Le devoir, 23 octobre 1941, jeudi 23 octobre 1941
"Lé Canada est mie nation souve-' faine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des État»* Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre enven le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, meus envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” m-x-sn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Memhlof, Jeudi 25 octobre 1941 RIDACTION KT ADMINISTRATION 4)0 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOM LIS SERVICES TELEPHONE t BEIiir 33«!« SOIRS.DIMANCHES BT FETES Administration 1 BEIair 3361 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 L’été dernier il n’y avait pas en Angleterre une seule divisioe entraînée à fond [Lira en page 3) Mgr Arthur Melanson Un député anglais place sur la Volga nos lignes de défense Une dépêche de dix mots nous apprend la mort de l’archevêque de Moncton, Mgr Arthur Melanson.La douloureuse nouvelle n’était pas, hélas! inattendue.Depuis des semaines, l’état de santé de l’archevêque inspirait les plus vives inquiétudes.Mgr Melanson n’avait que soixante-deux ans.Il semblait au début à peine de la plus fructueuse carrière.Mais il laisse une oeuvre qui ira croissant, un nom qui ne périra pas.Ce fut à la fois un grand pontife et un noble Acadien.Le Saint-Siège avait fait de lui le chef d’un vaste archevêché; les circonstances lui avaient imposé un autre grand rôle, celui de chef virtuel de son héroïque et fidèle nation.Il s’acquitta de l’une et de l'autre tâche avec un dévouement absolu, sachant très bien du reste qu’il ne pouvait rendre à son peuple de plus grand service que de l’élever au plus haut degré de valeur catholique, qu’il servait l’Eglise en travaillant à la conservation, au progrès de son admirable nation.* Ÿ * Mgr Melanson a fait toute sa vie du ministère.Avant d’être évêque de Gravelbourg et archevêque de Moncton, il avait été missionnaire auprès des colons et des travailleurs, curé d’une petite paroisse de colonisation, puis curé d’une paroisse urbaine.C’était une nature essentiellement tournée vers l’action.Ecrivant et parlant d’une façon très claire, l’Archevêque de Moncton n’était pas cependant enclin aux bruyantes manifestations extérieures.Il avait le sens de la grandeur et, à l’occasion, une vision de poète.Rien ne le prouve mieux que ce grand projet qu’il eut la joie de réaliser: l’édification de la cathédrale dont il a fait le monument de la Reconnaissance, l’éclatant témoignage de la gratitude de son peuple envers la Vierge de l’Assomption.II y a associé les vivants et les morts, les petits et les humbles comme les chefs de la nation.Mais de ce monument, il a fait aussi le centre de la vie chrétienne dans son archevêché, le centre de l’action catholique et acadienne, une sorte de forteresse religieuse et nationale.Tel il était, songeant toujours au bien à faire, aux moyens de le faire, passant aussitôt que possible du projet à la réalisation.Sans négliger cependant, car il n'était point ami de la vaine hâte, les nécessaires travaux d’approche, les lointaines préparations.* ¥ * Ce que Mgr Melanson a fait pour l’Eglise et pour le peuple acadien, on ne le saura bien que dans un lointain avenir, quand tout pourra se dire, quand les entreprises dont il a jeté la semence auront porté tous leurs fruits.Mais on peut déjà mesurer l’élan qu’il a donné au mouvement religieux et national.On peut deviner la richesse de l’oeuvre qu’il a créée.Cet homme dont la santé, depuis longtemps, exigeait des soins presque constants avait le don de travailler quand même, de mobiliser les bonnes volontés.Il était si simple, si doux, si enclin à l’effacement personnel qu'il semblait qu’on ne pût rien lui refuser.Jusqu’à la dernière heure presque, il a fait des projets.Voici quelques semaines à peine, l'un de ses diocésains l’alla voir.Il en revint ému et émerveillé.L’Archevêque se sentait un peu mieux.— Il nous a, disait le visiteur, qui est l’un des Acadiens les plus connus d’aujourd’hui, il nous a tracé de la besogne pour des années à venir.Hélas! * ÿ * i Mgr Melanson, cependant, s’est vu mourir.Il a su, voici quelque temps, que c’en était fini de son oeuvre terrestre.Il a, en pleine clarté, accepté le dur sacrifice.La douleur qu'avait ressentie le Maître et qui lui avait fait clamer à son Père: S’il est possible que ce calice s’éloigne de moi., ne lui a pas été, semble-t-il, épargnée.On rapporte qu’il disait à des jeunes gens qui étaient allés lui porter l'hommage de leurs camarades: Je ne savais pas encore qu’il fût si difficile de dire certaines paroles du Pater.Mais, comme le Maître il y a dix-neuf siècles, le Disciple, sous la volonté du Père, s’est saintement incliné.Et qui peut dire que, dans les temps à venir, et dans les desseins de la Providence, ce^acrifice ne comptera pas plus que tout le travail dont rêvait encore ce grand laborieux?* * * Il est peut-être symbolique que l’un des derniers gestes de Mgr Melanson ait été la bénédiction qu’il donnait ces jours derniers à la jeunesse de son pays d'Acadie.Il savait que son heure suprême approchait et le laissa clairement voir dans la lettre qu’il dictait de son lit de malade.— C’esf peut-être ma dernière bénédiction, déclarait-il (nous citons de mémoire), je veux la faire deux fois ardente.Entre tous, il semble que Mgr Melanson ait particulièrement aimé les jeunes, — et les plus petits plus encore que les autres.Une scène du congrès de Québec restera fixée dans la mémoire de ceux qui en furent les témoins émus.Un groupe de jeunes de l’Alberta évoquait, en un spectacle touchant, les luttes scolaires des minorités franco-catholiques.Cela se passait dans un parc de la basse ville, devant un très humble édifice.Mgr Melanson assistait à la petite fête, avec quelques autres dignitaires.Soudain l’on vit quelques gamins, nu-pieds et assez barbouillés, pris par la curiosité, s’avancer derrière les dignitaires.L’un d’eux, plus hardi et plus jeune, se trouva tout à coup à côté même du fauteuil en bois qu’occupait l’Archevêque de Moncton.Celui-ci l’aperçut.Tout doucement, il enleva le gamin et l’assit près de lui.C’est de là que le petit pauvre suivit la fin du spectacle.Il n’est personne, je le crois bien, qui n’ait alors entendu dans sa mémoire l’écho de la parole du Maître: Laissez venir à moi les petits enfants.* * * A l’Eglise, au peuple acadien en deuil, nous disons l’ardente, la profonde sympathie de tous nos lecteurs.Tous, pour le grand pontife et pour le grand citoyen, pour l’homme qui, en nos temps, incarna les plus hautes qualités du peuple-martyr, voudront avoir un ardent et pieux souvenir.23-X-41 Orner HEROLJX Politique Après l’élection de la Colombie canadienne Aucun parti n’aura la majorité absolue et ne pourra gouverner seul — Les progrès de la C.C.F.— Le cas de M.Pattullo — Tempérance et réformes — La “Légion canadienne” fait des sommations au gouvernement King Première belle promotion à un membre canadien-français de l’aviation de guerre fPar Léonotd RICHER/ Ottawa, 23-X-41.