Le devoir, 27 janvier 1942, mardi 27 janvier 1942
MLe Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais 8ervice au Commonwealth.” ds-x-ïT) Lord TWEEDSMUIR DiiwcUsr-girant ! Ctorget PILLETIER FAIS Ce QUE DOIS RMsctwr m efcsl i Omar HIROUX LE DEVOIR Montrée!, mardi 27 Janvier 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LEE SERVICES TELEPHONE t EEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration { BEIalr 3361 Rédaction t BEtair 2984 Gérant i BEIalr 3361 3 milliards pour la guerre, cadeau d’un milliard à Londres agriculture canadienne subit une crise de main-d'œuvre Les preuves en viennent- de portout et les témoignages abondent — L'enrôlement militaire et l'embauchage industriel enlèvent constamment des bras à l'agriculture qui n'en avait déjà que trop peu — Un article que reproduit le bulletin de la "Canadian Federation of Agriculture" -Le dernier discours de M.Mackenzie King Le Canada avance aussi $700 millions à Londres, sans intérêts nom d’aucune clique.politique ou autre, et sans être payé par qui que ce soit pour l’espace qu’il consacre à cette fin.La question de la conscription militaire pour service ¦n’importe où va se poser, plus ou moins directement, pat voie de plébiscite, devant le public canadien.Citoyens et citoyennes, alors que l’on entend dire et répéter que le pays est plus en danger que jamais, menacé du côté du Pacifique autant que du côté de l'Atlantique, vont avoir à se prononcer sur l’opportunité de relever le gouvernement des engagements qu’il a pris, de lui permettre d’envoyer à l'étranger, s’il le juge à propos et quand il le jugera à propos, de plus forts contingents de nos effectifs militaires.Une autre question se pose en même temps, à laquelle la plupart des gens sont moins portés à penser mais qui est d'aussi grave importance: celle de la main-d’oeuvre agricole, de la raréfaction de cette main-d’oeuvre par suite de l’enrôlement militaire, sous ses deux formes, volontaire et obligatoire, par suite également de l'embauchage d’anciens terriens, de terriens d'hier, dans les industries de guerre.11 est bien beau de parler d’accroître la production agricole et d’assurer le ravitaillement alimentaire non seulement de la population canadienne et des forces armées du Canada, au Canada et en dehors du Canada, mais aussi de la population civile et des armées de la Grande-Bretagne et, au besoin, des alliés de celle-ci.Ce qui est bien plus important, ce qui est essentiel, pour entreprendre pareille tâche avec quelque chance de succès, c’est d'assurer à l’agriculture les bras qu'il lui faut, de lui laisser ceux qu elle a déjà, de lui en procurer d’autres et en grand nombre.Or c'est une politique à l’inverse de cela que Ton a trop Le carnet du grincheux sident de la Canadian Dairy Faimert’ Federation, de M.Dewan, ministre de l’Agriculture de l’Ontatio, de M.Earl Rowe, député fédéral et conservateur de Dufferin-Simcoe et ancien leader conservateur à la Législature ©malienne, de M.Claude-R.Wickard, secrétaire de 1 Agriculture aux Etats-Unis.Ces deux derniers, M.Rowe et M.Wickard, ont eu exactement la même formule pout exprimer leur pensée: Food will win the war and write the peace (c’est le ravitaillement alimentaire qui gagnera la guerre et qui dictera la paix).Combien d’autres témoignages ne pourrait-on pas invoquer encore?Hier nous donnions les textes de deux résolutions adoptées par la Coopérative des jardiniers-maraîchers de la province de Québec et par le Conseil munici-.- .-, iMCis uc la r _____ ! tout de même un |eu dangereux, comme pal de Saint-Rerm de Napierville.L un et 1 autre enume-1 disait )e pendu ?quj on avait fait rent les principaux motifs qu’il y a de ne pas accentuer, J ‘•accrère” que la trappe ne tomberait de ralentir plutôt l’enrôlement militaire dans les campa-1 pas.gnes.Dans le deuxième texte, on profite de l'occasion poui souligner le tort que cause et que continue de causer M.M.P.Chambre des Communes, Ottawa, Ont.Je suis cordialement opposé à l’adoption immédiate de la (Suite à la page neuf) pu illustrer referendum 'histoire du pendu M.Godbout aurait bien ses subtiles gloses sur le et le plébiscite avec dépendu.V- ¥ ¥ Le Devoir citait hier ce texte paru dans le Soleil du 23.Il a tant de charme qu’il est agréable à relire: “C’est Rachat de $300 millions de valeurs canadiennes détenues en Angleterre —— Au total $4 milliards en avances, cadeaux et prêts sans intérêt, en 1942, plus 100,000 hommes additionnels outre-mer - Qui dit que nous ne marchons pas à fond?- M.Churchill annonce un conseil de guerre impérial dont seront le Canada, l'Australie et les autres Dominions — Des échecs à prévoir du côté du Pacifique, en 1942 M.GODBOUT SE DIT ENFIN ANTICONSCRIPTIONNISTE, ET CLASSE DE MEME M.KING a l’agriculture l’embauchage des industries de guerre La situation dans les autres provinces et notamment dans la province voisine d’Ontario n’est pas différente de celle qui existe dans Québec.La Canadian Federation of Agriculture l’expose dans le numéro de décembre de son bulletin: Agriculture It Saying, en reproduisant un article de M.Gordon Smith au Financial Post.Et celui-ci donne des preuves de ce qu il avance: Il faut de la main-d oeuvre, et beaucoup de main-d'oeuvre pour produire du bacon, du beurre et du fromage.Il faut d autant plus de main-d oeu- souvent pratiquée jusqu’à présent.A tel point que des j lre qu'une exploitation agricole est concentrée.L'auteur gens connus pour leur sentiment belliciste ou participa- Cfs lignes s'est fait dire récemment que sue un bloc de tionniste jusqu'au bout, mais qui ne peuvent pas ne pas J,500 acres dans l’une des meilleures parties du vieil Onta-sc rendre compte de l’exacte situation, de la réalité, ont commencé de lancer le cri d’alarme.Tel, le premier mi- j nistre de la province de Québec, M.Godbout.Il y a quelques semaines, dans un discours plein de lyrisme, il disait qu’il n'hésiterait pas à préconiser la conscription, s’il croyait que pareille mesure fût necessaire pour gagner la guerre; dans un discours subséquent, il devait faire un appel aux autorités d'Ottawa pour qu'elles ralentissent l’enrôlement militaire dans les régions rurales, et il leur représentait qu’autrement la production agricole s’en ressentirait dangereusement, que déjà la rareté de la main-d’oeuvre agricole menaçait de tourner à l’état de crise.Pour ce qui est de l'enrôlement des conscrits pour service au Canada, le député de Témiscouata à la Chambre des communes, M.Jean-François Pouliot, est parvenu à faire reconnaître, en principe sinon en fait, que l'agriculture est une occupation essentielle et non pas secondaire, qu’elle n'est pas partout saisonnière mais qu’en maintes régions, notamment dans la province de Québec, elle constitue pour ceux qui s’y livrent une occupation permanente, et qu’en conséquence un fils de cultivateur, conscriptiblc, a ?* La radio britannique appelle les Japonais les Japs par dérision.Pour se venger, les Allemands appellent les anglais Brits (ce qui signifie petits du hareng ou petits organismes dont se nourrit la baleine).Un officier américain suggère de désigner les Allemands également par la première syllabe, ce qui fait en anglais Germs — et n’a pas besoin de traduction.¥ ¥ ¥ Les Anglais ont découvert que leurs ennemis en Libye se servent d'un avion lent qui s’appelle Sforth, Stork en anglais (cigogne) et qui peut aller à reculons.Il décolle en cinquante verges et atterrit en moins de la moitié de cette distance.Sa lenteur est sa protection, rr'o la population mâle entre 12 et 65 ans n’était que de car les avions de combat qui se lancent 12.Même sans tenir compte du fait qu’un garçon de 12 t dessus ans et qu’un homme de 65 ans ne sont pas dans la force de l'âge, une telle main-d’oeuvre est absolument insuffisante pour assurer une production même rien qu'à peu près normale.L’on considère généralement que le strict minimum de main-d’œuvre sur une terre affectée à la culture mixte est d’un adulte par cent acres.Mais des fermiers dans les meilleures région*, ceux qui sont assurés d'un marché considérable, représentent qu’ils ne peuvent rencontrer la concurrence de l’industrie urbaine sur le marché du travail.Ils ont perdu la plupart de leurs engagés, ils perdent aussi des membres de leurs familles que les fabriques des villes et des villages viennent leur enlever.Cette déficience de main-d’œuvre agricole, déficience qui s'aggrave de mois en mois, devient le principal facteur de la production agricole au Canada.Et ça n'est pas un problème de solution facile.U ne s’agit pas simplement d'un cas où il faut détourner arbitrairement des hommes de l'usine et de l’armée pour l'accomplissement de tâches le droit de faire ajourner la période de son service mili-, sa,'Sonnr’ères.La main-d’oeuvre agricole pour valoir quel-taire, s'il peut démontrer que sa présence sur la terre fa- que chose doit être expérimentée.Des mains inexpertes familiale est indispensable pour le maintien de celle-ci en tent plus quelles ne produisent.Ce problème, qui com-evploitation, d’obtenir un deuxième, un troisième ajourne- i porfe deux données principales: l’offre et le coût de la ment, et d autres encore, tant que les mêmes circonstances ¦ main-d’oeuvre, doit être résolu: autrement le flot de ravi- e voient parfois s'arrêter ou faire machine-amère.Mais ils ne s’y laissent pas tromper deux fois., * A A On a vu aussi que les Italien* ont lancé un avion sans hélice î jfiais on n’a pas encore signalé ces avions sans pilote dont il était tant question entre les deux guerres.* A A Un universitaire étatsunien prépare un manuel ou un dictionnaire du langage par signe ou .manuel.Ce langage est très courant et non pas seulement parmi les sourds-muets, car si tous les amoureux sont aveugles, il ne sont pas tous muets et sourds.¥ ¥ ¥ Le maître-queux Meighen veuf nous conscrire à feu vif et le chef King à petit feu.Ça tout l’air que nous irons dans la poêle, que ce soit l’un ou l’autre qui en tienne la queue.Le Grincheux 27-1-42 subsistent.C'est une reconnaissance de principe qu’a obtenue M.Pouliot.Mais en fait, les choses doivent se passer d'autre façon, si le cri d’alarme poussé par ce conscription-rtiste éventuel qu’est devenu M.Godbout a quelque signification.D'ailleurs, encore ces tout derniers jours, un recruteur de très haut grade, ne se promenait-il pas.en nombreuse autant que brillante compagnie, dans la région rurale de Sainte-Agathe, au nord de Montreal, pour prêcher l'enrôlement, et il s’agissait de l'enrôlement pour service à l’étranger?Ça n’est certes pas en enrégimentant des campagnards pour la défense du Canada par la défense de l'Empire que l'on va procurer des bras à l’agriculture.La crise de la main-d'oeuvre agricole existe pourtant, :'i l'état aigu.Trop de gens placés pour savoir l'ont dit et répété, ces temps derniers, pour que les autorités fédérales puissent continuer, tout en restant de bonne foi, de l’ignorer.Il y a là-dessus des témoignages, que nous avons eu l'occasion de signaler: pour ne parler que des plus récents, du colonel O.-M.Biggar, chef de la section canadienne de la Commission conjointe de la défense du Canada et des Etats-Unis, de M.L.-E.Kirk, doyen du Collège taillements alimentaires en direction de la Grande-Bretagne M.Philippe Hamel Une erreur de mise en page a fait omettre hier, au bas de la Tribune libre sur l’Après-guerre.Spectre pour le trust de l'électricité, la si mel.Dont acte.t>a s'interrompre.Les rapports qui viennent des campa- gnature de l’auteur, M.Philippe Ha gnes indiquent que déjà la situation est critique.Au printemps, quand le travail des champs viendra s’ajouter au travail ordinaire de toute l’année, le problème sera probablement devenu de grande envergure.” Le premier ministre, M.Mackenzie King, a dit hier, au Parlement, que la nouvelle portée de ce qu'il appelle ,, le service sélectif — designation que 1 on a inventer pour hier du Canada ecclésiastique de M.Le Canada apostolique demandé au pays de lui faire confiance malgré les perfes subies par l'Angleferre, ce qui est le premier discours qu'il ait fait depuis son retour de Washington; un discours étendu de M.King, premier ministre du Canada, qui ne se déclare pas pour la conscription, mais ne dit pas non plus qu'il sera indéfiniment contre, si on le relève de ses engagements de 1939 et de 1940 quant à la participation modérée et volontaire du Canada à la guerre de ces temps-ci; une déclaration nettement anticonscriptionniste de M.Godbout, premier ministre du Québec, qui a pris le parti de s'exprimer enfin de façon claire, et qui affirme aussi, du même coup, que M.King est tout à fait anticonscriptionniste à l'heure qu'il est; voilà les principales déclarations qui ont trait à la guerre, pour ce qui regarde du moins le Canada.On signale d'autre part le débarquement en Irlande du Nord de quelques milliers de soldats américains, les premiers d'un corps expéditionnaire américain d'importance considérable, a fait entendre M.Churchill, tandis que M.King annonçait la formation d'un second corps d'armée canadienne se composant de trois divisions d'infanterie, plus une division mécanisée et deux brigades de chars d'assaut; il y aura aussi augmentation dans les services auxiliaires.Cela veut dire que d'ici quelques mois le Canada serait censé avoir outre-mer une centaine de mille hommes en sus de ce qui peut y être déjà rendu, — au delà de cent mille.Et il faudra en cas d'activité de ces troupes sur les champs de bataille européens ou asiatiques fournir des renforts à toutes ces divisions, ce qui explique pourquoi M.King veut se faire relever, avec son gouvernement, de ses promesses d'un effort de guerre modéré.S'il fallait oiler jusqu'à la conscription pour service outre-mer afin de remplir ou d'appuyer ces cadres et ces troupes, le gouvernement veut se sentir absolument libre, td est au fond le sens du plébiscite proposé par M.King.Il n'en a pas révélé le date, mais on sait maintenant que la question posée aux Canadiens, ce jour à venir, sera celie-ci: "Consentez-vous à libérer le gouvernement de toute obligation résultant d'engagements antérieurs restreignant les méthodes de recrutement pour le service militaire?" DANS LE DOMAINE MILITAIRE Peu de neuf en Afrique, où l'on continue de se battre, les Allemands faisant des efforts surhumains pour rétablir leurs positions et les Impériaux, pour conserver le terrain gagné; en Russie, rien de particulièrement nouveau, incidents sans portée d'ensemble; aux Indes néerlandaises, objet spécial de la convoitise du Japon, nouvelles descentes japonaises sur l'île de Célèbes; en Malaisie, nouveaux débarquements japonais sur la côte orientale du pays, à 85 milles au nord de Singapour, les Japonais appuyant leurs troupes par en arrière; un croiseur et des transports japonais ont été vigoureusement attaqués par des avions britanniques et le croiseur a reçu des coups directs.Sur la côte occidentale, on se bat à moins de 50 milles de Singapour.Au centre, nouveaux replis des troupes Un grand discours de M.Churchill, où il a exposé j débarquer dans un port de l'Irlande du Nord, où ils ont la façon dont il voit la guerre, et à la fin duquel il a été chaleureusement accueillis, ne sont que I avant- garde de troupes expéditionnaires plus nombreuses; en Libye, où les Impériaux ont fait des progrès marqués, ils n’ont jamais eu plus que 45,000 soldats, dont ils ont perdu 18,000; les Allemands et les Italiens en avaient 80,000, dont ils ont perdu près de 60,000.Le cabinet anglais ne considère pas comme secondaires les opérations du côté du Pacifique.L'Angleterre et les Etats-Unis admettent que pour le présent le Japon domine les eaux du Pacifique, mais M.Churchill affirme nettement que "nous regagnerons bientôt ia suprématie navale de ce côté it nous commençons déjà d'y prendre la supériorité dans le domaine de l'aviation".La Malaisie et Singapour seront défendus jusqu'au bout; et il n'y a guère lieu de croire que le Japon envahira pour de bon l'Australie, "ce qui serait une opération des plus ambitieuses, dans des circonstances que le temps aurait vite rendues précaires, car avant peu la marine anglo-américaine aura repris sa puissance sur le Pacifique".A Washington, au cours de ses conversation* avec M.Roosevelt, M.Churchill a monté toute une collaboration effective des deux grands pays anglo-saxons, et Staline ainsi que Chiang-Kai-Shek font partie de l'accord à ce sujet.En pays anglo-saxons, les fabrique* de guerre, les avionneries et les armureries marchent à fond, la production d'ensemble se double et sa triple, les chars d'assaut sortent par séries doublées, l'effort industriel est "gigantesque".Et si, après deux ans et demi de combats, "nous avons tout juste réussi à nous tenir la tête hors de nous commençons de voir que nous allons d’agriculture de la Saskatchewan, de M.R.-J.Scott, pré-! 27-1-42 la conscription — sera d’offrir des mesures destinées à augmenter l'effort humain des industries de guerre et des forces armées: aussi des mesures pour sauvegarder et au besoin aider à trouver la main-d’œuvre agricole nécessaire à l’expansion de la production de guerre sur la ferme.Si l’effort humain des forces armées dépasse la mesure qu’on lui avait d’abord assignée: effort fibre, volontaire et modéré, restera-t-il possible de trouver de la main-d’oeuvre agricole, voire de la main-d’oeuvre pour les industries de guerre?Pour ce qui est de celle-là, sa rareté est telle que c’est d’ores et déjà la crise.Les loyalistes les plus fanatiques devraient finir par 1» comprendre.Souhaitons que ça ne soit pas trop tard.Henri Bourassa.Le lecteur aura compris qu’il fallait lire le Canada apostolique.Ce petit volume, si plein de précieuses substances, n’est plus, malheureusement, dans le commerce, il est depuis longtemps épuisé.Emile BENOIST Le plébiscite grand discours de M.King à ce sujet M.King est y en a pour tous les goûts -«mticonscriptionniste, mais.— Il n'est pas conscriptionniste, mais.— Comment il rabroue M.Hanson Leurs efforts oratoires sont remarquables (Par Léopold RICHER) Ottawa.27-1-42.