Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 6 septembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1941-09-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis,*un mauvais service au Commonwealth.” ua-x-JT) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, samsdi 6 septembre 1941 REDACTION IT ADMINISTRATION «30 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES .~JU>H0NE i EEUIr 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES DirsctcMr-gérsnt s G«org«i PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédictciir «n chef s Omar HEROUX Administration Rédaction ; Gérant SEIalr 3361 BEIair 2984 BEIalr 3361 Le Canada etia guerre: 1939-1941 ji/assaillant du“Greer”estendomma et peut-être détruit L’aide des avions anglais , Nous déclarons «t proclamons par les présentes | dit Wat Exchange Tax toutes 1rs importations au Canada ,u.“" de guerre avec le R«>*h allemand existe et a de marchandises venant d un pays autre que ceux du *¦ cr~*w““ oh-am cela nous aurions un déficit de $360 a $600 millions en L’actualito Ainsi se lisait, il y aura deux ans ces jours-ci, la déclaration de guerre du Canada à I’AHemagne.Depuis une semaine, l’ Angleterre et la France étaient entrées en conflit avec le Reich.Les préliminaires de l’état dans lequel nous vivons depuis lors venaient de se poser.Où le Canada en est-il rendu depuis le 10 septembre 1939?Qu’a-t-il accompli?Il convient de le rappeler à l’avant-veille du 10 septembre 1941, fin d’exercice final, du fait surtout de ces vastes dépenses de guerre.Comme l'on étudiait ce budget, la France, durement secouée par l’invasion allemande et à bout de forces, demanda la suspension d’armes et une paix séparée.Berlin lui imposa un lourd armistice, avec l’occupation partielle du pays.Hitler ajourna la conclusion de la paix séparée avec la France.Et l’Italie décida de faire cause commune avec l'Allemagne.î -, .ARMEE ET MARINE Le 7 septembre 1939, M.King avait convoque les ~ -.1 —.—— Chambres canadiennes en session d’urgence.Dès avant cela, L’Angleterre se trouvait donc seule avec les nations du il avait ordonné la remise en vigueur de la loi des mesures Commonwealth britannique et les gouvernements, sans CE QUE NOUS AVONS FAIT d* guerre 1914 restée dans les Statuts.De même il avait décrété 1 application immédiate des règlements concernant la défense du Canada.Et il avait instauré la censure de guerre.Au vrai, donc, avant que le Parlement eût voté la déclaration de guerre à l’Allemagne, le gouvernement fédéral s était préparé en vue de l’entrée du Canada dans ta conflit.Quand les Communes se réunirent, elles se trouvèrent devant une série de dix mesures graves que les députes, à de rares exceptions près, votèrent sans presque les débattre.Les chefs parlèrent, les députés votèrent, ce fut Jsf guerre.Le pays entra tout de suite dans la période d’organisation.La participation du Canada à la guerre devait être libre, volontaire et modérée, avait-on dit dès le début, v-fla excluait le service militaire obligatoire pour outre-met.M.King avait dit aux Communes que, pour maintenir ! unité nationale, il fallait adopter une politique de moyen terme, éviter de dresser les provinces les unes contre les autres, comme en 1917-1918.M.Lapointe avaft insisté sur le sens de ce compromis.Et les ministres du Quebec, à Ottawa, MM.Dandurand, Lapointe, Cardin et Power, avaient déclaré qu’ils ne consentiraient jamais à la conscription en dehors du Canada, qu’ils ne seraient ja-.mais membres d’un gouvernement qui essaierait de l’appliquer, et que jamais ils n’appuieraient un tel ministère.Le volontariat s organisa.— plus intelligemment, il faut le dire, qu’en 1914 avec le fantasque Sam Hughes vastes ressources immédiatement disponibles, de presque tous les pays tenus par les Allemands.C’est alors qu’après avoir déclaré la guerre 3 Rome, le gouvernement de M.King renonça de fait à la participation dite “modérée” du Canada à la guerre.Depuis c’est la participation à fond.Il n’y eut plus à débattre le pour et le contre de cette évolution, non plus qu’a rappeler d’anciennes et de moins anciennes promesses politiques.Il y eut une situation de fait à reconnaître, un bilan de guerre à dresser, M.King fit voter dès juin 1940, en vitesse, une loi de service militaire obligatoire pour la défense territoriale du Canada.Les mobilisés,—jeunes gens non mariés, qu’on ne peut envoyer se battre hors du Canada, — devaient faire trente jours d’entraînement obligatoire.Plus tard, un arrêté ministériel porta 1a durée de ce service à quatre mois; et puis le ministère décida, d’accord avec l’autorité militaire, de garder sous les armes jusqu’à la fin La montagne anglaise et le Mahomet //canQyen/, L’un de nos lecteurs nous envoie ce récit.Permettez-moi de vous raconter ua incident que j’appellérai joyeux, arrivé à 1 exposition (de Québec) dans la bâtisse appelée le Colisée, lundi soir (dernier).A l’ouverture de la manifestation s’amène “le maître des cérémonies” qui se met à faire ses annonces en anglais.La foule d’une quinzaine de mille personnes ne comptait pas un quart de Canadiens anglais.Soudain se lève dans la salle un bonhomme qui en avait assez.Il s’écrie d’une voix de stentor: “Si vous n’êtes pas capable de parler français, donnez votre place à l’un des nôtres; c’est du français qu’il nous faut et rien d’autre chose.J’en appelle au président et aux officiers de l’exposition.” La fin de sa phrase est noyée dans une clameur de protestations terrible.Les applaudissements éclatent parmi les cris.Le récit ne dit pas si le speaker i I ; (le mot prend ici son plein sens) ia ; s’en est allé coucher.Ce qui est cer- vrnnr* J-UT" ^ T" '"ob'!is” « de- | Que_ p0UT unp fois> „„ au, c endre, s il le faut, le Canada.Notons, — c est ! ditoire canadien-français ne voulait un sujet sur lequel il y aura lieu de revenir, — que, hors1 pas se coucher.Siotre tort, c’est que nous avons tellement peur de passer pour protestants que nous prenons souvent trop de temps d protester.Ce n’esl regarde.La session de 1941-1942 arriva.M.Ilsley exposa qu’il cela.1 on ne paraît guère s’être sérieusement occupé jusqu’ici d’organiser à fond la défense territoriale du pays.On ne nous a même pas dit quel argent au juste l’on affecte à cette partie de la défense dite “nationale” ! - M* t™» > voulu vain I, da, pou,,an, „m, ÆftaS que celui-ci pu avant, Mais nous ne voulons pas Tire grossiers, nous ne voulons pas passer pour intolé-1 rants.Ainsi se forme l’accoutumance: on oublie de nous parler français chaque fois qu’il le faut.Le pli se fait, l’habitude se contracte et ainsi, petit à petit, s'en va par lambeaux et bribes l’usage du français.Avouons aussi que nous avons une admiration profonde, à fond de snobisme, i>our tout ce qui es> moins Cela veut dire qu’à même le revenu national prévu de près de $6 milliards, nous en affecterons au moins 40% j anglais.L’anglais c’est le signe de aux dépenses de tout genre de l’Etat fédéral.On prévoit [a richesse, du chic, du nombre, de que, lorsque cet ensemble de déboursés annuels touchera C7oa • ^ n°tre reVenU national- — voudra dire S/00 millions de plus de taxes tous les douze mois, — le Canada atteindra le maximum possible de son effort financier de guerre (Winnipeg Free Press, 4 août 1941).Dans ce domaine donc, nous allons bientôt, — en 1942 probablement, — toucher le plafond.Ensuite.En tour m.M a j • , l’anglais.On est tellement convain- , , .‘ I'5’*/* dans son dçrnier discours du J eu que.cela est essentiel qu'on ment uaget.a du continuer de majorer taxes et impôts de tout1 parfois ou qu’on s’embête à mort, genre; il a plus que doublé l’impôt de défense nationale, commc devaient le faire les audi-le portant de 2 à 5 % pour les chefs de famille et de1 ,eurs Ceux de nos amis qui peuvent nous faire tenir des journaux ou des revues d’Europp nous rendent grand service.0.H.Lettre d'Europe i .-encore fortement la taxe sur le revenu, etc.Malgré tout cela, il faut prévoir pour la fin d’exercice courant un déficit qui dépassera le milliard.A cause de cela.M.Ilsley a lancé ces mois derniers un second emprunt de guerre, dit de la victoire, souscrit en sus des bons d’épargne pour la guerre, emprunt que le contribuable canadien a couvert largement.rCcla suffira-t-il?Peut-être que non.OU NOUS EN SOMMES Deux ans après notre déclaration de guerre à l’Allemagne, nous ten°ns sous les armes, à nos frais exclusifs, au moins 300,000 hommes, dont près de 100,000 sont en Europe,- soldats, marins et aviateurs—; nos dépenses de de compte de ce que nous avons publié de documents sur l’Europe, par exemple, depuis quelques années.Vous serez étonné.Et vous pourriez envoyer tout cela à un ami proche ou lointain pour le prix, et moins parfois, d'une lettre quotidienne.Y avez-vous songé?Avez-vous songé à tant de vos connaissances du dehors que vous désireriez tenir au courant de notre vie, que vous pourriez si facilement ainsi renseigner sur ce qui se passe chez vous?N’y aurait-il pas là un champ d’action singulièrement fécond a exploiter?Le papier En Angleterre, ce n'est pas encore fei disette de papier, mais l'on Le carnet du grincheux Pourvu que M.Adélard Godbout n’aille pas, pour rétablir l’ordre chez Concordia, nommer Boulot de Camber-mont président de la Commission municipale et dictateur de la ville de Montreal.Ce serait un vrai Incitatus à la révolte, ¥ 4 4F Pour ceux qui seraient distraits: Inci-tatus était le cheval dont Caligula fit un consul de Rome.Et Boulot de Gamber-mont est un étalon intelligent et séduisant qui remporte tous les prix dans toutes les expositions.M.Godbout est son mattre et propriétaire.4 * ¥ 1 Boulot de Gambermont est un jeune jet brillant étalon, d'origine belge, comme tel baron dont M.Godbout exploite la ferme, qui s'est signalé par sa précocité et l’étendue de ses succès.On ne compte plus les prix qu’il recueillit.Grâce à Boulot, M.Godbout, son glorieux propriétaire, boulotte.?