte américaine.Même 'i les perles qui ont augmenté depuis le i décembre se maintiennent au rvtbme actuel, a-t-il affirmé, elles seraient plus que compensées par la construction navale aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.Le premier lord de l'Amirauté a Le feuilleton de la prochaine j séance régulière du conseil muni-(cipa), lundi prochain, comportera i environ 7ü articles.L’exécutif y recommandera plusieurs octrois: exprimé la confiance que les flottes j $200,000 répartis entre les quatre anglaise et américaine finiront groupes d’oeuvres de charité de la par atteindre des 'effectifs supé-j ville; $25,000 à la Commission du rieurs à ceux qu’elles avaient lors j troisième centenaire; $4,000 à la de l’attaque japonaise du 7 déeem-j Société Saint-Jean-Bapliste pour la bre.1! a annoncé que l’Axe a per- (fête du 24 juin; $55 aux United Irish du deux fois plus de navires pour j societies pour leur parade annuel-maintenir son front de l’Afrique-j je c{ $2,000 pour les cantines sco nord (tue la Grande-Bretagne ._ désespérée afin de retarder le i i plus possible la tentative d’invasion | contre Java.J.c dernier bulletin! j hollandais rapporte qu’il est fort i possible que la lutte s:.* poursuive; ! sur Tile d’AmbouK' dont les Japo-; nais prétendent avoir terminé Toe-cupation il y a trois jours.On sait que la balaille continue a faire rage Idans le sud de Tile de Célèbes, Le commandant de la garnison de Simpang, sur la cote occidentale i de Bornéo, a été forcé d’évacuer la : ville devant la supériorité numéri-I que de l’ennemi qui avançait de iPontianak, mais il a reiusé de > ' rendre cl poursuit la résistance.: Timpaug se trouve a 100 milles au sud de Pontianak et à 425 milles au nord-est de Batavia.C’est seulement dans le sud de Sumatra que les Japonais avancent rapidement.Le fait que l'aviation hollandaise avait bombardé des "e— de que la uranae-Bi eiagne n en a subi pour ravitailler scs armées du Proche-Orient au cours de Tannée 1041.11 a donné la liste des grosses unités anglaises qui ont été avariées, les cuirassés Nelson de 33,050 tonnes.Resolution de 29,150 tonnes et Malaga de 31,000 tonnes, les porte-avions Illustrious et Formidable île 23,000 tonnes, mais il a dit que toutes ces unités ont tenu j le coup et qu'elles serviront encore.; La marine anglaise a multiplié ; lai res.Les conseillers devront disposer de quelque 46 rapports, d’une vingtaine de motions, el Texéeutif donnera des réponses à plusieurs questions des conseillers.L’un des rapports au moins va soulever un débat; il s’agiI de régulariser une vente de terrain faite par l’ancien comité exécutif; la ville a vendu le 20 avril 1040 des terrains au prix, de $4,325 et les autorités viennent I ride, où sa fille, Mlle Cécile Bouchard, mandée d’urgence, est attendue cet après-midi même.A Miami, M.Bouchard est sous 1rs soins de deux spécialistes américains.Scs médecins au Canada, sont les Di s Oscar Mercier, de l’Hô-lol-Dieu, de Montréal, Harold N.Segal 1, aussi de Montréal, et Hervé Gagnon, de Sainl-llynrinthe.Reduction de prix dans les tissus de rayonne C'est ce qu'onnonce lo Commission des prix et du commerce en temps de guerre ses effectifs en hommes par trois de découvrir que rette vente est iron quatre depuis ie début de 'a | régulière et nulle; comme Tache-guerre et l’accroissement a été j leur a construit des maisons sur ces beaucoup plus rapide que lors de | terrains depuis, il n’y a guère autre l uutre guerre.Les sous-marins an-| chose à faire que de tout régularisais ont coulé ou avarié 326 navi- j Ser.Si le conseil n’y consent pas, res ennemis dont 64 vaisseaux de | l’exécutif demandera à la Législa-guerre depuis septembre 1939.| turc de le faire.I/Axe qui n’avait que des convois | Après la séance régulière de lun-en Méditerranée et un petit coin- di, qui durera peut-être plusieurs inerce côtier a perdu 2,500,000 tonnes de cales au cours de 1941 tandis que le volume des importations de la Grande-Bretagne a dépassé tout ce que lo’n avait prévu.Au cours de la bataille de Crète, la flol-tc a fait noyer 5,000 soldats allemands el rescapé 16,500 soldats britanniques.La construction des sous-marins en Allemagne a atteint un nouveau sommel, les flottilles de sous-ma-nns s’accroissent Ions les mois.Les pertes maritimes dans le sud-ouest , ^ sténographe qui travaillait y a quelque temps à Ottawa, a comparu ce matin devant le recorder du Pacifique ont été considérables, i mais une bonne partie de ces navires ne servaient qu'à la navigation le long des côtes de Chine.jours, le conseil tiendra probablement deux séances spéciales pour l’étude du budget de la prochaine année fiscale, et pour Tadoption du plan de refinancement de la ville, si les créanciers acceptent le projet soumis.Elle faisait campagne pour l'emprunt Marguerite-Jeanne Preston, 27 il Pour aider les détaillants de vête-, ments de rayonne à maintenir leurs prix sous le plafonnement fixé, les! fabricanls de (issus de rayonne ont; j décidé de réduire leurs prix; c’est j ce qu’annonce M.S.-G.Dixon, administrateur de la rayonne pour la! Commission des prix et du commerce en temps de guerre.l.es manufacturiers ont été mis au courant d’une décision en vigueur le 1er février 1942, portant sur les lissus «le ravonne unis utilisés pour! les vêtements; celle décision mentionne que le prix de ces tissus doit être celui qui existait durant la période de base moins un tiers de tou-j I le augmentation ayant eu lieu le 1er! | février ef le 11 octobre 1941.Cette décision d’abaisser le prix ! des manufacturiers a été prise avant.I l’annonce de la compagnie Cour-' \taiilds (Canada) Limited, qui pro-1 | duit plus que la moitié des filés dei i rayonne au Canada, de volontaire-1 ment abaisser son prix de vente de| 2 cents la livre.Ces deux décisions, allégeront le poids qui pèse sur Ici , détaillant d’articles de rayonne et! • lui permettront de maintenir ses! ! prix de vente en deçà du prix maxi-| ! muni.Tile, indiquent que les Japonais ont j ! atteint la rive du détroit de la Son-; j de qui sépare Sumalrn de Java v I qui n’a que quinze i iies de lac ; j geur dans sa partie la plus resser-; liée.Le bulletin admet en outre Toc-1 i eupation de Bekoelcn, résidence; ! hollandaise sur la côte sud-ouest de j Sumatra et de Tile de Bangka, cé-j j 1 élire pour ses mines d'étain, au j ! large de la côte sud-est de Sumatra, j la 200 milles seulement de Batavi .< ! Le bulletin émis par le grand i quartier général hollandais à Ban-! dung affirme que les prétentions i japonaises au ni jet des perles infligées à Ta v in i on alliée sur Tile de ' Java sont absolument fantaisistes.* * * I Tokio, 28 (A.P.) — Le grand ; quartier général japonais nffinne que les formulions japonaises qui ont attaqué hier Tnérodrome de Kalidjatic sur Tile de Java ont détruit 37 avions alliés dans Tair ou sur le sol.Il admet que neuf appareils japonais ne sont pas rentrés à leur base.L’Agence Domci affirme que Ton a détruit au total 177 avions alliés depuis le début des attaques aériennes contre les aérodremes de Java.Bile «joule que c'est un dur coup pour les Alliés qui on! perdu près de la moitié de leurs forces aériennes 4 Java.26 (C.P.) .Les sous- totale* au second eni-la Victoire à travers le Canada, se chiffraient, hier soir, à $425,344,250, grâce à l’apport (le la seule jour-le début de la campagne, il y a trois semaines.435,946 souscriptions individuelles ont été enregistrées, dont 67,096 hier.Dons la province Montréal s’est rapproché hier de la tète de liste des grandes \illes de la province pour ses ucbals d’obligations de la Victoire alors qu’on v atteignait a «S.4 p.c.de l'objectif de .$128,000.(HIO._ Les ventes d’hier ont ajouté >111,671.000 et donné un nouveau total de $74.- 722,750.M .Dans la province de Quebec, les résultats dépassent la moitié de l'objectif visé.Des $160,000,000 >91,172.150 sont déjà souscrits et j les ventes d’hier, au total de 812,- j 450.1100, ont donné 57 p.c.de 1 ou-J j cet if atteint.Hull se tient en tele de toutes les grandes villes de la province j ! par une souscription voisine SU p.r.A Sherbrooke, les ventes a | ; jour v sont de $1,140,350, soit 65.3! I u e À Québec, $2.709,600, soit 41.7 ne.de Cobjectif.Aux Trois-Iti I viens.