— "La question que le gouvernement se propose de poser à la population est simplement celle-ci: Conient«x-vout à libérer le Roaver-nement de toute obligation resultant l’unité du pays en cc temps de guer-d’ongagementi antérieura restreignant ! rp.Dans la présentation du plé let méthode* de recrutement pour le | biscite au corps électoral, le désir service militaire ?du gouvernement de s’assurer plei- Bloc-notes Une riposte On sait que les Deux-Cents onl mené une campagne d’annonces payées, dans presque toute la presse de l’Ontario.C’est à quoi la Feuille d’Erable, de Tecurnseh, Ontario, ripostait par un placard dont voici l’essentiel: D'immenses annonces ont été publiées dans un nombre choisi de journaux quotidiens et hebdomadaires invitant chacun à signer un coupon et à l'adresser à son député pour lui demander de favoriser une politique conscriptionnislc sans réserve.f.a Feuille d’Erable, qui reste apparemment le seul journal de notre district à avoir le courage de s’opposer ouvertement à celle propagande vi- à supprimer lotit legitime prélexlt k ^ feurt e/ am(g gr /r coupon controverse et la ligne de conduite (mprimé pins bas el de l’adresser d a plus susceptible de maintenir députés, afin de contrecarrer.liberté d’agir selon son jugement en tout ce qui conrerne la guerre, le gouvernement, on en conviendra.Citation d'actualité “Ne semble-t-il pas.que tous les chrétiens, catholiques, protestants, anglicans, orthodoxes, devraient surtout méditer non sur ce qui les divisa, mais sur ce qui les unit, et devant le désastre qui atteint la chrétienté dans sa substance, ne faire monter vers Dieu qu'une seule prière et qu'une seule voix ?Une seule prière, une seule voix ?Ce n'est pas assez dire : un seul cri.Car c’est la chrétienté entière qui se trouve dans une situation tragique; car ce sont les principes mêmes de notre foi commune, les enseignements mêmes de notre Maitre commun qui sont blessés et déchirés; car c'est la charité chrétienne qui traverse l'une des plus grandes épreuves qu'elle ait jamais subies; car de tout ce mal qui accable les hommes, dresse les peuples les uns contre les autres, les ruine spirituellement et matériellement, 'e christianisme seul peut triompher.La paix à laquelle nous aspirons tous sera chrétienne, douce, harmonieuse, humaine, ou ne sera pas.Notre civilisation sera chrétienne on ne sera plus.Ensemble nous redeviendrons chrétiens dans le plein sens '8u mot I eau, surnager et il semble plu* que jamai* que nous sommé* pour gagner la guerre", dit entre autres choses M.Churchill.Il a parlé une heure et demie tout près, faisant l'éloge de l'effort militaire extraordinaire de la Russie soviétique à laquelle la Grande-Bretagne a jusqu'ici fourni tout ce qsæ Stalme lui a demandé.Les relation* entre Moeaou et Londre* *ont meilleures qu'elles n'ont jamais été.Pour ce qui est des échecs en Extrême-Orient, c'est que Londre* n'avoit pu se préparer qu'en partie de ce côté, contre le danger hypothétique d'un# agression japonaise, parce que les Britanniques étaient trop pris ailleurs."Pourquoi donc irais-je chercher de* bouc* émissaires, jeter le blâme sur de* généraux et des *oldat*?Pourquoi donc m# faudroit-il chasser d'autour de moi de* collègues loyaux et fidèles, des amis en qui j'ai confiance, et contre lesquels crient des journaux anglais ou australiens?" demande directement M.Churchill, qui ajoute que "nul obstacle ne sera mis en travers de la route des troupes australiennes désireuses de s'en aller défendre leur propre pay*"- Les Etats-Unis et l'Angleterre prennent des mesures pour accroître la sécurité de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande et leur envoient par les routes les meilleures possibles des renforts, des armes et de l'équipement militaire.Des escadrilles américaines prendront aussi part à la défense de ces îles.Enfin, M.Churchill réitère qu'il ne saurait servir efficacement son pays et les Alliés si, en dép de tout ce qui est allé ou ira de travers, il n'a la confiant# et l'aide fidèles du public britannique.H prend la impériales à 50 milles ou nord de cette ville d'impor- resp0n5abilité de tout ce qui s'est fait et se fera, mem# tance extrême pour les Impériaux.Aux Ph nés, qu'on considère à peu près définitivement perdues pour les Américains, — cet archipel comprend 7,683 îles plus ou moins grandes et à peu près de l'étendue, en bloc, des Iles Britanniques, — les troupes peu nombreuses de MocArthur ne peuvent empêcher les Japonais de déferler partout, sauf qu'elles tiennent sur si je fardeau, dit-il, doit être encore plus lourd qu# celui dont il s'est chargé en 1940, aux heures les plus sombres du début de la grande partie qui se joue, partout dans le monde.MM.KING ET GODBOUT On trouvera ailleurs le texte à peu près complet quelques points, dons l'ile de Luçon, dons celle de du discours de M.King aux Communes, hier, ainsi que Mindanao, ainsi que sur les îles minuscules d# Corré- celui de M.Hanson, chef tory; de même qu'un compta gidor, de Cobollo et d'El-Froile, à l'entrée d# la baie de Monille.On croit que MocArthur n'a pas plus que 55,000 hommes de troupes entraînées, plus ou moins bien armées et ravitaillées, avec un tout petit nombre de chors d'assaut et encore moins d'avions importants et récents, ce qui rend sa résistance héroïque, mois à peu près inutile, sauf qu'il s'agit de gagner du temps et de garder un pied à terre aux Américains, aux Philippines.Les Italiens, en décembre dernier, ont prétendu avoir coulé, en Méditerranée, le cuirassé anglais Barham" et à deux ou trois reprises Berlin l'o de même rendu d'une réunion tenue à Montréal, où M.Godbout, premier ministre du Québec, a dû sortir de *on attitude plus ou moins équivoque, au sujet de la conscription, pour finir par déclarer; "Je suis contre la conscription.Je pense que la conscription pour servie# outre mer serait un crime actuellement.Je sais que la situation de l'Australie maintiendra la sagesse de celui qui nous gouverne et mettra du plomb dans la têt# de ceux qui n'en ont pas.Nous avons en présence, se disputant la direction du pays, deux hommes: MM.King et Meighen.Le très honorable M.Mackenzie King a toujours été contre la conscription et il est annoncé.Jusqu'ici l'Amirauté anglaise n'en avoit rien contre toute politique imposée au peuple du Canada, I * A.I._ _ - J _ I ^ A -.a ^ X _ — « L n fl —- AA AA ¦ A «.AX I I AA AA AA A i * I A — I Æ.A K AA M AA AA ¦ AA AA A* W WF ^ AA ^ AA j #* É t Uf dit.Les gens de l'Axe ont répété lo nouvelle, ces semaines-ci.Aujourd'hui, et maintenant qu'on soit que les escadres britanniques ont lancé un nouveau cuirassé, le "Duke of York", qui 0 transporté M.Churchill d'Angleterre en Amérique du Nord, en fin de 1941, Londres se décide à confirmer officiellement lo nouvelle du coulage du "Borham".M.CHURCHILL PARLE nuit plus "En cherchant à s’assurer pleine (Suite à la page neuf) des à présent, les effets de la campagne entreprise pur le soi-disant Committee for total war.Votre journal vous demande de faire ce geste de son propre chef, c'est-à-dire au root ensemble dans une épaisse et nous périrons.“ Wladimir d’ORMESSON, (1* FI|»ro.Lyon.)»nvl«r 1942).LIRE EN PAGE 2: M.Adélard Codbeut obligé de se prononcer sur la conscript'*" i l'école d* Lamennais.Assambléa mouvementé*.Déclarations du premier ministre et d* MM.Battien at Parrler, On peut résumer oinsi le discours de M.Churchill aux Communes, à Londres, il y 0 quelques heures; Les Dominion*, y compris l'Australie et le Canada, auront une représentation dans le cabinet de guerre, qui siégera soit en Angleterre, soit oux Etats-Unis; les ., nouvelles d'Extrême-Orient sont mauvaises et il est et nous revivrons; ou nous enfonce- ’ plus que probable qu'elles le seront encore pendant ' ' quelque temps; des renforts considérables sont en route vers l'Extrême Orient et il en est arrivé en Moloisie même; un conseil de défense, du côté du Pacifique, est en voie de formation, comme l'o demandé l'Australie; des corps d'avions américains aideront à défendre la Grande-Bretagne, dans l'air, et des bombardiers groupés en escadrilles oméricoines accompagneront l'aviation royale contre l'Allemagne, dans des raids fréquents; les soldats américains qui viennent de il a toujours compris les Canadiens fronçais.Nou* ovon* Mackenzie King qui est un anticonscriptionniste.La politique de M.King, c'est la conscription de* hommes pour la défense du sol canadien", à ce que rapporte I# "Canada" dons son compte rendu de l'asssemblce d'hier soir, à l'école de LaMennais.En même temps qu'il parlait du plébiscite à venir, M.King a annoncé que le Canada enverra un autre corps d'ormée outre-mer; qu'il abandonnera en 1942 à lo Grande-Bretagne toute réclamation jusqu'à concurrence d'un milliard de dollars qu'il lui avancera en outre une somme de $700 millions, sons intérêts, jusqu'à lo fin de la guerre.De même il rochè-fero jusqu'au montant de $300 millions, plus ou moins, des valeurs canadiennes détenues en Angleterre.Donc, cadeau net, et sons recours ultérieur, de $1 milliard à Londres, à même les impôts prélevés du contribuable canadien, avance de $700 millions sons intérêts jusqu'à lo fin du conflit, rachats de valeurs d'un montant considérable et par-dessus le marché, budget de guerr# de $3 milliards, plus l'envoi d'un nouveau corps d'arme# canadienne outre-mer.Qui prétend que nous ne foisons pos "un effort total"?M.Hanson?M.Meighen?Mi divaguent.— G.P.28-1-41 2 L/ossemblée o Técole de LoMennais “Je suis contre la conscription pour service militaire outre-mer _____________________ (M.Godbout-) M.CléophûS Bastien confirme les paroles du premier ministre et déclare que celui-ci y engage la politique de tout son cabinet Un groupe somme M.Godbout de se prononcer — Manifestations M.Hector Perrier rallume Tire d'une partie de la foule-"Des colonnards" — "Je connais ces gens, des anciens fascistes"- Parlez donc en anglais!"-Applaudissements et huées M, Adélard fiodbout, premier ministre de Iti province, a vécu hier soir des heures actées à l’école de Lamennais, lorsqu’un groupe de jeunes gens lui a demandé de façon impérative, d’exposer nettement son sentiment sur la question de demandant de définir son attitude et de se prononcer nettement contre le service obliRatoire outre-mer, lors de ladite assemblée.La première partie de l’assemblée s'est passée dans un calme complet, et M.Godhoul a été salué conscription pour service militaire | joyeusement a son arrivée par les outre-mer.Le premier ministre s’est prononcé de façon catégorique.Non seulement il est opposé au service obligatoire pour outre-mer, mais il affirme que M.Mackenzie King y est aussi irréductiblement opposé.“L’Angleterre, dit M.Godbout, n’a pas besoin de soldats.Et M.King le sait! Ce dont l’Angleterre a besoin ce sont des munitions, des vivres, le soutien matériel que l’industrie et l’agriculture du Canada peuvent lui fournir pour contribuer à sa défense.Pensez-vous qu'avec l'exemple de l’Anstrelie privée de son arntée alors qu'elle est attaquée chez elle, M.King ne songe pas qu’il faut défendre le Canada?.Avec King on ne verra personne obligé de donner sa vie que pour la défense du Canada.“Je suis contre la conscription pour service militaire outre-mer, et je ne pense pas qu’elle soit nécessaire.Car ie pense que la conscription serait un crime actuellement.Je pense que l'exemple de l’Australie doit maintenir la sagesse de King et mettre un peu de plomb dans la tête de celui qui parait en manquer”.M.Cléophas Bastien, ministre sans portefeuille du ministère Godbout, a confirmé les paroles du premier ministre, et déclaré que celui cris de ralliement d’un groupe d'étudiants.Le premier ministre a parle d’aboid de politique provinciale, «le finances et d'instruction publique, puis il a dit: “Quelques-uns d'entre vous sont venus chercher ici la réponse à un message qu’on m’a envoyé au sujet de lu conscription.Je n'ai pas d’objection a la donner: “Nous entrons dans itm> heure grave «le notre histoire D’ici quelques mois, le sort du Canada français se jouera peut-être sur la terre d’Amérique; nous aurons peut-être à prendre de graves responsabilités.” Au Conodo ! Au Canada ! Une foule assez considérable à l’arrière de ta salle, a commencé à manifester scs sentiments, en criant: “Au Canada! Au Canada!”, indiquant qu’elle voulait savoir im-médiatement l’opinion du premier ministre sur ie service obligatoire outre-mer.M.Godbout a continué: “D’ici quelques mois se décidera pour le monde.— “Au Canada! au Canada! au Canada!” reprend en choeur le groupe de l'arrière.“Si l'on peut encore exprimer son opinion, reprend M.Godbout, je dirai que l’on doit s’entendre, que l'on doit s'écouter et se coin y engage la politique de tout son prendre, avant de répondre.C’es cabinet.“L'honorable Adélard Godbout remplace M.Lapointe, dit-il, ü va vous défendre à Ottawa.11 va le faire avec modération, avec intelligence, en homme d’Elat.Lors- qu’il a parlé de conscription pour service militaire outre-rner, il a parlé au nom de tous et de chacun de ses ministres.La question a été décidée depuis quelques jours et tous ses ministres sont unanimes à le suivre”.L’Association libérale Saint-De-nis-Dorion tenait hier soir sa convention annuelle à l’école de Lamennais pour le choix et la proclamation de ses officiers, et elle avait comme invités d’honneur MM.Adélard Godbout, premier ministre, et .M Hector Perrier, secrétaire «ie la province.Au cours de la journée, un groupe anticonscriptionniste avail en-\n\ • un message à M.Godbout, lui Avis do décès DAGENA1S.— A Montréal, le ‘ifi jam 1er 1942 est décédée à l'âge de 88 ans, Madame Léon Dagenais, née Désv (Virginia).Les funérailles amont lieu jeudi le 29.Le convoi ce que je demande à la population et à la jeunesse.Je lui demande d’être calme et de juger pour porter un jugement intelligent et d’être calme pour être plus forts quand il s’agira de réclamer vos droits.” Des gens continuent à crier: “Au Canada! au Canada!” et M.Godbout leur répond: “Vous pouvez être assurés que je n’ai pas mis dans ma poche les principes que j’ai défendus toute ma vie.Je suis aussi Canadien et je suis plus Canadien français, et je suis plus anti-conscriptionniste que ceux.Ovotion Aux mois: “Je suis plus anticonscriptionniste”, toute l’assemblée a éclaté en une immense ovation et unanime.L»s uns ont commencé a chanter “Il a gagné ses épaulettes!” d’autres à crier leur approbation; d’autres lançaient leur chapeau en l’air.Lorsque le bruit s’est calmé, M.Godbout reprit: “Vous ne m’avez pas laissé terminer ma phrase.J’ai dit que je suis plus anticonscriptionniste que ceux qui ont imprimé les circulaires qui ont amené un certain nombre d’entre vous ici.Je veux, pendant celte période pénible et grave de conséquences que nous traversons.que nous restions calmes.aller à l’étranger”, ('.cite boutade fut saluée par des applaudissements par les représentants de l’Association, mais déchaîna une nouvelle reprise d’“Au Canada! au Canada!” Le premier ministre a alors prié l’auditoire de l’arrière de la salle de lui laisser exprimer sa pensée, “Voulez-vous me permettre, leur dit-il, d’exprimer ma pensée?Si vous voulez que je donne une réponse, il faut que je puisse vous l’expliquer.Vous verrez que nous nous entendons bien.Vous avez en présence deux groupes d’hommes.Vous avez d’un côté AL Mackenzie King qui a toujours été contre la conscription pour le service militaire outre-mer.Il a toujours été et il est contre toute politique imposée contrairement aux sentiments du peuple canadien.Il a toujours été le défenseur acharné du point de vue de la majorité des Canadiens et du point de vue cana-dien-français.” “M.King est anticonscriptionniste" Comme le groupe de l’arrière trouve que la réponse qu’il attend ne vient pas assez vite à son gré, il recommence à manifester.Mais M.Godbout continue: —• “M.King est un anticonscrip-tionniste.” Un auditeur — ‘Il na le sera jamais assez!” M.Godbout — M.King s’est fait le défenseur ties dasses laborieuses: M.King n’a pas voulu exempter rite I effort de guerre les richesses du pays, et les riches.Et le cri actuel pour la conscription, c’est le cri des gros intérêts apeurés.King est contre la conscription; il l’a toujours été et il l’est encore.“Vous avez en face de lui, le père de la conscription en 1917, qui voulait la conscription avant même que la guerre n’arrivât.Il a en arrière de lui certaines gens qui savent comment soulever certaine classe de la société contre M.King.At.King (Suite à fa page iron) Conférence ponoméricoine La Frontière Pérou-Equateur flio de Janeiro, 27 (A.P.) — La I conférence panaméricaine doit se | terminer aujourd’hui, mais elle a I encore du travail à faire.Elle doit en effet^ résoudre le centenaire conflit de frontière entre le Pérou et l’Equateur.A défaut d’un règlement satisfaisant d’ici six heures j ce soir, heure fixée pour la clôture de la conférence, le ministre des Affaires étrangères de l’Equateur, M.Julio Tohar Donoso, pourrait bien refuser de signer la résolution qui recommande la rupture des relations diplomatiques des pays américains avec l’Axe.Cette résolution a été approuvée par le comité politique de la confé-1 rence, mais la cérémonie de la si- ! gnature doit avoir lieu aujourd’hui.L’on s’attend a ce que le Brésil rompe ses relations avec le Japon, l’Allemagne et Plialie dès aujourd’hui.Il ne restera plus alors, parmi les pays américains, que l'Argentine, le Chili, la Bolivie et j l’Equateur, qui seront encore en relations avec les puissances de l'Axs.Commandant des forces américaines dans les îles britanniques Un port de l’Irlande du Nord, 27 (A.P.) — On annonce aujourd’hui que le major général James E.Chaney, du corps d’aviation de l’armée des Etats-Unis, vient d'être désigné comme commandant des forces américaines dans les îles britanniques.Le chef d’état major du général Chaney sera le brigadier général Charles E.Boite.On sait que le commandant des troupes américaines en Irlande du Nord — dont Je premier contingent est débarqué hier — est le major général Bussell P.Hartle.Raids sur Emden et Brest Londres, (C.P.) — De puis- lélm à 8 heures 80.El de là au cimelière de la Côte des Neiges, heu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.ROBERT.A Montréal, le 2(> janvier 1942, est décédé à 87 ans, 10 mois, François Robert, demeurant à 2285 Souvenir.Les funérailles auront lieu jeudi le 29.Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires U.Bourgie Liée, 21)90 rue Notre-Dame ouest, à 8 h.15, pour se rendre à réglé,e Saint-Léon de Wcstmoimt, où le service sera célébré à 8 heures 45.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement angle.AVer tern et Greene à 8 heures 30.PATENAUDE.- A l’hôpital Notre-Dame, le 2G janvier 1942, est décédé.à l’âge de 57 ans.Basile Pate-naude, propriétaire de la Laiterie Rosemont Enrg., époux d'Annie Lafrcnière.Les funéraittis auront lieu vendredi le 30 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 2598 rue Holt, Rosemont, à 9 b.45, pour se rendre à l'église Sainte-Philomènc, où le service sera célébré à 10 heures.Et de la au cimetière de l'Est, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.drilles ont bombardé les quais «le Bresi, en France occupée.Trois appareils anglais ne sont pas rentrés.Mort de Mgr Coursol son! sur nous.Je veux que nous agissions : vec calme et jugement afin, qu’après la guerre, nous puissions marcher le front haut.” La foule à l’arrière, qui voulait évidemment une réponse plus catégorique.recommença à interrompre avec impatience et à crier “Au Ca- Saint-Jean-sur-Richelieu, 27.nada.au Canada, indiquant «Ai- Mgr J.-Edmond Coursol, protonotai-(leniincnt qu élit' ne voulait le servi-! re apostolique, ancien curé «le Saint-( e obligatoire «me pour la défense Jean-sur-Richclieu, est décédé hier à du sot canadien.Comme Lun des i l’hôpital de cette ville, manifestants avait la voix enrouée, j Algr Coursol était à sa retraite de-Al.Godbout dit: “Je connais quel- puis le mois de juin 1941.qu im qui avec l’état «le scs voies! Natif de Sainte-Anne-des-Plaines, respiratoires n’est pas exposé à Mgr Coursol était le fils d’Isaac et —__________________________________ I d’Anastasie Coursol.Il avait fait ses éludes au séminaire de Sainte-Thérèse et avait été ordonné prêtre par Atgr Fabre en juillet 1889.Il enseigna plusieurs années à Sainte-Thérèse.puis devint curé «ie sa propre paroisse natale.En 1922, il fut nommé curé de la ville de Saint-Jean, puis en 1934, lors de l'érefction du nouveau diocèse de Saint-Jcan-de-Québec.S.Exc.Algr Forget en fit son vicaire général.Le corps est exposé en chapelle ardente à l’hôpital.La translation des restes aura lieu demain après-midi à la cathédrale.Il y aura jeudi matin, à 10 heures, heure avancée, un service à Saint-Jean; le corps sera ensuite transporté à Sainte-Anne-des-Plaines où sera célébré vendredi un autre service, à 9 h.30, heure solaire.L’inhumation aura lieu en ce dernier endroit.