* ?Or, quand un homme qui avait du mépris pour cette démocratie, qui a naguère suspendu cette bonne ville de Montréal au-dessus des abimes, voulut mater et humilier le peuple romain, il nomma, (comme on le rappelait hier) Incitatus consul de Rome et obligea les Romains à lui rendre hommage, * * * Or, qu'était Incitatus auprès d# Boulot de Gambermont?Un plébéien et vulgaire pigouille, qui ne figurait même pas dans le stud book.L’histoire ne rapporte pas de lui un seul exploit dans les comices agricoles du temps.Le noble Boulot de Gambermont ferait autrement belle figure dans nos écuries d'Augias requinquées.+ * * On sait que désormais leur nettoyage quotidien ne peut être que bien fait puisqu’il a été confié à une maison orthodoxe et fiable, selon notre bon vieux mot si plein de sens même si, Idiot, le dictionnaire le proscrit, 4 4 4 Les révélations que nous publions ci-d.ssus peuvent être vérifiées auprès d’un vieux routier de la politique.Muni d'un appareil de radiesthésie, aussi précis que bavard et indiscret, il connaît toutes les pulsations et éructations de ta machine ronde et même de 'a machine politique qui n'est pas ronde mais croche.4 ¥ 4 Un savant américain vient de découvrir qu'il existe une sixième colonne plus pernicieuse que sa voisine, la rimeusa cinquième.4 4 4 Il définit ainsi cette sixième rolonne: constituée par la maese des gens qui eont indifférents i l'Etat.Entendez par là; les gem qui ne votent pas, qui ne suivant pas de près les administrations politiques dans tous les domaines, le fédéral, le provincial et le municipal.* ?Et, ma foi, ce professeur d'économie politique a mille fois raison.Si on n'élisait jamais que les gens qui le méritent, beaucoup moins de gens encombreraient les parlements et II fsudnit agrandir les bagnes et les petites maisons.Le Grincheux e-ix-4ft La phase ' “ de la guerre et la question balkanique Les Balkans avant l'intervention germano-italienne *— La défaite de la Yougoslavie et de la Grèce — Conséquences quant à la guerre générale — La transformation du monde balkanique Le 4 juillet 1941 La guerre Halo-grecque durait déjà depuis le 28 octobre, lorsque, le 6 avril, la situation s’est compliquée dans les Balkans, par suite de l’entrée en guerre de l’Allemagne contre la Yougoslavie et la Grèce, et de l’Ualie, déjà en guerre avec la Grèce, contre la Yougoslavie, aux côtés de l’Allemagne.Sur le front Halo-grec, à la frontière entre l’Albanie, soumise à l’Italie, et la Grèce, les Grecs avaient commencé par remporter des succès et avaient même pénétré en territoire albanais.Puis, un état tie stagnation s’était produit et durait depuis plusieurs semaines.L’hiver, rigoureux dans les montagnes de la Grèce et de l’Albanie, et le caractère montagneux même de cette région semblaient expliquer cette stagnation.Mais, avec l’entrée en guerre des Allemands, la situation se modifia.Les troupes allemandes avancèrent rapidement dans la direction du sud.Elles arrivèrent le 27 avril à Athènes et arborèrent le drapeau à croix gammée sur l’Acropole, après l’avoir arboré précédemment sur le mont Olympe, séjour des dieux.Les troupes italiennes, de leur côté, opérèrent un mouvement parallèle.Du continent, la guerre se transporta en Crète.Le 2 juin, le ministère anglais de la guerre annonça que les troupes britanniques se retiraient de cette île.La “guerre-éclair” dans les Balkans et en Grèce, tant continentale qu’insulaire, était ainsi terminée en moins de deqx mois.Cette phase de la guerre de l’Axe germano-italien contre les Britanniques et leurs alliés doit être examinée sous un double aspect; en ce qui concerne la situation politique dans les Balkans, telle qu’elle n’avait pas abandonné toute fdèe de conquérir un jour la Thrace orientale, avec, même, Constantinople.Tout cela signifiait la réalisation de ce qu’on pourrait appeler l’idéal de San-Stéfano, ce traité qui, après la guerre russo-turque de 1878-79, avait reconstitué une grande Bulgarie, mais qui avait été annulé par le congrès de Berlin.Ces visées irrédentistes de U Bulgarie menaçaient donc ses qua tre voisins.Pendant la guerre mondiale, Il Bulgarie avait été l’alliée de l’Allemagne, et, depuis lors, elle B’&vâif pas cessé, de même que la Hongrie, de regarder vers Berlin.Quant à la grande Yougoslavie, telle qu’elle avait été constitué* après la guerre mondiale, elle n* se sentait pas seulement menacé* par la Bulgarie, mais aussi par Ir Hongrie, aux dépens de laquell', elle avait été agrandie.Du côté d* la Grèce, elle avait obtenu un dé bouché économique sur la me! Egée, par la concession d’une zont franche à Salonique.Mais la pos session même de ce grand port fai sait partie de ses “espérances”.A l’intérieur de ses frontières, la Yougoslavie faisait des mécontents par suite,du régime unitaire et centralisateur qu’elle avait adopté.Du pont de vue culturel, elle comprenait des éléments différents.Les Croates et les Slovènes, qui avaient appartenu à la Monarchie ausjro-hongroise, étaient de culture occidentale et de religion catholique; les Serbes, de culture orientale et de religion orthodoxe.11 y avait aussi des musulmans, surtout en Bosnie, Dans le sud, une partie de la population était albanaise, car le royaume d’Albanie ne comprenait pas tous les Albanais, de même que iVHpila Bulgarie ne comprenait pos toui était avant ces operations et telle i ics Bulgares.Quant aux Monténe-qu’elle s est transformée après; grins, qui avaient été incorporés à puis, en ce qui concerne le résultat militaire de ces opérations, c’est-à-dire leur contre-coup sur la suite de la guerre.Le premier aspect de la question est lui-même doublement important.En effet, lu situation politique dans les Balkans a élé pour beaucoup dans l’intervention militaire germano-italienne; d’autre part, les résultats de, cette intervention ont modifié celte situation.D’où la nécessité de rappeler ce qu’était l’imbroglio balkanique avant l’intervention germano-italienne.Cet imbroglio était le résultat de la manière dont on avait procédé au règlement, de la paix après la guerre mondiale.11 y avait, dans les Balkans, deux foyers principaux de perturbation: la Bulgarie et la Yougoslavie; la Bulgarie, parce qu'elle était mécontente de son sort, la Yougoslavie parce qu’elle faisait des mécontents, La Bulgarie estimait avoir été injustement amputée au profit de ses quatre voisins: Bnumnnie, Yougoslavie, Grèce et Turquie.De la Roumanie, elle avait obtenu récemment la rétrocession de la Do-broudja méridionale, mais elle n'avait pas complètement renoncé à la partie septentrionale de cette région, dont la récupération lui aurait donné le Danube comme frontière naturelle sur tout son cours inférieur.Du côté de la Yougoslavie, elle revendiquait quelques territoires dans la région de la Morava, mais surtout la Macédoine, ou vallée du Vârdar.Elle prétendait que cette région était peuplée de Bulgares, tandis que les Yougoslaves rétorquaient que les Macédoniens étaient des Serbes “bulgaro-phones”, c’est-à-dire des Serbes qui avaient désappris leur langue nationale pour adopter la langue bulgare.Du côté idc In Grèce, la Bulgarie réclamait la Thrace occidentale, sur la mer Egée, où uu débouché maritime lui avait été promis, mais jamais accordé.Du côté de la Turquie, ses aspirations .n , étaient plus contenues, mais elie[ LeO-rguI Ue$rOSI6fS* Jr la Yougoslavie, ils prétendaient aussi avoir une individualité à pari.Dans un Etat aux éléments ethniques et culturels aussi disparates, un régime de décentralisation et d'autonomisme eût été, lout indiqué.Les meilleurs amis de la Yougoslavie le lui conseillaient.Mais les Serbes, dès le début, pratiquèrent un régime d'unité et de centralisation à leur profit.II en résulta des mouvements d'opposition et de résistance, dont le plue imooe-lant a été celui des Oustuchis, organisation croate ayant aussi des ramifications en Macédoine.C’est celle organisation qui trama et exécuta, à Marseille, l’assassinat du roi Alexandre de Yougoslavie.Récemment, le gouvernement yougoslave avait fini par comprendre la nécessité d'accorder un régime d’autonomie à la Croâtie.Mais c’était bien tard, et, de l’avis d'une partie de la population croate, insuffisant.Le chef de l'opposition intransi-geanle, de ceux qui voulaient une Croatie complètement indépendante, sans aucun tien avec Belgrade, était Ante Pavélitch.Impliqué dans l’affaire de l’assassinat du roi Alexandre, il vivait en Italie, attendant sou heure.En point impciiant du problème balkanique, tel qu’il allait se poser et se résoudre à la suite de l'intervention militaire germano-italienne, était la question des rapports entre la Yougoslavie et ITtalie.Dès le début de son existence, la grande Yougoslavie avait été considérée par l'Italie comme une rivale dans l’Adriatique.Pour les Italiens, cette mer devait être une mer italienne.Or, non seulement les Yougoslaves en occupaient désormais la rive orientale, mais ils s’étaient fait at- (Suitc à la page neuf) En page 6 : La bibliothèque de M.Aegidius Fauteux, par M.« J » f D2-B I it DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1941 VOLUME XXXII — No 206 Gazette DES Tribunaux JFW* pa.Paul SAUfUCL Josephina Fong Dans la préfecture de Lintung (MandchoukouoV Par Harry Gill, P.M.E.Droits d'une compagnie d’assurances par rapport à ses agents — En vendant l’agence une compagnie ne perd pas sa réclamation contre l’agent pour les sommes qu’il lui doit Arrêt ci* la Cour d’appel, 28 mart 1941.Dottier no 1864 (C.S.182- 408).M.Dufresne Jodoin.defendeur appelant, v.Queen Insurance Co, of America, et Royal Insurance Co.itd.iemanderesses intimées.Appel rejeté.yt.Jodnin était à l’emploi lies deux compagnies d’assurances demanderesses depuis une dizaine d’années comme agent, lorsqu’il a passé avec elles, le 11 janvier 1938, une convention par laquelle ii a reconnu leur devoir la somme de £2,101.62, pour des primes qu’il avait perçues sans les rembourser, il s’est alors engagé à leur rembourser $120 par mois, et à payer à l’avenir ses comptes courants dans les 60 jours qui suivraient la date où les contrats seraient obtenus; il t accepté aussi de permettre aux compagnies de prendre connaissance de ses livres aussi souvent qu’elles le voudraient.11 a aussi été convenu que les compagnies auraient le droit de mettre fin à cette convention en fout temps et sans avis, i*t que si M.Jodoin ne se conformait pas à toutes les conditions stipulées.Je montant total, de la dette deviendrait dû et payable immé-’iliatement, et que les compagnies pourraient disposer à leur guise de (’agence.Au bout de quelques mois, M.fodoin a cessé de remplir les conditions fixées et les compagnies ont mis fin.