$733,150, soit 42.6 p.c.de l’objectif., ¦ i \ Sorcl, les Sorel Industrie Limited ont souscrit pour leurs 3,000 employés près de î«>0 p.c.de leui i objectif choisi dans leur propre industrie, indépendamment du res-! jp de la ville et lies autres industries affiliées.Hier le total ventes chez les employes des rel Industries était tie $250,000.l-c comité des employés continue son travail et vise à atteindre 200 p ç.de son objectif, car.comme disait l’un deux, “le danger qui nous incest deux fois plus grand des Sn- qu’auparavaut et il nous faut faire double effort”.Le travail de ces em-ployés.sous l’inspiration des frères Simard, est tout simplement merveilleux et leur esprit de coopération peut être cité en exemple à tous les ouvriers du Canada.Nous aurons sans doute d’autres bonnes nouvelles de Sorel sous peu.Dans la liste des souscriptions spéciales, on mentionne les noms suivants; American Credit Indem-nitv, $50,060; United Amusement u.nrp.”, $100,000; l’Alliance Nationale, $250,000; Canada Starch Co.$350,000; K.B.Uddy Co.Ltd., de Hull.$300,000; Société Nationale de Fiducie et Caisse Nationale d’Ecnnomie, $100,000; La Caisse ! centrale Desjardins de Lévis, $200.-1100; l’Assurance Mutuelle des Fabriques du Québec, $25,000; Gana-dia nl.iquid Air Go.Ltd., $100,-00(1; Genin Trudeau et Gie Ltee.35,000; Mme Florence Martineau, de New-York, >20.000; Clermont Motor Ltd.$5,000, etc.Emissions radiophoniques spéciales pour l'emprunt Une série de conférences et de causeries est commencée hier, sur le réseau de Badio Canada, en faveur du second Emprunt de la Victoire.I n grand nombre de ces programmes spéciaux sont en français.De plus, les postes français de Badio-Ganadn donneront des sommaires des discours prononcés en anglais.Voici la date et l’horaire des principales de ces émissions au réseau français de Hadio-Canada.le 27 février.7 h.45 p.m., Mlle Madeleine St-Laurent; le 1er mars.9 h.p.m., colonel Georges Vamer; le 2 mars.10 h.p.m.nare sénateur Léon-Mercier Gouin; le 3 mars.9 h.30 p.ni.Me Louis St-Laurent; le .mars, 7 h.45 p.tn.baron Silvercruys, ministre de la Belgique au Canada; ’e 6 mars, 7 h.45 p.m., M.Jean Chauvin.Restrictions sévères Qumze1avio"s 0,?t surv0,e sur remploi | w„hi ,,,, de la Guerre.M.Stimson, a de l'étain Ottawa, 26 (Communiqué) M.G.G.Bateman, régisseur des métaux au ministère dos Munitions et : pprovisionnements, annonce (tue la disette d’étain est si grande qu il faudra restreindre sévèrement 1 emploi de l’étain dans la fabrication Record de naissances dans Quebec Plus "deTs,000 Gilles Ledoux acquitté | L'qffoire de Hon^9 1,689 Canadiens prison- Echos de la manifestation février dernier du 11 Oillcs Ledoux.un collège Sainte-Marie matin devant le sous l'accusation jiaix le 11 la étudiant du a comparu ce recorder Leblanc, d’avoir troublé la février dernier, lors de manifest al ion anliconscription-tiistc tenue durant la soirée au marché Saint-Jacques.Deux agents de police, les agents Jacques Gérin-I.a-joie et Tremblay, attachés au service de radio-police, sont venus dire qu'ils avaient arrêté Taccusé au coin des rues Ontario et DcBtil-lion, Tayaut particulièrement remarqué comme faisant du tapage, i et criant: “Renversez la patrouille”.Ledoux, appelé à témoigner ; dans sa propre cause, sur l'invitation de son avocat.Me Antonio Lamer, nia avoir crié “Renversez la patrouille”.Il ajouta qu'il s’en allait vers l’ouest, rue Ontario, pour éviter de se trouver ou mauvaise i posture alors que les chevaux de la force policière chargeaient la foiOc aux environs du marché.Ledoux ajouta de plus qu'il n'avait entendu personne autour de lui crier: “Ben versez la patrouille".Après ce témoignage, le recorder Leblanc renvoya la plainte, sans frais.Florian Lebel, professeur de Verdun, autre accusé d avoir troublé la paix, devait, lui aussi, subir son procès ce matin, niais vu que (les témoins importants ne pouvaient être à la Cour, on a retins la cause nu 6 mars.Me Herman Pruneau occupe pour la défense dans ce cas.niers des Japonais Canadiens manquent Leblanc sous l’accusation d’avoir troublé la paix à Montréal en fai-1 ,jjud0 de sant des discours sur la place pu- niissiou.blique.Bile fut arrêlée hier soir, carré Philipps après avoir incité la ; Pas foule h souscrire à l'effort de gucr- ; re en prêtant de l’argent pour Tctn-1 prunt.Lundi soir dernier, Mlle Preston avait fait un autre discours semblable.Hier soir, elle fut libérée moyennant un cautionnement de $25 fourni par un officier naval qui l’accompagnait.Aux journalistes qui Tinterrogeaienl, Mlle Pres-(lu Canada.M.jton a expliqué qu’elle veut faire la Chambre des | quelque chose pour 1 effort de des 1.985 sol- i guerre et qu’elle continuera de par- 1,a réduction du prix du manufacturier, fait remarquer M.Dixon, est consentie volontairement après une la situation avec la colli- de nouveaux dessins 296 autres Tappel Ottawa, 26.— Le ministre de la Défense nationale Ralston, a déclaré à communes, hier, que -,— — - , , .dais canadiens dépêchés par le Ca- 1er moyannanl la permission, nada pour la défense de Hong-Kong, ' fois.Bile a ele condamnée il est établi que 1,689 sont prison- frais, ce matin.Ln rendant niers des Japonais alors que 296 au-! ment, le recorder Leblanc très sont morts ou manquent à Tap-1 remarquer qu’il n’en voulait ectte aux jugr-i fait pas à M.Dixon a aussi annonce qu on avait décidé d'arrêter la gravure de nouvelles plaques pour imprimer; des dessins sur un eerlain groupe | (le robes de ravonne.Les robes qui | sont concernées sont celles oui se vendent le meilleur marché cl, par, conséquent, qui se vendent le plus dans le commerce.Dans ce donmi ne.il existe déjà des milliers de pin ques.quelques-unes remontant a plusieurs années.H csl donc prolu pel.lee que l’accusée avait dit, mais qu’il 1 Le ministre a reçu ectte informa-'la blâmait d’avoir fait des discours miser le cuivre lion du ministre canadien à Buenos^ j publies sans permission.Mlle | Aires, M .W.-F.-A.Turgeon, qui j Preston avait donné comme adres-Tavait lui-niènie reçue de la légation sf>; jPS appartements Drummond.! de l’Argentine â Tokio.C’est le gou-| — -••••*- — vernement japonais lui-même qui al _ précisé à la légation argentine le!M.uroham bpry OSSIStCHlt nombre de Canadiens que scs trou- .,, e' - nés ont faits prisonniers â Hong-1 pSTSOfinCl 06 m.k-fippS Kong.! - - - I Ollawa, 26 ((.P.) On a appris ici aujourd'hui la nomination à hic que les dessins en vogue il y a quelques années redeviendront à la mode.La décision d’enipichcr 11 gravure d'autres plaques csl destinée â éliminer toute fantaisie nouvelle dans la fabrication el à écono (in matériel de guerre el des marchandises essentielles aux civils.De nouvelles instructions prohibent l’emploi de Tétain vierge pour 'quelque fin que ce soit, sauf avec ; une permission écrite du régisseur."Lorsque Tétain était abondant, ' il n’existait aucune raison de ne pas en faire usage, a dit M.Bateman.Aujourd’hui nous devons le rem placer par d’autres métaux, autant i que possible, même dans la ^fubn-' cation du matériel de guerre".A l’avenir les consommateurs devront déclarer en détail ce qu ils ont l’intention de faire avec Tétain Québec 2n.Au cours du tnoisjct les alliages d’étain qu’ils aohe-d’oetobre 1941.nous enregistrons ( l(?rontt et ils devront certifier qu'.' 5,575 naissances pour le laux de • |,,„rS stocks en entrepôt, phis Té-19.8.(Vest le plus faible (aux de na-j |ajn commandé, ne dépasseront pas j (alité marqué cette année au cours I ,u, approvisionenmenl de 30 jours, d’un rapport provisoire.11 est en-i jfaire une incessante demande de billets.Fit devant le suects encore triomphal de ces deux concerts, l'imprésario local des Cosaque .M: Armand Vincent, désireux de donner à tous l'occasion d’entendre ces incomparables artistes, a décidé de nous les présenter à nouveau, au théâtre His samedi soir et dimanche née.Puisant à loisir dans le sor R„ 102.9 m.LONDRES, 8 00 p.m — ivmopracy Marches.G8C.9.58 meg.31.3 m.; GSL, 6.11 mert.49 1 m GRS.2 91 meg.102 9 m SYDNEY, 8.23 pm — Nouvelles et commentaires VLQ10.9 59 meg, 314 m.LONDRES, 8 30 nm — Britain Speak*; World Affair* GSC.9 58 meg.31.3 m.: GSL.fl.ll meg .491 m ; GRS, 2.91 me* , 102 9 tn LONDRES.9 30 Om — Wings Abroad.OSC, 9.58 meg., 31,3 m.; GSL.«11 me*.49 1 m.: OR3, 2.91 me*.102 9 m MOSCOU.10 13 n m — Emission en anglais.RKE.116 meg , 25.9 m GUATEMALA.10 15 D.m.