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMIRCI'.MENTS Impriméi «• gravé*.lilt* d*l pris «t tpécimtm •ut demand*.L’Imprimerie Populair*, Limite* 410, Notre-Dame eet, Montréal Tél.i Bllair S361 NECROLOGIE ARCHAMBAULT — A St-Gabrlel.le 25, a 70 ans, Marie-Joséphine Cormier, épouse d'Henri Archambault, docteur.ARCHAMBAULT — A Montréal, le 25, A 6« ans, Mme veuve J.-O.-Almanzor Archambault, née Maria Lachapelle BALDIFFER A Montréal, le 2fi h 70 ans.Mme veuve Dominica Plzaagalll Bal-dlfler.BEAUCHAMP — A Rlgaud, le 21.à 69 ans.Joseph Beauchamp, époux d'Azlldi Poirier.i BASTIEN — A Valois, le 24, k 64 ans, Wllbrod Bastien, époux de Léa Lachapel-I ip- BERNIER —• A Outreniont, le 23.k 30 ans.Emma Côté, épouse d'Emile Bernier, i BROSSEAU — A St-Jérôme, le 26.k 81 ; ans, Mme Qeorglanna Boucher, épouse de leu Joseph Brosseau.CERE — A Montréal, le 24.à 46 ans, Hermas Céré.époux d'Angéllna Côté.CHENIER A Montréal, le 24 ,k G8 ans, Alphonse Chénier, époux de Rofltu Tremblay, ! CLUSIAU —- A Montréal, le 24 A 54 ans, I Mme veuve Adélard Cluslau, née Albertlne j Godmer., CORBE1L — A Montréal, le 25, A 41 ans, 1 Juliette Groulx, épouse d'Emile Corbetl i CORBIN A Montréal, le 24, A 33 ans.j Fernand, Ills d’Arthur Corbln et de Co-! rlnne Lanellé.GUIRRIER — A Montréal, le 24.A 80 ans.Alphonse Oulrrler, époux de leu Résina Laferrtère.de MAISONNEUVE — A Montréal, le 25.A 94 ans, Marie Oatlen.épouse de feu J.de Maisonneuve DEMERS - a Ste-Anne de Bellevue, 1» 24, A 66 ans, Marie-Louise Pilon, épouse de François-Xavier Demers.DUBUC — A St-lsldore, le 2*.A 61 ans, Mme Hormlsdas Dubuc, née Altcla Vlati GAGNON — A Montréal, le 24.A 56 ans, Zénon Gagnon, époux d# Maria Tremblay.GOULET — A Montréal, le 34.A #1 ans.Joseph Goulet, époux d’Alblna Plmparé.GROULX — A Montréal, le 24.A " Géraldine Sauvé, épousa de Groulx.CALENDRIER plus efficace utilisation des ressources conjointes des Alliés.La nomination de ces commissions est un résultat direct des entretiens entre MM.Churchill et Roosevelt.Bien que le Canada possède de grandes quantités de matières premières, et qu’il soit le seul pays, à part les Etats-Unis et l’Angleterre, qui puisse exporter un surplus appréciable de munitions pour la guerre, on n’a pas donné au Dominion de représentation dans ces commissions.On prend cependant pour acquis ici que l'étridle collaboration qui a existéejusqu’ici entre le Canada, les Etats-Unis et l’Angleterre, quant aux matières premières et aux approvisionnements de guerre, se continuera par des contacts à Washington et à Londres.Trois commissions anglo-étatsuniennes Washington, 27 (C.P.) — Une déclaration «ie la Maison Blanche annonce aujourd’hui la formation de trois commissions anglo-étatsunien-1 nés pour la coordination du transport des marchandises, de l’appro- j visionnement en matières premiè- j res, et de la fourniture de muni- ! lions.Les membres de ces trois commissions conféreront ensuite avec «les représentants de la Russie, ; de la Chine et d'autres pays unis j dans la guerre, en vue de réaliser la i Arthur Côté obtient une commutation de peine Arlhur Côté, qui devait être pendu le 30 janvier pour le meurtre de Jeffrey Munn, cultivateur d’Hainil-ton, qui avait abandonné la culture pour venir vivre à Montréal, a bénéficié d’une commutation de peine.Le prévenu sera emprisonné à perpétuité à Saint-Vincent de Paul.Me Philippe Mouette a transmis la nouvelle au prisonnier.M.Charles Lindsay à la Commission du tramway Québec, 27.— M.Charles C.Lindsay.ingénieur civil de Montréal, a été nommé membre de la Commission des tramways de Montréal, pour remplacer M.W.A.Bishop, décédé.Né à Québec, le nouveau commissaire est le fils de feu le colonel Crawford Lindsay, ex-commandant du régiment des Royal Rifles, qui fut traducteur en chef anglais à l’Assemblée législative de Québec durant de nombreuses années.Troupes américaines en Irlande du Nord Washington, 27 (A.P.) — Le ministre de la Guerre, M.Stimson, annonce l’arrivée il y a quelques heures de troupes américaines en Irlande du nord.Elles sont sous le commandement du major général Russel-P.Hartle.M.Stimson n'a pas fait connaître le nombre d’hommes ni la date du départ ni la date de l’arrivée.Si l’on fait abstraction des techniciens américains envoyés en Irlande, les troupes qui viennent d’y arriver constituent le premier détachement du corps expéditionnaire des Etats-Unis dans les Iles britanniques.On rapporte que l’arrivée des troupes américaines en Irlande a fortement impressionné à la fois les Irlandais et les Anglais.On croit qu’elles soutiendront le moral britannique.Sir Archibald Sinclair, ministre de l’Air, a accueilli les soldats américains à leur débarquement.On les a conduits dans un camp de l’Ulster.biscite.Ces génies créateurs tM clairvoyants auraient été bien avr ses de ne pas parler au nom du députe de Saint-Maurice-La flèche, encore moins au nom de ses nombreux et intelligents électeurs”.Le Dr J.-E.Samson au club St-Laurent Kiwanis îûe ^.' J'-Ud.Samson, chirurgien orthopédiste en chef de l’hôpital du Sacre-Coeur de Cartierville, sera de main midi le conférencier du clul St-Laurent Kiwanis.Il a choisi corn-me sujet: L'oeuvre des infirmes du nul) .,t-Laureiit Kiwanis.Le déjeu-ner hebdomadaire «le ce club a lieu en 1 hotel Ritz-Carlton.Vendredi Le "Devoir" commencera la publication d'un nouveau feuilleton, oeuvre de l'un des auteurs les plus aimés de notre public.Le plébiscite Le député Crète I y est opposé Grand’.Mère, 27.— Le député «lu comté de Saint-Maurice-La flèche à la Chambre des communes d’Ottawa, M.J.-Alphida Crète, interrogé sur le plébiscite prochain concernant la conscription, a fait la déclaration suivante: “Avant que M.King prononçât son discours, avant même de connaître la phraséologie de la loi du plébiscite, quelques journaux e» au moins un député du Québec, ont laissé entendre que tous les députés libéraux approuvent ce plé- SOURDS Vuim «aurat l« noo»»l appareil Acousticon •tm taba Ta**- un.EcHtm «a telephone* afin H* ree-TTnlr an* broehora axpll-caUxa, Nea* arasa 4« .___ ., .repréioitanta dana toute la prerlaea.Demon et ration* GRATUIT** «haaae jour d* i AM.A t P.M.^ ACOUSTICON INSTITUTE OF MONTREAL lî»* ouest, rua Salntt-Cethertaa HArbour *TX7 e»JU .i II I.IJ JL- -ts 1er mcH* JANVIER 31 jour* Dnmaln: MERCREDI » JANVIER 1942 S.Paulin, évéque et ronfenseur, Lever du xolrll, 1 h.28.Coucher du soleil.4 h.M Lever de U lune, 2 h.03 Coucher de la lune.4 h.17.Pleine lune le î.» 10 h 42m.du matin.Dernier quartier, le 10.\ I h.5m.du mat.Nouvelle lune, le 16.à 4 h.32m.du voir Premier quartier, le "4.il 1 h 75m de mat 39 ana.Roméo TM.i WEUington IMS , „ .aoclal! 2630 NOTRE-DAMS OU**T La Oompattnl* d Aaauranoe Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Lettres Patente* de la Province de Québee au capital de *150000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux es conformité avec la loi dea Assurance» sanctionné* par la Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Mo*t de 435,000.00 au Gouvernement — Salo is uiortuMrea u s chantiers et.autres firmes fournissant pension à leurs employés doivent veiller à ce que la consommation soit restreinte à d’une livre par semaine par personne, à compter d’immédiatement.6.Economisez le sucre autant que vous le pouveit certaines personnes peuvent même consommer moins que la ration.Les personnes qui mangent aux restaurants, aux hôtels, etc., devraient réduire leur consommation de sucre.7.Des approvisionnements additionnels de sucre pourront être obtenus pour la mise en conserves et en boites domestique.s 8.La restriction s’applique seulement aux sucres de canne et de betterave de tous genres -— sucre granulé sucre à glacer, sucre à fruit, cassonade, sucre brut, etc.9.Les industries faisant usage de sucre, les hôpitaux et, autres institutions, les hôtels et les restaurants seront prévenus par l’administrateur du sucre de la manière que les restrictions les affectent.10.Iæs détaillants ont droit de refuser la vente ou de, limiter les ventes à toute personne qui tente d’ignorer cette loi.Des mesures sévères seront prises pour punir les infractions volontaires o la loi.Les peines prévues sont un emprisonnement- qui peut durer deux ons et une amende ne dépassant pas $5,000 Publié tou* ('«utorifé d* LA COMMISSION DIS PRIX CT DU COMMCRCE CN TEMPS DE GUERRE.Omw*.C*n*dc Volume xxxiii — n0 20 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Seul Montré»! *t la banlieua) E.-Unis «t Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E -UNIS et UNION POSTALE 3 00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." MARDI, 27 JANVIER !*tî *1 Demain : UN PEU PLUS PROUD.v MAXIMUM et MINIMVM I Aujourd'hui niaxltnu \ M.Même date l'm dernier.11.Minimum aujourd'hui.IP Même dale l’an dernier, 10.BAROMETRE: 10 h.a m , 20 00.Chlffrea fourni* par Mme veuve M.-R, 4e Meslé.444 Sherbrooke est.au ut 8.L’assemblée à l’école de La Mennais (suite de la page deux) dit alors: “Puisque c’est comme nous allons demander au peu-e du Canada, ce qu’il pense”.La foule de l’arrière, qui attend ujours une déclaration catégori-ae de M.Godbout, perd de nou-’au patience, et recommence à ma-fester.M.Godbout, qui ne perd pas son ng froid, leur demande avec po-esse: “Voulez-vous m’entendre?ors, pcrrncUcz-moi de donner les plications que je veux donner, et us verrez que nous allons nous itendre! Vous êtes contre la inscription?La foule: “Oui! oui!” M.Godbout.— Alors, il faut po-r les actes voulus pour empêcher conscription.On reproche à M.ing de ne pas demander directe-ent au peuple de se prononcer our ou contre la conscription.Si .King demandait au peuple: “Etes-ous pour ou contre la conscrip-bn?” et si le peuple allait répon-•e oui, M.King serait lié; que ourrait-il faire alors?f,omme la réponse attendue ne vient as les gens de l’arrière de la salle, anifestent plus vivement et crient.Ecoutez-moi.M.Godbout demande de nouveau jx auditeurs s’ils veulent l'enten-re.“Ecoutez-moi, dit-il, je n’in-|ilte personne, je respecte vos opi-ions, laissez-moi le temps de vous •poser la mienne.Encore une fois, M.King posait la question pour j contre la conscription, et que le iuple répondît oui, qu’est-ce que King pourrait faire, sinon impo-¦r la conscription ou s’en aller?midis que de la façon dont M.ing pose la question, il reste libre ’interpréter le sentiment du peuple anadicn.Ces considérations ne font pas ap-a rem ment l’affaire du groupe de arrière qui manifeste de façon pilleuse et demande au premier mi-jistre s’il est pour ou contre la cons-iplion.M.Godbout après avoir rié de nouveau les gens de l’écou-•r, reprend avec une soudaine lergie: “Je dis que l’Angleterre n'a pas l'.soin de soldats.Et M.King le ut que l’Angleterre n’a pas besoin c soldats.Un auditeur.— “Il paraît que ong-Kong en avait besoin!” M.Godbout.“Ce dont l’Anglc-rre a besoin ce sont des mimions, ce sont des vivres, le sou-cn matériel que l’industrie et agriculture du Canada peuvent lui uirnir pour contribuer à sa dé-•nsc.Pensez-vous qu’avec l’exem-le de l’Australie privée de son nuée alors qu’elle est attaquée chez ille, M.King ne pense pas u'il faut défendre le Canada?Si a population du Canada n’avait as confiance en M.King, et si IL Meighen le remplaçait, c’est de-jiain que vous auriez la conscrip-nm pour les hommes, mais pas la onscription pour les richesses, andis que M.King, lui, a conscrit i richesse pour la défense du pays, a conscrit les ressources de la iation, et il n'a conscrit les fils ni Canada que pour la défense de On sol.Vous avez entendu M.Icighcn reprocher à M.King de ne ii a s donner aux industries de guérie des profits raisonnables.Est-ce ue M.Meighen veut leur donner les irofits scandaleux de 1914 à 1918?ayez crainte, vous ne verrez :ou's M.King, personne obligé de tonner sa vie que pour la défense fie son pays”.M.Godbout dit qu’il est neccssai-re pour la défense du pays, que le gouvernement soit muni de tous es moyens voulus.Quant au referendum, “nous ne ¦onnaissons même pas encore la liiestion qui sera posée dans le re-erendum, pourquoi nous échauffer t faire du bruit.Il faut plutôt gar-Icr notre calme, exercer notre uigcment pour l’expression de noire kentiment et de notre pensée dans a politique canadienne.Il faut l’un bout à l'autre du pays.Déclaration catégorique Les gens de l’arrière qui aliénaient toujours leur déclaration, rr fromnieneent à manifester et cette ; fois M.Godbout se prononce de la façon la plus calegorique possible: "Je suis contre la conseription service militaire outre-mer.:le ne crois pas non plus qu’il soit i nécessaire d appliquer la conscrip-lion pour le service outre-mer.Je oense que la conscription serait un crime, actuellement.Je pense que l’exemple de l’Australie doit maintenir la sagesse de M.King et mettre un peu de plomb dans la t.le de celui qui paraît en manquer.Je sais que pour l’avenir M.King offre les garanties voulues pour l’interprétation fidèle du sentiment canadien”.Cette fois, la foule de l’arrière, comme celle de l’avant, manifeste son entière approbation par de vifs applaudissemetns et une sorte , d’ovation.El désormais M.Godbout poursuit ses remarques dans le calme et l’approbation générale.“Nous pensons tous la même chose, répond M.Godbout; donnons-nous donc la main, mais gardons notre calme; ne commençons pas à nous monter car nous pourrions la regrelter.Nous le regretterions par la perte de notre réputation auprès des gens, réputation qui est de juger sainement les choses.Vous entendez souvent parlet de la mission canadienne-françaisr chez nous.Pour l’accomplir, conduisons-nous avec calme au lieu d’attirer la haine et le mépris sur tCHp, Cl reüscjH* les vieux lulleurs.Elle comprend un gouverneur général, qui est le Il y a des gens bien placés, des gens qui vont plaider éloquemment: en Cour suprême et qui viennent | député fédéral, et un lieulenanl-gou-vous dire qu’il faut se complaire î verneur, qui est le député provincial dans l’infériorité économique.Eh, | du comté.bien! de celle infériorité, nous,] Chaque année, à l’assemblée att-nous n’en voulons pas.nuelle, si des “sénateurs” sont dis- Comme certains auditeurs de l’ar- parus pour un monde meilleur, on rière continuent à crier, M.Perrier nomme les remplaçants.Elle est Le plébiscite Sous-amendcment du depute Lacombe MALAISIE Indes néerlandaises A 85 milles au nord de Singapour Dans le détroit de Macassar comme de bons Canadiens.Vous savez q ic lorsqu’on seme la haine, on récolte la désunion el le désordre.Soyons dignes de noire passé, par la sûreté de notre jugement, en ne refusant aucun sacrifice au Canada notre pays.Prenez ma parole et désintéressée et patriotique, el nous accomplirons notre devoir et noire mission et les actes que nous aurons à faire, nous les poserons avec courage, fermeté et dignité.” Tous les sujets de discorde paraissaient maintenant évanouis et l’assemblée était joyeuse.Mais la vivacité de M.Hector Perrier a rallumé l’ire d’une partie de la foule.M.Perrier est considéré à bon droit comme l’une des grandes personnalités de l’Association libérale Saint-Denis-Dorion, qui a pour lui une grande admiration.M.Godbout se trouvait en quelque sorte son invité, chez lui, et le fait que le premier ministre ait subi des ennuis, de tous les iieux au inonde, dans l’enceinte sacrée de l’Association libérale Saint-Denis-Dorion, la plus libérale d’entre toutes les plus libérales des associations, l’avait profondément indigné.Invité à remercier le premier ministre, lorsqu'il s’est présenté, quelques louslics lui ont demandé d’une voix aimable: “En anglais, en anglais, un petit discours en anglais.” "Des colonnards" M.Perrier a répondu: “J’espère que vous apprendrez l’anglais, comme on apprend un peu d’arithmétique, etc., pour gagner votre vie”.Cette réponse a été applaudie, mais quelques personnes à l’arrière ont continué à insister pour entendre, un discours anglophone du ministre.M.Perrier, après avoir félicité les nouveaux officiers, et l’Associa-lion elle-même pour le bon travail qu’elle accomplit, exprime le regret que des étrangers à l’association aient profité de sa réunion annuelle pour venir faire du bruit et causer du désordre.“Je connais ces gens, dit-il, des anciens fascistes, je connais Courtemanche, et les gens qui se cachent au no 306 de la rue Sainte-Catherine est.Des gens de la cinquième colonne, des colonnards, ça n’est pas nouveau; il y en a partout dans tous les pays du monde, et il y a des pays qui ont sombré à cause de ees cinquièmes colonnes”.Là-dessus, un groupe de l’arrière a riposté par quelques “chou” bien sentis.Mais M.Perrier, qui ne manque pas de cran, a foncé.—“Je connais ces gens qui ont organisé ie bruit et les interruptions; ils ne sont pas d’ici.Je puis nommer Vadeboncoeur et Courle-manche et d’autres qui cette organisation dans vous tromper.—Pas vrai! crient un gens, qui ajoutent quelques tes peu flatteuses.L’un d’eux crie alors pour demander le droit de poser une question; d’autres font chorus à la demande, et M.Perrier dit: "Allcz-y mais ne hurlez pas" •—“Vous avez une question à poser?Allez-y, mais ne hurlez pas.Je n’ai pas peur des loups qui hurlent à la noirceur.” L’auditeur qui veut poser la question: “—Qu’est-ce que vous allez faire si on a la conscription?” M.Perrier—Si ce n’était pas des sentiments que j’ai toujours eus et que je continuerai à défendre, et dit que devant certains individus, : il en a des haut-le-coeur.Quelques auditeurs crient au ministre de parler en anglais.M.Perrier prie le premier ministre d’ex-! cuser ces scènes et lui assure! qu’ils partent de certains “bas-! fonds” étrangers à l’association.Le discours terminé, l’assistance I a manifesté par un partage d’applau- i dissements et de chou.marquée par l’offre d’une canne.Hier soir, le président, M, Panne-i Ion, a prié M.Godbout d’offrir la! canne au nouveau “sénateur”, M.| Ernest Larin.Ce dernier a rougi d’émotion et de plaisir sous l’oeil bienveillant du premier ministre."Le gouvernement doit ses engogements" s'en tenir à Nouveau débarquement (aponais près j d'Endau Navires ennemis coulés saiaviu OTTAWA.27.(D.N.C.t — M.U- Singapour, 27 8.05 Hoedown.j 8.20 Musique.I 8 25 Behind the news, ! 8,30 The shadow.| 9.00 Fun Parade.9.30 Treasure Trail.10.00 Music for madam».1025 Highlights.10.30 Nouvelles.10.45 Orch.symph.NBO.11.30 Nouvelles de hockey.21.45 Musique.1.00 Nouvelles, CHLP-M90 kilocycle* 4.00 Nouvelles, w 4.10 Orchestre.*»’ 4.30 Chansons française».5 00 Thé dansant.5.25 Nouvelles.5.30 Radlo-spéclal.6.00 Méli-mélo.6.15 Radio-Journal.6.30 Musique sur demande.6.43 Radlo-annualre.7.00 Heure.7.00 Heure familiale.7.30 Chronique sporltve.7.45 Oncle Troy, 8 00 Veillée de la Sainte- Catherine.R 30 II était une fol».9 00 Fanfare 9 30 Récital d'artiste».10.1)0 Causerie, 10 30 Danse.11.00 Heure.Conduisaient le deuil: deux frères de M.le curé Vézina: MM.Er-j nest Vézina, avocat et protonotaire j de Saint-Joseph de Beauce, Jules j Vézina, comptable à Québec, et plusieurs neveux et nièces, dont: MM.! Georges Pelletier, Achille Pelletier, (les docteurs André Lessard, M.-L.Lessard et L.