— L’attention se tourne maintenant vers la Colombie canadienne où l’élection générale a donné les résultats les plus inattendus.Le premier ministre libéral, M.T.-D.Pattullo, détenait 31 sièges sur un total de 48 dans la dernière législature.Hier soir il n’en retenait que 20.Par ailleurs la C.C.F.réussissait à faire élire 14 candidats et les conservateurs 12 candidats.Au moment où nous écrivons ces lignes, il est clair que le parti libéral se trouvera en minorité lorsque la Chambre fera sa rentrée.Car lors même qu’il gagnerait les quatre sièges où les résultats sont encore douteux, les partis d’opposition (il y a un Irn-vailliste d’élu) auront une majorité de deux voix sur l'ancien parti au pouvoir.Il n’est pas certain d'ailleurs que les libéraux remportent 23 sièges.Voilà pour le vote civil.Il y a le vote militaire à venir, susceptible de modifier un tant s dt peu la situation des partis.Les chefs des partis provinciaux i ont refusé de commenter les résultats de l’élection.Ils attendent les rapports finals du scrutin.Il ressort tout de même des résultats connus que la C.C.F.a fai' les gains les plus importants, en même temps que les .plus inquiétants pour les deux anciens pu lis.Le parti libéral a subi des pertes lourdes.Tandis que le parti conservateur n’a enregistré que 4 gains, la C.C.F en a fait 7, puisqu'elle ne faisait élire que sept candidats aux élections de 1933 et de 1937.Parmi les membres élus de la C.C.F., on remarque le nom de Mme Grace Maclnnts, femme de M.Angus Mclnnis, député fédéral de Vancouver-Est.et fille de M.J.-S.Woodswnrth.M.Grant McNeil, ancien député fédéral, a remporté la victoire, lui aussi.M.McNeil, soit dit entre parenthèses, préconisait une politique autonomiste, au temps où il était membre de la Chambre des communes.Est-ce un indice ?Ainsi que nous venons de le dire, les résultats définitifs pourront modifier la situation des partis.Mais il est tout de même bon de noter l’influence grandissante de la C.C.F.sur la vie politique de la Colombie Canadienne.Reste à savoir si ce parti, longtemps dirigé par un homme d’une sincérité à toute épreuve, M.J.-S.Woodsworth, fera lies gains à l’élerlion générale de la Nouvelle-Ecosse le 28 de ce mois.Il est dans l’ordre des choses que l’un des deux vieux partis perde du terrain et cède le pas devant la popularité d’un parti plus jeune, dont le programme met l’accent sur les réformes sociales et économiques.L’Ouest canadien est un terrain particulièrement propice aux expériences sociales et économiques audacieuses, ainsi que l’ont démontré les victoires successives de M.William Aberhart, premier ministre d’un gouvernement créditiste en Alberta.Si la C.C.F.allait fortifier ses positions en Nouvelle-Ecosse, cela serait un très fâcheux augure pour le parti conservateur.Une punition pour M.Pattullo?Hier soir les milieux officiels d’Ottawa n’avaient pas encore commenté le scrutin en Colombie.Toutefois le Citizen rapportait que dans des cercles libéraux on était porté à croire que le résultat du vote était une punition infligée à M.Pattullo, paree que celui-ci n’avait pas voulu accepter le rapport de la Commission Dafoe-Sirois lors de la conférence fédérale-provincinle des 14 et 15 janvier de celte année.Jusqu'à quel point le scrutin d'a- .(Suite à la dernière page) L*actualité .En marge de lo loi lrn procureur de la Couronne faisait, hier meme, un joli petit discours en Cour d'assises sur la nê-ccssilé du respect de la loi.Cet avocat parlait avec clarté, sincérité et simplicité.Nous étions convaincu qu'il était convaincu et cela nous louchait.Mais nous songions aussi, en l’écoutant, aux anomalies de certaines lois, lois mal faites qui, par leur caractère incomplet, peuvent occasionner d’immenses torts et causer du préjudice à ceux qui g sont soumis.Dans un billet d’il y a plusieurs jours, nous faisions remarquer, au sujet de ce malheureux qui avait raté son suicide et qu'on se proposait de loger en prison, que c’est là un bien piètre moyen de redonner à pareil individu le goût de vivre.On ne guérit pas un mal par un mal plus grand.Nous avions suggéré qu’au lien de placer au cachot ceux qui ont les bleus au point de tenter de se suicider, il vaudrait mieux leur payer des vacances gratuites.De celte façon, il y aurait moindre risque, disions-nous, de rendre ces âmes tristes à la récidive, de les encourager à tenter de sortir encore de la vie par effraction.Une autre petite anomalie de la loi nous était hier signalée par un conférencier du Club Saint-Laurent Kiwanis, M.l'abbé Ernest Hrous-seau, qui, parlant du sort des orphelins, disait qu’a compter de quatorze ans cette catégorie d’individus doit quitter les institutions ou elle a reçu asile.Or, parce qu’on jette si tôt cette jeunesse dans ta vie, il arrive que des orphelins n’ont pas le temps de terminer leurs études et qu'ils doivent affronter sans-une préparation suffisante les rigueurs du monde moderne.Ainsi, à l'orphelinat d'Huberdeau, les enfants ayant atteint l’âge de quatorze ans ont dû, au beau milieu lies études qu’on leur avait fait faire, s’en aller tenter de gagner misérablement quelques dollars avec leurs bribes de savoir.Peut-on concevoir chose plus inhumaine?Et pourtant, de par une loi idiote, des êtres, des orphelins, des gens qui ont plus besoin que d'autres d’aide et de protection de la part de la société seront exposés à être lances dans le struggle for life sans avoir tes armes pour tourner cette lutte à leur avantage.Aussi le conférencier du Club Kiwanis demandait-il avec instance la prolongation du séjour des jeunes orphelins dans les maisons qui tes forment.La loi humaine est peccable.Oui, on devine ce que les savants avocats vont nous dire pour excuser le législateur.Oui, la loi comporte des défauts.Mais est-il possible qu elle en comporte d’aussi graves que celui que nous signalait hier M.l’abbé B rousseau?Est-il possible surtout qu'une telle loi demeure en vigueur dans sa forme présente?A un ouvrier que ion poursuivait devant les tribunaux sous l’accusation d’avoir gagné sa vie sans porter sur lui sa carte de compétence, exigée par la loi des conventions collectives du travail, le tribunal fit remarquer que travailler avec compétence, même sans carte de compétence, n'est pas aussi grave que de travailler sans compétence avec les poches remplies de cartes de compétence.H s’agissait d'un cas bien particulier où l’ouvrier, qui avait été longtemps en chômage, avait dû gagner un peu afin d’avoir l’argent nécessaire pour payer son union et se procurer ia fameuse carte sans laquelle on ne peut poser le moindre bout de planche.L’humour du tribunal en cette instance n’élait pas malicieux et ne.signifiait pas que ia loi fût mauvaise en elle-même; cependant, le sourire du juge en disait long sur certaines chinoiseries de la loi et surtout sur la façon intempestive dont certains toqués de la lettre avant l'esprit veulent l’appliquer.Nous pourrions colliger d’autres aspects saugrenus de certaines lois.Nous le ferons a l’occasion pour l’amusement de ceux qui savent rire de certaines choses qui veulent être graves, mais ne sont que ridicules.a3-x-« M.H.Bloc-notes M.Howe se tait «t et M.Bassett parle M.le ministre Howe n’a pas encore exprimé ses regrets d’avoir calomnié les ouvriers d’Arvida.C’est peut-être qu’il partage l’avis de M.John Bassett, fils' qui a dit à ce sujet que "la vérité ne devrait pas tarder à percer”.Ainsi, la Commission d’enquête nommée par le gouvernement fédéral se trouve, à cause du silence de M.Howe et de la loquacité de M.Bassett, en singulière posture.Il est douteux que tous ceux qui la composaient veuillent longtemps laisser Je public sous l’impression que la vérité n’a pas encore percé clans les conclusions du rapport, mais qu’elle ne tardera pas à le faire.Le jeu, Je vice et le “Canada” Le Canada de ce matin fait ainsi écho à une déclaration de M.Asse-lin, présiclent du comité exécutif de la ville de Montréal: Un fait certain, c’est qu’un homme bien placé pour connaître la situation vient de faire une déclaration d’une gravité telle qu’il importe que les choses n’en restent pas là.Le président du Comité exécutif, M.J.