- RadlO-Th*»-tie: Que Grand» Membre es ml Patron, comédie en espagnol.TUWA, 9 68 me*, 313 m 1 OLIVETTE THIBAULT CLEMENT LATOUR DANS “Chotard & Cie” tout la direction d# PAUL L’ANGLAIS 9 ew CKAC CHRC r, “C Tul Lac mi tei ci; ce .''IF'o'11''O'1 4‘5 principales vedettes du film ntain of the Clouds" qui prend l’affiche dès vendredi au cinéma w’s sont h-s as «le l’aviation militaire canadienne.Quelques acteurs connus et aimés du public cinéphile apparaissent :iii“si dane film.Mentionnons, entre autres; James Cagney, Brenda Marshall, Dennis Morgan, George Tobias, Alan Hale, Reginald Gardiner el Reginald Denny Ge film, tourné en couleurs, raconte les aventures des courageux pilotes qui patrouillent le nord-ouest canadien.Cagney joue le rôle d'un pilote qui s’enrôle dans l’nvia lion canadienne et qui s’attend à combattre dès le lendemain les avions de l'Axe.Il s'aperçoit bientôt une le métier de pilote militaire ' long, difficile et qu’il demande "Mayerling" Dans nos temps contemporains, le prince Rodolphe de Habsbourg demeure peut-être la figure la plus romanesque en même temps que la plus émouvante parmi les grands personnages du monde.C’était un sentimental que rongeait un spleen incurable, un doux mélancolique qui dédaignait le faste de la cour et qui ne rêvait qu’à un bonheur sans mensonge.Il vivait, dans un ennui continuel, à la Hofburg, cherchant à se créer une vie à lui dans ses appartements particuliers.Sur lui pesait l’atavisme d’une famille ancienne qui avait connu toutes les | tribulations.Autour de lui s’agitaient les conspirations, les recherches de faveurs, les tractations^les arrivistes.Sur lui pesait la dignité sans indulgence de l’empereur.11 avait épousé une princesse dont tout le séparait et son coeur et son caractère.Il ne lui restait plus comme moyen de détente que de ; faire, de temps à autres, la fête ^ avec ses camarades, de joyeux ! drilles.Et cette vacuité de Texistcn- ¦ ce pesait sur ses épaules.Jusqu’où j sont dégoût aurait-il pu le condui-i re si tout à coup Maria Vetsera ne i fût apparue.Ce fut le rayon de so-| leil dans les nuages.Ce fut le coup i de foudre pour les jeunes gens, l'n : amour indestructible devait les lier jusqu’au delà de la tombe.C’est Thistoire de cet amour sublime et tragique que raconte la piè-! ce “Les amants de Mayerling”, piè-I ce que présentera la Comédie de Montréal, les 12, 13, 14 et là mars I en soirée, les 12 et 15 en matinée.] | Personne ne pouvait rendre la fi-1 i gure du prince Rodolphe, comme ] ! Jacques Auger.C’est ce grand artiste j i qui incarnera la personne troublée, ! lasse et enfin heureuse du prince ; ] d’Autriche.On peut s’attendre à une ] magnifique composition dramati- ; que._ __(Connu.) "Chofard & Cie" au Théâtre Lux Les milliers d’auditeurs par toute la province, qui ont fait de l’émission du “Radio-Théâtre Lux français” leur programme favori, seront de nouveau servis à souhait i ce soir lorsqu’on leur présentera i une des plus amusantes comédies I françaises nui soient, c'est-à-dire l’oeuvre de Roger Ferdinand, inti-! tulée “Chotard et Cie”.On a déjà ; eu l’occasion de voir cette comédie à l’écran, sous le titre de “Ces mes-! sieurs de la santé”, avec Constant ' Rémy.C’est une pièce qui a connu de grands succès à POdéon de Paris et dans nombre d’autres théâtres ! à travers l’Europe.Le spectacle de ! cc soir met en vedette Olivette Thi-| hault et Clément Latour, dans les deux rôles principaux de Reine et ! Julien Collinet.La distribution qui I secondera res deux artistes est l'une des plus brillantes jamais présentées, pui,qu'elle comprend | des favoris de la radio locale tels j que Gaston Drutriae, Marthe Thier-j ry, Rose Rey-Du/.il, Jacques Gate-lain et Armand Lcguet.j Ne manquez donc pas d'être à I l'écoute pour entendre “Ghotard et j Cie” ce soir, de neuf heures à dix ! heures._ Au Saint-Denis C'est samedi que le public pourra voir ;,u Saint-Denis, le grand film “Les Yeux Noirs”, mettant en i vedette Hairy Baur, Simone Simon, Jean-Pierre Aumont et Jean Max¦ On a dit beaucoup de bien i de cette production et on a eu ¦ grandement raison.Tous les por-! sonnages qu’Harry Baur a créés | a l’écran sont encore présents à I notic ïticrnoiic mais celui qu’il dresse (levant nous dans “Les Yeux N'oiis" nous apparaît, à notre sens.j de beaucoup le plus humain, le plus I simple et le plus près de la vie.| Fc second film à l'affiche est ! d égale qualité puisqu'il s'agit de ! I opera-comiquc “Le Barbier de Sé-| ville'’, nsec duns le rôle de Figaro, j le célèbre baryton français André Rangé.Cet artiste lyrique de premier plan est secondé par le comédien Charpin.Jean Gallaud, Josct-lc Day, Monique Holland et Hélène Robert.Une distribution des plus remarquables.Ciné-Gim e Indications sur quelques Glm.« à l'affiche aujourd'hui ITitre* et texte enregistrée - Tou* drolls réser és Ottawa 1937' “Caoiror BAHAMA PASSAGE - Film basé sur un roman de Nelson Hayes.L'action se passe aux Indes occidentales anglaises.Vedettes: Madeleine Carroll, Stirling Hayden, Flora Robson.Léo G.Carroll, Mary Anderson.“Impérial" LOOK WHO'S LAUGHING — Comédie Vedettes : Fibber McGee & Molly.“LoewY* BABES ON BROADWAY — Comédie mu- ! slcale Vedettes: Mickey Rooney, Judy Garland, Fain Bainter.Film qui raconte '.'histoire de ces milliers de jeune:, qui giaque année envahissent New-York en quête d’un succès théâtral."Palcce" HOW GREEN WAS MY VALLEY — Adaptation cinématographique du célèbre roman de Richard Llewellyn.Extérieurs tournés dans les collines de Ventura.Vedettes: Walter Pldgeon, Maureen O'Hara, Anna Lee.Sara Algood."Princess'* CALL OUT THE MARINES — Film d'ac- tlon qui se déroule dans le milieu de ia marine de guerre américaine.Vedettes.Victor McLaglen.Edmund Lowe.PLAYMATES — Comédie musicale.Vedettes: Kay Kyser, John Barrymore, Lupe Velez.Saint-Denis LA CHARRETTE FANTOME — Drame Réalisation de Julien Duvlvler.Vedettes: Pierre Fresnay, Louis Jouvet.Micheline Françey.¦SCENARIO — La Jeune salutiste, Sœur Edith, s’attache au premier misérable qui vient, la veille de l'Inauguration de l'asile, demander refuge.Il s'agit de David Holm, souffleur de verre.Ivrogne, tuber- Trnra ~ 9ènù rAAt/W-fitiH IVSCTOB KRAHCCNI it ANNABELLA~_ VCiLICARMCl uvage débauché.Durant toute l'année, Soeur Edith espère ramener David sur le chemin du devoir et de la rédemption.Un ancien compagnon de débauche, Georges, meurt une fin d'annec e:, emporté par le Charretier de la Mort, devient, à son tour, le funèbre conducteur de la Charrette Fantôme II vient chercher David lu soir de la Saint-Sylvestre, mais David ne veut pas mourir.Il comprend le néant de sa vie, 11 veut sauver sa femme et ses enfants, racheter sa vie perdue.Au lit de mort de Soeur Edith, qui meurt de tuberculose, David puise la fol dans son rachat.Et le Charretier de la Mort n'emportera pas David, qui n mourra pas.reviendra auprès de sa famille pour commencer une vie de travail et de repentir.VEILLE D'ARMES — Drame maritime Vedettes: Annabella, Victor FYancen, Sl-gnoret.Récitals-causerie* du Studio Donaida T"! Ü"1LJ Retenu un* 2e semaine MICKEY ROONEY IUDY GARLAND Babes On Broadway41 nmn' 2e grand* semaine "HOW GREEN WAS MY VALLEY" avec Walter Pldgeon • Maureen O'Hara A I’affiche • Stirling Hayden Madeleine Carroll “BAHAMA PASSAGE” en couleurs En plus “NO HANDS ON THE CLOCK” A Tafflche “CALL OUT THE MARINES" avec Victor McLAGLF.N — Edmond LOWE.En Plus: KAY KYSER dans "PLAYMATES” avec John BARRYMORE, Lupe VELEZ — Ginny SIMMS.IMPÉRIAL Dernier lour Fibber McCee & Molly “Look Who1* Laughing11 2cm* spectacle : The Cay Falcon" Madame Donaida et ses élèves annoncent une série de sept réci-tais-causerios dont le 3e, portant sur Debussy, mira lieu le 28 février à la salle Tudor (chez.Ogilvy), avec commentaires de M.Thomas Archer, critique musical, cl de Mme l’an line Dcnilda.Les pianistes accompagnatrices seront Marie-Thé-rese l’aquin et Edna-Marie Haw-l ; Mlle Marguerite Plamondon, 72'J St-Voilier, Québec; Mlle Marie Meilleur, Brownsburg, P.Q.Les activités féminines Partie de cartes chez les employées de bureau Ce .•soir, à 8 h.30.à la Fédération nationale 8ào est.rue Sherbrooke, partie de car te., cle l'Ansoclatiou des employées de bureau.I»rtx chaque table et prix de présence, messieurs sont invités.Billets en vente iv la porte.Tél FR.2665.Résultat du tirage fait part du tirage Le Cercle Evangélln de mere Palestre bert concert de la Victoire, organisé Plateau par le comité féminin l’Lmprunt de la Victoire, sous présidence de M.Béal Panet-ltay-j moud.Mlle Marcelle Barthe, de la Société Radio-Canada, servait de maîtresse de cérémonies et M.J.