à son agence et lui ont ordonné de quitter le bureau qu’il occupait; elles ont vendu 1 agence de M, Jodoin pour la somme de £2,500, Elles ont ensuite présenté a M.Jodoin un compte de $3,071 48, ft comme il a refusé de le payer, les compagnies l’ont poursuivi.Le défendeur a soutenu que les compagnies, en s’emparant de son «genre, ont renoncé au droit d exiger le remboursement ,de ce qu il leur devait; et que puisqu’elles ont vendu l’agence pour $2,500, elles ne peuvent pas lui réclamer la dette M retirer d’autre part le montant de la vente de l’agencé, car ce serait pour elles un enrichissement sans cause.11 a plaidé en outre, subsidiairement, que les demanderesses ne peuvent pas le poursuivre sans ni rendre compte des sommes refiles de l’acheteur de l’agence, un .nommé Gravel.M.le juge Denis, de la Cour supérieure, a entendu la cause et a maintenu l’action et condamné le defendeur à paver le montant de la poursuite, moins $249.57 que les demanderesses avaient perçues depuis l’institution de l’action, ajoutant nue les paiemenls qui seront faits par M.Gravel le seront au bénéfice du défendeur.M.Jodoin a appelé de ce jugement et la '- nise a etc entendue par MM.les juges Bernier, Bond.Saint-Germain.Saint-Jacques ?t Barclay, qui ont rejeté l’appel.Voici des extraits des notes de VI.le juge Saint-Jaeques.“Le défendeur.soutient, d a-bnrd, que tes compagnies n’ont fait aucune réserve lorsqu’elles ont mis fin à son contrat d’agence et qu’elles ont pris possession des polices d’assurance oui étaient intervenues entre elles et leurs assurés comme résultat des sollicitations du défendeur.11 affirme que les de-maTtderesscs avaient l’alternative, soit de continuer à considérer le défendeur comme leur débiteur pour les sommes remboursées, soit de prendre possession de son actif, et dans ce cas, elles renonçaient par le fait même à leur créance.“La Cour supérieure a, avec raison, décidé que telle n’est pas l’interprétation qu’il faut donner à l’entente intervenue au mois de janvier 1938.En effet, les compagnies auraient bien pu mettre fin au contrat d’agence et réclamer immédiatement du défendeur le remboursement des sommes ou’il avait perçues sans les remettre.Elles ont préféré lui donner la chance d’acquitter ses arrérages en maintenant son contrat d’agence, afin de lui permettre de réaliser des commissions et de rembourser, par versements mensuels, ce qu’il avait reconnu devoir.Elles ont, en même temps, stipulé qu’à compter de ce jour, les primes, par lui perçues, devraient être remboursées dans les soixante jours de leur perception, et advenant le défaut, soit de faire ces remboursements dans le délai fixé, soit de payer les versements mensuels convenus, elles pourraient mettre fin au contrat d’agence "La conséquence en a été, suivant les termes de la convention, que la balance du montant dû avant le mois de janvier 1938 devenait entièrement échue.En d’autres mots, le défendeur perdait le bénéfice du délai qui lui avait été accordé.Non seulement il avait fait défaut de payer ses versements mensuels sur Tes arrérages, mais il recevait une somme additionnelle considérable pour des primes collectées depuis la date de la convention et non remboursées dans le délai fixé."Il n’est donc pas étonnant que les compagnies aient mis fin au contrat d’agence et se soient emparées des polices alors en vigueur afin d’en tirer profit, dans toute la mesure du possible, pour éteindre la dette du défendeur.Il était expressément convenu que les compagnies pourraient faire ce qu’elles voudraient de cet actif constitué par lej polices en vigueur et elles ont négocié avec un autre agent du nom de Gravel, moyennant une somme de $2,500, lont $300 seulement ont été payés comptant.“Le défendeur est demeuré le débiteur des demanderesses, et la Cour supérieure a donné à la convention l’interprétation la plus généreuse en décidant que l’engagement de Gravel de payer la somme de $2,500 ne peut libérer le défendeur que jusqu’à concurrence des sommes qui seront payées par Gravel."Lorsque l’action a été instituée, un compte détaillé a été produit à l’appui de ia déclaration et on y trouve tous les crédits auxquels 'e défendeur peut avoir droit, tant pour ce qu’il a payé lui-même que oour les commissions sur les risques obtenus et auxquels il aurait eu droit, s’il n’eût pas été mis fin au contrat et aussi pour les montants payés par Gravel.En 1933, je fus installé comme curé au poste de Cu-niou-Taï, qui comptait alors quatorze cents chrétiens.J’ai viïe fait connaissance avec une famille du village de Nan-Kuo, une des plus braves de l’endroit et j’oserais dire de toute la région Vraiment, quand j’étais chez elle, je me trouvais un peu chez nous, et je me prenais à croire que ça ressemblait à nos bonnes familles canadiennes.Ni riche, ni pauvre, la famille était assez nombreuse et surtout vertueuse.Le plus âgé des fils et son épouse venaient de mourir tous les deux, dans l’es-nace de trois jours, laissant deux orphelins.Le deuxième fils souffrant de la vue, était revenu du petit séminaire.Le troisième était encore au séminaire de Tatcfng; il est maintenant au petit séminaire de Szépingkai.Le cinquième et dernier était né après la cinquantaine de la mère.C’était le trésor de H famille.Les deux plus grandes filles étaient mariées à de très bons partis.Il y avait aussi à la maison les deux orphelins, un garçon et une fille.C’était là la famille de Jo-séphina.Elle était la troisième des filles.Où était-elle?Elle était partie quelques mois avant mon arrivée pour le couvent de Szépingkai, chez les religieuses indigènes de Notre-Dame du Rosaire.Là, elle était un modèle parmi ses compagnes.Intelligente, charitable, pieuse, studieuse, elle était la consolation des bonnes Soeurs missionnaires de rimmaculéc-Concep-tion.Mais un jour, elle laissa le' premier rang de sa classe, elle avait moins d’entrain au t-avaü, nu ieu, ses devoirs étaient moins soignés, son emploi négligé.Naturellement, on lui en fit la remarque, on la gronda.La pauvre enfant se contentait de recevoir humblement les avertissements et de pleurer sans dire un mot.Ce n’est que longtemps après qu’elle se déclara malade.Il était déjà trop tard.Malgré tous les soins prodigués par les bonnes religieuses, elle ne se remit pas de son mal.Il fallait donc la renvoyer dans sa famille.Ce fut pour elle la plus grande peine de sa vie; elle se soumit généreusement.Mais, si loin, comment retourner chez elle?Il fallait attendre une occasion; celle-ci vint.A l’hiver 1935, Mgr Lapierre vint visiter nos missions.Le voyage se fit en camion automobile.Joséphinn y prit place.Elle rentra rhez elle pour n’en plus sortir.D’une parfaite conformité à la volonté de Dieu, elle pratiquait la patience, et la charité d’une sainte: "Jamais une plainte ne sortit de sa bouche’’, m’assurait sa bonne mère.J’avais appris que la maladie de Joséphina empirait.Lu soir, tard dans la veillée, on vint frapper à ma porte: “Père, me dit-on, la fille de M.Kong est mourante et demande le Père”.Due faire?Les brigands sont partout dans la contrée et Monseigneur nous conseille de ne pas sortir la nuit.M’étant recommandé à la Providence, je sent mal et voudrait communier en viatique”.Je me rendis près d’elle et vis qu’elle baissait réellement.Que faire?Retourner à la résidence y chercher le Saint-Viatique?.Machinalement, je regarde l’heure à ma montre.Il est minuit.L’affaire est facile.“Préparez-vous, dis-je aux chrétiens, je vais dire ma messe dans quelques instants.et la malade pourra communier”.Aussitôt dit, aussitôt fait.Je préparai l’autel dans la chambre même de Joséphina.Malgré l’heure, un bon nombre de parents et d’amis avertis vinrent entendre la messe.Comme elle était belle et émotionnante cette messe de minuit dans l’humble maison du modeste village.Un grand silence régnait à l’intérieur.Tous les gens pouvaient entendre le chant pieux et les prières des assistants, “concert de voix traînantes et plaintives, le gémissement de l’àme isolée, l’accent douloureux du proscrit, l’invocation de l’innocence opprimée qui se résigne et qui esnère”.Joséphina communia en Viatique.Avec quelle dévotion, quel amour, elle reçut son Dieu! Et ses proches chantèrent avec elle les chants d’action de grâces.Joséphina ne mourut pas cette nuit-là, mais la vie en elle diminuait d’heare en heure, tandis que sa résignation, son abandon, sa patience et son amour augmentaient à tous les instants.Elle voulut que je passe la journée auprès d’elle.J’y récitai plusieurs chapelets avec les chrétiens, ainsi que tout mon bréviaire.Vers six heures du soir, je passai chez le voisin pour y prendre mon souper.On me rappela tout de suite auprès de la mourante.A 'ce moment arriva un prêtre chinois de la préfecture de Chehfong, le Père Sounn, petit-cousin de Joséphine.Nous nous trou-1 viens ainsi deux prêtres à son che- la region, vet.Une foule de villageois réunis] „ chantaient à pleine voix les prières des agonisants, pendant crue nous les récitions en latin.Elle redit encore bien faiblement: “Jesu”, et rendit sa belle âme à son Dieu.Suivant les coutumes, on procéda à l’instant à l’ensevelissement, ce qui consiste simplement à re%’ê-tir le corps de ses habits de mort, tous des habits ouatés.Josephina