-O.Assclin, s’est exprimé carrément; “Je suis au courant de la situation déplorable qui existe dans notre ville en ce qui regarde le vice et le jeu.Des plaintes de toutes sortes ne cessent de me parvenir et je sais qu’elles sont bien fondées.Cet état de choses ne peut continuer d’exister plus longtemps et un nettoyage s’impose.Je prendra* les dispositions nécessaires pour y mettre fin.” On ne saurait être plus catégorique.Par ailleurs, on laisse entendre que des menaces auraient été faites à des conseillers pour remettre un pen d’ordre.D’où viennent précisément ces menaces?Il serait intéressant de le savoir.Peut-on voir dans cette intervention du Canada la certitude que la police provinciale, qui se mêle assez souvent des affaires montréalaises, est disposée à s'en mêler une fois de plus, mais pour le bon motif?M.Assclin, et les conseillers municipaux qui ont soulevé ce scandale au conseil, font bien de pousser leur besogne d’assainissement.Mais qu’ils ne se cachent pas que celle-ci sera laborieuse et pénible.Loteries de tout genre et bureaux de preneurs aux livres, fonctionnant depuis si longtemps — avec la complicité tacite de toutes les polices — qu’ils sont devenus des institutions quasi respectables, protégées par les droits acquis— droits sacro-saints en pays britanniques.23-X-41 Ls D- Le carnet du grincheux Un ministre p/otesfant de Victoria, Australie, a les honneurs de la première page du Star, hier.Il est devenu père à l’âge de 94 ans.* * * Ce ministre s’appelle Green et est, en effet, très vert: c est un cas de .néo-Mathusalémisme.* * * Les Associations nationales de l’Ouest réfutent un articulet du Canada où on leur reprochait d'avoir affirmé que lors de la journée de reconséeration (cherchez ce que cela veut dire) le ministre de la justice n'avait parlé qu'anglais à Radio-Canada.* * * Or, il appert que M.Lapointe a parlé à la foi* an français et en anglais.Mais son discours français, «nregistré d’tvan- Critiques des travaiHistes contre Tinoction" du ministère Churchill — Ils proposent des invasions continentales — Coulage de r'Aurania" en haute mer — Les Allemands disent être à 37 milles de Moscou — Les Français dams une grande inquiétude — Un appel français de la "B.B.C." M.King pris à partie par le "Globe-Mail" réfractaire à ses plans d'économie dirigée Le Japon fait entendre par l'entremise d'un de ses journaux officieux que si les nations européennes ne se prévalent pas dTei peu du fait que lui, le Japon, peut servir de médiateur entre elles pour conclure une paix honorable et éviter ainsi de jeter le monde dans le chaos, il entrera dans le conflit, ce qui serait tant pis pour l'Europe.Le Japon a déjà usé de cette tactique, qui n'intimida personne à l'époque.On voit mal le Japon, dont les méthodes en diplomatie n'ont particulièrement rien de recommandable, s'entremettre pour la conclusion d'une paix juste.Et puis aucune des nations d'Europe ne consentirait à lui donner figure d'arbitre des nations blanches.Au cours d'un débat aux Communes, à Londres, le député travailliste Philip Noel-Baker, mécontent de la politique du gouvernement Churchill par rapport à la guerre, demande que celui-ci agisse au plus tôt pour dégager la Russie, soit en jetant des troupes britanniques en Ukraine, — il s'agit de les y conduire, — soit en attaquant l'Italie avec un corps expéditionnaire d'invasion, etc.Le même Philip Noel-Baker, s'exprimant vigoureusement, va plus loin que M.Baldwin, cet ancien premier ministre anglais qui déclarait un jour que les premières lignes de défense de la Grande-Bretagne étaient sur le Rhin.Le député travailliste les déplace et les pose sur les rives du Volga et du Don, en Russie, en attendant qu'il les situe sur l'Obi ou l'Iénisseï, en Sibérie.Le gouvernement Churchill maintient ses positions et ne se laissera pas forcer la main quant à une invasion du continent européen pour laquelle il ne sent pas encore l'Angleterre suffisamment préparée.Ce n'est pas une entreprise à lancer à la légère.Les Allemands, qui prétendent avoir fait une percée dans les lignes de défense de Moscou, disent être rendus, avec leurs avant-gardes, à 38 milles environ de la ville elle-même.Les Russes se contentent de dire qu'ils tiennent bon.On apprend de Samara (aussi appelée Kuibychev), ville où Molotof, collègue de Staline, exerce une sorte de gouvernement complémentaire de la Russie, vu la difficulté croissante des communications avec Moscou plus ou moins encerclé, que le général Timoshenko vient d'être relevé de son commandement des armées opposées aux Allemands et que le général Gregori Zhukov prend sa succession.Ce dernier était simple soldat il y a 25 ans, il devient généralissime de tout un groupe d'armées, en attendant sans doute d'être, comme Timoshenko et tant d'autres, limogé à son tout.On ignore si Timoshenko recevra de nouvelles fonctions.Samara n'en dit rien, non plus que Moscou.La bataille de l'Atlantique continue.Les pertes anglaises en haute mer sont importantes, mais sensiblement moins graves que celles de 1917, période de la dernière guerre où les Allemands torpillèrent ou coulèrent le maximum de navires marchands anglais, ou à destination des Alliés.On signale cet avant-midi de Berlin qu'entre autres cales anglaises coulées ces jours derniers figure le poquebof "Aurania", de la ligne Cunard, paquebot de tonnage moyen, bien connu dans le port de Montréal, qu'il fréquenta de 1920 jusqu'au commencement de cette guerre-ci.La situation en France entre les Allemands et la population civile du pays reste très tendue, à la suite des exécutions d'otages de Nantes d'il y a quelques heures et du coup commis hier contre un officier allemand, à Bordeaux.Il se fait un mouvement dans les milieux parlementaires de Washington pour que la loi de neutralité américaine, une fois amendée, permette aux navires marchands des Etats-Unis de pénétrer dans les eaux de la zone où s'étend la bataille de l'Atlantique et de so rendre jusque dans les ports des nations alliées.On projette même