-H.Lessard, Jules Ve-! zina, Ernest Vézina, Zéphyrin Vé-j zina, Léonce Vézina.j Dans la très nombreuse assistance: M.le Dr Antonio Paradis, mai-j re de la ville de Rivière-du-Loup; ( les conseillers municipaux E.Beau-; lieu, E.Marquis, A.Lefrançois, J.j P.ourgouin et J.Savard; MM.Léon : Casgrain, député et ministre à Qué-! bec, L.-J.Drolet, président de la | Commission scolaire, le Dr Alphonse Couturier, Mtre Louis Saint-Jacques, représentant du Barreau du ., î district de Kamouraska.et Mtre Ré- \,auilJireaili i dard, président de la Chambre des j | Notaires de la région.L’inhumation s’est faite au .cime- i i Gère de Saint-Patrice, dans le ca-! I veau du clergé, où repose déjà Pan-1 i cien curé de Saint-Patrice,' M.l’ab-1 ! bé F.-X.-L.Blais, dont M.l’abbé Vé-j zina fut pendant quelques années i vicaire, à la Rivière-du-Loup.Nominations Pour Sherbrooke et Trois-Rivières La Commission des prix et du commerce en temps de (pierre com-munique : M.L.-C.Robitaille, représentant régional des prix et des approvisionnements, annonce la nomination de représentants de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre dans deux villes de la province de Québec.Aux Trois-Rivières, M.D.B.Ra-cey, gérant du bureau local de la Canadian Acceptance Corporation Ltd., sera le représentant local de la Commission; à Sherbrooke, le même poste sera rempli par M.Lloyd H.McKee, ancien président de la Canada Sales Ltd.M.Robitaille a aussi annoncé que des hommes d’affaires en vue ont été nommés dans chacune de ces deux localités à titre de conseillers.Aux irois-Rivières, c’est M.Maurice Fortin, directeur-gérant de J.-E.Fortin.Liée, et à Sherbrooke, M.E.E.Goodenough.président de C.-O.St-Jean, Liée.Us ne recevront aucune rémunération pour les conseils qu’ils donneront à la Commission sur des questions d’intérêt local se rapportant à la stabilisation des prix.A Sherbrooke i] s’est fait une troisième nomination; M.Louis ancien grand connétable de Sherbrooke, agira comme investigateur spécial à temps partiel pour le compte de Ja Commission, Ce pianiste français Robert Schmkilz était à Montréal en fin de semaine, en visite dans les insti-tutiens qui ont en recours à ses lumières pour leur enseignement du piano.Rencontré par un de nos re présentants, G a confié qu'il était a enregistrer à New-York, la suite bergamasqtie de Debussy, pour la comoagnie Victor.Ces disques seront en circulation en avril.Le "Duke of York" pndirs, 27 (C.P.) I.'Amiraulr britannique annonce que ie croiseur de dû,000 tonnes, le Duke of ton;, a pris son rang dans la flotte de guerre de l’Atlantique.Eile annonce en même temps que c’est à bord de ce navire que M.Churchill a fail son voyage en Amérique les semaines dernières, sauf pour le trajet parcouru en avion.Le Duke of York est de la même famille que le Prince of Wales.coulé par les Japonais.Le Jelticoe et le /teatlp, autres i navires de la même taille, sont en i voie de construction aux chantiers | de la Clyde.j Au commencement de la guerre, 1 la Grande-Bretagne était censée avoir 15 navires de guerre de gros-! se taille.Sur ce nombre, elle a per-! du le Hood, le Hoyat Oak, le Reput-\ se et le Prince of Wales.M.Philippe Granger Mercredi, 28 janvier 1942 Sommaire des postes locaux CBF-490 kilocycle* 7.30 Nouvelle».8 00 Radio-Journal.8 15 Elévation».8.30 Pot-pourri.9 00 Madame est servie.9 15 15 minutes avec.9.30 Chanson» 9 57 Nouvelles.10 00 Vie de tamlüe 10 15 Moulin de la chanson.10 30 Le maître d'école 10 45 C'est la vie.11 00 Grande Soeur.11 15 Intermezzo.11 30 Joyeux troubadour*.12 00 Jeu .’»s« dorée.12 U Nouvelles de BBC.12.30 Quelles nouvelle».Québec, 27.— M.Adrien Morin, sous-minisire adjoint de l'Agriculture, a annoncé aux journalistes, la nomination de M.Philippe Gran-j ger, B.S.A., au poste d’agronome I régional avec résidence à Victoria-j ville.Il remplace M.Emile Lemire, nommé chef du service de la pro-! pagande à Québec, j M.Granger a fait ses études classiques au Collège de l’Assomption et ses études agronomiques à l’Institut agricole d’Oka.Après un bref stage en 1928 sur la ferme expérimentale de l’Assomption il devint assistant-agronome à I.achute, Que., en 1931, puis agronome du comté de Drummond.11 s'est spécialisé dans la direction des oeuvres coopératives agricoles.Il a également donné une attention particulier* aux concours de fermes.M.Hepburn parlera en faveur de M, Meighen - Toronto, 27 (C.U.) — Le premier | ministre de l’Ontario, M.Hepburn, a déclaré hier soir qu’il parlerait i en faveur de M.Arthur Meighen, : chef du parti conservateur, au j cours de la campagne que celui-ci • conduit pour se faire élire à la Chambre des Communes à l’élec-| tion complémentaire de York-Sud.M.Hepburn a expliqué qu’il agi-; rail ainsi à cause d’événements qui I sc sont produits récemment, M.lan Strachan, député libéral de Toronto, a aussi déclaré qu’il jiarle-rait en faveur de M.Meighen.tt Revue du Barreau H 12 45 Radio-Journal.1.Ô0 ~ “ Grande Soeur.1.15 la métairie Rancourt.1.30 Tante Lucie.I.45 Réveil rural.2 00 Réveil rural.2.15 Chansonnette».2.30 R.Marcotte, planiste.2 45 ProKramrne musical.3 00 Orch.Lopcz 3.30 Radio-Journal.3 35 Chefs-d'oeuvre d» la musique.4.30 Radio-collège.5.00 Au Berceau de noe libertés.5 15 Pêmlna 5 30 Beaux disque».5 45 Beaux disques.6 oo La marmaille.6.10 3port.6 15 Nouvelle* 6.30 Lionel Parent.6.45 La campagne de nutrition.7 00 Pension Velder.7.15 Un homme et son péché.7.30 NouveUe» française» de BBC.7 45 La guerre et nou*.8 00 Friendly Music 8.30 Canadian Grenadier.8 55 Nouvelles.5.00 Un coeur â chaque étage.9.30 Sweet and Low.30 00 Style Renaissance.10 30 BaptUte »'en va-t-en guerre.11 00 Radio-Journal.11.15 Sport.II.30 Mualque symphonique.CBM-910 kilocycle* 7.30 Nouvelle».7 45 Programme musical.8.00 Radio-lournal.• 15 Fry, organist*.8 30 Marche» en mualque.8.55 Nouvelle».9.00 Orcn.Cugat 9.15 Do you remember?9 45 Plano.10.00 Nouvelle».10 05 Happy Jack, chant.10.15 Sketch, 10.30 Orgue.10.45 Opérette 11.00 Opérette.11.15 front line family.11.30 Orgue.11 45 Tante Lucie.Midi Nouvelle» tic la BBC 12.15 Commentaires.12.30 Woman In white.12.as ttadio-journal, 1 00 Life and love.1.15 Big Sister.1 30 Ferme et produits, I.59 Signal-horaire.2 oo Happy gang, 2.30 R.Marcotte, planiste.2 45 Intermède.3.00 Story of Mary Marlin.3.15 Vic and Sade, 3.30 Nouvelles 3.33 The passing show, 3.45 Sinews of war 4 00 Against the storm.I 4.15 Ma Perkins.4.30 Young's Family.4.45 Hoad of life 5.00 Causerie.5.30 The Superman.5.45 Chant 6.00 Merry Islanders.6.15 Radio-Journal.6 30 Sport.6 45 Nouvelles de BBC.7.00 Concert, Winnipeg.7.30 Newbridge family.7.45 Mlle J.DesJardins, soprano.8 00 Friendly music.8 30 Cana d 1 a u Grenadier Guards.8.55 Commentaire» de W Woodsldn.9 00 That Brewster Boy.9 30 Sweet and low.10 00 Méditation.10.30 Brothers In arms.11 00 Radio-Journal 11.15 Britain speak*.II.30 Nouvelles.12.00 Messages des soldat» canadien» outre-mer.CK AC-130 kilocycles 7 00 Bonne humeur.7 20 Informations.7 25 L'Oratoire.7.40 Pot-pounl.7.55 Information».8 00 Voisinons.8.30 Sport.8.35 Cnassona le sommeil 9.00 Nouvelle».9.15 Orgue.9 30 Variétés.9.45 Musique tzigane.10 00 Variétés.10.30 Pension Voider.10 45 Mélodies.11.00 Courrier du coeur.11.15 Histoires d’amour, il.43 Radio-potin».Midi Heure ensoleillée.12.15 Coffret musical.12 30 Mélodies chanceuse*.12.45 Parade du midi.1.00 Nouvelle».SOMMAIRE DE DECEMBRE Tribunaux d’appel, Thibaudean Rinfret; L’injure (aprrçu histori-quc).Fortunat Lord, l iability of an appellant’s surety, J.W.Weldon; Droits relatifs aux rivières, André Taschereau; Désaveu tarte de Westminster).Ané P.; Rédaction et publication des lois (con-clusions), Antonio Perrault; Nos disparus.1.10 Betty bee-hlv*.1.25 Musique.1.30 Quickies.145 Big sister.‘ 29 Entre vous et mol.2.30 Orch.Warner.2.45 Chansonnette».3 00 Opéra.3.30 Bourse.3.35 Bulletin des fermiers 3.45 Planologue 4 00 Evénements sociaux, 4.25 Nouvelles.4 30 C'est la vie.4.45 Tante Lucie.5.00 Grande Soeur.5.15 Pierre et Pierrette.5 30 Rue Principale 5.45 Madeleine et Plerr*.6 oo Vedettes.6 15 Mol.Jal dit ça?6 25 Intermède.6 30 Sport.6.35 Planologue.6.4U lu pièce du Jour.6.45 Nouvelles.7.00 Le soldat Bldoche.7 15 Le don Juan 7 30 Nazalre et Barnabé.7.45 Lionel Parent 8 00 Ceux qu'on aime.8 30 La course au tré»or.8 00 A choisir.9 30 Vox Pop.10.15 Images de guerre 1015 Cavaliers de i* salle 10.30 Le vagabond.10.45 Journal parlé, il 00 Sport.11.10 Planologue.11.15 Danse.11 30 Juan Arvlzu.11.35 NouveUe».12.00 Danse.CFCF-550 kilocycle* 7.45 Valses.8 00 NouveUe*.8.10 Musique ml!'.taire 8.15 Church In the wild-wood.8 45 Men of note.8,55 Nouvelles.8 00 Your fortune.9.15 Les soeurs Ross.9 30 Jim Robertson.9 45 Homemaker*.10 OO Breakfast club.11.00 Musical headlines.11.15 Good luck.1130 For ladle* 11.45 Orch.Novelty.11.30 Nouvelle».Midi Mélodie».12.15 Musical knights 12 30 Prescott presents.12.43 Highlight».* j 1,00 Nouvelle».105 Friendly munie ! 1 15 Owen William».1.30 Concert Hall 2 00 On the high sea*.2 13 Book-ends 2.30 Voice of memory, 2.43 Fanfare, 3 00 Sweetheart».3.15 With Lopez.i 3 30 Into the light 4.00 Cavalcade of drama.4.15 House of Peter.4 30 Stars of the week.4.45 Tip and Tes*.5 00 Heure du thé, 5.15 Uncle Harry.5.30 Danse.5.45 Singing Sam.6 (K) Programme.6.10 Town Crier.6.15 NouveUes-eclalr.6.25 What's happening.6 30 lucky melodies.6 45 Easy aces.7 00 Rhythm maker*.7 05 Nouvelle* de Hollywood.7 10 Salon de musique.7.15 Better Business Bureau.7.25 Intermèd*.7.30 Uncle Troy.7.45 Sport.8.00 Lest we forget.8 05 Imperial leader.8 25 Behind the new».8 30 Publie opinion.9.00 Récital de piano.9.30 Progrès civique et Municipal S.Bureau.10 00 Musique de chambre de Basin Street.10.25 Hollywood headliner*.10.30 Nouvelles.10.45 Concert hall.11.00 Orchestre 11.15 Résultats de hockey.11.30 Danse.1.00 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycle* 8.15 O Canada.8.16 Nouvelles.8.23 Sommaire.8.30 Réveille-matin.9 00 Chansons françaises 9.15 Radio-Journal 9.25 Les deux sapin».9.30 Chansonnettes.9.45 Wake up.10.00 Duo du rêve.10.15 Pour vous plaire.10 30 Parade matinale.11.00 Les vedettes de la semaine 11.15 Orch Dale.- 11.30 Emission commerciale.; 11.45 Chansonnettes, i Midi Heure féminine.! 1.00 Radio-Journal.1 05 Heure féminine.Ondes courtes 2 00 Heure.2 01 Maîtres de musique.2.30 Llson et Lisette.2.45 Orch.Monroe.3.00 Extraits d'opéra».3.30 Musique tzigane.4M) Nouvelles.4.10 Orch.Jurgen* 4.30 Chansons française».5.00 Thé dansant.5 25 Informations.5.30 Radlo-spéclal.6.00 Méli-mélo.6.15 Radio-Journal.6 25 CHLP ce soir.6 30 Musique sur demande 6 45 Chansons françaises 7 00 Heure.7.00 Heure familiale.7 30 Variétés.7 45 Oncle Troy.800 Mon oncle Natole.8.13 Ecole supérieure d* musique d'Omremont.8.30 Rhythmic age.9 00 Heure.9 00 Tragédies de la vie.9.30 Cordes symphonique» 10 00 Cinq Yeomen.10.15 Nouvelle».10 30 Studio.1100 Heure.et l'or- Conférence de M.Philippe Barrés De Colette Baudoche à Mario Chapdelaine" Me Philippe Barrés, avocat et conférencier bien connu, viendra spécialement de Net,'-York pour donner à l’Auditorium du Plateau, le hindi 2 mars prochain, une causerie au profit de VOciwre de la Soupe, sous le titre suivant: “De Colette Baudoche à Maria Chapdelaine .Notre excellente artiste canadienne Camille Bernard illustrera la conférence en interprétant des chansons lorraines et canadiennes.La soirée sera sous Ja présidence du premier ministre de la province.M.Adélard Godbout.M.le sénateur Leon-Mercier Gouin remerciera Je conférencier.Chute sur le perron d'une église M.le juge Loranger.de la Cour supérieure, a accueilli jnc action Ü0 hommes en service.Le programme d’expansion pour l’année 1942 peut s’exprimer bien simplement.Nous emploierons tous nos moyens dé construction navale à fournir des bateaux à la Grande-Bretagne et au Canada.Outre les navires construits pour le comnte de l’Angleterre, la marine prendra à son service tous les bateaux que notre pays pourra construire.Elle enrôlera et formera tous les hommes requis pour les équipages de ces navires.On n’a limité d’aucune manière le nombre des bateaux et des hommes, si ce n’est que le nombre de navires disponibles limitera nécessairement le nombre d’hommes qu’il faudra enrôler et former.1 I.’armée active du Canada se compose maintenant d’un corps de trois divisions d’infanterie, de troupes auxiliaires et de troupes de corps d’armée, d’une division blindée et d’une brigade de chars d’assaut en Angleterre.Nous avons aussi, en Grande-Bretagne, des milliers de soldats darts les unités de renforts.La quatrième division Nous avons mobilisé au Canada une quatrième division d’infanterie et les groupes de brigade d’une sixième division.Outre cela, nous avons des troupes qui s'occupent de la défense territoriale sur nos côtes et dans les régions vulnérables, ainsi que des troupes de renfort qui suivent les cours d’instruction militaire.Deux corps d'armée Nous voulons, au cours de l’année 1942, créer outre-mer une armée canadienne composée de deux corps d’armée.Le premier comprendra trois divisions d’infanterie et deux brigades de chars d’assaut; l’autre sera formé de deux divisions blindées.Nous fournirons en outre toutes les unité'' auxiliaires dont auront besoin ces deux corps.Dour obtenir ce résultat, il nous faudra: Premièrement, transformer la présenté 4e division en une division olindée.la former et l’équiper en viu du rôle spécial qu’elle devra tenir d I envoyer outre-mer en temps utile.Deuxièmement, lever, équiper, former et expédier outre-mer une autre brigade de chars d’assaut d’armée pour servir avec les divisions d’infanterie du corps canadien.Troisièmement, lever, équiper, former et expédier des troupes auxiliaires additionnelles et pour le corps d’infanterie et pour les nouveaux corps blindés.Quatrièmement, maintenir et renforcer ces deux corps.Cinquièmement, fournir l’effectif, d’un quartier général pour le corps d’armée et pour le corps blindé.La disposition ultime de toutes les troupes, on le reconnaîtra toutefois, dépend nécessairement des cir-constances qui déterminent le cours des hostolites.La défense territoriale Quant à La défense territoriale du Canada, nous avons pris les dispositions spéciales là où elles ont semblé s’imposer à la suite de l’état de guerre avec le Japon.Les garnisons affectées à la défense de nos côtes ont été renforcées.On a prévu les réserves utiles à parer à toute éventualité probable.D’un bout à l’autre du pays se poursuivent actuellement une réorganisation et une répartition spéciales des formations de réserve; et on poursuit également l’organisation d’urgence des effectifs en service actif dans les centres d’instruction ou ailleurs.La nécessité de mobiliser une autre division pour la défense du Canada, lorsque la 4c division blindée sera envoyée outre-mer, s’établira, naturellement, en fonction des événements qui surviendront d’ici là.La situation au Canada, en ce qui concerne la défense contre avion, s’améliore de mois en mois au fur et à mesure de la disponibilité croissante de l’équipement.La mobilisation de nouvelles unités s’effectue en fonction des livraisons d’équipement prévues.Armée complète et autonome Le programme militaire pour 1942 créera une armée canadienne d’ou-tre-mer parfaitement moderne, bien équilibrée et capable de porter de durs coups.Cette armée sera complète et autonome.Elle sera en mesure de servir sur n’importe quel théâtre de guerre et il est possible de la maintenir ( fficaeement taut au point de vue (te l’effectif en hommes qu’à celui de l’équipement.L’armement blindé On doit observer que le programme militaire de 1942 est surtout remarquable par l’accroissement projeté de l’armement blindé pour l’armée outre-mer.Un tel projet se fonde sur l’expérience militaire acquise au cours de la présente guerre et correspond au programme de l’armée anglaise.Le pion d'entraînement J’ai déjà dit que le corps d’aviation royal canadien comprenai’.bien au delà de 100,000 hommes à la fin de l’année, sans compter les civils.Le plan d’entraînement aérien fonctionne a plein rendement; tes responsabilités et la tâche en ce qui concerne la défense côtière, en particulier sur le littoral du Pacifique, ont été considérablement accrues; et la mise sur pied de 28 escadrilles canadiennes pour combattre outre-mer sera complétée, non seulement avec un personnel navigant au complet mais avec tout le personnel de terre et d’entretien nécessaire.Les pilotes canadiens oatre-mer Jusqu’à ce que nous ayons conclu avec le gouvernement du Royaume-Uni des arrangements eu vue de porter a plus de 28 le nombre des escadrilles du corps d’aviation royal canadien, des pilotes canadiens et autres membres d'équipages aériens, envoyés outremer eYi nombre plus que suffisant pour maintenir au complet les effectifs de res escadrilles canadiennes, serviront dans la Royal Air Force, où des milliers de leurs camarades sont déjà en activité de service.Effectifs territoriaux Il faut s’attendre aussi à un a augmentation des effectifs territoriaux, mais pour des raisons faciles à comprendre, il ne m’est pas permis d’entrer dans des détails.Des milliers de jeunes Canadiens sont maintenant en service actif; l’entraînement aérien d’un plus grand nombre d’entre eux demeurera la principale tâche du corps d’aviation royal canadien, au pays.A la longue, comme le ministre de l'Air n'a cessé de nous en avertir, le plus grave problème auquel le gouvernement devra faire face, en ce qui concerne nos res-i sources humaines, sera d'enrôler i le nombre voulu de recrues pour I la formation d’équipages aériens, ! dont nous aurons besoin, non pas dans un avenir i approché, mais ; dans quelques mois ou dans un an.