en eut de beaux en soie.C'est sa mère et ses soeurs qui les lui avaient confectionnés depuis longtemps.Elle-même y avait.,aussi travaillé de ses mains.Alors une vieille tante donna le signal des pleurs.Je n’ai rien entendu d’aussi touchant.Tout cet ensemble de voix d’hommes, de femmes et d’enfants, remuait l’âme ; très profondément.Cela durait depuis longtemps ] quand le père de famille, qui était1 allé pleurer à l'écart, rentra et j commanda d’arrêter en disant: “Ne pleurez plus.Si nous pouvions con- J riuire tous nos enfants au ciel comme celle-ci, il n’y aurait jamais de quoi pleurer.” C’était la parole d’un homme de foi.On cessa les larmes, mai* les prières ne cessèrent pas dans la chambre mortu- des prières des chrétiens, une longue procession se mit en marche de ia demeure de la défunte à la chapelle qui se remplit de cinq à I six cents personnes, alors qu’il y ••n avait autant dehors.C’est que tous les païens des alentours étaient présents.La messe de Requiem fut I magnifiquement chantée par les enfants des écoles.A l’Evangile, ie R.P.Sounn fit une homélie de circonstance en expliquant l’épllreet l’évangile de la messe des morts.On ne pouvait trouver mieux et dire mieux.Cela fit une très grande impression, surtout chez les païens.Après le Libera toute la foule conduisit le corps au cimetière.Dans la paroisse, il n’y a pas de cimetière commun: les propriétaires ont leur cimetière privé sur un petit coin de leur terre.Celui de la famille Kong est situé à un demi-mille du village.La procession défila longtemps dans les chemins creux au milieu des grains déjà hauts.Chose singulière, l’impression de tous fut qu’on y mit cette fois assez d’ordre.Toute la foule chantait.Ce serait pour nous un spectacle inaccoutumé, mais c’est bien là la nouvelle vie chrétienne paroissiale que nous nous efforçons d’établir là-bas.Enfin nous arrivâmes à une petite colline que nous contournâmes: nous étions au cimetière.Après les prières rituelles, il y eut encore des prières en chinois.Puis fut donné le signal des pleurs.On pleura longtemps.On quitta enfin la fosse.Après un dernier De Profundis, j’entonnai ] moi-même le Magnificat auquel ré-1 pondaient tous les enfants.Joséphina n’était plus, mais sa | mémoire va rester longtemps vi-| vante.De retour, j’allai prendre le déjeuner chez la famille Fong.C’était pour eux non seulement une consolation mais une joie.Toute la paroisse parle encore de ces funérailles.Conseil général de la J.I.C.Le Conseil général de la Jeunesse Indépendante Catholique se tiendra à la Villa Saint-Martin, du 12 au 15 septembre.Ce conseil réunit les dirigeants et les aumôniers de Montréal et des fédérations diocésaines.Il préparera las études et les activités de l’année 19H-42.Les dirigeants seront en session intensive du vendredi soir au dimanche soir; la journée de lundi est consacrée aux aumôniers de J.l.C.et de J.LC.F.Les délibérations seront dirigées par M.Marcel Grondin,' président de la J.I.C., et sous la présidence d’honneur de Son Exc.Mgr Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal.M.l’abbé Marien et 'e R.P.Dunn, S.J., dirigeront les réunions d’aumôniers.M.Paul Beaulieu M.Paul Beaulieu, comptable d* Saint-Jean, sera le candidat officiel de l’Union Nationale, à l’élection complémentaire de Saint-Jean-Na-piervüle, le 6 octobre.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame Test), Montréal.Politique et éducation par le R.P.Joseph-H.LEDIT, S.J.Volume de 320 pages.Au comptoir $1.25; par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" NE MANQUEZ PAS DE VOIR NOTRE SUPERBE COLLECTION DE Paletots de Gabardine *24-*>5 ET plus Assortiment complet (la CHAPEAUX D’AUTOMNE $2.45 à $6.00 Théo BONIN Prés.•‘OU L'ON S'HABILLE BIEN” 9(U est.rue Sainte-Catherin» fcoln Saint-André) A Saint-HÜoire Aujourd’hui, demain et lundi, première exposition-vente au Manoir Campbell à Saint-Hilaire-sur-Riehelieu, organisée par la Société d’artisanat de Saint-Hilaire et est visible de 16 h.du matin à 6 h.30 du soir.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCES prends sur moi d’aller quand mè- aire.me au secours de la malade.] j] fallait maintenant préparer les "Au cours de l’instance, il a été perçu une somme additionnelle de $249.57 dont il a été donné crédit au défendeur par un retraxit produit par les demanderesses.De sorte que la Cour a pu, par son jugement, faire Rajustement des débits et crédits jusqu’à la date de ce jugement.NECROLOGIE BRUNETTE — A Montréal, le 3, Emery Brunette, époux de feu Elisabeth Lefebvre.CARON — A Montréal, le 4.A 88 ans, Mme Louis Caron, née Joeéphlne Boulé.DES AUTELS — A St-Laurent.F&blo.a D -‘f»ur.•' ,"'"v"ce nue l’on s'éloigne, la plus haute, soudain, comme par un jeu de magie, commence à s'élever, à s’élever encore; elle se hausse enfin sur Tho-j rizon, bientôt elle domine tout le ! P " * Léo Paul DESROSIERS sente deux poètes, Goffic, qui glorifièrent la grande ' trangPS similitudes entre la Lithua-patrie en chantant 1 un 1 ame pro- nje et je (;anaqa français.Y a-t-ü vençale, l’autre lame bretonne.1 a- , jjp„ fjp redouter pour notre petite rallèlement à ces deux etudes, la patrie un sort aussi tragique?France réelle est honorée dans de André Laurendeau: Christine La-fort belles pages sur René Bazin vransdatler — L’oeuvre maitresse et sur Paul Bourget; un splendide de la grande romancière norvégien-travail sur l’universalité de la lan- : ne méritait d’être rappelée au sou-gue française clôt les chapitres 1 venir de nos lecteurs.On aimera consacrés à notre mère-patrie.! relire les pages émouvantes dont M.,fëan Bruchési revient ensuite un critique connaisseur fait ici Té-à son sujet de prédilection: l’his-j loge.Surtout si l’on préfère aux luire du Canada français.Il faut I argumentations souvent sommaires, lire l’édifiant récit de la fondation ! parfois simplistes, des bibliothè- de notre premier Hôtel-Dieu, qui mérite d’être mieux connu.Edmond de Nevers, Louis Hémon et Oscar Dunn sont à leur place dans Rappels.Le premier était d’origine canadienne-française, le deuxième naquit en France, le troisième était fils de Loyalistes; mais tous trois lièrent leur destinée à celle du Canada français, tous trois une apologétique aux profondément humai- ques roses, résonances nés.Roger Baulu: Idiosuncrasies de nos Auteurs radiophoniques—Poui composer, Balzac fermait les volets de son bureau, allumait des bou-: gies, buvait du café.Pour polir ses ! phrases, Flaubert avait recours à son “gueuloir”.Roger Baulu, qui connaît bien les écrivains de la ra-scrvtrent avec le plus pur desinte- j cjj0t 110us révèle qu’eux aussi ont ressèment.; leurs manies et des façons bien Rappels, par Jean Bruchési, sera personnelles d’accueillir l’inspira-prochainement en vente au prix j uon.de $t.00 ($1.10 par la poste) au s J.-T.Delos, O.P.: La Culture de Service de Librairie du Devoir.1 l’Esprit national — Faut-il, sous Témoignage de la vitalité de la race française en Amérique, étude de psychologie comparée, enquête sur notre enseignement à tous ses degrés, prise de conscience des réactions qui s’imposent: ce petit livre très attachant est tout cela à la fois.M.Montpetit a beaucoup voyagé; il a su maintenir un contact étroit et ininterrompu avec l’évolution de la pensée Irançaise au Canada; enfin, il observe avec les yeux de la maturité.Aussi, nul plus que lui, ne se trouve en mesure de dissiper la confusion qui enveloppe, pour la génération montante, les divers problèmes qu’il envisage.Les enquêtes si lucides, où il s'applique à démêler l’idéologie et les aspirations très complexes qui se.cachent derrière les rouages administratifs de l’Ecole, dû Collège et de l’Université, attireront particulièrement l’attention du lecteur.Elles forment d’ailleurs le noyau du livre; les considérations anterieures étant manifestement destinées à servir de fil conducteur dans l’interprétation des faits, et celles qui viennent ensuite n’offranl qu'un résumé des directives pratiques qu’ils suggèrent.Avec un sens affiné des nuances et une calme objectivité, l’auteur s’efforce de discerner ce qui, dans notre enseignement, porte une marque spécifiquement française et demeure dans la pure ligne de nos traditions.Quant aux éléments plus ou moins hétérogènes qu'une adaptation nécessaire nous contraint d’y introduire, on nous invite à les accueillir; mais on le fera avec cette attitude raisonnée qui permet à l’esprit de sauvegarder son originalité en s'assimilant l’apport d’autrui.Et le moyen de poursuivre cette réalisation sans heurt et sans vicieux compromis, M.Montpetit nous l’indique lorsqu’il conclut; “Pour cela, il faut nous attacher de toutes nos fibres à la culture.Ayant installé chez nous la culture, qui ne s’y trouve pas encore dans sa plénitude, l’ayant mise au service de no-traditions: religion, langue, droit, paroisse, famille, personnalité, nous n’aurons pas à craindre l’américanisme qui n’est un danger que si nous nous laissons dominer par lui plutôt que de le prendre en croupe dans notre course vers l'étoile” (p.253).Sur ces points essentiels, l’auteur vient à la rencontre de toute une génération de chercheurs, jeunes, avides de découvertes, soucieux d’acquérir une véritable culture "Quand on se Marie.M Se marier est une grande aventure.Les romanciers prétendent que c’est un coup de dé.Tandis que ies jeunes crôiênt à une lune de miel qui ue finit qu’au libéra, certains époux, désillusionnés, sont tent»s de crier tout haut que ce sacrement est .me attrape.Ces diverses opinions ont un point commun de ressemblance.Elles trahissent l’Ininucianca de la préparation au mai «âge et l'ignorance des lois psycho'ogiques qui président au bonhe'."- de cet état.Dans cette vie à deux, encore pîüs que dans la vie individuélls, l’être humain est l’artisan de son propre bonheur.Pour vous y mieux préparer, liseï donc ., "Quand on se Marie.par GEORGES BELANGER.Rédemptoriste.272 pages — Prix: $0.60 au comptoir; $0.70 par la poste.Le livre du R.P.Bélanger se ramène à ces deux propositions: 1.