d'acheminer par l'Atlantique plutôt que par le Pacifique tous les envois de matériel à destination de la Russie.On craint que le Japon ne ferme le passage du détroit de LaPérouse, qui, séparant cer-taines de ses îles, donne accès à la mer du Japon et au port russe de Vladivostok; ce quasi-blocus fournirait prétexte à des incidents de la part du Japon et Washington veut les éviter.Le trajet des ports américains à Arkhangelsk, en Russie, sur la mer Blanche, est sensiblement plus court, — de plus de lo moitié, — que celui de San-Francisco à Vladivostok; mais pendant plusieurs mois le port d'Arkhangelsk est quasi bloqué par le froid et il fout des navires brise-glaces pour le tenir accessible en tout temps.Ce port russe servit aux Anglais, de 1915 à 1917 pour envoyer des ormes et des approvisionnements à la Russie tsariste.LA SITUATION EN FRANCE Avec la dernière fournée d'exécutions d'otages en France, hier, le total des Français mis a mort par l'autorité allemande, pour toutes sortes de raisons, depuis quelques semaines, touche 135.On craint qu'une cinquantaine d'autres otages soient passés par les armes, d'ici peu de (ours, si les responsables des attentats de Nantes et de Bordeaux ne sont découverts et livrés aux autorités allemandes occupantes.Le délai fixé pour cela expire ce soir.Les récompenses en retour d'informations qui pourraient mettre les Allemands sur une bonne piste sont considérables, mais n'ont encore rien donné, en fait de résultats pratiques.Hier, le maréchal Pétain et l'amiral Darlan ont adjuré à la radio les populations civiles françaises de ne pas se livrer à des attentats inutiles, dont le seul résultat est de rendre plus pénible le sort de la masse, celui des prisonniers et de jeter dans le deuil les familles des otages contre lesquels les Allemands exercent de dures représailles.On a parlé, dans certains milieux étrangers, de mettre à mort 2 Allemands pour chaque otage exécuté en pays occupés par le Reich.Cela reste en suspens.On signale dans des dépêches d'hier soir et de ce matin que la "British Broadcasting Corporation" ("B.B.C.") aurait lancé un appel en français à la population française, lui demandant de ne pas se livrer à des voies de fait sur les Allemands en France, de ne pas commettre d'actes de violence inutiles, d'épargner la vie des Allemands vivant en France, et invitant la population civile à commettre plutôt des actes de sobotage de matériel, d'engins de guerre, dans les usines, les porcs d'artillerie, et dans les fabriques et les industries en territoires occupés.Cela donnera des résultats plus pratiques et moins dangereux pour les civils français, aurait dit la "B.B.C." Pour l'heure, Bordeaux vit dans l'inquiétude, de même que Nantes, et tout le reste de lo France sympathise avec la population de ces deux villes, où la répression allemande s'est exercée durement jusqu'ici.Les appels de Darlan et surtout du maréchal Pétain auront, croit-on, entre autres résultats celui de rétablir quelque peu le calme dans la population; et de taire cesser pour un temps la série d'attentats inutiles auxquels toute une presse étrangère applaudit, ce qui porterait è croire que des influences extérieures compteraient parmi les facteurs déterminants de ces actes dangereux pour l'ensemble du pays.—AU CANADA On ne saura le résultat eomplet de l'élection de la Colombie canadienne tenue mardi dernier que vers la mi-novembre, les bulletins des soldats colombiens rendus en Angleterre ne devant être comptés que vers le 12 du mois prochain.Jusqu'ici les voix déjà comptées des soldats colombiens stationnés au Canada ne paraissent guère avoir changé la situation créée par la vote des civils.Les derniers chiffres compilés démontrent que les libéraux ont pris 20 comtés, — le sort personnel de M.Pattullo, premier ministre et candidat libéral, reste douteux, il a une très faible avance dans la majorité des bureaux de votation dont les résultats sont connus; que les coopérotistes ("C.C.F.") en ont pris 14, les conservateurs, 12, et les travaillistes, 1.Cela fait déjà 27 aux partis d'opposition sur un total de 48.Les libéraux, donc, ne peuvent plus gagner par la majorité des voix, ce qu'il leur faudrait pour gouverner seuls.La combinaison qui s'ébauche, c'est celle d'un gouvernement de coalition libéral-conservateur, — autrement dit le bloc des deux vieux partis contre le plus nouveau, le groupe coopérotiste.Les coopé-ratistes eux-mêmes prévoient que M.Pâttullo dev.a s'entendre avec les conservateurs pour tâcher d'éviter une nouvelle élection de guerre, que personne ne désire en particulier.D'ici la fin des hostilités les coopéra-tistes travailleraient à consolider leurs positions et à gagner u.ie plus large tranche des électeurs, avec des promesses de réformes sociales profondes, sitôt la poix revenue.La presse canadienne continue d'examiner avec quelque méfiance le bloc de réformes économiques que M.King a proposées samedi dernier pour éviter l'inflation, assurer la juste répartition des produits de consommation et d'usage essentiels et protéger le public contre des hausses de prix injustifiées.Il y a quelques heures, le "Globe-Mail" de Toronto puyer les jeunes inscrits à la cais|2 lors de leur établissement.Elles travailleraient ou dans les paroisses nouvelles ou dans les vieilles paroisses.Elles pourraient même avec la collaboration du gouvernement provincial et des autorités religieuses aider à l’établissement des jeunes dans les provinces soeurs.N’a-t-on pas vu le royaume du Danemark et la république de Pologne organiser des services spéciaux après 1920, pour assister leurs émigrants en partance pour l’Amérique?Pourquoi nous contenter de n'aider que ceux des nôtres qui voudraient s’établir dans notre province?N’oublions pas que le tassement d'une population sur un territoire délimité peut contribuer à réduire la vitalité de cette population en compliquant son mode d’existence.Lettres au "Devoir Nou.ne pebliom que lee lettre* lignée* eu de* communicitione eecempe- ! gnéet d'une lettre «ignée avec «dretie authentique.Le “Devnir” ne prend p«* la retpontaL itité d* e# qui parait tous cette rubrique.Qu'on ferme les kiosques au lieu de les multiplier Montréal, k 22 octobre 1941 Monsieur le directeur du Devoir, Montréal.cHer monsieur, Voici copie d’une lettre que nous venons d’adresser au président du f.oraité exécutif.Nous croyons dans l’intérêt public qu’il serait bon de la publier, si vous voulez bien nous donner l'hospitalité.Sincèrement à vous.Le secrétaire) Roland ROY (pour la section Notre-Dame de la Société Saint-Jean Baptiste) selon la préférence du pere, pat-enfants à la caisse d’établissement.Cette cotisation devrait se payer à partir de la date d’inscription de l’enfant, au cours de la première année d’existence de ce dernier.Je souhaite que nous serrions • ^1ISC,U ^ sa majorité oh jusqu à sou mariage s il se marie avant 1 age de 21 ans.De les coudes.L’agriculture est la base de la société.Et pour que le progrès règne dans cette province, il faut que l’agriculture soit assise sur des bases