-K.Perreault a prononcé le principal discours de la réunion.M.Lionel haunais a chanté plusieurs de ses petites chansons humoristiques, accompagné d’Allan Mclvcr.Le programme s’est complété de films d’actualités sur "La menace du Pacifique” et un film parlant.“Piè ges”, de Maurice Chevalier.Le concours de tous les artistes, orateurs, musiciens, prêt des films ont été fiits gratuitement au comité de l’Emprunt à titre de contribution à la présente campagne.M.Perreault s’est appliqué à faire voir les vertus de l’épargne comme fadeur national et comme arme de défense."L’épargne apparaît au premier rang des vertus civiques", a dit l’orateur en demandant aux femmes de se faire les trésoricres familiales de l’Emprunt et les publicitaire}; domestiques de cette campagne d’importance nationale."L’argent que vous prêtez, dit-il.n’est pas un don, mais un prêt c’est-à-dire que vous aurez le remboursement de la somme que vous aurez mise, (’.es obligations aux coupures variées, que vous achèterez, j’en suis sûr, attesteront votre patriotisme et apporteront aux au torités fédérales l’aide qu’elles réclament, qui leur est nécessaire si nous voulons vaincre”.Se reportant ensuite à la situation présente, M.Perreault, comme tous ceux qui n’ont pas peur de la vérité, admet que le danger s’approche continuellement de nos| côtes et qu’il nous faut maintenant lutter pour notre propre subsistance.' Nous luttons pour notre propre existence, pour la défense (le nos biens, de nos familles, de nos enfants afin de demeurer des citoyens libres et de ne pas subir le sort terrible des nations conquises par l’Allemagne.Souscrivons à cet emprunt national dans toute la mesure de nos moyens el assurons ainsi notre victoire et la défaite de nos ennemis”.M.Anatole Désy, professeur à l'Ecole des sciences sociales à .lin bon placement Iul .Ie lu'L,i“".' j petits pains, bien graissés, ajoutez i.1 appel du bref discours de M.t an j c ,|e confiture hour chaque lu | zeau devant l’auditoire féminin.petit pain et recouvrez avec la pâte — - qui reste.Faites cuire tans un four _ i « i ¦ à feu modéré (JôU0 à 375' F.) pen- Cours OS psycnoiogte ctant 25 minutes.Suffisammem - I pour 24 petits pains mollets.Les deux dernières seances du ! ____ _ cours de Psychologie donne pat M.11 " l’abbé Lussier.' M.le docteur Mar ^ éédjti cotte et M.Chatel auront heu tes une 'eeamon samedis 28 février et 7 mars de 3 heures à midi.Entrée libre.Institut pédagogique.4873 avfive Westmount."La Famille" Recettes éprouvées PETITS GATEAFX A LA FARINE D’AVOINE ‘v .tasse de graisse H tasse de sucre brun ‘j tasse de sirop de maïs % tasse de lait 2 tasses d'avoine roulee i.„ tasse de raisins l’usine.Même les oeuvres socia- ! leurs obéissants, non des hommes les, les oeuvres intellectuelles comme le débat de ce soir! — l’éloignent de sa famille! Comment pourrait-il alors exercer une autorité vraiment efficace sur ses en- libres et fiers.L’éducation véritable c’est l’émancipation graduelle de l’esprit et de la volonté de i’en-fant.Découvrant scs aptitudes, respectant les tendances légitimes de sa la charge qui pèse sur les épaules | N’oublions pas que l’absence du nature, son droit de grandir afin des parents en décrétant leur obli- chef fait perdre presque toute va- (|e répondre aux desseins que Dieu gatiôn de nourrir, entretenir et j leur à l’autorité car le mot du vieux forma à son sujet, les parents en- notez l’expéession — l'obligation i La Fontaine est toujours vrai: “jl j couragent l’enfant dans l'exercice d’élever leurs enfants.'4" ecü le 18 lévrier à sou local de la nationale.1er prix, $5.Mme AI- < ne.y.1581 St-Chrlstephe; 2e, $5, , ____ ___________ U rnier.3624 Ontario est; 3e.$5.; "ri.,1,.Montréal et M.Lu • •nt.Mme A «lion.6901 St-De- .LnnÇISlU L.iefKt, l.oauihur.4292 Bcrri; ci en I iuizeau, tous deux t on suide Dupuis Frères, Mlle Thérèse | |crs au comité des" relations publiques du second Emprunt de la Vie-Itoire ont aussi porté la parole.M uses de rhôpitai st-Joeeph Désy s’est attaché a 1 exposé fientes et leur comité des da-sses, sous la distinguée pré-une Georges Doyon et de ses Remerciements l’article 165, qui met ea évidence j fanls qu’il ne voit que rarement?li pèse sur les épaules N’oublions pas que l’absence du nie A ce propos, rappelons que les codificateurs de notre code civil, en 1866, en rédigeant ces dispositions législatives s’inspirèrent moins du droit romain que des coutumes du nord de la France et même restreignirent la puissance paternelle plus que ne l’avaient fai', soixante ans auparavant les rédacteurs du Gode Napoléon.Aujounihui, à la lumière de cette législation québécoise, quand un foyer s’enrichit d’un nouvel être, ce ne sont pas des droits, mais des devoirs qui se lèvent devant les yeux des parents.Que vont-ils accomplir pour commencer, puis parfaire son développement physique, moral et intellectuel?Le père et la mère répondent à cette question n’est rien comme l’oeil du maître.?Il y a, direz-vous, la mère.Je ne conteste pas sa part dans l'éducation des enfants.En réalité, ta meilleure formation que possède un homme ou une femme est due à sa mère.Mais songez, principalement dans les milieux ouvriers, à la tâche écrasante des épouses, chargées des soins multiples du ménage.Comment pourraient-elles, en plus, s’occuper, comme il convient, de l'éducation des enfants et exercer seules l’autorité dont nos deux amis se sont fait les cham- pions?Ces conditions .autre résultat, l’instruction et l’éducation des enfants en dehors du foyer.Par là encore, 1 _ ersion , r m famille s’est accentuée VENEZ OUTELEPHONEZ FLETAN FRAIS DE L'ATLANTIQUE SAUMON FRAIS DE LA RIVIERE FRASER FILETS DE PERCHAUDE BLANC - FILETS DE SOLE EPERLANS.Veullléz commander ce soir pour livraison de bonne heure vendredi.Service des commandes ouvert tusqu’à 7 h.30 ce soir.PL.8 12 1 HOMARDS BOUILLIS Huîtres à la me- Cftg I Paniers d'hui sure, le demiard.i ires à Huîtres eu demi-écailles, livrées sur la glace.SPECIAUX DE FIN DE SEMAINE Poulets à rôtir Ce choix, dindes, oies, poulets à griller, pigeonneaux.de la liberté, ils l’habituent à avoi des idées el à les réaliser, ils augmentent en lui la spontanéité, s;1 faculté d’agir de son propre mouvement, en un mot, ils font naitre chez lui une vie intensément personnelle.Gette théorie, — faut-il y insister?— doit être appliquée sans absolutisme, ni exagération.La liberté ne signifie pas la licence.On ne demande pas aux parents de fermer les yeux, de permettre aux fils et aux filles de tou1 conduire, à la maison et à l’école.Le sujet de la discussion de ce produisent cet soir c’est de savoir quelle note do- .minante doit marquer l’éducation familiale et scolaire, l’autorité sévère chez les parents ou une liberté raisonnable laissée à l’activité des •eunes?Devenir et demeurer pour les en fants une lumière et un appui, tel est, d’après nous, le rôle véritable de l’éducateur.Le temps où nous vivons atteste, plus que jamais, la justesse de cette parole prononcée il y a une centaine d’années par Monseigneur Du panloup: "Quoi qu’on fasse, on n’élèvera jamais un enfant sans lui ou malgré lui.Il faut lui faire vouloir son éducation; il faut la lui la re faire à lui-même et par lui-même.Ce que fait l'instituteur par lui-même est peu de chose, ce qu’’! fait faire est tout: j’entends ce qu’il fait faire librement.Quiconque n’a nas compris cela, n’a rien compri ; à l’oeuvre de l’éducation hum.line”., auxiliaires, tiennent tout partl-ent à offrir leurs sincères félicl-et leurs plu» chaleureux mercts eux qui ont contribué bijou â Alex Sabadier qui 1 s'est chargé de le porter chez le bijoutier.