— Quand on veut se niarier, on s’y prépare de loin et prochainement; 2.— Quand on est marié, on travaille au bonheur et à la paix mutuels par une vie sage et sainte.L’auteur se recommande par une connaissance profonde du coeur humain et par un style enchantèur où foisonnent proverbes, anecdotes et histoires vécues.Même qugnd ça pique, il doit y avoir plaisir à se faire piquer avec une plume si fine.Des illustrations adaptées aux goûts les plus sévères, êt aux exigences modernes raisonnables, donnent un dernier cachet de distinction à cette oeuvre littéraire de grand mérite.Un livre pour la bibliothèque de famille, pour les aspirants au mariage, même pour les instituteurs et institutrices, laïques ou de l’état religieux, prépqsés à la préparation du bonheur dans la vie par la formation du caractère.Service de Librairie du Devoir.“La coordination des forces coopératives dans le Québec” Dauxièm* Congrès Général dot Coopératourt publié par La Conaoil Supérieur do la Coopération Volume 9 x 6 do 2S7 pages.Prix: ('exemplaire $1.25 au comp» teir: $1.35 par la pesta.TABLK DES MATIERES I—Discourt d’euvarture, par Georges - Hartfi Lévesque, O.P.il—Las Coopératives de Consommation dans lo Mouvement Coopératif.III— Les Coopératives Agricoles dans lo Mouvement Coopératif, IV— L'Activité Coopérative m Ctapétifl.V— Les Facteurs do Coardina-tion: I* Conseil Supérieur do la Coopération ft I* Ligue dot Cofpératoun.VI— Lot Caisses Populaires dans lo Meuvomont Coopératif.VII— Los Moyens do Coordination: la Carda d'Etude pour Adultes; la revue “ENSEMBLE !” VII!—Voeux du Congrès.IX—Clôture du Congrès (Discours du Président).En venta au Service de Librairie du “Davoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Retraite stratégique samedi der-confrère du Dans le Devoir de nier (30 août) un Rwenzori (dans le Protectorat de l'Ouganda, dans l’Afrique Equato-4iale est) nous parlait des missions lu Rukiga.ouvertes la première en 1923 et l’autre en 1935 et qui comp-lent déjà, en plus de 7 a 8,000 baptisés, une moyenne de 12,000 aubes convertis encore catéchumènes.Les populations v sont extrêmement denses et bien disposées envers notre sainte religion, si bien que les truqueurs de Bible y sont découragés.En dépit de leur» visions — qui ont plutôt contribue à les discréditer chez ces indigènes moins simplistes que “predicants” et “teachers” n'avaient pensé —- ceux-ci avaient presque perdu courage en 1940.Hélas! la guerre est venue, et voici ce qu’écrit notre vénéré compatriote et vicaire apostolique de qui relèvent ces missions du Rukiga inclues dans son Vicariat.“Nos finances sont bien mal en point! Nous avons dû congédier un non nombre de catéchistes, ce quj a amené une diminution de 375 baptêmes à l'article de la mort.Dire que nous devons assister impuissants à la perte de milliers d’âmes! J’arrive d’une tournée de 6 jours dans la brousse où j’ai confesse, baptisé, confirmé de nombreux indigènes.Quelle belle vie nue celle du missionnaire ambulant! Au retour ma mitre me paraissait ^plus lourde.Le pays est immense, les catéchumènes sans nombre, mais les missionnaires trop peu nombreux, et les ressources si minimes en face de tant de besoins.Nous venons de fermer un poste de missionnaires.S’il ne nous arrive ni renfort ai munitions pour le bon combat nous devrons faire de nouvelles retrai- ! tes stratégiques et assister impuissants à la perte de tant d’âmes 1 pourtant si faciles à sauver.Faire machine en arrière n’a jamais été notre fort; c’est même contre nos principes bien arrêtés.Daignent nos amis du Canada répondre à nos cris de détresse en faveur de ceux qui nous sont confiés par notre commun Rédempteur! Quelle belle occasion de s’assurer pour le Grand Jour le bonheur d’entendre Jésus-Christ nous adresser ces inestimables paroles: “Venez les bénis de mon Père.” Sauver ou aider à sauver les «âmes ne l’einporte-t-il pas encore sur toute charité corporelle ?F.-X.LACOURSIERE, des Pères Blancs.I Vicaire Apostolique du Rwenzori.s’assied par terre en croisant les jambes à l'orientale: signe qu’il a envie de rester un bon moment.Les Arabes causent par petites phrases coupées de longs silences, graves comme des ambassadeurs lorsqu'ils traitent des affaires d'Etat.— Vous mangez la viande non égorgée qui est impure.Et son index s’enfonce dans te sable.— Vous mangez les ânes; vous buvez du vin.Et à chaque contravention qu’il énumère, un trou de plus s’ajoute à j Ils parlent de la sécheresse qui son tableau, désole le pays: depuis cinq ans; — Vous mangez sans dire: “Dieu bien comptés il n’est pas tombé est grand!” Et Pautre.oui, l’autre.une goutte d’eau.D’un geste tent, I l’autre aussi (sa délicatesse religieu-l’un d’eux montre les grenadiers se ne lui permet pas d’appeler le qui se dessèchent, les figuiers déjà ^porc par son nom), vous le mangez! morts, et, sur ses doigts, il compte P Dens, regarde combien de trous! les branches encore vertes au I Chrctren, mangeur de viande im-coeur des palmiers qui se balan-1 Pure.qu est-ce donc que ta religion rent au souffle brûlant du désert, te < eiend” Elles ont déjà la couleur du sable.Et d une main rapide il bouleverse Vengeance Jean est un petit nègre, protégé de la Sainte-Enfance, qui vit a Ghardaïa, chez les Pères Blancs.Il est noir comme les pierres du Sahara calcinées par le soleil, vif comme une gazelle, se prétend un homme qu’on ne peut pas jouer et cherche à en avoir l’habileté pour sc faire respecter.Aussi, malgré scs dix ans, les Pères l’ont nommé cuisinier: il saura toujours faire une omelette et jeter un peu d’eau sur des oignons pour une soupe.A l’oasis, où il se trouve en ce moment, quand il a fini son travail, volontiers il va se promener rie-ci rie-là.On l’accueille bien partout, car on l’aime.Il est avenant avec ses grands yeux qui font tache blanche sur son visage d’ébène.Il est doux, et les Arabes s’amusent à le taquiner en lui rappelant le temps, d’ailleurs sincèrement regretté, où un petit nègre comme lui s'échangeait pour un chamelon d’un an.Il rit de tout cela, heureux de sa liberté, et ne sc fâche nue lorsqu’on touche à la religion chrétienne qu'il aime de tout son coeur; il est même orgueilleux de sa foi, car par elle il sc sent supérieur à tous ceux qui Pentou-rent.“Ça, mon Père, dit-il en parlant des coutumes et des superstitions du pays, ça, c'est choses des Arabes: .ça ne vaut rien!” Et il a une petite moue dédaigneuse.L'insulte Son endroit préféré pour la récréation est un jardin voisin.Deux ou trois rues à traverser, un mur en tecre sèche à escalader, et il trouve des enfants pour jouer, ou quelques Jeunes gens qui se reposent à l’ombre d’un grenadier.Aujourd’hui Jean est de bonne humeur; U s'approche de ses amis, le sable, comme s’il voulait faire disparaître tous les péchés des chrétiens, qui souillent par leur présence la terre musulmane.— Pour moi.dit-il en terminant, je mourrais dix fois plutôt que de manger un animal non égorgé selon nos rites.Manger de telle viande?Jamais! Indignation Jean ne répond pas.Il se lève, et r dans son âme retentit l’appellation ?| sanglante: "Chrétien, mangeur de viande impure!” — Chose des Arabes, petit Jean, ça ne vaut rien; n’v fais pas attention! lui murmure son bon ange.Mais ses lèvres n’onl plus leur moue dédaigneuse; clics frémissent d indignation.- Qu’est-ce que ta religion te défend?.U mourrait plutôt.a dit cet insolent.Jean saute le mur.traverse les rues surchauffées par le soleil de midi et .entretemps, aperçoit dans une rigole le cadavre d’un chat.Dans son imagination surexcitée d lui semble que ce cadavre l’inter-pelle en ces ternies: “Chrétien, je qui là-bas s’accumule au pied des rochers ou tourbillonne au travers de l’oasis.—Que mangerons-nous bientôt?d»1-41- , , Puis le souvenir d’une joie qu il n’a pu saisir revenant à l’esprit: —J’ai vu vendre de la viande de mouton; mais elle était impure.(Les musulmans regardent comme impure la viande des animaux qui n’ont pas été saignés vivants avec certains rites particuliers à leur religion).Qui pourrait en manger.Les Juifs eux-mêmes n’en veulent Et, pour affirmer son dégoût, il crache à terre et formule la malédiction que tout musulman lance fréquemment contre les Juifs.—Mais pourquoi ne pas manger de ce mouton?répond Jean dont les yeux s’ouvrent tout grands dans une interrogation moqueuse.—Ah! c’est vrai, repart 1 Arabe: vous, chrétiens, vous mangez de la viande impure; vous mangez des bêtes “crevées"! , ,, Et de la main il égalise le sable devant lui pour v marquer, comme sur un tableau, les reproches qu ’1 va adresser à la religion chrétiej- suis bon pour loi!” u*.‘ ae ombre passe dans les airs.U lève les veux; c’est un «roi oiseau blanc qui plane dans le ciel, scrutant le dessous des palmiers et les ravins d’alentour.On l’appelle “le charognard”; cè qui indique sa nourriture habituelle.“Chrétien, semble-t-il crier, je suis ton frere! Jean ne marche plus, il court.Il arrive à la maison des Pères.La colère bouillonne maintenant au fond de son coeur.Il s'assied sous un grenadier semblable à celui à l’ombre duquel il vient rie converser et, d'un geste machinal, égalise le sable, v faisant cinq trous de son index; et l’appellation insultante lui revient plus fort à l’esprit.Il sc lève pour entrer à la maison, voulant se faire consoler par les Pères.Mais les Pères ne sont pas là.En tournée chez les Arabes, peut-être vont-ils eux aussi entendre les mêmes termes rie mépris et la même interrogation: "Qu’est-ce donc que votre religion vous défend?” Vengeant* Il revient, line baguette A la main, énervé, frappe à droite, à gauche.Voilà dans sa cage un lapin dont il a le soin et la garde.Sans doute il dort, car il est paisiblement allongé sur le flanc tout au fond.Notre petit homme introduit sa baguette à travers les barreaux pour taquiner l’animal et passer sa mauvaise humeur sur son dos.Le lapin ne bouge pas.Jean le pique plus fort.Mais quoi?11 ouvre la cage, avance la main, saisit la pauvre bête par les oreilles: elle est morte! Tout à coup un éclair de joie illumine les yeux de notre petit ami et.lançant le lapin à terre, il se met à danser, comme le faisaient ses ancêtres aux jours de gruïid gala.Ses pieds frappent la terre en cadence et scs mains bien au-dessus de sa tête se heurtent avec frénésie.Qu’a donc trouvé notre jeune chrétien?11 prend son couteau et, d'un coup, tranche le cou du lapin en maudissant l’orgueil des Musulmans.Rien des rites indiqués pâr le Coran; mais les apparences y sont.Et la danse recommence plus vive, plus passionnée, avec des exclfrtlà-lions de triomphe.Saisissant ensuite le corps de l’animal, il court vers lé jârdin d« ses amis, escalade le mur, — Tenez, dit-il aux Arabes encore couchés sous le grenadier; les Pères vous envoient un lapin.L’un d’eux se lève, examina si la hête a bien été égorgée, l’accepte et l’emporte.71 revient, un mauvais coq à la main.