solides.” M.Georges Bouchard M.Georges Bouchard, sous-ministre de l’Agriculture du Canada, a souligné, entre autres choses, qu’il faut accentuer la coopération entre les cultivateurs de la province de Québec.Exaltons notre classe agricole tant que nous pourrons et nous serons dans la noie juste, a-t-il dit.Prenons la peine d’approfondir notre situation.Le cultivateur ne sera jamais trop bien traité.Plus on attirera de monde sur les terres, mieux ce sera.Le retour à la terre, c’est une confession.Faisons égatement toujours une distinction entre les.plaintes et les revendications.Il y a ! ce je ne sais quoi qui nous rive au sol et qu’il faut faire ressortir.Il ne fau| pas que l’on n’entende que des plaintes.La meilleure profession, c'est celle que l’on choisit.Soyons tiers de notre profession.N’oubliez pas que nous sommes en guerre, a rappelé M.Georges Bouchard.Il faut étudier la situation constamment.Le ministre fédéral de I Agriculture est on ne peut plus désireux de collaborer avec le premier ministre de la province de Quebec qui est aussi ministre de 1 Agriculture.Nos entrepôts regorgent de grain, il est vrai, mais les entrepôts de la pensée agricole ne sont pas encore pleins.NECROLOGIE BONNEAU — A Ville St-Uiurent, le ai, à 5,1 ans.Wllltp Bonneau.DEZIEI, — A Montréal, le 22.A fl« an*, Pavl ! Déziel, époux (le Itoea Gosselin.GARIEPY - A Montréal-Est, le 21, A ans, Marcelle, fille de feu Armand Garlé pv et d'Albtna Robert.GAUTHIER — A Montréal, le 21, Mpie | veuve Franvots Gauthier, née Amanda Mignault.OEOFFRION ~ A Montréal, le 21, A | ans.Isaïe Oeoffrlon.époux de feu Emma | Delgnault.GOHIER — A Ville St-L*ut*ent, le 20.à 19 ans.Claude, fils de feu Wilfrid Gohler et de Vltallne Bourgeois.LEBEL — A St-JérAme, le 21.A Bfi an*.Eylvlo Lebel, époux de Gertrude VUle-mur.I ECLAIR — A Montréal, le 19, Mme J -Albert Lecl&lr, nee Oeorglanna Beaueage.1ACABSE — A Montréal, le 21, A 60 an*.Léon-Georges Laçasse, époux de feu Laura Legault.1 AMARRE — A Montréal, le 21, à 84 ans.Mme veuve Etienne Lamarre, née Albina Fauteux LASALLE - A Montréal, le 21.A 88 ans, WOMe Lesalle, énoux d'Hélène Rousseau.r\TRY — A Montréal, le 21, A 64 ans.Mme Noé Patry, née Amanda Desroehers.PAYETTE - A Montréal, le 20.A 38 ans.Rom», fila de feu Francis Payette et de Ma-lr I afetére, PICHE — A Montréal, le 20, A 60 ana, Hubert Plché, époux d'Albertlne Lefoy.M.Raynault M.le maire de Montréal a tout u abord dénoncé les entremetteurs qui disent que ce sont les cultiva-teurs qui sont responsables du coût eleve des produits agricoles quand ces produits sont à la hausse.1 uis M.Raynault a demandé que les gens des villes et les gens des campagnes s’entendent puisqu'ils peuvent s'entendre.Il n’y n pas de doute que les citadins sont plus capricieux qu’auparavant.Pour leur vendre et leur plaire, il va falloir que les cultivateurs présentent mieux leurs marchandises.Il faut un peu plus de préparation dans les produits agricoles livrés.“J’ai déjà demandé que l’homme des villes soit sympathique aux cultivateurs et que les cultivateurs soient svmpathi-ues a 1 homme des villes.Ne pour-1» i rions-nous pas ainsi créer cet esprit £ de collaboration si nécessaire?" ans.De telles cotisations pourraient se (feposer a la caisse populaire et ne pourraient pas se retirer avant la majorité du bénéficiaire excepté en cas de décès ou de mariage.2.Le trésor provincial pourrait contribuer de 2 à 4 fois autant que le montant des cotisations versées par le père de famille.3.La municipalité du chef de famille fournirait une contribution égale à celle de ce dernier.4.L'argent ainsi déposé pourrait s’administrer par l’entremise de la Federation des Caisses Populaire-, sous la surveillance d'un conseil forme de représentants du trésor provincial, de l’Union des municipalités, de l’assurance mutuelle ou cooperatives des familles intéressées.Au cas du décès de Tentant avant sa majorité la somme des cotisations versées par ses parents et par lui-même retournerait à ses héritiers légaux.On pourrait même établir un plan d’assurance spéciale pour payer les frais d’enterrement.5.l.e bénéficiaire pourrait verser iui-même à la caisse d’établissement toutes les petites économies qu’il lui plairait d’accumuler, ce qui lui faciliterait ses chances de crédit à sa majorité.6.Tout enfant inscrit h la caisse d’établissement serait l’objet d’une attention spéciale au cours de son stage à l’école primaire.Si au sortir de celle-ci à 12 ou à 14 ans, il s’oriente vers l’école secondaire, libre à ses parents de le laisser faire et de continuer leurs versements des cotisations en sa faveur.A sa majorité le petit pécule accumulé lui aidera à terminer ses études supérieures.Si au sortir de l’école primaire, il ^'oriente vers l’agriculture, l’artisanat, l’industrie ou le commerce, des bourses spéciales données par l’Etat lui permettront de fréqeunter graiuitement l’école d’agriculture, l’école technique ou l'école artisanale.Ce stage à l’école professionnelle, s’il est bien rempli, lui permettra d’obtenir à 21 ans de plus grandes facilités de crédit.7.La somme des contributions familiales, personnelles, municipales et gouvernementales constituera à la majorité du bénéficiaire un pécule encore modeste, mais suffi- Les coopérateurs se réuniront à Joliette les 7, 8 et 9 novembre Joliette, 23 — La ville de Joliette recevra les coopérateurs de la province de Québec.En effet, ainsi que nous l’annoncions la semaine dernière, le prochain congrès du conseil supérieur de la Coopération aura lieu dans cette ville.Le thème principal de ces assises sera l'assurance coopérative.Le discours d’ouverture sera prononcé par le R.P.Georges-Henri Lévesque, O.P., directeur de l’Ecole des sciences sociales et président du conseil supérieur de la coopération.M.Victor Barbeau, président de l’Alliance des coopératives de consommation, traitera des fonctions et de Timportahce économique, nationale et sociale de l'assurance.Le samedi, M.Paul-Henri Gui-mont, professeur d'Economie politique à l’Ecole des sciences sociales de Laval expliquera ce qu’est l’assurance cooperative.M.Gérard Filion, secrétaire de l’U.C.C., parlera des mutuelles-incendies, tandis que M.Belzile entretiendra les coopérateurs de la mutuelle-vie de TU.C.C.Le programme comporte beaucoup d’intérêt, Nul doute que les coopécateurs se rendront nombreux à Joliette.Nous publierons la semaine prochaine l’autre partie du programme du congrès.Pour tous renseignements s’adresser au Conseil supérieur’de la coopération, case postale 186, Québec, P.Q.CM * Montréal, le 22 octobre 1941 M-oo«ieur J.-Orner Asselin, Président, Comité exécutif, Hôtel de Ville, Montréal.Cher Monsieur, No» membres ont été stupéfaits de voir qu’hier, à trois ou quatre pas de la grille d’entrée du Séminaire, rue Notre-Dame, un nouveau petit kiosque pàur journaux s’est installé sur le trottoir et adossé à la muraille du Séminaire.Ce kiosque, | vite des “Amis de la Famille’’, hier comme la plupart de ceux du même soir, salle St-François, 2000 ouest, Vient de poroître : L*ACTION NATIONALE Lional André L E S CROULX.pire LAURENDEAU Clement MARCHAND Charles DOYON LIVRAISON D'OCTOBRE S o m maire CONQUERANTS GERARD FILION .Vers l’avenir.Nos écoles enseignent-elles de l’Anglais ?.Eloge de l’évidence.Villade.haine Nos enquêtes D'UNE CULTURE CANADIENNE FRANÇAISE |.COUSINEAU.S.