('.'est Alex Sabadier qui en i ,i évalué le prix.Gomme il se complaisait à manier le précieux col-! üor!.On eût dit qu'il ne pouvait (1) K.Woranxkiold, peintre qui L’est attaché tout spécialement à rc-! présenter les paysages et les pny-Is ins de son pays.Gonsinéré comme l'un des artistes nationaux, ses ' .nintnrps sont hautement cotées.en détacher ses mains et ses regards.Milena l'a remarqué et elle a ! formulé des craintes devant les-I quelles Harald a haussé les épaules.Il a repoussé l'avertissement d Olaf quand celui-ci lui a dit; “L’homme ! résisterait-il devant la tentation J d’une fortune?.” Lt puis encore: ¦'Mon cher, s’il vous arrive unen-i nui, vous êtes prévenu.” Folie! A quel moment le serre I taire aurait-il agi?H n'a eu le collier entre les mains que pendant ! moins de trois heures.Trois heures.Alex a déclaré j lui-même que la réparation avait duré dix minutes à peine.Il est rentré pfdc, les traits tires, et 1ht-| raid se rappelle lui avoir adressé i l a tu irai reproche de s'être attardé dans une longue promenade avec te collier dans sa poche.Alex a répondu: “Oh! je n’avais rien a | craindre, Monseigneur." Son sourire étuil bizarre et Harald l’a re i marqué.Il faut que le prince attend ¦ j vingt-quatre heures pour savoir.Les perles véritables ne s'écra- GHAIMTHL XIV Toutes lampes allumées dans son cabinet de toilette, Sofie, vêtue de lainage d'un joli rouge clair, se regarde et se sourit dans la haute glace qui la reflète toute.Parfois son sourire s'efface et son oeil est rêveur.Kieuse et vive sous ses lainages vert pôle.Müena nénètre dans la pièce en s'écriant: A quoi songez vous?ma chère.Voilà une demi-heure et plus que nous vous attendons.Les sonnailles du traîneau ont rassemblé tous le' promeneurs attardés; Harald se montre de méchante humeur et nous arriverons les derniers au rendez vous Autrefois vous étiez toujours prête la première quand il s'agissait d’une équipée nocturne agrémenté': de skis.Mais, dit Sofie en riant, je crois que.en ce moment, c’est vous qui nous retardez avec vos beaux (liscours et vos reproches agrémenté1 de coquetterie.ear que faites-vous devant ma poudreuse?(à suivre» Ce tournai est NotreeU.rrrri»' PomilalrC imprimé tu no 430 rut » Montreal, par l'Imprt-ii\ .hilité limitée). Lt DfcVUIK, MONTREAL, JEUDI 26 FEVRIER 1942 A Québec Brillants débuts des nouveaux conseillers législatifs M.Jules Brillant crée une forte impression à la Chambre haute en définissant la mentalité des Canadiens français d'aujourd'hui, qui sont "avant tout Canadiens" — M.Wilfrid Bovey parle des devoirs que la dualité des cultures imposent aux deux grandes races de ce pays et insiste sur l'éducation de la jeunesse — Le chef intérimaire de l'opposition, M.Onésime Gagnon, ajourne le débat à la Chambre des députés et sera le premier orateur, aujourd'hui Ainsi parle le lecteur.La conscription n'est pas fatale VOLUME XXXIII No 46 (Par Alexis GAGNON) Québec, 26.— Le Conseil legislatif qui, pendant de longues années ne fut qu'un écho affaibli et monotone de la Chambre des députés.a pris hier le pas sur l’Assemblée législative, tant par la valeur des discours que pur l’importance des idées discutées, M.Jules Brillant, un des nouveaux conseillers, a fait un début remarquable qui l’a classé d'emblée aux premiers rangs.On l'avait prié de traditionnelle motion en réponse dont les dordinuirc à une pâle réédition d'un hymne quelconque au gouvernement, ou bien, tressent au parti politique de leur aveu, une couronne de tendres et jaunes pissenlits.M.Brillant a délaissé ce beau thème classiqife; il a exposé une des plus délicates et brûlantes situations que pose la guerre actuelle pour l’elément canadien-français, et il a dit, dans l'enceinte parlementaire québécoise, des vérités dont noire population lui sera reconnaissante.s’est ajourné en signe de deuil pour le décès de MM.Champagne et Fisher, après un bel éloge des disparus fait par sir Thomas Gha-pais.M Bovey présenter la de l’adresse au discours du trône, parrains se limitent Nos sentiments à l'endroit de la France Le colonel Wilfrid Bovey, l'un I des nouveaux Conseillers législa-! tifs, a approuvé les “propositions j eonslruclives” (pie renferme le dis-I cours du trône.Il a ensuite insisté ! particulièrement sur le problème ; de l'éducation de la jeunesse du Québec ainsi que sur les devoirs imposés aux deux grandes races de ce pays par la dualité des cultures.“La France, dit-il.a apporté pen-danl des siècles une très grande couirihution à la civilisation et maintenant c’est au Canada français qu’est dévolue cette obligation de transmettre les traditions françaises à notre civilisation américaine.I>e leur côté, les gens de nationalité anglaise (du Québec) comme lotis ceux des autres parties du Canada doivent travailler de plus en plus pour maintenir les traditions intellectuelles anglaises sur notre continent.Sûrement, la jeunesse de Québec a une remarquable opportunité, tout en eulti-! vaut ses traditions propres, de se familiariser avec les idées et la cul- | iure des deux principales civilisa- j lions qui forment notre pays, les rares française et anglaise”.Parlant ensuite plus spécialement du grave problème de l’éducation de la jeunesse, M.Bovey déayant ! considérablement changé, notre système éducationnel doit êlre mis à la page comme partout ailleurs.M.Bovey narlc ailleurs de la protection de nos forêts et de nos pouvoirs d’eau, protection essentielle à la poursuite de notre effort de guerre.Il a d'abord exposé le sentiment d.i peuple canadien-français à j J'egard de la France, sentiment j qu'une profonde incompréhension ! chez nos compatriotes anglophones} a constamment et obstinément dé-, formé.Puis i] a dit comment notre | évolution normale a fait de nous ! clare que, les circonstances un peuple d’Amérique au sens le plus entier du mot.‘‘11 me semble, dit M.Brillant, qu'on s'illusionne beaucoup, lorsqu’on nous suppose encore liés à la France moderne par des attaches autres que celles du sang et de la culture.Nos attaches politiques à la mère-patrie ont été définitivement rompues lors de la cession du pays à la Grande-Bretagne parce que déjà, à cette époque, s’était développée une conscience canadienne.Aussi nos pères, tout en acceptant avec regret la rupture matérielle avec la France, se sont soumis avec une loyale résignation aux lois de leur destinée dont ils avaient eux-mêmes, dès lors, determine le sens promordial: Etre et rester un peuple américain, de tradition fran-çuise et de foi catholique''."Et c’est en ce sens que s’est toujours affirmée notre volonté nationale.Il n’y eut pas d’autre mobile essentiel à nos luttes historiques pour la conquête des libertés constitutionnelles.L’on ne cache plus en certains milieux son sentiment que la conserip-I lion est fatale.“Nous l’aurons forcé-j ment”, disent les résignés.“Les cir-! constances nous l’imposeront”, af-! firment les hommes au pouvoir.Ce j que répètent unanimement leurs 1 aveugles partisans.Il faut en finir avec ce bobard de I la propagande politique.Car c’est à I l’aide de (elles rumeurs que l’on im-I pressionne l’opinion publique et j que.grâce à la confusion créée, on l'amène a lotis les compromis, à tous les sacrifices.La thèse qui doit donc être criée à tous les vents, c’est que la conscription n’est pas fatale.Nous apportons ici les raisons de notre croyance.I D'où vient ce bruit Tout d’abord, où est né ce sentiment fataliste?Il y a intérêt à en connailre l’origine afin de le mieux combattre.* * * .Sans doute, le fail que nous avons eu la conscription pendant la dernière guerre est pour quelque chose ! dans la genèse de celte opinion.On est si enclin à croire que ce qui a j existé ne mourra pas ou revivra nécessairement.Sans doute aussi notre 1 résigna1 ion au pire et notre colonialisme forment en nous le climat propice à l’éclosion d'un tel sentiment.* # * Mais le parti au pouvoir tire trop avantage de ce fatalisme pour que nous ne lui en attribuions pas la paternité ou, du moins, la tutelle.Car l’important dans la politique de parti, ce n’est pas d’épargner tel ou tel désagrément au pays, c’est de ménager le parti en vue des prochaines élections.Le parti libéral votera de bon coeur la conscription si c’est opportun pour lui, à condition qu’après la guerre il puisse se présenter au peuple en disant: "La conscription, ce sont les circonstances qui nous l’ont imposée.” Si.par surcroît, un plébiscite préparé par un courant fataliste en faveur de la conscription libérait le gouvernement de ses promesses anticonscrip-tionnisles, quelle aubaine pour le grand parti libéral! On comprend, des lors, que les clubs du parti, tes agences de nouvelles soigneusement noyautées, les orateurs et les journa-bstes qui ne sont pas gênés par la liberté entretiennent à qui mieux mieux l’idée que la conscription est inevitable.des richesses.Sans doute l’on nomme aussi la conscription des hommes, niais ou a i’air de céder à un snobisme plutôt qu’à une volonté tenace.Voilà pour l’Ontario.