| Non pas que nos jeunes gens refusent de servir; au contraire, ils n’atlendent que l’occasion; mais le nombre de ceux qui possèdent les hautes qualités requises se trouve limité par notre faibte population.Les besoins futurs, en ce domaine, paraissent surpasser ceux de la marine ou de l’armée ou de l’in-J dustrie.Lee cadets de l'air Le gouvernement s’applique activement à trouver une solution à ce problème.Grâce a ta formation de cadets de l’air, a l’instruction préalable à l’admission, a la culture et à l’éducation physique.L’efficacité des armées du Canada est en fonction du travail accompli sur les fermes, dans les mines, dans les forêts, dans les ateliers et les établissements industriels, pour les chemins de fer et la marine marchande du Canada.Depuis l’ouverture des hostilités la production canadienne s’est révélée essentielle non seulement à l’effort de la Grande-Bretagne mais encore à celui de toute nation en-nemie des puissances de l’Axe.Le groupe des nations unies dépendra plus que jamais encore en 1942 des efforts de la production canadienne.J’ai déjà souligné que le gouvernement n’a imposé aucune limite à la production de «uc-re.Les seules limites que nous connaissons viennent de la rareté de plus en obis grande des administrateurs, des outils, des matières premières et des ouvriers spécialisés.Bien que le ministre des munitions et approvisionements ait déclaré au parlement en novembre que presque tous les établissements disponibles au Canada étaient déjà employés, à la production de auerre.il ajoutait récemment qu’M “vise maintenant encore plus haut La production non essentielle Pour accroître la production il faudra absolument demander aux établissements d’abandonner la production non esse lielle et d’affecter leurs ouvriers ailleurs.Notre économie induslritile est des plus serrées.Mais je serais bien surpris si, vers la fin de l’année, l'industrie canadienne et notre main-d'oeuvre ne nous causaient pas à tous un nouvel étonnement.L’agriculture canadienne a déjà accru sa production à un point qui tient du miracle.La production de fromage a augmenté d’un cinquième, celle de lait condensé des deux tiers, celle du porc a doublé et celle des oeufs atteindra sous peu un niveau sans précédent.Pour cette troisième année de guerre, on a demandé aux cultiva-’ leurs laitiers, aux éleveurs de pores et aux aviculteurs de produire c plus qu’ils le pourront.Bacon, oeufs, fromage Le Canada s’est engagé à fournir a la Grande-Bretagne G18,000,000 de livres de bacon, jambon et autres produits du porc.Il s'engager.! sous peu à lui expédier au moins 125,000,000 de livres de fromage La Grande-Bretagne aura besoin encore cette année de 675,000 caisses de lait évaporé.Les commandes actuelles d’oeufs portent sur 30,000,-000 de douzaines.Nous prévoyons d’autres commandes importantes à livrer cet été et cet automne.Le Canada a aussi entrepris de procurer à la Grande-Bretagne quatre millions et demi de livres de miel, 510,000 barils de pommes fra'ches, 525,000 caisses de pommes préparées, 300,000 caisses de tomates en conserves, ainsi que d’autres fruits et légumes en abondantes quantités.La valeur des exportations de; denrées précitées se chiffrera au bas mot par $180,000,000.Les exportations correspondantes, pour l’année précédant la guerre, valaient environ $50,000,000.Effort du cultivoteur Si nous recourons à tous les moyens possibles pour aider au règlement des problèmes ouvriers, nous pouvons, je le sais, nous reposer sur les cultivateurs canadiens pour le reste.Mais le but que nous leur avons indiqué pour 1942 exigera d’eux un effort total.Dans l’allocution qu’il a prononcée à Mansion House pendant mon séjour en Angleterre, et aussi dans le discours qu’il a fait en cette Chambre le 31 décembre, le premier ministre de Grande-Bretagne (M.Churchill) a parlé de J’aide financière que le Canada a accordée à la Grande-Bretagne au cours de la guerre actuelle.La contribution du Canada Nos concitoyens ne savent pas au juste, j’en suis sûr, dans quelle mesure le Canada a fourni des approvisionnements à ia Grande-Bretagne.Notre pays a fourni à la métropole des armes et des munitions destinées a ses propres forces armées, et à d’autres forces alliées que la Grande-Bretagne s’esi engagée à équiper.Le Canada a, en outre, fourni au Royaume-Uni des matières premières pour sa production de guerre ainsi que des vivres pour l’alimentation de ses armées et de ses citoyens.Autrement dit, en plus de jouer de son propre chef le rôle d’associé régulier de la Grande-Bretagne dans la guerre, le Canada est devenu l’un des principaux fournisseurs d’armes, de vivres et de navires pour la Grande-Bretagne, pour d’autres pays du commonwealth et pour d’autres nations alliées.Les expéditions du Canada Les expéditions faites par le Canada depuis le début de la guerre ne le cèdent en rien, au point de vue du volume total, à celles que les Etats-Unis ont faites jusqu’ici.La fourniture de ces vastes quantités de matériel de guerre a obligé le Canada à prêter son concours financier à la Grande-Bretagne.Ce concours financier que nous avons accordé à la Grande-Bretagne ne doit pas s’entendre, naturellement, dans l’acception usuelle du terme.Le Canada n’expédie pas d’argent outre-Atlantique; en réalité, aucun numéraire ne quitte notre sol.Concours finoncier Voici de quelle façon le Canada a prêté son concours financier à la Grande-Bretagne.Le gouvernement britannique a acheté du matériel de guerre des producteurs canadiens.La Grande-Bretagne cependant n'nvait pas un nombre suffisant de dollars canadiens pour effectuer le paiement de la majorité de ces achats.Elle nous a donc verse des livres sterling, qui sont restées en dépôt à Londres étant donné qu’on ne peut pas.naturellement, s’en servir au Canada.C’est le gouvernement canadien qui a fourni la plus grande partie de l’argent dont on avait besoin pour payer les producteurs de canons, de cuivre, de baron et autres denrées.II a fallu prélever cet argent canadien parmi la population canadienne au moyen d’impôts, d’épargnes de guerre ou d’emprunts de guerre.Voici, en d’autres termes, en quoi consiste le concours financier que le Canada a accordé à la Grande-Bretagne: le ministre des Finances a prélevé des fonds parmi la population canadienne au moyen d’impôts et d’emprunts afin d’acquitter le coût des navires, des char» d’a-saut, des canons, des avions et des autres armements produits au Canada et expédiés outre-mer pour l'armée, la marine et l'iviation britanniques; afin d’acquit'cr aussi le coût de l’aluminium, du cuivre, do l’acier, du bois d’oeuvre et de autres matières brutes dont avait besoin l’industrie de guerre britannique; et afin de payer également aux cultivateurs cl pêcheurs canadiens la nourriture qu'ils avaient expédiée outre-mer et qui devait servir à nourrir le peuple britannique.Le gouvernement briîanniquç a pu se procurer des devises canadiennes dans des opérations commerciales ordinaires, par exemple le produit des exportation* britanniques au Canada et lus encai semen ta provenant des iiiîcT’êts et des dividendes sur des litres canadiens.Gel argent a servi à acquitter une partie des achats britannique*.Toutefois, les exportations britanniques au Canada vont néces .•urcment en diminuant.Dans les premiers mois de la guerre, le gouvernement britannique lavait une réserve d'or considérable | et il a pu en faire .servir une pnrlie au paiement du matériel de guerre qu'il recevait du Canada.Le gou-vernement britannique se procura des devises canadiennes .s'Hition-| nelles grâce à une entente par laquelle le Canada s’engageait à rn-j cheter de la Grande-Bretagne un certain nombre de titres du gouvernement canadien ou garantis par ce dernier et aux mains de détenteurs britanniques.Paiement en livres sterling Cependant le paiement de la majorité des fournitures canadiennes a dû s’effectuer en livres sterling.Au cours de l’année dernière, la Grande-Bretagne a demandé instamment au Canada de lui envoyer d’énormes quantités de munitions et d’approvisionnements, et le Canada a créé la capacité de production requise pour cela.Les producteurs canadiens ont été rémunérés en argent canadien par le gouvernement canadien.En retour, le Canada a vu mettre à son crédit dans les livres de la Grande-Bretagne une certaine quantité d’argent anglais qui ne peut toutefois être dépensée au Canada.C’est ainsi que les réserves d’argent anglais au Canada ont pris des proportions de plus en plus considérables.Cela revient à dire en somme que la Grande-Bretagne a envers le Canada une dette de guerre qui s’accroît constamment.Les énormes dettes de guerre Tous, nous nous rappelons les problèmes et les difficultés d'ordre international qui ont surgi après la dernière guerre par suite de l’existence d’énormes dettes de guerre que certains gouvernements avaient envers d’autres gouvernements.Nous nous rappelons combien les nations répugnaient à accepter de se faire rembourser par les autres nations de la seule façon qui permette réellement le règlement des grosses dettes de guerre, c’est-à-dir en enlevant les barrières douanières et en aeeeptant le paiement en marchandises.Nous savons que les dettes de guerre gigantesques ont créé de la défiance et de l’amertume entre les nations.Le gouvefnement désire vivement éviter la répétition de pareilles difficultés dans les relations d’après-guerre entre la Grande-Bretagne et le Canada.Le Canada et Us E.-U.Nous croyons que ces difficultés seraient évitées et qu’en même temps l’étendue réelle de l’effort de guerre du Canada serait mieux appréciée si nous établissions sous un jour plus clair les arrangements financiers entre le Canada et les Etats-Unis, tant pour le passé que pour un avenir raisonnablement prévisible.Nous croyons que le moment est venu de le faire.Offre du Canada Le gouvernement canadien propose donc au gouvernement britan-niue que les arrangements financiers entre le Canada et la Grande-Bretagne soient placés sur une nouvelle base.Nous avons raison de croire que l’offre que nous faisons sera accueillie chaleureusement par le gouvernement britannique.Pour ce qui est des transactions du passé, nous proposons de convertir la plus grande partie des livres sterling qui se sont accumulées au crédit du Canada à Londres en un prêt au Royaume-Uni de 8700,000,00(1 en argent canadien.Nous proposons que, durant la guerre, ce prêt soit réduit par le produit de toutes ventes, faites à des personnes en dehors du Royaume-Uni, de valeurs en devises canadiennes maintenant détenues par des personnes domiciliées dans le Royaume-Uni, ainsi que par le produit du rachat ou remboursement de toutes valeurs canadiennes dé-tenbes dans le Royaume-Uni.Prêt sons intérêt Ce nouveau prêt ne portera pas intérêt durant la guerre.Aussitôt que possible après la guerre, les gouvernements des deux pays s’entendront pour fixer un taux d'intérêt applicable à partir d’alors et pour prendre des mesures appropriées en vue du remboursement de l’emprunt.| Achat de voleurs Depuis l’ouverture des hostilités.le gouvernement canadien a.par ses achats de valeurs de l’Etat canadien détenues dans les Iles Britanniques, mis à la disposition de la Grande-Bretagne quelque 84(>0,()00,000 canadiens.En d’autres termes, notre gouvernement a, du* ! ran la guerre, payé une partie de la dette extérieure du Canada.En vertu de l’entente dont il s’agit, le gouvernement canadien achètera, à titre absolu, le reste des valeurs du Dominion et des Chemins de fer Nationaux du Canada, évaluées à environ $295,-000(000, appartenant à des habitants de Grande-Bretagne.Le gouvernement du Canada se trouvera ainsi à rembourser, avant l’échéance, le reste de sa dette envers la Grande-Bretagne.Le gnu-j vernrment anglais paiera les déten- ! leurs actuels de ees titres en livres sterling.A son tour, le gouverne- ¦ ment canadien paiera les titres au | gouvernement anglais en dollars | canadiens, contribution direch d’approvisionnement de guerre au j montant de $1,000,000,000.Offre de $1,000,000,000 Pour l'avenir, outre les dispositions financières pour le recrutement et l’entretien des forces armées du Canada, le gouvernement entend, à titre de partie de In con-1 trihutmn directe du Canada à la dé-' faite de l’Axe, demander au Parle-j ment de parer à l'insuffisance de dollars canadiens dans le Royaume-Uni en fournissant à la Grande-Bre-: tagne, gratuitement et sans obligation de part, du matériel de guerre, des matières premières et des vivres jusqu’à concurrence de 81,000,000,- ! ooo.L’effort de guerre direct du Canada se trouvera ainsi a comprendre, outre ses forces armées, une contribution absolue d'approvisionnements de guerre sur une vaste échelle.Les propositions que j’ai esquissées suffiront, comptons-nous, à subvenir aux besoins du Royaume-; Uni en fait d’approvisionnements ; de guerre canadiens jusqu'au début de 1943.En annonçant cette offre, je tiens ; à souligner que la charge financière résultant de la guerre, charge que la population canadienne supporte actuellement, ne se trouvera pas aggravée du fait des aménagements financiers envisagé» avec, le Royau-; ine-Uni.Nos engagements Le Canada s’était déjà engagé a fournir à ta Grande-Bretagne l’argent canadien qu’il lui fallait pour payer ses achats d'approvisionnements de guerre au Canada.Que l’on fournisse cet argent sous forme d’un prêt à la Grande-Bretagne ou sous j forme d’une contribution directe à la défaite d'Hitler, cela ne changera | en rien Je nombre de dollars que la population canadienne s’est engagée a affecter à la conduite de lu guerre.Les avantages (te cet arrangement financier projeté sont qu’il empêchera l’accumulation d’une dette de guerre dans des proportions gigantesques et incontrôlables, ce qui pourrait engendrer dans l'avenir de graves malentendus et beaucoup (1 amertume; qu’il soulagera la Grande-Bretagne de toute anxiété financière qu’elle pourrait avoir à l’égard de ses sources canadiennes d’approvisionnements, et qu’enfin il adaptera aux réalités de la guerre les arrangements d’orire pratique que nous avons avec la Grande-Bretagne.Sauvegarder la liberté L’adoption de ce nouveau plan signifiera que le Canada, en cette époque de crise si intense, prouve d’une façon non équivoque sa détermination à déployer les plus grands efforts pour la sauvegarde de la liberté chez lui comme au dehors.Jusqu’ici, j’ai donné un aperçu de notre programme pour l’an uro-cbain; j’ai démontré que (ians tous les domaines de l’effort de guerre du Canada, nous nous proposons d’aller jusqu’à la limite de Ja puissance productive du pays; il ne reste à exposer le fardeau économique que notre programme nous imposera.A ce moment, nous pouvons à peine donner un aperçu sommaire des dépensés que nous devrons effectuer.I.e ministre des Finances (M.Ilsley) pourra donner plus de précisions lorsqu’il soumettra ses crédits de guerre.Toutefois, le total provisoire estimatif que nous prévoyons atteindra les $3,000,000,000.Effort financier total Les conseillers financiers du gouvernement croient qu’il sera possible de tirer des impôts, des emprunts et des épargnes de guerre cette somme, ainsi que les montants additionnels destinés à l’administration civile; cependant, ils considèrent pie c’est un effort financier total.Programme équilibré Ci» préparant son programme de guerre de 1942.le gouvernement n’a eu qu’un seul objet.C’est celui que nous poursuivons depuis le dé-1ml : j’effort de guerre national to-l.a).Toutefois, cet effort ne taxe pas un domaine au détriment des autres.Jl s’agit, comme depuis le début, d’un effort bien équilibré.Nous avons tenlé de prévoir tous les besoins et toutes les éventualités dans la mesure du possible.De plus, il est destiné à piendre une place approprite dans l'effort collectif de toutes les nations rangées contre l’Axe.On a étudié de la façon la plus soignée la possibilité d’accentuer chaque aspect de nolle effort na-j bon al sans nuire aux autres aspect-; j tout aussi importants pour l’en-I semble.Nous avons étudié aussi xoignou i srinent les diverses méthodes (pii I nous permetlraient d'obtenir le-résultats désires.L effort de guerre national total exige, pour être bien équilibré, la mobilisation, par l'impôt, l'emprunt et i'épaigne, des ressources financières appropriées, i ainsi que l’ndootion, après mûre réflexion, des mesures propres à ! obtenir ce résultat.Mobilisation des ressources H exige également la mobilisation des ressources matérielles c: du capital humain et la même prudence dans le choix des moyens (I atteindre rc but.Quant aux mesures qui nous permettront de mobiliser les ressources financières, je laisse cette question au ministre des Finances.Il faudra attendre li présentation du budget des dépenses pour être fixé sur ce point.Dour la mobilisation des ressources matérielles aussi bien que du capital humain, il faudra avoir re cours a une certaine contrainte, tout comme pour la mobilisation des ressources financières.j mobilisation des ressources niaté-| rielles, que de l’autre, je vais i'a-! border en premier lieu.Au debut de la guerre, ta mobilisation (ies ressources matérielles | ne soulevait aucun problème.La i production n en était encore qu’au stage de l’organisation.La deman-j de de matières premières était fai-| ble.Toute tnsufü.sance dans les approvisionnements canadiens pouvait être comblée par des achats j aux Etats-Unis.Notre crédit aux Etats-Unis En d’autres termes toutes nos autres insuffisances n'avaient comme obstacle que les limites de no-; Ire crédit dans la république voisi-, ne.Le gouvernement s’est immédir»-j tement occupé de ce problème.11 a établi le contrôle du change étranger le 15 septembre 1939, et il a pris des mesures de plus en plus sévères prohibant les voyages de plaisir aux Etats Unis et limitant les importations d’articles non essentiels, afin (le créer aux Etats-Unis un crédit suffisant pour l'achat de matériel de guerre.Heureusement qu’au moment où ees mesures sévères menaçaient d’être insuffisantes, tout le problème devint une solution facile grâce aux accords réciproques incorporés dans la déclaration de Hyde Dark.Tout le problème a encore été simplifié à la suite de la création des commissions mixtes sur la production de guerre et de la conclusion récente d’un accord entre les Etats-Unis et le Canada, accord dont l’objet est de supprimer toutes les entraves au libre commerce du matériel de guerre entre les deux pays.La production de guerre Des mesures ont aussi été prises pour stimuler la production au Canada de matériel de guerre important et pour empêcher l’exportation des matières premières dont on redoute l’insuffisance prochaine.On a accumulé des réserves considérables de matières premières produites à l’étranger.Des mesures ont été prises pour supprimer le gaspillage, pour récupérer les de-diets.Grâce à une sévère taxation j et à l’encouragement de l’économie de guerre, la consommation civile a été réduite.Depuis des mois, la fabrication des marchandises non essentielles a été entravée ou éliminée.La mobilisation obligatoire des ressources en matières premières a été progressivement et intelligemment effectuée grâce à rétablissement d’un système hautement efficace mais très compliqué de contrôle économique.Permettez moi de citer la réduction dans la production des véhicules-automobiles et d’une grande variété d'autres articles composé» en tout ou en partie de métal, tels les poêles, aspirateurs de poussière, machines à laver, glacières électriques et appareils radiophonique».Restrictions sévères Je puis aussi mentionner tes réductions sévères effectuées en ce qui concerne l'emploi de la soie et du caoutchouc, (les mesures, et bien d’autres, ont été appliquées progressivement, de façon à mettre ces matières premières à la disposition des industries de guerre au fur et à mesure que ces dernières étaient établies.Déjà, le rationne-cent de certaines denrées pour la consommation civile a été Imposé.Si nous voulons atteindre l’effort total, d’autres raUm\nements sévères s’imposeront.La mobilisation totale de nos ressources en matières premières n’offre rien d’impressionnant; ce n'est pas du tout agréable; mais c'est le véritable fondement d’un effort total de guerre.Le gouvernement n’a Jamais hésité à prendre les mesures nécessaires dès qu’elles apparaissaient essentielles.Je passe maintenant à la question de la mobilisation des effectifs, terme qui, soit dit en passant, comprend également les effectifs féminins lorsqu’il est employé sans res-1 fiction déterminée.Je désire parler surtout des moyens de mobiliser les effectifs additionnels, hommes et femmes, dont nous avons besoin pour maintenir notre effort actuel et pour réaliser le programme plus étendu que nous nous sommes tracé.Le service sélectif national est la méthode que le gouvernement se propose d'employer afin (l’effectuer la mobilisation des effectifs sur une échelle plus considérable.Service national Voici ce qu’entend le gouvernement par service national.Dar service national, on entend toute forme de service, volontaire ou obligatoire, qui contribue directement à l’effort de guerre du Canada.Par service sélectif national, on entend le choix des hommes