|.Le point de vue social.Eugene L HEUREUX .Notre culture demain.Notre culture française.Réalités canadiennes-françaises.Guy FRECAULT L.-Piul DESROSIERS e Chroniques André LAURENDEAU Dans la cité Vers l'accomplissement de notre destin américain.Vie de l'esprit CANDIDE .Lettres amicalei., * .La bibliothèque des enfants.j # .Les livres.En deux mots.Abonnement k la revue: $2.00 Ceae poatate 133, Outremont L’Aation nationale est en vente au numéro, chez les principaux libraires de Montréal et de Québec.par année.Tét : CRescent 2221 Curé à Notre-Dame dé Grâce de Québec Québec, 23 (D.N.C.) — Par décision de Son Eminence le cardinal Archevêque, l’abbé Joseph Falar-deau, curé de Saint-Maurice de i Thetford-les-Mines.est transféré à la cure de la paroisse de Notre-Da-me-de-Grâce-de-Québec, devenue vacante par la démission de l'abbe Edouard-V.Lavergne.L’abbé Horace Labrecque, ci-devant curé de Sainte-Sabine, est nommé cure de la paroisse de St-Prosper de Dorchester, en remplacement de l’abbé Zéphirin Hay-mond.M« Maurice Fortier retire sa candidature Québec, 23 (D.N.C.) — Dans une lettre adressée au maire et lue par ce dernier au comité administratif, Me Maurice-H.Fortier, de Montréal, retire sa candidature au poste de chef du contentieux municipal de Québec.M.Lucien Borne a commencé hier après-midi par lire une protestation du conseil fédéré des métiers et du travail contre la nomination d'un avocat de Montréal au contentieux municipal.Puis il a lu une protestation du conseil du Barreau de Québec sqr le même sujet.Il a terminé par la lecture de la lettre de son gendre, Me Fortier.Les quelques applaudissements er.moins, l’accueil qu’on fit à cette lettre fut aussi discret que celui fait à la résolution nommant Me Fortier à la séance du 10 octobre.genre, est soi-disant un kiosque pour journaux, mais on y verra bientôt étalée la kyrielle de revues et magazines osés déjà offerts aux quatre autres kiosques de la Place d’Armes.C’est dire que les Messieurs de Saint-Sulpice et toutes les personnes qui se présenteront au vieux Séminaire, la plus ancienne construction de Montréal, remontant à 1685, auront le déplaisir de voir étalés: Look, Esquire, Popular Sex Science, Pic, Click, True Love and Romance, Love fiction monthly, Movie Life, Your Charm, Hollywood, Red book, et«.Vous admettrez, comme les membres de notre section, que cela est d’une inconvenance intolérable.Nous nous demandons, au seuil de Tannée jubilaire de Montréal, si la ville ne devrait pas profiter de l’occasion pour faire disparaître les kiosques da la Place d’Armes.Personne ne s’oppose à ce que des camelots vendent des journaux à la Place d’Armes, ni même ne les protègent par les boîtes métalliques vertes permises par la ville, pourvu que ces boîtes ne soient pas en trop grand nombre, mais le commerce de livres et de revues de la nature de celui dont nous vous donnons plus haut un échantillon n’est nullement justifié, surtout à cet endroit.Espérant que vous vous rendrez bientôt à Tune et à l’autre de nos demandes faites au nom de la morale, de la convenance et du bon renom de notre ville, je demeure Votre sincèrement dévoué, pour la Société Saint-Jean-Baptiste, section Notre-Dame, Le secrétaire: Roland ROY.Lo "SamoHif FamHiate’1 Dorchester, à l’occasion de la “se- ir BEAUTE ^BAGUES À DIAMANTS BLUE RIVER M.Victor Barbeau et U sauvegarde de l'enfant Ce Mtr, projection de "La FomiHe en fleurs", film inédit en couleurs, tourné à Montréal ne Familiale’’, l’on montrera, ce soir, sur l’écran, à la salle St-Fran.naine familiale- don, le ,hé,„e ü-1 / ur le bonheur de l enfant., blic est cordialement invité.Entrée Le conférencier fut présenté par!libre.M.le juge Rivet et remercié par le v R.P.Gonzalve Poulin, O.F.M.Mlle Jacqueline Denîset, soprano, a présenté un excellent programme musical, accompagnée au piano par M.Jean Benoist.M.Barbeau a fait un exposé très clair et très au point de prévoyance et de saine construction économique.“L’enfant, dit-il, l’être le plus démuni, le moins favorisé, le moins compris, l’être en butte à tous les obstacles: victime de l'égoïsme des parents, d’une éducation fausse et d’un régime économique entièrement adverse à son bonheur.H est facile, assure le conférencier, il est facile de dénoncer le libéralisme économique: tous les abus en sont connus.Par une législation occasionnelle, la guerre y apporte certains adoucissements.Cette intervention s’appelle du Socialisme d’Etat et ne pourra que s’accentuer après la guerre.La situation économique de la famille en fonction de Tentant?La grande industrie et le grand commerce nous échappent.Alors, que faire?“Que faire?” A cette angoissante question que se posent tant de parents, l’économiste éminent qu’est M.Victor Barbeau répond avec une foi communicative: “La solution! est dans Tassocialion dans un esprit commun de justice, de solidarité et d’amour.Tout cela, ça s’appelle: la coopération.Multipliées au bénéfice de tous, des volontés, des coeurs, des intelligences, toutes les formes de coopération sont possibles.A la base de toutes les autres, la première: la coopérative de\ consommation.Que donnera-t-elle?Des capitaux, des industries; donc, du travail, donc un avenir pour nos jeunes, soutien et prolongement de la famille.” “Cela ne vaut-il pas mieux que de faire des petits anges ou des prolétaires?” A chacun d* se ]* demander et de se répondre.M.Victor Barbeau, président de 1 la Société des Ecrivains Canadiens-Français, était le conférencier in-' Soirée d« clôture Vm we+st d’épHogue à la “Semai-1 Aiva Concours Festival octobre Tout visiteur adulte a droit de participer gratuitement au Concours d'un magnlfl nue Service à Thé ;lnq morceaux, d'une valeur de Venez tenter votre chance, BIJOUTIER-DI AMANTAI RI 1658 Mont-Royal est - AM.2618 Aver-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue tre-Dame (est), Montréal.No- CALENDRIIH neituln Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés eu gravé*.Mate de* pria *1 apéeiman* aur demand*.L'Imprimari* Populaire.Limite* 490.Notre-Dame eat.Montréal Tél.i BEIair 3361 .2,2sr“ "« Lever du soleil, « h.27 Coucher du soleil, 5 h Cever de la lune.11 h! in.OUcl,er 0.A Lun et à l’autre, on expliquait très clairement qu’il n’y avait ni injustice ni favoritisme dans tout cela, mais qu’on voulait simplement aider le père de famille nombreuse en lui accordant un privilège qu’on refusait aux autres.Le prix de revient était de $3,000; les $500 supplémentaires n’étaient que le profit normal de l’entrepreneur.Celui-ci, dans le cas des familles nombreuses, renonçait purement et simplement à son profit; dans l’autre cas, il exigeait ses $500 et Içs appliquait aussitôt en oeuvres utiles aux familles nombreuses.(La fin demain) Notre'Dame de Russie A J.L.O Vierge qui régniez dans les ! palais et les cabanes des paysans.