(*r, ce qui s’est passé là le 9 fé-I vrier a un sens également pour les j Provinces Maritimes et celles de I Ouest.Car là aussi le parti C.('.F.: a de nombreux adeptes qui prônent la conscription des richesses avant ! celle des hommes.Ajoutons que dans I Ouest le Crédit social est revenu de ses embardées de l’automne Ifl.üf et suit une politique de guerre be;> mp plus modeste qu alors.iai reste, si vous voulez çoimnitre le sentiment en.de fer Ind.L'tll.étran 64 2 103.1 99 3 44 0 64 4 103 0 99 4 44 1 64.1 103 2 1004 45.9 61.3 104.4 99.5 41.8 66.5 105 3 102 2 51.4 58 3 102 B 98 9 38.0 61 4 105 9 100.7 53 5 48 3 98.9 90 3 35 1 Stocks de Flo., cade Calif., cageot, Société Nationale de Fiducie Rapport du président pour Tonnée 1941 déclaré M.de la so- fl nous fait pbysir, n Victor Morin, president riété, de vous faire rapport qu’en dépil des difficultés de l'heure présente notre société a maintenu ses positions dans une mesure approximativement semblable aux opérations des années anterieures, ainsi que vous pourrez le constater par les chiffres suivants qui sont (rails de nos étals financiers; ex- Nos proLLs nrt-.pour l'annee 1941.déduction (ration honoraires, allocations, contingences ont été de .le solde créditeur de* profit* et était, de .falti ¦ des mpôt, d'admints-!e revenu pertes 6 la clôture de l'année 1941 avons obtenu pour l'année 1941 un ton celte disponibilité, nous avons payé à t disponible de e de dtvlden- Nous Avec de sur nos actions Nous avons applique au solde dü sur ces actions un eR«i 1 ant de .Nous avons porté ati compte de la réserve générale Et au compte de la réserve contingente Enfin, nous avons verse au Fonds de pension ployés .Soit, un ensemble de , 43,331 36 43,132 85 88,364 01 bar., I Texas, slocks I 82.85.CELERI.— geot.84-85.25; $4.75-85.50.LAITUE.Stocks de TAriz.el de Calif., Iceberg, cageot de 6 douz., $3.50-85; 5 douz., 83.50-85.25.OIGNONS.— Stocks du Que.rouges, sac de 50 liv., $2.50-83; jaunes, *2.25-82.50; de TOnt., jaunes.50 liv.No 1, $2.50-82.75; le qll, 84.75-85; de TOnt., type espagnol, 50 liv., cageot.83-83.25; C.-C,.jaunes, le qtl, 85.25-85.50; No 2, 85-85.25; du Man., jaunes, sac de 50 livres.No 2, $1.90-82.PANAIS, — Stocks locaux, le boisseau.90c.-81.POMMES DE TERRE.- Stocks de TI.P.-E., Mountain, 75 liv.No J, *1.70 *1.85; blanches, $1.65-81.75; du N.-B., Mountain, *1.65-81.75; du Quê., blanches.No 1, 81.60-81.70; No 2.$1.30-81.50.EPINARDS.Storks dp Texas, te boisseau, $1.15-81.90.NAVETS.—- Stocks du Québec., ordinaires, sac de 50 liv., 50c-75c.; du N.-B.„ cirés, $1.15-81.25, Sur le marché des obligations de Montréal hier les cours étaient à la j hausse.Les obligations du gouver-nement fédéral furent soutenues, ! niais les offres assez rares.Les C.N.R.4'a 5c tendaient vers la baisse.Les C.P.R.4k"% de 60 s'améliorèrent quelque peu dans les ferroviaires et dans les utilités les International Hydro montèrent de l’i point et les Gatineau 5% de 49 el les St.Maurice Power enregistrèrent un gain fractionnel.Les Montreal Power 56 cédèrent toutefois.Les Price Bros âfo furent assez actives au groupe des papier-journal et à meilleur niveau.•é ÿ -é New-York (P.A.)—-A l’exception de quelques valeurs fermes ici el la dans les ferroviaires et les utilités, le marché des obligations eu général hier à New-York avait une allure irrégulière à la baisse.Les reculs furent de peu d’im-j portance, cependant, rarement excédant le 'z point dans les valeurs les plus échangées et même avant la fernjelure beaucoup d’entre elles recouvrèrent presque tout le terrain perdu ou fermer sans changement avec leurs prix de la veille.Fraser Companies Le rapport financier de Fraser Companies Ltd et de ses filiales entièrement contrôlées accuse une vive augmentation dans scs recettes d’exploitation pour Tannée 1941, soil de près de 82,000.00(1 a $5, j 116,591, un nouveau record à rap-j piocher de $3,221.641 en 1940 et $1,769,529 eu 1939.pour no* m- *12.son oo 12.500.00 10.000 00 5.000 00 5.000 00 Bourse de Cafqary Pm O*o.BotaioteU * Cl*, ouekt, run Saint Jacques, membre la Bouts* «les huiles s.Il est fort mal placé pour en comprendre les sentiments et les aspira lion s.Le but du plébiscite, selon M.King Le premier ministre explique alors le but du plébiscite.Le gou-verntment tient ce plébiscite à la fin — pour parler d’une façon générale — de se trouver parfaitement libre de décider des affaires relatives à la guerre dans le meilleur intérêt national.II faut établir une distinction entre ie pouvoir légal et le pouvoir moral du gouvernement.On admet que le gouvernement et le parlement ont le pouvoir léga, de faire ce qu’ils jugent à propos relativement à la conduite de la guerre.Mais il existe une limi-iation de ce pouvoir, limitation qui n’es! pas légale.Elle résulte d’une obligation morale.Il y en a qui pré-tendent qu’en temps de guerre les obligations morales qui sont des li-mitalions de pouvoir, ne devraient pas entrer en ligne de compte.D a prés M.King lorsqu’un engagement été contracté au sujet d’une que.i-préeise, cet engagement lie ef-fecliveinent qui l’a contracté, l’ré-lendre que le Parlement peut briser une promesse solennelle faite j:i peuple, qu’il est libre d’en agir comme il veut sitôt qu’il est report au pouvoir, équivaut à créer un précédent de nature à miner les institutions parlementaires.La population a la mémoire longue.Elle l’aura à l’avenir.Elle exigera a l’avenir des garanties sérieuses en ce qui regarde les promesses des gouvernements.C’est pourquoi il importe de soumettre la question à l’électeur avant que le gouvernement ne prenne de nouvelles mesures qui peuvent ou non devenir nécessaires plus tard.Au cours de la dernière guerre, la question de la conscription s’est, soulevée vers la fin du conflit.De-jdu Canada et aux yeux des autres puis la Confederation on n’avait I f-ays.La population a la mémoire encore pr’s aucune mesure de na- longue.Les autres pays ont également la mémoire longue.Nous som- I la croyance honnête que le volon-' tariat fournira tous les hommes nécessaires au service outre-mer et que I nous n’aurons pas à recourir à la conscription.Hais personne ne peut prédire la durée de la guerre.Personne ne peut prévoir ta tournure après l’élcc- ou elle prendra.Personne ne sait les | conditions qui existeront dans quelques mois, ni dans plusieurs mois, ni dans un an.ai dans deux ans.Ce que tout le monde sait et ce que tout cilaqen devrait savoir, c’est que le gouvernement ne saurait être trop libre de prendre les dérisions qui peuvent être exigées par l’intérêt public.C'est pourquoi nous demandons d’être libérés le plus vite possible.’’ ‘‘Et je suis étonné, de dire le premier ministre, que quiconque a quelque chose à voir au façonnement de l’opinion publique, à lu lé gislation ou aux institutions parlementaires, puisse hésiter un moment à consentir immédiatement à I une demande de cette nature.Quel argument peut-on présenter contre j te fait de donner au ministère le droit d’avoir plein pouvoir de décider de n’importe quelle question en temps de guerre, comme il a plein pouvoir, en temps de paix, de décider de n’importe quelle question qui surgit?