et des femmes en vue de tes verser dans les diverses formes de service national selon les méthodes que l’on juge les plus aptes à produire les meilleurs résultats.Pour être sélectif, le service national ne doit pas nécessairement être obligatoire.Le service volontaire est aussi sélectif.Ainsi, l’armée n’accepte pas tous ceux qui se présentent à l'enrôlement.Lorsqu’il s’agit de trouver le poste qui convient le mieux à un particulier, aucune qualité ne compte probablement plus que le désir de servir, Si la contrainte est nccessairs La conscription L’emploi is l'opposition ne nous a-t-elle pas affirme nue le gouvernement n’aurait pas Ténor-me majorité dont il dispose dans le present parlement s’il n'nvail pas donné explicitement l’assurance qu advenant sa réélection, U nV ecrasantc.Le chef de l'Opposition “En fait, on ne peut dire d’aucun parti politique qu’il a préconisé la conscription pour service outremer.Le chef de Topposition officielle aurait difficilement pu employer des ternies plus énergiques que ceux dont il sc servait lorsqu’il déclarait qu’il n’était nullement question de conscription, et que, si Ton tenait compte du passé et de toyens frémissaient à la seule pensée qu’ils pourraient assister à une réédition de quoi que ce soit d'approchant.Rien peu, s'il s’en trouvait, s’imaginaient même aiors que les hostilités pourraient se généraliser au point d’englober dans leur orbe la moindre partie de l’hémi obère occidental.Quand, de ce côté-ci de l’Atlantique, au cours des mois de Tau-tomne et de Thiver 1938 ainsi que du printemps 1939, on parlait dTm onflit éventuel.il, conim eventuei.on songeait su1- fler;,merf, #uerrc’ I tout au coefficient de protection quiconque soulèverait cette ques- (JUC représentait la flotte britanni-tion nuirait a 1 interet le plus élevé j (,Ue.de la patrie.Bien qu'elle durât “La crise malheureuse que Ira-verse actuellement l’univers est surtout la résultante de promesses violées.I.e régime nazi allemand a engendre la mauvaise foi, et converti en principe d’action des engagements brisés.Mauvaise foi, promesses violées, dédain de la volonté populaire, voilà les forces con-Ire lesquelles le Canada se bat aujourd'hui.lit- te- de les Le gouvernement tiendra sa promesse “Puisqu’il en est ainsi, je désire affirmer d’autant plus catégoriqur-j ment que le gouvernement conserve j l’intention de remplir la promesse qu’il a maintes fois faite à la population canadienne.Cette déclaration résume fidèlement les vues que j’ai exprimées ! partout au rours de la visite dans l’ouest, et qui ont rencontré partout, ! sinon l’approbation unanime, du moins l’approbation générale.Au Parlement La population canadienne ainsi ! rassurée, il ne s’est manifesté que très peu d'agitation, s'il y en eut vraiment, pendant mon absence en | .Grande-Bretagne et immédiatement après mon retour au pays.Au parlement, il n’avait pour ainsi dire jamais été question de conscription jusqu'au jour où nous avons appris, en novembre dernier i pendant que les Gnnmbrcs étaient en session, que le chef du parti con- j servateur au Sénat allait remplacer | le chef actuel de Topposition à la direction et du parti et de Topposi- ; tion officielle à la Chambre des ; communes.Antérieurement à cette déclaration, j'avais fait connaître de nouveau à In Chambre des communes l'attitude du gouvernement en ce 1 qui concerne le service national sé* se depuis quelques années, la guerre sino-japo-naisc paraissait si éloignée qu’elle semblait ne devoir avoir aucun retentissement sur la sécurité du toral américain du Pacifique.Les élections de 1940 Lors des élections générales nues en mars 194(1.le souvenir 1917 restait vivace dans tous esprits.Les mémoires étaient encore remplies dos promesses faites au dedans et au dehors de l'enceinte parlementaire à l'effet qu’il n'y aurait pas de conscription pour le service militaire outre-mer.La part relativement plus grande j que les forces aériennes et navales allaient prendre dans la guerre ac-! luclle, comparativement à la derrière, 1rs obligations qu’avait acceptées le Canada en ce qui a Irait j au plan d'entrainement des aviateurs de l'Empire, le besoin d’expansion immédiate de Ja marine, l'importance d’organiser •a fabrication de munitions sur une vaste échelle, tout soulignait Timpruden-I ce de soulever l’idée même de conscription.Les agressions Le n’est que lorsque l’agression nazie manifesta son’programme et sa puissance par la subjugation du Danemark, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Belgique et de la France, que le danger qui menaçait tous les pays libres sauta aux yeux.Quand Tllalir entra dans ht guerre, on s'inquiétait surtout de ce qui pouvait m* produire sur les hors de la Méditerranée et en Afrique.D’aucuns pouvaient croire difficilement que l'ennemi pourrait un jour attaquer nos côtes de TAtlan-iique et meme celles du Pacifique.Le hombardement aérien de la Grande-Bretagne, la fortune diver-de ses armées dans un nombre de plus en plus grand de théâtres de guerre, les énormes additions | de ressources matérielles et humaines assurées à l’Allemagne daii'.j les pays subjugués, le malaise qui ; existait dans TExtrêine-Orienl, tou! cela, et beaucoup d’autres choses, ont contribué, au cours de Tan dernier, à changer l’aspect de la situation de ce côté-ci de l’océan.L'entrée de la Russie D’autre part, l’entrée en lice de ! la Russie du côté des Alliés a eu i pour effet de rassurer les esprits au sujet de la nécessité d’accroître l’effectif des troupes canadiennes.La déclaration de guerre, par le ; Japon, aux Etats-Unis et au Coin-; monwealth britannique; les conséquences découlant de sa perfide agression contre les possessions des Etats-Unis dans l’océan Pacifique et contre les possessions britanniques et hollandaises en Asie et aux Indes; la menace que font peser en ce moment ses années contre les puissances insulaires de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande; voilà autant d’éléments qui ont suscité rie nouvelles anxiétés dans toutes les parties du Canada.La déclaration de guerre, par TA1-lemagne et TItalie, ainsi que par le Japon, aux Etats-Unis, a entraîné ce pays dans le conflit contre les puissances conjuguées de TAxe.Cet événement, à son tour, a soulevé des problèmes auxquels le gouvernement fait face en s’acquittant (le ses engagements relatifs à la défense conjointe des deux pays.La déclaration que 26 nations signaient à Washington, le 1er janvier, en vue de se coaliser contre les puissances de TAxe, a fait ressortir encore davantage les respon-sabifltés du Canada.Liberté daction En présence d’un pareil désarroi dans le monde, alors que Tennetni se présente de tous côtés et que nul ne saurait prédire ee que Tissue de la bataille dans d’autres parties du monde pourra comporter de péril immédiat et accru pour notre propre pays, le gouvernement croit devoir demeurer tout à fait libre de recommander au parlement la ligne de conduite jugée essentielle à ia sécurité de notre propre pays et à la sauvegarde de la liberté dans le monde.Cette liberté d’action, le gouvernement ne Ta pas actuellement, non pas en raison de limitations particulières imposées au parlement (car la volonté du parlement fait toujours loi), mais en raison d’engagements antérieurs pris par le gouvernement et, sans distinction de parti, par la plupart des députés de cette Chambre.Si, en conséquence, il est à souhaiter que le gouvernement, assujetti uniquement à ses obligations envers le parlement, jouisse de la liberté complète d’agir selon son jugement, quels qu’aient pu être ses engagements antérieurs, la nécessité s’impose, évidemment de trouver moyen de relever le gouvernement de ses obligations découlant d’engagements passés restreignant ses méthodes de recrutement militaire.Trois moyens Il y a, à mon avis, trois moyens d’obtenir cette libération: La première serait de recourir à une élection générale.Or, si Ton procédait actuellement à une élection générale, la question de la conscription pour service outre-mer serait une des questions en jeu et, dans les conjonctures présentes, serait à peu près sûrement Ja question principale.Le deuxième moyen serait de recourir à un referendum ne visant que la question de ia conscription pour service outre-mer.Le troisième serait un plébiscite, non pas en vue d’obtenir une décision au sujet de ia conscription, mais uniquement pour libérer le gouvernement de toute obligation découlant d’engagements pris dans le passé et restreignant les façons de procéder à la mobilisation poulie service militaire.Le gouvernement a étudié ces trois moyens, surtout afin de s’assurer lequel nuirait le moins a Teffort de guerre du pays.Les deux premiers Le gouvernement est d’avis que ni des élections générales ni un referendum au sujet de la conscrip tion ne sont opportuns ou nécessaires.Pour ce qui est des élections générales, outre que le gouvernement a toutes les raisons de croire qu’il jouit encore de la confiance du pays, il ne serait pas.croyons-, nous, dans l’intérêt de la population elle-même, pendant la crise que nous traversons, de priver le pays du Parlement pendant le temps nécessaire à ia tenue d’une élection générale.En outre, comme il se mêlerait d’autres questions, on ne pourrait pas dire que le verdict du peuple, quel qu'il fût,,n’aurait été influence que par la question de la mise en vigueur de la conscription pour service outre-mer.Objections On objecte qu'un referendum sur la conscription, loin de délier le gouvernement de ses promesses, constituerait une requête spécifique à la population de prendre une décision relativement à la conscription.Encore une fois, il appartiendra en propre au Parlement de décider dans quelle mesure la conscription doit être appliquée.La raison la plus forle pour laquelle le gouvernement devrait avoir la liberté, subordonnéim-nt a sa responsabililé envers le Parlement, de recourir aux mesures qui lui paraissent nécessaires en temps de guerre, c'est que le gimverne-nrt-nt peut seul connaître les circonstances et les raisons qui les motivent.Les raisons ne peuvent être divul-: guées, rattachées qu’elles sont aux ! plans collectifs des autres pays, ! aux questions de stratégie militaire ! et à la nécessité de cacher soigneu-j sement ces sujets à l'attention de i l’ennemi.Un plébiscite diffère d'un refe-; rendum en ce sens qu'un plébiscite se tient pour connaître les vues de la population et qu'un referendum demande à la population de pren- dre une décision sur tel plan ol projet.Ce qu'on demande au peuple j Le gouvernement est d’avis qu“!| ne serait guère juste de demande1 a la population de prendre des de lisions d’ordre militaire.Il n’em pas possible, je le répète, de divu’ gucr, en temps de guerre, tous le1 renseignements qu’il faudrait pou décider sagement de ces question: Le gouvernement ne fait pa appel au peuple par voie de pli biscite pour se décharger de il responsabilité qui accompagne un, décision d’ordre militaire.Il d< mande au peuple de lui permettr) de prendre toute la responsabilit des décisions militaires qu’il jugé ra nécessaire.En consultant le pci pie, nous ne nous soustrayons pa à nos responsabilités, nous lui de mandons de nous permettre d’at; cepter toutes les responsabilités, Une outre méthode On a mentionné une méthode qu diffère absolument des trois qc j’ai signalées.Il s’agirait, pour i gouvernement, de faire fi de sc engagements, de s’abstenir de con suiter le peuple et de mettre immé diatement en vigueur le service mi litaire obligatoire pour rfutre-mei Je suis tout à fait convaincu qu le gouvernement qui agirait d’un façon aussi arbitraire, sans leni aucun compte de la volonté popu laire exprimée dans le passé or que ;es Canadiens pourraient expri mer à l'heure actuelle, verrait s , tentative échouer aux mains de représentants du peuple au Parle-ment.Une indignité Pour ma part, je rejette commune indignité toute ligne de con duile d’un Parlement qui lui per mettrait de passer outre à Taulo ri lé qui seule peut octroyer se pouvoirs au Parlement ou au gou vernement.Je regrette également comme in digne Ja proposition oui voudrai que le gouvernement manque au: promesses solennelles et multiple! qu’il a fades aux électeurs.On vou j dra bien me permettre de répète ce que j'ai dit à Vancouver: “Ea crise malheureuse que tra verse actuellement Tunivers es surtout la résultante de promesse violées.Le régime nazi allemam a engendré la mauvaise foi, et con verti en principe d’action Tes en gagements brisés.Mauvaise foi promesses violées, dédain de la vo lonlé populaire, voila les force contre lesquelles 1« Canada se ba aujourd’hui.Je n’entends pas ériger la mau vaise foi et la violation de la parob donnée en principes directeur> ] J’entends faire toujours tout ce qu est en mon pouvoir pour que le gou vernement de notre pays représen te la volonté du peuple et non pa celle de certaine partie, de certair groupe ou de certains intérêts, s puissants ou si bruyants soient-ils Je puis ajouter qu’une autre mé thode a été suggérée.On a dit qui je devrais résigner mon poste e conseiller à Son Excellence le gou verneur général d’appeler une au tre personne à former un gouver nement qui renierait tous les en gagements pris et s'appliquerait ; imposer la conscription sans con sudation préalable du peuple.En d’autres termes, on me de mande à moi.premier ministre di j Canada, de détruire ainsi la con ! fiance que ce dernier peut avon dans mon honneur d’homme pu blic, et partant de détruire la con fiance qu’il possède dans Thon neur et l’intégrité du gouverne ment.Ceux qui disent ou écrivent dr telles choses seraient peut-êtn prêts à agir ainsi, mais pour m: part je ne le suis pas.Si nous vou Ions faire disparaître, non seule î ment en ce temps de guerre maU pour toujours, les derniers vestige-que la confiance que nos libres ins titillions et nos dirigeants politi ques inspirent au peuple canadien nous ne saurions y arriver plus efficacement que par ce moyen.Mesure prochaine Le gouvernement ayant, pour les raisons que j’ai indiquées, décidé de demander au peuple, par voie de plébiscite, de le relever de toule obligation découlant d’engagements anlcrieurs, il se propose de soumettre sans délai au Parlement une mesure législative établissant les rouages nécessaires pour la tenue du plébiscite aussitôt que possible.“Nous veillerons à ce que ce plebiscite entraîne le minimum de dépenses tout en assurant à la population un moyen efficace et équitable d’exprimer son opinion.Je n’ai pas besoin d’ajouter qu'eu prenant les mesures nécesaires à la tenue du plébiscite, nous veillerons1 tout particulièrement à fournir aux hommes actuellement en artivilé de service l’occasion de se prononcer.Je n’entends pas entrer dans les détails concernant la procédure du plébiscite envisagé.La question que le gouvernement se propose de poser à la population est tout simple-j ment celle-ci: Texte de la question “Consentez-vous à libérer le gouvernement de toute obligation résultant d'engagements antérieurs, restreignant les méthodes de re-erutement pour le service miliUi-re?” En cherchant à s’assurer pleine liberté d’agir selon son jugement en tout ce qui concerne la guerre, le gouvernement, on en conviendra.adopte une ligne de conduite propre à supprimer tout légitime prétexte à controverse et la ligne de conduite la plus susceptible de maintenir l'imité du pays en ee temps de guerre.Dans la présentation du plébiscite au corps électoral, le désir du gouvernement de s'assurer pleine liberté d’adion recevra, il va san> dire l’appui sincère et énergique dé tous les membres du gouverne-ment.M recevra, j’espère bien, Tappu> do tous les membres du parlement mm mini fin nrnnU Aft' I5O VOLUME XXXIII — No 20 LE PtVUIR, MONTREAL, MARDI 27 JANVIER 1942 Tribune libre L’après-guerre.Spectre pour le trust de l’électricité (.Mule et fin) Nos industries Nos industries paient plus cher que celles d'Ontario pour leur service d’électricité.Autrefois, les industriels paraient à cet inconvénient en coupant le salaire de l’ouvrier.I.e coût de production pouvait ainsi se maintenir au niveau de celui des concurrents des autres provinces.Aujourd’hui, grâce à la formation de syndicats et à l’intervention de l’Etat, le salaire ne peut plus être le principal facteur sur lequel s’ajuste le prix de revient.I,’industriel chez nous en souffre; il ouvre les yeux et saisit enfin que le coût de l’électricité n’est plus un poste négligeable dans la production.Dans ces conditions, la petite industrie de cette province ne peut plus grandir, elle vit de peine et de misère.Pour peu que le présent régime continue, elle fermera ses portes.Même si on nous accordait, sous le régime actuel, des taux comparables à ceux d’Ontario, nous serions encore en état d’infériorité, parce qu’en Ontario, les frais d’amortissement acquittent une dette sur une entreprise d’Etat, entreprise qui est, par conséquent, la propriété du peuple.En Ontario, le peuple paie la dette de l’Hydro ontarienne pour en devenir le propriétaire.Dans notre province, nous payons les dettes des entreprises hydro-électriques pour cpie d’autres en restent les propriétaires.Quel régime appauvrissant pour nous! Quel régime stupide: acheter un bien pour ne jamais en être propriétaire! Faire de ceux qui ne paient rien, les propriétaires d’entreprises j payées par d’autres, est-ce là une saine conception du droit de pro-nriété sur lequel s’échafaude tout le régime capitaliste?Electrification rurale L’électrification rurale sur une vaste échelle, dans notre province, s’ùnpose pour l'amélioration du ’ .standard" de vie des agriculteurs et pour le perfectionnement des moyens de production.Le rapport de 1039 de la Régie provinciale de l'elcctricité nous explique qu’Ontario accuse des défi-cits avec l’électrification rurale et qu'avec notre système, si nous allions électrifier avec 11 même in-tensité, les déficits seraient encore plus élevés.Pour arriver à leurs fins, les commissaires cuisinent des chiffres nullement en i apport avec le coût moderne de la construction d'une ligne de distribu- | lion on de transmission.De plus, ies taux d’intérêt n’ont aucune relation avec la valeur de l’argent, aujourd’hui.On peut lire dans ce rapport, page 35; “Nous avons déjà déclaré qu’au-"cun distributeur n'attciul une con-"trainte pour aller recueillir des “revenus qui lui assurent certain “profil, si modique soit-il.Il s’en-‘suit que les projets qui nous son! ‘soumis deviennent de moins en 'moins économiques.' etc.Après avoir lu res lignes, qui ne sera convaincu du peu d’espoir pour une électrification rurale active?Quel langage pour exonérer in régime qui a tenu les nôtres sn état d'infériorité! Sur 226 demandes reçues en une année pour électrification rurale^ soixante-cinq seulement ont été accordées; quatre-vingt-onze furent refusées; soixante-dix sont demeurées à l’élude ou en suspens.Avec l’esprit des commissions et celui de notre Trust, il reste peu d’espoir pour ces soix«mte-dix dernières demandes.En 1039, il s'est bâti deux cent vingt-huit (228) milles de lignes pour fins d'électrification rurale dans la province de Québec.Dans Comment soulager presque instantanément un mal de gorge cavs^ par le rhume ! Das millions de personnes ont maintenant recours à TAspirin.foil «* A»r>' verrr ;ut et nfl» de irimé# verre \pfra ftèvre.c nia' ientdt lit 'e Faites ce qu'expliquent ces trois images et vous serez soulage en vitesse.presque immédiatement! La «cienc?a découvert ce moyen i pitié de soulawr le mal de sortie caus6 par le -hume.Un sarsarisme d’Aspl-rln.en effet, commence à calmer 'a douleur et l'Irritation preaque tur-le-cltamn Et l’insestlon d'Aaplrln sou-lese en mAme tempe les douleurs et les malaises nu'occaalonne le rhume Essayez cette méthode pour soulager un rhume en vitesse et efficacement.Vou., saurez alors Pourquoi ''Aspirin est considérée comme tin des sédatifs les plu» sûrs et les plus rapides qui soient “Aspirin" est ta marque rte commerce rte la Cie Mayer.Liée.Fabrication canadienne.Les comprimés du flacon économique cou tent moins de 1c cho-cuh.e Attention : Cette rrol* DOIT Usurer sur chaque comprimé d'Aspirln.le même temps, en Ontario, les lignes ruraies ont augmenté de ! 