| Voii.s qui étiez partout et que l’on i a bannie, ainsi que voire Fils, lors-1 que l’on a voulu arracher Dieu aux \ Busses et le chasser de leurs coeurs.On leur a enlevé leur foi et leur \ espérance, les petits enfants grandissent sans savoir rien de Vous cl | de voire Jésus.Les icônes dorées, depuis les plus I belles jusqu’aux plus humbles, vénérées avec amour, ont pris le | chemin de l’exil.Elles ont été dis-| persêes dans le monde, vendues I comme objets d'art, ou recueillies ! pieusement; mais elles ont gardé la nostalgie du pays russe et des coeurs anxieux qui soupirent après leur retour.Lorsque l’immense et silencieuse Russie fut victime d’une foudroyante agression, le premier geste du peuple fut de prier, de remplir les églises.Vous avez entendu ces prières, Notre-Dame de Russie?Vous savez lotit l'amour qui dormait au fond des coeurs, et l’immense souffrance endurée par ce peuple, attaqué maintenant par un autre ennemi mais qui se défend avec toute la vigueur possible.Ouvrez la porte aux missionnaires, qui attendent en priant, l’heure d’aller là-bas, pour évangéliser de nouveau la Russie.Que.voire Fils rentre dans ce vaste pays, que le.s icônes exilées retournent chez elles, éclairer les demeures, où elles n’avaient plus le droit de régner.Les petites lumières qui brillaient devant elles sont restées allumées au plus profond de bien des coeurs.Soumnez-vous des siècles de vénération, des prières innombrables de tant de générations, du désir infini d’apostolat des prêtres qui sont prêts à donner leur vie pour le salut de la Russie.Notre-Dame, ayez pillé, de la Russie, victime d'une aveugle tyrannie, et dont la passion dépasse en souffrances tout ce que l’imagination humaine peut concevoir.Chrétiens, qui êtes heureux, priez pour la Russie, qui ne l’est plus depuis des années infiniment longues.Chrétiens qui souffrez, priez pour la Russie, qui a connu toutes les souffrances.Vous qui avez la fol, priez pour qu’elle lui soit rendue.Vous qui dites chaque jour d Dieu: "Que votre règne arrive”, priez pour que ce règne qui, seul, peut sauver le monde, et nous donner la paix, s'étende sur la Russie Priez avec "ceux el celles qui s’usent tes genoux à demander à Dieu la conversion de la Russie".Notre-Dame, paissiez-vous rentrer là-bas, victorieuse el consolatrice, apportant la lumière et l’espérance données au monde par votre Fils.Madeleine THIft.ACDEAtJ Feu Mlle Claire Arcfaombauit A Saint-Antoine-sur-Richelieu, le 3 octobre, est décédée Mlle Claire Archambault, g.m.e., de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Les funérailles ont eu lieu le lundi, fi octobre.La levée du corps fut faite par M.le curé Decelles.Le service chanté par le Père Joseph Archambault, des Pères Dominicains, oncle de la défunte, assisté de MM.les abbés Raymond Archambault et Joseph Poitevin, cousins.Elle laisse son père et sa mère, M.et Mme Olivier Archambault; ses frères, Guy, Gabriel, Julien et Germain Archambault; ses soeurs, Mmes Albert Kingsley (Reine) et Léon Guertin (Pauline); ses beaux-frères, MM.Albert Kingsley et Léon Guertin.L’hôpital Saint-Jean-de-Dieu avait délégué, une imposante représentation de religieuses et de gardes-malades.Parmi l'assistance on remarquait MM.J.-Ignace Archambault, Dominique Pointevi i, Yves Archambault, Joseph Beauregard, Jules Archambault, Le.; Hervé Lafortune, Ernest Bourgeois, Paul Poitevin, Wilfrid Bohémier, Fernand Bleau, Florent Coiteaux, Georges Dubrcuil.Paul Lafortune, Anthime Manger, Roméo Guertin, Ophnic Dufort, Thomas Marchessault, Antonio Guertin, Aimé Desrosiers.Louis Larose.J.-Antoine Cartier, Emile Archambault.J.-B.Archambault, Calixtc Colette, Xavier Girard, Léo Voghcl, François Girard, Maurice Donse-reau, Julien Benoit, Toussaint Pi* neault, Hector Jacques, Fiavien Marcotte, Lucien Archambault, Wilfrid Archambault, E’eUx Hébert.Léonidas Archambault, Joseph Noël, Zenon Parent, Sergius Millier, Paul-Emile Benoit.Fernand Giard, Roger Archambault.Paul Archambault.Dr Amancc Bohémier, Jean-Paul Gendron, \\ sommes pas, malheureusement, ar- loniste Josef Szigeti qui joua le Concerto de Brahms.L’exécution de l’oeuvre, sans doute, fut excellente; j’oserais presque dire: surtout du côté de l’orchestre.L’oeuvre elle-même ne m’enthousiasme pas outre mesure, et si M.Szigeti l’a jouée avec une technique parfaite, il n’a ajouté que de rendre visible la difficulté que Brahms y a semée d’une main généreuse.Si peu que cela doive compter on pourrait tout de même aimer à ne pas trop s’apercevoir que ce concerto est, dit-on, le plus difficile qui soit.On voudra bien me permettre de corriger ici une distraction dans la rédaction'des notes du programme sur la Symphonie.J’avais commencé par écrire Habeneck et, je ne sais comment, j’ai fini par Ha-berbier.Toutes les coquilles ne sont pas des malpèques à passer sur le dos du hypo.Frédéric PELLETIER A rimperial A partir de vendredi prochain et pour trois jours seulement, le ciné- .ma impérial présentera le film nee.On avait absolument besoin de ,iDive Boniber”, avec Errol Flynn, la collaboration et de la permission j Fred MacMurray et Alexis Smith.CHI.P-1490 kilocycle* 815 O Canada.8.15 Informations.8 25 Sommaire.8 30 Réveille-matin 9 OO Chansons françaises.9.15 Rndlo-Journal.925 Les trots sapins.: 9.30 Chansonnettes.9.45 Tatum au piano.10.00 Orch.Kaye.| 10.15 Pour vous plaire, i 10 30 Parade matinale, i 11.00 Vedettes.11 15 Trio Le Mar.11.30 Emission commerciale j 11 45 Nouveautés.Midi Heure féminine.100 Radio-Journal.105 Heure féminine.2 00 Heure précise 2 01 Concert Master.2.30 Llson et Lisette.2.45 Les sérénadeurs 3 00 Heure de l'opéra.4 00 Nouvelles.4 30 Chansons française».5.00 Le thé dansant.5 30 Radlo-spéclal.600 Méli-mélo.6 15 Radio-Journal.6 23 CHLP ce sol.', 6 30 Musique sur demande.6.45 Radlo-annualre.7.00 Heure.7 00 Heure familiale.7.30 Musique de Schuman.7.43 Oncle Troy.8 00 Planiste du foyer.8.15 Orch Walsh.8 30 Claire Btssonnette au piano.9 00 Heure.9 00 Orch Hudson.9 15 Ensemble Standard.9.30 Radlo-comédte.10.00 Five of a kind.10.15 Nouvelle».10.30 Orch.Allan.11 OO Heure.du gouvernement.On écrivit à lord Beavcrbrook un câblogramme de 2,134 mois, lui expliquant le but qu’on se proposait.Dans sa réponse, le chef du ministère de l’aéronautique promit la coopération de ses subalternes.Des scènes filmées pendant la bataille de Dunkerke furent envoyées à Hollywood qui s’en servit pour sa reconstruction.Plus d’un millier d’ouvriers travaillèrent à reconstruire dans le studio un décor de la Manche.Des ré-jliques de Messerschmitts furent fabriquées au coût de 16,000 chacune.Pramièra de "Lakmé' ce soir Ce soir, au Monument National, les Variétés Lyriques donneront la première de Lakmé, opéra de Léo Delibes.Les rôles principaux seront tenus par Jacques Gérard, de l’Opéra-Comique, et Violette De Lisle.Voici la distribution complète; Gérald, Jacques Gérard; Frédéric, Robert Lussier: Nilakanlha, Robert Dupuyt Itadji, Léopold Simoneau; Un Domben, Marcel Peterson; Un marchand, Léo Roy; Un Cipave, Paul-Emile Leclairc; Lakmé, Violette De Lisle; Mallika, Lina Marty; Ellen, Gaby Lefebvre; Rose, Marcelle Gir; Mistress Bentson, Aline Labran-che.Mise en scène de Charles Goulet.Décors: d’Alfred Faniel, et ballets Morenoff.Lès représentations ont heu au Monument National, les 23, 24, 25, 26 octobre en soirée.Comm.) Le film “Accent on Love” passera en second.George Montgomery et Osa Mussen y jouent les premiers rôles.Tourné en couleurs, le film “Dive Bomber” raconte l’histoire des héros inconnus de l’aviation de la marine, qui se sacrifient au nom de la science plutôt qu’au nom de la gloire et qui ont rendu possible le développement des bombardements en piqué.La marine américaine s collaboré à la préparation de ce film qu a dirigé Michael Curtiz.