— Prends, dit-il; tu le porteras aux Pères pour ies remercier.Trois heures plus tard, l’ombre du soir commence à s’étendre sur l’oasis.Jean quitte un instant le dîner qu’il prépare et va voir ce qui est advenu de son cadeau.Il trouve les disciples de Mahomet plongeant les mains dans un plat de couscous et dévorant à belles dents le lapin crevé.Il se sauve au galop, le coeur au ciel, parce qu’il est vengé.Oh! ce que sa marmite entend de joyeuses chansons! Quand il en retire un poulet et l’apporte sur la table des missionnaires, le P.Supérieur lui dit: — Qu’est-ce que cela, Jean?il me semble que nous n’avûns pas de poulets ici.— Ah!.c’eit parce qu'ils oAt insulté ma religion.Alors tout son petit être frémissant d'une joie sans pareille, il raconte l’histoire que Je viens de transcrire.UN PERE BLANC La maison des Pères Blancs à Montréal est à 1626, rue St-Hubert.Avax-vous besoin d* bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du “DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal A^éVraVii * / Samedi, 6 septembre 1941 Sommaite des postes locaux CBF-690 kilocycle* Midi Muelque.18.15 Nouvel l es françaises d» BBC.12.30 Cbsnaoncettfs.12.45 Radlo-lnurnal.12.58 Slgnkl-tioralie.1.00 Trio Joyce.1.15 Musique.1 30 Réveil ruraL 2.00 Orch.Long 2 30 Orch Klnnev 3 00 Indiana Indigo.3 30 Music of the Ameri- cas.4 00 Nouvalles 4.02 Chefs-d’oeuvra de la musique.5.00 Dolly Dawn.5.15 Chansonnettes.5.30 V.Franceschi, piano.| 5.45 D.Halban, soprano.« 00 Orch.Rogers.6 30 Radio-journal.6.45 Intermède.7 00 Beaux disques.7.30 Nouvel 1 e a Iranfalaea de BBC 7 43 La Bonne chanson.8.00 Récital le plauo.8.15 Entretiens du samedi soir.8 30 Concert des lies Ha- waï.8.00 Cahiers français.9.30 Orch symph NBtJ.Î0.Î0 Orel.Turner.11.00 Radio-Journal.11.15 Orch.Arturo.11.30 Orch.Chester.CB.M-940 kilocycle» Midi Nouvelles de la SBC.12.15 Questions of the hour.12.30 Musique militaire.12.45 Radlo-journal.12.59 Signal-horaire.1.00 Trio Joyce.1.15 Dawson, baryton.1.30 Answering vou 2.00 Les 18 ans de Pierre II de Yougoslavie.Discours du roi et de Wlllkle.2.30 Concert populaire.2.45 Nelson Eddy, baryton.3.00 Nature sketch.315 Patti Chapln, chanteur.4.30 A boy, a girl, a band 5.00 The world is yours.5 30 Brenner, planiste.3 45 D.Halban, soprano.6 00 Trio Instrumental.6.30 Musique.6 45 Nouvelles de BBC.i 7.00 7.15 7.30 8.00 8 30 9 00 9.30 10.00 10.30 11.00 11.15 11.30 with from Gentlemen wlnga.Canada calls London.Orch.LaSalle.Latitude Zero.Concert d'Hawaï.Qulzz for the forces.Orgue.Orch.Grand Park.Latitude zero.Raftio-jtvarnai Causerie de Sinclair.Ncmvellee de BBC.CKAC-730 kilocycles 12.00 Heure ensoleillée.12.15 Coffret musical.12.30 Mélodies à l’orgue.12.45 Revue du samedi.1.00 Nouvelles 1.10 Betty bee-hlve.1.25 PlanUogue.1.30 Creek follies.2.00 Buffalo présenta.2.15 A choisir.2.30 Colonisation.2.45 Bourse.3.00 Concert Columbia.3.45 Vera Brodsky, planiste.3.55 Nouvelles.4 00 Orch.Warner.4.15 Evénements sociaux.4.30 Journal agricole.4 45 BUI Perry.5.00 Matinee at Meadow-brook.5.15 A choisir.5.45 Ligue du vlque.6.00 Ligue du vlque.6.15 Mélodies.6.25 Le sport.6.30 Intermède.6.40 La pièce du 6.4.5 Nouvelles.7 00 Bon parier français.7.15 Chansonnettes.7.30 Orch.de concert Columbia.8.00 Orch Turner.8.30 Cavaliers de la Salle.8 55 Nouvelles.9 00 Jean Narraehe.9.05 Veillée du samedi.10.15 Chant.10.30 Four clubmen.10.45 Journal parie.11.00 Allô, les sports.11.10 Orchestre.12.00 Nouvelles.12.05 Orchestre.CFCF-690 kilocycles 12.55 Heure.1.00 Nouvelles.1.05 Musique.1.15 Orchestre.1.30 Hôtel Taft.1.45 A choisir.2 00 Orch New Yorker.3.00 Howard Ropa.3.30 Music of the America*.4.00 Musique 4.02 Club Matinee.5.00 Roeeland ball room.5.15 Courses a Saratoga.5.30 Orch.Reiser.6.00 Orchestre.6 is Nouvellee-éclalrt.6,25 What’s happening.6.30 Orgue.6.45 orch.Miller.7.43 American Federation of Teachers.Fanfare.Musique.Base-ball.Behalnd the news.Bishop and gargoyle.Spin and win.Orch.symph.NBC.Nouvelles.Sweet and rhythmic.Orchestre.Danse.Orch.Blltmore.orenestre.Nouvelles.ci- progrès progrès cl- Jour.8.00 I 8.15 8.20 1 8.25 ! 8 30 : 9.00 9 30 10 30 10.45 11 00 11 15 11 30 12.00 12.55 CHLP-1490 kilocycles Midi Heure féminine.12.45 Chansons française*.1.00 Radio-Journal.1.45 Heure féminin*.2 00 Heure.2.01 N o u v eau té* instrumentales.2.30 Tin Pan Alley.3.00 Poèmes symphonique».3 55 Nouvelles.4.10 Trio Rainbow.4.30 Chansons françaises.4.55 Sommaire.5.00 Thé dansant.5.00 Parade provincial*.5.30 Radlo-spéclal.5 35 Sport.6.00 Méli-mélo.6.15 Nouvelles.,6.25 Sommaire.6.30 Musique sur demande.6 43 Radio-annuaire.7.30 Commentateur sportif 7.45 Orch.Busse.8 00 Sketch.8.45 Concert Master.I 9 00 Studio.9.30 The South American Way.9.45 Orgue.10.00 Musique.11.00 Dans» 10.15 N0U’“3*''“ Diocèse de Joliette MAISONS D'ENSEIGNEMENT Changements ecclésiastiques Joliette, 6 (D.N.C.) •- S.Exc.| Mgr Papineau a fait les nominations suivantes dans le diocèse: M.l’abbé Olivier Ferland, devient curé de St-Paul de Jolielle, en rem- ! plaçant de M.l’abbé F.Guilbeault, à sa retraite.M.l’abbé Alphonse Fafard, professeur à Rigaud, remplace M.l’abbé Ferland, à St-Gléophas.M.l’abbé J.Riopel, secrétaire de Mgr Papineau, devient vicaire à St-Pierre de Joliette, et l’abbé Lucien Sylvestre devient secrétaire tie S.E.Mgr l’évèque.M.l’abbé P.-E.Roy, devient aumônier de l’hospice du Sacré-Coeur, à Berlhierville.M.Paul Cantara et M.Antonin Audy seront professeurs au séminaire.M.l’abbé Sylvie Laporte est nommé pour faire du ministère à Gicn I Falls, N.-Y.M.l’abbé Louis Richard, profes- | seur au Séminaire, est nommé au i mônier diocésain de la Croisade eu- | charistique.MAISONS D'ENSEIGNEMENT SECRETARIAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC HON.HECTOR PERIMER.JEAN BRUCHES] Sous-mtnlstre Ministre ECOLE d’ARTS et METIERS de MAISONNEUVE SECTION TECHNIQUE- (Jeunes garçons) Menuiserie — Peinture en bitimsnt — Coupe et confection du vêtement Mécénique — Soudure autogène et électrique — Dessin industriel.SECTION D'ECONOMIE DOMESTIQUE 'Jeunes f les) Art culinaire — Couture — Fantaisies à l’aiguille Ouverture descours dujourleMi, 22 septembre 1941 Inscriptions jusqu'au 10 septembre su bureau de l’école * : 2S5L rue letourneux CLairvsl 5911 Heures de bureau: 10 h.s.m., à midi; 2 h.à 4 h.1 après-midi.Décès à Joliette -MONT-JESUS'MARIE- Immeuble à l’èprruve du feu PENSIONNAT ET EXTERNAT POUR GARÇONS DE 5 A 12 ANS PREPARATION AU COURS CLASSIQUE FRANÇAIS ET ANGLAIS, COURS COMMERCIAL, PIANO — VIOLON — DESSIN — GYMNASTIQUE — DICTION SOEURS DES SS.NN.DE JESUS ET DE MARIE 1360, BOULEVARD MONT-ROYAL, OUTREMONT — CA.5761 Aux jeunes gens de 15,16 et 17 ans \/ Si vos eludes t,olaires «ont terminées .ious veus effroni l’opportunité de vous créer un bel avenir.V Toutes les industries ont un besoin urgent de msins expérimentées en ajustage, assemblage et montage de pièces.^ Pour faire profiter nos jeunes compatriotes de ces nombreuses opportunités, nous inaugurons en septembre des cours de LECTURE DES PLANS, D'AJUSTAGE, D ASSEMBLAGE et DE MONTAGE.^ Monsieur Paul Vcnnc, Bachelier ès Sciences Appliquées et Ingénieur Civil, donnera le cours de LECTURE DE PLANS.Monsieur Wilfrid Latraverse, Ingénieur Conseil Spécialiste Machiniste, donnera les cours d’A|USTAGE, d ASSEMBLAGE et de MONTAGE.La haute compéicnrn de ccs deux professeurs prouve la valeur Indiscutable de nos cour».DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS LTisîitut rie Tecinoloiie rie Monirêal 2461 est, rue Demontigny, Montreal.CH.2616 Jolielle, R.— (D.N C.) — M.Jean-Baptiste Perrault est décédé à la résidence de son gendre, M.Barrette, à 83 ans.Il laisse deux filles: Mmes Barrette et Jolicoeur.* * Ÿ M.Charles Desroches, marbrier bien connu, est décédé à l’âge de 73 ans.Il avait fait un grand nombre des monuments du cimetière de Joliette.Le défunt laisse deux filles: Mmes Soumis et Perrault.* * * M.Arthur Dalphand est décédé à l’hôpital Saint-Eusèbe, à l’âge de 68 ans.Le défunt laisse quatre fils: MM.Roméo, Alfred, Urbain et Roger; deux filles: Mme Racette (Lu-! cienne) et Mlle Juliette Dalphand.THERESE DELORME-, fill St*: mj D ! BUSINESS COLLEGE COURS COMMERCIAL COMPLET BILINGUE V Spécialité: ANGLAIS comptomètr* dictaphon* 5553 avenue du PARC — Tel.DO.3275 Dimanche, 7 septembre 1941 Récollection des anciens retraitants du Christ-Roi Sommaire des postes locaux 805 8.30 9.00 9 15 10 00 .0.30 .0.55 U 00 12.00 ¦2.30 2.59 1.00 1.30 1.43 2 00 2.15 2.30 300 3.15 3 30 400 4.30 5.00 5.03 5.15 5 30 6 00 6 30 6 45 7.00 7 30 7.45 8 00 8 30 9 00 9.30 1000 10.30 11 00 11.15 11.30 8.00 8 05 8 30 900 9 05 .if) 10.15 10.30 10 45 10 55 Midi 12.15 12 30 12 59 1 00 CBF-690 kilocycles Courboin, organiste.Tone pictures.Nouvelles.Aubade.Fantaisie.Je chante.Nouvelles.Concerto en ml mineur de Mendelssohn avec Menuhin.Emma Ottero.soprano, et l'orch.de Léopold Bpitalny.nbc.Radio-City Muslc-Hai! Signal-horaire Radlo-Clty Music-Hall Radio-Journal.Revue des hebdos.Chansonnettes.Flûte et harpe.Tapestry Musical*.NBC.S.Marlowe, chanteuse.Intermède.Orch.Sammy Kaye, Orchestre.Orchestre.Nouvelles.Musique.Sunday musicale.Orchestre.Musique militaire Fureurs d’un puriste.Intermède.Concert.Nouvel i e s françaises de BBC Robert Dupuis basse.Sur les Boulevards.Ensemble de cordes.L’histoire en marche.Album de musique.Orch, Kenney Françoise Poiré, organiste.Radio-Journal.Orch.Arturo.Orch.Raeburn.CBM-940 kilocycles Intermède Courboin.organiste.Intermède.Radio-journal.Concert.Words and music Armées australiennes Week-end In the dark.Intermède Nouvelles.Nouvelles de BBC.Between ourselves.Canadiens outre-mer.Signal-horaire.Hello-chlldren.i 1.30 Musique de chambre avec le Quatuor McGill.! 