2,670 milles.Les cultivateurs ont | donc été infiniment mieux traités I en Ontario que chez nous.En 1939, le trust a fourni l’électricité à 2,038 nouveaux clients à la campagne.Ontario portait ce fluide merveilleux à 14,111 nouveaux ruraux.Quelle différence! Et oit cela nous conduit-il?Les gens chargés de nous protéger contre le trust nous démontrent "savamment” que nous devons nous résigner à cet état d’infériorité pour les nôtres.Au lieu de sonner l’alarme et d’aviser le gouvernement en conséquence, commissions et régies ont préféré proléger le monopole et vivre dans le quiétisme.Fort heureusement, d’autres se sont occupés de donner l’éveil.Avec de pareilles commissions, nous étions destinés à croupir dans un état d’infériorité.En 1939, le gouvernement américain a voté $140,690,000 pour l'électrification rurale.(5) En quatre ans c< uenu, sous le régime de la nationalisation de l’électricité, l’Etat a fourni l’électricité à plus de fermes aux Etats-Unis que les entreprises privées en avaient électrifié en un demi-siècle.Voilà des faits plus éloquents que des injures.Voilà aussi un nouvel exemple de l’importance de 'a nationalisation et de la municipalisation du service de l’électricité.Dans cette province, nous ne garderons pas les fils de cultivateurs sur les terres, à moins d’y rendre les conditions de vie plus conformes à celles dont sont favorisés les citadins.Prive-t-on (l'électricité pour un quart d’heure les citoyens d’une ville qu’immédiatement il en résulte de fâcheux inconvénients.Tout le monde se sent incommodé.La vie économique se trouve comme paralysée dans toutes ses plus petites ramifications.dependant, nous assistons impassibles à la privation permanente de ces mêmes bienfaits, privation imposée à la grande majorité de nos cultivateurs, eux qui nous nourrissent, hélas! trop souvent à un prix inférieur à celui de leur coût de revient.Est-ce un esprit social?Est-ce justice?Est-ee une réparation équitable des bienfaits de la science et de la civilisation?Il y a dans l’électrification rurale, un problème éminemment social.On l’a compris dans les milieux protestants, alors que dans notre province catholique, c’est regrettable à constater, on laisse prospérer, en parfaite quiétude, des monopoles répugnants qui ferment la voie au progrès social.Sans la nationalisation, inutile de songer à électrifier nos fermes.Sans l’électrification rurale, la terre sera désertée des générations nouvelles.Les inventaires Le remède à tant de maux, le croiriez-vous, serait des inventaires, d’après Je trust et ses amis.Pour établir le prix de vente du lait dans notre province, voyez-vous le gouvernement dresser un inventaire de toutes les fermes, et modifier les prix de façon à ce que chaque ferme y trouve le même profit?Pourquoi des inventaires, quand le coût moyen de la production d’un kilowatt, de sa transmission, de sa transformation, de sa distribution, est connu et établi selon les facteurs de charge?Pourquoi des inventaires quand le monopole vous démontre qu’il trouve son profit en vendant de l'électricité primaire à neuf piastres ($9.00) le cheval-vapeur-an?(l’est une base acceptable pour déterminer un profit raisonnable pour le trust.Pourquoi évaluer les cours d’eau, les usines, les digues, les poteaux, les fils, etc., sinon pour occuper les commissaires et leur personnel, pendant que le Trust exploite ses clients sous des formes aussi variées que compliquées?L'inventaire de la "Quebec Power" lin 1933, une commission d’ingénieurs h éli formée par la ville de Québec, pour dresser un inventaire de la Quebec Power, et établir des taux selon le procédé que le trust prétend classique.Le coiit du travail de cette commission s’éleva à quelque trente mille piastres.D'après l'inventaire obtenu on avait préparé des taux qui devaient être mis en vigueur de 1934 à 1938, puis, à partir de 1938, une autre échelle de prix plus bas devait remplacer la première, l’ont aurait dû marcher à merveille, puisque le remède, c'est l'inventaire.Pour commencer, le Trust a refusé d’accepter le tarif industriel de 1934 à 1938, puis en 1938, il négligea d’appliquer la nouvelle échelle de prix pour tous les services, domiciliaire, commercial et industriel.Personne en autorité n’osa faire la moindre protestation.L’inventaire n'avait peut-être pas coûté assez cher pour que la régie de l’électricité s'en occupât.(“eût été arbitraire, cruel, injuste peut-être, d’obliger la Quebec Power de se soumettre à l’échelle de prix ainsi préparée, d'après un inventaire de trente mille piastres.A tout événement, voilà bientôt quatre ans que les régies ou les commissions auraient pu contraindre la Quebec Power à baisser ses taux en s'appuyant sur un inventaire préparé pur trois ingénieurs dont un occupe, aujourd'hui, une place dans le conseil d'administration de la Shawinigan Water & Power Co.La ville a déboursé trente mille piastres pour accomplir un travail que les commissions auraient dû faire elles-mêmes, et elle les a dépensées inutilement dans l'espoir d'obtenir justice.Les inventaires, c’est bon pour gagner du temps en faveur du trust et endormir le peuple.Pour abaisser les taux, ça ne vaut rien.Les consommateurs du Ras Saint-Laurent en savent quelque chose, et nous de Québec aussi.Voilà des faits.Au surplus, des inventaires préparés avec des cnittrcs et des renseignements fournis ,,ar le Trust lui-même, comme le font les corn missions, n'ont guère de valeur.En voulez-vous une preuve.’ L'inventaire de la "Montreal Tramways" Tout Je monde sait que la Cie Montreal Tramways, propriété du Trust de l’électricité ITnited Securities), avait le droit de gagner lO'fr sur son capital.Or, en 1911, on a pratiqué d’un seul coup, un mouillage de $18,455,000, dans cette entreprise.Les intérêts et les dividendes durent être augmentés de $522,-250, par année.Le public a dû payer celle augmentation de revenus à la Montreal Tramways, parce que l’inventaire préparé au goût du trust justifiait ce mouillage de $18.455,000.Voulez-vous une petite idée des procédés employes pour légaliser cet accroissement artificiel de capital?On débute en donnant à des terrains payés $209,506, une valeur de $3,310,684, Les terrains du trust prennent énormément de valeur quand il s’agit d’organiser le pi'- j luge du publie.Ils sont beaucoup j meilleur marché quand il s’agit de j verser des taxes au trésor munici- | pal.Fi ls on poile dans l’actif à 75% de leur valeur initiale des tramways en service depuis 1897.On met dans l’actif pour $1,-034,770, de tramways et d’equipe-ment qui n’existent nulle pari, que la compagnie n’a jamais achetés ni possédés.Facile n’est-ce pas de cacher le mouillage de capitaux, avec de pareils procédés?C’est ainsi que se préparent des inventaires par des experts scrupuleux.C’est cela, inventorier de nos jours, quand l’intérêt du Trust est au jeu.Grâce à ces inventaires si importants et si utiles à ce que d’aucuns prétendent, le public montréalais a versé à la Cie Montréal Tramways, sans raison justifiable, $28,-675,000, et je ne compte pas ce que la ville a perdu des recettes qu’elle devait toucher de ce service public.Les inventaires ont servi le Trust et ont toujours nui au public.Les inventaires sont soigneusement suivis dans leur préparation par les experts du Trust.Le public n’y peut rien.Le consommateur n’est pas organisé pour sa protection.Les commissions qu’on lui crée pour subvenir à sa faiblesse servent les puissants et non les faibles.A quand donc le grand ménage dans ces écuries du monopole, par un homme d’Etat, pour la paix, Tordre, la prospérité dans cette province et dans notre pays?A quand la restitution de tout ce que ce monopole nous a extorqué injustement?A quand la nationalisation de tout ce service d’utilité publique pour faire disparaître la plus puissante source de corruption des administrations publiques, et pour donner au peuple — au prix de revient — une nécessité indispensable pour la prospérité de demain?Philippe HAMEL, fi d’Anguillon, Québec, F.Q.Québec, janvier 1942.(5) Report of Rural Elect ri fieu-! lion Administration, Jan.19iO, Part l7//, FRANCE L’accord financier avec l’Espagne Vichy.— Les milieux autorisés précisent que l’accord financier franco-espagnol permettra à l’Espagne d’utiliser en France ses crédits et aux Français d’utiliser les leurs en Espagne pour régler leurs échanges commerciaux.Get accord complétera celui qui existait déjà et qui prévoyait le fonctionnement d’une commission d’études permanentes franco-espagnole.Cette commission a dès maintenant apporte des modifications dans le régime des relations commerciales entre la France et l’Espagne._______^ | _ Classe d'agents de police assermentée Nouvelle classe en formation Une classe de 82 agents de police municipale, soit celle de janvier qui vient de terminer son entraînement et qui fut passée en revue vendredi dernier, a été assermentée hier après-midi par le recorded Leblanc.à 3 h., dans ses bureaux à l’annexe de Thôtel de ville.Pendant ce temps, le recrutement pour la classe de février se poursuit au secrétariat, sous la direction de M-Choquette.Ce dernier nous dit que Tétai de santé des candidats, pour la majorité des gens mariés, est déplorable.Plusieurs de ces candidats ont été à date refusés pour cette cause.D’autre part l’instruction, même élémentaire, fait aussi défaut chez les candidats.Cela rend le recrutement quelque peu pénible.On sait que par suite de la guerre et de diverses autres circonstances il y a actuellement un manque d’hommes dans le corps de police municipale, mais encore faut-il que ceux qui se présentent pour s’engager aient les qualités requises pour remplir leurs fonctions.Les docteurs Couillard et Vidal Québec, 27 (D.N.C.) — M.le Dt A, Couillard est le nouveau président et M.le Dr J.-A.Vidal, le nouveau vice-président du comité provincial de défense contre la tuberculose.Le premier remplace M.le Dr J.-A.Iarry,direcleur médical de TInsiitut Bruchési, et le second, M.le Dr Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé et du Bien-Etre social MM.Jarry et Grégoire occupaient ces charges avec distinction depuis 19)8, et c’est eux-mêmes qui demandèrent à en être relevés et proposèrent les noms de leurs successeurs.Vendredi Le "Devoir" commencera la publication d'un nouveau feuilleton, oeuvre de l'un des auteurs les olus aimés de notre public.Le plébiscite (Suite de la première page) ne liberté d’action recevra, il va sans dire, l’appui sincère et énergique de tous les membres du gouvernement.Il recevra, j’espère bien, Tappui de tous les membres du parlement de même que celui du peuple canadien.” Ce fut par ces paroles que le premier ministre du Canada termina son discours de deux heures et demie, hier soir.Avant lui, M.H.-B.Hanson avait exposé ta thèse conservatrice et conscriptionniste et proposé, appuyé par son collègue de gauche, M.Grote Stirling, ancien ministre de la Défense nationale, un amendement à l’adresse en réponse au discours du trône.Cet amendement condamne la tenue d’un plé-jbiseite, sous prétexte que c’est la négation du gouvernement responsable.L’amendement préconise aussi “un effort national et total de guerre sur n’importe quel théâtre du conflit”, et contient une bonne pen sée pour Ta près-guerre.Après M.King, M.M.-J.Coldwell, leader de la C.C.F., proposa un sous-amendement pour demander la conscription absolument générale.M.Coldwell, il va sans dire, met l’accent sur la conscription de la richesse, de l’industrie, des capitaux.Il ne s’oppose pas au plébiscite mais il demande que la formule du plébiscite soit plus directe que celle que le gouvernement se propose de poser à l’électeur.Une gronde journée Les deux séances d’hier peuvent être classées parmi les grandes journées parlementaires, ce qui est relatif, évidemment.Dans les galeries publiques, aussi bien que (tans celles réservées aux sénateurs et aux députés, il n’y avait aucune place libre.Les auditeurs étaient attentifs.Ils s’attendaient à unt belle joute oratoire.Us Tout eue.M Hanson s’est dépassé.Il a réussi à retenir PaUention de la Chambre pendant une vingtaine de minutes d’affilée.Mais tout en se dépassant, le chef conservateur a été au-dessous de la tâche et inférieur à l’occasion extraordinaire qui lui étaU offerte de se grandir dans l’opinion publique.M.Mackenzie King a parlé avec fermeté et chaleur.De temps à autre, on reconnaissait en UT l’ancien chef de l’opposition qui se mesurait à M.Bennett.Quant à M.Coldwell, il a apporté à l’étude de la situation un esprit lucide et un clair exposé.M.Blackmore, leader créditiste.fera connaître ses vues aujourd’hui.M.Hanson est dur M.Hanson a eu le grand tort de servir à ses auditeurs ce que, hélas! des journaux comme la Gazette, le Citizen, le Globe Jtr Mail et VEven-ing Telegram servent à leurs lecteurs depuis deux mois.I! a été dur pour le premier ministre et le gouvernement.Il s’est dit humilié de la façon dont le ministère procède pour arriver à ses fins.Le plébiscite est la preuve, à sou avis, que le gouvernement a peur de prendre ses pleines responsabilités.M.Hanson a exploité à fond les déclarations de M.Ralston, du brigadier Vanier et de quelques autres.Il les a retournées contre le gouvernement, avec une certaine logique, il faut le reconnaître.Le chef de l’opposition a fait une suggestion qui n’a pas manqué de réjouir une partie de son auditoire.Il a conseillé au gouvernement d’envoyer une division canadienne en Australie.Ce qui semble le plus manquer à M.Hanson, c’est la faculté d’étudier une situation dans son ensemble.Il ne voit qu’un aspect du problème: celui de Cenvoi de troupes outre-mer.En cela, il ressemble aux eonscriptionnistes, aux Deux-Cents de Toronto, à son successeur et nouveau chef, M.Meighen.Un très bon discours de M.King C’est ce que M.Mackenzie King a bien fait ressortir dans un discours qui est certes Tun des meilleurs qu’il ait prononcés.Le compliment s’impose tant il est juste.M.King a parlé avec force et la première partie de son discours, dans laquelle il a défendu Teffort de guerre du Canada, était bien agencé et bien présenté.A l’encontre de M.Hanson, M.King est un homme qui voit la situation dans son ensemble et qui attribue à chaque aspect de notre politique de guerre la place qui lui convient.Le premier ministre a montré que “lorsque les émotions et les passions soulevées par la controverse orageuse seraient apaisées, on reconnaîtra que la .seule différence — entre le gouvernement et ses adversairs — a trait à la contrainte dans le recrutement pour service militaire outre-nicr”.A part cela, ministériels et adversaires s'entendent fort bien; cela, entre parenthèses, est un aveu qu’il convient de retenir.La guerre totale et l'effort total Le gouvernement, u dit le premier ministre, “,i toujours poursuivi la même politique, celle d’oppo ser a la guene totale un effort national total”.Il a expliqué ce qu’il entend par là: "Je me propose d’exposer ici re que j entends par l’effort total d’une nation.Le problème comprend deux données fondamentales.En premier lien vient la consécralion, à la poursuite de la guerre, de toute?les énergies et de toutes les ressources na-tionales qui ne sont nas indispensables au maintien de la santé et du travail utile de la population.La seconde donnée, non moins importante, réside dans l'utilisation équilibrée de ci s énergies et res sources pour les besoins multiples rie la guerre”.M.Mackenzie King a alors démontre comment il avait procédé, tout en maintenant Tu-nion nationale, pour accomplir un effort de guerre vraiment remarquable, d’une ampleur extraordinaire.Il a donné des chiffres ei apporté des précisions qui répon dent à toutes les critiques des cons-crlpllonnisles e! des impérialistes Notre aide à la Grande-Bretagne a été et demeure essentielle à la victoire des armes alliées.Le programme de 1942 Voilà pour le passé.M.Macken- _ i.* i_____PKnrtH i« .gramme de 1942.Au cours de Tannée qui commence le Canada emploiera tous ses moyens de construction navale à fournir (ies navires à la Grande-Bretagne et à notre pays.Le gouvernement créera en Grande-Bretagne une armée canadienne composée de deux corps d’armée.La nouvelle armée comprendra trois divisions d'infanterie, deux brigades de chars d’assaut, deux divisions blindées, des unités auxiliaires.On prendra des mesures pour assurer la défense du territoire canadien.Le gouvernement se propose de convertir en un prêt Je $700,000,000 ne portant pas intérêt les livres sterling qui se sont accumulées à Londres au crédit du Canada.De plus le Canada fera un cadeau à l'Angleterre d’une valeur de $1,000,000, 00, en matériel de guerre, en matières premières et en denrées alimentaires.(La Chambre a retenu son souffle en entendant Ténumé- NOM ration de ses projets qui avaient d’ailleurs été mis de Tavant par ADHhSsh la presse impérialiste depuis assez longtemps et tout particulièrement pendant le séjour de M.Churchill à Ottawa).La mobilisation générale Le premier ministre s’est enfin attaqué à la mobilisation des ressources humaines et matérielles du pays.U a expliqué ce qu'il entend, ou plutôt ce qu’il a toujours entendu par “service sélectif national”.expression qui traîne dans les journaux et que Ton emploie souvent sans s’attacher à son sens exact.Cela surprendra les conscriptionnis-tes, mais nous avons déjà au pays le service sélectif national.Quant à la conscription pour service outremer, c’est le cheval de bataille choisi par M.Arthur Meighen.Depuis que l'ancien premier ministre du Canada est redevenu chef du parti conservateur, la conscription pour outre-mer est devenue la grande question politique du jour.M.King a rappelé les engagements anticons- , criptionnisles que tous les députés ont pris à l’élection générale, fl est | allé plus loin.I! a montré que si ce:; j engagements anticonscriptionnistes j n’avaient pas été pris, la déclaration de guerre du Canada n’eût pas été unanime comme elle Ta été et que M.Adélard Godbout n’eût peut-être pas été élu.tous les avis.Il ouvre toutes les portes.Il fait toutes les réserves et il n’en fait aucune.On a le choix.Et quand on n’est pas sottement partisan, c'est très embarrassant.Léopold RICHER Bloc-notes (suite de la oremièie page) Un ploidoyer .dons les deux sens En bref, dira-t-on.M.Mackenzie King a fait un plaidoyer anticons-criptionnistc?H a démontré, en effet, que la conscription pour outre-mer, non seulement n’est pas nécessaire, mais qu'elle est, pardessus le march *, dangereuse pour Tuuilé canadienne.M.Godbout ne pourrait pas faire mieux.M.Là-pointe n’eût pas parlé autrement.Mais à côté de ce plaidoyer anti-conRcriptioiinislc, M.King en a fait un autre.Il a soutenu que le gouvernement doit être relevé de se-engagements électoraux quant à la conscription.Le ministère pourrait obtenir ce résultat par trois moyens: une élection gcnéiale, ur, referendum et un plébiscite.Si Ton tenait une élection generale, la principale question qu’on discuterait, serait probablement la conscription (et M.King ne veut apparemment* pas qu'il en oit ainsi).Le referendum n’est pas recommandable,' parce qu'il porterait, lui aussi, sur la consti iption elle-même, Or seul le Parlement peut se prononcer sut une question de ce genre, “l'n plébiscite diffère d’un referendum, a dit M.King, en ce sens qu’un plébiscite se tient pour connaître les vues de la population et qu’un referendum demande à la population de prendre une décision sur tel plan ou projet".Les fameuses informations secrètes Vu que, d’autre part, le gouvernement refuse de taire fi de ses engagements-méthode en honneur dans les pays que nous combattons — il a recours au plébiscite.