“Accent on Love” plaira également à tous les cinéphiles.Le héros se voit aux prises avec les difficultés les plus complexes, mais il finit par s’en tirer avec tous les honneurs de la guerre.VIEST DE PARAITRE Arrivée de Jean-Pierre Aumont DIMANCHE 7.4 QUART VENDREDI, 24 OCTOBRE 1941 Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: A 3 h.p.m.L'Initiation à 1» musique, avec Walter Damrosch.Programme éducatif Walter Damrosch a repris «e» cours .d'appréciation de musique eux studios de rfrms ta Question musicale, us aper lü 1st *»/»*» e4 *‘ 1970 .Shawlnlgan 4% 1969 .St.M.Power 4'.',% 1970 .Un.Sec.5*.2% 1952 Winnipeg E A 4-5% 1965 .Do.B.4-3''f 1965 .INDUSTRIELS- Abitibi 5% 1953 .Abitibi C.O.D.Acadla S.4*4% 1955 .'.cadla 3ug 6 i% 1948 .Int.Accept 4% 1952 Int C Bka 1948 i Int Paper 6% 1955 .I.P.M Nfld 5% 1968 I Lake St, John 5*2'', 1961 ' Lake St.John 5', 1961 .Maple L.M 3'.1958 .'Massey H.4*4', 1954 ' MeColl 4*4% 1949 Mersev P 5% 1957 ' Mer.-ey P 6% 1949 ¦ M and O.5', I960 Moirs 6% 1957 Mont, Drvdoelc N SS.and C.Price Bros 5'.' Price Bros.4' ' lîr-j Knit 4% ^ Rc.'.t igcuchc ' R'-lland Paper : Simpson 4*.^.Smith H 4 101 95'f 99 li 89 .97*'2 98*4 103 101>i 101*4 100*4 96’, 67*2 101 99*4 .100-100',b I 100*,; I 105 : 103*4 î 103*4 102-4 99 70 103 101 104 .103 102 104 100 94'.* 97 102 104 104 107 100 102 102>.i 104‘i 107 109 107 109 102 10» 102 104 39 42 78 80'A 59 61 683,; 633; 101 105 103.j 4", 1 2 1.9 12 5 6 9 14 1 1'* 13 15 22 33 6 1 8 27 31 1'i* 2% 3 6 5 6 1 2 5 1 2 1% 18 21 9 11 5 7 10 1 3 1*', 1% 12 15 80 83 17 3 4 30 33 2*j 3*3 10 12 28 30 9 11 20 25 25 28 I Pre-sdor .! Privateer j proprinary I «.Jucber Euieka .Que.Munit.Rand Mal.¦ i R'd Gol .Ribago N .Rase G, N.Bouth C .Rouvn R .Rubec Sachlgo River .a Chtbo Rhawma Shetiango S>.;c E O ¦tmelt O S Pier C Fnrlnger Sturgeon Thonipeon Cad Tlble I.' Tonawa ¦ Union Mine* .Val D M .Wal Pat .Well* 1,L West Cad Winoga Wo.-n Young D .100-, 102'', 1 103** 105% j 99'.* 101% ; , 97 99*i j 98 ini .101 1 .63'* 66*i 4 6 50 53 410 440 1 14 1 17 14 16 3 1% 10 1% 1 1 375 425 1 2 5 16 19 1 - 2 I 2 8 22 ' 24 1% 2>i 1 1 3'i 4*4 50 1 3% 5'i 3', S% 1 15 1% 2% 1 3 1 1% 23 28 ptes, 7.5c, 51.15; Louisiane, fèves beiiiTe cl vertes, 53.25, 54.BETTERAVES: Stocks locaux, douz., dc bottes, 20 ct 25c; sac de 50 liv.60 et 75c.CHOI X: Stocks du Que., verts, li riouz.35 ct fiOc.CHOrX-FEECRS; Stocks locaux, dou/.50 ct 7.5c; petits 35 et 10c.C,.\HOTTES: Slorks_ locaux, dotiz., de holies, 20 ct 25r; sac de .50 lit., lavés, 70 et 75c; non laves, 50 et 6.5r.C.F'.LKRI: Slocks du Qué., douz., de pieds, 75 et 51; petit 40 et 6.5c; de TOiit., cageol, 52,50, 52.75; stocks locaux, cageot 52.I.VITrE: Stocks locaux.Trrbcrg, 25 cl 40c; do C.alif., cageot, 54, 51.50.OIGNONS; Stocks du Qiié., sac de 50 lit'., No 1, 51.50, 51.75; (piel-(liu's-uns 52; jaunes, 50 Rv., 51.2.), >*1.75.suivant la grosseur; de TOnt., jaunes, 50 liv., N'o 1, 51.61', 51.75; rouges.51.80, 52.10; qtl gros, 83.75.1*4; Man., jaunes, N'o 2, 50 Rv.51.2.5, .51.40, PANAIS; Stocks locaux, boiss., 51.81.2,5.POMMES DE TERRE; Slocks du Qué., blanche.s.75 liv.No 1.85r, 51; No 2.70 et 80c; N.-R., Mountain, 7,5 Rv., No 1, 95c, 51.0.5.EPINARDS; Slocks locaux, bois.en généra! 50c.NAVETS; Stocks du Qué., sac de .50 liv., 50 et 60r; de Fflnt., rires, 50 Rv., OOc, 51.Bourse de Calgary Pir 0i 59'- 59% 275 270 ¦ 270 07’* 01% 0i% 185 130 183 08% 08 08 109 107 107 14 13 13 38 38 38 8 8 3 69 88 68% 17 17 17 28 28 28 6*i 6*,* 8** 23 22% 23 57 55 55 6% 8 6 157 155 155 181 173 173 125 125 125 13>* l3'i 13*% 12 11',* ID* 225 218 218 21% 21*3 21*3 17*.* 17*.m* 03*3 03*-* 03*3 48 45 45 30 30 30 05 05 05 73 72 72 13% 13’4 13'4 230 230 230 27 28 27 27 25% 26% 01 01 01 460 450 4.50 63 68 68 13*; 13 13** 425 425 425 41 41 41 160 158 160 203 200 200 1600 Mutsen ._ 7265 M*l*rtlc .248 1000 M»n.& E* .035 IM Msussey noqv.3* 315 Ma**ey .2* 230 Massey p nouv.11 ‘ 500 McDoug Sec .04’ 500 McKenzie .102 1000 McLellan .16 130» McWalt .15 403 Min Corp .145 300 MoneU .32 4500 Nsybob .24 3520 Normet.85 1900 O Brlen .140 8500 Ont Nlck .13 713 Pamour .112 500 Pandora.05 2500 Paymaster .21 2100 Perron .155 350 Pick Crow .275 3100 Powell.114 3025 Preston .335 209 Queenston ., , .M 300 St.Anth.06 1215 San Ant.235 800 Senator .26 3150 Sherrltt.93 600 Slscoe .56 2100 Sladen .30 200 Slave L.OS 2000 S E Pete.01* 9300 Steep Bo .182 2003 Straw h .02'*-5C0 Sturgeon .15 600 Sullivan .67 400 Sylvan.235 800 Teck H .2S5 600 Upp.Can.170 1500 Vermllata .04 115 Walker.43>: 280 Weston .loti 3955 Wright Harg.325 Haut Baa Ferm.2*,1 Compilation d« la ma L.-3.FORGET A CH, 471.rna St>Fr*-Xavler.HontaM Haut Bai Ferm.38«i 38** 38*4 ISDi 1516i 28 28 83*4 83H 263* 26a* J1 31 5'* 5'i 12‘* 12's 33-', 33’* 151*** 151**.* 152 28*.; 83*a 27% 31 >S, 5»^ 12**8 39** Loul* & N 6,75 .M%ck Truck* tj .Macy Co 2 .O L Martin 3.M .May Dept S 3.00 Mead Corp *2 Mont Ward 2.00 Nat Cash Reg 1 Dairy Pr ,80 Distill 2.00 .Lead .87*/-* .Pr & Lt 60 27 *V Nat Nat Nat Nat Nat NY Nor Nor Nor Borden's C 1.40 .20'** Briggs Mfg 2.25 .18*** Budd Mfg Co.3’a , Byers, a.M.8*2 jCelanese C I*-;.23*rH Ches & O 3.62*-*, .35*** Icon Ed.NY 2.00 .15-N I Cont Can 2.00 .37\ 'Cont on 1.00 .25*** : Crown Zel 1.00 .12-\ ; Crucible Steel .36 (Deere Co N 1 50 .25*« ' Del 6t Hudson .10** I Douglas 5.00 .75*,* n,.-,.j Du Pont 7.00 .146% East Kodak 6.00 .136*** tout I El Auto Lite 3.00 ., 27% El Boat .80.13*1g “¦ .48*% .39% .20*2 .18% .24 *y* .24 .45*2 136*2 136*,2 271* 27*,* IG Am Tram 3.25 Gen Motors 3**, .I Goodrich .75 - .Goodyear 1‘* ., IG Nor Ry pr 1.50 (Gt West Sug 2.00 i Homes take 4% I Houston on .Hudson Bay 2.00 .ill! Cent By .' Inspiration 1.00 .I Interlake Ir.25 Int Harv 2.40 ., 1 Lockheed 1.50 ! Loews 3,00 - .! Int Paper ., ordinal-I Kennecott 3.00 d’extcnsion * Krssge, ss 135 L-O-F Q1 3 50 6) Aucune dispiisition n’est pri- * Myers B se quant à la représentation au bu-! rcau de direction par les détenteurs j d’obligations.| 7) Les procurations permettent! dc modifier le projet sans consulter les obligataires.8) Les conditions quant au dé-' pot des titres pré»'oient que les obligations, une fois déposées, no peuvent être retirées avant l’assem- Steel 3.00 sniï Central -.Il 11 ' Amer ,60 .I ' 12*1 Am Av 1.25 .33‘t Pacific «1?i O do OU .50 ' ' ' 9 Owens 111 G 2.00 ' 4414 EK,?,?*-
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