1.55 Nouvelles.i 2.00 Old Coventry Mall, i 2.15 Intermède.: 2.30 Religious period.3.00 S, Marlowe, chant.3.15 Musique.3 30 Orch Kaye 4.00 Discours Churchill.4.30 Church of the air.5 00 Nouvelles.5.03 Concert.5.30 Orch.Shield.6.00 Musique militaire.6.30 Relais de BBC.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Service religieux.8.00 Sur le» boulevards, 8 30 Carry un, Canada, 9.00 We have been there.9.30 Album de musique.10.00 Orch, Kenney.10.30 Mlle Poiré, organiste.U.UO Radin-journal 11.15 Britain speaks 11.30 Nouvelles de BBC.CKAC-730 kilocycles 9.00 9.00 9.15 9.25 930 9.45 10.30 11.30 Midi :2.1s 12.30 1 00 1.15 1.30 1.45 2.00 2.30 2.35 3.00 4.00 4.30 5 00 5.45 6.00 6.30 6.45 7.00 7.30 7.45 8.00 830 8 45 8.55 9 00 9 15 Heure.L’Oratoire.Orgue.Informations.Orgue.Gypsy Caravan.A l'opérette.Au zoo.Mélodie, Informations.Choeur et orgue de Salt Lake City.Musique.Siesta.Valses.A choisir.Invitation au savoir.Nouvelles.Rhythme.Orch.symph.Columbia.Orch.Gross, Spirit ot '41.Heure de la famllli.Modes et musique.Secret du bonheur.Melodies.Nouvelles Secret du bonheur.Chansonnettes.Hollywood.The pause that refreshes.Cavaliers de la Salle.Chansons de Bedard.Nouvelles.Jean Narraehe.Orch.de concert.9.30 A choisir.10.00 Récital de chant.10.15 Journal parie.10.30 Columbia workshop.11.00 Allô, les eports.11,10 Planologue.11.15 Orch.Tucker.11.30 Orch.Dunham.12.00 Nouvelles.CFCF-600 kilocycles 9.00 Nouvelles.9 05 Musique.9.15 Coast to coast.10.00 Quatuor Primrose.10 30 Southernalres.11.00 Nouvelles.11.05 Mlle Parraga, chanteuse.11.15 First piano quartet.11.30 Trails of song.Midi Orch.Maupln.12.15 Mélodies.12 30 Radio-City MuMe-Hsll.1 00 Nouvelles.1.15 Radlo-Clty Music-Hall.1.30 Matinée.2.00 Hidden story.2.15 Orrh.Miller.2.30 Tapisserie musicale.3.00 Josef Marais 3.30 Weekend cruise.4.00 Voice of memory.4.15 Orch.Uebert.4.30 Behind the mike.5 00 Sunday at home.5 30 Ricardo.6.00 Musique.6.30 Nouvelles.6.40 Musique.6.45 Swing and sway.7 00 Concert Hall.7.30 Bandwagon.7.41 A choisir.8.0c Star spangled theatre 8.3t Mysteries.9.00 Ensemble de corde».9.30 Lettre d’Hollywood.9 45 Radio magiqua.10.01) Mélodies.10.15 Voloes ot yesterday.10 30 Nouvelles.10.45 Résultat de» courses.11.00 Interlude.12.00 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles 4.35 O Canada.4.55 Sommaire.5.00 Heure — Chansons.5.30 Nouvelle».5.40 Orchestre.s 00 Prog.commercial 6.15 Chansons française».6.45 Piano et orgue.7.00 Mélodie*.7.30 Radio-roman.8.00 Heure.Demain, le 7 septembre, aura lieu à la chapelle des Pères Franciscains, 2010 ouest, Dorchester, la récollection mensuelle des anciens retraitants de la Maison du ChrisJ-Roi.Il y aura messe de communion à 9 h., suivie du petit déjeuner habi- ! tuel, à la salle Saint-François.Lo conférence sera donnée par M.Marcel Lafaille.Il parlera d’un sujet d’actualité.Tous les anciens retraitants de la Maison du Christ-Roi et de Mont- ! réal en général sont cordialement ! invités à y assister et à y amener leurs amis.Qu'on se le dise.Préparons-nous à notre grand ralliement.(Communiqué) COLLEGE DE MONTREAL 19ÎI, rue Sherbrooke ouest Dirigé par les Prêtres de St-Sulpiee COURS CLASSIQUE Maison complètement à l'épreuve du feu: gicleurs sutomattques "Sprinkler System” RENTREE i Pensionnaires, le mardi 9 septembre k 8 brs p.m.Demi-pensionnaire» et externes, le mercredi 10 septembre à 8 brs a.m.f>- 1356 Fl.1258 WE.6518 Collège O’Sullivan 1259, rue Guy.angle Sainte-Catherine ouest Téléphone: Fltxroy 9679 — Montréal COURS SUPERIEUR D’ANGLAIS Ce rntirs prépare les Canadiens français désireux de fïhïir»a“°î.C0UrS de «‘enomaphie bilingue et de comp-h,.,')ous ne Pouv°ns accepter qu’un nom- • n.ïr/Æ l!1c ' ves Pn,lr ce cours, nous conseillons xux intéressés de se présenter à nos bureaux sans délai.MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES ECOLES COMMERCIALES ACCREDITEES D’AMEIMQUE E.-J.O’SULLIVAN, M A., fondateur apprene; Professeur JULES DUBOIS Violoncelle — Solfège — Théorie Musicale et Lecture à Vue.1666 ave LINCOLN Fltxroy 6524 Graphologie au “Devoir” Ondes courte* SAMEDI 4.55 p.m.— Nouvelles et — VLQ-7, 11.88 meg , 23.2 SYDNEY -commentaire* m LONDRES — 6,05 p de Ferraby — GSC.GSD.MOSCOU — 7 p.m.— EmUslon en anglais - RV-96, 15.41 még., 19 9 m.LONDRES — 8 p m — Commentaires de McGeaehy — GSC, GSD.TOKYO — 8 05 p m.— Nouvelles en anglais - JLU-4.17.79 még.16.8 m.LONDRES — 9 p.m.— Visite à TAmerl-'ean Eagle Club — GSC, GSD.PORT-AU-PRINCE, Haïti - 9.30 p.m.— Causerie de M.Ph.Cantave: Les us et coutume* des Canadiens français — HH2S, 49 m , 5945 kll., GUATEMALA — 10 p m.— Concert: Pro-méthée; ouverture de Beethoven; marche nuptlsje de Mendelssohn; mélodies; fan-tsûsle de Victor Herbert — TOWA.9 68 még., 31 m LONDRES — Causerie — GSC, GSD.LONDRES — 11.15 p.m.— Musique — GSC.GSD TOKYO — 12.25 a.m.— L’Heure des en-fsnt* — JZK.15.16 még.19.7 m.MOSCOU — 3.00 a.m.— Emission en an- glais - RV-96, 15.18 még., 19.7 m.Principaux programmes canadiens SAMEDI 6.A 8 h.30, M Lionel Roy.avocat et professeur de droit International à l’Université Laval de Québec, donnera une causerie sur les huit points de M Roosevelt.SAMEDI, 6.à 9 h 30.M.Philippe Can- I tave fera une causerie au poste de le Sr>- j clété haïtienne de radiodiffusion — HH28, longueur d’ondes 49 m.ou 3945 kll, Le titre rie la causerie est: Les us et coutumes des Canadiens français.DIMANCHE.7.k 1 h.30, le Quatuor A cordes Jean Lallemand, k l’occasion du centenaire de Dvorak, jouera le Quatuor op.96 (le Quatuor américain).Les mouvements sont: allegro ma non troppo; lento: molto vivace; vivace ma non troppo.Le Quatuor Lallemand ae compose de Mme Annette Lasalle-Ledue, de M, Roland Le-duo.Maurice Onderet et Lucien Robert.MARDI.9, k 9 h.Mlle Germains Malé-part, planiste, prix d’Europe, reviendra au micro pour Jouer: Prélude en la mineur (suite pour le piano), de Debusay; Nocturne op.27 no 1, de Chopin; Schereo no 3.de Chopin: Cordoba, d’Albenls; Ségué-dllle, d’Albcnl*.Nouveautés et rééditions Dons le champ du père .par l'abbé Mozioux, 215 pages.L'Ame sanctifiée par les dons du Saint-Esprit, par le R.P Ernest Manise, CSSR, 366 pages.La vraie France, par Gilmard, 204 pages Quelques figures de notre histoire, par le R.P.Paul-Henri Borabé.0 M.I., 150 pages.L'Ame japonaise, par le R.P.Léo-Paul Bourassa, S J., 115 page».La vie infime des époux — Exposé complet, médical et moral, par Gaston Monin, 190 pages.Chaque volume, au comptoir, .75*; par la poste, .85».SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR** 430 Notre-Dame est, Montréal SI SCIRES.— Beaucoup de raison et un bon jugement.Elle est délicate, sensible, bonne et dévouée, Elle cache un grand besoin d’affection, et en réalité, elle cache tout de l’intime de son âme profonde et bien vivante.L’activité est égale e» rante.Beaucoup de goût choses de l’esprit, elle connaît et goûte les belles choses et ses tendances idéalistes sont marquées.Elle tt également un côté pratique et c’est une personne capable et consciencieuse.La volonté est précise, ferme et persévérante.La plus jolie simplicité accentue une parfaite sincérité.La réserve est difficile à vaincre et elle n’accorde pas facilement sa confiance; quand elle la donne c’est entièrement.Elle est douce, patiente, calme et très aimable.Elle doit passer pour être, un peu indifférente.On juge d’après les apparences et l’on se trompe, puisque le coeur est aimant, généreux et dévoué.CHANTAL DES RAMEAUX.— L’esprit est actif mais un peu superficiel et elle a le tort de ne pas assez approfondir les questions: l’imagination est vive et nuit parfois au jugement, disposant aux exagérations, aux illusions et aux préjugés.Elle est intelligente, tout de même et elle a de la facilité mais elle n’est pas encore sérieuse.Pour y arriver il faudra couper les ailes de l’imagination.L’humeur est très inégale.Elle a de grandes franchises, et à côté, des dissimulations qui peuvent aller au mensonge en cas de nécessité, du moins le croit-elle.La volonté est active, capable de résolution et de ténacité, autoritaire, mais plus influençable qu’elle ne le croit elle-même étant donné qu’elle s’illusionne sur elle comme sur les autres.Le coeur est bon, affectueux, un peu inconstant; elle a des enthousiasmes et des emballements qui se succèdent rapidement et toujours sincères.Le travail est variable et dépend de l’humeur.Elle a des obstinations raides et désagréables.Peu pratique et d’ordre médiocre.Contradictions et discussions vives et parfois agressives.Confiance en elle et assurance.— Et voilà! MARIE.— L’esprit est vif et ar- dent.Le fait est qu’elle est tout ardeur d’esprit, de coeur et d’activité.Enthousiaste, sincère et peu’ habituée à se dominer, elle affirme ses idées, contredit, discute, s’era-! porte, et sans cesse, eile recotn-! mence.Elle n’est pas encore une j philosophe! Bonne et aimante, généreuse et ! capable de dévouement, elle a un caractère plutôt difficile parce i qu’elle manque de modération et I de calme.