— And I am amazed that ang person who has to do with the making of public opinion in Canada, with the making of its laws or with ang of its political institutions, could for a moment hesitate to give immediate support ne peut pas dire tout de suite ce qu’il fera dans l’avenir.Les uns demandent de continuer d'envoyer des hommes en Grande-Bretagne.D’autres prétendent que nous devons cesser d'en envoyer; ils préféreraient que nous les dirigions vers l’Australie.Far ailleurs il y en a qui affirment que renne-mi est à nos portes.Si l’ennemi est à nos portes, il nous faut garder nos hommes ici.Voilà qui montre bien l’impossibilité de dire tout de suite ce que le gouvernement pourra décider dans l’avenir.Là-dessus, M.King de dire que les oppo-sitionnistes souhaiteraient bien ne pas le voir à la tête du gouvernement.11 y a des échanges aigres-doux entre le premier ministre et le chef de l’opposition à ce propos.M.King dit à M.Hanson que celui-ci devrait sympathiser avec lui à ce sujet, car M.Hanson a été témoin des efforts que l’on a faits pour choisir un nouveau chef conservateur! "Mais, d’ajouter M.King, je puis dire sincèrement a M.Hanson que je crois que le pays est beaucoup mieux de l’avoir aujourd’hui (M, Hanson, e’est visible, est flatte du compliment)."Le gouvernement n'est pas 1 affaire d’un seul homme, déclare le premier ministre.Nous ne sommes pas des dictateurs en puissance.Nous nous efforçons de maintenir le régime démocratique et de nous tenir aussi loin que possible de la dictature.Toute décision prise to a demand of that kind.H’W qr-;‘Lins 1 avenir ne le sera pas pai un gument can be urged against giving to a ministrg the right to have full power in time of war to deal with ang question, just as in time of peace it has full power to deal with ang question that mag come before ii?” Dans une situation fausse Il est un autre point traité par le premier ministre, qui explique pourquoi le gouvernement tient un plébiscite.C’est que le gouvernement est placé dans une situation fausse aux yeux de la population Il reste donc, pour nous représen-1 ter à la commission, M.Bru- nette, député libéral de Champlain,] M.Joseph Jean, député libéral de Mercier-Montréal, et M.V.-.l.Po j thier, député libéral de Shelburne-j Yarmouth-Clare, Nouvelle-Ecosse A ucter que Shcllntrne-Vannoutb-Clan c.sl l’ancien comté de M.W.-S.Fielding, ancien ministre des Finances et conscriptionniste notoire, et de M.J.-L.Ralston, ministre actuel de la Défense nationale, conscriptionniste en 1917 et qui l’est encore, s’il faut en croire des rumeurs persistantes.11 nous faudra donc compter principalement sm MM.Brunelle et Jean.Ces deux députés ont accepté une tâche in- turc à créer autant de mauvais sentiments, à diviser plus profondément le pays.Ce fut à cause de cela que le gouvernement, comme il voyait pointer à l’horizon la possibilité d’une guerre future (ou (l’une autre guerre), a pressenti que celle question de la conscription serait immédiatement sotflevée, et qu’il a pris des engagements en vue de maintenir l’unité à un moment critique.C’est pourquoi, même avant que la guerre n’éclatât, le gouvernement et les membres de tous les groupes ont exprimé l’opinion que s'1 y avait une autre guerre et que s’il devenait de nouveau nécessaire d’envoyer des troupes I outre-mer pour participer à un con- ! flit que l’on croyait alors devoir se confiner à l’Europe, on ne devait avoir recours qu’au volonta-1 riat pour lever des troupes, non j pas à la conscription.Telle a été | l’opinion générale, parce qu’il était i nécessaire de maintenir le plus1 possible l’unité nationale.Lorsque! la guerre a éclaté et que le parle ment s’est réuni pour y participer, | le gouvernement a déclaré qu’il n’y aurait pas de conscription pour service outre-mer.Cette opinion a été exprimée non seulement par le gouvernement aux membres du Parlement mais par 1rs membres du Parlement au peuple.“Je sou-j tiens qu'il ne pouvait y avoir de plus solennelle promesse à la population”, de dire M.Mackenzie King.Après les "jamais' mes associés à plusieurs nations qui nous aident comme nous les aidons.Il est important de clarifier notre situation.On dit a la population de notre pays, comme on le dit à celle de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et des nations alliées, que le gouvernement ne cherche pas à faire un effort de guerre total.Pourquoi?Parce qu’il en est empêché, par un engagement qu’il a contracté et qu’il respecte.En d’autres termes, l’effort de guerre total est identifié à la conscription pour service outre-mer.C’est pincer Je gouvernement dans une position fausse; car en fait notre effort de guerre est total.Qui peut dire que, même si nous avions le pouvoir d’imposer la conscription, nous exercerions ce pouvoir?LV.de la H.— Et qui peut dire que M.King ne l’exercerait pas, s’il en a le pouvoir?Pas même lui.) Personne ne peut le dire parce I que la conscription n’est pas nécessaire et parce qu’elle peut ne jamais devenir nécessaire.Cependant, aussi longtemps que cet engagement existe, on soutient ici et ailleurs que nous ne sommes pas prêts à faire autant que les autres pays.Au parlement même il ne saurait y avoir de débat sur la conscription aussi longtemps que rengagement existe.Le Canada ne j devrait pas se trouver placé dans j cette fausse posture devant la Gran-I de-Bretagne, devant seul homme, ni par deux hommes; elle le sera par tous les membres du cabinet.Chaque membre du cabinet aura voix au chapitre lorsqu’il | s’agira de formuler la politique, j Ceux qui ne pourront pus accepter i la décision de la majorité pourront ] se retirer; le gouvernement restera : au pouvoir et il sera uni.” C’est j pourquoi, de continuer le premier j ministre, je ne puis dire d’avance j quelle sera la poliliuue d’un gouvernement dont je ne serai peut-être pas membre, ou au sujet de la-1 quelle des ministres peuvent en- ] Retenir des vues différentes des] miennes présentement.Prendre l'argent ou il est Le premier ministre illustre sa pensée.A l’heure actuelle on prélève l’argent nécessaire à la guerre au moyen de deux méthodes distinctes.L’une est coercitive; c’est l’impôt.L’autre est volontaire: c’est l'emprunt.Supposons que l’Opposition poserait cette question: “Que terez-vous si la méthode de l'emprunt ne donne pas des résultats satisfaisants?Direz-vous à la population ce (pie vous ferez?” Pourrait-on faire une déclaration à ce sujet maintenant?Certes, une décision, On Heures d’affaires; 9 h.a.m.à 5 h.30 p.m.Le samedi: 9 h.a.m.à 10 h.p.m.DUPUIS ''N RADIOS phonographes combines WESTINSHOliSE 1942 UN MEUBLE D'UNE EBENISTERIE DE BON GOUT .un appareil d'un rendement supérieur, d une musicalité insurpassable.A peine reçus, nous mettons ces radios WESTINGHOUSE 1942 en vente afin de vous faire profiter le plus tôt possible de ses multiples avantages.Facilités de paiement en conformité avec tes nouveaux réglements.ALLOCATION EQUITABLE POUR VOTRE RADIO ACTUEL 6 lampes actives — ondes longues, ondes courtes — Antenne à même.Seulement 199 .50 Cadran à votre portée.Ouvre* le panneau à droite et le cadran est visible.Les disques se changent fois le une automatiquement morceau terminé i .sans que vous ayez à quitter votre fauteuil.par exemple tout un OPERA entendu sans que vous ayez à vous déranger une seule fois.Quel plaisir, quelle distraction pour toute la famille! Pas de commandes DUPUIS — mezzanine postales.(De Montigny) ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUGAL, t-p et dlr-Rér.ARMAND DUPUIS.»ec-très Bloc-notes (suite de la première page) dans ce cas, devra être prise prendra l’argent où il y en a.Il en J lion qui leur sera posée est ainsi de la politique du gouver- scrutin plébiscitaire.da, il déclare tout de go que les Canadiens, et les Canadiens français moins que les autres, n’oni pas le droit de répondre non à la ques- iors du I peinent au sujet des hommes pour] Ile service militaire.M.Mackenzie| ] King souhaite que la campagne sur! ! le plébiscite serve à éduquer la population, à lui montrer que la situation est maintenant bien différente ] de ce qu’elle était lorsque, les enga-: gements anticonscriptionnistes ont été contractés.Aujourd’hui la guer- “Un vole négatif, écrit-il en substance, serait de signification bien nette.Ça serait un vote contre la conscription des hommes pour service n’importe où dans le monde.Ça serait une invitation aux isolationnistes des Etats-Unis à recommencer leur artion, un encouragement à ces mêmes gens.Un vo- - ., , , ., Ct VVO i i 1 v.i | i 3 fci V 1 1 .v .X.JI VU re fait rage sur tous les continents te négatif pourrait être faussement les Etats-Unis de M.Lapointe je* les autres nations.C’est pour-! quoi, d’après le premier ministre, Quel a été l’effet de cette proines-1 on devrait enlever cette restriction se?Le Canada est entré en guerre ! et accorder au gouvernement la plus presque unanimement.D’aucuns i — soutenaient que le gouvernement | devait prendre seul ta décision de déclarer la guerre.Le premier mi-1 nislre, quant à lui, est resté d'avis) qu’il appartenait au Parlement de i prendre cette décision.M.Macken-1 entière liberté d’action.Ce ne seroit pas la conscription?zic King s’est fait critiquer parce qu’il soutenait que le Canada ne devait pas participer automatiquement à une guerre pour la simple raison a prévoir que sans difficulté.le bill sera adopté grate et difficile.En tout cas, a en juger par les membres qui for- qu’une autre nation de 1 Empire y ment la commission spéciale, il c.sl était impliquée, mais qu’il devait dé- ¦ ¦ cider lui-même, à la lumière des cir- constances, s'il devait y prendre part.A l’élection générale de 1940 de nouveaux engagements ont été pris, non pas seulement par le premier ministre, par le gouvernement et par les candidats du gouvernement, mais par le chef de l’opposition.Si le gouvernement national que M.R.