“Pour ma part, a dit le premier ministre, je rejette comme une indignité toute ligne de conduite d’un Parlement qui lui permettrait de passer outre à conscription militaire pour service à l'étranger et je nous prie instamment de résister vigoureusement à toute tentative ouverte ou insidieuse qui pourrait être faite pour forcer le gouvernement à abandonner les principes qui le firent élire en 1940.Concitoyens, faites votre devoir, vous rappelant yu’il y a encore dans le monde un pays gui s'appelle le Canada cl que ce pays est votre patrie!.VIVE LE ROI! La riposte est singulièrement intéressante.L’animateûr de la Feuille d'Era-ble est, comme Ton sait, M.le sénateur Gustave Laçasse.Deux Franco-Américains Plusieurs journaux de langue anglaise ont récemment raconté et largement commenté le fait que c’est à un Franco-Américain, J.-G.Garant, né dans la province de Québec, émigré au Connecticut à Tàge de onze et qui n’avait point, avant col âge, entendu un mot d’anglais, que les Etats-Unis doivent leur fusil actuel, Tun des plus remarquables, prétend-on, qui soient au monde., A Manchester, New-Hampshire, I aéroba e qui vient d’être construite portera le nom de Grenier, en mémoire d’un jeune Franco-Américain de la ville, lieutenant d’aviation, mort en service commandé au cours de l’année 1934.D’Iberville Jeudi soir, dans son cours d’bis-loire du Canada, à l’Université, M.Tabbé Groulx évoquera l'extraordinaire figure de LeMoyne d’Iber-yille, Tun des personnages les plus étonnants de notre histoire.Il y parlera des exploits de d’Iberville à la Baie d’Hudson, en Acadie, à Terre-Neuve.D’Iberville était, comme Ton sai'.Montréalais de naissance, fils de Charles LeMoyne, Tun des niers de notre ville.27-1-42 O.H.pion- L’actualité ries.En quelques jours l’édition était épuisée.On suit lu suite: l'invitation as club Kiwanis St-I.aur'nt pour répondre à M.Houchard, l’assurance, ce qui iTle.iil que de justice élémentaire, que celle réponse serait irradiée, comme t'avait été l’attaque, par te réseau français de Radio-Etat.Et depuis, comme je le disais an début, on demande le texte de partout, comme on Pavait fuit pour la première.Le premier à s’étonner de ce sun is dont M.Eugène L'Heureux duns un premier-Québec de samedi (Action Catholique) faisait l'éloge qui se terminait ainsi: “Sur tous ccs points, M.Rivard a sonné la note juste.Et il était agréable de l'entendre dire sa pensée avec une discipline d'exposition, de style et de débit rappelant celte du beau champion de la pensée française qu’est chez nous Thon, juge Adjutor Rivard'’.— le premier à s'étonner île ce succès c'est Mc Rivard lui-même.l'orné pur les circonstances de temps et de lieu.Me Rivard n'a inis ilit et n'a pas pu dire tout ce qu’il voulait.On le voyait en sortant de ta salle du Ritz, liraillé à d roi le et à gauche par les poignées de mains, non moins tiraillé par les scrupules.“Publier?Est-ce que ça en vaut lu peine?.Pavais bean-| coup de matériaux, mais peu de temps /mur les lier et moins de temps (30 minutes) pour les utiliser.J'aurais pu construire une forteresse, j’ai dû me contenter d'un fortin”.Pour comprendre cet enthousiasme fou des auditeurs, il faut avoir vu le monstre.L’irradiation elle-même n'en donne pas idée dans un texte forcement amputé.Antoine Rivard est le fils de son père, c’est-à-dire un diseur émérite.La voix forte, richement tim-hrée.souligne l’ironie des mots, les aiguise comme des fléchettes, /.'élocution est à même hauteur que l’éloquence.Et avec cela Pondeur est sympathique.Il n'est pas de haute taille mais il est bâti en force et il a les traits en jones, de qui ne se prend jamais tout à fait au sérieux.Yeux très noirs, cheveux et moustache de même, contrastent avec le teint rose d'un enfant.Et ses intimes savent qu’il dut sans doute se retenir d quatre pour ne pas user de son talent de mime, qui est sans égal, quand il cita sân téméraire prèopinant.Mais Antoine Rivard est de moins en moins gavroche, La sagesse suit l'âge.Et à cause de cette transformation il est sur qu'il a dit tout juste son premier mol dans les affaires publiques.27-1-42 Paul ANGER P.S.— La causerie de Me Antoine Rivard sera en vente ccs jours-ci dans une brochure à dix.sous.L'histoire de la causerie d'Antoine Rivard Elle fait du bruit, cette causerie.On demande de partout qu'elle soit publiée.Or elle a été engendrée par une première conférinee qui passe quasi inaperçue.jii„ pi'n t e que M.Houchard lui fit un sort.M.Rivard avait de invite à purler à Montmnqny.Il pane avec une aisance parfaili et l'improvisation lui est facile, comme le savent les gens de la région de Québec qui Pont entendu sur tes tréteaux politiques on au prétoire ou il n'y a gui re de proecs impartant au civil ou au crindiul ou il ne soit d'un cot on de l'autre.Presse par la besogne et le temps, it bâcla, selon ses termes, un texte qui n'atlaquait personne, qui exposait simplement une these.Les Canadiens au lieu de courber la tête, doivent la redresser.Leur infériorité économique a îles causes lointaines.Elle est [otu lion, pour une large part, de leur résistance voulue, consciente, persistante a l'assimilation.En bon juriste, M.Rivard citait de solides autorités.La conférence plut comme elle ne pouvait manquer de te Conférence panaméricaine l’autorité qui seule peut octroyer ses ! faire; car, outre le fond, il y avait pouvoirs au Parlement et au gouver* la forme et te débit.nement.Je rejette également comme indigne la proposition qui voudrait que le gouvernement manque aux promesses solenelles et multiples qu’il a faites aux électeurs”.Mais voici qui est inquiétant.Si le gouvernement préfère le plébiscite .m referendum, c’est qu’il est d’avis “qu’il ne serait guère juste de demander à la population de prendre des décisions d’ordre militaire.Il n’est pas possible de divulguer, en temps de guerre, tous les renseignements qu’il faudrait pour décider sagement de ces questions”.Dans ce cas, une question vient tout naturellement à l’esprit: Serait-il possible que des plans militaires, arrêtés par des pays étrangers, rendent nécessaires le recours au service militaire obligatoire pour outre-mer?Cette autre question est la conséquence de la précédente: Si tel était le cas, les Canadiens seraient donc à peu près certains d’avoir la conscription On en publia dans le temps sauf erreur, il y a près d'un an de j cela - un compte rendu duns l'Ae j tion Catholique.Ce compte rendit J ne souleva pas de polémique.Quei-quun l'avait lu et s’ru souvint quand il cherchait un conférencier.Plus débordé que jamais.Antoiiu Rivard ue put se soustraire ce peu dan' aux pressions et consentit a répcicr, sans avoir le temps tie la retoucher, sa causerie de Mout-magity.Il parla donc le 27 octobre dernier au Palais Mortealm, devant un bel auditoire et sons le., auspices d'une section de notre so-eielt nationale.tOn comptait dans l'auditoire plus ti'un ministre provincial.! Compte rendu dans les journaux (on au moins un), sommaire mais exact.Or il arriva ceci que nombre tie gens, qui n'étaient pus presents, se fondant sur une fantaisiste interprétation pour outre-mer s'ils nllaient libérer] l"’""101'- •mr les potins qui volent entent ite ses Annnnetn* i “f bouche en engagements bouche, partis d’on ru suit ou, repandiren'.Ir brui! que le brillant avocat avait pronome une catilinaire contre les Anglâs, qu’il lirait passe les bornes de lu violence ¦ lui qui s'était enrôlé àt/ ans en 19111! On suggéra donc au conférencier.pour écraser ccs jtotins, de publier son te.rje.Il n'en était pus content et se fit un peu tirer l'oreille.Ce pendant, un beau jour Il se décida et le texte parut en feuilleton dans un quotidien.Ceux qui avaient des yeux pour voir virent bien que ce n'était pus le ton lie la diatribe.Pont les dislri-| huer à quelques amis plutôt par ! plai sanie vie, pour montrer comme dans les (liés ultra-loyalistes on tourne facilement en e iqiicmiui.ne qui ne prétend qu'à respeelei l'histoire, Me Rivard fit mettre en brochure le Irxle du journal.Il reçut, à son grand étonnement, car il est d'une modestie étonnante chez un tribun aussi gaùlc, des masses de letlrrs d’encouragement.Et il entassa le reste des broc hures.ne sachant trop qui i en faire C'est à re moment que la publication reçut un laneemen' inespéré Un ministre de Québec, qui n était pas nommé dans la conférence, pas plus qu'aucun de ses collègues le gouvernement de ses antieonscriptionnisles?L'électeur au même point Deux discours dans un, voilà .>t-I UVA MF.X DK 1, LVUK.AJUSTEMENT DEn KKKES fl.PHANEUF-fl.MESSIER OPTQMETRISTES-OP T’CIENS l7iS7~^>t-r>< ni» ’ Montréal REMBOURREURS MATELASSIERS Hurtubise & Hurtubise i ¦ .r l .r i l r- l*1 REMBOURREURS-MATELASSIERS Léon-A Hurtubls*.CT h Gérard Hurtubise.CP-A BOYER Limitée Comptables publie* licenciés Spécialités: meuble* et matelas »u> • commande e'nsl ou* réparation» i 60, Sf-lacques O.- Mo ifrcal Estimés iratult» sur demands Téléphoné HArbour 1553 3886 Henrl-fulien - Tél.PL.1112 Voici le c Sages .Chambre .iluhos .(itads «••• G nids.liisseiiiPt'l .1 G 7 2 P 31 28 21 27 C PI» :in 8 21 8 26 8 33 4 1.Hobos, Gazavant .Aucune punition.Deuxième période Coinmerre, Badeaux.Commerce.Tremblay.Hobos, Trahan .Aucune punition.Troisième période Hobos.Reaurhatnp .Hobos, Trahan .Aucune punition.6.36 6.15 7.1U 14.25 2.27 12.05 Wi h , agnic l'Assurance sur üVIe Saubeoarîie MONTREAL NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT Montréal, mardi LEDEVOIR 27 janvier 1942 M.le chanoine J.-B.Desrosiers Installation du nouvaau chanoine honoraire du chapitre de la cathédrale de Joliette Joliette, 27 (D.N.C.)—Dimanche, avant la grand’messe, avait lieu à la cathédrale l’installation de M.l’abbé J.-B.Desrosiers, comme chanoine honoraire du chapitre de la cathédrale de Joliette.Cette nomination, couronnant les 50 années de prêtrise de M.l'abbé Desrosiers, avait été annoncée lors de la présentation des voeux du clergé de Joliette à S.E.Mgr J.-A.Papineau, le 31 décembre dernier.Autrefois vicaire à Joliette, M.le chanoine Desrosiers avait aussi exercé son ministère dans plusieurs cures, entre autres, Saint-Ambroise de Kildare et Saint-Roch de l’Achi« gan.L'entrée solennelle du clergé se • fit avec l’apparat coutumier; le nouveau récipiendaire était accompagné de MM.les chanoines Isaïe (îervais et Camille Garceau.Son Excellence Mgr Papineau avait com me assistants MM.les chanoines L.-P.Lamarche, curé de la cathédrale et Orner Boivin, archidiacre.Après l'installation Mgr Papineau fit l’éloge du nouveau chanoine honoraire et donna les raisons qui lui ont fait décerner ce nouveau titre à l’ancien curé Desrosiers, lequel vit retiré à Joliette depuis quelques années.La grand’messe fut chantée par M.le vicaire Prosper Lafortune, assisté de diacre et sous-diacre.Le nouveau chanoine honoraire assista au trône comme diacre d'honneur.HEURES D'AFFAIRES : 9 H.A.M.A 5 H.30 P.M.LE SAMEDI : 9 H.A.M.A 10 H.P.M.¦ *':¦ m âmv* üÆmm&mÏAmêÀ Autre série d’aubaines de janvier au rayon du linge de ménaue mm* Plateau 5151 Local 202 Nominations provinciales environ 42” x 33” Coton jaune à draps | Nappes de coton largeur: 72 pouces environ 50” x 50’ N .àv.Québec, 27 — La Uazette Offi-cir!U' dt Québec public les nominations provinciales suivantes: M.le lieutenant-gouverneur de la province a nommé membres du j Conseil législatif de Qucoec: M.Frank L.Cornu rs, pharmacien, d’Outremont, pour y représenter la division de Mille-Isles en remplacement de feu Hector Champagne; M.George Gordon Hyde, avocat et conseil du roi, de Westmounl, pour y représenter la division de Victoria en remplacement de feu Gordon W.Scott; M.Jules-A.Brillant, industriel, de Rimouski, pour y représenter la division du Golfe en remplacement de feu Frank Girrell; M.Robert R.Ness, éleveur, de Howick, pour y représenter m division d'Inkerman en remplace- j ment de feu Martin B.Fisher.Québec, le 16 janvier 1942.Le secrétaire de la Chancellerie, L.-P.GEOFFRION * * * 11 a plu à Son Honneur le lieute nant-gouverneur, de l’avis et du consentement du Conseil exécutif, et par commissions, de faire les nominations suivantes: Québec, 12 décembre 1941.MI ,ouis-C.Parenteau, comptable agréé, de Montreal: comptable en c'u'f à la Régie des services pu-bîir s, h compter du Itt décembre 1941.# ¥ ¥ Québec, 19 décembre 1941.M.Jean-Paul Fendais, médecin de Saint-Michel de Nupiemlle: co- i oncr-cq.Des taies d’oreiller WABASSO, cela signifie une qualité de coton blanc fini toile des plus résistantes à l’usure.Texture sans un apprêt.Un large ourlet à jours (hemstitched) leur donne le fini joli et soigné.LA PAIRE Un coton non blanchi d’une épaisseur moyenne, comme cette qualité de coton jaune à draps, est peu cher.Que les personnes économes, au courant des conditions du marché, ne manquent pas de faire une bonne provision mercredi.Hôtelleries, pensions, profitez-en.LA VERGE 11 Uti * Vous aurez toujours une nappe imma- CHACUNE culée si vous faites une bonne provision 1 Q de cette qualité de nappes en coton I • X blanc damassé, égayées d’une bordure vert, or ou bleu.Edredons légers pour lit double Chacun de ces édredons est rempli de coton neuf hygiénique.La couverture est en perse fleurie dans les tons de bleu, v rt, or, rose.Exactement ce qu’il faut ajouter au lit de l’enfant ou au vôtre afin d’obtenir le confort absolu.CHACUN W Essuie- verres DUPUIS — deuxième (Ste-Catherlne) environ: 22” x 33” SPECIAL — 3 POUR Pour essuyer les verres et la porcelaine de manière impeccable voici une texture coton et rayonne que vous emploierez.A ce prix vous en voudrez à la douzaine.Fond blanc avec bordure vert, bleu, orange.njoii.t b méfie* t avec le Dr N,-A.Su- j ouv le district judiciaire d’Iberville, la juridiction du Dr Jean-Paul Fcnlnis élan! limitée ai: comté imi-r.ieipnl de Napierville et exclusive.¥ ¥ ¥ Québec, 9 janvier 1942.MM.J.\V.Lewis, 70, ave Park.J.-E.Robitaüle, 8, rue Saint-Stanislas, tous deux de la cité de Québec, L.Léo Soucy, 42, Parc Bellevue, Beau port, Nap, Bouchard, de Sacré-Coeur, et J.-H, Brink, de Snint-Charles de Caplan, tous cinq inspecteurs de la Commission du salaire minimum: juges de paix avec juridiction dans toute la province de Québec; Hermann Gariépy, employé civil, 122, rue Artillerie, Québec.et Wilbrod Perreault, journalier, de Saint-Casimir: juges de paix avec juridiction sur le district judiciaire de Québec; Chv.-Edouard Hamel, cultivateur, de St-lgna-ce de Montbeillard; juge de paix avec juridiction sur ie distiiet judiciaire de Pontiac.Les juges de paix nommés dans le présent parn-graphe, le sont aux fins de recevoir le serment seulement confor-mément aux dispositions de l’article 358 de la Loi des tribunaux judiciaires (S.R.Q., 1941, chapitre 15).CELEBRONS LE 3 è m « CENTENAIRE Mousseline imprimée 1200 verges en vente.Largeur ; 36 pouces, MERCREDI, LA VERGE .22 Venez, tandis que l'assortiment des dessins de fleurs minuscules est aussi vaste.Pour les robes d’enfants, vos petites robes d'été.il n'est pas trop tôt pour bénéficier de ce bas prix durant janvier.Tons pâles.Broadcloth imprimé 1000 vergai en vente.Largeur : 36 pouces.MERCREDI, LA VERGE .24 L'une des plus belles collections de fleurs et rayures pour la prochaine saison.Un tissu à employer dans la confection de robes de maison, robes d'enfants.Soyez économes.achetez durant janvier.Finette “Woolette” 1000 verges en vente.Largeur : 36 pouces.MERCREDI, LA VERGE 29 Voici une qualité de finette des plus populaires pour la lingerie de toute la famille, mais surtout des enfants.Son fini doux au toucher n'incommodera pas les tout petits.Fleurettes de tons pastels.Flanelle “Feather” 1100 verges en vente.Largeur ; 38 pouces.MERCREDI, LA VERGE .59 Très en vogue est cette flanelle FEATHER à texture chaude et cependant légère.Choix de rayures ou carreaux.Aussi teintes unies.Pour vos robes chaudes, robes de fillettes, vous profiterez de ce bas prix pour en acheter quelques verges.Crêpe imprimé 800 verges en vente.Largeur : 38 pouces.MERCREDI, LA VERGE : POUR ROBES DE PRINTEMPS.nous offrons les dessins de fleurs très nouveaux à New-York.Fond: turquoise, bleu poudre, bleu marine, noir si en vogue pour la prochaine saison.C'est une voleur exceptionnelle.Mesdames, faites-en votre profit.DUPUIS — deuxième (centre) 16 4 2 m 1942 DE MONTREAL Vient de paraîtra Le3icme centenaire de Saint-Sulpice Texte complet des sermons et discours prononcés au Grand Séminaire, à Notre-Dame et au Cercle Universi taire, et des quelque quarante articles publiés dans le "Devoir", le tout à l'occasion des fêtes du troisième centenaire de Saint Sulpice; en une brochure de 200 pages, 6x9 50 sous franco, au Service de Librairie du "Devoir".Une centaine d'exemplaires seulement sont offerts au public: on voudra donc commander sans retard.Un spécial pour hommes mercredi Foulards blancs MS J I sfîititUSa •n cr«p« ou avtc frange.1.00.•n rayonné, PRIX ORD.SPECIAL, chacun : Pour terminer le selson.qui sere encore très rigoureuse.vous profiterez de cette offre.Un foulerd blanc d'une qualité de 1.00 à ce prix réduit est une aubaine, non seulement pour cet hiver, mais aussi pour l'an prochain.SEULEMENT 230 DANS LE LOT.Soyei au rayon ii% 9 h.ou téléphone! le matin : PLateau 5151 — local 202 DUPUIS — rez-de-chaussée (Ste-Catherlne) Nouvelles conditions de paiement CONCERNANT LES MEUBLES, LITS, SOMMIERS et MATELAS En conformité avec ia nouvelle ordonnance de la Commission des prix ef du commerce en temps de guerre, les conditions de paiement suivantes s’appliquent aux meubles, lits, sommiers et matelas.Dépôt 10% Dépôt minimum 5 .00 Versement mensuel minimum.5 .00 LIMITE DE TEMPS MAXIMUM 12 MOIS.pour sports d'hiver et jours froids Capuchons ou écharpes pour dames, jeunes filles, fillettes ., Ol PUIS prMdrnt v-.i in asi,.y-p et air-gèr.ssmand nüWI*.(w*c.-tréa.VENEZ MANGER CHEZ DUPUIS MERCREDI 1» plat du Jour favori : Location d* faiuetle.verrr- 1.VPIN SWTt.AU V IN Hi.ANC rontcllcilc à ba* prix déjeuner Ort pmlr banque'* ou réceptions, spècial : «ww DUPUIS — rex-de-rhauaaèe (De Montlgny) SPECIAL, CHAQUE PIECE : SOLDES .Une occasion que vous attendiez pour obtenir ces articles si jolis, si confortables en LAINE ANGORINE ou en LAINE BROSSEE Plusieurs modèles et nuances.Venez ou téléphonez dès 9 h.PLateau 5151 — local 202 DUPUIS — rc*-
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