| Très active, ambitieuse, avec des | : alternatives de courage et de fati- | I gue nerveuse qui peut aller à la dé-! pression si elle n’y veille.Impatiente, irritable et raide, il lui arrive de se mettre en colère, persévé-j Elle a de grandes indignations gé-pour les né reuses.Pour elle tout est sérieux et elle est souvent inquiète.Sincérité et franchise absolues et parfois un peu brutale.Pas d’esprit pratique.Manque d’ordre.La confiance lui serait nécessaire mais c’est difficile de gagner la sienne.Orgueil et fierté mais pas de vanité.Sa nature ardente et outran-cière se modifiera probablement avec l’expérience de la vie car elle est très jeune.COURS PRIVES • SCIENCES • MATHEMATIQUES Fernand Girard Ingénieur Civil.B.Sc.A., Professeur * l’Ecole des Beaux-Art* A Leguerrier ¦ A., Licsncié és Lettres COURS CLASSIQUE En sept année» — de* elements latins k la philosophie Préparation au Baccalauréat, Beaux-Arts, Hautes Etudes, Polytechnique et Oka.3607 St-Denis MA.7196 En six mois classes de jour, ou un an classes du soir.Leçons de pratique et de théorie Moteur», générateur», «n-roulement d'induit, »ren»for-moteur», canalisation, dessin touchant l’élcclriclté, etc.Aimai cours oar correspondance EXPERTS EN ELECTRICITE DEMANDES Ecrive* d PlUS 01 ,'00° GRADUÏS MAINTENANT EMPLOYES CANADIAN SCHOOL of ELECTRICITY Ltd 282 OUEST, RUE ONTARIO, MONTREAL.HA.4745.CONSERVATOIRE LASSALLE Ecole Supérieure d'Elocution française annexée à l’Université de Montreal G.LANDREAU, directeur PHONETIQUE — DICTION FRANÇAISE - ART DRAMATIQUE COURS spéciaux pour obtention du diplôme universitaire et de la licence d enseignement.— CLASSE spéciale de mise en scène et d’art dramatique CLASSES pour enfants (6 à 15 ans) OUVERTURE DES CLASSES: MARDI, 9 SEPTEMBRE i l'Ecole Cherrier, coin St-Hubert et Charrier POUR RENSEIGNEMENTS: .Tel.AT 1406 BUSINESS SCHOOL PTIT BLEU.— H est sensé, réfléchi, calme et modéré en tout, c’est-à-dire très raisonnable.Ron.sincère et franc, il est gai, cordial et bon camarade car il n’a pas un grain d’égoïsme et il y va simplement en tout et avec tous.La volonté est précise et ferme.II est persévérant et je crois qu’il | peut être à la fois brave et prudent.Aucune vanité ni aucune prétention.Coeur affectueux et constant, I! est honnête et loyal.L’humeur est un peu inégale, il est vif et parfois obstiné, mais le caractère est agréable et il doit avoir beaucoup d'amis.1 VANIDADES.— C’est un homme j intelligent, actif, pratique, avec une j certaine dose d’ambition et tout ce i qu’il faut pour réussir.Foncièrement droit et sincère, il a une belle franchise et un grand besoin de dire ce qu’il pense.Délicat, sensible et bon, il vit beaucoup par le coeur et le sentiment joue un grand rôle dans sa vie.II a sa part d’egoïsme et quoique capable de dévouement, il ne s’oublie pas souvent.L’orgueil est susceptible, il déteste la critique et endure mal tes reproches.La volonté est précise, ferme et persévérante.Il est assez autoritaire, et souvent, raidement obstiné.Bienveillant, cordial, sociable, il doit avoir beaucoup d’amis pour I qui il est très loyal, poli et toujours i prêt à rendre service.Il a confiance en lui et il ne man- | que pas d'assurance.Courageux, il a de l’initiative et de l’énergie, Jean DESHAYES profrene SavoiF .C If B A B s» Cours Classique et ~ Leçon* particulières — Brevets Pour entrevue 1448 oueit, rue SHERBROOKE Près rue Guy xél.: PL «Tir COURS LE JOUR ET LE SOIR ‘'Secretarial Course” Shorthand -Calculator» — Office Routin* Typewriting — Bookkeeping Englith Conversation.Itc.Leçon* de chant strictement privées par le professeur F.MANETTA d«» Opéras furopéons e» Américains.Il a formé piusiturs or-tistes qui remportent des succès «n Con-, cerf.Radio.- STUDIO A MONT, i REAL DIPUIS 1918.Classe spécule pour enfants, 1265 Stanley LA.6431 Instruction solide et pratique — Alteution partlrulière aux élèves arriéré» dans leurs études —~ français — Arithmétique — ('lasses séparées aux deux sexes — Préparations aux examens pour I* Service Civil — Sténographie Judiciaire.POSITION ACCORDEE PRIX MODEHF.S 1846 est, Mont-Royal, angle Papineau Ecole Préparatoire-à fEcole Polytechnique 429 AVENUE VIGER Ad.DOUX).I.C , Directeur (Ancien directeur des étude* de IKco’e centrale de Préparation) Préparation aux examens aux Ecoles Spéciales PRINCIPALEMENT A L’ECOLE POLYTECHNIQUE INSCRIPTION AUX COURS: (ou*, 1rs matins de 10 h.à I h.A partir du 2 Sept.EXAMENS n ADMISSION: le 25 septembre à Jft h.a.m.OUVERTURE DES CLASSES: le 1er octobre k 10 h.a.m, AUSSI COURS IVACTUARIAT Prospectus sur demande — Téléphone: HArbour 596» ou DUpont 313» Culture physique Jeune fille enseignerait culture physique dans pensionnat, ville ou campagne Référence».Mlle Lucille Legsull.5380, Place Rustique, N.-D.Ci., Montréal.Tél.: ATlantic 6723.Les Studios “D’Amour” Renée D’Amour, violoniste Françoise D’Amour, pianist# SOLFEGE, THEORIE, HARMONIE, PIANO, VIOLON Cours collectifs et individuels — Méthodes modernes.Cours de solfège pour enfants de 6 ans et plus Cours spécial de pédagogie du solfège — Précis d'Histoire et de Théorie de la Musique Méthodes Claude Champagne 3539, rue HUTCHISON HArbour 8791 • • Coupon (rsphologlquo ESQUISSE ©Q/SPUOI.QGIQUE de IEAN DESHAYES DCVCÏK** Samedi, fi septembre 1941, Bon pour 2 temalnM Un coupon valable ot k# «ou* «n tlmbrea-posto doivent necorr,n**n«r ehutm* *n*01.Tout manuscrit doit étr* k î encr*.sur papier non rayé.snvover de eoolt Adr****r: Uashivo».|a ••Devoir’’ Montréal.H# ot» ÉCOLE DU MEUBLE SECRETARIAT DE LA PROVINCE Hector PERRIER, Ministre Ouverture des cours 16 septembre 1941, )esn BRUCHESI, 8ous-mtnl*tr# du jour, le 9 heures a.m.du soir, le lundi 7 heures p.m Tél.: HArbour 8026 Arts appliqués aux industries de l’ameublement Ouverture des cours 6 octobre 1941, à INSCRIPTION: Tous les jours de dix heures à midi et de deux à cinq heures Du 22 septembre, les inscriptions seront reçues lé soir de 7 h.30 à 9 h.(Samedi et dimanche exceptés).Itin-Maric GAUVREAU.directeur 2020, rue Kimberley, Montréal * 329418 IE DEVOIR MONTREAL.SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1*41 VOLUME XXXII — No 206 PJ 1 LC 0 [y.U ROTISSERIE FRANÇAISE Spécitlité : Filets Mignon Barbecue sur le Cril sur la broche Repas i toute heure Maurice BRUNET, proprietaire Lucien BRUNET, «érant 160 EST, NOTRE-DAME OUVERT JOUR ET NUIT Vus por un François Avec les Franco-Américains Par !e P.Victor Dillard, SJ.A quelques kilomètres de Boston, I munauté de langue avec les catho-alein Rhode-Island ou Massa- liques d’Amérique favoriserait les en pie.- ehussels se sentir en France.Et ce ci non pas dans tel ou lel petit vil- lage, mais partout, à chaque instant.A New-Bedford (Massachussets), i'ai brusquement trouvé une salle pleine à craquer de dans une école primaire progrès de la religion dans ce pays.Pour nous, nous sommes de ceux qui croient à la mission spirituelle de la France”.La même idée vous sera répétée partout, le meme leit motiv vous 1200 enfants I accueillera.Le “Gesta Dei per Fran-Les peti- i cos” vous sera redit et commente es filles en blanc, écharpes bleues, ! de mille manières par des gens qui es garçons en corps de chemise ! le croient, qui le pensent tradition-ilanc, barré d’une large écharpe 1 rouge.Tout ce monde là parlant français, chai}tant “Cadet Roussel” et le “Pont d’Avignon", vous adressant en français le compliment de circonstance et vous écoutant parler avec une intense passion, comme on écouterait une musique, simplement parce que vous êtes Français, parce que vous parlez français.La même chose à Manchester (New-Hampshire), à Worcester Woonsocket nellement, sans le mettre en question tant cette affirmation leur est naturelle.Cela vous fait tout de même quelque chose.Ces populations vibrantes au passage d’un Français, ce sont les “Francos” comme on dit là-bas.Ils étaient 2,740,394 au dernier recensement.Rien qu’en Louisiane ils sont 719,000.Dans le minuscule État de Massachussets, ils sont 378,-000.Leur population s’accroît constamment.leur organisation se per- d'Amérique.la culotte qui descendait à mi-jambes, on apprenait a baragouiner quatre mots d’anglais pour se débrouiller à l'usine, ht l’on vivait ainsi, durement au dé-1 but, plus confortablement ensuite, organisant dès que les loisirs le permettaient les relations entre familles, la solidarité franco-canadienne, puis franco-américaine, les paroisses, les clubs, les écoles, tout Ce qu'il fallait.11 a fallu sc battre bien souvent, et ce n’est pas pour rire que le Père Adrien Yerrette a baptisé son livre ' La Croisade Franco-Américaine".Les pouvoirs publics ont eu peur de cette immigration massive à la culture envahissante, et il a fallu les rassurer, défendre ses droits, en appeler parfois à la Cour suprême et à la Constitution.Les catholiques irlandais se sont effrayés de cette “Croisade" batailleuse et endurcie, qui pour rien au monde ne voulait séparer sa langue de sa religion.11 y eut des heurts, des discussions, voire des procès devant les tribunaux, des appels à Rome et des excommunications massives.Finalement tout s'est arrangé, les têtes chaudes d’Irlande ont compris et respecté les têtes dures de France.Mais nos croisés américains en ont gardé cette mentalité de chevronnés, d’anciens combattants avec balafres ^Massachussets), a , ,,¦,,, ,,,ov , , ., , , , , (Rhode-Island).en Connecticut, ! feéüonnè chaque année.On compte i 3*3-9850 l’Union cV.I de sa vie spirituelle.La nme, avani jnfllience sérieusemnt les ' de vieille tout culturel e, a porte sur des points L’endettement des ¦ ' = precis: la langue d’abord et par et dcs éc„ies, qu’il." consequent 1 education.Elle fut moins une lutte contre un ennemi politique qu’une croisade positive pour un ensemble de traditions.Les relations des “Francos” avec les pouvoirs publics ne sont pas derniser, pour y trouver des méthodes de travail, des comportements réalistes, une fraîcheur d’accueil, un dynamisme organisateur, il est le type du parfait équilibre franco-américain.Eugène-L.Jalbert est l’orateur aux magnifiques périodes, dont on croit en l’écoutant qu’il a le verbe facile et sonore, et dont on s’aperçoit à la fin du discours que cette sonorité ca- tion politique .I.„ .“ f i r»
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.