-.I.Manion souhaitait voir à la tête du pays avait été élu ¦n 1940, croit-on que M.Hanson, leader actuel du parti, se serait cru délié de ses engagements anticonserip-tionnistes?“Je ne crois pas que mon honorable ami aurait fait cela”, de déclarer M.Mackenzie King, pendant que M.Hanson gardait un silence altéré.H es! vrai que M.Hanson a déjà dit à M.King qu'à son avis le gouvernement aurait dû demander au Parlement de délier le gouvernement de ses promesses et que le Parlement l’aurait fait volontiers.Le premier ministre a rappelé à M.i Hanson que le,s promesses n’avaient pas été fi.ites au Parlement mais à j la population elle-même.M.Manion a pris de pareils engagements vis-à-] vis de la population.11 s’agit main-j tenant de savoir si l'on va la foi que la population a dans le Parlement et les hommes publies.Si nous avons pris des engagements i vis-à-vis de la population, H impor-] te de les respecter.“Mais si, vu que ; la situation s’est modiifée et que nous estimons devoir être relevés île nos engagements, nous posons la i question à la population, je crois ] que nous aidons celle-ci à ne pas ! perdre confiance dans les hommes publics et dans le Parlement”, a affirmé M.King.Le discours de M.King Après quelques interpellations à Perdre du jour, le premier ministre, M.Mackenzie King, a pris lu part ie sur la deuxième lecture du ! bill eu plébiscite.M.King était j dans un état d’esprit favorable.11 j semblait rajeuni de dix ans.1! avait | Pair fringant, défiant, vainqueur.Il .lui arrivait fréquemment de pren- | dre sa pose caractéristique, la main ] gauche dans la poche de son pantalon, la poitrine gonflée, la tête relevée.De temps à autre, il s’arrè- j tait pour interpeller ses adversaires.Il leur posait des questions.1! j jouait de l’ironie.En tout temps, il j a déployé une grande force d’affir- ! motion.En somme, il a fait un effort oratoire tout à fait remarquable.11 a dominé la Chambre.11 s'est joué des conservateurs.Ses répliques étaient promptes, au point.Elles réduisaient au silence quiconque osait l’interrompre.Ses députés étaient heureux de le voir en possession de tous ses moyens.Ils Pont applaudi, porté aux nues.Quelques-uns d’entre eux.toutefois, sont restes froids à son argumentation, parce que dus la piperie des mots, ils voyaient la dure réalité du programme ministériel.Le premier ministre a tout d’abord donné de nouveau le texte de la question qui sera posée à l'électeur lors de la tenue du plébiscite: “Etes-vous disposé « relever le gouvernement des obligations resultant de ses engagements passés restreignant les méthodes de recrutement pour le service militaire?" Question simple qui ne souffre aucune équivoque, de dire M.King.Elle demandé à la population si elle est disposée à relever le gouvernement d’une certaine limitation résultant d’engagements passés au sujet du recrutement des hommes pour service outre-mer.Si la réponse est .affirmative, cela voudra dire, d’a-) demande maintenant d’être libéré.En premier lieu, ce n’est pas à cause d’une situation qui existe dans le moment.Le, ministre de la Défense nationale (M.J.-L.Ralston) a dit claircmen.qu’au sujet des enrôlements volontaires, nous avons autant d'hommes que nous pouvons en entraîner.Le programme de l’année, jusqu’en mars 194.'), a été établi avec Le plébiscite.n’est pas la conscription.Les oppositionnistes posent la question: Pourquoi ne pas tenir un referendum au lieu d’un i plébiscite et poser carrément la ] question de la conscription?(Là-j dessus des conservateurs proies- ; lent et soutiennent qu’ils n’ont jamais demande un referendum.! Alors, de répondre le premier mi-] nislre, vous dites à la population du Canada: Nous ne vous donne- ] rons pas de referendum.Nous ne vous donnerons pas de plébiscite.\ Sous allons prendre la situation en main et nous allons faire exacte- \ ment ce que notre chef a promis de ne pas faire s’il eût pris le pou-noir.) Le premier ministre parle alors du questionnaire que lui avait fait l’autre jour M.Hanson.M.Mackenzie King n’entend pas y répondre.Cela ne l’embarrasse pas.Le gouvernement agira comme bon bd semblera, à la lumière de toutes les circonstances, sur l’avis de scs conseillers militaires.Le gouvernement n entend pas éviter ses responsabilités.Il les recherche, au contraire.Il demande à la population de lui donner tous les pouvoirs, afin d’assumer toutes ses responsabilités.Nous ne pouvons avoir un gouvernement pleinement responsable.à moins que le gouvernement n'ait tous les pouvoirs et toutes les responsabilités.Si le gou-vernement agissait comme le lui détruire j s,,88®rent h’s oppositionnistes, nous daivs le ' aurions un gouvernement irres- et sur toutes les mers.Il est de l’in-lérèt de la population ehe-même de donner au gouvernement tous les pouvoirs dont il a besoin en temps de guerre.L intérêt public l'exige En réponse à une interpellation de M.Grote Stirling, député conservateur et ancien ministre de la Défense nationale, M.Mackenzie King déclare que la population comprendra que le gouvernement ne demanderait pas d’être délié de ses engagements s’il ne croyait pas que l’intérêt public exige que le ministère obtienne ce pouvoir.Le plébiscite n’est pas une élection générale.La population doit décider d’une question qui affecte le fôyer de chaque individu, qui déterminera, en tout cas, le degré de liberté dont jouiront à l’avenir chaque homme, chaque femme et chaque enfant de ce pays.Le gouvernement n’entend pas dire, si la réponse est affirmative, qu’il s'agit d’un vote de confiance.Il interprétera plutôt la décision comme signifiant que la population es! prête à accorder à n’importe quel gouvernement le pouvoir que toilt ministère doit avoir en des temps comme ceux-ci.M.Mackenzie King fait enfin appel à l’unité sur cette question ou plébiscite.Montrons à la population la situation idle qu’elle est, situation si grave que l’on doit être prêt à accorder au gouvernement tous les pouvoirs dont il a besoin pour y faire face.H- * * Le débat s’est poursuivi Jusqu’à six heures.M.Diefenbaker, député conservateur de Lake Centre, a proposé un amendement pour que le bill du plébiscite, de général qu’il est, devienne un bill spécial, ne portant que sur la question en jeu, et que l’on ne tienne qu’un plébiscite.C’est là question qui sera réglée par le président de la Chambre aujourd’hui et sur laquelle nous l’occasion de revenir.Pour seul le discours de M.Mac-King importe.interprété aux Etats-Unis, èire tenu pour une preuve que le Commonwealth britannique ost une vieille organisation qui s’effrite, qui est a la veille de tomber, à laquelle les Etats-Unis auraient tort d’attacher leur sort, être tenu aussi pour une invitation aux Etats-Unis de rester chez eux, de garder leurs soldats et leurs approvisionnements chez eux au lieu de les disperser.Un vote négatif, écrit-il encore, mettrait en danger les bonnes relations qui existent présentement comme une bénédiction au-dessus de nos frontières mutuelles.On ne saurait mesurer l’étendue des frictions qui pourraient résulter d'un vote négatif: cela dépendrait comme de raison de la durée de la guerre.Le cas des Canadiens français iiuda.Et cette renon comme elle le Shapiro de la Gazette en à parler des Canadiens fran- aurons l’heure, kenzie Le gouvernement n'est pas libre Telle est l’attitude du gouvernement au sujet du plébiscite.“Le gouvernement a tout pouvoir, a dit M.King, excepté sur un point: la conscription des hommes pour service oulre-iner.Sur ce point le gouvernement n'est pas libre.On peut se de-mander pourquoi le gouvernement près l’opinion exprimée par l’électeur, que le gouvernement est délié de ses engagemenls; si la réponse est négative, cela voudra dire que Ja majorité des électeurs désirent que le gouvernement continue de tenir compte des promesses oui ont été faites à Ja dernière élection gé-”
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